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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
J. Mon toit
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2008-11-01, Collections de BAnQ.

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[" 26329_1015 Ile de Montréal 514-949-6495 | Ahuntsic Villeray Plateau 514-953-5524 Autres régions : 1-888-395-2366 www.montoit.ca JARDINER THUYA ROUGEÂTRE PAGE 13 FOYERS TOUT FEU TOUT FLAMME PAGE 5 MONTOIT sur cyberpresse.ca CONSEILS Tout pour entretenir votre maison à la perfection cet automne sur montoit.ca/entretien QUOI FAIRE Planifiez vos tâches à faire en octobre à l'aide de notre aide-mémoire sur montoit.ca/calendrier Le rangement orange vif contient le four, le micro-ondes (camouflé derrière des portes) et le frigo.Lemodule servant à la cuisson est couvert de stratifié gris bleuté, alors que l'îlot est d'un bleu vibrant.PHOTO PIERRE HALMAÏ, COLLABORATION SPÉCIALE Sur le Plateau Mont-Royal, les architectes Anne Cormier et Randy Cohen ont dynamisé l'intérieur de leur triplex construit en 1900 grâce à des moyens modestes et des solutions futées, parfois inusitées.Exemple: le couple a choisi du stratifié aux couleurs franches pour injecter une mégadose de style à la cuisine.En prime, ce matériau abordable a permis de créer un mobilier architectural aux formes très épurées.Les cofondateurs de l'Atelier Big City ont aussi détourné des matériaux usinés, comme des panneaux de copeaux et, surprise, les ont utilisés en guise de revêtement de plancher.Autre aménagement: ils ont rehaussé l'allure de simples panneaux de MDF et de contreplaqué en les trouant adroitement.La preuve qu'il est possible de faire plus avec moins! UN REPORTAGE DE LUCIE LAVIGNE EN PAGES 2, 3 ET 4.BRANCHE DE THUYA CD-05-11-P / R.B.Q.8294 3556 24 CD-05-11-P / R.B.Q.8294 3556 24 À 8 min.du centre-ville de montréal et de l'Île des soeurs VENEZ VIVRE L'EXPÉRIENCE AU COEUR DU PRESTIGE - À 4 minutes du métro Angrignon - 3 1/2 et 4 1/2 disponibles - Construction de béton - Insonorisation supérieure - Stationnement intérieur - Ascenseur - Système d'interphone - Caméra de surveillance - Lobby - Salle d'exercices - Salle de réception - Jardin privé et gazébo - Terrasse commune sur le toit - Plafonds de 9' de haut - Finitions de bois et granite - Air climatisé - Frais de condo à partir de seulement 13 ¢/pi2 BUREAU DES VENTES 1000, rue Lapierre, Lasalle 514 363-5140 514 886-4215 Nos heures d'ouverture : lundi au jeudi : 13 h à 20 h samedi et dimanche : 13 h à 17 h LUCIE LAVIGNE C'est bien souvent dans leur maison - sorte de minilaboratoire - que les architectes expriment clairement leur démarche architecturale.Dans celle d'Anne Cormier, directrice de l'École d'architecture de l'Université de Montréal, et de son conjoint, Randy Cohen, chargé de cours en design à l'Université du Québec à Montréal (UQAM), on saisit rapidement leur direction: créer un milieu de vie stimulant et sensuel grâce à des moyens simples, comme la couleur, les volumes, les matériaux et la structure.«Il y a des matériaux très simples avec lesquels on peut réaliser des aménagements très intéressants », expliquent ceux qui, avec Howard Davies, ont fondé l'Atelier Big City.Le couple d'architectes vit dans un petit triplex situé au coeur du Plateau Mont-Royal, avec ses deux enfants Alice, 14 ans, et Hugo, 17 ans.Une rénovation à l'intérieur du bâtiment a été entamée en 1997 et complétée en 2005.«De fait, les travaux ne sont pas entièrement terminés, précisent-ils.C'est plutôt un work in progress.» De la cuisine au salon en passant par l'étage des chambres, voici les éléments d'aménagement qui ont attiré notre attention.CUISINE STRATIFIÉ Arborite, Formica.Peu importe la marque, le stratifié est apprécié par les architectes et les designers.Pourquoi?Parce qu'ils peuvent ainsi concevoir des pièces de mobilier aux arêtes très nettes.«Nous avons choisi le stratifié pour mieux travailler la volumétrie des meubles de la cuisine, explique Anne Cormier.Ici, les volumes définissent l'espace», précise-t-elle.COULEURS Outre sa durabilité et son coût raisonnable, le stratifié possède un autre avantage: il se décline en une multitude de coloris.Dans la maison du couple d'architectes, le choix de couleurs constitue d'ailleurs le coeur de l'aménagement intérieur.«Nous utilisons la couleur comme unmatériau, explique Anne Cormier, et il nous a fallu beaucoup de temps pour déterminer LA composition idéale », avoue-t-elle.Sculpturale, la cuisine s'organise autour de trois volumes aux couleurs saturées parfaitement agencées: orange tonique, bleu vibrant et gris bleuté.Quant aux murs extérieurs de la maison, ils ont été peints en blanc.Autrement dit, l'enveloppe de la maison est neutre alors que la plupart des meubles récents, comme le vaisselier en stratifié brun-roux près de la cuisine, se distinguent par leur couleur ou leur texture.«La couleur change la lecture d'un espace, explique Anne Cormier.Elle lui donne une vibration différente.» FLUIDITÉ Le module gris bleuté et même une partie de l'îlot sont en porte-à-faux dans la cuisine.Visuellement, ils semblent donc flotter.Mais n'auraitil pas été préférable de les garnir de rangement jusqu'au plancher?«Nous voulions ouvrir l'espace au maximum et préserver la fluidité entre les différentes zones de travail », répond Randy Cohen.COULEURSVITAMINÉES, FAIRE PLUS AVEC MOINS PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE PHOTO PIERRE HALMAÏ, COLLABORATION SPÉCIALE 1.Côté salon, le module orange fait office de cloison.Côté cuisine, il sert au rangement.À chaque extrémité du module se trouve une zone de circulation.La suppression d'un mur de soutien a exigé l'installation d'une poutre d'acier.2.Le couple d'architectes Anne Cormier et Randy Cohen, deux des fondateurs de l'Atelier Big City. Conforturbain.Plaisirriverain.3588815A 3587208A Visites libres sam.et dim.de 13h à 17h sur rendez-vous en semaine 6927 #6, Pie-iX (coin bélanger) RBQ 8352-5949-28 Projet Panet (Le Village) Livraison 15 mars 2009 5 1/2 de 1280 pi car.Mezzanine et Terrasse sur le toit , garage disponible LES CONSTRUCTIONS D.L.A.INC.(514) 522-5522 Cell.: (514) 823-4148 www.lesconstructionsdla.com Équipe de vente Procasa Projet bélanger Angle Pie - IX et Bélanger Phase 1 et 2 - déc.08 - 60 % vendu Phase 3 - fév.09 - 35 % vendu Àpartir de 136900 $ tx inc.dern Ière unITé 3 1/2, 4 1/2 et 5 1/2 de 750 à 1 360 pi car.Au coeur du Quartier Latin 1 chambre & 2 chambres Occupation immédiate Lundi, Mardi, Mercredi 13h à 18h Samedi et Dimanche 13h à 17h www.r Ache Lju Lien.cOM 125, rue Ontario e 514.842.9672 www.BLOcurBAin.cOM 8unitéS àven Dre FAIRE PLUS AVEC MOINS MATÉRIAUX USINÉS LINOLÉUM Largement utilisé dans les commerces et les édifices institutionnels, le linoléum est unmatériau tout indiqué pour la cuisine, expliquent les architectes.«Le linoléum offre une souplesse le rendant plus confortable que de la céramique», précise Anne Cormier.Sans compter qu'il permet d'obtenir une grande surface de revêtement sans joint.«C'est comme un tapis bleu qui délimite la zone de service», enchaîne Randy Cohen.FENÊTRE AU STYLE COMMERCIAL Les propriétaires ont troué une grande partie de la façade arrière afin de mieux laisser passer la lumière.Résultat : une vue imprenable sur la cour.Mais pour y arriver, ils avaient besoin de très grandes fenêtres.D'où le choix d'un fabricant de fenêtres d'aluminium résidentielles au style commercial (Alumilex).«On ne trouvait pas ce genre d'ouvertures chez les fabricants de fenêtres conventionnelles», fait remarquer Anne Cormier.ESCALIERS Impossible de louper les escaliers dans cette habitation à trois niveaux.Le rez-dechaussée (logeant une pièce réservée aux adolescents) est relié par un premier escalier à l'étage comportant la cuisine et le salon.L'un des murs de la cage a été peint en vert lumineux.Quant aux marches, elles sont de couleur rouille.Le second escalier mène aux chambres et il est.jaune citron ! «Nous l'avons peint en jaune avant même de commencer les travaux, car c'était très sombre et déprimant dans cette partie de la maison», note Anne Cormier.SALON Côté salon, le module orange fait office de cloison.Côté cuisine, il sert au rangement et contient le four, le micro-ondes et le réfrigérateur.À chaque extrémité du module se trouve une zone de circulation.Il est ainsi facile de passer d'une pièce à l'autre.«Parfois il y a une certaine concurrence entre la télé du salon et les invités se trouvant dans la cuisine, mais qu'importe, le décloisonnement et la fluidité sont essentiels à nos yeux», affirment les concepteurs.GARDE-CORPSBIBLIOTHÈQUE Bonne idée, le garde-corps en contreplaqué marin situé le long du corridor reliant la cuisine au salon sert de bibliothèque.Caractéristique?Il est troué.Ainsi, il est possible, entre les livres, de jeter un oeil au salon tout en descendant l'escalier.ÉTAGE DES CHAMBRES PANNEAUX DE COPEAUX Les panneaux de copeaux sont très rarement utilisés comme matériau de finition.Ici, les architectes les ont volontairement exposés.Ils font office de revêtement de plancher pour toutes les pièces du second étage, à l'exception de la salle de bains.Une couche de vernis a été ajoutée.«C'est un matériau intéressant en raison de sa texture », affirme Anne Cormier.PENDERIE EN MDF Dans la chambre principale, la penderie comporte un grand panneau coulissant de MDF brut.Des ouvertures ont été pratiquées dans la pièce de bois afin de la rendre plus attrayante.Le soir, il suffit d'allumer la lumière qui se trouve dans la penderie pour lui donner une allure de veilleuse géante.SALLE DE BAINS Un long meuble couvert de stratifié vert a été aménagé dans la salle de bains au deuxième étage.Au-dessus du miroir horizontal se trouve un vieux fluorescent «qui traînait au bureau», précise Randy Cohen.Pour le revêtement de sol, les architectes ont opté pour des carreaux de vinyle noir.Un contraste saisissant est ainsi créé avec le mobilier vert pomme.PHOTOS PIERRE HALMAÏ, COLLABORATION SPÉCIALE 3.La zone vouée à la préparation des repas est déliminée au sol par du linoléum bleu très foncé.Quant au parquet de l'espace «salle à manger», il est composé de merisier récupéré.4.Devant l'escalier jaune menant aux chambres se trouve un rangement drapé de stratifié brun-roux.Il évoque un vaisselier de bois.5.Cette salle de bains loge dans une ancienne chambre de poupon.Un long meuble couvert de stratifié vert pomme y a été aménagé.Il contient une pharmacie (partie du haut) et des tiroirs (partie du bas). Unités modèles meublées Le choix de premier ordre pour les professionnels.Le choix idéal pour couples actifs.Le choix parfait comme pied-à-terre.Modernes Sophistiqués Branchés Luxueux Incluant terrasse sur le toit, piscine extérieure, sauna, salon, aire de jeux, bain tourbillion et barbecue.Concierge résident et portier.127 990 $ lundi au jeudi de 11h30 à 18h30 vendredi au dimanche de 12h à 17h 3585766A 104 luxueux condos au coeur même du quartier des spectacles de Montréal À partir de 219 000 $ avant taxes Les unités disponibles ont des superficies de 818 à 2 200 pieds carrés et des plafonds de 11 pieds de hauteur.Finition haut de gamme : comptoir de granit, planchers de bois franc sur coussin insonorisant, salle de bain luxueuse, etc.Piscine et terrasse extérieures sur le toit.Possibilité de stationnement intérieur.Penthouse unique avec terrasse privée.Exposition sud avec une vue très privilégiée sur la Place des Arts ! d E j u i L L E t 2 0 0 9 Bureau des ventes 10, rue Ontario Ouest, Montréal 514-845-6622 Lun., mar., mer.et ven.de 13 h à 19 h | Sam.et dim.de 12 h à 17 h LUCIE LAVIGNE Les architectes éprouvent un certain plaisir à dévoiler des matériaux normalement cachés.Par exemple, les panneaux de copeaux.La majorité des gens n'oseraient exposer de l'Aspenite dans leur maison ni même dans leur garage! «Effectivement, ça peut être un peu choquant », admet Howard Davies, cofondateur de l'Atelier Big City avec les architectes Anne Cormier et Randy Cohen.Selon lui, ce matériau «primitif » n'a rien de quelconque.Au contraire, il possède un soupçon de poésie.«Son apparence évoque un ramassis de feuilles d'arbres, vous ne trouvez pas?» demande-t-il.Le concepteur montréalais rappelle que de grands architectes contemporains ont réinterprété certains matériaux de construction.«Prenez Frank O.Gehry, ditil.Il l'a fait dans les années 80, notamment dans sa maison de Santa Monica, en Californie », précise-t-il.Une chose est sûre, ce détournement de sens permet de jeter un regard neuf sur les matériaux usinés d'usage commerc ia l ou industriel et généralement camouflés sous un revêtement de finition.Bruts et exposés Cet engouement pour les matér iaux bruts se perçoit d 'a i l leu r s l a rgement dans l'aménagement des lofts, où cohabitent les matériaux finis et bruts, comme le béton.«En détournant des matériaux de construction, on expose des textures inusitées et on propose une esthétique renouvelée, explique Yves Perrier, expert-conseil en architecture durable.Bien sûr, ce choix diverge de celui des matériaux nobles et naturels.» Habituellement pourvus de col le nocive, les matériaux usinés, comme les contreplaqués, les panneaux de copeaux ou de fibres à densité moyenne (MDF) n'ont pas la cote auprès des adeptes d'architecture écologique.«De fait, ils ne sont pas recommandés auprès des personnes hypersensibles », nuance Yves Perrier.Copeaux ou OSB?À première vue, les panneaux de copeaux et ceux dits OSB se ressemblent.Mais il y a une différence, confirme Patrick Gautreau, conseiller principal à la recherche et diffusion de l'information à la Société canadienne d'hypothèques et de logement.L'OSB, un acronyme pour Oriented strand board, est un panneau de charpente composé de longs copeaux orientés dans la même direction et liés avec de la colle.«Le panneau OSB se distingue du panneau de copeaux standard, car il est plus solide d'un point de vue structurel », dit-il.Design à l'état brut FAIRE PLUS AVEC MOINS 1.Anne Cormier et Randy Cohen ont volontairement exposé les panneaux de copeaux utilisés en guise de revêtement de sol, à l'étage supérieur de leur habitation.2.Trouée, cette bibliothèque faite de contreplaqué marin permet de jeter un oeil au salon.PHOTOS ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE 3.Côté salon, le garde-corps de l'escalier devient un rangement.PHOTO PIERRE HALMAÏ, COLLABORATION SPÉCIALE CHARLES STUDIOS: SUITES > C?A` C?ET B C?A` C?DE >A= =CC ; A` PLUS DE des carrés de soie réimprimés inspirés de la tradition japonaise des pliages, qui servent aussi d'emballage, proposés par l'écodesigner montréalaise Luce Beaulieu.Le slow design fait écho au slow food, ce mouvement né en Italie en réaction au fast food et qui préconise la biodiversité et les traditions culinaires.Le slow design s'abreuve aux mêmes valeurs, mais dans le domaine de la création d'objets et de meubles.Les gens qui y adhèrent veulent susciter la réflexion sur nos modes de vie et nous apprendre à ralentir notre rythme de consommation.Dans le respect de la nature et des êtres, ils conçoivent des objets poétiques avec des matériaux recyclés, recyclables, renouvelables, non toxiques, durables, naturels ou protégés: boîtes en fils électriques tressés, corbeilles à papier faites avec des bandelettes de papier découpées dans des magazines, meubles en bois récupérés sur des friches industrielles, luminaires en pin provenant de forêts gérées durablement, utilisation de la vapeur d'eau pour courber le bois.Pas à la mode Les objets slow sont uniques ou en série limitée, et le plus souvent faits main.Ils ne sont pas à la mode.Ils sont en marge des marques.Ils ont «un supplément d'âme».Idéalement, ils sont pensés et fabriqués dans un même pays ou une même région.S'ils ne sont pas confectionnés par le créateur lui-même, ils le sont par des personnes qui travaillent dans de bonnes conditions, selon des techniques traditionnelles.Ana Goalabré, fondatrice du blogue bientotdemain, recherche sur tous les continents des créateurs qui partagent ces valeurs.Elle en fait la promotion sur son site internet et, à l'occasion, leurs objets peuvent être achetés en ligne.« J'étais personnellement assez frustrée de ne pouvoir acheter les objets que je découvrais sur les blogues », at- elle relaté dans une entrevue publiée sur le site innovant.fr.«J'ai créé le blogue shop dans cet état d'esprit .J'aime également la notion de rareté et de traçabilité de l'objet.» Les gens qui l'intéressent sont artistes, artisans, designers, micro-entrepreneurs ou ils sont issus d'entreprises familiales.La jeune femme de 39 ans a un diplôme de l'École nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d'art de Paris.Elle est maintenant installée à Saint- Briac-sur-Mer, en Bretagne Nord, en France.Mais elle dit qu'elle rêve de venir vivre au Québec et d'y finir ses jours.Quelques boutiques en ligne: bientotdemain.com favoritechoses.com etsy.com dawanda.com LE SLOW DESIGN Objets écologiques et poétiques PHOTO CHUCK BURTON, ASSOCIATED PRESS Un fauteuil fait de différents matériaux recyclés.Le résultat est pour le moins surprenant. Serge Trump Vous serez plus riche.3590127A habitationclassique.com UNITÉS MODÈLES À VISITER RÉSIDENCES DE PRESTIGE RÉSIDENCES 2038, Sylvia-Daoust, Longueuil 450 647-5086 MANOIRS 2115-1, Sylvia-Daoust, Longueuil 450 448-6812 à partir de 514 800 $ hors golf 4 1/2 à partir de 289 800 $ 5 1/2 à partir de 339 800 $ Architecture audacieuse dans le pure style français, toscan et anglais.Des résidences de prestige au sein du réputé Parcours du Cerf à Longueuil.Bungalow MANOIRS-CONDOS 2 et 3 chambres Entrée et garage double privés Vérandas et ascenseur (optionnels) ÉCONOMISEZ 8000 $ E n p r é - v e n t e 3594264A MON TOIT ENTREQUATREMURS CAROLE THIBAUDEAU CONCEPTION INTÉGRÉE D'UNE MAISON «Le coût d'un bâtiment ne se limite pas au montant de l'achat.Il s'étend aux 20 ou 30 années d'exploitation suivantes.» Le message de l'architecte Daniel Smith, qui animera une clinique sur la conception intégrée d'une maison, le 29 novembre, tient essentiellement en ces deux phrases.Plutôt que de suivre le classique processus linéaire, soit l'architecte qui dessine plans et devis, puis les remet à l'ingénieur et ainsi de suite, M.Smith invite plutôt le propriétaire à mettre en présence dès le début tous les professionnels: architecte, ingénieur et, s'il y a lieu, acousticien, spécialiste de l'enveloppe du bâtiment, spécialiste des tests de vent, des simulations d'ensoleillement, etc.Les problèmes se résolvent mieux si on les considère dès le départ, plaide l'architecte, qui est aussi vice-président du Leaders' Forum du Conseil du bâtiment durable du Canada et président sortant de la section Québec de cet organisme.Infos et inscriptions: www.esq.qc.ca ou 514-392-0095.BRICOLER SELON BLACK & DECKER Deux nouveaux titres, dans la collection Guide complet du bricoleur Black & Decker, aux Éditions de l'Homme: Les greniers et sous-sols, ainsi que La finition des murs et plafonds, traduits de l'américain, deux rassurants classiques qui vous prennent par la main étape par étape.Remarquable dans le premier: on commence par 85 pages (sur 236) d'illustrations de sous-sols et de greniers admirablement réussis comme salles de jeu, d'exercice, cave à vin, atelier, bibliothèque, salle d'écoute de musique, bureau à domicile.De quoi accrocher les esthètes, avant de les amener aux pages plus techniques! Dans le second: quelques pages d'idées originales, puis on plonge dans la réalisation des murs et murs et plafonds, du montage de la charpente et de l'insonorisation, en passant par le plâtrage et la réparation, jusqu'à l'infinie variété des revêtements: texture, lambris, carrelage, papier peint.GROSSES PASTILLES POUR LAVE-LINGE De grosses pastilles nettoyantes pourraient régler ou prévenir un problème d'odeur dans les laveuses à chargement frontal, plus affectées que les autres par la stagnation d'eau.Selon le fabricant, Affresh ne contient aucun chlore, ce qui le rend plus sûr pour l'environnement que l'eau de Javel.Les ingrédients actifs, le percarbonate de sodium et le carbonate de sodium, n'ont pas d'impact négatif sur l'environnement.Affresh est vendu chez Future Shop et se trouvera à compter du 15 novembre chez Wal-Mart et en janvier 2009 dans les épiceries.Le produit peut servir aussi pour les lave-linge ordinaires.EAU EMBOUTEILLÉE, EAU FILTRÉE Des polluants se cachent en quantité inquiétante dans 10 marques d'eau embouteillées testées, a fait savoir à la mi-octobre l'Environmental Working Group américain, dont les laboratoires ont détecté des produits chlorés cancérigènes, des résidus de fertilisants, des solvants industriels et même de la caféine.Le rapport (www.ewg.org) recommande de boire l'eau du robinet, mais filtrée.Un bon système?Le pichet à filtration d'eau du robinet Clear2O, qui a reçu l'un des huit prix «Good Buy» 2008 du prestigieux Good Housekeeping Research Institute, lequel évalue quelque 2000 produits chaque année.On trouve ce pichet chez Canadian Tire ou en ligne sur www.clear2o.com.Petit bémol: il faut changer l'adaptateur du robinet, ce qui n'est pas toujours possible en milieu de travail.DANIELLE BONNEAU L'Office municipal d'habitation de Montréal (OMHM) a lancé cette semaine le guide Un vigilant veille sur vous.La publication, conçue pour les aînés qui demeurent dans des habitations à loyer modique (HLM), peut être adaptée à d'autres milieux.Le guide s'inspire d'une initiative née en 1998 au Domaine des Rapides.Les résidants ont commencé à veiller les uns sur les autres en accrochant des mitaines à leur poignée de porte avant de se coucher et en les retirant le matin pour signifier que tout allait bien.Un locataire par étage faisait le tour quotidiennement pour s'en assurer.Depuis 2006, cette expérience s'est répétée dans une dizaine d'habitations dans le cadre du projet-pilote On n'est plus seul, de l'OMHM.Le but, assurer la sécurité des aînés, est le même, mais ce sont dorénavant des affichettes de portes qui sont accrochées.Le guide Un vigilant veille sur vous a été réalisé à partir des commentaires des participants.«Le projet promeut l'entraide et le bon voisinage», indique la responsable du projet, Diane Charette.Renseignements: 514-872-3012 ou info@omhm.qc.ca.On veille sur vous MON TOIT DANIELLE BONNEAU UN ARCHITECTE CHEZ VOUS Hu g u e t te Fo r t in et Richard Duchesne ont acheté leur triplex dans le quartier Rosemont en 1982.Ils y ont élevé leurs deux fils.Prévoyant prendre leur retraite au début de 2010, ils désirent rénover leur logement pour y vieillir en tout confort.Ils doivent changer la plomberie et l'électricité de leur immeuble, construit en 1959.Ils veulent aussi modifier le système de chauffage, qui est au mazout.Ils en profiteront pour rénover la cuisine et la salle de bains, qui ont vu peu de modifications depuis la construction du bâtiment.«Nous voulons transformer la cuisine depuis que nous avons emménagé», souligne Huguette.La céramique orange dans le couloir, qui date des années 70?«Elle a fait la job», indique la quinquagénaire en souriant.La salle à manger est beaucoup moins utilisée depuis que les garçons ont quitté la maison, fait-elle remarquer.Son conjoint et elle n'ont plus besoin de deux tables.La salle à manger, ouverte sur le salon, serait éliminée pour rendre le salon plus spacieux.Quant à la salle de bains, le couple veut l'agrandir un peu.Il y installerait la laveuse et la sécheuse, qui se trouvent actuellement au sous-sol.«Ce sera commode qu'elles soient au rezde- chaussée», indique Huguette.Pour agrandir la salle de bains, il faudra toutefois déplacer l'escalier, qui se trouve juste derrière.Ce dernier est d'ailleurs trop escarpé.Ce sera l'occasion de le rendre sécuritaire.Mais où le placer?Huguette et Richard hésitent.L'architecte Guy Demers leur soumet deux propositions.Dans les deux cas, la salle de bains recule.La chambre adjacente, à l'avant, qui sert de bureau, est conservée.Elle rapetisse, tout en conservant une penderie.«Vous devez songer à vos besoins et non à la revente puisque vous comptez habiter ici longtemps, souligne Guy Demers.L'éventuel acheteur ne voudra pas nécessairement deux grandes chambres au rez-de-chaussée, surtout si vous en avez une autre dans le sous-sol.» La salle de bains, conformément à ce que souhaite le couple, n'a rien d'extravagant.La douche demeure dans la baignoire.Il y a suffisamment d'espace pour installer une laveuse et une sécheuse.Dans les deux propositions, par ailleurs, le mur entre la cuisine et le vaste salon est éliminé.La chambre principale, de plus, demeure presque intacte.La penderie est ainsi déplacée et agrandie, au grand plaisir d'Huguette.Dans la première proposition, l'escalier se retrouve entre la chambre principale et le salon.Il empiète sur ce dernier, qui mesure quand même 18 pieds de longueur.Il donne accès dorénavant à l'arrière du garage.La cuisine, en forme d'U, recule et se trouve au centre de la maison.Un vaste plan de travail, doté d'un évier, fait face au jardin.La table, installée devant la grande portefenêtre, est inondée de lumière.«Je pensais que ce serait la table qui reculerait et non la cuisine, indique Huguette, agréablement surprise.Nous avons l'habitude de manger devant la porte-fenêtre.» Une penderie est ajoutée près de l'entrée, empiétant un peu sur la chambre principale.Elle remplace celle qui disparaît, à côté de l'escalier.Dans la seconde proposition, l'escalier demeure au même endroit.Doté d'un palier, il double toutefois de superficie.La salle de bains est aménagée de l'autre côté.La pièce à l'avant est donc considérablement réduite.«Ce pourra être un petit bureau avec un ordinateur», indique Guy Demers.La cuisine, qui gagne l'espace occupé présentement par la salle de bains, a beaucoup d'armoires et de plans de travail.Le réfrigérateur est dissimulé derrière un mur, qui ferme légèrement la pièce.La table, installée au milieu de la cuisine, comme c'est le cas actuellement, empiète légèrement sur le salon.Cela plaît moins à Huguette.«Dans la première option, le salon demeure un salon, indique-t-elle.Et la cuisine est mieux définie.Elle donne l'impression d'être à part.» De prime abord, elle préfère donc la première proposition.Mais le fait qu'il y ait davantage d'espace de rangement dans la seconde option complique les choses.«Il faudra y penser», dit-elle.Le coût?Dans les deux cas, l'électricité et la plomberie sont refaites.La cuisine, la salle de bains et l'escalier sont entièrement rénovés.Le mur qui sépare la cuisine et le salon, de plus, est éliminé, ce qui entraîne la démolition de la cheminée, qui ne sert plus.Quant à la penderie, dans la chambre principale, elle est agrandie.Pour réaliser la première proposition, il faudra dépenser environ 60 000$, estime Guy Demers.La seconde option coûterait environ 5000$ de moins, car l'escalier, même s'il double de superficie, demeure au même endroit.Vous voulez changer demaison sans déménager?L'architecte Guy Demers se rend chez des lecteurs de La Presse et les aide à résoudre leurs problèmes d'aménagement.Nous publions ses propositions en espérant qu'elles sauront vous inspirer à votre tour.Vous pouvez contacter Guy Demers par courriel à gdemers@ lapresse.ca, en lui laissant votre numéro de téléphone.Il ne vous rappellera que si vous êtes sélectionné.Une métamorphose complète à l'approche de la retraite PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE Huguette Fortin et son conjoint, Richard Duchesne, veulent rénover le rez-de-chaussée de leur triplex pour le rendre plus fonctionnel.Ils veulent, entre autres, éliminer le mur entre la cuisine et la salle à manger.L'architecte Guy Demers leur a soumis deux propositions.PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE Depuis que les enfants ont quitté le nid familial, le couple utilise beaucoup moins la salle à manger.Il désire donc l'éliminer afin d'agrandir le salon.PLAN DE L'EXISTANT : Huguette Fortin et Richard Duchesne désirent rénover leur cuisine et agrandir un peu leur salle de bains.Ils devront pour ce faire déplacer l'escalier, qui est trop escarpé.PROPOSITION 1 : l'escalier se retrouve entre la chambre principale et le salon, qui devient spacieux.La cuisine, en forme d'U, est au centre de la maison.Un vaste plan de travail, doté d'un évier, fait face au jardin.La table est devant la porte-fenêtre.La salle de bains recule.Une laveuse et une sécheuse y sont installées.La chambre adjacente à l'avant est conservée, mais elle rapetisse.PROPOSITION 2 : l'escalier demeure au même endroit, mais il double de superficie.La salle de bains est aménagée de l'autre côté.La pièce à l'avant est donc considérablement réduite.La cuisine gagne beaucoup d'armoires et de plans de travail.Le réfrigérateur est dissimulé derrière un mur, qui ferme légèrement la pièce.La table, au milieu de la cuisine, empiète légèrement sur le salon.OBJECTIFS Rénover la cuisine Éliminer la salle à manger Avoir un salon plus spacieux Agrandir la salle de bains Déplacer et modifier l'escalier menant au sous-sol BUDGET 55 000$ ou 60 000$ selon les propositions « Vous devez songer à vos besoins et non à la revente puisque vous comptez habiter ici longtemps.» MON TOIT PIERRE GINGRAS JARDINER Nos arbres ne sont pas au bout de leurs peines.Les maux nouveaux et les insectes importés accidentellement commencent à causer des ravages.La maladie corticale du hêtre et le chancre du noyer ont déjà fait des milliers de victimes au Québec.L'agrile du frêne est à nos portes et le puceron lanigère de la pruche, une petite bestiole qui a provoqué la mort de 80% des sujets malades dans certains coins des États-Unis, est déjà présent dans le Maine.Et c'est sans parler de certaines maladies souvent spectaculaires mais peu dommageables comme la tache goudronneuse de l'érable ou encore l'oïdium, qui s'en prend aussi aux érables mais également aux lilas et à une foule d'autres arbustes.On comprend alors la préoccupation des propriétaires quand un de leurs arbres change de couleur ou perd soudainement des feuilles.Dans le cas des conifères, c'est souvent vers la mi-octobre que le bouton de panique se met à sonner, du moins si je me fie au courrier sur le sujet.Évidemment, personne ne s'inquiète de voir le mélèze ou encore le méta-séquoia se dénuder.Mais quand l'intérieur de la haie de thuyas se met à changer de couleur et que le sol se couvre d'un tapis orangé, ou quand une partie des aiguilles des pins blancs vire au jaune pour ensuite tomber au moindre coup de vent, les craintes surgissent.Si vos conifères changent entièrement de couleur à ce temps-ci, ou à toute autre période de l'année, il est habituellement trop tard pour agir.Ils sont sur le point de mourir et leur résurrection est impossible.À moins d'un miracle ! Par contre, chaque début d'automne, les thuyas perdent une partie de leurs feuilles (d'un point de vue botanique, les aiguilles ne sont que des feuilles légèrement modifiées), toujours celles qui sont le plus près du tronc.Elles deviennent jaunâtres puis passent rapidement à l'orange foncé ou au rouge avant de tomber.L'impact visuel est tel qu'on a parfois l'impression que l'arbre est en train de mourir.Rassurez-vous, il s'agit de la mue automnale.Chez les feuillus, le rôle des feuilles cesse à la fin de l'été quand la chlorophylle (la substance verte responsable de la croissance des végétaux) se dégrade, ce qui fait apparaître les couleurs chatoyantes de l'automne).Le phénomène est semblable chez les conifères, mais le cycle est progressif, donc beaucoup moins perceptible.Leurs aiguilles ont une vie utile plus longue, de six à neuf ans chez certaines épinettes, parfois plus, selon les espèces.Plus les branches allongent, plus les aiguilles qui se retrouvent au centre de l'arbre sont privées de lumière.Ayant perdu une partie de leur efficacité en raison de leur âge et à cause de la luminosité déficiente, elles consomment plus d'énergie qu'elles n'en produisent.L'arbre doit donc s'en débarrasser.Sinon, il court à sa perte.Chez certaines espèces, notamment le thuya, le phénomène de délestage se produit sur une très courte période.Même chose chez le pin blanc.Rappelons que les feuilles de conifères ont le même métabolisme toute l'année, même l'hiver.Dès que la température grimpe au-dessus de zéro, le processus de photosynthèse se met en branle, très lentement, cela va de soi, mais suffisamment pour que l'aiguille reste verte.L'eau nécessaire au processus est stockée dans les tissus au cours de l'automne.C'est pourquoi il est toujours conseillé d'abreuver abondamment ses conifères avant la saison hivernale.Un cycle naturel La chute des feuilles a aussi un autre rôle essentiel dans le cycle écologique du végétal.Un jour ou l'autre de son existence, l'arbre doit restituer au sol les ressources qu'il y puise.Les feuilles sont donc recyclées en ajoutant de la matière organique dans le sol.Sans quoi le milieu deviendrait stérile et désertique.La situation est d'ailleurs la même au jardin.Certains lecteurs m'ont fait valoir que le grand ménage automnal de mes platebandes était anti-écologique.Ils ont raison.Le hic, c'est qu'un jardin est une création artificielle aménagée à des fins esthétiques.Pour le maintenir en santé, il faut le fertiliser régulièrement avec des engrais ou du compost.Dans la nature, les plantes meurent et sont recyclées sur place.D'un point de vue écologique, la boucle est bouclée.Mais sur le plan esthétique, c'est autre chose.Demandez aux résidants de certains quartiers de Montréal ou de certaines villes de banlieue ce qu'ils pensent des jolis prés couverts de fleurs sauvages qui ont été aménagés devant leurs balcons.Quand le pré est en fleur, c'est magnifique.Mais après, le jardin semble à l'abandon, envahi par les mauvaises herbes.Et habituellement, au bout de quelques années, c'est la belle pelouse rasée qui est réclamée par le voisinage.Une situation que j'ai pu observer à plusieurs reprises.Mue automnale PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE Le mélèze est un des rares conifères qui perd ses feuilles chaque automne après avoir donné un spectacle exceptionnel.Chaque année, plusieurs amateurs de jardinage procèdent au nettoyage de leurs bassins d'eau et se débarrassent de leurs plantes aquatiques et parfois de leurs poissons.Attention ! Le ministère des Richesse naturelles et de la Faune du Québec vous invite à éliminer toutes les plantes exotiques en les jetant aux ordures, jamais dans un cours d'eau ou dans les toilettes.Il en est de même pour les poissons.Si le problème est moins grave avec les carpes japonaises - la carpe est implantée depuis 100 ans dans le Saint-Laurent -, certaines espèces pourraient devenir une menace pour l'écologie de la faune aquatique.C'est le cas de notre poisson rouge, une espèce que l'on rencontre souvent dans nos bassins parce que peu coûteuse.Je me souviens que dans les débuts de mon bassin d'eau, on m'avait donné quatre beaux et dodus poissons rouges d'environ 20 cm de longueur.À la fin de l'été, ils étaient 100 bien comptés.Mais ils sont tous morts au cours de l'hiver parce que mon bassin n'est pas assez profond.Heureusement, devrais-je dire, car je serais devenu marchand de carassins dorés, de leur nom scientifique.Aujourd'hui, le carassin doré est présent dans de nombreux étangs du sud du Québec (j'en connais deux qui en contiennent des milliers, de toutes grosseurs, dont l'étang du Jardin botanique) et un peu partout dans le Saint- Laurent.Selon le biologiste Pierre Dumont, ils survivent bien dans nos eaux car ils sont peu exigeants en matière d'oxygène.Ils rendent toutefois l'eau turbide en remuant la vase pour chercher leur proie, ce qui peut nuire considérablement à la flore et à la faune locale.Soit dit en passant, après quelques générations, le poisson rouge perd ses couleurs et devient verdâtre ou brunâtre, beaucoup moins visible aux prédateurs.M.Dumont précise qu'on a aussi découvert une population de crapets verts dans un cours d'eau au sud de Montréal, une espèce prisée en aquariophilie.Attention aux poissons rouges ! Poisson rouge capturé en milieu naturel.PHOTO FOURNIE PAR KWANG-TSAO SHAO Mal de racines\u2026 PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Éliminer les racines de surface d'un arbre afin de niveler le terrain peut provoquer éventuellement le dépérissement et même la mort de la victime.Étrange découverte dans mon patelin au début de l'automne.Un propriétaire a arraché toutes les grosses racines qui poussaient à la surface de son gazon afin de niveler son terrain.Je n'avais jamais vu rien de semblable.La victime en question semble un orme chinois, une espèce qui exceptionnellement, et heureusement, devrais-je dire, résiste relativement bien au remblayage et à l'amputation des racines.Le hic, c'est les plaies qui ne tarderont pas à être infectées par une foule de champignons qui provoqueront diverses caries pouvant éventuellement entraîner la mort de l'orme, explique l'agronome Guy Laliberté, professeur à l'Institut de technologie agroalimentaire de Saint- Hyacinthe.Les dommages ne seront pas visibles avant quelques années, mais ils devraient apparaître un jour ou l'autre, fait-il valoir.Si on avait agi de même façon avec une autre espèce, un érable à sucre ou une pruche par exemple, les problèmes se manifesteraient probablement dès la prochaine saison de croissance.Il faut rappeler que 80% des racines nourricières d'un arbre sont situées dans les 10 premiers centimètres de profondeur du sol, signale l'agronome.Non seulement les grosses racines nourrissent le végétal, mais elles jouent un rôle important de structure et de support.Ainsi malmené, l'orme n'aura plus la même résistance qu'auparavant aux gros coups de vent.Il aurait mieux valu recouvrir les racines et une partie du terrain d'un terreau léger et y semer du gazon.PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Comme on le voit bien sur cette photo, les vieilles feuilles du thuya virent au rouge et meurent au cours de l'automne.L'effet est souvent spectaculaire et peut laisser croire que l'arbre est en train de mourir. Moij'resteenville! www.boisfranc.com Centre info Bois-franC 2505, rue des nations, bureau 100 - saint-Laurent ServiceS immobilierS Promoteur du plan directeur 514.333.3066 Henri-Bourassa Thimens Côte-Vertu Cavendish Marcel-Laurin Transcanadienne POIRIER ALEXIS-NIHON condominiums maisons en rangée maisons jumelées àpartir de 229 900 $ taxes incluses produit non illustré Ma qualité de vie, c'est l'exercice 4 saisons à l'extérieur.À Bois-Franc, je peux marcher, courir et me déplacer à bicyclette ou en patins à roulettes\u2026 pendant que bien d'autres font la file d'attente sur les ponts, matin et soir ! Ma santé s'en porte mieux et mon budget d'essence est au minimum, tout en protégeant l'environnement ! Les prix, produits et services sont modifiables sans préavis La Presse 1er novembre 2008 3529608A "]
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