La presse, 30 août 2008, C. Arts et spectacles
[" 3559663A ARTS ET SPECTACLES www.cyberpresse.ca/arts ROCK LA RENAISSANCE D'OASIS PAGES 2 ET 3 PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE LA RENTRÉE THÉÂTRALE André Brassard qui, après quatre ans d'absence, dirige Andrée Lachapelle à l'Espace Go, c'est le retour des beaux jours ! La rentrée d'automne donne le goût de mettre le nez au théâtre, avec un solo signé Wajdi Mouawad au Théâtre d'Aujourd'hui, une coproduction du Cirque Éloize et du Teatro Sunil au TNM et le retour du Théâtre des Deux Mondes à la Cinquième Salle de la Place des Arts.Lever de rideau sur une saison qui s'annonce étonnante et diversifiée.À LIRE EN PAGES 8, 9 ET 10 LE RETOUR DES BEAUX JOURS PATRICE ROY DE LA COLLINE AU STUDIO PAGE 16 FÉLIX LECLERC L'HYMNE AU PATRIARCHE PAGE 4 ARTS ET SPECTACLES Alors, Roxy, c'est bon ou pas?Bien franchement, je ne sais plus trop.J'ai rigolé à quelques reprises pendant le visionnement des deux premiers épisodes, jeudi matin.Mais assez pour y revenir tous les jeudis, à 21h?Pas sûr.Dans la colonne des plus, Cathy Gauthier campe bien son personnage de Roxanne - Roxy pour ses amis -, une blonde attachante, énergique, franche et «pas barrée », permettez-moi l'expression.Dans la liste des moins, les dialogues ne volent pas toujours très haut dans cette nouvelle sitcom.Les oreilles des amoureux de la langue française friseront en attrapant quelques répliques de la jeune femme, fraîchement débarquée de Sainte-Juliennedes- Patriotes, un village fictif situé à 15 heures de route de Montréal.Du genre «Il est framé comme un rack à chips ».Ou cette perle: de la bière, «c'est du stuff jaune qui fait des ballounes ».Honnêtement, à l'écrit, ça paraît pire que c'est à la télévision.Aurait-il fallu mettre des mots plus radio-canadiens dans la bouche de Roxy?«Ça fait partie de la couleur du personnage», répond la responsable des dramatiques de la SRC, Francine Allaire.Contrairement à son personnage de scène, cru, provocant et un tantinet vulgaire, Cathy Gauthier s'adoucit à la télévision, qui aplanit ses aspérités.Roxy ne sacre jamais, ne saupoudre pas de gros mots sur ses phrases et s'habille de façon pudique.Bref, Roxy, c'est la version édulcorée de Cathy Gauthier l'humoriste, une version pour toute la famille.Ce qui ne l'empêche pas d'assaisonner son discours de plusieurs expressions anglophones comme «pousser sa luck» ou avoir «une date ».Rien à dire sur la facture visuelle de Roxy, dynamique et éclatée, et la réalisation de Stéphane Lapointe (Tout sur moi), qui insuffle du pep à cette production qui ne coûte que 150 000$ la demi-heure.Trois fois moins que Les Bougon, par exemple.Le premier épisode (9 septembre) démarre sur les chapeaux de roues.Ayant fui son étouffant bled, la tornade Roxy pose ses valises chez une amie d'enfance, Louise (Marilyse Bourke), une dépressive accro aux feuilletons «mongols » d'après-midi.«Ça prendrait une grue pour la sortir du sofa », blague Roxy à propos de Louise.Sans le sou, la dégourdie Roxy dégote un boulot de serveuse au Bistro à Mike.Le hic?Sa maman poule Paulette (Louison Danis), toujours à Sainte-Julienne, croit qu'elle étudie la médecine à Montréal.Oups.En f i l ig ra ne , Rox y j oue constamment sur les préjugés ville-région, une source inépuisable de gags.Par exemple, la mère de Roxy craint que sa fille périsse sous les machettes d'un gang de rue.À l'inverse, son collègue snob et coincé (Patrice Bélanger) s'imagine que Roxy, parce qu'elle a grandi dans le bois, peut éventrer un orignal avec ses dents.Dans ce genre télévisuel, Roxy se situe une coche au-dessus de Km/h et Histoires de filles, mais un cran sous Catherine, dont les reprises cartonnent encore à TQS.Si vous aimez la télé légère et pas trop compliquée, vous adopterez Roxy, un produit taillé sur mesure pour.TVA.Si vous préférez vos comédies plus raffinées, oubliez-la.Le deuxième épisode (15 septembre) renferme plusieurs longueurs, dont le gag répétitif du proprio du Bistro à Mike (Gary Boudreault) incapable de prononcer le mot «karaoké».Une fois, on sourit.Deux fois, ça va.Mais sept fois, ça tape carrément sur les rognons.Les personnages secondaires, dont Bob-le-pilier-de-bar (Louis Champagne), alimentent peu les intrigues.Le cuisinier (Bruno Marcil) est carrément ennuyant.Et j'espère que l'excellente Diane Lavallée (la patronne du troquet) héritera de répliques plus punchées dans les prochains épisodes.Roxy prétend qu'« il ne faut jamais dire Carlsberg, je ne boirai pas à ton goulot ».Ce à quoi je répondrais: mais que faire quand cette Carlsberg se réchauffe et ne pétille plus?Je lévite Avec Sophie Faucher à l'émission radiophonique Sans détour de François Bugingo.Tout l'été, cette grande dame de la colonie artistique m'a fait crouler de rire avec ses multiples recettes de concombres complètement sautées.Je craque.Je l'évite I Kissed A Girl de Katy Perry.Surdose.Saturation.Trop-plein.Plus capable de subir cette ritournelle.Qui tirera la chasse ?COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : hdumas@lapresse.ca La vie, la vie de Roxy HUGO DUMAS CHRONIQUE PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Ce n'est pas avec la grande gueule d'Oasis, le guitariste et principal compositeur Noel Gallagher, que nous allons converser, mais avec son frère cadet Liam, moins prompt aux déclarationschocs qu'aux coups de gueule sans conséquence et autres spectaculaires débauches - même s'il admet s'être finalement assagi au rayon des libations.Plus douce, donc, cette entrevue, mais néanmoins engageante et amusante.« Hey mate, you all right ?» s'enquiert d'abord la star avec son typique accent mancunien.« All rig tttt\u2026» Il est relax aujourd'hui, Liam Gallagher, joint à son domicile londonien après une journée de répétition en vue de la tournée mondiale d'Oasis.Avec ce ton badin et sympathique, des commentaires spontanés, le chanteur ne donne pas une seconde l'impression d'être cette rock star confite dans l'alcool et la cocaïne que les médias britanniques nous ont tant décrite durant l'ascension vers la gloire du groupe.Liam, l'antistar?En tout cas, nous ne sommes pas très loin de l'image de «cols bleus» que, malgré tout, ces musiciens ont su se donner depuis leurs premiers succès, il y a 14 ans.Quatorze ans, six albums studio - le septième, Dig Out Your Soul, est attendu le 7 octobre prochain - et des milliers de concerts partout dans le monde.Les tournées, Oasis en a l'habitude, bien que l'embauche d'un nouveau batteur ajoute un minimum de risque à l'entreprise.Un mois complet de répétitions avec ce Chris Sharrock, qui assurait auparavant le rythme au sein du groupe de\u2026 Robbie Williams ! «Eh! batteur pour Williams, it's a fuckin' job, fallait bien que quelqu'un la fasse\u2026» «Franchement, on ne se lasse jamais de donner des concerts partout sur la planète», assure Liam Gallagher, qui a donné son premier concert de la tournée à Seattle mardi dernier.«À chaque nouveau départ, nous avons hâte de voir si le monde a changé depuis la dernière fois.Et, même si on s'arrête dans des villes où nous avons déjà donné des concerts, on y découvre toujours de nouveaux endroits.» Quatre nouvelles chansons sont au programme, «juste quatre, pas trop, on ne veut pas saouler les fans, ils veulent les classiques.Un bon mix.C'est très excitant de reprendre la route.» Excitant?Surtout lorsque l'inspiration est à bord, pourrions-nous ajouter.Car après des années de panne d'inspiration, Oasis semble avoir retrouvé ses moyens.Creuse, et creuse encore Oasis a connu ses heures de gloire lors de l'explosion britpop, durant les années 90.Formé en 1991, le groupe piloté d'une main de fer par Noel Gallagher a connu d'explosifs débuts lorsque les amateurs de rock ont découvert Definitely Maybe, premier et (toujours) fantastique album du groupe, régulièrement cité dans les palmarès des meilleurs albums pop et rock britanniques.L'année suivante, (What's the Story) Morning Glory?a consolidé la réputation d'Oasis, dont la popularité avait alors réussi à traverser les frontières grâce à de puissants singles tels que Wonderwall, Don't Look Back in Anger et Champagne Supernova.C'est donc un sacré héritage que traînent - comme un boulet, diront certains - les membres d'Oasis.Qui ont connu un sérieux passage à vide au début du millénaire en lançant, coup sur coup, deux albums tombés à plat, Familiar to Millions (en 2000) et Heathen Chemistry (2002).Deux albums par ailleurs affectés par la guerre fratricide que se livraient alors les Gallagher; en 2000, Noel avait menacé de quitter le groupe en pleine tournée mondiale après les commentaires disgracieux de son frère à l'endroit de sa femme.Don't Believe The Truth, lancé en 2005, a été une rédemption pour le groupe, toujours aussi populaire auprès des tabloïds britanniques (\u2026), mais pas mal moins auprès des critiques.«Les critiques?I don't give a fuck, laisse tomber Gallagher.Je les ai aimés, ces albums - je les aime encore, les fans les ont aimés, c'est tout ce qui compte, tu comprends?» Après moult tribulations extramusicales, les frères Gallagher avaient alors réussi à pondre leur meilleur effort depuis Be Here Now (1997).S'amène aujourd'hui Dig Out Your Soul, une collection de chansons que Noel Gallagher promet «colossale ».Liam: «Yup, on s'est retrouvés encore à Abbey Road pour enregistrer l'album», l'automne dernier.«Session intense, de 10h à 3h.On devrait toujours enregistrer nos disques de cette manière.Le nouvel album est assez heavy, honnêtement.Heavy, with classic Oasis songs.» «Votre frère a récemment confié au magazine MOJO qu'à son avis, il n'y avait pas de singles sur cet album.Qu'en pensez-vous?- Pas d'accord\u2026 C'est plein de fuckin' singles là-dessus!» Deux déjà ont trouvé leur chemin sur la toile.Falling Down, remixé par les Chemical Brothers, un choix de collaborateurs qui nous ramène aussi dans les années 90\u2026 Et, surtout, The Shock of Lightening, premier single officiel, déjà doté d'un vidéoclip.Si Dig Out Your Soul est à l'image de ce premier single, tout indique qu'il sera pesant, guitares électriques à l'avenant.À nouveau, le travail d'écriture a été partagé entre les deux frères et le guitariste Gem Archer.«Je suis d'abord et avant tout le chanteur, c'est le rôle que je préfère.Mais je prends de plus en plus à coeur la composition - je signe trois chansons (sur 11) du nouvel album», attendu de pied ferme par les fans et la critique.Oasis contre le monde Tactique de marketing?Ces dernières semaines, le clan Gallagher y est allé de déclarations-chocs qui, encore une fois, ont rapidement fait le tour du monde.Enavrildernier, Noel Gallagheradésapprouvé publiquement le choix du rappeur Jay-Z comme tête d'affiche de l'incontournable festival musical Glastonbury, arguant que l'événement avait été «bâti sur une tradition de musique à guitares».La star du hip-hop américain a répliqué d'élégante manière, commençant son concert à Glastonbury guitare au cou et chantant Wonderwall\u2026 La prise de bec a même inspiré des bidouilleurs, 2dopeboyz, à créer Cookin'Soul's OJAYZIS: Jay-Z vs Oasis (www.2dopeboyz.com), un mash-up des chansons du groupe serti des rimes de l'Américain! Tout récemment, sur les ondes de la BBC Radio 1, Noel Gallagher a déversé son fiel sur une poignée de stars britanniques, du producteur à la mode Mark Ronson (« Il devrait apprendre trois accords à la guitare et écrire une chanson au lieu de ruiner celles des autres») à Amy Winehouse («Un cheval malade»).Le groupe Kaiser Chiefs a aussi goûté à la médecine de Noel Gallagher lorsque ce dernier l'a comparé aux Monkees, l'ancêtre des boys bands.Comme pour montrer à son frère qu'il a aussi des opinions vite faites, Liam s'est livré à un journaliste du Guardian.Pour lui, les fans de Coldplay et Radiohead sont «ennuyants et laids».On a beau le titiller, Liam n'a pas envie d'en rajouter.Ou, juste un peu.«Nan, je n'écoute pas la musique des jeunes, dit-il.All shit.Boring stuff.Personne ne sait écrire de chansons.Ils ne se préoccupent que de savoir s'ils font assez indie.Et leurs albums ne sonnent pas bien; moi, j'aime le big fuckin' classic rock ! » Oasis, en spectacle le 5 septembre, 20h, au Centre Bell.LARENAISSANCE ENTREVUE OASIS Héraut du mouvement britpop des années 90, le groupe britannique Oasis, réputé pour ses fracassants succès autant que pour les frasques des frères Gallagher, sera à Montréal pour la troisième fois seulement.En attendant le concert de vendredi prochain - la dernière visite remonte à l'été 2002, dans un centre qui s'appelait encore Molson -, entrevue avec le chanteur Liam Gallagher.« Franchement, on ne se lasse jamais de donner des concerts partout sur la planète.À chaque nouveau départ, nous avons hâte de voir si le monde a changé depuis la dernière fois.Et, même si on s'arrête dans des villes où nous avons déjà donné des concerts, on y découvre toujours de nouveaux endroits.» Fondation imperial tobacco Passion&célébrations Arion désire remercier chaleureusement Power Corporation pour son appui.billets individuels également en vente sur www.early-music.com/arion.html Pour s'abonner : : : arion@early-music.com : : : 514 355-1825 Splendeurs versaillaises Choeur de chambre de namur (16 voix) et l'orchestre baroque Arion Chef invité : Guy van Waas (Belgique) 26 septembre 2008, 20 h Salle Claude Champagne Haydn La Passione Chef invité : Gary Cooper (royaume-Uni) 21et 22 novembre 2008, 20 h et le 23 novembre, 14 h Salle Redpath La grande invasione Soliste : Matthew White, alto masculin 23 janvier 2009, 20 h Salle Claude Champagne 28 janvier 2009, 20 h Salle Redpath Au goût parisien! Chef invité : Daniel Cuiller, violon baroque (France) 27 et 28 février 2009, 20 h et le 1er mars, 14 h Salle Redpath Handel La Passion et la raison L'Allegro, il Penseroso ed il Moderato HWV 55 Choeur de la Chapelle de Québec et l'orchestre baroque Arion Chef invité : Bernard Labadie (Canada) Solistes : Dominique Labelle, soprano nathalie Paulin, soprano Amanda Forsythe, soprano Frédéric Antoun, ténor Michael Dean, baryton 26 et 28 mars 2009, 20 h Salle Claude-Champagne 3578815A ARTS ET SPECTACLES Àla fin de la grande manif du milieu culturel contre les coupes du gouvernement Harper, cette semaine, une question a fusé dans l'air.Le public québécois suivrat- il les artistes?Épousera-t-il leur cause?Fera-t-il front commun avec eux au point de refuser de voter pour les conservateurs de Stephen Harper aux prochaines élections?C'est notre plus grand défi, m'a répondu Martin Faucher, président du Conseil du théâtre québécois.C'est aussi une question d'au moins 45 millions à laquelle des gens comme Faucher avaient déjà commencé à réfléchir avant la manif, conscients que les beaux discours, aussi inspirants soient-ils, restent souvent sans lendemain s'ils ne sont pas prolongés par des gestes et des mesures concrètes.L'idée de rejoindre le public dans les théâtres et les lieux de diffusion qu'il fréquente fait son chemin depuis un certain temps dans le milieu des arts.Selon un scénario encore en gestation, un membre de la direction d'un théâtre ou alors l'artiste d'un spectacle, viendront avant le début de chaque représentation lire un court texte qui fera valoir l'importance du financement public en arts et dénoncera les coupes absurdes du gouvernement Harper.Au TNM, la consigne a déjà été transmise et on l'observera à l'occasion du spectacle Nebbia du Cirque Éloize.Dans les autres théâtres, on discute encore de la marche à suivre.L'avantage de cette mesure, c 'est qu'elle rafraîchira chaque soir la mémoire du public.L'inconvénient, c'est qu'elle prêchera des convertis.Quiconque va voir une pièce au TNM ou une chorégraphie à l'Agora de la danse est gagné d'avance à la culture et au financement des arts par le système public, non?Pas si sûr, répond Martin Faucher.Selon le metteur en scène, le public qui fréquente les lieux de culture ne sait pas à quel point les coupes vont fragiliser les arts au Québec.Un rappel tous les soirs lui semble donc aussi utile que nécessaire.Reste que peu importe le message, la question demeure entière face aux gens qui ne vont pas au théâtre, au concert et au spectacle.Comment les rejoindre et les convaincre que la grande mobilisation qui a eu lieu cette semaine n'était pas un psychodrame montréalais qui ne les concernait pas.Beaucoup de ces gens, surtout s'ils vivent en région, ont de la difficulté à compatir avec une bande d'artistes qui, dans leur esprit, sont des privilégiés qui non seulement n'ont pas besoin de travailler pour vivre, mais voyagent partout dans le monde avec l'argent de leurs impôts.Comment convaincre ces gens-là que les artistes ne sont pas des privilégiés, mais les victimes de politiques rétrogrades imposées par un cow-boy inculte, réactionnaire et sans coeur?Au MAL (Mouvement pour les arts et les lettres), on espère contrer l'indifférence, sinon l'hostilité, des régions en organisant une grande manifestation à la place Royale à Québec le 3 septembre.Tous les artistes et travailleurs culturels du coin seront invités à exprimer leur opposition aux coupes Harper.Mais là encore, après l'été fabuleux que vient de vivre Québec, en grande partie grâce aux millions d'Ottawa, on voit mal comment le public pourrait en vouloir à un gouvernement qui le gave de spectacles gratuits depuis deux mois.Robert Lepage aurait pu aider à changer les perceptions.L'homme de théâtre est en effet le parfait exemple d'un artiste qui a pu grandir, évoluer et rayonner grâce à la générosité des gouvernements.Si son Moulin à images a connu un aussi grand succès, c'est d'abord parce que cette création unique est l'aboutissement d'années de travail et de recherche de la part d'un créateur doué qui, grâce aux subventions, est devenu un virtuose.Mais aux dernières nouvelles, Lepage est en Angleterre.Son absence nous renvoie à la case départ avec toujours la même question: comment convaincre le public que les coupes en culture le concernent.Si jamais quelqu'un a la réponse, qu'il la fasse savoir au plus tôt, sinon les conservateurs vont battre les artistes 1 à 0.Et cela avant même le déclenchement des élections.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : npetrows@lapresse.ca Le public suivra-t-il ?NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE Après l'été fabuleux que vient de vivre Québec, en grande partie grâce aux millions d'Ottawa, on voit mal comment le public pourrait en vouloir à un gouvernement qui le gave de spectacles gratuits depuis deux mois.PHOTO LA PRESSE CANADIENNE Quatre nouvelles chansons sont au programme du prochain concert d'Oasis au Centre Bell.« On ne veut pas saouler les fans, ils veulent les classiques », explique le chanteur Liam Gallagher, ci-dessus entouré de ses complices Andy Bell, Noel Gallagher et Gem Archer. ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE ALEXANDRE VIGNEAULT HAUT-PARLEURS Voilà, c'est fait, j'ai vu Céline Dion.J'ai finalement assisté à l'un de ses spectacles au grand complet.Pas celui qu'elle a fait sur les plaines d'Abraham, mais celui qu'elle présente encore demain et lundi au Centre Bell.Taking Chances dans sa version québécoise.Elle m'a scié, oui.Contre toute attente, après The Power Of Love, une ballade qui ne me donne pourtant pas la chair de poule, j'étais bouche bée.Trois ou quatre chansons après son entrée en scène, j'étais franchement impressionné par son souffle, par la flexibilité et l'éclat de son chant.Par sa totale maîtrise vocale.Par son authentique perfection, à une époque où d'autres font appel au lipsync ou à des logiciels capables de corriger en direct les fausses notes.Céline Dion possède, c'est vrai, une énergie de rockeuse et même un fond de blues.Sa principale faiblesse, c'est l'inégalité de son répertoire et cette enflure - heureusement beaucoup moins présente dans son catalogue francophone - que j'ai moi-même souvent décriée.Elle est capable, cependant, d'incarner toutes les facettes de l'âme humaine, de la fragilité la plus pure (L'amour existe encore) au bonheur le plus communicatif (I'm Alive) en passant par le romantisme le plus dynamique (Love Can Move Mountains).De tous les artistes que j'ai vus se produire sur une scène centrale ou ouverte de tous côtés, Céline Dion est aussi la seule qui se déplaçait constamment de manière à ne jamais donner l'impression de tourner le dos à personne.On est loin de Bono qui vient faire un rapide salut aux fans qui regardent le spectacle de dos depuis plusieurs dizaines de minutes ou, pire, de Shania Twain, qui signe des autographes en arpentant sa scène circulaire\u2026 L'un des aspects les plus fascinants de la performance de Céline Dion demeure toutefois l'espèce de combat qu'elle mène pour livrer ses chansons.Dans son corps, dans ses gestes, dans un haussement de sourcils comme dans un coup de hanche, on sent les muscles qui travaillent pour que son chant soit si limpide et parfaitement modulé.Il est franchement impressionnant de la voir à l'oeuvre.Je ne suis pourtant pas sorti du Centre Bell avec l'envie de me farcir l'intégrale de sa discographie.Puisque je n'ai pas tellement d'atomes crochus avec son oeuvre au strict plan esthétique, j'ai même trouvé ça «long des petits bouttes» pour reprendre la formule de Dédé Fortin.Mais comme disent les rappeurs : respect ! Mon i Pod: 2005-2008 Je me permets de vous donner des nouvelles de mon i Pod qui, comme vous vous en souvenez très certainement, avait déjà fait un arrêt cardiaque l'an dernier.Elles ne sont pas bonnes.Il est maintenu artificiellement en vie par une prise de courant.Cliniquement mort, donc.Même la «méthode universelle» pour ressusciter les i Pod (quelques claques derrière la tête) n'y changera rien cette fois.Non , j e ne su i s pas endeuillé.Trop fâché pour ça.On a vécu de bons moments ensemble, mais aumoment de faire le bilan, je m'interroge sérieusement: y a-t-il vraiment une bonne raison de flamber plus de 350$ pour un appareil qui dure, de peine et de misère, trois petites années?M.Jobs?COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : avigneau@lapresse.ca J'ai vu Céline\u2026 SUR LES PLANCHES THE CINEMATIC ORCHESTRA, ce soir au Club Soda.TERROR, ce soir au Foufounes électriques.CÉLINE DION, demain et lundi au Centre Bell.INFECTED MUSHROOMS, demain au Théâtre Télus.NIGHTWISH ET SONATA ARCTICA, lundi au Métropolis.DOES IT OFFEND YOU, yeah?, mardi au Saints.JW JONES, mercredi au Petit Campus.AGAINST ME, jeudi au Club Soda.CAMAROMANCE, jeudi au Divan Orange.THE KOOKS, vendredi au Club Soda.OASIS, vendredi au Centre Bell.FEDERICO AUBELE, vendredi à la Sala Rossa.OASIS Dans son corps, dans ses gestes, dans un haussement de sourcils comme dans un coup de hanche, on sent les muscles qui travaillent pour que son chant soit si limpide et parfaitement modulé.Il est impressionnant de la voir à l'oeuvre.ALEXANDRE VIGNEAULT On n'a pas vu le nom de Félix Leclerc au sommet des palmarès depuis belle lurette.La dernière fois, c'est quand Johanne Blouin a publié Merci Félix, un album de reprises qui a connu un succès phénoménal à la fin des années 80.«On avait respecté l'essence de ses chansons, dit aujourd'hui la chanteuse.Ça les a fait découvrir aux plus jeunes et les plus vieux, eux, les ont redécouvertes autrement.» Johanne Blouin n'est pas étrangère à la parution de l'album collectif Félix Leclerc à paraître mardi chez Tacca.Nathalie Leclerc planchait déjà sur ce qui allait devenir Félix, l'homme de paroles, présenté aux Franco Folies, mais elle avait tout naturellement pensé à faire un album.«L'idée s'est concrétisée et Nathalie, avec raison, a pris le projet en main », raconte la chanteuse.Tacca et l'équipe de Nathalie Leclerc ont recruté 14 artistes, tous des Québécois sauf Patrick Bruel .Chloé Sainte-Marie, Richard Séguin et Fred Pellerin y reprennent les chansons qu'ils ont interprétées à la salle Maisonneuve de la Place des Arts le mois dernier.Gilles Vigneault (Moi, mes souliers), Marie-Élaine Thibert (Bon voyage dans la lune) et les autres y proposent des morceaux enregistrés pour l'occasion.KARKWA Le tour de l'île «Je viens d'un milieu très chanson, dit d'emblée Louis-Jean Cormier, chanteur et guitariste du groupe Karkwa.Avec mes parents et ma famille élargie, j'ai baigné dans Vigneault et Leclerc.Toucher à cette chanson-là m'a ramené des souvenirs et des émotions de jeunesse.» Karkwa s'est littéralement approprié Le tour de l'île, pour en faire un rock atmosphérique et très intense au plan émotif.Il en a fait du Karkwa, en somme.Du très bon Karkwa, même.«C'est une chanson qui veut vivre d'elle-même, mais ça n'a pas été super facile.Sa mélodie est incroyable, mais la gestion des nombreux couplets a été difficile, dit-il.On a essayé de faire vivre la chanson au rythme auquel le texte avance.«C'est l'un des plus beaux textes de Félix Leclerc, poursuit Louis-Jean Cormier, parce qu'il l'a écrit à une époque où il s'en permettait un peu plus.Il s'autorisait à être cinglant, c'était vraiment un poète à maturité.» Karkwa a encore peaufiné sa version du Tour de l'île après l'avoir enregistrée pour cet album collectif et l'a interprétée plusieurs fois au cours de l'été.FRED PELLERIN Douleur Le conteur Fred Peller in a découvert les chansons de Félix Leclerc alors qu'il se tenait à La Pierre angulaire, à Saint-Élie-de- Caxton, où le 10e anniversaire de la mort du patriarche de la chanson québécoise a été souligné par une série de spectacles.«Il y avait du Félix mur à mur à l'été 1998, se souvient-il.Moi, je l'avais plus lu qu'entendu et là, il m'arrivait chanté.» Or, pris par son propre spectacle, Fred Pellerin a d'abord refusé de participer à l'hommage à Félix.«Je ne voulais pas botcher », dit le conteur.Les producteurs ont patienté, puis sont revenus à la charge.Il a fini par accepter.Heureusement.Sa version de Douleur (en formule guitare-voix), qui clôt l'album, en est l'un des moments les plus émouvants.«J'ai eu la chienne quand je suis arrivé en studio », avoue-t-il.Fred Pellerin a demandé au réalisateur Marc Pérusse de lui faire écouter quelques morceaux et, quand il a constaté que plusieurs s'étaient lancés dans de grandes orchestrations, il s'est demandé s'il allait faire le poids.«Je me sentais minuscule tout d'un coup, dit-il.Moi, Félix, je trouve ça beau à la guitare.» Il a raison.JOHANNE BLOUIN Ce matin-là Il y a 20 ans, Johanne Blouin a chanté Félix à la suite d'une invitation qui lui avait été faite de reprendre Le p'tit bonheur.Peu à l'aise à l'idée de le faire dans le style chansonnier (« ce n'est pas ma force», dit-elle), elle a tiré la chanson vers le blues.«Étant issue du jazz, j'avais plus ou moins conscience de toucher au grand Félix», raconte-t-elle.Avant de publier Merci Félix, la chanteuse tenait à obtenir l'assentiment du principal intéressé.Elle l'a obtenu.Nul doute qu'il lui donnerait de nouveau son accord en entendant ce qu'elle a fait de Ce matin-là, 20 ans après s'être frottée à son répertoire pour la première fois.«La commande de Tacca était de rester près de ce qu'on est », dit-elle.Du jazz, donc.«J'ai choisi une chanson qui n'avait rien à voir avec Merci Félix et un côté de lui qui est plus l'homme amoureux, passionné, déchiré et torturé, expose-t-elle.On le sent très bien dans Ce matin-là.On retrouve ce côté-là de Félix dans plusieurs de ses chansons.» HOMMAGE À FÉLIX LECLERC L'HYMNEAUPATRIARCHE ENTREVUE KARKWA, FRED PELLERIN, JOHANNE BLOUIN PHOTO PIERRE CÔTÉ, ARCHIVES LA PRESSE Tacca et l'équipe de Nathalie Leclerc, fille de Félix Leclerc, ont recruté 14 artistes afin de faire revivre les plus belles chansons du poète, mort il y a 20 ans.Point d'orgue de la commémoration des 20 ans du décès de Félix Leclerc, une compilation pilotée par la fille du poète fait revivre de magnifique façon certaines de ses plus belles chansons.Un bel hommage auquel contribuent Fred Pellerin, le groupe Karkwa et la chanteuse Johanne Blouin.CHANSON Artistes variés Félix Leclerc Tacca musique Théâtre Jean-Duceppe duceppe.com Théâtre Jean-Duceppe duceppe.com du 10 septembre au 18 octobre Halpern et Johnson de Lionel Goldstein mise en scène de Monique Duceppe Gérard Poirier François Tassé concepteurs Marcel Dauphinais Anne Duceppe Luc Prairie Yves Labelle Christian Thomas Normand Blais traduction de Michel Dumont 3570549A EN COPRODUCTION AVEC BILLETS EN VENTE DÈS MAINTENANT 514.866.8668 TNM.QC.CA IL EST ENCORE TEMPS DE S'ABONNER À LA SAISON 2008-2009 ÉCRIT ET MIS EN SCÈNEPAR DANIELE FINZIPASCA UNE PRÉSENTATION DÈS LE 9 SEPTEMBRE GRANDE PREMIÈRE NORD-AMÉRICAINE «Éloize donne corps au rêve.»\u2014La Tribune de Genève «Tout est bon ou magnifique dans Nebbia.Et souvent on frôle le sublime.» \u2014La Presse NEBBIA DANIELE FINZI PASCA / CIRQUE ÉLOIZE et TEATRO SUNIL LE RETOUR HAROLD PINTER / Traduction RENÉ GINGRAs / Mise en scène YVES DESGAGNÉS LE MARIAGE DE FIGARO BEAUMARCHAIS / Mise en scène NORMAND CHOUINARD LA CHARGE DE L'ORIGNAL ÉPORMYABLE CLAUDE GAUVREAU / Mise en scène LORRAINE PINTAL LE DRAGON BLEU ROBERT LEPAGE et MARIE MICHAUD / Mise en scène ROBERT LEPAGE LA DÉRAISON D'AMOUR JEAN-DANIEL LAFOND et MARIE TIFO / Mise en scène LORRAINE PINTAL PRÉSENTE 3579720A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Encore un hippie resté collé à son trip, diront les plus cyniques.C'est une façon de voir les choses.D'autant que Nadaka est installé à Auroville, cité utopique axée sur la spiritualité, qui est située près de Pondichéry.Mais il ne faut pas se fier aux apparences.Le musicien a déjà huit albums au compteur.Il a son propre site web (www.nadaka.com).Sa propre étiquette de disques (Raintree).Tous ses disques sont disponibles sur I-Tunes.Et il tourne régulièrement en Europe et en Asie du Sud-Est.Bref, on est loin du granola passé date.Étonnant, cela dit, que le guitariste ne se soit encore jamais produit au Québec.Le spectacle qu'il donnera ce soir avec son groupe à la TOHU sera de fait son tout premier concert à vie à Montréal.« J'attendais une occasion », dit-il tout simplement.Commanditée en partie par le Club Aventure, cette tournée québécoise va permettre au musicien de faire connaître sa fusion méditative de musique carnatique (du sud de l'Inde) et hindoustani, de chants védiques et d'influences world/jazz contemporaines.Elle lui donnera aussi l'occasion de raconter sa vie depuis 35 ans à Auroville.«Ce n'est pas dans mes habitudes sur scène, dit-il.Mais là, c'est spécial.» Créée par la Mère, compagne spirituelle du grand philosophe indien Sri Aurobindo, Auroville célèbre en effet cette année son 40e anniversaire d'existence.Nadaka aura été un des premiers Occidentaux à participer à cet étonnant projet urbain (la ville est en forme de spirale) et international (il est soutenu par l'UNESCO et le gouvernement indien), qui mélange grosso modo le concept de l'ashram et celui du kibboutz.Même si la ville est progressivement grugée par le développement de sa voisine Pondichéry, même si les pressions des promoteurs sont fortes, même si les luttes de pouvoir sont réelles et que l'argent est toujours aussi rare, Nadaka croit que la ville de 2000 habitants n'a «pas perdu son âme ».Mieux encore, dit-il, elle se régénère.« J'ai ma nqué de be l l e s années au Québec, admet-il , en évoquant l 'ef fervescence des années 70.Mais ce que j'ai vécu à Auroville était aussi d'une grande intensité.Nous assistons, depuis trois décennies, à la renaissance de l'Inde.Et plus que jamais, nous y participons.Avant, nous vivions en marge, un peu isolés.Aujourd'hui, on sent un intérêt énorme d'Indiens avec de l'argent, qui veulent participer à ce projet unique.Notre défi sera de trouver l'équilibre entre nos valeurs de base et les possibilités que nous offre le monde capitaliste.» Nadaka, à la TOHU, ce soir 20h.Infos : www.tohu.ca ou 514-376-8648 NADAKA L'Aurovillien C'est l'histoire d'un gars qui voulait découvrir le monde et n'est jamais revenu.Parti du Québec à 16 ans, guitare au dos, Nadaka vit en Inde depuis 1974.Cela fait si longtemps qu'il en a même «oublié » son nom de baptême.Qu'importe, puisque c'est sous le pseudo Nadaka («Celui qui porte le son», en sanscrit) qu'il mène depuis 30 ans sa barque musicale.PHOTO NADAKA.COM Nadaka et ses musiciens sur les marches du Matrimandir.Ce monument sphérique, construit sur une période de 40 ans, est au coeur de la cité d'Auroville.De gauche à droite, la chanteuse Gopika, le flûtiste Bryce Grinlington et le joueur de tabla Suresh Bascara.Auroville, cité utopique axée sur la spiritualité située près de Pondichéry, mélange grosso modo le concept de l'ashram et celui du kibboutz. FAITES-VOUS PLAISIR EN PROFITANT DE NOTRE EXCELLENT SOUPER DE FONDUE CHINOISE MISE EN SCÈNE ET ADAPTATION: Vincent Bilodeau Nous sommes contents, contents de vous annoncer ces supplémentaires Le 16 août à 16 h et le 6 septembre à 20 h 30 3573646A Halpern et Johnson de Lionel Goldstein mise en scène de Monique Duceppe Le Lion en hiver de James Goldman mise en scène de Daniel Roussel Faits pour s'aimer de Joseph Bologna et Renée Taylor mise en scène de Michel Poirier Le Déni d'Arnold Wesker mise en scène de Martine Beaulne Amadeus de Peter Shaffer mise en scène de René Richard Cyr Pierrette est enchantée de Pierrette Robitaille mise en scène de Jacques Girard Abonnez-vous! 514 842-8194 duceppe.com 2008 - 2009 3557783A FAITES-VOUS PLAISIR EN PROFITANT DE NOTRE EXCELLENT SOUPER DE FONDUE CHINOISE Vendredi 5 septembre - 20 h 30 Samedi 6 septembre - 20 h 30 Vi te! On a sorti des supplémentaires du SAC 3573650A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE ALEXANDRE VIGNEAULT Il y a des tonnes de raisons de jouer de la musique.Ian Kelly, lui, c'est parce qu'il aime les sons.Avant de se consacrer entièrement à ses propres chansons, à son propre univers sonore, le jeune Montréalais s'efforçait de mettre en valeur ceux des autres.Il a été «sonorisateur» au défunt Spectrum et au Théâtre Corona.Pas plus tard qu'en juillet dernier, il a fait partie de l'équipe de tournée du Nigérian Seun Kuti.«J'aime le son, les machines, dit le musicien élevé dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce.La musique pop d'aujourd'hui repose sur les mêmes quatre accords, alors le son prend une importance de plus en plus grande.L'atmosphère des chansons et la façon dont elles ont été enregistrées dictent comment on se sent en les écoutant.» Ian Kelly n'a besoin de préciser que les ambiances comptent beaucoup dans son univers chansonnier.Il suffit de tendre l'oreille à Speak Your Mind, son deuxième album, pour le saisir.Sa voix (dont le timbre rappelle ici Chris Martin, de Coldplay, et là Adam Duritz, de Counting Crows) est bien en selle au centre.Sa guitare n'est jamais bien loin, non plus.Ces deux éléments clés sont toutefois ponctuellement enveloppés d'arrangements d'une grande dél icatesse et d'une grande variété : un quatuor à cordes, des claviers, de la trompette, du piano, des claviers, du flugelhorn, du banjo, des choeurs et j'en passe.Son folk orchestral, mis en forme avec la complicité du réalisateur Guillaume Chartrain, n'a pourtant rien de grandiloquent.Le judicieux dosage de timbres fait que les interventions de l'un ou l'autre des invités rehaussent l'ensemble sans en gommer l'authenticité folk.L'authenticité de l'ambivalence Ian Kelly, comme le titre de son disque l'indique, a choisi de chanter principalement en anglais - Speak Your Mind compte deux titres en français, au moins en partie.On pourrait croire que ça tombe sous le sens considérant qu'il est né d'un couple mixte: père gaspésien francophone et mère anglophone aux racines irlandaises.Or, il dit avoir toujours parlé plus français qu'anglais, à l'école comme à la maison.S'il a privilégié l'anglais, comme Pascale Picard ou une foule d'autres musiciens, c'est essentiellement parce que sa culture musicale, elle, est d'abord anglophone.«J'enregistre des sons et si je trouvais que l'hébreu est une langue douce à l'oreille, je chanterais peut-être en hébreu», illustre-t-il.Cette réalité qui colore aussi sa vision de la chanson.«La voix, pour moi, n'est qu'un autre instrument », affirme-t-il.D'où cette conviction que les textes ne constituent pas un élément capital d'une chanson.«Ce n'est pas obligatoire», nuance-t-il.On a toutefois peine à croire qu'un songwriter qui intitule son disque Speak Your Mind n'a pas réfléchi aux mots qu'il met sur ses mélodies.«Je me suis forcé, cette fois-ci, admet-il.Je ne suis pas poète, mais je voulais, pour ceux que ça intéresse, que les paroles apportent quelque chose de plus.» Speak Your Mind n'est pas un album brut ni revendicateur.I l s 'agit plutôt d'un album introspectif où sont colligées les observations, les humeurs et les préoccupations d'un jeune homme qui aura bientôt 30 ans.De manière plus ou moins directe, il y est question de relation amoureuse, de paternité et d'inquiétudes devant la dégradation de l'environnement ou la société dans laquelle on vit.«Notre pays n'est pas mieux que le voisin », dit-il, en résumé, dans Take Me Home.Il ne s'affiche ni en victime ni en grand inquisiteur.Une position ambiguë, honnête, qui donne de la force à ses observations intimes ou sociales.«Je ne pense pas qu'il soit plus important de vouloir sauver le monde que de s'occuper de nos enfants à la maison et d'être bon en tant qu'être humain, avance-t-il.Tout est important, c'est pour ça que je trouve difficile de choisir un combat.» Et la musique est le lieu tout désigné pour exprimer cette ambivalence.IAN KELLY Du folk rêveur, les pieds sur terre PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE «J'aime le son, les machines, dit Ian Kelly.La musique pop d'aujourd'hui repose sur les mêmes quatre accords, alors le son prend une importance de plus en plus grande.» Ian Kelly écrit des chansons pour le plaisir d'agencer des sons.Vu son sens de la mélodie, sa sincérité et son bon goût, son petit jeu donne naissance à des chansons aux atmosphères recherchées et au propos aussi sensible que sensé.« J'enregistre des sons et si je trouvais que l'hébreu est une langue douce à l'oreille, je chanterais peut-être en hébreu.» 3543934A 3562412A E r i c Lapointe K a I n SYLvain coSSette Diane SWinG DUFre Sne Ainsi que : Julie Lamontagne, Bernadette, Les Petites Tounes, l'orchestre La Sinfonia de Lanaudiere 4 e EDITION DE SAINTƪDONAT FESTIVAL du30 aout au 1er septembre 2008 3577020A 20.24.27.29 SEPTEMBRE 2 OCTOBRE 2008 A 20 H SALLE WILFRID-PELLETIER OPERADEMONTREAL.COM LA FANCIULLA DEL WEST PUCCINI EN GRANDE PREMIERE SUSAN PATTERSON / WILLIAM JOYNER / LUIS LEDESMA / KERY-LYNN WILSON_CHEF / THADDEUS STRASSBERGER_METTEUR EN SCENE 3576922A ARTS ET SPECTACLES ENTRACTE PAUL JOURNET entracte@lapresse.ca EN HAUSSE.EN BAISSE SEPARES A LA NAISSANCE Des sosies dans des univers paralleles, David Desrosiers et Ti-Brin ?Hypothese plausible.L'histoire ne dit pas si le bassiste regnait autant sur les ruelles de son quartier que le redoutable, mais non moins attachant, Ti-Brin.Merci a Jean-Francois Gagne pour la suggestion.David Desrosiers Ti-Brin ILS, ELLES ONT DIT .Apres une Virginie Boivin et une Virginie Charest, une Virginie Maltais.¡X Fabienne Larouche, qui revele a Web Presse un des joyaux de la 13e saison de Virginie, avec plus de Virginie que jamais, meme sans Virginie.On avait envie que les gens de Victo viennent feter.Pas qu'ils viennent avec des gants coupes et des batons de baseball, faches ben raide.¡X Simon Proulx des Trois Accords a RDI, qui explique pourquoi son Festival de la poutine de Drummondville ne se prononcera pas sur l'origine de la poutine: Drummond ou Victo?SPECIAL GINETTE RENO A PAUL ARCAND .Moi, je m'appelle la grosse; elle (Celine Dion), je l'appelle la grande.Surtout elle, avec ses echelles¡K je me suis dit, ce seraittu epouvantable qu'on prenne une fouille toutes les deux.A mon age, c'est plus tranquille dans le bas, mais dans le haut, c'est encore tres chaud.J.-P.y'etait en erection (¡K) Il jouissait, il jouissait, il disait: ca rentre dans l'histoire.Ginette Reno PHOTO FRANCOIS ROY, LA PRESSE CAVALIA Le spectacle equestre Cavalia fete son cinquieme anniversaire.Cinq ans de tournees devant plus de deux millions de spectateurs en Amerique du Nord et en Europe, de Las Vegas a Berlin.Beau succes pour cette aventure qui s'est amorcee le 28 aout 2003 a Shawinigan.Et ca se poursuit.Cavalia est en Belgique en ce moment; prochaine destination: le Portugal.Normand Latourelle, createur du spectacle, prepare aussi la suite, Cavalia 2.Le spectacle devrait etre presente au Quebec en 2010.MADONNA ETWALTERBOUDREAU Comment critiquer un politicien avec finesse, sans oublier la moindre nuance necessaire?Comparez-le a Hitler.C'est la nouvelle tendance.La preuve, meme Madonna le fait.Idem pour Walter Boudreau, directeur artistique de la Societe de musique contemporaine du Quebec.Mercredi dernier.lors de la manifestation contre les coupes en culture, Boudreau lancait un .Heil Harper!.bien senti.Samedi dernier, au lancement de sa nouvelle tournee, la Madone presentait une video aux vertus subliminales.Les images de Mugabe, Khomeiny et d'Hitler defilaient avec celle de John Mc Cain, candidat republicain a la presidence.Apparaissaient ensuite celles de Lennon, mere Teresa, Madonna Luther King et.Barack Obama.PHOTO REUTERS ARTS ET SPECTACLES RENTRÉE THÉÂTRALE KING LEAR CONTRE-ATTAQUE Cette pièce née en 2004 au Théâtre Périscope de Québec «s'enfarge» dans l'oeuvre de Shakespeare et malmène au passage les Othello, Desdémone, Iago, Hamlet, Puck et King Lear.Un chat, un matelot, un cuisinier, une princesse, un cowboy et un homme de Cro-Magnon raconteront ainsi les mésaventures d'un innocent mouchoir qui, bien malgré lui, déclenchera les foudres d'un mari jaloux.En nomination pour un Masque dans la catégorie «Meilleure production Québec», King Lear est née de l'imagination des Productions Préhistoriques, une compagnie dont la démarche touche l'univers du clown et du bouffon.Jusqu'au 13 septembre à l'Espace Libre.CARNETS DE VOYAGES Cette création du théâtre Les Deux Mondes, qui célèbre cette année ses 35 ans, a été nourrie par les tournées de la compagnie aux quatre coins du monde.Jean-François Casabonne et Véronique Marchand y incarneront deux comédiens qui, dans une tournée imaginaire entre la Chine, l'Afrique, l'Europe et Montréal, parlent de vie et de mort, du théâtre et des soubresauts de leurs vies amoureuses respectives.Avec ces pièces, les cosmopolites concepteurs des Deux Mondes (Michel Robidoux, Yves Dubé, Normand Canac-Marquis et Daniel Meilleur) soulignent la nécessité de l'imaginaire, pour changer le réel.Les 4, 5, 11, 12 et 13 septembre à la Cinquième Salle de la Place des Arts.LA VIE DEVANT SOI Adaptée pour le théâtre par Xavier Jaillard, ce texte de Romain Gary (Émile Ajar) prendra vie sur la scène du Rideau Vert dans une mise en scène de Louise Marleau.Les très nombreux amoureux de l'oeuvre de Gary retrouveront Momo, l'enfant arabe élevé par Madame Rosa, cette vieille femme juive qui toute sa vie a recueilli des enfants abandonnés par leur mère prostituée.Catherine Bégin, Aliocha Schneider, Pascal Rollin et Alejandro Moran se donneront la réplique, dans cette pièce qui fait écho aux actuelles et universelles questions d'amour et de liens interculturels.Du 23 septembre au 18 octobre au Théâtre du Rideau Vert.Coup d'oeil sur la rentrée SYLVIE ST-JACQUES Pile poil , avec une précision horlogère, Waj di Mouawad me téléphone à 9h, comme il avait été convenu.Au bout du fil, je retrouve le ton timide et doux de celui qui a écrit que « l'enfance est un couteau planté dans la gorge».Il se prête à l'exercice de l'entrevue avec son habituelle clarté, son grand souci du détail et de la cohérence.Il décrit avec une pointe d'humour un certain sentiment de panique qui s'est emparé de lui, lorsqu'il s'est retrouvé seul dans le local de répétition.Il évoque aussi la chance qu'il a eue de compter sur le soutien de sa soeur aînée, au moment où son élan créatif était au point mort.Et alors que vous vous y attendez le moins, Wajdi narre en toute candeur l'intuition morbide qui a précédé la naissance de Seuls.«J'avais en tête une image qui ne me quittait pas : un fond de scène, avec une chaise et une corde qui pend du plafond.Seul en scène, j'expliquerais aux spectateurs que je vais monter sur la scène, la passer autour de mon cou et renverser la scène.J'ai calculé que je pourrais tenir ainsi 20 secondes.Je demanderais à un spectateur de monter sur la scène et de me rattraper.Si quelqu'un montait, je ferais la suite du spectacle avec lui.» La quête et l'odyssée Soyons rassurés : Mouawad a abandonné ses projets de nonsuicide assisté, pour la création de Seuls, qui a vu le jour à Chambéry en mars dernier.Mais de cette idée de départ, il a conservé le besoin de parler du danger, de la peur et d'autres sentiments inquiétants.«La scène de pendaison n'existe plus, elle n'est pas importante.Ce qui en reste, c'est l'idée d'étranglement qui empêche le cri et la parole de sortir.Et un désir profond de silence.» Plusieurs années après avoir eu l'idée du solo, il s'est retrouvé à Saint-Pétersbourg, où était jouée Forêt.Au musée de l'Ermitage, il s'est retrouvé devant le Retour du fils prodigue de Rembrandt.Subjugué par ce tableau, le propos de Seuls a alors pris forme dans son esprit.Et la figure de Robert Lepage s'est imposée.«On m'a déjà fait remarquer que mes pièces parlaient d'un rapport de quête.Or, j'avais répondu que j'étais plutôt dans un rapport d'odyssée, c'est-àdire que je suis celui qui, errant dans le monde, veut juste rentrer chez lui.Robert Lepage, lui, est dans un rapport de quête : ses personnages sont souvent des Québécois qui quittent le Québec pour découvrir le monde.Sans me comparer à Lepage, j'ai le sentiment que nous sommes sur une même route que nous arpentons de manière opposée.» La version de Seuls que nous verrons à Montréal est d'une quarantaine de minutes plus courte que celle présentée à Chambéry.Wajdi Mouawad, qui ne craint pas de «faire long », a le sentiment que tout est désormais en place, dans le bon esprit, la bonne structure.«Ç'a été extrêmement fastidieux, mais totalement passionnant d'interroger chaque millimètre du spectacle, de le redécouper, le questionner, le changer», concède-t-il.Après Montréal, Seuls prendra la scène du Théâtre français du CNA, où Wajdi Mouawad agit à titre de directeur artistique.Désormais installé en France, l'homme de théâtre se promènera aussi entre le Liban et le Québec à titre de conseiller artistique du Festival d'Avignon, «voir comment ces deux identités pourront se traduire dans la programmation».En parallèle à tout cela, il y a aussi la création de Ciels, le prochain chapitre de sa Tétralogie de la mémoire.Et aussi, le projet d'un spectacle d'envergure qui serait joué en salle et à l'extérieur.Seul et avec les autres, Wajdi poursuit son dessein de guerrier pacifique.Seuls, de Wajdi Mouawad, du 9 septembre au 4 octobre au Théâtre d'Aujourd'hui.SEULS AU THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI WAJDI ESTSEULS La saison automnale démarre en force, avec Nebbia, du Cirque Éloize et du Teatro Sunil, au Théâtre du Nouveau Monde, Oh les beaux jours à l'Espace Go et Seuls de Wajdi Mouawad au Théâtre d'Aujourd'hui.Quoi de neuf, à part cela?La réouverture du Quat'Sous en novembre, une création du cosmopolite Théâtre des Deux Mondes ainsi que tout plein d'autres découvertes.PHOTO FOURNIE PAR LE RIDEAU VERT Catherine Bégin dans La vie devant soi.Harwan, étudiant en sociologie de l'imaginaire, prépare une thèse de doctorat sur Robert Lepage.Alors qu'il s'apprête à s'envoler vers Saint-Pétersbourg pour rencontrer son sujet de recherche, le père de Harwan subit un accident et tombe dans le coma.Harwan, c'est Wajdi Mouawad seul en scène, dans la pièce Seuls, qui arrive au Théâtre d'Aujourd'hui après avoir été créée à Chambéry et applaudie à Avignon.PHOTO NEIL MOTA «Sans me comparer à Lepage, j'ai le sentiment que nous sommes sur une même route que nous arpentons de manière opposée», dit Wajdi Mouawad.«Ç'a été extrêmement fastidieux, mais totalement passionnant d'interroger chaque millimètre du spectacle, de le redécouper, le questionner, le changer.» ARTS ET SPECTACLES RENTRÉE THÉÂTRALE SYLVIE ST-JACQUES André Brassard m'accueille dans sa loge, en se disant désolé d'être obligé de rester assis dans son fauteuil roulant.Il est tout sourire, en ce matin de la fin du mois d'août où plusieurs de ses confrères manifestent contre les coupes de Harper en matière de culture.Avant de parler de Beckett, de théâtre, de son retour à la mise en scène, nous abordons le sujet de son état de santé.Il m'assure que ça va, même s'il est ces jours-ci plus fatigué que d'habitude, en raison des efforts que lui demande Oh les beaux jours.«Je me branche sur la batterie d'Andrée, pour recharger la mienne.» Il relativise aussi son sort, me rappelant qu'il y a des gens qui n'ont pas de jambes, qui sont aveugles.«C'est pire que moi, j'imagine.» Oh les beaux jours est la première mise en scène depuis quatre ans - la dernière fois, c'était Impératif présent au Quat'Sous - pour l'homme de théâtre dont les capacités physiques ont été diminuées par un accident cardiovasculaire.«Je serai toujours obligé de traîner une partie de mon corps.Pendant ce temps, il y a notre autre madame, pognée dans le trou\u2026» La madame en question, c'est évidemment Winnie d'Oh les beaux jours.Un texte que Brassard décrit comme un «hymne à la vie ».«C'est une pièce sur la survie, sur l'impossibilité de la mort.C'est beaucoup ça, dont parle Beckett: du fait que l'on est toujours au bord de la mort, dès qu'on vient au monde.Il nous dit que pour mourir, il faut être détaché de tous les liens qui nous rattachent.» Dans la merde jusqu'au cou\u2026 En novembre 2007, André Brassard a amorcé le travail de défrichage d'Oh les beaux jours avec Andrée Lachapelle.La belle actrice de 76 ans, indique le metteur en scène, a composé «une Winnie très joyeuse, très inconsciente, qui ne s'attarde pas dans ses souffrances et qui combat ».«C'est un personnage très vivant, qui dit que ce n'est pas parce qu'on va mourir qu'on est supposé être déjà mort.Il y a aussi la relation qu'elle a avec son mari, qui apparaît derrière elle et la tient en vie.» L'amour que Brassard porte à l'oeuvre de Beckett remonte à ses débuts comme metteur en scène.«Déjà, en 1966, j'avais organisé un festival Beckett où on avait monté toutes ses pièces en six semaines.Puis, on a fait En attendant Godot au TNM, il y a une douzaine d'années, qui avait été pas mal bon.» Il y a deux ans, il a croisé Andrée Lachapelle lors d'une soirée de première et l'a invitée à faire signe à l'Espace Go, si elle avait le goût de jouer Oh les beaux jours.«Je suis passé par deux années de dépression assez profonde.J'étais un peu tanné de ne pas bouger, de ne pas pouvoir sortir de ma chaise roulante.Je me suis dit que si je ne voulais pas mourir complètement, je devais faire mon métier qui est le théâtre, qui est ma vie.» Lorsque je lui demande si ces années de dépression ont nourri sa création, Brassard se fait cassant.«Je n'ai pas du tout envie de chanter l'air que le grand malheur nous enrichit, nous transforme, nous rend meilleur.Ça nous fait chier, un point c'est tout.Beaucoup de gens qui traversent des épreuves en sortent grandis.Malheureusement, ce n'est pas mon cas.Je suis juste content d'avoir survécu, pour ne pas avoir envie de perdre mon temps à faire des niaiseries.» Reste qu'il a encore bien des choses à dire, à revendiquer et à dénoncer, ce «monument» du théâtre québécois.«Je n'ai jamais douté que j'étais fait pour la mise en scène.Je suis allé souvent au théâtre cette année, et j'ai compris qu'on ne m'avait pas oublié.» S'il reste à l'affût de ce qui se fait sur les scènes de la ville, il trouve «insignifiantes » la plupart des productions qu'il voit.«J'ai l'impression que le théâtre ressemble à la société dans laquelle on vit, qui est en perte de sens.C'est un peu ça, aussi qui m'a poussé à revenir.» Toujours en lien avec la relève, en siégeant notamment au comité de lecture du théâtre d'Aujourd'hui, André Brassard reconnaît que le métier est devenu difficile pour les jeunes.«C'est devenu une affaire de m'as-tu-vu.Ce qui est important, c'est la crisse de télévision », regrette-t-il.Brassard reste au théâtre, pour aider les autres et lui-même à vivre.Les beaux jours sont de retour.Oh les beaux jours, de Samuel Beckett, mise en scène d'André Brassard, du 9 septembre au 11 octobre à l'Espace Go.OH LES BEAUX JOURS À L'ESPACEGO QUESTIONDE SURVIE HALPERN ET JOHNSON Monique Duceppe signe la mise en scène de cette pièce de Lionel Goldstein, qui rassemblera sur la scène du théâtre Jean-Duceppe les comédiens Gérard Poirier et François Tassé.Le propos: deux retraités, un grincheux réprimé et un homme d'affaires sans imagination, découvrent qu'ils partagent un amour passionné pour une même femme.Du 10 septembre au 18 octobre chez Jean-Duceppe.OPIUM_37 En novembre, le Théâtre de Quat'Sous renaît «dans le bruit et l'exaltation» dans un théâtre tout neuf.Première pièce à inaugurer la nouvelle salle, Opium_37 s'annonce comme «une réflexion festive et musicale sur le besoin de combattre et de s'enivrer, de se sentir vivant et fort, de se sortir du confort oppressant de nos sociétés riches et coupables».Le directeur artistique du théâtre, Éric Jean, réalise la mise en scène de ce texte écrit en collaboration avec Catherine Léger.Une belle brochette d'acteurs (Stéphan Allard, Normand Daneau, Muriel Dutil, Kathleen Fortin, Ève Gadouas, Eric Paulhus et autres) recréera l'ambiance effervescente d'un café du Paris pauvre des années 30.Du 17 novembre au 20 décembre au Théâtre de Quat'Sous.LA CANTATRICE CHAUVE ET LA LEÇON Pour amorcer sa saison itinérante, le théâtre Denise-Pelletier présente une production du Théâtre des Fonds de tiroirs de Québec, dont la mise en scène est signée Frédéric Dubois.Le public adolescent de Denise-Pelletier s'initiera au théâtre de Ionesco, avec deux pièces montées dans un esprit ludique, qui met en lumière la créativité de la relève québécoise.Du 18 septembre au 28 octobre au Centre Pierre-Péladeau, au Théâtre de la ville de Longueuil et au Théâtre Marcellin-Champagnat de Laval (consultez le site du théâtre - www.denise-pelletier.qc.ca - pour l'horaire des représentations.) \u2014 Sylvie St-Jacques PHOTO MARIO VILLENEUVE King Lear contre-attaque, jusqu'au 13 septembre à l'Espace Libre.En longeant les coulisses de l'Espace Go, pour me rendre dans les loges où j'ai rendez-vous avec André Brassard, j'aperçois un amoncellement bleu.Dans la production d'Oh les beaux jours, Andrée Lachapelle défendra une Winnie survivante d'une catastrophe nucléaire.Une rencontre très attendue entre une splendide force de la nature et un survivant qui n'a pas dit son dernier mot.«Je n'ai pas du tout envie de chanter l'air que le grand malheur nous enrichit, nous transforme, nous rend meilleur.Ça nous fait chier, un point c'est tout.» PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE «C'est un personnage très vivant, qui dit que ce n'est pas parce qu'on va mourir qu'on est supposé être déjà mort », dit le metteur en scène André Brassard de la Winnie que campe Andrée Lachapelle. Montréal (Pierre-Mercure) - Montréal-Nord - L'Assomption - La Prairie La Salle - Laval - Longueuil - Pierrefonds - St-Hyacinthe - St-Jean - St-Jérôme géorgiedusud -russie-sahara-arménie australie-bretagne-himalaya-provence abonnez-vous et courez la chance de gagner un voyage pour 2 à MARRAKECH (514) 521-1002 ou sans frais1 800 558-1002 www.Les Grands Explorateurs.com Présenté par : Présenté à : 3575773A ARTS ET SPECTACLES RENTRÉE THÉÂTRALE SYLVIE ST-JACQUES COUPS DE THÉÂTRE Un matin du mois d'août 2007, en plein Fringe d'Édimbourg, j'ai le nez dans le faste programme du festival.Déroutée par l'abondance de l'offre et surtout obsédée par l'idée de dénicher LA perle rare, je décide d'aller jeter un coup d'oeil à la pièce Victoria de la Montréalaise d'adoption Dulcinea Langfelder.N'ayant jamais vu cette pièce créée en 1999, je suis renversée par la performance de Langfelder et l'ingéniosité de cette production.Et je ne suis pas seule : Victoria, une pièce qui aborde la cruauté du vieillissement avec humour et poésie, récolte les éloges critiques dans la presse britannique ainsi que plusieurs prix au Fringe, le plus grand festival des arts de la scène de la planète.En écoutant les protestations des membres du milieu culturel contre les coupes du gouvernement Harper, j'ai pensé à Dulcinea, une artiste qui a joué un peu partout dans le monde.Le lendemain de la manif (à laquelle elle a participé), je lui ai passé un coup de fil pour connaître son état d'esprit.Elle était en furie.«Je sais que le public ne comprend pas, ne peut pas savoir ce que cela implique.Ma compagnie survit par la tournée.Si toutes les compagnies comme la mienne disparaissent, le pays se retrouve sans profil culturel.C'est notre plus grande influence dans le monde», dit cette artiste qui s'apprête à partir au Japon avec sa nouvelle création et qui a été invitée à présenter Victoria au Zimbabwe, au printemps 2009.Pierre Mc Duff, du théâtre des Deux Mondes, autre compagnie très cosmopolite, fait valoir que les arguments du fédéral concernant la « saine gestion» ne tiennent pas debout.«Les études concernant le programme Prom Art étaient positives et démontraient que le programme remplissait ses objectifs.La France est en train de construire un deuxième musée Pompidou à Shanghai.Et nous, pendant ce temps, on coupe dans la culture et nos hélicoptères sont supposés représenter le Canada.» Plus tôt cette semaine, joint au téléphone en France, Wajdi Mouawad af fi rmait que les mesures de Harper en culture révélaient «soit une indifférence totale envers les artistes et la culture, soit un geste de vengeance, de détestation».Au-delà des questions de rentabilité, il faut aussi se demander ce que l'expérience de la tournée internationale apporte à la création.Dulcinea Langfelder soutient que de créer pour des publics sud-américains, européens ou asiatiques a modifié son regard sur le monde.«J'ai envie de m'interroger sur des problématiques plus vastes, moins nombrilistes.» En percevant comme un «luxe» ou une banale entreprise de promotion la mobilité internationale des artistes d'ici, on se tire royalement dans le pied, selon elle.«Ce n'est pas notre présence en Afghanistan qui donne un profil culturel au Canada», scande aussi Dulcinea Langfelder.Mais comme le souligne André Brassard, tant et aussi longtemps que les citoyens percevront les arts comme un luxe, et non comme une nécessité pour vivre, la culture est menacée.Très critique de la production théâtrale d'ici - il trouve que le métier d'acteur est devenu un truc de m'astu- vu et fustige l'obsession pour la télé -, Brassard se fa it tranchant .« Avonsnous, comme artiste, réussi à rendre notre métier, notre pratique, notre art, indispensables en société?Ou est-ce encore considéré comme un luxe ?Si on n'a pas réussi à convaincre nos frères, nos semblables, nos concitoyens, de l'importance de l'art pour aider les gens à vivre, on va périr.» COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : sstjacqu@lapresse.ca Tourner, quossa donne ?SYLVIE ST-JACQUES Je rencontre Jean Marc Dalpé dans un café non loin de La Licorne.Ce qui frappe en premier chez cet artiste dont l'accent trahit légèrement ses origines francoontariennes, c'est sa désarmante simplicité et sa bonhomie naturelle.Absolument rien de prétentieux ou de précieux n'émane de cet acteur, auteur, traducteur et metteur en scène au look de dur à cuire.Pour m'expliquer qui est Mansel Robinson (l'auteur de Trains fantômes et Slague), Dalpé évoque d'abord Chapleau, un bled «très loin et très isolé, entre Timmins et le lac Supérieur.» «La moitié de la population de Chapleau (environ 10 000 habitants) travaillait pour les chemins de fer, tandis que l'autre travaillait dans les mines.» Même s'ils ont le même âge et ont frayé dans lemême circuit théâtral, Dalpé et Robinson ne s'étaient jamais rencontrés.«À l'époque où j'étais à Sudbury, il était déjà parti.Mais il a travaillé à Montréal, il a travaillé pour ma blonde à Ottawa, on aurait pu se croiser.» Mais le destin a voulu que ce soit par l'écriture que Dalpé rencontre Robinson.C'est par le recueil Rock'n Rail que l'auteur d'Août, un repas à la campagne et de la série télé Temps durs s'est initié à l'univers rugueux et caustique de Robinson.«Sa voix est forgée par l'expérience de la classe ouvrière», souligne Dalpé, qui décrit le travail de Robinson comme une «écriture qui a beaucoup de coeur, un regard empathique sur ses personnages qui n'est pas un portrait idéalisé et une parole d'homme très forte.» Au nom du père et du fils Trains fantômes et Slague, qui se succéderont sur la scène de La Licorne, sont deux pièces qui, selon Dalpé, «se complètent mais ne se répondent pas vraiment.» Le personnage de Trains fantômes parle de sa parenté, du souvenir des chemins de fer des années 50.Tandis que Slague est l'histoire d'un ouvrier qui a perdu l'usage de ses jambes, après avoir été enseveli dans la mine.Jean Marc Dalpé insiste sur la poésie théâtrale de la langue de Mansel Robinson.Celui qui participera au spectacle D'un pays qui pousse dans le nord, dans le cadre du Festival international de littérature, évoque aussi la nécessité de dire la réalité des francophones du Québec et de l'Amérique du Nord.«C'est comme si on était des régions éloignées du même pays.La grande région de Sudbury, le Nord de l'Ontario, la péninsule acadienne, Shédiac, autour de Lafayette, en Louisiane, participent tous à cette réalité-là, qui est l'Amérique française.C'est pareil pour les Québécois, par rapport au reste du Canada ou encore les nouvelles générations de nouveaux arrivants, comme la communauté éthiopienne de Toronto.» Même s'il reconnaît que les scènes de théâtre de Montréal tardent à refléter cette diversité culturelle, Jean Marc Dalpé pense que les choses ne tarderont pas à changer.«Je regarde les étudiants qui sortent des écoles de théâtre et je vois un peu de couleur.O.K., on n'est pas encore là, mais c'est en train de se transformer.Je suis assez optimiste.» Trains fantômes de Mansel Robinson, du 2 au 6 septembre et Slague, l'histoire d'un mineur, du même auteur, du 9 au 13 septembre à La Licorne.Temps durs Comme le souligne André Brassard, tant et aussi longtemps que les citoyens percevront les arts comme un luxe, et non comme une nécessité pour vivre, la culture est menacée.L'automne arrive à La Licorne avec deux pièces de l'Ontarien Mansel Robinson, traduites par Jean Marc Dalpé.Trains fantômes et Slague, l'histoire d'un mineur, sont deux solos ancrés dans la réalité de la classe ouvrière.Le premier (joué par Frédéric Blanchette) est l'histoire d'un fils de cheminot, tandis que le second (défendu par Dalpé) parle de la rudesse du travail dans les mines.Une voix du Nord à la fois poétique et théâtrale.ENTREVUE JEANMARCDALPÉ PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE L'acteur, auteur, traducteur et metteur en scène Jean Marc Dalpé décrit le travail de Mansel Robinson comme une «écriture qui a beaucoup de coeur, un regard empathique sur ses personnages qui n'est pas un portrait idéalisé et une parole d'homme très forte.» Jean Marc Dalpé insiste sur la nécessité de dire la réalité des francophones du Québec et de l'Amérique du Nord. montreal danse sur les glaces du labrador 10 au 20 septembre_20 h billetterie \\ 514 525.1500 840, rue Cherrier Metro Sherbrooke www.agoradanse.com photo \\ Va l e r i e SimmonS Choregraphe \\ Sarah Cha Se dire Ctri Ce arti Stique \\ kathy Ca Sey interpreteS \\ do MiniC Caron, Mary Se Carrier, annik ha Mel ra Chel harriS, Benoit leduC, Manon levaC, FrederiC Marier Colla BorateurS \\ antoine Bedard, pierre dextra Se karine Gauthier, JeFF harri Son 3579516A presente par Kent nagano, directeur musical en collaboration avec Billets : 514.842.9951 ¡Vosm.ca Osez l'OSM 15-30 ans Seulement 15 $ Egalement en septembre Plus de 400 personnes sur scene! Repetition gene Rale lundi 8 septembre, 19 h La repetition generale est maintenant ouverte a tous, reservez vos billets rapidement.Con Ce Rts Mardi 9 et mercredi 10 septembre, 20 h Encore quelques places disponibles LANCEMENT DE LA 75e SAISON Naga No et La Sympho Nie deS miLLe LaNCe Nt La 75e Sai SoN de L'o Sm Abonnez-vous a la 75e saison! Mercredi 17 septembre, 19 h 30 commanditaire en titre du concert presente par 1958-2008 CONCERT SPECIAL L'o Sm et ZubiN mehta a La ba Si Lique Notre-dame Zubin Mehta dans le cadre de UN INCONTOURNABLE Jo Shua beLL et Le viOLOn r Ouge Mardi 30 septembre et mercredi 1er octobre, 20 h Joshua bell Soiree du 1er octobre presentee par CONCERT JAZZ ra Nee Lee et david be Noit : hommage aux Lege NdeS JaZZ Mardi 23 septembre, 20 h presente par Ranee lee 3580763A 2 9 m a i ¡V 28 se p t e m b r e 2 0 0 8 YVES SAINT L AURENT Premiere retrospective couvrant les quarante ans de creation de la maison de Haute Couture Yves Saint Laurent.Une scenographie digne des plus prestigieux defiles de mode.L'exposition la plus glamour de l'ete ! Ouvert aussi les mercredis, jeudis et vendredis soirs jusqu'a 21 h.Gratuit pour les enfants de 12 ans et moins Accompagnes de leurs parents.Non applicable aux groupes.Organisee par le Musee des beaux-arts de Montreal et les Fine Arts Museums of San Francisco en partenariat avec la Fondation Pierre Berge ¡V Yves Saint Laurent, Paris./ Yves Saint Laurent, Robe de mariee Hommage a Braque (detail), Printemps-ete 1988, no 132.Fondation Pierre Berge ¡V Yves Saint Laurent.Photo Alexandre Guirkinger Renseignements : 514-285-2000 En partenariat avec En collaboration avec Visites commentees disponibles 3563986A ARTS ET SPECTACLES THEATRE TRIO THEATRE SYLVIE ST-JACQUES Reynald Robinson PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE FLASH Radio : 4000e pour 275-ALLO Le 1er septembre, 275-ALLO celebrera sa 4000e emission et ses 20 ans d'existence.La quotidienne jeunesse sera alors diffusee devant public, en direct du studio 12 de Radio-Canada.Annie Desrochers, animatrice de la derniere saison, passera egalement le flambeau a Elaine Ayotte.Ces dernieresannees, 275-ALLO, diffusee sur la Premiere chaine de Radio-Canada, a 19h, a ete animee par Dominique Payette et Valerie Letarte.Les portes du studio ouvriront a 18h.¡X Isabelle Masse SPECTACLES VA R I E T E S cabaret du casino de montreal Rock Story: 20h30.cabaret lion d'or Red Hot & Blue Rockabilly weekend 08: 20h30.casa del popolo Howard Steltzer + Fossile + The TDK C90 Analogue Summer Ensemble + Head Rush + Element Kuuda: 21h.divan orange Reverend All Star et invite: 21h30.foufounes electriques Terror: 18h.la tulipe Pop 80: 21h.l'etoile quartier dix30 rive sud Francois Morency: 20h.theatre corona Esquire Show Bar: 20h.theatre telus Calvin Harris: 21h.tohu ƪ cite des arts du cirque Nadaka: 20h.FRED-BARRY A LA CASERNE LETOURNEUX Ecrite en 2007 et presentee en 2008 au Conservatoire d'art dramatique de Montreal, Il etait onze le soir (texte et mise en scene de Reynald Robinson) explore la complexite des relations humaines.L'auteur traite ainsi d'amitie, d'entraide, de jalousie et d'envie, dans un texte defendu par les neufs finissants fondateurs de la compagnie Theatre Passe Minuit.Du 9 au 27 septembre a la Caserne Letourneux.DERNIERE CHANCE DE CROISERMARIE-STELLA La Petite Licorne a entame la semaine derniere sa saison 2008-2009 avec la piece Qu'est-ce qui reste de Marie-Stella?, une production d'Abat-Jour Theatre d'un texte de Simon Boulerice.Sous la forme d'un drame musical, la piece aborde les themes de la sexualite precoce chez les jeunes et du rapport a la popularite.Ce soir, a 20h, a La Petite Licorne.NATHALIE PETROWSKI, ARIANEMOFFATT ET LIZA FRULLA EN BELLES-SOEURS Il y a 40 ans (le 28 aout), Les Belles-soeurs ont cree une commotion dans l'univers du theatre quebecois, sur la scene du Rideau Vert.D'apres une idee originale de l'animatrice Monique Giroux (qui a toujours reve de jouer Germaine Giroux !), la piece de Tremblay renaitra le 9 novembre prochain, dans une mise en lecture de Denise Filiatrault.Pour cet evenement-benefice au profit du Rideau Vert, madame Filiatrault a invite 15 .non-actrices.(Isabelle Marechal, Marie-Claude Savard, Nathalie Petrowski, Liza Frulla, Alexandra Diaz, Ariane Moffatt, Louise Beaudoin.) au party de collage de timbres.Parait qu'elles ont toutes accepte spontanement. vous pourriez gagner pour votre émission préférée\u2026 Radio-Canada présente DEUX BILLETS D'AVION Avec la participation de pour Paris VOTEZ Les coupons doivent être reçus au plus tard le 5 septembre 2008.Tirage le lundi 15 septembre 2008.Aucun achat requis.Concours ouvert aux résidents canadiens majeurs.Règlement du concours disponible à www.radio-canada.ca/gemeaux.Annie et ses hommes .Le Bye Bye de RBO 2007 .Destinées .Dieu merci! .Les Boys, la série .Infoman 2007 (Spécial) .Les Lavigueur, la vraie histoire .Ma maison Rona .Les soeurs Elliot .Tout le monde en parle Nom : Prénom : Âge : Adresse : Ville : Code postal : Téléphone (rés.) : Téléphone (travail) : Remplissez et postez à : Concours Prix Gémeaux du public Société Radio-Canada, C.P.11007, Succursale Centre-Ville Montréal, QC H3C 4T9 Les 23es Prix Gémeaux animés par Véronique Cloutier Valeur approximative de 2 500 $ le dimanche 14 septembre 19 h 30 Veuillez cocher votre émission préférée ARTS ET SPECTACLES TÉLÉVISION PAUL JOURNET Hier soir, Martin Robert ne prévoyait pas regarder le dernier bulletin d'informations de TQS.Ni Anne Préfontaine.Même chose pour plusieurs de leurs anciens collègues, déjà partis après la première vague de licenciements.Une fois le deuil terminé, inutile de retourner sur le lieu de l'enterrement.«À l'annonce de la mort de l 'info, j'ai connu mon petit moment de déprime, admet Martin Robert.Mais l'amertume est passée.Je suis rendu ailleurs.» Ailleurs, c'est Moncton.En avril dernier, inquiet de l'avenir de TQS, Martin Robert s'est rendu au Nouveau-Brunswick pour postuler un emploi de chef d'antenne à Radio-Canada.À son retour, il apprenait la mauvaise nouvelle: TQS abolirait son service de l'info en septembre.« J'ai finalement obtenu le poste, raconte-t-il.Je viens de commencer.J'ai acheté une propriété à Moncton, ma conjointe vient compléter sa maîtrise ici, ma famille me suit.» Comme lui, la plupart des autres journalistes de TQS ont courtisé ou été courtisés par d'autres médias dans les derniers mois.Ce qui a transformé des collègues en concurrents.«Ça m'inquiétait, avoue Anne Préfontaine.Plusieurs de mes collègues étaient beaucoup plus expér imentés que moi.Les stations avaient l'embarras du choix», se souvient la journaliste de 31 ans, maintenant à TVA.Certains de ces journalistes aguerris ont quitté la télé.Esther Bégin s'apprête à remplir la case laissée vacante par Benoît Dutrizac au 98,5 FM, et Benoît Tranchemontagne devient journaliste à l'émission du retour de Sébastien Benoît à Rythme FM.Pascal Robidas, lui aussi, a craint le goulot d'étranglement créé par tous ces nouveaux chercheurs d'emploi.«La fermeture de l'info à la radio anglophone 940 AM rendait la situation encore pire », se souvient le journaliste de 28 ans.En mai de r n ie r, Rad io - Canada a organisé une séance spéciale de tests d'embauche pour les journalistes de TQS.Pascal Robidas a été retenu.« On m'a of fer t une permanence à Winnipeg.Ça me semblait un peu loin au début, mais j 'ai finalement accepté.J'ai commencé le 28 juillet.C'est drôle, on dirait que je dois regarder ma plaque d'immat r iculat ion du Manitoba pour réaliser que je suis rendu ailleurs.» Nouvelles vocations Quelques employés sont restés en poste cet été au sein des deux bulletins d'informations restants, à 17 h 30 et 22 h 30.Parmi eux, Luc Bessette, le réalisateur et président du syndicat de l'information.«C'est triste de voir que mes collègues perdent leur emploi, mais pas plus que pour n'importe quelle autre entreprise.Mais je trouve cela particulièrement dommage pour la démocratie.Une source d'info différente disparaît.» La plupart des journalistes ont trouvé un autre boulot.Mais Luc Bessette observe que ses collègues plus vieux, surtout ceux qui, comme les scripteurs et les caméramans, travaillent derrière la caméra, se replacent plus difficilement.Certains journalistes aussi cherchent encore.C'est notamment le cas de Jean Lajoie, en poste à TQS depuis les débuts de la chaîne, en 1986.«Pour l'instant, je suis agent libre.Mais avec mes 22 années d'expérience, je reste optimiste.Mon style de chronique avec des happy endings était apprécié, je pense.» Il n'écarte pas non plus une carrière en relations publiques.Certains de ses anciens collègues sont rendus complètement ailleurs.Le couple formé de Daniel Joannette et Nancie Ferron se lance dans un projet de commerce de lavande sur sa ferme de Saint-Eustache.«Nous préparions cela depuis quelque temps déjà, précise-t-il.Disons que la fin des nouvelles à TQS l'a un peu précipité.» Comme la plupart de ses collègues, le journaliste Martin Labrosse a perdu son amertume.«L'esprit de camaraderie de la petite boîte de TQS me manque un peu, mais je suis vraiment content d'apprivoiser Radio-Canada, explique celui qui y travaille maintenant derrière la caméra.L'histoire de TQS m'a secoué, mais il faut continuer à avancer.Parce que la vie, elle, n'arrête pas.» La vie après les nouvelles de TQS Le service de nouvelles de TQS est disparu officiellement hier à 18 h.Que deviennent ses anciens journalistes ?Portrait d'une ancienne famille.PHOTO FOURNIE PAR TQS Martin Robert devient chef d'antenne de Radio-Canadaà Moncton.PHOTORÉMI LEMÉE, LA PRESSE Benoît Tranchemontagne sera à Rythme FM et à La Semaine.« Pour l'instant, je suis agent libre.Mais avec mes 22 années d'expérience, je reste optimiste.» \u2014 Jean Lajoie, en poste à TQS depuis 1986 Où sont rendus les anciens journalistes de TQS?Voici une liste non exhaustive.RADIO-CANADA/RDI Montréal Nathalie Roy, RDI en direct Martin Labrosse Jean Sawyer Véronique Darveau Moncton Martin Robert, chef d'antenne Winnipeg Pascal Robidas TVA/LCN Jean-Luc Mongrain (LCN au printemps 2009) Caroline Lacroix Anne Préfontaine Elizabeth Rancourt Véronique Prince (J.E.) RADIO Benoît Tranchemontagne (Rythme FM et La Semaine) Esther Bégin (98,5 FM) AILLEURS Jean Lajoie Daniel Joannette Nancie Ferron Nouveaux défis PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Esther Bégin passe au 98,5 FM. 3569594A ARTS ET SPECTACLES DANSE STÉPHANIE BRODY COLLABORATION SPÉCIALE «Nous bénéficions d'une courte résidence ici, explique le chorégraphe, joint à Middelburg, à quelques jours de la première.Nous y peaufinons Wave, avant d'enchaîner une quinzaine de représentations, aux Pays-Bas, en Allemagne et enfin à Montréal.» En ce moment, l'Europe sourit à Sylvain Émard.Si les univers feutrés et poétiques de ce chorégraphe de l'intime charment spectateurs et diffuseurs des deux côtés de l'Atlantique depuis plus de 20 ans, Émard n'avait encore jamais présenté de première mondiale à l'étranger.L'an dernier, c'est à l'invitation de la compagnie néerlandaise Station Zuid qu'il a créé une oeuvre pour sept danseurs, en sol néerlandais, avec des moyens inégalés.Station Zuid coproduit maintenant Wave, fin du cycle La climatogogie des corps, en collaboration avec le Grand Théâtre de Lorient, en Bretagne, fidèle supporteur d'Émard, et l'Usine C.L'hiver prochain, ce sera au tour du festival New Territories de Glasgow, en Écosse, de lui faire une fleur en présentant toute la trilogie La climatogogie des corps.«Ce festival m'invite régulièrement, mais là, ils me veulent pour fêter leur 30e anniversaire», jubile le chorégraphe, pour qui cette trilogie représente plus de six ans de travail.Une distribution féminine En 1996, Émard créait Rumeurs, un quintette pour hommes et un des chefsd'oeuvre du répertoire québécois.Wave est aussi un quintette, mais cette fois, avec une distribution entièrement féminine, une première pour lui.«Je voulais conclure La climatogogie des corps de façon particulière, après le duo homme-femme Pluie et Temps de chien, un sextette avec une distribution mixte.» Les cinq demoiselles en question?Karissa Barry, Sarah Murphy, Erika-Leigh Stirton, Catherine Viau et Megan Walbaum.Émard, qui a travaillé avec certains des danseurs les plus chevronnés du Québec, notamment Marc Boivin, Ken Roy et Sandra Lapierre, avoue qu'il s'agit de sa première collaboration professionnelle avec ces danseuses et, de surcroît, de sa distribution la plus jeune.De quoi se placer sur la corde raide.«Oui, c'est un risque, mais j'aime bien: elles m'amènent ailleurs », explique Émard, qui a repéré la plupart de ces interprètes lors de ses pérégrinations comme professeur.Il leur a pourtant laissé plus de liberté qu'il n'en a l'habitude.«Et elles ont donné plus de rondeurs, plus de fluidité à mon langage.» Cela dit, sans tenter d'en faire des hommes, Émard tient tout de même à une exécution puissante.«Ce qu'elles dégagent, en fin de compte, c'est une force tranquille, assortie d'une gamme d'émotions et de rendus plus large que je ne l'imaginais», confie celui qui a dansé pendant plus de 12 ans pour Jean-Pierre Perrault.Wave, c'est la vague qui vous submerge et vous transforme, alors qu'elle-même est en perpétuelle mutation.«C'est la première fois que je donne un titre anglais à une pièce, note le chorégraphe, parce qu'en anglais, wave désigne aussi les ondes sonores ou les ondes de télécommunication, symbole de la rapidité avec laquelle notre monde se transforme.Ces ondes nous traversent, mais j'imagine aussi qu'elles s'accrochent à nous et nous changent, à notre insu.» L'après-Wave?«Je prépare un programme de courtes pièces.Je dois avouer que d'avoir dirigé des distributions de plus de 130 personnes, pour l'opéra 1984, d'abord au Royal Opera House à Londres, puis à La Scala, me donne très envie de retravailler avec de grands groupes.» Wave, de Sylvain Émard, à l'Usine C du 9 au 20 septembre, 20h.SYLVAINÉMARD Force tranquille PHOTO MICHAEL SLOBODIAN, COLLABORATION SPÉCIALE La distribution de Wave est entièrement féminine, une première pour Sylvain Émard.«Je voulais conclure La climatogogie des corps de façon particulière, après le duo homme-femme Pluie et Temps de chien, un sextette avec une distribution mixte», explique le chorégraphe montréalais.En mai, le chorégraphe montréalais Sylvain Émard a monté son premier opéra.à La Scala de Milan ! Un rare honneur, conféré par nul autre que Robert Lepage.Mercredi dernier, le Zeeland Nazomerfestival à Middelburg, aux Pays-Bas, a présenté la première mondiale de sa nouvelle création, Wave, dont la rentrée nord-américaine lance la saison de l'Usine C, le 9 septembre.«Ce que les danseuses de Wave dégagent, en fin de compte, c'est une force tranquille, assortie d'une gamme d'émotions et de rendus plus large que je ne l'imaginais.» 3576761A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Votre guide télé surWWW.CYBERPRESSE.CA/TELE Concertos : Kissin, Lang Une nouvelle intégrale des cinq Concertos pour piano de Beethoven est annoncée par EMI: Evgueny Kissin et le London Symphony, dir.Sir Colin Davis.Un coffret de trois compacts.Par ailleurs, Lang Lang vient d'enregistrer les deux Concertos pour piano de Chopin avec Zubin Mehta et le Philharmonique de Vienne, chez Deutsche Grammophon.Bach de Corée Laplus récenteversion des Variations Goldberg de Bach à entrer au catalogue vient d'un pianiste sud-coréen, Dong Hyek-Lim.Chez EMI.Mascagni : une rareté Dynamic sort une autre rareté, celle-là de Mascagni: un opéra francais, Amica, enregistré au Festival de Martina Franca en 2007 avec Anna Malavasi et David Sotgiu.Pressler-Meneses Le pianiste Menahem Pressler et le violoncelliste actuel de son Trio Beaux-Arts, Antonio Meneses, viennent d'enregistrer chez Avie l'intégrale Beethoven pour violoncelle et piano, soit les cinq Sonates et les trois groupes de Variations.Deux grands Mozart Phoenix Edition a groupé en un albumde deux compacts la Messe en do mineur K.427 et le Requiem de Mozart enregistrés respectivement en 1986 et 1991 par Gary Bertini et le Choeur et l'Orchestre de Radio-Cologne.On entend Arleen Auger et Thomas Moser dans la Messe, Kristina Laki et Thomas Quasthoff dans le Requiem et la mezzo Doris Soffel dans les deux.Uchida-Beethoven La pianiste japonaise Mitsuko Uchida s'attaque à son tour à la Hammerklavier de Beethoven - la monumentale Sonate op.106, l'une des plus longues et des plus redoutables du répertoire.Chez Philips.Robeson, 1928-1939 EMI a groupé en un coffret de sept compacts tout ce que Paul Robeson a gravé chez elle.Au total: 168 pièces, enregistrées entre 1928 et 1939, dont trois versions différentes de Ol' Man River.NOUVELLES DU DISQUE PHOTO ARCHIVES LA PRESSE La pianiste japonaise Mitsuko Uchida.0830 17 h 00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 BEV VD VDO SRC Québec depuis L'Épicerie Le Téléjournal Le match des étoiles / Demi-finale / Marie-Pier Perreault , Stéphanie Crête-Blais.LSU Soccer / Impact de Montréal c.Rail Hawks de la Caroline (D) Le Téléjournal Pour l'amour du country / Johanne Blouin , Geneviève Grenier.MA FEMME EST UNE ACTRICE (2001) 1h35 \" TVA 16h15 # UN VENDREDI DINGUE (1994) avec Gaby Hoffmann, Alan Rosenberg, Shelley Long.Le TVA 18 heures LA TEMPÊTE (2000) avec Mark Wahlberg, Diane Lane, George Clooney.- Des pêcheurs font face à une tempête provoquée par plusieurs systèmes météorologiques.AIR FORCE ONE (1997) avec Gary Oldman, Glenn Close, Harrison Ford.- Le président des États-Unis lutte contre des terroristes qui l'ont pris en otage.23h15 Le TVA réseau 23h45 BLESSURES FATALES (2001)1h 115 7 7 TQS Qu'est-ce qui mijote?/ La cuisine fraîcheur Le journal weekend TYPIQUEMENT MASCULIN (2002) avec Julia Stiles, Selma Blair, Jason Lee.- Un homme se réveille aux côtés de la cousine de celle qu'il va épouser.PIÉGÉS (2002) avec Kevin Bacon, Courtney Love, Charlize Theron.- Un médecin et sa femme prennent des mesures pour sauver leur fille qui a été enlevée.Le journal weekend TAFFIN (1987) avec Alison Doody, Ray Mc Anally, Pierce Brosnan.- Un collecteur de dettes tente d'interrompre des projets de développement.0h35 \" TQc Code Chasten - Reportage sur la nanorobotique qui permet d'injecter desmicro-robots dans le corps.Les grands duels de la LNI / Demifinale Gang de rue - La gang aide des jeunes qui ont des difficultés d'apprentissages par le sport.Planète bleue - Suit les traces d'un convoi exceptionnel de rhinocéros transportés en Zambie.Belle et Bum / Sylvain Cossette , Antoine Gratton.INNOCENCE (2000) avec Terry Norris, Julia Blake.- Un professeur de musique découvre que son premier amour vit dans la même ville que lui.0h10 \" CBC 16h00 # Track & Field Saturday Report Marketplace The Nature of Things NANNY MCPHEE (2005) avec Colin Firth, Emma Thompson.GOSFORD PARK (2001) avec Maggie Smith, Michael Gambon.1h00 \" 206 13 13 CTV-M Arts And Minds Arts And Minds CTV News Food & Fashion W-FIVE Presents HUNT FOR JUSTICE: THE LOUISE ARBOUR STORY (2006) Comedy Now Comedy Inc.CTVNational News CTV News \" 205 11 11 GBL-Q Family Guy Global National Evening News Focus Montreal Andromeda / Past is Prolix Largo Winch / Scent of Suspicion Andromeda Renegade Renegade News Final Sat.Night Live \" 55 3 3 ABC 15h30 # NCAA Football (D) Football Post Fox 44 News Raymond SNF Pre Game /20h05 NCAA Football - Alabama vs.Clemson or Michigan State vs.California (D) Sex and the City 281 22 22 CBS 15h00 # USTA Tennis (D) Channel 3 News Evening News Entertainment Tonight Weekend The Unit / Every Step You Take NCIS / In the Zone 48 Hours Mystery Channel 3 News Tim Kavanagh 282 21 21 NBC 16h00 # Dew Action Sports Tour Newschannel5at6PM NBC News Stargate: SG-1 Chuck / Chuck Versus the Tango Law & Order: C.I./ Purgatory Law & Order: C.I./ Contract Newschannel 5 Sat.Night Live \" 280 18 23 PBS-P Roadside Adv Rustic Living BBCWorld News Art Express M.Lake Journal Roadshow Antiques Roadshow Appearances As Time Goes By As Time Goes By Waiting for God BBC World News Austin City \" \u2014 46 24 PBS-B Antiques Roadshow Partie 1 de 3 The Lawrence Welk Show / Carnival As Time Goes By Appearances Being Served?Thin Blue Line Sherlock Holmes Mysteries Austin City Limits The Sixties \" \u2014 43 59 A&E The Iceman and the Psychiatrist Iceman Confesses The First 48 The First 48 The First 48 The First 48 / Last Fare The Sopranos / Kaisha 615 73 39 BRAV 15h30 # THE CORE (2003) Arts&Minds Bravo! Videos City and Colour Samba Squad: Drums We Love Soweto Gospel Choir UNDISPUTED (2002) 1h00 \" 620 72 34 CD Un tueur si proche Compl.fou Drôle demonde Compl.fou 100 Farces Crampé de rire Grand rire bleue 2003 / Le BBQ C'est incroyable! Vidéo patrouille 129 20 20 CinéPOP 16h00 # UN TEMPS POUR L'AMOUR HIGHLANDER (1986) avec Christopher Lambert, Sean Connery.BRUBAKER (1980) avec Yaphet Kotto, Tim Mc Intire, Robert Redford.22h15 ACADÉMIE DE POLICE 3 (1986) 23h40 LE JEUD.1h 185 205 205 DISC Fifth Gear Fifth Gear How It's Made How It's Made Supervolcano After the Catch / Legends Criss Angel Mind Criss Angel Mind A Haunting / The Calling 520 37 37 EV 50 Heures de vacances Virée en VR Soleil tout inclus / Riviera Maya - Riviera Maya est une nouvelle destination-tendance qui regorge d'activités aquatiques.Rallye autour du monde 134 23 51 FC 17h10 K.Possible 17h40 H.Montana 18h05 Sadie Flight 29 Down 18h55 So Raven 19h50 Life Derek 20h10 Suite Life 20h35 H.Montana MICHAEL (1996) John Travolta.22h45 DENNIS THEMENACE (1993) 0h30 \" 556 \u2014 67 FOX 15h30 # LMB Baseball / Orioles de Baltimore c.Rays de Tampa Bay (D) 2 1/2 Men 2 1/2 Men Cops / 20 Years Caught on Tape America Most Wanted FOX 44 News Family Guy Mad TV / Dominic Monaghan 283 36 46 HI Dr Quinn, femme médecin Kaamelott Raconte Pour Voir Chantiers Les ailes de la guerre NCIS enquêtes / La chimère L'HOMME QUI VOULAIT ÊTRE ROI (1975) Sean Connery.0h30 \" 133 25 53 HIST Digging for the Truth / Timbuktu Underworld Histories / Montreal NCIS / Split Decision The Re-Inventors The Re-Inventors ENEMY AT THE GATES (2001) avec Joseph Fiennes, Rachel Weisz, Jude Law.522 49 47 MMAX Présentation Musimax Cocktail pop en clips Célébrités / George Clooney Hollywood Inc.Star-O-Mètre Style de Star Les tops et les flops 142 32 48 MP M.Net Pimp mon char Pussycat Dolls: Girl Danse ou crève! Colocs.TV Hogan a raison Présentation Spéciale / MTV Movie Awards 2008 Pimp mon char Snoop Dogg 141 30 30 E! MTL Noir de monde Maghreb To Montreal Magazine Libanais Afromonde Parsvision Teleritmo Foco Latino Noir de monde 207 14 14 RDI Le Téléjournal Planète prise 2 La Semaine verte Le journal RDI Tout le monde Découverte / Kyys la chamane Le Téléjournal Grands Reportages: Les films Imax Planète prise 2 Le Téléjournal Tout le monde 126 19 19 S+ L.A.: Enquêtes prioritaires Victimes du passé / Joseph Les experts Les experts L'escouade / Un amour impossible C.S.I: Miami / Lamain dans le sac Dans la tête des tueurs 132 24 52 SE 15h55 # CONSC.17h25 GRACIE (2007) Dermot Mulroney.19h10 IL ÉTAIT UNE FOIS (2007) avec Patrick Dempsey, Amy Adams.3-2-1 Action /21h05 30 JOURS DE NUIT (2008) Josh Hartnett.23h05 FEU À VOLONTÉ (2007) 0h35 \" 180 \u2014 201 SHOW Doc / The Last Ride I KNOW WHAT I SAW (2007) avec Chiara Zanni, Geraint Wyn Davies.AIR SPEED (2004) K.vs.Spenny K.vs.Spenny Trailer Park Boys Trailer Park Boys 616 40 40 TFO J'ai mon voyage Mégallô Petit ours Benjamin Panorama Douce folie Super plantes CENT JOURS À PALERME (1984) Lino Ventura.Jardins Destination Nor'Ouest 137 \u2014 \u2014 TLC Property Ladder Moving Up / Fighting Fires Making it Home / The Fleeners Flip That House Hope/Home The Real Pros / Straightened Out Holmes on Homes / House Arrest Flip That House Hope/Home 521 39 27 TTF BEN 10: COURSE CONTRE LA MONTRE (2007) George- Jungle Bugs Bunny and Tweety 6teen Blaise le blasé Les Simpson South Park Décalés cosmos Clone High Les Simpson Punch 139 34 45 TV5 30 millions Nouvo 17h55Quest Champ Journal France Le 3950 / Luc Plamondon Le plus grand cabaret du monde / Véronique Genest , Astrid Veillon.Les bleus / Infiltration TV5 le journal Festivals \" 145 15 15 VIE Super Nanny / La famille Drake Le goût de Louis Oui à la robe Maison en otage Bye-Bye Maison Idées-grandeur On a échangé nos mères Des maisons d'occasion$ Lisa Williams 135 35 44 VOX Premières vues Baromètre Parole et vie Académiemots Juste pour rire Gala Juste pour rire Ici et là Le Confident Ar Shitechs son Baromètre \u2014 9 9 VRAK Stan et ses stars Frank vs Girard KARV l'anti-gala 2008 Wildfire Newport Beach / Défouloirs Samantha Presserebelle Degrassi Degrassi 140 16 16 Z Comment.fait Podium xtrême Banc d'essai Équipé- rouler Monstres Mécaniques Mélinda, entre deux mondes Moonlight PEUR NOIRE (2006) avec Stefan Jürgens, Susanna Simon.131 26 54 RDS # USTA Tennis (D) Monde du sport Sports 30 Wakeboarding USTA Tennis - Omnium des Etats-Unis (D) Sports 30 Tribal 123 33 33 SPN 16h00 # LMB Baseball / Phillies de Philadelphie c.Cubs de Chicago (D) LMB Baseball / White Sox de Chicago c.Red Sox de Boston (D) Simply the Best LMS Soccer / Chivas U.S.A.c.FC Toronto (D) \" 406 38 38 TSN # USTA Tennis (D) Sports Centre Boxing Classics Boxing - Friday Night Fights 21h45 NASCAR Auto Racing - Série Nationwide (D) \" 400 28 28 17 h 00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 BEV VD VDO ÉCOLE 3581238A En matinée : Concert avec l'Ensemble Claude-Gervaise Bénédiction des récoltes, suivie de La Criée Démonstrations des Olde 78th Fraser Highlanders En après-midi : Conférence - Pesto ou pistou au basilic\u2026 dégustations, avec Rita-Lise Bergevin, agronome et horticultrice Théâtre Catherine-Crolo 2146, place Dublin, Pointe-Saint-Charles, Montréal Renseignements : 514 935-8136 La fête des récoltes LE DIMANCHE 31 AOÛT 2008 DE 10 H 30 À 18 H 3555024A À la frontière de l'abstraction et du réalisme pictural, les toiles de Dennis Ekstedt déjouent nos sens, rappelant à la fois des explorations purement formelles et des paysages urbains nocturnes.Les oeuvres suggèrent un rapprochement avec des images de constellations et de voie lactée.Laiteuses, comme si les paysages se présentaient à travers un filtre brumeux diffractant les lumières de la ville de manière à les rendre floues, les nouvelles toiles de Ekstedt se font plus atmosphériques, ce qui les rend poétiques.Jouant sur deux niveaux de perception, lointain puis rapproché, elles peuvent d'abord ressembler à des photographies prises la nuit, un processus qui demande de longs temps d'exposition expliquant les traînées lumineuses de ce qui pourrait être interprété comme des phares d'automobiles.Dennis ekste Dt Delirium Lorsque le spectateur s'avance par contre, il constate rapidement qu'il a sous les yeux des pigments et de la toile, ce qui fait basculer les représentations du côté de l'abstraction puisque les traînées lumineuses deviennent subitement des coulisses de peinture dont la matérialité se révèle incontestable.Happé de plus en plus par les hauteurs célestes desquelles le rapprochent ses vues en plongée, exigeant de lui qu'il s'élève aux sommets des citées qu'il dépeint, Ekstedt a logiquement laissé son regard errer jusqu'au ciel étoilé.La ville devenue firmament et le ciel paraissant tout à coup habité, les oeuvres récentes du peintre perdent leur ligne d'horizon au profit de la représentation d'un espace intermédiaire, aérien, flottant quelque part entre l'infiniment grand et l'infiniment petit, entre le plancher des vaches et l'étendue sans limites apparentes de l'univers.À la galerie Art Mûr jusqu'au 27 septembre 2008 5 8 2 6 r ue St - H u b e rt Mo n t r é a l www.a r t mu r.c o m ( 5 1 4 ) 9 3 3 - 0 7 1 1 texte d'Anne-Marie St-Jean Aubre Les oeuvres de Dennis Ekstedt font partis de plusieurs collections importantes dont Loto Québec, Hydro Québec, RBC, Gildan Active Wear et Europe's Best.Dennis Ekstedt s'est mérité de prestigieux prix et bourses dont le concours de peinture RBC pour l'Est du Canada.3581101A Cours d'art Centre des arts visuels École de beaux-arts Inscrivez-vous dès maintenant Peinture Dessin Aquarelle Joallerie Collage Céramique Poterie Sculpture et plus encore .Aussi Programme pour jeunesse et ados après l'école et la fin de semaine Cours débutant en sept.et oct.Débutant Intermédiare Avancé Brochure gratuit www.centredesartsvisuels.ca 350, av.Victoria Métro Vendome 514-488.9558 3570687A ARTS ET SPECTACLES ARTS VISUELS Certains panneaux publicitaires des abribus et du métro de Montréal pourraient surprendre les passants au cours des prochaines semaines.Que cherchent-elles à vendre, ces photos spectaculaires ?Un poisson avec lequel dormir ?Un lit de biscuits Oréo?En fait, il n'y a rien à vendre du tout.Ce n'est que de l'art.JOCELYNE LEPAGE Réunies à la SAT (Société des arts technologiques), les 47 oeuvres photographiques de 14 artistes de pays différents formaient, mardi dernier, un ensemble cohérent autour du thème des mouvements mécaniques, inspiré par les photos d'Edward Burtynsky prises dans les usines chinoises, où les travailleurs sont cordés comme des sardines dans des bocaux industriels.Ce bel ensemble de photos n'est resté qu'une seule soirée au local du boulevard Saint-Laurent qui fait face aux marchands de frites de la Main, au sud de la rue Sainte-Catherine.Mais on les retrouvera en pièces détachées, au cours des prochaines semaines, dans certaines stations du métro de Montréal, celle du Square Victoria surtout, et sur des abribus du centre-ville.Elles prendront la place d'espaces publicitaires invendus, grâce à une entente avec la STM et CBS (une entreprise de gestion d'espaces publicitaires).Pour les voir toutes, il faudra faire une sorte de chasse au trésor.Ensuite, elles traverseront le Canada, d'une mer à l'autre, d'un abribus à un autre, de Vancouver en Colombie-Britannique jusqu'à St.John's, Terre-Neuve.Cette exposition intitulée Mouvements mécaniques/Try Harder, est organisée par un jeune organisme sans but lucratif, Mouvement Art public/Make Art Public dont l'ambition est de mettre l'art à la portée des gens, dans la rue ou dans le métro, non seulement à Montréal et au Canada mais aussi dans d'autres pays.Le premier pays à accueillir l'exposition sera le Mexique, cet automne.Il est beaucoup question de surconsommation et de conformité sociale dans les photographies choisies.Outre les travailleurs chinois tous semblables qui nous inondent de produits, il y a ces petites Chinoises coiffées et vêtues de la même manière, mangeant en même temps le même repas dans une salle de classe à côté d'une autre photo montrant des écolières blanches toutes pareilles portant la même perruque blonde, les mains jointes en prière, dans une autre salle de classe (Julia Fullerton-Batten).Ou encore des super héros comme Batman, Spider-Man, Catwoman ou Hulk qui sont en réalité des travailleurs ordinaires - laveurs de vitres ou livreurs déguisés (Dulce Pinzon).Il y a ces édifices déplacés ou ces espaces détruits par on ne sait quel cataclysme écologique (Isabelle Hayeur) et, dans le même esprit, ces gens portant des masques de plongée pour jouer aux cartes, aller chez le barbier, ou se promener dans des quartiers détruits par la guerre désormais plongés sous l'eau (Yang Yi).On y parle de solitude aussi dans cette photo de Corney Arnold où un pêcheur s'est endormi sur le pont d'un navire, en serrant un gros poisson dans ses bras et chez ces tristes collectionneurs de babioles en tous genres qui vivent seuls dans des petits espaces encombrés (les frères Sanchez).Cette exposition aura une certaine instabilité.Si les espaces publicitaires invendus trouvent des clients, l'art devra céder la place aux marchands.Mouvements mécaniques/Try Harder, jusqu'au 31 décembre sur les abribus du centre-ville et dans la station Square-Victoria.www.mouvementartpublic.com MOUVEMENTS MÉCANIQUES / TRY HARDER Quand l'art fait la pub PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE Une quarantaine de photos de 14 artistes prendront la place d'espaces publicitaires invendus dans certains abribus et stations de métro de Montréal. ARTS ET SPECTACLES TÉLÉVISION ISABELLE MASSE Tristes célébrations, il y a huit jours: le 22 août 2007, un véhicule blindé dans lequel se trouvaient Patrice Roy et le caméraman Charles Dubois roulait sur une mine, 50 kilomètres à l'ouest de Kandahar.Dans l'explosion, deux soldats et un interprète afghan ont perdu la vie.Le journaliste et le caméraman ont été blessés.Et s'ils avaient été assis ailleurs dans le blindé.Si Patrice Roy ne peut éviter les questions des journalistes 12 mois plus tard, il ne s'épanche pas non plus sur le sujet, par pudeur et respect pour son collègue, qui a perdu une jambe dans l'explosion.«Je n'aime pas parler de ce qui m'est arrivé en Afghanistan; ça fait de l'ombre à ce que Charles a vécu, confie-t-il.Il a perdu une jambe! Lui, il le sent, il le voit encore ce qui s'est passé.» On imagine tout demême chez le journaliste des frissons, un bouleversement intérieur, à chaque décès de soldats rapporté depuis: les dix Français, les trois Canadiens, ces dernières semaines.«Je reçois ces nouvelles différemment maintenant, confirme-t-il.Surtout lorsqu'elles surviennent dans la région où je me trouvais.Je ne me lance pas sur les murs, mais c'est quelque chose qui va rester.» Il y a un an, Patrice Roy a vraiment compris la fragilité de la vie.Mais étonnamment, l'homme de 45 ans n'a pas l'intention d'abandonner les reportages en zone dangereuse pour toujours.«De tels événements nous rendent plus forts, pas plus craintifs, estime-t-il.Ils changent notre rapport à la mort, au temps, pas notre métier.Mais imposer ces voyages à ma famille, à mes enfants, c'est de la folie.» Une consolation: Charles Dubois, que Patrice Roy revoit et de qui il s'est forcément rapproché depuis un an, est retourné travailler à Ottawa, la semaine dernière.Comme cadre.Besoin de changement Un an plus tard, le journaliste a aussi un défi qui l'attend, à Montréal.Cet automne, il travaillera dans la tour radiocanadienne du boulevard René- Lévesque, comme lecteur de nouvelles et animateur de la nouvelle quotidienne 24 heures en 60 minutes à RDI.Une façon calculée de recommencer sa vie professionnelle à neuf, pour oublier plus facilement?Non, assure Patrice Roy.Avant l'Afghanistan, le journaliste pensait déjà à délaisser la couverture politique à Ottawa.«J'ai beaucoup aimé ça.J'aimais me battre pour dénicher des histoires.Mais je me suis tanné de la bulle parlementaire, de chaque petite déclaration de ministre qui peut prendre d'énormes proportions.J'ai un jour eu envie d'être stimulé par autre chose.» Tel qu'annoncé il y a quelques mois, il sera à la barre du Téléjournal de 18h, à compter de lundi.Il occupera le siège laissé vacant par Pascale Nadeau, devenue lectrice de nouvelles le week-end en fin de soirée.«On m'a offert quelque chose et j'ai dit oui, se défend Patrice Roy.Le reste appartient au patron.Cela dit, jamais je ne vais penser que cette nouvelle chaise m'appartient.Des gens dévoués à la même cause pendant 35 ans, comme Bernard Derome, il n'y en aura plus.Si ça ne fonctionne pas, j'accepterai de m'en aller.» S'adresser directement aux téléspectateurs est un mandat grisant pour Patrice Roy qui a goûté à l'animation cet été, aux aurores, à RDI.«Je ne vais pas réinventer la roue au 18h.La grande différence, c'est que je vais aller sur le terrain, faire des reportages ou entrevues trois fois par semaine.Je suis d'abord un journaliste de terrain, je ne veux pas perdre ça.Ça me va mieux.C'est cliché, mais je veux ressentir Montréal.Les téléspectateurs aussi doivent ressentir Montréal.Et ça ne veut pas dire de faire des faits divers, mais plutôt de donner du temps aux grosses histoires d'ici.«Animer est un énorme défi, ajoute Roy.C'est sûr qu'il y a de meilleurs animateurs que moi.Des gens qui ont une plus belle voix et une meilleure présence à l'écran.Mais je suis sincère.Quand je m'énervais à Ottawa, ce n'était pas un show.» Le reporter Patrice Roy n'est pas du genre nostalgique.Cela dit, laisser Ottawa à l'aube d'une campagne électorale le tracasse, lui qui cumule de nombreux reportages, notamment sur la star d'un soir en motomarine Stockwell Day, chef de la défunte Alliance canadienne, sur le scandale des commandites et sur les sombres jours de Paul Martin à la tête du Parti libéral.«Stockwell Day, c'est devenu une histoire hyper-amusante, se rappelle Roy.Quant au scandale des commandites, c'était comme un téléroman que des gens de toutes les couches de la société ont suivi pendant deux ans et demi.Ça ne se peut pas que les téléspectateurs trouvent ça plate, la politique!» Parole d'un bachelier en science politique qui avait d'abord pensé faire son droit, mais qui a été interpellé par la radio, par un jour d'études universitaires ! Avant d'être chef de bureau à Ottawa, Patrice Roy a louvoyé entre les émissions d'affaires publiques et d'informations, tantôt comme reporter, tantôt comme recherchiste et rédacteur.Il doit son entrée à Radio-Canada, en 1990 (comme reporter de l'émission d'affaires publiques Enjeux) à l'oeil averti d'un producteur d'une émission d'informations internationales pour laquelle il travaillait comme recherchiste à Télé-Québec (autrefois Radio-Québec).Il imaginait déjà Patrice Roy, fils de Michel Roy (ancien rédacteur en chef du Devoir et de La Presse) en reporter.«J'ai fait une audition ridicule à la caméra, mais il m'a quand même laissé une chance.Plus tard, je lui ai proposé un projet de documentaire sur la religion en U.R.S.S.» Sujet attrayant, car après la diffusion du documentaire en question à Radio-Québec, Radio-Canada s'est montrée intéressée à embaucher le journaliste.Après trois ans à l'emploi d'Enjeux, un patron de Radio- Canada lui a proposé de devenir reporter aux bulletins d'informations.«Moi qui aime prendre mon temps, ça ne me tentait pas.» Mais Patrice Roy a quand même fait le saut.Plus d'une fois dans sa carrière, le journaliste s'est retrouvé là où il ne s'imaginait pas.Souvent pour le mieux.Encore aujourd'hui, il n'aurait jamais cru piloter un bulletin d'informations de début de soirée, un jour.Comme il n'aurait jamais pensé que la vie allait prendre un autre sens, il y a un an, loin de chez lui, dans la poussière de Kandahar.APRÈS LA POLITIQUE, LE 18 H ENTREVUE PATRICE ROY PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE S'adresser directement aux téléspectateurs est un mandat grisant pour Patrice Roy qui a goûté à l'animation cet été à RDI.«Je ne vais pas réinventer la roue au 18h.La grande différence, c'est que je vais aller sur le terrain, faire des reportages ou entrevues trois fois par semaine.Je suis d'abord un journaliste de terrain, je ne veux pas perdre ça.Ça me va mieux », confie l'ex-chef de bureau à Ottawa.Lundi, Patrice Roy va célébrer la fête du Travail.en travaillant.La carrière du journaliste prendra, ce jour-là, un tournant, après de longs séjours sur les collines parlementaires de Québec et d'Ottawa, et tout juste un an après un voyage en Afghanistan qui a changé sa vie.«Animer est un énorme défi.C'est sûr qu'il y a de meilleurs animateurs que moi.Des gens qui ont une plus belle voix et une meilleure présence à l'écran.Mais je suis sincère.Quand je m'énervais à Ottawa, ce n'était pas un show.» "]
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