La presse, 6 janvier 2001, Cahier A
[" 6LP0102A0106 A1 SAMEDI 6LP0102A0106 ZALLCALL 67 00:56:53 01/06/01 B MONTRÉAL SAMEDI 6 JANVIER 2001 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 2 $ TAXES EN SUS ÎLES-DE-LA-MADELEINE 2,50 $ FLORIDE 2,60 $ U.S.Le chômage le plus bas au Québec depuis 1976 La création d'emplois continue, pour le moment.1 17e ANNÉE > NO 7 5 > 1 6 8 P AG E S > 12 C A H IE R S LE CANADIEN BAT SUPER MARIO! Labatt laisse tomber les Expos ALEXANDRE PRATT La Brasserie Labatt a mis fin à 15 années de partenariat avec les Expos de Montréal, hier, parce que le président du club, Jeffrey Loria, était incapable de lui donner des garanties sur l'avenir de l'équipe.Dans une lettre envoyée peu avant Noël à M.Loria, la direction de Labatt menaçait de retirer sa commandite annuelle de deux millions de dollars si les propriétaires des Expos ne pouvaient pas assurer la construction du parc Labatt au centre-ville et la télédiffusion des matchs de l'équipe, cet été, sur une des chaînes conventionnelles ( SRC, TVA ou TQS ).Jeffrey Loria n'a jamais répondu aux demandes de Labatt.La brasserie a donc décidé de ne pas renouveler son contrat de commandite, ce qui laisse les Expos sans partenaires locaux à seulement trois mois de l'ouverture de la saison de baseball.La direction de Labatt cherchait toujours à comprendre, hier après-midi, le silence de Jeffrey Loria.« Franchement, on est un peu étonnés de sa réaction, a indiqué le vice-président des affaires publiques de Labatt, Paul Wilson.Nous lui avons offert de demeurer un partenaire minoritaire de l'équipe, mais il ne nous a pas rappelés à ce sujet.» Jeffrey Loria s'est finalement manifesté, en début de soirée, par voie de communiqué.Voir EXPOS en A2 MARTIN VALLIÈRES TORONTO Ð La création d'emplois s'est poursuivie à vive allure en décembre au Canada, plus que ne s'y attendaient les économistes, faisant glisser le taux de chômage national d'un dixième de point, à 6,8 %.Au Québec, le recensement de 14 000 emplois additionnels en décembre par Statistique Canada a fait diminuer le taux de chômage de trois dixièmes, à 8 %, le niveau le plus faible depuis 1976.Cette bonne tenue de l'emploi en fin d'année a continué de réduire l'écart entre le taux de chômage au Québec et les autres provinces, même s'il demeure non négligeable.Voir CHÔMAGE en A2 PHOTO AP Contre toute attente, le Canadien a défait les Penguins 4-3 hier soir à Pittsburgh.Super Mario, qui met ici en échec Juha Lind du Canadien au cours de la première période, a quand même compté un but et réussi deux passes.À lire en page G3.La blessure ouverte de l'Espagne BILBAO Ð La violence est quotidienne au Pays basque.Depuis 30 ans, tous les gouvernements qui se sont succédé à Madrid ont été incapables d'y mettre fin.C'est le plus vieux conflit armé en Europe, un drame qui a coûté la vie à plus de 800 personnes et fait basculer celles de milliers d'autres.La lutte armée engagée par le groupe indépendantiste ETA ( Euskadi Ta Askatasuna Ð en français: Patrie basque et liberté ) a commencé pendant la dictature de Franco à la fin des années 1960 et elle n'a jamais cessé depuis.Au début, le mouvement indépendantiste a reçu l'appui d'une part importante de la population parce qu'il défendait la cause basque face à un despote sanguinaire.Mais lorsque le vieux général est mort, en 1975, et que l'Espagne a retrouvé un régime démocratique deux ans plus tard, la violence a perdu sa raison d'être.Voir ESPAGNE en A2 La première partie de notre série en page B1 Arts et spectacles cahiers C et D - horaires-spectacles D12 - Télé-horaire D2 Actualités A13 Avis C9 Bridge H19 Carrières cahier I - professions I1-I13 - Formation I14-I16 Décès G8, G9 Échecs H19 Économie E1-E12 Éditorial A10 Encans C9 Êtes-vous observateur?H16 Feuilleton J16 Forum A11 Horoscope J16 Jardiner J8 Loteries A2, C10 Monde A18 Mon toit cahier J Mots croisés H14, H17 Mot mystère H17 Ni bête ni méchant! H19 Petites annonces F1 - immobilier B6, F1 - marchandises F1 - emplois F1-F8, G7 - automobile G7, G10 - affaires E2 Philatélie H19 Plus B1-B5 Politique A15-A17 Restaurants D10 Vacances-voyage cahier H Vin D11 Sports cahier G M É T É O Voir C10 Faible neige Maximum -2 > minimum -9 Des oliviers sur la rocaille Loin de Washington, de vrais traités de paix sont signés chaque jour NEVE SHALOM, Israël Ð Tout en haut d'une colline, en bordure de la vallée d'Ayalon, un village enveloppé de silence.Solitaire et serein, entouré d'oliviers.Au coeur du village, une cour d'école.Des enfants jouent.Ils sont arabes, ils sont juifs.Pour une fois, cela importe peu.Aux yeux de l'étranger, intoxiqué par des images montrant la Terre sainte à feu et à sang, la scène est saisissante.Là, dans ce no man's land démilitarisé, à mi-chemin entre Jérusalem et Tel-Aviv, on a l'impression d'être ailleurs.Au-dessus de tout, loin de tout et, en même temps, très près de ce quelque chose qui fait si cruellement défaut au Moyen-Orient: la paix.Loin de tout, loin de Washington surtout.Car des traités de paix, il s'en signe ici tous les jours.Des vrais, basés sur l'apprentissage douloureux et exaltant de la différence.Le village coopératif, qui a commencé à prendre vie en 1977, s'appelle Neve Shalom/ Wahat As-Salam.Un nom bilingue, hébreu et arabe, qui signifie « oasis de paix » et s'inspire d'un verset du livre d'Isaïe: « Mon peuple habitera une Oasis de Paix.» Quarante familles arabes et juives, toutes israéliennes, ont choisi de bâtir leur maison là, sur un terrain de rocaille et de ronces à l'abandon depuis l'époque byzantine.Au centre du village, une école bilingue et biculturelle, codirigée par un Juif et une Palestinienne.Les habitants de Neve Shalom sont musulmans, chrétiens ou juifs.Mais n'y cherchez pas de mosquée, d'église ou de synagogue.Le village est laïc.On n'y trouve qu'un seul lieu de recueillement, areligieux, qu'on appelle la Maison du Silence.« Nous croyons que la rencontre est indispensable pour la paix.Mais la rencontre dans le respect de l'identité de chacun », explique, avec conviction, Anne Le Meignen, juive française, cofondatrice du projet rêvé il y a 30 ans par son ami aujourd'hui disparu, le frère dominicain d'origine juive Bruno Hussar.« La rencontre permet d'aller audelà des préjugés, poursuit-elle.Comme le dit Gandhi, c'est l'ignorance de l'autre qui crée les préjugés et ensuite les conflits.» Les membres du village veulent démontrer que la coexistence est possible, en développant une communauté sociale, culturelle et politique fondée sur le respect.Un défi énorme, sur une terre où la culture de la haine est très forte.« Quand on a présenté le projet au ministère de l'Éducation israélien, on nous a dit: « Vous n'êtes pas tombés un peu sur la tête?» se rappelle Anne Le Meignen.Aujourd'hui, l'école, qui accueille environ 250 élèves, est reconnue par le ministère de l'Éducation.Et 80 % de sa clientèle vient de l'extérieur du village.Voir OLIVIERS en A4 Permis du Québec Réservez tôt sinon vous allez trouver ça haut J'AI BESOIN DE VACANCES Consultez le www.multivoyages.com Té l .: (514) 858- 0011 1 888 302-6221 à partir de Malaga 599 $ Floride 299 $ 4 nuits 599$ Playa Blanca 1199 $ Martinique 1499 $ Turkoise 1599 $ Huatulco 1399 $ Puerto Vallarta 1 098 $ Cancun 1 098 $ Puerto Plata 968 $ Bayahibe 1 298 $ Santo Domingo 1 038 $ TOUT INCLUS 1 sem.Essayez la classe LLeess aubaiineess dee jjanvviieerr Varadero 948 $ Cayo Coco/Largo 1 078 $ Colombie 1 378 $ Vénézuela 998 $ Nicaragua 1 198 $ Guadeloupe 599 $ 1 sem.Vancouver 399 $ Los Angeles 499 $ Haïti 419 $ à partir de Vol et auto (1 sem.) Californie 948 $ Phoenix 898 $ Calgary 798 $ Vancouver 798 $ LLaass Veegaass JJamaïïque 6LP0201A0106 A2 SAMEDI 6LP0201A0106 ZALLCALL 67 00:54:35 01/06/01 B A 2 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 6 J ANV I E R 2 0 0 1 LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 3-7-0 > À quatre chiffres : 2-5-4-1 DEMAIN DANS LA PRESSE La guerre aux rides Une peau lisse comme une pêche.Douce comme de la soie.Fraîche comme le pétale d'une rose.Impeccable.C'est possible.à dix ans! Mais le temps file et nous fripe.À commencer par le visage, exposé aux mille et un outrages de la vie.Heureusement, il existe différents moyens pour déclarer la guerre aux rides, comme nous l'expliquera notre collaboratrice Isabelle Plamondon demain dans La Presse.À lire demain dans le cahier SANTÉ.POUR NOUS J O I N D R E 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 www.cyberpresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 Nouvelles générales general@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Éditorial, Forum edito@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4816 Actuel actuel@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Auto, Mon toit, Santé Voyages aso@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Quoi faire aujourd'hui andre.cloutier@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Arts, Spectacles, Cinéma, Livres arts@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4814 Économie econo@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Sports sports@lapresse.ca Télécopieur: (514) 350-4854 Têtes d'affiche denis.lavoie@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 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profondément la décision de Labatt, écrit-il.Les Expos envisagent maintenant de former de nouveaux partenariats d'affaires avec d'autres formidables chefs de file de l'industrie québécoise.» Il est cependant déjà acquis que les entreprises ne se bousculeront pas aux portes du Stade olympique lundi matin pour s'associer aux Expos.La plupart des commanditaires majeurs de l'équipe ( dont Ford et le gouvernement canadien ) ont d'ailleurs quitté le navire en plein milieu de la saison régulière, l'été dernier.Le départ de Labatt met également en péril la radiodiffusion des rencontres des Expos.C'est en effet grâce à un achat de 150 000 $ de publicité de la part de Labatt que CKAC avait pu conclure une entente avec les Expos, en avril, quelques heures seulement avant le premier match local de la saison.Qu'en sera-t-il cette année?Le porte-parole des Expos, P.J.Loyello, affirme que les négociations avec CKAC et certains réseaux de télévision anglophones et francophones se poursuivent.Plusieurs sources bien informées dans le milieu des communications parlent d'une entente prochaine avec le Réseau des sports ( RDS ) et son grand frère anglophone, TSN.« Ça semble bien aller pour les Expos de ce côté-là », a indiqué Paul Wilson.Mais Labatt, elle, désirait aussi une présence sur les chaînes conventionnelles, ce qui ne sera vraisemblablement pas le cas pour la saison 2001.Quant au projet de nouveau stade auquel Labatt était associé depuis trois ans, il est mort et enterré depuis que Jeffrey Loria a décidé de ne pas renouveler le bail de location du terrain qui appartient à la Société immobilière du Canada, un organisme du gouvernement fédéral.Labatt devait apposer son nom sur le futur domicile des Expos et demeurer le partenaire principal de l'équipe en échange d'une commandite annuelle de cinq millions.Lors du dévoilement de la maquette du parc Labatt, en février 2000, Jeffrey Loria avait annoncé son intention de rouvrir le contrat avec la brasserie dans le but d'en retirer plus de revenus pour le club, ce à quoi Labatt s'était opposée avec vigueur.Le président de Labatt au Québec, Louis Morin, s'est quand même dit fier, hier, d'avoir été associé à titre de commanditaire principal aux Expos au cours des 15 dernières années.« Malgré cette décision de mettre fin au contrat actuel, nous avons offert à la direction des Expos de demeurer associés à certaines commandites plus limitées, qui répondraient mieux à nos critères de commercialisation et de visibilité », a-t-il spécifié.Paul Wilson a ajouté que Labatt est toujours à l'affût de véhicules marketing intéressants.« Quand ça répond à nos idées, on est ouverts aux négociations.Mais si on faisait de nouveau des affaires avec les Expos, il faudrait tout recommencer à partir d'une feuille blanche.» D'autre part, le baseball majeur réfléchit toujours à la transaction qui ferait de Jeffrey Loria l'unique propriétaire des Expos.Les actionnaires locaux et M.Loria s'attendaient initialement à ce que la vente soit approuvée en octobre.Trois mois plus tard, le dossier n'est pas encore réglé.CHÔMAGE Suite de la page A1 Le taux de chômage en Ontario est demeuré inchangé en décembre, à 6 %, 2 % moins qu'au Québec et huit dixièmes de 1 % sous la moyenne canadienne.En Alberta, le taux de chômage s'inscrivait encore plus bas en fin d'année, à 4,8 %, 2 % de moins que le taux national et 3,2 % de moins qu'au Québec.D'autre part, les données de création d'emplois en décembre 2000 par rapport au même mois un an plus tôt démontrent que le Québec traînait encore la patte par rapport aux autres provinces.Le nombre d'emplois était supérieur de 0,9 % seulement au Québec le mois dernier par rapport à décembre 1999, alors qu'il était plus élevé de 2,2 % pour l'ensemble du Canada.L'écart est plus grand avec l'Ontario, où le nombre d'emplois le mois dernier était supérieur de 3,3 % à celui de décembre 1999.L'Alberta et la Colombie- Britannique comptaient 2 % plus d'emplois en décembre 2000 que 12 mois auparavant.Ces données mensuelles demeurent toutefois un portrait partiel, a souligné Gilles Soucy, vice-président et économiste en chef au Mouvement Desjardins.« La création d'emplois au Québec et au Canada a été un peu moins vigoureuse l'an dernier qu'en 1999, surtout en deuxième moitié de l'année, mais elle demeure tout de même solide.Gilles Soucy a souligné l'important transfert de travailleurs indépendants et de salariés précaires vers des emplois salariés à temps plein dans les entreprises et le secteur public.Ainsi, l'économie québécoise comptait 47 000 travailleurs indépendants de moins à la fin de l'an 2000, mais quelque 72 000 salariés à temps plein de plus.Malgré ces bonnes nouvelles de l'emploi à court terme, les économistes s'attendent à une dégradation aux États-Unis d'abord et au Canada ensuite, au cours des prochains mois.« La création d'emplois en fin d'année au Canada était concentrée dans le secteur manufacturier qui dépend le plus des exportations vers l'économie américaine en net ralentissement », a souligné l'économiste Craig Alexander, du courtier CIBC Wood Gundy, à Toronto.Aux États-Unis, les données de l'emploi, très attendues hier en Bourse, démontraient un taux de chômage inchangé à 4 % en décembre, malgré une création d'emplois très ralentie par la faiblesse du secteur manufacturier.« C'est un autre signe du ralentissement aux États- Unis », a constaté John Lonski, économiste en chef chez l'agence financière Moody's, à New York.Les employeurs américains qui produisent et distribuent des biens de consommation ont commencé des mises à pied.Au Canada, le freinage se ressent dans l'importante industrie de l'automobile en Ontario, après des années très prospères.« Au Québec, la diversification vers des secteurs industriels de haute technologie qui sont moins influencés par la consommation devrait amortir l'impact du ralentissement américain », selon Gilles Soucy, de Desjardins.Aussi, les secteurs qui s'appuient sur le marché intérieur au Canada devraient limiter les dommages, et réduire d'autant le risque de mises à pied.« La demande intérieure au Canada reste forte grâce au bon marché de l'emploi, la hausse des revenus et les baisses d'impôt massives », a noté M.Soucy.Enfin, la bonne tenue du marché du travail a de quoi décevoir les emprunteurs, particuliers ou entreprises, qui misaient sur une baisse de taux au Canada dans la foulée de la baisse soudaine de mercredi par la Réserve fédérale américaine (Fed).« Avec les bonnes données de l'emploi, la Banque du Canada peut prendre son temps pour réagir aux baisses de taux de la Fed », a résumé Sherry Cooper, économiste en chef du courtier BMO Nesbitt- Burns, à Toronto.Selon Marc Lévesque, économiste principal à la Banque Toronto- Dominion, cette situation pourrait aussi revigorer la valeur du dollar canadien face à son puissant voisin.« Les données de l'emploi au Canada démontrent que l'économie canadienne ne subit pas un ralentissement aussi marqué qu'aux États-Unis.C'est un plus pour notre dollar parce que la Banque du Canada pourra maintenir ses taux plus proches de ceux de la Fed », a indiqué M.Lévesque.Avec Reuters, CP ESPAGNE Suite de la page A1 La situation a bien changé depuis l'époque du caudillo.La langue basque, longtemps interdite, a maintenant un statut officiel.Les trois provinces où vivent la majorité des Basques, en Espagne, ont acquis un statut de communauté autonome.Leur gouvernement y est doté de pouvoirs étendus qui font l'envie des Catalans.Le débat politique ressemble parfois au nôtre.Ainsi, il y a des conflits sur le partage des compétences entre les deux ordres de gouvernement; un parti nationaliste qui revendique de nouveaux pouvoirs en attendant de faire la souveraineté et une société distincte basque très fière de sa culture.Malgré tout, la violence insensée continue Ð au moins 23 personnes ont été tuées l'an dernier.Les dirigeants politiques basques et espagnols ne parviennent pas à s'entendre sur les moyens d'en sortir.Les uns estiment qu'il faut trouver une solution politique à cette crise lancinante, les autres qu'il faut appliquer la loi avec plus de rigueur.Les premières victimes de l'ETA ont, bien sûr, été des policiers et des militaires au service du régime franquiste, mais depuis le rétablissement de la démocratie, l'ETA frappe aussi durement parmi le peuple qu'elle prétend libérer et la classe politique espagnole.Au nombre des ses dernières cibles, il y a eu un médecin militaire et un procureur espagnol, mais également un journaliste et des hommes politiques basques.Pour l'ETA, il ne suffit pas d'être né au pays, il faut épouser la cause.La lutte de rue Entre les assassinats, les sympathisants de l'ETA pratiquent la « kale borroka », c'est-àdire la lutte de rue.Des groupes de jeunes s'attaquent à des commerces, des résidences ou des véhicules qu'ils incendient à coups de cocktails Molotov avant de prendre la fuite.Comme il lui faut beaucoup d'argent pour continuer sa guerre, l'ETA pratique le chantage et l'extorsion.Celui qui refuse de payer ce soi-dis « impôt révolutionnaire » risque de voir sa société flamber, ou pire encore, d'être enlevé pour être échangé contre une rançon.On comprend aisément pourquoi un nombre incalculable de Basques quittent leur terre natale pour chercher refuge ailleurs en Espagne Ð ils sont 250 000 à Madrid Ð ou à l'étranger.Lors du passage de La Presse, un professeur de l'Université du Pays basque et un chanteur populaire ont, chose rare, publiquement annoncé qu'ils partaient à leur tour.L'exil forcé de ces personnes a été qualifié de « nettoyage idéologique » par le porte-parole gouvernemental Josu Jon Imaz.De tels incidents sont quasi quotidiens en raison de la « forte pression et de la situation irrespirable » provoqués par l'ETA, a pour sa part déclaré la députée socialiste Rosa Diez.Selon elle, des milliers d'autres personnes ont déjà fait le même choix.Ce sont des « pertes incroyables » pour la société basque, tant sur le plan intellectuel que sur celui de la liberté d'expression, a ajouté Mme Diez.Une lueur d'espoir est apparue en septembre 1998 lorsque l'ETA a décrété une trêve unilatérale, ouvrant ainsi la porte à des négociations politiques.Une démarche que Madrid a qualifiée de piège et que l'organisation clandestine a elle-même décrite comme telle 14 mois plus tard.Aux yeux du Parti nationaliste basque ( PNV ), le gouvernement espagnol a eu tort de laisser passer cette occasion inespérée.« Nous avions une chance de trouver une solution politique et l'État n'a pas su en profiter », dit Gorka Agirre, conseiller aux affaires internationales du parti.Sa formation, au pouvoir dans la Communauté autonome depuis 20 ans, croyait possible de ramener les militants de l'ETA dans le débat démocratique.Le PNV a échoué et le bras politique de l'ETA, le parti indépendantiste Euskal Herritarok, a retiré son appui à la coalition au pouvoir.Depuis, l'organisation clandestine a repris ses attentats avec une fureur renouvelée.Le ministre de l'Intérieur, Jaime Mayor Oreja, a beau réitérer sa confiance aux forces policières et louer leurs derniers coups de filet, il a du mal à convaincre les Basques qu'ils finiront ainsi par retrouver la paix.Il faudra pourtant bien, un jour, que Madrid accepte de faire ce que plusieurs autres gouvernements ont fait avant lui, notamment en Irlande, croit M.Agirre.Tôt ou tard, l'État espagnol devra finalement dialoguer directement avec ceux qu'il considère aujourd'hui comme des « ennemis de l'intérieur ». 6LP0301A0106 A3 Samedi 6LP0301A0106 ZALLCALL 67 00:50:04 01/06/01 B MARIE-CLAUDE LORTIE UNE MÈRE de la région de Sherbrooke qui s'est battue en vain contre la Direction de la protection de la jeunesse pour que son enfant de 5 ans ne soit pas adopté par la famille d'accueil où il vit presque depuis sa naissance, estime qu'elle est victime d'un « enlèvement d'enfant légal ».Le Directeur de la protection de la jeunesse de l'Estrie, lui, dit que la décision de la Cour suprême rendue avant Noël, qui confirme que la famille d'accueil pourra compléter les démarches pour adopter l'enfant, vient saluer la primauté des droits de l'enfant.Et le retour de plus en plus visible au Québec de l'adoption régulière, c'est-à-dire pas internationale.L'affaire a commencé il y a cinq ans et demi, quand on a signalé à la Direction de la protection de la jeunesse de l'Estrie qu'une mère laissait un bébé de trois mois seul à la maison pendant des heures, raconte le directeur de la protection de la jeunesse, Réjean Dubé.Elle partait prendre un verre et deux et trois.« Il était évident qu'il y avait danger d'atteinte à son intégrité physique », dit M.Dubé.La mère, une femme alors dans la jeune vingtaine était polytoxicomane, avec un problème d'alcool et des fréquentations douteuses, pour ne pas dire criminelles.Le père était complètement absent, fait remarquer M.Dubé.Ou de passage.On retire donc à la mère la garde de l'enfant et on le place dans une famille d'accueil pour un an.La mère biologique, pendant ce temps, est censée régler ses multiples problèmes.Mais selon le DPJ, la mère n'a pas réglé ses problèmes dans ce délai.Ni durant l'autre délai qu'on a fixé.En fait, ça lui a pris du temps.Beaucoup de temps.Tellement, que lorsqu'on a commencé à se pencher sur l'avenir de l'enfant à long terme, le choix s'est imposé.Le bambin avait créé des liens cruciaux avec sa famille d'accueil.« L'enfant était enraciné dans son nouveau milieu de vie », explique M.Dubé.Le DPJ a donc décidé que pour le bien de l'enfant, la meilleure chose était de le laisser dans sa nouvelle famille et même d'entamer des procédures d'adoption formelle.La mère biologique s'y est opposée.Mais le tribunal a penché en faveur de la DPJ.Et l'affaire s'est éventuellement retrouvée devant la Cour suprême qui, avant Noël, a annoncé qu'elle refusait d'entendre la cause, confirmant ainsi le jugement pro-DPJ de la Cour d'appel du Québec.À cinq ans et demi, le bambin restera dans la famille où il vit depuis qu'il a trois mois.« Cette décision suit un courant majeur de la jurisprudence.La Cour d'appel a ajouté l'élément d'attachement et les demandes en Cour suprême pour faire casser ces jugements ont toutes été refusées », dit Me Louise Lachance, l'avocate de la mère biologique.La mère biologique, qu'on ne peut pas plus identifier que l'enfant ou la famille d'adoption, a dit à La Presse en entrevue hier qu'elle ne se battait pas pour que son enfant revienne habiter chez elle, même s'il y est plus que bienvenu, dit-elle.« Je suis clean.Le frigo est plein, le loyer est payé, je suis fiancée.» Ce que voulait la jeune femme, c'est garder le droit de voir son enfant, d'avoir des contacts avec lui.« Je reconnais qu'il a un attachement là où il est.Mais je voulais qu'il ait un attachement pour moi aussi.Maintenant, ajoute-t-elle, ils ont décidé pour moi qu'il n'en n'aura pas.C'est une sorte d'enlèvement légal.» La jeune femme, qui travaille l'été dans le domaine de l'horticulture, vient d'accoucher d'une petite fille, qu'elle veut allaiter jusqu'à ce qu'elle retourne travailler, au printemps.Selon Me Lachance, il n'y a pas de doute qu'elle est apte maintenant à s'occuper de son enfant.« Elle a fait un travail extraordinaire pour se remettre sur pied », dit-elle.Mais la DPJ et la Cour trouvent qu'il est trop tard.La jeune femme, elle, croit qu'elle est partie perdante dans toute cette affaire pour plusieurs raisons.Elle parle notamment de conflits de personnalité avec une travailleuse sociale.Mais elle est aussi convaincue que l'argent a joué un rôle dans cette bataille opposant une femme seule sortant d'une cure de désintoxication sans argent qui fréquentait des milieux criminels à une famille d'adoption à l'aise et respectée.Le Directeur de la protection de la jeunesse, lui, dit que la décision vient confirmer la primauté des droits de l'enfant.« L'adoption reprend ses lettres de noblesse, dit-il.Il y a de plus en plus d'adoption dite régulière, c'est-à-dire pas internationale.» Selon lui, le dossier d'adoption sera clos d'ici de six à huit mois.La Presse aurait voulu obtenir les commentaires de la famille adoptive.Mais la DPJ a refusé d'acheminer la demande.L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 6 J ANV I E R 2 0 0 1 A 3 ACTUALITÉS Une mère se dit victime de l'«enlèvement légal » de son enfant de cinq ans La Cour suprême confirme que la famille d'accueil du bambin pourra l'adopter Photos ARMAND TROTTIER, La Presse © Joies hiémales au parc Lafontaine Loin des klaxons et des bouchons, des Montréalais enivrés de neige ont littéralement pris le parc Lafontaine d'assaut, hier après-midi.Tout était prétexte à se rosir les joues, que ce soit en patin, en traîneau, au pas de course ou enseveli sous les congères! Montréal, ville amusante?Le magazine londonien Wallpaper, qui consacrait récemment l'art de vivre montréalais dans un portrait flatteur sur la métropole, a vu juste.B.Mac le magasin Tout Apple, une seule passion.Montréal 5580 Paré Laval 2600c Daniel-Johnson Revendeur par excellence mondial 2000 (514) 738-9955 1 800 305-7986 Solde de liquidation Power Mac G4 1899,00$ Simple G4 400Mhz, 64Mo de RAM, 20Go de disque dur M7891 lecteur DVD, Ethernet à 1 Gbit/s, modem à 56 Kbit/s 2849,00$ Double G4 450Mhz, 128Mo de RAM, 30Go de disque dur M7891 lecteur DVD, Ethernet à 1 Gbit/s, modem à 56 Kbit/s 3599,00$ Double G4 500Mhz, 256Mo de RAM, 40Go de disque dur M7891 graveur DVD, Ethernet à 1 Gbit/s, modem à 56 Kbit/s Power Book G3 G3 400Mhz, 64Mo de RAM, 6Go de disque dur, 2499,00$ lecteur DVD, écran 14.1\" TFT, modem à 56 Kbit/s M7630 G3 500Mhz, 128Mo de RAM, 12Go de disque dur, 2999,00$ lecteur DVD, écran 14.1\" TFT, modem à 56 Kbit/s M7633 G3 400Mhz, 64Mo de RAM, 10Go de disque dur, 2899,00$ lecteur DVD, écran 14.1\" TFT, modem à 56 Kbit/s M7711 G3 500Mhz, 128Mo de RAM, 20Go de disque dur, 3189,00$ lecteur DVD, écran 14.1\" TFT, modem à 56 Kbit/s M7712 iMac 1199,00$ G3 350Mhz, 64Mo RAM, 7Go de disque dur, lecteur DC M7667 carte réseau, modem à 56 Kbit/s, clavier/souris Apple Pro Noubliez pas la garantie prolongée Apple Care.Certains articles peuvent être en quantité limitée.2921324A Les Mohawks n'entendent pas appliquer la Loi sur les armes à feu ANDRÉ DUCHESNE LES COMMUNAUTÉS mohawks de Kahnawake et d'Akwasasne n'ont pas l'intention de mettre en pratique la nouvelle Loi sur les armes à feu entrée en vigueur le 1er janvier et forçant les propriétaires d'armes à obtenir un permis de possession.En lieu et place, elles veulent édicter leur propre règlement qui serait appliqué par les conseils de bande.« Le conseil mohawk a déjà stipulé que la loi ne sera pas appliquée dans la communauté », déclarait récemment Alwyn Morris, responsable du dossier et membre du comité des Relations intergouvernementales de Kahnawake dans une interview à l'hebdomadaire The Eastern Door.La réaction est similaire à Akwasasne où le chef du conseil de bande, Mike Mitchell a indiqué hier à La Presse qu'on souhaitait adopter un règlement parallèle à la loi fédérale.« Ce règlement serait administré par le conseil de bande, dit-il.Nous nous donnons le temps nécessaire pour trouver quelque chose d'acceptable dans la communauté.» Selon ce dernier, une entente verbale est intervenue avant Noël avec le ministère fédéral de la Justice afin d'ébaucher une telle réglementation.« Nous attendons la confirmation écrite », a ajouté M.Mitchell.Du côté du gouvernement fédéral, on affirme qu'il y a des consultations régulières avec les conseils de bande et les services de police autochtones pour les informer des modalités de la nouvelle législation.« Mais la loi s'applique à tous les utilisateurs », dit Chantal Breton du Centre canadien des armes à feu.En raison de sa situation à cheval sur le Québec, l'Ontario et de l'État de New York, le territoire de la communauté d'Akwasasne constitue un véritable « cauchemar juridique » en ce qui a trait à l'application des lois fédérales, poursuit le chef Mitchell.Résultat, « les individus sans permis pourraient toujours se rendre du côté américain pour acheter des armes et des munitions », dit-il.Mais, ajoute-t-il, les habitants d'Akwasasne en ont assez d'entendre parler de leur communauté comme d'une passoire (rappelez- vous la contrebande du tabac) ; de là l'importance d'avoir une loi.À Kahnawake toutefois, c'est la grogne.« Les membres de la communauté n'aiment pas cette loi, c'est clair, lance Kenneth Deer, éditeur du Eastern Door.Ils y voient une interférence à leurs droits ancestraux de chasse.C'est une spéculation de ma part, mais je crois qu'ils vont l'ignorer.» Toujours dans le même article paru dans cet hebdomadaire, Alwyn Morris affirmait ne pas croire que la GRC était pour débarquer dans la communauté au lendemain du 1er janvier pour appliquer la loi.Il a été impossible de parler à M.Morris ni aux membres du conseil de bande hier.Politiques harmonisées S'ils se refusent à mettre en application la loi fédérale, des représentants de Kahnawake et d'Akwasasne se sont rencontrés au cours des derniers mois dans le but d'harmoniser leurs politiques quant à l'ébauche d'une réglementation parallèle.Aucune date n'a cependant été fixée pour en venir à un document final.La nouvelle loi est régie par le Centre canadien des armes à feu, sauf au Québec où elle est du ressort de la Sûreté du Québec.Comment traite-t-on les réticences exprimées dans les communautés autochtones ?« Dans la majorité des cas, il y a une volonté de se conformer, répond Robert Turcotte de la SQ.Nous ne commencerons pas à faire le tour des maisons pour savoir qui a demandé un permis et qui ne l'a pas fait.» Autant au Centre canadien des armes à feu qu'à la SQ, on dit ne pas avoir de statistiques quant au nombre d'autochtones ayant fait la demande de permis, aucune donnée n'étant comptabilisée sur l'origine des demandeurs.Depuis l'adoption de la loi, les postes de police situés un peu partout au pays ont accepté les armes de détenteurs qui ont décidé de s'en débarrasser devant l'obligation d'avoir un permis.Guy Turcotte de la SQ affirme que les bureaux de ce corps policier ont déjà reçu « un nombre impressionnant » d'armes qui seront éventuellement détruites.À Kahnawake, un policier (peacekeepers) qui a refusé de s'identifier a indiqué hier qu'aucune arme n'avait été remise aux forces de l'ordre de ce territoire.Notons enfin que selon la loi, la date ultime pour vous procurer un permis de possession d'armes à feu était le 31 décembre 2000.Si vous avez oublié ou négligé de le faire, vous êtes dans l'illégalité.Mais comme le laissait entendre récemment la SQ, il n'y aura pas de chasse aux contrevenants.Toutefois, si vous avez fait votre demande à temps, vous bénéficiez d'un délai de six mois, soit jusqu'au 30 juin, pour obtenir votre permis définitif.Ce sursis ne vise qu'à permettre à ceux qui ont rempli leur formulaire d'éviter d'être en situation illégale, le temps que le fameux permis définitif soit finalement délivré. 6LP0401A0106 a4 6jan 6LP0401A0106 ZALLCALL 67 00:51:49 01/06/01 B OLIVIERS Suite de la page A1 Ambitieux, dérangeant même, le projet éducatif de Neve Shalom est le tout premier du genre au pays.Il faut savoir qu'en Israël, on est à mille lieues de la réalité cosmopolite sans chichi des écoles montréalaises.Ici, la coexistence harmonieuse demeure marginale et est loin d'obtenir la faveur populaire.Il y a quelque temps, un sondage Gallup publié par le grand quotidien israélien Maariv révélait que 64 % des Juifs préféreraient vivre dans un État sans Arabes, tandis que 54 % ne voulaient pas que leurs enfants côtoient des Arabes à la garderie.Malgré tout, le projet de coexistence pacifique de Neve Shalom a aujourd'hui des petites soeurs ailleurs au pays, dans des villes à population mixte comme Jérusalem et Jaffa.À Nazareth, l'école Saint-Joseph, dirigée depuis 1976 par le père Émile Shoufani, a choisi aussi le pari de la coexistence en ouvrant ses portes à des jeunes chrétiens et musulmans.« Si tous les enfants pouvaient vivre cette expérience, nous serions beaucoup plus près de la paix », a déclaré Hillary Clinton qui a rendu visite à la communauté de Neve Shalom il y a deux ans.La première dame des États-Unis s'est dite emballée par le projet qu'elle a qualifié de « solution » non seulement pour le Proche- Orient, mais pour le monde entier.À cinq reprises, d'ailleurs, Neve Shalom a été mis en nomination pour le prix Nobel de la paix.Ce qui fait bien peur à sa cofondatrice Anne Le Meignen.« Qu'on ne nous dise pas que nous sommes des gens pour le prix Nobel! Ça, c'est la catastrophe! » dit-elle, presque fâchée.La canonisation, la paix carte postale, les 40 familles vivant à Neve Shalom n'en veulent pas.Car leur village, leur école, ce n'est pas une bulle élitiste, mais la « vraie vie », insistent-ils.« C'est un village normal, où deux nations vivent côte à côte », dit Diana Shalufe- Rizek, Palestinienne, directrice des programmes éducatifs et mère de deux garçons qui ont fréquenté l'école.« Ils ont de la chance.Ils sont forts de l'intérieur, maintenant », confie-t-elle, le regard fier.Bien sûr, la « vraie vie » des gens du village n'a rien à voir avec celle des Territoires occupés.Les habitants de Neve Shalom ne sont ni des colons juifs ni des réfugiés palestiniens.Bien qu'ils s'identifient à la cause de leur peuple, les Palestiniens du village sont des Arabes d'Israël, une minorité arabe détenant la citoyenneté israélienne et dont le niveau de vie est bien supérieur à celui de leurs « cousins » entassés les uns sur les autres à Gaza.N'allez pas croire pour autant que tout se passe ici comme dans un conte de fées.La paix n'est jamais acquise, il faut sans cesse la rebâtir.La première grande déchirure au village s'est produite en 1997 quand Tom Kithain, un jeune Juif de Neve Shalom qui faisait son service militaire, a péri dans un accident d'hélicoptère à la frontière libanaise.Arabes et Juifs du village étaient en deuil.Tous ont pleuré, tous ont assisté aux funérailles.Même ceux qui n'étaient pas d'accord avec le fait qu'un jeune du village de la paix soit envoyé dans une armée qui aurait pu lui ordonner de tirer sur un Palestinien.Les choses se sont compliquées quand les parents de Tom ont voulu ériger, à la mémoire de leur fils, un monument dans le village.Des résidants arabes ainsi que certains Juifs ne voulaient rien savoir d'une plaque commémorative de style militaire.Controverse, débats houleux, tensions.Trois ans plus tard, la douleur est toujours là.Ces jours-ci, la nouvelle Intifada alimente les débats et les inquiétudes de la communauté de Neve Shalom.« On n'est pas en dehors du conflit, précise Diana Shalufe- Rizek.On s'efforce même de toujours ramener le conflit en classe.On ne veut pas que les enfants acceptent tel quel tout ce qui se dit dans les médias.On veut qu'ils observent et qu'ils analysent.On leur demande d'exprimer leurs sentiments.Car pour nous, les sentiments sont plus importants que les idées.» En ce moment, le sentiment prédominant, c'est la peur, note la directrice.Des enfants racontent que quand leur autobus traverse Jérusalem, ils baissent la tête, pour éviter qu'une balle perdue ne les atteigne.Ils se demandent aussi pourquoi l'armée israélienne utilise des fusils et des tanks contre des lanceurs de pierres.Les pierres ne tuent pas, non?disent-ils.« La situation est toujours difficile parce qu'on fait partie du conflit, qu'on le veuille ou non, insiste-t- elle.Mais au moins, ici, on sent que c'est notre responsabilité de changer les choses.S'il y avait plus d'initiatives comme la nôtre, le conflit serait terminé.» Malgré les tensions internes, tous les habitants du village s'entendent sur un certain nombre de principes, souligne Anne Le Meignen.« Nous sommes tous d'accord pour la paix.Tous d'accord pour un pays palestinien.Tous contre le terrorisme, ça va de soi.Et personne dans le village ne nie l'existence d'Israël.» La paix, la dame aux yeux bleu clair y croit.Aux sceptiques, elle rappelle encore qu'il n'y a pas si longtemps la terre de Neve Shalom n'était que rocaille et ronces.Et voilà qu'y poussent des oliviers.DÉCO sur un vaste choix d'articles jusqu'au 7 janvier 25% IL RESTE 2 JOURS SEULEMENT de rabais MAIL CHAMPLAIN CARREFOUR LAVAL 2919946A Un militant nudiste se présente nu à son procès Agence France-Presse LONDRES Ð Un militant acharné de la cause nudiste s'est présenté hier à son procès pour troubles à l'ordre public devant le tribunal de Southwark, dans le sud de Londres, totalement nu.Vincent Bethell, 28 ans, s'est assis sur le siège en plastique du box des accusés, ne laissant apparaître au-dessus de la barrière que son visage agrémenté d'une barbe fournie et son torse dénudé aux 2 femmes et 10 hommes chargés de décider de son sort.Le président du tribunal, le juge George Bathurst-Norman, a immédiatement recommandé à Bethell de rester assis en toutes circonstances, y compris lors de l'entrée et de la sortie des juges.En principe, l'assistance dans son ensemble est supposée se lever à ce moment-là.Vincent Bethell est accusé d'avoir troublé l'ordre public à plusieurs reprises entre le 14 juillet et le 22 août dernier en « étant nu dans un endroit public et en refusant de s'habiller ».Les « méfaits », que Vincent Bethell nie, ont été commis principalement à Londres, devant le siège de Scotland Yard, le musée d'Histoire naturelle ou encore devant une succursale de la chaîne de grands magasins Marks and Spencer.Le procureur Orlando Gibbons a reconnu que l'attitude de Vincent Bethell ne mettait en danger ni la vie ni la santé de personne, mais représentait un risque pour la morale de la société.« La société, les attitudes ou les tendances changent au fil du temps, la perception de la nudité a peut-être changé et ce qui n'était pas acceptable il y a 20 ans l'être aujourd'hui, il n'empêche que la nudité dans un lieu public est illégale », a-t-il dit.Vincent Bethell s'est fait le champion de la cause nudiste, promenant sa nudité et ses pancartes réclamant le droit à « la liberté d'être soi-même » et de rester nu en public.Le procès est prévu pour durer quatre jours, et Vincent Bethell a prévu de rester nu.La Grande-Bretagne est familière de ce genre d'individus.Les manifestations sportives s'accompagnent régulièrement d'un ou plusieurs « streakers », des exhibitionnistes courant complètement nus en public.E N F A N T JUSQU'À HABITS DE NEIGE 50% de rabais MAIL CHAMPLAIN CARREFOUR LAVAL 2919955A F E M M E TOUT À COLLECTIONS DESIGNERS AUTOMNE/HIVER 2000 50% et plus MAIL CHAMPLAIN 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cours parce que Bukowski: If I stop to write those bastards will get me.J'ai dit to write?Je voulais dire to run.Mais aussi depuis le premier janvier, j'ai une raison de plus de courir: je me prépare pour le marathon de New York.Pas celui de cette année.Celui de 2031.En 2031, j'aurai 90 ans, presque 91.En novembre dernier, au marathon de New York, M.Abraham Weintraub, 90 ans, a franchi la distance en 7 heures, 25 minutes et 12 secondes.Nouveau record mondial pour le groupe d'âge des 90 ans et plus.Vérifiez sur Internet si vous croyez que c'est une blague.Abe Weintraub.90 ans.42 km et des poussières en 7:25:12.En 2031, ce sera mon tour.En moins de sept heures.J'ai trente ans pour me préparer.Je suis très sérieux.Je me suis d'ailleurs permis d'affecter mon jeune collègue de la section des sports, Alexandre Pratt, à la couverture de l'événement.As-tu bien noté Alexandre?Novembre 2031ÐNew YorkÐ Foglia.Une seule chose pourra m'empêcher de courir ce marathon-là: le cancer du côlon.C'est que les nouvelles ne sont pas très bonnes de ce côté-là.Je parle pour vous aussi bien que pour moi.Vous vous rappelez tout le bien qu'on disait des fibres contenues dans certains aliments?Eh bien une toute récente étude menée pour le compte de la Société américaine du cancer nous apprend que les fibres ne préviennent rien du tout, mon vieux.Rien.Plus de dix ans qu'on nous bassine avec les vertus des fibres, dix ans à bouffer des pruneaux comme des fous et à s'étouffer avec les noyaux et un matin, en ouvrant le journal, un petit erratum: excusez-nous on s'est trompé!.J'ai fait quelques petites recherches, savez-vous comment, vers la fin des années 80, les scientifiques en sont venus à croire que les fibres prévenaient le cancer du côlon?Ils avaient observé, ces fin-finauds, qu'en Afrique, précisément dans les régions rurales les plus pauvres, les paysans africains ne meurent quasiment jamais du cancer du côlon.Ah, ah, se sont-ils dit, ce doit être leur alimentation.Or ces paysans subsahariens se nourrissent presque exclusivement de manioc, un truc assez dégueulasse qui ressemble à du vomi de souris et que ma mère me faisait bouffer quand j'étais petit sous le nom de tapioca.Paraît que c'est plein de fibres, ce truc-là.Ah, ah, ce sont les fibres, se sont dit les scientifiques.Mangez des fibres.Je ne suis pas un grand savant, mais me semble que ça ne prend pas un doctorat en statistique pour déduire que lorsque dans une population donnée les gens meurent de faim très jeunes, les chances qu'ils meurent d'un cancer du côlon très vieux sont réduites d'autant.Anyway.De toute façon je ne bouffais pas de fibres.Moi je crois que le truc pour vivre longtemps, c'est pas le tapioca, ni les pruneaux.Le truc c'est d'avoir un but.C'est pour ça que j'ai décidé de courir le marathon de New York en 2031.T'as noté Alexandre?2031, New York, premier dimanche de novembre, c'est toujours le premier dimanche de novembre.Mais bon, comme je vous disais, je cours d'abord parce que j'aime ça.Et parce que j'ai lu tous les livres.Et que la télé ça s'peut pas.Et en passant devant le cimetière Ðquelle pertinence!Ðil me vient, bien sûr, que je cours aussi pour ne pas crever.C'est fou tous les trucs auxquels on peut penser quand on court.J'avais en tête les quelques lignes que m'a adressées récemment un lecteur (Michel Bellemare), une sorte de définition universelle de la grandeur d'âme qui va comme ceci: «Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je suis prêt à mourir pour que vous puissiez le dire».C'est beau, non?Sauf que, dans nos contrées, n'importe qui peut dire à peu près n'importe quoi et on n'est pas obligé de mourir pour ça.Une liberté très appréciée mais qui nous prive de grandes scènes héroïques.Là tout de suite, je pense très fort à quelqu'un dont je ne partage à peu près jamais le point de vue, et je nous imagine en train de nous faire des politesses pour décider lequel mourra pour l'autre, un peu comme les gens qui se disputent l'addition au restaurant.Elle dirait: C'est moi.Je dirais ah non tu permets, c'est moi.Elle dirait j'insiste.Je dirais bon ben OK d'abord.Anyway.Je cours aussi pour hurler au vent tout ce que je ne peux pas hurler aux gens.L'autre jour, un monsieur qui dit s'appeler Yvon Montoya me soumet un long et savant texte auquel je ne comprends rien, texte qui a été refusé par une revue que je ne connais pas, dans laquelle sévit un auteur dont le nom ne me dit rien.Je réponds gentiment àM.Montoya en m'excusant de tomber des nues.Nouveau courriel du monsieur: «Je m'en doutais.Vos opinions de style Café du Commerce sont un bon reflet du pauvre niveau de la pensée au Québec.» Alors voilà, petit peuple ignorant, je cours vous retrouver au Café du Commerce qui pourrait servir d'enseigne à cette chronique, cela ne me défriserait pas.Nous y parlerons de Mario Lemieux, de la Palestine, du fouillis de la réforme scolaire, des fusions, du tireur fou de Boston, et nous nous redemanderons pour la nième fois comment il se fait que lorsqu'on observe de près l'Homme et sa fiancée on les voit faire sans arrêt des petits pas en arrière, mais quand on y regarde sur vingt ou trente ans, on voit bien, au contraire, qu'ils font des grands bonds en avant.L'Homme et sa fiancée avancent-ils en reculant?C'est le grand mystère du Café du Commerce.J'y pense, est-il trop tard pour vous souhaiter la bonne année?CARBUREZ AU SUPER ! 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Solde de sièges! 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M.Serfaty soutient qu'il n'oblige personne à répondre aux demandes de sollicitation, et encore moins à les payer.« L'entreprise qui reçoit notre demande a toujours le choix de la jeter », dit-il.Nathalie Saint-Pierre, dont l'organisme n'a pas mordu à l'hameçon, en convient volontiers.« Mais on te menace de payer des intérêts si tu ne paies pas à temps », fulmine- t-elle.Sous la case « montant dû », on peut effectivement lire « veuillez acquitter ce compte dès réception.Pour éviter tout supplément de retard, veuillez vous assurer que votre paiement nous parviendra au plus tard le 15 jan 2001 ».Victor Serfaty reconnaît sans ambages que les documents qu'il fait parvenir aux entreprises ressemblent à s'y méprendre aux factures de Bell Canada.« Les comptes de toutes les entreprises de télécommunications se ressemblent, souligne- t-il.AT&T, Sprint, Cantel : ils ont tous le même modèle de facture.M.Serfaty ne pouvait préciser les revenus de Yellow Business Directory hier, mais il a déclaré avoir une vingtaine d'employés, « dont trois parlent français ».Ces derniers travailleraient à rendre bilingue le site Web, qui n'est qu'unilingue anglais pour l'instant.La directrice générale d'Action Réseau Consommateur, qui a informé les médias québécois de cette affaire, trouve que le Bureau de la concurrence n'a pas suffisamment prévenu la population du stratagème.« Yellow Business Directory a peut-être fait des millions sur le dos des petites entreprises, et le Bureau n'a averti personne », déplore- t-elle.Photo : ROBERT SKINNER, La Presse © « Le document (de Yellow Business Directory.com.) a toutes les apparences d'un compte de téléphone de Bell et peut laisser croire qu'il s'agit d'une facture pour une publicité dans les Pages Jaunes », s'indigne Nathalie Saint-Pierre, directrice générale d'Action Réseau Consommateur.Faculté de l'éducation permanente L'anglais, « un Must » Inscrivez-vous au test de classement pour les cours d'anglais Hiver 2001 Le mardi 9 et le mercredi 10 janvier à 19 h Writing Workshop English for Health Care Professionals Reading Business English : Oral Communication Scientific and Technical Writing Le mardi 9, le mercredi 10 janvier à 19 h et le samedi 13 janvier à 9 h Business Writing Le mercredi 10 janvier à 19 h et le samedi 13 janvier à 9 h English Conversation Test de classement sans frais 3200, rue Jean-Brillant Aucun diplôme requis Coût du cours : 283,83 $ Renseignements (514) 343-6090 www.fep.umontreal.ca 2919156A Mort de Pierre Ménard, président de la Fédération québécoise des municipalités PIERRE APRIL Presse Canadienne QUÉBEC Ð Le président de la Fédération québécoise des municipalités (FQM) et maire du Canton Lochaber, dans la région de l'Outaouais, Pierre Ménard, est décédé subitement dans la nuit de vendredi, à l'âge de 56 ans.Il laisse dans le deuil, sa compagne Marianne Glofcheski, son fils Pierre et sa fille Marinka.M.Ménard, diplômé en sciences sociales de l'Université d'Ottawa et en administration internationale (ENAP), était impliqué dans la gestion d'organismes locaux et régionaux depuis une trentaine d'années dont 25 au niveau municipal.Au cours des années, il a été entre autres conseiller et maire suppléant de Hull et président et directeur général de la Communauté régionale de l'Outaouais.Il a aussi été président du Sommet économique de l'Outaouais et président du Conseil régional de développement de l'Outaouais.Il a présidé aux destinées l'Asssociation québécoise des organismes régionaux de concertation et de développement devenue l'Association des régions du Québec.Cette triste nouvelle a bouleversé le premier ministre Lucien Bouchard, qui a parlé « d'une perte considérable pour le Québec », la ministre d'État aux Affaires municipales et à la Métropole Louise Harel, le monde municipal et les dirigeants de la FQM, d'autant plus que M.Ménard occupait le poste de président de cet organisme depuis le mois de juin 2000 après avoir été membre de son Conseil d'administration pendant deux ans.« Malgré son arrivée récente à la présidence de la FQM, M.Ménard y avait déjà fait sa marque », a indiqué M.Bouchard par voie de communiqué en rappelant que c'est sous sa direction que les unions municipales et le gouvernement du Québec ont signé le pacte fiscal le 10 octobre dernier.Mme Harel a dit de M.Ménard qu'il a toujours été « un fervent défenseur du Québec rural » et que son décès tombe on ne peut plus mal puisqu'il sapprêtait à ouvrir avec le gouvernement un chantier sur le renforcement des municipalités régionales de comté dans la foulée du projet de réorganisation municipale entrepris par le gouvernement et qui devait aboutir au mois de juin prochain.« J'aurai beaucoup apprécié cet homme aimable, d'une grande humanité, avec qui j'aurai su établir une relation de confiance et de respect mutuel », a pour sa part noté Mme Harel.Pour le directeur général de la FQM, Michel Fernet, M.Ménard était « un grand travailleur, un passionné doté d'un sens critique et social hors de l'ordinaire ».« C'était un homme qui aimait travailler, a raconté M.Fernet.C'était un passionné de son milieu, de sa région et des gens.Il abhorrait l'injustice et était un ardent défenseur du principe de l'équité.» Le 18 décembre dernier, dans le climat tourmenté et émotif entourant le débat sur le projet de loi 170 sur les fusions municipales, M.Ménard avait rencontré le premier ministre Lucien Bouchard pour l'entretenir des problèmes rencontrés dans le Québec des régions, « de la faiblesse de l'ensemble des interventions de l'État au niveau régional ».M.Fernet a rappelé que M.Bouchard avait, à ce moment-là, demandé à M.Ménard de lui préparer une présentation exprimant sa façon de voir le problème des régions et les solutions auxquelles il pensait.En quelques mois, selon les gens du milieu municipal, M.Ménard avait réussi à conquérir ses collègues et certains membres du conseil des ministres.« Le départ inattendu de M.Ménard est d'autant plus bouleversant, a expliqué le directeur général de la FQM, qu'il s'apprêtait à s'attaquer au chantier du renforcement des municipalités régionales.Maintenant, je ne sais vraiment pas comment on va faire sans Pierre Ménard pour arriver avec un projet de loi au plus tard au mois de juin.» En fin de journée, hier, la cause du décès de M.Ménard n'était pas encore connue puisqu'on attendait les résultats de l'autopsie.Sa dépouille a été confiée au Salon funéraire Serge Legault de Hull.GARANTIE DE QUALITÉ SIMONS DANS TOUS NOS RAYONS 99.Rég.165.00 EMSEMBLE ANORAK ET PANTALON Le deux-pièces pidéal pour le plein air et tous les loisirs d'hiver.Nylon chaudement isolé, style taille coulissante.Noir ou royal.P.m.g.Tuque 5.99, foulard rayé 9.99 21.Chaque pièce Rég.30.00 SOUSVÊTEMENT THERMAL Pull et caleçon mini fleurs à coordonner.Fin tricot de laine laminé sur un tricot de coton finement ajouré qui emprisonne l'air et augmente les qualités de chaleur et de confort.Charbon ou marine.P.m.g.tg.19.MOUFLE DE SKI PAUME EN CUIR Nylon qui 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coïncidence était troublante.Au même moment, peu de temps avant Noël, deux nouvelles, à première vue sans lien formel entre elles, retenaient l'attention de tous ceux qui n'étaient pas encore totalement accaparés par les préparatifs du réveillon.D'une part, la Cour supérieure confirmait un jugement antérieur du Tribunal du travail selon lequel la direction de la Place des Arts a eu recours à des briseurs de grève dans le conflit qui l'oppose à ses techniciens depuis plus d'un an et demi.De l'autre, on apprenait que, en dépit des critiques nombreuses sur ce point, le gouvernement québécois n'entend pas modifier en profondeur, dans la foulée de sa prochaine réforme du Code du travail, l'article de loi fondant cette décision de la cour.Ni d'autres éléments reliés à des questions connexes comme les limites à la possibilité pour un employeur de faire appel à la sous-traitance.On a dit et répété avec raison combien cette loi « anti-scab » constituait, lors de son adoption en 1979, un impressionnant bond en avant en matière de respect des droits des travailleurs.Survenant au terme d'une grève particulièrement houleuse à l'usine United Aircraft, de Longueuil, cette mesure, en limitant sérieusement les possibilités pour les employeurs de se moquer impunément des syndiqués, plaçait le Québec à l'avantgarde sur ce plan en Amérique du Nord.Mais on a également dit et répété depuis, avec non moins d'à-propos, à quel point il s'impose aujourd'hui de revoir cette disposition qui doit évidemment demeurer.Mais qui devrait aussi être adaptée aux réalités nouvelles du monde du travail pour continuer à être utile à ceux qui en ont vraiment besoin sans donner lieu à des abus non moins déplorables que ceux qu'elle devait empêcher.Il reste en effet toujours évident qu'il faut protéger les salariés les plus vulnérables.Surtout ceux qui font face à des patrons sans conscience sociale et sans scrupule toujours prêts à toutes les combines pour « casser » les travailleurs trop revendicateurs à leur goût.Mais il est aussi clair que cet aspect de la loi est devenu une arme dévastatrice entre les mains de grandes organisations syndicales qui s'en servent pour défendre leurs privilèges souvent abusifs.Plus particulièrement devant des employeurs qui ne sont pas de sinistres exploiteurs mais des institutions publiques représentant l'ensemble des contribuables.C'est le cas avec bien des groupes de cols bleus qui, avec le temps, ont obtenu des conditions de travail exceptionnelles et des planchers d'emploi ne tenant pas compte des besoins réels ni des coûts élevés se répercutant sur les comptes de taxes.Et qui, comme on a pu le constater ces dernières années, à Verdun par exemple, prennent littéralement des populations entières en otage.Avec la tranquille assurance que leur donne une loi qui n'avait pas été prévue pour des cas semblables.Plusieurs indices permettraient même de croire que c'est la promesse faite par le gouvernement du maintien de ces privilèges qui aurait persuadé les grandes centrales syndicales de ne pas s'opposer aux projets de fusion des municipalités.Ce sont essentiellement les mêmes principes de base Ð la loi antibriseurs de grève et l'utilisation de la sous-traitance Ð qui permettent au puissant syndicat impliqué dans le conflit à la Place des Art de marquer sans cesse des points devant les tribunaux.D'abord soucieux, comme c'est son rôle, de défendre les intérêts de ses membres, on ne pourrait lui reprocher d'invoquer la loi pour tenir tête à son employeur.Ni non plus aux magistrats de lui donner raison.Ce n'est pas de leur faute si la loi est mal adaptée pour certains types de conflits et que le législateur n'a jamais voulu la modifier en conséquence.Il faut souhaiter que les consultations publiques qui sont prévues à la fin de février prochain sur le projet d'amendements au Code du travail permettront de faire comprendre au gouvernement que les contribuables en ont assez de certaines incongruités résultant de son légitime préjugé en faveur des travailleurs.Et qu'il devrait avoir le courage d'y voir.Pascal Élie, collaboration spéciale Droits réservés BILLET La musique populaire qu'on désire et qu'on mérite.m r o y @ l a p r e s s e .c a La chansonnière canadienne Sarah Mc Lachlan et le rapper américain Eminem.Céline Dion virtuellement associée à Frank Sinatra dans All The Way et les « hard rockers » de Papa Roach martelant Revenge.Don Henley, le vétéran de 53 ans du groupe Eagles et l'adolescente Britney Spears.Madonna et Dr.Dre.Le défilé des candidats aux prix Grammy, accordés annuellement aux artisans de l'industrie de la musique, ressemblera, le 21 février, à l'alignement de deux équipes sportives radicalement différentes, soutenant des styles de jeu irréconciliables, s'affrontant néanmoins pour les mêmes trophées ! Bien entendu, on serait tenté de n'y voir qu'une simple affaire de génération : Eminem choque les baby-boomers comme Morrison mystifiait les parents de ceux-ci, parents qui furent eux-mêmes des fans d'Elvis, lequel scandalisait la génération précédente adepte du swing, qui terrorisait.enfin, bref.Mais il faut trouver autre chose que cette explication un peu cégepienne.Depuis un demi- siècle, la musique populaire a pris une telle importance dans notre civilisation qu'elle est devenue, à l'image de la culture en général, un véritable champ de bataille sur lequel s'affrontent les puissants de ce monde.On pense tout de suite au pouvoir économique, évidemment, et c'est de fait le plus lourd.Cependant, il n'est pas le seul.Il existe aussi un pouvoir médiatique fort influent sur ce terrain.Et même un pouvoir académique, dont on aurait tort de négliger l'emprise.Le cas extrême susceptible d'illustrer la profonde transformation de la nature et du rayonnement de la musique populaire est certainement celui du jazz.Celui-ci a donné une musique essentielle à l'environnement d'une ou deux générations.Mais il est devenu marginal : au sommet de leur popularité, au cours des années 30 et 40, les enregistrements de jazz comptaient pour 70 % des disques vendus en Amérique, ils n'en représentent plus aujourd'hui que 2 %.Ce cheminement sera exploré dans la télésérie Jazz qui débute, ce lundi, à l'antenne de la chaîne publique américaine PBS.Il s'agira sans nul doute d'un des grands moments de télévision de l'année.En dix épisodes totalisant 19 heures de diffusion, le réalisateur Ken Burns (celui de Civil War et de Baseball, une sommité du documentaire historique) retrace l'histoire de cette forme d'expression intimement liée à l'essence même de la civilisation américaine.Or, il est tout à fait remarquable, selon les informations dont on dispose déjà, que huit des dix épisodes portent sur la musique créée avant 1960.ce qui a déjà entraîné des crises d'apoplexie chez les professeurs, critiques et autres analystes professionnels du jazz.« Je considère le jazz contemporain comme le territoire des critiques et des journalistes », explique Ken Burns, selon qui la communauté des experts s'est employée depuis des décennies à donner l'impression « qu'il faut posséder un doctorat pour comprendre le jazz ».Paul Wells, du National Post, présente les choses encore plus crûment : les critiques de jazz, écritil, « ne se comporteraient pas autrement s'ils voulaient expulser le dernier client payant des clubs de jazz, des salles de concert et des magasins de disques ! » Tout cela jette certainement un éclairage nouveau sur le pouvoir des académies et des médias ! Mais ce pouvoir des médias, en particulier électroniques, a eu d'autres effets beaucoup plus lourds sur la diffusion et par conséquent la nature de la musique populaire.Soupçonnés de faire tourner une roue qui s'est emballée, les trois accusés ont en effet été positivement identifiés, et leur procès mille fois instruit.Un, la radio a fortement restreint la palette de ses choix pour ne plus offrir que des produits standardisés.Deux, ce qu'il est convenu d'appeler la MTVisation de la musique a assuré une fois pour toutes la primauté de l'image Ð si possible « choquante » Ð sur le contenu.Et trois, les grandes compagnies de disques ont réagi en axant toute leur stratégie sur la standardisation et l'image MTVesque.« L'accent est sur l'exhibitionnisme.Cela a toujours existé dans le rock, mais je n'ai jamais vu la forme prendre le dessus sur le contenu à ce point », dit par exemple Don Henley.De fait, à forte concentration, cette mouture donne à la fois Britney Spears et Eminem ! n n n Il faut toujours se méfier des lamentations sur le déclin de la civilisation, qui ont cours depuis l'Antiquité grecque.Mais force est de reconnaître que ce qu'on pourrait appeler la « bande passante » des médias électroniques s'est rétrécie depuis un quart de siècle.Or, on peut tenir pour certain que le talent n'est pas moindre chez les artistes des jeunes générations qu'il l'était chez les géants des Sixties ou des Seventies.Il leur manque des passerelles, simplement, et peut-être des modèles d'inspiration qui sortent des formats standardisés et hyper-médiatisés.On a beaucoup fondé d'espoirs sur l'Internet et on a parfois été déçu.Risquons-en un autre, néanmoins.L'Internet est déjà et sera davantage encore un média extrêmement puissant, souple, décentralisé, impossible à noyauter, dont la structure même est faite pour y assurer la pérennité d'une saine quantité d'anarchie Ð comme le constatent les majors du disque aux prises avec l'incoercible circulation des fichiers MP3.Le Web peut contourner les grilles de la radio et les clips de la télé.Les passerelles et les modèles peuvent s'y loger.Mais sa nature même amène une autre conséquence : le Net laisse toute liberté de choix à l'individu ; il fait confiance à sa curiosité, à son discernement, à son intelligence.De sorte que, à long terme, le public pourrait obtenir très exactement la musique qu'il désire et qu'il mérite.Ceux qui ne croient pas en l'Homme ont toutes les raisons d'être terrorisés.À consulter : pour les nominations aux prix Grammy : http://www.grammy.com pour visionner l'amorce de la série Jazz : http://www.pbs.org/jazz PHOTOTHÈQUE, La Presse Britney Spears LA B O Î T E AUX LETTRES Non au « cheap labor » LA PÉNURIE de chirurgiens, les listes d'attente qui augmentent sans cesse et le manque de temps pour effectuer des visites au chevet des patients, ont enfin décidé les chirurgiens à consentir un rôle élargi aux infirmières travaillant au bloc opératoire.Depuis le 28 décembre dernier, ces infirmières peuvent désinfecter le patient, suturer des tissus sous-cutanés, ligaturer des vaisseaux, refermer des plaies, manipuler un laparoscope, ou faire tout autre geste clinique et technique requis selon le type de chirurgie.Je ne peux m'empêcher d'éprouver un certain malaise devant la condescendance des médecins à enfin déléguer ce rôle élargi à ces infirmières en chirurgie bien que celles-ci l'aient réclamé depuis 10 ans.Ce n'est que maintenant, après des années de résistance face à cette chasse gardée et devant le manque de personnel pour effectuer leurs chirurgies que ceux-ci ont enfin consenti à octroyer ce rôle élargi.Encore une fois, quand il y a un problème de ressources dans le système de santé, il faut le pelleter chez les infirmières.Encore une fois, on verra la tâche de celles-ci s'alourdir et le salaire rester le même.Alors, je dis non au « cheap labor » ! JEAN-L SYLVESTRE infirmier-clinicien, hôpital Royal-Vic.Des « bonnes » nouvelles NOUS APPRENONS, ces jours-ci, une très « bonne » nouvelle de l'Agence métropolitaine de transport (AMT).En effet, afin d'« encourager » la population à utiliser le transport, l'AMT annonce une nouvelle grille tarifaire qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2001.Cette nouvelle grille déplace ainsi deux gares de train de la ligne Deux-Montagnes de la zone 1 à la zone 2, augmentant ainsi le tarif de la carte mensuelle de 47 $ à 62 $, soit une augmentation de 32 %.L'an dernier, pour encourager les gens des banlieues plus éloignées, que ce soit sur la ligne Blainville ou Deux-Montagnes, le tarif pour un passage simple augmentait de 3,20 $ à 5,00 $, soit un hausse de 56 %.Je supplie donc l'AMT de ne plus mettre de l'avant de mesures incitatives pour encourager le transport en commun.C'est que ces mesures finissent par être très dispendieuses pour les usagers.LOUISE CHARBONNEAU Saint-Adolphe d'Howard Le magnifique MARIO LEMIEUX, ce hockeyeur d'une classe à part, m'a toujours étonné par son jeu éclectisant.C'était beau de le voir évoluer sur la patinoire.Son talent en faisait un hockeyeur qui dominait ses rivaux avec majesté et beauté.Que penser de son retour à la compétition ?Dans mon esprit une chose est certaine, Mario Lemieux compétitionnera et démontrera qu'il est encore un joueur étoile.Revient-il au jeu pour le pécule ?Pour les scribes, c'est l'argent et son côté matérialiste nord-américain qui explique sa décision.De mon côté, je pense sincèrement que Mario Lemieux peut connaître une brillante saison si son désir de vaincre et son jeu naturel et scientifique sont à la hauteur de sa réputation.YVES PRÉFONTAINE Sherbrooke Depuis un demisiècle, la musique populaire a pris une telle importance dans notre civilisation qu'elle est devenue un véritable champ de bataille sur lequel s'affrontent les puissants de ce monde. 6LP1101A0106 a11-samedi 6LP1101A0106 ZALLCALL 67 00:53:56 01/06/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 6 JANVIER 2001 A 1 1 FORUM LYSIANE GAGNON l g a g n o n @ l a p r e s s e .c a Le Grand Montréal a-t-il gagné son pari?Le beau son du Québec nouveau JACQUES GIRARD L'auteur est président-directeur général de Montréal International.Montréal International (MI) est le résultat de la réflexion menée par le Comité pour la relance économique de Montréal mis sur pied à l'automne 1995 par son maire, monsieur Pierre Bourque.Il s'agit également d'une initiative prise dans la foulée du Sommet sur l'économie et l'emploi et fortement inspirée par le rapport Remettre Montréal en mouvement, préparé par des chefs de file du monde des affaires sous la gouverne de André Bérard, et appuyée par plusieurs maires et partenaires municipaux.Quatre ans après, peut-on dire de cet organisme voué à la promotion de la région métropolitaine et à la prospection, tant des investissements étrangers que des organisations internationales d'envergure, qu'il a livré la marchandise ?Autrement dit, avonsnous atteint notre objectif principal, tel que je le présentais, lors d'un de mes premiers discours devant la Chambre de commerce française au Canada en janvier 1997, et qui était de faire entrer le Grand Montréal dans le club des 25 villes régions d'affaires du monde d'ici l'an 2005 ?Nous sommes à peu près à mi-parcours et il nous apparaît utile de faire le point face aux engagements que nous avions pris, de projeter du présent une image fidèle à la réalité métropolitaine et d'entrevoir ce que l'avenir nous réserve.D'abord, souvenons-nous qu'en début de 1997, la grande région de Montréal était mal en point.Un bref regard à quelques indicateurs suffisent à rafraîchir la mémoire.Les données pour 1996 révèlent que le taux de chômage se situait à 12 %, 18,5 % chez les jeunes, le nombre d'assistés sociaux dépassait les 484 500, Montréal détenait le triste record des banques alimentaires, le taux d'inoccupation des espaces à bureaux au centre-ville dépassait les 20 %, les dernières usines constituant le tissu industriel du Montréal manufacturier fermaient leurs portes, le rythme de construction était pratiquement à néant, alors que les taux de décrochage scolaire étaient eux bien à la hausse et les déficits budgétaires des gouvernements supérieurs entravaient lourdement leur marge de manoeuvre.De plus, on comptait autant d'initiatives de promotion que d'acteurs du développement économique, toutes peu coordonnées, certaines concurrentes, offrant à l'étranger une image un peu cacophonique de la métropole, voire tout simplement aucune image.C'est alors que les forces vives des secteurs public et privé ont décidé de renverser la vapeur et de faire de la région métropolitaine un chef de file de la nouvelle économie.Pour se faire, elles ont mis au monde Montréal International, un organisme privé sans but lucratif dont le rôle facilitateur vise à attirer les investissements étrangers et à inciter les organisations internationales à s'implanter ici.Car s'il est une chose sur laquelle tous les intervenants économiques étaient d'accord, c'était sur la nécessité de mieux « vendre » à l'étranger les caractéristiques intrinsèques du Grand Montréal, que sont une main-d'oeuvre qualifiée, la présence d'une masse critique d'entreprises dans bon nombre des secteurs de la haute technologie, de programmes gouvernementaux généreux, des incitatifs fiscaux extrêmement concurrentiels, l'accès rapide, efficace et déréglementé à de vastes marchés et finalement une situation géographique et culturelle au confluent de l'Amérique et de l'Europe.Sans trop pavoiser, je crois que nous pouvons dire que le pari de la reprise est en bonne voie de se réaliser et que tant MI que les nombreux acteurs du développement économique qui agissent de façon de plus en plus concertée y sont pour quelque chose.Ainsi, le taux de chômage se situait à 7,9 % en novembre 2000, son plus bas niveau depuis 1976, le nombre d'assistés sociaux avait chuté de 21 % en trois ans.En fait, Montréal est dans le top 5 des régions nord-américaines les plus performantes en matière de création d'emplois.Mieux encore, la réputée firme Price Waterhouse Coopers nous place au quatrième rang des métropoles d'Amérique du Nord quant au développement des secteurs de pointe, soit l'aérospatiale, les technologies de l'information et le biopharmaceutique.De plus, le très branché magazine américain Wired nous place au 12e rang mondial aux côtés de New York et Seattle pour nos industries de haute technologie.Montréal est d'ailleurs la seule agglomération urbaine canadienne dans ce prestigieux palmarès des 46 « hot spots » du monde.Ajoutons à cela les prévisions du Conference Board qui sont des plus encourageantes.C'est comme si le vent avait tourné et que la promotion des atouts de la grande région commençait enfin à porter fruit.En effet, la transformation de notre économie manufacturière vers la nouvelle économie est solidement enclenchée et le message de nos succès dans les secteurs de pointe traverse les frontières.Il faut poursuivre sur cette lancée positive, devenir chacun dans notre domaine de spécialisation un ambassadeur de la grande région de Montréal auprès de nos clients, fournisseurs, partenaires des États-Unis et d'ailleurs.(.) Le pari de la synergie Montréal International, c'était à l'origine le pari de mettre ensemble des intervenants peu habitués de partager les mêmes tribunes (gouvernements du Canada, du Québec, municipaux, entreprises privées) dans le but de coordonner les interventions et parler d'une seule voix en ce qui a trait au volet international de notre développement économique.Au plan régional, un pas de plus a été franchi avec l'intégration au sein de MI des équipes de démarcheurs de l'Office de développement économique de la CUM et de ceux du volet international de Laval Technopole.Concrètement, c'est plus d'une dizaine de démarcheurs dont le mandat exclusif est de prospecter des investissements étrangers et de faciliter leur implantation dans la région.À eux s'ajoute une équipe chargée d'attirer et de soutenir le développement ici d'organisations internationales.Leur nombre à Montréal a crû de 30 %, depuis 1997, pour atteindre 70, avec l'arrivée de l'Institut de statistique de l'UNESCO, au printemps prochain.Elles fournissent quelque 3500 emplois directs et indirects.Avec la création toute récente de la Communauté métropolitaine de Montréal, plus que jamais notre rôle dans l'attraction des investissements étrangers devra se jouer en partenariat étroit avec les commissaires industriels et les organismes locaux de développement économique.Nous ne gérons pas de programmes gouvernementaux, ni n'investissons dans l'équité des entreprises.Nous servons de soutien et de facilitateur pour la réalisation de projets d'investissement.Le pari de la prospérité en 2005 : réalisable ?Si l'on regarde les chiffres comparatifs de l'étude de Price Waterhouse Coopers, on constate que Montréal arrive au 8e rang sur 15 pour le nombre d'entreprises de 100 employés et plus dans les secteurs de pointe avec 253 établissements privés sur son territoire.Ces entreprises fournissent 107 000 emplois dans les trois secteurs répertoriés que sont l'aérospatiale, le biopharmaceutique et les TI.C'est ce qui fait que si on regarde le classement de l'emploi per capita, Montréal arrive au 4e rang dans ces trois secteurs en Amérique du Nord, devancés par San Francisco, Seattle et Boston.Les résultats de cette étude nous intéressent d'autant plus qu'à Montréal International, nous avons adopté une approche sectorielle pour le développement des investissements étrangers.Nos secteurs ciblés, en plus de ceux identifiés dans l'étude PWC, sont le transport, la logistique et la distribution à valeur ajoutée, le commerce électronique et les organisations internationales.Cela dit, pour nous, tous les investissements sont importants quelque soit le secteur d'activité économique.En continuant notre travail de facilitateur auprès des investisseurs étrangers et des organisations internationales dans l'ordre de grandeur actuel, soit environ un milliard de dollars d'investissement par année et quelque 5000 emplois, ce qui semble parfaitement réaliste si on se fie aux prévisions de croissance économique même les plus conservatrices comme celles du Conference Board, nous sommes convaincus de faire grimper le Grand Montréal plus haut dans la liste des grandes technopoles non seulement nord-américaines, mais mondiales.Le pari du financement privé Les preuves de la nécessité d'un organisme comme le nôtre ne sont plus à faire.Du Greater Baltimore Alliance au London First en passant par le Joint Venture Silicon Valley Network, sans oublier le « Invest in France.com », toutes les grandes agglomérations urbaines se sont dotées d'outils de promotion et de prospection à l'international.La concurrence est vive à l'échelle mondiale et nous contribuons à aider les entreprises à y faire face.C'est pourquoi, nous pouvons aussi compter sur une base d'appui solide dans le secteur privé, ce qui n'est pas négligeable.Car, si le financement de notre fonctionnement provient du secteur public, les projets spéciaux, les missions, les outils de promotion sont eux financés en bonne partie par des fonds privés.Une centaine d'entreprises de la région sont membres de Montréal International depuis les tout débuts ; elles avaient pris un engagement de cinq ans à notre endroit, elles l'ont respecté dans une proportion qui frise les 100 %.Nous avons débuté récemment une campagne de financement visant à solliciter un nouvel engagement de leur part et à élargir notre base d'appui.Deux membres influents de la communauté d'affaires ont accepté de coprésider cette campagne ; il s'agit de messieurs André Bérard, de la Banque nationale, dont l'intérêt pour la situation de la métropole ne se dément pas, et Jacques Lamarre, de SNC-Lavalin, une pionnière dans le développement international des affaires.Plusieurs collègues ont accepté sur une base sectorielle de faire leur part pour recruter de nouveaux joueurs autour de MI et nous en sommes fiers.Avec en tête le président du Conseil de Montréal International depuis la fondation, Francis Fox (Rogers Télécommunications), il s'agit de messieurs Robert E.Brown (Bombardier), Martin Tremblay (Ubisoft), André Caillé (Hydro-Québec), Guy Marier (Bell Québec), Charham Bolouri (Nortel Networks), Bruno Riverin (Mouvement Desjardins), Jean-Pierre Sauriol (Dessau-Soprin), Serge Savard (Internationaux du sport) pour n'en nommer que quelques-uns.Tous ensemble, nous croyons fermement que contribuer à accroître les investissements dans le Grand Montréal, c'est en quelque sorte s'aider soi-même, c'est bâtir une économie solide en lien avec les universités et les centres de recherche, qui fournit des emplois de qualité à toutes et à tous.La stratégie adoptée en 1996 par les gens d'affaires et les intervenants municipaux à l'effet de créer un organisme dédié à la promotion et à la prospection pour parler d'une seule et même voix était la bonne, mais de notre expérience des dernières années, il faut retenir que la compétition entre les grandes agglomérations urbaines du monde est de plus en plus féroce, organisée et en constante mouvance.Pendant que les villes vedettes luttent pour conserver leur titre, naissent de nouveaux pôles de compétition avec lesquels il faut désormais compter, bref tout succès n'est jamais définitivement acquis.Il est donc hors de question pour le Grand Montréal de s'asseoir sur ses lauriers, ni au plan des investissements étrangers, ni à celui de l'attraction des organisations internationales, qui contribuent grandement au rayonnement et à la notoriété de notre région.Première chronique de l'année 2001.Il n'est pas trop tard pour vous en souhaiter une bonne et heureuse, chers lecteurs, pas trop tard non plus pour continuer dans l'esprit des Fêtes en abusant des superlatifs.(Les superlatifs sont comme le chocolat, le champagne, les amandes et le foie gras : en petite quantité, c'est sain et délicieux ; mais on atteint vite l'excès.) Voici donc un palmarès aussi bref que subjectif des meilleures et des pires déclarations ayant émané de notre petit monde politique en 2000.n n n LA DÉCLARATION LA PLUS SYMPATHIQUE : Jonathan Valois, le président du Comité des jeunes du PQ, s'opposant aux courants anti-immigrants : « Je suis un enfant de la loi 101 et je ne peux pas accepter qu'on essaie d'écarter des gens avec lesquels j'ai grandi.» Voilà bien le beau son du Québec nouveau, ou en tout cas du Montréal nouveau : des jeunes d'horizons divers que l'école française a réunis.C'est le fruit magnifique de la loi 101, qui permet aux jeunes Québécois francophones de vieille souche de s'approprier le plus joli slogan du 20e siècle : « Touche pas à mon pote.» LA DÉCLARATION LA PLUS HILARANTE : René Angélil expliquant pourquoi il a forcé le magazine 7 Jours à jeter à la poubelle 200 000 exemplaires porteurs d'un titre qui déplaisait à Monsieur et à son épouse : « Je ne comprends pas pourquoi (ce magazine) a choisi de jouer le sensationnalisme.Je trouvais que c'était (un titre) de mauvais goût.» On reconnaît bien là la réserve toute patricienne du couple Dion-Angélil, si connu pour la discrétion légendaire dont il entoure sa vie privée et pour le bon goût dont il fait preuve en matière de décoration résidentielle comme de festivités matrimoniales.LA DÉCLARATION LA PLUS STUPÉFIANTE : Joe Clark au lendemain d'un scrutin où il a fait perdre huit sièges et près d'un million de voix au Parti conservateur, invitant les alliancistes à s'intégrer à son parti, et à ses propres conditions en plus ! On reconnaît bien là la fable éternelle de la grenouille et du boeuf, le vaincu bombant le torse et se prenant pour le vainqueur.LA DÉCLARATION LA PLUS AFFLIGEANTE : Il y en a quatre, en fait, mais comme elles viennent de la même personne, on n'en fera qu'un seul beau bouquet.C'est Jean Chrétien débarquant en mission officielle à Jérusalem, au coeur même de la poudrière du Proche-Orient, et expliquant pourquoi il ne va pas à Jérusalem-Est, où se trouve le bureau de l'Autorité palestinienne : « Je ne sais même pas où je suis.Au nord, au sud, à l'est, à l'ouest ?» Les Palestiniens sont furieux.Le lendemain, histoire de réparer sa gaffe, il déclare que les Palestiniens seraient justifiés de déclarer l'indépendance unilatéralement en cas d'échec des négociations avec Israël.Ah tiens ! Et pourquoi pas le Québec, alors ?Troisième jour.Pour réparer sa deuxième gaffe, M.Chrétien explique que le Québec est un cas différent puisque la province n'est ni occupée ni opprimée.Cette fois, ce sont les Israéliens qui sont furieux.Quatrième jour.Pour réparer sa troisième gaffe, M.Chrétien justifie les visées israéliennes sur le lac de Tibériade en ces termes : « Au Canada, on a beaucoup de lacs.Eux autres, ils n'en ont qu'un.» Au tour des Syriens d'être furieux.Cinquième jour.Pour réparer sa quatrième gaffe, M.Chrétien déclare que les 30 000 soldats syriens stationnés au Liban ne sont pas une force d'occupation.Cette fois, ce sont les Libanais qui sont fâchés.Heureusement, le sixième jour, M.Chrétien rentrait au pays, où, comme on l'a vu le 27 novembre, il est en terrain nettement plus solide qu'à l'étranger.M.Chrétien ne fait peut-être pas la différence entre Jérusalem-Est et Jérusalem-Ouest, mais il connaît son Canada, c'est le moins qu'on puisse dire.LA DÉCLARATION LA PLUS INQUIÉTANTE : Yves Ryan, 72 ans, maire de Montréal-Nord depuis 37 ans, qui, après s'être battu comme un beau diable contre les fusions, semble maintenant reluquer vers la mairie du méga-Montréal : « Les Montréalais et les banlieusards ne sont pas des ennemis », dit-il en laissant entendre qu'il va s'intéresser à l'hôtel de ville de la rue Notre-Dame.M.Ryan est encore plus économe et austère que son frère Claude.Il n'a jamais appris à travailler avec une secrétaire, se méfie comme de la peste de tous les grands projets et de ce qu'il appelle le « luxe », et ne prend jamais de vacances.Sous sa houlette, on roulera les trottoirs de bonne heure.LA DÉCLARATION LA PLUS ATTENDUE : La ministre Louise Harel, au soir de l'adoption du projet sur les fusions municipales : « Le gouvernement a exprimé son intention de passer à l'action sans se laisser paralyser par un consensus impossible.» Ainsi se termina ce qu'il convient d'appeler l'année de Louise Harel, une petite femme douce et patiente qui a des sourires de fine mouche, une tête de pioche sur les épaules et beaucoup de coeur au ventre, et à qui l'on devra d'avoir habilement piloté le dur dossier de la renaissance de Montréal.n n n Bonne année à tous, chers lecteurs ! Je vous souhaite une seule chose, le bonheur Ð c'est simple, c'est court, et ça englobe tout le reste.PHOTOTHÈQUE, La Presse Le maire de Montréal, Pierre Bourque, et Jacques Girard, président-directeur général de Montréal international.Ce dernier brosse un bilan positif des réalisations de MI depuis sa création.Il cite des données d'une étude menée par la firme Price Waterhouse Coopers qui place la région de Montréal au quatrième rang des métropoles d'Amérique du Nord quant au développement des secteurs de pointe, soit l'aérospatiale, les technologies de l'information et le biopharmaceutique.Il est hors de question pour le Grand Montréal de s'asseoir sur ses lauriers, ni au plan des investissements étrangers, ni à celui de l'attraction des organisations internationales.La compétition entre les grandes agglomérations urbaines du monde est de plus en plus féroce, organisée et en constante mouvance. 6LP1201A0106 A12 Samedi 6LP1201A0106 ZALLCALL 67 00:50:12 01/06/01 B Les hôpitaux auraient pu disposer de plus d'infirmières dès les premiers jours de l'année JEAN-FRANÇOIS BÉGIN CONTRAIREMENT À CE qu'on pourrait croire, les dirigeants d'hôpitaux auraient pu disposer de plus d'infirmières dès les premiers jours de l'année et ainsi éviter en partie l'engorgement actuel dans les urgences.En théorie, du moins.Depuis que les urgences des hôpitaux montréalais ont recommencé à déborder, au début de la semaine, on nous promet que tout ira mieux à compter du lundi 8 janvier.Ce n'est qu'alors que les infirmières dont manquent désespérément les hôpitaux afin de rouvrir leurs lits auront épuisé leurs congés des Fêtes.N'aurait-on pu s'arranger pour que les infirmières rentrent au travail dès le lendemain du jour de l'An ?Après tout, l'expérience des dernières années montre clairement que les malades n'attendent pas le 8 janvier pour se présenter en masse aux urgences ! (À 209 %, hier, le taux d'occupation global des 17 urgences de Montréal était identique à celui observé à la même date l'an dernier.) Les infirmières bénéficient de quatre congés fériés pendant les Fêtes, soit les 25 et 26 décembre et le 1er et le 2 janvier.Dans les faits, elles travaillent une semaine sur deux, mais obtiennent des congés compensatoires pour les deux jours fériés travaillés.Ces congés compensatoires, la coutume veut que les infirmières les prennent immédiatement avant ou après le congé que l'employeur est tenu de leur donner.Par exemple, si une infirmière a travaillé les 25 et 26 décembre, elle aura congé le 1er et le 2 janvier, de même que les deux jours précédents ou suivants.À cela s'ajoutent leurs congés hebdomadaires, voire d'autres congés accumulés, que les infirmières utilisent pendant les Fêtes pour prolonger leur période de répit.Au bout du compte, les infirmières sont donc absentes de l'hôpital pendant quatre, cinq, voire six ou sept jours consécutifs Ð ce qui n'a rien d'anormal pour la saison.Mais c'est aussi en bonne partie pour ça qu'il faut attendre plus d'une semaine après le jour de l'An pour que les hôpitaux retrouvent un rythme d'activités normal.Or, le contrat de travail des infirmières prévoit que l'employeur doit accorder les congés compensatoires dans les quatre semaines qui suivent ou qui précèdent le jour férié.On pourrait ainsi très bien répartir ces congés pendant tout le mois de décembre, par exemple, pour s'assurer d'avoir du personnel disponible dès le 3 ou le 4 janvier.À la Fédération des infirmières du Québec, on repousse l'argument.« La pratique a toujours été que l'employeur autorise la prise des compensatoires dans le temps des Fêtes, c'est un acquis, dit Lise Martel, porte-parole de la FIIQ.En plus, si j'étale la prise des congés sur une plus longue période, j'étale aussi les problèmes, même si je les atténue peut-être un peu après le jour de l'An.» Du côté des employeurs, on n'est pas plus chaud à l'idée.« Tout est envisageable, mais imaginez le climat de travail qui en résulterait, dit Odette Plante-Marot, directrice des soins infirmiers du CHUM.Les infirmières ont souvent des enfants qui sont en vacances à Noël, elles ont besoin de répit.Je ne suis pas sûr qu'on serait gagnant à long terme en créant un climat d'insatisfaction.La convention, c'est une chose, mais il y a aussi des us et coutumes qu'il faut essayer de respecter dans les hôpitaux.» Au CHUM, la situation est toutefois compliquée cet hiver par le fait que la direction, en accord avec les syndicats infirmiers, a décidé l'an dernier de permettre à un nombre limité d'infirmières de prendre des vacances pendant les Fêtes, afin de disposer en retour de plus de personnel pendant l'été, autre période où le manque d'infirmières se fait âprement sentir.Une décision qui sera réévaluée, à la lumière des débordements des derniers jours, a indiqué Mme Plante-Marot.TimeportMC est une marque de commerce de Motorola, Inc.Le premier cellulaire avec affichage couleur est dans notre cour.Le téléviseur couleur fait le bonheur de tous depuis au moins 50 ans.Il était grand temps qu'un cellulaire en fasse autant.Voici donc le seul appareil au Canada avec affichage couleur : le nouveau Motorola TimeportMC P8767.Un téléphone numérique trimode, branché sur le Net, qui devrait s'envoler en un rien de temps.Pour en savoir plus, passez à un magasin Espace Bell, chez un dépositaire Bell Mobilité ou composez le 1 888 4MOBILE.Pour connaître l'adresse la plus près de chez vous, tapez www.bell.ca/boutiques 2918894A Cigare et pipe aussi nocifs que la cigarette pour la denture Agence France-Presse WASHINGTON Ð Le fait de fumer cigares ou pipe est aussi nocif pour la mâchoire et pour les dents que de consommer des cigarettes, indique une étude à paraître aujourd'hui dans le Journal of Periodontology.Selon cette enquête, 17,6% des fumeurs, actuels ou anciens, de cigares et de pipe souffrent de problèmes dentaires, soit une proportion près de trois fois plus importante que pour les non-fumeurs.Ces fumeurs perdent également plus souvent leurs dents que les autres, souligne cette étude réalisée sur 705 personnes de 21 à 92 ans: les fumeurs avaient perdu en moyenne 5,1 dents, contre 3,9 pour les anciens fumeurs et 2,8 pour les non fumeurs.Les consommateurs de cigares, enfin, ont autant de risque que les fumeurs de cigarettes de perdre de la masse osseuse dans les alvéoles dentaires, les cavités dans lesquelles sont implantées les racines des dents, souligne le principal auteur de l'étude, le Pr Jasim Albandar, de l'Université Temple de Chicago. 6LP1301A0106 a13 samedi 6LP1301A0106 ZALLCALL 67 00:47:50 01/06/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 6 JANVIER 2001 A13 ACTUALITÉS Naissance chaotique d'un « CHUM » parisien On croyait le futur Centre hospitalier universitaire de Montréal déjà riche en controverse avec ses querelles de chapelles et ses discussions interminables autour de l'emplacement du nouveau bâtiment.« Je le croirai quand je l'aurai vu.» On disait la même chose à Paris, jusqu'à l'ouverture du nouvel hôpital ultramoderne Georges-Pompidou, que La Presse a récemment visité.Son histoire pourrait bien être celle du CHUM.Souhaitons qu'elle soit moins laborieuse.Avec ses grandes baies vitrées, ses passerelles, son allée de granit brillant et ses palmiers, le nouvel hôpital européen Georges-Pompidou (HEGP) a plus l'air d'un aéroport ou d'un palais des congrès que d'un établissement de santé.Le parcours à obstacles rocambolesque qui a mené à son ouverture, l'été dernier, est devenu un inépuisable sujet de blagues chez les jeunes internistes parisiens.Il y a quelques jours, l'ouverture des urgences a été encore une fois reportée après la découverte de cas de maladie du légionnaire liés à la contamination du système d'eau chaude.La mise en service progressive du bâtiment aurait provoqué une stagnation de l'eau.Ces nouveaux problèmes s'ajoutent à une longue série de retards, dysfonctionnements et pannes informatiques.Malgré tout, l'expérience de l'HEGP suscite l'intérêt, y compris au Québec.La ministre de la Santé, Pauline Marois, a visité les lieux l'été dernier, rapporte la direction de l'hôpital.Comme le CHUM, l'hôpital est né de la fusion de trois hôpitaux, Laennec, Boucicaut et Broussais, jugés vétustes et coûteux à rénover.L'emplacement est controversé, sur le bord de la Seine.Quant aux coûts, ils sont jugés exorbitants dans un contexte de « rationalisation » budgétaire.Autre refrain connu : on économise en réduisant le nombre de lits et d'employés tout en favorisant la chirurgie d'un jour.La période de transition a entraîné des incertitudes chez le personnel, confusion dans l'ordre des transferts, guerres d'écoles parmi les spécialistes et chefs de service.Les tensions ne sont pas disparues lors de l'inauguration officielle, le 21 décembre.Le président Jacques Chirac a été accueilli par des brancardiers en grève protestant contre le manque d'effectifs.En cours de route, les coûts du projet ont augmenté de 9 %, passant à 1,8 milliard de francs (450 millions canadiens).L'ouverture a été maintes fois reportée, les travaux prenant du retard.Si la première pierre a été posée en 1993, la construction n'a démarré qu'un an et demi plus tard.Les plans de l'architecte Aymeric Zublema, coauteur du Stade de France, ont dû être ajustés plusieurs fois à la nouvelle technologie médicale, parfois même après la construction.Comble de malchance, l'entrepreneur chargé de la façade a fait faillite pendant les travaux.Aux déboires de la construction se sont ajoutés des problèmes de rodage.En plein mois d'août, alors que tout Paris ferme ses portes pour les vacances et que l'hôpital accueillait ses premiers patients, un transformateur électrique a sauté.« Ça nous a permis de tester en grandeur réelle que tous les systèmes de sécurité fonctionnaient bien.À aucun moment les malades n'ont été mis en situation de risque », tempère le professeur Jean-Yves Fagon, chef du Comité consultatif médical.Des fuites d'eau sur les canalisations ont révélé que des joints avaient été volés.En septembre, la climatisation fontionnait mal dans certains secteurs.Trop forte en zinc, l'eau n'était pas potable.Des problèmes d'approvisionnement ont aussi été signalés.Personnel désabusé Si le bâtiment n'était pas prêt, il aurait fallu attendre encore, quitte à retarder une fois de plus l'ouverture, critique Michel Gilbert, secrétaire du syndicat CGT (Confédération générale du travail) à l'union locale du 14e arrondissement de l'Assistance publique des hôpitaux de Paris, l'organisme qui chapeaute les hôpitaux de la capitale.Le personnel rencontré lors de notre visite était plutôt désabusé.Rivée à un poste informatique où elle tentait de faire fonctionner un logiciel de prise de rendez-vous, une aide- soignante ne voyait pas de grands avantages à l'informatisation des dossiers médicaux.« Il était trop ambitieux de vouloir informatiser d'un coup l'hôpital en entier », commente de son côté le Dr Alain Guinvarch, du service de réanimation cardiaque, rencontré alors qu'il prenait une pause avec des collègues au café-terrasse de l'HEGP.Des « écueils » ?L'euphémisme fait sourire autour de la table.« Oui, disons qu'il y a des écueils.» Il y a quelques années, la pertinence même du projet a été remise en cause.Dans une entrevue au quotidien Le Monde, le responsable de l'agence d'hospitalisation pour la région parisienne qualifiait d'« erreur stratégique majeure » la construction de l'hôpital du 15e arrondissement.Tout le monde s'entend pour dire que le sud-ouest de Paris est suréquipé en hôpitaux.Les besoins sont ailleurs, en banlieue.Pourtant, le projet a reçu l'aval de deux gouvernements différents.Et le paquebot de 120 000 mètres carrés s'est finalement amarré sur le bord de la Seine, entre le parc André- Citroën et les bureaux des chaînes de télévision.La création du nouvel hôpital se justifie avant tout par la fermeture de trois hôpitaux du sud-ouest de la ville.La construction est entièrement financée par la vente des terrains laissés vacants.« La durée moyenne d'hospitalisation diminue.Les plateaux techniques augmentent.On a besoin de moins de lits », indique le directeur adjoint de l'hôpital, Frédéric Boiron.Au total, on ferme 400 lits pour n'en garder que 820.L'hôpital emploie près de 3500 employés.Mille travailleurs sont dirigés vers d'autres établissements.D'autres postes sont supprimés par des départs à la retraite.Avec les seules économies de salaire en suppression de postes, l'hôpital est remboursé en 10 ans, estime Gilbert Picque, du syndicat CGT de Broussais.À 1,2 milliard de francs annuellement, le coût de fonctionnement est presque aussi élevé que les frais de construction.Cela gruge un gros budget, concède M.Boiron.« Mais on ne présente que la moitié du problème.C'est d'abord une restructuration.On ferme trois hôpitaux.» Et on dessert un demimillion de personnes.« On a constaté que la restructuration des hôpitaux n'est facile nulle part.On dit que les Français ont des structures administratives lourdes, compliquées.Il semble que dans la sphère anglo-saxonne, ce ne soit pas nécessairement plus facile », constate l'administrateur.Quelles leçons peut-on tirer de l'expérience « Ça rend modeste », confie le directeur ajoint de l'HEGP.Pour réussir, il faut avoir la « capacité à prévoir les évolutions, se donner le maximum de souplesse, dit-il.La technologie évolue.On s'est adapté en cours de route ».Il insiste sur l'importance d'investir sans compter dans les nouvelles technologies, d'user de gros bon sens et de pragmatisme.La restructuration d'un hôpital universitaire et la création d'un projet médical cohérent demandent du temps.Pour que l'hôpital soit sur ses rails, il compte encore un an après la fin du déménagement.« Il faut se donner le temps de la concertation.Mais une fois que la décision est prise, on doit s'y tenir.Pas facile non plus de bâtir une nouvelle culture d'entreprise.« Il faut que cet hôpital ait sa logique propre qui ne soit pas juste l'addition des trois hôpitaux d'origine mais une véritable fusion des cultures différentes.C'est un long travail », souligne le professeur Fagon, président du Comité consultatif médical.« Dans la situation actuelle, ce n'est pas simple.Mais c'est face aux difficultés que souvent les communautés se retrouvent.» À ce compte, tous les espoirs sont permis pour l'HEGP.Comme le CHUM, l'hôpital est né de la fusion de trois hôpitaux jugés vétustes et coûteux à rénover.Quant aux coûts, ils sont jugés exorbitants.Photos MARIE CLAUDE GIRARD, La Presse © La beauté du bâtiment où la lumière naturelle prime, l'équipement de pointe, l'approche multidisciplinaire, le service hôtelier, l'informatisation de l'hôpital et des dossiers jusqu'à la disparition éventuelle du papier sont au nombre des attraits de l'hôpital le plus moderne de France.L'hôpital sans papier Après la rigolade, les détracteurs pourraient déchanter « Je suis pressé d'aléas l'HEGP », lit-on dans un tract du syndicat CGT, qui n'y est pas allé de main morte dans ses mémos gouailleurs sur les déboires de l'hôpital européen Georges- Pompidou.Une fois la rigolade passée, l'hôpital Georges- Pompidou pourrait bien faire des envieux.S'il arrive à vaincre ses problèmes d'implantation, le nouvel établissement alliant services généraux et recherche universitaire aura de quoi faire rêver les patients et les professionnels de la santé.« On est victime du phénomène de nouveauté.Il y a beaucoup de jalousie, beaucoup d'intérêts », estime le directeur adjoint, Frédéric Boiron.La beauté du bâtiment où la lumière naturelle prime, l'équipement de pointe, l'approche multidisciplinaire, le service hôtelier, l'informatisation de l'hôpital et des dossiers jusqu'à la disparition éventuelle du papier sont au nombre des attraits de l'hôpital le plus moderne de France.Pour les patients, la perspective d'obtenir les soins les plus avancés et des « services hôteliers » de grande qualité est plutôt alléchante.Plus de 90 % des chambres sont individuelles, 15 % sont pourvues d'un second lit pour les proches des malades.Une bibliothèque, avec lecteurs de cédéroms, est à la disposition des patients.La circulation est planifiée de façon à ce que les patients debout ne croisent jamais les malades alités.Le jour de notre visite, le restaurant des employés Ð qui sert aussi les patients dans de la vaisselle de porcelaine s'il vous plaît Ð , proposait une fricassée de boeuf sauce charcutière, du poulet façon Bressane, un sauté de mouton et du steak haché grillé, le tout accompagné de chou braisé, gratin dauphinois, tomate au four, frites ou bouquetière de légumes.Le service de restauration a été confié à l'entreprise privée.« C'est très très bon », note mon guide, Jean-François Kervizic, un des responsables des communications à l'HEGP.Plutôt que par services, l'hôpital est géré par « pôles » d'activités dont les coordonnateurs médicaux sont élus par leurs pairs.On mise sur le décloisonnement des spécialités et sur une plus grande souplesse d'accueil.Disparu le comptoir unique : les patients sont accueillis là où ils doivent être traités.Les pôles fixent leurs priorités en matière d'équipement, de personnel et autres dépenses.Trois pôles cliniques se concentrent autour des urgences et des réseaux de soins, des maladies cardiovasculaires et de la cancérologie.Tout autour, des pôles techniques fournissent des services de biologie, d'imagerie et d'anesthésie-réanimation.Un dernier pôle regroupe l'accueil, l'approvisionnement, l'entretien et l'hôtellerie.Une fois l'informatisation terminée Ð et la technologie maîtrisée ! Ð, les dossiers des patients pourront être consultés en tout temps par différents professionnels.Selon leur ordre hiérarchique, ils auront accès en tout ou en partie au dossier : prise de rendezvous, prescriptions, notes sur l'état de santé, résultats d'examens.Les médecins pourront même y consulter les radiographies.À terme, on souhaite que le médecin de famille reçoive les dossiers de ses patients, même s'il travaille à l'extérieur de l'hôpital.Les prélèvements sont traités automatiquement.Déposées sur un circuit automatisé, les prises de sang sont analysées et l'information enregistrée dans le système informatique sans qu'un technicien ait à lever le petit doigt.Au sous-sol, l'entrepôt est lui aussi robotisé.« Il y a beaucoup de collègues qui, après avoir rigolé, se rendent compte que c'est un hôpital superbe.Ils aimeraient bien y travailler », constate le professeur Jean-Yves Fagon qui, à titre de président du Comité consultatif médical, reçoit les candidatures de spécialistes.« Je crois qu'on est maintenant dans un marché de la santé concurrentiel.Il y a un certain nombre d'hôpitaux privés, dans les XIVe et XVe arrondissements pour qui on est des concurrents.Ça n'arrange personne qu'on arrive.» En cours de route, les coûts du projet ont augmenté de 9 %, passant à 1,8 milliard de francs (450 millions canadiens), et l'ouverture a été maintes fois reportée, les travaux prenant du retard. 6LP1401A0106 a14 samedi 6LP1401A0106 ZALLCALL 67 00:47:58 01/06/01 B A 1 4 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 6 J ANV I E R 2 0 0 1 Une lutte syndicale pour préserver un hôpital Si des voix s'élèvent aujourd'hui pour protester contre le manque d'effectifs à l'hôpital Georges-Pompidou, la fermeture de trois hôpitaux n'a pas déclenché de grand tollé du côté syndical.De tous les nombreux syndicats présents, seul le syndicat CGT (Confédération générale du travail) de l'hôpital Broussais s'est vraiment battu pour conserver des activités hospitalières dans l'hôpital du sud de Montparnasse.Apparemment, les autres ne voyaient pas trop d'un mauvais oeil le déménagement dans un hôpital flambant neuf.Le syndicat a fait signer des milliers de cartes contre la fermeture de l'institution et proposé d'y installer des services de gériatrie, en réponse à une demande croissante.Mais il n'aura pas empêché la fermeture des urgences et de la majorité des services de Broussais.Finalement, 275 employés resteront à Broussais.On y implantera des services de réadaptation cardiaque et vasculaire, de soins de longue durée, de dialyse et de planification familiale.Ici comme à l'hôpital Boucicaut, on ne sait pas ce qu'il adviendra des locaux vacants.La question est d'autant plus pertinente que le nouvel hôpital doit se financer par la vente des bâtiments fermés.L'hôpital Laennec, qui compte un bâtiment patrimonial du XVIIe siècle, sera vendu à un promoteur qui en fera un hôtel 4 étoiles, 170 logements privés, et une centaine de logements sociaux.L'Institut des sciences politiques y logera de même qu'un centre d'accueil gériatrique.En visitant l'hôpital Broussais, cet automne, on croisait dans les couloirs déserts des médecins vidant leurs étagères, des infirmières- cadres bientôt retraitées récupérant une table ou un meuble inutilisé.Dans l'allée centrale de l'hôpital de type pavillonnaire, le jardinier Serge Pezet, à Broussais depuis 25 ans, s'affaire encore.Il est un de ceux qui se sont battus le plus contre la fermeture de l'hôpital.Dans ses platesbandes de fleurs, il a dessiné des messages à l'intention du directeur.L'année dernière, c'était un coeur de fleurs rouges transpercé par une flèche.La cardiologie était la spécialité de l'hôpital.Cette année, c'était un message codé en forme de signes de ponctuation : « ?!.» Une façon de demander : « Qu'adviendra-t-il de Broussais ?» Les multiples reports de l'ouverture de l'hôpital ont créé une certaine inquiétude chez le personnel.Au début de septembre, la responsable des transferts de personnel à Broussais ne savait toujours pas s'il y aurait une place pour elle quelque part dans le réseau.« Le personnel est dépité, les usagers paumés », commente Catherine Lougare, secrétaire du syndicat CGT de Broussais.Patiemment, sans oublier un détail, son collègue Gilbert Picque, fait visiter l'hôpital fermé.Ici, c'était une salle de chirurgie cardiaque, avec, au-dessus, une passerelle pour les visiteurs et étudiants qui voulaient assister aux opérations du chirurgien vedette de l'établissement, le professeur Alain Carpentier.Au dernier étage, près du bureau du directeur, on tombe sur un portrait de M.Broussais lui-même.Une étiquette y est attachée : à envoyer au musée de l'Assistance publique des hôpitaux de Paris.« Ils ont du mal à argumenter sur les raisons du regroupement », déplore Michel Gilbert, secrétaire CGT à l'union locale du 14e de l'Assistance publique des hôpitaux de Paris.Au fond, dit-il, l'objectif est de faire des économies de personnel.« Nos enfants auront 1000 places en moins pour travailler.» On craint que l'HEGP exige une trop grande polyvalence du personnel infirmier, l'appelant à passer sans grande préparation d'un service spécialisé à un autre.La gestion par pôle plutôt que par service suscite aussi des inquiétudes.« Cela part déjà d'une réforme hospitalière qui remonte à une dizaine d'années.On veut fermer des lits dans différents hôpitaux », rappelle M.Gilbert.En province, les luttes pour préserver un hôpital ou un service ont été beaucoup plus fortes, dit-il.À Paris, où il ne manque pas d'hôpitaux, la mobilisation semble plus difficile.Il existe en France un réseau d'hôpitaux privés fonctionnant en parallèle ou en complémentarité avec les établissements publics.M.Gilbert estime qu'on tend de plus en plus à les mettre en compétition.Ici aussi, on parle de moins en moins de malades mais de « clients ».La dimension humaine des soins est en train de disparaître, déplore Rolland Aubert, du syndicat CGT de Laennec.« Ce que je n'aime pas, c'est la concentration.De très grandes structures qui n'ont pas taille humaine.» Malgré tout, il ne souhaite qu'une chose, « c'est que l'HEGP fonctionne ».Photo MARIE-CLAUDE GIRARD, La Presse © Le syndicat CGT de l'hôpital Broussais a fait signer des milliers de cartes contre la fermeture de l'institution Broussais et proposé d'y installer des services de gériatrie, en réponse à une demande croissante.Mais il n'aura pas empêché la fermeture des urgences et de la majorité des services de l'hôpital.Ci-dessus, le jardinier Serge Pezet et Gilbert Picque, du syndicat CGT. 6LP1501A0106 a15 samedi 6LP1501A0106 ZALLCALL 67 00:51:40 01/06/01 B Les travailleurs autonomes ne veulent pas payer pour des avantages sociaux Presse Canadienne OTTAWA Ð Les travailleurs autonomes se montreraient plutôt tièdes à l'idée qu'on déduise une partie de leurs revenus pour s'assurer d'avoir droit à des avantages sociaux, si l'on en croit un sondage réalisé en septembre dernier pour le compte du ministère fédéral du Développement des ressources humaines.En fait, 59 % des personnes interrogées ont affirmé qu'elles n'étaient pas prêtes à profiter d'un programme de congé parental payé si cela signifiait qu'elles devaient perdre une partie de leur salaire sous forme de contribution volontaire.Mais les deux tiers des répondants ont dit qu'ils étaient d'accord pour verser périodiquement des contributions financières et s'assurer ainsi de congés de maladie.Le gouvernement fédéral a étiré le congé parental prévu pour les employés à temps plein, qui passe de 10 à 35 semaines et qui s'ajoute aux 15 semaines offertes aux mères.Mais ce congé n'est offert qu'aux parents qui contribuent au régime d'assurance-emploi.Quant à eux, les travailleurs autonomes n'ont droit à aucun congé payé lorsque la famille s'agrandit.Lors du recensement de 1996, environ 1,8 million de Canadiens se disaient « travailleurs autonomes ».On estime qu'ils constituent 13 % de la main-d'oeuvre.Le sondage, mené auprès de 802 travailleurs autonomes, a été réalisé par la firme Compas Research ; la marge d'erreur est de 3,5 %, 19 fois sur 20.NEW YORK NEWARK $199$ WASHINGTON, DC BALTIMORE $199$ BOSTON PORTLAND, ME $209$ PHILADELPHIE PITTSBURGH $229$ CLEVELAND DETROIT $239$ CHICAGO/MILWAUKEE FORT WAYNE $269$ FORT LAUDERDALE $359$ MIAMI $359$ HOUSTON DALLAS-FORT WORTH $429$ LOS ANGELES SAN FRANCISCO $449$ LONDRES $398$ 13 JANV.- 3 MARS 2001 PORT-AU-PRINCE $429$ 13 JANV.- 15 FÉVRIER 2001 19 MARS - 10 MAI 2001 KINGSTON (JAMAÏQUE) $459$ 13 JANV.- 15 FÉVRIER 2001 19 MARS - 10 MAI 2001 COPENHAGUE STOCKHOLM2/OSLO2 $529$ 13 JANV.- 5 AVRIL 2001 23 AVRIL - 10 MAI 2001 ROME MILAN $699$ 13 JANV.- 28 FÉVRIER 2001 TEL AVIV $1099$ 13 JANV.- 22 MARS 2001 23 AVRIL - 10 MAI 2001 SHANGHAI BEIJING $1299$ 13 JANV.- 10 MAI 2001 TAIPEI $1299$ 4 FÉVRIER - 10 MAI 2001 HONG KONG $1499$ 4 FÉVR.- 10 MAI 2001 SYDNEY $1549$ 26 FÉVR.- 10 MAI 2001 TORONTO $158$ HALIFAX $259$ WINNIPEG $259$ CHARLOTTETOWN $279$ ST.JOHN'S (T.-N.) $299$ CALGARY EDMONTON $329$ SASKATOON REGINA $339$$ VANCOUVER $349$ VICTORIA $409$ KELOWNA $419$ CANADA: POUR DES VOYAGES EFFECTUÉS D'ICI LE 28 FÉVRIER 2001.ÉTATS-UNIS INTERNATIONAL : LA DERNIÈRE DATE DE DÉPART EST LE 10 MAI 2001, SAUF AVIS CONTRAIRE.MUNICH $459$ 13 JANV.- 5 AVRIL 2001 BERLIN $499$ 13 JANV.- 5 AVRIL 2001 23 AVRIL - 10 MAI 2001 DÜSSELDORF $499$ 13 JANV.- 5 AVRIL 2001 23 AVRIL - 10 MAI 2001 FRANCFORT $499$ 13 JANV.- 5 AVRIL 2001 23 AVRIL - 10 MAI 2001 HAMBOURG $499$ 13 JANV.- 5 AVRIL 2001 23 AVRIL - 10 MAI 2001 EN COLLABORATION AVEC LE MEMBRE DU RÉSEAU STAR ALLIANCEMC LUFTHANSA.2En collaboration avec le membre du réseau Star AllianceMC SAS.\u2020Jusqu'à 40% de rabais.Les réductions sont fondées sur les plus bas tarifs publiés toute l'année.Sauf avis contraire, les vols peuvent être assurés sur des appareils d'Air Canada, des transporteurs Liaison Air CanadaMD, de Canadien InternationalMC ou de Canadien RégionalMC.Tarifs en vigueur au moment de la publication.Applicables aux nouvelles réservations seulement.Les tarifs sont sous réserve de l'approbation du gouvernement.Les taxes, les redevances de navigation de NAV CANADA et les frais d'aéroport ne sont pas inclus.Les billets doivent être achetés au plus tard le 16 janvier 2001.Achat sept jours à l'avance pour toutes les destinations.Destinations canadiennes et américaines : les voyages doivent prendre fin au plus tard le 10 mai 2001 (sauf avis contraire).Des périodes de restriction s'appliquent pour les voyages pour la Floride : du 1er au 18, 23 et 24 mars, 1er avril et du 12 au 17 avril 2001.Destinations internationales : la dernière date de départ est le 10 mai 2001 (sauf avis contraire).Des périodes de restriction s'appliquent pour les voyages pour l'Amérique du Sud: du 21 au 25 février 2001.Les billets sont totalement non remboursables.Le nombre de places est limité et fonction de la disponibilité.Des restrictions quant aux jours et aux heures peuvent s'appliquer.Les tarifs peuvent différer selon les dates de départ et de retour.Séjour minimal et maximal, d'autres conditions s'appliquent.Réservez par Internet en peu de temps : www.aircanada.ca Pour plus de renseignements, communiquez avec votre agent de voyages ou Air Canada au : 1 888 247-2262 ATS : 1 800 361-8071 Afin de faciliter le processus de réservation, le paiement doit être effectué au moment de la réservation.Notre solde du nouvel an Montréal aller-retour, à partir des tarifs suivants : Réservez maintenant, notre solde prend fin le 16 janvier 2001.D'autres tarifs spéciaux sont aussi offerts pour des voyages effectués jusqu'au 10 mai 2001.Épargnez jusqu'à 40%\u2020 2919364A Photothèque, La Presse © Henri Massé, président de la FTQ.La FTQ insatisfaite d'un taux de chômage de 8 % MARIE TISON Presse Canadienne LA FTQ n'est pas encore satisfaite d'un taux de chômage de 8 % au Québec.« C'est bien parti dans la région de Montréal mais il y a des régions, principalement les régions productrices de matières premières, qui ont des taux de chômage énormes », a déclaré le président de la Fédération des travailleurs du Québec, M.Henri Massé, hier, alors qu'il rencontrait les médias pour exposer les priorités de la centrale syndicale pour 2001.Il a affirmé qu'il y avait peu d'activités de deuxième et de troisième transformation des ressources dans les régions, laissant cellesci à la merci de baisses des prix des matières premières ou, pire encore, de leur épuisement.« Nous demandons pour ces régions un programme gouvernemental beaucoup plus agressif pour des activités de deuxième et de troisième transformation, a-t-il déclaré.Si nous ne sommes pas capables de développer quelque chose de plus important autour du fer sur la Côte Nord ou autour de l'aluminium au Saguenay-Lac-Saint-Jean, ces régions seront vouées à des taux de chômage de 15, 16 ou 17 %.» Le mois dernier, le taux de chômage est passé de 8,3 % à 8 % au Québec et de 6,9 % à 6,8 % au Canada.Année chargée M.Massé a déclaré que la FTQ aura une année passablement chargée en 2001.La centrale veut notamment s'attaquer à l'érosion du syndicalisme au Québec.Le taux de syndicalisation est passé de 45 à 40 % au cours des dernières années dans la province, en pleine période d'essor économique.« Aux États-Unis, le taux de syndicalisation est passé de 40 % à 15 % au cours des 20 dernières années, a fait observer M.Massé.Nous n'avons pas l'intention au Québec de subir la même chose.» Pour prévenir cette érosion, la FTQ mettra l'accent sur la réforme du Code du travail afin d'assurer un meilleur accès au syndicalisme.« Au Québec, il y a un million de travailleurs qui échappent à la syndicalisation », a affirmé M.Massé.La FTQ recherchera notamment à modifier les définitions d'employeur et d'employé du Code du travail pour couvrir ceux que M.Massé a qualifiés de « faux travailleurs autonomes » : par exemple, des camionneurs qui ont dû acheter leur propre camion mais qui continuent à travailler pour le même employeur unique.La FTQ voudrait également accélérer les délais d'accréditation.« C'est un processus extrêmement long quand un employeur est antisyndical », a soutenu M.Massé.Il a cependant condamné le projet de réforme déposé par la ministre du Travail Diane Lemieux juste avant les Fêtes, affirmant que les modifications apportées à l'article 46 ouvrait la porte toute grande à la sous-traitance.En 2001, la FTQ se préoccupera également de la mondialisation, un phénomène qui, selon elle, diminue le rapport de force du mouvement syndical dans chaque pays.« Si le mouvement syndical n'est pas capable de mieux s'organiser sur le plan international, nous allons continuer à nous ratatiner », a lancé M.Massé.La FTQ travaillera également en vue d'une réforme du régime d'assurance- emploi et poursuivra sa lutte pour l'équité salariale.Elle continuera également ses pourparlers en vue de l'affiliation éventuelle de la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec. 6LP1601A0106 a216samedi 6LP1601A0106 ZALLCALL 67 00:54:28 01/06/01 B Day n'entend pas qu'on remette son leadership en question GREG JOYCE Presse Canadienne VANCOUVER Ð Le leader de l'Alliance canadienne, Stockwell Day, a écarté hier toutes les questions ayant trait à son leadership, affirmant que son parti lui avait confié un solide mandat lors du congrès de l'été dernier, et qu'il n'y avait rien de plus à ajouter.M.Day est quelque peu sur la défensive depuis les élections fédérales de novembre dernier, alors que son parti a remporté 66 sièges pour former l'opposition officielle, mais n'a pas réussi à faire une percée en Ontario et au Québec.« Le prix du leadership, c'est que les gens le remettent toujours en question, quel que soit le leader », a-t-il déclaré, soulignant que le premier ministre Jean Chrétien, le président russe, Vladimir Poutine, et le président désigné des États- Unis, George W.Bush, avaient tous connu des remises en question à un moment ou à un autre.M.Day a rappelé qu'il avait remporté la course à la direction par une confortable majorité, et indiqué qu'il ne s'attendait pas à ce que son rôle soit remis en question avant le prochain congrès du parti, en 2002.Dans le « cabinet fantôme » qu'il a formé, le deuxième depuis qu'il est devenu chef du parti, M.Day a confié des postes aux deux seuls députés de l'Alliance canadienne en Ontario.Cheryl Gallant et Scott Reid ont été nommés respectivement critiques en matière de Patrimoine et d'Affaires intergouvernementales.Un autre changement important concerne Diane Ablonczy, une avocate de Calgary considérée comme l'une des plus brillantes parlementaires du parti.Elle se voit confier la Santé à la place de Val Meredith, qui assumera le poste qu'occupait Mme Ablonczy comme critique des Ressources humaines.L'ex-leader réformiste Preston Manning conserve son poste à la Science et à la Technologie.Après avoir défait M.Manning lors de la course à la direction, M.Day l'avait nommé conseiller principal du parti.Selon le porte-parole de l'Alliance canadienne, Phil von Finckenstein, M.Manning n'occupe plus ce poste officiellement, selon sa propre volonté.L'ex-leader réformiste, qui a subi récemment une intervention chirurgicale pour un cancer de la prostate, demeure cependant un « proche conseiller » de M.Day.Plusieurs collaborateurs de Stockwell Day ont conservé les postes de critiques qu'ils détenaient dans le premier cabinet fantôme.Un partisan de M.Manning, Randy White, a cependant été remplacé à la Justice par Vic Toews, ancien critique du Manitoba en matière de justice.M.White devient critique du Solliciteur général.Deborah Grey, qui appuyait également la candidature de Preston Manning au leadership, garde son poste de leader adjointe, et Chuck Strahl demeure leader en Chambre.John Reynolds reste whip du parti.Stockwell Day a indiqué que le cabinet fantôme actuel serait modifié dans deux ans, afin que ses membres continuent à prendre de l'expérience, dans l'espoir de former le prochain gouvernement.Le leader de l'Alliance canadienne a également annoncé la création de neuf groupes de travail qui consulteront les Canadiens sur certaines questions importantes, dont les soins de santé, la mondialisation, l'environnement et la pauvreté.Photo PC © Le chef de l'Alliance Stockwell Day a levé le voile, hier, sur son cabinet fantôme.À droite, le leader de l'opposition en chambre, Chuck Strahl, et au centre, le whip John Reynolds.Les autochtones sont victimes de préjugés, déplorent les premières nations SUE BAILEY Presse Canadienne OTTAWA Ð « Les Indiens ne paient pas d'impôts ; « Ottawa les traite avec des gants blancs », « ils sont incapables de s'administrer », et « leurs réserves sont des endroits sordides où règne le désespoir ».Tels sont quelques-uns des préjugés que la population entretient à l'égard des autochtones, et qui font partie de la liste que l'Assemblée des premières nations a préparée à l'intention des « non-autochtones ».« Les autres Canadiens ont souvent à notre sujet des perceptions erronées, dont certaines perpétuent un stéréotype très négatif », souligne Jean La Rose, porte-parole du plus important groupe de revendication autochtone.« Les gens s'imaginent que parce que vous êtes autochtone, vous ne payez pas d'impôts.C'est vrai seulement si vous vivez et travaillez sur la réserve », explique-t-il.Parmi les autres préjugés auxquels environ 1,5 million d'autochtones doivent faire face, la mésinformation au sujet de leurs droits et avantages sociaux est particulièrement criante, ajoute M.La Rose.« C'est ce qui nous ennuie le plus, car les non-autochtones ont parfois l'impression que nous sommes beaucoup plus favorisés que nous ne le sommes en réalité.« Nous espérons qu'à long terme, les Canadiens comprendront que les premières nations ont des droits constitutionnels et ancestraux.Et qu'elles aimeraient pouvoir en profiter.» L'Assemblée des premières nations tente de recueillir environ 50 000 $ pour imprimer et distribuer sa liste aux médias et à divers organismes, au printemps et à l'été.Les non-initiés croient souvent que les autochtones ont la vie facile parce que le gouvernement fédéral consacre chaque année 6,5 milliards aux programmes sur les réserves.Les services dans les petites collectivités isolées Ð qui représentent environ les deux tiers des 630 premières nations du Canada Ð sont pourtant bien inférieurs à ceux qui sont offerts au Canadien moyen, affirme M.La Rose.Mais les réserves ne sont pas toutes démunies, précise-t-il.Celles qui sont situées près des grands centres ont souvent un niveau de vie plus élevé et un taux de chômage moins important.Même dans les communautés comme Davis Inlet, au Labrador, où les caméras de télévision ont capté des images d'enfants qui inhalaient des vapeurs d'essence, « entre 80 et 85 % des jeunes ont une vie sans problème et ne s'intéressent pas à ce genre de chose.Il s'agit d'une minorité, mais les gens ont l'impression que la réserve tout entière vit de cette façon ».Les commentaires de M.La Rose contredisent ceux de Simeon Tshakapesh, un leader innu qui a déclaré que sur les 169 jeunes à Davis Inlet, 154 avaient abusé de solvants à un moment ou l'autre de leur vie. 6LP1701A0106 a17 samedi 6LP1701A0106 ZALLCALL 67 00:50:43 01/06/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 6 J ANV I E R 2 0 0 1 C ANA D A A 1 7 Le Nouveau- Brunswick devra payer tous les avortements Ottawa pourrait obliger Québec à faire de même MARIE-CLAUDE MALBOEUF OTTAWA S'APPRÊTE à tordre le bras au Nouveau- Brunswick, pour qu'il accepte de payer les avortements effectués à l'extérieur des hôpitaux.Et il pourrait bientôt exiger la même chose du Québec, plus généreux, mais qui n'assume encore que le tiers ou le quart de la facture lorsqu'une femme opte pour une clinique privée.« La Loi canadienne sur la santé dit que tous les Canadiens doivent avoir accès aux services médicaux et aux médecins sans que cela leur coûte quoi que ce soit, que le service soit dispensé dans une clinique ou à l'hôpital », a dit hier la porte-parole de Santé Canada, Tara Madigan.Sinon : « Ottawa déduit les dollars chargés en trop aux patients au moment de faire ses paiements de transfert aux provinces fautives », prévient Mme Madigan.Avant de sévir, le ministre fédéral de la Santé Allan Rock doit rencontrer son homologue du Nouveau- Brunswick, la semaine prochaine.Dans cette province maritime, les femmes payent la totalité des coûts de leur avortement, à moins d'aller à l'hôpital, où elles doivent obtenir le feu vert de deux médecins.Au Québec, le gouvernement paye les honoraires des médecins pratiquant dans l'une des quatre cliniques d'avortement privées (environ 150 $ par procédure).Mais les femmes assument le reste : le salaire des infirmières, le coût du loyer de la clinique et du suivi.Une facture qui s'élève à 400 $ en moyenne.Le ministère de la Santé du Québec estime que cela est suffisant pour se conformer à la loi.« Toutes les femmes ont accès au service gratuitement, assure la porte-parole Dominique Breton.Si une femme décide qu'elle préfère aller en clinique privée, on paye au moins l'acte médical.Et si une personne décide d'aller en centre hospitalier et qu'il n'y a pas de place, sa demande est envoyée à la régie qui paye pour la clinique privée.» « La ministre de la Santé (Pauline Marois) a décidé de développer le réseau public, de le privilégier », justifie la porte-parole du ministère.Les groupes pro-vie arguent de leur côté qu'un avortement n'est pas un service « médicalement nécessaire » au sens de la loi.Geneviève Smith, directrice de la clinique Morgentaler de Montréal, est pour sa part convaincue qu'on met les femmes en danger en ne leur laissant pas le choix.« Les hôpitaux ne sont pas capables de donner le même service que nous, dit-elle.Ce sont des grosses boîtes où les délais d'attente sont plus longs.Ici, les femmes savent qu'elles ne seront pas jugées.Et on est mieux équipés pour intervenir au 2e trimestre.Les femmes qui n'ont pas assez d'argent pour payer la clinique et qui craignent d'aller à l'hôpital risquent d'attendre trop longtemps et de se mettre en danger.» Environ 30 000 femmes se font avorter tous les ans au Québec, environ le tiers dans les quatre cliniques privées de Montréal et Québec.Il leur en coûte 300 $ si elles se présentent au cours des 14 premières semaines de grossesse, et 550 $ entre les 14 et 20 semaines.En 1995, Santé Canada donnait un premier ultimatum aux provinces qui ne payaient pas tous les services considérés comme médicalement nécessaires.L'Alberta a alors commencé à rembourser les avortements en clinique privée.Terre-Neuve a suivi en 1997.L'Ontario et la Colombie-Britannique le font depuis 1988, alors que la Cour suprême décidait que l'avortement n'était pas illégal.Photo ROBERT SKINNER, La Presse © Au Québec, la ministre de la Santé Pauline Marois a décidé de privilégier le réseau public en matière d'avortement, ce que déplore Geneviève Smith (notre photo), directrice de la clinique Morgentaler de Montréal : « Les hôpitaux ne sont pas capables de donner le même service que nous », croit-elle.Taies d'oreiller en super percale Assortiment d'imprimés légères imperfections paire 295 Le plus grand choix de literie et accessoires AUX PLUS BAS PRIX GARANTIS ! 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gouvernement conservateur de Bernard Lord.Les bureaux des médecins seront donc fermés à compter de lundi, à moins d'une entente de dernière minute.C'est la grève des médecins.Le ministre fédéral de la Santé, M.Allan Rock, est attendu à Fredericton la semaine prochaine et le gouvernement Lord a bien l'intention de négocier ferme afin d'obtenir de l'aide financière pour résoudre le problème du financement des services de santé, a fait savoir hier le premier ministre de la province.Ils sont plus de 1200 médecins et spécialistes qui réclament des augmentations salariales de 30 % au Nouveau- Brunswick.Le gouvernement ne propose que 10 % sur quatre ans, une offre qualifiée de « ridicule » par l'Association des médecins généralistes.Le Nouveau-Brunswick aurait besoin, immédiatement, de quelque 200 médecins généralistes, mais, selon l'association, les jeunes médecins diplômés dans les Maritimes ou encore à Sherbrooke au Québec ne veulent pas revenir dans leur province pour exercer leur profession, préférant les grands centres comme Montréal, Toronto ou Vancouver.L'offre la plus récente faite aux généralistes prévoit une augmentation de quelque 17 000 $ qui porterait la moyenne des salaires à 205 000 $ par année.Cette offre est jugée totalement inacceptable par les praticiens.Le gouvernement Lord argumente que d'autres provinces, comme le Québec, le Manitoba et l'Alberta, ont fait des offres similaires qui ont été acceptées, sauf pour l'Alberta où l'affaire se retrouve devant les tribunaux.Le gouvernement provincial doit aussi faire face à une forte pression de l'Association des aînés de la province qui craint un débrayage des omnipraticiens et supplie la province d'intervenir rapidement.La réponse du gouvernement Lord est toujours la même : « Nous ne sommes pas une machine à imprimer de l'argent.» On compte au Nouveau-Brunswick quelque 36 000 citoyens qui n'ont pas accès aux services des omnipraticiens « médecins de famille », comme La Presse le révélait dans son numéro d'hier.Il est impossible d'avoir accès à des services hospitaliers sans être guidé par un médecin de famille.Des pans complets de la société néo-brunswickoise sont abandonnés à eux-mêmes, en ce qui concerne les médecins de famille. 6LP1801A0106 A18, samedi, MONDE 6LP1801A0106 ZALLCALL 67 00:49:54 01/06/01 B A18 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 6 JANVIER 2001 MONDE Inquiétude croissante face au « syndrome des Balkans » Ottawa n'a noté aucune hausse du nombre de cancers.chez 101 soldats sur 20 000 envoyés outre-mer La Presse et AFP L'INQUIÉTUDE CROÎT en Europe pour la santé des militaires engagés dans les opérations de l'OTAN en ex-Yougoslavie où les Américains ont utilisé des munitions à uranium appauvri dont la toxicité est désormais ouvertement dénoncée.Cette nouvelle affaire touchant à la santé publique éclate alors que la crise provoquée par la maladie de la vache folle et ses possibles conséquences pour l'homme est encore très présente.Les dirigeants européens sont donc conscients de la nécessité de donner des explications à leurs opinions publiques, choquées par les témoignages de militaires malades.Mais à l'exception des Français et des Britanniques, dont les armées sont équipées de ce type de munitions, les Européens n'ont aucune information.À Ottawa, un porte-parole du ministère de la Défense a déclaré que les soldats canadiens déployés dans le golfe Persique et les Balkans avaient été invités, en février dernier, à subir une série d'examens médicaux s'ils le jugeaient nécessaire.« Cent un soldats qui avaient des problèmes de santé, dont 90 ayant participé aux opérations dans le golfe Persique et 11 dans les Balkans, ont passé ces examens.Les résultats n'ont révélé aucune hausse anormale du nombre de cancers », a dit le lieutenant de marine Yves Vanier.Selon lui, environ 20 000 soldats canadiens ont participé aux opérations dans le Golfe et les Balkans depuis 1992.Certains y sont allé plusieurs fois, mais en général la rotation du personnel s'effectuait à tous les six mois au rythme de 1000 personnes à la fois.L'armée canadienne fournit des appareil à ses troupes pour mesurer le taux de radiation dans les zones d'opérations, mais aucune donnée n'était disponible hier sur les relevés effectués dans les Balkans.Plusieurs dirigeants européens ont par ailleurs sommé l'OTAN de s'expliquer sur la possible toxicité de l'uranium employé.« Que l'OTAN dise la vérité », a ainsi exigé le président du Conseil italien, Guliano Amato.Un autre Italien, le président de la Commission européenne, Romano Prodi, s'est prononcé pour l'abolition de ces armes, suivi dans cette démarche par plusieurs reponsables politiques européens.« L'OTAN répondra à la demande de vérité de l'Italie », a assuré le président du Comité militaire de l'Alliance, l'amiral italien Guido Venturoni.Une réunion informelle consacrée exclusivement à ce sujet est prévue au siège de l'OTAN le 9 janvier.La présidence suédoise de l'Union européenne a pour sa part inscrit le sujet à l'ordre du jour d'une réunion des responsables de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) prévue le même jour.Sur la défensive, le Pentagone a rejeté jeudi soir l'idée d'interdire les munitions à uranium appauvri en minimisant les risques pour la santé ou l'environnement.Mais ces assurances ne semblent pas suffisantes pour faire taire les craintes ouvertement exprimées depuis jeudi dans plusieurs pays d'Europe.Les révélations se multiplient sur le nombre de décès inexpliqués et de cas de maladies graves Ð cancers et leucémies Ð diagnostiqués chez des militaires engagés dans les opérations de l'OTAN en Bosnie, puis au Kosovo.« Je pense qu'on me doit une explication », a déclaré un ancien ingénieur de l'armée britannique, Kevin Rudland, dont l'état de santé s'est dégradé depuis son retour de Bosnie en 1996.La polémique sur la toxicité des munitions à l'uranium appauvri couvait depuis la guerre du Golfe, en janvier-février 1991, premier champ d'expérimentation de ces armes nouvelles très efficaces contre les blindages.Elle a été relancée mercredi par l'annonce des décès de six militaires italiens ayant servi en ex-Yougoslavie.La France a ensuite pour la première fois reconnu que quatre militaires ayant servi en ex-Yougoslavie sont actuellement traités pour leucémie dans des hôpitaux militaires.Tous les pays ayant engagé des troupes dans les opérations de l'OTAN et de l'ONU dans les Balkans sont en fait concernés.La Russie a ainsi annoncé hier sa décision de faire subir des examens médicaux à ses soldats déployés au Kosovo pour vérifier s'ils souffrent de maladies liées à l'utilisation par l'OTAN d'obus à l'uranium appauvri.Mais les responsables militaires européens, comme leurs homologues américains, assurent qu'aucun lien ne peut être fait entre les maladies diagnostiquées chez les soldats et les munitions incriminées.EXPRESS INTERNATIONAL Yougoslavie Procès de Milosevic LE PROCUREUR DU Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie, Carla Del Ponte, pourrait autoriser la tenue de certaines audiences du procès de Slobodan Milosevic en Serbie.Mais sa porte-parole a insisté hier sur le fait que l'ex-président yougoslave devait finalement passer par l'extradition pour être jugé par le TPI à La Haye.Slobodan Milosevic a été inculpé en mai 1999 de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre pour les exactions commises au Kosovo.L'acte d'accusation a été rendu public quelques jours avant la fin de la campagne aérienne de l'OTAN en Yougoslavie.Ð d'après AP Colombie Paysans assassinés DOUZE PAYSANS ont été assassinés hier dans le département d'Antioquia, où onze autres avaient été abattus mercredi par un groupe armé non identifié, ont annoncé des sources policières et humanitaires.Le chef de la Police d'Antioquia, le colonel Guillermo Aranda, a indiqué n'avoir aucune indication sur les auteurs de ce nouveau massacre, mais selon des sources humanitaires de Medellin, la capitale provinciale, celui-ci aurait été commis par des paramilitaires d'extrême- droite.Le massacre d'hier est le second de l'année en Colombie, où 205 massacres collectifs ont fait l'an dernier 1226 victimes.Ð d'après AFP Sri Lanka Conflit tamoul QUELQUE 20 000 REBELLES tamouls ont été tués en 15 ans de conflit entre la guérilla des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) et les troupes gouvernementales, a annoncé hier l'armée sri-lankaise.Selon un porte-parole de l'armée, les rebelles ont pour leur part fait état de 16 333 morts dans leurs rangs, mais ce nombre s'élève en réalité à 19 978 depuis 1985, selon les chiffres officiels.Le porte-parole n'a toutefois pas voulu donner de chiffres pour le nombre de victimes au sein de l'armée pendant la même période, indiquant seulement que 1464 militaires étaient morts l'année dernière et que 9000 avaient été blessés.Ð d'après AFP Espagne Église basque DEUX CENT VINGT-SIX des 433 curés du diocèse de Bilbao ont signé un manifeste demandant à l'organisation séparatiste basque ETA de « cesser de tuer au nom du peuple basque », ont annoncé hier les signataires.Dans leur appel, les prélats demandent à tous les partis politiques d'entamer un dialogue entre eux tout en exigeant que l'ETA cesse « à tout jamais » de tuer.Le texte demande aussi à l'organisation séparatiste d'arrêter « d'extorquer des fonds, de menacer et de faire peur ».Les 226 curés demandent « pardon » pour ne pas avoir « souvent su être proches de ceux qui ont été injustement frappés par des actions violentes » et affirment que la population en a ras le bol de ces tueries.Ð d'après AFP République tchèque Crise politique LA CHAMBRE BASSE du Parlement tchèque s'est réunie hier pour tenter, sans succès, de trouver une issue à la crise qui affecte depuis plusieurs semaines la télévision publique CT.Les journalistes travaillant à la télévision demandent en effet la démission du nouveau directeur Jiri Hodac, affirmant qu'il a été nommé à ce poste en raison de ses liens avec plusieurs dirigeants politiques, dont l'ancien premier ministre Vaclav Klaus.L'intéressé a démenti ces allégations.Victime d'un malaise jeudi à son domicile, Jiri Hodac était toujours hospitalisé hier dans une unité de soins intensifs de l'hôpital Motol à Prague.Ð d'après AP Photo AFP Paix improbable en Israël Plusieurs milliers de Palestiniens ont manifesté hier en Cisjordanie contre le plan de paix du président américain Bill Clinton, et une vingtaine ont été blessés dans des heurts avec l'armée israélienne.Dans le même temps, la tendance était au pessimisme parmi les dirigeants israéliens sur la possibilité d'un accord de paix avec les Palestiniens d'ici la fin du mandat de M.Clinton, le 20 janvier.Un émissaire du premier ministre israélien démissionnaire, Ehud Barak, qui se trouve depuis jeudi à Washington, devait remettre hier à la Maison-Blanche un document contenant la réponse israélienne au plan Clinton.Jeu de qui gagne perd en Thaïlande Le favori, bien placé pour devenir premier ministre.puis perdre son poste MATTHEW PENNINGTON Associated Press BANGKOK Ð Les gagnants pourraient bien être les perdants.Donné favori des élections législatives aujourd'hui en Thaïlande, le riche homme d'affaires Thaksin Shinawatra est bien parti pour devenir premier ministre, mais des malversations financières passées pourraient le contraindre à écourter sa carrière politique.Les quelque 43 millions d'électeurs inscrits Ð sur une population totale de 61,6 millions d'habitantsÐ sont invités à élire leurs 500 députés à l'Assemblée.Au total, 3718 candidats de 37 partis sont en lice.Les deux principales formations sont le Parti démocrate du premier ministre sortant Chuan Leekpai, au pouvoir depuis novembre 1997, et le Thai Rak Thai (TRT, « les Thaïlandais aiment les Thaïlandais ») de Thaksin Shinawatra.Âgé de 51 ans, ce dernier a fait fortune dans le secteur des télécommunications.Selon les sondages, le TRT pourrait remporter au moins 200 sièges sur 500, ce qui permettrait à Thaksin Shinawatra de devenir le chef du prochain gouvernement.Mais le magnat des télécoms a récemment été reconnu coupable par la Commission nationale anticorruption d'avoir délibérément dissimulé une partie de son patrimoine, lors de son bref passage dans le précédent gouvernement, au poste de vice-premier ministre.La Cour constitutionnelle sera appelée à se prononcer, vraisemblablement d'ici quelques mois, et Thaksin Shinawatra est passible d'une interdiction d'exercer toute activité politique pendant cinq ans.Il risque ainsi de devoir démissionner peu de temps après son entrée en fonctions, ce qui ne manquerait pas d'ouvrir une crise politique grave.Le premier ministre sortant, Chuan Leekpai, 62 ans, peut de son côté se targuer d'une honnêteté sans faille.Sur le plan économique, alors que la Thaïlande se remet doucement de la crise de 1997, les exportations ont repris et la devise Ð le bath Ð s'est stabilisée.Il est cependant reproché au premier ministre d'avoir négligé les problèmes sociaux et le sort des plus pauvres.Ceux-ci vivent notamment dans le nord-est du pays, région rurale et déshéritée où les votes s'achètent facilement.Selon la Commission électorale nationale, de nombreux candidats se sont d'ores et déjà rendus coupables de fraudes en octroyant à certains villages des subventions déguisées atteignant 10 000 baths (400 $CAN).Selon certains responsables de la Commission, les fraudes de toutes sortes devraient être massives, au point d'entraîner l'annulation de 25 % des résultats à l'échelon national.Les Sénégalais s'apprêtent à approuver leur nouvelle constitution Agence France-Presse DAKAR Ð Les Sénégalais s'apprêtent à approuver demain par référendum une nouvelle constitution, qui doit élargir les prérogatives du premier ministre et permettre au président Abdoulaye Wade de dissoudre l'Assemblée nationale, encore dominée par ses adversaires socialistes.À l'exception de quelques petits partis, qui prônent le « non » ou l'abstention, toutes les grandes formations de la majorité et de l'opposition ont appelé à voter « oui ».Le camp présidentiel, assuré de la victoire, mène donc campagne pour mobiliser l'électorat et obtenir une forte participation, qui conforterait « l'alternance historique » de mars 2000.Abdoulaye Wade, candidat libéral et opposant depuis plus d'un quart de siècle, avait alors remporté l'élection présidentielle face au chef de l'État sortant Abdou Diouf, mettant fin à 40 ans de règne socialiste.« Le succès du référendum réside dans une participation massive et un vote massif pour le oui », a déclaré à la presse le chef de l'État, en recevant jeudi les voeux des corps constitués.Le Parti socialiste de son côté, devenu principal parti d'opposition, semble avoir opté pour une campagne réduite, réservant ses forces et ses moyens aux législatives, prévues en principe en mars.La présidentielle de février-mars 2000 n'a en effet pas été immédiatement suivie d'un renouvellement de l'Assemblée nationale, que le président n'avait jusqu'à présent pas le pouvoir de dissoudre.La nouvelle constitution lui en donne les moyens, tout comme elle est censée introduire une dose de « parlementarisme » dans le régime sénégalais, dont le président de la République reste néanmoins le chef.La nouvelle loi fondamentale supprime le Sénat et le Conseil économique et social, réduit de sept à cinq ans le mandat du président de la République, renouvelable une seule fois, et oblige le chef de l'État nouvellement élu à faire une déclaration de patrimoine.Elle accorde un « statut » à l'opposition et renforce les droits des femmes.Le premier ministre se voit quant à lui autorisé à prendre des décrets et à nommer les titulaires de certains emplois civils, ce que seul le président pouvait faire jusqu'alors.Les modifications apportées ont néanmoins été jugées mineures par le PS et l'URD (Union pour le renouveau démocratique) de Djibo Ka, qui ont estimé qu'un référendum n'était pas nécessaire et que le texte aurait pu être adopté par voie parlementaire.Les deux partis d'opposition, tout en maintenant leur appel à voter oui, avaient déposé des recours mais ont été déboutés cette semaine par le conseil constitutionnel et le conseil d'État. La Presse 6 janvier 2001 Page A19 manquante 6LP2001A0106 a20 samedi 6LP2001A0106 ZALLCALL 67 00:50:33 01/06/01 B REPAS POUR ENFANTS DÉFAVORISÉS À L'ÉCOLE LUIGI BORMIOLI LA CASA SOLINGEN PINTINOX CHINA PEARL RCR CRYSTAL SILVERSTONE GLASSWORKS INT FARBERWARE BIALETTI MR DUDLEY POWER CHEF ROYAL LEERDAM WINTERLING PORCELAIN CUISINE INTERNATIONAL ELEGANCE IN SLIVER LUIGI BORMIOLI LA CASA SOLINGEN PINTINOX CHINA PEARL RCR CRYSTAL SILVERSTONE GLASSWORKS INT FARBERWARE BIALETTI MR DUDLEY POWER CHEF ROYAL LEERDAM WINTERLING PORCELAIN CUISINE INTERNATIONAL ELEGANCE IN SLIVER LUIGI BORMIOLI LA CASA SOLINGEN PINTINOX CHINA PEARL RCR CRYSTAL SILVERSTONE GLASSWORKS INT FARBERWARE BIALETTI MR DUDLEY POWER CHEF ROYAL LEERDAM WINTERLING PORCELAIN BENIX IMPORTATEUR D'ARTICLES DE MAISON DE QUALITÉ & CO.LIQUIDATION D'ENTREPÔT! Ça n'arrive qu'une fois l'an ! 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AUJOURD'HUI 6 JANVIER de9hà17h Pénurie de ressources à la distribution PASCALE BRETON PLUS DE 9000 enfants issus de milieux défavorisés de Montréal bénéficient d'un repas chaud à l'école le midi, un nombre qui ne cesse d'augmenter, mais les ressources pour assurer la distribution et la surveillance des repas ne suivent pas le même rythme.Au mois de décembre dernier, la Pop mobile du Chic Resto Pop, un organisme communautaire qui prépare et distribue environ 500 repas dans les écoles du quartier Hochelaga- Maisonneuve, a même dû délaisser l'une de ses cinq écoles, faute de personnel.Pour l'instant, c'est la Commission scolaire de Montréal (CSDM) qui puise dans ses réserves pour nourrir les écoliers.« Idéalement, il faudrait au moins cinq personnes par école pour la surveillance des repas alors que nous n'en avons que deux ou trois », indique Christine Fortin, responsable des affaires publiques au Chic Resto Pop.La pauvreté est une réalité criante à Montréal.Le dernier rapport de la CSDM fait état de 9287 repas servis quotidiennement, une hausse de 1000 repas entre les mois de novembre 1999 et 2000.Pour l'année en cours, la CSDM dispose d'un peu plus de quatre millions pour la préparation ainsi que la distribution des repas et 250 000 $ supplémentaires sont prévus pour la deuxième portion de l'année scolaire.« Nous vivons la pauvreté au quotidien.Dernièrement, un des enfants qui fréquentent la Pop mobile a dit que s'il n'avait pas eu ce repas, il n'aurait pas mangé de la journée parce que ce n'était pas son tour à la maison », illustre Christine Fortin.La plupart des organismes communautaires dénichent leurs employés grâce aux différents programmes d'Emploi-Québec, que ce soit avec les subventions salariales ou les programmes de préparation à l'emploi.Le problème est que les candidats ne sont pas assez nombreux et qu'il faut couper dans la surveillance.Cette situation inquiète la présidente de la Commission scolaire qui établit la comparaison avec le rapport maître-élèves en classe.Il varie de 1 :22 à 1 :27 et même moins dans les milieux défavorisés.« Nous arrivons à distribuer des repas à tous nos élèves, mais il manque maintenant de surveillance.Nous avons parfois l'impression que les enfants en difficulté d'apprentissage ou ceux qui ont des problèmes de comportement ne comptent plus en dehors des classes, alors qu'ils demandent pourtant plus d'attention », déclare Diane De Courcy.Pour pallier cette lacune, le Chic Resto Pop a élaboré un projet-pilote avec le cégep Marie-Victorin dans lequel 15 travailleurs de l'organisme étudient en vue d'obtenir une attestation d'études collégiales en services de garde.Tout en poursuivant leurs études, ces personnes s'occupent aussi de la surveillance des repas dans les écoles pour le Chic Resto Pop.Mais en février, le programme sera fini et ne reprendra pas avant le mois de juin.« Nous sommes en recrutement pour pourvoir ces 15 postes », indique Mme Fortin.Le Projet 80, un organisme qui distribue environ 300 repas chauds dans deux écoles du quartier Centre-Sud, fait aussi face à cette problématique de recrutement.« Les listes d'attente ont disparu, ce qui est une bonne nouvelle, mais le nombre de repas servi est donc plus élevé », explique le directeur de l'organisme, Daniel Paquin.Au mois de novembre 1998, plusieurs organismes avaient en effet lancé un cri d'alarme parce que de nombreux enfants ne pouvaient obtenir de repas, faute de ressources financières pour en préparer.Au mois de janvier 1999, le ministre de l'Éducation, François Legault, a alloué une somme supplémentaire récurrente de 1,5 million pour aider à la préparation des repas.TOUS LES PATINS DANS NOS 6 SUCCURSALES SONT SOLDÉS DE 20% À 60% BAUER-CCM-NIKE-EASTON-MISSION-KOHO-K2-SHERWOOD-HEATON VILLE ST-LAURENT 612, boul.Ste-Croix (514) 747-6072 POINTE-AUX-TREMBLES 12510, Sherbrooke Est (514) 645-1291 DOLLARD-DES-ORMEAUX 3597, boul.St-Jean (514) 626-7235 GREENFIELD-PARK 3261, boul.Taschereau (450) 926-0660 MONTRÉAL 5916, rue Papineau (514) 274-4429 LAVAL (Méga centre) 4440, aut.Laval (440) (450) 681-8440 Le grand solde de patins débute le mercredi le 3 janvier 2001 et prendra fin le dimanche le 16 janvier 2001.Certains modèles ou certaines grandeurs peuvent manquer dans certains magasins.Heures d'ouverture du méga magasin de Laval: du lundi au mercredi de 9h00 à 18h00, jeudi et vendredi de 9h00 à 21h00, samedi de 9h00 à 17h00 et dimanche de 11h00 à 17h00.Autres magasins : lundi au mercredi de 9h30 à 18h00, jeudi et vendredi de 9h30 à 21h00, samedi de 9h00 à 17h00 et dimanche de 11h00 à 17h00.BAUER 1000 SR RÉG.:199.99 VENTEMISSION AMP4 JR 11999 RÉG.:249.99 VENTE 12499 KOHO SK3380 RÉG.:499.99 VENTE 39999 PATINS LOISIRS BAUER IX60 POUR HOMME ET FEMME RÉG.:149.99 VENTE 11999 PATINS LOISIRS BAUER IX70 POUR HOMME ET FEMME RÉG.:199.99 VENTE 15999 PATINS DE LOISIRS K2 POUR HOMME ET FEMME RÉG.: 219.99 VENTE 17599 MISSION AMP6 JR RÉG.:199.99 VENTE 9999 KOHO SK3350 RÉG.:249.99 VENTE19999 BAUER VAPOR-6 SR RÉG.:449.99 VENTE 26999 CCM TACKS 352 SR RÉG.:199.99 VENTE 15999 EASTON AIR-2 SR RÉG.:319.99 VENTE 21999 MISSION CONTROL JR RÉG.:129.99 VENTE 6499 BAUER 1000 SR GARDIEN RÉG.:249.99 VENTE 19999 CCM FINESSE POUR FEMME RÉG.:89.99 VENTE 7199 CCM TACKS 152 SR RÉG.:139.99 VENTE 9999 BAUER VAPOR-3 JR RÉG.:179.99 VENTE 10999 NIKE IGNITE-6 SR RÉG.:219.99 VENTE 9999 MISSION AMP8 JR RÉG.:159.99 VENTE 7999 ® ® K2 LE GRAND SOLDE DE PATINS 2920922A À LA VILLE DE MONTRÉAL Un calendrier interculturel truffé d'erreurs et d'oublis MARIE-CLAUDE GIRARD DÉCIDÉMENT, l'administration Bourque a du mal à faire bonne figure auprès des Montréalais d'origine russe.Contrairement à ce qu'indique le calendrier interculturel 2001 de la Ville, ce n'est pas aujourd'hui mais demain que les Grecs et Russes orthodoxes de Montréal célébreront Noël.Quant au Nouvel An orthodoxe, le 14 janvier, il a été tout simplement oublié.Au début décembre, des Russes de Montréal avaient reproché à l'administration d'avoir oublié leur communauté à l'occasion de l'inauguration d'une exposition sur Montréal et Moscou, à laquelle des dignitaires avaient été invités.Ce ne sont pas les seules erreurs que comporte le calendrier 2001, souligne, indignée, la conseillère du district Mile-End, Helen Fotopulos, elle-même d'origine grecque et russe.La journée de commémoration du génocide arménien, le 24 avril, n'y apparaît pas, alors que le conseil municipal s'était engagé à inviter les Montréalais à commémorer l'anniversaire en solidarité avec la communauté arménienne.De plus, la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale est absente du calendrier.Ces oublis constituent des insultes pour les communautés concernées, estime la conseillère.« Ce genre de négligence est inexcusable.Le calendrier est supposé aider l'administration à planifier des événements, pour éviter entre autres de tenir la finale des Jeux de Montréal la fin de semaine de la pâque orthodoxe ou des conseils de quartier le soir d'une fête juive importante, comme cela s'est déjà produit, rappelle Mme Fotopulos, qui avait alors dénoncé ces situations.Sur le site Web de la Ville de Montréal, le calendrier interculturel n'a pas encore été remplacé par celui de 2001.Seule consolation : la version 2000 ne comporte pas les erreurs du nouveau calendrier. 6LP2101A0106 a21 actuas sam 6 janvier 6LP2101A0106 ZALLCALL 67 00:55:27 01/06/01 B Cinq ans de prison pour ivresse au volant Deux personnes sont mortes BÉBÉ À LA SUCE COLLÉE L'infirmier suspendu six semaines, les parents pas entièrement satisfaits JEAN-PAUL CHARBONNEAU Yves Guilbeault, 37 ans, qui a tué deux personnes en conduisant son automobile en état d'ivresse, a été condamné, hier, à Mont-Laurier à une peine d'emprisonnement de cinq ans.À sa sortie du pénitencier, il perdra son permis de conduire pour une période de sept ans.Le 22 avril dernier, l'auto de Guilbeault est entrée de plein fouet dans une ambulance, tuant son conducteur Jacques Beauregard, 54 ans, et une patiente, Jeanne Forget, 87 ans.Un autre ambulancier, Éric Dicaire, a été sauvé de justesse alors qu'il était réfugié sur le toit de l'ambulance projetée dans la rivière du Lièvre, à Ferme-Neuve, localité voisine de Mont-Laurier.M.Beauregard était le maire de Ferme-Neuve.Dans sa décision, le juge Valmont Beaulieu, de la Cour du Québec, a dit qu'il lui fallait tenir compte de la période que Guilbeault a passée en détention préventive, ce qui doit être compté en double.Il a été arrêté peu après la tragédie, ce qui fait presque 17 mois en multipliant par deux.Ce qui signifie que la peine globale à compter du prononcé de la sentence est de 43 mois.La procureure de la Couronne, Me France Deschamps, s'est dite satisfaite de la sentence.Elle et son confrère de la défense, Me Florent Bisson, avaient proposé, le 21 décembre, quand l'accusé avait reconnu sa culpabilité à des accusations de conduite avec facultés affaiblies causant la mort, une peine de quatre ans.Devant les faits aggravants sur le comportement de Guilbeault, le juge Beaulieu a noté que cet individu s'était rendu, quelques heures avant le drame, avec sa femme à l'ouverture d'un bar à Ferme-Neuve où il avait pris quelques consommations et que par la suite elle avait conduit l'auto vers un autre débit de boisson à Mont-Laurier.Trouvant qu'il avait assez bu, sa femme lui a demandé de partir avec elle.Il a refusé et sa femme a laissé les clés du véhicule sur la table.Il a pris plus tard le volant afin de se rendre dans un autre bar.Le tribunal a aussi précisé que Guilbeault avait luimême provoqué l'accident en jetant son véhicule sur l'ambulance pour ensuite quitter les lieux.Il est revenu avec son frère et a été arrêté.Il a refusé de subir un test sanguin.Le juge Beaulieu a également noté que, par son insouciance, Guilbeault avait enlevé à la communauté en la personne de Yves Beauregard un être qui se dévouait sans cesse pour son prochain et que Mme Forget avait le droit de recevoir à l'hôpital tous les soins nécessaires.Guilbeault avait été condamné en 1989 pour conduite avec les facultés affaiblies.Dans les faits positifs, le juge a rappelé que Guilbeault avait confié à son avocat ses regrets et son chagrin et qu'il avait demandé pardon aux familles des victimes.SYLVAIN LAROCQUE Les parents du bébé à qui un infirmier avait collé une suce sur les joues se disent « satisfaits en partie » de la décision du comité de discipline de l'Ordre des infirmières et infirmiers de radier Réjean A.Leclerc pour une période de six semaines.« Nous ne sommes pas entièrement satisfaits, dit la mère du bambin, maintenant âgé de 20 mois.Nous voulions obtenir que cet infirmier ne puisse plus se trouver avec des personnes sans défense comme des enfants ou des personnes âgées.Après tout, une erreur de jugement de cette ampleur dépasse l'entendement.Mais considérant le dossier vierge de M.Leclerc, ce n'était pas possible.» Me Jean-Pierre Ménard, un avocat spécialisé dans la défense des patients, estime que la radiation de six semaines est loin d'être exemplaire, compte tenu de la « gravité objective » de la faute.« Les comités de discipline ont tendance à pencher plus du côté des circonstances atténuantes que de la protection du public », déplore-t-il.L'incident remonte à la nuit du 20 au 21 juin 1999, au Centre hospitalier de l'Université Laval (CHUL).Le petit Mathieu, qui était hospitalisé à la suite d'une chirurgie cardiaque, s'est mis à pleurer vers minuit, après le départ de sa mère.Pendant trois heures, l'infirmier Leclerc a tout fait pour essayer de le faire dormir : il a changé sa couche, vérifié ses signes vitaux, l'a fait boire, lui a donné du Tylenol.En vain.Seule la tétine arrivait à le calmer : l'enfant se mettait à pleurer chaque fois qu'il la perdait.Après avoir tenté de faire tenir la suce avec une débarbouillette, une couverture et un toutou, il s'est résigné à la fixer avec du diachylon.Il dit s'être demandé ce qu'il faisait, mais affirme qu'il ne voyait pas d'autre solution.L'enfant calmé, l'infirmier a quitté pour sa pause d'une heure.À son retour, il a décollé la suce pour lui donner à boire, puis le bébé a dormi jusqu'à six heures.« Ce que je lui reproche le plus, raconte la mère, c'est qu'il ne m'ait pas appelée.Les employés savaient que j'étais disponible ; à preuve, une infirmière m'avait contactée dans les mêmes circonstances la veille.» Le porte-parole du CHUL, Pierre Lafleur, a assuré que la direction avait l'intention de respecter la décision du comité de discipline et que des « mesures disciplinaires » avaient été prises à l'endroit de M.Leclerc, sans préciser lesquelles.« L'hôpital n'endosse ni ne tolère ce genre de comportement », a-t-il précisé.Au bout de ses six semaines de radiation, l'infirmier pourrait-il retourner travailler auprès des enfants ?« Il a déjà fait le choix de ne plus travailler avec les patients », répond M.Lafleur, en ajoutant qu'un des départements qui pourraient accueillir M.Leclerc est celui de la recherche.Réjean A.Leclerc, qui a plaidé coupable devant le comité de discipline, souffre actuellement d'une dépression majeure.Il est en arrêt de travail depuis septembre 2000.Le porte-parole soutient que les règles de procédure du CHUL sont claires et interdisent formellement le geste de l'infirmier.À l'hôpital Sainte-Justine, on indique qu'il n'est pas permis de faire tenir par un moyen externe la suce dans la bouche d'un bébé.« Si elle tient, elle tient, si elle tombe, elle tombe », dit la porte-parole Josée Brosseau.découvrez de la source à la peau plongez dans un monde de pureté et de fraîcheur signé BIOTHERM BIOTHERM Passez au comptoir BIOTHERM de la Baie pour une consultation en soins de la peau et vous obtiendrez, en prime, un ensemble de 3 échantillons (nettoyant, tonique et hydratant) adaptés aux besoins de votre peau.DE LA SOURCE À LA PEAU J'aime, j'achète! 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préliminaire.La famille de Jean-Guy Roy s'attendait plutôt à une accusation de négligence criminelle, en raison des conséquences dramatiques que le geste de l'enfant a provoquées.En effet, depuis qu'il été atteint par le projectile, le 25 novembre 2000, M.Roy est hospitalisé au campus Civic de l'Hôpital d'Ottawa.Il a été dans le coma pendant plusieurs semaines et il a perdu définitivement la vue et l'usage d'un bras.« On rit de nous autres », a laissé tombé le frère de Jean-Guy Roy, Maurice, qui est aussi maire de la petite municipalité de Lytton.Selon lui, les policiers n'ont pas fait tout ce qu'ils auraient pu au cours de leur enquête et c'est pour cela qu'aucune accusation de négligence criminelle n'a été portée.La procureure de la Couronne qui a autorisé l'accusation, France Deschamps, a indiqué qu'elle n'avait pas les éléments de preuve pour autoriser une accusation de négligence criminelle.« Le négligence criminelle est un concept complexe.Avec les éléments que j'avais, je ne pouvais pas fait la preuve hors de tout doute qu'il y avait eu négligence criminelle dans ce cas-là », a-t-elle expliqué.EN BREF Règlement de comptes LE CORPS découvert dans un sac de plastique jeudi en bordure de l'autoroute 40, à Pointe-Fortune, est celui d'un Lituanien de 40 ans qui possède un très long casier judiciaire.Il a été tué dans un endroit inconnu, de plusieurs projectiles et son cadavre a été transporté par la suite dans ce secteur de la région Vaudreuil- Soulanges.La Sûreté du Québec n'écarte pas la possibilité que cet assassinat soit l'oeuvre de la mafia russe, étant donné que cet homme est arrivé au Canada en 1997 et qu'il n'est pas relié au monde des motards.Elle prend aussi en considération que cet individu a été condamné pour toutes sortes de crimes depuis son entrée au pays.Hier soir, la SQ se refusait à dévoiler son identité.« Les enquêteurs sont à la recherche des membres de sa famille.Nous ne savons pas actuellement s'il avait de la parenté au Canada », a dit l'agent Pierre Robichaud, des affaires publiques.Un engin explosif reçu par la poste LES POLICIERS de la section technique du SPCUM ont désamorcé hier après-midi un engin explosif dans un bureau de la rue Wellington, dans le Vieux-Montréal.Son destinataire, un résidant de Brossard de 30 ans, avait reçu jeudi par la poste le colis contenant l'engin, qu'il a trimbalé pendant une journée avant de se décider à l'ouvrir.Suspectant la forme rectangulaire du contenu de l'enveloppe, il a alerté les policiers, qui ont désamorcé l'engin après avoir constaté que les craintes de l'homme étaient fondées.Une cinquantaine de personnes ont été évacuées. 6LP2201A0106 6LP2201A0106 ZALLCALL 67 00:52:11 01/06/01 B Les maires de la couronne nord s'opposent à la fusion des corps policiers H O M M E JUSQU'À sur marchandise sélectionnée 70% de rabais MAIL CHAMPLAIN CARREFOUR LAVAL 2919938A JEAN-PAUL CHARBONNEAU LES MAIRES des 27 municipalités de la couronne nord de Montréal ne veulent pas fusionner leur corps de police et ils préparent une contre- proposition au ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard.Même s'il a senti une certaine flexibilité de la part du ministre Ménard lors d'une conversation téléphonique quelques jours avant Noël, le porte-parole de ces maires, Yvan Deschênes, a dit clairement hier à La Presse que si Québec ne bouge pas il fera face à « une guerre sans merci » de la part de ces élus qui représentent une population de 500 000 habitants.Pour M.Deschênes, maire de Rosemère et préfet de la municipalité régionale de comté (MRC) Thérèse- de-Blainville, le ministre Ménard avec le dépôt de son livre blanc sur la carte policière à des fins de consultation ne fait qu'offrir une meilleure perspective de carrière aux policiers, comme le veulent leurs dirigeants patronaux et syndicaux.« Il s'agit là, soutient-il, d'une entorse à la crédibilité de la demande du gouvernement.Avec son projet, le ministre oublie tout le caractère local d'une municipalité.La carte policière comme elle a été pensée n'est que pour valider la réforme Harel.Québec semble être aveuglé par la nécessité de mettre en place toutes sortes de structures.Des fusions de corps de police coûteraient très cher aux municipalités et à leurs contribuables.On nous a forcés à entrer dans la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et maintenant on revient avec ce projet de carte policière.» Les maires de ces municipalités comprises entre Rosemère, au sud, Lanoraie, à l'est, Deux-Montagnes, à l'ouest, et Mirabel, au nord, tiennent mordicus à garder ce que le ministre Ménard identifie comme niveau 1, c'est-à-dire le service offert à la population par les policiers de la gendarmerie (en uniforme) qui consiste notamment à être très présent dans la communauté.« Nous tenons notre police à proximité et personne ne va venir nous l'enlever », affirme-t-il.Lors de l'entretien, M.Deschênes a indiqué qu'il avait souligné au ministre Ménard que les maires veulent utiliser le même principe que les ententes existant actuellement entre certaines villes de cette agglomération en ce qui concerne les mesures d'urgence.Dans la MRC Thérèse-de-Blainville, il existe déjà depuis un certain temps une entente intermunicipale en cas de graves incendies et d'événements qui requièrent une présence policière accrue.« Ce que nous allons proposer au ministre est de créer des escouades d'enquêtes spécialisées qui pourraient regrouper des enquêteurs provenant des différents corps de police de notre territoire afin d'assurer ce qu'il considère comme niveau deux », a dit M.Deschênes.Même s'il n'est pas souvent d'accord avec le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, parce qu'il le trouve trop gourmand, le maire de Rosemère croit qu'il pourrait exister avec la police de Laval une forme de collaboration lorsque nécessaire dans des enquêtes.« Pour nous, il n'est absolument pas question de se regrouper sur une base permanente avec la police de Laval, mais nos enquêteurs pourraient travailler avec ceux de Laval tout comme avec ceux du SPCUM et de la Sûreté du Québec lorsque nécessaire.Par contre, je suis d'accord avec M.Vaillancourt lorsqu'il prétend que des enquêtes ou interventions à un haut niveau doivent être de la compétence de la Sûreté du Québec », a conclu M.Deschênes qui espère bien rencontrer le ministre Ménard au cours des prochaines semaines.Du côté des directeurs de police, plusieurs demeurent dans l'incertitude à la suite du dévoilement du plan de travail du ministre Ménard pour ce qui est de la réforme de la carte policière au Québec.L'Association des directeurs de police du Québec (ADPQ) fera connaître sa position en commission parlementaire.Les directeurs de police sont invités à assister à une journée d'information qui devrait avoir lieu à Laval dans deux semaines environ et c'est à partir du consensus qui se dégagera à la fin de la réunion que le conseil d'administration de l'ADPQ préparera le document qui sera présenté en commission parlementaire.Aube d'un conflit entre Montréal et ses pompiers MARIE-CLAUDE GIRARD LE NOUVEL AN a fait apparaître le prélude d'un nouveau conflit entre Montréal et ses pompiers.Depuis le 1er janvier, le Service de prévention des incendies de Montréal estime ne plus être lié par l'entente sur le plan de main-d'oeuvre signée en 1998 et a commencé à retirer ponctuellement des camions de la route sans les remplacer.L'Association des pompiers s'apprête à déposer un grief et à demander un arbitrage accéléré, affirmant que l'entente, comme la convention collective, prévaut jusqu'à la signature du prochain contrat de travail.La convention collective des pompiers est échue depuis le 31 décembre.Si l'entente devait prendre fin, le SPIM devra rembourser plus de 3 millions aux pompiers qui ont financé eux-mêmes le maintien d'un plancher de 1557 pompiers, soutient le syndicat.« On recommence les coupes administratives », dénonce le président du syndicat, Gaston Fauvel.Le 2 janvier, le service a retiré cinq camions de la route, affirme-t-il, ajoutant que lorsqu'il manque des pompiers, le SPIM ne les remplace pas pour ne pas payer d'heures supplémentaires.« Je ne retiendrai pas mon monde longtemps.» L'entente sur le plan de maind'oeuvre a été signée en 1998 dans le contexte de la récupération de 6 % de la masse salariale.Un arbitre a précisé plus tard que le service pouvait retirer des véhicules d'urgence en cas de bris mécanique mais pas pour une simple inspection.Désormais, le SPIM compte retirer temporairement jusqu'à six camions à la fois lorsqu'ils doivent être inspectés ou lorsque le taux d'absentéisme des pompiers ne permet pas de maintenir tout le parc en fonction.Le budget 2001 prévoit également l'abolition sur deux ans de 78 postes par départ à la retraite.Quelque 30 pompiers doivent s'en aller ainsi au cours de l'année.Avec la fin de l'entente, un seul camion sera retiré complètement : le 526 du poste 26, sur le Plateau Mont-Royal.Il restera au minimum 84 camions en service, 90 camions au maximum.Quant aux négociations en vue d'une nouvelle convention collective, elles ne commenceront qu'une fois que le comité de transition de la nouvelle ville de Montréal sera nommé et aura donné ses directives, a indiqué hier une agente d'information du SPIM, Martine Primeau. 6LP2301A0106 a23 samedi 6LP2301A0106 ZALLCALL 67 00:55:52 01/06/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 6 J ANV I E R 2 0 0 1 A 2 3 F E M M E JUSQU'À sur marchandise sélectionnée 70% de rabais MAIL CHAMPLAIN CARREFOUR LAVAL 2919948A Le Dr Shipman, un des pires tueurs en série de l'Histoire Agence France-Presse LONDRES Ð Un médecin de famille britannique déjà condamné à la prison à perpétuité, Harold Shipman, pourrait avoir tué jusqu'à près de 300 personnes, ce qui fait de lui un des pires tueurs en série de l'Histoire, révèle une nouvelle enquête administrative publiée hier.Le cabinet du docteur Shipman a enregistré 297 morts de plus que ceux de six autres médecins de la région de Manchester (nord-ouest de l'Angleterre), de 1974 à 1998, selon cette enquête du ministère de la Santé.Surnommé « Docteur la Mort », Harold Shipman, 54 ans, a déjà été condamné à la prison à perpétuité le 31 janvier 2000 pour le meurtre de 15 de ses patientes.Mais les enquêteurs ont toujours été convaincus que ce médecin unanimement apprécié de ses patients, à l'apparence respectable derrière ses lunettes et sa barbe blanche strictement taillée, avait tué beaucoup plus.Le chiffre exact de ses victimes ne sera jamais établi avec certitude.Le responsable de l'enquête, Richard Baker, a indiqué au cours d'une conférence de presse qu'il penchait personnellement plutôt vers le chiffre de 236 morts.Il s'agit du nombre de décès supérieur à la moyenne régionale enregistrés au domicile des patients d'Harold Shipman, en excluant ceux survenus à son cabinet.Harold Shipman tuait en effet la plupart de ses victimes, semble-t-il, en leur rendant visite, souvent de façon impromptue et à un moment où il les savait seules chez elles, et en leur injectant des doses massives de diamorphine (héroïne).Il s'en prenait avant tout à ses patientes âgées, de préférence audelà de 75 ans, et a priori pas aux hommes, pour lesquels le nombre de décès enregistrés par le médecin ne diffère pas de celui de ses collègues.L'enquête administrative laisse intacte le mystère des motivations du docteur de Hyde.Lui-même n'a jamais reconnu ses meurtres et il continue à rester muet et hautain, du fond de sa prison de haute sécurité de Frankland (comté de Durham, nord-est de l'Angleterre).Le gouvernement britannique a immédiatement annoncé la mise en place d'une ligne téléphonique de soutien, notamment psychologique, aux patients d'Harold Shipman et aux proches de ses victimes.Le médecin a pratiqué à Todmorden (comté du West Yorkshire, nord de l'Angleterre), puis à Hyde, dans la banlieue de Manchester.Dans ces localités, la population accuse le coup.« Beaucoup de familles sont encore meurtries et cette affaire n'en finit pas d'être étalée sur la place publique », a déclaré Jane Ashton Hibbert.Le groupe de soutien psychologique animé par Mme Hibbert ne désemplit pas depuis un an et cette petite-fille d'une possible victime du médecin soupire : « ce serait tellement mieux si (Harold Shipman) avouait ses crimes ».Dès sa condamnation l'an dernier, la police avait annoncé disposer de suffisamment d'éléments à charge concernant 23 autres morts.Le parquet avait renoncé à rouvrir le dossier, faisant valoir que le médecin était déjà condamné à la prison à perpétuité et que la publicité autour de lui ne lui assurerait pas un procès impartial.Le chef du parquet britannique, David Calvert-Smith, a à nouveau estimé hier hautement improbable l'organisation d'un nouveau procès, avançant les mêmes arguments.« Il purge actuellement une peine de perpétuité, ce qui signifie pour le reste de sa vie », a-t-il dit.Le rapport va également relancer les interrogations sur la facilité avec laquelle Harold Shipman a pu procéder à ses forfaits, sans attirer l'attention de ses autorités de tutelle.Le médecin n'a été arrêté qu'en septembre 1998 après avoir falsifié le testament d'une de ses victimes.Cela aurait été le seul crime motivé par le gain, mais le faux était si grossier qu'il aurait aussi bien pu être un moyen choisi par le meurtrier, plus ou moins consciemment, pour se laisser démasquer.« Harold Shipman était un tueur froid, calculateur, maléfique.La façon dont il a pu faire cela en toute impunité aussi longtemps défie l'imagination », a commenté le ministre de la Santé Alan Milburn.Le ministre a promis de tout faire pour que cette affaire « ne puisse pas infliger de mal durable aux relations entre médecins et patients ».Laurier Jetta GLS Nos voitures ne sont pas sans intérêt ! 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