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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Actuel
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2001-01-04, Collections de BAnQ.

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[" 4LP0101B0104 B1 Jeudi 4LP0101B0104 ZALLCALL 67 00:46:23 01/04/01 B Avec Patrice L'Ecuyer ICIRADIO-CANADA L'Ecuyer fête le jour de l'An CE SOIR avec Dominique Michel, Jean-Michel Anctil, le groupe Les Tubes et Pascal Beausoleil.2918391A 4LP0201B0104 4LP0201B0104 ZALLCALL 67 00:42:57 01/04/01 B B 2 L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 4 J ANV I E R 2 0 0 1 BANDE À PART SAUMON LE COURRIER DE RICARDO Suite de la page B1 Vous voulez poser des questions à Ricardo Larrivée, notre chroniqueur gastronomique ?Expédiez un courriel à l'adresse actuel@lapresse.ca ou laissez un message dans notre boîte vocale au (514) 350-4923.Q Louise Pichet : J'aimerais savoir quels aliments contiennent une quantité importante de vitamine E ?R Ricardo : On entend souvent dire que le pouvoir antioxydant de la vitamine E pourrait nous protéger contre certaines maladies comme le cancer et les maladies du coeur.Je laisse à la science le privilège de nous le démontrer.D'ici là, il n'y a pas de mal à ajouter à notre menu des aliments qui regorgent de cette vitamine : huile de germe de blé et autres huiles végétales, produits céréaliers complets, amandes, épinards.Q Christine : Je voudrais savoir s'il est vrai qu'il y a plus de fer dans le sirop d'érable que dans la mélasse.R Le sirop d'érable est pauvre en fer.La teneur en fer de la mélasse, quant à elle, varie selon le nombre d'extractions qu'elle a subis à partir de la canne à sucre.La mélasse de première extraction, dite mélasse de fantaisie, est celle retrouvée à l'épicerie et qu'on utilise souvent pour cuisiner.Sa saveur est douce et sucrée, et elle ne contient que très peu de fer.La mélasse de deuxième extraction, nommée mélasse de table, est plus foncée, moins sucrée et contient un peu plus de fer.Elle donne plus de goût à nos recettes.La mélasse noire aussi appelée blackstrap, obtenue suite à une troisième extraction, est cependant très riche en fer.Une cuillère à table (15 ml) de cette mélasse contient autant de fer que 4 onces (120 grammes) de boeuf cuit.Malheureusement, la mélasse noire est amère et son goût est très prononcé.On la trouve souvent dans les magasins de produits naturels.Q Johanne Lafleur : De quoi est faite la chapelure italienne, où peut-on l'acheter et peut-on la remplacer par de la chapelure ordinaire R Vendue sous la marque Pastene dans les épiceries, la chapelure italienne est parfumée de fromage romano, de fines herbes et d'épices tels que la poudre d'oignon, la poudre d'ail, les flocons de persil, l'origan, le fenouil et le céleri.J'aime bien cuisiner avec cette chapelure déjà assaisonnée.À défaut d'en avoir, il suffira de parfumer vous-même votre chapelure maison ou de la chapelure régulière du commerce.Quand on nous parle de saumon chinook, sockeye, coho, rose ou keta, ce sont tous des saumons du Pacifique.Ils sont beaucoup moins chers que les saumons de l'Atlantique, surtout au mois de juillet et août, mais peu appréciés sur la côte Est.Le saumon keta et le saumon rose sont aussi moins gras que les autres, ce qui, dans le cas du poisson, est un désavantage, puisque les oméga-3 contenus dans le gras des poissons sont bons pour la santé cardiaque.Principalement à cause de son coût modique, le saumon du Pacifique est parfait pour faire des pâtés ou des mousses.On le retrouve aussi beaucoup en conserve.La plupart de nos recettes de saumon ont été conçues avec du saumon de l'Atlantique.Si vous utilisez du saumon du Pacifique, rappelez-vous que les temps de cuisson sont généralement plus courts, à cause de sa teneur plus faible en gras.Le saumon de l'Atlantique est nervuré de gras un peu à l'image du filet de boeuf de qualité qui, lui, est persillé.Comme la volaille, le saumon s'est mis à l'heure de la découpe.Tournedos et rôtis de saumon farci sont de plus en plus populaires.Dans le jargon des producteurs de poisson, c'est de la découpe secondaire.Tendance oblige, les produits de troisième transformation comme les wellingtons de saumon et autres nouveautés s'en viennent.On parle déjà de quatrième transformation.L'attention que l'on porte au saumon n'a pourtant rien de nouveau.Les Vikings ont été les premiers à le fumer et à le commercialiser en Europe.Les Amérindiens de la côte Ouest lui vouaient un culte religieux et magique alors qu'en 1681, en France, un édit le consacra poisson royal.Pour pêcher le saumon, il fallait acquitter une redevance à la couronne.Plus ça change plus c'est pareil.À la prochaine bordée de neige, il faudrait que je pense à demander à Jacques combien coûte en 2001 un permis de pêche.BONNE ADRESSE Saum-mom Boutique alimentaire et d'accessoire pour le poisson Menu traiteur 1318, avenue du Mont-Royal Est, Montréal (514) 526-1116 Le saumon d'élevage serait dix fois plus pollué que le sauvage Messe présidée par Monsieur le Cardinal Jean-Claude Turcotte LE DIMANCHE 7 JANVIER 2001, 12 H 15 Fête de l'Épiphanie et Bénédiction des familles Un buffet sera servi après la célébration Pour information: (514) 866-1661 La cathédrale Marie-Reine-du-Monde est située sur le boulevard René-Lévesque, angle Mansfield, métro Bonaventure.Agence France-Presse LONDRES - Un saumon d'élevage contient jusqu'à dix fois plus d'éléments polluants, dont des pesticides et des produits chimiques, qu'un saumon sauvage, selon des recherches rendues publiques hier.Des polluants organiques persistants (POP) se retrouvent dans l'alimentation des saumons d'élevage, selon ces études.Certains d'entre eux, dont le polychlorobiphényls (PCB), à fortes doses, attaquent les systèmes nerveux, immunitaire et reproductif.« Ce qui me préoccupe en particulier est l'alimentation des enfants », a déclaré à la radio BBC le Dr Miriam Jacobs, de l'université de Surrey, auteure de l'une des études.« Le risque d'infections et de troubles pendant l'apprentissage chez les enfants est bien plus grand pour ceux qui auront consommé davantage de PCB », a-t-elle ajouté.« Les résultats ont été très clairs : il est apparu que le saumon d'élevage avait un niveau de contamination bien plus élevé », a déclaré de son côté à la même radio le Dr Michael Easton, auteur d'une étude commandée par la Fondation David Suzuki au Canada.« Chez le saumon sauvage, la différence était évidente », a-t-il ajouté.Les délégués de 122 pays sont parvenus le 10 décembre à un accord à Johannesburg sur une convention interdisant ou limitant grandement l'usage de 12 POP, dont les PCB.Mais ces produits existent en grandes quantités dans les océans et se retrouvent chez des poissons utilisés ensuite dans la chaîne alimentaire pour nourrir les saumons d'élevage.LUIGI BORMIOLI LA CASA SOLINGEN PINTINOX CHINA PEARL RCR CRYSTAL SILVERSTONE GLASSWORKS INT FARBERWARE BIALETTI MR DUDLEY POWER CHEF ROYAL LEERDAM WINTERLING PORCELAIN CUISINE INTERNATIONAL ELEGANCE IN SLIVER LUIGI BORMIOLI LA CASA SOLINGEN PINTINOX CHINA PEARL RCR CRYSTAL SILVERSTONE GLASSWORKS INT FARBERWARE BIALETTI MR DUDLEY POWER CHEF ROYAL LEERDAM WINTERLING PORCELAIN CUISINE INTERNATIONAL ELEGANCE IN SLIVER LUIGI BORMIOLI LA CASA SOLINGEN PINTINOX CHINA PEARL RCR CRYSTAL SILVERSTONE GLASSWORKS INT FARBERWARE BIALETTI MR DUDLEY POWER CHEF ROYAL LEERDAM WINTERLING PORCELAIN BENIX IMPORTATEUR D'ARTICLES DE MAISON DE QUALITÉ & CO.LIQUIDATION D'ENTREPÔT! 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C'est mon idole.J'ai appris beaucoup de choses avec lui », avoue notre chef.Et son jour de congé, le dimanche, il le passe à essayer de nouvelles recettes.Quelques amis jouent les goûteurs.« Moi, je ne suis pas accroché sur les mesures.On le sent, c'est tout.Si on aime le vin par exemple, pourquoi on ne viderait pas la bouteille ! » Son souhait le plus cher maintenant ?Ouvrir un vrai bar à tapas « comme en Europe, où les gens pourront manger debout ».Photo ROBERT MAILLOUX, La Presse © Manuel Martins, qui a ouvert Le Vintage il y a quatre ans, parle fraîcheur et simplicité.B 4 L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 4 J ANV I E R 2 0 0 1 La cuisine simple et fraîche de Manuel Martins « Ce sont les calmars qui nous ont donné un nom », affirme le chef du Vintage.1- Coupez la tête des calmars, enlevez la peau.Bien les laver.Hachez les tentacules, le chorizo, le prosciutto, le persil, un oignon, une gousse d'ail, la moitié des tomates.2- Chauffez l'huile et faire blondir l'oignon haché.Ajoutez le chorizo, le prosciutto, les tentacules, l'ail, le persil, les tomates, une demi-tasse de vin.Salez, poivrez.Laissez évaporer tout le liquide.Remplissez les poches des calmars avec cette préparation.Fermez à l'aide de cure-dents, gardez au frigo.3- Avant de servir, faites blondir l'autre oignon coupé en rondelles dans deux cuillerées à soupe d'huile d'olive.Ajoutez la feuille de laurier, le restant de l'ail, tomates et vin.Disposez les calmars farcis sur le dessus, salez, poivrez.Laissez cuire à feu moyen pendant environ 10 minutes.Greenfield Park 466-2166 Longueuil 677-4747 St-Jean-sur-Richelieu 348-1155 Montréal Centre-Ville 875-1001 Angle St-Joseph/ St-Laurent 270-4747 Place Versailles 354-1220 Rosemont 593-8840 Ville St-Laurent 856-2002 Laval Chomedey 629-9800 Pont Viau 663-4747 Pointe-aux-Trembles 642-2540 Repentigny 654-5477 Pointe-Claire 694-7773 St-Jérôme 436-2893 St-Hyacinthe 774-7188 Drummondville 478-4171 Trois-Rivières 372-1313 Victoriaville 752-4646 Sherbrooke Galeries Quatre-Saisons 565-3632 Carrefour de l'Estrie 822-4747 Gatineau 568-1918 Service à la clientèle : 1-800-463-5665 Michel Laurendeau, opticien Examens de la vue effectués par des optométristes.SOLDE sur une grande sélection de montures spécialement identifiées, en plus de profiter du 2 pour 1.de rabais 50% Cette offre est conditionnelle à l'achat d'une paire de lunettes (verres et monture) dans toutes les succursales de Lunetterie New Look du 17 décembre jusqu'au 31 janvier 2001 et ne s'ajoute à aucun autre escompte en vigueur.2917693A Manque de personnel qualifié dans le domaine du voyage PUBLICITÉ Beaucoup plus de postes que d'étudiants au Collège April-Fortier La formation dispensée par le Collège est sanctionnée par une Attestation d'Études Collégiales (AEC) reconnue par le ministère de l'Éducation et les étudiants sont admissibles à l'aide financière du service des Prêts et Bourses.Même les étudiants inscrits aux cours du soir et de fin de semaine sont admissibles.Le Collège April-Fortier est la plus importante école privée spécialisée dans la formation de personne pour le domaine du voyage au Québec.La qualité de sa formation professionnelle est hautement reconnue par toute l'industrie.Le Collège April-Fortier est reconnu comme étant l'École du Voyage.Le Collège maintient des liens très étroits avec l'industrie du voyage et la force du Collège réside dans le fait qu'après cinq mois de formation, les candidats sont actifs sur le marché du travail.Une fois sur le marché du travail, les diplômés peuvent bouger rapidement à l'intérieur de l'industrie en fonction des opportunités d'emploi et accéder à des salaires supérieurs; le domaine du voyage est un secteur en pleine croissance et de nouvelles opportunités se présentent constamment.Plusieurs diplômés du Collège April-Fortier occupent des postes clés dans divers secteurs de l'industrie et font appel au Collège pour combler leurs besoins en personne.Pour mieux connaître l'industrie du voyage, visualiser les types d'emploi qui vous conviennent, et recevoir de la documentation, n'hésitez pas à téléphoner au Collège ou, mieux encore, prenez rendez-vous avec un conseiller.Comme l'industrie offre une multitude d'emplois très diversifiés, le conseiller pourra vous orienter en fonction de vos expériences, de votre âge, de vos études et de vos objectifs.L'industrie du voyage a besoin de personnes de tout âge et plusieurs jeunes retraités se joignent à ce domaine fascinant car on peut y travailler à temps plein ou à temps partiel.Le Collège April-Fortier est situé au 801, rue Sherbrooke Est à Montréal au coin de la rue Saint-Hubert, à deux minutes de la station de métro Sherbrooke.On peut communiquer avec le Collège April- Fortier aux numéros suivants : région de Montréal : (514) 878-1414 ou sans frais de l'extérieur : 1 888 878-1414 www.april-fortier.com La mission du Collège April-Fortier : former du personnel compétent pour répondre aux besoins de l'industrie du voyage, et ce, depuis 21 ans.Les diplômés peuvent se diriger vers trois secteurs du domaine du voyage : Les agences de voyages détaillantes qui servent deux marchés importants : les voyages de loisirs et les voyages d'affaires.Depuis trois ans, le secteur affaires manque de personnel qualifié.Il y a au Québec environ 1 000 agences de voyages dont environ 600 dans la région de Montréal.Les grossistes en voyages sont les agences qui préparent les voyages vendus par les détaillants.On y trouve plusieurs champs de spécialisation dont la consolidation; ce secteur écume systématiquement les diplômés forts au niveau technique.Il y a plus d'une centaine de grossistes au Québec et la plupart sont situés dans la région de Montréal.Les compagnies aériennes : à certains moments ce secteur requiert un grand nombre de candidats pour ensuite en accueillir au compte-gouttes.Le Collège a toujours connu beaucoup de succès au niveau du placement, mais depuis un an il manque sérieusement de diplômés pour satisfaire à la demande.Un candidat fonctionnel en anglais et en français a actuellement le choix entre plusieurs postes.Environ 75 % des postes offerts commandent des candidats fonctionnels dans les deux langues.On véhicule souvent que les salaires sont bas dans le domaine du voyage; un diplômé dans la vingtaine qui oeuvre chez un consolidateur comme Intair-Transit franchit normalement le cap du 30 000 $ par année en moins de deux ans.Un agent de voyages est rémunéré en fonction du profit brut qu'il génère dans son agence; certains gagnent des salaires très intéressants.Les salaires versés sont une question de productivité et pour être productif un travailleur se doit d'être bien formé.La durée de la formation à temps plein est de cinq mois, incluant un stage en milieu de travail.Il y a 11 sessions par année en français et trois en anglais; on peut donc commencer à peu près à tous les mois.On peut aussi suivre le programme à temps partiel, le jour, le soir ou les fins de semaine.Les cours de soir et de fin de semaine sont offerts trois fois par année; ceux d'hiver débutent le 20 janvier et ceux d'été le 30 avril.Calmars farcis (4 personnes) 1 kg de calmars moyens 100 g de chorizo 100 g de prosciuto 500 g de tomates mûres 2 oignons, 2 gousse d'ail 1 dl d'huile d'olive 1 feuille de laurier 1 petit bouquet de persil 1 tasse de vin blanc sel et poivre 4LP0502B0104 B50104 4LP0502B0104 ZALLCALL 67 00:44:02 01/04/01 B LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 4 JANVIER 2001 · B5 LES AMATEURS de rallye automobile qui sont branchés savent probablement déjà que le Paris-Dakar a depuis quelques années son site Web (www.dakar.com), où l'on peut avoir des nouvelles de l'événement en direct.Ce qui est nouveau pour cette 23eannée, c'est que des participants ont pris le départ avec une équipe Internet.Résultat : on peut les suivre de très près et en temps réel.L'un de ceux-là, Bruno Saby, participera même à une session de clavardage aujourd'hui au site de Canal Chat (www.canalchat.com) à 15h en direct de Er Rachidia, au Maroc, pour discuter de sa neuvième participation au Paris-Dakar, un rallye qu'il a déjà remporté par le passé.n n n DIFFUSION EN CONTINU d'un concert du groupe américain Remy Zero au site de House of Blues (www.hob.com).Si vous ne les connaissez pas, mais que vous aimez le style de musique des Psychedelic Furs, U2 et Radiohead, vous pourriez faire une belle découverte en passant écouter ce concert enregistré en octobre dernier.On y entendra des pièces extraites de leur album Villa Elaine.La diffusion commence à 15h.n n n FALLAIT BIEN QUE ça arrive un jour : le grand magasin en ligne Amazon (www.amazon.com) vient de lancer son centre de liquidation.Un peu comme les outlets des compagnies Levis, Swatch et J.Crew, qui ont pignon dans de grands centres commerciaux aux abords des autoroutes américaines, Amazon.com a maintenant son entrepôt virtuel dans le cybermonde.Comme dans tous les centres de liquidation, tout n'est pas nécessairement une aubaine.Mais il y a de bons coups à faire dans les domaines du livre, du DVD, des jouets et des appareils électriques.Il faut chercher un peu, c'est tout ! n n n JE SAIS BIEN QUE je suis hors saison, mais que voulez-vous, le site vient de faire sa sortie en ligne.Pêcheur.com (www.pecheur.com), vous l'avez deviné, est un super annuaire francophone de la pêche.On y trouve un club de pêche virtuel, un service d'adresses de courrier électronique pour laisser savoir à l'univers que vous êtes maniaque de ce sport, un carnet de pêche personnalisé et une boutique pour acheter l'hameçon qui fera la différence lors de la prochaine saison.Curieusement, j'ai eu beau chercher, je n'y ai pas trouvé d'histoires de pêche, c'est bizarre non ?n n n JE TERMINE AVEC une invitation de Martha Stewart pour vous aider à devenir organisé pour la nouvelle année.Organiser la maison, le bureau, l'agenda, c'est probablement une des résolutions les plus populaires, après celles de maigrir et de se remettre en forme.La grande dame et son équipe Internet ont des conseils pour vous et vous invitent à venir partager vos trucs.C'est à compter de 20h au site de Martha Stewart (www.marthastewart.com).Bruno Guglielminetti Pour un rallye Paris-Dakar bien branché Margaret, l'enfant terrible de la famille royale, est fatiguée Agence France-Presse LONDRES - La princesse Margaret, soeur de la reine d'Angleterre, accumule les ennuis de santé à l'âge de 70 ans, en contraste frappant avec la vie mondaine et agitée qui a été la sienne pendant 30 ans.Clouée au lit tout au long des fêtes de fin d'année, Margaret a pu être victime d'une attaque cérébrale mineure, ou continue à subir le contrecoup d'une attaque qui remonte à 1998, a indiqué hier Buckingham Palace.La silhouette de plus en plus fragile de la princesse contraste avec le souvenir de la belle et insouciante jeune femme qu'elle a été.Dans les années 50 et 60, « on n'avait jamais vu une princesse comme elle.pleine de glamour, aimant faire la fête et sophistiquée : c'était la Diana de l'époque », rappelait le Daily Mail dans un récent portrait.La plus jeune fille du duc et de la duchesse d'York est née le 21 août 1930 à Glamis Castle, en Écosse.Elle a six ans quand ses parents, le roi George VI et la reine Élisabeth, s'installent à Buckingham Palace.L'histoire raconte que la future reine d'Angleterre, de quatre ans son aînée, fut ravie de l'arrivée du bébé.« Bien que très différentes de caractère Ð Élisabeth plus réservée et sûre d'elle, Margaret moins confiante mais plus extravertie Ð, elles ont toujours eu l'une pour l'autre un indéniable attachement », assure Christopher Warwick dans sa biographie.Très vite, pourtant, l'avenir royal d'Élisabeth sépare les deux petites filles.La future reine a droit à de longues leçons d'histoire et de droit constitutionnel, dont Margaret est exclue.Chérie par son père, la petite dernière développe un caractère fantasque et capricieux.« Enfant, Margaret était espiègle et malicieuse.Le problème, c'est que personne n'était là pour la réprimander.Ses bêtises faisaient rire ses parents et elle savait en jouer avec un art consommé », raconte une ancienne gouvernante.Livrée à elle-même dans une prison dorée, Margaret tend à faire ce qui lui plaît : elle aime la musique, la danse, le théâtre.et se fiche des convenances.Sa beauté Ð yeux bleus et teint de pêche Ð s'affirme à l'adolescence à la faveur de ses toilettes raffinées et les médias commencent à s'intéresser de très près à elle.On la photographie en maillot de bain, le fume-cigarettes à la main, dansant lors d'une soirée arrosée.Elle a 18 ans quand elle rencontre le capitaine Peter Townsend, le bel écuyer du Palais royal.Ce roturier de 34 ans a une femme et deux enfants.Ils tombent amoureux.Le décor pour le premier scandale est planté.En 1953, Peter Townsend divorce.À 25 ans, Margaret peut légalement l'épouser, mais cela implique des renoncements : si elle convole avec un divorcé, il lui faudra abandonner tout droit au trône (au cas où Élisabeth disparaîtrait) et les avantages pécuniaires liés à sa position.L'Église est opposée à une telle union.En octobre 1955, les amoureux décident de mettre fin à leur relation.Margaret ne se remettra jamais de cet amour brisé, selon son biographe.Elle se marie néanmoins avec Antony Armstrong-Jones, comte de Snowdown, en 1960.Une union dont naissent un fils, Linley, en 1961, et une fille, Sarah, trois ans plus tard.Mais très vite, la presse fait ses choux gras des voyages du comte à l'étranger pendant que Margaret fait la fête avec le jet-set dans sa demeure de l'île Moustique (Antilles).En 1976, un tabloïd publie une photo de la petite soeur de la reine en galante compagnie.Nouveau scandale.Le couple divorce en 1978.À l'époque, Margaret fume encore trois paquets de cigarettes par jour.À l'instar de sa mère, la « Queen mum », elle ne dédaigne pas l'alcool.Ces excès ont un prix : en 1985, la princesse Margaret subit l'ablation d'un poumon et elle est victime en 1998 d'une attaque d'apoplexie.Un an plus tard, elle se brûle gravement les jambes dans sa salle de bains de l'île Moustique.Diminuée et plutôt solitaire, Margaret est aujourd'hui contrainte à une vie bien sage.Buckingham Palace a prévenu qu'il faudra « un certain temps » avant que la princesse puisse réapparaître en public.Du venin de tarentule pour un coeur malade www.canjet.com 1 8 0 0 8 0 9 - 7 7 7 7 LES VOLS BIEN PENSÉS\u2026 ENCORE MIEUX PENSÉS ! Réservez avant le 24 janvier 2001 et vous pouvez voyager jusqu'au 31 mars 2001.Tarifs sujets à changement selon l'inventaire.Les changements aux réservations peuvent être effectués jusqu'à deux heures avant le départ et sont sujets à des frais additionnels.Les tarifs n'incluent pas les taxes, les taxes NAV Canada, les frais pour surcharges de carburant et les frais d'amélioration aéroportuaires lorsque applicables.Maintenant, nos bas prix de tous les jours seront encore plus bas quand vous voyagez entre le 10 janvier et le 31 mars de l'Aéroport de Montréal à Dorval.Nous avons également ajouté plus d'avions, ce qui vous offre plus de vols, plus souvent, et même plus de choix ! 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correspond à un trouble de la conduction électrique naturelle des oreillettes, appelé fibrillation auriculaire, et caractérisé par des contractions trop rapides, irrégulières et inefficaces.Le coeur est formé de quatre cavités, les oreillettes et les ventricules.La fibrillation auriculaire, complication commune des maladies cardio-vasculaires, cause 15 % environ des congestions cérébrales.Elle peut également être la conséquence d'une maladie hormonale (hyperthyroïdie) ou encore être provoquée par des médicaments qui accélèrent le coeur.Ce trouble du rythme peut se manifester par des palpitations, une angine de poitrine, de l'insuffisance cardiaque ou encore une embolie due à l'obturation d'un vaisseau par un caillot provenant des oreillettes.L'activité électrique automatique et naturelle du coeur provoque des contractions du muscle cardiaque, adaptées aux besoins de l'organisme.Des contractions trop rapides et anarchiques sont inefficaces et peuvent aboutir à la mort.Le « Gs Mtx-4 », un petit peptide, agit en bloquant des canaux de passage de molécules par lesquels transitent des « ions », molécules porteuses d'une charge électrique.Ce peptide « pourrait être le premier agent d'une nouvelle classe de médicaments antiarythmiques qui s'attaquerait directement aux causes de l'arythmie plutôt qu'à ses symptômes », estiment les chercheurs.Il pourrait également servir pour traiter une autre forme de fibrillation, dite ventriculaire, qui provoque une désorganisation totale du coeur et l'arrêt cardiaque.Le foetus apprend à aimer l'odeur de ce que mange sa mère Agence France-Presse PARIS Ð Les bébés prennent goût à ce que leurs mères ont mangé pendant la grossesse, selon des chercheurs français du Centre national de la recherche scientifique (CNRS).Une équipe de chercheurs conduite par Benoist Schaal (Centre européen des sciences du goût, Dijon) a testé la façon dont 24 nouveaux-nés réagissent à l'anis que leur mère avait ou non consommé pendant la grossesse, signale l'hebdomadaire britannique New Scientist.Les nourrissons répartis en deux groupes ont été exposés à l'odeur d'anis immédiatement après leur naissance, puis quatre jours après, afin d'apprécier leur attrait ou leur aversion envers ce parfum, expliquent les chercheurs dans le mensuel spécialisé Chemical Senses, daté de décembre.Les enfants dont les mères ont consommé de l'anis durant la grossesse ont manifesté une nette préférence pour l'odeur de l'anis alors que ceux dont les mères n'en avaient pas consommé ont montré de l'aversion ou ont eu un comportement neutre, ni attiré ni dégoûté.Cette étude apporte la « première preuve » claire que les mères influencent les préférences de leurs bébés pour certaines odeurs, estiment les chercheurs. 4LP0601B0104 B60104 4LP0601B0104 ZALLCALL 67 00:40:16 01/04/01 B B 6 L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 4 J ANV I E R 2 0 0 1 Le regard de Stanley Cosgrove, d'une vivacité désarmante, traduit une personnalité riche et accomplie que le passage du temps n'a su tarir.La rançon de l'art, selon Stanley Cosgrove « Il faut beaucoup de courage pour être peintre » MARTINE ROUX ILLUSTRATION VIVANTE du désintéressement public envers les artistes, le peintre montréalais Stanley Cosgrove vit anonymement dans un appartement de l'ouest de l'île.Quasi oublié du public, leurré par des larrons de l'art, l'artiste de 88 ans jette un regard mitigé sur la reconnaissance sociale.Sur les murs de son quatre et demi de Sainte-Anne-de-Bellevue, au milieu de l'incessant tumulte des élèves du cégep John Abbott qui passent sous ses fenêtres, Stanley Cosgrove a accroché sa vie.Toute l'oeuvre qu'il a pu conserver, dont un portrait de sa mère et un croquis de sa grand-mère, se trouve concentrée dans cet espace exigu.Affaibli par la maladie de Parkinson, il s'extirpe lentement du sofa pour tendre une main ridée et timide.Mais le regard bleu, d'une vivacité désarmante, traduit une personnalité riche et accomplie que le passage du temps n'a su tarir.« Il faut tellement de courage pour être peintre, dit-il, s'exprimant aussi agilement en français qu'en anglais.Notre oeuvre paraît insignifiante à côté de celle des grands maîtres du passé.» Né à Montréal en 1911 d'une mère canadiennefrançaise et d'un père d'origine irlandaise, Stanley Cosgrove a marqué l'art canadien.Son oeuvre, essentiellement figurative et empreinte d'une économie de moyens remarquable, est dédiée à la représentation de la nature, des êtres et des objets.« C'est un grand peintre, confirme Lisette Lortie-Brown, de la galerie Clarence- Gagnon.Son oeuvre est teintée d'une tendresse et d'une sensibilité à fleur de peau.Il jouit toujours d'une cote enviable.» Le peintre grandit dans le quartier Côtedes- Neiges, alors une banlieue modeste où pâturaient les vaches à l'arrière des maisonnettes.« Je faisais du ski sur le mont Royal, confie-t-il, avouant du même souffle son profond attachement pour Montréal.Mais j'étais toujours rendu chez mes grands-parents maternels, les Morel, qui n'habitaient pas loin.» Il n'y a ni papier ni crayons chez les Cosgrove, les maigres ressources de la famille étant consacrées à la subsistance.C'est donc sur les bancs d'école que le talent du jeune Stanley se manifeste.Un religieux décèle ses aptitudes pour le dessin et en touche un mot à sa mère, qui l'inscrit à l'École des beauxarts de Montréal en 1929.Le jeune homme y fait son apprentissage aux côtés des professeurs Charles Maillard et Edwin Holgate.Adolescent, Stanley Cosgrove travaille à la raffinerie Redpath, tout comme son père.Chaque matin, il s'entretient brièvement avec le propriétaire de l'usine, Huntley Drummond, également président de la Banque de Montréal.et grand amateur d'art.À sa sortie des beaux-arts, il exhibe ses dessins à son ex-patron : impressionné, ce dernier lui offre une bourse de 300 $ pour peindre dans une région de son choix.L'artiste part pour l'île d'Orléans, puis met le cap sur Barachois, en Gaspésie, d'où il rapportera plus de 150 dessins et tableaux.La galerie Carter prend ensuite ses oeuvres en consignation, et le peintre commence à vivre de son art à partir de 1937.C'est le début d'une carrière prolifique qui le mènera au Mexique, en France et partout au Canada.Stanley Cosgrove enseigne aussi à l'École des beaux-arts de Montréal de 1943 à 1958.Au sommet de son art, dans les années 50, 60 et 70, l'artiste pond cinq ou six toiles par mois.S'il en tire un revenu décent, sa cote se gonflant au fil des ans, il doit toujours se soumettre aux règles du marché.« C'était difficile, se souvient-il.Les galeries qui se chargeaient de vendre les tableaux réservaient environ 20 % des recettes aux peintres.» D'abord marié à Claire Létourneau, avec qui il a eu une fille, Stanley C o s g r o v e épouse Ann Dodds en 1958.Le couple et ses trois enfants s'installe dans une magnifique r é s i d e n c e d'Hudson dans les années 70, endroit qu'affectionnait particulièrement le peintre.« Nous avons vécu confortablement, raconte-t-il.Le marché a toujours été actif.Jusqu'au début des années 80, bien.» Avec la récession de 1982 s'amorcent des années de vaches maigres.Les acheteurs se faisant rares, les galeristes prennent l'habitude de garder les oeuvres en consignation plutôt que de les acheter directement à l'artiste, poursuit le peintre.Petit à petit, Stanley Cosgrove se départ de ses toiles.Une seule fois dans sa carrière, il prend un agent qu'il charge de gérer ses affaires.Son nom ?Stanley Cosgrove préfère le taire.L'homme lui fait miroiter la perspective d'un salaire annuel en échange d'une production régulière.Mais il prend rapidement avantage de la situation.À la seule mention de cette pénible expérience, le regard de l'artiste se voile.« Les artistes se dévouent totalement à leur art et sont particulièrement vulnérables face aux questions d'argent.Même s'ils sont peu nombreux, les marchands malhonnêtes font chuter le marché parce que les acheteurs deviennent méfiants.C'est ce qui est dramatique, au-delà de la colère d'avoir été trompé.Et il y a aujourd'hui tellement de galeries qu'il est facile de tomber dans le piège.» « La justice n'est pas assez sévère avec les faussaires », conclut-il, troublé.Stanley Cosgrove ne peint plus.A vendu la maison d'Hudson.Ne fréquente plus les vernissages.Sort de temps à autre humer l'air du lac Saint-Louis.Mais au quatrième étage de son immeuble, la peinture lui manque parfois, confesse-t-il.« Le défi est de mener une vie active à 88 ans », songe-t-il.Les heures s'égrènent entre Vivaldi ou Sibelius, la télévision ou la lecture.Parmi ses contemporains étrangers, Giorgio Morandi Ð les natures mortes de Cosgrove rappellent d'ailleurs celles de ce peintre italien Ð et René Derain figurent au nombre de ceux qui l'ont inspiré.Au Québec, Goodridge Roberts, son ami de toujours, a eu une grande influence sur lui.Que retenir de l'héritage que Stanley Cosgrove lègue à la société québécoise ?La question est difficile.L'artiste hésite.Humble, il répond simplement qu'il est « en partie » fier de son oeuvre.L'art contemporain a rompu avec le passé, remarque-t-il.« Les critères d'appréciation ne sont plus les mêmes.Toute oeuvre peut être hissée au rang de création.Les formes artistiques se sont multipliées, les artistes aussi.Certains réussissent mieux que d'autres.» L'oeuvre du peintre Stanley Cosgrove, essentiellement figurative et empreinte d'une économie de moyens remarquable, est dédiée à la représentation de la nature, des êtres et des objets.Un réveillon du Nouvel An trop occidental à Téhéran et explosif à Rio Agence France-Presse SI ELLE A ÉTÉ relativement tranquille à Montréal, l'arrivée de 2001 s'est traduite par plus de 200 arrestations à Téhéran, en Iran, et un mort au Brésil, sur la célèbre plage de Copacabana.Les forces de police ont effectivement arrêté, dans la nuit de dimanche à lundi, 262 personnes, dont des diplomates et d'autres ressortissants étrangers, lors d'une soirée de réveillon du Nouvel An dans le nord de Téhéran, a rapporté hier le journal Dorran-é-Emrouz.Selon le journal, des diplomates arabes, un Britannique et un Indien, figuraient parmi les personnes arrêtées.Les forces de police ont fait irruption dans une villa dans le nord résidentiel de Téhéran et appréhendé 262 personnes, dont plus d'une centaine de jeunes femmes, qui fêtaient la nouvelle année.Cité par le journal, un porte-parole du ministère de l'Intérieur a confirmé les arrestations, ajoutant que les personnes avaient « une apparence répugnante », c'est-àdire habillées à l'occidentale et sans voile islamique.Selon ce porte-parole, « aucun ambassadeur » n'était parmi les personnes arrêtées.Il a ajouté toutefois qu'un membre d'une ambassade ainsi qu'un serveur d'une autre ambassade arabe faisaient partie des personnes interpellées.Selon le journal, toutes ont été transférées à la prison d'Evine de Téhéran en attendant leur comparution devant un juge spécial chargé « des délits à caractère social », selon le journal.Mais selon le porte-parole du ministère, une quarantaine de personnes sont encore en détention tandis que les autres ont été relâchées.La participation à des soirées dites « dépravées » est passible de quelques jours de détention, d'amendes, mais aussi de coups de fouet.Dès lundi, des familles des personnes arrêtées s'étaient rassemblées devant des commissariats du nord de Téhéran pour prendre des nouvelles de leurs proches ou leurs enfants.Des informations avaient circulé dans la capitale iranienne ces deux derniers jours au sujet d'une vaste opération policière lancée dans la nuit de dimanche à lundi à l'occasion du réveillon du Nouvel An dans les quartiers du nord de Téhéran.Au moins trois quartiers de la capitale ont été la cible d'interventions policières dans la même nuit, selon des témoins.L'Iran, pays à forte majorité musulmane chiite, compte environ 300 000 chrétiens, pour la plupart arméniens, mais les festivités du Nouvel An sont aussi bien célébrées chez les chrétiens que dans certaines familles musulmanes des quartiers huppés de Téhéran.Par ailleurs, le réveillon du Nouvel An sur la plage de Copacabana, où étaient rassemblées deux millions et demi de personnes, s'est terminé avec un bilan d'un mort et 58 blessés par des éclats de feux d'artifice, a indiqué mardi la direction de l'hôpital Miguel Couto.C'est la première fois depuis 1977, date depuis laquelle la mairie de Rio organise un réveillon sur cette plage, que l'on déplore une victime.Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de l'accident qui aurait été provoqué par des feux d'artifice Ð non officiels Ð, selon les premières informations.La victime, un mécanicien de 44 ans originaire de Sao Paulo, a été atteint à la gorge par des morceaux de plastique d'un tube contenant de la poudre de feu d'artifice qui a explosé à seulement deux mètres du sol Ð au lieu de 50 mètres Ð et est mort lundi soir de ses blessures.Le directeur de l'hôpital Miguel Couto, Edson Paixao, a précisé que la victime était arrivée à l'hôpital dans un état très grave.Huit autres personnes risquent de perdre partiellement la vue et la plupart des autres blessés ont reçu des éclats de plastique ou ont été brûlées. 4LP0702B0104 B70104 4LP0702B0104 ZALLCALL 67 23:49:43 01/04/01 B LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 4 JANVIER 2001 · B7 Faire comme les Pékinois 24 heures dans la vie de Raymond Saint-Pierre SYLVAIN LAROCQUE collaboration spéciale MÊME S'IL TRAVAILLE depuis quatre ans à l'autre bout du monde, Raymond Saint-Pierre se réveille toujours à l'occidentale, si l'on peut dire.Peu après 5h, le correspondant de Radio-Canada et CBC à Pékin commence sa journée au son de la radio de la BBC, de la radio française ou de Radio-Canada International.Sous un ciel le plus souvent gris, il déjeune un peu, comme on le fait au Québec : jus, café, tartines.« Le petit-déjeuner est le seul repas ou je demeure 100 % occidental ! On trouve maintenant facilement des baguettes, du beurre importé de France, des confitures allemandes, du sirop d'érable du Canada.On trouve aussi du café en grains à prix abordable.Il y a quatre ans, c'était difficile à trouver et très cher.Je me fais toujours un jus d'agrumes frais : il y a ces joursci des drôles de mandarines qui n'ont rien d'appétissant à première vue.Elles sont vertes et jaunes, mais à l'intérieur elles sont d'un bel orange et donnent un jus à vous faire saliver.» On voit rarement le soleil se lever ces temps-ci, poursuit le correspondant.La ville est plongée sous une épaisse couche de pollution de la mi-octobre jusqu'en févriermars, une espèce de soupe grise composée d'émanations de charbon et de soufre.Seules quelques rares neiges, éphémères, arrivent à égayer le paysage en hiver.« Les conditions atmosphériques de la capitale chinoise font la vie dure non seulement aux étrangers, mais aussi aux Pékinois eux-mêmes.« Bien des gens traînent un rhume tout l'hiver alors que d'autres souffrent constamment de problèmes respiratoires.» Pour un journaliste étranger, Pékin présente des embûches encore plus frustrantes.« On passe le plus clair de nos journées à demander des permissions de travailler, à remplir des formulaires, à envoyer des lettres.Il faut apprendre à vivre avec des déceptions : ici, il n'y a rien d'instantané, tout est imprévisible jusqu'au dernier moment.» « Souvent des gens acceptent de nous parler devant la caméra au début, mais quand arrive le rendezvous, ils se désistent subitement.Il y a plein de bonnes histoires ici, mais souvent on ne peut pas les illustrer parce qu'on ne peut pas filmer.Pour décrire la lenteur et la lourdeur de l'administration communiste, Raymond Saint-Pierre parle d'ailleurs d'une « montagne de Jell-O ! » Le correspondant commence à jongler avec les obstacles qu'elle pose quotidiennement vers 7h30, quand il arrive au bureau de Radio-Canada.« Je prends mes messages, je consulte les fils de presse et je vérifie si on a besoin de moi d'urgence pour le Téléjournal ou le National.» Si tel est le cas, le temps presse : il est 19h30 à Montréal (la veille) et il faut compter au moins une heure et demie pour ramasser les informations et réserver une liaison par satellite auprès de la télévision d'État chinoise.Les journalistes étrangers à Pékin sont tenus de vivre dans ce qu'on appelle des compounds, des enclaves diplomatiques gardées en permanence par des soldats.« J'habite à deux pas du bureau, c'est très pratique quand je dois m'y rendre rapidement en cas de crise, surtout quand on pense aux embouteillages monstres de Pékin.» L'autre grand avantage des compounds, c'est qu'ils constituent une véritable communauté internationale, où l'on s'entraide et où l'on partage les bons moments ensemble.« C'est très chaleureux, il y a beaucoup de collaboration avec les collègues et les diplomates qui habitent ici.» Une telle coopération est indispensable dans un pays fermé comme la Chine.« Le système est encore très opaque.On ne sait jamais trop ce qui se passe ici, alors il faut être très humble comme journaliste.C'est très dur d'avoir de l'information solide et définitive ; on ne peut pratiquement pas prévoir ce qui va arriver.Ce n'est que longtemps après les événements qu'on sait ce qui s'est vraiment passé.Même les sinologues sont à côté de la plaque : bien peu ont pu prédire Tiananmen ou la croissance économique phénoménale des dernières années.Tout ce dont on peut vraiment témoigner, c'est comment les gens vivent ici, comment leur vie a changé, s'ils sont contents, s'ils se soulèvent.» Seulement 250 journalistes étrangers sont présents en Chine, un pays de plus d'un milliard d'habitants, déplore le correspondant.À 9h, tous les jours, sauf le mardi, Raymond Saint-Pierre suit son cours de chinois avec son professeur attitré, qui enseigne aussi à d'autres journalistes et à des diplomates.À moins, bien sûr, qu'un événement d'importance, en Chine ou ailleurs en Asie, l'éloigne de Pékin momentanément.« Je maîtrise la langue quotidienne, je comprends très bien ce que les gens disent autour de moi, mais je ne pourrais pas prendre part à un débat.» Quand arrive l'heure du lunch et que la journée n'est pas trop chargée, Raymond Saint-Pierre partage un repas qu'il prépare avec des collègues, ou va manger au restaurant avec eux.« Il ne faut jamais oublier que l'eau n'est pas potable à Pékin quand nous préparons la nourriture, ce qui veut dire qu'il faut éviter les fruits et légumes frais, qui peuvent nous rendre malade pour très longtemps.» En fait, il vaut mieux faire comme les Pékinois et s'en tenir à leurs plats marinés et sautés, qui sont plus sûrs et si bons, suggère le reporter aux lunettes rondes.« Si l'on essaie d'y vivre à l'européenne, comme le font certains gens d'affaires étrangers, Pékin devient l'une des villes les plus chères au monde.» En après-midi, si le reporter et son équipe (la réalisatrice, le caméraman et la traductrice affectée par l'État) ont réussi à obtenir toutes les autorisations requises Ð ou s'ils décident qu'ils n'en ont pas besoin Ð, on peut commencer le tournage.Le travail se poursuit dans la soirée Ð dernières vérifications, rédaction du commentaire, montage Ð jusqu'à la transmission du reportage par satellite, qui s'effectue en pleine nuit.Il arrive parfois que le contact coupe inopinément quand les employés de la télé d'État jugent certaines images « négatives ».« Quand on se plaint, les autorités nous disent qu'il y a eu une erreur technique, que ça ne devrait pas se produire.» Les jours où il doit envoyer un reportage (deux fois par semaine en moyenne), Raymond Saint-Pierre a donc des nuits courtes.« Si j'ai cinq heures de sommeil, ça va.Si j'ai moins que ça, j'ai encore plus mauvais caractère ! » Mais que fait-il quand ses soirées sont libres « La vie culturelle à Pékin demeure assez limitée, même si la ville s'internationalise à un rythme effréné.Il n'y a pratiquement pas de bon cinéma, seulement des films de propagande et quelques films américains approuvés par le régime ; au théâtre on retrouve surtout des opéras traditionnels chinois et des pièces didactiques.Il y a aussi les spectacles acrobatiques, qui sont très spectaculaires, mais bon c'est à peu près tout, alors quand ça fait quatre ans que tu es ici.» Pour un journaliste étranger, Pékin présente beaucoup d'embûches.« On passe le plus clair de nos journées à demander des permissions de travailler, explique Raymond Saint-Pierre, à remplir des formulaires, à envoyer des lettres.» Ses bonnes adresses à Pékin Restos : Xi He Yaju, intersection nord-est du parc Ritan : diplomates, correspondants étrangers et évidemment bien des Chinois y savourent une cuisine superbe, de plusieurs régions de Chine.al fresco, quand le temps le permet.Canard de Pékin, au Quanjude Kaoya Dian, 32 Qianmen.Dajie, pas trop loin de la Place Tiananmen.Castro et George Bush y ont dégusté les spécialités de Pékin.Galerie d'art : The Courtyard Gallery, 95 Donghuamen Dajie.On y expose les artistes les plus in.C'est aussi un excellent restaurant avec vue sur les murailles de la Cité interdite.Magasinage : le Marché de la Soie, près de l'ambassade américaine avec ses vêtements pas chers, souvent des copies de grandes marques.« Quand je voyage, je paie plus cher pour faire nettoyer mes chemises que le prix que j'ai payé au Marché de la Soie pour lesdites chemises.Panjiayuan, connu comme le « Dirt Market »: toutes les formes d'artisanat, des antiquités, parfois vraies.C'est là qu'on achète les souvenirs pas chers à ramener au pays : ne jamais payer plus de la moitié du prix demandé.Photo : Reuters Pékin est plongée sous une épaisse couche de pollution de la mi-octobre jusqu'en février oumars.Ci-haut, un policier chinois affonte une tempête de poussières qui a balayé la capitale le printemps dernier.Les vedettes du showbiz à surveiller en 2001 Julia Roberts, le groupe Radiohead et le producteur de Survivor d'après USA TODAY QUI VA INFLUENCER le merveilleux monde du divertissement en 2001 ?Le quotidien Usa Today a sa petite idée sur le sujet.Voici donc les personnes à surveiller cette année pour savoir ce que seront nos soirées télé, cinoche et musique.Radiohead, un groupe à part En lançant le très attendu Amnesiac, prévu pour le printemps, le groupe le plus obstinément anticommercial de la planète pop pourrait complètement révolutionner les lois de l'industrie musicale.Radiohead pourrait aussi enregistrer un disque de berceuses en compagnie d'un orchestre symphonique.À moins que chaque membre ne quitte le groupe pour se lancer dans la vente de beignes.En fait, Radiohead pourrait faire n'importe quoi et c'est ce qui fait que le groupe britannique demeure l'une des forces les plus influentes du monde rock.Kid A, le dernier album de Radiohead, a d'ailleurs atteint la première position des palmarès dès sa sortie, en octobre dernier.Pas mal pour un disque plutôt excentrique.Est-ce à dire que se méfier de la gloire, fuir la promo et miser sur l'authenticité et la créativité permet maintenant d'obtenir un succès commercial ?Et si cela faisait réfléchir les pontes de l'industrie musicale ?Julia Roberts, la dynamo de Hollywood Encore Julia Roberts ?Eh oui.Il semble même que 2001 sera SON année plus que toute autre.« Elle est sans aucun doute au centre de la partie », dit d'elle Steven Soderbergh, qui l'a dirigée dans Erin Brockovich.Ce film, dans lequel Mademoiselle Grande Bouche s'est transformée en « battante au décolleté plongeant » permettra probablement à l'actrice de 33 ans de récolter une seconde nomination aux Oscars, la première ayant été pour sa prestation dans Pretty Woman, en 1990.Et entre ces deux films ?Que des succès.Julia Roberts empoche maintenant 20 millions par tournage.C'est une des personnes qui ont le plus de pouvoir à Hollywood, son seul nom permettant à coup sûr de financer un projet.L'Amérique l'adore, et après une série d'insuccès amoureux, elle devrait bientôt se marier avec son chéri, Benjamin Bratt.En 2001, trois films mettant en vedette Julia Roberts sont attendus : America's Sweethearts (4 juillet), une comédie romantique avec John Cusack et Catherine Zeta-Jones ; The Mexican (automne 2001), un film d'action et de comédie dont le héros masculin sera Brad Pitt ; Ocean's Eleven (7 décembre), une nouvelle version d'un vieux film, avec (encore) Brad Pitt, mais aussi George Clooney et Matt Damon.Mark Burnett, le producteur qui fait beaucoup plus que survivre Survivor, LE phénomène télévisuel de l'an 2000, devrait survivre cette année.Mark Burnett, le producteur de cette émission-réalité, y veille.Au programme en 2001 : des suites directe (Survivor : The Australian Outback, sera présentée le 28 janvier, après le Super Bowl) et indirectes.Entre autres trouvailles du producteur qui avait eu du mal à vendre le concept de Survivor, il y a Combat Missions, qui met en scène d'anciens militaires qui bagarrent pour l'honneur, et non pas pour un prix.Puis, Destination Mir permettra d'entraîner 10 aspirants- astronautes avant de les éliminer un à un, pour qu'il ne reste qu'un super candidat à un séjour dans l'espace.Un troisième Survivor est aussi dans le collimateur de M.Burnett, qui imagine bien la jungle africaine, ou les Andes, comme décor.Photo : Presse Canadienne Julie Roberts La Presse 4 janvier 2001 Page B8 manquante "]
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