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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
L. Lectures
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2008-11-16, Collections de BAnQ.

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[" LECTURES RÉCOMPENSES EN ROUTE VERS LES PRIX DU GOUVERNEUR GÉNÉRAL PAGE 8 ENTREVUE DANIEL SERNINE, VÉTÉRAN DE LA SCIENCE-FICTION PAGE 5 sur cyberpresse.ca BLOGUE Jasez littérature avec Chantal Guy sur cyberpresse.ca/guy ENTREVUE Lisez notre entrevue avec Stephenie Meyer, auteure de Twilight, sur cyberpresse.ca/meyer LE 31e SALONDULIVRE DEMONTRÉAL SUCCOMBER À LATENTATION Montréal accueille dès jeudi son 31e Salon du livre.Sur le thème de «L'amour au coeur du livre », il rassemble encore une fois des centaines d'auteurs et d'éditeurs et offre une foule d'activités.En avant-goût, nous vous proposons une entrevue avec l'auteur François Barcelo, invité d'honneur, et nos suggestions d'activités.>Àlire en pages2et 3.ILLUSTRATION FRANCIS LÉVEILLÉE, LA PRESSE ENTREVUE BENOÎTE GROULT: LA TOUCHE FINALE PAGE 4 Daniel Sernine MON T R É AL DI M A N C HE 16 N OV E M B R E 2 0 0 8 3579351A LECTURES SALON DU LIVRE DEMONTRÉAL SIGNET DOSSIER JADE BÉRUBÉ COLLABORATION SPÉCIALE François Barcelo est un de ces auteurs qui portent allègrement plusieurs chapeaux.Auteur de plusieurs polars - publiés chez Gallimard - mais aussi de nombreux livres jeunesse primés, Barcelo croque joyeusement dans la pomme de la littérature.« J'étais d'abord écrivain avant d'être quoi que ce soit, explique celui qui a été quelques années rédacteur publicitaire.À 19 et 20 ans, j'ai écrit deux romans pas très bons qui n'ont d'ailleurs jamais été publiés.Mais c'est en écrivant que je suis devenu rédacteur publicitaire.Or, je nourrissais le rêve de me remettre à écrire des romans.Pendant une quinzaine d'années, j'ai d'ailleurs rempli une caisse de premiers chapitres de romans en me disant qu'un jour, j'y reviendrais.» C'est à 33 ans que l'auteur a succombé et a publié enfin un premier roman chez Hexagone, Agénor, Agénor, Agénor et Agénor, bientôt suivi d'une cinquantaine de titres.Selon le prolifique auteur, la littérature ne semble pas une amante trop exigeante.«L'écriture dans mon cas n'est pas demandante, avoue-t-il.Je ne fais que raconter des histoires.Je n'ai pas d'états d'âme.J'invente plutôt un personnage à qui je souhaite des malheurs! Ce que j'écris n'est pas vraiment littéraire, dans le sens où c'est davantage le récit qui m'amuse et non le style.» Barcelo dit s'obstiner à écrire en dilettante et dans le plaisir.«Je devrais peut-être un jour m'arrêter pour m'attaquer à l'écriture d'un livre sérieux mais je n'en ai pas envie, affirme-t-il.Plus jeune, je cherchais davantage à écrire un chef-d'oeuvre.Mais plus je vieillis, moins c'est présent.Je me contente du plaisir d'écrire.On peut écrire ce qu'on veut quand on veut et où on veut.N'estce pas là un métier assez idéal?» L'auteur s'inscrit d'ailleurs en faux contre un certain misérabilisme qui atteint le milieu littéraire.«Je ne me sens pas maltraité en tant qu'écrivain, soutient-il.Je ne fais pas une fortune mais je réussis à en vivre.On sousestime le nombre d'écrivains québécois qui gagnent leur vie, surtout en littérature jeunesse.On s'imagine que les écrivains sont tous misérables mais ce n'est pas le cas.On ne parle que de 31e Salon du livre de Montréal Placé sur le thème de L'amour au coeur du livre, ce 31e Salon célèbre l'amour de la littérature sous toutes ses formes, mais aussi la charge émotive de la lecture.Mireille Deyglun, porte-parole du Salon cette année, abonde en ce sens.«Le livre me permet d'assouvir ce besoin d'apprendre, de mieux comprendre et de saisir un peu plus l'âme humaine», dit-elle.Mme Deyglun tient également à souligner l'importance du partage.«Peu importe l'occasion, offrir un livre que l'on a tant aimé révèle beaucoup de ce que l'on est\u2026On le choisit avec soin, on l'offre avec amour.» Notons que l'on fête cette année le 10e anniversaire de La lecture en cadeau, qui encourage les visiteurs du Salon du livre à acheter un livre neuf afin de l'offrir à un enfant de milieu défavorisé.L'AMOUR AU COEUR DU LIVRE CROQUERDANS LAPOMME François Barcelo, invité d'honneur du Salon du livre.Invité d'honneur du 31e Salon du livre de Montréal, l'auteur François Barcelo ne cache pas son amour des histoires sous toutes leurs formes.Des centaines d'auteurs seront présents au Salon du livre pour rencontrer leurs lecteurs.Plusieurs auteurs en visite au Québec attireront sans doute les foules.En voici un petit aperçu\u2026 Pour connaître les jours et l'heure de leur présence au Salon, consultez le www.salondulivredemontreal.com.Séances de signature PHOTO FRANCESCA MANTOVANI Michel Folco PHOTO ÉDITION ROBERT LAFFONT Ken Follett PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE India Desjardins > Michel Folco > Ken Follett > Lucia Etxebarria > Thierry Janssen > Dominique Costermans > Jacques Salomé > India Desjardins > Dominique Demers > Francine Noël > Paul Ohl > Bryan Perro > Michel Tremblay > Jean Barbe > Bruno Blanchet > Serge Bouchard > Guy Corneau > Jacques Côté > Arlette Cousture > Michel David > Stéphane Dompierre > Rafaële Germain > Jacques Godbout > Micheline Lachance > Marc Lévy > Anne-Marie Sicotte > Nanette Workman > Serge Bouchard > Marie Laberge > Diane Lacombe > Jacques Languirand > Monique Proulx > Patrick Senécal PHOTO MONIC RICHARD Mireille Deyglun PHOTO ARCHIVES, LA PRESSE Jacques Languirand CHANTAL GUY Le Salon du livre de Montréal, c'est un peu l'équivalent des séries éliminatoires de hockey pour le monde de l'édition.La plupart des maisons ont programmé leurs publications pour ces six jours consacrés à l'industrie du livre, et nous présentent leurs meilleurs joueurs depuis la fin du mois d'août.Tous les jours, nous recevons des propositions d'entrevues avec cet argument massue : «Oui, mais notre auteur sera au Salon du livre!» «Oui, mais ils y seront tous!» qu'on n'a pas le choix de répondre.Et c'est vrai.Des centaines d'auteurs se plieront au supplice ou aux délices des dédicaces, tandis que la Place Bonaventure se transformera en vaste librairie prise d'assaut par des milliers de visiteurs.Au terme d'un marathon de prix littéraires ici et à l'étranger, c'est comme s'apprêter à redescendre l'Everest après avoir atteint un sommet, c'est le Festival de Cannes des lettres au Québec.Vétérans et starlettes se bousculent sur le tapis rouge de la Place Bonaventure, on chasse les signatures, on fait des emplettes, tout le monde semble vibrer sur la Planète Livre.Pour votre information, La Presse fera la couverture quotidienne de cette fête dès mercredi.Qu'on aime ou pas l'événement, il suffit d'y passer quelques heures pour retrouver sa foi de lecteur.Sur place, on dirait vraiment que les gens sont fous des livres et que tout va bien dans ce domaine.D'ailleurs, les nouvelles sont bonnes: pendant que l'industrie du disque en arrache, les ventes de livres neufs ont connu une hausse de 9% en 2007, un marché de 835 millions de dollars (selon les données de l'Observatoire de la culture et des communications du Québec).Mais quand on regarde de plus près les données, on constate que le parent pauvre de l'industrie, c'est la fiction, la poésie.La littérature, en fait.On publie et on vend de plus en plus de livres au Québec, mais que lit-on au juste ?C'est cela qui inquiète Foglia quand il nous parle de culture.L'écrivain et chroniqueur Nicolas Dickner racontait dernièrement que les bibliothèques sont redevenues des objets de luxe chez les riches américains, un élément de décor extrêmement chic et à la mode, comme les «coffee table books», j'ai même appris qu'il existe des services pour remplir votre bibliothèque de beaux livres à votre goût sans vous déplacer à la librairie.Et Dickner de conclure: «La lecture est dépassée, le livre revient en force.» Bref, si le livre est «in» et tendance, qu'il s'agence bien avec le mobilier du salon ou la couleur des murs, on ne va pas s'en plaindre, mais seulement espérer que la lecture l'est aussi.Le temps qu'il faut pour lire est quelque chose qui ne s'achète pas.LA LECTURE EN CADEAU J'y reviens chaque année et j'insiste, parce que j'estime que c'est l'une des plus belles initiatives au Salon du livre.La lecture en cadeau de la Fondation pour l'alphabétisation fête ses 10 ans.Le projet consiste à offrir des livres neufs aux enfants pauvres, ce que vous pouvez faire sur place, en achetant un livre et en le déposant aux endroits prévus à cet effet au salon.Il est très important que le livre soit neuf, car enfin, si le livre est «in », ces enfants ont le droit eux aussi de profiter de la beauté de l'objet avant d'en découvrir sa véritable utilité (et sa vraie beauté).Jusqu'à maintenant, La lecture en cadeau a permis de distribuer 165 000 livres dans les foyers dépourvus de bibliothèques.Pour plus d'informations: www.fondationalphabetisation.org ou 1 800 361-9142.BLOGUE On n'arrête pas le progrès.J'anime depuis quelques jours un blogue littéraire sur Cyberpresse, où vous êtes tous invités à commenter et partager vos plaisirs (ou déplaisirs) de lecture.C'est un rendez-vous à cette adresse: www.cyberpresse.ca/guy.COURRIEL Pour joindre notre journaliste: cguy@lapresse.ca Le livre superstar les nouvelles sont bonnes: pendant que l'industrie du disque en arrache, les ventes de livres neufs ont connu une hausse de 9% en 2007 LECTURES SALON DU LIVRE DEMONTRÉAL C'ESTQUAND?Du 19 au 24 novembre.C'ESTOÙ?Au Hall d'exposition de la Place Bonaventure (métro Bonaventure).COÛT: Adultes : 8$ Aînés, étudiants : 5$ 12 ans et moins accompagné d'un adulte : Gratuit 5 à 7 les mercredi et jeudi : 2 pour 1 GARDERIE?Oui, il y aura un service de garderie moyennant des frais de 3$/h par enfant de 2 à 6 ans.La Halte poussette sera, quant à elle, gratuite.HEURES D'OUVERTURE: Mercredi à samedi, de 9h à 21h Dimanche, de 9h à 19 h Lundi, de 9h à 16h INFORMATIONS ESSENTIELLES SAMEDI LE 22 14h30 à l'Agora Planète rebelle présente Quand poésie rime avec petits, une occasion de découvrir les poèmes tout en tendresse de Jennifer Couëlle, qui signe cet automne son deuxième livre-CD de poésie pour enfant.Du bonbon.DIMANCHE LE 23 9h30 à la Grande Place Louise Portal lira son conte Ulysse et Pénélope, lors de la désormais célèbre Heure du conte en pyjama! Doudous et toutous sont bien sûr bienvenus.(Les parents aussi.) Seront également sur place les personnages colorés de Toc Toc Toc, Bertrand Gauthier (père de la fonceuse Louna) et les craquants personnages créés par Dominique Jolin : Toupie et Binou.11h à la Grande Place Les Intouchables présentent un spectacle alliant magie et Histoire.TOUS LES JOURS au stand 28 L'Association des illustrateurs et illustratrices du Québec répond aux questions des enfants à propos de la magie des dessins d'album, tandis qu'au stand 502, vos enfants peuvent tenter de répondre à la mystérieuse question de Cosmo le dodo avec l'un des animateurs de l'équipe Origo.\u203a Cette année, aux Confidences d'écrivains, Gilles Archambault reçoit entre autres Monique Proulx (Champagne) et Louise Dupré (L'été funambule).Dimanche matin, 23 novembre, au Carrefour Desjardins.\u203aÀ L'Agora, une table ronde sur les générations féministes, qui réunira Benoîte Groult, Lucia Etxebarria et Francine Noël sera animée par Ariane Émond.Le samedi 22 novembre à midi 45.\u203a Brigitte Haentjens, Antonine Maillet, Marie-Hélène Poitras, Éric Dupont et plusieurs autres écrivains se rassembleront autour d'Ariane Émond pour lire un extrait choisi d'un livre d'un auteur présent qui a su les émouvoir.Le jeudi le 20 novembre à 19h45, à la Grande Place.\u203a Parmi les sujets de tables rondes cette année, quatre ont particulièrement retenu notre attention.Àla Grande Place, on fera le bilan de l'état de la littérature acadienne (avec entre autres Serge Patrice Thibodeau, à une table ronde animée par Jean Fugère) samedi à midi.On y traitera aussi de la spiritualité sans Dieu (avec entre autres Jacques Languirand).Le dimanche 23 novembre à 15h.\u203a L'activité Livres comme l'air rassemble 10auteurs québécois qui ont fait parvenir leur plus récent ouvrage à 10auteurs incarcérés.Il sera possible d'entendre les auteurs d'ici lire leur dédicace.Parmi ceuxci, Marcel Dubé, Michel Vézina, François Barcelo et Alain Beaulieu.Le vendredi le 21 novembre à 16h, à l'Agora.\u203a Au Carrefour Desjardins, on discutera de l'impact de la révolution sexuelle sur l'amour (avec entre autres Maxime-Olivier Moutier).Le samedi 22 novembre à 20h.\u203a Pour les amateurs de BD, le Salon du livre propose une rencontre dynamique.Jean Fugère tentera de tirer les vers du nez de plusieurs créateurs dont Delaf et Dubuc (Les nombrils), Paul Rabagliati, Philippe Graton et autres dessinateurs inspirés et inspirants.On y rencontrera également un spécialiste de l'oeuvre de Hergé, Étienne Pollet, lui-même petitfils de Louis Casterman.Le mercredi 19 novembre à 19h30, à la Grande Place.À SURVEILLER Activités jeunesse PHOTO SPECTRA ANIMATION Le chat Binou et son amie, la souris Toupie.PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE Les bédéistes Delaf et Dubuc.DE LA LITTÉRATURE nos difficultés, de nos problèmes et de nos échecs, alors qu'il y a là une réussite évidente.Nous ne faisons pas pitié.» Hors du jardin d'Eden Dans le cadre du Salon du livre, François Barceloparticiperad'ailleurs à l'activité Livres comme l'air, qui soulignera la Journée internationale des écrivains emprisonnés.Dix auteurs - dont Marcel Dubé et Louise Portal - y seront jumelés à 10 écrivains incarcérés.«Quand on m'a proposé d'en être le porte-parole, j'ai dit oui avec beaucoup d'enthousiasme, dit François Barcelo.Si on regarde les écrivains qui sont dans des situations abominables comme c'est le cas de ces écrivains auxquels nous sommes jumelés, nous ne pouvons que nous sentir privilégiés.Oui, nous pouvons envier J.K.Rowlings parce qu'elle est la femme la plus riche d'Angleterre, mais nous devons aussi réaliser que nous avons ici un sort extrêmement enviable.Certes, il faut plusieurs années avant de pouvoir vivre de sa plume, mais il faut tout simplement savoir persévérer.Ce n'est pas comme de prendre 20 ans de prison pour avoir écrit sur un blogue.» François Barcelo affirme également ressentir beaucoup de fierté en tant qu'écrivain.«On le ne croirait pas mais les auteurs se classent très haut dans la considération publique, insiste-t-il.On pense à tort que les écrivains sont méprisés ici.Or c'est le contraire.Nous avons donc un certain devoir.Je suis particulièrement touché par Sayed Perwiz Kambakhsh, un jeune Afghan condamné à mort parce qu'il est le frère d'un auteur.On parle de l'Afghanistan, ce pays où nous avons instauré la démocratie! Bien sûr, l'idéal serait de louer un hélicoptère et d'aller faire une guérilla sur place.Mais nous pouvons aussi prendre conscience du problème.Une pétition manuscrite, signée, peut avoir un certain poids.Nous avons jusqu'à présent 8000 signatures.Il y en aura peut-être 20 000, un jour\u2026» Livres comme l'air-Le samedi 21 novembre à 16hà l'Agora LES INVITÉSD'HONNEUR > Jean-François Beauchemin > Philippe Beha > Christiane Duchesne > Philippe Graton > Jacques Lacoursière > Pierre Lespérance > Scholastique Mukasonga > Mohamed Salmawy PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE LECTURES SALON DU LIVRE DEMONTRÉAL LOUIS-BERNARD ROBITAILLE COLLABORATION SPÉCIALE PARIS \u2014 Quand on la rencontre, déjà active et affairée dans son appartement de la rue de Bourgogne, à Paris, jamais on ne donnerait à Benoîte Groult les 88 ans qu'elle affiche en toute tranquillité: «Je suis née en 1920», proclame-t-elle dès les premières lignes de Mon évasion, cette autobiographie «définitive» qui reprend pour une grosse moitié le livre de souvenirs qu'elle avait publié en 1997.Elle a renoncé à sa chère Irlande, où elle passait ses étés avec Paul Guimard, son compagnon pendant 54 ans, qui est mort en 2004.Elle a donc vendu la petite maison de Waterville, à l'extrémité ouest de l'île.Mais elle continue de se partager entre la Bretagne et Hyères, en Méditerranée, où elle a deux maisons bricolées.Et Paris, avec ce joli petit appartement de deux étages aménagé dans les communs (jadis pour cochers) d'un bel immeuble classé.De monter deux étages ne dérange pas trop Benoîte Groult qui, d'ailleurs, continue d'utiliser son vélo pour aller voir Grasset, son éditeur.Elle est donc toujours en mouvement, à gauche et à droite.Et, la question du prix Femina réglée, elle se dispose à revenir une fois de plus à Montréal, à l'occasion du Salon du livre.Entre-temps, depuis la sortie de son livre, elle aura couru tous les studios de radio et de télévision.Elle a fait une apparition remarquée à On n'est pas couchés, le talk-show du samedi soir animé par Laurent Ruquier, où il convient d'avoir de la répartie face à des remarques souvent crues ou agressives.Les ventes ont suivi.Son dernier livre, La touche étoile - un récit-essai sur le droit de choisir sa mort - avait été un inattendu et formidable succès de librairie, avec des centaines de milliers d'exemplaires vendus.Mon évasion est peut-être parti pour se vendre autant.Après trois semaines, il s'en vendait 5000 par jour.Et la suite?«Vous plaisantez! dit-elle sans l'ombre d'un regret.C'est mon dernier livre: je n'en écrirai plus.C'est bien trop fatigant, à mon âge.D'autant plus que j'avais l'habitude d'écrire la nuit\u2026» Son projet , beaucoup plus modeste : acheter finalement un ordinateur, apprendre à l'utiliser et s'abonner à l'internet.«J'ai fini par avoir un téléphone portable par la force des choses, explique-t-elle.Mais, bien sûr, je ne sais pas comment envoyer un texto, le seul moyen de communication que connaissent mes petites-filles.Et quand j'envoie un article à un journal, j'en suis encore à utiliser des ciseaux et de la colle pour obtenir la version définitive\u2026» Cette autobiographie, c 'est donc pour elle la touche finale, en somme.La famille d'abord Retour sur une vie hors du commun, par bien des aspects.La famille, d'abord.Celle qui allait faire du féminisme le grand combat de sa vie est née dans un milieu à la fois privilégié, très cultivé et traditionnel des beaux quartiers parisiens.Sa mère, Nicole, soeur du célèbre couturier Paul Poiret, était elle-même une créatrice de mode reconnue, une grande mondaine qui recevait les sommités littéraires et culturelles dans son salon.Également une grande amoureuse, qui eut des amants - et des amantes, telle Marie Laurencin.«À cette époque, les femmes n'avaient strictement aucun droit, dit aujourd'hui Benoîte Groult, mais ma mère se fichait complètement de la politique.Elle séduisait, virevoltait, menait les affaires à la maison.Elle incarnait à la perfection ce que pouvait être à l'époque une maîtresse femme, une grande séductrice.Pour moi, c'était un modèle accablant, car je n'avais aucune disposition pour jouer les grandes mondaines et aucun goût pour la mode.Contrairement à ma soeur, Flora, plus délurée, j'étais une petite fille modèle et studieuse.Une jeune fille rangée à une époque qui était encore la prolongation du XIXe siècle.» Il lui faudra un premier mariage tragique (mort du mari après six mois), un second, raté, avec un journaliste macho, plusieurs avortements clandestins plutôt atroces, la rencontre avec le journaliste-écrivain Paul Guimard, avec qui elle conclura un «pacte» de liberté réciproque, pour se découvrir féministe, dans les lendemains de mai 68.Elle se souvient de ce qui semble surgir de la préhistoire.À 25 ans, elle est prof de lettres et elle gagne sa vie: «Mais je n'avais pas droit de vote.Ni celui d'ouvrir un compte bancaire sans l'autorisation de mon mari.» De Gaulle donnera le droit de vote aux femmes en 1945.Pour la place des femmes en politique, c'est une autre affaire: «Il y avait 6% de femmes au Parlement en 1980, 18% aujourd'hui : c'est peut-être un progrès, mais la France reste la honte de l'Europe.À cause de la Loi sur la parité, il y a des femmes dans les conseils municipaux, mais pratiquement aucune maire de grande ville.» Benoîte Groult, qui aura vécu sa jeunesse comme au XIXe siècle, puis aura été aux avant-postes du féminisme dans les années 70 et 80, aura également eu le temps de voir le féminisme organisé mourir de sa belle mort en France.«Il n'y a pratiquement plus aucun mouvement féministe survivant aujourd'hui, constatet- elle.J'ai des filles et des petites- filles : toutes, bien entendu, profitent largement des droits que nous avons conquis en matière de contraception et d'avortement, et le reste, mais elles sont convaincues, comme la plupart des jeunes femmes d'aujourd'hui, que c'est tombé du ciel.Plus aucune femme aujourd'hui ne se dit féministe.Et quand j'insiste pour dire que je le suis restée, on me prend pour une malade\u2026Et pourtant, il y a encore des combats à mener pour la représentation des femmes en politique.Et une vigilance à observer face à tous ceux qui, insidieusement, prônent le retour (temporaire) des femmes au foyer, lorsqu'elles ont de jeunes enfants\u2026» MONÉVASION Benoîte Groult Grasset, 320 pages, 29,95$ L'auteure sera au Salon du livre de mercredi à samedi.ENTREVUE / Benoîte Groult La touche finale PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Depuis son dernier passage au Québec en 2006, Benoîte Groult est restée tout aussi active et affairée, si bien que personne ne lui donnerait les 88 ans qu'elle affiche en toute tranquillité.Alerte à 88 ans, Benoîte Groult vient de réécrire son autobiographie, qui sera son «dernier livre ».Nous l'avons rencontrée à Paris avant sa venue au Salon du livre de Montréal.«Plus aucune femme aujourd'hui ne se dit féministe.Et quand j'insiste pour dire que je le suis restée, on me prend pour une malade\u2026» LE PRIX ANEL-AQPF Afin de promouvoir la littérature québécoise auprès des professeurs de français et, par eux, chez leurs élèves, l'Association nationale des éditeurs de livres et l'Association québécoise des professeurs de français ont créé le prix ANELAQPF.Les premiers lauréats ont été annoncés au cours du congrès de l'AQPF, la semaine dernière à Trois-Rivières.Il s'agit du poète d'origine sénégalaise Yves Alavo pour Bleu de lune et soleil d'or, publié chez Christian Feuillette; de Michel Lefebvre pour On va gagner ! (nouvelle littéraire), aux Herbes rouges; de Francine Ouellette pour son roman Fleur de lys, chez Libre Expression.Dans la catégorie jeunesse : Marjolaine Bouchard pour Les jeux de la mouche et du hasard, publié chez Hurtubise HMH.Les lauréats reçoivent une bourse de 500$ et leurs éditeurs, une remise de 1000$ à l'imprimerie Marquis.DEUXMOTS\u2026 Les finalistes au Prix des collégiens sont Champagne de Monique Proulx (Boréal); J'ai l'angoisse légère de Francine Noël (Leméac); Le ciel de Bay City de Catherine Mavrikakis (Héliotrope); Mégot, mégot, petite mitaine de Johanne Alice Côté (Triptyque); et Un enfant à ma porte de Ying Chen (Boréal)\u2026 Écrivain en résidence à la bibliothèque d'Ahuntsic (10300, rue Lajeunesse), Carole David lira des extraits du roman L'île de la Merci d'Élise Turcotte, mercredi à 19h30.SOURCES : BAnQ, ANEL, Prix littéraires des Collégiens ; Arrondissement Ahuntsic-Cartierville.AU PIED DE LA LETTRE DANIEL LEMAY COLLOQUE THÉRIAULT Pendant quesepoursuitàla Grande Bibliothèque (jusqu'au 18 janvier 2009) l'exposition Yves Thériault - Le pari de l'écriture, l'équipe du commissaire Renald Bérubé propose, demain et mardi au Centre d'archives de Montréal (535, avenue Viger Est), un colloque sur le prolifique auteur d'Agaguk.Sous la direction de Francis Langevin, de l'Université de Groningue (Pays- Bas), le colloque Yves Thériault - Écriture et imaginaire d'un conteur réunit des spécialistes de trois continents qui se pencheront tour à tour sur les oeuvres phare, la notion d'identité, les archives et la place de Thériault dans l'institution littéraire québécoise (programme complet www.crilcq.org/colloques).Yves Thériault PHOTO ARCHIVES, LA PRESSE 3583767A LECTURES SALONDULIVRE DEMONTREAL PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Avec une pointed'envie, Daniel Sernine notequedans lemondeanglo-saxon, moins cartesien, la science-fiction litteraire susciteplus d'engouement.MATHIEU PERREAULT Il a fallu plus de deux decennies pour qu'une suite a cette premiere histoire soit publiee.Les archipels du temps, paru en 2005, et Les ecueils du temps, sorti cet automne, ont porte a plus de 1500 pages l'intrigue spatio-temporelle alambiquee qu'a imaginee l'auteur quebecois de 52 ans.La trilogie s'appelle maintenant La suite du temps.Pourquoi avoir attendu 25 ans pour clore la saga?Tout simplement parce que le premier editeur a ferme, repond Daniel Sernine, en entrevue dans les bureaux de la revue de litterature jeunesse Lurelu, qu'il dirige, rue Saint-Denis.Entre 1983 et 1997, il n'y a pas eu de debouches pour la science-fiction adulte dans l'edition quebecoise.Il a fallu que j'attende la creation des editions Alire pour relancer le projet.J'ai toujours eu l'idee d'un deuxieme tome, mais il a fallu que j'en ecrive des chapitres sous forme de nouvelles au fil des annees.On a d'abord fait une reedition des Meandres du temps.Je m'attendais a beaucoup de reecriture, mais finalement la premiere edition tenait bien le coup.A cause de ses obligations a Lurelu, qu'il dirige depuis 15 ans, M.Sernine n'a pas pu travailler aussi vite qu'il l'aurait souhaite sur la trilogie.Il est loin le temps ou je disais qu'une journee sans ecriture est une journee perdue, blague-t-il.Dans la premiere moitie des annees 80, il a publie une quinzaine de titres, pres de la moitie de sa production totale.Par la suite, il a du se cantonner dans la science-fiction pour adolescents, notamment la serie Argus avec son pilote intergalactique montrealais.C'est beaucoup plus facile d'ecrire de la science-fiction jeunesse, explique M.Sernine, qui utilise, depuis ses premiers pas en science-fiction, un pseudonyme.Le temps occupe une place privilegiee dans l'oeuvre de Daniel Sernine, qui a un baccalaureat en histoire et une maitrise en bibliotheconomie.Je pense qu'on a chacun ses passions.Moi, c'est la perception du temps, le desir de revenir changer les choses qu'on a faites de travers.Ca remonte a mon adolescence, entre 15 et 20 ans.J'avais une perception exacerbee du temps qui passe et amene des changements, de moments qu'on ne retrouvera pas.Et ca dure encore: je vois maintenant les enfants de mes amis, que j'ai vus bebes, devenir adultes.Ca fesse.C'est plus qu'une trace du temps qui passe.Ou encore revenir dans le quartier de mon enfance et voir des arbres murs alors qu'avant il n'y avait rien du tout.Tu peux toujours revenir dans un lieu ou tu a deja ete, mais pas dans le temps.Ce quartier de son enfance, c'est Cote-des-Neiges, coin Van Horne et Linton, ou sa mere etait femme au foyer et son pere inspecteur pour l'ancetre de la Societe canadienne d'hypotheques et de logement (son frere, qui travaille au fisc provincial, a en quelque sorte suivi les traces paternelles).La science-fiction, ca ne m'est pas venu de ma famille, dit M.Sernine.J'ai ete initie avec les series en noir et blanc de Radio-Canada, dans les annees 60.Et j'ai beaucoup lu Bob Morane.D'ailleurs, dans les 120 titres de la serie d'Henri Verne, il y a souvent des voyages dans le temps, notamment dans le premier, une histoire de chasseurs de dinosaures.J'ai aussi beaucoup lu la science-fiction de Fleuve noir.Ses influences litteraires sont toutefois plutot du cote de Philip Dick, William Gibson ou John Brunner, plutot que de Bob Morane.Meme s'il etablit une distinction nette entre la science-fiction dans les livres et au grand ecran, il cite volontiers comme inspiration certaines adaptations cinematographiques de romans de Dick.Le film Blade Runner a influence le decor et l'ambiance de mes romans.L'une des raisons de la faible popularite des livres de science-fiction, selon Daniel Sernine, est toutefois la popularite de certains films a grand deploiement.Les gens pensent que les livres sont simplistes, se limitent aussi a en mettre plein la vue.Alors qu'au contraire, la science-fiction litteraire est tres sophistiquee.Ca rebute d'ailleurs des lecteurs, a cause du vocabulaire et des concepts nouveaux.Avec une pointe d'envie, M.Sernine note que dans le monde anglo-saxon, moins cartesien, la sciencefiction litteraire suscite plus d'engouement.L'un de ses romans pour adolescents, L'arc-en-cercle, a incidemment souleve une idee similaire au black oil de la serie televisee The X-Files en 1995, avant meme que les agents Mulder et Scully n'y soient confrontes.L'epoque actuelle est mure pour un regain d'interet envers la science-fiction, croit l'auteur de La suite du temps.Comme beaucoup d'oeuvres de science-fiction, ses romans mettent en scene des gouvernements mondiaux ou alors des organisations secretes controlant la planete, voire l'univers entier (dans Argus, le sort du monde se joue a Montreal).Dans les periodes d'incertitude, on se refugie volontiers derriere l'ideal de stabilite d'un gouvernement mondial.Ou, alors, on voit tout sous un jour sombre, comme s'il y avait un complot secret qui nous menacait.Avec la montee des technologies de surveillance, qui entraine par exemple l'ecoute electronique du gouvernement americain, la science-fiction est d'actualite.LESECUEILSDUTEMPS Daniel Sernine, Alire, 562 pages, 16,95$ L'auteur sera au Salon du livre de mercredi a dimanche.ENTREVUE / Daniel Sernine Un veteran de la science-fiction quebecoise En 1983, Daniel Sernine a publie Les meandres du temps.Cette ambitieuse histoire de telepathie, de premonition et de chocs intergalactiques entre les civilisations terrienne et extra-terrestre a marque les amateurs de science-fiction quebecoise.Je pense qu'on a chacun ses passions.Moi, c'est la perception du temps, le desir de revenir changer les choses qu'on a faites de travers.Pour une deuxieme saison, Luck Mervil recoit chez lui.SAMEDI 19 H .Coup de coeur Nouvelle entree R Quebecois Un reseau de 24 librairies Service aux entreprises et aux institutions : 1 800 667-3628 RENAUD-BRAY.COM 1 LA TRAVERSEE DE LA VILLE .M.Tremblay R Roman Lemeac 2 LES REVES DE MON PERE .B.Obama Biographie Presses de la Cite 3 L'ART DE LA MEDITATION .M.Ricard Spiritualite Editions Nil 4 PARCE QU'ON A TOUS DE LA VISITE .R.Larrivee R Cuisine Ed.La Presse 5 LA LNH, UN REVE POSSIBLE L.Gelinas R Sports Hurtubise HMH 6 L'ANGE INTERIEUR C.Widener Spiritualite Le Dauphin Blanc 7 TERREUR A TRACADIE .K.Reichs Polar Laffont 8 KILO CARDIO I.Huot, J.Lavigueur R Sante Ed.de l'Homme 9 SEUL LE SILENCE .R.J.Ellory Polar Sonatines Editions 10 UN MONDE SANS FIN K.Follett Roman Laffont 11 LE DIXIEME CADEAU J.Johnson Roman Libre Expression 12 MILLENIUM, t.1 ., 2 ., 3 .S.Larsson Polar Actes Sud 13 METIER : INFILTRATEUR A.Caine Biographie Ed.de l'Homme 14 FASCINATION .S.Meyer Roman Hachette 15 DERRIERE L'ETAT DESMARAIS : POWER R.Philpot R Essai Les Intouchables 16 LES FILLES TOMBEES .M.Lachance R Roman Quebec Amerique 17 LES RECETTES PREFEREES DE MA FAMILLE C.Taillefer R Cuisine Ed.de l'Homme 18 LE CANADIEN .UN SIECLE DE HOCKEY A LA.A.Duchesne R Sports Ed.La Presse 19 L'AUDACE D'ESPERER .B.Obama Politique Presses de la Cite 20 GUIDE RESTOS VOIR 2009 Collectif Guide Quebec Amerique 21 AFFAIRE JENSON : L'ENGRENAGE A.Gravel R Sports Voix paralleles 22 L'ODE A LA JOIE A.B.Winter Roman Un monde different 23 RITOURNELLE DE LA FAIM .J.-M.G.Le Clezio Roman Gallimard 24 WARIWULF, LE PREMIER DES RAJA B.Perro R Science-fiction Les Intouchables 25 CONTRE VENTS ET MAREES P.Martin Biographie Fides 26 MEMOIRES D'UN QUARTIER, t.2 .Antoine L.Tremblay-D'Essiambre R Roman Guy Saint-Jean Ed.27 LA TRAVERSEE DU CONTINENT .M.Tremblay R Roman Lemeac 28 LE TRAVAIL DE L'HUITRE J.Barbe R Roman Lemeac PALMARES DES VENTES Du 3 au 9 novembre 2008 Cette semaine, nous avons vendu 21 006 titres differents.29 LES ILLUSTRES CANADIENS Collectif R Sports Fenn Ben6 30 LA SELECTION CHARTIER 2009 F.Chartier R Cuisine Ed.La Presse 31 MARIE-SOLEIL TOUGAS M.Begin R Biographie Ed.La Semaine 32 VIVRE AUTREMENT .M.Proulx R Sante Bayard 33 LES CHEVALIERS D'EMERAUDE, t.12 .Irianeth A.Robillard R Science-fiction Ed.de Mortagne 34 LE POUVOIR DU MOMENT PRESENT .E.Tolle Roman Lemeac 35 100 MEILLEURS VINSAMOINS DE 25 $, Ed.2009 J.Aubry R Cuisine Transcontinental 36 PROPOS SUR LA DIFFERENCE R.Drolet R Spiritualite Un monde different 37 CHERE LAURETTE, t.2 .A l'ecoute du temps M.David R Roman Hurtubise HMH 38 100 EXPRESSIONS A SAUVER B.Pivot Dictionnaire Albin Michel 39 QU'AI-JE DONC FAIT ?.J.D'Ormesson Roman Laffont 40 VOTRE GROSSESSE AU JOUR LE JOUR .L.Regan Maternite Hurtubise HMH 41 LA PROIE M.Ayotte R Biographie JCL 42 SIMPLE ET CHIC L.-F.Marcotte R Cuisine Flammarion Quebec 43 A QUI FERAIS-JE DE LA PEINE SI J'ETAIS.J.Salome Psychologie Ed.de l'Homme 44 QUE S'EST-IL VRAIMENT PASSE ?Collectif Histoire Reader's Digest 45 MAFIABOY M.Calce, C.Silverman Roman Les Intouchables 3587744A 224 pages 24,95 $ c Chick Rice Boreal www.editionsboreal.qc.ca suzuki LE GUIDE VERT Des moyens simples et peu couteux pour modifier nos habitudes et contribuer a retablir l'equilibre planetaire.Comprend de nombreux sites Internet et references adaptes au Quebec.Comment reduire votre empreinte ecologique 3587691A LECTURES Comment dire l'enthousiasme qui peut s'emparer de vous, en lisant un livre si atroce ?Voilà un monsieur qui vous raconte qu'il a deux fils handicapés majeurs! Deux! Sa femme et lui ont eu d'abord Mathieu, puis ils Où va-t-on?Le 19 mai 1845, le HMS Erebus et le HMS Terror (deux noms de mauvais augure) quittent l'Angleterre avec à bord 129 marins commandés par Sir John Franklin, un vétéran de l'exploration polaire.Leur mission: cartographier le mythique passage du Nord-Ouest qui devrait mener à l'Océan Pacifique et qui aurait assuré à l'Empire britannique la domination totale des mers.Les deux navires sont aperçus pour la dernière fois par des baleiniers à la fin du mois de juillet, alors qu'ils font route en direction du détroit de Lancaster.Après ça, le mystère demeure entier : nul n'a jamais revu les navires et les membres de cette expédition.Dans Terreur, formidable roman d'aventures, qui allie saga historique et récit de terreur fantastique, Dan Simmons, qui s'est longuement documenté sur le sujet, nous raconte à sa manière les événements tragiques de cette entreprise insensée.Dès les premières lignes, il accroche notre intérêt pour nous plonger dans 700 pages d'un cauchemar hallucinant, une descente aux enfers dans les glaces polaires dont chaque épisode ajoute une note d'horreur supplémentaire.Par orgueil, obstination et incompétence, Franklin mène l 'expédition au désastre: les deux navires sont paralysés par les glaces.Prisonniers dans leurs vaisseaux mal chauffés envahis par les rats, les marins doivent affronter des froids de - 50 degrés, avec des vents terribles.Au début, ils s'organisent tant bien que mal, en attendant la fonte des glaces, mais très vite les choses se gâtent.Un créature monstrueuse surgie des glaces s'attaque aux membres de l'équipage qu'elle élimine un à un de manière atroce.Quand Franklin lui-même est tué par ce wendigo, le commandement revient à son second, Francis Crozier, à qui incombe désormais la reponsabilité de sauver l'expédition.Aux prises avec une mutinerie, une nourriture avariée, des conditions de vie inhumaines - Simmons ne nous épargne aucun détail de cette (sur)vie misérable - et des réserves de charbon insuffisantes, Crozier prend la décision de quitter les navires.Mais tracter de lourds traîneaux sur un terrain accidenté, par des froids extrêmes, alors que les hommes sont épuisés mentalement et physiquement, que la mort rôde, devient une mission impossible.Et comme si la coupe n'était pas pleine, certains succombent au cannibalisme.Seule lueur d'espoir : la rencontre avec les Inuits, le Vrai Peuple, et Lady Silence, une jeune femme à la langue coupée, qui semble communiquer psychiquement avec le monstre des glaces.Dans la réalité, on sait qu'il n'y eut pas de survivants.Dan Simmons a plutôt opté pour un dénouement mystique que chaque lecteur appréciera à sa juste valeur.Terreur est une oeuvre puissante qui vous prend aux tripes ! Cette effroyable odyssée dans les glaces, aux ambiances gothiques (on y évoque Edgar Allan Poe) restera longtemps imprégnée dans votre mémoire de lecteur médusé.- Norbert Spehner, collaboration spéciale Terreur Dan Simmons Robert Laffont, 702 pages, 36,95$ HHHH Terreur dans l'Arctique LITTÉRATURE FRANÇAISE LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE ont essayé de faire un autre enfant, sur les conseils d'un type.On trouve toujours un imbécile, sans chercher longtemps.Deuxième enfant: Thomas.Handicapé majeur.Extrait : «Ma fille Marie a raconté à ses camarades d'école qu'elle avait deux frères handicapés.Elles n'ont pas voulu la croire.Elles lui ont dit que ce n'était pas vrai, qu'elle se vantait.» Voilà, tout est dit sur la manière dont ce livre est écrit, sur la drôlerie de cette épouvantable histoire d'une vie fichue - de trois vies fichues - quatre avec celle de la mère (dont on parle très peu dans ces pages adressées surtout aux deux enfants).On se prend, en lisant, à espérer que les deux handicapés, à force de soins, vont « s'améliorer ».Pensezvous.Personne n'a pitié de nous, pauvres lecteurs.Les enfants empirent, oui, ils restent handicapés moteurs et mentaux, voilà tout.Depuis toujours, et pour toujours.Leur père les nourrit, les balade en automobile - Thomas, 10 ans, répète: Où on va, papa?À la centième fois, on abandonne.Surtout, leur père les regarde, c'est là son génie, il les regarde et il leur parle.Il se demande: «La nature m'a donné le rôle-titre du père admirable.Est-ce que j'ai le physique du rôle?Est-ce que je vais être admirable?Je vais faire pleurer ou je vais faire rire?» Il fait rire.Parce qu'il n'arrête pas de rire de lui, de rire des enfants, de rire de tous ceux qui les approchent, de rire de tout.Le livre qu'il écrit à l'intention de Mathieu et de Thomas est parsemé de bonnes blagues et d'humour féroce.Comment ne serait-il pas féroce ! Une blague, en passant, pour donner le ton?«Chaque seconde, sur Terre, une femme met un enfant au monde.Il faut absolument la retrouver et lui dire qu'elle arrête.» Alors, qui es-tu donc, papa?Certains se rappelleront qu'un certain Jean-Louis Fournier, réalisateur et écrivain, collaborait avec l'humoriste le plus vache du siècle, Pierre Desproges.Et la foule des lecteurs intelligents écrit à Fournier pour le féliciter de ne pas être tombé dans le témoignage larmoyant adressé à «Madame la niaiseuse apitoyée ».Et puis, voilà-t-il pas qu'on vient de donner le Fémina à ce livre! Où on va, mesdames et messieurs les jurés, si vous couronnez l'esprit et la politesse du désespoir dont chacun sait que c'est l'humour ?- Jacques Folch-Ribas, Collaboration spéciale Oùon va, papa?Jean-Louis Fournier Stock, 156 pages, 24,95$ HHHH Participez au 26e concours LE PRIX DU GRAND PUBLIC Salon du livre de Montréal / La Presse et votez pour le plus apprécié des best-sellers de l'année, volet Littéraire.Vous pouvez gagner un des quatre chèques-cadeaux d'une valeur de 250 $ offerts par le Salon, en choisissant le livre d'un auteur québécois parmi les meilleures ventes de la dernière année, telles que recensées par l'Association des libraires du Québec.L'auteur du livre le plus populaire dans sa catégorie recevra une bourse de 2000 $ offerte par La Presse, ainsi qu'une oeuvre de l'artiste verrier Denis Gagnon, remises le lundi 24 novembre.Les noms des gagnants des chèques-cadeaux seront dévoilés à ce moment et publiés dans La Presse.Faites votre choix parmi les titres suivants.Indiquez celui-ci sur le coupon-réponse et échangez votre bulletin aux guichets du Salon du livre de Montréal contre une entrée à mi-tarif, soit 4 $, le mercredi 19 ou le jeudi 20 novembre, de 9 h à 20 h, à la Place Bonaventure.Le prix du Grand public 2008 Faites votre choix Écrire en lettres majuscules Nom : Prénom : Adresse : Ville: Code postal : Téléphone (rés.): Téléphone (trav.) : Mon choix se porte sur le no : Titre : Déposez ce bulletin déjà complété au guichet du Salon du livre de Montréal et obtenez une entrée à mi-tarif, soit 4 $, le mercredi 19 ou le jeudi 20, de 9 h à 20 h, à la Place Bonaventure.Les fac-similés faits à la main sont acceptés.Les règlements du concours sont disponibles au Salon du livre de Montréal.1.Vandal Love ou perdus en Amérique - D.Y.Béchard - Québec Amérique 2.Silence de mort - Chrystine Brouillet - La courte échelle 3.Le Chemin des brumes - Jacques Côté - Alire 4.Le Journal d'Aurélie Laflamme : Le monde à l'envers - India Desjardins Les Intouchables 5.Gin tonic et concombre - Rafaële Germain - Libre Expression 6.Sans rien ni personne - Marie Laberge - Boréal 7.Champagne - Monique Proulx - Boréal 8.Ange : Sicarius - Anne Robillard - Michel Brûlé 9.Les Chevaliers d'Émeraude : La justice céleste - Anne Robillard Éditions de Mortagne 10.Le Vide : Vivre au max - Patrick Senécal - Alire 11.La Traversée du continent - Michel Tremblay - Leméac Le prix du GRAND PUBLIC 2008 Volet LITTÉRAIRE LITTÉRAIRE 3590558A 800, rue de la Gauchetière Ouest, Montréal Présidente d'honneur : Mireille Deyglun Invités d'honneur : François Barcelo Jean-François Beauchemin Philippe Beha Christiane Duchesne Philippe Graton Jacques Lacoursière Pierre Lespérance Scholastique Mukasonga Mohamed Salmawy Admission générale : 8 $ Admission générale via Internet : 6 $ Ainés (60 ans) : 5 $ Passeport (photo requise) : 10 $ Programmation complète sur salondulivredemontreal.com Heures d'ouverture mercredi : 9h à 21h jeudi : 9h à 21h vendredi : 9h à 22h samedi : 9h à 21h dimanche : 9h à 19h lundi : 9h à 16h Matinées scolaires mercredi, jeudi et lundi : 9h à 15h 3582515A LECTURES BIBLIO LE GUIDE DES 100 POLARS INCONTOURNABLES HÉLÈNE AMALRIC LIBRIO 110 PAGES, 5.95$ HHH Grande amatrice de romans policiers, Hélène Amalric a longtemps été directrice littéraire des Éditions du Masque.Avec Le Guide des 100 polars incontournables, elle nous propose une sélection très personnelle de romans policiers dignes de figurer dans la bibliothèque de l'amateur éclairé.Les titres sont présentés par ordre chronologique, en commençant comme il se doit au XIXe siècle, avec une nouvelle policière d'Edgar Allan Poe et en terminant avec la série Millénium, de Stieg Larsson.Chaque titre retenu est accompagné d'une brève notice biographique, d'un bref résumé de l'intrigue et d'un mini-extrait dont on ne voit pas trop la pertinence.Le but d'Amalric est de nous proposer «un panorama qui reflète l'évolution du genre et ses multiples facettes » avec le roman d'énigme, le roman noir, le suspense, le thriller, voire le roman d'espionnage.Établir une telle liste est toujours un exercice périlleux, avec parfois des résultats mitigés.La majorité de ces polars sont effectivement « incontournables», mais on ne peut s'empêcher de s'interroger sur certains choix.Par exemple, pourquoi Shutter Island, le moins réussi des polars de Dennis Lehane, plutôt que Mystic River, scandaleusement absent?Pourquoi avoir sélectionné L'homme à l'envers, un polar très mineur de Fred Vargas ?Si on ne peut qu'approuver le choix de L'espion qui venait du froid de John Le Carré, on peut cependant déplorer l'absence de Légendes ou de La Compagnie, deux chefs-d'oeuvre de Robert Littell.Bref, un guide utile, mais à prendre avec un grain de sel et une bonne dose d'esprit critique.- Norbert Spehner, collaboration spéciale LES MOTS TREMBLENT YVES PRÉFONTAINE L'HEXAGONE 96 PAGES, 14.95$ HHHH Yves Préfontaine publie, depuis Boréal en 1957, une poésie ouverte sur de vastes horizons.Dans une quête qui répète aux «grands vents» que Les Mots tremblent, la poésie d'Yves Préfontaine tient sa promesse entre le chant et le silence.Déployée, elle prend l'air du large.Épurée, elle plonge dans une introspection sans concession.Pour Préfontaine, le poète est un être qui, Parole tenue, incarne la conscience de son époque.Cet engagement habite un territoire qui dans ce dernier recueil englobe la terre entière: «Mythes, fables, narrations sacrées de la poussière planétaire que j'habite malgré moi \u2026» écrit Préfontaine.Il partage ses réflexions «comme l'écho trouble/de l'Autre emmêlé d'un moi qui vient de fuir soudain vers l'au-delà de soi.».Il faut lire ce poète pour sa constante préoccupation des états du monde dont la poésie se fait le miroir et l'oracle.Ici, les mots sont au coeur du sujet, à dire l'essentiel malgré l'effritement du sens.«Nous te voyons immensément naître, immensément mourir », avance celui qui depuis 50 ans , nomme notre réalité jusqu'aux confins de l'universel.Cette poésie nous invite au voyage: «Oui - les mots tremblent./Ils n'ont pas fini de trembler.» Dans ses questionnements graves sur l'expérience humaine et « la stupéfiante mort de l'avenir », Yves Préfontaine doute, mais garde espoir, sachant que veille « le germe sous la glace».Les mots tremblent est un recueil d'une grande intensité, son «étrangeté» lumineuse comme «un sombre éclat persiste».- Claude Beausoleil, collaboration spéciale QUÉBEC ET SES PHOTOGRAPHES 1850-1908 MARIO BÉLAND MUSÉE NATIONAL DES BEAUX-ARTS DU QUÉBEC 264 PAGES, 49,95$ HHH 1/2 Après les festivités, les grands spectacles et les expositions, parmi les résultats tangibles du 400e anniversaire de la ville de Québec, restera ce magnifique catalogue montrant la capitale et ses gens depuis les débuts de la photographie jusqu'au tricentenaire en 1908.La publication comprend 375 images, issues d'une collection de plus de 3000 réalisées par plus de 200 photographes, offertes au Musée en 2006.L'ensemble s'avère d'une grande valeur documentaire.Sans refaire l'histoire de la photographie, l'album permet d'entrevoir diverses techniques de prise d'images qui vont des daguerréotypes (positif sur métal argenté) aux oeuvres du célèbre William Notman, en passant par de rares images de nuit.Ainsi, on peut voir Québec évoluer durant les quatre saisons et sur une période de plus de 50 ans: avant et après la construction du Château Frontenac; lors de la réalisation des premières photos «coloriées»; en présence de personnages qui ont marqué son histoire ; au vu des us et coutumes de l'époque et des nombreux changements apportés à son patrimoine bâti.Grandement constituée de portraits, individuels ou de groupe, la collection Beauregard donne à voir de nombreux habitants de Québec, des inconnus, bien souvent, ce qui ajoute un supplément d'âme à l'ensemble.Quiconque a arpenté, un tant soit peu, les rues de Québec sera surpris et ravi par cet album qui rend tout à fait justice à la belle capitale.- Mario Cloutier 3597553A LECTURES DANIEL LEMAY Dans la république du Plateau, coin Rachel et Saint-Denis, la proximité des gens de lettres est chose acquise mais, dans la montagne de Lanaudière, il en va autrement.La coïncidence - quelles sont les chances, statistiquement?- m'a sauté aux yeux, l'autre jour à la lecture du communiqué: deux des finalistes aux prix du Gouverneur général sont des voisins.Mes voisins.Des «voisins de paroisse », comme disait mon père, mais qui ne se connaissent pas.Je ne les connaissais pas non plus\u2026 Jean-Pierre Trépanier, mon voisin de Rawdon, a exercé plusieurs métiers, dont tailleur de pierres en Belgique (c'est Obélix qui livrait\u2026).Le chômage l'a conduit en prison (comme employé) où il s'est retrouvé bibliothécaire, lui, grand lecteur des classiques.Peintre à ses heures - il pourrait en vivre, ses murs en témoignent -, Jean-Pierre Trépanier a écrit son premier roman à 50 ans: Le sauvage blanc (JCL, 2004), inspiré de la vie de Pierre-Esprit Radisson, alias Oningha.Six ans plus tard, loin du milieu littéraire dont il ne connaît rien, il savoure discrètement le cheminement de son deuxième roman, Colomia, publié aux Éditions du Sémaphore, une petite maison montréalaise.Colomia est de la liste finale des «G.G.» avec deux vedettes du Boréal, Marie-Claire Blais (Naissance de Rebecca à l'ère des tourments) et Monique Proulx (Champagne), de même que Jean- François Beauchemin (Ceci est mon corps, Québec-Amérique) et Guillaume Corbeil (L'art de la fugue, L'Instant même).«Jamais peut-être n'aura-t-on franchi le mur d'une prison avec une telle lucidité et une telle compassion », dit de Colomia le jury du Conseil des arts du Canada qui administre les prix littéraires du Gouverneur général.«Honoré d'être en si bonne compagnie », Jean-Pierre Trépanier ne se cache pas pour autant derrière une fausse modestie: «Colomia - j'ai choisi ce nom parce qu'il sonnait doux - est un bon petit livre où il est davantage question de réhabilitation que d'incarcération.»Mais le chemin de la réhabilitation est plein d'embûches, comme le constate Colomia\u2026 et son créateur, devenu agent de programmes sociaux dans un pénitencier à sécurité minimum.«Votrehérosestuncriminel lettré.De l'extérieur, on aurait tendance à croire que la lecture, en dedans, est une activité importante\u2026 Les détenus ne lisent pas plus, ni moins, que les gens dehors : ceux qui lisaient continuent de lire et ceux qui regardaient la télé ne changent pas non plus.Par contre, les détenus écrivent plus de lettres, car l'accès au téléphone est limité et il n'y a pas d'internet.» Écrits, dits ou lus, les mots participent au défi unique de Colomia: «faire face».Le nouveau défi de Jean-Pierre Trépanier: terminer ce polar dont il a déjà écrit 135 pages.La voisine Pour sa part, Louise Warren a quitté la ville pour Saint- Alphonse-Rodriguez (adjacent à Rawdon, à l'est), un village connu d'abord pour la boucherie-charcuterie du Belge Pierre Staner.Mme Warren habiteàdeuxpas, sur la rive d'un lac où elle se consacre à son oeuvre de poète et d'essayiste, commencée il y a 25 ans avec le recueil L'amant gris (Triptyque).Je l'ai rencontrée au campus de L'Assomption du Collège régional de Lanaudière où enseigne sonmari.L'amphithéâtre était plein pour cette conférence sur son livre Objets du monde - archives du vivant, deuxième oeuvre d'une trilogie dont le dernier volet, La forme et le deuil - archives du lac, est finaliste dans la catégorie Études et essais des «G.G.».«J'ai été finaliste en 2002, en poésie, pour La lumière, l'arbre le trait », nous dira cette ancienne drop-out du secondaire, qui s'est retrouvée chargée de cours de littérature jeunesse à l'UQAM, puis à Mc Gill.«J'avoue que le fait que mes pairs aient remarquéma prose poétique m'a un peu surprise.» Mme Warren note par ailleurs que les finalistes de cette année sont d'horizons et de styles très différents.À côté du récit de l'ancienne journaliste Adèle Lauzon (Pas si tranquille, Boréal), on retrouve les carnets de l'écrivain André Major (L'esprit vagabond, Boréal), puis deux livres d'universitaires: Partita pour Glenn Gould (PUM) du philosophe Georges Leroux et Hors-temps - Poétique de la post-histoire (VLB Éditeur) de Pierre Ouellet, déjà lauréat d'un «G.G.» en 2006.Dans La forme et le deuil, qui propose des textes de thématiques et de formes variées (de quatre mots à 20 pages), l'art occupe la place centrale, parce que dépositaire ultime de la forme, base de toute la réflexion de Louise Warren: «On devient ce que l'on regarde tant on en est imprégné», lit-on dans le chapitre intitulé L'invention du regard.Ainsi défilent des artistes que l'auteure a rencontrés dans ses nombreux voyages; leurs oeuvres - denses, difficiles, comme cette lectrice de Merleau-Ponty dit les aimer -, que l'on ne verra jamais ici, nous parviennent «reformées» dans les mots: «J'ai cette habileté de faire parler une oeuvre.» Cettemême habiletémène Louise Warren à transcender l'ordinaire des formes les plus quotidiennes: une urne funéraire, des traces de patin sur le lac.«Le rapport à l'extraordinaire est essentiel dans la démarche et le discours de l'artiste.» Les lauréats des prix littéraires du Gouverneur général seront annoncés mardi.EN ROUTE VERS LES PRIX DU GOUVERNEUR GÉNÉRAL Entre Rawdon et Saint-Alphonse.PHOTO SUZON HISSEL, FOURNIE PAR LA MAISON D'ÉDITION Jean-Pierre Trépanier, 56 ans, est en lice pour un prix du Gouverneur général avec son deuxième roman, Colomia, publié aux Éditions du Sémaphore, une petitemaison montréalaise.PHOTO RICHARD GRAVEL.FOURNIE PAR LA MAISON D'ÉDITION Louise Warren, qui habite sur la rive d'un lac à Saint-Alphonse-Rodriguez où elle se consacre à son oeuvre de poète et d'essayiste, se retrouve en nomination pour une deuxième fois.ROMANS ET NOUVELLES > Ceci est mon corps de Jean-François Beauchemin (Québec Amérique) > Naissance de Rebecca à l'ère des tourments de Marie- Claire Blais (Boréal) > L'art de la fugue de Guillaume Corbeil (L'instant même) > Champagne de Monique Proulx (Boréal) > Colomia de Jean-Pierre Trépanier (Sémaphore) POÉSIE > Le rosier incendiaire de Steve Auger (Le Sabord) > Nous aurons tout vécu de François Charron (Écrits des Forges) > Morceaux de tempête de Henri Chassé (Écrits des Forges) > La lenteur du monde de Michel Pleau (Éditions David) > Du vertige et de l'espoir : carnets africains de Michel A.Thérien (Éditions David) THÉÂTRE > La vie continue de Yvan Bienvenue (Dramaturge Éditeurs) > Serial Killer et autres pièces courtes de Carole Fréchette (Leméac) > Omaha Beach de Catherine Mavrikakis (Héliotrope) > Le soleil ni la mort ne peuvent se regarder en face de Wajdi Mouawad (Leméac) > La liste de Jennifer Tremblay (Éditions de la Bagnole) ÉTUDES ET ESSAIS > Pas si tranquille d'Adèle Lauzon (Boréal) > Partita pour Glenn Gould: musique et forme de vie de Georges Leroux (PUM) > L'esprit vagabond d'André Major (Boréal) > Hors-temps: poétique de la posthistoire de Pierre Ouellet (VLBÉditeur) > La forme et le deuil: archives du lac de Louise Warren (L'Hexagone) LITTÉRATURE JEUNESSE > Trente-neuf de Camille Bouchard (Boréal) > Les trois lieues de Sylvie Desrosiers (La Courte échelle) > Ophélie de Charlotte Gingras (La Courte échelle) > Sales crapauds de François Gravel (Québec Amérique) > Fred Poulet enquête sur une chaussette de Carole Tremblay (Dominique et compagnie) ILLUSTRATIONS JEUNESSE > Philippe Béha pour Les pays inventés d'Henriette Major (HurtubiseHMH) > Stéphane Jorisch pour Un cadeau pour Sophie de Gilles Vigneault (La Montagne secrète) > Marie Lafrance pour Le sorcier amoureux de Mireille Levert (Dominique et compagnie) > Caroline Merola pour Quand le chat est parti (La Courte échelle) > Janice Nadeau pour Ma meilleure amie de Gilles Tibo (Québec Amérique) LES FINALISTES DE LANGUE FRANÇAISE À deux jours de la remise des prix littéraires du Gouverneur général, mardi à Montréal, Daniel Lemay a rencontré deux des finalistes : des voisins de Lanaudière\u2026 «Colomia - j'ai choisi ce nom parce qu'il sonnait doux - est un bon petit livre où il est davantage question de réhabilitation que d'incarcération.» essai · 280 pages · 27,95 $ Jean-François LISÉE Pour une Gauche efficace Un essai qui sort des sentiers battus pour réconcilier les valeurs de la gauche avec les impératifs de l'économie.www.editionsboreal.qc.ca Boréal www.editionsfides.com Isabelle CLÉMENT La vie est belle ! 25 figures marquantes célèbrent la beauté du monde.Une invitation à vivre intensément ! 136 pages · 24,95 $ hurtubise hmh www.hurtubisehmh.com Michel LECLERC La Fille du Prado Une jeune étudiante tombe sous l'envoûtement d'un tableau de Vélasquez.Une histoire d'art, de folie et d'amour.roman · 248 pages · 22,95 $ Micheline LACHANCE Les Filles tombées Micheline Lachance propose une émouvante intrigue à travers le destin de filles-mères dans le Montréal du XIXe siècle.roman · 438 pages · 27,95 $ 3591371A "]
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