Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (4)

Références

La presse, 2008-08-01, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Établissement privé mixte offrant le cours secondaire complet Projet éducatif UNIQUE et repensé en Arts & Communications et profil scientifique adapté à la réalité du 21e siècle.Structure organisationnelle stimulante et encadrement rigoureux pour 300 élèves.Activités parascolaires encadrées, 8 semaines thématiques, 3 semaines de relâche et 4 voyages internationaux.Pour en savoir plus : 514-287-1944 Collège Rachel 5030, rue Jeanne-Mance, Montréal (Québec) H2V 4J8 Téléphone : 514 287-1944 Télécopieur : 514 287-7523 collegerachel@qc.aira.com www.collegerachel.qc.ca 2008 - 2009 PLACES DISPONIBLES Accessible par le train de banlieue (rive-nord) et 3 stations de métro 3564222A Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Patrick Roy parlait à ses poteaux ; il espère que son fils ne parlera pas à ses barreaux.Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte L-V 621 924 987 651 COUPE ROGERS DUBOIS S'EST BIEN DÉFENDUE DÉFAITE INATTENDUE D'IVANOVIC SPORTS PAGES 1 À 3 FOOTBALL SPORTS PAGE 4 HOCKEY Jonathan Roy accusé de voies de fait simples PAGE A8 VITTORIO Le roi de l'affiche s'éteint ARTS ET SPECTACLES PAGE 3 ESSENCE Profits records chez Exxon LA PRESSE AFFAIRES PAGES 2 ET 3 MANITOBA Un jeune homme décapité dans un autobus PAGE A4 NASCAR CARPENTIER, VILLENEUVE ET RANGER EN NATIONWIDE SPORTS PAGES 4 ET 5 PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE Les sociétés RBHet Imperial Tobacco doivent verser 1,15 milliard pour leur rôle dans la contrebande de cigarettes au début des années 90 PAGE A6 PIERRE LAPOINTE MUTANTÈS «Malgré tout ce qu'il a pu faire, je ne veux pas lui en vouloir.Je ne veux pas.» \u2014 Hélène Proulx, à propos de Richard Bérard, l'homme accusé hier du meurtre de sa fille Mélissa UNE ENTREVUEDE CATHERINEHANDFIELD ET UN DOSSIERCOMPLET EN PAGES A2 ET A3 Pierre Lapointe a soulevé la salle Wilfrid-Pelletier hier soir avec son spectacle à grand déploiement créé pour souligner les 20es Franco Folies de Montréal.«Tel un sorcier capable de toutes les transformations, Pierre Lapointe a présenté un spectacle qui empruntait parfois à l'esthétique Ziggy Stardust de Bowie, parfois aux comédies musicales des années 70, au Big Bazar de Michel Fugain, à l'univers de Star Trek, ou carrément à Jésus entouré de ses disciples ! » raconte Marie-Christine Blais.ARTS ET SPECTACLES PAGE 1 PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE MÉLISSA BEAUDIN, PHOTO FOURNIE PAR LA FAMILLE Victor PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Montréal vendredi 1er août 2008 Le plus grand quotidien français d'Amérique 124e année No 278 40 pages, 4 cahiers 70¢ taxes en sus - Édition provinciale 84¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées LE DESTIN TRAGIQUE DE MÉLISSA VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca SOMMAIRE Amusez-vous ! ARTS ET SPECTACLES 8 Astrologie du jour AFFAIRES 10 Bourses AFFAIRES 6 et 7 Décès AFFAIRES 9 Forum A 15 Horaire télévision ARTS ET SPECTACLES 4 Loteries A 10 Monde A 13 et 14 Petites annonces AFFAIRES 4 et 8 Sudoku AFFAIRES 4 Météo Nuageux, possibilité d'orages en après-midi, maximum 26, minimum 18.AFFAIRES 10 PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE Nancy Gaudreau, qui fréquente Richard Bérard depuis quatre ans, s'est présentée au palais de justice de Sorel pour le soutenir.DAPHNÉ CAMERON SOREL \u2014 Les traits tirés et la barbe longue, Richard Bérard a été accusé hier après-midi de l'enlèvement et du meurtre prémédité de Mélissa Beaudin.Le corps de l'adolescente de 17 ans a été retrouvé hier après-midi derrière un hangar à Yamaska.Nancy Gaudreau, qui fréquente Bérard depuis quatre ans, s'est présentée au palais de justice de Sorel pour le soutenir.Lorsqu'il est entré dans la salle d'audience, il s'est tourné vers l'auditoire et l'a fixée quelques instants.«Lorsqu'il m'a regardée, j'ai vu qu'il n'allait vraiment pas bien, dit la femme dans la quarantaine.Je ne sais pas si c'est encore mon chum.Mais je veux l'encourager à passer à travers cette épreuve.» Lor s de sa compa r ution , l'avocat de Richard Bérard a demandé un examen psychiatrique pour évaluer dans quel état était son client lorsqu'il a quitté sa résidence de Yamaska avec Mélissa mercredi, vers 1h15 du matin.«Je pense qu'il a fait ça parce qu'il n'était pas dans son état normal», a confié Mme Gaudreau un peu avant d'entrer dans la salle d'audience.Selon elle, l'homme avait consommé de la cocaïne avant de prendre le volant.«C'était un bon père, poursuitelle.Il aurait donné la lune à ses enfants.Je veux que les gens sachent que c'est un bon gars et que c'était parce qu'il n'était pas comme d'habitude, qu'il avait trop consommé.» Mme Gaudreau croit qu'elle gardera contact avec son amoureux.«Mais je me sens perdue en ce moment.Je ne sais pas ce que je vais faire.» L'accusé injurié par la population Une centaine de personnes se sont massées devant le grillage à la sortie du palais de justice de Sorel vers 15h pour invect iver Bérard.« Assassin », « pourri, en prison, gros pervers» et «crotté» ont fusé de toutes parts.Une femme a même frappé avec ses poings le camion de la Sûreté du Québec (SQ) qui reconduisait l'accusé en prison.BÉRARD ACCUSÉ DE Richard Bérard a été accusé hier du meurtre de Mélissa Beaudin, la copine de son fils, au palais de justice de Sorel.Les traits tirés et la barbe longue, l'homme de 44 ans a eu droit aux furieuses invectives de la foule, mais au soutien indéfectible de sa conjointe.La mère de Mélissa, elle, ne s'est pas présentée au tribunal.Elle refuse de connaître les détails de la mort de sa fille.Elle refuse même d'en vouloir au meurtrier.Tout ce qu'elle souhaite, c'est que sa «Méli » repose en paix.DAPHNÉ CAMERON YAMASKA \u2014 Les amis et voisins de Richard Bérard n'ont que des histoires d'horreur à raconter lorsqu'on les interroge sur ses problèmes de consommation.«Quand il était à jeun, c'était le meilleur des gars, explique Alain Moreau, un ami d'enfance.Mais dès qu'il prend un coup, les deux fils se touchent et il saute une coche.» Alain Moreau a rencontré Richard Bérard à l'âge de 7 ans.Il l'a fréquenté toute sa vie, mais il a décidé de couper les ponts l'an dernier.«Je ne le fréquente plus parce qu'il pensait juste à sa dope.Il y a quelques mois, il m'a fait des menaces de mort devant sa fille de 13 ans.» Richard Bérard a un lourd passé criminel.Il a déjà fait de la prison pour plusieurs crimes allant de la séquestration au vol en passant par la consommation de cocaïne et même la prise d'otage.«Tout ça, c'est lié à la drogue ou à l'alcool », dit-il.Alain Moreau a souvent été témoin d'actes troublants de la part de Bérard.«Il y a 10 ans, il s'est planté un couteau dans la main pendant un party de famille.Une autre fois, il s'est lancé du haut du deuxième étage.Il a aussi bousculé ma tante à une fête et elle s'est blessée au bras », affirme l'homme de 37 ans.Gaston Guilbeault et Nathalie Bussières ont également constaté les comportements troublants de Richard Bérard, leur voisin.«À la fête de sa fille de 13 ans, cette année, où notre fille était présente, il était tellement saoul qu'il a uriné dans le coffre à jouets de son fils», raconte Gaston Guilbeault.Les deux plus jeunes enfants de Bérard passaient aussi la plupart de leur temps chez les voisins.«Si on avait su, on n'aurait pas eu les mêmes liens, dit Nathalie Bussières.Ses deux plus jeunes étaient toujours ici, on les prenait en pitié parce qu'ils n'étaient pas gâtés.Ils avaient toujours faim.» C'est Nathalie Bussières qui a conduit l'amie de coeur de Richard Bérard, Nancy Gaudreau, au palais de justice de Sorel hier matin.«Elle croit que le meurtre est un accident parce que Richard lui a raconté que Mélissa l'a frappé dans le cou et qu'il avait dû la jeter par terre pour la maîtriser.» Pou r l 'i ns tant , Nathal i e Bussières s'inquiète surtout pour les trois plus jeunes enfants de Bérard, qui vivaient avec lui.C'est elle qui les a gardés lorsqu'il est parti avec les policiers mercredi matin.«J'ai vraiment de la peine pour eux, car ils devront vivre avec ça toute leur vie.» Alain Moreau a pu avoir des nouvelles des trois enfants, hier, car leur mère vit maintenant avec son frère.«Ils sont traumatisés et n'arrêtent pas de pleurer.Je crois qu'ils vont devoir consulter un psychologue.Je m'inquiète vraiment pour eux et pour Alexandre.» Les problèmes de consommation de l'accusé inquiétaient ses proches «Quand il était à jeun, c'était le meilleur des gars, dit un ami d'enfance.Mais dès qu'il prend un coup, les deux fils se touchent et il saute une coche.» « Je pense qu'il a fait ça parce qu'il n'était pas dans son état normal », a confié sa conjointe. LE DESTIN TRAGIQUE DE MÉLISSA CATHERINE HANDFIELD «Je lui voulais du bien, à cet homme-là.Aujourd'hui, je ne veux pas lui en vouloir.Je ne veux pas ressentir de la rancune.» Rencontrée hier après-midi dans son logement de Pointeaux- Trembles, la mère de Mélissa Beaudin parle d'une toute petite voix.Hélène Proulx connaissait Richard Bérard, le présumé assassin de sa fille.L'homme de 44 ans a été accusé hier de la séquestration, de l'enlèvement et du meurtre prémédité de Mélissa Beaudin, 17 ans.Il est le père d'Alexandre, l'ami de coeur de Mélissa.«Malgré tout ce qu'il a pu faire, je ne veux pas lui en vouloir, souffle l'infirmière de 54 ans, vêtue d'une large chemise rose et d'un pantalon en coton ouaté gris.Je ne veux pas.» «Je crois aux anges, je crois qu'il y a une force qu'on ne voit pas, poursuit la grande croyante, d'une voix tremblante.Il y a du positif partout, et c'est comme ça que je vais passer à travers ce qui m'arrive.Je n'ai pas le choix.» Hélène Proulx a rencontré Richard Bérard pour la première fois le printemps dernier, quelques mois après que sa fille eut commencé à fréquenter Alexandre, 19 ans.Il était venu souper chez elle avec ce dernier et ses trois autres jeunes enfants.«Je ne comprends pas, dit la mère de la victime.Il était tellement gentil avec ses enfants.Il les appelait ses amours.» Hélène Proulx savait que Bérard avait fait de la prison.Mais on lui avait dit que c'était pour des contraventions impayées.En fait, le nouveau beau-père de sa fille avait été accusé des voies de fait et de séquestration, entre autres choses.«Je ne le savais pas », répète doucement Hélène Proulx, qui n'entend pas suivre le procès.«Ça servirait à quoi de connaître les détails?demande-t-elle.Je veux seulement que Méli repose en paix.» Mélissa Beaudin est née à Le Gardeur, non loin de Repentigny.Lorsqu'elle avait 2 ans, sa mère et son frère aîné, Marc, ont déménagé à Pointe-aux-Trembles.Son père, qu'elle voyait encore souvent , habite aujourd'hui Montréal-Nord.« Mé l i s s a é t a it touj ou rs entourée d'amis », raconte sa mère, en feuilletant les albums photo de sa fille sur la table de la cuisine.Des visages jeunes et souriants se succèdent de page en page.Hélène Proulx décrit sa fille unique comme une enfa nt enjouée et énergique qui adorait par dessus tout les animaux.Elle avait d'ailleurs un petit chien à la maison.«Mais c'était aussi une enfant qui manquait d'assurance, qui ne savait pas se projeter dans l'avenir », explique sa maman.Mélissa a étudié à l'école secondaire Daniel-Johnson, mais elle a décroché l'année dernière, indique sa mère.Elle a tenté un retour à l'école des adultes en septembre, mais elle a abandonné rapidement.Depuis, Mélissa était à la recherche d'un emploi et passait le plus clair de son temps dans sa chambre avec Alexandre.La pièce sombre est décorée d'affiches d'extraterrestres et d'un grand drapeau jamaïcain.De temps en temps, Mélissa allait aussi à Yamaska pour garder les trois jeunes enfants de Richard Bérard.La dernière fois qu'Hélène Proulx l'a vue s'y rendre, c'était lundi dernier.Elle n'est jamais revenue.Depuis, les dures nouvelles se sont enchaînées.Mercredi, le corps de sa fille a été retrouvé dans un boisé de Yamaska.Richard Bérard a été arrêté le jour même, puis accusé, hier.Hélène Proulx ne reste pas seule pour vivre son deuil.Ses nombreuses soeurs se succèdent pour lui tenir compagnie.«Mes proches ont peur que je me fasse du mal.» Un ami d'Alexandre est venu la voir, le soir même de la découverte du corps, pour s'assurer qu'elle allait bien.Voyant qu'elle ne répondait pas, il a enfoncé la porte, inquiet.«Mais je ne me ferai pas de mal, assure Hélène Proulx.Je ne veux pas répondre à la violence par la violence.» Elle n'en veut pas à Alexandre, que Mélissa avait rencontré il y a une dizaine de mois par des amis communs.«Il aimait ma fille, il la protégeait.» Et Hélène Proulx réitère qu'elle espère ne pas en vouloir à l'accusé.Avant de partir, La Presse lui a demandé si elle en serait capable.«Je ne sais pas, a-t-elle répondu, en refoulant un sanglot.Je ne sais pas.» «Je ne veux pas ressentir de la rancune » PHOTO FOURNIE PAR LA FAMILLE «Mélissa était toujours entourée d'amis», raconte sa mère.MEURTRE PRÉMÉDITÉ PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE Richard Bérard a un lourd passé criminel.Il a déjà fait de la prison pour plusieurs crimes allant de la séquestration au vol en passant par la consommation de cocaïne et même la prise d'otage.Pour plusieurs, c'est l'histoire qui se répète.«C'est le quatrième enlèvement dans la région dans les dernières années, ex pl ique Manon Degu is e , psycho-éducatrice de Sorel- Tracy.Après Steve Mandeville, Alexandre Livernoche et Cédrika Provencher, je me dis qu'il y a des intervenants en quelque part qui ne font pas leur travail ».Rita Cardin, propriétaire de la maison qu'habitait Bérard, était également au palais de justice de Sorel lorsque son locataire y est arrivé, vers 10 h.La veille, elle avait déclaré à La Presse que Bérard était un homme poli et exemplaire, au point où elle lui aurait volontiers confié la garde de ses petits-enfants.Mais hier, elle semblait troublée.«Jamais je n'aurais pensé qu'il aurait pu faire ça, dit la femme de 75 ans.Si c'est lui, j'espère qu'il va recevoir une bonne punition.À l'heure actuelle, je m'inquiète surtout du sort de ses trois jeunes enfants.» En plus de réclamer un examen psychologique, l'avocat de Richard Bérard a aussi demandé au juge que les dispositions nécessaires soient prises pour que son client ne soit pas victime de violence pendant son incarcération.«Mon client est très fatigué en ce moment, et il est consterné par la situation» a déclaré Me Claude Robillard, qui n'a pu dire si son client avait des remords.«Je n'ai eu que quelques brèves rencontres avec lui.» Richard Bérard retournera devant la justice le 25 septembre prochain.Une porteparole de la SQ a confirmé que d'autres accusations pourraient être portées contre lui, une fois que le rapport d'autopsie sera connu.«Malgré tout ce qu'il a pu faire, je ne veux pas lui en vouloir, souffle la mère de Mélissa.Je ne veux pas.» 3559763A ACTUALITÉS EN BREF Un passager violent arrêté sur un bateau de croisière Les membres de l'équipage d'un bateau de croisière qui fait la navette entre Montréal et les Îles-de-la- Madeleine ont dû s'improviser policiers le temps d'une soirée mercredi afin de maîtriser et ligoter un passager violent.C'est à la suite de plaintes d'autres passagers du CTMA Le Vacancier, qui craignaient pour la sécurité de la conjointe du suspect, que les membres de l'équipage ont dû intervenir.Le Montréalais de 40 ans était fortement intoxiqué par l'alcool.Au bout de quatre heures de discussion, les membres de l'équipage croyaient avoir raisonné le suspect, mais ce dernier est ressorti de la cabine en frappant partout autour de lui afin de retrouver sa conjointe et son jeune enfant.«On lui a demandé de passer la nuit dans une autre cabine et il semblait coopérer, mais il est subitement sorti en trombe.Il crachait au visage des employés et les frappait.Nous n'avons pas eu le choix de le ligoter », a ajouté le capitaine du navire Mario Landry.L'homme a été arrêté et ramené sur la terre ferme tandis que sa conjointe et leur jeune enfant sont demeurés sur le navire.Le suspect a passé la nuit au quartier général de la SQ à Rimouski.Il a été relâché hier sous promesse de comparaître.Il devrait être accusé de voies de fait et d'avoir troublé la paix le 4 septembre au palais de justice de Matane.La Presse Canadienne Présumé pédophile arrêté Accusé de possession et de distribution de pornographie juvénile, Robert Knight était en présence de deux fillettes de 5ans lorsque les enquêteurs de la Section des agressions sexuelles du SPVM l'ont appréhendé, le 20 juillet dernier, dans le secteur de Côtedes- Neiges, à Montréal.Depuis l'arrestation de ce présumé pédophile de 65 ans, les policiers poursuivent leur enquête, car ils ont de fortes raisons de croire qu'il pourrait avoir fait d'autres jeunes victimes.Robert Knight est anglophone, il pèse 86 kg (189lb), mesure 1,82 m (6 pi), a les yeux bleus et les cheveux rasés.Toute personne possédant des informations à son sujet peut communiquer en toute confidentialité avec Info-Crime au 514-393-1133.Marcel Laroche PHOTO FRED GREENSLADE, REUTERS Une policière photographie la scène de crime.LA PRESSE CANADIENNE PORTAGE LA PRAIRIE, Manitoba \u2014 Un individu, qui prenait place à bord d'un autobus de la compagnie Greyhound au Manitoba, a poignardé et décapité un jeune homme sous les yeux horrifiés des autres passagers, mercredi soir.Selon des témoins, l'attaque a été d'une rare violence et l'individu aurait agi sans raison apparente.Après avoir encerclé l'autobus, les policiers ont procédé à son arrestation.La police n'est pas encore en mesure d'expliquer les circonstances qui ont poussé l'individu à agir avec une telle violence.Garnet Caton, un des témoins, a indiqué que la victime âgée d'environ 19 ans aurait été poignardée une quarantaine de fois et qu'après que tous les passagers eurent quitté l'autobus, le suspect s'est présenté à la porte du véhicule avec la tête de la victime.L'autobus, qui transportait 37 passagers, était parti d'Edmonton et se dirigeait vers Winnipeg.L'incident est survenu près de Portage la Prairie.«Nous avons entenduuncriàglacer le sang, a raconté Garnet Caton, alors qu'il reprenait ses esprits dans un hôtel avec d'autres passagers.Nous nous sommes retournés, et nous avons vu l'individu, debout, poignardant à répétition le jeune homme, 40, 50 fois, dans le cou et dans la poitrine.» «Il était tout à fait calme, il ne disait rien.Il n'y avait pas de rage, ou rien.Il était comme un robot», a-t-il ajouté.Corps dépecé M.Caton a confié que l'autobus s'est immobilisé aussitôt et que tout le monde s'est précipité à l'extérieur.Pendant ce temps, l'agresseur a commencé à dépecer le corps de la victime, en ne portant pas attention à ce qui se passait autour de lui, at- il précisé.M.Catonet le chauffeur de l'autobusont bloqué la portede l'extérieur en attendant l'arrivée de la police.«Et l'individu est retourné à l'arrière et a ramené la tête à l'avant, la brandissant sous nos yeux avant de la jeter par terre.Il était très calme, il portait des lunettes fumées, et il agissait en quelque sorte comme si cela avait peu d'importance pour lui», a poursuivi le témoin.Un aut re passager , Cody Olmstead, de Kentvi l le, en Nouvelle-Écosse, a aussi raconté ce qu'il a vu.«L'homme s'est approché de la porte avec la tête de la victime dans ses mains, décapitée.Il l'a jetée au sol et est retourné à l'arrière pour lacérer le corps», a-t-il confié.Quand la police est arrivée quelques minutes plus tard, les passagers ont été transportés ailleurs et les agents ont tenté de maîtriser l'agresseur.L'agresseur, décrit comme un homme de 40 ans de l'extérieur de la province, a éventuellement tenté de s'enfuir en brisant une vitre de l'autobus et en plongeant à l'extérieur, a indiqué le sergent Steve Colwell.Il a été arrêté aussitôt.Les deux témoins consultés ont dit avoir eu l'impression que l'agresseur et la victime ne se connaissaient pas.Ils ne s'étaient pas parlé, selon M.Caton, et la victime écoutait de la musique dans ses écouteurs.Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Stockwell Day, a déclaré que la justice devait être implacable envers l'agresseur.«Nous voulons nous assurer que le processus légal soit suivi de la manière la plus forte possible, a confié le ministre.Sûrement que l'horreur de l'incident en fait un cas unique dans l'histoire canadienne.» Jeune homme décapité dans un autobus llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll CATHERINE HANDFIELD Olivier Nguyen, réalisateur amateur de courts métrages, marchait dans la rue Querbes, à Outremont, au petit matin.Il a échappé un objet au fond d'un égout.En tentant de le récupérer, il est tombé tête première dans le trou.Le jeune homme de 26 ans y a laissé sa vie.C'est du moins l'hypothèse que les enquêteurs jugent la plus probable, à ce stade de l'enquête, pour élucider la mort d'Olivier Nguyen.Un passant a aperçu son corps vers 7h15 hier matin au fond d'un égout, à l'angle de la rue Querbes et de l'avenue Van Horne.Le couvercle avait été enlevé et posé juste à côté du trou.«Pour l'instant, rien ne nous porte à croire que son décès soit de nature criminelle, indique Anie Lemieux, porte-parole du SPVM.À première vue, son corps ne portait aucune marque de violence.» Les policiers ignorent la cause exacte de la mort du jeune homme.«Puisque les enquêteurs n'ont pas fait mention de la quantité d'eau au fond de l'égout, il ne s'est probablement pas noyé », souligne Lynne Labelle, porte-parole au SPVM.L'accident se serait produit vers 5h du matin, selon des témoins, qui ont entendu du bruit.«En tout cas, ça s'est produit après 2h30», indique Rosangela Levy, une Brésilienne en vacances chez des parents.Elle est allée sur le balcon vers 2h30 pour rentrer le linge qu'elle avait suspendu la veille.Il y avait un orage.«Je suis certaine que le couvercle était mis.» Une autopsie permettra d'en savoir davantage.«On ne sait jamais, mais pour l'instant, on croit qu'il s'agit d'un bête accident », indique Anie Lemieux du SPVM.Né d'un père vietnamien et d'une mère québécoise, Olivier Nguyen vivait à Montréal, où habitent aussi sa mère et son frère aîné.Il était membre de KINO Montréal, un regroupement de réalisateurs de courts métrages.«C'était un gars vraiment engagé, indique Xavier Malo, qui a étudié avec lui au cégep Bois-de-Boulogne.Il faisait de l'improvisation et faisait partie du comité étudiant.» Selon son ancien colocataire, Julien L'Ecuyer, Olivier Nguyen a étudié en création littéraire à l'UQAM, qu'il fréquentait toujours à titre d'étudiant libre.Olivier avait des tendances schizophréniques, indiquent plusieurs de ses amis.«Mais il était dans une bonne passe, assure Julien L'Ecuyer.Plus j'y pense, plus je crois à la thèse de l'accident.» Un jeune cinéaste meurt dans un égout PHOTO ROSANGELA LEVY, COLLABORATION SPÉCIALE C'est dans ce trou d'homme qu'on a découvert, au petit matin, le corps d'Olivier Nguyen.« Pour l'instant, on croit qu'il s'agit d'un bête accident.» « Il n'y avait pas de rage.Il était comme un robot.» Qu'est-ce qui fait de nous la compagnie aérienne nationale du Canada?Vous.Gagnez l'une des 500 paires de billets.Nommez-nous simplement votre destination voyage préférée au Canada.Depuis les cinq dernières années, nous avons changé la façon dont les compagnies aériennes font des affaires.Nous avons développé une structure tarifaire pour notre clientèle, avec des options qui vous laissent le choix de payer pour ce dont vous avez besoin et d'économiser sur le reste.Nous vous avons écoutés et nous avons appris que la valeur réelle ne se mesure pas seulement au prix des billets.Mais un coup d'oeil à nos tarifs démontre que nous avons aussi tenu compte de cet aspect.Ensemble, regardons maintenant vers l'avenir.Nommez-nous simplement votre destination voyage favorite au pays.Cinq cents personnes de partout au Canada seront sélectionnées et gagneront deux billets pour une destination nord-américaine de leur choix desservie par Air Canada.Pour en savoir plus et pour participer, rendez-vous sur aircanada500.com Aucun achat requis.Le concours s'adresse aux personnes âgées de 18 ans et plus et résidant au Canada.Au total, cinq cents prix seront attribués, chacun consistant en deux billets d'avion pour voyager avec Air Canada ou Air Canada JazzMC en Amérique du Nord.Les prix n'incluent pas les taxes, frais et suppléments.Valeur approximative de chaque prix: 1 000 $.Cent prix seront attribués dans chacune des cinq régions suivantes : Colombie-Britannique - Territoires ; Alberta - Saskatchewan - Manitoba; Ontario; Québec; Canada Atlantique.Pour s'inscrire, les participants doivent indiquer leur destination canadienne favorite et remplir le formulaire en ligne sur aircanada500.com ou le faire par courrier en envoyant leurs nom, adresse et numéro de téléphone à l'adresse suivante: Concours 500, a/s Marketel, 1100, boul.René-Lévesque Ouest, 19e étage, Montréal (Québec) H3B 4N4, le tout au plus tard le 8 août 2008 à 23 h 59 HNP.D'autres conditions s'appliquent.Règlement complet disponible sur aircanada500.com.MCAir Canada Jazz est une marque de commerce d'Air Canada.3576709A ACTUALITÉS CHRONOLOGIE D'UNE LONGUE ENQUÊTE Fin des années 80 et début des années 90: Pour lutter contre le tabagisme, les gouvernements augmentent les taxes sur les cigarettes.1989-1994: Des manufacturiers se tournent vers les États-Unis, d'où ils peuvent faire entrer leurs produits au Canada, moins chers et libres de taxes.Février 1994: Québec et Ottawa baissent leurs taxes de 50%.Imperial Tobacco arrête ses exportations au sud de la frontière.1998: Début de l'enquête de la GRC sur Imperial Tobacco.2000: Début de l'enquête de la GRC sur Rothmans, Benson&Hedges.2002: Perquisition à l'usine de Québec de Rothmans, Benson&Hedges.2004: Perquisition aux locaux de Montréal d'Imperial Tobacco.Juillet 2008: Les deux entreprises plaident coupables d'avoir aidé à vendre des cigarettes de contrebande au Canada.HUGO DE GRANDPRÉ OTTAWA \u2014 Deux géants du tabac se sont reconnus coupables, hier matin, d'avoir participé à la contrebande de cigarettes qui a fait rage dans les réserves autochtones au début des années 90.Imperial Tobacco Canada (ITC) et Rothmans, Benson&Hedges (RBH) ont accepté de payer l'amende la plus importante jamais imposée pour une fraude fiscale dans l'histoire canadienne: 200 millions de dollars pour lTC et 100 millions pour RBH.Ils ont jusqu'aux mois d'octobre et de décembre, respectivement, pour s'exécuter.À ces sommes perçues conformément à la loi fédérale sur l'accise s'ajoutent, en guise de règlement civil, 400 millions de dollars pour Imperial Tobacco et 450 millions pour RBH, payables en 15 ans.En tout, les cigarettiers devront donc payer 1,15 milliard de dollars, dont une partie ira aux provinces.Le Québec recevra 210,5 millions.Pour la GRC, l'entente déposée hier matin au palais de justice de Montréal conclut une enquête qui aura duré près de 10 ans et coûté quelque 6,8 millions de dollars.Les enquêteurs ont analysé plus de 763 000 documents et mené 275 entrevues.Aucune accusation ne sera cependant portée contre les dirigeants des deux entreprises.La Couronne a préféré faire signer des ententes d'immunité à quelques acteurs-clés du stratagème pour bâtir sa preuve et se tourner plutôt vers les entreprises.«Comme dans tous les dossiers, que ce soit des dossiers de stupéfiants ou des dossiers fiscaux, si ça prend des délateurs ou des gens coopératifs, il est probable effectivement - et quant à moi c'est dans l'intérêt public - que ces gens-là obtiennent l'immunité », a insisté Me Richard Starck, le procureur responsable du dossier pour le Directeur des poursuites pénales du Canada.«On visait 650 millions ; on l'a eu.La compagnie a payé.Les actionnaires, ou l'actionnaire British American Tobacco, ont perdu 650 millions.Et les gouvernements des provinces et du Canada ont obtenu 650 millions», a-t-il ajouté, satisfait.Les gouvernements du Québec et du Canada, de même que la GRC, ont applaudi la nouvelle.«Selon nos calculs, nous reprenons tout l'argent que ces compagnies ont amassé dans le passé à la suite de leurs activités illégales.Ils ne font aucun profit à partir de ces activités», a déclaré hier le ministre fédéral du Revenu, Gordon O'Connor, en marge du caucus du Parti conservateur à Lévis.Les cigarettiers impliqués ont eux aussi semblé heureux du dénouement.«C'est une très grosse amende.Mais elle n'aura pas d'impact sur notre compétitivité », a déclaré la porte-parole d'Imperial Tobacco Canada, Catherine Doyle.Imper ia l Tobacco appartient à la britannique British American Tobacco.Offre d'achat de Philip Morris International Son de cloche semblable du côté de Rothmans, Benson&Hedges.L'entreprise a d'ailleurs annoncé hierque Philip Morris International, fabricant des Marlboro, avait offert d'acheter toutes ses actions à un prix supérieur de 16,9% à leur valeur.La transaction est évaluée à deux milliards de dollars.En 1998, ce sont des groupes opposés au tabagisme, comme la Société canadienne du cancer et l'Association pour les droits des non-fumeurs, qui avaient porté plainte à la GRC contre Imperial Tobacco.Hier, ils étaient partagés entre la joie et l'amertume.«C'estune bonne nouvelle, a déclaré Rob Cunningham, porte-parole de la Société canadienne du cancer.Les compagnies de tabac ont nié leur responsabilité dans la contrebande pendant 15 ans.Aujourd'hui, elles admettent qu'elles sont coupables.» François Damphousse, de l'Association pour les droits des nonfumeurs, a indiqué pour sa part que la somme de 1,5 milliard de dollars lui semble très peu élevée.Selon lui, les gouvernements ont perdu un minimum de 10 milliards rien qu'en revenus fiscaux.«Et que dire de l'impact de la contrebande sur la santé publique?a-t-il renchéri.Quand ils ont alimenté le marché de la contrebande et qu'il y a eu la baisse des taxes, il y a eu une augmentation du tabagisme épouvantable, plus particulièrement au Québec.Combien de personnes vont être malades et mourir à cause de leur dépendance à la nicotine, à cause de ce que ces gens-là ont fait?» RBH et ITC ont plaidé coupable hier à un seul chef d'accusation, soit d'avoir aidé des individus à «vendre et être en possession de tabac fabriqué au Canada qui n'est pas empaqueté et ne porte pas l'estampille de tabac ».Les faits reprochés se sont déroulés entre 1989 et 1994.Le modus operandi était le suivant: les compagnies exportaient le tabac aux États- Unis, près de la frontière.Ce tabac était ensuite renvoyé illégalement au Canada et revendu moins cher, libre de taxes.- Avec la collaboration de Gilles Toupin Contrebande de cigarettes dans les années 90 Deux géants du tabac écopent d'amendes records PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Pour la GRC, l'entente avec deux géants du tabac déposée hier matin au palais de justice de Montréal conclut une enquête qui aura duré près de 10 ans et coûté quelque 6,8 millions de dollars.Les enquêteurs ont analysé plus de 763 000 documents et mené 275 entrevues relativement à des faits qui se sont déroulés entre 1989 et 1994.«Les compagnies de tabac ont nié leur responsabilité dans la contrebande pendant 15 ans.Aujourd'hui, elles admettent qu'elles sont coupables.» HUGO DE GRANDPRÉ OTTAWA \u2014 La contrebande de tabac actuellement en progression dans les réserves autochtones est d'une autre nature que celle qui a eu cours au début des années 90, a indiqué la GRC hier.Une déclaration sous serment produite en 2004 dans le cadre de l'enquête policière sur Imperial Tobacco fait état d'un stratagème mis sur pied par l'entreprise pour contourner les taxes et maximiser ses profits lorsque gouvernements fédéral et provinciaux ont intensifié la lutte contre le tabagisme, il y a une quinzaine d'années.Dans le cas des cigarettes Player's, par exemple, le document parle d'une entente conclue avec l'entreprise Philip Morris, fabricante des célèbres Marlboro.Imperial exportait de larges quantités de cigarettes au sud de la frontière, dans des entrepôts hors taxes de l'État de New York.Le produit passait d'Imperial à Phillip Morris, qui le remettait à une autre entreprise, qui le remettait à une autre, et ainsi de suite, jusqu'à ce que les cigarettes se retrouvent en territoire mohawk.« Les co- conspi rateurs se sont entendus pour vendre des milliards de cigarettes à quelques distributeurs américains afin qu'ils les revendent à des clients sur la réserve de St-Regis/ Akwesasne et que les cigarettes soient par la suite réintroduites en contrebande au Canada», relate un agent de la GRC dans une déclaration sous serment produite au soutien d'une requête pour obtenir un mandat de perquisition chez Imperial, à Montréal.La réser ve de St -Reg i s / Akwesasne chevauche la frontière canado-américaine.Les produits peuvent donc facilement être acheminés au Canada pour y être redistribués.Entre 1985 et 1994, les exportations des cigarettiers canadiens sont passées de 2,8% à 23,4%.«Il était de notoriété publique, pour Imperial Tobacco comme pour plusieurs autres, que la majorité des produits du tabac canadiens exportés et vendus aux États-Unis étaient réintroduits en contrebande au Canada », ont écrit les procureurs Richard Starck et France Beauchamp, dans la procédure déposée hier à la Cour du Québec.En 1993 et 1994, les trois quarts des cigarettes fumées au Québec provenaient de la contrebande.Durant la même période, le gouvernement de la province a signalé des pertes de plus de 500 millions de dollars.C'est à ce moment-là, en février 1994, qu'Ottawa et Québec ont entrepris de baisser de près de 50% les taxes sur les produits du tabac.Entre 1985 et 1994, le prix d'une cartouche était passé de 17 à 52$.Un problème différent La GRC et le gouvernement Harper ont annoncé il y a quelques mois leur stratégie pour lutter contre la contrebande, qui a repris de plus belle dans les réserves depuis quelques années.Parmi les sommes que paieront les cigarettiers, une partie ira d'ailleurs à ce programme.Mais le problème actuel n'est plus le même, a indiqué hier le commissaire adjoint de la GRC, Mike Cabana.«La situation présente a complètement changé.On ne regarde plus le même type de criminalité.Aujourd'hui, ce sont surtout des cigarettes produites à l'extérieur du pays qui sont apportées et vendues au pays de façon illégale.» Lors du lancement de sa stratégie, la GRC avait aussi fait valoir que la contrebande de cigarettes était aujourd'hui le fait du crime organisé.Plus de 100 groupes criminels seraient impliqués dans ces opérations, qui servent à financer d'autres activités criminelles.Un stratagème mis sur pied pour contourner les taxes et maximiser les profits Un autre cigarettier dans la tourmente Si Imperial Tobacco et Rothmans, Benson & Hedges ont mis hier un point final à leurs démêlés avec la police et la justice, un autre gros producteur du Québec, JTI Macdonald, n'est pas au bout de ses peines.Le gouvernement fédéral et ses homologues provinciaux poursuivent l'entreprise pour plus de 10 milliards de dollars.Ses dirigeants ne s'en sont pas tirés à si bon compte que ceux de ses compétiteurs : huit d'entre eux sont visés par des accusations criminelles.À la suite de démarches entreprises par le gouvernement du Québec pour récupérer des redevances fiscales, la compagnie s'est placée sous la protection de la loi sur les arrangements avec les créanciers.La cause du fabricant des cigarettes Export A, établi rue Ontario à Montréal, se déroule en Ontario.- Hugo De Grandpré Station Sound Dock® Socle pour i Pod Alimentation auxiliaire AC Télécommande Lecteur média personnel Syntoniseur numérique FM Visionneur de photos et vidéos Enregistrement vocal et radio FM YPT10JARXAC SOUNDDOCK BK iPod vendu déparément.4Go Solution HD tout-en-un avec imprimante Caméra numérique DSCW80HDPR 7.2 mégapixels Zoom optique 3x Écran LCD 2.5\" Zoom numérique 5x Viseur optique 14.1\u201d Ordinateur portatif Aspire Technologie Mobile TL-57 Mémoire de 3072 Mo Disque rigide de 160 Go Graveur Super-Multi DVD Windows® Vista Édition EX4420-5817 après rabais RABAIS 20$ SEULEMENT haute définition Mode vidéo avec audio après rabais RABAIS 128$ Familiale Premium 49888 après remise postale de 100$.Détails en magasin.RABAIS 150$ après rabais TM BDP1400 après rabais RABAIS 200$ Lecteur DVD Blu-ray DREBXTI1855B 10.1 mégapixels Appareil photo numérique reflex EOS Digital Rebel XTi Objectif 18-55mm inclus Anti-poussière Capteur d'images CMOS 59888 après remise postale de 100$.Détails en magasin.RABAIS 150$ après rabais après rabais RABAIS 200$ Caméscope haute définition Zoom optique 10x Moniteur LCD 2.7\" à haute résolution Mode photo Mémoire intégrée SCHMX20 TVHD 32\u201d LCD Écran plat prêt pour montage mural Résolution 1366 x 768 Capacité d'affichage 720p Entrée(s) numérique(s) HDMI Aspect d'écran cinéma 16:9 Entrée(s) vidéo RGB (15-Pins) KDL32M4000 37LG30 TVHD 37\" LCD Écran plat prêt pour montage mural Résolution 1366 x 768 Capacité d'affichage 720p Aspect d'écran cinéma 16:9 Rapport de contraste 15000:1 Entrée(s) numérique(s) HDMI x 3 après rabais RABAIS 200$ 37\u201d LCD après rabais RABAIS 200$ 32\u201d LCD \u2020 Après crédit de programmation Vidéotron de 50$, conditionnel à l'achat d'un premier terminal numérique HD, à un abonnement au forfait Haute Définition (HD) Télémax minimum et à un engagement minimum de 12 mois pour les nouveaux clients et 24 mois pour les clients illico existants minimum Télémax.Ce 50$ sera porté au compte des nouveaux abonnés HD, lors de son activation.Limite de un terminal par client à l'achat du téléviseur Panasonic TH46PZ80 ou TH50PZ80.Certaines conditions s'appliquent.La promotion se termine le 3 août 2008.Détails en magasin.Ajoutez un terminal numérique HAUTE DÉFINITION 4250 9888\u2020 RABAIS 150$ Rég.24888 pour seulement TVHD Plasma 1080p Écran plat prêt pour montage mural Capacité d'affichage TVHD1080p, 1080i, 720p Aspect d'écran cinéma 16:9 Rapport de contraste 1 :1 Interface HDMI x 3 46\u201d PLASMA 50\u201d PLASMA TH46PZ80 -TH50PZ80 178888 après rabais RABAIS 200$ + Ajoutez un terminal HD pour seulement 9888\u2020 46\u201d après rabais RABAIS 200$ + Ajoutez un terminal HD pour seulement 9888\u2020 50\u201d TVHD 40\u201d LCD Écran plat prêt pour montage mural Résolution 1366 x 768 Capacité d'affichage 720p Rapport de contraste 9000:1 Entrée(s) numérique(s) HDMI Aspect d'écran cinéma 16:9 KDL40M4000 après rabais RABAIS 400$ 40\u201d LCD DRUMMONDVILLE 740, boul.St-Joseph GRANBY 633, rue Dufferin GRAND-MÈRE 2601, 6e Avenue HAWKESBURY 1404, rue Principale E.(ON) JOLIETTE 204, rue Baby LA SARRE 31, 5e Avenue E.LA TUQUE 544, rue Commerciale MANIWAKI 149, boul.Desjardins ROUYN-NORANDA 463, Larivière SHAWINIGAN 4370, boul.Royale SHERBROOKE 525, Northrop-Frye - Édifice Croteau / Ureka (Voisin de Momo Sports) SOREL-TRACY 1815, boul.Fiset ST-HYACINTHE 2487, av.Ste-Anne ST-JEAN 391, du Séminaire VAL-D'OR 1817, 3e Avenue VALLEYFIELD 1045, Mgr Langlois VICTORIAVILLE 525, boul.Bois-Francs Sud TROIS-RIVIÈRES 2255, boul.des Récollets SAINTE-CATHERINE 5210, Route 132 PLACE MONTRÉAL TRUST 1500, Mc Gill College (niveau métro 2) RUE STE-CATHERINE 368, rue Ste-Catherine O.(coin Bleury) BOUL.L'ACADIE 8990, boul.l'Acadie (Nord de la Métropolitaine) DÉCARIE 5485, rue des Jockeys (Décarie/Blue Bonnets) ST-LÉONARD 6852, Jean-Talon E.(Langelier/Galeries d'Anjou) LASALLE 7197, boul.Newman (à côté du Carrefour Angrignon) WEST ISLAND Méga Centre des Sources (& Transcanadienne) face à Rob Mc Intosh MÉGA CENTRE VAUDREUIL 3218, Félix-Leclerc (sortie 35 - Aut.Transcanadienne) LAVAL CENTROPOLIS (à côté du Colossus) STE-DOROTHÉE Méga Centre Notre-Dame (Aut.13 & boul.Notre-Dame) PLACE ROSEMÈRE (entrée rue Le Bouthillier) LACHENAIE 1200 Yves-Blais (à côté du Cinéma Triomphe - Aut.40 et 640) ST-JÉRÔME Carrefour du Nord (à l'intérieur du Sears) BOUCHERVILLE 582, ch.de Touraine (à côté du IKEA) QUARTIER DIX30 Aut.30, sortie 109, boul.de Rome (Près du Rona) BOUL.TASCHEREAU 5705, Taschereau (près du Mail Champlain) PROMENADES ST-BRUNO (entrée #1) GATINEAU 195, Bellehumeur dumoulin.com 1-877-DUMOULIN Malgré le soin apporté lors de l'impression de cette annonce, certaines erreurs ont pu s'y glisser.Si tel est le cas, nous vous en ferons part dans nos succursales.Certains produits sont en quantités limitées et ne sont pas disponibles dans toutes nos succursales.Les illustrations peuvent différer.Prix et offres en vigueur jusqu'au dimanche 3 août 2008 ou jusqu'à épuisement des stocks.Aucun bon différé.Sujet à changement sans préavis.Détails en magasin.Acceptées! OUVERT Jusqu'à 21h du lundi au vendredi Financement ajusté à vos besoins 3576303A ÇA URGE! Quand les articulations font souffrir, quand les rouages grincent, quand une douleur est ressentiedans une articulation, c'est que le cartilage est endanger.Il faut agir.Les articulations ont besoin d'être nourries, ça urge! Il n'est pas trop tard, mais lamiseenplace d'un plan d'action dès l'apparition de cespremiers symptômes, c'estdepremière importance.Un plan d'action basé sur l'activitéphysiquemodérée incluant des étirements doit débuter le plus rapidement possible.Il faut mettre les bouchées doubles, ça urge! N'hésitez pas.Prenez le taureau par les cornes en ajoutant aussi la dose maximale de glucosamine dans votre alimentation.Une ampoule de 1 500 mg de glucosamine par jour.Flex-O-FlexMD en ampoules buvables est une véritable mine de glucosamine d'absorption rapide, sans sodiumajouté bien sûr.C'est ça stimuler ses défenses contre l'arthrite.Et il y a aussi PhytobecMD, ehoui! NE TOMBEZ PAS ENBAS DE VOTRE CHAISE.PHYTOBECMD AIDE AU MAINTIEN DU CARTILAGE, À LA FORMATION ET À LARÉPARATIONDUTISSU CONJONCTIF.De bons matériaux pour le maintien d'un cartilage sain, PhytobecMD en a.Ça c'est sûr! En vente partout, mais pas n'importe où! PhytobecMD : titulaire d'une nouvelle licence et reconnue par les autorités gouvernementales en tant que produit de santé naturel.NPN : 02229746 3573117A ACTUALITÉS SURCYBERPRESSE.CA Lisez la suite sur www.cyberpresse.ca/paquet NOS BLOGUES STÉPHANE PAQUET Parlons bouchon Je croyais que lorsqu'on enlevait la moitié des véhicules des routes d'une ville, ça allégeait la circulation, que les chauffeurs de taxi étaient heureux.Erreur.QUIZ Mettez vos connaissances sur l'actualité internationale à l'épreuve sur cyberpresse.ca/quizmonde CINÉMA Marc-André Lussier propose sa critique du film Un été sans point ni coup sûr sur moncinema.ca/point PHOTOS Découvrez notre sélection des meilleures photos du jour sur cyberpresse.ca/24heures PHOTO ALLIANCE Pier-Luc Funk PHOTO REUTERS MARC ST-HILAIRE LE QUOTIDIEN CHICOUTIMI \u2014 Une accusation de voies de fait simple a été portée hier matin contre Jonathan Roy, relativement aux gestes disgracieux qu'il a commis le 22 mars dernier au centre Georges- Vézina de Chicoutimi lors d'un match entre les Saguenéens et les Remparts de Québec.Aucune accusation ne sera retenue contre le père de l'accusé, l'ancien gardien de but Patrick Roy, aujourd'hui entraîneur des Remparts de Québec de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ).La pou rsui te contre Roy fait suite à une enquête du Service de sécurité publique de Saguenay, amorcée dès le lendemain des événements du 22 mars.Âgé de 19 ans, Jonathan Roy s'était jeté sur le gardien des Saguenéens de Chicoutimi, Bobby Nadeau , lor s d 'une mêlée générale.Nadeau avait refusé de se battre, mais Roy lui a asséné une série de coups avant de faire un doigt d'honneur aux partisans de l'équipe adverse.Les gestes de Jonathan Roy avaient été diffusés en boucle sur l'ensemble des réseaux d'information de l'Amérique du Nord, notamment en raison du statut de Patrick Roy, l'un des plus grands joueurs de l'histoire de la Ligue nationale de hockey.Malgré des bandes vidéo qui semblent démontrer le contraire, Patrick Roy s'est toujours défendu d'avoir encouragé son fils à se ruer sur Bobby Nadeau.Les autorités de la LHJMQ ont néanmoins suspendu l'entraîneur pour cinq parties, jugeant que ce dernier avait incité l'un de ses joueurs à la violence.Jonathan Roy avait quant à lui écopé de sept matchs de suspension.S'il est reconnu coupable, le gardien des Remparts est passible d'une amende maximale de 2000$ ou de six mois d'incarcération, voire des deux.Mutisme à Québec À Québec hier, c'éta it le mutisme total.L'organisation des Remparts s 'est empressée d'annoncer par communiqué qu'elle ne ferait aucun commentaire.Copropr iéta i re, di recteur général et entra îneur-chef des Remparts, Patrick Roy ne répondait pas à son téléphone cellulaire.Jacques Tanguay, aussi propriétaire du club de hockey junior, n'a pas non plus voulu s'exprimer sur l'affaire, «surtout au niveau où c'est rendu», devant les tribunaux.Même chose pour l'avocat responsable de la défense du jeune Roy, Jean-Louis Lemay.«On n'a même pas encore obtenu la sommation, a d'abord fait valoir Me Lemay.On ne prendra position qu'à la suite de la comparution du 16 septembre.» À cette date, le hockeyeur n'est pas tenu de se présenter en cour puisqu'il s'agit d'une accusation sommaire.Aux bureaux de la Ligue de hockey junior majeur du Québec , la réceptionniste avait reçu de ses patrons l'ordre de décliner toute demande d'entrevue.Quant au pr incipal intéressé, Jonathan Roy, il était injoignable.Aucune réaction de la ministre Courchesne La ministre québécoise de l'Éducation, du Loisir e t du Spor t , Michel le Courchesne n'a pas voulu réagi r aux accusations portées contre l'athlète de 19 ans.Son attachée de presse, Kim Ledoux, a toutefois indiqué que les discussions se poursuivent entre la ministre, qui avait senti le besoin de dénoncer la violence au hockey junior, et la LHJMQ.L'objectif est toujours de mettre en place, dès la prochaine saison, « des mesures suffisamment dissuasives pour empêcher les bagarres », a-t-elle précisé.Jonathan Roy prendra part au camp d'entraînement qui commence le 28 août.L'équipe de Québec sera d'ailleurs à Chicoutimi le 4 septembre pour un match préparatoire.Le premier affrontement officiel entre les deux clubs aura lieu le 4 octobre au Colisée de Québec.Grand-père déçu «Je pensais que tout cela était éteint, a déclaré Michel Roy, le grand-père de Jonathan.M.Roy travaille intensivement à traduire en anglais son livre Le Guerrier sur son fils Patrick.Je croyais que la page était tournée, surtout qu'il y avait 10 autres joueurs qui se battaient sur la glace cette soirée-là.» «On parle quand même d'un match de la Ligue de hockey junior majeure du Québec, une ligue où par les années passées, la bagarre faisait presque partie du spectacle.En plus, il n'y a eu aucune conséquence grave aux gestes de Jonathan.» Mais il dit respecter la décision du procureur de Chicoutimi, Me Denis Dionne.«Dès le surlendemain, Jonathan a exprimé ses regrets lors d'une conférence de presse.Apparemment, le procureur ne trouve pas cela suffisant.Jonathan devra donc répondre de ses actes.» Patrick Roy blanchi Maintenant que Patrick a été blanchi de toute accusation, Michel Roy se demande toutefois pourquoi la ligue a sévi à son égard.«Je me demande bien sur quelle base la ligue a suspendu Patrick.J'imagine que, comme elle devait suspendre le coach des Saguenéens Richard Martel parce qu'un de ses joueurs avait quitté le banc pour aller se battre, elle a dû se croire obligée de suspendre Patrick.Probablement à cause de la pression médiatique.» \u2014 Avec Le Soleil et La Voix de l'Est Àla suite de son attaque contre le gardien des Saguenéens Jonathan Roy accusé de voies de fait LA PRESSE CANADIENNE QUÉBEC \u2014 Reconnue coupable de l'enlèvement de sa fille, lamédaillée olympique Myriam Bédard pourra en appeler du verdict prononcé contre elle en septembre dernier au terme d'un procès hypermédiatisé.Au palais de justice de Québec, le juge Benoît Morinde la Courd'appel a accordé à la défense la permission de contester le verdict de culpabilité rendupar un jury formé de six hommes et six femmes le 20 septembre 2007.Sans expliquer les motifs de sa décision, le juge Morin s'est rangé du côté de la défense après avoir entendu tour à tour les arguments de Me John Pepper, l'avocat de l'exathlète, et ceux de la procureure de la couronne, Me Josée Lemieux.La poursuite, qui a déjà entamé une procédure d'appel de la sentence imposée à Mme Bédard- une absolution conditionnelle assortie d'une ordonnance de probation de deux ans - s'opposait à la révision du verdict de culpabilité.Myriam Bédard n'était pas présente au tribunal.Son avocat a toutefois indiqué que sa cliente désirait obtenir un acquittement ou à tout le moins un nouveau procès.«L'objectif, c'est de convaincre la Cour d'appel qu'il y a des arguments sérieux qui militent en faveur d'un acquittement et qu'il y a d'autres arguments jouant en faveur d'un nouveau procès», a expliqué Me Pepper, convaincu que l'ancienne biathlonienne n'a pas eu droit à un procès équitable.VERDICT D'ENLÈVEMENT Myriam Bédard veut en appeler PHOTO JEANNOT LÉVESQUE, ARCHIVES LE QUOTIDIEN Après son attaque contre le gardien adverse, Jonathan Roy a présenté deux doigts d'honneur à la foule.S'il est reconnu coupable, le gardien des Remparts est passible d'une amende maximale de 2000$ ou de six mois d'incarcération, voire des deux. ACTUALITÉS ROLLANDE PARENT LA PRESSE CANADIENNE Charles Guité, ce haut fonctionnaire qui gérait le programme fédéral des commandites, a mordu doublement la poussière, hier, en Cour d'appel du Québec, qui a maintenu le verdict de culpabilité pour fraude et la peine de 42 mois de prison rendue contre lui en juin 2006.M.Guité demandait à la Cour d'appel de réduire sa peine qu'il jugeait trop lourde par rapport à celles imposées à Jean Brault et Paul Coffin, deux dirigeants d'agences de publicité mêlés au scandale des commandites.Le premier avait été condamné à une peine de 30 mois et le deuxième à une peine de 18 mois.La Cour d'appel considère que la peine imposée à Guité n'est pas déraisonnable.Elle rappelle qu'alors que ce dernier n'a même pas témoigné à son procès, il en va tout autrement pour Jean Brault de Groupaction, qui a plaidé coupable et a donc pu bénéficier de ce facteur atténuant.En outre, de signaler la Cour d'appel, les fraudes pour lesquelles Charles Guité a été condamné comportent le facteur aggravant qu'il s'agissait de ressources et de fonds publics détournés à des fins autres que celles pour lesquelles les contribuables sont en droit de s'attendre.« Pa r son st atut de haut fonct ionnai re, au ministère des Travaux publics, Charles Guité a trompé non seulement son employeur, mais aussi la confiance du public», peut-on lire dans la décision.«La planification et la préméditation s'infèrent des modalités de la commission des crimes.Si l'on tient compte que les fraudes commises totalisent près de 2 millions $, ceci s'ajoute à la gravité des gestes commis et rend hautement répréhensible l'agir criminel de Guité», ajoute-t-on.Pour ce qui est de l'appel du verdict de culpabilité, la Cour d'appel considère que l'argument voulant que le juge du procès ait commis une erreur en refusant catégoriquement d'accéder à la demande des jurés d'avoir accès à ses directives et aux plaidoiries des avocats ne tient pas.La demande se voulait générale et le juge était justifié de la refuser, tranchent les trois juges.Ils ajoutent que même en acceptant que le refus du juge ait été une erreur, cela ne justifierait pas une ordonnance d'un nouveau procès puisque l'appelant n'en a pas subi de préjudice.La Cour d'appel considère qu'il ne fait aucun doute que Charles Guité était responsable des cinq contrats pour lesquels il a été accusé de fraude, puisque son nom apparaît sur chacun de ceux-ci à titre de chargé de projet.Tous les contrats dépassaient la somme de 100 000 $, le premier ayant été amendé pour atteindre 500 000 $.Aux yeux des trois juges, la preuve peut être qualifiée d'accablante au point où il n'existe pas de possibilité raisonnable que le verdict aurait pu être différent.D'où la décision également de cet appel.L' appel de Charles Guité rejeté Le verdict de culpabilité et la peine de 42 mois de prison sont maintenus CLÉMENT SABOURIN Dépression , s t ress, grande f a t igue , l es in f i rmie rs et Maisonneuve-Rosemont(HMR) n'en peuvent plus des heures supplémentaires qui leur sont imposées.Rompant leur silence habituel, les hommes et femmes en blanc du plus grand centre hospitalier de Montréal ont manifesté hier pour demander de l'aide.I nf irmière aux urgences, Julie souhaitait travailler à temps partiel pour s'occuper de ses deux jeunes enfants.Selon son contrat, elle devait passer 28 heures par semaine aux urgences.Elle en passe au minimum 50.«Cette année je gagne plus avec les heures supplémentaires qu'avec mon horaire normal », dit-elle, excédée.Comme el le, une quarantaine d' infi rmières se sont rassemblées hier devant l'entrée de l'HMR pour demander à la direction de cesser de les obliger à faire des heures supplémentaires.« Il y a quelques jours, j'ai cru avoir un malaise cardiaque.Les médecins m'ont examiné.Ce n'était pas mon coeur, mais du stress.Et je n'ai que 40 ans », a raconté Éric Lemieux, infirmier aux urgences depuis 17 ans.Entre un personnel hospitalier plus sollicité, notamment à cause du vieillissement de la population, et la difficulté d'en recruter, la situation est critique au Québec.Il manquerait environ 1500 infirmières, selon le syndicat des Professionnels en soins de santé unis (PSSU), affilié à la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ).« Le manque de personnel est plus accentué à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont que partout ailleurs au Québec », a dit Michel Léger, président des PSSU.Selon lui, la direction de l'hôpital doit cesser d'imposer des heures supplémentaires, tant pour la santé des patients que pour celle des infirmières.Les dirigeants de l'établissement hospitalier aimeraient se rendre à cette revendication, mais ils se disent incapables de le faire actuellement en raison de la pénurie de main-d'oeuvre et des vacances.«On est mal à l'aise de devoir imposer des heures supplémentaires, mais on n'a pas le choix, a expliqué Pascal Mailhot, porteparole de l 'HMR.C'est notre devoir d'assurer des soins continus aux centaines de patients qui se présentent chaque jour.» Reste que, selon les infirmières, les conditions sont loin d'être propices au bon exercice de la médecine.Beaucoup de patients doivent attendre deux ou trois heures avant de parler à un membre du personnel médical, tandis que les infirmières doivent supporter des cadences à épuiser les plus endurantes.« Tout le monde sait que, lorsqu'on vient travailler en fin de semaine, on est pris pour faire 16 heures consécutives », a dit une infirmière qui a préféré garder l'anonymat de peur de représailles de son employeur.Selon M.Mailhot, le recrutement de 220 in f irmières auxiliaires devrait permettre de résoudre le problème d'ici peu.«En ce moment, elles sont encore en période d'adaptation.D'ici à l'automne, on va voir des changements tangibles », a-t-il conclu.HÔPITAL MAISONNEUVE-ROSEMONT Les infirmières au bord de l'épuisement « Il y a quelques jours, j'ai cru avoir un malaise cardiaque.Les médecins m'ont examiné.Ce n'était pas mon coeur, mais du stress.Et je n'ai que 40 ans.» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE Charles Guité, photographié ici lors de son procès en 2006, a vu sa demande de réduction de peine refusée.ANNIE MATHIEU L'école et la synagogue «d'été» de la communauté juive Belz, à Val- Morin, demeureront ouvertes en attendant la décision de la Cour suprême.La Cour d'appel du Québec a accordé ce sursis mercredi à la demande de l'avocat de la communauté, Me Julius Grey.La Cour suprême annoncera à l'automne si elle accepte d'entendre la cause qui oppose depuis 2005 la communauté Belz et Val-Morin, petite municipalité de 2300 âmes.«Prier, c'est notre oxygène.La synagogue est notre deuxième maison, l'endroit où nous socialisons.Si la synagogue fermait, nous serions consternés», dit le président de la congrégation, Yankel Binet.«On veut que les activités cessent depuis 1985.Le processus est extrêmement long mais nous respectons le cours de la justice », réplique, exaspéré, le maire de Val-Morin, Jacques Brien.Chaque été depuis les années 70, la communauté juive hassidique Belz quitte ses quartiers d'Outremont pour Val-Morin, où elle possède des chalets au bord de la rivière du Nord.L'un de ces chalets sert de synagogue et un autre, d'école où les enfants étudient des textes religieux.Devant les tribunaux Or, cela contrevient au règlement munic ipal de zonage résidentiel, selon les autorités de Val-Morin.Et, surtout, cela dérange les voisins en vacances.«Imaginez le tumulte du va-etvient de 50 enfants », illustre l'avocat de la municipalité, Me Stéphane Sansfaçon.En 2005, le conflit a été porté devant les tribunaux.La Cour supérieure a donné raison à la municipalité.Idem en avril 2008, lorsque la communauté, qui invoque que les règlements municipaux bafouent la liberté de religion, a demandé à la Cour d'appel de trancher.M e Jul ius Grey demande désormais à la Cour suprême de se prononcer.«Si nous gagnons, cela voudra dire que la liberté de religion aura davantage de poids en droit municipal», dit-il.Jacques Brien estime que l'impact au Québec serait «extrêmement important» si sa municipalité perdait devant la plus grande instance judiciaire du pays.«On ne pourra plus acheter de résidence sans avoir la garantie qu'un groupe religieux ne s'installera pas à côté », dit-il.Me Stéphane Sansfaçon a bon espoir que l'affaire ne se rendra pas jusque-là.Il croit que la Cour suprême refusera d'entendre la cause puisque les arguments de la communauté juive ne sont pas suffisamment convaincants.En attendant, les hassidim de Val-Morin pourront poursuivre leurs activités comme bon leur semble.«Nous essayons de ne pas déranger », dit Yankel Binet, qui soupçonne les voisins de ne pas aimer leur différence.Les frais juridiques engagés par la municipalité dans cette affaire s'élèvent à 100 000$, selon Jacques Brien.«Imaginez ce qu'on aurait pu faire avec cet argent!» Sursis pour la communauté hassidique de Val-Morin Son école et sa synagogue demeurent temporairement ouvertes Un an jour pour jour après la disparition de la petite Cédrika Provencher à Trois-Rivières, une centaine de personnes se sont réunies hier au parc Chapais, où l'enfant a été vue pour la dernière fois, pour y livrer leurs témoignages d'espoir et d'affection.En soirée, une messe a été célébrée à la basilique Notre-Dame-du-Cap, pleine à craquer.La messe a été suivie d'un défilé aux flambeaux dans les jardins du sanctuaire (notre photo).- Le Nouvelliste Disparition de Cédrika Provencher Un an d'angoisse PHOTO LE NOUVELLISTE Résultats des tirages du : compl.Ventes totales : 6/6 5/6+C 5/6 4/6 3/6 2/6+C 6/6 5/6+C 5/6 4/6 3/6 2/6+C Ga Gnants Lots Ga Gnants Lots compl.compl.Jour - Mois - Année - Signe En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.Résultats des tirages du : 2008-07-31 979 579,00 $ 0 2 000 000,00 $ 75 000,00 $ 750,00 $ 75,00 $ 10,00 $ 163 364 5,00 $ 36 000 000 $ 29 792 486 $ 0 23 954 808,00 $ 101 042,10 $ 1 964,00 $ 65,50 $ 10,00 $ 26 AVRIL 45 POISSONS 2008-07-30 12 453 5,00 $ Ventes totales : Prochain gros lot (approx.) : 5,8 millions $ au total en lots à gagner! 3575210a MONTOIT Tous les samedis dans CE SAMEDI des citoyens bâtissentdes condos deaàz POLITIQUE GILLES TOUPIN LÉVIS \u2014 Ou vous nous laissez gouverner, ou vous nous renversez et laissez les Canadiens décider de la suite.C'est ce qu'a signifié Steven Harper hier à l'opposition, à l'issue de deux jours de réflexion à Lévis avec les députés et les sénateurs de son aile parlementaire.Sur un ton décidément électoral et avec de la colère dans la voix, le chef du gouvernement a exprimé son ras-le-bol des tactiques de l'opposition, en particulier celles du Parti libéral.«Ultimement , a-t-il dit en conférence de presse, ce que les Canadiens veulent, c'est que nous gouvernions.C'est notre priorité.Nous sommes ici pour continuer à gouverner.Nous avons un mandat de la population, nous avons un mandat du Parlement qui nous a été confié lors du dernier discours du Trône.«Ce que nous ne tolérerons pas, a enchaîné le premier ministre, c'est la situation dans laquelle M.Dion nous dit qu'il ne nous renversera pas et en même temps qu'il nous empêchera de faire adopter nos projets de loi.Nous allons aller de l'avant à l'automne au Parlement avec nos projets.Nous allons avoir un mandat pour faire ce que nous voulons faire, ou les Canadiens décideront.«Si M.Dion n'est pas prêt à travailler avec nous, il doit être prêt à déclencher des élections», a-t-il aussi lancé.Le chef du gouvernement a fait allusion de toute évidence à l'affaire des liens de Brian Mulroney avec l'homme d'affaires Karlheinz Schreiber, à celle du financement électoral du Parti conservateur aux dernières élections, appelée aussi l'affaire du «in and out», et aux déboires de son ancien ministre des Affaires étrangères, Maxime Bernier.« Je ne crois pas que les Canadiens pensent que le but du Parlement est de mettre sur pied des tribunaux qui ressemblent à des cirques ou d'enquêter sur des scandales qui ne se sont jamais produits ou encore de tenter de deviner ce qui ressortira d'une enquête criminelle de la police.Ce sont là des jeux politiques ridicules qui n'ont rien à voir avec les préoccupations des Canadiens», a tonné Stephen Harper.Le premier ministre a d'ailleurs promis de présenter à l'automne «d'importants projets de loi » dont certains feront l'objet de votes de défiance, ce qui offrira à l'opposition des occasions de défaire son gouvernement.Le député libéral John Mc Callum a rétorqué que ce n'est pas l'opposition qui accuse les conservateurs de malversations électorales, mais bien Élections Canada.Haro sur le plan vert Le premier ministre est aussi revenu à la charge hier, comme il l'avait fait la veille à Saint-Agapit devant 1500 partisans, contre le plan vert libéral de Stéphane Dion et son projet de taxer les émissions de gaz à effet de serre.«Nous croyons fortement, au gouvernement, que nous n'allons pas régler les problèmes des gens en leur imposant une nouvelle taxe, a-t-il dit.C'est une erreur de jugement sérieuse.Ce serait un politique dévastatrice.Je crois, ultimement, que les Canadiens vont décider que ce n'est pas là la manière de diriger notre pays, que ce n'est pas la façon de relever les défis qui nous attendent.» Interrogé sur son silence à propos des baisses d'impôts qui sont assorties au plan vert de M.Dion, Stephen Harper a répondu qu'elles ne sont «pas crédibles».«Mon gouvernement a procédé à des baisses de taxes et d'impôts de toutes sortes.Et chaque fois M.Dion et le Parti libéral se sont opposés à ces réductions de taxes.M.Dion cherche à réduire les taxes pour une seule raison: ramasser de l'argent pour le dépenser à Ottawa.C'est la seule raison, et tout le monde le comprend.M.Dion a dit au Parti libéral pendant son congrès au leadership, il y a deux ans, qu'il s'opposait à une taxe sur le carbone.Il a changé d'avis après avoir promis des fonds à plusieurs groupes au Canada.Et maintenant il a besoin de revenus pour son programme.C'est une grande erreur de jugement.Le public ne va pas être dupé par l'idée d'une taxe neutre.» John Mc Cal lum a réagi à ces propos en rappelant que Stéphane Dion est le seul politicien au Canada à offrir des baisses d'impôts.Il a affirmé que les attaques de M.Harper ne sont pas fondées puisqu'elles passent sous silence un aspect fondamental du plan vert libéral: «M.Harper n'a pas lu notre projet ou il fait exprès pour en ignorer de grands pans, a affirmé M.Mc Callum à La Presse.Il est clair dans notre plan qu'une loi sera adoptée au Parlement afin que la vérificatrice générale s'assure que chaque dollar qui sera payé par les pol lueurs reviendra dans les poches des Canadiens.Elle devra faire rapport chaque année au Parlement.» «Laissez-nous gouverner » Harper défie Dion de le renverser s'il croit avoir l'appui des citoyens MALORIE BEAUCHEMIN QUÉBEC\u2014 Le président des jeunes libéraux du Québec, François Beaudry, sonne l'alarme : il faut revoir le modèle de société québécois, et vite.La mondialisation et les perspectives démographiques poseront rapidement d'immenses défis pour les jeunes du Québec, dit-il.«On connaît la situation démographique, on connaît la situation de l'État.On sait que nos institutions sont basées sur un modèle de travailleurs.Qu'est-ce qui va arriver lorsqu'il y aura moins de travailleurs et plus de retraités?C'est un défi qu'on ne peut passer sous silence», a souligné hier François Beaudry, en entrevue à La Presse.Cet après-midi débute, à Sherbrooke, le 26e congrès de la Commission-Jeunesse du Parti libéral (PLQ), qui marque la rentrée politique au Québec.Au menu: marché du travail, éducation, syndicalisme, modèle de société «qui est à repenser au complet», estime le président des jeunes libéraux.Le gouvernement libéral a, selon lui, entrepris de nombreuses transformations dans les dernières années: modernisation de l'État, réduction des impôts, changements au Code du travail, dégel des droits de scolarité, création du Fonds des générations.«Le gouvernement a commencé.Mais il ne faut pas s'arrêter là, il faut continuer et même il faudrait appuyer sur l'accélérateur», soutient M.Beaudry, qui espère susciter des débats animés chez les quelque 800 jeunes libéraux attendus ce week-end.Dans une lettre envoyée à La Presse, il exhorte les jeunes de toute allégeance à s'engager en politique et souligne que le statu quo social n'est plus possible.«Si rien ne bouge, c'est notre génération qui sera sacrifiée pour subvenir à celle qui nous a précédés », écrit le président des jeunes libéraux.Il craint, de plus, que les jeunes issus de «la première génération internet », où les frontières physiques «n'existent plus», soient tentés de quitter le Québec pour aller travailler à l'étranger, où les conditions seraient meilleures.«Si on ne s'assure pas que les jeunes soient satisfaits, soient heureux, ce sera plus facile pour eux de partir, estime François Beaudry.J'ai fait le tour du monde, j 'ai vécu sur tous les continents, je sais qu'on a des forces au Québec.Il faut juste vraiment s'assurer qu'on les mette en valeur, et rien ne nous empêche de le faire.Il faut tous mettre la main à la pâte.» Le cahier de propositions des jeunes libéraux pour réformer le modèle social québécois sera dévoilé cet après-midi avant d'être débattu demain.Les résolutions adoptées seront transmises aux instances du Parti libéral.Le dégel des droits de scolarité et la création du Fonds des générations sont d'ailleurs deux gestes issus des propositions faites par les jeunes du parti.Le premier ministre Jean Charest sera présent toute la fin de semaine à Sherbrooke et prononcera le discours de clôture du congrès, dimanche.Il s'envolera le lendemain pour la Chine, où il assistera à la Conférence des chefs de gouvernement des régions partenaires et participera à la journée de la francophonie organisée en marge des Jeux olympiques.À LIRE EN PAGE A15, LA LETTRE DE FRANÇOIS BEAUDRY, PRÉSIDENT DES JEUNES LIBÉRAUXDUQUÉBEC Un modèle de société à revoir Les jeunes libéraux veulent appuyer sur l'accélérateur EN BREF L'ADQ craint un projet CHUM à Québec L'ADQ, qui craint une répétition du «fiasco financier» du CHUM, s'oppose au projet d'agrandissement de l'Hôtel-Dieu de Québec annoncé hier par le ministre de la Santé, Yves Bolduc.Plutôt que d'investir 635 millions dans la rénovation et l'agrandissement du plus vieil hôpital en Amérique du Nord, l'ADQ préconise la construction d'un nouvel établissement pour y concentrer les activités d'oncologie et suggère que l'Hôtel-Dieu revienne à une vocation d'hôpital de proximité.«Ce qui me fait faire la comparaison avec le CHUM, c'est la volatilité des coûts, a dit hier le critique adéquiste enmatière de santé, Éric Caire.Chaque fois qu'on repense au projet, le coût explose de 200 millions.J'espère que ce ne sera pas toujours comme ça.» «Un fiasco financier, c'est suffisant », a-t-il ajouté.Il demande au ministre de revenir sur sa décision.Promis en campagne électorale, l'agrandissement et la rénovation de l'hôpital du Vieux-Québec sont rendus nécessaires par la vétusté des bâtiments, le développement de certaines spécialités et les besoins toujours croissants.Malorie Beauchemin HARPER ET LE QUÉBEC Le premier ministre Stephen Harper a dit hier qu'il avait bon espoir de rafler plus que ses 11 sièges actuels au Québec aux prochaines élections.«Depuis que M.Duceppe a demandé aux Québécois une majorité de sièges au Québec aux prochaines élections, a dit à la blague le chef conservateur, je suis certain de faire mieux.La majorité au Québec est de 39 sièges.Or le Bloc en occupe déjà 49.Si M.Duceppe est prêt à perdre 11 sièges, nous sommes prêts à les prendre.» « Si rien ne bouge, c'est notre génération qui sera sacrifiée pour subvenir à celle qui nous a précédés.» PHOTO MATHIEU BÉLANGER, REUTERS Le premier ministre Stephen Harper serre la main de partisans et de parlementaires juste avant le caucus de son parti à Lévis. Toute une aventure.Il est temps de nous dire au revoir.Nous nous sommes bien amusés à vous présenter tous ces produits qui ont rendu votre vie plus facile, à la maison comme au travail.Nous retournons dans la forêt, où nous sommes attendus en tant que défricheurs de talents pour former la prochaine génération de porte-parole poilus.Merci à vous tous, amis et admirateurs fidèles.Écrivez-nous bientôt à notre nouvelle adresse courriel: julesetbertrand@bell.ca.3576517A VERS PÉKIN LE CHIFFRE DU JOUR LA CITATION DU JOUR SPRINT LA PHOTODU JOUR À Pékin, Bush parlera de liberté religieuse après être allé à l'église Le président américain George W.Bush assistera à un service à l'église pendant son séjour à Pékin pour les Jeux et fera une déclaration sur la liberté de religion en Chine, a indiqué la Maison-Blanche.M.Bush se rendra dans une église pour y suivre le culte le dimanche 10 août, a indiqué un de ses hauts collaborateurs, Dennis Wilder, sans préciser laquelle.«Il fera ensuite une déclaration dans laquelle il dira ses positions sur la liberté religieuse en Chine», a dit M.Wilder, directeur pour les affaires asiatiques au Conseil de sécurité nationale, qui conseille le président.La liberté de culte, à commencer par celle de la communauté chrétienne, en Chine, est une grande préoccupation de M.Bush.\u2014 AFP Nous sommes déterminés à appliquer les réglementations.\u2014 Liu Jianchao, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, au sujet de la décision du gouvernement de maintenir le contrôle de l'internet pendant les Jeux olympiques.AGENCE FRANCE-PRESSE Des images volées lors d'une répétition de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques à Pékin, entourée jusqu'à présent du plus grand secret, ont été diffusées par une télévision sud-coréenne avant d'être reprises hier sur l'internet.Ces images, initialement diffusées mardi sur SBS, l'une des trois plus importantes chaînes de télévision en Corée du Sud, montrent des bribes d'un spectacle futuriste, mis en scène par le cinéaste Zhang Yimou.On y voit notamment d'immenses blocs blancs en mouvement, imitant une vague, et des projections de lumière sous forme d'animaux sur les bords du Stade national, surnommé le Nid d'oiseau.Ces images montrent encore un immense globe rouge au milieu du stade, des centaines de figurants agitant des drapeaux rouges, d'autres frappant des tambours.Ce spectacle d'une cinquantaine de minutes s'intègre dans la cérémonie d'ouverture de trois heures prévue le vendredi 8 août au soir, qui comprend aussi le défilé des athlètes et l'arrivée de la flamme.Depuis trois ans, 10 000 personnes le préparent mais très peu de détails ont filtré.Les organisateurs ont seulement indiqué que l'histoire millénaire de la Chine y sera évoquée et que des feux d'artifice, de l'opéra chinois et un hommage aux victimes du séisme de mai au Sichuan sont prévus.Un responsable du comité d'organisation des JO a regretté la diffusion de ces images.«On est déçus mais évidemment, ces extraits à eux seuls ne peuvent pas donner une image globale de la cérémonie », a commenté Sun Weide.«C'est décevant que quelqu'un puisse aller (dans le stade) pour voler littéralement l'un des moments les plus attendus des Jeux», a commenté de son côté l'Australien Kevan Gosper, responsable de la presse du CIO.Pour visionner la vidéo, cliquez sur cyberpresse.ca/ceremonie Des images volées de la cérémonie d'ouverture sur l'internet AGENCE FRANCE-PRESSE Pékin était de nouveau enveloppé dans le brouillard hier, au moment où la Chine annonçait qu'elle renforcerait les mesures antipollution durant les Jeux olympiques en cas de mauvaises prévisions météo.Depuis début juillet, la capitale chinoise a adopté un système de circulation alternée, a retiré 300 000 véhicules trop polluants et a fermé temporairement des usines.Selon une annonce of ficiel le publiée sur le site internet du ministère de l'Environnement, ces «mesures d'urgence» sont susceptibles d'être renforcées.Les autorités le décideront si «durant les Jeux olympiques, il y a une influence de conditions météo extrêmement défavorables et s'il est prévu dans les 48 heures une qualité de l'air ne correspondant pas aux normes », indique le texte.Les voitures, dont le dernier chiffre de la plaque correspond au dernier chiffre du jour où les mesures seront appliquées, ne pourront ainsi pas circuler.Par exemple, si une telle mesure était décidée le 13 août, les voitures dont la plaque se terminent par 3 devraient rester au garage.Selon Les Nouvelles de Pékin hier, entre cette mesure et les voitures retirées par la circulation alternée, cela signifierait 60% du parc de voitures privées en moins.Le texte prévoit également des fermetures supplémentaires d'usines et des mesures similaires aux alentours de Pékin, dans le port de Tianjin et dans la province du Hebei.Hier, à plus d'une semaine du début des Jeux olympiques, la ville était de nouveau enveloppée dans le brouillard.Selon les autorités, il s'agit d'un phénomène naturel qui n'aurait rien à voir avec la pollution.Mardi, Du Shaozhong, chef adjoint du Bureau de l'environnement de Pékin, a affirmé que la qualité de l'air de Pékin avait connu une nette amélioration avant les JO à la suite des différentes mesures appliquées depuis le début du mois.«Depuis le 1er juillet, tous les polluants liés au trafic automobile ont baissé de 15 à 20%, et 25 jours ont répondu aux normes», a-t-il déclaré.Pékin prendra des mesures supplémentaires en cas de pollution Le nombre de spectateurs qui assisteront à la cérémonie d'ouverture au Stade de Pékin le 8 août prochain.PHOTOS AFP La femme aux mille mains Des danseuses chinoises ont offert un spectacle haut en couleur hier sur une scène du village olympique.Les artistes ont exécuté la danse des mille mains en hommage à Guan Yin, une déesse chinoise.PHOTO DANIEL AGUILAR, REUTERS Découvrez les différents visages de la Chine demain dans tous les cahiers de La Presse Pékin débloque le site d'Amnistie Les sites internet d'Amnistie internationale et de Human Rights Watch, fort critiques par rapport à la Chine, sont désormais accessibles à Pékin, a constaté La Presse.Ce déblocage de leur site, constaté ce matin (heure de la Chine), survient après l'annonce par les autorités chinoises d'une censure de l'internet pendant les Jeux olympiques.Sur le site d'Amnistie, on trouve notamment un dossier sur «les promesses non tenues» des autorités chinoises à la veille des Jeux.D'autres sites, comme celui du gouvernement tibétain en exil, demeurent toutefois censurés, a-t-on aussi constaté.Jeudi, les journalistes australiens ont affirmé que les JO risquent de ressembler à ceux tenus sous le régime nazi en ce qui concerne le contrôle de l'information.«Cela promet d'être les Jeux olympiques les plus contrôlés depuis ceux de Berlin en 1936, en ce qui concerne la couverture des Jeux et leur contexte social et politique», a déploré le chef de l'Alliance des médias australiens, Christopher Warren.\u2014 Stéphane Paquet MONDE RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK \u2014 La publ i c i t é s'ouvre sur les images radieuses de Berlin, le jour où Barack Obama a prononcé un discours deva nt 200 000 personnes.Elle enchaîne avec des images de Britney Spears et de Paris Hilton, symboles de la fascination américaine pour les célébrités.« Il est la plus grande célébrité du monde.Mais est-il prêt à guider ?» dit une voix féminine pendant que les images défilent.Intitulée Celeb (célébrité) et diffusée sur l'internet depuis mercredi, la publicité est la plus récente manifestation du virage négatif et sarcastique de la campagne de John Mc Cain.Elle a valu des critiques au sénateur de l'Arizona, mais elle a un objectif indéniable: présenter Barack Obama comme un candidat présomptueux, déconnecté, sous-qualifié.L'image collera-t-el le ?Se retournera-t-elle contre le prétendant républicain, qui avait promis de mener une campagne d'idées ?Lors d'un discours en Iowa hier, Barack Obama a présenté sa réponse sur le ton de la déception : « Je dois demander à mon adversaire: n'avez-vous rien de mieux à offrir?Est-ce que l'élection porte vraiment sur ça ?Est-ce que c'est digne du peuple américain ?» Le style de Karl Rove De son côté, John Mc Cain s'est dit fier de sa publicité, qui critique également la position de son adversaire sur la question des impôts et de l'énergie.«Ces campagnes sont dures.Mais je suis fier de la campagne que nous menons », a dit le sénateur Mc Cain lors d'un discours à Racine, au Wisconsin.Depuis le début de la semaine, les pages éditoriales de plusieurs journaux, dont celles du New York Times, ont accusé John Mc Cain de mener une campagne digne de Karl Rove, l'ancien stratège de George W.Bush, dont les tactiques ont suscité la controverse par le passé.Le Washington Post a pour sa part publié un reportage accusant le camp Mc Cain d'avoir diffusé une public ité mensongère sur Barack Obama au retour de sa tournée internationale.L'annonce af firmait faussement que le candidat démocrate avait décidé, lors de son passage en Allemagne, de ne pas rendre visite à des soldats américains blessés parce qu'il ne pouvait pas se faire accompagner par la presse.Cer tains républicains ont exprimé des inquiétudes à propos du ton de la campagne de John Mc Cain.John Weaver, un ancien stratège du sénateur républicain, a notamment qualifié d'« enfantine» l'annonce intitulée Célébrité.Cette pub porte la marque de Steve Schmidt, un disciple de Karl Rove, qui joue un rôle plus important dans la campagne républicaine depuis le début du mois de juillet.Le camp républicain a donné un autre exemple de sa nouvelle agressivité hier en accusa nt Barack Obama de vouloir exploiter le facteur racial.Il réagissait à des propos tenus la veille au Missouri par le démocrate.La «carte raciale » «Personne ne croit que Bush et Mc Cain ont une réponse sérieuse aux défis auxquels nous faisons face », avait déclaré le sénateur de l'Illinois.«Ils essaieront donc de vous faire peur à mon sujet.Ils diront : « Il n'est pas assez patriote, il a un drôle de nom.Il ne ressemble pas à tous les autres présidents sur les billets de dollars.» » Le camp Obama a nié avoir voulu «jouer la carte raciale ».PUB DU CAMP RÉPUBLICAIN Obama comparé à Britney Spears PHOTO D'ARCHIVES AFP La publicité des républicains s'ouvre sur les images radieuses de Berlin, le 24 juillet dernier, jour où Barack Obama a prononcé un discours devant une foule de 2 personnes.NICOLAS BERUBÉ LOS ANGELES Le sac de plastique va disparaître à L.A.La Ville vient d'approuver une loi qui bannit l'usage de ces sacs dans les commerces d'ici 2010.Los Angeles devient ainsi la deuxième grande ville en Amérique du Nord à bannir les sacs de plastique.L'an dernier, San Francisco a adopté une telle loi.«C'est un moment important pour notre ville, a dit le conseiller municipal Bill Rosendahl après le vote.Il faut se débarrasser de cette habitude, et prendre le virage vers une façon de faire plus écologique.» Le programme voté à Los Angeles précise que les commerces pourront continuer à offrir des sacs de papier ou des sacs biodégradables à leurs clients, moyennant des frais de 25 cents par sac.Votée à l'unanimité par le conseil de Ville de L.A., la loi n'entrerait en vigueur que si la Californie devait rejeter son projet d'imposer des frais de 25 cents pour chaque sac fourni par un commerce.L'État jongle présentement avec cet te solut ion, qu i a été appliquée avec succès en Irlande, où l'utilisation des sacs de plastique a pratiquement été réduite à zéro après que le gouvernement eut tarifé leur utilisation.Plus de deux milliards de sacs de plastiques sont utilisés annuellement sur le territoire de Los Angeles, la deuxième plus grande métropole des États- Unis.La Ville estime qu'à peine 5% des sacs sont recyclés.Aux États-Unis , c 'est Ikea qui a ouvert la voie en mat i è re de réduc - tion de l'usage des sacs.L'entreprise a vu chuter de 92% le nombre de sacs distribués après avoir commencé à demander 5 cents par sac.La décision de la Ville de L.A.n'a pas fait l'unanimité: l'industrie du sac de plastique a formé un groupe appelé « Save the Plastic Bag» et compte combattre le projet devant les tribunaux.Le groupe estime que la nouvelle loi se traduira par des milliers de pertes d'emploi dans la région.Un sujet chaud La question de l'usage sans restriction des sacs de plastique est d'actualité aux États-Unis cet été.Pratiquement chaque jour, les médias locaux et nationaux se penchent sur un aspect ou l'autre de la question.Un des éléments controversés est la comparaison papier-plastique.Selon certaines études, les sacs de papiers seraient plus nocifs pour l'environnement parce qu'ils contribuent à la déforestation, et dégagent du méthane en se décomposant.Certains sceptiques notent aussi que les consommateurs oublient leurs sacs réutilisables à la maison ou dans l'auto, et doivent en acheter d'autres sur place, contribuant ainsi au gaspillage des ressources.La Ville de Seattle vient tout juste de régler la question: elle compte imposer des frais de 20 cents pour chaque sac de plastique ou de papier dans les commerces de son territoire.La Ville entend distribuer des sacs réutilisables dans tous les foyers qui en feront la demande.Jeudi, le maire de l'endroit, Greg Nickels, s'est dit heureux de la décision.«La réponse à la question papier ou plastique est maintenant aucun des deux, a-t-il dit.La meilleure façon de réduire ses déchets est de ne pas en créer au départ.» Los Angeles bannit les sacs de plastique PHOTO D'ARCHIVES GETTY IMAGES/AFP Plus de deux milliards de sacs de plastique sont utilisés annuellement sur le territoire de Los Angeles, la deuxième plus grande métropole des États-Unis.La décision de la Ville de L.A.n'a pas fait l'unanimité : l'industrie du sac de plastique a formé un groupe appelé «Save the Plastic Bag» et compte combattre le projet devant les tribunaux.La publicité a un objectif indéniable : présenter Barack Obama comme un candidat présomptueux, déconnecté, sous-qualifié. Titulaires de permis, Agences de la SAQ, SAQ.com, SAQ Dépôt, comptoirs Vin en vrac et SAQ Signature exclus.Cette promotion est en vigueur les 2 et 3 août 2008 seulement et s'applique uniquement aux bières offertes en succursale.Les produits commandés par l'entremise du service des commandes privées sont exclus de cette promotion.Achats non cumulatifs.Aucune mise de côté n'est acceptée.18 ans et plus.3573524A MONDE LE TOUR DU BLOBE IRAK D'autres retraits?Le président George W.Bush a dit hier qu'il pourrait ordonner le retrait de plus de GI grâce à la diminution de la violence en Irak.Il a répété que ces progrès étaient «réversibles », mais il a fait sienne l'évaluation de ses représentants selon lesquels « les progrès (en Irak) ont un certain caractère de durabilité ».Il a été vague sur la présence militaire américaine à long terme en Irak, en négociations avec Bagdad.Le chef chiite Moqtada Sadr a appelé hier le gouvernement irakien à «ne pas signer» d'accord sur ce sujet avec les États-Unis.- AFP BOLIVIE Référendum crucial Le président Evo Morales faisait face hier à des manifestations et revendications sociales, à 10 jours d'un référendum crucial mettant en jeu son mandat, celui de son vice-président et des neuf préfets de région.À l'appel de la Centrale ouvrière bolivienne (COB), des milliers de mineurs du privé ont défilé dans les rues de La Paz de même que des enseignants du public et des handicapés réclamant la mise en oeuvre d'accords déjà signés.- AFP BELGIQUE Nouveau sursis La Belgique fédérale en crise a gagné hier un sursis d'un mois et demi face à l'impatience des Flamands qui exigent plus d'autonomie face aux francophones, mais le moment de vérité semble se rapprocher à grands pas pour le pays.Le roi Albert II a prolongé à la mi-septembre la mission de médiateurs pour préparer le «dialogue» sur la réforme de l'État entre ses sujets aux intérêts économiques et culturels de plus en plus antagoniques.- AFP PHOTO AFP Le chef chiite Moqtada Sadr.D'APRÈS L'AFP LA HAYE \u2014 L'ancien chef politique des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic a clamé qu'il avait été «kidnappé» et choisi d'attendre avant de plaider coupable ou non lors de sa première comparution hier au Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPI), où il se défendra seul.Au lendemain de son incarcération à La Haye, Karadzic a renouvelé des affirmations de sa famille sur un accord secret passé en 1995 avec les États-Unis pour qu'il disparaisse de la vie publique.Loin de l'allure de «gourou» à l'imposante barbe blanche de sa vie clandestine, l'ancien dirigeant est apparu devant le TPI en costume et cravate bleu sombre sur une chemise blanche, les cheveux courts coiffés en arrière et les traits fatigués.Il a demandé de bénéficier du délai légal de 30 jours avant de plaider coupable ou non de génocide, crimes de guerre et contre l'humanité pour son rôle dans la guerre de Bosnie (1992-1995).Interrogé sur l'absence d'avocats autour de lui, il a déclaré: «J'ai un conseiller invisible (.) Je veux assumer ma défense seul pas seulement pendant ma comparution initiale, mais tout au long de mon procès».En fin d'audience, Karadzic s'est lancé dans une diatribe confuse, affirmant avoir été «kidnappé» par des inconnus puis détenu trois jours durant.«Vous avez été mal informés autour de la date de mon arrestation», a-t-il dit.«Il y a des irrégularités en ce qui concerne mon arrivée ici.» «Nous avons déjà entenduçadans la bouche des avocats», a déclaré une source gouvernementale serbe, ajoutant que Belgrade «ne réagira pas» à ces affirmations.Selon la justice serbe, l'interpellation de M.Karadzic a eu lieu le 21 juillet.Radovan Karadzic, 63 ans, a aussi réitéré des affirmations de sa famille sur un accord secret conclu avec le négociateur américain Richard Holbrooke lors de la signature des accords de Dayton, en novembre 1995, mettant fin à la guerre de Bosnie, en échange de son retrait de la vie publique.«Mon engagement était de me retirer de la vie publique, même de la vie littéraire», a-t-il indiqué, ajoutant que «en échange, les États-Unis rempliraient leurs obligations », sans préciser en quoi elles consistaient.La famille de Karadzic affirme que M.Holbrooke avait promis que le dirigeant bosno-serbe ne serait pas livré au TPI s'il se retirait complètement de la vie publique.Dans un entretien diffusé hier sur CNN, M.Holbrooke a démenti un tel accord.Karadzic est considéré comme l'instigateur du «nettoyage ethnique » contre les musulmans et Croates durant la guerre de Bosnie.Outre le massacre de 8000 musulmans à Srebrenica en 1995, il devra répondre du long siège meurtrier de Sarajevo et de la détention de milliers de civils dans des camps, notamment dans la région de Prijedor, dans le nord-ouest de la Bosnie.Comparution de l'ex-chef des Serbes de Bosnie à La Haye Karadzic dénonce son «enlèvement» Au lendemain de son incarcération à La Haye, Karadzic a renouvelé des affirmations de sa famille sur un accord secret passé en 1995 avec les États- Unis pour qu'il disparaisse de la vie publique.PHOTO JERRY LAMPEN, ASSOCIATED PRESS Loin de l'allure de «gourou» de sa vie clandestine, Radovan Karadzic, 63 ans, est apparu devant le TPI à La Haye en costume et cravate bleu sombre sur une chemise blanche, les cheveux courts coiffés en arrière et les traits fatigués. ÉDITORIAUX OPINION serge.chapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef Isabelle Picard, épouse de l'ancien chef iroquois Steven Bonspille, commentant l'incident récent à Kanesatake, en impute la responsabilité à une présence policière envahissante qui déteint sur la communauté, notamment sur les jeunes en leur imprégnant une image négative.Elle décrit le territoire de Kanesatake comme ressemblant à toutes les réserves du Québec, «où le mode de transport privilégié est le quatre-roues et où les enfants arrivent parfois à l'école sans avoir déjeuné».Curieux commentaire, les Iroquois se paient des quatre-roues, mais n'ont pas suffisamment de ressources pour déjeuner.Mme Picard conclut son intervention avec cette affirmation: «Ils agissent tel que leurs parents ont agi en 1990, sans trop comprendre la différence.Or, cette fois, c'est bien plus profond, plus complexe et plus dangereux.Ce sont des enfants qui s'expriment.» Mme Picard, où étaient les parents de ces «enfants» lors de cet incident?Et dites-moi, comme ethno-anthropologue, qu'est-ce qui est plus profond, complexe et dangereux maintenant?Qu'il y ait une présence policière accrue?Alain Messier, historien RÉPLIQUE FRANÇOIS BEAUDRY L'auteur est président de la Commission- Jeunesse du Parti libéral du Québec, qui tient en fin de semaine son congrès annuel.J'ai décidé de m'impliquer en politique pour faire avancer le Québec, pour l'adapter et lui donner les outils nécessaires pour mieux faire face au XXIe siècle.Trop souvent cependant, j'ai fait face au cynisme ou au pessimisme des jeunes et moins jeunes sur l'impact réel de mon engagement sur la société.Soit, au cours des ans, des événements malheureux peuvent avoir nourri cette perception.Mais il est temps de tourner la page.On ne peut se permettre d'être désabusés et, en même temps, hausser sans cesse ses attentes face au gouvernement.On demande de fournir gratuitement des services de santé et d'éducation de première qualité, des programmes sociaux toujours plus généreux, une économie rugissante, des tâches de travail limitées et des salaires faramineux, bref, le beurre et l'argent du beurre.Ces conditions idéales ne peuvent être édifiées sans qu'il y ait des efforts soutenus en ce sens.C'estmalheureusement le problème au Québec.Lorsqu'arrive le temps de mettre la main à la pâte, de poser les balises de ce Québec de demain, c'est trop souvent le silence, le « criticisme », le désengagement, la division, la résistance, voire la dérision.« Je suis trop occupé », «Les partis politiques ne m'écoutent pas, je ne me sens pas représenté », «\u2026 de toute façon, ça change quoi ?» Et bien ça change tout! Un peu d'optimisme, bon sang ! J'en appelle donc à une plus grande implication des gens dans le monde politique, mais surtout à l'implication des jeunes de ma génération.J'insiste sur ma génération pour une raison : n'ayant plus le poids du nombre, nous devons compenser par la qualité et la force de l'engagement.Parce que les décisions d'aujourd'hui mettent en jeu notre avenir.Le défi générationnel n'est pas un mythe, c'est une évidence.Faites le calcul: plus de retraités et moins de travailleurs.D'une société de travailleurs, on passe à une de retraités.Comment, dans un tel contexte, imaginer maintenir le modèle québécois qui fait supporter nos institutions aux grands frais des travailleurs?Ce sont ces travailleurs qui tomberont en pénurie! Ne sait-on pas non plus que ces services accusent déjà des retards de financement et que l'état démographique du Québec ne va qu'accentuer ce constat ?Le statu quo nous impose ce fardeau.Si rien ne bouge, c'est notre génération qui sera sacrifiée pour subvenir à celle qui nous a précédés.Est-ce qu'on est rendu maso au point de rester les bras croisés face à cette situation ?Ouverts sur le monde Je refuse un tel constat .L'incidence de la mondialisation avec, en plein coeur, la révolution qu'a provoquée l'internet a aboli les frontières physiques.Sachez-le, les jeunes sont maintenant, plus que jamais, ouverts sur le monde, dans ce monde qui est en pénurie de jeunes.Combien de temps réussiront- ils à subvenir aux besoins sociaux qui ne cesseront d'augmenter ?Combien préféreront partir ?Qu'arrivera-t-il alors ?Il est temps pour nous les jeunes de prendre en main notre avenir, de faire entendre notre voix avec beaucoup plus de force, d'investir la sphère politique et de participer au façonnement de la société de demain : c'est plus que notre devoir, c'en est rendu une obligation.À tous les autres, laissez-nous notre place, c'est votre devoir.Un peu d'optimisme, bon sang ! L'implication des jeunes en politique peut tout changer KANESATAKE > Un malaise plus profond «N'ayant plus le poids du nombre, nous devons (les jeunes) compenser par la qualité et la force de l'engagement.» mroy@lapresse.ca MARIO ROY Félix Leclerc vit dans l'éternité comme il a vécu sur cette Terre: avec discrétion et noblesse.Il n'est pas oublié même si, apparemment, les jeunes le connaissent assez peu.Seulement, on n'a jamais fait de son et lumière autour de sa mémoire - heureusement, il ne l'aurait pas supporté! Demain soir, pourtant, le spectacle de clôture des Franco Folies de Montréal lui rend hommage ; Félix, l'homme de paroles sera donné à la Place des Arts par un groupe composé de près d'une vingtaine d'artistes québécois.Le romancier, poète, dramaturge et chansonnier est mort il y a 20 ans, le 8 août 1988.Ce jour-là avait été assez semblable à celui qui, un an plus tôt, avait vu disparaître René Lévesque.Et cet aut re jour, deux ans plus tard, où Maurice Richard décédait à son tour (une photo des deux hommes ensemble, le poète et le hockeyeur, demeure l'une des plus célèbres jamais publiées par La Presse).Stupéfaction, sentiment instantané de perte irréparable et chagrin immense, bien sûr.Dans les trois cas, on comprenait encore une fois qu'un homme peut être admiré pour ce qu'il a fait, mais il sera aimé pour ce qu'il fut.Or, il faisait partie de la nature de Félix Leclerc d'être grand et aimable.C'est avec ces qualités qu'il a épousé la cause souverainiste.Alors, il parle peu puisqu'il n'a jamais discouru beaucoup.Mais il crée et enregistre des chansons en forme d'hymnes, telles La Nuit du 15 novembre et L'an Un.Mais surtout, il fait Le Tour de l'île qui, sur une orchestration magistrale de François Dompierre, est certainement l'une de ses grandes chansons.Une pièce où, davantage encore qu'il ne plaide une cause, il immortalise dans un temps et un espace donnés les cadeaux de la nature et la belle ouvrage de l'humain, un couple qu'il voyait inséparable et extraordinairement beau.La souveraineté vue par Félix Leclerc, c'était une chose grande, noble, tranquille et polie.Exactement comme lui l'était.S'il faut réécouter une seule chanson de Félix Leclerc, le choix sera déchirant - l'oeuvre sur disque est foisonnante, sans parler de la littérature qu'il a laissée aussi.Pourtant, il en existe bien une qui a été conçue presque en forme de testament, par laquelle il rejoint certainement le cercle fermé des grands chansonniers humanistes et imagistes où on trouve aussi Léo Ferré, par exemple - Leclerc est tout juste moins enclin au désespoir\u2026 C e t te ch a n s o n , c'est Mon Fils (1978), orchestrée aussi par Dompierre, une parabole quimontre un dieu s'adressant à sa créature, cet « orgueilleux tas de glaise»\u2026 C'est un poème qui élève l'esprit et serre le coeur, et qu'il faudrait citer au long pour en donner une juste idée.C'est un condensé du regard qu'a posé Félix Leclerc sur le monde et sur la vie.Et, autant que la noblesse, on y trouve la sérénité, celle qui vient après «soixante ans d'une vie », après «les migrations / les transits, les voyages»\u2026 Félix Leclerc avait beaucoup voyagé, comme il l'a chanté à ses tout débuts.Et il nous aura ramené beaucoup d'air à respirer.Beaucoup de grandes et belles images dont nous inspirer.L'homme noble apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE Àl'occasion de la réunion des députés conservateurs à Lévis, le lieutenant québécois du premier ministre Harper, Lawrence Cannon, a fait savoir que le gouvernement conservateur entendait laisser une grande autonomie aux provinces enmatière économique, notamment dans leurs relations avec les États étrangers.Le premier ministre de l'Alberta, Ed Stelmach, a vu dans cette déclaration «le plus important changement politique au niveau fédéral depuis 25 ans».Le Devoir a plutôt titré: «Cannon enfonce une porte ouverte.» Qui a raison?Le Devoir.Bien sûr, il est toujours rassurant d'entendre un politicien fédéral affirmer qu'il respectera l'esprit de la Constitution de 1867.Dans les faits, même lorsque les tentations centralisatrices d'Ottawa furent les plus évidentes, les gouvernements provinciaux ont toujours joui d'une autonomie considérable.Ce ne fut pas le cas, il est vrai, dans le domaine des relations internationales.Mais c'est de nos jours, une tendance lourde dans le monde: les gouvernements régionaux multiplient les initiatives internationales.Le Québec n'a pas demandé la permission d'Ottawa pour entamer des négociations avec la France sur la mobilité de la main-d'oeuvre, pas plus que les quatre provinces de l'Ouest n'ont attendu le feu vert du fédéral pour préparer une mission économique conjointe aux États-Unis.Les Affaires étrangères auraient été bien mal venues de vouloir bloquer ces initiatives.Cont r a i rement à ce que M.Cannon laisse entendre en évoquant George-Étienne Cartier, le Parti conservateur n'a pas le monopole de la défense de l'autonomie des provinces.Stéphane Dion lui-même s'est réclamé de ce principe, fidèle à une tradition libérale qui remonte à Wilfrid Laurier.Sous MM.Trudeau et Chrétien, le fédéral n'a pas hésité à empiéter sur les compétences provinciales, mais il en fut de même pour certains gouvernements conservateurs, fidèles à une tradition remontant.à John A.Mac Donald.Même le gouvernement Harper n'est pas vacciné contre de telles velléités.En témoignent la mise sur pied de la Commission de la santé mentale du Canada et la croisade du ministre des Finances, Tom Flaherty, en faveur d'une commission nationale des valeurs mobilières.Ajoutons que si les conservateurs ont rétabli l'équilibre fiscal et fait des gestes symboliques importants pour le Québec, ils ont mis sur la glace l'encadrement formel du pouvoir de dépenser.L'hymne à l'autonomie provinciale entonné par M.Cannon cette semaine vise sans doute davantage à séduire l'électorat québécois qu'à marquer un véritable tournant dans les politiques fédérales.Toutefois, les conservateurs ne devraient pas commettre l'erreur de croire qu'il suffit de crier «autonomie» pour que les Québécois se rallient à eux.Au Québec comme dans les autres régions du pays, les gens sont surtout préoccupés par l'instabilité économique, le coût de l'énergie et la menace climatique.Or dans ces dossiers cruciaux, le gouvernement Harper s'est révélé beaucoup moins convaincant que dans celui des relations fédérales-provinciales.La porte ouverte venteestivale Toute lamode Printemps&Été VENTE DE FINDESAISON! 50% rabais de explosive! vente estivale POUR ELLE ROBE D'ÉTÉ À PARTIR DE 20$ POUR LUI POLO DE COTON À PARTIR DE 10$ Pour Elle Maintenant! 5,99$ 12.99 Maintenant! Hauts Baby Dolls! 10$ Maintenant! Jeans! 10$ Maintenant! Leggings! 15$ Maintenant! Boléros! 20$ 40 Maintenant! Shorts de coton! 10$ Maintenant! Tee-shirts imprimés! 10$ Maintenant! Camisolesàbordures en dentelle! 10$ Centre-Ville MONTREAL 677 Ste-Catherine Ouest · Carrfour Laval LAVAL Mail Champlain BROSSARD Place Sainte-Foy SAINTE-FOY Pour Lui Maintenant! Tee-shirts! 6,50$ 12,99 Maintenant! Polosdecoton! Maintenant! Shorts cargo! Maintenant! Chemises habillées! 20$ 50 10$ 20 10$ Maintenant! Chemises sport! 12 $ Maintenant! Chemises en lin! Maintenant! Ensemblechemise et cravate! 30$ 50 20$ Maintenant! Pantalonshabillés Place Versailles Carrefour Angrignon Quartier DIX30 Galeries Joliette Toute la marchandise Hugo Boss à 20%de rabais Toute la marchandise Point Zérohommeà25%de rabais Toute la marchandise Printemps-Été TAIFUN, BETTY BARCLAY etMARC AUREL à50%de rabais Marque disponible dans certaines succursales seulement des exceptions peuvent s'appliquer Vaste Sélection demode Printemps&Été Tee-Shirt ,99 Certaines collections disponibles chez 3576417A "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.