La presse, 23 mai 2008, Cahier A
[" Le Rendez-vous horticole 23, 24 et 25 mai 9 h à 17 h Partenaire officiel museumsnature.ca 514 872-1400 Près de 150 exposants Causeries animées par des personnalités du monde de l'horticulture Démonstrations des experts du Jardin Grande vente de nouveautés horticoles et d'accessoires de jardin .et pour vos achats n'oubliez pas vos sacs ! 3559375A Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Le crucifix va rester à l'Assemblée nationale.Dieu 1, Bouchard-Taylor 0.Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte L-V 6 21924 98765 1 RAPPORTS INTERCULTURELS «LE QUÉBEC N'APAS À ROUGIR» \u2014 GÉRARD BOUCHARD, COPRÉSIDENT DE LA COMMISSION SUR LES ACCOMMODEMENTS RAISONNABLES TOUTESNOS INFORMATIONS PAGES A2 À A8 CÉLINE DIONREÇOIT LA LÉGIOND'HONNEUR «La France vous remercie.» \u2014Nicolas Sarkozy Céline Dion a reçu, hier, l'insigne de chevalier de la Légion d'honneur des mains du président Nicolas Sarkozy.«La France vous remercie parce que vous avez contribué à faire rayonner notre langue dans le monde entier.Vous avez introduit la chanson interprétée en français au sommet des palmarès des pays anglo-saxons.Ce n'est pas rien à une époque où la culture est menacée de s'aplatir sur un seul modèle.Une seule langue», a tenu à souligner le président français.LOUIS-BERNARDROBITAILLE ARTS ET SPECTACLES PAGE 1 PHOTO CHARLES PLATIAU, AFP ÇA SE SNIFFE?NON, ÇA SE BOIT ! I Love Blow, une boisson énergisante au marketing d'un goût douteux JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE ARTS ET SPECTACLES/ACTUEL PAGE 8 PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE CANNES ATOM EGOYAN Ses fans seront ravis MARC-ANDRÉ LUSSIER ARTS ET SPECTACLES PAGE 1 PHOTOVINCENT KESSLER, REUTERS Atom Egoyan avec l'actrice Rachel Blanchard FORUM La sagesse L'ÉDITORIAL D'ANDRÉ PRATTE PAGE A22 Nos enfants sont déjà ailleurs YVES BOISVERT PAGE A3 Les suites d'une fausse crise VINCENTMARISSAL PAGE A5 Des gens d'entendement NATHALIE PETROWSKI PAGE A7 ANALYSES ET COMMENTAIRESDENOS LECTEURS PAGES A21 À A23 LA VENTE DE BCE EN PÉRIL Les investisseurs croient de moins en moins que la transaction aura lieu LA PRESSE AFFAIRES PAGES 1 À 4 LA CHRONIQUE DE SOPHIE COUSINEAU PAGE 3 ÉTATS-UNIS McCAIN ET OBAMA À LA RECHERCHE DE COLISTIERS RICHARDHÉTU PAGE A18 UNIONMONTRÉAL LE MAIRE D'ANJOU RENTRE AU BERCAIL ÉRIC CLÉMENT PAGE A9 124e année No 210 52 pages, 4 cahiers 70¢ taxes en sus - Édition provinciale 84¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées Montréal vendredi 23 mai 2008 Le plus grand quotidien français d'Amérique 3557932A LA COMMISSION BOUCHARD-TAYLOR DÉPOSE SON RAPPORT Sur le voile islamique «Soyons clairs: aucune femme musulmane ne doit être forcée de porter le foulard contre son gré.L'autonomie des femmes qui se retrouvent dans une telle situation doit être protégée.Mais l'autonomie de celles qui décident de le porter doit aussi être protégée.Nous croyons que le port du foulard doit être permis dans les établissements publics, et ce, tant pour les usagères que pour les agentes de l'État.» Sur le crucifix à l'Assemblée nationale «Au nom de la séparation de l'État et des Églises et de la neutralité de l'État, nous pensons qu'il faudrait enlever le crucifix accroché au mur de l'Assemblée nationale.Pour la même raison, on devrait abandonner la récitation de la prière aux réunions de conseils municipaux dans les municipalités où ce rite est toujours pratiqué.» Sur l'érouv, le voile islamique et la nourriture casher ou halal «L'installation d'un érouv (fil qui étend le périmètre dans lequel les Juifs orthodoxes peuvent se déplacer le jour du sabbat) ne porte par atteinte à la neutralité de l'État et peut donc être autorisé.Le même raisonnement conduit à respecter les interdits alimentaires et à permettre en classe le port du foulard islamique, de la kippa ou du turban.» Sur lemulticulturalisme «Le modèle du multiculturalisme canadien ne semble pas bien adapté à la réalité québécoise.» Les commissaires lui préfèrent l'interculturalisme, dont ils donnent la définition.«L'interculturalisme s'efforce de concilier la diversité ethnoculturelle avec la continuité du noyau francophone.Il assure ainsi la sécurité aux Québécois d'origine canadienne-française comme aux minorités ethnoculturelles.» Sur la responsabilité de la majorité «Les Québécoisd'origine canadiennefrançaise doivent être plus conscients des répercussions de leurs inquiétudes auprès des groupes minoritaires.Ces derniers ont sans aucun doute été alertés récemment par l'image d'une majorité ethno-culturelle peu sûre d'elle-même et sujette à des mouvements d'humeur.» Sur l'islamophobie «Les musulmans, et en particulier les arabo-musulmans, sont présentement - avec les Noirs - le groupe le plus touché par les diverses formes de discrimination.Nous pensons qu'il est pressant de provoquer une vigoureuse prise de conscience, si l'on veut éviter ce que plusieurs Québécois appréhendent, à savoir une marginalisation de nombreux musulmans par suite des vexations qu'ils subissent injustement.» \u2014Laura-Julie Perreault LE RAPPORTBOUCHARD-TAYLOR, DANS SESMOTS PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Nous sommes peut-être venus près, l'année dernière, il y a deux ans, d'un vrai dérapage.\u2014GÉRARD BOUCHARD, en conférence de presse La francophonie québécoise ne doit pas céder au parti de la peur, à la tentation du retrait et du rejet, ni s'installer dans la condition de victime.Elle doit refuser le modèle de la peau de chagrin, qui est sans avenir.\u2014Extrait du rapport Gérard Bouchard VOUS AVEZ UNENOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SURNOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca SOMMAIRE Amusez-vous ! AFFAIRES 14 Bourses AFFAIRES 8 et 9 Décès AFFAIRES 12 et 13 Forum A21 à A23 Horaire télévision ARTS 4 Loteries A14 Monde A18 et A19 Petites annonces AFFAIRES 11 AFFAIRES 6 Sudoku AFFAIRES 4 Météo Plutôt nuageux avec averses en matinée, maximum 16, minimum 7.AFFAIRES 13 La commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables a accouché hier d'un rapport de 300 pages, Le temps de la conciliation.Rien d'alarmiste dans son bilan.Les commissaires ont constaté quelques dérapages, mais la situation générale est néanmoins sous contrôle.Ils n'en proposent pas moins 37 recommandations visant à faire du Québec un État laïque et ouvert, quitte à égratigner certains symboles et à en promouvoir d'autres.Le coprésident de la Commission sur les accommodements raisonnables, Gérard Bouchard, n'a pas été agacé outre mesure par les fuites de son rapport publiées il y a quelques jours dans deux quotidiens montréalais.Mais par les «interprétations erronées» qui en ont été faites.«Ce qui me gêne, ce n'est pas vraiment les fuites.Ceux qui ont déjà travaillé dans ce domaine-là nous avait avertis qu'il y aurait des fuites (\u2026) Ce qui me gêne ce sont les interprétations qui ont été faites.Des interprétations extrêmement catégoriques, des condamnations sans nuance sur une version de notre rapport partiel et qui avait déjà fait l'objet d'une interprétation par le journal qui a publié le premier », a dit M.Bouchard, questionné à ce sujet, hier, après la conférence de presse.Sans nommer personne, M.Bouchard a envoyé une flèche à des politiciens et des membres de son comité-conseil qui ont commenté le rapport dans les médias avant son dévoilement.«Des intervenants aussi expérimentés auraient pu observer un devoir de réserve.Je parle de ceux qui sont sortis en public pour dénoncer vigoureusement notre rapport en déformant nos conclusions et nos propositions», a-t-il ajouté.- C.T.À propos des fuites CAROLINE TOUZIN Le Québec n'a pas vécu de crise d'accommodements raisonnables.C'était une «crise de perceptions ».Après une année de recherches et de consultations aux quatre coins du Québec qui ont coûté 3,7 millions de dollars, telle est la conclusion à laquelle en arrivent Gérard Bouchard et Charles Taylor, auteurs du rapport très attendu sur le sujet.«Le Québec n'a absolument pas à rougir de son dossier sur le plan des rapports interculturels», a insisté M.Bouchard, au cours de la présentation du rapport de la Commission de consultation sur les pratiques d'accommodement reliées aux différences culturelles dévoilé, hier, au Monument- National à Montréal.Il s'agit de l'une des «conclusions les plus solides» de leurs travaux, précisent-ils.Les commissaires ont bien noté «quelques dérapages », mais «aucune donnée fiable ne permet d'appuyer l'idée qu'au Québec, il y aurait plus de racisme, de xénophobie ou de discrimination que dans d'autres sociétés », a indiqué M.Bouchard.Cette «crise des perceptions» serait attribuable à l'emballement médiatique, au phénomène de la rumeur et à l'insécurité des francophones, selon les commissaires.Dans 21 cas d'accommodements parmi les plus médiatisés et ayant contribué à la controverse, 15 cas ont fait l'objet d'une «distorsion manifeste », a révélé une étude commandée par la Commission.Oui et non aux signes religieux Dans leur rapport, les commissaires ont tranché sur le port des signes religieux, une question souvent soulevée durant les forums régionaux.Le crucifix n'a pas sa place à l'Assemblée nationale.Pas plus que la prière dans une réunion du conseil municipal.Un policier sikh ne doit pas porter de turban.Ni une gardienne de prison musulmane, le voile.Mais les enseignants, professionnels de la santé et les fonctionnaires, eux, peuvent porter les signes religieux qu'ils veulent.Les coprésidents n'avaient pas terminé leur conférence de presse que le premier ministre Jean Charest déposait une motion à l'Assemblée nationale en faveur du maintien du crucifix.Une motion adoptée à l'unanimité (voir texte en A4 et A5).Au total, les commissaires ont formulé 37 recommandations.Certaines très concrètes, comme la mise sur pied d'un comité d'enquête indépendant mandaté pour faire la lumière sur les pratiques des ordres professionnels en matière de reconnaissance des diplômes obtenus à l'étranger.«On ne pouvait pas demander au conseil des ordres professionnels d'enquêter parce qu'il parle au nom des ordres», a expliqué M.Bouchard.D'autres sont plus timides, comme celle suggérant à l'État de prêter une attention particulière aux écoles ethnoconfessionnelles.Des participants aux forums étaient venus critiquer les subventions notamment accordées aux écoles juives.Toujours en matière d'éducation, les commissaires prônent une «promotion vigoureuse» du nouveau cours d'éthique et de culture religieuse qui doit entrer en vigueur en septembre.Mais ils s'opposent au récent projet d'ouvrir une école réservée aux jeunes Noirs.«Ce serait consacrer l'incapacité du système scolaire public à servir UNE CRISE Les principales recommandations Le rapport Bouchard-Taylor formule 37 recommandations.Voici les principales.> Adopter un livre blanc sur la laïcité définissant ses principes.> Intensifier les efforts de régionalisation de l'immigration.> Intensifier les efforts en matière de francisation et d'intégration des immigrants.> Intensifier les efforts pour réduire le taux de chômage extrêmement élevé des Québécois nés en Afrique et établis au Québec depuis au moins cinq ans.> Interdire aux policiers, juges, procureurs de la Couronne et gardiens de prison de porter des signes religieux.> Permettre aux enseignants, fonctionnaires et professionnels de la santé de porter des signes religieux.> Retirer le crucifix au-dessus du siège du président de l'Assemblée nationale.> Abandonner la récitation de la prière au début des réunions des conseils municipaux.> Octroyer plus de moyens à la Commission des droits de la personne et au Conseil des relations interculturelles.> Intensifier les mesures pour accélérer le processus de reconnaissance des compétences et des diplômes acquis à l'étranger.> Mettre sur pied un comité d'enquête indépendant pour faire la lumière sur les pratiques des ordres professionnels en matière de reconnaissance des diplômes.> Adopter une loi ou un énoncé pour établir l'interculturalisme comme modèle devant présider aux rapports interculturels au Québec.> Procéder à une promotion vigoureuse du nouveau cours d'éthique et de culture religieuse qui doit entrer en vigueur en septembre 2008.Avec La Presse Canadienne « Le Québec n'a absolument pas à rougir de son dossier sur le plan des rapports interculturels » LA COMMISSION BOUCHARD-TAYLOR DÉPOSE SON RAPPORT LA COMMISSION EN CHIFFRES POUR UN BUDGETGLOBALDE DÉCOULANTDE 900 MÉMOIRES 241 TÉMOIGNAGES 22 FORUMS RÉGIONAUX 4 FORUMS NATIONAUX 31 JOURSD'AUDIENCE 13 RECHERCHES D'EXPERTS 59 RENCONTRES AVEC DES EXPERTS ETDES LEADERS DE GROUPES SOCIAUX 31 GROUPES SONDÉS 15 SPÉCIALISTESDANS LE COMITÉ-CONSEIL Pages de rapport Recommandations 3,7 MILLIONS Il n'y a aucune donnée fiable qui permette d'appuyer l'idée qu'au Québec, il y aurait plus de racisme, plus de xénophobie, ou plus de discrimination que dans d'autres sociétés.\u2014GÉRARD BOUCHARD, en conférence de presse Ce qui se dégage de nos consultations, audelà des fausses notes bien connues, c'est une ouverture à l'Autre.\u2014Extrait du rapport Charles Taylor DANS NOS PAGES FORUM > APPRENDRE À ÊTRE UNE MAJORITÉ - LA CHRONIQUE D'ALAIN DUBUC > LE TEMPS DE LA RÉCONCILIATION - UN EXTRAIT DU RAPPORT > LES ANALYSES DE JACQUES BEAUCHEMIN ET DE DANIEL AUDET DES PERCEPTIONS tous les citoyens», peut-on lire dans le rapport.Dans un long exposé sur la laïcité québécoise, les deux auteurs prônent une laïcité ouverte, dans laquelle l'État reste neutre devant toutes les religions, mais aussi dans laquelle la liberté de conscience de tous les citoyens est respectée.Les deux intellectuels ne croient toutefois pas qu'une loicadre soit nécessaire pour faire respecter les principes.Ils recommandent plutôt au gouvernement Charest de se munir d'un livre blanc de la laïcité qui énumérerait les grandes orientations du Québec en la matière.Le voile Sur la question du port du voile, MM.Bouchard et Taylor rejettent la thèse selon laquelle celui-ci est fondamentalement un symbole d'oppression de la femme.«Un très grand nombre de femmes musulmanes nous ont dit que leur décision de porter le foulard était à la fois volontaire et réfléchie», écrivent-ils.Plusieurs recommandations obligeraient le gouvernement à sortir de l'argent de ses goussets pour améliorer l'intégration des nouveaux arrivants (mesures fiscales pour les entreprises en région qui recrutent des immigrants, augmentation du budget de la Commission des droits de la personne et celui des organismes d'aide aux immigrants).Aucune recommandation formelle n'a été formulée sur la place du français.Sauf que l'insécurité des francophones est longuement décrite dans le rapport pour traduire la crise des perceptions.«La francophonie québécoise ne doit pas céder au parti de la peur, à la tentation du retrait et du rejet, ni s'installer dans la condition de victime», peut-on lire dans le rapport de 307 pages.Les «Québécois d'ascendance canadienne-française» ont gardé une rancune face à l'omniprésence passée de l'Église catholique et la transposent aujourd'hui envers les autres religions, déplorent les deux intellectuels.L'immigrant est alors devenu un «bouc émissaire », poursuivent-ils.L'expression «Québécois d'ascendance canadienne-française » préférée à celle de «Québécois de souche» a été tournée en ridicule plus tôt cette semaine par la chef du Parti québécois, Pauline Marois.Cela lui rappelait Elvis Gratton, le coloré personnage fédéraliste des films de Pierre Falardeau, a-t-elle lancé.Questionné par La Presse à ce sujet, M.Bouchard a dit ne pas comprendre la comparaison.«C'est neuf pour moi.Ça élargit mes références culturelles.» Avec Laura-Julie Perreault et Martin Croteau SATISFAIT?Êtes-vous satisfait des recommandations contenues dans le rapport Bouchard-Taylor ?Répondez sur www.cyberpresse.ca/ YVES BOISVERT CHRONIQUE Après une demi-heure d'exposés professoraux, Charles Taylor s'est vidé le coeur - disons une oreillette.Je ne connais pas beaucoup de sociétés dans le monde où l'on aurait pu se livrer à ce genre d'exercice sur des sujets aussi explosifs dans un contexte aussi serein, a dit le philosophe, qui en a visité quelques-unes.Oui , des participants ont dépassé les bornes, a-t-il reconnu; certains ont tenu des propos racistes.Mais même quand les interventions étaient malavisées, le dialogue se poursuivait.On sentait que le philosophe répondait à tous ces bienpensants qui, au fil des mois, à Montréal ou à Toronto, avaient exprimé leur «honte» d'entendre ce qu'ils entendaient, et de voir qu'on donnait le micro aux porteurs de préjugés.Voilà il me semble l'essentiel.Malgré tous ces épisodes, parfois grotesques, après deux ans l'aventure des accommodements raisonnables aura permis de constater au moins cela: dans ce pays, on brûle plus de voitures de police après des matchs de hockey qu'à cause des ratés interculturels.Les faits! Le premier et le plus important travail d'une commission d'enquête consiste à trouver et à exposer les faits.On n'a rien contre les recommandations du juge Gomery, mais le plus important est l'exposé qu'il a fait du système frauduleux des commandites.De la même manière, le plus important n'est pas tant la série de recommandations de la commission Bouchard-Taylor.C'est le constat qu'elle dresse.Quel est ce constat?Comme plusieurs démocraties libérales, le Québec vit des difficultés « interculturelles » sérieuses.Mais il n'y a aucune crise.En fait, le modèle d'intégration québécois fonctionne plutôt bien.Alors quoi ?Alors les médias.Médias qui plantaient les graines de la méfiance dans un terreau fertile, certes, mais les médias quand même.Dans ce type de commission «sociale », par opposition à une commission judiciaire de type Gomery, il n'est pas de mise de blâmer qui que ce soit.Mais si nous avions eu une commission Gomery des accommodements raisonnables, les médias en auraient pris pour leur grade.La commission a relevé toutes les affaires d'accommodements dont il a été question dans les médias depuis 1985.Plus de la moitié des cas ont été traités dans l'année et demie précédant la commission, la période d'«ébullition».Les chercheurs de la commission, pendant quatre mois, ont reconstitué les faits des 21 cas les plus discutés dans cette période - sapin de Noël, cabane à sucre, vitres givrées au YMCA, etc.Or, sur ces 21 cas\u2026 15 avaient été traités tout de travers par les médias.Les trois quarts ! Distorsions, demi-vérités , médailles sans chien et à un seul côté : les médias étaient tellement avides d'histoires d'accommodements déraisonnables qu'ils en ont gonflé plusieurs jusqu'à la tromperie.Non, la certification casher ne coûte pas «des millions » aux Québécois.Non, des musulmans n'ont pas embêté des clients d'une cabane à sucre.Etc.Mais bon, il faut «fonder l'avenir », pas ruminer ses péchés.Gardons ça pour le congrès des journalistes\u2026 La commission a entendu et rencontré plusieurs personnes du milieu de l'éducation et de la santé.Le rapport passe en revue mille anecdotes.Conclusion ?Là où on vit avec la nécessité de s'ajuster, de faire des compromis, là où il y a beaucoup d'immigrants, en somme, on trouve généralement des solutions raisonnables.À l'école et encore plus dans les hôpitaux, où les arrangements sont privés.À-plat-ventrisme, pour reprendre l'expression favorite de Mario Dumont (un autre qui aurait pu se faire gomeriser) ?Non.Plutôt «fermeté sur les valeurs et normes fondamentales (égalité, sécurité, etc.), flexibilité dans l'application».Il y a des congés religieux, des aménagements pendant le ramadan, etc., mais cela se fait intelligemment en général.Judiciariser les droits sociaux?Avec de pareils constats, difficile d'écrire des recommandations spectaculaires.Il n'y a pas lieu de récrire les lois, ni les grandes orientations.Plus d'argent pour mieux faire ce qu'on ne fait pas si mal, cette laïcité à la québécoise qu'on est en train d'inventer.Mais comme ça ne coûte rien de le demander, pourquoi pas recommander des fonds pour la recherche?Les universitaires plaident certes pour eux-mêmes, mais ils font ce qu'on n'arrive pas à faire avec les avocats: dépenser seulement les deux tiers du budget prévu d'une commission d'enquête! Les commissaires s'étirent le mandat en reprenant la vieille idée de mettre sur le même pied que les droits fondamentaux les «droits économiques et sociaux» de la Charte québécoise.Généreux, certes.Mais cela ferait exactement le contraire de ce que proposent les commissaires : plus de procès, moins de «solutions citoyennes ».On ouvrirait les portes du palais de justice pour la contestation de toute mesure ou manquement de l'État en la matière et on n'en finirait pas.Histoire de vieux Mais je l'ai dit : l'essentiel est ailleurs.Il est sur le terrain, dans ce nouveau Québec qui s'invente à l'école où des garçons qui s'appellent parfois Jihad, David, Philippe, qui peuvent être musulmans, juifs, arméniens, grecs orthodoxes, va savoir, il y a même des catholiques, ils sont tous Québécois, ils s'appellent Jihad, David, Philippe, donc, et ils jouent sur le même trio dans une équipe de hockey sans même que ce soit un sujet d'étonnement, de discussion, encore moins de commotion ou de commission.À plat ventre?Malaise identitaire?De quoi ils parlent, ces vieux politiciens?Voilà ce à quoi je pensais en lisant ce rapport, admirable d'équilibre et de vision par ailleurs: nos enfants sont déjà ailleurs.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : yves.boisvert@lapresse.ca Nos enfants sont déjà ailleurs PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE Après près d'une semaine de tractations, les commissaires ont rendu publiques les 307 pages de leur rapport.Comme plusieurs démocraties libérales, le Québec vit des difficultés «interculturelles» sérieuses.Mais il n'y a aucune crise. TIGER WOODS ET SA LINK CHRONOGRAPHE CALIBRE S AVEC CALENDRIER PERPÉTUEL RÉTROGRADE 866-260-0460 www.tagheuer.com What are youmade of ?3559199A LA COMMISSION BOUCHARD-TAYLOR DÉPOSE SON RAPPORT PHOTO ANDRÉTREMBLAY, LA PRESSE PHOTODAVID BOILY, LA PRESSE PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE L'immigration n'est pas un droit.Immigrer au Québec, c'est un privilège.Et l'accueil des immigrants pour tous les Québécois est une responsabilité.Entre les deux, il faut savoir tracer la ligne.\u2014 JEAN CHAREST, devant l'Assemblée nationale Il ne valait pas la peine de faire tout ce dérangement pour si peu.\u2014 MARIO DUMONT, qui estime que les auteurs du rapport ont manqué la cible.Le gouvernement Charest n'hésite pas à «tabletter » les rapports qu'il a lui-même commandés.Est-ce le sort qui attend celui sur les accommodements raisonnables ?Sitôt formulée, la proposition de retirer le crucifix de l'Assemblée nationale a été enterrée, hier.Mais d'autres pourraient survivre.C'est du moins ce qu'espèrent certains groupes directement concernés, qui voient les conclusions de la commission Bouchard-Taylor d'un oeil relativement favorable.Fort attendu, le rapport Bouchard-Taylor était à peine dévoilé hier que les politiciens avaient mis de côté une des propositions des deux universitaires.Pas question de décrocher le crucifix du mur de l'Assemblée nationale, au nom de la laïcité de l'État.« Il n'est pas question d'écrire l'histoire à l'envers.L'Église a joué un très grand rôle depuis 350 ans, le crucifix est un symbole de cette histoire, ce n'est pas seulement religieux », a soutenu hier le premier ministre Charest en conférence de presse.Quelques minutes plus tôt , l 'Assemblée nationale, avait, unanimement, voté en faveur d'une motion proposée, en matinée, par l'Action démocratique.Trois gestes seront faits rapidement par Québec, a annoncé Jean Charest.Le gouvernement mettra plus d'effor ts pour franciser les immigrants avant leur arrivée au Québec.Aussi, ceux qui aspirent à venir ici devront signer une déclaration les engageant à adhérer aux valeurs communes de la société, à la primauté du français, à l'égalité des sexes et à la laïcité de l'espace public.En outre, Québec proposera sous peu, comme le souhaite le rapport, « un mécanisme » pour aider les gestionnaires d'établissements de santé et d'éducation à trancher dans les questions d'accommodements raisonnables.Dans une déclaration solennel le , ava nt l'engagement quotidien de la période des quest ions , par ticulièrement intense hier, M.Cha rest a souligné « qu'aucune société ne peut réussir en se repliant.Pour que notre nation et notre économie puissent continuer à grandir, nous devons continuer d'accuei l l i r.L'immigration n'est pas un droit.Immigrer au Québec est un privilège », a-til soutenu, ajoutant du même souffle que l'accueil des nouveaux arrivants restait «une responsabilité» qui incombait aux Québécois.Le rapport dévoilé hier était loin d'avoir, à l'égard de la majorité francophone, le ton accusateur attendu depuis les fuites des derniers jours, les Québécois n'ont pas à rougir du sort réservé aux nouveaux arrivants, a précisé, d'entrée de jeu, le commissaire Gérard Bouchard en point de presse.Échanges sulfureux Mais à l'Assemblée nationale, les échanges sur ces questions sensibles ont vite pris l'allure de collisions.Pour Mario Dumont, les auteurs du rapport sont passés à côté de la cible, en ignorant la « culture normative », le dénominateur commun de la population québécoise.«S'il y a une chose qu'on a entendue à la commission, c'est la volonté d'une affirmation plus forte des valeurs communes, des éléments qui nous unissent, d'une identité québécoise », a soutenu le chef adéquiste, accusant plus tard Jean Charest de vouloir « se défiler bien vite» de ce débat exigeant, avec quelques mesures cosmétiques.Les commissaires proposent de préparer pour les directeurs d'école des calendriers «multiconfessionnels » qui recensent les fêtes de nombreuses rel igions , relève Catherine Mor i s s e t t e, adéqu i s t e de Charlesbourg.«Va-t-on changer la loi sur les normes du travail pour inclure 100 jours fériés ! » a-t-elle lancé, avant d'ajouter qu'en mettant ainsi toutes les religions sur un pied d'égalité, « on risque, dans nos garderies et nos écoles, de devoir cacher dans le garde-robe nos arbres de Noël et nos lapins de Pâques ! » Le leader parlementaire Sébastien Proulx n'est pas demeuré en reste, demandant, sans succès au premier ministre Charest si un enseignant aurait le droit de porter le kirpan - le poignard symbolique des sikhs - en classe.Sur les accommodements raisonnables, les adéquistes « ont allumé le feu et se sont défilés », a répliqué M.Charest, rappelant que le parti de Mario Dumont n'avait pas témoigné ni soumis de mémoi re à la LE CRUCIFIX RESTE DANS DU BUREAU DE QUÉBEC DENIS LESSARD «Aucune société ne peut réussir en se repliant.Pour que notre nation et notre économie puissent continuer à grandir, nous devons continuer d'accueillir.L'immigration n'est pas un droit.Immigrer au Québec est un privilège.» DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 L'ouverture, «l'interculturalisme » des commissaires Bouchard et Taylor, «ne doit pas être synonyme d'à-plat-ventrisme », a soutenu hier le chef de l'opposition Mario Dumont.Pour lui, le rapport d'hier est dangereusement muet sur la «culture normative » qui constitue le ciment de la nation québécoise.Cette culture «évolue», les néo- Québécois doivent être conscients qu'ils embarquent «dans un train en marche, qu'ils ne se trouvent pas devant une page blanche» quand ils arrivent au Québec, a soutenu hier M.Dumont, en conférence de presse.Réagissant au rapport déposé hier, il a soutenu que, «pour être porteur», l'interculturalisme proposé par les deux universitaires «doit reconnaître l'existence de marqueurs d'identité, tant sur le plan des institutions de nos valeurs que sur le plan socioculturel».Sans succès en chambre, M.Dumont est revenu à la charge en « tendant la main» au premier ministre Charest pour que les trois partis travaillent à la rédaction d'une «Constitution québécoise ».Selon M.Dumont, le député péquiste Daniel Turp serait bien avisé de retirer son projet de loi à ce sujet, pour que l'on puisse conjointement «remettre la table ».Cette Constitution interne serait «une carte de visite» susceptible de réunir les Québécois.Ce projet se trouvait déjà dans le programme du PLQ dans les années 60.Pas question toutefois de former une coalition avec le PQ pour forcer le gouvernement à aller de l'avant.«Une Constitution pour un peuple ne peut arriver par la porte d'en arrière.On pourrait faire un exercice à deux partis et picosser le gouvernement, mais pour faire vivre un succès à la population québécoise, les trois partis doivent être à la ligne de départ, c'est une condition sine qua non», dira Mario Dumont.Mais déjà M.Charest a mis de côté cette avenue, «son objectif est de ne pas étirer ça », dénonce Mario Dumont qui ironise ; l'adoption du projet de loi qui établit la primauté de l'égalité des sexes, appelée avec solennité par M.Charest, était déjà chose faite à l'Assemblée nationale.«On est en troisième lecture, cela peut se régler en 30 minutes», de lancer Mario Dumont.Pou r l 'ADQ, Québec devrait réclamer d'Ottawa un amendement à l'article 27 de la Constitution pour y établir formellement que le Québec constitueune nation.Une telledémarche n'est pas une reconnaissance du rapatriement de 1982, le Québec a déjà obtenu des amendements à la loi constituante, pour transformer les commissions scolaires confessionnelles en organismes linguistiques, rappelle-t-il.«L'interculturalismene doit pas être synonyme d'à-plat-ventrisme» ÉMILIE CÔTÉ Aux conclusions du rapport Bouchard-Taylor devront succéder des actions, disent les organismes qui aident ou défendent les immigrants.Pour eux, la balle est dans le camp du gouvernement.Andrée Ménard, directrice de PROMIS, un organisme qui aide les immigrants à trouver un emploi, est satisfaite de voir que les commissaires sensibilisent les Québécois à « la nécessité de l'immigration ».En 2010, Québec souhaite accueillir jusqu'à 55 000 immigrants par année.«Mais pour hausser le taux d'immigration, il faut que les moyens financiers et les ressources humaines soient là », avertit Mme Ménard.Stephan Reichhold, de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI), craint aussi que le rapport soit «tabletté».«Le rapport illustre bien la situation.Je suis satisfait du diagnostic qui est fait, dit-il.Tout dépendra de ce que le gouvernement va retenir des recommandations.» Fo Niemi, directeur du Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR), n'est pas convaincu que tous les Québécois sont prêts à ce que proposent MM.Bouchard et Taylor.Mais selon lui, «il faut en parler».«Tout dépend de comment les partis d'opposition vont réagir », souligne-t-il.Connaissant déjà les positions de Mario Dumont, M.Ménard affirme que les projecteurs sont tournés vers Mme Marois.Quoiqu'il en soit, «le rapport est un bon départ pour aller plus loin », conclut Mme Ménard.Au gouvernement d'agir POUR LA FTQ, L'ÉTAT DOIT RESTER NEUTRE La Fédération des travailleurs du Québec se dit en désaccord avec l'une des recommandations de la Commission, qui veut permettre aux fonctionnaires et aux étudiants le port de signes religieux.«Pour la FTQ, l'État doit rester neutre: ce qui implique ses fonctionnaires et ses représentants, ainsi que ses institutions.Il faut donc réglementer clairement le port de signes religieux», a commenté Michel Arsenault, président de la FTQ.La plus grande centrale syndicale au Québec réclame en outre des directives claires pour «les gestionnaires d'institutions publiques qui sont les gardiens de la laïcité au Québec».L'interculturalisme «doit reconnaître l'existence de marqueurs d'identité ». LA COMMISSION BOUCHARD-TAYLOR DÉPOSE SON RAPPORT PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE Les gens ont peur de quelque chose qui n'existe pas.\u2014 MOHAMMED S.KAMEL, du Forum musulman canadien La face hideuse du sectarisme et du racisme qui s'est montrée pendant ce processus doit être abordée de front.\u2014 ALLAN ADEL, président de la Ligue des droits de la personne B'nai Brith Puis, M.Dumont, ça va mieux ?Et vous, Mme Marois, vous avez survécu à l'angoisse des 48 dernières heures?La question se pose, après tout: ces deux-là avaient l'air tellement bouleversés, mardi, de devoir attendre deux jours de plus pour lire le rapport final de la commission Bouchard-Taylor.L'é conomi e cont i nue de montrer d'inquiétants signes de ralentissement, le prix de l'essence atteint des sommets à la pompe, les profs boudent la réforme et les urgences sont toujours aussi pleines.Et que fait l'opposition à Québec?Elle EXIGE du gouvernement de tout arrêter, séance tenante, pour publier précipitamment un rapport qui doit sortir de toute façon dans 48 heures\u2026 Tout ça pour une fuite dans un journal ?Chose certaine, Pauline Marois et Mario Dumont n'auront pas attendu longtemps, hier, pour avoir une première réponse de Jean Charest au rapport Bouchard-Taylor.La conférence de presse des deux commissaires n'était même pas terminée, hier midi à Montréal, que le gouvernement Charest déposait à Québec une motion pour rejeter l'une de ses recommandations les plus controversées : retirer le crucifix du Salon bleu de l'Assemblée nationale.Ce gouvernement, décidément, ne perd pas de temps pour « tabletter » les rapports qu'il a pourtant luimême commandés.Castonguay, Montmarquet te, Coulombe, Bouchard-Taylor : R.I.P.Évidemment, aucun parti à Québec ne veut lancer une polémique sur le symbolisme du crucifix à l'Assemblée nationale (il y est depuis Duplessis, en 1936).Mais Jean Charest n'est pas très convaincant quand il nous dit que le crucifix du Salon bleu n'est pas qu'un symbole religieux.Faudrait savoir: on sort la religion catholique des écoles publiques au nom de la laïcité, mais on garde le symbole le plus fort de cette même religion au sein même de la plus publique des institutions québécoises, l'Assemblée nationale ?Mais bon, on y reviendra.Parlons des retombées politiques de Bouchard-Taylor pour le moment.Maintenant que le rapport a été rendu public, force est de constater que Mme Marois et M.Dumont se sont beaucoup excités pour pas grand-chose.Les fuites des derniers jours nous annonçaient une charge contre les vilains Canadiens français fermés et réfractaires aux immigrants, mais les commissaires Bouchard et Taylor ont pondu dans les faits une analyse beaucoup plus fine, beaucoup plus équilibrée.En fait, ce rapport est un parfait petit recueil de voeux pieux et de nobles sentiments enrobés dans un langage ronflant et parfois même carrément incompréhensible.Dans ce savant verbiage, une conclusion ressort toutefois: les Québécois aussi se sont beaucoup excités pour rien depuis deux ans avec les accommodements raisonnables.À la lecture des quelque 300 pages du rapport Bouchard-Taylor, on en arrive même à se demander pourquoi il fallait dépenser autant d'argent (3,7 millions) et d'énergie pour si peu.Cela dit, ce rapport a le mérite de replacer le débat dans son juste contexte: ce ne sont pas les accommodements raisonnables qui posent problème au Québec; c'est la perception qu'en ont les Québécois qui a provoqué la «crise ».Crise alimentée par les médias et par le chef de l'ADQ, laissent entendre les deux intellectuels, sans toutefois blâmer directement qui que ce soit.Ils n'ont pas tort.Les chiffres compilés par leur service de recherche le démontrent d'ailleurs clairement: au cours des 22 dernières années, seulement 73 cas (des accrochages, des incidents, des faits divers), dont une bonne partie ne sont même pas des accommodements raisonnables, ont été répertoriés.Une moyenne de 3,3 par année.Difficile de parler d'un grave problème.Suivant une chronologie détaillée et fort documentée, la commission a reconstitué la scène des accommodements raisonnables pour démontrer que la «crise» a en fait été gonflée par une mauvaise perception, par des manchettes sensationnalistes (des histoires le plus souvent erronées), par des rumeurs et une mauvaise perception de la population.Le Québec est à un tournant, certes, écrivent les commissaires, mais il a su à ce jour éviter de sombrer dans l'intolérance et la ghettoïsation.Encore là, il n'était probablement pas nécessaire de déployer tant d'efforts pour en arriver à de telles conclusions, mais les commissaires Bouchard et Taylor ne peuvent être tenus responsable des actes de Jean Charest, qui a décidé en février 2007 de se débarrasser de la «patate chaude» des accommodements raisonnables en créant une commission.Et puis, les conclusions du rapport viendront clouer le bec à ceux qui prédisent la disparition imminente de la culture québécoise.Bref, Jean Charest trouvera tout ce qu'il veut dans ce rapport pour démontrer qu'il n'y a pas péril en la demeure et qu'il n'y aucune raison de paniquer.Voilà tout le paradoxe de ce rapport.Il n'y a pas de vrai problème de cohabitation au Québec, qui n'a pas à rougir de son bilan en la matière ; mais nous avons frôlé un grave dérapage social, disent les commissaires.Ils proposent donc toute une série de recommandations, dont certaines plutôt lourdes, comme l'adoption d'une loi ou d'un énoncé de politique sur l'interculturalisme et un livre blanc sur la laïcité.Dans le contexte d'un gouvernement minoritaire, ces deux recommandations n'iront pas loin.Comme la majorité des recommandations, d'ailleurs.La majorité d'entre elles sont assez vagues (on parle beaucoup de nouveaux comités, de structures, d'études, etc.) et il y a suffisamment de voeux pieux pour que le gouvernement laisse le rapport mourir de sa belle mort.Quelques mesures très ciblées suffiront, comme celle, annoncée hier, d'obliger les candidats à l'immigration à signer un engagement à respecter les valeurs du Québec.Quant aux projets d'une Constitution québécoise, défendue par l'ADQ et le PQ, le premier ministre Charest a très clairement indiqué qu'il ne veut rien savoir d'engager un débat en ce sens.Mme Marois et M.Dumont peuvent s'accrocher à cette idée, mais il est loin d'être certain que la population les suivra.La Constitution, c'est loin des préoccupations des Québécois ces jours-ci.L'idée pour le gouvernement, maintenant que ce très attendu rapport est déposé, c'est de se rendre sans trop de vagues jusqu'à l'été, dans un mois.Après, on passera à autre chose, souhaitent les libéraux.Au fait, la prochaine fois, pour éviter le psychodrame surréal iste de l'avant-dépôt de rapport, il suffirait que le gouvernement remette, sous engagement de respecter l'embargo, un exemplaire aux deux chefs de l'opposition.Dans un parlement de cohabitation, ce serait un accommodement raisonnable.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : vincent.marissal@lapresse.ca Les suites d'une fausse crise Ce rapport a le mérite de replacer le débat dans son juste contexte: ce ne sont pas les accommodements raisonnables qui posent problème au Québec; c'est la perception qu'en ont les Québécois qui a provoqué la «crise».VINCENT MARISSAL CHRONIQUE LE SALON BLEU PHOTO CLÉMENT ALLARD, LA PRESSE CANADIENNE Pour Jean Charest comme pour tous les députés, il n'était pas question hier de décrocher le crucifix du Salon bleu, au nom de la laïcité de l'État.commission Bouchard-Taylor, même si c 'est son chef qui avait mis le feu aux poudres à l'automne 2007.Le PQ commentera ce matin Pau l i ne Ma roi s , l a che f péquiste, ne réagira officiellement que ce matin au rapport, mais elle a souligné hier que le document « passe à côté de l'essentiel» et nie « le malaise identitaire au Québec auquel on se doit de répondre ».«La question de l'identité exige plus que des demi-mesures\u2026 la véritable solution à cette inquiétude est l'acte fondateur de la souveraineté », a-t-elle lancé.En réplique, Jean Charest n'a pas manqué de souligner la critique acerbe faite dans le rapport quant au «nous », l'étiquette apposée aux propositions identitaires du PQ, l'automne dernier, un principe «divisif » qui s'oppose au «eux » des néo-Québécois .M me Marois suggérait que l'on demande aux coprésidents Bouchard et Taylor de venir témoigner devant une commission parlementaire, avec la dizaine d'experts consultés par la commission.«On nous propose Bouchard-Taylor I I, comme si une première ronde, la tournée du Québec, l'année qu'on vient de passer n'étaient pas assez », a soutenu Jean Charest.Une constitution ?L'ADQ, comme le PQ, réclament que Québec s'attelle à la rédaction d'une Constitution québécoise, un débat exigeant qui durera deux ans, et qui devra se conclure par un référendum, a rappelé Jean Charest.Le ministre des Affaires intergouvernementales Benoît Pelletier avait af firmé que ce travail pouvait être intéressant.«Pour une fois qu'il y en a un qui veut travailler, pourquoi le premier ministre ne le laisse pas faire ! » d'ironiser Mario Dumont.«Le gouvernement a d'autres priorités », a précisé hier le constitutionnaliste Pelletier.Pou r Mar io Dumont, le refus de Jean Charest d'aller de l'avant avec la Constitution québécoise que réclament les deux partis de l'opposition en dit long sur le «gouvernement de cohabitation» qu'il prétend avoir mis en place.« Quand son devoir de premier ministre est interpellé, il découche ! » a lancé M.Dumont.Le chef de l'opposition propose que Québec demande un amendement constitutionnel pour qu'on reconnaisse formellement la nation québécoise.Pour Jean Charest, l'ADQ et le PQ sont vites sur la détente pour amender la Constitution c a nad ien ne, une pa nacé e invoquée à toutes les sauces, des problèmes de TQS jusqu'aux enjeux d'immigration.«Quand le seul outil que vous avez pour tous les problèmes, c'est un marteau, tout finit par ressembler à un clou», de lancer Jean Charest.M.Charest a plutôt convié les députés à appuyer le projet de loi 63, qui établit la primauté de l'égalité des sexes, une formalité puisque le projet de loi était sur le point d'être adopté en troisième lecture à l'Assemblée nationale.LA CSN APPUIE LE RAPPORT La CSN appuie plusieurs des recommandations du rapport, notamment sur la laïcité, mais aurait souhaité plus de nuances sur la question du droit pour les enseignants de porter des signes religieux ostentatoires.Par ailleurs, la centrale s'en est prise à la couverture que le quotidien The Gazette a faite du sujet en dévoilant en primeur certains aspects du rapport.«Nous constatons, comme les commissaires, qu'il n'y a pas de coupable, comme le rapportait à tort un média montréalais, et que nous devons tirer des leçons du dérapage que nous venons de vivre », affirme la secrétaire générale de la CSN, Lise Poulin. Le noyau francophone est déjà protégé par la loi 101, qui maintient sa langue dans les institutions publiques et qui l'impose aux immigrants.Il représente les trois quarts de la population, il a un poids sociologique très dominant dans notre société, il contrôle les institutions, il contrôle l'État.Quelle protection juridique additionnelle pourrait-on lui donner ?\u2014 GÉRARD BOUCHARD, en point de presse Lisez le rapport.\u2014 GÉRARD BOUCHARD, interrogé quant au message qu'il aimerait dire aux habitants de Hérouxville.LA COMMISSION BOUCHARD-TAYLOR DÉPOSE SON RAPPORT TOMMY CHOUINARD LE KIRPAN Le 2 mars 2006 la Cour suprême casse la décision de la Cour d'appel en autorisant un jeune sikh montréalais, Gurbaj Singh Multani, à porter son kirpan à l'école.LES VITRES GIVRÉES DU YMCA En mars 2006 La direction du YMCA du Parc à Montréal installe dans une salle d'entraînement quatre vitres givrées, à la demande de la congrégation juive orthodoxe Yetev Lev.Le 19 mars 2007, devant le tollé soulevé par cette initiative, la direction du YMCA remplace les vitres givrées par des vitres claires munies de stores.LA PRIÈRE DANS LES CONSEILS MUNICIPAUX Le 22 septembre 2006 Le Tribunal des droits de la personne ordonne à la Ville de Laval de cesser la pratique de la récitation de la prière lors des assemblées publiques du conseil municipal.CONTROVERSE AU SPVM Le 15 novembre 2006 La Presse révèle qu'un article de la revue interne mensuelle du Service de police de la Ville de Montréal propose aux policières de faire intervenir leurs collègues masculins lorsqu'elles ont affaire à des hommes de la communauté juive orthodoxe.LES COURS PRÉNATAUX Le 16 novembre 2006 On apprend que des hommes qui accompagnaient leur conjointe à des cours prénataux donnés par le CLSC de Parc-Extension ont été exclus à la demande de femmes musulmanes indisposées par leur présence.Le CLSC nie interdire aux hommes d'assister à ces cours.LE «CODE DE VIE» DE HÉROUXVILLE Le 26 janvier 2007 La Presse rapporte que ce petit village de la Mauricie a adopté un code de vie à l'intention des immigrants qui interdit, notamment, la lapidation des femmes.LES CONGÉS RELIGIEUX À LA CSDM En janvier 2007 L'octroi de deux ou trois congés supplémentaires pour fêtes religieuses à du personnel de confessions juive et musulmane suscite la grogne parmi les autres employés de la Commission scolaire de Montréal, qui trouvent cette situation inique.LA POLITIQUE DE LA SAAQ Le 1er février 2007 La Presse révèle que, à la demande des hassidim, les évaluatrices de la SAAQ cèdent leur place à des collègues masculins pour faire passer les examens de conduite.CHRONOLOGIE D'UNE CRISE ACCOMMODEMENTS QUI ONT FAIT JASER PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE Les travaux des commissions font rarement l'unanimité.Celle sur les accommodements raisonnables ne fait pas exception.Les réactions au dépôt du rapport Bouchard-Taylor ont fusé de toutes parts hier, et sont allées dans toutes les directions.Même sur des sujets connexes comme l'état du français au Québec, l'interculturalisme ou encore le rôle des médias comme vecteurs de crises identitaires.LOUISE LEDUC Le sociologue Jacques Beauchemin persiste et signe: il est déçu du rapport Bouchard Taylor.Très déçu de ce que le texte nie que le Québec d'aujourd'hui, « reconnu comme une nation», puisse « chercher légitimement et sans complexe à installer sa culture et ses valeurs morales comme référence ».«On devrait pouvoir s'attendre des nouveaux arrivants à ce qu'ils adhèrent à ça», a dit M.Beauchemin en entrevue hier.En lieu et place, le rapport « pose la majorité comme la cause du problème » et adapte la formule multiculturelle de Pierre Elliott Trudeau « à la sauce québécoise ».La major ité f ranco québécoise est ici assimilée «à une identité parmi tant d'autres», se désole M.Beauchemin.Le sociologue, dont le désaccord a été très audible depuis les premières fuites du rapport, faisait partie du comité de sages consultés par les commissaires.Et ce qu'il dit ici, il l'a dit et redit aux commissaires, précisetil.M.Beauchemin note que sa dissidence «n'a rien de personnel » contre les commissaires et qu'il serait «absurde de personnaliser tout ça».Et ceux qui le soupçonnent d'être à l'origine de la fuite à The Gazette?À la question posée directement, M.Beauchemin répond sans détour que cette rumeur tient sans doute au fait qu'il soit le seul expert du comitéconseil à afficher sa dissidence, mais que non, ce n'est pas son genre de divulguer des documents, et encore moins à The Gazette.Le sociologue Jacques Beauchemin très déçu du rapport LOUISE LEDUC En coupant la poire en deux sur la question du voile islamique, tout indique que les commissaires Bouchard et Taylor sont allés aussi loin qu'ils l'ont pu en l'absence d'un consensus sur la question, y compris chez les féministes.Dans leur rapport, Gérard Bouchard et Charles Taylor recommandent que les signes religieux soient interdits aux juges, aux procureurs de la Couronne, aux policiers, aux gardiens de prison, aux président et viceprésident de l'Assemblée nationale, mais permis aux enseignants, aux fonctionnaires, aux professionnels de la santé et à tous les autres agents de l'État.Et c'est une très bonne idée, selon Françoise David, l'une des porteparole du parti Québec solidaire, une formation ouvertement féministe qui appuie « sans réserve» le rapport des commissaires.Les commissaires, a dit Mme David, ont clairement fait la distinction entre ceux qui sont en position d'autorité et qui doivent présenter une apparente neutralité et les autres, comme les enseignants, qui peuvent à bon droit afficher leur différence.«Certains sont pratiquants, d'autres pas, et il n'est pas mauvais que les enfants soient exposés à cette réalité », a souligné Mme David.Christiane Pelchat, présidente du Conseil du statut de la femme, est d'un tout autre avis: selon elle, tout service public devrait être exempt de quelque connotation religieuse que ce soit.«Dans les écoles publiques, à l'hôpital, la neutralité religieuse devrait être exigée», atelle dit, précisant que ça vaut aussi pour les habits des religieuses.«Pour nous (au Conseil), laïcité et égalité entre les hommes et les femmes vont de pair, et la laïcité préconisée par le rapport ressemble plus à du gruyère qu'autre chose», a déclaré Mme Pelchat.Yolande Geadah, auteure de l'ouvrage Femmes voilées, constate, elle, que la position adoptée par les commissaires reflète bien l'absence de consensus social sur le voile.«Leur position m'apparaît être un compromis acceptable », atelle souligné.Cela dit, étant donné que cette commission a en bonne partie été suscitée par des demandes visant à exclure les femmes de certains services publics - la recommandation de la police de Montréal à ses policières de laisser leurs confrères faire le travail quand elles ont affaire à des hommes hassidiques, notamment - Mme Geadah s'étonne qu'aucune recommandation n'interdise clairement ce genre de chose.De façon généra le, i l aurait fallu affirmer très clairement, ditelle, le fait que le concept d'accommodement raisonnable «est à deux voies» et que les minorités religieuses doivent aussi faire des efforts pour vivre dans une société laïque.Mais dans la mesure où les tribunaux - dont l'éminente Cour suprême - se sont déjà penchés sur les signes religieux (le turban dans la GRC, par exemple), quel poids auront les recommandations des commissaires?Louise Langevin, professeure de droit à l'Université Laval, rappelle que les juristes insistent toujours sur le fait que leurs décisions ont trait à une situation particulière et que toute extrapolation doit se faire en toute prudence.Pou r le res te , a di t M me Langevin, «contrairement à la France où la laïcité est à tout crin, on considère au Québec que l'État est laïque mais que la religion fait partie intégrante des personnes, qui peuvent rester ellesmêmes dans l'espace public.C'est ce que les commissaires ont traduit».Quant à la Fédération des femmes du Québec, elle est, comme le Conseil du statut de la femme et comme Québec solidaire, très satisfaite de ce que l'égalité entre les hommes et les femmes ait clairement été réaffirmée par le rapport.Les féministes restent divisées sur la question du voile La Fédération des commissions scolaires du Québec La Fédération des commissions scolaires du Québec dit non aux lieux de prière dans les écoles, alors que la commission Bouchard-Taylor recommande d'autoriser l'usage de locaux inoccupés à cette fin.Par ailleurs, la FCSQ appuie l'insertion dans la Charte québécoise d'une clause faisant de l'égalité hommesfemmes une valeur fondamentale de notre société.Raymond Gravel, prêtre et député du Bloc québécois «C'est un bon rapport, un rapport modéré et respectueux.Je suis d'accord avec leur notion de laïcité.Par exemple, je ne suis pas d'accord avec la prière dans les conseils municipaux.Mais j'ajouterais que quand on parle de notre tradition en relation avec la religion catholique, ce n'est pas seulement du patrimoine, ça fait partie de nos valeurs.La réalité du christianisme a sa place au Québec.» PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE Yolande Geadah, auteure de l'ouvrage Femmes voilées, estime que la position adoptée par les commissaires reflète bien l'absence de consensus social sur le voile.«Leur position m'apparaît être un compromis acceptable », a-t-elle souligné.Sur notre photo, les audiences de la commission Bouchard-Taylor à Laval.« La laïcité préconisée par le rapport ressemble plus à du gruyère qu'autre chose », estime la présidente du Conseil du statut de la femme. On devrait pouvoir s'attendre des nouveaux arrivants à ce qu'ils adhèrent à ça.\u2014 JACQUES BEAUCHEMIN, sociologue La question de l'identité exige plus que des demi-mesures.La véritable solution à cette inquiétude est l'acte fondateur de la souveraineté.\u2014 PAULINE MAROIS LA COMMISSION BOUCHARD-TAYLOR DÉPOSE SON RAPPORT PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE PHOTO JACQUES BOISSINOT, PC Je n'ai pas pu m'empêcher de savourer l'ironie.À quelques pas de moi dans la file devant la table de presse, un journaliste anglophone venait de se faire dire qu'il ne restait plus d'exemplaires du rapport de la commission Bouchard- Taylor en anglais.En voulez-vous quand même un, en français ?a demandé avec une pointe de culpabilité la dame du service de presse.Le journaliste a soupiré en hochant de la tête : O.K.Appelons ça ma contribution personnelle aux accommodements raisonnables, a-t-il lancé d'un air vaguement découragé.J'ignore pour qui ce collègue travaille, mais je souhaite de tout coeur que ce soit pour The Gazette, un journal qui a peut-être eu la primeur des grandes lignes du rapport Bouchard-Taylor, mais qui s'en est donné à coeur joie dans l'interprétation abusive et de mauvaise foi en annonçant prématurément la mort des souchiens (les Québécois de souche), le retour en force des Canadiens français et l'avènement d'un Nouveau Québec où tout le monde sera tenu d'apprendre l'anglais, d'être gentil avec les musulmans et de s'informer à l'école de l'information BCBG.Or, en conférence de presse hier midi, les points majeurs sur lesquels les commissaires Bouchard et Taylor ont insisté, de même que le résumé de leurs recommandations, tout cela avait très peu à voir avec les révélations de The Gazette, un quotidien qui semble s'être fait un plaisir de nous donner autant de sueurs froides que de leçons.Comme l'a rappelé le commissaire Bouchard, les gens d'ici, ceux qu'il faut désormais appeler les Québécois d'origine canadienne-française, sont des gens d'entendement.«C'est pourquoi, a poursuivi le commissaire, il n'y a pas eu de crise des accommodements raisonnables.Seulement une crise de la perception.» J'allais pousser un grand ouf de soulagement quand le commissaire a ajouté : «Mais reste que pendant cette crise de la perception, nous sommes peut-être arrivés, en tant que société, au point d'un vrai dérapage.» Attendez une minute.Le commissaire ne vient-il pas dire qu'il n'y a pas eu de crise ?Alors pourquoi évoquer le dérapage?Poser la question, c'est y répondre.The Gazette, en fin de compte, n'a pas tant erré que ça.Il y a, dans le rapport Bouchard-Taylor, de tout pour tout le monde ou, mieux encore, tout et son contraire.D'un côté, on nous dit que les Québécois d'origine canadienne-française sont accueillants, ouverts, pas racistes pour un sou, des gens formidables quoi, mais attention: ce n'est pas parce que «l'identité héritée du passé canadien-français est parfaitement légitime qu'elle peut occuper à elle seule l'espace identitaire québécois.» En d'autres mots, vous êtes formidables, mais tassez-vous quand même.Ce n'est pas parce que vous êtes ici chez vous dans votre culture que les autres doivent s'adapter à vous.C'est à vous de vous adapter aux autres, laisse entendre le rapport.Heureusement, il y a quelques exceptions, notamment lorsqu'un Québécois d'origine est invité à un souper télévisé avec un imam qui lui interdit de boire du vin à table.Dans ce cas-là, selon les commissaires, le Québécois a le droit d'envoyer promener l'imam et de boire son vin en paix.C'est déjà ça de pris.Pendant toute la durée de la conférence de presse, les mots échange, compromis, responsabilité partagée, interculturalisme (une forme d'échangisme culturel), n'ont cessé de résonner comme autant de signes signalant qu'à force de marcher sur des oeufs, les commissaires ont fini par écrire avec du bouillon de poule plutôt qu'avec de l'encre.Au bout du compte, ils ont accouché d'un rapport très politiquement correct qui va dans tous les sens, sert les intérêts d'un peu tout le monde et son père et permet à quiconque d'y voir ce qu'il veut bien y voir.Pour ma part, en ma qualité de fille d'immigrants parfaitement assimilée à l'espace identitaire québécois, je trouve que ce rapport placé sous le signe de l'ouverture est en effet ouvert à tout le monde, sauf aux Québécois d'origine canadienne-française.Il me semble que le rapport ne leur fait pas de cadeau alors tous les autres Québécois issus d'origines diverses semblent avoir droit chacun à leur bonbon, futce un érouv, un hijab, un kirpan ou une place de stationnement le dimanche à Outremont.En même temps, comme le dit si bien le commissaire Bouchard, les Québécois sont des gens d'entendement, des gens raisonnables, compréhensifs et accommodants.C'est vrai.Tellement vrai que des fois, malheureusement, ça dépasse l'entendement.Des gens d'entendement TOMMY CHOUINARD ET CHARLES CÔTÉ La langue française n'est pas en péril ni en «état de crise » au Québec, estiment Gérard Bouchard et Charles Taylor dans leur rapport rendu public hier.Ils écartent le recours à des «mesures radicales », comme l'idée d'assujettir toutes les entreprises de moins de 50 employés aux obligations de la loi 101.Selon eux, l'État doit faire davantage la promotion du français, mais également améliorer l'enseignement de l'anglais.Les commissaires ne font pas de recommandations formelles au chapitre de la langue, qu'ils qualifient de «sujet épineux», jugeant que cela ne faisait pas partie de leur mandat.«La langue, nous ne l'avons pas esquivée », s'est défendu Gérard Bouchard en conférence de presse.Le rapport fait état d'une série de statistiques tantôt «inquiétantes» - les Québécois de languematernelle française ne forment plus la majoritéà Montréal -, tantôt «rassurantes » - plus de 60% des immigrants ont une connaissance du français à leur arrivée au Québec.Le portrait est très nuancé.Aux yeux des commissaires, il n'y a «pas de changements brusques, profonds, qu'on puisse assimiler à un état de crise et qui appelleraient immédiatement des mesures radicales ».Toutefois, «la conjoncture est incertaine et la plus grande prudence s'impose.(.) Il n'y a pas lieu de favoriser un état d'alarme, mais une grande vigilance», croient-ils.Pour eux, il faut «éviter les paniques stériles ».Ils rejettent ainsi l'idée d'imposer à tous les diplômés allophones et francophones du secondaire la fréquentation de cégeps francophones ou d'étendre la francisation obligatoire aux CPE et à toutes les petites entreprises.Toutefois, MM.Bouchard et Taylor ont cru bon de «relayer », avec des réserves, une suggestion faite lors des audiences, celle d'étendre l'application de la loi 101 aux entreprises de 20 à 49 employés.Ils indiquent toutefois que «des doutes se sont élevés sur l'efficacité d'une telle mesure, compte tenu des coûts qu'elle entraînerait pour l'État et les entreprises».L'Office québécois de la langue française (OQLF) devrait étudier la question.Les commissaires saluent le plan d'action sur la francisation des immigrants déposé par le gouvernement plus tôt cette année.Ils s'attendent par ailleurs à ce que l'OQLF fasse davantage la promotion du français grâce à l'augmentation de 20% de son budget que vient d'annoncer le gouvernement.Cet organisme, qui a retenu certaines études délicates et publié son rapport quinquennal dans la controverse, devrait relever de l'Assemblée nationale, et non du gouvernement, afin d'éviter toute ingérence politique, proposent-ils.Bilinguisme souhaité Pour Gérard Bouchard et Charles Taylor, «il est hautement souhaitable que le plus grand nombre possible de Québécois maîtrisent l'anglais, en plus du français ».«On a formulé la crainte qu'un progrès généralisé du bilinguisme mette la langue française en péril.(\u2026) Le poids et l'attrait de l'anglais seraient tels qu'à plus ou moins brève échéance le français sera abandonné.Nous ne partageons pas cette opinion.Tout indique au contraire que la volonté d'assurer l'avenir du français au Québec est profondément ancrée et qu'elle prévaudra.» Les commissaires cherchent à rassurer les nationalistes qui craignent un recul du français si l'apprentissage de l'anglais est valorisé.«L'anglais qu'il faut apprendre et parler aujourd'hui, ce n'est pas celui que lord Durham voulait imposer au Bas-Canada après la répression des rébellions.C'est celui qui permet d'accéder à toutes les connaissances et d'échanger avec tous les peuples de la Terre.Cette question mérite la plus grande attention: sinon, c'est une génération de jeunes francophones qui risque d'être injustement pénalisée.» Un rapport «jovialiste» Le président du Mouvement Mont r é a l f ra nç a i s, Ma r io Beaulieu, déplore que le rapport «exclue toutes les solutions qui auraient pu être significatives pour faire du français la langue commune à Montréal ».Le rapport est «jovialiste» à ses yeux.«Ils n'ont pas voulu se mouiller sur la question de la langue, alors que cela nous semblait fondamental », accuse le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Jean Dorion.La FTQ et la CSN jugent que le rapport ne va pas assez loin.«Il faut consacrer plus de moyens à la francisation et à l'intégration des immigrants, et en particulier appliquer la loi 101 à toutes les PME dans lesquelles sont employés une majorité d'immigrants récents», a souligné le secrétaire général de la FTQ, René Roy.La langue française n'est pas en péril Les commissaires estiment toutefois que la plus grande prudence s'impose NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE «The Gazette », en fin de compte, n'a pas tant erré que ça.Il y a, dans le rapport Bouchard-Taylor, de tout pour tout le monde ou, mieux encore, tout et son contraire.PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE Les commissaires ne font pas de recommandations formelles au chapitre de la langue, qu'ils qualifient de «sujet épineux», jugeant que cela ne faisait pas partie de leur mandat.Sur notre photo, le commissaire Gérard Bouchard après la présentation du rapport de la commission, hier au Monument-National.Quelques extraits du rapport qui laissent perplexe Bien que la majeure partie des recommandations soient claires, certains passages du rapport Bouchard-Taylor suscitent la réflexion, voire la perplexité chez le lecteur.En voici quelques-uns.«Dans les régions comme à Montréal, chez les nouveaux venus comme chez tous les autres, nous avons observé un important capital de bonne foi et de bonne volonté.» - Extrait de l'introduction du rapport.«Poursuivre l'implantation de l'approche dite contextuelle, délibérative et réflexive.» - Recommandation formulée aux gestionnaires d'institutions publiques.«Quelle est la source de cette tentation, éprouvée par certains, de faire en quelque sorte cavalier seul, sinon le doute de soi et la peur de l'Autre, ces deux empêcheurs du passé canadien-français?» -Passage sur l'identité où les auteurs se questionnent sur les menaces qui planeraient sur l'«héritage canadien-français ».«Que l'État s'emploie davantage à promouvoir le cadre civique commun ou ce que nous avons appelé les valeurs publiques communes au sein de diverses institutions et dans le public en général.» -Recommandation formulée au gouvernement.«Le passé canadien-français, il faut le rappeler, est le lieu d'un devenir sous tension.» - Passage sur la «crispation identitaire ou les racines de la crise ». Un été tout en culture Samedi dans 3561838A LAVAL 2400, boul.Le Corbusier (angle du boul.Le Carrefour) 450-687-5221 voir détails en magasin MC meubles accessoires literie 2 billets d'avion gratuits aveC tout a Chat de 2500$ et p Lus depuis plus de à votre service 53ans www.vaillancourtmeubles.com Voir speéncmialagasin.Il me semble que ça va être pire qu'avant.On a de moins en moins de balises, et les balises qui sont dans le rapport sont interprétables.C'est infaisable.\u2014 ANDRÉ DROUIN, conseiller municipal de Hérouxville, défenseur du «code de vie » adopté par cette municipalité.LA COMMISSION BOUCHARD-TAYLOR DÉPOSE SON RAPPORT PHOTOANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE Fallait-il vraiment se payer une thérapie collective de 5 millions de dollars pour en arriver à ce résultat ?\u2014 RÉJEAN PARENT, président de la CSQ Accueil favorable des médecins étrangers L'une des recommandations du rapport Bouchard-Taylor suggère l'établissement d'une instance indépendante permettant aux immigrants de formuler des plaintes et de demander une révision des décisions prises par les ordres professionnels.«C'est une mesure que l'on demande depuis longtemps.Mais il faudra que l'instance indépendante ait tous les pouvoirs pour agir sur le Collège des médecins, et aussi sur les universités qui refusent encore trop de candidats étrangers», dit le porte-parole de la Coalition des associations de médecins diplômés à l'étranger (CAMDE), le Dr Comlan Amouzou.L'an dernier, 87 postes demédecinrésident sont restés vacants dans les universités, alors que 174 médecins étrangers ont vu leur candidature refusée.Ariane Lacoursière Rires et pleurs à Hérouxville «J'ai essayé de ne pas pleurer.Ça a été ma première réaction.Ensuite je me suis mis à rire», a expliqué hier le conseiller de Hérouxville André Drouin, qui a passé la journée à analyser et à commenter le rapport Bouchard-Taylor.«Je suis surpris d'entendre les grandes lignes des recommandations.Il semble que ça va être pire qu'avant.» Le Nouvelliste MARTIN CROTEAU En rapportant qu'un YMCA a posé des vitres givrées à la demande d'une congrégation juive, ou encore qu'une cabane à sucre préparait de la soupe aux pois sans jambon pour ses clients musulmans, les médias ont contribué à renforcer l'hostilité des Québécois à l'égard des accommodements, conclut le rapport Bouchard-Taylor.Les commissaires saluent le travail d'autocritique effectué par les journalistes au cours des derniers mois.Reste que certains passages qu'ils consacrent au monde médiatique sont cinglants.«Durant toutes les consultations privées et publiques, (les médias) ont été sans cesse blâmés pour avoir cédé au sensationnalisme, pour avoir amplifié, déformé, sélectionné, pour avoir manqué à leurs responsabilités en semant la division, en accentuant les stéréotypes, en excitant l'émotivité, en creusant les clivages Eux-Nous, en incitant à la xénophobie », écrivent les auteurs.Pendant les forums, les participants ont dénoncé la formation interculturelle insuffisante au sein du personnel des médias.Les commissaires constatent aussi que les reporters issus de minorités ethniques demeurent sousreprésentés dans la profession.«La combinaison de ces deux facteurs, écrivent-ils, se traduit à l'occasion par un manque de sensibilité aux différences qui peut entraîner des effets très négatifs.» La Fédération professionnelle des journalistes du Québec n'est pas du même avis.«Il aurait fallu une étude plus approfondie, plus systématique, que de simplement se fier à ce qui a été dit à la commission, estime ainsi Philippe Schnobb, membre du conseil exécutif de la FPJQ.Car on ne fait que répéter des impressions qui ont été véhiculées à la commission et on en fait une vérité parce qu'on l'écrit dans le rapport.» Plutôt que d'attiser les tensions, le feuilleton des accommodements raisonnables a plutôt amené les médias à présenter au public les Québécois issus des communautés culturelles, estime le journaliste.«On s'est intéressé, par exemple, à pourquoi on porte le kirpan, explique M.Schnobb.Ça a forcé les médias à parler des autres religions, des croyances des musulmans, de la pratique de la religion musulmane, entre autres.» Les médias critiqués «Durant toutes les consultations privées et publiques, (les médias) ont été sans cesse blâmés.» Les trois principaux quotidiens torontois ont publié hier sur leur site webdes reportages sur le rapport Bouchard-Taylor.Le Toronto Star a publié la dépêche de la Canadian Press, titrant sur le fait que le premier ministre Jean Charest refusait d'avance un «pan majeur» du rapport: la recommandation de retirer le crucifix de l'Assemblée nationale.Le Globe and Mail a choisi l'angle d'un citoyen québécois de religion musulmane, qui jugeait que le message des commissaires était un «bon début».Le National Post titrait que le «Québec se fait dire d'accepter que les immigrants vont apporter des changements».«Les Québécois ne peuvent plus se définir seulement par leur héritage canadien-français», affirme le début de l'article.-Charles Côté Échos dans le reste du Canada ÉMILIE CÔTÉ La communauté musulmane se réjouitdurapport Bouchard-Taylor déposé hier.Le diagnostic qu'il fait de ses membres est «juste », estiment les représentants que nous avons interviewés.«C'est très positif », a lancé Mohamed S.Kamel, du Forum musulman canadien, à la suite de la conférence de presse des commissaires.M.Kamel se réjouit du fait que MM.Bouchard et Taylor admettent dans leur rapport que l'islamophobie existe au Québec.En effet, les deux commissaires écrivent que les arabo-musulmans subissent «injustement» des «vexations» depuis le 11 septembre 2001.Il est même pressant de «provoquer une vigoureuse prise de conscience», ajoutent-ils, précisant que les musulmans comptent parmi «les immigrants dont la ferveur religieuse est la plus basse».«Les gens ont peur de quelque chose qui n'existe pas», dit M.Kamel.Salam Elmenyawi, président du Conseil musulman de Montréal, considère aussi que le rapport est très «constructif ».Maintenant, il espère que cela «va changer le discours ».«J'espère que les Québécois vont lire le rapport et que son contenu sera accepté », dit-il.Selon l'imam, MM.Bouchard et Taylor ont su bien illustrer à quel point certains musulmans se sentent discriminés.«Leur diagnostic est juste.» De s on cô t é , S a l a h Basalamah, professeur à l'Université d'Ottawa et membre de l'organisation Présence musulmane, considère toutefois que les commissaires ont trop insisté sur le rôle des médias et de l'État dans leur allocution, hier.Les citoyens ont aussi des responsabilités, plaide-t-il.Maintenant que tous et chacun ont fait entendre leurs doléances lors des différents forums, «il est temps de se parler».Bien à justement, Sa lam Elmenyawi nous a annoncé qu'une douzaine de mosquées seront ouvertes au public le weekend du 31 mai et du 1er juin.Plus de détails au www.muslimcouncil.org COMMUNAUTÉ MUSULMANE Un diagnostic « juste» ÉMILIE CÔTÉ Legroupe dedéfense des juifsB'nai Brithconsidèrequelescommissaires Bouchardet Taylorsonttrop«naïfs» dans leurs recommandations.Selon Allan Adel, président de la Ligue des droits de la personne de B'nai Brith, le rapport sousestime «la véritable intolérance» qui existe au Québec.Il faut une approche plus «pro-active» que celle qui est proposée, comme une campagne de sensibilisation provinciale, par exemple.«La face hideuse du sectarisme et du racisme qui s'est montrée pendant ce processus doit être abordée de front», a déclaré M.Adel.Le Dr Victor Goldbloom, président de la section québécoise du Congrès juif, est moins sévère envers les commissaires.Il souligne la qualité de leurs travaux.Il est d'accord avec MM.Bouchard et Taylor quand ils écrivent que «la société québécoise aurait intérêt à mieux connaître la communauté juive».«Je reconnais qu'il y a des sectes de notre communauté qui vivent leur religion de façon intense et isolée.Mais elles ne totalisent que 12% de notre population, indique le Dr Goldbloom.L'autre 88% fait partie de la population québécoise sans se distinguer de la masse.» Mais règle générale, «la communauté juive se sent bien dans sa peau au Québec», dit le Dr Goldbloom.Dans leur rappor t , MM.Bouchard et Taylor soulignent que seulement une douzaine de propos offensants concernant les juifs ont été entendus lors des forums.La plupart concernent la communauté hassidique, mais aussi la certification de la nourriture casher.«Nous avons pu constater à quel point la communauté juive était injustement accusée à propos de la certification casher, soulignent néanmoins les commissaires.Les données les plus fantaisistes circulent dans la population.» Le Dr Goldbloom se réjouit que le rapport «encourage les contacts et la communication», car c'est la façon d'atténuer les fausses croyances.Par ailleurs, le président de la section québécoise du Congrès juif doit entreprendre une tournée provinciale sous peu pour mieux faire connaître la communauté juive.COMMUNAUTÉ JUIVE B'nai Brith qualifie de «naïfs» les commissaires llllll llllll Les commissaires écrivent que les arabo-musulmans subissent « injustement » des « vexations» depuis le 11 septembre 2001. MOI, JE M'EN SERS.POUR GARDER UNE BONNE SANTÉ; JE M'EN SERS.POUR SES VITAMINES ET MINÉRAUX; JE M'EN SERS.POUR UNE BELLE PEAU; JE M'EN SERS.POUR UNE BONNE VISION; JE M'EN SERS.POUR LES CARTILAGES ET LES OS; JE M'EN SERS.POUR DE BELLES DENTS; JE M'EN SERS.POUR LA RÉPARATION DU TISSU CONJONCTIF; JE M'EN SERS.POUR LE MÉTABOLISME; JE M'EN SERS.POUR LES MUSCLES; JE M'EN SERS.POUR LA GLANDE THYROÏDE; JE M'EN SERS.POUR L'ABSORPTION DES MINÉRAUX; JE M'EN SERS.POUR LE SYSTÈME IMMUNITAIRE.VOUS AVEZ CHOISI.PHYTOBEC, VOUS AVEZ BIEN FAIT.PhytobecMD : Titulaire d'une nouvelle licence pour les produits de santé naturels NPN 02229746 ACTUALITÉS ÉRIC CLÉMENT On tourne la page à Anjou où le débat sur la défusion est définitivement enterré : le maire Luis Miranda et trois des quatre membres de son conseil municipal adhèrent au parti Union Montréal.Pour Luis Miranda et la conseillère Andrée Hénault, il s'agit d'un retour au bercail puisque tous deux avaient quitté le parti du maire Gérald Tremblay en 2003 pour militer en faveur de la défusion d'Anjou.Pour les deux autres conseillers, Michelle Zammit et Gilles Beaudry, il s'agit d'une première.Les quatre élus appartenaient au parti Équipe Anjou.Le maire Miranda a pourtant souvent combattu l'administration Tremblay, l'accusant en 2004 de «matraquer son message » en faveur du mouvement fusionniste.Une véritable guerre de pancartes électorales avait eu lieu au début de la campagne électorale de 2005 entre partisans de Miranda et ceux du parti du maire Tremblay.Mais hier, tout était oublié.En conférence de presse, le maire Tremblay était encadré par son bras droit sur le départ, Frank Zampino, maire de Saint- Léonard et président du comité exécutif, et par Luis Miranda, tout guilleret de « revenir à la maison», comme il a dit.Il n'en fallait pas plus aux médias pour demander aux trois élus si le départ de M.Zampino et l'a rrivée de M.Miranda avaient un lien et si le maire d'Anjou avait la bonne pointure pour chausser les souliers vernis du grand argentier de la Ville.Que nenni, ont répondu les trois hommes à l'unisson.Âgé de 54 ans et M.Miranda a été pompier pendant 25 ans à Montréal avant de se lancer en politique.L'arrivée des quatre élus, ce qui porte à 84 (sur 104) le nombre de conseillers d'Union Montréal, dont 16 des 19 maires d'arrondissement.«C'est la meilleure équipe pour Montréal et notamment pour Anjou et l'Est de Montréal », a dit M.Miranda, qui a couvert Gérald Tremblay de louanges, affirmant qu'il était le meilleur homme que Montréal pouvait avoir comme maire et ajoutant que «Benoit Labonté n'est pas l'homme de la situation».Questionné sur les plaintes passées de M.Miranda sur le fait qu'Anjou ait été sous-financé par la ville centre, il a dit qu'il valait mieux être à l'intérieur du parti au pouvoir pour défendre la cause des Angevins.Quelques minutes plus tard, le maire Tremblay prenait soin de dire que la ville centre traite tous les arrondissements de la même façon.Le conseiller d'Anjou Rémy Tondreau ne s'est pas joint à Union Montréal.Il demeure le seul conseiller indépendant de cet arrondissement.Il n'a pas rappelé La Presse.Pour Vision Montréal, «le maire Tremblay semble vraiment avoir perdu le nord en recrutant dans les rangs de politiciens anti- Montréal notoires, Luis Miranda et son équipe».«Jusqu'à tout récemment, le maire d'Anjou déversait encore son fiel sur la Ville de Montréal en pleine séance du conseil municipal, dit Robert Laramée, directeur général de Vision Montréal.C'est à se demander où s'en va le maire Tremblay! Ce n'est certainement pas en ralliant des indépendants antifusions virulents que ce dernier redorera le blason durablement terni de son administration suite au départ du grand argentier de la Ville.» COURRIEL Pour joindre notre journaliste: eric.clement@lapresse.ca Le maire d'Anjou rentre au bercail L'ancien défusionniste Luis Miranda réintègre Union Montréal avec trois de ses conseillers ÉRIC CLEMENT Ayant constaté que l'introduction du virage à droite sur feu rouge n'a pas eu d'impact négatif sur le nombre d'accidents de la circulation de 2003 à 2007, la Ville de Longueuil a décidé d'augmenter à partir d'août prochain le pourcentage de virages autorisés qui passera de 60% à 78%voire 87% durant certaines heures.Dans seulement 22% des cas, il y aura un panneau interdisant le virage à droite sur feu rouge sur le territoire longueuillois.Sur les 618 approches avec feux de circulation, il sera permis d'effectuer un tel virage dans 483 cas en tout temps (78% des cas) et à 58 autres endroits, ce sera permis seulement de 6 h à 22h, ce qui porte durant la journée le taux à 87%.La décision a été prise dans le cadre d'un avis de motion donné au cours de la dernière séance du conseil municipal.Le bilan de la sécurité routière pour les années 2003-2007 effectué sur le territoire de Longueuil a en effet montré que l'introduction du virage à droite sur feu rouge n'a pas eu d'impact négatif significatif sur le nombre d'accidents.L'analyse a été effectuée par le Service de la circulation et du transport de Longueuil.Le gouvernement du Québec a introduit en avril 2003 une politique autorisant le virage à droite sur feu rouge dans la province, laissant auxmunicipalités le choix de le permettre ou de l'interdire.VILLE DE LONGUEUIL Davantage de virages à droite au feu rouge PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Luis Miranda avait quitté le parti du maire Gérald Tremblay en 2003 pour militer en faveur de la défusion d'Anjou.«C'est la meilleure équipe pour Montréal et notamment pour Anjou», a-t-il dit hier à propos d'Union Montréal, qu'il a décidé de réintégrer. L'ENTREPÔT QUALITÉ ET CHOIX SUPÉRIEUR 514.640.3001 3839, St-Jean Baptiste, Montréal www.auventfou.com 1-800-336-2126 Wakeboard complet à partir de239$ Skis nautiques à partir de169$ Kayak à partir de349$ Planches à voile à partir de799$ Wet Suits Tubes +de 1,5 millions en inventaire MONTOIT Tous les samedis dans CE SAMEDI rénovation d'une maison patrimoniale àchambly DU VENDREDI AU DIMANCHE 2 3 A U 2 5 M A I AVIS À NOS CLIENTS : LE CHOIX ET LES MARQUES VARIENT SELON LE MAGASIN.Certains motifs, couleurs et modèles peuvent ne pas être offerts dans tous les magasins.Aucun bon d'achat différé ni article de substitution.Précisions en magasin.n 4-4H Les prix ordinaires indiqués sont ceux de Déco Découverte.Prix en vigueur du vendredi 23 au dimanche 25 mai 2008, à moins d'avis contraire.Soyez au courant et obtenez 5 000 points Primes Hbc.Abonnez-vous au courriel Déco Découverte au www.décodécouverte.com Vivez mieux, payez moins.30 À 50 TOUS LES ENSEMBLES ET MEUBLES DE JARDIN % % de rabais 3563306A ACTUALITÉS LA PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 Les Canadiens s'attendent à voir les cours du pétrole pratiquement doubler d'ici cinq ans, révèle un nouveau sondage, une situation qu'ils attribuent essentiellement à de grandes pétrolières profiteuses.Le prix moyen du baril de pétrole prédit par les personnes interrogées dans le cadre de ce sondage La Presse Canadienne- Harris Décima est de 203$US le baril, alors qu'il est d'environ 135$US cette semaine.L'enquête indique que 57% des Canadiens croient que l'augmentation marquée des derniers temps découle de la cupidité des entreprises pétrolières, mais le tiers des personnes interrogées évoquent aussi une augmentation de la consommation mondiale et un recul des réserves.Plus de la moitié des Canadiens affirment avoir modifié leurs habitudes ou songer à le faire.ESSENCE On s'attend à pire LA PRESSE CANADIENNE OTTAWA\u2014 Le principal conseiller de Stephen Harper quittera son poste d'ici quelques semaines et sera remplacé par l'ancien chef de cabinet de l'ancien premier ministre de l'Ontario, Mike Harris, ont affirmé des sources.Ian Brodie, chef de cabinet de M.Harper depuis plus de deux ans, avait été au centre d'une controverse impliquant les principaux candidats du Parti démocrate à l'élection présidentielle américaine, Barack Obama et Hillary Clinton, en mars.Le premier ministre Harper avait alors annoncé une enquête au sujet de la fuite d'une note diplomatique qui a mis dans l'embarras M.Obama.La note suggérait qu'un conseiller de M.Obama avait dit au gouvernement canadien que le candidat démocrate n'était pas sérieux lorsqu'il a évoqué la réouverture de l'Accord de libre-échange nordaméricain pendant sa campagne.La tempête diplomatique semble s'être déclenchée à la suite de remarques lancées candidement par lechef de cabinet de Stephen Harper, Ian Brodie, à des journalistes à Ottawa la semaine dernière.Selon un témoin, il aurait raconté que le camp Clinton avait dit à des représentants canadiens que ses remarques sur l'ALENA devaient être prises avec un grain de sel.M.Brodie a dit ne pas se souvenir d'avoir mentionné le nomde Mme Clinton.Un proche de M.Brodie a indiqué que le chef de cabinet planifiait de quitter son poste avant l'incident.Départ du chef de cabinet de Stephen Harper GILLES TOUPIN OTTAWA \u2014 Tout n'est pas perdu pour la tenue dans la ville de Québec au printemps 2010 ou en 2011 de l'assemblée générale de l'Union interparlementaire (UIP), congrès majeur de quelque 1500 délégués en provenance des 163 pays membres de cette organisation mondiale.Après les prises de bec qui ont eu lieu aux Communes ces dernières semaines sur cette question entre les partis de l'opposition et le gouvernement conservateur, un mouvement de sauvetage s'organise pour que Québec puisse malgré tout accueillir cette prestigieuse assemblée.On se souvient que le gouvernement canadien avait posé des conditions telles à la tenue de ce congrès que l'événement risquait de tomber à l'eau.Ottawa avait en effet demandé que les statuts de l'Union interparlementaire, une organisation mondiale fondée en 1889, soient modifiés afin que le Canada puisse interdire à certains de ses membres «indésirables» l'entrée sur son territoire, soit parce qu'ils sont soupçonnés d'activités terroristes ou soit parce qu'ils sont porteurs de maladies contagieuses.Une disposition de l'article 5 de la Convention type entre l'UIP et le pays hôte d'une assemblée générale prévoit en effet que tous les délégués de l'UIP doivent se voir remettre un visa pour participer à l'événement, une disposition qui n'est pas en accord avec les lois canadiennes de l'immigration.L'Iran, soutenu par la Syrie, la Corée du Nord, le Soudan, l'Algérie, le Venezuela, les Philippines et le Pérou se sont opposés lors d'une récente assemblée au Cap en Afrique du Sud au changement demandé par Ottawa.Ces pays ont exigé que tous les membres de l'UIP, peu importe leur origine, puissent participer à la rencontre de Québec, selon une règle similaire à celle qui s'applique à l'ONU.Ils ont donc fait voter, en guise de protestation, une motion qui a eu pour conséquence de reporter à la réunion de l'UIP d'octobre prochain à Genève la décision finale sur l'attribution du congrès de 2010.Le député du Bloc québécois, Paul Crête, qui est membre du comité exécutif du groupe canadien de l'UIP, a reproché au gouvernement Harper, le 9 avril dernier aux Communes, «son manque de souplesse» dans cette affaire ainsi qu'une «rigueur idéologique qui ne se justifie nullement».Le Bloc a donc déposé une motion, adoptée par le comité exécutif du groupe canadien de l'UIP, qui demande que la candidature de la ville de Québec pour l'assemblée générale de 2010 demeure ouverte et qui réaffirme l'intérêt de la section canadienne de l'UIP pour la tenue de l'événement.La motion demande également au gouvernement conservateur de faire preuve «de la souplesse nécessaire pour permettre l'accueil du congrès».«J'ai voulu m'assurer que nous n'avions pas baissé les bras, affirme Paul Crête à La Presse.Nous voulions que le gouvernement du Canada ainsi que l'UIP à Genève aient le message que nous sommes toujours intéressés à recevoir le congrès.» Le président mondial de l'UIP à Genève, Anders Johnsson, avait d'ailleurs suggéré au Canada une porte de sortie pour régler le problème.Dans une lettre d'avril 2007, que La Presse a obtenue, au président du groupe canadien de l'UIP (le sénateur conservateur Donald Oliver), le président Johnsson affirme que le Canada peut contourner sa politique sur les visas sans que soit modifié l'article 5 de la Convention type de l'UIP.Il existe d'autres moyens, écrit Anders Johnsson, pour permettre au Canada d'accueillir l'UIP «sans devoir nécessairement accorder pour cela un visa officiel à tous les participants.Je pense, par exemple, à l'attribution d'un permis ministériel».Le gouvernement Harper a récemment donné de son côté des signes d'ouverture afin que la ville de Québec ne perde pas la tenue d'une rencontre aussi bénéfique en retombées diverses.«Nous sommes tout à fait favorables à la tenue de cet événement ici même, au Canada, et en particulier à Québec, a notamment déclaré en Chambre la semaine dernière le ministre des Transports, Lawrence Cannon.(.) Il s'agit évidemment de travailler avec les instances qui en ont la responsabilité décisionnelle pour faire avancer le dossier.» Quant à la solution proposée par le président de l'UIP, elle n'a pas non plus été écartée par le gouvernement.Au besoin, des permis de séjour temporaire seront délivrés afin que les événements puissent avoir lieu.L'assemblée générale de l'Union interparlementaire à Québec en 2010 est en péril Un mouvement s'organise pour sauver l'événement PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE Quelque 1500 délégués en provenance de 163 pays membres de l'Union interparlementaire (UIP) pourraient venir à Québec en 2010 ou 2011. 3564577A MAGASINS FIDO MONTRÉAL 1004, rue Sainte-Catherine Ouest Carrefour Angrignon Centre Rockland Centre Eaton Fairview Pointe-Claire Les Galeries d'Anjou Place Montréal Trust Place Versailles Place Vertu LAVAL ET RIVE-NORD Carrefour du Nord, St-Jérôme Carrefour Laval Centre Laval Galeries Rive-Nord, Repentigny Galeries Terrebonne Place Rosemère RIVE-SUD Mail Champlain Promenades Saint-Bruno PARTENAIRES DÉTAILLANTS MONTRÉAL ACTION-PAGE INC.4960, boul.Décarie, Montréal 3820, rue St-Denis, Montréal 1221, rue St-Zotique Est, Montréal 3451, rue Ontario Est, Montréal 4328, boul.Henri-Bourassa Est, Montréal 3920, rue Wellington, Montréal 7024, rue St-Hubert, Montréal 1042, avenue Mont-Royal Est, Montréal 6600, avenue Côte-des-Neiges, Montréal CELLUMAX INC.Complexe Desjardins, Montréal CELTEL MOBILITÉ Place de la Cathédrale, Montréal 3758, boul.St-Laurent, Montréal 35, rue Beaubien Est, Montréal 101, avenue Mont-Royal Ouest, Montréal 6295, rue Victoria, Montréal 6245, boul.Métropolitain, St-Léonard 245, boul.Côte-Vertu, Ville Saint-Laurent COMMUNICATIONS AIRFLEX INC.4046, boul.Jean-Talon Est, Montréal 5613, avenue du Parc CONNECTION MOBILE 1476, avenue du Collège, Ville Saint-Laurent 269, rue St-Jean, bureau 275-1, Pointe-Claire DURA TECH 5040, boul.Métropolitain Est, St-Léonard FIRST CONE FINANCIAL SERVICES 5175B, rue 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M.Layton devient le deuxième chef d'un parti politique fédéral à dénoncer la promesse de M.Dion, qui demeure vague pour le moment, d'imposer une taxe sur le carbone.Depuis plusieurs jours, les conservateurs de Stephen Harper ne ratent pas une occasion de critiquer cette idée des libéraux qui nuirait selon eux à la croissance de l'économie canadienne en faisant grimper en flèche le prix de l'essence, qui atteint déjà des records partout au pays.M.Dion doit profiter du congé estival pour sillonner le pays afin d'expliciter davantage son plan qui doit permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement de la planète.La semaine dernière, M.Dion a prononcé deux discours majeurs, l'unà Montréal et l'autre à Toronto, afin de mettre la table à «l'imposition d'un coût supplémentaire à ce que nous devons réduire: la pollution, les gaz à effet de serre, le smog et le gaspillage».M.Dion veut utiliser les revenus provenant de la taxe sur le carbone afin de réduire les impôts des particuliers.L'objectif est de «renforcer le revenu, l'innovation, l'épargne et l'innovation » au pays.Mais le chef du NPD ne voit pas les choses du même oeil.Dans un discours prononcé hier à Ottawa pour dénoncer l'inaction du gouvernement fédéral pour réduire la pauvreté au pays, M.Layton a soutenu que la proposition des libéraux ne tient pas la route.«Ceux qui préconisent une taxe sur le carbone croient que les gens feront des choix différents si on augmente le prix de certaines choses.Mais il fait froid au Canada.Les gens n'ont pas le choix de chauffer leurs maisons.Il ne faut pas les punir.Et c'est ce qu'une taxe sur le carbone aura comme effet», a affirmé hier M.Layton.Dans son discours prononcé dans le cadre du banquet contre la faim organisé par les Bergers de l'espoir, organisme qui vient en aide aux sans-abri de la région de la capitale nationale, M.Layton a affirmé qu'une telle taxe frappera de plein fouet les personnes âgées qui ont un revenu fixe, les familles monoparentales, les locataires et les gens qui vivent dans le Grand Nord.«Déjà, beaucoup de ces personnes sont obligées de choisir entre acheter de la nourriture ou chauffer leur maison.Je ne veux pas que l'on rende cette décision encore plus difficile », a dit le leader du NPD.«Plutôt que d'augmenter le coût de chauffer les maisons tout en utilisant autant d'énergie et en produisant autant de pollution, nous voulons que ce soit plus abordable de chauffer des maisons en améliorant l'efficacité (énergétique) et en réduisant la pollution», a-t-il ajouté.Layton condamne la taxe sur le carbone PRÉCISION Dans un texte publié hier en page A8 sur les vacances au Sénat, nous avons écrit par erreur que le sénateur libéral qui a déposé un projet de loi pour forcer le gouvernement Harper à combler les vacances actuelles dans un délai de six mois s'appelait Frank Moore.Or, il s'agit plutôt du sénateur libéral Wilfred Moore.Toutes nos excuses.Tous les samedis dans CE QU'ON A VU, CE QU'ON EN PENSE.PHOTO JOHN WOODS, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE Jack Layton, chef du NPD, affirme qu'une taxe sur le carbone frapperait de plein fouet les personnes âgées qui ont un revenu fixe, les familles monoparentales, les locataires et les gens qui vivent dans le Grand Nord.« Les gens n'ont pas le choix de chauffer leurs maisons.Il ne faut pas les punir.Et c'est ce qu'une taxe sur le carbone aura comme effet.» Ensemble 11 bâtons Jazz Courant 349 $ 149$ 1916, boul.Curé-Labelle Chomedey, Laval 450-973-4350 (au sud de la 440, au nord de St-Martin) 950, boul.Labelle St-Jérôme 450-569-8165 Ouv Ert 5 JOurs du m Ercr Edi au dimanchE 5 Con Cept Le so Lde du propriétaire toujours le même personnel meilleur service meilleurs prix Polo pour homme, style dri-max vêtements homme et femme Gants de golf 2 pour 1 Balles en vrac Apportez votre ancien équipement Échanges acceptés Nouveaux lots chaque semaine Liquidation 19$ Liquidation Spécial 29$ sac à trépied Jazz / dunlop Courant 139 $ Lot de bois # 1 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grandi.« On appréhende ça difficilement, confie le maire du vil lage, Roger Richard.La communauté va être ébranlée, encore une fois.» L'autopsie est donc terminée.Les résultats seront rendus publics au cours du procès de l'accusé, Francis Proulx.Ce dernier doit être de retour au palais de justice de Rivière-du- Loup aujourd'hui pour que soit fixée la date de son enquête préliminai re .Une sema ine après le drame qui a coûté la vie à la mère de famille de 37 ans, le village essayait tant bien que mal de se remettre sur pieds, hier.Un service psychologique est offert en permanence par l'équipe d'intervenants du CSSS de La Pocatière.«On continue de s'occuper des clientèles les plus vulnérables», indique le directeur général, Janel Lehoux.Dominique Gagnon, le voisin immédiat de Nancy Michaud, était chez lui, avec sa femme.Celui qui a été l'un des rares à avoir accepté de s'exprimer devant la caméra lors du drame est encore incapable de retourner au travail.«Je sens que j'ai été utilisé, raconte-t-il.Et j'ai peur qu'au village, on pense que j'ai voulu passer à la télévision.Je ne voudrais pas.» Pendant ce temps, Lucille Hudon, la grand-tante de l'accusé, faisait des mots cachés sur la table de sa cuisine.I l pleuva i t, hi e r , à Riv ière-Ouel le.Sur le cadre de la porte, Lucille Hudon s'est étonnée du bulletin météorologique qu'elle venait d'entendre.On annonçait 29 degrés pour dimanche.« Je sera is étonnée qu' i l refasse beau si rapidement », at- elle dit.MEURTRE DE NANCY MICHAUD Charest assistera aux funérailles CHRISTIANE DESJARDINS Daniel Cormier, qui se défend d'accusations à caractère sexuel en invoquant son «mariage » avec une fillette de 10 ans, a gagné une manche en Cour du Québec, hier : il a obtenu d'être jugé séparément en ce qui a trait à la seconde plaignante.L a Cou ron ne s 'oppos a i t avec vigueur à ce que Cormier ait deux procès.Le procès de l'homme de 57 ans, qui s'est toujours défendu seul, a officiellement commencé le 10 octobre dernier, sous des accusations relatives aux deux victimes.L'accusé a insisté pour se défendre seul en ce qui a trait à la première, celle qu'il prétend être son épouse ; il a toutefois demandé un procès séparé en ce qui a trait à la seconde, âgée de 16 ans au moment des faits qui lui sont reprochés, et a dit vouloir être représenté par un avocat dans ce cas précis.La juge Sylvie Durand avait refusé de scinder le procès en deux.Mais après 33 jours de procès, échelonné sur huit mois et parsemé d'innombrables requêtes de Cormier, elle a décidé de revenir sur sa décision, à la suite d'une nouvelle requête de Cormier.Il faut dire qu'aucun avocat n'était disposé à prendre l'affaire au vol à ce stade-ci, dans un procès qualifié de «complexe» et déjà fort avancé.Celui qui s'est autoproclamé pasteur de «l'Église du centre-ville », une église évangélique qu'il a fondée et qui n'existe plus, sera donc à l'agenda judiciaire un moment encore.Pour l'heure, son procès ayant trait à la première victime, cel le qu'i l prétend avoir épousée, se poursuit.La date de l'autre sera déterminée ultérieurement.Daniel Cormier gagne une manche Celui qui prétend s'être marié avec une fillette de 10 ans aura deux procès comme il le souhaite PHOTO RYAN REMIORZ, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE Daniel Cormier, fondateur de l'Église du centre-ville, se défend d'accusations à caractère sexuel sur une fillette de 10 ans et une fille de 16 ans.«On appréhende ça difficilement, confie le maire du village, Roger Richard.La communauté va être ébranlée, encore une fois.» EN BREF Le Canadien refuse de payer pour les émeutes Le président du Canadien de Montréal, Pierre Boivin, estime que son organisation n'a pas à payer la facture d'un million de dollars de la police de Montréal pour les mesures de sécurité additionnelles lors des matchs du Tricolore en séries éliminatoires.«On ne me l'a pas demandé, mais avec le montant de taxes municipales qu'on paie, on n'a pas l'intention de payer plus», a-t-il dit hier.Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a réclamé au premier ministre Jean Charest une compensation financière pour ces dépenses supplémentaires.«Je vais laisser ça entre M.Charest et M.Tremblay.On fait notre quotepart avec nos taxes municipales», a ajouté M.Boivin.Le Canadien plaide présentement sa cause devant le Tribunal administratif du Québec afin d'obtenir le remboursement de 14,3 millions qu'il estime avoir payé en trop au titre de l'impôt foncier entre 2004 et 2007.Jean-François Bégin Un prof flirtait avec un «élève» sur l'internet Un enseignant de 33 ans du Nouveau-Brunswick a été accusé d'avoir leurré un adolescent par le biais de l'internet.Jude O'Reilly, résidant de St.George, a été formellement accusé hier devant la Cour provincialeà St.Stephen.Selonl'enquête de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), le professeur tenait des propos sexuels inacceptables lors de séances de clavardage avec un garçonde 14 ans.Toutefois, Jude O'Reilly était loin de se douter que l'adolescent était en fait un policier.La Presse Canadienne Un fraudeur arrêté La Sûreté du Québec a mis la main au collet, le 16 mai dernier, de Jocelyn Demers, un fraudeur qui sévissait depuis plusieurs mois dans toute la province.Demers, 42 ans, se faisait passer pour un avocat de Montréal, Me Paul Ménard.Il communiquait avec ses victimes pour leur proposer divers biens à rabais, allant de cordes de bois à de l'équipement forestier.Il prétendait que ce matériel provenait de saisies.Si la personne était intéressée, Demers lui demandait une somme d'argent par virement bancaire.La Presse Canadienne Mort d'un détenu Un meurtrier qui était en détention depuis près de 34 ans, Gilles Lafleur, a succombé à une longue maladie, mercredi matin, à l'hôpital de l'établissement Archambault, à Sainte- Anne-des-Plaines.M.Lafleur avait 73 ans.Il purgeait une peine à perpétuité depuis le 12 décembre 1974 pour des délits de meurtre et de séquestration.La Presse Canadienne Ce soir, gros lot boni c'est de l'argent ! lotoquebec.com 27 millions$ 3564446A ACTUALITÉS ANDRÉ CÉDILOT Ce n'est pas facile de suivre le processus judiciaire à la suite de la spectaculaire opération Colisée, qui a permis d'arrêter quelque 90 personnes, le 22 novembre 2006.En raison du nombre d'accusés, le ministère public a annoncé, hier, en Cour supérieure, qu'il avait scindé les actes d'accusation relatifs «aux importations de cocaïne à l'aéroport Montréal-Trudeau ».Cette décision a pour effet de porter à 11 le nombre de procès liés à cette rafle antimafia, qui n'a pas de précédent au Canada.Comparaissant par vidéo, les accusés, détenus depuis déjà 18 mois, ont paru dépités en apprenant qu'ils devront patienter jusqu'à septembre.2009 avant d'avoir leur procès.C'est que l'un d'eux, Alessandro Succapane, tient à être jugé par un jury.Des 13 prévenus liés au dossier principal de l'aéroport, il est le seul à avoir choisi cette option.Ray Kahno, un des piliers du réseau, paraissait le plus déçu.Il a repris le chemin des cellules en hochant la tête.À la demande du juge James Brunton, chargé de la coordination des rôles à la Cour supérieure, le procureur fédéral de la poursuite, Me Alexandre Dalmau, a indiqué que ce procès devant jury pourrait durer six mois.Ce procès portera sur l'ensemble des trafics mis au jour à l'aéroport Montréal-Trudeau, entre le 1er janvier 2004 et le 10 mai 2006.Différents complots visaient à faire le trafic de centaines de kg de cocaïne.On devrait connaître la date exacte du procès le 8 septembre, à l'ouverture des assises d'automne.À la suite de la décision du ministère public, les 23 autres «accusés de l'aéroport» ont été répartis dans quatre autres procès.Comme ils ont unanimement choisi d'être entendus par un juge seul, ils ont été déférés en Cour du Québec.À moins que les prévenus ne décident de passer aux aveux, la durée prévue de ces procès est de une à six semaines.Les quatre dossiers retourneront devant le tribunal le 20 juin.Les nombreux avocats de la défense devront alors annoncer leurs couleurs.Il est par ailleurs acquis que le parrain montréalais Nick Rizzuto et les cinq membres de son état-major auront leur procès l'automne prochain.Hier, pour la énième fois depuis presque un an, le principal avocat de la défense au dossier, Me Loris Cavaliere, a indiqué devant le tribunal que «des négociations se poursuivaient au nom de certains accusés» en vue de clore le dossier.Des mandats d'arrêt lancés en Italie, en octobre dernier, ont grandement refroidi les ardeurs des parties à s'entendre.Cette enquête italienne sur une affaire de blanchiment de 200 millions de dollars vise Nick Rizzuto et son fils Vito, emprisonné aux États-Unis, ainsi que Paolo Renda, Rocco Sollecito et Francesco Arcadi.Deux des cinq autres procès en instance à Montréal et à Laval concernent les activités de bookmaking et de trafic de marijuana de mafieux liés au clan Rizzuto.Par petits groupes distincts, d'autres attendent d'être jugés pour corruption ou possession d'armes.C'est sans compter, depuis le début, les nombreuses auditions qui entourent les demandes de mise en liberté ou les requêtes en droit.Certaines ont pour but de faire tomber les accusations portées contre des prévenus.Bref, les choses ne sont pas simples et le processus est loin d'être terminé.OPÉRATION COLISÉE Les procès reportés à septembre.2009 EN BREF La Cour suprême déboute des motards La Cour suprême du Canada n'entendra pas les appels de motards reconnus coupables de complot pour meurtre, de trafic de drogue et de participation aux activités d'un gang.Richard Mayrand, Sylvain Moreau, Bruno Lefebvre et André Couture ont été jugés par des cours inférieures pour leurs activités au sein des Nomads, le club d'élite des Hells Angels, et des Rockers, un club-école de la même organisation.Ils plaidaient tous que l'article du Code criminel qui interdit de participer aux activités d'un gang est inconstitutionnel.Ils prétendaient également que le juge de première instance avait commis des erreurs en admettant certaines preuves.La Presse Canadienne Un Canadien arrêté à New York grâce à Interpol Des agents d'immigration aux États-Unis ont arrêté un citoyen canadien recherché pour son rôle présumé dans une tuerie survenue en 1995 à Montréal.L'agence fédérale responsable de l'immigration et des douanes aux États-Unis a indiqué que Kushi Samuels avait été appréhendé à New York lundi matin.Un mandat d'arrêt avait été lancé à Montréal contre Samuels en 1995 pour meurtre prémédité et pour deux chefs d'accusation de tentative de meurtre.Selon les allégations, Samuels aurait été impliqué dans la tuerie d'avril 1995 dans une salle de la rue Notre-Dame, qui avait fait un mort et deux blessés.Samuels a comparu en cour mardi après-midi et est menacé d'extradition au Canada.L'agence Interpol avait signalé aux agents d'immigration la présence possible de Samuels à New York.La Presse Canadienne CHRISTIANE DESJARDINS Les policiers Roberto Sforza et Fabio-Nicola Cavaliere ont été acquittés des accusations de brutalité envers Anne-Marie Péladeau.La force qu'ils ont utilisée lors de son arrestation, le 12 octobre 2005, était vigoureuse, mais pas criminelle, a conclu le juge Martin Vauclair, hier.« Il faut se garder d'évaluer l'action policière en donnant trop de poids au recul confortable qu'offre la quiétude d'un bureau, par opposition à l'action de la rue», a noté le magistrat.Dans un jugement très détaillé de 30 pages, dans lequel il décortique tous les témoignages, il arrive à la conclusion que le film capté par TVA n'offre qu'un portrait partiel de ce qui s'est passé.En se fiant à divers témoignages, notamment de civils qui ont assisté à la scène, il conclut que Mme Péladeau a résisté à son arrestation jusqu'à la fin.Cela étant, les policiers étaient justifiés d'utiliser la «force nécessaire» pour la maintenir en état d'arrestation, comme le prescrit d'ailleurs la loi.C'est lorsque cette force devient «excessive» que le policier n'est plus protégé par la loi.Or, dans le cas qui nous occupe, la force utilisée était vigoureuse, mais pas excessive, a-t-il conclu.Joie et déception À l'annonce du verdict d'acquittement, les deux policiers ont fondu en larmes et ont étreint leurs conjointes, pendant qu'Anne-Marie Péladeau, manifestement choquée, quittait précipitamment la salle d'audience, sans parler aux journalistes.Il faut dire que les commentaires du juge à l'égard de Mme Péladeau ont été lapidaires.Il a qualifié son récit de «confus», et a relevé des problèmes de «sincérité, de fiabilité, de crédibilité et de manque d'honnêteté» pendant toute la durée de son témoignage.Il lui a aussi reproché de faire de la « restriction mentale» par rapport aux événements, notamment en tentant de cacher son implication dans des vols qu'elle et son conjoint et complice, Éric Kennedy, commettaient au moment des événements.La cadette des quatre enfants issus du premier lit du défunt fondateur de Quebecor, Pierre Péladeau, agissait comme chauffeur pour assurer leur fuite lors de ces vols.Ceux-ci les aidaient à payer leur consommation de drogue ou à s'approvisionner en cigarettes.Et c'est justement parce qu'ils venaient de commettre un vol dans un marché de Saint-Léonard qu'ils ont attiré l'attention des agents Sforza et Cavaliere, le matin du 12 octobre 2005.Ces derniers ont tenté de les intercepter, mais le couple a refusé d'obtempérer, percutant même l'agent Cavaliere au passage.C'est Kennedy qui aurait forcé Péladeau à décamper, en pesant sur l'accélérateur.Plus loin, Kennedy a pris la place de Péladeau au volant.La voiture a ensuite percuté un véhicule et a poursuivi sa route.La course a pris fin lorsque les fuyards sont entrés en collision avec des voitures arrêtées à un feu rouge, à l'angle des rues Lacordaire et Des Galets, à Saint-Léonard.Les gestes reprochés aux deux policiers du SPVM se sont produits en l'espace d'une minute et demie environ, quand Mme Péladeau était menottée.Cavaliere était accusé de voies de fait, tandis que Sforza était accusé de voies de fait ayant causé des lésions et voies de fait armées, l'arme étant ici une lampe de poche.Le juge trouvait que la preuve était plus solide pour cette dernière accusation, mais compte tenu de toutes les circonstances, il a estimé que subsistait un doute raisonnable.Au terme de cette audience fort courue, hier, personne n'a émis de commentaires.Le procureur de la Couronne René Verret a quitté rapidement les lieux sans s'adresser aux journalistes, tout comme les deux policiers et leurs avocats respectifs.La Couronne a 30 jours pour en appeler du verdict, mais on ignore si elle le fera.À la Fraternité des policiers de Montréal, on loue la «sagesse» de ce jugement, qui démontre qu'il faut se méfier lorsqu'on ne voit qu'une partie de l'événement.Rappelons enfin que les deux policiers ont intenté une poursuite civile d'un million et demi de dollars contre Mme Péladeau, à la suite de cette affaire.ARRESTATION MUSCLÉE D'ANNE-MARIE PÉLADEAU Les policiers sont acquittés PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE Roberto Sforza et Fabio-Nicola Cavaliere ont fondu en larmes lors de l'annonce du verdict.Le juge a relevé dans le discours de Mme Péladeau des problèmes de «sincérité, de fiabilité, de crédibilité et de manque d'honnêteté ».lllllllllllll PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE Un des quelque 90 prévenus de la rafle antimafia du 22 novembre 2006. mai présente essais tyrolienne géante école nautique conférences et plus encore ! défis sportifs ateliers de pros parc d'escalade exposants Dès aujourd'hui 3557542A Duvets 20% de rabais jeudi 22 à samedi 25 mai au magasin du fabricant 10, av.des Pins Ouest (angle boul.St-Laurent) ungava DUVET duvets draps tapis futons matelas rideaux mar.-mer.10 h-18 h jeu.-ven.10 h-20 h sam.10 h-17 h lun.fermé MONTRÉAL 1451, AV.DU MONT-ROYAL EST 514-525-5309 BROSSARD 6678, BD.TASCHEREAU 450-672-3217 TOUT EST RÉDUIT, TOUT LE TEMPS CHEZ de20à60% MOINS CHER QU'AILLEURS PRODUITS VENDUS À PRIX RÉGULIER SOLDE CONTINU 3561965A ACHETEZ 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PICHETTE, LA PRESSE C'est hier soir à l'hôtel Le Saint-Sulpice de Montréal qu'a eu lieu le lancement du dernier ouvrage d'Alain Dubuc, À mes amis souverainistes, publié aux Éditions Voix Parallèles.Lucien Bouchard, Claude Castonguay, Marc Laurendeau, Anne-Marie Dussault et plusieurs autres personnalités de toutes les allégeances politiques s'étaient déplacées pour l'occasion.«Une façon de dire qu'un dialogue mérite d'être engagé», a dit M.Dubuc.C'est le quatrième livre pour le chroniqueur dont les textes sont publiés dans les sept quotidiens du réseau Gesca.À mes amis souverainistes.LOUISE LEDUC Les opposants au cours d'éthique et culture religieuse ont pris les grands moyens hier: une pleine page de publicité dans six grands journaux du Québec, invitant les parents à écrire à leur directeur d'école pour faire exempter leur enfant de ce programme qui sera lancé l'automne prochain.La Coalition pour la liberté de choix en éducation, qui a manifestement les moyens financiers de ses ambitions, a fait valoir dans ses publicités que le nouveau cours de religion est susceptible de causer «des préjudices graves» à l'enfant en brimant «ses libertés fondamentales de religion, de conscience, d'opinion et d'expression» et en l'exposant «au courant philosophique mis de l'avant par l'État: le relativisme».Mais surtout, conclut le texte, ce futur cours porte «atteinte à la foi de l'enfant».Antoine Mallek, porte-parole de la Coalition, ne digère pas que le ministère de l'Éducation soit allé de l'avant sans réelle consultation indépendante et sans se préoccuper du fait que les enseignants devront se présenter devant les enfants avec une formation minimale «d'à peine huit heures», au mieux.«Qu'a donc la ministre (de l'Éducation) Michelle Courchesne contre le cours de religion chrétienne?» demande M.Mallek.La stratégie de sa Coalition - qui est financé par des dons privés, précise M.Mallek - est d'encourager les parents à user de cette même exemption, dit-il, qui a fait en sorte que les enfants ont pu, pendant des années, suivre des cours d'enseignement moral plutôt que religieux.La loi peut-elle quelque chose pour les parents qui veulent le statu quo et le maintien des cours plus traditionnels de religion?Au ministère de l'Éducation, l'attaché de presse Jean-Pascal Bernier souligne que la loi sur l'instruction publique comporte une clause prévoyant que pour des raisons humanitaires ou pour éviter un préjudice grave à un élève, la commission scolaire puisse l'exempter d'un cours particulier.Mais, précise-t-il, si des parents ont déjà présenté de telles demandes, «aucune n'a répondu à cette clause.Toutes les demandes sont cependant étudiées».Cours d'éthique et culture religieuse Des parents montent au créneau EN BREF Achetez une voiture, obtenez une arme à feu Oubliez le lecteur de CD en prime ou l'air climatisé pour 1$ de plus: un concessionnaire automobile du Missouri offre une arme à feu gratuite à tout acheteur d'une voiture.Jusqu'à la fin mai, les clients de Max Motors, à Butler, choisiront leur cadeau d'une valeur de 250$: soit l'arme à feu, soit du carburant.La plupart du temps, l'arme l'emporte, selon le directeur, Walter Moore.\u2014 Associated Press Accusée de vol, elle invoque son SPM Le juge Raymond Séguin, de la Cour du Québec, a accordé l'absolution inconditionnelle à une femme qui se disait victime du syndrome prémenstruel.Rejeté comme moyen de défense au terme d'un procès, le SPM invoqué par une femme accusée de vol pour expliquer son geste, a incité la cour à démontrer de la clémence envers une Gatinoise de 45 ans.Le 1er février 2007, la dame s'est rendue aux Galeries de Hull pour y acheter un pantalon.Après avoir sélectionné un des pantalons, la cliente s'est dirigée vers la sortie sans payer son achat.La caissière du commerce a ensuite demandé à l'accusée de revenir à l'intérieur du magasin ce qu'elle a refusé, choisissant plutôt se diriger vers la sortie du centre commercial après avoir déposé le pantalon par terre.La femme a finalement été arrêtée par un agent de sécurité.\u2014 Le Droit Un ancêtre commun pour grenouille et crapauds Des chercheurs de l'Université Mc Gill, de l'Université de Calgary et de l'Université de Toronto ont résolu un des plus grands mystères de l'évolution des vertébrés.Les professeurs Jason Anderson et Robert Reisz, respectivement des universités de Calgary et de Toronto, ainsi que la candidate au doctorat Nadia Frbisch, de Mc Gill, ont découvert que la totalité des grenouilles, des crapauds et des salamandres modernes descendent d'un ancêtre amphibien commun qui a existé il y a plus de 200 millions d'années.Leurs résultats ont été publiés le 21 mai dans le journal scientifique Nature.\u2014 La Presse Canadienne Tous les jours dans LA NOUVELLE SOCIÉTÉ Carrefour de la Rive-Sud 450 655-2525 Le Carrefour Laval 450 978-5362 Centre Eaton de Montréal 514 844-8498 Centre Rockland 514 344-4688 Kirkland 514 428-0606 Les Galeries d'Anjou 514 352-7696 Place Rosemère 450 979-2772 Place Ste-Foy 418 651-7664 Promenades St-Bruno 450 441-0987 Brossard 450 462-2535 Offre en vigueur jusqu'au 1er juin 2008.Taxes et frais de livraison en sus.Non applicable aux achats antérieurs ou à l'achat de cartes-cadeaux Bombay.Non monnayable.Cette offre ne peut être combinée à aucune autre y compris le rabais offert à l'adhésion à la carte de crédit Bombay.Cette offre exclut les échantillons, les articles vendus selon les modalités du programme Tel quel ainsi que tout article en magasin portant la mention «Temporairement en rupture de stock».Pas de paiements ni d'intérêts pendant 6 mois pour tout achat de 500$ ou plus réglé avec la carte de crédit Bombay.Collection Lofton EN SOLDE 149$ TABLE DE CHEVET COUR.249$ 249$ CHIFFONNIER COUR.399$ 399$ COIFFEUSE COVENTRY COUR.499$ 199 $ LA CHÂTELAINE COUR.299$ www.bombay.ca Sous réserve de l'approbation du crédit.Comptes de consommateurs seulement.Ce programme de financement est sous réserve d'un achat minimum de 500 $ (avant taxes) imputé à la carte Bombay.Les intérêts courus sont calculés au taux de 28,8%par année à partir de la date d'achat.Si les deux conditions suivantes sont remplies, aucun intérêt ne sera porté au compte : (1) les paiements mensuels minimums applicables, tel que requis, sont faits chaque mois au plus tard à la date d'échéance; (2) le solde est payé au plus tard à la fin de la période de promotion sans intérêt.Si ces deux conditions ne sont pas remplies, l'intérêt devient payable etsera calculé au taux de 28,8%par année sur les paiements en souffrance.Le paiement complet doit être effectué au plus tard à la date d'échéance.Si le solde quotidien moyen est de 250$/500$ /750$/1000$, les frais de crédit pour une période de 30 jours seront respectivement de 6,00 $/12,00$ /18,00$ /24,00$.Les offres de financement sont disponibles dans les magasins participants seulement.GRAND LIT À COLONNES 849$ COUR.1199$ GRAND LIT VALENTINO 399$ COUR.599$ Événement Chambre à coucher Jusqu'à 40% de rabais sur une 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CLIENT PRIVILÉGIÉ 699$ COMMODE HARRINGTON COUR.899$ 399$ COMMODE DE CHEVET HARRINGTON COUR.499$ 299$ COMMODE COUR.499$ Dernière semaine 3564197A LA SUPERGRILLE DU MOIS «Merci à tous ceux et celles qui ont participé » Prévoyez un délai de 4 à 6 semaines pour la réception de votre prix.Pour avril, voici les gagnants qui ont mérité le livre «Vous n'aurez pas le dernier mot!» et un t-shirt La Presse m.renÉ BolduC tHet Ford mines mme Claudette Bri Cault saint-antoine-sur-riCHelieu m.Gaston BroadHVest montr Éal mme louise Brulotte montr Éal m.Jean-pierre Cadot la Val m.Jean-pierre Campeau montr Éal m.Claude Caplette Brossard m.ro Bert Cappiello la Val mme mar Go CHa Yer sainte-Julienne mme moni Que Couture montr Éal mme pauline d Ésilets montr Éal m.mar Cel GaudrY CHÂteau GuaY mme louise Hall montr Éal mme Fran Ce JolY la Val m.pierre-Étienne JolY la Val mme lu Cie la Fortune Gatineau mme moni Que la Freni Ère CantleY mme Fran Cine la Gani Ère la Val mme nan Cie landre Ville prÉVost m.Gilles laroCQue saint-Hippol Yte m.mar Cel larose Beloeil mme denise lauzon la Val m.andrÉ la Vi Gne QuÉBeC mme Jos Ée leduC la Val m.GuY le FeBVre lon Gueuil mme s Yl Vie leliÈVre la Val-des-rapides mme lise l Éonard mille-isles m.Vin Cent letarte lon Gueuil mme danielle lÉVeillÉ terre Bonne m.louis mail Hot Verdun m.m.G.main Ville saint-Hu Bert mme odette martineau saint-Bruno m.mar Cel ma Ynard la Val mme Jeannine m Énard pointe-auX-trem Bles mme lise mimeault montr Éal mme pennY peroFF la Val m.YVes poli Quin pointe-Claire mme GHislaine ran Ger lemo Yne m.Claude riCHard saint-laurent mme Gis Èle riCHard montr Éal mme denise ro BidouX lon Gueuil mme Violaine roY montr Éal mme ni Cole rozon Vaudreuil-dorion mme JaCQueline saint-laurent lasalle mme lise sarrazin BouCHer Ville m.mar Cel sau Va Geau BouCHer Ville mme danielle sCHaFFer montr Éal mme Carrol sÉGuin la Val mme Katarina stip Ko ViC montr Éal mme moni Que tadros Kir Kland 3551543A DUTRIZAC SAMEDI ET DIMANCHE DÈS 7 H 985fm.ca Une station de radio SAMEDI 9 h 05 Commerce équitable : quand consommer change le monde 10 h 05 Commission Bouchard-Taylor : Jocelyne Cazin décortique et commente le rapport DIMANCHE 9 h 30 La«Wonder Woman » : mythe ou réalité avec Anne-Marie Losique 10 h 05 Horticulture pour les nuls : posez vos questions à Ronald Leduc! CoLLABoRATEURS Hélène Denis : samedi-dimanche 7h 30 et 8h30 Thierry Debeur : samedi 9 h 30 Jean-Charles Lajoie : dimanche 7 h 45 Luc Dupont : dimanche 9 h 15 3552981A ACTUALITÉS SURCYBERPRESSE.CA Lisez la suite sur www.cyberpresse.ca/laporte NOS BLOGUES STÉPHANE LAPORTE Voilà pourquoi Céline Dion mérite la Légion d'honneur C'est pas du marketing.Céline ne chanterait pas en français, que personne ne le lui reprocherait.SÉPARÉS À LANAISSANCE Assistez en direct à la métamorphose de Monique Jérôme- Forget en Joker sur cyberpresse.ca/naissance BOUCHARDTAYLOR André Pratte et Alain Dubuc commentent le rapport Bouchard-Taylor.Voyez leurs vidéos sur cyberpresse.ca/editoriaux MONSANTO La critique vidéo du film Le monde selon Monsanto à voir sur moncinema.ca/monsanto LA PRESSE CANADIENNE Le Canada profitera de la tenue d'une conférence diplomatique sur l'Arctique, qui se tiendra ce week-end au Groenland, pour demander que se poursuivent les efforts de coopération internationale.Des représentants du Canada, du Danemark, de la Russie, de la Norvège et des États-Unis se rassembleront pour discuter de divers enjeux, allant du réchauffement climatique à l'exploitation croissante des ressources.Certaines entreprises ont déjà commencé à explorer les eaux du Groenland.On sait que des gisements de gaz naturel se trouvent dans les îles de l'archipel canadien et sur les côtes des Territoires du Nord-Ouest et de l'Alaska.Le Canada prendra part à une conférence sur l'Arctique RENÉ-CHARLES QUIRION LA TRIBUNE SHERBROOKE \u2014 C'est en contribuant à changer le monde que Nadia Lefebvre a été enlevée, lors d'un stage de coopération à Port-au-Prince, en Haïti, a dit hier Jean Desclos, le vice-recteur à la communauté universitaire de l'Université de Sherbrooke où Mme Lefebvre, 32 ans, termine une maîtrise en administration des affaires.La jeune femme a été enlevée dans la nuit de mardi à mercredi dans le quartier Thomassin 48, dans la zone Pétionville, à l'est de Port-au-Prince, alors qu'elle circulait dans un véhicule de Médecins du monde.«Elle tenait beaucoup à ce stage.C'était son choix de se rendre là-bas.Elle savait ce qu'elle risquait.Elle avait pris toutes les précautions possibles, mais personne ne peut prévoir ce type d'événement », a souligné M.Desclos.«Les parents sont anéantis.Ils espèrent que tout va se régler pour le mieux, le plus rapidement possible », a ajouté M.Desclos, qui s'est entretenu avec eux.L'Université de Sherbrooke, qui a tenu un point de presse sur la question hier, assure qu'elle a le souci d'aider du mieux qu'elle peut non seulement son étudiante mais aussi ses proches.«Nous aidons ici dans le contexte particulier de notre retenue.Nous faisons confiance aux autorités locales afin de laisser place à la meilleure négociation possible avec des gens qui profitent de personnes qui ont de l'argent », a dit M.Desclos.La priorité, enchaîne-t-il, est de sortir Nadia Lefebvre de cette situation difficile.Faudrait-il repenser ces stages de coopération?« Il est trop tôt pour savoir si nous allons devoir modifier les façons de faire», a dit M.Desclos.Mercredi, la police haïtienne signalait à La Presse que ses agents avaient été en contact avec Nadia Lefebvre à deux reprises depuis son enlèvement et qu'elle semblait avoir un bon moral.Mme Lefebvre a été kidnappée dans un quartier considéré assez sûr de Port-au-Prince alors que l'essentiel de son travail, avait-elle dit à ses proches avant de partir, devait se faire à Cité-Soleil, l'endroit le plus dangereux d'Haïti.Avec la collaboration de Louise Leduc Enlèvement de Nadia Lefebvre à Haïti La famille espère un dénouement rapide LE SOLEI L ET LE QUOTIDIEN Après une très grosse journée de travail, les deux Québécois François- Guy Thivierge et Sébastien Audy ont atteint le sommet de l'Everest en compagnie de leurs deux sherpas.Ils ont réussi l'exploit aux alentours de 19h 15, mercredi soir, heure de Montréal.Tel que prévu, l'ambassadeur des Fêtes du 400e de Québec, François-Guy Thivierge, a pu installer le drapeau du 400e anniversaire de la Vil le de Québec au sommet dura nt quelques dizaines de minutes, à une hauteur de 8848 mètres d'altitude.Les grimpeurs ont complété la poussée finale à l'aide de bonbonnes d'oxygène, l'a i r étant raréfié à une si haute altitude.« 8850 m, 360 degrés, un gars très heureux », a résumé le Montréalais Sébastien Audy sur son blogue (www.sebastienaudy.com), ce qui lui a permis de donner des nouvelles quasi en direct durant toute son ascension.M.Audy est consultant en re s sources huma ines chez Deloitte à Montréal, mais originaire de Chicoutimi.L'alpiniste de 29 ans a mis 24 heures en continu pour se rendre au sommet à partir du camp IV (8000 m) et pour redescendre jusqu'au camp II (6500 m).«On a accompli notre mission de monter sur le toit du monde ! » s 'est exclamé M.Thivierge hier matin à son attachée de presse, Karine Daigle.«On a monté au sommet du mont Everest le 22 (mai) au matin.I l était 5h du matin heure du Népal.J'ai vu le lever du Soleil; c'était sublime de voir toute la montagne et les alpinistes qui étaient là.» Deux Québécois au sommet de l'Everest presque TOUT EST EN SOLDE! Profitez des rabais sur TOUTE la marchandise à prix ordinaire, de solde et de liquidation.JUSTE À TEMPS POUR LA FÊTE DES PÈRES! Du vendredi 23 au dimanche 25 mai (sauf avis contraire).Des ra b a i ssu rprise q u i s 'ap p l i q u ent à l a m a r chandi s e à A UBAINES MYSTÈRE g ratte z e t obten e z jusqu'à 8 0 0 0 0 points P r imes Hbc e nré g lant v o s achat s a v e c v o t re c arte Mast e r Card ® H b c\u2020 o uvo t r e carte d e crédit H b c .OINTSPR IMES bc ÉQUIVA L ENT À UN E C A R T E-CAD EAU H bc D E 1 0 $ 50 %à70% de ra bais sur TOUT ceci Bijoux fins àprix ordinaire, ycompris ceux en or, sertis de diamants, de pierres précieuses ou semi-précieuses et les bijoux en perles Bagages Batteries de cuisine Va isselle et stock suivi Royal Albert et Johnson Brothers 40 %à60% de ra bais sur TOUT ceci Vêtements d'extérieur printaniers pour homme, femme et enfant Pantalons Dockers pour homme Soutiens-gorgeetculottes en boîte(ycompris les modèles Warner's et Wo nderbra) Articles de rangement décoratifs 25 %à50% de ra bais sur TOUT ceci Vêtements pour homme, femme, enfant et bébé (y compris BAIA et Maison B) Vêtements de bain pour homme, femme, enfant et bébé Sacs àmain et accessoires pour femme Vêtements de nuit pour elle et lui Literie et serviettes Meubles de jardin 10 %à25% de ra bais sur TO UT ceci Ve rrerie, articles de bar et de serviceetarticles ménagers de spécialité Petits électros et gadgets Barbecues Montres griffées Petits appareils électriques de soins Certaines exceptions s'appliquent.Précisions au dos.La carte Aubaines mystèren'est valide que la journée où elle est grattée et doit êtregrattée en présence d'un associé au moment de l'achat.Unecartepar client par transaction.®Marque déposée de Mastercard International Incorporated., utilisée sous licence .\u2020 Marque déposée de la Compagnie de la Baie d'Hudson.Vous devezrépondre correctement àune question d'arithmétique réglementairepour obtenir vospoints.Ce week-end seulement! EXCEPTIONS - Mode et accessoires : Olsen, tenues de cérémonie et de mariage, salon de la fourrure, Lauren (mode, vêtements de nuit et peignoirs), boutique Le Président/West End Shop, Hugo Boss, Spanx, Jockey, Calvin Klein, Fossil, Tumi, articles se terminant par 0,99 $, Gucci et Swarovski.Chaussures : Ecco, Kenneth Cole New York, Blundstone, Browns, Geox, Crocs et produits d'entretien des chaussures.Bagages et sacsàmain : Calvin Klein, Dooney & Bourke, Kathy Van Zeeland, Kipling, Treesje, Pa Tou Tou, Fossil, Kenneth Cole New York, B.Makowsky, Lucky Brand, Steve Madden, Co-Lab, bagages dont le prix se termine par 0,97 $, y compris ceux de marque Heys, International Traveller et California Pak.Autres : lunettes de soleil à plus de 100 $, articles-cadeaux Vera Wang, articles All-Clad, produits de beauté et parfumés de prestige, maquillage, meubles et matelas, gros électroménagers, appareils électroniques, rayons concédés et services, Lunetterie, prothèses auditives, nettoyage à domicile, rideaux sur mesure, produits de pharmacie, restaurants, aliments prêts-à-emporter, cartes-cadeaux Hbc, cartes d'appel prépayées, produits d'assurance, boissons alcoolisées, billets de loterie, chèques de voyage, produits et services offerts par publipostage, commandes d'articles du catalogue Primes Hbc, peluches et t-shirts caritatifs et commandes Primes Hbc.Le choix des marques varie selon le magasin.D'autres exceptions s'appliquent.Précisions en magasin ou sur www.labaie.com/aubaines.3562810A ACTUALITÉS ALICIA CHANG ASSOCIATED PRESS LOS ANGELES \u2014 La sonde américaine Phoenix Mars, lancée l'été dernier de Cap Canaveral, doit se poser dimanche près du pôle Nord de la planète rouge après un voyage de 679 millions de kilomètres.Sa mission: creuser durant 90 jours le sol martien à la recherche de traces de matières organiques pour déterminer si une forme de vie a pu apparaître à cet endroit.La sonde de la NASA est dotée d'un bras robotisé de 2,5 mètres de long en titane et aluminium capable de creuser des tranchées de 60 centimètres de profondeur.Muni par ailleurs de trois pieds, Phoenix, qui pèse 350 kilos, a pour destination la région arctique encore inexplorée de Mars, où le sol dissimulerait une couche de glace, selon les astronomes.Phoenix ne possède pas les outils nécessaires pour détecter les signes d'une vie extraterrestre, actuelle ou passée.Mais il procédera à des analyses pour tenter de savoir si cette glace a déjà fondu et cherchera des traces de composés organiques dans le pergélisol pour déterminer si la vie a pu apparaître sur le site.Périlleux plongeon Avant de se mettre à l'ouvrage, le robot géologue devra d'abord survivre à un périlleux plongeon dans l'atmosphère martienne.En dépit du succès des deux robots explorateurs de la NASA, Spirit et Opportunity, arrivés sur Mars en 2004, plus de la moitié des tentatives de l'homme pour faire atterrir des engins sur la planète rouge ont échoué.«Ce sera angoissant», reconnaît Ed Sedivy, responsable du programme à la société Lockheed Martin, qui a construit Phoenix.«Il y a beaucoup d'excitation, mais aussi de la nervosité.» La zone d'atterrissage retenue, une large vallée se trouvant à des latitudes nord comparables au Groenland ou au nord de l'Alaska sur Terre, a été choisie car il y a plus de chances si des composés organiques existent qu'ils aient été préservés dans la glace.Les astronomes ne s'attendent pas à trouver de l'eau sous forme liquide sur place car il y fait trop froid.La sonde Phoenix pourrait être sur Mars dimanche CHARLES CÔTÉ Le fleuve Saint-Laurent risque de vivre des épisodes dévastateurs de sécheresse, au point de voir le lac Saint-Pierre disparaître, si les autorités canado-américaines adoptent le nouveau régime de gestion du débit actuellement à l'étude, selon Nature Québec.Ce nouveau régime est appelé à remplacer l'actuel, en place depuis 1958.Le débit du fleuve est contrôlé par un barrage international, Moses-Saunders, entre Cornwall en Ontario et Massena, New York.«Il y a énormément de monde qui s'intéresse à cette question en Ontario et aux États-Unis, dit Christian Simard, de Nature Québec.L'Ontario et l'État de New York se sont déjà prononcés en faveur du projet.» Jointpar La Presse, leporte-parole de la ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP), Line Beauchamp, a indiqué que la position du gouvernement du Québec à cet égard n'était pas encore déterminée.Urgence Pourtant, il y a urgence, affirme Marc Hudon, responsable de ce dossier à Nature Québec.«On tient pour acquis que l'eau va toujours être là, dit M.Hudon.Mais aujourd'hui, il y a l'incertitude des changements climatiques.» Le projet prévoit de plus grands extrêmes entre crues et étiages.Cela aurait pour effet d'imiter un régime plus naturel en amont du barrage, mais il y a des risques importants pour l'aval, dit M.Hudon.«Une diminution de débit sur le fleuve a beaucoup plus d'impact que sur un lac, dit-il.Ce n'est pas long que l'eau se retrouve dans le chenal de navigation.» Une réduction du volume d'eau dans le fleuve aurait toutes sortes d'impacts négatifs, selon M.Hudon.«C'est le volume d'eau qui permet de diluer la pollution des systèmes d'épuration municipaux ou de la pollution agricole, dit-il.S'il coule moins d'eau, on aura plus de difficulté à la traiter pour les aqueducs.Les contaminants seront plus concentrés.Il y aura même des sections du fleuve qui seront à sec où des sédiments contaminés seront exposés à l'érosion.» La proposition de nouveau régime doit être présentée en audience publique à Montréal le 17 juin et le 18 à Sorel.Un projet menace le Saint-Laurent MICHAEL OLIVEIR A LA PRESSE CANADIENNE PETERBOROUGH\u2014Les Canadiens devraient s'inquiéter sérieusement du gaspillage d'eau au sud de la frontière qui pourrait assécher les États-Unis et amener le géant américain à venir chercher de l'eau au Canada, selon ce qu'a soutenu hier Robert Kennedy fils.M.Kennedy, écologiste désigné récemment comme «héros pour la planète» par le magazine Time, a fait ce commentaire à Peterborough, en Ontario, où il a prononcé un discours dans le cadre d'une conférence internationale sur les recherches menées dans les Grands Lacs.M.Kennedy a confié à La Presse Canadienne que les gens ne voyaient pas l'urgence de la situation étant donné l'apparente abondance d'eau potable au Canada.Il a ajouté que bon nombre de Canadiens ne soutenaient pas l'envoi de grandes quantités d'eau aux États-Unis, mais que, jusqu'à maintenant, Ottawa avait laissé la porte ouverte.I l juge impor tant que la population canadienne signifie clairement que l'envoi d'eau aux États-Unis n'est pas la solution.M.Kennedy a encouragé les Canadiens à faire pression sur les gouvernements provinciaux et sur les partis d'opposition à Ottawa pour que des actions soient prises sur la gestion de l'eau.M.Kennedy estime peu probable que le premier ministre du Canada, Stephen Harper, agisse pour protéger l'eau du Canada.Selon lui, le gouvernement Harper suit les pas de George W.Bush dans le dossier environnemental.Il a critiqué la décision de Stephen Harper d'ignorer le protocole de Kyoto.L'eau du Canada est convoitée, dit Robert Kennedy fils MONDE JOONEED KHAN REGARD SUR LE MONDE Les violences dirigées contre les étrangers, qui ont fait 42 morts et 16 000 déplacés depuis 12 jours en Afrique du Sud, ont été une révolte contre la misère où la xénophobie a été exploitée, parfois par des forces politiques ou criminelles.Ce portrait émergeait hier des discussions entre Sud-Africains dans les médias et sur le web, alors que l'armée et la police entraient dans les townships de Johannesburg pour la première fois depuis la fin de l'apartheid il y a 17 ans.«Au lieu de se révolter, les pauvres s'attaquent aux étrangers», a dit Zwelinzima Vavi, chef de la centrale syndicale Cosatu.Le pays de 43 millions d'habit a nts compte 5 mi l l ions d'étrangers, la grande majorité étant des Africains fuyant les crises chez eux (Somalie, Grands Lacs, Zimbabwe), ou attirés par «L'Eldorado» sud-africain (Nigeria, Ghana, Sénégal).Le Congrès national africain (ANC) a vaincu l'apartheid (le régime minoritaire blanc codifié en 1948 par les Hollandais arrivés au XVIIe siècle) «à partir des pays voisins».Il a donc laissé les frontières ouvertes, pensant que le pays a une dette envers le continent, écrit le webzine News24.Discours xénophobe L'étincelle qui a mis le feu aux poudres dans la nuit du 11 mai semble avoir été une réunion de résidants du township d'Alexandra, près de Johannesburg, pour protester contre le manque de logements et de services.Un intervenant aurait accusé les «immigrants» d'être mieux servis qu'eux, ce qui aurait déclenché le carnage.«Celui qui a tenu ces propos doit être arrêté », écrit un blogueur.Sean Jacobs, originaire du Cap et professeur à l'Université du Michigan, écrit dans The Observer que l'Afrique du Sud «est le pays le plus inégal au monde», avec 58% de chômage chez les Noirs (78% de la population), 49% vivant sous le seuil de pauvreté, sans eau ni électricité.« Pendant quat re siècle s , le colonialisme et l'apartheid nous ont inculqué la haine de l'étranger », dit-il.«Le petit peuple a vu la minorité blanche profiter de la libération et une petite élite noire s'enrichir alors que le projet de Renaissance du président Thabo Mbeki restait lettre morte », poursuit-il.Conflits politiques En même temps s'intensifient les manoeuvres judiciaires pour bloquer la route de la présidence à Jacob Zuma, qui a surfé sur la colère de la base pour ravir la direction de l'ANC à Mbeki.Winnie Mandela, ex-épouse de Nelson Mandela, s'est rendue à Alexandra et s'est excusée auprès des immigrants.Membre de la direction de l'ANC, elle a indiqué que le parti connaissait des «conflits internes ».La violence s'est étendue cette semaine à Durban, ville portuaire sur l'océan Indien, où des Nigérians ont été attaqués dans une taverne.Le gouvernement de l'ANC de la province a accusé l'Inkatha Freedom Party (IFP) d'être derrière l'incident.Dominé par les Zoulous, l'IFP était utilisé contre l'ANC par le régime de l'apartheid, dans ce qu'il appelait «violences des Noirs contre des Noirs».Le parti a réagi en accusant l'ANC de démagogie.La situation s'est calmée hier, mais Pretoria s'inquiétait de l'impact des violences sur l'image du pays, qui accueillera la Coupe du monde de soccer en 2010.Avec allafrica.com, iol.co.za, SABC, The Observer, News24, thetimes.co.za L'Afrique du Sud, entre misère et xénophobie NICOLAS BÉRUBÉ LOS ANGELES\u2014 L'opération-choc menée pour retirer 460 enfants du ranch d'une secte polygame au Texas en avril n'aurait jamais dû avoir lieu.C'est ce qu'a statué, hier, la Cour d'appel du Texas, donnant ainsi raison à 48 mères de la secte, qui s'étaient plaintes du raid mené par les autorités texanes.La décision survient alors que le dossier de la garde des enfants de la secte était devenu un fouillis juridique, et que le travail des autorités dans le plus important cas de protection de l'enfance de l'histoire des États-Unis était déjà contesté.Selon la cour, les enfants de la secte n'étaient pas en «danger imminent » d'agressions sexuelles, comme l'affirmaient les autorités au moment du raid spectaculaire et fortement médiatisé.«L'Agence de protection de l'enfance n'a pas établi que le besoin de protéger les enfants était urgent, et nécessitait qu'ils soient séparés de leurs parents », souligne le jugement.La Cour a statué que «le fait que les enfants puissent un jour voir leur santé et leur sécurité compromises ne signifie pas que le danger soit à ce point imminent qu'il faille utiliser les mesures extrêmes comme de retirer les enfants de leur milieu».Début avril, des centaines de policiers et de travailleurs sociaux avaient investi les bâtiments de la secte, située dans la petite ville isolée d'Eldorado, au Texas.Des mères réjouies Les policiers soutenaient avoir reçu un coup de fil d'une mineure disant avoir été violée par un homme de la secte, rattachée à l'Église fondamentaliste des saints des derniers jours (FLDS).Selon les codes de cette secte, les hommes doivent avoir au moins trois femmes pour pouvoir atteindre le paradis.Pour leur part, les femmes doivent mener une vie rangée, obéir à leur mari et élever les enfants pour gagner leur ciel.Le gourou de la secte, Warren Jeffs, polygame avoué, est emprisonné depuis l'an dernier pour complicité dans une affaire de viol d'une mineure.Les membres de la secte ont accueilli le jugement avec enthousiasme, hier.«Essentiellement, cette décision de la cour montre que l'Agence n'avait aucune preuve qui puisse justifier les méthodes draconiennes employées», a dit Cynthia Martinez, représentante des mères qui ont fait appel.L'Agence de protection de l'enfance du Texas a publié un bref communiqué hier, dans lequel elle dit «étudier les informations transmises par la Cour, et évaluer les impacts que cela aura sur la suite des procédures».Enfants retirés d'une secte polygame au Texas La Cour condamne le raid mené par la protection de l'enfance RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK \u2014 Convaincu de remporter l'investiture démocrate, Barack Obama a lancé sa quête d'un colistier, choisissant un vétéran de la politique, Jim Johnson, pour valider les candidats possibles.De son côté, John Mc Cain s'apprête à passer le week-end avec au moins trois colistiers potentiels, ayant invité à son ranch de l'Arizona Charlie Crist, gouverneur de Floride, Bobby Jindal, gouverneur de Louisiane, et Mitt Romney, ancien gouverneur du Massachusetts et rival malheureux du sénateur à l'investiture républicaine.La quête de John Mc Cain sera probablement moins compliquée que celle de Barack Obama.Car le sénateur de l'Illinois doit composer avec Hillary et Bill Clinton, qui n'ont pas dit leur dernier mot.Malgré sa défaite plus que probable, la sénatrice de New York refuse toujours de s'avouer vaincue, promettant de faire campagne jusqu'à la fin des primaires, le 3 juin.Quant à son mari, il entend lui-même se mêler du choix de Barack Obama, ayant commencé à exercer des pressions pour que sa femme devienne sa colistière.Les tractations de Bill Clinton sont révélées dans le nouveau numéro de l'hebdomadaire Time, qui cite un ami de l'ancien président.Est-ce vraiment ce que veut Hillary Clinton?Selon l'article du Time, l'ex-première dame demeure opaque sur la question de la vice-présidence.Anc ien pré sident de la société Fannie Mae, géant du refinancement hypothécaire, Jim Johnson fera pour Barack Obama le même travail qu'il a accompli pour les candidats démocrates John Kerry en 2004 et Walter Mondale en 1984.Le camp Obama n'a cependant ni confirmé ni infirmé son rôle, qui a fait l'objet d'une fuite médiatique.D'ordinaire, la quête d'un colistier se déroule dans le plus grand secret.«Je nem'exprime pas sur les questions liées à la viceprésidence, car je n'ai pas remporté cette nomination», a déclaré Barack Obama à l'Associated Press.Johnson se penchera sans doute sur les candidatures du sénateur de Virginie Jim Webb, du gouverneur du Kansans Kathleen Sibelius et de son collègue du Nouveau-Mexique, Bill Richardson, entre autres.Chez les républicains, les possibilités ne s'arrêtent pas aux invités du week-end chez John Mc Cain.À leurs noms, il faut notamment ajouter ceux de Tom Ridge, ex-gouverneur de la Pennsylvanie et premier secrétaire à la Sécurité intérieure, et Tim Pawlenty, gouverneur du Minnesota.Le début de la quête des colistiers coïncide avec la publication de sondages de l'Université Quinnipiac plaçant Mc Cain devant Obama dans deux États-clefs pour l'élection présidentielle, la Floride (45% contre 41 %) et l'Ohio (44% contre 40 %).En revanche, le sénateur de l'Illinois mène sur son rival en Pennsylvanie (46% contre 40%).Place à la quête des colistiers MCCAIN LARGUE LE PASTEUR HAGEE John Mc Cain a formellement rejeté hier l'appui du télévangéliste texan John Hagee, qu'il avait lui-même sollicité plus tôt dans sa campagne à la présidence.Ce rejet est intervenu au lendemain de la publication sur plusieurs sites internet d'un sermon dans lequel le pasteur Hagee décrit Adolf Hitler comme un «chasseur» envoyé par Dieu pour forcer les juifs d'Europe à reconstituer un État hébreu au Moyen-Orient.Le pasteur Hagee s'était excusé la semaine dernière d'avoir qualifié l'Église catholique de «grande putain ».«Je n'étais pas au courant de ces propos avant d'obtenir l'appui du révérend Hagee», a déclaré John Mc Cain dans un communiqué envoyé à la chaîne d'information CNN.La quête de John Mc Cain sera probablement moins compliquée que celle de Barack Obama.PHOTO PHIL COALE, ASSOCIATED PRESS Le gouverneur de la Floride, Charlie Crist.PHOTO PABLO MARTINEZ MONSIVAIS, AP L'ex-secrétaire à la Sécurité intérieure, Tom Ridge.PHOTO CHIP SOMODEVILLA, GETTY IMAGES Le gouverneur de la Louisiane Bobby Jindal.PHOTO JOHN F.MARTIN, BLOOMBERG NEWS Le gouverneur de l'Ohio, Ted Strickland.PHOTO JONATHAN ERNST, REUTERS Le sénateur de l'Indiana, Evan Bayh.PHOTO MARK WILSON, GETTY IMAGES Le sénateur de la Virgine, Jim Webb.PHOTO STEVE HELBER, ASSOCIATED PRESS L'ex-gouverneur du Massachusetts Mitt Romney.PHOTO ELISE AMENDOLA, AP La sénatrice Hillary Clinton.Qui sera candidat à la vice-présidence en novembre ?Barack Obama et John Mc Cain sont officiellement en quête d'un colistier.Voici certains des noms qui circulent. ©Mercedes-Benz Canada Inc., 2008.Offre de location basée sur une SLK280/CLS550 /CLK350 neuve proposée uniquement par l'intermédiaire de Services financiers Mercedes-Benz sur approbation du crédit, pendant une durée limitée.499 $/624$ /882 $/1 096 $ / 675 $/907 $ par mois pendant 36 mois.Acompte ou reprise équivalente de4250 $/0$/9320 $/0$/7840 $/0 $ plus première mensualité, dépôt de garantie de 550 $/650$/900 $/1 100$/800 $/1 050 $ et taxes applicables dus à la date d'entrée en vigueur du bail.PDSF à partir de 60 500 $/60 500$/93 200 $/93 200$ /78 400 $/78 400 $.Taux de location annuel de 3,9 %/3,9 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Mais il ne peut pas simplement donner des ordres à Medvedev.C'est son vieil ami et c'est un homme indépendant.» Le désormais premier ministre Poutine a «probablement» jonglé avec l'idée de mettre un pantin à la présidence pour conserver le pouvoir, estime Gleb Pavlovski.Mais il «croit» que l'expérience ukrainienne, où le passage à une présidence affaiblie après la révolution orange fin 2004 a paralysé le jeu politique, l'en a dissuadé.Pour conserver le pouvoir tout en respectant la Constitution, qui limite les présidents à deux mandats successifs, Poutine a trouvé une solution novatrice.Il a réparti le pouvoir en deux centres au lieu d'un seul.La Maison-Blanche, siège du gouvernement, et le Kremlin, celui de l'administration présidentielle.Un système tout nouveau pour un pays habitué à être dirigé depuis des siècles par un seul homme tout puissant.Dans cette nouvelle distribution des rôles, le président Medvedev aura «la possibilité de créer son propre leadership» face à celui de Poutine, assure l'intime des deux hommes.Gleb Pavlovski ne nie pas que les membres de l'entourage du président sortant se soient livrés à une bataille d'influence en coulisse dans les mois qui ont précédé la nomination de Medvedev comme dauphin de Poutine.«Évidemment, différents groupes de l'appareil avaient des ambitions.» Était-ce donc une guerre entre «libéraux», alliés à Medvedev, et «silovikis », liés aux services de sécurité, comme plusieurs «kremlinologues » le prétendaient?Une «image mythologique», répond évasivement M.Pavlovski.Une démocratie, la Russie ?Il réfute en bloc les allégations de ses collègues politologues qui croient que Poutine et son entourage se sont enrichis personnellement durant sa présidence.Selon lui, le président sortant est plus ambitieux que cupide.«Sa motivation est de former un État qui ne s'effondrera pas pour une troisième fois.» La Russie est-elle une démocratie?«Plus qu'il y a six mois», dit l'ancien dissident soviétique, qui a connu la prison et l'exil sous Leonid Brejnev.Oui, Medvedev était plus le choix personnel de Poutine que celui du peuple, mais «il est impossible d'imposer à la population une personne dont elle ne veut pas».Même avec une télé contrôlée comme l'est celle en Russie ?Le Kremlin ne contrôle pas directement les chaînes nationales, précise- t-il.La censure est interne.Il existerait ainsi un pacte tacite selon lequel les dirigeants des chaînes promettent de ne pas s'attaquer au pouvoir s'il empêche la formation d'autres chaînes concurrentes qui viendraient gruger le marché publicitaire.Le conseiller présidentiel reconnaît qu'il y a en Russie «une possibilité limitée de faire de la propagande hostile au gouvernement.À la place (de l'opposition), j'aurais depuis longtemps défait ce système, mais ils sont stupides», dit-il à l'endroit notamment de l'ancien champion d'échecs Garry Kasparov, devenu opposant.Alors, comment défaire ce système?«Vous savez, je ne leur donnerai pas de conseils!» Gleb Pavlovski n'en dira pas plus.ENTREVUE AVEC GLEB PAVLOVSKI Dans la tête du Kremlin L'ancien premier ministre britannique Winston Churchill a dit un jour que la politique russe était «une devinette enveloppée de mystère au sein d'une énigme».La Presse s'est entretenue récemment avec le politologue Gleb Pavlovski, conseiller présidentiel depuis Eltsine et considéré comme l'un des idéologues du «poutinisme».Voyage dans la tête du Kremlin.PHOTO RIA NOVOSTI Gleb Pavlovski précise que depuis 12 ans, il ne travaille pas «dans» le Kremlin, mais «avec» le Kremlin, ce qui lui permet de conserver son «indépendance». Le Québec est une nation par son histoire, sa langue, sa culture, son territoire et ses institutions.La nation du Québec a des valeurs.L'égalité entre les femmes et les hommes, la primauté du français et la séparation entre l'État et la religion font partie de ces valeurs fondamentales.Elles sont à prendre avec le Québec.Nous n'avons pas tous la même origine, pourtant nous avons la même destinée.Car nous sommes tous Québécois.Premier ministre du Québec Quand on choisit le Québec, on choisit aussi les Québécois et leurs valeurs.3564101A FORUM DANIEL AUDET L'auteur est premier viceprésident du Conseil du patronat du Québec.Il était conseiller d'André Boisclair, alors chef du Parti québécois, lors de la campagne électorale de 2007.Il a écrit ce texte à titre strictement personnel.J'ai toujours été contre la création de la commission Bouchard-Taylor.J'ai toujours pensé que toute cette affaire d'accommodements raisonnables n'était qu'une tempête démagogique dans un verre d'eau électoral.J'ai toujours cru que faire de l'électoralisme avec un sujet aussi explosif était complètement irresponsable.Je le crois toujours ! Sauf peut-être pour la commission.Je dois avouer qu'elle a livré un rapport que je qualifierais de\u2026 raisonnable et de pertinent ! Un rapport qui, je l'espère, aura des vertus pédagogiques.L'an dernier j'ai entendu des choses de la part de certains leaders québécois francophones que je croyais à tout jamais reléguées aux poubelles de l'histoire.Sans parler de certains citoyens - marginaux tout de même - qui tenaient parfois des propos xénophobes jouxtant le racisme devant des commissaires bouche bée.Et que dire des politiciens de toutes les formations politiques qui écoutaient avec le plus grand des respects les ignares de Hérouxville débiter leurs sottises fascisantes ?«Là, c'est les musulmans qui doivent se dévoiler, la prochaine fois ce sera les homosexuels qui devront retourner dans le placard et ensuite les femmes devront regagner la cuisine pieds nus ?», me dis-je.Je ne reconnaissais plus le Québec que j'avais appris à connaître: une des sociétés les plus évoluées du monde sur le plan des droits et libertés de la personne.La commission fait oeuvre très utile en déboulonnant systématiquement les faux exemples d'accommodements raisonnables qui ont défrayé la chronique pendant ces quelques mois honteux.Reporters peu scrupuleux et politiciens rapaces ; prêts à tout pour exploiter les bas instincts de la population, au tiroir-caisse comme à l'urne.Et le clergé qui s'en mêle pour remettre en question la laïcité de l'État.Les années 50 ! Je crois fermement qu'il y a des moments dans la vie démocratique où l'on doit se tenir debout pour défendre des principes que l'on croit fondamentaux, quitte à se faire rejeter par les électeurs.Les partis politiques ne doivent pas être que les valets d'électeurs fiévreux, ils doivent plutôt donner la direction et convaincre l'électorat du bien-fondé de cette direction.Très peu l'ont fait l'an dernier\u2026 Pour ce qui est des vrais accommodements raisonnables, je m'en remets aux juges.D'ailleurs, nous n'avons pas vraiment le choix et c'est tant mieux! Les juges ont leurs biais et leurs préjugés comme tout le monde, mais une fois nommés ils ont un avantage considérable face aux politiciens : l'indépendance.Ils sont donc très peu sensibles aux sautes d'humeur de l'opinion publique.En conclusion, le ton et les recommandations du rapport des commissaires Bouchard et Taylor me semblent très équilibrés.Je ne suis pas d'accord avec chaque virgule de leurs recommandations - par exemple, personnellement j'inclurais les enseignants dans la conception de la laïcité étatique - mais ça se discute.Grosso modo, je m'accommode bien de ce rapport tant attendu! Bien d'autres enjeux concernant la langue f rançaise et l'identité québécoise devront être scrutés dans les prochains mois.À mes yeux, ces sujets sont davantage cruciaux pour l 'aveni r du Québec que les relations interculturelles.Mais là n'était pas le mandat de MM.Bouchard et Taylor.Seule ombre au t ableau : juste au moment où l'on commençait à voir la lumière au bout du tunnel de la laïcité de l'État québécois, l'Assemblée nationale du Québec a adopté une motion visant à conserver le fameux crucifix dans l'enceinte de cette assemblée.Comme Québécois d'origine canadienne-française baptisé, je suis contre cette motion.Malheureusement, le débat sur la séparation entre l'Église et l'État rappelle parfois le débat sur l 'avortement.Un camp veut imposer ses valeurs à l'ensemble de la société, l'autre veut laisser le libre choix à la personne d'être catholique, juive, agnostique ou autre chose.Le crucifix n'a pas sa place dans l'enceinte même de l 'Ass embl é e nationale du Québec, pas plus que la prière ne l'a dans un conseil municipal.Je comprends parfaitement l'argument patrimonial lié à tout ce débat mais dans ce cas précis, je ne suis tout simplement pas d'accord, les commissaires non plus ! Qu'on expose le fameux crucifix au musée de l'Hôtel du Parlement, ce sera amplement suffisant.Raisonnable et pertinent Espérons que les conclusions du rapport des commissaires Bouchard et Taylor auront des vertus pédagogiques PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE Une des nombreuses séances de la commission sur les accommodements raisonnables.Les commissaires Gérard Bouchard et Charles Taylor, que l'on aperçoit à gauche, étaient à Saint-Jérôme le 24 septembre dernier pour écouter les témoignages de la population des Laurentides.Les partis politiques ne doivent pas être que les valets d'électeurs fiévreux, ils doivent plutôt donner la direction et convaincre l'électorat du bien-fondé de cette direction.JACQUES BEAUCHEMIN L'auteur est professeur titulaire au département de sociologie de l'Université du Québec à Montréal.Il a été associé à la conception du projet de loi du Parti québécois sur l'identité québécoise.Les coprésidents de la Commission sur les pratiques d'accommodements liées aux différences culturelles ont livré hier les résultats de leurs travaux.Des milliers de Québécois de toutes origines ont participé aux audiences publiques et se sont exprimés le plus souvent avec la plus grande sincérité sur les enjeux que soulève la question des accommodements raisonnables.Nous avons vu les coprésidents les écouter avec la plus grande attention.Nous sommes aujourd'hui en mesure de voir ce qu'ils ont retenu de ces centaines de témoignages.Or, il me semble qu'assez curieusement on aura choisi de mettre au second plan ce qui a pourtant dominé l'essentiel de ce qu'ont exprimé tous ces participants.De ville en ville et de témoignage en témoignage, nous avons entendu sous diverses formes le même plaidoyer en faveur de la reconnaissance des droits légitimes de la majorité francophone de voir ses valeurs et son patrimoine culturel respectés.Cette posture a été tout au long des audiences celle du «oui mais».Ce que de nombreux Québécois ont voulu dire par là, c'est tout simplement qu'ils sont ouverts à l'immigration, disposés à vivre au contact de différentes cultures, ils respectent et admirent le courage de ces néo-Québécois qui ont voulu refaire leur vie ici et au prix de sacrifices souvent immenses.Ils ont voulu dire aussi qu'ils considèrent l'apport de l'immigration comme un enrichissement pour le Québec.Seulement, et c'est bien là le fil conducteur de toutes ces interventions, ils n'ont cessé de dire que la majorité francophone ne devait pas pour autant s'effacer dans cet effort d'ouverture aux autres.Par ai l leurs, de nombreux néo- Québécois sont venus exprimer leur attachement au Québec et leur volonté d'y inscrire leurs espoirs dans le respect de ce que l'histoire a légué en terme de valeurs, de traits culturels, et en particulier la langue française.Je vois, pour ma part, dans cette ouverture manifestée par les Québécois de souche vis-à-vis des nouveaux arrivants et dans la sympathie qu'ont exprimée plusieurs néo-Québécois envers leur société d'accueil le signe le plus encourageant d'un possible rassemblement de toute la société québécoise autour de la majorité francophone.Pourtant, il me semble à la lecture du rapport que l'un des acteurs de cette rencontre est en quelque sorte dans l'ombre de l'autre.Il me semble que les Québécois issus de la majorité francophone représentent dans ce rapport une entrave à la construction d'un vivre-ensemble harmonieux plutôt que le pôle de rassemblement de la diversité québécoise.Un malaise La majorité franco-québécoise n'est pas pour autant absente des préoccupations du rapport.Non plus que sa volonté d'affirmation d'elle-même.Quel est alors le malaise diffus que ressent le lecteur de ce rapport par ailleurs déjà largement convaincu de la nécessité de cultiver les valeurs d'ouverture qui y sont promues?Il tient, je crois, dans le fait que cette volonté d'affirmation de la culture fondatrice, ce désir de voir respecter le patrimoine culturel du Québec, le rapport les pose toujours dans la perspective du malaise identitaire ou encore de l'insécurité collective.La thèse consistant alors en ceci qu'il y a eu crise parce que ce malaise ou cette insécurité ont eu pour effet de magnifier des événements dont la portée était toute relative.Mais c'est là, à bien y regarder une étrange manière de poser la question identitaire québécoise.Ce qui se trouve marginalisé de la sorte, c'est le fait que cette culture fondatrice et la communauté d'histoire qui la porte, avec tous ceux qui, de divers horizons, se sont joints à elle au cours de sa longue histoire, ne constituent pas seulement l'arrière-plan de la crise des accommodements.Elle est le coeur de ce qui fait le Québec contemporain.Cette majorité francophone, qui appelle le rassemblement de tous autour d'elle, aurait dû être présentée, et cela, dès le premier chapitre du rapport, en tant que communauté d'histoire poursuivant légitimement un projet d'affirmation culturel et politique.Il aurait fallu faire droit à l'existence de cette majorité et à son long parcours historique, celui à travers lequel elle fait longtemps l'unité à vouloir survivre à sa condition minoritaire, alors qu'elle cherche maintenant à s'émanciper.En d'autres mots, le rapport aurait dû se porter à la rencontre des inquiétudes identitaires non pas seulement pour les considérer comme matière explosive, mais pour y reconnaître la traduction du légitime désir de la majorité francophone de former le coeur de la nation.Le rapport choisit plutôt de présenter la société québécoise comme rencontre d'identités se fécondant les unes les autres alors qu'aucune ne doit prétendre à la prééminence.L'enjeu, les coprésidents l'avaient bien circonscrit au départ, porte sur le vivre-ensemble québécois.L'appel à l'ouverture et à la réciprocité qu'ils lancent aux Québécois est nécessaire en contexte pluraliste.Ces valeurs qu'ils nous appellent à cultiver ne nous sont pas étrangères, mais leur observance ne nécessite pas que soit occulté l'existence d'un désir majoritaire de voir le vivre-ensemble québécois se fonder sur une majorité historique qui ne demande qu'à s'ouvrir pour peu qu'on lui reconnaisse en retour le droit de prolonger dans le Québec d'aujourd'hui une certaine manière d'être au monde hérité de quatre siècles d'histoire.La question identitaire est mal posée Dans le rapport, la majorité francophone aurait dû être présentée en tant que communauté poursuivant un projet d'affirmation culturel et politique De ville en ville et de témoignage en témoignage, nous avons entendu sous diverses formes le même plaidoyer en faveur de la reconnaissance des droits légitimes de la majorité francophone de voir ses valeurs et son patrimoine culturel respectés. André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef FORUM ÉDITORIAUX DOCUMENT André-Philippe Côté, Le Soleil DROITS RÉSERVÉS Nous publions ici un extrait du rapport Bouchard-Taylor.Comme chacun a pu le constater au cours de la dernière année, les Québécois sont divisés sur la question des accommodementsetplusieurs autres sujets connexes.Seules la promotion du français et l'égalitéhommes-femmes semblent faire consensus.Quant à la laïcité, affirmée ou réclamée par tous, elle s'avère très controversée dès qu'on essaie de préciser les termes du régime souhaité.Comme nous l'avons vu aussi, l'émotion s'est mise de la partie, créant des tensions qu'il importe maintenant de dénouer.C'est l'objectif principal que nous nous sommes fixé.Après avoir beaucoup parlé de ce qui nous sépare, il est temps d'explorer l'autre versant de ce que nous sommes et de ce que nous pouvons devenir.Cet autre versant, c'est celui des valeurs profondes, des aspirations que nous partageons et que nous aimerions traduire en orientations, en programmes et en projets rassembleurs.Après avoir bien marqué nos différences, voyons donc ce qui nous unit.Tournons-nous vers cet autre versant, qui est vaste et prometteur.On ne l'a pas assez dit : ce que révèlent nos consultations, au-delà des fausses notes bien connues, c'est une ouverture à l'Autre.La très grande majorité des mémoires et des témoignages que nous avons entendus vont dans ce sens.En région comme à Montréal, nous avons observé un important capital de bonne foi et de bonne volonté.C'est sur cela qu'il faut miser afin de poursuivre la construction d'un Québec intégré et respectueux de sa diversité.Voici donc venu le temps de la conciliation.Tel est le sens de ce rapport, inspiré par une recherche d'équilibre et d'équité, dans un esprit de compromis.La tâche n'était pas aisée.Il a souvent fallu tracer une voie étroite entre des positions contradictoires ou entre des valeurs, des idéaux concurrents, mais partout nous nous sommes efforcés de clarifier les termes du débat.Enfin, tout au long de ce parcours, nous avons été pénétrés de la lourde responsabilité qui nous incombait, compte tenu des espoirs et des attentes que notre commission a suscités.(\u2026) Les voies d'avenir Le débat sur les pratiques d'harmonisation est lié à des enjeux cruciaux pour l'avenir de la société québécoise.Cela explique sans doute en bonne partie pourquoi ce débat a pu atteindre une telle intensité durant l'année 2006 et les premiers mois de 2007.Nous croyons qu'il importe maintenant de saisir la balle au bond et de profiter du mouvement de mobilisation soulevé par ce débat pour construire une vision d'avenir crédible et porteuse pour l'ensemble des citoyens du Québec.Les impasses à éviter Avant toute chose, il peut être utile de rappeler quelques voies sans issue, en soulignant également les conditions essentielles d'un projet porteur.a) Quelles que soient les formules que notre société mettra au point pour conjuguer les différences culturelles et concevoir un avenir commun, elles seront en grande partie vouées à l'échec si des conditions préalables ne sont pas réunies, c'est-à-dire la lutte contre le sous-emploi, la pauvreté, les inégalités, les conditions de vie inadmissibles et les diverses formes de discrimination.b) La francophonie québécoise ne doit pas céder au parti de la peur, à la tentation du retrait et du rejet, ni s'installer dans la condition de victime.En d'autres termes, elle doit refuser le modèle de la peau de chagrin, qui est sans avenir.À la suite de choix qu'ils ont eux-mêmes faits, la proportion des Québécois d'origine canadienne-française est en baisse : ils représentaient 80% de la population du Québec en 1901 et 77% en 1986.Cette baisse, quoique lente, se poursuivra vraisemblablement, et le Québec aura de plus en plus besoin de recourir à l'immigration.Toutefois, grâce à l'apport d'immigrants francophones, cette tendance peut être compensée : la proportion des Québécois ayant le français comme langue maternelle avoisine aujourd'hui 80 %.Et si on considère l'ensemble des Québécois qui parlent le plus souvent français à la maison, on atteint la proportion de 81,8%.c) Une autre erreur serait de penser le devenir de la pluriethnicité en fonction de «Nous» juxtaposés, comme autant de pôles ou d'îlots.Ce serait reproduire au Québec cela même qui est le plus sévèrement critiqué dans le multiculturalisme.d) Un autre écueil est lié à la religion.Les Québécois canadiens- français gardent un mauvais souvenir de l'époque où le clergé exerçait un pouvoir excessif sur les institutions et sur les personnes.Mais cette mémoire écorchée pourrait être mauvaise conseillère en matière de laïcité.Le danger, c'est de retourner contre l'ensemble des religions le sentiment d'hostilité envers le passé catholique.Et le prix à payer, ce serait la marginalisation de certains groupes de citoyens ainsi qu'un fractionnement de notre société.e) Les Québécois d'origine canadienne-française doivent être plus conscients des répercussions de leurs inquiétudes auprès des minorités.Les groupes minoritaires ont sans aucun doute été alertés, au cours des deux dernières années , par l'image d'une majorité ethnoculturelle apparemment peu sûre d'elle-même et sujette à des mouvements d'humeur.(\u2026) Le temps de la réconciliation «Après avoir bien marqué nos différences, voyons donc ce qui nous unit » À la suite de choix qu'ils ont eux-mêmes faits, la proportion des Québécois d'origine canadiennefrançaise est en baisse : ils représentaient 80%de la population du Québec en 1901 et 77% en 1986.ARCHIVES LA PRESSE Les Québécois d'origine canadiennefrançaise, écrivent les commissaires, doivent être plus conscients des répercussions de leurs inquiétudes auprès des minorités.apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE Depuis le début des travaux de la commission de consultation sur les accommodements raisonnables, on a souvent qualifié les coprésidents de «sages».Le rapport qu'ont rédigé Gérard Bouchard et Charles Taylor confirme que ce qualificatif était parfaitement mérité.En plus d'être bien écrit et fondé sur une étude minutieuse du problème, le document publié hier est empreint de modération, de nuances et d'appels aux plus nobles sentiments des Québécois de toutes origines.Le document est si riche qu'il serait vain de prétendre lui rendre justice ici.Chacun y trouvera matière à réflexion.Chaque Québécois intéressé par ces questions, peu importe son point de vue, gagnerait à le lire (une version abrégée est disponible, www.accommodements.qc.ca ).Pour notre part, nous en retenons quelques idées fortes: Il n'y a pas de crise des accommodements raisonnables.Sur le terrain, dans les écoles, les hôpitaux et autres établissements publics, les demandes d'ajustements de nature religieuse sont relativement peu nombreuses et se règlent généralement par la négociation entre les parties concernées.Il n'est pas vrai que les minorités religieuses refusent tout compromis; il n'est pas vrai non plus que le secteur public cède à toutes les demandes d'accommodement.La Commission a étudié de près une vingtaine des affaires les plus médiatisées.Elle a découvert que dans les trois quarts des cas, les événements ont été gonflés et déformés par les médias et par la rumeur.De sorte que, par exemple, la fameuse visite d'un groupe de musulmans à la cabane à sucre s'est en réalité déroulée sans anicroche.«C'était un non-événement», a résumé Gérard Bouchard.S'il n'y avait pas de crise dans les faits, il y a bel et bien eu une «crise de perceptions» dont MM.Bouchard et Taylor ne minimisent aucunement l'importance.Si la vigilance s'imposera toujours, l'identité québécoise et la culture de langue française ne sont pas menacées par l'immigration.Cette question fait l'objet des passages les plus puissants rédigés par les commissaires.Par exemple: «En quoi l'héritage canadien-français se trouverait-il ici menacé, compte tenu de l'importance de l'effectif démographique et du vaste réseau institutionnel qui le soutiennent, en plus des protections qu'offre la loi 101?(.) S'abandonner à ce genre d'inquiétude, ce serait créer les conditions favorables à l'émergence de nouvelles solitudes, au repli de chacun et à l'appauvrissement de tous.» Le rapport Bouchard- Taylor invite les Québécois à sortir du climat de méfiance et de récriminations qui a prévalu au cours des deux dernières années : «Notre société étant suffisamment divisée à l'heure présente, nous devons nous employer à réduire les fractures et les tensions plutôt qu'à les accentuer.Le temps est aux compromis, à la négociation d'équilibres.» Enfin, les commissaires déplorent l'attitude des médias et des leaders de divers milieux qui ont alimenté les craintes des Québécois d'origine canadienne-française.«Les leaders politiques et sociaux auraient pu en faire davantage dès le départ pour ramener les choses à leurs véritables dimensions», écrivent-ils.«Nous sommes peutêtre venus prêts d'un dérapage, a souligné M.Bouchard en conférence de presse.Tous les Québécois devraient en tirer une leçon.Notre rapport est un plaidoyer en faveur de l'équilibre, du bon sens, de la modération et des compromis.» Souhaitons que tous ceux qui sont interpellés par ce plaidoyer, en particulier les élus, sauront être à la hauteur de la sagesse dont ont fait preuve Gérard Bouchard et Charles Taylor La sagesse Souhaitons que nos élus sauront être à la hauteur de la sagesse dont ont fait preuve Gérard Bouchard et Charles Taylor.akrol@lapresse.ca ARIANE KROL La descente en vrille de BCE a monopolisé l'attention des marchés hier.Et pour cause.Ce n'est pas tous les jours qu'un titre perd plus de 12% de sa valeur (presque 4,50$) ni, surtout, qu'une transaction record paraît si proche de s'écraser.Le jugement à l'origine de cette débandade r isque cependant d'avoir des répercussions beaucoup plus grandes.Les administrat eu rs de socié t é ne peuvent pas se contenter d'agir dans le meilleur intérêt des actionnaires.Ils doivent tenir compte de l'ensemble des parties prenantes, ce qui inclut les détenteurs d'obligations, a tranché la Cour d'appel mercredi soir.Dans l'univers des acquisitions par emprunt, c'est une pet ite révolut ion.On peut trouver injuste que les obligations d'une société respectable comme Bell Canada perdent subitement 20% de leur valeur marchande parce que l'acquéreur a décidé de contracter 34 milliards de dettes additionnelles pour financer son achat.Dans les milieux financiers, par contre, ça ne surprend personne.C'est une conséquence fâcheuse, mais prévisible, des acquisitions par emprunt.Du moins, ça l'était jusqu'à mercredi soir.Les cinq juges de la Cour d'appel ont-ils été trop loin dans leur interprétation des lois et de la jurisprudence?Ont-ils, comme le suggère BCE, réécrit le droit canadien?Il s'en trouvait plusieurs pour le croire hier.En même temps, leurs arguments ne sor tent pas d'un biscuit chinois.Le meilleur intérêt de l'entreprise, qui doit guider les décisions des administrateurs, ce n'est pas seulement celui des actionnaires.Ça, c'est la Cour suprême elle-même qui l'a déclaré en 2004, dans l'affaire Peoples.Les intérêts des porteurs de créance (comme les détenteurs d'obligations) sont protégés de plusieurs façons, souligne aussi ce jugement.La décision de la Cour d'appel soulève néanmoins de nombreuses questions, et pas seulement parce qu'elle menace une transaction imminente.Pour aller au fond de l'affaire, il faut se tourner de nouveau vers la Cour suprême.Pour BCE, ces réponses risquent d'arriver trop tard - à moins que la société n'obtienne le processus accéléré qu'elle réclame.Pour l'ensemble des investisseurs canadiens, toutefois, elles pourraient s'avérer déterminantes.Dans un contexte où le financement se fait de plus en plus rare, les acquéreurs ne pourront pas nécessairement débourser davantage pour amadouer les porteurs d'obligations.Ils risquent plutôt d'offrir moins aux actionnaires.À LIRE - Le dossier sur BCE dans La Presse Affaires, pages 1 à 4 La Bell affaire ARCHIVES PC FORUM VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 ALAIN DUBUC adubuc@lapresse.ca COLLABORATION SPÉCIALE Le temps de tendre la main L'édito-vidéo d'André Pratte sur www.cyberpresse.ca Le premier ministre Jean Charest, pour désamorcer la crise des accommodements raisonnables, avait choisi de confier à deux sages de réfléchir sur les relations entre la majorité et ses minorités.Le résultat ne devait pas nous surprendre.L'approche proposée par les deux commissaires, Gérard Bouchard et Charles Taylor, est sage, et elle est, sans jeu de mots, raisonnable.Les coprésidents ont dégonflé le ballon, démontrent que les incidents qui ont déclenché tout ce processus n'étaient pas une crise, mais un dérapage.Ils définissent des balises, sur la laïcité, sur la définition de l'interculturalisme, ils proposent des principes pour la résolution de conflits, ils misent sur l'équilibre, le bon sens, le compromis et la réciprocité.Évidemment, comme la plupart de ceux qui auront commenté ce rapport, je n'ai pas eu physiquement le temps de le lire avec l'attention qu'il mérite.Mais même si ne ne suis pas d'accord avec tout ce qu'il contient, j'ai apprécié l'approche des commissaires, son cadre conceptuel, et aussi, son intelligence, une denrée trop rare dans le débat public.Ce sur quoi j'aimerais insister aujourd'hui, c'est un aspect de cette démarche qui m'apparaît fondamental, qui colore la plupart de ses recommandations, et c'est le fait qu'au Québec, les Québécois francophones constituent une majorité et qu'ils doivent apprendre à se comporter comme une majorité.La nature même des événements que nous avons vécus s'expliquent en bonne partie par le fait que la société d'accueil que nous sommes est aussi une minorité dans ce pays et sur ce continent, avec ses insécurités, ce qui ne facilite pas ses rapports avec ses propres minorités.Mais les francophones, qui contrôlent l'État et ses institutions, doivent assumer leur rôle, accepter qu'ils ont des devoirs et comprendre que les minorités sont plus fragiles et plus vulnérables.Bien sûr, en principe, le rapport repose sur un principe de réciprocité.On demande aux immigrants de s'intégrer, de parler français, d'accepter nos valeurs.Mais dans les faits, le gros des recommandations s'adressent à la majorité, qui doit faire l'apprentissage de la diversité, accepter les pratiques d'harmonisation, aider les immigrants à s'intégrer, adhérer à l'interculturalisme, lutter contre la discrimination.Ce passage à une société adulte et moderne n'est cependant possible que si les francophones surmontent leurs peurs.À ce chapitre, le rapport est éloquent sur les erreurs à éviter.«La plus néfaste consiste à céder au pari de la peur, à la tentation du retrait et du rejet, à s'installer dans la condition de victime.» C'est ce que les commissaires appellent «le modèle de la peau de chagrin».C'est pourquoi ils consacrent de nombreuses pages à montrer en quoi cette insécurité, sur les valeurs, sur la langue, sur la perte des traditions, n'est pas fondée.Hélas, il reste beaucoup de chemin à faire.On l'a vu, hier, à l'Assemblée nationale, aux réactions très négatives des deux partis de l'opposition.Rien d'étonnant de la part de Mario Dumont, qui a fait de la peur des immigrants son pain quotidien et dont la vision est aux antipodes de celle des commissaires.Mais la réaction de Pauline Marois, qui se range en fait dans le camp de l'ADQ, est plus troublante et plus décevante.La chef du PQ affirme que le rapport «passe à côté de l'essentiel », elle déplore le fait qu'il «ne va que dans un sens».Ce qu'elle lui reproche, c'est justement de trop demander aux francophones, de ne pas prendre compte de ce qu'elle appelle «le malaise identitaire».Dans ses réactions, Mme Marois s'inscrit en fait dans la logique de minoritaires, en insistant sur les inquiétudes des francophones, et en mettant de côté des éléments essentiels du rapport, l'interculturalisme, l'intégration, le vivre ensemble, la lutte contre la discrimination.Il faut dire que le rapport critique très sévèrement certaines prises de position du Parti québécois, comme le concept du «nous», une idée malsaine du conseiller Jean-François Lisée hélas reprise par Mme Marois, ou encore son alarmisme linguistique.Pauline Marois aurait pu profiter de la publication de ce rapport, qui permet d'élever le débat, pour corriger doucement le tir.Mais non, elle a choisi de continuer à jouer sur les peurs identitaires et l'alarmisme linguistique et de ramener son parti carrément à droite sur un enjeu essentiel dans les sociétés occidentales.Ce glissement pose cependant problème.L'idée de cette commission était, on le voit maintenant, une bonne idée.Ce rapport est un outil précieux.Mais pourra-t-on lui rendre justice quand le gouvernement est minoritaire et que les deux partis de l'opposition refusent de faire le parti de l'ouverture?Apprendre à être une majorité Pauline Marois a choisi de continuer à jouer sur les peurs identitaires et l'alarmisme linguistique.Un rapport contesté Nous publions dans cette page un échantillon des courriels que nous avons reçus hier en réaction à la publication du rapport de la commission Bouchard-Taylor.JULIE ST-HILAIRE L'auteure demeure à Québec.Messieurs Taylor et Bouchard sont assez décevants.Même s'il est vrai que cet exercice était loin d'être facile, ils en viennent à créer plus de confusion que de solutions avec leur rapport.Ils auraient dû avoir le courage de dire qu'ils croient que la société québécoise devrait être totalement laïque si c'est ce qu'ils croient, plutôt que de suggérer que l'on devrait retirer le crucifix de l'Assemblée nationale, pendant que l'on permet aux minorités culturelles d'afficher des signes religieux.On sent que les deux commissaires ne veulent pas froisser les minorités ethniques, particulièrement les minorités juive et musulmane.On sent aussi que, s'il n'en tenait qu'à eux, tout ce qui est catholique serait retiré, sous prétexte que les Québécois ont abandonné eux-mêmes leur religion il y a plusieurs années.Ça ressemble à deux poids, deux mesures, et ça risque de faire en sorte que les conflits vont continuer entre les minorités ethniques et la majorité canadienne-française de souche.Il aurait été sympathique de la part des commissaires qu'ils démontrent plus d'empathie envers la majorité canadienne-française du Québec, qui se trouve minoritaire en Amérique du Nord et qui, par conséquent, a beaucoup de mal à agir comme une majorité face aux minorités ethniques du Québec.Au lieu de cela, on a l'impression que ces messieurs ont davantage d'empathie pour tous les groupes ethniques qui viennent vivre au Québec.Or, cela risque de faire en sorte que les Canadiens français de souche se sentent une fois de plus rejetés, comme c'est souvent le cas dans leurs relations avec le reste du Canada.Plus de confusion que de solutions PHOTO CHRISTINNE MUSCHI, REUTERS Les commissaires Gérard Bouchard (à droite) et Charles Taylor ont rendu public hier leur rapport sur les pratiques d'accommodements reliées aux différences culturelles, qui contient 37 recommandations.FORUM@LAPRESSE.CA Un travail impressionnant Franchement, félicitations à cette commission pour son impressionnant rapport.Je suis surtout impressionné par les défis qu'ont relevé ces deux universitaires de prestige: ils ont fait face à la musique, écouté patiemment les intervenants et, surtout, ils ont pris le temps de réfléchir à cette question majeure pour le Québec de demain: comment élaborer notre vivre-ensemble avec les nouveaux arrivants?Ainsi, MM.Bouchard et Taylor ont fait ce que très peu de médias ont mené à bien, priorisant davantage les cotes d'écoute et les coups de gueule faciles ! Il semble parfois que c'est un sport national au Québec de s'exciter le pompon, de déchirer nos chemises et de crier au loup.Mais voulons-nous connaître les réponses à nos interrogations?Dans ce cas, prenons le temps de lire ce rapport et discutons-en ouvertement entre nous.Voici un extrait important du rapport qui devrait nous faire réfléchir : «Il faut se demander quelle forme aurait prise le débat sur les accommodements et quelle aurait été la réaction du public (francophone, en particulier) si celui-ci avait été mis face à la version documentée des événements plutôt qu'à la version stéréotypée.L'hypothèse la plus vraisemblable, c'est qu'il n'y aurait pas eu de crise des accommodements.» Sébastien Marcoux, Québec Une coalition Dumont-Marois ?Selon M.Charest, adopter une constitution québécoise prendrait des années de débats, la création d'une assemblée constituante et un référendum, ce qui serait, selon lui, trop long et trop de travail.Il préfère donc laisser faire.M.Charest est plus délicat en cette matière que M.Trudeau avec M.Chrétien, qui en ont adopté une pour tout le Canada en 1982, en moins de deux.M.Dumont serait mieux de tendre la main à Mme Marois s'il veut des résultats.Si M.Dumont attend M.Charest et l'unanimité de notre Assemblée nationale pour adopter des changements «un peu délicats» au Québec, il va attendre le PLQ longtemps.Gilles Bousquet, Saint-Hyacinthe Détruire le Québec Quel désastre ! Détruisons tout ce qui est québécois et laissons aux autres ce pays.Oublions tous ceux qui ont défriché ce pays, ce n'étaient que des idiots.Maudissons le français et la culture catholique.Nous ne valons rien du tout.Allez étrangers, prenez notre pays ! Alain Maltais Modéré et équilibré Un rapport vertueux, modéré et équilibré.Qui peut être contre cela, sauf un boutefeu comme Mario Dumont ?Sans oublier que les commissaires émettent aussi des critiques méritées à l'égard de certains médias qui ont mis beaucoup d'huile sur le feu.Le jeu en valait-il la chandelle?Je n'en suis toujours pas sûr, mais le rapport semble avoir mis de l'ordre dans le débat et les notions, et avoir ramené à leur juste proportion, voire démystifié, certaines affaires rocambolesques ayant jadis fait les manchettes, comme l'histoire de la cabane à sucre pour musulmans.Il est à souhaiter, mais sans se faire d'illusions, que les politiciens calmeront le jeu et ne se lanceront pas dans une surenchère identitaire.Les Dumont et Marois ne semblent, hélas, pas vouloir prendre cette voie.Michel Lebel, Montréal Charest fait fausse route Une constitution québécoise est absolument nécessaire pour le Québec.Jean Charest fait fausse route en refusant de s'engager dans cette voie.La réaction du premier ministre au dépôt du rapport Bouchard-Taylor ressemble beaucoup plus à un pas en arrière qu'à un pas en avant.Les problèmes soulevés par les accommodements raisonnables exigent que le Québec se dote d'une constitution qui protégera définitivement notre culture et établira des règles bien claires pour ceux qui veulent immigrer au Québec.Seule l'adoption d'une constitution pourrait le faire.Toutes les autres actions mèneront la société québécoise à un culde- sac.Le Québécois est un être accueillant de nature, mais il n'aime pas se vautrer dans «l'aplatventrisme».Malheureusement, une certaine élite intellectuelle semble s'y complaire.Bernard Lavallée, Berthierville Un rapport courageux Je ne vais pas hurler avec ceux qui cherchent à jeter de nouveau de l'huile sur le feu.Le rapport me semble judicieux - courageux même dans son projet de faire rendre des comptes aux ordres professionnels qui privent la population des services d'immigrants qualifiés en matière de soins de santé.Par contre, j'aurais aimé qu'il se montre plus ferme face au financement public d'écoles encore religieuses, tant dans le secteur public que privé.Par ailleurs, en ne se disant pas prêt à retirer le crucifix qui trône à l'Assemblée nationale, on voit bien que le souci de laïcité du gouvernement n'est que de pure forme.Quant aux véritables Québécois de souche, les autochtones, on se fait très discrets au sujet du déni de leurs droits ancestraux.Pourtant, si quelqu'un a «défriché le Québec» et accueilli les immigrants avant tout le monde, c'est bien elles et eux.Une occasion ratée.Martin Dufresne AILESCOLLECTION D'ÉTÉ 2008 POUR ELLE ET POUR LUI AILES LES AILES DE LA MODE Centre-Ville MONTREAL 677 Ste-Catherine Ouest · Carrfour Laval LAVAL Mail Champlain BROSSARD Place Sainte-Foy SAINTE-FOY de rabais SUR LES VÊTEMENTS DE DESIGNERS 50 % Économisez de rabais sur une vaste sélection! 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