Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (13)

Références

La presse, 2008-09-20, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" 3559663A 3559664 ARTS ET SPECTACLES www.cyberpresse.ca/arts LES 7 DOIGTS DE LA MAIN LA VIE AVANT LA VIE PAGES 10 ET 11 CESARIA EVORIA POURQUOI CHANGER?PAGE 7 Il y a trois mois, Robert Galinsky a ouvert àNewYork la première école de téléréalité aumonde.En compagnie d\u2019anciens concurrents de téléréalité et d\u2019agents de casting, il enseigne à d\u2019aspirants lofteurs ou académiciens à être le plus «vrai» possible devant les caméras.Parmi ses clients, Ian Kroft, l\u2019un des 16 000 participants aux auditions d\u2019American Idol au Giants Stadium, le mois dernier, et Leo Fernekes, un jeune entrepreneur lucide qui souhaite faire connaître son entreprise grâce à la téléréalité.Notre chroniqueur Marc Cassivi les a suivis en classe le temps d\u2019une séance intensive.>Unreportage à lire enpages2et 3.PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE JEAN-PHILIPPE TREMBLAY LE CHEF QUI MONTE PAGE 22 Faon Shane M O N T R É A L S A M E D I 2 0 S E P T E M B R E 2 0 0 8 \u2022 ARTS ET SPECTACLES Grosse vie, c\u2019est moche.T rès moche , même.Ça y est, c\u2019est écrit.Et \u2013 ouf! \u2013 ça fait du bien de cracher le morceau après deux semaines d\u2019intense rumination.Ça m\u2019attriste de pondre ces paragraphes assassins , ca r Normand Brathwaite est probablement la vedette la plus sympathique et la plus divertissante de tout le showbiz québécois.Mais quand on allume le téléviseur les jeudis soir pour suivre sa Grosse vie, on rigole peu, on éprouve plusieurs malaises et on se questionne: comment une sitcom aussi ordinaire a-telle pu aboutir sur les ondes de Radio-Canada ?Je craque pour Les Parent, et la présence électrique de Cathy Gauthier insuffle un dynamisme contagieux à Roxy.Mais Grosse vie?Bof.Même les rires de l\u2019auditoire sonnent comme des rires en boîte.Aïe.C\u2019est dommage, car la SRC nous a récemment habitués à des comédies de qualité comme Rumeurs, Tout sur moi, Les hauts et les bas de Sophie Paquin et C.A.Grosse vie ne se classe malheureusement pas dans cette catégorie.Qu\u2019est-ce qui cloche avec la série?Plusieurs trucs.D\u2019abord, sa star.Normand Brathwaite a l\u2019air triste, abattu et éteint comme une ampoule brûlée du Club des 100 watts.Jouerait-il trop bien la vedette écoeurée du jet-set et tannée de vivre dans l\u2019oeil du public ?Possible.Si c\u2019est le cas, attribuez-lui tout de suite un Gémeaux.Affaire classée.Autour de lui, les personnages secondaires rament dans le vide.Sophie Prégent, la femme de Normand \u2013 si bonne dans Rumeurs \u2013 se démène du mieux qu\u2019elle peut avec un rôle, comment dire, aussi linéaire et plat que l\u2019autoroute 20: on sait toujours d\u2019où elle part et on devine à tout coup sa destination finale.Sérieusement, qui n\u2019a pas vu débouler le punch de la vente-débarras ?Bien franchement, le rôle de la psychologue a été mal écrit.Après la délicieusement tordue Justine de Rumeurs (excellente Alexandr ine Agost ini) , on attend plus de substance pour ce type de personnage à la télé.Hélas , la psy de Normand, quoique bien campée par Edith Cochrane, oscille entre le cliché banal et cliché ridicule.Passons.La mère de Normand \u2013 Rita Lafontaine \u2013 arrache quelques rires.C\u2019est la chipie attachante de cette famille reconstituée.Bémol, par contre, pour les scènes de sacoche répétées.Ça va, on a compris le manège.Quant à l\u2019agent du comédien (Gilles Renaud), il est bien beige en comparaison de la savoureuse Loulou dans Les hauts et les bas de Sophie Paquin.Je n\u2019ai absolument rien contre la télé légère et divertissante.Du moment qu\u2019elle dégage un peu d\u2019humour et d\u2019intelligence.Je regarde encore avec bonheur les reprises de Catherine à TQS et j\u2019ai dévoré celles de Moi et l\u2019autre à ARTV.À mon avis, aucune des nouvelles sitcoms de la saison 2008-2009 n\u2019a encore égalé l\u2019esprit et la vivacité de Rumeurs, où les textes d\u2019Isabelle Langlois brillaient comme des joyaux.Vite, qu\u2019on la rapatrie au petit écran, celle-là ! Mince consolation: il y a pire que Grosse vie (voir Grande fille, plus loin.Petite vie, petite misère.Je lévite Avec la quatrième saison d\u2019Entourage.Vince tourne finalement Medellin.Le réalisateur Billy Walsh torture encore ses producteurs.Turtle et Drama se cramponnent toujours à la célébrité des autres.Eric s\u2019embarque dans une relation semi-professionnelle avec Anna Faris.Et le détestable Ari Gold \u2013 mon préféré \u2013 continue d\u2019abreuver ses proches d\u2019insultes colorées.Je l\u2019évite Grande fille à TQS.Au secours! Quand le public en studio ne rigole pas, c\u2019est signe que ça ne va pas du tout.Gags prévisibles, décors en carton-pâte et textes vides, vraiment, la sitcom de TQS nous fait reculer 15 ans en arrière, du temps où sévissaient les imbuvables L\u2019arche de Zoé et Santa Maria.Pas fort.On s\u2019ennuie quasiment de Sainte-Madeleine PQ.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : hdumas@lapresse.ca Grosse vie, petite misère HUGO DUMAS CHRONIQUE DOSSIER lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll À L\u2019ÉCOLE DE LA TÉLÉRÉALITÉ PHOTOS IVANOH DEMERS, LA PRESSE Une journée à la New York Reality TV School (dans le sens des aiguilles d\u2019une montre) : Une aspirante vedette de téléréalité (Elisa DeCarlo) attend dans les locaux de l\u2019école.Les élèves de Robert Galinsky laissent libre cours à leur créativité.Une élève en téléréalité reçoit les conseils du directeur de casting, Robert Russell.LES COMMANDEMENTS DE LA TÉLÉRÉALITÉ Dans l\u2019élaboration de son cursus, Robert Galinsky s\u2019est intéressé aux gagnants d\u2019émissions afin de dresser le profil du candidat de téléréalité idéal.Ce profil lui a inspiré les huit commandements de la téléréalité, parmi lesquels on retrouve: 1Tu parleras toujours au « je ».(« Je suis responsable de ce que je dis, donc je suis plus fort.») 2Tu ne diras jamais : «Je suis un acteur.» («Si la téléréalité voulait des acteurs, elle embaucherait des acteurs.») 3Tu seras confiant, pas arrogant.(« La confiance attire les fans; l \u2019arrogance les rebute.») Pour connaître les autres commandements, Robert Galinsky nous invite à suivre son cours.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 0 S E P T E M B RE 2 0 0 8 ARTS ET SPECTACLES Parfois, je me demande si on n\u2019est pas en train de revenir aux années 50.Vous savez, ces années noires et mesquines où l\u2019enfant attiré par la peinture, la musique, le théâtre ou la poésie ne lisait que déception et désaveu dans le regard éploré de ses parents.Où toute velléité artistique était considérée comme une folie passagère de la part d\u2019esprits perturbés qui, tôt ou tard, espérait-on, finiraient par revenir à la raison et par se trouver une vraie job.La seule différence, c\u2019est que, dans les années 50, artiste rimait systématiquement avec sacrifice, pauvreté et indigence.Aujourd\u2019hui, si je me fie aux phrases toute faites dont le parfum lourd flotte dans l\u2019air électoral, l\u2019artiste n\u2019est plus un pauvre ni un fou.C\u2019est un enfant gâté, un privilégié et un chialeur professionnel qui vit aux crochets de l\u2019État et ne produit que du vent ou du moins rien qui vaille ni mérite l\u2019encouragement d\u2019une subvention.Enfant gâté: l\u2019expression n\u2019est pas de Josée Verner (même si elle n\u2019en pense pas moins), mais de son amie Myriam Taschereau, qui tente de se faire élire sous la bannière des conservateurs dans Québec.Ironie du sort, elle est la petite-fille de Louis-Alexandre Taschereau, premier ministre québécois libéral dans les années 20 et 30, à qui les artistes d\u2019ici doivent la création de l\u2019École des beaux-arts.Qu\u2019un siècle plus tard, sa petite-fille, qui se décrit comme une femme très engagée dans le développement culturel et artistique de sa région, fasse appel au cliché éculé de l\u2019artiste enfant gâté est d\u2019une navrante tristesse.Ce qui l\u2019est encore davantage, c\u2019est que ses propos trouvent écho chez ses électeurs et ceux de la ministre Verner.Cette dernière a affirmé au Soleil que les gens qu\u2019elle rencontre en campagne électorale ne lui parlent jamais des coupes de 45 millions qu\u2019elle a faites dans les arts.Ou alors, s\u2019ils le font, c\u2019est pour la féliciter.Bravo Josée.Continue ton beau programme et te laisse surtout pas avoir par les maudits artistes et leurs jérémiades! C\u2019est un point de vue, et il est plus répandu qu\u2019on le pense.Sauf qu\u2019il est fondé sur des préjugés qui ne tiennent pas compte de deux réalités.La première, c\u2019est qu\u2019on ne peut pas mépriser les artistes d\u2019un côté et s\u2019approprier leurs réussites de l\u2019autre.On a parfaitement le droit d\u2019exiger des coupes pour tout le monde, y compris les artistes.Mais après cela, qu\u2019on ne vienne pas se vanter du succès de Pascale Picard en France, qui n\u2019aurait pas été possible sans subvention.Qu\u2019on n\u2019applaudisse plus jamais les exploits du Cirque du Soleil, un miracle artistique et économique qui n\u2019aurait jamais vu le jour sans l\u2019aide de l\u2019État.Et enfin, que les électeurs de Mmes Taschereau et Verner ne vantent plus jamais les mérites du Moulin à images de Robert Lepage, une oeuvre qui n\u2019est pas le fruit d\u2019une subvention exceptionnelle consentie dans le cadre du 400e, mais de 25 années de recherches subventionnées ! Ça, c\u2019est la première réalité.La deuxième, c\u2019est qu\u2019il y a peut-être des enfants gâtés et privilégiés dans la grande famille des arts, mais ils sont une minorité.Pour chaque millionnaire de la culture, qu\u2019il s\u2019appelle Normand Brathwaite ou Véronique Cloutier, combien de danseurs, de musiciens, d\u2019acteurs et de peintres qui vivent sous le seuil de la pauvreté?Selon des statistiques de l\u2019Observatoire de la culture, 80% des artistes au Québec gagnent en moyenne 20 000$ par année.Et contrairement à Josée Verner, ils n\u2019ont pas de chauffeur.Les artistes sont peut-être des enfants, mais des enfants pauvres.Quant à la ministre qui gagne plus de 170 000$ par année sans avoir à produire de film, de livre ou de musique, c\u2019est peut-être elle, l\u2019enfant gâtée.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : npetrows@lapresse.ca Enfants pauvres et enfants gâtés NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE Pour chaque millionnaire de la culture, combien d\u2019artistes qui vivent sous le seuil de la pauvreté?DOSSIER lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll LA NEW YORK REALITY TV SCHOOL OFFRE DEPUIS JUIN DES COURS INTENSIFS DE TROIS HEURES OU UNE SESSION DE CINQ SEMAINES À UNE CLIENTÈLE VENUE DE PARTOUT AFIN DE RÉALISER SON RÊVE DE PASSER À LA TÉLÉ.SES COURS DE PRÉPARATION À LA TÉLÉRÉALITÉ AFFICHENT SOUVENT COMPLET.NOTRE CHRONIQUEUR A RENCONTRÉ PROFS ET ÉLÈVES DE CETTE ÉCOLE ATYPIQUE.MARC CASSIVI NEW YORK Dans un local exigu d\u2019une tour à bureaux de la 30e Rue, à Manhattan, Robert Galinsky dirige un exercice particulier.Il fixe un élève dans les yeux puis, tapant des mains, lui indique qu\u2019il lui cède la «parole ».L\u2019étudiant fait de même avec son voisin, et ainsi de suite.«L\u2019important, dit Galinsky, c\u2019est de créer un contact visuel.Ceux qui n\u2019arrivent pas à établir de contact visuel font preuve de faiblesse.Et dans une émission de téléréalité, les faiblesses des uns font le bonheur des autres.» On se croirait dans un atelier de croissance personnelle.Ou dans un meeting des AA.Sauf que des caméras épient les moindres gestes des participants.Il s\u2019agit plutôt d\u2019un cours de la New York Reality TV School, la première école de ce genre, fondée il y a trois mois par Robert Galinsky.L\u2019acteur et metteur en scène, qui offre des formations privées à des comédiens (le rappeur 50 Cent, entre autres), a eu l\u2019idée de cette école de téléréalité après avoir été sollicité par un candidat d\u2019un concours de dressage de chiens de la chaîne Animal Planet.« J\u2019ai fait des ajustements à mon cours habituel afin de l\u2019adapter à la téléréalité et ç\u2019a marché, dit Galinsky.Mon client a fini troisième.Il m\u2019a confirmé qu\u2019il s\u2019était servi de mes conseils.Je me suis dit que si je pouvais enseigner mes techniques à des acteurs sans le sou, je pouvais aussi les enseigner à des concurrents de téléréalité qui ont les moyens de payer!» C\u2019est ainsi que devant une salle comble d\u2019une trentaine d\u2019élèves, Robert Galinsky a offert son premier atelier, le 21 juin, épaulé par d\u2019anciens concurrents d\u2019émissions telles Survivor et Top Chef et par des directeurs de casting de téléréalité.Au menu: techniques d\u2019entrevue, d\u2019improvisation et de mise en valeur de sa personnalité.Objectif : être à l\u2019aise devant la caméra.Coût : 139$ pour un cours intensif de trois heures, ou 299$ pour une session de cinq semaines.But ultime: attirer l\u2019attention d\u2019un producteur, être sélectionné parmi les candidats.et devenir une vedette de téléréalité.L\u2019ingénu et le directeur de casting Il y a quelques semaines, Ian Kroft, la jeune vingtaine, s\u2019est rendu à 6h du matin au Giants Stadium, au New Jersey, afin de participer aux auditions d\u2019American Idol.Un candidat enthousiaste parmi 16 000 candidats enthousiastes.Il a chanté pendant 20 secondes, a été retenu pour chanter une deuxième fois et attendait toujours, au moment de notre rencontre, les résultats de son audition.«J\u2019ai tenté ma chance l\u2019an dernier, mais ça n\u2019a pas fonctionné, alors j\u2019ai voulu me distinguer, explique le jeune homme d\u2019un ton mielleux.C\u2019est pour ça que j\u2019ai joint Robert.Il m\u2019a fait comprendre que je ne participais pas à un concours de chant, mais à un concours de personnalité.» L\u2019élève de la Reality TV School sort fièrement une photo de sa poche arrière.Au centre du cliché, il y a Ryan Seacrest, l\u2019animateur d\u2019American Idol, entouré d\u2019une mer de jeunes concurrents.Pratiquement hors du cadre, dans le coin inférieur droit, on remarque à peine le haut du visage de Ian Kroft.«Sans l\u2019aide de Robert Galinsky, je n\u2019aurais jamais pu rencontrer Ryan!» dit-il, la voix excitée, le regard ingénu.« Pourquoi crois-tu qu\u2019on devrait te choisir pour American Idol?» lui demande à l\u2019occasion d\u2019un exercice de «speed casting» Robert Russell, un autre professeur de l\u2019école.«Je veux donner une partie de moi-même au monde, montrer mon coeur à la planète.\u2013 Je trouve ta réponse un peu courte, répond Russell, un directeur de casting qui en a vu d\u2019autres (il a entre autres travaillé sur The Bachelor et Big Brother, le Loft Story américain).Tu me donnes une piste, mais peu de matière.Je dois me sentir interpellé par ta réponse.Ce n\u2019est pas le cas.» «Personne ne sait comment répondre à cette question, me confie plus tard Russell, qui est directeur de casting depuis 20 ans.Pendant les dernières auditions de Big Brother, les candidats m\u2019ont dit qu\u2019ils étaient beaux, qu\u2019ils avaient de beaux cheveux et qu\u2019ils feraient monter les cotes d\u2019écoute.Ils n\u2019ont pas répondu à ma question.Généralement, ils ne savent pas pourquoi ils sont là, ce qu\u2019ils entendent faire et ce qui les attend.» Apprendre aux aspirants candidats de téléréalité à être «vrais» devant la caméra, c\u2019est le défi \u2013 forcément paradoxal \u2013 que s\u2019est lancé Robert Galinsky en ouvrant son école.«Les concurrents les plus authentiques sont ceux qui survivent le plus longtemps dans les émissions de téléréalité, observe-t-il.Je veux que les gens soient conscients des scénarios qu\u2019ils portent en eux, grâce à leur passé, leur vécu, leurs défauts et leurs qualités.Afin de se rendre attrayants pour les directeurs de casting.Je ne le dis pas souvent, mais c\u2019est aussi du coaching de vie.» Le lucide et la fashionista Elisa DeCarlo mène une double vie.Elle vend des vêtements vintage pour personnes de taille forte.Et elle tient un blogue sous le nom de The Mad Fashionista, un alter ego flamboyant qui aime se moquer des gens maigres.Elle aimerait faire de sa vie une téléréalité.C\u2019est pour cette raison qu\u2019elle fréquente l\u2019école de Robert Galinsky.«J\u2019ai beaucoup de plaisir à participer à ces cours», dit-elle.Leo Fernekes aimerait lui aussi devenir le personnage principal d\u2019une «docuréalité» sur son quotidien.Ce jeune entrepreneur en nouvelles technologies souhaite ainsi mieux faire connaître son entreprise.«Je me suis inscrit aux cours de Robert parce qu\u2019il connaît les mécanismes de cette industrie et ce qui fait de la bonne téléréalité, dit-il.Robert peut identifier ce qui, dans mon parcours, intéressera un producteur ou un diffuseur.» Fernekes se dit passionné de téléréalité.Mais il pose un regard lucide sur ce nouveau genre télévisuel.«Je trouve que la téléréalité propose un regard fascinant sur le déclin de la civilisation occidentale.» Pourquoi alors vouloir y participer?«Si on se précipite dans la téléréalité à l\u2019aveuglette, sans être pleinement conscient de ce qui s\u2019y passe, on se fait bouffer tout rond, dit-il.Mais si on s\u2019y prend intelligemment, en analysant froidement la situation, en sachant ce qui est attendu de soi, on peut tourner la situation à son avantage.Il n\u2019y a rien de réel dans la téléréalité.Je crois que les médias sont facilement manipulables.Et que ce peut être très amusant.Aussi, comme toute personne qui veut faire de la téléréalité, je suis profondément narcissique.La téléréalité est une attraction perverse.» «Évidemment que la téléréalité est une réalité manipulée, confi rme Robert Ga linsky.C\u2019est une réalité dirigée, montée, scénarisée.Les monteurs de la téléréalité sont d\u2019ailleurs les meilleurs scénaristes de la télé d\u2019aujourd\u2019hui.S\u2019il y avait davantage de bons scénaristes à la télévision conventionnelle, la téléréalité n\u2019aurait peut-être pas autant de succès.Mais la téléréalité est plus audacieuse qu\u2019un épisode formaté de Law & Order.Et beaucoup plus drôle qu\u2019une sitcom qui nous dit quand rire avec ses rires en boîte.» Pour sa série de cours qui débute aujourd\u2019hui, et qui affiche complet, Robert Galinsky dit avoir reçu des inscriptions de partout aux États-Unis, et même d\u2019Australie.Il dit aussi négoc ier depui s plusieu rs semaines avec trois producteurs de téléréalité.Ils veulent tous produire une émission.sur son école de téléréalité.Apprendre aux aspirants candidats de téléréalité à être «vrais » devant la caméra, c\u2019est le défi paradoxal que s\u2019est lancé Robert Galinsky en ouvrant son école.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 0 S E P T E M B RE 2 0 0 8 A R T S E T S P E C T A C L E S 3 ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE SUR LES PLANCHES ÉRIC LAPOINTE, ce soir au Métropolis NEWKIDS ON THE BLOCK, ce soir au Centre Bell ARIANE MOFFATT, ce soir à la salle Pratt&Whitney du Théâtre de la Ville THE LOST FINGERS, ce soir à l\u2019Étoile du Quartier Dix30 SIGUR ROS, ce soir au Quai Jacques-Cartier du Vieux-Port de Montréal SHERYL CROW, lundi au Centre Bell THE REAL MCKENZIES, lundi aux Foufounes électriques MOGWAI, mardi au Métropolis ANIK JEAN, mercredi au Club Soda BLUE MAN GROUP, jeudi au Centre Bell BAD RELIGION, vendredi au Métropolis Sheryl Crow MARIE-CHRISTINE BLAIS HAUT-PARLEURS C\u2019est aujourd\u2019hui le 40e du Festival international de la chanson de Granby, mais avant d\u2019en parler, il me faut souligner quelque chose d\u2019assez extraordinaire: cette semaine, selon les chiffres officiels compilés par Nielsen, sept artistes du Top 10 ventes d\u2019albums francophones sont des femmes.Sept! Les trois autres positions?Elles sont occupées par un duo hommefemme (Alfa Rococo), un disque hommage (à Félix Leclerc, en première position et où l\u2019on trouve quatre chanteuses), enfin le disque de reprises de chansons Dubois par des chorales \u2013 composées pour une moitié de femmes! De mémoire de journaliste, je n\u2019ai jamais vu autant de femmes dans un palmarès.Un palmarès de ventes ! Et le plus extra?Ces sept chanteuses représentent à peu près tous les genres musicaux : Annie Brocoli (2e place) en musique pour enfants, Cindy Daniel (3e) interprète de pop, Louise Forestier (4e) auteure-compositrice de chanson à texte, Ariane Moffatt (5e) auteurecompositrice en électro-pop, Ima (7e) dont le disque de reprises jazzy continue à faire un malheur, la Française Carla Bruni (8e), enfin la très dance-rock Marie- Mai (10e place).Elles n\u2019ont pas toutes « couru les concours », mais elles ont manifestement tout pour gagner des amateurs de musique, tous sexes confondus.Il me semble que ça se fête, ce genre de petit événement grandement révélateur.Il existe peu de concours de chansons francophones sur la planète qui ont tenu le coup aussi longtemps que Granby \u2013 le vénérable Eurovision, de l\u2019autre côté de l\u2019Atlantique, a bien 52 ans, mais il n\u2019est pas réservé exclusivement à la chanson en français.Le festival de Granby, lui, a 40 ans et pas mal toutes ses dents.Car il est beaucoup plus que notre «plus ancien concours de chanson ».En feuilletant l\u2019album-souvenir publié à l\u2019occasion du 40e anniversaire, cela saute aux yeux : on y trouve, parmi les gagnants, le nom de presque tous ceux qui ont profondément changé la chanson au cours des dernières années.Et qui ont fait en sorte que les amateurs de musique comme le grand public s\u2019intéressent et s\u2019identifient profondément à la chanson québécoise.Que serait notre répertoire collectif sans les morceaux de Jean Leloup (gagnant de la catégorie auteur-compositeur-interprète en 1983), Luc de Larochellière (1986), Lynda Lemay (1989), Dumas (1999) et Pierre Lapointe (2001)?Même Dédé Fortin, avant de fonder les Colocs, avait participé à Granby en 1991 et s\u2019était rendu en demi-finales.Quand à Kaïn, il s\u2019est hissé à l\u2019étape de la finale, dans la catégorie groupe, en 2001.La chanson québécoise sans Leloup, sans Lapointe, sans Dédé et compagnie ?Sans Embarque ma belle ni Cash City ni Le plus fort c\u2019est mon père?Inimaginable, tout simplement.Et puis, c\u2019est comme gagnantes de la catégorie interprète de Granby que Marie- Denise Pelletier, Isabelle Boulay et Cassiopée ont attiré la première fois l\u2019attention.En fait, et que cela reste entre nous, Granby est à ce point une référence que, entre journalistes, on parle d\u2019orchestres ou d\u2019arrangements qui «sonnent Granby».Bon, ce n\u2019est pas toujours gentil puisqu\u2019on utilise souvent cette expression pour désigner des orchestrations un peu trop propres et lisses.Mais c\u2019est néanmoins une façon de souligner le «son» distinctif de ce festival, qui accompagne ses participants jusque dans la moindre sonorité.C\u2019est peut-être même là le secret de la longévité de Granby : ce festival a décidé, il y a fort longtemps, de faire tout son possible pour aider ses poulains à avoir une carrière, pas seulement un premier prix.Alors, ce soir, vers 19h30, quand se lèvera le rideau du Palace de Granby sur la 40e finale du festival depuis 1969, levez donc, de votre côté, votre verre, réel ou virtuel.Et portez un toast à Granby, qui nous a permis de fredonner «ho, ho, ho, ma p\u2019tite Jul ie », «Au colombarium», «C\u2019est le printemps et c\u2019est l\u2019été», «Miss Ecstasy».COURRIEL Pour joindre notre journaliste: mblais@lapresse.ca Jour de fête Le festival de Granby a 40 ans et pas mal toutes ses dents.Car il est beaucoup plus que notre « plus ancien concours de chanson ».lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Comme les chats, les boys bands ont neuf vies.Six semaines après le retour des Backstreet Boys à Montréal, au tour des New Kids on the Block d\u2019atterrir au Centre Bell pour rattraper le temps perdu.ISABELLE MASSÉ Il faut être âgé de plus de 18 ans pour avoir vu les New Kids on the Block en spectacle, eux qui n\u2019ont pas mis les pieds à Montréal depuis août 1990.C\u2019était dans un Stade olympique plein à craquer de jeunes filles hystériques.Il ne semble pas y avoir d\u2019âge pour retourner danser «synchronisé » devant des fans en délire.À l\u2019aube de leurs 40 ans, les Bostonnais Donnie, Joey, Jonathan, Jordan et Danny ont renoué le temps d\u2019enregistrer un album studio (The Block, lancé début septembre \u2013 plus de 50 000 exemplaires vendus au Canada) et d\u2019une tournée qui les mènera dans 58 villes canadiennes, américaines et britanniques.Que s\u2019est-il passé dans la vie de chacun depuis que les projecteurs se sont éteints en 1994?DONNIE WAHLBERG Il est celui qui attire le plus d\u2019attention sur la scène artistique depuis 1994.Peu de temps après la séparation des NKOTB, le grand frère de Mark Wahlberg s\u2019est retrouvé sur le plateau de The Sixth Sense, en compagnie de Bruce Willis.Amaigri pour les fins de sa performance, il est celui par qui le drame arrive, au tout début du film de M.Night Shyamalan.À 39 ans, le bad boy des New Kids est le père de garçons de 15 et 7 ans.Entre deux parties de poker, il poursuit sa carrière d\u2019acteur au cinéma et à la télé.Il a fait partie de la distribution de la série acclamée Band of Brothers.Il incarne aussi un détective aux côtés d\u2019Al Pacino et de Robert de Niro dans le thriller policier Righteous Kill, en salle depuis une semaine.JONATHAN KNIGHT Des tournées mondiales, des agendas de 200 spectacles par année, des fans en délire partout sur la planète peuvent avoir raison d\u2019un chanteur! Jonathan Knight est en partie responsable de la séparation des NKOTB.Des crises de panique et d\u2019anxiété ont en effet poussé le chanteur à prendre ses distances de la vie publique en 1994.L\u2019ex-petit copain de la chanteuse pop Tiffany, aujourd\u2019hui âgé de 39 ans, a gagné sa vie en tant qu\u2019agent immobilier.À la blague, il affirmait récemment à l\u2019émission The View qu\u2019il avait passé toutes ces années à attendre l\u2019appel de Donnie Wahlberg, à qui l\u2019on doit le retour des NKOTB.Sait-il ce qui l\u2019attend maintenant?JORDAN KNIGHT Parenthèse à oublier dans une carrière: 10 ans après la séparation des NKOTB, le favori des jeunes filles à l\u2019époque s\u2019est retrouvé sur le plateau de la télésérie Surreal Life de VH1.Jordan Knight n\u2019a toutefois jamais abandonné la chanson.Depuis 1999, il a lancé quatre albums solo.Qui le savait ?Son dernier spectacle à Montréal remonte à.2006! Le chanteur de 38 ans s\u2019est en effet retrouvé sur la scène du Ronnie\u2019s Bar de Pointe-Claire pour présenter les titres de son album The Fix.Avant sa performance, il déclarait au journaliste d\u2019un hebdo: «Il est plus plaisant de jouer dans des salles de 1000 places et moins.On peut ainsi regarder le public dans les yeux et répondre à des demandes spéciales.» Précision: c\u2019est tout de même sur la scène du Centre Bell et non au resto La mise au jeu qu\u2019on le retrouvera ce soir.JOEY McINTYRE Le bébé du groupe (35 ans) et jeune papa (d\u2019un fils de 10 mois) a persisté dans la chanson en lançant cinq albums solo depuis 1999.Fait étonnant, à la séparation des NKOTB, le chanteur a dû investir ses propres sous dans la production de son premier album (Stay the Same) et en assurer la vente sur son site Internet avant de convaincre la maison de disques Columbia de l\u2019appuyer! Entredeuxenregistrements, Joey McIntyre a été de la distribution de l\u2019émission Boston Public et a laissé sa marque sur Broadway (Wicked).Mais, ces dernières années, c\u2019est en se trémoussant à Dancing with the Stars qu\u2019il s\u2019est le plus fait remarquer: une troisième place lors de la première saison, en 2006.DANNY WOOD À la séparation du groupe, l\u2019entrepreneur dans l\u2019âme s\u2019est recyclé en propriétaire d\u2019une compagnie de disques à Boston (Damage Road).À 39 ans, Danny Wood est également vice-président d\u2019une entreprise de jets privés.Père de quatre enfants, il s\u2019est tour à tour appelé D-Fuse et DWood, le temps de l\u2019enregistrement d\u2019albums solo, de 1999 à 2007.Comme son copain Jordan, il a participé à une émission de téléréalité britannique, sur MTV (Totally Boyband).Et contrairement à Donnie, sa carrière d\u2019acteur n\u2019a jamais levé.New Kids on the Block, ce soir, 20h, au Centre Bell.NEWKIDSONTHE BLOCK Les Kids ont grandi PHOTO FOURNIE PAR UNIVERSAL MUSIC CANADA Joey McIntyre, Jonathan Knight, Donnie Wahlberg, Jordan Knight et DannyWood reviennent à Montréal 18 ans après leur dernier arrêt dans la métropole.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Les New Kids, au sommet de leur popularité.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 0 S E P T E M B RE 2 0 0 8 Théâtre Jean-Duceppe duceppe.com du 10 septembre au 18 octobre «\u2026un portrait d\u2019une beauté incomparable\u2026Une histoire d\u2019homme et de passion, de corps et d\u2019envie [\u2026] empreinte d\u2019un esprit poétique qui, sous la fine signature de Monique Duceppe, nous fait vivre de véritables moments de grâce\u2026 ils sont tout à fait divins ces deux grands hommes de théâtre\u2026 se retrouvent face à face pour se donner la réplique et ils le font avec une puissance et une justesse naturelle des plus impressionnantes\u2026Un spectacle très touchant, d\u2019une noble virilité.» MonThéâtre.qc.ca « \u2026 deux monuments du théâtre québécois.très belle mise en scène de Monique Duceppe.des moments d\u2019émotion très très beaux\u2026 une très belle pièce\u2026 » C\u2019est bien meilleur le matin, Première Chaîne « Admirable face à face [\u2026] belle vivacité et vitalité.Une belle performance.» Samedi et rien d\u2019autre, Première Chaîne « \u2026 c\u2019est très agréable de les voir vraiment se relancer l\u2019un l\u2019autre.» Désautels, Première Chaîne « \u2026 Poirier et Tassé, deux grandes figures du théâtre québécois qui réussissent [\u2026] à nous entraîner au coeur d\u2019un huis clos baigné d\u2019affection et de tendresse.» Voir Gérard Poirier François Tassé concepteurs Marcel Dauphinais Anne Duceppe Luc Prairie Yves Labelle Christian Thomas Normand Blais Halpern et Johnson de Lionel Goldstein mise en scène de Monique Duceppe traduction de Michel Dumont Abonnez-vous! 514 842-8194 2008 - 2009 3586465A EN COPRODUCTION AVEC ÉCRIT ET MISENSCÈNEPAR DANIELE FINZIPASCA UNE PRÉSENTATION SUPPLÉMENTAIRES DU 7 AU 11 OCTOBRE À L\u2019AFFICHE! // 514.866.8668 // TNM.QC.CA «Magique, unique, sublime\u2026 un véritable chef-d\u2019oeuvre.» \u2014Tanya Lapointe, Téléjournal Montréal «Du pur enchantement.»\u2014Catherine Perrin, C\u2019est bien meilleur le matin, Première Chaîne, R-C «Voyage inoubliable » \u2014Jean-Louis Fortin, Journal de Montréal «Tout est grâce et volupté dans ce spectacle qui nous caresse l\u2019âme [\u2026] » \u2014Sylvie St-Jacques, La Presse «Magnifique, un spectacle pour tout, tout, tout le monde!» \u2014Pierre Bruneau, Le TVA 17h «Nebbia plonge le TNMau plus près du sublime.» \u2014Stéphane Baillargeon, Le Devoir «Parmi les plus beaux spectacles que j\u2019ai eu l\u2019occasion de voir dans ma vie.» \u2014Alexandra Diaz, Le TVA 17h 3 NOUVELLES SUPPLÉMENTAIRES! 10 OCT.20H + 11 OCT.15H ET 21H // VENEZ RENCONTRER LES ÉTOILES DE LA SAISON 08\u201309 DU TNM! Normand Chouinard, Pascale Montpetit, Emmanuel Bilodeau et le scénographe Jean Bard sont invités à la table de Danielle Laurin pour discuter de leur conception du métier et de leur vision du théâtre, retracer leur parcours et parler du projet dans lequel ils sont engagés lors de cette 57e saison.Bienvenue à tous ! Samedi 27 septembre dès 11h30 // Dans le hall du théâtre / entrée libre 3586345A ARTS ET SPECTACLES ENTRACTE ISABELLE MASSÉ SÉPARÉS À LA NAISSANCE Le réalisateur et acteur Sydney Pollack, disparu en mai dernier, a un jumeau à Montréal ! Denis Martel, producteur des Lavigueur, la vraie histoire (aperçu sur la scène du Théâtre Maisonneuve, lors du gala des Gémeaux, dimanche) pourrait, en effet, obtenir le premier rôle dans une télésérie hollywoodienne racontant la vie de Pollack, la vraie histoire du réalisateur de Tootsie.entracte@lapresse.ca MARGIE GILLIS Alors qu\u2019elle célèbre ses 35 ans de carrière, la danseuse et chorégraphe obtient le prix Walter-Carsen d\u2019excellence en arts de la scène.Remis par le Conseil des arts du Canada, il est assorti d\u2019une bourse de 50 000$ et souligne l\u2019ensemble de l\u2019oeuvre de l\u2019artiste qui a laissé sa marque dans le monde entier.Un tel prix évitera peut-être à la danseuse de 55 ans de songer à la retraite et de se faire du mauvais sang en pensant aux coupes de 47 millions dans la culture du gouvernement Harper ! Sydney Pollack Denis Martel EN HAUSSE.EN BAISSE NATHALIE SIMARD Les problèmes semblent se multiplier pour la chanteuse établie en République dominicaine.Celle qui veut se faire oublier du public vient de larguer son avocat, Normand Tamaro, qui reste muet sur les raisons de son congédiement.La poursuite de 2 millions de dollars de Nathalie contre son conjoint et ex-imprésario ne serait peut-être pas étrangère à ce nouveau rebondissement dans le feuilleton Simard.Une autre belle occasion «d\u2019entrevue exclusive» pour La semaine.ILS, ELLES ONT DIT «Vous savez, c\u2019est un film vraiment très.moderne, vraiment très.inaccessible.C\u2019est pas grand public.» - Michèle Richard parlant de Truffe à Denis Lévesque.L\u2019art de bien vendre un film.Tina Fey PHOTO REUTERS «Je crois que c\u2019est simplement Dieu qui nous serre plus fort.» \u2014 La comédienne Tina Fey dans la peau de Sarah Palin, à Saturday Night Live, au sujet du réchauffement climatique en Alaska que semble nier la colistière de John McCain.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE.«Une gothique qui chante comme un chat qu\u2019on égorge.» - Louis Morissette, dans la peau de Jean-Michel dans la série C.A., au sujet de Björk.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 0 S E P T E M B RE 2 0 0 8 A R T S E T S P E C T A C L E S 5 DU COUNTRY EFFRONTÉ OU DU ROCK AGRICOLE?Chose certaine, attachez vos chapeaux de cowboy avec de la broche! Madame Moustache MERCREDI 1ER OCT.20H THÉÂTRE CORONA Billetterie: 514-931-2088 ou Admission 514-790-1245 / www.admission.com 3584849A 3584858 Gilles Vigneault chemin faisant Au Théâtredu NouveauMonde Réservations 514866-8668 www.tnm.qc.ca Disponible en magasin maintenant 3 et 4 octobre, Vieux-Clocher Magog 11 octobre, Vieux-Clocher, Sherbrooke 12 octobre, Vieux-Clocher, Sherbrooke, 14h 30 16 octobre, salle Rolland-Brunelle, Joliette 31 octobre et 1er novembre, Palais-Montcalm, Québec 9 avril, Salle Odyssée, Gatineau 11 avril, salle Albert-Dumouchel, Salaberry de Valleyfield 16 avril, Théâtre Hector-Charland, L\u2019Assomption 18 avril, Salle André-Prévost, Saint-Jérôme 2 et 3 mai, Salle Pauline-Julien, Sainte-Geneviève, Montréal 16 mai, Salle J.A.Thompson, Trois-Rivières 17 mai, Théâtre du Vieux-Terrebonne, 14h 30 et 19h 30 22 mai, Salle Desjardins, Saint-Hyacinthe 23 mai, Théâtre l\u2019Étoile, Brossard 23, 24, 25 octobre 2008 à 20h SUPPLÉMENTAIRES 21, 22 octobre 2008 COMPLeT COMPLeT COMPLeT 3586342A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE KATHLEEN LAVOIE LE SOLEI L Formé il y a plus de 15 ans par les Américains Phil Stanton, Chris Wink et Matt Goldman, le Blue Man Group compte aujourd\u2019hui une soixantaine d\u2019hommes bleus répartis dans une dizaine de productions permanentes présentées dans le monde entier, dont la plus importante tient l\u2019affiche au Venitian de Las Vegas.Du nombre, une seule troupe, qui sera de passage au Centre Bell le 25 septembre et à Québec le lendemain, effectue une tournée mondiale en aréna.Intitulée How to Be A Megastar 2.1, cette tournée met en vedette trois hommes bleus, tous percussionnistes, appuyés d\u2019un groupe de huit chanteurs et musiciens, ainsi que de spectaculai res effets spéciaux.À cela, s\u2019ajoute de la musique, essentiellement originale, et quelques reprises de classiques \u2013 notamment des Who et de Pink Floyd \u2013 pour c réer une « leçon de rock » que l\u2019on risque de se rappeler longtemps ! « Pendant le spectacle, les hommes bleus découvrent un manuel qui explique comment devenir une rock star.C\u2019est une façon intéressante de mettre toutes les performances en contexte.Ils montreront aux spectateurs comment hocher de la tête, comment lever le poing, comment danser\u2026 C\u2019est un regard léger sur la culture rock\u2019n\u2019roll dans laquelle nous vivons, un hommage », a fait savoir Greg Hagglund au Soleil.Il va sans dire, le directeur de tournée connaît ses amis bleus sous toutes les coutures.À la tête de divisions du géant américain Clear Channel pendant de nombreuse années, ce dernier a, en 2006, été producteur exécutif du spectacle de la mi-temps du Super Bowl mettant en vedette U2 et Green Day, l\u2019un des plus regardés de l\u2019histoire.Depuis, il supervise entre autres les tournées du Blue Man Group, auquel il prête sa voix quand vient le temps d\u2019accorder des entrevues.Attachants personnages Selon Greg Hagglund, le succès de la formation s\u2019explique par le caractère universel de ses attachants personnages.« Ce qui rend les hommes bleus si intriguants, c\u2019est leur regard unique sur la vie, proche de l\u2019innocence d\u2019un enfant.Ils ne portent pas de jugement, ils profitent de la vie.C\u2019est la raison pour laquelle les gens les aiment.(\u2026) C\u2019est intéressant de constater que des personnes de cultures et de styles de vie différents apprécient tous les hommes bleus.Parce qu\u2019ils ne parlent pas, la langue n\u2019est pas un problème.Et puis, la musique, l\u2019humour et un certain regard naïf sur la vie, c\u2019est universel.» Sur le plan musical, le Blue Man Group est au contraire tout ce qu\u2019il y a de plus sérieux.Ayant fait paraître trois albums originaux et ayant reçu une nomination aux Grammy, la formation n\u2019a plus rien à prouver.Son talent a en outre suscité quelques collaborations avec des artistes réputés comme Dave Matthews et Gavin Rossdale.Elle repousse aujourd\u2019hui les frontières de son art en poursuivant sa recherche instrumentale.«Les trois cofondateurs sont des gens à la fine pointe de la technologie.Ils s\u2019intéressent à la façon d\u2019utiliser la technologie, mais en passant par des objets du quotidien, comme des tuyaux de PVC, pour créer une musique très technologique.Ce faisant, ils ont créé toute une gamme d\u2019instruments à travers les années et d\u2019effets spéciaux.Par exemple, ils utilisent des antennes de bateaux qu\u2019i ls fouettent dans les airs pour créer une sorte de swoosh », a illustré Greg Hagglund.Avec ses six semi-remorques, ses cinq autobus, son équipe technique de soixante personnes et ses écrans géants, le spectacle promet d\u2019en mettre plein les yeux et les oreilles à un public de tous les âges, mais aussi aux batteurs et percussionnistes.Depuis ses débuts, le spectacle semble en effet attirer ces spectateurs avertis, qui s\u2019amusent à disséquer les performances exceptionnelles des hommes bleus.Après l\u2019Est canadien, le Blue Man Group se dirigera vers l\u2019Europe où il poursuivra sa tournée en octobre et novembre.«Jusqu\u2019à maintenant, la réponse du public canadien est incroyable.C\u2019est d\u2019autant plus vrai dans un marché comme le Québec où il y a une affection particulière pour les productions à caractère théâtral », conclut Greg Hagglund.Blue Man Group, en spectacle le 25 septembre, 20h, au Centre Bell.BLUE MAN GROUP L\u2019école du rock Créatures muettes dotées d\u2019un besoin insatiable de communiquer, les membres du Blue Man Group se promènent de ville en ville afin d\u2019enseigner les grands principes du rock grâce à leur production originale.Les trois sympathiques têtes bleues utilisent une panoplie instrumentale de leur cru pour instruire le public.Ce faisant, elles font rimer «musique» avec «magique».PHOTO FOURNIE PAR BLUE MAN GROUP Le Blue Man Group sera au Centre Bell jeudi prochain avec la tournée How to be a Megastar 2.1.Une prestation qui se veut «un regard léger sur la culture rock\u2019n\u2019roll dans laquelle nous vivons, un hommage », a expliqué Greg Hagglund.« La réponse du public canadien est incroyable.C\u2019est d\u2019autant plus vrai dans un marché comme le Québec où il y a une affection particulière pour les productions à caractère théâtral.» lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 0 S E P T E M B RE 2 0 0 8 Je suis, àce jour, le meilleur humoriste de la planète.JUIN 2009 PLACE DES ARTS 1866 842-2112 NOVEMBRE 2008 MARS 2009 ST-DENIS 5114 790-0011 RIEZENCORE.COM 3585465A .ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE ALAIN BRUNET «Voudriez-vous que je m\u2019arrête?» Pensez donc.Suggérer à la chanteuse capverdienne de ne plus faire de tournées longues et harassantes, de se modérer, cela équivaut à lui demander de chausser des bottes de construction sur scène! Bien évidemment, on lui répond par la négative.Mais non madame, il ne faut pas vous arrêter, un bon artiste ne doit pas s\u2019arrêter\u2026 Au bout du fil, on sent un petit soulagement, la conversation peut se poursuivre sans source d\u2019irritation.«Je conserve mes habitudes», résume Cesaria Evora.Depuis son émergence au début des années 90, la superstar des musiques du monde vogue sur un long fleuve tranquille que les problèmes de santé ne semblent en rien affecter.Son approche ne s\u2019est jamais vraiment transformée, sa dizaine d\u2019albums et ses milliers de concerts sont le reflet d\u2019une identité stable.«J\u2019ai fait énormément de spectacles, j\u2019ai été honorée à plusieurs reprises, j\u2019ai un public qui m\u2019a toujours suivie.Je compte poursuivre ainsi.» Est-ce assez clair ?Il y a néanmoins un mystère Cesaria : sa magie opère sans évolution tangible, sans sparages créatifs, sans qu\u2019elle modifie quoi que ce soit de son esthétique initiale (ou si peu).Même attitude sur scène: pas d\u2019élans passionnés, un certain immobilisme, alcool et cigarettes, mêmes mélodies, mêmes inflexions, même morna, même spleen de l\u2019archipel capverdien, même créole portugais\u2026 et les salles sont toujours pleines.Partout où elle passe, c\u2019est-à-dire sur tous les continents de cette planète, c\u2019est idem.«Je crois qu\u2019il n\u2019y a pas beaucoup d\u2019explications à fournir, estime la chanteuse.Il y a en effet une grande fidélité entre mes fans et moi.Le public veut de moi, j\u2019adore mon public, nous sommes ensemble tant que ça dure.Peut-être sommes-nous mariés à vie ! Nous verrons bien\u2026» Son nouveau spectacle, annonce-t-elle, se fonde sur le répertoire de Rogamar, un album lancé en mars 2006, autour duquel elle greffe ses grands succès \u2013 Sodade, Mar Azul, Angola, etc.«Rogamar a été bien accepté, c\u2019est pourquoi mon spectacle est construit autour», se justifie la diva en toute simplicité.Ses enfants, les musiciens Autre variable de la mystérieuse équation Cesaria : les musiciens réunis autour du pianiste Fernando Andrade, alias Nando, aux côtés de la chanteuse depuis 1999.Nando est également le musicien central de Rogamar, auquel ont collaboré moult grosses pointures, dont le violoncelliste et arrangeur brésilien Jacques Morelenbaum \u2013 qui a tissé les cordes pour Caetano Veloso et Henri Salvador, notamment.«Ma relation avec mes musiciens, estime la dame, est familiale: ils me voient un peu comme une mère et moi je les vois comme mes enfants, car je les connais tous depuis longtemps, surtout ceux qui sont issus du Cap-Vert.Il y a un respect mutuel.» Cesaria Evora, il faut le dire, est non seulement la mère symbolique de ses propres musiciens mais aussi de l\u2019entière communauté des chanteurs et musiciens du Cap-Vert.De toute évidence, elle assume ce rôle.«Fantcha, qui vit aux États-Unis, elle est un peu comme ma petite-fille.Et il y a tous ces jeunes Capverdiens qui arrivent sur le circuit de la chanson.Entre nous, les rapports sont très bons.» Jointe à Paris, Cesaria Evora dit conserver sa résidence principale au Cap-Vert, dans l\u2019île de São Vicente.«J\u2019y ai mes habitudes, ma famille, mes amis.C\u2019est là que je préfère être lorsque je ne travaille pas.Ma petite part de mon pays, je n\u2019ai ni l\u2019intention de la vendre ni de la prêter.Chaque année, je passe plusieurs mois là-bas, j\u2019y reçois mes amis, je gère ma maison, je redeviens une femme au foyer.» Et dans le reste du monde?A-t-elle des publics préférés, chouchous ?«Pas vraiment, répond-elle, j\u2019ai été bien accueillie partout.Je garde toutefois un attachement particulier au public français, où j\u2019ai fait mes débuts sur la scène internationale.C\u2019est là qu\u2019on m\u2019a découverte hors du Cap-Vert.» Et le public québécois ?«J\u2019ai d\u2019excellents souvenirs de mes tournées chez vous.Je ne sais même pas combien de fois j\u2019y suis venue, j\u2019ai perdu le compte ! À Montréal, il y a toujours un interprète qui m\u2019accompagne et qui me donne les avis du public et qui me fait la traduction pour les interviews \u2013 comme c\u2019est ici le cas.J\u2019ai aussi un frère, Manuel, qui vit à Montréal et à qui je compte rendre visite \u2013 il y est retraité avec sa famille, après avoir travaillé pour la pétrolière BP.» Pourquoi changer tout ça, au fait?Cesaria Evora, en spectacle le 26 septembre à la salleWilfrid- Pelletier de la Place des Arts.CESARIA EVORA Pourquoi changer ?À 67 ans, la diva aux pieds nus persiste et signe: après avoir subi un «très petit » accident vasculaire cérébral et avoir pris un congé forcé de trois mois, Cesaria Evora refuse de changer son style de vie.La mère de la chanson capverdienne a déjà repris la route, qui la mène à Montréal.PHOTO ARMANDO FRANCA, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS Le nouveau spectacle de Cesaria Evora se fonde sur le répertoire de l\u2019album Rogamar, auquel elle greffe ses grands succès.« Il y a une grande fidélité entre mes fans et moi.Le public veut de moi, je l\u2019adore.Peut-être sommesnous mariés à vie ! » lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 0 S E P T E M B RE 2 0 0 8 A R T S E T S P E C T A C L E S 7 VENDREDI 26 SEPTEMBRE SALLE WILFRID-PELLETIER Place des Arts \u2022 20 h HÔTEL OFFICIEL esariaEvora CE VENDREDI ! Première partie: Jorge Martinez 3586651A en collaboration avec présente LLaa mmoorrtt sseerraa ttoouutt uunn ssppeeccttaaccllee!! DDèèss llee2233sseepptteemmbbrree22000088 Toute l\u2019information et extrait vidéo auWWW.TOHU.CA ÉCONOMISEZ JUSQU\u2019À 30 % GRÂCE AU FORFAIT TOHU TÉLÉCHARGEZLABROCHURE D\u2019ACTIVITÉSAU WWW.TOHU.CA UUNNEE NNOOUUVVEELLLLEE CCRRÉÉAATTIIOONN CCIIRRQQUUEE ssiiggnnééee 3582109A 3582111 3585178A ARTS ET SPECTACLES OPÉRA CLAUDE GINGRAS C\u2019est l\u2019opéra «américain» de Puccini.Chanté en italien sur une trame typiquement puccinienne, mais au sujet entièrement «made in USA», La Fanciulla del West s\u2019inspire d\u2019un drame de David Belasco, The Girl of the Golden West, que Puccini avait vu en 1907 à New York où il était venu assister à la première au Metropolitan de Madama Butterfly, également basé sur un drame de Belasco.La création mondiale de Fanciulla se fera au même «Met» en 1910.L\u2019action se déroule dans le Far West vers 1850, à l\u2019époque de la Ruée vers l\u2019or.Minnie, le personnage central, est la tenancière d\u2019un bar où les mineurs se rassemblent et entreposent leur or.Ils aiment tous Minnie et lui font confiance.La belle est partagée entre deux hommes : le shérif Jack Rance, qui la convoite, et un certain Dick Johnson.Minnie et Johnson s\u2019aiment, bien que Johnson soit un bandit, de son vrai nom Ramerrez, pourchassé par Rance et ses hommes.Pour le sauver, Minnie propose une partie de poker à Rance.S\u2019il gagne, Johnson et elle sont entre ses mains.S\u2019il perd, les deux amants sont libres.Minnie triche et gagne.Johnson est finalement capturé.Les mineurs s\u2019apprêtent à le pendre à un arbre lorsque Minnie accourt et rappelle à tous sa générosité passée à leur endroit.Elle ne leur a jamais rien demandé; aujourd\u2019hui, elle voudrait simplement connaître un peu de bonheur.Incapables de résister, ils libèrent Johnson, qui s\u2019éloigne avec Minnie en chantant «Addio, mia California!» Les opéras les plus connus de Puccini, Manon Lescaut, La bohème, Tosca et Madama Butterfly, appartiennent à la période 1893-1904 et doivent leur popularité en grande partie aux nombreux airs qu\u2019ils renferment.Plus moderne au plan harmonique, La Fanciulla del West, venu six ans plus tard, se déroule plutôt sur le ton de la conversation et de la «mélodie continue» wagnérienne.La partition ne compte pas de grands airs isolables du contexte, sauf, à la rigueur, un arioso de deux minutes pour le ténor à la toute fin.De 1910 à 2008 À la création, en 1910, La Fanciulla del Wes t réunissait Emmy Destinn, Enrico Caruso et Pasquale Amato, sous la direction d\u2019Arturo Toscanini.L\u2019oeuvre fut donnée à Montréal quatre ans plus tard, en anglais, par une troupe de tournée.La scène locale aura attendu près d\u2019un siècle pour retrouver Fanciulla et la retrouver dans sa langue originale.À l\u2019OdM, le rôle-titre est interprété par la soprano américaine Susan Patterson, déjà entendue ici, Johnson par le ténor australien Julian Gavin et Rance par le baryton mexicain Luis Ledesma.La distribution comprend, en plus du trio central, 14 petits rôles dont huit de mineurs.La Canadienne Keri- Lynn Wilson, déjà invitée à l\u2019OSM, dirigera l\u2019Orchestre Métropolitain et le Choeur de l\u2019OdM.Les trois actes de La Fanciulla del West se passent dans trois lieux différents : le bar de Minnie, son humble demeure et la forêt.L\u2019OdM indique que le metteur en scène Thaddeus Strassberger a situé l\u2019action à bord d\u2019un train qui a déraillé et est devenu «symbole de la désillusion des travailleurs qui se rendaient en Californie dans l\u2019espoir d\u2019y découvrir un nouvel Eldorado».La Fanciulla delWest, de Puccini, salleWilfrid-Pelletier de la Place des Arts jusqu\u2019au 2 octobre.LA FANCIULLA DEL WEST L\u2019Amérique vue par Puccini L\u2019Opéra de Montréal ouvre sa 29e saison ce soir, 20h, salle Wilfrid-Pelletier de la PdA, avec une nouveauté: La Fanciulla del West, de Puccini.L\u2019OdM a voulu marquer le 150e anniversaire du compositeur avec un ouvrage peu connu qui mérite pourtant d\u2019être vu et entendu.Cinq représentations sont annoncées jusqu\u2019au 2 octobre.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 8 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 0 S E P T E M B RE 2 0 0 8 ENVOÛTANTES& ÉLECTRISANTES ÉLIZABETH BLOUIN-BRAT HWAITE, JOHANNE BLOUIN, PAT SY GALLANT ET NANCYMARTINEZ LE CABARET DU CASINO PRÉSENTE SOUPER-SPECTACLE À 18H | SPECTACLE À 20H30 514 790-1245 1 800 361-4595 Infos: cabaretducasino.com *moyennant les frais de service www.admission.com* JUSQU\u2019AU 25 OCTOBRE « Des voix absolumentextraordinaires, des filles quiont le sens de la mélodie,durythme et de la scène ![.] un spectacle quivautledétour !» 3583845A 3583848 N I G H T Dès le 13 novembre À L\u2019ÉTOILE DIX30 450 676-1030 \u2022 admission.com LAISSEZ-VOUS TRANSPORTER À L\u2019ÉPOQUE DU DISCO REPAS-SPECTACLE DISPONIBLE TARIFICATION SPÉCIALE POUR LES GROUPES LE SPECTACLE IDÉAL POUR VOS SOIRÉES DU TEMPS DES FÊTES ! Mise en scène de RENÉ SIMARD 3586485A ARTS ET SPECTACLES OPÉRA La jeune chef d\u2019orchestre canadienne Keri-Lynn Wilson dirigera l\u2019Orchestre Métropolitain en lever de rideau de la nouvelle saison de l\u2019Opéra de Montréal ce soir à la Place des Arts, C\u2019est sa toute première présence à l\u2019OdeM avec cette production d\u2019une oeuvre méconnue de Puccini, La Fanciulla del West.MARIO CLOUTIER Enfa nt, Ker i -Lynn Wilson détestait l\u2019opéra.Depuis neuf ans, celle qui dirigera ce soir l\u2019Orchestre Métropolitain dans l\u2019une des rares présentations de La Fanciulla del West, de Puccini, à l\u2019Opéra de Montréal, ne peut plus s\u2019en passer.La chef d\u2019orchestre de 41 ans a grandi dans un environnement musical.Elle rêvait de jouer du violon.Manque de souplesse oblige, elle s\u2019est mise à la flûte «sérieusement » à Juilliard, la célèbre école artistique de New York.À la toute fin, coup de théâtre, elle décide de se lancer en direction d\u2019orchestre.«Tout ce que j\u2019ai fait dans ma vie comme musicienne m\u2019amenait vers cela.Je jouais du piano, du violon, de la flûte.J\u2019ai accompagné des chanteurs, j\u2019ai enseigné le solfège, j\u2019ai touché à l\u2019administration.C\u2019était la chose à faire», raconte-t-elle en entrevue.Née à Winnipeg, la filiforme artiste prend plaisir à slalomer entre les clichés.Elle parle un excellent français, mais ce ne sont pas les classes d\u2019immersion manitobaines qui l\u2019y ont amenée.Keri-Lynn Wilson a appris la langue de Molière à Juilliard avec une coloc française.«Je crois que je parle mal toutes les langues, dit-elle en riant.Même en anglais, c\u2019est marrant, il y a des mots que je ne connais pas.» Puccinienne?Elle a assisté Claudio Abbado au Festival de Salzbourg et a travaillé quatre ans comme chef associée à Dallas avant de diriger son premier opéra à Vérone, Lucia di Lammermoor de Donizetti, en 1999.Ensuite, elle y a fait Tosca, dans le mythique amphithéâtre romain, puis La Bohème, Madama Butterfly.Puccinienne pure et dure?«Non, je fais aussi beaucoup de Verdi et je veux m\u2019attaquer au répertoire russe.J\u2019ai du sang ukrainien et je parle russe», lance la multi-instrumentiste, polyglotte et globe-trotter.Il s\u2019agit de son premier passage à l\u2019Opéra de Montréal, mais les Montréalais ont déjà pu la voir à quelques reprises à la tête de l\u2019OSM.Elle s\u2019attaque aussi à La Fanciulla del West pour la première fois, comme plusieurs musiciens de l\u2019orchestre d\u2019ailleurs.«C\u2019est une musique sublime, tellement symphonique.Plus que Turandot même.Le rôle le plus important dans l\u2019opéra, c\u2019est l\u2019orchestre.Et celui-ci (le Métropolitain) est tellement bon.Il fait des miracles», commente celle qui dirigera bientôt à Vienne et à Moscou.Être femme chef-d\u2019orchestre Et comment vit-elle la pression de ce qui est encore un début de carrière?Le stress d\u2019être l\u2019une des peu nombreuses chefs d\u2019orchestre féminines?Keri-Lynn Wilson soutient n\u2019avoir jamais souffert d\u2019être une femme dans cette profession.«Je comprends les musiciens.Après deux minutes avec moi à la barre, ils me jugent comme mus ic ienne e t non comme femme.Il y a un respect immédiat, en vertu de la musique, qui dépasse toutes les attitudes machos qu\u2019on peut avoir », explique-t-elle.En fait, la pression, elle en mange ! L\u2019opéra lui plaît, en ce sens.«Tout peut changer dans la mise en scène, l\u2019interprétation, selon l\u2019état des uns et des autres.C\u2019est ça qui est beau », estime-t-elle.La musicienne semble prête à tout, tout le temps.Elle croit que cela lui vient de sa famille, de son pays, aussi.« Vive le Ca nada ! C \u2019e st un environnement tellement ouvert , croit-elle.À Dallas, j\u2019ai senti des choses terribles.Pendant un concert, j\u2019ai parlé des negro spirituals au public pour expliquer la Symphonie du nouveau monde.Le lendemain, la direction m\u2019a avertie qu\u2019il ne fallait jamais utiliser le mot negro.» Montréal et New York restent ses villes préférées en Amérique du Nord.Mariée depuis cinq ans au directeur du Metropolitan Opera de New York, Peter Gelb, elle se fend d\u2019un large sourire en refusant d\u2019en parler.Et l\u2019on comprend qu\u2019elle n\u2019en a nul besoin.KERI-LYNN WILSON Slalomer jusqu\u2019au sommet PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE La chef d\u2019orchestre Keri-LynnWilson s\u2019attaque pour la première fois à La Fanciulla delWest, comme plusieurs musiciens de l\u2019Orchestre Métropolitain qu\u2019elle dirigera.« Le rôle le plus important dans l\u2019opéra, c\u2019est l\u2019orchestre.Et celui-ci fait des miracles.» lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 0 S E P T E M B RE 2 0 0 8 A R T S E T S P E C T A C L E S 9 ARTS ET SPECTACLES CIRQUE LES 7 DOIGTS DE LA MAIN À LA TOHU PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE Pour son numéro de corde lisse, Faon Shane a eu l\u2019idée de remplacer les bandes de tissu utilisées habituellement par des chaînes\u2026 ARTS ET SPECTACLES CIRQUE D\u2019habitude, le cirque québécois crée ses spectacles à Montréal, les peaufine sur place, puis les fait voyager de par le vaste monde.C\u2019est tout à fait normal.Mais c\u2019est tout demême chouette aussi de pouvoir assister à un spectacle déjà rodé comme l\u2019est La vie, nouvelle création du collectif québécois Les 7 doigts de la main.Créée et jouéeàNewYork pendant trois mois, présentée également en Nouvelle-Zélande, La vie s\u2019installe enfin ici, à la TOHU, mardi.La Presse a pu assister à quelques répétitions\u2026 et réaliser que la troupe travaille d\u2019arrachepied pour pousser plus loin encore un spectacle qui a séduit la critique américaine et néo-zélandaise.Voici La vie, vue des coulisses\u2026 LA VIE AVANT LA VIE MARIE-CHRISTINE BLAIS VENDREDI, 12SEPTEMBRE, RÉPÉTITIONÀLATOHU «Aujourd\u2019hui, c\u2019est Noël pour les 7 doigts», lance le verbomoteur Sébastien «Seb» Soldevila, acrobate accompli et maître de cérémonie de la nouvelle création de la troupe.Noël?Oui, car les accessoires du spectacle \u2013 un boulier de bingo géant, un lutrin aux allures extraterrestres\u2026 \u2013, refaits complètement à l\u2019occasion des représentations à Montréal, viennent d\u2019arriver.Et, tout d\u2019argent, ils brillent littéralement, comme des décorations de Noël, au milieu d\u2019un décor fait de dizaines de boîtes de carton et d\u2019un téléphone rouge, posé sur un bureau tout ce qu\u2019il y a de plus réglementaire! C\u2019est que la troisième création des 7 doigts de la main se déroule au purgatoire : les spectateurs, tout comme les acrobates, sont en quelque sorte des morts en suspens, attendant condamnation ou rédemption.Car le purgatoire est le lieu de la dernière chance, l\u2019occasion ultime pour se racheter: chacun des acrobates va donc incarner un humain qui a beaucoup péché \u2013 luxure, amour excessif, mépris de l\u2019autre.\u2013 , mais qui pourra peut-être se rattraper.Créé pour le SpiegelWorld, chapiteau mythique de New York, le spectacle, fantasque et sexy, fait appel à tous les arts de la scène: cirque, théâtre, musique, humour (noir), danse\u2026 Dans la salle de spectacle de la TOhu, transformée en salle de répétition, Émilie «Mimi» Bonnavaud et Faon «Fanfoune» Shane, toutes deux impeccables acrobates montées sur talons hauts, font le grand écart et autres réchauffements du genre.Les autres membres de la troupe?On attend Sam (Samuel Tétreault), Patrick (Léonard) doit arriver bientôt et Isabelle Chassé, qui travaille en horticulture, ne participera à la répétition qu\u2019en soirée.Quant à Shana Carroll, l\u2019exceptionnelle chorégraphe des 7 doigts, elle est enceinte jusqu\u2019aux yeux et sera donc remplacée par Krin haglund, qui arrivera d\u2019Espagne\u2026 lundi prochain.Bref, il règne une incroyable atmosphère de fébrilité dans la salle, mais aussi beaucoup d\u2019affection: que ce soit Nol Van Genuchten, le directeur de production- concepteur d\u2019éclairage (« et chauffeur» ajoute-t-il) ou Pete Wellington, chargé de la manipulation des accrochages acrobatiques (« Il sera également notre esclave sur scène», précise Sébastien), sans oublier Stéphane Boucher, responsable des accrochages et «de trouver des bébelles pour le décor » («C\u2019est aussi mon cousin, ajoute Sébastien, hier, il a fait 120 kilomètres juste pour trouver des boules de bingo géantes!»), tout le monde semble porté par une fièvre souriante, amicale.Oh, il y a encore bien des problèmes à régler, mais comme me le dira dans quelques jours l\u2019impeccable DJ Pocket, maître ès musique et membre des 7 doigts (dont on vous dit seulement qu\u2019il fait un numéro au cours duquel il créera une poterie sur une table tournante!): «Le show, on l\u2019a déjà survécu! Tout peut arriver, tout est déjà arrivé.Ce spectacle, on l\u2019a fantasmé, on l\u2019a essayé, on l\u2019a joué.On continue.» Pour le photographe de La Presse, Sébastien et Mimi font leur époustouf lant numéro de main à main, véritable pas de deux sulfureux, qui leur a d\u2019ailleurs valu la médaille d\u2019or au Festival mondial du cirque de demain en 2007, à Paris.Puis, Faon fait une partie de son numéro de corde lisse\u2026 dont la corde a été remplacée par trois chaînes de métal: c\u2019est elle qui a mis au point ce fascinant concept de chaînes aériennes \u2013 qui lui ont fêlé un peu les dents, tant elle les a reçues dans le visage! Disons-le tout net, c\u2019est féerique : elles sont lourdes, ces chaînes, mais quand elles volent autour de Faon, elles tracent dans l\u2019espace des figures gracieuses et légères.Pour incarner une femme qui aime trop, enchaînée à ses amours, rien de tel qu\u2019une centaine de pieds de maillons ! «Comme on le fait depuis nos débuts (en 2002), on s\u2019est tous inspirés de nos vies pour ce spectacle, explique Faon.Moi, j\u2019ai fait partie du Cirque du Soleil pendant 20 ans (elle y a débuté à 7 ans), et il m\u2019a fallu me battre avec mes propres chaînes pour me trouver\u2026Puis apprendre à vivre avec elles, en faire une force, d\u2019où ce numéro.» La vie est un spectacle pour les 15 ans et plus, c\u2019est clair: bien des numéros flirtent avec l\u2019érotisme, la folie, l\u2019excès\u2026 avec bon goût! «Le SpiegelWorld de New York nous avait commandé un spectacle de cabaret, un late night show» un peu dans la lignée du film Moulin Rouge, avec de gros costumes flamboyants et affriolants, explique Sébastien.Mais c\u2019est pas nous, les gros costumes flamboyants.On s\u2019est donc battus pour raconter une histoire (dont Sébastien est le narrateur pendant le spectacle), pour démontrer que ce n\u2019est pas nécessaire d\u2019être nus pour être sexy\u2026» Mandat tout à fait rempli, la journaliste peut en témoigner! LUNDI, 15 SEPTEMBRE, CONFÉRENCE DE PRESSEÀLATOHU Encore de la fébrilité, mais cette fois générée par la présence des médias.Aujourd\u2019hui, en effet, la troupe va donner un bref aperçu du spectacle.DJ Pocket est à l\u2019oeuvre dans son «bar à musique », où il va réagir à la nanoseconde pour coller aux numéros.Sébastien a revêtu son costume tout blanc de maître de cérémonie démoniaque, procède à l\u2019appel des journalistes («Landry, Pierre ?» «Présent ! »), puis prononce le nom de «Patrick Léonard\u2026 Patrick Léonard».Absent, Patrick Léonard?Non, puisque l\u2019acrobate tombe littéralement du plafond, dans un tas de boîtes de carton \u2013 ça fait partie du spectacle ! Sous les yeux des journalistes médusés, la troupe va présenter quelques numéros qui donnent une idée de La vie.Personne ne va réaliser que, pendant son numéro de folle à lier qui fait des acrobaties sur Crazy de Patsy Cline (remixé par DJ Pocket), Isabelle Chassé passe à deux doigts (de pied) de tomber dans la foule: le hasard veut que son collègue Patrick soit assis parmi les spectateurs et qu\u2019il la rattrape! C\u2019est décidé: Patrick sera là tous les soirs\u2026 Michel Vézina est également présent.Le romancier, auteur (notamment d\u2019un ouvrage sur les 25 ans de notre École nationale de cirque) et chef de pupitre de Voir cosigne en effet (avec Soldevila) la version française du texte de La vie: «J\u2019ai assisté, par hasard, à la première new-yorkaise du spectacle, le 7 juillet 2007 \u2013 qui marquait en plus les sept ans des 7 doigts ! Après la représentation, je leur ai offert mes services de traducteur-adaptateur!» Pendant la courte représentation pour les médias, ce qui frappe, c\u2019est la confiance absolue des acrobates dans leur corps, mais aussi ceux de leurs collègues, la certitude qu\u2019ils seront rattrapés par l\u2019autre\u2026 Et puis aussi, la musique, vitale, qui appuie le moindre mouvement: «On fait chacun notre recherche musicale, explique Faon, en fonction de la couleur qu\u2019on veut donner au spectacle.Au début, pour La vie, on pensait prendre uniquement des tounes de monde mort (rires), mais disons qu\u2019on a abandonné l\u2019idée.J\u2019ai construit mon numéro à partir de morceaux que j\u2019aimais, de musiques dans notre base de données, j\u2019ai demandé à Raphaël Cruz (qui participait au magnifique Traces, deuxième création des 7 doigts) de faire le piano\u2026 On fait ça pour tout: nos costumes, nos maquillages, notre musique\u2026 Et on essaie de convaincre les autres membres de la troupe qu\u2019on a raison! » MARDI, 16SEPTEMBRE, RÉPÉTITIONÀLATOHU L\u2019adrénaline de la veille est un peu retombée.Tout le monde est un peu plus fatigué, un peu plus sérieux \u2013 ce qui n\u2019empêche personne de se faire des saluts à la Spock, de Star Trek! Et puis, Krin est enfin arrivée d\u2019Espagne.Alors, tout le monde retravaille encore et encore son numéro.Parmi les bruits de marteau et de perceuse (on est en train de finir le montage de la scène, circulaire, à laquelle se greffe une longue passerelle), Sébastien et Émilie vont reprendre chacun des mouvements de leur numéro, sous les yeux extrêmement attentifs de Shana, qui propose telle ou telle petite modification, en dépit de sa grossesse avancée.Faon, elle, discute avec Pete (responsable des accrochages acrobatiques), à qui on va devoir faire un banc afin qu\u2019il puisse vraiment voir l\u2019acrobate ET ses chaînes, pardessus le bar à musique\u2026 Ah oui, il y a aussi la question des contrepoids à régler.Et puis, qu\u2019est-ce qu\u2019Émilie fait avec sa chaise, après tel mouvement?Bref, pour les 7 doigts de la main, La vie continue\u2026 La vie, des 7 doigts de la main, à partir du 23 septembre, 20 h, à la TOHU.Dans La vie, nouvelle création des 7 doigts de la main, unmaître de cérémonie particulièrement cynique (Sébastien Soldevila) guide acrobates et spectateurs, tous plongés dans le purgatoire\u2026 PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE À gauche, Faon Shane ; au centre et à droite, Émilie Bonnavaud.PHOTOS ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 10 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 0 S E P T E M B RE 2 0 0 8 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 0 S E P T E M B RE 2 0 0 8 A R T S E T S P E C T A C L E S 11 Irma Thomas + invités jeudi 2 octobre, 20h Fédération ukrainienne, 5213, rue hutchison ticketpro.ca hôtel officiel billetterie billeterie centrale du festival Métropolis, 59 sainte-catherine est 514 908-9090 ticketpro.ca sauf pour les événements présentés à la place des arts PLace des arTs 514 842-2112 laplacedesarts.com ThéâTre ouTremonT 514 908-9090 ticketpro.ca LIon d\u2019or 514 908-9090 ticketpro.ca cLub soda 514 908-9090 ticketpro.ca uPsTaIrs Jazz bar & grILL 514 931-6808 ticketpro.ca gesù - centre de créativité 514 790-1245 admission.com guy béLanger mercredi 1er et samedi 4 octobre, 20h Lion d\u2019or room eLeven jeudi 9 octobre, 20h30 savoy du métropolis PeTer hammILL (de van der graaf generator) jeudi 16 octobre, 20h gesù - centre de créativité LucInda WILLIams Little honey Tour 2008 jeudi 9 octobre, 20h métropolis jeudi 30 octobre, 20h métropolis Première partie : buick 6 The PersuasIons + invités samedi 4 octobre association portuguaise, 4170, saint-urbain ticketpro.ca en collaboration avec Pop montréal et la Fédération ukrainienne en venTe maInTenanT ! sTeve Kuhn/ sTeve sWaLLoW/ bILLy drummond TrIo 3 et 4 octobre, 19h30 cours de maîTre avec sTeve Kuhn 4 octobre, 13h upstairs susIe arIoLI featuring Jordan officer jeudi 27 novembre, 20h Théâtre outremont ron sexsmITh dimanche 19 octobre, 20h club soda Première partie : meaghan smith enfin àmontréal ! Le retour du leader des Ta lking heads ! en première montréalaise ! Les génies de l\u2019a cappella Trois jazzmen des plus prisés en trio ! en collaboration avec Len dobbIn La reine du soul de la nouvelle orléans nouvel album, nouveau spectacle! To urnée de son nouvel album exit strategy of the soul 3586374A 3585975A ARTS ET SPECTACLES FESTIVAL DE LA LITTÉRATURE MARIE-CHRISTINE BLAIS «Ah là là, çame gêne, de le lire, ce texte, s\u2019exclame BrigitteHaentjens dans un petit café chaleureux du boulevard Saint-Laurent.Ce n\u2019est pas autobiographique du tout \u2013je n\u2019ai pas de jeune frère mort dans un accident de moto\u2013 mais c\u2019est pourtant très intime.Et il y a certaines phrases \u2013non, pas les plus érotiques\u2013 que je suis incapable de lire sans me mettre à rougir ! » Et le rire de Brigitte Haentjens s\u2019élève au-dessus de sa tasse d\u2019allongé, confrontée à ses propres contradictions.«Quand j\u2019ai commencé à écrire ce texte à la campagne, expliquet- elle, il m\u2019a été impossible de le situer ailleurs.qu\u2019à Paris.C\u2019était contre ma volonté, et c\u2019est un peu chiant, tout de même: ça fait cliché, et je le sais.Mais c\u2019est sans doute le seul point en commun que j\u2019ai avec la femme de Blanchie : j\u2019ai été une Parisienne indécrottable ne supportant pas un centimètre de gazon!» Brigitte Haentjens ne devrait pas s\u2019inquiéter: Paris, tout comme Berlin, l\u2019Andalousie et Montréal, sont en retrait, dans ce récit limpide, incisif, direct, où l\u2019importance réside plutôt dans le deuil, la perte de repères, l\u2019exil (deuxième point commun entre l\u2019héroïne et sa génitrice), les images qui nourrissent le vide (troisième point commun, la metteure en scène faisant elle aussi de la photo), la violence sexuelle, la dépression \u2013et la réalisation qu\u2019il faut quatre saisons pour accepter de survivre à certaines morts.Autre contradiction?Un récit écrit au «je », même s\u2019il ne relate pas un épisode de la vie personnelle de la metteure en scène, alors même que cette façon de faire a été au coeur de mille discussions qu\u2019elle a eues avec son ami le dramaturge Jean-Marc Dalpé, «Jean-Marc qui est absolument contre le je» ! «Mais je n\u2019y arrivais pas autrement, reprend-elle.Je voulais travailler sur l\u2019absence de métaphores, que tout le texte soit vu comme autant de photos, d\u2019instantanés qui auraient été écrits plutôt que pris à la caméra.Le thème de ce livre, c\u2019est peut-être le deuil, mais c\u2019est aussi l\u2019abus: quand on se laisse envahir par d\u2019autres, par des événements, des circonstances.Et quand on s\u2019en sort.Le titre du récit, Blanchie, est à prendre dans tous les sens: la femme du livre est effacée, lavée, renouvelée, pardonnée.» Pour illustrer l\u2019ouvrage, Brigitte Haentjens avait fait appel aux photos de son ami Angelo Barsetti, photographe, concepteur visuel et maquilleur fameux de Montréal.Pourla lecture-spectacledeBlanchie, les photos d\u2019Angelo Barsetti seront encore de la partie, de même que la musique de JosephMarchand (collaborateur clé d\u2019Ariane Moffatt, de Carole Facal, etc.) et une gestuelle proposée par la danseuse Suzanne Trépanier : «Ce n\u2019est pas évident, ce qu\u2019on peut faire, un livre à la main, explique Brigitte Haentjens.Mais ces petites choses que sont un geste ou un son vont servir de fil au texte.» Et Brigitte Haentjens de répéter qu\u2019il ne s\u2019agit pas là d\u2019un récit autobiographique, histoire que personne n\u2019aille lui présenter ses condoléances.«Mais tout cela reste tout de même un mystère, dit-elle.Après qu\u2019elle ait lu le livre, ma soeur m\u2019a appelée d\u2019Europe, assez bouleversée, et m\u2019a demandé: Tu te rends compte que nos deux frères font de la moto?» Blanchie, de et avec Brigitte Haentjens, mardi 20h30 à la Cinquième salle de la Place des Arts, lecture-spectacle suivie d\u2019une rencontre avec l\u2019auteure.BRIGITTE HAENTJENS / Blanchie Brigitte photographe Bien des gens ont un passe-temps pour se changer les idées quand le travail est trop intense.La metteure en scène Brigitte Haentjens s\u2019est plutôt trouvé un «remplit-temps»: au cours des trois dernières années, entre deux mises en scène, elle se changeait les idées en écrivant ce qui allait devenir Blanchie, « récit troué» lancé en mai.Brigitte Haentjens a poussé la chose jusqu\u2019à faire de cet étrange «loisir» solitaire un répit collectif puisqu\u2019elle lira en public Blanchie mardi dans le cadre du Festival international de la littérature.PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE Brigitte Haentjens, dramaturge et metteure en scène, lira sa nouvelle oeuvre, Blanchie, dans le cadre du Festival international de la littérature.«Le thème de ce livre, c\u2019est peut-être le deuil, mais c\u2019est aussi l\u2019abus: quand on se laisse envahir par d\u2019autres, par des événements, des circonstances.Et quand on s\u2019en sort.» lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 12 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 0 S E P T E M B RE 2 0 0 8 3581523A 3586443A suivre la parade tournée 2008\u20132009 www.louisjosehoude.com Nouvelle supplémentaire 17octobre 514 790-1245 www.admission.com Mise en scène:Joseph Saint-Gelais olivierdel\u2019a nnée 200000 billetsvendus \u2026etilest unevaleursûre dans un déjeuner-causerie.3584769A ARTS ET SPECTACLES FESTIVAL DE LA LITTÉRATURE ALAIN DE REPENTIGNY CRITIQUE Quichotte et les invincibles est un spectacle hors normes, une rencontre quasi intime avec trois créateurs italiens qui parlent, lisent, chantent, jouent de la musique et trinquent autour d\u2019une grande table.L\u2019écrivain (et parfois guitariste) Erri De Luca, le lumineux clarinettiste Gabriele Mirabassi et le guitariste-chanteur Gianmaria Testa (qui était de l\u2019hommage à Léo Ferré au Festival de jazz en juin dernier), donnent pour la dernière fois ce collage de textes, de poèmes et de chansons ce soir dans le cadre du Festival international de la littérature.À cette table où sont assis les trois artistes, il y a une quatrième chaise, réservée pour Don Quichotte, qui est au coeur de ce spectacle.Quichotte, le plus bel invincible qui soit, pas de ceux qui gagnent toujours, mais de ces autres qui ne cessent de se relever pour se battre encore.Le personnage que l\u2019écrivain Miguel Cervantes a donné en cadeau à l\u2019humanité il y a 403 ans et qui résiste encore alors que la trace de plusieurs rois et de conquérants est effacée de la mémoire collective.«L\u2019une des rares justices de l\u2019histoire », dira DeLuca.Le décor est minimal, l\u2019ambiance feutrée.DeLuca éteint et rallume la lampe au-dessus de la table pour marquer le changement «d\u2019argument».L\u2019écrivain italien emprunte à Cervantes, mais aussi à Bertolt Brecht, Nazim Hikmet, Giuseppe Ungaretti, Izet Sarajlic et Rafael Alberti des textes entre lesquels il tisse des liens pour parler d\u2019amour, de captivité, de suicide, d\u2019engagement et d\u2019indifférence.Et de la guerre qui a laissé son empreinte sur ces trois hommes même si elle a épargné leur génération.Testa et DeLuca parlent en français et chantent en italien, avec de brèves incursions en espagnol, en hébreu, en russe et en français (Le déserteur de Boris Vian).Mirabassi le «poumon» du trio, ne dit mot, mais n\u2019est pas moins éloquent.Quant au milieu du spectacle, une boîte à musique joue Lily Marlene, l\u2019air qui accompagnait les victimes vers le «plus grand abattoir de l\u2019histoire de l\u2019humanité», Mirabassi prend sa clarinette, se lève, se tortille et s\u2019éclate dans l\u2019un des moments marquants de la soirée.Le public applaudit spontanément, lui qui, jusque-là, hésitait à le faire, comme s\u2019il se demandait s\u2019il assistait à un récital ou à une pièce de théâtre.Pour nous, la poésie n\u2019est pas une sérénade sous un balcon, c\u2019est une forme de combat, dira encore Erri De Luca avec son accent italien très musical.Un combat pas le moindrement assommant, où la force d\u2019évocation des mots et de la musique, l\u2019émotion et l\u2019humour prennent toute la place.Quichotte et les invincibles, ce soir, 20h, à la Cinquième salle de la Place des Arts.QUICHOTTE ET LES INVINCIBLES Continuer le combat PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Le clarinettiste Gabriele Mirabassi, l\u2019écrivain et guitariste Erri DeLuca et le guitariste Gianmaria Testa sont réunis autour d\u2019une table où une quatrième chaise est destinée à Don Quichotte.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 0 S E P T E M B RE 2 0 0 8 A R T S E T S P E C T A C L E S 13 20.24.27.29 SEPTEMBRE /// 2 OCTOBRE 2008 À 20 H SALLE WILFRID-PELLETIER OPERADEMONTREAL.COM LA FANCIULLA DEL WEST PUCCINI EN GRANDE PREMIÈRE SUSAN PATTERSON / JULIAN GAVIN / LUIS LEDESMA / KERI-LYNN WILSON_CHEF / THADDEUS STRASSBERGER_METTEUR EN SCÈNE 3579013A 3579017 3583717A 3582750A 3585398 : : : Splendeurs versaillaises www.early-music.com/arion.html Renseignements et billetterie : : : 514 355-1825 Dominiq Ha del LabadCiCeul ClairCelGaiuriemGou ClairCe lGau Claire Gu GCuClylaaivriaerneGGuu Guy van Claire Guimond, direCtriCe artistique Do HMaatntd ClairCelGaiu ClaiHr a Cla Réunis pour la première fois : ARION orchestre baroque et le Choeur de Chambre de Namur (16 voix) sous la direction du chef invité, Guy Van Waas (Belgique) OEuvres d\u2019Antoine Dauvergne, Henry DuMont et Jean-Baptiste Lully 26 septembre 2008, 20 h Salle Claude-Champagne, Université de Montréal 220 avenue Vincent-d\u2019Indy (navette disponible \u2013 informez-vous ! ) 1seule représentation àMontréal ! 3577940A ARTS ET SPECTACLES FESTIVAL DE LA LITTÉRATURE SYLVIE ST-JACQUES Ceux qui l\u2019ont vu dans Vincent River (au Quat\u2019Sous) ou dans La fête sauvage (à La Licorne) connaissent l\u2019indéniable talent d\u2019acteur de Renaud Lacelle-Bourdon.Avec ce spectacle créé pour le Festival international de la littérature, il révèle une autre facette de sa personnalité : celle d\u2019un lecteur attentif et sensible.Son introduction au monde intérieur de Robert Walser s\u2019est faite par la lecture des Enfants Tanner.Il a été séduit par la parenté avec le Holden Caulfield de Salinger, par cette « jeunesse complètement délinquante, qui se cherche».«C\u2019est ma mère (la poète Andrée Lacelle) qui m\u2019a fait découvrir Walser et a orienté mes lectures.Elle connaît presque tout de lui», affirme le jeune homme.Avec sa blondeur et son visage doux, Lacelle- Bourdon a lui-même quelque chose de poétique, de suranné.En cours d\u2019entrevue, il ne cesse de consulter les notes qui noircissent son minuscule cahier.«L\u2019idée de ce spectacle a surgi l\u2019hiver dernier.Je trouvais inadmissible que le collage reste dans mon tiroir.J\u2019avais le goût de travailler!» Walser en deux temps Avec sa complice Catherine Vidal, qui signe la mise en scène, Renaud Lacelle- Bourdon a donc réalisé un collage de textes issus de romans et de nouvelles de Robert Walser.Ce spectacle nous fait découvrir cet auteur à deux époques de sa vie.Lacelle- Bourdon campe lui-même son «héros», à l\u2019âge de la jeunesse et des utopies.Pier Paquette défendra quant à lui un Walser vieillissant, contemplatif, investi de questionnements profonds et secrets.Walser, souligne Lacelle-Bourdon, était un être qui souffrait de ne pas être «compatible avec le monde ».Mais jamais il ne se rendait victime impuissante de sa condition.Lorsqu\u2019il sentait monter les crises de schizophrénie, il se diagnostiquait lui-même et exigeait l\u2019internement.«Dans le monologue du Brigand, il va loin dans l\u2019autodérision et l\u2019autoanalyse.Alors que dans sa jeunesse, son espoir est remplacé par une déception face au monde et une angoisse.» Lacelle-Bourdon et Paquette partageront la scène du Goethe-Institut avec Christophe Papadmitriou, dont la contrebasse «accompagne bien le flux de paroles de Walser».Selon le jeune comédien (qui fait aussi partie de la bande de Poésie, sandwichs et autres soirs qui penchent, repris au FIL), les écrits de Walser demeurent très contemporains.«On sent chez lui une lucidité et une pureté.Comme un enfant qui essaie de se comprendre.» L\u2019enfermement de Walser dans ses pensées avait quelque chose de monastique, note Renaud Lacelle-Bourdon.Pendant ses périodes d\u2019internement, il a écrit des romans en microgrammes, qui ont été retrouvés puis décryptés après sa mort.«C\u2019était un homme doté d\u2019un talent inouï, atteint d\u2019une tristesse profonde.Mais jamais il ne voulait qu\u2019on le prenne en pitié: il était lucide et connaissait sa voix, ce qui le dérangeait.Il savait comment prendre soin de lui et s\u2019éloigner de ce monde qui le rendait malheureux.» Une révolte intérieure et silencieuse qui fait écho dans notre monde actuel, où la folie et la marginalité sont normalisées avec des pharmacopées.Walser, spectacle littéraire présenté les 23 et 24 septembre au Goethe-Institut, dans le cadre du Festival international de la littérature.RENAUD LACELLE-BOURDON / Walser Homme d\u2019intérieur PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE Renaud Lacelle-Bourdon sent chez l\u2019écrivain Robert Walser «une lucidité et une pureté.Comme un enfant qui essaie de se comprendre ».De son vivant, l\u2019écrivain suisse allemand Robert Walser a vécu et écrit dans la confidentialité, en dépit de l\u2019admiration que lui vouaient Franz Kafka, Robert Musil et Walter Benjamin.L\u2019auteur des Enfants Tanner s\u2019est éloigné du milieu littéraire de Berlin pour livrer un combat contre son ego et sa schizophrénie.Fasciné par l\u2019oeuvre et la vie de Walser, les comédiens Renaud Lacelle-Bourdon et Catherine Vidal ont construit un spectacle littéraire fait de collage de ses textes autobiographiques.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 14 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 0 S E P T E M B RE 2 0 0 8 Monument-National 12 au 15 novembre 6 au 11 octobre Brossard 23 au 25 octobre Laval 1 et 2 novembre Monument-National: 514 871-2224 3585807A ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE LES LIAISONS DANGEREUSES Lemetteur en scène Alexandre Marine, qui a réalisé l\u2019année dernière l\u2019inoubliable Marie Stuart au Rideau Vert, s\u2019immisce ces jours-ci dans les intrigues de la marquise de Merteuil et du vicomte de Valmont.Jusqu\u2019au 28 septembre, Marine dirige 14 comédiens dans cette adaptation pour le théâtre de ChristopherHampton des Liaisons dangereuses.Passions inassouvies, trahison, romance et égoïsme ouvrent ainsi la saison du Leanor and Alvin Segal Theatre du Centre Saidye Bronfman.1 2 3 TRIO SYLVIE ST-JACQUES LE PRIX GRATIEN-GÉLINAS DÉCERNÉ À JUSTIN LARAMÉE Le Centre des auteurs dramatiques (CEAD) a décerné la semaine dernière son quinzième prix Gratien-Gélinas au jeune auteur Justin Laramée, pour son texte Transmissions.Le jury, composé des auteurs Lise Vaillancourt et François Godin, ainsi que de l\u2019homme de théâtre Paul Lefebvre, ont expliqué leur choix en raison de la voix «éminemment personnelle, d\u2019une belle complexité, qui sort des sentiers battus», de Justin Laramée.Le prix Gratien-Gélinas est la récompense la plus importante décernée aux auteurs dramatiques francophones de la relève au Canada.L\u2019ÉCOLE NATIONALE VOUS INVITE L\u2019ENT offre au grand public l\u2019occasion de rencontrer des artistes et artisans du théâtre (et les villes qui les ont inspirés), lors d\u2019une journée portes ouvertes organisée à l\u2019occasion des Journées de la culture.L\u2019invité spécial de cette journée sera le Théâtre de Quat\u2019Sous, dont le bâtiment flambant neuf sera ouvert en novembre prochain.Six projets récents, en partie financés par le Programme de leadership artistique et culturel (PLAC) seront présentés au cours de cette journée.SYLVIE ST-JACQUES Le regard lumineux de Catherine Bégin éclaire la salle de répétition du Rideau Vert, où elle est absorbée dans la lecture de son texte.La comédienne se transformera bientôt en Madame Rosa.Délaissant son rôle pour se prêter à l\u2019entrevue, elle décrit Madame Rosa.Soudain, le souvenir de La vie devant soi s\u2019éveille en mon esprit.«Elle est une ancienneprostituée du quartier Belleville, de Paris.Depuis qu\u2019elle ne travaille plus, elle a inventé le métier de garder les enfants des putains du quartier.La loi leur interdit de s\u2019occuper de leurs enfants parce qu\u2019elles sont prostituées et donc frappées de déchéance maternelle.» Surgit ensuite le visage de Momo, un petit garçon laissé chez Madame Rosa à l\u2019âge de 3 ans.Son père («un proxénète, macho fini qui se trouvait à être Arabe») a tué la mère du petit dans un excès de jalousie, et a demandé à ce que son fils soit élevé dans la religion musulmane.Mais Momo ignore tout ça, s\u2019imaginant que son père a été un grand héros algérien.«Cela fait neuf ans que Momo est chez Madame Rosa.Il a grandi à ses côtés et une extraordinaire tendresse s\u2019est développée entre eux.Elle l\u2019a éduqué comme elle a pu, avec une intelligence du coeur et une générosité.Mais elle est profondément inculte et a des préjugés qui s\u2019accordent avec ce qu\u2019elle a appris.Elle est donc réactionnaire par rapport à l\u2019homosexualité, non par étroitesse d\u2019esprit, mais par simple manque de culture», ajoute Catherine Bégin.Un peu de tendresse Au cours de la discussion avec la comédienne, son jeune partenaire de scène, Aliocha Schneider, arrive au théâtre.Vu sur scène dans La promesse de l\u2019aube et au cinéma dans Bon Cop, Bad Cop et Maman est chez le coiffeur, Aliocha répète son rôle de Momo après ses classes au Collège Brébeuf.«Momo est un personnage que j\u2019adore, lance candidement l\u2019adolescent, qui a bruni ses blonds cheveux pour les besoins du rôle.Il a beaucoup de sensibilité pour un jeune garçon.Il est super naïf, même s\u2019il vit des trucs pas faciles.» Ce qui nous amène à parler de la dure réalité des banlieues, qui est dépeinte par Gary.Des rapports intergénérationnels esquissés avec une infinie tendresse.Et, bien sûr, de la marginalité colorée issue de la plume de cet auteur majeur qui a choisi de mettre fin à ses jours plutôt que de devenir un vieillard.«Avec Momo, c\u2019est une relation filiale et amicale que noue Madame Rosa.Il est son assistant.Elle se fie à lui pour tout, il l\u2019aide énormément et va la protéger », souligne Catherine Bégin.Sur la scène du Rideau Vert, on verra l\u2019effet de l\u2019usure, de la vieillesse et de la maladie sur cette femme forte qui gardera son humour jusqu\u2019à la fin.Elle se projettera aussi dans le passé, dans son souvenir de la déportation à Auschwitz.«Je dois prendre le physique d\u2019une femme de 69 ans qui a de la difficulté à respirer, mais qui, dans sa tête, a 30 ans de moins.Ce n\u2019est pas facile à jouer, mais c\u2019est passionnant», affirme Catherine Bégin.On ne retrouvera pas tous les personnages du roman dans cette adaptation de Xavier Jaillard.Par exemple, lepersonnagedeMadame Lola (travesti sénégalais, ancien champion de boxe, qui bosse au Bois-de-Boulogne) a été coupé.Mais la base de l\u2019histoire originale demeure, assure Catherine Bégin.«Ce qui subsiste, c\u2019est l\u2019amour humain, la générosité de coeur et la largeur de vue comme seuls remèdes contre l\u2019intégrisme et les conflits raciaux.» Une note d\u2019espoir pour tous les petits Momo de ce monde.LA VIE DEVANT SOI La vieille dame et le môme PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Catherine Bégin et Aliocha Schneider donnent une nouvelle vie aux personnages créés par Romain Gary, alias Émile Ajar, au Théâtre du Rideau Vert.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll SYLVIE ST-JACQUES Le discours sur l\u2019art de Christian Lapointe a quelque chose de suranné, tellement il est investi d\u2019idéaux et d\u2019absence de compromis.Et pourtant, il revendique son appartenance à une génération de jeunes trentenaires qui pensent qu\u2019il est encore temps de faire quelque chose.Qui se désolent qu\u2019en théâtre, le Québec traîne la patte, alors qu\u2019en Europe, on n\u2019a pas peur de déranger en montant Sarah Kane et Martin Crimp.Il en a marre du théâtre «pour les têtes blanches », est inspiré par les scènes londoniennes qui attirent les jeunes spectateurs.«La différence entre un artiste et quelqu\u2019un qui ne fait pas de l\u2019art, c\u2019est que l\u2019artiste, il ne peut pas faire autrement.S\u2019il n\u2019a pas d\u2019argent, il n\u2019ira pas travailler dans un café.Il va empiler les dettes pour pourvoir créer», scande le jeune homme de théâtre dans un café du Plateau Mont-Royal.Mardi prochain, il ouvre la saison du Théâtre La Chapelle avec une adaptation théâtrale de Vu d\u2019ici, roman signé Mathieu Arsenault paru chez Triptyque en février.«Je dirais plutôt que c\u2019est un recueil de slam», précise celui qui s\u2019est fait donner carte blanche par Jack Udashkin, directeur artistique de La Chapelle.«Vu d\u2019ici parle beaucoup du Québec de maintenant.C\u2019est une capsule témoin de notre époque, et je trouvais urgent de dire cette parole.» Séparé en plusieurs fragments («Nouvelles internationales », «Nouvel les continenta les », «Nouvellesrégionales»,«Nouvelles locales»), le texte d\u2019Arsenault prend sa lancée avec une citation d\u2019Hubert Aquin: «Nous rêvons de nous abolir dans un coma apolitisé.» L\u2019Occident et son dépotoir Vu d\u2019ici, poursuit Christian Lapointe, est un portrait du Québec d\u2019aujourd\u2019hui qui est aussi le miroir de la débâcle du monde occidental.«La conclusion que je tire, c\u2019est que l\u2019Occident est une grande banlieue, dont le reste de la planète est le dépotoir.» Lui-même se défend bien d\u2019être un banlieusard comme les autres: il n\u2019a pas de télé, pas de bagnole, consomme peu.Sauf que, reconnaît-il, lire Vu d\u2019ici, c\u2019est un peu comme parcourir le répertoire DSM des maladies mentales.Nous sommes tous un peu fêlés, chacun à notre façon.«Même si tu manges bio, équitable, que tu es un écolo machin, tu finis toujours par être un miroir de ta société.Ce que Mathieu Arsenault a écrit n\u2019est pas jojo.Son humour est décapant, jamais gratuit.En plus d\u2019être très pertinent, son texte a une oralité qu\u2019on retrouve peu chez nos auteurs de théâtre.» Sur la scène de La Chapelle, il y aura des télévisions qui vont jouer live.Comme le texte d\u2019Arsenault s\u2019en prend à l\u2019accumulation de biens matériels des Occidentaux, le spectacle recrée une ambiance de dépotoir.Mais plutôt que d\u2019amonceler des déchets, Lapointe s\u2019est tourné vers l\u2019odorama pour recréer l\u2019effet voulu.La technique utilisée reste d\u2019ailleurs une surprise qu\u2019il refuse de me dévoiler.Par souci de cohérence avec son propos, Christian Lapointe a choisi de réaliser son projet sans subvention.«Je ne pouvais pas faire ce show et être taggé de drapeaux.»Il se montre d\u2019ailleurs critique à l\u2019égard des artistes qui sont descendus dans la rue pour dénoncer les coupes du gouvernement Harper dans la culture.«Ces artistes qui se lèvent parce qu\u2019on leur a enlevé leur nanane ont pour la plupart des pratiques non politisées.Mais je me dis que ce n\u2019est pas normal que, pendant cettemobilisation, on se mette à parler de l\u2019Afghanistan.Ce sont les libéraux qui nous ont envoyés en guerre.» Envers et contre tous, avec les moyens du bord, Christian Lapointe affirme qu\u2019il vit les yeux grands ouverts, au risque de devenir de plus en plus aveugle, «parce que les images que tu vois sont tellement horribles ».Il va peut-être changer en vieillissant.Mais en attendant, il revient toujours à essayer de comprendre la mort.Voilà son destin d\u2019artiste et de survivant.«Ça change toute ta vie, d\u2019être mort une fois.» VU D\u2019ICI L\u2019Occident le tue Christian Lapointe est un paradoxe ambulant.Excracheur de feu et grand brûlé, il révélait dans sa pièce CHS une obsession pour l\u2019embrasement.Il vit et crée à Québec, tout en reprochant à la Vieille Capitale son «manque d\u2019horizon ».Il dénonce les coupes du gouvernement Harper, mais refuse de joindre sa voix à celle des artistes qui descendent dans la rue.Avec Vu d\u2019ici, il continue de faire du théâtre « in your face».Tout le monde (ou presque!) a lu La vie devant soi de Romain Gary, alias Émile Ajar.Primé d\u2019un Goncourt posthume en 1975, ce roman est une ode à la tendresse qui triomphe de la pauvreté et de l\u2019ignorance.Louise Marleau signe sa deuxième mise en scène au Rideau Vert avec la version théâtrale de La vie devant soi de Xavier Jaillard.Madame Rosa et Momo prendront les visages de Catherine Bégin et Aliocha Schneider.PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE Christian Lapointe: «L\u2019Occident est une grande banlieue, dont le reste de la planète est le dépotoir.» « Vu d\u2019 ici est une capsule témoin de notre époque, et je trouvais urgent de dire cette parole.» ENTRÉE EN SCÈNE La vie devant soi, au Théâtre du Rideau Vert, du 23 septembre au 18 octobre.Vu d\u2019ici, au Théâtre La Chapelle, du 23 septembre au 4 octobre.Alexandre Marine PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 16 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 0 S E P T E M B RE 2 0 0 8 3577046A 3577047 10e fesival dfautomne Montrealœ26 septembre au5octobre 2008 w w w.o r g u e e t c o u l e u r s .c o m des ensembles OrchestreMetropolitain du Grand Montreal, Ya nnick Nezet-Seguin, chef Orchestresymphonique de Trois-Rivieres, Jacques Lacombe, chef de la danse, de lfoperaaBroadway.et plusieurs autres 514-899-0938 .6grands concerts .5concerts apero .5midis alacarte et autres rendez-vous ! 3583695A 3583696 Concert gala 2008 Billetteries Universite McGill 514-398-4547 Bach-Academie de Montreal 514-295-9752, ou www.bach-academie-montreal.com Admission : 45 $ Aines : 34 $ Etudiants : 10 $ 17 ans et moins : gratuit Laureat du Concours Musical International de Montreal 2004 David Fray, piano Au programme, des oeuvres de Bach, Mozart, Schubert et Liszt Mercredi 22 octobre 2008, 19h00 Salle Pollack 555, rue Sherbrooke Ouest Presente par Partenaire media 3580424A 3582905 /1 Deux voix pour Berlioz Yannick Nezet-Seguin / chef Marianne Fiset / soprano Julie Boulianne / mezzo-soprano Maurice Ravel / La Valse Hector Berlioz / Les Nuits dfete Serguei Rachmaninov / Nie poi krasavitsa pri mnie, melodie Modest Moussorgski / Les Tableaux dfune exposition (orchestration de Maurice Ravel) Orchestre Metropolitain du Grand Montreal 514.598.0870 .orchestremetropolitain.com Une presentation de Le dimanche 28 septembre 2008, 16h Salle Wilfrid-Pelletier Conference preconcert gratuite a 15h 3582650A 3582747 Extinctions La vie trouvera-t-elle toujours son chemin ?Un spectacle sur les causes dfextinctions passees etc futures ?9 ans et plus museumsnature.ca 514 872-4530 Bonaventure 3579854A 3579867 ARTS ET SPECTACLES THEATRE SYLVIE ST-JACQUES COUPS DE THEATRE áCfest bien, non, que les theatres offrent des roles a des dames de votre age ?â dis-je a la comedienne Catherine Begin, en entrevue pour parler de La vie devant soi, qui, cette semaine, prend la scene du Rideau Vert.áMettez-en.Parce que pendant plusieurs annees, jfai connu le desert â, me repond la sexagenaire, a qui la metteure en scene Louise Marleau a confie le role de Madame Rosa, cette exprostituee qui sfoccupe des petits dont personne ne veut.Les comediens qui ont depuis belle lurette passe lfage de la á Liberte 55â sont legion sur nos scenes.Et en ce debut de saison dfautomne 2009, lfage dfor brille de tous ses feux.Il faut sortir de son salon pour voir que la vieillesse peut etre representee autrement que dans des roles de áMamie a raison.â Personnellement, je me remets encore (deux semaines plus tard) de álfexperience â Andree Lachapelle dans Oh les beaux jours.Une comedienne de plus de 75 ans qui joue Winnie, quel beau pied de nez a la mort, a la maladie, a la vieillesse et bien sur au culte de la jeunesse.á A 39 ans, ma mere a commence a se coiffer dfun chignon qufelle a garde jusqufa la fin de sa vie.Elle avait decide qufelle devenait vieille â, evoque Catherine Begin.On nfose pas imaginer la tete que feraient les Denise F i l i a t r au lt , Ja n i ne Sut to , Andree Lachapelle, Beatrice P ica rd, Ri ta La fonta ine et Catherine Begin, si un coiffeur mal avise leur suggerait de porter le chignon de leur mere ! Avec leur energie fougueuse, elles remplissent les salles, ce qui prouve que le public de theatre nfest pas atteint de jeunisme.Parlez-en a Rita Lafontaine, qui, ce week-end, arrive a la fin des supplementaires pour son solo Le paradis a la fin de vos jours, de Michel Tremblay.Ou a Marie- Ginette Guay, qui, dans lfintimite de La Licorne, campe une quinquagenaire fraichement divorcee qui se lie dfamitie avec un jeune cegepien, dans la piece Le Palier.á On en a soupe du theatre pour les tetes blanches â, me declarait le jeune metteur en scene Christian Lapointe, en entrevue pour sa nouvelle creation qui prend la scene du Theatre La Chapelle.Bien dfaccord avec lui.Il y a des soirs dans certains theatres ou, en effet, je me desole des choix de pieces conventionnels joues par des acteurs ages et connus.Pour faire plaisir au public age, ne pas le deranger, lui donner des reperes.Ce qui est dommage, cfest de presumer que les vieux sfenlisent forcement dans le passe.Quand Rita Lafontaine joue Nana en solo ou se lance dans une premiere mise en scene professionnelle .avec La duchesse de Langeais, en juillet dernier .on se dit que le theatre est lfantidote contre le regne de la jeunesse a tout prix.Continuez a jouer, mesdames.Et a vous amuser.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : sstjacqu@lapresse.ca Jouer a la brunante PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE Andree Lachapelle pose dans le decor de la piece Oh les beaux jours, de Samuel Beckett.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll En ce debut de saison dfautomne 2009, lfage dfor brille de tous ses feux.La premiere de Criss Angel Believe reportee La premiere officielle du spectacle du Cirque du Soleil avec le magicien et illusionniste americain Criss Angel, au Luxor de Las Vegas, a ete reportee une nouvelle fois.La premiere de Criss Angel Believe avait dfabord ete prevue pour le 12 septembre, mais a ete reportee une premiere fois au 10 octobre, en raison de la complexite technique du spectacle.Samedi dernier, selon un journal de Las Vegas, les responsables ont decide de la tenir le 31 octobre plutot que le 10 afin de sfassurer que tout soit parfaitement au point.Les spectacles dfavant-premiere commenceront le 26 septembre.Dans ce spectacle de 100 millions de dollars, qui allie illusions, acrobaties et effets pyrotechniques, Criss Angel incarne un mysterieux prince de la nuit dote de pouvoirs magiques.Dans son delire eveille se succedent des creatures et des personnages extravagants dans un decor surrealiste.Plus de 5200 representations sont prevues.En vertu de son contrat, Criss Angel donnera cinq representations par semaine au cours des dix prochaines annees.Une option pour cinq annees suplementaires est inscrite au contrat.La Presse Canadienne FLASH lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R E A L SA M E D I 2 0 S E P T E M B RE 2 0 0 8 A R T S E T S P E C T A C L E S 17 j u s q u \u2019 a u 2 8 s e p t e m b r e 2 0 0 8 YVES SAINT L AURENT Ouvert aussi les mercredis, jeudis et vendredis soirs jusqu\u2019à 21 h.Gratuit pour les enfants de 12 ans et moins* *Accompagnés de leurs parents.Non applicable aux groupes.Organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal et les Fine Arts Museums of San Francisco en partenariat avec la Fondation Pierre Bergé \u2013 Yves Saint Laurent, Paris./ Yves Saint Laurent, Robe de mariée Hommage à Braque (détail), Printemps-été 1988, no 132.Fondation Pierre Bergé \u2013 Yves Saint Laurent.Photo Alexandre Guirkinger Renseignements: 514-285-2000 En partenariat avec En collaboration avec Visites commentées disponibles deRnièRe cHAnce 3563991A Les taux d\u2019intérêt sont ceux offerts par SERVICES FINANCIERS MINI et seulement sur approbation de crédit pour une MINI COOPER CABRIOLET 2008 («MCC»).Le prix de détail suggéré pour une MCC est de 31600$.L\u2019ensemble platine est une option de 1900$.Le taux d\u2019intérêt applicable est de 4,9%pour un terme de location de 42 mois.Pour obtenir un paiement mensuel de 449$ durant 42 mois pour une MCC, un montant de 3552$ est exigé à la signature du contrat de location (ce montant inclut le dépôt initial de 1000 $, les frais de transport et de préparation de 1595 $, le dépôt de sécurité et l\u2019enregistrement d\u2019une hypothèque mobilière, mais exclut les frais d\u2019administration du concessionaire, les assurances, l\u2019immatriculation du véhicule, l\u2019équipement optionnel et les taxes applicables).La valeur résiduelle du véhicule à l\u2019échéance du terme est de 17085$.Les paiements mensuels peuvent varier selon le montant versé en dépôt /la valeur nette de l\u2019échange.Le kilométrage annuel alloué est de 20000 km; 0,15$ du kilomètre excédentaire.Des frais peuvent être exigés pour usure excessive.Offre assujettie à la disponibilité pour une période de temps limitée.Sujet à changement.Le véhicule doit être livré au plus tard le 31 octobre 2008.Le véhicule sur la photo est utilisé à titre indicatif seulement et peut inclure certaines options pouvant différer du modèle offert.Consultez votre concessionnaire pour de plus amples renseignements.©MINI Canada, 2008.«MINI», le logo MINI et les désignations des modèles sont des marques déposées de BMW AG utilisées sous licence.* Avec dossiers arrière rabattus.MINI Brossard 8500, boul.Taschereau Ouest Brossard (Québec) 450 445-MINI (6464) www.minibrossard.com CONCESSIONNAIRES MINI MINI Laval 2450, boul.Chomedey Laval (Québec) 514 773-MINI (6464) www.minilaval.ca MINI Mont Royal 4070, rue Jean-Talon Ouest Montréal (Québec) 514 289-MINI (6464) www.minimontroyal.ca BIEN AGITER AVANT D\u2019OUVRIR.Inclut l\u2019ensemble platine 449$ PARMOIS LOCATION DE 42 MOIS TAUX D\u2019INTÉRÊT 4,9% versement 1000$ INITIALDE LA TRÈS SPORTIVE MINI COOPER CABRIOLET 2008 \u2022 TENUE DE ROUTE KART \u2022 CONSOMMATION 6,2 L/100 KM D\u2019AUTOROUTE \u2022 CAPOTE ENTIÈREMENT AUTOMATISÉE \u2022 MODE «TOIT OUVRANT» \u2022 VOLUME DE CHARGEMENT DE 605 LITRES* \u2022 CONTRÔLE DE DISTANCE EN STATIONNEMENT (PDC) \u2022 QUATRE PLACES 3585372A 3585379 Du 28 août au 28 septembre 2008 MUSÉE JUSTE POUR RIRE 2111, boulevard Saint-Laurent Montréal Tél.: 514 845-2322 Admission Adulte 10 $ Étudiant 5$ Famille 25 $ (2 adultes et 2 enfants) Heures d\u2019ouverture Tous les jours de la semaine 11h à 20h Les jeudis 11hàMinuit À NE PAS MANQUER : SALON LA PRESSE BEIJING 2008 par Bernard Brault Voyez 400 PHOTOS par plus de 115 PHOTOGRAPHES QUÉBÉCOIS Chris Detrick, États-Unis, The Salt Lake Tribune Platon, Royaume-Uni, pour Time magazine PLUS QU\u2019UNE SEMAINE! 3584337A ARTS ET SPECTACLES TÉLÉVISION SPECTACLES C L A S S IQUE SALLE WILFRID.PELLETIER .Place des Arts) La Fanciulla del West (Puccini).Opéra de Montréal.Susan Patterson, soprano, Julian Gavin, ténor, Luis Ledesma, baryton.Mise en scène : Thaddeus Strassberger.Orchestre Métropolitain et Choeur de l\u2019OdM.Dir.Keri-Lynn Wilson: 20h.DA N S E AGORA DE LA DANSE Sur les glaces du Labrador: 20h.TOhu .cITé DES ARTS Du cIRquE Les Imprudanses: 14h.uSINE c Wave: 20h.VA R I É T É S cAbARET Du cASINO DE mONTRéAL Vénus: 20h30.cENTRE bELL New Kids on The Block: 20h, LA TuLIPE Pop 80: 21h.LE NATIONAL Norther + Nefastus Dies + Dieath Row: 20h.LE SAvOy Du méTROPOLIS Jay Brannan: 20h.L\u2019éTOILE quARTIER DIx30 RIvE SuD The Lost Fingers: 20h.LION D\u2019OR Sylvie Paquette: 20h.méTROPOLIS Éric Lapointe: 20h30.quAI JAcquES.cARTIER Du vIEux PORT Sigur Ros: 20h.SALA ROSSA Mudhoney + Quest for Fire + Manymental Mistakes: 20h30.SALLE ANDRé.mAThIEu Les deux derniers Maurice: 20h.ThéâTRE DE LA vILLE .Longueuil) Ariane Moffatt; 20h.ThéâTRE SAINT.DENIS Peter MacLeod: 20h.Leur décapante parodie du message bilingue complètement surréaliste de Justin Trudeau a eu des échos jusqu\u2019au Canada anglais la semaine dernière.Pas pour s\u2019en offusquer ou crier au scandale, mais pour en rire! Même la station de CBC à Toronto, et les sites internet du Globe andMail et du magazine Macleans ont vanté cette parodie made in Quebec.RICHARD THERRIEN LE SOLEI L L\u2019équipe de l\u2019émission satirique Prenez garde aux chiens prend du galon.À sa deuxième saison à Vox, qui a commencé mardi dernier à 22h, le collectif de Québec montre une nette évolution, autant dans le produit fini à l\u2019antenne que dans l\u2019efficacité de ses gags.«L\u2019an dernier, on essayait des choses.Maintenant, on fait mieux, on corrige nos défauts, même si on peut se casser la gueule des fois», reconnaît l\u2019auteur principal de l\u2019émission, David Lemelin, le Justin Trudeau de la parodie.Le sketch de mardi montrant une Jolie Couillon ultravulgaire, piégeant Maximum Berné avec ses micros cachés, était une pièce d\u2019anthologie.Pour la parodie de Justin Trudeau, David Lemelin avoue avoir été pris de court par la réaction des médias canadiens-anglais.«J\u2019étais certain que des partisans nous enverraient promener.Pas du tout.Même les anglophones se paient la tête de Justin.» Le retour de Prenez garde aux chiens arrive à point, en pleine campagne électorale.L\u2019équipe de David Lemelin compte bien passer à la moulinette tous les grands partis.«L\u2019an dernier, le fait qu\u2019on se moque des politiciens durant la campagne avait dérangé le directeur général des élections.S\u2019il réagit encore cette année, ça nous fera une belle pub gratis! Moi, je suis à l\u2019aise avec ça, on n\u2019est financés par personne.Si on vit dans un pays où on ne peut même pas se payer la tête des politiciens, on est vraiment mal pris.» Ainsi, les bloquistes, les néodémocrates et les conservateurs y passeront.L\u2019équipe profitera d\u2019une parodie d\u2019un discours de Stephen Harper pour évoquer le fameux mystère Québec et l\u2019engouement pour les conservateurs dans la Vieille Capitale.«Je vais me payer la tête de mes compatriotes.S\u2019ils ne comprennent pas nos jokes, tant pis!» David Lemelin annonce aussi un sketch sur Georges Brassens interprétant La femme de Sarko, et d\u2019autres sur la bataille des plaines d\u2019Abraham, sur l\u2019environnement, le prix de l\u2019essence, le pistolet électrique, Vladimir Poutine et des parodies publicitaires.L\u2019humoriste reprend aussi son imitation particulièrement réussie de Lucien Bouchard dans un sketch où il est question cette fois l\u2019Orchestre symphonique de Montréal.Dix émissions sont prévues cette saison, le mardi à 22h.«Et à Vox, on n\u2019a aucun bâton dans les roues.C\u2019est un terrain d\u2019essai idéal.» Voilà qui a de quoi tenir occupé David Lemelin, qu\u2019on a cru un moment devenir le nouvel homme des matins de TQS l\u2019automne prochain.L\u2019aventure n\u2019a jamais abouti, le diffuseur n\u2019ayant pu s\u2019entendre avec les producteurs pour des raisons budgétaires.«Ce que j\u2019ai trouvé difficile, c\u2019est qu\u2019on s\u2019est donné beaucoup de mal à essayer de trouver ce dont ils avaient envie.Aujourd\u2019hui, quand on les regarde aller, on n\u2019est plus sûrs qu\u2019on regrette», admet David Lemelin.TQS n\u2019a toujours aucune émission du matin pour l\u2019automne, à moins qu\u2019elle n\u2019en sorte une de sa boîte à surprises lors du lancement de programmation, mercredi prochain.Prenez garde aux chiens Ces francos qui font rire les anglos PHOTO FOURNIE PAR VOX David Lemelin dans une parodie du site internet de Justin Trudeau.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 18 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 0 S E P T E M B RE 2 0 0 8 BILLETS DISPONIBLES À LA BILLETTERIE DU CENTRE BELL VIA ADMISSION.COM | 514 790-1245 | 1 800 361-4595 ASSISTEZ AU GALA DE L\u2019ADISQ 2 NOVEMBRE BILLETS EN VENTE AUJOURD\u2019HUI À MIDI ! ANIMATEUR : LOUIS-JOSÉ HOUDE Les Cowboys Fringants Alfa Rococo Sylvain Cossette Ariane Moffatt Marie-Mai Karkwa Claude Dubois Éric Lapointe Robert Charlebois André Gagnon Sans Pression L\u2019Orchestre symphonique de Montréal Le Félix hommage sera remis à AVEC Céline Dion L\u2019ADISQ remercie ses partenaires médias 3585286A ARTS ET SPECTACLES DANSE 0920 17 h 00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 BEV VD VDO SRC Martin sur la route / L'oie des neiges Le Téléjournal Broco show / Le disco Le moment de vérité 3600 secondes d'extase Dre Grey, leçons / Tous accros - George est décidé à dire à Callie que tout est terminé entre eux.Le Téléjournal LES POUPÉES RUSSES (2004) Romain Duris.- Xavier retrouve ses anciens amis lors des célébrations entourant le mariage deWilliam.0h35 \" 112 4 4 TVA 16h30 # LE PETIT MONSTRE (1990) avec Michael Oliver, Amy Yasbeck, John Ritter.Le TVA 18 heures CHEZ BIG MOMMA 2 (2006) avec Nia Long, Emily Procter, Martin Lawrence.- Déguisé en femme, un agent du FBI enquête sur un dossier d'espionnage.L'AUTRE BELLE-FAMILLE (2004) avec Robert De Niro, Dustin Hoffman, Ben Stiller.- Après avoir été accepté par son futur beau-père, un homme doit lui présenter ses parents.22h45 Le TVA réseau 23h15 LE SEUL (2001) avec Delroy Lindo, Jet Li.0h45 \" 115 7 7 TQS Qu'est-ce qui mijote?Suivant - Une jeune femme atteinte d'un cancer du sein a toujours rêvé de nager avec des dauphins.LA GRANDE ARNAQUE (2004) avec Morgan Freeman, Charlie Sheen, Owen Wilson.- Un criminel se laisse séduire par une belle jeune femme qui a besoin de son aide.LA MATRICE RECHARGÉE (2003) avec Laurence Fishburne, Carrie-Anne Moss, Keanu Reeves.- Neo, Morpheus et Trinity continuent de se battre contre les machines pour sauver Zion.VOYEUR (1998) avec Ewan McGregor, Patrick Bergin, Ashley Judd.1h15 \" 114 5 5 TQc Le code Chastenay Bienvenue au Moyen Âge! / Au régime sec Malcolm / La maison de l'horreur Peau des riches - La famille Malloy s'installe dans leur nouvelle maison et Wayne cherche un emploi.Planète bleue - Les animaux utilisent différentes techniques sonores pour attirer un partenaire.Belle et Bum LEMMING (2005) avec Laurent Lucas, Charlotte Rampling.- Un jeune couple retrouve la carcasse d'un mystérieux rongeur dans leur évier.0h40 \" 138 8 8 CBC 16h00 # Equestrian Saturday Report Can.Antiques Rd The Nature of Things THE BROTHERS GRIMM (2005) avec Heath Ledger, Matt Damon.BEING JULIA (2004) avec Jeremy Irons, Annette Bening.206 13 13 CTV-M Sue Thomas: F.B.Eye / False Profit CTV News Sportsnight 360 W-FIVE Presents PLAIN TRUTH (2004) avec Mariska Hargitay, Kate Trotter, Alison Pill.Comedy Now Comedy Inc.CTV National CTV News \" 205 11 11 GBL-Q Family Guy Global National Evening News Focus Montreal Disasters of the Century / Head On Painkiller Jane / Pilot Tanker Time Bomb Ultimate Engineering News Final Sat.Night Live \" 55 3 3 ABC 15h30 # Football N.D./Mich.St.(D) Football Post Fox 44 News At the Movies NCAA Count /20h05 NCAA Football / Georgia c.Arizona State (D) Lost 281 22 22 CBS 15h30 # NCAA Football / Florida c.Tennessee - SEC (D) Channel 3 News King of Queens The Unit / Inside Out NCIS / Designated Target 48 Hours Mystery Channel 3 News TimKavanagh 282 21 21 NBC # PGA Golf (D) Newschannel 5 NBC News Stargate: SG-1 Chuck / Chuck Versus the Nemesis Law & Order: C.I./ Kissinger Law&Order: C.I./ Frame Newschannel 5 Sat.Night Live \" 280 18 23 PBS-P 16h00 # Amore Best of Animusic Andre Rieu: Live in Vienna Daniel O'Donnell at Home in Ireland Sarah Brightman: Symphony in Vienna The '60s: Live \" \u2014 46 24 PBS-B Great Performances / Pavarotti: A Life in Seven Arias As Time Goes By Appearances Being Served?Thin Blue Line American Masters / Pete Seeger: The Power of Song Los Lonely Boys \" \u2014 43 59 A&E First Person Killers / Ronald DeFeo CSI: Miami / Killer Date CSI: Miami / Hard Time CSI: Miami / The Best Defense CSI: Miami / Hurricane Anthony The Sopranos The Sopranos 615 73 39 ARTV 16h00 # Entrevues LaCultureNul Callas et Onassis Amour du country , Shirley Albert.Viens voir les comédiens La Vie: Les 7 doigts de la main 22h15 Les 7 doigts de la main 143 31 31 BRAV 15h15 # THE COUNT OF MONTE CR.Arts&Minds Bravo! Videos Diana Krall Aida - Soprano Cheryl Studer stars in Verdi's famous opera, Edward Downes conducts.Mad Men / Flight 1 620 72 34 CD Un tueur si proche Compl.fou Drôle de monde Au-delà du Réal 100 Farces Humour en santé Partie 2 de 3 Grand rire bleue 2003 Partie 2 de 2 C'est incroyable! Vidéo patrouille 129 20 20 CinéPOP 15h50 # KLUTE 17h45 LE BOSSU (1997) avec Frabrice Luchini, Vincent Perez, Daniel Auteuil.ROBOCOP III (1992) Robert John Burke.21h45 LA MALÉDICTION (1976) avec Lee Remick, Gregory Peck.23h35 FANT.1h30 \" 185 205 205 DISC Mayday / Flying on Empty How It's Made How It's Made Lusitania: Murder on the Atlantic After the Catch / Deckhands Criss Angel Mind Criss Angel Mind A Haunting / Where Evil Lurks 520 37 37 EV 50 Heures de vacances / Vancouver Virée en VR / Miami et les Keys Soleil tout inclus / Cuba/ Varadero Destination / Polynésie - Retrouvez Nicolas Hulot à Hawaii et en Polynésie française, avec Ushuaïa nature.Rallye autour du monde 134 23 51 FC 17h10 K.Possible 17h40 H.Montana 18h05 Sadie Flight 29 Down 18h55 SoRaven 19h50 Life Derek 20h10 Suite Life 20h35 H.Montana MEN IN BLACK (1997) Will Smith.ARMAGEDDON (1998) Bruce Willis.1h25 \" 556 \u2014 67 FOX 15h30 # LMB Baseball / Twins du Minnesota c.Rays de Tampa Bay (D) 2 1/2 Men 2 1/2 Men Cops Cops America Most Wanted FOX 44 News Family Guy Mad TV / Audrina Patridge 283 36 46 HI Dr Quinn, femme médecin Kaamelott RacontePourVoir Chantiers / La route des pylônes Les ailes de la guerre NCIS enquêtes spéciales / La momie L'HOMME AU MASQUE DE FER (1998) Leonardo DiCaprio.1h00 \" 133 25 53 HIST Tanks / Battle of the Bulge Dogfights / Tuskegee Airmen NCIS / Lt.Jane Doe Ancestors Ancestors in Attic THE MASK OF ZORRO (1998) avec Sir Anthony Hopkins, Antonio Banderas.Masterminds 522 49 47 MMAX 16h00 # Hôtel d'unmillion de dollar Cocktail pop en clips Célébrités / Julia Roberts Hollywood Inc.Star-O-Mètre Style de Star Les tops et les flops 142 32 48 MP Top5M+ Top5M+ La tatouée Kat Von D.Pussycat Dolls: Girl Diddy présente.Diddy présente.Danse ou crève! Much Music Video Awards 2008 141 30 30 E! MTL Nadege Ciao Montreal Maghreb To Montreal E! News The Soup Afromonde Parsvision Teleritmo Soul Call Armenien Le pont Sportivi 207 14 14 RDI Le Téléjournal L'Épicerie La Semaine verte Le journal RDI Antarctique Découverte / La listériose Le Téléjournal Grands Reportages: Les films Imax La Facture Le Téléjournal Antarctique 126 19 19 S+ Les experts Sans laisser de trace Le merveilleux monde d'Alice The Border: haute surveillance L.A.: Enquêtes prioritaires Bones / Mon père, le criminel Jardins secrets 132 24 52 SE 15h30 # NON, C.17h35 TU ME FAIS MOURIR (2007) Ben Kingsley.19h10 LARS ET L'AMOUR EN BOÎTE (2007) Ryan Gosling.3-2-1 Action /21h05 LA VENGEANCE DANS LA PEAU (2007) Matt Damon.23h10 LASKO: LE TRAIN DE.0h55 \" 180 \u2014 201 SHOW 16h00 # A GUY THING (2002) Jason Lee.Billable Hours About a Girl 'Da Kink-My Hair A DAUGHTER'S CONVICTION (2006) avec Kate Jackson, Brooke Nevin.COLLATERAL (2004) avec Jamie Foxx, Jada Pinkett Smith, Tom Cruise.616 40 40 TFO J'ai mon voyage Prêt, pas prêt 18h10 Charlie et Cornemuse Panorama Douce folie Super plantes LE COMTE DE MONTE-CRISTO (1998) Gérard Depardieu.Destination Nor'Ouest 137 \u2014 \u2014 TLC Property Ladder Moving Up / Bigger and Better Making it Home / The Headricks Flip That House Over Designed Property Ladder Trading Spaces / Mom/Daughter Flip That House Over Designed 521 39 27 TTF LES 1001 CONTES DE BUGS BUNNY (1982) Mel Blanc.Jumeaux Zimmer George- Jungle Bugs Bunny and Tweety Blaise le blasé Les Simpson Roi de Las Vegas La Vie est un zoo South Park Les Simpson Décalés cosmos 139 34 45 TV5 30 millions Nouvo 17h55 Quest Journal France Le 3950 / Guy A.Lepage Les années bonheur / Les meilleurs moments Les bleus TV5 le journal CONSENT.1h30 \" 145 15 15 VIE Super Nanny / La famille An-Duan Le goût de Louis Oui à la robe Maison en otage Bye-Bye Maison Idées-grandeur On a échangé nos mères Des maisons d'occasion$ Lisa Williams 135 35 44 VOX Premières vues Baromètre Parole et vie Académiemots Le 9.5 Les auditions JPR Ici et là Pareils pas pareils ArShitechs son Baromètre \u2014 9 9 VRAK Stan et ses stars M.changement Endurance Frank vs Girard Smallville / Fréquence interdite Wildfire / La valse des sentiments Newport Beach / La métamorphose Variées Presserebelle Degrassi Degrassi 140 16 16 Z Comment.fait Podium xtrême Banc d'essai Équipé- rouler Monstres Mécaniques / Carcasses Mélinda, entre deux mondes Moonlight BLADE RUNNER (1982) avec Rutger Hauer, Harrison Ford.0h30 \" 131 26 54 RDS 16h00 # PGA Golf (D) Golf Mag Sports 30 À communiquer Sports 30 Images/secondes Football Laval vs Concordia \" 123 33 33 SPN 16h00 # LMB Baseball / Twins du Minnesota c.Rays de Tampa Bay (D) LMB Baseball / Mets de New York c.Braves d'Atlanta (D) Poker Sportsnet Connected 406 38 38 TSN # PGA Golf (D) SportsCentre LCF Football / Argonauts de Toronto c.Stampeders de Calgary (D) Football C.B.vs Saskatchewan (D) \" 400 28 28 17 h 00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 BEV VD VDO VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Votre guide télé surWWW.CYBERPRESSE.CA/TELE STÉPHANIE BRODY COLLABORATION SPÉCIALE «J\u2019étais tout nu dans ma douche quand j\u2019ai pris l\u2019appel des Grands qui m\u2019annonçaient, à ma surprise, que j\u2019étais choisi », rigole Shay, un danseur électrique (il brillait dans Smash Up de Dana Gingras, au dernier FTA).Pour ces jeunes chorégraphes, ce concours est une occasion inespérée: ils sont logés, nourris, payés et disposent de cinq semaines pour travailler avec des danseurs expérimentés, dans des conditions professionnelles.Vers la fin du processus, ils recevront aussi les conseils de mentors, dont Gradimir Pankov, directeur artistique des GBCM, et Stéphan Pépin, directeur de production.«En ce moment, on les voit peu parce que je crois qu\u2019ils ne veulent pas influencer nos choix artistiques», explique Jean-Sébastien, danseur soliste aux GBCM depuis sept ans.Pour l\u2019heure, les jeunes chorégraphes s\u2019épaulent très bien entre eux.«Tiffany, par exemple, m\u2019a aidé à prendre du recul », avoue Lacey, qui prépare un quatuor.«Je lui ai simplement dit, réplique Tiffany, que ça m\u2019arrivait à moi aussi de tellement me concentrer sur les détails que j\u2019en perdais le fil de ma création.C\u2019est rassurant d\u2019aller vérifier que les autres ressentent la même chose que moi.» Les jeunes créateurs en apprennent aussi beaucoup au contact des danseurs des GBCM.«Mes interprètes en savent parfois davantage que moi, côté technique.Comme dans le travail avec partenaires, que j\u2019aborde plus intuitivement qu\u2019eux», avoue Lacey, diplômée en danse de l\u2019Université Ryerson, mais qui n\u2019avait, jusqu\u2019à maintenant, chorégraphié que sur elle-même ou des amateurs.La diversité culturelle de ses interprètes fascine Tiffany.«À mon insu, une des répétitions pour un passage en duo de ma pièce s\u2019est déroulée en espagnol.Le jour suivant, ça parlait français! Les danseurs se font comme ça, sans même que j\u2019aie à intervenir, de petits conciliabules pour résoudre certains problèmes.Ils ont une sacrée intuition et savent exactement quoi faire pour arrimer ce que je leur demande avec ce dont ils ont besoin pour s\u2019y sentir à l\u2019aise », explique celle qui a appris son métier en assistant des chorégraphes, notamment Mia Michaels, juge à l\u2019émission américaine So You Think You Can Dance, et dont elle a fait partie de la troupe, R.A.W., à New York.Et Jean-Sébastien d\u2019ajouter : «Il arrive qu\u2019en répétition, mes danseurs soient perdus.Mais j\u2019ai appris à ne pas m\u2019en faire parce que, le lendemain, tout est réglé.Un danseur, ça rentre à la maison, le soir, et ça repense à la répétition, à la musique, les détails se placent, et ça y est! C\u2019est ça, travailler avec des professionnels.» Shay, qui a notamment fait ses classes dans le milieu du hip-hop et qui chorégraphie dans un style très urbain, se prend à aimer le lyrisme des danseurs classiques.«Moi, quand je danse, c\u2019est brut, presque violent.Avec eux, ma gestuelle se fait toute belle.Disons que je suis le côté obscur de la Force et eux, le côté clair (rire).Il s\u2019agit de trouver le juste milieu.» Mais tout ce soutien n\u2019empêche pas l\u2019insomnie! Jean- Sébastien garde un cahier près de son lit pour y noter les idées pour sa chorégraphie qui surgissent souvent la nuit.«Une chance que la danse est ma passion, parce que ça me consume 24 heures sur 24 », soupire Tiffany.«Souviens-toi, lui lance Lacey, Gradimir t\u2019a dit de ne pas t\u2019en faire, que c\u2019était normal de ne pas arriver à décrocher.» Le 27 septembre, lors de la dernière représentation, on saura qui, de Jean-Sébastien, Shay, Lacey ou Tiffany, aura gagné le prix David Sela, décerné par le public.Dès le lendemain, tout ce beau monde rentre à la maison, sauf Jean-Sébastien, qui part en tournée avec les GBCM.Tous deux basés à Vancouver, Shay et Tiffany s\u2019y retrouveront le temps d\u2019un festival, tandis que Lacey continuera de se faire l\u2019une des rares apôtres de la danse professionnelle de London, en Ontario.Concours chorégraphique des GBCM, du 25 au 27 septembre à l\u2019Agora de la danse.CONCOURS CHORÉGRAPHIQUE DES GBCM Jeune chorégraphe parmi les Grands Jean-Sébastien Couture, 26 ans, Shay Kuebler, 24 ans, Lacey Smith, 25 ans, et Tiffany Tregarthen, 27 ans, sont lauréats du premier concours chorégraphique des Grands Ballets canadiens de Montréal (GBCM).Le 25 septembre, à l\u2019Agora de la danse, ces jeunes Canadiens, choisis parmi une vingtaine de candidats, dévoileront les pièces qu\u2019ils ont signées pour des danseurs des GBCM.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Jean-Sébastien Couture, 26 ans, danseur soliste aux GBCM depuis sept ans, est l\u2019un des lauréats du premier concours chorégraphique des Grands Ballets canadiens deMontréal.On le voit ici lors d\u2019une répétition avec ses danseurs.Les jeunes créateurs en apprennent beaucoup au contact des danseurs des GBCM.«Mes interprètes en savent parfois davantage que moi, côté technique », avoue Lacey, diplômée en danse de l\u2019Université Ryerson.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 20 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 0 S E P T E M B RE 2 0 0 8 3580765A ARTS ET SPECTACLES ARTS VISUELS JOCELYNE LEPAGE Dans la galerie de l\u2019UQAM, la plupart des «sculptures» d\u2019Irwin Wurm sont en fait des pièces de mobilier domestique ou des objets du quotidien: divan, petit réfrigérateur, table, balles de tennis\u2026 détournés de leur usage habituel.On vous invite, par exemple, à vous mettre la tête en bas dans un sac, les pieds en l\u2019air collés contre le mur, à vous mettre la tête dans un trou pratiqué dans le dossier d\u2019un divan ou à vous étendre sur quelques balles de tennis sans bouger.Sur une table sont rassemblés quelques ouvrages philosophiques: Sartre, Spinoza, Adorno\u2026 Wurm recommande de les placer sous vos bras, entre vos jambes, en équilibre\u2026 Curieux exercices, parfois impossibles à faire, qui déstabilisent.Le titre de l\u2019exposition: Désespéré.Sans doute s\u2019agit-il de désespoir existentiel.L\u2019ensemble des choses qui demandent la participation des visiteurs s\u2019appelle «One minute sculptures» et chacune, au titre insolite, est accompagnée de conseils à suivre.Ainsi, le titre pour le petit réfrigérateur est Keep a Cool Head et les instructions sont les suivantes: mettez votre tête et votre main dans le réfrigérateur et tirez une ligne, fumez un joint ou buvez une bière\u2026 Pour Tennis Balls: étendez-vous sur les balles de tennis.Aucune partie de votre corps ne doit toucher le plancher.Tenez la position pendant une minute et ne pensez à rien\u2026 Ou encore devant un tapis sur un piédestal: retenez votre souffle et pensez à Spinoza.Quant au sac où se mettre la tête, il s\u2019agit du Freud\u2019s Ass\u2026 Wurm est un artiste qui s\u2019exprime par différents moyens, dont la vidéo.Au programme, un couple dans une voiture discute philo tout en roulant d\u2019abord dans la rue, puis à la verticale, le long d\u2019un immeuble en hauteur, comme si cela allait de soi.Renversant ! Décodez-moi ! Ça fait plus de 30 ans que Monique Brassard et Yvon Cozic, utilisant eux aussi des objets du quotidien, invitent les gens à jouer avec leurs oeuvres.À les toucher, à monter dessus ou à les décoder.Pour leur exposition chez Graff, ils ont inventé un code fait de petites bouées de la taille d\u2019un CD qu\u2019ils appellent couronnes.Chaque lettre a sa couronne faite de plusieurs couleurs.On se promène dans la galerie avec le code en mains.Ainsi, une série de dessins de couronnes au mur devient, une fois le code appliqué, le mot «inexplicable».On se demande si Cozic parle ici d\u2019art contemporain.Une belle boule en bois porte la couronne du E.Il paraît qu\u2019il s\u2019agit du «e» absent du livre de Georges Perec, La disparition\u2026 le «e» que l\u2019on aurait enfin retrouvé.Les Cozic ont en effet quelque chose d\u2019oulipien.Il y a des séries de couronnes à lire de haut en bas ou de bas en haut, de gauche à droite ou de droite à gauche.De même qu\u2019une amusante suite de niches s\u2019appelant, d\u2019un côté et toujours en code, «chien».De l\u2019autre côté de la clôture, en anglais : «dog».Prenez garde au dog! Lire et écrire la couleur constitue l\u2019autre volet d\u2019une exposition de Cozic présentée à Expression, le centre d\u2019exposition de Saint-Hyacinthe logé au-dessus du marché en plein air de la ville.Là, les dessins à déchiffrer sont des onomatopées.Chaque dessin a son titre, emprunté à des phrases découpées dans les magazines, auquel correspond, toujours en code, une onomatopée.Pour Ça commence par un rêve, par exemple, on aura cinq fois la lettre z.Les deux expositions, chef Graff et à Expression, devraient intéresser particulièrement les parents qui ont de jeunes ados.Des heures et des heures de plaisir à déchiffrer et réinventer le langage.Désespéré, IrwinWurm, Galerie de l\u2019UQAM, jusqu\u2019au 11 octobre.Ouvert du mardi au samedi, de 12h à 18h.Entrée libre.Lire et écrire la couleur, Cozic, Galerie Graff, jusqu\u2019au 4 octobre.Ouvert du mercredi au vendredi, de 11h à 18h, le samedi, de 12h à 17h.Entrée libre.L\u2019art, c\u2019est de faire du bruit en silence, Cozic, Expression, Centre d\u2019exposition de Saint- Hyacinthe, jusqu\u2019au 19 octobre.Ouvert du mardi au vendredi, de 10h à 17h, samedi et dimanche, de 13h à 17h.Entrée libre.IRWIN WURMET COZIC Amusezvous ! Irwin Wurm, artiste viennois connu sur la scène internationale, et Cozic, un couple d\u2019artistes québécois, ont une chose en commun: ils veulent jouer avec vous.Le premier à la galerie de l\u2019UQAM, l\u2019autre chez Graff.L\u2019art est un jeu.Sérieux ! PHOTO FOURNIE PAR L\u2019UQAM La plupart des «sculptures» d\u2019Irwin Wurm sont en fait des pièces de mobilier domestique ou des objets du quotidien qui demandent la participation des visiteurs.On vous invite, par exemple, à vous mettre la tête dans un trou pratiqué dans le dossier d\u2019un divan.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 0 S E P T E M B RE 2 0 0 8 A R T S E T S P E C T A C L E S 21 museumsnature.ca 514 872-1400 La Magie des lanternes 5 septembre au 31 octobre \u2022 9 h à 21 h 3579967A 3579970 ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE NATHALIE PETROWSKI ÀAthènes, Jean-Philippe Tremblay s\u2019est retrouvé tout seul sur scène devant une sa lle vide et un orchestre absent .Le concert devait pourtant débuter incessamment, mais personne n\u2019avait prévenu le jeune chef que les Grecs ont un sens du temps un brin élastique et qu\u2019au concert, les musiciens, comme le public, arrivent immanquablement avec une bonne demi-heure de retard.À Winnipeg, le contraire s\u2019est produit.Croyant que le concert débutait à 20h, comme la veille, le jeune chef s\u2019est amené à 15 minutes de la levée du rideau.Manque de chance, le concert avait été fixé à 19h30.Lorsque Jean-Philippe Tremblay a poussé la porte de la salle de concert, le public et les musiciens de l\u2019orchestre ont tous tourné la tête vers lui comme s\u2019ils l\u2019attendaient depuis 100 ans.Finalement, à Indianapolis, alors qu\u2019il répétait avec l\u2019orchestre symphonique de la ville, un corniste s\u2019est levé subitement et a lancé d\u2019un air exaspéré: «I can\u2019t take this anymore.» Je n\u2019en peux plus! Il a pris ses cliques, ses claques et son cor et a claqué la porte de la salle de répétition.Incrédule, le chef s\u2019est tourné vers le premier violon, qui l\u2019a assuré que la crise de nerfs du corniste n\u2019avait rien à voir avec sa façon de diriger, mais qu\u2019elle était le fruit d\u2019un long contentieux avec un autre musicien.Ouf! Enfoncé dans un fauteuil du bar de l\u2019hôtel Nelligan, à un jet de pierre de son appartement dans le Vieux- Montréal, Jean-Philippe Tremblay fouille sa mémoire à la recherche d\u2019aventures qui lui sont arrivées au cours de sa courte carrière de chef.À Montréal, il ne se souvient d\u2019aucun incident particulier, peutêtre parce qu\u2019il n\u2019a pas souvent été le chef invité des grands orchestres de la métropole.Tremblay n\u2019a dirigé l\u2019OSM que deux fois en carrière, dont une fois à l\u2019âge de 22 ans en remplacement de Charles Dutoit, et il a dirigé l\u2019Orchestre Métropolitain une seule fois, l\u2019hiver dernier à la basilique Notre-Dame, lors d\u2019un concert privé pour une compagnie pharmaceutique.Pour le reste, la vie de Jean- Philippe Tremblay comme celle de n\u2019importe quel autre chef, se résume à prendre l\u2019avion, à atterrir dans une ville étrangère et à s\u2019enfermer pendant des heures dans une chambre d\u2019hôtel pour lire et annoter des partitions avec, en prime, valises perdues et queues de pie louées en catastrophe.Mais le jeune chef né à Chicoutimi, qui a étudié sous la baguette d\u2019André Prévin et de Seiji Ozawa, n\u2019échangerait sa vie contre rien au monde.Vocation tardive Pour cer tains, di riger un orchest re est une vocation.Habituellement, cette vocation naît de bonne heure, pour ne pas dire au sortir du berceau, alors que le futur maestro cherche à diriger tout ce qui tombe sous sa baguette.Poupées, oursons, amis imaginaires, tout devient prétexte à monter sur une chaise pour imposer sa loi.Jean-Philippe Tremblay a pour sa part mis 15 années avant d\u2019avoir un coup de foudre pour la direction d\u2019orchestre.Mais aussitôt la baguette magique tombée entre ses mains, il a vite rattrapé le temps perdu.«Je me souviens encore très précisément de la scène.Je jouais du violon alto dans l\u2019ensemble du Conservatoire de Chicoutimi, raconte-t-il.Celui qui devait nous diriger a eu un empêchement de dernière minute.En apprenant la nouvelle, j\u2019ai proposé assez spontanément de le remplacer.On devait jouer l\u2019ouverture de L\u2019Italienne à Alger de Rossini.Je me suis levé et me suis tourné vers les musiciens et ça n\u2019a pas pris 10 secondes avant que j\u2019aie la piqûre.Depuis ce temps-là, chaque fois que je dois diriger cet opéra, ça m\u2019émeut de penser que c\u2019est la toute première pièce que j\u2019ai dirigée.» À 15 ans, Jea n-Phi l ippe Tremblay avait déjà 10 ans de violon alto dans le corps.Sa famille n\u2019était pas plus musicienne qu\u2019il le faut.Son père, Daniel Tremblay, est un homme d\u2019affaires qui a fait fortune en ouvrant des établissements de restauration rapide Mike\u2019s au Saguenay.Sa mère, Lise Côté, travaillait pour l\u2019Abitibi- Price avant de revenir à la maison élever Jean-Philippe et sa soeur, qui est aujourd\u2019hui avocate.Ce qui a fait la différence, c\u2019est sans doute la bonne ambiance musicale qui règne à Chicoutimi, une pépinière de grandes voix (Marie-Nicole Lemieux, Julie Bouliane, le baryton Jean-François Lapointe) et une ville qui, malgré sa petite taille, est pourvue d\u2019un orchestre, d\u2019une saison régulière de concerts et d\u2019un Conservatoire de musique plutôt bien coté.Jean Philippe y a fait ses classes.Inscrit au secondaire au programme sport-études, il a complété à Chicoutimi un double DEC en économie et musique avant de prendre la route de Montréal.À 17 ans, l\u2019aspirant chef s\u2019est mis à courir, non pas les concours mais les camps d\u2019été où les petits et grandsmæstros viennent dispenser leur savoir.Trois étés de suite, il a fait le prestigieux camp du Pierre Monteux School, dans le Maine, une école vouée aux chefs, avant d\u2019être accepté comme stagiaire au non moins prestigieux camp de Tanglewood et d\u2019assister le chef André Previn.Cette annéelà, 400 jeunes musiciens du monde entier ont soumis leur candidature.Une quinzaine ont été invités à Boston pour une deuxième audition.Trois d\u2019entre eux ont été choisis dont un jeune aspirant chef de Chicoutimi.Sources d\u2019influence Entre-temps, Jean-Philippe Tremblay a auditionné à New York pour être accepté au Royal Academy of Music de Londres.Une fois de plus, il a été choisi et a même remporté une bourse couvrant les droits de scolarité qui s\u2019élèvent à environ 60 000$ par année.À Londres, il a renoué avec Charles Dutoit, pour lequel il avait joué de l\u2019alto à Chicoutimi.L\u2019exchef de l\u2019OSM ne lui a pas donné de cours de direction en tant que tel.Reste qu\u2019il a été une importante source d\u2019inspiration.Une violoniste qui a vu Jean-Philippe diriger à ses débuts affirme qu\u2019il ressemblait, par sa gestuelle, à un mini-Charles Dutoit.Tremblay est surpris par la remarque, mais il concède qu\u2019il a vu Dutoit diriger si souvent qu\u2019il se pourrait qu\u2019il ait inconsciemment assimilé la gestuelle du mæstro.Mais Dutoit n\u2019est pas la seule source d\u2019inspiration.À l\u2019été 2000, à Tanglewood, Jean- Philippe Tremblay a fait une rencontre déterminante qui l\u2019a installé dans la salle d\u2019attente des grands.«C\u2019était le dernier été du chef Seiji Ozawa à Tanglewood.Il passait deux journées complètes par semaine avec nous.Je suis devenu son assistant et il m\u2019a invité à diriger l\u2019Orchestre symphonique de Boston.Je me suis alors fait plein de contacts.Les agents se sont mis à me tourner autour.J\u2019ai été invité à diriger l\u2019Opéra de Londres.Bref, non seulement il m\u2019a inspiré, il m\u2019a mis sur la mappe.» Huit ansplus tard, Jean-Philippe Tremblay dirige une cinquantaine de concerts par année dont plus de la moitié sur la scène internationale.«Des matins, raconte-t-il, je me réveille et je me demande: c\u2019est quoi exactement, le métier de chef?Bien sûr, il n\u2019y a pas qu\u2019une réponse.Mais disons qu\u2019à mes yeux, un chef, c\u2019est d\u2019abord quelqu\u2019un qui a quelque chose à dire et une vision musicale à proposer; une vision authentique qui vient de son coeur, s\u2019entend.Le chef métronomique, autoritaire et sans émotion, ça ne marche plus.Il faut inspirer lesmusiciens de l\u2019orchestre et comprendre en même temps que chaque orchestre a sa personnalité, sa couleur, sa tradition.» Jean-Philippe Tremblay espère que d\u2019ici cinq ans, il sera le chef attitré d\u2019un orchestre, peu importe où et peu importe lequel.En attendant, il se prépare pour New York, Vienne et Paris et rêve qu\u2019un jour, au lieu de prendre un avion pour aller diriger un orchestre, il n\u2019aura qu\u2019à prendre un taxi ou à traverser la rue.LE CHEF QUI MONTE PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE Jean-Philippe Tremblay, jeune chef âgé de 30 ans, dirige une cinquantaine de concerts par année dont plus de la moitié sur la scène internationale.ENTREVUE JEAN-PHILIPPE TREMBLAY Dans le cercle restreint des mæstros, il y a les stars établies et il y a les autres : ceux qui attendent en coulisses, baguette sous le bras, ceux qui montent lentement mais sûrement.À 30 ans, Jean-Philippe Tremblay, cofondateur de l\u2019Orchestre de la Francophonie canadienne, est un nom à surveiller.Mardi, il dirigera l\u2019Orchestre Philharmonique des Amériques à New York avant d\u2019aller diriger l\u2019Orchestre de chambre de Vienne, puis l\u2019Orchestre national de France, à Paris.Le jeune chef né à Chicoutimi n\u2019échangerait sa vie contre rien au monde.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 22 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 0 S E P T E M B RE 2 0 0 8 "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.