La presse, 5 janvier 2001, Cahier A
[" 5LP0101A0105 A1 VENDREDI 5LP0101A0105 ZALLCALL 67 00:46:10 01/05/01 B MONTRÉAL VENDREDI 5 JANVIER 2001 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 60 ¢ TAXES EN 1 1 7e A N N É E > N O 7 4 > 6 0 P A G E S > 6 C A H I E R S SUS EST ET NORD-OUEST D U QUÉBEC > HU LL-OTTAWA > 70¢ FLORI DE 1,75 $ U.S .ENCORE UN PEU DE PATIENCE! PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse Bien peu de gens ont dû s'offusquer de voir passer un tel cortège dans leur rue hier.Plus de trois jours après la tempête qui a laissé au moins 25 centimètres de neige sur la région montréalaise, l'opération chargement s'est poursuivie avec entrain dans les rues de la métropole et se terminera demain à 19h, comme prévu.Dans les villes voisines de Montréal, l'enlèvement de la neige est déjà complété ou le sera aujourd'hui.Bref, la table est mise pour la prochaine bordée! Nos informations en page E3 PHOTO ÉRIC ST-PIERRE, La Presse Dave Ouellet Une nouvelle génération de leaders prend sa place dans notre société.Francophones et anglophones, ils ont moins de 40 ans et sont ouverts aux influences de la planète.Ce sont les leaders de demain.La Presse et The Gazette présentent conjointement à leurs lecteurs les portraits de 40 leaders de demain dans tous les secteurs de la société, des femmes et des hommes qui auront un impact sur leur environnement Ð et sur nos vies.La publication de ces portraits, préparés par des journalistes et des photographes des deux quotidiens, se termine aujourd'hui.Autres textes en page A6.Un «syndrome des Balkans » apparaît L'Europe demande des comptes à l'OTAN Agence France-Presse PARIS Ð Plusieurs gouvernements européens ont demandé à l'OTAN des comptes sur l'emploi par les forces des États-Unis de munitions à l'uranium appauvri, mises en cause dans des maladies ou la mort suspecte de vétérans des conflits de Bosnie ou du Kosovo.La polémique sur l'usage de ces armes a rebondi avec le décès de six militaires italiens ayant servi dans les Balkans et l'apparition de maladies, regroupées sous le terme de « syndrome des Balkans », signalées chez des militaires belges et portugais ayant aussi servi dans la région.À la demande de l'Italie, les pays de l'OTAN doivent discuter mardi prochain de manière informelle de la polémique autour de l'uranium appauvri, avant la réunion hebdomadaire du conseil permanent de l'OTAN ( ambassadeurs ).La présidence suédoise de l'Union européenne ( UE ) a par ailleurs estimé hier qu'une action urgente s'imposait pour analyser les problèmes de santé rencontrés par des militaires ayant servi en ex-Yougoslavie.La question, a annoncé le ministre suédois de la Défense, Bjorn von Sydow, sera inscrite à l'ordre du jour des responsables de la Politique étrangère et de sécurité commune ( PESC ) de l'UE, le 9 janvier prochain.Le ministre français de la Défense, Alain Richard, a appelé les Américains à donner des explications et « à être ouvert sur le sujet ».Il a cependant assuré que « tout, pour l'instant, confirme que ces munitions peuvent être utilisées ».Le président de la Commission européenne, l'Italien Romano Prodi, s'est déclaré opposé à l'utilisation des armes à l'uranium appauvri.« Il est clair que s'il y a un risque, même minime, ces armes devraient être abolies », a-t-il déclaré.À Paris, le ministère de la Défense a révélé hier que quatre soldats français ayant servi en ex-Yougoslavie étaient actuellement traités pour leucémie dans des hôpitaux militaires.Des examens doivent permettre d'établir si un lien peut « être éventuellement établi entre l'apparition de ces leucémies et le séjour des personnels affectés dans les Balkans ».Plusieurs pays européens ( Portugal, Allemagne, Espagne, Belgique ) ont annoncé qu'ils allaient procéder à des tests de dépistage sur plusieurs milliers de soldats, de même que la Suisse qui va faire subir à ses soldats déployés au Kosovo des examens médicaux.En revanche, l'état-major turc a assuré que les soldats turcs en mission de paix de l'OTAN au Kosovo n'avaient pas été contaminés.De son côté, un expert grec cité par le quotidien Ta Néa a indiqué que les examens pratiqués sur 20 militaires et journalistes étaient jusqu'à présent négatifs.Voir BALKANS en A2 Le gars qui a battu la SRC Le Nouveau-Brunswick se prépare à affronter une grève des médecins Loblaw lance sa propre carte Loblaw, le plus gros détaillant en alimentation au Canada, lancera au printemps sa propre carte de crédit Master Card avec des points d'affinité pour des achats d'épicerie.Il prépare ainsi l'implantation de ses comptoirs financiers dans son réseau québécois, qui comprend Provigo et ses propres enseignes, sonnant ainsi le glas des minisuccursales de la Banque Nationale.Voir nos informations en D1 ANDRÉ PEPIN CARAQUET, N.-B.Ð Le Nouveau- Brunswick devra vivre sans ses médecins omnipraticiens, à compter de lundi, un arrêt de travail d'une durée illimitée devant être déclenché.Le gouvernement conservateur dirigé par Bernard Lord n'a pas l'intention d'accélérer le processus de négociation au cours des prochains jours.Ils sont 1192 omnipraticiens, selon le bureau du premier ministre, qui gagnent en moyenne 185 874 $.Le gouvernement a offert, en décembre, une augmentation annuelle de 17 000 $, mais aucune réponse officielle à cette proposition n'a été donnée par l'association des médecins.La réponse négative est venue par des communiqués aux différents médias, a-ton indiqué hier à La Presse.« L'offre gouvernementale permettrait à nos omnipraticiens de toucher quelque 205 000 $ par année.Il faudra d'abord discuter de l'offre qui est sur la table », a confié un porte-parole du premier ministre Bernard Lord.Les médecins se plaignent surtout de l'abondance des tâches administratives, des salaires trop bas, et de la surcharge de travail.Les médecins du Nouveau-Brunswick vieillissent en même temps que la population, la majorité ayant atteint l'âge de 50 ans.Voir MÉDECINS en A2 SYLVAIN LAROCQUE La Presse > Nom: Dave Ouellet > Âge: 27 ans, né le 11 mai 1973 > Occupation: directeur général de la radio étudiante de l'Université de Montréal-CISM En 1998, Dave Ouellet a battu Radio-Canada.À la tête de CHYZ, la radio étudiante de l'Université Laval, il a convaincu le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes ( CRTC ) de lui octroyer la dernière fréquence disponible à Québec sur la bande MF, au grand dam de la société d'État qui voulait l'obtenir pour faire une place à la deuxième chaîne de CBC.Pour réussir un tel exploit, Dave Ouellet avait fait ses devoirs.Il a regardé comment l'adversaire s'y était pris dans le passé pour l'emporter devant le CRTC, puis il a élaboré Ð avec l'aide de professeurs d'universités et de Pierre Juneau, un ancien président de l'organisme fédéral et du diffuseur public! Ð une stratégie pour détruire, un à un, les arguments parfois tordus de Radio-Canada.Lors des audiences, il a fait valoir que CHYZ contribuait autant à la diversité radiophonique que Radio- Canada, sinon plus, et que tous les pavillons de l'université, y compris ceux du Vieux-Québec, où elle a été fondée en 1663, devaient pouvoir capter CHYZ, puisque tous les étudiants paient des cotisations.Voir GARS en A2 Hydro peut compter sur une police d'assurance de 450 millions Arts et spectacles C1-C8 - télévision C4 Bandes dessinées D10 Bridge E8 Décès E6, E7 Économie D1-D9 Éditorial A8 Êtes-vous observateur?E5 Feuilleton D10 Forum A9 Horoscope E8 Loteries A2, E3 Monde A7 Mots croisés D10, S10 Mot mystère D10 Petites annonces E5 - immobilier E5 - marchandises E5, E6 - emplois E6 - automobile E6 - affaires D2 Politique A4, A5 M É T É O Voir S16 Faible neige Maximum -6 > minimum -12 MARC THIBODEAU HYDRO-QUÉBEC, qui fait face à une flopée de réclamations en raison de la crise du verglas de janvier 1998, peut compter sur une police d'assurance la protégeant contre les jugements en dommages et intérêts jusqu'à concurrence de 450 millions de dollars.Elle n'est pas pour autant à l'abri de tout souci financier puisque la franchise prévue est de 50 millions.La dite police ne devra pas nécessairement être utilisée puisqu'il est loin d'être acquis que les poursuites et les requêtes qui se multiplient contre la société d'État à l'approche de la fin de la période de prescription légale, trois ans après la crise, soient couronnées de succès.Hydro-Québec, qui disait appréhender dans les mois suivant la tempête des réclamations pouvant totaliser « des milliards de dollars », fait face pour l'heure à une vingtaine de poursuites totalisant environ 80 millions de dollars, a précisé hier une porte-parole, Claudine Aucuit.La plus importante a été déposée juste avant Noël par une firme d'assurance basée au Rhode Island, la Factory Mutual Insurance Company, qui réclame 75 millions de dollars en contrepartie des indemnités qu'elle a dû verser à une centaine de compagnies frappées par la panne d'électricité.Elle affirme que la société d'État a fait preuve de « négligence grave » en omettant d'entretenir correctement et de mettre à jour son réseau de distribution.Le rapport de la commission d'enquête sur la tempête de verglas, qui était présidée par l'ingénieur Roger Nicolet, ne tranchait pas à ce sujet.La société d'État s'était montrée très pointilleuse au sujet des démêlés juridiques pouvant découler de l'interprétation de certains des documents réclamés par les commissaires.Voir HYDRO en A2 5LP0202A0105 A2 VENDREDI 5LP0202A0105 ZALLCALL 67 00:46:48 01/05/01 B A2 · LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 5 JANVIER 2001 DEMAIN DANS LA PRESSE La terreur.de l'ETA Après avoir observé une trêve de 14 mois, l'organisation terroriste basque ETA a relancé en 2000 la terrible campagne d'attentats, de chantage et d'assassinats qu'elle poursuit depuis 30 ans.Des millions d'Espagnols et de Basques ont dénoncé cette violence injustifiable.Gilles Paquin s'est rendu dernièrement dans cette région autonome située au nord du royaume espagnol pour recueillir les témoignages de ceux qui sont directement aux prises avec cette campagne de terreur.La Presse amorce demain la publication de sa série sur le sujet.À lire demain dans le cahier PLUS.POUR NOUS J O I N D R E 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 www.cyberpresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 Nouvelles générales general@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Éditorial, Forum edito@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4816 Actuel actuel@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Auto, Mon toit, Santé Voyages aso@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Quoi faire aujourd'hui andre.cloutier@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Arts, Spectacles, Cinéma, Livres arts@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4814 Économie econo@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Sports sports@lapresse.ca Télécopieur: (514) 350-4854 Têtes d'affiche 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QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 8-2-0 > À quatre chiffres : 8-2-3-4 SUITES DE LA UNE TAXE À L'ÉCHEC Les associations tentent de rassurer les cégépiens BALKANS Suite de la page A1 Le Pentagone a de son côté déclaré qu'aucune trace d'uranium appauvri ( UA ) n'a pu être décelée au Kosovo, un an après les tirs de munitions contenant ce métal contre des objectifs serbes.Mais selon un haut responsable de l'armée yougoslave, les bombardements de l'OTAN en 1999 ont contaminé cinq zones en République fédérale de Yougoslavie ( RFY, Serbie et Monténégro ), en dehors du Kosovo, situées dans les régions du sud de la Serbie mais également sur la péninsule monténégrine de Lustica.Des écologistes estiment que les décès et maladies suspects sont dus à l'usage par l'OTAN de munitions à uranium appauvri qui, selon eux, dégageraient après l'impact des poussières radioactives provoquant des cancers.À Mons, en Belgique, les militaires du quartier général des forces alliées en Europe ( SHAPE ) jugent « virtuellement » nuls les risques pour la santé de l'inhalation de particules d'uranium appauvri.Le Pentagone a confirmé que les forces américaines avaient tiré 31 000 obus à uranium appauvri pendant la guerre du Kosovo, tandis que selon l'OTAN, 10 000 munitions de ce type ont aussi été tirées pendant la guerre de Bosnie en 1994-1995.Presse Canadienne QUEBEC Ð Les cégépiens qui décideront de boycotter la taxe à l'échec, lors de la session d'hiver, n'ont pas à s'inquiéter: la direction de leur cégep ne pourra ni retenir leur horaire, ni résilier leur inscription.La retenue des unités est le seul moyen dont disposent les cégeps pour forcer leurs étudiants à payer cette taxe.« Bien sûr qu'on va l'utiliser », a lancé Claude Bissonnette, directeur des affaires étudiantes et des communications au cégep de Sainte- Foy.Les unités sont les équivalents des crédits à l'université.Un étudiant qui a une dette envers son collège parce qu'il n'a pas payé sa taxe à l'échec ne sera pas privé de ses notes sur son bulletin.Cependant, les unités accumulées pour chaque cours réussi n'y seront pas inscrites.Résultat?Pas de diplôme à la fin de son cégep.« Les unités ne sont pas nécessaires à la poursuite des études collégiales et servent essentiellement à l'administration, a indiqué Yohan Nolet, de l'Association étudiante du cégep de Sainte-Foy.Si certains cégeps s'en servent pour décerner des diplômes, les universités, elles, se fient uniquement à la note de passage de 60 % pour accepter leurs étudiants.Yohan Nolet a passé tout son congé des Fêtes à adresser des lettres rassurantes aux quelque 6200 étudiants de son association.Il a pratiquement travaillé jour et nuit pour que tous sachent que la direction du cégep ne peut en aucun cas empêcher un étudiant de poursuivre ses études s'il ne paie pas sa taxe à l'échec.La taxe à l'échec a été instaurée en novembre 1996 afin d'encourager la réussite.Elle consiste, à partir du deuxième cours échoué, à exiger du cégépien un paiement de deux dollars par heure de cours échoué.Un cours de français, par exemple, représente 60 heures par session.S'il l'échoue, l'étudiant s'endette ainsi de 120$.PHOTO AP Pasquale Di Casola et Rolando Temil, deux pilotes italiens membres de la force de maintien de la paix déployée par l'OTAN en Bosnie, lisent l'article que le quotidien La Repubblica consacrait hier au « syndrome des Balkans ».Au moins six militaires italiens ayant servi dans cette région sont morts de cancer et des soldats belges, portugais et français sont atteints de leucémie.MÉDECINS Suite de la page A1 Les médecins, déterminés à se battre jusqu'à faire fléchir le gouvernement, se plaignent également du peu de recrutement effectué par le ministère de la Santé.On estime à plus de 36 000 le nombre de citoyens de la province qui ne peuvent avoir accès à un médecin de famille et il est impossible d'obtenir des examens médicaux dans les hôpitaux si l'on n'est pas référé par des médecins omnipraticiens.En clair, la population du Nouveau- Brunswick ne peut massivement accéder à des services de santé gratuits, malgré l'universalité des soins garantie par la loi fédérale.La situation est encore plus problématique au sein de la minorité francophone.Les soins de santé sont de plus en plus offerts en milieu anglophone.Le Nouveau-Brunswick a une pupulation de 650 000 habitants.Le premier ministre Bernard Lord plaide: « Nous ne sommes pas une machine à fabriquer de l'argent.Nous ne pouvons offrir davantage.Les médecins réclament une augmentation de 30 %.» Le représentant des médecins, John Mc Cann, affirme de son côté que les citoyens ne seront pas privés de soins avec la fermeture des bureaux d'omnipraticiens.Il se fie aux services essentiels qui seront offerts dans les hôpitaux.Le problème, c'est que les services hospitaliers d'urgence débordent déjà, dans la plupart des hôpitaux de la province.Les médecins argumentent qu'ils sont les moins bien payés au pays.M.Lord leur rétorque que le coût de la vie au Nouveau-Brunswick est beaucoup plus bas qu'à Montréal, Toronto ou Vancouver.Le porte-parole des médecins affirme qu'il n'a pas répondu à l'offre gouvernementale de 17 000 $ parce que cette proposition ne valait même pas la peine d'être étudiée.Selon lui, le Nouveau- Brunswick doit embaucher immédiatement quelque 200 omnipraticiens pour soutenir des professionnels totalement débordés.HYDRO Suite de la page A1 Mort suspecte à Pointe-Fortune UN PASSANT a fait la découverte d'un cadavre hier matin en bordure du chemin Wilson à Pointe-Fortune, un village sis sur la frontière avec l'Ontario, au nord-ouest de Rigaud.Le corps, qui serait celui d'un homme, était déposé dans un sac de plastique partiellement recouvert de neige, mais il semble qu'il a été abandonné après la tempête du 31 décembre.Il a été remis aux employés de la morgue tard hier soir, et une autopsie sera pratiquée au cours des prochains jours.Les enquêteurs du service des crimes contre la personne de la Sûreté du Québec ont été appelés sur place et ont ouvert une enquête.M.Nicolet affirme aujourd'hui que les dirigeants d'Hydro- Québec ont carrément cherché à « encadrer les travaux » de la commission parce qu'ils étaient très soucieux de la « potentialité » juridique d'un rapport leur imputant une trop large responsabilité.« Ils voulaient éviter que l'on alimente l'opposition ( juridique )», a déclaré hier M.Nicolet lors d'un entretien téléphonique.Quoique le rapport ne permettait pas de conclure si le réseau électrique était mal entretenu ou s'il avait souffert de défauts de conception ou de matériel, il comportait des passages, portant notamment sur la « mise aux normes » de certaines lignes de transport, qui risquent de trouver écho devant les tribunaux.« Il y a des sections qui critiquent la manière dont le réseau était entretenu.Il y aussi des employés d'Hydro-Québec qui ont critiqué ses façons de faire », a indiqué hier Irwin Liebman, un avocat montréalais qui a présenté au lendemain de la crise du verglas une requête en vue d'exercer un recours collectif au nom des millions de Québécois touchés par la perte d'électricité.M.Liebman entend déposer à la cour dans les mois qui viennent un document étayant la « responsabilité » légale d'Hydro-Québec dans ce dossier.La démonstration, convient-il, n'est pas « facile à faire », d'autant plus que le règlement établissant les conditions de fourniture d'électricité protège la société d'État contre les poursuites en cas d'interruption de service.Un des articles du règlement précise que la société d'État ne peut être tenue responsable des dommages résultant « du défaut de fournir ou de livrer l'électricité ».M.Liebman estime que cette disposition ne s'applique pas à la tempête de verglas puisque l'on a assisté alors à un « effondrement général du réseau » plutôt qu'à une simple panne.La Factory Mutual Insurance Company refuse pour sa part de préciser de quelle manière elle entend démontrer qu'Hydro- Québec s'est montrée négligente.« Le dossier est devant la cour.Nous ne voulons pas commenter », a déclaré hier son porte-parole, Steven Zenofsky.GARS Suite de la page A1 « Mes études en sciences politiques m'ont permis de comprendre le système pour mieux en tirer profit », avance-t- il.Après avoir ainsi fait passer la puissance de CHYZ de 50 à 600 watts, Dave Ouellet s'est appliqué à faire connaître la station au plus grand nombre et à faire en sorte que les auditeurs « ne se rendent pas compte qu'on n'avait que 60 000 $ de budget ».À son départ, un an et demi plus tard, plus de 98 % des étudiants de l'Université de Laval connaissaient CHYZ.Le dynamisme et l'efficacité de Dave Ouellet sont désormais au service de la radio étudiante de l'Université de Montréal, CISM, qu'il dirige depuis six mois.« Je veux que CISM devienne la radio de référence à Montréal », dit-il sans ambages.Pour y parvenir, il entend tabler sur la liberté qu'offre une station qui ne doit rien aux compagnies de disques et sur la créativité des animateurs.Mais pas question pour Dave Ouellet de perpétuer un certain mythe qui veut que radio universitaire rime avec « tout croche ».« C'est notre rôle de trouver des nouveaux concepts qui sont différents de ce qui se fait ailleurs, c'est correct de se mettre à crier à propos de rien sur nos ondes, mais il faut respecter un standard de qualité.Je suis pour la liberté, mais contrôlée.» « Ce n'est pas parce que nous sommes une radio universitaire qu'il ne faut pas être conscient de ses erreurs et ne pas faire un effort pour les corriger, au contraire.» Faire de CISM une radio libre, de qualité et écoutée, voilà l'ambition de Dave Ouellet pour la prochaine année.Gageons qu'il y parviendra aisément, en usant encore une fois de son talent inné pour rallier les gens à sa cause.Précision L'article « La nouvelle carrière de Jean Paré » publié mercredi en page B7 a été rédigé par Hugo Dumas.Une erreur technique a amputé la signature du texte.Nos excuses. 5LP0301A0105 5LP0301A0105 ZALLCALL 67 00:43:59 01/05/01 B LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 5 JANVIER 2001 A3 ACTUALITÉS Photo : REMI LEMÉE, La Presse © Bombe glacée : le boulevard Saint-Laurent a été interdit à la circulation durant quelques heures, hier, entre les avenues des Pins et Duluth, alors que l'escouade technique de la SPCUM s'apprêtait à neutraliser un coli suspect à l'aide d'un robot mécanique.Alerte à la bombe, boulevard Saint-Laurent ISABELLE HACHEY UNE FAUSSE BOMBE artisanale a été découverte tôt hier matin devant le restaurant Schwartz's, une charcuterie juive considérée comme une véritable institution montréalaise et établie sur le boulevard Saint-Laurent depuis plus de 70 ans.Une vingtaine de personnes ont été évacuées et le boulevard a été interdit à la circulation, entre les avenues des Pins et Duluth, pendant quelques heures.Tout est revenu à la normale après que l'escouade tactique du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM) eut déployé l'artillerie lourde pour désamorcer l'engin, que l'on croyait explosif.Des agents du SPCUM ont reçu un appel anonyme, à 4h50 hier matin, les informant qu'une bombe avait été déposée devant le célèbre restaurant de viande fumée.Les policiers dépêchés sur les lieux ont vite fait de découvrir le colis suspect dans un sac de plastique vert, sur le trottoir enneigé qui borde la célèbre charcuterie.La « bombe » était dotée d'une minuterie reliée à une bonbonne de gaz propane et à une bouteille emplie de liquide, semblable à un cocktail Molotov.Les policiers ont immédiatement contacté l'escouade technique de la SPCUM, qui a neutralisé l'engin à l'aide d'un robot mécanique.« Pour nous, cela posait un danger évident, c'est pour cela qu'on n'a pris aucune chance », a dit Nathalie Valois, porte-parole du SPCUM.Après analyse des débris, les enquêteurs ont toutefois constaté que le mécanisme n'était pas fonctionnel.Quelques minutes à peine après la réouverture du secteur, les employés du restaurant Schwartz's vaquaient tranquillement à leurs occupations quotidiennes.Les bras chargés de caisses de pains, ils se frayaient un chemin dans l'allée étroite du restaurant, sans broncher, entre les caméras de télévision.« Il n'y aura pas de déjeuner ce matin, c'est tout », a lancé le gérant du restaurant, Frank Silva.M.Silva refuse carrément de voir un acte politique quelconque dans cet incident.« La rue Saint-Laurent, c'est la rue Saint-Laurent.Il y a des bars, des gens qui boivent, des bagarres.Une fois de temps en temps, ils brisent des vitres, cela arrive.» Oui, mais une bombe, même fausse, n'est-ce pas plus grave ?« Schwartz's, c'est connu.Peut-être que quelqu'un a seulement voulu que son geste passe à la télévision et dans le journal », répond-il.« Je travaille depuis 15 ans dans ce restaurant, et il n'y a jamais eu aucun problème », a renchéri l'employé Antonio de Jesus.« Je ne peux pas croire que cette bombe nous était destinée.» Les deux policiers de la SPCUM qui avaient été chargés d'enquêter sur la Brigade pour l'autodéfense du français (BAF) ont interrogé M.Silva hier matin.Mais l'un d'entre eux a ensuite affirmé à La Presse que ce groupuscule était désormais « brisé ».Le chef présumé du BAF, l'ex-felquiste Réal Mathieu, a d'ailleurs été inculpé mercredi pour la vague d'attentats à la bombe incendiaires contre des cafés Second Cup, perpétrés l'automne dernier à Montréal.L'incident d'hier matin n'ayant pas été revendiqué, les policiers refusent de faire des hypothèses sur un lien éventuel avec le BAF, pas plus qu'avec la controverse qui a récemment éclatée autour de l'affaire Yves Michaud ou avec le conflit qui s'éternise entre Israéliens et Palestiniens, au Proche-Orient.Homolka veut rester en prison ISABELLE HACHEY PARCE QU'ELLE craint pour sa vie, Karla Homolka souhaite rester derrière les barreaux jusqu'à la fin de sa sentence, au terme de laquelle l'Ontarienne envisage de quitter définitivement le Canada, ou de s'établir au Québec, où la rage populaire à son égard est beaucoup moins virulente.Mme Homolka craint d'être assassinée par ses anciens concitoyens du Canada anglais si elle obtient, le 6 juillet prochain, une libération conditionnelle qui l'obligerait à demeurer au pays jusqu'au terme de sa peine, en 2005.« Elle a peur de se faire tuer.Elle se dit : je vais purger toute ma peine en prison, je risque moins de me faire agresser en prison que dans la rue.Lorsque j'aurai terminé toute ma peine, je pourrai aller où je veux », dit son avocat, Marc Labelle.Mme Homolka serait terrifiée par les nombreux sites Internet haineux qui lui sont dédiés.« Il y en a même un, le plus récent, qui prend des paris sur le jour où elle sera assassinée, poursuit l'avocat.Cette femme-là est l'objet de plusieurs menaces.C'est un phénomène que l'on retrouve dans le reste du Canada, mais pas au Québec.» Karla Homolka a de toute façon très peu de chances d'obtenir une libération conditionnelle en juillet.Les Services correctionnels ont récemment recommandé à la Commission canadienne des libérations conditionnelles qu'elle soit détenue jusqu'à la toute fin de sa peine.Et il est très rare que les membres de la Commission ne suivent pas les recommandations des Services correctionnels.Mme Homolka sera donc libre en 2005.Toutefois, même si la loi lui permettra alors de quitter le Canada, rien ne garantit qu'un autre pays acceptera d'accueillir celle qui a été condamnée à 12 ans de prison après avoir admis sa participation, avec son mari Paul Bernardo, aux meurtres sordides de deux adolescentes de Toronto.Mme Homolka pourrait alors se tourner vers le Québec, où la pression des médias et la haine populaire se font moins sentir.« Ce phénomène directement relié à ce que les médias anglophones font du traitement de la cause, croit Me Labelle.Cela fait huit ans ! Les gens, normalement, n'ont pas une mémoire collective aussi longue.Je défends plusieurs dossiers de meurtres dans une année, et je sais qu'au bout d'un mois, le public a oublié.» Détenue dans une centre psychiatrique à sécurité maximale de Saskatoon pour une évaluation, Karla Homolka sera transférée à la fin du mois dans une autre prison.Elle souhaite revenir à la prison de Joliette, un centre de détention à sécurité moyenne où elle se sent en sécurité.Mais un porte-parole des Services correctionnels canadiens affirmait cette semaine que la décision n'était toujours pas arrêtée.« C'est purement politique », tranche Me Labelle, qui affirme que « la loi et les directives prévoient qu'elle doit revenir dans l'établissement qu'elle occupait ».Il rappelle ces photographies publiées en première page d'un journal anglophone, montrant Mme Homolka souriante, maquillée et bien vêtue, lors d'une soirée à la prison de Joliette.Des photos embarrassantes, qui avaient choqué beaucoup de monde.« Au lieu de faire ça à Joliette où elle a parfois des opportunités de fêter en robe longue, ironise son avocat, les gens voudraient qu'elle soit dans un trou dans le plus vieux pénitencier du pays ! » Un milliard de réclamations?On est loin de la catastrophe.MARC THIBODEAU BIEN QUE la tempête de verglas de 1998 ait entraîné des réclamations de près de 1,5 milliard au Québec, elle ne constitue rien d'exceptionnelle pour les firmes de réassurance internationales qui ont assumé la majeure partie de la facture.« Je sais que c'est curieux de dire une chose comme celle-là en vue du fait que des millions de personnes ont été touchées, mais cette crise n'est pas majeure à nos yeux.Seulement en 1999, il y a eu dix catastrophes naturelles qui ont entraîné des dépenses de cet ordre », a indiqué hier un employé d'une firme de réassurance solidement implantée au Québec qui a demandé à conserver l'anonymat.À titre comparatif, l'ouragan Andrew, qui avait dévasté la Floride, a entraîné des réclamations pour les réassureurs de l'ordre de 30 milliards.Un tremblement de terre survenu dans la région de Los Angeles en 1994 s'était traduit pour sa part par une facture de plus de 20 milliards.Les compagnies d'assurance font affaire avec les firmes de réassureurs pour se protéger notamment contre la pluie de réclamations pouvant découler d'une catastrophe naturelle.Actives sur le plan international, ces « assureurs des assureurs » disposent parfois de revenus annuels de plusieurs dizaines de milliards de dollars, qui leur permettent de résister à des contrecoups financiers de cette ampleur.C'est le cas notamment de géants comme Swiss Re et Munich Re.Peter Borst, qui chapeaute à Toronto un conseil de recherche en réassurance, note que les firmes de réassurance ont absorbé près des deux tiers des réclamations remboursées par les assureurs québécois, soit un milliard sur 1,4 milliard, à la suite de la tempête de verglas.Même s'il note que sa propre firme, General Electric Employers Insurance, a dû supporter des pertes importantes en raison de la crise, M.Borst exclus le recours à des poursuites judiciaires contre Hydro-Québec qui feraient écho à celle qui a été lancée il y a quelques semaines par Factory Mutual Insurance Compagny, un « simple » assureur qui réclame 75 millions à la société d'État en contrepartie des compensations versées à une centaine de compagnies touchées par la panne d'électrcité.« Nous fonctionnons au sein d'un ensemble.Il y a des années qui sont meilleures que d'autres, ça fait partie des risques », note M.Borst.Les firmes de réassurance sont généralement réticentes, dit-il, à se lancer dans ce type d'entreprise même s'ils peuvent techniquement le faire.L'incertitude juridique et les risques de friction « diplomatiques » liées à la mise en cause d'une société d'État sont quelques-uns des facteurs susceptibles d'expliquer cette réserve dans le cas d'Hydro-Québec.Selon M.Borst, les firmes de réassurance peuvent bénéficier des poursuites entreprises par les compagnies d'assurance qui cherchent à obtenir remboursement des frais qui ne sont pas couverts par le réassureur.La Factory Mutual Insurance Company pourrait par exemple reverser une partie de ses gains à la firme de réassurance qui la sert si elle a gain de cause devant les tribunaux, indique-t-il.Les autres compagnies d'assurance touchées par la crise de verglas pourraient aussi être tentées de s'en prendre à la société d'État pour réclamer les sommes n'ayant pas été couvertes par les réassureurs, soit quelque 400 millions au total.Le Bureau d'assurance du Canada n'a cependant pas eu vent de telles intentions.« On en aurait entendu parler », a indiqué hier son porte-parole, Martin Lasalle.Photo : BERNARD BRAULT, La Presse © La tempête de verglas de 1998 a entraîné des réclamations de près de 1,5 milliard au Québec. 5LP0401A0105 A-4 VENDREDI 5LP0401A0105 ZALLCALL 67 00:44:23 01/05/01 B Les ventes de la SAQ continuent de croître SYLVAIN LAROCQUE Même si les Fêtes ont été beaucoup moins fastes cette année en comparaison avec la frénésie de fin de siècle qui régnait l'an passé, les Québécois n'ont pas réduit leurs achats d'alcool.Plutôt le contraire : en décembre 2000, ils ont dépensé 20 millions de plus à la Société des alcools du Québec (SAQ), une augmentation de 8,7 % ! Pour la période du 26 au 29 décembre, les ventes ont bondi de 5 millions, une hausse de 12,8 % par rapport à 1999.Pour les dirigeants de la société d'État, cette croissance s'explique évidemment par le très couru solde d'après Noël, pendant lequel les acheteurs ont pu repartir avec quatre bouteilles en ne payant que pour les trois plus chères.C'était la première fois de son histoire que la SAQ organisait une telle vente.Les soldes n'expliqueraient toutefois pas l'accroissement des ventes pour l'ensemble du mois de décembre 2000, puisqu'ils n'ont pas été plus nombreux que l'année dernière.« Il n'y a eu que le solde de la 11e heure, et on l'avait fait aussi en 1999 », souligne la porte-parole de la SAQ, Linda Bouchard.Le solde, qui permettait d'obtenir une bouteille de porto pour chaque achat de 100 $ et une bouteille de champagne par tranche de 200 $, s'est déroulé le 6 décembre de 16h à 23h.Signe des temps, plusieurs clients ont demandé et obtenu deux bouteilles de porto à la place d'une bouteille de champagne quand ils dépensaient 200 $, précise Mme Bouchard.En 1999, les ventes de décembre avaient bondi de 23 % par rapport à 1998, une croissance que l'on avait justifiée par la folie entourant le passage à l'an 2000.Comment expliquer alors que les ventes ont encore augmenté de près de 10 % cette année, alors que les Fêtes ont été plutôt tranquilles « Les produits plus haut de gamme se vendent mieux », répond la porte-parole de la SAQ, en mentionnant l'« évolution des goûts » de la clientèle.Les gens n'hésiteraient plus à débourser quelques dollars supplémentaires pour un vin de meilleure qualité.Il s'agit là d'une tendance de fond : les résultats de décembre ne font que suivre ceux de toute l'année 2000.« Nous prévoyons une augmentation moyenne d'environ 10 % », affirme la porte-parole.Les ventes sur le site Web de l'entreprise, dont le volet transactionnel a été inauguré au début novembre, répondent aussi aux attentes des dirigeants de la SAQ.Pendant ses deux premiers mois d'activité, le site a généré près de 500 000 $ de ventes, dont une bonne partie en ensembles cadeaux et en portos, la coqueluche du moment.« Nous sommes très satisfaits, surtout que la mécanique n'est pas simple : il faut aller chercher son NIP en succursale pour pouvoir acheter sur le site », souligne Mme Bouchard, en ajoutant que le site est un outil d'information sur lequel se basent plusieurs clients pour faire leurs achats.en succursale.Le site Web offre actuellement 500 produits, mais la société d'État prévoit rendre accessible sur Internet l'ensemble des 5000 produits qu'elle vend d'ici 18 mois.Photothèque La Presse© La clientèle de la SAQ n'hésite plus à débourser quelques dollars supplémentaires pour un vin de meilleure qualité.Les Québécois doivent pouvoir se prononcer sur un accord de libre-échange La visite d'Équipe Canada en Chine aura bien lieu Malgré l'emprisonnement d'un citoyen canadien en Chine Presse Canadienne OTTAWA Ð En dépit des critiques qui font boule de neige au sujet de l'« emprisonnement injustifié » d'un citoyen canadien en Chine, il n'est pas question d'annuler la mission d'Équipe Canada dans ce pays, du 9 au 18 février prochain.Selon un porte-parole des Affaires étrangères, Raynald Doiron, la mission dirigée par le premier ministre Jean Chrétien aura lieu tel que prévu.Le gouvernement en profitera pour revenir sur le cas de Kun Lun Zhang, un sculpteur de Montréal qui était retourné s'installer en Chine cette année, a-t-il précisé au cours d'un entretien téléponique.« Je ne crois pas que fermer une porte qui nous permet de répéter notre message soit une solution », a précisé jeudi M.Doiron.Depuis quelques jours, les voix s'élèvent contre l'emprisonnement de M.Kun Lun Zhang, revenu s'installer en Chine avec son épouse.Excédée, la députée libérale d'Ottawa-ouest-Nepean, Marlene Catterall, vient d'écrire au ministre des Affaires étrangères, John Manley, l'exhortant à multiplier les pressions pour faire libérer M.Zhang avant le début de la mission d'Équipe Canada.« Le moment est propice Ð alors que vous êtes en train de faire les derniers arrangements avec la Chine dans le cadre de cette mission commerciale Ð de négocier la libération de M.Zhang et son retour au Canada », écrivait-elle.Selon elle, les autorités chinoises vont sûrement comprendre qu'il serait embarrassant pour le premier ministre Chrétien et les gens d'affaires canadiens de côtoyer leurs homologues chinois à la télévision tout en sachant qu'un citoyen canadien est toujours en détention.Certaines démarches ont déjà été entreprises pour tenter de faire libérer M.Zhang.Jusqu'à présent, la Chine a fait la sourde oreille aux revendications d'Ottawa.Les Chinois considèrent M.Zhang, qui voyageait avec un passeport chinois, comme un ressortissant chinois.« Les autorités chinoises ne reconnaissent pas la double citoyenneté (.) Cela ne veut pas dire qu'on se croise les doigts ou qu'on cautionne leur geste », a ajouté M.Doiron.Le crime du professeur Zhang : être adepte du Falun Gong, une forme d'exercices de méditation déclarée « criminelle » par les autorités chinoises.Les choses ne sont pas simples.Le Canada et la Chine ont signé un accord bilatéral stipulant en toutes lettres que les Chinois ne reconnaissent pas la double citoyenneté.Il y est dit que toute personne qui voyage avec un passeport chinois en Chine sera soumis aux lois chinoises.« Compte tenu de ces restrictions, cela limite notre marge de manoeuvre.Ca complique les choses, a expliqué M.Doiron.Ils le considèrent comme ressortissant chinois.Ils ont beau connaître notre position sur les droits de la personne, ils n'en tiennent pas compte.« Les Chinois ont refusé « l'accès consulaire » à M.Zhang.Le personnel diplomatique canadien n'a donc pu prendre contact avec le détenu.Jusqu'ici, il n'y a pas eu de « correspondance ministérielle » de la part du ministre Manley.« Mais cela ne veut pas dire qu'il n'y en aura pas », s'est empressé d'ajouter M.Doiron.« On prépare des notes de service qui font des recommandations dans ce sens-là.« Le 27 décembre, l'ambassadeur canadien à Pékin, Howard Balloch, a demandé la libération de M.Zhang.Sa demande a été refusée.Après avoir été arrêté en juillet puis libéré, il a été emprisonné vers le 16 ou 17 novembre.Plus récemment, il aurait été transféré dans un camp de travail de la province de Shan Dong, soutient sa fille, Ling Di Zhang, qui étudie à l'Université d'Ottawa.Presse Canadienne QUÉBEC Ð Les parlementaires québécois n'en démordent pas: les Québécois, sinon les Canadiens, devraient pouvoir s'exprimer, par voie de référendum, sur les conséquences de l'implantation de la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA).Dans un rapport unanime rendu public par la Commission des Institutions de l'Assemblée nationale, fin décembre, les parlementaires ont conclu à la nécessité de soumettre tout accord de libreéchange à l'approbation des citoyens.«L'Assemblée nationale, ont noté les 12 députés membres de la commission, doit exiger du gouvernement fédéral, qu'une fois l'entente négociée, il (le gouvernement fédéral) consulte les Canadiens par voie référendaire sur la question avant de prendre position sur l'accession du Canada à la ZLEA.«Et, advenant un refus de sa part, l'Assemblée nationale tiendrait sa propre consultation auprès des Québécois», ont-ils ajouté.À quatre mois du Sommet des chefs d'État et de gouvernements des 34 pays des Amériques, qui se tiendra à Québec du 20 au 22 avril, où il sera évidemment question de développement économique, de coopération internationale et de l'état d'avancement des négociations sur la ZLEA, les élus québécois ont ouvertement fait part de leurs inquiétudes et souligné la nécessité d'ouvrir le débat, «d'alerter l'opinion publique et de se réveiller face au système qui est en train de se mettre en place dans les Amériques».Les parlementaires ont adopté un attitude prudente, non pas parce qu'ils rejettent l'idée de la ZLEA, bien au contraire, mais parce qu'ils souhaitent éviter les mauvaises surprises qui pourraient surgir à la suite d'un processus de négociation trop fermé et réservé.HAITIEN(NE)S, AMI(E)S D'HAITI, MARCHONS VERS L'AVENIR! En prélude au bicentenaire de l'indépendance d'Haïti, en 2004, l'Association culturelle Haïtienne \u201c La perle retrouvée \u201c vous invite à sa première soirée autour du thème de l'indépendance d'Haïti.Une initiative qu'appuient la Secrétairerie d'État à la Jeunesse aux Sports et au Service Civique ainsi que le Ministère des haïtiens vivants à l'étranger.Cette activité est réalisée avec la collaboration de plusieurs organismes de la Communauté haïtienne de Montréal.Venez en foule au 3400, rue Beaubien Est, le samedi 6 janvier 2001 de 17 h à 2h.Au programme : expositions, spectacles, conférence-causeries, souper et bal.C'est gratuit! Nap tann nou! Téléphone : (514) 766-2851 (514) 728-7341 Soirée sur l'indépendance d'Haïti Cliniques privées: Rock attend toujours une réponse Presse Canadienne OTTAWA Ð Le ministre fédéral de la Santé, Allan Rock, s'est dit confiant de pouvoir s'entendre avec le Québec et l'Alberta concernant les cliniques privées d'imagerie par résonance magnétique, précisant qu'il attend toujours une réponse des ministres de la Santé de ces provinces à ce sujet.M.Rock réagissait ainsi, hier, à la demande d'un groupe de pression albertain opposé à la privatisation des soins de santé, et qui réclame qu'il passe rapidement à l'action.« Des gens en Alberta continuent de payer pour des examens de résonance magnétique dans des cliniques privées, a déclaré par voie de communiqué Christine Burdett, porteparole de « Friends of Medicare ».Nous avons présenté à M.Rock 37 cas de ce genre en juillet et il ne s'est rien passé depuis.Combien de temps faudra-t-il ?» M.Rock a dit s'attendre à recevoir bientôt du Québec et de l'Alberta une réponse à sa demande d'informations sur l'existence de telles cliniques privées dans ces provinces.Il avait formulé cette demande dans des lettres transmises à la fin septembre et au début octobre.M.Rock a précisé que la mise en oeuvre de l'accord fédéral-provincial sur l'ajout de plus de 21 milliards $ en financement pour les soins de santé avait mobilisé les efforts au cours des deux derniers mois.« Je pense que nous pouvons trouver un terrain d'entente », a-t-il déclaré à propos de la question des cliniques privées.M.Rock affiche cet optimisme en dépit de la lettre que lui a fait parvenir le 9 novembre la ministre québécoise de la Santé, Pauline Marois, et dans laquelle elle affirme que le Québec n'a de comptes à rendre qu'à ses propres citoyens en ce qui concerne de possibles atteintes à la Loi canadienne sur la santé.Mme Marois disait tenter chaque jour d'offrir les meilleurs services possibles à ses concitoyens, ajoutant qu'elle fournit régulièrement des informations à l'Assemblée nationale, notamment lors du dépôt annuel des rapports de divers organismes en santé, au moment de l'étude des comptes publics et à la période des questions.Lors de la dernière campagne électorale, le premier ministre Jean Chrétien avait menacé de pénaliser financièrement le Québec et l'Alberta s'ils continuaient de tolérer la présence de telles cliniques privées.-50% Vêtements et accessoires de luxe pour hommes SOLDE D'HIVER SUR LES ARTICLES SÉLECTIONNÉS 1472, rue Sherbrooke Ouest (angle Mackay) Tél.: (514) 937-7456 Lundi au vendredi : 10 h à 18 h Samedi : 9 h à 17 h 2917076A Photo PC Allan Rock, ministre de la Santé du Canada. 5LP0501A0105 A 5 vendredi 5LP0501A0105 ZALLCALL 67 00:41:47 01/05/01 B Le choix de Dion mal accueilli dans l'Ouest MARIE-CLAUDE LORTIE La décision de Jean Chrétien d'envoyer Stéphane Dion dans l'Ouest pour forger de nouveaux ponts avec les provinces qui ont voté massivement pour l'Alliance, n'a pas été reçue avec grand enthousiasme dans les régions concernées.Au pire, on trouve que c'est une idée ridicule puisque M.Dion n'est pas de l'Ouest et que rien a priori ne laisse croire qu'il connaît bien l'Ouest.Au mieux, on demeure indifférent et on attend.Voilà en gros ce qui ressort des commentaires glanés par La Presse sur cette décision du premier ministre annoncée peu avant Noël.D'abord, on s'y attendait, les députés de l'Alliance trouvent le concept risible.« C'est une insulte, une blague », a déclaré Dave Chatters, député de l'Alliance pour le comté d'Athabasca, à un reporter d'Edmonton.« Je trouve un peu étrange que les libéraux aient choisi un politicologue québécois pour être ambassadeur dans l'Ouest », a ajouté James Rajotte, député pour Edmonton Sud-Est.La tâche de M.Dion sera notamment d'aller dans l'Ouest rencontrer les gens et aussi d'écrire des articles d'opinion dans les journaux.Il doit faire face à la grogne antilibérale exprimée à travers le vote massif en faveur de l'Alliance canadienne dans les provinces de l'Ouest et même à la naissance d'un nouveau parti séparatiste de l'Ouest.Dans les médias anglophones, on présente M.Dion comme celui qui a redonné de l'énergie au fédéralisme au Québec.Et c'est un politicien respecté, affirme la chroniqueuse Barbara Yaffe, du Vancouver Sun.Mais l'idée d'en faire un émissaire spécial ne semble pas passer.« Le sentiment général, c'est que ce n'est pas la bonne personne à envoyer dans la région pour venir discuter de l'aliénation des gens de l'Ouest.Ce serait comme envoyer quelqu'un de Colombie-Britannique au Québec pour dire aux gens qui sont déçus de la Confédération pourquoi ils devraient abandonner l'idée d'explorer d'autres options politiques.C'est absurde.À mon avis, c'est symptomatique du manque de sensibilité général qu'à toujours eu le gouvernement de Jean Chrétien à l'égard de l'Ouest », ditelle.Selon la journaliste, la première chose que le premier ministre Chrétien aurait dû faire pour montrer son respect aux gens des provinces de l'Ouest, c'est de nommer un Albertain ou quelqu'un de Colombie- Britannique ministre des Affaires intergouvernementales.Mme Yaffe pense que Stephen Owen, une de recrues-vedettes libérales, un ancien haut-fonctionnaire élu à Vancouver serait un candidat idéal.Hélène Narayana, candidate du NPD défaite dans Edmonton, estime quant à elle que M.Dion n'est pas particulièrement connu ou admiré, malgré la loi sur la clarté et sa défense du « plan B », bref sa position dure envers les indépendantistes québécois.En Alberta, selon elle, les questions qui touchent le Québec ne préoccupent pas beaucoup les gens.Elle raconte en outre que durant la campagne électorale, un électeur libéral de toujours lui a dit qu'il avait décidé de voter NPD après avoir entendu M.Dion.« Alors qu'il vienne nous voir plus souvent », lance-t-elle à la blague.Mark Lisac, chroniqueur au Edmonton Journal estime de son côté que beaucoup de gens attendent et réservent leurs commentaires pour le moment.Mais chose certaine, dit-il, M.Dion ne projette pas du tout l'image du gars qui connaît l'Ouest et qui sait ce dont il va parler.Cela dit, M.Lisac ne croit pas que le problème de l'aliénation de l'Ouest soit bien défini non plus.« Quand on demande aux gens exactement, précisément, ce qu'ils reprochent au gouvernement, ce n'est pas clair », affirme-t-il.De plus, le journaliste fait remarquer que dans les zones urbaines, seul Calgary n'a élu que des députés de l'Alliance.Dans les autres villes, on a aussi voté libéral.« L'Alliance, c'est une réaction typiquement rurale, dit-il.En Saskatchewan, c'est à cause de l'état de l'économie du blé.Et ailleurs, c'est presque culturel.On est de droite, pour l'Alliance ou avant pour les réformistes, comme on s'identifie à une marque presque.C'est ce que les gens veulent être, au-delà des mesures politiques spécifiques.» Le ministre Stéphane Dion VALEURS MODE EXCLUSIVES, PRIX EXCEPTIONNELS, GARANTIE DE QUALITÉ SIMONS DANS TOUS NOS RAYONS 12.Rég.18.00 6.Rég.9.00 CALEÇON 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marine.P.m.g.tg.2920842A GRIPPE Enquête sur le vaccin de Biochem 249.VESTE CUIR ET MOUTON Un prix exceptionnel pour une exclusivité Contemporaine.Une veste en cuir robuste, bordée de mouton au col et aux poignets.Chaude doublure matelassée.Brun.M.g.tg.39.Rég.75.00 SURCHEMISE TWEED Une valeur exceptionnelle de notre collection Contemporaine exclusive.Une grande chemise coupée dans un tissu très souple, tissé pour donner un bel effet tweed en noir et sable ou tons de kaki, marine, bordeaux.6 à 16 tailles régulières, petites et 16 à 22.29.Rég.55.00 PULL TRICOT PELUCHE Riche et confortable texture de la peluche poil long pour un col roulé enveloppant.Blanc, noir, rouge.M.g.19.Rég.39.00 SOUS-PULL JERSEY Un essentiel en jersey de rayonne et lycra stretch.Encolure ronde dégagée.Chameau, bleu, lilas ou pourpre.P.m.g.tg.LE PRIX RÉGULIER SIGNIFIE LE PRIX AUQUEL CET ARTICLE EST HABITUELLEMENT VENDU CHEZ SIMONS ET N'EST PAS UNE INDICATION DU PRIX AUQUEL EST VENDUE LA MAJORITÉ DES ARTICLES EN QUESTION.VALEURS MODE EXCLUSIVES, PRIX EXCEPTIONNELS HEURES D'AFFAIRES: PLACE STE-FOY, GALERIES DE LA CAPITALE 5 JANVIER 9H30 À 21H00, 6 JANVIER 9H30 À 17H00, 7 JANVIER 12H00 À 17H00 SHERBROOKE 5 JANVIER 9H30 À 21H00, 6 JANVIER 9HOO À 17H00, 7 JANVIER 12H00 À 17H00 MONTRÉAL 5 JANVIER 10H00 À 21H00, 6 JANVIER 9H30 À 17H00, 7 JANVIER 12H00 À 17H00 GARANTIE DE QUALITÉ SIMONS DANS TOUS NOS RAYONS Rég.495.00 2919394A Presse Canadienne VANCOUVER Ð Le centre de contrôle des maladies de la Colombie- Britannique tente de déterminer pourquoi le dernier vaccin contre la grippe de la compagnie Biochem Pharma a suscité un si grand nombre de réactions indésirables dans cette province ainsi qu'au Québec.Ces deux provinces, qui ont été les seules à s'approvisionner en vaccins auprès de la compagnie Biochem Pharma, ont rapporté un nombre anormalement élevé de cas de réactions indésirables, telles que des yeux rougis, des maux de gorge et des problèmes respiratoires.L'Ontario, l e Nouveau- Brunswick, la Saskatchewan, le Nunavut et les Territoires du Nord- Ouest ont pour leur part obtenu leurs vaccins de la société torontoise Aventis Pasteur, qui les fabrique en France.Le ministère fédéral de la Santé a recensé 1115 cas de réactions indésirables au vaccin de la grippe en date du 20 décembre.Le centre de contrôle des maladies de la Colombie- Britannique dit avoir reçu 270 plaintes à ce sujet, alors qu'à peine une poignée de cas lui étaient signalés au cours des années précédentes.« Nous voulons nous assurer que ça ne se reproduira plus et que les gens ne perdront pas confiance en notre programme de vaccination », a dit le docteur Danuta Skowronski, épidémiologiste au centre de contrôle et chargée de l'enquête sur les vaccins.Le Dr Skowronski et son équipe de chercheurs entendent se concentrer sur les différences entre les produits fournis par les deux compagnies pharmaceutiques.L'épidémiologiste précise d'ailleurs que Biochem Pharma veut également connaître les causes du problème.Pour déterminer la source du problème, le centre de contrôle des maladies de la Colombie-Britannique entend recruter 60 volontaires dans la région de Vancouver, soit 20 qui ont été vaccinés et ont souffert de réactions indésirables, 20 qui ont été vaccinés et n'ont pas eu de réactions et 20 autres qui n'ont pas été vaccinés.Ces personnes seront soumises à de faibles doses du vaccin. 5LP0601A0105 a06 vendredi 05 janvier 5LP0601A0105 ZALLCALL 67 00:41:26 01/05/01 B A6 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 5 JANVIER 2001 Parler leur langage SYLVAIN LAROCQUE La Presse >Nom : Anne-Marie Lavoie >Âge : 34 ans, née le 12 décembre 1966 >Occupation : étudiante aux HEC et ancienne directrice de l'organisme Mond'Ami Les HEC apparaissent souvent comme l'incubateur des capitalistes de demain et il est vrai que bien des diplômés deviennent rapidement des gens d'affaires florissants.Qui croirait alors qu'Anne- Marie Lavoie, dont les préoccupations vont de la pauvreté mondiale aux droits des enfants, y étudie ces joursci « La personne humaine m'habite, explique- t-elle.Or, elle n'est pas souvent au centre des préoccupations des entreprises.Pour les convaincre de changer leurs façons de faire, il faut être capable de parler le langage de la finance qui est, qu'on le veuille ou non, le langage dominant.C'est le problème de beaucoup d'organisations non gouvernementales (ONG), qui parlent un langage très puriste.Au lieu de s'ouvrir à leurs messages, les gens se referment parce qu'ils ne comprennent pas.» Le rôle que se voit jouer Anne-Marie Lavoie dans un avenir proche, c'est de bâtir des ponts.Entre groupes d'intérêts divergents, mais aussi entre ceux qui visent un même objectif.« Il faut mettre nos énergies ensemble et lutter contre l'esprit de clocher.Je trouve ça dommage que des gens qui poursuivent les mêmes buts ne se parlent pas.Il y a tellement de richesse dans la confrontation des idées et on s'en prive ! » Mme Lavoie est avocate de f o r m a t i o n , mais la pratique privée, ce n'est pas pour elle.La jeune femme apprécie néanmoins « la grille de lecture extraordinaire pour comprendre le monde » que lui procure le droit.Elle a travaillé un an au gouvernement comme juriste, mais au f o n d , c ' e s t l'implication sociale qui l'attirait vraiment.À l'école secondaire, elle essayait déjà, par toutes sortes d'activités plus originales les unes que les autres, d'amener ses pairs à s'intéresser aux questions internationales.« Ça me touchait de voir que lorsque les gens changeaient d'attitude, on pouvait changer des choses », dit-elle.Mme Lavoie est ensuite devenue animatrice, puis conceptrice de matériel pédagogique pour Jeunesse du monde, une ONG de Québec dont la mission est de faire découvrir le monde aux adolescents.En 1996, elle a été nommée directrice générale de Mond'Ami, le pendant de Jeunesse du monde pour les enfants, où elle a oeuvré pendant deux ans et demi.Auparavant, elle avait participé à deux missions internationales d'observation pré-électorales en Haïti.« La deuxième, quand l'armée est revenue en force après le départ d'Aristide, a été pas mal heavy », se rappelle-t-elle.Anne-Marie Lavoie revient tout juste d'un séjour de deux ans en Chine, où elle avait suivi son conjoint qui donnait une formation à des juges.« Ça m'a permis de comprendre les réflexes humains ; pourquoi par exemple les membres d'une même communauté ethnique ont tendance à se regrouper ensemble dans un pays étranger.» Mme Lavoie ne sait pas encore avec précision ce qu'elle fera de cette meilleure compréhension du monde et d'une solide formation en gestion.Mais il n'y a aucun doute que son souci pour les droits humains n'en sera que mieux servi.Photo MARIE-FRANCE COALLIER, The Gazette Abebech Assefa « Je me suis toujours sentie chez moi ici » KATHRYN GREENAWAY The Gazette >Nom : Abebech Assefa >Âge : 28 ans, née le 21 décembre 1972 >Occupation : directrice exécutive du Centre de ressources de la communauté noire L'expérience de vie d'Abebech Assefa l'avait bien préparée à aider des enfants anglophones de race noire et leurs parents à s'intégrer dans une société francophone.Âgée de 28 ans, Mme Assefa est née en Éthiopie, mais sa famille a émigré en Côted'Ivoire alors qu'elle était enfant.Instruite en français, elle a appris l'anglais comme langue seconde.À la maison, on parlait aussi la langue éthiopienne prédominante, l'amharique.Aujourd'hui, à titre de directrice exécutive du Centre de ressources de la communauté noire, à Montréal, elle aide jusqu'à 800 familles par année, dont plusieurs nouvellement arrivées au pays.En 1991, Mme Assefa a quitté l'Afrique pour la ville de Québec où elle a complété un baccalauréat en économie à l'Université Laval.Trois ans plus tard, elle s'installe à Montréal dans le quartier Côte-des-Neiges et obtient une maîtrise en santé publique de l'Université de Montréal.Bien outillée au départ pour s'intégrer à son nouvel environnement linguistique et culturel, Mme Assefa avoue n'avoir jamais ressenti l'isolement qu'elle voit maintenant en aidant des familles immigrantes à apprendre les coutumes et la langue du Québec.« Je me suis toujours sentie chez moi ici », dit-elle, s'avouant chanceuse.En effet, ses trois années au Centre de ressources de la communauté noire l'ont sensibilisée aux obstacles qui se dressent devant les nouveaux immigrants.« Je pense que l'on devrait mieux renseigner les immigrants avant leur arrivée, pour qu'ils puissent prendre une décision informée, pour qu'ils aient un vrai choix », poursuit Mme Assefa.Le Centre a pour mission d'associer bonnes personnes et bons programmes.« Il est important que les gens sachent que nous existons et comprennent ce que nous faisons, dit-elle.Nous ne créons pas de nouveaux projets, nous aidons les gens à tirer avantage des projets existants.» Tantôt le Centre mettra une nouvelle famille immigrante en contact avec un programme qui favorise une meilleure communication avec l'école.Tantôt il aidera une organisation communautaire à créer un conseil d'administration ou à organiser une collecte de fonds.Abebech Assefa a toujours senti le besoin d'aider les autres.Tout au long de ses années à l'université, elle a oeuvré bénévolement sur le terrain.Elle n'avait jamais eu d'emploi hors du milieu universitaire avant d'obtenir, à 25 ans, le poste de directrice au Centre de ressources de la communauté noire où elle a la charge de 10 employés et d'un budget de quelque 400 000 $.Son premier défi, dit-elle, fut d'apprendre à appliquer les connaissances livresques à des situations vécues.« Quand je suis arrivée, je savais comment mettre sur pied un programme qui semblait efficace, du moins sur papier, dit-elle.Maintenant, j'ai appris à travailler en fonction d'un objectif, de faire face aux surprises et d'atteindre l'objectif.» Après des journées de travail qui oscillent souvent autour de 12 heures, Mme Assefa se relaxe avec ses proches et amis, s'adonne à la lecture ou au cinéma, en français comme en anglais.Photo ÉRIC ST-PIERRE, La Presse Anne-Marie Lavoie De la volonté pour compenser l'absence de ressources DONNA NEBENZAHL The Gazette >Nom : Heidi Rathjen >Âge : 33 ans, née le 27 août 1967 >Occupation : bâtisseuse de coalitions et militante ; directrice de campagne, Coalition québécoise pour le contrôle du tabac ; cofondatrice, Coalition pour le contrôle des armes à feu.Parmi les lobbyistes politiques au Québec, nul, semble-t-il, n'exerce plus d'influence que cette ingénieure discrète.En 1990, par un soir enneigé de décembre, un événement allait modifier le cours de la vie de Heidi Rathjen, étudiante en dernière année à la Polytechnique.À quelques jours du premier anniversaire de la tuerie de la Polytechnique, Rathjen et Wendy Cukier, professeure au Ryerson Polytechnic de Toronto, décident de créer la « Coalition pour le contrôle des armes à feu », ayant constaté que le lobby pro-armes avait effectivement tué un projet de législation fédérale en la matière.À titre de directrice générale, Rathjen multiplie pendant six ans les démarches pour susciter des appuis et renforcer les dispositions de la législation fédérale sur le contrôle des armes à feu.En 1996, le projet de loi C- 68 est adopté : les propriétaires d'armes à feu doivent dorénavant posséder un permis et enregistrer leurs armes.De plus, les armes de combat et les armes de poing de petit calibre sont prohibées.Mais la lutte pour le contrôle des armes à feu n'est qu'un début pour Rathjen.En 1994, le gouvernement fédéral diminue les taxes sur les cigarettes.Pendant ce temps, la consommation de tabac chez les jeunes augmente, surtout au Québec.Dès 1996, Rathjen et Louis Gauvin jettent les bases de la « Coalition québécoise pour le contrôle du tabac ».Deux années plus tard, le gouvernement du Québec adopte sa loi sur le tabac, y intégrant la majorité des mesures revendiquées par la coalition.Grâce aux efforts de la Coalition, la loi québécoise sur le tabac compte parmi les plus contraignantes au monde.Ses dispositions, mises en vigueur par étape, restreignent l'usage du tabac sur les lieux de travail et dans la publicité.On peut demander à toute personne faisant l'achat de produits du tabac une preuve de son âge.Aussi, un fonds de 12 millions a été créé pour prendre la relève de l'industrie du tabac à titre de commanditaires d'événements sportifs ou culturels.Rathjen affirme que le Québec pourrait devenir le premier territoire au monde où les régimes d'assurance publique défraient les produits utilisés pour cesser de fumer.Les mesures restreignant l'usage du tabac sur les lieux de travail ont à peine un an et déjà, 5 % des personnes interrogées affirment avoir cessé de fumer à cause d'elles.La vente de produits de désaccoutumance du tabac monte en flèche ; le nombre de panneaux publicitaires diminue.Photo RICHARD ARLESS, The Gazette Heidi Rathjen Sortir du discours écologique SYLVAIN LAROCQUE La Presse >Nom : Sidney Ribaux >Âge : 32 ans, né le 26 décembre 1969 >Occupation : coordonnateur général d'Équiterre Aux yeux de bien des citoyens, le discours des groupes écologistes sonne creux.Idéaliste, déconnecté de la réalité, alarmiste : tous les épithètes sont bons pour le dénigrer.Sidney Ribaux en est bien conscient.C'est pourquoi l'organisme qu'il coordonne, Équiterre, préconise une approche plus « positive », qui a déjà porté bien des fruits.« Ça fait 30 ans qu'on parle sérieusement d'environnement, explique-t-il.Sans en connaître les détails, les gens ont une bonne idée des enjeux.Notre rôle, c'est de ramener ces enjeux à un niveau où ils peuvent avoir un impact, c'est-à-dire dans les habitudes de vie de tous les jours.» C'est avec cet objectif en tête que Sidney Ribaux et son équipe ont mis sur pied des projets très concrets comme la campagne sur l'efficacité énergétique, celle sur le commerce équitable et le programme d'agriculture soutenue par la communauté.Aujourd'hui, une cinquantaine de fermes font partie du réseau d'Équiterre, qui alimente environ 5000 personnes, et le nombre de points de vente du café équitable est passé de trois en 1997 à plus de 300, dont des supermarchés.« Notre approche est étapiste, souligne Sidney.Nous ne sommes pas naïfs : nous ne croyons pas que tout le monde va manger bio ou se débarrasser de sa voiture du jour au lendemain.Mais il suffit souvent qu'un petit groupe prenne les devants pour que la population en général prenne conscience des problèmes et fasse à son tour pression sur l'État, qui à ce moment n'aura pas le choix de bouger.» Sidney Ribaux, qui est avocat de formation, ne cache pas son jeu à cet égard : il espère un jour faire modifier les lois et les règlements qui contreviennent au développement durable.« Pourquoi se battre à faire appliquer des lois inapplicables, alors qu'il serait plus logique de les changer ?» La protection de l'environnement a beau être le cheval de bataille de Sidney, sa motivation première demeure l'intérêt public dans sa globalité.Aussi, même s'il est membre du Barreau, ne comptez pas trop sur lui pour poursuivre quelque pollueur industriel.« Le métier d'avocat en est un de détails, alors que je suis plutôt une big picture person, quelqu'un qui s'intéresse aux enjeux mondiaux », admet-il.Pour Sidney Ribaux, la surconsommation des pays occidentaux est peut-être la question la plus préoccupante à l'échelle de la planète.À l'échelle locale, c'est le dossier du transport urbain qu'il entend faire avancer.ÐFINÐ Photo ÉRIC ST-PIERRE, La Presse Sidney Ribaux 5LP0701A0105 A-7 VENDREDI MONDE 5LP0701A0105 ZALLCALL 67 00:42:39 01/05/01 B LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 5 JANVIER 2001 A7 MONDE Augusto Pinochet défie la justice chilienne L'ex-dictateur refuse de se présenter à la convocation du juge Juan Guzman Agence France-Presse SANTIAGO Ð L'ex-dictateur Augusto Pinochet a ouvertement défié la justice chilienne hier en refusant de se présenter aux examens médicaux et à l'interrogatoire ordonnés par le juge Juan Guzman enquêtant sur les plaintes déposées contre lui pour des crimes commis sous son régime.La décision de Pinochet a été annoncée à Santiago par l'un de ses avocats, José Maria Eyzaguirre, qui a déclaré que la famille du général « a suivi le conseil » du groupe d'avocats le défendant, l'ayant invité à ne pas se présenter à la convocation du juge.Me Eyzaguirre a cependant affirmé que cette décision ne constituait pas un refus d'obtempérer à une décision de justice, contrairement à ce qu'estiment les avocats de l'accusation dans les poursuites judiciaires engagées contre l'exdictateur pour des crimes commis sous son régime, ayant fait plus de 3000 morts et disparus de 1973 à 1990.Un autre avocat de la défense, Gustavo Collao, a annoncé avoir présenté un recours devant la Cour d'appel de Santiago demandant à ce que l'interrogatoire n'ait lieu qu'une fois connus les résultats des examens médicaux.Me Collao a estimé que le juge Guzman avait commis des irrégularités en décidant d'organiser l'interrogatoire le 9 janvier, au lendemain des examens de santé mentale et neurologique prévus dimanche et lundi.Il a également annoncé le prochain dépôt auprès de la Cour suprême d'une plainte à caractère disciplinaire contre le juge Guzman, interprétée par la presse chilienne comme une tentative d'obtenir que le magistrat soit dessaisi du dossier Pinochet.Interrogé au téléphone par la station Radio Chilienne de Santiago sur le refus de comparaître de l'exdictateur, Juan Guzman s'est contenté d'indiquer qu'il allait poursuivre sa tâche conformément à ce qui est prévu dans le Code de procédure pénale.Le juge, qui instruit les 202 plaintes jusqu'à présent déposées au Chili contre Pinochet, avait annoncé mardi aux avocats de l'accusation et de la défense qu'il avait fixé aux 7 et 8 janvier la date des examens médicaux et au 9 janvier celle de l'interrogatoire.Les examens de santé mentale et neurologique ont été décidés par la justice afin de déterminer si l'état de santé de l'ex-chef de la junte militaire ayant renversé le président Salvador Allende en septembre 1973 lui permet d'être soumis à un procès.Les problèmes de santé du général, qui est âgé de 85 ans et souffre notamment de problèmes cardiovasculaires et de diabète, lui avaient permis d'être libéré le 2 mars dernier, après 503 jours de détention en Grande-Bretagne.Se fondant sur les conclusions de médecins, le gouvernement britannique avait décidé de le relâcher, estimant qu'il n'était pas en mesure d'être extradé vers l'Espagne afin d'y être jugé.Le juge Guzman avait inculpé et assigné à résidence le général, le 1er décembre, pour sa responsabilité dans l'enlèvement et l'assassinat de 75 détenus politiques, en octobre 1973, par une unité militaire connue sous le nom de « Caravane de la Mort ».Son ordre avait cependant été annulé par la Cour d'appel le 11 décembre, puis, le 20 décembre, par la Cour suprême.Photo AFP Des policiers escortent le juge Juan Guzman à la sortie de son bureau à Santiago.Le juge instruit les 202 plaintes déposées jusqu'à présent contre l'ex-dictateur Augusto Pinochet.Arafat ne désespère pas d'en arriver à un accord de paix malgré tout EXPRESS INTERNATIONAL Brésil Réforme agraire LE GOUVERNEMENT brésilien a distribué un lopin de terre à 482 206 familles au cours des six dernières années, dans le cadre de la réforme agraire, a déclaré hier le président brésilien Fernando Henrique Cardoso.Selon lui, c'est 18 millions d'hectares de terres, soit l'équivalent de la superficie totale des États de Rio et d'Espirito Santo.Au Brésil, 23 % des 170 millions d'habitants vivent en milieu rural mais moins de 50 000 propriétaires (1 % du total) possèdent des surfaces supérieures à 1000 hectares et détiennent 46 % de toutes les terres cultivables du pays.Selon le Mouvement des Travailleurs Ruraux Sans Terre (MST) près de 5 millions de familles de paysans vivent dans des conditions précaires, sans titre de propriété ou sans crédit.Ð d'après AFP Maroc Journaux interdits LE TRIBUNAL administratif de Casablanca a rejeté hier une plainte de Médiatrust, société éditrice de deux hebdomadaires Ð Le Journal et Assahifa Ð interdits par le gouvernement le 2 décembre dernier.Médiatrust a attaqué en justice un procureur de Casablanca qui ne lui avait toujours pas délivré un document nécessaire à la création de deux nouveaux hebdomadaires en remplacement du Journal et de Assahifa.La cour a estimé que le procureur du Tribunal de première instance de Casablanca qui avait reçu la demande de Médiatrust avait toute la latitude pour étudier un dossier avant de remettre un « récépissé de dépôt », pièce équivalant à une autorisation de publication.Ð d'après AFP Colombie Violence rurale AU MOINS onze paysans ont été assassinés mercredi par un groupe armé non identifié près de la localité de Yolombo, située dans le département de Antioquia, ont annoncé hier des sources officielles.Un responsable municipal de Yolombo, Oscar Sepulveda, a indiqué que cette tuerie avait suscité un mouvement de panique parmi la population locale.Ce massacre est le premier de l'année en Colombie, où 205 massacres collectifs ont fait l'an dernier 1226 victimes, selon la police.Ces assassinats collectifs de civils sont pour la plupart liés à la guerre que se livrent les mouvements de guérilla et les groupes paramilitaires d'extrême droite appuyés par l'armée colombienne.Ð d'après AFP Mexique Rappel zapatiste LE CHEF de la guérilla du Chiapas, le sous-commandant Marcos, a exigé de nouveau la fermeture des camps militaires, la libération des prisonniers zapatistes et l'adoption d'une loi en faveur des Indiens pour renouer des négociations avec les autorités.Dans le même temps, il a confirmé qu'il se rendrait à Mexico en février, accompagné des principaux chefs de son mouvement, pour défendre devant le parlement un projet de loi en faveur des communautés indiennes.Le président Vicente Fox, entré en fonction le 1er décembre dernier, a déjà commencé à appliquer les conditions de Marcos, avec en particulier la fermeture de deux des sept camps militaires, la libération de 17 prisonniers « pro-zapatistes », et la présentation d'une loi sur l'autonomie des indigènes.Ð d'après AFP États-Unis Nouvelles nominations LE PRÉSIDENT élu George W.Bush a désigné hier à Austin (Texas) un nouveau conseiller à la présidence et nommé le chef de l'Agence fédérale de gestion des urgences (FEMA).Karl Rove, 49 ans, responsable de la stratégie républicaine durant la campagne électorale, rejoint Karen Hughes comme conseiller du président, tandis que Joseph Allbaugh a été nommé chef de la FEMA.Ces trois personnes avaient constitué « le triangle de fer » de l'ancien gouverneur du Texas dans sa conquête de la Maison-Blanche.Ð d'après AFP SAKHER ABOU EL-OUN AFP GAZA Ð Le président palestinien Yasser Arafat a espéré un accord de paix avec Israël avant la fin du mandat du président américain Bill Clinton le 20 janvier, en dépit de la complexité des questions en suspens.« Nous espérons y parvenir avant que Clinton ne finisse son mandat, étant donné qu'il a promis de déployer tous ses efforts » pour aboutir à un tel accord, a déclaré M.Arafat à son retour à Gaza en provenance du Caire.Les Palestiniens ont donné leur accord à des négociations intensives dans les 10 prochains jours avec Israël sous l'égide des États-Unis, après leur acceptation sous réserves du plan de paix de M.Clinton Les responsables américains se préparaient hier à des rencontres avec des envoyés israéliens et palestiniens.Gilad Sher, directeur de cabinet du premier ministre israélien Ehud Barak doit rencontrer à Washington l'émissaire américain pour le Proche-Orient Dennis Ross et son adjoint Aaron Miller.Une rencontre similaire aura lieu dans les jours à venir à Washington avec des envoyés palestiniens, selon des responsables américains.Notre objectif était d'« avoir des entretiens séparés avec eux pour essayer de les réconcilier sur les points où ils manifestent des réserves », avait déclaré mercredi un haut responsable du département d'État.Le président palestinien a participé hier au Caire à une réunion d'un comité de la Ligue arabe qui a renouvelé son soutien aux revendications des Palestiniens sur Jérusalem-est et le droit au retour des réfugiés.Le plan américain propose une souveraineté palestinienne sur les quartiers arabes de Jérusalem-est, dont l'Esplanade des mosquées, lieu saint pour le judaïsme comme pour l'islam.Il prévoit en outre le transfert au futur État palestinien de 95 % de la Cisjordanie et de 100 % de la bande de Gaza, au prix d'une renonciation du droit au retour des quelque 3,7 millions de réfugiés palestiniens de 1948.Israël a indiqué hier que la mission de M.Sher était destinée primordialement à tenter d'obtenir une baisse de la violence.« Israël subordonne son accord à une reprise des négociations de paix à une baisse draconienne de la violence », a déclaré un haut responsable qui a requis l'anonymat.« Il (Gilad Sher) examinera avec eux les possibilités d'une reprise des négociations à partir des réponses données par Yasser Arafat au plan Clinton et en informera le gouvernement » (israélien) censé en discuter dimanche.Le cabinet pourrait alors décider de l'envoi d'une délégation de plus haut rang, dirigée probablement par le ministre des Affaires étrangères Shlomo Ben Ami.Les Palestiniens ont indiqué hier qu'ils étaient prêts à reprendre la coopération sécuritaire avec Israël, si « l'armée israélienne arrête ses agressions », à trois jours d'une réunion au Caire sur la réduction de la violence.« Si les Israéliens mettent fin à leurs agressions, nous n'aurons pas d'objection à reprendre la coopération sécuritaire », a déclaré le chef de la sécurité préventive pour la bande de Gaza, Mohammad Dahlan.Sur le fond, les Palestiniens, soutenus par le monde arabe, et Israël campent sur leurs positions, notamment le droit au retour des réfugiés.Mais M.Barak exclut toute reconnaissance d'un droit de retour.Il est également opposé à la cession de l'Esplanade des mosquées, le Mont du Temple pour les juifs.Photo REUTERS Yasser Arafat, hier, à son arrivée à Gaza.Le fils de Mitterrand préfère rester en prison contre l'avis de ses avocats CHRISTOPHE PARAYRE AFP PARIS Ð Après deux semaines passées derrière les barreaux à Paris, Jean-Christophe Mitterrand préfère rester incarcéré plutôt que d'être « déshonoré » en payant l a caution de 760 000 euros (685 000 $US) exigée par la justice pour sa remise en liberté.« Cette position n'est pas soutenue par ses avocats.C'est une position maximaliste qui crée une situation de blocage.Nous allons essayer de le faire changer d'avis », a assuré hier Jean-Pierre Versini- Campinchi, un des conseils du fils de l'ancien président socialiste français François Mitterrand.La Cour d'appel de Paris a ordonné mardi soir la remise en liberté de Jean- Christophe Mitterrand, mais a conditionné cette mesure au versement préalable d'une caution de 760 000 euros.Le fils de l'ancien président est incarcéré depuis le 21 décembre dans une affaire de trafic d'armes vers l'Afrique.Il est notamment poursuivi pour « complicité de trafic d'armes et trafic d'influence ».La justice l'accuse d'avoir fait jouer ses relations sur le continent africain, acquises lorsqu'il était conseiller pour les Affaires africaines à la présidence française entre 1986 et 1992, pour faciliter la conclusion de deux contrats d'armes destinés au régime angolais de José Eduardo dos Santos en 1993 et 1994.Venant des pays de l'ex-URSS, ces armes ont servi à combattre la rébellion de l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (UNITA), dirigée par Jonas Savimbi.Les deux contrats, d'un montant global de plus de 500 millions de dollars, sont à l'époque légaux, rien n'interdisant de vendre des armes en Angola.Mais selon l'accusation, le trafic d'armes existe bien, car une partie des armes vendues à l'Angola a transité par la France, sans avoir reçu au préalable une autorisation officielle.La défense de M.Mitterrand affirme de son côté n'avoir rien vu dans le dossier attestant d'un mouvement de ces armes sur le territoire français et assure en conséquence qu'il n'y a pas eu trafic d'armes.Les avocats du fils de l'ancien président contestent également le « trafic d'influence » reproché à leur client, assurant que s'il a eu lieu, c'est en Angola et pas en France.Jean-Christophe Mitterrand admet en effet avoir introduit auprès des autorités angolaises Pierre Falcone, un riche homme d'affaires, dirigeant de la société de ventes d'armes Brenco, incarcéré depuis le 1er janvier et soupçonné d'être le personnage central de cette affaire de trafic d'armes.Mais M.Mitterrand assure avoir agi ainsi pour permettre des opérations financières liées à un échange de crédits bancaires contre du pétrole angolais et non pour aider à un quelconque trafic d'armes, dont il affirme tout ignorer.L'aide apportée à ces opérations financières justifie, selon lui, que Brenco lui ait versé en 1997 et 1998 quelque 1,8 million de dollars, sur un compte numéroté en Suisse.Peu convaincus par ses explications, les juges parisiens ont fait bloquer ce compte le 26 décembre en vue de vérifications supplémentaires.Une enquête a d'ailleurs été ouverte à Genève pour « blanchiment d'argent ».Jean-Christophe Mitterrand n'est en effet pas poursuivi pour une simple fraude fiscale.Les Français peuvent ouvrir en toute légalité un compte bancaire dans un pays étranger, donc en Suisse, depuis le 1er janvier 1990, date de l'abolition par la France du contrôle des changes, selon l'Association française des Banques.Ils doivent en revanche déclarer une telle ouverture à l'administration fiscale française, ce que le fils de l'ancien président n'avait pas fait. 5LP0801A0105 a8 vendredi 5LP0801A0105 ZALLCALL 67 00:37:48 01/05/01 B A8 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 5 JANVIER 2001 Transport en commun: attention au décrochage m i c h e l e .o u i m e t @ l a p r e s s e .c a Le 1er janvier, le prix de la carte mensuelle de la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal a (encore) augmenté : il est passé de 47 $ à 48,50 $.Les étudiants de 18 ans et plus doivent, eux aussi, débourser 48,50 $ pour utiliser le métro et l'autobus sur l'île de Montréal.La STCUM est pratiquement le seul transporteur au Québec qui exige un plein tarif pour les étudiants.Même l'Agence métropolitaine de transport (AMT), qui couvre les 94 municipalités de la grande région de Montréal, a décidé l'an passé d'emboîter le pas et d'offrir aux étudiants de 18 à 21 ans un tarif intermédiaire.Mais la STCUM résiste.Raison invoquée : trop cher.Une quinzaine de millions.L'AMT aussi croyait qu'elle n'avait pas les moyens d'offrir des rabais aux étudiants, mais la popularité de la carte intermédiaire a compensé la perte de revenus.L'agence ne voulait pas perdre sa jeune clientèle en lui infligeant une hausse trop brutale.Un étudiant qui vit à Laval, par exemple, voyait le prix de sa carte TRAM (train-autobus, métro) passer de 49,50 $ à 88 $ l'année de ses 18 ans.Avec le tarif intermédiaire, il paie plutôt 70,50 $.La STCUM se défend en affirmant qu'elle offre une carte mensuelle défiant toute concurrence.C'est vrai, ses tarifs sont très bas, surtout si on les compare avec d'autres villes nord-américaines.La carte mensuelle se vend 56 $ à Laval, 56,25 $ sur la Rive-Sud, 54 $ à Québec, 57 $ à Ottawa, 88,50 $ à Toronto, 73,30 $ à Boston et 96,21 $ à New York.Mais la STCUM augmente régulièrement ses tarifs.En avril 1999, la carte est passée de 46 $ à 47 $, une hausse de 2,5 %, puis à 48,50 $ en 2001.Les tarifs montent lentement, mais sûrement.En 1999, le président de la STCUM, Frank Zampino, avait jonglé avec l'idée d'adopter un tarif réduit pour les étudiants de 18 à 24 ans, mais il avait reculé devant la dépense.Québec devra payer, avait-il dit.La STCUM doit penser plus loin que le bout de son nez et chercher à conquérir les jeunes, quitte à sortir quelques millions de ses goussets.À long terme, elle ne peut être que gagnante.Entre 18 et 24 ans, les jeunes font des choix déterminants.Ils décrochent souvent leur premier « vrai » emploi et achètent leur première voiture.C'est l'âge où ils peuvent devenir des accros du pare- chocs à pare-chocs.Les compagnies de transport en commun doivent les courtiser et les attirer avec un bon service et des tarifs réduits.Les étudiants disposent souvent d'un budget minimaliste.Économiser 15 $ ou 20 $ par mois compte.Pour les sociétés de transport, c'est le temps ou jamais de fidéliser cette clientèle pour éviter le « décrochage modal ».C'est le pari qu'a fait l'AMT.Qu'attend la STCUM ?Rouler en auto coûte cher.La Ville de Montréal a fait quelques calculs amusants qui montrent à quel point une voiture peut grever un budget.Le coût d'une petite auto est évalué à 5400 $ par année.Si on ajoute le stationnement au centre-ville (1100 $) et qu'on soustrait le prix du transport en commun à Montréal (540 $), on arrive à une facture nette de 5960 $, soit 500 $ par mois.Ce chiffre équivaut à une hypothèque de 75 000 $, amortie sur 25 ans, à un taux de 6,5 %.Dans la guerre des transports, l'auto gagne haut la main.En fait, l'auto n'a jamais pris autant de place, même dans les pays européens pourtant réputés pour leur solide réseau de transport en commun.De 1987 à 1998, l'utilisation de l'auto a augmenté de 30 % dans la grande région de Montréal.Au cours de cette période, le transport en commun en a arraché.Après avoir subi une baisse de 11 %, de 1987 à 1993, il a connu une légère hausse de 1993 à 1998.Par contre, l'année 2000 a été excellente.Selon l'AMT, l'achalandage annuel a connu une croissance de 2,7 % et 2001 s'annonce aussi prometteur.Résultat net : malgré un redressement, la part du transport en commun diminue.Sans tomber dans un discours anti-béton bébête, il faut reconnaître que la voiture coûte cher : le gouvernement doit investir dans de nouvelles routes, bâtir des ponts, l'auto pollue et favorise l'étalement urbain.Sans oublier les embouteillages monstres.Depuis 1967, le nombre de véhicules qui empruntent les ponts de la Rive-Sud a augmenté de 113 %.En 20 ans, de 1978 à 1998, le trafic sur le pont Champlain a grimpé de 87 %, passant de 70 000 véhicules par jour à 132 000.Les automobilistes devront être patients, car d'ici cinq à dix ans, le temps d'attente sur le pont s'allongera de 30 à 90 minutes.Normal, le réseau routier de la grande région de Montréal est saturé.En avril, le ministre Guy Chevrette a annoncé un imposant plan de transport où le gouvernement s'engage à investir près de quatre milliards au cours des dix prochaines années dans la réfection d'autoroutes et dans de nouveaux projets de transport en commun.Mais audelà de ces grands investissements, les sociétés de transport peuvent faire leur part en incitant les jeunes à troquer la voiture pour le train, l'autobus ou le métro.Et quoi de mieux que de baisser les tarifs pour les encourager.FORUM Pascal Élie, collaboration spéciale Droits réservés OPINION Réforme du Code du travail: ouvre-t-on une boîte de Pandore ?GENEVIÈVE FORTIER e t FLORENT FRANCOEUR Les auteurs sont respectivement présidente du Bureau et président-directeur général de l'Ordre des conseillers en ressources humaines et en relations industrielles agréés du Québec (ORHRI).Le mercredi 20 décembre dernier, la ministre d'État au Travail et à l'Emploi, Diane Lemieux, déposait son très attendu projet de loi 182, Loi modifiant le Code du travail, instituant la Commission des relations du travail et modifiant d'autres dispositions législatives.Les discussions qui ont mené à la rédaction de ce projet de loi ont suscité beaucoup d'intérêt tant dans les milieux syndicaux que dans le monde patronal.Normal, puisque le Code du travail est la pierre d'assise du système de relations du travail entre patrons et syndicats.L'Ordre des conseillers en ressources humaines et en relations industrielles agréés du Québec, qui regroupe plus de 4500 professionnels de la gestion des ressources humaines et des relations du travail, croit qu'il importe de dépeindre le contexte récent de ces relations au moment où ce projet de loi est présenté.Au total, l'année 2000 aura été marquée par près d'une centaine de conflits de travail, touchant quelque 8300 travailleurs et occasionnant 252 570 jours-personnes perdus en grèves et lock-out.C'est un net progrès comparativement à 1999 : une diminution de 69 % du nombre de travailleurs touchés et de 56 % du nombre de jours-personnes perdus en 2000.Rappelons qu'en 1980, plus de quatre millions de jours-personnes avaient été perdus en grèves et lock-out.Les relations entre les patrons et les travailleurs se poursuivent donc sur la voie de l'amélioration amorcée de façon très marquée au cours de la dernière décennie.Autre signe que les employeurs et les travailleurs s'entendent de mieux en mieux : les sentences arbitrales réglant un grief ou un différend ont diminué de 8,4 % et le nombre de règlements à l'amiable dans ces dossiers est élevé.La refonte du Code du travail permettra-t-elle de continuer sur cette lancée positive et de préserver l'équilibre qui s'est établi dans les rapports collectifs de travail au Québec ?Il est à souhaiter que l'issue des travaux de la commission parlementaire chargée d'étudier ce projet de loi permette un rapprochement encore plus grand des patrons et des syndicats plutôt qu'une démonstration de la fragilité de cet équilibre.Autre élément important : le taux de présence syndicale (comprenant tous les employés assujettis à une convention collective, syndiqués et non-syndiqués) est en baisse.Il est passé de 40,3 %, en 1999, à 39,7 %, en 2000.Le Bureau du commissaire général du travail a reçu, pour sa part, 26 % moins de requêtes en accréditation qu'en 1999.Face à ces données, on peut comprendre pourquoi les syndicats désirent, à l'occasion du renouvellement du Code du travail, que l'accès à la syndicalisation soit facilité dans tous les secteurs et élargi à de nouvelles catégories de travailleurs comme certains travailleurs autonomes.La sous-traitance et l'article 45 : l'heure juste Point de friction important entre les patrons et les syndicats dans la réforme du Code : l'article 45 qui traite de la protection des droits des salariés en cas d'aliénation ou de concession totale ou partielle d'une entreprise.Notons d'emblée qu'en 1999-2000, les plaintes et les requêtes reçues au Bureau du commissaire général du travail en vertu des articles 45 et 46 du Code du travail sont en hausse de 20 % par rapport à 1998-1999, pour atteindre le nombre de 839.Mais concernant la sous-traitance et l'article 45, il est nécessaire de préciser que, contrairement à ce qui est véhiculé, l'article 45 n'interdit pas expressément la sous-traitance.C'est plutôt la jurisprudence qui a conduit à une telle portée restrictive de l'article 45.La réalité, c'est que plus de 50 % des conventions collectives actuellement en vigueur au Québec contiennent des dispositions spécifiques relatives à la sous-traitance.Ceci revient à dire que, dans la majorité des ententes signées entre les patrons et les syndicats, la question de la sous-traitance a fait l'objet de négociations libres et volontaires entre les parties.L'éventail des dispositions négociées va de la prohibition complète jusqu'à la possibilité de sous-traiter sans aucune restriction.À entendre les représentants des parties énoncer sur la place publique leurs vues diamétralement opposées concernant les modifications à apporter à l'article 45, on pourrait croire qu'aucun terrain d'entente n'a jamais été, ni ne sera jamais possible.Pourtant, selon les données disponibles, la majorité des employeurs et des syndicats parviennent dans la pratique des négociations à s'entendre là-dessus.Peut-être y a-t-il là matière à réflexion pour les parties avant de se présenter en commission parlementaire.Un constat s'impose : le contexte actuel des relations du travail au Québec se prête bien à un exercice visant le renouvellement du Code.Plusieurs des faits présentés ici y concourent.Exception faite de certains grands conflits très médiatisés et d'autres plus longs et souvent complexes à résoudre, il reste que le climat des relations du travail au Québec est meilleur que lors des derniers amendements majeurs apportés au Code en 1977.Il ne faut donc pas rater l'occasion qui se présente.Un élément qui peut bien expliquer ce climat favorable dans les rapports collectifs de travail est la reconnaissance par les parties des convergences d'intérêts évidentes qu'elles entretiennent en matière de compétitivité, de création d'emplois, de formation de la maind'oeuvre, etc.En dépit de leurs divergences d'opinions légitimes et respectables, il est à espérer que les parties se présenteront à la commission parlementaire avec le même esprit qui leur a permis de faire évoluer considérablement et favorablement les relations du travail au Québec depuis dix ans.Cet exercice sera un test important de la capacité des acteurs à assurer la pérennité de ce qu'ils ont construit au cours de la dernière décennie.Nous ne saurions trop insister sur le fait que la modernisation nécessaire du Code du travail revêt une importance capitale en raison de son impact possible sur le climat des relations du travail au cours des prochaines années.Il importe que le Code du travail favorise des rapports collectifs de travail harmonieux tout en s'adaptant adéquatement aux nouvelles réalités du marché du travail.Les données présentées dans cet article font notamment partie d'un document intitulé Les relations du travail au Québec en l'an 2000, conçu pour le compte de l'ORHRI par Me Claudette Ross et Mme Josée Lapointe de l'Université du Québec à Montréal.Vous pouvez le consulter sur le site de l'ORHRI à l'adresse suivante : www.rhri.org.PHOTOTHÈQUE, La Presse Diane Lemieux LA B O Î T E AUX LETTRES Lettre ouverte à Yves Michaud QUOIQUE j'aie pu apposer ma signature à une requête faisant appel à votre candidature à l'investiture du Parti québécois dans Mercier, je viens aujourd'hui, mon cher Michaud, vous demander de vous abstenir de faire acte de candidature.Bien sûr, nous ne doutons pas que vous puissiez être un rude et loyal combattant ; votre passé et votre engagement indéfectible vous honorent.Que depuis quelque 40 ans, vous soyez un acteur Yves Michaud remarqué de la scène politique québécoise, que tant la défense du pays du Québec que celle d'une justice sociale vous animent toujours, cela est un exemple de ténacité qui force l'admiration.Vos récentes allusions à l'uniformisation des votes d'une communauté donnée lors du dernier référendum, ont mis en lumière le ressentiment qui peut habiter certains citoyens.Dans votre bouche, le respect dû à tout citoyen /citoyenne, quelle que soit son opinion politique, prend une teinte amère, voire irrespectueuse.Déjà en 1976, Gérald Godin vous reprochait de tomber dans le « catastrophisme » et de « décrire le Québec comme une immense assemblée de pleureuses ».Vous n'avez guère changé de méthode, mon cher Michaud ; vous voir dans ces mêmes ornières, 25 ans plus tard, est intolérable ! Vous dites ne pas vouloir prétendre à un poste ministériel, vouloir vous limiter à seulement terminer le mandat en cours ! Êtes-vous certain que Mercier mérite si peu : un député, en pré-retraite ?Sans trancher, de la raison ou du guet-apens qui a amené l'Assemblée nationale du Québec, à censurer un simple citoyen, force est de constater que vous êtes maintenant le candidat de la discorde, de la polémique et de la rancoeur.Vous divisez même les militants de Mercier et précipitez le président de notre exécutif dans un combat vain, un peu don quichottiste.Nos ennemis peuvent bien s'en réjouir ! Pour le bien de Mercier et du Québec, laissez place à la relève puisqu'elle est là, vive et combative.Mercier a besoin d'un député à plein temps, de quelqu'un qui va établir des liens durables, qui va travailler d'arrache-pied à réaliser les consensus, en équipe, avec sa pleine énergie, pas juste terminer un mandat.Mon cher Michaud, la cause supérieure du Québec commande que vous vous absteniez.Vous ne manquez pas de tribunes ailleurs pour défendre vos causes.Soyez à la hauteur de la noblesse qui vous habite.Tout Mercier vous en saura gré.GAËTAN DOSTIE écrivain, membre du PQ de Mercier Les relations entre patrons et travailleurs continuent de s'améliorer. 5LP0901A0105 a9 vendredi 5LP0901A0105 ZALLCALL 67 00:37:40 01/05/01 B LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 5 JANVIER 2001 A9 FORUM Violence, médias et santé publique JOHANNE GROULX e t CATHERINE R I S I Les auteures sont respectivement agente de recherche sociosanitaire et médecinconseil en santé publique.Elles sont membres de l'équipe Violence du module promotion-prévention de la Direction de la santé publique de la Montérégie.Dans le cadre de l'émission Tag présentée l'automne dernier à la télévision de Radio-Canada et des nombreuses réactions qui ont suivi à propos de la violence présentée dans cette télésérie, nous désirons faire part d'un point de vue rarement abordé parmi ceux déjà exprimés.D'aucuns soutiennent, sans entrer dans tous les détails, que l'émission Tag revêtait un caractère violent dans la représentation des comportements de certains personnages, des jeunes particulièrement.Outre la pertinence de ce constat, il demeure que la violence diffusée dans les médias soulève des préoccupations plus vastes, comme celle de la responsabilité des médias face à la diffusion de la violence et ce, d'un point de vue de santé publique.Dans ce débat, il est important de mentionner que notre objectif n'est pas de critiquer la qualité de la télésérie ou sa réalisation ou, encore, l'écriture des auteurs.Il s'agit plutôt de sensibiliser un diffuseur financé par les fonds publics à son influence et à sa responsabilité face à la diffusion d'émissions à caractère violent.La violence dans les médias est une question complexe qui a fait l'objet de nombreuses études aux États- Unis, au Québec et au Canada.C'est surtout le secteur du divertissement (ex.: télévision, jeux vidéos, vidéoclips) qui a fait l'objet d'analyses diverses au sujet de la violence, soit en termes quantitatifs (ex.: nombre d'émissions et de séquences violentes), soit en termes qualitatifs (ex.: violence à l'endroit des femmes, effets de la violence sur les comportements).Les études insistent, globalement, sur l'influence des médias autant chez les jeunes que chez les adultes, particulièrement sur les effets de la diffusion de la violence dans les médias sur les comportements agressifs des jeunes, et sur l'augmentation des actes de violence après la diffusion de reportages sensationnalistes ou les perceptions négatives de la population au sujet de la violence ou de son ampleur dans la société.(.) Des actions pour réglementer la violence Depuis 30 ans aussi, diverses actions en vue de réglementer la violence à la télévision ont été réalisées, au Québec et au Canada, par le gouvernement fédéral, les associations sans but lucratif, les diffuseurs privés et le secteur de la publicité.Ces actions des gouvernements ou des autres groupes ont surtout concerné la violence et le sexisme à l'endroit des femmes, la violence à l'endroit des jeunes et des enfants.Ces actions ont donné lieu à l'élaboration par ces acteurs de consignes ou de positions pour limiter l'expression de la violence à la télévision.Malheureusement, ces consignes et ces positions demeurent plus ou moins observées par les diffuseurs ou radiodiffuseurs puisque le thème de la violence dans les médias refait constamment surface à la lumière de nouvelles téléséries ou de nouvelles analyses.Dans la foulée de ces actions, des outils ont été créés par diverses organisations pour orienter l'écoute télévisuelle ou contrer la violence et le sexisme, des outils destinés aux parents, aux jeunes, aux professeurs, etc.Comme on le voit, l'ensemble des actions a surtout concerné la réglementation de la violence dans les médias et le rôle du consommateur ou du téléspectateur face à la violence, un rôle qui le désigne surtout comme un libre arbitre face à la violence.Entre ces deux volets, les actions ont peu visé la responsabilité sociale des médias à qui on attribue pourtant une grande influence sur les individus.La violence est un problème social majeur qui vise particulièrement les femmes, les jeunes et les enfants (en tant que victimes surtout), concerne les hommes (en tant que conjoints violents ou agresseurs) ; la violence entraîne de nombreuses conséquences sur la vie des personnes (ex.: santé physique, santé mentale, situations familiales difficiles, etc.) ; elle est subie à tous les âges et dans tous les milieux socioéconomiques ; les coûts sociaux et économiques qu'elle engendre sont considérables.Pour cette raison, la violence doit être considérée dans une perspective de santé et de sécurité des populations, et sur ce plan les médias ont une certaine responsabilité quant aux effets de l'expression de la violence dans les émissions qu'ils diffusent.La diffusion de la violence par un médium de masse aussi puissant que la télévision peut avoir des effets négatifs auprès de la population plus vulnérable à la violence (ex.: femmes, enfants, adolescents, personnes âgées) ou des effets en termes de passage à l'acte ou de comportements violents chez certains jeunes particulièrement (ou chez des adultes).C'est ce que l'on craint chez de nombreux intervenants en violence.Il faut voir ces effets en termes de contagion, comme dans la problématique du suicide.Par rapport à cette problématique, on parle d'ailleurs de relations significatives (significant relationship) entre des reportages dans les médias sur des événements de suicide et l'augmentation des suicides subséquents dans la population.De notre point de vue, la violence diffusée dans les médias ne soulève pas que des préoccupations concernant les effets négatifs au sujet des comportements des jeunes, mais elle illustre la question de la responsabilité sociale des médias face au potentiel de contagion (ou le potentiel d'effets négatifs), face à la prévention, face à la réduction de la violence dans la société.C'est que par le biais de la télévision, la violence est diffusée auprès de milliers, voire de millions, de téléspectateurs.La télévision est donc un important support de la transmission de la violence.C'est dans cette perspective que nous croyons que les médias doivent se questionner sur la diffusion d'émissions axées sur la composante violence.Ils doivent donc s'interroger sur la place qu'occupe la violence dans leurs programmations d'un point de vue qui se rapproche davantage de la notion de santé publique (ou de la sécurité des populations) que d'un point de vue strictement rattaché à la programmation ou aux cotes d'écoute, par exemple.Enrayer la violence, c'est le travail de tous et chacun Enrayer la violence, c'est le travail de tous et chacun.Et dans le continuum de la prévention de la violence, les médias ont un rôle à jouer au même titre que d'autres acteurs comme ceux de l'éducation, de la sécurité publique et de la justice, notamment.Nous sommes conscientes des difficultés que cela pourrait poser aux yeux des diffuseurs.Mais la jonction nous apparaît inévitable dans un contexte social qui, par différentes interventions, cherche plutôt à éliminer la violence : des politiques gouvernementales qui visent la tolérance zéro, des programmes et des campagnes de sensibilisation (campagnes publiques, programmes dans les écoles, en garderie), des actions pour venir en aide aux victimes de violence (enfants témoins de violence, femmes victimes de violence) et aux conjoints violents et agresseurs.Ce ne sont là que quelques exemples, mais on peut se demander si les visées de ces actions ne sont pas annulées quand des productions culturelles (par le biais d'un instrument aussi puissant que la télévision) amplifient les comportements violents, ce qui peut contribuer à les banaliser, à les normaliser.Toutes ces raisons (et plusieurs autres) nous incitent, en santé publique, à miser sur la prévention de la violence et sur la promotion de la santé via des programmes de sensibilisation et des interventions diverses.Il s'agit d'une démarche capitale qui vise certes à ce que les individus soient en mesure d'agir sur leur santé et leurs situations de vie.Mais la responsabilité face à la réduction de la violence n'est pas seulement celle des individus.Estil possible d'envisager des programmations « moins violentes » en quantité et en qualité ?Est-il possible d'envisager la violence dans les médias dégagée de l'emprise du sensationnalisme ?Est-il possible d'envisager, comme dans les représentations médiatiques de l'usage du tabac ou du port de la ceinture de sécurité, une représentation médiatique des conflits ou des rapports interpersonnels autrement que de manière violente, mais plutôt axée sur le respect, l'écoute, l'entraide, entre autres ?Dans cet effort collectif pour éliminer la violence, c'est l'enchaînement de toutes les actions qui est nécessaire pas seulement des actions parcellaires ou isolées.C'est dans un esprit de collaboration, assurément, que nous souhaitons la contribution des médias à la réduction de la violence diffusée dans les médias et dans la société.PHOTOTHÈQUE, La Presse L'auteure de la télésérie Tag, Joanne Arseneau (à l'arrière plan), en compagnie de deux des comédiens de la série, Lawrence Arcouette (à Est-il possible gauche) et Luis Oliva.d'envisager la violence dans les médias dégagée de l'emprise du sensationnalisme ?Les femmes et la santé: un débat oublié LOUISE BROSSARD L'auteure est représentante des 60 groupes de femmes membres de la Table des groupes de femmes de Montréal.Avez-vous remarqué comme on fait peu de cas d'un enjeu aussi important que celui du maintien de notre système public de santé ?Pourtant, y a-t-il une question aussi cruciale que celle de rendre accessibles à toute la population, des services sociaux et de santé gratuits et de qualité ?Alors que se sont tenues à l'automne des audiences publiques (Commission Clair) sur cette question au Québec, les journaux et les médias électroniques en ont à peine parlé.On a consacré plusieurs heures d'antenne aux Jeux olympiques à la télévision de Radio-Canada alors qu'on diffusait une minute ou deux sur l'avenir du système de santé.Que penser alors de la question des inégalités qui persistent encore en matière de santé des femmes ?Alors qu'au moins trois organisations importantes de femmes ont abordé cette question aux audiences de la Commission Clair, rien n'est paru nulle part à ce sujet, nenni ! Alors que les femmes constituent plus de la moitié de la population montréalaise (les femmes comptent pour 52 % de la population de l'île de Montréal), on considère leurs problèmes de santé comme une spécificité, une particularité dont on pourra s'occuper après les grandes questions de l'heure qui préoccupent tout le monde.Après plus de 20 ans de militantisme féministe, devrais-je m'en étonner ?Non, bien sûr.La question des inégalités entre les femmes et les hommes n'a jamais vraiment été prise au sérieux.Devrais-je m'en offusquer ?Oui, tout à fait.Malgré la fatigue et la lassitude qui me gagnent parfois, je prends ma plume et tenterai encore une fois de démontrer ce qui m'apparaît comme une évidence.Il est reconnu par l'Organisation mondiale de la santé et par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec que les conditions sociales, économiques et politiques des personnes constituent des déterminants majeurs de leur santé.Si l'on prend une par une ces catégories, on se rend compte que les femmes accusent encore des retards qui ont un impact certain sur leur santé.Comme vous le savez probablement, les femmes constituent 60 % de la population pauvre du Québec.Selon l'Institut de la statistique du Québec, 40,3 % des femmes ayant un revenu gagnent entre 10 000 $ et 29 999 $ par année.Comme le dit l'adage, vaut mieux vivre riche et en santé que pauvre et malade ! Que penser de la violence faite aux femmes et de son impact sur leur santé ?Selon une étude de Statistique Canada, près de la moitié des femmes ont déclaré avoir été victimes de violence de la part d'hommes qu'elles connaissaient, que ce soit un viol, l'inceste dans l'enfance ou les agressions d'un conjoint violent.Regardons maintenant du côté des responsabilités familiales.Une étude du Conseil régional de développement de l'île de Montréal démontre que les soins aux enfants sont encore très largement assumés par les femmes.Dans les familles où les deux parents travaillent à temps plein, 64 % des femmes consacrent plus de 15 heures par semaine aux soins aux enfants alors que 39 % des hommes y consacrent autant de temps.À ce rythme, on peut comprendre pourquoi les femmes sont épuisées physiquement et psychologiquement.Ceci est sans compter tous les soins prodigués aux personnes en perte d'autonomie qui ont été « abandonnées » par le système de santé, virage ambulatoire et coupures obligent.On évalue que 80 % des personnes supportant leurs proches en perte d'autonomie sont des femmes.Ce portrait, quoique partiel, démontre bien que les inégalités, les discriminations et la rigidité des rôles traditionnels dévolus aux femmes ont un impact majeur sur leur santé, leur qualité de vie, leur autonomie et leur capacité de réaliser leurs rêves.Voilà ce que plusieurs femmes tentent de décrier depuis longtemps dans un désert d'indifférence.Est-ce que les membres de la commission Clair, la ministre Pauline Marois et le premier ministre Lucien Bouchard en tiendront compte cette fois-ci ?C'est ce que nous verrons dans les mois à venir, lorsque des décisions seront prises sur l'avenir de notre système de santé.Nous serons encore là pour rappeler à nos élues et élus que l'égalité entre les femmes et les hommes n'est pas encore atteinte et qu'il faudra en tenir compte, entre autres, dans l'organisation et le financement du système de santé.Les inégalités, les discriminations et la rigidité des rôles traditionnels dévolus aux femmes ont un impact majeur sur leur santé et leur qualité de vie.PHOTOTHÈQUE, La Presse L'ex-ministre Michel Clair a été mandaté par le gouvernement Bouchard afin de scruter le mode de fonctionnement du réseau de la santé et des services sociaux, au Québec. La Presse 5 janvier 2001 Page A10 manquante "]
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