La presse, 6 septembre 2008, C. Arts et spectacles
[" museumsnature.ca 514 872-1400 La Magie des lanternes 5 septembre au 31 octobre \u2022 9 h à 21 h 3579972A ARTS ET SPECTACLES www.cyberpresse.ca/arts METALLICA ENCORE L\u2019OEIL DU TIGRE! PAGE 4 LA 75e SAISONDEL\u2019OSM DERRIÈRE LES LUTRINS DE L\u2019OSM Au fil des ans, l\u2019Orchestre Symphonique de Montréal a pris sa place parmi les grands orchestres du monde.Le mérite revient sans aucun doute aux chefs qui lui ont apporté une vision, une direction, un souffle, mais aussi à tous ces musiciens qui, à force de talent, de discipline et de générosité, ont permis à l\u2019OSM d\u2019acquérir sa réputation enviable.Pour souligner la 75e saison de l\u2019OSM, nous vous présentons six de ces musiciens qui travaillent souvent dans l\u2019ombre pour mieux faire rejaillir la lumière sur leur orchestre.>Un reportage d\u2019Alain de Repentigny à lire en pages 7,8et 9.PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE KIRK HAMMETT TÉLÉ LES DÉFIS DU PREMIER ÉPISODE PAGES 2 ET 3 LES CERVEAUX DE L\u2019INFO LE PARI DE L\u2019HUMOUR POLITIQUE PAGE 18 MON T R É A L S A M E D I 6 S E P T E M B RE 2 0 0 8 ARTS ET SPECTACLES TORONTO \u2014 Oh.Mon.Dieu.Brad Pitt et Jennifer Aniston, en froid sibérien depuis leur douloureuse rupture, se croiseront-ils ce week-end dans les couloirs feutrés du rustique hôtel Sutton Place, point de chute de toutes les stars qui étincellent et clignotent au Festival des films de Toronto?Chose certaine, les deux extourtereaux ont déposé leurs malles griffées dans la Ville reine pour leur énième ronde de promotion.Lui, pour le délicieux et délirant film des frères Coen (Burn After Reading).Elle, pour une bluette sentimentale \u2013 quoi d\u2019autre?\u2013 intitulée Management.Sollicitera-t-on les talents d\u2019ambassadrice de l\u2019ONU d\u2019Angelina Jolie pour rapprocher ces deux nations déchirées par de dures années de tromperies, de trahisons, et de querelles?Ce n\u2019est pas l\u2019Ossétie-du-Sud, mais pas loin.Voyez, c\u2019est ce qui manque cruellement au FFM: un buzz médiatique qui vrombit en permanence, des films hyper attendus et des vedettes, une pléthore de vedettes, qui tapissent autant les feuilles de chou (Angelina redoute la rencontre Pitt-Aniston, selon le sérieux In Touch), que les publications de cinéma dites sérieuses (Anne Hathaway raflera-t-elle un précieux Oscar pour son rôle de junkie dans Rachel Getting Married?demande Variety.) Ici, au coin de la chic intersection Bloor et Yonge, c\u2019est un épisode de Gossip Girl qui se tourne en direct, avec des armées de relationnistes débarqués de Hollywood qui pianotent sans cesse sur leur BlackBerry/iPhone et qui se la jouent «importance haute», si vous voyez ce que je veux dire.Sans oublier les paparazzis, les chasseurs d\u2019autographes et les journalistes au teint cireux et aux regards dénués d\u2019expression.Cause: trop de visionnements dans des salles obscures.Heureusement que Starbucks commandite le Festival.Pendant les prochains jours, place aux perséides, qui brilleront dans les hôtels les plus luxueux de Toronto : Queen Lati fah, Alicia Keys, Brad Pitt, Colin Farrell, Charlize Theron, Viggo Mortensen, Frances McDormand, Tilda Swinton, Ed Harris, Rachel Weisz, P.Diddy, Benicio Del Toro, Julianne Moore, Rachel McAdams, Ed Harris , Mat t Damon, et j\u2019en passe, la liste s\u2019allonge de jour en jour.Jeudi matin, une première pluie d\u2019étoiles a arrosé l\u2019ultra chic hôtel Fairmount Royal York avec l\u2019entrée en scène de Guy Ritchie, alias le mari de Madonna, venu présenter RocknRolla, un film étiqueté «sex, thugs and rock\u2019n\u2019roll ».Bref, des brutes, du pow-pow et des pintes d\u2019hémoglobine sur fond de musique agressante.Pauvre Guy Ritchie.Il n\u2019en menait pas large dans son polo noir serré et son débardeur mauve.Les rumeurs bourdonnant sur son divorce imminent plomberaient-elles son moral ?Ne croyez pas tout ce que vous régurgitent les tabloïds, a-t-il soufflé.Non, Madonna ne l\u2019escorte pas dans son périple au Canada.Pas de traces de Rocco, de David ou de Lourdes \u2013 les trois enfants du couple royal \u2013 non plus.Et RocknRolla?Sa sortie en Angleterre hier a été passée à la tronçonneuse.Un carnage total.Le film, moins mauvais que Swept Away, quand même, met en vedette Gerard Butler (300), la craquante Thandie Newton, le rappeur Ludacris et Jeremy Piven, qui incarne le redoutable Ari Gold dans la série télé Entourage.En entrevue, Guy Ritchie, 39 ans, parlait peu et fixait souvent ses cuisses.Malaise.Pour dissiper la tension, je lui ai demandé s\u2019il aimerait réaliser d\u2019autres vidéoclips comme What It Feels Like ForAGirl de sa célèbre épouse.«Non.Je déteste tourner des clips», a-t-il répondu sans ciller.Re-malaise.Prochaine question: le phénomène des ro-ckeurs qui fument du crack tels Amy Winehouse et Pete Doherty \u2013 c\u2019est la toile de fond de son film \u2013 est-il typiquement britannique?«Je trouve que Britney Spears ne donne pas sa place dans ce domaine», a-t-il répliqué du tac au tac (et sans rire, évidemment).Oups.Contrairement au FFM, qui nous gaze constamment avec ses films iraniens, les paillettes continueront de miroiter toute la semaine à Toronto.De mon côté, je glisse toujours un briquet dans la poche de mon jean.Qui, pensez-vous, allumera les clopes de toutes ces stars quand elles quitteront leurs appartements privés pour en griller une dehors?Truc de pro! COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : hdumas@lapresse.ca Planète Hollywood, Toronto HUGO DUMAS CHRONIQUE Voyez, c\u2019est ce qui manque cruellement au FFM: un buzz médiatique qui vrombit en permanence, des films hyper attendus et des vedettes, une pléthore de vedettes, qui tapissent autant les feuilles de chou que les publications de cinéma dites sérieuses.SONIA SARFATI Au cours des prochains jours, vous vivrez à l\u2019heure des choix.Installés devant votre téléviseur, vous déciderez si vous prendrez un rendez-vous hebdomadaire avec ces nouvelles venues dans la grande ville que sont Roxy l\u2019Abitibienne et une certaine «grande fille» de Trois-Rivières.Ou vous vous infiltrerez une fois par semaine dans la famille de Normand, animateur vedette qui tourne le dos à sa «grosse vie» pour s\u2019en refaire une «vraie»; et dans celle des Parent, c\u2019est-àdire un gars, une fille et leur trois ados.Avec deux d\u2019entre eux?Trois?Tous?C\u2019est peut-être beaucoup parce qu\u2019au moment où ils se retrouveront dans votre petit écran, Sophie Paquin avec ses hauts et ses bas, les trois soeurs Elliot et autres «étoiles filantes» qui ne font pas que passer, seront, aussi, de retour dans la galaxie télé.L\u2019heure des choix, donc.La vôtre.À vous qui vous trouvez à une extrémité de la chaîne de la consommation télévisuelle\u2026 dont le premier maillon est le scénariste.Qui, lui, est responsable du grand big bang original.Et qui attend le verdict.Votre verdict.Lequel tombera très vite après la diffusion d\u2019un épisode dont il a posé les premiers mots sur son écran il y a des mois.Épisode 1.Scène 1.Vingt fois sur le métier.Tous, qu\u2019ils écrivent des téléséries, des téléromans, des comédies de situation ou des sketches, sont d\u2019accord : cet épisode-là est celui qui demande le plus de travail.Il doit présenter les personnages, installer l\u2019intrigue, donner une idée du ton, camper l\u2019univers, afficher une structure.Cela, sans tomber dans l\u2019explicatif.«C\u2019est un épisode qui doit intéresser tout le monde en présentant tous les personnages sans avoir l\u2019air de les présenter», résume Anne Boyer, qui travaille en tandem avec Michel d\u2019Astous (Sous un ciel variable, Nos étés et, l\u2019hiver prochain, Le gentleman).Pour toutes ces raisons, «il est beaucoup plus long à écrire que les autres et il est plus souvent réécrit que ceux qui suivront », fait Jacques Davidts, auteur de la série à sketches Les Parent.Réécrit sur papier\u2026ou oralement.Ainsi, Martin Forget, scénariste de Grosse vie, note qu\u2019il a si souvent eu à pitcher sa comédie de situation \u2013 donc à raconter, expliquer et justifier le premier épisode \u2013 que ce dernier s\u2019est écrit assez facilement: «Il était prêt, et moi aussi, quand est enfin venu le moment de le mettre sur papier.» Semblable son de cloche \u2013 façon «vingt fois sur le métier\u2026» \u2013 chez Jean-François Léger, auteur de Roxy, qui a «travaillé un an sur les quatre premiers épisodes»; et chez Louis-Philippe Rivard, cocréateur, avec Paco Lebel, de la sitcom Grande fille, pour qui le grand défi, dans le genre qu\u2019il pratique, est de trouver «la ligne, la répartie, qui permet à elle seule de camper un personnage auprès d\u2019un public qui ne connaît pas encore ».En fait, peu importe le type d\u2019émission, «ce premier épisode est absolument déterminant.Surtout de nos jours, avance Pierre-Yves Bernard, coauteur de Minuit, le soir qui développe actuellement une nouvelle série.D\u2019une part, le diffuseur crée un véritable momentum en multipliant, pendant des semaines, les autopromotions.D\u2019autre part, en cette ère où notre temps est morcelé en séquences flash, les téléspectateurs décident très rapidement s\u2019ils restent là ou passent à autre chose».Un épisode crucial Anne Boyer se souvient ici de cette époque «où les gens savaient qu\u2019un téléroman était un long train qui commençait lentement.Ce n\u2019est plus le cas aujourd\u2019hui, où LES DÉFIS DU PREMIER TÉLÉVISION LA RENTRÉE DES SÉRIES lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll PHOTO CÉLINE LALONDE, FOURNIE PAR TQS PHOTO TIRÉE DU SITE DE RADIO-CANADA La rentrée télévisuelle vous amènera à faire des choix.Qui, parmi les nouveaux personnages de téléséries, téléromans, comédies de situation, adopterez-vous ?Cette question, les scénaristes savent que vous vous la poserez.Et y répondrez très vite.D\u2019où le défi, immense, que constitue pour eux l\u2019écriture du premier épisode d\u2019une nouvelle série.La Presse en a parlé avec certains d\u2019entre eux.«C\u2019est un épisode qui doit intéresser tout le monde en présentant tous les personnages sans avoir l\u2019air de les présenter.» 3.2.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 6 S E P T E M B RE 2 0 0 8 ARTS ET SPECTACLES En regardant le chef de l\u2019opposition Benoit Labonté brandir les deux passeports de l\u2019Expo 67 de ses parents, en l\u2019entendant rêver à voix haute d\u2019une exposition universelle à Montréal en 2020, j\u2019ai pensé à une chanson: Le blues de la métropole de Beau Dommage.Son refrain accrocheur m\u2019est aussitôt revenu en tête : En soixantesept, tout était beau.C\u2019était l\u2019année de l\u2019amour, c\u2019était l\u2019année de l\u2019Expo.Contrairement aux parents de Benoit Labonté (dont j\u2019espère ne pas avoir atteint l\u2019âge vénérable), je n\u2019ai pas gardé mon passeport de l\u2019Expo 67.En revanche, comme tous les ados de l\u2019époque, j\u2019ai gardé un souvenir émerveillé et impérissable de ce moment charnière où la ville complexée et sans envergure qu\u2019était Montréal a pris le train (et aussi le minirail) de la modernité pour se métamorphoser en métropole ouverte, animée, et enfin synchro avec son siècle.Comme l\u2019a assez bien souligné Labonté, l\u2019Expo 67 a peut-être coûté cher aux Montréalais, mais ce n\u2019est rien en comparaison du prix que Montréal aurait payé si l\u2019Expo n\u2019avait pas eu lieu.Difficile de ne pas être d\u2019accord avec ce raisonnement-là.Tant sur le plan économique, social, culturel, politique qu\u2019au chapitre du rayonnement international, les retombées d\u2019Expo 67 ont été plus positives que le contraire et ont fait faire à Montréal des pas de géant en très peu de temps.Mais comme le dit bien la chanson de Beau Dommage, en 67, tout était beau.En 2008, ce n\u2019est plus tout à fait le cas.À preuve, les propos récents du grand manitou du rire, Gilbert Rozon, qui a invité Montréal à régler son problème criant d\u2019identité par une psychanalyse urgente.Rozon, qui ne rate jamais une occasion de se désoler publiquement d\u2019une ville qui, selon lui, est devenue la dernière de la classe en Amérique du Nord, est un dét racteur persistant, mais il n\u2019est pas le seul.Dans les milieux culturels montréalais, grogne et morosité semblent de plus en plus aller de pair, surtout avec les récentes coupes en culture du gouvernement Harper.Tant et si bien qu\u2019il ne reste que des miettes de l\u2019espoir et de l\u2019effervescence suscités par le Sommet Montréal Métropole culturelle en novembre dernier.Quand on pense à l\u2019atmosphère qui régnait dans les milieux culturels montréalais il y a seulement un an, quand on se souvient des discours enflammés livrés au Palais des congrès et vantant les mérites de cette extraordinaire ville qu\u2019était censé être Montréal, on comprend une chose: les mots ne suffisent plus à sauver cette ville à la dérive.Pas plus que les festivals, les championnats sportifs ou les pelletées de terre pour paver une place et installer trois fontaines.Montréal a besoin d\u2019un électrochoc pour le réveiller et la sortir de sa torpeur.Montréal a besoin de rêver en couleurs et en cinémascope.Un grand machin comme une exposition universelle aurait pu lui fournir cette occasion.Et même si on a de la difficulté à se souvenir où a eu lieu la dernière exposition universelle (Aïchi au Japon) et où se tiendra la prochaine (celle de Saragosse, qui se termine dans quelques jours, sera suivie par Shanghai en 2010), ces événements voués aux progrès techniques et aux technologies de pointe font encore énormément pour les villes qui les organisent.Mais en sortant l\u2019idée comme un lapin de son chapeau, en agissant en solitaire sans même en informer des gens comme Rozon ou Isabelle Hudon, la présidente de la chambre de commerce, et en forçant en quelque sorte l\u2019équipe du maire à bouder une idée dont ils ne pouvaient réclamer un semblant de paternité, le chef de l\u2019opposition a tué dans l\u2019oeuf un grand projet qui aurait pu relancer les énergies vives de la ville.En 67, tout était beau, c\u2019est vrai.Mais en 2008, «on est encore dix mille s\u2019a rue Saint-Paul avec le blues de la métropole ».Benoit Labonté vient de rater une belle occasion de nous changer les idées.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : npetrows@lapresse.ca En 67, tout était beau.NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE En sortant l\u2019idée comme un lapin de son chapeau, en agissant en solitaire et en forçant en quelque sorte l\u2019équipe du maire à bouder une idée dont ils ne pouvaient réclamer un semblant de paternité, le chef de l\u2019opposition a tué dans l\u2019oeuf un grand projet qui aurait pu relancer les énergies vives de la ville.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll PHOTO TIRÉE DU SITE DE RADIO-CANADA 1.LES PARENT Sketches qui racontent la famille Parent, composée d\u2019un couple (Anne Dorval et Daniel Brière) et de ses trois enfants.Radio-Canada, le lundi à 19h30, à partir du 8 septembre.«Un premier épisode, c\u2019est celui où le spectateur fait connaissance avec les personnages.Mais c\u2019est la même chose pour moi: le premier épisode que j\u2019écris, et ce n\u2019est pas toujours le premier qui sera diffusé, est celui où je les «entends» parler, où ils deviennent «vivants», raconte Jacques Davidts.C\u2019est en écrivant cet épisode-là que je vais voir si ces gens que j\u2019ai dans ma tête peuvent vivre.C\u2019est un peu comme Frankenstein.Je lève la manette et\u2026 je vois si ça marche ou pas.» 2.ROXY Comédie de situation qui suit la transplantation, de l\u2019Abitibi à Montréal, d\u2019une certaine Roxy (Cathy Gauthier).Radio-Canada, le mardi à 21h, à partir du 9 septembre.«Le plus délicat a été de trouver Roxy, qui n\u2019est ni Cathy Gauthier ni la fille qu\u2019elle incarne dans le spectacle 100%vache folle.Puis, de l\u2019entourer de personnages qui ne sont pas des «clowns blancs», fait Jean- François Léger, qui réécrit énormément ses textes \u2013 faisant face à un autre danger: la tentation de changer les gags qu\u2019il ne trouve plus drôles.Parce qu\u2019ils ne le sont pas ou parce que cela fait 50 fois qu\u2019il les lit?Là, l\u2019expérience tranche.Et le public, Roxy étant enregistré devant une foule.3.GRANDE FILLE Comédie de situation qui se penche sur l\u2019installation à Montréal d\u2019une grande fille (Madeleine Péloquin) de Trois-Rivières.TQS, le jeudi à 19h, depuis le 4 septembre.«Ce qui est vraiment bien dans une sitcom, ce n\u2019est pas quand un gag est bien formulé, mais quand une phrase fait rire parce qu\u2019elle sort de la bouche de tel personnage et non de tel autre, affirme Louis-Philippe Rivard.Ce qui est moins agréable dans l\u2019écriture du premier épisode, c\u2019est que les gens ne connaissent pas les personnages.Nous ne pouvons donc pas jouer à ce niveau.On peut se le permettre après six ou sept épisodes.Là, le fun commence pour le scénariste.» 4.GROSSE VIE Comédie de situation qui scrute Normand (Normand Brathwaite) dans son passage de la grosse vie à la vraie vie.Radio-Canada, le jeudi à 21h, à partir du 11 septembre.«Le Normand de Grosse vie n\u2019est pas Normand Brathwaite.Mais c\u2019est une bonne transition pour lui, qui n\u2019avait pas joué depuis longtemps », affirme Martin Forget, qui décrirait plus sa série comme un Seinfeld que comme un Tout sur moi.Et d\u2019admettre qu\u2019avec telle « locomotive», il a pu se permettre \u2013 chose rare en sitcom \u2013 de garder un gros atout dans sa manche jusqu\u2019au deuxième épisode.C\u2019est là qu\u2019apparaît Rita Lafontaine, que le vrai Normand Brathwaite appelle maman dans sa fausse vie.PHOTO TIRÉE DU SITE DE RADIO-CANADA ÉPISODE nous sommes à l\u2019ère de la gratification instantanée ».Et où, ajoute-t-elle, l\u2019offre est beaucoup plus grande, diversifiée.Et vient aussi d\u2019outre-frontières : «Nous sommes en compétition avec Perdus et Beautés désespérées alors qu\u2019il fut un temps où les séries que les gens consommaient étaient à peu près exclusivement québécoises.» D\u2019où le caractère crucial du premier épisode\u2026 et même, souligne Pierre-Yves Bernard, du premier bloc.Les premières sept ou huit minutes précédant la première pause publicitaire : «Assis sur leur divan, les gens vont se parler pendant la publicité, se demander les uns aux autres ce qu\u2019ils pensent de ce qu\u2019ils viennent de voir.Et même s\u2019ils peuvent laisser la chance au coureur pour un ou deux épisodes, leur idée est faite.» Pour qu\u2019elle soit favorable à ce qui vient de leur être présenté, cette idée, les scénaristes peaufinent ad nauseam ce bloc de départ.«Dès les premières images, le spectateur doit être mis en contact avec les personnages, comprendre qui est qui, avoir une idée de leur background et de la manière dont chacun réagit dans tel genre de situations», fait Estelle Bouchard, dont on suivra le retour des Soeurs Elliot à partir du 24 septembre.«Et ce n\u2019est même pas le plus dur, poursuit- elle.Le plus dur, c\u2019est qu\u2019à la fin de ce premier bloc, l\u2019enjeu de la série soit placé de façon extrêmement claire.Pour cela, il faut que l\u2019histoire soit limpide dans la tête de l\u2019auteur.» Limpide et, dans une continuité comme Les soeurs Elliot, Minuit, le soir ou Nos étés, complète \u2013 par comparaison aux sitcoms, à certains égards plus souples.Ainsi, les continuités sont en général écrites\u2026 dans l\u2019ordre.«Mais elles demandent énormément de réécriture parce que chaque pas que l\u2019on fait dans l\u2019univers que l\u2019on a créé nous fait avancer mais aussi revoir des choix faits précédemment, note Pierre-Yves Bernard.Nous faisons donc de constants allers-retours entre les épisodes, et cela touche surtout les premiers\u2026 puisque nous-mêmes ne connaissons pas autant les personnages et la série au début que lorsque nous sommes dans le septième ou huitième épisode.» Autant d\u2019efforts parce que, ils le savent, leur diffuseur le sait et vous le savez aussi, la première impression est déterminante.Les scénaristes \u2013 comme tous les artisans des séries qui vous suivrez\u2026 ou pas \u2013 ne le cachent pas: ils espèrent, le lendemain de la diffusion de «leur» épisode, être le sujet de conversation autour de la machine à café.Ou de la photocopieuse.Ou dans la cafétéria.À vous, encore une fois, de\u2026 choisir.1.4.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 6 S E P T E M B RE 2 0 0 8 A R T S E T S P E C T A C L E S 3 ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE SUR LES PLANCHES THE LOST FINGERS > THE LOST FINGERS, ce soir au Club Soda.> LAGWAGON ET MXPX, ce soir au Métropolis.> CARCASS, demain au Medley.> ESKER MICA, mardi au Divan Orange.> DIGITALISME, mardi au Club Soda.> AVENGED SEVENFOLD, mercredi au Métropolis.> RAEKWON, mercredi au Club Soda.> APOSTLE OF HUSTLE, jeudi à la Sala Rossa.> AFRODIZZ, vendredi au Divan Orange.> CHARLIE HUNTER, vendredi au Club Soda.> PHILIPPE B, vendredi au Lion d\u2019or.ALEXANDRE VIGNEAULT HAUT-PARLEURS Qu\u2019est-ce qui fait un tube?Quelle est la recette pour obtenir un succès radio?«S\u2019il y en avait une, tout le monde serait millionnaire», répondent les artistes, imprésarios ou producteurs de disques à qui la question est posée.HitLab, une entreprise établie à Montréal, ne semble pas du même avis.Elle propose à ses utilisateurs de déterminer le potentiel de leurs chansons en un clic de souris grâce à des formules mathématiques complexes et l\u2019intelligence artificielle.Une idée intrigante, aussi mise de l\u2019avant il y a cinq ans par HitSongScience, établie en Californie et en Espagne.Dans les deux cas, les chansons des aspirantes stars sont décortiquées et surtout comparées à des milliers d\u2019autres titres qui ont déjà cartonné.Plus le score obtenu par une chanson est élevé, plus grandes seraient ses chances de se transformer en or.Il est tentant de comparer ce genre de procédé à une forme de divination assistée par ordinateur.Or, il s\u2019agit ni plus ni moins que d\u2019une forme d\u2019étude de marché informatisée.Est-ce que ça marche?HitSongScience, qui aurait analysé plus d\u2019un million de chansons, se vante d\u2019avoir prédit le succès phénoménal de Norah Jones.La fille américaine de Ravi Shankar écrit certes de belles chansons.Elle n\u2019a toutefois rien inventé.L\u2019utilisation de ressources comme HitSongScience et HitLab laisse-t-elle place à la nouveauté ou va-t-elle étouffer la créativité ?Difficile d\u2019éviter la question.Elle s\u2019impose d\u2019ellemême, d\u2019ailleurs, lorsqu\u2019on a pu assister à la première d\u2019un concours à la American Idol que HitLab a conçu pour l\u2019internet et dont les concurrents avaient été choisis en partie par leur «cote DHS», c\u2019est-à-dire leur cote de succès potentiel.Un pilote du concours HitLab a été tourné mercredi soir à l\u2019Espace Dell\u2019Arte en présence du chanteur R&B Akon, qui posséderait 50% des parts de cette entreprise disposant de son propre label.Des sept participants, trois ont été entendues au cours de la première heure : une chanteuse country folk du Colorado (Coles Whalen), une chanteuse R&B de Montréal (AnJulie) et la jeune Pamela, aussi duQuébec.Devant eux, trois coaches: Veit Renn, un réalisateur associé aux succès de N\u2019Sync et des Backstreet Boys, Rick Dobbis, un ancien imprésario des Rolling Stones, et Akon lui-même.Ni Coles Whale, ni AnJulie, ni Pamela ne sont dépourvues de talent.Sauf qu\u2019elles sonnent toutes comme d\u2019autres chanteuses déjà entendues mille fois à la radio.Ici, l\u2019internet, lieu ouvert susceptible de faire naître des voix originales, ne semble utilisé que dans l\u2019espoir de vendre de la musique de façon traditionnelle : préparer le terrain pour le tube radio.Pas forcément payant sur le plan créatif, mais potentiellement alléchant sur le plan des affaires.Il y a une dizaine d\u2019années, des spécialistes de la littérature avaient analysé des listes de best-sellers afin de déterminer comment et pourquoi certaines oeuvres parvenaient à s\u2019y classer et d\u2019autres pas.Leur conclusion?La meilleure façon d\u2019obtenir du succès.c\u2019est d\u2019en avoir déjà eu! Nul doute que cette vérité s\u2019applique également à la musique.En ce sens, la logique du marketing divinatoire de HitLab et de HitSongScience n\u2019est peut-être pas si folle que ça.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : avigneau@lapresse.ca Marketing divinatoire appliqué à la musique L\u2019utilisation de ressources comme HitSongScience et HitLab laisse-t-elle place à la nouveauté ou va-t-elle étouffer la créativité ?Fini le métal thérapeutique.Metallica a retrouvé son aplomb, sa rage et ses riffs en béton armé balancés à la vitesse de l\u2019éclair.En route pour une répétition, le guitariste raconte la gestation de Death Magnetic, l\u2019album le plus métal de son groupe depuis .And Justice For All ! ALEXANDRE VIGNEAULT Some Kind Of Monster, film qui relate l\u2019enregistrement houleux de l\u2019album St.Anger, renferme une foule de scènes d\u2019anthologie, dont celle-ci : après avoir entendu quelques nouveaux morceaux, le père de Lars Ulrich se tourne vers son fils et lui conseille de tout effacer et de recommencer à zéro.Le jugement est sans appel.Le batteur est dévasté.Blabbermouth, un site consacré aux musiques lourdes, rapportait un autre commentaire de Torbenn Ulrich.Positif cette fois.Après avoir entendu quelques morceaux de Death Magnetic, qui sera en magasin vendredi, il aurait dit : «Ça sonne comme Metallica ».The Day That Never Comes, le premier extrait, a confirmé la chose: les géants du métal sont bel et bien retour.Et ce n\u2019est même pas la meilleure chanson du disque.Vitesse, énergie, bruit, fureur, mélodies et même une espèce de groove, les deux premiers morceaux de Death Magnetic sonnent comme une tonne de briques.On a le sentiment que Metallica a du plaisir à jouer pour la première fois depuis une éternité.«Metallica a toujours eu du plaisir.à sa manière », rigole le guitariste Kirk Hammett, en route vers le quartier général du groupe, où il doit répéter de nouveaux morceaux et «quelques pièces jamais ou rarement jouées» en vue de la première portion de la tournée mondiale.«De notre point de vue, on a fait la même chose que d\u2019habitude: on s\u2019est rassemblés, on a commencé à écrire, on a jeté un oeil en arrière et puis on a tenté de créer quelque chose d\u2019actuel », explique le guitariste.La différence, c\u2019est que les circonstances sont plus favorables qu\u2019à l\u2019époque de St.Anger.La psychothérapie de groupe, la cure de désintoxication de James Hetfield, la mort de Cliff Burton, le départ de Jason Newsted, tout ça fait désormais partie du passé.Ne restait plus qu\u2019à renouer avec Metallica, l\u2019entité.«On n\u2019était pas un groupe complet à cette époque, rappelle Kirk Hammett.Il y avait James, Lars, moi et Bob Rock (le réalisateur), qui jouait de la basse.Quand on a commencé à composer, cette fois-ci, ça faisait deux ans que Robert (Trujillo, bassiste) était avec nous.On a fait des tonnes de spectacles ensemble.Ça fait toute une différence.«On sonnait mille fois mieux que sur St.Anger dès le début, parce qu\u2019on n\u2019était plus le nongroupe qui avait fait St.Anger, justement.On était le Metallica qu\u2019on se doit d\u2019être: un groupe de quatre musiciens avec une bonne chimie sur le plan musical et qui joue de manière inspirée.» L\u2019énergie positive du nouveau bassiste n\u2019a pas nui.L\u2019esprit du moment Metallica n\u2019avait pas de plan précis, sinon que de retrouver son dynamisme des années 80.Après avoir été pratiquement muselé sur St.Anger (Lars Ulrich trouvait les solos de guitare dépassés), Kirk Hammett a de nouveau l\u2019occasion de faire des prouesses.Son solo nerveux sur The End Of the Line passé comme un éclair brûlant.«J\u2019avais vraiment envie d\u2019être spontané, dit-il, à propos de son travail sur Death Magnetic.Je me suis forcé à saisir le moment présent plus que je ne l\u2019ai jamais fait dans le passé.«Avant, je travaillais mes solos.Je les composais.Cette fois-ci, je me présentais en studio avec quelques idées en tête et, au moment où on appuyait sur record, je jouais ce que j\u2019avais dans le corps.J\u2019ai essayé de retrouver l\u2019état d\u2019esprit du live et je pense y être parvenu.» Death Magnetic, sans être aussi brut que St.Anger, est assez direct.Moins léché que .And Justice For All, ça c\u2019est certain.Du coup, on a le sentiment de retrouver l\u2019énergie que le groupe dégage en spectacle.Kirk Hammett dit toutefois que Metallica ne songe jamais, au moment d\u2019enregistrer un disque, au fait que les morceaux seront inévitablement joués dans des arénas, voire des stades.«On vise les gros riffs qui sonnent.Ça fait partie de notre son, c\u2019est presque la marque de commerce de notre groupe, dit-il avec un brin d\u2019ironie.Master Of Puppets et Enter Sandman, ce sont des riffs géants.On veut que ce soit lourd et puissant.On veut que ça soulève et que ça écrase.Avec ça en tête, quand on joue dans des stades, on a le sentiment que c\u2019est la combinaison parfaite.» ENCORE L\u2019OEIL DU TIGRE! ENTREVUE METALLICA lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll PHOTO FOURNIE PAR WARNER MUSIC Vitesse, énergie, bruit, fureur, mélodies et même une espèce de groove, les deux premiers morceaux de Death Magnetic sonnent comme une tonne de briques.On a le sentiment que Metallica a du plaisir à jouer pour la première fois depuis une éternité.De gauche à droite, Lars Ulrich, Kirk Hammett, Robert Trujillo et James Hetfield.«On sonnait mille fois mieux que sur St.Anger dès le début, parce qu\u2019on n\u2019était plus le non-groupe qui a fait St.Anger.On était le Metallica qu\u2019on se doit d\u2019être : un groupe de quatre musiciens avec une bonne chimie au plan musical et qui joue de manière inspirée.» lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 6 S E P T E M B RE 2 0 0 8 Théâtre Jean-Duceppe duceppe.com Théâtre Jean-Duceppe duceppe.com du 10 septembre au 18 octobre Halpern et Johnson de Lionel Goldstein mise en scène de Monique Duceppe Gérard Poirier François Tassé concepteurs Marcel Dauphinais Anne Duceppe Luc Prairie Yves Labelle Christian Thomas Normand Blais traduction de Michel Dumont 3570549A 3580947 EN COPRODUCTION AVEC DÈS MARDI 514.866.8668 // TNM.QC.CA IL EST ENCORE TEMPS DE S\u2019ABONNER À LA SAISON 2008-2009 ÉCRIT ET MIS EN SCÈNEPAR DANIELE FINZIPASCA UNE PRÉSENTATION GRANDE PREMIÈRE NORD-AMÉRICAINE «Éloize donne corps au rêve.»\u2014LaTribune de Genève «Tout est bon ou magnifique dans Nebbia.Et souvent on frôle le sublime.» \u2014La Presse DANIELE FINZI PASCA / CIRQUE ÉLOIZE et TEATRO SUNIL LE RETOUR HAROLD PINTER / Traduction RENÉ GINGRAs / Mise en scène YVES DESGAGNÉS LE MARIAGE DE FIGARO BEAUMARCHAIS / Mise en scène NORMAND CHOUINARD LA CHARGE DE L\u2019ORIGNAL ÉPORMYABLE CLAUDE GAUVREAU / Mise en scène LORRAINE PINTAL LE DRAGON BLEU ROBERT LEPAGE et MARIE MICHAUD / Mise en scène ROBERT LEPAGE LA DÉRAISON D\u2019AMOUR JEAN-DANIEL LAFOND et MARIE TIFO / Mise en scène LORRAINE PINTAL PRÉSENTE 3582713A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Le lancement de l\u2019album simplement intitulé Josianne Paradis s\u2019est déroulé au Lion d\u2019or, la veille de notre entretien: «Je suis soulagée, ravie.C\u2019était encore plus rempli que je ne l\u2019avais espéré.Je viens de me lever! On a bien célébré\u2026» Il y avait les invités, les amis et la famille Paradis, décidément bien pourvue en artistes.Josianne, évidemment, troisième d\u2019une famille de quatre enfants.Puis Benoît, auteur-compositeur-interprète également, et tromboniste.Renaud, aussi musicien que comédien.Et Violaine que le public ne connaît pas encore.«Elle fait du chant et du théâtre, elle aussi.De la musique, on en mange tous les jours, mais je ne saurais dire pourquoi.Je veux dire: mes parents ne sont pas du tout dans le domaine.Mais ils adorent la musique, et nous ont toujours soutenus dans nos choix.» Pour Josianne, le premier pas fut d\u2019aller étudier la musique.Les percussions au programme musical de l\u2019école Pierre-Laporte \u2013 «C\u2019est pour ça qu\u2019il y a du vibraphone sur l\u2019album», dit-elle.Plus tard, le chant jazz, à l\u2019Université Concordia, puis l\u2019École de la chanson de Granby.«Les bancs d\u2019école, j\u2019en ai eu ma dose\u2026» Pourtant, il reste de ce parcours \u2013 en plus du vibraphone! \u2013 une approche de la chanson dans l\u2019esprit du jazz vocal, bien qu\u2019il ait sur ce disque revêtu des habits de chanson-folk qui caresse les tympans.Il reste aussi cette voix déjà bien maîtrisée, fragile dans les aiguës, ambrée dans les notes plus basses qui lui vont si bien.Le ton est étonnamment juste et confidentiel dans ces petites chansons gracieusement dépouillées que sont Solitude ou Labyrinthe.«Ma voix a changé ces dernières années.C\u2019est l\u2019expérience, je crois.À mon avis, elle s\u2019est embellie.C\u2019est plus facile de chanter aujourd\u2019hui, j\u2019ai moins peur de fausser.C\u2019est juste le fun de chanter.» Le style Lelièvre Après quelques écoutes de son album, on croit reconnaître le style du regretté Sylvain Lelièvre dans ces mélodies franches et belles, dans la plume aussi, simple et directe, portée vers les sentiments et le quotidien touchant.On se dit alors que ce n\u2019est pas un hasard si ce premier album paraît sur l\u2019étiquette Product ions de l\u2019Onde, maison fondée par Bori, lui aussi héritier de la chanson façon Lelièvre.Bori était au Festival de Petite-Vallée en 2006 en même temps que Josianne \u2013 elle y a d\u2019ailleurs remporté la finale Artiste collaborateur.«C\u2019était il y a quatre ans, je lui ai remis une cassette de mes chansons, se rappelle-t-elle.Et c\u2019est lui qui m\u2019a remis un prix à Petite- Vallée: j\u2019ai gagné de participer à quelques représentations de son concert Un Monde pout-pout.» La collaboration s\u2019est étirée jusqu\u2019à loger à l\u2019enseigne des Productions de l\u2019Onde pour y lancer son premier album, pour lequel elle assure la coréalisation.«J\u2019ai fait du mix, j\u2019étais même là au matriçage, j\u2019ai surveillé la confection de la pochette.Je voulais que ce disque me ressemble à fond.Comment dire\u2026 Je n\u2019étais pas capable de le confier à qui que ce soit d\u2019autre.J\u2019ai fait toutes les étapes de création \u2013 aidée par des pros, quand même!» JOSIANNE PARADIS Saine peur Est-ce là l\u2019image d\u2019une artiste en crise d\u2019angoisse?Sur la pochette du premier album de Josianne Paradis, l\u2019auteure, compositrice et interprète de 30 ans se tient debout dans sa robe d\u2019été, le regard plongé dans ses pensées, se rongeant les ongles comme si elle attendait l\u2019inévitable jugement qu\u2019on portera en écoutant les 12 chansons qu\u2019elle propose enfin.Verdict : elle peut souffler, ce disque est tout à fait charmant.«Ma voix a changé ces dernières années.C\u2019est plus facile de chanter aujourd\u2019hui, j\u2019ai moins peur de fausser.» PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE La jeune auteure-compositrice-interprète Josianne Paradis était soulagée au lendemain du lancement de son premier album.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 6 S E P T E M B RE 2 0 0 8 A R T S E T S P E C T A C L E S 5 VENDREDI 26 SEPTEMBRE SALLE WILFRID-PELLETIER Place des Arts \u2022 20 h HÔTEL OFFICIEL Un envoutement aux accents portugais esariaEvora 3582902A COUPON DE PARTICIPATION Nommez un comédien de la pièce .Nom .Prénom .Âge.Adresse .app.Ville.C.P.Tél.rés.Tél.trav.Courriel .Oui, j\u2019accepte de recevoir toute offre promotionnelle de La Presse et de La Compagnie Jean Duceppe.Pour être valide, le coupon doit être dûment rempli et reçu avant le15septembre2008 (date du tirage) à 9 h 30 à : Concours HalpernetJohnson Compagnie JeanDuceppe, 1400 Saint- Urbain,Montréal (Québec)H2X 2M5.Un coupon par enveloppe.Les fac-similés ne sont pas acceptés.Ce concours s\u2019adresse aux résidants duQuébec âgés de 18 ans et plus.Aucunachat requis.Règlements disponibles à la Compagnie Jean Duceppe.Valeur totale: 1 902 $.duceppe.com CONCOURS À l\u2019affiche JUSQU\u2019aU 18 OcTOBRe aU ThéâTRe Jean-DUceppe ABONNEMENT ET PASSEPORT : 514 288-5034 ACHAT DE BILLETS : 1 866 842-2112 Halpern et Johnson de Lionel Goldstein mise en scène de Monique Duceppe La Presse vous offre la chance d\u2019être parmi les 20 personnes qui obtiendront une paire de billets pour assister à la pièce Halpern et Johnson de Lionel Goldstein, le mardi 23 septembre.De plus, les gagnants et leurs invités seront conviés à un cocktail en coulisses avec les comédiens! 3579080A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE MARIE-CHRISTINE BLAIS «Je ne voulais pas faire un disque à la Frank Sinatra, explique Bigras, joint à L\u2019Île-Perrot, où le grand Dan a monté son studio.Tous les duos, avec Marie-Mai comme avec Isabelle (Boulay) ou Ginette (Reno), on les a chantés ensemble, les yeux dans les yeux.» Pour mener le tout à bien, il s\u2019est transformé en musicien, arrangeur, ingénieur de son et réalisateur, avec la collaboration d\u2019Alain Sauvageau (Claude Dubois et Diane Dufresne), et du guitariste Dan Mongrain (du groupe prog-métal Martyr, mais qui a aussi accompagné Cél ine Dion et le spectacle Dracula).«Mongrain me ressemble beaucoup\u2026 avant ! » lance Bigras, en riant.Avant la sobriété, les cheveux courts, la boxe, le cinéma, la reprise en main\u2026 C\u2019est donc avec le «Dan d\u2019après » qu\u2019on a fait le tour des 14 morceaux et des 13 femmes qui figurent sur Duos de la tendresse.TUE-MOI avec Marie-Chantal Toupin « On a fait plusieurs shows ensemble.Elle était surprise que je lui propose ma «grosse chanson», comme elle dit, mais je trouvais qu\u2019elle avait ce qu\u2019il fallait pour.Écoute bien, au début du deuxième refrain, il se passe quelque chose dans nos voix.» LE VENT BLEU avec Marie-Élaine Thibert «Elle a participé à mon show aux FrancoFolies, il y a deux ans, quand j\u2019avais demandé à de jeunes artistes de vraiment brasser mes tounes.C\u2019est ce qu\u2019elle a fait.Mais en plus, Marie-Élaine s\u2019entraîne à la boxe au même dojo que moi, c\u2019est mon chum Ali, son entraîneur, tu devrais la voir aller.Est petite, mais est vite, pis elle punche en ta ! » LETTRE D\u2019UN VIEUXGUERRIER avec Ginette Reno « Je l\u2019avais engagée pour faire Jézabel (album posthume de Ger ry Boule t , réa l i s é pa r Bigras en 1994), elle est venue au Show du Refuge aussi\u2026 Ginette, c\u2019est la voix parfaite, tu t\u2019en rends compte quand t\u2019es son ingénieur du son.Et c\u2019est mon idole: j\u2019ai encore son 33 tours Ginette en amour\u2026 Je lui ai dit : je t\u2019envoie trois, quatre chansons, mais dès qu\u2019elle a entendu la Lettre, elle m\u2019a dit : arrête, c\u2019est celle-là.» UN HOMME, ÇA PLEURE AUSSI avec Laurence Jalbert «On a fait tellement de shows ensemble, c\u2019était naturel, chanter en duo\u2026 Je voulais faire cette chanson avec Laurence, c\u2019est pas mal plus doux que le gros duo rock avec Éric (Lapointe), c\u2019est une mère qui chante à son garçon.» RIVIÈRE PERDUE avec Isabelle Boulay «Isabelle, elle fittait avec toutes mes chansons, c\u2019est la plus belle voix francophone pour la mélancolie, avec celle de M.Reggiani.Elle m\u2019a proposé de faire cette chanson très country, ça marche parfaitement.» NAUFRAGE avec Marie-Mai «C\u2019est une surprise, un flash, elle a chanté sur mon show Dan et ses blondes.Elle a pris la chanson avec toute son énergie, pis disons que c\u2019est moi qui ai été obligé de la suivre.Oui, Marie-Mai m\u2019a obligé à être une jeune chanteuse, tab\u2026! » TROIS PETITS COCHONS avec Marie-Mai, Lulu Hughes et Laurence Jalbert «C\u2019est tellement une toune pour chanter ensemble\u2026 S\u2019il te plaît, fais pas de farce du genre «les trois petites cochonnes» avec ça, OK?» ENTRE LES DRAPS avec Lise Dion «Je l\u2019ai vue chanter en show, et elle chante en ta! Mais là, c\u2019est la première fois qu\u2019on entend la voix de Lise Dion elle-même, pas l\u2019imitatrice.Elle avait peur en maudit.Ça m\u2019a rappelé quand, à 17 ans, on m\u2019avait demandé de remplacer le chanteur du band\u2026 Ce soir-là, y a un gars qui a écrit sur mon char avec sa clé: «tu chantes mal, câlisse» (rires).Ben, Lise, elle chante super bien, câlisse! SOIRSDE SCOTCH avec Renée Martel «On a des zones communes.Non, c\u2019est pas l\u2019alcoolisme qu\u2019on a en commun, c\u2019est ce qui nous a amenés à l\u2019alcoolisme.Il y a des fois dans ma vie où Renée m\u2019a tellement aidé\u2026» POURQUOI TU VEUX avec Florence K «Elle était venue au Show du Refuge et avait accepté de jouer à mon piano, debout; je l\u2019avais accompagnée au sax.Quand elle a enregistré son disque, elle m\u2019a demandé de venir jouer du sax, c\u2019est la première fois qu\u2019on me demandait ça\u2026 On l\u2019a fait simple et senti, la chanson, pas de piano\u2026» BLESSURE D\u2019AMOUR avec Luce Dufault «C\u2019est sûr que Soirs de scotch (que Bigras et Christian Mistral lui ont écrite) est sa grosse chanson, à Luce, mais elle l\u2019avait interprétée de tant de façons, déjà\u2026 Et on a tellement chanté d\u2019affaires ensemble, avant.Alors, elle m\u2019a proposé qu\u2019on reprenne cette autre chanson dont j\u2019avais fait la musique pour elle.Est pas pire, hein?» MALBROOK ET LE PRÉSIDENT avec Lulu Hughes «Je l\u2019aime, Lulu.Elle a du torque.Elle a du chien.Mais elle a aussi des convictions.» SARAJEVO avec Marina Orsini «Marina a joué dans mon film (La rage de l\u2019ange) et disons que si elle n\u2019avait pas été là, il y a une scène très dure que je n\u2019aurais pas été capable de jouer.Elle est tellement intense, tellement solide\u2026 Sa voix est tellement belle quand elle récite le texte\u2026» ANGE ANIMAL avec Natalie Choquette «C\u2019est par sa fille (Florence K.) que je suis entré en contact avec elle.Ange animal, je l\u2019ai fait de bien des façons, notamment avec le Philharmonique de Prague, magnifique.Alors, j\u2019ai gardé des pistes du Philharmonique et Natalie est venue chanter.Comme soprano colorature, mais aussi avec sa voix à elle quand elle n\u2019est pas cantatrice.Je suis sûr que Gilbert (Langevin, poète et auteur du texte) serait heureux et fier de l\u2019entendre par Natalie\u2026» DAN BIGRAS Un gars, 13 filles\u2026 En 1992, Dan Bigras chantait «Si t\u2019as plus pour moi que cette tendresse de merde, tue-moi ! ».Seize ans plus tard, ça ne l\u2019empêche pas d\u2019intituler son nouvel album Duos de la tendresse (sortie: 16 septembre), sans pour autant se trahir: d\u2019abord, parce qu\u2019il s\u2019agit bel et bien de reprises de ses chansons en duo avec 13 chanteuses, ensuite parce que, «rendu à 50 ans, je suis plutôt pour la tendresse», dit-il en riant.La tendresse avec 13 blondes, c\u2019est quand même pas reposant\u2026 PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Pour Duos de la tendresse, Dan Bigras s\u2019est transformé en musicien, arrangeur, ingénieur de son et réalisateur.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 6 S E P T E M B RE 2 0 0 8 La re vue musicale de l\u2019été 2008 ThéâtreCorona billeterie@theatrecorona.com lundi au samedi 12h à18h 514 931-2088 réseau Admission www.admission.com 514 790-1245 Revivez l\u2019époque glorieuse montréalaise du Rhythm &Blues des années 50, 60 et 70 Écoutez des extraits exclusifs du spectacle au: www.theatrecorona.com 3582651 Plus de 50 succès incontournables 17 artistes sur scène «Tous ceux qui aiment la musique devraient aller voir ce spectacle »Marie-Christine Blais, La Presse «Onnerecréait pas l\u2019Esquire, on yétait » Philippe Rezzonico, Le Journal de Montréal «Unspectacle incontournable! »Alexandra Diaz, Le TVA17h, TVA «Unpur délice! »Rebecca McKonnen, Le Téléjournal de 18h, Radio-Canada «Infiniment jouissif! «Hélène Denis, 98,5 FM «The show is astunner.»BernardPerusse, The Gazette «Chaque numéroest un grand bonheur! »Catherine Perrin, C\u2019est bien meilleur le matin, Radio-Canada «Vraiment une réussite! »Lise Villeneuve, Désautels, Radio-Canada au Théâtre Corona dernière chance ! nOUVeLLeS SUPPLÉMenTaireS LeS 18 eT 19 SePTeMBre LucindaWilliams Première partie : Buick 6 Little Honey Tour 2008 hôtel officiel Métropolis 59, rue sainte-catherine est 514 908-9090 \u2022 ticketpro.ca billets Billetterie centrale: jeudi 9 octobre 20 h \u2022 métropolis Enfin àmontréal ! 3582904A ARTS ET SPECTACLES LA 75e SAISONDE L\u2019OSM ALAIN DE REPENTIGNY La hiérarchie, les orchestres symphoniques n\u2019y échappent pas.Le maestro est évidemment secondé par le violon solo.Mais dans chacune des sections, les plus populeuses (premiers et seconds violons) tout autant que celles qui ne comptent que quatre ou cinq musiciens (les flûtes, les hautbois), il y a des chefs et des «chaises titrées ».Les règles, elles, sont colligées dans ce que le directeur du personnel Michael Carpenter appelle sa bible, la convention collective.Chacun des postes est octroyé à la suite d\u2019un processus d\u2019audition rigoureux.Les candidats s\u2019exécutent derrière un rideau et on suggère même aux femmes d\u2019enlever leurs chaussures pour ne pas que le jury, composé du chef et de neuf musiciens, puisse faire de distinction de sexe.Seul l\u2019aspirant violon solo passe son examen à visage découvert pour que le jury puisse juger de son leadership.Chaque candidat est identifié par un numéro.Quand le jury les a tous entendus, il doit d\u2019abord décider par vote s\u2019il y a un candidat apte à occuper le poste vacant; le cas échéant, il vote ensuite pour le «numéro» le plus qualifié.Si l\u2019un des candidats obtient une majorité de votes \u2013 celui du maestro compte pour 40% du total \u2014, il dévoile son identité au jury puis se soumet à une période d\u2019essai de quatre ou cinq «services» avec l\u2019orchestre au terme de laquelle le même jury devra décider si on lui octroie le poste.Si tout va bien, le musicien obtiendra sa permanence après une autre période d\u2019essai qui dure habituellement un an.«Mes collègues savaient que je participais à l\u2019audition, raconte Marianne Dugal, qui a obtenu le poste de deuxième associé violon solo, le printemps dernier.Ils m\u2019ont dit qu\u2019ils ont reconnu mon son dès la première note.Quand je suis sortie de derrière le rideau, c\u2019était vraiment très émouvant de voir que mes collègues étaient contents pour moi.» Sa courte période d\u2019essai, Marianne l\u2019a passée en tournée au Japon et en Corée, où le stress de se savoir observée et notée s\u2019ajoutait au décalage horaire, aux déplacements, à l\u2019adaptation à de nouvelles salles.«Se faire rejeter par des musiciens de l\u2019Orchestre de Cleveland, c\u2019est une chose, ils ne te connaissent pas, dit-elle.Mais être acceptée ou rejetée par des collègues avec qui tu travailles depuis 10 ans, c\u2019est vraiment difficile parce que si ça n\u2019avait pas marché, j\u2019aurais continué à être membre de la section des premiers violons.» Un orchestre évolue au rythme de la société, croit Kent Nagano.«Dans les années 20 et 30, le chef avait le pouvoir absolu et les musiciens n\u2019avaient pas la sécurité d\u2019emploi, explique-t-il.Le chef faisait souvent passer une audition à un candidat seul à seul.Et c\u2019est encore le chef qui décidait de la durée de la période d\u2019essai, tout comme il pouvait congédier un musicien n\u2019importe quand.Bien sûr, cette structure ne correspond plus au monde d\u2019aujourd\u2019hui.» L\u2019important, dit-il, c\u2019est d\u2019utiliser les règles à des fins constructives pour produire de l\u2019art.«Bien sûr, le pouvoir absolu peut être très efficace, dit-il.Mais est-ce la meilleure façon de tirer la beauté de l\u2019humanité?Sûrement pas.» Vous jouez au golf?Le timbalier Jacques Lavallée, golfeur à ses heures, m\u2019a raconté récemment l\u2019étonnement d\u2019un de ses compagnons de jeu quand il lui a appris qu\u2019il était un musicien de l\u2019OSM.«Et vous jouez au golf?» s\u2019est exclamé son partenaire d\u2019un jour.Kent Nagano trouve l\u2019anecdote amusante, mais fait remarquer que les stéréotypes ne collent pas uniquement aux musiciens des orchestres symphoniques.Parlez-en aux poètes ou aux présidents de grande entreprise, dit-il.«Moi-même, j\u2019ai été étonné d\u2019apprendre qu\u2019Alan Greenspan, ex-président de la Réserve fédérale (la banque centrale des États-Unis), est un pianiste de concert de très haut niveau et qu\u2019il adore la musique classique.Condoleezza Rice est aussi une pianiste de concert.Malheureusement, c\u2019est dans la nature humaine de créer des stéréotypes.» L\u2019image désincarnée du musicien d\u2019un orchestre symphonique tient sans doute en partie à cette musique «sérieuse» jouée dans des salles de concert par une centaine de femmes et d\u2019hommes tirés à quatre épingles.Il y a aussi que ces musiciens sont peu connus; hormis le maestro et quelques solistes, ils travaillent généralement dans l\u2019ombre alors que leur talent et leur maîtrise technique en feraient probablement des vedettes s\u2019ils donnaient dans la musique populaire.La vedette, c\u2019est l\u2019OSM.Mais la gratification qu\u2019apporte la réussite collective d\u2019un orchestre de premier plan compense-t-elle vraiment pour le peu de reconnaissance individuelle?«Je ne connais personne qui n\u2019ait pas besoin de reconnaissance individuelle.Peutêtre que ça existe quelque part, mais ce n\u2019est pas normal, dit Kent Nagano après une longue pause.C\u2019est pourquoi j\u2019investis pas mal de temps pour m\u2019assurer que chaque musicien sait que je suis sensible à ce qu\u2019il fait, à ce qu\u2019il donne à l\u2019orchestre.Mais dans tout collectif, dans toute équipe, dans toute communauté, il y a un enrichissement certain quand on réussit quelque chose qu\u2019on ne peut faire qu\u2019en travaillant en partenariat.» Il cite un article sur une «bande de hippies individualistes et vieillissants» qui se sont serré les coudes pour combattre un incendie qui ravageait la Californie du Nord alors que les autorités leur conseillaient d\u2019évacuer leur village pour sauver leur peau.«Ils ont trouvé l\u2019expérience tellement enrichissante que par la suite, ils ont décidé de signer les documents officiels pour obtenir le statut de ville, raconte Nagano.Ensemble, ils avaient accompli quelque chose.À mon avis, la puissance d\u2019un orchestre, sa véritable nature artistique, elle tient aux individus, aux personnalités fortes qui le composent.» Dans les deux pages suivantes, nous vous présentons six de ces femmes et de ces hommes aux parcours et aux intérêts différents qui contribuent à la richesse de l\u2019Orchestre Symphonique de Montréal.MAHLER POUR LANCER LA SAISON La 75e saison s\u2019ouvrira mardi et mercredi prochains, 20h, à la salle Wilfrid-Pelletier avec la huitième Symphonie de Mahler, dite Symphonie des Mille.La répétition générale sera ouverte au public lundi, 19h.L\u2019OSM donne aussi un concert gratuit en plein air ce soir, 19h30, devant la mairie de Montréal-Nord (4243, rue de Charleroi).Pour plus d\u2019infos sur la saison: www.osm.ca À l\u2019arrière-plan, de gauche à droite, Gratiel Robitaille, Ingrid Matthiessen, Pierre-Vincent Plante, Marianne Dugal.Au premier plan: Jean Gaudreault et Pierre Beaudry.TRANSCENDER LESRÈGLES POURACCÉDER ÀLABEAUTÉ L\u2019Orchestre Symphonique de Montréal, avec sa centaine de musiciens, est une microsociété, convient Kent Nagano.Une microsociété avec sa hiérarchie, ses règles et sa tradition même si, à sa 75e saison, l\u2019OSM est encore tout jeune comparativement aux grands orchestres européens.PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE « La puissance d\u2019un orchestre, sa véritable nature artistique, elle tient aux individus, aux personnalités fortes qui le composent.» \u2013 Kent Nagano lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 6 S E P T E M B RE 2 0 0 8 A R T S E T S P E C T A C L E S 7 TOUS LES CHEMINS MÈNENT ÀL\u2019OSM L\u2019Orchestre Symphonique deMontréal, c\u2019est une centaine demusiciens qui ont un objectif commun: l\u2019excellence musicale.Quand ils y parviennent, c\u2019est l\u2019orchestre qu\u2019on encense.Mais dans cette machine bien huilée, il y a des individus qui travaillent dans l\u2019ombre, parfois même dans l\u2019anonymat.Nous vous en présentons six, aux parcours différents, mais jamais banals.TEXTES : ALAIN DE REPENTIGNY PHOTOS ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE ARTS ET SPECTACLES LA 75e SAISONDE L\u2019OSM JEANGAUDREAULT 54 ANS / COR / À L\u2019OSM DEPUIS 1975 MARIANNEDUGAL 31 ANS / DEUXIÈME ASSOCIÉ, VIOLON SOLO / À L\u2019OSM DEPUIS 1999 PIERRE-VINCENTPLANTE 53 ANS / COR ANGLAIS À L\u2019OSM DEPUIS 1984 Pierre-Vincent Plante a toujours rêvé d\u2019être pilote de ligne: «J\u2019ai voulu aller étudier le pilotage à Chicoutimi, mais à l\u2019époque, fallait connaître quelqu\u2019un de bien placé; moi, mon père venait d\u2019un quartier ouvrier, donc\u2026» À défaut de piloter des aéronefs, il allait en réparer.Il s\u2019est inscrit à l\u2019école d\u2019aéronautique du cégep Édouard-Montpetit qu\u2019il a abandonnée pour aller étudier la musique auConservatoire supérieur national de Paris.Chez les Plante, tout le monde jouait du piano.Un jour, il a entendu Réal Gagnier, ancien premier hautbois de l\u2019OSM, jouer le solo du Lac des cygnes lors du récital de ballet de ses deux soeurs.Le coup de foudre.Pour son dixième anniversaire, il a eu droit à son premier cours chez Gagnier qui lui a enseigné gratuitement le hautbois pendant deux ans.À 12 ans, Plante entrait au Conservatoire et à 17 ans, il gagnait tellement bien sa vie qu\u2019un copain l\u2019avait surnommé monsieur 350$ par semaine! L\u2019orchestre de Radio-Canada, le Studio André Perry, il était partout.«C\u2019était moi, LE hautbois à Montréal.Ginette Reno, Chantal Pary, Diane Dufresne, nomme-les, j\u2019ai fait tout ça.» À son retour d\u2019Europe, il a joué pendant sept ans avec l\u2019Orchestre symphonique de Québec, puis il est entré à l\u2019OSM en 1984 et son salaire a triplé.Mais s\u2019il avait été accepté en pilotage à Chicoutimi, «oubliez l\u2019Orchestre symphonique, j\u2019abandonnais tout ! » dit-il aujourd\u2019hui.À 40 ans, pour soigner une dépression, il s\u2019est soumis à une thérapie et son «rêve enfoui complètement» a refait surface : «J\u2019ai dit à mon médecin que je ne pouvais pas prendre des médicaments et piloter.Il m\u2019a dit quand tu vas commencer à voler, tu n\u2019en auras plus besoin.Et ça va bien depuis ce jour-là.Si je veux être pilote de ligne, ça prend mille heures de vol ; je suis rendu à 600.» Ses deux passions, Pierre-Vincent Plante les mène de front.«C\u2019est ce qui me permet de faire de la musique et d\u2019être heureux, dit-il.Je suis hyper perfectionniste, mais aujourd\u2019hui, je ne m\u2019autoflagelle plus quand je fais une erreur.Comme me l\u2019a dit un ancien flûtiste : une fois aux 15 ans, on peut se tromper, hein?» GRATIELROBITAILLE 62 ANS / SECOND VIOLON À L\u2019OSM DEPUIS 1965, IL EST LE DOYEN DES MUSICIENS DE L\u2019ORCHESTRE Gratiel Robitaille bricole un peu, il aime discuter avec d\u2019autres musiciens autour d\u2019un café, il adore garder ses deux petites-filles et il voudrait faire de la marche plus souvent.Mais cet homme aussi sympathique que volubile n\u2019a pas le temps d\u2019avoir des loisirs ou des passe-temps : depuis l\u2019âge de 3 ans, il consacre sa vie à la musique.Gratiel est le sixième de quinze enfants, qui jouaient tous du violon et du piano, dans leur maison de la rue Saint-Hubert où ils donnaient des concerts à géométrie variable.Les six ou sept premiers enfants Robitaille avaient le diapason absolu, ils pouvaient identifier une note à l\u2019oreille.Ses frères aînés Richer (violoncelle) et Laflèche (violon) ont aussi joué dans l\u2019OSM «mais il y a déjà eu huit frères Masella dans l\u2019orchestre », me dit-il aussitôt.À 8 ans, Gratiel est le «bébé» au Conservatoire de musique du Québec, à Montréal.«Aux examens de fin d\u2019année, Clermont Pépin, Claude Champagne et JeanVallerand s\u2019amusaient à me faire tourner le dos, ils plaquaient des accords et je nommais les notes.» Il jette un oeil sur la vingtaine de pages de souvenirs et d\u2019anecdotes qu\u2019il a colligées le matin de notre rencontre.Les noms de ses mentors défilent: Gilberte Martin, Gilles Tremblay, Hidetaro Suzuki, Otto Joachim, Calvin Sieb, Daniel Guilet, Raphael Druian, Mishel Piastro, Richard Bergen, Hyman Goodman\u2026 Il se souvient de Zubin Mehta, qui l\u2019a engagé à l\u2019OSM: «Il nous hypnotisait!» De Charles Dutoit: «J\u2019ai enregistré 85 disques avec lui, on a tout de même fait 25 ans ensemble, c\u2019est de la musique, ça, 25 ans!» Il s\u2019étonne que l\u2019OSM soit retombé si vite sur ses pieds avec Kent Nagano qui l\u2019épate par sa vision, et il cite parmi ses moments forts la Septième symphonie de Chostakovitch dirigée par Nagano la saison dernière: «J\u2019avais l\u2019impression d\u2019être sur le champ de bataille à Leningrad, tellement c\u2019était intense.» Gratiel Robitaille n\u2019attend même pas qu\u2019on lui pose une question pour y répondre: «Supposons que vous me demandiez si je crois à la salle de l\u2019OSM, je dirais que ça se fera probablement plus tôt qu\u2019on pense.J\u2019y crois plus que jamais, mais je ne sais pas si je vais être encore là.» PIERRE BEAUDRY 47 ANS / TROMBONE-BASSE ENTRÉ À L\u2019OSM EN 1982 À 14 ans, Pierre Beaudry a vu à la télé un film dans lequel Louis Armstrong et Danny Kaye jouaient de la trompette.Sa décision était prise, il allait en jouer lui aussi.Un problème de dentition l\u2019a vite forcé à abandonner: «Ç\u2019a été le drame de ma vie.Je voulais être Maurice André, le meilleur trompettiste au monde\u2026»Il s\u2019estmis au trombone et après le Conservatoire et l\u2019Orchestre symphonique de Trois-Rivières, il a décroché un poste de à l\u2019OSM en 1982.Depuis il s\u2019investit dans tellement d\u2019activités qu\u2019on a peine à le suivre.Cet autodidacte original s\u2019est mis en tête d\u2019apprendre la langue de chaque pays dans lequel l\u2019OSM allait en tournée: l\u2019anglais d\u2019abord, dont il ne parlait pas un traître mot, puis l\u2019espagnol, l\u2019allemand, l\u2019italien, le portugais, le grec, ancien et moderne, le latin.Et puis le japonais, le chinois, l\u2019hébreu\u2026 Ensuite, ce fut la gymnastique, un sport complet qu\u2019il ne pratique plus aujourd\u2019hui.Il a même transformé son garage en gymnase où les enfants de ses collègues de l\u2019OSM peuvent s\u2019initier aux appareils quand il organise des fêtes.Puis lui est venu le goût d\u2019apprendre différents instruments, en commençant par la trompette dont il allait finalement avoir raison.«J\u2019ai toujours rêvé d\u2019apprendre le violoncelle, je m\u2019en suis acheté un», dit-il.Avec ses instruments, classiques ou exotiques, il a participé aux Matinées Jeunesse de l\u2019OSM puis fait la tournée des écoles.«Mon grand rêve, ce serait de monter un spectacle pour enfants et de me promener à travers lemonde», dit-il.Depuis cinq ans, il s\u2019est lancé dans l\u2019écriture à contraintes.D\u2019abord, un roman où il n\u2019utilise que la prononciation d\u2019une lettre ou d\u2019un chiffre (LJZDCD: elle gisait décédée), et auquel il a consacré dix heures par jour pendant quatre ans.Puis sept pages où les seules syllabes sont les sept notes de musique: «J\u2019ai passé trois mois là-dessus, mon cerveau a failli passer au feu!» Présentement, il travaille à un livre sur ses ancêtres et étudie le théâtre.Beaudry a deux enfants, mais pas de compagne pour le moment.«Çame donne du temps, Si j\u2019avais une blonde, je voudrais passer du temps avec elle\u2026» Ingrid Matthiessen a deux passions : la musique et les chevaux.Son premier cheval, elle l\u2019a reçu de son père pour ses 8 ans: «Elle est morte quand j\u2019avais 31 ans.» Aujourd\u2019hui, elle possède onze chevaux, dont trois juments enceintes.«J\u2019ai acheté une ferme», dit-elle en me tendant sa carte professionnelle.Mais avec l\u2019OSM et son fils de 2 ans, qu\u2019elle élève seule, elle n\u2019a plus suffisamment de temps pour acheter et vendre des chevaux et elle se consacre surtout à l\u2019élevage.Elle vend aussi de la semence congelée importée d\u2019Allemagne.«Je suis très réaliste, j\u2019ai beaucoup de problèmes avec mon bras et il faut que je sois toujours prête à gagner ma vie, explique-t-elle.Je m\u2019assure d\u2019avoir les meilleures juments.Celle que je viens d\u2019acheter, son père est le grand-père de Hickstead, le cheval qui a gagné la médaille d\u2019or aux Jeux olympiques avec Éric Lamaze.Elle est superbe, je suis tellement contente d\u2019être tombée sur elle avant que d\u2019autres se réveillent.» Après des leçons demusiqueàHalifax, sa ville natale, puis à la prestigieuse école Julliard, à New York, elle a suivi son amoureux d\u2019alors, lui aussi musicien, à Toronto puis à Montréal.Pas question aujourd\u2019hui d\u2019aller travailler ailleurs : «Ma vie avec les chevaux serait impossible dans une autre grande ville.J\u2019habite à 50 minutes de Montréal et je suis en pleine campagne.Je ne pourrais pas faire ça à Boston ouNew York.» À cause de son bras, elle a dû arrêter trois fois de faire de la musique, pendant sept ans au total, mais elle est toujours revenue à l\u2019OSM.«Le salaire est très bon, dit-elle.Et puis, je fais de la musique depuis que je suis toute jeune.J\u2019ai déjà entrepris un cours de psycho à McGill, mais mon bras a pris du mieux, donc j\u2019ai abandonné.» Et s\u2019il lui fallait un jour arrêter pour de bon?«C\u2019est difficile, mais j\u2019ai beaucoup travaillé ça, répond-elle.La première fois que j\u2019ai arrêté pendant deux ans, j\u2019au eu une grosse crise d\u2019identité.Aujourd\u2019hui, je suis plus à l\u2019aise avec l\u2019idée que je suis d\u2019abord Ingrid, ensuite une violoniste.» INGRIDMATTHIESSEN 44 ANS / PREMIER VIOLON / À L\u2019OSM DEPUIS 1987 Jean Gaudreault aurait tout aussi bien pu être avocat que musicien si son auditionpour leposte de deuxième cor de l\u2019OSMn\u2019avait pas eu lieu le même jour de février 1976 que son quatrième examen du Barreau.«Comme je pouvais refaire l\u2019examen du Barreau plus tard, mais pas l\u2019audition, je suis allé à l\u2019audition de cor, que j\u2019ai gagnée, et je ne suis jamais retourné au Barreau, explique-t-il.J\u2019étais très occupé à l\u2019Orchestre, puis j\u2019ai commencé à enseigner le cor (à Vincent-d\u2019Indy d\u2019abord, à l\u2019Université de Montréal, ensuite à McGill, et, plus récemment, au Conservatoire).» Son choix, il ne le regrette pas : «Mais j\u2019ai une déception peut-être, celle de n\u2019avoir pas fini mon Barreau.J\u2019ai eu une belle carrière, je ne me plains pas, mais\u2026 j\u2019ai laissé quelque chose en chemin.» Jean Gaudreault a baigné dans la musique à Chicoutimi où ses parents ont fondé une école dont il a été l\u2019un des premiers élèves.Depuis deux mois, en plus d\u2019être corniste, il est devenu l\u2019assistant du directeur du personnel de l\u2019OSM, Michael Carpenter.«C\u2019est le gars en moi qui a fait son droit, qui aime organiser des choses et s\u2019assurer que tout le monde est à la bonne place, au bon moment.C\u2019est mon côté un petit peu plus fonctionnaire.» Gaudreault est un mordu de sport, il a fait partie de l\u2019équipe de hockey de l\u2019OSM.Il est surtout un «grand, grand amateur de baseball» qui a pleuré le départ des Expos: «J\u2019ai joué au baseball, j\u2019ai coaché mes enfants quand ils étaient plus jeunes, tout ce qui a rapport au baseball, j\u2019enmange.La semaine dernière, j\u2019étais à Toronto, je suis allé voir jouer les Blue Jays.» Pas étonnant qu\u2019il fasse un parallèle entre la musique et le sport : «Je regardais les Jeux olympiques l\u2019autre jour, la nage synchronisée, c\u2019est un peu ça qu\u2019on fait mais à 100! De la synchronisation de fine pointe en grosse gang.C\u2019est tout un exercice de symbiose, y a rien qui se compare à ça, à l\u2019énergie qui s\u2019en dégage.» En neuf ans à l\u2019OSM, Marianne Dugal n\u2019a pas raté beaucoup de concerts.Quand elle a accouché de son fils, l\u2019orchestre était en grève.Entrée au Conservatoire de Chicoutimi à 6 ans, elle a poursuivi ses études à Montréal et en Floride.Elle a joué pendant un an avec I Musici puis est entrée à l\u2019OSM comme surnuméraire avant de décrocher un poste chez les premiers violons deux ans plus tard.Le printemps dernier, elle a gagné le poste de deuxième associé, violon solo.«C\u2019est un défi que je me lançais, dit-elle.J\u2019ai un enfant de 3 ans, suis-je encore capable à 30ans?Moi, je travaillais à temps plein à l\u2019OSM, je faisais les enregistrements de la Cinquième de Beethoven, j\u2019arrivais à la Place des Arts à 6h pour pratiquer jusqu\u2019à 10h, mais j\u2019avais la drive pour le faire.Je dis toujours à mes amis : c\u2019est fini maintenant, mon cheminement dans la section des premiers violons de l\u2019OSM s\u2019arrête ici.Ils me répondent : Marianne Dugal, on te connaît trop bien\u2026» Marianne adore le sport, le hockey, le tennis, et est une fan finie de Formule 1 dont elle ne rate jamais une course.Mais son principal passe-temps, c\u2019est la rénovation.«J\u2019aime construire des murs, poser des planchers.À deux semaines et demie de ma date d\u2019accouchement, j\u2019ai posé mille pieds carrés de plancher dans mon sous-sol, à quatre pattes, avec le ventre qui touchait à terre.» Elle a cru un instant qu\u2019avec un enfant, elle passerait plus de temps à la maison, prendrait le plus de vacances possible.«Mais avant que mon fils naisse, j\u2019ai donné 25 ans de ma vie au violon et c\u2019est ça qui m\u2019a toujours définie, dit-elle.La naissance de mon fils a renforcé mon amour pour ce que je fais, je me suis rendu compte que je n\u2019étais moi-même qu\u2019en allant travailler, en allant faire de la musique, en jouant du violon et en me bottant le derrière pour devenir meilleure.Marianne Dugal, c\u2019est une mère, mais c\u2019est aussi une violoniste et je ne pourrai jamais m\u2019en dissocier.Et si demain, je me coupais un doigt, j\u2019aurais vraiment l\u2019impression de perdre une partie de mon âme.» lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 8 A R T S E T S P E C T A C L E S lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 6 S E P T E M B RE 2 0 0 8 A R T S E T S P E C T A C L E S 9 514.985.2258 OPERADEMONTREAL.COM OPÉRA PLUS STARMANIA PLAMONDON/BERGER LA FANCIULLA DEL WEST / LES PÊCHEURS DE PERLES / MACBETH / LUCIA DI LAMMERMOOR ABONNEZ-VOUS SAISON 08/09 3576941A 3582646A hôtel officiel Métropolis 59, rue sainte-catherine est 514 908-9090 \u2022 ticketpro.ca billets Billetterie centrale: Le retour du leader des Ta lking Heads ! jeudi 30 octobre 20 h \u2022 métropolis 3582903A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE PAUL JOURNET «Holy Fuck!» C\u2019est la réaction que déclenchait la musique de Graham Walsh lors de ses premiers concerts dans les boîtes de Toronto.C\u2019est la seule raison \u2013 mais c\u2019est peut-être aussi parce qu\u2019il manquait d\u2019inspiration \u2013 pour laquelle il a ainsi nommé son groupe.«Holy guacamole ! » C\u2019est la réaction que certains conservateurs ont peut-être eue en apprenant qu\u2019un groupe au nom si vulgaire recevait 3000$ des contribuables pour les représenter à l\u2019étranger.En août, une source conservatrice citait Holy Fuck comme un exemple du genre d\u2019artistes qu\u2019on ne devrait pas promouvoir à même le programme de subvention PromArt.Et aussi comme justification pour abolir le programme.Graham Walsh s\u2019est retrouvé bien malgré lui au coeur de la controverse.«J\u2019étais en tournée en Europe quand des amis m\u2019ont envoyé l\u2019article de journal en question.C\u2019était bizarre et choquant», raconte-t-il au téléphone depuis Toronto, où il se repose quelques jours avant de repartir en tournée.Plus il s\u2019informait et parlait à ses amis au Canada, plus il avait la certitude d\u2019avoir servi de «bouc émissaire».«Les conservateurs ont annulé le programme parce que des artistes comme nous représentaient mal le Canada?Je n\u2019y crois pas.Selon moi, ils voulaient tout simplement abolir les subventions aux arts.Nous étions un prétexte.De toute façon, si nous étions le problème, ils n\u2019avaient qu\u2019à nous couper les fonds.Pas à supprimer tout le programme», avance-t-il avec son débit nonchalant et sa voix très douce, presque gênée.Hormis son nom vulgaire, on imagine d\u2019ailleurs mal en quoi Holy Fuck pourrait offenser.Sûrement pas avec sa musique sympathique et assez accessible, à cheval entre l\u2019électronique et le rock dansant.Sûrement pas non plus par son message \u2013 ses pièces sont instrumentales.Les Torontois risquent peu de corrompre la jeunesse, à part peut-être de l\u2019inciter à mal raser son début de barbe.L\u2019Angleterre apprécie L\u2019année dernière, Holy Fuck a reçu environ 3000$ du bientôt défunt programme PromArt .L\u2019argent a servi à donner des concerts en France.«Les gens me demandent souvent où nous serions sans les subventions.Honnêtement, je refuse de dire que nos trucs ne fonctionneraient pas.On travaille fort depuis longtemps, tu sais.On dépense pas mal d\u2019argent pour notre musique.» Le fondateur du quatuor admet toutefois que «même s\u2019il s\u2019agissait de peu d\u2019argent, cela aidait beaucoup».Pour faire connaître le groupe en Europe, notamment.Holy Fuck a multiplié les concerts ces dernières années dans des festivals européens importants, comme celui de Glastonbury en Angleterre.La stratégie a fonctionné.Le magazine NME a classé leur concert à Glastonbury en 2007 comme l\u2019un «des trois meilleurs » du festival.Cette année, Holy Fuck y retournait sur la scène principale.Autre exemple du succès d\u2019estime: animateur invité à la radio de BBC cet été, Thom Yorke de Radiohead a fait jouer leur pièce Lovely Allen.Moins bordélique Avec le temps, les concerts de Holy Fuck deviennent moins bordéliques.«À nos débuts, on montait sur scène avec seulement quelques thèmesmusicaux préparés, se souvient GrahamWalsh.C\u2019est tout ce qu\u2019on savait.Puis, on jouait et on improvisait.L\u2019ambiance devenait assez chaotique.Ça risquait de s\u2019écrouler à tout moment.Avec le temps, nous avons appris à jouer ensemble.On prévoit aussi un peu plus à l\u2019avance les chansons qu\u2019on jouera.Mais on conserve quand même l\u2019énergie nerveuse.Il faut garder ça intéressant, ne pas se répéter.Vous verrez.» Holy Fuck, en concert le 17 septembre au Métropolis, en première partie de Bloc Party.HOLY FUCK Les méchants de service PHOTO FOURNIE PAR YOUNG TURKS Malgré son nom vulgaire, le groupe Holy Fuck n\u2019en offre pas moins une musique sympathique et assez accessible, à cheval entre l\u2019électronique et le rock dansant.Holy Fuck sera en concert au Métropolis le 17 septembre, quelques semaines seulement après les coupes des conservateurs en culture, auxquelles le groupe torontois s\u2019est retrouvé mêlé bien malgré lui.Entretien avec son fondateur, GrahamWalsh.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 10 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 6 S E P T E M B RE 2 0 0 8 3579499A 3580725A commanditaire en titre Kent nagano, directeur musical collaborateur Billets : 514.842.9951 \u2013osm.ca Osez l\u2019OSM 15-30 ans Seulement 15 $ Également en septembre Plus de 400 personnes sur scène! AVANT-PREMIÈRE Répétition générale Lundi 8 septembre, 19 h L\u2019oeuvre intégrale sera présentée sans interruption, lors de la première partie CoNCERTs Mardi 9 et mercredi 10 septembre, 20 h LANCEMENT DE LA 75e SAISON NagaNo et la SymphoNie deS mille laNCeNt la 75e SaiSoN de l\u2019oSm Abonnez-vous à la 75e saison! CoMPLET Mercredi 17 septembre, 19 h 30 commanditaire en titre du concert présenté par 1958-2008 CONCERT SPÉCIAL l\u2019oSm et ZubiN mehta à la baSilique Notre-dame Zubin Mehta dans le cadre de UN INCONTOURNABLE JoShua bell et Le viOLOn rOuge Mardi 30 septembre et mercredi 1er octobre, 20 h Joshua beLL Soirée du 1er octobre présentée par CONCERT JAZZ raNee lee et david beNoit : hommage aux légeNdeS JaZZ Mardi 23 septembre, 20 h présenté par Ranee Lee 3582588A /1 Deux voix pour Berlioz Yannick Nézet-Séguin / chef Marianne Fiset / soprano Julie Boulianne / mezzo-soprano Maurice Ravel / La Valse Hector Berlioz / Les Nuits d\u2019été Sergueï Rachmaninov / Nié poï krasavitsa pri mnié, mélodie Modest Moussorgski / Les Tableaux d\u2019une exposition (orchestration de Maurice Ravel) Orchestre Métropolitain du Grand Montréal 514.598.0870 \u2013 orchestremetropolitain.com Une présentation de Le dimanche 28 septembre 2008, 16h Salle Wilfrid-Pelletier Conférence préconcert gratuite à 15h 3582650A 20 SEPTEMBRE 2008 YMCA DU PARC, 5550, ave.du Parc Montréal (angle Saint-Viateur) Info / Horaire des auditions 18 ET 19 SEPTEMBRE 2008 MAISON DE LA DANSE 4816, rue Rivard, Montréal( Laurier) Pour les rôles des enfants de la fête, anges, moutons, souris, rats, rennes, matriochkas, orientales (7 à 14 ans).CASSE-NOISETTE AUDITIONS GRANDSBALLETS.COM DANSEUR : Jérémy Galdeano PHOTO : John Hall 3581450A ARTS ET SPECTACLES DANSE L A P R E S S E S A M E D I 6 S E P T E M B RE 2 0 0 8 A R T S E T S P E C T A C L E S 13 ALINE APOSTOLSKA COLLABORATION SPÉCIALE Le titre, d\u2019emblée, semble présager de la froidure et c\u2019est tout l\u2019inverse que nous délivre Sarah Chase dans sa pièce de groupe, pour la toute première fois, destinée aux interprètes matures de Montréal Danse sous la houlette experte de leur directrice artistique, Kathy Casey.Une vraie gageure pour la jeune chorégraphe dont la magie des oeuvres reposait jusqu\u2019ici sur le fait qu\u2019elles soient des solos livrés dans de petites salles devant un public captivé, voire hypnotisé, par l\u2019incroyable dentelle avec laquelle Chase sait tricoter gestuelle et paroles pour toucher pile au coeur.Transférée à un grand ensemble, dans de grands espaces, comme celui de leur résidence de création à Banff ou celui de la scène d\u2019Ottawa où la pièce a été créée en juin dernier dans le cadre du Festival CanDance, est-ce que la spécificité de Chase fonctionne toujours?«Oui », assure Kathy Casey qui, fidèle à sa réputation de découvreuse qui offre des défis à relever aux chorégraphes, a proposé cette prise de risque il y a trois ans.Qui, des danseurs ou de la chorégraphe, a été le plus déstabilisé?«Les danseurs ont beaucoup d\u2019expérience, de maîtrise et la plupart dansent ensemble depuis plus de 15 ans.Leur grande maîtrise était ici le défi, car, pour entrer dans l\u2019univers de Sarah, il faut renoncer à toute théâtralité, retourner à l\u2019essence.C\u2019est une pièce sur les liens intimes et secrets entre les êtres, alors il faut être disponible.De plus, il y a beaucoup de travail sur le son, ils doivent raconter, mais aussi chanter, jouer d\u2019un instrument, parfois pour la première fois depuis le secondaire, alors.» La chorégraphe est elle aussi passée par différentes étapes de remise en question?«Sarah a dû accepter de ne pas être sur scène, de transmettre son univers, apprendre à raconter une histoire visuellement et non seulement verbalement, découvrir qu\u2019elle peut créer une pièce sans la porter toute seule sur ses épaules.Mais toutes ces nouveautés lui ont ouvert de nouvelles perspectives.» En quelque sorte, Montréal Danse et Sarah Chase avaient respectivement besoin de cette étape pour évoluer: «Je choisis un chorégraphe parce que je tombe en amour avec son travail, insiste Kathy Casey.Mais ici, je dois avouer que le résultat a surpassé le meilleur de mes rêves.» Émotion suprême Lors de la première à Ottawa en juin 2008, les danseurs ont avoué qu\u2019ils « n\u2019avaient jamais eu aussi peur de leur vie».Simplicité apparente de la gestuelle, disponibilité, interprétation délestée d\u2019artifice, partage d\u2019expériences vécues, intimes et fortes, cette subtile tapisser ie huma ine, au fond, a demandé beaucoup de générosité, mais aussi de lâcher prise, à tous.«Le résultat a été du bonheur, exactement !» conclut Casey.Maintenant, c\u2019est devant le public aguerri de l\u2019Agora de la danse, lieu que Sarah Chase connaît bien, que va opérer la magie subtile de Sur les glaces du Labrador.Avec beaucoup de chaleur humaine, assurément.Sur les glaces du Labrador, de Sarah Chase avec Montréal Danse, du 10 au 20 septembre, 20h, à l\u2019Agora de la danse.SARAH CHASE / Sur les glaces du Labrador De la chaleur humaine PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE La plupart des interprètes de Sur les glaces du Labrador, que l\u2019on voit ici en répétition, dansent ensemble depuis plus de 15 ans.L\u2019Agora de la danse ouvre sa saison avec une pièce concoctée par la chorégraphe et conteuse Sarah Chase pour les sept danseurs de la compagnie Montréal Danse.Subtilité, empathie, fils invisibles qui tissent les liens puissants entre les êtres, gestuelle simple et émotions fortes sont au programme dans Sur les glaces du Labrador, à découvrir du 10 au 20 septembre.« Sarah a dû accepter de ne pas être sur scène, apprendre à raconter une histoire visuellement et non seulement verbalement.» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE 1 2 3 TRIO SYLVIE ST-JACQUES UNE SAISON TAILLÉE SUR MESURE Pour marquer le lancement de sa cinquième saison, Cartes Première convie les spectateurs à un «happening» qui s\u2019annonce sanglant.En présence de deux maîtres bouchers, le public pourra apprendre à manier le couteau et se tailler une saison théâtrale sur mesure, lors de l\u2019événement Red Light 2008, au Monument-National, les 12 et 13 septembre.Cartes Premières offre cette année 45 spectacles présentés à Montréal, six festivals et 12 spectacles en région.FAIRE RENAÎTRE L\u2019ESPRIT DE WARHOL L\u2019esprit du célèbre artiste habitera les murs du loft du Eastern Bloc à Montréal, au cours du Factory Project, un événement réunissant des artistes multidisciplinaires canadiens.Coproduit par le Studio 303 et les Productions Out, ce happening artistique réunira une foule d\u2019artistes du Québec, de l\u2019Ontario et de l\u2019Alberta (en théâtre, arts visuels et multimédia) qui se produiront dans un loft désaffecté.Les 20, 24, 25, 26 et 27 septembre au 7420, rue Clark.DU THÉÂTRE DANS DES VALISES Marier la bande dessinée au théâtre, pourquoi pas?Voilà ce que propose la jeune compagnie théâtrale Blitz D\u2019axes, avec son spectacle Valises qui, du 15 au 18 septembre, occupera le local 245 de l\u2019Usine Grover (2025, rue Parthenais.) On parlera d\u2019accumulation maladive, d\u2019ambition démesure, et de course, dans cette pièce née d\u2019une BD originale de Dominique Spout Morin.SYLVIE ST-JACQUES COUPS DE THÉÂTRE Il semble que chaque semaine appor te sa mani festation dénonçant les compressions budgétaires en culture par le gouvernement Harper.Cette semaine, à Québec, c\u2019était au tour de Robert Lepage de faire entendre sa colère, qualifiant les coupes de «chasse aux idées, une course qui vise à censurer la liberté d\u2019expression, à réduire les possibilités de circulation de la culture à l\u2019étranger\u2026» On parle beaucoup du rayonnement de nos artistes à l\u2019étranger \u2013 j\u2019y reviens d\u2019ailleurs cette semaine avec un reportage sur les artistes qui tournent \u2013 rappelant qu\u2019un pays n\u2019a pas meilleur ambassadeur que sa culture.Or, en entrevue cette semaine, Daniel Meilleur, président fondateur des Deux Mondes, soulevait un autre effet pervers des coupes : la capacité réduite d\u2019accueillir des artistes provenant de l\u2019étranger.Elles se comptent déjà sur les doigts d\u2019une seule main, les salles montréalaises qui incluent dans leur programmation un volet international.Bonne nouvelle: le Théâtre La Chapelle, dont l\u2019avenir était compromis il y a un an, renaît cette saison avec une programmation qui propose entre autres des spectacles allemand, sud-africain, new-yorkais et belge.Pour prendre le pouls de ce qui se fait ailleurs sans prendre l\u2019avion, il reste aussi l\u2019Usine C, même si ce lieu de diffusion a choisi cette année de prendre un virage plus «québécois».Sinon, il reste toujours le centreMAI, si vous parlez anglais.Et heureusement, il y a le Festival TransAmériques, pour voir le meilleur de la production internationale.Dans une lettre adressée au gouvernement Harper, le FTA soulevait que les coupes des conservateurs allaient forcer le FTA à réduire le nombre de directeurs de théâtre et de festivals invités à cet événement.Moins de programmateurs verront les artistes d\u2019ici.C\u2019est vrai.Mais en restreignant ainsi la mobilité internationale, on se présente comme une culture fermée sur elle-même et peu intéressée par ce qui se fait ailleurs.Dans un tel contexte, pourquoi des artistes allemands, français, belges, anglais ou néerlandais, habitués à des cachets beaucoup plus élevés que ce qu\u2019on alloue ici, traverseraient-ils l\u2019Atlantique pour venir jouer chez nous?En mai dernier, à New York, je bavais d\u2019envie en lisant la section des arts du New York Times, qui accordait sa première page à la couverture d\u2019un spectacle londonien dont la distribution était à 100% composée d\u2019Indiens.Rien contre le fait «d\u2019acheter local », mais je rêve du jour où les programmations des théâtres montréalais céderont leurs scènes à des productions d\u2019ailleurs.Parce que tourner, c\u2019est bien beau.Mais parfois, aussi, il faut inviter.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : sstjacqu@lapresse.ca Pas d\u2019argent, pas de visite En restreignant ainsi la mobilité internationale, on se présente comme une culture fermée sur elle-même et peu intéressée par ce qui se fait ailleurs.Des artistes de la scène du Québec qui tournent à l\u2019étranger, il y en a des masses.Spontanément, nous viennent à l\u2019esprit les noms de Robert Lepage, Wajdi Mouawad et Marie Brassard.Mais nos globe-trotters de la scène s\u2019appellent aussi Les Deux Mondes, Dulcinea Langfelder, Les Confettis, la Pire Espèce ou le Théâtre bouches décousues\u2026 Faire tourner des ballons sur son nez, évidemment que ça vaut la peine ! SYLVIE ST-JACQUES Ces jours-ci, Daniel Meilleur a le goût d\u2019imiter Yann Martel (qui, aux deux semaines, envoie des bouquins au premier ministre) en invitant Stephen Harper au théâtre.«Il y a des pays qui paieraient pour se faire un Robert Lepage, qui serait perçu comme une fierté nationale», s\u2019indigne le président fondateur du Théâtre des Deux Mondes.En 35 ans, Les Deux Mondes en ont fait du chemin, parcourant les Amériques, l\u2019Afrique, l\u2019Europe et l\u2019Asie.Aux Deux Mondes, le voyage est devenu partie prenante de la création.Normal, donc, que Daniel Meilleur, Michel Robidoux, Yves Dubé et Normand Canac-Marquis se soient inspirés de l\u2019expérience internationale de la compagnie pour Carnets de voyages qui, la semaine dernière, prenait la scène de la Cinquième Salle de la PDA.«Pour un artiste, c\u2019est un des plus grands privilèges que de pouvoir voyager avec son art.Par exemple, on revient toujours transformé d\u2019un voyage en Afrique.On se demande si ce qu\u2019on fait va intéresser l\u2019autre.Chacun de nos spectacles a eu son propre destin.L\u2019histoire de l\u2019oie a tourné pendant 16 ans.Tandis que d\u2019autres ont eu une vie d\u2019une année ou deux», raconte Daniel Meilleur.Aux Deux Mondes, cette vie sur la route n\u2019a pas été préméditée.«Une tournée à la fois», c\u2019est un peu la devise de cette compagnie dont les budgets seront forcément pénalisés par l\u2019abolition du programme fédéral PromArt.«Il est très rare que les gens nous invitent sans avoir vu un spectacle.» Quand on se compare, on se désole Daniel Meilleur regrette que le Canada n\u2019imite pas la France, l\u2019Allemagne ou la Suède, pour propulser le rayonnement de ses artistes à l\u2019étranger.«C\u2019est difficile pour nous d\u2019aller en Chine, parce que les cachets sont minimes.Les Français, les Anglais, les Allemands, eux, envoient leurs artistes et paient tout.Parce qu\u2019ils savent que, stratégiquement, c\u2019est rentable!» Marc Pache, directeur général de la compagnie jeune public Théâtre bouches décousues, donne l\u2019exemple du spectacle Léon le nul \u2013 qui a sillonné l\u2019Europe depuis sa création en 2005 \u2013 pour démontrer que tourner rapporte.«Avec un budget de 71 000$ (dont 12 000$ provenaient du programme PromArt), nous avons généré des revenus autonomes de 60 000$.Sur ce montant, 35 000$ ont été versés en salaires et cachets à des individus québécois.On est inquiets, on veut savoir pourquoi ces programmes sont remis en question, puisqu\u2019il est clair que les tournées sont génératrices de revenus.» Autre compagnie pour la jeunesse qui tourne beaucoup en France, Le Carrousel a consacré maints efforts à développer son réseau international depuis 15 ans.Le spectacle Une lune entre deux maisons, découvert dans un festival à Lyon, a été vu environ 200 fois en Europe.La compagnie a joué ses pièces L\u2019Ogrelet et Salvador dans plusieurs langues, en Italie, au Mexique, en Espagne ou en Argentine.Le Carrousel s\u2019apprête d\u2019ailleurs créer en mandarin sa pièce Petit Pierre.«Je ne crois pas que ces coupes puissent mettre notre compagnie à terre du jour au lendemain.J\u2019ai confiance que le gouvernement fédéral va se réveiller.Mais pour la première fois en 35 ans de métier, je me sens extrêmement inquiète », lance Odette Lavoie, directrice générale de cette compagnie établie à Québec.L\u2019enrichissement humain, qui ne se mesure pas en argent sonnant, doit aussi être inclus dans les bénéfices de tourner à l\u2019étranger.«C\u2019est d\u2019abord des rencontres artistiques.Ce n\u2019est pas la même chose que de vendre des chaussures», rappelle Marc Pache du Théâtre bouches décousues.L\u2019artiste multidisciplinaire Dulcinea Langfelder, par exemple, a dit que le fait de sillonner le monde avec son spectacle Victoria l\u2019a rendue «moins individualiste» et plus encline à s\u2019interroger sur problématiques « plus vastes, moins nombrilistes.» Le comédien Jean-François Casabonne, qui tient l\u2019un des rôles principaux dans Carnets de voyages, voit la tournée comme la création «d\u2019influx nerveux entre les autres et nous.» «Parfois, tu pars en semeur et tu récoltes là-bas des choses que tu as semées chez toi.C\u2019est une espèce de migration de la création.» Carnets de voyages, de la compagnie Les Deux Mondes, est à l\u2019affiche de la Cinquième Salle de la Place des Arts jusqu\u2019au 13 septembre.Faire tourner des ballons sur son nez PHOTO DANIEL MEILLEUR, FOURNIE PAR LES DEUX MONDES AuxDeuxMondes, le voyage est devenu partie prenante de la création.Normal, donc, que DanielMeilleur,Michel Robidoux, YvesDubé etNormandCanac- Marquis se soient inspirés de l\u2019expérience internationale de la compagnie pour Carnets de voyages, présentée à laCinquième Salle de la Place des Arts.«C\u2019est difficile pour nous d\u2019aller en Chine, parce que les cachets sont minimes.Les Français, les Anglais, les Allemands, eux, envoient leurs artistes et paient tout.Parce qu\u2019ils savent que, stratégiquement, c\u2019est rentable ! » LES TOURNÉES À L\u2019ÉTRANGER lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 14 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 6 S E P T E M B RE 2 0 0 8 presente par chroniques du bout du monde georgie du sud et patagonie Le globe-trotter herve haon nous emmene aux confins de l¡¦Amerique du Sud vers la Patagonie et la Georgie du sud, royaumes encore intacts ou deux oceans se rencontrent en de gigantesques etreintes.LAVA L 14 au 23 octobre Salle Andre-Mathieu 475, boul.de L¡¦Avenir LONGUEUIL 6au11 septembre Salle Pratt & WhitneyCanada 150, rue de Gentilly Est MONTREAL 28 octobre au 2novembre Salle Pierre-Mercure 300, boul.de Maisonneuve Est SAINT-JEAN 27 septembre ¡VLAPRAIRIE 29 et 30 septembre ¡VMONTREAL-NORD 7au9octobre 514 521-1002 -1800 558 1002 www.LesGrandsExplorateurs.com 3581833A Montreal (Pierre-Mercure) - Montreal-Nord - L¡¦Assomption - La Prairie LaSalle - Laval - Longueuil - Pierrefonds - St-Hyacinthe - St-Jean - St-Jerome georgiedusud -russie-sahara-armenie australie-bretagne-himalaya-provence abonnez-vous et courez la chance de gagner un voyage pour 2 a MARRAKECH (514) 521-1002 ou sans frais1 800 558-1002 www.LesGrandsExplorateurs.com Presente par : Presente a : 3575773A 3575775 Anoter que l¡¦election pour le poste de representant des abonnes demeurant a l¡¦exterieur de l¡¦ile de Montreal au conseil d¡¦administration deBAnQaura lieu al¡¦automne 2009.Election d¡¦un abonne de l¡¦ile de Montreal au conseil d¡¦administration de BAnQ Du6au20septembre2008 (17h), Bibliotheque et Archives nationales du Quebec (BAnQ) invite ses abonnes demeurant sur l¡¦ile de Montreal a soumettre un dossier de candidature complet au poste qui leur est reserve au seindeson conseil d¡¦administration.Les candidats doivent etre ages de 18ans ou plus, abonnes en date du 21 juillet dernier et residents du Quebec.La duree du mandat est de deux ans.Pour obtenir un bulletin de mise en candidature, une Declaration a titre de contresignataire d¡¦un candidat et plus de details, consultez la section speciale consacree a l¡¦election sur le portail Internet de BAnQ au www.banq.qc.ca.Des le2octobre prochain, la liste des candidats y sera publiee.Du 21 au 26 octobre, les abonnes de BAnQ de l¡¦ile de Montreal pourront voter de facon electronique pour elire leur representant.Le nom du candidat elu sera devoile au plus tard le 5 novembre prochain.www.banq.qc.ca 3579179A ARTS ET SPECTACLES THEATRE lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll SPECTACLES C L A S S IQUE MAIRIE DE MONTREALƪNORD ü4243, de Charleroi) Orchestre Symphonique de Montreal.Dir.Kent Nagano.Anim.Andre Robitaille.Beethoven, Rossini : 19h30.Concert en plein air, entree libre.VA R I E T E S METROPOLIS Lagwagon/MXPX : 19h30.THEATRE LIONELƪGROULX üSainte-Therese) Les Grandes Gueules : 20 h.CABARET DU CASINO DE MONTREAL Johanne Blouin, Elizabeth Blouin-Brathwaite, Patsy Gallant et Nancy Martinez : 20h30.CHAPITEAU BROMONT Peter MacLeod : 20h30.PLACE DES ARTS üSalle Wilfrid-Pelletier) Martin Matte : 20 h.LA TULIPE Pop 80 : 21 h.THEATRE HECTORƪCHARLAND üL¡¦Assomption) Jonas : 20 h.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Andre Robitaille sera a Montreal- Nord ce soir pour animer le concert en plein air donne par l¡¦OSM et son chef Kent Nagano.SYLVIE ST-JACQUES Ils ont souvent joue dans les memes spectacles, sans jamais meme se donner la replique.C¡¦etait une de mes exigences, quand j¡¦acceptais un role ., blague Gerard Poirier.Cinquante ans de carriere plus tard, voila que pendant deux heures Poirier et Francois Tasse porteront sur leurs epaules la premiere traduction francaise de Halpern&Johnson, mise en scene par Monique Duceppe.Halpern et Johnson sont deux hommes qui normalement n¡¦auraient jamais du se rencontrer, en raison de leur caractere tellement oppose et de leurs origines differentes ., explique le comedien Gerard Poirier, qui campe Johnson, un monsieur sensible, raffine et amoureux des arts.Son rival de scene, Francois Tasse, lui, fait un homme d¡¦affaires terre a terre, rustre et pragmatique.Le motif de cette rencontre improbable dans un cimetiere : tous les deux ont aime Florence, qui vient de mourir.Halpern l¡¦a epousee et lui a donne confort et securite.Tandis qu¡¦avec Johnson, qui a ete jadis son amoureux, elle a entretenu pendant 50 ans une relation platonique.Deux liaisons paralleles qui ont comble cette femme.Le jour des funerailles, l¡¦amant chaste qui n¡¦a pas pu epouser sa bien-aimee parce qu¡¦il n¡¦etait pas juif, passe aux aveux aupres du mari de Florence.Une situation que Francois Tasse qualifie de .pittoresque .Quand mon personnage l¡¦apprend, il trouve que c¡¦est une tromperie, une trahison, de savoir que sa femme lui a cache un cote de sa vie., raconte le comedien.Histoire du Lower East Side Lionel Goldstein, un Londonien d¡¦origine juive ¡V Halpern&Johnson est son unique piece ¡V se serait inspire d¡¦une histoire qu¡¦il a entendue de son comptable, pour ecrire l¡¦histoire de cette femme qui a vecu une double vie pendant 50 ans.On y decouvre les cotes caches des etres humains.Meme si on est deux, il y a toujours un pan de notre vie qui n¡¦est pas revele., songe Francois Tasse.La piece a d¡¦abord ete un film (avec Laurence Oliver et Jackie Gleason) avant d¡¦etre montee pour la premiere fois en 1995 a Tel- Aviv.Ensuite, elle a ete jouee en Amerique du Sud, a Londres et aux Etats-Unis.On ne peut pas reduire cette piece a une anecdote.C¡¦est comme un roman dont on suit tranquillement les rebondissements.Les spectateurs sortiront-ils de chez Duceppe desillusionnes par les promesses utopiques du mariage?.Non, mais on se dira que lemariage n¡¦est pas necessairement la solution ideale pour atteindre le bonheur., estime Gerard Poirier.C¡¦est Sacha Guitry qui l¡¦a dit: deux personnes mariees peuvent tres bien s¡¦aimer, a condition de ne pas etre mariees ensemble¡K Halpern et Johnson, de Lionel Goldstein, traduction deMichel Dumont, mise en scene deMonique Duceppe, du 10 septembre au 18 octobre au Theatre Jean-Duceppe.HALPERN ET JOHNSON Menage a trois Le personnage principal de la piece Halpern et Johnson de Lionel Goldstein est une beaute juive nommee Florence.Pourtant, aucune replique n¡¦est donnee a cette femme qui n¡¦apparait meme jamais sur scene.C¡¦est que la Florence en question est le grand amour de deux hommes aux antipodes.Gerard Poirier et Francois Tasse, en duel chez Jean-Duceppe, defendent ces Halpern et Johnson unis par la disparition de celle qu¡¦ils ont aimee chacun a sa facon.PHOTO ANDRE PICHETTE, LA PRESSE Au cours des prochaines semaines, Francois Tasse et Gerard Poirier porteront sur leurs epaules la premiere traduction francaise de Halpern et Johnson, mise en scene par Monique Duceppe.On ne peut pas reduire cette piece a une anecdote.C¡¦est comme un roman dont on suit tranquillement les rebondissements.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R E A L SA M E D I 6 S E P T E M B RE 2 0 0 8 A R T S E T S P E C T A C L E S 15 Le Fort de l\u2019Île Sainte-Hélène Info : 514.861.6701 \u2014 www.stewart-museum.org MÉTRO JEAN-DRAPEAU Jeux, chasse aux trésors, musique de marins, conférences, activités pour toute la famille Dimanche 7 septembre 10h à 17h À l\u2019abordage! Pirates & corsaires d \u2019ici et d\u2019ailleurs 3582745A COURS D\u2019ITALIEN Institut culturel italien 1200, av.Docteur Penfield - Contactez-nous au: cours.iicmontreal@esteri.it 3582163 (514) 849-3473 COURS THÉMATIQUES EN ITALIEN NOUVEAUTÉS Du 15 septembre au 1er décembre 2008 Inscription quadrimestrielle pour les niveaux 1 - débutant et 2 - élémentaire et annuelle pour les niveaux 3 à 6 jusqu\u2019au 12 septembre 2008 (possibilité de deux paiements : septembre et janvier) Cours lundi-mercredi ou mardi-jeudi, de 10 h à 12 h ou de 18 h à 20 h Frais: 350 $/45 h \u2022 650 $/90 h (pas de taxes) Nouveauté: cours hebdomadaire le vendredi ou le samedi, de 9 h 30 à 12 h 30, 320 $/36 h (niveaux 1 et 2) \u2022 Cinéma \u2022 Théâtre \u2022 Rédaction de textes \u2022 Écoute \u2022 Renaissance \u2022 Voyage virtuel à Rome ou en Toscane \u2022 Conversation avancée (Frais: 200$/24 h quadrimestre) CILS (Certificat d\u2019Italien Langue Seconde de l\u2019Université de Sienne) : L\u2019inscription annuelle inclut les frais d\u2019examen.Cours intensifs préparatoires à l\u2019examen CILS Du 4 au 22 mai 2009, 150$ /18 h Cours intensifs d\u2019été : lundi/mercredi/vendredi, de 9 h 30 à 12 h 30 (Frais : 350 $/45 h) ARTS ET SPECTACLES ENTRACTE PAUL JOURNET entracte@lapresse.ca EN HAUSSE.EN BAISSE Roger Léger SÉPARÉS À LA NAISSANCE Relever un peu le menton, ça donne un air fier.Aussi fier que Philippe Trudeau, personnage de Roger Léger dans L\u2019auberge du chien noir, satisfait de son passage du monde de la finance à celui de la téléréalité.Aussi fier que Régis Labeaume, maire et «rock star» deQuébec.MerciàMathieu de Rivière-du-Loup pour la suggestion.L\u2019OPÉRA DE MONTRÉAL L\u2019Opéra de Montréal a réussi son «plan de redressement draconien ».En août 2006, il traînait un déficit de 2 millions.La moitié de ses employés avaient été licenciés.Aujourd\u2019hui, le déficit est complètement résorbé.Une année plus tôt que prévu.L\u2019OM affiche même un surplus de 25 000$.Il retourne à cinq productions par année.Le nombre d\u2019abonnements est même passé de 354 à 1300 auprès des 18-30 ans.L\u2019avenir de l\u2019art lyrique semble assuréàMontréal.JEAN LELOUP Encore une fois, Jean Leloup ne laisse personne indifférent.Àson concert retour au Colisée de Québec samedi dernier, il a demandé à certains fans de faire plus de bruit, pour ensuite leur ordonner de se taire et les traiter de «plates» au passage.Une poignée de gens offensés sont partis au milieu du spectacle.Oui, Leloup se lançait dans de longs jams, interrompait parfois ses chansons et invectivait parfois la foule.Mais il fallait être un peu naïf pour s\u2019attendre à un concert standard de cet iconoclaste.On aime ou on n\u2019aime pas.ILS, ELLES ONTDIT «Alexandre Despatie mérite une médaille d\u2019or pour la gentillesse et le charme de son amoureuse.» \u2014 Yvan Martineau, qui réussit à sa façon de parler de sport amateur à 110% sur les ondes de TQS.«On peut toujours rêver.» \u2014 Guy A.Lepage dans la pub de la prochaine saison de Tout le monde en parle, où il énumère une liste d\u2019invités improbables comme le dalaïlama, Michael Phelps et Fabienne Larouche\u2026 Régis Labeaume «Elle est à la fois féminine et un peu lutteur sumo.» \u2014 Joyce Napier décrivant Sarah Palin, la colistière de John McCain, à Radio-Canada.«Dans les fonds de classe\u2026 les profs n\u2019osent même plus regarder en arrière, de peur de ce qu\u2019ils vont découvrir.» \u2014 Stéphane Gendron, qui fait allusion aux «concours de fellation» et autres immoralités de la jeunesse à L\u2019avocat et le diable sur les ondes de TQS.PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Votre guide télé surWWW.CYBERPRESSE.CA/TELE 0906 17 h 00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 BEV VD VDO SRC Québec depuis 1608 / Raoul Jobin L'Épicerie Le Téléjournal Match-étoiles - Découvrez qui sera la grande étoile du Match 2008; un numéro présenté par les danseurs.SÉRAPHIN : UNHOMME ET SON PÉCHÉ (2002) avec Karine Vanasse, Roy Dupuis, Pierre Lebeau.- En 1890, une femme épouse lemaire du village afin de sauver l'honneur de son père.Le Téléjournal FRIDA (2002) avec Alfred Molina, Ashley Judd, Salma Hayek.- La vie mouvementée de Frida Kahlo, peintre révolutionnaire d'origine mexicaine.1h00 \" 112 4 4 TVA 16h15 # UN FLIC ET DEMI (1992) avec Burt Reynolds, Ray Sharkey, Norman D.Golden.Le TVA 18 heures LA FAMILLE JOHNSON EN VACANCES (2004) - Tout se déroule mal lors du long voyage que les Johnson entreprennent vers le Missouri.20h15 GLADIATEUR (2000) avec Joaquin Phoenix, Connie Nielsen, Russell Crowe.- Un général romain, devenu gladiateur, cherche à se venger de l'empereur.23h15 Le TVA réseau 23h45EMPIRE (2002) 1h45 \" 115 7 7 TQS Qu'est-ce qui mijote?Donnez au suivant ESPIONS ENHERBE (2001) avec Carla Gugino, Alan Cumming, Antonio Banderas.- Deux agents secrets sont enlevés et ce sont leurs enfants qui doivent les sauver.MAUVAISE FRÉQUENTATION (2002) avec Chris Rock, Sir Anthony Hopkins.- Un vétéran de la CIA a neuf jours pour transformer un homme en espion sophistiqué.STRIP-TEASE (1996) avec Ving Rhames, Burt Reynolds, Demi Moore.1h20 \" 114 5 5 TQc CodeChasten - Reportage sur la nanorobotiquequi permet d'injecter desmicro-robots dans le corps.Les grands duels de la LNI / Demifinale Gangderue-Lagangaidedesd'enfants multiethniqueàapprivoiserlesrigueurs denotreclimat.Planète bleue - Une tortue marquée de plusieurs morsures est trouvé morte sur une plage tropicale.Belle et Bum / Pierre Lapointe , Yannick Nézet-Séguin.ESCALIER C (1985) avec Jean-Pierre Bacri, Robin Renucci.- Un jeune critique d'art se plaît à intervenir dans les problèmes de ses voisins ou amis.0h15 \" 138 8 8 CBC 16h00 # Soccer Chiv./Tor.(D) Saturday Report Can.Antiques Rd Beijing 2008 Paralympic Games Equestrian - Coupe des Nations THE BAY OF LOVE AND SORROWS (2002) Peter Outerbridge.206 13 13 CTV-M Sue Thomas: F.B.Eye CTV News Food & Fashion eTalk / Festival Party THE MAN WHO LOST HIMSELF (2005) David James Elliot.Comedy Now Comedy Inc.CTVNationalNews CTV News \" 205 11 11 GBL-Q Family Guy Global National Evening News Focus Montreal Andromeda Andromeda Andromeda / Totaled Recall Andromeda News Final Sat.Night Live \" 55 3 3 ABC 15h30 # NCAA Football (D) Football Post NASCAR NASCAR Auto Racing - Sprint Cup Series (D) Sex and the City 281 22 22 CBS # USTA Tennis (D) Channel 3 News Evening News Entertainment Tonight Weekend USTA Tennis - Omnium des Etats-Unis (D) 48 Hours Mystery / The Letter Channel 3 News Tim Kavanagh 282 21 21 NBC 15h30 # Football San Diego St.vs Notre Dame (D) Stargate: SG-1 Chuck / Chuck Versus the Truth Law & Order: C.I./ Betrayed Law & Order: C.I./ Ten Count Newschannel 5 Sat.Night Live \" 280 18 23 PBS-P 15h30 # Europe Daniel O'Donnell at Home in Ireland Andre Rieu: Live in Vienna Sarah Brightman: Symphony in Vienna My Generation: The '60s Experience \" \u2014 46 24 PBS-B 16h30 # Celtic Thunder Visions of Italy / The Great Cities My Music Billy Joel: The Stranger To Be Announced \" \u2014 43 59 A&E The Anatomy of September 11th I Missed Flight 93 FLIGHT 93 (2005) avec Ty Olsson, Colin Glazer, Jeffrey Nordling.The Sopranos / Members Only The Sopranos / Join The Club 615 73 39 ARTV 16h00#G.Entrevues LaCultureNul Alys Robi Pour l'amour du country Voir les comédiens / Lorraine Pintal Bravissimo! 22h10 Pavarotti à Central Park \" 143 31 31 BRAV 15h30 # THE F.17h45 Bravo News Arts&Minds Bravo! Videos Live at the Rehearsal Hall / Stars STANDING IN THE SHADOWS OFMOTOWN (2002) Richard Allen.22h15 Bravo News Garrett Mason SECRETARY (2002) 1h00 \" 620 72 34 CD Un tueur si proche Compl.fou Drôle demonde Au-delà du Réal 100 Farces Crampé de rire Grand rire bleue 2003 / Le BBQ C'est incroyable! Vidéo patrouille 129 20 20 CinéPOP 15h55 # LE SEIGNEUR DE LA GUER.THE GINGERBREAD MAN (1998) Kenneth Branagh.ROBOCOP (1987) avec Nancy Allen, Peter Weller.21h50 TOOTSIE (1982) avec Jessica Lange, Teri Garr, Dustin Hoffman.185 205 205 DISC Mayday / Racing the Storm How It's Made How It's Made The Flight That Fought Back After the Catch / Brotherhood Criss Angel Mind Criss Angel Mind A Haunting / The Apartment 520 37 37 EV 50 Heures de vacances / Ottawa Virée en VR Soleil tout inclus / Manzanillo Destinations / Madagascar - Partons à la découverte de Madagascar, île située dans l'Océan Indien.Rallye autour du monde 134 23 51 FC 17h10 K.Possible 17h40 H.Montana 18h05 Sadie Flight 29 Down 18h55 SoRaven 19h50 Life Derek 20h10 Suite Life 20h35 H.Montana SLEEPLESS IN SEATTLE (1993) Tom Hanks.22h45 YOU'VE GOTMAIL (1998) Meg Ryan.1h00 \" 556 \u2014 67 FOX 15h30 # LMB Baseball / Phillies de Philadelphie c.Mets de New York (D) 2 1/2 Men 2 1/2 Men Cops Cops America Most Wanted FOX 44 News Family Guy Mad TV / Dave Navarro 283 36 46 HI Dr Quinn, femme médecin Kaamelott RacontePourVoir Chantiers Les ailes de la guerre NCIS enquêtes spéciales / Stakeout CES GARÇONS QUI VENAIENT DU BRÉSIL (1978) Gregory Peck.1h00 \" 133 25 53 HIST Shockwave The Real Treasure Island NCIS / Reveille / Rudolf Martin Ancestors in Attic Ancestors in Attic OCEAN'S TWELVE (2004) avec Catherine Zeta-Jones, Brad Pitt, George Clooney.Masterminds 522 49 47 MMAX Présentation Musimax Cocktail pop en clips Célébrités et paparazzis / Brad Pitt Hollywood Inc.Star-O-Mètre Style de Star Les tops et les flops 142 32 48 MP Top5M+ Top5M+ La tatouée Kat Von D.Pussycat Dolls: Girl Diddy présente.Danse ou crève! Présentation Spéciale Présentation Spéciale 141 30 30 E! MTL Nadege Ciao Montreal Maghreb To Montreal E! News The Soup Afromonde Soul Call Teleritmo Parsvision Armenien Le pont Sportivi 207 14 14 RDI Le Téléjournal Planète prise 2 La Semaine verte Le journal RDI Tout le monde Découverte / Lamagie des eaux Le Téléjournal Grands Reportages: Les films Imax Planète prise 2 Le Téléjournal Tout le monde 126 19 19 S+ Les experts Sans laisser de trace Le merveilleux monde d'Alice The Border: haute surveillance L.A.Enquêtes / Double tranchant Bones / Histoire d'os Jardins secrets 132 24 52 SE 16h35 # U 17h50 LE PRIX À PAYER (2007) avec Christian Clavier, Nathalie Baye.19h25 DRÔLE D'ABEILLE (2007) Gad Elmaleh.3-2-1 Action /21h05 GANGSTER AMÉRICAIN (2007) avec Denzel Washington, Russell Crowe.23h45 NOS VOI.1h2 180 \u2014 201 SHOW 16h00 # 50 FIRST DATES (2004) avec Drew Barrymore, AdamSandler.About a Girl 'Da Kink-My Hair WHISPERS AND LIES (2007) ANCHORMAN: THE LEGEND OF RON BURGUNDY (2004) Will Ferrell.616 40 40 TFO J'ai mon voyage Prêt, pas prêt 18h10 Charlie et Cornemuse Panorama Douce folie Super plantes LE COMTE DE MONTE-CRISTO (1998) Partie 1 de 4 22h45 Histoires Destination Nor'Ouest 137 \u2014 \u2014 TLC Property Ladder Moving Up / Regretting Arizona Making it Home / The Kerns Flip That House Hope/Home The Real Pros / Life's Little Suprises Holmes on Homes / Ceiling the Deal Flip That House Hope/Home 521 39 27 TTF BEN 10: COURSE CONTRE LA MONTRE (2007) Chowder George- Jungle Bugs Bunny and Tweety Blaise le blasé Les Simpson Roi de Las Vegas La Vie est un zoo South Park Les Simpson Décalés cosmos 139 34 45 TV5 30 millions Nouvo 17h55QuestChamp Journal France Le 3950 / Yann Perreau Le plus grand cabaret du monde / Liane Foly , Laurent Baffie.Les bleus / Enquête interne TV5 le journal Festivals \" 145 15 15 VIE Super Nanny / La famille Chapman Le goût de Louis Oui à la robe Maison en otage Bye-ByeMaison Idées-grandeur Échangé nos mères / Flynn & Orris Des maisons d'occasion$ Lisa Williams 135 35 44 VOX Premières vues Baromètre Parole et vie Académiemots Juste pour rire Gala Juste pour rire Ici et là Baromètre ArShitechs son Baromètre \u2014 9 9 VRAK Stan et ses stars M.changement Endurance Frank vs Girard Smallville / Le duel Wildfire Newport Beach / Les Gringos Samantha Presserebelle Degrassi Degrassi 140 16 16 Z Comment.fait Podium xtrême Banc d'essai Équipé- rouler Monstres Mécaniques Mélinda, entre deux mondes Moonlight / Out of the Past TORNADE: L'ALERTE (2006) avec Mina Tander, Matthias Koeberlin.131 26 54 RDS # USTA Tennis (D) Sports 30 PGA Golf - Championnat BMW 3e ronde USTA Tennis - Omnium des Etats-Unis Finale femmes (D) Sports 30 F1 Magazine F1 Course automobile \" 123 33 33 SPN 16h00 # LMB Baseball / Tigers de Détroit c.Twins du Minnesota (D) Sportsnet Connected FIFA Soccer Hon/Can.(D) Poker Sportsnet Connected 406 38 38 TSN 16h00 # Football C.B.vs Hamilton NASCAR Auto Racing - Sprint Cup Series (D) SportsCentre \" 400 28 28 17 h 00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 BEV VD VDO lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 16 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 6 S E P T E M B RE 2 0 0 8 Apprenez comment on soignait en Nouvelle-France avec le chirurgien-barbier.Voyez à l'oeuvre le bardeleur et l'artisancharpentier.Goûtez le ketchup préparé selon une recette de grand-mère.11 h : Causeries et démonstrations avec l\u2019Ensemble Claude- Gervaise : Les aventures d'un intendant musicien 12 h : Conférence \u2013 Les jardins de Louis Hébert, avec Daniel Fortin, ethnobotaniste au Centre de la Nature de Laval 2146, place Dublin, Pointe-Saint-Charles, Montréal \u2022 Renseignements : 514 935-8136 To u s l e s d é t a i l s s u r www.m a i s o n s a i n t - g a b r i e l .q c .c a Un dernier DIMANCHE LE DIMANCHE 7 SEPTEMBRE 2008 DE 11 H À 17 H 3555025A 2 9 m a i \u2013 28 se p t e m b r e 2 0 0 8 YVES SAINT L AURENT Première rétrospective couvrant les quarante ans de création de la maison de Haute Couture Yves Saint Laurent.Une scénographie digne des plus prestigieux défilés de mode.L\u2019exposition la plus glamour de l\u2019été ! Ouvert aussi les mercredis, jeudis et vendredis soirs jusqu\u2019à 21 h.Gratuit pour les enfants de 12 ans et moins* *Accompagnés de leurs parents.Non applicable aux groupes.Organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal et les Fine Arts Museums of San Francisco en partenariat avec la Fondation Pierre Bergé \u2013 Yves Saint Laurent, Paris./ Yves Saint Laurent, Robe de mariée Hommage à Braque (détail), Printemps-été 1988, no 132.Fondation Pierre Bergé \u2013 Yves Saint Laurent.Photo Alexandre Guirkinger Renseignements: 514-285-2000 En partenariat avec En collaboration avec Visites commentées disponibles 3562947A 3563990 3581238A 3581330 ARTS ET SPECTACLES ARTS VISUELS JOCELYNE LEPAGE «J\u2019ai tellement d\u2019affaires à faire que j\u2019ai pas le temps de faire de l\u2019argent», dit François Gourd en nous entraînant à sa suite dans les salles du Centre d\u2019exposition de Repentigny où ses oeuvres en tous genres sont rassemblées.Peintures, sculptures, collages, photos, vidéos, costumes, meubles, malades manteaux.C\u2019est sans doute la présentation la plus complète à ce jour de toutes les facettes de cet homme aux multiples talents éparpillés, dont l\u2019oeuvre la plus importante est probablement lui-même: François Gourd, alias Yo-Gourd, alias Vaillangourd.À 58 ans, François Gourd, toujours aussi hyperactif, s\u2019apprête à aller à Cuba où il espère présenter, avec l\u2019aide d\u2019artistes cubains, un «symfolium» comme il en a fait à Montréal, sorte de congrès où l\u2019on rend hommage à la folie.«Vive le Cubec libre ! ! ! » Mais pour le moment, il fait le tour de lui-même avec nous.Devant ses premiers tableaux, des paysages inspirés par la mer du Mexique sur lesquels il a tracé des grilles, il explique.«Je n\u2019en pouvais plus de m\u2019occuper d\u2019une trentaine de peintres \u2013 sont tellement chialeux \u2013 j\u2019ai décidé que j\u2019étais capable moi aussi de peindre.J\u2019en ai fait au moins 300 de ces paysages.» Il fait référence ici aux Foufounes électriques, ce bar éclaté où il présentait des spectacles de peinture en direct.Une aventure qui a mené tout ce beau monde dans un bar branché de New York, dans les années 80.Il a continué à peindre par la suite: des personnages, inspirés de son voyage en Guadeloupe où il s\u2019est tenu avec des joueurs de tam-tam.Des collages faits de photos prises dans desmagazines exotiques associant coquillages, Africains, Mexicains, légumes et autre dalaï-lama\u2026 Puis, la peinture s\u2019est étalée sur des vestons achetés dans des friperies, devenant ainsi des malades manteaux.Enfin, elle s\u2019est répandue jusque sur des chaises, des fauteuils et autres objets parfois indéfinissables.Gourd a aussi sculpté du bois avec l\u2019aide d\u2019une loupe et du soleil \u2013 «pour attraper l\u2019énergie solaire», précise-t-il.Il y a de tout cela dans l\u2019exposition.Pour représenter ses activités d\u2019animateur-provocateur, il montre aussi ses costumes de scène, dont l\u2019un est entièrement fait de gros lacets, un autre d\u2019un développeur industriel de photos, sorte de tube accordéon noir\u2026 et rassemblé sur les murs une multitude d\u2019affiches pour le Parti Rhinocéros qu\u2019il a tenté en vain de ressusciter aux dernières élections, pour ses Symfoliums, ses pièces de théâtre, et autres événements.Il s\u2019est aménagé une salle qui représente un café dont il a peint le plancher à la manière des automatistes où l\u2019on peut consulter les articles écrits sur lui, de même que les livres et textes importants dans l\u2019évolution de sa pensée.Une pensée inspirée des dadaïstes comme Tristan Tzara dont on peut lire le Manifeste dada.Mais le mieux pour avoir une idée de l\u2019ensemble de l\u2019oeuvre « gourdienne », c\u2019est d\u2019entrer dans la petite salle de «cinémachaise » et de demander à voir l\u2019un des films qu\u2019il a réalisés, celui intitulé L\u2019avis d\u2019un fou.Fait d\u2019extraits de ses aventures, ce film nous ramène aux années 70 et 80 parmi les petites fanfares urbaines fantaisistes et dans les prés à la campagne quand le monde était jeune, fou et tout nu\u2026 Et un dernier petit coin pour souligner son rôle de papa, un espace qu\u2019il a laissé à son fils de 17 ans, lui-même habile dessinateur, graphiste et étudiant en musique\u2026 Cette visite est accompagnée de bandes sonores réalisées par Gourd et ses amis au fil des ans, de sorte que l\u2019on a l\u2019impression de jouer soi-même dans un film dont il est le réalisateur.François Gourd sera au Centre d\u2019exposition les 27 et 28 septembre, de 14h à 16h, pour une rencontre foulosophique à laquelle vous êtes tous invités et où il espère trouver de nouvelles idées.Repentigny zone de foulosophie, FrançoisGourd au Centre d\u2019exposition de Repentigny, 3, Place d\u2019Évry.Jusqu\u2019au 28 septembre.Entrée libre.EXPOSITION / Repentigny zone de foulosophie Le tour de Gourd PHOTO FOURNIE PAR LA VILLE DE REPENTIGNY Les oeuvres en tout genre de François Gourd sont rassemblées au Centre d\u2019exposition de Repentigny.Le Centre d\u2019exposition de Repentigny laisse toute la place à François Gourd qui l\u2019envahit de tout ce qu\u2019il est et fait.«Une rétrospective, genre », dit-il.Place donc au plus grand foulosophe encore en liberté.C\u2019est sans doute la présentation la plus complète de toutes les facettes de cet homme aux multiples talents éparpillés.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 6 S E P T E M B RE 2 0 0 8 A R T S E T S P E C T A C L E S 17 ARTS ET SPECTACLES RADIO NATHALIE PETROWSKI Le premier, le plus vieux et le plus petit, Marc-Antoine Audette, ressemble à un agent immobi l ier.Le deuxième, Sébastien Trudel, avec ses six pieds et des poussières et sa silhouette d\u2019asperge moulée dans un jean noir, donne plutôt dans le bassiste néo-rétro punk.Ils se sont rencontrés au distingué collège Jean-de-Brébeuf au début des années 90.À l\u2019époque, Marc-Antoine, fils de traducteur, était un nerd à lunettes.Sébastien, lui, était le fils du commentateur sportif Pierre Trudel.Ils vénéraient tous les deux les Cyniques, pères de l\u2019humour québécois.Mais ce qu\u2019ils aimaient tout autant, c\u2019était la politique et les cours d\u2019histoire d\u2019André Champagne, leur prof préféré.«On était les deux seuls souverainistes de la classe, raconte Sébastien.On avait un fun noir à débattre de souveraineté avec tous les fils d\u2019hommes d\u2019affaires, qui arrivaient en Porsche et qui, évidemment, étaient tous fédéralistes à l\u2019os.» À l\u2019époque, Marc-Antoine avait déjà sa carte du Parti québécois.Il l\u2019a encore, bien qu\u2019il ne l\u2019ait pas renouvelée récemment.André Boisclair doit y être pour quelque chose.Pas Boisclair, chef du Parti québécois.Plutôt Boisclair, vedette d\u2019une parodie de Brokeback Mountain mettant en scène Bush et Harper se faisant des «mamours» sous la tente.Dans le feu de la controverse, Boisclair a déclaré qu\u2019il avait été piégé par les Justiciers masqués qui ne l\u2019avaient pas prévenu du contenu du sketch.Ces derniers ont prétendu, au contraire, que le chef du PQ savait parfaitement ce qu\u2019il faisait en tournant le sketch et qu\u2019il en était ravi.Lorsque Boisclair a modifié le refrain pour calmer l\u2019opinion publique \u2013 et Denise Bombardier qui réclamait sa démission \u2013, les Justiciers se sont sentis trahis.Mai s ça, c\u2019e st une autre histoire.De CISM à CKOI Revenons à la politique et à cette passion née à Brébeuf et qui aurait pu s\u2019éteindre à l\u2019université.Le contraire s\u2019est produit.À l\u2019Université de Montréal, Marc-Antoine a étudié en sciences politiques et Sébastien, en communications et politique.C\u2019est aussi à CISM, la radio de l\u2019université, qu\u2019ils ont commencé à animer une émission d\u2019affaires publiques où ils recevaient régulièrement des politiciens.«C\u2019était une émission très sérieuse, sauf pendant le quart d\u2019heure où notre patron partait se chercher un sandwich, raconte Marc-Antoine.On se mettait alors à faire des blagues et des parodies.C\u2019est à CISM qu\u2019on a fait notre première insolence au téléphone avec Pierre Bourque.» Quand le maire s\u2019est rendu compte du subterfuge, il a exigé sur-le-champ la démission des deux farceurs.Pas énervés pour un sou, les deux se sont enfermés à double tour dans le studio pendant que le maire hurlait en ondes et que leur patron frappait contre la vitre pour qu\u2019ils mettent fin à la plaisanterie.Les Justiciers masqués venaient de se mettre au monde.Alors qu\u2019à l\u2019époque, la dépolitisation des jeunes avait commencé à faire les manchettes, Sébastien et Marc-Antoine faisaient déjà mentir les médias.Ce long préambule pour expliquer pourquoi, l\u2019année dernière, les Justiciers ont baissé leurs masques et proposé à CKOI un projet d\u2019émission d\u2019actualité politique ce qui, dans le contexte de la radio privée, est de l\u2019ordre de l\u2019hérésie sinon de l\u2019anathème.«C\u2019est sûr que dès que tu prononces le mot politique dans une radio comme CKOI, ça fait un peu peur aux patrons, explique Marc-Antoine.Je les comprends.Leur public est habitué à des téléphones qui sonnent, des jokes de cul et deux gars qui font les caves.Changer une formule gagnante comme celle-là, c\u2019est courir le risque de perdre du monde.» Si, un an plus tard, CKOI et le vice-président de Corus, Mario Cecchini, ont finalement accepté leur projet, c\u2019est sans doute parce que le pari était moins risqué que prévu.D\u2019une part, avec le départ des Grandes Gueules, il y a un an, la concurrence du réseau Énergie n\u2019est plus aussi féroce qu\u2019avant.Et puis, comme les FM proposent tous sensiblement la même formule pour le retour à la maison, CKOI n\u2019avait rien à perdre en proposant une formule différente.«Nous, on est des fans du Daily Show de Jon Stewart, affirme Sébastien.On ne comprend pas pourquoi une quotidienne drôle et politique, ça n\u2019existe pas au Québec.Non seulement le Daily Show marche très fort auprès des 18-24 ans, mais des sondages ont démontré que cette émission était souvent la première source d\u2019information politique pour cette tranche d\u2019âge.Si on réussissait ça avec notre émission, on serait très contents parce qu\u2019on aime ça faire les caves, mais on aime encore mieux quand ça sert un propos.» La politique du vide Sur papier, ce que Les cerveaux de l\u2019info proposent est intéressant et presque louable, surtout dans le contexte contraignant de la radio privée.Mais en pratique, après seulement une semaine de rodage, il y a encore loin de la coupe aux lèvres.D\u2019abord passé le barrage d\u2019annonces tapageuses, de musiques tonitruantes et d\u2019indicatifs de toutes sortes, l\u2019émission offre moins de blagues politiques que de parodies des médias et tout particulièrement de LCN.Les Cerveaux, épaulés par Richard.Z.Sirois, Julie Bou et François Maranda, prennent un malin plaisir à se foutre de la gueule de François Paradis, de Denis Lévesque et de quelques autres têtes d\u2019affiche qui en font trop.Ils aiment tourner en dérision le sensationnalisme des médias et se moquer des 851 couvertures du magazine La Semaine avec Nathalie Simard.Farouchement anti-doc Mailloux, ils présentent régulièrement les propos les plus édifiants que le doc tient sur CHOI-FM, tout cela entrecoupé d\u2019entrevues bidon, de faux reportages et de faux sondages réalisés avec des pauvres ménagères perdues dans la brume domestique.Mais qu\u2019ils soient drôles, crus, caves ou insignifiants, les Cerveaux ne sont, pour l\u2019instant, pas plus politiques qu\u2019il faut.Pour sa défense, Sébastien Trudel affirme que l\u2019émission est tributaire de l\u2019actualité et qu\u2019il faudra encore un mois pour qu\u2019elle trouve sa forme définitive.«Dès que Harper aura déclenché les élections, on va devenir plus politiques.Cela dit, soyons clairs : on n\u2019est pas Raymond Devos ni les Zapartistes.On reste malgré tout convaincus que la politique, ça intéresse le monde, même si, des fois, c\u2019est la politique du vide.» «Jean Charest est le meilleur exemple de la politique du vide, renchérit Marc-Antoine.Cet été, il nous a prouvé que, pour être un premier ministre populaire, t\u2019as rien qu\u2019à cuisiner deux ou trois saucisses avec Ricardo et le tour est joué.» Les Cerveaux entendent bien recevoir des candidats politiques à leur émission, mais ils ne se font pas trop d\u2019illusions.À part Denis Coderre, qui n\u2019a pas peur du ridicule, peu de politiciens ont envie de s\u2019aventurer dans une émission humoristique où ils ne contrôlent rien, surtout pas le rôle de tête de Turc qu\u2019on risque de leur faire jouer.Aux dernières élections provinciales, les adéquistes auraient eu comme mot d\u2019ordre de se tenir loin des Justiciers masqués.«Tout ça parce qu\u2019on a demandé à Mario Dumont dans un scrum, c\u2019était quoi, la marge de crédit du Québec.Boisclair l\u2019avait planté avec cette questionlà pendant le débat.Or un mois plus tard, il n\u2019avait toujours pas la réponse.» Aux dernières élections fédérales, les deux farceurs ont fait pire encore.Ils ont tenu un mariage gai dans les bureaux de circonscription du candidat conservateur de Repentigny.«Les bénévoles horrifiés sont sortis en courant.Le candidat a appelé la police, mais quand les policiers sont arrivés, ils riaient plus que d\u2019autre chose», raconte Marc-Antoine.Si le passé des Justiciers est garant du futur des Cerveaux, il ne nous reste plus qu\u2019à souhaiter des élections au plus pressant.Qu\u2019on rigole un peu.LES JUSTICIERS POLITISÉS PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Sébastien Trudel et Marc-Antoine Audette entendent bien recevoir des candidats politiques à leur nouvelle émission Les cerveaux de l\u2019info, mais ils ne se font pas trop d\u2019illusions.À part Denis Coderre, qui n\u2019a pas peur du ridicule, peu de politiciens ont envie de s\u2019aventurer dans une émission humoristique où ils ne contrôlent rien, surtout pas le rôle de tête de Turc qu\u2019on risque de leur faire jouer.ENTREVUE LES CERVEAUX DE L\u2019INFO Après avoir piégé pratiquement la planète au complet, de Bill Gates jusqu\u2019à Nicolas Sarkozy en passant par Tiger Woods, Britney Spears et Paul McCartney, les Justiciers masqués déposent le téléphone, mais pas leur micro, à CKOI-FM.Depuis la rentrée, Sébastien Trudel et Marc-Antoine Audette présentent Les cerveaux de l\u2019info, une nouvelle émission d\u2019humour et d\u2019actualité.Portrait de deux critiques des médias et de deux cracks de la politique.«On aime ça faire les caves, mais on aime encore mieux quand ça sert un propos.» lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 18 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 6 S E P T E M B RE 2 0 0 8 "]
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