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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
D. Arts et Spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2001-01-06, Collections de BAnQ.

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[" 6LP0101D0106 6LP0101D0106 ZALLCALL 67 00:56:25 01/06/01 B 6LP0201D0106 D-2 samedi - ARTS 6LP0201D0106 ZALLCALL 67 00:55:19 01/06/01 B D2 LA PRESSE MONTREAL SAMEDI 6 JANVIER 2001 RADIO Les Montrealais preferent Mongrain a Bruneau a 18h: TVA tente de le camoufler! Les nouveaux matins de CKMF SONIA SARFATI I Leve You n'est plus, vive C't'encore drole.Ainsi s'intitulera la nouvelle emission matinale de CKMF qui, a partir de lundi, remplacera la defunte I Leve You animee par Stephane Laporte jusqu'au 15 decembre et remplacee par une programmation du temps des Fetes pendant trois semaines.Histoire de laisser aux tetes dirigeantes de la boite le temps de mettre en place un nouveau concept.qui est en fait un retour aux premieres amours de la station, note le directeur general de CKMF, Luc Tremblay.Humeur et humour au programme, donc.Un retour aux premieres amours qui sera anime par l'as maison du retour a la maison, Pierre Page des Grandes Gueules.Lequel se tapera ainsi un double quart de travail, de 6 h a 9 h, puis de 16 h a 18 h.La decision ne s'imposait peut-etre pas, mais elle etait tres tentante pour la station : Dans la region montrealaise, a l'heure du retour a la maison, un poste de radio sur cinq est branche sur l'emission que coanime chez nous Pierre Page.Il a vraiment la cote d'amour aupres de nos auditeurs , note Luc Tremblay qui admet cependant que C't'encore drole est une solution a court terme D histoire de terminer la saison, quoi ! Apres, tout sera a voir et a revoir.Continuera, continuera pas : cela dependra des resultats de l'emission aux sondages D avec I Leve You, CKMF a perdu 100 000 auditeurs par rapport a ce qu'obtenait le tandem Michel Barrette-Gildor Roy D et de la disponibilite de l'equipe.Puisque equipe il y aura.Autour de Pierre Page troneront donc Mitsou en tant que Miss Meteo et chroniqueuse culturelle ; et les humoristes Michel Morin (du Zoo, de La Jungle.et de Quebec) et Patrick Groulx, qui agiront directement sur les machoires des auditeurs D force gags et humour, ha, ha! Martin Petit sera pour sa part de retour avec les capsules du grand Petit a la garderie .Et Christian Tetreault, que l'on n'entendait plus sur les ondes de CKMF depuis le mois d'aout D Mais il n'a jamais cesse de faire partie de la famille Radio Energie : il agissait ici a titre de consultant et travaillait sur notre site Internet , souligne Luc Tremblay D revient avec les nouvelles du sport et son commentaire sportif.Finalement, Mike Gauthier sera aux nouvelles artistiques internationales ; Pierre Lebeuf aux nouvelles tout court ; et Pierre Lacasse a la circulation.Le but de cette equipe ?Faire remonter la pente en terme d'auditoire matinal.Et ramener les orphelins au bercail.Orphelins : c'est ainsi que Luc Tremblay evoque ceux qui ont delaisse les petits matins a CKMF mais qui, insiste-til, n'ont jamais tourne le dos aux autres produits de la boite DLa Belle et Mac Leod ou Les Grandes Gueules qui, eux, n'ont pas perdu de plumes aux derniers sondages.Et aucune emission du matin n'a entierement recupere les 100 000 auditeurs que nous avons perdus, fait-il remarquer.Ils se sont partages entre CKOI, COOL, CKGL, CITE.Ils devraient donc pouvoir retrouver le droit (!) chemin.A suivre.TELEVISION Les patrons de TVA sont tellement depites que Pierre Bruneau se soit fait battre par Jean-Luc Mongrain a 18h dans la region de Montreal D M.Bruneau etait le roi inconteste du 18 h depuis des temps immemoriaux D tellement depites donc qu'ils ont cherche, et trouve, des chiffres pour rehabiliter M.Bruneau.Il est numero 1 au Quebec a 18 h.Le probleme, c'est que par le passe, les resultats BBM de Montreal ont ete la norme absolue des sondages de marche.Mais c'etait avant que Pierre Bruneau se fasse battre.Par 4600 spectateurs, ce qui n'est pas beaucoup, mais il est deuxieme derriere TQS.TVA a donc sorti des chiffres reseau, jamais utilises par le passe.Cet exercice de camouflage donne une mesure de la panique qui regne a TVA ces jours-ci.Les derniers sondages BBM realises cet automne D du 19 au 25 octobre, ainsi que du 2 au 22 novembre D donnent TVA en premiere position pour toute la journee de diffusion, comme d'habitude, avec Radio-Canada en deuxieme.Les deux reseaux accusent toutefois une perte de 2% de part de marche par rapport a l'automne dernier, alors que TQS, en troisieme place, voit la sienne augmenter de 2%.La performance la plus inquietante est celle de Radio-Canada, qui ne parvient pas a faire 20 % de l'ecoute pour le deuxieme sondage de suite.Et l'augmentation de TQS est due en totalite a la superbe performance de Jean-Luc Mongrain entre 17h et 18h30.Il a meme reussi a entrainer le magazine Flash de 18h30 dans la victoire: Flash a vaincu Piment fort sans probleme.Philippe Lapointe, le vice-president programmation de TVA, avouait hier qu'il est a la recherche d'un concept pour arreter la locomotive Mongrain entre 17h et 18h.Pour septembre prochain.Cet hiver, il va laisser le soap Top modeles et Jet 7 en place.M.Mongrain doit etre mort de rire.La grande nouvelle de ce sondage d'automne, c'est la progression fulgurante des chaines specialisees.Elles attirent maintenant 17 % de la clientele, en hausse continuelle.Les plus regardees sont Teletoon, RDS et parmi les nouvelles chaines nees en janvier 2000, Series +.Une autre nouvelle qui devrait inquieter tous les diffuseurs, conventionnels autant que specialises : l'ecoute de la television est en diminution a Montreal.Les gens passent moins d'heures devant la tele.On presume qu'ils naviguent sur Internet a la place.Seul TQS a echappe a la diminution d'heures d'ecoute.En soiree, la partie la plus payante de la journee pour les diffuseurs, Radio-Canada a diminue a 27 % et TQS a 10, alors que TVA a reussi a augmenter sa part de marche a 32 %.Mais avec des entourloupettes qui ont fait rager la concurrence.Legales, remarquez bien.Ainsi, TVA a diffuse la derniere de la serie Willie un dimanche soir, presumant que l'auditoire du dimanche serait plus eleve que le jeudi.Il l'a ete.TVA a egalement diffuse des speciaux de ses comedies Histoires de filles et Km/ H le dimanche soir: gros succes.TQS, qui ne diffuse pas de teleromans, de miniseries locales ou de speciaux durant les sondages, a souffert particulierement le dimanche soir.Radio-Canada a diffuse L'Histoire du Canada le dimanche, ce qui n'a pas aide ses chiffres, mais est tout a fait dans son mandat.Sa seule emission du dimanche dans le palmares est le Gala de l'ADISQ, en 15e position.Malgre tout, le palmares est domine par Radio-Canada, en premiere et deuxieme positions.Radio- Canada peut aussi se vanter d'avoir l'emission d'affaires publiques la plus regardee, La Facture battant J.E.Mais la serie Tag n'a pas performe autant que prevu le lundi.Nous sommes loin du succes d'Omerta.Aucun reseau ne prevoit faire de gros changements a la suite des sondages.TVA entend seulement changer quelque peu son magazine Jet 7 qui bat de l'aile.On ramenera egalement la Boutique TVA a 30 minutes, les Fetes etant passees.A TQS, on annonce des ameliorations pour CNM, l'ancien Gingras-Gonzalez.Pas de changement dans le personnel de l'emission.Jean-Luc Mongrain Pierre Bruneau Phototheque La Presse c Aux commandes de la nouvelle emission matinale de CKMF, l'animateur Pierre Page se tapera un autre quart de travail en fin d'apres-midi puisqu'il continuera a travailler avec l'equipe des Grandes Gueules pour le retour a la maison.Pierre Legare Louise Cousineau 18:30 r - 20 000 LIEUES SOUS LES MERS Michael Caine en capitaine Nemo.19:00 3 - PIERRE LEGARE Voila un humoriste intelligent qui va vous faire rire avec ses reflexions sur la vie quotidienne.Son show, Le Guide de survie.20:00 D - THE ROCK Sean Connery et Nicolas Cage dans un policier ou des militaires rebelles s'emparent d'Alcatraz et menacent de faire sauter San Francisco avec des missiles.21:00 - LE DOCTEUR JIVAGO Le grand film de David Lean avec Omar Shariff, Julie Christie et Geraldine Chaplin.21:30 P - ECRANS 2000 Retrospective des grands moments du cinema de l'an 2000, preparee par Anne-Marie Losique.21:38 A - CESAR ET ROSALIE Yves Montand et Romy Schneider dans un des meilleurs films de Claude Sautet.18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Telejournal Claude Charron Hockey / Canadiens - Senateurs Le Telejournal Les Nouvelles du sport Cinema / COMMME DES ROIS (5) (22:50) Le TVA 18 heures Cinema / 20 000 LIEUES SOUS LES MERS (4) avec Michael Caine, Patrick Dempsey Le TVA Sports / Lot.(22:55) Cinema (23:23) .Charlie Brown et Snoopy Cinema / LES DOUZE TRAVAUX D'ASTERIX (4) Dessins animes Cinema / LA FETE DES ROIS (5) avec Marc-Andre Grondin, Monique Mercure Cinema / CESAR ET ROSALIE (3) avec Yves Montand, Romy Schneider (21:38) Arts et.(23:32) Les Simpson Cinema / 260 CHRONO (5) avec D.B.Sweeney, Charlie Sheen Cinema / TOP GUN (5) avec Tom Cruise, Kelly Mc Gillis Cinema / AVEUX EROTIQUES V (6) avec H.Guillon (23:15) Pulse Habs, Week Higher Ground Code Name: Eternity Twice in a Lifetime Comedy Now! / Rick Bronson CTV News Pulse / Sport News .Contact Little Men Twice in a Lifetime Cold Squad News Sat.Report Saturday Night Hockey / Capitals - Maple Leafs Hockey / Flames - Kings News ABC News Spin City Judge Judy Cinema / THE ROCK (4) avec Sean Connery, Nicolas Cage News Baywatch.CBS News Entertainment this Week That's Life Walker, Texas Ranger The District ER NBC News Stargate SG-1 Cinema / DEVIL'S OWN (4) avec Brad Pitt, Harrison Ford Saturday Night The Lawrence Welk Show Hockey / UVM - Dartmouth College Austin City Limits Cinema / PRETTY WOMAN BBC News Deviants TV The Editors Mc Laughlin Allo, Allo .Romance As Time.Red Dwarf Preservation Hall Jazz Band BBC News P.O.V.City Confidential Behind Closed Doors.Biography: Ray Waltson Inspector Morse Sherlock Holmes Mysteries Arts, Minds .for Variety Aria and.J.Norman The King's Violins A Tribute to Burt Bacharach and Hal David Ed Sullivan Sex & the City Samedi PM .pour rire Pierre Legare - Guide de survie Familles celebres / Windsor Insectia Scandales! Biographies / K.Hepburn Cinema / LE FAISEUR DE.(4) Paysage afromonde Philippines tele-serie Horizons armeniens .iranienne Lamire (Portugais) Ici Tunesie Palestine.Risq 2000 Concordia.ACFAS.Etudes.reve Branche-toi.Quartier latin Documentaire tout court Le Monde.Plein Emploi How'd they do that?Discover Magazine / Poison Impact! Timeslot Sex Files Into the Unknown Connection You Asked.Pret a partir D'iles en iles Aqua Planet Travel.Croisieres a la decouverte.Carte postale de Floride Pret a partir Franklin Little Lulu Hoze.Mentors The Jersey Jett Jackson Cinema / MY GIRL (5) avec Anna Clumsky Cinema / CANDLESHOE (4) avec Jodie Foster Queen of Swords Drew Carey Cops America's Most Wanted The X-Files Mad TV NFL Football (16:00) Queen of Swords Outer Limits Andromeda The District A.Hitchcock Saturday Night La Police a cheval.Tournants.H.Guillemin La Guerre de 1812 Cinema / LE DOCTEUR JIVAGO (2) avec Omar Sharif, Julie Christie .(17:00) For Valour Greatest Journeys on Earth Crown and Country Cinema / CASTLE KEEP (3) avec Burt Lancaster, Jean-Pierre Aumont Crown.TV Guide Flick The Tourist Pet Project Birth Stories Skin Deep Extra Specials: .First Fat Camp Eros Max Lounge Ed Sullivan Pop up video Musicographie / Elvis Presley Cinema / ROUSTABOUT (6) avec E.Presley, B.Stanwyck Musicographie / Elvis Presley Box Office Le Cimetiere Buzze le quiz Stefie Shock Concert Plus: Green Day Concert Plus: Rage against.Clip Groove BBC News Culture Shock On the Arts Antiques Roadshow Sat.Report Venture Rough Cuts @The End Histoires oubliees Journal RDI Medias Une ville sous surveillance Telejournal .artistes Culture-choc Histoires.Zone libre / La vie en Russie.NFL Football (16:00) Roller Jam Battle Dome (19:45) La Lutte WCW Sports 30 Mag Golf PGA Les Contes d'Avonlea Saint-Tropez, sous le soleil Harlequin Les Sopranos Frequence Crime The Grafters Cinema / CLEAR CUT (5) avec Graham Greene, Ron Lea Da Vinci's Inquest Cinema / EXOTICA (4) avec Bruce Greenwood, Mia Kirshner Battlestar Galactica Sir Arthur Conan Doyle's.Relic Hunter Cinema / EVENT HORIZON (5) avec Laurence Fishburne, Sam Neill Cinema (23:15) Gamenight Sportscentral Equestrian: Spruce Meadows Skiing: FIS Alpine World Cup Wrestling: WWF Live Sportscentral Skiing: FIS Alpine World Cup Grouille-toi Volt Jazz Collection TFO en scene Cinema / UNE CHANSON EST NEE (4) avec Danny Kaye Cinema / SOUS LE PLUS.Without Warning Without Warning Beware! - Bad Drivers Caution! - Learner Drivers Dirty Mechanics Beware! - Bad Drivers Extreme Sportsdesk Guys TV .Primetime Boxing / Chris Johnson - Reggie Johnson Sportsdesk Formula 1 Cinema (17:00) A.Anaconda Redwall Ned et triton .le meilleur Drole, voyou Simpson Cybersix Surfer.South Park Simpson .le meilleur Vins.Journal suisse Journal FR2 Le Show du Refuge 99 .(21:03) Ecrans 2000 Gros Plan.Journal belge Soir 3/ Invite Avventura.Great Parks National Geographic Cinema / LAWRENCE OF ARABIA (1) avec Peter O'Toole, Alec Guinness .(23:40) .secondes Les Copines.Jeux de societe Coup de coeur Eros et Compagnie Sortie gaie Copines.Eros et Compagnie City Mag Rendez-vous avec.Micro-Info Question Sante Place publique Traficomm Addam's.Grade Alien Worst Witch Big Wolf.Buffy the Vampire Slayer Live through this Goosebumps Student.Syst.Crash Radio Active Grand Test Technofolie Invasion Planete Terre Star Trek Cinema / SANS PITIE NI PARDON (6) avec Billy Blanks Cinema / CYBORG 2 (6) Le Grand Journal (22:45) Sabrina VOTRE SOIREE DE TE L E V I S I O N 6LP0301D0106 D3 samedi 6LP0301D0106 ZALLCALL 67 00:52:34 01/06/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 6 JANVIER 2001 D3 THÉÂTRE Sois sage, ô ma douleur.JENNIFER COUËLLE « Ma douleur, donne-moi la main ; viens par ici », écrivait Baudelaire recueilli.Stéphane Crête, lui, n'est pas exactement en état de recueillement.Ses neurones sont aux aguets.Mettons qu'il a l'esprit scientifique ces jours-ci.Ce comédien, auteur, metteur en scène, animateur et codirecteur artistique de la compagnie Momentum se dit en plus médecin ! Un toubib qui se penche sur la conscience.Sur comment, une fois modifiée, elle peut affecter le jeu du comédien.Eh bien ! Docteur Crête, donc.Qui, dans le cadre de la série Les Laboratoires Crête, va mener des recherches cliniques, théoriques et expérimentales sur de braves comédiens (Michel-André Cardin, Nathalie Claude, Jacques L'Heureux, Didier Lucien et Brigitte Poupart) qui ont accepté de se prêter au jeu de.la douleur.Le sujet d'étude du premier de quatre laboratoires de quatre jours étalés sur une période d'un an.Il s'agit d'explorer le « lien de causalité entre douleur physique et interprétation chez l'acteur en représentation », explique-t-on dans le dépliant de ce théâtre médical.Un document au petit look pharmaceutique plutôt convaincant.« Faites avancer la science théâtrale en devenant cobaye pour Les Laboratoires Crête », prescrit-il.On ne rit pas.Mais l'essentiel, apparemment, est de maintenir le doute quant au sérieux ou au non-sérieux de l'entreprise.« J'ai habillé l'exercice d'un trait sarcastique, admet celui qui présidait l'an dernier la plus que troublante cérémonie cannibalo- affective Chair Philippe, l'une des 12 Messes pour le début de la fin des temps, parce que ça répond à ma personnalité.Mais la démarche, insiste- t-il, est sérieuse.» Après tout, un représentant de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec sera sur place, au cas où.Du théâtre documenté La place dans ce cas-ci, c'est un local de l'Université de Montréal.Les spectateurs, chacun à son pupitre, auront droit à une sorte de before and after de l'interprétation théâtrale.Des extraits de Feydeau comme de Robert Gravel et d'autres seront joués, live ou sur vidéo, before and after l'induction d'une douleur.Non mais.Pas un peu sadique, ce docteur ?« En réalité, précise à sa défense ce comédien un peu piqué, il s'agira davantage d'inconfort physique que de douleur, et il n'est pas question que les maux infligés deviennent chroniques, ni qu'ils causent des lésions.Ce n'est pas un savant fou, le docteur Crête.» Non, pas.Mais fichtrement déterminé, par contre.« Je ne suis pas un scientifique, raconte Stéphane Crête, mais j'avoue que la science me fascine.J'aime beaucoup rechercher, je suis curieux.Quand je traite d'un sujet, j'aime savoir d'où il vient, j'aime vraiment aller à fond dans la documentation.» Pas surprenant qu'il dise faire du théâtre documenté.Et le sien se plaît à sonder les limites.Cette fois, celles de la tolérance physique, comme celles de la représentation.« Je me suis toujours beaucoup intéressé au fait qu'il existe un moment à partir duquel on n'a plus l'impression d'assister à un spectacle.Mais où se situe-t-il, ce moment ?Elle est là, la question.» Chose sûre, en tout cas, c'est que si spectacle il y a (et il y aura), il n'aura rien d'orthodoxe ni de kascher.Pas devant un pupitre dans un local à chiffres précédés d'une lettre.« Il ne répondra pas d'une structure dramatique classique, confirme cet adepte des limites repoussées, il n'aura pas de début, pas de fin, pas de conflit ni de résolution de conflit.Mais pour moi, ça reste du théâtre.Forcément, puisqu'il y a une représentation.» Après le labo douleur, c'est à l'hypnose, aux « excitants modernes » et à la stimulation sexuelle que s'intéressera, dans l'ordre, ce docteur.Et tout ça, dans le but de déterminer comment un état de conscience altéré peut influer sur la raison d'être d'un acteur.D'une façon évidemment positive.« Un comédien qui aura sa conscience modifiée alors qu'il est en représentation, stipule celui-ci, verra son jeu enrichi de nouveaux états émotifs qu'il ne connaissait pas ou auquel il n'avait pas accès.» C'est l'hypothèse.Reste à la vérifier.LES LABORATOIRES CRÊTE, PREMIER PROTOCOLE, une conférence-spectacle présentée par le Docteur Stéphane Crête, conçue et mise en scène par Stéphane Crête.Du 11 au 14 janvier, à la salle G-615 du pavillon principal de l'Université de Montréal.Info : 514 527-0050.Photo ARMAND TROTTIER, La Presse © Pierre-Michel Tremblay a pondu un Rire de la mer qu'on entendra sous peu à La Licorne.Marines rieuses JENNIFER COUËLLE UNE FEMME SE MEURT.Elle est appelée par la mer.Qui rit.Tendrement.Il est pourtant question de souffrance.« C'était, en effet, ma première motivation pour écrire cette pièce », explique Pierre-Michel Tremblay, le dramaturge in house des Éternels Pigistes.L'auteur, aussi, du Rire de la mer que se prépare à recevoir le théâtre de La Licorne.« Je travaille le plus souvent à partir d'images instinctives, poursuit celui qui a signé entre autres textes Quelques Humains et Le Jeu du pendu.La première qui m'est venue est celle d'une femme malade qui part en voyage, donc qui combat un peu sa souffrance par le plaisir et l'exaltation.En cours d'écriture, cependant, je me suis attaché au personnage à un point tel que j'ai voulu son bonheur.» D'où l'accent mis davantage sur la volonté d'être heureux, devant même la mort ou la maladie, que sur la tristesse ou la douleur.Ce qui n'est pas sans favoriser le climat comique de cette production que Pierre- Michel Tremblay appelle une comédie grave.Scénariste télé notamment pour Un gars, une fille, Le Grand Blond avec un show sournois, ce prof de l'École nationale de l'humour a également cosigné plusieurs spectacles pour les humoristes Marie-Lise Pilote, Michel Barrette, Jean-Michel Anctil.« Ça a l'air éparpillé comme ça, commente cet auteur au sourire tout compte fait assez discret, mais ça me ressemble.J'aime essayer beaucoup de choses, je compare souvent mon travail d'écriture à ma collection de musique.Éclectisme et humour « Dans une même journée, raconte Pierre-Michel Tremblay, je peux aussi bien écouter la Messe en si mineur de Bach, le dernier album de Cold Play (un groupe pop britannique), du Miles Davis ou du John Zorn.» Soit pour la musique.Pour l'éclectisme.Mais il n'en demeure pas moins que l'humour est une constante chez celui qui est en train d'écrire Fusillez-moi, j'écris pour des comiques (la parution est prévue pour l'automne prochain, sans doute chez Lanctôt Éditeur).« J'ai des milliards de choses à dire sur l'humour, affirme cet énième Tremblay originaire du Saguenay- Lac-Saint-Jean, j'y pense tout le temps.Mais s'il faut s'en tenir à l'essentiel, pour moi, l'humour est un état d'esprit, une façon de nous aider à supporter les horreurs du monde.En tant qu'êtres humains, on n'a pas beaucoup de choses, vous savez, pour nous aider à survivre à l'horreur.On a l'amour, l'amitié, la musique, l'humour.C'est tout, je pense.Puis dans l'humour, ce que j'aime, c'est cette espèce de distance qui est très saine, qui permet d'en ratisser large.» L'humour aide à vivre, donc.Voilà pourquoi Pénélope (Isabelle Vincent) s'armera d'une bonne dose de cet antidote à la déprime avant d'entreprendre son ultime périple qui l'amènera en Angleterre, en Bretagne, à Paris.Une Pénélope qui ne tisse pas, une Pénélope ni déesse ni reproductrice, mais une femme, une sociologue en l'occurrence, qui décide de vivre sa propre odyssée.Et il n'y a pas que la légende d'Ulysse qui prend une jambette dans cette pièce ; déboulonnés aussi seront les mythes nourris tant par le colonel du poulet Kentucky que par Molière.Hmmm.« En gros, explique celui qui a pondu sept versions de son texte avant d'en être satisfait (Pénélope a même été pharmacienne plutôt que sociologue), en somme donc, Le Rire de la mer raconte l'histoire d'une femme à la fin de la trentaine qui apprend qu'elle a un cancer qui est difficilement guérissable.Elle a toujours aimé voyager, alors, elle décide de partir une dernière fois avant qu'elle ne soit trop souffrante.Pendant son voyage, elle écrit des histoires à ses amis, notamment à son amoureux qui est acteur.» Ce sont ces histoires.drôles, drôles ironiques faut croire, de sa Pénélope qui, sur les planches de La Licorne, seront jouées en une succession de tableaux.Ceux-ci seront peuplés par les « pigistes » Christian Bégin, Marie Charlebois, Patrice Coquereau, Pier Paquette et au centre de chacun d'entre eux, Isabelle Vincent.Un mur de brume servira une scéno épurée que viendra éclairer l'experte ès lumière Lucie Bazzo.Il est permis d'espérer.LE RIRE DE LA MER de Pierre-Michel Tremblay, mise en scène de Marie Charlebois.À La Licorne, du 9 janvier au 3 février.PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse © Dans le cadre de la série Les Laboratoires Crête, Stéphane Crête, comédien, metteur en scène, animateur et codirecteur artistique la compagnie Momentum, se transforme en docteur à l'affût des douleurs de son public.« Je me suis toujours beaucoup intéressé au fait qu'il existe un moment à partir duquel on n'a plus l'impression d'assister à un spectacle.Mais où se situe-t-il, ce moment ?Elle est là, la question.» ARTS VISUELS p r é s e n t e dduu 99 JJ AA NN VV II EE RR aauu 33 FF ÉÉ VV RR II EE RR 22 00 00 11 a v e c D a v i d S AVARD T h é â t re E S PACE GO 4890, b o u l e va r d S a i n t - L a u r e n t , M o n t r é a l PHOTOGRAPHIES : André Panneton GRAPHISME : Stéphane Parent Les Règles du savoir-vivre dans la société moderne Music-hall ssuuiivvii ddee d e Jea n - L u c L AGARCE Je a a v e c 2918380A Le Langue-à-langue des chiens de roche d e Daniel Danis mise en scène de René Richard Cyr une création du Théâtre d'Aujourd'hui 3900, rue Saint-Denis Montréal (métro Sherbrooke) (514) 282-3900 www.theatredaujourdhui.qc.ca en coproduction avec le Théâtre français du CNA Photo Jean-François Bérubé avec Marie-France Lambert Dominique Quesnel Normand D'Amour Pierre Collin Jean-François Pichette Isabelle Roy Catherine Bonneau Patrick Hivon Sébastien Rajotte concepteurs Claude Accolas, Angelo Barsetti Alain Dauphinais, Marie-Pierre Fleury, Nicolas Rollin, François Vincent Le nouveau texte de Daniel Danis arrive au Théâtre d'Aujourd'hui DU 10 JANVIER AU 3 FÉVRIER 2001 COMPLET 10-11 janvier 2918375A La gravure dans tous ses états ART SOUS-ESTIMÉ, mal connu, la gravure offre pourtant un énorme potentiel esthétique.C'est du moins ce que prétend démontrer Xylon 13, l'exposition de passage à Montréal d'un regroupement international voué à sa promotion.Techniques de gravure en relief multiples (plâtre, matières synthétiques, linogravure) et pas seulement sur bois comme l'exigeait à ses débuts l'organisme, le médium se veut, aujourd'hui, très varié.Et pour être varié, il l'est.Abstractions, figurations, compositions géométriques, personnages morbides, paysages surréalistes, il y en a vraiment pour tous les goûts et en grand nombre : 209 gravures de 154 artistes provenant de 25 pays, dont le Canada.Mais à trop vouloir montrer la diversité de la gravure, on ne dit plus grand-chose.À voir tout de même, ces oeuvres datées de 1994-1995, en espérant qu'un jour, une exposition plus sélective nous parvienne plus vite.À la maison de la culture Mercier, jusqu'au 7 janvier.Renseignements : 514 872-8755.Jérôme Delgado collaboration spéciale 6LP0401D0106 D4 Samedi 6LP0401D0106 ZALLCALL 67 00:46:08 01/06/01 B D4 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 6 JANVIER 2001 « Tertio, le jazz est le collimateur idéal pour saisir l'évolution de mon pays au cours du dernier siècle.Le jazz est la seule forme d'art que les Américains ont fournie à la civilisation mondiale.Une musique au coeur de laquelle se déploie tout le génie de l'improvisation.Cette musique est née au sein d'une communauté qui n'était pas libre sur une terre présumée libre.Cette musique, pourtant, n'est ni noire ni africaine.Le jazz fut créé en Amérique par la communauté afroaméricaine, mais il a évolué à travers des expériences profondément américaines, partagées depuis par le reste du monde.» Devant tant de ferveur nationale, on se doit de rétorquer à Ken Burns que le jazz se vit hors des États-Unis et ce, depuis des lustres.Que le jazz américain est devenu chauvin et conservateur.Que les médias spécialisés aux USA ne cessent de minimiser les contributions étrangères à la forme.« Do you wanna hear my opinion ?» s'impatiente Ken Burns lorsqu'on fait précéder ce commentaire à la question suivante : pourquoi ne traiter que de jazz amerloque ?Légèrement froissé comme tout gentleman du New Hampshire peut l'être lorsqu'on critique son peuple, il reprend sur un ton courtois, flegmatique.démesurément patriotique.« Le jazz, soutient-il, est une forme américaine.Bien sûr, cette musique peut être partagée et jouée par quiconque.Cela étant dit, le jazz est vivant et en santé dans mon pays.Il peut compter sur différentes écoles, différentes esthétiques.» Pour mener à bien son projet, Ken Burns a dû étudier l'histoire du jazz, consulter historiens, critiques et musiciens de différentes allégeances esthétiques, pour ainsi préciser la trame narrative de cette série.Il en résulte 75 interviews, 2000 extraits de films d'archives, 24 000 photographies, 500 pièces musicales sélectionnées.Du trompettiste Buddy Bolden, premier mythe du jazz à la fin du XIXe siècle, on se rend jusqu'à 1974 dans un ordre chronologique \u2014 « parce que le dernier quart de siècle ne peut être encore analysé vu le manque de recul historique.» Seules les quarante dernières minutes de la série Jazz, en fait, célèbrent la période actuelle.sans prétention.Hormis la valeur incontestable des Duke Ellington, Count Basie, Billie Holiday, Charlie Parker, Thelonious Monk, Miles Davis ou John Coltrane, on y constate que le trompettiste Louis Armstrong demeure LE personnage central du jazz, « le plus important musicien américain au XXe siècle », pour reprendre l'affirmation de Ken Burns.Pour arriver à ses fins, le cinéaste a passé six ans sur le projet Jazz qui se déploie non seulement sur PBS, mais aussi dans un livre abondamment illustré (écrit de concert avec Geoffrey Ward, publié aux éditions Knopf), 22 albums vendus séparément ainsi qu'un coffret de cinq disques résumant la démarche documentaire.Aurez-vous saisi que rien n'a été laissé pour compte dans cette ambitieuse entreprise de vulgarisation.« Je suis totalement satisfait de ces produits dérivés parce que j'ai pu en contrôler totalement la production.D'autant plus que, pour la première fois dans l'histoire de l'industrie du disque, deux grandes étiquettes concurrentes (Verve et Columbia) ont fait cause commune afin que mon projet se réalise.Le cinéaste prévient que la série Jazz ne s'adresse pas vraiment aux connaisseurs en la matière, un public qui constitue à peine 3 % des acheteurs de disques aux USA.« J'ai réalisé ce documentaire pour un vaste auditoire, c'est-à-dire pour le reste de mes compatriotes, cette majorité absolue d'Américains pour qui le jazz est une forme de plus en plus éloignée.Pour eux, j'ai voulu étudier et explorer une manifestation profondément américaine, j'ai voulu leur démontrer à quel point le jazz reflétait la société dont ils sont issus.Un miroir, en fait.» En ce qui a trait aux choix éditoriaux de Jazz, Ken Burns n'a que faire des commentaires tatillons des hyper-spécialistes.« Je m'amuse à constater que personne d'entre eux ne s'entend sur ceux que nous avons oubliés ou volontairement mis de côté.En tout cas, personne ne semble en désaccord avec ceux que nous avons conservés ! » À ce titre, impossible de dégager un point de vue objectif, corrobore-t-on au bout du fil.« Of course not, opine Ken Burns à son tour.On ne peut combler les érudits à moins de rédiger un ouvrage qui aurait la cohésion narrative d'un annuaire de téléphone.« Pendant que les spécialistes débattront sur les détails infimes de la série, le grand public y adhérera.Vous savez, beaucoup de gens m'ont déjà confié manifester un intérêt pour ce projet parce que je ne suis pas issu de la communauté des jazzophiles.En s'entre- déchirant sur des questions d'interprétation, cette communauté d'experts a fini par donner l'impression aux gens qu'il faut avoir complété un troisième cycle universitaire pour comprendre le jazz.» Au-delà de ces clichés sur l'élitisme, Ken Burns sait pourtant que ce genre musical ne touche plus les masses depuis le milieu du siècle précédent, époque où le jazz touchait environ 70 % des acheteurs de disques.« Le jazz, estime-t-il, ne doit plus être absolument une forme populaire pour exercer une immense influence sur l'imaginaire américain.Au cours des dix dernières années, la Constitution américaine a été lue par moins de 1 % de la population américaine et, pourtant, elle marque toujours son imaginaire et ses valeurs.Idem pour le baseball ; sa popularité fluctue au fil du temps ce qui n'enlève rien à son influence cruciale sur l'Amérique.« Le jazz, conclut Ken Burns, est parfaitement représentatif de ce que nous, Américains, sommes et avons été.Le jazz est un révélateur de toute une société et son mode de vie.À travers le jazz, on aborde les questions ayant trait aux conflits raciaux, aux deux guerres mondiales, au sexe, à la Dépression, aux drogues dures, aux droits civils, à l'urbanité, aux modes vestimentaires des hommes et des femmes, aux voitures qu'ils ont conduites, aux danses qu'ils ont dansées.Le jazz est un moyen privilégié de comprendre ce pays et c'est ce que je me suis appliqué à démontrer.Dates de diffusion des dix épisodes de Jazz, le documentaire de Ken Burns : les 8, 9, 10, 15, 17, 22, 23, 24, 29 et 31 janvier à 21h, sur les ondes de PBS.JAZZ Suite de la page D1 Le documentaire de l'Américain Ken Burns est le résultat de 75 interviews, 2000 extraits de films d'archives, 24 000 photographies et 500 pièces musicales.Photo AP Pour arriver à ses fins, Ken Burns a passé six ans sur le projet Jazz qui se déploie non seulement sur PBS, mais aussi dans un livre abondamment illustré, 22 albums vendus séparément ainsi qu'un coffret de cinq disques résumant la démarche documentaire.DE ROBERT LALONDE INSPIRÉ DE GUSTAVE FLAUBERT MISE EN SCÈNE DE LORRAINE PINTAL AVEC GILLES RENAUD, MARIE TIFO, GABRIEL SABOURIN, JACQUES LEBLANC, JEAN-JACQUI BOUTET, LORRAINE CÔTÉ, HUGUES FRENETTE, EDITH PAQUET, LOU BABIN ET PATRICIA NOLIN ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE ET RÉGIE JULIE BEAUSÉJOUR DÉCOR CARL FILLION COSTUMES MARIE-CHANTALE VAILLANCOURT ÉCLAIRAGES LUC PRAIRIE MUSIQUE ORIGINALE ET DIRECTION MUSICALE MICHEL SMITH CHORÉGRAPHIES DULCINÉE LANGFELDER ACCESSOIRES NORMAND BLAIS CONCEPTION DES MAQUILLAGES JACQUES-LEE PELLETIER PERRUQUES RACHEL TREMBLAY EN COPRODUCTION AVEC LE THÉÂTRE DU TRIDENT ET LE THÉÂTRE FRANÇAIS DU CNA DÈS LE 16 JANVIER 866-8668 www.tnm.qc.ca MONSIEUR BOVARY 2918295A Pr.sent.en collaboration avec CR.ATION de Steve Galluccio mise en scène de Monique Duceppe traduction de Michel Tremblay Michel Poirier Patrice Godin Véronique Le Flaguais Normand Lévesque Pierrette Robitaille Mireille Deyglun Maude Guérin Adèle Reinhardt concepteurs Marcel Dauphinais Anne Duceppe Luc Prairie Claude Lemelin DU 13 DÉCEMBRE AU 3 FÉVRIER www.duceppe.com Profitez des certificatscadeaux (514)842-8194 2915167A 6LP0501D0106 d5 6LP0501D0106 ZALLCALL 67 00:53:07 01/06/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 6 J ANV I E R 2 0 0 1 D 5 La valeur totale des prix offerts est de 4 200 $.Les règlements du concours sont disponibles à La Presse.Les gagnants devront répondre à une question d'habileté mathématique pour mériter leur prix.Ces personnes recevront automatiquement leur prix par la poste.La Presse vous offre la chance de gagner 2 billets pour un concert de l'OSM qui présente le Requiem de Verdi, avec près de 200 musiciens et chanteurs sur scène, sous la direction du mæstro Charles Dutoit ! Le 16 janvier, 20 h, à la Place des Arts.Jusqu'au 7 janvier 2001, nous publierons quotidiennement les noms de 10 gagnants abonnés à La Presse.Voici les chanceux d'aujourd'hui Abonnez-vous et vous pourriez être aussi parmi les chanceux du jour.M.Lap ointe de Montréal Mme William de Beloeil Mme Prince de Repentigny M.Fortin de St-Laurent Mme Martin de Montréal M.Durand de Montréal-Nord M.Chassay de Candiac Mme Baron de Boucherville M.Bute de Lav al M.Bonnier de Terrebonne jour La bonne nouvelle du ! (514) 285-6911 Pour appels interurbains seulement : 1 800 361-7453 2920275A M.Marcel Lapointe de Montréal Mme William de Beloeil Mme Diane Prince de Repentigny M.Marc Fortin de St-Laurent Mme Georgette Martin de Montréal M.Jean Durand de Montréal-Nord M.Chassay de Candiac Mme Baron de Boucherville M.Bute de Laval M.Bonnier de Terrebonne 2918364A Aujourd'hui et demain ! Les concerts ont lieu à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.Leonidas Kavakos et Paganini\u2026 ou le violon virtuose Les 9 et 10 janvier, 20 h Keith Lockhart, chef d'orchestre Leonidas Kavakos, violon HARMAN, The Dawn of each New Day.PAGANINI, Concerto pour violon no 1 SIBELIUS, Symphonie no 2 Deux solistes, plusieurs styles.et l'OSM sous la direction du Montréalais Marco Parisotto Le 14 janvier, 14 h 30 Marco Parisotto, chef d'orchestre Richard Roberts, violon solo de l'OSM Jim Hiscott, accordéon OEuvres de Haydn, Wieniawski, Wagner, Hiscott et R.Strauss.Billets : OSM 842-9951 Place des Arts 842-2112 514-790-1245 1-800-361-4595 Le Requiem de Verdi : gigantesque et profondément humain Les 16 et 17 janvier, 20 h 200 musiciens et chanteurs sur scène avec les solistes Paula Delligatti, Florence Quivar, Frank Lopardo et John Cheek, le Choeur de l'OSM, tous sous la direction de Charles Dutoit.Avant le concert: conférence du musicologue Steven Huebner, de l'Université Mc Gill, à 18 h 30, au Piano nobile de la Place des Arts.Entrée gratuite sur présentation du billet de concert.Marco Parisotto Soirée du 16 commanditée par : Soirée du 17 commanditée par : «Kavakos, une technique à couper le souffle !» Los Angeles Times Commanditaire : Les Concerts Gala Les Grands Concerts Les Dimanches en musique l'Orchestre symphonique de Montréal Charles Dutoit, directeur artistique osm.ca Commencez vos Dimanches en musique au restaurant La Rotonde (voisin de la Salle Wilfrid-Pelletier) et obtenez 15 % de rabais sur présentation de votre billet.Réservation : (514) 847-6900.présente 2921193A LES EXPOSITIONS SCIENTIFIQUES INTERACTIVES Venez jouer avec la science et défiez vos connaissances ! Assistez virtuellement un chercheur en génétique, créez une page Web, gérez un réseau électrique\u2026 en tout, plus de 27 heures d'activités surprenantes pour toute la famille ! Découvrez le Centre des sciences du Vieux-Port de Montréal ! www.isci.ca Quai King-Edward, Vieux-Port de Montréal INFOS ET ACHATS DE BILLETS (514) 496-ISCI 1 877 496-ISCI Stationnez au Vieux-Port et profitez d'un rabais de 5 $ à l'achat de deux activités et plus.Valable pour une personne jusqu'au 14 janvier 2001 inclusivement.5$ DE RABAIS RESTAURANTS ET BOUTIQUE THÉMATIQUE LE CINÉ-JEU IMMERSION Un tout nouveau jeu d'arcade interactif ! Sur une station spatiale en 2020, prenez le contrôle d'un outil médical virtuel et voyagez à l'intérieur du corps humain ! LE CINÉMA Le monde fascinant des dauphins sauvages.Une production de Mac Gillivray Freeman Films.Et en prolongation, CIRQUE DU SOLEILTM PASSAGES en 2916201A l'achat d'un billet pour deux activités et plus. 6LP0601D0106 d6 samedi 6LP0601D0106 ZALLCALL 67 00:46:22 01/06/01 B D6 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 6 JANVIER 2001 DISQUES Papi des papis RESPECT DES aînés oblige, on ne dira pas à Compay Segundo d'aller se rhabiller, mais.ce disque de l'octogénaire Henri Salvador est si beau, si finement réalisé (Marc di Domenico et Jacques Ehrhart) que tous les papis de la planète devraient s'en inspirer, leurs descendants itou.Dans le cas qui nous occupe, les bossa nova du vieux crooner roulent paisiblement sous des ciels d'azur, les archets frottent sur toutes les cordes sensibles, les pavillons auditifs accueillent cette voix douce et claire qui remue tout en dedans.Effluves méditerranéennes, carribéennes, surtout brésiliennes, irrésistibles sur toute la ligne.Quelques jazz-swing vaguement manouches ajoutent à la valeur, sans compter ce duo avec Françoise Hardy et cette vibrante participation de l'harmoniciste Toots Thielemans.La voix de Salvador demeure miraculeusement jeune, jamais chevrotante, lascive, élégante, parfaite.Toute une existence rejaillit dans cette Chambre avec vue.Vue imprenable sur un monument du showbiz français.HHHH 1¤2 CHAMBRE AVEC VUE Henri Salvador Source / Virgin Alain Brunet Les airs du Sud AVIS AUX amateurs de vieux soul et de r&b : ce coffret est une mine d'or.Quatre CD de matériel issu de la légendaire étiquette Stax, entre 1961 et 1975, qui influencera autant le visage des billboards américains que celui du blues-rock anglais, notamment des Rolling Stones.Fondée par deux Blancs de Memphis qui ne connaissaient absolument rien à la musique noire, Stax (dont l'histoire est très bien résumée dans l'abondant livret) a mis au monde les Eddie Floyd (l'originale de Knock on Wood), Otis Redding, Sam & Dave, Booker T.MGs et Isaac Hayes, pour ne nommer que ceux-là.Chaque disque regroupe par thèmes (Hits, Live, Kinda Blues, Finger Snappin' Good) les succès et l'évolution du son deep soul à la rythmique croustillante et au funk indéniable et précoce.Beaucoup plus abordable que l'anthologie parue il y a quelques années, The Stax Story vous apportera des heures et des heures de plaisir indémodable.HHHH THE STAX STORY Artistes Variés Fantasy Philippe Renaud collaboration spéciale Savant mélange DANS L'ARÈNE de ce qu'il convient d'appeler le « nouveau métal », Linkin Park a déjà une place de choix.Hybrid Theory, le premier compact du groupe, est un savant mélange des genres rap, métal et techno, une mouture qui, bien que peu originale, dégage des tonnes e t des tonnes d'énergie brute.Les membres Chester Bellington et Mike Shinoda s'échangent le micro de belle façon, passant du chant au rap avec une aisance peu commune.Des titres comme Papercut et A Place For My Head sont déjà des hymnes pour une nouvelle génération, tandis que Crawling, avec ses clins d'oeil aux années 80 Ð surtout Depeche Ð a de quoi plaire aux plus vieux.Voilà certes l'une des plus belles découvertes dans l'univers du rock lourd.HHHH HYBRID THEORY Linkin Park Warner Richard Labbé Que les infoniaques s'amusent ! QUE LES archivistes s'agitent, que les Infoniaques s'amusent, de sympathiques hurluberlus viennent de relancer le Volume 3, un des quatre albums de l'Infonie.Free jazz, rock, musique contemporaine et poésie (particulièrement celle de Raôul Duguay) étaient alors magnifiquement torréfiés par cet orchestre carburant aux psychotropes et (surtout) au jus de neurones d'un certain Walter Boudreau (époque hippie), voguant quelque part entre Sun Ra et Frank Zappa.Créé en 1969, le Volume 3 n'est peut-être pas le disque le plus achevé de L'Infonie (qu'on croit toujours inachevée), mais on peut affirmer sans ambages que cet enregistrement a très bien vieilli.S'y trouvent, en tout cas, les pièces les plus pop du fameux ensemble : Ode à l'Affaire et Viens danser le OK-Là, sans compter une version instrumentale de She's Leaving Home (des Beatles), une reprise hirsute de l'Agnus Dei (J.S.Bach) ainsi qu'une joyeuse démolition de Desafinado (Antonio Carlos Jobim).Étonnamment bien nettoyé (à partir de vinyles, raconte-t-on), ce document est essentiel à tout mélomane soucieux de retracer les déclinaisons québécoises de la contre-culture.HHHH VOLUME 3 (réédition) L'Infonie Mucho Gusto / Tir Groupé Alain Brunet À la hauteur POUR accompagner le périple des personnages d'Himalaya, l'enfance d'un chef, un film d'Éric Valli (visuellement splendide), le compositeur français Bruno Coulais n'a pas cherché à imiter la musique tibétaine, mais plutôt à se nourrir des impressions que celleci lui procure.Sa partition est ainsi vibrante et lyrique, et meublée de chants incantatoires.Instruments traditionnels et occidentaux se mêlent ici pour magnifier les voix des lamas, de même que celle de Tséring Lodoe, une enfant tibétaine.Le groupe corse A Filetta participe aussi à l'aventure.Il résulte de ce métissage un enregistrement harmonieux aux sonorités très riches, qui évoque à la fois l'ambiance musicale des Caprices d'un fleuve et celle d'Urga.Rappelons que Bruno Coulais, un compositeur de plus en plus sollicité au cinéma, a obtenu le César de la meilleure musique pour cette partition.HHHH HIMALAYA, L'ENFANCE D'UN CHEF Musique originale de Bruno Coulais Virgin France Marc-André Lussier Électro scandinave COMME ON le sait, les projecteurs de la scène électronique sont tournés ces temps-ci vers les pays scandinaves, où l'on encense les idées musicales qui y surgissent.Digne représentant de la scène finlandaise, le jeune producteur Jori Hulkkonen (un habitué du nightlife montréalais ; il a déjà mixé un album pour Turbo), repéré sur le label F Communication pour son tech-house limpide et rêvasseur, présente aujourd'hui son premier album, When No One is Watching We Are Invisible.Bigarré, When No One.agence le hip hop et le disco dilué au house et à l'électro, les claviers aux sonorités propres, lutherie élaborée et lignes de basse ingénieuses aux trucs de studio un peu déroutants.Hulkkonen a concocté un album qui est tout sauf linéaire, un album aux ambiances très différentes d'un titre à l'autre, souvent le nez dans les années 80, mais résolument moderne.À la fois accrocheuse et abstraite, sa musique, qui demande cependant quelques écoutes répétées, saura vous captiver tant sur un plancher de danse que dans votre salon.HHHH WHEN NO ONE IS WATCHING WE ARE INVISIBLE Jori Hulkkonen F Communication / Fusion III Philippe Renaud collaboration spéciale Gelée de citron.tripative THE BATH, The Yellow et The Midnight, trois maxis de ce tandem britannique, n'ont jamais été distribués au Canada, d'où l'intérêt de plonger votre cuiller dans cette Lemon Jelly Ð pour cervelles un tantinet.gelées ?N'ayez crainte, il n'y a rien d'indigeste au menu ; c'est sucré, c'est sympa, ça sent bon les agrumes, ça fond entre les oreilles comme neige au soleil.Nick Franglen et Fred Deakin ont imaginé des ambiances ludiques, rigolotes, jazzy, lounge, kitch à souhait, parfois même hypnotiques.Les motifs échantillonnés s'appuient sur des structures simples, les claviers clapotent pendant que s'agitent des grappes de clochettes et se bercent des violons débusqués au coeur des sixties.D'autres passages font dans la pop-guitare malaxée dans un disque dur, la voix humaine surgit ça et là.Jolie tapisserie sans prétention, pochette exemplaire en prime.Tripatif, conclurait tonton Languirand.HHH 1¤2 LEMON JELLY XL / Beggars Banquet / Select Alain Brunet Opération viennoise MAINTENANT que Suzuki, l'album original de Tosca (Dorfmeister et Huber), est devenu un des préférés des cafés et lounges branchés, voilà qu'arrivent les remix, sous l'appellation Suzuki in dub.En onze versions, les potes de Tosca reconstruisent sens dessusdessous les meilleurs titres de l'album original, généralement avec des rythmes un peu plus charnus.L'excellent Burnt Friedman injecte de la guitare wah wah sur des tam-tams syncopés (Suzuki, nonplace dub), d Zihan & kamien corsent la chose sur des breakbeats lourdauds (Busenfreund) alors que Philippe Lussan brasse la sauce jusqu'à ce qu'elle prenne en un superbe house épais et hypnotisant (Busenfreund).Ajoutez à cela les participations de Alex Kid, Deadbeats, Baby Mammoth et quelques autres moins connus, Suzuki in dub devient alors une relecture étoffée, toujours sur le mode dub, des douillets instrumentaux de Tosca.HHH 1¤2 SUZUKI IN DUB Tosca G Stone/ Fusion III Philippe Renaud collaboration spéciale Pas du meilleur cru AVEC CE 18e album, l'éternel charmeur qu'est Julien Clerc assure.Production impeccable réalisée à Los Angeles sous la gouverne d'Humberto Gatica, une pointure de la pop nord-américaine (Céline Dion, Mariah Carey, Michael Jackson) ; textes chaleureux dont l'exacte moitié provient de la plume de Carla Bruni ; et toujours, cette voix vibrante, capable de traverser les modes et les époques.Pourtant, Si j'étais elle n'est pas vraiment du meilleur cru.Bien sûr, certains titres se frayeront un chemin jusqu'aux ondes radiophoniques des stations qui rythment en FM ou qui détendent en « rockant », mais on a franchement connu mieux de la part du compositeur et interprète d'Utile.Soulignons quand même les adaptations françaises fort convenables de pièces écrites par des compositeurs sud-américains, notamment J'oublie (musique d'Astor Piazzolla), de même que l'indéniable talent de mélodiste de l'artiste qui, ici, trouve principalement sa niche dans les ballades.HH 1¤2 SI J'ÉTAIS ELLE Julien Clerc Virgin Marc-André Lussier Contralto ou mezzo?Marie-Nicole répond en chantant CLAUDE GINGRAS LE PREMIER disque de Marie-Nicole Lemieux vient de paraître.La chanteuse québécoise de 25 ans l'a enregistré en août dernier, en Suisse, pour la marque belge Cyprès, au milieu des engagements que lui avait valus, trois mois plus tôt, le premier prix du Concours Reine-Élisabeth de Belgique.Avec Daniel Blumenthal au piano, la lauréate chante le cycle de Berlioz Les Nuits d'été, qui comprend six mélodies, ainsi que les cinq Wesendonk-Lieder de Wagner et les cinq Rückert-Lieder de Mahler.Premier disque solo, doit-on préciser.Immédiatement après la compétition bruxelloise, la même marque Cyprès avait publié un coffret de deux compacts réalisé lors des épreuves et permettant d'entendre neuf des 12 finalistes.Marie-Nicole Lemieux y était représentée par sept sélections, dont quatre tirées des recueils qu'elle donne ici intégralement Ð à savoir : un extrait du cycle de Berlioz, deux des Wesendonk et un des Rückert.Le Berlioz et le Mahler y étaient cependant chantés avec orchestre ; sur le présent disque, tout est avec piano.La voix que nous apporte ce disque de studio est belle et comme elle l'était déjà dans le live du concours, et l'interprétation, tout aussi sentie.Une comparaison serrée de deux plages d'une même sélection (l'une au concours, l'autre en studio) révèle une conception très précise du texte musical et littéraire à tous les niveaux : tempo, placements vocaux, phrasé, articulation.Mes seules réserves concernent non pas la chanteuse mais ce qui l'entoure.Malgré l'intelligence et la sensibilité de l'accompagnement de Daniel Blumenthal, le piano reste un pis-aller pour les Berlioz et les Mahler, musiques auxquelles l'orchestre confère, on le sait, une dimension incomparable.Par ailleurs, la prise de son réverbérée de l'enregistrement suisse grossit exagérément le piano, brouille par moments le texte chanté et nuit finalement au caractère intime de ces pages.Quant à la question débattue depuis le fameux prix de Bruxelles, à savoir si Marie-Nicole Lemieux est contralto ou mezzo-soprano, l'intéressée y répond elle-même.en chantant.L'exemple suivant est en effet assez révélateur.La troisième mélodie du cycle de Berlioz, Sur les Lagunes, comprend une fin de phrase, « .s'étend comme un linceul », chantée sur six do bémol successifs (le morceau est en fa mineur).Pour la syllabe finale, « ceul », Berlioz a indiqué un second choix : à la place du sixième do bémol, le chanteur peut risquer un fa bémol inférieur, plus difficile à rendre mais conférant à ce passage une couleur très pénétrante.Dans son célèbre enregistrement avec Ansermet, Régine Crespin Ð pour ne citer qu'un cas Ð descend héroïquement jusqu'au fa bémol et le donne juste et bien rond.Les chanteurs connaissent tous cet exploit discographique.Et pourtant, Crespin est soprano.Chantant le morceau dans le même ton que Crespin, Marie-Nicole Lemieux, qu'on dit contralto, demeure prudemment sur le do bémol, alors qu'une vraie voix de contralto devrait pouvoir donner sans problème ce fa bémol grave.Que Marie-Nicole Lemieux se satisfasse donc de l'étiquette mezzo-soprano.L'emploi vocal est très noble et elle le remplit, déjà, à 25 ans, avec le plus grand art.HHH BERLIOZ : Les Nuits d'été, op.7 ; WAGNER : Wesendonk-Lieder ; MAHLER : Rückert-Lieder Marie-Nicole Lemieux, mezzo-soprano.Au piano : Daniel Blumenthal Cyprès, CYP9611 Redécouvrir le groove éthiopien JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE OUBLIEZ les images de famine, de guerre et de dictature.Bien avant les douloureuses années de vaches maigres, l'Éthiopie vibrait au rythme du swing, de l'hédonisme et de l'émancipation.C'était les années 60 et 70, pendant les derniers jours du long règne d'Hailè Sellassié.Comme dans le reste du monde, une jeunesse avide de changement brandissait haut et fort le drapeau de la modernité.Creuset de tous les espoirs et toutes les audaces, la capitale Addis Abeba deviendra le foyer de ce mouvement progressiste.De nombreux hôtels et night-clubs en profiteront pour ouvrir leurs portes, faisant d'Addis le coeur de mille et une nuits torrides et trépidantes.C'est dans ce contexte excitant et libérateur que se développe la jeune industrie du disque éthiopien.Sous l'impulsion de quelques producteurs indépendants, les meilleurs musiciens du pays (recrutés dans les orchestres de l'armée, de la police et de la garde impériale !) se mettent au diapason du monde en enregistrant une série de disques au son moderne, aussi bien inspirés par les musiques arabisantes d'Afrique orientale que par le soul jazz, le rhythm'n'blues et le funk brut.Cet âge d'or ne durera qu'un temps, jusqu'à ce que la junte militaire prenne le pouvoir et instaure progressivement le couvrefeu.Dix années à peine (1969-1978) qui se solderont par cinq cents 45 tours, une trentaine de microsillons et quelque 250 chansons.Cette trop brève période d'effervescence est aujourd'hui consignée dans la fascinante collection Éthiopiques, produite par le Français Francis Falceto.Alors que vient d'être lancé le neuvième volume d'une série qui doit en compter quinze, on ne peut qu'applaudir une telle initiative, véritable petit miracle de l'archéologie musicale.Car Francis Falceto est allé loin, très loin pour retrouver ces rares enregistrements, inconnus hors de leur pays d'origine et oubliés depuis plus de vingt ans dans les catacombes de la dictature.« C'est le premier disque de Mahmoud Ahmed (la plus grande star pop ethiopienne n.d.l.r.) qui a tout déclenché en avril 1984, raconte- t-il.Un ami l'avait rapporté d'Éthiopie quelques années auparavant.En adressant immédiatement des copies cassettes à des amis journalistes ou critiques musicaux, les réactions ont été immédiates et unanimes : « Génial ! D'où est-ce que ça sort ?En as-tu d'autres ?« Dès 1985, j'ai fait mon premier voyage en Éthiopie pour en savoir un peu plus et inviter Mahmoud Ahmed en Europe.Tout faux.Je me suis en fait retrouvé dans une dictature militaro-stalinienne sous couvrefeu nocturne depuis dix ans alors que débarquais pour flairer les night-clubs de 1974.Il m'a fallu plusieurs séjours, attendre la chute de la dictature, rechercher méthodiquement les bandes originales (en Grèce !) pour pouvoir recoller les morceaux d'une histoire disparue et enfouie.» La série Éthiopiques n'est pas seulement un trésor, c'est aussi une des meilleures musiques africaines à être rééditées sur le marché Ð si on excepte, peut-être, la résurgence de l'afro-beat et de son roi Fela Kuti.À l'heure où les musiques du monde ne jurent que par la fusion, cette production métissée semble avoir préfiguré les modes.Toujours pertinente Ð malgré une sono datée Ðelle inspire même certains musiciens d'aujourd'hui, qui redécouvrent cet envoûtant mélange de musique arabo-africaine et de groove à la sauce seventies.Arthur H le premier inclut désormais les Éthiopiques parmi ses sources d'inspiration, et prend bien soin de remercier « Francis Falceto pour Addis Abeba » dans la jaquette de Madame X, son dernier album.« Les Éthiopiens avaient cette manière très originale de mélanger la musique traditionnelle et la musique moderne sans du tout perdre leur âme, explique le chanteur français.Il y a ce climat qui est un peu années 70, mais qui n'est pas américain.Avec ce vieil orgue déglingué, mais qui est africain.Il y a une autre pulsation.Quelque chose de plus répétitif, de plus incantatoire.Et puis, il y a ces gammes qui m'affolent parce qu'elles sont identiques aux gammes indonésiennes.J'aime bien ce côté inhabituel.Ça crée une tension orageuse qui donne quelque chose de totalement différent.» Chaque volume de la série se consacre à un style musical ou une vedette en particulier.En guise d'introduction, on suggèrera sans hésiter le volume 4, spécialisé dans l'ethio-jazz et la musique instrumentale.Cette suite d'ambiances mystérieuses et de grooves au souffle chaud permettra de découvrir le compositeur Mulatu Astatqé, monument de la scène musicale éthiopienne depuis trente ans.Plus funk, le volume 8 Ð Swinging Addis Ð vaut également le détour d'oreille, avec son mélange surréaliste de cris à la James Brown, de guitares fuzz et de mélopées arabisantes.Les plus curieux pousseront l'exploration jusqu'aux albums solo de la grande star Mahmoud Ahmed (vol.6) ou chez Alèmayèhu Eshèté (vol.9) qu'on surnommait le James Brown éthiopien, en dépit de sa ressemblance avec Little Richard.Chaque livret est passionnément commenté et abondamment illustré.Seulement disponible en importation, le prix en rebutera peut-être certains (environ 25 $).Mais il s'agit d'un must pour les amateurs d'exotisme, trippeux de curiosités, archéologues du disque et fanas de groove.Ne le dites pas trop fort : c'est encore un des secrets les mieux gardés des musiques du monde.ÉTHIOPIQUES vol.1 à 9 (Buda Musique) 6LP0701D0106 d7 samedi 6LP0701D0106 ZALLCALL 67 00:50:52 01/06/01 B L A P R E S S E MONT R E A L S AME D I 6 J ANV I E R 2 0 0 1 D 7 DISQUES ORCHESTRE METROPOLITAIN YANNICK NEZET-SEGUIN E [ Trois grandes decouvertes de chez nous ! JUDY KANG violon Prix SRC 1997 BENOIT LOISELLE violoncelle Prix d'Europe 1999 RAPHAELLE PAQUETTE soprano 3e Prix JMC 1999 YANNICK NEZET-SEGUIN direction BERLIOZ Symphonie fantastique SAINT-SAENS Concerto pour violoncelle no 1 CANTELOUBE Chants d'Auvergne, extraits CHAUSSON Poeme 15 janvier 2001 19h30 Place des Arts OM 514 598 0870 PDA 514 842 2112 www.orchestremetropolitain.com En tournee dans l'ile 22 janvier a Hochelaga-Maisonneuve 25 janvier a Outremont presente 2921466A Rien de neuf APRES UN premier Songs From An American Movie plutot pop, Everclear s'amene avec le volume deux : Good Time For A Bad Attitude, aux accents beaucoup plus rock.Pour la bande de Portland, rien de neuf sous le soleil : rock binaire aux guitares de feu, harmonies vocales souvent delicieuses, effluves grunge encore presentes en filigrane, quelques pieces plus douces pour temperer le tout.Autant d'elements qui ont contribue a l'ascension du groupe au milieu de la precedente decennie.Rien de mauvais, donc, mais il serait grand temps qu'Everclear pense a elargir ses horizons, a changer de peau, a se creuser un peu les meninges.Apres tout, on ne refait pas le meme album pendant des annees sans finir par en payer le prix tot ou tard.HH 1.2 SONGS FROM AN AMERICAN MOVIE VOLUME TWO Everclear Capitol Richard Labbe Maudite machine.AU FIL des ans, Our Lady Peace nous a habitues a des albums moyens, dont le contenu est souvent rehausse par une chanson canon.Ici, c'est In Repair, titre au refrain hautement contagieux, qui vient quelque peu sauver Spiritual Machines, album autrement ordinaire.Fait plutot agacant, le groupe torontois tente ici le coup de l'album concept, au point de plagier la pochette du OK Computer de Radiohead.Pas fort.On nous apprend aussi que l'avenement de la machine n'est pas tres loin, que la race humaine est en voie d'extinction.Est-ce que cela signifie qu'Our Lady Peace est aussi en voie d'extinction ?HH 1.2 SPIRITUAL MACHINES Our Lady Peace Columbia / Sony Richard Labbe NOUVELLES DU DISQUE Un Diapason a Ida Haendel LE DOUBLE CD Decca de la violoniste Ida Haendel a ete designe meilleur enregistrement de musique de chambre au palmares de l'annee etabli par le magazine francais Diapason.L'album comprend des enregistrements recents, avec le pianiste Vladimir Ashkenazy, et la reedition de plages gravees dans les annees 40 par la violoniste autrefois domiciliee a Montreal et habitant maintenant Londres et Miami.Ida Haendel s'est rendue a Paris recemment pour recevoir son prix, ainsi qu'a Prague pour jouer le Concerto de Sibelius avec Ashkenazy, cette fois comme chef d'orchestre.La Diapason de decembre consacre a la remise des prix un reportage photographique de quatre pages en couleurs ou l'on voit la violoniste trois fois.Stravinsky chef d'orchestre C'EST EXCLUSIVEMENT dans des enregistrements de sa propre musique qu'on peut entendre Stravinsky comme chef d'orchestre .a une exception pres : un live de la deuxieme Symphonie de Tchaikovsky, de 1950, avec le Philharmonique de Los Angeles, aujourd'hui introuvable.La marque torontoise Doremi vient de retrouver une autre rarete : de Tchaikovsky encore, le Concerto pour violon joue par Erica Morini et dirige par Stravinsky au Philharmonique de New York en 1940.Aujourd'hui.mouton noir ! Source : BBM.Montreal franco, 6A 2A, 2 ans et plus.de PLUS en PLUS parts de marche 2918548A A St-Jean! ce soir: 20 h 00 Nouvelle serie au St-Denis I 28 FEVRIER , 1-2-3 MARS POUR UNE 13e SEMAINE A MONTREAL Lemire au St-Denis I avec la complicite de Michel Cote et Jean-Pierre Plante Reservation : (514) 790-1111 DU 27 JANVIER AU 3 FEVRIER 2918281A 6LP0801D0106 D8 samedi 6LP0801D0106 ZALLCALL 67 00:46:32 01/06/01 B D8 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 6 JANVIER 2001 PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse © Revenu enchanté de son expérience en Bretagne, Jean-Marc Massie se fait plus que jamais le défenseur des porteurs de paroles, les « conteux ».CONTE Porteur de paroles JEAN BEAUNOYER CURIEUX PARADOXE que celui du renouveau de la tradition orale alors que la communication par Internet est devenue un must dans la société moderne.Les conteurs et les « conteux » n'ont pas dit leur dernier mot, loin de là.Du 5 au 17 décembre dernier à Dinan, en Bretagne, une douzaine de conteurs québécois étaient invités au Festival du Conte et des Imaginaires, Paroles d'hiver.Pas moins de 10 000 personnes ont assisté aux spectacles présentés dans les villages des Côtes d'Armor alors qu'on réservait une place de choix à ces conteurs venus du lointain et mystérieux Québec.Jean-Marc Massie, qui présentait son spectacle en duo avec André Lemelin, est revenu enchanté de cette expérience en Bretagne et plus que jamais, il se fait le défenseur des porteurs de paroles.Directeur des Productions du Diable vert, c'est lui qui nous propose depuis trois ans déjà les Dimanches du conte à la microbrasserie du Sergent recruteur.« Le Québec était particulièrement en évidence lors de ce festival à Dinan, raconte Massie, et nous avons été reçus dans les villages des Côtes d'Armor durant la première semaine avant de présenter des spectacles et de fermer le festival avec un concept de cabaret québécois.« L'événement, qui a obtenu un immense succès, a été couvert par les journaux et même la télé.Ce n'est pas étonnant puisqu'on assiste à un retour à l'oralité depuis le début des années 90.À une certaine époque, la littérature occupait tout l'espace ici et en France et les conteurs étaient partis à la dérive.Au lendemain du référendum, on voulait faire moderne et on oubliait la tradition en jetant l'eau du bain et le bébé.Depuis 90, on retrouve nos valeurs, nos traditions et les conteurs sont revenus en force.En France, il y a autant de festivals de contes que de marques de fromage.Au Québec, on en retrouve une douzaine dont le Festival interculturel du conte de Montréal qui est devenu le Festival du conte du Québec, le rendez-vous des grandes gueules à Trois-Pistoles et les Haut Parleurs de Beaumont sans compter les soirées de contes.» Alain Lamontagne, Michel Faubert et Jocelyn Bérubé ont relancé le conte dans un premier temps au début des années 90 et d'autres conteurs de la trempe de Lemelin et Massie, Renée Robitaille, Simon Gauthier, Edwige Bage, Daniel L'Homond ont suivi.Ils étaient tous à Dinan.Leurs contes étaient traditionnels, urbains, contemporains évoquant des tableaux pittoresques du Grand Nord, de la ville et des temps anciens.Le « conteux » se distingue du conteur, par son style, m'a-t-on dit, mais aussi par une certaine tradition qui remonte à une époque où le « conteux » faisait partie du personnel d'un camp de bûcherons.Il était souvent chef cuisinier et racontait sur une base quotidienne une longue histoire qu'il étalait sur plusieurs jours.Les « conteux » étaient populaires et attiraient les meilleurs bûcherons.Dans les histoires racontées par les « conteux », on retrouvait immanquablement un diable et des chiffres qui portaient malheur : surtout le 3 et le 7.Les conteurs se sont inspirés des « conteux » et poursuivent la tradition à l'intérieur d'un style différent.Au Sergent recruteur, on tâche de décentraliser, de regrouper tous les styles de toutes les régions.Demain, on reçoit Marcelin Côté et Ancik Pagès, de la région des Laurentides ; la semaine prochaine, le conteur français Jacques Pasquet nous racontera la vie des habitants de l'ouest de son pays.Des spectacles surtout en paroles, parfois avec musique, toujours en état de théâtralité qu'il faut voir, découvrir et se raconter.LES DIMANCHES DU CONTE, le dimanche à 19h30, au Sergent recruteur, 4650, boulevard Saint-Laurent.Renseignements : 514 287-1412.\u0002 Jean-Michel Anctil \u0002 Yvon Deschamps \u0002 Lise Dion \u0002 André-Philippe Gagnon \u0002 Patrick Huard \u0002 Mario Jean \u0002 Pierre Légaré \u0002 Daniel Lemire \u0002 Peter Mac Leod \u0002 Stéphane Rousseau Concours Grâce à avec la collaboration de votez pour votre humoriste préféré et courez la chance de gagner un voyage pour 4 personnes au nouveau Super Clubs Breezes Costa Verde de Cuba avec Caribe Sol.Pour participer : \u0002 choisissez votre humoriste préféré parmi la liste des finalistes ; \u0002 remplissez le bulletin de participation disponible dans La Presse les lundis, mercredis et samedis du 3 au 31 janvier 2001 ; \u0002 repérez l'indice lors de la chronique culturelle de l'émission Salut, Bonjour ! au Réseau TVA; \u0002 postez le bulletin de participation à la boîte postale de Radio Énergie, C.P.1027, Station B, Montréal (Québec) H3B 3K5 Bulletin de participation Nom Prénom Adresse Ville Code postal Téléphone résidence Téléphone travail Indice repéré à Salut, Bonjour ! Date de l'émission Voyage formule super inclu 4 étoiles.Le tirage aura lieu le vendredi 9 février 2001.Les fac-similés ne sont pas acceptés.Réservé aux 18 ans et plus.Aucun achat requis.Règlements du concours disponibles dans toutes les stations Radio Énergie.Postez les bulletins de participation à : Concours Les OLIVIER, a/s Radio Énergie, C.P.1027, Station B, Montréal (Québec) H3B 3K5.Un bulletin de participation par enveloppe seulement.Date limite de participation : le vendredi 2 février à 17 h.( ) ( ) app.: 2920061A 6LP0901D0106 D9 samedi 6LP0901D0106 ZALLCALL 67 00:48:05 01/06/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 6 J ANV I E R 2 0 0 1 D 9 THÉÂTRE Chiens et baisers JENNIFER COUËLLE Pas assez coquin pour faire Ducharme, pas le même fantasque que Garcia Marquez, mais attention.« il se le fait sauter le casque de bain » ! L'expression est du directeur artistique du Théâtre d'Aujourd'hui.René Richard Cyr se prépare à diriger la dernière création de Daniel Danis.Intense, immense.Une histoire insulaire où l'amour se répand dans les crevasses du sol.Elle n'a pas d'actes ni de scènes, mais des « vagues ».Trente-deux vagues successives qui pèsent, comme elles s'additionnent les unes aux autres.Il faut dire que cet auteur de Saint-David- de-Falardeau (encore un talent du Lac) n'est pas du genre à surfer.Du tout ou rien, apparemment, que son Langue-à-langue des chiens de roche.Sacré titre.Qui suit entre autres le success story du Chant du Dire-Dire que ce même René Richard Cyr a créé en 1998 à l'Espace Go, avant qu'il ne voie le jour au Théâtre de la Colline, à Paris, puis au Schaubühne, à Berlin.Il y eut aussi Cendres de cailloux (Masque 1994) et Celle-là qui, en 1993, a décroché le prix du Gouverneur général du Canada.Bon, bon.Et de pièce en pièce, cette écriture demeure incarnée.Elle a un lieu.Un territoire sans doute plus près de l'âme que de la géographie.« Elle est l'une des plus singulières que je connaisse, affirme un René Richard Cyr au verbe à flot et à la passion un peu rivière.Elle est vraiment à cheval entre une forme de symbolisme et quelque chose de très ancré socialement.De la même façon, elle est à la fois dépouillée et pleine en bouche, du verbe avec un V majuscule comme dans la Bible.Le langue-à-langue vous savez, c'est un french kiss.» Ouais.Disons qu'elle est aussi éminemment poétique cette drôle d'écriture qui fait dire à Niki, un Roméo de quinze ans, « j'ai des pétards à mèche dans le coeur, c'est une fille qui les a allumés ».Le Langue-à-langue des chiens de roche c'est « une sorte de Roméo et Juliette, explique le metteur en scène, mais compliqué.L'histoire se résume difficilement tant ses ramifications sociales et mythologiques sont nombreuses.» Il s'y met néanmoins.« Ça se passe sur une île fictive au coeur du Saint-Laurent.Il y a des femmes autochtones, des ados, un poste d'essence qui s'appelle Gaz-O-Tee-Pee, un sexagénaire qui vit seul avec ses deux fils et qui perce un ciel de feutre avec un cylindre pour pouvoir tourner avec sa femme (décédée), comme deux planètes dans un vent sidéral.Il y a la petite Murielle qui se prend pour un top model, qui se demande si ses seins son trop petits ou trop pointus, puis Simon, l'ancien casque bleu devenu urbaniste.Bien sûr, il y a le chenil, insalubre et délabré, où sont entassés 246 chiens.Enfin, Coyote, cet homme sans âge dont on ne sait s'il est blanc ou autochtone, s'il est demidieu ou non.» Divin ou pas, le Coyote en question organise des partys rage, et non rave, où l'on sacrifie des chiens.Un délire en groupe pour laisser s'échapper la violence refoulée qui accable les habitants de l'île.Et ce n'est que la pointe du iceberg question barbarie.« L'univers de Daniel Danis, concède René Richard Cyr, est très cruel.Mais cruel, manière tragédie, comme Médée, comme Andromaque ; ce n'est pas un coup de couteau, mais trente coups de couteaux.Et ce qui me touche le plus à travers toute cette cruauté, c'est la recherche constante d'un au secours d'amour, surtout celui des deux jeunes Niki et Djoukie, avec leur « j, t, m » gravé dans la roche.» Pour donner forme à ce mélodrame existentiel qui n'a rien du passe-moi le beurre, René Richard Cyr s'est entouré entre autres du chevronné peintre et graveur François Vincent, pour une scénographie plus épurée que destroy, des jeunes souffles de Marie- Pierre Fleury aux costumes et d'Alain Dauphinais à la musique, du toujours juste Angelo Barsetti pour les maquillages et coiffures, ainsi que d'une distribution fort enviable.Marie-France Lambert, Dominique Quesnel, Normand D'Amour, Pierre Collin, Jean- François Pichette, Isabelle Roy, Catherine Bonneau, Patrick Hivon et Sébastien Rajotte joueront ces personnages quasi archétypaux qui tous, chercheront un mieux-être par « paquets de deux », comme dit celui qui les dirigera.On y mordra ou pas, prévient-il.Le défi est lancé.LE LANGUE-À-LANGUE DES CHIENS DE ROCHE de Daniel Danis, mis en scène par René Richard Cyr.Du 10 janvier au 3 février au Théâtre d'Aujourd'hui.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © René Richard Cyr signe la mise en scène de Langue-à-langue des chiens de roche, la dernière création de Daniel Danis.À L ' A F F I C H E CETTE SEMAINE Théâtre THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) Mambo italiano, de Steve Galluccio.Trad.de Michel Tremblay.Mise en scène de Monique Duceppe.Avec Michel Poirier, Patrice Godin, Véronique Le Flaguais, Normand Lévesque, Pierrette Robitaille, Mireille Deyglun, Maude Guérin et Adèle Reinhardt.Du mar.au ven., 20h; sam., 16h et 20h30.Jusqu'au 3 février.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, Saint-Denis) Auj., 15h et 20h, Avec le temps, cent ans de chansons.Mise en scène de Louise Forestier.Avec Jacques Godin, Serge Postigo, Lynda Johnson, Kathleen Fortin, Hélène Major et Louis Gagné.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (3900, Saint-Denis) Auj., 20h, EKO.Présentation de Kobol marionnettes.- Dès mer., 20h, Le Langue-à-langue des chiens de roche, de Daniel Danis.Mise en scène de René Richard Cyr.Avec Marie-France Lambert, Dominique Quesnel, Normand D'Amour, Pierre Collin, Jean-François Pichette, Isabelle Roy, Catherine Bonneau, Patrick Hivon et Sébastien Rajotte.THÉÂTRE ESPACE GO (4890, Saint-Laurent) Dès mar., 20h, Les Règles du savoir-vivre dans la société moderne, de Jean-Luc Lagarce.Mise en scène de Serge Denoncourt.Avec Andrée Lachapelle, Annick Bergeron, Henri Chassé et David Savard.SALLE FRED-BARRY (4353, Sainte-Catherine E.) Dès mar., 19h30, Extasy - Land.com, de Jean-Frédéric Messier.Avec Karine Beauchamp, Patrice Bélanger, Salomé Corbo, Eve Duranceau, Vladana Milicevic, Antoine Mongrain, Frédéric Paquet, Jean-François Poirier, Marie-Hélène Racicot et Dominic Théberge.THÉÂTRE LA LICORNE (4559, Papineau) Dès mar., 20h, Le Rire de la mer, de Pierre- Michel Tremblay.Mise en scène de Marie Charlebois.Avec Christian Bégin, Marie Charlebois, Patrice Coquereau, Pier Paquette et Isabelle Vincent.Du mar.au sam., 20h; mer., 19h.USINE C (1345, av.Lalonde) Auj., 15h, Tsuru, de Anne-Marie Théroux.Avec Patricia Bergeron, Robert Drouin, Katia Gagné et Yves Simard.Musique ORATOIRE SAINT-JOSEPH Dim., 15 h 30, Raymond Daveluy, organiste.Noëls (Daquin).CONSULAT DE POLOGNE (1500, des Pins) Dim., 19 h, Marius Monczak, violoniste, et Ensemble Con Brio.Gorecki, Karlowicz, Handel, Strauss, Schnittke.PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Mar.et mer., 20 h, Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Keith Lockhart.Leonidas Kavakos, violoniste.The Dawn of Each New Day Brings Us Each a Little Closer to Our Inevitable Demise (Harman), Concerto pour violon no 1 (Paganini), Symphonie no 2 (Sibelius).Grands Concerts.Variétés CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL British Invasion, revue musicale inspirée des années soixante, avec 14 musiciens, chanteurs et danseuses; 21h, sauf lun.Jusqu'au 15 janvier.CENTRE MOLSON Auj., 11h, 15h, 19h; dim., 15h, Blanche-Neige et les sept nains (en français); dim., 11h (en anglais).CLUB SODA (1225, Saint-Laurent) Mer., 20h, Finger Eleven et Cold.LE PETIT MEDLEY (6206, Saint-Hubert) Ven., 20h, Annie Peyton.KOLA NOTE (5240, av.du Parc) Jeu., 21h, Fiesta Salsa, avec Asere.CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Mer., 20h30, Caféine.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Auj., 21h, Jo Hell et les Red Roosters.BOÎTE À MARIUS (5885, Papineau) Auj., 21h30, Michel Lévesque et Yan Parenteau.CAFÉ LUDIK (552, Sainte-Catherine E.) Auj., 21h, Juan José Carranza (flamenco).LA PETITE BOÎTE (2001, Rosemont) Auj., 22h, Martin Bernier.P'TIT BAR (3451, Saint-Denis) Auj., 22h30, soirée Brassens avec Jean Viau.LE PIERROT (114, Saint-Paul E.) Auj., dès 20h, Yannick Pépin et Félix Leroux.LES DEUX PIERROTS (104, Saint-Paul E.) Auj., dès 20h, Serge Lachapelle et le groupe Yelo Molo.LE SERGENT RECRUTEUR (4650, Saint-Laurent) Dim., 19h30, soirée de contes, avec Marcelin Côté, Anick Pagès.LE SWIMMING (3643, Saint-Laurent) Auj., dès 21h, Pigeon Holes.JAZZI'Z (4075B, Saint-Denis) Auj., 22h30, Tony Albino et Caliente; dim., 22h, groupe de Rick Wilson.SOFA (451, Rachel E.) Auj., 22h30, Urban Roots.PUB ST.PAUL (124, Saint-Paul E.) Auj., dès 20h, groupe Focus.O'BLUES (7567, boul.Taschereau, Brossard) Auj., dès 21h, Roots 66.THÉÂTRE DE LA VILLE (150, de Gentilly E., Longueuil) Mer.et jeu., 20h, Isabelle Boulay.LE VIEUX CLOCHER DE MAGOG (64, Merry N., Magog) Auj., 20h30, la Volée d'Castors.Expositions MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN Auj.et dim., de 11h à 18h, expositions Pierre Huyghe - the Third Memory, Muntadas - On Translation: The Audience.Expositions Marc Séguin - les Rosaces et Oeuvres-phares.Du mar.au dim., de 11h à 18h; mer., de 18h à 21h.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL (pavillon Jean-Noël Desmarais) Expositions De Dürer à Rembrandt: chefsd'oeuvre du quinzième au dix-septième siècle et Hitchcock et l'art: coïncidences fatales.Du mar.au dim., de 11h à 18h.POINTE-À-CALLIÈRE - MUSÉE D'ARCHÉOLOGIE ET D'HISTOIRE DE MONTRÉAL (350, Place Royale) Exposition Africa Musica!.Jusqu'au 15 avril.MUSÉE JUSTE POUR RIRE (2111, Saint-Laurent) Exposition Les Amuseurs.Jeu.et ven., de 9h30 à 15h30; sam., dim., de 10h à 17h.Jusqu'au 30 juin.MUSÉE DU CHÂTEAU RAMEZAY (280, Notre-Dame E.) Exposition Montréal, America!.Du mar.au dim., de 10h à 16h30.MUSÉE McCORD (690, Sherbrooke O.) Exposition Finsdesiècle@amccord, Simplement Montréal: coup d'oeil sur une ville unique et Quêtes et songes - La vie et l'art d'un peuple ancien de l'Arctique.Du mar.au ven., de 10h à 18h; sam., dim.de 10h à 17h.MUSÉE D'ART DE SAINT-LAURENT (615, av.Sainte-Croix) Auj.et dim., de midi à 17h, exposition La figuration en art contemporain.Expositions Éventails de dentelle et L'Hiver québécois.Du mer.au dim., de midi à 17h.(Le musée sera fermé, le 31 décembre, les 1er et 2 janvier 2001) ARTOTHÈQUE DE MONTRÉAL (5720, Saint-André) Exposition La Vérité avec un grand V.Du mer.au ven., de 12h30 à 19h; sam., de 11h à 17h.Jusqu'au 13 janvier.ATELIER GILFORD (841, Gilford) Oeuvres de Bob Desautels, Denyse Lahaye, Patrick Henley, François Gourd, Pablo Van Momo, Virgin ie Bédard, Bertrand Lavoie, Patrycja Walton, Michel Pedneault, Robert Deschênes, Pierrot Gaudreau, Bernard Fougères, Gabrielle Grimard, Dominique Desbiens et Armand Vaillancourt.BORDUAS (207, Laurier O.) Bronzes de Kieff et d'André Martel.Gravures de Claude Montoya.Du lun.au ven., de 9 h à 18h; sam., de 10h à 17h.LA CENTRALE (460, Sainte-Catherine O., espace 506) Dès jeu., photographies de Sharon Kivland et installation vidéo de Caroline Langill.Du mar.au sam., de midi à 17h.CENTRE SAIDYE BRONFMAN (Galerie Liane et Danny Taran, 5170, chemin de la Côte-Sainte-Catherine) Peintures de Gary Evans.Exposition Le corps: expressions personnelles, oeuvres de Hannah Alpha, Julie Bélanger, Aimee Lee, Jean-Louis Émond et Nathalie Gosselin.Du lun.au jeu., de 9h à 19h; ven, de 9h à 14h; dim., de 10h à 17h.CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE (1920, Baile) Expositions Villes en mouvement et Inclus: exclus.Mer., ven., de 11h à 18h; jeu., de 11h à 20h; sam., dim., de 11h à 17h.CENTRE DES ARTS CONTEMPORAINS DU QUÉBEC (4247, Saint-Dominique) Dès mar., oeuvres de Dominique Valade.Du mar.au sam., de 11h à 17h.Jusqu'au 26 janvier.GALERIE ARTS N.D.G.(5800, Sherbrooke O.) Auj.et dim., de midi à 17h, petits formats.GALERIE SIMON BLAIS (4521, Clark) Oeuvres de Catherine Tremblay.Du mar.au sam., de 10h à 17h30.Jusqu'au 27 janvier.GALERIE D'ARTS CONTEMPORAINS (2165, Crescent) Exposition Investir dans l'art un plaisir.Jusqu'au 20 janvier.GALERIE DAZIBAO (4001, Berri, espace 202) Oeuvres de Marie-France Brière et Barbara Claus.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu'au 14 janvier.GALERIE DE BELLEFEUILLE (1367, av.Greene) Oeuvres de Paul Béliveau, David Bierk, Éric Demers, Joe Fafard, Tom Hopkins, James Lahey, Norman Laliberté, Danièle Rochon, Michale Smith, Claude Tousignant.Du lun.au sam., de 10h à 18; dim., de 12h30 à 17h30.GALERIE DES ARTISANS DU MEUBLE QUÉBÉCOIS (88, Saint-Paul E.) Exposition Noël 2000.Du lun.au ven., de 10h à 17h; sam., dim., de 13h à 17h.Jusqu'au 14 janvier.GALERIE D'ART D'OUTREMONT (41, av.Saint-Just) Auj.et dim., de 13h à 16h, peintures, dessins et livres d'artistes de Louisette Gauthier Mitchell.- Dès jeu., exposition Rêver en couleurs.Du mar.au ven., de 13h à 18h; sam., dim., de 13h à 16h.GALERIE DES MÉTIERS D'ART DU QUÉBEC (350, Saint-Paul E.) Exposition Mathieu Collette et Olivier Maranda.Tous les jours de 10h à 18h.Jusqu'au 28 janvier.GALERIE F.52 (4933, de Grand-Pré) Exposition Comix 2000 - l'Association.Jusqu'au 31 janvier.GALERIE CLARENCE GAGNON (1108, av.Laurier O.) Petits formats de Cosgrove, Ayotte, René Richard, Chantale Jean, Tougas, Lucienne Zégray, Andrée Vézina.GALERIE GRAFF (963, Rachel E.) Dès jeu., oeuvres de Martin Boisseau, Sylvain Bouthillette, Thomas Corriveau, Sylvie Laliberté, Éric Lamontagne et Monique Mongeau.Mer.au ven., de 11h à 18h; sam., de midi à 17h.GALERIE NOEL GUYOMARC'H (137, Laurier O.) Oeuvres de 24 joailliers québécois.Du mer.au sam., de 11h à 18h.Jusqu'au 21 janvier.GALERIE KLIMANTIRIS (742, boul.Décarie) Peintures de Pierre Chevassu, Michel Coatanroch, Fablo et Elisabeth Goujon.GALERIE LAMOUREUX RITZENHOFF (1428, Sherbrooke O.) Oeuvres de Gisèle L'Épicier et Christian Maltais.GALERIE D'ART YVES LAROCHE (4, Saint-Paul E.) Grands formats de Noël.Jusqu'au 8 janvier.GALERIE D'ART LEONARD & BINA ELLEN (1400, de Maisonneuve O.) Oeuvres de Manuel Pina, Edward Poitras, Jorma Puranen et Jin-Me Yoon.Du lun.au ven., de 11h à 19h; sam., de 13h à 17h.Jusqu'au 16 janvier.GALERIE LE ROYER (51, Saint-Paul O.) Oeuvres de Pierre Bédard, Chantal Julien et Serge Brunoni.Jusqu'au 14 janvier.GALERIE LES MODERNES L'ANNEXE (372, Sainte-Catherine O.) Exposition Aux prises, oeuvres de David Lafrance.Jusqu'au 13 janvier.GALERIE LUZ (30, Notre-Dame O, espace 300) Peintures de John Drew Munro, dessins de Benoit Saito, photographies de Diana Shearwood et céramiques de Luz Zapata.GALERIE McCLURE (350, av.Victoria) Dessins et constructions de Sheila Segal et oeuvres de Josée Wingen.Du mar.au ven., de 11h à 17h30; sam., de 10h à 17h.Jusqu'au 27 janvier.GALERIE D'ART OPHÉLIE (1374, Fleury E.) Oeuvres de P.Ahrweiller, J.-Guy Desrosiers, Jacques Lisée, John Hammond, R.Palmaerts, Tex Lecor, Jacques Poirier, Sylvain Tremblay, Marc Siméon, Claude Saint-Jacques, Vivian Cse-Fox et Marilyn Reim.GALERIE SAINT-DIZIER (20, Saint-Paul O.) Oeuvres de B.Missakian, Diane Desmarais et Rose-Aimée Bélanger.Jusqu'au 14 janvier.GALERIE 3273 (3273, Sainte-Catherine E.) Peintures de Serge Marchetta et sculptures de Jorge Bergua.Jeu., ven., de 15h à 20h; sam., dim., de midi à 17h.Jusqu'au 14 janvier.GALERIE TURENNE (1476, Sherbrooke O.) Oeuvres de Jean-Marc Blier et tableaux anciens.GALERIE WILDER & DAVIS (257, Rachel E.) Oeuvres de Guy Bourgeois et Éric Bolduc.Du lun.au sam., de 9h30 à 18h; jeu., de 9h30 à 21h.Jusqu'au 2 février.GALERIE YERGEAU DU QUARTIER LATIN (2060, Joly) Auj.et dim., exposition Amalgame, oeuvres de Melinda Pap.GALERIE ZEKE (3955, Saint-Laurent) Oeuvres de Paul Rogic.Jusqu'au 21 janvier.GUILDE CANADIENNE DES MÉTIERS D'ART QUÉBEC (2025, Peel) Sculptures Inuit.Jusqu'au 13 janvier.GUILDE GRAPHIQUE (9, Saint-Paul O.) Oeuvres sur papier de Mireille Morency-Lay et oeuvres de Richard Lacroix.Du lun.au sam., de 10h à 18h; dim., de midi à 17h.Jusqu'au 8 janvier.USINE C (1345, av.Lalonde) Oeuvres d'Angela Coles.Jusqu'au 24 février.690, Sherbrooke O., Mtl.Métro Mc Gill ou autobus 24 (514) 398-7100, poste 234 www.musee-mccord.qc.ca des trésors vieux de 4 000 ans La vie et l'art d'un peuple ancien de l'Arctique Une exposition itinérante réalisée par le Musée canadien des civilisations finsdesiècle@mccord Une exposition multimédia qui vous fera voyager dans le temps.Le Mc Cord vous raconte toute une histoire ! Également à l'affiche Simplement Montréal : Coup d'oeil sur une ville unique Venez admirer plus de 800 objets de la célèbre collection du Mc Cord et plongez au coeur même de l'expérience riche et diversifiée de notre ville.2916789A 6LP1001D0106 D10 samedi 6LP1001D0106 ZALLCALL 67 00:54:06 01/06/01 B D 1 0 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 6 J ANV I E R 2 0 0 1 En belle compagnie.Petites notes pour 2001 FRANÇOISE KAYLER GASTRONOTES Le troisième sommet des Amériques rassemblera des représentants de 34 pays de cet hémisphère, à Québec, du 20 au 22 avril.Et c'est sous le signe de cette Amérique qu'a été placé le deuxième festival Montréal en lumière, inscrit du 8 au 25 février.On parlera certainement de culture au premier et beaucoup de culture culinaire lors du second.L'occasion sera belle de se poser la question, sérieusement, non seulement de savoir, comme on l'entend de plus en plus souvent poser, « existe-t-il une cuisine québécoise », mais surtout « d'où vient-elle ?» Une petite partie de la réponse avait été formulée l'automne dernier, à l'occasion du quatrième Congrès national sur l'agrotourisme, à Saint-Félicien.Le banquet de clôture, baptisé Un soir d'automne sur les rives de l'Ashuapmushuan, réunissait quatre grandes cultures, deux autochtones (iroquoienne et montagnaise) et deux européennes (française et anglaise), quatre cultures qui ont façonné la base de la cuisine d'un terroir.Il sera intéressant d'écouter les propos qu'échangeront, à l'occasion de Montréal en lumière, Charlie Trotter, le chef de Chicago, et Normand Laprise, le chef de Montréal, qui, lui, a déjà dit que son terroir, c'est l'Amérique.2001, ce sera, aussi, l'année de la commémoration du 300e anniversaire de la Grande Paix de Montréal.Une autre occasion de se pencher sur cette partie de l'histoire que l'on fera revivre.Le Salon international des Métiers de bouche, le SIRHA, qui revient tous les deux ans au Centre des Expositions, à Lyon, aura lieu du 20 au 24 janvier.C'est dans le cadre de ce salon, au coeur de la Capitale de la gastronomie, que se tient le fameux Bocuse d'Or, concours qui met en compétition des cuisiniers venant de tous les points cardinaux et qui doivent, tous, préparer le même poisson et la même viande, en suivant leur inspiration ou, mieux, les traditions culinaires qui sont les leurs.Pour participer, un candidat doit être présenté par une association nationale.C'est la Fédération canadienne des chefs de cuisine qui présente le candidat canadien.La coupe de la Pâtisserie a lieu dans le cadre de ce salon.Deux nouveaux salons professionnels sont inscrits au calendrier, en début d'année, à Montréal.Le Salon Rendez-vous Equipmag se tiendra Place Bonaventure du 4 au 6 février.Le SIAL, la première édition du Salon international de l'Alimentation, en Amérique du Nord, se déroulera au Palais des congrès, du 4 au 6 mars.Le Festival de la gastronomie de Québec, organisé par la Corporation des restaurateurs de Québec, aura lieu du 23 au 25 mars au Centre de foires de Québec.La coupe des Nations aura lieu dans le cadre de ce salon.À l'heure où nous nous posons la question « la cuisine québécoise existe-t-elle ?» la France, calmement, édite à nouveau le monumental Grand Dictionnaire de Cuisine d'Alexandre Dumas ! (Phébus, 614 pages).FRANÇOISE KAYLER RESTAURANTS Dans ce lieu qui porte un vilain nom, mais qui a beaucoup de charme, un nouveau restaurant s'est installé.comme une main dans un gant.Il y a des restaurants de quartier.Il y a, aussi, des restaurants de places d'affaires.Robert et compagnie a investi le rez-de-chaussée de la Place Mercantile.Comme on ne revient généralement pas sur son lieu de travail pour passer la soirée, le soir est condamné chez Robert.L'horaire du restaurant suit le rythme de vie de ceux qui travaillent dans cette immense cité refermée sur ellemême.On peut y prendre le petitdéjeuner ; on peut y dîner et l'on peut donner des rendez-vous, entre un bar et un piano, à l'heure heureuse des « 5 à 7 ».Le restaurant a déjà eu d'autres vies.Le cadre est resté le même.L'espace ne manque pas et il a été aménagé pour créer des zones, presque indépendantes les unes des autres.Ce qui fait que l'on peut fréquenter le restaurant à 8 h et à midi en ayant l'impression de ne pas être au même endroit.Ouvert sur la grande place de la Place, il accueille ses clients dans une verdure éclatante, sous couvert, mais en plein soleil ou en pleine neige d'hiver.Ouvert du côté de l'avenue et légèrement en contre-bas, le restaurant loge ses tables dans une atmosphère à la fois lumineuse et feutrée.Le confort de la clientèle est respecté.Les tables bénéficient d'un espace vital qui protège l'intimité, ou la confidentialité des conversations.Un découpage léger et efficace isole ceux qui choisissent de l'être.Robert et compagnie, resto- bistro-bar, ne propose qu'une formule.Celle d'une table d'hôte, qui ne comprend pas le dessert et qui offre quelques entrées à la carte.La composition est classique, faite d'une pâte, une salade, une grillade, un abat, un poisson, un plat mijoté et, toujours, une pièce de boeuf.La sélection des vins est soignée avec, chaque semaine, un découpage particulier de vins bien identifiés, même s'ils sont proposés au verre.La sélection s'étend aux eaux.Mais dans ce cas, le choix est limité, très pauvre.L'eau embouteillée offre pourtant une gamme « minérale » ou de « source » qui dépasse, de loin, les seuls exemples trop répandus de San Pellegrino et Perrier ! Le velouté de champignons aux croûtons parfumés, servis en belle assiette creuse, d'une texture que l'on aurait aimée veloutée par ajout plus que par consistance de base, fleurait bon le champignon.Les croûtons étaient distrayants.Le pavé de merlin bleu grillé était un vrai pavé, marqué par la grille, une pièce intéressante d'un poisson à chair très ferme, mais un peu sèche qu'une garniture colorée et fraîche ravivait agréablement.La dénomination du plat parlait de capucines.il s'agissait, heureusement, de câpres.Au dessert, la tarte Tatin ressemblait à une vraie Tatin, morceaux de pommes caramélisées et fondantes couchées sur une pâte légère.Au petit-déjeuner, l'oeuf, cette protéine du matin qui dispenserait d'en prendre une autre à midi, est roi, soit nature, soit en omelette.Mais le menu offre aussi des bagels ou une baguette grillée avec fromage, le tout accompagné de fruits frais.Plus léger, le yogourt servi avec des fruits, complète une gamme susceptible de réveiller les esprits.ROBERT et compagnie 2095, avenue Mc Gill College 514 849-2742 Fumée : deux sections Ouverture : du lundi au vendredi dès 7h pour le petit-déjeuner ; de 11h30 à 14h30 pour la table d'hôte, et de « 5 à 7 ».Table d'hôte, de 9,95 $ à 20,95 $.Entrées à la carte, de 4,95 $ à 6,95 $.Desserts, 4,95 $.ARTS VISUELS Portraits de deux genres JÉRÔME DELGADO collaboration spéciale UN CORPS FÉMININ suspendu par les pieds.Un amas de pierres, posées au sol, en forme de cercle.La première oeuvre, photographie d'Andréa Szilasi, est une nature morte de 1996.La deuxième, installation de Richard Long, est un paysage de 1981.Nous sommes loin du vase et des fruits sur un coin de table ou de la bucolique scène champêtre avec berger et moutons.La nature morte et le paysage, genres si classiques à l'histoire de l'art, si bien définis autrefois, ont éclaté au XXe siècle.Par une heureuse coïncidence, deux grands musées québécois donnent la preuve, avec des expositions presque simultanées, que la nature morte et le paysage sont bien présents dans les préoccupations actuelles des artistes.Sous l'oeil critique de Nathalie de Blois, jeune commissaire révélée en 1998 par la rétrospective consacrée au photographe Maurice Perron, le Musée du Québec a réuni cinquante oeuvres, la plupart de sa collection, traitant du thème de la nature morte.Quant au Musée d'art contemporain, son Idées de paysage, paysages d'idées présente une vingtaine d'oeuvres regroupées par Josée Bélisle, conservatrice de la collection permanente.Les musées publics ont le mandat de montrer leurs collections régulièrement.Si les acquisitions récentes sont exposées de façon presque automatique, les regroupements thématiques permettent de sortir des sous-sols des oeuvres, disons, plus anciennes.Et de les aborder sous un éclairage inusité.Au MAC, Untitled (Water) d'Alfredo Jaar joue autant dans les plates- bandes du paysage que du portrait.À Québec, l'installation de Dominique Blain, une série de miroirs très nature morte, s'intitule Portrait.Avec l'arrivée de l'abstraction au vingtième siècle, avec la multiplication des médiums, les deux genres, portés sur la fidèle représentation de la réalité, ont été transformés.Peut-on alors parler encore de nature morte et de paysage « On a tous une conception de la nature morte.Mais c'est sûr que les genres ne sont plus définis comme ils l'étaient.Aujourd'hui, les frontières sont très floues, admet Nathalie de Blois.J'offre une lecture nouvelle sur le genre.Je n'étais pas certaine de pouvoir parler de nature morte pure.Alors, je trouvais intéressant de démontrer quelle était la vie de la nature morte.Comment le genre a évolué.» « Est-ce que c'est pertinent en l'an 2000 de s'interroger sur le paysage ?demande de son côté Josée Bélisle.En regardant les oeuvres qui sont là, on se rend compte que le paysage est présent dans notre imaginaire, mais il n'est plus là d'une manière aussi pure.Idée de paysage veut avant tout suggérer la richesse d'oeuvres qui interpellent une notion, mais qui sont aussi pleines de beaucoup d'autres.Aucune oeuvre n'est que paysage.» Sans prétendre faire des expos historiques, les deux commissaires ont voulu poser un regard sur des genres très codifiés, évocateurs du passage du temps, des cycles de vie.Des genres qui auraient bien pu ne pas survivre au XXe siècle, alors que la peinture était vidée de toute connotation narrative.Au Québec, Claude Tousignant a même proclamé en 1960 la mort de la figuration avec sa Dernière nature morte.Pour Nathalie de Blois, ce summum de la non-représentation est l'oeuvre pivot de son exposition La Nature des choses.Après cette « antithèse de la nature morte », le sujet a rebondi, faisant place à la critique, à des remises en question des modes de représentation.« Les codes sont transgressés, soutient la commissaire.La nature morte est un genre de l'illusion alors qu'aujourd'hui on cherche à démanteler tous les procédés illusionnistes.» Autrefois genres mineurs, au deçà du portrait ou de la peinture religieuse par exemple, le paysage et la nature morte semblent omniprésents dans la pratique actuelle.L'art d'aujourd'hui fascine pour sa richesse et sa diversité, bien que parfois cette polysémie le complexifie.Pour Nathalie de Blois, l'idée de faire de tels regroupements thématiques rend l'art contemporain plus accessible.Et permet de faire un nouveau portrait de la peinture de paysage, de parler de la nature morte comme d'un genre très vivant.IDÉES DE PAYSAGE, PAYSAGES D'IDÉES, Musée d'art contemporain, jusqu'au 1er avril.Info : 514 847-6226 LA NATURE DES CHOSES, Musée du Québec, jusqu'au 22 avril.Info : 418 643-2150.Exemple même de ces oeuvres polysémiques, Je ne mangerai pas ma soupe de Katja Mac Leod Kessin (1994) n'est pas qu'une nature morte.Les objets étalés sur la table, témoins des origines allemandes de l'artiste, en font une peinture historique. 6LP1101D0106 d11 vin 6LP1101D0106 ZALLCALL 67 00:55:04 01/06/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 6 J ANV I E R 2 0 0 1 D 1 1 Un petit test.rafraîchissant DU VIN Servez à l'aveugle deux verres du même vin rouge, mais à des températures différentes.Par exemple, l'un à 15 degrés Celsius, et donc rafraîchi, et l'autre à 20 degrés, à la température ambiante.Le résultat ?Immanquablement Ð comme l'enseignait le grand oenologue bordelais Émile Peynaud Ð, le dégustateur sera pris au piège et aura l'impression de goûter deux vins différents, plutôt qu'un seul et même vin.Le vin rafraîchi lui semblera plus corsé, plus tannique que l'autre, et même un peu astringent, alors que celui qui est à 20 degrés lui paraîtra moins concentré, plus souple, plus aimable.La raison : le froid durçit les tannins, d'où l'impression d'une plus grande concentration en bouche, alors que la chaleur, tout au contraire, les fait paraître plus tendres, plus veloutés.Tout à fait par hasard, je viens personnellement d'en faire de nouveau l'expérience avec le très beau Côtes de Provence 99 Château de Roquefort les Mûres (maintenant épuisé, semble-t-il).Très coloré, doté de superbes arômes, ce vin de culture biologique, non filtré, et goûté d'abord à environ 15 degrés, m'avait en effet paru passablement tannique, et même un peu astringent à cette première dégustation.Regoûté quelques jours plus tard, cette fois à la température ambiante, ce n'était plus du tout le même vin ! Toujours aussi coloré, bien sûr, très serré en bouche, ses tannins étaient, à cette température, étonnamment veloutés.Cependant, à la fois du point de vue olfactif et gustatif, il n'avait pas l'éclat du vin dégusté à 15 degrés.Car le fait de servir les vins rouges rafraîchis exhalte leurs arômes, alors qu'ils paraissent ternes s'ils sont trop chauds.Où est donc la vérité en ce qui regarde les tannins de ce Côtes de Provence ?Sans doute quelque part (si l'on peut dire) entre ces deux perceptions.tout dépendant aussi dans une certaine mesure de la température de service ! Chose certaine, il a tout ce qu'il faut de tannins pour tenir la route de quatre à six ans environ.Et, peut-on ajouter, il offrait, à 18,05 $ la bouteille, un superbe rapport qualité-prix.D'Italie « Le fromage qui ne lasse pas », disent les Suisses du gruyère.De même, certains (je suis du nombre) ne se lassent jamais de chianti, malgré les tannins rugueux de beaucoup de ces vins.Ceci, de toute évidence, à cause des arômes particuliers et si séduisants du grand cépage de Toscane, le Sangiovese.C'est en effet en Toscane, sous divers noms (Brunello, Morellino, Prugnolo à Montepulciano, etc.) que le Sangiovese donne les meilleurs résultats.Mais, tout comme ailleurs avec le Cabernet Sauvignon, les viticulteurs toscans produisent une large gamme de vins sur le plan qualitatif, du chianti courant, rustique, jusqu'aux Brunellos di Montalcinos aristocratiques, en passant par les grands vins denses et concentrés de la région du Chianti classico.Le Chianti Classico 98 Poggerino se situe, lui, au milieu de la gamme.Passablement coloré, il a un bon bouquet de Sangiovese aux arômes de petits fruits rouges, tout en fraîcheur, sans rien de ces odeurs surmûries et de fruits cuits de certains vins de cette appellation.Bien en chair, passablement corsé, tannique et assez rugueux, il a en même temps cette franchise de saveurs, cet éclat qui plaisent tant aux amateurs de ces vins.Savoureux.Vin de spécialité, (S), 878777, 22,85 $, HH(H) $$($) 5-6 ans.Aussi de Toscane, le Vino Nobile di Montepulciano 97 Bindella, élaboré avec du Prugnolo, est de son côté un vin très riche en couleur, au bouquet large, dominé dans ce cas par des arômes de petits fruits noirs (on est à Montepulciano, et non dans la zone du Chianti), concentré, tannique, solide, et assez carré sur le plan de la texture.Mais tout aussi savoureux.S, 433409, 23 $, HHH $$($) 3-4 ans.À noter, cependant, et même s'il s'agit aussi d'un vin de Sangiovese, que le potentiel de garde des Vinos Nobile di Montepulciano est jugé inférieur à celui des meilleurs chiantis et des Brunellos di Montalcino.Des vins âgés Les fêtes de fin d'année sont une occasion rêvée pour déboucher des bouteilles d'un certain âge, ou même d'un âge certain ! Trois exemples : d'abord, d'un millésime jugé exceptionnel pour la Bourgogne, le Chassagne-Montrachet 90 Faiveley (un rouge), d'une appellation peu réputée pour ses vins rouges, mais qui semblait, dans sa jeunesse, avoir ce qu'il faut pour tenir.Il a tenu ses promesses ! D'une couleur encore jeune, son bouquet, toujours frais, est encore peu nuancé, plutôt unidimensionnel, avec une bouche qui a du corps, sur des tannins fermes.À oublier encore environ deux ans, m'a-t-il semblé, le temps qu'il gagne en complexité.« Les Châteauneuf-du-Pape ne tiennent pas la route », entend-on dire parfois.Certains, au contraire, résistent magnifiquement à l'usure du temps, tel le Domaine du Vieux- Télégraphe.Encore jeune, le 86, aux tannins toujours serrés, mais sans dureté, ne semble pas avoir atteint son apogée.Le bouquet, lui, est déjà complexe, pas du tout déclinant, avec des notes de cuir, de conifères, de fruits cuits, etc.Même chose pour le 83 Ð un vin déjà âgé de 17 ans ! Ð, très semblable par ses arômes au 86, mais plus concentré, plus corsé, et qui lui non plus n'est pas encore arrivé à son sommet ! Chapeau, messieurs de Châteauneuf ! Un vin du Douro Est-ce à cause du terroir, ou parce qu'ils sont élaborés avec les mêmes variétés que les portos ?Toujours est-il que les meilleurs vins rouges secs du Douro ont eux aussi un bon potentiel de garde.Déjà âgé de plus de quatre ans, le Douro 96 Calços do Tanha continuera ainsi d'évoluer favorablement sur une période d'environ quatre à cinq ans.D'un pourpreprune soutenu, c'est un vin au bouquet pour l'instant retenu, surtout de fruits rouges et avec une note florale discrète, assez corsé, aux tannins fermes, avec la même retenue sur le plan gustatif.Et qui, servi à l'aveugle, déroutera sans doute les dégustateurs les plus expérimentés.S, 883355, 21,40 $, HHH $$($) 4-5 ans environ.2918616A Le faire respirer.pour mieux l'apprécier Que ce soit pour oxygéner votre vin ou pour en retirer la lie, Vinum vous propose la plus importante collection de carafes, de verres à dégustation, de celliers et de services de conseil personnalisés.1480, rue City Councillors Montréal (514) 985-3200 ( près de La Baie, centre-ville ) www.vinumdesign.com 2917217A ÉCOLES Inscription d'hiver ÉCOLES Les cours débutent en janvier Hiver APPELEZ-NOUS pour recevoir votre catalogue gratuit 514.739.2301 5170, ch.Côte-Ste-Catherine www.thesaidye.org 2916747A Renseignements : (514) 872-6248 Dates des inscriptions : 15 janvier 2001 de 19 h à 21 h 16 et 17 janvier 2001 de 13 h à 21 h 12330, rue Lavigne Montréal QC H4J 1Y4 6LP1201D0106 D12 samedi 6LP1201D0106 ZALLCALL 67 00:52:24 01/06/01 B D12 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 6 JANVIER 2001 Geneviève Néron change d'identité dans Réal-IT ISABELLE MASSÉ collaboration spéciale ELLE A UNE TOUTE PETITE VOIX.Douce comme celle d'une adolescente au premier rang d'une classe qui n'oserait pas lever la main pour répondre à une question du prof.Mais ne vous y méprenez pas ! Geneviève Néron est tout sauf timide, renfermée et réservée.Une seule visite à VRAK.TV, le Canal Famille devenu « Méchant canal » mardi dernier, suffit pour le constater.La Manu qu'elle incarne dans Réal-IT, l'émission-phare de la chaîne spécialisée revue et corrigée pour les petits et (enfin) les plus grands, pète le feu.« Réal-IT est une émission conçue par cinq ados pour des ados et qui ne sert à rien, explique-telle.Une émission créée pour le plaisir.Pas pédagogique pour deux sous ni moralisatrice.Plutôt anticonformiste.À commencer par le décor dans lequel les jeunes évoluent.Une vieille roulotte de l'époque Woodstock retapée, métamorphosée en studio et redécorée évidemment à leur goût avec des téléviseurs partout, un ordi, un garde-manger rempli de sacs de chips, une salle de bains aux rideaux bleu électrique.L'endroit idéal pour faire le party quoi ! Mais aussi pour travailler.Car Manu et sa bande (Fred, Véro, Sébas et FX) ont pour mission de divertir les 9-16 ans au cours de la prochaine année et demie, le temps de 1120 capsules d'au max cinq minutes, dispersées ici et là dans la grille-horaire de VRAK.TV.Quand on ne fait pas son âge, malgré ses 20 et quelques années, c'est le job rêvé.Cinq minutes à la fois.Qui pourrait se tanner ?« On me demande régulièrement mes cartes d'identité dans les bars, raconte Geneviève (mais appelez-la désormais Manu).C'est un compliment, car vieillir, c'est s'assagir.La vingtaine est une belle transition avant de devenir véritablement adulte.J'ai encore beaucoup d'affinités avec les adolescents.Je fais beaucoup de snowboard.Je suis moqueuse, intense, mais pas sérieuse.J'ai l'esprit de gang.J'écoute beaucoup de musique ska et punk.Je suis très proche de Manu, même si je ne partage pas toujours ses opinions.C'est une boule d'énergie qui veut tout savoir.Elle est toutefois un peu paresseuse.Elle vient d'Outremont.C'est une fille de riches qui n'a aucune gêne à montrer à tous qu'elle a un nouveau cellulaire.» Dans une polyvalente, elle passerait incognito ! C'est justement là que vous risquez de la croiser, micro en main, dans les mois à venir.Souriez, mais surtout, répondez franchement à ses questions si elle s'approche de vous.« On veut savoir ce que les ados pensent de nous et de l'émission, connaître les sujets qui les intéressent, ce qu'ils trouvent « hot » et « poche » dans la vie.Nous devons être très actuels, car leurs goûts évoluent rapidement.Oseront-ils se plaindre avec des chroniques et capsules du genre : Que cé ça donne de savoir ça ?Quétaine, Espionnons, Maquillage, Mode, Sports extrêmes, Potins et trucs pour réussir à l'école sans se forcer ?Geneviève, oups ! Manu, jubile.« On a tous notre mot à dire quant au contenu et on peut improviser.Je suis chanceuse.Depuis que je suis sortie de l'école de théâtre, il y a deux ans, je n'ai rencontré personne qui m'ait dit : Voilà ton texte et dis ces lignes.Car jouer, c'est aussi créer.» Mais surtout s'amuser.N'essayez même pas de lui offrir un job qui exige qu'elle soit à son poste de 9 h à 5 h, du lundi au vendredi.« Le vrai bonheur est de pratiquer un métier en ayant du plaisir 24 h sur 24.Je déteste travailler.Je me suis d'ailleurs fait virer de tous mes boulots : Burger King, Dunkin' Donuts (le jour où elle a fait exploser un beigne fourré), Astral Photo, La Crèmerie 640 à Boisbriand, où elle a grandi, Le Super Club Vidéotron, Le Café Ciné-Lumière.Méchante employée ! Sa feuille de route a de quoi effrayer son nouveau patron.« Pas du tout, affirme Denis Dubois, vice-président à la programmation de VRAK.TV.Je serais malheureux de perdre Manu, car elle a le don d'expliquer sans faire la morale dans ses reportages.Je veux qu'il y ait de la vie en ondes.Que les animateurs autant que les jeunes aient un droit de parole.Réal-IT (première dramatique produite par les Productions J de Julie Snyder) existe pour véhiculer leurs opinions et non celles de la chaîne.Ils peuvent même critiquer VRAK.TV si ça leur dit.Nous sommes assez humbles pour l'accepter.» Méchant employeur ! Photo PIERRE McCANN, La Presse © Geneviève Néron, la Manu de Réal-IT, la nouvelle émission pour ados faite par des ados, et que diffuse VRAK.TV, le défunt Canal Famille."]
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