La presse, 31 août 2008, C. Arts et spectacles: expresso
[" Vous serez séduits par ces fascinants best-sellers québécois.Maintenant disponible en format compact.www.hurtubisehmh.com 3579343A EXPRESSO ARTS ET SPECTACLES www.cyberpresse.ca/arts JEAN LELOUP LE RETOUR DU GRAND CHEF PAGE 7 LECTURES LA GUERRE DES DICTIONNAIRES PAGE 8 sur cyberpresse.ca BLOGUE Venez discuter de cinéma avec Marc-André Lussier sur cyberpresse.ca/lussier MOSTRA Suivez le déroulement de la 65e Mostra de Venise sur moncinema.ca/mostra Demain, c'est la Fête du travail.Or, si le travail est régulièrement représenté dans notre cinéma, notre télévision, notre théâtre et notre littérature - des Trois petits cochons de Patrick Huard aux romans d'Éric Dupont -, il semble étrangement absent de la chanson québécoise.Pourtant, au XXe siècle, nous avons chanté les métiers exercés par les uns ou les autres, les conditions de travail, le chômage ou le simple plaisir de « la belle ouvrage » \u2026 Alors même que le travail modèle profondément notre quotidien, pourquoi ne le chantons-nous pas plus de nos jours ?Travailler, c'est trop dur.Le chanter, c'est pas bon?DANIEL BÉLANGER SAMIAN ROBERT CHARLEBOIS FÉLIX LECLERC GILLES VIGNEAULT MESAÏEUX PHOTOS LA PRESSE.PHOTOMONTAGE ET GRAPHISME, JACQUES-OLIVIER BRAS LA PRESSE ARTS ET SPECTACLES EXPRESSO TOP 10 DOSSIER DISQUES NOTRECHOIX La fée suédoise Un nom aussi étrange que Lykke Li ne peut faire autrement que d'attirer l'attention.Alors on prête l'oreille à son premier album, joliment intitulé Youth Novels.Là, c'est sa voix de femme-enfant qui captive \u2014 pensez à Alison Shaw de Cranes et un peu à Vanessa Paradis.Lykke Li vient de Suède.Sa pop regorge de jolie mélodies et est truffée de refrains accrocheurs.Youth Novels (titre tout indiqué puisqu'elle n'a que 22 ans) possède cette fraîcheur rare de la nouveauté.C'est pourtant un disque un peu bizarre à l'instrumentation et aux arrangements inusités.Des notes de piano graves et répétitives suffisent pour emballer Window Blues dans la mélancolie.Moins gaie que son titre le laisse entendre, Dance, Dance, Dance se meut d'abord grâce à ces percussions difficiles à identifier (tambour?crayons et bouteilles?), ce saxo désarticulé et ces choeurs qui pourraient avoir été inspirés par une musique africaine ou le folk nordique.L'atmosphère de la délicate Little Bit rappelle quant à elle l'hymne pop Young Folks de Peter, Björn&John.Ce n'est pas un hasard: Björn Yttling a coréalisé son disque.De la pop étonnante qui, sans avoir le tranchant de Björk, plaira aux peut-être aux fans de l'Islandaise et aussi sans doute à ceux de Feist et de Kate Bush.Alexandre Vigneault À ÉCOUTER: Little Bit Ce qui reste, c'est ce qui est fugitif Éphémère a bien failli ne jamais voir le jour.Louise Forestier avait décidé qu'elle ne voulait plus faire de disques.Il aurait été dommage qu'elle ne change pas d'idée, car on n'aurait pas eu la chance d'entendre ces chansons qu'elle a enregistrées avec la complicité de son fils, Alexis Dufresne (El Motor).Fiston a habillé les chansons de sonorités aériennes, numériques sans être franchement électroniques.Et sans que sa mère ait l'air d'une femme mûre qui cherche à faire cool : ce disque-là n'a pas d'âge.La voix de Louise Forestier se pose et s'impose de manière toute naturelle dans cettemanière de rock chansonnier texturé aussi capable de dépouillement (Seul(e) de ta gang).L'oreille est d'abord attirée par les arrangements, mais c'est la beauté des mots, du chant et des mélodies qui font chavirer.On ne peut rien contre une chanson bien écrite et il n'y a que ça sur Éphémère.C'est rare dans ce monde où l'on célèbre trop souvent l'ordinaire.Forestier et fils signent ici un album émouvant et magnifique.Alexandre Vigneault À ÉCOUTER:Ostinato, Pas d'choker pas d'collier STÉRÉO FRANCO 1 IMA SMILE 2 ARIANE MOFFATT TOUS LES SENS 3 CARLA BRUNI COMMESIDERIENN'ÉTAIT 4 ERIC LAPOINTE MAPEAU 5 LORIE 2LORENMOI?6 CLAUDE DUBOIS DUBOISPARCHOEUR(2CD) 7 CHARLES AZNAVOUR SES PLUS GRANDS SUCCÉS (POUR VOUS AUQUEBEC) 8 MARIE-MAI DANGEREUSE ATTRACTION 9 VARIÉS LESPLUSBELLESVOIX COUNTRYDECHEZNOUS 10 ALFA ROCOCO LEVERL'ANCRE ANGLO 1 THE LOST FINGERS LOST INTHE80'S 2 COLDPLAY VIVALAVIDA 3 MAMMA MIA SOUNDTRACK 4 LADY GAGA THEFAME 5 GIRLICIOUS GIRLICIOUS 6 JONAS BROTHERS LITTLE BITLONGER 7 MADONNA HARDCANDY 8 VARIOUS ARTISTS NOW! 13 9 KID ROCK ROCKNROLL JESUS 10 ABBA GOLD-GREATEST HITS Chanter en travaillant, c'est assez fréquent.Mais chanter le travail ?C'est plus rare.Si le thème du travail - que ce soit le métier exercé, la condition des travailleurs, les contraintes de tel ou tel métier, le plaisir de la «belle ouvrage », le chômage, etc.- est vraiment beaucoup moins populaire que celui de l'amour, il a pourtant traversé les siècles et donné naissance à de grandes chansons.Le début du XXIe siècle verra-til naître de telles chansons au Québec?CHANSONS SUR LE TRAVAIL Cent fois sur le métier, remettez votre chanson\u2026 MARIE-CHRISTINE BLAIS Il y aura en tout cas Dégénération de Mes Aïeux, connue et fredonnée par des milliers de Québécois depuis deux ans: «Ton arrière-arrière grand-père, il a labouré la terre (\u2026) Pis ton père, il l'a vendue pour devenir fonctionnaire».Est-ce un hasard si cette «chanson de travail» a une facture musicale folklorique?Car la chanson traditionnelle traitait régulièrement du travail et des métiers : des draveurs au cordonnier ou au laboureur, tous avaient «leur» chanson, comme le fait remarquer le conteur-chanteur Fred Pellerin (voir l'encadré).La chansonquébécoisemoderne, à ses débuts au tournant des années 60, intègre elle aussi ce thème, souvent dans des chansons portant sur des personnages hauts en couleur (John Débardeur de Vigneault, La chanson du pharmacien de Leclerc).Les années 70, pendant lesquelles souffle un vent de revendication sociale, en traiteront également, souvent en association avec le discours nationaliste.Mais aujourd'hui, qu'en estil?«On trouve encore ce type de «chansons de travail» en country, qui parle toujours de vie très quotidienne, explique Robert Therien, historien de la musique québécoise.Mais dans la chanson pop et rock, c'est vrai qu'on est plus dans le domaine du «moi», du «je», de l'émotion.En fait, c'est un peu comme dans nos téléromans: on a l'impression que les gens ne travaillent jamais, même quand ça se déroule dans une école!» Quoi qu'il en soit, à côté des millions et millions de chansons d'amour ou impressionnistes, la chanson de travail a la part congrue de nos jours, ici.Alors, comment expliquer le succès d'une chanson comme Dégénération, par exemple?Ou la portée de la récente Fermeture définitive, sur une musique nettement plus urbaine, de Daniel Bélanger?«Mes Aïeux font de la chanson sociale et le dernier disque de Bélanger aussi, reprend Therien.Mais encore faut-il que le public embarque, s'y reconnaisse, d'une part ; et que ce type de chansons joue à la radio, d'autre part.Dégénération n'était soutenue par aucun média électronique, ce sont les gens qui l'ont réclamée.Il existe encore des chansons sur le travail, mais on les entend plutôt dans les radios communautaires ou les petites salles de spectacle.» Pourquoi le succès de Mes Aïeux - qui a par ailleurs traité du sujet dans d'autres textes - n'a-t-il pas suscité plus d'émulation en musique pop?Pourquoi les jeunes auteurs-compositeurs d'aujourd'hui ne s'y intéressentils pas plus?«Ce n'est pas qu'ils ne s'y intéressent pas, estime Alan Côté, directeur du festival Village en chanson de Petite- Vallée.Quand nous avons rendu hommage au répertoire de Robert Charlebois, Vincent Vallières tenait absolument à chanter «Ça arrive à manufacture\u2026» (Mon pays, ce n'est pas un pays, c'est une job).Comme il y a déjà des chansons très fortes sur le sujet - et quand elles sont fortes, elles le sont vraiment beaucoup! -, les plus jeunes craignent peut-être de ne pas pouvoir les accoter.Et puis, parler des gens qui travaillent devant leurs ordinateurs, ce n'est peut-être pas aussi inspirant que chanter les laboureurs! Enfin, je pense que le travail ne représente tout simplement pas lamême chose pour la nouvelle génération.» «La chanson à caractère social a changé, parce que la société aussi a changé, conclut l'historien Robert Therien.Je pense que les jeunes chansonniers francophones blancs d'aujourd'hui ne se considèrent plus comme des opprimés, au sens où l'entendaient leurs prédécesseurs\u2026 Leur préoccupation sociale est donc plutôt du côté de la défense de l'environnement, par exemple.Mais quand on regarde du côté des jeunes chanteurs québécois noirs ou autochtones - je pense par exemple au rappeur Samian - là, on la trouve, la chanson sur le chômage, le décrochage, les emplois mal payés\u2026» Bref, là où notre société a encore beaucoup de travail à faire\u2026 PHOTO FOURNIE PAR ROY-TURNER CETTE SEMAINE SURLES TABLETTES Annie Brocoli : Le Broco Show Arno: Covers Cocktail Artistes variés: Félix Leclerc 2008 Brian Wilson : That Lucky Old Sun Chemical Brothers : Brotherhood Les Doux Cactus: Japanese Country Ian Kelly: Speak Your Mind Josianne Paradis : Josianne Paradis Mic Life: Corrosif New Kids On the Block: New Kids On the Block Nightmare On Wax: Thought So Richard Petit : YUL Umany: Umany Les Westerners : Les Westerners Young Jeezy : The Recession ROCK THE VERVE FOURTH PARLOPHONE/EMI HHH ÉLECTRO ARTISTES VARIÉS STEPPA'S DELIGHT SOUL JAZZ/FUSION III HHH 1/2 CHANSON LOUISE FORESTIER ÉPHÉMÈRE JKP MUSIQUE / SÉLECT HHHH INDIE-POP LYKKE LI YOUTH NOVELS WARNER HHHH On peut s'en passer Décidément, c'est la saison des retours de canons britanniques: un mois avant la sortie de l'Oasis nouveau, voici qu'atterrit le quatrième album du groupe The Verve, premier depuis Urban Hymns (avec Bitter Sweet Symphony), lancé en 1997.D'emblée, après tout le temps durant lequel le chanteur Richard Ashcroft et le guitariste Nick Mc Cabe ont vaqué à leurs propres projets (et ruminé leurs légendaires différends), il aurait été bien vu que The Verve amène sa mélodieuse pop-rock psychédélique vers d'autres territoires.Fourth, au contraire, évoque les expériences sonores des débuts, expériences inutilement diluées dans des chansons souvent trop longues.En soi, l'album n'est pas désagréable puisqu'on y retrouve Ashcroft et sa voix suave ainsi que le jeu exploratoire de Mc Cabe, nourri de riches textures, seul véritable intérêt de l'ensemble.Mais en dépit de quelques lumineux passages nous rappelant combien The Verve savait nous toucher il y a plus d'une décennie, Fourth plie sous le poids des enflures que sont Numbness ou encore Rather Be, deux compositions qui n'apportent rien de bien captivant.De la belle tapisserie musicale de rock britannique, qui entre dans une oreille pour s'échapper vite par l'autre.Philippe Renaud, collaboration spéciale À ÉCOUTER: Sit and Wonder.Nouveau chapitre Le label britannique Soul Jazz s'est déjà penché sur le phénomène dubstep dans les deux volumes de la série Box of Dub.Cette fois, on tente de tracer le chemin parcouru depuis les premiers balbutiements jusqu'aux brillantes explorations qui animent les nouveaux producteurs.Sous-titrée «Present to Future», la compilation constate d'abord, sur le premier CD, le travail des Kode9, Benga, Plastician, The Bug, Shackleton et Martyn.Pour les initiés, rien de bien nouveau ici: les basses qui arrachent tout sur leur passage, les références au deejaying jamaïcain, les ponctions rythmiques affûtées, les atmosphères enfumées.Le deuxième CD vaut à lui seul le prix de l'album: visiblement, les nouveaux princes du dubstep ne sont pas à court d'idées, et reconnaissent désormais l'ascendant du son berlinois de Basic Channel sur cette scène issue du drum&bass et du 2step/ garage anglais - un trait particulièrement relevé sur la Broken Heart de TRG, qui ouvre avec force le second disque.Suivent les puissantes Gullybrook Lane de Joker, Dam 4 de Silkie, la rampante Reminissin' de Geiom et un autre bijou de Pereverlist.Steppa's Delight raconte une histoire, celle d'un genre qui a enfin trouvésa voie.Philippe Renaud, Collaboration spéciale À ÉCOUTER: Broken Heart, de TRG MES AÏEUX ARTS ET SPECTACLES EXPRESSO DOSSIER Chanter ou écouter Nous avons demandé au conteur-chanteur Fred Pellerin pourquoi le travail, si présent dans la chanson traditionnelle, ne l'ést plus autant dans la chanson contemporaine.« Il y avait, dans les chansons traditionnelles, De nombreuses chansons de métier.Des chansons sur le thème des métiers, Mais aussi, et surtout, Des chansons qui rythmaient les travaux.Des chansons de voyageurs, de fileuses, Sur lesquelles pouvaient s'accorder les avirons, les pas ou les tours de rouet.«Nous étions trois soldats Du régiment dondé.» À se réviser l'armoire à disques, C'est vrai que le thème semble avoir disparu des textes.Et si ça n'y est presque plus, à mon avis, C'est sans doute parce que la chanson a changé de fonction.Sans doute que dans une vague de lyrisme, de poésie plus éclatée, On s'éloigne de cette réalité des métiers.Autrefois, les chansons, c'était pour chanter.Aujourd'hui, elles s'écoutent.» Fred Pellerin Saint-Élie-de-Claxton 20 août 2008 Conciliation travail-chanson STÉRÉO MARIE-CHRISTINE BLAIS Voici quelques-unes de chansons les plus connues sur le travail.Liste évidemment non exhaustive puisque les seuls répertoires de La Bolduc, Félix Leclerc, Gilles Vigneault et Plume Latraverse, par exemple, comptent des dizaines de chansons où le travail (métier exercé, conditions de travail, chômage\u2026) est clairement évoqué.Les agents d'assurance (La Bolduc) Ah! Que l'hiver\u2026 (Gilles Vigneault) Arthur (Claude Léveillée) Le blues du businessman (Luc Plamondon) Bon yeu (donne-moi une job) (Les Colocs) Boom baby boom! (Loco Locass) Charcoal (Richard Desjardins) Comme des millions de gens (Claude Dubois) La complainte de la serveuse automate (Luc Plamondon) Dédé le dépanneur (Plume Latraverse) Dégénération (Mes Aïeux) La drave (Félix Leclerc) Fermeture définitive (Daniel Bélanger) La factrie de coton (Clémence Desrochers) La fin du monde est à sept heures (Jean Leloup) Les fros (Richard Desjardins) Le gars d'la Compagnie (Cowboys fringants) Les hauts et les bas d'une hôtesse de l'air (Luc Plamondon, interprétée par Diane Dufresne) Herri Kopter (disque concept sur l'entreprise, de Jérôme Minière) Hivers (Jérôme Minière) Job steady (Zébulon) John Débardeur (Gilles Vigneault) Jos Hébert (Gilles Vigneault) Léopold Gibouleau (Plume Latraverse) La meilleure façon de tuer un homme (Félix Leclerc) Marcel Galarneau (Cowboys fringants) Moi j'aime pas ça travailler (Plume Latraverse) Mon pays, ce n'est pas un pays, c'est une job (Réjean Ducharme, interprété par Charlebois) L'ouvrage aux Canadiens (La Bolduc) Le passager de l'heure de pointe (Beau Dommage) Le plombier (Cowboys fringants) Prière bohémienne (Félix Leclerc) La raffinerie (Richard Séguin) Réjean Pesant (Paul Piché) Rien (Mononc' Serge) La route est longue (Luc de Larochellière) Schefferville, le dernier train (Michel Rivard) Si la vie vous intéresse (Cowboys fringants) Taxi (Claude Léveillée) Travailler (Michel Pagliaro) Vivre dans la nuit (Nuance), alias la chanson la plus chantée dans les karaokés\u2026 De haut en bas : Loco Locass, Richard Seguin, Les Cowboys fringants, Jean Leloup, Plume Latraverse.PHOTOS LA PRESSE.PHOTOMONTAGE ET GRAPHISME, JACQUES-OLIVIER BRAS LA PRESSE PHOTO BERNARD BRAULT LA PRESSE ELECTROPROGRESSIF ARCHIVE LIGHTS UNIVERSAL/DEP HHH 1/2 CHANSON POP CINDY DANIEL LE TOUT PREMIER JOUR, MP3/SELECT HHH PASCAL DUFOUR ICI, LE TEMPS NOUS APPARTIENT BFT/SÉLECT HHH 1/2 LÉO BENOÎT 50E ANNIVERSAIRE DE VIE ARTISTIQUE MÉRITE HHH Lumières noires Depuis ses débuts à 1994, le groupe britannique Archive se fait souvent comparer à Pink Floyd.Son sixième album, Lights, lancé il y a environ un an mais enfin distribué ici en «copie domestique», ne fait pas exception à la règle\u2026 et on s'en réjouit personnellement, Lights empruntant plutôt à la veine Wish You Were Here, avec son discours douloureux et lumineux tout à la fois, ses longues envolées de clavier progressif, notamment à la fin de certaines chansons (Sit Back Down), son morceau de bravoure (la chanson titre qui fait 18 minutes, avec variations sur un thème), certains arrangements\u2026 Trois voix portent cette fois le propos de cet album désespéré : celle, déchirée, de Pollard Berrier, celle, fragile, de Maria Q et celle, troublante, de Dave Penney (dans les morceaux plus électronica), et cela ajoute au caractère collectif de la peine qui traverse tout l'album.À recommander à ceux qui sont portés sur le voyage intérieur, en attendant le nouvel album du groupe, en 2009, en principe\u2026 Marie-Christine Blais À ÉCOUTER: Fold Faire différent suffisamment La chanson pop, la ballade tristounette, le morceau sentimental, les disques québécois en débordent, surtout les disques de jeunes chanteuses dites «à voix».C'est pour cela que le troisième album de Cindy Daniel est intéressant : il témoigne d'une véritable volonté de faire un peu différent sans pour autant nier la couleur sentimentale habituelle de la jeune femme de 22 ans.Si ce Tout premier jour compte quelques morceaux dont on ne souviendra pas longtemps, il comporte encore plus de chansons qui « font différent », moins prévisibles : le duo up-tempo et souriant avec Marc Dupré (Et j'espère), le très beau texte de Le Pont (de Roger Tabra, sur une musique inspirée de Sylvain Michel), le trio country-folk Nos promesses avec ses jeunes soeurs Maude et Andréa, la facture dance de Dans le vent, sa maternité assumée haut et fort dans À la hauteur des hommes, le propos sensuel de Oser la nuit\u2026 Et pour chanter tout cela, toujours le beau timbre vocal de Cindy Daniel, ce vibrato subtil, ce grain particulier dans les cordes vocales qui surprend agréablement l'oreille depuis ses débuts il y a six ans.Marie-Christine Blais À ÉCOUTER: Le pont Respectable On se demandait qui se tannerait le premier.Après 15 années de galère rock'n'roll avec les Respectables, c'est finalement le guitariste Pascal Dufour qui a largué les amarres.Il avait fait le tour.Besoin d'autre chose.Libéré du «trip de groupe», le musicien plonge aujourd'hui dans l'aventure en solo et force est d'admettre qu'il s'en sort assez bien.Précision: Ici, le temps nous appartient n'est pas un disque instrumental.Sorti de l'ombre vocale de Sébastien Plante, Pascal Dufour démontre même de bonnes capacités de chanteur, dans la veine filet-de-voix-papier-sablé à la Martin Léon.Dommage que les textes ne soient pas toujours à la hauteur.Malgré quelques bons flashes et les marques d'un effort évident, Pascal le parolier ne réinvente pas la roue.C'est nettement plus convaincant au plan musical.Bonnes guitares (sèches et électriques), palette sonore variée (Antoine Gratton aux claviers), production brute vaguement « lo-fi» et mélodies séduisantes confirment les talents de Pascal le compositeur pop-rock encore allumé.Malgré ses failles, un projet personnel tout à fait respectable.Sans jeu de mots.Jean-Christophe Laurence À ÉCOUTER: C'est ma vie La vraie affaire Cinquante ans de métier, ce n'est pas rien.Peu d'artistes québécois peuvent revendiquer une telle longévité.Le chanteur country Léo Benoît fait partie de ce club sélect, lui qui a gravé son premier disque en 1958.Il marque le coup en lançant ce CD «50e anniversaire», qui inclut 17 nouvelles versions de ses anciennes chansons.Ça ne vaut pas la texture des enregistrements originaux, mais on ne peut que constater la pérennité de ces titres «westernisants» aussi simples qu'efficaces.Avec sa voix nasillarde surgie d'une autre époque, ses arrangements pur jus (guitares, violon) et son imparable authenticité, Léo Benoît incarne l'essence même du chanteur country québécois.Sans parler des textes, parfois olé-olé, qui donnent un petit «crounch» aux chansons.Son premier succès, enregistré en 1959 (Le rock'n'roll dans l' lit) avait d'ailleurs donné le ton : «Le rock'n'roll dans l'lit/est supérieur je vous le dis/à celui d'Elvis Presley/ Quand j'me mets à le danser/avec mon beau bebé/là j'commence à yodeler.».Oubliez Fidel Lachance et tous ces poètes de marchés aux puces régionaux.Léo Benoît est la «vraie affaire».Jean-Christophe Laurence À ÉCOUTER: Rock'n'Roll dans l' lit ARTS ET SPECTACLES EXPRESSO Haydn : quatre concertos CLASSICO CLAUDE GINGRAS DISQUES CLASSIQUES Après deux disques de concertos de Haydn consacrés respectivement aux oeuvres avec violon et avec piano, l'Orchestre de chambre de Cologne et son chef Helmut Müller-Brühl signent, de nouveau chez Naxos, un disque groupant quatre concertos pour divers instruments du compositeur dont on marquera l'an prochain le 200e anniversaire de la mort.Le seul des quatre concertos qui nous soit familier est celui pour trompette.Le premier pour cor et celui pour violon et clavier (clavecin ou piano) sont rarement joués.Quant au Concerto en ré majeur pour clavier, il ne s'agit pas de celui, célèbre, dans la même tonalité, mais d'un autre, obscur et probablement conçu d'abord pour orgue (il porte le numéro 2 au catalogue Hoboken; le célèbre porte le numéro 11).L'Orchestre de chambre de Cologne fut fondé en 1923 par Hermann Abendroth, chef de tradition romantique, collègue des Klemperer et Bruno Walter.Helmut Müller-Brühl en prit la direction en 1964.Pendant une dizaine d'années (1976- 1987), il fit jouer ses musiciens sur des instruments anciens, puis revint aux instruments modernes tout en favorisant un style de jeu respectueux des notions héritées du baroque, notamment en ce qui concene l'emploi restreint du vibrato.Premier concerto entendu ici, le numéro 1 pour cor est joué par le Russe Dmitri Babanov, excellent musicien qui se révèle virtuose de premier plan dans les trois cadences, soit une à la fin de chaque mouvement.Le très long (25 minutes) Concerto pour clavier en ré majeur est traduit par le claveciniste allemand Harald Hoeren avec une virtuosité toujours au service de la musique et un extraordinaire élan que seul interrompt l'Adagio central très ornementé et d'une grande sérénité.On notera le son particulièment brillant du clavecin; on aimerait connaître le nom du facteur, comme on voudrait savoir de qui sont les cadences entendues dans les présents concertos.Le Concerto pour violon et clavier est joué, en ce qui concerne la partie de clavier, au pianoforte par le même Harald Hoeren, le violon étant tenu par la Gréco-américaine Ariadne Daskalakis.Le dialogue des deux solistes est très étroitement mené, particulièrement dans les deux cadences pour les deux instruments.Parfaite illustration du style galant, c'est-à-dire plutôt superficiel, ces trois concertos n'ajoutent rien à la gloire de Haydn et s'adressent d'abord aux fervents du compositeur qui souhaitent posséder tout ce qu'il a écrit.Le Concerto pour trompette offre un intérêt supérieur : au dramatisme que la trompette confère à l'oeuvre s'ajoutent des thèmes plus originaux et plus forts que dans les trois concertos précédents.L'Allemand Jürgen Schuster joue son Haydn avec puissance et subtilité et excelle dans les trilles et notes répétées à grande vitesse.HHH HAYDN: QUATRE CONCERTOS.DIR.HELMUT MÜLLER-BRÜHL NAXOS, 8.570 482 MARIE-CHRISTINE BLAIS Même si Ferré chantait tout le contraire, avec le temps va, tout ne s'en va pas.En tout cas, pas ce qui a été enregistré un jour, notamment par Léo Ferré lui-même.Si les compilations et rééditions ont été nombreuses à lui être consacrées, aucune n'a eu droit à ce jour au traitement royal de la collection «Intégrale Léo Ferré», dirigée par le fils du chanteur, Mathieu.À la tête des éditions La Mémoire et la Mer, fondées par son père quelque temps avant sa mort, Mathieu Ferré a en effet décidé de profiter (au sens non commercial du terme) de la tombée dans le domaine public, 50 ans après leur enregistrement, des disques du grand Léo pour rééditer à mesure des albums magnifiques par la qualité sonore, la beauté de la pochette, la richesse du livret, l'ajout d'inédits ou de raretés (notamment des extraits d'entrevues)\u2026 C'est ainsi qu'on peut écouter Ferré chanter Baudelaire, qu'il avait «mis en chanson» (en 1957), ou le premier album «à succès» (relatif) du chanteur, Paris Canaille (1953), avec entre les mains un bel objet, pendant que la voix de Léo résonne, jeune, vibrante, habitée.Parfois, la qualité du son témoigne des conditions d'enregistrement de l'époque ou du fait qu'il s'agissait de maquettes.Mais sinon, c'est assez impeccable.Et le rapport qualité/ prix de ces albums est en faveur du fan de Ferré.Oui, mais si on ne connaît pas Ferré, si on n'est pas sûr d'être sensible à la poésie de ses textes, à sa voix qui n'est pas celle d'un chanteur à voix (mais à âme), à ses musiques?Il existe justement une nouvelle collection de compilations, «Le siècle d'or» (le vingtième\u2026), elle aussi très «classe», sur étiquette Le chant du monde/ Harmonia Mundi: chaque compil comprend deux CD (soit entre 50 et 55 chansons, toutes tombées dans le domaine public, donc enregistrées avant 1958) et un livret bien fait, sous une pochette jolie comme tout, à un prix abordable.Ont déjà paru les compilations Léo Ferré, Charles Trenet, Édith Piaf, Yves Montand et Georges Brassens.De quoi constater qu'avec le temps va, tout s'en va, sauf les chansons\u2026 Alors, vraiment, on aime encore plus.«Intégrale Léo Ferré », La Mémoire et la Mer/Fusion III La collection «Le siècle d'or», Le chant du monde/Harmonia Mundi/Fusion III HHHH LÉO FERRÉ Avec la chanson va\u2026 RÉTRO VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Votre guide télé surWWW.CYBERPRESSE.CA/TELE 0831 17 h 00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 BEV VD VDO SRC La petite séduction - Ricardo Larrivée visite Grandes-Piles en Mauricie.Le Téléjournal La Chine sauvage - Une région où la nature est confrontée aux besoins de centaines de millions d'humains.SOUVENIRS DE BROKEBACK MOUNTAIN (2005) avec Jake Gyllenhaal, Randy Quaid, Heath Ledger.- Au Wyoming, en 1963, deux jeunes hommes développent une relation amoureuse.Le Téléjournal LA CITÉ DE DIEU (2003) Alexandre Rodrigues.- Un jeune homme devient reporter afin de couvrir une guerre entre des bandes de rue.0h45 \" TVA 16h15 # AU PAIR (1999) avec Gregory Harrison, Jane Sibbett, Heidi Noelle Lenhart.Le TVA 18 heures CHATS ET CHIENS (2001) avec Voix de Jeff Goldblum, Elizabeth Perkins, Alexander Pollock.- Un chat assoiffé de pouvoir se place à la tête d'un mouvement félin.OCTOPUSSY (1983) avec Maud Adams, Louis Jourdan, Roger Moore.- James Bond évente un complot pour miner le système de défense occidental.La victoire de l'amour Le TVA réseau APPARENCES (2000) Harrison Ford.2h00 \" TQS Histoires de camionneurs Le journal weekend LE SOMMET DE DANTE (1997) avec Linda Hamilton, Jamie Renée Smith, Pierce Brosnan.- Un volcanologue cherche à prévenir une municipalité des dangers d'un volcan.LA MATRICE (1999) avec Keanu Reeves, Laurence Fishburne.- Un néo-fanatique d'ordinateurs se retrouve dans un monde virtuel.Le journal weekend LE SUPPLÉANT 4: UNE OPTION SUR LA VICTOIRE (2000) Treat Williams.1h00 \" TQc À la di Stasio - Graziella Battista prépare une version italienne de la soupe poulet et nouilles.Soyons bêtes! La vie de château / Pour les beaux yeux de Karin Les Kiki Tronic / Le procès d'Albert Thault Les grands duels de la LNI / Demifinale Belle et Bum L'histoire - Au 16e siècle, le pape Paul III met en place l'Inquisition pour contrer les menaces.Docs Plus \" CBC MOUSEHUNT (1997) avec Lee Evans, Vicki Lewis, Nathan Lane.Heartland / Born to Run EVEREST (2008) avec William Shatner, Jason Priestley.Partie 1 de 2 CBC News: Sunday Night Hairstyle Confidential 206 13 13 CTV-M In Fashion Fashion TV CTV News Ent.Spotlight Instant Star Samantha Who Law&Order: C.I./ Albatross Cold Case / The Road CSI: NY / The Ride-In / Judd Nelson CTVNational News CTV News \" 205 11 11 GBL-Q 15h00 # PGA Golf (D) Evening News Global National Renegade Family Guy Big Brother Family Guy American Dad Family Guy The Simpsons News Final Focus Montreal 55 3 3 ABC 15h30 # IRL Auto Racing (D) ABCWorld News Fox 44 News America's Funniest Home Videos Ext.Makeover: Home Partie 1 de 2 Ext.Makeover: Home Partie 2 de 2 Desperate Housewives Cold Case 281 22 22 CBS 15h00 # USTA Tennis Channel 3 News 18h40 CBS News 60 Minutes Big Brother Cold Case / The Road CSI: NY / The Ride-In / Judd Nelson Channel 3 News King of Queens 282 21 21 NBC 15h00 # PGA Golf (D) Newschannel 5 NBC News Dateline NBC NATIONAL TREASURE (2004) avec Diane Kruger, Justin Bartha, Nicholas Cage.Newschannel 5 Reel Talk 280 18 23 PBS-P Shore Things BBC World News Foreign Nature Nature / Animals Behaving Worse Masterpiece Mystery! Art Express BBC World News P.O.V.\" \u2014 46 24 PBS-B There Is a Bridge Summer Wine Waiting for God Globe Trekker Nature / Animals Behaving Worse Masterpiece Mystery! Sherlock Holmes Mysteries In the Life \" \u2014 43 59 A&E Simmons: Family Gene Simmons Family Jewels Simmons: Family Simmons: Family Simmons: Family Gene Simmons Family Jewels Simmons: Family Simmons: Family Simmons: Family Simmons: Family Simmons: Family Simmons: Family 615 73 39 ARTV La Symphonie du Nouveau Monde Visite libre André Lejeune, artiste populaire Sexe?NORMAL (2003) avec Jessica Lange, Tom Wilkinson.Les grandes entrevues Juste pour rire 143 31 31 BRAV Inside the Actors Studio Remembering Arthur Arts&Minds Fact Presents Actuality: Allan K.SCENT OFAWOMAN (1992) avec Chris O'Donnell, James Rebhorn, Al Pacino.620 72 34 CD Ganges / Le fils des montagnes Casse-croûte chez Albert Québec 2050 Docu-D / L'Homme-loup La vie après lamort U.de l'étrange U.de l'étrange 129 20 20 CinéPOP 15h50 # COMPLOT POUR UN MAGOT BUONA SERA, MRS.CAMPBELL (1968) Gina Lollobrigida.CÉLÉBRITÉ (1998) avec Kenneth Branagh, Hank Azaria, Judy Davis.IDAHO (1991) avec Keanu Reeves, River Phoenix.23h45 LE FANT.1h1 185 205 205 DISC How It's Made How It's Made Myth Busters Mega World / Canada Naked Science / The Rockies Megabuilders Myth Busters Mega World / Canada 520 37 37 EV Les nouveaux explorateurs / Qatar Mordu de la pêche / Québec Gilles Proulx Bout Du Monde Le Top 10 Paris bouche à bouche / Iéna Le Voyageur futé Planète en furie Survivor: Aventures en Malaisie 134 23 51 FC 17h10 K.Possible 17h40 H.Montana 18h05 Sadie Flight 29 Down 18h55 So Raven 19h50 Life Derek 20h10 Suite Life 20h35 H.Montana THE ROOKIE (2002) avec Rachel Griffiths, Brian Cox, Dennis Quaid.23h10 LOOKWHO'S TALKING 1h00 \" 556 \u2014 67 FOX 2 1/2 Men 2 1/2 Men Seinfeld Seinfeld 'Til Death 'Til Death The Simpsons American Dad Family Guy American Dad FOX 44 News Family Guy TMZ 283 36 46 HI Dr Quinn, femme médecin Si j'avais un char Les 7 péchés capitaux / Orgueil À vos marteaux / Le rouet Passion maisons Chantiers Je m'en souviens.133 25 53 HIST Cities of the Underworld Ultimate Engineering / Pyramid NCIS / A Weak Link , Doug Savant.Engineering an Empire ALEXANDER (2004) avec Angelina Jolie, Anthony Hopkins, Colin Farrell.0h30 \" 522 49 47 MMAX Les 101.Cocktail pop en clips Musicographie / Jennifer Lopez Musicographie québecoise Génération 90 / 1990 Présentation Musimax 142 32 48 MP 16h30 # Bloc VJ Colocs.TV Tatoués Pussycat Dolls: Girl Hogan a raison M.Net Nés/ étoile Snoop Dogg Pimp mon char Danse ou crève! Tatoués 141 30 30 E! MTL True Hollywood Story - Italian The Real Housewives Ext.Makeover: Home Partie 1 de 2 Ext.Makeover: Home Partie 2 de 2 Le pont Armenien Polonia Soul Call Teleritmo 207 14 14 RDI Le Téléjournal L'Épicerie Terres arctiques 1-888-OISEAUX Le journal RDI Rendez-vous Découverte: La Chine sauvage Le Téléjournal Québec 1608 Grands Reportages Le Téléjournal Second Regard 126 19 19 S+ Sans laisser de trace Hôtel Babylon C.S.I: Miami / Lamain dans le sac Bones / Roméo et Juliette Bones / Tuer n'est pas jouer Les experts Les experts 132 24 52 SE 16h20 # COEU.17h50 SYDNEY WHITE V.F.(2007) 19h45 U (2006) DAN FACE À LA VIE (2008) Steve Carell.22h45 CASINO ROYALE (2006) Daniel Craig.1h15 \" 180 \u2014 201 SHOW 16h00 # NEW WATERFORD GIRL Student Bodies Billable Hours I MEWED (2007) avec Meaghan Rath, Paul Popowich, Erica Durance.Trailer Park Boys Rent-A-Goalie ALEXANDER (2004) avec Angelina Jolie, Colin Farrell.2h00 \" 616 40 40 TFO Terre d'ailleurs Mégallô Petit ours Benjamin Panorama Tout simplement Violon magique, Vivaldi MANON (1949) avec Serge Reggiani, Michel Auclair, Cécile Aubry.Volt Presserebelle 137 \u2014 \u2014 TLC Mystery Diagnosis Mystery Diagnosis Big as Life: Obesity in America World's Heaviest Man World's Heaviest Man World's Tallest People World's Heaviest Man 521 39 27 TTF TOTALLY SPIES: TOTALEMENT GRILLÉS! 18h25 Total.Spies Bugs Bunny and Tweety 6teen Blaise le blasé Les Simpson South Park Décalés cosmos Clone High Les Simpson Punch 139 34 45 TV5 16h00 # La carte aux trésors Fourchette Journal France Juste pour rire Festivals tous azimuts / Festival Franco-ontarien 2008 Sur les traces de.Grandmusée TV5 le journal Faut pas rêver \" 145 15 15 VIE Super Nanny / Famille Young Lisa Williams Maison de Sarah Look d'intérieur Mystère Médical / Secret chimique Debbie rénove Idées-grandeur Airoldi-sortie Huit femmes à l'aventure 135 35 44 VOX Ici et là Le Confident Premières vues Garde aux chiens Razzia Le Livre Show Bonheur total Parole et vie Boxe Rock \u2014 9 9 VRAK Derek Grenade avec ça?Endurance Fan Club Charmed / Une nouvelle vie 70 70 La cache Samantha Presserebelle Degrassi Degrassi 140 16 16 Z Comment.fait Ça s'branche où?Jobs de bras Le cobaye Chasseurs de fantômes Les stupéfiants Monstres Mécaniques LE SHADOW (1994) avec John Lone, Penelope Ann Miller, Alec Baldwin.131 26 54 RDS 15h00 # PGA Golf (D) La route du sport Sports 30 Poker NASCAR Course automobile - Coupe Sprint (D) 123 33 33 SPN Poker Sportsnet Connected Week in Baseball Jays Connected LMB Baseball / Équipes à communiquer (D) Sportsnet Connected 406 38 38 TSN 15h00 # Football Win./Sask.(D) Sports Centre NASCAR Auto Racing - Sprint Cup Series (D) 400 28 28 17 h 00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 BEV VD VDO Remplissez ce bon de participation et envoyez-le à l'adresse suivante : LIRE ET DÉTRUIRE /Vivafilm La Presse C.P.575 Succ.Place d'Armes, Montréal, H2Y 3H8 OU visitez le WWW.VIVAFILM.COM et inscrivez l'indice suivant : BRAD Nom: Adresse: Ville: Code postal : CETTE PROMOTION EST PUBLIÉE DANS LA PRESSE LES 29, 30, 31 AOÛT.LE TIRAGE AURA LIEU LE JEUDI 4 SEPTEMBRE.LES GAGNANTS RECEVRONT LEUR LAISSEZ-PASSER PAR LA POSTE.RÈGLEMENTS DE LA PROMOTION DISPONIBLES CHEZ ALLIANCE VIVAFILM.FAC-SIMILÉS REFUSÉS.VALEUR TOTALE DES PRIX OFFERTS: 2000$.Gagnez l'un des 100 laissez-passer doubles pour la première ! Présentée par Version française de BURN AFTER READING À L'AFFICHE DÈS LE 12 SEPTEMBRE 3580732A ARTS ET SPECTACLES EXPRESSO SONIA SARFATI TOUS LES FILMS CRITIQUÉS PAR SONIA SARFATI SORTENT EN FORMAT DVD MARDI PROCHAIN DANS LES CLUBS DE LOCATION ET LES MAGASINS.CINÉMA MAISON DRAME IRINA PALM HHH De Sam Garbarski.Avec Marianne Faithfull, Miki Manojlovic, Kevin Bishop (16 ans +) Un enfant mourant.Des parents écartelés par l'impuissance et la peine.Une grand-mère mise à l'écart.Et soudain, la note d'espoir.Un traitement est possible.Mais il faut quitter la Grande- Bretagne pour l'Australie.Le manque d'argent devient le nouveau problème.C'est là que grand-maman va prendre les choses\u2026 en main.Incarnée par Marianne Faithfull, qui campe là un rôle à sa mesure (et elle est grande), elle va trouver du travail dans un club très privé qui est à la recherche d'une «hôtesse ».Elle découvre avec stupéfaction, de la bouche du patron des lieux, ce que signifie le terme.Mais ce dernier sera, à son tour, sidéré par le talent de la femme d'âge mûr qu'il va accepter d'engager à l'essai.Irina Palm traite avec pudeur d'un sujet qui aurait facilement pu sombrer dans le grotesque.Dommage que tout ce qui gravite autour du coeur du film soit aussi cliché.DRAME LUMIÈRE SILENCIEUSE HHH De Carlos Reygadas.Avec Cornelio Wall Fehr, Miriam Toews, Maria Pankratz (Général) Sur un plan cérébral, il est facile de comprendre que Lumière silencieuse (Stellet Litch en version originale) de Carlos Reygadas ait remporté le prix du jury à Cannes.Ce très long métrage lent et silencieux possède de formidables qualités cinématographiques\u2026 qui doivent pouvoir s'apprécier au grand écran.Beaucoup moins dans le salon, sur écran un peu plus modeste.Le premier mot n'est prononcé qu'au bout d'une dizaine de minutes au cours desquelles un soleil s'est\u2026 levé ou couché?Déjà, le souvenir s'efface! Livré dans un dialecte germanique, le drame, raconté avec dépouillement et lenteur (impossible de ne pas y revenir), est celui d'une famille mennonite du nord du Mexique dont le père s'est épris d'une autre femme.La détresse des uns et des autres est parfaitement rendue.De l'intérieur comme de l'extérieur.C'est magnifique.Et, à la longue, très ennuyeux.COMÉDIE ROMANTIQUE UN BAISER S'IL VOUS PLAÎT HHH1/2 D'Emmanuel Mouret.Avec Virginie Ledoyen, Emmanuel Mouret, Julie Gayet, Michaël Cohen (Général) C'est vrai qu'il y a du Rohmer en Emmanuel Mouret.Cela fera peur à certains.Mais en ravira d'autres, qui prendront un plaisir fou et même pas coupable en compagnie des personnages d'Un baiser s' il vous plaît.Un film au charme d'autrefois, qui se consomme avec le sourire.L'histoire est celle de deux couples.À Nantes pour un voyage d'affaires, Émilie rencontre Gabriel.Il lui rend un service, ils soupent ensemble, s'apprécient.Au moment de se quitter, il veut l'embrasser.Elle refuse.Lui raconte pourquoi.Entrée de Julie, mariée et heureuse, qui, pour aider son ami d'enfance en manque d'affection, accepte de l'embrasser.D'un baiser qui ne devait avoir aucune conséquence.Mais un baiser peut-il vraiment être innocent ?Malgré quelques moments où les dialogues manquent de naturel, ce film est aussi délicieux\u2026 qu'un baiser, peut-être ?COMÉDIE DRAMATIQUE SON OF RAMBOW HHH De Garth Jennings.Avec Bill Milner, Will Poulter, Jules Sitruk (Général, déconseillé aux jeunes enfants) Steven Spielberg le faisait et de nombreux cinéastes ont fait de même.«Tourner» leurs films, dès l'enfance, avec les moyens du bord - et ils n'étaient pas gros, les moyens; la volonté et le plaisir, par contre, c'était autre chose ! Les protagonistes de Son of Rambow de Garth Jennings donnent à leur tour dans ce jeu.Leur inspiration (et on ne juge pas !): First Blood.Oui, le premier Rambo.Au départ, une amitié aussi impossible que l'amour entre Roméo et Juliette: celle de Will, qui vit dans une famille très croyante où pleuvent les interdictions (dont celle de regarder la télévision ou d'aller au cinéma, sources de tous les vices ou presque); et de Lee, pour qui tout est permis - en particulier ce qui est «normalement» interdit.Ensemble, ils vont voir le film de Ted Kotcheff et se prendre pour Rambo.Il y a du Be Kind Rewind de Michel Gondry là-dedans.Inspirant et sympa.AUTRES SORTIES MARRIED LIFE Drame d'Ira Sachs, avec Chris Cooper et Patricia Clarkson qui forment un «vieux » couple mis en danger par une femme plus jeune incarnée par Rachel Mc Adams, sur laquelle Pierce Brosnan a lui aussi des visées.LA FEMME OUBLIÉE Documentaire de Dilip Mehta.On pensait voir un complément au fort réussi Water de Deepa Mehta.Dilip Mehta n'a pas le même talent que sa soeur : son documentaire sur le sort des veuves, en Inde, pèche par manque de contenu et redondance.Dommage.HH NIXON - ELECTION YEAR EDITION Drame politique d'Oliver Stone, avec Anthony Hopkins dans le rôletitre.Une version allongée de 28 minutes (213 minutes au total !), à voir en cette année électorale chez nos voisins du Sud et à quelques semaines de la sortie de W, du même Oliver Stone.TIM BURTON'S THE NIGHTMARE BEFORE CHRISTMAS - 2-DISC COLLECTOR'S EDITION: Film d'animation de Henry Selick.Produite par Tim Burton, l'histoire de Jack Skellington occupe une place particulière dans le coeur des amateurs de films d'animation.La revoici, restaurée, magnifiée, dans un boîtier superbe contenant le film, un disque de suppléments et une copie du long métrage pouvant être téléchargée (i Tunes ou Windows Media).HHHH De: Jean-Marc Vallée Avec : Michel Côté, Danielle Proulx, Marc-André Grondin, Pierre-Luc Brillant, Alex Gravel et Émile Vallée.TVA Films Le célèbre film de Jean-Marc Vallée est le premier film québécois disponible en Blu-Ray.Le DVD contient, en plus du film offert à très bonne résolution, plusieurs bonus.Le «making of » du film est raconté par des entrevues avec le réalisateur, Jena-Marc Vallée, le producteur, Pierre Even ainsi que les comédiens.On peut aussi voir l'audition d'Émile Vallée, les scènes supprimées au montage, et enfin, les dessous du tournage au Maroc.Rappelons que C.R.A.Z.Y.n'a jamais été diffusé à la télévision.Le film, sorti en 2005, a gagné 16 Jutra, 12 Génie ainsi que le prix du meilleur filmcanadien au Festival international du film de Toronto.Le DVD Blu- Ray est en vente à partir de mardi.\u2014 Anabelle Nicoud C.R.A.Z.Y.se regarde maintenant en Blu-Ray SUGGESTION DVD TEMPÉRATURE MAX MIN Hier Normales du jour Auj.l'an passé (Observé hier à 15h) RECORDS Plus haut maximum Plus bas minimum FACTEUR HUMIDEX Aujourd'hui INDICE UV Aujourd'hui PRÉCIPITATION Hier LE SOLEIL ET LA LUNE Les systèmes météorologiques sont prévus pour 14h00 cet après-midi.Montréal Toronto St-Jean LES SYSTÈMES MÉTÉOROLOGIQUES ©Météo Média 2008 Front chaud Front froid Occlusion Creux Anticyclone Dépression Neige Pluie Pluie verglaçante Orages MONTRÉAL ET LES ENVIRONS QUÉBEC AUJOURD'HUI Passages nuageux.23/12.DEMAIN Généralement ensoleillé.24/12.OTTAWA AUJOURD'HUI Ensoleillé.25/14.DEMAIN Ensoleillé.26/13.TORONTO AUJOURD'HUI Ensoleillé.26/15.DEMAIN Ensoleillé.27/15.BAIE-COMEAU AUJOURD'HUI Plutôt nuageux avec quelques averses.19/12.DEMAIN Ensoleillé.20/13.AUJOURD'HUI MAXIMUM Maniwaki 24/10 Trois-Rivières 23/14 Rimouski 19/11 Thetford Mines 21/11 Sherbrooke 21/11 Burlington 26/13 PRÉVISIONS RÉGIONALES Val-d'Or 24/13 Saguenay La Tuque 21/11 22/9 Sainte-Agathe 23/9 MONTRÉAL 25/14 QUÉBEC 23/12 Plattsburgh 26/13 Gatineau 25/13 Ensoleillé avec quelques nuages en après-midi Vents légers.Probabilité de précipitations: 0 %.Facteur humidex 27.CETTE NUIT MINIMUM Ciel dégagé Vents légers.Probabilité de précipitations: 0 %.Facteur humidex 22, en soiree.26/16 DEMAIN MAX / MIN Ensoleillé.Probabilité de précipitations: 0 %.28/15 MARDI MAX / MIN Généralement ensoleillé.Probabilité de précipitations: 10 %.LE MONDE AU SOLEIL AUJOURD'HUI Acapulco Atlantic City Cape Cod Daytona B.Key West Kennebunkport Miami Niagara Falls Old Orchard Wild Wood Beijing Boston Bruxelles Lisbonne Londres Los Angeles Madrid Mexico Moscou New York Paris Port-au-Prince Rome Tokyo Washington Soleil 26 20 Soleil 27 14 Nuageux 24 17 Beau 23 17 Nuageux 22 16 Beau 23 15 Beau 28 14 Averses 21 10 Pluie 9 8 Soleil 30 18 Averses 21 20 Orages 35 24 Beau 31 22 Beau 28 23 Beau 30 18 AUJOURD'HUI Pluie 9 3 Orages 18 14 Beau 14 2 Beau 21 14 Orages 21 13 Beau 11 3 Éclaircies 19 8 Averses 21 12 Pluie 14 7 Soleil 17 9 Soleil 16 0 Orages 33 19 Pluie 6 4 AUJOURD'HUI Beau 33 29 Beau 30 15 Soleil 27 14 Averses 28 25 Averses 30 28 Soleil 27 12 Averses 30 27 Soleil 27 16 Beau 26 14 Beau 28 17 AU PAYS Calgary Charlottetown Edmonton Frédéricton Halifax Iqaluit Régina Saint-Jean Saskatoon Vancouver Whitehorse Winnipeg Yellowknife L'ALMANACH QUOTIDIEN POUR MONTRÉAL 31 en 1993 4 en 1976 7 sept 15 sept 22 sept 29 sept 6h15 19h33 Durée totale du jour: 13h18 Modéré 1.4 mm Halifax Whitehorse Yellowknife Churchill Winnipeg Boston New York Washington Atlanta Miami Chicago Houston Phoenix Denver San Francisco Los Angeles Detroit Ottawa Charlottetown Regina Saskatoon Calgary Edmonton Vancouver Victoria Portland Kansas Minneapolis Thunder Bay Nouvelle- Orléans Fredericton Tampa -10 -20 -30 -40 MÉTÉO www.meteomedia.com À L'AFFICHE Consultez les guides-horaires ou visitez les sites web suivants: Cineplex.com Cinemas Guzzo.com Cinemas Fortune.ca cinentreprise.com enprimeur.ca version française de « MIRRORS » 3581064A version française de « BABYLON A.D.» Consultez les guides-horaires ou visitez les sites web suivants: Cineplex.com Cinemas Guzzo.com Cinemas Fortune.ca cinentreprise.com enprimeur.ca À L'AFFICHE 3581067A Consultez les Guides-Horaires des Cinémas À L'AFFICHE ou Visitez Sony Pictures Releasing.ca version française de THE HOUSE BUNNY 3581073A À L'AFFICHE! VIOLENCE, LANGAGE VULGAIRE © 2008 UNIVERSAL STUDIOS (VERSION FRANÇAISE DE DEATH RACE) 3581187A ARTS ET SPECTACLES 32E FFM EN COMPÉTITION LA PRESSE A VU.SOUS LES ÉTOILES À L'ABRI Aujourd'hui: À 20 h 30, projection sur l'esplanade de la Place des Arts du célébré Underground d'Emir Kusturica (1995).Mettant en vedette Miki Manoklovic et Lazar Ristoski, le film s'attarde aux trafics lucratifs de deux amis de Belgrade pendant la Deuxième Guerre mondiale.Demain: Dernier film au programme du cinéma à la belle étoile, La vie en rose (Olivier Dahan, 2006), raconte l'exceptionnel parcours de la chanteuse Édith Piaf.Le film a valu à l'interprète de la Môme, Marion Cotillard, l'Oscar de la meilleure actrice plus tôt cette année.Trois films québécois sont montrés chaque jour sur la Grande-Place du complexe Desjardins.COMME UNE ÉTOILE DANS LA NUIT ===/ Amour, jeunesse et maladie incurable font souvent des films très mélodramatiques - que l'on pense au classique du genre, Love Story ou, plus récemment dans le cinéma français, au très beau Jeanne et le garçon formidable ou au plus moderne Les corps impatients.Mieux vaut donc regarder Comme une étoile dans la nuit, de René Féret, avec une boîte de mouchoirs à proximité, car tristesse il y a.Pourtant, rien n'est trop appuyé dans l'histoire d'amour d'Anne et d'Antoine, que la maladie viendra bouleverser.Les dialogues, tout comme les situations, sonnent juste, on nous épargne les violons et autres envolées lyriques pour ne raconter que l'amour et la dignité d'un jeune couple forcé de se séparer.La réalisation, elle, reste très (trop?) simple: René Féret privilégie une approche classique et des plans serrés pour son film.Bref, c'est surtout l'écriture et le jeu réaliste des acteurs qui titillent notre corde sensible.Sans doute parce que René Féret a porté à l'écran l'histoire de sa propre nièce, un film qui frappe en plein coeur et sans utiliser les artifices habituels - musique, montage, flash-backs ou déclarations pleurnichantes.\u2014 Anabelle Nicoud À 21 h 40, au Quartier latin (salle 12) TODOS ESTAMOS INVITADOS (TOUT LE MONDE EST INVITÉ) De Manuel Gutiérrez Aragón (Espagne).À 9h, à l'Impérial, et à 21 h 30, au Théâtre Maisonneuve.DARENOMAMOTTE KURENAI (PERSONNE NE ME SURVEILLE) De Riyoichi Kimizuka (Japon).À 19 h, au Théâtre Maisonneuve.Aujourd'hui: 11 h L'incomparable Mademoiselle C.(Richard Ciupka, 2004) 16 h 30 Maurice Richard (Charles Binamé, 2006) 18 h 30 Le dernier tunnel (Érik Canuel, 2004) Demain: 11 h Le papillon bleu (Léa Pool, 2003) 16 h 30 Gaz bar blues (Louis Bélanger, 2004) 18 h 30 Histoire de famille (Michel Poulette, 2006) PHOTO FOURNIE PAR TVA FILMS PHOTO FOURNIE PAR LE FFM PHOTO FOURNIE PAR LE FFM MARC-ANDRÉ LUSSIER Dix-huit des 20 films inscrits dans la compétition mondiale ont maintenant été présentés.À moins que Todos Estamos Invitados (Manuel Gutiér rez Aragon) ou Nobody to Watch Over Me (Riyoichi Kimizuka) ne viennent aujourd'hui relever de façon spectaculaire le niveau de cette sélection, le jury aura fort à faire pour meubler toutes les cases du palmarès officiel.Pourtant, ceux qui suivent la compétition au fil des ans ne pouvaient faire autrement que de souligner l'effort tangible qu'ont mis les programmateurs au cours des récentes années pour relever d'un cran la qualité générale de la section phare du FFM.Or, nous avons eu l'impression cette fois que les sélectionneurs avaient repris leurs vieux travers en retenant quelques productions indignes d'un festival de cinéma.Des projections en vidéo de très mauvais films comme Selda ou Your Name Here dépassent l'entendement.D'autres films, bien que projetés dans de bonnes conditions, sont d'un amateurisme à pleurer ou sombrent carrément dans le psychotronisme.On se rappellera longtemps de cette scène onirique qui, dans Whispering Embers, est campée dans un temple ancien.Tellement grotesque qu'on aurait dit une parodie de RBO.En fait, le cru 2008 était tellement n'importe quoi au cours des derniers jours que la question de la pertinence de maintenir sous respirateur une compétition exsangue a refait surface, ramenant ainsi les bonnes vieilles rengaines : Qui sélectionne ?Et comment ?Et pourquoi?Un peu de vigueur Après des jours de disette, la compétition a quand même repris un peu de vigueur hier, cela dit.Après le risible film d'Ali Nassar Whispering Embers, dont le ratage nous sidère d'autant plus que les créateurs palestiniens devraient en principe avoir autre chose à raconter qu'une intrigue de téléroman de pacotille, les valeureux festivaliers ont eu droit à Turneja (La tournée), la nouvelle offrande de Goran Markovic.Le cinéaste serbe, lauréat du Grand Prix des Amérique en 2003 grâce à son film Le cordon, plonge dans les heures sombres du conflit en Bosnie-Herzégovine en suivant la tournée d'une troupe de théâtre.Tous ces interprètes venus de Belgrade seront trimballés d'un front à un autre, appelés à se produire autant devant des civils, qui profitent du seul endroit public chauffé, que devant des soldats.Ode au métier d'acteur, La tournée se distingue par ses situations tragicomiques de même que par la qualité d'interprétation de l'ensemble des comédiens.Surtout, ce nouveau film de Markovic fait honneur à la folie de l'artiste tout autant qu'à l'âme slave.Et aux débordements qu'elle entraîne.Bienvenido a Farewell-Gutmann, de l'Espagnol Xavi Puebla, est beaucoup plus cérébral mais emprunte aussi les allures d'une fable implacable.Campé dans le monde du travail, le récit relate la guerre de pouvoir qui s'engage dans une grande compagnie pharmaceutique le jour où le directeur des ressources humaines meurt.Baignant dans une lumière glacée, ce film révèle l'aspect cruel et pervers du monde du travail à travers un jeu qui, on le devine, ne fera pas beaucoup de gagnants.Les acteurs, notamment Ana Fernandez, Lluis Soler et Adolfo Fernandez, offrent de très solides performances.Avant la projection, le réalisateur a dédié son film à son producteur, mort accidentellement sur le plateau après qu'une partie du décor se fut effondrée sur lui\u2026 Hakol Methim Bayam (Tout commence à la mer) est par ailleurs moins abouti, mais la proposition de départ suscite quand même l'intérêt.Écrit et réalisé par le cinéaste israélien Eitan Green, ce film s'attarde au destin d'une famille en fragmentant son histoire en trois récits et autant d'époques.Entreprise ambitieuse qui ne donne malheureusement pas l'effet escompté.L'histoire est en effet mal arrimée; et les personnages, plus ou moins bien dessinés, sont interprétés de façon inégale.HHH1/2 Turneja (La tournée) de Goran Markovic.Aujourd'hui à 14hau Cinéma Impérial.HHH1/2 Bienvenido a Farewell-Gutmann de Xavi Puebla.Demain à 19h au Cinéma Impérial.HH1/2 Hakol Methil Bayam (Tout commence à la mer) d'Eitan Green H1/2 Whispering Embers d'Ali Nassar.Aujourd'huià19hau Cinéma Impérial.COMPÉTITION MONDIALE La section phare manque de tonus MARC-ANDRÉ LUSSIER On ne peut évidemment jamais présumer des choix d'un jury.On peut toutefois affirmer sans trop se compromettre que le jury du FFM, présidé cette année par le cinéaste américain Mark Rydell, ne dispose vraiment pas d'un choix énorme pour composer son palmarès.Peu de films se sont en effet démarqués du lot.Et aucun ne s'est distingué d'une manière qui en ferait le candidat favori pour le Grand Prix des Amériques.Outre Turneja et Bienvenido a Farewell-Gutmann, présentés hier, on ne trouve que quelques autres productions dignes de mention: Faubourg 36 du Français Christophe Barratier, L'invention de la saucisse au curry de l'Allemande Ulla Wagner, et Ce qu'il faut pour vivre du Québécois Benoît Pilon.Viennent ensuite ces oeuvres qui ont d'indéniables qualités sans toutefois être totalement abouties.Si le jury décide d'aller puiser dans cette réserve, des films comme Okuribito (Départs) du Japonais Yojiro Takita, Nowhere Man de la Belge Patrice Toye, ou Lluvia (Pluie) de l'Argentine Paula Hernandez pourraient ainsi être inscrits au tableau d'honneur.Du côté des prix d'interprétation, quelques solides candidatures : Barbara Sukowa (L'invention de la saucisse au curry), Ana Fernandez (Bienvenido a Farewell-Gutmann) et Jelena Dokic (Turneja) chez les femmes ; Natar Ungalaaq (Ce qu'il faut pour vivre), Pierre Rivard (En plein coeur) ou Lluis Soler (Bienvenido a Farewell- Gutmann) chez les hommes.Pour ce qui est de la récompense suprême, attribuons-la, pourquoi pas, à Ce qu'il faut pour vivre, le très beau film de Benoît Pilon.De Palma manque à l'appel Parlant pronostics, on vous en fait un autre.Brian de Palma ne sera pas du FFM.C'est même devenu une blague récurrente parmi les journalistes.La venue du célèbre cinéaste américain avait pourtant été annoncée en grande pompe par Serge Losique.Une «masterclass », annoncée aussi dans le programme, devait en effet avoir lieu.Au début du festival, on nous promettait des nouvelles du cinéaste d'une journée à l'autre.Depuis deux jours, ces promesses étaient reconduites pratiquement d'heure en heure.Encore hier, on nous assurait être en mesure de pouvoir annoncer quelque chose en soirée, vers 20h.Nous attendons encore.Cette situation est non seulement ridicule, mais elle entache encore la crédibilité du festival.Si vous croisez, par hasard, M.De Palma, dites-lui que le FFM se termine demain.L'heure des pronostics vous pourriez gagner pour votre émission préférée\u2026 Radio-Canada présente DEUX BILLETS D'AVION Avec la participation de pour Paris VOTEZ Les coupons doivent être reçus au plus tard le 5 septembre 2008.Tirage le lundi 15 septembre 2008.Aucun achat requis.Concours ouvert aux résidents canadiens majeurs.Règlement du concours disponible à www.radio-canada.ca/gemeaux.Annie et ses hommes .Le Bye Bye de RBO 2007 .Destinées .Dieu merci! .Les Boys, la série .Infoman 2007 (Spécial) .Les Lavigueur, la vraie histoire .Ma maison Rona .Les soeurs Elliot .Tout le monde en parle Nom : Prénom : Âge : Adresse : Ville : Code postal : Téléphone (rés.) : Téléphone (travail) : Remplissez et postez à : Concours Prix Gémeaux du public Société Radio-Canada, C.P.11007, Succursale Centre-Ville Montréal, QC H3C 4T9 Les 23es Prix Gémeaux animés par Véronique Cloutier Valeur approximative de 2 500 $ le dimanche 14 septembre 19 h 30 Veuillez cocher votre émission préférée ARTS ET SPECTACLES Jean Leloup au Colisée de Québec Le grand chef joue au dictateur PHOTO YAN DOUBLET, LE SOLEIL Cinq ans après avoir brûlé sa guitare préférée et enterré son personnage de rockeur fantasque, Jean Leloup est officiellement revenu à la vie, hier, au Colisée de Québec.ALEXANDRE VIGNEAULT CRITIQUE Deadwolf est mort, vive Leloup! Cinq ans après avoir brûlé sa guitare préférée et enterré son personnage de rockeur fantasque, Jean Leloup est officiellement revenu à la vie, hier, au Colisée de Québec.Son retour à la scène a sans doute été rendu possible grâce à un obscur rituel amérindien, car c'est sous les traits d'un grand chef que l'artiste, brièvement connu sous le nom de Jean Leclerc, a foulé les planches.Visiblement bien au fait de l'allure de sa nouvelle enveloppe corporelle, Leloup avait prévu un décor dans le même esprit.Deux grands totems trônaient sur la scène du Colisée, aussi plantée d'arbres, ce qui lui donnait un air de campement amérindien dans la forêt boréale, où on a pu voir des danseurs amérindiens et\u2026 extraterrestres.Histoire d'ajouter un zeste d'ambiance à ce retour événementiel, le rockeur avait aussi demandé à ses fans de se déguiser soit en Amérindiens (logique), soit en reine d'Angleterre (moins logique).Seule une poignée des milliers de spectateurs ont choisi de jouer le jeu.On a par ailleurs constaté qu'une bonne partie des gens rassemblés au Colisée semblaient trop jeunes pour avoir déjà vu Leloup en spectacle.I ls ne savaient donc sans doute pas que, cinq ans avant son premier décès, le grand chef avait déjà l'habitude des longues digressions.Il a amorcé son retour comme il avait tiré sa révérence, c'est-à-dire par un long jam.Sur des guitares groove, il a répété inlassablement «only the wolf can live under the water» devant une salle plutôt stupéfaite.Trouvant la foule trop sage, Leloup a montré les crocs, s'est transformé en dictateur et a tout arrêté.«Arrêtez de hurler comme des défoncés, arrêtez de beugler comme des cons, sautez puis groovez ! » a-t-il intimé à son public\u2026 encore plus stupéfait.Après l'avoir encore insulté, il a tout repris et obtenu à peu près ce qu'il voulait.Il a donc repris son jam du «wolf under the water», puis a enchaîné avec Edgar.Il ne s'est pas contenté de la version officielle, gravée sur Le dôme.Il a offert une version étirée, groovée et pimentée par le guitariste Steve Hill.Ça n'a pas été sans accrochage, mais c'était parti pour de bon et le ton était donné: la soirée allait être chaotique.Leloup a une fois de plus senti le besoin de fouetter son public (« attendez donc d'être vieux avant d'être plates!») avant d'entreprendre Les Fourmis.Ce devait être le grand retour de Leloup.Personne ne s'attendait, bien sûr, à ce qu'il enfile ses tubes tels qu'ils sont sur ses disques et tire sa révérence en remerciant tout le monde avec un sourire ému.Ce n'est vraiment pas son genre.On ne s'attendait toutefois pas à ce qu'il fasse exactement le contraire.Durant la première heure, Leloup s'est montré sous son jour le plus désagréable, insultant copieusement son public, qu'il ne trouvait pas assez énergique.Il a même traité une fille de «niaiseuse» parce qu'elle le prenait en photo.Il voulait que ça groove, soit.Ça ne l'a pas empêché d'ordonner à Steve Hill de cesser de jouer au début de Cookie alors qu'il balançait un riff à faire léviter un menhir.Leloup a donc mis une heure à comprendre que, s'il voulait que son show groove, il n'avait qu'à cesser de débiter des histoires sans queue ni tête et à jouer.Ce qu'il a fini par faire, dans des versions assez percutantes de Cookie (finalement), La Vallée des réputations, Le monde est à pleurer, Voyager ou L'antiquaire.Il n'a toutefois pas complètement perdu sa mauvaise habitude de gueuler contre ses fans et a par ailleurs massacré Alger - ce devait être une mise au point artistique que de l'interpréter sans suivre l'air et en disant le texte de manière frénétique.Chanceux qu'il est, un seul spectateur lui a lancé sa bouteille d'eau.Car quand il se donne la peine de faire l'un de ses canons comme La vie est laide avec l'aplomb qu'ils demandent, tout le monde semble oublier ses désagréables coups de gueule.Au moment de mettre sous presse, Leloup venait de quitter la scène après avoir fait Sang d'encre.Sa cour l'acclamait.Cette fois, les cris ne l'ont pas rebuté, il est revenu.Et son band a de nouveau rugi : Johnny Go! Durant la première heure, Leloup s'est montré sous son jour le plus désagréable, insultant copieusement son public, qu'il ne trouvait pas assez énergique. LECTURES RUDY LE COURS Dansl'incessanterivalitéquioppose Larousse et Robert pour fidéliser l'étudiant ou le professionnel de la langue, la maison qui «sème à tout vent » lance une offensive d'envergure cette année.En plus du Petit Larousse illustré 2009 qui occupe bon an mal an le sommet du palmarès des ventes, les libraires proposent aussi Le Larousse des noms communs et Le Larousse des noms propres.Ces deux ouvrages attaquent de front Le Nouveau Petit Robert 2009 et Le Robert encyclopédique des noms propres.Les habitués de chacune des maisons leur resteront sans doute fidèles.Quant à la nouvelle clientèle, force est d'admettre que les deux p'tits nouveaux impressionnent et séduisent.Au premier abord, il y a la présentation Larousse, moins austère que celle de son éternel concurrent.Le papier couché permet la reproduction d'images beaucoup plus nettes que dans le Robert encyclopédique.Celui des mots de la langue n'est toujours pas illustré.Les mots de la langue Larousse renforce aussi plusieurs définitions avec des planches descriptives qui facilitent la compréhension.Ainsi, la contrebasse est-elle chez Larousse non seulement «le plus grave des instruments à archet» ou «le musicien qui joue de cet instrument» comme la définit le Petit Robert, mais aussi un «instrument de musique à 4 ou 5 cordes frottées à l'aide d'un archet, accordées en quartes sur, respectivement, le mi, le la, le ré, le sol .» On précise en plus que, lorsqu'il y a cinquième corde, elle est accordée sur le dos grave.Le tout est accompagné d'une image à la manière des fameux dicos Visuel de Québec-Amérique où chaque partie de l'instrument est nommée.(Q-A publie cette année Le Petit Visuel multilingue français, anglais, espagnol, allemand, italien.) Les illustrations facilitent en outre la description de concepts abstraits comme la chaîne alimentaire ou la lumière.Elles deviennent même essentielles pour expliquer le fonctionnement d'un sport.Selon Le Robert, le hockey est «un sport d'équipe, dont les règles rappellent celles du football, et qui consiste à faire passer une balle de cuir entre deux poteaux (buts), au moyen d'une crosse aplatie dans sa partie courbe».On précise qu'au hockey sur glace, «la balle est remplacée par un palet que se disputent deux équipes de six patineurs».C'est comme si l'équipe de lexicographes s'adressait d'abord à des lecteurs indo-pakistanais ! Ceux d'ici reconnaîtront davantage leur sport favori dans les pages du Larousse des noms communs.D'entrée de jeu, on indique qu'il s'agit d'un «sport d'équipe pratiqué avec une crosse dont il existe plusieurs variantes».Après avoir défini le hockey sur gazon, le dico présente le hockey sur glace comme suit: «Sport originaire du Canada, qui oppose, sur une patinoire, deux équipes de six joueurs chacune et qui se joue avec un palet (appelé rondelle au Québec)».Suit un long paragraphe sur la façon de pratiquer ce qui, précise-t-on, est devenu discipline olympique chez les hommes depuis 1920 et chez les femmes depuis 1998.En plus, la patinoire est représentée avec les joueurs des deux équipes en formation.On pourrait multiplier les exemples.Tous viendront montrer que le vétéran Petit Robert est dangereusement mis en échec par une recrue qui, de surcroît, se vend jusqu'à 25%moins cher selon le détaillant.Cela dit, il demeure un outil utile, en conservant ses renvois analogiques.Pour sa plus récente mouture, l'accent a été mis sur les régionalismes en provenance du Maghreb.Les scrabbleurs apprécieront l'entrée de plusieurs mots avec la lettre k dont kaddish (prière récitée en araméen), kanoun, qui peut aussi s'orthographier canoun ou qanoun (fourneau bas en terre ou en métal), kefta, khobz, voire malekisme, mektoub ou noukta.Seul micmac, au sens de langue amérindienne, enrichit la collection de régionalismes canadiens cette année.Le Larousse des noms communs n'a pas cette entrée, mais celui des noms propres précise qu'il s'agit d'une nation amérindienne de l'est du Canada et de l'État du Maine.Les deux dicos des noms communs donnent par ailleurs à ce mot le sens d'intrigue mesquine.Les noms propres La comparaison des deux maisons concurrentes est tout aussi intéressante dans les versions noms propres.Ici, le Robert se défend à armes égales puisqu'il multiplie cartes et photographies.Il montre en apparence plus de rigueur que le Larousse.Ainsi, ce dernier réduit l'article consacré à Pierre Elliott Trudeau à «Chef du Parti libéral et premier ministre du Canada de 1968 à 1979 et de 1980 à 1984, il oeuvra pour le renforcement de la souveraineté canadienne».L'article consacré à René Lévesque est presque aussi lapidaire.En revanche, le Robert ajoute que Trudeau était «partisan du bilinguisme» et que «défenseur du fédéralisme, il s'employa à le redéfinir et s'opposa au séparatisme québécois».On indique enfin qu'il « obtint le \"rapatriement\" de la Constitution.» Nombreuses, ces précisions ne sont toutefois pas de nature à éclairer un lecteur qui ne connaît pas les méandres de la Confédération canadienne.Visant, rappelons-le, une clientèle plus jeune ou moins avertie, le Larousse mise beaucoup sur la culture populaire, dont les grands noms font l'objet de véritables articles encyclopédiques.Brassens, Brel, mais aussi les Beatles, les Doors et les Rolling Stones ont droit à pareil traitement, au même titre que Bach, Beethoven ou Berlioz.Onmesure l'approche différente des deux maisons aussi dans des rubriques moins étoffées.Pour Céline Dion, le Robert indique seulement que l'artiste «chantant tant en français qu'en anglais (\u2026) connaît un succès international».Le Larousse la présente plutôt comme «l'une des plus grandes voix des années 1990, elle est une vedette mondialement connue».Il mentionne aussi deux de ses tubes : Pour que tu m'aimes encore et My Heart Will Go On.Les deux-dans-un Pour les personnes désireuses d'avoir deux dictionnaires en un, Le Petit Larousse illustré 2009 est fidèle à la formule qui a fait son succès.Plusieurs mots nouveaux reflètent l'évolution de la société, comme blogosphère ou slammeur.Huit québécismes font leur apparition, dont épeurant et toutou, qui n'ont guère besoin de plus de présentation.Faisant preuve de prémonition, l'ouvrage a déjà fait entrer Michael Phelps au rang des grands de ce monde.Moins cher, le Dictionnaire Hachette édition 2009 adopte la formule encyclopédique pratique qui ne compte qu'un seul classement alphabétique.Malheureusement, toutes les nombreuses nouvelles entrées sont regroupées au début du volume, ce qui annihile la démarche initiale.Le Petit Robert de la langue française 2009 : 72,95$ Le Petit Robert encyclopédique 2009 : 74,95$ Le Larousse des noms communs : 45,95$ Le Larousse des noms propres : 45,95$ Le Petit Larousse illustré 2009 : 54,95$ Le Petit Visuel multilingue : 29,95$ Dictionnaire Hachette Édition 2009 : 34,95$ LES DICOS DE LA RENTRÉE La grande compétition PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE Les habitués des maisons d'édition Larousse et Robert leur resteront sans doute fidèles.Mais, rentrée scolaire oblige, les deux éditeurs se font une lutte sans merci pour séduire de nouveaux lecteurs.NICOLAS BÉRUBÉ LOS ANGELES \u2014 Il y a quelques années, le gouvernement suisse a entrepris des recherches pour trouver un nouvel endroit pour stocker les déchets radioactifs de ses centrales nucléaires.Une ville idéale pour le stockage souterrain a été trouvée.Restait maintenant à convaincre les habitants d'accepter les déchets chez eux.C'est ici qu'un groupe de chercheurs universitaires a mené une petite expérience.Les chercheurs ont formé deux groupes de citoyens.Durant une soirée de présentation, le premier groupe s'est fait décrire le projet, et les représentants gouvernementaux ont plaidé leur cause, demandant aux gens de faire un «effort pour la nation».L e deuxième g roupe de citoyens, lui, a reçu le même discours.Mais en plus de l'appel à la solidarité, les responsables gouvernementaux leur ont fait une offre: une somme de 2500$ par année sera versée à chaque habitant à titre de compensation.Les citoyens sont passés au vote.Quel groupe, pensez-vous, a montré le plus d'appuis au projet?Si vous avez répondu le groupe « subventionné », vous faites erreur.Ce groupe a montré deux fois moins d'appuis (25% contre 50%) au projet de stockage de déchets nucléaires.Ce résultat, qui semble défier toute logique, est l'un des nombreux exemples qu'Ori et Rom Brafman utilisent dans leur nouveau livre, Sway: The Irresistible Pull of Irrational Behavior (Captivé : l'attraction irrésistible des comportements irrationnels).À l'aide de dizaines d'exemples, les auteurs examinent les comportements liés au «pouvoir d'attraction», une force qui nous fait prendre des décisions en apparence illogiques en affaires, dans une relation amoureuse ou lors de l'achat d'un produit.On y apprend pourquoi le meilleur pilote de KLM a été impliqué dans l'un des pires accidents d'aviation de l'histoire; pourquoi des investisseurs sont souvent incapables de vendre une action qui va mal; et pourquoi l'ancien président américain Lyndon B.Johnson n'a pu faire autrement que de s'embourber dans la guerre du Vietnam, même si tout indiquait que la partie était perdue.Ori Brafman est conférencier, et Rom est docteur en psychologie.Les deux frères, qui habitent en Californie, sont passionnés par la psychologie du comportement, et des prises de décision.Les situations qu'ils expliquent sont très intéressantes, même pour des lecteurs qui ont très peu de connaissances en biologie ou en psychologie.Pour cette raison, le livre est pratiquement impossible à fermer, et se lit pratiquement tout seul, en un après-midi.Sway surfe d'exemple en exemple, sans s'attarder trop longtemps à chacun.Cela a l'avantage de tenir le lecteur en haleine, mais l'on referme le bouquin avec l'impression de n'avoir fait qu'un survol d'un phénomène qui, à en croire les auteurs, façonne chaque décision que nous prenons au cours de notre vie.Ce qui nous ramène au problème du gouvernement suisse.Les auteurs nous apprennent que les citoyens «non subventionnés» sont davantage enclins à accepter le projet parce que la décision fait appel à la partie «altruiste» de leur cerveau.En revanche, chez les citoyens qui ont reçu une offre financière, c'est la zone «plaisir» du cerveau qui est interpellée.En fin de course, la décision s'en trouve affectée: toucher 2500$ par année pour avoir des déchets radioactifs dans sa cour, ce n'est pas assez «plaisant».Sway: The Irresistible Pull of Irrational Behavior Ori Brafman et Rom Brafman Doubleday, 224 pages, 25$ ESSAIS L'attraction mystérieuse Pour en profiter cyberpresse.ca/privileges À TOUSLES ABONNÉS Obtenez10% de rabais cyberpresse.ca/privileges CLUB PRIVILÈGES IL EST DE RETOUR ! - LA RÉFÉRENCE PROCUREZ-VOUS LE GUIDE DES POOLERS LE PLUS COMPLET ET LE PLUS VENDU AU CANADA! - Analyses de DANY DUBÉ - Prédictions de 10 EXPERTS - Projections de RENDEMENTS - Statistiques des 500 MEILLEURS JOUEURS Abonnement 1 866 841-5088 Monhockey.com 3577138A LECTURES BIBLIO PRENEZ SOIN DE VOUS SOPHIE CALLE ACTE SUD, 408 PAGES, 138.50$ Chaque livre de Sophie Calle est une fête.Après M'as-tu vue?ou Douleur exquise, le dernier Sophie Calle, inspiré de son exposition Prenez soin de vous, réjouira ses fidèles, celles et ceux qui ont vu l'exposition, tout comme ceux qui ne l'ont jamais vue.Le principe du livre, identique à celui de son expo, est simple : Sophie Calle reçoit un jour un courriel de rupture.Ne sachant comment y répondre, elle demande à 107 femmes de l'interpréter pour elle.Aux côtés des artistes invitées (Feist, Arielle Dombasle, Aurore Clément, la danseuse étoile Marie-Agnès Gillot) se trouvent plusieurs professionnelles, expertes des relations internationales, du droit civil et pénal, de bilans comptables.Résulte de tout cela une alternance de photographies de ces femmes et leur interprétation, présentée sous forme ludique, graphique.On trouve dans Prenez soin de vous des courtes nouvelles de Marie Desplechin, mais aussi un disque de séance de méditation, un court film de Laëtitia Masson ou enfin une conversation avec celle qui fut longtemps, à la radio, l'interlocutrice des solitaires insomniaques, Macha Béranger.Prenez soin de vous est un beau livre, qui va beaucoup plus loin que la simple retranscription de l'exposition.Rappelons enfin que la Fondation DHC/Art pour l'art contemporain présente encore Prenez soin de vous, à Montréal, jusqu'au 19 octobre.-Anabelle Nicoud AVENTURIÈRES AMÉRICAINES CRISTINA DE STEFANO ANATOLIA, 221 PAGES, 39,95$ Elles sont journalistes, photographes, designer, pilotes d'avion, scientifiques, actrices, écrivains.Elles se nomment Berenice Abbott, Ruth Benedict, Rachel Carson, Amelia Earhart, Dorothy Dandridge, Slim Keith, Lee Miller, Dorothy Parker, Mae West.Toutes Américaines, elles ont surtout en commun d'avoir vécu des vies hors du commun; pionnières dans leurs domaines, elles ont marqué le XXe siècle, et cela ne s'est pas fait sans heurts, et pour le siècle et pour elles-mêmes.Leurs réussites sont trop souvent accompagnées d'une vie personnelle désastreuse.Chacune mériterait d'avoir son film! La journaliste Cristina de Stefano, qui travaille pour le Elle italien, propose dans Aventurières américaines une vingtaine de portraits de ces femmes au destin fascinant, tracés dans leurs grandes lignes seulement.Cela ressemble effectivement à des portraits de magazine, agréables et faciles à lire, qu'on peut déguster comme des hors-d'oeuvre.Pour se sustenter davantage, mieux vaut se rabattre en plat principal sur de véritables biographies.Le mérite de ce livre est justement de nous mettre en appétit, car il suffit de tomber sur une figure qui nous touche plus pour nous donner le goût d'approfondir davantage nos connaissances.Car, il faut le dire, certaines d'entre elles ont été injustement oubliées.-Chantal Guy LE COMPAGNON DES TOILETTES JAMES BUCKLEY JR.TORNADE, 140 PAGES 19,95$ Il paraît qu'une personne normalement constituée aura passé, instants cumulés, trois années complètes de sa vie aux toilettes : perte de temps absolue ou riche expérience d'introspection?Nombreux voient un havre de paix dans la salle de bains et s'adonnent, entre deux contractions des sphincters, à bouquiner au petit coin.Ce Compagnon des toilettes, à couverture solide et gaufrée résistant à l'humidité, a été conçu pour ceux-là.Il rassemble en près de 150 pages une sélection de citations, d'anecdotes historiques, de faits divers, de records, de curiosités et autres miscellanées relatifs à la salle d'aisance, aux activités hygiéniques, cosmétiques ou ludiques auxquelles on se prête, aux divers objets, décoratifs ou usuels, qu'elle contient, à son histoire insolite, aux rituels quotidiens qui lui sont rattachés, à ses vertus thérapeutiques en tant que retraite de fortune et à tout ce qui touche, de près ou de loin, le geste « d'y aller.» En page 68, une liste est dressée de personnages célèbres, toutes époques confondues, morts à la salle de bains, dont bien sûr Marat et Elvis.On rappelle ailleurs l'invention peu concluante d'un urinoir pour femmes et on énumère plus loin divers objets jetés dans les toilettes en Amérique par des gens étourdis (hamsters, dentiers, t-shirts.) Inutile mais divertissant et fort joli, ce petit bouquin, mis en évidence sur le dessus du cabinet, fera le bonheur de vos invités lors de leurs brèves retraites intimes et sanitaires.-Aleksi K.Lepage, collaboration spéciale LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE Le roman est un organisme vivant.On aura beau entasser des mots, des phrases et des paragraphes, rien ne fonctionnera si l'art ne vient pas métaboliser le tout.Le premier roman d'Annie Chrétien correspond très exactement à cette catégorie d'oeuvres dans lesquelles est cultivée la profusion lexicale, au détriment de la densité du tissu narratif.Tant de mots pour si peu de résultats, et disposés le plus souvent en séquences destinées apparemment à cerner au plus près la réalité de la fiction, qui pourtant reste inaccessible.Les exemples sont innombrables.« Cruel, jamais assez repentant.Incongru.Ignoré.Déformé.» (page 101).« Il ne suffit que d'une toute petite pensée, que d'une faiblesse, une ouverture de la part du traducteur, pour que, d'un coup, le nain redevienne envoûteur, conquérant, séducteur.» (page102) « Abattu, épuisé, vidé, le traducteur n'en pouvait plus (\u2026).(page 103) « Il s'effondrait sur la table du salon, dans un geste théâtral, vaguement mort, immobile, éteint.» (page 104).Un mot suffit plutôt que trois ou cinq , si c'est le bon.Effet de style, détournement poétique ?Plutôt une manie, qui devient vite irritante.Un traducteur n'en peut plus de supporter sa femme.Il trouve le moyen de s'en débarrasser, plutôt lâchement, mais il ne s'en tirera pas indemne.Des monstres, dont un nain jaune, une femme sans jambes, une enfant à moitié carbonisée, bref, toute une cour des miracles, viennent hanter sa réalité ou son imagination, embrouiller sa mémoire, menacer sa santé mentale (les triades de Mme Chrétien seraient-elles contagieuses ?).Les envahisseurs, appelés rameurs, convient le traducteur à les rejoindre dans une aventure funeste, peut-être expiatoire, qui conduit suppose-t-on au pire à l'enfer, au mieux à la mort.Il lui faudra d'abord traverser, et avec lui les lecteurs de La Volière, une forêt de symboles empruntés à la cartomancie et aux contes pour enfants, dans une quête fantastique très itérative, sans progression dramatique et qui finalement ne mène nulle part, empêtrée dans les boursouflures du langage et l'opacité de l'ésotérisme.Une seule certitude : « la femme d'avant » sa femme, mal aimée et qui l'a quitté il y a longtemps, ne l'accompagnera pas dans la reconquête de sa raison et de sa liberté.Même l'écriture Suicide littéraire assisté Empruntant au versant noir du réalisme magique latino-américain, l'auteur mexicain Mario Gonzalo Suarez signe avec Les chiens de l'obscurité un roman impressionniste qui relate l'enfance troublée d'un gamin enchaîné aux superstitions.Fantasque certes et trébuchant parfois sur le fil ténu de la folie, le petit Francisco se débat dans une enfance que ponctuent les excès de violence d'un père tyrannique et les apparitions inexpliquées qui hantent la maison de La Arboleda, phénomènes observés par toute la famille et néanmoins maintenus cachés comme une malédiction dont il ne faut pas faire mention sous peine de froisser les âmes errantes.Baignant dans un monde où la sorcellerie semble profiter d'un certain statut (on jette régulièrement des sorts aux voisins et aux maris infidèles sans formalisation), le bambin fait néanmoins l'expérience de la peur, celle de cette voix mystérieuse qui murmure à son oreille sans relâche des injonctions indéchiffrables et celle, brute, des coups de sang d'un père tyrannique.Les deux monstres se relaient, chacun laissant place à l'autre au gré des tempêtes et transformant l'enfance en un cauchemar sombre où les arbres agrippent les enfants et où jésus lui-même descend de croix pour dîner chaque midi, ensanglantant la nappe.Francisco, oscillant entre deux mondes, observe donc les rituels magiques s'adressant à l'âme tout en éprouvant devant la chair en putréfaction une certaine ambivalence.Aussi, en viendra-il à se dire, après avoir détaillé la dépouille d'un chat éviscéré, que « la chair est aussi surprenante et déconcertante que l'invisible (\u2026) et ce que l'on croyait abriter l'âme et les sentiments, bons ou mauvais, loge en fait les tripes, les organes bouillants\u2026 » Illustrant de façon fort efficace la déroute mentale de son protagoniste principal par des images très fortes (ce roman de Suarez sera d'ailleurs l'objet d'une réalisation cinématographique de Carlos Carrera), l'auteur joue aussi avec la trame narrative, usant d'ellipses au sein d'un même paragraphe et permettant aux personnages d'entrecouper le narrateur comme si leur soudaine puissance émergeait du récit jusque dans les caractères d'imprimerie.Une technique particulièrement efficace dans le retournement des dernières pages.S'inspirant du nouvelliste mexicain Francisco Tarrio (le prénom de son jeune héros n'est sans doute pas fortuit), Suarez signe ici un roman imbibé de fantastique qui, au risque d'ennuyer le lecteur par un schéma répétitif, a le mérite de questionner le poids des croyances sur la dignité de l'être humain.\u2014 Jade Bérubé, collaboration spéciale LESCHIENSDEL'OBSCURITÉ MARIO GONZALEZ SUAREZ LES ALLUSIFS 168 PAGES, 21,95$ La mort aux trousses ne sera d'aucun secours, car le roman qu'il croyait porter n'arrive pas à naître.Le traducteur n'inspirera pas pour autant la sympathie des lecteurs, qui s'apitoieront plutôt sur la victime du suicide littéraire assisté auquel se sont prêtées les éditions de L'instant même.\u2014 Réginald Martel, collaboration spéciale LAVOLIÈRE ANNIE CHRÉTIEN L'INSTANTMÊME, 150 PAGES AUJOURD´HUI ENTREVUE AVEC LA PERSONNALITÉ : 9h45 R D I EN D I R E C T Avec Louis Lemieux VENDREDI DÈS 5h SAMEDI ET DIMANCHE DÈS 5h30 DEMAIN MATIN ENTREVUE AVEC LA PERSONNALITÉ: 6h40 C ' E S T B I E N MEILLEUR L E MAT I N Avec René Homier-Roy DU LUNDI AU VENDREDI 5h30 À 9h À RADIO-CANADA RETROUVEZ LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE LA PRESSE/RADIO-CANADA Radio-Canada.ca 3574910A franc », dit Lamaze, joint en Floride, où il s'offre des vacances.Vers l'âge de 15 ans, il a cogné à la porte du Centre équestre de Bromont, à la recherche d'un petit boulot.Il donnait des cours aux débutants, s'occupait des chevaux des clients.Il le dit lui-même, il n'avait alors aucune ambition de se lancer dans le sport équestre.D'ailleurs, peuton se «lancer» dans ce sport, qui semble davantage le fief de quelques familles qui possèdent des écuries, des chevaux, de père en fils?«Lui, c'est un cas à part, admet Roger Deslauriers, qui dirige le Centre équestre de Bromont et qui a formé le cavalier à ses débuts.Normalement, un jeune est plus entouré, en bas âge.Lui, non.Il a plutôt volé de ses propres ailes.Il est parti de rien.» «Ce jeune avait tellement de talent.Je connaissais son passé, ses problèmes familiaux, mais j'essayais de mettre ça de côté, rappelle M.Deslauriers.Vous savez, beaucoup de cavaliers sont surfaits.Chez lui, c'était naturel, il avait l'instinct du cavalier.Il n'est pas un cavalier exemplaire au style parfait.Mais il veut gagner comme personne.» Renaître en huit ans Avec ce désir de gagner pour seul bagage, Éric Lamaze s'est exilé à Toronto pour travailler dans des écuries.À 20 ans, il s'est lancé «à son compte ».Il a acheté quelques chevaux pour tenter d'en faire des gagnants.Là commence sa carrière de cavalier, par laquelle il marquera l'équitation au pays.Parfois pour de mauvaises raisons.Sa première tentative pour se rendre aux Jeux olympiques fera ainsi bien du bruit.Avant les Jeux d'Atlanta de 1996, un test révèle qu'il a consommé de la cocaïne.Il est suspendu pour sept mois.Le rêve olympique est donc reporté de quatre ans.À l'aube des Jeux de Sydney, autre coup de tonnerre: Éric Lamaze échoue à un test antidopage, qui détecte cette fois de l'éphédrine.Il jure que c'est à cause du supplément alimentaire qu'il consomme depuis cinq ans, dont la recette vient de changer.Il ira en appel et l'emportera.Mais entre-temps, déprimé par ce mauvais coup du destin, il consomme encore de la cocaïne lors d'une fête où il est éméché.Il est épinglé et, encore une fois, son rêve olympique tombe à l'eau.Huit ans plus tard, il est aujourd'hui classé troisième au monde, vient de remporter l'or olympique et fait une petite fortune de son métier.L'année dernière, il a amassé plus d'un million en bourses dans le circuit professionnel.«Cette année, je suis rendu à 500 000, 600 000$, je sais plus trop», dit-il avec le détachement de ceux qui n'en sont pas à quelques dollars près.«Mais la médaille d'or, ça vaut deux fois ça.» Sans surprise, Éric Lamaze n'aime pas revenir sur les périodes plus sombres de sa carrière.«Ce n'est pas quelque chose dont je veux me souvenir, dit-il.Ça fait huit ans que je suis revenu dans le sport.Huit ans que je n'ai pas d'infraction.» Il détourne volontiers la conversation sur un sujet qu'il affectionne davantage : son cheval, dont le parcours ressemble étrangement au sien! «Ça fait cinq ans que j'ai Hickstead.Au début, c'était un cheval exigeant.Un cheval un peu difficile.Mais il avait un coeur exceptionnel.Aujourd'hui, il gagne beaucoup.» Éric Lamaze aussi «gagne beaucoup», et il est heureux qu'enfin on parle de lui pour les bonnes raisons.Avant de reprendre l'entraînement et la compétition, il s'offre quelques jours de repos à West Palm Beach, en Floride.Pour savourer ses victoires, soupeser ses médailles.Après tout, ce n'est pas tous les jours qu'un homme renaît.Ça fait cinq ans que j'ai Hickstead.Au début, c'était un cheval exigeant.Un cheval un peu difficile.Mais il avait un coeur exceptionnel.Aujourd'hui, il gagne beaucoup.LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE RETROUVEZ LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE SUR LES ONDES DE RADIO-CANADA ENCORE PLUS QUE DU TALENT, DE L'INTELLIGENCE, MÊME DU GÉNIE, L'EXCELLENCE NAÎT DE L'EFFORT Il est parti de rien dans un monde qu'on associe volontiers à ceux qui ont tout.Grimpant un à un les échelons du succès, tombant quelquefois de bien haut pour mieux se relever, Éric Lamaze a atteint les sommets du sport équestre.Éric Lamaze GABRIEL BÉLAND Le 21 août, à l'hippodrome Shatin de Hong Kong, où avait lieu la finale de saut individuel aux Jeux de Pékin, Eric Lamaze a fait un sansfaute sur son cheval Hickstead.Devant un Suédois et une Américaine, le Montréalais d'origine a gagné la première médaille d'or individuelle dans l'histoire hippique canadienne.Quatre jours plus tôt, il avait remporté l'argent avec ses trois coéquipiers - dont Ian Millar, 61 ans - dans l'épreuve du saut en équipe.Pour sa performance exceptionnelle à Pékin et parce qu'il n'a jamais abandonné son rêve olympique malgré les obstacles, La Presse et Radio-Canada nomment Éric Lamaze Personnalité de la semaine.Afin de bien prendre la mesure de l'exploit du cavalier de 40 ans, il faut rappeler son parcours.Né à Montréal-Nord, il a été élevé par une grand-mère alcoolique alors que sa mère était en prison pour trafic de drogue.C'est à Repentigny qu'il a commencé l'équitation, pour essayer, à 13 ans.«Ça n'a pas été le coup de foudre au début.J'avais un peu peur de l'animal, pour être PHOTO AFP "]
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