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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2008-12-21, Collections de BAnQ.

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[" 125e année No 63 58 pages, 6 cahiers 89¢ taxes en sus \u2013 Édition provinciale 97¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées Mon clin d\u2019oeil STÉPHANE LAPORTE «C\u2019est vrai que c\u2019est une priorité d\u2019aider l\u2019industrie automobile.» \u2013 Un squeegee qui lave des pare-brise pour vivre Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte DIM 6 21924 12352 3 TROIS JOURS DANS LA COMMUNAUTÉ DE KITCISAKIK UN VILLAGE QUI ATTENDDENAÎTRE À cinq heures de Montréal, une communauté algonquine d\u2019Abitibi vit sans eau et sans réseau d\u2019électricité.Et rêve d\u2019un village tout neuf.LE REPORTAGED\u2019AGNÈS GRUDA ET ROBERT SKINNER PLUS PAGES 1 À 3 RÉJEAN TREMBLAY AU BURKINA FASO LE CIRQUE DU SOLEIL RAYONNE EN AFRIQUE PLUS PAGES 4 ET 5 QUANDLEFROIDTUE Un homme de 61 ans est mort dans un parc deMontréal dans la nuit de samedi.Sans doute de froid.Seul.Cette fois encore, l\u2019hiver s\u2019annonce pénible pour les sans-abri alors que les refuges crient famine.Ici comme aux États-Unis et en France, la crise économique exacerbe une bien triste situation.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll SORTEZ! C\u2019EST L\u2019HIVER! 20 idées pour profiter des Fêtes en famille EXPRESSO PAGES 4 ET 5 VIVRE SANS CRÉDIT, EST-CE POSSIBLE?À VOS AFFAIRES PAGES 1 À 3 Simon rêve d\u2019une maman et d\u2019un papa Il était une fois un jeune enfant au passé lourd et troublant.Et Chantal, une éducatrice dévouée qui lui avait redonné espoir.Il était une fois un cri du coeur.KATIA GAGNON PAGES A2 ET A3 MONTRÉAL VIOLAINE BALLIVY PARIS MARC THIBODEAU LOS ANGELES NICOLAS BÉRUBÉ PAGES > A4 ET A5 INCENDIE MEURTRIER Un village des Laurentides pleure la mort d\u2019un couple âgé et de sa fille.MARTIN CROTEAU PAGE A6 PHOTO SARAH BÉDARD-DUBÉ, COLLABORATION SPÉCIALE PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE PHOTOROBERT SKINNER, LA PRESSE PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Alex Kovalev a le compas dans l\u2019oeil depuis quelques matchs.Résultat, le Russe a scellé l\u2019issue de la rencontre en prolongation, hier soir, face aux Sabres.À lire en pages 1 à 3 du cahier Sports.COUPEDUMONDE DE SKI ALPIN Les Canadiens glissent et bourdonnent ! SPORTS PAGE 3 JOUEZAVECLESMOTS DANSNOTREGRILLE BLANCHEÀ VOS AFFAIRES PAGE 6 Le Noël d\u2019une prostituée MICHÈLE OUIMET PAGE A12 SABRES 3 CANADIEN 4 KOVALEV LANCE.ET TRANCHE! Robert Penasway et sa fille Montréal dimanche 21 décembre 2008 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique Le pLus grand distributeur de spas au canada 1 866 625-spas (7727) www.canadaspasdepot.com *Prix et offres valides pour un temps limité seulement.Cette promotion ne peut être jumelées à aucune autre offre ou promotion.Valide sur les spas sélectionnés en inventaire seulement.Les mensualités sont basées sur un financement de 120 ou 180 mois.Sujet à approbation de crédit.Certaines offres peuvent prendre fin en tout temps.Photos à titre indicatif.Quantités limitées.Voir détails d\u2019offres et de livraisons en magasin ou avec l\u2019un de nos représentants.Certaines conditions s\u2019appliquent.Les promotions du Boxing Day sont valide à partir du 26 décembre 2008 à l\u2019ouverture des magasins, soit 13 heures.VENTE boxing day 26 décEmbrE ObTENEZ UN VraI 51% 1 866-625-spas DE RABAIS LAVAL | LONGUEUIL | ST-JÉRÔME VAUDREUIL | ROCKLAND 3562083A UNE FAMILLE POUR SIMON KATIA GAGNON Simon, qui ne s\u2019appelle pas vraiment Simon, a maintenant 8 ans.Il y a deux ans et demi, il est arrivé à la maison L\u2019Escargot après avoir passé cinq ans dans une maison qu\u2019il appelle aujourd\u2019hui «la maison hantée».En cinq ans, Simon a vécu là-bas l\u2019équivalent de sa guerre mondiale à lui, écrivionsnous à l\u2019époque.Les séquelles de cette guerre étaient terribles.À son arrivée à L\u2019Escargot, Simon passait son temps sous la table de la cuisine.Il faisait des crises.Il hurlait.Il crachait comme un petit chat enragé.Après deux ans de patience et d\u2019efforts de la part des éducateurs, les souvenirs de cette guerre se sont estompés.Simon a réussi à entrer à l\u2019école.Les commentaires de son enseignante sont très élogieux.Ces crises épouvantables ne font plus partie de son quotidien.Il sourit.Il joue.Il fait beaucoup moins d\u2019histoires pour se coucher le soir.Simon n\u2019est pas pour autant un petit garçon facile.Il est encore dévoré par l\u2019anxiété.Tout changement doit être amené très, très lentement dans sa vie.Il a de la difficulté à se concentrer.Il fait parfois, encore, des cauchemars horribles qui le ramènent à lamaison hantée.En se réveillant, il dit aux éducateurs qu\u2019il ne peut pas leur raconter son rêve parce que «c\u2019est trop dégueulasse».Il y a deux semaines, il a fait sa liste à l\u2019intention du père Noël.«Une figurine d\u2019Iron Man et une auto Flash McQueen qui parle», déclame-t-il en retournant les cartes d\u2019un jeu de mémoire.Simon est vêtu d\u2019un pyjama rouge et bleu imprimé d\u2019un ours qui fait du ski.Un petit garçon mince et vif qui sent le savon parce qu\u2019il vient de prendre son bain.De grands yeux sombres.Deux fossettes qui se creusent lorsqu\u2019il sourit.Il y a bien quelque chose d\u2019autre que Simon voudrait, mais il ne l\u2019écrira pas sur sa liste.Il ne le dira pas à quiconque, même pas au père Noël.Ce qui commence sérieusement à lui trotter dans la tête, ce qu\u2019il voudrait vraiment, plus qu\u2019un bonhomme Iron Man, plus même qu\u2019un nouveau jeu vidéo, c\u2019est une famille.Deux personnes qui accepteraient de le sortir, pour de bon, de la maison hantée.Jus tement , s on copa i n Sébastien, qui a le même âge que lui et est arrivé pratiquement en même temps à L\u2019Escargot, il s\u2019en est trouvé une, famille.Il va bientôt annoncer la grande nouvelle aux autres enfants.Un immense sourire aux lèvres, il confie son secret à Annie Lacasse, une éducatrice, dès qu\u2019elle met le pied dans la maison.«J\u2019ai une famille d\u2019accueil! J\u2019ai une famille d\u2019accueil! » Le ton est celui du fan des Canadiens qui vient d\u2019apprendre que son équipe a gagné la Coupe Stanley.Un éclair de joie pure et sans mélange, qui illumine tout sur son passage.Comment Simon réagi rat- il quand il apprendra que Sébastien «a une famille » ?Tout le personnel se le demande avec anxiété.Et la plus inquiète de tous, c\u2019est Chantal Parent.IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII Depuis deux ans et demi, Chantal est probablement ce qui se rapproche le plus d\u2019une maman dans la vie de Simon.C\u2019est elle qui l\u2019a lentement initié à l\u2019école, en allant dans la classe au début.C\u2019est elle qui est allée au zoo de Granby avec lui l\u2019été dernier.C\u2019est elle qui le rassure à chaque nouvelle étape.C\u2019est elle qui lui a acheté, à Noël dernier, une belle chemise blanche et une cravate noire qu\u2019il a portées jusqu\u2019à ce qu\u2019elles soient usées à la corde.C\u2019est elle qui a tenu l\u2019album photo de ces deux années.Ensemble, nous regardons longuement l\u2019album.De belles photos claires, des légendes précises, pour que Simon se rappelle clairement de ces moments passés à L\u2019Escargot.«Il ne reste plus beaucoup de pages, dit Chantal en refermant l\u2019album.Il faut trouver sa famille.Pour qu\u2019il commence un autre album.Ailleurs.» Depuis des mois, Chantal et sa patronne, Denyse Leclerc, ont fait des tonnes de démarches pour trouver une famille à Simon.Dans les centres jeunesse, il y a deux possibilités.Les familles d\u2019accueil traditionnelles, où il y a, la plupart du temps, beaucoup d\u2019enfants.Ce qui est contre-indiqué dans le cas du petit.Simonn\u2019est pas un enfant évident.Il va demander beaucoup, beaucoup de temps à des parents d\u2019accueil.S\u2019ils sont débordés de travail avec deux ou trois enfants en bas âge, ça ne va pas bien se passer.L\u2019autre possibilité, c\u2019est la banque mixte : une liste de familles qui désirent adopter un enfant de la DPJ.Mais le hic, c\u2019est que ces familles veulent des enfants beaucoup plus jeu- SORTIR DE LA MAISON Il y a un peu plus d\u2019un an, nous vous avons raconté l\u2019histoire d\u2019une maison bien particulière du centre jeunesse de la Montérégie.Une maison où habitaient cinq tout petits enfants, dont le passé était extrêmement lourd.Pendant des années, ces enfants avaient subi des sévices majeurs ou enduré une négligence totale.Dix-huit mois plus tard, ils vont tous beaucoup mieux.Si bien, en fait, qu\u2019on a trouvé une famille d\u2019accueil pour deux de ces enfants.Petit à petit, ils apprivoisent un homme et une femme qu\u2019ils appelleront peut-être, d\u2019ici peu, papa et maman.Deux d\u2019entre eux.Mais pas Simon.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 2 L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C HE 21 DÉ C E M B RE 20 0 8 UNE FAMILLE POUR SIMON nes que Simon.À 8 ans, pour lui, il est trop tard.Bref, Denyse et Chantal n\u2019ont rien trouvé.«Si ça prend trop de temps pour lui trouver une famille, qu\u2019est-ce qu\u2019il va retenir de ça?Qu\u2019il n\u2019est pas un bon petit garçon», se désole Chantal.En dernière extrémité, qu\u2019estce qui va arriver si on ne trouve pas de famille à Simon?Il ira en centre d\u2019accueil.Un bunker de béton avec 11 autres enfants dans l\u2019unité.Un centre d\u2019accueil où il y a beaucoup de bruit, des enfants en difficulté et des éducateurs qui changent souvent.C\u2019est le pire scénario pour un enfant anxieux comme Simon.«On va le scrapper », résume br uta lement Emmanuel le Courcy, la psychoéducatrice de L\u2019Escargot.Deux ans et demi d\u2019efforts, de progrès tangibles, d\u2019équilibre lentement retrouvé, qui s\u2019en iraient en tourbillon comme l\u2019eau du bain dans la bonde.Un gâchis.Si Denyse Leclerc et Chantal Parent croyaient encore au père Noël, elles savent très bien ce qu\u2019elles lui demanderaient.Une famille pour Simon.Pour que l\u2019an prochain, à Noël, Simon ne se couche pas dans son lit de la maison L\u2019Escargot, sous la douillette à motif de bulles.Pour que quelqu\u2019un, le 24 décembre de l\u2019an prochain, borde ce petit garçon dans une nouvelle chambre et un nouveau lit.Son lit.Sa chambre.Dans sa famille.IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII Famille recherchée, donc.Portrait-robot?Un homme et une femme.La figure paternelle a une grande importance compte tenu de l\u2019histoire de Simon.Deux personnes qui ont déjà eu des enfants, qui savent ce que c\u2019est que de jouer par terre et de coucher un petit qui ne veut pas dormir, mais dont les enfants seraient devenus adultes ou alors grands ados.Simon a besoin d\u2019être le seul jeune enfant de cette maisonnée.Disons-le franchement : élever Simon ne sera pas un piquenique.La première année sera assurément rock\u2019n\u2019roll.Le petit va mettre sa nouvelle famille à l\u2019épreuve.Il voudra voir s\u2019il sera, comme il le craint par-dessus tout, rejeté.Cet homme et cette femme devront avoir beaucoup, beaucoup de patience.Il faudra du temps pour apprivoiser Simon.On demandera beaucoup à la famille qui choisira de recevoir Simon.Mais on leur donnera auss i beaucoup.Car ils auront de l\u2019aide, c\u2019est garanti.La période de transition entre L\u2019Escargot et la nouvelle famille sera longue.Six mois, probablement.Simon commencera par aller passer une heure chez vous, accompagné de Chantal.Après, il ira dîner.Encore avec Chantal.Et ainsi de suite, jusqu\u2019à un dodo.Jusqu\u2019à ce que Chantal, finalement, s\u2019éclipse.Simon, en quelque sorte, est accompagné d\u2019un «mode d\u2019emploi », résume Pascale Daudelin, la travailleuse sociale qui continuera à suivre le petit.Chantal et Pascale expliqueront à la nouvelle famille comment coucher Simon.Ce qu\u2019il aime manger.Comment lui faire faire ses devoirs.Quelle attitude adopter devant ses inquiétudes et ses crises.Ce sont elles qui s\u2019entendront sur des mesures de soutien avec l\u2019école du quartier.Et après ces six mois d\u2019intégration, elles seront toujours prêtes à épauler les nouveaux parents.À la maison L\u2019Escargot, il y a des psychologues, une orthophoniste, une ergothérapeute.Un psychiatre de l\u2019hôpital Sainte-Justine suit Simon et continuera de le suivre.Bref, tout le monde veut que ça marche.Cette famille aura plus de soutien que la quasi-totalité des parents qui élèvent un enfant.IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII Tous les trois mois, cependant, ces nouveaux parents devront accepter que Simon retourne, sous la supervision d\u2019une travailleuse sociale, voir sa maman, sa vraie maman, pour quelques heures.Il y a un peu plus d\u2019un an, cette jeune femme \u2013 appelons-la Sandra \u2013 a revu son fils après avoir été totalement absente de sa vie pendant de longs mois.Pendant cinq ans, elle aussi a vécu, avec Simon, dans la maison hantée.En juin dernier, Sandra a eu une rencontre déterminante avec son fils.C\u2019était peu avant son anniversai re.Elle lui avait apporté des cadeaux.Il a longuement déballé le tout.Il s\u2019est mis à jouer avec ses nouveaux jouets.Et Pascale, la travailleuse sociale, a fini par dire: «Bon, maman a quelque chose d\u2019important à te dire.» Simon a levé les yeux.«J\u2019ai demandé à Pascale qu\u2019elle te trouve une bonne famille parce que moi, je ne suis pas capable de te reprendre», a dit Sandra.Cette phrase lui a beaucoup coûté.Mais elle l\u2019a dite.Avec ces quelques mots, elle a, en quelque sorte, libéré Simon de ce cordon ombilical qui relie une mère à son fils, quels qu\u2019aient été les drames de leur relation.Psychologiquement, Simon est donc libre.Libre de s\u2019attacher à vous.Si ce texte vous interpelle, si vous envisagez la possibilité d\u2019accueillir Simon chez vous, téléphonez au 1-866-420-1584.KATIA GAGNON C\u2019est une ressource du centre jeunesse de la Montérégie, une maison qui accueille six enfants de moins de 8 ans.Ces enfants ont été sévèrement maltraités ou négligés, à tel point qu\u2019ils ont conçu un trouble de l\u2019attachement, une maladie répertoriée dans les manuels de psychiatrie.Comme ils n\u2019ont pas pu créer avec leurs parents ce lien d\u2019attachement primordial, ils ont beaucoup de difficulté à faire confiance à un adulte.Ils craignent par-dessus tout d\u2019être rejetés.Dans le quotidien, ce sont des enfants très difficiles, que la plupart des familles d\u2019accueil ont été incapables de garder.C\u2019est pourquoi on a créé, pour eux, cette nouvelle ressource, qui existe depuis maintenant trois ans.Les enfants qui l\u2019ont fréquentée depuis 18 ou 24 mois ont tous vu leurs comportements et leur état psychologique s\u2019améliorer grandement.Certains sont maintenant prêts à faire la transition vers une vraie famille.Ils continueront cependant à voir leurs parents biologiques sur une base régulière.QU\u2019EST-CE QUE L\u2019ESCARGOT?HANTÉE LE PETIT SIMON, 8 ANS, A PEINT CETTE SÉRIE DE MAISONS.BIEN QU\u2019IL NE L\u2019AIT PAS DEMANDÉ DANS SA LETTRE AU PÈRE NOËL, IL SE CHERCHE UNE FAMILLE POUR SORTIR, POUR DE BON, DE SA MAISON HANTÉE.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C HE 21 DÉ C E M B RE 20 0 8 A 3 SANS-ABRI ENTRE L\u2019HIVER ET LA CRISE MARC THIBODEAU PARIS\u2014Depuis des mois, Jackie et une poignée d\u2019amis sans domicile fixe (SDF) avaient choisi comme «repaire» les abords d\u2019un petit supermarché du quatrième arrondissement de Paris, à un jet de pierre de la place de la Bastille.Du matin au soir, ils sollicitaient les passants et engageaient avec qui le voulait des conversations rendues confuses par leur consommation très soutenue de bière.Puis, la nuit venue, ils partaient à la recherche d\u2019un éphémère refuge.Il y a deux semaines, le rituel a pris fin de manière tragique pour le Normand de 55 ans, retrouvé inconscient devant le commerce de la rue de la Cerisaie peu après 6h du matin.Les efforts des secouristes n\u2019ont pu le sauver.Quelques gerbes de f leurs fanées témoignent aujourd\u2019hui de la mort tragique du SDF, qui était très malade, au dire de l\u2019un de ses amis, de nouveau posté au lieu de rencontre habituel.«Je le connaissais depuis 15 ans.Les pompiers l\u2019ont amené à l\u2019hôpital de la Salpêtrière, mais ils n\u2019ont rien pu faire pour le sauver», explique-t-il, bouteille à la main.Jackie est le sixième sansabri trouvé mort dans la région parisienne en un mois.Les autorités imputent cette succession de décès, qui fait grand bruit dans les médias, au retour des temps « froids ».Devant l\u2019indignation populaire, la ministre du Logement, Christine Boutin, a publiquement évoqué l\u2019idée d\u2019obliger les SDF à dormir dans les centres d\u2019hébergement d\u2019urgence lorsque la température descend au-dessous de -6°C.Elle faisait écho au président Nicolas Sarkozy, qui avait «insisté» au Conseil des ministres sur la nécessité de faire quelque chose pour éviter que les gens «meurent de froid».L\u2019idée d\u2019un placement forcé en centre d\u2019hébergement a indigné les associations d\u2019aide aux sanslogis, qui parlent d\u2019une «grave régression» ou d\u2019un «coup de com».L\u2019organisation Droit au logement soutient que la mesure pousserait les SDF les plus réticents à «se cacher toujours plus loin, dans des conditions sanitaires toujours plus risquées ».Selon Emmaus, qui vient en aide aux défavorisés, on compterait actuellement entre 12 000 et 15 000 personnes en situation « d\u2019exclusion extrême » dans la capitale française.La moitié d\u2019entre elles seulement utiliserait les centres d\u2019hébergement d\u2019urgence, régulièrement critiqués pour leur malpropreté.Face aux critiques, le premier ministre François Fillon, à l\u2019opposé de la ministre du Logement, a assuré fin novembre qu\u2019il n\u2019était pas question de forcer les SDF à dormir où que ce soit.Le président lui-même est revenu à la charge pour presser le gouvernement de trouver un «équilibre de bon sens entre les intégristes de la liberté et la mise d\u2019office en centre d\u2019urgence».Retour au XIXe siècle Le dossier continue depuis d\u2019alimenter la controverse.Dans une lettre ouverte, le maire adjoint du 18e arrondissement de Paris, Gérard Briant, responsable de la «lutte contre les exclusions» dans ce quartier populaire, a dénoncé récemment une «polémique indigne».«Quand les SDF meurent dans la rue et que les médias en parlent, il faut faire du bruit, toujours plus de bruit.C\u2019est ainsi qu\u2019on détourne l\u2019attention de l\u2019opinion publique», fustige l\u2019élu.Mme Boutin cherche, selon lui, à faire oublier une promesse de Nicolas Sarkozy, qui s\u2019était engagé durant la campagne présidentielle de 2006 à ce que plus personne ne soit «obligé de dormir sur le trottoir et d\u2019y mourir de froid».Ce que le gouvernement propose, ajoute M.Briant, c\u2019est de « revenir à l\u2019enfermement des vagabonds dans les asiles, comme au XIXe siècle» en offrant un «mélange douteux de charité et de répression».Dans les pages du quotidien de gauche L\u2019Humanité, autre son de coche, celui du chercheur Stéphane Rullac, auteur de plusieurs livres sur le problème des sans-abri : «Le scénario se répète à l\u2019envi : l\u2019hiver arrive, les gens s\u2019émeuvent de la situation des sans-abri et les politiques donnent l\u2019impression d\u2019un semblant d\u2019activité pour mieux se relâcher le reste de l\u2019année.» Selon lui, « l\u2019interdiction pénale» du sansabrisme est plus insupportable encore que la mort d\u2019un homme dans la rue.Mme Boutin n\u2019en demeure pas moins convaincue de la nécessité de faire quelque chose pour venir en aide aux SDF en danger.«Il existe en France la nonassistance à personne en danger.Ça relève du droit pénal.Moi, je veux la vie plutôt que la mort», explique-t-elle sur son blogue.SDF: la France en émoi llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll NICOLAS BÉRUBÉ LOS ANGELES \u2014 Arrêtez-vous à un feu rouge au centre-ville de Los Angeles et quelqu\u2019un tendra la main vers votre voiture.Passez sous un viaduc et vous verrez des silhouettes endormies.Déposez une boîte contenant deux ou trois pointes de pizza sur un conteneur dans la ruelle.Revenez 15 minutes plus tard et elle aura disparu.Le problème des sans-abri est omniprésent à L.A.Chaque soir, 73 000 hommes, femmes et enfants dorment dans les rues.C\u2019est la plus grande concentration de sansabri au pays.Les services, inadéquats, offrent à peine 15 000 lits.La récession qui frappe les États-Unis jette de plus en plus de familles à la rue.Le problème est généralisé : ce mois-ci, une étude a révélé que, dans 19 des 25 plus grandes villes aux États-Unis, le nombre de sans-abri s\u2019accroît.«Ça fait 12 ans que je travaille ici, et je n\u2019ai jamais vu une situation pareille, explique Joel John Roberts, directeur du centre PATH, un organisme de services multiples pour sans-abri à Los Angeles.Et les choses ne vont pas en s\u2019améliorant.Les gens perdent leur maison à un rythme jamais vu.C\u2019est foudroyant.» Beaucoup de nouveaux sans-abri, dit-il, ne correspondent pas au stéréotype de l\u2019homme solitaire qui dort sur un banc de parc.«Nous voyons des familles, des gens de la classe moyenne qui ont tout perdu.Ces gens ne sont pas habitués à demander de l\u2019aide.Ils ont été indépendants toute leur vie.» Le centre qu\u2019il dirige compte 90 lits pour femmes et enfants.Tous sont occupés.La demande risque encore d\u2019augmenter avec la saison des pluies et des températures qui frôlent le point de congélation la nuit.Selon M.Roberts, l\u2019afflux de sans-abri rappelle les périodes difficiles du début des années 80.«Mais, à cette époque, le problème était relativement nouveau.Les gens voulaient aider.Vingt-cinq ans plus tard, l\u2019itinérance est un vieux problème.Les gens trouvent que rien ne bouge.Alors ils ne font plus de dons.» À la rue L\u2019épidémie des reprises d\u2019hypothèque ( foreclosure) qui frappe les États-Unis touche même les gens qui ne sont pas propriétaires d\u2019une maison.C\u2019est ce qu\u2019a vécu, il y a quelques années, Kay Ebeling, une mère de famille de L.A.Elle payait son loyer à temps, mais le propriétaire de son immeuble ne payait pas son hypothèque.L\u2019immeuble a été saisi.Mme Ebeling s\u2019est retrouvée à la rue durant deux ans.Elle a eu recours de temps à autre aux services de l\u2019organisme PATH.«Nous vivions dans ma voiture, a-t-elle récemment écrit dans son blogue.Et ce, même si j\u2019avais un emploi chez Paramount, sur le plateau de Dr.Phil.» Selon plusieurs observateurs, la situation ne fera qu\u2019empirer.Les mises à pied et les reprises d\u2019hypothèque ne sont pas sur le point de s\u2019arrêter aux États-Unis.Selon Joel John Roberts, Washington devrait verser plus d\u2019argent aux organismes d\u2019aide.Fier supporter d\u2019Obama, il est d\u2019avis que le président désigné devra consacrer toute son énergie à tenter de redresser la situation économique aux États-Unis.«Obama a de bonnes idées et une bonne attitude, dit-il.Il a quatre ans pour remettre le pays sur pied.Il n\u2019a pas causé la récession.Mais il en hérite : si la crise n\u2019est pas résolue, les gens ne voteront pas pour lui dans quatre ans.» L.A.s\u2019attend au pire Alors qu\u2019un sans-abri vient de mourir de froid à Montréal, six sont morts à Paris dans le dernier mois, provoquant l\u2019émoi dans la population.À Los Angeles, la crise économique fait craindre le pire : de nouveaux sans-abri pourraient s\u2019ajouter aux 73 000 que compte déjà la ville.PHOTO OLIVIER LABAN-MATTEI, AGENCE FRANCE-PRESSE La France envisage d\u2019obliger les SDF à dormir dans les centres d\u2019hébergement d\u2019urgence lorsque la température descend au-dessous de -6°C.VOUS AVEZ UNENOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca SOMMAIRE Amusez-vous ! AFFAIRES 8 Astrologie du jour AFFAIRES 7 Décès AFFAIRES 7 Forum A 20 et 21 Grille blanche AFFAIRES 6 Horaire télévision ARTS 6 Loteries A 17 Monde A 18 Personnalité ARTS 8 Petites annonces AFFAIRES 7 Sudoku AFFAIRES 2 Météo Nuageux avec faible neige, maximum -9, minimum -9.AFFAIRES 7 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 4 L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C HE 21 DÉ C E M B RE 20 0 8 Salon deS métierS d\u2019art \u2014FRANÇOIS GARNEAU \u2014 PlAcE BONAvENtURE\u2014ENtRéE lIBRE dU 5 aU 21 déCemBre 2008 www.salondesmetiersdart.com dE 11 h à 21 h, dU lUNdI AU SAmEdI, dE 11 h à 18h, lES dImANchES CONCOURS CadeaUX SiGnéS Remplissez ce bulletin de participation, déposez-le dans la boîte prévue à cette fin à l\u2019entrée du Salon des métiers d\u2019art.Vous pourriez gagner l\u2019une des nombreuses créations signées, offertes par les artisans tous les jours.NOM PRÉNOM ADRESSE VILLE CODE POSTAL TÉLÉPHONE COURRIEL Pour participer, vous devez répondre à cette question : Nommez un des artisans du Salon des métiers d\u2019art ?Règlements du concours disponibles au Salon des métiers d\u2019art.Valeur totale des prix offerts : 2033 $.Fac-similés refusés.Un événement présenté par le Conseil des métiers d\u2019art du Québec Pensez vert : prenez lemétro et apportez vos sacs ! dERNIÈRE JOURNéE ! 3600295A SANS-ABRI ENTRE L\u2019HIVER ET LA CRISE VIOLAINE BALLIVY Un homme de 61 ans est mort dans un parc de Montréal dans la nuit de vendredi à hier.Sans doute de froid.Seul.Cette fois encore, l\u2019hiver s\u2019annonce pénible pour les sans-abri alors que les refuges crient désespérément famine.Vers 2h, hier matin, des passants ont remarqué le corps d\u2019un homme inanimé dans un banc de neige du square Viger.Une autopsie sera réalisée dans les prochains jours afin de déterminer la cause exacte de sa mort, mais les ambulanciers croient qu\u2019il est mort de froid.Le mercure indiquait alors près de 16 au-dessous de zéro.Le vent du nord soufflait en rafales à 33 km/ h.Le sol était recouvert de glace et de neige.Ironie du sort, la victime a été retrouvée à moins d\u2019un kilomètre du plus important refuge pour hommes de Montréal, la Mission Old Brewery, qui aurait pu l\u2019accueillir vendredi soir.Il dormait d\u2019ailleurs de temps en temps.Il y était passé le 10 décembre dernier.«C\u2019est une mort tragique que nous aurions pu éviter si seulement nous avions su qu\u2019une personne était en détresse si près de nous», a dit hier le directeur de la Mission, Matthew Pearce.La nouvelle ne l\u2019a toutefois pas surpris.Choqué, certes, mais pas étonné, compte tenu du nombre de sans-abri qui arpenteraient les rues de la ville : 30 000.«Ce qui devrait nous surprendre, c\u2019est qu\u2019en 2008 des gens vivent encore dans la rue à Montréal.» Vers midi, hier, des couvertures traînaient toujours, à demiensevelies sous des lames de neige dans le square Viger.Un homme était étendu dans une petite tente en toile bleue.Des intervenants y passent chaque soi r.«Par fois , les hommes refusent de nous suivre, mais au moins, si on les voit, on peut repasser plusieurs fois pendant la soirée et agir s\u2019ils sont en danger », dit M.Pearce.Des besoins pressants Depuis l\u2019an dernier, les trois grands refuges de Montréal a t tendent 3 ,3 mi l l ions de Québec.Les refuges montréalais fournissent chaque jour 550 lits d\u2019urgence, pour lesquels le gouvernement du Québec verse de 8 à 12$.Les refuges de Toronto reçoivent 60 $ pour offrir les même services.L\u2019argent réclamé ne servirait pas à ouvrir de nouveaux lits, mais à plutôt à mettre en place des programmes d\u2019aide à long terme pour aider les sansabri à quitter la rue.À la suite des travaux de la Commission parlementaire sur l\u2019itinérance, le gouvernement doit déposer dans les prochains mois un plan d\u2019aide qui pourrait inclure une hausse des subventions, a indiqué hier l\u2019attaché de presse de la nouvelle ministre déléguée aux Services sociaux, Lise Thériault.«Les budgets ont quadruplé depuis 2003», a aussi indiqué son attaché de presse, Harold Fortin.Mais avec la crise économique qui se pointe à l\u2019horizon, les organismes appréhendent une hausse de la demande.Hier, la Maison du Père s\u2019est remplie plus rapidement qu\u2019à l \u2019habitude.«Tous les jours on accueille plus de gens que l\u2019an passé », constate Jamieson Poirier, intervenant à la Maison du Père.L\u2019Accueil Bonneau manque déjà de vivres pour préparer les repas du temps des Fêtes.«C\u2019est unemort tragique» Un sans-abri aurait succombé au froid dans le square Viger, à Montréal Du caviar pour les pauvres en Italie PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Plusieurs sans-abri ont élu domicile dans le square Viger, à la lisière du Vieux-Montréal, où l\u2019un d\u2019eux a été trouvé mort hier.Les autorités italiennes, qui ont saisi 40 kg de caviar de contrebande à Milan, ont décidé de distribuer les précieux oeufs d\u2019esturgeon à des oeuvres caritatives.Comme de nombreux autres pays, l\u2019Italie interdit le caviar béluga dans l\u2019espoir de sauver les esturgeons qui produisent ces oeufs, les plus recherchés et les plus chers.«L\u2019année dernière, après une opération similaire, nous avions fini par détruire tout le caviar confisqué», se souvient Juri Mantegazza, un inspecteur.«Mais cette fois, j\u2019ai eu l\u2019idée de donner tout le caviar aux pauvres.» La Croix-Rouge, des moines franciscains, des maisons de retraite et des organismes d\u2019aide aux SDF et aux pauvres de la région de Milan recevront donc de quoi garnir les tables.Et les rations promettent d\u2019être généreuses.Le père Massimo Mapelli explique que son refuge pour SDF et anciens toxicomanes va recevoir 10 kg de caviar.Comme il attend 82 convives, la part moyenne sera de plus de 120g.C\u2019est entre deux et quatre fois plus que dans les restaurants étoilés.\u2013 Associated Press lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C HE 21 DÉ C E M B RE 20 0 8 A 5 Meilleure qualité de sommeil, meilleure qualité de vie.arthritis f rie nd ly pro art h rite Le lit Céleste signé Tempur-PedicMC « Tempur-Pedic a transformé ma vie en me permettant d\u2019excellentes nuits de sommeil.Mon épouse a réduit ses problèmes de dos par 80 %.C\u2019est le confort total.Nous avons investi dance ce type de matelas pour nos 2 enfants.Toute la famille profite des bienfaits de TEMPUR.» Robert Duhamel \u2013 Sillery (Québec) Le confort à la suédoiseMC Le matériau unique et révolutionnaire TEMPURMD, synonyme d\u2019un sommeil de qualité supérieure\u2026 / -,4*(06 3% )4;;0'! 2,4.453 0( ,=29,9(0%, 345( #4%) 9#06 (4%$4%,) ,
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