La presse, 25 octobre 2008, G. Actuel - Gourmand
[" V/P/M/E 7S/ OVNYY_/ .L_PTST Autant d'étoiles que de $, il vaut son prix.> Moins d'étoiles que de $, il est cher ou même très cher.> C indique qu'il s'agit d'un vin courant, vendu dans la plupart des succursales.> S désigne les vins de spécialité, en vente uniquement dans un nombre limité de succursales.> Le nombre d'années figurant après la note indique le potentiel de garde approximatif à partir de maintenant.Il arrive aussi qu'on détecte sur le miroir une odeur de nature chimique, rappelant celle de l'éther.Uune des méthodes de stérilisation des bouchons est l'emploi de peroxyde.MOINSDE20$ LIBERTY SCHOOL, SYRAH, CALIFORNIE (CODE SAQ: 10355454), 18,90$ En gastronomie, on parle parfois, excusez l'expression anglaise, de « comfort food», pour désigner ces plats mijotés maison selon les recettes de grand-maman, des pâtés chinois ou des grosses soupes aux choux.L'équivalent existe dans le monde viticole et les bouteilles de la maison Liberty School font sans aucun doute partie des vins réconfortants préférés des Québécois.La Syrah est particulièrement riche, intense et épicée. pages photos Offert en librairie et sur librairie.cyberpresse.ca 125 nouvelles recettes Le livre qu'il vous faut pour cuisiner en toutes circonstances Parce qu'on a tous de la visite.3593256A LE CANADIEN SAINTE FLANELLE, PRIEZ POUR NOUS! PAGE 12 MARIE-CLAUDE LORTIE LA PERFECTION EST UN BISOU À LA CONFITURE PAGE 10 ACTUEL À l'ère des agences de rencontre, à quoi peuvent bien ressembler l'homme et la femme parfaits ?Ont-ils les cheveux blonds ?Croient-ils en Dieu ?Surprise: l'idéal amoureux des Québécois est à l'image de la publicité.Complètement éclaté.Et que dire des parents parfaits, du patron idéal ?Les résultats de notre sondage et le reportage d'Isabelle Audet et de Silvia Galipeau à lire en pages 8 à 10 PETIT GUIDE DE LA PERFECTION MR.POTATO HEAD, PLAYSKOOL.PHOTOMONTAGE LA PRESSE ACTUELDOSSIER PERFECTION ISABELLE AUDET Dans un sondage CROP fait pour La Presse, un millier de Québécois ont accepté de définir ce qu'était, pour eux, le partenaire parfait.D'après les critères les plus fréquemment utilisés par les sites internet de rencontres, ils se sont prononcés sur le physique et les habitudes de vie qu'ils favorisent.Ainsi, pour une majorité d'hommes et de femmes, l'amoureux modèle a un «poids proportionnel à sa taille» et il est de taille moyenne.Il a les cheveux bruns (surtout pas roux) et les yeux bleus.Il ne fume pas, il a un style vestimentaire décontracté et il croit en un dieu.Il n'a pas d'enfant d'une autre union, mais il doit vouloir fonder une famille.Le partenaire idéal a aussi complété des études universitaires, mais étonnamment, il gagne un salaire plutôt moyen.«Certains critères comme la religion, le poids, le tabagisme et le désir d'enfants sont plus tranchés, note Maïalène Wilkins, responsable de projet chez CROP.Par contre, pour d'autres éléments comme la couleur des cheveux et la couleur des yeux, nous avons noté un taux assez élevé de répondants pour qui ça n'avait pas d'importance.» Les Québécois se montrent effectivement plus sélectifs au sujet du poids et de la taille.Près de trois répondants sur quatre préfèrent un partenaire mince ou bien proportionné.Les ronds ne sont favorisés que par 5%.Aussi, seulement 1% des femmes et 6% des hommes se montrent d'abord attirés par une personne plus petite que la moyenne.La spiritualité aussi s'avère importante, particulièrement chez les femmes.Plus d'une femme sur deux (surtout si elle a plus de 35 ans), recherche un partenaire croyant.Seulement 15% des répondantes affirment rechercher un amoureux athée.Enfin, les réponses au sujet du niveau de scolarité et du salaire sont plus complexes.Généralement, elles reflètent le statut de la personne sondée, qui répond généralement en fonction de sa propre éducation et de son revenu.Fait plutôt étonnant: deux fois plus d'hommes que de femmes (10% contre 5%) recherchent un par tena i re gagnant peu d'argent.À l'opposé, près de deux fois plus de femmes que d'hommes (20% contre 12 %) souhaitent un amoureux à l'aise financièrement.Des nuances Ce portrait repose sur les réponses les plus populaires dans le sondage, qui peut avoir été teinté par la tentation de ne pas choquer le sondeur, précise Mme Wilkins.Ainsi, sans cette pudeur, les personnes minces et riches auraient peut-être remporté plus de succès.«Rarement un célibataire va admettre qu'il n'aime pas les personnes trop en chair ou encore avec des moyens financiers limités.C'est une discrimination qui n'est tellement pas bien vue aujourd'hui! Mais c'est la réalité », estime Jean-Pierre Leblanc, présidentfondateur de l'agence de rencontre, Faucon Trouve.Il ajoute que les employés de son entreprise rencontrent tous les célibataires qui font appel à leurs services.Et chaque fois, il leur faut un certain temps avant que les critères réels ne surgissent.«Il faut que les célibataires les révèlent! On perd moins de temps!» À la recherche du À quelques excentricités près, nous cherchons tous la perfection.En amour, au travail et auprès des enfants.Nous visons des objectifs, tantôt réalisables, tantôt hors d'atteinte.Vers quoi tendons-nous ?Actuel a tenté de saisir ce que sont, aujourd'hui, l'homme et la femme idéaux.6% des hommes et 4% des femmes recherchent un partenaire plutôt rond.28% DES HOMMES ET 36% DES FEMMES préfèrent un partenaire aux cheveux bruns.65% DES HOMMES ET 67% DES FEMMES cherchent un partenaire d'un poids proportionnel à sa taille.39% des gens disent que la couleur des yeux n'a pas d'importance et 38% des gens que la couleur des cheveux n'a pas d'importance.78% DES HOMMES ET 75% DES FEMMES cherchent un partenaire non fumeur.Pour 3% des femmes et 1% des hommes, le partenaire idéal est fumeur.des femmes et 13% des hommes préfèrent les grands.30% CHEZ 58% DES HOMMES ET 47% DES FEMMES la taille moyenne a la cote.des hommes et 43% des femmes souhaitent un partenaire sans enfant.49% 1 PERSONNE SUR 5 considère comme un atout que la personne ait déjà un ou des enfants.62% DES HOMMES ET 60% DES FEMMES cherchent un partenaire désirant un ou plusieurs enfants.19% des hommes et 20% des femmes préfèrent un partenaire ne désirant pas d'enfant.1% des femmes et MÉTHODOLOGIE: Les résultats de ce sondage proviennent de 1002 entrevues téléphoniques effectuées du 18 au 29 septembre derniers dans l'ensemble du Québec.D'un point de vue statistique, cet échantillon est précis à trois points près, 19 fois sur 20.La marge d'erreur augmente lorsqu'il est question des sous-groupes de répondants.4% des hommes préfèrent un partenaire aux cheveux roux.MR.POTATO HEAD, PLAYSKOOL.PHOTOS FRANÇOIS ROY, LA PRESSE ACTUELDOSSIER PERFECTION ISABELLE AUDET Au début des années 60, Marilyn Monroe et le président Kennedy incarnaient le style idéal.Quarante ans plus tard, les personnages de la populaire série américaine Friends ont pris le relais.Et aujourd'hui?«Aujourd'hui, l'idée de la beauté est assez éclatée, constate Patrick Beauduin, vice-président création convergente à l'agence Cossette.Avec l'explosion des médias, chacun peut se construire sa propre image parfaite.» Il se risque tout de même à évoquer les acteurs George Clooney et Scarlett Johansson, dont la beauté fait consensus.Mais jamais, comme publicitaire, il ne les considérerait comme des modèles, des images à reproduire pour rejoindre un maximum de consommateurs.«Avant, il fallait qu'il y ait cette concordance entre les stars du cinéma et une récupération de ces stars dans les magazines pour créer une image modèle.Et encore, il fallait être patient, expliquet- il.Maintenant, il peut y avoir 10, 15, 20 standards de beauté.Les stéréotypes physiques, c'est vraiment dépassé.Totalement dépassé», martèle-t-il.Sur l'internet, à la télévision, dans les magazines et les panneaux publicitaires, l'image est partout.Cet automne, les boutiques Banana Republic favorisent les femmes blondes alors que Chanel préfère les brunes.Converse présente ses souliers aux pieds d'hommes échevelés, l'allure rebelle.Pour sa collection Villain, le fabricant de montres Swatch nous montre des mannequins maquillés.à l'allure de Frankenstein.Les Québécois ont-ils, conséquemment, une idée tout aussi éclatée du physique et du style du partenaire parfait?«Nous avons remarqué que la couleur des yeux et des cheveux, ainsi que le style général sont de moins en moins tranchés, dit Jean-Pierre Leblanc, président et fondateur de l'agence de rencontre Faucon Trouve.On a une clientèle pour qui le physique est important, mais en général, les gens ne demandent pas ce qu'ils n'ont pas.» Modèles différents, mais toujours beaux Les images présentées en publicité ont beau refléter une diversité jamais égalée, les mannequins adoptent une attitude généralement uniforme, fait remarquer Mariette Julien, docteur en communication et professeur à l'UQAM.Elle note que la mode est à l'attitude rebelle.Et au sujet de la femme, elle est catégorique: elle a beau être blonde, brune, noire ou blanche, elle est souvent représentée comme «une pute», affirme-t-elle.«Cette image-là exerce une influence sur notre idéal, soutient- elle.Les gens vont dire qu'ils peuvent faire la différence entre la réalité et les images qu'ils voient.Mais leur cerveau ne fait pas cette différence.Il s'habitue à voir la femme ainsi.Notre cerveau, même celui des intellectuels, est très paresseux.» Elle ajoute que dans une société où beaucoup de gens sont seuls, la pression se fait plus grande pour ressembler à ces modèles vus dans les publicités, mais aussi sur l'internet et à la télévision.«On parle maintenant beaucoup du phénomène d'«extimité» - un terme inventé pour définir le contraire de l'intimité.On a besoin de sentir qu'on intéresse les autres.Et pour y arriver, il faut miser beaucoup sur l'apparence.» > LISEZ LA SUITE DE NOTRE DOSSIER EN PAGE 10 La perfection est une image floue partenaire idéal CYBERPRESSE.CA SONDAGE Consultez le sondage dans son intégralité sur cyberpresse.ca/amoureux des hommes et 46% des femmes préfèrent un partenaire au style décontracté.40% Les bon chics bon genre ont les faveurs d'environ le quart des hommes et des femmes.des femmes et 53% 38% DES HOMMES ET 29% DES FEMMES estiment que cela importe peu.28% des gens assurent que les études importent peu.34% DES HOMMES ET 33% DES FEMMES cherchent un diplômé universitaire.50% des hommes et 55% des femmes recherchent un partenaire aux revenus moyens.des homme, souhaitent que le partenaire idéal soit croyant.40% 20% DES FEMMES ET 12% DES HOMMES préfèrent un partenaire à l'aise financièrement ISABELLE AUDET Pendant longtemps, Mathieu a connu des échecs amoureux, passant d'une femme à l'autre, sans arriver à bâtir une relation.Au fil des années, il s'est forgé un archétype de la partenaire idéale.Petite et délicate, elle serait sportive, jouerait du violon, et elle aurait un sens artistique développé.Idéalement, elle aurait des traits asiatiques.Même sur les sites de rencontres, l'homme dans la jeune trentaine n'a jamais trouvé une femme telle qu'il l'imaginait.«J'ai trouvé mieux », ditil.Après une courte pause, il ajoute : «J'ai trouvé Julie.» Avant d'arriver jusqu'à elle, Mathieu a toutefois dû élargir ses horizons.Sur l'internet, là où les critères comme la beauté, la scolarité et l'aisance financière servent souvent de base à une première rencontre, «il est facile de ne pas aller plus loin que la fiche de présentation», explique-t-il.Il a donc envoyé entre 400 et 500 messages aux femmes sur le réseau.Sur le lot, une trentaine ont répondu.Il en a rencontré sept personnellement, et deux se sont montrées intéressées à le revoir.Il a craqué pour l'une d'elles, Julie.Quand Mathieu est tombé sur sa fiche, elle ne correspondait pas au fantasme qu'il s'était bâti, mais elle avait un atout : son intérêt pour les films d'horreur.«C'est la petite chose qui a attiré mon attention, raconte-t-il.C'est original.J'ai eu le goût d'aller voir plus loin.» La rencontre a eu lieu en 2003, et ils se sont mariés l'an dernier.«On pense être capable de rationaliser ce que l'on cherche.Mais dans les faits, ça échappe totalement à notre contrôle », dit Rose-Marie Charest, présidente de l'Ordre des psychologues du Québec et auteure du livre La dynamique amoureuse, entre désirs et peurs, qui sera publié à la minovembre.«Comment ça se fait que, pour une femme, parmi tous les grands bruns minces, il n'y en a qu'un qui va sortir de la masse?» illustre-t-elle.«C'est le temps de la liste d'épicerie, ajoute Mariette Julien, docteure en communication et professeure à l'UQAM.Les critères sur les cheveux et les yeux peuvent varier parce que l'on puise son inspiration partout.Mais il y a une règle qui reste: la quête de la beauté.» Critères.ou prétextes ?Dans sa pratique, Mme Charest constate que les célibataires dressent un portrait plutôt détaillé du partenaire idéal.Et fréquemment, des détails comme une coupe de cheveux et un style vestimentaire prennent une importance démesurée, allant jusqu'à ruiner une relation.«Je vois des femmes à la veille de devoir faire le deuil de la maternité et qui rejettent un partenaire parce qu'il ne s'habille pas bien, explique-t-elle.Pourtant, c'est simple à régler comme problème! Je pense qu'il faut aller plus loin.Il y a aussi la peur du désir.Il faut bien trouver une excuse pour ne plus désirer.Alors on se met à parler de la coupe de cheveux et des vêtements.» ENTRE LA LISTE D'ÉPICERIE ET LA RÉALITÉ MÉTHODOLOGIE: Les résultats de ce sondage proviennent de 1002 entrevues téléphoniques effectuées du 18 au 29 septembre derniers dans l'ensemble du Québec.D'un point de vue statistique, cet échantillon est précis à trois points près, 19 fois sur 20.La marge d'erreur augmente lorsqu'il est question des sous-groupes de répondants.Elle non plus, elle n'existe pas.«Par essence, elle est imparfaite, du moins dans les contes », indique Marie-Claude Vallejo, pédopsychiatre française et auteure de plusieurs ouvrages sur l'éducation, dont D'abord, t'es pas ma mère, chez Albin Michel.«Bien sûr que je ne suis pas ta mère, mais c'est au nom de ton père que je dis : à 20h30, tu éteins la télé.» Car la meilleure belle-mère doit apprendre à établir des règles de vie quotidienne, tout en se retirant quand il s'agit de prendre de grandes décisions éducatives.Bref, ne pas chercher à se substituer à la mère, tout en prenant sa place d'adulte dans la maison.«Il faut être prudent et pas trop idéaliste, conclut l'auteure.Le plus important, c'est de se trouver une place, et de le faire dans le respect de soi et des autres.» \u2014 Silvia Galipeau La belle-mère parfaite MR.POTATO HEAD, PLAYSKOOL.PHOTOS FRANÇOIS ROY, LA PRESSE ACTUELDOSSIER PERFECTION Cet été, il y a eu un gros dégât d'eau dans ma maison et un des papiers que j'ai retrouvés intacts, avec un immense soulagement, est une carte préparée par mes enfants, il y a quelques années, pour notre anniversaire de mariage.Sur le morceau de carton de construction plié, on aperçoit une télévision affichant un gros coeur rouge.Et à l'intérieur, ces mots couverts de ratures : «Merci de nous avoir u dans votre vantre.Si jaurai pu joisir mes parent, je vous joisirer.» Je n'invente rien, c'est écrit comme ça, en lettres attachées, en rouge sur fond bleu, preuve incontournable et fragile du visage gribouillé de la perfection.Je parle comme si je saisissais bien le concept, comme si j'avais parfaitement intégré l'idée que la perfection, le modèle idéal, n'a rien à voir avec toutes les exigences brillantes et lisses et immaculées qu'on se met sur le dos comme parents.Mais en fait, à part pour ce bout de papier, il m'échappe presque constamment.Alors j 'essaie quand même et j'astique, je panse, je mitonne, je ramasse, j'agence, je replace, je refais, je cours\u2026 Pourtant, voilà un bon moment que les psy essaient de nous expliquer, surtout à nous les mères, qu'on n'a aucun intérêt à vouloir avoir l 'air de parfaites Martha Stewart , Madonna ou Bree Van de Kamp.C'est Donald Winnicott, pédiatre et psychanalyste anglais, dans les années 50, qui a été le premier à décrire et expliquer le concept aux mères britanniques.«Arrêtez d'essayer d'être parfaites, leur a-t-il lancé.Soyez acceptables, c'est bien suffisant.» S'il avait vécu en 2008, il nous aurait probablement dit de jeter notre Guide alimentaire canadien, nos magazines Real Simple et Donna Hay, ainsi que nos traités sur le yoga pour enfants et nos bouteilles d'omégas-3 junior.Effets pervers D'accord, j'extrapole.Mais en substance, déjà à l'époque, il avait détecté dans le cadre de ses travaux les effets pervers de la quête de la perfection et la nécessité pour les parents de ne pas étouffer leurs enfants en les comblant et en ne leur laissant plus d'espace pour apprendre eux-mêmes à affronter la vie et ainsi acquérir leur indépendance.En anglais, il a appelé ça la «good enough mother ».Good, donc bonne, parce qu'il faut néanmoins répondre aux besoins des petits et ainsi les sécuriser.Mais «enough», donc «suffisamment» comme dans «pas trop», parce qu'il faut, par l'imperfection quand même dosée, laisser aux enfants la corde nécessaire au développement de leur autonomie.En d'autres mots, la mère «suffisamment bonne» peut dire, à son enfant, sans se sentir coupable, «si t'as perdu ta DS, cherche-la, tu vas la trouver », et retourner ensuite regarder Sophie Paquin, sans se trouver nulle de ne pas être à quatre pattes dans la salle de jeu, à remuer les coussins de tous les canapés pour retrouver le jouet en question.Évidemment, la mère suffisamment bonne, s'assurera que son rejeton finisse par retrouver le bidule et en profitera pour jeter une petite brassée dans la laveuse.Mais le lendemain, elle partira au parc avec ses petits, sachant qu'elle a le droit d'en profiter pour bavarder avec les autres mamans sans être obligée de montrer son nombril à tout le monde en faisant le cochon pendu sur l'araignée géante.Mais si elle constate, en arrivant devant les balançoires, que la petite a encore plein de confiture autour de la bouche, sera-t-elle capable de continuer sa matinée sans se sentir au moins un peu poche ?Apprendre à «laisser aller» est bien plus difficile qu'apprendre à marcher en équilibre sur un pont suspendu, entre une glissoire en forme de dinosaure et un donjon en plastique.Pourtant, un gros bisou à la confiture qui reste collé sur la joue, y a-t-il quelque chose de plus parfaitement mignon que ça?COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : mlortie@lapresse.ca La perfection est un bisou à la confiture MARIE-CLAUDE LORTIE CHRONIQUE RAFAËLE GERMAIN BILLET COLLABORATION SPÉCIALE J'étais contente : j'avais mon unité de temps, d'action et de lieu.J'étais tombée au beau milieu d'une conversation dans un train filant gentiment entre Québec et Montréal.Je ne pouvais pas quitter les frontières mobiles et rassurantes du train et aucun de mes protagonistes ne risquait de s'enfuir.Nous traversions à grande allure une plaine endormie à quelques kilomètres de Drummondville: toute fuite était impossible, toute discussion facile allait devenir d'abord futile, ensuite profonde - et aucun meurtre à 13 mains ne serait commis.Mais des gens étaient réunis autour d'une lumière filant dans la nuit et la conversation s'en trouvait inévitable.«Tu mets la barre où?» a d'abord demandé Suzanne.Elle parlait d'amour, mais personne ne pouvait en être certain puisque juste à côté d'elle, Marc s'exprimait vertement sur la politique nationale alors que Julie et Lydia jasaient chaussures.Mais il y avait quelque chose dans la question de Suzanne - cette idée de barre, peut-être, qui heurte le Québécois de coeur comme si barre signifiait barreau - qui nous as tous arrêtés.«La barre?Quelle barre?» avonsnous tous demandé, inquiets et curieux.Elle parlait de cette élusive barre que certains associent au rêve de l'amour et qui a toujours eu pour moi une connotation terriblement réductrice.Quand on demande à une personne en quête d'amour où elle met la barre on ne veut pas savoir quel sommet elle exige d'atteindre mais plutôt de quel plateau intermédiaire elle croit pouvoir se contenter.Têtes baissées d'avance, renoncement annoncé.C'est pas joyeux.On ne s'embarque pas pour la gloire avec de telles questions.Un soupçon personnel: Colomb n'a pas largué les amarres en se demandant jusqu'où exactement il mettait la barre.«Première tempête, on revire de bord.Et si la mer n'est pas exactement bleu indigo, on ne négocie plus.» Suzanne a annoncé d'emblée qu'elle mettait la barre haute.Très haute.Du coup, sourcil inquiet de la part du contingent masculin, moue presque moqueuse de la part des troupes féminines.«Y a rien de mal à rêver de la perfection», a déclaré la pauvre Suzanne, presque contrainte à la défensive.Et c'est là que la conversation a pris son envol : quand quelqu'un a posé l'impossible question: «mais qu'est-ce que la perfection?» «Qu'est-ce que TA perfection?» a tout de suite ajouté Marc.Réponses timides et évasives de la part du groupe.Aucune personne ouverte d'esprit se targuant de posséder une certaine intelligence, fut-elle médiocre, n'oserait clamer son adhésion à l'idée fasciste de perfection.Quelqu'une a tenté d'expliquer que ses rêves, eux, pouvaient être parfaits.Mais nos rêves ne ressemblent jamais à nos réalités, a fait valoir quelqu'un d'autre.Alors nous nous retrouvons avec quoi ?«Avec une barre malléable», a dit Julie.«Une corde plutôt qu'une barre.Quelque chose de souple, en tous cas.» Nous avons continué comme ça jusqu'à Montréal.Mon huis était mobile, mais clos.Nous en avons tiré les vérités un peu molles qui suivent: ce qu'on croit parfait et immuable risque toujours de surprendre.Rien ne ressemble à rien, surtout pas nos espoirs d'autrefois à nos gloires présentes.Ce qu'on croit parfait l'est rarement, et ce qui l'est l'est souvent à cause de ses imperfections.La barre est toujours là où on avait oublié de viser, à une altitude à laquelle on ne pouvait aspirer depuis le sol.Il faut penser l'amour aujourd'hui comme les grands explorateurs d'autrefois pensaient la planète: il ne s'agit pas de placer la barre haute ou basse, mais carrément au-delà de l'horizon - là où elle échappe à nos vues trop petites.POST-SCRIPTUM 1) Sur la rue Greene, l'autre matin, une mère à la coiffure et manucure impeccables disait à sa petite fille vêtue en Juicy Couture : « Think outside the box » - pense à l'extérieur du cadre.La mère s'inquiétait du fait que sa fille avait des vues matrimoniales un peu restreintes.Elle voulait marier un médecin comme son père.« Think outside the box! », a répété la mère, avant de lui conseiller un avocat ou à la rigueur un financier.2) Petit conte de fées moderne : Julien était abonné à un site de rencontre depuis des années.Dans sa fiche personnelle, il disait chercher une femme blonde, jeune, mince mais aux gros seins, avec un diplôme secondaire ou collégial (notons que le diplôme universitaire était exclu par omission).Mais un jour, las d'attendre la perle rare, Julien a décider de baisser les bras : « Je vais me contenter d'une fille qui voudra bien de moi », s'était-il dit.Il vit depuis un an avec une blonde parfaitement sotte, à la poitrine magnifique.3) Chloé a 8 ans.Elle met la barre à une hauteur astronomique : elle ne se contentera, ditelle, que du bonheur.Elle ne sait pas à quoi il ressemble, mais elle est sûre qu'elle va savoir le reconnaître.Chloé me fait un petit peur tellement je la trouve brillante.La barre haute PROTÉGEZ-VOUS ÇA SENT NOËL Pas de controverse en vue cette année autour du Guide des jouets.Après les remous suscités par les tests de plomb effectués par l'équipe de Protégez- Vous l'an dernier (on se souvient que Mega Blocs avait étémontrédudoigt), la revue retourne à ses sources cette année: les 252 nouveautés ont ététestéespar des familles cobayes, point.Les prix poubelles visent donc des jouets inutilisables (la tortue Light'n Sound Turtle, de Kiddieland, oule Chevaletde Crayola), ou brisés après une première utilisation (les autos tamponneuses de Kid Galaxy).À noter, parmi les jouets primés en figure un tout québécois: Mont-à-Mots Pictos, un jeu de mémoire pour les enfants de 3 ans et plus.\u2014Silvia Galipeau LA REVUE DES REVUES LES BABINES D'ANGELINA Brad Pitt a joué au photographe pour le magazine W.Son sujet ?Sa spectaculaire femme, bien sûr.Il faut croire qu'il était inspiré (qui ne le serait pas !), puisqu'il a utilisé plus de 70 rouleaux de film pour réaliser son album.Et pas n'importe quel film.Il a exigé du Kodak Technical Pan, qui n'est plus disponible sur le marché depuis plusieurs années.Les 40 premiers rouleaux ont été trouvés sur e Bay, les 30 suivants ont dû être livrés en mains propres dans la journée, à partir de Tel Aviv.Tout ça pour les belles babines d'Angelina.\u2014Ève Dumas Le patron parfait existe-t-il?«Disons qu'il y en a de plus parfaits que d'autres», dit Michel Pauzé, président d'une boîte éponyme de «chasseurs de talents», dans le domaine des communications.Le patron idéal (puisque la perfection n'existe pas), poursuit-il, n'est pas celui qui joue au bon copain ou qui distribue des congés sans y penser.C'est plutôt celui qui a une vision, qui sait la communiquer et la faire accepter par ses troupes, tout en sachant répondre aux attentes de la nouvelles génération (X et Y) de travailleurs.Car les travailleurs d'aujourd'hui sont exigeants: ils réclament non seulement une entreprise transparente, mais aussi qui agit à titre de citoyen respectueux.Une entreprise qui s'investit dans la société, quoi.«Les gens veulent s'identifier à quelque chose qui réussit et qui fait de belles choses.» Et l'employé parfait, lui, qui est-il ?L'employé idéal, c'est celui qui non seulement remplit ses tâches, mais en plus, prend des initiatives.Le bon employé n'a pas besoin de travailler des heures de fou, ou d'offrir des cafés à ses patrons; il doit tout simplement, par son talent et son énergie positive, apporter un petit «plus» à son entreprise.-Silvia Galipeau La perfection au travail SILVIA GALIPEAU Le meilleur parent pour votre enfant, c'est vous ! C'est Clai re Pimparé, al ias Passe-Carreau, désormais grandmère et auteur d'un livre (Ces parents que tout enfant est en droit d'avoir, aux éditions Un monde différent) qui le dit.Nous l'avons rencontrée.Q Wow! Le meilleur parent du monde, c'est moi ?R Nous sommes tous de bons parents, quand nous sommes capables de reconnaître que nous faisons des erreurs.C'est là qu'on est un parent intéressant.Si on ne corrige pas le tir, par contre, là, on a un problème.(.) Mais le parent parfait, il n'existe pas, voyons! Nous sommes des êtes humains, nous sommes en apprentissage, et nous allons apprendre de nos erreurs.Q C'est pour ça que vous avez écrit ce livre ?R J'aimerais dire aux parents: n'ayez plus de doutes, arrêtez de vous sentir coupables, usez de votre gros bon sens.Vous êtes LE parent.Permettez-vous de prendre du recul pour mieux vous connaître.Vous allez mieux jouer votre rôle.QVous écrivez d'ailleurs qu'un parent est comme un metteur en scène.RQuand je joue un rôle, j'apprends à connaître mon personnage, ses forces et ses faiblesses.Plus j'apprends comment il est, plus je vais vers le succès.C'est la même chose avec un parent.» QQuelques conseils, pour être encore meilleurs, nous, les meilleurs parents du monde ?RTous les parents ont le droit de penser à eux c'est pas vrai que vous êtes obligés de vous oublier dans tout ça.(.) L'enfant a surtout besoin de sécurité.Laissez-le trouver quelque chose tout seul (.) Pour le lavage, c'est pas vrai que c'est à 15 ans qu'ils doit commencer.(.) Même chose pour le ménage.Nous sommes là pour éduquer nos enfants.Pas pour faire les choses à leur place.Àla recherche du parent parfait MR.POTATO HEAD, PLAYSKOOL Offert en librairie et sur librairie.cyberpresse.ca \" 1 250 NOUVEAUX VINS \" 650 VINS ENTRE 8$ ET 25 $ \" 3 700 NOUVELLES HARMONIES VINS ET METS \" 200 COUPS DE COEUR \" 150 VINS COMMENTÉS « EN PRIMEUR » \" NOUVEAUTÉ : « AIDEMÉMOIRE HARMONIQUE » SIMPLIFIÉ DES PRINCIPAUX CÉPAGES 13e ÉDITION /700 000 LECTEURS! www.francoischartier.ca 3591903A ACTUEL C'était il y a 10 ans.Deux éducateurs en garderie ont décidé de lancer un disque rock pour enfants.Quelques albums et des centaines de concerts plus tard, leurs tounes continuent de faire danser les petits et (surprise !) leurs parents.Rencontre avec des musiciens pour enfants pas comme les autres.SILVIA GALIPEAU Soyons francs.La musique pour enfants, ordinairement, ça ne plaît pas spécialement aux parents.Toute la musique pour enfants?Non, un petit groupe d'irréductibles musiciens continuent, depuis 10 ans, à nous faire danser et chanter malgré nous aux festivals et autres fêtes de la famille.Il faut dire que les rythmes des Petites Tounes sont très entraînants, les refrains craquants («prout prout prout que je t'a me!», le hit de leur premier album, on ne s'en lasse pas) et l'ambiance, toujours très festive.«Je dirais qu'on fait de la musique familiale, commente Claude Samson, cofondateur des Petites Tounes, issu de Vilain Pingouin, rencontré la semaine dernière.Mais comme on est des gars, avec une approche de groupe rock, je crois que c'est ça qui nous démarque.» Il fautdireque lorsqu'ils ont lancé leur premier disque, il n'y avait à l'époque que Carmen Campagne dans le décor musical pour enfants.C'était avant Annie Brocoli, Arthur l'Aventurier, et les autres.Comme ils le reconnaissent eux-mêmes, nos rockeurs n'avaient (n'ont?) pas franchement le «physique de l'emploi».D'où la réaction, plutôt l'absence de réaction, quasi totale du milieu de la musique.«Les gens s'attendaient à une femme, une maman, quelqu'un de plus maternel dans son approche.» Par contre, chez les enfants (et leurs parents), c'est la révélation.La première cassette, un simple recueil de leurs textes écrits pour les enfants de leur garderie (Au Petit Nuage, à Notre-Dame-de- Grâce) fait fureur.Les familles adorent.En redemandent .Pour leurs amis.Et les amis de leurs amis.À la demande générale, les Petites Tounes venaient de naître.Vingt années d'expérience avec les tout-petits leur ont visiblement servi.«Les autres musiciens pour enfants passent toujours par un personnage pour s'adresser aux enfants.Ils parlent Caillou.Nous, on est Carlos et Claude, enchaîne Carlos Vergara, également membre de la première heure.C'est parce qu'on est des éducateurs.On a le tour avec les enfants.» Surtout populaires à Montréal et dans les environs (ils étaient plusieurs milliers à les applaudir cet été aux Franco Folies), les Petites Tounes commencent à se faire connaître en région.Il y a quatre ans, ils sont même allés donner un spectacle en France.Leur accent et leurs références allaient-ils passer (rappelons que leur dernier album s'appelle Dans le sous-sol : «mais il n'y a pas de sous-sol là-bas!»)?Il faut croire que oui.Réaction: «Ça déchiiiire, les Petites Tounessss!» Avis aux intéressés : depuis un an, nos édurockeurs offrent aussi des ateliers de musique aux écoles, présentant leurs instruments et initiant les jeunes à leurs rythmes de musique du monde.Malgré cet incontestable succès auprès des jeunes, les Petites Tounes ne roulent pas sur l'or.Au contraire.La semaine dernière, il a d'ailleurs été impossible de rencontrer le groupe au grand complet.Deux des membres (Rodolphe Fortier, aussi issu de Vilain Pingouin, et Martin Saucier), éducateurs en service de garde (un préalable pour faire partie du groupe, disent-ils à la blague), n'ont pu se libérer.«Ils ne peuvent pas se permettre de prendre congé», glisse Carlos Vergara.Parce que leurs albums, aussi jazzy soient-ils, ne se vendent pas vraiment (à quelques milliers d'exemplaires, sans plus).Comme leurs chansons ne sont pas diffusées à la radio (à quand une station de radio pour enfants?) il ne reste que les spectacles pour les faire connaître.« Pas de spectacle, pas de revenu, c'est difficile », résume Claude Samson.Et leurs spectacles, avec tout l'attirail musical qu'ils traînent, coûtent aussi très cher.«On part en tournée comme un vrai groupe rock.Mais on n'a pas le cachet d'un vrai groupe.» Pour continuer de créer, les quatre rockeurs se réunissent donc les fins de semaine.Mine de rien, ils nous mijotent un nouvel album folk pour le printemps.Et qui sait, peut-être même un disque de Noël l'année prochaine.À suivre.Dix ans de bonnes tounes PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE Les Petites Tounes en spectacle à Sainte-Geneviève.POURSUIVEZ LA DISCUSSION:WWW.CYBERPRESSE.CA LA MÈRE BLOGUE LUNDI 20 OCTOBRE, 12H47 Les auteurs du livre Mon enfant, je l'aime, je le comprends soutiennent que de payer un jeune pour accomplir une tâche n'est que le reflet d'un monde où l'on reçoit de l'argent quand on travaille.Certes.Mais est-ce rétrograde que d'espérer que dans une microsociété comme une famille, on puisse mettre la main à la pâte sans visées mercantiles ?MARDI 21 OCTOBRE, 11H57 Les parents qui ont fait la fête sur les rythmes du mythique chanteur Bob Marley peuvent habiller leur enfant en vert, jaune et rouge, avec la souriante bouille de Marley en gros plan.Certains se réjouissent du concept\u2026 et d'autres crient au scandale tant le chanteur et le pot sont indissociables.MERCREDI 22 OCTOBRE, 10H56 Out, les recommandations ringardes pour l'Halloween.Non, ce qu'il faut glisser dans les poches de nos petits monstres, sorcières et autres morts-vivants cette année, c'est\u2026 un téléphone cellulaire ! LA PENSÉE ZEN DE LA SEMAINE Encore une mitaine de perdue?Heureusement, il se vend des gants à 1$ à la pharmacie.EN FAMILLE SILVIA GALIPEAU ON SORT! Avis aux amateurs de trains miniatures: l'Association des modélistes ferroviaires de Montréal ouvre ses portes au public ce week-end.Au menu: une exposition du plus grand réseau de trains miniatures au pays, mesurant pas moins de 37,5 mètres de long, 11,3 mètres de large, et comportant 1,25 km de voies ferrées, sur lesquelles défileront une trentaine de trains.Gratuit pour les enfants de moins de 13 ans.Attention: les poussettes ne sont pas recommandées.Infos: www.canadacentral.org Le Faubourg Boisbriand (au carrefour des autoroutes 15 et 640) attendles familles ceweek-end(de10hà16h, samedi et dimanche) pour une foule d'activités de saison: bonbons, animations, maquillages, jeux d'adresse, et ateliers de décoration de citrouilles sont au programme.La fête se déroulera sous le grand chapiteau, près des magasins De Serres et L'Équipeur.Toutes les activités sont gratuites.Le Village québécois d'antan se transforme en village hanté la semaine prochaine.Vendredi (le 31) et samedi 1er novembre, entre 16h et 22h, on nous promet rien de moins qu'un village d'épouvante, avec sorcières, bossus et morts-vivants, le tout dans un décor et au son d'une musique de circonstance.En prime, et pour les plus jeunes (moins de 12 ans): un concours de décoration de citrouilles est prévu, samedi de 16 h à 18 h, au Café de l'Épouvantail.Infos: www.villagequebecois.com J'AI LU L'ABCdes filles Catherine Girard-Audet, Les éditions Les Malins.Après le très franco-français Dico des filles, voici L'ABC des filles, une encyclopédie toute québécoise pour les adolescentes d'ici.Rédigé par Catherine Girard-Audet, sur le ton de la grande soeur qui en a vu d'autres, le livre aborde une foule de thèmes, des accommodements raisonnables à la vulgarité, en passant par le désir, la grossesse, le hockey et la mode.On aime les références suggérées, les entrevues avec les artistes d'ici, et les illustrations, très girlies, qui sauront accrocher les jeunes filles.Le hic?Il n'y a ni table des matières, ni index.Autant chercher une aiguille dans une botte de foin.Les éditeurs ont-ils franchement pensé que les lectrices se taperaient l'encyclopédie d'un trait, de a à z?Des commentaires ?Suggestions de sorties?Écrivez-nous à : actuel@lapresse.ca MOTS D'ENFANTS Papa amène Vincent, 7 ans, au bureau de vote avec lui, histoire de le sensibiliser à la chose démocratique.«Qu'est-ce qu'on fait ici ?demande Vincent.\u2014 On s'en vient voter.\u2014 Cool, on va voter pour Barack Obama!» Envoyé par papa Louis.Achille, 7 ans, devant la grande fontaine du pavillon principal du Jardin botanique: «Ça, c'est la toilette de Jésus-Christ!» Envoyé par papa Luc.Laurent deux ans et demi, dit à sa maman: «Regarde, maman, les étoiles d'araignée !» Envoyé par grand-maman Ginette.Des mots d'enfants?Écrivez-nous à actuel@lapresse.ca ACTUEL Un nouveau cours de théologie veut explorer les liens entre la religion et le Canadien de Montréal.Loufoque?Pas tant que ça\u2026.JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Plus jeune, on me racontait cette blague: Pourquoi Patrick Roy estil Jésus?La réponse était simple.Primo: il fait desmiracles.Deuzio : il porte le numéro 33 - l'âge du Christ quand il est mort.Tertio: il marche sur les eaux.Je ne me souviens plus si on la riait.Mais je sais qu'aujourd'hui, cette blague pourrait être facilement récupérée par Olivier Bauer, qui s'apprête à donner un cours universitaire sur la religion et le Canadien de Montréal.Ne riez pas, c'est très sérieux.Ce cours, intitulé «La religion du Canadien», sera donné à la session d'hiver, aux étudiants de 2e cycle en théologie à l'Université de Montréal.Suisse d'origine, M.Bauer a lui-même une expérience combinée de la pratique du culte et du hockey sur glace puisqu'il fut, dans une autre vie, pasteur protestant et gardien de but dans une équipe.C'est en discutant avec un de ses étudiants, il y a un an ou deux, qu'il a eu l'idée d'un cours sur les «Habs» et la religion.Le 100e anniversaire du CH était, ditil, un prétexte tout indiqué pour mettre ses théories en pratique.«J'aidelamatièreenabondance», assure le prof de théologie.Assez pour meubler un trimestre complet?M.Bauer n'en doute pas un instant.«La première partie servira à établir les concepts de base.Savoir de quoi on parle.Faire la distinction entre religion instituée, religion civile et religion populaire.Dans la seconde partie, on se consacrera plus spécifiquement sur les aspects religieux du CH.Je pense à certains slogans comme : «Nos bras meurtris portent le flambeau».On peut le voir comme un dogme.C'est une image très doloriste, assez proche du crucifix.Je pense aussi aux rituels qu'il y a autour des matchs.La Soirée du hockey est un moment sacré, comme la messe du dimanche.Le Centre Bell est un temple, avec son parvis - la Place du centenaire - et ses codes.Il y a des sections réservées pour chaque rang social, par exemple.» Dans la troisième partie de son cours, le professeur se penchera sur les joueurs qui doivent aussi jouer un rôle charitable dans la société (don de sang, visite aux enfants malades à Sainte-Justine, etc.).«Cette fonction était traditionnellement réservée aux organismes religieux» observe le théologien, en ajoutant que certaines vedettes du CH comme Komisarek, Plekanec et Carey Price, sont des catholiques pratiquants.Reste la dernière partie, consacrée aux métaphores religieuses, exploitées depuis longtemps par les médias.De la «sainte Flanelle» à «Jesus Price» en passant, par tel gardien «qui se débat comme un diable dans l'eau bénite» ou la Coupe Stanley, qu'on compare souvent au Saint-Graal, les images ne manquent pas.«Il s'agira de voir si ces expressions vont plus loin que la métaphore» souligne M.Bauer.Pour ce dernier, il ne fait aucun doute que la tradition catholique a influencé la façon dont les Québécois voient leur équipe de hockey.De là à dire que l'un comble l'espace laissé vacant par l'autre, il n'y a qu'un pas\u2026 qu'il se refuse à franchir.Mais il est clair, dit-il, que la symbolique religieuse est plus forte autour du CH qu'avec toute autre équipe de la LNH.À ce stade-ci, une question cruciale nous tracasse.Si les Habs sont l'incarnation de la foi chrétienne, comment justifier toutes ces bagarres sur la glace du Centre Bell ?Peut-on vraiment demander à George Laraque - le nouveau héros du peuple - de tendre la joue droite ?«Quand j 'ai posé la même question à Réjean Houle, qui est très catholique, il m'a répondu : donner un coup de poing, c 'est pas péché ! répond le prof en riant .Moi je dis simplement qu'il ne faut pas croire que la violence est étrangère à la religion.Des guerres de religion, il y en a eu.» Du délire que tout cela?Rien n'est moins sûr.Malgré son caractère original, le cours d'Olivier Bauer a des objectifs très sérieux, puisqu'il s'adresse à ceux (et celles?) qui occuperont un jour une fonction pastorale.Et qui devront composer avec ce puissant symbole sportif qui, comme les Beatles il y a 40 ans, est aujourd'hui plus populaire que Jésus-Christ.«Si le CH est vraiment une religion, qu'est-ce qu'on en fait ?se demande M.Bauer.Est-ce un concurrent qu'il faut combattre?Faudra-t-il forcer les jeunes à choisir?Moi je pense au contraire qu'on peut trouver une source d'inspiration dans le Canadien de Montréal.Il y a dans cette équipe un certain nombre de valeurs véhiculées qui pourraient éventuellement être intégrées à la pratique religieuse.» Sainte Flanelle, qui êtes aux cieux\u2026 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE En 2000, Maurice Richard a été exposé au Centre Molson (maintenant Centre Bell).Pour le professeur Olivier Bauer, il ne fait aucun doute que la tradition catholique a influencé la façon dont les Québécois voient leur équipe de hockey.«Nos bras meurtris portent le flambeau.» On peut le voir comme un dogme.C'est une image très doloriste, assez proche du crucifix.SOUKKOT'N'ROLL C'était le gros party, jeudi le 16 au parc Trudeau, à Côte- Saint-Luc, alors que 2000 juifs - orthodoxes ou non - ont célébré Soukkot sous les étoiles, lors du spectacle Simchrat Beth Hashoeva.Grosse vedette du circuit judaïque international, le chanteur Yossi Bayles est même venu spécialement de Floride pour cet événement gratuit annuel, organisé par les Hassidim loubavitch de la Fondation Chabad.Soukhot, qui succède au Nouvel An juif, est une fête de réjouissances qui dure sept jours et sept nuits.La prochaine célébration juive aura lieu du 21 au 29 décembre, avec Hanoukka, la fête des lumières.- Jean-Christophe Laurence UNE IMAGE VAUT 100 MOTS PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE ILYATOUJOURS DU BON.L'ÉQUIPE D'ACTUEL PREMIÈRE NEIGE Les premiers flocons sont tombés sur le Québec cette semaine.Réjouissons-nous : il n'est jamais trop tôt pour se mettre dans l'esprit des Fêtes.Chantons l'Ave Maria avec Marie-Élaine Thibert, qui vient de lancer son plus récent disque, Un jour Noël.Actuel met ses lunettes roses Jean Charest PHOTO PC, MATHIEU BELANGER STÉPHANE DION DÉMISSIONNERA Avec un brin de suspense, Stéphane Dion a annoncé cette semaine qu'il restera chef du Parti libéral du Canada.jusqu'à ce qu'un autre chef soit désigné.Amer, il est cruellement déçu de ne pas avoir réussi à vendre son plan vert aux Canadiens.Ah, qu'il se rassure! La cause écologique a plus que jamais besoin d'ambassadeurs de sa trempe.Notamment à Santa Ana, en Californie, où les électeurs pourront voter le 4 novembre dans leur voiture.grâce à un guichet électoral au volant.Stéphane Dion PHOTO PC, ADRIAN WYLD DU PIMENT À L'ASSEMBLÉE NATIONALE Un nouveau président à l'Assemblée nationale?Jamais élection aussi banale aura-t-elle suscité autant de remous.On aurait cru entendre un débat entre gamins dans une cour d'école: «ça commence mal», «on se calme», «je ne crois pas que vous contribuez à hausser le débat».Et que dire de la moue du premier ministre et son refus d'escorter le président vers son siège?Pas question, c'est pas mon ami.Parions que ces édifiants échanges auront des suites qui pourraient bien promouvoir les cotes d'écoute du canal de l'Assemblée nationale.Mesdames et messieurs, oubliez Bravo, c'est ici que ça se passe.PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE Marie-Élaine Thibert "]
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