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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2008-06-02, Collections de BAnQ.

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[" Les 13, 14 et 15 juin festivaleureka.ca Marc-André Coalllier, porte-parole du Festival Eurêka ! UNE FIN DE SEMAINE SCIENTIFIQUE GRATUITE EN PLEIN AIR! SUR LES QUAIS DU VIEUX-PORT ET AU CENTRE DES SCIENCES DE MONTRÉAL Un projet Montréal, ville apprenante, de savoir et d'innovation de la Réalisé par avec la participation financière du 3559130A YVES SAINT LAURENT «LE PRINCE DE LAMODE» S'ÉTEINT À71 ANS «Sa force, c'est d'avoir créé son style, un style contemporain et indémodable» \u2014 Nathalie Bondil, directrice du Musée des beaux-arts de Montréal INFORMATIONS ET TÉMOIGNAGES PAGE A9 PHOTOAGNÈS GRUDA, LA PRESSE VERS LE GRANDPRIXDUCANADA «MONTRÉAL DEVRAIT RIVALISER AVEC SINGAPOUR OU SHANGHAI» \u2014Bernie Ecclestone ENTREVUES ET ANALYSES SPORTS PAGES 1 À 4 ET 10 MATCH DUMOIS DEUX ATHLÈTES EN PISTE L'AUTO PAGES 8 ET 9 TÉLÉVISION L'AVENIR DE TQSDEVANT LECRTC PAGE A7 LA VENTE DE TQS À REMSTAR: AFFAIRE CONCLUE?LA PRESSE AFFAIRES PAGES 1 ET 2 L'ÉDITORIALD'ARIANE KROL FORUM PAGE A14 Khadr: de plus en plus douteux LA CHRONIQUE D'YVES BOISVERT PAGE A5 MICHEL LOUVAIN LE CENTRE BELL POUR 50ANS DE CARRIÈRE ARTS ET SPECTACLES PAGE 1 QUI SAUVERA LES ENFANTS DU NUNAVIK?Un an après la publication d'un rapport dévastateur sur les conditions de vie misérables des enfants du Nunavik, les principales recommandations sont restées lettre morte.UN REPORTAGE D'AGNÈS GRUDA PAGES A2 ET A3 Des documents très recherchés sur le marché noir Des agents des douanes égarent des formulaires d'immigration PAGE A4 PRIMAIRES DÉMOCRATES LE CHANTDUCYGNE DE CLINTON?Hillary Clinton a remporté hier, lors des primaires de Porto Rico, une victoire convaincante mais symbolique.Selon plusieurs rumeurs véhiculées dans les médias américains, Mme Clinton pourrait, dès demain, annoncer son retrait de la course et appuyer le sénateur Obama.RICHARD HÉTU PAGE A13 PHOTO REUTERS, ANA MARTINEZ Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Les joueurs des Penguins de Pittsburgh doivent suivre l'exemple d'Hillary Clinton.Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte L-V 6 21924 98765 1 124e année No 220 56 pages, 5 cahiers 70¢ taxes en sus - Édition provinciale 84¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées Montréal lundi 2 juin 2008 Le plus grand quotidien français d'Amérique 3557939A QUI SAUVERA LES ENFANTS DU NUNAVIK?AGNÈS GRUDA KUUJJUAQ \u2014 Directeurs d'école, enseignants, médecins, policiers : il y a du boulot dans le Grand Nord.Mais les candidats sont rares.Et quand ils viennent, ils repartent au bout de deux ans.Il y a quatre ans, l'hôpital de Kuujjuaq a perdu d'un coup cinq de ses sept médecins.Pas un seul n'a pu être remplacé.Malgré la présence de médecins «dépanneurs» qui viennent donner un coup de main dans le Grand Nord, ce départ massif a dégradé la qualité des soins.Un exemple: autrefois, les femmes des villages de la baie d'Ungava venaient accoucher à Kuujjuaq.Mais avec deux médecins permanents, ce n'est plus possible.Dès la 37e semaine de grossesse, les femmes sont donc envoyées à Montréal, laissant leurs proches, y compris leurs autres enfants, derrière elles.Et encore, ce n'est que la pointe de l'iceberg, croit Nathalie Boulanger, médecin à Kuujjuaq.Car les médecins dépanneurs peuvent difficilement assurer le suivi des patients.«Quand un patient souffre d'hypertension, chaque médecin recommence le traitement à zéro», déplore le Dr Boulanger.En cas de dépression, c'est pareil: «Il n'y a rien de pire que de raconter son histoire à 25 personnes différentes.» À Kuujjuaq, cinq postes de médecins sont toujours vacants.Et bientôt, il y en aura un sixième : Nathalie Boulanger a décidé de revenir à Montréal, après 17 ans de médecine arctique.L'autre problème, c'est que ceux qui tentent l'aventure du Grand Nord repartent souvent au bout d'un ou deux ans.Or, tous sont unanimes: ici, il faut au moins un an pour absorber le choc culturel et devenir vraiment efficace.La pénurie de personnel alourdit la tâche de ceux qui restent - ce qui rebute les futurs candidats.C'est le cercle vicieux.Prenez la police qui est ici gérée par l'administration locale, le Kativik Regional Government.Les policiers sont postés à deux par village.Pour attirer des candidats, on embauche des agents qui ne sont pas encore passés par l'Académie de police de Nicolet.Ils ne sont pas armés.Deux policiers sans armes dans des villages de chasseurs où chacun possède un fusil : les agents n'ont pas le temps de s'ennuyer.Résultat: un roulement d'enfer.«En 10 ans, pour pourvoir 55 postes, nous avons donné 600 badges », dit le chef Jobbie Epoo.Même chose dans les écoles.Cette année, la commission scolaire Kativik cherche 11 directeurs pour son réseau de 17 écoles.Et 69 enseignants sur 370 personnes sont à remplacer.«Parfois, trois enseignants se succèdent dans la même classe.Les enfants pensent que c'est leur faute, ils se sentent abandonnés », dit la coordonnatrice Sarah Airo.Et se sentir abandonnés, les enfants du Nunavik n'ont vraiment pas besoin de ça.Beaucoup de boulot, mais peu de candidats AGNÈS GRUDA KUUJJUAQ L'an dernier, Willy a passé tout l'été dehors.Jour et nuit.Pour fuir un père violent, ce garçon de 10 ans dormait le plus souvent sur la plage de Kuujjuaq, le plus gros des villages du Nunavik.Le père de Willy prend un coup.Et quand il boit, il est capable de tout : frapper son fils avec ses poings, le jeter contre le mur ou lui cracher au visage.Alors, Willy a passé l'été à errer.Parfois, il dormait sur le sable gris au bord de la rivière Koksoak.D'autres fois, il trouvait refuge sous les maisons montées sur des pilotis.Leur plancher surélevé protège contre la pluie.Willy n'était pas seul : une vingtaine de gamins ont passé l'été à coucher dehors, emmitouflés dans trois-quatre chandails, dans cette ville de 2300 habitants située à deux heures et demie de vol de Montréal.Martin Langlois les a bien connus, ces petits itinérants de Kuujjuaq.Récemment arrivé dans le Grand Nord, il exerçait pendant l'été le rôle de «travailleur de rue» dans la métropole du Nunavik.Il passait chaque jour par la plage apporter quelques bananes aux jeunes dont certains, comme Willy, avaient tout juste 10 ans.Pourquoi ces enfants ne rentraient- ils pas chez eux pour la nuit?«Souvent, leurs parents étaient partis sur la brosse et avaient barré la porte de la maison.» Martin Langlois a signalé le cas de Willy à la Protection de la jeunesse, mais le dossier est passé à travers les mailles du système à la suite du départ d'un employé.Ce n'est que plusieurs mois plus tard, quand le père a fini par donner quelques coups de trop, que Willy a pu être placé en famille d'accueil.Ses problèmes n'étaient pas finis pour autant.Car l'alcool coulait aussi à flots dans sa nouvelle famille.Lundi dernier, Willy n'a pas du tout aimé ce qui se passait dans son nouveau chez lui.Il a appelé la police.Vers 22h, quand nous sommes arrivés sur les lieux avec la travailleuse sociale de garde, Willy se trouvait devant la maison de ses grands-parents, en train de raconter son histoire aux policiers.Il portait un jeans trop serré et un pull à capuchon, par un temps frôlant le point de congélation.Et il avait les yeux pleins d'eau.Qu'est-ce qui est arrivé?Estce qu'ils ont bu?La travailleuse sociale essayait de lui tirer les vers du nez.Pourquoi ne pas passer la nuit chez les grands-parents?«Peutêtre qu'il n'y a pas de place», a chuchoté Willy avec un tout petit filet de voix.Quand nous sommes arrivés devant une des maisons qui offrent des dépannages d'urgence, Willy s'est braqué.«Je ne veux pas y aller» a-t-il marmonné.Nous n'avons jamais su pourquoi.Finalement, le garçon, dont nous avons dû changer le nom pour des raisons de confidentialité, a trouvé une place dans une famille qui s'occupe déjà d'un autre enfant.Pour combien de temps?Quand on parle de la protection des enfants au Nunavik, c'est de cela qu'il s'agit: des jeunes laissés à eux-mêmes par des familles «poquées », dont la situation reste trop longtemps ignorée des services sociaux et qui, faute de familles d'accueil adéquates, sont ballottés de crise en crise.ITINÉRANT À 10 ANS Un an après la publication d'un rapport dévastateur sur la détresse des enfants du Nunavik, la majorité des correctifs suggérés par ce document sont restés lettre morte.L'absence de ressources dans le Grand Nord québécois est toujours aussi criante et les mesures de protection des jeunes laissent toujours à désirer - alors que les problèmes sociaux continuent à ravager les 14 villages de la baie d'Hudson et de la baie d'Ungava.Une équipe d'urgence doit d'ailleurs arriver aujourd'hui à Kuujjuaq pour essayer de rétablir les choses.Mais cela ne réglera pas le gros problème du Grand Nord, qui ne parvient pas à recruter dans le Sud.PHOTO AGNÈS GRUDA, LA PRESSE Depuis la publication du rapport de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse, peu de choses ont changé pour les enfants du Nunavik.VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SURNOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca SOMMAIRE Amusez-vous ! AFFAIRES 6 Astrologie du jour ARTS 6 Décès ARTS 7 Forum A 14 et 15 Horaire télévision ARTS 2 Loteries A 5 Monde A 13 Petites annonces ARTS 5 et AFFAIRES 4 Sudoku AFFAIRES 4 Météo Nuageux avec averses en après-midi, maximum 21, minimum 12.ARTS 6 « Souvent, leurs parents étaient partis sur la brosse et avaient barré la porte de la maison.» «Parfois, trois enseignants se succèdent dans la même classe.Les enfants pensent que c'est leur faute, ils se sentent abandonnés.» QUI SAUVERA LES ENFANTS DU NUNAVIK?AGNÈS GRUDA KUUJJUAQ\u2014 L'automne dernier, dans la foulée du rapport sur la situation au Nunavik, Québec a affiché 18 postes de travailleurs sociaux pour le Grand Nord.Combien ont été embauchés ?Réponse : aucun.«Quand les gens voient dans quelles conditions ils vont travailler, ils changent d'idée », déplore Claude Bou f f a rd , directrice de la planification de l 'Agence régionale de la santé et des services sociaux, à Kuujjuaq.La pénurie de main-d'oeuvre est telle que l'agence a tout juste réussi à prévenir les ruptures de service au cours de l'hiver, grâce à des employés temporaires.Pas étonnant que les 21 recommandations de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse soient restées sans suite, comme le révèle une enquête menée par le syndicat qui représente les intervenants sociaux des sept villages de la baie d'Ungava.Pour évaluer le chemin parcouru depuis 12 mois, le syndicat a rencontré une trentaine d'employés des deux centres de santé qui desservent le Grand Nord.À quelques détails près, ils n'ont constaté aucun changement.Ainsi, aucun programme de dépistage de la négligence subie par les petits enfants n'a été mis sur pied, comme le recommandait pourtant le rapport.Les services sociaux en milieu scolaire demeurent inexistants.L'évaluation des familles d'accueil reste déficiente.Et ainsi de suite.La pénurie de main-d'oeuvre sévit aussi dans les postes de hauts dirigeants.Ainsi, le service de protection de la jeunesse qui dessert la baie d'Ungava est sans direction depuis plusieurs mois.Avis aux intéressés: le poste de directeur et deux postes d'adjoints sont libres.La dernière adjointe a quitté son emploi au bout de deux mois, en avril.«Elle en avait trop sur les bras», dit Madge Pomerleau, directrice du centre de santé Tullativik qui chapeaute l'hôpital et le CLSC de Kuujjuaq.Gestion de crise Sur le ter ra i n, la coupe déborde.«Je devrais visiter les familles, rencontrer les jeunes à l'école, mais je ne fais que gérer des crises», déplore la travailleuse sociale Louise Ayotte.«Depuis la publication du rapport, nous n'avons reçu aucune nouvelle directive et nos patrons semblent dépassés », s'inquiète Michèle Audy, présidente du syndicat affilié à la CSN.Résultat: plus de la moitié des signalements faits par les écoles de Kuujjuaq auprès du service de protection de la jeunesse sont restés sans suites.Un cas parmi d'autres: un enfa nt qui a assisté à une confrontation violente dans sa famille n'a pas reçu d'assistance immédiate et son dossier a fini par être fermé.«Un an, ce n'est pas très long pour corriger des problèmes d'une telle ampleur, nous faisons de notre mieux avec ce que nous avons », fait valoir Madge Pomerleau.Elle ajoute qu'une équipe de cinq personnes doit arriver aujourd'hui à Kuujjuaq pour tenter de remettre le bateau de la protection de la jeunesse à flot.Ce qui ne réglera pas le problème numéro un du Grand Nord: le recrutement.Le hic, c'est que les primes nordiques offertes à certains professionnels ne font pas le poids, plaide Mme Bouffard.À un point tel que Québec envisage d'offrir de nouveaux incitatifs financiers dans le Nord pour y attirer plus de professionnels, selon Louise Montreuil, sous-ministre adjointe au ministère de la Santé et des Services sociaux.Mais une fois qu'on a déniché la perle rare, encore faut-il la loger.Or la pénurie de logements est telle que les «petits nouveaux» sont souvent tenus de partager leur maison avec des collègues.Pas très attrayant pour les couples et les familles.Une cinquantaine de maisons seront acheminées cet été dans les 14 villages du Nunavik pour le personnel de la santé et des services sociaux.Mais il en faudrait beaucoup plus.La pénurie de logements a ffec te aussi la populat ion locale.Les Inuits habitent dans des appartements trop exigus qu'ils partagent avec leurs frères, soeurs et grands-parents.Difficile dans ce contexte d'accueillir des enfants en crise.À Kuujjuaq, la banque de familles d'accueil est à sec.Cet été, les habitants des 14 villages du Nunavik se partageront 80 nouvelles maisons.La liste d'attente en compte\u2026 750.Recruter au Nunavik : mission impossible ?PHOTO AGNÈS GRUDA, LA PRESSE En juin 2007, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse a lancé un cri d'alarme sur la situation des enfants au Nunavik.Ci-dessus, Kangirsuk, un des villages de la baie d'Ungava.PHOTOAGNÈS GRUDA, LA PRESSE À la mi-mai, la neige commence à fondre sur la glace de la rivière Payne, à Kangirsuk, un des villages de la baie d'Ungava.LE NUNAVIK C'EST.14 villages de l'Arctique québécois bordant la baie d'Hudson et la baie d'Ungava.Une population de 10 000 Inuits dont près de 60% ont 25 ans et moins.Un taux de violence domestique 10 fois plus élevé que la moyenne canadienne.Un taux de suicide de six à 11 fois plus élevé que la moyenne canadienne.Une espérance de vie qui est passée de 66,5 à 62,8 ans entre 1989 et 2003.NUNAVIK Umiujaq Inukjuak Kuujjuarapik Puvimituq Akulivik Ivujivik Salluit Kangiqsujuaq Quaqtad Killiniq Kangirsuk baie d'Hudson baie d'Ungava Aupaluk Tasiujaq Kuujjuaq Kangiqsualujjuaq LABRADOR NUNAVIK QUÉBEC En juin 2007, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse dressait un portrait alarmant de la situation des enfants dans le Grand Nord québécois.Le rapport constatait que la crise identitaire vécue par les Inuits entraîne des maux tels que l'alcoolisme, la toxicomanie, des mauvais traitements et des taux de suicide endémiques - que les services sociaux déficients sont incapables de traiter.CE QUE DIT LE RAPPORT «Depuis la publication du rapport, nous n'avons reçu aucune nouvelle directive et nos patrons semblent dépassés.» MANIFESTES EN SÉRIE UN PROJET DE SOCIÉTÉ EN 8 CHAPITRES DE HUGO LATULIPPE canald.com/manifestes CE SOIR 21H 7 : 00 8: 00 MANIFESTE RESSOURCES DÉCOLONISER LE PAYS 3551199A ACTUALITÉS DEAN BEEBY LA PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 Des milliers de formulaires vierges nécessaires pour délivrer des permis de travail, d'étude ou de résidence au Canada ont disparu des bureaux de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), révèle un audit.L'auteur de l'audit affirme aussi que ces documents, très recherchés sur le marché noir, ont été perdus à cause de la négligence des agents des douanes en matière de sécurité.Non seulement ces formulaires ont été égarés, mais les hauts responsables de l'Agence n'ont pas été informés de l'existence du problème.Au moins 44 000 de ces documentsont disparud'unseul bureau et si la plupart ont été retrouvés, il en manque encore 2000.Cesformulaires sontparticulièrement appréciés des criminels parce qu'ils peuvent être utilisés comme pièces d'identité pour escroquer les systèmes d'aide sociale et de soins médicaux, ou pour obtenir d'autres documents officiels.Ils sont délivrés dans les principaux points de contrôle du pays, comme les aéroports de Vancouver et de Toronto ou le poste-frontière de Douglas, en Colombie-Britannique.Près de 285 000 formulaires ont été délivrés aux points d'immigration entre 2006 et 2007 par des agents des douanes qui, il y a quatre ans, ont hérité cette responsabilité de Citoyenneté et immigration Canada.Mais le transfert de responsabilité a été effectué sans la formation appropriée sur les procédures à suivre, ce qui explique pourquoi les formulaires vierges sont manquants.Pour mener leur audit, les enquêteurs se sont rendus dans huit points de contrôle entre la Colombie-Britannique et le Québec.Ils ont constaté que quatre d'entre eux étaient incapables de dire si les formulaires inutilisés avaient été détruits et, si tel était le cas, comment ils l'avaient été.L'audit montre également que la documentation sur les affaires courantes était manquante ou incomplète dans de nombreux bureaux et que les procédures de sécurité étaient relâchées à peu près partout.En outre, l'Agence des services frontaliers du Canada ne disposait pas, au moment de l'audit, d'un responsable pour la mise à jour des procédures et la vérification de leur application.L'Agence est toujours à la recherche des 2000 formulaires manquants.«L'ASFC prend la comptabilisation des formulaires très au sérieux et déploiera tous les efforts nécessaires pour les retrouver le plus vite possible », affirme dans un courriel le porteparole de l'ACSF, Derek Mellon.M.Mellon précise que les bureaux incriminés, dont il n'a pas donné le nom, étaient en travaux au moment de la disparition des documents.«L'ASFRC est en train d'examiner les procédures concernant la comptabilisation des formulaires et poursuivra ses investigations jusqu'à ce que tous les formulaires soient retrouvés », a-t-il ajouté.Des milliers de formulaires d'immigration égarés PAUL JOURNET «Avortons le projet ».C'est par ce slogan qu'a commencé hier aprèsmidi la manifestation contre le projet de loi C-484.Malgré la fine pluie, quelque 1500 manifestants (selon les organisateurs) se sont réunis devant la clinique Morgentaler, dans le Plateau-Mont-Royal , pour s'opposer à ce projet de loi déposé en novembre dernier par le député conservateur Ken Epp (anciennement du Reform Party).«En reconnaissant une personnalité légale au foetus, le projet ouvre la porte à une recriminalisation de l'avortement.C'est inacceptable.On ne devrait pas devoir lutter pour un droit acquis il y a 20 ans », lance Claude-Catherine Lamothe du Collectif féministe qui organisait la manifestation.Le Collectif est formé d'activistes de diverses allégeances.Des féministes, et notamment aussi des intervenants du milieu communautaire, des anarchistes et des communistes.La section québécoise du NPD était le seul parti politique présent à la marche.Une vingtaine de raëliens vêtus de rose se sont aussi greffés à la manifestation.La marche s'est arrêtée à quelques «lieux symboliques ».Sur le pa rvis de l'église Saint-Jean Baptiste (309, rue Rachel Est), les organisateurs ont dénoncé au mégaphone la «droite religieuse».Les cloches de l'église se sont soudainement mises à sonner pendant plus de cinq minutes.Quelques manifestants sont entrés dans l'église pour y jouer du djembé.La marche s 'est terminée devant l'ambassade américaine.Aucun partisan pro-vie n'est venu perturber la manifestation.Opposition à Québec Intitulée Loi sur les enfants non encore nés victimes d'actes criminels, C-484 créerait une nouvelle infraction au Code criminel pour tout individu blessant ou tuant un foetus en attaquant une femme enceinte.Le 6 mars dernier, le projet a été adopté en deuxième lecture, par 147 voix contre 132.Tous les députés du Bloc québécois et du NPD (sauf un, Peter Stoffer) ont voté contre.La grande majorité des conservateurs (118 sur 122) et une vingtaine de libéraux ont voté pour.Stéphane Dion s'est abstenu.«Nous avons envoyé une lettre à M.Dion pour qu'il nous rencont re .Nous at tendons encore un accusé de réception», déplorait hier Michèle Asselin, présidente de la Fédération des femmes du Québec, présente à la marche.Le mois dernier, la Fédération des médecins spécialistes du Québec sortait de son habituelle réserve pour dénoncer le projet de loi C-484.À Québec, l'Assemblée nationale a adopté une motion unanime pour le critiquer.Québec solidaire a publié un communiqué hier pour appuyer la manifestation.Avant d'être adopté, le projet doit encore passer devant le comité permanent de la justice, puis en troisième lecture et devant le Sénat.Manif pour le droit à l'avortement Environ 1500 personnes bravent la pluie pour dénoncer le projet de loi sur les droits des foetus PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE La manifestation pour le droit à l'avortement a rassemblé des militants de diverses allégeances.Ils protestaient contre le projet de Loi sur les enfants non encore nés victimes d'actes criminels.«On ne devrait pas devoir lutter pour un droit acquis il y a 20 ans.» Non seulement ces formulaires ont été égarés, mais les hauts responsables de l'Agence n'ont pas été informés de l'existence du problème. Ventes totales : 6/6 5/6+C 5/6 4/6 3/6 2/6+C Ga Gnants Lots Ga Gnants Lots compl.compl.Jour - Mois - Année - Signe Résultats des tirages du : Résultats des tirages du : En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.6/6 5/6+C 5/6 4/6 3/6 2/6+C 2008-06-01 25 MAI 30 VERSEAU 757 356,00 $ 0 2 000 000,00 $ 75 000,00 $ 750,00 $ 75,00 $ 10,00 $ 93 317 5,00 $ 3 500 000 $ 14 350 014 $ 2 1 979 983,00 $ 47 142,40 $ 1 024,80 $ 56,70 $ 10,00 $ 2008-05-31 6 929 5,00 $ Ventes totales : Prochain gros lot (approx.) : 2 000 $ toutes les 2 semaines à vie! tirage tous les jeudis.3542938A ACTUALITÉS YVES BOISVERT CHRONIQUE Qui croit encore aux commissions militaires mises sur pied par le gouvernement américain pour juger les détenus de Guantanamo?Depuis six ans que des «ennemis combattants » capturés en Afghanistan sont détenus sur cette base américaine à Cuba, pas un seul n'a subi de procès.Et celui qui est le plus attendu, celui du jeune Canadien Omar Khadr, vient de connaître un autre rebondissement inquiétant.Tard jeudi , on annonça it le dépar t du juge Peter E.Brownback, responsable du procès de Khadr.Pourquoi est-il parti?Aucune explication n'a été donnée.Le juge n'a fait aucune déclaration.C'est d'un «commun accord» avec l'armée que ce juge militaire, sorti de sa retraite en 2004, a décidé d'y retourner.Comment ça, un « commun accord»?A-t-il été poussé vers la sortie ?Il y a trois semaines, il se plaignait avec humour des pressions qu'on exerçait sur lui pour qu'il fasse avancer son procès.Il avait donné du fil à retordre au Pentagone, l'an dernier, en déclarant n'avoir aucune compétence pour entendre l'affaire, puisqu'on n'avait pas prouvé que Khadr est un «ennemi combattant illégal» - décision qui a été cassée en appel.Il a également menacé de mettre fin au processus si le dossier de détenu de Khadr n'était pas remis à ses avocats le 22 mai - ce qui fut fait.Certes, il a aussi secoué la défense.Mais le doute plane.Et on ne reprochera pas à l'avocat militaire de Khadr, William C.Kuebler, de constater que «le juge qui empêchait le gouvernement de faire avancer la cause à sa manière vient subitement de partir » et de trouver la chose «très bizarre».Encore.Un des plus chauds défenseurs du système des commissions militaires, le colonel Morris Davis, a démissionné l'automne dernier de son poste de procureur de la poursuite.En 2006, ce procureur descendait en flammes les médias qui osaient critiquer le processus.Il affirmait que les procès de ces tribunaux d'exception permettraient des procès «complets, justes et ouverts ».Il dit maintenant que c'est une honte d'appeler cette institution « commission militaire»: c'est une commission politique, dit-il, tellement la hiérarchie militaire tente de contrôler et d'influencer indûment le processus.Au maximum, Guantanamo a accueilli un peu plus de 700 prisonniers.En douce, on a libéré la plus grande partie.Il en reste maintenant quelque 270.Dix sont présentement accusés.Mais aucun procès n'a encore eu lieu.Et l'objectif de compléter un procès avant l'élection présidentielle de novembre paraît de plus en plus incertain.Un seul, un Australien, a plaidé coupable d'avoir «aidé matériellement » les terroristes d'Al-Qaeda.Il a été condamné à purger neuf mois de détention supplémentaires dans son pays.Malgré deux jugements sévères de la Cour suprême, en 2004 et 2006, qui constatait des violations du droit américain et international, l'administration Bush a maintenu ces commissions, en faisant quelques aménagements.Ce départ mystérieux du juge dans le procès d'Omar Khadr arrive une semaine après un jugement unanime de la Cour suprême du Canada.Jugement qui forcera les autorités canadiennes à fournir à Khadr le contenu des interrogatoires qu'il a donnés à divers représentants des services de renseignement canadiens - informations d'ailleurs transmises aux Américains.La Cour suprême notait que normalement la Charte canadienne ne trouve pas d'application hors du territoire canadien.Mais comme les violations des droits ont été constatées par la Cour suprême américaine elle-même, il y a lieu de faire exception.I l y avait là un message qu'évidemment le gouvernement Harper n'a pas saisi.Même la Grande-Bretagne réclame la fermeture de Guantanamo.Tous les pays occidentaux ont demandé à juger leurs ressortissants.Le gouvernement canadien ne réclame même pas que Khadr soit jugé par la justice civile américaine.Il fait confiance au processus, contre toute raison.Évidemment, avec un père fanatique, mort au combat pour Al-Qaeda, le cas de Khadr n'est pas sympathique aux yeux de tous les électeurs.Mais comme l'explique la journaliste du Toronto Star Michelle Shephard dans un livre publié récemment (1), la question n'est pas là.Cet enfant avait 15 ans et 10 mois lorsqu'il a été envoyé au combat.Il n'a pas sa place dans ce type de prison, ni ce type de procès : nos engagements internationaux les condamnent clairement.En plus, il a déjà purgé six ans pour un crime dont on est loin d'être certain qu'il soit coupable - le meurtre d'un soldat américain.Jusqu'à maintenant, en effet, l'histoire était simple : après une attaque à la bombe sur des positions d'A l- Qaeda, des soldats américains s'approchent, croyant tous les combattants morts.Ils reçoivent une grenade et un soldat américain meurt.Ils tirent et arrêtent ensuite Khadr, seul survivant - donc seul suspect.Mais une déclaration d'un soldat américain remise par erreur aux journalistes montre qu'il y avait un autre survivant et soulève plus qu'un doute.Mais ces doutes-là n'énervent pas notre gouvernement, lui qui demeure un des derniers à faire confiance en cette sous-justice qui déshonore les États-Unis.1.Guantanamo's Child, Wiley, 2008.Khadr: de plus en plus douteux Le gouvernement canadien ne réclame même pas que Khadr soit jugé par la justice civile américaine.Il fait confiance au processus, contre toute raison.Évidemment, avec un père fanatique, mort au combat pour Al-Qaeda, le cas de Khadr n'est pas sympathique aux yeux de tous les électeurs.VIOLAINE BALLIV Y La police haïtienne pense avoir mis la main au collet des malfaiteurs responsables de l'enlèvement de la Montréalaise Nadia Lefebvre.Six hommes et quatre femmes, soupçonnés de faire partie d'une bande de kidnappeurs à répétition, ont été arrêtés samedi à Port-au-Prince.Ils avaient en leur possession une somme proche de la rançon qui aurait été remise en échange de la libération de Mme Lefebvre.Les policiers ont procédé aux arrestations après avoir remarqué que le compte en banque des suspects gonflait systématiquement quand une rançon était versée dans une affaire de kidnapping.En mars dernier, par exemple, le relevé bancaire des suspects a fait un bond de 15 000$ dans les jours qui ont suivi la libération d'une fillette de 9 ans, en échange de la même somme.Ces mêmes présumés malfaiteurs avaient dans leurs poches 9400$ lorsqu'ils ont été interpellés samedi.Selon Frantz Lerebours, porteparole de la police nationale haïtienne, 8500$ venaient d'avoir été remis aux kidnappeurs de Mme Lefebvre.«C'est une drôle de coïncidence.Des liens doivent encore être établis, mais nous avons de très fortes raisons de croire qu'il s'agit bien des ravisseurs de Mme Lefebvre », a-t-il confirmé hier à La Presse, depuis Port-au-Prince.Les suspects arrêtés entretenaient des liens avec une bande de criminels qui sévit précisément dans le quartier de Portau- Prince où Mme Lefebvre a été enlevée.L'enquête a maintenant été confiée à la direction centrale de la police judiciaire haïtienne.Nadia Lefebvre, coopérante en sol haïtien pour l'organisme Médecins du monde, est rentrée saine et sauve au Québec dans la nuit de vendredi à samedi.Ses ravisseurs réclamaient une rançon de 100 000$US.Selon la police nationale haïtienne, près de 150 personnes ont été enlevées au pays depuis les cinq premiers mois l'année, une hausse de 10% par rapport à la même date l'an dernier.ENLÈVEMENT DE NADIA LEFEBVRE La police haïtienne arrête un groupe de suspects PHOTO FRÉDÉRIC CÔTÉ, IMACOM La police haïtienne pense avoir arrêté les kidnappeurs de Nadia Lefebvre, rentrée au Québec saine et sauve dans la nuit de vendredi à samedi.Commission Bouchard-Taylor : le Barreau veut aller plus loin Le Barreau du Québec croit que les recommandations du rapport Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables ne suffiront pas à combattre les problèmes d'intégration des nouveaux arrivants et demande à Québec de réviser la Charte des droits et libertés de la personne dans son ensemble.Selon le Barreau, seule une révision complète de la Charte permettra enfin de contrer concrètement l'exclusion dont sont victimes de nombreux Québécois, en particulier les femmes et les nouveaux arrivants.«La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse croit que la pauvreté constitue le plus grave problème de droits et libertés du Québec contemporain», a souligné hier Me Marc-André Dowd.En plus de favoriser une cohérence des principes déjà consacrés, la révision globale de la Charte québécoise permettrait de raffermir et de bonifier certains principes, comme les droits économiques, sociaux et culturels, desquels découle souvent le droit à l'égalité.Réunis en congrès, les membres du Barreau ont analysé de façon plus approfondie le rapport de la commission Bouchard-Taylor, qu'ils ont accueilli de façon plutôt favorable dans son ensemble.\u2014 Violaine Ballivy EN BREF Tous les dimanches dans AUX P 'TITS SOINS\u2026 CE SOIR 20h Découvrez l'une des sept merveilles du monde, le temple d'Artémis, à Éphèse en Turquie.Puis explorez les multiples splendeurs de Tanger.W W W.T V 5 .C A VOYAGE S EN MÉDITERRANÉE 3561759A ACTUALITÉS EN BREF 300maisons inondées àHuntingdon Les sous-sols de quelque 300 maisons ont été inondésà Huntingdonà la suite des fortes pluies de samedi.Le réseau d'égouts n'a pas supporté les 95mmd'eau qui sont tombés en quelques heures, ce qui a entraîné plusieurs refoulements d'égouts.La sécurité civile du Québec a dépêché hier une équipe pour permettre le pompage de l'eau accumulée dans les résidences.Puisque les véhicules d'urgence pouvaient toujours circuler dans les rues, aucune évacuation n'a été jugée nécessaire.Selon le maire Stéphane Gendron, les eaux des égouts sanitaires de la ville se sont déversées sans aucun traitement pendant plusieurs heures dans la rivière Châteauguay, causant une contamination des eaux.\u2014 Violaine Ballivy VIOLAINE BALLIV Y Sylvie Chénier n'a jamais raté un seul Tour de l'île depuis sa création il y a 24 ans.Pas même encei nte , pas même quand elle allaitait, pas même quand l'événement a eu lieu en plein mois d'octobre et que les températures frisaient plus le point de congélation que le point de confort.Cette mordue de vélo n'allait certainement pas se laisser démonter par la pluie.Mais ce n'est pas le cas de tous : le mauvais temps a réduit la taille du peloton cette année.Avant de s'élancer, hier vers 9 h 15, les cyclistes faisaient ainsi de bien drôles de décomptes.Celui des absents.«Nous devions être 10 à participer, nous ne sommes que deux », constataient les uns.«Nos quatre amis se sont désistés », ajoutaient les autres.La pluie n'était pourtant pas présente sur la ligne de départ, mai s s on pa s s a ge r emar - qué - une très forte averse au petit matin - avait eu son effet dissuasif.En fin de journée, les organisateurs ont confirmé que 26 000 personnes avaient participé à l'événement, alors qu'ils en attendaient plutôt 30 000.«Le simple fait qu'on prévoyait du mauvais temps a suffi à faire baisser de 10 à 15% l'achalandage », a dit Joëlle Sévigny, directrice générale de Vélo Québec Événements.Sur la ligne de départ, Patrick Fortier semblait douter d'avoir fait le bon choix en s'extirpant de la chaleur de son lit hier matin.«C'est ma mère qui m'a entraîné ici.Je suis sûr que je vais être très content à la fin de la journée, mais là, j'ai quelques doutes.» Les cyclistes sont rois N'empêche que la plupart des cyclistes inscrits n'auraient raté pour rien au monde cette occasion unique de parcourir librement un circuit de 50 km, où, d'ordinaire, ce sont plutôt les voitures qui font la loi.Philo Heijnen trouvait même que, l'espace d'une journée, Montréal n'avait plus rien à envier à sa ville natale d'Amsterdam, souvent qualifiée de «paradis du vélo ».«Chez moi, tout le monde se déplace à vélo, il y en a beaucoup plus qu'ici.Par contre, nous n'avons aucun événement du genre et c'est dommage.Les courses sont réservées aux professionnels.» «Un peloton de 26 000 cyclistes, c'est quand même toujours impressionnant », a aussi relevé Alexandre Pépin, bénévole depuis 1985.Au fil des ans, constate-t-il, le tour a beaucoup changé: «Les gens sont beaucoup mieux préparés.Avant, il fallait pratiquement bâtir les vélos, changer la chaîne, le pneu, la chambre à air, resserrer les freins.On partait de loin».Le rendez-vous des collègues de bureau Autre nouveauté, le Tour de l'île est de plus en plus une affaire de collègues de bureau.Le nombre de pelotons d'entreprises a bondi de 35% par rappor t à l'an der n ier seulement.Par exemple, Hydro - Québec avait inscrit 150 coureurs.Puis, à l'Université Concordia, la professeure Mona Senécal avait convaincu pas moins de 350 collègues et étudiants d'enfourcher leur bécane ce dimanche.Pour elle, l'événement n'est pas tellement une occasion de faire du sport que de favoriser les échanges entre des personnes qui, le reste de l'année, se côtoient trop souvent sans prendre le temps d'engager la conversation.«Cette année, j'ai réuni des personnes de 70 nationalités différentes », s'est-elle vantée.D'ailleurs, malgré la baisse d'achalandage observée pour le Tour de l'île, Vélo Québec a dressé un bilan positif des activités qui ont eu lieu toute la semaine.Le nombre total de participants aux activités a crû de 5% par rapport à 2007.Un Tour de l'île pour les mordus PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE La forte pluie tombée au petit matin a dissuadé bien des cyclistes de prendre part au Tour de l'île, hier.En fin de journée, les organisateurs ont confirmé que 26 000 personnes avaient participé à l'événement, alors qu'ils en attendaient plutôt 30 000.PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Le petit Thams Chen, 4 ans, reçoit les recommandations de sa mère quelques minutes avant le départ.« Le simple fait qu'on prévoyait du mauvais temps a suffi à faire baisser de 10 à 15% l'achalandage.» Voici la toute nouvelle Subaru Forester 2009 complètement redessinée.3565889A ACTUALITÉS Mort suspecte d'un nourrisson Une autopsie sera effectuée ce matin pour déterminer les circonstances exactes du décès d'un nourrisson retrouvé sans vie dans un appartement de Montréal, samedi après-midi.Des marques de violence auraient été constatées sur le corps de la victime par les techniciens ambulanciers dépêchés sur place et le médecin qui a examiné le bébé à son arrivée à l'hôpital.Les policiers ont interrogé samedi les parents de l'enfant, considérés comme des «témoins importants» de cette affaire.L'hypothèse que le bébé ait été victime du syndrome de la mort suspecte du nourrisson n'est pas écartée.\u2014 La Presse Trois personnes ont perdu la vie sur les routes ce week-end Au moins trois personnes ont perdu la vie sur les routes du Québec au cours du week-end.Un homme de 19 ans a perdu la vie samedi matin à Saint-Lazare, en Montérégie, lors d'une violente sortie de route.La victime a perdu la maîtrise de son véhicule qui est allé s'écraser contre un ponceau.La chaussée glissante pourrait être à l'origine de la collision.Dans la nuit de vendredi à samedi, un jeune homme de 17 ans qui conduisait sans permis un véhicule a été à l'origine d'un accident de la route qui a fait une victime à Sainte-Lucie-de-Beauregard, près de Montmagny, dans Chaudière- Appalaches.Le jeune automobiliste aperdu le contrôle de sa voituredans un rang.Le passager du véhicule, un homme dans la cinquantaine, a péri dans la tragédie.À Saint- Nazaire-d'Acton, en Montérégie, Christophe Lauzon, âgé de 19 ans, a connu une fin tragique vers 9h15, samedi matin.Son camion a fait une embardée pour ensuite percuter de plein fouet le rebord du fossé.L'impact a été tel que les pompiers de Saint-Germain-de-Grantham ont dû être appelés en renfort avec leur équipement de désincarcération.\u2014La Presse Canadienne EN BREF PAUL JOURNET Alorsquecommencentaujourd'hui l'abolition de l'information à TQS ainsi que les audiences du CRTC sur l'avenir de la chaîne, les frères Rémillard s'expliquent dans nos pages Forum.Les patrons de Remstar, acquéreur du Mouton noir, y justifient la disparition du service de l'information et la mise à pied de ses 270 employés.«Licencier est un geste qui reflète l'échec d'une entreprise.Mais cet échec n'est pas le nôtre.(\u2026) Nous ne faisons que tenter de ressusciter une entreprise cliniquement morte », écrivent-ils.«Jamais dans toute l'histoire de la télévision au Canada un réseau n'a connu un aussi triste record de rentabilité », ajoutent-ils.Un des principaux coupables selon eux: les bulletins d'information.Ils seraient responsables de 40% des pertes de TQS depuis 2004.Leur solution: la chaîne doit les abolir.Au lieu de recueillir elle-même les nouvelles, TQS analysera et commentera celles des autres.Et elle fera appel au journalisme citoyen.Les frères Rémi l lard parlent même de « démocratiser l'information».Ils espèrent être perçus comme les sauveurs, et non comme les fossoyeurs, de TQS.Ils assurent qu'en privilégiant la programmation québécoise, ils permettront de sauver 400 emplois, dont plus de 210 à TQS.C'est aujourd'hui et demain que se déroulent les audiences du CRTC.Remstar demandera qu'on lui transfère la licence généraliste de TQS, sans devoir diffuser des bulletins d'information.D'après les experts consultés par La Presse, le CRTC devrait accorder le transfert à Remstar.Tout au plus, le CRTC exigera que TQS diffuse des bulletins d'information en région.C'est aussi aujourd'hui que commence la première de deux phases de l'abolition du service de l'information.Les émissions Caféine , Le Journal du midi et Gauthier disparaissent des ondes.Les deux bulletins d'information qui survivent sont écourtés à 30 minutes (à 17h30 et 23h).Ils disparaîtront définitivement en septembre, tout comme Flash.110% est toutefois épargné.À compter d'aujourd'hu i , c'est L'Avocat du diable qui entre en compétition avec le bulletin d'information de TVA.Jeudi dernier, La Presse révélait que TQS a notamment approché le maire Stéphane Gendron et le Doc Mailloux pour qu'ils deviennent commentateurs invités à l'émission.> À LIRE EN PAGE A14: la lettre des Rémillard et l'éditorial d'Ariane Krol, «L'avenir de TQS».> AUTRES TEXTES en pages 1 et 2 de La Presse Affaires.Les frères Rémillard s'expliquent PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE Les patrons de Remstar signent une lettre dans nos pages dans laquelle ils justifient les licenciements à TQS en soulignant qu'ils ne font que «tenter de ressusciter une entreprise cliniquement morte». parknfly.ca 514 631-3359 Solde estival - 4pour1! Pour une période limitée, stationnez jusqu'à quatre semaines et ne payez que pour une seule semaine.Service voiturier 12155, Côte-de-Liesse expreSS A 700, rue Marshall expreSS B 630, av.Michel-Jasmin St AtioNNe Me Nt D'AÉroport 185022# Modalités: présentez ce coupon en sortant du Park'N'Fly.Les frais courent dès l'enregistrement et sont fondés sur une période minimum de 24 h.Une semaine est égale à une période de 7 jours consécutifs de 24 h.Applicable sur 4 semaines consécutives pour un maximum de 28 jours.Un seul coupon par transaction.Cette offre ne peut être jumelée à aucune autre.Taxes en sus.Sous réserve de modifications sans préavis.INSTALLATIoN ÉCLAIrÉE ET CLÔTurÉE rÉSErVATIoN NoN rEQuISES Navette aller-retour GRATUITE (24h) CodE du CoupoN : Valable jusqu'au 30 septembre 2008.7995 $ Jusqu'à 4 semaines 5495 $ Jusqu'à 4 semaines 6495 $ Jusqu'à 4 semaines (G.Q 9S9 $HFPD-M HD -=8- H; -R-3; H::-RO H3 >-P3 FH 58O>H3P8 MH: O5P:4FH: FH 2PJ8-P3H / M&-PFH F&=3H 2OFPD-;P43 :=8 =3H 0-:H 6=4;PFPH33H+ #H: 5-8;PDP5-3;:'H:) IH843; M\"407H; F\"=3H O>-M=-;P43 5-8 =3 3H=84M4J=H H; =3 D-8FP4M4J=H+ AP >4=: , ;H: P3;O8H::O'H): D422=3P6=HT ->HD MHB #H H8:P;-P8H FH @=O0HD ?->PMM43
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