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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
D. À vos affaires
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2008-12-14, Collections de BAnQ.

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[" À VOS AFFAIRES www.lapresseaffaires.com sur cyberpresse.ca CALENDRIER Pour tout connaître sur les activités d'affaires, consultez notre calendrier sur lapresseaffaires.com INVESTIR Quelles sont les actions à suivre cette semaine?Consultez lapresseaffaires.com/investir PA SPOURYCÉDER, MAISBIENPOURVOUSENMÉFIER.AV EC SEPT ENQUÊTEURS, L'OFFICEDELAPROTECTIONDU CONSOMMATEUR (OPC)N'A RRIVEPAS À FAIRE RESPECTER LA LOI.C'EST À VOUS(OUI, VOUS)D'ÊTREVIGILANT.PETIT GUIDE DE LA PUBLICITÉDÉLINQUANTE\u2026 MARC TISON Chouette, desjouets gratuits à collectionner! Lesfig urines, quireprésententles personnagesdudessin animé Viva Pinata et du jeuvidéo du même nom, étaient offertes en primeàl'a chat d'un repas pour en fa nt chez Burger King.«Ces primes-jouets àcollectionner sont une forme de public ité qui incite les en fa nts à multiplier les visites dans les restau rants Burger King et à réclamer les repas nécessaires pour obtenir ces jouets », a dénoncé la Coalition québécoise sur la problématique du poids, en décembre2007.Cettecampagne semblait contreveniràl'article surla publ icité destinée aux en fa nts, et l'OPC a depu is entrepris un recours en justice contre la chaîne de restauration.La Loi sur la protection du consommateur comporte toute une section su r lespratiques commerciales, dont une large proportion des articles a trait à la publicité.Vous pensez être ainsiprotégé contre les écarts de créativité.Maisles annonceurs sont de plus en plus subtils.Commelefaitvaloir Claude Cossette, professeurenpublicité socialeàl'Université Lava l, lespublicitaires, après avoir rouspété un boncoup, se sont adaptésà la réglementation, d'autantplusque les contraintesétaient lesmêmepou rtous.Mais ce n'estpluslecas.«Depuis quelque temps, la concurrencedevient de plus en plus difficile et on essaie de plus en plus de la contourner, surtout àcause d'internet, quipermetpar exemple de fairedes jeux en ligne et d'y intégrer de la publicité », remarque-t-il.NOTRE DOSSIER EN PAGES 2 ET 3 PHOTOMONTAGE ET GRAPHISME JACQUES-OLIVIER BRAS, LA PRESSE >Voir PUBLICITÉ en page 2 L'AFFAIRE EST DANS LE SAC DU QUÉBÉCOIS CHEZ RENAULT PAGE 5 LES DESSOUS DE VOS SOUS UNE BOUFFÉE D'AIR HYPOTHÉCAIRE PAGE 6 À VOS AFFAIRES «La publicité trompeuse est constamment là, constate aussi l'avocate Stéphanie Poulin, responsable des services juridiques à Option consommateurs.On observe assez fréquemment des publicités fausses ou trompeuses ou des contraventions à la loi.» Les associations de consommateurs dénoncent le manque de ressources de l'OPC.Son budget, de 13 millions pour l'exercice 1996-1997, avait été ramené à 7,9 millions l'année suivante.Dix ans plus tard, il avoisine toujours 7,8 millions.« J'ai travaillé à l'Office à la fin des années 80, relate Pauline Roy, maintenant professeur de droit à l'Université de Montréal.Nous étions plus de 25 avocats, il y avait plus de 25 enquêteurs.» En 2007, l'OPC ne comptait plus que cinq enquêteurs.Dans une entrevue diffusée à Radio- Canada en février 2008, le président de l'OPC, Me Louis Borgeat, a promis que leur nombre augmenterait.C'est fait: ils sont maintenant sept.«Les publicitaires savent que les dents sont moins aiguisées qu'elles l'étaient dans les années 80», observe Claude Cossette.Pauline Roy déplore la très grande précision de certains articles.Ils ont été rédigés pour faciliter les poursuites pénales menées par l'OPC, qui nécessitent des articles très précis.Or, avec le manque d'effectifs, les plaintes sont davantage le fait des consommateurs, qui intentent par ailleurs des poursuites au civil en se débattant avec des articles et des règlements très complexes.« La publicité est un problème majeur, soutient Mme Roy.Lorsque l'Office va se pencher làdessus, il aura intérêt à faire une étude très approfondie des conséquences et des façons de rédiger ces articles.» En fait, les véhicules publicitaires sont devenus trop variés et subtils pour que l'action gouvernementale soit efficace, estime Claude Cossette.«Je pense que ce sera au plan local que ça devra se faire, pour empêcher les annonceurs de faire de la réclame autour des écoles primaires, par exemple.» C'est un peu ce que défend Jean-Jacques Préaux, porteparole de cet OPC édenté.«L'OPC compte autant d'enquêteurs qu'il y a de consommateurs au Québec », énonce-t-il.En d'autres mots, chaque consommateur - et nous en sommes tous - peut signaler à l'OPC une infraction aux règlements sur la publicité.Encore faut-il que ce consommateur connaisse la teneur de ces articles.Faisons un peu de publicité : pour en être informé, parcourez gratuitement notre dossier.PUBLICITÉ suite de la page 1 LA PUBLICITÉ NE PEUT PAS VOUS VENDRE N'IMPORTE QUOI N'IMPORTE COMMENT.LA LOI SUR LA PROTECTION DU CONSOMMATEUR CONTIENT PLUSIEURS ARTICLES AUXQUELS SONT ASSUJETTIS LES ANNONCEURS.MAIS COMME L'OPC, AVEC SEPT ENQUÊTEURS, NE PEUT PAS TOUT VOIR, C'EST AUX CONSOMMATEURS D'ÊTRE VIGILANTS.PETIT SURVOL DES PRINCIPAUX ARTICLES.Contre-attaquez : informez-vous sur la publicité ÉCRIVEZ-NOUS! Le cahier À vos affaires du dimanche traite de vos préoccupations en matière de consommation, de finances personnelles et de formation.N'hésitez pas à nous faire part de vos suggestions et commentaires.DILBERT POUR NOUS JOINDRE La Presse Affaires, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 lpa@lapresseaffaires.com SUDOKU AHHHH! MES YEUX! J'AIME AIDERLES GENS, MAIS J'AIME AUSSI LES SOULIERSDE COURSE BONMARCHÉ.AIDEZ-MOI, VOTRE CHIEN A RÉDUITMON PEUPLE À L'ESCLAVAGE.IL NOUS OBLIGE À FABRIQUER DES SOULIERS DE COURSE DANS VOTRE SOUS-SOL.Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier sudoku Niveau de difficulté : TRÈS DIFFICILE Ce jeu est une réalisation de Ludipresse.Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site www.les-mordus.com ou écrivez-nous à info@les-mordus.com Par Fabien Savary [ ARTICLE 219 ] Aucun commerçant, fabricant ou publicitaire ne peut, par quelque moyen que ce soit, faire une affirmation fausse ou trompeuse à un consommateur.«Toutes les représentations faites au consommateur doivent être vraies », résume le juriste Claude Masse dans son ouvrage monumental d'analyse de la LPC.Cet article constitue en fait la pierre d'assise de la législation en matière de publicité.C'est en vertu de cet article que Encan direct H.Grégoire a plaidé coupable, le 12 décembre 2006, d'avoir annoncé faussement que ses véhicules étaient vendus au prix de l'encan plus 399$.L'entreprise a été condamnée à payer 25 100$, et son administrateur, 8320$.[ ARTICLE 220 ] On ne peut attribuer faussement un avantage particulier à un bien ou un service.Un exemple qui veut tout dire : en 1989, un commerçant dont la publicité imprimée soutenait que son produit allait «favoriser la croissance des racines » et «réduire la chute excessive des cheveux» a été condamné à rembourser 445$ à un client qui n'avait observé aucune amélioration sur son crâne dégarni.[ ARTICLE 221 ] Pas question non plus de faussement prétendre qu'un bien comporte une pièce particulière ou d'indiquer faussement le modèle ou l'année de fabrication d'un bien.Le paragraphe e) interdit de prétendre faussement qu'un bien est neuf, remis à neuf ou utilisé à un degré déterminé.À cet égard, on a appris le 11 novembre dernier qu'Auto Succès devrait payer des amendes totalisant 6510$ pour avoir vendu des voitures dont l'odomètre n'indiquait pas la distance réellement parcourue.La loi oblige le commerçant d'automobiles d'occasion à apposer sur le véhicule une étiquette qui portera notamment le prix, l'année de fabrication, l'utilisation préalable, et le kilométrage indiqué à l'odomètre.Lequel, bien sûr, devrait correspondre au kilométrage véritablement parcouru.[ ARTICLE 222 ] On ne peut pas davantage faussement déprécier un bien ou un service offert par un autre, prétendre qu'un bien ou un service a été fourni, qu'un bien a une origine géographique déterminée.Si une publicité dit dumal d'un concurrent, ce mal doit être vrai.On peut se vanter que telle voiture coréenne compte trois porte-verres de plus que sa concurrente allemande, mais seulement si les faits sont avérés.Un exemple de bien ou service non fourni: justement parce qu'il avait la chevelure insuffisamment fournie, un consommateur s'est fait proposer par Eterna capillaire une implantation de greffons en provenance d'autres personnes.On lui a plutôt fixé une perruque sur le crâne.Le 3 mars 1986, l'entreprise a été condamnée à rembourser les 2100$ payés pour l'«intervention».[ ARTICLE 223 ] Le prix de vente doit être clairement indiqué sur l'emballage d'un bien emballé.Jusque-là, c'est clair.C'est avec la mention qui suit que ça se complique: «sous réserve de ce qui est prévu par règlement».Or, le règlement 91.4 prévoit notamment des exceptions pour les articles vendus dans les machines distributrices, pour ceux de 60 cents ou moins et pour le commerçant qui utilise la technologie du lecteur optique\u2026 soit pratiquement tous les commerçants.Ceux-ci doivent cependant afficher le prix sur la tablette, fournir un reçu de caisse détaillé avec son nom et son numéro de téléphone, et placer des lecteurs optiques pour les clients si la surface accessible aux consommateurs est égale ou supérieure à 697 m2.Une exception à l'exception: les vêtements doivent tout de même comporter une étiquette de prix.Le 10 septembre 2007, Zellers a reconnu sa culpabilité aux accusations portées contre sa succursale située au 6700, chemin de la Côte-des-Neiges, à Montréal: les prix n'étaient pas indiqués en accord avec l'article 223.Cette petite omission lui a coûté 16 000$.[ ARTICLE 224 ] Dans un message publicitaire, on ne peut accorder moins d'importance au prix d'un ARTICLE 248 Pasdepublicité destinée auxenfants À VOS AFFAIRES ensemble de biens ou de services, qu'au prix de l'un des biens ou des services composant cet ensemble.Et si on indique les versements périodiques qui nous permettent de l'acquérir, il faut insister sur le prix total.«Malheureusement, c'est assez courant», constate Me Stéphanie Poulin, d'Option consommateurs.Comme exemple, elle rappelle ces publicités où un marchand vous promet de nager dans une piscine pour X$ par jour, sans mentionner le prix total pour lequel vous plongez.[ ARTICLE 225 ] Le commerçant ne peut faussement invoquer une réduction de prix, ou indiquer faussement le prix courant d'un article.C'est un classique: on annonce une réduction sur un prix courant qu'on a gonflé pour l'occasion.Le prétexte à un solde doit lui aussi être véridique, soutient Jean- Jacques Préaux, porte-parole de l'OPC: «Des soldes après incendie ou pour cause de déménagement, il y a des commerces qui en font chaque année», ironise-t-il.[ ARTICLE 228 ] Aucun commerçant, fabricant ou publicitaire ne peut, dans une affirmation qu'il fait à un consommateur, passer un fait important sous silence.Avec l'article 219, c'est l'autre article fondamental de la réglementation en matière de publicité « sous-utilisé », croit la professeure de droit Pauline Roy.Jean-Jacques Préaux le résume ainsi: si l'article 219 exige que les annonceurs disent la vérité, celui-ci les oblige à dire toute la vérité.C'est en partie en se fondant sur cet article que, le 28 février 2008, un juge a condamné le concessionnaire Sept-Îles Honda à payer 3800$ à une consommatrice.Elle avait acheté une voiture qui avait été déjà accidentée sans qu'on l'en ait informée, et qui a connu par la suite des problèmes de peinture.Le juge a reconnu que le commerçant aurait dû communiquer cette information.[ ARTICLE 230 ] On ne peut prétexter un motif pour la sollicitation portant sur la vente d'un bien ou la prestation d'un service.C'est ce que dit le paragraphe b) de cet article.Eh bien! c'est exactement ce qu'a fait ADSécurmax.Lors d'une conversation téléphonique, on annonçait à l'heureux consommateur qu'il avait gagné un système d'alarme résidentiel.[ ARTICLE 231 ] On ne peut faire de la publicité concernant un bien qu'on possède en quantité insuffisante pour répondre à la demande du public, à moins de le mentionner dans son message publicitaire et d'indiquer cette quantité.C'est le vieux truc de l'appât pour attirer le consommateur en magasin afin de lui refiler un autre article plus coûteux.«Il arrive que des marchands annoncent un bien à un prix extrêmement alléchant, résume Stéphanie Poulin.La seule chose qu'ils vont dire, c'est qu'ils l'ont en quantité limitée, mais la loi exige que l'on précise quelle est cette quantité.Il n'est pas inhabituel que ce ne soit pas mentionné.» [ ARTICLE 232 ] On ne peut accorder plus d'importance à la prime qu'au bien ou au service offert.«On semble de plus en plus faire porter la publicité sur le gadget qu'on va fournir en plus du produit», estime Stéphanie Poulin.Jean-Jacques Préaux, de l'OPC, mentionne comme exemple récent une affiche de restauration rapide qui montrait une figurine de superhéros gratuite, avec une minuscule mention du repas qu'il faut acheter pour y avoir droit.Stéphanie Poulin croit qu'il y a probablement infraction à cet article si un commerçant indique un prix qui comprend la réduction qu'accordera le fabricant, sans indiquer le prix payé à la caisse avant cette réduction.«Tout le monde ne demandera pas ce rabais », indique-t-elle.[ ARTICLE 240 ] Nul ne peut prétendre qu'un service ou un bien est reconnu ou approuvé parce qu'il a répondu aux exigences de la Loi sur la protection du consommateur, notamment à l'égard d'un permis ou d'un cautionnement.C'est ce qu'a fait la compagnie Pavage et aménagement paysager Antonio Borsellino, nous a appris l'OPC, en février 2007.L'entreprise avait invoqué le fait qu'elle détenait un permis de commerçant itinérant de l'OPC pour prétendre qu'elle était approuvée ou reconnue par l'Office.Pas bien.[ ARTICLE 242 ] Aucun commerçant ne peut, dans un message publicitaire, omettre son identité et sa qualité de commerçant.Celle-là est une des plus fréquentes, notamment chez les vendeurs de voitures d'occasion.Le 25 août dernier, l'OPC a annoncé que Mazen Chaar, de Auto Chaar, avait fait paraître au moins 15 fois des petites annonces sans mentionner son statut de commerçant.Il a été condamné à des amendes totalisant 12 610$.Cette poursuite faisait suite à une enquête de l'OPC dont les résultats avaient été dévoilés en septembre 2007.Les commerçants incriminés avaient utilisé près de 200 numéros de téléphone pour vendre 4500 véhicules d'occasion à Montréal et Québec.Le commerçant évite ainsi de fournir la garantie légale sur ses voitures, n'a pas à utiliser de contrat et ne perçoit par les taxes de vente.[ ARTICLE 244 ] Nul ne peut, dans un message publicitaire concernant un bien ou un service, informer le consommateur sur le crédit qu'on lui offre, sauf pour mentionner la disponibilité du crédit de la manière prescrite par règlement.Les articles 244 à 247 ont trait au crédit et au louage à long terme.Pour simplifier les choses, disons que la publicité doit faire clairement ressortir les coûts du crédit ou du louage.«Il y a des problèmes dans la population sur la compréhension de l'information et plus particulièrement lorsque c'est de l'information de nature financière », soulève Stéphanie Poulin.Ce n'est pas anodin d'utiliser un tel procédé.En janvierprochain, le gorille Igor va défendre chèrement sapeau devant les tribunaux.L'Office de la protection du consommateur estime que la campagne de publicité dont il a été le héros a enfreint les articles 248 et 249 de la Loi sur la protection du consommateur, qui interdisent toute forme de publicité à but commercial destinée aux enfants de moins de 13 ans.Igor est une petite pâtisserie destinée aux enfants, vendue sous la marque Vachon par Saputo.Au début de 2007, plus de 200 CPE ont reçu une boîte contenant un CD avec musique dansante, une affiche montrant les pas et des sacs contenant chacun un livre éducatif mettant Igor en vedette, des autocollants, deux gâteaux Igor (à remettre aux parents) et des coupons-rabais.Cette loi est soumise à des difficultés d'application considérables, a soulevé le juriste Claude Masse dans son analyse de la LPC.«Pour déterminer si l'on est en présence d'une publicité destinée aux enfants de cet âge, on doit tenir compte de la nature et de la destination du bien annoncé - un jouet par exemple -, de la manière de présenter le message, qui peut indiquer s'il s'agit d'une publicité destinée aux adultes ou aux enfants, demême que du moment et de l'endroit où elle apparaît ou est diffusée.» Bref, ce n'est pas un jeu d'enfant.Et depuis son adoption, l'internet et la câblodistribution sont venus brouiller les cartes.Le Réseau Éducation-médias a mené en 2005 un sondage auprès de 5200 jeunes internautes canadiens de la quatrième année du primaire à la cinquième secondaire.«On a observé que les enfants ne réalisent pas quand ils se trouvent devant un jeu publicitaire», a constaté l'agente de communication Ann Marie Paquet.L'enquête a en effet révélé que 18% des élèves de quatrième année pensent qu'il s'agit «simplement de jeux» et non de sites «essentiellement de nature commerciale».La prise de conscience s'installe avec l'âge, mais en cinquième secondaire, à peine 31% reconnaissaient la nature commerciale de ces sites.Sur la liste des 50 sites préférés des élèves, 94% comportaient un contenu publicitaire.La Coalition poids établit un lien direct entre l'épidémie d'obésité et la publicité destinée aux enfants, plus précisément celle relative à ce qu'il est convenu d'appeler la malbouffe.«Un enfant peut être exposé à plus de 40 000 messages télévisés par année, évoque sa directrice, Suzie Pellerin.C'est énorme.À partir de 2 ans, il commence à faire ses premières demandes à propos de produits de consommation.À 4 ans, il reconnaît les logos de certaines marques, avant même de savoir lire.À 5 ans, il va orienter les achats de ses parents.» Jacinthe Lauzon, d'Option consommateurs, a rédigé un important rapport sur la publicité destinée aux enfants.La loi a l'avantage d'interdire toute forme de publicité commerciale, mais son cadre d'application d'origine visait d'abord la publicité télévisée.«Dans nos recommandations, nous suggérons une mise à jour du guide d'application pour l'adapter aux nouvelles formes de marketing.» 18% des élèves de quatrième année pensent qu'il s'agit «simplement de jeux » et non de sites «essentiellement de nature commerciale ».Le gorille Igor > Sur le site internet de la bière Molson Ex, une annonce présentait des photos de femmes légèrement vêtues, aux poses provocantes, tirées du calendrier Les déesses 2008.Rien qui contrevienne aux articles sur les pratiques commerciales de la Loi sur la protection du consommateur.Mais huit plaintes la dénonçant comme dégradante pour les femmes ont été déposées aux Normes canadiennes de la publicité.L'industrie canadienne de la publicité s'est donné en 1963 un code de normes.Révisé périodiquement, il contient 14 articles qui fixent les critères d'acceptabilité de la publicité.Les principaux articles ont trait à la véracité, à la clarté et à l'exactitude (article 1), aux techniques publicitaires déguisées (article 2), aux indications de prix (article 3) et aux descriptions et représentations inacceptables (article 14).C'est en vertu du paragraphe c) de l'article 14 que les Normes canadiennes ont conclu que l'annonce de Molson Ex « rabaissait la femme à l'état d'objet et exploitait sa sexualité ».En 2007, 1445 plaintes ont été déposées au Canada.De ce nombre, 241 ont été suffisamment fondées pour être entendues par un conseil formé de trois consommateurs et de quatre personnes de l'industrie de la publicité et des médias.De ces 241 plaintes, 193 ont été retenues, touchant 56 publicités.L'annonceur a dû alors retirer ou corriger sa publicité.Mais aucune amende ne lui a été infligée, et le consommateur n'a reçu aucune indemnisation.La majorité des plaintes ont trait aux articles 1 (exactitude ou véracité) ou 14 (représentations discriminatoires).«Ce code n'est pas très contraignant et en plus, les citoyens font un peu plus de 1000 plaintes par année, ce qui n'est pas énorme, observe Claude Cossette, professeur de publicité sociale à l'Université Laval.Tout passe assez bien.» Plusieurs de ces articles, notamment pour ce qui concerne l'exactitude, la véracité, l'indication des prix et les affirmations fausses ou trompeuses, recoupent certaines dispositions de la Loi sur la protection du consommateur.D'autres portent sur l'indifférence à l'égard de la sécurité du public, l'exploitation des superstitions ou des frayeurs ou les représentations discriminatoires.Devez-vous vous adresser aux Normes canadiennes ou à l'OPC?Rien ne vous empêche de faire les deux.Mais si la publicité contrevient à la loi, privilégiez l'OPC.Sa condamnation fait plus mal.Normes canadiennes de la publicité : www.adstandards.com Les Normes canadiennes ont conclu que l'annonce de Molson Ex « rabaissait la femme à l'état d'objet et exploitait sa sexualité». À VOS AFFAIRES CONSOMMATION CONSO ACHETER MIEUX LE PRODUIT EN QUESTION Vous avez des questions sur un produit ou un service ?Écrivez-nous.Nous trouverons un expert pour y répondre: À VOS AFFAIRES La Presse / Rédaction 7, rue Saint-Jacques Montréal, Québec, H2Y 1K9 Notre courriel : avosaffaires@lapresseaffaires.com DE LA SUITE DANS LES IDÉES 1 2 3 PAYER PLUS POUR UNMONDE MEILLEUR Selon l'enquête Goodpurpose, menée auprès de 6000 personnes de 10 pays, dont 500 Canadiens, 52% des gens recommanderaient davantage un produit qui soutient une bonne cause qu'un autre qui ne s'y associe pas.De plus, 69% des gens accepteraient de payer davantage pour un produit favorable à l'environnement.En fait, 83% des consommateurs changeraient leurs habitudes de consommation si cela améliorait le monde.ASSEZ FORT POUR LUI, MAIS CONÇU POUR ELLE Wishroom, un détaillant virtuel japonais de lingerie, connaît un succès fou\u2026 auprès des hommes.Deux semaines après son lancement, le commerce avait déjà vendu quelque 300 exemplaires à 2800 yens (30$) d'un soutien-gorge destiné aux travestis et aux messieurs désireux de découvrir leur côté féminin.Le vêtement est offert en blanc, noir et rose.EN VRAC FRANÇOIS PERREAULT, COLLABORATION SPÉCIALE IMPRIMANTES GOURMANDES Selon une enquête du magazine PC World, certaines imprimantes de marques comme Canon, Epson et Kodak affichent la mention «Changement: niveau d'encre bas» même si leur cartouche d'encre noire est encore pleine à 40%.Selon les modèles, il peut rester de 8% à 45% d'encre dans la cartouche.FRANÇOIS PERREAULT COLLABORATION SPÉCIALE À la suite des excès des Fêtes, plusieurs personnes amorceront 2009 désireuses de se remettre en forme.Ces dernières années, aux traditionnels rameurs, elliptiques, vélos stationnaires, tapis roulants et autres outils d'entraînement, on a vu s'ajouter des appareils multifonctionnels de qualité très variable.L'un des plus récents, le Malibu Pilates, propose des exercices visant à la fois à renforcer le corps et à perdre du poids.Cet appareil consiste en un simple banc muni d'un levier résistant qu'on abaisse avec les jambes ou avec les bras.Il offre ainsi une version modifiée de la méthode Pilates, populaire auprès de ceux qui cherchent à rééquilibrer leur corps et à lui donner force et souplesse, plutôt qu'à développer leur musculature.La variété d'exercices que propose Malibu Pilates constitue un avantage, estime Caroline Pitre, vice-présidente d'Énergie Cardio.Toutefois, lesdits exercices ne sont pas destinés à tous, selon elle.«Pour être efficaces, ils doivent être exécutés avec un alignement parfait des segments.Cela demande donc une bonne expérience et une excellente connaissance du corps humain.Mal exécutés, ces mouvements risquent d'entraîner des blessures à long terme.Sans compter que les résultats en raffermissement et en renforcement musculaire ne seront pas ceux espérés.» La spécialiste se montre aussi sceptique face aux arguments relatifs aux réductions de poids décrites dans les publicités de l'appareil et sur son site web : 18 livres, 30 livres, 22 pouces de tour de taille, perte d'au moins une grandeur de taille en 10 jours, etc.«C'est une attrape ! lance Mme Pitre.Les exercices à eux seuls ne permettent pas de brûler suffisamment de calories.De plus, et dans tous les cas, les gens qui recourent à des appareils d'entraînement pour perdre des kilos doivent soutenir le tout par l'adoption d'un régime alimentaire avec un apport réduit en calories.» Côté cardiovasculaire, l'experte se montre aussi critique face au Malibu Pilates.«Parce qu'il est incomplet, l'appareil ne permet par d'effectuer un entraînement total.Par conséquent, le système cardiovasculaire des utilisateurs est trop peu sollicité pour qu'on y voie une amélioration.» Comme c'est souvent le cas pour de tels exerciseurs «miraculeux », le fabricant promet des résultats même avec un entraînement léger, à raison de deux ou trois fois par semaine et de 20 minutes par séance.Le distributeur, Guthy-Renker, ne permet par l'achat de son appareil directement sur le site de Malibu Pilates.Il propose plutôt un essai de 30 jours moyennant 44,90$US (soit 14,95$US plus des frais de transport et manutention de 29,95$US.Si l'objet n'est pas retourné, l'entreprise débitera alors mensuellement 49,95$US pendant six mois à l'acheteur, soit 299,70$US.Le produit reviendra donc à 344,60$US avant taxes.Un banc à 350$ peut-il vous mettre en forme?CAROLINE RODGERS COLLABORATION SPÉCIALE Si vous croyez qu'acheter local est important et que vous habitez le Plateau- Mont-Royal ou Rosemont-La Petite-Patrie, faites vite! Une carte «Découverte» vient d'être lancée.Elle vous permet d'obtenir des rabais de 10% à 15% dans 12 commerces ayant pignon sur rue dans ces quartiers, et ce, jusqu'au 31 décembre prochain.La carte est gratuite et on peut se la procurer dans chacun des commerces participants, qui sont des restaurants, des salons de coiffure, des épiceries fines et une papeterie.L'objectif de cette promotion est de faire découvrir des jeunes commerces, explique Ariane Lareau, agente en entreprenariat jeunesse au Carrefour jeunesse emploi du Plateau.« Deux jeunes entreprises sur trois ne survivent pas cinq ans, ditelle.Nous voulons sensibiliser la population à encourager ces jeunes entrepreneurs.» À cette époque de l'année, les magasins à grande surface offrent des rabais importants pour attirer les consommateurs.Les petites entreprises de quartier n'ont pas la marge de manoeuvre nécessaire pour rivaliser dans cette guerre des prix.Par contre, elles offrent une ambiance et un service personnel qui valent bien des courses folles dans un grand magasin.Pour obtenir la liste des commerces participants, rendez-vous sur le site de la Ligue montréalaise de la JNCE.www.liguemontrealaisejnce.org Des rabais dans les commerces CAROLINE RODGERS de quartier COLLABORATION SPÉCIALE EN CAS D'AFFAISSEMENT DE TERRAIN Le ministère de la Sécurité publique offre un programme d'aide financière aux familles dont la résidence est menacée par un mouvement de sol imminent.Il peut s'agir d'un décrochement rocheux, d'un glissement ou d'un affaissement de terrain.En cas d'évacuation, vous pourriez être admissible à une aide de 20$ par jour pour les frais d'hébergement et de nourriture pour le premier résidant évacué, et 10$ par jour pour les autres résidants.Vous pourriez aussi avoir droit à 50$ par personne pour des vêtements, 150$ en saison froide.L'aide est accordée à partir de la quatrième journée d'évacuation.LA CAUSE DE LA SEMAINE Un petit ruisseau devient rivière puis lac Un propriétaire a réclamé 7000$ à la Ville de Gatineau pour les dommages subis alors que le petit ruisseau qui bordait sa propriété s'est transformé en véritable rivière, causant l'effondrement de son terrain.Quand l'homme a acheté le terrain situé sur une ancienne terre agricole, en 1995, le débit du ruisseau, qui est placé sous la responsabilité de la Ville, était faible.Des travaux de remplissage et de nivellement ont été exécutés avant la construction de la maison.La Ville a émis un permis sans demande d'étude de sol, ce secteur n'étant pas considéré à risque.Au fil des ans, le débit du ruisseau a fluctué, et il a même atteint de quatre à huit pieds de profondeur en périodes de fortes pluies.La municipalité a fait effectuer une étude dans les années 90.Le rapport a conclu que des travaux de correction devraient être entrepris, dont la construction de bassins de rétention.Dès lors, la Ville était parfaitement au courant de la situation, et cette zone était désormais identifiée comme risquée.Malgré cela, la Ville n'a pas agi, faute de fonds.En juillet 2006, le propriétaire a constaté que son terrain descendait d'un pied sur toute la largeur.Deux semaines plus tard, le terrain s'est effondré complètement, obstruant le ruisseau, et formant un trou de 35 pieds par 200 tandis qu'un lac se formait plus loin.Le ministère de la Sécurité publique a conclu que la maison n'était pas à risque et que la famille n'avait droit à aucune aide financière.La Ville prétendant n'assumer aucune responsabilité, le propriétaire a pris les travaux à sa charge et a fait aménager son terrain à ses frais.Selon le juge Jean-François Gosselin, même si le permis de construction a été émis conformément à la réglementation en vigueur à l'époque, cela ne signifie pas pour autant que la Ville devrait se désintéresser de ce qui se produit après.En n'effectuant pas les travaux qui s'imposaient depuis les années 90, elle a causé un préjudice au propriétaire et manqué à son devoir de prudence et de diligence.La Ville de Gatineau a donc été condamnée à payer 7000$ au demandeur. A VOS AFFAIRES CONSOMMATION STEPHANIE GRAMMOND LES BONS COMPTES FONT LES BONS AMIS Au Canada , ouvrir un compte bancaire est un droit.Vous pouvez en ouvrir un meme si vous n'avez pas d'emploi, meme si vous ne deposez pas d'argent dedans, et meme vous avez deja declare faillite.Les institutions financieres doivent ouvrir leurs portes a tous les citoyens (sauf aux fraudeurs), pour peu qu'ils puissent s'identifier.Les clients n'ont qu'a montrer deux pieces d'identite originales, parmi une douzaine de possibilites (carte d'assurance maladie, d'assurance sociale, etc.).Si cela est impossible, ils peuvent n'en presenter qu'une et se faire accompagner par un proche qui confirmera leur identite, expliquet- on sur le site internet de l'Agence de la consommation en matiere financiere du Canada (ACMFC).Une fois qu'ils se sont identifies en bonne et due forme, les clients n'ont pas a deballer d'autres renseignements personnels.Le NAS obligatoire Pourtant, certaines institutions financieres exigent le numero d'assurance sociale (NAS) du client qui desire ouvrir un compte, comme l'a constate Remi Daigneault.Sa mesaventure remonte a 2005.M.Daigneault s'est laisse tenter par une publicite d'ING Direct.A tous les clients qui ouvraient un nouveau compte, la banque virtuelle offrait un boni de 13$, une somme qui correspondait aux frais mensuels moyens de tenue de compte preleves par les grandes banques.On sait qu'ING Direct s'est taille une part du marche en offrant des comptes a taux d'interet eleves, sans frais, sans depot minimum, sans condition.M.Daigneault a donc transfere 100$ chez ING Direct.Mais apres avoir recu l'argent, INGDirect lui a demande son numero d'assurance sociale.L'homme s'est braque : Je ne l'ai jamais donne a aucune banque.Je ne suis pas oblige de le faire, s'est-il insurge.Mais ING est formelle : comme elle verse des interets eleves sur ses comptes, elle doit demander le NAS de ses clients.La loi de l'impot exige qu'on informe le fisc sur les interets verses.Lorsque les interets s'elevent a plus de 50$ par annee, un feuillet T5 doit aussi etre remis au client , explique Marianne Tadros, directrice chez ING Direct au Quebec.Si les interets sont inferieurs a 50$, les epargnants n'ont pas a payer d'impot.Mais des qu'ils depassent 50$, les contribuables doivent les produire avec leur declaration de revenus.A moins, bien sur, que les interets ne s'accumulent dans un compte enregistre (REER, FERR, REEE, etc.) a l'abri de l'impot.Si vous ouvrez un compte qui vous rapportera des interets, l'institution financiere doit vous demander votre numero d'assurance sociale, aux fins d'etablissement de l'impot.Les banques, les cooperatives de credit, les caisses populaires, les societes de fiducie et les courtiers doivent vous demander votre numero d'assurance sociale car ils sont tenus, en vertu de la loi, de fournir cette information a l'Agence du revenu du Canada et de declarer les interets rapportes aux fins de l'impot sur le revenu, confirme l'ACMFC.100$ evapores ?Face au refus de M.Daigneault de fournir son NAS, ING Direct a decide de fermer son compte.Depuis ce jour, le client attendait pour recuperer son depot.Ou etait l'argent?De guerre lasse, M.Daigneault a abandonne jusqu'a la semaine derniere, quand il a decide de soumettre sa situation a La Presse Affaires.ING Direct a confirme que son compte avait ete ferme en 2005.On ne fait pas un cheque aux gens.L'argent a ete retourne a son compte, par liaison electronique , assure Mme Tadros.Or, le client ne se souvient pas d'avoir vu atterrir un depot de 100$ dans son compte.Je note tout dans mes livrets de banque , insiste-t-il.Mais voila, ING ne lui a pas retourne 100$, mais bien 113,23$, soit son depot initial, plus les interets, plus le boni d'ouverture de compte meme si le compte n'a jamais ete vraiment ouvert.On n'aime pas les conditions chez nous , dit Mme Tadros.Elle certifie qu'ING n'a plus les fonds.Et c'est vrai : en jetant un coup d'oeil sur ses vieux livrets de banque, M.Daigneault a finalement repere les fameux 113,23$! MARC TISON L'AFFAIRE ESTDANS LE SAC Vous etes tombe dans un piege?Vous souhaitez denoncer des pratiques commerciales douteuses ?Faites-nous part de vos problemes de consommation.Ecrivez-nous en fournissant vos coordonnees.Notre adresse : A VOS AFFAIRES La Presse / Redaction 7, rue Saint-Jacques Montreal, Quebec, H2Y 1K9 Notre courriel : avosaffaires@lapresseaffaires.com a/s Stephanie Grammond Journaliste La Presse Affaires 514-285-7070 LE SERVICE Un compte d'epargne chez ING Direct.LE HIC Le client n'a pas voulu fournir son numero d'assurance sociale.Le compte a ete ferme et le client n'a pas revu la couleur de son argent.Je ne l'ai jamais donne a aucune banque.Je ne suis pas oblige de le faire.Remi Daigneault AU BOUT DU COMPTE Pour des raisons fiscales, les banques doivent demander le NAS des clients qui ouvrent un compte a interets eleves.Quant au depot de 100$, le client l'a retrouve! Jusqu'ou doit-on se deshabiller pour ouvrir un compte bancaire ?Il a quelque chose du castor, dans son museau ramasse, son physique compact et son efficacite faussement pataude.Il s'appelle Kangoo et il est fabrique par Renault.Nous n'avons pas de vehicule comme celui-la, chez nous.Dommage.C'est un croisement typiquement francais entre fourgon de livraison et voiture, avec l'ajout d'un gene rigolo et des transfusions d'exuberance lorsque necessaire.Il se decline en versions pour le commerce, pour les particuliers et pour les jeunes.Il y a quelque chose de l'aigle, dans le nez busque et l'acuite du regard.Il s'appelle Louis Morasse, il est typiquement quebecois, et il est directeur du design pour la gamme des vehicules utilitaires de Renault.Kangoo et Louis Morasse se sont rencontres en 2005.C'etait sans doute inevitable.Deja, durant ses etudes en design industriel a l'Universite de Montreal, les projets de Louis Morasse gravitaient autour du transport : tracteur semi-remorque a cabine avancee, scooter Sa route etait tracee.En 1988, il est entre chez Renault.Pendant cinq ans, il a ete le designer principal pour l'interieur des voitures Megane.C'est lui qui en a dessine le tableau de bord.En1994, il est passechez General Electric Medical Systems, toujours en France.Apres cinq ans sur le meme projet, j'avais envie de voir autre chose, dit-il.Puis, au terme d'un intermede au Quebec comme vice-president design chez BRP Produits recreatifs, il est revenu chez Renault en 2005.A mon premier passage chez Renault, j'ai appris mon metier, relate-t-il.Chez GE, j'ai appris le business.C'est la que je suis devenu gestionnaire.Utile, le business.C'est ce qui lui permet de faire le pont entre les directeurs de programme, qui cherchent la rentabilite, et les concepteurs, qui cultivent des ideaux d'ergonomie et d'esthetique.Je gere la creativite, tous les dessins, le suivi des pieces , explique-t-il.Le designer de 47 ans ne manie plus le crayon .ou ce qui en tient lieu .depuis neuf ans.Pas de regret.A un moment donne, on a fait pas mal de projets et il faut passer a autre chose.Il a passe l'essentiel de ses 24 ans de carriere en Europe, ou il est venu, a vu et a vecu la revolution numerique.J'ai vecu le passage du platre a la clay , raconte-t-il, cette terre glaise qui sert au modelage, dont l'usage, courant aux Etats-Unis, n'etait pas encore installe en France.L'illustration 3D, la modelisation par elements finis ont depuis fait leur apparition.On lance tous les outillages et on n'a pas encore vu d'objet physique.constatet- il.La premiere vague de prototypes qu'on voit est issue des outillages definitifs.Mais les decisions esthetiques se prennent encore en face d'une maquette grandeur nature.Au Technocentre Renault, a Guyancourt, au sud-ouest de Paris, Louis Morasse dirige une equipe d'une dizaine de designers.La mise au point de la nouvelle fourgonnette commerciale Kangoo etait deja en cours a son arrivee, mais il a pu imprimer sa marque dans la version Be Bop, destinee a un public plus jeune.La partie arriere du toit glisse vers l'avant, pour offrir le ciel aux passagers.Il a aussi guide le projet prospectif Kangoo Compact Concept.L'idee etait de le ramener plus dans le monde urbain, de faire un vehicule plus surprenant, plus decale , decrit-il.Il s'agissait d'y installer quatre jeunes et d'y associer un sport a leur image.La banquette peut pivoter pour faire face a l'arriere.La ridelle rabattable comporte des fentes de rangement pour des patins a roulettes.L'annee prochaine, Renault lancera son nouveau gros fourgon, dont Louis Morasse aura cette fois entierement dirige la conception: Ce sera du moi a partir de zero.Celui-la non plus, nous ne le verrons pas ici.Dommage.Du quebecois chez Renault Projet prospectif destine aux jeunes urbains : le Kangoo Compact Concept.Tableau de bord de la Renault Megane, esquisse par Louis Morasse en 1991.La banquette du Kangoo Compact Concept pivote vers l'arriere.Kangoo Be Bop, version hop la vie pour particuliers.La fourgonnette commerciale Renault Kangoo Express Compact. À VOS AFFAIRES STÉPHANIE GRAMMOND LES DESSOUS DE VOS SOUS Les propriétaires de maison qui ont opté pour une hypothèque à taux variable peuvent se frotter les mains.Cette semaine, la Banque du Canada a réduit son taux directeur de 75 points de base (100 points de base valent 1 point de pourcentage) pour affronter la récession qui s'annonce au Canada.Avec cette baisse fracassante, son taux est tombé à 1,5%, un plancher depuis 50 ans.Le taux directeur, qui s'établissait à 4,5% au début de décembre 2007, a donc fondu de 300 points de base en une année.Cela représente des milliers de dollars d'économies pour tous ceux qui ont une hypothèque à taux variable, fondé sur le taux préférentiel, qui bouge habituellement en tandem avec le taux directeur.Depuis un an, le taux préférentiel a baissé de 6% à 3,5%.Pour un client qui a une hypothèque de 100 000$ amortie sur 25 ans, cette baisse se traduit par une réduction de sa mensualité de 639$ à 499$.Une bouffée d'air de 140$ par mois.Pour un an, cela représente 1680$.De cette somme, les intérêts économisés représentent 757$.Les consommateurs peuvent aussi maintenir leurs mensualités au même niveau, soit 639$.Ainsi, ils rembourseront leur hypothèque plus vite.En utilisant la bouffée d'air pour abaisser le solde de leur capital, ils économiseront 2445$ d'intérêts, calcule Lorraine Trudeau, directrice du centre de prêts de Multi-Prêts.Voilà de quoi rendre jaloux tous ceux qui ont contracté une hypothèque à taux fixe et qui sont coincés avec le même taux d'intérêt jusqu'à l'échéance.À moins qu'ils ne décident de renégocier leur prêt\u2026 Mais s 'i ls déchirent leur contrat, ils devront débourser une pénalité qui peut s'élever à plusieurs milliers de dollars, surtout si l'échéance est lointaine et si l'hypothèque est élevée.Pour comprendre toutes les subti l ités des méthodes de calcul de la pénalité, consultez l'ABC des prêts hypothécaires de l'Agence de la consommation en matière financière du Canada (www.acfc-fcac.gc .ca/fra/ publications/hypothecaires/ mortgage_toc_f.asp).Pour ne pas perdre des clients, les banques sont parfois prêtes à prolonger leur hypothèque, en utilisant un taux d'intérêt pondéré, à mi-chemin entre l'ancien et le nouveau taux en vigueur, pour la nouvelle période.Les banques n'imposent pas nécessairement de pénalité, mais elles peuvent se reprendre avec un taux pondéré légèrement supérieur.Même pour ceux qui doivent payer une pénalité, il peut être payant de briser leur hypothèque, lorsque les taux d'intérêt ont considérablement baissé.«En règle générale, on peut dire que le refinancement n'est avantageux que si le nouveau taux d'intérêt est d'au moins 2% inférieur à votre taux actuel », indique la Banque Scotia sur son site web.À voir la baisse de 3% du taux directeur, on serait tenté de croire que l'exercice en vaut la peine.Mais ce n'est pas si clair, car les taux hypothécaires n'ont pas autant fondu.Le taux d'une hypothèque de cinq ans est tombé de 7,5%, au début de 2008, à 6,95% aujourd'hui (5,70% en 2005).Celui d'une hypothèque de trois ans est tombé de 7,5%, au début de 2008, à 6,30% aujourd'hui.Rien pour écrire à sa mère.«Mais pour tous ceux qui ont une hypothèque à un taux supérieur à 6%, ça vaut la peine de se poser la question», estime Mme Trudeau.Présentement, le courtier est en mesure d'obtenir un taux variable de 4,25%, probablement la meilleure option.Il peut aussi négocier des taux de 4% pour un an, de 5,15% pour trois ans et de 5% pour cinq ans.Alors, doit-on rouvrir ou pas son hypothèque?Commencez par demander à la banque à combien s'élève votre pénalité.Vérifiez ensuite quel taux vous pourriez obtenir sur une nouvelle hypothèque.Si les intérêts économisés sont supérieurs à la pénalité, songez-y.Vous avez le temps de réfléchir, car la Banque du Canada laisse entendre qu'elle baissera son taux davantage.Prenez une bouffée d'air hypothécaire PHOTO CHRIS WATTIE, ARCHIVES REUTERS L'actuel taux directeur représente des milliers de dollars d'économies pour tous ceux qui ont une hypothèque à taux variable, fondé sur le taux préférentiel, qui bouge habituellement en tandem avec le taux directeur.Sur notre photo: le président de l'institution, Mark Carney, en route vers une conférence de presse.AVIS D'APPEL D'OFFRES PUBLIC La commission scolaire du Pays-des-Bleuets désire obtenir des soumissions sous enveloppe scellée pour retenir les services d'un entrepreneur en vue de travaux de construction dans le cadre de la réfection de la toiture et du remplacement des fenêtres de l'école primaire Maria-Goretti de La Doré.Documentation disponible : À compter du 17 décembre 2008, toute personne ou toute société pourra se procurer les documents d'appel d'offres, plans et devis et autres documents pertinents au projet à l'adresse suivante : BOUDREAULT LEVASSEUR ARCHITECTES 915, boulevard Saint-Joseph, bureau 101, Roberval (Québec) G8H 2M1 Tél.: (418) 275-4358 Adresse courriel : bla@proconcept.qc.ca Contre un chèque visé, une traite bancaire ou un mandat poste non remboursable de 100 $ émis à l'ordre de Boudreault Levasseur architectes.Ce montant inclut toutes taxes applicables.Garantie : Toute soumission devra être accompagnée d'une garantie de soumission représentant 10% du montant total de la soumission excluant toutes les taxes applicables, sous forme de chèque visé ou de traite bancaire fait à l'ordre de la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets, de lettre de garantie irrévocable ou de cautionnement de soumission valide pour une période de quarante-cinq (45) jours de la date d'ouverture des soumissions, émis par une institution financière qui est un assureur détenant un permis émis conformément à la Loi sur les assurances (L.R.Q., c.A-32) l'autorisant à pratiquer l'assurance cautionnement, une société de fiducie titulaire d'un permis délivré en vertu de la Loi sur les sociétés de fiducie et les sociétés d'épargne (L.R.Q., c.S-29.01), une coopérative de services financiers visée par la Loi sur les coopératives de services financiers (L.R.Q., c.C-67.3) ou une banque au sens de la Loi sur les banques (L.C., 1991, c.46), sans quoi la soumission sera automatiquement rejetée.Réception et ouverture : Toute soumission devra être reçue aux services des ressources financières et matérielles de la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets située au 1013, rue du Centre-Sportif à Normandin (Québec) G8M 4L7, le 21 janvier 2009 à 11h30, pour être ouverte publiquement à 11h35 au même endroit le même jour.Toute soumission reçue postérieurement sera automatiquement rejetée.Accord intergouvernemental : Le présent appel d'offres public est soumis à l'Accord de libéralisation des marchés publics du Québec et de l'Ontario (AQO) et à l'Accord de libéralisation des marchés publics du Québec et du Nouveau-Brunswick (AQNB).Visite d'information : Une réunion d'informations à l'intention des soumissionnaires est prévue le 18 décembre 2008 à 11h00 sur place au 4971, des Saules à La Doré.Autre : Seuls seront considérés aux fins d'octroi du contrat les entrepreneurs détenant, le cas échéant, la licence requise en vertu de la Loi sur le bâtiment (L.R.Q., c.B-1.1).Les entrepreneurs soumissionnaires sont responsables du choix des sous-traitants, tant pour leur solvabilité que pour le contenu de leur soumission.Les soumissionnaires doivent se conformer aux clauses et aux exigences linguistiques de la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets.La Commission scolaire ne s'engage à accepter aucune des soumissions reçues.Jacques Martel, directeur Services des ressources matérielles et financières Donné à Normandin, le 11 décembre 2008.AVIS LÉGAUX - APPELS D'OFFRES SOUMISSIONS - ENCANS 3598073A "]
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