La presse, 17 mai 2008, C. Arts et spectacles
[" Jusqu'au 31 octobre Après minuit Photos de nuits de Linda Rutenberg Exposition à la Maison de l'arbre La laque résine précieuse Exposition au Jardin japonais museumsnature.ca 514 872-1400 Des expositions uniques dans un Jardin magnifique 3559400A ARTS ET SPECTACLES www.cyberpresse.ca/arts FESTIVAL TRANSAMÉRIQUES UN MONDE À DÉCOUVRIR PAGES 12, 13 ET 14 KANYE WEST L'EGO DU HIP-HOP PAGE 4 sur cyberpresse.ca SORTIES Quoi faire ce week-end?Consultez notre calendrier culturel sur cyberpresse.ca/calendrier VIDÉO Visionnez nos reportages vidéo et des extraits de spectacles sur cyberpresse.ca/video PHOTOGÉRARD SCHACHMES Le dernier spectacle de Céline Dion à Paris remonte à 1999.Son mari et imprésario René Angelil luttait alors contre le cancer.«Le coeur n'y était pas.Mais les Parisiens m'ont accueillie et m'ont donné le courage de chanter avec toutes ces banderoles d'encouragement autour du Stade de France.» Les retrouvailles entre la diva et son public parisien auront lieu cette semaine, le temps de six spectacles à Bercy et d'une cérémonie au cours de laquelle elle sera faite chevalier de la Légion d'honneur.> Une entrevue d'Éric Mandel à lire en pages 2 et 3.CÉLINE DION ARTS ET SPECTACLES Àla demande générale, non, c'est faux, à MA demande générale, je vous sers ce matin un copieux spécial «Je lévite».L'assiette culturelle totale, celle du camionneur, du bûcheron, peu importe son nom, elle bourre, remplit et régale.Versez-vous un café brûlant et attaquez ce menu gastronomique huit services.bobo - c h ic de l' ém is s i o n Brothers & Sisters, où les personnages serrent de colorées et gigantesques tasses Pottery Barn entre leurs mains.Je rêve de me caler dans un des sofas monstres de la lumineuse maison de Nora Walker, qui avalent littéralement leurs occupants, ou de tremper mes orteils dans son immense piscine arrosée d'éclatant soleil californien.Réconfortant.Un brin en retard, je dévore présentement La physique des catastrophes de la jeune auteure américaine Marisha Pessl, 28 ans.Une formidable brique de 611 pages gorgée de références aux classiques de la littérature (Joyce, Brontë, Flaubert), à la culture populaire (Friends, Le parrain, Mötley Crüe) et à diverses encyclopédies.L'histoire?Celle d'une collégienne hyper allumée, Bleue van Meer, trimballée par son père, un snob et excentrique prof d'université, dans les coins les plus reculés des États-Unis.Époustouflant.Je reverrai Le scaphandre et le papillon, maintenant sorti en DVD.Chaleureusement suggéré par Christiane Charette, il s'agit d'un magnifique film du peintre Julian Schnabel sur la solitude, la patience, l'espoir, le désespoir, la renaissance, la mort.Avec l'étincelante Marie-Josée Croze et le renversant Mathieu Amalric dans le rôle de Jean-Dominique Bauby, ex-rédacteur en chef du Elle France emprisonné dans son propre corps.Troublant.Je vous recommande le documentaire coup de poing Junior de Stéphane Thibault et Isabelle Lavigne, qui nous catapulte dans les coulisses du Drakkar de Baie-Comeau, où grenouillent des agents aux dents longues et des entraîneurs se comportant en potentats de vestiaires.La caméra balaie de jeunes hockeyeurs perdus croulant sous la pression, que l'on ballotte sur des milliers de kilomètres, entre Lewinston, au Maine, et Halifax, en Nouvelle Écosse.La scène des tractations au Tim Hortons vaut à elle seule le détour.Glaçant.Je craque pour la chanteuse Estelle, 28 ans, nouvelle égérie de la vague néo-rétro-soul britannique.Son album Shine, aux accents de Lauren Hill (notamment sur No Substitute Love) et Amy Winehouse, se déguste d'un bout à l'autre, sans sauter une seule plage.Ma pièce préférée ?American Boy, un duo avec le talentueux Kanye West.Si vous aimez Adele et Duffy, vous adorerez Estelle, qui collabore également avec John Legend sur la douce You Are.Réjouissant.Je sais laquelle des Beautés désespérées meurt, disparait ou s'évanouit cette saison.Je l'ai lu, par inadvertance, dans un quotidien américain.Merde.Mais, comme le chantaient les Go-Go's, mes lèvres sont scellées, ou une phrase creuse du genre.Restez à l'antenne de Radio-Canada cet été pour découvrir le mystère.Les intrigues sur Wisteria Lane se complexifient joliment.Et le retour de la mytérieuse Katherine Mayfair (Dana Delany) redonne du oumpf à la série.Surprenant.J'écoute en boucle l'excellente chanson Superstar de Lupe Fiasco, qui ouvrira pour Kanye West, mardi soir, au Centre Bell, aux côtés de Rihanna et NERD.Wow.Également dans mon nouveau iPod Touch (plogue gratuite), la dynamique Shut Up and Let Me Go de la formation The Ting Tings, ainsi que la planante Time to Pretend, du groupe MGMT, originaire de Brooklyn.Soit dit en passant, plus je consomme le Hard Candy de Madonna, plus j'en apprécie les saveurs, particulièrement sur Miles Away, She's Not Me, Beat Goes On (avec Kanye West, encore lui) et Dance 2Night.Finalement, dès qu'une fenêtre s'ouvre dans mon horaire de premier ministre, je plonge dans la trilogie policière Millénium de Stieg Larsson, dont le premier tome, Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, dort sur ma table de chevet depuis plusieurs semaines.Épeurant.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : hdumas@lapresse.ca Allez, lévitons tous ensemble! HUGO DUMAS CHRONIQUE Je craque pour la chanteuse Estelle, 28 ans, nouvelle égérie de la vague néo-rétro-soul britannique.Son album «Shine» se déguste d'un bout à l'autre, sans sauter une seule plage.ENTREVUE CÉLINE DION «Une histoire d'amour entre PHOTO YUI MOK, ASSOCIATED PRESS «À Londres (notre photo), je n'ai chanté qu'une seule chanson en français, S'il suffisait d'aimer de Jean-Jacques Goldman.À Paris, il y aura au moins 10 titres en français », assure Céline Dion.Après trois mois de tournée, Céline Dion s'arrêtera à Paris la semaine prochaine pour y donner ses premiers spectacles destinés au public francophone.Dix chansons en français seront au menu de cette version qu'elle viendra présenter au Centre Bell cet été.La chanteuse québécoise, qui recevra jeudi la Légion d'honneur, a pris quelques instants après un spectacle à Londres pour faire le point sur sa tournée avec notre collaborateur français Éric Mandel. ARTS ET SPECTACLES Trouvez-vous une raison et venez fêter à Québec, a lancé Daniel Gélinas, le directeur général de la Société du 400e anniversaire de Québec.Toutes les raisons sont bonnes pour fêter, a ajouté le ministre Couillard à l'intention des Montréalais qui ne savent pas encore qu'il y a un gros «pow-wow» à Québec cet été ou qui le savent, mais ne sont pas intéressés à y participer.C'était jeudi matin, boulevard Saint-Laurent, lors du dévoilement montréalais de la programmation du 400e.Ce matin-là, tout le monde s'était donné le mot - c'est le cas de le dire - sans se rendre compte que le mot n'était pas des plus inspirants.Qui en effet a envie d'aller au 400e de Québec et d'y apporter sa raison comme on apporte son vin au restaurant?Certainement pas moi.Qu'à cela ne tienne.Soucieuse de ne faire de peine à personne, je me suis mise à réfléchir aux raisons qui pourraient m'inciter à aller fêter à Québec cet été.Ce n'est vraiment pas pour mal faire, mais les premières raisons qui ont surgi dans mon esprit étaient des raisons pour ne pas y aller.Première grande raison: ça va coûter au moins 150 000 $ d'essence pour faire l'allerretour Montréal-Québec.Je pourrais toujours me taper le voyage à pied ou à vélo, mais me connaissant, je risque de ne pas arriver avant l'année prochaine, quand Québec aura 451 ans et cuvera un lendemain de brosse carabiné.Deuxième raison: il va y avoir trop de monde et je ne trouverai pas l'ombre d'une chambre d'hôtel potable.Comme j'ai passé l'âge de dormir à la belle étoile sur les Plaines, je vais être obligée d'aller dormir dans un motel à Drummondville.Non merci.Troisième raison: pourquoi se taper trois heures de route pour aller entendre Charles Aznavour ou voir défiler une armée de clones de Champlain alors qu'à Montréal, la saison des festivals battra son plein avec des jazzmen célèbres à la tonne, des humoristes tordants à la pelletée et une armée de chanteurs franco-français qui vont venir nous chanter la pomme.Bref, devant tant d'offres musicales et culturelles ici même à Montréal, pourquoi se fatiguer et aller voir à Québec si on y est ?Plus j'y pense et plus je me rends compte que je n'ai aucune raison d'aller à Québec cet été.Et je ne suis pas la seule.Nous sommes plusieurs millions de sans raisons, sauf que la raison n'a rien à faire dans cette histoire.Notez bien ceci Messieurs Couillard et Gélinas: la seule raison d'aller au 400e de Québec, c'est d'en avoir envie.Et à ce chapitre, je l'avoue, j'ai envie d'aller faire mon tour à Québec, envie de voir le Moulin à images de Robert Lepage, envie de me promener dans le potager psychédélique de Franco Dragone, envie d'aller entendre Dubois, Dufresne et Moffatt chanter devant le parlement, envie d'aller faire du karaoké avec Rivard, Deschamps et Paul Piché sur les Plaines, envie de voir ce que Team Céline a concocté comme exclusivité, envie de revisiter le Louvre entre les murs accueillants du Musée des beaux-arts de Québec, envie d'entendre l'explosion des feux d'artifice dans la nuit, envie d'en profiter maintenant, tout de suite, parce que dans 100 ans, comme le dit si bien Yvon Deschamps, je ne serai pas là et vous non plus, pour célébrer les «five hundred years of Quebec City.» Tiens, en voilà une bonne raison pour aller fêter les 400 ans de Québec.Si ça se trouve, c'est la dernière grande fête collective, inclusive, populaire et francophone que nous aurons les moyens de nous payer avant longtemps.Ce qui m'amène à la dernière et peut-être unique raison pour laquelle tous les Québécois devraient aller fêter à Québec.Parce que ce sont tous les Québécois, pas seulement ceux de Lévis, Sainte- Foy ou Limoilou, qui ont payé le party.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : npetrows@lapresse.ca Apportez votre raison.au 400 e NATHALIE PETROWSKI chronique Tiens, en voilà une bonne raison pour aller fêter les 400 ans de Québec.Si ça se trouve, c'est la dernière grande fête collective, inclusive, populaire et francophone que nous aurons les moyens de nous payer avant longtemps.Éric MAn DeL COLLABORATION SPÉCIALE Q quelle est la différence entre un concert de tournée et un spectacle à Las Vegas ?R Énorme, aucune comparaison.C'est comme le blanc et le noir.À Vegas, j'ai vu mes chansons trouver une seconde jeunesse grâce à la 3D.C'était la première fois que j'apportais un côté théâtral à mon spectacle.Mais faire la tournée, c'est beaucoup plus rock and roll.Q Vous étiez inquiète avant le début de cette tournée?R Je ne tiens jamais rien pour acquis.Avant de partir, je me demandais si le public serait au rendez-vous.Après tout, rien ne l'y oblige\u2026 L'industrie de la musique a énormément changé ces dernières années.À Vegas, j'étais hyperprotégée.Là, je reprends mon élan et je vole de mes propres ailes.Mais c'est une grande surprise pour moi de voir le public aussi nombreux.C'est un privilège d'avoir une longévité de carrière comme la mienne.Q en vous écoutant ce soir, on a l'impression que votre voix a changé.R Sûrement, peut-être, très possible.Évidemment, je n'ai jamais pris le temps de revenir en arrière pour réécouter mes premiers disques pour voir les changements.Mais il y a une évolution dans tout.Dans le corps, l'âge, la maturité, la texture de la peau, la sagesse.J'ai 40 ans\u2026 Il est normal qu'un instrument change, pour le meilleur ou pour le pire.La résonance de ma voix est forcément différente.Q Vous pensez utiliser différemment votre instrument ?R J'évite de trop réfléchir à cette question.Quand j'ai commencé, je pensais beaucoup technique, je mettais en place une carrière.J'étais ma première critique, j'avais beaucoup de choses à prouver à moimême, à ma famille, à l'industrie du disque.Donc je mettais la barre assez haut.Aujourd'hui, je veux surtout prendre du plaisir, avec les erreurs ou non, les failles ou non.Il existe des choses encore plus importantes que la technique ou la perfection.Il faut avant tout chercher à atteindre des moments de bonheur.C'est sans doute ça, la maturité.On se permet de se laisser aller.Q Sur scène, vous rendez hommage à queen.Pourquoi ce choix?R Et pourquoi pas ?Si je m'écoutais, je ferais beaucoup de reprises.J'aime chanter les chansons des autres.Freddie Mercury, pour moi, c'est l'un des plus grands performeurs de l'histoire du rock.Et même au-delà.La voix, le charisme, la fantaisie, se dédier corps et âme pour l'amour de la musique jusqu'à la mort.Entrer dans le monde noir comme le velours de Freddie Mercury, sans en subir les conséquences, c'est un plaisir que je m'offre.Comme celui de m'acheter un très, très gros rubis.Q Vous allez adapter votre tour de chant pour vos concerts à Paris ?R Bien sûr.À Londres, je n'a i chanté qu'une seule chanson en français, S'il suffisait d'aimer de Jean- Jacques Goldman.À Paris, il y aura au moins 10 titres en français.J'ai cette liberté de pouvoir dire: «Voilà, là je m'en vais devant un public francophone, donc je vais changer mon répertoire.» Et inversement quand je chante devant un public anglophone.C'est un bonheur, j'aurais pu être uniquement une Américaine qui essaie de chanter en français avec un grand accent.Je peux faire les deux.Q Vos derniers concerts parisiens remontent à 1999 avec deux concerts au Stade de France.Là, vous avez opté pour six dates à Bercy\u2026 R Je pourrais chanter 3000 soirs autour d'une table ronde.À l'époque, quand on m'avait proposé le Stade de France, ça m'avait fait peur : chanter devant 90 000 personnes en deux soirs.Et cela reste jusqu'à ce jour un des moments les plus précieux de ma carrière.Honnêtement, c'est arrivé à un moment de ma vie où la chanson n'était plus prioritaire puisque mon mari se battait pour sa vie.Malgré tout, il a insisté pour que je poursuive cette tournée\u2026 Moi, je n'avais pas les outils pour chanter.Le coeur n'y était pas.Et si mon coeur n'est pas là.Mais les Parisiens m'ont accueillie et m'ont donné le courage de chanter avec toutes ces banderoles d'encouragement autour du Stade : «On pense à René, on prie pour lui.» Et je me disais : «Ils sont là en comprenant qu'aujourd'hui, c'est un rendez-vous très, très spécial.» J'avais envie, j'avais besoin de me confier.Et ils étaient là pour m'écouter.Je veux bien croire qu'il existe une véritable histoire d'amour entre la France et moi.Q Vous avez toujours beaucoup communiqué sur votre vie privée.À Londres, devant 40 000 spectateurs, vous évoquiez même la présence dans votre tournée de votre mère et de votre fils.Pourquoi autant de transparence ?R Oui, d'ailleurs mon fils a perdu une dent dans chacun des pays visités.Elle nous coûte cher la fée des dents (rires).Je suis comme ça.Moi, j'ai toujours été un livre ouvert sur ma vie.On m'a beaucoup critiquée pour ça.Mais c'est justement grâce à cette franchise que des auteurs ont pu écrire des choses très profondes sur moi.Les gens ont pu se comparer à moi, en se disant: «On te comprend, on a vécu le même truc, j'ai perdu mon papa moi aussi, je ne peux pas avoir d'enfants moi aussi, tu m'as aidé avec cette chanson\u2026» Il n'y a pas que les applaudissements, les disques, les éloges.Le plus difficile, c'est de ne pas se laisser emporter par cette grande puissance qu'est le show-business.C'est une drogue puissante, un besoin, ça nous transporte\u2026 Q comment vous protégez-vous ?R Je ne fais pas trop partie du show-bus i nes s.Qua nd l e rideau tombe, le rideau tombe.Heureusement pour moi, j'ai quelque chose de très fort qui m'attire et me préserve.Ma famille, mon mari, mon fils, les gens qui m'entourent depuis mes débuts.Mon clan reste le même.On a grandi ensemble et ils me préservent de l'adrénaline puissante, merveilleuse et encore plus dangereuse du showbiz.C'est pourquoi il arrive tant de malheurs dans ce milieu.Ils ne sont pas tous fous, ces jeunes, mais ils n'ont pas la chance d'avoir cet équilibre.céline Dion donnera six spectacles à Paris, au palais omni Sports de Bercy, du 19 au 27 mai.LouiS-Bern ArD ro Bit AiLLe COLLABORATION SPÉCIALE PAriS \u2014 Ce n'est plus une consécration, c'est un couronnement.À moins qu'il ne s'agisse d'une canonisation.Six représentations à guichets fermés à Paris-Bercy à partir de lundi soir - une première à laquelle assistera, soit dit en passant, le premier ministre Jean Charest.La remise de la Légion d'honneur jeudi des mains du président Sarkozy.Et l'entrée officielle de René Angélil au célèbre musée (de cire) Grévin, où il tiendra désormais compagnie à sa femme.Précédée d'une gloire mondiale époustouflante, Céline Dion vient recevoir l'hommage de quelque 100 000 spectateurs et celui de l'État français au milieu d'un grand battage médiatique.«En ce qui concerne la salle de Paris-Bercy, qui compte entre 15 000 et 18 000 places selon la configuration, les billets sont pratiquement tous vendus », confirme au téléphone Francine Chalout, l'attachée de presse de Céline Dion.Ce qui n'est pas une grande surprise.L'étape parisienne, qui durera du 19 au 27 mai, se situe aumilieu d'une triomphale tournée européenne qui compte 35 dates.Auparavant, il y a eu la Grande-Bretagne.Suivie de trois spectacles en Belgique.Après la France: Copenhague, Amsterdam, Stockholm, six grandes villes allemandes, Milan.Entre autres.La plupart du temps, des arénas ou des salles de 30 000 à 60 000 places.De faire quelque 100 000 spectateurs à Paris est presque une formalité.C'est en France qu'elle a connu son premier triomphe historique, avec l'album de Jean-Jacques Goldmann (plus de 4,5 millions d'albums) avant même d'atteindre les plus hauts sommets aux États-Unis.Comme pour donner une onction officielle à cette tournée grandiose, Céline Dion sera faite Chevalier de la Légion d'honneur, jeudi après-midi, par Nicolas Sarkozy en personne.Et, le mercredi 28, on assistera à une autre consécration: l'entrée de René Angelil au musée Grévin.Jusquelà, c'est l'animateur Michel Drucker qui tenait compagnie à Céline, et qui cédera sa place au mari légitime.De bonne grâce apparemment, puisque c'est le même Drucker qui sera le maître de cette petite cérémonie.Céline s'installe à Paris-Bercy pour six spectacles la France et moi » « J'ai toujours été un livre ouvert sur ma vie.on m'a beaucoup critiquée pour ça.Mais c'est justement grâce à cette franchise que des auteurs ont pu écrire des choses très profondes sur moi.» 3562882A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE PAUL JOURNET NARCISSE WEST En kiswahili (langue d'Afrique de l'Est), Kanye signifie the only one.Maman West a bien choisi le prénom: Kanye a un ego sans bornes et un tempérament fonceur et frondeur.À 14 ans, il économisait pour acheter un séquenceur 8-bits et produire des beats.Son plan a été menacé lorsqu'un ami a refusé de lui rendre l'argent qu'il lui avait prêté.«C'était comme s'il détruisait ma vie.Je me suis rendu dans sa chambre, j'ai saisi son revolver et je l'ai réveillé en le plaçant dans sa bouche, en disant quelque chose comme: tu détruis ma carrière », a-t-il raconté en 2004 au Rolling Stone.En 2002, Kanye a failli mourir en s'endormant au volant de sa Lexus.Il s'est fracturé la mâchoire à trois endroits.Un de ses premiers réflexes en se réveillant à l'hôpital : demander un ordinateur pour composer un beat.Trois semaines plus tard, il enregistrait Through The Wire.«They can't stop me from rapping », lançait-il dès l'intro.Sa bouche était encore à moitié fermée.La plupart du temps, West croit que les prix lui reviennent.Quand il perd, il déchire sa chemise.Rappelons seulement sa crisette aux American Music Awards en 2004, quand la chanteuse Gretchen Wilson l'a emporté dans la catégorie meilleur nouvel artiste.Ou celle aux MTV Europe Video Awards, en 2006, où il est monté sur scène pour protester quand Justice a gagné le prix de la meilleure vidéo.Certes, d'autres rappeurs comme Ol' Dirty Bastard ont eux aussi déjà interrompu des remises de prix.Mais Kanye, lui, semblait sobre et lucide.«J'aime mieux être détesté pour ce que je suis qu'aimé pour ce que je ne suis pas», a-t-il déclaré à Hot 97, une radio de New York.ROSE SAUMON, À CONTRE-COURANT Kanye nage à contre-courant de certains de ses «rivaux», ceux qui mesurent leur crédibilité au nombre de balles tirées dans leur poitrine.Il ne vient pas du ghetto.Son père était pasteur et photojournaliste au Atlanta Journal Constitution.Sa mère enseignait l'anglais à l'université.Après leur divorce, Kanye est parti à Chicago avec sa mère, devenue prof à la Chicago State University.Pire encore, Kanye n'a jamais vendu de crack.Ses autres expériences de travail : du télémarketing pour payer un loyer de 200$ et pouvoir travailler le soir sur ses beats.Quelques années plus tard, des grosses pointures comme Jay-Z et Alicia Keys déboursaient une petite fortune pour acheter ses beats.Puis en 2004, le producteur est devenu rappeur.Ses pairs et l'industrie restaient sceptiques.Un MC plutôt nerd et affublé d'un polo rose?Là réside le génie de Kanye West: comprendre que la meilleure façon d'être remarqué, c'est d'être différent.Cette différence, il n'oublie pas de la souligner dans ses rimes - « I'm doing pretty good in my pink polo.» Même de la commercialiser avec Pastelle Clothing, sa future griffe.Kanye colore aussi son hip-hop avec audace.Pour Late Registration, il a engagé Jon Brion.Un réalisateur connu pour son travail avec Fiona Apple, qui n'avait pratiquement jamais travaillé avec les rappeurs.KANYE CONTRE LUI-MÊME Les contradictions abondent chez Kanye West.C'est ce qui le rend si intriguant.Il appelle les autres artistes ses «concurrents».Mais il chante que «Most of all we at war with ourselves », ce qu'il répète souvent aussi en interview.Il dénonce le matérialisme crasse et évoque sur une « single black female / addicted to retail ».Mais il se surnomme le Louis Vuitton Don.Il a abandonné l'université après un semestre.Mais le titre de chacun de ses disques y réfère (College Dropout, Late Registration et Graduation).Sa mascotte, un ourson, se nomme même le Dropout Bear.Comme pour rappeler qu'il s'est construit sans aide, en marge des institutions.« Je suis une machine, un robot.(\u2026) Mentalement, je suis tellement concentré que rien ne peut m'arrêter.À la fin de la journée, mon talent surmonte tout », a-t-il lancé l'été dernier à Tim Westwood, animateur radio à la BBC.Cette suprême confiance ne l'empêche pas d'afficher une déstabilisante sensibilité, par exemple dans All That I Got Is You - «Can I cry please / Gimme a verse of You are so beautiful to me.» TOURNÉE INTERGALACTIQUE Petit, Kanye était fasciné par les dessins animés japonais.Cette esthétique a inspiré son disque Graduation.La pochette est une illustration du Japonais Takashi Murakami.Cet univers se transpose aussi dans son clip de Stronger avec Daft Punk.Et dans le Glow In The Dark Tour.Le concept s'annonce flamboyant.Selon ce qu'écrivent les critiques - pratiquement tous dithyrambiques -, Kanye West parcourt l'espace à bord d'un vaisseau nommé Jane.Chaque arrêt l'amène à de nouvelles chansons.Cette conquête spatiale se fait dans la solitude, ex primée da ns les tei ntes mélancoliques ajoutées à plusieurs chansons.Un symbole de la façon dont West se perçoit: un génie incompris.Le New York Times compare son récent concert au Madison Square Garden à «une pièce de Samuel Beckett mise en scène par Robert Wilson et George Lucas».ENGAGÉ ET ENRAGÉ « George Bush doesn't care about black people.» Lancée au téléthon de NBC au profit des victimes de Katrina, la diatribe de West a fait couler énormément d'encre.Mais il s'agit seulement d'un coup de gueule parmi tant d'autres.Kanye, fils d'un Black Panther, joue souvent la carte raciale.Pendant que Britney Spears s'humiliait en ouverture des derniers VMA de MTV, Kanye West tempêtait dans les coulisses.«Donnez une chance à un homme noir », criait-il, enragé de ne pas ouvrir la soirée.«Peut-être que ma peau n'est pas de la bonne couleur», laissait- il entendre quelques jours avant le gala à l'Associated Press.Ses textes sont aussi opiniâtres.«And I know that the government administered AIDS », dit-il dans Heard \u2018Em Say.«How we stop the Black Panthers?/ Ronald Reagan cooked up an answer », lance-t-il dans l'intro de Crack Music, où il laisse entendre que l'acteur-président a utilisé le crack pour anesthésier les dissidents noirs.West défend aussi les causes moins populaires.«Il y a trop d'homophobie dans le hip-hop», a-t-il dénoncé à MTV en 2005.Une voix arrogante, dérangeante et parfois nécessaire.Kanye West est en spectacle au Centre Bell le 20 mai, avec Rihanna, Lupe Fiasco et N.E.R.D.KANYE WEST L'EGODU HIP-HOP PHOTO J.P.MOCZULSKI, REUTERS La plupart du temps, Kanye West croit que les prix lui reviennent.Quand il perd, il déchire sa chemise.En 2004, les rappeurs à succès ressemblaient à d'unidimensionnels Rambo de la rime.Puis Kanye West est arrivé et a brassé les cartes en parlant de Jésus, de l'université, de son ourson et de lui, son sujet préféré.Au cours des dernières années, West est passé de nerd de bonne famille à producteur étoile, avant de devenir le roi du hip-hop.En augmentant le niveau de controverse à chaque étape.Portrait de cet électron libre à la fois contradictoire, détestable et incontournable qui sera au Centre Bell mardi prochain.« Je suis une machine, un robot.(\u2026) Mentalement, je suis tellement concentré que rien ne peut m'arrêter.À la fin de la journée, mon talent surmonte tout.» DÈS LE 13 JUIN 2008 c a d e s PRÉSENTE À 30 minutes de Montréal, Autoroute 20 Ouest, Vaudreuil-Dorion, Pointe-des-Cascades Un site extraordinaire Salle climatisée Forfait souper-théâtre disponible Comédie de Ron Clark et Sam Bobrick Adaptation Chantal Lamarre Mise en scène Richard Fréchette Direction artistique Michel Laperrière Pierrette Robitaille Michel Laperrière Tammy Verge Jeudi et vendredi :20h Samedi 18h30 et 21h Le Théâtre des Cascades Réservations : 450 455 8855 Sans frais : 1-866-494-8855 2 chemin du Canal, Pointe des Cascades www.theatredescascades.com 3561680A 3562881A Dimanche 18 mai à 14 h 30 « Éric Bruneau et Guy Nadon défendent avec brio leurs rôles\u2026 texte puissant\u2026 Equus reste aussi percutante qu'à l'origine\u2026 La mise en scène de Daniel Roussel permet au texte d'exploser en plusieurs pistes d'interprétation\u2026Soulignons la justesse du jeu brut d'Éric Bruneau [\u2026] Ses yeux de bête égarée, sa beauté sauvage et sa dégaine de rebelle servent avantageusement ce personnage insaisissable\u2026 Guy Nadon est grave et intense dans le rôle du psychiatre\u2026 très grande beauté du texte de Shaffer\u2026 » La Presse « J'ai adoré cette pièce\u2026 C'est époustouflant\u2026 Guy Nadon [\u2026] qui est très juste, qui est excellent, qui est attachant\u2026 Éric Bruneau est très juste\u2026 Tous les acteurs sont franchement très bons\u2026 » C'est bien meilleur le matin, Première Chaîne «\u2026C'est littéralement un duel\u2026 un textemagnifique [\u2026] extrêmement fort et dense\u2026 » Je l'ai vu à la radio, Première Chaîne «\u2026Guy Nadon [\u2026] qui mène le jeu\u2026Éric Bruneau [\u2026] son jeu est tellement juste\u2026 une bonne distribution, une grande pièce à voir et à revoir\u2026 » Samedi et rien d'autre, Première Chaîne « \u2026 triomphe du comédien Guy Nadon [\u2026] il est génial\u2026 Ceux qui ne sont pas allés au théâtre depuis un an, deux ans, courez [\u2026] voir la pièce\u2026 Éric Bruneau est excellent\u2026 Guy Nadon joue [\u2026] de façon inoubliable\u2026 C'est la pièce de l'année\u2026 » Puisqu'il faut se lever, 98,5 FM Éric Bruneau Guy Nadon Micheline Bernard Éric Cabana Eve Gadouas Germain Houde Michelle Labonté Louise Laprade Raymond Legault en collaboration avec Equus de Peter Shaffer mise en scène de Daniel Roussel traduction de Daniel Roussel et Guy Nadon DU 23 AVRIL AU 31 MAI 3553952A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE SUR LES PLANCHES AUGUSTANA, ce soir au Saints.CRASH PARALLEL, demain au Petit Campus.KERRY JAMES, dimanche au Club Soda.TOKIO HOTEL, lundi au Stade Uniprix.KANYE WEST, mardi au Centre Bell.LA CONFRÉRIE, mardi au Petit Campus.THE LONG BLONDES, mardi au Cabaret JPR.UH UH HER, mercredi au Café Campus.LOS CAMPESINOS, jeudi au Petit Campus.SYLVAIN COSSETTE, vendredi au Théâtre Saint-Denis.LIGHTS, vendredi au Savoy.TOKIO HOTEL ALEXANDRE VIGNEAULT HAUT-PARLEURS On ne peut pas dire que Hard Candy soit un grand disque de Madonna.Encore moins un grand disque tout court.Mais Madonna reste Madonna.Ce qui signifie que les billets pour sa tournée Sticky&Sweet se vendront en un rien de temps.Il y a même déjà surenchère.Stub Hub.com, géant de la revente en ligne, offre déjà une centaine de billets pour le spectacle que Madonna présentera au Centre Bell au mois d'octobre.8000$ pour une paire dans la première rangée ou 175$ pour un siège à des années-lumière de la scène.Quel est le problème?La mise en vente officielle n'a pas encore eu lieu.Les artistes de renom sont nombreux à offrir aux membres de leur fan-club la possibilité d'acheter des billets lors d'une prévente qui se tient généralement quelques jours avant la vente «grand public».Une partie de ces places trouve rapidement son chemin sur les sites de revente.Mais ce n'est pas le cas ici : la prévente pour l'escale montréalaise de la tournée Sticky&Sweet débute mercredi.Qui détient les sièges mis en vente sur Stub Hub.com, alors ?Personne.Pour le moment, du moins.Stub Hub.com, l'un des principaux portails où les particuliers peuvent revendre des billets de spectacle, autorise ses membres à offrir des places qu'ils ne possèdent pas encore.Sean Pate, porte-parole du site situé à San Francisco, explique qu'à ce stade-ci de la tournée de Madonna, il s'agit essentiellement de «spéculation».«Les vendeurs qui s'affichent sont ceux qui sont sûrs d'obtenir les billets en question», dit-il.Des gens qui ont des «relations» ou sont des «vendeurs professionnels ».Sean Pate précise toutefois que Stub Hub tient les vendeurs responsables des offres qu'ils font et garantit aux acheteurs qu'ils «obtiendront les billets qu'ils ont achetés ou de meilleurs».Madonna n'est pas la seule artiste à susciter ce genre de spéculation, mais elle est la seule à avoir pris les moyens pour en tirer profit.Jadis confiné à la rue, le marché de la revente a explosé grâce à l'internet.Tout un chacun peut s'improviser scalper.Les revendeurs professionnels, eux, y trouvent une nouvelle place d'affaires.Et ce marché secondaire échappait jusqu'ici à l'emprise des artistes et de leurs producteurs.Madonna ne pourrait demander 2000$ pour une paire de billets, même si la règle de l'offre et de la demande le justifiait.Trop dommageable pour son image.Elle a donc accepté de faire de Stub Hub.com son revendeur officiel.Sans confirmer que la star touchera un pourcentage des profits liés à la revente de ses billets par son employeur, ce qu'a évoqué le Wall Street Journal, Sean Pate dit que les deux parties ont convenu d'un «forfait commandite» (sponsorship package) et qu'elle en tirera des «bénéfices financiers».Conclusion?Madonna n'est peut-être plus à l'avantgarde au plan artistique, mais elle n'est pas à la remorque en ce qui a trait aux affaires.Sa collaboration avec Stub Hub.com laisse même entrevoir l'avènement d'un marché de revente mieux structuré, voire institutionnalisé, marchant main dans la main avec les artistes et leurs producteurs.Qu'est-ce que ça change pour le commun des fans?Concrètement, rien.Les nantis trouveront toujours des billets et les moins fortunés incapables d'obtenir une place à la mise en vente officielle devront continuer à se poser cette question philosophique: je paie mon loyer ou je vais voir Madonna pour 500$ dans les rouges?COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : avigneau@lapresse.ca Déjà des billets pour Madonna?Madonna n'est peut-être plus à l'avant-garde au plan artistique, mais elle n'est pas à la remorque en ce qui a trait aux affaires.PHOTO LUCAS JACKSON, REUTERS Madonna ne pourrait demander 2000$ pour une paire de billets, même si la règle de l'offre et de la demande le justifiait.Trop dommageable pour son image.Elle a donc accepté de faire de Stub Hub.com son revendeur officiel.On l'aperçoit ci-dessus en concert à New York, le 30 avril dernier. Halpern et Johnson de Lionel Goldstein mise en scène de Monique Duceppe Le Lion en hiver de James Goldman mise en scène de Daniel Roussel Faits pour s'aimer de Joseph Bologna et Renée Taylor mise en scène de Michel Poirier Le Déni d'Arnold Wesker mise en scène de Martine Beaulne Amadeus de Peter Shaffer mise en scène de René Richard Cyr Pierrette est enchantée de Pierrette Robitaille mise en scène de Jacques Girard Abonnez-vous! 514 842-8194 duceppe.com 2008 - 2009 3557776A 3555724A ARTS ET SPECTACLEMUSIQUE JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Quarante-neuf ans de métier.Elle le répète souvent en entrevue, comme si elle n'y croyait pas elle-même.Quarante-neuf ans, c'est presque un demi-siècle.Ça nous ramène à la fin des années 50.Elvis était encore à l'armée et Vigneault commençait à peine à chanter.Incroyable, à bien y penser, que Renée Claude n'ait pas été honorée plus tôt pour l'ensemble de sa belle et longue carrière.Il aura fallu le prix hommage Quebecor de la chanson québécoise - et non l'ADISQ - pour que les pendules soient enfin remises à l'heure.Pour lui dire officiellement que, oui, sa contribution méritait d'être soulignée.Cet hommage lui a été rendu la semaine dernière au chalet du mont Royal par tout le gratin du Montréal haut de gamme.Renée Claude, qui n'est pas des plus démonstratives, avoue que c'était « beaucoup d'émotions ».Des trophées, elle en a eu sa part.Il y a quelques années, son disque sur Léo Ferré a même reçu le prestigieux prix de l'Académie Charles-Cros.Mais cette fois, dit-elle, c'était un peu différent.«Dans le passé, j'ai été récompensée pour ma popularité, mais jamais pour l'ensemble de ma carrière, souligne la chanteuse, qui nous reçoit dans sa maison du quartier Rosemont.Comme beaucoup d'artistes, je souffre d'insécurité.J'ai traversé des périodes de doute.Plus j'avançais, plus je me posais des questions.Alors d'être reconnue par mes pairs, ça rassure en quelque sorte.Et c'est d'autant plus touchant qu'avant moi, ce prix a été remis à Raymond Lévesque, Gilles Vigneault et Monique Leyrac.» Longévité Assise au fond d'un immense sofa bleu, pas loin de son harmonium et de sa (très respectable) collection de 33-tours, Renée Claude admet avoir fait preuve d'une surprenante longévité.Alors que les chanteuses vont et viennent au gré des saisons, l'interprète du Début d'un temps nouveau a survolé les modes avec une indisputable élégance, en évitant plutôt habilement les fautes de goût.Selon elle, cette «durée» est partiellement imputable à la nature de ses derniers tours de chant .Depuis 15 ans en effet, la chanteuse se consacre exclusivement au répertoire de Ferré, Brassens et Clémence Des Rochers, des oeuvres qui, selon elle, «ne se démodent pas ».Encore aujourd'hui, ce sont les seuls spectacles qu'elle trimballe aux quatre coins de la province, accompagnée du pianiste Philippe Noireault.Faut-il comprendre qu'elle a tourné la page sur ses anciens succès?Qu'elle ne nous chantera plus Shippagan, Viens faire un tour ou le Début d'un temps nouveau?S'il n'en tenait qu'à elle, un concert serait déjà sur les rails.D'autant qu'une nouvelle compilation de ses classiques (Les incontournables) vient, «coïncidence», d'être lancée par Quebecor et qu'elle les assume tous totalement.Trop épuisée Seulement voilà, Renée Claude n'a plus l'énergie de ses 30 ans.Minée par la fibromyalgie et la fatigue chronique, la chanteuse de 69 ans se dit tout simplement trop épuisée pour lancer toute forme de nouveau projet.De fait, chaque petit geste lui demande un combat.«Toute ma vie, j'ai été fatiguée, toute ma vie, j'ai eu des problèmes de sommeil.On ne peut pas passer une vie sans dormir sans qu'il y ait des conséquences, explique-t-elle.Mais depuis que j'ai eu un burn-out il y a huit ans, tous ces symptômes se sont aggravés.Aujourd'hui, je ne peux même plus balayer, ou me maquiller sans être vidée.Je ne peux plus recevoir trois ou quatre amis et faire le repas sans avoir peur d'aller me coucher.Et plus je me fatigue, plus ça fait mal.» Ce «déséquilibre biochimique » empoisonne sa vie, rien de moins.Mais il semble que le problème n'ait pas encore trop affecté ses tours de chant, sinon qu'elle doit désormais espacer ses contrats afin de mieux absorber les contrecoups de ses performances.Autant dire que la retraite n'est pas pour tout de suite.Malgré la fatigue vorace.Malgré son vieil ennemi le trac, qui continue de la hanter.Malgré la voix qui prend de l'âge.Malgré tous les questionnements au sujet du métier.Et malgré les trous de mémoire qui la guettent de plus en plus, Renée Claude a bien l'intention de poursuivre sa route.«Qu'est-ce que ça va prendre pour que j'arrête de chanter?Je ne sais pas, conclut la chanteuse.Ce n'est peut-être pas normal de se mettre ainsi en danger.De s'exhiber devant des centaines de personnes.D'avoir besoin de leur approbation.De donner dans le but de recevoir.Mais monter sur scène, c'est comme une drogue.Alors arrêter mon métier, c'est impensable.À la longue, je pense que je deviendrais très déprimée.» RENÉE CLAUDE Pas question de retraite PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE La chanteuse Renée Claude, 69 ans, a su durer malgré les modes.Un prix hommage, une compilation et un gros problème de fatigue chronique.Renée Claude comtemple son parcours avec plaisir, mais pas sans douleur.«Monter sur scène, c'est comme une drogue.Alors arrêter mon métier, c'est impensable.» TROISIÉME APPARITION CONSÉCUTIVE AU FESTIVAL DE JAZZ nikkiyanofsky.com 25 et 26 juin 20 h THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE ANYTHING GOES.Billets au TNM (84 Ste-Catherine O.) 514 866-8668 et Ticketpro 514 908-9090 ticketpro.ca LES NOUVELLES DIVAS HYATT REGENCY MONTRÉAL 3562995A FESTI dansethéâtre VAL TRANSAMÉRIQUES DÉCOUVREZ LES NOUVEAUX HORIZONS DE LA CRÉATION ACTUELLE AVEC PLUS DE 22 SPECTACLES TONIFIANTS ET AUDACIEUX DONT\u2026 CHAMBRE BLANCHE Compagnie Michèle Noiret - BRUXELLES 27>28>29>30 mai Agora de la danse Première escale à Montréal pour Michèle Noiret avec Chambre blanche, une chambre où tout peut survenir, surtout l'inattendu.Un fascinant et mystérieux quatuor féminin qui témoigne de l'aura poétique et du raffinement des oeuvres de cette chorégraphe d'exception.« Michèle Noiret, la plus intéressante des chorégraphes de la Belgique francophone.» - LE NOUVEL OBSERVATEUR, 2007 LÀ OÙ JE VIS Le Carré des Lombes - MONTRÉAL 22>23>24>25 mai Agora de la danse Symphonie de corps et de musique, Là où je vis est une danse qui est fuite et imagination, qui sème le désordre et répond au silence.La chorégraphe Danièle Desnoyers continue d'aller là où la mène son sens aiguisé de l'aventure artistique avec ce spectacle au croisement de la danse, de la musique expérimentale et des arts visuels.IS YOU ME Par B.l.eux - MONTRÉAL 23>24>25>26 mai Usine C Deux monstres sacrés de la danse contemporaine, Benoît Lachambre et Louise Lecavalier, enfin réunis sur la même scène dans un duo incandescent créé avec la complicité du plasticien Laurent Goldring.Après I Is Memory, la petite merveille de solo que Lachambre a créé pour elle en 2006, ne manquez pas cette rencontre espérée et attendue! « [\u2026] Trop jouissif, trop beau! (I Is Memory) » - TÉLÉRAMA, France, 2006 SEAGULL-PLAY (LA MOUETTE) Enrique Diaz - RIO DE JANEIRO 28>29>30>31 mai Usine C Le metteur en scène Enrique Diaz et ses comparses opèrent une dissection en règle du classique de Tchekhov.Oubliez les forêts de bouleaux, les robes blanches et les ombrelles, cette Mouette délestée de toute sentimentalité est d'une insolente liberté.« Cette démarche exubérante réjouit.Après son très acclamé Rehearsal Hamlet, Diaz réussit une nouvelle fois à dépoussiérer un des classiques les plus joués.» - LE SOIR, Belgique, 2007 PREMIÈRE NORD-AMÉRICAINE PREMIÈRE NORD-AMÉRICAINE PREMIÈRE MONDIALE IWANOW VOLKSBÜHNE AM ROSALUXEMBURG- PLATZ - BERLIN 1>2 juin Monument-National / Salle Ludger-Duvernay « La plus intelligente lecture de Tchekhov que l'on puisse actuellement voir dans le monde occidental.» DER TAGESSPIEGEL, Allemagne, 2007 7 IMPORTANT THINGS STO UNION-OTTAWA 27>28>29>30 mai Théâtre La Chapelle EN ANGLAIS « Sans doute la compagnie de théâtre expérimental la plus importante au pays.» THE OTTAWA CITIZEN, 2007 PETITS FANTÔMES MÉLANCOLIQUES LOUISE BOMBARDIER - MONTRÉAL 29>30>31 mai>1er juin Théâtre Prospero « La justesse de ton est bouleversante [\u2026].Un texte concis, poignant, qui dit le malaise, la souffrance sans fin, mais aussi la richesse, l'insoupçonnable créativité des autistes\u2026 » ALINE APOSTOLSKA, LA PRESSE, 2007 aKabi AYDIN TEKER - ISTANBUL 29>30 mai Centre Pierre-Péladeau / Salle Pierre-Mercure « Aydin Teker brave les lois de la pesanteur chorégraphique.[\u2026] les formes chorégraphiques sont des plus sculpturales.» LIBÉRATION, 2006 MELT SENS / NOÉMIE LAFRANCE - NEW YORK 22>23>24>26>27>28 mai Le midi et/ou en soirée sur l'Esplanade de la Place des arts.HORAIRE DÉTAILLÉ SUR NOTRE SITE LA MAREA MARIANO PENSOTTI - BUENOS AIRES 26>27>28 mai Entre 21h et 23h Rue Émery du Quartier latin - fermée à la circulation PREMIÈRE NORD-AMÉRICAINE DÈSJEUDI! SPECTACLES EXTÉRIEURS GRATUITS ET BEAUCOUP PLUS ENCORE : 514 844.3822 / 1.866.984.3822 www.fta.qc.ca VOLET FILMS À LA CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE : Benoît Lachambre & Meg Stuart mercredi 21 mai à 18h30 22 MAI AU 5 JUIN 2008 PREMIÈRE NORD-AMÉRICAINE DANSEINSTALLATION THÉÂTRE DE RUE DUO BENOÎT LACHAMBRE & LOUISE LECAVALIER EN PREMIÈRE MONDIALE 3563074A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE ALAIN BRUNET CRITIQUE Pourquoi John Zorn remplit-il immanquablement ses salles de par le monde?Pourquoi exerce-til une telle fascination auprès des mélomanes?Parce qu'il sait les déstabiliser, les secouer, les provoquer.Mais aussi les ramener sur des sentiers connus et ainsi les combler d'aise.Jeudi soir en ouverture du FIMAV, le compositeur, leader et saxophoniste new-yorkais a réjoui son auditoire avec un concept orchestral truffé de références connues.Venus de Montréal, de Québec ou d'un peu partout sur la côte Est pour investir cet aréna (un jeudi soir au Colisée dans les Bois-Francs !), les fans de Zorn ont eu ce qu'ils voulaient, ou presque.On a pu simplement goûter cet alliage réconfortant, dont les éléments étaient pour la plupart intégrés par l'auditoire: jazz moderne, jazz-rock, rock latin, surf rock, parcelles country, mélodies sémites.Né de la patte du formidable Electric Masada, qui nous a déjà mis sur le cul à Victo, l'enregistrement The Dreamers (paru au début de l'année), matière principale au programme, avait été précédé en 2001 par l'album The Gift, un disque calme et facile d'écoute, dont on a droit à quelques fragments au premier rappel - au second, on a puisé dans The Book of Angels.Après Electric Masada, plus porté sur le jazz-rock, Zorn a entrepris d'explorer d'autres facettes de cette instrumentation: percussions afro-latines (Cyro Baptista), batterie (Joey Baron), basse électrique (Trevor Dunn), vibraphone (Kenny Wollesen), guitare électrique (Marc Ribot) et saxophone alto (Zorn).Devait-on se formaliser que le leader n'ait joué que sur une pièce pendant ce concert pourtant généreux?C'était à peu près ainsi sur l'album (étiquette Tzadik), il fallait donc s'y attendre\u2026 quoiqu'il soit permis de se questionner sur le rôle d'un chef d'orchestre pour six musiciens.Zorn pourrait certes nous rétorquer que cette musique est conçue pour la guitare électrique, le Fender Rhodes, l'orgue et le vibraphone, auxquels il confère une section rythmique d'exception - Baron, Baptista et Dunn, un trio d'enfer! Fin du débat.Les thèmes sont souvent exposés par la guitare du célébrissime Marc Ribot, ce formidable ubiquiste qui atteint des sommets lorsqu'il est employé par John Zorn.Ce dernier tire effectivement le meilleur de Ribot, on devine qu'il compose sur mesure pour ce soliste central des Dreamers.Lorsque la formation mêle jazz électrique et rock latin, le guitariste s'échappe seul devant le peloton, en proie aux plus mémorables transes électriques.Jeudi soir, d'ailleurs, ses riffs n'étaient pas sans rappeler Carlos Santana à l'époque où il était vraiment inspiré (Caravanserai, Borboleta, Welcome).La dualité entre la guitare et le vibraphone de Kenny Wollesen est aussi remarquable : les thèmes sont souvent exposés par les deux instruments, ou encore de concert avec les claviers de Jamie Saft.Brillant à l'orgue comme au Fender Rhodes, ce brillant soliste et accompagnateur (pas tout à fait virtuose) a aussi été mis en valeur.Comme on avait pu le remarquer déjà sur l'album, un solo à la Vince Guaraldi rappellera la musique de Peanuts - A Charlie Brown Victoria Day ?Voi là donc une cha rmante soirée de comfort food signée John Zorn (de nouveau sur scène hier avec le projet Moonchild) et qui, cependant, ne sera pas retenue parmi les séquences d'anthologie du Festival de Victo.Un peu plus tôt jeudi, ont sévi les Dangereux Zhoms de Jean Derome, enrichis de sept autres musiciens - dont trois femmes.On a eu droit à toute la palette de ce très doué compositeur, déployée sur deux fresques de musique actuelle\u2026 de chambre.Je garde l'impression que Traquenards est plus achevée et plus cohérente que Plates-formes, présentée pour la première fois.Quelques ajustements, et la seconde fresque aura la force et la pertinence de la première.Et bon week-end de musique actuelle.FESTIVAL DE MUSIQUE ACTUELLE DE VICTORIAVILLE Le comfort food de John Zorn Le compositeur, leader et saxophoniste new-yorkais a réjoui son auditoire avec un concept orchestral truffé de références connues. LE LÉGENDAIRE FRANÇOIS PIGNON DU «DÎNER DE CONS» EST DE RETOUR DANS SUPPLÉMENTAIRES DU 8AU19JUILLET AU MONUMENT-NATIONAL JAMES HYNDMAN LAURENT PAQUIN RIEZENCORE.COM METTANT AUSSI EN VEDETTE ANDRÉ LACOSTE PIERRE CHAGNON VIOLETTE CHAUVEAU MATHIEU QUESNEL UNE COMÉDIE DE FRANCIS VEBER MISE EN SCÈNE CARL BÉCHARD ADAPTATION JEAN-PHILIPPE PEARSON RÉSERVEZ MAINTENANT AVEC VOTRE CARTE VISA 514 845.2322 HAHAHA.COM propulsé par MONTRÉAL DÈS LE 25 JUIN MONUMENT-NATIONAL 514 871.2224 ADMISSION.COM CHAPITEAU SAINT-SAUVEUR 1 866 727.0433 CHAPITEAUX.CA SAINT-SAUVEUR DÈS LE 7 AOÛT 3562983A ALAIN BRUNET «Certains me considèrent comme une institution?Je préfère me voir comme un élève.La musique est un langage infini, il y a sans cesse du neuf à apprendre.Il faut rester humble face à cet art, garder l'esprit ouvert.Bien sûr, on ne peut tout réaliser dans une vie entière ce dont en a envie musicalement, mais on peut essayer.C'est ce qui rend la démarche si passionnante », soutient ce sexagénaire qui a encore la voix d'un jeune homme.Selon le principal intéressé, The Note Factory est un prolongement de son Sound Ensemble, que les férus de jazz contemporain apprécient depuis longtemps.«The Note Factory, précise-t-il, est la plus grande formation avec laquelle je joue.Pas très souvent, d'ailleurs, car peu de concerts permettent une telle configuration.La plupart du temps, je travaille en formation plus réduite.Et c'est toujours un défi que de m'adapter à chaque contexte.» The Note Factory, en fait, est undoublequartette: deux contrebasses (Jaribu Shahid et Harrison Banhead), deux batteries (Tani Tabbal et Vincent Davis), deux pianos (Steve Rush et Vijay Lyer), une trompette (Corfey Wilkes), sans compter les multiples instruments à vent de Roscoe Mitchell (saxophones et flûte).«John Coltrane, rappelle-t-il, a déjà utilisé une double section rythmique.Pour moi, cela demeure un défi orchestral, si ce n'est que l'emploi de deux pianos qui sont des instruments orchestraux en soi.Ainsi, on peut jouer sur la distance physique qui sépare les instruments, sur la façon dont la musique voyage dans l'amphithéâtre, et plus encore.Plusieurs défis se présentent au compositeur et aux interprètes-improvisateurs.» Enseignant avant-gardiste Hormis sa profession de musicien et créateur, Roscoe Mitchell enseigne la composition et l'orchestration au Mills College d'Oakland, reconnu pour son avant-gardisme dans le réseau universitaire américain.Après y avoir honoré un contrat de trois ans, il compte rentrer à Madison, Wisconsin, où il a sa résidence principale.Chose certaine, l'homme aime l'enseignement: «J'apprends aux jeunes musiciens comment composer et orchestrer dans différents contextes.Comment exploiter chaque instrument, voir comment ils peuvent émerger selon la situation.Dans cette optique, j'encourage mes étudiants à bien comprendre l'histoire sans vouloir la reproduire.Selon moi, la connaissance du passé sert essentiellement à mieux saisir sa propre originalité.» On lui rappelle que le jazz contemporain décline dans les plus grands festivals du genre et autres plateformes traditionnelles de diffusion.Roscoe Mitchell ne s'en formalise pas.«Franchement, je n'ai jamais été perturbé par l'intérêt médiatique qu'on porte au jazz contemporain.La musique suffit à me combler ! Pour tout vous dire, je me sens très à l'aise dans la période actuelle.On y recense une foule de musiciens qui cherchent, qui trouvent et qui trouveront.Au cours des dernières années, il faut dire, le langage de la musique improvisée s'est considérablement sophistiqué, de nouvelles avenues s'offrent encore aux musiciens.«Pour les musiciens qui sont sérieux, qui étudient avec rigueur et qui veulent faire quelque chose avec leur propre musique, il y a un bel avenir.Bien sûr, de grandes entreprises essaient de maîtriser le marché de la musique et en évacuer la recherche fondamentale.Les lieux de diffusion sont difficiles à trouver, la musique doit trouver le moyen de revenir aux auditoires.Tant d'amateurs ne peuvent se permettre d'aller régulièrement aux concerts! Mais je suis encouragé par l'émergence de festivals plus ouverts d'esprit et moins chers d'accès.» Optimiste malgré tout, Roscoe Mitchell ne chôme pas.«Je joue dans tous les contextes.Après Victoriaville, je serai en Autriche avec le Janacek Phi lharmonic Orchestra.Je voyage beaucoup, en plus d'enseigner, écrire et répéter.A lot of work but a lot of fun! C'est pourquoi j'encourage les jeunes musiciens à trouver le coeur de leur individualité, une ressource inépuisable pour la création.» Dans cette optique, on comprendra que le musicien est peu porté sur le passé, à commencer par le sien.«Je m'intéresse essentiellement à ma musique d'aujourd'hui, dont certaines pistes me mèneront à la prochaine.On ne sait jamais ce qui peut se produire, c'est toute la beauté de la musique qui émerge de la vie.» Roscoe Mitchell&The Note Factory se produisent demain soir, 22h, au Colisée.Pour infos : www.fimav.qc.ca ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE PHOTO FOURNIE PAR FIMAV Le musicien et créateur Roscoe Mitchell.FEsTIvAL dE MUs IqUE ACTUELLE dE vICToRIAvILLE Roscoe Mitchell et son double\u2026 quartette La respectée Association for the Advancement of Creative Musicians (AACM), l'Art Ensemble of Chicago, le Creative Arts Collective, le Sound Ensemble, voilà autant de regroupements et formations qui ont profondément marqué le jazz contemporain.Et dont Roscoe Mitchell a été l'un des maîtres d'oeuvre sinon le leader.Au tour de son Note Factory de conquérir les Bois-Francs, où le musicien n'a pas fait escale depuis 1989.«La musique est un langage infini, il y a sans cesse du neuf à apprendre.Il faut rester humble face à cet art, garder l'esprit ouvert.» Théâtre Maisonneuve - PdA HANK JONES HANK JONES ET OLIVER JONES 26 JUIN HANK JONES ET JOE LOVANO 27 JUIN HANK JONES ET BRAD MEHLDAU 28 JUIN HANK JONES ET CHARLIE HADEN 29 JUIN McCOY TYNER AVEC INVITÉ SPÉCIAL RAVI COLTRANE McCOY TYNER BIG BAND AVEC LE BERKLEE CONCERT JAZZ ORCHESTRA ET INVITÉ SPÉCIAL CHRISTIAN SCOTT McCOY TYNER'S PIANO MASTER SOLO McCOY TYNER DAVE BRUBECK 1er JUILLET (19h) 2 JUILLET 3 JUILLET DAVE BRUBECK QUARTET ET OCTET 4 JUILLET DAVE BRUBECK TRIO 5 JUILLET 19h30 18h 21h30 20h PLEINS FEUX EN VOIX LES GRANDS CONCERTS LES NOUVELLES DIVAS HYATT REGENCYMONTRÉAL SALLE WILFRID-PELLETIER Place des Arts THÉÂTRE MAISONNEUVE Place des Arts THÉÂTRE MAISONNEUVE Place des Arts THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE AL GREEN PREMIÈRE PARTIE : LIZZ WRIGHT WOODY ALLEN AND HIS NEW ORLEANS JAZZ BAND DIRECTEUR MUSICAL : EDDY DAVIS BUFFY SAINTE-MARIE NIKKI YANOFSKY ANYTHING GOES MELODY GARDOT YAEL NAIM ET DAVID DONATIEN GONZALO RUBALCABA QUINTET RODRIGO GABRIELA THE BLIND BOYS OF ALABAMA THE DIRTY DOZEN BRASS BAND IMA CORAL EGAN STACEY KENT ABBEY LINCOLN RICHARD THOMPSON SOLO 28 JUIN 6 JUILLET - 15h30 et 19h30 - SALLE WILFRID-PELLETIER, Place des Arts 27 JUIN 27 JUIN 28 JUIN 2 JUILLET 3 JUILLET 2 SOIRS 25 ET 26 JUIN 3 SOIRS 30 JUIN, 2 ET 3 JUILLET 2 SOIRS 4 ET 5 JUILLET 2 SOIRS 28 ET 29 JUIN 28 JUIN 2 JUILLET 3 JUILLET SPECTACLE DE CLÔTURE 6 JUILLET 29 - 30 JUIN SUPPLÉMENTAIRE DIMANCHE 29 JUIN, 3000 NOUVEAUX BILLETS DISPONIBLES CORAL EGAN, YANNICK RIEU, DAWN TYLER WATSON, PAUL DESLAURIERS ET PLUSIEURS AUTRES INVITÉS AVEC THE MONTREAL JUBILATION CHOIR OLIVER JONES BRYAN LEE RANEE LEE A NIGHT TO REMEMBER 25e ANNIVERSAIRE JUSTIN TIME: DEUX ORCHESTRES LÉGENDAIRES S'AFFRONTENT SUR SCÈNE \u201cBattle of the Bands\u201d GLENN MILLER Orchestra TOMMY DORSEY Orchestra HOUDINI le spectacle musical Spectacle pour toute la famille avec sous-titres français METTANT EN VEDETTE UNE VINGTAINE DE CHANTEURS, D'ACTEURS ET DE MUSICIENS ! DANS L'INTIMITÉ DU THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE SON NOUVEAU SPECTACLE EN GRANDE PREMIÈRE ! UNE VOIX D'UNE BEAUTÉ RARE ! 27 JUIN AU 5 JUILLET - 19h30 - Théâtre Outremont PREMIÈRE PARTIE : ROBERTSON PREMIÈRE PARTIE : DOMINICK FARINACCI QUINTET PROGRAMME DOUBLE INVITATION 21h30 THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE Place des Arts une coproduction du du Festival Montréal en Lumière et de l'Équipe Spectra Présentée par le Festival International de Jazz de Montréal MÉTROPOLIS (PAVILLON HEINEKEN) 514 844-3500 514 908-9090 ticketpro.ca THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE 514 866-8668 514 908-9090 ticketpro.ca PLACE DES ARTS 514 842-2112 1 866 842-2112 laplacedesarts.com MÉTROPOLIS 59, rue Sainte-Catherine Est (Sauf pour les événements présentés à la Place des Arts) BILLETTERIE CENTRALE DU FESTIVAL ACHAT DANS LES SALLES OÙ LES CONCERTS ONT LIEU RENSEIGNEMENTS BILLETTERIE THÉÂTRE OUTREMONT 514 495-9944 514 908-9090 ticketpro.ca PLUS DE 150 CONCERTS EN VENTE MAINTENANT! MONTREALJAZZFEST.COM 3562578A Woody Allen andhis New Orleans Jazz Band BILLETS PLACE DES ARTS 514 842-2112 1 866 842-2112 laplacedesarts.com 514 790-1245 admission.com BILLETTERIE CENTRALE MÉTROPOLIS 59, Sainte-Catherine Est PLEINS FEUX 29-30 JUIN 19h30 Salle Wilfrid-Pelletier, PdA SUPPLÉMENTAIRE DIMANCHE 29 JUIN 19 H30 3000 NOUVEAUX BILLETS DISPONIBLES RENSEIGNEMENTS MONTREALJAZZFEST.COM 3562784A 3560652A commanditaire de saison 22, 23, 24, 29, 30, 31 MAI 2008 | 20H Jo Ur a Pr Ès Jo Ur JUsQU'À balanchine PHoto : Pierre manning danse Use : rac Hel r Ufer PRÉSENTÉ PAR AVEC L'ORCHESTRE DES GRANDS BALLETS | extraits vidéo aU GRANDSBALLETS.COM Causeries 19h à 19h30 / Billets à partir de 20$ / Groupes 514.849.0269 ePisodes, r Ubies + kaleidosco Pe de pETER quANz 3562865A Billets àpartir de 20$ Les feuilles mortes CRÉATION : PETER JAMES ASSISTANT : PATRICK LAMOTHE les mandalas du désir CRÉATION : JOHANNE MADORE COLLABORATEUR : PIERRE PRZYSIEZNIAK ANIMATION : ALAIN FRANCOEUR ÉCLAIRAGES : MARTIN SAINTONGE SCÉNOGRAPHIE : CLAUDE GOYETTE COSTUMES : ANNE-SÉGUIN POIRIER DU 4 AU 14 JUIN À LA TOHU 3561331a ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE Rien n'annonce autant l'été montréalais que nos Piknics Électroniks dominicaux, alors que musiciens de la scène électronique convient danseurs et flâneurs à la Place de l'Homme du parc Jean-Drapeau pour une longue séance musicale en plein air.Bonne nouvelle : ça commence demain, 14 h ! PHILIPPE RENAUD Les Piknics ont vu leur achalandage décupler en cinq ans.L'été dernier, l'événement a attiré entre 3000 et 3500 personnes en moyenne, soutient Nicolas Cournoyer, por te-parole de l'organisation.Crise de croissance en vue ?«Pour nous, la cinquième présentation en fut une de consolidation.La sixième en sera une d'amélioration», commente Cournoyer.Les pointes de 3700 entrées ont mis l'organisation à l'épreuve.Des réaménagements sont prévus: la scène sera reculée pour donner encore plus d'espace aux danseurs sous le stabile de Calder.Le parc d'enfants sera déplacé pour maximiser la place sur la pelouse.«C'est surtout au chapitre de la programmation que les Piknics se sont amél iorés .Michel Quintal, directeur artistique, a fait du gros travail pour renouveler et diversifier l'affiche.» Beaucoup de changements donc, mais les Piknics restent les Piknics.Que voulez-vous, ils ont un faible pour l'électro sophistiquée.Tiens, demain, pour la journée inaugurale, ils invitent Zip (alias Dimbiman, Thomas Franzman pour sa maman), cofondateur de l'influent label allemand Perlon, qui se produira aux côtés de Guillaume&The Coutu Dumonts et Mighty Kat.Dans deux semaines, ce sera la traditionnelle fin de semaine MUTEK.Une programmation en béton: la jeune sensation californienne Flying Lotus, la tête chercheuse du dubstep londonien Kode9, même le Montréalais Komodo, qui lance ces jours-ci un premier album.Le lendemain, le duo français Nôze (il a le vent dans le dos, celui-là !), avec Ernesto, Mathias Kaden\u2026 Et plus tard, on attend une grande primeur, Hercules&Love Affair (15 juin), les retours de Josh Wink (29 juin), Mathew Jonson (27 juillet), Misstress Barbara (31 août), MSTRKRFT (1er septembre) et le patriarche du techno Kevin Saunderson (28 septembre).80 artistes Nicolas Cournoyer a ses chiffres tout près.Pour la saison 2008, 80 artistes - dont 36 de l'extérieur du pays - fouleront l'herbe du parc Jean-Drapeau.Plus de la moitié en seront à leur toute première participation aux Piknics, preuve que cette sixième présentation promet de la nouveauté tout en conservant sa formule gagnante.La gestion de la croissance des Piknics force l'organisation à revoir sa grille tarifaire.Débutant une heure plus tard (à 14 h), l'entrée sur l'aire Piknic sera toujours de 5 $, jusqu'à 15h30.Après, ce sera 10$ - 3$ de plus que l'année dernière.«Forcément, justifie Cournoyer, plus de monde demande plus d'organisation, plus de sécurité sur place.Environ 70 personnes travaillent avec nous tous les week-ends.Et je te le demande: voir des artistes internationaux de qualité dans un décor imbattable, en plein soleil d'après-midi, est-ce que ça vaut 10$?» Si le temps est aussi splendide que l'été dernier, oui, sans hésiter.Demandez conseil à miss météo pour ce weekend; en cas de pluie demain, le premier Piknic de la saison sera déplacé au lendemain, ce lundi (de congé).La programmation est affichée sur la version améliorée du site officiel de l'événement : www.piknicelectronik.com.Les amateurs de l'extérieur de Montréal peuvent aussi y syntoniser la Radio- Piknic (les artistes y sont diffusés en direct) et même télécharger le premier podcast du Piknic.PIKNICS ÉLECTRONIKS Enfin la saison des Piknics ! «C'est surtout au chapitre de la programmation que les Piknics se sont améliorés.Michel Quintal, directeur artistique, a fait du gros travail pour renouveler et diversifier l'affiche.» PAUL JOURNET Jeudi prochain au Studio du musée Juste pour rire, Paul Houde, Luc Plamondon, Suzanne Clément, André Ménard et une douzaine d'autres personnalités se risqueront aux tables tournantes pour une bonne cause: la nouvelle Fondation L'Actuel du Dr Réjean Thomas.En 2006, André Boisclair, Janette Bertrand, Guy Laliberté et plusieurs autres personnalités jouaient au DJ pour le premier Mixaide.Plus de 25 000$ avaient été ainsi amassés pour Médecins du monde - Canada.En octobre dernier, le Dr Thomas a quitté la présidence de cet organisme.«Des amis m'ont alors suggéré de créer une fondation pour ma clinique L'Actuel (spécialisée dans le traitement du sida et des MTS)», raconte-t-il.C'est maintenant fait.Les coffres de la toute nouvelle fondation sont encore vides.Un prétexte parfait pour organiser un autre Mixaide.L'événement revient donc jeudi prochain.Trois catégories de billets sont offertes: 100$ (incluant cocktail VIP), 25$ (régulier) et 10$ (après minuit pour entendre DJ James Di Salvio).«Les jeunes et les moins riches devraient aussi pouvoir participer aux campagnes de financement.C'est pourquoi on vend des billets à 10$ et 25$.» Une douzaine de DJ Pour attirer les gens, l'organisation mise encore une fois sur une douzaine de DJ néophytes, dont Luc Plamondon, Claude Dubois, Paul Houde, Suzanne Clément, Éric Salvail, Pierre Brassard, Lucie Laurier et le designer Philippe Dubuc.Stefie Shock, ancien DJ professionnel, participe aussi à l'événement.La soirée se termine avec la prestation d'un autre DJ aguerri, James Di Salvio (Bran Van 3000).Et juste avant, celle du président d'honneur : André Ména rd, cofondateur et directeur artistique du Festival de jazz.«Je vais essayer de contenter tout le monde et sa mère.Bref, je serai aussi naïf qu'au Festival, blague-t-il.Mes choix ne sont pas encore faits.Je vais garder cela assez spontané, comme une bonne improvisation.Mais pas trop.Comme m'a déjà dit un jazzman: on dit qu'on improvise, mais pas tant que cela finalement\u2026» L'omniscient Paul Houde a déjà choisi ses pièces : parmi elles, Désenchantée de Mylène Farmer, Groove Is In The Heart de Dee-Lite (qu'il possède en vinyle) et I'm Too Sexy de Right Said Fred.«Je pense que je vais porter mon masque de gardien de but, prévoit-il.Je vais ressembler au terrifiant Jason en version DJ.» Suzanne Clément en sera aussi à son baptême de DJ.L'interprète de Sophie Paquin fera notamment danser la foule avec une de ses chansons fétiches, Lust For Life d'Iggy Pop.Le Mixaide, au Studio du Musée Juste pour rire, le 22 mai, à partir de 17h.Infos: www.mixaide.org MIXAIDE DJ d'un soir pour une bonne cause commanditaire de saison Partenaire m Édia 3560655A ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE TRIO SYLVIE ST-JACQUES LE FEUILLETON, PRISE 4 Le principe est simple: hybride entre télésérie et théâtre, Le Feuilleton intercale des scènes projetées sur écran entre les scènes jouées en direct devant le public.Des mordus de dénouements abracadabrants assistent fidèlement à chaque représentation du Feuilleton dans un Lion d'or survolté.La quatrième version de ce concept des Productions À Suivre aura lieu chaque dimanche à compter du 18 mai, jusqu'au 8 juin.LA FÊTE AU PÀ P Du 17 au 19 mai, le Théâtre PÀ P occupe les deux salles d'Espace Go pour présenter au public trois pièces en construction, des jeunes auteurs Andrew Dainoff, Fanny Britt et Patrice Dubois.Le 21 mai, la compagnie tiendra une soirée-bénéfice constituée d'un spectacle cabaret festif, où une trentaine d'artistes recréeront les moments forts des 30 ans du PÀ P.PLACE AU OFF.T.A Le deuxième OFF.T.A.prendra son envol du 24 mai au 4 juin, avec une douzaine de spectacles donnés dans 10lieux.Le OFF.T.A.propose 12 spectacles, dont Roland, nouvelle création de La Pire Espèce, Patty Diphusa, un texte de Pedro Almodovar et Nous étions une fois, un collage du collectif Douze à table.SYLVIE ST-JACQUES CRITIQUE Les précédentes comédies musicales signées Denise Filiatrault (Neuf, My Fair Lady, Cabaret), possédaient une irrésistible démesure qui faisait pardonner toutes leurs imperfections.Sweet Charity, nouvelle adaptation d'une pièce de Broadway vue par la directrice du Rideau Vert, rompt avec cette tradition de l'excès.Plus clean, plus épurée, plus sobre dans sa facture visuelle, Sweet Charity révèle une maîtrise du genre.Comme dans bien des comédies musicales, on ne trouve pas l'intérêt de Sweet Charity dans la profondeur de son récit.Mais résumons en une ligne, puisqu'il le faut : ce livret de Neil Simon, qui s'est inspiré des Nuits de Cabiria de Fellini, Pinelli et Flaiano, présente les déboires d'une candide et naïve entraîneuse dans un dancing.Charity (Marie-Ève Beaulieu), cherche en vain l'amour et un moyen de sortir de son milieu paumé.Une ambition qui la fera (entre autres) plonger dans un étang, passer une nuit dans le placard d'une chic suite d'hôtel et se réfugier dans les bras d'un gentil mais coincé bon gars (Gabriel Sabourin) qui veut l'épouser pour sa pureté.Les nombreux adeptes du spectacle musical annuel du Rideau Vert veulent surtout des numéros épatants et des airs accrocheurs qui leur restent en tête.De ces moments envoûtants, Sweet Charity en a plein.Ce sont d'ailleurs les chorégraphies de groupe (signées Geneviève Dorion-Coupal) qui volent la vedette, portées par des acteurs-chanteurs-danseurs de soutien exceptionnels.Paul Cagelet, en gérant du dancing, est parfait en grincheux comique qui malmène bien gentiment les filles.Le trio fait d'une Émily Bégin pleine d'aplomb, de l'excellente Chantal Dauphinais et de Nathalie Gadouas (agile comme une jeunette de 20 ans !) livre des tableaux vraiment irrésistibles.Comme ceux, par exemple, dans les loges du dancing où les filles rêvent d'une vie meilleure.Ou, dans un moment de délire imaginaire du spectacle, ce fantasme où tous les membres de la production exécutent une chorégraphie très «peace and love» non loin de l'esthétique de Hair.Denise Filiatrault a su préserver l'esprit sixties dans ce spectacle qui se décline en une série de tableaux déployés dans un décor fait de peu mais d'efficaces éléments.De sexy jupes courtes, des paillettes et plusieurs pointes d'humour pimentent le tout.Cette légèreté convient bien à la minceur du récit qui, à vrai dire, se conclut un peu en queue de poisson.Quant à la star du spectacle, Marie-Ève Beaulieu, son jeu et sa personnalité collent très bien à cette Charity qui cherche le bonheur malgré les claques que lui donne la vie.Les productions musicales du Rideau Vert ont la chance de revivre à la salle Pierre-Mercure pendant le festival Juste pour rire et de partir ensuite en tournée.Il sera à mon avis très intéressant d'y retourner pour constater comment évoluera la pièce, dans les semaines qui suivront la première.J'ai l'impression que sur une scène moins étroite que celle de la Maison Verte, Sweet Charity prendra ses aises et se montrera plus délurée, moins polie.Bref, une Charity moins ordonnée.Sweet Charity, livret de Neil Simon, musique de Cy Coleman, paroles de Dorothy Fields, traduction de Yves Morin, mise en scène de Denise Filiatrault, du 13 mai au 7 juin, supplémentaires du 10 au 14 juin.SWEET CHARITY Charity bien ordonnée PHOTO TIRÉE DU SITE INTERNET DU RIDEAU VERT Jupes courtes sexy, paillettes et pointes d'humour pimentent Sweet Charity.De gauche à droite, Émily Bégin, Marie-Ève Beaulieu et Chantal Dauphinais. ARTS ET SPECTACLES FESTIVAL TRANSAMÉRIQUES LÀ OÙ JE VIS Danièle Desnoyers (Montréal) Depuis bientôt 20 ans, Danièle Desnoyers poursuit son parcours comme chorégraphe de sa compagnie Le Carré des Lombes, après avoir longtemps été danseuse.Minutieuse, toujours à la recherche de l'inédit et des relations entre le mouvement et les vibrations sonores, elle propose ici une nouvelle création en étroite complicité avec la conceptrice sonore Nancy Tobin, l'artiste médiatique Manon de Pauw et l'écrivain espagnol Enrique Vila-Matas.Du 22 au 25 mai à 20h à l'Agora de la danse.MAYBE FOREVER Meg Stuart (Bruxelles) et Philipp Gehmacher (Vienne) Alibi (2001) était fracassant et inquiétant et Forgeries, Love and Other Matters (2004), étrange et dérangeant.Meg Stuart, «l'Américaine de Bruxelles», est de retour à Montréal avec Maybe Forever, un duo créé avec le chorégraphe autrichien Philipp Gehmacher ; presque une histoire d'amour, sur fond de pissenlits, quelque chose de plus naïf, de soft, promet-on.Mais chez Stuart, les êtres sont souvent emmurés dans leur solitude.La faille n'est jamais loin et elle est souvent béante.Les 22 et 23 mai à la Cinquième Salle de la Place des Arts.IS YOUME Benoît Lachambre, Louise Lecavalier et Vincent Goldring (Montréal) Ils reviennent! Deux ans près I Is Memory, leur mémorable première collaboration, un solo tout en lenteur qu'il a créé pour Louise Lecavalier, et qui a fasciné des milliers de spectateurs dans le monde, Benoît Lachambre imagine cette fois un duo pour lui et elle, sur le thème du miroir, de la reconnaissance et de la dissemblance mutuelles.Comment danser avec l'autre pour parvenir jusqu'à lui tout en se préservant, c'est l'éternelle question du duo, du couple.Une aventure à laquelle participe le plasticien Laurent Goldring.Du 23 au 26 mai 20h à l'Usine C.DANSE SWAN LAKE, 4 ACTS ET BOLÉRO VARIATIONS Raimund Hoghe (Düsseldorf-Paris) Écrivain et homme de théâtre, dramaturge de Pina Bausch pendant 10 ans, Raimond Hoghe joue sur l'imperfection du corps, assez inattendue en danse.Le public montréalais va enfin pouvoir découvrir ce chorégraphe intriguant avec deux pièces: Swan Lake ou le détournement de l'oeuvre romantique de Petipa, le fameux Lac des cygnes qu'Edouard Lock a lui aussi revisité en 2006.Et Boléro, une variation sur Ravel, incluant aussi des fados portugais et des rengaines populaires, un mélange dans l'esprit de Maurice Béjart, disparu au moment où Hoghe a créé cette pièce.À l'Espace Go, Swan Lake les 25 et 26 mai, et Boléro le 28 mai, 20h.CHAMBRE BLANCHE Michèle Noiret (Bruxelles) C'est auprès de son mentor, le compositeur allemand Karlheinz Stockhausen, que Michèle Noiret, fille du poète surréaliste belge Joseph Noiret, développe l'extrême rigueur qui se manifeste dans la finesse et la sensibilité de son écriture chorégraphique.L'attention qu'elle porte aux détails est un «révélateur» d'intimité, comme en témoigne Chambre blanche, un huis clos avec quatre femmes.et le fantôme de Virginia Woolf.Du 27 au 30 mai à l'Agora de la danse.AKABI Aydin Teker (Istanbul) Danseuse depuis 25 ans, formée à la danse contemporaine à Londres et à New York, Aydin Teker a tout fait pour se délester du poids des traditions turques de son enfance.Elle n'hésite pourtant pas à entraver ses interprètes, trois femmes et un homme, de chaussures aux semelles de formes et de hauteurs différentes pour les mettre au défi d'un rapport inédit à l'équilibre du corps.Une chorégraphe singulière à découvrir.Les 29 et 30 mai, 20h, Salle Pierre-Mercure.APRÈS UNE PREMIÈRE PRÉSENTATION PLEINE D'AUDACE ET DE CRÉATIVITÉ, ON PEUT PRÉVOIR QUE LA DEUXIÈME, QUI SE TIENDRA DU 22 MAI AU 5 JUIN, SERA AU MOINS AUSSI FORTE, ET ÉTONNANTE.ELLE COMBINE LE RETOUR DE VALEURS SÛRES AVEC DES CRÉATIONS ATTENDUES (MARIECHOUINARD, BENOÎT LACHAMBRE ET LOUISE LECAVALIER, MEGSTUART, PAUL-ANDRÉ FORTIER, DANIÈLE DESNOYERS.) ET DESVALEURS NONMOINS SÛRES, MAIS ENCORE INCONNUES ICI, QUI JUSTIFIENTLERÔLE DE DÉCOUVREUR DU FTA(RAIMUNDHOGHE, AYDINTEKKER, MICHÈLENOIRET.).VALEURS SÛRES ET CRÉATIONS ATTENDUES Smash Up, de Dana Gingras.Akabi, d'Aydin Teker.Cabane, de Paul-André Fortier.TEXTES : ALINE APOSTOLSKA ET STÉPHANIE BRODY, COLLABORATION SPÉCIALE ARTS ET SPECTACLES FESTIVAL TRANSAMÉRIQUES SYLVIE ST-JACQUES NEW YORK \u2014 Un jeudi après-midi de printemps à Brooklyn, la chorégraphe Noémie Lafrance est absorbée par la création de Home, une pièce qui se déploie sur une table recouverte d'une grande étendue de tourbe.Sur le feu, elle a aussi Melt, qui réunit cinq danseuses «épinglées» à un mur desquelles dégoulinera de la cire, quelques films sur la danse, un opéra et un grand projet international secret.Singulière créature que cette grande ado de 34 ans qui parle avec ses mains, sourit à pleine bouche comme une gamine espiègle et clame avec assurance sa mission de «se battre tous les jours pour que plus de gens viennent voir de la danse».Mais ne laissez pas une telle candeur vous méprendre sur l'ampleur de l'ambition de cette New-Yorkaise d'adoption née à Rivière-du-Loup.Noémie Lafrance a fait aimer la danse à des néophytes de la danse, avec ses spectacles dans un escalier de la cour de violence conjugale de Manhattan (Descent), dans une immense piscine désaffectée de Brooklyn (Agora) ou sur des immeubles de l'architecte Frank Gehry (Rapture).«Ce qui m'intéresse, c'est de mettre la danse dans d'autres contextes et que le rapport entre le danseur et le spectateur soit transformé par cette relation.» Rassembleuse, mais pas commerciale À 20 ans, Noémie Lafrance est partie à New York, pour étudier chez Martha Graham.À 21 ans, elle a fondé son entreprise de vêtements de danse, une entreprise qu'elle a abandonnée pour mieux se consacrer à son art.Depuis la création de sa compagnie Sens, en 2001, elle a eu le temps de se faire un nom, un réseau et une belle réputation, celle qui est tombée dans la danse pendant son adolescence en Outaouais.Puis, depuis l'année dernière, la notoriété internationale lui fait de l'oeil.En signant la chorégraphie du clip 1,2,3,4 de la chanteuse canadienne Feist - qui a décroché un Victoire pour le meilleur clip de l'année et été en lice pour un Grammy - elle a non seulement élargi son cercle de fans, mais aussi mis en branle une rencontre entre la danse contemporaine et la musique pop.Avec ses couleurs «crayola» et sa gestuelle rafraîchissante, ce clip en one take réalisé par Patrick Daughters annonce une renaissance de la danse «non commerciale» dans la musique pop.Une pièce dans laquelle elle a voulu recréer l'énergie, la joie, la naïveté et la spontanéité de l'adolescence.«Avec les changements technologiques et la vente de musique sur l'internet, plusieurs grande sociétés se rendent compte qu'elles vendent de la musique grâce à la danse.La reprise de la vidéo dans les pubs de Mac a permis à Feist de vendre énormément d'albums et a fait vendre beaucoup d'i Pod.» Avec sa feuille de route éblouissante, on pourrait croire que Noémie Lafrance plane sur un nuage et se délecte d'avoir à la fois séduit les adeptes de Much Music et le public new-yorkais.Or, elle se méfie du succès, elle qui croit appartenir davantage à l'art contemporain qu'à la danse.Parce qu'à New York, les compagnies de danse survivent avec encore moins d'argent qu'à Montréal.Mais le manque d'argent ou les réserves du milieu de la danse new-yorkais, qui juge son travail «trop esthétique», ne feront rien pour anéantir l'enthousiasme de Noémie Lafrance.«Mon ambition, c'est de propager la danse à une autre échelle et de chercher un public plus large, sans faire du Broadway ou verser dans le trop commercial.» Pour l'instant, Noémie Lafrance n'a pas de projet de quitter New York, elle qui avec Melt, fera découvrir pour la première fois son travail aux Montréalais.Après le FTA, elle et son équipe se produiront à Copenhague et elle envisage de tourner en Europe en 2009.«J'ai pensé à déménager en Chine, parce que c'est là que tout va se passer, dans tous les domaines », lâche-t-elle le plus naturellement du monde.Vous aurez compris que «penser petit» ne fait pas partie de la mentalité de Noémie Lafrance.Bientôt, très bientôt, elle fera danser la planète.Melt, une chorégraphie de Noémie Lafrance, sera présentée sur l'esplanade de la Place des Arts les 22, 23, 24, 26, 27 et 28 mai.MELT Faire danser la planète La chorégraphe Noémie Lafrance.PHOTO YVES MÉDAM, COLLABORATION SPÉCIALE Dans un grand studio du quartier Williamsburg à Brooklyn, repaire de la faune artistico-branchée de New York, une jolie bibitte s'affaire dans une drôle de fourmilière.Entre une répétition de Melt \u2014 la pièce qu'elle présentera au festival Trans Amériques \u2014 et la préparation d'un gala à proximité du fleuve, Noémie Lafrance nous a parlé de son travail «site specific», de sa participation au clip 1,2,3,4 de Feist et de son destin d'expatriée dans la Grosse Pomme.CABANE Paul-André Fortier (Montréal) Paul-André Fortier a envie de compagnie, lui qui bourlingue quasi seul depuis des années, en Europe et jusqu'au Japon, avec Solo 30 X 30.Le voilà donc acoquiné avec l'artiste multidisciplinaire Rober Racine et le cinéaste Robert Morin (Le Neg', Requiem pour un beau sans-coeur), pour créer Cabane ; mais il a toujours la bougeotte puisque cette installation vivra tour à tour dans quatre lieux différents.Le 30 mai à Espace Go, les 1er et 2 juin dans le hangar 16 du Vieux- Port, le 4 juin dans une salle de bal de l'hôtel Windsor et le 5 juin dans l'édifice Jean-Pierre Perreault.SMASHUP Dana Gingras (Vancouver) Corps noyés dans des univers virtuels saturés de couleurs, imagerie psychotrope, pop art remixé façon 2008.Smash Up, c'est une collision frontale entre danse, animation et musique imaginée par Dana Gingras, une moitié du cinglant tandem Holly Body Tattoo, les animateurs James Paterson et Amit Pitaru, fils spirituels de Norman Mc Laren, et Roger Tellier-Craig, exgodspeed you! black emperor.Tout un trip! Du 31 mai au 3 juin au Monument-National.ORPHÉE ET EURYDICE Marie Chouinard (Montréal) Après avoir enchanté les spectateurs italiens et quelque peu scandalisé les Chinois, Orphée et Eurydice, la toute dernière bacchanale de la grande Marie Chouinard, débarque à Montréal.Après Pina Bausch, Jean Cocteau et Marc Chagall, c'est au tour de Chouinard de s'attaquer au mythe grec d'Orphée, le poète originel.Chouinard en fait un hommage au langage, qui ne peut qu'être profondément ancré dans le corps pour cette voluptueuse qui vient de lancer son premier recueil de poèmes.Du 2 au 5 juin à à la salle Maisonneuve de la Place des Arts.GRANDE THÉORIEUNIFIÉE Martin Bélanger (Montréal) En 2002, Martin Bélanger offrait le très sympathique Spoken Word/Body, un spectacle hautement convivial, dans lequel le chorégraphe montréalais ne craignait ni de se mettre à nu ni l'autodérision.Cette fois, sa Grande théorie unifiée se veut un acte rassembleur et festif, auquel participeront d'autres indociles, tels Peter Trosztmer, Claudia Fancello et Julie-André T.Du 3 au 5 juin à l'Agora de la danse.ENTREVUE > NOÉMIE LAFRANCE Grande théorie unifiée, de Martin Bélanger.Orphée et Eurydice 3562791A ARTS ET SPECTACLES FESTIVAL TRANSAMÉRIQUES MAYBE-BABY.EDU Teatrul Foarte Mic (Bucarest) Une pièce drôle et cynique qui rend compte de la société roumaine et de sa jeunesse désespérée ainsi que de la prostitution et du vide existentiel.Trois comédiens seront réunis sur une scène dénudée pour aborder ces thèmes graves sur un mode grinçant.Du 22 au 24 mai au Théâtre Prospero.LA MAREA Mariano Pensotti (Buenos Aires) L'Argentin Mariano Pensotti choisit la rue pour rendre cette expérience théâtrale où déambulent des couples et des gens seuls qui vivent des trucs banals.Neuf séquences et autant d'installations qui mettent en scène le quotidien et le banal et nous obligent, en quelque sorte, à confronter notre intimité à travers ces personnages.Du 26 au 28 mai, rue Émery.SEAGULL-PLAY, (LA MOUETTE) Enrique Diaz (Rio de Janeiro) Dans cette adaptation brésilienne de La Mouette, le metteur en scène Enrique Diaz retrouve le «coeur vibrant» d'une oeuvre archi-connue.Une expérience théâtrale, où les acteurs échangent leurs rôles et où la liberté prime et déstabilise le spectateur.Du 28 au 31 mai à l'Usine C.IWANOW Volksbühne am Rosa-Luxemburg-Platz (Berlin) Sur une scène vide et vaste, flotte un brouillard épais d'où émergent des personnages insolites.Cette pièce de Tchekhov est le récit d'un homme au bord du gouffre, endetté, mais dont le malheur fait malgré tout sourire.Le metteur en scène allemand Dimiter Gotscheff nous envoûte en teintant d'humour et de cruauté les remords mélancoliques de ces héros d'une histoire pas encore écrite.Les 1er et 2 juin au Monument-National.Passeport pour le théâtre du monde TEXTES: SYLVIE ST-JACQUES OXYGÈNE Fingerprint / Cie Galin Stoev (Bruxelles) Une pièce de théâtre musicale, folle, vertigineuse et débridée.Une performance en forme de partition musicale qui nous raconte l'histoire du monde moderne et de son absurdité, et traite d'actualité sous forme de pamphlet corrosif.Amalgame entre théâtre, spoken word et concert techno Oxygène ne cesse de tourner en Europe depuis sa création.Du 27 au 31 mai à Espace libre.THÉÂTRE Iwanow Oxygène JEUNE, AUDACIEUX ET ÉTONNANT, LE VOLET «THÉÂTRE» DU FESTIVAL TRANSAMÉRIQUES ATTISE NOTRE CURIOSITÉ AVEC DES DRAMATURGIES NOUVELLES (MADY-BABY.EDU DU TEATRUL FOARTE MIC DE BUCAREST ET OXYGÈNE DU FINGERPRINT/CIE GALIN STOEV DE BRUXELLES), DES RÉINVENTIONS DE L'UNIVERS DE TCHEKHOV (SEAGULL-PLAY ET IWANOW) ET UN SPECTACLE EXTÉRIEUR SUR «LES CHOSES DE LA VIE» (LA MAREA).VOICI CES SPECTACLES EN GUISE D'AVANT-GOÛT DU FTA. 29 OCTOBRE AU 16 NOVEMBRE NICOLA CICCONE NOUVEAU SPECTACLE! 19 NOVEMBRE AU 31 JANVIER GET UP! 50 ANS DE PARTY 4 SEPTEMBRE AU 25 OCTOBRE VENUS QUATRE GRANDES VOIX DU QUEBEC Infos: cabaretducasino.com moyennant les frais de service A NE PAS MANQUER CET AUTOMNE 514 790-1245 1800 361-www.admission.com E PA ET A 1-4595 mission.3562923A Plus de 50 spectacles en salle ! billets BENEFICIEZ D'AVANTAGES AVEC LE PROGRAMME DE RECOMPENSES VISA DESJARDINS AU 1 877 BILLETS BILLETTERIE CENTRALE - METROPOLIS 59, rue Sainte-Catherine Est Sauf pour les evenements presentes a la Place des Arts francofolies.com PLACE DES ARTS 514 842-2112 - 1 866 842-2112 laplacedesarts.com METROPOLIS 514 908-9090 - 1 866 908-9090 ticketpro.ca Billets en vente des maintenant ! France presente Carte blanche a.Michel Fugain avec Daniel Lavoie, Veronique Sanson, Bruno Pelletier et autres amis.Dimanche 27 juillet, 20h Salle Wilfrid-Pelletier, PdA EVEne Ment SPECiaL 20 anS Vendredi 25 juillet invites : Loco Locass, navet Confit, Vincent Peake, Louise Forestier, Louis.Jean Cormier (Karkwa), Eric Patenaude (telemaque), Yves Lambert, Marc.andre Brazeau (Band de garage), Dan Bigras, et Michel Rivard.presente SPe CtaCLe D'ou Ve Rtu Re Les Moquettes Coquettes Les pop et rock, 20 ans de Franco Folies Victoria abril espagne La muse d'Almodovar chante enfin aMontreal ! Mardi 29 juillet nicola Ciccone Mercredi 30 juillet On l'aime tout court! Chloe Sainte.Marie Derniere de la tournee Parle-moi Jeudi 31 juillet Richard Seguin Un Seguin inspirant, cloturant sa populaire tour nee quebecoise.Rassembleur ! Vendredi 1er aout Samedi 2 aout Eric Lapointe Catherine Ringer France tiken Jah Fakoly Cote d'ivoire 1re partie : Daby Toure (France) amadou et Mariam Mali 1re partie : Thomas Hellman Camille France avec Damien Robitaille, Avec pas d'casque et plusieurs autres ! tricot machine tricopolis Samedi 26 juillet Dimanche 27 juillet Mardi 29 juillet Vendredi 1er aout Jeudi 31 juillet Samedi 2 aout SPe CtaCLe De CLotu Re Felix L'homme de paroles Une celebration en paroles et musiques, sous la direction de Do MiniC ChaMPagne avec Richard Seguin, Yann Perreau, Jean Lapointe, Catherine Major, Marie-Claire Seguin, Francois Dompierre, Claude Lamothe et Julie Castonguay Les Evenements Theatre Maisonneuve PdA, 20h Les Nuits Metropolis, 21h 3563158A ARTS ET SPECTACLES THEATRE SYLVIE ST-JACQUES COUPS DE THEATRE Ahurissant, comme la fin de saison theatrale montrealaise est synonyme de profusion de spectacles! En guise d'introduction a la saison des festivals, il y a eu le festival du Jamais lu au debut du mois.Mais le vrai marathon debute cette semaine avec la deuxieme mouture du nouveau festival Trans Ameriques, qui promet de belles decouvertes venues notamment d'Europe de l'Est.J'ai personnellement un parti pris pour les shows de festival , des spectacles qui nous font decouvrir d'autres facons de voir le theatre.L'annee derniere, par exemple, j'avais adore Mnemopark de Rimini Protokoll, une oeuvre de theatre documentaire qui nous faisait parcourir une Suisse miniature a bord d'un train electrique.Meme si, en feuilletant le catalogue du Festival, c'est le volet danse qui a davantage attire mon attention .avec de gros noms comme Marie Chouinard, Benoit Lachambre, Louise Lecavalier, Meg Stuart .le FTA nous reserve certainement quelques belles surprises theatrales.J'ai hate d'aller fouiner du cote de la rue Emery, scene de La Marea, du theatre de rue de l'Argentin Mariano Pensotti ou les spectateurs seront voyeurs de scenes banales de la vie quotidienne.Je ne manquerai pas non plus L'invisible, une nouvelle creation dans laquelle l'imprevisible Marie Brassard s'approprie le canular de JT Leroy pour avancer une reflexion sur la frontiere poreuse entre la creatrice et sa creature.C'etait inevitable : le OFF.T.A (qui avait emerge en 2007 de facon plutot discrete) revient dans un format mieux defini.Un evenement au titre evocateur .Au lit avec Stephane Crete .donnera le coup d'envoi du OFF, avec une trentaine d'invites qui se relaieront dans un marathon de spectacles nocturnes le 24 mai a partir de 22h et jusqu'a 6h.Puis, une douzaine de pieces joueront du coude avec les productions internationales et locales du FTA.Ensuite, la scene declare ouverte la saison des theatres d'ete?Pas tout de suite, puisque ce sera le tour du Fringe de nous offrir son vaste fourre-tout ou tout est permis et possible.En visite au Fringe d'Edimbourg l'annee derniere, je me demandais s'il ne serait pas judicieux d'imiter les Ecossais et de concentrer en une seule et meme periode les festivals de theatre.En programmant simultanement le FTA, le OFF.T.A et le Fringe, on creerait un buzz autour du theatre montrealais et d'ailleurs, une strategie qui rendrait la metropole plus allechante aux yeux des medias internationaux et des touristes culturels.Parce que pour remplir tous ces spectacles, il faut penser a attirer des spectateurs d'ailleurs.Cela dit, il serait vraiment chouette qu'une fois dans l'annee, le theatre francophone se frotte a ce qui se fait du cote des anglos.Il me semble que l'OFF.T.A ne trouverait que des avantages a s'adjoindre au Fringe, en reponse au deja multilingue FTA.Pendant ce temps, les festivals se suivent a la queue leu leu et se battent pour attirer les spectateurs de theatre locaux ensevelis par une telle offre culturelle.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : sstjacqu@lapresse.ca Festivals a la chaine Il serait vraiment chouette qu'une fois dans l'annee, le theatre francophone se frotte a ce qui se fait du cote des anglos.jours dans ARTS SPECTACLES MEUR CE SOIR.EN PRIMEUR CE SOIR. 3559605A ARTS ET SPECTACLES DANSE ALINE APOSTOLSKA COLLABORATION SPÉCIALE «Les danseurs des grandes compagnies savent tout faire.Sur le plan technique, on peut tout leur demander.Mais personne ne vient voir un ballet pour la technique, aussi spectaculaire soit-elle.On vient voir un danseur pour sa personnalité, et moi aussi, je crée en fonction de ce que je perçois être l'intériorité d'un interprète.Je le regarde dans les yeux et j'essaie de le deviner par-delà son physique.» Leçon de danse ou leçon de vie?Les deux peut-être, et pourtant celui qui dit cela est bien jeune.Peter Quanz a appris la danse «pour la ressentir dans son corps et être capable de se mettre à la place des danseurs », mais jamais pour danser lui-même.Il s'est imposé comme chorégraphe au tournant de la vingtaine, auprès d'interprètes qui, eux, ont souvent roulé leur bosse.Il faut dire qu'il est bien singulier.Une singularité, une subtilité, une intelligence rigoureuse du geste et de la musicalité, une attention déférente envers les danseurs, tout cela fait de ce jeune Torontois une sorte de génie de la danse internationale actuelle.Si on se fie à son regard, qu'il a grand, franc et observateur, on sent la fougue qui point derrière l'extrême finesse de ses traits.Il revendique une filiation et pas la moindre: il connaît le répertoire de Balanchine par coeur et c'est à cette condition qu'il se permet de le réinterpréter, il s'en inspire sans le trahir, mais l'utilise aussi en toute liberté «parce que les temps ont changé» et qu'il «veut incarner la vision de Balanchine dans le monde d'aujourd'hui avec des corps d'aujourd'hui.» Filiation artistique et linguistique George Balanchine : celui qu'on cite souvent comme l'un des trois génies créateurs du XXe siècle avec Picasso et Stravinsky.Un Russe inspiré par Petipa, qui fit carrière avec les Ballets de Diaghilev à Monte-Carlo, au Danemark et à Londres avant de créer une première troupe à Paris puis de rayonner finalement à New York et à partir d'elle avec sa compagnie, le New York City Ballet.Les filiations existent, entre Gradimir Pankov qui suivit un parcours semblable à celui de Balanchine, qu'il admire, avant de prendre la direction des GBCM, et Peter Quanz qui a créé des pièces pour toutes les compagnies qui ont conservé l'aura du maître, de Londres à Moscou et Saint-Pétersbourg et New York.À chaque fois, Quanz a appris la langue du pays pour pouvoir être proche des danseurs.Ce n'est pas la première fois que les GBCM préparent un programme Balanchine.En 1980, la troupe d'alors dansait Rubies, une des pièces les plus recherchées de Balanchine, jazzy et enlevée dansée sur le Capriccio pour piano et orchestre de Stravinski.En 2001, Pankov ajoutait au répertoire Épisodes, une pièce cocréée en 1959 par Martha Graham et George Balanchine sur l'oeuvre orchestrale d'Anton von Webern.Rubies et Épisodes composeront donc ce programme triple dédié au néo-classicisme ballanchinien qui clôt la saison 2007-2008 des GBCM, et dont fait partie la pièce Kaleidoscope, que Peter Quanz avait créée pour l'American Ballet Theatre en 2005.Kaleidoscope «C'est un ballet très musical, très pur, en deux parties», explique le chorégraphe qui fut tétanisé à l'écoute du délectable Concerto pour piano n.5 en fa majeur, opus 103 de Camille Saint-Saëns, «une musique écrite au fil du Nil pendant un séjour pour raisons de santé».Le thème égyptien, mais aussi l'inspiration navale y sont très nets.Le ballet comprend deux parties distinctes: «Dans la première partie, toute la compagnie danse ensemble; dans la seconde, les interprètes dansent séparément.Je raconte l'histoire d'un voyage, car la musique est un carnet de voyage.Il s'agit d'un kaleidoscope historique et émotionnel.» Il ajoute: «Je recherche aussi la beauté, c'est-à-dire à la fois la musicalité que les lignes épurées, et la beauté essentielle, celle de l'âme des interprètes.» Et Quanz finit par un hommage aux Grands Ballets, disant, lui qui connaît tant de formations différentes, «combien les danseurs ici sont disponibles et accueillants.C'est rare.» Soirée Classique Balanchine des GBCM: Kaleidoscope, de Peter Quanz, Épisodes et Rubies de Balanchine, du 22 au 31 mai, 20h, à la salle Maisonneuve de la Place des Arts.PETER QUANZ Balanchine réinterprété À 9 ans, Peter Quanz a décidé qu'il serait chorégraphe.Aujourd'hui âgé de 28 ans, il est devenu un chorégraphe recherché et acclamé qui compte déjà à son actif des créations pour des compagnies internationales mythiques : le Bolchoï, le Kirov, le Royal London Ballet, l'American Ballet Theatre ou le Centre des Arts de Banff.C'est au tour des Grands Ballets de profiter de sa vision singulière du néoclassicisme balanchinien à travers sa pièce Kaleidoscope.PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE «C'est un ballet très musical, très pur», dit le chorégraphe Peter Quanz (à droite) de sa pièce Kaleidoscope.On le voit ci-dessus en répétition avec les danseurs Mariko Kida et Hervé Courtain.Le chorégraphe Peter Quanz dit vouloir « incarner la vision de Balanchine dans le monde d'aujourd'hui avec des corps d'aujourd'hui.» 3562751A ARTS ET SPECTACLES HUMOUR NATHALIE PETROWSKI Cathy Gauthier a deux fantasmes dans la vie.Et ni l'un ni l'autre n'est d'ordre sexuel.Dans le premier fantasme, la blondissime Abitibienne de 31 ans s'installe seule à une table du restaurant L'Express pour manger en tête à tête avec elle-même.Dans le deuxième, Cathy Gauthier entre dans un bar, va s'asseoir seule au zinc et commande une sangria sans paniquer.Où est le fantasme, me demanderez-vous?Il est logé quelque part entre le mot « seule» et l'expression «sans paniquer ».Aussi incroyable que cela puisse paraître, Cathy Gauthier est incapable de s'asseoir seule dans un endroit public sans avoir des palpitations cardiaques, des tremblements, des sueurs froides et tous les autres symptômes associés à la panique et à l'effroi.Qu'elle ait donné environ 200 représentations de son spectacle 100% Vache folle devant plus de 60 000 spectateurs n'y change rien.Sur scène, Cathy Gauthier n'a peur de rien.Dans la vie, tout la fait capoter.La voilà qui s'amène à la terrasse d'un bistro voisin du marché Jean-Talon, tout près de chez elle.Nous nous rencontrons pour la première fois, quelques jours seulement avant la toute dernière représentation de 100% Vache folle.Elle ne semble pas triste à l'idée de tourner la page sur le spectacle qui l'a mise au monde.Au contraire.Elle a hâte de se glisser dans les nouveaux habits de son prochain spectacle Bienvenue aux dames.Les textes seront à nouveau écrits par elle, sous la supervision de François Avard, son mentor.Timide et sans-gêne À peine maquillée, le jean aussi moulant que le décolleté est plongeant, Cathy est aussi blonde sur scène qu'en personne.La seule différence, c'est que, sur scène, elle donne l'impression de mesurer six pieds alors qu'en réalité, elle en fait à peine cinq.Je ne suis pas la seule à m'étonner du décalage.«Tout le monde a la même réaction.C'est probablement parce que je jappe tellement fort et que je déplace tellement d'air que je grandis de plusieurs pouces sur scène», plaide-t-elle avec autodérision.Japper n'est peut-être pas le meilleur mot pour décrire ce que Cathy Gauthier fait sur scène.Provoquer serait plus juste, choquer aussi, tirer sur l'élastique de la bienséance jusqu'à ce qu'il casse, pousser sur le seuil de la tolérance jusqu'à ce qu'il cède, dire les choses brutalement et sans gants blancs, appeler un chat un chat et une graine, une graine, pas un pénis, voilà en réalité ce que fait Cathy Gauthier sur scène.Et le plus naturellement du monde sans se poser de questions, ressentir de malaise ni s'embarrasser de la moindre censure.Comment une jeune femme timide et réservée en est-elle venue à sacrer plus dru qu'un charretier et à parler cul avec autant de sans-gêne ?Cathy Gauthier parvient difficilement à répondre à la question.Elle n'a pas nécessairement un grand recul sur elle-même, et puis elle semble être le genre de fille qui agit d'abord et qui y pense après.«En humour, ce qui est primordial, c'est l'effet de surprise.Or quand les gens me voient arriver sur scène, ils s'attendent à des petites jokettes rose bonbon, pas à des blagues de gars qui bandent mou.Donc je fais ça pour les surprendre, mais aussi parce que j'aime jouer avec l'interdit.Enfant, dans mon petit village en Abitibi, y'avait rien qui me faisait plus rire que les jokes de cul de Roméo Pérusse.C'est pour ça que je trouve plus facile de faire rire le monde avec des jokes de gros colon et de doubles pipes qu'avec des farces correctes, mais plates.» Celle qui vient de loin L'enfance en Abitibi, Cathy Gauthier y revient souvent .C'est une enfance pas tout à fait comme les autres marquée par une situation familiale pour le moins singulière.Sa mère l'a eue à l'âge de 19 ans.Son père est disparu dans la nature sans laisser de nom ou d'adresse.Elle a grandi parmi ses sept oncles et tantes à Arntfield, un bled d'une centaine d'âmes perdu à la frontière du Témiscamingue et de l'Ontario.Ce sont ses grandsparents qui l'ont élevée et qui occupent dans son esprit la case et la fonction parentales.Dans son spectacle, quand elle évoque sa mère maladivement protectrice ou son père qui la menace d'aller en enfer, c'est aux grands-parents qu'elle fait référence.Reste qu'en la regardant aller sur scène, avec son langage cru et ses images non censurées qui semblent propulsées par une énergie proche de la rage, on se dit que ça devait jouer assez dur chez les Gauthier d'Arntfield.Mais la petite comique de la famille jure que non.«Chez nous, y'avait de l'amour, de l'affection et du respect en masse.La seule affaire qui manquait, c'était de la place.On vivait juste à côté de l'église et comme j'avais le choix entre me tenir là où au dépanneur, je préférais l'église.C'était plus beau, plus grand et ça me donnait le goût d'être religieuse.Quand je dis que je viens de loin, c'est pas des farces.» En effet.Cathy Gauthier vient de loin.Élevée dans l'eau bénite de l'Église catholique, meilleure élève de l'école de rang du village, sa vie bascule au secondaire à la polyvalente de Rouyn-Noranda, où elle a si peur d'aborder les autres qu'elle s'enferme régulièrement dans les toilettes.Devant ses comportements pour le moins étranges et un brin paranoïaques, un prof lui conseille fortement de s'inscrire en art dramatique pour se décoincer.«Ça a changé ma vie.Àpartir de ma troisième secondaire, j'ai commencé à avoir des amis, une vie, du succès.En cinquième secondaire, je me pensais tellement hot que j'ai lâché l'école pour aller travailler au bar O'Toole's de Vald'Or.J'avais 18 ans, ben du rouge à lèvres et une grosse permanente et quand je raconte dans mon spectacle que j'étais une charrue, c'est pas des blagues.J'étais une charrue.J'étais jeune, célibataire, sur le party et convaincue que pour me faire aimer des gars, fallait que je couche avec eux.Mais comme je le dis aussi dans mon show, une fille qui couche avec un gars le premier soir est une charrue.Le gars qui fait la même chose est un champion.Pourquoi est-ce toujours deux poids, deux mesures?» Un premier rôle à la télé Au bout de deux ans de party, d'alcool et de Val-d'Or, la petite Cathy se réveille avec une énorme gueule de bois et le rêve de déménager à Montréal et de s'inscrire à l'École de l'humour.Certains soirs au O'Toole's, elle a regardé avec envie des jeunes humoristes faire leurs classes en brûlant de monter sur scène à son tour.Elle l'a fait à quelques reprises et sait maintenant avec certitude que c'est humoriste, et non serveuse, qu'elle veut être dans la vie.Le rêve devient réalité en 1998.Cathy Gauthier débarque à Montréal avec ses 21 ans, 14$, deux bacs en guise de valise et l'adresse d'un client et de sa femme qui l'hébergent pendant un mois, le temps qu'elle se trouve un logement et un job à temps partiel au Publix du boulevard Saint-Laurent.C'est le parcours classique de la jeune provinciale qui débarque dans la grande ville avec ses espoirs et ses ambitions.Tellement classique que les productions Avanti Ciné Vidéo ont décidé d'en faire une sitcom avec Cathy Gauthier dans le rôle de la jeune provinciale.Roxy, dont l'histoire a été imaginée par Cathy, mais scénarisée par les auteurs de Catherine, ne sera pas aussi crue et délurée et ne fera pas de blagues sur les gros colons qui bandent mou.En revanche, elle sera serveuse et à la recherche de l'homme de sa vie.«Disons que Roxy ressemble à ma partie sage et matante.Elle est débrouillarde, dynamique, habillée comme la chienne à Jacques.Elle croit au prince charmant et elle est.vierge.Oups, je pense que je viens de brûler un punch.» Un peu à la manière de ses idoles, Dominique Michel et Patrick Huard, Cathy a toujours espéré faire du cinéma ou de la télé.Elle a joué quelques petits rôles dans des comédies à la télé.Elle a même passé une audition pour un rôle dans Casino.«Mais j'étais tellement poche que j'ai dit au réalisateur François Bouvier de ne pas m'engager.» Pour se préparer au rôle de Roxy, Cathy Gauthier a pris trois mois d'ateliers intensifs en jeu dramatique avec Danièle Fichaud et affirme que cela lui a fait le plus grand bien.Le tournage de Roxy se déroule en ce moment même aux studios Mel's de la Cité du Havre, sous la direction de Stéphane Lapointe (Tout sur moi), avec une belle brochette d'acteurs, dont Louis Champagne, Louison Danis, Diane Lavallée et Marilyse Bourke, pour ne nommer que ceux-là.La comédie sera diffusée l'automne prochain sur les ondes de Radio-Canada.Cathy Gauthier n'abandonne pas la scène et les blagues non censurées pour autant.Les samedis soir, elle rode dans les bars Bienvenue aux dames.Reste que tout dernièrement, en comparant ses ventes de billets à celles de Martin Matte et de Louis-José Houde, elle a compris que pour rejoindre un public aussi vaste qu'eux, elle devrait mettre de l'eau dans son vin et un peu moins de sel dans ses blagues.Elle a d'ailleurs envoyé un courriel à François Avard pour l'informer du changement de cap.Le lendemain, Avard recevait un autre courriel où c'était écrit : «Oublie ce que je t'ai dit hier.Fuck le changement.Je me suis rendue où je suis en étant moimême.Je ne change rien.Que ceux qui m'aiment me suivent.Signé Cathy.» Salée, pas sucrée et non censurée PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE Cathy Gauthier tentera bientôt sa chance au petit écran.Mais sa sitcom Roxy, scénarisée par les auteurs de Catherine, ne sera pas aussi crue que son spectacle 100% Vache folle.«Disons que Roxy ressemble à ma partie sage et matante», lance l'humoriste.ENTREVUE CATHY GAUTHIER Cathy Gauthier n'avait rien pour réussir chez les humoristes.Trop blonde, trop jolie, elle avait en plus le culot de miser sur les gros mots et les blagues crues pour faire sa marque.Pourtant, elle a réussi à s'imposer et à conquérir le public en moins de deux ans.Après un dernier tour de piste ce soir, à l'Étoile de Brossard, avec son très provocant 100%Vache folle, elle part à l'assaut de la télé grâce à Roxy, une sitcom qu'elle a imaginée et dans laquelle elle tient le premier rôle.Portrait d'une fille de l'Abitibi qui n'a pas la langue dans sa poche.« En humour, ce qui est primordial, c'est l'effet de surprise.Or quand les gens me voient arriver sur scène, ils s'attendent à des petites jokettes rose bonbon, pas à des blagues de gars qui bandent mou.Donc je fais ça pour les surprendre, mais aussi parce que j'aime jouer avec l'interdit.» 24.28 MAI et 2.5.7 JUIN 2008 à 20H / 31 MAI 2008 à 14H :: SALLE WILFRID-PELLETIER : : OPERADEMONTREAL .COM : : PRÉSENTE MADAME BUTTERFLY de PUCCINI dirigé par YANNICK NÉZET-SÉGUIN 3559954A Sarah Lamb Royal Ballet David Makhateli Royal Ballet Céline Cassone Grand Théâtre de Genève Bruno Roy Grand Théâtre de Genève Tara Birtwhistle Royal Winnipeg Ballet Dmitri Dovgoselets Royal Winnipeg Ballet Ilhan Karabacak Istanbul, Turquie Joseph Webb Artiste Independent Krisztina Pazár Ballet National de Hongrie Zoltán Oláh Ballet National de Hongrie Tamako Akiyama Compañia Nacional de Danza Dimo Kirilov Compañia Nacional de Danza Filipa de Castro Ballet National du Portugal Carlos Pinillos Ballet National du Portugal Rasta Thomas Bad Boys of Dance Adrienne Canterna Pretty Girls of Dance les artistes interprètes des Ballet Jazz de Montréal 13 Nouvelles Étoiles! 10 premières jamais présentées à Montréal! 3555163A Montréal (Pierre-Mercure) - Montréal-Nord - L'Assomption - La Prairie La Salle - Laval - Longueuil - Pierrefonds - St-Hyacinthe - St-Jean - St-Jérôme géorgiedusud -russie-sahara-arménie australie-bretagne-himalaya-provence abonnez-vous et courez la chance de gagner un voyage pour 2 à MARRAKECH (514) 521-1002 ou sans frais1 800 558-1002 www.Les Grands Explorateurs.com Présenté par : Présent à : 3554968A ARTS ET SPECTACLES ENTRACTE PAUL JOURNET entracte@lapresse.ca LE ROI DES POURRIELS Douce vengeance pour les utilisateurs de My Space.Un tribunal de Los Angeles exige que Sanford « le roi des pourriels» Wallace et son complice Walter Rines versent 250 millions en dédommagement à My Space.Wallace était accusé d'avoir envoyé 730 000 pourriels aux membres de My Space.Son stratagème: il envoyait à ses «amis» un lien vers ses sites préférés - des sites commerciaux qui vendaient des sonneries cellulaires et autres items indispensables.My Space fondait sa poursuite sur une loi antipourriel américaine.La loi prévoit 100$ d'amende par infraction, et trois fois plus si le pourriel est volontaire.Espérons que tous les vendeurs d'incredible blue pills en prennent note.SÉPARÉS À LA NAISSANCE Qui est plus diabolique?Daniel Brière, présumé coupable de l'élimination du Canadien?Ou cette reine, utilisée dans une pub de Loto-Québec pour montrer que le jeu peut pousser à mentir ?On promet que c'est notre dernier Séparés à la naissance avec Brière.Merci à Élisabeth Quessy de Sorel-Tracy pour la suggestion.EN HAUSSE\u2026 EN BAISSE MARTIN MATTE Martin Matte est sorti grand gagnant du gala Les Olivier, dimanche dernier.On savait déjà que son spectacle Condamné à l'excellence était immensément populaire auprès du public.Il est maintenant aussi salué par l'industrie.Le grand fendant était en lice pour sept statuettes.Il en gagné quatre : spectacle d'humour de l'année, auteurs de l'année (avec François Avard et Benoit Pelletier), DVD d'humour de l'année et spectacle d'humour le plus populaire.L'humoriste a toutefois moins souri quand l'Olivier de l'année, prix décerné par le public, lui a échappé.«Je suis déçu.C'est une injustice», a-t-il lancé aux journalistes en blague.ou presque ! Martin Matte PHOTO PAUL CHIASSON, PC DANIEL BRIÈRE LA REINE Claude Théberge s'éteint Le peintre Claude Théberge est mort jeudi à l'hôpital Notre-Dame de Montréal à l'âge de 73 ans, des suites d'une longue maladie.Né le 4 septembre 1934 à Edmundston, au Nouveau-Brunswick, Claude Théberge a grandi à Rivière-Bleue, dans la région de Témiscouata.Il a laissé dans cette région de nombreuses oeuvres, dont le triptyque La dame du lac réalisé en 1994 pour le Club Richelieu à l'occasion du 125e anniversaire de la municipalité de Notre-Dame-du-Lac.Le site web que lui a consacré cette ville souligne le caractère engagé de cet artiste qui voulait sortir l'art des musées pour le répandre dans la rue.Ce parti pris l'a conduit à réaliser des sculptures, des vitraux et des fresques murales dans de nombreux lieux publics.On retrouve ses oeuvres aussi bien dans le hall du Capitole, à Québec, qu'à la cathédrale de Gaspé ou dans les stations de métro Vanier, Rosemont et Papineau à Montréal.\u2014 La Presse Canadienne Shania Twain se sépare La romance est finie entre la chanteuse Shania Twain et le producteur Robert (Mutt) Lange.Le couple a annoncé sa séparation jeudi après 14 ans de mariage.Shania Twain, 42 ans, et M.Lange, 59 ans, ont un fils de 6 ans, Eja.Lange, le producteur derrière Def Leppard, AC/DC, Foreigner, the Cars et Bryan Adams, avait pressenti Twain au début des années 90 alors que la jeune artiste faisait ses débuts sur disque.Leur partenariat professionnel a vite débouché sur un mariage qui a été célébré en 1993.\u2014 La Presse Canadienne FLASHES 3557701A présenté par Kent nagano, directeur musical en collaboration avec Billets : 514.842.9951 -osm.ca Tarif spécial pour les 18-34 ans Till Fellner joue Beethoven Dimanche 25 mai 14h30 Lun Di 26 eT mar Di 27 mai 20 h Kent nagano, chef d'orchestre till Fellner, piano Beethoven, concerto pour piano no 5, \u201cempereur\u201d Chosta Kovit Ch, Symphonie no 7, \u201cLeningrad\u201d Fin de saison avec Kent Nagano ! Soirée du 27 mai présentée par L'Auditeur avec Magic Circle Mime Dimanche 18 mai 13h30 et 15h30 Théâtre maisonneuve Deux joyeux mimes mettent le sérieux du chef à rude épreuve ! , un spectacle pour toute la famille ! Abonnez-vous ! 3562587A Deux voix pour Berlioz Beethoven et Bizet : symphonies en do Mendelssohn: Elijah, une oeuvre chorale majeure Mahler: Le Chant de la Terre Bartók et Dvo\"ák La Finlande de Sibelius Bruckner 8: Le cycle se poursuit 2008/9 Saison Abonnez-vous orchestremetropolitain.com 3552720A ARTS ET SPECTACLES ENTRACTE PAUL JOURNET entracte@lapresse.ca «J'ai trop le trac pour faire des spectacles et j'aime bien être libre le soir.» \u2014 François Pérusse, au gala Les Olivier, expliquant pourquoi il se contente d'enregistrer des disques et de faire de la radio.ILS, ELLES ONT DIT «On est restés les mêmes.C'est juste les avocats qui lisent nos textes qui ont changé.» \u2014 Bruno Landry, qui constate que RBO n'a pas perdu de son mordant après 27 ans de carrière.«Arrête de dire ça! J'aimerais ça qu'on compare nos salaires.» \u2014 Fabienne Larouche, à Radio Énergie, qui implore Éric Salvail de ne plus l'appeler «Fabienne La Riche ».«Un zélo, un zélé, un zéro zélé\u2026» \u2014 Gilles Proulx au 98,5FM, qui turlute tout en s'indignant au sujet d'un policier qui s'acharnerait sur les chauffeurs de taxi.François Pérusse PHOTO PC Pierre Brassard PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE «D'autres coupures sont à prévoir à TQS.La couleur devrait bientôt être renvoyée.Désormais, les émissions ne seraient produites qu'en noir et blanc.» \u2014 Pierre Brassard à Flash, peu avant qu'on apprenne que Patrick Marsolais allait le remplacer cet été. C'est officiel\u2026 Cannes célèbre l'excellence du cinéma canadien Téléfilm Canada félicite les créateurs des trois films canadiens en compétition au Festival de Cannes 2008.Pour le développement et la promotion de l'industrie audiovisuelle canadienne www.telefilm.gc.ca/cannes2008 SÉLECTION OFFICIELLE - COMPÉTITION adoration Atom Egoyan SEMAINE INTERNATIONALE DE LA CRITIQUE - COMPÉTITION (COURTMÉTRAGE) next floor Denis Villeneuve SÉLECTION OFFICIELLE - FILM D'OUVERTURE - COMPÉTITION blindness Fernando Meirelles 3561283A 3560745A ARTS ET SPECTACLES C L A S S IQUE OLD BRICK CHURCH Brome-Ouest) La Nef : 20 h.REDPATH HALL Universite Mc Gill) Brahms, Schubert : 20 h.THEATRE DE LA VILLE Longueuil) Le Baron tzigane (Strauss).Theatre lyrique de la Monteregie : 14 h et 20 h.DA N S E gEsu ƪ CEnTRE DE CREATIVITE ƪ AmPHITHEATRE Laboratoire danse : 20h.VA R I E T E S CABARET DU CAs InO DE m OnTREAL On the road again : 20h30.CAsA DEL POPOLO Nightwood + Postcards + Vicat : 21 h.CLUB sODA Bust a move V : 20 h.EgLIsE sAInTEƪROsE Laval) Mondial choral Loto-Quebec.KOLA nOTE Chillkonpa musique : 22 h.LA TULIPE Pop 80 : 21 h.L'ETOILE qUARTIER DIx30 RIVEƪsUD Cathy Gauthier : 20 h.sTUDIOƪTHEATRE Place des Arts) Serge Bedrossian : 20 h.sALA ROssA La) Kiss My Cabaret : 20 h.THEATRE OUTREm OnT Haj Mohamed Bajeddoub&Abdesslam Sefiani : 20 h.THEATRE PLAzA Forrotimo : 22 h.SPECTACLES VOTRE SOIREE DE TELEVISION Les finalistes de la releve Archambault maintenant connus Sept artistes ou groupes quebecois sont en lice pour le troisieme Grand prix de la releve musicale Archambault.Le grand gagnant sera connu en septembre 2008 et recevra une bourse de 10 000 $.Sa maison de production recevra une bourse de 2000 $ pour faire la promotion de l'album gagnant.Les finalistes sont Alfa Rococo, Gaele, Le Husky, Bruno Marcil, Plajia, Samian et Tricot Machine.Les candidats devaient avoir produit leur premier album, toutes langues et categories confondues, au cours de l'annee 2007.¡X La Presse Canadienne FLASH MARDI 20 MAI Kif-Kif Pyramide / Chantal Lamarre, J.-Thomas Jobin Le Telejournal Squelettes dans le placard / Gilles Latulippe Tout le monde en parlait Beautes desesperees / Un couple d'homosexuels s'installe sur Wisteria Lane.Bons baisers de France / Rachid Badouri, Stephanie Lapointe, Eza Paventi, Jason Samuels, Dumas Le Telejournal La Zone Le TVA 17 heures Le TVA 18 heures Sucre Sale / Garou Les anges de la renovation Histoires de filles / Dominique aide Gerry.Camera Cafe La Grande Evasion / Sucre se rend dans l'Utah pour recuperer son argent.Le TVA 22 heures Sucre Sale / Garou Vice cache Le Grand Journal (16:30) Flash / Gaston Lepage, Normand Brathwaite 450, Chemin / Alex est en amour.LE DESTIN D'AUDREY (6) avec Jean Smart, Richard Gilliland et Carol Kane.\\ Une quinquagenaire amere, qui eleve seule les deux enfants de sa soeur suicidee, est courtisee par un ancien amoureux.Sexy Cam non censuree Le Journal du soir 110% (22:45) L'avocat du diable Zoboomafoo Cornemuse Kaboum Ramdam / Deux episodes Malcolm National Geographic / Les Pheniciens BARTON FINK (3) avec John Turturro, John Goodman et Judy Davis.\\ Plusieurs malheurs s'abattent sur un dramaturge a succes lorsqu'il se rend a Hollywood pour y ecrire son premier scenario de film.Doc Monde / Ne dites pas a ma mere - Que je suis en Terre sainte The Simpsons Arrested.CBC News at Six Hockey / Series eliminatoires: Penguins - Flyers (si necessaire) The National The Hour Dr.Phil CTV News Access H.e Talk American Idol Dancing with the Stars / Derniere News CTV News .(16:30) Global National News House & Home ET Canada E.T.NCIS / Derniere Shark News Final Family Feud .Millionaire .Crosswords ABC News News .Raymond Dancing with the Stars Dancing with the Stars / Derniere Sex and the City Nightline Dr.Phil News CBS News E.T.NCIS / Derniere Shark / Derniere News Late Sh.(23:35) First at Five 5:30 Now News NBC News Jeopardy Wheel of.Most Outrageous Moments Law & Order: SVU / Deux episodes Tonight (23:35) Regents Review (16:30) BBC News Bus.Report The Newshour Nova / Lord of the Ants Rustic Living Gourmet's.Frontline / Growing up Online World News Charlie Rose Maya, Miguel Hometime The Newshour World News VPT's Journal Nature / Ultimate Spider-Hunter Bus.Report American Justice Cold Case Files CSI: Miami The First 48 / Deux episodes Gene Simmons Family Jewels / Trois emissions Parking Wars Les contes d'Avonlea Visite libre La Vie, la vie Cabine C / Janette Bertrand Alys Robi L'ETRANGLEUR DE BOSTON (3) avec Tony Curtis, Henry Fonda Visite libre THE UNCLES (4) (16:00) Street Legal Bazart Bravo! Videos CRY BABY (5) avec Johnny Depp, Amy Locane B Side.Ben Harper: .Rehearsal Hall Law & Order Parco.prive Arnaqueurs Casse-croute chez Albert Biographies / .Harry Potter Les Rescapes Video Patrouille Autopsie / Virage mortel Police de l'air LE MERCENAIRE DE MINUIT (16:40) GLENGARRY GLEN ROSS (18:15) L'HOMME QUI AIMAIT LES FEMMES L'AFFAIRE PALMER (22:05) .(23:40) How it's Made / Deux emissions Megabuilders / Roller Coaster Daily Planet How it's Made / Deux emissions Smash Lab / Fireproof House Deadliest Catch Daily Planet Cap sur la Catalogne Quebec plein Guide, restos Mordu de la peche / Costa Rica 50 heures de vacances Top.endroits de jeux de hasard Echappees.Terre de fete Cap sur la Catalogne Zack (17:08) .(17:34) Zoey 101 Life with Derek .Raven Smart Guy The Suite Life .Sadie H.Montana Life with Derek Ned's.Guide Cory Zack Life with Derek Friends / Deux episodes King of.Hill The Simpsons Two and a Half Men American Idol Hell's Kitchen News TMZ Family Guy Seinfeld La petite maison dans la prairie Enquete Champlain A vos marteaux Passion Maisons NCIS Mini-series / Shogun avec Richard Chamberlain, Yoko Shimada In Search of Myths and Heroes Disasters of.Masterminds NCIS Digging for the Truth The Immortal Beaver NCIS Crime Stories / The Menthol.Max glam Info Max Max Musique Star-o-metre Top5.anglo Top5.franco Musicographie / Gene Simmons Generation 90 Hollywood Fantaisies Star-o-metre Top5.anglo Plus sur commande Top5.anglo Top5.franco Presque top5.M.Net Info Plus Pop! Combat, clips Rock De Babu Danse ou creve Tempesta d'amore Le Pont .armenien Sportivi Will & Grace 101 Guiltiest Pleasures THS Portuguese Women's Murder Club E! News Late Sh.(23:35) Le Telejournal / RDI Junior RDI en direct Dominique Poirier en direct Les damnes de Manille Le Telejournal Le club des ex Le National Le Telejournal Edel & Starck C.S.I.: Miami Sue Thomas, l'oeil du FBI Porte disparu Bones New York 911 Edel & Starck LE CARNET NOIR (16:25) POUR UNE DERNIERE FOIS.FERLAND (18:45) IN.NITRO (21:05) LA MOISSON Earth Final Conflict Trailer Park.Billable Hours Regenesis Blue Murder Trailer Park.Kenny vs.CSI: New York House .genies Marmitons .Choux Bravo Gudule Panorama Ingrid Betancourt LA SOCIETE DU SPECTACLE (4) Structures de genie 10 Years Younger What not to Wear The New Detectives Dateline: Real Life Mysteries Le Spin (16:00) Les Simpson Naruto Chaotic Di-Gata 6TEEN / Deux emissions Les Simpson Henri pis.Les Decales.Naruto Les Simpson Star ou Boucher .monde veut prendre sa place .(17:55) Journal FR2 Toute une histoire Pekin Express Fourchette.La star, ce produit marketing Le Journal Vie privee.Que feriez-vous?Deco sur.Oui, je le veux Interventions miracles Billet$ vert$ Au secours! Espace.ete Bye-bye maison! Decore ta vie Metamorphose Oui, je le veux Gout de Louis 1res Vues Pirouettes Parents Avis Academie.Razzia 1res Vues La Releve JPR En route vers mon 1er gala JPR Sans filtre Arshitechs.Le Guide de l'auto Une grenade?Stan.stars Wildfire Une grenade?.d'identite .le trouble .une galaxie Smallville R-Force Degrassi.le trouble R-Force Melinda, entre deux mondes La porte des etoiles Bouche-trous .c'est fait Dead Zone Invasion Tru Calling Ligue de garage Lutte (16:30) Golf Mag Sports 30 A communiquer Hockey / Series eliminatoires: Penguins - Flyers (si necessaire) Sports 30 Hockey / Coupe Memorial: Spokane - Gatineau Poker after Dark .Connected Hockeycentral Hockey / Memorial Cup: Spokane - Gatineau Sportsnet Connected Countdown Drag (14:00) Pardon the.Off the Record Sportscentre That's Hockey Pardon the.Basketball / Series eliminatoires: equipes a confirmer Sportscentre Des kiwis et des hommes (23:45) .Laughs Gags 48 Hours: Hard Evidence / Deux emissions Dateline: Real Life Mysteries NBA.Lottery 556 ¡X 67 180 ¡X 201 137 ¡X ¡X ¡X 9 9 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO CBC CTV-M GBL-Q ABC CBS NBC PBS-P PBS-B A & E ARTV BRAV CD CinePOP DISC EV FC FOX HI HIST MMAX MP E! MTL RDI S+ SE SHOW TFO TLC TTF TV5 VIE VOX VRAK RDS SPN TSN SRC TVA TQS TQc 3 7A ARTS ET SPECTACLES ARTS VISUELS Le célébrissime Banksy et ses complices ont invité 39 graffiteurs, dont le Montréalais Roadsworth, à transformer un vieux tunnel décrépit de Londres en galerie d'art du XXIe siècle.Le résultat a attiré les foules.YVES SCHAËFFNER COLLABORATION SPÉCIALE LONDRES \u2014 «Ce n'est pas une file britannique, c'est une file continentale.Alors, collez-vous, parlez-vous, faites connaissance.Il y en a pour un peu plus d'une heure d'attente, mais cela en vaut la peine!» Jovial, un préposé à la sécurité tentait tant bien que mal de réduire l'immense file d'attente menant à un vieux tunnel du centre de Londres, lundi dernier.Le temps d'un long week-end, le tunnel de Leake Street est devenu la galerie d'art underground «la plus hip» de Londres, selon les mots du conservateur Times.En quatre jours, 30 000 personnes se sont «collées» pour découvrir les oeuvres de 39 graffiteurs, dont celles de Banksy et du Montréalais Roadsworth (Peter Gibson pour sa mère).À l'intérieur du tunnel, l'atmosphère était électrique.Se piétinant les uns les autres, les visiteurs faisaient crépiter leurs appareils photo avec une frénésie de paparazzi.Recouvert de murales et de graffitis, le tunnel offrait, il est vrai, des occasions de photos en or.Ironiques et poétiques, les pièces possédaient souvent un humour grinçant très anglais.On pouvait y voir un bouddha portant une minerve ou des caméras de surveillance placées sur un arbre au beau milieu du tunnel (Banksy).D'impressionnants visages ciselés dans la brique (Vhils) pouvaient côtoyer de charmantes panthères roses (John Grider).Attirés par la réputation de l'énigmatique Banksy (une star dont les oeuvres peuvent se vendre plus d'un million de dollars), les Londoniens ont pu découvrir le travail d'artistes venant d'aussi loin que l'Argentine, l'Australie ou Montréal.Roadsworth: une piste de course Con nu sous le nom de Roadsworth - jusqu'à ce que la police de Montréal l'épingle pour avoir «enjolivé» la chaussée avec ses pochoirs -, Peter Gibson a reçu une invitation à participer à ce «Festival de cannes» il y a un peu plus d'un mois.«Je ne savais absolument pas à quoi m'attendre », admet le Montréalais d'adoption.Un billet d'avion plus tard, il est arrivé à Londres tout juste avant le vernissage.Il pensait avoir une semaine pour préparer son oeuvre, il n'a pas eu trois jours! Mis à part les neuf murales et installations réalisées par Banksy, le tunnel était pratiquement vierge à son arrivée.«Il y avait quelque chose comme une trentaine d'artistes et, en gros, on n'avait qu'à se choisir un mur», explique-t-il.Fidèle à son habitude de dessiner des messages sur la chaussée, Roadsworth a jeté son dévolu sur l'asphalte.À l'aide de pochoirs, il a tracé une longue route parsemée de petites automobiles rouges et bleues.En observant plus attentivement, les curieux ont découvert que la piste dessinait en fait des lettres formant : «Little Boys and their Toys» (Les petits garçons et leurs jouets).Et la fameuse piste se concluait par le spectaculaire carambolage de deux voitures grandeur nature, une installation de Banksy.Pour Roadsworth, c'est une manière de rappeler que les adultes, comme les enfants, vivent leurs fantasmes à travers leurs «jouets ».À la différence près, explique-t-il, que les «jouets» des adultes sont «autrement plus dangereux et ont beaucoup plus d'impact que ceux avec lesquels on jouait dans le bac à sable.» Agenouillé devant la piste de course miniature de Roadsworth, le responsable de l'exposition Tristan Manco ne cache pas son admiration.«Il ne peint généralement pas sur les murs, alors il ne savait pas trop quoi faire au départ.Mais il a rapidement trouvé une idée originale.Les voitures étaient déjà là et elles forment un punch génial pour sa pièce», précise l'organisateur.Le Montréalais qui n'a eu que quelques heures pour penser et réaliser sa pièce n'est-il pas quelque peu jaloux de Banksy qui a pu préparer ses oeuvres à son rythme, sans pression?«Je dois avouer que l'idée que \u201dce n'est pas juste\u201d m'a traversé l'esprit quand je suis arrivé et que j'ai réalisé que je n'avais que quelques jours, reconnaît-il.Mais je ne pense pas que ce show aurait eu lieu sans la réputation de Banksy.(\u2026) Et puis, j'ai produit certaines de mes meilleures pièces alors que j'étais sous pression», conclut-il, bon joueur.Avis aux intéressés: le propriétaire du tunnel, la compagnie ferroviaire Eurostar, a promis de ne pas effacer les murales pendant six mois.Le compte à rebours est commencé.Un vieux tunnel devenu galerie d'art PHOTO CARL DE SOUZA, AGENCE FRANCE-PRESSE Le temps d'un long week-end, le tunnel de Leake Street est devenu la galerie d'art underground « la plus hip» de Londres, selon les mots du conservateur Times.En quatre jours, à Londres, 30 000 personnes se sont « collées» pour découvrir les oeuvres de 39 graffiteurs, dont celles de Banksy et du Montréalais Roadsworth.PHOTO CARL DE SOUZA, AGENCE FRANCE-PRESSE Ironiques et poétiques, les pièces ont souvent un humour grinçant très anglais.Ci-dessus, un bouddha portant une minerve signé Banksy.PHOTO CARL DE SOUZA, AGENCE FRANCE-PRESSE À l'intérieur du tunnel, l'atmosphère est électrique.Se piétinant les uns les autres, les visiteurs font crépiter leurs appareils photo avec une frénésie de paparazzi. 3532267A MAINTENANT OU JAMAIS ! SEULEMENT JUSQU'AU 8 JUIN 2008 Cette exposition est organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal, avec la participation du Museo Nacional de Bellas Artes et de la Fototeca de Cuba, La Havane, ainsi que de nombreux prêteurs privés et publics américains, dont le MoMA.Mario Carreño, Les coupeurs de canne à sucre (détail), 1943.Collection particulière.Photo Don Queralto UNE PRÉSENTATION DE EN COLLABORATION AVEC OUVERT JUSQU'À 21H, MERCREDI, JEUDI ET VENDREDI.OUVERT SOIRS PAR SEMAINE 3 GRATUIT POUR LES ENFANTS DE 12 ANS ET MOINS Accompagnés de leurs parents.Non applicable aux groupes.AUDIOGUIDE ÉGALEMENT DISPONIBLE EN ESPAGNOL RENSEIGNEMENTS: 514-285-2000 SPÉCIAL 2 POUR 1 POUR LES ÉTUDIANTS de 30 ans ou moins avec carte valide.En tout temps, tout le mois de mai 2008.TOUS LES DÉTAILS AU www.mbam.qc.ca/2pour1 POUR TOUS Tous les mercredis, jeudis et vendredis soirs du mois de mai 2008 de 17h à 21h.3561365A ARTS ET SPECTACLES OPÉRA L'Opéra de Montréal présente, à partir du 24 mai, Madame Butterfly, de Giacomo Puccini.Dans la peau de Cio-Cio-San: la soprano japonaise Hiromi Omura, une rareté pour ce rôle, dont c'est la toute première présence en Amérique du Nord.MARIO CLOUTIER Les sopranos japonaises qui chantent Madame Butterf ly ne courent pas les rues de ce vaste monde.Après Tokyo, Metz , Berlin et Tel-Aviv, Hiromi Omura sera Cio-Cio-San à nouveau à l'Opéra de Montréal.Il n'y a là ni cliché, ni piège, selon l'interprète née au Japon.«Mes amis se rebellent parfois en me rappelant que je peux chanter autre chose, expliquet- elle en français.Je les calme parce que je ne suis pas encore fatiguée de jouer ce rôle.Chaque mise en scène est différente.Ma voix et mon caractère correspondent à Cio-Cio-San.J'en suis très heureuse.» Catholique, de la nouvelle génération japonaise, elle a perfectionné son art en Europe, dont à Milan pendant quatre ans.En plus de Butterfly, depuis ses débuts en 2002, elle a aussi été la Comtesse Almaviva dans Le nozze di Figaro, Micaëla dans Carmen, Elisabetta dans Don Carlo et Nedda dans I Pagliacci.Ce jeune parcours n'a pas été facile, confesse-t-elle.Faire son entrée dans une maison d'opéra ne l'est certes pas, encore moins pour une chanteuse étrangère en Europe.C'est à l'instar de son rôle déjà fétiche, dit-elle.Cio- Cio-San est un modèle de passion et de persévérance, à ses yeux, et non une geisha pathétique.«Je crois que Butterfly n'est pas une poupée manipulée par un cruel destin, fait-elle.C'est plutôt quelqu'un de très fort qui va au bout de ses convictions.Pour réaliser cet amour, elle se bat envers et contre tous.Elle est forte, même si l'on devient fragile quand on ouvre notre coeur à quelqu'un.» Cet opéra fort populaire a été présenté la dernière fois à Montréal en septembre 2002.Cette fois, les Montréalais ont droit à une production d'Opera Australia, mise en scène de Moffatt Oxenbbould.Yannick Nézet- Séguin dirigera l'Orchestre Métropolitain.Opéra bouleversant L'oeuvre, faut-il dire, est presque toujours reçue par le public comme une tragédie bouleversante avec son crescendo inexorable vers la mort.«Le suicide de Butterfly est plus un geste d'honneur et de noblesse que de faiblesse.Face à la cruauté de Pinkerton, elle ne lui pardonne peut-être pas tout, mais elle est déjà ailleurs.Son âme n'est plus tout à fait de ce monde», croit la jeune artiste.Mme Omura admet que sa façon de s'investir dans ce rôle lui pose quelques difficultés, voire des moments carrément «pénibles » sur scène, notamment au deuxième acte.«Nous avons tous expérimenté des chagrins d'amour.Mais ce qu'elle dit sur scène me touche profondément.Parfois, ça devient trop réel pour moi.Après, dans ma loge, les gens me disent que c'était merveilleux parce que c'était vrai.J'habite le rôle avec tout mon coeur», assure-t-elle.Regards d'enfants La chanteuse, qui n'a pas d'enfants, dit pourtant en avoir plusieurs.Chaque ville qui lui redonne le rôle de Cio-Cio-San lui offre, en fait, de partager la scène avec un enfant, fruit de son union passagère avec l'Américain Pinkerton.«C'est un grand plaisir de chanter avec eux.Voir leurs yeux innocents, purs, me redonne du courage à chaque représentation», avoue-t-elle.En raison des voyages, la solitude lui pèse un peu, d'ailleurs.Elle vit en banlieue de Paris, mais passe le plus clair de son temps, comme ses collègues, dans ses valises.« Il faut protéger la voix.On ne passe pas beaucoup de temps à rencontrer les gens et à bavarder avec eux.Quand il fait beau, on répète dans des locaux sans lumière durant un mois.Heureusement, j'adore la musique.Ça m'aide beaucoup.Je rencontre des gens généreux et créatifs dans mon travail.Je me fais des amis que je vais garder toute ma vie.» L'Opéra de Montréal présente Madame Butterfly, de Giacomo Puccini, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, les 24, 28mai et 31 mai, ainsi que les 2, 5 et 7 juin.MADAME BUTTERFLY Butterfly de tout coeur ! PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Hiromi Omura interprétera Madame Butterfly à l'Opéra de Montréal.Une première en Amérique du Nord pour la soprano japonaise.«Nous avons tous expérimenté des chagrins d'amour.Mais ce que dit Cio-Cio-San sur scène me touche profondément.Parfois, ça devient trop réel pour moi.J'habite le rôle avec tout mon coeur.» "]
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