La presse, 6 juillet 2008, C. Arts et spectacles: jazz
[" 3568248A www.cyberpresse.ca/arts LITTÉRATURE JEUNESSE Écureuils, grenouilles et araignées pour l'été PAGE 6 LECTURES ENTREVUE Dan Franck: au bonheur de la négritude PAGE 6 ARTS ET SPECTACLES 29e FESTIVAL DE JAZZ DE MONTRÉAL En attendant le 30e ! PHOTOS LA PRESSE Leonard Cohen, Woody Allen, The Lost Fingers, Bran Van 3000, Melody Gardot.Les moments mémorables de ce 29e Festival de jazz tels que vus par nos infatigables critiques Alain Brunet, Alain de Repentigny et Philippe Renaud, qui vous proposent leur bilan personnel en page 2.JUSTE POUR RIRE Un cahier quotidien à lire à compter de jeudi dans La Presse Woody Allen The Lost Fingers Yael Naim Aretha Franklin Public Enemy Richard Galliano Melody Gardot Leonard Cohen Michel Pagliaro James Di Salvio, de Bran Van 3000 Rio Tinto Alcan, fier partenaire du Festival International de Jazz de Montréal Une présence qui rassemble 3567454A ARTS ET SPECTACLES JAZZ PHILIPPE RENAUD MON BILAN COLLABORATION SPÉCIALE LES DEUX MEILLEURES MINUTES DU FESTIVAL Le vendredi 27 juin, au Gesù transformé en laboratoire par le pianiste Brad Mehldau, un petit moment de grâce alors que, à la fin de cette performance solo exploratoire, il interprète God Only Knows, chef-d'oeuvre de Brian Wilson et des Beach Boys.Fan de Mehldau et du travail de Wilson, cette reprise inattendue - on connaissait bien ses relectures de Radiohead et ses habiles versions de standards comme ce My Favorite Things de Rodgers&Hammerstein - a été le clou de cette performance exigeante et épatante.Mais on triche: il ne s'agissait pas des deux meilleures minutes du festival, plutôt des presque 15 minutes de cette version inspirée et, on s'en doute, radicalement différente.LES DEUX PIRES MINUTES DU FESTIVAL Après une quarantaine de minutes à embraser l'impressionnante foule, le groupe Bran Van 3000 amorce sa dernière envolée disco-house, surveillé de loin par cette immense boule disco qui surplombe la scène.Stéphane Moraille s'amène pour embrayer la soirée à la cinquième vitesse sur un morceau qui mettra en valeur sa puissante et chaleureuse voix et puis.rien.Problème de micro, qui dure près d'une minute, au cours de laquelle la chanteuse articule sans que sa voix porte.Une minute qui a duré une éternité.LE MEILLEUR SPECTACLE DU FESTIVAL Comme à l'habitude, on a un peu l'embarras du choix, alors plongeons quand même: Public Enemy au Métropolis.Même amputé du bassiste et du guitariste, et de Professor Griff, le légendaire groupe rap, piloté par Chuck D avec Flavor Flav comme agent de bord, s'est montré aussi généreux qu'explosif.Tous les fans sont repartis avec l'assurance d'en avoir eu pour leur argent.LA RÉVÉLATION DU FESTIVAL Le trompettiste Christian Scott et les musiciens de son sextet.Notre Robert Glasper de cette année, c'est-à-dire ce jeune (seulement 25 ans) musicien et compositeur allumé, aussi éloquent avec son instrument qu'au micro, alors qu'il liait son travail à sa ville, La Nouvelle-Orléans, et les injustices sociales qu'il y croise.On y découvre aussi le batteur (Jamie Williams) et le pianiste (Gerald Clayton) qui l'accompagnaient vendredi dernier au Gesù, fantastiques.LA FAUSSE BONNE IDÉE Diriger les festivaliers dans des passages balisés lors des Grands Événements, seulement pour qu'ils se fassent interdire l'accès au site.Non seulement ai-je été témoin de crises de nerfs (compréhensibles) entre mélomanes et employés du festival, mais de nombreux témoignages m'ont confirmé que le contrôle de la foule aurait laissé un goût amer à certains spectateurs.LA MEILLEURE BLAGUE DU FESTIVAL Quand on disait que Christian Scott était aussi éloquent avec sa trompette qu'en s'adressant à son public, c'est qu'il était aussi capable de bonnes blagues.Celle-là impliquait son (présumé) frère jumeau et se moquait de son saxophoniste, Louis Fouché\u2026 UN ARTISTE À RÉINVITER L'AN PROCHAIN Juste un?Scott, tiens, mais il nous semble avoir dit la même chose à propos de Robert Glasper l'an dernier\u2026 U-Roy, qui a fait défection cette année aux festivaliers, et sans le Love Trio in Dub.On ne veut pas de nouvelles chansons, on veut les vieux classiques ! EN RÉSUMÉ C'est l'évidence, ce 29e Festival international de jazz de Montréal était un festival de transition.Parce que la prochaine présentation amorcera une nouvelle décennie de festivités musicales en plein centre-ville.Parce que ce centre-ville, justement, aura une tout autre allure pour le 30e Festival, et encore pour les années à suivre si la nouvelle Maison de l'OSM finit par sortir de terre.La transition était dans l'air, ça se sentait.Les festivaliers avaient un peu perdu leurs repères : la rue Jeanne- Mance était un embouteillage constant, même en semaine.L'espace existant autrefois sur le talus du stationnement annexe à l'immeuble Bluementhal et l'aire de la scène Tropiques/Groove ont cruellement manqué aux habitués.Le déménagement de cette dernière dans le stationnement de la rue Clark a soulagé en partie la congestion du site plus à l'ouest.D'ailleurs, c'était une si bonne idée d'avoir érigé une scène là, juste au sud de la scène blues, qu'on se demande pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt.Enfin, cette transition a été au coeur de la programmation, dont l'accent a été mis sur les musiques extra-jazzistiques, en dépit du fait qu'on ait dédié le festival 2008 à la mémoire du grand Oscar Peterson.L'inéluctable course aux records de fréquentation et de recettes de billetterie se fera-t-elle obligatoirement au détriment du jazz, qui donne (toujours) son nom au festival ?Bonnes notes, fausses notes, etc.Pour la beauté du spectacle ALAIN DE REPENTIGNY MON BILAN LES DEUX MEILLEURES MINUTES DU FESTIVAL Leonard Cohen, avec sa voix d'or, qui dit son poème A Thousand Kisses Deep sur fond de synthés, devant 3000 spectateurs suspendus à ses lèvres.Émouvant, profond, lumineux.LES DEUX PIRESMINUTES DU FESTIVAL Al Green, qui joue beaucoup trop à l'animateur de foule, qui grimace, qui chante à deux mètres du micro alors qu'on était venu voir et entendre - enfin! - le chanteur soul d'exception.Agaçant.À la fin, il nous a tous eus, mais ça aurait pu être tellement meilleur.LE MEILLEUR SPECTACLE DU FESTIVAL Cohen, encore.Trois heures ou presque d'un spectacle total, parfait.Tout y était: l'immense artiste, la magie de ses mots parfaitement intelligibles, son charisme, son intelligence, sa sensibilité et, pour la première fois de sa carrière, des musiciens - et chanteuses! - à la hauteur de son oeuvre.Après ce concert-événement, on aurait le goût de lui dire, comme il l'a fait deux soirs sur trois en nous quittant: «Il y a longtemps que je t'aime, jamais je ne t'oublierai.» LA RÉVÉLATION DU FESTIVAL Melody Gardot.Son premier album est bien bon, mais il ne donne qu'un aperçu du talent fou de cette chanteuse de 23 ans.Même dans une ambiance feutrée, elle a plus de charisme que n'en aura jamais Norah Jones, si bonne soit-elle.LA FAUSSE BONNE IDÉE La formule Hommage à\u2026 Une douzaine de chanteurs qui défilent et poussent une chanson empruntée à l'artiste «hommagé», avec des enchaînements boiteux sinon inexistants qui tuent toute forme d'ambiance.Dans une salle, passe toujours, mais en pleine rue Sainte-Catherine, devant des dizaines de milliers de personnes?Cela dit, l'hommage à Cohen était réussi, pas mal plus en tout cas que celui à Paul Simon deux ans plus tôt, mais de grâce, pensez-y deux fois avant de répéter l'expérience.LA MEILLEURE BLAGUE DU FESTIVAL Cohen, toujours: «La dernière fois que je suismonté sur scène, j'avais 60 ans.Je n'étais qu'un enfant avec des rêves fous.» UN ARTISTE À RÉINVITER L'AN PROCHAIN Melody Gardot, qui d'autre?Onse souhaite de pouvoir la voir dans une salle plus intimiste que Wilfrid-Pelletier.EN RÉSUMÉ Àl'exception du concert de Melody Gardot, de l'hommage en plein air à Cohen et d'une heure avec le pianiste Brad Mehldau dans l'intimité du Gesù, j'ai passé la semaine à la salle Wilfrid- Pelletier, avec les stars consacrées, enpériphérie du «vrai jazz».Comme d'autres, je présume, j'ai éprouvé un malaise quand Al Green faisait tout sauf chanter, quand toutes sortes de sons bizarres sont sortis de la clarinette de Woody Allen pendant la première pièce de son concert, quand Donald Fagen, de Steely Dan, a demandé au public, captivé certes, mais pas délirant, s'il était toujours là, ou quand la voix d'Aretha Franklin n'avait ni la puissance, ni l'autorité de sa légende pendant Chain of Fools et Respect.Mais ces artistes sont tous retombés sur leurs pattes et ces moments de vulnérabilité, de maladresse, nous les ont fait apprécier davantage.Comme le dirait James Taylor, c'est ça, la beauté du spectacle, art vivant par excellence.PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Même si une affiche géante installée devant l'esplanade de la Place des Arts rappelait que le 29e Festival de jazz était dédié à la mémoire du grand Oscar Peterson, les festivaliers ont eu droit à beaucoup demusiques extra-jazzistiques.ALAINBRUNET MON BILAN LES DEUX MEILLEURES MINUTES DU FESTIVAL Presque nonagénaire (le 31 juillet prochain), Hank Jones s'est assis au clavier et s'est mis à jouer admirablement, donnant ainsi la réplique au saxophoniste Joe Lovano.J'étais alors assis aux côtés du pianiste montréalais Oliver Jones, avec qui Hank s'était produit en duo le soir précédent.C'était beau de voir notre Oliver si admiratif à l'endroit de son modèle.«Il ne joue jamais de mauvaises notes», m'a-t-il fait observer, encore sur le nuage du concert donné la veille et d'un enregistrement réalisé précédemment avec son aîné.LES DEUX PIRES MINUTES DU FESTIVAL Lorsque la diva Abbey Lincoln est montée sur scène et s'est livrée à une performance où elle n'était plus l'ombre de ce qu'elle fut, on ne savait plus où se mettre.Cette vénérable dame avait du mal à se déplacer sur scène et même à repérer son pied de micro.Certains ont qualifié ce concert de pathétique\u2026 Je n'irais pas jusque-là, mais je crois néanmoins qu'on devrait prendre beaucoup de précautions avant de célébrer les légendes au crépuscule de leur existence.LE MEILLEUR SPECTACLE DU FESTIVAL Après avoir déçu au FIJM en 2006, Gonzalo Rubalcaba est revenu en force.Son nouveau quintette a donné un grand concert, la combinaison idéale entre grande virtuosité, audace, raffinement et lien indéfectible avec le jazz moderne.Le pianiste a pris le risque d'un langage exigeant en tous points : harmonique, rythmique, mélodique, tant au plan de l'improvisation que de la structure.LA RÉVÉLATION DU FESTIVAL Contrairement aux Yaron Herman, Marc Cary et autres Miguel Zenon, le contrebassiste Renaud Garcia-Fons n'est pas une révélation en soi.On connaît sa grande virtuosité depuis nombre d'années, mais puisqu'il se produisait pour la première fois à Montréal, il doit absolument occuper cette catégorie de notre bilan.Voir et entendre cet innovateur et monstre de virtuosité est en soi une révélation.LA FAUSSE BONNE IDÉE Inviter Woody Allen à jouer son dixieland erratique à la salle Wilfrid-Pelletier.Vraiment, l'admiration pour le cinéaste a dépassé les limites (les miennes, en tout cas) dans un tel contexte.Voir le génial Woody s'adonner à son hobby peut être sympa un lundi soir dans un bar de New York, mais dans une grande salle de concert?Un peu de clarinette et de dixieland entrecoupés de numéros de stand up comic auraient été de loin préférables.LA MEILLEURE BLAGUE DU FESTIVAL Lorsque Laurel&Hardy, dans le film Wrong Again, tentent de faire monter un cheval sur un piano.Le tandem croyait que le cheval Blue Boy était recherché par son propriétaire millionnaire qui, en fait, s'était fait voler une peinture intitulée Blue Boy\u2026 Sans les voir, il leur demande de déposer Blue Boy sur le piano, Laurel&Hardy s'exécutent\u2026 pendant que l'orchestre du trompettiste Steve Bernstein en illustre musicalement les sparages.Pissant.UN ARTISTE À RÉINVITER L'AN PROCHAIN Le pianiste Yaron Herman deviendra une grande vedette du jazz, c'est écrit dans le ciel.Son intensité dramatique, son hypersensibilité, la singularité de son jeu, les concepts uniques de ses compositions, ses choix de reprises (Björk, Britney Spears, The Police, etc.), la cohésion de son trio (Gerald Cleaver, batterie, Stéphane Kerecki, contrebasse), tout devrait inciter les programmateurs du FIJM à nous le ramener.EN RÉSUMÉ Leonard Cohen, James Taylor, Yael Naïm, Richard Thompson, Buffy Sainte-Marie et autres pointures de la chanson de qualité ont-ils vraiment besoin du soi-disant plus grand festival de jazz au monde?À mon sens, non.Le FIJM, lui, semble avoir besoin de ces artistes pour accroître son rayonnement - ou le maintenir.Dans son actuelle configuration, le fameux happening a encore réduit sa substance jazzistique, à tout le moins au plan qualitatif.Bien que la série Jazz dans la nuit ait été de fort calibre cette année (Marc Cary, Brad Mehldau, Yaron Herman, Renaud Garcia-Fons, Miguel Zenon, etc.), bien qu'on ait pu repérer des artistes de jazz sur les scènes extérieures (Avi Granite, Chris Tarry, Jacques Kuba Séguin, Marcus Shelby), on ne peut plus affirmer que ce festival de jazz est le plus grand au monde.Grand festival de pop de création, de chanson d'auteur, de musiques du monde, de blues, de groove, d'électro\u2026 et de jazz.Même si, bien sûr, le jazz y occupe une place très importante. montrealjazzfest.com 20 ans après Yéké Yéké le brillant griot guinéen vient embraser le festival! rue sainte-Catherine angle jeanne-man Ce métro place-des-ar t s s Cène première pa rtie : the lost fingers Grat UIt ce so Ir21 h de cl ot ure pa rty le 3572256A LES PROFITS DE LA VENTE DE LA CARTE DES AMIS ET DE SON CD VONT EXCLUSIVEMENT AU FINANCEMENT DES ACTIVITÉS GRATUITES SUR LE SITE DU FESTIVAL.la carte Des am Is et son cD aPPUYez Votre festIVal PRIVILÈGES EXCLUSIFS GRATUITS SUR LE SITE DU FESTIVAL ! Offerts par PARTICIPEZ ET VOUS POURRIEZ GAGNER! GRAND PRIX : La compilation jazz édition spéciale du Festival est offerte par SEULEMENT 12$ (PLUS TAXES) EN VENTE MAINTENANT Disponible dès maintenant dans plus de 130 succursales participantes de la SAQ, dans les Renaud-Bray et les Best Buy, de la région métropolitaine.Détails au: www.montrealjazzfest.com C D 30 000$ applicables à l'achat ou à la location de l'un des modèles suivants: A- Pontiac Vibe 2009 B- Chevrolet Malibu C- Chevrolet Aveo5 2009 D- Pontiac G8 2009 E- Cadillac CTS UN COMPTE D'ÉPARGNE de 5000$ UN CELLIER contenant une sélection de vin, d'une valeur de 4500$ ESCAPADE DE 4 NUITS pour deux personnes, d'une valeur de 3000$ ENSEMBLE HAUTE TECHNOLOGIE d'une valeur de 2500$ CINQ CARTES-CADEAUX d'une valeur de 500$ chacune VOYAGE à la NOUVELLE-ORLÉANS d'une valeur approximative de 1999$ UNE COLLECTION DE 50 CD DE BLUES d'une valeur de 1000$ UNE RADIO SATELLITE XM Accès à 130 chaînes XM d'une valeur de 600$ B E Les règlements sont disponibles dans tous les points de vente de la Carte des amis situés sur le site du Festival, sur le site web www.montrealjazzfest.com ou à l'adresse suivante : 400, boul.de Maisonneuve Ouest, 9e étage, Montréal, H3A 1L4.3569847A ARTS ET SPECTACLES JAZZ À ne pas manquer : le spectacle de clôture du 29e Festival de jazz Les festivaliers sont invités à un gros party ce soir pour clore le 29e Festival de jazz.En vedette : le griot guinéen Mory Kanté, maître de la kora, accompagné d'une quinzaine de musiciens, et qui n'était pas passé par Montréal depuis un bon bout de temps.Justeavant, onpourravoir The Lost Fingers, invités de dernière minute de ce spectacle de clôture, qui ont causé la surprise pendant tout le festival au pavillon Heineken.Le spectacle commenceà21h sur lagrande scène du festival, angle Sainte-Catherine Ouest et Jeanne-Mance.Et c'est gratuit.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Oliver Jones et Dave Young ont occupé l'avant-scène hier, à la salle Wilfrid-Pelletier.ALAIN BRUNET Pour le dernier soir de la programmation en salle du 29e Festival international de jazz de Montréal, on a pu voir sur scène hier pas moins de cinq lauréats du prix Oscar-Peterson! D'abord, au Gesù, le contrebassiste Michel Donato accueillait le pianiste François Bourassa et le saxophoniste Yannick Rieu.Chaude était l'atmosphère de la soirée dans cet amphithéâtre bondé, qui a culminé dans une séance d'improvisation collective autour d'un jazz-blues bien senti.Avec Michel Donato, dont on célébrait un demi-siècle de carrière, s'étaient précédemment succédé des duos de choix avec Karen Young, James Gelfand, André Leroux, François Bourassa et Yannick Rieu.Ce dernier s'est retrouvé plus tard à la salle Wilfrid-Pelletier, où l'on commémorait le 25e anniversaire de l'étiquette de disques Justin Time.Jones au centre de la célébration Il était tout indiqué que le pianiste vedette de la maison montréalaise, l'incontournable Oliver Jones, premier musicien à signer un contrat avec Justin Time, soit au centre de cette célébration, soit le concert de clôture en salle du FIJM.On a d'ailleurs entendu Oliver dans plusieurs numéros au cours de la soirée, notamment avec son excellent trio (Éric Lagacé, contrebasse, Jim Doxas, batterie), avec le saxophoniste Chet Doxas, aux côtés des chanteuses Coral Egan et Ranee Lee, ou encore avec le nouveau lauréat du fameux prix décerné à un musicien dont la contribution au jazz canadien s'avère majeure : le contrebassiste Dave Young, originaire de Winnipeg et résidant de Toronto.Ce merveilleux jazzman, il faut le souligner, est au reste du Canada ce que Donato est au Québec.Pour l'occasion, Dave Young a choisi d'interpréter avec notre Oliver une pièce que le regretté Oscar Peterson lui avait écrite : OP&D.Doit-on préciser ce que signifient ces initiales ?Parmi les numéros ayant soulevé la foule à la Wilfrid, on retiendra les pièces du violoniste Billy Bang, reprises de son album Vietnam: The Aftermath.Il était alors accompagné entre autres par la jeune contrebassiste Brandi Disterheft, originaire de Vancouver.Le talent de cette jeune femme est plus qu'évident.On l'imagine déjà dans les grandes ligues; Esperanza Spalding (une autre jeune louve de la contrebasse) n'a qu'à bien se tenir ! Plus tard, le Montreal Jubilation Gospel Choir, la chanteuse d'origine sud-africaine Lorraine Klaasen, le duo Dawn Tyler- Watson/Paul Deslauriers et le bluesman néo-orléanais Bryan Lee ont complété le programme consacré aux 25 ans de Justin Time.Plus tôt dans la soirée, le supersouffleur James Carter a avait rempli le théâtre Jean- Duceppe afin d'y répéter les exploits qui ont fait sa réputation.Dans les suraiguës comme dans les harmoniques graves, ce surdoué du saxophone et de la clarinette (basse) produit toujours le même impact : il met les jazzophiles dans sa poche.Il faut dire que les références dont il fait usage (hard bop, jazz manouche, bossa nova, quelques ornements free, etc.) ont toutes été parfaitement digérées par son excellent quintette, dont font partie le superbe trompettiste Curtis Taylor et le fougueux pianiste Gerard Gibbs.Les artistes dont il s'inspire sont tous passés à l'histoire (Billie Holiday, Django Reinhardt, Clifford Brown, Eric Dolphy, etc.).Quant à James Carter, on ne peut dire qu'il déborde d'imagination en tant que compositeur ou directeur artistique.Il est d'abord un performer, au plus grand bonheur de ses fans.Dans un tout autre ordre d'idée, à la Cinquième Salle, onaura eu le temps d'assister à une bonne quarantaine de minutes de l'Argentin Daniel Melingo, étrange et doué tanguero, assurément une bête de scène.Chose certaine, ce missile non guidé finit par atteindre sa cible! L'élégante âpreté et la chaleur de sa voix, cette ambivalence dans le ton, ce cynisme contagieux, la liberté des orchestrations (contrebasse, guitare, bandonéon, violon, clarinette, banjo, trombone, etc.), le caractère imprévisible de sa dégaine, la facture retro nuevo de cette musique métisse et exploratoire, la connexion franche avec tous les tangos, voilà autant d'indices qui mènent à croire que Melingo sera une des révélations «world» en 2008.Dave Young et Oliver Jones évoquent Oscar Peterson 3570295A ARTS ET SPECTACLES DRAME PSYCHOLOGIQUE FUNNY GAMES (V.F.: DRÔLES DE JEUX) HHH 1/2 De Michael Haneke.Avec Naomi Watts, Tim Roth, Michael Pitt, Brady Corbet.(18 ans +) Le collègue Marc-André Lussier avait utilisé le terme «drame psychopathologique» pour décrire Funny Games, de Michael Haneke.J'aime.C'est la description parfaite de ce film oppressant, dérangeant, pervers.Et pertinent.L'exercice périlleux sur le thème de la représentation de la violence auquel se livre - pour la deuxième fois (il signe ici la copie exacte, mais en anglais plutôt en qu'en allemand, de son film de 1997) - le réalisateur de Caché, est parfaitement réussi.L'histoire est celle d'un couple et de leur fils qui arrivent à la maison de campagne.Deux jeunes hommes d'apparence réservée se présentent sous un prétexte anecdotique.S'incrustent.Installent l'enfer entre ces murs.Leurs actes sont implacables.Gratuits.Le résultat est extrêmement perturbant, d'autant qu'il est impossible de rester «extérieur» au drame.Là est le génie de la mise en scène de Haneke.PARODIE SUPERHERO MOVIE (V.F.: FILM DE SUPER-HÉROS) HH 1/2 De Craig Mazin.Avec Drake Bell, Sara Paxton, Leslie Nielsen.(13 ans +) Après le n'importe quoi qu'est Meet the Spartans, je m'attendais à\u2026 n'importe quoi, justement, avec Superhero Movie.Surprise.Pendant la presque première heure de cette parodie des films que l'on imagine, il y a là\u2026 parodie.De Spider-Man surtout.De X-Men, un peu.Contrairement au triste Meet the Spartans (une telle nullité est marquante), on se tient au genre auquel on veut\u2026 rendre hommage.Avant de sombrer dans le bébête premier degré : j'ai nommé le vomi et les pets.Avant ça, on suit Rick Raker, nerd patenté qui va être mordu par une libellule transgénique et, à partir de là, avoir les pouvoirs que l'on imagine.Sous le masque de Dragonfly, il va lutter contre les forces du Mal incarnées par The Hourglass.Et il va bien sûr gagner le coeur d'une belle, de façon très «spidermanienne ».Avant de déraper à cause de scénaristes en panne d'inspiration.DRAME DE GUERRE STOP-LOSS HHH De Kimberly Peirce.Avec Ryan Philipe, Abbie Cornish, Channing Tatum.(13 ans +) Stop-Loss est un autre de ces films américains portant sur la guerre en Irak.Celui-ci est signé par la réalisatrice de Boy's Don't Cry, Kimberly Peirce.On y suit quatre soldats qui rentrent au pays.Le Texas.L'un d'entre eux, physiquement amoindri.Mais ils sont tous, intérieurement, blessés.Quelques jours plus tôt, ils étaient encore en Irak.Leur mission: protéger un édifice dans lequel demeurent des civils.De ces gens qui n'ont rien à voir, directement, avec le conflit dont ils sont pourtant les victimes.La caméra de la réalisatrice rend la peur palpable.Puis, la colère.Celle de Brandon qui, révolté à l'idée de devoir retourner au front, prend la route pour Washington afin de faire valoir son point de vue à ses supérieurs.D'accord, on ne donne pas ici dans la nuance ni dans la demimesure.Ce rebelle a une cause.Et puis, qui a déjà vu une guerre «nuancée » ?COMÉDIE DRAMATIQUE CARAMEL HHH 1/2 De Nadine Labaki.Avec Nadine Labaki, Yasmine Al Masri, Joanna Moukarzel.(Général) Présenté en version originale arabe avec sous-titres, ce Caramel de Nadine Labaki est une manière de Vénus Beauté ou de Steel Magnolias concocté à la manière libanaise.On y suit cinq femmes qui fréquentent un salon de beauté de Beyrouth.Il y a Layale, qui aime un homme marié.Nisrine, dont le futur époux ignore qu'elle n'est plus vierge.Rima, qui craque pour une belle cliente aux cheveux de jais.Jamale, que son mari a abandonné pour une plus jeune.Et Rose, qui s'est sacrifiée et se sacrifie encore pour sa soeur aînée.C'est tout est c'est bien plus.Parce que Nadine Labaki, qui s'est aussi donné le rôle de Layale dans ce scénario qu'elle a coécrit, est une jeune femme au potentiel très très grand.Ses personnages sont nuancés, crédibles.Et les propos ici tenus, sous des dehors anodins, en disent beaucoup sur la nature profonde de ces femmes et sur leur situation.SONIA SARFATI TOUS LES FILMS CRITIQUÉS PAR SONIA SARFATI SORTENT EN FORMAT DVD MARDI PROCHAIN DANS LES CLUBS DE LOCATION ET LES MAGASINS.CINÉMA MAISON VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Votre guide télé surWWW.CYBERPRESSE.CA/TELE 0706 17 h 00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 BEV VD VDO SRC 15h00 # LSU Soccer / Islanders de Puerto Rico c.Impact de Montréal (D) Le Téléjournal Terre - Les forêts saisonnières comprennent notamment les plus grands arbres du monde.Et Dieu créa.Laflaque Zone doc / Le diable au corps - Documentaire sur les personnes aux prises avec la maladie mentale.Les Tudors - Une redoutable épidémie de suette fait des ravages au sein de la population.Le Téléjournal LA COUPE D'OR(2000) avec Jeremy Northam, Nick Nolte, Uma Thurman.- Un aristocrate italien appauvri épouse la fille d'un collectionneur d' \" TVA 16h15 # BEETHOVEN 5 (2003) avec Dave Thomas, Faith Ford, Daveigh Chase.Le TVA 18 Heures Bête et surdouée Drôles de vidéos Le sketch show ON NE VIT QUE DEUX FOIS (1967) avec Tetsuro Tamba, Donald Pleasence, Sean Connery.- James Bond recherche au Japon le repaire d'un syndicat international du crime.22h15 Le TVA réseau 22h45 L'ENTERREMENT DE MADAME COLUMBO (1990) Peter Falk.- La femme d'un criminel souhaite se venger d'un détective en tuant é \" TQS Histoires de camionneurs Le journal weekend ATTAQUE DU REQUIN 2 (2000) avec Daniel Alexander, Nikita Ager, Danny Keogh.- Un biologiste doit capturer des requins génétiquement modifiés qui attaquent des surfeurs.DANGER IMMÉDIAT (1994) avec Willem Dafoe, Anne Archer, Harrison Ford.- Un homme d'affaires influent, ami du président, est assassiné sur son bateau.Le journal weekend L'ENNEMI AUX PORTES ( )J d L TQc À la di Stasio - Josée sillonne le marché à Forcalquier, l'un des plus beaux marché de la Provence! Soyons bêtes! 1900, La vie de château / La lutte des classes Les Kiki Tronic / Larmes fatales Les grands duels de la LNI / Ronde préliminaire - Martin Drainville affronte Edith Cochrane.Belle et Bum L'histoire - Des images d'archives exceptionnelles, américaines, Viêt- Congs et nord-vietnamiennes.Docs Plus / Nés dans un bordel \" 138 8 8 CBC 15h30 # Baseball Toronto vs Anaheim (D) For Laughs: Gags Heartland / The Best Laid Plans A Problem Like Maria TROY (2004) avec Orlando Bloom, Eric Bana, Brad Pitt.0h00 206 13 13 CTV-M In Fashion Fashion TV CTV News Ent.Spotlight Instant Star The Hills Dollar Password , Damien Fahey.Cold Case / That Woman Mad Men / 5G CTV National News CTV News \" 205 11 11 GBL-Q 15h00 # PGA Golf (D) Evening News Global National Renegade 'Til Death The Simpsons King of the Hill Family Guy American Dad Numb3rs / End of Watch News Final Focus Montreal 55 3 3 ABC Paid Program Paid Program ABC World News Fox 44 News America's Funniest Home Videos Extreme Makeover: Home Edition / Gilyeat Family / Miley Cyrus Desperate Housewives Cold Case 281 22 22 CBS 15h00 # PGA Golf - AT&T National (D) 18h40 CBS News 60 Minutes Dollar Password , Damien Fahey.Cold Case / That Woman Numb3rs / End of Watch Channel 3 News King of Queens 282 21 21 NBC 16h30 # APV Volleyball (D) Newschannel 5 NBC News Track & Field (D) Swimming (D) Dateline NBC Newschannel 5 Reel Talk 280 18 23 PBS-P 16h30 # Ken Burns American Stories BBC World News Foreign Arabian Horse: The Ancient Breed Nature Masterpiece Mystery! / Inspector Lewis: Expiation A Room Nearby BBC World News P.O.V.\" \u2014 46 24 PBS-B Windsors: A Royal Dynasty Summer Wine Waiting for God Globe Trekker / Greek Islands Nature Masterpiece Mystery! / Inspector Lewis: Expiation Profile In the Life \u2014 43 59 A&E Psychic Kids / The Demon House Simmons: Family Simmons: Family Simmons: Family Simmons: Family Simmons: Family Simmons: Family Gene Simmons: Family / The Roast The Two Coreys The Two Coreys The Two Coreys The Two Coreys 615 73 39 ARTV Viens voir les comédiens Artistes Amour du country , Jerry Cormier.Grandes entrevues / Anthony Kavanagh Kim Cattrall: Intelligence sexuelle 22h05TOUT CE QUE VOUS AVEZ TOUJOURS VOU USAVOIR SUR E SEX BRAV Inside the Actors Studio Curveball: W.P.Kinsella Arts&Minds Fact Presents Capturing Cooperman THE LEAGUE OF EXTRAORDINARY 23h15 Bravo News THE 620 72 34 CD Dino Lab Grand rire bleue 2003 Docu-D / Médiums: en contact avec les morts Docu-D / Shalom Québec Dossiers mystère Témoins de l'étrange 129 20 20 CinéPOP 16h00 # L'ÉPIDÉMIE (1995) 18h15SOLDAT DE FORTUNE (1955) avec Susan Hayward, HIGHER LEARNING (1995) avec Kristy Swanson, Omar Epps.22h15 TUCKER: L'HOMME ET SON RÊVE (1988) Jeff DISC How It's Made How It's Made Myth Busters / Superhero Hour Mega World / Australia Dust to Glory Myth Busters / Exploding Lighter Mega World / Australia 520 37 37 EV Mordu de la pêche / Guinée-Bissau Rallye autour du monde Le Tour de France 2008 / Étape 1: Brest - Plumelec Ushuaïa Nature Le Top 10 134 23 51 FC 17h10 K.Possible 17h40 H.Montana 18h05 Sadie Flight 29 Down 18h55 So Raven 19h50 Life Derek 20h10 Suite Life 20h35 H.Montana MY BROTHER THE PIG (1999) Scarlett THE KARATE KID (1984) Ralph Macchio.556 \u2014 67 FOX 2 1/2 Men 2 1/2 Men Seinfeld Seinfeld 'Til Death 'Til Death The Simpsons King of the Hill Family Guy American Dad FOX 44 News Family Guy TMZ 283 36 46 HI Quinn, femme médecin / Portraits Mystères / Gladiateurs Passion maisons / Montmagny Chasseur de mystères JAG / Et si?Compte à rebours Guerres et conflits 133 25 53 HIST Lost Worlds Metropolis / Alexandria NCIS / High Seas The Crusaders' Last Fort KINGDOM OF HEAVEN (2005) avec Liam Neeson, Jeremy Irons, Orlando Bloom.0h00 522 49 47 MMAX Les 101.Max Week-End Plus riche que toi En chute libre! L'index québéc Musicographie Révolution 142 32 48 E! MTL 101 Reasons the '90s Ruled Dr.90210 / Father Knows Breast The Real Housewives Extreme Makeover: Home Edition / Gilyeat Family / Miley Cyrus Polonia Soul Call Teleritmo 207 14 14 RDI Le Téléjournal L'Épicerie Terres arctiques 1-888-OISEAUX Le journal RDI Rendez-vous Découverte Le Téléjournal Québec 1608 Grands Reportages Le Téléjournal Second Regard 126 19 19 S+ Sans laisser trace / De l'autre côté Hôtel Babylon / Le plaisir avant tout C.S.I: Miami / Vague criminelle Bones / Joyeux Noël Bones / Témoins gênants Les experts / La maison de poupée Les experts / Une chance sur deux 132 24 52 SE 15h55 # SHREK 17h35 LE TEMPS DES RETOURS(2006) avec Glenne 19h25 LE TYRAN DES FOURMIS (2006) STARDUST: LE MYSTÈRE DE L'ÉTOILE (2007) 23h15 Sur écoute \" 180 \u2014 201 SHOW 16h00 # MISS CONGENIALITY 2: & O S Billable Hours ANNA'S STORM (2007) Sheree J.Wilson.Trailer Park Boys Rent-A-Goalie MISS CONGENIALITY 2: ARMED AND O S \" TFO Mon premier em.Cinémission Wonder Choux Bravo Gudule Panorama Insectia Un monde de passions L'AIR DE PARIS (1953) avec Jean Parédès, Arletty, Jean Gabin.Volt D'mes affaires 137 \u2014 \u2014 TLC Little People Little People Little People Little People Little People Little People Little People Little People The Singing Office The Singing Office Little People Little People 521 39 27 TTF BEN 10: LE SECRET DE L'OMNITRIX (2007) Bugs Bunny and Tweety 6teen Blaise le blasé Les Simpson South Park Décalés cosmos Clone High Les Simpson Punch 139 34 45 TV5 16h30 # Pékin express 18h15 Tunisie Journal France Mondial d'impro Juste pour rire Festivals tous azimuts Sur les traces de.Grand musée TV5 le journal Trésors Monde \" 145 15 15 VIE S.O.S Santé Maison en otage / Fous du Tartan Maître chez soi Dre Nadia Mets-toià ma place! Maisons d'occasion$ / Pauvre Gus! Idées-grandeur Airoldi-sortie S.O.S Santé 135 35 44 VOX Garde aux chiens Juste pour rire Le 9.5 Garde aux chiens Juste pour rire Le 9.5 Juste pour rire Garde aux chiens En route vers mon premier gala Juste pour rire Juste pour rire Le 9.5 Juste pour rire \u2014 9 9 VRAK Allie Singer Grenade avec ça?Stan et ses stars Les sauvages Go les filles go 19h55 Go les filles go La cache Mauvais 1/4 d'heure Presserebelle Presserebelle \" 140 16 16 Z Comment.fait Banc d'essai Ligue de garage Bolides / Université d'été Les stupéfiants Le cobaye Les tordus POLTERGEIST III (1988) avec Nancy Allen, Tom Skerritt.0h00 131 26 54 RDS 15h00 # PGA Golf - AT&T National Ronde finale (D) Sports 30 F1 Express LMB Baseball / Red Sox de Boston c.Yankees de New York (D) Sports 30 Homme plus fort 123 33 33 SPN Poker Sportsnet Connected Week in Baseball Jays Connected LMB Baseball / Red Sox de Boston c.Yankees de New York (D) Sportsnet Connected 406 38 38 TSN 15h30 # IRL Auto Racing (D) Sports Centre ESPY Nomination Show Boxing - Champoinnat HBO Sports Centre Motoring 2008 400 28 28 17 h 00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 BEV VD VDO DU 5 JUILLET AU 3 AOÛT 2008 À JOLIETTE www.lanaudiere.org Valentina LISITSA, piano Selon le Chicago Tribune « sa technique resplendit comme du verre taillé ».« Sa formidable virtuosité technique n'a d'égal que le délice visuel qu'elle procure.» SCHUMANN : Kinderszenen, op.15 BEETHOVEN : Sonate en fa mineur, op.57 no 23 (« Appassionata ») RACHMANINOV : Étude-Tableau op.39 no 6 & Préludes op.32 et op.23 LISZT : Totentanz BILLETS : 25 $ PROGRAMME DE SAISON COMPLET Site Internet : www.lanaudiere.org Courriel : festival@lanaudiere.org Téléphone : 1 800 561-4343 ou 450 759-7636 BILLETTERIE 1 800 561-4343 (jour) 1 866 842-2112 (soir) UNE CATHÉDRALE ROMANTIQUE SIGNÉE LISITSA MARDI 8 JUILLET / 20 H / Église de Saint-Paul-de-Joliette 8, rue Brassard, Saint-Paul-de-Joliette, J0K 3E0 DE BACH AUX BEATLES DIMANCHE 6 JUILLET / 14 H / Amphithéâtre de Joliette CANTABILE - THE LONDON QUARTET Consacré « Ensemble virtuose a cappella favori » de la BBC.De Brel à Brahms, d'Ellington à Gershwin et de Bach aux Beatles, Cantabile fait aussi la part belle aux chansons de Frank Sinatra et d'Yves Montand.BILLETS : 25 $, 23 $, 20 $, 18 $, PELOUSE 12 $ CONCERT CÉLÉBRATION PUCCINI VENDREDI 11 JUILLET / 20 H Amphithéâtre de Joliette ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE QUÉBEC Yoav TALMI, direction Sondra RADVANOVSKY, soprano Richard MARGISON, ténor PUCCINI : Airs et duos tirés de La Bohème, Madama Butterfly, Turandot, Tosca, etc.BILLETS : 50 $, 47 $, 38 $, 29 $, PELOUSE 15 $ CONCERT ACTIVITÉ LE JOUR DU CONCERT SOUPER-CROISIÈRE SUR LE FLEUVE vers l'Amphithéâtre de Joliette Tous les détails dans la section Forfaits de notre site Internet STUDIO DE MUSIQUE ANCIENNE DE MONTRÉAL Christopher JACKSON, direction Les somptueuses voix du Studio de musique ancienne de Montréal rendent hommage aux musiques qui ont fait les riches heures de la Rome éternelle.OEuvres sacrées de PALESTRINA, MARENZIO, UGOLINI, MAZZOCCHI, etc.BILLETS : 25 $ SOUS LES FRESQUES DE MICHEL-ANGE JEUDI 10 JUILLET / 20 H / Église de Saint-Esprit 81, rue Saint-Isidore, Saint-Esprit, J0K 2L0 ROMÉO ET JULIETTE, DANS L'UNIVERS PASSIONNÉ DU TANGO DIMANCHE 13 JUILLET / 14 H / Amphithéâtre de Joliette ENSEMBLE ASTORIAS (bandonéon, violon, guitare, contrebasse, batterie et chant) TANGO CONTEMPOTANGO (4 danseurs) Un spectacle romantique en chanson, en musique et en danse.Redécouvrez l'histoire de Roméo et Juliette transposée pour l'occasion dans l'univers passionné du tango.BILLETS : 25 $, 23 $, 20 $, 18 $, PELOUSE 12 $ Places sur scène disponibles : 45 $ (incluant une consommation) CONCERT DES ENVOLÉES LYRIQUES D'ALINE KUTAN À L'OISEAU DE FEU DE STRAVINSKI 20 H / Amphithéâtre de Joliette ORCHESTRE DU FESTIVAL Jean-Marie ZEITOUNI, direction Aline KUTAN, soprano Stewart GOODYEAR, piano STRAVINSKI : L'Oiseau de feu - Suite (version de 1919) MESSIAEN : Oiseaux exotiques, pour piano et petit orchestre OUELLETTE : Joie des Grives, op.32 (création) - projections sur grand écran GOUNOD, HANDEL & SAINT-SAËNS : Airs pour colorature qui évoquent les oiseaux BILLETS : 47 $, 44 $, 35 $, 27 $, PELOUSE 15 $ SAMEDI 12 JUILLET LE GRAND BAL DES OISEAUX DÈS 16 H / Amphithéâtre de Joliette Des activités et animations sur le site de l'Amphithéâtre.Détails dans la section Événements au www.lanaudiere.org 3569099A de Saint-Sauveur Festival desarts www.fass.ca 31 JUILLET -10 AOÛT FASS Mu Sique ! OLi VeR JONeS eT RANee Lee Le Pe TiT ROi GiORGiA FuMANTi DANieL TAYLOR FASS DANSe ! KiBBuTZ CONTeMPORARY DANCe COMPANY (ISRAËL) Mi Mu LuS (BRÉSIL) GAuTHieR DANCe (ALLEMAGNE) CAS PuBLiC (QUÉBEC) HOMMAGe Ku DeLKA (CANADA) B I L L E TS / T I C K E TS : T I C K E T P R O 1 - 8 6 6 - 9 0 8 - 9 0 9 0 3570629A « » , Peter Travers À L'AFFICHE CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMASOU VISITEZ SONYPICTURESRELEASING.CA VERSION FRANÇAISE 3572619A ENASSOCIATIONAVECTOPCOW RÉALISÉ PAR TIMURBEKMAMBETOV PRODUIT MARCPLATT JIMLEMLEY JASONNETTER IAINSMITH PAR SCÉNARIO DE MICHAELBRANDT&DEREKHAASET CHRISMORGAN HISTOIRE DEMICHAELBRANDT&DEREKHAAS BASÉ SUR LES SÉRIES DE BANDES DESSINÉES DE MARKMILLAR ETJ.G.JONES PRODUCTEURS ADAMSIEGEL MARCSILVESTRI ROGERBIRNBAUM GARYBARBER \u201cRECHERCHÉ\u201d TERENCESTAMP EXÉCUTIFS UNIVERSALPICTURESETSPYGLASSENTERTAINMENTPRÉSENTENT ENASSOCIATIONAVECRELATIVITYMEDIA UNEPRODUCTIONMARCPLATT/KICKSTART JAMESMCAVOY MORGANFREEMAN THOMASKRETSCHMANN COMMON ETANGELINAJOLIE MUSIQUE DANNYELFMAN DE BANDE SONORE SUR ÉTIQUETTE LAKESHORE RECORDS UNFILMUNIVERSAL © 2008 UNIVERSAL STUDIOS LE FILM NO.1 AU CANADA! VIOLENCE (Version française de WANTED) 3572461A ARTS ET SPECTACLES CLAUDE GINGRAS CRITIQUE Un autre Festival de Lanaudière qui commence bien.Cette fois, le 31e, avec l'irrésistible Carmina Burana de Carl Orff forçant la direction à donner le programme initial deux soirs au lieu d'un seul.J'y étais le premier soir, vendredi.Il faisait très beau et il y avait là 4000 personnes (2000 sous la partie couverte et autant sur la pelouse) vibrant, dans un parfait silence, à l'électrisante virtuosité pianistique de l'Ukrainienne Valentina Lisitsa et à l'extraordinaire vitalité rythmique communiquée par Yannick Nézet-Séguin à lamasse de plus de 300 participants englobant l'Orchestre Métropolitan et cinq choeurs locaux.La populaire cantate profane de Carl Orff et le rare deuxième Concerto pour piano de Prokofiev étaient les deux grosses pièces du programme.Le Orff explique certainement ce succès de box-office et sa réalisation fut tout à fait satisfaisante, mais la grande réussite de la soirée reste, à mon sens, le Prokofiev.Valentina Lisitsa, dans ses débuts ici, apporta le maximum de technique et d'engagement à ce concerto qu'elle avait pourtant déclaré ne pas aimer et qui, effectivement, peut être qualifié d'«injouable».À certains moments, ses longs bras nus balayaient le clavier avec une telle rage qu'elle semblait en colère contre l'instrument.L'effet absolument foudroyant entraîna Nézet-Séguin et l'orchestre dans la même frénésie.C'était la quatrième fois qu'on donnait Carmina Burana à Lanaudière, les précédentes exécutions ayant été celles du Métropolitain même dès 1989, de l'OSM en 1991 et de l'Orchestre Symphonique de Québec en 2000.Nézet-Séguin en a bien rendu la rythmique primitive et la truculence, en même temps que la poésie et la naïveté.Les différents choeurs en présence possédaient une belle unité (seules réserves à signaler: des sopranos tirant un peu à l'aigu) et l'orchestre sonnait avec le brio et le relief souhaités.James Westman, le plus sollicité des trois solistes, apporta à ses interventions le timbre viril et le ton de caricature requis, mais le ténor Frédéric Antoun atteignit de justesse les trois contre-ré du solo du «Cygne rôti ».Même chose pour les trois si de la soprano vers la fin.Erin Wall avait pourtant chanté avec l'abandon indiqué.Le concert de vendredi s'est terminé après 22h30.Il aurait fallu sacrifier la reprise de la Fanfare pour Lanaudière de Jacques Hétu et ces juvéniles Offrandes oubliées indignes d'un centenaire Messiaen.ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN DU GRAND MONTRÉAL, Choeur de l'OMGM, Choeur du Festival, Choeur de Laval, Petits Chanteurs de Laval et Voix Boréales.Chef d'orchestre: Yannick Nézet-Séguin.Solistes : Valentina Lisitsa, pianiste, Erin Wall, soprano, Frédéric Antoun, ténor, et James Westman, baryton.Vendredi soir, Amphithéâtre de Lanaudière.Dans le cadre du 31e Festival de Lanaudière.Programme: Fanfare pour Lanaudière (1989) - Hétu Concerto pour piano et orchestre no 2, en sol mineur, op.16 (1913, rév.1923) - Prokofiev Les Offrandes oubliées (1930) - Messiaen Carmina Burana, cantateprofane pour choeurs, trois voix solistes et orchestre (1935-36) -Orff FESTIVAL DE LANAUDIÈRE Lisitsa et Prokofiev, Orff ensuite SPECTACLES C L A S S IQUE FESTIVAL DE LANAUDIÈRE .AMPHITHÉÂTRE Quatuor vocal Cantabile: 14h.BASILIQUE NOTRE.DAME Philippe Bélanger, organiste.Franck, Elgar, Willan, Dela, improvisation: 19h.QUAIS DU VIEUX.PORT IMusici de Montréal.Dir.Yuli Turovsky: 14h et 15h30.Entrée libre.VA R I É T É S cASA DEL POPOLO Vincent Bergeron: 21h.cENTRE BELL James Taylor: 19h30.O PATRO VyS Magnitude 6: 19h30.SALLE wILFRID.PELLETIER Aretha Franklin: 15h30, 19h30.SALA ROSSA Golden Tan Djova: 20h.THÉÂTRE DE VERDURE Moussa Dieng Kala: 19h30.J'ai serré la main du diable: 21h.THÉÂTRE SAINT.DENIS Gala animé Laurent Paquin: 19h30.PHOTO JACQUES PONTBRIAND, FOURNIEPAR LE FESTIVAL La pianiste Valentina Lisitsa avec Nézet-Séguin et l'Orchestre Métropolitain au concert d'ouverture du Festival de Lanaudière vendredi soir. LECTURES ENTREVUE / DAN FRANCK LOUIS-BERNARD ROBITAILLE COLLABORATION SPÉCIALE PARIS Dan Franck est un nègre bien élevé.Selon ses propres calculs, il a écrit - dans les années 80 et 90 - 61 livres pour le compte de personnalités diverses qui y ont apposé leur signature.À cette époque, il fut l'un des nègres littéraires les plus prolifiques de Paris.Et jamais il n'a vendu la mèche.Sauf, bien entendu, lorsque, dans les dernières années de sa «négritude », les maisons d'édition ont pris l'habitude de mentionner sur la page de garde et en caractères modestes le nom du «collaborateur» de l'auteur.Ainsi, les souvenirs du champion de football Zinedine Zidane, publiés en 1999, dernière oeuvre alimentaire de Dan Franck, devenu finalement un écrivain autosuffisant, qui écrit également des scénarios de films et téléfilms (La séparation, 1994, Jean Moulin, 2004).Dans Roman nègre, Dan Franck a décidé de s'amuser de son passé de mercenaire et des petites combines du monde de l'édition.Mais sans aigreur.Ni trahisons.Son héros, Taro, écrivain à tout faire, se voit un jour imposer une commande inédite : raconter sous une forme romancée les dessous de sa collaboration avec le fameux Z., star du football.Pour le compte du romancier américain John Wifeman, pseudo derrière lequel se cache en réalité une femme française\u2026 qui bien entendu n'a jamais écrit une ligne, et qui a perdu son nègre! Lorsque Taro, au bout du compte, livre le produit, il suggère à sa cliente de choisir un nouveau pseudonyme: Dan Franck.Tout le monde a suivi?Et Taro peut retourner à sa table de travail où, la nuit, il s'échine à écrire un livre jamais terminé sur les otages au Liban.Le vrai Dan Franck a eu un parcours littéraire moins frustrant : chez lui, le nègre n'a jamais tué l'écrivain.«D'ailleurs, ditil, j'ai toujours bien séparé les deux activités.Dans mon bureau, je changeais de table de travail quand je passais de mes livres à ceux des autres.Et je n'ai jamais accepté de commande romanesque.» Travailleur infatigable, il a publié sous son nom une bonne trentaine de livres - des romans pour l'essentiel - depuis le milieu des années 70.La série à succès des «Boro, reporter », «roman populaire sur les années 30», coécrite avec Jean Vautrin, en est à son huitième épisode.Quant à la gloire\u2026 «Dans les années 80, ironise-t-il, j'étais le nègre le plus prolifique de Paris, avec Erik Orsenna et Patrick Rambaud: ils ont eu chacun le Goncourt et sont devenus académiciens.Moi je ne suis pas académicien, mais j'ai eu le Renaudot en 1991\u2026» Mais, pour faire vivre la famille, il aura quand même passé 20 ans de sa vie à écrire dans le plus grand secret les livres de vedettes de la politique, de la médecine, de la chanson, du cinéma ou du sport.Des personnalités qui, à la fin du processus, en arrivaient à être convaincus d'avoir écrit l'oeuvre en question.«Au début, plaisante Dan Franck, attablé au café Rostand, face au Luxembourg, votre \"auteur\" parle de \"notre\" livre.Et progressivement cela devient \"mon\" livre.Cela m'est déjà arrivé d'être chez Pivot et d'avoir en face de moi un \"auteur \" qui semblait m'avoir complètement oublié et parlait avec passion du livre qu'il avait écrit dans la douleur et l'inspiration, à la faveur d'une retraite campagnarde austère.» Sur l'identité de ses 61 «clients », Dan Franck reste muet comme une tombe.Il a quitté la profession, mais sait-on jamais, il ne faut pas insulter l'avenir.Le monde de l'édition ne pardonne pas les manquements à la loi du silence.Franck se contente donc de mentionner au passage les différents corps de métier dont il a confessé les héros : des patrons de médecine, des chanteurs, des personnalités du monde de la culture.«Dans beaucoup de cas, dit-il, le monde de l'édition et des médias se doutait que le livre en question n'était pas écrit par son auteur officiel.Mais sans en avoir la certitude.Et ça n'avait pas tellement d'importance: il s'agissait de souvenirs de telle ou telle vedette, mis en forme sans la moindre prétention littéraire.Donc chacun a des doutes, et les noms circulent dans le milieu, mais on ne cherche pas vraiment à savoir.Dans le cas de livres plus \" littéraires \", la loi du silence est totale.En ce qui me concerne, j'ai toujours refusé d'écrire des romans pour d'autres.Mais ça se fait.Et dans ces cas-là, c'est top secret.Sous peine de mort.» Il y a parfois de rares exceptions à cette omertà générale.Ainsi, dans les années 80, les polars financiers à succès de Paul- Loup Sulitzer, écrits par le romancier Loup Durand, qui resta muet comme une tombe, à la télé, lorsque Bernard Pivot, brandissant le dernier Sulitzer, lui dit: «Tiens, voilà une autre de vos oeuvres\u2026» Mais, avec 50% des droits d'auteur, Durand avait intérêt à rester discret.«Soyons mesurés, me dit l'éditeur M.sous couvert de l'anonymat.Il n'y a pas de nègres derrière Modiano, ou Houellebecq ou d'autres romanciers littéraires.En revanche, la question se pose pour certains romans \"de qualité\", signés par telle vedette de la politique ou du journalisme qui n'a jamais écrit de roman auparavant.Mais on n'a pratiquement jamais de preuve.Et, généralement, le nom du nègre - payé une grosse somme forfaitaire, pas au pourcentage - n'apparaît nulle part dans le contrat.» Parmi les questions et les soupçons qui agitent périodiquement le milieu littéraire : jusqu'à quel point le journaliste vedette de la télé, Patrick Poivre d'Arvor, écrit-il ses nombreux ouvrages (qu'il cosigne souvent avec son frère Olivier)?Le candidat centriste à la présidence, François Bayrou, a-t-il vraiment écrit une imposante biographie d'Henri IV?Nicolas Sarkozy a-t-il vraiment écrit celle d'un ministre des années 30, assassiné par la Milice en 1944, Georges Mandel?Et les biographies signées Jack Lang?Quand on arrive à ces niveaux, on bute généralement sur le vieil adage parisien: «Ceux qui parlent ne savent pas.Ceux qui savent ne parlent pas.» ROMANNÈGRE DAN FRANCK, Éd.Grasset 2008, 312 pages.Au bonheur de la négritude Après avoir écrit les livres de 61 auteurs les plus divers, Dan Franck se permet une fantaisie délirante sur le nègre littéraire JADE BÉRUBÉ LITTÉRATURE JEUNESSE COLLABORATION SPÉCIALE J'adore les albums jeunesse.Je les lis en cachette souvent plusieurs fois, je les traîne avec moi dans l'autobus, je m'attendris devant l'esquisse d'une frimousse imaginée par Philippe Béha ou encore Steve Beshwaty, et je m'incline devant toute la tendresse que parvient à contenir une simple phrase, comme si les auteurs jeunesse avaient ce don incroyable de résumer le charme.Pour l'été donc, fi des lectures ardues, l'école est finie, après tout.Je plonge donc dans les albums avec délice, surtout qu'une flopée de personnages sur papier glacé prend déjà place sur les tablettes en vue des vacances.C'est d'ailleurs le cas de l'araignée vedette du nouvel album traduit en français des créateurs canadiens Doreen Cronin et Harry Bliss (Ma vie de ver de terre).Même ton délirant, mêmes courtes phrases souvent désopilantes, ce sont ici les pensées et découvertes de l'arachnide qui sont consignées dans ce drôle de journal intime illustré.Ainsi, on y apprend que celle-ci enrage de voir qu'il ne se passe rien lorsqu'elle et son amie s'assoient sur la bascule au parc.On y apprend également que «les papillons, c'est vraiment meilleur avec de la sauce barbecue».La traduction nous parvenant trois (longues) années après la sortie de l'album en langue originale, c'est à se demander si on résistera à l'envie d'aller se procurer le plus récent Diary of a Fly en langue originale, question de poursuivre la rigolade.Allez, on se retape Ver de terre ! Éclairée par une amie professeure de maternelle qui dévore la littérature jeunesse à un rythme qui m'inquiète, j'ai aussi découvert récemment que l'auteure canadienne Mélanie Watt (Chester), qui a gagné moult prix littéraires pour la jeunesse, avait déjà fait paraître trois albums consacrés au désopilant Frisson, l 'écureui l misanthrope que je n'a i découvert que cette année.Pour l'été, on se concentre sur le plus récent, dont le thème ravira les vacanciers puisque Frisson se rend cette fois à la plage.Entre son dédain des bactéries, sa peur du caca de mouette, sa terreur de perdre son passeport et surtout, surtout, sa profonde aversion pour les foules, Frisson hésite.Affronter le tout ou rester seul?Watt joue encore avec le graphisme comme elle l'avait fait avec Chester, un peu à la manière de Lauren Child (l'auteure des colorés albums Clarice Bean), ce qui rend la lecture particulièrement dynamique pour les lecteurs plus agités.Parlant de surplus d'énergie, il faut lire Francine l'autruche, demoiselle un peu trop vive qui, pour justifier son cou interminable, s'amuse à plonger tête première dans les tanières et abris des autres animaux pour crier un «coucou» heureux et bien senti.Or, la savane au grand complet en a bientôt marre de ces intrusions certes joviales et sympathiques, mais plutôt gênantes ! Ses voisins trouvent rapidement une solution miracle : en faire le facteur des environs! Il restera à apprendre à Francine que, malgré sa nouvelle casquette de travailleur, il faut sonner avant d'entrer.Mais peut-on à ce point brimer l'enthousiasme?Pour les petites grenouilles sauteuses, il faut aussi découvrir Gigi la grenouille qui s'imagine être le plus féroce des dragons, coassant à qui mieux mieux autour de ses parents (ça vous rappelle quelqu'un?).Or, dans un élan tout dragonesque, Gigi saute un jour un peu trop loin.C'est évidemment dans ces marécages inconnus que le dragon redeviendra la petite grenouille apeurée.Vous verrez, les illustrations craquantes de Barbara Firth contribuent à rendre ce petit conte de Martin Widdell absolument irrésistible.C'est toutefois une autre grenouille, celle-là plus contemplative, je dirais, qui m'a marquée ces dernières semaines.Née de l'imaginaire romantique des créateurs japonais Haruo Yamashita et Tsutomu Murakami (sans lien de parenté avec l'autre Murakami), cette petite grenouille esseulée s'installe confortablement dans une boîte aux lettres en espérant recevoir du courrier à son tour.Elle acquiert d'ailleurs rapidement la complicité du propriétaire de la boîte à cet effet.Or, jamais elle ne recevra de courrier en retour, et pour cause.La grenouille a simplement empilé toutes les lettres qu'elle a écrites dans son salon puisque c'est une boîte aux lettres ! Le propriétaire qui n'a rien compris découvre le tout trop tard, sa drôle de petite voisine ayant levé les voiles en laissant sur place toute sa correspondance sans réponse sur des feuilles de figuier.Oh, je vous entends déjà rouspéter.Bien sûr, les Japonais n'ont pas leur pareil pour nous arracher les larmes.Oubliez Demetan.Et courez l'acheter.À donner envie d'apprendre le croa (la langue des grenouilles, pardi !).Ma vie d'araignée de Doreen Cronin, illustrations de Harry Bliss Éditions Scholastic 8,99$; pour les 4-8 ans.Des mêmes créateurs et à la même maison d'édition: Ma vie de ver de terre Frisson l'écureuil à la plage de Mélanie Watt Éditions Scholastic 8,99$; pour les 4-8 ans De la même auteure et à la même maison d'édition: Frisson l'écureuil, Frisson l'écureuil se fait un ami Coucou! dit l'autruche de Dirk Nielandt, illustrations de Marjolein Pottie Éditions Mijade 17,95$; pour les 3-6 ans Gigi la grenouille de Martin Waddell, illustrations de Barbara Firth Éditions Gründ 18,50$; pour les 2-7 ans S'il te plaît, écris-moi\u2026 de Haruo Yamashita et Tsutomu Murakami Éditions Mijade 17,95$; pour les 4-6 ans Écureuils, grenouilles et araignées pour l'été «Cela m'est déjà arrivé d'être chez Pivot et d'avoir en face de moi un \u201cauteur \u201d qui semblait m'avoir complètement oublié et parlait avec passion du livre qu'il avait écrit dans la douleur et l'inspiration, à la faveur d'une retraite campagnarde austère.» Pour les petites grenouilles sauteuses, il faut aussi découvrir Gigi la grenouille qui s'imagine être le plus féroce des dragons, coassant à qui mieux mieux autour de ses parents (ça vous rappelle quelqu'un ?). 3553872A LECTURES BIBLIO DOCTEURE IRMA TOME 2 L'INDOMPTABLE PAULINE GILL QUÉBEC AMÉRIQUE 471 PAGES 27, 95$ Pauline Gill le savait, on attendait beaucoup du deuxième tome de Docteure Irma.Plus axé vers l'étude de caractères des personnages, ce deuxième tome - L' indomptable - n'en atteint pas moins la cible dès les premières pages.C'est du Pauline Gill, comme on y est habitué, avec juste ce qu'il faut de lyrisme pour ne pas décrocher.On retrouve Irma Le Vasseur là où on l'avait laissée, avec ses blessures qui tardent à cicatriser, son «hôpital » qu'elle n'a pas le choix de quitter, ce qui toutefois ne diminue en rien la certitude qu'elle doit consacrer sa vie à sauver les enfants malades.Et si ce n'est pas au Québec, ce sera à New York, une ville qui la fascine et l'effraie à la fois.New York où elle est également certaine de croiser sa mère.Et, pour ne pas trop en dévoiler, on peut simplement dire que, de ce côté également, elle fera la démonstration qu'elle a eu raison.Puis, ce sera la Première Guerre mondiale, l'Angleterre, la Serbie, où elle se joint à d'autres médecins canadiens avant de débarquer dans une France ravagée.C'est un livre dense qui nous éclaire sur les motivations de la fondatrice des hôpitaux Sainte-Justine et de l'Enfant-Jésus, pionnière de la pédiatrie qui n'a jamais abandonné, au risque de se perdre elle-même en se privant des êtres qui lui sont chers autant que de sa vie de femme.En refermant le volume, on ne peut s'empêcher de penser que sans Pauline Gill, Docteure Irma serait demeurée dans l'anonymat.Qui a peur d'Irma Le Vasseur?- Mario Dufresne, collaboration spéciale MACANUDO TOME 1 LINIERS LA PASTÈQUE 94 PAGES 21,95$ Où sommes-nous?N'importe où.Peut-être Nulle part, très exactement.Macanudo, l'univers de l'artiste argentin Liniers, est tout à fait singulier, très personnel.On s'y sent pourtant chez soi sitôt tournées les premières pages.Les bandes de cet auteur aux idées farfelues enjolivent les pages du journal La Nacion de Buenos Aires depuis quelques années.Les éditions La Pastèque ont l'honneur de présenter au lectorat francophone cette autre «star » de la BD argentine (après Quino, Maitena et de moins connus) en un très beau recueil aux couleurs pastel.Comment décrire ce monde étrange et ces personnages qui l'habitent?Pour faire vite, on dira que c'est absurde, mot commode.Mais il y a plus.Il se dégage de ses bandes une poésie insolite inspirée de choses parfaitement banales.Limiers rappelle, vaguement, Gary Larson, moins le cynisme.Ou encore Bill Watterson (Calvin&Hobbes).Plus qu'une série de gags à quatre cases mettant en vedette les mêmes bonshommes, Macanudo va dans tous les sens, se réinvente en cours de route, ajoute des personnages au gré de l'inspiration.Certains vont et viennent: la petite Madariaga, son ourson et son chat, Z-25 le robot sensible, les pingouins angoissés, les lutins.L'humour est ici souvent éthéré, vaporeux, délicat, rien pour se taper sur la cuisse.On dirait parfois des approximations de gags, comme de jolies perches tendues au lecteur, l'invitant à rêvasser.On y va?- Aleksi K.Lepage, collaboration spéciale SALE TEMPS POUR VIVRE LÉO LAMARCHE ÉDITIONS 400 COUPS 131 PAGES 12,95$ Il fait froid dans le monde, disait Brigitte Fontaine.Un constat que partage visiblement l'auteure Léo Lamarche, qui compile ici dans un carnet des tristesses 11 tableaux d'infortune, 11 petites histoires habituellement refoulées sous le tapis ou alors cachées derrière la joie des autres.En forme d'ecchymoses, d'yeux gonflés, de peur au ventre et de bruit de ceinture, le malheur se tapit par exemple dans une maison en apparence normale, là où « la fessée qui n'a jamais fait de mal à personne fait mal partout ».Il se mute en cruauté, subrepticement.Il transforme l'être humain en loup, attaquant en meute, les yeux rouges de misère, pour quelques dollars.Il prend aussi la forme du trou sans fond de la solitude, de la Sister Morphine, d'une fidélité jusque dans la douleur quand même l'espoir a foutu le camp, d'une envie de disparaître qui prend à chaque repas, du désir qui palpite dans les quartiers qu'on préfère éviter, là où s'échine « un printemps que personne ne ressent, replié sur ses plaies ».Il prend la forme d'une vengeance qui s'est dissimulée derrière le doute raisonnable.Il se transmet, parfois, comme une maladie.Avec une sensibilité et un talent indéniable pour la fabrication d'images chargées, Léo Lamarche signe ici un recueil de nouvelles qui réussit là où la vie échoue, éclaboussant l'horreur de paillettes de beauté.- Jade Bérubé, collaboration spéciale Tant qu'à aimer les biographies, ce qui est mon cas, pourquoi ne pas lire celles des vraies stars, c'est-à-dire des étoiles de l'intelligence, de la sensibilité, de l'art ?«Cette jeune fille avait tout, la beauté, le talent, une famille qui l'aimait.Elle était la Belle de Montgomery, la fille du président de la Cour suprême d'Alabama.Tout le monde l'admirait et elle pouvait tout se permettre.Mais elle a tout perdu en perdant sa tête.Elle est devenue folle.Et j'en suis passionnément amoureux.» C'est ce qu'a écrit Francis Scott Fitzgerald.Jacques Tournier a traduit, entre autres, deux romans du meilleur romancier américain de la Génération perdue.Et voici qu'il réussit un pari presque impossible: entrer dans l'histoire de cette femme, et nous la raconter de l'intérieur.Qu'y a-til à l'intérieur d'une «psychopathe de constitution, présentant de graves troubles émotionnels» ?Et comment se peut-il, et comment est-ce arrivé?On peut commencer cette histoire par le début, par la fin, par le milieu\u2026 Par exemple dans la clinique du Dr Forel, vers 1930, à Prangins, où Zelda va rester près d'un an et demi, avec parfois des sorties autorisées, tandis que Scott, dont la visite est interdite, rôde autour des grilles, lui envoie des fleurs tous les deux jours, change constamment de chambre d'hôtel, écrit des nouvelles que le Saturday Evening Post va lui acheter encore (mais cela ne peut plus guère durer\u2026).Zelda lui écrit presque tous les jours: Si cher chéri\u2026 se terminant toutes par: Je t'aime, chéri.Elle essaie désespérément de guérir (c'est impossible\u2026) Elle fait tout ce qu'on lui demande, elle se plie à tout, des jeux insipides, des rencontres médicales idiotes.Enfin, le 15 septembre 1931, elle quitte Prangins.Après plus de sept ans d'un séjour presque continu en Europe, les Fitzgerald s'embarquent sur l'Aquitania et rentrent en Amérique.L'Amérique est en crise.Moribonde.En plein marasme économique, à la suite du krach boursier de Wall Street.Zelda se réfugie chez ses parents, à Montgomery (Alabama), au coeur du Sud profond.On propose à Scott d'écrire un scénario, avec un salaire de 1200$ par semaine, mais il lui faudra se séparer de Zelda, se rendre à Hollywood.Restée seule, elle griffonne, avec l'idée qu'un jour elle écrira peut-être un livre dont elle a déjà le titre: Accordez-moi cette valse.Le fond du problème de Zelda, c'est sans doute la jalousie professionnelle, à l'endroit de Scott, le désir de le supplanter ou au moins de l'égaler, la jalousie littéraire.Mais jamais ce livre ne nous le dira: il va nous le montrer de l'intérieur d'un cerveau dérangé par cette infection comme par d'autres, chimiques et psychologiques.Comprendre, c'est déjà expliquer, c'est déjà excuser.Sans doute.Mais il n'y a rien à excuser: c'est ainsi que cela fut.L'enfance de Zelda, son amour, sa vie avec Scott, tout nous sera montré, et le récit de Tournier se lit comme un roman - un roman qui serait excellent.- Jacques Folch-Ribas Zelda Jacques Tournier Grasset, Paris, 180 pages, 21,95$ «Et j'en suis passionnément amoureux» Transports et embrassements Unique roman de l'auteur colombien Antonio Ungar traduit en français à ce jour, Les oreilles du loup offre une incursion impressionniste dans le monde de l'enfance.Il rappelle à la fois l'assemblement de touches sensibles du livre Le bruit et la fureur de Faulkner et l'imagerie du Cria Cuervos de Carlos Saura.Ce petit bijou de roman repose sur une suite de chapitres courts classés en deux catégories: les jours sombres et les jours clairs, soulignant déjà le caractère entier (typique de son jeune âge) du personnage principal.Celui-ci, pose un regard neuf et franc sur le monde qui l'entoure, empoignant les angoisses tout comme les bouffées de bonheur d'un même élan.Épris de liberté, courant dans la savane les yeux fermés pour mieux en capter la magnitude, l'enfant saisit rapidement la qualité intrinsèque de ses enivrements.«Je suis un enfant, mais aussi autre chose, autre chose beaucoup plus fort.» Si sa petite soeur au faciès de chat connaît déjà les vertus de la joie, même lorsqu'elle est assaillie par un essaim d'abeilles, le garçonnet hésite entre les pulsations du grand tigre qu'il sent battre en lui et le désarroi.Le lecteur, ensorcelé par le vent de la savane, jauge l'espace, le temps et les hommes à la hauteur du bambin, appréhendant par bribes ce qui l'entoure, se coulant avec félicité dans le flou de l'enfance.On assiste ainsi à la fuite du père par une nuit d'orage, ce père qui rejoint le rangs des étrangers, devenant une pâle copie de l'original qui réapparaît, parfois, dans le brouillard.Les adultes pleurent, crient à faire trembler la maison, pendant que les grenouilles coassent au jardin.Et lorsqu'on prend l'avion, celui-ci ne s'envole pas dans les airs.Par un procédé inexpliqué, on se retrouve plutôt dans un nouvel engin sur le sol d'un pays différent.Aussi, l'auteur décrit avec une sensibilité étonnante le tourbillon d'émotions qui étreint l'enfance, de l'amour éperdu, mélange de désir physique et de romantisme naïf, que le garçon éprouvera pour sa cousine Aldana jusqu'au bonheur vif et presque brûlant des journées d'été à la campagne.Au fil des pertes et des enchantements, Antonio Ungar nous fait voyager de la savane à la «ville froide», de la jungle aux Llanos orientales, au rythme des pérégrinations d'un enfant qui capte, non sans effroi, lamagie de l'existence.On attend impatiemment un traducteur inspiré pour jouir également du deuxième roman (Zanahorias voladoras, 2004) de ce jeune auteur, l'un des plus prometteurs de l'Amérique latine.- Jade Bérubé, collaboration spéciale Les oreilles duloup Antonio Ungar Éditions Les Allusifs 130 pages, 19,95$ LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE CÉLÉBRITÉS.Cé Cile Palardy eT Ja Cques GoudreaulT 50e anniversaire de mariage le 12 juillet 2008.Nos meilleurs souhaits de bonheur pour toutes les années à venir.Avec amour vos enfants et petits-enfants, Louise, Maryse, Ralph, Laurence, Alexandra, Paul, Julie, Christophe et Lucas.THér Èse du Bois eT JeaN-Guy Poi Tras 60e ANNIVERSAIRE DE MARIAGE Le 10 juillet 1948 marque le début d'une merveilleuse aventure entre Thérèse Dubois et Jean-Guy Poitras.Leurs enfants et petits-enfants en sont fiers et reconnaissants Marie-THér Èse la Ber Ge eT Paul le HouX Félicitations pour vos noces de corail (35 ans le 7 juillet 2008) Votre amour respire les parfums de la vie.Familles Laberge-Lehoux Hu GueTTe Brazeau eT Gérard Teasdale Montréal, 12 juillet 1958 À vous, parents et grands-parents d'exception, qui avez su paver de votre amour et de votre indéfectible sens du devoir le chemin qui vous a mené à ce 50e anniversaire, en plus de nos sincères remerciements, nous vous offrons de tendres voeux et nos plus admiratives félicitations.Alexis et Lise HélÈNe eT Mar Cel Ver Voi Te Anniversaire de mariage - 5 juillet 1958 Vous voici 50 ans plus tard devant votre église à Kouba, Algérie.Votre amour nous inspire, merci d'être si présents pour nous.Avec toute notre affection, félicitations pour votre 50e.Marie-Lyne, Noël, Audrey et Hugo Claire eT Ber Nard Co Meau 5 juillet 1958 50e anniversaire de mariage Félicitations maman et papa pour ces années de vie commune et longue suite à cette belle aventure.Benoît, Martine, Simon, Patrice, conjoints et petits-enfants.JoyeuX 50ème aNNi Versaire de Maria Ge! Famille et amis vous félicitent de vous être endurés aussi longtemps.et vous souhaitent encore plusieurs belles années ensemble! Danielle, Marie-Claude, Dominique Vous a Vez un é Vénement à célébrer ?tous les dimanches dans La Presse Composez le (514) 285-7274 appels interurbains (sans frais) 1 866 987-8363 celebrites@lapresse.ca CeleB_08-07-06 JeaN-Marie eT Hu GueTTe syl Ves Tre 5 Juillet 1958 Félicitations pour votre 50e anniversaire de mariage, Papa et Maman! Chers parents, cette merveilleuse occasion nous permet de vous exprimer tout notre amour et notre fierté.Maryse, Daniel, Jeannette, Hugo, Isabelle, leurs conjoints, vos 8 petits-enfants ainsi que tous ceux qui vous aiment.40 a Ns de Maria Ge! FÉLICITATIONS À FRANCE ET CLAUDE VEILLEUX À une mère et une grand-mère extraordinaire et au grand chef du 1114\u2026 Avec amour, Maxim, Mélanie et Stéphane MaTHieu BouCHer Félicitations pour ton prix soulignant ton implication socio-culturelle au Collège Charlemagne! Tuteur, président de classe, animateur de gala, membre du comité du bal, tu as su laisser ta marque.Bonne chance pour tes études au cégep.Nous t'aimons, maman, papa, Marie-Eve et Catherine -xxx- Mary Dailey Pattee, Paul Des Marais Mary Dailey Pattee, fille de Mme Dailey Jones Pattee et de M.Gordon B.Pattee de New York, a épousé samedi soir Paul Desmarais III, fils de Mme Hélène Desmarais et de M.Paul Desmarais, Jr.de Montréal.Le Révérend Andrew C.Mead a procédé à la cérémonie de mariage à la St.Thomas Episcopal Church, située sur la Cinquième avenue à New York.Mme Desmarais, qui est âgée de 27 ans, est candidate à un doctorat en histoire de l'art à l'Université Yale.Elle est diplômée à l'Université Stanford et détient une maîtrise en histoire de l'art du Williams College.Elle est présidente du Groupe du leadership des jeunes de la Wildlife Conservation Society (Société pour la conservation de la faune).Son père est directeur général de la Map Capital Corporation - gestionnaires de portefeuilles à New York - et administrateur du New York-Presbyterian Hospital et du New York City Ballet.Sa mère est psychothérapeute dans le Département de psychiatrie de l'Université Columbia.Elle est également vice-présidente de la Société pour la conservation de la faune et administratrice du Teachers College à l'Université Columbia.M.Desmarais, qui est âgé de 26 ans, est un associé chez Goldman Sachs à New York et est fondateur et président du Young Canadians in Finance.Il effectue des analyses d'entreprises industrielles et il est diplômé de l'Université Harvard.Sa mère est présidente du conseil d'administration et chef de la direction du Centre d'entreprises et d'innovation de Montréal (CEIM), un incubateur d'entreprises à Montréal.Elle est également présidente du conseil d'administration de HEC Montréal et de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.Son père est président du conseil d'administration et co-chef de la direction de Power Corporation du Canada, société de portefeuille située à Montréal qui détient des participations dans le secteur des services financiers, des journaux et dans d'autres entreprises.LECTURES BIBLIO Que voilà un polar original à se mettre sous la dent pour les vacances ! L'auteur Sylvain Meunier (Lovelie d'Haïti) nous laisse entendre dès le début qu'il s'amusera avec les règles, nous présentant un inspecteur anglais parachuté au Québec qui cumule joyeusement les clichés, du chapeau mou à l'imperméable, du parapluie à la moustache.Or, dans un exercice de style réjouissant, Meunier laisse rapidement toute la place au tueur, inversant la structure habituelle du roman policier.Le récit prend rapidement la forme d'une palpitante confession, multipliant les références diverses et les jeux d'esprit.Dans un style caustique, le tueur s'adresse donc sous nos yeux à l'inspecteur visiblement floué, glissant ici et là des remarques taquines notamment sur le golf, sport qu'il exècre et qui l'a étrangement conduit au meurtre.L'humour qui se dégage d'ailleurs de cette haine viscérale envers ce sport a de quoi ravir ses condisciples.Truffant sa déposition de slogans assassins, le meurtrier semble englué dans un malin karma puisque sa propre profession de chimiste le dirige vers les pesticides utilisés sur les parcours de ce jeu «où il faut une demi-douzaine de mailloches différentes pour tabasser une misérable boulette».Farcie d'allusions à l'enquête mais comportant aussi de véritables aveux de culpabilité - empreints de toute la tendresse qu'il porte au bout du compte au policier qu'il tente de fuir - cette longue confession culmine avec une finale inattendue qui donnera sans doute quelques frissons à ceux qui aiment parfaire leur swing\u2026 - Jade Bérubé, collaboration spéciale Tous les jours dans LA NOUVELLE SOCIÉTÉ L'HOMME QUI DÉTESTAIT LE GOLF SYLVAIN MEUNIER ÉDITIONS LA COURTE ÉCHELLE ROMAN ADULTE 144 PAGES, 19,95$ Tous les samedis dans CE QU'ON A VU, CE QU'ON EN PENSE."]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.