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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2008-03-29, Collections de BAnQ.

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[" 3544801A PHOTO WARNER MUSIC Quatre ans après Around the Sun, R.E.M.signe son retour en force avec un nouvel album, Accelerate.Trente-trois minutes de rock brut et sans fioriture, porté par des guitares furibardes et la voix habitée de son chanteur Michael Stipe.Entre titres introspectifs, coups de griffe contre l'Amérique de Bush et vagabondages métaphysiques, le groupe originaire d'Athens (Géorgie) livre un grand albumde rock.Pas mal pour une formation apparue au début des années 80(avec U2) dans le circuit alternatif des campus américains.Cela méritait bien une explication avec Michael Stipe, Peter Buck (guitare) et Mike Mills (basse).UNE ENTREVUE D'ÉRIC MANDEL À LIRE EN PAGES 8 ET 9 ARTS ET SPECTACLES www.cyberpresse.ca/arts KARKWA L'ÉTOFFE DES PLUS GRANDS PAGES 2 ET 3 MARC BÉLAND ACTEUR EXTRÊME PAGE 16 ROCK BRUT ARTS ET SPECTACLES Sèche tes pleurs, ma soeur, comme di r a it Da nie l Bélanger: c'est la fin de Rumeurs.Lundi soir, après six saisons à l'antenne de Radio- Canada, la savoureuse comédie d'Isabelle Langlois laissera dans le deuil des centaines de milliers de fans, incapables de se passer des répliques assassines d'Hélène, des bougonneries de Michèle Lauzon et des prises de bec épiques entre Pierre-Paul et Sandra.En héritage, Rumeurs lègue au monde télévisuel une écriture chirurgicale, des dialogues punchés, une réalisation nerveuse, des personnages finement sculptés et, surtout, la démonstration que bricoler de la télé de qualité avec très peu de moyens, oui, c'est possible.Les (excellents) comédiens de Rumeurs tournaient, avec un budget microscopique, la majorité de leurs scènes dans des studios de l'ONF, en bordure de l'autoroute Métropolitaine.Au petit écran, on aurait pourtant juré que les personnages habitaient de spacieux lofts du Plateau Mont- Royal ou que leurs escarpins claquaient dans une chic tour à bureaux du centre-ville.Même si la saison actuelle n'a pas atteint le niveau d'extase des précédentes, notamment en raison de la transposition de la relation amour-haine d'Esther et Benoît sur le couple d'Hélène et Christian, je m'ennuierai énormément de cette capsule de bonheur hebdomadaire de 30 minutes.Non, mes lundis soirs ne seront plus jamais les mêmes sans le «na, na, na, na, nan» du générique d'ouverture.Je m'ennuierai de Sabin de Noël, de Sabin de l'allure, des phrases qui tuent de Benoît Dumais, des gaffes de Clara, des vacheries de Sandra, des emportements d'Anne-Sophie et des énervements de Frank.Je m'ennuierai de Justine, la psy tordue, mais surtout de l'impitoyable Mme Lauzon, un rôle merveilleusement bien défendu par Véronique Le Flaguais.Lundi, dans le 142e et dernier épisode de la série, vous ent endrez du Mme Lau zon classique.S'énervant devant la nouvelle porte coulissante de son bureau, elle crachera : «On est-tu dans un salon de thé japonais ?Je ne lancerai certainement pas un nouveau magazine dans une entreprise où y'a pas moyen de claquer les portes.» Et rassurez-vous: l'auteure boucle la boucle et ne laisse aucune intrigue en suspens.Je n'en dis pas plus, vous laissant le plaisir de déguster cette dernière cuvée Langlois.La comédienne Geneviève Brouillette, qui a campé « l'attachiante » Hélène Charbonneau pendant six ans, commence à sentir le vide creusé par la mort de Rumeurs.«Étonnamment, je suis plus chamboulée maintenant qu'après le dernier jour de tournage, il y a trois semaines.Là, j'ai le coeur un petit peu gros », confie-t-elle.Geneviève Brouillette s'ennuiera de l'énergie, du pétillant et de la folie de son personnage.«Il y a plein de filles qui me disent: on aimerait ça être amies avec Hélène.Mais moi aussi ! J'aimerais ça aller prendre un verre avec elle », raconte Geneviève Brouillette en riant.Avis aux fans : pas la peine «d'appeler Facebook », comme dirait le maire Gérald Tremblay.Brûlée, épuisée, vidée : Isabelle Langlois a tiré un trait définitif sur le chapitre Rumeurs.Elle profite présentement de longues vacances à l'extérieur du pays.«Je le voyais bien venir.C'était des accouchements difficiles pour chacun des épisodes.À la fin, Isabelle avait les mains rongées jusqu'aux jointures », se souvient Geneviève Brouillette.Lundi, toute l'équipe de Rumeurs se réunira chez Rémi-Pierre Paquin pour visionner la finale.«Braillez, vous pisserez moins», lâcherait sans doute la compatissante Mme Lauzon.Je lévite Grâce à vous, amis lecteurs.Merci de me nourrir de vos découvertes musicales.Je me sens comme l'écrivaine Monique Proulx, qui vampirise son entourage (message subliminal : vampirise = Vampire Weekend = achetez ce CD).Je l'évite Hugo Dumas.Vous avez raison, il néglige - pas mal trop - la chanson francophone dans ses chroniques.Mais pardonnez-lui.Il a péché.Et se repentira dans la prochaine présentation du Club Columbia culturel.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : hugo.dumas@lapresse.ca Malheur, douleur, bye-bye «Rumeurs»! HUGO DUMAS CHRONIQUE ENTREVUE KARKWA Karkwa figure déjà parmi les meilleurs groupes rock d'ici.Avec Le volume du vent, un disque plus orchestré et plus raffiné que tout ce qu'il a pu enregistrer avant, il fait un autre pas de géant.Visite dans le repaire d'un quintette capable d'être bruyant, mais qui sait surtout être brillant.ALEXANDRE VIGNEAULT Planté derrière une caisse enregistreuse ou devant un écran d'ordinateur, on s'imagine facilement que la meilleure façon d'échapper à la routine, c'est de faire partie d'un groupe de rock.Imaginez : pas de patron dans le dos, grasses matinées garanties, excès de toutes sortes considérés comme des ava ntages soc iaux non imposables.«La musique, c'est la dernière grande liberté qu'il nous reste», a déjà affirmé Roger Daltrey, des Who, qui sait ce que c'est qu'une vie coulée dans le rock.L'antidote rêvé à la routine, la vie de rockeur?Pas si vite.La vie de tournée, perçue comme l'ultime bastion de liberté, est paradoxalement le moment où la vie du musicien peut ressembler à un job.Départ à telle heure.L'incontournable balance de son.Oui, on commence encore par la batterie.Et au moment du spectacle, l'ordre des chansons est souvent le même que la veille.Et que la semaine d'avant.Elle est où, alors, la liberté du rockeur?Dans son local de répétition.L'antre où il tâte, taponne, trifouille et tergiverse jusqu'à ce qu'il trouve un bon filon.Le local, c'est un lieu presque intime, fréquenté seulement par les musiciens et leur entourage, dont l'emplacement est rarement connu des fans.Ce mystère constitue également une police d'assurance gratuite contre les cambriolages.On ne change pas de guitare comme on change de télé.Karkwa tient à exploiter au maximum son espace de liberté.On ne parle pas de gérer des pieds carrés - son local de répétition de la rue d'Iberville est encombré d'instruments, d'amplis et de moniteurs -, mais d'exploiter à fond sa créativité.«Chaque fois qu'on finit un disque, j'ai l'im- L'ÉTOFFE DES PLUS PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE Louis-Jean Cormier parle de «quête d'identité» en évoquant l'éparpillement du premier album, Le pensionnat des établis.Cinq ans plus tard, Karkwa s'est trouvé.Le volume du vent ne marque pas une rupture avec Les tremblements s'immobilisent.Parlons plutôt de continuité. ARTS ET SPECTACLES Même en écoutant de très sérieux débats sur le sujet, je n'ai jamais trop compris ce qu'était une Germaine.Une madame ?Une matante?Une méchante bonne femme trop contrôlante?J'ai finalement trouvé la réponse sur un site exclusivement voué aux Germaine (www.lesgermaines.tv).Conçu, écrit et produit par l'animatrice Marcia Pilote et sa soeur Brigitte, Les Germaines met en vedette deux reines de la banlieue dans la quarantaine, mères, épouses et travailleuses à temps plein, encore qu'on ne sache pas exactement à quoi elles travaillent puisqu'elles ne parlent jamais boulot.Interprétées par les comédiennes Sylvie Dubé et Chantal Jourdan, les Germaine sont des amies de longue date qui se parlent plusieurs fois par jour au téléphone pour se plaindre, péter une coche ou «hyperventiler ».Une nouvelle capsule de leurs aventures, qui se déroulent généralement entre le frigo et la salle de lavage, est mise en ligne tous les mercredis.Cette semaine, par exemple, Martine a décidé de mettre sa Germaine intérieure au rancart.Elle jure dans l'oreille de sa copine France de ne plus rien décider et de laisser à son conjoint l'odieux de toutes les décisions familiales, des plus grandes (morale ou religion à l'école ?) aux plus petites (pizza ou chinois pour souper ?).À la fin de la capsule évidemment, le naturel reviendra au galop, poussant les deux Germaine à retomber chacune dans leur manie élevée ici au rang de trouble obsessif compulsif.Le but de cette web télé est clair : offrir aux vraies Germaine un moment de répit et une revanche sur les aléas de la vie.Pour que ces dernières ne se sentent pas dépaysées, on leur offre d'ailleurs le même univers que celui dans lequel elles vivent : salles de lavage au néon, cuisine à la mélamine où les appareils ménagers blancs comme des aspirines ne savent pas encore que l'inox existe, divans bruns d'avant l'invention de la teinte chocolat et placards bordéliques, pas encore rompus à la nouvelle tendance de l'anti-encombrement.Afin que l'effet miroir soit complet, les Germaine virtuelles ne sont ni maquillées ni coiffées et portent du Wal-Mart plutôt que du Marie Saint Pierre.En entrevue, Marcia Pilote n'a cessé de marteler l'importance de mettre en scène des femmes ordinaires, oubliées par les fictions et les dramatiques à la télé.Le principe est louable et semble porter ses fruits puisque le site ne manque pas de visiteurs.Pour ma part, les Germaine me donnent envie de les fuir plus qu'autre chose.Non pas que je me sente différente ou supérieure à elles.Pas du tout.Je me reconnais complètement dans leurs doléances et leurs débordements.Moi aussi, je me sens régulièrement dépassée par le tourbillon domestique.Moi aussi, je me plains du lavage, du ménage et du chum qui ne se ramasse pas.Mais lorsque je réussis de peine et de misère à m'extraire de la gangue quotidienne et à me négocier un moment à moi, la dernière chose que je veux voir, c'est une salle de lavage et une Germaine qui me tend l'assouplisseur.Pourquoi est-ce que j'aurais besoin de me reconnaître dans une madame pas maquillée, pas coiffée, qui me rappelle que la repousse de mes cheveux nécessite une teinture de toute urgence?Question de tempérament sans doute.Certaines femmes ont besoin de savoir qu'elles ne sont pas toutes seules à souffrir.D'autres préfèrent passer à un autre appel.C'est mon cas.Malgré cela, je me réjouis d'une chose: Les Germaines est une première et nécessaire incursion des femmes d'ici dans la web télé.Et ce n'est que le début.D'ici une semaine, Chez Jules, une web télé écrite par Geneviève Lefebvre, la démone blonde des Chroniques blondes, arrivera en ligne.D'autres devront suivre.Pour une fois, les femmes ne sont pas en reste ni en retard d'une révolution.C'est peut-être ça, la vraie revanche des Germaine.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : npetrows@lapresse.ca Passe-moi l'assouplisseur, Germaine NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE Certaines femmes ont besoin de savoir qu'elles ne sont pas seules à souffrir.D'autres préfèrent passer à un autre appel.C'est mon cas.GRANDS pression qu'il est trop pop», confie Louis-Jean Cormier, chanteur et guitariste du groupe.Le volume du vent, à paraître mardi, ne fait pas exception à la règle.Même après des mois de travail et de réflexion, il n'a pu s'empêcher de se demander: «Est-ce qu'on est allés assez loin?Est-ce qu'on aurait dû faire plus de trucs fuckés?» Du cégep à Austin, Texas On peut penser bien des choses du groupe complété par François Lafontaine (claviers, piano), Stéphane Bergeron (batterie), Martin Lamontagne (basse) et Julien Sagot (percussions, glockenspiel).Que Karkwa est un nom bien curieux, d'abord.Que le son éparpillé de son premier disque ne laissait pas vraiment présager les déflagrations rock à veni r.Que l 'inf luence de Radiohead transparaît un peu trop ici et là sur Les tremblements s'immobilisent.Mais trop pop?Ce n'est pas exactement ce qui vient en tête lorsqu'on se frotte les oreilles à ses chansons.Karkwa, sorti de l'ombre en 1998 à la faveur du concours Cégeps en spectacle, n'a jamais flirté avec le rock formaté prisé par les radios commerciales.Le pensionnat des établis, paru en 2003, faisait flèche de tout bois et amalgamait des éléments de jazz, de funk et de rock.Aussi ambitieux, Les tremblements s'immobilisent, sorti en novembre 2005, est résolument plus rock.Le décalage entre les deux premiers albums de Karkwa ne pourrait être plus grand.Même après tout ce temps, on a encore du mal à se convaincre que l'ample ballade rock M'empêcher de sortir est l'oeuvre du groupe qui a enregistré le refrain guilleret de Tableau africain.En plus de valoir au groupe un Félix (ex aequo avec Pierre Lapointe) et un prix Félix- Leclerc, Les tremblements s'immobilisent lui a permis de s'illustrer à l'étranger.Karkwa, qui avait déjà traversé l'Atlantique pour enregistrer une chanson avec Brigitte Fontaine (Red Light), a présenté plusieurs spectacles en France et fait aussi partie des rares groupes francophones d'ici à avoir participé au South By Southwest, le supermarché du rock qui se tient chaque mois de mars à Austin, au Texas.«L'espèce de buzz qu'il y a autour de la musique montréalaise, c'est vrai, témoigne Louis- Jean Cormier.Il y a des gens qui viennent te voir parce que tu viens de Montréal.Et là, la barrière de la langue prend le bord.» Karkwa ne rêve pas naïvement de percer aux États-Unis, mais pas question de lever le nez sur ce genre d'invitation, d'autant plus qu'une foule de programmateurs de festivals européens font aussi le voyage.«On ne prétend pas qu'on va conquérir le monde, mais on ne va pas dire non plus qu'on ne veut jouer qu'au Québec », souligne Julien Sagot.Boucler la boucle Louis-Jean Cormier parle de «quête d'identité », en évoquant l'éparpillement du Pensionnat des établis.Cinq ans plus tard, Karkwa s'est trouvé.Le volume du vent ne marque pas une rupture avec l'album précédent.Parlons plutôt de continuité.«Sur Les tremblement s'immobilisent, on avait commencé quelque chose sans aller au bout de notre idée, estime le chanteur.C'est un super album et je le trouve bien ramassé, mais on avait envie d'aller plus loin dans cette espèce de buzz orchestral.De rajouter, de traiter les voix, de rajouter des choeurs.«On sentait le besoin de boucler la boucle.De confirmer ce qu'on était en train de faire, sans rester au même stade », poursuit- il.Assis par terre ou sur des amplis, les autres acquiescent en silence.Puis, François Lafontaine, l'autre compositeur du groupe, ajoute : «Après coup, je me rends compte qu'on voulait prendre conscience des instruments dont on joue et voir ce qu'ils pourraient faire d'autre que ce qu'ils font normalement.» Ni Karkwa ni aucun de ses contemporains québécois n'a jamais enregistré un album d'une telle envergure.Les orchestrations les plus expérimentales s'imbriquent parfaitement dans des chansons qui demeurent des chansons, justement.Le piano souvent minimaliste et évanescent de François Lafontaine apparaît et disparaît avec à propos.Son génie, c'est justement d'être discret.Et ce n'est qu'un exemple du raffinement du Volume du vent.«Ce qu'on veut, c'est créer une espèce d'univers, une image suggestive », dit encore François Lafontaine.Karkwa ne fait pas un rock accrocheur au sens strict du terme.Les lignes mélodiques et les refrains relèvent rarement de l'évidence.Ce qui n'enlève rien à son magnétisme.Plus on écoute Le volume du vent, plus on prend conscience d'une chose rare : on perçoit clairement le discours de chacun des musiciens, qui ont tous l'espace nécessaire pour s'exprimer.«Dumoment que tu amènes une chanson dans le local, tu peux être sûr et certain qu'elle va changer.Elle ne sonnera jamais comme ce que tu avais en tête au départ.Et c'est ça qui est cool, dit-il avec enthousiasme.C'est pour ça qu'on travaille ensemble, pour avoir cinq points de vue qui poussent une chanson à son maximum.» «Il faut aller au bout de l'idée de la personne qui amène le riff, poursuit le bassiste, Martin Lamontagne.Même si moi, à la première écoute, ça ne me tente pas, il faut le mener au bout, se faire confiance.» Le plus difficile, selon Stéphane Bergeron, c'est de trouver sa place dans les chansons les plus simples.Karkwa, sans être un groupe particulièrement économe, tient à ce que rien dans le son n'ait l'air plaqué ou gratuit.Le compteur tourne L'image qui s'impose quand on a ces cinq gars devant soi, c'est celle d'un groupe réfléchi.D'un groupe mûr.Le questionnement placé au coeur du Volume du vent est précisément celui du temps qui passe et son corollaire, le vieillissement.«Je sens que le temps passe sur ce qui m'entoure / Plus que sur moi-même», chante Louis-Jean Cormier, dans Le compteur, mettant au jour un drôle de paradoxe.«On prend conscience de son propre vieillissement par les autres.On regarde notre entourage et on trouve qu'untel ou untel a vieilli.Et on se rend compte que s'ils vieillissent, on n'a pas forcément rajeuni!» rigole François Lafontaine.Or, vieillir pour un groupe de rock, ce n'est pas toujours facile.Passé un certain âge, il y a des artistes qui délaissent le rock pour une forme musicale moins agressive - Fersen a déjà fait du punk.Ceux qui décident de poursuivre l'aventure deviennent parfois des caricatures d'eux-mêmes (on salue les Rolling Stones) ou se font reprocher par leurs fans de faire trop de ballades (U2, par exemple).Les gars de Karkwa n'ont pas la moitié de l'âge moyen des membres des Stones.Ils ont aussi le « feeling de rester jeunes », parce qu'ils font du rock.Leur musique témoigne cependant clairement d'une certaine maturité.«L'envie que ça défonce, ça ne lâche pas», dit Louis-Jean Cormier.En vieillissant, ils ne se laissent plus guider simplement par leurs pulsions musicales.L'important, c'est de se mettre au service de la chanson, disent-ils.«Mais là, j'ai un désir de rocker qui revient !» lance Louis- Jean Cormier, avec un sourire féroce.Son envie tombe à point.La vie supposément non routinière des rockeurs veut que, après la sortie d'un disque, vienne la tournée.Karkwa - et son chanteur - pourra se lâcher.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE «On sentait le besoin de boucler la boucle.De confirmer ce qu'on était en train de faire, sans rester au même stade», explique le chanteur du groupe, Louis- Jean Cormier (au centre, à l'extrême gauche).À l'arrière, de gauche à droite: Stéphane Bergeron (batterie) et Martin Lamontagne (basse).À l'avant, de gauche à droite: François Lafontaine (piano, claviers, etc.) et Julien Sagot (percussions, vibraphone, glockenspiel).«Du moment que tu amènes une chanson dans le local, tu peux être sûr et certain qu'elle va changer.Elle ne sonnera jamais comme ce que tu avais en tête au départ.Et c'est ça qui est cool.C'est pour ça qu'on travaille ensemble, pour avoir cinq points de vue qui poussent une chanson à son maximum.» L'album Confiance en vente partout 450 676-1030 Michel Rivard en tournée métropolitaine ! 3549503A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE SUR LES PLANCHES Avril Lavigne PHOTO PC MORCHEEBA, ce soir au Club Soda.AVRIL LAVIGNE, mercredi au Centre Bell.JOE JACKSON, mercredi au Métropolis.KATHLEEN EDWARDS, mercredi au Cabaret Juste pour rire.KAKI KING, jeudi au Cabaret Juste pour rire.AIRBOURNE, jeudi aux Saints.NAVETCONFIT, jeudi au Lion d'or.DIMMUBORGIR, jeudi au Métropolis.MICHEL RIVARD, vendredi au Théâtre Outremont.AFRICANDO, vendredi au Métropolis.ALEXANDRE VIGNEAULT HAUT-PARLEURS Colplay n 'e st pa s l e chouchou de tous les amateurs de rock.Trop émotif.Trop mou.Trop «moumoune », a même tranché le magazine Blender, connu pour son ton baveux.Se pourraitil que les critiques sceptiques soient confondus ?Les échos du nouveau Coldplay, propagé par un chroniqueur du Rolling Stone, parlent d'un disque «aux contours plus bruts», de guitares «distorsionnées» et d'une plus grande présence des percussions.Coldplay ne sera jamais Pantera, mais sans approuver les propos de Blender, on peut trouver qu'un peu plus de nerf ne lui nuirait pas.La bande à Chris Martin a fait appel au légendaire Brian Eno pour réaliser son quatrième disque et il semble que sa présence ait eu l'effet escompté, c'est-à-dire de pousser le groupe ailleurs.Il y a quelques mois, un certain Prospekt a annoncé sur le site officiel du groupe que le prochain album serait «plus oblique».Il semble que les textes soient plus sombres que d'ordinaire et que Chris Martin ait délaissé sa voix de fausset, explorant des tonalités plus basses.Yes, plus agressive que ce à quoi Coldplay nous a habitués, aurait des couleurs maghrébines.Cemetaries of London miserait sur des boucles électroniques.Life in Technicolor ressemblerait à Don't Panic.cédant à la panique, toujours selon Rolling Stone.Tout ça ne ressemble pas aux martèlements caractéristiques de Coldplay, en effet.Un seul détail demeure entouré d'un certain flou: le titre de l'album.Une dizaine de jours après avoir publié ses notes d'écoute en studio avec le groupe, Rolling Stone annonçait que le disque s'intitulerait Viva la vida, expliquant qu'il s'agissait d'un clin d'oeil à la peintre mexicaine Frida Kahlo.Or, après cette annonce, un message posté sur le site officiel du groupe mentionnait que Coldplay songeait encore à intituler son disque Death and All His Friends.Réponse finale à la sortie du disque, maintenant prévue le 17 juin.L'intégrité de Smashing Pumpkins On n'a pu réprimer un haussement de sourcils en apprenant que Smashing Pumpkins poursuivait son ancienne étiquette, Virgin, pour avoir permis à Pepsi d'utiliser le nom et la musique du groupe sans son aval.Billy Corgan parle d'atteinte à son «intégrité artistique», selon Billboard.com.Comme c'est curieux.On n'a pas du tout eu le sentiment que Smashing Pumpkins en avait contre les associations commerciales stratégiques, l'an dernier, lorsque quatre versions différentes de l'album Zeitgest ont été spécialement conçues pour autant de détaillants.Pas de petits disquaires indépendants, mais de grands symboles de cette Amérique corporatiste, ce qui avait frustré un certain nombre de fans à l'époque.Corgan semble être un adepte de l'intégrité à deux vitesses.En tournée.montréalaise La réfection de salles situées en banlieue n'est pas sans impact sur l'activité au centre-ville.L'avènementdel'ÉtoileduDIX/30, à Brossard, raffermit cependant la tendance.Michel Rivard, pilier du défunt Spectrum, inaugure officiellement l'ère des «tournées montréalaises» en se produisant coup sur coup à Brossard (jeudi, au l'Étoile), à Montréal (vendredi à l'Outremont) et à Laval (samedi le 5, à la salle André-Mathieu).Plus tard en avril, Zachary Richard lui emboîte le pas en se produisant successivement à Laval (30 avril), à Brossard (1er avril) et Montréal (le 2).Ce n'est probablement que le début.Le jour où l'on parlera d'une «rentrée montréalaise» en direct de Laval ou Brossard n'est pas loin.Montréal, vitrine de la francophonie en Amérique?Pas pour longtemps si les têtes d'affiche québécoises et leurs fans préfèrent se donner rendez-vous en banlieue.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : avigneau@lapresse.ca Des échos du nouveau Coldplay ENTREVUE MOBY PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE La veille de notre rencontre, l'intempestif Moby avait, je vous le donne en mille, la mèche courte.Arrivant de Toronto, il devait prendre le contrôle des tables tournantes de la SAT à 1h du matin.«À cause de la tempête, raconte-t-il, on a laissé tomber l'avion pour le train.Normalement, c'est un voyage de 5 heures.Ç'a pris 9 heures.Juste avant d'arriver à Dorval, nous sommes restés immobiles pendant 2h.Je suis arrivé à la SAT vers 3h, et j'ai joué jusqu'à ce que la police arrête la fête.» Le lendemain matin, les fans qui avaient bravé les intempéries pour aller danser sur sa sélection de disques étaient révoltés, à en croire les commentaires laissés sur le babillard du site web de Moby.Nous nous attendions ainsi à devoir endurer une autre entrevue chiante avec Moby.Que ça reste entre nous, mais le bonhomme est un interlocuteur plutôt désagréable.Zéro sens de l'humour.Surtout, Moby ne se prend pas pour une demi-orange.L'ego gros comme ça.En plus de ça, le musicien new-yorkais n'aime pas les entrevues, et ne s'en cache pas.Mais à l'image du nouvel album - Last Night - qu'il venait nous présenter, Moby affichait, à notre grande surprise, un sourire affable.Même que la conversation fut des plus agréables\u2026 Ceci expliquant peut-être cela, Moby le militant notoire propose cette fois un album simplement ludique.Aucune prise de position, pas de militantisme végétarien, pas un mot sur la religion.Une nuit à New York Last Night est un disque de fête.«J'ai 42 ans, j'habite le Lower East Side, et je sors tout le temps, dit Moby.Au point où je devrais essayer de me dompter et de rester chez nous plus souvent.Ainsi, je voulais que Last Night soit une sorte de voyage à travers le nightlife new-yorkais.» Empruntant quelques couleurs à son fameux album Play (1999, plus de 10 millions d'exemplaires écoulés dans le monde), Moby vise toutefois les pistes de danse en proposant des titres énergiques qui évoquent la scène rave des années 90 à grands coups de rythmes et de synthés techno et house surannés.«Je dirais que c'est un album de nostalgie espiègle, amusée, explique-t-il, qui s'inspire beaucoup de la scène dance de chez moi.» Varié, vitaminé, par moments évocateur du son mélodieux et poignant de Play, Last Night est probablement la meilleure livraison de l'éclectique musicien depuis, justement, la sortie de son album multimillionnaire.«Je ne veux pas dire que j'ai la meilleure carrière de l'industrie, ou la plus rentable, mais elle est en tout cas très étrange.Techno, classique, punk rock, ambiant, hip-hop, un tas de choses étranges\u2026 J'ai eu la chance d'enregistrer sur un album comme Mute, où ils te laissent faire ce que tu veux.Donc, y'a une partie de mon public qui comprend que j'ai une liberté totale, et l'autre se dit que je suis un musicien pop jetable parce que j'ai eu des hits avec Play.Je dois vivre avec la conséquence de ma démarche: un tas de gens sont confus par rapport à mon travail».Un mandat démocrate En ce qui a trait à ses opinions, il n'y a pas de doute possible.Militant convaincu, Moby a embrassé toutes sortes de causes, du libre choix à l'avortement, de la neutralité sur le web à l'opposition à la guerre en Irak, en plus d'appuyer les organismes Move On et PETA.«Je suis un militant, mais\u2026 j'aimerais trouver une meilleure façon de décrire ça, s'avance l'exétudiant en philo et diplômé en sociologie.Je pense qu'il y a deux types de militants - ça va paraître prétentieux de dire ça, mais bon, je suis prétentieux\u2026 D'abord, les «newtoniens» (comme dans Isaac Newton), ceux qui croient que le monde est ordonné, simple, qu'on peut lecorrigerenfaisant desactions simples.Puis, les «schrödingiens» (comme dans Erwin Schrödinger, un autre physicien) comme moi qui pensent que lemonde est chaotique et que les bonnes actions n'ont pas toujours de bonnes conséquences.Ainsi, je n'essaie pas de sauver le monde; j'essaie seulement, avec cette manière plutôt brouillonne qui est la mienne, de le rendre un peu meilleur.» Puisque le sujet vous passionne, croyez-vous que Barack Obama ou Hillary Clinton puisse contribuer à rendre le monde meilleur?«Je suis un homme de gauche, progressiste.Je vais donc appuyer quiconque, Obama ou Clinton.Mais Barak sera le candidat.Il a plus de délégués que Clinton.Et si les superdélégués se rangent du côté d'Hillary, il y aura une révolution à l'intérieur du Parti démocrate.Elle deviendra la personne la plus détestée de toute la gauche américaine! Juste d'en parler, j'ai le sang qui se met à bouillir!» Last Night de Moby, en magasin le 1er avril.L'INTELLOFÊTARD PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE Avec Last Night, qui emprunte quelques couleurs à Play, Moby vise les pistes de danse.Pop star et punk rocker engagé, DJ et guitariste aux multiples pseudonymes, Richard Melville Hall, surtout connu sous le nom Moby, est un musicien difficile à saisir.C'est pourtant ce que La Presse a tenté de faire lors de son récent passage à Montréal, le lendemain de la tempête monstre. DE CARLO GOLDONI TRADUCTION MARCO MICONE MISE EN SCÈNE CARL BÉCHARD PASCALE MONTPETIT / SYLVIE DRAPEAU / SOPHIE CADIEUX / FRANÇOIS ARNAUD / EMMANUEL BILODEAU / CATHERINE B.LAVOIE / PIERRE CHAGNON / DAVID-ALEXANDRE DESPRÉS / SÉBASTIEN DODGE / ROBERT LALONDE / RÉNALD LAURIN / ALAIN ZOUVI / assistance à la mise en scène et régie CLAUDE LEMELIN DÈS LE 15 AVRIL HHWWW.TNM.QC.CA HH 514.866.8668 HH FORFAITS FAMILLE ET TARIF 15 ANS ET MOINS HH UNE PRÉSENTATION 3552450A Claude Michaud Michel Dumont Guy Jodoin Caroline Lavigne Marie-Christine Perreault Marc St-Martin décor Carole Paré costumes Anne Duceppe éclairages Guy Simard musique Frédéric Maher accessoires Normand Blais 8 DERNIÈRES REPRÉSENTATIONS «Michel Dumont est génial.» C'est bien meilleur le matin, Première Chaîne « Michel Dumont et Claude Michaud [\u2026] sont tellement bons.Ils sont savoureux tous les deux.» On fait tous du show business, SRC «\u2026offre aupublic unagréable moment de théâtre encompagniededeuxgrands comédiens\u2026L'auteur sait commentparlerdes travers humainsavechumouret sensibilité\u2026une bonneoccasion pour Claude Michaud et Michel Dumont de camper deux personnages à leur mesure\u2026 Claude Michaud interprète avec grande vérité un Willie quelque peu colérique et sénile\u2026 » Voir La Fondation Jean Duceppe remercie soirée du 3 avril Les Sunshine Boys de Neil Simon mise en scène, traduction et adaptation de Claude Maher JUSQU'aU 5 avril 3538926A ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE Dany Placard sait faire naître la poésie dans un alignement judicieux de mots simples.ALEXANDRE VIGNEAULT Slush, le premier extrait du nouveau Dany Placard, est le genre de chanson qui arrive au bon endroit au bon moment.Comme si elle avait scruté l'âme d'un peuple et capté l'air du temps.Slush parle d'un hiver qui n'en finit plus de finir : «Y neige encore, y fait frette, y vente fort / Chus gelé de bord en bord /\u2026 / Ça dure depuis six mois / Les bancs de neige sont rendus aussi hauts que quand j'tais flo.» Ça sonne familier, n'est-ce pas?Mais ce n'était pas prémédité.Dany Placard est le premier à dire qu'il aurait été «malade mental» de prévoir qu'une telle chanson, écrite en novembre dernier, pourrait tomber à point nommé lorsque l'album paraîtrait, à l'orée du printemps.Parce que d'habitude, fin mars, on n'espère plus le printemps, on le sent.Raccourci ne parle toutefois pas que de la neige et de l'absence de beau temps.Il parle de solitude, de mal du pays, de ceux qu'on aime et desquels on s'ennuie quand on part trop loin trop longtemps.Des thèmes et des sentiments que Dany Placard a choisi d'explorer par l'intermédiaire de personnages qui sont toujours sur la route.D'où cette impression que ce pick-up dont il est souvent question est un personnage clé de ces nouvelles chansons.«Je me suis rendu compte au fil de l'écriture que ça revenait souvent, admet Dany Placard.Alors, je me suis donné comme contrainte de mettre soit les mots pick-up, truck ou char dans toutes les tounes.» Il voulait qu'on sente la route et l'éloignement dont peuvent souffrir ceux qui y passent leur vie.«Du bord de ma mère, c'est tous des truckers », expose l'auteur-compositeur originaire du Saguenay.Un choix poétique Sa fascination pour la route constitue également un choix poétique.«Je trouve que mon accent se prête bien à ce genre de texte», dit-il.Dans son univers chansonnier, un lit est un «litte », moi, c'est «moé», et les mots anglais pleuvent.Sa langue sonne vrai.Et elle sonne tout court.«Je pense que ça se sent que ce n'est pas du fake.» Dany Placard n'a pas la plume de Richard Desjardins, mais comme lui, il sait faire naître la poésie dans un alignement judicieux de mots simples.Comme lorsqu'il chante : «J'ai collé ta photo su'l dash de mon pick-up / T'es ben plus belle que toutes les étoiles qui sont passées par là» (Gratte-ciel).Il n'y a rien de moins romantique qu'un tableau de bord.Et c'est précisément la rudesse de la phrase qui en fait une authentique déclaration d'amour.Influences country La beauté des chansons de Dany Placard se trouve là.Dans cette poésie rugueuse et ce son un peu déglingué où se mêlent ses influences country («Hank Williams, Johnny Cash, Calexico, je ne me tanne jamais d'écouter ça », dit-il) et son goût pour le folk-rock.Raccourci, comme Rang de l'église en 2005, mise sur des cuivres soigneusement orchestrés, mais ça n'en fait pas un disque léché pour autant.«C'est mon son, laisse-t-il tomber.L'un des mots qui revenaient souvent pendant l'enregistrement, c'était sloppy.Il y a aussi l'influence de Tom Waits qui est encore très présente.«Ce sont les grands espaces qui m'inspirent, précise-t-il.Je vis en ville et je suis heureux en ville, mais j'aimerais vivre à la campagne.Cette musique-là, c'est une façon pour moi de m'imaginer que je suis à la campagne.» DANY PLACARD Si j'avais un.pick-up On lui doit J'm'en r'tourne, l'une des meilleures tounes de char de l'univers.Revoilà Dany Placard avec Raccourci, un disque où il est beaucoup question de pick-up, de truck et de la route qui s'étend de l'autre côté du pare-brise.Et aussi d'un hiver qui s'éternise\u2026 Le samedi dans VOUS TROUVEREZ ! 3543634A Woody Allen andthe New Orleans Jazz Band BILLETS PLACE DES ARTS 514 842-2112 1 866 842-2112 laplacedesarts.com 514 790-1245 admission.com BILLETTERIE CENTRALE MÉTROPOLIS 59, Sainte-Catherine Est PLEINS FEUX 30 JUIN 2008 19h30 Salle Wilfrid-Pelletier, PdA Sur scène pour la première fois à Montréal ! BILLETS EN VENTE CE MIDI ! 3552120A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE ENTRACTE ISABELLE MASSÉ entracte@lapresse.ca SÉPARÉS À LA NAISSANCE L'un a survécu au dur milieu dans lequel il évolue, l'autre pas.Évidemment parce que le monde du rock est plus «sage» que celui de la petite pègre.Que ceux qui ont vu Snatch se rassurent : ce n'est pas Éric Lapointe qui en mange toute une dans le film de Guy Ritchie, mais son sosie tout aussi boursouflé, Andy Beckwith.On remercie notre lectrice Andrée-Anne Poulin pour cette suggestion qui arrive à point, à deux semaines du lancement du nouvel album de Lapointe.EN HAUSSE.EN BAISSE FESTIVAL DE JAZZ DE MONTRÉAL Woody Allen sera en ville, cet été ! La direction du Festival a tenu bon, est revenue 100 fois à la charge, a fait appel à ses contacts américains, puis français, ces dernières années et.ça a porté ses fruits ! Il n'est, en effet, pas facile de convaincre le cinéaste de 72 ans de sortir de son New York chéri, autrement quepour réaliser des films.Cet été, il viendraà Montréal entant que clarinettiste, entre deux tournages.Un soir seulement.Il jouerapendant 90 minutes pile.Vite fait, bien fait, comme ses films.LES CD ÉCOLOS D'UNIVERSAL Le milieu du disque vire au vert ! Universal a récemment lancé une nouvelle collection deCD: la Green Series avec les chansons (encore rééditées !) de Tom Jones, Kiss, Johnny Cash et autres Abba.Les pochettes sont en carton recyclé et imprimées avec de l'encre à base de végétaux.Conscientisée, Universal ?Autant que Wal-Mart qui fait en ce moment la promotion de l'éclairage à densité réduite de ses immenses magasins! Comme l'écrivait le collègue Jean-Christophe Laurence, il y a quelques jours, le mieux pour Universal aurait été de ne pas graver de nouveaux CD et de promouvoir le téléchargement Woody Allen des chansons de ses artistes.SIMON COUTU COLLABORATION SPÉCIALE La guitare fait partie de la vie de l'artiste originaire d'Atlanta depuis qu'elle a cinq ans.Ses longs ongles pincent et frappent les cordes de son instrument.Ses doigts sont de petits marteaux qui percutent chacune des frettes.Elle admet avoir été influencée par la technique du tapping, développée par le guitariste américain Preston Reed.«Je suis comme un chasseur qui tue un animal et qui se nourrit de toutes les parties de la bête, dit-elle.Je veux me servir de ma guitare au complet et ne rien laisser.» Les prouesses de Kaki King lui ont souvent valu le titre de virtuose.Elle se voit plutôt comme une éternelle apprentie.«C'est très flatteur, mais c'est une exagération, précise-t-elle.C'est un instrument que personne ne peut maîtriser complètement.Ce qualificatif ne me représente pas parce que je sais à quel point il me reste du travail à faire pour devenir une meilleure guitariste.» Jointe par La Presse alors qu'elle était en tournée en Californie, la chanteuse et guitariste affirme que Dreaming of Revenge est plus accessible que ses disques précédents.«Les mélodies sont plus accrocheuses.Je crois que les chansons restent plus longtemps entre les oreilles.» Une Américaine triste Avant d'entamer sa carrière internationale, l'artiste de 28 ans a fait ses classes dans le métro de New York.Affectée par les attentats du 11 septembre 2001, elle ne pouvait pas supporter de se tourner les pouces.«C'était une façon de garder mon équilibre mental, affirme la guitariste.Les passants étaient sensibles à ma musique.Rester debout et jouer de la guitare pendant des heures m'a entraînée à la vie de tournées.» Depuis le début de sa carrière professionnelle, Kaki King a toujours parlé ouvertement de son homosexualité.Elle se défend pourtant de faire de la musique associée à cette communauté.«Les gens ne viennent pas à mes concerts parce que je suis homosexuelle.Je n'ai rien à cacher, je suis fière de moi et je ne pense pas qu'on m'étiquette comme une musicienne lesbienne.» Les chansons de Kaki King ont le vague à l'âme.La moitié de l'album est instrumental.Ses pièces sont généralement sombres, malgré la limpidité de sa technique.«Cet album a été inspiré par des ruptures et de grands bouleversements dans ma vie.Les morceaux allègres y sont très rares.Je crois que les gens écrivent généralement lorsqu'ils sont tristes.» Le 3 avril, Kaki King fera halte à Montréal.Le nom de la ville est d'ailleurs le titre de la cinquième pièce de Dreaming of Revenge.«Je pensais à la structure de cette chanson depuis longtemps, mais c'est à Montréal qu'elle a pris forme.C'est un des seuls morceaux écrits lorsque j'étais joyeuse.» Kaki King, au Cabaret Music Hall, le 3 avril, 20h.KAKI KING Spleen acoustique Kaki King fait résonner toutes les parties de sa guitare.Elle l'enveloppe de sa voix douce et fragile.Son dernier disque, Dreaming of Revenge, dévoile un rock expérimental aux couleurs folk qui va jusqu'au bout des six cordes de l'instrument.Katherine King sera de passage au Cabaret Music Hall, jeudi prochain.Éric Lapointe Andy Beckwith PHOTO AP DICK RIVERS COUNTRY 29 AU 31 MAI BRUNO PELLETIER ET LE GROSZORCHESTRE 23 ET 24 MAI ON THE ROAD AGAIN SUR LES ROUTES DU COUNTRY 14 AU 17 MAI 514 790-1245 1800 361-4595 Infos: cabaretducasino.com moyennant les frais de service www.admission.com 4e SÉRIE DE SUPPLÉMENTAIRES! DE RETOUR AU QUÉBEC! SPECTAT EURS AU CABARET FLOWER POWER HOMMAGE AUX ANNÉES 60-70 10 | 11 | 12 | 17 | 18 | 19 | 23 | 24 | 25 | 26 | 30 AVRIL 1 | 2 | 3 MAI COMPLET SOUPER-SPECTACLE DISPONIBLE VESTIAIRE GRATUIT STATIONNEMENT ET VALET GRATUITS NOUVELLES SUPPLÉMENTAIRES! 3551876A 3551868A Photo : Laurence Labat tournée 2008 www.louisjosehoude.com 514 790-1245 | 1 800 361-4595 | www.admission.com | www.geg.ca Mise en scène:Joseph Saint-Gelais suivre la parade « Louis-José Houde n'était plus juste un humoriste, mais un drôle de prédicateur et même une rock star.» Isabelle Massé, La Presse « (.) c'est sans contredit le meilleur spectacle d'humour présentement en circulation à l'heure actuelle.» Claude Deschênes, Radio-Canada 11-12 avril, 14 juin 2008 CoMPLet Plus de billets vendus 3551877A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE DANS LE GROUPE MARIE-CHRISTINE BLAIS PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE 2 DUKE SQUAD Il y a 1 an et 10jours, quatre Québécois âgés de 13 à 15 ans ont lancé leur premier album rock: la formation Duke Squad a vu officiellement le jour avec son disque In Your Face et son très énergique premier extrait vidéo Come Again.Il y a 1 an moins 22 jours, le groupe a donné son premier «vrai» spectacle au Spectrum.Eh bien, plus fort, toujours plus fort, Duke Squad assurera la première partie d'Avril Lavigne, mercredi, au Centre Bell, rien de moins, alors que, samedi prochain, il donnera son propre spectacle sur la scène du théâtre National ! 1 Devin Pawluk, basse.C'est le nouveau bassiste du groupe et le plus âgé: 17 ans.«On a passé une petite annonce sur notre site My Space, et Devin est celui qui s'est démarqué le plus en audition, explique Jack, chanteur du groupe.Il vient de L'île-Perrot, il est anglophone mais il parle français, et vraiment, la chimie est bonne avec lui.» 2 Jacob «Jack» Prévost.Le chanteur-guitariste du groupe a maintenant 16 ans et il a appris de façon singulière que Duke Squad faisait la première partie de Miss Lavigne: «J'étais à l'école (secondaire), à la bibliothèque, et notre agent a communiqué avec moi par l'internet: «Vite, trouve un moyen de m'appeler, c'est urgent!» J'ai fini par me rendre dans les toilettes avec mon cellulaire et, quand il m'a annoncé la nouvelle, j'ai crié tellement fort que toute l'école a dû m'entendre!» 3 Jérémie «Jimmy Pop» Prévost.Frère de Jack, le batteur de Duke Squad vient tout juste d'avoir 14 ans et continue à faire un petit malheur quand il se fait aller les baguettes avec une énergie peu commune.Le fait de faire la première partie d'Avril Lavigne touche particulièrement les frères Prévost: «Quand j'étais plus jeune, explique Jack, on écoutait beaucoup Musique Plus et j'étais vraiment un fan d'Avril Lavigne, je connaissais toutes les chansons de son premier disque et je me souviens que c'est en la regardant qu'on a commencé à penser à faire notre propre disque! Faire sa première partie, c'est comme un rêve accompli!» 4 Philippe «Phil» Marcoux-Gendron.Le guitariste de Duke Squad, 16 ans, a rencontré Jacob sur un terrain de basketball il y a quelques années.Ils ont discuté musique, sont devenus amis, ont décidé de jouer ensemble.Phil a pris sa guitare, Jacob aussi, et bang, Jérémie a décidé de se joindre à eux en s'installant derrière sa batterie.Depuis, Duke Squad a lancé son album.Grâce au travail de leur infatigable agent François «Franck» Séguin, le groupe vient de signer avec l'agence artistique Morey Management de Los Angeles.«Le fait de signer avec Morey, ça nous a vraiment motivés, et on a composé de nouvelles chansons, conclut Jack, on va en faire une couple au Centre Bell et au National!» Duke Squad le 2 avril en première partie d'Avril Lavigne et le 5 avril, au théâtre National. ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE ÉRIC MANDEL COLLABORATION SPÉCIALE PARIS Q Le titre Accelerate résume assez bien l'esprit de votre nouvel album\u2026 PETER BUCK / Nous n'avons jamais enregistré un album aussi brut, direct et sans fioriture.Nous voulions changer nos habitudes de travail, l'enregistrer vite pour nous mettre en danger et capturer une certaine spontanéité.Dans notre métier, le temps est un luxe dangereux et notre meilleur ennemi.QVous vouliez apporter un démenti à ceux qui affirment que desmusiciens quinquagénaires ne peuvent plus faire du bon rock?PETER BUCK / Pour certains, R.E.M.ne pouvait plus faire un grand album de rock.Nous voulions prouver le contraire.MICHAEL STIPE / L'avis des autres nous importe assez peu.Nous voulions surtout nous prouver que nous étions capables de produire du bon rock.MIKE MILLS / Je tiens à rectifier un point important : je suis seulement âgé de 49 ans (rires).Plus sérieusement, j'avais confiance en la capacité de R.E.M.d'enregistrer un album rock.Quand je joue du rock and roll, je me sens toujours très jeune.Il serait fou de vouloir faire comme si nous avions 20 ans.Rester soimême suffit pour faire du bon rock.Q Vous étiez à ce point énervé par l'état du monde pour livrer un album aussi brut de décoffrage?MICHAEL STIPE / Le titre de l'album décrit bien le temps présent, la vélocité de la vie en 2008.Tout va très vite, trop vite et pas toujours dans la bonne direction.Quand j'étais ado, j'attendais avec impatience de savoir à quoi pourrait bien ressembler le XXIe siècle.J'étais assez optimiste, sans doute trop idéaliste.J'imaginais un monde en progrès, débarrassé du racisme et de la pollution grâce aux énergies de rechange.Je dois l'avouer, aujourd'hui je déchante.Q Vous avez au moins un motif de satisfaction: votre bête noire, George W.Bush, contre qui vous avez fait campagne en 2004, se sera pas le prochain président des États-Unis\u2026 PETER BUCK / Quel que soit le prochain locataire de la Maison-Blanche, il dégage.Et c'est une très bonne nouvelle.Personnellement, je voterais pour Obama.MICHAEL STIPE / Moi aussi.Son discours sur la question raciale marque un tournant dans l'histoire de la politique américaine.Mais quel que soit le nouveau président, les dommages provoqués par huit années de présidence Bush se feront sentir longtemps.Certainement jusqu'à la fin de ma vie.En introduction de la chanson Until the Day is Done, j'ai choisi de citer Sinclair Lewis: «Quand le fascisme arrivera en Amérique, il sera enveloppé dans le drapeau et portera la croix.» Cette phrase résume idéalement la présidence Bush.Q Mr.Richards et Horse to Water sont deux chansons très différentes musicalement.Pop pour la première, garage rock pour la seconde.Mais le thème semble être le même\u2026 MICHAEL STIPE / Oui.En gros, c'est : «Nous avons entendu vos discours et vos mensonges.Nous ne sommes pas dupes et nous n'oublieront jamais .» Il était important de le dire et de le répéter.Regardez l'état de mon pays d'un point de vue économique, social\u2026 Nous sommes un pays avec des valeurs et des idéaux.Et tous ces grands idéaux sont volés, niés et pervertis par de petits politiciens.Je tenais donc à leur adresser ce message dans ces deux chansons.QVous comptez vous investir dans la campagne présidentielle, comme vous l'aviez fait en 2004 en participant à la tournée Vote for Change avec Pearl Jam et Bruce Springsteen?PETER BUCK / Je suis avant tout un simple guitariste.Mais la politique nous intéresse et nous nous sommes toujours engagés.Bien avant le Vote for Change pour soutenir John Kerry face à Bush en 2004.A priori, nous ne recommencerons pas pour cette élection.Mais on ne sait jamais\u2026 MICHAEL STIPE / Vote for Change fut une grande expérience, même si elle ne fut pas très concluante.Nous n'avons pas atteint notre objectif, mais nous avons réussi à sensibiliser beaucoup de jeunes sur l'utilité du vote.Les élections de 2004 ont connu un taux de participation historique et c'est déjà une belle victoire.Toutes les organisations nées avec cette tournée vont avoir une influence réelle sur cette élection.Aujourd'hui, l'internet permet à chacun de se faire une opinion, de l'exprimer, de la partager et de débattre.Il n'y a pas seulement la propagande de Fox News pour vous expliquer le monde.QFace à la répression au Tibet, de nombreuses voix s'élèvent pour réclamer un boycottage des Jeux olympiques en Chine.Vous y seriez favorable?PETER BUCK / Personnellement, je boycotte les produits chinois depuis de longues années.Du moins, j'essaye.C'est ma ligne de conduite.Je ne comprends toujours pas la décision d'organiser les JO à Pékin.Et pourquoi pas en Libye ou en Syrie?«Il nem'appartient pas de dire: Il faut boycotter les JO.» Mais à titre personnel, je ne les regarderai pas.MICHAEL STIPE / Symboliquement, le boycottage des JO serait une décision forte au regard à la puissance économique de la Chine.J'ai toujours milité pour la cause tibétaine et je suis sensible à son mode de lutte non violente.Même si les récents évènements montrent que le dalaï-lama semble dépassé par sa base restée au Tibet.QL'année 2009 marquera vos 30 ans de carrière.Quel est le secret de la longévité?MIKE MILLS / Il faut être chanceux.Et nous sommes un groupe chanceux.Ensuite, il faut travailler très dur.Et nous l'avons toujours fait.Et il faut se donner à fond, dans les bons moments et les épreuves, comme ce fut le cas après le départ de notre batteur Bill Berry en 1997.Pour surmonter cette crise majeure dans l'histoire de R.E.M., il a fallu tout reprendre de zéro, retrouver une alchimie, apprendre à fonctionner à trois et non plus à quatre.Et nous avons réussi car nous placions le groupe au-dessus de tout.PETERBUCK/ C'est vrai que nous avons su éviter tous les pièges du succès et du grand cirque rock and roll.Nous sommes tous vivants, aucun n'est devenu junkie et n'a épousé de top modèle.C'est plutôt rare.MICHAEL STIPE / Nous avons connu un succès massif et commercial après 10 ans d'activité.Et c'est crucial.Cela permet de garder les pieds sur terre.Connaître le succès quand on a 18 ans peut s'avérer fatal.MIKE MILLS / Je suis heureux d'avoir débuté dans les années 80.L'industrie musicale a tellement changé.Je ne pense pas que nous aurions pu mener une telle carrière aujourd'hui.PETER BUCK / À l'époque, nous avions le temps de nous construire et de trouver notre propre identité.Nous avons joué trois ans avant d'enregistrer notre premier album.Aujourd'hui, les jeunes n'ont pas de seconde chance.C'est tout de suite ou jamais\u2026 Les carrières au long cours, c'est fini.J'ignore quel groupe des années 2000 fera encore parler de lui en 2035.Un groupe se forme, met un démo sur le Net, connaît du succès sur la foi d'un seul tube, enregistre un album et se sépare après le deuxième.L'aventure collective au sein d'un groupe, c'est fini.MICHAEL STIPE / Oui, mais il existe heureusement des groupes qui prennent le temps de construire une carrière par la scène.Et cela existera toujours.QDepuis le 24 mars, votre album est disponible en écoute gratuite sur le réseau social iLIKE\u2026 MIKE MILLS / C'est une première pour R.E.M.Les nouvelles technologies sont synonymes de nouvelles occasions.Comme il y a bien longtemps, la radio était une nouvelle occasion marketing.Puis, ce fut MTV et les vidéoclips.Maintenant, c'est l'internet.Et cela nous permet de nouer une interactivité avec nos fans, puisque sur le site, tout le monde peut faire sa propre vidéo de la chanson Supernatural Superserious.PETER BUCK / C'est une nouvelle manière de communiquer.Le problème, dans le business de la musique, est qu'il existe trop d'intermédiaires entre l'artiste et son public: les radios, les critiques, la maison de disques, les magasins\u2026 L'internet permet de courtcircuiter tous ces intermédiaires, c'est idéal.J'ignore quels seront les effets sur les ventes d'albums, mais j'aime ce principe.QLa musique est-elle au centre de votre vie ?PETER BUCK / Pour moi, elle l'est.Quand je ne joue pas avec R.E.M., je joue avec d'autres artistes, comme le songwriter anglais Robyn Hitchcock ou mon propre groupe, Minus 5.Je ne me vois pas faire autre chose que de la musique et je ne sais rien faire d'autre, donc je joue tout le temps.MIKE MILLS / La musique est au centre de ma vie, mais j'ai d'autres centres d'intérêt.J'aime aussi voyager, voir des amis, aller à des concerts\u2026 MICHAEL STIPE / Quand je ne fais pas de musique, je produis des films (NDLR: Velvet Goldmine, Dans la peau de John Malkovich, Saved\u2026).QMichael Stipe, cela vous ennuie que l'on vous interroge toujours sur le sens caché de vos textes mystérieux?MICHAEL STIPE / Cela dépend\u2026 Je pense écrire des textes plus clairs que par le passé.Sur Accelerate, certaines chansons sont limpides, d'autres le sont moins.J'écris toujours sous la dictée de mon inconscient, les meilleurs textes viennent de cette partie de la psyché.Et le job de ma conscience est d'être un très bon éditeur, le traducteur de mon inconscient.Certaines chansons sont directement liées à mes rêves: Submarine sur un monde détruit, post-apocalyptique.Accelerate raconte également un cauchemar, celui d'une chute libre sans fin, éternelle.Un cauchemar partagé par tous (rires).MIKEMILLS / Je les décrirais comme une écriture à la narration non linéaire, très descriptive.Elles ne sont pas ce que l'on peut attendre d'une chanson rock ou pop.Et c'est magnifique.Plus vous les écoutez, plus vous découvrez des choses nouvelles, des sens cachés.Et c'est l'une des raisons de la longévité de nos chansons, le temps permet toujours de les redécouvrir\u2026 QL'album se termine par la chanson I'm Gonna DJ où vous vous mettez en scène en DJ le jour de l'apocalypse.Un vieux fantasme?MICHAEL STIPE / L'idée m'est venue après les manifestations organisées à Seattle contre une réunion de l'OMC en 1999.Dans l'histoire contestataire américaine, nous n'avions rien vu de tel depuis les émeutes raciales des années 60.Le climat était presque apocalyptique et j'ai vraiment cru vivre le dernier jour mon existence.Mais je tenais à en faire une chanson humoristique.Puisque c'est la fin du monde, autant la fêter en musique.Je ne suis malheureusement pas un bon DJ et j'ignore quelles chansons jouer en pareille circonstance\u2026 PETER BUCK / Ne t'inquiète pas, je possède une collection de 20 000 vinyles, dans tous les styles, rock, old jazz, world, hip-hop.Je pourrais toujours te refiler quelques tuyaux.Accelerate, de R.E.M., en magasin le mardi 1er avril.DU ROCK DANSLAFORCE DE L'ÂGE DU PUNK-ROCK À L'ACOUSTIQUE-FOLK, EN PASSANT PAR L'EXPÉRIMENTATION ET DES SONS PLUS ATMOSPHÉRIQUES, LE GROUPE R.E.M.A CONNU PLUSIEURS CHANGEMENTS DE DIRECTION EN PRÈS DE 30 ANS DE CARRIÈRE.POUR LEUR NOUVEL ALBUM, ACCELERATE, MICHAEL STIPE, PETER BUCK ET MIKE MILLS SE SONT CONCENTRÉS SUR LES GUITARES, ONT JOUÉ EN STUDIO COMME S'ILS ÉTAIENT EN CONCERT ET L'ONT ENREGISTRÉ EN NEUF SEMAINES.UN RECORD POUR R.E.M.! ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE Peter Buck, Michael Stipe et Mike Mills, de R.E.M.PHOTO WARNER MUSIC 3551379A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Ross Godfrey, noyau créatif de Morcheeba avec son frère Paul, est au bout du fil.Le groupe vient d'amorcer la tournée de Dive Deep, son disque lancé il y a un mois et demi\u2026 dans une relative indifférence.Dommage.Car l'aquatique et doucereux Dive Deep est probablement le meilleur effort du groupe depuis les succès de Big Calm (1998) et Fragments of Freedom (2000).D'abord parce qu'on y trouve les frères Godfrey en paix.Un état qu'ils n'avaient pas connu depuis le départ de la chanteuse Skye Edwards, en 2005, et que l'enregistrement de The Antidote avec sa remplaçante Daisy Martey ne leur avait pas permis de retrouver.«S'il y a un thème à Dive Deep, explique Ross, c'est celui d'un parcours, ou comment remonter à la surface après avoir atteint le fond.» Tiens donc.Et pourrait-on présumer que c'est le récit électrosoul- pop de votre histoire personnelle?«Ouais, répond Ross.On a connu toutes sortes de hauts et de bas ces dernières années.Problèmes personnels, professionnels, problèmes de drogue.C'est un peu ça, l'album.Vivre avec ses problèmes, se prendre en main et remonter à la surface.» Variété de voix Vu sous cet angle, on comprend mieux pourquoi le duo a choisi de travailler avec plusieurs chanteurs sur cet album, au lieu de compter sur une seule chanteuse.«On se lasse d'entendre toujours la même voix sur un disque, justifie Ross.D'un point de vue créatif, on a fini par comprendre que ça nous limitait.Ainsi, les différentes voix nous donnent autant d'angles en abordant la création de ce disque.C'est comme si on tournait un film, si tu veux.Je crois que ça confère plus de profondeur à l'album.L'important, c'est que l'ensemble ait une certaine cohésion.À cet égard, l'album Rumours de Fleetwood Mac, sur lequel plusieurs voix différentes interprétaient les chansons, est une belle inspiration pour nous.» Les chansons de Dive Deep sont inégales, mais la variété des voix rend l'écoute plus intéressante.On y redécouvre la chanteuse pop-folk britannique Judie Tzuke, «une voix qu'on aime depuis notre jeunesse, dit Ross.Ç'a été un plaisir de travailler avec elle : je trouve qu'elle a une voix qui fait très Morcheeba - je veux dire, c'est moins un son qu'une sorte d'émotion qu'elle transporte, très détendue.» Il y a aussi la jeune Française Manda (elle sera sur scène ce soir), que les frères Godfrey ont engagée après une rencontre sur My Space.Et le Norvégien Thomas Dybdahl, qui chante une reprise élégiaque de Run Honey Run, superbe composition du musicien folk avant-gardiste John Martyn, tirée de son premier album, London Conversation.«Thom nous l'a chantée en studio, comme ça.La version originelle est très pure, dépouillée ; on s'est dit qu'elle pouvait bénéficier d'un peu de contrebasse et d'un rythme plus hip-hop.«Je suis content malgré tout, poursuit le musicien.Nous croyons que c 'est un de nos meilleurs albums, vraiment.Nous aimons notre métier, et essayons de ne pas nous soucier des mauvaises critiques.En vérité, ça ne nous dérange pas vraiment que certains journalistes nous collent encore l'étiquette trip-hop.D'ailleurs, si notre premier album s'inscrivait tout à fait dans ce son-là, Big Calm explorait déjà de nouvelles avenues.Or, il y aura toujours des critiques pour dire que notre musique est dépassée.Tu veux savoir?Je crois que les critiques qui sont toujours à l'affût de la nouvelle tendance sont des gens fondamentalement pessimistes!» Et vlan! Morcheeba, ce soir, 21h, au Club Soda.Rescapé de la vague trip-hop de la fin des années 90, Morcheeba poursuit son petit bonhomme de chemin en renouant avec ses racines pop-groovy.Le groupe britannique présente ce soir, au Club Soda, le matériel de son sixième album, Dive Deep.PHOTO STEVE GULLICK, COLLABORATION SPÉCIALE Le duo britannique Morcheeba, formé des frères Ross et Paul Godfrey, a choisi de travailler avec plusieurs chanteurs sur Dive Deep.«On se lasse d'entendre toujours la même voix sur un disque, explique Ross.D'un point de vue créatif, on a fini par comprendre que ça nous limitait.» MORCHEEBA Second souffle « S'il y a un thème à Dive Deep, c'est celui d'un parcours, ou comment remonter à la surface après avoir touché le fond.» S I LA TENDANCE SE MAINTIENT\u2026.Tous les jours dans 514.985.2258 OPERADEMONTREAL.COM OPÉRA PLUS STARMANIA PLAMONDON/BERGER LA FANCIULLA DEL WEST / LES PÊCHEURS DE PERLES / MACBETH / LUCIA DI LAMMERMOOR ABONNEZ-VOUS SAISON 08/09 3549280A CHAFORUDIBONLANTE KPULYOTSA OU HU KPULYTSA ST-CHRÈME RUDIBONLPAUNTTAEILLEOUC CHAFOUINSIMAGÈNEST-CHRÈME MÉTORFÔSE RUDIBONLANTE ÉPORMYABLE LYSTÉ PHALÈNES PUTAILLE DÉ NORO ST-CHRÈME MÉÉTPOORRFMÔSYEABLE PUTAILLE KEUKEU KLYSTÉ PHALÈNES ST-CHRÈMDÉENORO RUDIBONLANTE ÉPORMYABLE CODDINS PUTAILLE IMAGÈNE UKEU CSHTÉAFOUINS PHALÈNES CHAFOUINS ST-CHRÈME CHRÈME PUTAILLE MÉTORF RUDIBONLANÉPTOERMABLE ODDINS PUTAILLE HUC OUC FOUINSIMAGÈNEST-CHRÈME MÉTORFÔSE PHALÈRNUEDSIPBUOTNALILALNETE HRDÈÉMNEORO MÉÉTPOORRFMÔSYEABLE PUTAILLE HUC KEIMUAKGEÈUNE KLYSTÉ PHALÈNES HRÈMDÉENORO RUDIBONLANTE PUTAILLE IMAGÈNE EU CKHLYASFTOÉUINS HALÈNES CHAFOUINS CRÈME PUTAILLE ST-CHRÈME ST-CHRÈME ÉPORMYABLE C IMAGÈNEST-CHRÈHMUEC MÉTORFÔS HUC RUDIBONLANTE IMAGÈNE DÉPNHOARLOÈNES MÉÉTPOORRFMÔSYEABLE PUTAILLE KEIMUAKGEÈUNE CHAKFLOYSUTINÉS PHALÈNES ST-CHRÈMDÉENORO PUTAILLE IMAGÈNE KEUKEU KLYSÉTPÉORMYABL PUTAILLE KEUK KLYS ST-CHRÈ PUTA IMAGOÈUN CHAFOUINS PUTAILLE PHALIMÈNAEGSÈNE IMAGÈNE REFUS GLOBAL KLYSTÉ KEUKEU HUC HUC HUC ST-CHRÈME KEUK ST-CHRÈME KEUK HUC ÉTORFÔSE ÈME KLYSTÉ REFUS KLYSTÉ ST-CRÈME PUTAILLE KLYRSETFÉUSGLOBAL OUC OUC OOUUCC PUTAILLE CODDINS 16 au 26 avril Billets à tarifs réduits disponibles en prévente seulement.Admission 514.790.1245 admission.com 1345, av.Lalonde, Montréal Guichet 514.521.4493 usine-c.com RÉMYGIRARD CLAUDE GAUVREAU ENCHANSONNE Idée originale Rémy Girard Textes Claude Gauvreau Musique originale Jean-Fernand Girard Mise en scène Normand Chouinard Décor et costumes Jean Bard Eclairages Claude Accolas Vidéo Christian Pomerleau Une production Les Quêteux Lunaires en collaboration avec l'Usine C 3552124A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE ENTRACTE entracte@lapresse.ca ILS, ELLES ONT DIT.«C'est un trou dans ta culture! Tu te reprendras dans deux semaines à L'Étoile, dans le 450.» Robert Charlebois à Geneviève Brouillette, qui lui a avoué ne l'avoir jamais vu en spectacle, à Christiane Charette, sur la Première chaîne de Radio-Canada.«Où est le cardinal Turcotte lorsqu'on a besoin de lui?» Paul Houde, un téléphone cellulaire en chocolat dans la main, qui s'interrogeait sur les valeurs des commerçants à la veille de Pâques, à 3600 secondes d'extase.«You can Barack me tonight.» Obama Girl, chanteuse pulpeuse r'n'b dévouée au candidat à l'investiture démocrate, dont les clips sur You Tube ont été visionnés des millions de fois.«Il faut vraiment que mes soutiens-gorge matchent avec mes bobettes.» Sophie Prégent, pleine de confidences à Bazzo.tv, à Télé-Québec.«C'est toi qui me l'as dit, il y a 30 ans: si on veut bien s'entendre, il ne faut jamais s'écouter.» Judi Richards à Yvon Deschamps, dans le spectacle Judi et Yvon font une scène, sorti en DVD cette semaine.«Y'a juste une fois où l'on a autant vu les images tourner en boucle, c'était celles des tours du World Trade Center.» Guy Fournier à L'avocat du diable, à TQS, qui commente les images de l'attaque du gardien de la LHJMQ Jonathan Roy.Judi Richards et Yvon Deschamps PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE LA PRESSE CANADIENNE BRISBANE, Australie \u2014 C'est au repos et sous antibiotiques que Céline Dion risque de célébrer son 40e anniversaire, demain.En raison de son état de santé, la chanteuse québécoise a dû repor ter quelques concer t s en Austral ie, dont celui de Brisbane qui devait avoir lieu mardi dernier.Céline Dion souffre d'une infection à la gorge et d'une irritation des sinus et des cordes vocales, des problèmes auxquels elle a été confrontée à plusieurs reprises au cours de sa carrière.Engagée dans une longue tournée mondiale, Céline est donc contrainte au repos complet pendant quelques jours.Céline Dion au repos forcé PHOTO REUTERS, ANTONY KAMINJU Céline Dion en concert à Johannesburg, le 14 février dernier.Raoul Sosa à la salle Pierre-Mercure Raoul Sosa célèbre 40 ans de vie artistique au Québec demain soir, à 20h, salle Pierre-Mercure, par un récital au cours duquel le pianiste natif d'Argentine, réduit depuis plusieurs années à tout jouer à la main gauche, offrira six Études de Chopin transcrites par Godowsky pour la «manu sinistra» et accompagnera la violoniste Anne Robert et le bassoniste Mathieu Harel dans des oeuvres de sa composition.\u2014 Claude Gingras FLASH Tous les dimanches dans INFORMATION, PRÉVENTION, SOLUTION Tous les mercredis et samedis dans EN VOYAGE AVEC VOUS Tous les jours dans PLONGEZ DANS L'ACTION ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE 1 2 3 L'AVRIL D'OLIVIER CHOINIÈRE Faste printemps pour l'auteur Olivier Choinière.Sa pièce Félicité (créée à l'automne à La Licorne), sera présentée au Royal Court Theatre de Londres, du 28mars au 26 avril.Intitulée Bliss, cette traduction signée Caryl Churchill (Top Girls) sera mise en scène par Joe Hill-Gibbons.Du 24 au 27 avril, Choinière dévoilera par ailleurs un spectacle déambulatoire dont le départ aura lieu au Théâtre La Chapelle.THÉÂTRE PRINTANIER Du 30 mars au 4 mai, le Théâtre Outremont propose une programmation jeunesse destinée à conquérir le jeune public.Les enfants (et leurs parents!) pourront ainsi partir à l'aventure avec les pièces Capitaine Fracasse, Les flaques, Le saut de l'ange et Vieux Thomas et la petite fée.Pour plus d'infos: www.theatreoutremont.ca TRIO SYLVIE ST-JACQUES DANS L'ANTRE DES GAGNANTS Jusqu'au 3 mai, le Théâtre de l'oeil ouvert présente la comédie dramatique Les gagnants de François Archambault (Cul sec, La société des loisirs, Les frères Laforêt.) Mise en scène par Sébastien Gauthier, cette pièce raconte le destin de Sébastien, un jeune homme entouré de ces fameux «gagnants», et qui peine à trouver sa voie.Ce spectacle, qui réunit les comédiens Vincent Fafard, Janik V.Dufour, Étienne De-Santis Savoie, Benoît Mauffette, Jade Bruneau, Maxime Desjardins et Marie Bouffard, occupe la scène de l'Espace la Risée (1258, rue Bélanger).SYLVIE ST-JCQUES COUPS DE THÉÂTRE Si vous ne connaissez pas Frédéric Blanchette, c'est que vous ne mettez jamais les pieds au théâtre.Cet hiver, cet admirable directeur d'acteurs (qui est aussi auteur et comédien) signe la mise en scène de trois spectacles qui se relaient dans quatre salles montréalaises.La «série Blanchette» a débuté avec À présent, à La Licorne, une pièce que signait sa complice de travail des premières heures, Catherine-Anne Toupin.Puis il y a eu Les grandes occasions, au Rideau Vert, où Denise Filiatrault lui a donné carte blanche pour diriger le tandem Louise Marleau et Gilbert Sicotte et ainsi teinter de son style très personnel la traduction française d'une pièce de Bernard Slade sur la débâcle conjugale d'un couple de boomers.Le cycle de trois culmine cette semaine avec Couples, une suite de courtes pièces produite par sa «famille artistique», le Théâtre Ni plus ni moins, qui prend la petite scène de la salle Jean- Claude Germain.Ce qui distingue du lot le metteur en scène de Cheech : son regard unique et hyper rafraîchissant sur la vie à deux.D'ailleurs, on qualifie de plus en plus Frédéric Blanchette de «nouveau spécialiste du couple contemporain».Le sujet est vieux comme le monde et a été mille fois examiné sous toutes ses coutures, direzvous.Peut-être, mais à l'instar de plusieurs (humoristes, cinéastes, auteurs), Blanchette plonge dans son sujet de prédilection sans jamais verser dans le cliché ou la redite.Dans Le périmètre (à l'automne 2006), il racontait de manière très directe et sans dentelle une histoire de rupture d'un couple tentant de se bricoler un lien cordial pour le bien de leur enfant en garde partagée.Puis, dans L'envie (au printemps dernier), un texte signé Catherine- Anne Toupin, il faisait plonger ses comédiens dans les zones peu fréquentables du désir qui s'exprime par la trahison et les pulsions profondes.Àla lumièredeceque Blanchette a livré avec À présent à La licorne et Les grandes occasions au Rideau vert, on pressent que Couples s'inscrira dans cette lignée de pièces qui dépeint avec justesse et sensibilité les relations complexes des trentenaires.Une génération qui, soit dit en passant, prend de mieux en mieux sa place sur nos scènes, avec notamment l'apport des habitués du Théâtre Ni plus ni moins et autres complices tels que La Manufacture.Blanchette et ses complices comme François Létourneau, Catherine-Anne Toupin, Steve Laplante et consorts font un théâtre branché sur la réalité de leurs pairs.Mais l'intérêt de leurs productions, à mon avis, réside surtout dans leur souci de raconter de bonnes histoires.Les histoires d'amour finissent mal?Tant pis, dit Blanchette, pour qui les galères conjugales sont un prétexte comme un autre pour faire du bon théâtre.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : sstjacqu@lapresse.ca Mettre en scène la vie conjugale Ce qui distingue du lot le metteur en scène de Cheech : son regard unique et hyper rafraîchissant sur la vie à deux.D'ailleurs, on qualifie de plus en plus Frédéric Blanchette de «nouveau spécialiste du couple contemporain ».CETTE SEMAINE Oreille, tigre et bruit, au Théâtre d'Aujourd'hui, du 1er au 26 avril Couples, à la salle Jean-Claude Germain, du 1er au 19 avril Macbett, dans la salle intime du Prospero, du 1er au 26 avril SYLVIE ST-JACQUES CRITIQUE Les habitués de l'Espace Libre ne s'étonnent plus des métamorphoses et des débordements imaginatifs des gars du Nouveau théâtre expérimental.Aussi, ne seront-ils pas surpris de voir la scène caméléon du théâtre de la rue Fullum transformée en salle des urgences.Pour Sacré coeur, on est donc accueilli par Alexis Martin qui, en costume d'infirmier, nous invite à prendre place dans les gradins ou, si on a de la chance, sur une civière ou dans un fauteuil roulant.Mais sous l'arsenal médical, les rideaux d'hôpital, les projections rigolotes et les techniques de réanimation exécutées par des acteurs bien entraînés (!), Sacré coeur est d'abord et surtout une sacrée bonne histoire.Le genre que l'on offre à voir trop rarement au théâtre.Alexis Martin et son partenaire d'écriture, le médecin urgentologue Alain Vadeboncoeur, ont mis en commun leurs talents respectifs pour tisser un récit d'humanité découpé par l'histoire de chaque «cas» qui échoue en une nuit aux urgences.On repère très rapidement l'humour dérisoire du premier, son attirance pour le poétique et l'irrationnel, son habileté à créer des situations et des personnages capables de comique et de tragiques.Puis, il y a Alain Vadeboncoeur.Le fils de l'écrivain et essayiste Pierre Vadeboncoeur qui, depuis 20 ans, se démène dans une salle des urgences.Son contact avec cette réalité est palpable dans les actions comme dans la psychologie des personnages.En infirmière et en médecin, Hélène Florent et Luc Picard ont intégré les gestes, les discours, les émotions, l'épuisement et la compassion de ceux qui, toute la nuit, soignent les malades.Les patients - incarnés par Alexis Martin, Muriel Dutil et Jacques L'Heureux, qui en campent chacun plusieurs - sont tous aussi singuliers qu'authentiques.On ne le dira jamais assez : Muriel Dutil est une formidable comédienne.La dame nous démontre encore une fois l'ampleur de son registre, en devenant une vieille dame confuse qui ne se souvient plus pourquoi elle s'est rendue à l'hôpital, en adepte névrosée des médecines douces, en cardiologue rationnelle et en infirmière maternante.Bien sélectionnés, les autres comédiens exécutent aussi efficacement leurs fonctions et révèlent sans effort tout le travail de recherche qui a précédé la création de Sacré coeur.Parce qu'au-delà du fait divers - une dame de 92 ans qui survit sur la table de réanimation, une gamine de 8 ans qui trépasse sous nos yeux, un poète en délire mal diagnostiqué - Martin et Vadeboncoeur s'aventurent dans des pistes de réflexion très riches.Par le truchement d'une mise en abyme où un personnage de comédien (L'Heureux) investit la salle des urgences pour «apprendre » à mourir, le tandem touche à une question fondamentale : la représentation de la mort dans la fiction.Avec une bonne dose d'humour, ils rendent ainsi hommage à ceux qui, tous les jours, côtoient la mort de près.La mort ordinaire, celle qui survient malgré l'acharnement du personnel médical à retrouver un pouls.Et la vie aussi, qui surgit contre toute espérance grâce au «miracle de la médecine.» En dépit de ses quelques défauts - les concepteurs ont cédé à l'attrait du divertissement, en s'abstenant de supprimer certains extraits vidéo et scènes superflus - Sacré coeur reste une rencontre très réussie entre le théâtre et la réalité quotidienne d'une salle des urgences.Après une telle expérience, la salle d'attente des urgences près de chez vous apparaîtra comme la plus captivante et dramatique des scènes.Sacré coeur, d'Alexis Martin et d'Alain Vadeboncoeur, mise en scène d'Alexis Martin, jusqu'au 19 avril à l'Espace Libre.SACRÉ COEUR Sacré spectacle ! PHOTO ROBERT ETCHEVERRY, FOURNIE PAR LA PRODUCTION L'expérience de l'urgentologue Alain Vadeboncoeur, coauteur de la pièce, teinte admirablement le jeu des acteurs.Ci-dessus, Muriel Dutil, Jacques L'Heureux, Luc Picard et Hélène Florent. Kent nagano, directeur musical En collaboration avec présenté par Evgeny Kissin: pour la première fois avec l'OSM! Né à Moscou, Evgeny Kissin est un des plus grands pianistes de notre époque.Sa musicalité, la profondeur et la poésie de ses interprétations et son extraordinaire virtuosité font de lui une véritable star de la scène musicale.Pour ses débuts avec l'OSM, il interprète le Deuxième Concerto de Brahms, un des sommets du répertoire.Mar Di 1er MEr CrEDi 2 Avril 20 h Kent n Ag Ano, chef d'orchestre evgeny Kissin, piano Br Ahms, Concerto pour piano nº 2 r.str Auss, Symphonie Alpestre Soirée du 1er présentée par Soirée du 2 présentée par saison 2008-2009 maintenant dévoilée sur osm.ca Billets : 514.842.9951 -osm.ca Tarif spécial pour les 18-34 ans 3551705A KAAMOS, ARBOS ET DANZ PHOTO: SERGUEI ENDINIAN DANSEUR: ANTHONY BOUGIOURIS EXTRAITS VIDÉO AU GRANDSBALLETS.COM Causeries 19 h à 19 h 30 / Billets à partir de 20$ / Groupes 514 849-0269 COMMANDITAIRE DE SAISON 3, 4, 5, 10, 12 AVRIL 2008 | 20 H 3551707A ARTS ET SPECTACLES DANSE ALINE APOSTOLSKA COLLABORATION SPÉCIALE « Je travaille beaucoup, mais je ne dirais pas que je travaille fort.» D'emblée, Ohad Naharin tient à faire la distinction tant il veut marquer la différence entre intensité et difficulté de travail : «Je suis tellement privilégié de faire ce que je fais que je n'ose jamais dire que je travaille fort.C'est une passion avant tout, une passion partagée avec les danseurs.» Et avec le public, les publics plutôt, car s'il invente des pièces exclusivement au sein de sa propre compagnie, la Batsheva Dance Compagny, ses pièces non seulement tournent à longueur d'année, mais sont reprises par des compagnies plus prestigieuses les unes que les autres.Il avoue néanmoins un certain attachement aux GBCM: «J'aurais pu simplement envoyer mes assistants ici, mais j'ai décidé de venir parce que j'aime retrouver cette compagnie avec laquelle il existe un lien de confiance, d'une part parce que je travaille avec Gradimir (Pankov) depuis longtemps, mais aussi parce que j'apprécie les danseurs.Je les trouve intelligents, ouverts et généreux.Je sens que nous partageons le même esprit.» Et pour lui, l'esprit, c'est l'essentiel : « J'apprécie que l'on parle d'esprit et non de style, car pour moi la danse vient d'un état spirituel.» Il se situe loin de toute stylistique, de toute idée de joliesse décorative ou divertissante.Lui, revendique l'inverse: «Outre la dimension technique en soi, une grande partie de mon travail avec les danseurs consiste à les motiver à retrouver leur instinct animal, à abandonner le plus possible toute ambition de beauté ou d'inutile décoration.La danse est très loin de tout cela.La danse, c'est plus une question de partage de valeurs humaines que de perfection physique.» Parcours créatif Formé au cla ssique à la Julliard School, danseur pour Martha Graham, mais aussi pour le Ballet du XXe siècle de Maurice Béjart, Ohad Naharin développe depuis le début des années 80 un langage chorégraphique excentrique, astucieux et d'une musicalité naturelle, qui nous plonge dans l'intimité des choses.De 1980 à 1990, il a dansé à New York auprès de sa femme, qui a succombé à un cancer en 2001.En 1990, il a pris la direction de la Batsheva, retournant à ses sources premières, mais avec un sacré bagage.D'année en année, de pièce en pièce, il a même inventé le gaga, langage gestuel exubérant et énergique, élaboré pour ses interprètes et destiné à aiguiser la perception sensorielle, encourager l'usage de l'imagination, améliorer l'agilité, la souplesse et l'efficacité du mouvement.C'est cela, sa façon d'amener les danseurs dans son univers.On attend beaucoup de sa nouvelle pièce commandée par les GBCM, Danz, collage inédit de cinq oeuvres, une sorte de florilège de son parcours créatif de la dernière décennie: «Je voulais présenter les différentes écritures gestuelles développées avec les ans.J'ai choisi des séquences que j'ai déconstruites puis reconstruites pour que cela devienne une seule oeuvre fluide, le fil conducteur étant notre capacité à nous aimer les uns les autres.J'ai cherché l'équilibre entre la tension et la réconciliation.» Outre cette oeuvre originale, la soirée proposera aussi la reprise de Kaamos, une pièce atmosphérique sur le thème de l'ambiguïté, et d'Arbos, un ballet explorant le domaine viscéral des pulsions, de la passion et du désir.Un programme qui permettra d'apprécier l'éclectisme des GBCM.On l'aura compris: Naharin se consacre à l'humain et la danse est son véhicule privilégié.Il n'a d'ailleurs pas hésité à critiquer ouvertement certaines actions de son pays, Israël, à travers ses créations.«Mais je crois quand même au dialogue pour faire avancer les choses », conclut-il.Kaamos, Arbos et Danz, d'Ohad Naharin avec les GBCM, les 3, 4, 5, 10 et 12 avril, 20h, à la salle Maisonneuve de la Place des Arts.OHAD NAHARIN Valeurs humaines à partager PHOTO FOURNIE PAR LES GRANDS BALLETS CANADIENS DE MONTRÉAL Ohad Naharin se dit très attaché aux Grands Ballets canadiens de Montréal.«J'aurais pu simplement envoyer mes assistants ici, mais j'ai décidé de venir parce que j'aime retrouver cette compagnie avec laquelle il existe un lien de confiance, d'une part parce que je travaille avec Gradimir (Pankov) depuis longtemps, mais aussi parce que j'apprécie les danseurs.Je les trouve intelligents, ouverts et généreux.Je sens que nous partageons le même esprit.» Le chorégraphe israélien Ohad Naharin crée uniquement pour sa compagnie, mais adapte ses créations pour de multiples autres.Il entretient des liens privilégiés avec les Grands Ballets canadiens, qui comptent plusieurs de ses pièces à leur répertoire, dont la célèbre Minus One.Le voici de retour avec Danz, une oeuvre construite comme un puzzle à partir de cinq autres.« J'apprécie que l'on parle d'esprit et non de style, car pour moi la danse vient d'un état spirituel.» ARTS ET SPECTACLES TÉLÉVISION LOUISE COUSINEAU TÉLÉVISION Tout le monde se demande un jour ou l'autre pourquoi leur copain Untel est avec Unetelle.Pourquoi le prince Charles est-il tombé amoureux fou de Camilla alors qu'il avait la belle Diana sous la main ?Pourquoi Carla Bruni avec Sarkozy, John Lennon avec Yoko Ono?Les mystères des couples restent plus impénétrables et surtout plus fascinants que celui de la Sainte Trinité.Les couples mal assortis, c'est l'un des charmes de Rumeurs, la comédie d'Isabelle Langlois qui finit pour toujours ce lundi à 19h30.Rappelez-vous l'attirance mutuelle de Benoît et d'Esther dès le premier épisode.Leurs querelles, leurs départs et leurs réconciliations parce que ces deux êtres si différents étaient faits l'un pour l'autre.Mais que l'arrimage a été délicieusement compliqué! Et voilà que Benoît est revenu seul de la Suisse, Esther étant restée s'occuper des bébés.Lundi, vous verrez comment ça se règle ou pas.Incidemment, si Esther n'était pas là, c'est que son interprète Lynda Johnson accouchait durant le tournage des deux derniers épisodes.Vous demandez-vous combien de temps cette chipie de Sandra endurera les boîtes de livres de Pierre- Paul qui s'entassent dorénavant dans son salon?Mais que lui trouve Pierre-Paul pour être si patient avec elle.Et si fâché quand il découvre que Benoît, son ami depuis 30 ans, s'est confié à Hélène plutôt qu'à lui sur ses difficultés conjugales.L'amitié, c'est plus fort que l 'amour.En tout cas , dans Rumeurs, cela dure plus longtemps.C'est toujours ça de pris.Anne-Sophie, l'ex de Benoît, s 'est mise en ménage avec Sabin, un amorphe total, tout le contraire de Benoît le fantaisiste.Et ça marche! Même cette dure à cuire de Mme Lauzon accepte l'amour et les tapes sur les fesses de Gilbert l'intellectuel épais et toujours paqueté.Le titre de son nouveau magazine, Piranha, en dit long sur sa personnalité décapante.Hélène et Christian Bergeron ont aussi formé un couple désassorti, mais que le sexe a fortement satisfait.Pour combien de temps?Voilà à quoi nous penserons les soirs à la chandelle au coin du feu.Une idée comme ça : pourquoi ne pas nous ramener les personnages dans une spéciale d'ici un an ou deux?Le retour des exclus lors des deux derniers épisodes a été tellement satisfaisant.Les personnages secondaires de Mme Langlois avaient souvent un punch étonnant.La psychologue plus folle que ses patients, par exemple.Elle a sur eux un ascendant étonnant.Pourquoi ?Je vais demander à mon psychiatre.J'aurais tellement aimé parler à l'auteure Isabelle Langlois.Mais elle est en sabbatique en Amérique du Sud, me dit son producteur Jocelyn Deschênes.Ma question: va-t-elle écrire une autre série?Elle a un projet en chantier me répond le producteur, mais impossible d'avoir des précisions.Mme Langlois, envoyez-moi un courriel pour me rassurer.J'aime votre écriture et votre façon de nous présenter ces jeunes quadragénaires qui se cherchent toujours.En deuil d'Annie aussi ce lundi Dur lundi pour les téléphages.Trois départs d'un coup.Rumeurs nous quitte pour toujours à 19h30 à Radio-Canada et Annie et ses hommes nous quitte jusqu'en septembre à 20h à TVA.Et à 21h, Tout sur moi nous quitte aussi.Ce devait être une rupture définitive, mais les fans et les journalistes ont tellement hurlé que Radio-Canada a laissé vivre le trio.Le grand patron Mario Clément, qui a toujours affirmé qu'il aimait les projets audacieux, mettait à mort une série extraordinaire pour des raisons nébuleuses.Allez donc comprendre ces gens-là! En ouverture d'Annie, son mari Hugo ferme la télé en disant : » J'hayis ça les happy ends» ! Bien sûr, cela nous annonce quelque chose.Mais quoi?Je ne vous le dirai sûrement pas, vous allez me dire que j'ai gâché votre plaisir et vous aurez raison.L'univers chaleureux créé autour d'Annie par Annie Piérard et Bernard Dansereau est remarquable.On se demande comment Rosalie et Renaud, les deux déficients mentaux, se remettront de leurs coeurs brisés.On veut savoir si Maxime pardonnera à son père d'avoir accompagné sa blonde à la clinique d'avortement sans le prévenir.Et Éric, le courailleux, tombera-t-il dans les bras de son ex avec qui il compose un duo?On sait que Josée, la blonde d'Éric et mère de ses deux jumeaux, est un personnage.À la fois sotte, bonne, perfectionniste et bouchée.Ces temps-ci, elle fantasme sur le pédiatre de ses bébés.Alors qu'Éric, qu'on croyait enfin stabilisé, voudrait bien faire l'amour avec elle.Josée refuse.Le pivot de cette histoire c'est Annie la chaleureuse, si bien interprétée par Guylaine Tremblay.Je me souviens d'une courte scène cette saison.Sa grande fille adoptive Marion lui demande à brûle-pourpoint - comme le font les vrais ados, toujours au mauvais moment - si sa mère l'aime autant que Maxime, son fils naturel.La réplique d'Annie était simple et tellement émouvante.«Quand j'ai pris Maxime dans mes bras la première fois, j'ai su que je l'aimerais toujours.Cela a été la même chose avec toi Marion.Je voulais pour toi une vie que j'aiderais à rendre la plus heureuse possible.» Je vous promets quelques moments émouvants lundi soir.Pourquoi la télé de la SRC n'a pas couvert le procès du patron?La Presse et Le Journal de Montréal ont suivi assidûment le procès de Mario Clément, le directeur des programmes de Radio-Canada poursuivi pour 4,3 millions par les producteurs de la série Félix Leclerc, que M.Clément a qualifié d'archimauvaise lors d'une conférence de presse organisée deux jours après la première.TVA s'est aussi intéressée à l'affaire, mais pas TQS.Pourquoi la télévision de Radio-Canada n'a-t-elle pas couvert le procès qui portait sur une série payée par nos taxes diffusée à un réseau fortement subventionné par nos taxes aussi?Jeudi, le relationniste Marc Pichette a d'abord dit que la décision de ne pas couvrir n'a pas été imposée par la haute direction, mais qu'il s'est agi d'une décision éditoriale des patrons de l'information télé.Il a précisé que la radio de Radio-Canada a couvert quelques épisodes de la procédure: le témoignage de Lucien Bouchard et de Denys Arcand pour la poursuite et celui de Mario Clément en défense.Il a ajouté que le site internet a aussi parlé de l'affaire.Les reporters de Radio-Canada ont dû être à la fois soulagés de ne pas marcher sur des oeufs, et outrés qu'on ne fasse pas confiance en leur objectivité.M.Pichette a conclu en disant qu'il n'est pas exclu que la télé couvre le verdict du juge Richard Wagner.Quel qu'il soit, a-t-il ajouté.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : lcousine@lapresse.ca RUMEURS Les couples mal assortis font de la bonne télé ! VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA Hélène (Geneviève Brouillette) et Christian Bergeron (Rémi-Pierre Paquin) ont formé un couple désassorti, mais que le sexe a fortement satisfait.SAMEDI 29 MARS 400 fois Québec 5 sur 5 Le Téléjournal Pendant ce temps.3600 secondes d'extase Le moment de vérité Dre Grey, leçons d'anatomie / Izzie aimerait que George reste au Seattle Grace.Le Téléjournal Détect.inc./ Bob, encore sous les griffes de Mauve, est toujours hanté par Cynthia.QUAND L'HABIT FAIT L'ESPION (5) avec Richard Grieco, Gabrielle Anwar et Linda Hunt.(16:30) Le TVA 18 heures COLLÉ À TOI (5) Comédie de Bobby Farrelly et Peter Farrelly avec Greg Kinnear, Matt Damon et Eva Mendes.\\ Les aventures professionnelles et amoureuses de deux frères siamois à Hollywood.LES CHRONIQUES DE RIDDICK (5) avec Vin Diesel, Colm Feore et Thandie Newton.\\ Un fugitif poursuivi par des chasseurs de prime aboutit sur une planète pacifique menacée par l'armée d'un despote.(20:45) BLESSURES FATALES (6) (23:45) Qu'est-ce qui mijote Le Journal Drôle, Drôle, Drôle CHEF DE L'ÉTAT (5) avec Chris Rock, Dylan Baker et Lynn Whitfield.\\ Un conseiller municipal afro-américain au style débraillé est désigné par son parti comme candidat aux élections présidentielles.LE RETOUR DU NOUVEAUVOISIN (5) avec Bruce Willis.\\ Pour sauver son épouse kidnappée par un gangster hongrois, un dentiste obtient l'aide de son ancien voisin, un tueur à gages à la retraite.Le Journal La Villa des plaisirs COURSE FOLLE (5) avec J.Cleese Le Code Chastenay / Le télescope James Webb; la prière a-t-elle un pouvoir?Malcolm Gang de rue Doc Monde / Sierra Leone.Doc Monde / Congo Planète bleue / Pour la peau d'un âne Belle et Bum / Vincent Vallières, Luc De Larochellière, Michel Lamothe COMMENT J'AI TUÉ MON PÈRE (4) avec Michel Bouquet.\\ Un réputé gérontologue est déstabilisé par le retour de son père médecin.Women's Curling (14:30) Sat.Report Hockey Tonight Hockey / Canadiens - Maple Leafs Hockey / Oilers - Flames Sue Thomas: F.B.Eye CTV News Sportsnight W-Five / Monster in the Family Whistler Law & Order: SVU Law & Order News CTV News .Guy (16:00) Global National House, Home Focus Montrreal Global Currents Painkiller Jane / Deux épisodes .Dangerous True Pulp.News Final Sat.Night Pub ABC News Ebert & Roeper News .Raymond CATCH ME IF YOU CAN (3) avec Leonardo Di Caprio, Tom Hanks Sex and the City The Road to the Final Four NCAA Basketball Championship / Finales régionales: Xavier - UCLA ET Louisville - North Carolina News Late Night NBC Golf / Zurich Classic (15:00) News NBC News Stargate: SG-1 Law & Order: CI Law & Order: SVU Law & Order Sat.Night Roadside.Rustic Living Art Express Mountain Lake .Antiques Antiques Roadshow Keeping up.As Time goes by / Deux épisodes Waiting, God World News Soundstage Antiques Roadshow Lawrence Welk Show / Roses As Time goes Keeping up.Are.Served Vicar of.Great Performances / James Taylor: One Man Band Austin City Limits / Juanes Antiques.THE MATRIX (3) avec Keanu Reeves, Laurence Fishburne TRUE LIES (4) avec Arnold Schwarzenegger, Jamie Lee Curtis Flip this House La boîte à souvenirs Marguerite Volant Pour l'amour du country Viens voir./ Paul Hébert Toute une soirée./ Céline au Stade de France Pavarotti, le dernier ténor .(15:00) Arts & Minds Bravo! Videos Cirque Orchestra Persee / Opéra The Cult of Walt: Canada's.Autopsie / Jalousie mortelle Humour mental Drôle, monde .fou! La vraie nature de.Humour mental Mayday / Attaque à Bagdad Webdreams CABARET (15:50) LE TEMPS DU ROCK'N'ROLL LOUP LES MINES DU ROI SALOMON (22:10) / YEUX DE SERPENT (23:50) Mayday How it's Made / Deux émissions What's that about?/ Casino Dirty Jobs / Chinatown.Last One Standing / Mongolia Criss Angel: Mindfreak Myth Busters / Hollywood 50 heures de vacances .campagne Adoptez.Planète, furie Évasion sur glace Destination.Ontario Kim (17:12) .(17:39) Sadie (18:06) Flight (18:31) .(18:57) Zoey (19:22) Zack (20:12) .(20:36) NOW YOU SEE IT (5) avec Alyson Michalka Movie.SPY HARD (5) (22:46) .(15:00) Friends That '70s Show / Deux épisodes Two and a Half Men Cops / Deux émissions America's most Wanted News Family Guy Mad TV La loi du colt Kaamelott Les deux font Enquête Champlain Chantiers / La route des pylônes NCIS VOLONTÉ DE FER (5) avec Hilary Swank, Frances O'Connor Digging for the Truth Re-Inventors .Legends Rome / The Spoils Robin Hood: The First Outlaw RED CORNER (5) avec Richard Gere, Bai Ling Masterminds LA CELLULE (4) avec Jennifer Lopez (16:00) Max Week-end Les dernières 24 heures de.Plus riche que toi Liaison.Style de star Hollywood extrême M.Net Pimp mon char La prochaine top modèle.Matche-moi.L'Heure Rencontre Coup de foudre Présentation spéciale / Profession VJ Hogan.Pimp mon char Le Pont Ciao Montreal La Caravane From Egypt.Magazine libanais .afromonde Parsvision Teleritmo Foco Latino Noir de monde Téléjournal La Facture La Semaine verte Journal RDI .l'Histoire Une heure sur terre Téléjournal Enquête La Facture Téléjournal .l'Histoire Les Experts New York 911 Godiva's Miss Météo Voisins.Juste Cause Bones Dossiers classés PARANOÏAK (16:05) AU-DELÀ DE LAMORT (17:55) TAXI 4 MONSIEUR BROOKS (21:05) LA CITÉ PERDUE (23:10) Jekyll Prime Suspect NEWWATERFORD GIRL (4) avec Liane Balaban, Tara Spencer Nairn G-Spot Billable Hours Damages SEX & LUCIA (5) avec Paz Vega Moitié.Cinémission .Choux Lili Gens.terre Y paraît que.Clubs de jazz de New York CEUX QUI M'AIMENT PRENDRONT LE TRAIN (4) avec Valeria Bruni Un monde de passions Flip that House Property Ladder Moving up Flip that House Trading Spaces Moving up Flip that House SCOOBY-DOO ET LE RALLYE DES MONSTRES (6) Dessins animés Kappa Mikey Billy & Mandy 6TEEN Blaise.blasé Les Simpson Punch South Park Clone High Les Simpson Les Décalés.Coupe de la ligue (15:50) Maison.(18:10) Journal FR2 Survivre / Grizzli Les stars chantent ensemble contre le sida / Francis Cabrel, Isabelle Boulay / .(22:20) .(22:40) Le Journal .pas couché En quête de beauté Debbie rénove Décore ta vie Airoldi.Bye-bye maison! Des idées.On a échangé nos mères Super Nanny Dépendance maudite Le Lab Baromètre Parole et Vie Vert tendre Le Zarts / Le Zarts: studio Razzia Prenez garde.La Relève JPR Le 9,5 Ma 1re PDA Arshitechs.Baromètre Stan.stars Changement Smallville Wildfire La clique de Brighton Samantha Parents.Frank vs Girard Presserebelle.Degrassi, la nouvelle génération .c'est fait .chercheuse Bouche-trous Jobs de bras Monstres mécaniques Mélinda, entre deux mondes Dead Zone RÉTROACTIF (5) avec James Belushi, Kylie Travis Golf / Classique Zurich (15:00) Sports 30 Avant-match Hockey / Canadiens - Maple Leafs Débat (21:45) Sports 30 Arts martiaux mixtes - UFC Soccer / Toronto - Columbus (16:00) Hockeycentral Saturday NBA XL Basketball / Suns - Nets Fulltiltpoker.net Sportsnet Connected Boxing (16:00) Sportscentre IRL Auto Racing: Preview IRL Auto Racing / Miami Indy 300 Sportscentre Cagefighting Best! Movies!.Le TVA (23:15) 556 \u2014 67 180 \u2014 201 137 \u2014 \u2014 \u2014 9 9 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO CBC CTV-M GBL-Q ABC CBS NBC PBS-P PBS-B A & E ARTV BRAV CD CinéPOP DISC EV FC FOX HI HIST MMAX MP E! MTL RDI S+ SE SHOW TFO TLC TTF TV5 VIE VOX VRAK RDS SPN TSN SRC TVA TQS TQc museumsnature.ca 514 872-1400 Un rendez-vous tropical parmi des milliers de papillons exotiques! En vedette cette année : les papillons africains Papillons en liberté 21 février au 27 avril Grande serre du Jardin botanique Mardi au dimanche, de 9 h à 17 h Le Temps des sucres au Jardin\u2026 une expérience délicieuse en pleine ville ! Les fins de semaine du 15 mars au 13 avril 3544573A Dévoiler ou dissimuler ?690, rue Sherbrooke Ouest 514 398-7100 Métro Mc Gill LÀ OÙ l'histoire PREND vie www.musee-mccord.qc.ca Une exposition provocante sur la pudeur, l'audace et la mode.3543898A ARTS ET SPECTACLES ARTS VISUELS JOCELYNE LEPAGE Au moins trois expositions en ville ces jours-ci parlent de Montréal.La plus touchante est celle d'un jeune homme, Jogues Rivard, qui parcourt avec son appareil photo les édifices et tunnels abandonnés aux intempéries et autres squatteurs.On dirait qu'il en cherche l'âme.L'âme d'écoles dont il reste un vieux Christ en plâtre, défiguré, abattu sur le plancher ; l'âme d'un hôpital dont les murs s'écaillent comme de vieilles peaux et où résiste dans sa dernière position, une table d'opération; l'âme d'un bâtiment industriel dont les plafonds font penser à ceux d'une cathédrale comme c'est le cas du silo no 5 dans le Vieux-Port.La galerie Monopoli, spécialisée en architecture, consacre à «l'aventurier des bâtiments perdus» une bien belle première exposition, jusqu'au 10 mai.On aimerait qu'il en sorte un livre.Le silo n o 5, un des plus vieux bâtiments industriels de Montréal, devrait être détruit, disent certains.Il est immense.Il cache la vue sur le fleuve.L'espace qu'il occupe se prêterait à tellement de projets rentables.Mais on comprend en voyant les photos de Jogues Rivard l'intérêt que lui porte le Musée d'art contemporain qui aimerait s'en emparer pour en faire un musée d'art moderne.Imaginez ce que de tels ces espaces pourraient inspirer aux artistes contemporains qui font toujours de plus en plus grand! Le projet du MAC est présenté parmi une cinquantaine d'autres à la place Desjardins jusqu'à lundi.Ce n'est pas le projet le plus avancé ni le mieux soutenu parmi tous ceux qui s'y trouvent, mais il fait rêver.Sont donc réunis, sur la Grande place, un nombre étonnant de projets qui devraient changer le visage de Montréal.Il y a bien sûr les grands projets institutionnels comme la construction du CHUM et celui du Centre de santé de Mc Gill.Il en est un qui presse, si l'on veut boucher le trou laissé par la démolition récente des anciens bars de danseuses, à l'angle de la rue Sainte-Catherine et du boulevard Saint-Laurent : c'est le projet de l'Entrée du Quartier des spectacles, un édifice qui servira de vitrine culturelle et qui comptera un bistro, une librairie, des espaces pour les organismes culturels.Et dont le toit sera vert.L'Entrée n'est qu'un élément pa rmi les autres projets du Quartier, notamment la Place des festivals, l'Adresse symphonique.Les projets des 25 prochaines années de Montréal sont présentés par des affiches, des maquettes, des documents visuels sur écran tactile.Si l'on y trouve les projets d'agrandissement de l'Université Concordia - un quartier au complet - et celui de l'Université de Montréal pour un autre quartier, cette fois dans Outremont, et le projet de redéveloppement (sic) du site de Radio-Canada - il y a aussi des projets privés de condos écologiques «où les frontières s'effacent entre l'intérieur et l'extérieur» et de «maisons durables».Cette présentation est faite par Robert G.Vézina, une entreprise de communication.Ce n'est pas une exposition comme nous les offrent habituellement les musées.On s'y perd un peu.Tant de projets rassemblés dans un si petit espace! Mais Montréal, qui a parfois des allures de ville bombardée, en sort ici particulièrement dynamique.C'est d'un autre Montréal qu' il s'a g it à la Ga l e r i e Leonard&Bina Ellen de l'université Concordia.Le commissaire et artiste Andrew Hunter a fouillé dans les collections disparates du musée pour y trouver des oeuvres servant à accompagner ses propres souvenirs du Montréal de la fin des années soixante.Pour cet artiste qui avait 4 ans en 1967, Montréal était alors le symbole «viril» d'une ville progressiste et moderne dont il s'est fait une image à partir de livres sur les Habs (le Canadien), d'un numéro du National Geographic consacré à Montréal et à l'Expo 67 et autres cartes postales ou instantanés pris par une amie de sa mère dont il avait visité l'appartement dans son enfance.Une exposition très personnelle qui permet de placer dans un contexte inusité des oeuvres de Molinari, Serge Lemoyne, Yves Gaucher, Denis Juneau, Henry Saxe, Walter Wildwood, Françoise Sullivan et autres aux côtés d'agrandissements de photos de couvertures ou d'images prises dans des livres et revues et autres artefacts nobles ou moins nobles comme des petites photos décolorées.> Jogues Rivard, aventurier des bâtiments perdus, jusqu'au 10 mai, à la galerie Monopoli, 181, rue Saint- Antoine Ouest, Palais des congrès.Ouvert du mercredi au vendredi, de 13h à 18h, le samedi, de 13h à 17h.Entrée libre.> Montréal du futur, place Desjardins, jusqu'au 31 mars.Ouvert vendredi de 9h à 21h; samedi et dimanche, de 9h à 17h et lundi, de 9h à 16h.Entrée libre.> This is Montréal ! de Andrew Hunter, jusqu'au 19 avril à la galerie Leonard&Bina Ellen, Université Concordia, 1400, boul.De Maisonneuve Ouest.Du mardi au vendredi, de midi à 18h; le samedi, de midi à 17h.Entrée libre.Du Montréal défiguré au Montréal utopique Trois expositions en cours montrent trois visages différents de Montréal.La première en expose les cicatrices.La deuxième fait voir ce qu'elle pourrait être dans les 25 prochaines années.Et la troisième propose une vision personnelle du Montréal de l'époque bénie d'Expo 67.PHOTO TIRÉE DE L'EXPOSITION JOGUES RIVARD, AVENTURIER DES BÂTIMENTS PERDUS Le photographe Jogues Rivard s'immisce dans les édifices désaffectés et autres lieux quasi inaccessibles de Montréal pour les révéler au public.PHOTO FOURNIE PAR LE MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN Le Musée d'art contemporain de Montréal a présenté un projet pour s'établir dans l'ancien silo no 5.Cette illustration fait partie de l'exposition Montréal du futur à la place Desjardins.L'espace qu'occupe le silo no 5 se prêterait à tellement de projets rentables.Mais on comprend en voyant les photos de Jogues Rivard l'intérêt que lui porte le Musée d'art contemporain qui aimerait s'en emparer pour en faire un musée d'art moderne.Un cabaret «poélitique» et «réfolutionnaire» Le trublion François Yo Gourd, qui se définit lui-même comme un « foulosophe, niaisologue et apprenti décepteur », invite, le mardi 1er avril, à faire fondre les idées maussades avec l'arrivée du printemps.Au Lion d'or, il propose de participer à un acte politique en assistant à son neuvième cabaret d'incantation à la folie, sur le thème cette fois-ci de la «Poélitique et Réfolution ».Dès 20 h, l'agitateur convie un large éventail de personnalités : Stéphane Crète, Didier Lucien, Paul Chamberland, Lou Babin, Ève Cournoyer, Jérôme Minière, Salome Corbo, Les Abdigradationnistes\u2026 et bien d'autres.Dès 23 h, place au «Bal de la réfolution » mené par La Fanfare Pourpour, Toile de fond, Armand Vaillancourt, Maître sans cérémonie et François Yo Gourd, lui-même! Une fête nourrie d'improvisations et de performances folles.- Annabelle Kempff C L A S S IQUE CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Ensemble instrumental.Mozart, Beethoven, Schubert : 20 h.MONUMENT-NATIONAL L`Heure espagnole (Ravel), Il Segreto di Susanna (Wolf-Ferrari).Atelier lyrique de l`Opéra de Montréal.Mise en scène : Gilbert Turp.Dir.musicale : Alain Trudel : 20h30.DA N S E CENTRE D`ESSAI DE L`UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Du bout des doigts : 20 h.Infos : 514-343-6524.PLACE DES ARTS (Cinquième Salle) Rubberbandance.Infos : 514-842-8112.TANGENTE Projet Chanti Wadge : 19h30.VA R I É T É S CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL David Boisvert chante Dassin : 13h15 ; Claude Dubois : 20h30.MONUMENT-NATIONAL (Studio Hydro-Québec) Dig : 20h30.PETIT CAMPUS Les Chauffeurs à pieds : 20 h.PLACE DES ARTS (Studio-Théâtre) Geneviève Toupin : 20 h.SALLE ANDRÉ-MATHIEU (Laval) Éric Lapointe : 20 h.SALLE PAULINE-JULIEN (Sainte-Geneviève) Les Denis Drolet : 20 h.THÉÂTRE CORONA West Side Story : 20 h.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE Florence K.: 20h30.THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (L'Assomption) Louis-José Houde : 20 h.SPECTACLES FLASH ARTS ET SPECTACLES NATHALIE PETROWSKI Marc Béland a un drôle de visage: un visage à la fois vieux et juvénile, marqué par une adolescence qui ne s'est jamais complètement résorbée et un début de maturité qui s'est incrusté autour des yeux, en fines pattes d'oie.On le regarde et on n'arrive pas à lui donner un âge précis.Fin trentaine?Miquarantaine?Ni l'un ni l'autre.Marc Béland a eu 50 ans tout récemment.Cinquante ans ! On a peine à croire que cet acteur expressif, pas très grand, mais au corps compact et athlétique, appartienne désormais au camp des quinquagénaires.Pour marquer le passage de ce cap psychologique important, Marc Béland aurait pu partir en voyage à l'autre bout du monde, grimper l'Everest ou marcher dans le désert.En lieu et place, il est monté sur scène.Pas pour se glisser dans la peau d'un personnage, mais bien pour danser comme dans le bon vieux temps, à l'époque où il travaillait avec Jo Lechay, puis La La La Human Steps, la troupe d'Édouard Lock au sein de laquelle il formait un duo explosif avec la danseuse Louise Lecavalier.«Même si j'ai lâché la danse en 1989, j'ai continué à m'entraîner et à me tenir en forme comme un danseur.Acteur, ça demeure mon premier métier, mais j 'aimerais continuer de faire des projets ponctuels de danse pour pouvoir m'enfoncer davantage dans ce mode d'expression », raconte Marc Béland, attablé tôt un matin au Café Les Entretiens.À tour de rôles Il n'y a pas de raison précise qui a motivé notre rencontre sinon une année particulièrement chargée et productive pour un acteur qui, depuis six mois, semble occuper tous les fronts.Depui s septembre, Ma rc Béland a en effet été tour à tour l'amant d'Annie-Marie Cadieux dans le film Toi, le rhinocéros dans la pièce du même nom au TNM, le metteur en scène de la pièce Fou de Dieu, un des danseurs du spectacle Quarantaine : 4X4 de Charmaine Leblanc, un joueur compulsif dans Casino, l'attachant Renaud dans Annie et ses hommes.Et lundi prochain, à la Cinquième Salle, celui qui a été parfois plus féministe que les féministes ellesmêmes lira un texte de Nancy Huston sur la paternité, un sujet qui le hante depuis qu'il est devenu père à 43 ans.Le texte est tiré du recueil Désirs et réalités paru chez Lémeac en 1995, et fait état du silence résonnant des écrivains comme Sartre, Kundera et Peter Handke sur la question des enfants et de la paternité.«Je l'ai dit souvent, mais je le répète: j'ai été extrêmement secoué par l'arrivée de ma petite fille.Pendant la grossesse de ma blonde (l'actrice Marie-France Lambert), je me suis sent i comme le premier homme qui allait avoir un enfant et j'ai été surpris, voire stupéfait, par le silence des hommes autour de moi, qu'ils soient acteurs ou non.Sur le lot, il n'y a qu'un seul gars qui a eu une réflexion sur la paternité.Il m'a dit: \"Tu vas voir, les enfants, ça fait sortir les démons de l'enfance.\" Les autres n'évoquaient pratiquement pas le sujet, comme si avoir un enfant était seulement une affaire de femmes et de mères.» La paternité a plongé Marc Béland dans plusieurs questionnements et l'a poussé en thérapie.Et tel que l'avait prédit cet homme clairvoyant, les démons de l'enfance ont refait surface.Né à Montréal en mars 1958, élevé à Saint-Laurent, Marc Béland est l'aîné des trois garçons de la famille.Son père, Bernard Béland, est le frère de Claude Béland, ex-PDG des caisses Desjardins et le petit-fils de Ben Béland, propriétaire du magasin de fournitures électriques du même nom dans l'est de la ville.Comme beaucoup d'hommes de sa génération, Béland est un produit de la classe moyenne des années 60, avec tout ce que cela suppose comme silences et nondits de la part d'un père qui faisait ce qu'il pouvait avec les outils qu'il avait.La famille Béland n'était pas particulièrement portée sur les arts, mais pas au point d'interdire à l'aîné des garçons d'étudier en théâtre au collège Lionel-Groulx à la fin des années 70.À l'époque, Marc Béland imaginait mal son avenir.Il savait qu'il ne serait pas un vendeur de fournitures électriques comme son père.Pour le reste, il n'avait aucune certitude.Et quand son grand ami Normand Brathwaite, qui s'habillait au Comptoir des Aubaines et ne jurait que par le théâtre pauvre de Brecht, lui prédisait un avenir glorieux de jeune premier, ça le faisait rigoler plus qu'autre chose.«Si nos vies ont pris des directions contraires, ce n'est pas par hasard, affirme Béland.En sortant de Lionel-Groulx, j'ai fait des rencontres qui ont tout bousculé.Or, on rencontre les gens qu'on a besoin de rencontrer.Les gens nous appellent et on y va pour faire un bout de chemin ensemble.Puis chacun repart dans sa propre direction.C'est ce qui s'est passé avec Louise Lecavalier et La La La Human Steps, qui a été pour moi une expérience aussi extraordinairement puissante que douloureuse.» Pro-féministe Mais avant la rencontre avec Louise Lecavalier et la danse, il y a eu la rencontre avec Pol Pelletier et avec le féminisme.Béland avoue être tombé dans la marmite féministe comme dans un bain bienfaisant.«Je marchais dans la rue avec les femmes pour protester contre la violence des hommes.Je ne voulais plus faire du théâtre et jouer des textes qui encourageaient la culture patriarcale.J'avais l'impression d'être né du mauvais bord et de faire partie des oppresseurs.Je ne regrette pas cette période-là et d'autant plus que c'est à cause du féminisme que j'ai fait le saut en danse, un art qui me semblait moins sexiste.En même temps, je suis content d'avoir évolué et de voir les choses autrement.» Aujourd'hui, Béland trouve toujours que ses congénères masculins ont du travail à faire pour devenir des hommes à part entière.«D'abord, ce n'est pas vrai que les hommes font pitié et que c'est difficile d'être un homme.C'est pas difficile du tout.En revanche, ce qui semble difficile, c'est de faire une sorte d'introspection personnelle et collective.À ce chapitre, je trouve que les gars sont en retard.Des fois, j'ai envie de leur dire: allez les boys, on se ramasse et on fait un peu de rattrapage sur nous-mêmes.C'est pas vrai que c'est toujours la faute des autres.» Aujourd'hui aussi, Béland n'hésite pas à accepter les rôles de macho ou de méchant qu'autrefois il aurait sans doute peut-être refusés pour cause de sexisme.«Souvent, on m'appelle pour jouer des rôles à la frontière de la normalité, des psychotiques, des pédophiles et je dis oui avec plaisir.Un monstre, à mes yeux, n'est jamais un monstre dans l'absolu.S'il est comme il est, c'est qu'il a été blessé profondément.Et s'il fait un geste socialement dérangeant, c'est que c'est sa seule manière d'exister.Quand je suis capable de donner un peu d'humanité à un monstre, j'ai vraiment l'impression en tant qu'acteur d'être utile socialement.» Code d'éthique Pendant de nombreuses années dans le milieu des comédiens, Marc Béland avait la réputation d'être un pur et dur, un idéaliste qui résistait bravement aux marchands du temple et refusait des rôles payants mais vides pour ménager sa pureté artistique.«Oui, on peut dire que la pureté artistique était une caractéristique de ma personnalité.J'ai des convictions.Je suis engagé comme comédien: engagé au sens où je refuse de faire n'importe quoi.C'est un choix que j'ai les moyens de faire.Peut-être que si je n'avais pas les moyens, je vendrais du savon et j'en serais très content.Chose certaine, quand je me retrouve dans une situation artistique qui me déplaît, ça me rend physiquement malade.Cela dit, je n'ai pas l'impression d'avoir vendumon âme au diable à aucun moment.Il y a certains rôles à la télé que j'ai accepté de jouer pour gagner ma vie, mais ça ne me gênait pas du tout dans la mesure où j'avais l'impression de faire du bon travail.» Il y a exactement 10 ans, alors qu'il s'apprêtait à monter sur les planches du Rideau Vert pour interpréter le rôle de Figaro, Béland a confié à La Presse qu'il pouvait se permettre de faire plus de théâtre que de télé parce qu'il n'avait pas de grands besoins économiques.Dix ans plus tard, le discours a changé.«Vivre dans une chambre au parc La Fontaine comme je le faisais autrefois, c'est bien beau quand t'es jeune, mais à un moment donné, t'as le goût d'avoir le câble, une auto, des enfants.C'est toujours le même dilemme.Les purs et durs à notre époque sont rapidement évincés de la parade, alors il faut essayer de trouver une sorte d'équilibre entre toutes ces tensions et ces contradictions.Moi, ça fait 30 ans que je fais ce métier-là avec tout mon coeur.Je suis fier de ce que j'ai accompli.J'ai un code d'éthique.Je ne me sens pas trop putain.J'ai baigné dans toutes sortes d'univers.J'ai joué, dansé, fait de la mise en scène.J'ai enseigné aussi à l'occasion et cette idée de transmettre aux plus jeunes m'allume de plus en plus.Demain, si on m'offrait un poste de directeur d'école de théâtre, je dirais oui tout de suite.» L'appel est lancé.Si jamais une école de théâtre se cherche un nouveau directeur, elle sait où le trouver.En attendant, Marc Béland sera à la Cinquième Salle lundi pour nous dire dans la langue de Nancy Huston pourquoi «les mères et les pères ont encore tout à dire sur ce phénomène complexe et bouleversant qui consiste à mettre au monde et à suivre dans le monde, des oeuvres de chair».ACTEUR EXTRÊME PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE «Je suis engagé comme comédien: engagé au sens où je refuse de faire n'importe quoi.C'est un choix que j'ai les moyens de faire.Peut-être que si je n'avais pas les moyens, je vendrais du savon et j'en serais très content », dit Marc Béland.ENTREVUE MARC BÉLAND Le nombre de visages que Marc Béland a pris au cours des 30 dernières années ne se compte plus.De Hamlet au déficient intellectuel d'Annie et ses hommes, de Caligula et Figaro au joueur compulsif de Casino, Marc Béland a multiplié les grands écarts, passant des petites productions pointues aux oeuvres grand public, toujours avec la même fougue et la même conviction.Portrait d'un acteur avec un grand A.«Quand je suis capable de donner un peu d'humanité à un monstre, j'ai vraiment l'impression en tant qu'acteur d'être utile socialement.» ÉCOLE ¡CUBA! ART ET HISTOIRE DE 1868 À NOS JOURS 31 JANVIER - 8 JUIN 2008 Cette exposition est organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal, avec la participation du Museo Nacional de Bellas Artes et de la Fototeca de Cuba, La Havane, ainsi que de nombreux prêteurs privés et publics américains, dont le MoMA.Jorge Arche (1905-1956), (détail).1938, huile sur toile, Portrait de Mary 91,5 x 76,5 cm.La Havane, Museo Nacional de Bellas Artes.Photo Rodolfo Martínez MAINTENANT OUVERT JUSQU'À 21H, MERCREDI, JEUDI ET VENDREDI.OUVERT SOIRS PAR SEMAINE 3 GRATUIT POUR LES ENFANTS DE 12 ANS ET MOINS Accompagnés de leurs parents.Non applicable aux groupes.AUDIOGUIDE ÉGALEMENT DISPONIBLE EN ESPAGNOL SPÉCIAL 2 POUR 1 EN MARS POUR LES ÉTUDIANTS de 30 ans ou moins avec carte valide.En tout temps, tout le mois de mars 2008.TOUS LES DÉTAILS AU www.mbam.qc.ca/2pour1 POUR TOUS Tous les mercredis, jeudis et vendredis soirs du mois de mars 2008 de 17h à 21h.UNE PRÉSENTATION DE EN COLLABORATION AVEC RENSEIGNEMENTS: 514-285-2000 L'hiver n'en finit plus, venez vous réchauffer au Musée dans l'exposition CUBA! 3547124A 41)NF1/1H, .1/I, H71MH 3+/ ), '-1\"-, -1 91, )N7F1 61HH, ) 2D7%F1MM1 9-N1F,1 K+7MCN7F1 1N CM7H 1)+-F1
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