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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2008-08-16, Collections de BAnQ.

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[" Créée et réalisée par Rencontrez des créatures d'ici et d'ailleurs DERNIÈRE CHANCE ! Ils repartent le 1 er septembre Achetez vos billets pour l'exposition dès maintenant ! 514 496-4724 ou 1 877 496-4724 Centredes Sciencesde Montreal.com 3556991A www.cyberpresse.ca/arts JEAN-PIERRE FERLAND «C'EST UN PHÉNOMÈNE, CETTE FILLE-LÀ! » PAGE 4 CAROLE FACAL ELLE CARACOLE SEULE PAGE 16 Céline Dion a entrepris, mardi et mercredi, le volet nord-américain de sa tournée mondiale à Boston, «par superstition», affirme René Angélil.La Presse en a profité pour discuter avec la chanteuse et son imprésario de la spectaculaire rentrée montréalaise qui s'amorçait hier au Centre Bell, du spectacle-événement sur les plaines d'Abraham vendredi prochain et de leurs plans d'avenir.Qu'elle ait ou pas un deuxième enfant, Céline Dion insiste: «J'ai besoin de trois ou quatre mois de repos et d'un autre six mois de réhabilitation.» À LIRE EN PAGES 2 ET 3.PHOTO ROBERT E.KLEIN AP CÉLINE DION LE BESOIN DE DÉCROCHER CÉLINE DION EN TOURNÉE ALAIN DE REPENTIGNY On sait comment l'organisation du spectacle Céline sur les Plaines a été marquée par la controverse.La nature du spectacle, sa gratuité, la distribution des billets, son emplacement ont tour à tour fait les manchettes.Mais tout s'est finalement réglé et il ne reste plus qu'à souhaiter que cette soirée ne soit pas à l'image de l'été pluvieux que nous avons connu.Pour Céline Dion, qui doit déjà composer avec trois versions de son spectacle de tournée, l'événement de Québec n'est pas de tout repos.«C'est comme si je faisais un show classique et que je tombais dans le rock and roll, dit-elle.C'est très difficile : on chante ensemble, mais ce ne sont pas mes chansons.Parce que les cordes vocales ont une mémoire, ce spectacle-là sera donc plus exigeant.» Mais elle parle de cette « soirée d'amour » avec une lueur dans le regard qui ne ment pas.«Ça va être un moment très fort, poursuit-elle.Et je trouve ça vraiment hot de donner la chance au monde de voir ce spectacle gratuitement.Il y a tellement d'artistes extraordinaires au Québec, il faut que le 400e témoigne de nos racines à nous autres.J'ai l'impression que ça va être une grande fête musicale.» Les artistes en question ont tous été choisis par Céline Dion et René Angélil.Ils se sont rencontrés à Montréal les 1er et 2 août, histoire de «construire les duos ».Ils ont pigé parmi leurs chansons ou celles de Céline, dont on ne veut pas dévoiler les titres pour garder l'effet de surprise.Tout ce beau monde sera accompagné d'un orchestre de 25 musiciens dirigés par Scott Price.En plus, la foule aura droit à une demiheure de chansons, toutes en français, tirées du spectacle actuel de Céline.René Angélil a parlé à une collègue du Soleil d'un autre invité-surprise prestigieux, mais la présence du retraité Jean-Pierre Ferland donne déjà un cachet particulier à l'événement.«Quand je l'ai appelé, raconte Angélil, il s'est mis à réfléchir à voix haute: \"J'ai dit à mes fans que je ne reviendrais plus, mais ce n'est pas vraiment un show, c'est une chanson avec Céline, ils vont comprendre ça, c'est correct.\" «Ces artistes-là savent que ce spectacle, ça ne sera pas n'importe quoi, ils vont tous être à leur meilleur», a dit Céline cette semaine avant de parler de chacun d'eux.CLAUDE DUBOIS « Une des plus belles voix que j'ai entendues de ma vie (elle l'imite chantant Si Dieu existe).J'adore ses chansons, je voudrais me faire un cadeau, en faire traduire quelques-unes en anglais et les enregistrer.René et moi, on en parle souvent.» ZACHARY RICHARD « J'adore son accent , j 'adore son talent, son phrasé, sa poésie.On l'a tellement chanté, Zachary, dans les fêtes chez nous, et je ne parle pas nécessairement de L'arbre est dans ses feuilles » ÉRIC LAPOINTE « Il a énormément de talent.Je ne le connais pas beaucoup, il a une vie Céline sur les Plaines Jeudi prochain, Céline Dion recevra à Québec un doctorat honorifique de l'Université Laval, une médaille de la Ville de Québec et un souvenir des Fêtes du 400e.Mais son plus beau cadeau, elle y aura droit le lendemain soir sur les Plaines quand une dizaine d'artistes chanteront en duo avec elle devant une foule qui pourrait atteindre 200 000 spectateurs.ALAIN DE REPENTIGNY ENVOYÉ SPÉCIAL BOSTON Cette marche jusqu'à la scène, Céline Dion en parle comme l'un de ses plus grands bonheurs, qui, croyait-elle mercredi, allait sans doute lui procurer un choc au Centre Bell, hier soir: «Je me sens vraiment comme un boxeur.Ça me donne toute mon énergie, ça m'enlève mon stress.Je touche les gens, je prends leur kodak et je fais une photo d'eux.Moi, je n'ai pas peur des foules, je n'ai pas peur du monde, j'aime ça.» Pourquoi commencer à Boston et non pas à Montréal, où elle donne huit concerts en 17 jours?«Par superstition», reconnaît René Angélil.Les deux dernières tournées - c'était au millénaire précédent - ont commencé dans cette ville.«Vous êtes mon porte-bonheur», dira d'ailleurs la chanteuse québécoise à ses fans bostoniens.Pas étonnant que les deux spectacles filmés pour le DVD des Productions J soient ceux de Boston et Montréal.Céline Dion est donc de retour sur scène après un mois de congé, un mot qui n'a pas sa place dans son vocabulaire.Parlons plutôt d'un mois sans donner de spectacle, au cours duquel elle a notamment participé à une activité humanitaire, répété avec les artistes qui chanteront avec elle sur les Plaines vendredi prochain et enregistré une nouvelle version de sa chanson A World To Believe In avec une petite Japonaise.J'oubliais, elle a passé quatre jours au chalet, seule avec son mari et son fils.«À tous les jours, je demandais: il me reste combien de jours de congé?se souvient-elle.René a reçu un appel téléphonique.J'ai demandé si c'était urgent.Plus ou moins, m'a dit la dame.Il a pris la ligne: \"Dites-lui que vous ne m'avez pas rejoint.\" J'étais très fière de lui, c'est important d'être capable de décrocher pour des choses qui sont essentielles dans la vie et ce n'est pas nécessairement le show-business.Pour moi, le show-business, c'est un party, un bonheur, un mode d'expression, une avenue.Ça fait partie de ma vie, mais ce n'est pas ma vie.» «Full concentration» Remonter sur scène mardi soir, après un mois de répit, n'a pas été facile pour Céline Dion.Il lui fallait retrouver ses repères.«Il y en a qui pensent que c'est une affaire de rien parce que je l'ai fait pendant quatre mois, dit-elle.Mais quand j'arrête un mois, si je décroche complètement, je peux tomber malade, des petites choses légères, mais le temps de me remonter, c'est très dur.Donc je n'ai pas vraiment relaxé, je n'ai pas décroché au complet et, malgré tout, j'étais dans tous mes états le soir de la première, hier.C'était full concentration, je ne pouvais pas trop m'exciter.» Je n'ai pourtant pas devant moi une martyre.Bien au contraire.«Le show, ça me donne un kick, dit-elle.Qu'on aime ou pas ce que je fais, ça n'a rien à voir, je suis une artiste dans l'âme; moi, j'aime ça.Mais en fin de compte, c'est sûr que je préfère être avec René et René-Charles.» Dans le spectacle actuel, elle rend hommage au groupe Queen.Loin d'elle l'idée de se comparer au regretté Freddie Mercury, «mais j'ai un peu de Freddie Mercury en moi, dit-elle.Je suis très dramatique et exagérée dans mes gestes, j'en suis très consciente, j'ai toujours été comme ça.Je me suis déjà vue à la télé, même moi je me surprends et je me dis que je devrais faire attention, même si je fais ça naturellement.C'est bizarre parce que quand je fais attention, les gens viennent me voir et me disent: comment ça se fait que tu ne fais plus ces gestes-là?» Elle est étonnée qu'on mette en vente un neuvième spectacle à Montréal, le 13 février prochain, qui ne sera pas le dernier puisque René Angélil reconnaît que la tournée prendra fin au Québec, mais un peu plus tard en février, au Colisée de Québec ou encore au Centre Bell.«Une des raisons pour lesquelles j'ai accepté d'être le directeur de Star Académie, dit Angélil, c'est que ça se passe sur deux fins de semaine, le 8 et le 15 février, et qu'on sera ici à ce moment-là.Les autres fois, ça se fera probablement par satellite.» Angélil a déjà dit qu'au départ, il s'attendait à ce que sa femme donne deux spectacles au Centre Bell.«On avait peur que les gens ne répondent pas à notre appel, dit-elle aujourd'hui.Moi, je ne tiens pas ça pour acquis.Je suis fière, je ne veux pas finir ma carrière sur le déclin.» L'enfant d'abord Ce serait mal connaître René Angélil que de croire qu'il n'a pas de projets pour sa chanteuse après la tournée Taking Chances.«Ça va dépendre si on peut avoir un autre enfant, dit-il.Ça, c'est notre plus gros projet.» En février 2007, alors qu'on les croyait en vacances, René et Céline sont retournés à la clinique de New York pour se prêter au même processus qui a permis à la chanteuse de donner naissance à René-Charles en janvier 2001.«La première étape, la plus difficile (l'injection de spermatozoïdes dans les ovules) est complétée, dit Angélil.Les ovules sont prêts à être remis dans le corps de Céline.Ça, ça va plus vite: on va savoir en dedans de deux semaines si ça a marché.» Que ça fonctionne ou pas, Céline Dion insiste: «Après la tournée, j'ai besoin de trois ou quatre mois de repos et d'un autre six mois de réhabilitation.Trois ou quatre mois où je peux rire à en perdre la voix, boire du vin, faut que je décroche.Je n'ose pas être libre de mon regard ou de mes espaces perdus parce que, justement, je ne peux pas les habiter trop.J'ai pleuré énormément pour ne pas revenir dans l'industrie après avoir pris deux années sabbatiques, je commençais à peine à être bien.J'aimerais suivre des cours de danse, pas pour devenir une danseuse, mais pour faire des étirements.En ce moment, je suis comme un pantin, je suis coincée.Mes mains tremblent, je ne peux même pas manger une soupe.» Elle empoigne mon enregistreuse de sa main droite qu'elle met à la hauteur de mes yeux.Oui, sa main tremble.Beaucoup.«Ça fait déjà trois ou quatre ans, dit-elle.J'ai passé des radiographies, c'est juste de la tension.» Depuis qu'elle est toute jeune, Céline Dion n'a jamais vraiment fait une pause - les deux années sabbatiques dont elle parlait tantôt ont vu naître son fils René- Charles.«C'est moi qui mets la barre à cette hauteur», dit-elle pourtant.N'empêche, elle aimerait bien que la machine s'arrête un instant: «Ça ne m'empêcherait pas de faire un disque, ou un concert.Je pourrais faire le théâtre Saint-Denis trois soirs en chantant mes chansons préférées, françaises et anglaises, juste pour le fun.Ou encore monter sur scène avec un gros livre de musique et cinq ou six musiciens, on appellerait ça Demandes spéciales et je dirais aux spectateurs: que voulezvous entendre?Ils me diraient, Céline, connais-tu telle ou telle chanson d'Éric Lapointe?» Céline Dion, en spectacle au Centre Bell les 16, 19, 20, 23, 25 et 31 août, ainsi que le 1er septembre (supplémentaire: le 13 février 2009).LE SHOW-BUSINESS COMMEMODEDE VIE Mercredi, 20h45.Dans les coulisses du TD Banknorth Garden de Boston, Céline Dion chante une version improvisée de La danse à Saint-Dilon de Vigneault pendant que son équipe tape des mains.Par ses blagues, ses mimiques et son entrain habituel, Céline injecte une bonne dose d'adrénaline à ses musiciens avec qui elle défilera l'instant d'après jusqu'à la scène centrale.La veille, ils ont donné le deuxième spectacle du volet nord-américain de la tournée Taking Chances.« Le show, ça me donne un kick.Qu'on aime ou pas ce que je fais, ça n'a rien à voir, je suis une artiste dans l'âme ; moi, j'aime ça.» PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE Éric Lapointe PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Claude Dubois PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE Zachary Richard museumsnature.ca 514 872-1400 Les spécialistes de l'Insectarium vous invitent à assister à l'étiquetage des papillons monarques qui s'apprêtent à migrer au Mexique.L'Odyssée des monarques Jardin de l'Insectarium 16, 17, 23, 24, 30, 31 août et 1er septembre 13 h 30 et 15 h 30 en français et à 14 h 30 en anglais 3571199A CÉLINE DION EN TOURNÉE tellement différente de la mienne.Beaucoup de gens l'aiment parce qu'ils se retrouvent en lui.Ça va faire un beau black&white.» GAROU « C'est mon frère.On va se payer la traite.» MARC DUPRÉ « Marc fait partie de ma famille.C'est mon cobaye : chaque fois que j'ai une mélodie en tête, une idée de texte, je pense à lui, il est le seul gars qui a assez de guts pour la faire.Il me dit : «C'est hot, je la veux! Faut que tu la finisses.» Je ne l'ai pas encore finie, mais j'en ai une autre pour lui.» DAN BIGRAS « Je le connaissais comme artiste, mais notre rencontre a été une grande surprise.Pour moi, c'était un rockeur, mais il est tellement doux, tellement beau.Normalement, les chanteurs chantent plus fort qu'ils ne parlent, lui c'est le contraire.C'est rare.» LA FAMILLE DION «Moi, je viens de ma famille.Ce talentlà, on l'a tous, mon père, mes frères, mes soeurs.Je veux fêter le 400e avec eux.» MES AÏEUX « Ils sont talentueux, ils sont beaux, ils chantent bien et puis l'idée de cette chanson- là (Dégénération) est géniale.Surtout quand il dit que ses grands-parents ont eu 14 enfants, dis-le donc que t'as écrit ça pour la famille Dion, toi là! Celle-là, on va la faire, c'est sûr.» NANETTE WORKMAN «Ma première tournée, je l'ai faite avec Nanette.J'étais en bas de la scène, j'attendais mon tour et je voyais Nanette, avec ses six pieds quatre pouces de jambes.C'était mon idole.Et quand je l'ai revue, elle n'était pas seulement belle, mais très douce et tellement gentille.» JEAN-PIERRE FERLAND « C'est un charmeur, il m'a eue tout de suite.C'est son neveu qui tenait la perche à la répétition et il avait les yeux dans la graisse de bines, lui aussi.Jean- Pierre, il l'a encore! » PHOTO DENIS BALIBOUSE, REUTERS «Pour moi, le show-business, c'est un party, un bonheur, un mode d'expression, une avenue.Ça fait partie de ma vie, mais ce n'est pas ma vie », explique Céline Dion.Garou PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE CLÉMENT SABOURIN «Non, c'est plate ça.Passe plutôt une de mes chansons!» dit-il à la blague, dans un mélange de provocation et d'espièglerie.Assis face au micro, devant un petit bureau, Jean-Pierre Ferland fait son show.Sur les ondes de la Première Chaîne de Radio-Canada.Et dans sa petite cabane à sucre où, avec une équipe réduite, il enregistre son émission Écoute pas ça.Pendant deux heures, tous les dimanches de l'été, le chanteur de 74 ans tutoie son auditoire.Il discute de ses coups de coeur musicaux, mais aussi de ses plants de tomate ou encore des Perséides.«Ça me garde en contact avec mon public », dit-il devant la petite bâtisse aux murs jaunes, où il avait enregistré son avant-dernier album, Écoute pas ça.«Je veux pas laisser ce métier définitivement.Je veux rester un petit peu dessus, parce que je l'aime.» Le 13 janvier 2007, Ferland faisait ses adieux à la scène devant les 13 000 spectateurs réunis au Centre Bell.Ce dernier concert aurait dû se tenir trois mois plus tôt, mais la veille du grand soir, le chanteur aux 27 albums a été victime d'un AVC.Depuis, il a tenu sa promesse et ne s'est plus présenté au public.Cela, sans aucune nostalgie, dit-il.À l'écouter parler de sa ferme de Saint-Norbert, dans Lanaudière, on le croit.Les parterres de fleurs, jaunes de préférence, sont impeccablement entretenus.«Mais les Cappucino dépérissent un peu, soupire-t-il.Elles ont besoin de beaucoup d'eau.» Celui dont l'album Jaune a été désigné meilleur disque québécois de l'histoire par un groupe de professionnels de la musique est un vrai gentleman farmer.Il conduit son tracteur sur ses hectares de terrain.Récolte l'eau d'érable pour en faire de la tire (une quarantaine de litres l'hiver dernier).Soigne ses arbres attaqués par d'obscures maladies.Mais il n'oublie pas pour autant la musique.«Dans mon quotidien, je n'arrête pas de chanter.Des chansons de tout le monde.Car je ne veux pas laisser mourir ma voix.» C'est par amour que celui qui n'a eu de cesse de chanter des romances a accepté la demande de Céline Dion.C'était il y a environ trois mois, raconte-t-il.«Je lui ai dit que peut-être que les gens ne me pardonneraient pas de briser ma promesse.Elle m'a répondu: non, non, au contraire, ils vont être heureux.» Une autre raison qui a poussé Jean-Pierre Ferland à faire une entorse à sa retraite, c'est la confiance qu'il a en René Angélil : «René, quand il s'implique dans le spectacle, c'est à la fois en tant qu'imprésario de Céline et en tant qu'artiste et musicien.Il connaît la musique.» Alors il a accepté, le temps de deux chansons.Avec notamment Claude Dubois, Zachary Richard, Éric Lapointe, Garou et Nanette Workman, il fera partie des nombreux invités qui accompagneront la vedette québécoise.Deux cent mille personnes sont attendues.«Juste pour deux chansons» «Disons que je me permets de briser ma promesse une fois tous les 400 ans, pour Céline.Mais au fond, je ne remonte pas sur scène.Au fond, je l'accompagne juste pour deux chansons.» La première fois qu'il a rencontré Céline Dion, elle avait 16 ans.«Je voyais qu'un jour elle deviendrait une grande vedette internationale.Je ne savais pas jusqu'à quel point, mais je savais qu'elle aurait du succès.Car c'est quelqu'un de tenace et qui a une oreille d'une finesse rare.» Jean-Pierre Ferland lui a écrit la chanson Ma chambre.Tous deux ont chanté en public à quelques reprises, notamment lors du gala de l'ADISQ, en 1998.Ils avaient interprété Une chance qu'on s'a, l'un des plus grands succès de Ferland et l'une des chansons préférées de Dion.« En plus d'avoir une voix qu'elle contrôle à la perfection, elle a une mémoire phénoménale.» Invité il y a quelques années dans la résidence floridienne du couple Dion-Angélil, il a été subjugué de découvrir à quel point la Québécoise maîtrisait son répertoire.«On est montés sur le dernier étage de leur bateau et on s'est tous assis par terre.Céline s'est mise à chanter mes chansons.Écoute, je n'en revenais pas: elle connaissait toutes mes chansons par coeur.C'est assez extraordinaire de faire ça.C'est un phénomène, cette fille-là», raconte-t-il, des étoiles plein les yeux.En plus d'apprécier les talents artistiques de la chanteuse, Ferland trouve remarquable que, malgré sa réussite planétaire, elle ne se soit pas coupée de ses racines québécoises et qu'elle ait conservé son côté modeste.«Elle fait encore sa vaisselle et sa sauce à spaghetti! C'est quelqu'un d'une modestie magnifique.C'est pour ça que je ne peux rien lui refuser.» Cet amoureux de la poésie finit actuellement de composer quelques chansons destinées à ses «chanteurs favoris».Début septembre, il doit rencontrer notamment Céline Dion et René Angélil pour leur présenter son travail.Qua nd on lu i demande s'il pense que, pour réussir internationalement, Céline Dion a profité de la reconnaissance internationale de Gilles Vigneault, Félix Leclerc, Robert Charlevoix et lui, il fronce les sourcils.«On était juste connus en France.Elle, c'est les États-Unis, l'Europe, la Russie, la Chine.Nous, on n'est jamais allés là ! » Après un bref silence, il ajoute avec un petit sourire: «C'est nous qui pouvons profiter d'elle et de sa notoriété.» « JE NE PEUX RIEN LUI REFUSER » ALEXANDRE VIGNEAULT HAUT-PARLEURS Céline Dion a présenté hier le premier de huit spectacles de sa tournée Taking Chances au Centre Bell.Je n'étais pas dans les gradins pour entendre la diva québécoise.Je n'y serai pas non plus ce soir.La vérité, c'est que je n'ai jamais assisté à l'un de ses spectacles.Ni ici ni à Vegas.Je dis que je ne l'ai jamais vue en spectacle, mais c'est un demimensonge.J'étais au Centre Bell le 29 septembre 2001 quand elle a chanté L'amour existe encore, avec plus d'élégance et de retenue que Lara Fabian, lors du spectacle Un show pour la vie, mis sur pied dans la foulée des attentats perpétrés contre le World Trade Center.J'étais aussi au Centre Bell, en avril 2002, lors de l'enregistrement de La Fureur de Céline, une émission destinée à promouvoir la sortie de son album A New Day.De ce «spectacle» conçu pour la télé, que j'ai vu et entendu depuis la galerie de presse, je ne garde qu'un souvenir: l'apparition d'Éric Lapointe dans les gradins d'où il a interprété, de sa voix rauque, L'amour existe encore.L'aveu s'impose donc de luimême: cette chanson, que je me rappelle encore avoir entendue pour la première fois à l'émission Studio Libre de Michel Désautels, il y a une quinzaine d'années, demeure ma préférée de Céline Dion (et aussi de Luc Plamondon).La seule que je trouve vraiment bouleversante.La seule où le propos, le chant et l'émotion s'amalgament en une oeuvre authentique et plus grande que nature.Je suis un peu difficile en matière de pop vocale, voyez-vous.Céline Dion (que je n'ose pas appeler juste par son petit nom), je ne la connais que de l'extérieur, pour ainsi dire.Par ses disques, que j'ai parfois écorchés.Et à travers l'image publique qu'elle projette en conférence de presse - un mélange de retenue protocolaire et de familiarité.Je ne la connais pas, même après l'avoir rencontrée seule à seul pendant une bonne demiheure dans un hôtel new-yorkais en mars 2002, au moment de la sortie de A New Day, juste avant sa période Vegas.Je m'attendais à rencontrer une diva, avec ce que cela peut supposer de décorum, de distance imposée et de déférence obligée.J'ai eu affaire à une jeune mère de 33 ans exagérément cool.Une femme insaisissable même si elle livrait sans fausse pudeur ses états d'âme concernant la maternité ou cette carrière phénoménale à laquelle elle revenait après une pause de presque deux ans.Je n'ai jamais vu Céline Dion, même en personne, parce qu'elle demeure une énigme pour moi.J'irai donc au Centre Bell dans 10 jours.Pour voir si j'arriverai à en percer le mystère.Pour voir de mes yeux la «bête de scène » qu'on m'a tant vantée et devant laquelle même Alice Cooper serait resté muet d'admiration.Et pour entendre «ma» toune.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : avigneau@lapresse.ca Je n'ai jamais vu Céline Dion.Je m'attendais à rencontrer une diva, avec ce que cela peut supposer de décorum, de distance imposée et de déférence obligée.J'ai eu affaire à une jeune mère de 33 ans exagérément cool.ENTREVUE JEAN-PIERRE FERLAND PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Dans sa cabane à sucre de Saint-Norbert, Jean-Pierre Ferland enregistre toutes les semaines son émission de radio Écoute pas ça.C'est par amitié pour Céline Dion qu'il a accepté de quitter sa retraite pour l'accompagner, le temps de deux chansons, sur les Plaines.«Je lui ai dit que peut-être que les gens ne me pardonneraient pas de briserma promesse.Ellem'a répondu: non, non, au contraire, ils vont être heureux.» «On est montés sur le dernier étage de leur bateau et on s'est tous assis par terre.Céline s'est mise à chanter mes chansons.Écoute, je n'en revenais pas : elle connaissait toutes mes chansons par coeur.» Il a accepté de sortir de sa retraite «une fois tous les 400 ans, pour elle ».Le 22 août, Jean-Pierre Ferland chantera sur les plaines d'Abraham lors du mégaconcert de Céline Dion.Dans sa ferme de Saint-Norbert, il parle de son amitié avec le couple Dion-Angélil ainsi que de sa nouvelle vie de retraité, qui n'a jamais vraiment abandonné sa guitare. La revue musicale de l'été 2008 Théâtre Corona billeterie@theatrecorona.com lundi au samedi 12h à18h 514 931-2088 réseau Admission www.admission.com 514 790-1245 Revivez l'époque glorieuse montréalaise du Rhythm &Blues des années 50, 60 et 70 Écoutez des extraits exclusifs du spectacle au: www.theatrecorona.com Plus de 50 succès incontournables 17 artistes sur scène «Tous ceux qui aiment la musique devraient aller voir ce spectacle »Marie-Christine Blais, La Presse «Onnerecréait pas l'Esquire, on yétait » Philippe Rezzonico, Le Journal de Montréal «Unspectacle incontournable! »Alexandra Diaz, Le TVA17h, TVA «Unpur délice! »Rebecca Mc Konnen, Le Téléjournal de 18h, Radio-Canada «Infiniment jouissif! «Hélène Denis, 98,5 FM «The show is astunner.»Bernard Perusse, The Gazette «Chaque numéroest un grand bonheur! »Catherine Perrin, C'est bien meilleur le matin, Radio-Canada «Vraiment une réussite! »Lise Villeneuve, Désautels, Radio-Canada au Théâtre Corona NOUVELLES SUPPLÉMENTAIRES LES 5, 7, 12 ET 13 SEPTEMBRE EN SUPPLÉMENTAIRE LE SAMEDI 16 AOÛT À 15 H « .Silence en coulisses! nous en fait voir de toutes les couleurs, avec une suite infernale de situations burlesques.» - Sylvie St-Jacques, La Presse 20 000 billets vendus Déjà Supplémentaires 28-29-30 août 3562407A ARTS ET SPECTACLES Àl 'heure où j'écris ces lignes, le Canada n'a pas encore remporté de médaille aux Jeux de Pékin.À l'heure où vous lisez ces lignes, il se peut que la situation ait changé et qu'un filet d'or, d'argent ou de bronze coule enfin dans les veines de notre fierté nationale.Entre vous et moi, j'en doute, mais peu importe puisqu'en ce moment il semble que le monde entier soit ébloui par le Canada et intoxiqué par son hymne national.En effet, en ce moment même, dans une rue à Calcutta, un chauffeur de taxi indien, caractériel et pressé, fredonne l'hymne national canadien en roulant à fond de train avec sa bagnole.Dans la même ville, un barbier, sans turban mais avec une grosse moustache, tapote les joues de son client en chantant lui aussi l'hymne canadien.Même chose pour un vieux pêcheur vietnamien au visage tout ratatiné qui chante en ramant dans sa barque pendant que dans un champ en Afrique, trois femmes portant pots et tapis sur leurs têtes et bébés en bandoulière en font autant.Sans oublier quelque part sur une route en Suède, ce grandpère qui traverse la campagne sur sa moto en chantant l'Ô Canada.Réalité?Non, publicité.Les cinq scènes que je viens d'évoquer font partie d'une mystérieuse campagne publicitaire, qui a été lancée sur les ondes de Radio-Canada et de CBC il y a une semaine.Mystérieuse parce que ces publicités qui nous encouragent à partager notre fierté ne portent aucune signature, ou du moins n'en portaient aucune jusqu'à vendredi.Hier, en effet, nous avons enfin découvert quelle marque se cachait derrière ces publicités.Détrompez-vous, il ne s'agit ni de Patrimoine Canada ni du gouvernement du Canada ni même de la succession Calixa-Lavallée.Il s'agit de Bombardier, une entreprise qui, selon la pub, fabrique des trains, des avions et.de la fierté à partager.Dans cette nouvelle pub censée expliquer pourquoi tous ces étrangers chantaient l'Ô Canada, des villageois africains sont réunis devant une petite télé en noir et blanc.Subitement les premiers accords de l'Ô Canada s'élèvent sur le visage d'un athlète canadien, aussi victorieux qu'il est fictif.Un vieil Africain monte alors le son de la télé.J'aime bien cette musique.Elle est entraînante, lance-t-il à ses amis villageois qui éclatent de rire.Pour être tout à fait franche, je n'ai pas compris à quoi rimait cette nouvelle pub ni toutes celles qui l'ont précédée.Pas compris pourquoi en pleine fièvre olympique, un chauffeur de taxi indien, vivant et travaillant en Inde, se mettrait subitement à chanter l 'hymne national d'un autre pays que le sien.Pourquoi diable ce monsieur voudrait-il partager notre fierté gonflée aux stéroïdes alors que son propre pays a déjà au moins une médaille de plus que nous?Et que dire de ces Africaines ! Pourquoi voudraient-elles chanter le Ô Canada quand elles pourraient chanter l'hymne national du Togo, petit pays africain mille fois moins nanti que le Canada et qui pourtant est déjà riche d'une médaille d'argent et d'une autre de bronze.Le Canada veut partager quelle fierté au juste ?Celle d'être battu par la Hongrie, l'Inde et le Togo?Chez l 'agence Ta xi , qui a conçu la campagne pour Bombardier, on m'a expliqué que ces publicités illustraient la fierté déclenchée par les performances canadiennes sur la scène internationale.Je veux bien, mais pourquoi un chauffeur de taxi indien serait-il fier de nos performances?Et pourquoi fredonnerait-il un hymne national qui n'a pas encore eu le loisir d'être joué une seule fois à Pékin ?La porte-parole de Taxi m'a assuré que ce n'était pas grave si le Canada n'avait remporté aucune médaille jusqu'à maintenant.Ce qui compte selon elle, c'est que nos athlètes aient réussi à se rendre à Pékin pour se mesurer à l'élite athlétique mondiale.C'est de leur participation qu'il faut être fier.Pas de leur victoire.En entendant ses mots, j'ai pensé à tous ces athlètes canadiens et québécois qui, toute la semaine, ont pleuré des larmes amères devant les podiums qui se dérobaient sous leurs pieds.Ces athlètes-là étaient peutêtre contents de participer aux Jeux de Pékin, mais ce qu'ils voulaient avant tout et à tout prix, c'est gagner.Point.Un jour, d'ici la fin des Jeux, j'ose croire que l'hymne national canadien résonnera enfin à Pékin.En attendant, vendons des avions et des trains, mais cessons de fabriquer une fausse fierté que personne n'a envie de partager.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : npetrows@lapresse.ca L'hymne national des sans-médaille NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE SUR LES PLANCHES CÉLINE DION, ce soir, mercredi et jeudi au Centre Bell.ORCO MUTO, ce soir au Club Soda.ELI ETTIEN, mardi au Balattou.AIRBOURNE, jeudi au National.AMAR ET LE GROUPE DIOKKO, jeudi au Balattou.YANN PERREAU, jeudi et vendredi au Divan Orange.PARAMORE, vendredi au Métropolis.BIONIC, vendredi au Petit Campus.Céline Dion PHOTO REUTERS Pour être tout à fait franche, je n'ai pas compris à quoi rimait cette nouvelle pub ni toutes celles qui l'ont précédée.Pas compris pourquoi en pleine fièvre olympique, un chauffeur de taxi indien, vivant et travaillant en Inde, se mettrait subitement à chanter l'hymne national d'un autre pays que le sien. FAITES-VOUS PLAISIR EN PROFITANT DE NOTRE EXCELLENT SOUPER DE FONDUE CHINOISE Vendredi 5 septembre - 20 h 30 Samedi 6 septembre - 20 h 30 Vi te! On a sorti des supplémentaires du SAC 3573650A 3578687A FAITES-VOUS PLAISIR EN PROFITANT DE NOTRE EXCELLENT SOUPER DE FONDUE CHINOISE MISE EN SCÈNE ET ADAPTATION: Vincent Bilodeau Nous sommes contents, contents de vous annoncer ces supplémentaires Le 16 août à 16 h et le 6 septembre à 20 h 30 3573646A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE Elle ne veut plus être Lorie, l'idole des pré-adolescents.Au bras de Garou, la chanteuse française de 26 ans se fait désormais plus sensuelle et sexy et se présente en artiste plus dance que pop.ISABELLE MASSÉ Lorie amorce un virage artistique.Après quatre albums destinés à la jeunesse, la chanteuse française veut montrer qu'elle a vieilli.Aux côtés de son amoureux Garou, par-dessus le marché, qui en a fait la première artiste sous contrat avec son étiquette Wolfgang Entertainement.Ce n'est pas une artiste pop préfabriquée que l'amoureux a pris sous son aile, mais une chanteuse qui, à 26 ans, ne tient plus à chanter que des histoires d'amitié et qui veut jouer les filles sensuelles et sexy.À preuve, la pochette de son cinquième album en carrière, lancé en novembre dernier en France, puis au Québec cette semaine, sur laquelle elle se présente en combinaison moulante blanche.«Je suis plus sexy, mais ce n'est pas provocant, se défend Lorie.Changer d'image est devenu naturel.J'ai 26 ans.Cet album-là me représente mieux musicalement, tant du côté des paroles que du look.» Lorie dit être à un moment charnière de sa carrière.Des mois passés à s'amuser sur des pistes de danse l'ont motivée à épouser la dance plus que la pop, cette fois.Les fans la suivront-elle?En France, 2Lor en moi?susciterait moins d'enthousiasme que ses précédents albums (130 000 exemplaires vendus).Le tandem professionnel créé avec Garou stimulera peut-être les ventes ici.D'abord, sa liaison rapproche davantage Lorie du Québec.«Depuis qu'on est ensemble, je n'arrête pas de faire des allers-retours Paris-Montréal.Tous les mois ou les deux mois.J'ai revécu l'hiver ici avec toute la neige.J'ai fait de la pêche sur la glace et de la motoneige.» Fini les voyages éclair ! Le jour où nous l'avons rencontrée, Lorie séjournait au Québec depuis deux semaines déjà.«C'est agréable d'être ici, même si le temps n'est pas favorable.Chez moi, j'aurais tourné en rond.Au Québec, avec mon chéri, je découvre.» Ici, elle se tient aussi à l'abri des paparazzis qui lui ont déjà empoisonné la vie.«Je suis très violente avec eux, lance Lorie.Quand des voitures me suivent, je vais taper aux fenêtres.Je peux piquer les appareils photo de certains.L'an dernier, au Mexique, six paparazzis m'ont suivie dans un club.Je leur ai jeté des verres de coca à la figure! Ma vie privée reste ma vie privée.» Cela dit, Lorie dit avoir jusqu'à présent bien géré médiatiquement sa relation avec Garou.«On a réussi à rester ensemble pendant un temps sans que ça se sache.Puis, on a décidé d'arrêter de se cacher.On avait envie d'aller au resto, de s'embrasser\u2026» Depuis qu'el le est l iée à Wolfgang, Lorie est consciente que de mêler amours et vie professionnelle comporte des inconvénients.Et si leur histoire prenait fin?«On en a beaucoup parlé, Garou et moi, explique Lorie.Quand j'ai su qu'il montait sa boîte, je l'ai bousculé pour en faire partie ! Nous sommes des bourreaux de travail.On sait ce qu'on veut.Je décide tout en France.Ici, il est mon patron.Mais on s'est dit qu'il ne fallait pas qu'il y ait des embrouilles dans notre couple à cause du boulot.» En France, Lorie est associée à l'étiquette de disques Columbia, et non plus Épic, depuis un an.Son père n'est plus son agent, mais son producteur.«On a jugé qu'il serait bon de s'autoproduire pour pouvoir vraiment tout gérer, prendre le temps de faire les choses, explique Lorie.Les deux dernières années (avec Épic), j'ai eu quelques problèmes.Je disais que j'avais envie de grandir et de sortir du créneau ado, mais mon ancien producteur ne voulait pas.» Lorie a mis un an pour préparer 2Lor en moi?Elle a notamment cogné aux portes des Ian Masterson et Terry Ronald, à Londres, qui ont déjà collaboré avec Kylie Minogue, pour qu'on lui écrive des chansons sur mesure.Entre deux refrains faits pour danser, elle traite de ses peurs et d'homosexualité notamment.«J'ai aussi retravaillé ma voix, mon souffle et mon interprétation.Mon ancien producteur me faisait travailler dans les aiguës.» Libre, Lorie espère désormais surprendre tout en montrant que la notoriété ne lui a pas fait perdre les pédales, comme une certaine Britney Spears à qui on l'a comparée à ses débuts.«Je la joue glamour, mais je reste moi-même.» LORIE Fille fatale PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Depuis qu'elle est liéeà Wolfgang Entertainment, l'étiquette de Garou, Lorie est consciente que demêler amours et vie professionnelle comporte des inconvénients.« On en a beaucoup parlé, Garou et moi.On s'est dit qu'il ne fallait pas qu'il y ait des embrouilles dans notre couple à cause du boulot», explique-t-elle.« Je suis plus sexy, mais ce n'est pas provocant.Changer d'image est devenu naturel.J'ai 26 ans.Cet album-là me représente mieux musicalement, tant du côté des paroles que du look.» NOUVELLES DU DISQUE Quatuor de Messiaen Pour le centenaire de la naissance de Messiaen, un nouvel enregistrement de son Quatuor pour la fin du temps vient de paraître chez Linn, avec Philip Moore au piano, Maximiliano Martin à la clarinette, Alexander Janiczek au violon et William Conway au violoncelle.Le disque contient d'autres pièces de Messiaen, dont une peu connue pour piano et quatuor à cordes.Dohnanyi au piano La marque Praga publie en compact des documents sonores d'Ernö (ou Ernst von) Dohnanyi datant de 1956.Le pianiste et compositeur joue ses célèbres Variations sur une chanson enfantine et son Concerto pour piano op.42 avec le Royal Philharmonic Orchestra dirigé par Sir Adrian Boult, et le violoncelliste Janos Starker joue son Konzertstück op.12 avec le Philharmonia Orchestra, dir.Walter Susskind.Franck et Fauré Le Quatuor Dante a groupé sur un disque Hyperion l'unique Quatuor à cordes de Franck et l'unique Quatuor à cordes de Fauré.Concerto de Pizzetti Chez Euterp, Aldo Ciccolini vient d'enregistrer, à 82 ans, le rare Concerto pour piano d'Ildebrando Pizzetti avec l'Orchestre National de Montpellier dirigé par Friedemann Layer.Nikos Skalkottas Du compositeur grec Nikos Skalkottas, on ne connaît guère que les Danses grecques pour orchestre.BIS sort un disque groupant son Concerto pour deux violons, son Concertino pour deux pianos et son Concerto pour xylophone, joués par des solistes grecs et l'Orchestre symphonique de Thessalonique, dir.Vassilis Christopoulos.Dvorak original La marque Naïve a réalisé le premier enregistrement du Stabat Mater de Dvorak dans la version originale pour choeur, solistes et piano.Les interprètes : le Choeur Accentus, dir.Laurence Equilbey, les chanteurs Alexandra Coku, Renata Pokupic, Pavol Brweslik et Markus Buttery et la pianiste Brigitte Engerer.Rare Donizetti Dernière rareté de Donizetti à paraître chez Opera Rara : Imelda da Lambertuzzi, avec Nicole Cabell, Frank Lopardo, Massimo Giordano et James Westman, dir.Mark Elder.Stravinsky à Berlin Dernière parution EMI de Sir Simon Rattle et l'Orchestre Philharmonique de Berlin: un programme Stravinsky comprenant la Symphonie de psaumes, avec choeur, la Symphonie en trois mouvements et la Symphonie en do. Halpern et Johnson de Lionel Goldstein mise en scène de Monique Duceppe Le Lion en hiver de James Goldman mise en scène de Daniel Roussel Faits pour s'aimer de Joseph Bologna et Renée Taylor mise en scène de Michel Poirier Le Déni d'Arnold Wesker mise en scène de Martine Beaulne Amadeus de Peter Shaffer mise en scène de René Richard Cyr Pierrette est enchantée de Pierrette Robitaille mise en scène de Jacques Girard Abonnez-vous! 514 842-8194 duceppe.com 2008 - 2009 3557783A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE Avec le groupe montréalais The Stills, on aurait pu parler de la première partie de Paul Mc Cartney, que le quintette a assurée il y a quelques semaines à Québec.Ou de celle de Jean Leloup, que la formation anglophone fera, le 30 août, à Québec.On en a parlé, d'ailleurs.Mais on a surtout discuté de Oceans Will Rise, le troisième album des Stills, en magasin mardi.Et qui en vaut vraiment la peine.MARIE-CHRISTINE BLAIS Tous deux chanteurs, guitaristes, auteurs et compositeurs des Stills, Tim Fletcher, natif de Dollard-des-Ormeaux, et David Hamelin, né à Lachine, sont les premiers en convenir: «On vit une période incroyable.» Des premières parties prestigieuses (c 'est quand même pas mal , chanter Two of Us juste avant que Mc Cartney, son auteur, se pointe sur scène), un nouvel album pour lequel le «buzz» est bon, une tournée américaine en novembre avec leurs copains du groupe rock Kings of Leon\u2026 La douce ironie de la chose, c'est que leur album Oceans Will Rise traite d'anéantissement intime ou mondial, de catastrophes environnementales ou personnelles, de fin du monde - disons que ça donne un tout autre sens à l'expression punk «no future ».Comme un mur des lamentations lumineux, dansant.Car tous ces textes sombres, traversés de vers parfois brillants, se déclinent sur des airs pop dansant avec des guitares parfois piaffantes, parfois percutantes! Références au ska Surprenant jusqu'à ce qu'on sache que les tout débuts de Tim, David et leurs copains, ados, c'était au sein d'un groupe ska, The Undercovers.Et le ska, qu'est-ce d'autre que de la musique pour danser en clamant l'absurdité du monde?Pas étonnant que ce soit Gus Van Go, leader du défunt et très regretté groupe Me, Mom&Morgentaler, qui coréalise Oceans Will Rise.«Au début des Stills (en 2003), tout le monde nous a comparés à Joy Division, alors qu'on ne l'avait jamais écouté ; maintenant, on nous parle de Talking Heads, qu'on n'a pas non plus écouté, ou de U2, dont on n'est pas vraiment des fans, dit Tim Fletcher, dans un français joliment métissé d'accent anglais et avec un grand sourire.Comment ça se fait que personne ne se rend compte que ce disque-là est plein de références au ska?D'après moi, c'est parce que les jeunes hipsters branchés n'écoutent pas de ska.Dans Don't Talk Down, je cite un bout de la chanson Nightclub de The Specials, et personne ne s'en rend compte.J'étais sûr de me faire accuser de toutes sortes d'affaires.» Après le départ d'un des membres du groupe et la sortie du deuxième album, Without Feathers (2006), le groupe s'était déjà fait «accuser de toutes sortes d'affaires », surtout de n'être pas le groupe phare qu'on attendait.«C'est une bonne chose, finalement, explique David Hamelin, avec lui aussi un grand sourire.Parce que, pour Oceans Will Rise, on n'avait rien à prouver, les gens ne nous attendaient pas.Tu sais, c'était une des choses qui étaient vraiment cool en parlant avec Paul Mc Cartney après le show de Québec: il sait que c'est impressionnant de le rencontrer, alors il est gentil, mais surtout, il n'a rien à prouver.C'est libérant, cette sensation.On a pu être ce qu'on voulait, c'est-à-dire pas juste un groupe post-punk indie.» Chaise musicale Et tout le monde a joué littéralement à la chaise musicale dans le quatuor devenu quintette.David, qui était officiellement à la batterie, est passé à la guitare («En fait, je devais faire les claviers, mais finalement Liam (O'Neil), le claviériste, est resté ! »).Mais le solo de guitare de Don't Talk Down, c'est justement Liam qui le fait : «Liam jouait du jazz sur des croisières, explique David, et quand il est revenu à Montréal, on travaillait à notre premier album (en 2003).Il nous a accompagnés sur le disque et, en tournée, on a toujours tout créé à trois, pour le deuxième disque aussi, et finalement, Liam est maintenant un membre du groupe.Et quand je regarde Julien (Blais) jouer de la batterie, je sais très bien que je ne saurais jamais faire ce qu'il fait!» Chose certaine, cela donne un disque allumé (où il est d'ailleurs énormément question de feu, f lammes, étincelle, incendie, etc.).Que les Stills ont hâte d'interpréter enfin sur scène, et particulièrement en première partie de Leloup, dans 15 jours : «On est un groupe d'Anglos- Montréalais, nos références, nos amis, sont plutôt anglos.Mais il y a deux artistes francophones du Québec qu'on aime vraiment : Jean Leloup et\u2026 Éric Lapointe.On a grandi avec eux.Ils sont purs, ils sont intenses, chacun à leur façon.» Ça, les jeunes hipsters le savent-ils ?THE STILLS Le mur dansant des lamentations PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE Oceans Will Rise, le troisième disque des Stills, est un album allumé.Bien que sombres, les textes se déclinent sur des airs pop dansant avec des guitares parfois piaffantes, parfois percutantes.Ci-dessus, Tim Fletcher (à gauche) et David Hamelin, à la fois chanteurs, guitaristes, auteurs et compositeurs du groupe.«Comment ça se fait que personne ne se rend compte que ce disque-là est plein de références au ska ?» E r i c Lapointe K a I n SYLvain coSSette Diane SWinG DUFre Sne Ainsi que : Julie Lamontagne, Bernadette, Les Petites Tounes, l'orchestre La Sinfonia de Lanaudiere 4 e EDITION DE SAINTƪDONAT FESTIVAL du30 aout au 1er septembre 2008 3577020A DESTI NATIONS DEST :DANSE : SE k AGOR A k 2020 - 30 AOUT '08 CATA LO GN E SOLOPOR PLACER AN GELSMARGARIT BACH MARIA MUNOZ VOLUMEN II SOFIA ASENCIO MI MADRE Y YO SONIA GOMEZ RUECHERRIER :METROSHERBROOKE WWW.AGORADANSE.COM ORA DE LA DANSE NOUVELEVEN EMENTANNUEL DE L'AGORADELADANSE NOUVELEVENEMENTA BILLETTERIE : E 514-525-1500 150 :ADMISSION : 514-790-1245 3559186A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE Demain soir, l'International de montgolfieres de Saint- Jean-sur-Richelieu accueille la legende du country americain Kenny Rogers pour ce qui sera son troisieme concert au Quebec en un an ! Comme si les amateurs de country de la province venaient de retomber en amour avec l'interprete de The Gambler et Lucille¡K Entretien avec le grand Texan, qui aura 70 ans jeudi prochain.PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPECIALE .C'est vrai?Paul Mc Cartney vous a parle en francais durant son concert ?demande Kenny Rogers au bout du fil.Je vais te raconter une histoire: il y a quelques annees, j'etais en concert au Quebec, et j'ai fait expres d'inserer une chanson en francais dans mon repertoire (il fredonne le refrain, avec son epais accent du Sud), Je ne Blondeuuu¡K Mais je n'avais aucune idee de ce que la chanson racontait.Or, j'ai fait monter un fan sur scene pour qu'il m'explique le sens des paroles! Lui aussi avait du mal a me comprendre, ca doit etre parce que c'est une chanson louisianaise¡K.Un rigolard, Kenny Rogers.Pourmoi, lamusique country doit savoir faire trois choses: rire, pleurer, et reflechir.La voix ferme, un brin usee et melodieuse, comme dans ses chansons.Le sourire dans la voix.Et plein d'energie, meme a l'aube de ses 70 ans ¡Vet, surtout, apres plus de 50 ans de carriere.Des le milieu des annees 50, Kenny Rogers se lance dans le metier, d'abord dans un groupe de doo-wop;puis, en 1967, apres des ecarts vers le jazz, le folk et le rock, un premier projet vraiment serieux, le groupe The First Edition ¡V.T'es trop jeune pour avoir connu ca, on avait meme des chansons psychedeliques! .¡V, qui embrasse le courant hippie pour enfin se dissoudre en 1976.C'est alors le debut de la deuxieme vie musicale de Kenny Rogers, et incontestablement sa plus prolifique.Une poignee de singles lancent sa carriere solo, mais c'est une chanson lancee en 1977, la jolie Lucille ¡Vcomposee par un pur produit Nashville, Roger Bowling, egalement auteur d'un autre grand succes de Rogers, Coward of the Country ¡V, qui met son nom sur les levres de tous les amateurs de country nord-americain.Kenny Rogers participe alors a l'emergence d'un nouveau courant de la musique country.Tranchant avec le style plus rude (dans le son comme dans les themes) des populaires Waylon Jennings et Willie Nelson, Rogers, dont la popularite ne fait que croitre durant les annees 80, marque l'arrivee du country-pop.Raconter des histoires Ses nombreux succes, ses formidables duos (avec Dolly Parton, pour ne nommer qu'elle) et, surtout, ses metissages country-rock ont permis a Rogers, et au country par effet d'entrainement, d'aller rejoindre un tout nouveau public.Il y a longtemps, au debut de ma carriere, je me suis dit: l'important n'est pas de se soucier de faire cette annee le plus d'argent possible, mais de m'assurer de faire de l'argent le plus d'annees possible, dit le sage.Question de survie.Bien mener sa carriere, c'est aussi savoir produire tout en maintenant la qualite de la musique.Vraisemblablement, Kenny Rogers a reussi.Des millions d'albums vendus, aux Etats-Unis et au Canada surtout, mais aussi en Europe, ou il a contribue a faire connaitre le country.Les Toby Keith, Billy Ray Cyrus et Keith Urban, qui visent aujourd'hui le sommet des palmares americains, sont tous des fils de Kenny, en quelque sorte.Tu sais, aujourd'hui, je ne peux pas rivaliser avec les kids du metier, ces nouvelles jeunes stars, croit-il.Il faut que je trouve ma niche, et je crois que j'y suis arrive avec Water&Bridges.¡Vson album de 2006, qui a fort bien fait dans les palmares.Ma niche a moi, c'est ce que j'ai toujours fait de mieux: raconter des histoires.Et les transmettre aux fans, ce qu'il trouve encore plaisir a faire.J'etais en concert au Quebec il y a quelques jours, et on a eu du bon temps! C'est drole, parce que j'ai l'impression qu'on n'y parlait pas beaucoup anglais, et moi, j'aime parler, faire des blagues durant mes spectacles.Quand meme, je crois que les gens me comprenaient plus que je pense, mais j'ai senti qu'il fallait que je passe plus rapidement aux chansons¡K And boy, those French, they love music !.Malgre l'age, Rogers maintient un rythme de travail de star.Une centaine de concerts par annee.Je travaille environ deux semaines, je reviens chez moi pour deux ou trois semaines, puis je repars¡K Mais je crois que l'annee prochaine pourrait etre ma derniere annee de travail.J'aime de moins en moins m'eloigner de chez moi.C'est difficile de concilier mon amour de la scene et de la musique avec le temps que je veux passer avec mes deux fils durant ce que je crois etre des annees cruciales de leur vie.J'ai deux jumeaux de 4 ans, tu comprends?.Kenny Rogers, en spectacle demain soir, 21h, a Saint-Jean-sur- Richelieu dans le cadre de l'International de montgolfieres.L'INTERNATIONAL DE MONTGOLFIERES DE SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU Kenny Rogers et ses fils Kenny Rogers: .Pour moi, la musique country doit savoir faire trois choses : rire, pleurer, et reflechir.FLASH Leloup deplace au Colisee Le concert-retour de Jean Leloupse deroulera finalement le samedi 30 aout au Colisee de Quebec.Il devait se tenir la veille a l'exterieur au Centre Le Relais de Lac-Beauport.Les detenteurs d'un billet doivent le faire changer.Ceuxqui veulent se faire rembourser ont jusqu'au 20 aout.Pour les autres, il reste encore des places.The Stills et Chinatown assureront la premiere partie.L'autreevenementdel'International Week-End Budweiser, le concert mettant en vedette Bryan Adams et Nickelback, est annule.Il etait prevu pour le dimanche 31 aout.¡X Paul Journet Les Toby Keith, Billy Ray Cyrus et Keith Urban, qui visent aujourd'hui le sommet des palmares americains, sont tous des fils de Kenny, en quelque sorte. MARTINMATTE.COM RIEZENCORE.COM 18 MARS 2009 19 MARS 2009 20 MARS 2009 21 MARS 2009 26 NOVEMBRE 2008 27 NOVEMBRE 2008 28 NOVEMBRE 29 NOVEMBRE 5 SEPTEMBRE 6 SEPTEMBRE 16 OCTOBRE 2008 17 OCTOBRE 18 OCTOBRE COMPLET THÉÂTRE SAINT-DENIS 514 790.1111 / TICKETPRO.CA COMPLET COMPLET 10 JUIN 2009 11 JUIN 2009 12 JUIN 2009 13 JUIN 2009 COMPLET PLACE DES ARTS 10 AU13 JUIN 2009 CONDAMNÉ À L'EXCELLENCE SUPPLÉMENTAIRES COMPLET COMPLET DÉJÀ PLUSDE BILLETS VENDUS 3579126A ARTS ET SPECTACLES DANSE Une onde de choc se propage dans le milieu de la danse.Quelques jours après l'annonce de l'abolition des programmes fédéraux d'aide à la tournée Prom Art et Routes commerciales, c'est la consternation, tant chez les compagnies de danse de taille modeste que les grandes institutions.Car la tournée est essentielle au milieu.STÉPHANIE BRODY COLLABORATION SPÉCIALE «Pour nous, l'abolitionde Prom Art représente, bon an mal an, un manque à gagner de 70 000 $ à 115 000$.Cette somme nous permettait d'assurer les frais de transport de tournées», s'inquiète Pascale Correïa, directrice générale des Ballets Jazz de Montréal.Cette année, la compagnie donnera 70 représentations, dont 54 hors Canada.«Pour la saison 2008- 2009, la diffusion à l'étranger compte pour plus de 62% de nos revenus autonomes, souligne Mme Correïa.Qu'allons-nous faire à l'avenir?Refuser des tournées?Sabrer les 40 semaines de travail par année de nos danseurs?Faire des compressions dans leur entraînement?» «Prom Art est réellement le seul programme qui nous permette de financer nos exportations.Ces coupes pourraient bien signifier la mort des Grands Ballets sur la scène internationale», croit Alain Dancyger, directeur général des GBCM, qui viennent de briller pendant deux semaines au Grand Palais à Paris.«Si huit semaines de tournée tombent à l'eau, c'est huit semaines de travail garanti en moins pour nos danseurs.» Routes commerciales avait aussi permis aux GBCM de conclure des ventes pendant leur séjour parisien.«Grâce à ce programme, nous avons pu inviter quelques diffuseurs potentiels par soir, de partout en Europe, et bien des ententes se sont confirmées sur place», ajoute Dancyger, avant de lancer: «Mais est-ce qu'on oserait, comme ça, éliminer toutes les subventions que l'on octroie aux PME pour soutenir leurs exportations à l'étranger?» «N'oublions pas que le marché international représente, en moyenne, près de 40% des revenus autonomes des compagnies de danse», souligne Lorraine Hébert, directrice générale du Regroupement québécois de la danse.«Sans la diffusion internationale et sans le soutien, notamment, du ministère des Affaires étrangères, la discipline est menacée.» En effet, pour le milieu de la danse, tourner n'a rien de superflu.Au Canada, malgré un public qui ne cesse d'augmenter, le marché demeure restreint.Or, en Europe, où la demande est florissante, les compagnies québécoises ont la cote.«Les théâtres des grandes capitales nous réclament en vedette, explique Jacques Vecerina, directeur administratif de La La La Human Steps.Mais tourner coûte cher - avec nos danseurs, musiciens et techniciens, nous sommes 22 sur la route - et l'argent que nous recevions de Prom Art comblait des manques à gagner qui nous permettaient de respecter ces engagements.» Benoit Lachambre et Louise Lecavalier font fureur avec leur duo Is You Me et leur carnet de commandes est bien rempli.«Or, à la lumière des récentes coupes, je vais probablement devoir augmenter les cachets demandés à nos diffuseurs étrangers », réalise André Malaket, directeur général de la compagnie de Lachambre, Par B.L .eux.«Mais la concurrence est vive sur le marché international.Si le prix des spectacles d'artistes canadiens augmente trop, les diffuseurs européens ne nous inviteront plus.Nous allons aussi devoir puiser dans des subventions au fonctionnement qui arrivent à peine à couvrir nos frais administratifs et nos besoins en personnel tant les activités de Par B.L.eux s'intensifient.» Par ailleurs, qui dit tournées à l'étranger dit visibilité, et donc possibilité d'attirer des partenairesqui contribuent non seulement à la diffusion des oeuvres, mais qui investissement aussi dans la création, à titre de coproducteurs, assurant ainsi une pérennité.C'est le cas de José Navas, de Daniel Léveillé et de nombre d'autres chorégraphes québécois.«Ce n'est qu'après avoir assisté au travail de Dave St-Pierre que des diffuseurs de Munich puis de Salzbourg lui ont offert des résidences dans leur théâtre, tout en contribuant financièrement à ses futures productions», raconte George Skalkogiannis, l'agent de St-Pierre.«Je suis très inquiet de l'impact qu'aura l'abolition de cette aide à la tournée sur le développement et le rayonnement de la prochaine génération de créateurs.Peut-être faudra-t-il qu'ils déménagent en Europe.» COUPES À OTTAWA La consternation règne dans le milieu de la danse «Prom Art est réellement le seul programme qui nous permette de financer nos exportations.Ces coupes pourraient bien signifier la mort des Grands Ballets sur la scène internationale », croit Alain Dancyger, directeur général des Grands Ballets canadiens, qui viennent de briller pendant deux semaines au Grand Palais à Paris.« Est-ce qu'on oserait, comme ça, éliminer toutes les subventions que l'on octroie aux PME pour soutenir leurs exportations à l'étranger ?» ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE SYLVIE ST-JACQUES COUPS DE THÉÂTRE Cette semaine, La Licorne e t l e t héât re de la Manufacture dévoilaient le contenu de leur prochaine saison, la dernière avant de fermer pour rénovations.Surprise: plusieurs reprises étaient de la programmation du directeur artistique Jean-Denis Leduc.La fête sauvage (du Théâtre de La Banquette arrière), Les frères Laforêt (de Janvier Toupin, Théâtre d'Envergure), Avaler la mer et les poissons (de Sylvie Drapeau et Isabelle Vincent), Les points tournants (de l'Écossais Stephen Greenhorn, traduit par Olivier Choinière).Si en télé, on réserve les reprises pour la saison estivale, les théâtres font quant à eux leurs choux gras des productions qui valent la peine qu'on leur donne une seconde vie.Pour les habitués de La Licorne, l'annonce de reprises est une excellente nouvelle.Vous avez raté Août, un repas à la campagne, Félicité, La société des loisirs ou Coma Unplugged parce qu'il ne restait plus un seul billet, même pour une supplémentaire un mardi après-midi?Vous n'êtes pas seuls.Vivement qu'on agrandisse et rénove La Licorne, afin qu'elle puisse enfin déployer ses ailes dans un lieu digne de la qualité de ses pièces.La Licorne, c'est souvent le meilleur théâtre en ville, sans le côté pompeux ou guindé de la sortie culturelle.On y va en jeans et en t-shirt, comme au cinéma ou au bowling.Les sujets des pièces sont percutants et dans l'air du temps, une place importante est faite aux jeunes acteurs, auteurs et metteurs en scène, la création y est soutenue.Et lorsqu'un spectacle trouve son public, on met les efforts qu'il faut pour qu'il soit joué le plus longtemps possible, de Laval jusqu'en Abitibi, en passant par Le Bic.«La Manufacture est la compagnie de théâtre pour adultes qui tourne le plus au Canada», rappelait ainsi Jean-Denis Leduc, lors du dévoilement de mardi dernier.Lorsque je veux convaincre un allergique aux arts de la scène que le théâtre, ce n'est pas forcément long, lourd, pénible, vieillot ou incompréhensible, je l'invite à La Licorne.Généralement, j'ai droit à une réaction d'étonnement agréable, suivie d'une discussion animée sur la pièce qu'on a vue.À la lumière des extraits qui nous ont été montrés la semaine dernière, les nouveautés de la prochaine saison (Le Pillowman avec Frédéric Blanchette et Antoine Bertrand, Après la fin avec Maxim Gaudette et Sophie Cadieux.) s'annoncent tout aussi prometteuses.Mais il est un peu inutile de vanter ainsi la qualité des productions qui tiennent la scène de La Licorne, puisque de toute façon, sa microscopique salle se remplit toujours plus vite que l'éclair.Heureusement qu'il y a les reprises.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : Des reprises ?Tant mieux ! La Licorne, c'est souvent le meilleur théâtre en ville sans le côté pompeux ou guindé de la sortie culturelle.On y va en jeans et en t-shirt, comme au cinéma ou au bowling.Si, au hasard d'une promenade à la Grande Bibliothèque, on vous invite à pénétrer dans une étrange petite cabane, ne rebroussez pas chemin.Les 21, 22 et 23 août, Abracada Vra ! Le grand vivant invite le grand public à prendre part à un «super cadavre exquis » qui sera ensuite transformé en performance protéiforme dont vous êtes le héros ! SYLVIE ST-JACQUES Qui sont les individus qui font la somme d'une masse?Qu'est-ce que chacun d'eux a à exprimer ?À créer?Voilà le genre de question que l'acteur français Laurent Shuh s'est posé avant de proposer le projet Abracada Vra ! Le grand vivant, spectacle protéiforme de la compagnie française Les arts mouvants, créé pour la première fois à l'occasion des 30 ans du Centre Pompidou.«D'une part, je voulais affirmer qu'un territoire délimité, un espace public, était porteur d'un imaginaire collectif.Comme si on mettait une caméra au-dessus de ce genre d'endroit et qu'on sentait les bonnes et mauvaises vibrations ou le langage qui y planaient », m'explique le concepteur du projet dans le jardin de la Grande Bibliothèque.Pendant trois jours, donc, les abonnés de la Grande Bibliothèque seront invités à laisser leur contribution au cadavre exquis.Après leur séjour dans «l'isoloir », on filmera leur bouche lisant leur phrase.Ils seront également invités à contribuer à la conception d'un grand manteau fait de coupures de journaux.À partir de ce matériel, un spectacle en plusieurs volets sera dévoilé dans un premier temps à la Grande Bibliothèque, puis à la Place des Arts.«La mise en espace débutera par une performance orale et musicale qui va révéler le contenu de cette phrase «géantissime.» Par ce travail, nous allons chercher à sculpter en direct, de manière improvisée, de façon à créer une dynamique entre le parler et le chanter, à faire vibrer les mots.En deuxième lieu, il y aura une projection des bouches qui disent exactement le même texte», explique Laurent Shuh, qui lira la somme des phrases contenues dans un long parchemin.Ce dernier travaillera en collaboration avec des artistes français et les Québécois Jean Derome (à la musique) et Alyson Wishnousky (aux chorégraphies).Les moutures précédentes d'Abracada Vra! Le grand vivant - l'expérience a été répétée dans plusieurs festivals européens - ont révélé que la démultiplication des sens s'y avérait souvent très drôle.«En matière de contenu, on remarque que des vases communicants s'installent entre les phrases des gens.De vraies histoires s'y racontent, ainsi que des témoignages d'ordre politique ou sur notre rapport au monde.» Le rapport à la planète, poursuit Laurent Shuh, est une préoccupation prédominante dans les phrases cueillies par les expériences précédentes d'Abracada Vra! Le grand vivant.«Le projet est articulé sur la question de l'intime, dans son rapport collectif.Comment notre inscription construit-elle un univers collectif et, surtout, comment tenons-nous compte de cette vision collective?» Sous le nombre, la masse, les statistiques, on oublie qu'il y a des vivants, des individus qui pensent, qui ressentent et qui s'expriment seuls et en simultané, nous rappellent Les arts mouvants.Comme un grand cadavre exquis.Abracada Vra ! Le grand vivant, les 21, 22 et 23 août à la Grande Bibliothèque, et les 28 et 29 août à la Place des Arts.ABRACADAVRA! LE GRAND VIVANT L'EXQUIS CADAVRE VIVANT ENTREVUE LAURENT SHUH PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE Pendant trois jours, les abonnés de la Grande Bibliothèque seront invités à laisser leur contribution au cadavre exquis.Après leur séjour dans « l'isoloir », on filmera leur bouche lisant leur phrase, explique Laurent Shuh (au centre), concepteur et auteur, accompagné ici de Baptiste Monsaingeon, Nathalie Saïdi et Marie-Florine Thieffry, membres de la troupe.1 2 3 UN TOUTNOUVEAU PROGRAMME ANNUEL POUR LE TNM Le Théâtre du Nouveau Monde s'offre cette saison un nouveau programme annuel intitulé L'emporte-pièces, rédigé par Stéphane Lépine et réalisé par orantango.Cet objet de 164 pages et abondamment illustré couvrira l'ensemble des spectacles de la saison, avec plusieurs portraits d'artistes, des entrevues avec les metteurs en scène et une présentation des oeuvres et des auteurs.Pour plus d'infos: www.tnm.qc.ca ENDORMIE DANS HOCHELAGAMAISONNEUVE Du 28 au 30août et du 4 au 6 septembre, une maison d'Hochelaga-Maisonneuve accueillera Endormie, de Pascal Brullemans et Nini Bélanger, qui raconte les visites d'un vieil homme dans une maison qui propose de jeunes prostituées endormies.Le texte est librement inspiré d'un roman du Prix Nobel de littérature, Yasunari Kawabata.TRIO SYLVIE ST-JACQUES SOIRÉE DE CONTES À LA BELLE ÉTOILE La Maison Saint-Gabriel convie le grand public à une soirée de contes à la lueur des lanternes.Ce soir, de 19h30 à 21h20, des conteurs et musiciens veilleront Entre chien et loup, sous la gouverne d'Ubert Sanspré dit Beloeil (alias Éric Michaud) et ses complices.Ce conteur autodidacte promet de faire ressurgir les fantômes du passé.Réservations obligatoires : 514-935-8136. 3543932A 514.985.2258 OPERADEMONTREAL.COM OPERA PLUS STARMANIA PLAMONDON/BERGER LA FANCIULLA DEL WEST / LES PECHEURS DE PERLES / MACBETH / LUCIA DI LAMMERMOOR ABONNEZ-VOUS SAISON 08/09 3576918A ARTS ET SPECTACLES THEATRE SPECTACLES C L A S S IQUE CHAPITEAU TIBBITS HILL Knowlton) June Anderson, soprano, chanteurs de l'Accademia Nazionale di Santa Cecilia (Rome) et Orchestre Symphonique de Montreal.Dir.Kent Nagano.Donizetti, Rossini: 20h.CHAPELLE SAINTƪEDOUARD Knowlton) Festival Bel Canto.Pascale Beaudin, soprano, Pierre-Etienne Bergeron, baryton: 11h.Entree libre.CHRIST CHURCH CATHEDRAL Festival Jusqu'aux oreilles.Quatuor Molinari.Schafer, Gubaidulina, Schnittke: 17h.¡V Patrick Wedd, organiste.Messiaen: 19h30.CENTRE D'ARTS ORFORD Orchestre Mondial des Jeunesses Musicales.Dir.Josep Vicent.Marianne Fiset, soprano.GP, F-1 (Valero-Castells), Canto a Sevilla (Turina), O Bali (Evangelista), suite de El Sombrero de tres picos (Falla): 20h.VA R I E T E S CABARET DU CASINO DE mONTREAL Rock Story: 20h30.CENTRE BELL Celine Dion: 20h.LA TULIPE Pop 80: 21h.L'ETOILE qUARTIER DIx30 RIvE SUD Jean-Thomas Jobin: 20h.PLACE LONgUEUIL Alfa Rococo: 19h30.qUAIS DU vIEUx PORT DE mONTREAL Noche de Carnaval: 23h30.THEaTRE CORONA Esquire Show Bar - la revue: 20h.SYLVIE ST-JACQUES CRITIQUE .On voit rien pantoute d'en haut ., annonce Nana, alias Rita Lafontaine, dans les premieres minutes du monologue de 80 minutes, que Michel Tremblay a cree pour elle.Hommage a sa mere Rheauna Rathier, morte il y a 45 ans, fleur au Rideau Vert qui a presente Les belles-soeurs en aout 1968, retour sur son oeuvre ou les elements biographiques font corps avec la fiction.Le paradis a la fin de vos jours est un travail retrospectif ou, de maniere a la fois comique et touchante, Tremblay se distancie de son theatre pour le situer dans son contexte social et historique.Au paradis, Nana est entouree de chaises placees au sol et accrochees au mur, qui sont identifiees par les noms de ses proches (Albertine, Amanda, Gabriel, Victoire.) et aussi, des satellites qui ont gravite autour du Rideau Vert et de la dramaturgie de Tremblay.Aupres de Nana montee au ciel, siegent Gisele Schmidt, Denise Pelletier, Anne- Marie Ducharme et autres disparus, certains illustres, certains inconnus.Nana, qui se reincarne dans les traits, la robe a fleurs et le tablier de l'epoustouflante Rita Lafontaine, qui prend ici l'allure d'une .stand-up.comique.Pieds nus, les mains sur les hanches, elle s'adresse directement au public a qui elle confie ses frustrations celestes et relate ses souvenirs droles et tragiques.Quarante-cinq ans plus tard, la pauvre Nana n'a toujours pas vu l'ombre de Dieu, elle qui a fonde son existence sur l'espoir de la paix eternelle au paradis.Pire: on l'a logee aupres de ses proches, elle qui aurait bien aime faire connaissance avec des Africains, des Asiatiques, et .d'autres races Il y a beaucoup d'humour dans le recit de cette dame bien de son epoque, qui releve les incoherences des croyances et superstitions inculquees par la religion catholique.Rire a tellement ete important pour moi ., rappelle la matriarche qui a legue a son fils son don de conteuse.Un talent de Tremblay bien mis en valeur dans cette piece, qui reprend certaines anecdotes familieres a ceux qui ont fraye avec l'univers de Tremblay.L'episode de l'ange de Noel en carton, qui declenche un scandale (mortel) dans la famille.La mere de Nana morte d'une indigestion de ble d'Inde.La belle-soeur qui se prend le bras dans le tordeur de la machine a laver.Michel Tremblay y va aussi de clins d'oeils autoreferentiels, en decrivant la fierte que sa mere ressent, lorsqu'un informateur lui apprend que son plus jeune n'a finalement pas rate sa vie en devenant ecrivain.Elle glousse de plaisir lorsqu'elle apprend qu'il a ete joue partout dans le monde par les comediens qu'elle aimait tant.Une grande dose de tendresse emane de ce monologue livre avec coeur par Rita Lafontaine.On retrouve l'amour de Tremblay pour ces femmes fortes, fieres dans l'adversite.Mais si Nana n'a pas oublie ses souffrances, les injustices, la pauvrete, la mort de ses enfants, c'est le souvenir d'une femme aimante et brillante qui triomphe.Au passage, Tremblay nous rappelle que ceux qu'on a aimes survivent dans le souvenir qu'on a d'eux, dans les histoires qu'on se raconte pour entretenir les liens d'affection.Oui, un hommage aux Bellessoeurs, en souvenir de Denise Proulx, Luce Guilbault, Marthe Choquette et les autres.Mais surtout un regard empreint de tendresse d'un auteur vers ceux qui ont nourri son imaginaire.Louee soit Nana, au plus haut des cieux.Le paradis a la fin de vos jours, une piece de Michel Tremblay, dans une mise en scene de Frederic Blanchette, avec Rita Lafontaine, jusqu'au 6 septembre au Theatre du Rideau Vert.LE PARADIS A LA FIN DE VOS JOURS Chroniques de l'au-dela PHOTO FOURNIE PAR LE THEATRE DU RIDEAU VERT Rita Lafontaine dans une scene du Paradis a la fin de vos jours.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE Des representations ont ete ajoutees pour ceux qui n'auraient pas eu l'occasion de voir Esquire Show Bar au theatre Corona.Des billets sont en vente pour le vendredi 5 septembre (20h), le dimanche 7 septembre (15h), et les vendredi et samedi 12 et 13 septembre (20h). Un beau dimanche! Rencontrez le forgeron dans sa vieille forge.Découvrez l'art des fileuses et des courtepointières et les jouets du bimbelotier.11 h : Causeries et démonstrations avec l'Ensemble Claude-Gervaise : Une maison bourgeoise 12 h : Conférence - A l'heure de Kyoto\u2026 un jardin de plus en plus zen, avec Jean-Claude Vigor, jardinier et spécialiste en horticulture ornementale 13 h et 14 h 30 : Théâtre Catherine-Crolo LE DIMANCHE 17 AOÛT DE 11 H À 18 H 2146, place Dublin, Pointe-Saint-Charles, Montréal Renseignements : 514 935-8136 3555021A vous pourriez gagner pour votre émission préférée\u2026 Radio-Canada présente DEUX BILLETS D'AVION Avec la participation de pour Paris VOTEZ Les coupons doivent être reçus au plus tard le 5 septembre 2008.Tirage le lundi 15 septembre 2008.Aucun achat requis.Concours ouvert aux résidents canadiens majeurs.Règlement du concours disponible à www.radio-canada.ca/gemeaux.Annie et ses hommes .Le Bye Bye de RBO 2007 .Destinée .Dieu merci! .Les Boys, la série .Infoman 2007 (Spécial) .Les Lavigueur, la vraie histoire .Ma maison Rona .Les soeurs Elliot .Tout le monde en parle Nom : Prénom : Adresse : Ville : Code postal : Téléphone (rés.) : Téléphone (travail) : Remplissez et postez à : Concours Prix Gémeaux du public Société Radio-Canada, C.P.11007, Succursale Centre-Ville Montréal, QC H3C 4T9 Les 23es Prix Gémeaux animés par Véronique Cloutier le dimanche 14 septembre 19 h 30 Veuillez cocher votre émission préférée 3578879A Un livre de recettes de conserves, aux pages écornées.Des extraits vidéo d'un réveillon de Noël des années 70, où des ados en col roulé se délectent de sandwichs au pain coloré et de copieux ragoûts.Des coupons de rationnement.Un moule à sucre d'érable.L'enregistrement d'un monsieur qui explique l'origine du terme «verre carnaval ».SYLVIE ST-JACQUES À Saint-Jean-Port-Joli, un nouveau musée qui rend hommage à la mémoire vivante prête ses murs et ses oreilles aux objets et souvenirs du commun des mortels.Une grand-mère de Dolbeau peut y enregistrer ses réminiscences de la vie au siècle dernier.Un ouvrier de Saint-Jérôme peut raconter un événement marquant de sa vie.Une foule d'objets courants, témoins des us et coutumes d'autrefois, trouvent également refuge dans ce vaste lieu d'exposition logé dans le vaste bâtiment érigé sur le site du manoir de Philippe Aubert de Gaspé.«L'objectif est de parler du patrimoine immatériel», explique Jean-Louis Chouinard, de la Corporation Philippe-Aubertde- Gaspé, qui, depuis quatre ans, consacre tout son temps à ce Musée de la mémoire vivante.Au Canada, il s'agirait du premier endroit spécifiquement consacré à la mémoire verbale et aux objets, que M.Chouinard qualifient «d'éléments déclencheurs de la mémoire».À l'entrée dumusée, on retrouve une exposition permanente consacrée à Philippe-Aubert de Gaspé.Sont réunis un buste, des gravures et des manuscrits évoquant la vie et l'oeuvre de l'auteur de Les anciens Canadiens.Puis, en passant d'une pièce à une autre, on découvre des souvenirs laissés par des donateurs (ou prêteurs).Des objets significatifs L'exposition Souvenirs de table réunit quant à elle des objets et documents qui parlent des pratiques alimentaires de la société québécoise.Des écouteurs permettent au visiteur d'entendre des commentaires explicatifs portant sur tous les objets exposés.Devant une boîte de mélasse qui date des années 50, on peut écouter un narrateur qui nous parle des «négresses », dessert prisé des familles moyennes québécoises.Un peu plus loin, on retrouve des salles d'enregistrement où ceux qui le désirent sont invités à narrer un témoignage marquant.Et puis, une exposition temporaire intitulée Cabinets de curiosités offre une vitrine aux collectionneurs désireux de partager les objets qui les passionnent.Lors de notre passage, une exposition consacrée aux poteries et céramiques québécoises présentaient une chaise d'aisance ainsi que la première toilette fabriquée au Canada.Propriétaire à la retraite d'une entreprise de câblodistribution, Jean-Louis Chouinard s'est entouré d'une équipe de bénévoles pour créer ce lieu unique où tous les vestiges d'un passé proche ou lointain sont les bienvenus.Inspiré par la convention sur le patrimoine immatériel de l'UNESCO, en 2003, le Musée de la mémoire vivante est financé à 60%par des contributions privées et à 40% par des fonds publics.L'idée est de présenter des objets significatifs qui rappellent quelque chose aux gens.Comme, par exemple, cet extrait d'un règlement sur le maillot de bain, qui accompagne une vidéo montrant des baigneuses à Saint- Jean-Port-Joli, dans les années 30.«Les costumes de bain pour les personnes de sexe féminin doivent être suffisamment hauts sur la poitrine et le dos, pour éviter tout semblant de provocation, et le maillot doit être couvert d'une jupe qui descend près des genoux.» Le burkini a eu sa version québécoise\u2026 Musée de la mémoire vivante, 710, avenue de Gaspé Ouest, Saint- Jean-Port-Joli ; infos: www.memoirevivante.org LE MUSÉE DE LA MÉMOIRE VIVANTE À la mémoire des vivants ARTS ET SPECTACLES ARTS VISUELS PHOTO YVES MEDAM, COLLABORATION SPÉCIALE Le Musée de la mémoire vivante de Saint-Jean-Port-Joli serait le premier lieu du genre au Canada spécifiquement consacré à la mémoire verbale et aux objets. FRANCE NOUVELLE FRANCE NAISSANCE D'UN PEUPLE FRANÇAIS EN AMÉRIQUE EXPOSITION À POINTE-À-CALLIÈRE DU 21 MAI AU 12 OCTOBRE 2008 L'exposition est réalisée en coproduction par Pointe-à-Callière et le Musée d'histoire de Nantes / Château des ducs de Bretagne.Ville de Montréal.Gestion de documents et archives.3532347A 2 9 m a i - 28 se p t e m b r e 2 0 0 8 YVES SAINT L AURENT Première rétrospective couvrant les quarante ans de création de la maison de Haute Couture Yves Saint Laurent.Une scénographie digne des plus prestigieux défilés de mode.L'exposition la plus glamour de l'été ! Ouvert aussi les mercredis, jeudis et vendredis soirs jusqu'à 21 h.Gratuit pour les enfants de 12 ans et moins Accompagnés de leurs parents.Non applicable aux groupes.Organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal et les Fine Arts Museums of San Francisco en partenariat avec la Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent, Paris./ Yves Saint Laurent, Robe de mariée Hommage à Braque (détail), Printemps-été 1988, no 132.Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent.Photo Alexandre Guirkinger Renseignements : 514-285-2000 En partenariat avec En collaboration avec Visites commentées disponibles 3563986A 3578176A ARTS ET SPECTACLES MARC-ANDRÉ SABOURIN LE SOLEI L Zviane est une artiste montréalaise.Chaque semaine, elle met en ligne des fragments de sa vie sur le web.États d'âme, rencontres, anecdotes.son blogue s'apparente à plusieurs autres, à la différence près que les mots y sont remplacés par des dessins.«J'ai commencé mon blogue en 2006, raconte l'auteure.J'ai débuté avec des BD fictives, puis je me suis tournée vers l'autobiographie.Rapidement, des lecteurs m'ont laissé des commentaires.Surtout à propos de mes histoires, mais aussi sur ma technique.» Au fil du temps, son style s'est amélioré et son blogue s'est fait remarquer.«Ma page web m'a fait de la publicité, rigole Zviane.La Société de musique contemporaine du Québec m'a commandé une BD sur le compositeur québécois Claude Vivier et je dessine pour le site internet de Radio-Canada.» Ce qu'elle considérait autrefois comme un passe-temps prend de plus en plus d'espace dans sa vie.Tellement qu'à partir de septembre, elle mettra de côté ses études en musique pour se consacrer entièrement au neuvième art.L'histoire de Zviane n'est pas unique.Selon le cofondateur des Éditions de la Pastèque, Frédéric Gauthier, les blogues BD sont un terreau fertile.«Pour nous, c'est une façon intéressante de voir des jeunes talents s'exprimer.» Sa maison d'édition a contacté des blogueurs à plus d'une reprise pour leur proposer des projets.Pascal Girard, un bédéiste de Québec, est de ce nombre.En 2005, ce travailleur de la construction a lancé un blogue pour publier ses bandes dessinées.«C'était bien plus simple que de faire un fanzine.» Un an plus tard, il était catapulté dans le monde professionnel avec sa première publication.Avec le temps, il s'est toutefois lassé de son blogue.«Les commentaires laissés par les internautes sur ma page étaient peu pertinents.» Il possède maintenant un site web conventionnel.Territoire d'expérimentation L'animatrice de l'émission de webradio Dans ta bulle, Julie Delporte, est une grande consommatrice de blogues BD.«Ce que j'aime de ce format, c'est la disponibilité immédiate.Quand tu prends une pause au bureau, tu peux aller voir l'un de tes auteurs préférés en un seul clic.» En plus de faciliter la diffusion, les blogues BD permettent aux auteurs d'expérimenter de nouvelles avenues.«Les contraintes ne sont pas les mêmes que dans un livre, explique Zviane.Sur le web, on ne tourne pas les pages.Ça change complètement le rythme de lecture.Les bédéistes doivent adopter leur structure narrative en conséquence.» Les blogueurs font souvent de longues pages verticales où l'action de défiler crée la dynamique de l'histoire.D'autres vont plus loin dans l'exploration des possibilités offertes par l'écran en intégrant de l'animation à leurs cases.«Mais c'est assez rare », estime Julie Delporte.Au Québec, le blogue BD demeure émergent, contrairement à l'Europe, où un festival y est même consacré.«Pour l'instant, j'ai l'impression qu'ici, c'est un phénomène créé par les auteurs pour les auteurs», croit Simon Banville, un artiste et blogueur montréalais.Quant à savoir si le blogue BD remplacera un jour le format papier, difficile à prédire.«Je préfère nettement tenir un livre entremes mains plutôt que de lire sur l'internet, affirme Julie Delporte.Ce n'est pas du tout le même plaisir.» QUELQUES BLOGUES BD www.zviane.com www.aencre.org www.monpetitnombril.wordpress.com www.simonbanville.com www.monsieurlonesome.canalblog.com BLOGUE BD Dessine-moi un blogue Au Québec, les bédéistes triment dur pour diffuser leurs oeuvres.Plusieurs distribuent euxmêmes leurs fanzines avec l'espoir qu'une maison d'édition s'y intéressera un jour.Un exercice coûteux qui fait peu d'élus.Devant les contraintes financières et matérielles, certains auteurs se tournent vers un nouvel outil : le blogue BD.FANZINE Revue amateur de faible distribution.BLOGUE BD Page web exposant des bandes dessinées et où les internautes peuvent laisser des commentaires.«Ce que j'aime de ce format, c'est la disponibilité immédiate.Quand tu prends une pause au bureau, tu peux aller voir l'un de tes auteurs préférés en un seul clic.» PHOTO ÉRICK LABBÉ, LE SOLEIL En 2005, Pascal Girard, alors travailleur de la construction, a lancé un blogue pour publier ses bandes dessinées.«C'était bien plus simple que de faire un fanzine», se souvient-il.Un an plus tard, il a décroché un premier contrat de publication. ARTS ET SPECTACLES TÉLÉVISION VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION PAUL JOURNET «C'est un gala pour les jeunes, par les jeunes », résume Marie- Mai, coanimatrice de l'antigala KARV de VRAK.TV.Vote populaire, catégories mi-sérieuses, mi-loufoques et délires interactifs.Un bel après-midi pour les quelque 2000 jeunes de 9 à 14 ans qui assistaient jeudi dernier à l'enregistrement.Pendant que les cris aigus retentissent dehors, Mariloup Wolfe paraît particulièrement détendue.«C'est de loin le gala le plus agréable, assure-t-elle.Rien n'est prétentieux ici.Personne non plus ne juge ce qu'on porte.Regarde, je n'ai pas besoin de porter des souliers qui me feront mal aux pieds», raconte-t-elle, vêtue d'un jeans et d'un haut rose.Journée décontractée, mais hystérique aussi.Dehors, une horde de jeunes attendent leurs «vedettes » sur le tapis vert du centre Pierre-Charbonneau.Vert autant pour le clin d'oeil à l'environnement que le pied de nez aux tapis rouge.Pour sa cinquième présentation, l'antigala KARV continue de violer ainsi les codes du genre.Les catégories sont loufoques, les nommés et les gagnants sont choisis par les jeunes, et personne ne se prend trop au sérieux.Difficile de le faire avec des catégories comme «personnalité québécoise à qui vous donneriez le pouvoir de régler les problèmes dans le monde».Et avec des nommés dans cette catégorie comme Guillaume Lemay-Thivierge ou Guy Jodoin (gagnant).Les choix des jeunes surprennent parfois.La «personnalité québécoise avec le look le plus cool»?Céline Dion figure parmi les cinq finalistes.Étonnante, cette jeunesse.Parfois rassurante, aussi.Dans les choix, des Québécois plus sympathiques que glamour comme Claude Legault côtoient les canons hollywoodiens comme Will Smith.L'équipe du gala (conçu par Dominic Lévesque et produit par Bubbles Télévision) a même pensé à insérer un message de Gilles Vigneault aux jeunes.Le prix, ce prétexte «Les prix servent de prétexte pour organiser une fête», expliquait il y a quelques semaines Stéphane Bellavance, qui complète avec Marie-Mai et Réal Béland le trio d'animateurs.Une fête, c'est ce qu'ils ont offert aux jeunes.Le thème cette année: le carnaval.On l'a deviné par le numéro d'ouverture.Escortée par une troupe de danseurs et percussionnistes d'inspiration brésilienne, Marie-Mai s'est rendue à la scène en chantant une version légèrement samba de ses succès.Les animateurs s'avèrent aussi éclatés que le gala.Bellavance s'occupe de l'animation plus classique.Marie-Mai offre davantage des numéros.Et Béland apparaît dans des clips loufoques.Une sécheuse le téléporte à Hollywood, à la recherche des stars comme Johnny Depp qui ont «manqué» le KARV.La remise de prix n'a rien de conventionnel non plus, avec ses micros en cornet de crème glacée.Un trampoline sert même de scène secondaire pour accueillir l'artiste au «look le plus cool», Mariloup Wolfe.Le présentateur, Éric Salvail, s'amusait comme un petit fou à la déséquilibrer.«Oubliez la mode\u2026 Soyez vous-même», a-telle finalement réussi à dire aux jeunes.La comédienne-réalisatrice a aussi gagné le prix «d'artiste que vous voudriez comme mère».Le gagnant chez les pères: son conjoint Guillaume Lemay-Thivierge.Les deux prix sérieux ont été gardés pour la fin.La «plus grande injustice sur la Terre»: la violence.Impossible de décerner un prix à une injustice, a expliqué le présentateur Dan Bigras.Et impossible d'ignorer les quatre autres injustices nommées.De jeunes karatékas ont donc brisé de la main des planches de bois symbolisant les cinq injustices.Les centaines de jeunes sur le parterre ont ensuite formé un gigantesque signe de paix pour couronner Guy Jodoin, cet artiste à qui la jeunesse voudrait confier la résolution des maux de la planète.Give Guy A Chance, comme chantait l'autre.L'antigala KARV de VRAK.TV, le vendredi 22 août à 18h30, en reprise le dimanche 24 août à 18h30.Moins de prétention, plus de plaisir PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Escortée par une troupe de danseurs et de percussionnistes d'inspiration brésilienne, Marie-Mai s'est rendue à la scène de l'antigala KARV en chantant une version légèrement samba de ses succès.0816 17 h 00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 BEV VD VDO SRC # Jeux Olympiques de Pékin 2008 Le Téléjournal Céline Québ - Entretien avec Céline Dion à Las Vegas afin de souligner le 25e anniversaire de carrière.La zone olympique (D) Le Téléjournal Jeux Olympiques de Pékin 2008 - Marathon d'athlétisme féminin, finales de natation, cyclisme sur piste, quarts de finale de volley-ball de plage féminin, qualifications de lutte féminine et masculine \" TVA 16h00 # COLUMBO: LE MEURTRE AUX DEUX VISAGES (1993) avec Faye Dunaway, Peter Falk.Le TVA 18 heures À TOUTE VITESSE (2001) avec Kip Pardue, Til Schweiger, Sylvester Stallone.- Quatre coureurs automobiles s'affrontent, tiraillés par les regrets d'un passé récent.20h45 RETOUR VERS LE FUTUR II (1989) avec Christopher Lloyd, Lea Thompson, Michael J.Fox.- Un homme voyage vers l'an 2015, mais doit retourner en arrière pour changer son destin.Le TVA réseau DESPERADO (1995) Antonio Banderas.1h30 \" TQS Qu'est-ce qui mijote?/ Un brunch coloré Le journal weekend MARIE A UN JE-NE-SAIS-QUOI (1998) avec Cameron Diaz, Ben Stiller, Matt Dillon.- Ted engage un détective pour retrouver la superbe Marie, avec qui il a raté sa chance.UN PIED DANS LA TOMBE (2003) avec DMX, Tom Arnold, Jet Li.- Le chef d'une bande de voleurs s'associe à un officier afin de libérer sa fille.Le journal weekend FRUITS DA LA PASSION (1997) avec Sam Anno, François Rodrigue, Breck Harmel.1h05 \" TQc Code Chasten - Reportage sur la nanorobotique qui permet d'injecter desmicro-robots dans le corps.Les grands duels de la LNI / Quart de finale Gang de rue - Fannie crée une flotte de vélos communautaires qui fera le bonheur des adolescents.Planète - Nous rencontrons Tuire, qui prépare des animaux à participer à des tournages de cinéma.Belle et Bum / Sylvain Cossette , Antoine Gratton.101 REYKJAVIK (2000) avec Victoria Abril, Hilmir Snaer Guonason.- Sans l'amie de sa mère, Hlyner aurait continué à vivre une existence surprotégée.CBC # Olympic Games Saturday Report Beijing 2008 Olympic Games - Women's Athletics Marathon Final, Swimming Finals, Women's Beach Volleyball Quarterfinals (D) 206 13 13 CTV-M Sue Thomas: F.B.Eye CTV News Food & Fashion W-FIVE Presents MURDER IN THE HAMPTONS (2005) Poppy Montgomery.Comedy Now Comedy Inc.CTVNational News CTV News \" 205 11 11 GBL-Q Family Guy Global National Evening News Focus Montreal Andromeda / Pride Before the Fall Largo Winch / Errors of Commission Andromeda Partie 1 de 2 Renegade Renegade News Final STRIPES 1h30 \" 55 3 3 ABC 15h30 # Baseball (D) ABCWorld News Ebert & Roeper Fox 44 News Raymond LEGALLY BLONDE 2: RED, WHITE AND BLONDE (2003) Eli Stone/ Waiting for That Day Sex and the City Sex and the City 281 22 22 CBS 15h00 # PGA Golf (D) Channel 3 News Evening News Entertainment Tonight Weekend The Unit / The Water Is Wide 48 Hours Mystery / Storm of Murder 48 Hours Mystery Channel 3 News Tim Kavanagh 282 21 21 NBC # Beijing 2008 Olympic Games (D) Newschannel 5 NBC News Olympic Zone Beijing 2008 Olympic Games - Men's and Women's Swimming Gold Medal Finals, Men's and Women's Track and Field Gold Medal Finals (D) 280 18 23 PBS-P Roadside Adv Rustic Living BBCWorld News Art Express M.Lake Journal Roadshow Antiques Roadshow Appearances As Time Goes By As Time Goes By Waiting for God BBC World News Austin City \" \u2014 46 24 PBS-B Antiques Roadshow Partie 2 de 3 Lawrence Welk Show / A Pretty Girl As Time Goes By Appearances Being Served?Thin Blue Line Sherlock Holmes Mysteries Austin City Limits Soundstage / Matchbox Twenty \u2014 43 59 A&E 15h30 # ENTRAPMENT (1999) Cold Case Files Cold Case Files The First 48 / Dead Sleep/ Tag Team The First 48 The First 48 The Sopranos / Moe n' Joe 615 73 39 BRAV 16h00 # FOLLOW THAT DREAM Arts&Minds Bravo! Videos The Rehearsal Hall / Steve Earle Cantata for the King A Tribute to the King of Rock 'n Roll Altered by Elvis 620 72 34 CD Preuves à l'appui Drôle demonde Compl.fou Casse-croûte chez Albert Mordant avec François Massicotte Grand rire bleue 2003 Hantise / Chasseurs de fantômes Sex.com: une histoire de fraude 129 20 20 CinéPOP 15h50 # LE LOCATAIRE (1976) L'ART DE LA GUERRE (2000) avec Anne Archer, Donald Sutherland.YEUX DE SERPENT (1993) Madonna.21h50QUATRE SUITES (1995) Alexandre Rockwell.23h25 LA DISP.1h1 185 205 205 DISC Fifth Gear Fifth Gear How It's Made How It's Made Superstorm Deadliest Catch Criss Angel Mind Criss Angel Mind A Haunting / Dark Wrath 520 37 37 EV 50 Heures de vacances / Lanaudière Planète en furie Suivez le guide G.Proulx, voyageur / Irlande Ushuaïa Nature Lonely Planet / Cape Town Champagne! Hôtels / Hôtels de Bali 134 23 51 FC 17h10 K.Possible 17h40 H.Montana 18h05 Sadie Flight 29 Down 18h55 So Raven 19h50 Life Derek 20h10 Suite Life 20h35 H.Montana LOOK WHO'S TALKING (1989) avec Kirstie Alley, Bruce Willis, John Travolta.23h35 THE GOO.0h 556 \u2014 67 FOX 15h30 # Baseball Anaheimvs Cleveland (D) 2 1/2 Men 2 1/2 Men Cops Cops America Most Wanted FOX 44 News Family Guy Mad TV / Kat Von D 283 36 46 HI Dr Quinn, femme médecin Kaamelott Journal d'histoire Compte à rebours Avions / Transporter les masses JAG / Les anges de la guerre COTTON MARY (1999) avec Madhur Jaffrey, Greta Scacchi.1h00 \" 133 25 53 HIST Digging for the Truth Underworld Histories / Philadelphia NCIS / The Truth Is Out There The Re-Inventors The Re-Inventors OUT OF TIME (2003) avec Eva Mendes, Dean Cain, Denzel Washington.Underworld Histories / Miami 522 49 47 MMAX Présentation Musimax Présentation Musimax Max Week-End L'index Hollywood Fantaisies Liaison Dang Style de Star Hollywood Extrême / Divas 142 32 48 MP M.Net Pimp mon char Pussycat Dolls: Girl Danse ou crève! Colocs.TV Hogan a raison Présentation Spéciale / Much Music Video Awards 2008 Pimp mon char Snoop Dogg 141 30 30 E! MTL Noir de monde Maghreb To Montreal Magazine Libanais Afromonde Parsvision Teleritmo Foco Latino Noir de monde 207 14 14 RDI Le Téléjournal Planète prise 2 RDI Pékin 2008 Heure de Chine Le journal RDI Tout le monde Découverte Le Téléjournal Heure de Chine Le Téléjournal Planète prise 2 Le Téléjournal Tout le monde 126 19 19 S+ L.A.: Enquêtes prioritaires Victimes du passé / Sur la voie Les experts / À tombeau ouvert Les experts / Les rats du labo L'escouade / Meurtre dans un jardin C.S.I: Miami / De sang-froid Dans la tête des tueurs 132 24 52 SE 15h35 # LE ROY.17h25 LA FRAUDE (2007) avec Alfred Molina, Hope Davis, Richard Gere.19h25 LES FRÈRES SOLOMON (2007) 3-2-1 Action /21h05 LA NUIT NOUS APPARTIENT (2007) Robert Duvall.23h10 GRINDHOUSE: À L'ÉPREUV.1h 180 \u2014 201 SHOW Doc / Nip, Tuck & Die THEWRONG GUY (1997) avec Jennifer Tilly, Colm Feore, Dave Foley.THE LIFE AND HARD TIMES OF GUY TERRIFICO (2005) Matt Murphy.K.vs.Spenny K.vs.Spenny Trailer Park Boys Trailer Park Boys 616 40 40 TFO J'ai mon voyage Mégallô Petit ours Benjamin Panorama Douce folie Super plantes LE TAMBOUR (1979) avec Angela Winkler, Mario Adorf, David Bennent.23h15 Destination Nor'Ouest 137 \u2014 \u2014 TLC Property Ladder Moving Up / Shipped Out, Spent Up My First Home My First Home Flip That House Hope/Home The Real Estate Pros / Stepping Up Holmes Homes / Bargain Basement Flip That House Hope/Home 521 39 27 TTF Delilah & Julius Classe des Titans Bugs Bunny and Tweety 6teen Blaise le blasé Les Simpson South Park Décalés cosmos Clone High Les Simpson Punch 139 34 45 TV5 30 millions Nouvo 17h55Quest Champ Journal France Le 3950 / Patricia Paquin Le plus grand cabaret du monde / Claude Lelouch , Karl Zéro.Les bleus / Faux semblants TV5 le journal Festivals \" 145 15 15 VIE Docteurologie Docteurologie Debbie rénove Décore ta vie Airoldi-sortie Bye-Bye Maison Idées-grandeur On a échangé nos mères Super Nanny / Famille Christiansen Remue-ménage Déco sur mesure 135 35 44 VOX Le Lab Baromètre Parole et vie Bourlingueurs Gala Juste pour rire Razzia Garde aux chiens Juste pour rire Le Zarts: Studio Place des Arts Ar Shitechs son Baromètre \u2014 9 9 VRAK Cory- la place Grenade avec ça?Smallville / Paradis perdu Wildfire / Rêve de gloire Newport Beach Charmed / Derniers maux Radio-Roscoe Frank vs Girard Presserebelle Presserebelle 140 16 16 Z Comment.fait Banc d'essai Les stupéfiants Le cobaye Les tordus Mélinda, entre deux mondes Dead Zone / Janus THE LAST MAN ON PLANET EARTH (1999) Julie Bowen.131 26 54 RDS 15h30 # NASCAR Course auto (D) Moto X Sports 30 Jeux Olympiques de Pékin 2008 - Tennis, Basketball, Volleyball de plage quart de finale (D) Sports 30 Tribal 123 33 33 SPN 15h00 # LPGA Golf (D) Sportsnet Connected LMB Baseball / Blue Jays de Toronto c.Red Sox de Boston (D) Sportsnet Connected Poker 406 38 38 TSN 15h00 # NASCAR Auto Racing (D) Sports Centre Beijing 2008 Olympic Games (D) Sports Centre 400 28 28 17 h 00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 BEV VD VDO 3569590A Du 1er au 31 août 2008 www.m o i s delarcheo.com Consultez notre site Internet pour tous les détails Dans plus de 50 lieux àtravers le Québec! BONJOUR 3557647A ARTS ET SPECTACLES ENTRACTEentracte@lapresse.ca ILS, ELLES ONT DIT EN HAUSSE, EN BAISSE THE LOST FINGERS Ce qui n'était qu'une blague sympathique devient un véritable succès.Lost in the 80s, premier disque des Lost Fingers, vient d'être certifié platine (100 000 exemplaires vendus).Le trio originaire de Québec se prépare à lancer sa carrière sur la scène internationale.Les marchés de l'Amérique du Sud et de l'Australie sont convoités par le groupe.Pas mal pour de simples reprises manouches des tubes des années 80.LA CULTURE À OTTAWA Les programmes canadiens de subventions à la culture tombent comme des mouches.Des mouches écrasées en toute discrétion par Josée Verner, ministre responsable de Patrimoine Canada.D'après notre décompte, sept programmes disparaîtront durant la prochaine année fiscale.D'autres pourraient bientôt les rejoindre au cimetière.La raison: la non-efficacité de ces dépenses.Serontils un jour remplacés par d'autres programmes ?La ministre ne se mouille pas.On peut parler de gestion efficace de la salive\u2026 SÉPARÉES À LA NAISSANCE Des cheveux coquettement ébouriffés, ça ajoute parfois au charme.Deux exemples probants : la chanteuse française Daphné et la comédienne Geneviève Brouillette.Merci à Monique Zylberszac pour la suggestion.PHOTO FOURNIE PAR LES FRANCOFOLIES Daphné PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE Geneviève Brouillette «L'idée, c'était de faire un film qui allait apaiser les gens autant que les films de Woody Allen m'apaisaient quand j'avais 15 ans.» - Benoît Roberge, qui décrit les ambitions du film Le cas Roberge à Web Presse.ca BENOIT ROBERGE PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE «Va chier Gendron!, c'est ça qu'ils me disent.» - Le maire Gendron non censuré à L'avocat du diable à TQS, qui parle du problème du manque de respect envers les maires, la police et l'autorité en général.«Le stade oral\u2026 souvent l'alcool - parce qu'ils font des bouteilles de bière avec un petit goulot, tout est pensé -, ça rappelle le biberon, le sein maternel.Si on a eu de gros blocages à cette période-là de notre vie, il y a des chances qu'on choisisse de porter quelque chose à notre bouche pour se consoler, se réconforter.» - Sylvie Lavallée à Vie de couple de TQS, où elle trouve une explication rigoureusement scientifique à l'une des causes de l'alcoolisme. ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE NATHALIE PETROWSKI Pendant 10 ans, Carole Facal a porté de longs dreads épais et touffus qui auréolaient son joli visage d'un panache et lui donnaient des allures mythiques de dryade.Et puis un matin, l'hiver dernier, Carole Facal, s'est levée, s'est emparée d'une paire de ciseaux et, sans la moindre hésitation ou nostalgie, a tout coupé.Schlac.Des dizaines de longues mèches, témoins d'une décennie de voyages, de musiques et de spectacles, se sont retrouvées en vrac au fond de sa poubelle.Ni cette journée-là ni aucune autre journée, Carole n'a regretté son geste ni l'épaisse crinière dont elle était désormais dépourvue.« Ça faisait longtemps que j'étais tannée de me balader avec tout ce poids sur la tête et sur les épaules.Ça m'a fait le plus grand bien, et ce qui me fait encore plus de bien, c'est que depuis, plus personne ne me reconnaît.» À ce chapitre, Carole Facal, fille d'un chirurgien uruguayen, petite soeur de l'ex-ministre péquiste Joseph Facal et exmoitié de Doba Caracol, ne ment pas.Lorsque je l'ai aperçue dans le vieux café sud-américain où elle m'avait donné rendez-vous cette semaine, non seulement je ne l'ai pas reconnue mais, en lui parlant, j'ai mis du temps à faire le lien entre la Carole néo-rétrourbaine d'aujourd'hui et la princesse bohémienne aux pieds nus rencontrée il y a deux ans.«Quand je décide quelque chose, je ne le fais pas à moitié.Je vais jusqu'au bout », dit celle qui est passée maître dans l'art des virages extrêmes et des changements abrupts.De planchiste à musicienne Voilà en effet une fille qui, à 17 ans, sans prévenir ses parents et avec seulement 300 $ en poche, a traversé le Canada en bus pour aller parfaire sa technique de planche à neige en Colombie-Britannique.Elle y est restée un an en gagnant sa vie comme serveuse.De retour au Québec, elle s'est lancée dans la compétition, a remporté plusieurs championnats avant de se hisser à la 20e position à la Coupe du monde de planche à neige.Puis une blessure l'a obligée à interrompre la compétition.Mais ce qui ne devait qu'être temporaire est devenu définitif le jour où la planchiste a compris qu'elle ne retrouverait jamais le niveau de performance qu'elle avait déjà atteint et que ses capacités sportives étaient à plus ou moins brève échéance vouées au déclin.Plutôt que de laisser les choses traîner en longueur, elle a préféré tirer un trait sec, radical et immédiat .Schlac.Finies, la planche à neige et la compétition.Tournons la page et passons à autre chose.Pour changer le mal de place, elle est repartie sur la route, cette fois en Europe, panser ses plaies et voir s'il y avait une musicienne qui sommeillait en elle.Elle a trouvé la musicienne et l'a ramenée au Québec en 1998 sans se douter qu'un rave tenu dans un champ de blé à Mirabel par un soir de pleine lune allait tout faire basculer à nouveau.C'est en effet à Mirabel, le 18 août 1998, que Carole a rencontré Doriane Fabreg, celle avec qui elle allait connaître un succès musical aussi inattendu qu'international grâce à l'album Soley et à la chanson Étrange, le tube de l'été 2005.Plus sur la même longueur d'onde Portées par la vague world music dont elles avaient intégré l'ambiance festive, les rythmes percutants, les tam-tam, les dreads et les pieds nus, Doriane et Carole ont fait le tour du monde, trois fois plutôt qu'une, vendu quelques centaines de milliers de disques de Montréal jusqu'à Paris en passant par Graz, en Autriche, avant de comprendre que leur union ne serait pas éternelle.« Plus le temps passait et plus Doriane et moi, on se rendait compte qu'on n'était plus sur la même longueur d'onde, raconte Carole.C'est comme si cette aventure d'une incroyable intensité qu'on a vécue ensemble nous a fait évoluer dans des directions complètement différentes.On aurait pu continuer à faire semblant que tout allait bien pour garder le duo en vie, mais cela n'aurait pas été honnête ni vrai.Et pour moi, le plus important aujourd'hui, c 'est d'être vraie.» La nouvelle de leur séparation à la fin de leur tournée en novembre 2007 a semé un vent de panique dans leur entourage professionnel.Et d'autant plus que le duo n'était pas en fin de carrière, mais en pleine ascension.Carole a essayé de calmer le jeu en annonçant qu'elle avait le matériel nécessaire pour sortir un album solo.«Mais j'avoue que, sur le coup, personne ne m'a crue.J'ai dû me battre pour les convaincre.Le jour où je suis arrivée avec les maquettes de mes 14 chansons, prêtes à être enregistrées, tout le monde a compris que c'était sérieux.» Projet authentique Doba Caracol, Ca role ava it commencé à écrire de nouvelles chansons dès mars 2006.Mais le vrai déclic s'est produit l'automne dernier à Graz en Autriche.«C'était une de ces journées de tournée où j'étais écoeurée d'être loin de chez nous et où je m'ennuyais de mon fils et de ma famille.Pour calmer ma déprime, je suis sortie.J'ai vu un ukulélé dans la vitrine d'un magasin et je l'ai acheté surle- champ.Et, croyez-le ou non, ce petit instrument à cordes hawaiien, qui ne joue pas fort, qui est plus apaisant qu'il n'est stressant, m'a complètement réconciliée avec la musique.Dès ce moment-là, les chansons se sont mises à débouler et j'ai su que j'étais engagée dans un nouveau projet artistique.» Ce projet, Carole Facal le définit à travers un seul mot : authentique.«Les paroles évoquent des choses qui me sont proches et personnelles.J'ai essayé de ne pas mentir et de dire les choses telles que je les ressens.Pour l'enregistrement, j'ai voulu le faire avec de vrais musiciens dans une vraie pièce plutôt qu'avec des synthés et des connexions internet.C'est très old school comme approche.Le son est une sorte de mélange de blues, de rock steady reggae et de folk indie.Je voulais à tout prix éviter de tomber dans le côté festif et percussif de Doba Caracol ».Mise en scène Avant le succès du duo, Carole travaillait comme ingénieur de son dans un studio.Aujourd'hui, elle a son propre studio, le Studio de l'Est, dans Hochelaga-Maisonneuve, qu'elle a monté avec son compagnon, le musicien et réalisateur Sébastien Blais-Montpetit.Elle a aussi créé sa propre maison de production pour produire ce premier album solo qui sortira le 8 septembre sous le titre L'arbre aux parfums.Le jour où il a fallu concevoir une pochette, celle dont le surnom est aussi parfois bourreau de travail a choisi une fois de plus la voie de l'authenticité.« Je voulais que chaque chanson soit illustrée par une photo et je voulais que chaque photo soit une authentique mise en scène.Pas question d'avoi r recours à Photoshop ou aux banques d'images sur le Net.» C'est ainsi que Carole s'est retrouvée une journée dans une égl ise de campagne à me t t re en scène un ma riage raté avec une mariée abandonnée au pied de l'autel et deux familles qui veulent s'entretuer.Un autre jour, elle a orchestré une batail le de nourriture et d'assiettes dans un resto de Hochelaga pour illustrer la chanson Le livre de la colère.Et tout dernièrement, elle a passé une partie de la nuit au milieu d'un cimetière à accrocher ses photos dans un arbre pour illustrer la chanson L'arbre aux parfums.Toutes les photos mettent en scène des gens qui lui sont proches : son fi ls de 7 ans, Zéphyre, ses parents, sa soeur, ses amis.Ne manque que son frère, l'ex-ministre, qui n'était pas disponible.Quant à ceux qui chercheront Doriane, ils ne la trouveront pas.Désormais, en photo comme en musique, Carole Facal caracole seule.ELLE CARACOLE SEULE PORTRAIT CAROLE FACAL PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE Pressentant la fin de Doba Caracol, Carole Facal avait commencé à écrire de nouvelles chansons dès mars 2006.Son premier album solo, L'arbre aux parfums, sortira le 8 septembre.«Le son est une sorte de mélange de blues, de rock steady reggae et de folk indie.Je voulais à tout prix éviter de tomber dans le côté festif et percussif de Doba Caracol », explique l'artiste, qui a coupé ses longs dreads.«Doriane et moi aurions pu continuer à faire semblant que tout allait bien pour garder le duo en vie, mais cela n'aurait pas été honnête ni vrai.Et pour moi, le plus important aujourd'hui, c'est d'être vraie.» Le duo s'appelait Doba Caracol, mais après trois ans, 425 spectacles, 16 pays et quatre continents, les routes de Doba et de Caracol se sont séparées.Doriane Fabreg a choisi le repos alors que Carole Facal s'est dépêchée de repartir à zéro avec un nouveau look, un nouveau style, un premier CD solo, qui sort début septembre, mais avec toujours le même surnom.Rencontre avec une fille experte en cabrioles extrêmes."]
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