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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 2008-06-14, Collections de BAnQ.

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[" 3559655A ARTS ET SPECTACLES www.cyberpresse.ca/arts FESTIVAL SPÉCIMENS DU FRINGE PAGE 10 MARILOUP WOLFE LES DEUX PIEDS SUR TERRE PAGES 2 ET 3 eonard Cohen n\u2019a pas fait de tournée depuis 15 ans.Comme il le dit lui-même entre deux chansons de son concert actuel: «La dernière fois que j\u2019étais sur cette scène, j\u2019avais 60 ans\u2026 j\u2019étais un enfant avec un rêve fou.» Avant de partir pour l\u2019Europe et de faire sa rentrée dans sa ville, Montréal, au Festival de jazz, le poète qui chante l\u2019irrésistible I\u2019m Your Man a donné deux concerts aussi beaux qu\u2019émouvants à Chicoutimi, à la fin mai.Notre journaliste Alain de Repentigny y était et, après le premier concert, il a retrouvé Leonard Cohen dans sa chambre d\u2019hôtel.Pendant une heure, l\u2019homme de 73 ans a parlé d\u2019abondance de son retour, de sa carrière atypique, de ses problèmes financiers, de sa vision du monde, de travail et d\u2019illumination.Et de Montréal.UNEENTREVUEEXCLUSIVEÀLIREENPAGES 14, 15 ET 16.PHOTO FOURNIE PAR LORCA COHEN AVANT-GOÛT D\u2019AUTOMNE PAGES 23 À 27 MON T R É A L S A M E D I 1 4 J U I N 2 0 0 8 ARTS ET SPECTACLES Prenons une pause-café des mélodrames radiocanadiens , de la saga Remstar et de l\u2019a ffaire Julie Couillard, voulez-vous, et dissertons plutôt sur l\u2019importance de la tradition orale dans la culture inuit.Alors, Nanook et Agaguk partent en canot, Nanook tombe à l\u2019eau, qui est-ce qui reste?Bon, mauvais gag.O.K., placotons plutôt de musique.Qu\u2019est-ce qui vous allume présentement?Qu\u2019est-ce qui vibre dans vos baladeurs numériques ?De mon côté, j\u2019écoute en boucle la charmante pièce Sky des Américains Joshua Radin et Ingrid Michaelson.Si vous craquez pour la pop indie, les harmonies vocales délicieuses et les doux accords de guitare, vous ne regretterez pas d\u2019avoir dilapidé un gros 99 cents à la boutique en ligne d\u2019iTunes.À écouter devant un lac, avec une bouteille de rosé bien frais et plein d\u2019amis.Dans le même registre cool, mordez dans Brightest Hour du duo californien The Submarines, qui s\u2019inspire des jardins en fleurs, du radieux soleil d\u2019été et du gazon vert tendre pour confectionner sa pop mélancolique.C\u2019est très aérien, avec une jolie touche rétro.Sympa comme tout.Restons dans la musique soyeuse avec Tout doucement de Feist.Avec son accent séduisant, l\u2019artiste canadienne ravive ce classique en nous susurrant «Tout doux, tout doux, tout doucement, comme ça, en flânant gentiment».Vive le farniente et les vacances estivales.Un peu plus rock, mais toujours dans le courant folk-indie, je ne me lasse pas de la pièce Good Arms Vs.Bad Arms du quatuor écossais Frightened Rabbit.Le timbre de voix du chanteur Scott Hutchison rappelle unpeu celui deDavid Gray et de Chris Martin de Coldplay.Pour clore ce mouvement lent, je vous suggère la tristounette pièce What a Day de Greg Laswell, un musicien originaire de San Diego.C\u2019est le type de chanson qui démarre dans Grey\u2019s Anatomy au moment précis où la caméra balaie Seattle, arrosée par une pluie froide.Gros plan sur Meredith, épuisée par une (autre) longue journée à l\u2019hôpital, qui scrute l\u2019ondée en se demandant : est-ce que demain sera meilleur pour moi ?Ai-je pris la bonne décision?Un peu déprimant, mais ravissant, quand même.Pour rigoler un peu, j\u2019écoute Incognito, le vieux tube de Céline Dion repris à la sauce manouche par The Lost Fingers, un trio originaire de Québec.Ça ne révolutionne pas la musique, mais ça accroche un sourire au visage.Pour danser, rien de mieux que la chanson Uh-Oh d\u2019Electrocute, une formation de Los Angeles qui verse (évidemment) dans l\u2019électro et le punk léger.Irrésistible.Dans un répertoire plus pop, j\u2019ai vraiment accroché sur la pièce I Decided de Solange, la petite soeur de Beyoncé, qui nous téléporte une quarantaine d\u2019années en arrière, dans les belles années de l\u2019écurie Motown.Ça sonne comme du Diana Ross.Vous m\u2019en donnerez des nouvelles.Et finalement, si vous avez le goût de recréer l\u2019ambiance eurotrash du Grand Prix de Montréal dans le confort de votre Honda Civic blanche, téléchargez Dirty House Music de Marcus Knight et Giulietta, montez le volume et paradez dans le quadrilatère Crescent, Peel, De Maisonneuve et René-Lévesque.Ce morceau quasi aliénant a tourné dans TOUTES les fêtes du week-end dernier.Maintenant, passez au salon de bronzage, aspergez-vous de Dolce&Gabbana, exposez votre magnifique tatouage tribal et enfilez vos vêtements les plus serrés.Voilà, vous faites partie de la jet-set de pacotille.«I love dirty dirty house music, I rock, I disco.» Je lévite Avec L\u2019épicerie de Johane Despins et Denis Gagné.J\u2019adore leurs bancs d\u2019essai de glacières, leurs analyses comparatives de friandises glacées et leurs reportages sur les valeurs nutritives des tartinades aux noisettes.De la télé estivale à la fois rafraîchissante et intelligente (SRC, mercredi, 19h30).Je l\u2019évite La verbeuse Alanis Morissette.Depuis Jagged Lit tle Pill, son meilleur CD, la chanteuse d\u2019Ottawa nous assomme avec des chansons-logorrhées, où les mots se cognent dans des espaces beaucoup trop petits.Vite qu\u2019on lui retire son dictionnaire des synonymes! COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : hdumas@lapresse.ca Petite musique de nuit.d\u2019été HUGO DUMAS CHRONIQUE NATHALIE PETROWSKI Le premier long métrage de Mariloup Wolfe porte un titre évocateur : Les pieds dans le vide.Avec Laurence Leboeuf et Éric Bruneau dans les rôles principaux et un troisième larron du nom de Guillaume Lemay-Thivierge, c\u2019est l\u2019histoire de jeunes bohèmes passionnés par le saut en parachute, mais qui ne savent pas quel sens donner à leur vie.À cet égard, ils sont à des années-lumière de Mariloup Wolfe, une femme de son temps qui n\u2019a pas les deux pieds dans le vide, mais bien vissés sur terre et qui sait exactement où elle s\u2019en va.N\u2019empêche qu\u2019en la voyant pousser la porte d\u2019un petit café-friperie de l\u2019avenue du Mont-Royal, plus petite que je l\u2019imaginais et l\u2019air plus juvénile, j\u2019ai eu un choc.Ou du moins j\u2019ai compris pourquoi Mariloup (qui doit son nom à un jeu de mots volontaire de ses parents un soir où ils en auraient fumé du bon) a si longtemps joué les adolescentes de 16 ans.Non seulement ne fait-elle pas son âge, mais, en personne, elle ressemble comme deux gouttes d\u2019eau à.l\u2019auteure Marie- Sissi Labrèche.Les deux pourraient être des soeurs tant elles dégagent la même énergie, la même fébrilité joyeuse et survoltée.Mais Mariloup serait à coup sûr la plus sage des deux, la plus rationnelle et la plus déterminée.En l\u2019écoutant raconter comment elle a convaincu le producteur Claude Veillet des Films Vision 4 de la choisir pour réaliser Les pieds dans le vide, on a de la difficulté à imaginer que cette jeune femme ait pu un jour se sentir paumée et perdue comme les personnages de son film.Ce fut pourtant le cas, m\u2019assure-t-elle.La vie avant Ramdam Elle avait 19 ans.Deux ans après avoir quitté l\u2019école alternative Face où elle a fait toute sa scolarité depuis la maternelle.Elle n\u2019avait pas encore passé d\u2019audition pour Ramdam, mais savait déjà qu\u2019elle voulait travailler dans le cinéma.Grâce au piston d\u2019un bon copain (Manuel Foglia, pour ne pas le nommer), elle se retrouva stagiaire et troisième assistante sur le film américain Twist of Fate réalisé par Max Fischer.«Il n\u2019y avait qu\u2019un hic : je ne parlais pas anglais, raconte-t-elle.Je ne sais pas si vous comprenez ce que ça veut dire ne pas parler anglais quand on travaille avec une grosse équipe américaine qui ne parle pas français, mais ce n\u2019est pas un cadeau.Ils m\u2019ont trouvée charmante et déterminée, sauf que ç\u2019a été l\u2019enfer tout l\u2019été.Je ne comprenais rien.Eux ne me comprenaient pas davantage.J\u2019étais tellement frustrée de ne pas pouvoir parler anglais couramment qu\u2019à la fin du tournage, j\u2019ai décidé de laisser tomber l\u2019Université de Montréal où j\u2019étais inscrite pour aller apprendre l\u2019anglais en Angleterre.J\u2019y suis restée six mois toute seule: quatre mois dans un cours de langue à Cambridge et deux mois comme serveuse à Londres.C\u2019était un très gros move pour moi et j\u2019avoue que pendant ces six mois d\u2019exil, j\u2019avais les pieds dans le vide et je me sentais parfaitement perdue.» De retour à Montréal, Mariloup parle un peu mieux l\u2019anglais, mais ne sait toujours pas ce qu\u2019elle fera quand elle sera grande.Comme elle a horreur du vide, elle s\u2019inscrit en études culturelles à McGill.Elle y reste un an sans se sentir à sa place.L\u2019année suivante, on la retrouve en production cinéma à l\u2019Université Concordia.Les choses commencent enfin à devenir plus claires pour la fille de Marcel Wolfe, psychiatre et grand fan de cinéma, et de Denise Bouchard, peintre et sculptrice.Mais un nouveau coup dur l\u2019attend.En décembre 2000, la mère de Mariloup apprend qu\u2019elle est atteinte d\u2019un cancer du poumon.Elle meurt quatre mois plus tard.Fonceuse Ironiquement, c\u2019est cet été-là, alors qu\u2019elle peine à faire le deuil de sa mère partie trop tôt, que Mariloup «naît » professionnellement.Après des années de figuration et de petits bouts de rôles grâce aux tuyaux de son frère Sébastien qui travaille pour une agence de casting, elle est embauchée pour jouer un des rôles principaux de Ramdam, une nouvelle série télé pour jeunes.Elle y interprète Mariane, une étudiante en mode qui se lie d\u2019amitié avec Manu, un jeune homosexuel aussi passionné de mode qu\u2019elle.Cet été-là, en plus de tourner 70 épisodes de Ramdam, Mariloup réalise ses premières pubs destinées aux jeunes pour le compte du ministère de l\u2019Éducation.Comme tout le reste, la pub est arrivée dans sa vie par un hasard qu\u2019elle a en quelque sorte provoqué.«Avant Ramdam, raconte-t-elle, j \u2019ai travaillé comme secrétaire chez Cartier Communications Marketing, une agence de relations publiques.Un jour, le patron de la boîte m\u2019a demandé de l\u2019aider à faire une soumission pour une campagne sur les jeunes pour le MEQ.En échange, il m\u2019a promis que s\u2019il obtenait le contrat, il me laisserait réaliser la pub.Je me suis dit pourquoi pas?Je n\u2019avais rien à perdre.Le problème, quand t\u2019as un tempérament un peu gutsy comme le mien, c\u2019est que tu t\u2019avances beaucoup et qu\u2019après, tu es obligée de l\u2019assumer.Mon patron a eu le contrat et moi, eh bien, il a fallu que j\u2019assume.» De toute évidence, Mariloup, une Capricorne ascendant Capricorne, n\u2019a aucun problème à assumer.Et même si cela l\u2019angoisse ou la fait paniquer, elle garde ses frayeurs intimes pour elle et fonce dans le tas sans trop hésiter.C\u2019est ce qui lui a permis de développer de front à la fois une carrière d\u2019actrice et de réalisatrice.Aujourd\u2019hui, Mariloup fait partie de l\u2019écurie de Soma, une maison de production de pubs, aux côtés de réalisateurs comme Stéphane Côté, Frédérik D\u2019Amours et Ricardo Trogi.Bref, elle est en bonne compagnie.Pourquoi choisir ?En même temps, elle est consciente d\u2019être à un tournant de sa vie.«D\u2019abord, il faut que je change de casting, dit-elle.Je ne vais quand même pas jouer les ados toute ma vie.J\u2019ai 30 ans.Il serait temps que je joue des femmes de mon âge.Quant à choisir entre la comédienne et la réalisatrice, je ne veux pas choisir.Je veux continuer à faire les deux métiers parce que les deux me stimulent différemment.J\u2019ai d\u2019ailleurs déjà commencé à travailler sur un deuxième projet de film sur la mort avec Alexandre Veilleux.Bref, la réalisatrice est là pour rester.» N\u2019empêche.Réaliser un premier long métrage n\u2019est pas donné à toutes les comédiennes ni à toutes les jeunes femmes de 30 ans.Mariloup se souvient encore très précisément du jour où elle s\u2019est pointée aux bureaux de Vision 4 pour convaincre le producteur de l\u2019engager.« J\u2019a rrivais du plateau de Michel Jasmin à Québec.J\u2019étais encore toute poupounée et je n\u2019avais pas l\u2019air sérieuse pour un sou.Je savais qu\u2019il y avait deux autres candidats, des gars avec pas mal plus d\u2019expérience, mais je voulais tellement.Le producteur s\u2019est mis à tester ma volonté en affirmant que je n\u2019avais pas assez d\u2019expérience pour entreprendre un aussi gros projet.Autant dire que je ne me suis pas gênée pour lui répondre qu\u2019il se trompait.T\u2019es qui toi pour présumer ainsi de mon inexpérience?lui ai-je demandé.Je n\u2019avais peut-être pas l\u2019expérience des autres, mais ma détermination était telle que je l\u2019ai convaincu.» Le projet imaginé et scénarisé par Vincent Bolduc a été déposé trois fois avant d\u2019obtenir l\u2019aval de Téléfilm Canada et de la SODEQ.La réalisatrice dispose d\u2019un budget de 4,1 millions et de 29 jours de tournage, dont cinq journées complètes consacrées aux cascades.Film commercial et d\u2019auteur Même si Mariloup vit avec Guillaume Lemay-Thivierge, une des vedettes de son film mais aussi un parachutiste professionnel et propriétaire d\u2019un centre de parachutisme dans la région de Joliette, elle a décidé de tourner en grande partie dans un petit aéroport de L\u2019 Île-Perrot au milieu d\u2019une sorte de no man\u2019s land qu\u2019elle mettra à sa main.«Je voulais faire mon propre centre, un lieu qui n\u2019existe pas, mais que je peux imprégner de la mentalité bohème et beach bum.On a commencé à lui donner forme avec des conteneurs qu\u2019on a placés dans un champ.L\u2019esthétique pour moi, c\u2019est très important.Pas au détriment du jeu et des comédiens, mais j \u2019aime créer des univers et des atmosphères.» En réfléchissant au genre de film qu\u2019elle voulait tourner, Mariloup a vite compris qu\u2019à essayer de plaire à tout le monde, elle finirait par ne plaire à personne.«Si je ne pensais qu\u2019au box-office, je ne ferais pas le film que j\u2019ai décidé de faire.En fin de compte, mon film va être commercial à cause des vedettes qui y jouent, mais ce sera aussi un projet d\u2019auteur parce que j\u2019y aurai mis toutes mes tripes.» Avant même la première journée de tournage (qui a débuté mardi), elle disait avoir appris mille choses.Comme quoi ?«Comme le fait qu\u2019un réalisateur, faut que ça s\u2019assume.Par exemple, je voulais que Guillaume porte des dreads.Ç\u2019a pris cinq heures à poser.Il va être pogné deux mois avec ça.C\u2019est sale, ça pue, c\u2019est pas vraiment agréable, mais j\u2019en avais besoin pour le personnage.Le plus dur, c\u2019est de tenir son idée jusqu\u2019au bout sans se laisser influencer et sans avoir peur de décevoir tout cela, en faisant toujours les bons choix.» Autant dire que Mariloup Wolfe a hérité de tout un contrat cet été.Et même si elle va se retrouver les pieds dans le vide pour le prochain mois, parions qu\u2019elle regagnera plus tard la terre.Sans trop de problèmes.LES DEUX PIEDS ENTREVUE MARILOUP WOLFE lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll À 30 ans, Mariloup Wolfe a déjà une feuille de route enviable à la fois comme comédienne, animatrice et réalisatrice de courts métrages et de pubs.Mais cet été, la blonde enfant franchit un pas de plus en tournant son premier long métrage sur une bande de jeunes mordus du parachutisme.Portrait d\u2019une jeune femme qui n\u2019a pas peur de sauter dans le vide.« Si je ne pensais qu\u2019au box-office, je ne ferais pas le film que j\u2019ai décidé de faire.En fin de compte, mon film va être commercial à cause des vedettes qui y jouent, mais ce sera aussi un projet d\u2019auteur parce que j\u2019y aurai mis toutes mes tripes.» lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 4 J U I N 2 0 0 8 3565364A ARTS ET SPECTACLES D\u2019un côté, la photo d\u2019une femme et d\u2019un enfant noirs comme du charbon.De l\u2019autre, celle d\u2019un militaire et d\u2019une petite fille blancs comme neige.Entre les deux, un homme café au lait : Barack Obama, tel qu\u2019il apparaît sur la couverture de son autobiographie Les rêves de mon père, publié en 1995 et réédité récemment aux Presses de la Cité.Je ne suis pas une grande lectrice d\u2019autobiographies politiques.Je n\u2019ai jamais réussi à me passionner pour ces exercices de relations publiques en forme de récits lisses, lavés au Tide des bons sentiments et dont les détails troubles ou gênants ont été expurgés.Mais avec Barack Obama, on entre dans un nouveau monde qui relève plus de la déconstruction de l\u2019Histoire que du marketing ou de la mystification.Sa sincérité et sa candeur tranchent tellement avec le ton habituel de ce genre de bouquin qu\u2019on tombe instantanément sous le charme.Dans la préface, Obama reconnaît que certains passages du bouquin sont politiquement inopportuns et vont probablement lui nuire.En même temps, il jure qu\u2019il écrirait le même livre aujourd\u2019hui sans chercher à gommer les tourments intérieurs qui l\u2019ont poussé à boire, à fumer et prendre de la coke avant de se ressaisir et de se lancer dans l\u2019action politique à Chicago.Cette bio magnifique (sauf pour la traduction trop parisienne) se lit comme un roman.Au coeur du récit, la quête identitaire d\u2019un homme ni tout à fait noir ni tout à fait blanc, fils d\u2019une Américaine blanche du Kansas et d\u2019un Noir du Kenya.Les deux se sont rencontrés dans un cours de russe à l\u2019Université d\u2019Hawaii.Ils sont tombés amoureux, se sont mariés, ont eu un fils prénommé Barack comme son père, mais n\u2019ont pas vécu heureux jusqu\u2019à la fin comme dans les contes de fées.Barack père est reparti au Kenya rejoindre sa femme et ses enfants africains alors que son fils n\u2019avait que 2 ans.Ils ne se sont revus qu\u2019une seule autre fois, huit ans plus tard.Ce n\u2019est que dans la vingtaine que Barack a appris que son père avait aussi été marié à une autre Blanche Américaine dont il avait eu deux autres fils.Il apprend aussi que ce père héroïque et membre de l\u2019élite du pays a fait les frais d\u2019une violente guerre ethnique.Chassé du gouvernement par le président, Barack père s\u2019est retrouvé sans le sou dans la rue, sa réputation en miettes, l\u2019alcool comme seule consolation.Le passage où Obama apprend la véritable histoire de ce père absent qu\u2019il a mythifié est particulièrement poignant.On y lit sa déception et sa colère, mais aussi le début de sa libération.«C\u2019était dans l\u2019image de mon père, l\u2019homme noir, le fils de l\u2019Afrique, que j\u2019avais mis tous les attributs que je cherchais en moi, écrit-il.À présent, je me retrouvais assis dans ce fauteuil à dossier dur, délesté de cette image.Penser que j\u2019avais passé toute ma vie à me battre contre ce qui n\u2019était qu\u2019un fantôme! La tête m\u2019en tournait.Le roi a été renversé.La meute qui s\u2019agite dans ma tête peut se déchaîner.Maintenant, bordel, je suis libre de faire ce que j\u2019ai envie de faire!» Ce qui frappe le plus en lisant ce bouquin, c\u2019est à quel point Obama n\u2019a rien à voir avec tous ceux qui ont brigué la présidence américaine avant lui.Je ne parle pas seulement de sa couleur, mais de sa culture, de son érudition, de son expérience de la misère humaine comme des différences culturelles et religieuses, de ses voyages en Europe et en Afrique, de son enfance à Hawaii , mais aussi à Jakarta, en Indonésie.À lui seul, Obama a vécu plus de vies que tous les présidents américains réunis.Si jamais ce type réussit à se faire élire à la présidence, ce ne sera pas seulement un grand jour pour les Américains.Ce sera la preuve que les miracles sont encore possibles.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : npetrows@lapresse.ca Obama en couleur NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE La sincérité et la candeur de Barack Obama tranchent tellement avec le ton habituel des autobiographies qu\u2019on tombe instantanément sous le charme.PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE MariloupWolfe est consciente d\u2019être à un tournant de sa vie.«D\u2019abord, il faut que je change de casting, dit-elle.Je ne vais quand même pas jouer les ados toute ma vie.J\u2019ai 30 ans.Il serait temps que je joue des femmes de mon âge.Quant à choisir entre la comédienne et la réalisatrice, je ne veux pas choisir.Je veux continuer à faire les deux métiers parce que les deux me stimulent différemment.» lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll SUR TERRE lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 4 J U I N 2 0 0 8 A R T S E T S P E C T A C L E S 3 Halpern et Johnson de Lionel Goldstein mise en scène deMonique Duceppe Le Lion en hiver de James Goldman mise en scène de Daniel Roussel Faits pour s\u2019aimer de Joseph Bologna et Renée Taylor mise en scène de Michel Poirier Le Déni d\u2019Arnold Wesker mise en scène deMartine Beaulne Amadeus de Peter Shaffer mise en scène de René Richard Cyr Pierrette est enchantée de Pierrette Robitaille mise en scène de Jacques Girard Abonnez-vous! 514 842-8194 duceppe.com 2008 - 2009 3557783A 3557815 Comme toutes les grandes villes de ce monde, Montréal compte son lot de salles de spectacle mythiques, dont la plupart n\u2019existent plus : le Forum, le Spectrum, les (toujours vivantes) Foufounes électriques\u2026 Jusqu\u2019en 1970, il y a aussi eu l\u2019Esquire Music Bar, rue Stanley, baptisé d\u2019abord l\u2019Esquire Show Bar, mais que tout le monde appelait de toute façon l\u2019Esquire, tout court.À compter de mercredi et pendant tout l\u2019été, un grand spectacle musical rendra hommage à ce lieu légendaire dont il ne reste que des souvenirs.Que de bons souvenirs.Pourquoi ?MARIE-CHRISTINE BLAIS Quand il était de passage à Montréal, le fameux et regretté bluesman John Lee Hooker avait coutume de dire que l\u2019Esquire avait été «la meilleure salle de spectacle au monde», alors que le chanteur «blues électrique» Albert Collins en conservait des souvenirs incroyablement chaleureux et vifs! Mais qu\u2019avait-elle donc, cette salle située au 1224, rue Stanley, pour qu\u2019on en parle encore aujourd\u2019hui, près de 40 ans après la fermeture de ses portes?Qu\u2019avait donc ce temple de l\u2019ouest de la ville, né à la toute fin des années 40 et consacré d\u2019abord au jazz, au be-bop et au blues, puis rapidement au soul, au r\u2019n\u2019b et au rock, pour que son nom résonne encore, alors que ceux du Rockhead\u2019s Paradise, du Café de l\u2019Est, du Café Saint-Michel et autres «clubs» ont sombré dans l\u2019oubli collectif?Pourquoi cette «boîte» anglophone où se produisaient les artistes black de toute allégeance musicale (B.B.King, Little Richard, Wilson Pickett, Otis Redding, Patti Labelle, Hooker, Chubby Checker, George Benson et compagnie) a-t-elle à ce point marqué les esprits?Il y avait d\u2019abord et avant tout sa configuration, exceptionnelle, rappelle le chanteur Skipper Dean, qui s\u2019est produit à l\u2019époque dans cette salle et qui sera du spectacle hommage à l\u2019Esquire (voir autre texte): «À l\u2019Esquire, le bar était en forme d\u2019U géant (comme un gros fer à cheval) et, à l\u2019intérieur même de l\u2019U, il y avait la scène.Entre le bar et la scène, les serveurs se promenaient donc pour servir les clients accoudés au comptoir \u2013 c\u2019est en dessous de ce comptoir que se trouvaient les bouteilles d\u2019alcool : les gens pouvaient donc regarder le spectacle de très près tout en se faisant servir et en buvant, à moins qu\u2019ils ne préfèrent une des chaises disposées plus loin.Mais c\u2019était d\u2019être assis au bar qui comptait le plus.Ce qu\u2019il y avait de frappant en plus, c\u2019est qu\u2019il y avait un grand miroir sur le mur en face de la scène, donc au fond de la salle, et le chanteur pouvait regarder de quoi il avait l\u2019air pendant le spectacle! Des fois, ça aidait \u2013 hum, pas mal, ce nouveau costume, wow, qu\u2019est-ce que j\u2019ai l\u2019air classe (rires) \u2013 et des fois, non!» «La loge des artistes était très petite, mais la scène était suffisamment grande pour y donner des shows mémorables, reprend Jimmy Dooley, 72 ans, membre du mythique groupe américain soul The Avalons et qui sera lui aussi du spectacle hommage, la semaine prochaine.«Et puis, on avait l\u2019impression que l\u2019endroit ne fermait jamais : à 4h du matin, on pouvait nous demander de sortir, le temps de faire le ménage, et après, ça repartait!» Robert Charlebois, le premier Québécois La configuration de la scène était à ce point remarquable et appréciée des artistes que Robert Charlebois, premier Québécois à fouler les planches de l\u2019Esquire (et deuxième Blanc à le faire, après Buddy Rich), en juin 1969, s\u2019en souvient avec ferveur.Il avait pourtant «fait peur au monde» à l\u2019Olympia de Paris en avril cette année-là, puis rempli la Comédie-Canadienne (aujourd\u2019hui le TNM) en mai.«Mais faire l\u2019Esquire, c\u2019était un rêve, m\u2019avait expliqué Charlebois en entrevue il y a quelques années.J\u2019ai été le premier francophone à y chanter, le deuxième Blanc à s\u2019y produire et c\u2019était, en plus, la première fois que je revêtais un chandail des Canadiens comme costume de scène, avec un pantalon en lamé argent et des running shoes.C\u2019était\u2026 délirant ! » Charlebois étant fort populaire, l\u2019Esquire avait même ajouté, le 8 juin 1969 à 15h, une matinée «pour les jeunes»\u2026 donc sans alcool.Le propriétaire de l\u2019endroit, Norm Silver (également propriétaire d\u2019un autre lieu célèbre à l\u2019époque, le fameux Moustache, rue Closse) savait comment tirer parti du succès.Scène marquante, donc.Ceux qui ont vu l\u2019une ou l\u2019autre des nombreuses représentations de la tournée La maudite tournée de Charlebois à compter de 1994 s\u2019en souviendront peut-être : «Tu te rappelles le bar en fer à cheval collé sur la scène, ce qui fait que je pouvais me promener dessus pour chanter?demande Charlebois.Eh bien, c\u2019est exactement, mais en plus grand, la scène de l\u2019Esquire, waiter compris!» Pourquoi l\u2019Esquire a-t-il dû fermer ses portes en 1970?D\u2019abord parce que des salles mieux équipées et plus chic ont vu le jour: inaugurée en 1963, la Place des Arts, notamment, a attiré tous les grands artistes noirs, qui se produisaient jusque-là soit au Forum (pour les stars), soit dans les nightclubs de l\u2019ouest de Montréal.Les affaires périclitant peu à peu, un climat nettement plus violent s\u2019est installé dans les salles, les «descentes de police» se sont multipliées, et le maire Jean Drapeau, dans sa volonté d\u2019assainir la ville, a fait révoquer peu à peu tous les permis d\u2019alcool.L\u2019Esquire a donc dû mettre fin à ses activités en 1970-71.Mais son souvenir, lui, résiste\u2026 La fameuse scène en fer à cheval\u2026 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE «Faire l\u2019Esquire, c\u2019était un rêve », se souvient Robert Charlebois qui, en juin 1969, a été le premier francophone et le deuxième Blanc à s\u2019y produire.«On avait l\u2019impression que l\u2019endroit ne fermait jamais: à 4h du matin, on pouvait nous demander de sortir, le temps de faire le ménage, et après, ça repartait ! » \u2014 Jimmy Dooley, du groupe The Avalons L\u2019ESQUIRE SHOW BAR lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 4 J U I N 2 0 0 8 MARIE-CHRISTINE BLAIS Dans le studio de répétition Madrigal, à Verdun, il fait chaud cet après-midi.Mais ce ne sont pas les sept musiciens (dont trois cuivres) qui viennent de répéter avec les chanteurs Skipper Dean, Jimmy Dooley et Michael Dozier (fils de Jimmy et coconcepteur du spectacle) qui vont s\u2019en plaindre : oui, il fait torride, mais la musique \u2013 que du rhythm\u2019n\u2019 blues et du soul \u2013 l\u2019est tout autant ! Car tout ce beau monde, de même que quatre autres chanteurs (dont l \u2019ardente Sylvie Desgroseillers) et quatre choristes- danseurs, va interpréter, en tout ou en partie, pas moins de 80 chansons de Ray Charles, James Brown, Wilson Pickett, Aretha Franklin, Martha&The Vandellas et compagnie dans le cadre du spectacle Esquire Show Bar.On va faire simple: un article ne peut tout simplement pas rendre compte du charme, de la modestie, du talent et du «petit supplément d\u2019âme» de Jimmy Dooley, 72 ans, et de Skipper Dean, 63 ans, véritables pans d\u2019histoire vivants \u2013 et toujours dotés de belles voix.Tous deux ont fait partie du groupe R\u2019n\u2019B The Avalons dans les années 50.Jimmy a aussi travaillé notamment avec Billie Holiday et Chuck Berry.Skipper, lui, s\u2019est produit avec Quincy Jones, Michael Bolton, les Temptations, etc.Ils ont fait partie des Platters au moment de leur reconstitution.Mais tous deux ont aussi travaillé avec Jean Grimaldi («Un grand monsieur avec qui c\u2019était un honneur de travailler!» lance Skipper), Johnny Farago, les Classels, Fernand Gignac, Gi l les Latulippe! «On faisait faire tous nos suits à Montréal, se remémore Skipper.Il fallait bien paraître sur scène, c\u2019était important!» À l\u2019époque de l\u2019Esquire, Jimmy louait une chambre au-dessus du Montreal Pool Room, boulevard Saint-Laurent («Ça ne coûtait que 12,50$ par semaine ! ») \u2026 Ensuite, il s\u2019est marié, a vécu à New York\u2026 ou au Nouveau- Brunswick, a eu des enfants, dont Michael Dozier, qui vit toujours au Québec et qu\u2019on a pu voir chanter dans diverses revues à succès au Casino de Montréal \u2013 pour «faire » Ray Charles, Michael ne donne pas sa place.C\u2019est Michael Dozier justement, en compagnie deMichel Gaumont, qui a établi le concept du spectacle autour des grands succès des artistes de l\u2019époque.Michael se souvient avoir été à l\u2019Esquire: «Je n\u2019y ai jamais chanté, c\u2019est mon père qui l\u2019a fait, mais je sais que l\u2019Esquire, c\u2019était un peu comme l\u2019Apollo à New York: il fallait l\u2019avoir fait pour être considéré comme un vrai musicien!» «Les musiciens que tu as choisis pour le spectacle sont tellement bons que j\u2019ai failli oublier les paroles de ma chanson, j\u2019en avais les larmes aux yeux», lance alors son père Jimmy.«C\u2019est une musique faite soit pour le bonheur, soit pour pleurer, reprend Skipper.Et c\u2019est une musique qui rassemble, comme elle le faisait à l\u2019époque: Blancs et Noirs, hommes et femmes, jeunes et vieux.Francophones et anglophones?Oui, mais jamais personne n\u2019a exigé de nous que nous chantions en français, même quand nous étions en tournée avec M.Grimaldi ! Alors, j\u2019en chantais un peu, surtout du Gilbert Bécaud, que j\u2019aime tellement.» «Vous vous rendez compte, à nous deux, Skipper et moi, nous représentons 135 ans de vie.Quelle chance nous avons de pouvoir encore chanter ! », laisse échapper M.Dooley.«Nous sommes les derniers des Mohicans, reprend Skipper avec un beau sourire.Mais, Jimmy, je suis sûr qu\u2019il y aura toujours des gens pour chanter du soul.» Esquire Show Bar \u2013 La revue, au Théâtre Corona, dès le 18 juin.La musique à remonter le temps Des spectacles hommages à une époque révolue \u2013 les années 60, les années Motown, etc.\u2014, il y en a beaucoup.Mais quasi aucun ne compte habituellement d\u2019artistes qui ont vraiment vécu la période célébrée.C\u2019est ce qui distingue le spectacle Esquire Show Bar \u2013 La revue, présenté à compter de mercredi prochain au théâtre Corona.Consacré à la musique rhythm\u2019n\u2019blues et au soul, il met notamment en vedette Jimmy Dooley et Skipper Dean, du mythique groupe des années 50 The Avalons.Rencontre avec deux légendes humbles.PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE Michael Dozier, Skipper Dean et Jimmy Doole en répétition à Verdun.D\u2019autres chanteurs et choristes se joindront à eux pour interpréter, en tout ou en partie, pas moins de 80 chansons de Ray Charles, James Brown, Wilson Pickett, Aretha Franklin, Martha&The Vandellas et compagnie dans le cadre du spectacle Esquire Show Bar.«On faisait faire tous nos suits à Montréal, se remémore Skipper.Il fallait bien paraître sur scène, c\u2019était important ! » L\u2019ESQUIRE SHOW BAR lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 4 J U I N 2 0 0 8 A R T S E T S P E C T A C L E S 5 3569030A Forfaits disponibles Une présentation de 356,rue Marie-Victorin, Kingsey Falls 819363-2900ou1877563-2900 www.grandschenes.ca FORFAITS DISPONIBLES A V E C catherine allard ,guillaume champoux eveline gélinas,steve laplante,sébastien rajotte Les Productions Jean-Bernard Hébert présentent du 27 JUIN au 30AOÛT 2008 U N E C O M É D I E E T U N E M I S E E N S C È N E D E frédéric blanchette 3565936A 3569016A DÈS LE 13 JUIN 2008 L e T h é â t r e d e s C a s c a d e s PRÉSENTE À 30 minutes de Montréal, Autoroute 20 Ouest, Vaudreuil-Dorion, Pointe-des-Cascades Un site extraordinaire \u2022 Salle climatisée Forfait souper-théâtre disponible Comédie de Ron Clark et Sam Bobrick Adaptation Chantal Lamarre Mise en scène Richard Fréchette Direction artistique Michel Laperrière Pierrette Robitaille Michel Laperrière Tammy Verge Jeudi et vendredi :20h Samedi 18h30 et 21h Le Théâtre des Cascades Réservations : 450 455 8855 Sans frais : 1-866-494-8855 2 chemin du Canal, Pointe des Cascades www.theatredescascades.com 3561680A 3566720 ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE NOUVELLES DU DISQUE Chostakovitch en 27 compacts Brilliant a monté une «Édition Chostakovitch» de 27 compacts à partir d\u2019enregistrements repris de diverses marques.On y trouve les 15 symphonies dirigées par Rudolf Barchaï, les cinq symphonies de chambre adaptées par Barchaï de cinq quatuors à cordes, les 15 quatuors originaux par le Quatuor Rubio, d\u2019autre musique de chambre également, les deux concertos pour piano par Cristina Ortiz, les deux pour violon par David Oïstrakh et les deux pour violoncelle par Alexander Ivashkine.Schubert trois fois Des enregistrements de la sixième Messe de Schubert, en mi bémol majeur, D.950, paraissent simultanément sous trois marques différentes: chez Mirare, direction Michel Corboz; Chandos, dir.Richard Hickox; Naxos, dir.Morten Schuldt-Jensen.Entremont accompagnateur Le pianiste et chef d\u2019orchestre Philippe Entremont se fait accompagnateur de lieder sur un récent disque Richard Strauss de la mezzo-soprano Sophie Koch.Le programme, chez Cascavelle, comprend 14 lieder.JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Une pincée de ragga, deux cuillerées à soupe de samba, trois tasses de musique sénégalaise, deux portions de groove latino, une grande louchée de délire onirique, d\u2019humour salace et de rythmes électro.Mélangez dans un grand blender québécois pure laine.Dégustez.Dansez.Difficile d\u2019imaginer plus montréalais que cette recette à la fois urbaine et tribale, faite d\u2019épices locales et internationales.Et pourtant.Aucun membre du groupe Ouanani \u2013 qui a lancé son premier album cette semaine (Vote Etnik, sur étiquette Ouaoua) \u2013 n\u2019est né à Montréal.Le chanteur et créateur du concept, Jean Arsenault, est originaire du Lac-Saint- Jean.Son percussionniste Sadio Sissokho vient du Sénégal.Les autres musiciens sont issus de la Côte-d\u2019Ivoire, du Mozambique et de l\u2019Abitibi.Sans oublier les chanteuses haïtiennes ou cubaines qui viennent périodiquement se montrer le bout du nez.«Nous sommes tous des réfugiés économiques», lance Arsenault en souriant.Ces nationalités diverses ont, il va sans dire, forgé le son et le style de cette formation inclusive et multicolore.«Le métissage est vraiment la clé de notre affaire, explique l\u2019auteur-compositeur-danseur et routard invétéré.La convergence aussi, dans le sens où l\u2019entendait Sakharov.L\u2019idée, finalement, c\u2019est de prendre ce qu\u2019il y a de mieux dans chaque culture et d\u2019en créer une nouvelle\u2026» Qu\u2019Andrei Sakharov soit un des pères de la bombe atomique soviétique ne déboute pas Arsenault.L\u2019homme était aussi un grand humaniste, qui avait en théorie d\u2019intéressants principes.Encore fallait-il qu\u2019ils soient récupérés par des artistes, des jouisseurs et des rêveurs comme cet Almatois de naissance, qui fut un grand ami de Dédé Fortin, un des premiers ambassadeurs du gumboots brésilien au Québec\u2026 et qui est toujours le neveu de la chanteuse Angèle Arsenault ( ! !).Jean Arsenault, on l\u2019aura compris, prône par la musique l\u2019idée d\u2019un Québec nouveau, construit sur des mélanges harmonieux.Le titre du premier disque de Ouanani se veut, par là, une réponse au fameux discours prononcé par Parizeau après le référendum de 1995.«Pour lui, l\u2019ethnique, c\u2019est l\u2019autre, l\u2019étranger, dit-il.Pour moi, cet autre-là, il faut l\u2019intégrer.Sinon, on ne survivra pas comme société saine et fertile.» Il n\u2019en fait pas pour autant pas un cheval de bataille.Cool de nature, Jean Arsenault est un adepte du vivre et laisser-vivre.Libre à chacun d\u2019accepter sa proposition polyethnique.«Ouanani, ce n\u2019est qu\u2019une voie, dit-il.C\u2019est notre soupe à nous.Je ne veux pas nécessairement une hégémonie du métissage.Je dis seulement que notremétissage à nous, au Québec, il peut se faire avec autre chose que la musique américaine.» L\u2019ami du Coloc En ces temps de grandes réflexions sur le Québec interculturel, Ouanani ne pourrait être plus d\u2019actualité.Ce n\u2019est pourtant pas d\u2019hier que Jean Arsenault explore les avenues de la sono mondiale.Depuis les années 80, ce tripeux de percussions parcourt la planète à la recherche de ce qu\u2019il appelle le «groove philosophal».Sespériples le conduisentàCuba, au Brésil, en Afrique de l\u2019Ouest, au Maroc.Au début des années 2000, il repart pour une longue trotte au Brésil avec son pote et compatriote jeannois Dédé Fortin.Dédé en reviendra imbibé de rythmes tropicaux, et Jean, plein de nouvelles idées pour sa troupe de gumboots \u2013 troupe qui s\u2019était d\u2019ailleurs fait remarquer au gala de l\u2019ADISQ en 1994 pendant une prestation des Colocs.Pour la petite histoire, c\u2019est aussi Jean qui présentera les frères Diouf à Dédé, quelques années plus tard.Une rencontre qui s\u2019avérera déterminante pour les Colocs de l\u2019époque de Dehors Novembre.Pendant tout ce temps germe le concept de Ouanani.Entre deux virées sac au dos, Jean Arsenault compose, recrute et entame l\u2019enregistrement du disque en janvier 2006.«Je pensais que ça me prendrait deux mois.Ça m\u2019en a pris 18!» dit-il, essoufflé.L\u2019album est sorti l\u2019an dernier au Lac-Saint-Jean.Sans surprise, la chanson Lac-Saint-Jeanpignon magik («Le lac Saint-Jean, c\u2019est un vrai paradis/c\u2019est la piscine creusée la plus réussie») s\u2019est imposée comme le tube de l\u2019été sur les radios de la région.Profitant de la brèche et des circonstances favorables, Jean Arsenault a déjà vendu près de 500 exemplaires du disque en faisant du porteà- porte autour du lac.En sera-t-il de même dans le reste du Québec ?Si on en juge par tout le gratin world beat présent au Club Lambi lors du lancement montréalais, le buzz semble bon.Mais le porte-à-porte risque de prendre plus de temps dans la grande ville.Ouanani, sur scène en août aux FrancoFolies.OUANANI La tribu L\u2019Afrique, l\u2019Amérique latine, les Antilles et le Québec pure laine réunis dans une seule et même «bebitte».Bienvenue dans l\u2019univers polyethnique de Jean Arsenault et de Ouanani.PHOTO FRANCOIS ROY, LA PRESSE Difficile d\u2019imaginer plus montréalais que la recette de Ouanani, à la fois urbaine et tribale, faite d\u2019épices locales et internationales.Et pourtant.Aucun membre du groupe \u2013 qui a lancé son premier album cette semaine (Vote Etnik, sur étiquette Ouaoua) \u2013 n\u2019est né à Montréal.«Le métissage est vraiment la clé de notre affaire », explique le chanteur et créateur du concept, Jean Arsenault.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll «Notre métissage à nous, au Québec, il peut se faire avec autre chose que la musique américaine.» lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 4 J U I N 2 0 0 8 Gilles Vigneault chemin faisant 23, 24, 25 octobre 2008 à 20h Au Théâtredu NouveauMonde Réservations 514866-8668 www.tnm.qc.ca 3568155A 3569489 U N E C O M É D I E D E Ken Ludwig T R A D U C T I O N E T M I S E E N S C È N E D E Jean-Guy Legault Les Productions Jean-Bernard Hébert présentent CORPORATION FINANCIÈRE Une présentation de 450 469-1006 1888 666-3006 www.theatrederougemont.com Forfaits disponibles U N E C O M É D I E D E Ken Ludwig TRADUCTION ET MISE EN SCÈNE DE Jean-Guy Legault AV E C Valérie Blais, Stéphane Breton, Jean-Marc Dalphond, Jean-Bernard Hébert, Marie-France Lambert, Jean Leclerc, Janine Sutto, Antoine Vézina DU 20 JUIN au 30 AOÛT 2008 370, rang de la Montagne à Rougemont 3568866A 3569272A 3562109A 3562112 3556516A 3556519 ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE SUR LES PLANCHES lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Billy Bragg KARKWATSON, ce soir au National.GEORGES MOUSTAKI, ce soir au Théâtre Outremont.JULOS BEAUCARNE, demain au Gesù.FRED EAGLESMITH, demain au Petit Campus.MY MORNING JACKET, mardi au National.WHITE NITE, mardi au Club Balattou.> > > > > > MILES PERKINS, mardi au Lion d\u2019or.ONE, mercredi au National.BILLY BRAGG, mercredi au Club Soda.RYANDAN, jeudi au Club Soda.BRANT BJORK, vendredi au Club Soda.LESBO VROUVEN, vendredi au Gymnase.> > > > > > ALEXANDRE VIGNEAULT HAUT-PARLEURS Le clip se retrouve encore au banc des accusés.Il n\u2019a pas été explicitement montré du doigt lors de la récente sortie du Conseil du statut de la femme, mais il demeure considéré comme un domaine hypersexué et un véhicule de sexisme.Ce n\u2019est pas faux.Et ce n\u2019est pas nouveau.Il suffit de songer à Girls, Girls, Girls de Mötley Crüe pour se rappeler que l\u2019image de la femme dans les clips suscitait déjà son lot de critiques il y a 20 ans.Patrick Binette, directeur musical de MusiquePlus, a l\u2019habitude de voir le débat sur le sexisme dans les clips rebondir dans sa cour.Ses collègues et lui passent d\u2019ailleurs beaucoup de temps à en parler, lors de la réunion hebdomadaire au cours de laquelle ils évaluent les nouveautés et leur assignent une case horaire.«On s\u2019est senti moins visé cette foisci, souligne-t-il toutefois.Avant, le clip sortait en premier, là, la publicité et internet sont sortis plus fort.» Ça ne veut pas dire que le clip ne carbure plus aux chorégraphies mettant en vedette des danseuses peu vêtues.On pense à Lollipop, de Lil\u2019 Wayne, lui-même un cliché de clip stéréotypé où le rappeur est entouré d\u2019une horde de pétards tellement pleine de désir qu\u2019on craint de la voir s\u2019évanouir.Ou à l\u2019insignifiant Calabria du Danois Enur, mettant en vedette des mollets, des cuisses et des bouts de fesses pas du tout subtilement trempés dans l\u2019huile à massage.Tracer la ligne entre ce qui doit être interdit de diffusion ou pas n\u2019a jamais été facile, selon Patrick Binette.Il y a des cas qui se règlent facilement : il n\u2019y a pas de place à MusiquePlus pour des images mêlant sexe et violence.Les clips ouvertement sensuels au contenu potentiellement polémique \u2013 Ayo Technology, de 50 Cent et Justin Timberlake, où il est clairement question de voyeurisme, par exemple \u2013 ne passent qu\u2019après 21h.Et Lollipop de Lil\u2019 Wayne?N\u2019importe quand.«On n\u2019est pas là pour faire de l\u2019éducation, tranche Patrick Binette.Mais on ne montre pas que des filles de clips hip-hop sexy.Juste dans le hip-hop, on montre aussi M.I.A.et Diam\u2019s, qui ne jouent pas du tout cette carte-là.On montre aussi Alanis Morissette, Alicia Keys ou des filles de métal qui ne jouent pas ce jeu-là non plus.Ça, c\u2019est délibéré et on veut continuer à le faire.» Le contenu sensuel \u2013 ou carrément sexuel \u2013 de certains clips a toujours causé un malaise à MusiquePlus.Patrick Binette dit d\u2019ailleurs que, «dans un monde idéal, les artistes regarderaient leurs clips et verraient eux-mêmes qu\u2019ils sont allés trop loin ».Une connaissance même vague de la production récente laisse deviner que l\u2019autocensure, ou simplement l\u2019autocritique, n\u2019est pas prisée dans le monde du clip.Seule «note positive », selon le Conseil du statut de la femme, il semble que les ados d\u2019aujourd\u2019hui se montrent plus c ritiques qu\u2019auparavant envers les clips.«Les jeunes du secondaire prennent leurs distances quant aux images de la femme véhiculées dans les vidéoclips, les jugeant trop souvent dégradantes », stipule le rapport.Se pourrait-il que les artistes s\u2019en soient rendu compte ?Pat r ick Binet te af f i rme avoir constaté un «essouff lement » du c lip sexy récemment.Que certains sont désorma is perçus comme des parodies ou tournés en ridicule.Or, avant d\u2019être une oeuvre d\u2019art \u2013 ce qu\u2019il est rarement, en fait \u2013 le clip demeure un outil promotionnel.Quand les fans se mettent à rire du chanteur plutôt que de baver devant son harem, c\u2019est qu\u2019il est grand temps de changer de slogan publicitaire.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : avigneau@lapresse.ca Moins soif de sexe, le clip?Seule « note positive », selon le Conseil du statut de la femme, il semble que les ados d\u2019aujourd\u2019hui se montrent plus critiques qu\u2019auparavant envers les clips.« Les jeunes du secondaire prennent leurs distances quant aux images de la femme véhiculées dans les vidéoclips, les jugeant trop souvent dégradantes », stipule le rapport.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 4 J U I N 2 0 0 8 A R T S E T S P E C T A C L E S 7 3567745A F.-À léo Hommage à Léo Ferré d\u2019après une idée de roberto Cipelli aveC roberto Cipelli, attilio ZanChi, philippe GarCia et la partiCipation spéCiale de Gianmaria testa et paolo Fresu Ferré revu par Les meiLLeurs musiciens itaLiens LES GRANDS CONCERTS Dimanche 29 JUIN \u2022 21 h30 Théâtre Maisonneuve, PdA RENSEigNEMENTS MONTREALJAZZFEST.COM 3569038A 3555739A 3560889 ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE MARIE-CHRISTINE BLAIS Ivyn\u2019est ni«geek», ni «freak»et ne croit pas aux fantômes.Il se trouve seulement que la jeune femme de 31 ans s\u2019est toujours passionnée pour la littérature fantastique (particulièrement celle du XIXe siècle), les films d\u2019horreur, le monde gothique\u2026 et le heavy metal: c\u2019est d\u2019ailleurs comme chanteuse, guitariste et auteure-compositrice heavy metal qu\u2019elle a débuté, à 16 ans, au sein de son groupe (tout féminin!) Slightly Mad.«J\u2019écrivais des textes intitulés The Return of NormanBates, ça donne une idée du genre», explique en riant celle qui a son baccalauréat en littérature de l\u2019UQAM et qui écrit toujours beaucoup \u2013 surtout des nouvelles.«J\u2019écris autant en français qu\u2019en anglais, mais sur des sujets tout à fait différents: en français, c\u2019est l\u2019histoire, celle du Québec, celle du Vieux-Montréal qui me passionne: je pourrais être guide dans le Vieux tellement ça m\u2019intéresse! La musique que ça m\u2019inspire est plus irlandaise (de type chanson à boire et reel), s\u2019il fallait la décrire.En anglais, c\u2019est vraiment l\u2019univers de la sorcellerie et le fantastique qui m\u2019inspire, et cela donne d\u2019autres musiques.» Effectivement, l\u2019atmosphère sonore est plus folk, plus ballade celtique et un brin goth, mise en valeur par la belle voix grave d\u2019Ivy.«Prenons Keepsake, qui parle de l\u2019océan: j\u2019ai écrit une musique bâtie comme une série de vagues, qui vont et viennent\u2026» explique la jeune femme, qui devrait être en spectacle cet automne.Et tout cela est une affaire de famille.Après avoir rencontré le compositeur chevronné Daniel Mercure par l\u2019entremise d\u2019un ami de son père, elle enregistre avec lui une première chanson, Stove Hollow: «En 2006, je suis arrivée chez lui avec ma guitare, il a enregistré la chanson sur CD, ajouté quelques petits trucs\u2026 J\u2019ai fait écouter le disque à mon père, qui ne m\u2019avait jamais vraiment entendue chanter\u2026 et qui a décidé de m\u2019aider.» Deux ans plus tard, son père est devenu son agent, Daniel Mercure a réalisé et arrangé l\u2019album, et Ivy a enfin son disque entre les mains: «C\u2019est quand on a travaillé la chanson Your Evil Bride \u2013 c\u2019était la troisième ou la quatrième que nous enregistrions \u2013 qu\u2019on a vraiment trouvé la tonalité de l\u2019album.On a même refait les précédentes chansons avec cette couleur musicale et la chanson a donné son titre à l\u2019album parce qu\u2019elle en est la pierre angulaire.» Mais pourquoi se surnommer Ivy, alors qu\u2019un slammeur québécois porte déjà le même surnom?«C\u2019est un nom qui me suit depuis l\u2019internet, depuis que j\u2019écris ! Tous mes amis m\u2019ont toujours appelée Ivy, et franchement, en 2006, quand j\u2019ai commencé l\u2019album, ça ne dérangeait personne que je le porte\u2026» L\u2019autoproduction a bien sûr ses limites.On pense ici à la pochette de l\u2019album, franchement déplorable, dont la facture «poupoune heavy metal de 1988» ne correspond pas du tout au disque qu\u2019elle enveloppe.Ou à l\u2019accent québécois assez prononcé avec lequel Ivy chante en anglais.«Je n\u2019ai pas une grosse équipe, reconnaît-elle avec simplicité, et nous ne sommes pas des professionnels.La photo, je l\u2019ai fait choisir par les gens venus sur mon site MySpace.L\u2019accent, je sais que c\u2019est quelque chose à travailler.Ce qui compte pour moi, c\u2019est d\u2019avoir pu faire mes chansons comme je le voulais.Je n\u2019ai pas tenté de réinventer le genre, j\u2019ai juste écrit comme j\u2019ai toujours écrit.Ça part de loin\u2026 Non, je n\u2019ai pas de racines irlandaises ou celtes.Mais j\u2019ai eu un ancêtre pirate basque!» Alors, pirate ou sorcière, la belle Ivy?Ivy Si Hermione chantait\u2026 PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE «Your Evil Bride a donné son titre à l\u2019album parce qu\u2019elle en est la pierre angulaire », explique Ivy.On s\u2019entend : jamais la jeune sorcière rationnelle imaginée par J.K.Rowling n\u2019a eu l\u2019intention de chanter ou d\u2019écrire des chansons.Mais c\u2019est dans l\u2019univers de cette jeune héroïne, hanté par la sorcellerie, les esprits maléfiques et les lieux funestes, qu\u2019a puisé Dominique Arsenault, alias Ivy, pour Your Evil Bride, son premier album dark-folk et anglophone.« J\u2019écris autant en français qu\u2019en anglais, mais sur des sujets tout à fait différents.» lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 8 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 4 J U I N 2 0 0 8 Le F estival commence dans moins de 2semaines ! Plus de 150concerts en vente maintenant ! MONTREALJAZZFEST.COM ACHAT DANS LES SALLES OÙ LES CONCERTS ONT LIEU MÉTROPOLIS (PAVILLON HEINEKEN) 514 844-3500 514 908-9090 \u2022 ticketpro.ca THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE 514 866-8668 514 908-9090 \u2022 ticketpro.ca THÉÂTRE OUTREMONT 514 495-9944 514 908-9090 \u2022 ticketpro.ca GESÙ \u2013 CENTRE DE CRÉATIVITÉ 514 861-4036 514 790-1245 \u2022 admission.com PLACE DES ARTS 514 842-2112 1 866 842-2112 \u2022 laplacedesarts.com BILLETTERIE BILLETTERIE CENTRALE DU FESTIVAL (sauf pour les événements présentés à la Place des Arts) MÉTROPOLIS 59, rue Sainte-Catherine Est RENSEIGNEMENTS 27 JUIN YAEL NAIM ET DAVID DONATIEN PREMIÈRE PARTIE : ROBERTSON INCLUT NEW SOUL, LA CHANSON ACCOMPAGNANT LE LANCEMENT DU MACBOOK AIR ! 2 JUILLET THE BLIND BOYS OF ALABAMA THE DIRTY DOZEN BRASS BAND PROGRAMME DOUBLE UNE CÉLÉBRATION MUSICALE ÀLA RENCONTRE DE LA TRADITION GOSPEL, DU BLUES ET DU PUR PLAISIR ! 28 JUIN GONZALO RUBALCABA QUINTET PREMIÈRE PARTIE: DOMINICK FARINACCI QUINTET ÉPOUSTOUFLANT PIANISTE CUBAIN, UN INCONTOURNABLE ! 5 JUILLET JOE PISCOPO SALUTES FRANK SINATRA WITH LIVE JAZZ ORCHESTRA CONDUCTED BY JOE MUCCIOLI ON SE CROIRAIT AU TEMPS DU RATPACK.FRANK AND FUNNY! SAXOPHONE SUMMIT AVEC JOE LOVANO, DAVE LIEBMAN ET RAVI COLTRANE 27 JUIN RICHARD THOMPSON SOLO ABBEY LINCOLN DIANNE REEVES STACEY KENT DEE DEE BRIDGEWATER RED EARTH: A MALIAN JOURNEY 26 JUIN 28 JUIN 30 JUIN 2 JUILLET 3 JUILLET HOUDINI, le spectacle musical Spectacle avec sous-titres français 27 JUIN AU 5 JUILLET (relâche le 30 juin) 19h30 \u2014 Théâtre Outremont METTANT EN VEDETTE UNE VINGTAINE DE CHANTEURS, D\u2019ACTEURS ET DE MUSICIENS ! MAINTENANT AU THÉÂTRE MAISONNEUVE 500 NOUVEAUX BILLETS ! Une production du en collaboration avec le FESTIVAL MONTRÉAL EN LUMIÈRE HOUDINI OFFRE D\u2019UNE DURÉE LIMITÉE ! Obtenez 40 $DERABAIS àl\u2019achat d\u2019une paire de billets pour Houdini, le spectacle musical! PAVILLON HEINEKEN (angle De Maisonneuve/De Bleury) 26 JUIN AU 5 JUILLET\u201422h30 (relâche le 1er juillet) LES NOCTURNES DU PAVILLON En collaboration avec BELLY OF A DRUNKEN PIANO: UN SPECTACLE SUR TOM WAITS, AVEC STEWART D'ARRIETTA DIMANCHE 6 JUILLET, 15h30 et 19h30 \u2022 SALLE WILFRID-PELLETIER - PdA DEUX ORCHESTRES LÉGENDAIRES S\u2019AFFRONTENT SUR SCÈNE \u201cBattle of the Bands\u201d GLENN MILLER orchestra TOMMY DORSEY orchestra 26 JUIN 28 JUIN 29 JUIN 30 JUIN 3 JUILLET 5 JUILLET DAVID MURRAY BLACK SAINT QUARTET SACRED GROUND YARON HERMAN TRIO HILARIO DURAN TRIO MARC CARY TRIO FOCUS MIGUEL ZENÓN QUARTET JEAN VANASSE MIROSLAV VITOUS PROGRAMME DOUBLE 26 JUIN VIEUX FARKA TOURÉ 27 JUIN MARCUS MILLER PROGRAMME DOUBLE 28 JUIN GHISLAIN POIRIER LIVE 1erJUILLET TV ON THE RADIO PREMIÈRE PARTIE : BROOKE FRASER PREMIÈRE PARTIE : VIVIAN GIRLS 4 JUILLET DANIEL LANOIS DÉJÀ COMPLET ! 1er ET 2JUILLET AU CABARET JUSTE POUR RIRE NIKKI YANOFSKY ANYTHING GOES 25 ET 26 JUIN CORAL EGAN 28 ET 29 JUIN SON NOUVEAU SPECTACLE EN GRANDE PREMIÈRE ! MELODY GARDOT 30 JUIN, 2 ET 3 JUILLET UNE VOIX D\u2019UNE BEAUTÉ RARE ! IMA 4 ET 5 JUILLET IMA PRÉSENTE SON ALBUM SMILE, UN HYMNE AU BONHEUR ! SALIF KEITA DE LA SOUL FORMULE CABARET THÉÂTRE MAISONNEUVE Place des Arts LES GRANDS CONCERTS 21h30 RYTHMES BELL 20h30 MÉTROPOLIS LES NOUVELLES DIVAS HYATT REGENCY MONTRÉAL 20h THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE JAZZ DANS LA NUIT 22h30 GESÙ \u2013 CENTRE DE CRÉATIVITÉ et THÉÂTRE MAISONNEUVE Place des Arts EN VOIX 18h 3569034A ARTS ET SPECTACLES FESTIVAL ZACK WINTERS / The 13th Hour Tout peut arriver lorsque sonne la « treizième heure » du Fringe.Un concours du plus grand mangeur de gâteau qui tourne en colossale food fight.Des partys de danse spontanés et surtout complètement déchaînés, dont les règles sont déterminées comme dans l\u2019émission La roue chanceuse.« Puisqu\u2019il est tard et que les gens sont un peu soûls, plusieurs sont disposés à se ridiculiser.L\u2019année dernière, par exemple, certains membres du public se sont mis à poil », évoque joyeusement Jack Winters.Depuis quatre ans, il coanime avec Sweet Sweet Jimmy Priest et Rufus O\u2019Hallahan ce talk-show de fin de soirée qui prend la scène du Studio Juste pour rire pendant les 10 jours du Fringe.Au Fringe, Winters fait partie des meubles.Avant de commencer à s\u2019y produire comme humoriste en 2003 (avec le groupe Uncalled For), il a longtemps participé à titre bénévole à l\u2019organisation du festival.En plus d\u2019animer pour la quatrième fois The 13th Hour, on pourra le voir sur la scène du Studio Juste pour rire dans Blastback Baby Zap, une série de sketchs comiques.« J\u2019aime le Fringe, parce que tout y est permis, puisqu\u2019il n\u2019y a pas de direction artistique.Rien n\u2019empêche quelqu\u2019un de lire le bottin téléphonique sur une scène si ça lui chante », clame le comédien anglophone, qui s\u2019est produit dans plusieurs Fringe canadiens.« Il existe au Fringe un esprit de communauté.» Susan Freedman a toujours eu le feu sacré pour la scène.Or, pendant ses années de femm mariée et de mère de famille, elle s\u2019est résignée à exercer de «vrais jobs».L\u2019auteur et actrice solo de Sixty Four and No More Lies, a entre autres bossé en publicité pour la CBC et dirigé le marketing pour le Fringe de Vancouver.Arrivée à la fin de la cinquantaine, la drôle de dame aujourd\u2019hui âgée de 66 ans a décidé qu\u2019il était plus que temps qu\u2019elle s\u2019accomplisse comme performeuse solo.« J\u2019ai eu mon déclic en assistant à un spectacle au Fringe de Vancouver.Un gars pas très beau, ni très talentueux, livrait une performance flambant nu.C\u2019est alors que j\u2019ai compris que je ne pouvais vraiment pas faire pire! » Ses spectacles solo, qu\u2019elle promène d\u2019un festival Fringe à l\u2019autre, parlent surtout d\u2019elle.« Je parle de mariage, de divorce, de familles reconstituées, de thérapie, de problèmes de santé et de trucs personnels », annonce-t-elle au bout du fil, à la veille de son départ pour Montréal.Retraitée et plusieurs fois grand-mère, Susan Freedman finance ses spectacles qui attirent surtout un public plus « mûr ».«À mes débuts, j\u2019étais horrifiée de monter sur une scène.Mais après neuf ans, je suis plus relaxe.Chaque show est vivant.Ce qui compte, c\u2019est de le faire.» PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE SYLVIE ST-JACQUES IL SUFFIT DE BAIGNER UNE JOURNÉE OU DEUX DANS L\u2019ÉCLECTIQUE FESTIVAL FRINGE POUR SAISIR À QUEL POINT LA DIVERSITÉ HUMAINE Y EST DÉCLINÉE SOUS TOUS SES ANGLES.VOICI UN ÉCHANTILLON DE CE QUE L\u2019ON POURRA VOIR AU FESTIVAL QUI, JUSQU\u2019AU 22 JUIN, PRÉSENTE QUELQUE 700 PERFORMANCES DE 90 COMPAGNIES.PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE PHOTO FOURNIE PAR SUSAN FREEDMAN PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE BRENT SHAW ALIAS «THE DRAGPIPER» / The Dragpiper, a drag comedy Un personnificateur féminin qui joue de la cornemuse, ça ne court pas les rues, même les plus gaies du Village.Mais étrangement, cette rencontre antagoniste de l\u2019Écosse et du faux cil est la meilleure chose qui soit arrivée à la scène drag, depuis l\u2019avènement de l\u2019épilation au laser.Initié au travestisme dans les années 90 (par les Amérindiens du Manitoba) et à la cornemuse dans les années 80 (il a des origines écossaises), Brent Shaw a décidé de jumeler ses deux talents lors d\u2019une soirée de poésie à l\u2019Université Concordia.« Comme les gens devenaient un peu soûls lors de ces soirées, on m\u2019avait demandé d\u2019animer en drag, pour garder leur attention.Initialement, j\u2019ai dit non, parce que l\u2019idée de combiner les deux me faisait mal, tellement je trouvais ça incompatible!» me raconte Brent Shaw, dans les jardins du musée Stuart où il occupe des tâches administratives.Depuis 2003, année officielle de sa naissance, le Dragpiper fait un malheur auprès du public du Fringe.En 2007, il a même été couronné au troisième rang des drags préférées desMontréalais, après Mado et Plastik Patrick.Surtout connu pour ses performances courtes en robe de soirée au cours desquelles il prend l\u2019accent écossais et joue des airs de cornemuse en perruque et robe de soirée, le Dragpiper livre cette année un spectacle autobiographique.Accompagné entre autres d\u2019une artiste burlesque et d\u2019une pro du roller-derby, il met en scène sa traversée en autostop de l\u2019Ontario.Un road trip qui, paraît-il, est un croisement entre Braveheart et Priscilla Queen of the Desert.« J\u2019ai vécu cette histoire en 1999.À cette époque, j\u2019avais des problèmes d\u2019alcool et de drogue et j\u2019étais devenu itinérant.Pendant ces six semaines, j\u2019ai été en drag environ 80% du temps.J\u2019ai vécu des choses étranges et surréalistes.Mais je pense que le fait d\u2019avoir été travesti m\u2019a souvent protégé.» NATHALIE BAROUD/ Apnée « Doute, résignation, surestimation, autodescription, rage, prise de conscience et convalescence » sont quelques-uns des éléments descriptifs tirés d\u2019Apnée, spectacle créé et mis en scène par Nathalie Baroud.« J\u2019ai déjà participé comme comédienne au Fringe, mais Apnée est ma première création pour le festival », dit au bout du fil celle qui se décrit comme multidisciplinaire.Apnée réunit en effet plusieurs formes d\u2019expression dont la vidéo, l\u2019objet et la marionnette.«J\u2019utilise la marionnette comme un personnage, un double qui apparaît plus tard dans la pièce et a une fonction métaphorique.» Native de l\u2019Outaouais et Montréalaise d\u2019adoption depuis huit ans, Nathalie Baroud a présenté Apnée dans sa version work in progress au Studio 303, l\u2019année dernière.« J\u2019ai voulu créer un spectacle sans parole, qui serait exportable.J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019il pourrait fitter en Europe de l\u2019Est, où il y une tradition de théâtre alternative plus importante.» SPÉCIMENS DE SUSAN FREEDMAN/ Sixty Four and No More Lies lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 10 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 4 J U I N 2 0 0 8 EN UN TEMPS RECORD! BILLETS VENDUS 225000 DÉJÀ PLUS DE MARTINMATTE.COM RIEZENCORE.COM PLACE DES ARTS 5-6 SEPTEMBRE CES SPECTACLES SERONT CAPTÉS POUR LA TÉLÉVISION SUPPLÉMENTAIRES 10 JUILLET 11 JUILLET 12 JUILLET 17 JUILLET 18 JUILLET 19 JUILLET 24 JUILLET 18 MARS 2009 19 MARS 2009 20 MARS 2009 21 MARS 2009 26 NOVEMBRE 2008 27 NOVEMBRE 2008 28 NOVEMBRE 29 NOVEMBRE 25 JUILLET 26 JUILLET 5 SEPTEMBRE 2008 6 SEPTEMBRE 2008 16 OCTOBRE 2008 17 OCTOBRE 2008 18 OCTOBRE COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET THÉÂTRE SAINT-DENIS 514 790.1111 / TICKETPRO.CA COMPLET ADMISSION.COM / 514 790.1245 COMPLET 3569175A ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE SYLVIE ST-JACQUES COUPS DE THÉÂTRE Il y a eu le FTA.Et ces joursci, le Fringe.Mais sinon, ça sent vraiment les vacances pour le circuit théâtral montréalais.Une grande cuvée, que cette deuxième partie de saison qui vient de s\u2019achever ?N\u2019exagérons rien.Les théâtres nous ont bien livré quelques bons moments.Mais de là à dire que 2008 est une grande année\u2026 Sans doute faudra-t-il se rabattre sur l\u2019automne.De bons moments, il y en a pourtant eu plusieurs.Couples, de Frédéric Blanchette, à la salle Jean-Claude Germain du Théâtre d\u2019Aujourd\u2019hui.Abraham Lincoln va au théâtre, du toujours rigoureux Claude Poissant.Les journées «marathon» du Cycle américain du Théâtre de l\u2019Opsis, un cadeau du ciel tombé sur l\u2019enneigé mois de mars qui n\u2019en finissait plus.Et il y a eu Élizabeth Roi d\u2019Angleterre au TNM.Et Le fou de Dieu, avec un fougueux Benoît McGinnis.Puis, bien entendu, Sacré-Coeur, pièce sur les urgences qu\u2019Alexis Martin a cosignée avec son ami d\u2019enfance, l\u2019urgentologue Pierre Vadebonceur.À travers cela, quelques déceptions aussi.La mise en scène de Lorraine Pintal de La petite pièce en haut de l\u2019escalier, de Carole Fréchette, au TNM.Bacchanale d\u2019Olivier Kemeid, qui s\u2019égarait dans des culs-de-sac métaphoriques.Toujours au Théâtre d\u2019Aujourd\u2019hui, Oreille, tigre et bruit nous a bien fait rire avec son côté parodique, mais son anachronisme s\u2019est vite révélé.Puis, le FTA.On dit, et 10 fois plutôt qu\u2019une: une mouture vraiment exceptionnelle de cet événement consacré à la découverte de spectacles d\u2019ici et d\u2019ailleurs.Ce que l\u2019on en retient: les frontières de plus en plus floues entre les formes.Et aussi, peut-être surtout, l\u2019émergence d\u2019une relève d\u2019artistes qui ne s\u2019encombre pas de décors guindés pour créer des oeuvres qui questionnent la pertinence de faire du théâtre.Ensuite ?J\u2019ai très hâte de voir ce que feront Rémi-Pierre Paquin et ses chums avec leur Festival de théâtre de rue de Lachine, rejeton de l\u2019événement qu\u2019ils avaient créé à Shawinigan en 1996.Les festivaliers adhéreront- ils à leur folie et leur goût de sortir des sentiers battus?Je l\u2019espère sincèrement.Sinon, on me promet que les théâtres d\u2019été ont pris un coup de jeune depuis quelques années.Je compte bien aller voir ce qui se fait au Quai des arts de Carleton sur mer, où Philippe Ducros présente son Western Cajun, qui a ouvert le dernier festival du Jamais lu.Dommage que la tradition du Shakespeare in the Park ne soit pas aussi ancrée chez les francophones.Pour du théâtre sur la verdure, il y a cependant Le chat botté, une mise en scène de Frédéric Bélanger produite par La Roulotte, qui fera le tour des parcs de Montréal.Dans les théâtres institutionnels, la pause sera courte : le Rideau Ver t ent ame son automne en août, avec une pièce signée Michel Tremblay qui célèbre les 40 ans des Belles-soeurs.Entre-temps, on anticipe un automne riche avec tous ces Wajdi, René-Daniel Dubois, le Cirque Éloize au TNM et Romain Gary au Rideau Vert.Tous les espoirs sont permis.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : sstjacqu@lapresse.ca Fin de saison Ce que l\u2019on retient du FTA: les frontières de plus en plus floues entre les formes.Et aussi, peut-être surtout, l\u2019émergence d\u2019une relève d\u2019artistes qui ne s\u2019encombre pas de décors guindés pour créer des oeuvres qui questionnent la pertinence de faire du théâtre.1 2 3 TRIO SYLVIE ST-JACQUES lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ADOS RECHERCHÉS POUR JOUER À compter du 3 juillet, la Rencontre Théâtre Ados offre aux ados des ateliers de théâtre, à la bibliothèque Émile-Nelligan de Laval.Une activité d\u2019improvisation sera animée par Sébastien Renaud les jeudis, et un camp de théâtre intensif se tiendra les vendredis de juillet.Pour s\u2019inscrire ou s\u2019informer (avant le 3 juillet) : 450 686-6883.SWEET CHARITY: DERNIÈRE CHANCE! La comédie musicale Sweet Charity annonçait cette semaine l\u2019ajout d\u2019une troisième série de représentations supplémentaires à la salle Pierre-Mercure.Celles-ci auront lieu du 8 au 12 juillet, dans le cadre du Festival Juste pour rire.Les nouveaux billets de ces supplémentaires sont en vente à la billetterie Juste pour rire, au Réseau Admission et à la Salle Pierre-Mercure.EN SE BERÇANT SUR LE PERRON Pour amorcer sa programmation estivale, la Maison Saint-Gabriel présente En se berçant sur le perron, un après-midi de contes et de chansons autour du comédien René Caron et de son personnage de Théodore Bouchonneau.Certains visiteurs pourront également participer à un concours de « bercement» sur le perron de la Maison Saint-Gabriel.Pour infos : 514 935-8136.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 4 J U I N 2 0 0 8 A R T S E T S P E C T A C L E S 11 Jusqu\u2019au 31 octobre Après minuit Photos de nuit de Linda Rutenberg Exposition à la Maison de l\u2019arbre La laque résine précieuse Exposition au Jardin japonais museumsnature.ca 514 872-1400 Des expositions uniques dans un Jardin magnifique 3559404A Woody Allen andhis NewOrleans JazzBand Sur scène pour la première fois à Montréal ! SUPPLÉMENTAIRE DIMANCHE 29 JUIN 19 H30 DE BONS BILLETS ENCORE DISPONIBLES ! pleins feux RENSEIGNEMENTS MONTREALJAZZFEST.COM 29-30 JUIN BILLETTERIE 19h30 Salle Wilfrid-Pelletier, PdA 3569051A pleins feux RENSEigNEMENTS MONTREALJAZZFEST.COM AL GREEN en concert au Festival Avec ses succès : Let\u2019s StayTogether Love and Happiness I Can\u2019t Get NextToYou LookWhatYou Done for Me I\u2019m Still in LoveWithYou Call Me (Come Back Home) Here I Am (Come andTake Me) Sha La La (Make Me Happy) HowDoYou Mend a Broken Heart.première partie : Lizz Wright 28 JUIN \u2022 19h30 Samedi Salle Wilfrid-Pelletier, PdA 3569044A ARTS ET SPECTACLES ENTRACTE entracte@lapresse.ca SÉPARÉS À LA NAISSANCE Dans les prochaines Parlementeries, Daniel Lemire incarnera le chef du Parti misérable du Québec.Pour convaincre le peuple, il semble avoir emprunté à Jean-Luc Mongrain son regard franc et juste.Il ne lui manque que son incomparable verve.\u2014 Paul Journet EN HAUSSE.EN BAISSE L\u2019OPÉRA DE MONTRÉAL Pas moins de 33 000 personnes se sont massées sur l\u2019esplanade de la Place des Arts, samedi dernier, pour entendre la dernière représentation de Madame Butterfly de l\u2019Opéra de Montréal.C\u2019était la troisième fois que l\u2019OdM projetait une de ses productions sur un écran géant extérieur.Il a attiré trois fois plus de gens qu\u2019en 2005 et en 2006.Un succès incontestable.Et une vitrine incomparable pour l\u2019Opéra de Montréal, qui dit vouloir «démocratiser » l\u2019art lyrique.En salle, l\u2019oeuvre de Puccini était présentée à guichets fermés.L\u2019OdM conclut avec brio sa 28e saison.PAMELA ANDERSON La bêtise humaine a triomphé encore une fois samedi dernier.Les ingrédients de la victoire?Une nouille avec deux talents de silicone et une popularité qui, elle, se dégonfle.Une foule de curieux, avides de vide.Et de l\u2019argent tristement dépensé pour nourrir le cirque.Pamela Anderson exigeait apparemment 100 000$ pour animer un concours de bikini au Club Opera, et peut-être même faire tourner des ballons sur son nez comme ses amis les bébés phoques.Une masse de curieux l\u2019y attendait.La sauveteuse a mobilisé son neurone pour agiter mollement un unifolié, avant de se réfugier derrière ses gorilles, dans un recoin du club.Pas de grand show, donc.La vie peut reprendre sur Terre.Jean-Luc Mongrain ILS, ELLES ONTDIT «J\u2019ai pas beaucoup mangé ce midi parce que je sais que je vais me bourrer la face ce soir.(\u2026) J\u2019espère que les faux cils vont tenir.» \u2014 Mahée Paiement à TQS, qui parle du chic fou et de l\u2019importance sociétale du party Mercedes-Benz au Casino, avec ses mégastars internationales comme Jacynthe, Liza Frulla et Gino Vannelli.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Pamela Anderson PHOTO LA PRESSE Daniel Lemire «C\u2019est très curieux, au moment où vous vous remettez à procréer, vous arrêtez de créer.» \u2014René Homier-Roy, qui commente le disque Dubois par choeur, où le nouveau papa Claude Dubois revisite encore une fois ses vieux succès.«Monsieur Gendron, si je vous suis bien, on s\u2019en sacre de perdre 50% de notre eau.» \u2014Guy Fournier, qui décortique avec finesse et rigueur la problématique de l\u2019eau dans le cadre de la rubrique «non censurée» de L\u2019avocat et le diable à TQS.«Ces derniers jours, il a fait 36 degrés Celsius; 40 degrés Celsius à cause de l\u2019humidité.Eh bien! en Fahrenheit, ça fait 105 degrés! Avouez que ça semble encore plus chaud! » \u2014Richard Latendresse, correspondant de TVA à Washington, qui découvre avec stupeur l\u2019existence de l\u2019échelle de température Fahrenheit.Mahée Paiement PHOTO LA PRESSE SPECTACLES DA N S E monument national .studio hydro.québec Blanche : 16h et 20 h 30.VA R I É T É S casa del popolo The Lollipop People + Lake of Stew: 21 h.centre bell Louis-José Houde : 20 h.foufounes électriques DJ Mutante/Punk, Metal, Pop, Alternative : 21 h.gesù .centre de créativité Les z\u2019enfants de choeur : 20 h.le national Karkwatson : 21 h.l\u2019étoile quartier dix30 rive.sud Messmer : 20 h.o patro vys Maken Kozapo : 21 h.parc poly.aréna de brossard Les Respectables.sala rossa .La) Sun Ra Arkestra : 20 h 30.théâtre maisonneuve .Place des Arts) Harmonie Michel Simard : 19 h.théâtre outremont Georges Moustaki : 20 h.théâtre saint.denis Stéphane Rousseau : salle 1, 20 h.PHOTO MARCEL HARTMANN, FUSION III Georges Moustaki, ce soir, 20h, au Théâtre Outremont.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 12 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 4 J U IN 2 0 0 8 3569281A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE ISABELLE MASSÉ Pour son quatrième Mondial choral, Gregory Charles s\u2019est tourné vers les États-Unis, l\u2019Autriche et les Pays-Bas.Aux Natalie Choquette, Dan Bigras, Boom Desjardins, Marc Déry et Yann Perreau, qui ont un concert au programme, se mêlent des chanteurs et des choeurs qui ont parcouru le monde et qui s\u2019arrêtent pour la toute première fois au Québec.«On a chanté dans différents festivals ces dernières années, raconte Joost Heutink, du choeur néerlandais The Gents.On ne fait toujours que passer, mais on a le temps de s\u2019ouvrir à plein de cultures chaque fois.Ce que je trouve particulièrement intéressant dans le cas du Mondial choral, c\u2019est qu\u2019il n\u2019y a pas que de la musique classique au programme ni que des formations professionnelles.Le volet amateur est aussi intéressant.Que tu aies une bonne voix ou non, chanter est plaisant et énergisant.» C\u2019est à l\u2019église Sainte-Rose de Laval, le 26 juin, que les 15 choristes de The Gents donneront leur premier concert en sol québécois.Le répertoire des ténors et barytons de la formation fera voyager les spectateurs de la Renaissance anglaise à la pop de Billy Joel, en passant par la musique religieuse française et le folk.«Programmer The Gents est une façon subtile d\u2019encourager les gars à chanter!» lance Gregory Charles.The Gents (créé en 1998) est formé d\u2019une bande d\u2019amis qui ont commencé à chanter très jeunes.«Quand nos voix ont mué, on a décidé de rester ensemble.Petit à petit, on est devenus un groupe professionnel.On a gagné des prix internationaux.Ça nous a motivés à continuer.» Depuis les tout débuts, Gregory Charles ne peut s\u2019imaginer une programmation sans invités internationaux auMondial choral.«Parce que c\u2019est un art international», résumet- il.Et parce que chaque ensemble invité transporte avec lui tout un bagage culturel et historique.Les Petits chanteurs de Vienne C\u2019est notamment le cas des Petits chanteurs de Vienne, une formation qui a 510 ans d\u2019histoire.Formée d\u2019une centaine de garçons de 10 à 14 ans, la chorale autrichienne parcourt le monde pour donner 300 spectacles par an.Jusqu\u2019en 1918, la chorale n\u2019a pourtant chanté que pour la cour de Vienne.Mozart et Salieri ont travaillé avec le choeur.Schubert et Joseph Haydn y ont été choristes.Le 21 juin, à l\u2019église Sainte- Rose, 25 ga rçons rendront hommage, a cappella, mais parfois accompagnés d\u2019un piano, à Mozart, Schubert et Johann Strauss notamment.«On sera au Québec quatre jours seulement, dit le directeur artistique Gerald Wirth.Les gars doivent rapidement retourner à l\u2019école! Mais ils aiment faire des tournées.Ils prennent toujours le temps de visiter.On veut qu\u2019ils découvrent la culture du pays qui les reçoit.» Malgré leur jeune âge, les Petits chanteurs de Vienne apprennent à livrer des concerts d\u2019une qualité constante.«Notre plus grand défi est de garder l\u2019intérêt des jeunes chanteurs durant chaque seconde d\u2019un concert de deux heures», explique Gerald Wirth.Le gospel d\u2019Ann Nesby Encore une fois, cette année, les festivaliers pourront découvrir que le chant choral se décline de multiples façons.«Mon but depuis le début est double, raconte Gregory Charles.Il est d\u2019abord pédagogique.Je veux sortir ceux qui en font de leur placard! Tellement de gens pratiquent le chant choral sans le dire, parce que plusieurs personnes ici trouvent ça quétaine.Une façon d\u2019y arriver est alors de montrer aux gens que le chant choral, ce n\u2019est pas que du folklore ou des chanteurs derrière un orchestre.L\u2019opéra, par exemple, est aussi du chant choral.» Prenez aussi le gospel ! Il peut aussi être chanté avec conviction par des grandes dames du r\u2019n\u2019b et de la pop.C\u2019est le cas notamment d\u2019Ann Nesby, une pasteure méthodiste qui a touché à tous les genres musicaux en carrière.Qui a aussi écrit pour Patti Labelle et Gladys Knight.«Chaque fois qu\u2019elle ouvre la bouche, elle me donne la chair de poule, lance Gregory Charles.C\u2019est une femme extrêmement ouverte.Elle puise dans le répertoire populaire pour le transformer chaque fois à merveille.» À l\u2019église Sainte-Rose, le 29 juin, elle sera accompagnée d\u2019un choeur gospel de 50 voix et d\u2019une douzaine de musiciens.Gregory Charles n\u2019est pas peu fier d\u2019avoir approché Ann Nesby pour clôturer son Mondial choral.«Notre ambition depuis quatre ans est d\u2019être le plus important carrefour de musique chorale de la planète, dit-il.C\u2019est un jeune événement.Je l\u2019imagine à sa 10e année devenir un incontournable pour les choeurs professionnels et amateurs.Ces dernières années, on a eu des voix de l\u2019Afrique, de l\u2019Amérique du Sud et de tous les coins de l\u2019Europe.On a eu des vedettes comme les chanteurs du film Les choristes.«Cela dit, le volet international est un peu différent cette année, poursuit Gregory Charles.On a moins de choeurs amateurs internationaux, mais plus de choeurs professionnels.» Le Mondial choral, du 20 au 29 juin, à la salle André-Mathieu, au Centre de la nature, au Centropolis et dans plusieurs églises de Laval.MONDIAL CHORAL Du classique viennois au gospel PHOTO MARCO BORGGREVE, FOURNIE PAR LE MONDIAL CHORAL Le répertoire des ténors et barytons de la formation The Gents fera voyager les spectateurs de la Renaissance anglaise à la popde Billy Joel, en passant par lamusique religieuse française et le folk.PHOTO FOURNIE PAR LE MONDIAL CHORAL La chorale des Petits chanteurs de Vienne, formée d\u2019une centaine de garçons de 10 à 14 ans, parcourt le monde pour donner 300 spectacles par an.Le Mondial choral a encore une fois les bras tendus vers l\u2019extérieur.Au programme: 12 000 choristes d\u2019ici, d\u2019ailleurs et un président-directeur artistique qui voit grand.« Programmer The Gents est une façon subtile d\u2019encourager les gars à chanter ! » lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 4 J U I N 2 0 0 8 A R T S E T S P E C T A C L E S 13 ARTS ET SPECTACLES ENTREVUE EXCLUSIVE ARTS ET SPECTACLES ENTREVUE EXCLUSIVE ALAIN DE REPENTIGNY SAGUENAY \u2013 Le 30 mai, 17h.Leonard Cohen retrouve ses six musiciens et trois choristes sur la scène de l\u2019auditorium Dufour du cégep de Chicoutimi pour une répétition d\u2019une heure et demie.Cohen et son entourage s\u2019y sont rendus en avion privé, mais une bonne partie de l\u2019équipe s\u2019est tapé un voyage en autobus et en bateau de 38 heures depuis le concert précédent, trois jours plus tôt, à St.John\u2019s, Terre-Neuve.Les musiciens n\u2019ont pas revêtu leur costume de scène.Cohen, si.Répétition ou pas, il apparaît en complet cravate, coiffé d\u2019un chapeau qu\u2019il déposera à l\u2019occasion sur son pied de micro.L\u2019élégance faite homme.Il décide des chansons qu\u2019il faut répéter, quelques-unes qu\u2019il chantera en soirée, mais aussi d\u2019autres qu\u2019il intégrera au concert plus tard dans la tournée: The Partisan, Waiting For The Miracle\u2026 Le directeur musical du groupe est le bassiste Roscoe Beck, mais c\u2019est Leonard Cohen qui est le patron.Il constate vite que la salle est sèche et, sur la scène en tout cas, le son est «mort».Maestro Cohen discute avec le sonorisateur Steve Spencer, qui fera un travail remarquable le soir même et le lendemain, et pour en avoir le coeur net, le chanteur va faire un tour dans la salle, le chapeau sur la poitrine.Il fait signe au groupe de continuer à jouer, revient sur scène et dit à son monde que tout est correct : «Ça doit être à cause des deux jours de congé.» Ce soir-là, Cohen et ses complices donnent un concert fabuleux de plus de deux heures et demie, revisitant toute sa carrière, exception faite de son dernier album Dear Heather.On entend distinctement la voix de Cohen, plus vigoureuse, plus haute qu\u2019il y a 15 ans, on comprend chacun de ses mots et pourtant la musique est omniprésente, palpable, atteignant parfois des sommets de beauté (Who By Fire, Gypsy\u2019s Wife).Et, comme au Nouveau-Brunswick, le poète fait presque toutes ses présentations en français, récitant quelques phrases de la chanson qu\u2019il s\u2019apprête à chanter.Il salue continuellement ses musiciens dont la chanteuse Sharon Robinson, sa «collaboratrice» avec qui il a écrit des chansons comme Everybody Knows et In My Secret Life.Le public saguenéen applaudit à tout rompre, siffle, crie et se lève à tout moment pour acclamer le visiteur qu\u2019il n\u2019attendait pas.«Il fait toutes les grandes capitales, Paris, Londres, Berlin, et ce soir, il chante à Chicoutimi!» me dit mon voisin, un Bleuet d\u2019origine venu exprès de Saint-Hilaire pour entendre Cohen.De la scène, le chanteur entend mal la réaction de la foule.En fin de soirée, il me confiera que pendant l\u2019entracte, il a dit à ses musiciens d\u2019en donner plus, convaincu qu\u2019il était que le public n\u2019embarquait pas.Le lendemain, le sonorisateur aura réglé ce problème et le chanteur pourra goûter pleinement l\u2019accueil délirant.Juste avant la troisième chanson, Ain\u2019t No Cure For Love, il dira: «Je ne savais pas que les gens d\u2019ici connaissaient mes chansons; avoir su, je serais venu il y a longtemps.» Après le premier concert, peu avant minuit, j\u2019ai retrouvé Leonard Cohen dans sa chambre d\u2019hôtel et nous avons discuté pendant un peu plus d\u2019une heure.Je le savais précis \u2013 depuis le temps qu\u2019il travaille les mots \u2013 mais je ne m\u2019attendais pas à ce qu\u2019il puisse me raconter dans le détail sa première rencontre avec Lou Reed en 1966.Ou qu\u2019il me corrige, moi qui croyais que le spectateur qui lui criait des choses à Wilfrid-Pelletier en 1970, était un contestataire bien de son époque, qui dénonçait l\u2019artiste chantant sur une scène plutôt qu\u2019au milieu du peuple.«Non, c\u2019était un ami ivre, de dire Cohen.Un jour, je te raconterai mes démêlés avec les maoïstes en France.» Je cède la parole à Leonard Cohen.Celui qu\u2019on n\u2019espérait plus LEONARDCOHEN N\u2019AVAIT PAS COMPLÈTEMENT ÉCARTÉ LA POSSIBILITÉ DE REPARTIR EN TOURNÉE UN JOUR.MAIS À 73 ANS, ET APRÈS 15 ANS D\u2019ABSENCE DE LA SCÈNE, ON NE L\u2019ATTENDAIT PLUS.AVANT DE RECONQUÉRIR SA VILLE NATALE \u2013 AU FESTIVAL DE JAZZ, LES 23, 24 ET 25 JUIN \u2013, IL A BIEN VOULU NOUS PARLER APRÈS SON PREMIER CONCERT À VIE, TRIOMPHAL, À SAGUENAY.PHOTOS ARON HARRIS PC / PHOTOMONTAGE, LA PRESSE© COHEN EN BREF > Né à Montréal le 21 septembre 1934.> Onze albums studio.> Dix recueils de poèmes et deux romans.> Huit concerts à Montréal, de 1967 (Expo 67) à 1993 (Théâtre du Forum).> Il existe 1477 versions de ses chansons en date du 11 mai dernier, selon leonardcohenfiles.com.> Il a fait des études littéraires et un semestre en droit, à McGill.> Il devient chanteur à 32 ans, même s\u2019il avait déjà joué avec le trio country The Buckskin Boys pendant ses études.> Le film Ladies and Gentlemen Mr.Leonard Cohen, produit par l\u2019O.N.F en 1965, est disponible sur DVD, tout comme le concert-hommage Leonard Cohen I\u2019m Your Man (2006) et un documentaire critique fort intéressant, Leonard Cohen - Under Review 1934-1977.> On ne saurait trop vous recommander Livre du constant désir, la traduction remarquable du plus récent recueil de poèmes de Cohen (Book of Longing) par Michel Garneau.LA SCÈNE LAPRESSE \u2013 Ces dernières années, vous aviez toujours l\u2019idée de remonter sur scène un jour?LEONARD COHEN \u2013 Oh oui.J\u2019ai toujours eu ça en tête, mais le temps file, surtout quand tu vieillis et que tu as une famille, des petits-enfants.Et puis, j\u2019ai eu des problèmes financiers.Et j\u2019ai vécu au monastère du Centre Zen (de Mount Baldy, près de Los Angeles) pendant cinq ou six ans.Parfois, je me demandais si je ne chanterais plus jamais sur scène.Ce n\u2019était pas tragique, mais pendant que je faisais mon lit ou que je cuisinais \u2013 j\u2019étais un cuisinier au monastère \u2013 je me disais «c\u2019est donc ça ma vie, je ne chanterai plus jamais en public, c\u2019est fini ».Tant mieux, me disais-je parfois, j\u2019ai toujours trouvé cela difficile, c\u2019est peutêtre mieux ainsi.LP \u2013 Pourtant, vous gardez de bons souvenirs de la scène, mais vous avez déjà dit que vous n\u2019aviez pas ce qu\u2019il fallait pour profiter pleinement de votre succès\u2026 LC \u2013 Je n\u2019ai jamais été convaincu de mon succès parce quema compagnie de disques nem\u2019a jamais vu comme un chanteur viable.Je faisais des disques et on n\u2019en faisait pas la promotion.On ne me disait pas que mes disques se vendaient et je ne surveillais pas ça.Je partais en tournée, il y avait des salles combles, et je lisais les critiques, la plupart plutôt modestes, certaines très positives, mais je n\u2019ai jamais eu l\u2019impression que ça explosait, que les gens avaient hâte de me voir.Ce qui a vraiment tout changé, c\u2019est l\u2019internet.L\u2019internet est démocratique et il ne dépend pas des journalistes ou du service de promotion de la compagnie de disques, tout cela est obsolète aujourd\u2019hui.Quand j\u2019ai commencé à recevoir beaucoup de feed-back de Finlande, d\u2019Islande, de Taiwan, d\u2019Afrique, d\u2019Amérique du Sud, j\u2019ai compris tout à coup qu\u2019il y avait un public dont je ne soupçonnais pas l\u2019existence.Ça s\u2019est mis à grossir, mon travail s\u2019est fait connaître et, à un moment donné, (le Finlandais) Jarkko Arjatsalo a lancé les Leonard Cohen Files (leonardcohenfiles.com), et il est devenu le secrétaire général du parti.Ce sont plus de 800 pages web (NDLR: environ 1000), des archives fascinantes.C\u2019est un travail d\u2019amour, je l\u2019ai compris, j\u2019ai commencé à y contribuer et nous sommes devenus de bons amis.LP \u2013 Quand La Presse a annoncé votre tournée en janvier, vous nous aviez dit que vous commenceriez dans les Maritimes, «très nerveusement ».Comment ça s\u2019est passé?LC \u2013 Merveilleux.Un accueil tellement chaleureux, authentique.Quand tu te lances dans quelque chose que tu n\u2019as pas fait depuis 15 ans, les possibilités d\u2019humiliation sont abondantes (rires).Cohen a une autre très bonne raison de se réjouir.Il n\u2019a probablement jamais été accompagné par un groupe de musiciens de cette qualité.Pour la première fois de sa carrière, il veut faire son prochain album avec ses musiciens de scène.Toutes les chansons sont écrites, et il en a déjà enregistrées trois avec eux.«Le son va être très riche», dit-il.LES ENNUIS FINANCIERS En 2004, Leonard Cohen s\u2019est rendu compte que son agente Kelley Lynch, à qui il avait signé une procuration, avait dilapidé son fonds de retraite; il lui restait à peine 150 000$ sur les millions qu\u2019il avait accumulés dans son bas de laine.En 2005, il a intenté une poursuite au civil contre Lynch et en 2006, un juge de Los Angeles lui a donné raison, condamnant Lynch à lui verser 9,5 millions.Mais la dame s\u2019est volatilisée et Cohen a peu d\u2019espoir de récupérer son argent un jour.LP \u2013 Si vous vous êtes remis au travail, c\u2019est en partie à cause de vos problèmes financiers?LC \u2013 Oui.Ce n\u2019est pas comme si je ne travaillais pas parce que la vie dans un monastère est extrêmement rigoureuse.Mais je devais reprendre un travail qui m\u2019assure un revenu.En plus, pour remédier à la situation, il a fallu que j\u2019engage des avocats, des comptables, des détectives et c\u2019est devenu très très coûteux.Heureusement, un homme m\u2019a aidé.L\u2019homme en question est Robert Kory, un avocat de Los Angeles, qui a déjà été marié à la compagne actuelle de Cohen, la chanteuse Anjani Thomas.Cohen dit qu\u2019il aurait préféré abandonner toute poursuite et avoir la sainte paix.On lui a vite fait comprendre que ce n\u2019était pas si simple.L\u2019impôt lui courait après et il ne pouvait s\u2019en sortir qu\u2019en poursuivant Lynch.LP \u2013 Vous êtes donc reparti à zéro ou presque, et vous semblez bien vous en accommoder?LC \u2013 J\u2019ai toujours vécu comme un étudiant.Je ne dis pas que c\u2019est une vertu, je n\u2019ai tout simplement pas le goût du luxe.J\u2019ai une belle vieille maison à Montréal (qui donne sur le Carré portugais).J\u2019ai une maison en Grèce où vit la mère de mes enfants, je l\u2019ai payée 1500$ (en 1960).Et un duplex à Los Angeles, j\u2019habite au deuxième et ma fille Lorca vit au rez-de-chaussée.Ma maison à Montréal m\u2019a coûté 7000$, en fait j\u2019en ai acheté trois, dont une que j\u2019ai donnée au Centre Zen.En tout, ça m\u2019a coûté 20 000$.Les gens disaient: c\u2019est un taudis\u2026 Un taudis?De quoi vous parlez?Michel Garneau (NDLR: qui a traduit des recueils de poèmes de Cohen) vivait en face, c\u2019est lui qui nous a attirés là.> SUITE DU DOSSIER EN PAGE 16 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 14 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 4 J U I N 2 0 0 8 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 4 J U I N 2 0 0 8 A R T S E T S P E C T A C L E S 15 3568234A ARTS ET SPECTACLES ENTREVUE EXCLUSIVE MONTRÉAL LP \u2013 Dans les années 60, vous êtes allés à New York et vous avez constaté que Montréal, que vous appeliez aussi le Jérusalem du Nord, était plus pur, plus vital que New York où on pense davantage en fonction du marché.LC \u2013 Je le crois encore.Après avoir quitté le monastère (en 1999), je suis revenu à Montréal.J\u2019y passais quatre, cinq ou six mois par année.J\u2019ai décidé de vraiment m\u2019y installer, j\u2019ai commencé à réparer ma maison parce qu\u2019elle tombait un peu en ruine.J\u2019étais à Montréal quand ma fille m\u2019a appelé de Los Angeles pour m\u2019avertir que j\u2019avais perdu mon argent: «Papa, t\u2019es mieux de rentrer, il se passe quelque chose\u2026» LP \u2013 Quand vous n\u2019êtes pas à Montréal, votre maison est inoccupée?LC \u2013 Les gens du Centre Zen s\u2019en occupent.Et mes enfants (Adam et Lorca) y vont souvent, ils adorent.Mes enfants parlent couramment le français.La langue maternelle de Lorca est le français.Donc ils ont ununivers complètement différent du mienàMontréal.Moi, je me tiens surtout rue Saint-Dominique avec mes vieux amis.LP \u2013 Vous viviez à Montréal quand est paru l\u2019album Ten New Songs, en 2001.Vous deviez donner des interviews aux quotidiens, mais après le 11 septembre, vous êtes disparu, en Inde paraît-il?LC\u2013Oui, je n\u2019avais pas le goût de faire de l\u2019autopromotion.J\u2019avais un peu le même feeling que Denys Arcand dans Les invasions barbares.C\u2019était la fin de quelque chose\u2026 Dans ma chanson The Future (1993), j\u2019avais prédit un genre de catastrophe.Je ne savais pas quelle forme exacte ça prendrait, mais je sentais les choses.Quand le mur de Berlin est tombé, tout le monde s\u2019en réjouissait.Moi, je chantais «Rendez-moi le mur de Berlin, rendez-moi Staline» et tout le monde pensait que c\u2019était fou.Mais je sentais qu\u2019un équilibre essentiel avait été renversé et qu\u2019on aurait beaucoup de problèmes, je ne réalisais pas à quel point, mais je savais.J\u2019ai écrit environ 80 couplets de The Future sur ce thème, je disais «la démocratie ne viendra pas de l\u2019Europe de l\u2019Est», des choses du genre\u2026 Quand le 11 septembre est arrivé, j\u2019ai quitté Montréal, je voulais être tranquille.Je suis parti en Inde quatre mois, puis cinq autres mois sur une période d\u2019un à deux ans.J\u2019ai étudié avec un ami à moi là-bas, un homme âgé, et je voyais souvent mon vieux Roshi (le moine, aujourd\u2019hui centenaire, dont il s\u2019occupait à Mount Baldy).LP - Vous avez dit dans une interview au début des années 70 que vous vous sentiez parfois comme un étranger dans votre propre ville.Pourquoi?LC \u2013 Il y avait un très fort sentiment d\u2019isolement, comme l\u2019a écrit Hugh McLennan dans son roman Two Solitudes.Trois solitudes, à vrai dire.À Montréal, tout le monde se sentait minoritaire: les francophones parce qu\u2019ils étaient une minorité au Canada, les anglophones parce qu\u2019ils étaient une minorité au Québec\u2026 et les juifs parce qu\u2019ils étaient une minorité partout (rire saccadé).Trois solitudes, donc.Ça a persisté jusqu\u2019à René Lévesque.Je pense que le Parti québécois a vraiment apporté la conscience du fait français.LP \u2013 Au Canada?LC \u2013 Au Canada, au Québec, et sûrement chez les anglophones de Montréal.Mais la situation n\u2019avait pas toujours été comme ça.Par exemple, mon père était dans le régiment anglophone Royal Montreal pendant la Première Guerre; par contre, mon oncle, lui, était dans un régiment français.Mais cette sensation d\u2019isolement a empiré à un moment donné, je pense.Je n\u2019ai pas de faits précis pour appuyer mes dires, mais quand j\u2019étais garçon, oui, c\u2019était un isolement total.LP \u2013 Dans la biographie qu\u2019il vous a consacrée, Ira Nadel raconte que quand vous avez refusé le prix littéraire du Gouverneur général (pour le recueil Selected Poems, 1968), vous êtes quand même allé à la réception au Château Laurier où Mordecai Richler vous a demandé pourquoi vous l\u2019aviez refusé.Vous avez dit que vous ne le saviez pas et Richler a répliqué que si vous aviez répondu autre chose, il vous aurait foutu son poing au visage.LC \u2013 Oui, c\u2019est tout à fait vrai.LP \u2013 Pourquoi donc, ce refus?À cause du contexte politique de la fin des années 60?LC \u2013 En partie.Je trouvais que la situation n\u2019était vraiment pas comme elle devrait l\u2019être entre les deux peuples fondateurs.Je ne pouvais pas mettre le doigt dessus, je ne peux même pas le faire aujourd\u2019hui, je n\u2019ai pas un esprit politique très développé, mais je sens les choses.Ça ne me tentait pas d\u2019aller à Ottawa, pour une raison quelconque.Aussi \u2013 et c\u2019était probablement plus important pour moi \u2013, je ne voulais pas être récompensé pour ma poésie, je ne voulais pas que le gouvernement me dise que c\u2019est bon.J\u2019étais jeune et profondément anarchiste : c\u2019est privé, c\u2019est personnel, ce sont des poèmes d\u2019amour, je ne veux pas qu\u2019un comité sanctionne mon travail.C\u2019était un peu ridicule et enfantin, mais c\u2019était l\u2019époque.LP - Mordecai Richler avait d\u2019autres convictions.LC - Très différentes, oui, plus ouvertement politiques, et auxquelles il est resté fidèle jusqu\u2019à la fin.J\u2019ai une vision complètement différente du Québec et du Canada.LES CHANSONS On a dit de Leonard Cohen qu\u2019il était le chantre de la mélancolie, de la dépression.Cohen s\u2019amuse «la plupart du temps» de cette réaction, un peu courte sinon carrément exagérée.C\u2019est faire abstraction du réconfort que trouvent ses fans dans la beauté de ses textes et de ses mélodies.Et oublier que l\u2019artiste a un sens de l\u2019humour indéniable.LP \u2013 L\u2019humour, c\u2019est important pour vous?LC \u2013 J\u2019aime me faire sourire.LP \u2013 Mais vous insistez beaucoup sur l\u2019importance du sérieux.LC \u2013 Le sérieux est une sorte de plaisir voluptueux.Nous avons un véritable appétit pour le sérieux.Rire du ventre, c\u2019est merveilleux, mais échanger avec quelqu\u2019un quand cette personne te parle vraiment, c\u2019est un moment sérieux.C\u2019est ce que j\u2019ai adoré de l\u2019interviewde Dylan avec Scorsese, il est très sérieux.Il ne cherche pas à faire rire, il ne veut pas distraire, si tu veux lui parler, tu dois parler à l\u2019homme sérieux.Et c\u2019est nourrissant, ça fait du bien.Parce que dans notre for intérieur, nous sommes très sérieux, ceux d\u2019entre nous qui ont la chance de ne pas être bombardés, de ne pas souffrir de la peste, de la famine ou de la guerre, ceux d\u2019entre nous qui sont assez chanceux pour avoir le luxe de cette conversation.En-dedans, nous luttons pour notre santé mentale, notre estime de soi, notre dignité, et dans ces moments-là, on s\u2019adresse à notre véritable nature.LP \u2013 Écrire, pour vous, c\u2019est d\u2019abord du travail plutôt que l\u2019inspiration, l\u2019illumination.Je me souviens de vous avoir entendu raconter une conversation avec Dylan qui avait écrit une chanson en un rien de temps, alors que ça vous prenait une éternité\u2026 LC \u2013 Dans les années 80, Dylan a donné un concert à Paris et on s\u2019est vus le lendemain dans un petit café du 14e.À cette époque, il chantait Hallelujah, extraite de mon album que Columbia ne voulait pas sortir (Various Positions, 1984).Il y avait là-dessus Dance Me To The End of Love, Hallelujah, If It Be Your Will, et ils ne trouvaient pas ça assez bon.Finalement, c\u2019est une petite compagnie de jazz qui l\u2019a sorti aux États- Unis.Bref, Dylan a entendu Hallelujah et il a été le premier à la chanter (avant Jeff Buckley, John Cale, Rufus Wainwright et autres U2).J\u2019aimais beaucoup sa chanson I and I et je lui demande en combien de temps il l\u2019a écrite.«Quinze minutes! » Il me dit: «Et toi, Hallelujah, ça t\u2019a pris combien de temps?» J\u2019ai dit: une année ou deux; en fait, ça m\u2019a pris quatre ans, j\u2019ai plusieurs couplets inédits de Hallelujah.J\u2019ai toujours dit qu\u2019il y a deux écoles d\u2019écriture, j\u2019aimerais bien être de l\u2019école de Dylan\u2026 LP \u2013 Vous croyez vraiment que ça lui a pris 15 minutes?LC \u2013 Hank Williams a bien écrit Your Cheatin\u2019 Heart en 20 minutes.Et puis, ça m\u2019est arrivé une fois, donc je le crois.LP \u2013 Pour quelle chanson?LC \u2013 Sisters of Mercy.LP \u2013 À propos des deux filles à qui vous aviez offert le gîte par une nuit froide à Edmonton?LC \u2013 Oui, elles étaient couchées et ce n\u2019était pas du tout une situation érotique, personne ne m\u2019a invité au lit.J\u2019étais assis dans un fauteuil, comme maintenant.C\u2019était une nuit de pleine lune au coeur de l\u2019hiver et c\u2019était vraiment très beau dehors, avec la lune qui brillait sur la rivière Saskatchewan gelée.Je n\u2019étais pas fatigué et la chanson est venue à moi.Donc je sais que ça peut arriver, mais ça ne m\u2019est jamais arrivé avant ou après.Habituellement, c\u2019est unmot à la fois\u2026 et beaucoup de sueur.LP \u2013 Parce qu\u2019on vous a d\u2019abord connu comme poète puis romancier, on insiste beaucoup sur l\u2019importance de vos textes, mais on parle moins de vos musiques.Le critique newyorkais Robert Christgau a déjà dit que ce sont vos mélodies qui font le succès de vos chansons.LC \u2013 En fait, j\u2019ai fait de la musique avec les Buckskin Boys avant dememettre à écrire.Et j\u2019ai toujours joué de la guitare\u2026 Tu connais Harry Smith?Il a fait plusieurs enregistrements de musique folk.Il vivait à New York, il était le seul gars que son psychiatre payait pour qu\u2019il vienne le consulter! Il était intéressant à ce point.Il a été un père spirituel pour (le poète beat) Allen Ginsberg et il a influencé plusieurs cinéastes avec sa caméra qui tournait à une vitesse entre le temps réel et le ralenti.On buvait au même bar, attenant au Chelsea Hotel, et c\u2019est le seul gars qui m\u2019a dit: «Leonard, les gens parlent de tes textes, mais tes mélodies sont vraiment bonnes.» \u2013 TEXTES ALAIN DE REPENTIGNY PHOTO FOURNIE PAR LORCA COHEN Leonard Cohen et ses musiciens : Charley Webb, choriste et guitariste acoustique, Hattie Webb, choriste et harpiste, Neil Larsen, claviériste, Sharon Robinson, choriste (elle a écrit des musiques pour Cohen), Roscoe Beck, bassiste et directeur musical, Rafael Gayol, batteur, BobMetzger, guitariste, Javier Mas, guitariste et oudiste et Dino Soldo (il joue surtout du saxophone et duEWI, un instrument à vent électronique).SUITE DE LA PAGE 15 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 16 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 4 J U I N 2 0 0 8 3569285A DU 5 JUILLET AU 3 AOÛT 2008 À JOLIETTE www.lanaudiere.org MOMENTS FORTS DE LA SAISON ÉCLATANTE OUVERTURE \u2013 CARMINA BURANA VENDREDI 4 JUILLET ET SAMEDI 5 JUILLET / 20 H Amphithéâtre de Joliette LES PLANÈTES DE HOLST AVEC PHOTOS DE LA NASA SUR GRAND ÉCRAN VENDREDI 18 JUILLET / 20 H Amphithéâtre de Joliette ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN DU GRAND MONTRÉAL Yannick NÉZET-SÉGUIN, direction Valentina LISITSA, piano Erin WALL, soprano Frédéric ANTOUN, ténor James WESTMAN, baryton CHOEURS DE LAVAL, DE L\u2019OMGM ET DU FESTIVAL PETITS CHANTEURS DE LAVAL et VOIX BORÉALES Philippe OSTIGUY, Julien PROULX, Pierre TOURVILLE, chefs de choeur Une soirée grandiose pour le coup d\u2019envoi : 200 instrumentistes et choristes sur la scène dans les spectaculaires Carmina burana.PROKOFIEV : Concerto pour piano no 2 en sol mineur, op.16 ORFF : Carmina burana BILLETS : 50 $, 47 $, 38 $, 29 $, PELOUSE 15 $ ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN DU GRAND MONTRÉAL CHOEUR DE L\u2019OMGM Jean-Marie ZEITOUNI, direction Pierre CHASTENAY, narrateur À la demande générale, l\u2019oeuvre Les Planètes de Holst est à nouveau présentée et illustrée sur grand écran par de récentes photos saisissantes de la NASA.COPLAND : Fanfare for the Common Man NIELSEN : Symphonie no 4, op.29 « L\u2019inextinguible » HOLST : Les Planètes BILLETS : 47 $, 44 $, 35 $, 27 $, PELOUSE 15 $ CONCERTS VENDREDI 11 JUILLET CÉLÉBRATION PUCCINI EN APRÈS-MIDI Croisière sur le fleuve vers l\u2019Amphithéâtre 20 H / Amphithéâtre de Joliette NAGANO \u2013 LE REQUIEM DE VERDI SAMEDI 2 AOÛT / 20 H Amphithéâtre de Joliette SAMEDI 19 JUILLET JOURNÉE AUTOUR DU PIANO AVEC ALAIN LEFÈVRE 14 H 30 / Amphithéâtre de Joliette 20 H / Amphithéâtre de Joliette DES ENVOLÉES LYRIQUES D\u2019ALINE KUTAN À L\u2019OISEAU DE FEU DE STRAVINSKI 20 H / Amphithéâtre de Joliette ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE QUÉBEC Yoav TALMI, direction Sondra RADVANOVSKY, soprano Richard MARGISON, ténor PUCCINI : Airs et duos tirés de La Bohème, Madama Butterfly, Turandot, Tosca, etc.BILLETS : 50 $, 47 $, 38 $, 29 $, PELOUSE 15 $ ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL Kent NAGANO, direction Sondra RADVANOVSKY, soprano Elena MAXIMOVA, mezzo-soprano Arturo CHACON-CRUZ, ténor John RELYEA, basse CHOEUR ST-LAURENT Marika KUZMA, chef de choeur Le Requiem, théâtral et lyrique, d\u2019une somptuosité grandiose, est sans conteste une des oeuvres-phares du répertoire.BILLETS : 50 $, 47 $, 38 $, 29 $, PELOUSE 15 $ Les pianistes : Matthieu FORTIN, Ang LI, Daniel MORAN, Mathilde-Ariane PAGÉ-BOUCHARD, Justine PELLETIER, Maneli PIRZADEH, Marie-Hélène TREMPE, Darrett ZUSKO Alain Lefèvre présente huit pianistes de la relève, sur quatre pianos dans une pyrotechnie pianistique, virtuose et ludique.OEuvres de GLINKA, LISZT, RACHMANINOV, POULENC, DUKAS, etc.BILLETS : 25 $, 23 $, 20 $, 18 $, PELOUSE 12 $ Places sur scène disponibles : 45 $ (incluant une consommation) ORCHESTRE DU FESTIVAL Daniel MYSSYK, direction Les pianistes : Jimmy BRIÈRE, Katherine CHI, Alain LEFÈVRE, Ang LI, Daniel MORAN, Maneli PIRZADEH, Richard RAYMOND, Marie-Hélène TREMPE et Darrett ZUSKO Alain Lefèvre s\u2019entoure de huit pianistes virtuoses dans des concertos pour 2, 3, et 4 pianos de Mozart et Bach.Un événement rare et inoubliable! BILLETS : 47 $, 44 $, 35 $, 27 $, PELOUSE 15 $ ORCHESTRE DU FESTIVAL Jean-Marie ZEITOUNI, direction Aline KUTAN, soprano Stewart GOODYEAR, piano STRAVINSKI : L\u2019Oiseau de feu \u2013 Suite (version de 1919) MESSIAEN : Oiseaux exotiques, pour piano et petit orchestre OUELLETTE : Joie des Grives, op.32 (création) \u2013 projections sur grand écran GOUNOD, HANDEL & SAINT-SAËNS : Airs pour colorature qui évoquent les oiseaux BILLETS : 47 $, 44 $, 35 $, 27 $, PELOUSE 15 $ SAMEDI 12 JUILLET LE GRAND BAL DES OISEAUX DÈS 16 H / Amphithéâtre de Joliette Des activités et animations sur le site de l\u2019Amphithéâtre.Détails dans la section Événements au www.lanaudiere.org PROGRAMME DE SAISON COMPLET Site Internet : www.lanaudiere.org Courriel : festival@lanaudiere.org Téléphone : 1 800 561-4343 ou 450 759-7636 BILLETTERIE 1 800 561-4343 (jour) 1 866 842-2112 (soir) CONCERTS CONCERT 25 ANS ET MOINS GRATUIT 3568660A Les Concerts populaires de Montréal Yannick Nézet-Séguin, directeur artistique 44e Saison été 2008 les mercredis du 25 juin au 30 juillet à 19h30 Centre Pierre-Charbonneau MétroViau De Beethoven à Plamondon De la symphonie classique au tango langoureux inforMations et billetterie téléPhonique lundi au vendredi, 11 à 17h : 514-899-0938 www.orgueetcouleurs.com 25 juin Hommage à Plamondon sinfonia de lanaudière MarC herVieux,ténor 2 juillet Beethoven, Les grandes conquêtes orChestre MétroPolitain, YanniCk nézet-séguin, Chef 9 juillet Pleins feux sur le tango enseMble roMulo larrea 16 juillet Les coulisses de l'orchestre ChristoPher hall orChestre MétroPolitain, alain Cazes, Chef inVité 23 juillet Au pays de l'amour\u2026 enseMble aPPassionata 30 juillet À la cour d'Angleterre orChestre MétroPolitain, julian WaChner, Chef inVité 3563889A ARTS ET SPECTACLES LIVRES En octobre prochain, Gilles Vigneault aura 80 ans.Premier «cadeau» offert pour souligner cet anniversaire: la biographie Gilles Vigneault de Natashquan signée par le journaliste français Marc Legras et Gilles Vigneault luimême.Un cadeau toutefois un peu empoisonné\u2026 MARIE-CHRISTINE BLAIS CRITIQUE Journaliste à la revue Chorus (une référence en chanson francophone), Marc Legras signe, avec M.Vigneault, une biographie qui n\u2019est pas sans intérêt.Elle est notamment rédigée d\u2019une jolie plume et jalonnée de poèmes ou de courts contes du chanteur.En outre, et c\u2019est la partie la plus intéressante et la plus fouillée de l\u2019ouvrage, ses premiers chapitres donnent la pleine mesure de ce terreau hors du commun dont est issu Vigneault : Natashquan.Natashquan, petit village lointain et survivant, univers à la fois clos et ouvert sur la nature, dur (des huit enfants Vigneault, seul Gilles et une de ses soeurs survivront) et d\u2019une grande beauté : on y trouve à peine quelques livres mais beaucoup de fleuve et de ciel, et le petit Gilles n\u2019y verra jamais un film, n\u2019y prendra jamais un train.Éternel «gars pas comme les autres» (p.34) quand il arrive à Rimouski en 1941, à l\u2019âge de 13 ans, Vigneault va puiser tout au long de sa vie et de son oeuvre dans ce coin de terre où l\u2019hiver est vraiment un pays.La biographie rappelle aussi ses débuts peu aisés : ce n\u2019est qu\u2019à 34 ans, en 1962, que Vigneault connaîtra un peu de succès.D\u2019autres éléments sont en faveur de l\u2019ouvrage: le vibrant hommage à la Bolduc par exemple, ou le rappel des grandes lignes de la carrière de Vigneault en France.Mais cela devait-il se faire au détriment d\u2019un minimum de rigueur?Bien sûr, Gilles Vigneault cosignant l\u2019ouvrage, on ne s\u2019attendait pas à un ouvrage critique, encore moins exhaustif.Mais, sans multiplier les notes en bas de page, il aurait été bien qu\u2019on puisse connaître les sources de ce qui est relaté dans ces pages.Surtout quand ces pages contiennent des erreurs stupéfiantes.Bon, on peut être indulgent et ne pas s\u2019énerver devant le faux titre donné à un album de Clémence DesRochers (non, son disque de 1975 ne s\u2019appelle pas Tout le monde aime mieux Mireille Mathieu,mais bien Comme unmiroir).On peut agir avec la même magnanimité quand on voit le duo montagnais Kashtin être baptisé Kashteen (sic).Mais parler de la romancière Marie-Claude Blais (au lieu de Marie-Claire Blais\u2026)?Mais citer assez longuement comme source le TV Hebdo, «magazine québécois» (et à peine mentionner la myriade d\u2019articles publiés dans d\u2019autres médias d\u2019ici) ?Ce sont là des données québécoises, me dira-t-on, et M.Legras ne l\u2019est pas.Peutêtre.Mais quand, en page 85, un des vers français les plus fameux («Le jour n\u2019est pas plus pur que le fond de mon coeur ») est attribué à la pièce de théâtre Britannicus alors que cet alexandrin figure depuis 331 ans dans la pièce Phèdre \u2026 Mon Dieu, comment ne pas se méfier de ce qui est écrit ailleurs dans ce livre?Pour les 80 ans du poète, souhaitons-nous donc plutôt qu\u2019il devienne possible de se procurer la série radio Pendant que\u2026 Gilles Vigneault produite par Radio-Canada il y a trois ans, autrement plus fouillée, rigoureuse et passionnante.HH GILLES VIGNEAULT DE NATASHQUAN Marc Legras et Gilles Vigneault Éditions Fayard/Chorus.BIOGRAPHIE / Gilles Vigneault de Natashquan CHANSON Pas vraiment un cadeau\u2026 JULOS BEAUCARNE Où est Julos Beaucarne, ces jours-ci ?Julos Beaucarne est partout\u2026 au Québec.Le chanteur-poète belge est en effet a) ce matin, à la radio de Radio-Canada, avec Joël Le Bigot, pour célébrer les 80 ans de Gilles Vigneault ; b) demain soir, en spectacle au Gesù (1200, rue De Bleury), puis ensuite à Longueuil, Saint-Jean-de-Matha, etc., dans le cadre d\u2019une tournée québécoise qui se poursuit jusqu\u2019à la fin juin ; et c) sur disque grâce au récent album Ils chantent Julos Beaucarne, où 22 chanteurs belges et québécois (dont Marie-Jo Thério) reprennent des chansons du poète wallon arrivé sur Terre il y a 72 ans.Justement, en wallon, «partout » se dit «po tot costé» \u2013 par tous les côtés, il y a Julos au Québec.\u2014 Marie-Christine Blais DEMAIN, 20H, AU GESù AGENDA PHOTO JOCELYN BERNIER, LE SOLEIL Marc Legras, journaliste à la revue Chorus, est le coauteur de la biographie de Gilles Vigneault.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 18 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 4 J U I N 2 0 0 8 25eANNIVERSAIRE JUSTIN TIME SPECTACLE DE CLOTURE MONTREALJAZZFEST.COM A NIGHT TO REMEMBER PLEINS FEUX 19h30 SALLE WILFRID-PELLETIER, PdA CfEST LE MOMENT DE FETER LE QUART DE SIECLE AVEC : CORAL EGAN RANEE LEE BRYAN LEE LE MONTREAL JUBILATION CHOIR OLIVER JONES ET AUSSI BILLY BANG, YANNICK RIEU, CHET DOXAS, LORRAINE KLAASEN, DAWN TYLER WATSON ET PAUL DESLAURIERS, BRYAN LEE & THE BLUES POWER BAND 5 JUILLET SAMEDI 3569036A 2146, place Dublin, Pointe-Saint-Charles, Montreal Renseignements : 514 935-8136 www.maisonsaint-gabriel.qc.ca LE DIMANCHE 15 JUIN DES 12 H Venez vous bercer au rythme de chansons, de danses, de musique et de contes, avec le comedien Rene Caron, les conteurs Lucie Bisson et Ubert Sanspre dit Beloeil.12 h : Conference .Maximiser le gout des legumes par le jardinage ecologique, avec Yves Gagnon, professeur, auteur et jardinier Visites guidees du musee et du jardin 3555008A Plus de 50 spectacles en salle ! billets billetterie centrale - MEtrOPOliS 59, rue Sainte-Catherine Est Sauf pour les evenements presentes a la Place des Arts Place deS artS 514 842-2112 - 1 866 842-2112 laplacedesarts.com Billets en vente maintenant ! bEnEFicieZ dfaVantaGeS aVec le PrOGraMMe de rEcOMPenSeS VISA DESJARDINS aU 1 877 billetS francofolies.com Catherine Ringer chante les Rita mitsouko and more Eric Lapointe 25 juillet .20 h Theatre Maisonneuve, PdA sPeCtaCLe dfouveRtuRe Les moquettes Coquettes Les pop et rock, 20 ans de FrancoFolies invites : Yann Perreau Loco Locass, Navet Confit, Vincent Peake, Louise Forestier, Louis.Jean Cormier, Eric Patenaude, Yves Lambert, Marc.Andre Brazeau, Dan Bigras, et Michel Rivard.26 juillet 27 juillet tiken Jah Fakoly Camille tricot machine tricopolis amadou et mariam 29 juillet 1er aout 2 aout 31 juillet Creation inedite pour les 20 ans des Francos 31 juillet: 20 h .1er aout: 20 h 2 aout: 18 h et 21 h 30 Salle Wilfrid.Pelletier, PdA mise en scene: Claude Poissant EvEnement sPECiaL 20 ans presente Carte blanche a.michel Fugain avec daniel Lavoie, veronique sanson, Bruno Pelletier et autres amis.27 juillet .20 h Salle Wilfrid.Pelletier, PdA FranCE EvEnement sPECiaL 20 ans Premiere montrealaise de la tournee Ma Peau Les nuits Metropolis .21h FranCE maLi CotE dfivoirE 1re partie : Thomas Hellman 1re partie : Daby Toure FranCE avec Damien Robitaille, Avec pas dfcasque et plusieurs autres ! 3569491A ARTS ET SPECTACLES CHANSON K, cfest une lettre, et un album, Lfamour dans la rue, sorti cette semaine au Quebec.Derriere K se cache Nicolas Michel, un jeune Helvete aux allures dfange et dfenfant, parolier et chanteur, dont lfambition est de rester áaux services du bien-etre general â.ANABELLE NICOUD Lfaccordeon et lforgue de Barbarie de Lfamour dans la rue rappelleront Tiersen ; le sens de la formule de Flicard ou Trois jours evoquera Benabar; et la voix fait echo a celle de la jeune revelation de la chanson francaise, Florent Marchet.Florent Marchet ?áDesole, je ne connais pasc Je peux te parler surtout du texte, mais apres un projet, cfest un pretexte pour rencontrer des gens sympa.La forme ne prime pas le fondâ, dit, en un sourire, Nicolas Michel.Sfil ecrit depuis son plus jeune age, le jeune homme ne revendique absolument pas le titre de compositeur.áMoi, jfai ma chanson, je raconte une histoire, et je rencontre des gens qui la subliment.Apres, que tu me proposes du reggae, du hip-hop et du classique pour soutenir une chanson, je suis completement ouvertâ, dit-il.Lfamour est dans la rue est ne des bonnes oeuvres de K, parolier, donc, guitariste a ses heures, et de deux complices, le batteur Jeremy Duciel, et le clavieriste Daniel Bleikolm.Cfest un premier album pour cette formule a trois, un premier album pour la France, la Belgique et le Quebec.En Suisse, K a deja fait un petit bonhomme de chemin.En 2003, Nicolas Michel, tout droit sorti dfune premiere experience de groupe, se lance, seul, dans la chanson, avec en tete cette lettre, K, et un projet.áJe me suis dit : je vais faire quatre disques de trois titres, un par saison, et a la fin de lfannee jfaurai 12 titres et un disque.Jfai rencontre plein de musiciens talentueux, et est ne un album, Lfarbre rouge â, se souvient-il.Ce premier succes dfestime entraine K et deux de ses musiciens vers la France, ou, de concert en concert, le groupe est repere par la maison de disque Wagram.Quinze titres plus tard naissait donc Lfamour dans la rue.Un album inspire par la vie, et la rue.áLa vie se sert de toi pour creer des textes, des rencontres.Je sais ce que jfai envie de vivre, apres les chansons mfechappent un peu: ca me traverse.Je me definis comme un serviteur, revendique K.Ce que je pense de lfalbum?Jfen suis fier, je lfai fait avec integrite, avec plaisir.Jfaime beaucoup cet album.â Lfamour dans la rue parle dfamour, bien sur, mais aussi des immigres (Lfemigre), des sans-papiers (Mes aieux), de la petite vie (Petite Leonine), le tout, sur fond dfindividualisme et de pauperisation.Nicolas Michel, qui a vecu a Paris le temps de prendre quelques cours de theatre et ádes claques salvatricesâ, se sent concerne par le destin des immigres.áJe suis sensible aux sentiments humains, parce que jfai vecu a dose homeopathique, ce que cfest, dfetre loin, dans ma chair.Depuis 2003, un parti en Suisse recolte des voix en faisant lfamalgame entre immigres et problemes.Je trouve ca personnellement malhabile, et cfest poli.â Le chanteur a dfailleurs monte un nouveau projet avec un centre dfaccueil dfimmigres en attente de regularisation, a Lausanne.áPour moi, cfest une maniere dfetre heureux, dit-il.Jfai envie de rester au service des gens.Cfest comme etre boulanger, quand tu arrives a faire du pain, donner bonne mine aux gens, ca a du sens.Etre chanteur, cfest pareil : tu es au service de ta creation, pour moi, cfest la vie.Restons au service du bienetre general.â K se produit a Tadoussac ce soir et demain.Il sera en tournee au Quebec au mois de novembre.K / Lfamour dans la rue Un áKâ de chanson francaise PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE Lfamour dans la rue, de Nicolas Michel, alias K, parle dfamour, bien sur, mais aussi des immigres (Lfemigre), des sans-papiers (Mes aieux), de la petite vie (Petite Leonine), le tout, sur fond dfindividualisme et de pauperisation.á La vie se sert de toi pour creer des textes, des rencontres.Je sais ce que jfai envie de vivre, apres les chansons mfechappent un peu: ca me traverse.â L A P R E S S E M O N T R E A L SA M E D I 1 4 J U I N 2 0 0 8 A R T S E T S P E C T A C L E S 19 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Les règlements sont disponibles dans tous les points de vente de la Carte des amis situés sur le site du Festival, sur le site web www.montrealjazzfest.com ou à l\u2019adresse suivante : 400, boul.de Maisonneuve Ouest, 9e étage, Montréal, H3A 1L4.LES PROFITS DE LA VENTE DE LA CARTE DES AMIS ET DE SON CD VONT EXCLUSIVEMENT AU FINANCEMENT DES ACTIVITÉS GRATUITES SUR LE SITE DU FESTIVAL.LA CARTE DES AMIS ET SON CD APPUYEZ VOTRE FESTIVAL PRIVILÈGES EXCLUSIFS GRATUITS SUR LE SITE DU FESTIVAL ! Offerts par PARTICIPEZ ET VOUS POURRIEZ GAGNER! 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Et comme je suis incapable de faire les chosesàmoitié, je l\u2019ai traité comme si c\u2019était Notre-Dame de Paris! AO La fantastique légende, à Drummondville (1425, rue Montplaisir), du 1er juillet au 23 août, du mardi au samedi, beau temps mauvais temps.THÉÂTRE MUSICAL AO bonifié VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll SAMEDI 14 JUIN 400 fois Québec L'Épicerie Le Téléjournal Le Match des étoiles / Corneliu Montano, Marie-Hélène Thibault, Bruny Surin IDOLE INSTANTANÉE (5) avec Claudine Mercier, Maxime Denommée.\\ Quatre jeunes femmes très différentes participent à une émission de téléréalité dans l'espoir de devenir en 24 heures une étoile de la chanson.Cover Girl / Kendra est excédée.Le Téléjournal Pour l'amour du country / Renée Martel, Jamie Warren, Hert LeBlanc LA TURBULENCE DES FLUIDES (4) BATMAN (3) avec Michael Keaton, Jack Nicholson (15:30) Le TVA 18 heures MÉCHANT MENTEUR (5) avec Frankie Muniz, Paul Giamatti et Amanda Bynes.\\ Un adolescent se venge d'un puissant producteur hollywoodien.LA CHUTE DU FAUCON NOIR (4) avec Josh Hartnett, Ewan McGregor et Tom Sizemore.\\ En 1993, durant la guerre civile en Somalie, des soldats américains participent à un raid aux conséquences désastreuses.LES YEUX D'UN ANGE (4) avec Jennifer Lopez, Jim Caviezel et Sonia Braga.(23:15) Qu'est-ce qui mijote Le Journal M.DEEDS (6) avec Adam Sandler, Winona Ryder et Peter Gallagher.\\ Un modeste restaurateur hérite d'une grosse fortune et tombe amoureux d'une journaliste chargée de salir sa réputation.JOHN Q.(6) avec Denzel Washington, Kimberly Elise et Robert Duvall.\\ Un père de famille démuni prend des otages dans un hôpital pour obtenir de force que son fils gravement malade soit opéré.Le Journal TAFFIN (5) avec Pierce Brosnan, Alison Doody et Ray McAnally.Atomes et Neurones / Ils veulent cloner le Christ Les Grands Duels de la LNI / Marcel Leboeuf affronte Sophie Cadieux Gang de rue Planète bleue / Une famille parmi les rhinos Belle et Bum / Patrick Norman, Serge Postigo, Zale Seck, Les Respectables CRIS ET CHUCHOTEMENTS (1) avec Ingrid Thulin, Liv Ullmann .\\ Trois soeurs sont réunies dans la maison de leur enfance où l'une d'elles est mourante.ITU World Triathlon.(16:00) Sat.Report Marketplace The Nature of Things Wayne & Shuster Legacy.THE QUALITY OF LIFE avec Nicholas Campbell, Michael Murphy THE HAMBURG CELL (4) Sue Thomas: F.B.Eye CTV News Sportsnight W-Five STICKS AND STONES avec Alexander De Jordy, David Sutcliffe Comedy.Comedy Inc.News CTV News .Guy (16:00) Global National News Focus Montreal Andromeda Largo Winch Andromeda Renegadepress.com News Final Sat.Night .(15:30) Pub ABC News Ebert & Roeper News .Raymond MONSTERS, INC.(3) Film d\u2019animation Sex and the City NCAA Men's and.(16:00) News CBS News Entertainment Tonight 48 Hours Mystery THE NOTEBOOK (5) avec Ryan Gosling, Rachel McAdams News NBC Golf / US Open - 3e ronde (16:00) Law & Order News Sat.Night Roadside.Rustic Living World News Art Express Mountain Lake .Antiques Antiques Roadshow Keeping up.As Time goes by / Deux épisodes Waiting, God World News Austin City.Antiques Roadshow The Lawrence Welk Show As Time goes by Keeping up.Served?Vicar of.Sherlock Holmes (21:10) Austin City Limits Travels with a Tangerine .(15:30) SILENCE OF THE LAMBS (3) avec Jodie Foster, Anthony Hopkins DIE HARD (4) avec Bruce Willis, Alan Rickman The Sopranos La Boîte à souvenirs Willie Pour l'amour du country Symphonie du Nouveau Monde LA VIE DE JEAN-PAUL II (5) ave T.Kretschmann Grands Spectacles / Ode pour un requiem ONCE UPON ATIME.(14:30) Arts & Minds Bravo! Videos Live at the.: Blue Rodeo Florence K Trio Mario Lanza: Singing to the Gods Opera under the Stars Eric Lagace Preuves à l'appui Drôle, monde .fou! 2e spectacle de Mario Jean Le Super Spectacle OLO Grand Rire Bleue Hantise / Monde des ténèbres Culture du X MON COUSIN.(16:10) LES ESCROCS (17:45) LE MISSISSIPPI BRÛLE THE KILLING (22:10) .(23:40) Fifth Gear / Deux émissions How it's Made / Deux émissions Naked Science / The Rockies Dirty Jobs / Hoof Cleaner Deadliest Catch / Racing.Criss Angel: Mindfreak MythBusters / Exploding Lighter 50 heures de vacances Planète en furie Suivez le guide Dans la roue du Tour Paris bouche à bouche Lonely Planet / Berlin Champagne Hôtels de l'océan Indien Kim (17:12) .(17:39) Sadie (18:06) Flight 29.(18:57) Zoey (19:22) Zack (20:12) .(20:36) TUCK EVERLASTING (4) avec Alexis Bledel COYOTE SUMMER (5) avec Vinessa Shaw Baseball / Red Sox - Reds (15:30) Two and a Half Men Cops America's most Wanted News Family Guy Mad TV Dr Quinn, femme médecin Kaamelott Journal de.Compte à rebours Avions / Transporter les masses JAG LA HORDE SAUVAGE (2) avec William Holden, Ernest Borgnine Digging for the Truth Re-Inventors .Legends Rome The Secret of the Snake Goddes THREE KINGS (4) avec George Clooney, Mark Wahlberg Masterminds Présentation / Fashion.(16:00) Max Week-end L'Index Hollywood Fantaisies Liaison.Style de star Hollywood extrême M.Net Pimp mon char Les Pussycat Dolls: Girlicious Danse ou crève Colocs.tv Hogan.Présentation / Avenged: Sevenfold - All Excess Exposé Pimp mon char Snoop Dogg Noir de monde La Caravane.From Egypt.Magazine libanais .afromonde Parsvision Teleritmo Foco Latino Noir de monde Le Téléjournal Planète.2 La Semaine verte Journal RDI .parlait Hockey - La fierté d'un peuple Le Téléjournal Les Films IMAX Planète.2 Le Téléjournal .en parlait L.A.enquêtes prioritaires New York 911 Les Experts / Deux épisodes L'Escouade C.S.I.: Miami Dans la tête des tueurs .(15:45) CONGORAMA (17:40) ROD LE DANGEREUX 3:10 POUR YUMA (21:05) EVAN LE TOUT.(23:10) Doc IMAGINARY PLAYMATE avec Dina Meyer WHISPERS AND LIES avec Melissa Joan Hart, Deanna Milligan Kenny vs Spenny Trailer Park Boys Moitié.Prêt pas prêt .Choux Bravo Gudule Panorama Jardins Planète Country / B.Gautier DANS LES CORDES (4) avec Richard Anconina, Louise Szpindel L'enfer de Martin Flip that House Property Ladder Trading Spaces Flip that House / Deux émissions Your Place or Mine?Moving up Flip that House / Deux émissions SCOOBY-DOO: LE RALLYE DES MONSTRES (6) Dessins animés Kappa Mikey Billy & Mandy 6TEEN Blaise.blasé Les Simpson Punch! South Park Clone High Les Simpson Les Décalés.Paroles et./ Pierre Flynn .(17:55) Journal FR2 Survivre / L'Oryx Taratata / Yael Naim, Francis Cabrel, Julien Doré, Alexandre Kinn La Mosaïque des Quatre Saisons Le Journal .pas couché Docteur*ologie Debbie rénove Décore ta vie Airoldi.Bye-bye maison! Des idées.On a échangé nos mères Super Nanny Remue.Déco sur.Le Lab Baromètre Parole et Vie 4 minutes topo En route vers mon 1er gala JPR Razzia Prenez garde.La Relève JPR Le 9,5 Ma 1re PDA Arshitechs.Baromètre Cory est.Une grenade?Smallville Wildfire Newport Beach Charmed Radio Free.Frank vs Girard Presserebelle.com .c'est fait Banc d'essai Les Stupéfiants Le Cobaye Les Tordus Mélinda, entre deux mondes Dead Zone SPAWN (5) avec Michael Jai White, John Leguizamo Golf PGA / Omnium des États-Unis - 3e ronde (16:45) Sports 30 Soccer / Euro 2008: Suède - Espagne World Sport NBA Action Sportsnet Connected Soccer / Toronto - Colorado Soccer / Euro 2008: Suède - Espagne Sportsnet Connected 2008 U.S.Open Golf / 3e ronde (16:00) Sportscentre NASCAR Le TVA (22:45) 206 13 13 112 4 4 115 7 7 114 5 5 138 8 8 205 11 11 55 3 3 281 22 22 282 21 21 280 18 23 284 46 24 284 43 59 615 73 39 143 31 31 620 72 34 129 20 20 185 205 205 520 37 37 134 23 51 556 \u2014 67 283 36 46 133 25 53 522 49 47 142 32 48 141 30 30 207 14 14 126 19 19 132 24 52 180 \u2014 201 616 40 40 137 \u2014 \u2014 521 39 27 139 34 45 145 15 15 135 35 44 \u2014 9 9 140 16 16 131 26 54 123 33 33 406 38 38 400 28 28 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO CBC CTV-M GBL-Q ABC CBS NBC PBS-P PBS-B A & E ARTV BRAV CD CinéPOP DISC EV FC FOX HI HIST MMAX MP E! MTL RDI S+ SE SHOW TFO TLC TTF TV5 VIE VOX VRAK Z RDS SPN TSN SRC TVA TQS TQc 20 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 4 J U I N 2 0 0 8 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 3569065A FRANCE NOUVELLE FRANCE - NAISSANCE D\u2019UN PEUPLE FRANÇAIS EN AMÉRIQUE EXPOSITION À POINTE-À-CALLIÈRE DU 21 MAI AU 12 OCTOBRE 2008 L'exposition est réalisée en coproduction par Pointe-à-Callière et le Musée d\u2019histoire de Nantes / Château des ducs de Bretagne.Ville de Montréal.Gestion de documents et archives.3532347A 3568490A ARTS ET SPECTACLES ARTS VISUELS MARC ANDRÉ JOANISSE LE DROIT «L\u2019exposition témoigne de la diversité et de l\u2019influence remarquables de l\u2019art, de la culture et de la société grecque, a expliqué cette semaine le président de la Société du MCC, Victor Rabinovitch.La Grèce s\u2019est trouvée au carrefour de l\u2019histoire et son peuple a vécu ses fluctuations pendant des milliers d\u2019années.» Les Grecs, c\u2019est 8000 années d\u2019histoire, illustrée et commentée à travers les 180 objets anciens de l\u2019exposition.On a fait le tour et tout y est.On peut y apprécier des sculptures, des céramiques, des bijoux, des tissus brodés, des peintures, des objets de ferronnerie, des icônes religieuses, des jouets, des figurines, des lampes et des coffres en bois.Cer tains des objets montrés sont remarquables.On ne demeure pas indifférent devant une croix de procession byzantine en cuivre moulé ou encore devant un calice en argent doré conçu durant l\u2019occupation ottomane.Même chose pour des vêtements traditionnels portés par les enfants.Il faut le souligner, 12 des objets retenus par le musée pourront être vus uniquement à Gatineau.Pas ailleurs dans le monde entier, sauf évidemment à Athènes.C\u2019est le cas, entre autres, d\u2019une couronne de feuilles de chêne et de fleurs, faite de feuilles d\u2019or ciselées et repoussées, et d\u2019une tente de lit brodée (soit un sperveri, vieux de 300 ans).Comme c\u2019est souvent le cas, un audioguide est disponible pour accompagner et agrémenter les visites.On peut y entendre les commentaires d\u2019A ntonis Benakis, le fondateur du musée Benaki.«Notre collection regroupe plus de 20 000 objets, a fait savoir le porte-parole du célèbre musée d\u2019Athènes, le docteur Stravos Vlizos.On ne s\u2019arrêtera pas là.On compte inaugurer bientôt une galerie consacrée aux peintres grecs et aux enfants.» Les Grecs, auMusée canadien des civilisations, jusqu\u2019au 28 septembre.Infos : 819-776-7000 ou www.civilisations.ca MUSÉE CANADIEN DES CIVILISATIONS La richesse grecque exposée à Gatineau De la préhistoire à l\u2019époque byzantine et de l\u2019Empire ottoman à un État grec indépendant.L\u2019exposition Les Grecs, présentée jusqu\u2019au 28 septembre au Musée canadien des civilisations, fait le tour de ce pays riche en histoire et en art.Fait intéressant : son arrêt en sol gatinois est le seul en Amérique du Nord de cette tournée concoctée par le musée Benaki d\u2019Athènes.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll JOCELYNE LEPAGE Maisonneuve, «Le Pittsburg du Canada» peut-on lire à la une d\u2019un journal de 1911 \u2013 Pittsburgh s\u2019écrivait sans «h» à l\u2019époque.Maisonneuve, capitale de la chaussure.Maisonneuve, la première ville canadienne à avoir une ligne d\u2019électricité longue distance.C\u2019est à Maisonneuve que se trouve la filature de coton la plus importante au Canada\u2026 et ainsi de suite.Maisonneuve est née il y a 125 ans à la suite d\u2019une scission entre deux groupes de citoyens de la ville d\u2019Hochelaga fondée, celle-là, en 1870: ceux qui, avec le maire, voulaient qu\u2019Hochelaga soit annexée à Montréal alors majoritairement anglaise, et ceux qui voulaient poursuivre le développement d\u2019une ville neuve à majorité canadienne-française qu\u2019ils appelleront Maisonneuve.La ville d\u2019Hochelaga s\u2019étendait alors de la rue du Havre à la rue Vimont (près de la rue Viau); de Rosemont au fleuve.Maisonneuve commencera plus à l\u2019est, à la rue Bourbonnière.À l\u2019aide de photographies, de cartes géographiques, de panneaux explicatifs et d\u2019objets divers, l\u2019Atelier d\u2019histoire d\u2019Hochelaga-Maisonneuve récapitule les moments importants de cette aventure, à partir de 1870: l\u2019installation d\u2019infrastructures portuaires qui attireront des entreprises manufacturières et industrielles \u2013 la Vickers y construira même des sous-marins \u2013 qui, à leur tour, attireront vers la nouvelle ville de nombreux Canadiens français des campagnes et immigrants irlandais en quête de travail.Et, si l\u2019on se fie aux photographies sur les murs, les ouvriers travaillent dur, parfois même en famille, des jeunes enfants jusqu\u2019aux grands-parents.Ils sont mal traités et mal payés.Et finiront par faire une des premières grèves au Canada.Mais pendant que les usines tournent à toute vapeur et que les travailleurs s\u2019usent aussi vite, un groupe de bourgeois canadiens-français cherche à améliorer l\u2019allure de la ville, en y implantant des immeubles de prestige et en construisant des boulevards, des espaces verts et de grands parcs.Il y aura l\u2019aménagement du boulevard Pie-IX et du boulevard Morgan avec allées piétonnières au milieu du terreplein central; la construction du Marché Maisonneuve, du bain Morgan, de l\u2019hôtel de ville, de la caserne de pompiers.Et celle du Château Dufresne, qui servira de résidence aux frères Oscar et Marius Dufresne.Tous deux seront à la tête des aventuriers de Maisonneuve, l\u2019un comme président du comité des finances de la Ville, l\u2019autre comme architecte.Puis, en 1911, ces bourgeois rêvent d\u2019un immense projet pour le 50e anniversaire de la Confédération canadienne qui doit avoir lieu en 1917: la création d\u2019un parc avec lacs et sentiers, musée, bibliothèque, jardin de plantes et\u2026 casino.Mais la spéculation foncière, cette grenouille, fera gonfler les coûts d\u2019achat des terres à un point tel que Maisonneuve s\u2019endettera jusqu\u2019à l\u2019égorgement \u2013 18 millions de dollars \u2013 et finira sur l\u2019autel de Montréal.Et la Première Guerre n\u2019aidera pas la cause.Cette exposition, premier volet d\u2019une série de trois, est tellement riche en information et en anecdotes \u2013 comme ce chemin de fer aménagé, l\u2019hiver, sur la glace du fleuve, chemin qui tombera à l\u2019eau \u2013 que l\u2019on souhaite la retrouver sous forme de livre le plus vite possible.C\u2019est dur de lire debout tous ces panneaux.Et comme elle est présentée au Château Dufresne, à deux pas du Stade olympique, on pense inévitablement à cette autre aventure mégalomane plus récente qui a bien failli égorger Montréal.D\u2019autant plus que l\u2019emplacement du projet du parc Maisonneuve correspond à celui du Stade et du Jardin botanique réunis.Hochelaga-Maisonneuve en trois temps.1er temps : de villes ouvrières à cité modèle (1870-1918), au Château Dufresne (2929, avenue Jeanne-d\u2019Arc) jusqu\u2019au 2 février 2009.Ouvert du jeudi au dimanche, de 10h à 17h.EXPOSITION / Hochelaga-Maisonneuve en trois temps Maisonneuve, le Pittsburgh du Canada En quelques années seulement, la ville de Maisonneuve, fondée par des Canadiens français en 1883, deviendra l\u2019une des cinq villes industrielles les plus importantes au Canada.Mais sa chute sera vertigineuse, comme on peut le voir dans une exposition au Château Dufresne.Histoire d\u2019une grenouille qui s\u2019est prise pour un boeuf.PHOTO FOURNIE PAR L\u2019ATELIER D\u2019HISTOIRE D\u2019HOCHELAGA-MAISONNEUVE Le boulevard Pie-IX au temps des allées piétonnières au milieu du terre-plein central.Collection Atelier d\u2019histoire d\u2019Hochelaga-Maisonneuve, don d\u2019Allan Koury.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 22 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 4 J U I N 2 0 0 8 3561915A AVANT-GOÛT D\u2019AUTOMNE SYLVIE ST-JACQUES Quarante ans après la créat ion des Bel lessoeurs sur ses planches, le Rideau Vert souligne cet anniversaire avec un Tremblay nouveau.Dès le 12 août, Rita Lafontaine prêtera ses traits à Nana dans Le paradis à la fin de vos jours, un monologue créé tout spécialement pour les 40 ans des Belles-soeurs et mis en scène par Frédéric Blanchette.D\u2019autres alléchantes propositions suivront cet événement, dont une adaptation de La vie devant soi de Romain Gary-Émile Ajar.Louise Marleau dirigera Catherine Bégin et Aliocha Shneider, dans cette pièce qui prendra l\u2019affiche de la Maison Verte, le 23 septembre.Plus tard en automne, le théâtre présentera une reprise d\u2019Avaler la mer et les poissons, pièce de Sylvie Drapeau et Isabelle Vincent mise en scène par Martine Beaulne.Le tout nouveau Quat\u2019Sous ouvrira ses portes, en novembre, avec Opium_37, une pièce de Catherine Léger mise en scène par Éric Jean, qui recrée le Paris de 1937.Un peu plus à l\u2019est, rue Saint- Denis, le Théâtre d\u2019Aujourd\u2019hui célèbre ses 45 ans avec une saison de grosses pointures.Wajdi Mouawad ouvrira la saison de ce théâtre voué à la création avec Seuls, solo autobiographique qui se fera les dents au prochain festival d\u2019Avignon.Lui succédera Bob, un texte de René Daniel Dubois, une «production événement » qui paraît-il nous fera découvrir le côté romantique de l\u2019auteur de Being at home with Claude.René Richard Cyr y dirigera Benoît McGinnis et Étienne Pilon.Le TNM se transformera quant à lui en chapiteau, pour amorcer sa saison 2008-2009.La directrice artistique du théâtre, qui a « concocté cette saison avec l\u2019idée de faire se rencontrer toutes formes d\u2019arts », prête sa scène au Cirque Éloize en septembre.Les ac robat ies du spectac le Nebbia ouvr iront donc cette saison «globale ».Seconde production de l\u2019automne, Le retour, D\u2019Harold Pinter (Prix Nobel de littérature 2005), réunira les Patrice Robitaille, Marcel Sabourin et Noémie Godin-Vignault.Yves Desgagnés assume la mise en scène de cette pièce amorale qui a comme toile de fond le Londres des années 60.De l\u2019autre côté de la rue, au théâtre Jean-Duceppe, on célèbre «35 ans d\u2019émotion» avec une saison sous le signe de l\u2019amour.Cel le-ci s \u2019ouvr ira avec une mise en scène signée Monique Duceppe.Halpern et Johnson, une pièce de Lionel Goldstein qui réunira sur scène Gérard Poirier et François Tassé.En octobre et novembre, Le lion en hiver, mis en scène par Daniel Roussel, raconte la lutte de pouvoir de sept personnages royaux, dans la France de 1183.À l\u2019Espace libre, on nous promet une saison foraine.Dès la fin du mois d\u2019août, le théâtre de la rue Fullum entame sa saison avec un spectacle des Productions Préhistoriques, intitulé King Lear contre-attaque.Inspirée de Shakespeare, cette mise en scène de Jacques Laroche raconte les mésaventures d\u2019un mouchoir qui déclenche malgré lui l\u2019ire d\u2019un mari jaloux.À la fin du mois de septembre, le théâtre sera l\u2019hôte des quatrièmes Rencontres internationales du mime de Montréal.Le metteur en scène Michel Monty leur succédera, avec la pièce Homme aux sept vies, une production qui nous fera pénétrer dans un pensionnat religieux pour autochtones.En novembre, le Nouveau Théâtre Expérimental plonge dans la psychologie du caporal Lortie.Pierre Lefebvre (directeur de la revue Liberté), y traite de l\u2019acte créatif et meurtrier qui pousse les gens à faire des gestes horribles.Le jeune metteur en scène Geoffroy Gaquère prendra ensuite le relais avec Les exilés de la lumière, une pièce réunissant 13 acteurs qui se donnent le défi de créer «un mythe avec rien».Les théâtres Denise-Pelletier et Fred-Barry vivront dans leurs valises, la saison prochaine, pendant que leurs salles subiront une cure de rajeunissement.Leurs pièces seront présentées en «itinérance» dans d\u2019autres salles de Laval , Montréal et Longueuil.THÉÂTRE L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 4 J U I N 2 0 0 8 A R T S E T S P E C T A C L E S 23 ©Matthias Clamer, Antoinette Chaudron, Yan Forhan, Justin Nicholas, Valérie Remise / Conception graphique Stéphane Parent La Vie La mort sera tout un spectacle! Une création signée Les 7doigts de la main Double tour (Escale cirque) Un duo belge\u2026 àtrois.Une création signée Baladeu\u2019x (Belgique) Birdhouse Factory Cirque + Machines +Théâtre +Danse Une création signée Cirque Mechanics (États-Unis) Festival Mondial du Cirque de Demain Édition spéciale 30e anniversaire (Paris, France) D\u2019incroyables artistes du monde entier proposent le meilleur du cirque! Dans le cadre du Festival Montréal en lumière By the light of the stars that are no longer\u2026 (Escale cirque) Un heureux amalgame de cirque, danse et projections.Une création signée C!RCA (Australie) Spectacle annuel de l\u2019École nationale de cirque NOUVEAU :2spectacles pour doubler le plaisir! En plus d\u2019une foule d\u2019autres privilèges : \u2022Réservez vos sièges en priorité \u2022Obtenezunbilletpourunami \u2022Profitezd\u2019escomptesaubistro et àlaboutiqueTOHU \u2022Obtenezdes rabais alléchants cheznos partenaires, etc.FORMULAIRE FORFAITS \u2022VIDÉOS \u2022INFO PRÉVENTES \u2022CONCOURS \u2022CALENDRIER DES ACTIVITÉS Inscrivez-vous au Bulletin TOHU en ligne! au WWW.T OHU.CA FORFAITS TOHURENVERSANTS!Économisez jusqu\u2019à 30 % sur vos sorties COMPLÈTEMENT CIRQUE àlaTOHU! à la TOHU! 3567571A 3568598A AVANT-GOÛT D\u2019AUTOMNE ISABELLE MASSÉ Au menu, l\u2019automne prochain, un duo de grandes gueules qui retourne enfin sur scène et un humoriste tout vert\u2026 de 42 ans.Loin des ondes, mais pas loin de la table de travail ! Sitôt l\u2019émission radiophonique Les grandes gueules terminée pour de bon, en mai 2007, José Gaudet et Mario Tessier ont eu un désir fou de retourner sur scène.Dix ans se sont écoulés depuis le lancement de leur premier spectacle d\u2019humour ! Cette fois, ils ont pu s\u2019y consacrer sans avoir à produire en même temps des sketchs pour la radio.«Les premiers six mois de travail n\u2019ont été faits quede recherche et de brainstorm, explique José Gaudet.On a défriché 10 ans de vie.Ç\u2019a été plaisant et enrichissant.» L\u2019humoriste promet un spectacle aussi drôle que le premier, mais différent, dans lequel on retrouvera notamment un numéro cabaret à la Dean Martin ! Et les Jocelyne, Ti-Rouge, Nriké et autres Jean-Marie Biensur qui ont fait la joie des auditeurs d\u2019Énergie pendant 15 ans?«Ils seront présents, mais pas à l\u2019avant-plan, dit Gaudet.Notre perception d\u2019un spectacle a changé.Avant, tout ce qu\u2019on voulait, c\u2019est du gros rire.On avait du fun et c\u2019était le party sur scène.Cette fois, on veut un beau show qui nous mène vers des émotions et des zones autres.On part, cette fois, de choses qui nous touchent.L\u2019écriture est différente.Le premier show était fait d\u2019idées qu\u2019on trouvait rigolotes.On a, cette fois, fait un travail acharné pour amener les sujets.L\u2019idée de base de chaque numéro est forte.» Les bibittes d\u2019André Sauvé À l\u2019autre bout du spectre humoristique, André Sauvé a aussi un spectacle à offrir au public.Un premier à 42 ans pour la Découverte du dernier gala Les Olivier ! Il n\u2019est jamais trop tard pour bifurquer professionnellement ! Le chroniqueur absurde de l\u2019émission 3600 secondes d\u2019extase en profitera pour dévoiler ses névroses.«On en a tous, mais on n\u2019ose pas les exposer », estime celui qui dit se reconnaître dans «l\u2019espèce d\u2019existentialisme concret niaiseux » de Woody Allen.« Je mets beaucoup d\u2019efforts à être socialement admissible, poursuit-il.Je n\u2019aime pas être entouré.Je ne suis pas bien lorsqu\u2019il y a trop de sollicitation.» Celui qui a fait de la danse indienne dans une autre vie combattra ainsi le mal par le mal en allant se planter devant des spectateurs, à l\u2019automne.Il aura des histoires de collection, de confusion, d\u2019enfance et d\u2019épicerie à nous raconter.«La folie revient souvent dans mes textes.Je pars de mes propres euphories.C\u2019est moi vu à la loupe dans un miroir déformant!» Et les autres?L\u2019automne sera aussi l\u2019occasion de voir ou revoir les très bons spectacles solo de Martin Matte (du 16 au 18 octobre à la Place des Arts et du 26 au 29 octobre au Théâtre Saint-Denis), Louis-José Houde (17 octobre au Centre Bell) et Rachid Badouri (du 7 au 11 et du 21 au 25 octobre au Théâtre Saint-Denis).En vrac, Jean-Marc Parent présentera, par ailleurs, Urgence de vivre à la Salle André-Mathieu de Laval (12 septembre), tout comme Fra nçois Morenc y, Morency Live (les 12 et 13 décembre).Laurent Paquin offrira Tout est relatif à la Salle André- Mathieu (9 octobre) et au Théâtre Saint-Denis (16 octobre).Peter MacLeod montera sur les scènes du Théâtre Saint-Denis (19 et 20 septembre) et de L\u2019Étoile du Quartier DIX30 (28 et 29 novembre) pour un 3e round.Patrick Groulx chaussera ses Bas blancs également à L\u2019Étoile du Quartier DIX30, le 15 octobre.Le duo Dominic et Martin sera au Théâtre Saint-Denis (24 et 25 octobre).Jean-François Mercier fera le « gros cave » au Théâtre Saint-Denis 2 (7 et 8 novembre) .Enfin, Patricia Paquin et Mathieu Gratton joueront aux Ex, au Gesù, les 15 et 16 novembre.Les grandes gueules, le 22 octobre à L\u2019Étoile du Quartier DIX30 de Brossard ; les 8 et 9 novembre à la Salle André-Mathieu de Laval; du 13 au 15 et du 20 au 22 au Théâtre Saint-Denis.André Sauvé, du 6 au 11 octobre (excepté le 8), au Monument-National.HUMOUR Une fois c\u2019t\u2019un humoriste\u2026 PHOTO FOURNIE PAR ROY TURNER COMMUNICATIONS André Sauvé, le chroniqueur absurde de l\u2019émission 3600 secondes d\u2019extase a aussi un spectacle à offrir au public.André Sauvé profitera de son nouveau spectacle pour dévoiler ses névroses.«On en a tous, mais on n\u2019ose pas les exposer », dit-il.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 24 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 4 J U I N 2 0 0 8 Au cet automne DÉCOUVREZ L\u2019ATMOSPHÈRE CABARET DU THÉÂTRE CORONA NOUVELLE OPTION SOUPER-SPECTACLE LES VENDREDIS ET SAMEDIS Souper servi au Corona à 18 h par le nouveau restaurant \u2039\u2039 THE BURGUNDY LION \u203a\u203a RABAIS DE 10 % POUR TOUT ACHAT FAIT AVANT LE 2 SEPTEMBRE 2008 sur le prix des billets de spectacle pour BEATLE STORY et PASSION BOOMER.RABAIS pour les groupes et personnes de l\u2019âge d\u2019or TOUS LES DÉTAILS AUWWW.THEATRECORONA.COM RÉSERVEZ DÈS MAINTENANT! \u2022 Billetterie du Corona : 514-931-2088 \u2022 Au guichet : 2490, rue Notre-Dame Ouest, Montréal \u2022 Ou via le Réseau Admission Réservation en ligne www.admission.com Téléphone : 514 790-1245 10, 11, 16, 17 et 18 octobre 2008 Novembre Décembre Venez revivre la grande magie Prix parterre 35,00 $ Taxes incluses.Prix balcon 30,00 $ Taxes incluses.Souper-spectacle 89,50 $ Taxes incluses et frais de service en sus.3567404 AVANT-GOÛT D\u2019AUTOMNE STÉPHANIE BRODY COLLABORATION SPÉCIALE La rentrée en danse foisonne de grosses pointures.Parmi les vedettes d\u2019ici : Anik Bissonnette, Daniel Léveillé et José Navas.Parmi celles issues de l\u2019étranger: Sidi Lardi Cherkaoui, Maria Muñoz et Caterina Sagna.Par ailleurs, la relève n\u2019est pas en reste puisqu\u2019elle sera représentée par de fortes têtes, dont Frédérick Gravel, George Stamos ou la jeune Virginie Brunelle.Aperçu de ce qui sera présenté d\u2019ici janvier.Grosses pointures pour Danse Danse En attendant de voir danser Juliette Binoche, en janvier, sous l\u2019égide du sublime Akram Khan, Danse Danse commence sa 11e saison, en octobre, avec un autre chorégraphe-vedette: Sidi Lardi Cherkaoui.Chorégraphe du lumineux Foi, présenté à Montréal en 2003, Cherkaoui baigne à nouveau dans le sacré avec Myth pour 14 danseurs-acteurs et 7 musiciens de l\u2019ensemble de musique ancienne Micrologus.Puis, en novembre, Anik Bissonnette et Mario Radacovsky présentent une nouvelle itération de Kylian, le grand, touchant hommage à Jiri Kylian, créé en 2006 au Festival des arts de Saint- Sauveur.Toujours en novembre, la Canadienne Aszure Barton (des Chambres des Jacques), artiste en résidence au Baryshnikov Arts Centre, dévoilera sa nouvelle création pour les Ballets Jazz de Montréal.Place aux jeunes En septembre, c\u2019est aux quatre jeunes lauréats canadiens du premier concours chorégraphique national, lancé par les GBCM, en collaboration avec l\u2019Agora de la danse, que revient l\u2019honneur d\u2019ouvrir la 52e saison des GBCM.Octobre annonce ensuite la reprise de La dame de pique, créée en 2001 pour les GBCM par le Danois Kim Brandstrup, d\u2019après Pouchkine.L\u2019année se termine, comme d\u2019habitude, en décembre, avec l\u2019incontournable Casse-Noisette, qui éblouit génération après génération.Le retour de Caterina Sagna En attendant d\u2019apprécier la suite du travail des artistes en résidence de la Cinquième Salle de la Place des Arts, le Rubberbandance Group, ou de revoir l\u2019inoubliable hommage à Norman McLaren, Norman, c\u2019est à la Compagnie Caterina Sagna, celle là-même qui avait présenté l\u2019acerbe Relation publique en 2006, d\u2019ouvrir le bal à la Cinquième Salle, début septembre.Viva la Catalogne ! La saisonde l\u2019Agora commencera dorénavant en août avec Destinations danse, dont chaque présentation offrira des chorégraphes d\u2019une région choisie du monde.Cette année, place à la Catalogne, avec Angels Margarit et Maria Muñoz, piliers de la nouvelle danse catalane, et la relève, représentée par Sofia Asencio et Sonia Gomez.Puis, outre la présentation des lauréats du concours chorégraphique des GBCM, l\u2019Agora renoue \u2013 deux bonheurs! \u2013 avec la suave Sarah Chase et José Navas, lequel se produit en solo.D\u2019ici janvier également: l\u2019excentrique George Stamos et la reprise du Crépuscule des océans de Daniel Léveillé.À l\u2019Usine C En attendant que l\u2019Usine C ne dévoile toute sa programmation, Louise Bédard annonce qu\u2019elle y présentera, fin septembre, Enfin vous zestes.Cette nouvelle création jouit d\u2019une distribution de rêve, dont Tom Casey, Ken Roy et Sarah Williams.Jeune tradition À Tangente, la série Danses Buissonnières donne l\u2019occasion d\u2019être le témoin privilégié des premiers pas professionnels de six récents diplômés des différents programmes d\u2019enseignement professionnel en danse, dont Virginie Brunelle, qui jouit déjà d\u2019une certaine notoriété grâce au parrainage de Dave St-Pierre (on les reverra d\u2019ailleurs ensemble, lors d\u2019un programme double, à Tangente, en janvier).Également à Tangente d\u2019ici janvier : la Québécoise Mélanie Demers, Ayako Hamaguchi de Tokyo, Yun Jung Kim de Séoul et les inénarrables «2e Porte à Gauche», Marie Béland et Frédérick Gravel.Tout cela n\u2019est qu\u2019un bref aperçu de la première moitié de la saison 2008-2009, sans compter les programmations de l\u2019Usine C, Danse-Cité, du MAI ou du Studio 303.Une saison qui comprendra aussi le retour des Ballets C.de la B.et de La La La Human Steps.DANSE Vedettes aguerries et jeunesse PHOTO FOURNIE PAR DANSE DANSE Danse Danse présentera lors de sa 11e saison un spectacle hommage au génie de Jiri Kylian, interprété par Anik Bissonnette et Mario Radacovsky.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 4 J U I N 2 0 0 8 A R T S E T S P E C T A C L E S 25 Deux voix pour Berlioz Beethoven et Bizet : symphonies en do Mendelssohn: Elijah, une oeuvre chorale majeure Mahler: Le Chant de la Terre Bartók et Dvo\"ák La Finlande de Sibelius Bruckner 8: Le cycle se poursuit 2008/9 Saison Abonnez-vous 514 598 0870 orchestremetropolitain.com 3552720A 3568548 Billets : 514.842.9951 \u2013osm.ca Osez l\u2019OSM TD 15-30 ans Seulement 15$ présenté par en collaboration avec À ne pas manquer pour la rentrée ! Kent nagano Directeur musical NagaNo et la SymphoNie deS milleS laNceNt la 75e SaiSoN 9 et 10 septembre à 20 h ZubiN mehta à la baSilique Notre-dame 17 septembre à 19 h 30 JoShua bell et Le VioLon Rouge 30 septembre et 1er octobre à 20 h 3568287A AVANT-GOÛT D\u2019AUTOMNE PAUL JOURNET Même si l\u2019été et sa succession de festivals n\u2019est pas encore commencée, quelques concerts automnaux sont déjà à inscrire au calendrier.Le retour deMadonna au Centre Bell (22-23 octobre) s\u2019annonce comme le plus gros concert de l\u2019automne.Mais d\u2019autres vedettes pop risquent aussi de faire vibrer le temple de la téléphonie.Septembre y marquera le retour plutôt inattendu d\u2019Oasis (le 5), et le retour discutable des New Kids On The Block (le 20).Le 13, ce sera la visite de Simple Plan.Le groupe québécois le plus populaire du monde interprétera notamment les pièces de son récent disque éponyme.Trois voix importantes de la pop féminine visiteront aussi le Centre Bell à l\u2019automne.D\u2019abord, la tournée de Janet Jackson pour son disque Discipline s\u2019y arrête le 29 septembre.Le 5 novembre, ce sera ensuite à l\u2019envoûtante Feist de chauffer l\u2019endroit, avant de laisser la place à la légendaire Tina Turner, le 8 décembre.Trois derniers concerts à noter dans cette salle : Blue Man Group (25 septembre), Lenny Kravitz (26 octobre) et Sarah Brightman (26 novembre).Les amateurs de rock seront aussi servis.Dans un registre punk, mentionnons l\u2019énième visite de Lagwagon et MXPX, réunis le 6 septembre au Métropolis.Les Anglais de Bloc Party leur succéderont dans la même salle le 17 septembre avec leur rock dansant.Puis viendra Mogwai et son rock instrumental mélodramatique (23 septembre).Finalement, soulignons le concert de Stereolab au Club Soda (7 octobre).Les nostalgiques ne voudront pas manquer le retour d\u2019Alice Cooper au Théâtre Saint-Denis (15 octobre), avec son Psycho Drama Tour.Son dernier passage en 2006 avait achevé les tympans de plusieurs de ses fidèles.Le Québec à Brossard Une bonne partie de la communauté musicale québécoise défilera à l\u2019Étoile DIX30 de Brossard à l\u2019automne.En septembre, ce sera Sylvain Cossette (12-13), Marie-Marie (19), Bruno Pelletier (27) et Kevin Parent (30).Pui s en oc tobre , Rober t Charlebois (3-4), Éric Lapointe (9), Claude Dubois (10-11), Kain (17) et Daniel Bélanger (18).Les Cowboys Fringants y présenteront ensuite un nouveau spectacle, le 6 novembre.Les Respectables feront un retour à l\u2019Olympia le 11 septembre, suivis de Jonathan Painchaud le 20 dans la même salle.Boom Desjardins, l\u2019homme qui multiplie les succès radio, devrait ravir ses nombreux fans au Théâtre Saint-Denis les 5 et 6 novembre.Enf in, terminons le volet francophone en beauté avec le grand Plume.On le retrouvera au National le 15 novembre.Pop Montréal et Coup de coeur franco Le prochain festiva l Pop Montréal se déroule du 1er au 5 octobre.Cette année encore, il propose une programmation éclectique, avec notamment la grande visite de Burt Bacharach et de Nick Cave and The Bad Seeds, ainsi que Hot Chip, Of Montreal, United Steel Workers, Dan Deacon, The Persuasions, Cori Bishop (aka ElyseWeinberg), The Dodos, Liam Finn (fils de Neil Finn), Dark Meat, Playdoe et Dabaaz.Le festival se démarque encore une fois en visitant des salles plutôt oubliées par nos promoteurs, comme l\u2019église Saint-Jean-Baptiste, qui accueillera Burt Bacharach.L\u2019autre festival de l\u2019automne, le Coup de coeur francophone, se tiendra pour la 22e fois du 6 au 16 novembre.Plusieurs artistes du Québec et du reste de la francophonie sont attendus.La programmation n\u2019est pas encore complétée.Parmi les noms déjà annoncés : Andrea Lindsay (Ontario), Tcheka (Cap Vert), Batlik (France), K (Suisse) et La Patère Rose (gagnant des dernières Francouvertes).Une création originale, Pauline à la page, commémorera les 10 ans de la disparition de Pauline Julien.MUSIQUE POP/ROCK De Madonna à Burt Bacharach CLAUDE GINGRAS Notre nouvelle saison musicale s\u2019ouvrira sous le signe des 75 ans de l\u2019Orchestre Symphonique de Montréal.Kent Nagano y entamera sa troisième année comme titulaire les 9 et 10 septembre avec la Symphonie des Mille de Mahler\u2013 et 450 participants plutôt que 1000 \u2013 et couronnera cet automne musical les 5 et 9 décembre avec une version concert de Saint François d\u2019Assise, opéra d\u2019une durée de quatre heures, de Messiaen, soulignant le centenaire du compositeur.Entre ces gigantesques Mahler et Messiaen, on retrouvera un ancien titulaire de l\u2019orchestre, Franz-Paul Decker, dans deux programmes Strauss, l\u2019un consacré à Richard, l\u2019autre à Johann, ainsi que l\u2019actuel adjoint de Nagano, Jean-François Rivest, dans des concerts de Noël, et son prédécesseur Jacques Lacombe dans le Concerto pour orchestre de Bartok.Notre second orchestre, le Métropolitain, et son fidèle jeune chef Yannick Nézet-Séguin donneront l\u2019oratorio Elijah de Mendelssohn et ajouteront quelques titres identifiés à leur illustre aîné comme l\u2019orchestration Ravel des Tableaux d\u2019une exposition et La Valse du même.Un chef invité, Fabien Gabel, de France, remplacera Nézet-Séguin pour un programme Beethoven-Bizet.L\u2019Opéra de Montréal ouvrira sa 29e saison avec une nouveauté, La Fanciulla del West, de Puccini, mais reviendra vite aux valeurs sûres avec Les Pêcheurs de perles de Bizet.On retrouvera la charmante Susan Patterson en Fanciulla et la non moins charmante Karina Gauvin dans le Bizet, entre Antonio Figueroa et Phillip Addis.Chez nos deux principaux orchestres de chambre: l\u2019annuel Messie de Handel, de la trompette avec Jens Lindemann et du jazz avec Dorothée Berryman, chez Brott-McGill; la Cantata criolla d\u2019Estévez, une création pour six violoncelles de Paul Desenne et un rare concerto pour piano de César Franck, chez Turovsky et ses Musici ; le violoncelliste Truls Mork dans C P.E.Bach et un programme français de Noël, chez Labadie et ses Violons du Roy.Chez nos principales sociétés de musique de chambre: le Fauré Quartett d\u2019Allemagne et le retour du violoncelliste Pieter Wispelwey et du pianiste Piotr Anderszewski, au LMMC; les Festival Strings Lucerne et le Trio Wanderer avec le clarinettiste Pascal Moragues, à Pro Musica.La Société musicale André-Turp, spécialiste de la voix, présentera deux nouveaux chanteurs, Colin Balzer, ténor, et Cora Burggraaf, soprano, et réunira Marie-Nicole Lemieux et Karina Gauvin en récital conjoint.Musica Camerata Montréal jouera encore des raretés, cette fois de Magnard et Respighi.En musique contemporaine : la SMCQ soulignera le centenaire Messiaen et la mort de Stockhausen, cependant que le NEM marquera un autre centenaire, celui du compositeur américain Elliott Carter, celui-là bien vivant.En musique ancienne: le Studio de Christopher Jackson partagera ses concerts avec d\u2019autres ensembles comme les Sacqueboutiers de Toulouse, et Arion ouvrira sa saison par des Splendeurs versaillaises avec le Choeur de chambre de Namur, exceptionnellement à la salle Claude-Champagne.Quelques programmations restent à confirmer (Orgue et Couleurs, Idées Heureuses) et quelques nouvelles initiatives s\u2019ajouteront à la programmation d\u2019avant-Noël, entre autres un Concours international d\u2019orgue qui rassemblera du 8 au 19 octobre, dans trois églises de Montréal, 16 concurrents de 11 pays.MUSIQUE CLASSIQUE L\u2019automne de l\u2019OSM\u2026 et des autres PHOTO NATHAN STRANGE, AP Le retour de Madonna au Centre Bell (22-23 octobre) s\u2019annonce le plus gros concert de l\u2019automne.La saison musicale s\u2019ouvrira sous le signe des 75 ans de l\u2019OSM.Tous les jours dans ARTS SPECTACLES MEUR CE SOIR.EN PRIMEUR CE SOIR.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 26 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 4 J U I N 2 0 0 8 3567396 Infos: cabaretducasino.com *moyennant les frais de service 29 OCTOBRE AU 16 NOVEMBRE NICOLA CICCONE EN PRIMEUR AU CABARET 19 NOVEMBRE AU 31 JANVIER GET UP! 50 ANS DE PARTY 4 SEPTEMBRE AU 25 OCTOBRE VÉNUS UN GRAND LUXE VOCAL BIENTÔT AU CABARET! 31 DÉCEMBRE SOIRÉE DU NOUVEL AN! INTERPRÈTE MASCULIN DE L\u2019ANNÉE SOUPER-SPECTACLE DISPONIBLE NOUVEAU SPECTACLE: J\u2019T\u2019AIME TOUT COURT / CIAO BELLA /CHANSON POUR MARIE /TRÉSOR/LA BEAUTÉ DES PETITES CHOSES/NOUS SERONS SIX MILLIARDS /UN AMI / LITTLE GIRL 514 790-1245 1 800 361-4595 www.admission.com* NICOLACICCONE 3567572A AVANT-GOÛT D\u2019AUTOMNE ANABELLE NICOUD Dans les musées québécois et canadiens, la programmation pour la fin de l\u2019année donne presque envie de faire le saut en septembre.À Montréal, au Musée des beaux-arts, l\u2019exposition Refus global : soixante ans plus tard, se poursuit jusqu\u2019au 7 décembre.L\u2019année 2008 s\u2019achève ensuite sur une exposition consacrée à l\u2019univers musical de l\u2019artiste Andy Warhol, Andy Warhol live, du 25 décembre au 18 janvier.Au Musée d\u2019art contemporain, il sera aussi question d\u2019art et de musique à la rentrée avec l\u2019exposition Sympathy for the devil : Art et Rock and Roll depuis 1967.L\u2019exposition, présentée à Chicago, offre, avec 100 oeuvres, le corpus le plus exhaustif sur l\u2019entrecroisement entre deux entités culturelles majeures du XXe siècle.Du 9 octobre au 11 janvier.Le Musée national des beaux-arts du Québec présente du 25 septembre au 4 janvier la collection de photographies Yves Beauregard, sur Québec et ses habitants entre 1850 et 1908.Plus de 250oeuvres photographiques dressent un panorama de la vie dans la Vieille Capitale.Organisée pour le 400e anniversaire de Québec, l\u2019exposition s\u2019achève sur des photographies des festivités organisées pour le tricentenaire, en 1908.Dans l\u2019autre capitale, à Ottawa, le Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) présente jusqu\u2019au 28 septembre l\u2019exposition La vraie vie.Le public pourra découvrir les oeuvres du sculpteur Ron Mueck et de l\u2019artiste et vidéaste Guy Ben-Ner.Jusqu\u2019au 13 octobre suivra une exposition de photographies contemporaines intitulée Regard sur un monde en perdition.La photographie contemporaine et le débat environnemental, dans laquelle 56 photographes américains et canadiens s\u2019interrogent sur la transformation profonde de notre planète.Puis du 10 septembre au 19 décembre, on replonge dans Les années cinquante à la Galerie nationale du Canada.À l\u2019occasion du 50e anniversaire de la fondation du Cercle des bénévoles du MBAC, l\u2019exposition présente des documents qui évoquent le souvenir de personnes et d\u2019événements ayant marqué les années 50 au musée.Du 17 octobre au 15 février, notre «Galerie nationale» présente également une exposition collective d\u2019artistes canadiens.Quelle interaction entre l\u2019objet et le spectateur?C\u2019est la question que pose l\u2019exposition Flagrant délit, la performance du spectateur, à travers des oeuvres qui conjuguent la performance, l\u2019installation, le minimalisme, l\u2019art environnemental et l\u2019art corporel.Bonne visite! Tous les renseignements sont disponibles sur les sites web des musées : >Musée des beaux-arts de Montréal : www.mbam.qc.ca >Musée d\u2019art contemporain de Montréal : www.macm.org/ >Musée des beaux-arts du Canada : www.beaux-arts.ca >Musée national des beaux-arts du Québec : www.mnba.qc.ca ARTS VISUELS Vivement l\u2019automne dans les musées ÉMILIE CÔTÉ Lancé à New York l\u2019été dernier, puis présenté à Wellington en Nouvelle-Zélande, le spectacle La vie de la troupe des 7 doigts de la main s\u2019arrête à la TOHU à partir du 23 septembre.Après Loft et Traces \u2013 qui se promènent toujours un peu partout dans le monde \u2013, c\u2019est la troisième création de la troupe montréalaise qui sera présentée à la Cité des arts du cirque.De style cabaret, La vie se déroule dans un purgatoire.Tous morts de façon singulière, les personnages se retrouvent devant un «saint Pierre vicieux».«Le purgatoire est un lieu qui permet beaucoup de choses.C\u2019est un lieu qui n\u2019existe pas dans le temps et dans l\u2019espace, donc qui permet beaucoup de possibilités », dit Sébastien Soldevila, l\u2019un des 7 cofondateurs/directeurs des Doigts de la main.Attendez-vous donc à ce que les âmes pécheresses sautent, tombent, jonglent, s\u2019élèvent, volent, et chantent.Attendez-vous à ce qu\u2019elles parlent de sexe, d\u2019amour et de leurs regrets\u2026 De La vie, quoi.«De tous nos shows, c\u2019est celui qui est le plus théâtral, souligne Sébastien.Nous voulions connecter l\u2019ensemble des numéros de cirque à l\u2019histoire.» Il y a beaucoup d\u2019interactions avec le public, ajoute l\u2019un des 7 doigts, qui incarne justement le diabolique Maître de cérémonie.Le concept de La vie est né quand des producteurs ont demandé aux 7 doigts de la main de créer un spectacle qui pourrait être joué dans un Spiegeltent.Vestiges des belles décennies du burlesque dans les années 20 et 30, ces anciens cabarets itinérants sont des chapiteaux faits de miroirs, de verre et drapés de rideaux de velours.«Cela tombait bien, car cela faisait longtemps que l\u2019idée de faire du cabaret nous titillait», précise Sébastien.L\u2019an dernier, à New York, c\u2019est donc dans le fameux Spiegeltent du Fulton Fish Market que les 7 doigts de la main ont présenté La vie pour la première fois.À l\u2019automne, ce sera au tour de la TOHU de se transformer en «cabaret purgatoire».Pour les 7 doigts de la main, c\u2019est significatif de retourner à la Cité des arts du cirque, qu\u2019ils ont inaugurée il y a quatre ans.«La TOHU, c\u2019est comme notre maison.On connaît tout le monde», dit Sébastien.La vie marque également le retour sur scène de presque tous les membres fondateurs de la troupe.DJ Pocket est également fidèle au poste pour accompagner les artistes en musique.Du 22 au 26 octobre, c\u2019est la troupe belge Baladeu\u2019x qui prendra la relève à la TOHU.Elle viendra présenter Double tour, un spectacle dans lequel la vie d\u2019un couple bascule quand la porte de sa maison s\u2019anime.Puis à partir du 18 décembre, la Cité des arts du cirque accueillera pour la première fois une troupe américaine, Cirque Mechanics, et son conte muet, Birdhouse Factory.Cette usine pour les petits comme pour les grands est inspirée du film Modern Times de Charlie Chaplin.La troupe Cirque Mechanics est composée d\u2019anciens du Cirque du Soleil, du Pickle Family Circus et du Cirque de Moscou.www.tohu.ca CIRQUE Les 7 doigts de la main à la TOHU PHOTO FOURNIE PAR LES 7 DOIGTS DE LA MAIN Le spectacle La vie, de la troupe de cirque les 7 doigts de la main, sera présenté à la TOHU l\u2019automne prochain.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 4 J U I N 2 0 0 8 A R T S E T S P E C T A C L E S 27 L e s d e s i g n e r s q u é b é c o i s s a L u e n t YVES SAINT LAURENT Plus d\u2019une quinzaine de designers québécois ont créé des modèles inspirés du grand couturier Yves Saint Laurent.Découvrez-les au Musée du 12 juin au 6 juillet 2008.L\u2019exposition Yves Saint Laurent est à l\u2019affiche jusqu\u2019au 28 septembre 2008.Ouvert aussi les mercredis, jeudis et vendredis soirs jusqu\u2019à 21 h Gratuit pour les enfants de 12 ans et moins* *Accompagnés de leurs parents.Non applicable aux groupes.Organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal et les Fine Arts Museums of San Francisco, en partenariat avec la Fondation Pierre Bergé \u2013 Yves Saint Laurent, Paris./ Yves Saint Laurent, Robe de mariée Hommage à Georges Braque (détail), printemps-été 1988.Fondation Pierre Bergé \u2013 Yves Saint Laurent.Photo Alexandre Guirkinger En partenariat avec Renseignements:514-285-2000 / 1-800-899-MUSE En collaboration avec ViSitES coMMEntéES diSponiblES 3562454A "]
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