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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2008-03-13, Collections de BAnQ.

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PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE Il ne reste de l'entrepôt qu'une véritable scène de désolation.DRAME À MORIN-HEIGHTS VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca SOMMAIRE Amusez-vous ! SPORTS 7 Astrologie du jour AFFAIRES 12 Bourses AFFAIRES 9, 10 et 11 Décès ACTUEL 8 et 9 Forum A 22 et 23 Horaire télévision ARTS 4 Loteries A 10 Monde A 20 et 21 Petites annonces ACTUEL 7 ET AFFAIRES 4 Sudoku AFFAIRES 4 Météo Ensoleillé en matinée possibilité de neige en après-midi, maximum.-6, minimum.-8.ARTS 8 HUGO MEUNIER MORIN-HEIGHTS\u2014L'effondrement d'un toit survenu en début d'aprèsmidi hier à Morin-Heights, dans les Laurentides, a fait trois victimes.«Je n'ai aucune idée de l'état des recherches.J'attends.Les secours font de leur mieux», soupirait Steven Elliott, hier en début d'après-midi.Quelques heures plus tard, le corps sans vie de sa mère a été extirpé des décombres d'un bâtiment qui s'est écroulé en matinée sur une quinzaine d'employés de l'épicerie fine Gourmet du village, à Morin-Heights.Barbara Morrisson Elliott, 54 ans, Sharon Kirkpatrick, 62 ans, et sa belle-fille Marlyn Osiaza, 46 ans n'ont pas eu le temps d'échapper à l'ef fondrement de l'entrepôt dans lequel elles travaillaient.La petite communauté des Laurentides a retenu son souffle de longues heures, jusqu'à l'annonce de la découverte de ces trois employées de longue date dans les ruines de l'entreprise spécialisée dans les épices, fondée il y a un quart de siècle.L'accumulation de neige sur la toiture aurait eu raison du bâtiment, autour de 13h.Un incendie a ensuite pris naissance, avant de ravager rapidement les lieux.Policiers, pompiers, ambulanciers: les recherches ont aussitôt été orchestrées dans cet amas de bois et de tôle, d'où s'échappait une fumée dense.Une véritable scène de désolation pour les proches et les badauds, qui ont suivi d'heure en heure les opérations.Les employés qui ont échappé au drame ont trouvé refuge à l'hôtel de ville, à un jet de pierre du commerce.Secouées, mortes d'inquiétude, les nombreuses personnes interrogées n'ont pas voulu commenter ces tragiques événements.«Il y avait juste trop de neige», a murmuré une employée qui s'éloignait de son lieu de travail enveloppée dans une couverture de laine.«Ils ont entendu le toit craquer et ont aperçu de la poussière.Tout est devenu noir», a commenté une autre femme.Au cours de la journée, des rumeurs ont voulu que des appels à l'aide aient résonné sous les décombres.Plusieurs se sont accrochés à l'espoir de retrouver les victimes en vie.Malheureusement , le vent LA NEIGE EMPORTE MARTIN CROTEAU Malgré quelques spectaculaires effondrements de structures depuis le début de l'hiver, dont celui qui a coûté la vie à trois femmes à Morin-Heights hier, la très vaste majorité des toitures au Québec résistent fort bien aux accumulations massives de neige.Même si les précipitations continuent de s'abattre sur la province à un rythme record, les experts affirment qu'il vaut souvent mieux laisser la neige sur le haut des maisons que de la déblayer.L'ent repr ise montréa la ise Ernest Hotte, spécialisée en entretien de toitures, a reçu près de 200 appels de propriétaires inquiets depuis le début de l'hiver.Et dans trois cas seulement, les bâtiments ont dû être déglacés parce qu'ils montraient des signes d'affaiblissement.«Une toiture peut facilement prendre 10 pieds de neige, explique Stéphane Poissant, chargé de projet pour l'entreprise.À moins qu'il y ait deux pieds de glace sous la neige, à ce moment, c'est plus délicat.» Règle générale, les toitures en pente peuvent résister à presque n'importe quelle charge.Et le vent débarrasse les toitures plates des accumulations.Les problèmes surviennent lorsque des excès de neige viennent s'accumuler au pied des murs ou des bouches d'aération.C'est d'ailleurs ce qui s'est produit lundi au Wal-Mart des Galeries de la Rive-Nord, qui était toujours fermé hier.Le Code du bâtiment , en vigueur depuis une trentaine d'années, oblige architectes et ingénieurs à prévoir des conditions extrêmes pour les édifices qu'ils conçoivent.Ce sont ces normes très strictes qui ont permis à la vaste majorité des maisons frappées par la crise du verglas de rester debout, fait valoir l'architecte Jean-Pierre Grémy.En fait, constate-t-il, nombre de bâtiments endommagés pendant le grand verglas l'ont été par des propriétaires qui ont abîmé leur toit en le déglaçant.«Dans beaucoup de cas, on fait plus de mal que de bien en déblayant les toits, conclut-il.Parce qu'on peut abîmer les toits et ça se met à couler.» L'effondrement de structures survient très rarement SIGNES AVANT-COUREURS À ceux qui craignent de voir le plafond leur tomber sur la tête, les experts suggèrent de bien observer leur maison.Des portes qui ferment mal, des armoires croches, des fissures dans les murs, des craquements du plafond sont tous des signes que le toit fléchit sous le poids de la neige.Ils recommandent de consulter une entreprise spécialisée dans les toitures avant d'entreprendre le déneigement.Car plusieurs propriétaires endommagent leur toit en pelletant.« Dans beaucoup de cas, on fait plus de mal que de bien en déblayant les toits.Parce qu'on peut abîmer les toits et ça se met à couler.» DRAME À MORIN-HEIGHTS PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE À la sortie de l'hôpital de Sainte-Agathe, il était possible de sentir le désarroi des proches des victimes.PHOTO JULIE LAUZON, COLLABORATION SPÉCIALE Un incendie a éclaté après l'effondrement de la toiture.MORIN-HEIGHTS MONTRÉAL LAVAL MORINHEIGHTS SAINTSAUVEUR SAINTJÉRÔME 2E RANG CHEMIN DU VILLAGE GOURMET DU VILLAGE d'optimisme n'a pas soufflé longtemps.«Les policiers et pompiers n'ont jamais rien entendu», a un peu plus tard tranché l'agent Marc Butz, de la Sûreté du Québec.Fortement ébranlé, le maire Michel Plante peinait à croire qu'un tel drame puisse s'abattre sur sa municipalité.«C'est un désastre, une catastrophe! J'ai de la misère à trouver les mots », a-til dit.Le drame a semé l'émoi chez les citoyens de sa ville.«C'est une petite communauté.On connaît les gens à l'intérieur.Il faut encourager les gens à déblayer la neige des toits», a imploré Geanie Boivin, une voisine.Les trois femmes retrouvées étaient des employées de longue date.La mère de Steven Elliott y travaillait depuis 21 ans.Une résidante de Saint-Sauveur, Christine Tremblay, avait travaillé avec elle il y a 20 ans.«Barbara était le support de sa famille.Ses enfants sont aujourd'hui élevés, mais c'est une personne qui a toujours travaillé très fort », a commenté Mme Tremblay, venue voir les opérations.«Je suis infirmière, je voulais proposer mon aide», a-t-elle ajouté.La tâche des employées était de préparer des paquets cadeaux avec des mélanges de fines herbes et d'épices.Un peu plus loin, une femme tremblait, son café à la main.L'employée, qui travaillait avec les trois victimes depuis toujours, ne s'était pas présenté au travail hier matin pour des raisons de santé.Derrière les cordons de sécurité, des dépanneuses s'affairaient à dégager des voitures coincées sous un mur.Les pompiers de Morin-Heights et de Sainte-Adèle arrosaient toujours les ruines du bâtiment.Les grues fouillaient dans les décombres.Vers 17h15, le maire gardait toujours espoir de retrouver les victimes vivantes.Presque au même moment, les policiers de la SQ informaient les familles des employées disparues de leur découverte.Les décès n'avaient toujours pas été confirmés.Les autorités se sont contentées de dire que les victimes avaient été retrouvées gravement blessées, presque toutes au même endroit au milieu des décombres.Une scène déchirante qui s'est jouée devant une horde de journalistes présents sur les lieux.Les fami l les se sont ensuite dirigées vers le centre hospitalier de Sainte- Agathe, où ont été transportées les victimes.Une enquête tentera de reconstituer le drame.Joint hier soir, un membre de la famille de Sharon Kirpatrick, un sanglot dans la voix, n'a pas voulu faire de commentaire.Les victimes ont été transportées à l'hôpital de Sainte-Agathe, où les médecins ont constaté leur décès vers 19h.Les causes exactes n'ont pas été dévoilées, mais le coroner Michel Ferland a fait savoir qu'aucune autopsie ne serait nécessaire.Au moins une vingtaine de parents et amis étaient réunis à l'hôpital.Par les larmes sur les visages accablés, il était possible de sentir le désarroi des proches, qui ont demandé aux journalistes de se tenir à distance.Vers 20h45, un dernier groupe a quitté le petit hôpital en silence.Parmi eux, deux personnes avaient à la main un sac de plastique transparent, qui contenaient les vêtements et effets personnels de leurs proches dramatiquement disparus plus tôt dans la journée.Avec Hugo Fontaine et La Presse Canadienne « Ils ont entendu le toit craquer et ont aperçu de la poussière.Tout est devenu noir.» TROIS FEMMES 11 mars 2008 À Trois-Rivières, le Centre sportif de Saint-Louis-de-France a suspendu toutes ses activités parce que sa toiture montre des signes de faiblesse, conséquence de l'épaisse couverture de neige qui la recouvre.À Saint-Jérôme, une partie du toit d'un centre de transformation de papier de Cascades à Saint-Jérôme s'est effondré.Personne n'a été blessé, mais l'incident pourrait entraîner des retards de livraison.10 mars 2008 Les Galeries de la Rive-Nord, à Repentigny, doivent fermer après que les employés du Wal-Mart eurent aperçu des tuiles gondolées au plafond.Un examen révèle que le toit s'affaisse sous le poids de la neige.Neuf magasins du centre commercial ferment et n'ont toujours pas rouvert.7 mars 2008 La neige provoque l'effondrement du toit et des murs d'une station-service Ultramar à Saint-Jérôme.Heureusement, l'accident a lieu la nuit.Personne n'est blessé.18 février 2008 Une accumulation de neige et de glace provoque l'effondrement d'un entrepôt en plein centre-ville à Trois-Rivières.Personne n'est blessé, mais plusieurs bâtiments du secteur sont évacués, les autorités craignant une fuite de gaz.15 février 2007 Un travailleur de l'usine Transformateur Delta, à Granby, meurt lorsque le toit d'un abri pour fumeurs s'effondre sur lui.Il prenait sa pause avec trois collègues lorsque l'abri a cédé sous le poids de la neige.28 janvier 2006 L'effondrement d'un centre d'exposition à Katowice, en Pologne, fait 33 morts et 141 blessés.Plus de 500 personnes se trouvent dans le bâtiment lorsque la neige a raison du toit.2 janvier 2006 D'bondantes précipitations en Europe provoquent l'effondrement d'une aréna à Bad Reichenhall, dans le sud-est de l'Allemagne.Plusieurs familles et des enfants patinent au moment du drame.Une douzaine de personnes meurent sous les décombres.3 février 2001 Un match de hockey pee-wee vient près de tourner au drame à Springhill, en Nouvelle Écosse.L'aréna local est évacué quelques instants à peine avant de s'effondrer sous le poids de la neige.Personne n'est blessé.14 décembre 2000 Une femme meurt lorsque la neige provoque l'effondrement d'une section de 21 mètres sur 15 sur le toit d'un centre commercial de Sarnia, en Ontario.La ville avait reçu 55 cm de neige les jours précédents.Plusieurs employés du centre Lambton sont coincés sous les décombres.18 janvier 1999 Les précipitations provoquent le chaos au Stade olympique.Un module de la toile se déchire sous le poids de la neige, et s'effondre au sol alors que les préparatifs du Salon de l'auto battent leur plein.Deux autres ruptures forceront l'annulation du Salon.20 février 1998 L'aréna de Saint-Victor de Beauce s'écroule alors qu'une centaine de personnes se trouvent à l'intérieur.Heureusement, l'incident a lieu pendant l'entracte et on ne signale que huit blessés légers.24 janvier 1998 Le verglas provoque la rupture du toit d'un magasin Zellers à Montréal-Nord, deux heures avant son ouverture.Personne n'est blessé parmi les 22 employés terminant le quart de nuit.QUAND LES TOITS CROULENT Pour plus d'information : Consultez notre site au www.lacartechange.qc.ca Communiquez avec notre Centre de renseignements au 1 888 ÉLECTION (1 888 353-2846) Les personnes sourdes ou malentendantes peuvent composer sans frais : 1 800 537-0644.Consultez la Pro Position de Changements à la Carte éle Ctorale du QuébeC au www.la Carte Change.QC.Ca Au Québec, la Loi électorale précise que la délimitation des circonscriptions électorales doit être revue toutes les deux élections générales.La Commission de la représentation électorale consultera bientôt les Québécoises et les Québécois sur sa proposition d'une nouvelle délimitation de la carte électorale.La carte actuelle ne reflète plus la réalité du Québec en raison des mouvements de population des dernières années.Ainsi, plusieurs circonscriptions ne respectent plus les critères fixés par la Loi.Cette proposition est portée à l'attention de la population du Québec et fera l'objet d'auditions publiques au printemps 2008.La Commission de la représentation électorale compte sur la participation du plus grand nombre pour mener à bien cette importante consultation.3548807A La perfection.Et mieux encore.9005, boul.Taschereau Ouest 450 766-2623 www.Infinitidebrossard.com INFINITI DE BROSSARD.INFINIMENT MIEUX.Location d'une berline G35x à traction intégrale 2008 (G4XG78 CP00) neuf (neuve).Taux de 1,90 % pour un contrat de location de 39 mois.Le versement mensuel est de 498 $ avec un acompte de 5 100 $, RDPRM de 77 $ et première mensua-lité payables au début du bail.Renonciation au dépôt de sécurité.Les locations sont établies en fonction d'un kilométrage maximal de 24 000 km par année avec des frais de kilométrage excédentaire de 0,15 $/km (0,10 $/km si payé au moment de la signature du contrat).L'obligation totale du contrat de location s'élève à 24 522 $.Les frais de transport et de préparation de 1 650 $, les frais d'immatriculation, d'assurance, d'enregistrement et les taxes sont en sus.Les concessionnaires peuvent vendre à prix moindre.Il se peut que le 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de fait sont survenus dans les locaux du ministère de l'Emploi, les centres locaux d'emploi, répartis dans toute la province.L'année précédente, on en était à 17, on avait atteint 21 en 2003.Dans des rapports du Secteur santé sécurité du ministère de Sam Hamad, obtenus par La Presse en vertu de la loi sur l'accès à l'information gouvernementale, on constate que ces chiffres sont «inquiétants compte tenu de la gravité du geste posé».«Je ne veux pas minimiser le problème.On n'est pas à l'abri de ces accidents, mais les employés sont formés pour cela.Il faut être en contact avec les gens, il peut y avoir des dépressifs», a expliqué hier le ministre Hamad.«Il y a des gens qui ont des problèmes psychologiques qui se retrouvent à l'aide sociale.On est une aide de dernier recours, on ne peut pas refuser de les voir», a-t-il poursuivi.Selon le rapport, les voies de fait sont les événements les plus graves d'une très longue liste d'incidents qui surviennent quotidiennement dans les bureaux qui reçoivent cette clientèle en détresse.Les fins de mois sont toujours aussi difficiles pour les démunis.Aussi, les menaces sont monnaie courante, 155 cas en 2006, dont à 27 reprises des «menaces de mort et de voies de fait graves proférées à un membre du personnel».On avait enregistré 133 cas l'année précédente.Une menace sur cinq, 36, vise une atteinte à la santé ou à la vie d'un groupe de personnes.Sur ces 155 cas, à 15 reprises les menaces ont été accompagnées de vandalisme, et autant ont fait référence à une arme, du couteau au bâton de baseball.Les propos injurieux ne surprennent plus personne, on a recensé 296 cas en 2006, et les directeurs des centres locaux d'emploi savent qu'il ne s'agit que de la pointe de l'iceberg, bien des cas ne sont tout simplement pas signalés.Coïncidence, le Syndicat des fonctionnaires provinciaux du Québec (SFPQ) tient ce matin une réunion des délégués qui représentent les employés touchés par cette menace.Le nombre de jours de travail perdus parce que les employés s'absentent après avoir été victimes de ces manifestations de violence a monté en flèche.On a atteint, pour l'ensemble des événements, 676 jours en 2006, cinq fois plus que l'année précédente.Pour des agressions survenues au cours de 2006, on a atteint 367 jours perdus.«Sur 6000 employés ce n'est pas si dramatique, mais je ne veux pas banaliser la situation», a dit le ministre de l'Emploi, Sam Hamad.Hier à l'Assemblée nationale, il avait fait grand cas de la réduction du nombre d'assistés sociaux.Pas moins de 60 000 personnes ont quitté l'aide de dernier recours.M.Hamad répondait aux questions de l'adéquiste Éric Dorion, de Nicolet- Yamaska, qui relevait que les immigrants comptaient pour 27% des bénéficiaires de l'aide sociale.Sur la sécurité dans les centres locaux d'emploi, des données ont été colligées par le Ministère pour les six premiers mois de 2007, qui laissent prévoir une amélioration de la situation des agents d'aide sociale.On constate 165 incidents, dont 106 «propos injurieux» et 52 «menaces» pour cette période.Seulement trois agressions physiques.«Cette diminution est importante, et ne signifie pas nécessairement qu'il y a moins d'événements», prévient l'auteur, Marie Leclerc.Dans le réseau on sait qu'une partie seulement de ces accrochages entre les employés et les bénéficiaires sont déclarés.Plus de la moitié des incidents surviennent dans les salles d'attente.Le tiers environ se déroulent dans les salles d'entrevue, où, dans bien des régions, les agents d'aide sociale ont accès à des boutons d'urgence pour appeler de l'aide.En dépit des mises en garde, on constate qu'entre 6 et 9%des bénéficiaires délinquants récidivent.En 2006, les centres locaux d'emploi de la Montérégie ont connu le plus d'incidents, avec 70 cas.Les bureaux de Vaudreuil et de Saint-Hyacinthe ont le plus souvent été témoins d'incidents de violence, physique ou verbale.Dans la région de Montréal, 25 incidents sont survenus, surtout à Saint-Léonard et dans l'Ouest-del'Île, tandis qu'on en a observé 33 en Outaouais, surtout à Gatineau et à Hull.Dans la région de Québec, le secteur de la basse ville a été le plus touché avec 25 incidents, soit plus de la moitié des 45 problèmes survenus dans la région.Dans le Bas-Saint-Laurent, le bureau de Mont-Joli surtout fut critique, avec 15 incidents à lui seul, soit plus du tiers des 38 observés dans la région.Avec la collaboration de William Leclerc Nombreux cas de violence dans les bureaux d'aide sociale Le doucereux animateur qui remplace Maisonneuve, ces jours-ci, avait convoqué l'autre midi ses chers auditeurs à s'exprimer sur les bonheurs de l'hiver.Ceux qui n'aiment pas l'hiver avaient le droit d'appeler aussi, sauf que ceux-là sont trop occupés ces jours-ci à déneiger leur auto, à pelleter leur toit, à mener les enfants à l'école par des rues impraticables, pour avoir le temps d'appeler les tribunes téléphoniques.Bref, ce sont surtout des bienheureux de la raquette qui se sont manifestés à l'onctueux animateur.Le premier intervenant, un prof de je ne sais quoi à la retraite, a presque dit qu'il fallait être intelligent pour aimer l'hiver.Exemple, quand on est intelligent, on pense à mettre une pelle dans son auto et une flashlight et après ça, youpi, vive la vie.L'animateur n'a même pas dit: Fuck, Chose, niaise pas.Il a rien dit.Il était content.Il aime l'hiver aussi.Sauf que, après celui-là, un autre illuminé a décrété que pour aimer vraiment l'hiver il ne fallait pas avoir d'auto.Allons bon, je la mets où, ma crisse de pelle maintenant?C'est sans parler de tous ces gens qui se félicitaient, en tant que Québécois, d'avoir quatre saisons! En oubliant de préciser, bien sûr, que l'une d'entre elles durait six mois.Combien pensez-vous donc que les Français, les Italiens, les Belges, les Suisses, les Danois, les Chinois, les Chiliens, les Anglais, les Portugais ont de saisons ?Avez-vous déjà été au Portugal au printemps?En ce moment par exemple?Avez-vous déjà passé un automne à New York?C'est pas loin, New York.Et je ne dirai rien de la pouaisie qui transforme toute cette neige en débilitantes nelliganneries.Ah! comme la neige a neigé! devenu Ah! comme la chierie a chié! Mais ce qui va me porter un jour à l'assassinat d'un Nelligan de banlieue n'est pas sa pouaisie, mais bien son obstination à diviser le monde en deux: ceux qui aiment l'hiver et ceux qui le détestent.Il est pourtant évident que la grande majorité des gens de ce pays sont les deux en même temps.La majorité des gens de ce pays, et j'en suis, aiment l'hiver de la mi-novembre à la mi-mars, après ils ne supportent plus les tatas qui viennent dire à la radio: c'est tellement beau! Ce qui va m'amener un jour à étriper un de ces philosophes de la boréalité, c'est qu'ils ont toujours l'air de me dire: Hé Foglia, t'aimerais pas mal plus l'hiver si tu te bougeais un peu le cul.La plupart du temps, ceux et celles qui parlent ainsi sont des moumounes en raquettes, 30 livres en trop, gros boudins zippés dans leur coat de ski-doo.Que ne viennent-ils-elles courir avec moi sur mes chemins gelés?Peut-on aimer l'hiver mais détester les sorties de route?Peut-on aimer la neige mais pas un mètre et demi sur le toit et que ça coule dans le salon?La mère de famille à Montréal qui va chercher sa petite à la garderie après le travail, a-t-elle le droit, ces jours-ci, de sacrer après l'hiver?Comment peut-on aimer l'hiver là, tout suite, alors qu'il neige ENCORE à plein ciel, qu'on n'a pas vu le soleil de la journée et qu'avec tout ce gris, même écrire distrait à peine de la mort?LE PM EN PPP - Le président des États-Unis non plus ne gagne pas beaucoup d'argent.Quoi?Cent cinquante mille dollars de plus queM.Charest?À ce tarif-là, je ne voudrais même pas être président du Luxembourg.J'abonde bien sûr, dans le sens des commentaires entendus jusqu'ici: les politiciens, et en premier lieu le premier ministre d'une province ou d'un pays, sont trop peu payés.Cela établi, je ne suis pas certain que la solution soit dans un salaire d'appoint versé par le parti selon l'arrangement entre M.Charest et le Parti libéral du Québec, qui lui verse 75 000$.Tout en relevant que cette pratique posait un problème d'éthique, la plupart des observateurs de la scène politique se sont dépêchés, hier, de balayer ce problème d'éthique sous le tapis.Je ne suis pas sûr du tout qu'il soit indifférent que le premier ministre de tous les Québécois reçoive une partie de son salaire de son parti.Cela paraîtra bien théorique à certains, mais n'est-ce pas, dans les faits, rompre avec le principe même de la représentation?M.Charest ne représente pas les intérêts du Parti libéral mais ceux de tous les Québécois; il me semble qu'il appartient à tous les Québécois de lui payer un salaire un peu plus que décent.Le problème, et là-dessus, je rejoins la conclusion de la chronique d'hier de mon collègue Marissal, le problème est qu'une majorité de citoyens s'opposeraient à ce que l'on hausse le salaire des politiciens de façon significative.Que faire?Je n'en sais rien.Mais la solution n'est pas dans un PM en PPP même si j'en entends qui me crient, réveille Foglia, fait longtemps que c'est comme ça.Anyway.SIX MOTS - Pour en finir (fini-fini) avec votre vie en six mots, ces quelques envois tardifs et néanmoins inspirés.De Mario: Constamment, prudemment, méticuleusement, je n'avance pas.De Chantal : Née orpheline de parents vivants.De Martin : Ça saigne papa, je te jure.De Diane: La vie ça l'a pas de bon sens.De la blonde d'un collègue, mais je ne dirai pas lequel, même sous la torture : Je vis avec un grognon, calice.Neiges T'es qui, toi ?ENVOI DE MME JOHANNE DENHEZ Je ne sais pas le nom du minou, et manifestement le chevreuil non plus ne le sait pas.C'est d'ailleurs sa question: T'es qui, toi ?En 2006, 15 cas d'assaut ou de voies de fait sont survenus dans les locaux du ministère de l'Emploi, les centres locaux d'emploi, répartis dans toute la province. \u2020 Le PDSF de pratiquement tous les modèles 2008 et des modèles 2009 a diminué comparativement au PDSF des modèles 2008 similaires.Modèle Lexus neuf IS 250 2008 à propulsion Sfx \u2018A' à un PDSF de 31 900 $.Frais de transport et de préparation (1 780 $), taxes applicables, immatriculation, droits sur les pneus neufs, enregistrement, taxe sur les pneus neufs et assurances en sus.Terme de location offert par l'entremise de Lexus Services Financiers sur approbation du crédit.Offre d'une durée limitée valide à la location d'un modèle neuf IS 250 2008 à propulsion Sfx \u2018A'.Location basée sur un terme de 36 mois, au taux annuel de 3,2 %.Paiement mensuel de 398 $ avec acompte de 1 850 $, frais de transport et de préparation de 1 780 $, dépôt de sécurité de 0 $ et premier paiement mensuel exigibles au début du bail.Taxes applicables, immatriculation, enregistrement, taxe sur les pneus neufs et assurances en sus.Kilométrage limité à 60 000.Des frais de 0,20 $ pour chaque kilomètre supplémentaire s'appliquent.Les concessionnaires Lexus sont libres d' établir les prix de détail et de location à leur discrétion.Voyez votre concessionnaire Lexus pour tous les détails.CONCESSIONNAIRES DE LA RÉGION DE MONTRÉAL ANCIEN PDSF NOUVEAU PDSF LOCATION DE 36MOIS FINANCEMENT JUSQU'À 48MOIS ACOMPTE DE 1 850 $ DÉPÔT DE SÉCURITÉ DE 0$ MOIS 36 550$ 31 900$\u2020 398$ 3,2% 3,2% GABRIEL LEXUS gabriel.lexus.ca SAINT-LAURENT 514747-7777 PRESTIGE LEXUS prestige.lexus.ca BROSSARD 450923-7777 SPINELLI LEXUS POINTE-CLAIRE spinellilexus.com POINTE-CLAIRE 514694-0771 1877 694-0771 LEXUS LAVAL lexuslaval.ca LAVAL 450 686-2710 1800625-3987 SPINELLI LEXUS LACHINE spinellilexus.com LACHINE 514634-7171 1800352-6111 AU CANADA , LE 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conservateur du Canada Total : 303 722$ Dalton Mc Guinty premier ministre de l'Ontario (2007) Il ne reçoit aucune prime de son parti.Salaire : 202 788$ Gérald Tremblay maire de Montréal Salaire de base: 67 080$ Primes: 71 824$ Rémunération de la Communauté métropolitaine de Montréal : 973$ Allocation de dépenses: 13 716$ Total : 153 593$ Guy Gagnon juge en chef de la Cour du Québec (2007) Salaire : 243 000$ Thierry Vandal président d'Hydro-Québec (2007) Salaire de base 2007: 406 816$ Primes: jusqu'à 30% du salaire Total (estimé) : 529000$ Henri-Paul Rousseau président de la Caisse de dépôt et de placement du Québec (2006) Salaire de base : 485 540$ Primes: 728 310$ Total : 1 213 850$ Laurent Beaudoin président de Bombardier (2006) Salaire de base : 0$ Primes: 2 585 000$ Total : 2 585 000$ Saku Koivu capitaine du Canadien de Montréal Salaire de base : 4 750 000$ Hunter Harisson PDG du CN (2006) Salaire de base: 1 701 150$ Primes: 6 545 849$ Options d'achats d'action (estimé) : 9 082 449$ Total : 17 329449$ LEADERS POLITIQUES EMPLOYÉS DE L'ÉTAT DANS LE PRIVÉ MALORIE BEAUCHEMIN QUÉBEC\u2014 Pour la deuxième journée consécutive, hier, la question de la rémunération double de Jean Charest estvenuehanter lestravaux parlementaires, à Québec, ouvrant le débat sur l'ampleur du salaire que devrait recevoir un premier ministre.Le direc teur généra l des élections du Québec, Marcel Blanchet, a réagi à tout le tollé soulevé depuis la révélation, en début de semaine par TVA, qu'un salaire annuel complémentaire -de 75 000$- est versé à M.Charest par le Parti libéral du Québec depuis 10 ans.«Est-ce qu'effectivement on paie suffisamment nos élus : le premier ministre, les ministres et les députés?Dans le contexte actuel, quand on connaît le coût de la vie, peut-être que c'est là le problème.C'est ça qui est à voir», s'est interrogé M.Blanchet.En comparaison, le premier ministre du Canada, Stephen Harper, gagne un salaire de député et un de premier ministre, avec une allocation de dépenses, pour un total d'un peu plus de 300 000 $.En Ontario, Dalton Mc Guinty ne reçoit pas d'argent de son parti, mais son salaire total se chiffre à 202 788$.À 183 000$ (avant la rémunération du PLQ), M.Charest serait en effet au deuxième rang des premiers ministres des provinces les mieux payés.Du côté des sociétés d'État, Thierry Vandal, à la tête d'Hydro- Québec, gagne un salaire annuel de 406 816$ avec possibilités de primes au rendement.Le président de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Henri-Paul Rousseau, touche un salaire de base de plus de 485 000$ mais avec les primes liées au rendement, ses revenus ont dépassé amplement en 2006 le million de dollars.Le juge en chef de la Cour du Québec gagne pour sa part 243 000$ par année.Et on est encore loin du secteur privé.À titre d'exemple, le PDG de Bombardier, Laurent Beaudoin, a empoché autour de 2 585 000$ en 2006.Pour le pouvoir Est-ce que le salaire du premier ministre du Québec devrait être augmenté?«Le débat mérite d'être soulevé, estime Stéphane Paquin, professeur à l'école de politique appliquée de l'Université de Sherbrooke.Est-ce normal qu'il gagne moins que le président d'Hydro-Québec ou que certains sous-ministres, alors qu'il n'a aucune sécurité d'emploi et seulement une petite prime de départ?» M.Paquin ajoute toutefois qu'il n'y a aucun gain politique, pour les élus, à tenir ce débat.«Plutôt que d'aborder la question de fond, les chefs trouvent des subterfuges», dit-il.Ouvrir un tel débat, au moment où on demande aux contribuables de se serrer la ceinture serait « complètement injustifiable », estime pour sa part Denis Saint- Martin, politologue de l'Université de Montréal.Selon lui, aucune preuve n'a jamais été faite qu'un meilleur salaire donnait de meilleurs politiciens.«Les politiciens ne sont pas là pour le salaire, mais pour exercer le pouvoir», dit M.Saint- Martin, qui juge le salaire de M.Charest plus que convenable.«Le salaire des hommes et femmes politiques doit se rapprocher du salaire de la classe moyenne supérieure de la même société», souligne-t-il.Me Jean Allaire, cofondateur de l'ADQ, ne s'offusque pas d'apprendre que Mario Dumont reçoit un salaire de 50 000$ du parti et se demande si autant le chef de l'opposition que le premier ministre sont «assez payés» pour les «jobs de fous qu'ils font ».«Politique de poubelle » Hier, à l'Assemblée nationale, le Parti québécois a de nouveau accusé le premier ministre Charest d'avoir manqué de transparence dans le dossier.Mais le débat a rapidement sombré dans les attaques personnelles.Le leader du gouvernement, Jean-Marc-Fournier, a accusé à son tour le PQ d'avoir manqué de transparence, tout en alléguant que sa chef, Pauline Marois, allait tirer profit de la rente de retraite de son conjoint, Claude Blanchet, autrefois à la tête de la Société générale de financement (SGF).«N'a-t-on jamais su la raison pour laquelle, après six ans de travail, 700 millions de déficit, à la veille de l'élection, le gouvernement du Parti québécois a décidé de donner 80 000 $ par année à vie à M.Blanchet, à lui et au conjoint survivant », a lancé M.Fournier, en Chambre.Le leader pa r lement a i r e du Parti québécois, François Gendron, s'est insurgé contre ces allégations qualifiées de grotesques et inacceptables.«C'est de la politique de poubelle, dégueulasse.M.Blanchet a été embauché par un conseil d'administration, sur lequel il y avait des libéraux, et le régime de retraite dont il bénéficie existait déjà et c'est le même pour tout le monde», a rétorqué M.Gendron, furieux.«C'est lui, le premier ministre qui a caché des informations et manqué de transparence », a accusé le député péquiste de doyen de l'A s sembl é e nationale.Avec la collaboration de Martin Croteau et Denis Lessard RÉMUNÉRATION VERSÉE PAR LE PLQ À JEAN CHAREST Le débat est lancé sur le salaire du premier ministre PHOTO CLÉMENT ALLARD, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE Hier, à l'Assemblée nationale, le Parti québécois a de nouveau accusé le premier ministre Jean Charest d'avoir manqué de transparence dans le dossier. 44, côte du Palais, Vieux-Québec (Québec) G1R 4H8 www.manoir-victoria.com 1 800 463 6283 Vieux-Québec en forfait Valide jusqu'au 27 avril 2008 Forfait gastronomique 1 nuit à l'hôtel pour 2 personnes Petit déjeuner américain 1 souper / table d'hôte à « La table du Manoir » Accès à la piscine intérieure / sauna / club santé Frais de service Tous nos forfaits sont disponibles en certificats-cadeaux À partir de PAR CHAMBRE, PAR NUIT, TAXES EN SUS 199$ 3549444A PROMO BAGAGES 1re CLASSE Du vendredi 14 au jeudi 20mars PROMO C'EST DANS LE SAC 50% à65% de rabais Sélection de bagages signés AIR CANADA, SWISSGEAR, RICARDO BEVERLY HILLS et autres Sur nos prix ordinaires.Exceptions : articles Kathy Van Zeeland et ceux dont le prix se termine par 97 ¢.Ord.50 $ à 280 $ Solde 17,50 $ à 140 $.De plus, économisez 20 % sur les fourre-tout avec tout achat de bagages.Choix de sacs à main et de portefeuilles DEREK ALEXANDER, LIZ CLAIBORNE, ESPRIT, BIANCANYGÅRD, KGB STUDIO et autres 25% de rabais Sur nos prix ordinaires.Certaines exceptions s'appliquent.Ord.25$ à 160 $ Prix de solde : 18,75$ à 120 $ ACTUALITÉS VINCENT MARISSAL CHRONIQUE Tous les jours dans À CHACUN SON CHOIX PIERRE ST-ARNAUD LA PRESSE CANADIENNE CHIBOUGAMAU \u2014 Le syndicat des travailleurs de Chantiers Chibougamau accuse le ministre des Ressources naturelles, Claude Béchard, de mentir relativement à la possibilité forestière de leur région et réclame désormais l'intervention du premier ministre Jean Charest.M.Béchard a demandé aux travailleurs, mardi, d'être patients et de cesser les manifestations qui perturbent la circulation sur la route 167, à Chibougamau.M.Béchard affirmait qu'il serait prêt à discuter avec les travailleurs dès qu'il aurait pris connaissance des nouvelles données sur les possibilités forestières de la région.Or, le syndicat dit avoir appris ce même mardi, de la bouche d'un haut fonctionnaire au sein du ministère des Ressources naturelles, que ces données sont connues depuis un certain temps et que le ministre Béchard les a en mains.Chantiers Chibougamau, entreprise qui fabriquedes poutrelles en bois et dont les 700 emplois représentent environ 30% de la masse salariale totale de Chibougamau, réclame des garanties d'approvisionnement en bois.«M.Béchard nous a conté des mensonges chaque fois qu'on a eu des rencontres, a déclaré en entrevue le président du syndicat de l'entreprise, Bruno Marceau.(.) Le monde de Chibougamau a perdu confiance en M.Béchard, alors on veut avoir M.Charest.» Selon les informations obtenues par M.Marceau, le nouveau calcul du Forestier en chef ne laisserait à l'usine que 44% de l'approvisionnement dont elle a besoin, notamment à cause d'une réallocation aux autochtones en vertu de la Paix des braves.Il fait valoir que l'entreprise ne réclame qu'une réallocation des contrats d'approvisionnement qui étaient alloués à des entreprises de la région qui ont fermé leurs portes, afin de combler son manque à gagner.Le syndic at dénonce pa r ailleurs le fait qu'une partie de la possibilité forestière de la région de Chibougamau ait été allouée à la firme Abitibi-Bowater pour des scieries en surcapacité au Lac-Saint-Jean.Le syndicat de Chantiers Chibougamau accuse le ministre Béchard de mentir En ce jour de budget à Québec, petit retour dans le temps pour illustrer le chemin parcouru par Jean Charest depuis les élections : il y a un an jour pour jour, Mario Dumont déculottait le chef libéral lors du débat des chefs et bien peu d'analystes auraient été assez téméraires pour écrire ce soir-là qu'il serait encore premier ministre le 13 mars 2008.Et si certains lui accordaient quelques mois à la tête du Parti libéral, personne n'aurait prédit sa résurrection, bien installé à la tête d'un gouvernement minoritaire stable.Le débat des chefs, moment charnière de la dernière campagne, avait permis à des millions de Québécois de voir un premier ministre faible et décontenancé, qui avait même crié à la tricherie quand le chef de l'ADQ avait sorti de son chapeau son lapin sur le viaduc de la Concorde.Les conseillers de M.Charest lui avaient recommandé de se placer au-dessus de la mêlée, de «faire premier ministre ».Il avait eu l'air coincé et mal à l'aise.La stratégie, Jean Charest l'a reconnu implicitement après la campagne électorale, l'avait desservie.Il est ironique de constater, 50 semaines plus tard, que ce qui est en train de sauver M.Charest, c'est justement de «faire premier ministre» depuis quelques mois.Le budget d'aujourd'hui, le deuxième de Monique Jérôme- Forget, s'inscrira dans cette stratégie: un budget prudent et terre à terre, un budget bon père de famille soucieux de ne pas exposer sa famille en cas de coup dur.Unbudget«responsable», comme le veut le cliché, qui obligera l'opposition à être elle aussi responsable, ce qui veut dire: pas d'élections à court terme au Québec.Mario Dumont, dont la cote de crédibilité de premier ministrable a déjà beaucoup souffert depuis quelques mois, ne peut se payer le luxe de jouer les impertinents en défaisant le gouvernement maintenant.Personne n'en voudra à Mario Dumont de sauter un tour.Après tout, ce gouvernement n'a pas encore un an et aucune crise de confiance majeure ne le mine pour le moment.Le gouvernement Charest ne fait pas grand-chose, diront certains avec raison, et il a développé un réflexe pavlovien pour tabletter les rapports embarrassants à peine ceux-ci publiés, mais il n'a pas fait de gaffe non plus.En soi, c'est déjà tout un exploit quand on se rappelle le festival de gaffes du premier mandat.Outre la controverse sur le bonus de Jean Charest versé par son parti, les choses vont plutôt bien pour le gouvernement libéral.Même le bilan routier joue en faveur des libéraux! Bien sûr, il y a une bonne dose de hasard là-dedans, mais soyons juste envers le gouvernement: si on avait battu l'an dernier le record de décès sur les routes du Québec, l'opposition aurait conclu à l'échec du plan gouvernemental.Comme c'est l'inverse qui s'est produit, le gouvernement a bien le droit de sa péter les bretelles.Jean Charest peut aussi se féliciter d'avoir formé un Conseil des ministres plus efficace et d'avoir fait les bons gestes concrets.Terre à terre, mais bien concrets, comme la réfection des routes, la dictée à l'école ou le bannissement du phosphore dans les détergents.La stratégie aura été payante jusqu'à présent pour Jean Charest, qui survivra ces prochains jours à un deuxième budget et qui dispose vraisemblablement d'un répit pour les 12 prochains mois.On ne peut certainement pas dire que les choses se déroulent aussi doucement à Ottawa.Oh que non.Coincé entre le vide du programme du gouvernement Harper et la faiblesse du chef de l'opposition, Stéphane Dion, le Parlement fédéral s'est transformé en un cirque chaotique souffrant de dysfonctionnement chronique.Les Communes s'enlisent dans une course à obstacles entre les pelures de banane plus grossières les unes que les autres et les chefs de parti jouent au «Pow pow! T'es mort sinon je ne joue plus!» Stephen Harper essaye sans succès de tirer le tapis de sous ses propres pieds pendant que Jack Layton essaye de faire trébucher Stéphane Dion, qui lui, de toute façon, s'enfarge dans ses propres contradictions.Gilles Duceppe, lui, ronge son frein, attendant impatiemment les élections comme un détenu attend sa libération.Le chaos parlementaire a atteint un sommet de ridicule cette semaine avec ce débat autour d'un projet de loi privé libéral voulant instituer un nouveau programme d'épargne études de 900 millions de dollars par année.Les libéraux de Stéphane Dion laissent passer le budget conservateur et tentent, quelques jours plus tard, d'en récrire un chapitre complet par la porte d'en arrière\u2026 Si c'était à ce point important, pourquoi ne pas en avoir fait une condition AVANT l'adoption du budget, pas APRÈS?Si ce nouveau programme était à ce point primordial, pourquoi ne pas en avoir fait une condition d'adoption du budget?Et que fait le gouvernement ?Le réflexe habituel : un vote de confiance, pour essayer une fois de plus de se faire battre.Ce gouvernement a bien vécu.L'idée que l'on est mieux servi avec un gouvernement minoritaire aussi.Stéphane Dion regrette, dit-on, d'avoir écouté ceux qui l'imploraient de ne pas provoquer des élections ce printemps.Il souhaite maintenant un effritement de la confiance des Canadiens envers Stephen Harper pour le renverser en avril.Dans l'autre langue officielle du pays, on appelle cela du wishful thinking.Les élections sont hautement improbables avant l'ajournement de juin.Ce qui l'est moins, toutefois, c'est qu'il reste d'ici là trois mois d'enfantillages aux Communes.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : vincent.marissal@lapresse.ca Le calme à Québec, le chaos à Ottawa Mario Dumont, dont la cote de crédibilité de premier ministrable a déjà beaucoup souffert, ne peut se payer le luxe de jouer les impertinents en défaisant le gouvernement maintenant. 3333, Côte-de-Liesse, St-Laurent (entre boul.Décarie et boul.Acadie) www.toyotagabriel.com (514)748-7777 Les écolonomiesMC: économisez votre énergie, les offres sont ici.Membre des concessionnaires Gabriel.Un groupe, une force! \u2020 Sur approbation de crédit par Toyota Services Financiers.L'immatriculation, l'assurance et les taxes sont en sus.\u2020\u2020 Remise à l'achat équivalent à une mensualité de location basée sur un terme de 60 mois.Offres de location au détail valables sur les modèles Yaris Hatchback CE 2008 (JT923M AA) et la Corolla CE 2008 (BR32EM AA) neufs en stock.Le concessionnaire peut louer ou vendre à prix moindre.Photos à titre indicatif seulement.Détails chez Toyota Gabriel et Toyota Président.1920, Sainte-Catherine Ouest (Centre-Ville coin St-Marc) Montréal www.toyotapresident.com (514)937-7777 COROLLA CE 2008 YARIS HATCHBACK CE 0$ 1re SUR TOUS LES MODÈLES 2008 Dépôt de sécurité à la location.Mensualité gratuite à la location ou remise équivalente à l'achat.\u2020\u2020 3548002A 3546067A Le Salon national de l'habitation est un événement produit par LA CHANCE DE GAGNER UNE PISCINE CREUSÉE D'UNE VALEUR DE 20 000 $ Offerte par en collaboration avec Hayward et SCP vous offre PLACE BONAVENTURE 1 0\" .( $035 salonnationalhabitation.com LE RENDEZ-VOUS DES NOUVEAUTÉS Pour participer au concours, remplissez votre coupon de participation et déposez-le au kiosque de La Presse #1416, au kiosque de Piscine Hudon #1750 ou à l'entrée du Salon national de l'habitation.Prénom : Nom : __________ Téléphone : ( ) Âge : Sexe : Courriel : Oui, j'aimerais recevoir des renseignements et offres promotionnelles concernant le Salon national de l'habitation par courriel.Je planifie l'achat d'une piscine au cours des 6 prochains mois.Je désire qu'un conseiller communique avec moi.Réponse à la question d'habileté mathématique : (8 X 10) - (100 ÷5) = Règlement du concours disponible sur salonnationalhabitation.com Aucun achat requis.Prix : piscine creusée 17 X 28 pieds, modèle Côte d'Azur d'une valeur approximative de 20 000 $.Le prix ne sera ni échangeable, ni monnayable.Le prix sera cependant transférable.Les fac-similés et/ou reproductions mécaniques ne sont pas acceptés.Ouvert au résidants du Québec âgés de 18 ans et plus.~CoNCoURS~ « J e pl onge dans l a n o u v e lle v a gue! » 3542467A Un atelier de dialogue citoyen se déroulera à Montréal en avril prochain sur le thème du rôle des citoyens dans la préparation des plans de pandémie d'influenza.Les experts prédisent que nous ne pourrons éviter une épidémie d'influenza à l'échelle mondiale.Les pays préparent des plans pour y faire face.L'atelier permettra à des citoyens de se prononcer sur le rôle qu'ils pourraient jouer dans la préparation de ces plans.Les participants auront l'occasion d'interagir avec des experts, discuteront des aspects éthiques et sociaux de l'élaboration de ces plans et feront leurs propres propositions sur ce sujet actuel et préoccupant.Pour participer, vous devez être disponible le vendredi 11 avril en après-midi, ainsi que la fin de semaine des 12 et 13 avril 2008.Vous devez avoir 18 ans et plus.Nul besoin d'être familier avec le sujet.Les dépenses seront prises en charge.Envoyez-nous une lettre de motivation (une page maximum) pour le 17 mars 2008.Groupe de recherche en bioéthique - GREB Université de Montréal C.P.6128, succ.Centre-ville, Montréal QC H3C 3J7 Tél.: 514-343-6111, poste 1613 Téléc.: 514-343-5738 GREB@umontreal.ca POLITIQUE PHOTO CLÉMENT ALLARD, LA PRESSE CANADIENNE Comme le veut la tradition la veille du dépôt d'un budget, la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, a invité les médias à son bureau, hier, pour montrer ses chaussures toutes neuves, achetées à Québec mais fabriquées à l'étranger.Il y a un concept derrière le choix du modèle.«Le talon est solide.Donc c'est un budget solide qui va nous permettre de traverser cette période économique difficile avec beaucoup de confiance», a-t-elle lancé.«Il y a de bonne surprises dans le budget » qui sera déposé aujourd'hui, a-t-elle indiqué, s'empressant toutefois d'ajouter qu'elle veut «garder la barre », donc les attentes, «bien basse ».Son exercice financier sera, selon elle, « le reflet » des priorités des trois partis, même si elle n'a pu répondre à toutes les demandes de l'ADQ et du PQ.- Tommy Chouinard Des chaussures à la mesure du budget DENIS LESSARD QUÉBEC\u2014 Signe du déplacement de la population, la couronne de Montréal gagne trois circonscriptions dans le projet de nouvelle carte électorale déposé hier par le directeur général des élections, Marcel Blanchet.«La population bouge, la carte électorale change », a résumé Me Blanchet.Mais d'âpres discussions sont à prévoir pour lui en Gaspésie, dans le Bas-du-Fleuve et dans Chaudière-Appalaches.Pour tenir compte de l'exode de la population, il propose d'y faire disparaître trois circonscriptions, celles de Gaspé, Kamouraska- Témiscouata et de Beauce-Nord.Comme par hasard, le projet de carte enlève un député à chacun des trois partis: le péquiste Guy Lelièvre est dans Gaspé, l'adéquiste Janvier Grondin dans Beauce-Nord, et, à la surprise générale, leministre libéral Claude Béchard, risque de perdre sa circonscription.«C'est une coïncidence, tout le travail a été fait sans qu'on tienne compte des partis qui étaient représentés», a soutenu hier M.Blanchet en conférence de presse.D'ici juin, le DGE consultera pour sa proposition de carte, mais sa décision ultime, qui tombera après l'été, ne pourra être contestée, si ce n'est par une loi de l'Assemblée nationale adoptée par les députés qui pourraient décider de passer outre à la décision du DGE, comme ce fut le cas en 1992 et 1998.Pour le DGE, il s'agit de la plus ambitieuse réforme de la carte électorale proposée au cours des 30 dernières années.Cette fois, M.Blanchet sort le grand jeu de dominos et change les frontières de 86 des 125 circonscriptions.C'est que la loi électorale prévoit que la population de chaque circonscription ne devrait pas être en deçà ou au-delà de 25%de lamoyenne provinciale, qui est de 45 207 électeurs.M.Blanchet soutient que la redistribution qu'il propose devrait tenir la route durant au moins deux élections.Si elles étaient déclenchées après février 2009, les prochaines élections générales devraient être tenues sur la base d'une nouvelle carte.La région de Montréal, grande bénéficiaire Pour le groupe d'experts chargés de faire une proposition, l'élément clé de la nouvelle donne reste l'augmentation très rapide de la population dans la couronne autour de Montréal.Plus de 200 000 personnes se sont ajoutées.Dans une région comme Lanaudière, en dépit de l'ajout d'une nouvelle circonscription, La Plaine, les électeurs continueront d'y être les plus sousreprésentés, note le DGE.À Laval, le DGE propose aussi un nouveau siège, celui de Marc- Aurèle-Fortin, constitué d'une partie de Fabre et de Vimont.Finalement, en Montérégie, la circonscription de Roussillon verrait le jour à partir d'une portion de Châteauguay et de La Prairie.Des régions perdantes Comme le DGE est tenu de se limiter à 125 circonscriptions au total, ces nouveaux sièges doivent être compensés par la disparition d'autres dans des régions moins populeuses.Dans d'autres régions, en Outaouais ou en Mauricie par exemple, le DGE se contente de changer des municipalités de circonscription parce que Papineau compte trop d'électeurs ou que Laviolette est sur le point d'en manquer.Dans la carte actuelle, 20 circonscriptions ne respectent pas la règle du 25%, sept dépassent le plafond de 56 500 électeurs et 13 sont en dessous du plancher de 34 000 électeurs.En conséquence le poids d'un électeur en Gaspésie est deux fois plus important qu'un vote dans la couronne de Montréal.«Cette situation commande des correctifs importants.C'est une question de justice et d'équité», de souligner M.Blanchet.Pour la ministre responsable de la Gaspésie, Nathalie Normandeau, les arguments qui avaient fait reculer le DGE en 2001 «sont toujours valables ».Dans Bonaventure, «toute la partie ouest du comté se retrouve en Matapédia.Des Gaspésiens se retrouvent tout à coup dans la région administrative du Bas-Saint-Laurent.Il ne tient pas compte de l'histoire de la région», observe-t-elle.Joint par La Presse, le ministre Béchard avouait être «surpris» par cette proposition qui, selon lui, n'a aucun sens.Cette proposition du DGE est, souligne-t-il, une mise au jeu.Me Blanchet devra aller expliquer en région ses décisions, (23 audiences publiques sont prévues dans 21 municipalités, entre le 21 avril et le 13 juin) et on verra bien ce qui, ultimement, sera conservé, explique M.Béchard.La carte proposée hier fractionne des régions administratives, réunit des populations qui n'ont pas de points communs, a-t-il fait remarquer.Dans les couloirs de l'Assemblée nationale, on prévoyait davantage que la circonscription de Matane, détenue par le péquiste Pascal Bérubé, serait disséquée.Or elle survivra, prenant même une portion importante de Gaspé.«On met dans le même comté Matane et Gaspé, cela n'a aucun sens», commentait Pascal Bérubé, remettant en question sa carrière politique hier.«La complexité de notre travail est grande, les distances sont immenses, on a pas de l'internet et sur la moitié du comté le cellulaire ne rentre pas», d'illustrer M.Bérubé.«La population bouge, la carte électorale change » Le DGE propose un nouveau découpage au bénéfice de la région de Montréal PHOTO CLÉMENT ALLARD, LA PRESSE CANADIENNE Le directeur général des élections Marcel Blanchet a expliqué hier les changements qu'il propose à la carte électorale. 3544038A ACTUALITÉS Le marketing est effectivement fait pour attirer les jeunes, avec des couleurs vives et des noms de produits comme R-Set qui «facilite le lendemain de veille» ou Boost qui «dynamise le corps et l'esprit ».Selon Évelyne Ouellet, directrice communications-marketing pour Astral Media Radio, les pilules s'adressent au public cible de Radio Énergie, les 18-44 ans.«Les suppléments sont une suite logique de notre boisson Énergie», dit-elle.Aucune supervision ne sera cependant faite par les commis qui travaillent dans les dépanneurs.Le produit est vente libre et même un enfant peut donc en acheter à sa guise.Les représentantes de Couche-Tard et Énergie rétorquent que des enfants peuvent en obtenir ailleurs aussi.Et que si Santé Canada leur demandait d'exiger des pièces justificatives pour vendre leur produit, elles se conformeraient à la loi sans problème.Selon Chantale Sajo, directrice Marketing chez Couche-Tard pour l'est du Canada, aux États-Unis les dépanneurs Circle K, propriété de Couche-Tard, vendent des produits semblables dans un format semblable depuis des années.Mme Sajo n'avait pas en main hier de données sur le profil des acheteurs américains.«Déjà 70% des Canadiens consomment des produits naturels selon Santé Canada», explique Chantale Sajo.Selon elle, ces petits paquets intéresseront une clientèle qui, justement, ne va pas dans les magasins d'aliments naturels ou les pharmacies pour en acheter.Et c'est précisément ce qui inquiète Claude Gagnon.«C'est un drôle de hasard, mais ce produit est lancé en pleine semaine de la pharmacie, dit-il.Il faut toujours que les patients s'informent avant de consommer ce genre de médicaments.Car selon la loi canadienne, les produits naturels sont des médicaments.» Son collègue pharmacien Jean- Yves Dionne a étudié le contenu de ces capsules.Selon lui, elles sont sans danger.Celles qui prétendent redonner du dynamisme n'auront pas plus d'effet qu'un petit café.Et les capsules pour stimuler la libido féminine tiennent davantage de la salade que du médicament inquiétant, dit-il.Effectivement, certains des 27 composants se retrouvent souvent dans les livres de recettes: cannelle, coriandre, gingembre, avoine, marjolaine, sauge, clou de girofle\u2026 «Vous n'arracherez pas la tapisserie avec ça!» laisse tomber Jean- Yves Dionne.Selon ce spécialiste des produits naturels, certains ingrédients sont très valables.Mais la dose est faible.Par exemple, la capsule qui veut aider à passer au travers des lendemains de veille difficiles contient du gingembre, un antinauséeux reconnu.Selon le spécialiste, la dose efficace est de deux grammes par jour.Or chaque capsule en contient 25 mg.«Les ingrédients sont pertinents, mais pas les doses», estime le pharmacien.Selon lui, on peut discuter de l'effet de banalisation des médicaments que pourrait avoir une telle offensive marketing, mais mieux vaut ne pas trop s'inquiéter de son innocuité.«Il y a beaucoup de choses beaucoup plus dangereuses dans le même commerce, explique-til.À commencer par les boissons énergisantes.Et les enfants y ont aussi accès.Selon moi, c'est beaucoup plus inquiétant que ces comprimés.» Dopage au dépanneur DOPAGE suite de la page A1 PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Couche-Tard se lance dans les produits naturels avec sa gamme de comprimés Énergie, en vente libre dans les dépanneurs.MATHIEU PERREAULT Des biologistes de l'Université Laval ont breveté une méthode d'évaluation de la santé des ovules récoltés dans le cadre d'une fertilisation en éprouvette.Cette technique génétique, décrite dans le dernier numéro de la revue Human Reproduction, pourrait permettre d'implanter un seul embryon, et donc de réduire le taux de grossesses multiples.«Ça fait une dizaine d'années que nous travaillons sur la manière d'identifier les meilleurs ovules, comme beaucoup d'autres équipes dans le monde, explique Marc-André Sirard, l'auteur principal.Pour le moment, on doit se contenter de la couleur, de la forme de l'ovule.Ça ne suffit pas.Au moins 30% des embryons qui semblent normaux à l'examen morphologique ont des anomalies chromosomiques.Les ovules sont comme des fruits : ils peuvent ne pas être assez mûrs, ou être trop mûrs.Nous avons, pour la première fois, trouvé une manière d'évaluer leur maturité.» L'équipe a identifié cinq marqueurs génétiques qui étaient présents chez 40 femmes qui avaient eu une grossesse réussie, et absents chez 40 autres chez qui l'implantation n'avait pas réussi.Ils sont partis d'une série de 4000 gènes.«Nous allons maintenant travailler sur un échantillon plus grand, pour identifier les deux ou trois marqueurs les plus utiles», dit le Dr Sirard.L'objectif immédiat est de permettre un taux de succès acceptable pour l'implantation d'un seul embryon.«Si on implante plus d'un embryon, le taux de succès est meilleur, mais le taux de grossesses multiples augmente aussi.Or, elles sont souvent associées à des problèmes, comme les bébés de petit poids.Si on améliore le taux de succès avec l'implantation d'un seul embryon, l'implantation de plusieurs embryons ne sera plus nécessaire.Évidemment, on pourra éventuellement augmenter le taux de succès global.» Financement public?Que pense le Dr Sirard de la sortie de Céline Dion et Julie Snyder, qui réclamaient l'automne dernier du financement public pour les bébés-éprouvettes, comme dans certains pays européens?«L'une de mes étudiantes m'a justement parlé dimanche d'une étude belge de l'an dernier, qui concluait qu'il en coûtait moins cher à l'État de payer pour l'implantation d'un seul embryon, même si l'opération devait être répétée plusieurs fois, que de ne rien financer et de devoir payer pour les coûts en obstétrique et en pédiatrie qui sont liés aux grossesses multiples.» Percée québécoise en fertilité 3532801A Résultats des tirages du : Jour - Mois - Année - Signe En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.compl.compl.Numéros «Télé» non décomposables 25 000 $ 2 50 000 $ 3 100 000 $ décomposables Numéro boni 12 JUILLET 47 SCORPION 2008-03-12 2 000 $ toutes les 2 semaines à vie! ne manquez pas le tirage ce soir.Le Salon national de l'habitation est un événement produit par ACHETEZ EN LIGNE ET ÉCONOMISEZ 2$ salonnationalhabitation.com SUR LE PRIX RÉGULIER POUR ADULTE.FRAIS DE SERVICES EN SUS.DU 14 AU 23 MARS Un incontournable en matière de 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Détails et horaire complet sur salonnationalhabitation.com TERRASSE CUISINE EN PLEIN AIR Présentée par JC Perreault, en collaboration avec Aménagement paysager pro-jardin Avec un peu d'imagination, même un tout petit espace en plein centre-ville peut se transformer en une véritable petite oasis privée.Venez rencontrer notre chef cuisinier qui vous fera découvrir les recettes chouchou de l'été.3546697A POLITIQUE ARIANE LACOURSIÈRE ET TOMMY CHOUINARD Au cours des sept dernières années, le nombre d'infirmières qui ont déserté le réseau de santé public pour travailler dans des agences privées a doublé au Québec.Inquiet, l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) a tiré la sonnette d'alarme, hier, en dévoilant les résultats d'un sondage mené auprès d'infirmières d'agences.Comme s'il avait prévu le coup, Québec a annoncé simultanément qu'il injecterait 1,2 million pour freiner cet exode.Des 70 000 infirmières membres de l'OIIQ, 3000 travaillent pour des firmes privées.«C'est 4%, ce qui n'est pas énorme.Mais de plus en plus de nos membres quittent le public et on voulait savoir pourquoi », a expliqué la présidente de l'OIIQ, Ghyslaine Desrosiers .À la demande de l'OIIQ, la firme de sondage CROP a interrogé 500 infirmières d'agences privées.Le sondage révèle que l'engouement pour les agences privées est récent : 41% des répondantes travaillent pour une entreprise privée depuis moins de trois ans.La popularité des agences se fait surtout sentir à Montréal.«Plus de 80% des filles qui travaillent au privé sont dans cette région», note Mme Desrosiers.Pourquoi les in fi rmières font-elles le saut au privé?Les employées d'agences gagnent un salaire plus élevé que leurs collègues du public (de 35$ à 55$ l'heure, au privé, comparativement à 21$ à 31$ l'heure au public).Mais la rémunération n'est pas la principale raison qui incite les infirmières à passer au privé, révèle le sondage.Pour 62% des répondantes, la flexibilité des horaires justifie leur choix.«Les gens aujourd'hui sont de plus en plus sensibles à la conciliation travail-famille.Le privé permet ça », a commenté Mme Desrosiers.Fait étonnant, même si elles décident de leurs horaires, les infirmières d'agences ne travaillent pas toutes le jour.Plus de 50% d'entre elles disent choisir «souvent» de travailler le soir, la nuit ou la fin de semaine.«Elles ne le font pas par contrainte, mais par choix.Elles choisissent quand elles veulent cet horaire et ça rend les conditions de travail plus attrayantes», a dit Mme Desrosiers, en pressant le gouvernement d'agir pour doter le réseau public d'horaires aussi attrayants.Le ministre était prêt Quelques minutes avant que l 'OIIQ ne dévoile son sondage, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, a annoncé qu'il débloquerait 1,2 million pour juguler l'exode des infirmières vers les agences privées.Trois projets pilotes seront lancés à Montréal afin de réorganiser le travaildesinfirmières.L'Hôpital Maisonneuve-Rosemont recevra 500 000 $, alors que le CSSS du Sud-Ouest-Verdun et celui d'Ahuntsic et Montréal-Nord toucheront 350 000$ chacun.Les fonds serviront notamment à embaucher des infirmières auxiliaires afin de permettre aux infirmières cliniciennes et techniciennes de se consacrer au travail requérant leurs compétences.Le ministre veut ainsi offrir des conditions de travail plus intéressantes aux infirmières.M.Couillard fait le pari que ces mesures permettront de réduire l'attrait des agences privées.«Au-delà du salaire, ce qui attire les infirmières vers les agences, c'est la flexibilité de l'organisation du travail, des horaires.Il y a là pour nous, dans le réseau de santé, un appel très net à être dynamiques dans ce domaine-là », a-t-il dit.L'hôpit al Ma isonneuve - Rosemont a accueilli chaleureusement l'offre du ministre.Au cours des cinq derniers mois, l'établissement a déjà embauché 120 nouvelles infirmières auxiliaires et veut en engager encore 80.«La méthode porte déjà fruit.Le recours aux agences privées est en baisse, tout comme le nombre d'heures supplémentaires obligatoires », a soutenu Pascal Mailhot, responsable des communications à l'HMR.«Je ne sais pas si l'annonce du ministre va être suffisante », a dit Mme Desrosiers, qui réagissait à chaud à l'annonce du ministre.Selon elle, l'investissement consenti par Québec ne réglera pas la question des horaires, le principal élément qui attire les infirmières vers les agences privées.La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) croit quant à elle que les projets du ministre «peuvent certainement amener des résultats positifs ».Mais le syndicat a déploré que le gouvernement ait décidé d'implanter un projet pilote à l'HMR sans son accord.Une table de concertation sur le travail des infirmières a entrepris ses travaux en novembre.À la suite des annonces d'hier, les prochaines discussions promettent d'être houleuses.EXODE VERS LE PRIVÉ Les infirmières tirent la sonnette d'alarme Le Ministère annonce 1,2 million pour juguler le problème PHOTO JONATHAN WIGGS, ARCHIVES THE BOSTON GLOBE Trois projets pilotes seront lancés à Montréal afin de réorganiser le travail des infirmières.L'hôpital Maisonneuve- Rosemont recevra 500 000$, alors que le CSSS du Sud-Ouest-Verdun et celui d'Ahuntsic et Montréal-Nord toucheront 350000$ chacun.EN BREF Protégez-vous est récompensé L'Office de la protection du consommateur a remis, hier, son prix 2008 aux Éditions Protégez-Vous.Ce prix a été décerné pour souligner la contribution exceptionnelle de l'organisme en matière d'information et d'éducation des consommateurs québécois.Protégez-Vous aide les citoyens à se faire une opinion sur les biens, les services et les enjeux liés à la consommation, depuis 35 ans.La Presse Canadienne Visitez un magasin Bell pour découvrir notre vaste gamme de produits et parler à un de nos experts.ANJOU Les Galeries d'Anjou AUTEUIL 5330 boul.des Laurentides BELOEIL Mail Montenach BROSSARD Mail Champlain Quartier DIX30 CHÂTEAUGUAY Centre Régional Châteauguay COATICOOK 18, rue du Manège COWANSVILLE Domaine du Parc DELSON 5 Route 132 DOLLARD-DES-ORMEAUX 3352 boul.des Sources 3699 boul.St-Jean DORION-VAUDREUIL 84 boul.Harwood DORVAL Les Jardins Dorval DRUMMONDVILLE 2265 boul.St Joseph Promenades Drummondville GATINEAU 1065, boul.de la Carrière Promenades de l'Outaouais GRANBY 688 rue Principale Galeries de Granby HULL Galeries de Hull JOLIETTE 127 boul.St-Charles-Borromée nord Les Galeries Joliette LACHINE 2409 46e Avenue LAFONTAINE 2121 boul.Labelle LASALLE 7567 boul.Newman Carrefour Angrignon LAVAL 800 boul.Chomedey (120) Tour C 1655 boul.St Martin Carrefour Laval Carrefour Laval -kiosque Centre Laval Megacentre Vimont Laval LONGUEUIL 666 Place Transcanada 2771 boul.Jacques-Cartier est Place Longueuil MAGOG Galeries Orford MONTRÉAL 892 rue Ste-Catherine ouest 1459 Mont-Royal Est 4399 rue St-Denis 6855 rue St-Jacques ouest 8900 rue Lajeunesse 9280 boul.de l'Acadie Carrefour Industrielle Alliance Boul.Décarie (angle Jean-Talon) Centre Rockland Faubourg Ste-Catherine Place Alexis-Nihon Place Dupuis Place Versailles Plaza Côte-des-Neiges Tour Jean-Talon (Rez-de-chaussée) MONTRÉAL-NORD Place Bourassa MONT-TREMBLANT 517 rue de St-Jovite PINCOURT Faubourg de l'Île - kiosque POINTE-AUX-TREMBLES 12530 Sherbrooke est POINTE-CLAIRE Fairview Pointe-Claire REPENTIGNY 309 rue Notre-Dame Les Galeries Rive-Nord ROSEMÈRE 232 boul.Curé-Labelle Place Rosemère SALABERRY-DE-VALLEYFIELD Centre commercial Valleyfield SHAWINIGAN 1 Plaza de la Mauricie SHERBROOKE 2700 rue King ouest 4505 boul.Industriel Carrefour de l'Estrie Place Belvédère SOREL Les Promenades de Sorel ST-BRUNO-DE-MONTARVILLE Les Promenades St-Bruno STE-AGATHE-DES-MONTS 80A boul.Morin ST-EUSTACHE 66 rue Dubois (107) Place St-Eustache ST-HUBERT 3879 boul.Taschereau 5190 boul.Cousineau ST-HYACINTHE Galeries St-Hyacinthe ST-JEAN-SUR-RICHELIEU 391 boul.Séminaire nord Carrefour Richelieu ST-JÉRÔME Le Carrefour du Nord ST-LAURENT 4232 rue Seré La Place Vertu ST-LÉONARD 4524 Jean-Talon est 6050 boul.Métropolitain est ST-SAUVEUR-DES-MONTS 153 rue Principale TERREBONNE 1729 chemin Gascon Galeries Terrebonne TRACY 604 route Marie Victorin TROIS-RIVIÈRES 5691 boul.Jean XXIII Centre Les Rivières VICTORIAVILLE 567 boul.des Bois-Francs sud La Grande Place des Bois-Francs L'offre prend fin le 31 mars 2008.Offert avec les appareils compatibles, dans les zones de couverture du réseau mobile haute vitesse de Bell Mobilité, là où la technologie le permet.Des frais d'interurbain et d'itinérance (y compris impôts étrangers) peuvent s'appliquer à l'extérieur des zones de couverture Bell Mobilité.D'autres frais, tels que, sur une base mensuelle, e9-1-1 (75 ¢), accès au réseau (pas des frais du gouvernement; 8,95 $) et frais uniques d'activation d'appareil (35 $) s'appliquent.Avec toute utilisation de données, des frais (5¢/Ko, jusqu'à 2$ par session) s'appliquent si vous n'êtes pas déjà abonné au service Internet mobile illimité (pas offert aux abonnés secondaires d'un même forfait Famille) et des frais peuvent s'appliquer pour le contenu et l'itinérance à l'extérieur de votre zone locale.Internet mobile n'inclut pas l'utilisation de votre appareil comme un modem pour se connecter à Internet d'un ordinateur; des frais de données additionnels par kilo-octet s'appliquent.Des frais de résiliation anticipée s'appliquent.Modifiable sans préavis et ne peut être combiné avec aucune autre offre.Taxes en sus.Jusqu'à épuisement des stocks.Photo à titre indicatif.Non offert dans tous les magasins.D'autres conditions s'appliquent.(1) Avec une nouvelle activation de certains appareils dans le cadre d'un contrat de 3 ans à un forfait mensuel voix.Prévoir 3 semaines pour la livraison de la réclamation en ligne.Vous recevrez une carte mémoire de 2 Go à l'achat d'un Motorola ROKR, d'un Double-flip - Samsung u740 ou d'un Samsung m620 et vous recevrez une carte mémoire de 4 Go à l'achat d'un HTC Touch ou d'un LGMuziq.(2) Avec une nouvelle activation d'un nouvel appareil dans le cadre d'un contrat de 3 ans à un forfait mensuel avec un ensemble Amusement 25.Un crédit de 25$ apparaîtra sur votre première facture.Le tarif mensuel courant (maintenant de 25$/mois) s'applique par la suite.Le client pourra écouter les chansons seulement sur un téléphone compatible et tant qu'il reste abonné.Certaines chansons peuvent n'être disponibles qu'avec l'option Musique sur demande.(3) Avec une nouvelle activation d'un nouvel appareil dans le cadre d'un contrat de 3 ans à un forfait mensuel voix avec un ensemble Amusement d'une valeur min.de 15$/mois.Le rabais s'applique sur le prix de l'appareil avant les taxes enmagasin ou, autrement, sur le compte; prévoir de 4 à 6 semaines.Vous devez conserver l'ensemble Amusement pendant 3 mois suivant l'activation, sinon le rabais sera facturé à votre compte.HTC Touch est une marque de commerce de High Tech Computer Corp.(HTC) aux Etats-Unis et/ou dans d'autres pays.ROKR est une marque de commerce de Motorola.Muziq est une marque de commerce de LG Electronics inc.Double-flip est une marque de commerce de Bell Canada.Visitez un magasin Bell 1888 4MOBILE bell.ca Une offre double platine pour lesmordus demusique.avec le rabais de 25$ de l'ensemble Amusement avec un contrat de 3 ans3 (399,99$ sans contrat) HTC TouchMC 17495$ Double-flipMC - Samsung u740 4995$ Motorola ROKRMC Z6m 10495$ LG MuziqMC 5495$ Samsung m620 2495$ avec le rabais de 25$ de l'ensemble Amusement avec un contrat de 3 ans3 (349,95$ sans contrat) avec le rabais de 25$ de l'ensemble Amusement avec un contrat de 3 ans3 (349,95$ sans contrat) avec le rabais de 25$ de l'ensemble Amusement avec un contrat de 3 ans3 (299,95$ sans contrat) avec le rabais de 25$ de l'ensemble Amusement avec un contrat de 3 ans3 (249,95$ sans contrat) Profitez de téléphones musicaux à des prix qui sonnent bien et accédez à la plus grande bibliothèque de musique mobile au pays.Accès à plus de 1,8 million de chansons.Carte mémoire gratuite (jusqu'à 4 Go)1.Service Téléchargement de musique illimité gratuit pendant 1 mois2.3544887A ACTUALITÉS LA PRESSE CANADIENNE ÎLES-DE-LA-MADELEINE\u2014La biomasse de la population de morue d'une zone du sud du golfe du Saint-Laurent est de 16% inférieure à ce qu'elle était un an plus tôt.Selon le dernier rapport scientifique du ministère des Pêches et des Océans, le volume du stock reproducteur n'est plus que de 36 000 tonnes.Chouinard, de la direction régionale de Moncton, au Nouveau- Brunswick, explique que les indices de recrutement sont eux aussi très faibles.Selon lui, si la pêche à la morue devait à nouveau être fermée cette année, dans ce secteur, le stock déclinerait tout de même de 15%.Malgré tout , des pêcheurs réclament un contingent de 4000 tonnes de poisson pour 2008; soit le double de l'an dernier.En 2007, les scientifiques du ministère fédéral des Pêches recommandaient un nouveau moratoire sur la pêche à la morue du sud du Golfe.Or, le quota de pêche commerciale avait plutôt été réduit de moitié.Golfe du Saint-Laurent La population de morue en baisse de 16% STÉPHANIE BÉRUBÉ Des jus de poire pour enfants doivent être retirés des tablettes des supermarchés parce qu'ils contiennent de l'arsenic.L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) prévient la population de ne pas consommer des jus Le Choix du président biologique à la poire faits de concentré non sucré, pour les tout-petits.Le jus a été distribué au Canada, par les supermarchés de la bannière Loblaws-Provigo, mais il a été fait aux États-Unis.Personne à l'ACIA ne pouvait expliquer comment l'arsenic s'est retrouvé dans le jus.Selon une porte-parole, le concentré de fruit aurait été importé de Turquie dans un cas et probablement d'Amérique du Sud dans un autre.L'arsenic est un métal lourd qui se dépose dans le sol.Il contamine l'eau et, par là, se retrouve parfois dans des aliments qui ont été en contact avec cette eau contaminée.L'année dernière, des scientifiques avaient détecté de l'arsenic dans du riz.Un groupe de chercheurs américains a aussi testé des jardins communautaires du Connecticut pour se rendre compte que la majorité contenait des contaminants, dont de l'arsenic.L'ACIA a aussi rappelé de l'eau minérale qui contenait de l'arsenic en 2007.En consommer peut provoquer des nausées et des vomissements ainsi que des problèmes respiratoires, gastro-intestinaux, rénaux et neurologiques.À long terme, il pourrait causer certains types de cancers.Dans ce cas, aucun malaise n'a été associé au jus; la présence d'arsenic a été détectée lors de tests faits au hasard par Santé Canada.Pour le jus Le Choix du président, c'est le format d'un litre qui est visé par le rappel.Une autre compagnie, Beech Nut, doit aussi retirer son jus de poire.Les numéros de lot des produits visés par le rappel sont disponibles à l'Agence, au www.inspection.gc.ca.De l'arsenic dans du jus de poire Le jus a été distribué par Loblaws-Provigo. Photos peuvent différer.Valide jusqu'au 19 mars 2008 Évitez de vous déplacer, imprimez vos photos de la maison 6229, St-Hubert Montréal (Québec) www.lozeau.com 514 274-6577 1 800 363-3535 1 37999$ 10 mégapixels et stabilisateur d'image Moniteur ACL de 2,5 po Autofocus rapide sur 11 zones (Boîtier seulement) SO DSLRA200K SO DSLRA700P SO DSLRA700 Alpha 200 63999$ 12,1 mégapixels et stabilisateur d'image Mode manuel Incluant un objectif 18-70mm 1 79999$ Incluant un objectif 16-105 mm Objectif DT 18-250 mm f/3.5-6.3 59999$ Système de mise au point interne 16 éléments en 13 groupes SO SAL18250 Objectif Carl Zeiss 16-80 mm f/3,5-4,5 ZA Alpha 700 82999$ 14 éléments dans 10 groupes Distance de mise au point minimale 0,35 m SO SAL1680Z Objectif 75-300 mm f/4,5-5,6 28999$ 10 éléments dans 13 groupes Distance minimale de mise au point de 1,5m SO SAL75300 Flash Sony HVL-F42AM 29999$ Fonction sans-fil Tête pivotante SO HVLF42AM Objectif 11-18 mm f/4,5-5,6 79999$ 15 éléments en 12 groupes Équivalent à un 16.5-27mm SO SAL1118 Objectif 50 mm f/2,8 Macro 56999$ 7 éléments en 6 groupes Focus minimal 0.2m SO SAL50M28 en cartes rabais ( 1 ) EN PRIME 71,99$ (1) Comprend: 20$ de rabais sur un plan de protection, 20$ de rabais sur une location de 40$ et plus, 20$ de rabais sur un atelier et un 2 pour 1 pour photo passeport (valeur de 71,99$) Alpha 350 SO DSLRA350K 89999$ Visée en temps réel, Live View CCD de 14,2 mégapixels et stabilisateur d'image Processeur Bionz et anti-poussière Incluant un objectif 18-70mm F3.5-5.6 DT et une carte mémoire Compact Flash de 2Go en cartes rabais ( 1 ) EN PRIME 71,99$ en cartes rabais ( 1 ) EN PRIME 71,99$ Fin de semaine Vendredi 14 mars de 13h à 21h Samedi 15 mars de 10h à 17h Venez rencontrer le représentant de Sony, Pierre Villeneuve, Visée en temps pour une démonstration personnalisée! réel, Live View NOUVEAU 3547830A POLITIQUE KATIA GAGNON Après la «conversation nationale», voici la «convergence nationale ».Un ancien candidat à la direction du Parti québécois, associé à l'aile pure et dure, propose que l'Action démocratique, le Parti québécois et Québec solidaire présentent, aux prochaines élections, un programme constitutionnel commun.Ce programme «exigerait» le rapatriement d'une impressionnante liste de pouvoirs d'Ottawa, à commencer par la totalité des impôts.Si, après un an, le fédéral refusait de transférer ces pouvoirs, en vertu d'une «obligation de résultat », l'Assemblée nationale rapatrierait unilatéralement ces mêmes pouvoirs.Un processus qui aboutirait inexorablement, croit Gilbert Paquette, à la souveraineté.C'est ce que l'ancien ministre péquiste appelle «un mouvement de convergence nationale», dans un ouvrage tout chaud sorti des presses, qui s'intitule La nécessaire alliance.Une alliance en vertu de laquelle chacun des partis conserverait sa plateforme aux plans économique et social.Si l'un des deux partis remportait les élections, il n'y aurait pas de gouvernement de coalition.De même, le PQ resterait souverainiste, l'ADQ, autonomiste.Cependant, la stratégie de rapatriement des pouvoirs serait commune.«Ni le PQ ni l'ADQ n'ont quoi que ce soit à perdre en créant une alliance sur le plan de notre avenir national et, surtout, le Québec a tout à gagner, car c'est précisément l'opposition entre souverainistes et autonomistes qui empêche le Québec de trouver une solution», écrit l'ancien ministre péquiste.«Il est temps de sortir de cette impasse», a-t-il ajouté hier, en conférence de presse.En somme, Gilbert Paquette propose de troquer le slogan de Daniel Johnson père, «autonomie ou indépendance », contre le suivant: «rapatriement ou souveraineté».Irréaliste, cette convergence nationale?Pas facile à négocier, convient Gilbert Paquette.Mais pas impossible.L'ancien ministre affirme avoir «testé» sa proposition, tant du côté péquiste qu'adéquiste.«Ça a été bien accueilli », dit-il.Au Parti québécois, on ne rejette pas d'emblée l'idée.«Tout ce qui peut faire avancer le Québec, on n'est pas contre», dit Manuel Dionne, porte-parole du PQ.Mais disons qu'il y a encore loin de la coupe aux lèvres.«On ne sait pas trop ce qu'ils sont, les adéquistes.À moitié fédéralistes, à moitié souverainistes.» Un pur et dur propose une alliance PQ-ADQ MALORIE BEAUCHEMIN QUÉBEC \u2014 Faire plus de bébés et accueillir moins d'immigrants: voici ce que propose l 'Act ion démoc r a t ique du Québec, qui présentait hier les propositions qui seront débattues au 7e congrès du parti, cette fin de semaine.Au mil ieu de résolut ions visant à renouveler la plateforme économique du parti , l'ADQ propose de hausser de 3 milliards les dépenses gouvernementa les pour inciter les femmes à faire plus d'enfants : « au minimum deux par famille », a estimé la députée de Groulx, Linda Lapointe, ajoutant au passage qu'el le « en a fait quatre ».Plusieurs propositions sont reprises du programme électoral de 2007, notamment l'allocation de 100 $ par semaine par enfant qui ne fréquente pas une garderie subventionnée, ainsi que l'allocation de 5000$ versé à la naissance ou à l'adoption d'un troisième enfant.C'est 3% du PIB du Québec qui serait consacré à une politique de natalité si un gouvernement adéquiste était au pouvoir.En contrepartie, il faut resserrer la grille de sélection des nouveaux immigrants, suggère la commission pol itique de l'ADQ.Plus question de prioriser ceux qui parlent français ; l'important est qu'ils répondent aux besoins en main-d'oeuvre du Québec, estime le parti de Mario Dumont.«Aujourd'hui, on importe du chômage », a dit le président de la commission politique, Stéphane Le Bouyonnec, en expliquant que le taux d'emploi des personnes immigrantes est inférieur à celui de la population non immigrante.Le français, les immigrants pourront l'apprendre au travail, a ajouté la conseillère économique du chef adéquiste, Diane Bellemare, qui propose de consentir un crédit d'impôt remboursable aux ent repr ises qui offriront des cours de français à leurs travailleurs immigrants.Ces suggestions sont survenues au moment même où l'ADQ tentait en Chambre de bloquer la hausse prévue par le gouvernement libéral des seuils d'immigration au Québec, de 45 000 à 55 000 par année d'ici 2010.Mais la motion introduite par l'ADQ en ce sens, qui se voulait une réaction « au recul du français à Montréal, tel que constaté dans le rapport de l'Office québécois de la langue française », a été battue par les députés libéraux et péquistes.«Créer de la prospérité» En plus des propositions sur la famille et l'immigration, les militants adéquistes devront se prononcer sur diverses mesures économiques, notamment une réforme complète de la fiscalité.L'aide sociale, aussi, deviendrait temporaire sous l'ADQ, mais contrairement à d'anciennes propositions du parti, la commission politique n'a pas voulu, cette fois, en chiffrer la durée.L'ADQ souhaite, en plus d'augmenter les dépenses de trois milliards pour accroître la natalité, réduire la dette « d'épicerie » d'un milliard et partager les recettes de la TVQ avec les municipalités.Ainsi, comment arriver à boucler le budget sans causer de déficit ?«En créant de la prospérité», ce qui augmenterait les revenus de l'État, a répondu Mme Bellemare.Plusieurs mesures proposées favoriseraient l'investissement dans les entreprises québécoises et l'éducation.Finalement, en plus des 29 propositions de la commission politique, les adéquistes devront se prononcer lors du congrès sur une vingtaine de propositions régionales.Les militants de la circonscription de Jean-Lesage proposent «d'interdire la vente de matér iel uti l isé pour la consommation de drogue », sous prétexte que le gouvernement en tire profit en collectant la taxe de vente.Les mêmes adéquistes proposent aussi que les pensions alimentaires « versées aux exconjointes » soient coupées après cinq ans.M.Le Bouyonnec n'a pas voulu se prononcer sur la question.Le congrès de l'ADQ se déroulera samedi et dimanche à Laval et devrait rassembler près de 700 personnes.Le chef, Mario Dumont, sera soumis à un vote de confiance.L'ADQpropose une hausse de 3 milliards pour les politiques de natalité En contrepartie, les adéquistes suggèrent une nouvelle grille de sélection des immigrants PHOTO ROBERT MAILLOUX, ARCHIVES LA PRESSE La conseillère économique du chef adéquiste, Diane Bellemare, estime que les dépenses proposées par son parti sont réalisables en «créant de la prospérité».Plusieurs mesures favoriseraient l'investissement dans les entreprises québécoises et l'éducation. BOSS Black, BOSS Orange, HUGO 3 collections, une seule destination À Laval, au centre-ville 1799, ave Pierre-Péladeau, Laval Angle boul.St-Martin Ouest et autoroute 15 Tél.450.681.4811 www.centropolis.ca 3545321A POLITIQUE JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Les avions privés venant de l'étranger qui veulent atterrir au Canada devront, d'ici un certain temps, se soumettre à des mesures de contrôle plus sévères dans un aéroport situé à l'extérieur du continent nord-américain.Ces avions devront en effet faire l'objet d'une vérification exhaustive loin du sol canadien afin de déterminer s'ils transportent de la marchandise dangereuse pour la sécurité du continent, dont des armes de destruction massive.Le département américain de la Sécurité intérieure compte imposer d'ici la fin de l'année ces nouvelles mesures de contrôle afin d'empêcher des terroristes de louer un avion privé pour transporter des armes nucléaires dans le but de frapper une cible aux États-Unis.Selon des informations obtenues par La Presse, le gouvernement Harper a entrepris il y a quelques semaines des pourparlers, à la demande du secrétaire responsable de la Sécurité intérieure, Michael Chertoff, afin que le Canada adopte les mêmes règles sur son territoire.Tous les avions privés venant de l'extérieur du continent nordaméricain seront sous le coup de ces mesures extraordinaires, même ceux utilisés par les vedettes internationales comme la chanteuse Céline Dion ou encore de richissimes hommes d'affaires comme Bill Gates.Le ministre des Transports, Lawrence Cannon, a confirmé avoir eu des pourparlers avec son homologue américain, Mary E.Peters, à cet égard, mais il n'a pas voulu faire davantage de commentaires sur l'état de ces discussions.«Effectivement, nous sommes en discussion sur cette question avec nos contreparties aux États- Unis.Je ne peux pas commenter davantage ces discussions pour l'instant.Notre gouvernement continue de traiter les questions reliées à la sécurité aérienne de manière à ce qu'il y ait un équilibre entre la sécurité des Canadiens, la performance du système aérien et les valeurs canadiennes comme la protection de la vie privée», a affirmé le ministre.Le ministre Cannon a souligné qu'il s'agit d'un dossier complexe à négocier étant donné que plusieurs ministères sont engagés dans les pourparlers.«La sécurité aérienne est une de mes responsabilités, et je la partage avec d'autres ministères incluant la Sécurité publique, les Affaires étrangères et le Commerce international.Ensemble, nous coopérons de manière continue sur l'aviation en général, dans un contexte en évolution», a-t-il dit.Une brèche à colmater Aux État s-Unis , Michael Chertoff a indiqué la semaine dernière à un comité que les avions privés représentent toujours la plus grande menace à la sécurité des Américains.«Nous ne savons pas qui utilise ces avions privés.Nous n'avons pas beaucoup d'informations à leur sujet avant qu'ils n'atterrissent sur le sol américain.Nous voulons colmater cette brèche», a aussi affirmé M.Chertoff au réseau de télévision américain NBC mercredi dernier.Il a souligné que des mesures de contrôle plus sévères ont été imposées dans le cas des avions commerciaux comme ceux qui ont été utilisés par des kamikazes lors des attentats terroristes du 11 septembre 2001, mais qu'aucune mesure n'a été adoptée dans le cas des avions privés.Ainsi, les pilotes des avions privés devront indiquer à l'avance leur plan de vol, les noms des membres de l'équipage ainsi que le nom de tous les passagers.Ensuite, les avions privés devront faire l'objet d'une vérification exhaustive à l'extérieur du continent nord-américain.Les avions privés en provenance de l'Europe, par exemple, devraient atterrir dans un aéroport outremer qui n'a pas encore été déterminé.Les avions en provenance de l'Asie pourraient être vérifiés en Alaska.Une fois que ces vérifications auront été faites, les avions privés pourraient atterrir dans pratiquement n'importe quel aéroport des États-Unis.En outre, les passagers n'auraient pas à franchir les postes de douanes et d'immigration une fois sur le sol américain.Selon M.Chertoff, environ 400 avions privés en provenance de l'étranger atterrissent chaque jour dans un des nombreux aéroports des États-Unis.Les autorités américaines veulent aussi convaincre les pays d'Amérique latine d'adopter des mesures de contrôle semblables.Au Canada, les statistiques de 2006 démontrent qu'environ 115 avions privés atterrissent au pays par jour, mais seulement une dizaine de ces avions proviennent d'outre-mer.Ce n'est pas la première fois que les autorités américaines demandent au gouvernement canadien de resserrer les mesures de sécurité aux portes d'entrée du Canada.Au cours des derniers mois, le ministère de la Sécurité publique a en effet augmenté les mesures de surveillance des conteneurs qui arrivent par bateau dans les principaux ports du pays, soit Halifax, Montréal, Saint-Jean et Vancouver, à la demande des États-Unis.Selondesdocumentsobtenuspar La Presse en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, des agents du US Customs and Border Protection (USCBP) ont été intégrés dans les équipes de surveillance dans les ports de Montréal, Vancouver et Halifax depuis le 25 mars 2002 et des agents canadiens de l'Agence des services frontaliers du Canada sont cantonnés dans les ports de Seattle-Tacoma et Newark depuis six ans.Depuis les attentats terroristes du 11 septembre 2001, les autorités américaines et canadiennes ont donc adopté des mesures de sécurité comparables, jetant ainsi les premières bases d'un périmètre de sécurité nord-américain.Avec la collaboration de William Leclerc Les avions privés venant de l'étranger soumis à des contrôles plus stricts Le Canada entend adopter les mêmes mesures antiterroristes qu'aux États-Unis PHOTO ROSLAN RAHMAN, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE Après les attentats du 11 septembre 2001, des mesures de contrôle plus sévères ont été imposées aux avions commerciaux, mais pas aux avions privés.Le gouvernement canadien entend emboîter le pas au département américain de la Sécurité intérieure afin de soumettre les avions privés étrangers à une inspection rigoureuse avant leur arrivée sur le continent. Les offres de location-bail et de financement d'une durée limitée sont faites par les Services Financiers Honda Inc., sur acceptation du crédit.Ces offres portent sur les véhicules neufs 2008 mentionnés ci-après.Pour les véhicules, sont identifiés : a) le paiement mensuel, b) le montant initial requis ou échange équivalent, c) le montant au terme de la location.Période de location de 48 mois : Accord berline LX manuelle 2008 (modèle CP2538E) : a) 328 $, b) 0 $, c) 15 744 $.CR-V LX 2RM 2008 (modèle RE3838E) : a) 358 $, b) 0 $, c) 17 184 $.Odyssey DX 2008 (modèle RL3818E) : a) 398 $, b) 0$, c) 19104 $.Pilot LX 2RM 2008 (modèle YF2818EX): a) 488 $, b) 0 $, c) 23 424 $.Ridgeline LX 2008 (modèle YK1648E) : a) 438 $, b) 0 $, c) 21 024 $.Période de location de 60 mois : Civic berline DX manuelle 2008 (modèle FA1528EX) : a) 198 $, b) 0 $, c) 11 880 $.Franchise de kilométrage de 120 000 km pour la Civic; frais de 0,12 $ le kilomètre excédentaire.Franchise de kilométrage de 96 000 km pour l'Accord, le CR-V, l'Odyssey, le Pilot et le Ridgeline; frais de 0,12 $ le kilomètre excédentaire.Taux de financement à l'achat de 0,9%pour 36 mois sur les modèles sélectionnés suivants : FA1528EX, CP2538E, RE3838E, RL3818E, YF2818EX, YK1648E.\u2020L'offre « Aucun paiement pendant 90 jours » s'applique sur les offres de financement à l'achat sur tous les nouveaux modèles 2007 et 2008 et sur les véhicules d'occasion certifiés Honda achetés et livrés au plus tard le 31 mars 2008.Offre en vigueur par l'entremise des Services Financiers Honda sur approbation de crédit seulement.Les mensualités sont différées pendant 90 jours.Les contrats seront prolongés en conséquence.Les intérêts (le cas échéant) ne seront pas ajoutés au cours des 60 premiers jours du contrat.Après 60 jours, les intérêts (le cas échéant) commenceront à être ajoutés et l'acheteur devra payer le capital et les intérêts mensuellement jusqu'au terme du contrat.Transport et préparation inclus en location seulement.Frais de publication, taxes, immatriculation, assurance et frais d'administration en sus.Le prix de location des concessionnaires peut être inférieur.Photos à titre indicatif.La remise à l'achat varie entre 1000$ et 9000$ selon le modèle.L'offre s'applique seulement à l'achat comptant.La remise de 9000$ s'applique seulement sur une S2000 2007 (modèleAP2147EN) au P.D.S.F.de 50 600 $.Les frais de préparation et livraison de 1 540 $, les enregistrements, l'assurance, l'immatriculation et les taxes sont en sus.Les offres de remise en argent ne peuvent être combinées avec des offres de financement à l'achat ou à la location.Le concessionnaire peut vendre à prixmoindre.Le concessionnaire peut devoir échanger ou commander un véhicule.\u2020\u2020Vous pourriez être admissible au Programme de remise écoAUTO du gouvernement du Canada.Pour plus d'information, visitez www.ecoaction.gc.ca.Voyez votre concessionnaire Honda pour tous les détails.honda.ca L'Association des concessionnaires Honda du Québec Pour obtenir l'adresse d'un concessionnaire près de chez vous, visitez honda.ca ou composez le 1 888 9-HONDA-9.Tous les véhicules Honda sont livrés avec un réservoir plein.Pilot LX 2008 Prixde location à partir de par mois/48 mois $ Ridgeline LX 2008 Prixde location à partir de Odyssey DX 2008 Prixde location à partir de par mois/48 mois $ par mois/48 mois $ Ridgeline EX-L 2008 illustré Prixde location à partir de par mois/60 mois $ Civic DXmanuelle 2008 Accord LX manuelle 2008 Prixde location à partir de Comptant à la location par mois/48 mois $ 0$ Comptant à la location 0$ Comptant à la location 0$ Prime écoAUTO1000$\u2020\u2020 CR-V LX 2008 Prixde location à partir de par mois/48 mois $ Comptant à la location 0$ Comptant à la location 0$ Comptant à la location 0$ Civic berline EX-L 2008 illustrée Accord berline EX-L 2008 illustrée CR-V EX-L 2008 illustré Taux de financement à l'achat sur les modèles sélectionnés 0,9% Comptant à la location Remise à l'achat allant jusqu'à Valide sur les autres modèles 2007/2008 sélectionnés.0$ $ Transport et préparation inclus à la location 0 $ ou Aucun paiement pendant 90 jours\u2020 Odyssey EX-L 2008 illustrée Pilot EX-L 2008 illustré 3546158A ACTUALITÉS JAMES MCCARTEN LA PRESSE CANADIENNE KANDAHAR \u2014 Un soldat canadien a subi de légères blessures, hier, quand un kamikaze au volant d'un véhicule a fait exploser la bombe qu'il transportait tout près d'un convoi militaire canadien circulant à Kandahar, causant la mort d'un civil et des blessures à au moins deux autres civils.Le soldat, dont l'identité n'a pas été divulguée, a été soigné au Camp Nathan Smith et a repris ses fonctions, a fait savoir un porte-parole des Forces armées canadiennes, le capitaine Sylvain Chalifour.Le porte-parole n'a pas voulu fournir d'autres détails sur les circonstances de l'attaque ou les véhicules impliqués.Selon un témoin, Hari Ghani, qui s'en allait chez lui au moment de l'attentat, un camion noir s'est dirigé très rapidement vers le convoi, et une fois rendu tout près, il l'a frappé.Quelques minutes plus tard, il dit avoir vu un homme transporté en ambulance vers l'hôpital, puis, après quelques minutes, un autre homme emmené à bord d'une ambulance.Selon un reporter présent sur les lieux, un véhicule militaire a été détruit par la déflagration.Les soldats de l'OTAN ont installé un cordon de sécurité autour des lieux de l'attaque, et n'autorisaient ni les journalistes ni la police à s'approcher des véhicules.AFGHANISTAN Un convoi canadien attaqué par un kamikaze Un soldat légèrement blessé, un mort et deux blessés parmi les civils PHOTO A.R.KHAN, LA PRESSE CANADIENNE Les soldats de l'OTAN ont installé un cordon de sécurité autour des lieux de l'attaque. MONTOIT Tous les samedis dans CE SAMEDI les grands chantiers de 2008 3530753A POLITIQUE GILLES TOUPIN OTTAWA\u2014 La Commission d'examen des plaintes concernant la policemilitairecanadienne(CPPM) a décidé de la tenue d'une enquête d'intérêt public avec audiences sur les transferts de prisonniers talibans aux autorités afghanes par la police militaire canadienne.Le président de la commission, Peter A.Tinsley, a affirmé hier qu'il n'avait pas le choix de mettre sur pied ce type d'enquête en raison du refus du gouvernement conservateur de coopérer à son enquête, lancée il y a plus d'un an, sur les allégations de tortures concernant le transfert de détenus afghans.La nouvelle enquête, avec audiences cette fois, est dotée d'un pouvoir d'assignation qui lui permettra d'avoir accès à tous les documents gouvernementaux pertinents et, surtout, non caviardés.«La principale difficulté qui a donné lieu à cette décision est le refus du gouvernement d'accorder à la Commission l'accès complet aux documents et aux renseignements pertinents relevant du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international (MAECI) et du Service correctionnel du Canada (SCC)», a déclaré M.Tinsley.Il a ajouté qu'il était «nécessaire de convoquer la tenue d'une audience d'intérêt public afin d'examiner demanière approfondie les allégations graves soulevées dans cette plainte».Le président de la Commission faisait allusion à la plainte déposée conjointement par la section canadienne d'Amnistie internationale et par l'Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique.Les deux organismes ont demandé en effet que la lumière soit faite sur des allégations de transferts de prisonniers afghans par les militaires canadiens en Afghanistan aux autorités afghanes, malgré l'existence de preuves de tortures de ces prisonniers une fois entre les mains des services secrets afghans.La CPPM avait alors commencé son enquête le 26 février 2007.La nouvelle enquête avec audiences commencera, elle, dans environ un mois.Le président de la CPPM, M.Tinsley, a d'ailleurs écrit hier aux plaignants, au ministre de la Défense, Peter Mac Kay, au chef d'état-major, le général Rick Hillier, et au grand prévôt des Forces canadiennes pour leur signifier que sa décision allait évidemment coûter plus cher aux contribuables canadiens, soit environ 2 millions de dollars, et prolonger les travaux de plusieurs mois.«La Commission doit maintenant chercher à obliger le gouvernement à fournir ces renseignements qu'il a refusé de fournir volontairement», a dit Peter Tinsley.Pris à partie hier aux Communes par la députée bloquiste Vivian Barbot pour son refus de coopérer avec la CPPM, le ministre de la Défense, Peter Mac Kay, a soutenu «que le gouvernement avait respecté des normes élevées lorsqu'il s'est agi de transparence et de livraisons de documents sur cette question».«La CPPM a reçu plus d'informations qu'elle n'en aurait eues même avec un pouvoir d'assignation, a insisté M.Mac Kay.Nous allons continuer à collaborer avec la Commission.» Par ailleurs, au même moment hier, la Cour fédérale rejetait un renvoi d'Amnistie internationale qui prétendait que les dispositions de la Charte des droits et libertés canadienne s'appliquaient auxdétenus talibans capturés par les Forces canadiennes en Afghanistan.La juge Anne Mc Tavish a en effet affirmé dans un jugement que les détenus afghans avaient des droits régis par la Constitution afghane et les lois internationales, mais qu'ils n'avaient pas de droits au regard de la Charte canadienne.Amnistie internationale souhaitait que la cour ordonne la cessation du transfert par les Forces canadiennes des prisonniers afghans aux autorités afghanes en raison des allégations de tortures pratiquées dans les prisons afghanes.Amnistie affirmait que ces transferts faisaient du Canada un complice de la torture, en contravention des conventions de Genève.C'est aujourd'hui que la Chambre des communes doit se prononcer, au cours d'un vote de confiance, sur la prolongation de la mission militaire canadienne en Afghanistan jusqu'en 2011.Vraisemblablement, le gouvernement Harper survivra à cette motion, les libéraux ayant déjà annoncé qu'ils l'appuieraient.1000soldats d'un seul pays Par ailleurs, deux pays, les États- Unis et la France, représentent maintenant la meilleure chance que le Canada obtienne les 1000 soldats de plus requis pour l'extension de sa mission à Kandahar.À la veille du vote de confiance cruciald'aujourd'huiaux Communes sur la motion visant à prolonger jusqu'en 2011 la mission des Forces armées canadiennes dans le sud de l'Afghanistan, le ministre des Affaires étrangères, Maxime Bernier, a clairement indiqué qu'Ottawa n'était intéressé à travailler qu'avec un partenaire additionnel membre de l'OTAN.Alors que M.Bernier tenait hier ses propos devant un groupe de journalistes au cours d'une rencontre d'information du Ministère, de plus en plus d'indices montrent que les États-Unis seraient prêts à venir en renfort pour appuyer le Canada afin de s'assurer qu'il reste à Kandahar.Avec La Presse Canadienne Transferts de prisonniers talibans aux autorités afghanes Une enquête publique est ouverte PHOTO RAFIQ MAQBOOL, ASSOCIATED PRESS La prison de Policharki à Kaboul.Le transfert des prisonniers talibans aux autorités afghanes par la police militaire canadienne fait maintenant l'objet d'une enquête d'intérêt public. 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disponibles sur le modèle coupé.L'Association des concessionnaires Pontiac·Buick·GMC du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée, réservées aux particuliers, s'appliquant aux modèles neufs 2008 suivants: berline G5 SE (2AL69/R7B), coupé G5 SE (2AL37/R7B).Le modèle illustré comprend certaines caractéristiques offertes en option à un coût additionnel.Conditionnel à l'approbation de crédit de GMAC.Les frais liés à l'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers et droits sont en sus et payables à la livraison.1.Taux d'intérêt à 0% sur le financement à l'achat de tous les modèles G5 2008 pour un terme allant jusqu'à 72 mois, sur approbation de crédit de GMAC seulement.2.À la location, paiements mensuels basés sur un bail de 60 mois.Frais de transport et préparation inclus.Frais d'immatriculation, assurance et taxes en sus.Frais de 15 ¢/km après 100 000 km.Première mensualité exigible à la livraison.0$ de dépôt de sécurité.3.À l'achat, paiements mensuels basés sur un financement de 72 mois.Préparation et frais de transport inclus à l'achat.Frais d'immatriculation, d'assurance et taxes en sus.4.Cote de consommation telle que publiée dans Éner Guide par Ressources naturelles Canada pour la G5 SE avec moteur 2,2 L et boîte manuelle 5 vitesses.5.General Motors créditera le concessionnaire pour un montant équivalant à la valeur d'un toit ouvrant, taxes applicables incluses.L'offre s'applique seulement aux modèles 2008 neufs ou en démonstration suivants: G5 SE (2AL37/1SB/CF5), G5 SE (2AL69/1SB/CF5), G5 GT (2AN37/1SA/CF5), G5 GT (2AN69/1SA/CF5).L'offre s'adresse uniquement aux particuliers admissibles au Canada.Détails et conditions chez le concessionnaire Pontiac de votre région.6.Selon la première éventualité.Les camions poids moyen sont exclus.7.Consultez primegmpouretudiants.ca pour les détails.Ces offres sont exclusives et ne peuvent être combinées avec aucune autre offre ni aucun autre programme incitatif d'achat ou de location, à l'exception des programmes de La Carte GM, de prime pour étudiants (primegmpouretudiants.ca) et de GM Mobilité.Le concessionnaire peut vendre ou louer à un prix moindre.Une commande ou un échange entre concessionnaires peut être requis.Pour de plus amples renseignements, passez chez votre concessionnaire, composez le 1 800 463-7483 ou visitez gm.ca.FINANCEMENT À L'ACHAT 0% JUSQU'À 72MOIS1 3548914A ACTUALITÉS CAROLINE TOUZIN Deux entraîneurs de hockey mineur, dont un ancien joueur des Nordiques de Québec, seront vraisemblablement accusés d'agression armée, après avoir été impliqués dans une bagarre générale à l'aréna de Dorval, dimanche, à la fin d'un match de séries éliminatoires.La victime présumée est un joueur de 15 ans de l'équipe adverse.L'entraîneur-chef du Royal du Lac-Saint-Louis et ex-joueur durant quatre saisons dans la Liguenationale, François Lacombe, a lancé une poubelle en direction d'un joueur des Étoiles de l'Est, selon le rapport de l'arbitre du match.L'entraîneur adjoint, Gord Armstrong, a quant à lui brandi un bâton de gardien de but vers des joueurs de l'équipe adverse.Le rapport de l'arbitre ne fait pas mention de coups de bâton.Mais, selon l'entraîneur des Étoiles de l'Est, Jean-Yves Gariépy, M.Armstrong aurait frappé le jeune joueur.«Il n'a pas hésité à prendre le bâton et à frapper mon joueur à l'abdomen et dans les côtes», a-t-il soutenu.Pour le gouverneur des Étoiles de l'Est, Dominic Zotti, «c'est inacceptable que des adultes agissent ainsi avec unmineur».De son côté, le gouverneur du Royal, Jean-Guy Babineau, a défendu ses entraîneurs.«M.Armstrong est un excellent entraîneur.Un gars très calme.Ce n'est pas un gars violent du tout», a-t-il dit à TQS, média qui a révélé l'histoire et qui l'a joint en Floride.Le président de la Ligue de hockey Montréal métropolitain, Michel Émard, a refusé de commenter les agissements des entraîneurs, puisque l'affaire se retrouvera devant les tribunaux.«C'est un événement malheureux et isolé», a dit M.Émard, qui a résumé le rapport de l'arbitre à La Presse.Ce match des éliminatoires de la catégorie Midget Espoir (meilleurs joueurs de 15 ans de la province) se déroulait «rondement» jusqu'à la fin de la troisième période.«Il y a eu une dizaine de punitions de chaque côté, des punitions mineures comme il y en a dans tous les matchs», a raconté M.Émard.Le Royal menait 6-1.Le free for all Toujours selon le rapport, une engueulade a éclaté entre la présumée victime et l'entraîneur Lacombe.Ce dernier a lancé une poubelle au joueur, qui la lui a relancée.Le joueur a ensuite quitté la glace pour retrouver l'entraîneur derrière le banc.«L'entraîneur du Royal aurait poussé le jeune, selon le rapport de l'arbitre, ou du moins accoté le jeune contre le mur, possiblement pour se défendre.Le jeune aurait aussi voulu s'en prendre à l'entraîneur après avoir reçu la poubelle », a ajouté M.Émard.C'est à ce moment-là que l'entraîneur adjoint, M.Armstrong, aurait frappé le jeune joueur.Des parents ont quitté leur siège pour aller rejoindre leurs enfants.Des joueurs des deux équipes se sont échangé des coups.Et les parents les ont imités.«C'était le free for all à ce momentlà.Il a fallu l'intervention des policiers pour séparer les parents et ramener le calme», a expliqué M.Émard.La police de Montréal a arrêté M.Lacombe, 60 ans, et M.Armstrong, 54 ans, à l'aréna.Ils ont été libérés sur promesse de comparaître le 25 mars prochain.Ils n'ont pas le droit de se trouver dans un aréna d'ici là.Le comité de discipline de la ligue rencontrera aujourd'hui les principaux acteurs de la bagarre.Dimanche, l'arbitre a suspendu la victime et l'entraîneur adjoint pour un match, ainsi que l'entraîneur-chef pour trois matchs.Les séries éliminatoires du Midget Espoir se poursuivent jusqu'à la fin mars.C'est le troisième incident violent durant un des 1000 matchs de la Ligue de hockey Montréal métropolitain cette année, a indiqué son président.Les deux autres échauffourées ont opposé des parents d'enfants de 11 et 12 ans, à Rosemère, et des parents de jeunes de 13 et 14 ans à l'aréna Maurice-Richard.Hockey Québec, l'organisme qui gère le hockey mineur dans la province, n'a pas rappelé La Presse hier.Unmatch de hockey midget dégénère Deux entraîneurs dans l'embarras SARA CHAMPAGNE La démolition du Spectrum est perturbée.L'arrondissement de Ville-Marie, qui était sur le point de délivrer le permis, a reçu un avis défavorable à ses conditions de démolition moins d'une semaine avant la fin du délai de 30 jours pour s'y opposer.Cette opposition provient du propriétaire lui-même.Sam Benatar, président de la société immobilière SIDEV, qui projette d'ériger un complexe commercial à la place de l'ancien temple du showbiz montréalais, rue Sainte-Catherine Ouest, trouve «excessive» la garantie bancaire exigée par Ville-Marie.Au lieu de fournir 1,25 million, une somme qui correspond à environ deux fois les revenus de taxes foncières du projet estimé à 70 millions, il veut verser 300 000 dollars.«C'est une contre-offre, a dit M.Benatar.Si elle est refusée on décidera (de l'avenir de notre projet), à ce moment-là», a-t-il ajouté, refusant de donner plus de détails.Outre la garantie bancaire, le comité de démolition de l'arrondissement exige que le projet commémore l'histoire urbaine, architecturale et culturelle du site.M.Benatar doit aussi s'engager à compléter la construction de son projet deux ans après l'obtention du permis de démolition.La «contre-offre» de SIDEV devrait être mise à l'ordre du jour de la prochaine assemblée du conseil d'arrondissement de Ville- Marie, prévue le 1er avril.Le comité de démolition de Ville-Marie a déjà expliqué que ces conditions étaient nécessaires étant donné la valeur du projet prévu, l'état actuel des lieux et le développement projeté du Quartier des spectacles.SPECTRUM Opposition à la démolition Des joueurs des deux équipes se sont échangé des coups.Et les parents les ont imités.Une erreur s'est glissée dans le sous-titre qui accompagnait le texte sur la piétonnisation du Vieux- Montréal, publié en page A21 de notre numéro d'hier.Ce n'est pas Ville-Marie qui planche sur le projet de transformer un tronçon de la rue Saint-Paul en allée piétonnière, mais plutôt la ville centre.Nos excuses.PRÉCISION Tous les jours dans À CHACUN SON CHOIX SURCYBERPRESSE.CA Lisez la suite sur www.cyberpresse.ca NOS BLOGUES RICHARDHÉTU Mc Cain et ses lobbyistes «honorables» John Mc Cain a déjà défendu les nombreux démarcheurs qui travaillent au sein de sa campagne en affirmant qu'ils étaient «honorables».Mais sont-ils assez patriotes?Lisez la suite sur cyberpresse.ca/hetu DESIGN Chaises, lampes et sushis: voyez des objets ingénieux sortis de l'imagination de futurs architectes sur www.montoit.ca/objets RAS LE BOL! En avez-vous plein le dos de l'hiver?Répondez à notre sondage éclair sur cyberpresse.ca CANADIEN Le Canadien augmentera-t-il son avance sur les Sénateurs ce soir ?Un match décisif entre les deux équipes à suivre en direct, dès 19h30, sur cyberpresse.ca PHOTO BERNARD BRAULT LA PRESSE 3=>; 655- 0\"/7$(97 + )(28,0()07 #$ 7$(98 .07 0(2$(97 09 .0 #$ 2$&:##0 #-584-7$5 % .29$'&48$4& #& .2+),9 6$318-8 .-/-8& 0 3547131A ACTUALITÉS SARA CHAMPAGNE La croix du mont Royal est victime de difficultés de la restauration qui font traîner en longueur et gonfler la facture de sa cure de rajeunissement.Les travaux d'abord évalués à 850 000 dollars, se chiffrent maintenant à 1,4 million, mais risquent d'avoir doublé, d'ici la fin, avec la pose du nouveau système d'éclairage.L'administration Tremblay, qui croyait pouvoir confier la mission à un entrepreneur général en éclairage, devra plutôt confier la tâche à un entrepreneur spécialisé.Au rythme où vont les choses, avec l'étape obligatoire d'approbation du ministère du Patrimoine, la restauration ne sera pas achevée avant un an.Des travailleurs terminent la première phase des travaux qui consistent à restaurer la structure de la croix composée de poutres et d'une charpente.Helen Fotopulos, responsable du mont Royal au comité exécutif de Montréal, explique qu'il a fallu «réusiner» plusieurs pièces très vieilles.Mme Fotopulos estime néanmoins que l'administration municipale pourra lancer un appel d'offres, d'ici peu, pour recouvrir les empattements de la croix et refaire l'éclairage.Mais la tâche est colossale.Il est question de mettre au goût du jour 32 projecteurs qui dirigent la lumière vers des centaines de fibres optiques, puis vers 150 demi-sphères qui éclairent à des kilomètres à la ronde.Ensuite, probablement au printemps 2009, la dernière phase des travaux pourra être entamée avec le réaménagement du site de la croix.Cette semaine, le conseil du Patrimoine de Montréal s'est prononcé contre l'idée d'aménager des terrasses en pierre autour du monument.Selon cette instance consultative, le concept entache le côté pittoresque du sommet de la montagne, et ne correspond pas auxgrandsprincipes misde l'avant par Frederick Law Olmsted, architecte du parc de la montagne.Érigée en 1924, la croix a été la propriété de la Société Saint-Jean- Baptiste jusqu'en 2004, et sert de repère géographique.Restauration de la croix du mont Royal Des travaux qui traînent et une facture qui gonfle PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE La rénovation de la croix du mont Royal s'avère plus compliquée que prévu.ÉRIC CLÉMENT Soutenant le projet de transformation du quartier Griffintown, la Société du Havre de Montréal (SHM) demande au promoteur Devimco de réaliser un développement «exemplaire par la qualité de son aménagement et de son architecture », notamment en pensant à intégrer «ce qui a déjà traversé le temps», a appris La Presse.La SHM, qui a le mandat de faire préparer les études en vue de réaménager le secteur de l'autoroute Bonaventure au nord du canal de Lachine et à l'est de Griffintown, a déposé un mémoire dans le cadre des consultations publiques sur le Programme particulier d'urbanisme qui encadre le développement du secteur Peel-Wellington.Dans ce mémoire obtenu par La Presse, la SHM dit que le plan de Devimco fournit «une opportunité intéressante pour les Montréalais en raison notamment des investissements publics prévus qui y sont relativement minimes».Toutefois, elle ne donne pas un chèque en blanc au promoteur.«Devimco a cependant l'obligation d'en faire un projet exemplaire par la qualité de son aménagement et de son architecture, à la hauteur de l'importance de sa localisation stratégique, écrit Gaëtan Rainville, PDG de la SHM.Nous croyons que les instances publiques, dont la Ville de Montréal, doivent soutenir cette initiative privée et tout mettre en oeuvre avec le promoteur pour établir des conditions gagnantes pour tous, afin que se réalise le projet.» Dans ce mémoire, la SHM «incite» Devimco et ses architectes à être «visionnaires, innovateurs et audacieux» et qu'ils ne cèdent pas «aux modes passagères », «qu'ils misent sur le transport collectif en priorité, sur les innovations technologiques, sur des matériaux durables, sur l'énergie renouvelable, et qu'ils respectent et intègrent ce qui a déjà traversé le temps et existe encore ».Le mémoire suggère aussi qu'on pense aux jeunes familles et qu'on ne refasse pas l'erreur de Faubourg Québec «qui ne comporte pas d'équipements commerciaux de consommation courante axés sur les besoins des jeunes familles sans automobile».M.Rainville rappelle que ce projet représente le plus important investissement privé des dernières années à Montréal et qu'il contribuera «de façon positive à l'assiette fiscale de la Ville».Il dit que depuis les 20 dernières années, le développement d'un secteur de la ville a toujours eu des effets d'entraînement sur ses secteurs limitrophes.«Il est donc à prévoir, dit M.Rainville, que Griffintown aura des effets dans le même sens à l'est, au nord et à l'ouest de sa propre zone et que la qualité du projet aura un rôle déterminant sur la qualité des projets voisins.» Transformation de Griffintown La Société du Havre veut un projet de qualité Même si la Société de transport de Montréal le nie encore et toujours, les agents de surveillance du métro ont des quotas à respecter.Ils doivent rédiger trois constats d'infraction par jour.C'est écrit noir sur blanc dans une correspondance interne obtenue par La Presse, comme le révélait hier ma collègue Caroline Touzin.Dans la lettre en question, on reproche à un agent de surveillance de ne pas arriver «à émettre trois constats d'infraction par jour».On lui rappelle qu'il a pourtant «déjà été sensibilisé sur l'atteinte des objectifs fixés».La version officielle de la STM, c'est qu'il n'y a pas de quota.S'il n'y a pas de quota, pourquoi cette lettre y fait clairement référence?Est-ce le fruit du hasard si le nombre de constats est passé de 6518 en 2006 à 13 890 en 2007?Et pourquoi des agents de surveillance disent-ils se rabattre sur les cibles faciles que sont les sans-abri, par exemple, dans le but d'atteindre le quota, si ce quota n'existe pas?Pour y voir plus clair, j'ai appelé à la STM et demandé à parler au directeur de l'exploitation du réseau, Carl Desrosiers.« C'e s t à quel suj e t?me demande la porte-parole de la STM.- Au sujet des quotas.- Les quotas qui n'existent pas?» Oui , ces quotas-là\u2026 Carl Desrosiers me rappelle.Il répète bien sûr que ces quotas-là n'existent pas.Que le but fixé est tout simplement de contrer la fraude, de l'ordre de 20 millions de dollars par année.Ce qui correspond à presque 18 millions de passagers qui voyagent gratuitement.«La femme qui n'a pas beaucoup d'argent, qui ne fait pas mon salaire, et qui prend le métro pour aller à l'épicerie, quand l'autre passe gratis, c'est elle qui paye ! Toute la source du problème est là », dit M.Desrosiers.Avec l'arrivée l'an dernier des policiers dans le métro, l'essence même du travail des agents de surveillance a changé, expliquet- il.Ils ne s'occupent plus tant de la sécurité des passagers que de contrer la fraude.«Mais on n'exige pas un nombre de constats d'infraction par jour», insiste-t-il.Mais s'il n'y a pas de quota, pourquoi la lettre envoyée à l'agent de surveillance fait-elle clairement référence à un objectif de trois constats par jour?«Probablement que la lettre est mal faite », dit-il.Il s'agirait d'un cas particulier, d'une lettre envoyée pour des «motifs disciplinaires » à un agent qui ne fait pas son travail.Appelons-le l'agent B.Disons, par exemple, qu'il travaille à la station Berri-UQAM.La STM estime que 5% des 10 000 personnes qui franchissent les tourniquets de cette station tentent de commettre une fraude.On parle donc de 500 fraudeurs que l'agent B devrait potentiellement pouvoir intercepter chaque jour, explique M.Desrosiers.«Si on envoie l'agent A et que lui, sur 500, émet 10 ou 15 constats alors que l'agent B en émet zéro, soit qu'il est très malchanceux, soit que ça ne lui tente pas d'émettre de constats.» Dans un tel contexte, il est normal, dit M.Desrosiers, de signaler à l'agent B que «trois, c'est le minimum que font les gens dans ce genre d'opérations ».Pas de quota, mais un minimum, donc.OK.Passons\u2026 Au-delà de la question du quota qui ne dit pas son nom, ce qui est sans doute le plus dérangeant dans cette affaire, c'est l'effet pervers d'une telle politique.Quand des agents, par exemple, se mettent à cibler davantage les sans-abri du métro pour arriver à atteindre leurs objectifs.Qu'en dit M.Desrosiers?Il dit que la STM a une « directive très ferme » à ce sujet.«Vous ne trouverez jamais de lettres qui dit de faire ça (donner des constats aux sans-abri pour faire monter sa moyenne).Ça ne tient pas debout », insiste-t-il.Il reste que des centaines de sans-abri reçoivent des contraventions dans le métro chaque année, non?«Les constats donnés aux itinérants, c'est un grain de sel par rapport aux constats donnés sur la non-perception.Ce ne serait pas honnête de faire ça.On est contre ça.» Un grain de sel?Dans une étude rendue publique l'an dernier sur la judiciarisation et la criminalisation des populations itinérantes à Montréal, Céline Bellot, professeure à l'École de service social de l'Université de Montréal, observait une augmentation de 225% du nombre de constats remis aux sans-abri dans le métro entre 2003 et 2004 (que ce soit par des policiers ou par des agents de surveillance du métro).La situation était encore la même en 2005, avec près de 4000 constats émis.Dans 13,5% des cas (soit plus de 1200 cas entre 2003 et 2005), on reprochait au sans-abri d'avoir obtenu ou tenté d'obtenir un voyage sans payer.Mais le plus souvent, on lui reprochait de s'être couché sur un banc ou sur le plancher.Bref, on lui reprochait avant tout d'être un sans-abri\u2026 Un grain de sel que de criminal iser la pauvreté ?J 'ai demandé que l'on me montre le grain en question, chiffres à l'appui.Ça ressemble plutôt à une salière.S'il est vrai qu'en 2007, la STM a moins embêté les sans-abri qui ont osé se coucher sur un banc de métro ou commis une autre «infraction » du genre (le nombre de constats dans la catégorie « civisme» est passé de 1807 en 2006 à 1256 l'an dernier), on a davantage ciblé ceux qui ont obtenu ou tenté d'obtenir un voyage sans payer.De 306 constats émis en 2006, on est passé à 457 en 2007.Bien sûr, vous ne trouverez pas de lettre qui dit noir sur blanc de pénaliser les sans-abri pour atteindre un quota qui officiellement n'existe pas.Mais à quoi bon, puisque les chiffres, eux, le disent.Ceci n'est pas un quota RIMA ELKOURI CHRONIQUE Dans une étude rendue publique l'an dernier, on observait une augmentation de 225% du nombre de constats remis aux sans-abri dans le métro entre 2003 et 2004. Une conférence réservée aux abonnés de La Presse le vendredi 4 avril à la Place des Arts 2000 billets offerts gratuitement aux abonnés AL GORE La Presse accueille le vice-président récipiendaire du prix Nobel de la Paix 2007 POUR VOUS ABONNER: Composez le 514285-6911 ou visitez cyberpresse.ca/abonnement/algore.Pour être automatiquement inscrit au tirage, abonnez-vous entre le 7 et le 18 mars.ABONNÉS, inscrivez-vous sur cyberpresse.ca/algore ou complétez le formulaire.Le tirage aura lieu le 19 mars 2008.Les personnes sélectionnées seront avisées par un courriel leur indiquant comment récupérer leur paire de billets à la Place des Arts entre le 20 et le 27 mars prochain.Limite d'une inscription par abonné.Pour plus de renseignements, consultez le guide de participation sur cyberpresse.ca/algore.Service de traduction simultanée en français offert sur place.Faites parvenir le formulaire d'inscription avant le 18 mars à: Conférence Al Gore, La Presse, C.P.11052, succ.Centre-ville, Montréal (Québec) H3C 4Y8 Nom de l'abonné: Prénom: Âge : Adresse: App.: Ville: Code Postal : Tél.(rés.): Tél.(travail) : Courriel (obligatoire) : 3548728A ACTUALITÉS ANDRÉ CÉDILOT Le ministère public a réussi un coup double, hier, en faisant condamner le narcorécidiviste Stéphane Dupuis à la fois pour trafic de cocaïne et pour évasion fiscale.Résultat net de cette démarche judiciaire: une peine de 66 mois de pénitencier, une amende de 126 379$ et le remboursement de l'impôt éludé.Les trafics de Dupuis remontaient à 2003, mais ce n'est que le 22 novembre 2006, à l'occasion de l'opération Colisée, qu'il a été arrêté.Si la police a attendu si longtemps avant de passer à l'action, c'est que Dupuis travaillait pour Francesco Del Balso, au coeur de la gigantesque et coûteuse enquête antimafia entamée en 2001.Âgé de 37 ans, Dupuis est tombé dans le piège d'un agent-source recruté par la police pour infiltrer l'organisation de Del Balso.En moins de cinq mois, de mai à octobre 2003, l'indicateur a réalisé quatre transactions de cocaïne avec les deux hommes.Chaque fois, la drogue lui était livrée par une tierce personne.On parle au total de 20 kg de poudre blanche achetée 37 000$ le kilo.Selon les documents judiciaires, l'agent-source passait la commande à Del Balso, tandis que Dupuis allait quérir la quantité requise de cocaïne dans une cache de l'organisation, dans l'arrondissement d'Anjou.Un certain René Charbonneau, en attente de procès avec Del Balso, se chargeait ensuite de la remettre à l'agent-source.Les arrangements pour la livraison se faisaient généralement dans des restaurants ou cafés du centre- ville de Montréal.C'est la deuxième fois que Dupuis va en prison pour des affaires de drogue.En 1994, il avait été arrêté pour des trafics totalisant 1,5 kg, ainsi que la possession d'armes à feu prohibées.Condamné à 50 mois de pénitencier, il avait obtenu sa pleine liberté en février 1999.Dans une déclaration faite à la Sûreté du Québec, il se disait étonné de tout ce que les policiers avaient appris sur son compte durant l'enquête.«Mais vous ne me reprendrez plus jamais, je sais quoi faire maintenant », précisait-il.Dès sa sortie de prison en 1999, il s'est remis au boulot.Il est de nouveau derrière les barreaux.Le récidiviste Stéphane Dupuis condamné en double CHRISTIANE DESJARDINS «Lâche-moé crisse de chien», aurait crié Anne-Marie Péladeau, qui se débattait, crachait et ruait, alors qu'elle était mise en état d'arrestation, le matin du 12 octobre 2005, au terme d'une poursuite policière.C'est ce qu'un témoin civil, Gaétan Simard, 47 ans, a raconté, hier, au procès des policiers Roberto Sforza et Fabio-Nicola Cavaliere, accusés de voies de fait à l'endroit de Mme Péladeau.Quelques minutes avant que M.Simard prenne la barre, Mme Péladeau avait conclu son propre témoignage en réitérant qu'elle n'avait pas résisté à son arrestation.Elle a nié avoir donné des coups de pied, craché et insulté les policiers.«J'étais tellement abasourdie», a-t-elle dit.M.Simard, lui, a une autre vision de l'événement.Il dit que Mme Péladeau était hystérique et qu'elle avait un comportement agressif.Il considère toutefois que les policiers ont été «un peu excessifs » avec elle, vu sa corpulence (5 pi 2 po et 90 livres).«Elle a été brassée pas mal», a-t-il commenté.M.Simard s'est retrouvé bien involontairement mêlé à cette histoire, parce que la voiture de Mme Péladeau, qui fuyait la police avec son compagnon Éric Kennedy, a percuté l'arrière de sa camionnette.Il se trouvait alors arrêté dans la voie du centre, à l'angle des rues Lacordaire et Des Galets.Après l'impact, M.Simard a vu des véhicules de police arriver, et des policiers surgir, arme au poing.Craignant de se retrouver au coeur d'une fusillade, il a déplacé son véhicule plus loin et s'est assis sur le parechoc arrière pour observer la scène.Péladeau était alors rendue face contre terre, avec des policiers autour d'elle.À un certain moment, il a vu les agents relever Mme Péladeau, qui «gueulait, crachait, ruait et se débattait ».Ils l'ont «accotée sur le char de police», se rappelle-t-il.Là, il a eu l'impression qu'elle a mordu un policier, parce ce que ce dernier a retiré vivement sa main.Il décrit une suite de manoeuvres, jusqu'à ce que Mme Péladeau soit poussée sur la voiture, où elle s'est cogné la tête.Une fois dans le véhicule, il raconte qu'elle donnait des coups de pied pour empêcher que la porte se ferme.La porte a finalement été fermée d'une poussée.Après, il n'a rien vu, parce que lui-même a été transporté à l'hôpital en raison de douleurs au cou.Hier, il a été établi que se sont les agents Sforza et Cavaliere qui ont pris la Cavalier de Mme Péladeau en chasse après un vol, vers 8h le matin du 12 octobre.Au terme de la poursuite, l'agent Michel Lebrun est arrivé en renfort.Selon ce dernier, Mme Péladeau résistait et se débattait, si bien qu'ils ont dû se mettre à trois pour la menotter.Le procès se poursuit aujourd'hui au palais de justice de Montréal, devant le juge Martin Vauclair.Rappelons que l'arrestation de Mme Péladeau a été filmée par l'hélicoptère de TVA, propriété de sa famille.Hier, Mme Péladeau, qui a des problèmes de drogue depuis des années, a expliqué qu'elle vit d'une rente.En 2005, au moment des événements, elle raconte que cette rente ne suffisait pas à payer sa consommation de cocaïne, qui était d'environ 500$ par semaine.Elle prenait de six à huit doses de cocaïne par jour, par injection ou inhalation, chacune lui procurant un effet pendant 15 à 20 minutes.Aujourd'hui, elle dit avoir repris sa vie en main, parce qu'elle n'a pas le choix.Elle renvoie cependant l'image d'une femme complètement brisée par sa vie de galère.Procès de deux policiers accusés de voies de fait Anne-Marie Péladeau était hystérique, affirme un témoin LOUISE LEDUC Valery Fabrikant , qui a tué quatre collègues de l'Université Concordia en 1992, a contacté le Dr Pierre Mailloux pour qu'il fasse son évaluation psychiatrique en vue d'une éventuelle demande de libération conditionnelle.Et c'est oui.«Son avocat m'a téléphoné il y a un mois et demi, me disant que j'étais le seul psychiatre en qui M.Fabrikant avait confiance», a dit en entrevue téléphonique Pierre Mailloux, soulignant avoir déjà eu quelques contacts téléphoniques avec Fabrikant au moment de son procès.Bien qu'il soit lui-même très pris par ses démêlés avec le Collège des médecins, le Dr Mailloux, qui pratique toujours à Louiseville, est fin prêt à évaluer Fabrikant et s'y sent apte comme personne.«Je dois approcher les 300 comparutions comme expert devant les tribunaux, parmi lesquelles celle relative à Denis Lortie (auteur de la fusillade à l'Assemblée nationale en 1984).Plus récemment, j'ai été appelé pour deux dossiers d'infanticide.» En Cour supérieure hier, il a été précisé que le Dr Mailloux recevra 2500$ pour l'étude du cas, puis 600 $ pour chaque demi-journée en cour.Au demeurant, Valery Fabrikant aura droit à un avocat de l'aide juridique.Non pas pour le «représenter », mais pour l'«assister», a insisté Fabrikant, qui dit ne pas avoir été impressionné jusqu'ici par les avocats avec lesquels il a été en contact.Valery Fabrikant a été entendu par vidéocomparution depuis le pénitencier Archambault, où il est emprisonné à perpétuité.Il présente ces jours-ci une requête pour obtenir le matériel dont il dit avoir besoin pour préparer sa demande de révision judiciaire.Se représentant lui-même, Fabrikant, que l'on voyait se curer les ongles par moments à l'écran, s'est moqué à répétition des représentants des autorités carcérales appelés comme témoins, les traitant ouvertement d'incompétents finis quand il ne contestait pas ouvertement le bon sens du juge.Pendant presque toute la journée d'hier, il s'agissait de savoir si Fabrikant devrait avoir accès à son propre ordinateur.Les autorités carcérales lui prêtent un ordinateur, le sien ayant été confisqué parce qu'il y ajouterait sans cesse un contenu non autorisé.Fabrikant nie farouchement, disant que tout ce chichi n'est que revanche «parce que ma face ne leur revient pas».Au passage, Fabrikant a bien tenté de faire valoir que s'il a tué, en 1992, c'est parce que sa vie était en danger, que jamais il n'avait planifié de le faire et qu'à son procès il n'avait pas eu l'occasion de faire entendre son point de vue.Le juge lui a poliment indiqué que de tels commentaires pourraient être pertinents plus tard, mais pas dans la présente requête.La marche sera longue pour Fabrikant dans sa quête d'une révision judiciaire.Normalement , les personnes reconnues coupables de meurtre prémédité n'ont pas droit à une libération conditionnelle avant 25 ans.Quand elles ont purgé 15 ans, cependant, elles peuvent demander à un juge d'étudier la pertinence de soumettre leur cas à un jury.Et peu importe la décision du jury, la Commission nationale des libérations conditionnelles a toujours, ensuite, les coudées franches pour décider si une libération conditionnelle est envisageable ou non.Pierre Mailloux accepte d'évaluer Valery Fabrikant PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE Quelques minutes avant que le témoin prenne la barre hier, Anne-Marie Péladeau a conclu son propre témoignage en réitérant qu'elle n'avait pas résisté à son arrestation.« Son avocat m'a téléphoné il y a un mois et demi, me disant que j'étais le seul psychiatre en qui M.Fabrikant avait confiance », a dit le Dr Mailloux.Le témoin considère que les policiers ont été «un peu excessifs» avec Mme Péladeau, vu sa corpulence. HUGO MEUNIER Les mesures de sécurité rigoureuses font désormais partie du quotidien des bars de la région montréalaise.«De plus en plus de jeunes sortent avec des couteaux», justifie le président de la Corporation des propriétaires de bars du Québec, Renaud Poulin, qui remarque une présence accrue des gangs de rue depuis trois ou quatre ans.«Ils sont excessivement violents, émotifs et impulsifs.C'est un problème qu'il faut prendre au sérieux.» Il faut, selon M.Poulin, éviter de répéter les erreurs dupassé.«La société n'avait pas pris au sérieux les motards dans les années 90 et on s'est ramassé avec la plus grosse guerre en Amérique du Nord.Si on ne réagit pas immédiatement, ça peut devenir aussi dangereux», avertit M.Poulin.Parmi les bars convoqués devant la Régie des alcools, des courses et des jeux entre 2005 et 2007, sept cas concernaient, entre autres, la présence des gangs de rue entre leurs murs.La majorité des établissements se trouvaient à Montréal, mais aussi à Longueuil et à Saint- Jean-sur-Richelieu.«Le Service de police de la Ville de Montréal porte une attention particulière aux gangs de rue et je crois que c'est la raison pour laquelle il y a plus de cas », explique le porte-parole de la RACJ, Réjean Thériault.Aménagé dans un immense complexe du boulevard Viau à Saint-Léonard, le bar Millenium fait partie de la liste.Les policiers y avaient rapporté plusieurs gestes d'intimidation et du vandalisme, notamment l'envoi d'un cocktail Molotov et un incendie d'origine criminelle.Le climat s'était envenimé au point de forcer les portiers à s'armer de bâtons de baseball.«Depuis l'opération Printemps 2001, les gangs de rue sont de plus en plus présents et tentent de se substituer aux bandes de motards criminalisés sur le marché de la drogue », pouvait-on lire dans la décision de la Régie, rendue en 2006.Propriétaire du Millenium, un complexe de 24 000 pieds carré, Claude Walbrecq met les choses en perspective.«En huit ans, on a reçu un million de personnes.Il y a eu des incidents, mais au lieu de nous aider, les autorités nous ont toujours mis des bâtons dans les roues.On va fermer dans trois ans», soupire, exaspéré, le tenancier.Son bar deviendra apparemment un Costco.Selon lui, les bars ne sont pas responsables du comportement de la clientèle.«Avant, c'était des coups de poing.Aujourd'hui, c'est des coups de couteau, des guns.Mais il n'y a rien pour nous, aucun soutien», insiste M.Walbrecq.«C'est vraiment la plaie » Avec les gangs de rue, être portier n'a jamais été aussi dangereux, explique Constant Gagné, un vétéran qui compte 22 ans de métier.«Avant, on pouvait se permettre de donner des tapes sur la gueule et souvent tout se réglait autour d'une bière.En 2008, tu ne sais plus à qui tu as affaire», explique M.Gagné.Lesportiers sedisent mal outillés pour faire face aux gangs de rue qui prennent les bars d'assaut.«C'est vraiment la plaie présentement, ils n'ont pas de structure, de hiérarchie.On ne sait jamais à quoi s'attendre.Sur Saint-Laurent, c'est épouvantable, ils sont partout», peste Constant Gagné.Au I Nightclub, rue Sainte- Catherine, un portier qui a voulu garder l'anonymat avoue laisser entrer des membres de gangs de rue dans le bar.«Avec moi, c'est premier arrivé, premier servi.Un gang va arriver, on va dire c'est beau.Un autre va arriver et on va trouver un prétexte pour ne pas les laisser entrer.Il ne faut pas les mélanger », explique-t-il.Criminologue au centre jeunesse de Montréal, Chantale Fredette estime que les gangs d'aujourd'hui sont peut-être les motards d'autrefois.«Cela existe depuis toujours, demain ce sera autre chose », explique la spécialiste.Selon elle, il faudrait s'inquiéter davantage de la circulation d'armes à feu.Mme Fredette souligne que les bars, surtout ceux du centre-ville, ont toujours été sous le contrôle de groupes criminels.Comme le marché criminel est petit au Québec, tout le monde travaille main dans la main.«Il ne faut plus voir ces groupes en compétition, mais bien en coopération», résume-t-elle.Du côté du Service de police de la Ville de Montréal, on reconnaît la présence des gangs de rue dans les bars.«Je ne me cacherai pas la tête dans le sable, mais rien ne me permet de dire s'il y a des gangs de rue affiliés aux clubs», nuance Gino Dubé, commandant du poste de quartier 20, qui couvre le centre-ville.Même son de cloche du côté du poste de quartier 21, qui couvre une partie du boulevard Saint- Laurent.«On a des endroits cibles où on répertorie des membres de gangs, mais on n'a pas d'informations sur le noyau dur qui contrôle les bars », a relativisé le commandant Alain Simoneau.À son avis, les bars ne sont pas plus dangereux, c'est la réalité qui s'est transformée.«La sécurité a été améliorée avec les détecteurs de métaux et les fouilles au corps.» Au-delà des agressions au couteau, ce sont surtout les attroupements et les bagarres qui occupent ses effectifs.«À 3h du matin, il peut y avoir 1500 personnes au coin Saint- Laurent et Sainte-Catherine.» L'emprise des gangs de rue s'accroît HUGO MEUNIER Au Lof t, bouleva rd Saint- Laurent, les portiers fouillent les clients qui font le pied de grue à l'extérieur.«Des couteaux, j'en ai régulièrement », lance le chef portier Dominic Larreau.«Il y a des batailles une fois ou deux par soir.J'ai déjà vu deux clients mourir poignardés dans mes bras », confie le jeune portier de 24 ans.Les gangs de rue sont présents et beaucoup de jeunes jouent aux gangsters dans ce «monde 50 Cent (nom d'un rappeur) », souligne M.Larreau.À l'ère des bagarres au couteau et règlements de comptes au revolver, le métier de portier est devenu dangereux.Ces armoires à glace sont souvent en première ligne quand éclatent des incidents violents.«Les jeunes se mettent souvent à 10 pour battre quelqu'un.Comme un chien lorsqu'il a peur, il mord», explique le chef portier.Au bar Go-Go Lounge, aussi boulevard Saint-Laurent, l'ambiance est survoltée et les gens dansent un peu partout sur des succès disco, debout sur les banquettes rouges.Selon le gérant Yves Dupiton, la multiplication des bars sur Saint-Laurent a eu un effet négatif.«Ça dilue la qualité de la clientèle et du personnel », explique-t-il.Cet ancien portier admet que le travail est aussi plus dangereux.«Avant, quand tu sortais un gars, ça s'arrêtait là.Maintenant, les mecs reviennent avec des flingues.Tout le monde veut être gangster », constate M.Dupiton, qui s'estime chanceux d'avoir jusqu'à maintenant été épargné.Vers 2h du matin, les trottoirs sont animés autour du I Nightclub de la rue Sainte-Catherine.Quelques fêtards s'engueulent.Une jeune femme vient de faire une scène, briser des verres et frapper un portier au visage.À l'entrée, un portier se tient devant l'étroit escalier.«C'est nous qui avons la job la plus dure.C'est devenu dangereux avec les règlements de comptes et les gangs de rue», souligne le portier qui a voulu conserver l'anonymat.Les risques courus expliquent d'ailleurs en partie la pénurie de portiers qui touche actuellement l'univers des bars.La banlieue suit Les bars de la banlieue doivent aussi s'adapter au nouveau visage de la violence.Au club Océan Drive de Saint- Eustache, la piste de danse grouille de jeunes à peine majeurs.À l'entrée, le portier fouille chaque client, en plus de les soumettre à un détecteur de métal.«Ce n'est pas infaillible, mais ça effraie beaucoup de monde», constate le chef portier Dominic Gignac, qui déplore qu'il y ait quelques bagarres dans le club.«Mais on est là pour ça», ajoute-t-il.Constant Gagné est portier depuis 22 ans.C'est lui qui a piloté La Presse dans sa virée des bars.«C'est la job de sécurité la plus risquée, avec le moins d'équipement», répète-t-il.À la tête de la nouvel le Association des portiers du Québec (APQ), M.Gagné a déjà eu un canon de revolver sur la tempe durant 15 longues minutes.Son bras droit, Serge accumule les cicatrices, résultat de plus de 15 ans de métier.Il y a trois ans, il s'est fait poignarder.«Les conditions de travail sont dégueulasses et le niveau de stress est incroyable», lance Constant Gagné, précisant que les salaires varient avec l'achalandage et la clientèle.Ent re les pol ic iers et les membres du crime organisé - les tannants dans le jargon - qui contrôlent souvent les bars, Constant Gagné compare le portier à la «tranche de jambon dans le sandwich.» «Un bon doorman doit rester neutre.Les jeunes policiers nous reprochent de fermer les yeux, les vieux de la vieille nous comprennent et savent qu'on a les mains liées», souligne-t-il.Selon ses estimations, 99 % des problèmes sont désamorcés à temps par les portiers.Neuf fois sur 10, les filles sont au coeur des escarmouches.Portier : un métier dangereux BARS QUAND LA SOIRÉE TOURNE MAL PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE «Avant, on pouvait se permettre de donner des tapes sur la gueule et souvent tout se réglait autour d'une bière.En 2008, tu ne sais plus à qui tu as affaire», explique Constant Gagné, un portier qui compte 22 ans de métier.Bars convoqués par la Régie depuis 2005 pour répondre de la présence de gangs de rue dans leurs murs > Pub Saint-James, Montréal, permis révoqué en janvier dernier.Infractions: fusillades, tentative de meurtre, agression armée, voies de fait, groupes criminels, etc.> Bar Le Safou, Montréal, permis révoqué en juillet 2007.Infractions : actes de violence, tentative de meurtre, voies de fait, agression armée, bruit.Surcapacité, présence de mineurs.> Bar Laser Champion et U Cabaret, Longueuil, permis suspendu pour 49 jours en novembre 2006.Infractions: actes de violence, bagarre, drogue, contenants non timbrés.> Club Millenium, Montréal, deux permis suspendus 18 jours en août 2006 et décembre 2005.Infractions: actes de violence, drogue, consommation excessive.> Bar Alouette et coop les Katacombes, Montréal, permis suspendu 90 jours en juin 2006, Infractions: actes de violence, possession d'armes, consommation excessive, mineurs, drogue, contenants non timbrés.> Rendez-vous Érotica, Saint-Jean-sur-Richelieu, permis suspendu 30 jours en juin 2006.Infractions: actes de violence, bagarre, fusillade, mineurs, gestes à caractère sexuel.> Bar Lounge Joy, Montréal, permis révoqué en février 2006.Infractions : lieu de rencontre pour groupes criminels.BARS ET GANGS DE RUE LE LÉGISLATEUR TRAÎNE LA PATTE Encore sur les tablettes, le projet de loi 88 sur la sécurité, déposé en 2004 par l'ancien ministre de la Sécurité publique Jacques Chagnon, visait à encadrer les activités de sécurité privée dans plusieurs secteurs.Il impliquait la création d'un bureau sur la sécurité privée, dont le mandat aurait été d'exercer un meilleur contrôle sur les emplois de sécurité.Le projet de loi aurait assuré de meilleures conditions de travail aux portiers, croit le président de l'Association des portiers du Québec (APQ), Constant Gagné.À l'heure actuelle, la majorité des portiers sont payés au noir et n'ont aucune protection.La nouvelle association de Constant Gagné entend faire pression pour faire adopter le projet de loi.« La société n'avait pas pris au sérieux les motards dans les années 90 et on s'est ramassé avec la plus grosse guerre en Amérique du Nord.» AGNÈS GRUDA Quand il a quitté Montréal, en avril 2007, pour aller passer quelque temps chez sa mère, dans la bande de Gaza, Marouane Aboudraz croyait faire un voyage de trois ou quatre mois, question de présenter ses deux derniers-nés à leur grand-mère.Mais ce voyage s'est transformé en cauchemar.En juin 2007, le mouvement intégriste Hamas a pris le contrôle de ce territoire palestinien dont les frontières ont été hermétiquement scellées par Israël.Et la famille Aboudraz s'est retrouvée coincée en enfer.Établis à Montréal depuis quatre ans, Marouane Aboudraz et sa femme Bayan, ainsi que leur fille de 5 ans, Reema, sont tous trois immigrants reçus au Canada.Leurs deux plus jeunes enfants, des garçons de 3 ans et 13 mois, sont nés au Canada et détiennent donc la citoyenneté canadienne.Leurs parents ont contacté à plusieurs reprises le consulat canadien à Tel-Aviv, dans l'espoir que la famille soit autorisée à quitter la bande de Gaza - qui n'a cessé au cours des derniers mois de s'enfoncer dans la violence.En vain.«J'ai appelé le numéro d'urgence du ministère des Affaires étrangères canadiennes, mais on m'a renvoyé au consulat », a expliqué Marouane Aboudraz hier lors d'une conférence de presse à Montréal.C'est que ce père de famille de 38 ans, employé de Future Shop, a finalement réussi à prendre la fuite pendant les quelques journées, fin janvier, où des Palestiniens exaspérés avaient fait s'effondrer la barrière qui sépare la bande de Gaza de l'Égypte.Après deux semaines d'errance, il a pu rentrer à Montréal.Mais ses enfants et sa femme sont restés au village d'Abassan, près de Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza.Gaza s'enfonce Au cours des dernières semaines, les extrémistes palestiniens ont multiplié leurs tirs de roquettes sur des villes israéliennes, et Israël a répliqué avec une opération militaire particulièrement intense.«Abassan a été bombardée à deux ou trois reprises, et le village est constamment survolé par des F-16», relate Marouane Aboudraz dont la famille vit dans la peur.Mais au-delà de la peur, il y a aussi les problèmes d'approvisionnement dus au bouclage des frontières.Même si Israël laisse passer sporadiquement des convois humanitaires - un de ces convois a d'ailleurs pu entrer à Gaza hier - les biens de première nécessité commencent à manquer.« La bande de Gaza n'a pas connu une telle crise humanitaire depuis 1967», a fait savoir une coal it ion d'ONG dans un rapport publié la semaine dernière.Les deux garçons Aboudraz sont asthmatiques.Leur médicament, le Flovent, est devenu introuvable à Gaza, selon leur père.Le plus jeune, Mouraj, devait recevoir un vaccin de routine - mais ce vaccin n'est pas disponible lui non plus.Gaza manque aussi de denrées de base telles que le lait ou le chocolat.Marouane Aboudraz ne sait plus où donner de la tête pour sortir sa famille de ce territoire palestinien coincé entre des groupes extrémistes de plus en plus violents et les ripostes d'Israël.Il a contacté le bureau de la députée du Bloc québécois Vivian Barbot.Jointe par La Presse, celle-ci dit avoir reçu l 'assu ra nce , de la pa r t du ministère des Affaires étrangères, que les deux garçons recevraient les médicaments dont ils ont besoin, et que la famille devrait pouvoir quitter la bande de Gaza dans les prochains jours.M.Aboudraz assu re que d'autres citoyens canadiens sont prisonniers de Gaza, mais le ministère des Affaires étrangères n'a pas répondu aux appels de La Presse, si bien qu'on ignore la manière dont il compte leur venir en aide.La conférence de presse d'hier était organisée par Tadamon, un groupe de militants propalestiniens.Mais Marouane Aboudraz n'a que faire de la politique.«Tout ce que je veux, c'est voir mes enfants jouer dans la neige, manger du chocolat et boire du lait », dit-il.MONDE LA BANDE DE GAZA Population: 1,48 million Taux de fertilité: 5,6 enfants par femme Espérance de vie : 72 ans Pourcentage de la populaiton vivant sous le seuil de pauvreté: 80% PNB par habitant : 1100$ Croissance économique: -8 % KHAN YUNIS ISRAËL EGYPTE MERMÉDITERRANÉE ISRAËL BANDE DE GAZA VILLE DE GAZA MERMÉDITERRANÉE RAFFAH ROUTE PRINCIPALE NORD-SUD AGNÈS GRUDA Sur la vidéo, une femme au volant de sa voiture fixe la route en parlant en arabe, son profil surmonté d'une frange de cheveux noirs.L'imagen'aurait riend'inhabituel si la scène n'avait pas été filmée en Arabie Saoudite, pays qui interdit aux femmes de prendre le volant.La femme qui défie cet interdit n'est pas une inconnue: il s'agit de l'écrivaine et féministe Wajeha Al-Huwaider qui a été souvent harcelée, dans le passé, pour ses prises de position en faveur des droits des femmes.«Les restrictions du droit de conduire une auto paralysent la moitié de la population», dit-elle pendant qu'une autre femme, sa belle-soeur, la filme du siège du passager.Cette vidéo de protestation a été tournée à l'occasion du 8 mars, Journée internationale de la femme.Depuis, des milliers de femmes l'ont vue sur You Tube.«Le droit de conduire n'est pas une question politique, ni une question religieuse, affirme Mme Huwaider.C'est une question sociale.Nous savons que de nombreuses femmes savent conduire, et que de nombreuses familles sont prêtes à les laisser prendre le volant.» Les religieux saoudiens estiment qu'en étant libres de conduire, les femmes pourraient entrer en contact avec des hommes auxquels elles ne sont pas apparentées, comme des policiers ou des garagistes.Parallèlement à la vidéo, l'écrivaine a lancé une pétition demandant au gouvernement de Riyad de laisser les femmes prendre la route.Jusqu'à maintenant, 125 femmes ont signé cette pétition.La der nière foi s où des Saoudiennes avaient protesté contre leur exclusion du volant, c'est en 1990.La police religieuse avait alors arrêté les femmes qui avaient osé prendre la route et les édits religieux ont été renforcés par la suite.\u2014AvecCNNet The Guardian Une féministe saoudienne manifeste sur You Tube PHOTO, SAISIE D'ÉCRAN SUR YOUTUBE Cette image vidéo montre l'écrivaine et féministe Wajeha Al-Huwaider qui proteste contre l'interdiction faite aux femmes de conduire un véhicule en Arabie Saoudite.MALI ILSE PAQUIN COLLABORATION SPÉCIALE LONDRES \u2014 Le s j e u n e s Britanniques devront-ils bientôt jurer loyauté à la reine Élisabeth ?C'est ce qu'a proposé l'ancien ministre de la Justice, Lord Peter Goldsmith, mardi, créant un vif débat sur le patriotisme britannique.L'avocat a fait cette proposition à la demande du premier ministre Gordon Brown dans un rapport sur le civisme et le sentiment d'appartenance à la Grande-Bretagne.Le premier ministre britannique s'est fait le champion de la fierté nationale depuis son arrivée à Downing Street l'été dernier.L'instauration d'une fête nationale à temps pour les Jeux olympiques de 2012 et l'allègement fiscal pour les bénévoles d'oeuvres de charité font partie des autres recommandations de l'étude.Lord Goldsmith a expliqué à la BBC que, même s'il n'y a pas de crise d'identité britannique, « les études démontrent que la fierté nationale a diminué », notamment chez les jeunes.Des cérémonies de citoyenneté pour les finissants du secondaire « seraient une façon de sou ligner leur passage d'étudiants de valeurs civiques à citoyens à part entière », a-t-il expliqué.Il a toutefois indiqué qu'une promesse d'engagement envers le pays ou envers leurs devoirs de citoyen pourrait être suffisante pour accommoder les républicains.« Antidémocratique » Cette idée, inspirée de ce qui se fait aux États-Unis, a été attaquée de toutes parts.Le premier ministre écoss a i s, Al ex Sa lmond, chef d'un parti indépendantiste, a affirmé qu'elle était digne de Monty Python, la célèbre série humoristique.Le conservateur Nick Herbert, porte-parole des questions juridiques, a affirmé que c'était « profondément non britannique » de forcer les gens à prêter serment d'allégeance.«Une idée stupide» Même son de cloche du côté des écoles.« C'est une idée improvisée qui devrait être reléguée aux oubliettes », a dit John Dunford, de l'Association des écoles et des collèges britanniques.La presse britannique, de droite comme de gauche, s'est jointe au concert des critiques.«Ce serait difficile de trouver quelque chose de plus antidémocratique», a jugé la chroniqueuse politique Alice Miles, dans The Times.« Le sentiment de fierté nationale n'est pas quelque chose qu'on peut imposer », a écrit The Independent.Selon le quotidien de gauche, cet exercice est une réponse «hystérique à propos du supposé échec de l'intégration des minorités ethniques ».Qu'en pensent les jeunes ?Tous les étudiants sollicités par La Presse hier étaient incrédules.«C'est une blague?» demande Serena Ferraro, une brunette âgée de 16 ans.«De prêter serment d'allégeance à la reine serait vide de sens.C'est une idée stupide», dit-elle.«Elle n'est qu'une attraction touristique, opine son amie Tannah Hayes, en jouant avec une cigarette.Elle est née dans la royauté, elle n'a rien accompli pour avoir tout cet argent.» Shi rin Akter, musulmane d'origine bangladaise, affirme de son côté qu'elle prêterait seulement allégeance à Allah.«La reine n'est qu'une dame riche», explique la jeune élève de 13 ans coiffée d'un hijab.Est-elle fière d'être britannique?Elle hésite.«Oui, ça me permet d'avoir une bonne éducation», ditelle en faisant des guillemets avec ses doigts.Polémique sur le patriotisme britannique Des petits Canadiens prisonniers dans Gaza «Je veux voir mes enfants jouer dans la neige», supplie leur père PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE Marouane Aboudraz avec la photo de ses trois enfants: Reema, 5 ans, Mohamed, 3 ans et Mouraj, 13 mois.L'ancien ministre de la Justice, Lord Goldsmith, a expliqué à la BBC que, même s'il n'y a pas de crise d'identité britannique, « les études démontrent que la fierté nationale a diminué », notamment chez les jeunes. 50%de réduction.Aujourd'hui seulement.Réservez d'ici au 13mars 2008.Voyagez unmardi, unmercredi ou un samedi entre le 1er avril et le 25 juin 2008.ALLERS SIMPLES au départ de Montréal offerts à partir de: Pour réserver un vol, visitez westjet.com, composez le 1 877 956 6982 ou communiquez avec votre agent de voyages.Pour réserver un forfait Vacances West Jet, communiquez avec votre agent de voyages.PARCEQUELEPROPRIOYTIENT Le service saisonnier pour les vols à destination de West Palm Beach se termine le 25 avril 2008.\u2020Le service saisonnier pour les vols à destination de Deer Lake/Corner Brook débute le 18 mai 2008.Les tarifs s'appliquent aux réservations effectuées au plus tard le 13 mars (23h59, heure des Rocheuses) pour les vols effectués un mardi, un mercredi ou un samedi entre le 1er avril et le 25 juin 2008.Les taxes additionnelles, les frais et les suppléments sont en sus, s'il y a lieu.Les tarifs annoncés incluent déjà le rabais.Le rabais s'applique aux tarifs réguliers de West Jet les plus bas.Sièges en nombre limité et pouvant ne pas être disponibles sur tous les vols.Nouvelles réservations seulement.Non remboursable.Offre pouvant être combinée avec d'autres tarifs.Il est possible que certains vols ne soient pas offerts chaque jour de la semaine.Visitez westjet.com pour plus de détails.Accumulez des milles de récompense AIR MILESMD en réservant sur westjet.com ou auprès de votre agent de voyages.MD/MCMarque déposée/de commerce d'AIR MILES International Trading B.V.employée en vertu d'une licence par Loyalty Management Group Inc.et West Jet.SOLDE D'UN JOUR 109$ 119$ 119$ 124$ 131$ 139$ HALIFAX MONCTON SAINT JOHN TAMPAWEST PALMBEACH CHARLOTTETOWN FORT LAUDERDALE DEER LAKE/CORNER BROOK\u2020 NASSAU, BAHAMAS 139$ 144$ 149$ 174$ 174$ 189$ WINNIPEG LAS VEGAS ST.JOHN'S CALGARY EDMONTON PUERTO PLATA, RÉPUBLIQUE DOMINICAINE KELOWNA LOS ANGELES 189$ 199$ 209$ 219$ 229$ 229$ SASKATOON VANCOUVER REGINA VICTORIA PRINCE GEORGE COMOX FORTMCMURRAY GRANDE PRAIRIE 3549152A MONDE JOONEED KHAN La démission subite de l'amiral William Fallon, chef des forces états-uniennes au Moyen-Orient et en Asie centrale, a relancé les spéculations sur l'imminence d'une guerre contre l'Iran.Mais la Maison-Blanche a nié la rumeur, et l'analyste William Arkin, un critique de l'administration, est porté à la croire.Malgré les apparences, écrit Arkin dans le Washington Post, «nous n'allons pas en guerre contre l'Iran, et le départ de Fallon ne va rien changer à la situation en Irak».Ce départ, poursuit-il, «montre que l'expérience du commandant sur le terrain ne vaut rien face aux exigences de Washington».Joint au téléphone à sa résidence de Woodstock, au Vermont, Arkin a déclaré à La Presse que «Bush n'a pas assez de temps pour faire la guerre à l'Iran» et qu'« il n'osera pas laisser à son successeur un autre bourbier en héritage, qui serait plus complexe que l'Irak ou l'Afghanistan».Désaccord Nommé il y a un an à la tête du CENTCOM, le commandement basé à Diego Garcia, dans l'océan Indien, et responsable des guerres en Irak et Afghanistan, l'amiral Fallon a réclamé publiquement le retrait des GI d'Irak, arguant que ce conflit nuisait à l'effort de guerre en Afghanistan.Il a aussi exprimé son désaccord avec «les incessants roulements de tambours» contre l'Iran.La semaine dernière, le magazine Esquire a brossé de lui le portrait de «l'homme entre la paix et la guerre» avec l'Iran, pays que l'administration Bush accuse de s'immiscer dans les affaires irakiennes et de convoiter l'arme nucléaire.L'auteur estimait qu'il ne serait pas surprenant que Fallon soit relevé de ses fonctions, ce qui «pourrait signifier que Washington a l'intention d'agir militairement contre l'Iran avant la fin de l'année».«Je suis à l'affût des moindres préparatifs militaires, dit William Arkin.Rien n'indique qu'on soit à la veille d'une guerre contre l'Iran.De toute façon, la stratégie aérienne de Choc et Stupeur (l'attaque contre l'Irak) ne fonctionne plus, et une invasion terrestre est hors de question ».«Les Américains sont las de ces guerres coûteuses qui n'en finissent pas.» Le Sunday Times de Londres écrivait lundi, citant une source proche des renseignements britanniques, que «de hauts gradés du Pentagone vont démissionner en cas de guerre contre l'Iran».Le sénateur Harry Reid, chef de la majorité démocrate, a qualifié ce départ de «nouvel exemple du fait que l'administration n'apprécie pas l'indépendance des experts».La sénatrice Hillary Clinton, aspirante à la présidence, a demandé que la Commission des forces armées enquête sur les circonstances de son départ.Le candidat républicain John Mc Cain a souligné que sous le commandement de Fallon, «la situation en Irak s'est améliorée de façon spectaculaire».DÉMISSIONDE L'AMIRAL FALLON Washington nie la rumeur d'une guerre contre l'Iran UN SUCCESSEUR HISTORIQUE NEW YORK \u2014 «C'est le moment pour Albany de retourner au travail », a déclaré David Paterson hier en mentionnant le nom de la capitale de l'État de New York, qui a été secouée par l'affaire Spitzer.Et lundi, ce sera le moment pour le politicien de Harlem, né à Brooklyn en 1954, de rentrer dans l'histoire à titre de premier gouverneur noir de New York.Il deviendra également le premier gouverneur depuis Franklin D.Roosevelt à souffrir d'un handicap, ayant une vue très limitée (en raison d'une infection remontant à l'enfance, il ne voit rien d'un oeil et très peu de l'autre).Fils de Basil Paterson, politicien influent de New York, David Paterson siégeait au Sénat de l'État lorsqu'Eliot Spitzer lui a demandé d'être son colistier en 2006.Côté personnalité, les deux hommes sont aux antipodes l'un de l'autre.Autant Eliot Spitzer est connu pour son agressivité, autant David Paterson est réputé pour son affabilité.D'un point de vue politique, celui-ci est plus à gauche que l'autre.Diplômé de l'Université Columbia, David Paterson fera face à des problèmes majeurs à Albany, dont un déficit budgétaire de 4,4 milliards de dollars.\u2014 Richard Hétu RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK \u2014 Ils sont revenus devant les caméras, elle, moins défaite que lundi, lui, moins arrogant.Depuis le début de la semaine, ils sont le point de mire d'un État estomaqué et d'un pays fasciné par la chute d'un politicien et l'humiliation de sa femme.«Au cours de ma vie publique, j'ai toujours insisté sur l'importance d'assumer les responsabilités de sa conduite.Je ne vais pas exiger moins de moi-même, c'est pourquoi je démissionne », a déclaré Eliot Spitzer peu avant midi devant un groupe de journalistes réunis dans son bureau de Manhattan.À ses côtés, Silda Wall Spitzer a écouté sans broncher cette déclaration qui mettait un terme dramatique à la carrière d'un croisé politique.Après s'être bâti une réputation de justicier incorruptible, Eliot Spitzer est aujourd'hui accusé de fréquenter depuis plusieurs années des prostituées de luxe.Élu au poste de gouverneur en 2006, l'ancien ministre de la Justice de New York sera remplacé lundi par le lieutenant- gouverneur de New York, David Paterson, qui deviendra le premier gouverneur noir de New York.La démission d'Eliot Spitzer n'a surpris personne.La veille, des élus républicains avaient sommé le gouverneur de quitter son poste dans les 48 heures, faute de quoi il se serait exposé à une procédure de destitution.Ce qu'il est convenu d'appeler «l'affaire Spitzer» a des retombées qui dépassent les frontières de la vie politique new-yorkaise.Elle rappelle aux Américains les aventures extraconjugales de Bill Clinton, dont la femme aurait bien pu se passer de cette histoire à ce moment de la course à l'investiture démocrate.Au cours des derniers jours, les animateurs de télévision David Letterman, Jay Leno et cie se sont payé la tête des Spitzer et des Clinton.Ainsi, lors de son émission de lundi soi r, Let terman a dressé la liste des 10 excuses que pourrait citer Eliot Spitzer pour expliquer ses liens avec un réseau de prostitution.Excuse numéro un: «Je pensais que Bill Clinton avait légalisé ça.» Leno, de son côté, y est allé de ce commentaire sur le scandale: «Cela signifie qu'Hillary Clinton est maintenant seulement la deuxième femme la plus furieuse de l'État de New York ».La sénatrice Clinton a réagi par voie de communiqué à la démission d'Eliot Spitzer, un partisan qui lui fait perdre un superdélégué dans sa course contre Barack Obama.« Je suis profondément attristée par la tournure des événements et mes pensées accompagnent la famille du gouverneur Spitzer en cette période douloureuse », a-telle dit.Après sa brève déclaration, Eliot Spitzer a quitté son bureau sans répondre aux questions des journalistes.Sa démission ne le met pas à l'abri d'une poursuite éventuelle.Il a peut-être contrevenu à la loi en tentant de dissimuler l'origine et les motifs des virements qui lui ont permis de dépenser quelque 80 000 $ avec des prostituées.Il s'agirait d'une fraude qui peut lui valoir jusqu'à cinq ans d'emprisonnement.La démission d'Eliot Spitzer est survenue moins de 48 heures après que le New York Times eut publié sur son site internet un article faisant état des liens du gouverneur avec un réseau de prostitution de luxe démantelé récemment.Le jour même, le gouverneur a présenté ses excuses à sa famille et à ses administrés, sans mentionner les allégations du New York Times.Eliot Spitzer tire sa révérence PHOTO D'ARCHIVES AFP Cette photo non datée montre le gouverneur démocrate de New York, Eliot Spitzer (à gauche), à côté du lieutenantgouverneur de l'État, David-A.Paterson.Presque aveugle, M.Paterson succédera à Spitzer, forcé de démissionner à cause d'une affaire de moeurs.Il deviendra le premier Noir à occuper le poste de gouverneur de New York.Ce qu'il est convenu d'appeler « l'affaire Spitzer» a des retombées qui dépassent les frontières de la vie politique new-yorkaise.Elle rappelle aux Américains les aventures extraconjugales de Bill Clinton, dont la femme aurait bien pu se passer de cette histoire à ce moment de la course à l'investiture démocrate. André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef FORUM ÉDITORIAUX OPINION serge.chapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS FORUM@LAPRESSE.CA apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE L'Action démocratique du Québec a dévoilé hier les propositions qui seront étudiées par ses membres lors de leur congrès de la fin de semaine.Plusieurs d'entre elles visent à augmenter lanatalité.Nous reviendrons dans les prochains jours sur le bienfondé des mesures envisagées, mais une chose est sûre: dans son souci de freiner le déclin démographique du Québec francophone, le parti de Mario Dumont adopte là une orientation plus prometteuse que l'idée, qu'il a aussi défendue hier, de geler les seuils d'immigration.L'ADQ soutient qu'il faudrait annuler l'augmentation de l'immigration annoncée par le gouvernement Charest, qui portera de 45 000 à 55 000 par an, d'ici 2010, le nombre de nouveaux arrivants.M.Dumont juge qu'une augmentation aussi «radicale» accélérera le déclin du français à Montréal.On ne peut s'empêcher de voir dans cette proposition de l'ADQ une tentative de refaire à ses adversaires le coup des accommodements raisonnables, c'est-à-dire de tirer sous leurs pieds le tapis de l'identité québécoise.Le message subliminal de Mario Dumont est clair: les immigrants menacent la langue française.Et M.Dumont semble se ficher des effets pervers d'un tel message.(Le document publié hier par l'ADQ, en vue de son congrès, présente un argumentaire plus respectable au sujet de l'immigration en s'inquiétant, avec raison, du taux de chômage élevé que subissent les immigrants récemment installés au Québec.) Les données les plus récentes publiées par le ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles montrent à quel point la thèse de M.Dumont repose sur une perception dépassée des faits.En 2007, 60% des nouveaux immigrants arrivés au Québec connaissaient le français.Cette proportion est en hausse constante depuis plusieurs années.Plus que jamais, les immigrants ne menacent pas la culture du Québec français, ils l'enrichissent.De plus, parce qu'ils sont jeunes (70% d'entre eux ont moins de 35 ans) et instruits, ils pourront donner à l'économie québécoise un souffle qui viendrait à lui manquer en raison du vieillissement de la population.Pour appuyer ses avertissements contre le péril immigrant, Mario Dumont a cité le professeur Marc Termote, dont l'Office québécois de la langue française a tardé à publier l'étude sur l'évolution démolinguistique du Québec: «Avec un seuil d'immigration de 55 000 personnes par année, tel qu'adopté par le gouvernement libéral, les francophones seront en minorité sur l'île de Montréal dès 2021.» Malheureusement pour M.Dumont, son personnel l'a encore une fois mal informé.Cette citation ne vient pas de l'étude de M.Termote, mais de l'interprétation qu'en a faite un quotidien.Dans son rapport, M.Termote dit au contraire que «les tendances sont tellement lourdes que l'ajout de quelque 10 000 immigrants aux 45 000 actuels ne modifie que marginalement l'évolution démolinguistique du Québec».Aux dires du démographe, la réduction de la part des francophones engendrée par une telle hausse de l'immigration sera «minime», «très faible».On se s'étonne plus de voir les adéquistes caricaturer la réalité.C'est devenu la marque de commerce de ce parti: mousser les préjugés pour ensuite en engranger les bénéfices politiques.Le péril immigrant C'est devenu la marque de commerce de l'ADQ: mousser les préjugés pour en engranger ensuite les bénéfices politiques.Une politique discutable M.Mario Dumont, votre proposition de dépenser 3 milliards par année pour inciter les Québécoises à faire davantage de bébés et de voir les Québécoismettre aumonde deux enfants enmoyenne n'est en fait qu'un désir de l'ADQ (c'est-à-dire vous) de voir la collectivité «de souche» freiner l'envahisseur immigrant et, dumême coup, assurer la prédominance du Québécois type (selon vous, le Blanc francophone).Vous désirez inciter les Québécoises à faire des enfants comme si la procréation était un devoir et une responsabilité du citoyen tandis qu'avoir des enfants est le résultat d'une initiative personnelle.C'est ce que le clergé n'a jamais compris.Si ma conjointe et moi refusons d'avoir des enfants, est-ce que ça fait de nous demauvais citoyens du Québec?Des gens qui seront tenus responsables du soi-disant déclin démographique du Québec et même, des traîtres à la nation?Jean-Francois Goyette, Montréal LIONEL MENEY L'auteur est un ancien professeur de linguistique à l'Université Laval.Dans le Cahier de propositions en vue du Conseil national du Parti québécois, la fin de semaine prochaine, on peut lire au chapitre «Souveraineté et Culture», sous l'intitulé «Identité», un projet de motion inquiétant.Il se lit comme ceci: «Un gouvernement du Parti québécois s'engage à réorienter résolument l'enseignement du français vers l'acquisition de la langue standard québécoise, écrite et parlée.» C'est la première fois, à ma connaissance, qu'un parti politique québécois abandonne la notion de français standard pour celle de langue standard québécoise.Plus inquiétante encore, cette proposition n'émane pas d'un obscur groupuscule, mais du Conseil exécutif national du parti.Dans cette période d'insécurité identitaire, symbolisée par l'épisode d'Hérouxville, doublée d'une insécurité linguistique, ravivée par les résultats du dernier recensement, dans cette période préélectorale aussi, au cours de laquelle le PQ tente de tirer le tapis sous les pieds de Mario Dumont, en lui empruntant une partie de ses thèmes populistes, ce repli identitaire sur la langue d'ici apparaît difficilement compatible avec l'idée d'une «nation civique », libérée de tout ethnicisme, ouverte sur le monde\u2026 Cette «langue standard québécoise » est un véritable mythe, dont on parle depuis des décennies, mais que personne, à ce jour, n'a été capable de décrire, pour laquelle il n'existe ni grammaire ni dictionnaire.Lorsqu'ils s'expriment, à l'oral comme à l'écrit, d'une manière soutenue, les francophones québécois le font selon les mêmes codes linguistiques que les francophones des autres pays.Le Cahier de propositions du Parti québécois n'est pas rédigé en «langue québécoise standard », mais dans un français standard international.Les différences sont si minimes qu'elles sont insuffisantes pour justifier la promotion d'une norme à part.Vouloir officialiser et introduire dans les écoles une norme non décrite, sans ouvrages de référence, ne serait pas sérieux de la part d'un parti de gouvernement.Français international Où se situent l'ensemble des Québécois dans ce débat ?Quelle norme veulent-ils voir enseignée dans les écoles ?(\u2026) Dans un sondage de l'OQLF, fait en 2004, à la question de savoir « si le français correct enseigné à l'école devait être le français international », 76,8% des personnes interrogées ont déclaré être d'accord avec cette idée, contre 23,2 %, en désaccord.Si l'on formule la question d'une manière différente, les Québécois rejettent le séparatisme linguistique dans les mêmes proportions : 73,4% des sondés ont répondu oui à l'idée que «le français enseigné dans les écoles du Québec doit être le même que celui enseigné dans les écoles des pays francophones d'Europe », contre seulement 26,5 %, qui ont répondu non.Plus des trois quarts des personnes interrogées veulent donc qu'on enseigne, dans les écoles du Québec, le français international, pas la «langue standard québécoise ».Près des trois quarts veulent qu'on enseigne, au Québec, la même langue qu'en Europe francophone.Les personnes interrogées par l'OQLF vont encore plus loin: 88,3% d'entre elles ont déclaré qu'il était souhaitable qu'on utilise les mêmes dic tionna ires et les mêmes grammaires partout dans la francophonie, contre seulement 11,7 %.Ces chiffres sont suffisamment éloquents.(\u2026) Enfin, le message qui serait envoyé dans les pays francophones, en pleine semaine de la francophonie, serait du plus mauvais effet.Quelle crédibilité aurait un Québec promoteur d'une «langue standard québécoise» auprès des autres pays de langue française, ses seuls véritables alliés sur le plan international ?Il faut souhaiter que les délégués du PQ rejettent cette proposition, dont les effets seraient néfastes, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur.Il serait temps de revenir à la position de départ de l'Office de la langue française, publiée dans son Cahier n°1, toujours d'actualité : « La norme qui, au Québec, doit régir le français dans l'administration, l'enseignement, les tribunaux doit, pour l'essentiel, coïncider à peu près entièrement avec celle qui prévaut à Paris, Genève, Bruxelles, Dakar et dans toutes les grandes villes d'expression française.» Le « nous inclusif », c'est aussi le désir d'appartenance pleine et entière à la communauté francophone internationale.Non au séparatisme linguistique Le Parti québécois va-t-il abandonner le français au profit du québécois ?PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE Quelle crédibilité aurait un Québec promoteur d'une « langue standard québécoise » auprès des autres pays de langue française, ses seuls véritables alliés sur le plan international ?Ce repli identitaire sur la langue d'ici apparaît difficilement compatible avec l'idée d'une «nation civique», libérée de tout ethnicisme, ouverte sur lemonde\u2026 mroy@lapresse.ca MARIO ROY Personne ne s'étonne du fait que les deux grandes inventions québécoises ont un rapport direct avec l'hiver.Parce que la firme qui porte son nom s'est mondialisée et s'est éclatée dans tout ce qui roule, flotte et vole, on connaît bien la trouvaille de J.-Armand Bombardier, la motoneige.Cet entrepreneur ayant vu très vite le côté ludique de l'hiver, il a donc inventé un jouet.L'autre entrepreneur était un contemporain de l'ancêtre Bombardier, mais il considérait probablement la neige comme une punition.Il a par conséquent inventé la souffleuse à neige, qu'en France, on appelle la «turbofraise» - non, il ne s'agit pas d'un petit fruit sur les stéroïdes.L'homme s'appelait Arthur Sicard, vivait à Saint-Léonardde- Port-Maurice et a vendu son premier engin à la ville d'Outremont à la fin des années 20.Les deux invent ions ont prospéré.Dans le cas de la version domestique de la souffleuse à neige, le quart des ménages québécois en possédaient une en 2006, la ville de Québec étant championne canadienne à la fois de la souffleuse (32% des ménages) et des chutes de flocons (325 cm en moyenne et plus de 450 cette année).Les plus perspicaces y verront une relation de cause à effet.Or, avec l'hiver qu'on a, il manque de souffleuses : rupture de stock dans les boutiques spécialisées.De sorte que le vol de souffleuses alimente désormais un commerce lucratif.À Laval, on en a apparemment volé deux fois plus que l'an passé.Et un véritable réseau - le gang des souffleurs, sans doute - a sévi à Blainville.Cela indique deux choses.D'abord, que cette fin d'hiver n'est décidément plus amusante, mais punitive.Ensuite, que l'esprit d'entreprise, qui consiste à identifier un besoin et à le satisfaire, est toujours bien vif ; il est seulement dommage qu'il se manifeste sur le mode criminel.On a soufflé votre souffleuse ?Pas de chance.Il manque aussi de pelles.À bout de souffle FORUM VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 LYSIANE GAGNON lgagnon@lapresse.ca Pauvre Jean Charest! Même si les sondages, pour l'instant, lui donnent l'avantage, il reste un mal-aimé.Ses partisans lui renouvellent leur confiance dans une proportion de 97,2%?Pour un commentateur, c'est un vote «castriste » ; pour un autre, un vote « soviétique »; pour un troisième, c'est une victoire «artificielle»! C'est dit à la blague, bien sûr, mais quand il s'agit de Jean Charest, il n'y a jamais que des demi-succès.Et voici qu'au moment même où, après un congrès réussi et enthousiaste, M.Charest devrait planer au moins pour quelques jours sur un petit nuage rose, une nouvelle tuile lui tombe dessus : ce «don» de 75 000$ de la part de son parti pour étoffer son salaire de premier ministre\u2026 Pour la majorité des salariés québécois, M.Charest a un très gros salaire.Mais ce n'est pas à cette aune qu'il faut en juger : 182 717$, c'est beaucoup, beaucoup moins que ce que gagnent les chefs d'entreprise qui ont des responsabilités infiniment moindres, des horaires moins chargés et une vie plus facile.Que le PLQ ajoute un supplément aux revenus d'un premier ministre relativement peu payé, qui est en plus chef d'une jeune famille, il n'y a pas là, en principe, matière à scandale, d'autant plus que la chose est légale et que M.Charest en perd à peu près la moitié en impôts.Il reste que «ça regarde mal».Ces émoluments viennent-ils de la caisse générale du parti?Viennent-ils plutôt d'une caisse spéciale alimentée par des gens d'affaires ?Dans le second cas, cela serait plus problématique, car même si ce don annuel n'est pas énorme, le premier ministre serait soupçonné d'être personnellement redevable à des citoyens ou des entreprises susceptibles d'attendre des faveurs du gouvernement.Aussi l'exigence de transparence demande-t-elle que la lumière soit faite.Cette histoire est regrettable car elle éclipse le projet intéressant, voire emballant, dont le premier ministre faisait part à ses militants à la clôture du congrès.Ce projet tient en trois mots: ouvrir le Québec.L'ouvrir par sa grande porte du Nord, l'ouvrir au reste du Canada, l'ouvrir à l'Europe.Dans la foulée des grands projets hydroélectriques de Bourassa, mais en évitant les controverses que suscite de nos jours le harnachement des rivières, M.Charest veut stimuler le développement économique et touristique de l'énorme espace nordique du Québec.C'est là que se trouve en effet l'une des plus grandes richesses cachées du Québec, et pas seulement dans le sous-sol.Pourquoi s'en tenir aux sempiternelles promenades en traîneaux à chiens qu'on propose aux touristes français ?Le Grand Nord est la nouvelle frontière du tourisme international.M.Charest a fixé des échéances : ouverture des marchés avec la France et lancement des négociations de libre-échange entre le Canada et l'Europe en 2008, libre circulation de la main-d'oeuvre au Canada en 2009\u2026 Les Québécois ont toujours été favorables au libre-échange.C'est l'appui massif du Québec, péquistes et libéraux confondus, qui a assuré la réélection de Mulroney en 1988, au terme d'une campagne axée sur le projet de libreéchange avec les États-Unis.Rien d'étonnant à ce que ce soit un Québécois issu du gouvernement Mulroney qui se fasse aujourd'hui le champion de l'ouverture des marchés non seulement avec la France, mais avec l'Europe.On s'étonne, au premier abord, de voir ce projet piloté par un premier ministre provincial, car seul le gouvernement canadien pourra négocier et signer un éventuel traité.Or, Stephen Harper est singulièrement muet sur le sujet.Pourtant, dans les cercles diplomatiques canadiens en Europe, qui sont par définition proches d'Ottawa, on entend dire que ce projet fait son petit bonhomme de chemin au sein des institutions européennes, et que M.Charest agit en quelque sorte en éclaireur dans un dossier qui, sans être prioritaire, est pris très au sérieux à Ottawa.On commence évidemment par la France, non seulement parce que des accords France- Québec s'inscrivent dans l'Histoire, mais aussi parce que M.Charest a d'excellents rapports personnels avec les dirigeants français.(On dit que le président Sarkozy sera un allié de poids dans l'expansion des pourparlers à l'ensemble de l'Europe.) Le défi est beau.Les Québécois n'ont-ils pas un extraordinaire passé d'explorateurs ?Ouvrir le Québec Jean Charest agit en éclaireur dans le dossier du libre-échange avec l'Europe.VERS LA MAISON-BLANCHE JOCELYN COULON L'auteur est directeur du Réseau francophone de recherche sur les opérations de paix et professeur invité au GERSI et au CERIUM de l'Université de Montréal (j.coulon@cerium.ca).Il y a quelques jours, le président George W.Bush a opposé son veto à une loi interdisant aux services secrets de pratiquer la torture.Voilà, en quelque sorte, une partie de l'héritage qu'il veut laisser à ses concitoyens.Pourtant, rien n'est encore irréparable.Dans quelques mois, les Américains seront débarrassés de cette administration et vont placer à la Maison-Blanche un des aspirants à la présidence dont le grand mérite est d'avoir tous répudié la torture.Des personnalités américaines viennent de publier un appel sans précédent afin que les candidats maintiennent le cap et rétablissent l'honneur de leur pays.Il est assez rare aux États-Unis de rassembler autour d'une question un grand nombre de signatures prestigieuses venues d'horizons politiques différents.L'acharnement du tandem Bush-Cheney à maintenir l'usage de la torture vient de provoquer ce tour de force.Dans sa dernière édition, le magazine The Washington Monthly publie les textes de 37 personnalités démocrates, républicaines et indépendantes condamnant toutes formes de torture.L'ancien président Jimmy Carter, les sénateurs républicains Chuck Hagel et Richard Lugar, les coprésidents de la commission d'enquête sur les événements du 11 septembre, Lee Hamilton et Thomas Kain, sont du nombre avec des généraux et amiraux à la retraite et même un ex-tortionnaire.Tous sont formels: la torture ne donne rien, mais elle avilit les victimes, les tortionnaires et les États-Unis.L'administration Bush-Cheney nie pratiquer la torture.Elle reconnaît plutôt utiliser «des techniques sûres et légales d'interrogatoire poussé » afin d'extorquer des confessions à des «combattants illégaux les plus violents au monde» et non à des combattants «légaux» capturés sur le champ de bataille.Pour certains auteurs de l'appel, toutes ces arguties juridiques et cet euphémisme utilisé pour ne pas nommer la torture ne tiennent pas la route.Un homme est un homme, que son statut militaire soit légal ou pas, et aucune autorité ne peut ignorer la prohibition absolue de la torture contenue dans les lois nationales et internationales.Quant aux techniques d'interrogatoire poussé, comme le simulacre de noyade ou «waterboarding» si prisées par les deux planqués du Vietnam qui officient toujours à la Maison-Blanche, le sénateur Chuck Hagel, vétéran de cette guerre, rappelle que des soldats américains aux Philippines, en 1900, et des soldats japonais après la Seconde Guerre mondiale, ont été condamnés pour les avoir utilisées.«Jusqu'à aujourd'hui, écrit-il, toutes les administrations précédentes et tous les gouvernements civilisés dumonde ont condamné la pratique du simulacre de noyade.» Des résultats?Si la torture est utilisée, c'est qu'elle donne des résultats, affirment ses partisans.Elle «est un outil dans la lutte au terrorisme et elle a permis de déjouer de nombreux attentats aux États-Unis et à l'étranger en collectant des informations essentielles», a dit Bush au moment d'opposer son veto.Faux, a répondu le sénateur démocrate John D.Rockfeller, président de la Commission du sénat sur le renseignement.«Je n'ai rien entendu allant dans ce sens.» Peter Bergen, spécialiste du terrorisme donne raison au sénateur.Il cite deux exemples.En mai 2001, quatre hommes ont été condamnés à la prison à vie pour les attentats perpétrés trois ans plus tôt contre les ambassades américaines en Afrique.«La preuve a été recueillie sans qu'il n'ait été nécessaire de recourir à la torture, à la contrainte ou à des techniques d'interrogatoire peu orthodoxes», écrit-il.Autre exemple: avant leur capture, les deux planificateurs des attentats du 11 septembre ont décrit en détail à des médias arabes comment ils les ont organisés.La transcription des interrogatoires musclés de la CIA ne révèle rien de plus.Si la torture marque la victime et parfois la tue (32 personnes sont mortes dans les «trous noirs» établis dans le monde par l'administration républicaine), elle a aussi des effets sur les tortionnaires.Eric Fair a agi à ce titre pour une firme privée en Irak.«Mon expérience d'interrogateur m'a amené vers la colère et la honte», écrit-il.Il faut mettre fin à ces crimes, dit-il, car un jour nous devrons les expliquer à nos enfants.«Qu'allonsnous leur dire?» Toute la vérité, répond le colonel Lawrence Wilkerson, ancien chef de cabinet du général Colin Powell.«Les pires horreurs de notre guerre nous sont encore inconnues, mais nous finirons par les découvrir, écrit-il.Les prisons secrètes, les extraditions, les homicides, la torture, les innocents qui subissent des rafles et sont détenus en masse, tous ces événements finiront par être portés à notre connaissance.Il faut commencer aujourd'hui à reconnaître nos crimes et notre complicité.» On peut se demander pourquoi l'administration actuelle est la première de l'histoire des États-Unis à faire de la torture un outil comme un autre pour gouverner.Si son utilisation donne peu de résultats en matière de lutte au terrorisme, il faut chercher du côté de son effet politique pour trouver une explication.La torture est d'abord et avant tout un instrument de vengeance dont l'objectif est d'intimider, d'humilier et de rabaisser les victimes, mais aussi leurs partisans avérés ou potentiels.Le tandem Bush-Cheney le sait.Mais y a-t-il quelque chose de plus profond dans leur insistance à la maintenir ?C'est ce que pense Theodore Sorensen, ancien conseiller du président John Kennedy; «La torture (\u2026) est l'oeuvre d'un esprit dérangé et d'une chaîne de commandement sauvage.» La fin de la torture Heureusement, tous les aspirants à la Maison-Blanche ont répudié cette méthode d'interrogatoire qui a cours sous l'administration Bush On peut se demander pourquoi l'administration actuelle est la première de l'histoire des États-Unis à faire de la torture un outil comme un autre pour gouverner.PHOTO PAULINE LUBENS, ARCHIVES AFP L'administration Bush-Cheney se défend de pratiquer la torture, à la prison d'Abou Ghraib (notre photo) ou ailleurs.Tout au plus reconnaît-elle utiliser «des techniques sûres et légales d'interrogatoire poussé ».Pour plusieurs personnalités politiques qui dénoncent la torture, tant républicaines que démocrates, c'est un euphémisme qui ne tient pas route.FORUM@LAPRESSE.CA Une explication boiteuse Le Parti libéral du Québec vient de rendre officiel un secret de Polichinelle: Jean Charest reçoit du parti une somme de 75 000$ en plus de son salaire de premier ministre.Ce qui me surprend, c'est que l'on explique ce geste par le souci de parer à toute tentative de corruption.Je trouve cette explication boiteuse, car c'est comme douter de son chef.Il me semble que le choix d'un chef de parti se fait sur la base du «hors de tout doute» de son intégrité et honnêteté.Je ne pense pas que l'on doive mettre sur le même pied un chef de parti, premier ministre de surcroît, et un policier, dont historiquement, on paie bien pour éviter la « ripouserie».J'aime à penser que le premier ministre a été choisi et élu pour la force de son caractère, son intégrité, son excellente réputation et de sa passion à servir la population.Michel Blanchette Sherbrooke Un faux scandale Peut-être que si la fonction de premier ministre était assortie d'un salaire décent, M.Charest n'aurait pas à accepter de rémunération à titre de chef de parti.Il paraît invraisemblable qu'un premier ministre, avec ses responsabilités, ne touche que 180 000$, quand de simples hauts fonctionnaires peuvent toucher 100 000$ ou 150 000$.Je ne vois pas ce qu'il y aurait d'anormal à rémunérer le premier des Québécois 300 000$ ou plus (quitte à lui interdire tout cumul), quand le moindre député, sans grande responsabilité individuelle, après à peine six ans de mandat et parfois d'absentéisme chronique à l'Assemblée nationale, a droit à une retraite dorée à vie.Encore une fois, le PQ, en la personne de François Gendron, joue sur la fibre misérabiliste pour pathétiquement tenter de soulever un scandale qui n'en est pas un.Philippe Riondel Saint-Jean-sur-Richelieu Pour plus d'informations, visitez Maison SonyMD ou www.sonystyle.ca/fr/dslr ou composez le 1-888-289-7669 Pour plus d'informations sur Sony et l'environnement, visitez www.sony.ca/ecoinfo MDSony, Sony Style et Maison Sony sont des marques déposées, et et Steady Shot sont des marques de commerce de Sony Corporation.L'image à l'écran ACL est une simulation.A.E.& O.E.Contrairement à d'autres systèmes de visionnement direct qui exigeaient une perte au niveau de la mise au point automatique, il n'y a aucun compromis avec le système des nouveaux appareils 350 et 300 de Sony.Vous 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