La presse, 14 septembre 2008, P. Lectures
[" 3576804A LECTURES ROMAN ÉTRANGER ALICE AU PAYS DES MÈRES PAGE 2 FIL ODE À QUICHOTTE L'INVINCIBLE PAGE 3 sur cyberpresse.ca CLASSIQUES Consultez notre dossier sur les nouveaux classiques de la littérature sur cyberpresse.ca/classiques AMOUREUX Amoureux du français ?Lisez le blogue de Paul Roux sur cyberpresse.ca/amoureux Comment la maison fondée par Jacques Hébert et Edgar Lespérance a marqué l'histoire du livre \u2014 et de la lecture \u2014 au Québec.Un dossier de Daniel Lemay à lire en pages 4 et 5.LES ÉDITIONS DE L'HOMME ONT 50 ANS Jacques Hébert Antonine Maillet célèbre 50 ans de publication en nous offrant un nouveau roman empreint de philosophie mais aussi d'une grande tendresse, Le mystérieux voyage de Rien.JADE BÉRUBÉ COLLABORATION SPÉCIALE «J'ai rêvé de beaucoup de choses, d'être explorat r ice, pa r exemple, ou historienne ou même avocate, avoue d'entrée de jeu la grande dame de la littérature, plutôt amusée par la révélation de ces noces d'or avec les éditeurs.Mais le rêve des rêves, c'était de passer toute ma vie à raconter des histoires.Je peux donc dire que j'ai réussi jusqu'à présent.et dans le plaisir, de surcroît!» Un plaisir qu'elle enroule néanmoins autour d'un combat quotidien.«Être écrivain, ce n'est pas un métier comme un autre, indique-t-elle.L'écrivain, comme l'artiste, a, à mon sens, une charge, il est chargé d'une mission.Le créateur ne fait pas juste s'amuser à faire des choses nouvelles ; il crée des choses qui représentent la vision de toute sa génération ou de tout son peuple, de son pays ou de son coin dumonde.Et aujourd'hui, le coin du monde, c'est le monde dans son entièreté!» L'écrivaine se garde pourtant de donner à l'artiste la mission de sauver l'humanité.«Je n'ai jamais pensé pouvoir changer la vie des sagouines de ce monde, par exemple, mais j'avais la capacité de parler d'elles.Je pouvais donner la vie à cette femme, de sorte que tout le monde puisse se rappeler qu'elle existe.Je ne crois donc pas avoir changé la mentalité des gens, mais j'essaie que mes livres aient du sens.Et si on ne va pas jusque-là, je pense qu'on a raté le coche.Si on dit qu'écrire, ce n'est que du divertissement, c'est bien dommage.» Les tribulations de Tit-Rien Après avoir intronisé dans la littérature une nouvelle langue avec Les cordes de bois et lié l'épopée d'une femme à celui de tout un peuple dans Pélagie-la-charrette (qui lui vaudra le Goncourt en 1979), Antonine Maillet s'est intéressée cette fois-ci à une quête tout existentielle.Son personnage, Tit- Rien, tout droit sorti des limbes, se frotte à la condition humaine et à tout ce qui en découle.Un Tit-Rien d'ailleurs très justement traduit par les coups de crayon ébouriffés de Cameron en couverture.«Je suis quelqu'un qui aime profondément l'existence, et le plus grand crime qu'on aurait pu me faire, c'est celui de ne pas me donner la vie, affirme l'écrivaine.J'ai donc pensé à donner une voix à un être du néant qui partagerait mon enthousiasme.» Furieux contre ses parents inexistants, Tit- Rien héritera d'une auteure qui le laissera libre d'aller et venir à sa guise, de faire l'expérience du vivant tout en ayant la possibilité de dompter le temps et l'espace.«C'est un conte dans le sens où le récit a une signification plus profonde que s'il n'était mené que par la psychologie de personnage, explique-t-elle.Mais le qualificatif «philosophique» ne doit pas être pris dans le sens de Sartre ou même de Camus.Je n'y fais pas l'analyse d'un thème philosophique.Seulement, je crois avoir réussi à y ramasser les questionnements de toute une vie.Vous savez, ça ne me fait rien de dire que j'ai toute une vie derrière moi, à condition de dire que j'en ai encore une devant!» s'exclame soudainement l'écrivaine.«J'ai donc pioché, poursuitelle.D'autant plus que je ne suis pas officiellement un philosophe.Les prédicables, ça m'intéresse moins que mes bottes.Par contre, le temps, le hasard, le destin, la poursuite du bonheur, ça, ça m'intéresse! Je passe mon temps à courir après les réponses, comme Tit-Rien.Et je me suis tellement prise au jeu que j'ai volontairement mis mon Tit-Rien dans des impasses.Or, les réponses se sont présentées d'elles-mêmes, les unes après les autres.C'est d'ailleurs lorsque Tit-Rien crie «Quelqu'un!» que le personnage de Quelqu'un apparaît.Ce n'est donc pas le raisonnement qui m'a guidé.Ma tête ne sait pas où je vais quand j'écris.Mais mon ventre le sait.Et il sait me surprendre!» ENTREVUE / Antonine Maillet L'univers à l'origine de Rien PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE Dans son nouveau roman, Antonine Maillet s'intéresse à la quête existentielle de Tit-Rien, personnage sorti des limbes qui se frotte à la condition humaine.>VoirMAILLET en page 3 Erri de Luca LECTURES SIGNET CHANTAL GUY De mémoire de lectrice, on a rarement connu un été aussi propice à la lecture.Sauf que, même armé de la meilleure bibliothèque au monde, l'esprit en mode estival a besoin d'un minimum de soleil et de délassement ! C'est pourquoi je suis allée non pas une, mais deux fois au Cabaret Bio dégradable cet été.Je n'avais pas ri autant depuis L'opprobre de Richard Millet et, plus récemment, les clips bilingues de Justin Trudeau.Si vous ne connaissez pas ces soirées qui se tiennent les premiers lundis du mois au Café Cléopâtre, en voici le principe: un collectif de comédiens lit avec beaucoup de professionnalisme les passages les plus éloquents des autobiographies de nos vedettes québécoises (par exemple, le lavement intestinal d'Andrée Boucher).La plupart de ces ouvrages ont connu, à leur sortie, un plus grand succès que bien des oeuvres d'écrivains reconnus.Selon une certaine logique marchande, ce sont ces textes, parfois hallucinants de candeur, qui devraient être subventionnés, puisqu'ils se vendent! Au Cabaret Bio dégradable, ils servent dorénavant à amasser des sommes pour Arbres Canada, voué au reboisement de nos forêts.Sans commentaire.Enfin, au terme de ces soirées inoubliables, on reçoit chaque fois ce conseil judicieux: «Lisez prudemment.» J'ai décidé d'en faire mon nouveau mot d'ordre.Lire prudemment, voilà ce que je compte faire dans les prochains mois, particulièrement en ce qui concerne les programmes des différents partis qui nous courtisent depuis une semaine.Ce printemps, je vous citais Rabelais - Si les signes vous irritent, oh! Combien vous irriteront les choses qu'ils signifient ! - en faisant notamment référence au projet de loi C-10 sur le financement «moral» des oeuvres cinématographiques.Cette phrase est encore plus pertinente lorsqu'on voit le milieu culturel se mobiliser ces jours-ci contre le gouvernement conservateur et ses politiques culturelles.Cela me rappelle qu'en mars 2007, un homme, fâché par un «signe» - un premier ministre totalement indifférent aux artistes lors de la cérémonie du 50e anniversaire du Conseil des arts - n'a pas attendu les «choses signifiées» pour réagir.L'écrivain Yann Martel s'était alors donné comme mandat d'envoyer aux deux semaines un livre à Stephen Harper, accompagné d'une lettre, tant qu'il serait à la tête du Canada.Son dernier envoi, le 37e, est Une modeste proposition de Jonathan Swift, suggestion inspirée par le récent passage de la tronçonneuse dans les subventions aux arts.Je me permets de reproduire ici un extrait de la lettre de l'écrivain, qu'on peut lire intégralement sur www.quelitstephenharper.ca: «La manière que nous avons de nous administrer -les gens que nous élisons et les lois qu'ils promulguent - se reflète dans l'art.La politique, c'est aussi la culture.Une modeste proposition, de l'écrivain irlandais Jonathan Swift (1667- 1745) est un bon exemple d'une réflexion artistique sur la politique.C'est un morceau de satire admirable par sa férocité humoristique et par sa brièveté.De tout juste huit pages, c'est l'oeuvre la plus courte que je vous aie jamais envoyée.» Dans ce livre, Swift propose comme solution à la pauvreté en Irlande d'apprêter les enfants en «daube, rôti, fricassée ou ragoût ».Et Yann Martel de conclure: «La question est simple et pertinente, Monsieur Harper: préparez- vous un ragoût?» Cette lettre a été envoyée de l'Australie où Yann Martel termine un livre sur la Shoah.Sa mère et traductrice me racontait la semaine dernière que son fils ne savait pas, pour cause de gouvernement minoritaire, dans quoi il s'embarquait lorsqu'il a commencé ce projet - non subventionné, il va sans dire.Les prochaines élections détermineront si Yann Martel cessera ou non de garnir la bibliothèque de Stephen Harper, qui compte maintenant près de 40 titres.Et si ce dernier aura le temps d'y jeter un coup d'oeil.Interrogé sur ses lectures, M.Harper répond qu'il ne lit présentement que la plateforme de son parti.VOTRE CAHIER LECTURES Vous aider à lire prudemment sera aussi le mandat du cahier Lectures de La Presse, de retour dans de nouvelles rondeurs le dimanche.Notre équipe sera là pour vous conseiller au meilleur de ses connaissances et de vos intérêts.Ce cahier existe non seulement parce qu'il y a des livres et des écrivains, mais aussi des lecteurs, qui réclament qu'on en parle.Vos idées et commentaires sont donc les bienvenus.Parce que peu importe la pluie, on sait tous que l'automne sera chaud! Pour joindre notre journaliste: cguy@lapresse.ca Lisez prudemment Dans une rare entrevue, Alice Sebold parle de son nouveau roman, Noir de lune, l'histoire (fictive) d'une femme qui a tué sa mère.C'est elle, le personnage, qui dit, raconte, explique ce crime.C'est elle, la romancière, qui dit, raconte, explique cet accouchement, venu cinq ans après le succès de La nostalgie de l'ange.SONIA SARFATI Quand on sait que la romancière américaine Alice Sebold accorde très peu d'entrevues, qu'elle a été violée à l'âge de 18 ans et qu'elle ne veut plus parler de ce drame maintenant qu'elle a écrit sur le sujet (dans Lucky, sa biographie), quand on a lu ses livres - dont La nostalgie de l'ange, que Peter Jackson est en train d'adapter pour le cinéma -, qui sont beaux mais graves et torturés, l'idée de l'avoir au bout du fil pour parler de son nouveau roman, Noir de lune (NiL), met des papillons dans l'estomac.La voix qui s'élève dans le combiné est pourtant non seulement agréable mais enjouée.«Vous entendez ce bruit?! Je change de pièce et je vous reviens.Sinon, nous n'allons pas nous comprendre! » lance-t-elle de l'hôtel parisien où La Presse l'a jointe au mois de juin.Et elle «revient» au bout de quelques secondes.Heureuse d'avoir déjoué les bruyants élans sonores d'un climatiseur en délire.Fin prête à parler de ce livre qui commence par une phrase coup de poing: «Tout compte fait, je n'ai pas eu de mal à tuer ma mère.» Et vlan! Encore une fois, Alice Sebold frappe dès les premiers mots.Elle avait fait de même avec Lucky - «Le souterrain où je me suis fait violer donnait jadis accès à un amphithéâtre» - et avec La nostalgie de l'ange -«Nom de famille : Salmon, saumon comme le poisson; prénom: Susie.Assassinée à l'âge de quatorze ans, le 6 décembre 1973.» Une technique?Une recette?Pas du tout.«Ces phrases-là me viennent par accident et ne sont pas, mais vraiment pas, les premières que j'écris», affirmet- elle.Parce qu'elle écrit beaucoup, Alice Sebold, pendant des semaines, des mois, et même des années - deux, dans le cas de Noir de lune - avant de trouver l'histoire, avant d'entendre la voix de sa narratrice, celle qui va s'imposer, celle qui est «assez forte et assez vraie» pour justifier de vivre avec elle dans la tête et au bout des doigts, pendant.d'autres semaines, mois, années.Lesquels vont mener, eux, au livre publié.La phrase coup de poing, qui n'assomme pas le lecteur mais le pousse vers l'avant, arrive souvent bien tard dans le processus.C'est simplement la première qui reste.Qui dit beaucoup de ce qui va suivre.En contenu et en ton et en forme.Retour sur la famille Noir de lune, donc, suit Helen Knightly.Qui a tué sa mère, comme elle l'avoue d'entrée de jeu.Raconte comment et pourquoi, par l'intermédiaire de retours en arrière.Parce que le présent, lui, ne se déroule que sur 24 heures.Une parenthèse temporelle serrée.«Oui, c'était un défi.Mais c'est ce que je recherche, les défis.La nostalgie de l'ange en était un, aussi : écrire tout un livre du point de vue d'une morte.Bref, je ne veux surtout pas réécrire le même livre.Ici, il y avait le sentiment d'urgence que je voulais exploiter.» Ce, à travers une histoire de famille.Encore une fois -mais, en effet, sans se répéter : la voix d'Helen n'est pas celle de Susie Salmon ni celle d'Alice (dans Lucky).«Pour moi, il est normal d'écrire sur la famille et les relations familiales, qui sont rarement sereines.C'est de là, d'une famille, que nous venons tous.C'est là que se forme ce que nous sommes, dans le beau comme.dans le moins beau.À mes yeux, la pure fiction n'existe pas.» Ce qui ne signifie pas que la pure vérité soit, pour elle, matière brute à roman.Ses parents, qui ont lu son livre, ont d'ailleurs vu la distance - «Ce sont des lecteurs intelligents», dit-elle - et aimé.Même sa mère.Pourtant, les relations mère-fille sont, ici, tendues (un euphémisme).Elles l'étaient aussi dans La nostalgie de l'ange.«Il y a un côté sombre dans les liens entre les mères et les filles - comme dans ceux entre les pères et les fils.mais c'est mieux accepté dans le cas des hommes.Parce que les femmes, croit-on, devraient s'épauler.Or, ce n'est pas toujours le cas», constate celle qui dit confronter ses démons en écrivant.Une confrontation qui se fait le matin, au lever du corps.«Parce que j'ai besoin de m'immerger dans mes personnage, de me laisser guider par la voix narrative.» Et comme ses écrits sont graves, elle ne pourrait mener ce «combat» dans les heures qui précèdent le coucher.«Je dois vivre des choses plus légères avant d'aller au lit!» lance-t-elle.Et de laisser entendre un rire franc, riche et plein.Alice Sebold, dont le mari est aussi écrivain - «Mais lui travaille de nuit.Nous nous croisons donc quelque part au milieu de la journée!»- ne fait décidément pas mentir la théorie voulant qu'il faut être sain et serein pour traquer les tourments, et les utiliser pour modeler histoires et personnages.ENTREVUE / Alice Sebold Alice au pays des mères PHOTO FOURNIE PAR LES ÉDITIONS ROBERT LAFFONT Les romans d'Alice Sebold sont beaux, mais graves et torturés.Noir de lune, son plus récent livre de fiction, ne fait pas exception à la règle.Les Intouchables ont 15 ans PHOTO JIMMY GAGNÉ, FOURNIE PAR LES INTOUCHABLES La maison d'édition Les Intouchables a fêté cette semaine ses 15 années d'existence lors d'un lancement au Cabaret Juste pour rire.Considéré à ses débuts comme un mouton noir de l'édition, Michel Brûlé (que l'on voit ici en compagnie de Mario Francis, auteur de la série Leonis) a diversifié ses activités (il est à la tête de trois maisons d'édition) et accumulé les succès, notamment en littérature jeunesse (Amos Daragon, Darhan, Pakkal, Celtina, Arielle Queen et Le journal d'Aurélie Laflamme).Depuis une quinzaine d'années, environ 200 auteurs ont été publiés aux Intouchables.Cette année, ce sont 56 titres qui s'ajouteront aux catalogues de Michel Brûlé, qui vient de tourner son premier film, Caido. .Coup de coeur Nouvelle entree R Quebecois PALMARES DES VENTES 1er au 7 septembre 2008 Cette semaine, nous avons vendu 21 041 titres differents.Un reseau de 24 librairies Service aux entreprises et aux institutions : 1 800 667-3628 renaud-bray.com 1 MILLENIUM, t.1 ., 2 ., 3 .S.Larsson Polar Actes Sud 2 REUSSIR SON EXAMEN D'ENTREE AU SEC., 3e edition F.Tchou / P.Tranquille R Jeunesse Marcel Didier 3 BOITESALUNCH SANTE G.O'Gleman R Cuisine La Semaine 4 CE QUE LE JOUR DOITALANUIT .Y.Khadra Roman Julliard 5 PRENDS-MOI DANS TES BRAS M.Petrowski Biographie VLB Editeur 6 MANGE, PRIE, AIME .E.Gilbert Biographie Calmann-Levy 7 LE PETIT LAROUSSE ILLUSTRE 2009 39,99 $ Collectif Dictionnaire Larousse 8 MULTIDICTIONNAIRE DE LA LANGUE FR.39,95 $ M.-E.De Villers Dictionnaire Quebec Amerique 9 L'ART DE CONJUGUER Collectif Grammaire Hurtubise HMH 10 LA FIN DU PRINCE A.Nothomb Roman Albin Michel 11 M.ET MME JEAN-BAPTISTE ROUET D.Monette R Roman Ed.Logiques 12 2009 : LAGRANDE TRANSFORMATION Collectif Esoterisme Ariane 13 GIN TONIC ET CONCOMBRE .R.Germain R Roman Libre Expression 14 SOUTIEN-GORGE ROSE ET VESTON NOIR .R.Germain R Roman Libre Expression 15 LE PETIT ROBERT 2009 54,99 $ Collectif Dictionnaire Le Robert 16 LA NOUVELLE GRAMMAIRE EN., 4e edition 12,95 $ M.-E.De Villers Dictionnaire Quebec Amerique 17 POURQUOI NOS ENFANTS SORTENT-ILS DE L'ECOLE.P.Moreau R Essai Boreal 18 TOUTES CES CHOSES QU'ON NE S'EST PAS DITES M.Levy Roman Laffont 19 EAT, PRAY, LOVE .E.Gilbert Biographie Penguin Books 20 LES SECRETS DES SAUCES .J.Ferrer Cuisine La Presse 21 NOUVELLE TERRE .E.Tolle Esoterisme Ariane 22 UN LIEU INCERTAIN .F.Vargas Polar Viviane Hamy 23 LA METHODE CESAR MILLAN C.Millan / M.-J.Peltier Guide K&B 24 LE POUVOIR DU MOMENT PRESENT .E.Tolle Esoterisme Ariane 25 L'ELEGANCE DU HERISSON .M.Barbery Roman Gallimard 26 LES REVES DE MON PERE .B.Obama Biographie Presses de la Cite 27 QUE S'EST-IL VRAIMENT PASSE ?Collectif Histoire Sel.du Reader's Digest 28 VOTRE GROSSESSE AU JOUR LE JOUR .L.Regan Maternite Hurtubise HMH 29 LA PRINCESSE DES GLACES C.Lackberg Polar Actes Sud 30 UNE DIVINE PLAISANTERIE .M.Laurence R Roman Alto 31 BREAKING DAWN S.Meyer Roman Little, Brown and Co.32 LE SENTIER DES ROQUEMONT, t.3.Dilemme R.Ouellet R Roman Hurtubise HMH 33 JE N'AURAI PAS LE TEMPS .H.Reeves R Sciences Ed.du Seuil 34 LE SECRET .R.Byrne Psychologie Unmonde different 35 HORMONES AU FEMININ .S.Demers R Sante Ed.de l'Homme 36 PASTA ET CETERAALADI STASIO .J.Di Stasio R Cuisine Flammarion Quebec 37 ELEGIE POUR UN AMERICAIN .S.Hustvedt Roman Lemeac 38 LA BIBLE DES CONSERVES L.Rivard R Cuisine Modus Vivendi 39 CHAGRIN D'ECOLE .D.Pennac Roman Gallimard 40 LES ACCOMMODEMENTS RAISONNABLES J.-P.Dubois Roman Ed.de l'Olivier 41 AQUI FERAIS-JE DE LA PEINE SI J'ETAIS J.Salome Psychologie Ed.de l'Homme 42 L'AME, t.3 F.Mc Intosh Science-fiction Bragelonne 43 INDEPENDANCE FINANCIERE GRACEAL'IMMOBILIER J.Lepine R Economie Un monde different 44 LA SUPPLEANTE A.Bonhomme R Roman Stanke 45 LA MAISON DES TEMPS ROMPUS .P.Quiviger Roman Boreal ELEGIE POUR UN AMERICAIN De retoura New York apres l'enterrement de leur peredans le Minnesota, Erik Davidsen, psychiatre divorce, et sa soeur, Inga, veuve devastee et recente d'un ecrivain celebre, decouvrent la lettre qu'une femme a jadis adressee au disparu et par laquelle ils apprennent que leur pere aurait naguere ete implique dans une mort mysterieuse.(.) Par l'auteur de Tout ce que j'aimais.37,95 $ 357702A LECTURES ELSA PEPIN COLLABORATION SPECIALE Resistant tous azimuts, auteur prolifique, l'Italien Erri de Luca s'offre une soiree entre amis autour de Quichotte, le chevalier des assoiffes.Joint au telephone en Italie avant sa venue au Quebec pour presenter, dans le cadre du Festival international de litterature, Quichotte et les invincibles, Erri de Luca parle avec humilite de cette rencontre theatrale et musicale autour de Don Quichotte.Ne d'une amitie, le spectacle reunit sur scene trois artistes egalement copains dans la vie, Erri De Luca, le chanteur Gianmaria Testa et le clarinettiste Gabriele Mirabassi.Apres plusieurs soirees passees ensemble a lire nos textes, nous voulions ecrire un discours plus enrichi.J'ai donc rassemble des textes de poetes pour faire une balade autour de Quichotte parce qu'il est, selon moi, le plus fort personnage de la litterature, le parfait heros qui se bat seul contre des forces superieures.Il est l'oppose naturel du pouvoir, des injustices et des disgraces.Erri de Luca a donc mijote un recit, une sorte de conversation intime sur ce chevalier invincible des assoiffes .Lui-meme militant, ancien membre actif du mouvement d'extreme gauche Lotta continua, puis partisan de la lutte ouvriere, Erri de Luca s'est appuye sur la figure du chevalier impuissant pour parler de la resistance des vaincus.Quichotte est le contraire de la figure moderne du vainqueur qui doit toujours gagner quelque chose, explique l'auteur italien.Continuellement battu, il se remet debout pour se battre a nouveau.Il est le saint patron de notre idee des invincibles.Migrateurs, guerriers, amoureux A travers le voyage mi-parle, mi-chante des trois comperes, Erri de Luca rejoint tous ces gens qui se rebellent contre leur sort.L'auteur donne l'exemple de ces milliers d'exiles en quete d'une vie meilleure, ceux qui refusent d'etre vaincus par l'expulsion, le naufrage ou le camp de concentration , precise-t-il.C'est leur nombre, leur immensite qui est invincible.En se deplacant a travers le continent, les milliers d'etres humains deplacent le monde aussi.En plus des migrateurs, ces invincibles de la geographie, Erri de Luca met en scene les invincibles de la guerre.Par exemple, on prend le poeme du poete italien Giuseppe Ungaretti qui a ecrit dans une tranchee de la Premiere Guerre mondiale.Il parle de la nuit qu'il passe a cote d'un camarade massacre, la plus violente de sa vie.Au menu de cette table poetique et musicale, on trouve les mots de Brecht, Hikmet, Sarajlic, Ungaretti, Vian et Cervantes, des recits de guerre et d'amour.Quichotte etait un invincible d'amour, precise Erri de Luca.Il a dedie toutes ses entreprises a sa Dulcinee.Nous avons aussi mis en musique les poemes amoureux d'Izet Sarajlic, de Sarajevo.Combats de rue et de plume Lui-meme au coeur de tous les combats, Erri de Luca aurait-il un peu de Quichotte en lui?Non, nous ne sommes pas des quichottins , croit-il, en evoquant la gauche italienne.Nous nous identifions plutot au cheval de Quichotte, Rossinante parce que, comme lui, nous avons ete forces de nous battre, d'obeir.Face aux causes, nous avons souvent des forces insuffisantes.Pour l'auteur qui a obtenu en 2002 le prix Femina etranger pour Montedidio, le vrai combat n'est pas dans l'ecriture.Le metier d'ecrivain n'est pas une tranchee.La tranchee est dans la rue, ou je suis depuis ma jeunesse.Je considere les manifestations comme la premiere ligne, avant mon activite d'ecrivain.Pour cet etre polyvalent qui a ete chauffeur de camions, macon et ouvrier itinerant, Quichotte et les invisibles est une premiere incursion sur la scene sous le signe de la convivialite.C'est un recit entre trois amis qui levent leur verre a la sante de Quichotte ! On se tient compagnie et on tient compagnie a ceux qui veulent venir nous ecouter.Parions que ce personnage unique des lettres italiennes saura nous seduire avec cette ode a tous les chevaliers de ce monde, ces vaincus a qui rien ne fait peur ! Quichotte et les invincibles, au Festival international de litterature (FIL), les 18, 19 et 20septembre a la Cinquieme Salle de la Place des arts.Le 14e FIL se deroule du 19 au 27 septembre.Infos: www.festival-fil.qc.ca.FIL / Erri De Luca Ode au chevalier des assoiffes ELSA PEPIN COLLABORATION SPECIALE Figure emblematique du feminisme, Simone de Beauvoir aurait eu 100 ans en 2008.Le FIL lui rend un hommage qui tend aussi une perche aux jeunes qui ne l'auraient pas lue.Beauvoir a participe a la mise au monde de la femme liberee, mais qu'en est-il aujourd'hui de son influence, de l'heritage qu'elle nous a legue?Afin de visiter ou de revisiter Beauvoir, le FIL donne tout d'abord la parole a l'intellectuelle en projetant deux films d'entretiens: Pourquoi je suis feministe, realise par le journaliste francais Jean-Louis Servan Schreiber en 1975, et Premier plan: Simone de Beauvoir, ou Wilfrid Lemoine s'entretient avec l'auteure.Ce film quebecois fut interdit de diffusion par le cardinal Leger en 1959.Simone de Beauvoir, une femme actuelle, documentaire coproduit par la chaine ARTE et Films d'ici, sera egalement presente.Ce film retrace le parcours multiple de la femme engagee a travers une foule d'archives et de temoignages.Finalement, une table ronde animee par Chrystine Brouillet reunira trois quebecoises qui ont connu, chacune a leur maniere, l'influence de Beauvoir.Louise Beaudoin, Ginette Noiseux et Louise Dugas s'interrogeront sur le legs de Beauvoir au Quebec.Pourquoi je suis feministe suivi de Premier plan : Simone de Beauvoir (16h), Simone de Beauvoir, une femme actuelle (19h), samedi, le 20 septembre, a l'Auditorium de la Grande Bibliotheque.Entree libre.Table ronde : L'heritage de Simone de Beauvoir, dimanche, le 21 septembre, a 14h.a l'Auditorium de la Grande Bibliotheque.Entree libre.Un siecle a la lumiere de Beauvoir PHOTO MARCO CASELLI NIRMAL, FOURNIE PAR LE FIL Pour l'Italien Erri de Luca, Don Quichotte est l'oppose naturel du pouvoir, des injustices et des disgraces .Visiblement, ce don que cultive Antonine Maillet sait nous rejoindre par le truchement de ses recits.Mon amour de la vie vient peut-etre du fait que je suis Acadienne donc une survivante, une memoire, analyse-t-elle.Mais nous avons tous dans notre subconscient un tresor profond, insondable, immemorial et collectif dans lequel l'artiste doit puiser.Ce sont d'ailleurs les oeuvres d'art, Homere, Sophocle, Eschyle, Euripide qui nous rappellent la Grece disparue.Ce sont les pyramides qui temoignent que l'Egypte a existe.L'Acadie existe parce qu'il y a des chanteurs, des poetes, des peintres.Et c'est l'ensemble de l'humanite qui ne doit jamais oublier qu'elle a passe.Si nous disparaissons, et nous disparaitrons tous un jour, il faudra des oeuvres pour laisser des traces.LEMYSTERIEUXVOYAGEDE RIEN Antonine Maillet, Lemeac, 310 pages, 28,95$ L'univers a l'origine de Rien MAILLET suite de la page 1 DANIEL LEMAY ESSAIS Refus global.Ecrit sans article : ce n'etait ni un refus parmi d'autres ni le refus, comme le donne a penser l'ouvrage de Jonathan Meyer sorti cette semaine chez Michel Brule: Les echos du Refus global.Refus global.Le titre original ne laissait d'espace au compromis ni avec le present d'alors ni avec le passe de la nation canadienne-francaise.Un passe qui, dans le manifeste de 1948, apparait comme un continuum de servage d'un petit peuple tremblant a l'ombre des murs lisses de la peur, refuge habituel des vaincus ou marchant, cierge a la main mais sans espoir, dans la profonde orniere chretienne.Le document .lance a 400 exemplaires le 9 aout 1948 .avait ete ecrit par le peintre Paul-Emile Borduas, figure de proue du mouvement automatiste qui evacue l'intention au profit de l'intuition et de l'impulsion primitive .Le maitre .qui avait etudie a Paris l'integration de l'art abstrait dans l'art religieux .se consacrera bientot a la peinture non figurative, qu'ignorera une societe envoutee par le prestige annihilant du souvenir des chefs-d'oeuvre d'Europe.Passent ensuite dans la meme moulinette que l'Eglise et son clerge, la science et sa cruelle lucidite , l'economie et son efficacite de malheur, assise de la civilisation des nations dominantes que les opprimes, dans leur ignorance ou leur lachete, s'acharnent neanmoins a defendre.Ici la censure .ou trouver les ecrits de Sade et de Lautreamont a Montreal?., la, l'incapacite de la poesie a changer le monde bien que des consciences s'eclairent au contact vivifiant des poetes maudits.Soixante ans apres la publication du celebre texte, Jonathan Meyer, professeur de philosophie a Sherbrooke, s'est propose de voir comment cet appel a la liberte peut trouver echo dans ce Quebec moderne ou regne un cynisme generalise .Parce que le discours artistique dont l'objet est politique est plus libre que le discours politique lui-meme, l'auteur a choisi d'explorer la question avec l'aide d'artistes de generations et d'horizons divers : Francoise Sullivan, Pierre Gauvreau et Marcel Barbeau, trois signataires de Refus global; le monologuiste Yvon Deschamps et le milliardaire de l'art Raoul Duguay; la femme de theatre Lorraine Pintal et la journaliste et ecrivaine Helene Pedneault, qui signe la preface, assez emportee; la comedienne Tania Kontoyanni et l'actrice et chanteuse Isabelle Blais ; l'humoriste engage Christian Vanasse des Zapartistes et le poete-rappeur Biz de Loco Locass.De ces entretiens engages emergent des propos tantot surprenants .Nous n'etions pas des gens de gauche , affirme Pierre Gauvreau .tantot d'une profonde lucidite comme ceux de Tania K .L'habitude est pire que la peur .ou d'Isabelle Blais sur la difficile relation de l'artiste avec l'argent, le pouvoir et ceux qui en ont.Plus loin, on se rend compte que l'emergence de ce nouvel espoir collectif, au-dela meme de la collectivite encore a definir, se bute aux incomprehensions intergenerationnelles, comme le montrent les affirmations de MM.Biz et Vanasse qui poussent au box des accuses baby-boomers, adultes et autres abonnes du TNM.A travers ca, l'auteur tente de passer son propre message sociopolitique inspire de Refus global .se reveiller, contester, reinventer .et articule autour de l'incessante quete de reperes identitaires , du deficit democratique et du pouvoir citoyen.Cela donne un ouvrage hybride .ce qui n'est pas une tare en soi bien que l'on sente parfois sur la page le souffle court du deficit synthetique .Reste que Les echos du Refus global est a meme de susciter la reflexion.Le lecteur verra par ailleurs que le texte integral de Refus global .12 petites pages, a la fin des echos mais qu'il faut peut-etre lire avant le reste .s'avere encore et toujours de la plus vibrante actualite.Que doit refuser le Quebecois d'aujourd'hui pour devenir un homme neuf dans un temps nouveau?Joli slogan qui, historiquement, perd des adeptes quand se pose sa necessaire contrepartie: A nous le risque total.hhh LES ECHOS DU REFUS GLOBAL Jonathan Mayer Michel Brule ed.241 pages 19,95 $ Refus global revient en echos LECTURES Le journaliste-globe-trotter Jacques Hébert fonde les Éditions de l'Homme dont l'imprimeur, Edgar Lespérance, devient bientôt l'unique propriétaire; Les Insolences du frère Untel (1960) s'avère le premier best-seller québécois.Pierre Lespérance achète les entreprises de son défunt père et les regroupe sous l'enseigne Sogides; l'édition montréalaise est en pleine expansion: les ventes de livres québécois augmentent de 60%entre 1964 et 1969.Une saison dans la vie d'Emmanuel de Marie-Claire Blais (Éditions du Jour) remporte le prix Médicis (1966).Jacques Hébert lance les Éditions du Jour (1961).Fondation d'Hurtubise HMH et de Leméac (1960), et du Boréal Express (1963).Rapport Bouchard sur le commerce du livre (1963) Sogides s'internationalise grâce à une entente de distribution avec Marabout - 30 nouveaux titres par mois - et avec le belge Vander qui ouvre le marché européen où les Éditions de l'Homme exportent 150 000 livres en 1972.Le Conseil supérieur du livre dénonce « l'implantation tentaculaire» du français Hachette au Québec (1969).Politique québécoise du livre (1971) L'édition québécoise explose: fondation des Éditions La Presse (1971), Québec-Amérique (1974), Stanké, Libre Expression (1975) ; VLB Éditeur (1976).« L'HOMME» FÊTE RÉMI LEMÉE, LA PRESSE Pierre Lespérance devant la photo d'Edgar, son père : «Il a jeté les bases de la grande distribution.» ROLIN, LE FAVORI Son roman Un chasseur de lions (Seuil) se retrouvant dans les premières sélections du Goncourt, du Renaudot et du Medicis, Olivier Rolin part favori dans la course annuelle aux grands prix littéraires français.Dans le peloton de tête, on retrouve aussi plusieurs auteurs choisis sur deux listes: Mathieu Belezi pour C'était notre terre (Albin Michel), Michel Le Bris pour La beauté du monde (Grasset), Catherine Cusset pour Un brillant avenir (Gallimard), Catherine Millet pour Jour de souffrance (Flammarion) et Jean-Louis Fournier pour Où on va, papa?(Stock).À noter que la maison d'édition québécoise Les Allusifs se retrouve sur la liste du Femina étranger pour Honte et dignité de Dag Solstad, qui paraîtra au Québec le 15 octobre.DEUXMOTS.Le nouveau président de l'Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) a été élu jeudi; pour un mandat de deux ans.Il s'agit de Gaétan Lévesque, présidentdirecteur général d'XYZ, éditeur.L'Union des écrivains inaugure la nouvelle saison de sa série Des mots et des sons jeudi, à la Maison des écrivains (3492 rue, Laval, métro Sherbrooke) avec une lecture-concert réunissant Danielle Dubé et Yvon Paré, les auteurs de Le bonheur est dans le Fjord (XYZ), et l'auteur-compositeur-interprète Guy-Philippe Wells ; réservation au 514-849-8540.Le 7 octobre, les éditions du Toucan lanceront Le quatrième manuscrit, de Guillaume Lebeau, qui relate l'histoire de la série-culte Millénium, du Suédois Stieg Larsson.SOURCES: MC Marie-Uguay, UNEQ, SRC, MC Frontenac, Arts Montréal, Le Libraire.AU PIED DE LA LETTRE DANIEL LEMAY REFUS GLOBAL: 60 ANS À l'occasion du 60e anniversaire de Refus Global, un manifeste signé en 1948 par 15 artistes automatistes réunis autour du peintre Paul Émile Borduas, la maison de la culture Marie- Uguay présente jusqu'au 2 novembre une exposition consacrée à Françoise Sullivan, une des signataires du célèbre document.En plus d'éléments soulignant la contribution de l'artiste au manifeste artistique, on peut voir les oeuvres les plus récentes de la peintre et sculpteure.Dimanche prochain (21 septembre), une table ronde réunira autour de Mme Sullivan deux autres signataires de Refus global, le peintre Fernand Leduc et la chorégraphe Jeanne Renaud.On réserve son laissez-passer au 514-872-2044.Françoise Sullivan PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Jacques Hébert L'abbé Pierre parle aux Canadiens de l'abbé Pierre (1959) Jean Narrache d'Émile Coderre (1965) Un simple soldat de Marcel Dubé (1967) Le guide de l'auto de Jacques Duval (1967) Encyclopédie des antiquités du Québec de Michel Lessard (1971) : remis à jour en 2007.Comment nourrir son enfant de Louise Lambert-Lagacé (1974) : 31 000 copies dans le monde. André Mayer APOLOGIE DES CONTRAIRES Sur l'origine des contraires et leur prestation dans la nature Nouvelle édition revue et augmentée Apologie des contraires est un ouvrage éclectique dominé par une logique basée sur les lois qui régissent la contradiction.D'avant même le big bang jusqu'à la reproduction biologique, on y découvre l'intuition d'une vérité inespérée sur ce dont l'univers est vraiment composé.Des extraits sur internet: www.apologiedescontraires.com Volume de 456 p., en vente en librairie à 29,95 $ CARTE BLANCHE 3585011A 3583767A LECTURES Après des années plus tranquilles, les acquisitions successives des maisons Les Quinze, VLB Éditeur et l'Hexagone amènent Pierre Lespérance à mettre sur pied Ville- Marie Littérature (1990).Chez l'Homme, Jacques Salomé commence, avec Parle-moi, j'ai des choses à te dire, sa marche-record: 39 traductions, 1,3 million de livres vendus.Le matou d'Yves Beauchemin (QA, 1981) est le premier roman québécois à percer le marché français.Loi québécoise sur l'industrie du livre (1981).Les Éditions de l'Homme publient le premier livre canadien composé d'images numérisées:Québec - Ville du patrimoinemondial de Michel Lessard.L'édition entre dans l'ère des beaux livres.Mise sur pied de l'Association nationale des éditeurs de livres (1992).Pierre Lespérance cède Sogides à la multinationale Quebecor et est nommé à la présidence du groupe Livre du géant québécois qui comprend une douzaine de maisons d'édition.DANIEL LEMAY Qu a n d, ap r è s l a Deuxième Guerre mondiale, Paris reprend sa place de capitale de la «République des lettres», les éditeurs montréalais, qui avaient vécu de la réédition des grands classiques français pendant le conflit, doivent se reconvertir à la dure réalité d'un marché étroit, totalement dominé par les institutions et quelques libraires-grossistes.Le peuple toutefois - enfin, la partie du peuple qui sait lire - réclame toujours ses romans «à 10 cennes », version locale des pulp fictions américains.Ici, en 32 petites pages papier journal, le héros traque le méchant sur trois continents avant de réitérer à l'héroïne sa promesse de mariage.À partir de 1947, l'imprimeur et éditeur Edgar Lespérance contrôle ce secteur du marché avec une quinzaine de titres dont les plus importants, écrits par Pierre Daigneault alias Pierre Saurel, étaient les aventures d'Albert Brien, «détective national des Canadiens français» et celles de l'agent IXE-13, «l'as des espions canadiens».« C'éta it la l it térature du moment: on imprimait chaque semaine 10 000 copies de chaque titre.Les gens attendaient les camions devant les kiosques à journaux», se rappelle Pierre Lespérance, qui est «tombé dedans» quand il était petit.Un demi-siècle plus tard, ce diplômé en commerce du Mont-Saint- Louis a toujours ses bureaux à l'intersection d'Amherst et Viger où l'on célèbre cet automne le 50e anniversaire des Éditions de l'Homme.«Mon père faisait distribuer ses publications par La Presse, La Patrie et Le Petit Journal dans plus de 1500 points de vente, juste à Montréal ; il a jeté les bases de la grande distribution.» Des presses de l'Imprimerie judiciaire sortent aussi la revue de combat Cité libre, animée par Pierre Elliott Trudeau, et l'hebdomadaire Vrai, dirigé par Jacques Hébert.Jacques Hébert y pourfend inlassablement le gouvernement de Maurice Duplessis et la justice québécoise à la suite de la condamnation à mort, sans preuve directe, du prospecteur Wilbert Coffin qui sera pendu en février 1956 pour le meurtre de trois Américains.Au début de 1958, Hébert écrit Coffin était innocent, un brûlot qu'il décide de publier lui-même.En se tournant naturellement vers Edgar Lespérance pour l'imprimer.Les Éditions de l'Homme sont lancées avec fracas; comme IXE-13, Coffin était innocent est «en vente partout».Au prix de un dollar.Le succès des Insolences Malgré le «succès foudroyant » de Coffin, Jacques Hébert se voit bientôt dans l'obligation de céder à Edgar Lespérance la marque «Les Éditions de l'Homme» où il reste toutefois en tant qu'éditeur (salarié).En novembre 1959, deux mois après la mort de Duplessis, Le Devoir publie une lettre du «Frère Un Tel» qui, au-delà de la piètre qualité du français parlé par les jeunes, dénonce avec force le système d'éducation de la province.Hébert, toujours aux aguets, débusque le frère Pierre-Jérôme (Jean-Paul Desbiens) à Chicoutimi et le convainc d'écrire un livre.Malgré l'interdiction du provincial des Frères des écoles chrétiennes, Les Insolences du frère Untel sort en septembre 1960, le jour même de la rentrée scolaire! Dix-sept milles copies s'envolent en 10 jours! Pierre Lespérance n'a pas oublié le tourbillon: «On travaillait jour et nuit pour fournir à la demande.On en a vendu plus de 100 000 en six mois: Les Insolences a été le premier best-seller de l'édition québécoise.Mais les libraires nous regardaient de travers.» À l'époque, le Québec compte une centaine de libraires dont les deux tiers se consacrent aux manuels scolaires; les livres didactiques représentent la moitié des ventes au détail et le livre d'ici compte pour seulement 10 % des ventes (contre 40 % aujourd'hui) (1).Pas surprenant que le libraire grimace quand il voit la tabagie d'en face vendre par milliers des «livres à une piasse».«C'était la marque de commerce de la maison mais quand le Dr Lionel Gendron est arrivé avec Qu'est-ce qu'une femme?(1961), un livre de 360 pages, ça ne marchait plus.Mon père a réglé la question en publiant deux tomes.à 1 $.» Cette année-là, l'Homme publie aussi Agaguk d'Yves Thériault, son premier titre littéraire.Jacques Hébert part la même année pour aller fonder les Éditions du Jour.Sur le même modèle populaire que les Éditions de l'Homme, où il est remplacé par Alain Stanké.Entre-temps, Pierre Lespérance a pris la direction de l'entreprise de son père, mort en 1964 à 55 ans.« Les affaires avaient ralenti, surtout du côté des romans à 10 sous que les gens, plus instruits et plus exigeants, commençaient à délaisser.J'ai acheté une affaire qui avait grand besoin d'investissements.» Snobé par les éditeurs littéraires En 1967, Pierre Lespérance n'a pas 30 ans.Il modernise les équipements, rajeunit le personnel, améliore le système de distribution et concentre l'édition sur le livre pratique, les ouvrages de vulgarisation et les documents politiques comme Option Québec de René Lévesque (1968).Quand arrivent les années 70, des programmes d'aide sont en place et l'homme est prêt : «C'est là qu'on a commencé à vendre des livres pour vrai.» - Comment étiez-vous perçu par le milieu ?- Je n'étais pas accepté par les éditeurs littéraires.- Certains vous traitaient de «vendeux de livres ».- Ça ne m'a jamais atteint.Je n'ai jamais eu honte de vendre des livres pratiques qui touchent tout le monde.Mais comme je n'étais pas dans la grande culture, je me tenais low profile.Low profile à la barre de son voilier, au volant de sa Maserati et devant le kiosque de l'Homme à Bruxelles ou à Francfort, pendant que les autres éditeurs s'entassaient dans celui du Québec.Tout, en tout cas, pour plaire à Pierre Péladeau, fondateur du Journal de Montréal et de Quebecor qui, déjà en 1971, avait pressenti Lespérance.qui vendra finalement au fils, Pierre-Karl, 25 ans plus tard.«J'approchais de 70 ans et je me disais que le moment était peut-être venu d'assurer l'avenir de mes maisons.Je les ai vendues à une famille d'ici qui avait toujours montré de l'intérêt pour notre entreprise.» Des «livres à une piasse» à l'empire de 10 milliards, que laissent les Éditions de l'Homme, après 2500 titres et 25 millions de copies vendues?«Nous avons propagé le goût de la lecturepartout au Québec et la grande distribution a aidé tous les secteurs de l'édition.» (1) L'édition au Québec de 1960 à 1977 d'Ignace Cau, MAC, 1981.LA MAISON FONDÉE PAR EDGAR LESPÉRANCE ET JACQUES HÉBERT A TRANSFORMÉ LE PAYSAGE DE L'ÉDITION AU QUÉBEC.SES 50 ANS « Je n'ai jamais eu honte de vendre des livres pratiques qui touchent tout le monde.» \u2014 Pierre Lespérance FOURNI PAR LES ÉDITIONS DE L'HOMME Les Insolences dufrère Untel ontmarqué les débuts (officiels) de la Révolution tranquille.et de la progression des Éditions de l'Homme.FOURNI PAR LES ÉDITIONS DE L'HOMME Sous la plume de Pierre Daigneault alias Pierre Saurel, IXE-13 est devenu le plus connudes héros de romanà 10sous.Le second souffle de Diane Hébert (1986) Père manquant, fils manqué de Guy Corneau (1989) : traduit en 10 langues, 195 000 copies.René Lévesque - Portrait d'un homme seul de Claude Fournier (1993) Villeneuve - Portrait d'un champion de Gianni Giansanti (1998) Cessez d'être gentil, soyez vrai ! de Thomas d'Anembourg (2000) : traduit en 17 langues.Le Guide du vin - 25e édition de Michel Phaneuf (2005) Julie Couillard - Mon histoire (2008) : sortie le 6 octobre.Julie Couillard PHOTO PC Il souffle sur la rentrée littéraire jeunesse un vent de mystère.Estce l'automne qui remet au goût du jour les couvre-chefs de feutre et les motifs à carreaux?La loupe de Sherlock Holmes junior semble prête à reprendre du service.Les enquêtes pullulent, de la classe de Charles Simard au chic château de la reine des vampires.Parlons tout d'abord de ce Charles Simard dit Capitaine Static, né de l'imaginaire d'Alain M.Bergeron et Sampar.Le premier petit roman graphique (qui allie la BD au roman traditionnel) de cette nouvelle série a été lancé l'année dernière.Il introduisait le garçonnet devenu bouc émissaire du groupe d'idiots de son école primaire pour avoir enfilé un costume de superhéros.Or, il s'est avéré que le costume en question amassait l'électricité statique avec assez de force pour donner au petit Simard le pouvoir d'électrifier ses problèmes.Capitaine Static était né ! De même que nos espoirs d'en voir découler une série car, il faut le dire, l'idée, tant formelle que narrative, est craquante.Cet automne marque donc le retour de Capitaine Static qui, cette fois, fera face à un problème de taille puisqu'on lui a volé son costume! Une grande enquête s'ouvre dans la cour d'école.Y aura-t-il un imposteur ?Et qui se cachera derrière les initiales du grand Static?Il faudra attendre encore quelques jours pour avoir la clé du mystère, puisque ce deuxième album n'est attendu que mercredi.On a hâte.On ne peut parler d'enquêtes sans mentionner la nouvelle venue qui avait fait sensation l'année dernière et j'ai nommé Rouge-Babine, la vampire allergique au sang créée par Lili Chartrand.On y retrouve l'humour irrésistible de l'auteure (Le gros monstre qui aimait trop lire) alors que celle-ci multiplie les jeux de mots et les clins d'oeil, de Miss Garrot à Jack l'Édenteur, tout en offrant une histoire captivante et pleine de rebondissements.La vampire détective adolescente aux canines pointues avait bel et bien attrapé le fils de la reine des vampires la main dans le sac dans le premier titre de la série.Or, cette année, la reine fait de nouveau appel à elle à la suite d'une série de vols embarrassants au château.Accompagnée de sa fidèle amie Marie-Blodie et de son chien Plakett, Rouge-Babine endosse donc pour la deuxième fois la cape d'inspecteur à notre plus grand plaisir.Aux Éditions Boomerang, on découvre aussi le premier volume de la série Détective inc., série de polars pour enfants lancée par l'auteure Véronique Dubois.En congé forcé de l'école, Gabriel doit suivre sa mère à son travail à la bibliothèque, un endroit qu'il trouve ennuyeux à mourir.Mais sur un rayon, entre deux aventures de Sherlock Holmes, il fait la connaissance de Rathson, un rat détective sympa portant monocle, qui l'entraîne rapidement dans ses propres enquêtes.Le concept est charmant, l'action déboule vite, les chapitres sont courts, écrits gros et chapeautés d'un résumé en une phrase de façon à garder l'intérêt d'un nouveau lecteur.Fait intéressant, la structure narrative ne pâtit pas de ce souci d'être facile à lire et divertissant.Dubois parvient à créer un petit roman qui risque d'accrocher les récalcitrants tout en créant une situation et des personnages intéressants.À suivre donc.\u2014Jade Bérubé, collaboration spéciale Capitaine Static, l'imposteur Alain M.Bergeron et Sampar, Éditions Québec Amérique, 62 pages 12,95$, dès 7 ans, HHHH Mission royale pour Rouge-Babine Lili Chartrand Éditions La Courte Échelle, 152 pages, 12,95$, dès 9 ans, HHHH Détective inc.Volume 1 Véronique Dubois Éditions Boomerang, 71 pages 9,95$, dès 10 ans, HHH Élémentaire, mon cher Rathson LITTÉRATURE JEUNESSE CÉLÉBRITÉS.Vous a Vez un é Vénement à célébrer ?tous les dimanches dans La Presse Composez le (514) 285-7274 appels interurbains (sans frais) 1 866 987-8363 celebrites@lapresse.ca celeb_14/09/08 GHISLAIN (JIM) RIVARD À l'occasion de ton 85e anniversaire je te souhaite beaucoup de santé.C'est un bonheur de vivre avec toi.Je te souhaite encore plusieurs années ! Ton épouse Céline DORILLA VINCENT ET GEORGES LACOSTE 75e anniversaire de mariage (16 septembre 1933 ) Félicitations à vous deux ! Bravo pour ce long chemin parcouru ensemble.Avec amour ! Vos enfants, petitsenfants et conjoint (e )s et vos arrière-petits-enfants.CAMILLE BELLEFLEUR 15 septembre 90 ans ça se fête en grand! Nous sommes fiers de toi Tes enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants et tous les autres ANNE ROY-IMBEAULT Joyeux anniversaire et bonne santé à cette merveilleuse personne que nous avons le bonheur de voir à la tête de notre grande famille.Que ton sourire nous inspire encore longtemps ! Tes enfants, tes petits-enfants, tes arrière-petits-enfants et les conjoints qui t'aiment beaucoup.APPOLONIA DIT BELLA BISANTI LÉPINE Un joyeux 90e anniversaire de naissance.Tes enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants.JEAN-GUY LAPIERRE 80 ans 11 septembre 2008 Notre Père qui est le champion de golf de Weir, que ton nom soit perpétué, que ton règne puisse continuer, que ta volonté soit faite sur ton domaine et sur les terrains de golf.Continue d'être le phare qui nous guide tous.Bonne Fête papa.Francine, Richard, Jocelyne, Guy.PHILIPPE POURREAUx MBA, CFA, FCSI.Félicitations! C'est avec une grande fierté et une admiration méritée que nous nous joignons à toi pour célébrer l'obtention de ton M.B.A et te souhaite une superbe carrière.Ta famille, tes amis, ton fier de père, Pauline, Caroline et grand-maman.Ta maman doit être aussi très fière là-haut.ROSE FORTIN Félicitations à Mélanie et Jean-Guy, parents choyés de la magnifique petite Rose qui a été baptisée le dimanche 31 août.Nous l'aimons tous très fort.La très heureuse marraine, Micheline LOUIS-BERNARD ROBITAILLE COLLABORATION SPÉCIALE PARIS \u2014 De temps à autre, la société intellectuelle parisienne aime se laisser aller aux joies du lynchage.De préférence à l'encontre d'une personnalité qui a passé les 10 dernières années à embêter tout le monde et à accumuler de scandaleux succès en librairie ou au box-office.Il y a 11 ans, la presse et le milieu littéraire s'en étaient donné à coeur joie avec l'inénarrable navet cinématographique interprété par Alain Delon, signé Bernard-Henri Lévy et intitulé Le Jour et la nuit.Un improbable thriller philosophique à moyengros budget sur fond de paysages mexicains.Cette fois, il s'agit d'un personnage encore plus insupportable : Michel Houellebecq en personne, auteur de deux premiers romans remarquables - Extension du domaine de la lutte et Les particules élémentaires -, puis de deux oeuvres de marketing, Plateforme et La Possibilité d'une île.Le lancement du dernier roman avait été accompagné, en septembre 2005, d'un battage publicitaire tel qu'il s'était écoulé à deux fois moins d'exemplaires que le précédent.Houellebecq, au passage, avait obtenu de son éditeur (Fayard) qu'il finance la version cinématographique du chef-d'oeuvre.Voici donc le film: comme l'écrit Éric Neuhof dans le Figaro, c'est «l'extension du domaine du nanar».Et pour reprendre la formule du critique du Parisien, Pierre Vavasseur, «déjà le roman était un mauvais livre lancé à grand fracas, mais le film est encore plus mauvais».L'improbable histoire oscille entre Daniel et son clone.D'un côté, un jeune homme incarné par Benoît Magimel, qui fréquente une secte vaguement raélienne et totalement ridicule, laquelle promet l'éternité par voie de clonage.De l'autre, un Daniel25 tout déplumé et nourri à la photosynthèse, clone de la 25e génération, qui vit dans des grottes désertes de lave pétrifiée, quelques années après l'apocalypse.On se promène dans des décors d'une banalité affligeante.Des aires d'autoroute censées symboliser la vacuité de l'époque actuelle.Un gourou ridicule sermonnant des paumés dans un hangar.Une forêt de gratte-ciel en bord de mer, avec touristes débiles.Puis des décors de carton- pâte d'après-apocalypse, où Daniel25 est plongé dans la lecture d'un providentiel e-book: le journal de son ancêtre du début du 21e siècle.Dialogues ineptes ou prétentieux.Jeu de caméra qui rappelle les petits films porno destinés aux salles du cinéma de l'époque et qu'on tournait en trois semaines.Houellebecq boude les médias Fidèle à lui-même, Michel Houellebecq s'est de nouveau empressé de jouer les mystérieux et les misanthropes et de refuser toute interview ou apparition médiatique - à l'exception d'une interview croisée dans GQ Magazine avec Frédéric Beigbeder, jeune homme à la mode qui s'est dévoué pour la circonstance.Mais trop, c'est trop.À l'exception de deux ou trois médias très intellos qui refusaient de renier leur vieille dévotion houellebecquienne (Télérama, Inrockuptibles), toute la presse nationale lui est tombée dessus à bras raccourcis.Le Monde évoque «le ridicule de cette science-fiction, défilé d'images sans vie, sans rythme, sans rien», et conclut à «l'impossibilité d'un film».Libération a préféré titrer «la possibilité du nul», et Les Échos, «la certitude du fiasco».Dans le tableau produit chaque semaine par le Nouvel Observateur, le film obtient des huit médias cités huit zéros - un record.Mercredi soir, sur les 10 salles parisiennes qui projetaient le film, on avait comptabilisé 812 spectateurs après cinq séances, soit 81 spectateurs par salle.C'était en effet, comme titrait le Parisien, «la certitude d'un bide».La Possibilité d'une île au cinéma La certitude d'un bide PHOTO JEAN-PIERRE MULLER, AFP L'écrivain Michel Houellebecq a tenu à tourner lui-même l'adaptation cinématographique de son roman La possibilité d'une île.Une erreur. PLUS LECTURES LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE On raconte l'histoire de cet homme qui, détestant à égalité l'enseignement et la littérature, se fit professeur de littérature.La plaisanterie ne peut viser Emmanuel Bouchard, qui non seulement enseigne la littérature mais encore la connaît et l'aime, comme l'atteste de manière convaincante son premier recueil de nouvelles, Au passage.Saint-Denys Garneau et Miron font belle figure, à leur juste hauteur, parmi les citations et allusions qui émaillent quelques-uns des 18 textes, en majorité inédits, qui constituent le recueil.Des auteurs étrangers, au souffle long comme Zola, Balzac ou Proust, ou d'autres qui marinent au purgatoire, tel Xavier de Maistre, révèlent par personnages interposés la curiosité de l'auteur et l'éclectisme de ses appétences littéraires.L'inspirationdesnouvellesemprunte au tout et aux riens du quotidien de gens simples, ce qui impose à la fois une grande sobriété et de subtils recours aux artifices qui empêchent la banalité de sombrer dans l'insignifiance.Ce prudent dosage limite pour tant la minimale recherche d'effets qui fait d'une nouvelle un spectacle qui emporte l'adhésion des lecteurs.Il s'agit moins d'inventer une chute imprévisible ou de multiplier les prouesses que de relier tous les éléments dans une chaîne qui paraîtra suffisante et nécessaire.On est contraint souvent de constater que quelque chose n'a pas eu lieu qui aurait pu inscrire dans la mémoire une trace, une émotion peut-être, qui seraient la signature unique et inimitable de l'auteur.Malgré leur faible définition, quelques personnages ne sont pas pour autant sans relief, habités qu'ils sont par la monomanie, mine littéraire inépuisable.Obsession anodine chez Cyprien, le protagoniste de la nouvelle « Le livre de poèmes », qui ne lit que des romans immenses mais redécouvre les Poèmes de Saint- Denys Garneau auxquels il rendra leur virginité et leur lumière en effaçant patiemment le lourd appareil critique dont il les a autrefois encombrés.Clin d'oeil ironique de M.Bouchard aux savants docteurs en littérature dont il fait partie ?Dans « Point d'orgue », le même Cyprien, ou un autre, observe un vieil homme qui à une fenêtre paraît lire, mais c'est le livre qui lit l'homme\u2026 De semblables trouvailles donnent du piquant à un recueil qui en manque un peu.Emmanuel Bouchardn'arien concédé à la mode de l'exotisme, qui transporte les personnages de fiction à travers les siècles et les continents.La Basse-Ville de Québec, espace jadis déprimant que les touristes ne fréquentent pas encore, est le théâtre idoine de son propos.Il en fait même le personnage principal, celui qui définit en partie tous les autres.Là se trouve l'unité de nouvelles inégalement achevées mais assez bien lancées pour titiller l'attention, sans la retenir.\u2014 Réginald Martel, collaboration spéciale Aupassage Emmanuel Bouchard Hamac, Québec, 2008.16,95$ HH 1/2 Prudent dosage LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE Martin Amis est un vieux routier du roman britannique.Fils de la haute société littéraire, Très brillant, parfois épris de son propre style, il peut devenir son pire ennemi lorsqu'il se regarde écrire.Après quelques pages, j'ai compris que cette fois l'intelligence de l'auteur est au service d'une histoire fascinante qui a formé notre époque: la corruption politique et humaine de l'empire soviétique, mort en 1989, et qui n'arrête pas de mourir depuis (comme dans le cas de la guerre entre la Russie et la Géorgie).Martin Amis met en scène un narrateur sans nom et son frère Lev, tous deux prisonniers politiques sous Staline, bien que le frère sans nom ait participé aux batailles qui ont donné la victoire aux Russes contre les Allemands.Les deux frères aiment la même femme, Zoya, qui est la légitime épouse de Lev, chétif, laid, mais amant hors pair.Comme dit le narrateur au tout début, «l'histore d'amour est de forme triangulaire, et le triangle n'est pas équilatéral ».Nous verrons même qu'il se termine «en une pointe très aigüe».Deux frères dans des circonstances désespérées qui aiment la même femme - Mélodrame, direz-vous?Pas du tout.Nous sommes en Russie, en Union soviétique, et c'est une histoire de survie: le mélodrame n'a pas sa place.C'est plutôt le cynisme.Comparé à son frère Lev, le narrateur est un monstre de cynisme, un vrai Russe, et Martin Amis a réussi à cerner les traits russes de façon magistrale.Nous ne sommes pas obligés d'être amis avec le narrateur.Mais le suivre, oui, nous le suivrons n'importe où.Et c'est le cas de le dire! Ce personnage a connu la Deuxième Guerre mondiale, le goulag sous Staline, le défilé de leaders soviétiques, la libération des camps, la «réhabilitation» (lorsqu'on cesse d'être un ennemi du peuple), l'intégration à l'économie au noir postsoviétique, et même le paradis de l'Occident.Où qu'il aille, ce grand survivant est incapable d'oublier, de tourner la page.Si la santé consiste à «passer à autre chose», il tient plutôt à la maladie.Son seul bonheur, nous dit-il, c'est que la Russie se meure.Malgré la dureté du personnage et de son époque, il est beaucoup question d'amour dans ce roman.À commencer par le titre : La maison des rencontres.C'est le petit chalet où les prisonniers politiques avaient le droit de recevoir des visites conjugales.Une visite entre Lev et Zoya forme le noeud du roman, et le noyau dur de la jalousie qui ronge le coeur du narrateur.«Tu peux vivre mais tu ne peux pas aimer » - c'était le slogan des geôliers du goulag.Les personnages de ce roman extraordinaire vont essayer de prouver le contraire.\u2014 David Homel, collaboration spéciale Lamaison des rencontres Martin Amis, traduit par Bernard Hoepffner et Catherine Goffaux Gallimard, 284 pages,36,95$ HHHH Deux frères en enfer BIBLIO JEUNAUTEUR - SOUFFRIR POUR ÉCRIRE STÉPHANE DOMPIERRE ET PASCAL GIRARD QUÉBEC AMÉRIQUE 101 PAGES, 12,95$ HHH1/2 Table, chaise, café, ordinateur et, accessoirement, jeune auteur en état de «gestation créatrice».C'est dans cet univers concis et chenu, ce presque nulle part, que nous plonge cette jolie bédé où il n'arrive presque rien.Le premier tome de Jeunauteur fait en quelque sorte suite à ce que l'écrivain Stéphane Dompierre avait jadis entrepris sur son blogue et qui faisait le plaisir de ses fans : de courtes bandes dessinées au design minimaliste et à l'humour léger et décalé, fabriquées «à la mitaine» grâce à quelque logiciel de base par le « jeunauteur » lui-même.Ici, Dompierre laisse les crayons au bédéiste Pascal Girard, lequel ajoute, par son trait efficace et volontairement rudimentaire, un peu de chaleur aux graphiques originaux, qui ne manquaient pourtant pas de charme.L'esprit est resté parfaitement intact : Dompierre et Girard se sont bien compris.De ton, ces bandes rappellent un peu celles de Schulz où Snoopy, assis sur sa niche devant la machine à écrire, tâchait, assez paresseusement, de venir à bout d'un roman, sans cesse distrait par mille et une vétilles.Dans Jeunauteur, le personnage, avatar caricatural de Dompierre, fait face aux imprévus informatiques, aux frasques du mobilier (cette mystérieuse chaise bruyante), au fameux drame de la page blanche, aux commentaires incrédules des proches qui n'entendent rien à la difficulté d'écrire et à une foule de menus tracas.Mignon partout, honnêtement modeste et sans autre ambition que celle d'amuser avec autodérision, ce bel objet laisse cependant insatisfait: On aurait pris davantage que ces quelque 100 pages ! - Aleksi K.Lepage 2000 ANS D'HISTOIRE GOURMANDE PATRICE GÉLINET PERRIN 255 PAGES, 27,95$ HHH 1/2 L'aventure pas toujours rose des épices et du sucre, comment sont arrivés sur nos tables les ustensiles - et la table elle-même! -, la folie de M.de La Quintinie pour son potager rejoignant celle du suicide de Vatel (pour une livraison tardive de poissons !), l'engouement spontané pour le thé, le café et le chocolat, la difficile marche de la pomme de terre jusqu'à ses titres de noblesse, la lointaine naissance du fromage qui aujourd'hui nous fait si peur jusqu'à l'arrivée des premiers restaurants, beaucoup plus tardive qu'on ne le croit.Par exemple, saviez-vous que «payer en espèces » voulait dire, en fait, «payer en épices », lorsque celles-ci valaient autant sinon plus que l'or?Que depuis la pasteurisation, l'on s'inquiète de la perte de caractère de fromages domestiqués depuis des siècles?Tout cela se lit avec plaisir et étonnement dans 2000 ans d'histoire gourmande de Patrice Gélinet, intelligent petit condensé de vulgarisation concernant les éléments essentiels des plaisirs de la table dont on a, pour la plupart, oublié les origines.Si l'argent et le sexe mènent le monde, il faudrait ajouter à cela les papilles gustatives, instigatrices d'une foule de petites histoires constituant la grande Histoire.Une introduction qu'on aimerait voir transformée en encyclopédie, tant elle nous en révèle sur nous-mêmes, tout en nous faisant prendre conscience d'une abondance qui n'existait même pas il y a un siècle.En lisant cela, on ne peut que rire (ou pleurer) devant la psychose de la listériose.- Chantal Guy LES SEPT DERNIÈRES PAROLES DE JUDAS SERGE PATRICE THIBODEAU L'HEXAGONE 80 PAGES, 14,95$ HHHH 1/2 Le poète Serge Patrice Thibodeau (Le quatuor de l'errance) entame son triptyque autour des Évangiles avec une magnifique oraison funèbre jaillissant du royaume des morts.La voix de Judas, l'apôtre maudit de l'Église, résonne enfin dans un jardin des Oliviers désert.Construit en sept courtes séquences (dont les sept strophes comptent chaque fois sept vers), ce plaidoyer d'un personnage bafoué à tort par tout un empire religieux sent la glaise et le sanglot.Judas, ce disciple qui a «du sang sur les lèvres» pour avoir livré Jésus à Pilate en le désignant d'un baiser n'y justifie pas son geste (un acte désespéré que l'Histoire remettra en cause) mais il dresse plutôt au ciel sa colère devant « l'amour cynique de Dieu» qui n'a pas su reconnaître l'amour charnel qui le liait à son messager.Judas, à l'image d'une Phèdre trahie, crie au visage de la fatalité, « le ciel [était] accordé comme un piano», alors qu'on désignait l'amant pour assassin.Tandis que Pierre, au ras du sol, reniait le Christ sous le chant du coq, Judas était pourtant debout, « le baiser d'adieu, dans son fourreau».Étouffé par l'injustice, la misère de la corde marquée au cou, «La douleur a dégringolé/Des lèvres, s'est logée/Là, profond, dans la gorge», Judas laisse s'exhaler la plainte de son âme tourmentée grâce aux images de sable de Thibodeau, qui n'hésite pas à lier le disciple à l'homme du millénaire, comme si le temps et l'espace se joignait en un étrange bal de chagrin.- Jade Bérubé, collaboration spéciale TÊTES D'AFFICHE DENIS LAVOIE La faim de la rentrée «Relevons le «Défi Kraft contre la faim« et recueillons 300 000$ pour les banques alimentaires», titre un communiqué de presse de l'Association canadienne des banques alimentaires (ACBA) annonçant une campagne de financement devant se tenir jusqu'au 26 septembre «pour aider les banques alimentaires à répondre à une recrudescence de la demande pendant la période occupée de la rentrée des classes\u2026 Kraft Canada s'engage à faire un don à parité audollar près pour tous les dons recueillis dans le cadre du Défi Kraft contre la faim, jusqu'à concurrence de 150 000$», précise le communiqué.Renseignements: 877-535-0958, www.cafb-acba.ca.Nourrir un enfant Une activité-bénéfice organisée par le restaurant La Queue de cheval Steakhouse&Bar, dans le cadre de son dixième anniversaire, et mettant aux prises les chefs de plusieurs restaurants, a permis au président du restaurant hôte et à son directeur du marketing, respectivement Peter Morentzos et Joey Ghazal, de remettre 100 000$ à Nourrir un enfant (une des OEuvres du cardinal Léger), ces fonds devant permettre de venir en aide aux enfants de milieux défavorisés.Conférence sur la faim du monde Coprésidée par l'ancien premier ministre du Canada Joe Clark, professeur de pratique pour les partenariats public-privé au Centre d'études sur les régions en développement (Université Mc Gill), et par le chancelier de l'Université Mc Gill, Richard Pound, une Conférence sur la sécurité de l'alimentation mondiale, organisée par l'Université Mc Gill, se tiendra du 24 au 26 septembre 2008, à Montréal.«Les principaux organismes internationaux comme l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, l'International Federation of Agricultural Producers, le Programme alimentaire mondial, l'Organisation de coopération et de développement économiques et la Banque mondiale participeront à la conférence», précise le communiqué de l'université.Secours alimentaires La Fondation RBC a fait don de 10 000$ à Jeunesse au Soleil «afin d'acheter des denrées alimentaires et ainsi contrer la pénurie de nourriture qui a affecté Jeunesse au Soleil cet été », précise le communiqué de l'organisme d'aide aux personnes démunies.Onmarche pour une cause Après les performances olympiques et paralympiques de Pekin, c'est au tour de M.et Mme Tout-le- Monde de faire son tour de piste et de participer à l'une ou l'autre des marches organisées pour amasser des fonds pour une cause ou l'autre: sida, cancers, Parkinson, arthrite, etc., plusieurs de ces activités-bénéfice s'annonçant pour les jours à venir (en plus du marathon).Ces «marches-bénéfice » sont d'importantes sources de financement, le Centre du cancer Segal de l'Hôpital général juif ayant récemment amassé ainsi plus de 6 millions de dollars, alors que la Société canadienne du cancer a précédemment recueilli plus de 9 millions et que la récente Randonnée de l'espoir, de Cancer de l'ovaire Canada, a rapporté 1,5 million, les 500 marcheurs de Montréal ayant contribué pour 78 000$, tandis que la Marche du courage de Procure (cancer de la prostate) tenue le 15 juin a rapporté plus de 400 000$.Depuis une quinzaine d'années, la Fondation Farha tire ainsi profit de son activité «Ça marche», sa principale source de financement et moyen de sensibiliser la population à la lutte au sida.Cette marche aura lieu le 21 septembre, avec à sa tête Evelyn Farha (82 ans), mère du fondateur de la Fondation Farha, Ron Farha, qui veut amasser 400 000$.Auparavant, la Société Parkinson du Québec, dont le premier tournoi de golf n'a rapporté que 10 000$, compte faire beaucoup mieux avec sa série de marches qui se sont tenues et se tiendront dans une dizaine de villes hier (à Montréal, autour du parc La Fontaine) et aujourd'hui, ainsi que les 20 et 21 septembre, car on a recueilli plus de 180 000$ l'an dernier.C'est sans compter la première Marche des héros de l'arthrite, aujourd'hui, et la marche pour la lutte contre le cancer du sang du 27 septembre, au parc Jean-Drapeau.Rappelons que ce type d'activité-bénéfice se déroule au printemps (Marche Bell Jeunesse j'écoute et Marche de la mémoire Rona de la Société Alzheimer), comme à l'automne.N.B.: des frais d'inscription sont imposés dans la majorité des cas, mais certaines de ces marches sont entièrement gratuites.VIH-sida Le cocktail bénéfice de la Maison Plein Coeur, organisme qui cherche à atténuer la solitude, l'isolement et la pauvreté dans laquelle se retrouvent des personnes vivant avec le VIH-sida, a rapporté 15 000$, dont un don de 5000$ de la Banque Nationale.Légion d'honneur Pionnier de la recherche sur le VIH/sida, directeur-fondateur du Centre sur le sida de Mc Gill (Institut Lady Davis de l'Hôpital général juif), le Dr Mark Wainberg, professeur à la faculté de médecine (département de biologie/virologie moléculaire) de l'Université Mc Gill, vient d'être nommé Chevalier de la Légion d'honneur de la France.«Au cours des cinq dernières années, le Dr Wainberg a occupé les fonctions de président du comité consultatif scientifique du programme national du sida de la France.Il a été choisi pour faire partie de la Légion d'honneur en raison de son travail exceptionnel dans le domaine du VIH/sida et pour avoir renforcé la collaboration et les liens scientifiques entre la France et le Canada», précise le communiqué de l'Université Mc Gill.Don de la Financière Banque Nationale Nationale, une filiale de Banque Nationale groupe financier, a fait un don de 75 000$ à la Fondation canadienne de recherche sur le sida (CANFAR).U2 dans la lutte contre le sida «De concert avec la société Universal Music Canada, divers organismes de soutien dans le domaine du VIH/SIDA, des cliniques médicales et des médecins, Bristol-Myers Squibb a conçu une campagne de dépistage ayant pour thème: Une vie, une initiative de communication multimédia originale visant les jeunes adultes, un public traditionnellement difficile à rejoindre.Une vie présente une vidéo basée sur la chanson One du groupe internationalement reconnu U2 et de la chanteuse hip hop Mary J.Blige, fournie gracieusement par les artistes en appui au projet.Le clip pourra être visionné en ligne et téléchargé à partir du site internet www.luvu2.ca.» (Source : AMPQ quotidien) Fondation Simple Plan Après avoir amassé 125 000$ avec la tenue d'une première activité-bénéfice, le groupe Simple Plan a annoncé qu'il comptait verser de l'argent dans sa fondation par le biais «d'une remise de 0,50$ sur chaque billet de spectacle vendu» et le prélèvement d'un montant «sur chacun des téléchargements de Save you, le prochain extrait de son album éponyme disponible sur i Tunes », précise un communiqué du populaire groupe qui a remis «ses premiers dons à une quinzaine d'organismes qui lui tiennent à coeur et qui partagent ses objectifs: venir en aide aux jeunes en difficulté, ou gravement malades, ou victimes des conséquences de la guerre, et encourager l'apprentissage et la pratique de la musique comme moyen d'aider les jeunes à retrouver une passion dans la vie».3000 filles contre le cancer Plus de 3000 élèves de six écoles privées pour filles (ECS, Queen of Angels, Sacré-Coeur, The Study, Trafalgar et Villa- Maria) participeront, pour la treizième année, à une marche de soutien à la lutte contre les cancers de la femme, comptant amasser par la même occasion des fonds (quelques centaines de milliers de dollars) pour cette cause et le Centre de soins communautaires en oncologie de l'hôpital St.Mary, fonds qui seront remis à leur arrivée au sommet du mont Royal, le jeudi 25 septembre.Renseignements : 514-734-2694.PHOTO FOURNIE PAR LA FPPS Stéphane Lemay, vice-président et avocat-conseil adjoint chez Power Corporation du Canada, participera aujourd'hui au Marathon Oasis de Montréal pour lequel il s'entraîne depuis près d'un an.Dans le cadre de son premier marathon, M.Lemay se donne pour mission de joindre l'utile à l'agréable en faisant commanditer sa course pour amasser des fonds pour la Fondation pour la promotion de la pédiatrie sociale (FPPS), fondée et présidée par le Dr Gilles Julien.Stéphane Lemay est membre du conseil d'administration de la FPPS depuis sa fondation en 2005.Une démarche de sollicitation de dons a déjà été entamée afin de trouver des donateurs pour chacun des 42 kilomètres du parcours.Stéphane Lemay s'est fixé comme objectif d'amasser la somme de 2 $ au bénéfice de la FPPS dans le cadre de son marathon.Une campagne de financement lui a permis de recueillir à lui seul plus de 139 000$ jusqu'à maintenant.Il demande maintenant au public de l'aider à atteindre son objectif.Pour contribuer et faire un don au nom du coureur du Dr Julien: www.pediatriesociale.org.(Source: FPPS) PHOTO ROGER LACOSTE, FOURNIE PAR LA FONDATION DU CSSS DU SUD DE LANAUDIERE Les 83 cyclistes qui ont participé au onzième Vélo santé de la Fondation du CSSS du sud de Lanaudière à l'hôpital Pierre-Le Gardeur (Lachenaie) ont versé 88 000$ au projet de construction de la Maison de soins palliatifs et du pavillon de la famille et de l'enseignement de l'établissement hospitalier.Le coureur du Dr Julien participera au Marathon Oasis de Montréal Randonnée pour la santé de l'hôpital "]
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