Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (10)

Références

La presse, 2001-01-13, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" 6LP0102A0113 A1 SAMEDI 6LP0102A0113 ZALLCALL 67 01:19:52 01/13/01 B MONTRÉAL SAMEDI 13 JANVIER 2001 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 2 $ TAXES EN SUS ÎLES-DE-LA-MADELEINE 2,50 $ FLORIDE 2,60 $ U.S.1 17e ANNÉE > NO 8 2 > 2 0 8 P AG E S > 12 C A H IE R S Je n'ai rien gagné, réplique Michaud ENCORE TRAA ET LAHTELA Ces jeunes qui arrivent en ville ALEXANDRE S I R O I S « Je n'ai absolument rien gagné.Je n'étais pas en lutte.Je n'ai jamais été en lutte contre le Parti québécois, ni contre son chef.» Yves Michaud, que certains désignent comme l'un des responsables du départ de Lucien Bouchard, n'a pas l'impression d'avoir marqué un point.Le militant péquiste, dont les propos controversés ont été condamnés publiquement plusieurs fois par le premier ministre, a suscité une véritable polémique au sein du Parti québécois.Il estime cependant qu'il n'est jamais entré en conflit avec M.Bouchard.« Il n'y a jamais eu de conflit entre lui et moi.Au contraire, on a toujours eu des rapports amènes et cordiaux », a confié M.Michaud hier à La Presse, au cours d'un entretien téléphonique.Avare de commentaires depuis la démission du premier ministre, le militant semblait loin d'avoir le coeur à la fête.Le ton las, il avait l'air vidé.Il a signalé qu'il livrerait ses commentaires officiels mardi ou mercredi prochain.« Pour l'instant je suis trop fatigué pour répondre intelligemment à des questions.J'analyse tout ça.Vous savez, je suis seul dans mon sous-sol, je n'ai pas de cellule de crise », a-t-il indiqué.« Je suis fatigué, je suis tout seul, je reçois des coups de téléphone à 2 h du matin, à 5 h du matin.Je vais laisser la sédimentation se faire.La poussière retomber », a ajouté M.Michaud.Quant aux liens entre la polémique suscitée par ses propos et le départ de M.Bouchard, M.Michaud a été très prudent.Voir RÉPLIQUE en A2 Parce qu'il avait besoin de changer d'air, parce qu'il avait goût de liberté, Jocelyn Aucoin a décidé l'été dernier de « monter » à Montréal.Monter pour de bon.Adieu la mer, adieu le vent, adieu maman.Le Madelinot de 19 ans a envoyé ses bagages par bateau et pris place dans l'avion.Il est parti un lundi.Le mardi, une vingtaine de boîtes de carton l'attendaient au Vieux- Port.Et voilà, c'était parti pour une nouvelle vie.« C'est l'fun les Îles, mais à un moment donné, t'as le goût de voir autre chose », explique, tout simplement, le gaillard, rencontré à l'agence de voyages où il travaille, rue Saint-Denis.« L'hiver, là-bas, il n'y a rien à faire.On joue au hockey.Les gens louent des salles, font des partys.» Des Îles-de-la-Madeleine, du Saguenay ou d'ailleurs, près de 30 000 jeunes Québécois quittent leur région chaque année pour s'installer à Montréal.Par choix, par défi ou par nécessité.Sitôt arrivés, certains nostalgiques pensent déjà au retour alors que d'autres embrassent le tourbillon de la vie urbaine montréalaise avec bonheur.La Presse a rencontré quelquesuns de ces « immigrants d'ici ».Ils nous ont raconté leur première année dans la métropole.Ils nous ont parlé de liberté, de découverte, de nostalgie, de solitude urbaine.Aujourd'hui, dimanche et lundi, nous vous proposons de redécouvrir Montréal à travers leurs yeux.À lire en page A19 PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse Le Finlandais Janne Lahtela a triomphé pour une deuxième année de suite à Tremblant, hier, dans le cadre du Mondial de ski acrobatique.Le meilleur Canadien a été Stéphane Rochon avec une quatrième place.Chez les dames, la Norvégienne Kari Traa a devancé la surprenante Canadienne Jennifer Heil ( à droite ).Cette dernière a eu droit aux félicitations de Rachel Béliveau, sixième à sa première finale de Coupe du monde.À lire en page G1 Yves Michaud abandonne Il ne briguera pas l'investiture péquiste dans Mercier DENIS LESSARD QUÉBEC Ð Après avoir mis le feu aux poudres au PQ et contribué à la démission de Lucien Bouchard, Yves Michaud se désiste et annoncera dans les prochaines heures qu'il n'a pas l'intention de briguer l'investiture péquiste dans la circonscription de Mercier.Selon les informations obtenues hier de sources sûres par La Presse, M.Michaud avait déjà pris cette décision il y a quelques jours, et le premier ministre Lucien Bouchard en avait été informé, bien avant d'annoncer sa démission.En maintenant sa décision après l'annonce du départ de M.Bouchard, M.Michaud enlève une épine du pied de Bernard Landry, son vieil ami.Il aurait été délicat pour M.Landry, comme candidat à la succession, de constamment être amené à commenter les déclarations de M.Michaud, à devoir se positionner par rapport au débat des péquistes de Mercier.Voir MICHAUD en A2 Arts et spectacles cahiers C et D - horaires-spectacles D15 - Télé-horaire D2 Actualités A19 Avis C10, C11 Bridge H21 Carrières cahier I - professions I1- I28 - formation I28-I30 Décès G10, G11 Échecs H21 Économie F1 à F9 Éditorial A16 Encans C10 Êtes-vous observateur?H13 Feuilleton H19 Forum A15, A17 Horoscope H19 Jardiner J12 Loteries A2, C9 Monde A20-A24 Mon toit cahier J Mots croisés H14, H19 Mot mystère H19 Ni bête ni méchant H21 Petites annonces E1 - immobilier E1-E4 - marchandises E4 - emplois E4, G8 - automobile G10, G12 - affaires F2 Philatélie H21 Plus B1-B10 Politique A7-A8 Restaurants D16 Vacances - voyage cahier H Vin D17 Sports cahier G M É T É O Voir C9 Ciel variable Maximum -3 > minimum -10 La récession, puis après?Les spécialistes s'entendent pour reconnaître la possibilité d'un ralentissement économique au Canada, même si l'économie demeure relativement robuste, mais ils n'entrevoient pas de véritable récession pour la bonne raison que l'inflation est maîtrisée à moins de 3 %.On peut envisager malgré tout une baisse de la consommation, des exportations et des profits des entreprises.Plusieurs facteurs offrent d'ailleurs une marge de manoeuvre à l'économie canadienne: les baisses d'impôts, les réductions à venir des taux d'intérêt et le faible taux de chômage, explique Réjean Boudreau , tandis que Claude Picher prend avec flegme toutes les rumeurs de récession et s'efforce de garder la tête froide devant toutes les craintes que cela suscite.Voir nos informations en F1 Après moi le déluge En quittant abruptement le gouvernement de Brian Mulroney au moment où celui-ci était en pleine crise constitutionnelle, Lucien Bouchard avait précipité la chute aux enfers d'un homme qui avait été jusque-là son mentor et son ami.Le même scénario, mutatis mutandis, se répète aujourd'hui, à cette différence près que ce n'est plus un lieutenant mais le capitaine qui lâche le bateau.La démission fracassante du premier ministre assène à son parti un coup dont il aura du mal à se relever.Et c'est tout le Québec qui plonge dans l'incertitude en raison de cet abandon.Car ne nous méprenons pas: la fonction de chef de gouvernement n'est pas une « job » comme une autre, un emploi qu'on prend et qu'on quitte au gré de ses états d'âme.M.Bouchard s'était engagé à servir les Québécois durant tout un mandat, en sachant très bien que cela impliquerait de lourds sacrifices familiaux.On a beau comprendre et respecter ses raisons de s'en aller, le fait demeure que le premier responsable du Québec vient de le lâcher à mi-mandat, essentiellement parce que les Québécois, ces ingrats, n'ont pas assez vibré contre les bourses du millénaire et ont donné à Jean Chrétien quelques points de pourcentage de plus qu'à lui-même.Quant au PQ, M.Bouchard ne fait pas que le lâcher, il le torpille.En donnant un extraordinaire relief à l'affaire Michaud, dans un texte de démission lu devant la presse pancanadienne, il a plus fait pour démolir la réputation de son parti que tous les Mordecai Richler de la terre.En liant implicitement son départ à cette affaire, il laisse croire que le PQ est devenu un repaire de xénophobes auquel tout honnête homme devrait refuser d'être associé, où que les courants ethnocentristes y sont si forts qu'il aurait été mis en minorité s'il avait engagé une épreuve de force avec M.Michaud.Tout le monde sait bien pourtant que c'est faux, M.Bouchard le premier.La majorité des péquistes n'ont rien de xénophobe.Et l'aile radicale du PQ a beau avoir la voix suraiguë, elle n'est pas bien dangereuse.Au dernier congrès du parti, en mai dernier, tous les journalistes qui ont connu les premières années du PQ n'en revenaient pas de voir à quel point ce parti avait changé, à quel point il s'était assagi sinon assoupi.Les résolutions pilotées par l'exécutif ou l'aile gouvernementale passaient comme dans du beurre.Il est vrai qu'entre Lucien Bouchard et le PQ, la mayonnaise n'a jamais pris, mais M.Bouchard avait assez d'ascendant sur le parti pour régler l'affaire Michaud.Voir DÉLUGE en A2 2918517 Permis du Québec jaibesoindevoyages.com voyagesdaffaire.com jaibesoindevoyages.com Té l .: (514) 858- 0011 1 888 302-6221 à partir de Playa Blanca 1199 $ 4 nuits 599$ Martinique 1499 $ Turkoise 1599 $ Huatulco 1399 $ Puerto Vallarta 998 $ Cancun 1 158 $ Puerto Plata 998 $ Punta Cana 1 268 $ Santo Domingo 1 068 $ TOUT INCLUS 1 sem.Essayez la classe Les aubaiines de jjanviier Varadero 838 $ Cayo Coco/Largo 1 088 $ San Andres 1 358 $ Vénézuela 948 $ Panama 1 198 $ 1 sem.Floride 299 $ Martinique 599 $ Vancouver 399 $ Los Angeles 499 $ Haïti 419 $ LLaass Veegaass Des t inat ion vedet te JJamaïïque 1499$ avion / hôtel / ski Forfait ski à Vancouver 1098$ 6LP0201A0113 A2 SAMEDI 6LP0201A0113 ZALLCALL 67 01:18:35 01/13/01 B A 2 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 3 J ANV I E R 2 0 0 1 DEMAIN DANS LA PRESSE Le tueur silencieux On la surnomme « le tueur silencieux ».Étonnamment discrète, l'hypertension artérielle ne présente que très rarement des symptômes.Sévissant sous le couvert de l'anonymat, elle peut donc occasionner des problèmes de santé extrêmement graves, voire la mort prématurée, comme l'explique notre collaboratrice Sophie Allard demain dans La Presse.À lire demain dans le cahier SANTÉ.LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 4-0-2 > À quatre chiffres : 0-0-7-8 POUR NOUS J O I N D R E 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 www.cyberpresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 Nouvelles générales general@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Éditorial, Forum edito@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4816 Actuel actuel@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Auto, Mon toit, Santé Voyages aso@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Quoi faire aujourd'hui andre.cloutier@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Arts, Spectacles, Cinéma, Livres arts@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4814 Économie econo@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Sports sports@lapresse.ca Télécopieur: (514) 350-4854 Têtes d'affiche denis.lavoie@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.RENSEIGNEMENTS (514) 285-7272 PROMOTION (514) 285-7100 COMPTABILITÉ (514) 285-6892 RECOUVREMENT (514) 285-6900 PUBLICITÉ Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi : 8 h 00 à 17 h 30 Décès et remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi : 8 h 30 à 17 h 30 Détaillants : (514) 285-6931 National et Télé-Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 ABONNEMENT (514) 285-6911 Par télécopieur : (514) 285-7039 Lundi au vendredi : 6 h 30 à 17 h 30 Samedi : 7 h à midi / Dimanche : 7 h à 11 h Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650 Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 SUITES DE LA UNE RÉPLIQUE Suite de la page A1 Interrogé à savoir s'il s'agissait, comme l'ont estimé plusieurs observateurs, de la goutte d'eau qui avait fait déborder le vase, il a affirmé: « Si ça n'avait pas été celle-là, il y aurait eu une autre goutte d'eau.Si ça n'avait pas été ça, ça aurait été autre chose.» Le militant péquiste a néanmoins confirmé qu'il n'avait pas cessé de nourrir son indignation par rapport à la motion de blâme contre ses propos votée par l'Assemblée nationale.« Il faudrait être totalement insensible pour ne pas être indigné de ça.Après 40 ans de services à la patrie.Je suis indigné et horriblement triste.», a-t-il dit.En fait, dès les premiers jours de janvier, M.Michaud avait déterré la hache de guerre.La Presse a appris qu'en début de semaine, M.Michaud s'est informé des procédures nécessaires pour déposer une plainte à la Commission des droits de la personne du Québec, afin de riposter à la motion de blâme.M.Michaud aurait également confié à certaines personnes qu'il entendait déposer une poursuite de 109 000 $ pour atteinte à sa réputation contre les 109 membres de l'Assemblée nationale qui ont appuyé la motion de blâme, soit une somme symbolique de 1000 $ par parlementaire.« Ce ne sont que des hypothèses », a-t-il toutefois affirmé, hier.En revanche, preuve que M.Michaud n'a jamais lâché prise, La Presse publie aujourd'hui en page B9 une lettre expédiée par le militant péquiste à M.Bouchard, le 31 décembre, dans laquelle il lui demande de « reconnaître publiquement » la légitimité de sa candidature à l'investiture péquiste qui aura lieu le 4 mars dans le comté de Mercier.Il exhorte également M.Bouchard à prendre les initiatives nécessaires pour que la motion de blâme à son endroit soit annulée.« Cette affaire ayant déjà trop duré, je vous saurais gré de me faire savoir le plus rapidement possible les voies et moyens par lesquels réparation puisse être faite des torts qui m'ont été causés », a écrit M.Michaud, qui dit espérer arriver « dans l'honneur et la dignité à une paix des braves pour sortir de la triste affaire qui secoue notre parti et mobilise des segments non négligeables de l'opinion publique québécoise ».M.Michaud déplore par ailleurs que les membres de l'Assemblée nationale n'aient pas tenu compte de ses « états de services à la nation québécoise » et ne se soit pas efforcés de « connaître la teneur exacte » des déclarations qu'il a effectuées aux états généraux sur la langue française, avant de voter unanimement la motion de blâme.« Pourquoi n'ai-je pas été informé des chefs d'accusation pesant contre moi?Pourquoi m'a- t-on refusé ce qu'un état de droit reconnaît à tout citoyen, une défense pleine et entière?Y avait-il urgence?( .) Pourquoi cette atteinte à la liberté d'expression de la part d'élus qui devraient être les premiers à donner l'exemple du respect de la Charte québécoise des droits et libertés?» s'interroge- t-il dans la missive.Le militant péquiste s'évertue d'ailleurs, dans la presque totalité de sa lettre, à défendre ses propos controversés sur la souffrance du peuple juif, sur le B'nai Brith et sur le vote ethnique.Il rappelle notamment qu'il a cité Lionel Groulx invitant « les Canadiens français à posséder comme les juifs leur âpre volonté de survivance.».M.Michaud croit que ses « propos admiratifs à l'égard du peuple juif n'ont pas été relayés par les médias ».Il revendique aussi le droit de condamner le sionisme, et il remplace l'expression « vote ethnique » par « vote linguistique ».Il affirme qu'il a le droit « de faire le constat, suite à l'analyse d'un vote massif et à 100 % contre la souveraineté du Québec dans un secteur donné de Montréal, qu'il y eut un vote linguistique contre le projet souverainiste québécois» et que « le constater, le dire, regretter qu'il en soit ainsi, n'est pas une infamie ».MICHAUD Suite de la page A1 M.Landry avait été informé de l'intention de M.Michaud de renoncer à se porter candidat dans Mercier, lui qui avait été le premier à appuyer le projet de son vieil ami.Le plan de M.Michaud Ð mettre en évidence ses opinions dans le dossier linguistique Ð a pris une tout autre proportion quand l'aspirant candidat avait paru banaliser l'Holocauste en soutenant que le peuple juif n'avait pas le monopole de la souffrance.L'Assemblée nationale avait répliqué très rapidement en votant unanimement une motion de blâme à l'endroit de M.Michaud, un geste qui avait soulevé un tollé chez un groupe d'intellectuels de la mouvance souverainiste.M.Bouchard jugeait inqualifiables ces propos sur la Shoah Ð l'anéantissement de six millions de Juifs par le régime nazi.Clairement, c'était cette partie des propos de M.Michaud qui l'avait le plus personnellement touché, l'Holocauste restait pour lui le crime suprême, l'entreprise systématique d'élimination d'un peuple.On ne peut reprocher aux Juifs d'en être traumatisés.Cette tragédie innommable ne peut souffrir de comparaison », a dit jeudi M.Bouchard.Son insistance sur ce point a une source: le conjoint de la grandmère française d'Audrey Best, qui était membre de la Résistance, avait été arrêté par la Gestapo et envoyé au camp d'Auschwitz, d'où il n'était sorti qu'en 1946.Il n'était pas le grand-père de Mme Best toutefois et il est mort avant que M.Bouchard ne puisse faire sa connaissance.Aussi l'horreur de l'Holocauste fut une réalité bien concrète pour la jeune Best, très proche de cette grand-mère.Reny candidat Comme l'avait indiqué La Presse la semaine dernière, le président de l'Association péquiste de Mercier, André Reny, a fermement l'intention de se lancer dans la mêlée et de disputer l'investiture à Bruno Viens et Pierre Tadros, deux candidats annoncés en vue de l'assemblée d'investiture du 4 mars.Joint hier, Yves Michaud a été piqué au vif quand on lui a demandé de confirmer son désistement.« Je n'ai rien à dire là-dessus, on verra.», a-t-il lancé, irrité.Il a rendu publique hier une lettre datant du 31 décembre envoyée à M.Bouchard, fruit des conversations avec l'émissaire du caucus péquiste, Bernard Landry.La courte lettre qu'il doit rendre publique dimanche ou lundi sera moins incisive.Dans une vingtaine de lignes, il fera référence au discours de départ de M.Bouchard.À la fin décembre, M.Michaud disait vouloir obtenir un nouveau vote de l'Assemblée nationale, pour laver sa réputation, une demande inacceptable pour M.Bouchard.C'était une position de négociation, expliquent aujourd'hui ses proches, soulignant que M.Michaud n'aurait pas exigé un nouveau vote ultimement pour annoncer qu'il ne serait pas candidat dans Mercier.C'est à ces négociations qui lui paraissaient carrément injustifiables sur des questions de principe qu'avait fait référence jeudi le premier ministre Bouchard lors de l'annonce de sa démission.« Certains parlent de négociations.Nous sommes ici bien au-delà de la gestion de ces difficultés épisodiques qu'un chef de parti doit savoir résoudre par la flexibilité.sur le champ des principes, il n'y a pas de place pour la négociation », a dit M.Bouchard.Précision DÉLUGE Suite de la page A1 La Presse tient à préciser que contrairement à ce qu'elle avait publié dans un article paru dans son numéro du samedi 6 janvier 2001, le restaurant Spaggio's sis au 1940, boulevard Saint-Martin, à Laval n'a pas été condamné à une amende en raison de la présence dans ledit restaurant de rongeurs ou de leurs excréments, mais a plutôt été condamné le 18 août 2000 à une amende après s'être reconnu coupable d'avoir exploité, à titre de restaurant, un lieu qui n'était pas exempt d'insectes.La Presse s'excuse des inconvénients que cet article aurait pu causer au restaurant Spaggio's.La direction D'autant plus facilement d'ailleurs que, comme le révèle aujourd'hui notre collègue Denis Lessard, le premier ministre savait, avant de démissionner, que M.Michaud avait décidé de ne pas faire acte de candidature dans Mercier.Si M.Bouchard avait voulu rendre un dernier service au Québec, il aurait disposé de la question linguistique avant de tirer sa révérence.Il a plutôt opté pour la politique de la terre brûlée, ou du « après moi le déluge ».Ce sont les prétendants à sa succession qui hériteront de cette « patate chaude » qu'est la politique linguistique.La publication du rapport Larose coïncidera avec l'élection du nouveau chef du PQ et n'aura aucune importance de toute façon, car d'ici là, les candidats au leadership auront été obligés de prendre des engagements très précis auprès de la base du parti.M.Bouchard, pendant ce temps, ne sera qu'un « lame duck PM », incapable de légiférer sur des questions majeures.Les candidats au leadership, donc, devront montrer patte blanche à l'électorat péquiste, et leur promettre diverses mesures de durcissement de la loi 101, ne serait-ce que pour ne pas être crucifiés par l'aile radicale qui est obsédée par cette question.Et c'est ainsi que l'on risque de voir resurgir la ligne dure linguistique, à la faveur de la surenchère engendrée par toute course au leadership.On voit d'ici les conséquences que cela aura sur le climat social de Montréal, au beau milieu de la période cruciale et délicate de la transition vers la fusion de municipalités anglophones et francophones.Idem pour le référendum: pour s'attirer les votes des péquistes, les candidats devront s'engager à faire dans les plus courts délais ce référendum dont l'immense majorité des Québécois ne veut pas, et à consacrer leurs énergies à la préparation de ce référendum plutôt qu'à l'administration publique.Cela risque d'autant plus de se produire que la désertion de Lucien Bouchard livre le PQ aux radicaux.Son départ ouvre la porte au retour de milliers de « purs et durs » qui avaient quitté le parti après la démission de Jacques Parizeau, et qui voudront participer à l'élection du futur leader.Et M.Parizeau redeviendra le chef spirituel du parti.Jeudi, M.Bouchard disait souhaiter que son départ favorise « un débat de fond » au sein du PQ sur des questions comme celles qu'a soulevées l'affaire Michaud.Le premier ministre estil sérieux?Une course au leadership est le pire moment pour faire quelque débat de fond que ce soit! C'est le contraire qui aurait dû se produire.Si M.Bouchard le souhaitait vraiment, ce débat, c'est lui qui aurait dû le présider, en utilisant son prestige et son autorité morale pour influencer les troupes et stopper les dérives.En même temps, cela aurait grandement rendu service au Québec, ce Québec que Lucien Bouchard aime d'un amour passionné mais apparemment pas inconditionnel: il lui retire ses services à mi-mandat parce que le Québec n'a pas été à la hauteur de ses attentes.Mais au fait, si M.Bouchard n'était intéressé à gouverner le Québec qu'à condition que les Québécois le suivent sur la voie de la souveraineté, pourquoi ne pas les en avoir averti avant, au lieu de leur faire croire, aux élections de 1998, qu'il ne sollicitait qu'un renouvellement de mandat?Précision La firme de recherche pharmaceutique Bio Niche, de Toronto, a indiqué hier n'avoir aucun projet conjoint avec Médicago, de Québec, tel qu'indiqué dans notre numéro d'hier.La Presse regrette l'erreur. 6LP0301A0113 A3 Samedi 6LP0301A0113 ZALLCALL 67 01:16:18 01/13/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 3 J ANV I E R 2 0 0 1 A 3 ACTUALITÉS ALCOOL AU VOLANT La limite pourrait passer de 0,08 à 0,05 Le ministre Chevrette voudrait faire adopter un projet de loi allant dans ce sens avant l'été PAUL ROY QUÉBEC Ð Les adeptes de la conduite avec facultés affaiblies Ð même « faiblement » Ð auraient intérêt à se trouver d'autres vices.Le taux d'alcoolémie toléré chez les conducteurs québécois pourrait en effet passer de 0,08 à 0,05 à compter de l'été prochain.La limite demeurerait à 0,08 en vertu du Code criminel, mais les conducteurs avec un taux se situant entre 0,05 à 0,08 pourraient faire l'objet de sanctions administratives en vertu du Code de la sécurité routière (amendes, points d'inaptitude, etc.).Il ne s'agit d'ailleurs là que d'une des mesures devant faire partie du projet de loi qu'entend déposer prochainement à l'Assemblée nationale le ministre des Transports Guy Chevrette.Au nombre des autres mesures envisagées par son ministère : > « zéro alcool » pour les conducteurs professionnels (taxis, autobus, camions lourds) dans l'exercice de leurs fonctions ; > suspension du permis pour 90 jours (au lieu de 15 actuellement) lors d'une première infraction pour une alcoolémie dépassant 0,08 ; > sanctions spécifiques (ex.obligation d'utiliser un antidémarreur Ð dispositif empêchant le véhicule de démarrer si le taux d'alcoolémie de son conducteur est trop élevé Ð, obligation de subir une évaluation dans un centre de réadaptation) dès la première infraction, lorsque le taux d'alcoolémie est de 0,16 et plus ; > sanctions selon le dossier du conducteur.Ainsi, lors d'une première infraction, un contrevenant pourrait être soumis au « zéro alcool » pendant une certaine période.Lors d'une deuxième infraction, cette mesure pourrait être accompagnée de l'obligation d'avoir un antidémarreur pendant un nombre d'années fixé selon son dossier.Selon le ministre, même si les efforts gouvernementaux ont permis de diminuer sensiblement la proportion de conducteurs conduisant avec les capacités affaiblies (baisse de 44 % depuis 1991), ce phénomène demeure tout de même la principale cause de décès lors d'accidents.L'alcool est encore associé à environ 35 % des décès, 20 % des blessés graves et 5 % des blessés légers.Cela correspond, pour 1999, à plus de 265 décès et 3200 blessés.« Les accidents des derniers mois nous confirment que le problème est toujours très présent, a signalé hier M.Chevrette.Trop de conducteurs inconséquents sont encore la cause de tragédies routières qui nous laissent attristés, meurtris et parfois même révoltés lorsqu'il s'agit, comme ce fut le cas à quelques reprises cette année, de jeunes enfants.» Lors d'une commission parlementaire, au début de l'an dernier, il est ressorti qu'il fallait s'attaquer avec vigueur au comportement des 1,8 % de conducteurs (dont un noyau dur de récidivistes) qui sont responsables de 35 % des décès sur route.Le ministre a donc demandé à la Société de l'assurance automobile (SAAQ) de lui présenter un plan d'action dont sont tirées les mesures citées plus haut.D'autres propositions toucheront entre autres au suivi du comportement des conducteurs ayant l'obligation d'utiliser un antidémarreur, à la détection de la présence d'alcool dans les accidents avec blessures ou décès et à la promotion d'alcootests jetables.M.Chevrette indique également que des démarches pourront être entreprises auprès d'Ottawa pour que le droit à la libération conditionnelle soit enlevé à une personne qui a déjà été reconnue coupable de conduite avec les capacités affaiblies et ayant causé la mort.Son projet de loi pourrait être adopté d'ici juin, croit-il.Des maires de banlieue fondent un nouveau parti MARIE-CLAUDE GIRARD LES MAIRES de la banlieue sur l'île de Montréal ont fait hier un changement de cap important hier en vidant leur association de tout caractère politique et en créant un comité chargé de jeter les bases d'un tout nouveau parti municipal se voulant décentralisateur pour faire obstacle à la vision « centralisatrice » de Pierre Bourque.« Des gens de Vision Montréal veulent nous joindre.Vous le verrez dans un avenir rapproché », a indiqué hier Georges Bossé, président de l'Union des municipalités de banlieue sur l'île de Montréal, à l'occasion de ce qui pourrait bien être la dernière conférence de presse de l'UMBM.« Je regarde ce que Gérald Tremblay a écrit dans ses recommandations (sur la consultation publique à Montréal), c'était relativement évident, cette demande de décentralisation.Il n'y a pas que les banlieues qui y pensent.De même, le maire de Verdun a indiqué que quatre ou cinq maires ont admis avoir été approchés par le maire Bourque.Ils ne l'auraient pas tous rencontré, comme l'a fait plus tôt cette semaine le maire d'Outremont, Jérôme Unterberg.À sa connaissance, aucun n'a encore accepté de faire le saut avec Équipe Bourque Vision Montréal.Désormais, l'UMBM n'existera plus que sous une forme administrative.D'ici la mi-février, l'Union devrait être fixée sur son avenir : disparition ou transformation.Comme on pouvait s'y attendre, l'union ne coordonnera pas une contestation juridique commune.Les conseils de chaque ville pourront toujours décider de recourir aux tribunaux.Pour le moment, seules Baie-d'Urfé et Westmount ont entrepris formellement des démarches juridiques pour contester la Loi sur les fusions.L'UMBM ne se transformera jamais en parti politique, a répété M.Bossé.Les maires de banlieue qui font la promotion d'une nouvelle formation politique, les Bossé, Leduc, Libman, Zampino et Yeomans et autres, ne veulent pas que le parti soit identifié à la banlieue.Ils ne veulent pas non plus qu'il y ait plus d'un candidat contre Pierre Bourque.D'autres, comme les maires de Westmount et Mont-Royal, préfèrent ne pas participer pour le moment à une action politique et préfèrent se limiter à une contestation juridique.« Le nouveau parti a l'ambition d'être représentatif de l'ensemble de l'île.Nous ne voulons pas transposer la banlieue à l'île de Montréal », a indiqué M.Bossé.On ne souhaite donc pas créer une coalition parti de banlieue-RCM, mais une toute nouvelle formation politique.En d'autres mots, si des membres du RCM veulent se joindre à eux, ils devront se fondre dans le nouveau parti.Comme le maire Bourque s'apprête à aller explorer les arrondissements de banlieue, les promoteurs d'un nouveau parti veulent sonder les besoins et les réalités des arrondissements centraux en travaillant avec des gens de Montréal.Pas un mot pour l'instant sur d'éventuels candidats à la mairie.D'ici quelques semaines, M.Bossé espère être en mesure d'annoncer des noms.Pour sa part, il affirme qu'il ne se présentera que s'il est élu par les membres d'un parti.Le maire de Montréal-Nord, Yves Ryan, a indiqué cette semaine qu'il était prêt à participer à la réflexion, sans être nécessairement intéressé à déposer sa candidature.Quelques millions de dollars seront nécessaires à la campagne électorale, note M.Bossé, ajoutant que son groupe explore les moyens de financer le parti, entre autres en transférant les fonds des actuels partis municipaux.D'après lui, de 10 à 15 maires au moins sont intéressés à continuer à travailler en politique municipale.C'est le cas du maire de Dorval, Peter Yeomans, qui déclarait pourtant avant Noël qu'il ne collaborerait pas avec le comité de transition.M.Yeomans souhaite maintenant se présenter au poste de conseiller pour devenir président de son arrondissement.Même si la loi établit les bases de la décentralisation des services vers les arrondissements, elle permet aussi à l'administration de donner plus de pouvoirs aux quartiers, indique M.Bossé.Photo ALAI ROBERGE, La Presse © La ministre Louise Harel, au centre, la présidente du Comité de transition de la Ville de Montréal, Monique Lefebvre et le maire de Montréal, Pierre Bourque, travailleront de concert pour mettre sur pied la nouvelle ville.Le comité de transition fait déjà des vagues LAURA-JULIE PERREAULT LA MINISTRE Louise Harel avait à peine présenté les membres du nouveau comité de transition de la Ville de Montréal hier matin, que déjà, les maires de l'île de Montréal et des députés libéraux grinçaient des dents.Les maires, membres de l'Union des municipalités de banlieue de l'île de Montréal (UMBM), qui se rencontraient hier, étaient tantôt amers, tantôt choqués, selon le maire de Verdun, Georges Bossé, d'apprendre que le directeur général de l'UMBM, Marc-André Vaillancourt, a décidé de joindre les rangs du comité qui préparera le terrain pour la première administration du nouveau Montréal.M.Vaillancourt, employé de l'organisme depuis 1992, a appuyé les maires tout au long de leur bataille contre les fusions forcées.« Nous savons qu'il partageait des valeurs avec nous.Il y a des maires qui se sont hautement questionnés quand ils ont appris la confirmation de la nouvelle.En même temps, ils reconnaissent tous que l'avenir de M.Vaillancourt à titre de directeur général était à très courte échéance », commentait hier le président de l'UMBM, M.Bossé.Le maire d'Outremont, Jérôme Unterberg, que La Presse a joint hier, reconnaît néanmoins que l'apport de M.Vaillancourt pourrait être précieux.« Il n'y a pas un des membres du comité qui est au courant des dossiers actuels au niveau municipal, sauf M.Vaillancourt.C'est lui qui s'y connaît le plus.» Un argument que corrobore Georges Bossé.10 collaborateurs M.Vaillancourt, comme les neuf autres membres officiellement nommés hier, participera à l'élaboration de la nouvelle grande ville au sein du comité qui sera présidé par la femme d'affaires Monique Lefebvre.Cette dernière quittera la présidence d'Innovatech et la viceprésidence d'Ericsson Canada pour assumer ses nouvelles fonctions.Elle sera épaulée par Camille Guilbault, membre du Comité de transition de la ville d'Ottawa, Jean- Guy Chaput, président de Pro-Est, le comptable Roger Desrosiers, Samuel Elkas, ex-maire de Kirkland et ancien ministre des Transports, ainsi que Normand Gauthier, sousministre du Travail.L'avocat Patrick Kenniff, ex-recteur de l'Université Concordia, Yvon Lamarre, ancien collaborateur du maire Jean Drapeau et Sarkis Liberian, homme d'affaires, compléteront cette équipe qui a notamment le mandat de mettre sur pied une structure administrative pour la nouvelle ville, de préparer les élections du 4 novembre 2001, de dessiner la carte du Montréal repensé, d'harmoniser les conventions collectives et d'élaborer un budget provisoire pour les nouveaux élus.Selon la ministre des Affaires municipales, le travail du Comité, qui débutera le 22 janvier, devra être complété d'ici décembre prochain afin que la nouvelle administration prenne possession de la Ville le 1er janvier 2002.Le Comité de transition, dont les locaux seront situés au 26e étage de la Place Victoria, disposera d'un budget d'exploitation d'environ six millions.Transparence remise en question Même si la nouvelle présidente du Comité de transition a spécifié hier qu'elle comptait consulter les élus et la population, les députés libéraux craignent que les importantes décisions du Comité n'échappent à la vigilance des citoyens.« On déplore que le comité travaille en vase clos, derrière des portes fermées.C'est inquiétant que les membres du comité ne soient redevables qu'à la ministre Harel, consultation ou pas », tonnait le député de Marquette, François Ouimet hier.Le maire de Montréal, Pierre Bourque, de son côté, ne comprenait pas les interrogations des députés libéraux.« Je pense que c'est un excellent comité, qui regroupe des gens très compétents et Mme Lefebvre a bien appuyé sur le fait qu'il y aura une vaste consultation.» Les membres de l'opposition officielle à l'hôtel de ville de Montréal ont fait savoir par voie de communiqué qu'ils approuvaient eux aussi les choix de Mme Harel.L I N G E R I E CLAUDEL TOUT À MAIL CHAMPLAIN CARREFOUR LAVAL 50% de rabais automne/hiver 2921511A F E M M E JONES NEW YORK, LAUREN, ANNE KLEIN 2 50% et plus MAIL CHAMPLAIN automne/hiver CARREFOUR LAVAL 2921507A Source: Ministère des Affaires municipales Michèle Lecavalier - PC Présidente du comité: Monique Lefebvre Membres: Jean-Guy Chaput Normand Gauthier Camille Guilbault Yvon Lamarre Marc-André Vaillancourt Roger Desrosiers Sam L.Elkas Patrick Kenniff Sarkis Liberian Montréal Brossard Saint-Hubert Greenfield Saint- Park Lambert Le Moyne Longueuil Boucherville Saint-Brunode- Montarville Montréal Montréal-Est Montréal- Nord Anjou Saint-Léonard Westmount Outremont Hampstead Côte-Saint-Luc Montréal-Ouest La Salle Verdun Lachine Dorval Pointe- Claire Saint- Dollard- Laurent des-Ormeaux Pierrefonds Mont-Royal L'Ile-Bizard Sainte-Geneviève Beaconsfield Kirkland Roxboro Senneville Sainte-Annede- Bellevue Pierrefonds Baie-d'Urfé L'Ile-Dorval Montréal Longueuil 6LP0401A0113 A4SAMEDI 6LP0401A0113 ZALLCALL 67 01:16:34 01/13/01 B Maman Dion était catastrophée à l'idée d'une quatorzième grossesse Céline aurait bien pu ne jamais voir le jour NOUVEAU-BRUNSWICK Les médecins prêts à reprendre les discussions ANDRÉ PÉPIN CARAQUET, N.-B.Ð Contre toute attente, les médecins du Nouveau- Brunswick ont accepté hier de reprendre les discussions avec le gouvernement, après avoir claqué la porte du processus de négociation mercredi.La Société médicale, après seulement trois jours de pourparlers intensifs, avait réclamé l'arbitrage exécutoire, mettant même publiquement en doute la parole du premier ministre Bernard Lord.Un porte-parole des médecins, le docteur Paul Cloutier, soutenait alors que les augmentations dévoilées par M.Lord dans les médias ne correspondaient pas à celles présentées à la table des négociations en présence d'un médiateur.Depuis, des discussions ont eu lieu dans les coulisses pour aboutir hier à une reprise du dialogue.Les deux parties conviennent cependant, à la demande du médiateur, de ne plus faire aucun commentaire public avant l'aboutissement du processus de médiation.La demande des médecins Ð ils sont 1200 Ð est de 30 %, soit l'équité avec leurs collègues de la Nouvelle-Écosse.Le gouvernement offrait la moitié, ajoutant cependant un montant forfaitaire de 17 000 $ au moment de la signature de l'entente.Le gouvernement Lord s'engage par ailleurs à verser une somme annuelle de 6000 $ en quatre ans, pour aider les médecins à s'acquitter de leurs frais administratifs (location de bureaux, secrétariat, etc.).L'Association médicale, au moment de quitter la table cette semaine, soutenait que ces offres ne lui avaient pas été présentées officiellement, mais qu'elles constituaient une base solide pour reprendre le dialogue.« Les médecins ont peut-être annoncé trop rapidement leur décision d'abandonner les négociations.Mais nous n'allons pas nous enfarger dans les fleurs du tapis, nous sommes prêts à reprendre les discussions car il s'agit d'un secteur névralgique.Je serai disponible en tout temps, mais je ne ferai pas d'autres commentaires au cours des prochains jours », a indiqué hier le premier ministre Bernard Lord, laissant entendre qu'il s'impliquait directement dans le dossier à compter de maintenant.Le gouvernement Lord a par ailleurs annoncé hier que le ministre de la Santé, M.Dennis Furlong, partira en tournée, en mars prochain, pour recruter des médecins à travers le Canada.Selon les informations obtenues hier par La Presse, il appert que le Nouveau- Brunswick veut établir d'ici là des programmes spéciaux pour attirer les jeunes médecins.Le ministre Furlong est luimême médecin de profession et, de surcroît, il a dirigé l'Association médicale du Nouveau-Brunswick avant de se lancer dans une carrière politique.Il connaît donc bien les besoins et attentes du milieu médical.La tâche de M.Furlong ne sera sans doute pas facile, la plupart des provinces canadiennes vivant des problèmes de pénurie.C'est le cas au Québec, en Colombie-Britannique, à Terre-Neuve, etc.La situation devient critique dans plusieurs secteurs.Une banque de cornées, par exemple, doit maintenant fermer ses portes, à Saint-Jean au Nouveauveau- Brunswick, parce que les deux spécialistes de cette ville sont partis travailler en Nouvelle-Écosse, où les salaires et conditions de travail sont nettement supérieurs.Presse Canadienne Céline Dion, qui attend un enfant dont la naissance est prévue pour le 14 février, aurait confié à un hebdomadaire londonien qu'elle devait sa propre vie au prêtre qui avait convaincu sa mère de ne pas interrompre sa quatorzième grossesse.« Il lui a dit qu'elle n'avait pas le droit d'aller contre nature.D'une certaine façon, on pourrait dire que je dois la vie à ce prêtre », aurait expliqué la chanteuse au magazine Hello !, consacré à la vie des célébrités.L'interview, publiée dans l'édition du 16 janvier du magazine, raconte que Thérèse Dion a été catastrophée en apprenant qu'elle était enceinte de son quatorzième enfant.« Ma mère avait déjà élevé 13 enfants.Depuis plus de 20 ans, elle était prise dans un cycle infernal de lavage, de repassage et de tâches ménagères, 365 jours par année.Elle croyait, avec raison, qu'elle avait fait son devoir.« Ses deux plus jeunes enfants, les jumeaux Paul et Pauline, devaient commencer l'école et elle allait avoir enfin un peu de temps libre.(.) Et voilà qu'elle se retrouvait de nouveau enceinte.Elle était tellement découragée qu'elle est allée voir le curé de la paroisse pour lui demander conseil.Mais « elle m'a aimée aussi passionnément que ses autres enfants », ajoute la chanteuse.Mme Dion aurait choisi le prénom de Céline en l'honneur d'une chanson populaire à l'époque de sa grossesse.« J'adore ma mère.Pour moi, elle est la star de la famille, dit Céline.Je n'oublierai jamais que c'est elle qui est allée frapper la première à la porte de René Angélil.Je n'étais qu'une enfant.Elle a écrit ma première chanson.Je lui dois tout.» Céline Dion attend la naissance de son premier enfant, un garçon, à sa villa de Jupiter, en Floride.« J'ai commencé à me sentir différente dès le début de mon congé sabbatique, aurait expliqué la chanteuse à Hello !.J'ai d'abord dû me débarrasser de tout le stress et du trac accumulés dans mon système et, pour la première fois, j'ai cessé de penser à ma voix, qui m'avait préoccupée pendant la moitié de ma vie.(.) « Finis la planification, les avions, le décalage horaire, les foules et les concerts.Alors que je détestais les matins et que je me levais toujours tard, j'ai soudain commencé à me lever tôt, à sentir le parfum des fleurs et à écouter le chant des oiseaux.» PHOTOTHÈQUE, La Presse © Thérèse Tanguay-Dion et sa célébrissime fille, en novembre 1993, lors du lancement des pâtés de Maman Dion.Les transporteurs séviront contre la rage de l'air GLORIA GALLOWAY Presse Canadienne TORONTO Ð Les représentants des transporteurs aériens canadiens doivent se réunir le mois prochain, afin de se mettre d'accord sur une définition de la rage de l'air ainsi que sur les sanctions à imposer aux passagers turbulents.L'Association du transport aérien du Canada a réclamé hier la tenue de cette rencontre, un peu plus d'une semaine après qu'Ottawa eut ordonné à Air Canada de se pencher sur cette question.L'Office des transports du Canada a en effet donné 90 jours à la société aérienne pour « prendre les mesures nécessaires afin que les clients des passages international et national soient nettement informés de sa politique de refus de transporter des passagers au comportement perturbateur ».Toutefois, d'autres transporteurs font face au même problème, et « ils devraient appliquer les mêmes normes et mesures », a estimé Warren Everson, vice-président à la politique et à la planification stratégique de l'association. 6LP0501A0113 a05 foglia sam 13 janvie 6LP0501A0113 ZALLCALL 67 01:17:48 01/13/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 3 J ANV I E R 2 0 0 1 A 5 PIERRE FOGLIA p f o g l i a @ l a p r e s s e .c a Le plombier Je vous raconte aujourd'hui une histoire incroyable et complètement fausse.Mais mon petit doigt me dit que vous allez la croire quand même.Je vous vois ces jours-ci dans un tel état de vulnérabilité et de crédulité, que je me dépêche d'en profiter pour vous raconter des folies.Il n'y a rien que j'aime plus au monde que de raconter des folies.Or donc, il était une fois des gens qui avaient un problème assez grave de tuyauterie.Ils firent venir un plombier.C'est-à-dire non.La chose paraîtra miraculeuse, c'est le plombier qui cogna à leur porte un jour : puis-je vous aider braves gens ?Vous avez, à ce que l'on prétend, un problème d'eau ?Imaginez si les gens étaient ravis.Entrez, entrez.Le plombier vérifia la tuyauterie, hocha la tête : il faudra faire de grosses réparations, annonca-t-il.Les gens s'y attendaient un peu.Depuis le temps qu'ils « patchaient ».L'eau suintait, s'infiltrait, cela sentait le moisi et parfois pire.Je crains que cela coûte cher, avertit le plombier.Avez-vous quelques économies ?On empruntera, dirent les gens.Emprunter, emprunter, se renfrogna le plombier.C'est un peu facile comme solution.Avez-vous des dettes ?Quelques-unes, répondirent les gens, un peu étonnés tout de même.Après tout un plombier n'est pas un conseiller fiscal.Celuilà pourtant semblait s'y connaître drôlement bien.Il se mit à leur parler de l'absolue nécessité d'assainir leurs finances.Il suggérait des coupes et même des sacrifices.Les gens convinrent que c'était là des mesures fort pertinentes.Quel judicieux plombier ils avaient rencontré ! Ils remerciaient le ciel de l'avoir envoyé.Ils s'étaient installés dans la cuisine.Avisant une porte au fond de la cuisine, le plombier demanda sur quoi elle ouvrait.Sur rien, répondirent les gens, c'est un débarras, on y remise nos skis et nos bicyclettes.À leur grande suprise le plombier décréta qu'ils devaient absolument annexer ce local en abattant la cloison qui le séparait de la pièce principale.Mais pourquoi ?demandèrent les gens.Parce c'est mieux quand c'est plus grand, leur répondit le plombier.Encore là les gens furent sidérés par la justesse de l'argument : c'est mieux quand c'est plus grand ! Tout simplement ! Ce plombier avait-il donc toutes les sagesses ?Les gens avaient un fils de sept ans qui rentrait justement de l'école.Le plombier demanda à voir ses livres et ses cahiers.Qu'as-tu appris à l'école aujourd'hui ?le questionna-t-il.J'ai appris à lire, répondit l'enfant.Le plombier en parut si chagriné que les parents s'inquiétèrent.Quoi ?Il n'était pas bon qu'un enfant de cet âge-là apprît à lire à l'école ?Pas bon du tout, se désola le plombier.C'est un apprentissage désuet.La pédagogie nouvelle nous enseigne que la lecture vient naturellement aux enfants par les compétences transversales.Ah ! Les compétences transversales ! Les parents étaient au bord de l'extase.D'où tenez-vous donc ce grand savoir ?Je lis beaucoup de biographies, répondit le plombier.Bien sûr, vous restez à souper avec nous ?l'invitèrent les gens.Comme ils furent déçus.Le plombier devait s'en aller absolument, il s'était déjà trop attardé.Il ramassa sa boîte à outils (qui n'avait pas du tout servi) et salua ses hôtes qui insistèrent une dernière fois : qu'est-ce qui vous presse tant ?Mes enfants, leur dit-il.Il avait deux enfants qui l'attendaient à la maison, deux adorables bambins qui devaient être en ce moment à la fenêtre, la main en visière au-dessus des yeux, interrogeant l'horizon, un sourde inquiétude tordant leur pauvre coeur de presque orphelins : où est notre papa ?Les gens soupèrent seuls, tristement.Ils ressentaient soudain un grand vide.« Il a traversé notre vie comme un astre traverse la nuit dans un grand éblouissement », commenta la dame, en reprenant un peu de lasagne.Elle avait l'habitude des belles phrases ayant tenu jadis la chronique littéraire d'une revue multiculturelle.« Il était parfait », ajouta le mari.Plus tard dans la nuit ils furent réveillés pas un bruit qui faisait ploc, ploc, ploc, ploc.Ils virent au plafond un grand cerne, un tuyau avait crevé quelque part.L'homme se leva en sacrant.Il était peut-être parfait, décréta-t-il, mais il n'a pas fait sa job.n n n N'empêche qu'en parcourant les journaux ce matin, j'ai pensé que René Levesque était mort encore.Si j'étais monsieur Lucien Bouchard, après avoir lu les journaux de ce matin, je referais une nouvelle adresse à la nation : Chers concitoyens, chères concitoyennes, Vous me pleurez depuis deux jours comme si j'étais mort.Je ne me doutais pas que vous m'aimiez tant.Je ne savais pas que vous me trouviez tant de qualités.Franchement je croyais même le contraire, je croyais que je commençais à vous tomber sur les nerfs, et voilà que vous me plébiscitez.Alors j'ai changé d'idée, puisque vous m'aimez tant, je reste.Êtes-vous contents ?On ne fera pas l'indépendance puisque vous n'y tenez pas.Ce qu'on fera ?On fera des fusions.Pourquoi des fusions ?Parce que tout est dans tout, et vice-versa.Tiens j'ai une idée on va fusionner l'Abitibi et la Moldavie.Ça nous fera pratiquer les minorités culturelles.Il faut absolument qu'on pratique les minorités culturelles.Il faut qu'on apprenne des chansons en moldave, la Belle de Cadix a des yeux de velours tchik-a-tchik aïe aïe aïe.On fera des sommets sur plein de choses, mais surtout sur les minorités culturelles.Et s'il nous reste un peu de temps on haïra Michaud.C'est tellement pédagogique de haïr Michaud, un bonne manière de pratiquer nos minorités culturelles.n n n Allez, j'arrête de déconner.Il me reste peu de place, M.Bouchard, pour vous saluer.Votre départ, vous vous en doutez, ne me fait pas un pli.Le pire, c'est que si c'est Landry qui doit vous remplacer, je vous regretterai sûrement.Si c'est Marois on verra.Mais je voulais quand même vous dire une gentillesse avant que vous partiez : j'ai trouvé votre constat sur la souveraineté courageux, déchirant et juste.Juste un truc que j'ai pas compris, quand vous dites « mes efforts sont restés vains », quels efforts ?Allez bonne route.Je ne vous embrasse pas, toutes sortes de gens vous ont abondamment liché ces jours-ci, j'aurais peur d'attraper quelque maladie.Le surplus budgétaire fédéral atteint 14,1 milliards Presse Canadienne OTTAWA Ð Au cours des huit premiers mois de l'exercice fiscal 2000-2001, le surplus budgétaire fédéral a atteint 14,1 milliards, a fait savoir le ministère des Finances, hier, par voie de communiqué.Ce montant dépasse largement celui de 7,9 milliards déclaré au cours de la même période de l'an dernier.Les recettes budgétaires fédérales ont augmenté de 10,6 milliards, soit 10,2 %, d'une année sur l'autre, a précisé le ministère.Ce chiffre reflète une hausse de 7,1 % des recettes de l'impôt sur le revenu des particuliers, due principalement à l'augmentation du nombre des salariés.Néanmoins, ce facteur a été atténué par les mesures d'allégement fiscal annoncées dans le budget de février 2000.Les recettes d'impôt des sociétés ont par ailleurs augmenté de 3,6 milliards, soit 30,8 %, cette augmentation découlant tant de la croissance des bénéfices des sociétés que des méthodes de calcul des acomptes provisionnels.Rien qu'en novembre dernier, le gouvernement fédéral a enregistré un excédent budgétaire de 0,9 milliard, comparativement à un déficit de 0,3 milliard lors du même mois de 1999.La dette publique demeure de 564,5 milliards, selon les plus récentes données disponibles à ce sujet, compilées le 31 mars 2000.Néanmoins, en tenant compte du dernier surplus budgétaire fédéral, cette même dette chute à quelque 550 milliards.F E M M E RALPH, MEXX, IN WEAR 50% et plus MAIL CHAMPLAIN CARREFOUR LAVAL automne/hiver 2921509A H a l i f a x M o n t r é a l O t t a w a To r o n t o Va n c o u v e r W i n n i p e g Solde de sièges! Solde de sièges! TARIFS ALLER SEULEMENT.VALIDES SUR LES VOLS EFFECTUÉS JUSQU'AU 30 AVRIL 2001.Taxes, NAV Canada et surcharge de carburant en sus.Les fréquences de vols indiquées s'appliquent du lundi au vendredi.Quelle est la différence?Avec le solde de places de Royal, vous n'avez pas à prendre un vol hors saison, de nuit, un mardi et comportant 18 escales.Royal s'engage à mettre à votre disposition 100 000 sièges à prix réduits.Économisez encore plus sur des prix déjà incroyablement bas.Faites une réservation auprès de Royal jusqu'au 21 janvier 2001 et : Voyagez quand vous le voulez, même lors de la semaine de relâche ou pour une escapade romantique à la Saint-Valentin Aucune condition cachée, aucun séjour minimum, aucune clause de séjour un samedi soir Aller ou aller-retour Obtenez des milles AéroplanMD (Aéroplan est une marque déposée d'Air Canada) sur les vols à l'intérieur du Canada et la Floride Profitez de notre service tout inclus Et vous savez que vous payez le prix le plus bas au Canada.Halifax 67$ 2 vols quotidiens Winnipeg 127$ 3 vols quotidiens Vancouver 197$ Toronto 77$ 8 vols quotidiens 6 vols hebdomadaires à partir de Ottawa 67$ 2 vols quotidiens à partir de à partir de à partir de à partir de 1 .8 8 8 .8 2 8 .9 7 9 7 w w w .r o y a l .c a ou communiquez avec votre agent de voyages Avez-vous vu ça?Un solde de sièges sans clauses écrites en petits caractères.2920274A ENFANT JUSQU'À sur marchandise sélectionnée 70% MAIL CHAMPLAIN CARREFOUR LAVAL 2921510A 2918649A 6LP0601A0113 A6 Samedi 6LP0601A0113 ZALLCALL 67 01:12:56 01/13/01 B Stockwell Day dans la tourmente La poursuite en diffamation de 6 $ lancée contre le chef de l'Alliance canadienne fait les choux gras de l'opposition libérale en Alberta MARC THIBODEAU Après avoir évité de peu un détour potentiellement embarrassant devant les tribunaux en pleine campagne électorale, le chef de l'Alliance canadienne, Stockwell Day, a finalement été rattrapé au cours des dernières semaines par la poursuite en diffamation de 600 000 $ lancée à contre lui par l'avocat albertain Lorne Goddard.La tempête politique dans laquelle se trouve plongé M.Day a été précipitée, ironiquement, par l'annonce d'un règlement à l'amiable dans ce dossier, qui remonte à 1999, année où le politicien était ministre des Finances du gouvernement conservateur de Ralph Klein.M.Goddard avait pris en charge en mars de cette année-là la défense d'un homme, déjà condamné pour pédophilie, qui était accusé d'avoir eu en sa possession du matériel de pornographie infantile.Dans une lettre ouverte transmise en avril au Red Deer Advocate, quotidien de la ville qu'il a représenté sur la scène provinciale pendant 14 ans, M.Day remet en question l'intervention de l'avocat, un résidant de l'endroit, dans cette cause.Il y écrit notamment que M.Goddard « doit penser qu'il est acceptable pour un enseignant de posséder du matériel pornographique, peut-être même de ses propres élèves, en autant qu'il a obtenu les vidéos ou les questions de quelqu'un d'autre ».Poursuites judiciaires Outré par ces propos, l'avocat entreprend des poursuites judiciaires contre M.Day, qui s'adresse alors au ministre de la Justice albertain pour savoir s'il est couvert par le fonds gouvernemental d'assurance-responsabilité (risk management fund).La réponse est positive, ce qui donne au politicien l'assurance qu'il n'aura à assumer aucuns frais quelle que soit l'issue de la cause.La décision de lui accorder cette couverture ne tarde cependant pas à faire des vagues puisque le fonds en question relève de son propre ministère.En réponse aux protestations de l'opposition libérale, le commissaire à l'éthique du gouvernement albertain, Robert Clark, est saisi du dossier.Il conclut qu'il n'y pas de conflit d'intérêts et précise, tout en appuyant la décision du gouvernement de venir en aide à M.Day, que ce sera au juge du procès en diffamation de déterminer en dernier recours s'il a ou non le droit à la couverture prévue.Or, le règlement à l'amiable qui est survenu en décembre fait en sorte qu'aucun tribunal ne se penche sur cette question.La clause de confidentialité qu'il comprend empêche par ailleurs les contribuables de savoir combien ils auront à payer en raison des démêlés judiciaires de M.Day.Le fonds d'assurance-responsabilité prévoit une couverture de 35 millions, mais aussi une franchise d'un million devant être puisée à même les fonds publics.Or, certaines évaluations situent les coûts de la mésaventure judiciaire de M.Day à plus d'un million, en incluant ses frais d'avocat, ceux de son adversaire ainsi que le montant d'indemnisation qui a pu être versé pour permettre le règlement.« Le droit de savoir » Pressé de questions quant aux détails de son entente avec M.Goddard, le chef de l'Alliance canadienne a déclaré dans un premier temps qu'il était lié par l'entente de confidentialité et ne pouvait mentionner publiquement les sommes à payer.En plus de l'opposition libérale, des médias et de simples citoyens, des membres de sa propre formation lui ont alors reproché son silence.Le député albertain Myron Thompson a notamment déclaré, tout en précisant qu'il ne souhaitait pas critiquer son chef, que les « contribuables avaient le droit de savoir ».Le gouvernement albertain, qui dit vouloir divulguer le montant du règlement, a finalement annoncé en milieu de semaine que M.Day accepterait de donner son aval au dévoilement des détails financiers du règlement si M.Goddard en faisait autant.Son approche irrite au plus haut point l'avocate de M.Goddard, Virginia May.« C'est lui qui insistait pour inclure une clause de confidentialité et il dit maintenant qu'il est d'accord pour revenir là-dessus si nous sommes aussi d'accord, comme si nous étions à l'origine de cette clause », note-telle.Lors d'une conférence de presse tenue jeudi, Me May a indiqué que son client donnera son OK si l'ensemble des frais encourus ainsi que les offres précédentes de règlement sont rendus publics.« Nous voulons que le public connaisse ces détails puisque je peux vous annoncer dès maintenant qu'ils démontreront que cette poursuite aurait pu être réglée à bien moindre coût il y a un an.», a déclaré Mme May, qui se réjouit de toute l'attention accordée à cette affaire.Le porte-parole du ministère de la Justice, Brad Johnson, a indiqué à la fin de la semaine à La Presse que certaines des demandes de M.Goddard semblaient « superflues » et contestables.Faute d'obtenir l'aval des deux parties, le gouvernement ira de l'avant en évoquant l'intérêt du public, dit-il, mais il faudra auparavant se conformer aux dispositions de la Loi d'accès à l'information, qui comporte des dispositions relatives au respect de la vie privée.« Si nous devons procéder par ce moyen, ça pourrait prendre des semaines, voire des mois (avant que le montant ne soit divulgué », note M.Johnson.Le dévoilement des détails du règlement ne marquera pas la fin de l'affaire puisque le débat sur l'admissibilité de M.Day au programme d'assurance-responsabilité demeurera alors entier.Site Internet Un pompier d'Edmonton, Rod Priel, a notamment lancé un site Internet pour dénoncer le fait que les contribuables doivent assumer les frais judiciaires du politicien.« Quand j'ai entendu parler du règlement à l'amiable, ça m'a mis hors de moi.Je n'ai pas à payer pour ses erreurs », dit-il.Des milliers de personnes ont visité son site depuis sa création il y a une dizaine de jours.L'opposition libérale, qui fait ses choux gras des démêlés de M.Day, a proposé que la population puisse décider de la question de son admissibilité au fonds dans un référendum, une idée rapidement écartée par le gouvernement Klein.« M.Day agissait de manière irresponsable lorsqu'il s'en est pris à M.Goddard et il devrait assumer les coûts de son intervention », note le critique en matière de justice, Gary Dickson.Un groupe d'avocats étudie la possibilité de soumettre aux tribunaux la question de l'admissibilité de M.Day de manière à contraindre le gouvernement à démontrer le bien-fondé de sa décision.« Les conservateurs utilisent des fonds qui ne leur appartiennent pas pour venir en aide à un ami.C'est inacceptable », dit l'un des membres du groupe, Jeff Rath.Michael Ritter, un ancien conseiller juridique de l'assemblée albertaine qui devait témoigner en faveur de M.Goddard lors du procès, estime que la décision de couvrir les frais de M.Day n'est pas fondée en droit.Les détracteurs du politicien soutiennent, contrairement au principal intéressé, qu'il agissait comme simple citoyen et non comme député lorsqu'il s'en est pris à M.Goddard.La question est importante puisque le fonds ne s'applique qu'aux élus mis en cause dans l'exercice de leurs fonctions officielles.Le porte-parole du ministère de la Justice estime pour sa part qu'il est pratiquement impossible de soutenir « sérieusement » que M.Day faisait autre chose qu'assumer son rôle de député en intervenant sur une question « d'intérêt public ».Il n'est pas question pour le gouvernement de se pencher à nouveau sur l'admissibilité de l'ancien ministre des Finances, dit M.Johnson.M.Day demeure de son côté des plus discrets sur toute cette controverse.Une porteparole de l'Alliance canadienne, Renée Fairweather, a indiqué à La Presse qu'il n'avait pas l'intention pour l'heure de faire de commentaires additionnels à ce sujet.Et ses avocats ne rappellent pas.Photos CP Le chef de l'Alliance canadienne, Stockwell Day, à droite, avait remis en question dans une lettre ouverte la décision de l'avocat albertain Lorne Goddard de défendre un homme, déjà condamné pour pédophilie, qui était accusé d'avoir eu en sa possession du matériel de pornographie infantile.Le dénouement du procès en diffamation que lui a valu cette intervention le plonge aujourd'hui dans l'embarras.199$SP A R EM O I SN, l o c a t Ti o n 4 8R m o i s A ou financement à l'achat à partir de 4,8% sans paiement et intérêt pendant 90 jours\u2020 TOUJOURS PLUS LOIN.MOTEUR 1,8 L DE 126 CHEVAUX - LE PLUS PUISSANT DE SA CATÉGORIE \u2020\u2020 PNEUS TOUTES SAISONS 14 PO TÉLÉOUVERTURE DU COFFRE ET DE LA TRAPPE DE CARBURANT PARE-BOUE AVANT ET ARRIÈRE DOSSIER ARRIÈRE RABATTABLE 60/40 PARE-CHOCS COULEUR CARROSSERIE ASSISTANCE ROUTIÈRE 24 H TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS Location de 48 mois pour la Sentra XE 2001 (C4LG51 AA00).Acompte ou échange équivalent de 1 995 $.Limite de 19 500 km par année avec 0,10 $/km extra.Premier versement et dépôt de garantie équivalent à un versement mensuel (toutes taxes incluses) requis à la livraison.Taxes, immatriculation et assurance en sus.Sur approbation du crédit.Taux de financement à partir de 4,8 % à l'achat pour les termes jusqu'à 36 mois.\u2020Cette offre n'est valable que pour les véhicules neufs ou de démonstration et lorsque le financement s'effectue par la Banque de Montréal.Cette offre prend fin le 31 janvier 2001.\u2020\u2020Petites berlines japonaises de base année-modèle 2000.Voir votre concessionnaire participant pour tous les détails.Le modèle illustré est à titre indicatif seulement.www.nissancanada.com 1 800 387-0122 2918924A 6LP0701A0113 a07 polit sam 13 janvier 6LP0701A0113 ZALLCALL 67 01:17:11 01/13/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 3 J ANV I E R 2 0 0 1 Q U É B E C A 7 Le Bloc tourne déjà la page sur Bouchard JULES RICHER Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Il aura fallu moins de 24 heures, après l'annonce de la démission surprise de Lucien Bouchard, aux députés bloquistes pour tourner la page sur le leader souverainiste.Le mouvement souverainiste et le Bloc québécois survivront à ce départ et le Parti québécois saura se trouver un nouveau chef pour poursuivre la lutte, telle est la conclusion à laquelle en arrivent les députés de la formation.« Le messianisme politique, je n'y crois pas », a commenté, hier matin, le député bloquiste Richard Marceau, en entrevue avec la Presse Canadienne.« Le Bloc a survécu après Lucien Bouchard et le PQ va survivre, a-til poursuivi.La souveraineté n'est pas l'affaire d'un seul homme.» M.Marceau considère Lucien Bouchard comme le « Mario Lemieux du mouvement souverainiste ».Il fut un grand atout pour la cause, mais à un moment donné il lui a fallu « passer la puck », dit le député.Selon le leader parlementaire bloquiste Michel Gauthier, le geste de M.Bouchard n'aura pas de conséquence sur l'avenir du parti.« Cela n'aura aucune influence.Je ne vois pas comment cela pourrait jouer sur l'avenir du Bloc », a-t-il expliqué.Le Bloc et le PQ ont très peu de liens, fait-il valoir.M.Gauthier admet que ses députés ont quand même été ébranlés par l'annonce de la nouvelle, mais que cela va passer, comme tout passe en politique.« Le choc, il est là.Il va se passer.Il va arriver d'autres événements politiques et notre attention \u2014 c'est un peu ingrat, je l'avoue \u2014 sera captée par autre chose.» À son avis, un nouveau chef saura se manifester.« Chaque époque fournit son lot de leaders de qualité », a dit M.Gauthier, qui avait succédé à la tête du Bloc après le départ de Lucien Bouchard pour Québec.Député péquiste dans les années 80, M.Gauthier se rappelle quand René Lévesque a donné sa démission.La commotion était grande, mais qui aurait dit alors que Lucien Bouchard se manifesterait quelques années plus tard et viendrait donner un nouveau souffle à l'option, explique-t-il.Yves Rocheleau, qui représente la circonscription de Trois-Rivières, est l'un des deux députés bloquistes, avec Serge Cardin de Sherbrooke, qui a signé une annonce publicitaire dans le quotidien Le Devoir, cette semaine, en appui à Yves Michaud.Il ne regrette pas d'avoir pris parti contre M.Bouchard.« C'est sûr que nous vivons des moments tristes, mais il y a une question de principe.L'Assemblée nationale n'avait pas à se prononcer sur la question », a-t-il affirmé.« Il faut qu'on discute de certaines choses au Québec.Ce n'est pas avec la loi du silence qu'on va avancer », a-t-il ajouté.Pour lui, la porte est maintenant ouverte pour « un grand rassemblement des Québécois (.) au tour d'un nouveau chef qui va nous mener dans le dernier droit » vers la souveraineté.De son côté, Francine Lalonde estime que le Bloc ne doit pas dévier de sa route.« On a eu un mandat clair aux dernières élections et on va l'exercer », a souligné la députée.Ce qu'elle craint davantage, c'est l'attitude du gouvernement fédéral.Elle se demande si Ottawa ne profitera pas de l'occasion pour devenir encore plus arrogant face aux demandes du Québec.Elle retient le message que M.Bouchard a livré sur la souveraineté dans son discours de jeudi.Elle y a vu un encouragement à continuer la lutte.« Il me semble que cela ne peut pas entraîner de défections (au sein du Bloc).Au contraire, cela va raffermir le sentiment souverainiste.» Hier alliés, aujoud'hui à couteaux tirés, comme le veut la vie politique, Jacques Parizeau et Guy Chevrette.Chevrette critique Parizeau PAUL ROY QUÉBEC \u2014 Guy Chevrette a « varlopé » son ex-chef Jacques Parizeau hier.Appelé à commenter la démission de Lucien Bouchard, le ministre des Transports \u2014 qui siège sans interruption depuis l976 à l'Assemblée nationale \u2014 a eu ces mots : « Il y en a qui se complaisent à provoquer des chicanes (.) Quand on se retire de la politique, qu'on a occupé un poste de ministre ou de premier ministre, on a un certain devoir de réserve.Et ça veut dire un devoir de ne pas tirer dans les jambes des autres ! » M.Chevrette faisait allusion à l'implication de M.Parizeau dans « l'affaire Michaud », dont plusieurs pensent qu'elle a contribué à précipiter le départ de l'actuel chef du PQ.« M.Parizeau a tassé Claude Jasmin comme candidat dans Rosemont quand il était chef du parti.Pourquoi ?Parce que M.Jasmin avait dit que les immigrants ne s'intégraient pas.Il l'a lui-même tassé et, aujourd'hui, le même M.Parizeau traite de duplessistes les gestes posés, non seulement par Lucien Bouchard, mais par l'aile parlementaire qui a voté pour une motion condamnant des propos tenus par un individu (Yves Michaud).Selon le ministre Chevrette, si Yves Michaud avait le droit de dire que les juifs n'ont pas le monopole de la souffrance, les députés avaient tout aussi le droit de dénoncer ces propos.Il s'en est aussi pris à ceux, au PQ, pour qui « il ne faudrait jamais changer un mot, jamais changer de stratégie, jamais changer une virgule dans une phrase ».« Moi, les histoires de nombrilisme et d'égocentrisme.Et d'enchaîner sur l'intolérance, dont certains ont accusé M.Michaud : « Au moment où une formation politique veut créer un pays, là, c'est d'accepter tous les citoyens qui y vivent, sans égard à l'ethnie.Et là-dessus, je suis dans la lignée des Bouchard ! C'est-tu clair ! » Guy Chevrette, qui avait convoqué la presse pour parler d'alcool au volant, a aussi dit souhaiter une « véritable course au leadership » au PQ.« Que les Bernard Landry et Pauline Marois se présentent, qu'il y ait un véritable débat d'idées sur l'ensemble des choses à changer.» Il dit également souhaiter qu'il y ait d'autres candidatures, plusieurs candidatures, « pour brasser des idées ».« Il y en a souvent qui vont s'infiltrer dans une course au leadership pour soumettre des idées et provoquer un débat.Ça, je le souhaite de tout coeur.» Et lui, qui a déjà annoncé qu'il prendrait sa retraite à la fin de son mandat, quel rôle entend-il jouer ?Il n'a pas encore décidé mais se promet d'y réfléchir activement « au cours des prochaines heures ».« Est-ce que je vais me brancher derrière une candidature ou travailler à arrondir les coins entre certains groupes ?» Sur la question de l'article 1 du programme (la souveraineté-partenariat), il croit qu'il y aurait lieu de le « déscléroser ».« Quand on a une proposition devant nous et que ça ne progresse pas, qu'est-ce qu'on fait ?Quel plan d'action peut-on se donner ?Aller se chercher certains pouvoirs de façon spécifique ?Proposer un scénario qui pourrait ressembler à Maastricht (le traité sur l'Union européenne) ?» À ce sujet, dit-il, il va falloir que les candidats (au leadership) « mettent des projets sur la table ».Pour lui, cependant, une preuve est faite : le Québec veut sortir du carcan dans lequel il est.« Ça, c'est indéniable.LES PLAISIRS DE LA TABLE ET LA GASTRONOMIE VOUS INTÉRESSENT ?TOURISME ET D'HÔTELLERIE DU QUÉBEC INSTITUT DE Cours pratiques, démonstrations et dégustations (soirs ou fins de semaine) L'ÉTIQUETTE À TABLE VINS ET PORTOS CUISINE MÉDITERRANÉENNE MENU DE LA SAINT-VALENTIN POUR DEUX ET PLUSIEURS AUTRES Faites vite, les places sont limitées.Pour information Registrariat 514 282-5113 ou 1 800 361-5111, poste 5113 www@ithq.qc.ca SHERBROOKE 2923694A B.Mac le magasin Tout Apple, une seule passion.Montréal 5580 Paré Laval 2600c Daniel-Johnson Revendeur par excellence mondial 2000 (514) 738-9955 1 800 305-7986 Solde de liquidation Power Mac G4 1899,00$ Simple G4 400Mhz, 64Mo de RAM, 20Go de disque dur M7891C/A lecteur DVD, Ethernet à 1 Gbit/s, modem à 56 Kbit/s 2849,00$ Double G4 450Mhz, 128Mo de RAM, 30Go de disque dur M7892C/A lecteur DVD, Ethernet à 1 Gbit/s, modem à 56 Kbit/s Power Book G3 G3 400Mhz, 64Mo de RAM, 6Go de disque dur, 2499,00$ lecteur DVD, écran 14.1\" TFT, modem à 56 Kbit/s M7630 G3 400Mhz, 64Mo de RAM, 10Go de disque dur, 2899,00$ lecteur DVD, écran 14.1\" TFT, modem à 56 Kbit/s M7711 iMac 1199,00$ G3 350Mhz, 64Mo RAM, 7Go de disque dur, lecteur DC M7667 carte réseau, modem à 56 Kbit/s, clavier/souris Apple Pro 1429,00$ G3 400Mhz, 64Mo RAM, 10Go de disque dur, lecteur DC M7706 carte réseau, modem à 56 Kbit/s, ports FW et sortie VGA N'oubliez pas la garantie prolongée Apple Care.Certains articles peuvent être en quantité limitée.iBook G3 366Mhz, 64Mo de RAM, 10Go de disque dur 2099.00$ lecteur DC, écran 12.1\", Ethernet, ports FW et USB M7721 / M7722 G3 466Mhz, 64Mo de RAM, 10Go de disque dur 2579.00$ lecteur DVD, écran 12.1\", Ethernet, ports FW et USB M7720 2923421A 6LP0801A0113 a08 polit sam 13 janvier 6LP0801A0113 ZALLCALL 67 01:15:53 01/13/01 B «Lucien Bouchard jette l'éponge », titrent les journaux Rien d'encourageant pour la cause souverainiste, dit Michel Rocard LOUIS-BERNARD ROBITAILLE collaboration spéciale PARIS Ð « Il est certain que la démission de Lucien Bouchard n'est pas un très bon signe pour la cause souverainiste.» Joint hier après-midi au téléphone par La Presse, l'ancien premier ministre Michel Rocard (1988-91), l'un des rares leaders politiques nationaux français à avoir clairement pris position en faveur de la souveraineté du Québec, a reconnu que le départ fracassant de M.Bouchard de la scène politique « n'a rien d'encourageant » : « Cela m'inspire la tristesse, a dit M.Rocard.J'approuvais le combat de Lucien Bouchard.C'était un ami.Je suppose qu'il y a un effet de lassitude.Il est vrai que la question de l'identité du Québec s'enlise un peu et que le gouvernement a du mal à faire prendre conscience à l'opinion des enjeux qui soustendent le débat.Je reconnais avec vous que ce n'est pas un bon signe.Mais ça ne change rien au fond du problème.En quittant, Bouchard a voulu donner une impulsion nouvelle.J'en ai du regret, mais j'espère quand même que ses successeurs auront à coeur de reprendre le drapeau.Du point de vue d'un « ami » étranger du Québec, le gouvernement Bouchard aurait-il pu faire mieux ou faire autrement ?« Non, répond Michel Rocard, peu de choses ont été mal faites, et le gouvernement était populaire, malgré une situation difficile.Le fond de la question, c'est qu'il y a une vraie hésitation de la part de la population québécoise.De toute façon, on savait que dans ce combat la perspective serait longue.Je crois à cette cause mais je sais qu'elle est difficile.Lucien Bouchard a été, comme Parizeau et Lévesque, une forte personnalité et ne sera pas facile à remplacer.» Michel Rocard avait été l'un des rares hommes politiques français à avoir clairement pris position sur la question Ð c'était à la veille du référendum de 1980, et ne s'était jamais renié par la suite, même si, pendant son mandat de premier ministre, il avait tenu à observer « strictement » les usages internationaux et à éviter « toute ingérence inacceptable » pour le Canada, « avec qui nous ne sommes pas en guerre ».Mais, une fois hors du gouvernement, il n'avait jamais hésité à donner clairement son opinion : « Ce n'est pas du double langage, a-t-il dit, cela relève de la différence radicale des fonctions.» Les instances officielles françaises, de même que les plus connus parmi les « amis traditionnels » du Québec ont été moins bavards depuis jeudi soir.Ausssi bien à Matignon qu'à l'Élysée, on s'est retranché derrière un strict « Pas de réaction », renvoyant les journalistes au ministère des Affaires étrangères.Lequel s'est contenté de répondre très laconiquement à une question lors du point de presse de routine du Quai d'Orsay hier midi, et de souligner que l'excellente coopération avec le Québec « allait continuer », d'abord avec M.Bouchard dans les semaines à venir, puis avec son successeur.Au bureau de Renaud Vignal, ancien consul à Québec et actuel responsable de la Direction Amérique, on faisait savoir que ce dernier était « très occupé » et qu'il fallait s'adresser au service de presse.Autre ami fidèle du Québec, et à peine moins engagé que Rocard du côté souverainiste, Philippe Séguin, bien occupé il est vrai dans sa bataille pour la mairie de Paris, ne souhaitait manifestement pas s'exprimer sur le sujet et, dans une brève entrevue obtenue de haute lutte par Radio-Canada, il a simplement exprimé sa « réaction d'émotion, de peine et aussi de profond respect ».M.Séguin, tout en « déplorant pour le Québec la décision de Lucien Bouchard », il a souligné la « noblesse » du geste, même s'il s'attribue « sans doute à tort » la responsabilité de « l'échec dont il fait le constat » .M.Séguin a souligné au passage « le caractère surréel, pour ne pas dire surréaliste du débat autour de l'Holocauste et du vote ethnique, et de la confusion entre les deux notions ».Avant de tirer son coup de chapeau « à l'un des hommes d'État dans le monde Ð parmi tous ceux que j'ai rencontrés Ð pour qui j'éprouve le plus grand respect ».Bouchard jette l'éponge Mise à part une brève mention à la radio Ð rien à la télé Ð la propagation de la nouvelle n'a pas dépassé, pour l'essentiel, le cercle restreint des trois journaux « sérieux » de Paris, Libération, Le Monde et Le Figaro.Lesquels s'entendaient, dans des articles de moyenne dimension, pour dire que cette démission reflétait l'impasse dans laquelle se trouve actuellement le mouvement souverainiste au Québec.« Impuissance à relancer la cause de la souveraineté » pour Le Figaro.« Incapacité à faire avancer le Québec sur la voie de la souveraineté », pour Le Monde.Tout le monde s'entendant pour noter le « désarroi » et la « consternation » des militants du Parti québécois.Comme le répète volontiers la ministre Louise Beaudoin, la question du Québec en France « dépasse depuis longtemps les clivages partisans », bref fait consensus.Les trois quotidiens parisiens étaient même unanimes dans leur façon de titrer la nouvelle puisque, dans les trois cas, on apprend que « Lucien Bouchard jette l'éponge ».Un terme bien connu des amateurs de boxe qui signifie que l'un des adversaires admet sa défaite avant le KO, pour éviter « un round de trop ».D'où la question sous-jacente des médias français : après Lucien Bouchard, y a-t-il encore un boxeur poids lourd dans la salle ?L'ancien premier ministre français Michel Rocard, ci-dessus en campagne électorale en 1998 devant une affiche de son chef, Lionel Jospin, Ð l'actuel premier ministre français, a été un des rares leaders politiques français à se prononcer sur la démission de M.Bouchard.HEURES D'OUVERTURE Lun.-mer.: 10 h - 18 h Jeu.-ven.: 10 h - 21 h Sam.: 9 h - 17 h Dim.: 11 h - 17 h Place du Quartier ST-HYACINTHE 5870, boul.Laurier Versant St-Sauveur SAINT-SAUVEUR 11, ch.du Lac-Millette Où vous trouverez des économies pouvant aller jusqu'à sur la plus grande sélection de jeans, de marques connues, jackets, chemises, chandails, t-shirts.L'ENTREPÔT 4 EMPLACEMENTS Centre d'achats HUDSON Autoroute 40 sortie 26 Place Jolibourg LAVAL 5870, boul.Laurier 50% Maintenant OUVERT du 3 au 14 janvier GRANDE VENTE TROTTOIR (INTÉRIEUR) H O M M E TOUS LES COMPLETS automne/hiver 35% 50% de rabais MAIL CHAMPLAIN CARREFOUR LAVAL 2921506A H O M M E MANTEAUX MAIL CHAMPLAIN CARREFOUR LAVAL JUSQU'À 50% de rabais sur une vaste sélection 2921504A PRIX JAMAIS VUS 4JOURS SEULEMENT Jeudi 11 janvier Vendredi 12 janvier Samedi 13 janvier Dimanche 14 janvier 17 h à 21 h 17 h à 21 h 10 h à 17 h 10 h à 17 h DE PIANOS NEUFS ET USAGÉS ET PIANOS NUMÉRIQUES - ORGUES SUR INSTRUMENTS DE MUSIQUE DÉMONSTRATEURS SÉLECTIONNÉS.VASTE CHOIX 1870 St-Régis, Dorval À L'ENTREPÔT 1870 ST-RÉGIS, DORVAL Route Transcanadienne sortie Des Sources Nord jusqu'au boul.Brunswick Deacon - St-Régis D'ENTREPÔT PIANOS LIQUIDATION D'INSTRUMENTS DE MUSIQUE TELS QUE: VENTE GUITARES - CLAVIERS - BATTERIES - AMPLIFICATEURS - MATÉRIEL INFORMATIQUE - SONORISATION - ETC.À DORVAL Jusqu'à épuisement de la marchandise 2918560A Faculté des études supérieures Retour aux études Des études universitaires après le baccalauréat.Soirée d'information Mardi 16 janvier à 19 h 30 Venez nous rencontrer pour connaître les nombreuses possibilités offertes.Pavillon 3200, rue Jean-Brillant Local B-2305 Station de métro Côte-des-Neiges Information : 514 343-6090 www.umontreal.ca 2919850A 6LP0901A0113 A9 sam.6LP0901A0113 ZALLCALL 67 01:17:04 01/13/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 3 J ANV I E R 2 0 0 1 Q U É B E C A 9 Les chargés de cours des autres universités insatisfaits de l'entente de l'UQTR La nouvelle protectrice du citoyen veut rétablir l'image de sa fonction NORMAN D E L I S L E Presse Canadienne QUÉBEC \u2014 La nouvelle protectrice du citoyen, Mme Pauline Champoux-Lesage, entend rétablir l'image quelque peu ternie de cette fonction.« Il y a une petite côte à remonter.J'ai un défi de gestion à relever.L'image a été quelque peu ternie », a reconnu hier Mme Champoux-Lesage en entrevue à la Presse Canadienne.Il s'agissait de la première sortie publique de la nouvelle protectrice du citoyen depuis son élection par l'Assemblée nationale en décembre dernier.Mme Champoux- Lesage est officiellement entrée en fonction le 3 janvier.La nouvelle protectrice du citoyen est arrivée à un moment délicat, alors que dans un rapport déposé à l'Assemblée nationale, le vérificateur général du Québec blâmait sévèrement son prédécesseur, Daniel Jacoby, pour les lacunes dans son administration et son laxisme.M.Jacoby, en poste depuis 13 ans, a finalement été remplacé après que l'Assemblée nationale se soit unanimement entendue sur l'identité de la nouvelle titulaire du poste.Mme Champoux-Lesage convient que la gestion du protecteur du citoyen « doit être au dessus de tout soupçon.Sinon, c'est difficile de porter des jugements sur la gestion des autres ».C'est pourquoi ses premiers gestes à son arrivée en fonction ont été de mettre en place les correctifs administratifs recommandés par le vérificateur général.« On va se doter d'un plan stratégique et d'une déclaration de services aux citoyens.On fait une réflexion qui va nous permettre d'établir nos priorités, pour repartir sur de bonnes bases », a dit la protectrice.Mme Champoux-Lesage jouit d'une vaste expérience dans la fonction publique.Après avoir été enseignante pendant plusieurs années dans les écoles de Québec, surtout auprès des enfants handicapées, elle a été embauchée par le ministère de l'Éducation justement pour mettre au point une politique gouvernementale destinée aux enfants handicapés.« Comme enseignante, j'ai toujours été appelée à travailler auprès de clientèles plus fragiles, a-t-elle souligné.C'est le genre de fonction qui rejoint les valeurs auxquelles je crois.» Mme Champoux-Lesage a graduellement gravi les échelons du ministère de l'Éducation jusqu'à devenir sous-ministre en titre en 1996.À ce dernier titre, elle a été mêlée à l'implantation de la réforme de l'éducation.Elle a de plus négocié avec le gouvernement fédéral dans le controversé dossier des Bourses du millénaire.Ce long contact avec les fonctionnaires ne peut que lui être profitable, croit-elle.Il lui sera plus facile, comme protectrice du citoyen, de convaincre les fonctionnaires, ses ex-collègues, de donner suite aux doléances des citoyens à l'endroit de l'administration publique.Elle croit d'ailleurs beaucoup à la bonne foi des fonctionnaires.« Ces gens ne demandent pas mieux que de bien servir la population.Ils ont une profonde volonté de mettre fin aux injustices », a dit Mme Champoux-Lesage.Cette dernière souhaite par ailleurs que la forme féminine de son titre soit employée, soit protectrice du citoyen, même si le titre officiel dans les textes gouvernementaux demeure « protecteur du citoyen ».Mme Champoux-Lesage est par ailleurs amusée par le fait que les citoyens portent attention au fait qu'elle est la belle-fille de l'ex-premier ministre du Québec, le regretté Jean Lesage.Mme Champoux-Lesage est la conjointe de René Lesage, fils de celui qui a symbolisé la Révolution tranquille des années 1960.SYLVAIN LAROCQUE Tout en saluant « la longue lutte courageuse » des chargés de cours de l'Université du Québec à Trois- Rivières (UQTR), affiliés à la FTQ, le vice-président de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants (FNEEQ-CSN), François Cyr, a tenu à préciser hier que l'entente entérinée en début de semaine « ne peut constituer d'aucune façon un modèle » pour les chargés de cours des autres institutions du réseau de l'Université du Québec.Accompagné des représentants syndicaux des chargés de cours des universités de Chicoutimi, de Rimouski, de Hull, de l'Abitibi-Témiscamingue et de l'UQAM, M.Cyr répondait ainsi aux propos de la rectrice de l'UQTR, Claire de la Durantaye, qui a qualifié la convention collective d'« exceptionnelle et unique, d'un modèle qui fera école ailleurs ».L'entente prévoit, d'ici à juin 2003, une augmentation salariale moyenne de 19,45 % pour tous les chargés de cours de l'UQTR.Ces derniers seront désormais rémunérés en fonction du nombre de cours donnés en carrière, de leur niveau de scolarité et de leur ancienneté, une première.À l'heure actuelle, un chargé de cours gagne 4803 $ par cours.En juin 2003, un chargé de cours au sommet de l'échelle \u2014 qui détient un doctorat et qui compte plus de 15 ans d'expérience \u2014 récoltera 6620 $ par cours, une augmentation de près de 40 %.L'UQTR s'engage en outre à garantir un contrat de travail de 12 mois avec vacances et bureau à des chargés de cours qui enseignent sept cours par année.Trente d'entre eux se verront offrir le statut de « chargés de cours annuels » en 2002-2003, nombre qui passera à 55 en 2004-2005.Pour eux, l'augmentation de salaire sera de 50 %, mais ils devront accepter de travailler en exclusivité pour l'université trifluvienne.La FNEEQ applaudit « le principe du rattrapage salarial » et la reconnaissance de l'apport des chargés de cours à l'encadrement des étudiants, qu'on retrouve dans l'entente intervenue à l'UQTR, mais déplore la faiblesse des hausses de salaires.« On peut dire qu'il en manque pas mal quand on connaît la situation que vivent les chargés de cours », a soutenu M.Cyr, en précisant que chacun d'entre eux allait toucher « seulement 200 $ de plus » en moyenne par cours, ce qui n'est à ses yeux « rien de significatif après neuf semaines de grève ».« Nous allons prendre le relais de la remarquable bataille de nos collègues de l'UQTR, de façon à aller le plus loin possible dans l'obtention de nos justes revendications », a poursuivi le vice-président de la FNEEQ.L'écart salarial entre les professeurs et les chargés de cours varierait de 70 à 100 %, mais aucune des constituantes de l'UQ n'aurait reconnu officiellement, à présent, la nécessité d'un rattrapage.« On m'a déjà lancé qu'on aimerait bien doubler nos salaires, mais qu'on n'a pas l'argent », illustre Louise Bérubé, présidente du syndicat des chargés de cours de l'UQAR.Son syndicat, de même que celui de l'UQAH et de l'UQAM, négocient depuis plusieurs mois et détiennent des mandats de grève.plat de service caviar/vodka Taies d'oreiller en super percale Assortiment d'imprimés légères imperfections paire 295 Le plus grand choix de literie et accessoires AUX PLUS BAS PRIX GARANTIS ! Le plus grand choix d'édredons de duvet et accessoires.AUX PLUS BAS PRIX GARANTIS! LITS EN LAITON ET FER, TAPIS ET BOUTIQUE POUR BÉBÉ simple 89.95 double 109.95 grand 119.95 très grand 149.95 Serviette de bain 495 Descentes de bain 595 Débarbouillettes 99¢ Essuie-mains 195 Sièges rembourrés 995 Sorties de bain en ratine 3995 Rideaux de douche en plastique variés 495 Serviettes Excalibur Bain 695 Essuie-main 495 Débarbouillette 295 sur la porcelaine, la verrerie, la coutellerie, les batteries de cuisine et les articles-cadeaux ! Royal Doulton Mikasa Wedgwood Villeroy & Boch Noritake Orrefors Oneida J.G.Durand Kosta Boda Lenox Waterford Demeyere Lagostina et beaucoup plus ! Holican SILHOUETTE DUETTE LUMINETTE STATUS lepine Le plus grand choix de matelas Sealy et Simmons aux plus bas prix ! Charmeur Simple 16900 Double 19900 Grand 24900 Evasion Simple 19900 Double 29900 Grand 32900 Posturepedic Simple 29900 Double 38900 Grand 42900 Tr.Grand 69900 Beautyrest Simple 44900 Double 56900 Grand 64900 Tr.Grand 89900 NOUS PAYONS LA TPS ET LA TVQ OU NE PAYEZ RIEN AVANT UN AN! Nous vous accorderons une réduction de prix équivalente à la TPS et la TVQ.Plus de 100 styles! T-FAL LITERIE PORCELAINE DUVET BAIN PARURES DE FENÊTRES COUVERTS NAPPES MATELAS BATTERIES DE CUISINE Ensembles de draps en percale simple 1695 double 2495 grand 3495 tr.grand 4995 Emsemble complet en percale simple 7995 double 9995 grand 14995 désigns assortis Couvre-matelas Easy Fit simple 995 Draps plats assortis en percale simple 6.95 grand 14.95 double 9.95 tr.grand 19.95 Oreiller795 Édredons de duvet blanc Construction en cloisons 12 po ARTICLES-CADEAUX ARTICLES MAISON Livraison gratuite Installation gratuite Cadre de lit gratuit avec ens.de matelas Retrait gratuit du vieux matelas NOUS PAYONS la TPS et la TVQ Économisez jusqu'à 50% AMBRY HOME DUO DESIGN Batterie de cuisine (10 Pièces) Prix sugg.60000 notre prix 29995 50%de rabais AMBRY HOME Couteaux trempés Garantie (ens.de 3) à vie Prix sugg.16000 Notre prix :7995 Service à domicile gratuit 331-5260 Stores horizontaux et verticaux stores plissés stores en bois romains tentures dentelles cantonnières bouffantes parures complexes tissus et plus encore ! Jusqu'à 60% de rabais Couverts Style Européen 20 pièces inox Choix de 10 designs Centre Rockland 341-7810 Place Portobello Brossard 671-2202 Les Galeries Laval 681-9090 La Cathédrale (Centre-ville) 282-9525 Service à domicile 331-5260 Tout pour la maison aux prix garantis les plus bas gratuit de9995à12995 180 fils au pouce carré Oreiller de duvet blanc 2795 Nappes 3M Scotchguard Choix de couleurs 52 po x 70 po et 60 po x 84 po Notre prix 995 Napperons en tissus et vinyle à partir de 99¢ 50% de rabais MACHINE À CAFÉ KRUPS de Mikasa Crown Jewel Platinum VENTE BLANC Profitez de nos rabais partout en magasin durant tout le mois de janvier! Prix sugg.23000 Notre prix :13795 22991166445533AA Le Québec attire de plus en plus d'étudiants français MICHEL DOLBEC Presse Canadienne PARIS \u2014 Les universités québécoises n'ont peut-être pas encore détrôné la Sorbonne mais elles attirent de plus en plus d'étudiants français.Ce week-end, dans la capitale française, les universités québécoises sont d'ailleurs les invitées d'honneur du Salon des formations internationales, où sont attendus environ 50 000 visiteurs.« Le Québec est devenu une des premières destinations des jeunes Français qui veulent poursuivre leurs études à l'étranger, explique la commissaire du Salon, Camille Rabahanta.Le choix du Québec comme invité d'honneur répond aux attentes du public.» Ce choix montre surtout que les efforts considérables menés depuis plusieurs années par les institutions québécoises d'enseignement supérieur pour attirer une clientèle étrangère portent fruit.Le Québec dépense désormais 55 millions de dollars par année (dont 35 millions en exemption de droits de scolarité) pour « l'internationalisation » de ses campus.« La porte est ouverte, a dit Yvan Dussault, le sousministre adjoint de l'Éducation.Les étudiants étrangers viennent chez nous pour apprendre, mais ils nous apportent beaucoup.Quand ils rentrent chez eux, ils deviennent de vrais ambassadeurs du Québec et contribuent aux réseaux québécois à l'étranger.» Environ 15 000 étrangers étudient au Québec (soit 6,5 % de la clientèle universitaire).Plus de 4000 d'entre eux sont français.En revanche, on ne compte que 800 étudiants québécois en France.« C'est peu, a noté hier le délégué général du Québec à Paris, Clément Duhaime.Il faut que ça se développe davantage.» Onze établissements d'enseignement supérieur (huit universités, Télé-Université, HEC, Polytechnique) et quatre établissements privés, comme le Collège La Salle, sont représentés au Salon des Formations internationales.La manifestation, à laquelle prennent part cette année 150 exposants, est un des 38 salons organisés en France par le groupe L'Étudiant.Tous ces salons attirent un total de 1,5 millions de visiteurs.Le groupe publie aussi un magazine, L'Étudiant, destiné, comme son nom l'indique, aux étudiants. 6LP1001A0113 6LP1001A0113 ZALLCALL 67 01:16:08 01/13/01 B Deux pieds, deux mesures RIMA ELKOURI SI L'ON POUVAIT en quelque sorte choisir son malheur, mieux vaudrait se blesser au travail ou sur la route plutôt qu'à la maison, pour bénéficier des services d'un physiothérapeute ou d'un ergothérapeute dans un délai raisonnable.C'est là le constat du Syndicat des professionnels des affaires sociales du Québec qui dénonce, étude à l'appui, ce qui lui semble être un système de « réadaptation à deux vitesses ».Dans les centres de réadaptation, à moins d'être référés par la Société d'assurance automobile du Québec (SAAQ) ou la Commission de la santé et de la sécurité au travail (CSST), les accidentés doivent attendre très longtemps avant d'être traités, selon l'étude du groupe de recherche MCE Conseils commandée par le Syndicat des professionnels des affaires sociales du Québec (SPPASQ).« Tout le monde devrait avoir droit aux mêmes services.Car tous les Québécois paient des impôts pour obtenir ces services », souligne Michel Gauthier, du SPPASQ, qui travaille à l'Institut de réadaptation en déficience physique de Québec.Or, constate-t-il, au service de réadaptation professionnelle de son institut, les clients de la SAAQ et de la CSST sont traités en moins d'un mois, alors que les autres doivent attendre un an ou plus.La SAAQ et la CSST octroient des contrats de service à des centres de réadaptation, ce qui assure aux établissements un financement « attrayant », souligne le syndicat.Ce type d'ententes contractuelles existe depuis une quinzaine d'années.« Cependant, précise M.Gauthier, avec les compressions budgétaires des années 90, la part du budget provenant du ministère de la Santé et des Services sociaux a diminué.Les institutions qui ne veulent pas rester prises avec des déficits vont favoriser les clientèles SAAQ et CSST.» Résultat : les assurés ont priorité alors que les autres patients sont clairement défavorisés.Pour régler le problème, le gouvernement du Québec devrait assurer un meilleur financement aux centres de réadaptation, indique M.Gauthier.« C'est certain que dans ce domaine, le nerf de la guerre, c'est l'argent.C'est de l'ordre de plusieurs millions de dollars.Probablement 20 ou 30 millions.» À l'Ordre professionnel des physiothérapeutes du Québec, on souligne qu'on connaît et dénonce cette situation depuis longtemps.« Il est évident que si vous êtes monsieur ou madame Tout-le-Monde qui tombez en bas de l'escalier de la maison ou en bas de votre pommier, vous n'allez peut-être pas être traité de toute urgence, à moins d'être couvert par un régime d'assurances privées ou par un tiers payeur », dit Mariette L.Lanthier, présidente de l'Ordre qui compte 3350 membres.En septembre, dans son rapport remis à la Commission d'étude sur les services de santé et les services sociaux présidée par Michel Clair, l'Ordre a notamment déploré le fait que la discrimination positive dont bénéficient les clients de la SAAQ et de la CSST ainsi que les longues listes d'attente rendent les services du secteur public inaccessibles pour une bonne partie de la population.« Ce qu'on réclame, c'est qu'il y ait une assurance- réadaptation, dit Mme Lanthier.Car là où le bât blesse, en physiothérapie, c'est qu'on doit intervenir directement sur une lésion dès qu'elle survient.C'est urgent qu'on intervienne.Sinon, les séquelles sont plus lourdes.» Maurice Jean veut poursuivre sa croisade contre les vidéopokers MARTINE ROUX MAURICE JEAN, cet ex-joueur compulsif qui milite en faveur du retrait des loteries vidéo des établissements publics, a recommencé à s'alimenter mais promet de poursuivre son combat.Le résidant de Saint-Fabien-sur-Mer, près de Rimouski, avait entrepris sa grève de la faim le 11 décembre, afin de convaincre le gouvernement québécois de retirer les vidéopokers des bars et des restaurants.Au café et à l'eau pendant plus de 30 jours, il prétend avoir mis fin à sa grève de la faim pour ménager la santé de ses parents âgés, forts inquiets pour lui.« La députée de Rimouski, Solange Charest, a fait pression sur ma famille pour que j'arrête mon jeûne, dit M.Jean.Mes parents, me voyant sur la pente du suicide, ont eu peur.» L'homme de 45 ans mise désormais sur la possibilité d'un recours collectif afin d'obtenir gain de cause.Ses avocats et lui en sont encore à tâter le terrain ainsi qu'à évaluer la pertinence d'une demande au Fonds d'aide aux recours collectifs.Les chances de succès de cette entreprise « sont très bonnes », juge Maurice Jean.Amer face à la quasi-indifférence qu'a suscitée son jeûne à Québec Ð seule la députée de Rimouski a pris contact avec lui, dit-il Ð, il est néanmoins heureux d'avoir provoqué un débat de société.Les appuis se sont multipliés au cours du dernier mois et certains se matérialiseront, assure M.Jean.« J'ai eu des appels de partout au Canada et une vaste coalition s'organise afin de faire bannir ce poison « les vidéopokers » des établissements canadiens », souligne-t-il en rappelant que le Nouveau-Brunswick tiendra un référendum sur la question en mai prochain.Affaibli par son régime, Maurice Jean est néanmoins loin d'avoir perdu sa vigueur.« Je vais continuer de fesser sur le clou tant que le gouvernement ne réagira pas », promet- il.Une commission se penchera sur le salaire des députés HUGUETTE YOUNG Presse Canadienne OTTAWA Ð Après les élus du Québec, les parlementaires fédéraux peuvent s'attendre bientôt à une augmentation de salaire.Le leader du gouvernement en Chambre, Don Boudria, a annoncé la création d'une commission de trois membres pour examiner les indemnités versées aux députés et sénateurs.Il s'agit de l'ex-ministre libéral, Edward Lumley, de l'ex-ministre conservateur Jake Epp et de l'ex-présidente de l'Agence canadienne de développement international, Huguette Labelle.« Ces trois personnes de renom ont toute l'expertise, toutes les connaissances et tout le jugement nécessaires pour bien s'acquitter de cette tâche, a signifié M.Boudria.Je suis très heureux qu'elles aient accepté d'assumer ce rôle et j'attends avec impatience leurs recommandations.Cette révision du traitement des parlementaires est automatique.En vertu de la Loi sur le Parlement du Canada, elle doit avoir lieu dans les deux mois qui suivent une élection générale.Les commissaires doivent faire rapport au gouvernement au plus tard six mois après la création de cette commission.À l'heure actuelle, un député gagne 68 200 $ et touche une allocation de voyage non imposable de 22 500 $ (27 700 $ pour les régions éloignées et 29 700 $ pour les territoires).Le premier ministre Jean Chrétien touche un salaire de 74 100 $, son salaire de député de 68 200 $ et une allocation de voyage de 22 500 $.Le leader de l'opposition aux Communes, Stockwell Day, a droit à un salaire de 52 000 $ en plus de son budget de voyage.Les sénateurs ont droit au même traitement de base que les députés mais leur budget de voyage est réduit de moitié à 11 250 $.La dernière commission qui s'était penchée sur le traitement des parlementaires avait proposé une hausse de 2 % chaque année à compter du 1er janvier 1998, 1999 et 2000.Il n'y a pas eu de hausse le 1er janvier de cette année parce que le Parlement ne siégeait pas.Le patron de la DPJ dirigera une commission scolaire SYLVAIN LAROCQUE DIRECTEUR de la Protection de la jeunesse de Montréal depuis moins d'un an, Yves Sylvain a remis sa démission jeudi pour accepter le poste de directeur général de la Commission scolaire Rivière-du-Nord, dans les Laurentides.On serait porté à faire un lien entre cette décision et le départ, en novembre, du directeur général des centres jeunesse de Montréal (CJM), mais il n'en serait rien.On se rappellera qu'au début décembre, le ministre délégué à la Jeunesse, Gilles Baril, avait ordonné à la direction des CJM de Montréal de prendre des mesures immédiates pour mettre fin aux problèmes administratifs qui rongent le fonctionnement de l'organisme depuis plusieurs années : listes d'attente interminables, engorgement des places d'hébergement, difficultés financières et manque de leadership des dirigeants.Le 21 novembre, le directeur général Yvon Guérard démissionnait.M.Sylvain soutient que le rapport de Jean Bartkowiak, qui était à l'origine des foudres du ministre, n'a pas influencé sa décision de partir.« C'est sûr que ce sont les mêmes établissements, mais le travail du directeur de la Protection de la jeunesse est indépendant de celui de la direction des centres jeunesse », a-t-il expliqué lors d'un entretien téléphonique.« Le rapport souligne que l'équipe de la protection de la jeunesse est un modèle de productivité et de cohérence et a décrit comme prometteur le modèle d'accès que j'ai mis sur pied alors que j'étais adjoint au directeur général des centres jeunesse de Montréal.J'étais très apprécié des employés, qui se sont dits déçus de mon départ.» C'est à la fin novembre, au moment où le ministre prenait connaissance du rapport Bartkowiak, que M.Sylvain a présenté sa candidature à la commission scolaire, mais sa nomination n'a été confirmée que mercredi soir par le conseil des commissaires.Yves Sylvain mentionne le « contexte opportun » pour justifier sa décision de quitter l'univers des jeunes en difficultés et se joindre à celui de l'éducation.« Je n'ai jamais vraiment oeuvré dans le milieu de l'éducation, mais j'aime travailler avec les jeunes, je suis passionné par cette clientèle-là, confie-til.À 44 ans, c'est un beau défi à relever.» Criminologue de formation, détenteur de maîtrises en psychoéducation et en administration des affaires, M.Sylvain enseigne à l'université et « a créé des contenus » pour le cégep de Saint-Jérôme. 6LP1101A0113 A11SAMEDI 6LP1101A0113 ZALLCALL 67 01:19:14 01/13/01 B Vers de nouveaux traitements contre l'ulcère d'estomac Agence France-Presse PARIS Ð Une équipe de chercheurs français est parvenue à dresser une carte des interactions encourues par les protéines d'une bactérie présente dans l'estomac des humains, ce qui devrait amener la mise au point de nouveaux médicaments capables de combattre les ulcères et les cancers qu'elle provoque.Les travaux du professeur Pierre Legrain, chercheur à Hybrigenics Ð la première société créée par l'Institut Pasteur Ð , effectués en collaboration avec une équipe dirigée par Agnès Labigne de l'Institut Pasteur, sont publiés dans la dernière livraison de la revue scientifique britannique Nature.Ils portent sur une bactérie, baptisée Helicocbacter pylori, qui a notamment pour caractéristique d'être la seule capable de survivre dans le milieu très acide de l'estomac.Mise en évidence il y a seulement quelques années, cette bactérie est maintenant considérée par les experts comme responsable de près des neuf dixièmes des ulcères de l'estomac, des gastrites chroniques et de près de 60 % des cancers qui en découlent.Schématiquement, le travail du Pr Legrain et de son équipe a consisté à mettre en présence, dans une cellule de levure, des morceaux de protéines dont la séquence était connue, les « appâts », et d'autres morceaux dont les chercheurs ignoraient à la fois la séquence et la fonction, les « proies ».Comme prévu, les cellules de levure ne se sont développées que quand la proie s'est précipitée sur l'appât et qu'il s'est produit une interaction entre les deux fragments.À ce jour, près de la moitié de la carte a été établie, ce qui correspond à l'identification d'environ 1200 interactions entre protéines.« En finalisant la première carte du génome humain l'an dernier, les chercheurs ont réalisé la première étape d'un processus qui doit à terme révolutionner la façon dont seront découverts les médicaments », a expliqué le Pr Legrain.Comme la vaste majorité des médicaments agissent sur des protéines ou sont eux-mêmes des protéines, l'étape-clef consiste maintenant, pour les chercheurs, à cibler les bonnes protéines candidates à la mise au point de médicaments.« La carte que nous avons dressée pourrait être assimilée à celle du métro parisien », explique le Pr Legrain.« La carte du métro permet à chacun de définir son itinéraire au mieux de ses objectifs de déplacements dans Paris.« La carte des interactions protéiques permet aux chercheurs de mieux définir les parties du réseau (les « stations » ou les « lignes ») sur lesquelles agir pour obtenir le meilleur bénéfice thérapeutique tout en réduisant les risques d'effets indésirables », précise-t-il.Entre 30 % et 80 % de la population adulte des pays développés est porteuse de cette bactérie Helicobacter pylori, qui ne provoque pas à tout coup une maladie.Elle devient cependant de plus en plus difficile à combattre en raison des résistances aux antibiotiques qu'elle développe et il est donc urgent de trouver de nouvelles molécules capables de la contrer.La transmission interhumaine d'Helicobacter se ferait dans l'enfance et serait favorisée par la prosmicuité.La fréquence de l'infection est plus élevée dans les pays en voie de développement (70 à 90 %).Outre les problèmes d'ulcères et de cancer qu'elle génère, elle est aussi accusée de favoriser des maladies du coeur et de provoquer des phénomènes inflammatoires.Le gène permettant à cette bactérie de se fixer sur l'estomac et de gravement l'endommager tout en se protégeant de son extrême acidité a été isolé par des chercheurs suédois et américains.Prématurés: un médicament pour les poumons se révèle dangereux Agence France-Presse WASHINGTON Ð Un médicament donné auxprématurés pour prévenir des problèmes pulmonaires n'atteint pas son but, et il peut même provoquer des perforations de l'intestin, indique une étude à paraître jeudi dans le New England Journal of Medicine.« L'étude montre que des doses modérées de ce remède, le dexamethasone, n'accroissent pas les chances de survie de ces bébés, n'empêchent pas les maladies pulmonaires et peuvent même mettre leur santé en danger », souligne le directeur de l'Institut national de la santé et du développement de l'enfant (NICHD), M.Duane Alexander.Quelque 70 % des enfants prématurés naissant avec un poids très faible finissent par quitter l'hôpital.Mais environ 30 % d'entre eux développent des maladies pulmonaires chroniques.Le dexamethasone est utilisé pour éviter l'inflammation des poumons chez ces bébés.Les recherches, menées sur 220 nouveau- nés dont la moitié avaient reçu ce médicament, ont montré qu'il était efficace jusqu'à l'âge de 28 jours mais qu'à 36 semaines il ne protégeait plus les enfants.En revanche, plus d'enfants dans le groupe traité que dans l'autre (13 % contre 4 %) ont souffert de perforation des intestins.« Étant donné ces complications sérieuses et le manque d'avantages discernables, nous pensons qu'un traitement avec le dexamethasone pour les prématurés afin d'éviter les maladies pulmonaires chroniques n'est pas indiqué », estime M.Alexander.2921742A Une montre-ordinateur contre le mal des profondeurs Reuters LONDRES Ð D'ici à cinq ans, un ordinateur adapté sur les montres de plongée pourra permettre à tous les plongeurs, professionnels et amateurs, d'éviter le mal des profondeurs, du moins si les recherches menées par une équipe de scientifiques de l'université écossaise d'Heriot-Watt aboutissent.Une centaine de plongeurs sont soignés chaque année dans le monde pour être restés trop longtemps à grande profondeur ou pour ne pas avoir respecté les paliers de décompression.Des bulles d'air se forment alors dans le sang, provoquant des symptômes allant de la simple douleur à la mort par arrêt cardiaque, en passant par la paralysie partielle ou totale.L'appareil, en cours de développement dans l'archipel des Orcades, au large de l'Écosse, permettra de mesurer le taux de bulles dans le sang des plongeurs et avertira ces derniers de la nécessité de remonter plus doucement.La surveillance s'opérera avant, pendant et après la plongée et sera enregistrée sur une carte à puce qui gardera la trace de toutes les plongées effectuées, a expliqué le biologiste Bobby Forbes.« Il sera similaire aux ordinateurs de décompression que les plongeurs utilisent aujourd'hui, at- il déclaré.Ces ordinateurs mesurent la pression à laquelle sont exposés les plongeurs.Un modèle mathématique permet de déduire combien de temps ils peuvent rester et à quelle profondeur ils peuvent aller.Nous voulons y ajouter un nouveau composant qui surveillera la décompression.» 6LP1201A0113 A12SAMEDI 6LP1201A0113 ZALLCALL 67 01:17:38 01/13/01 B L'Union européenne confie au CERN le projet d'un nouveau Web ultra-performant À bas le téléphone cellulaire! Un 6 février sans portable?PASCALE BRETON FATIGUÉ de la sonnerie d'un téléphone cellulaire qui résonne au cinéma ?D'un tête-à-tête au restaurant avec un amoureux qui converse avec son associé au téléphone ?Eh bien ! le 6 février prochain, décrochez.C'est ce que propose le Français Phil Marso, auteur d'un polar sur le sujet en 1999 et qui propose aujourd'hui l'idée d'une « journée internationale antitéléphone cellulaire », le 6 février 2001.Pendant 24 heures, ni sonnerie ni dérangement, seulement que le calme.« Je souhaite qu'on profite de cette journée pour lancer un débat démocratique sur le sujet, autant dans les entreprises que dans les lycées, afin d'évaluer ce que le portable a changé, s'il est vraiment utile ou de quelle façon il peut être nuisible pour la santé », dit M.Marso.En France, environ la moitié de la population Ð soit 29,7 millions de personnes Ð possède un téléphone cellulaire.C'est presque la population du Canada au complet.Ici, huit millions de Canadiens en posséderaient un.« Je comprends que certaines personnes qui travaillent dans un commerce ou qui doivent être joints rapidement comme un médecin en aient besoin, mais les opérateurs essaient même d'en vendre aux adolescents.Les portables sont stressants et génèrent un sentiment d'urgence permanent », croit l'initiateur du projet.Il y a quatre mois, il a donc lancé l'idée d'une journée sans ce gadget.Partout dans le monde.Et le 6 février est symbolique puisque c'est la fête de saint Gaston.« Comme dans la chanson de Nino Ferrer, « Gaston, y a le téléfon qui son et y a jamais person qui y répond » », dit pince-sans-rire M.Marso.Pour l'instant, il ne sait pas ce que donnera cette première initiative, mais il espère que les associations de consommateurs vont emboîter le pas.Il les invite même à se joindre à son mouvement en visitant son site Internet (www.mobilou.com).Le cellulaire en perte de vitesse Affirmant ne pas lutter contre le progrès, M.Marso est tout de même d'avis que la popularité des téléphones cellulaires entame une pente descendante, et ce même s'ils représentaient les cadeaux de choix dans les bas de Noël cette année, autant en France qu'au Canada où les annonces publicitaires de Fido ou de Bell se disputaient l'espace.Les outils permettant l'accès aux nouvelles technologies, particulièrement le Palm, un petit boîtier électronique portable, charmeront davantage les consommateurs dans un proche avenir selon lui.Des outils qui ne génèrent pas un sentiment d'urgence et de stress comme le fait un cellulaire, et qui ne déchirent également pas le silence.« C'est vrai qu'on parle aussi de l'Internet directement sur le portable, mais c'est déjà un flop.L'écran est trop petit et ça n'intéresse pas les gens en France », ajoute-t-il.Dans plusieurs pays, le téléphone cellulaire connaît une telle frénésie qu'il a même dépassé le nombre d'abonnés du téléphone fixe.C'est le cas en Finlande et en Italie.De plus en plus toutefois, les citoyens se disent excédés par les conversations téléphoniques en public.Aux États-Unis, des panneaux « Interdit aux téléphones cellulaires » font même leur apparition, principalement dans les restaurants, les musées, les bibliothèques et les cinémas.Agence France-Presse GENÈVE Ð Une « Grille de calcul » ultra-performante, ou « Datagrid », devrait suppléer à l'avenir aux limites des capacités de traitement du World Wide Web (www), a révélé hier à Genève le Laboratoire européen pour la physique des particules (CERN).Le CERN a annoncé dans un communiqué la signature, fin décembre, d'un contrat avec l'Union européenne pour développer le projet Data Grid.Bruxelles a accepté d'octroyer 9,8 millions d'euros (14 millions $CAN) sur trois ans pour participer au développement de cette « grille ».Le Laboratoire européen a été désigné comme chef de file de ce projet.« Ce projet est considéré par les spécialistes comme le banc d'essai idéal d'un nouveau modèle de traitement informatique à l'échelle mondiale et comme l'évolution naturelle du World Wide Web, lui aussi développé au CERN », a estimé le Laboratoire.Pour les savants, il « inaugurera l'ère de l'Escience », s'est félicité le CERN.La « Grille de calcul » décentralisera les ressources informatiques grâce à un réseau à grande vitesse reliant entre eux supercalculateurs, batteries de processeurs, bases de données, systèmes informatiques et utilisateurs.La nouvelle « Grille » utilisera des codes-source ouverts et offrira des débits de données et des moyens de calcul d'un niveau sans précédent.Des interfaces logicielles ouvriront de nouvelles possibilités de coopération entre les systèmes d'exploitation.La « Grille » devra notamment traiter la masse de données produites par le prochain accélérateur du CERN, le grand collisionneur de hadrons (LHC), qui entrera en service en 2005.Des paquets de protons entreront en collision environ 40 millions de fois par seconde au coeur d'énormes détecteurs, engendrant un déluge de données équivalent à 20 conversations téléphoniques simultanées par chaque habitant de la planète.On estime que la puissance de calcul qui sera nécessaire équivaudra à celle de 100 000 ordinateurs individuels d'aujourd'hui : une puissance au moins trois fois supérieure devra être disponible dans les instituts collaborant dans le monde aux expériences LHC.Le projet Data Grid, auquel participe notamment le Centre français de la recherche scientifique (CNRS), aidera à coordonner des projets de grille nationaux, dont beaucoup sont déjà en cours.«Les portables sont stressants et génèrent un sentiment d'urgence permanent.» 2919745A Forte hausse mondiale de l'escroquerie «en ligne » Associated Press ZURICH Ð Les cas d'escroquerie par le truchement d'Internet ont fortement augmenté l'an dernier de par le monde, selon une étude de la Chambre de commerce internationale (ICC) publiée hier.Selon les experts de l'ICC, 2776 des 4139 cas de fraude annoncés l'an dernier par ses membres sont en relation directe avec la « cybercriminalité ».Ils concernent des sites offrant des marchandises ou des services.Ce sont principalement dans les domaines de la banque, des assurances et des transports que les instruments de mise en garde manquent le plus.« C'est surprenant de voir des hommes d'affaires expérimentés abandonner leur méfiance habituelle lorsqu'ils sont confrontés à un site Internet bien présenté.Toutefois, il est vital pour les consommateurs de faire preuve du même degré de vigilance pour leur transactions en ligne que pour leurs opérations financières traditionnelles », a commenté Pottengal Mukundan, directeur de l'ICC.Pour faire face à la criminalité en ligne, l'ICC a développé un nouveau service, qui aurait permis d'éviter des pertes de quelque 2,7 milliards de dollars l'an dernier.Cette nouvelle structure s'occupe principalement des escroqueries concernant le commerce électronique.Elle permet de vérifier si les sites qui proposent des opérations financières en ligne sont dignes de confiance.Elle passe également au crible la technologie utilisée par chaque site Internet concerné et tente de déterminer qui est derrière les opérations commerciales du site.« Les exemples de sites fictifs ou de banques virtuelles ne sont pas difficiles à repérer », estime Jon Merrett de l'ICC.En fait, ce sont plutôt les fournisseurs d'accès qui posent problème.En effet, les relations avec ces derniers sont très importantes.Il faut en effet les persuader de prendre des mesures contre les sites qui proposent des activités frauduleuses.L'ICC a été fondée en 1919 et réunit des entreprises de tous les pays.Elle compte à ce jour 7000 membres de plus de 130 sociétés. 6LP1301A0113 a13 samedi 6LP1301A0113 ZALLCALL 67 01:14:09 01/13/01 B Ginger, une invention plus révolutionnaire que le PC Mais qu'est-ce que c'est ?MARIE-ANDRÉE AMIOT Est-ce un sac à dos qui fera voler les gens ?Une trottinette qui se propulsera au-dessus des automobiles ?Un bolide personnel mû à l'énergie solaire ?Personne ne le sait encore, mais Ginger ou « It », la dernière trouvaille de l'inventeur américain de 49 ans Dean Kamen, fait saliver les rares personnes qui ont vu le prototype.Des exemples : Ð Jeff Bezos, PDG de Amazon.com, croit que c'est un produit tellement révolutionnaire qu'il « se vendra sans aucun problème » ; Ð Steve Jobs d'Apple est persuadé que les villes seront forcées de changer leur design ; Ð John Doerr, l'entrepreneur de Silicon Valley, a déjà investi des millions dans le projet.Le problème, c'est qu'aucune de ces personnes ne veut parler.Elles ont toutes été contraintes à signer des ententes de non-divulgation.La maison d'édition Harvard Business School Press a payé 250 000 $ US pour écrire un livre sur le sujet sans même l'avoir vu.Crédit suisse First Boston, qui a également investi dans le projet, croit que Ginger sera plus payant que n'importe quelle autre invention dans l'histoire et que son inventeur sera plus riche que Bill Gates d'ici cinq ans.Voici néanmoins ce qu'on en sait grâce à la perspicacité du journaliste P.J.Mark du magazine en ligne Inside qui, le premier, a eu vent de l'histoire : Ð Ce n'est pas une invention médicale (Kamen s'est rendu célèbre après avoir inventé les pompes à insuline personnelles et un fauteuil roulant, le i Bot, pouvant grimper dans les escaliers et rouler sur le sable) ; Ð Durant une rencontre privée avec Jeff Bezos, Steve Jobs et John Doerr, l'inventeur a assemblé en dix minutes deux versions de Ginger utilisant un tournevis et des clés anglaises à partir de pièces contenues dans un sac de voyage ; Ð En voyant le résultat, Jeff Bezos a éclaté de rire ; Ð Il y aurait deux modèles de Ginger, un appelé Métro (qui coûtera environ 2000 $ US) et un autre nommé Pro ; Ð Steve Kemper, celui qui écrira le livre du Harvard Business School Press, croit que Ginger séduira la planète et changera à tout jamais les habitudes des gens ; Ð Selon Kamen, la technologie et l'implantation de Ginger auront un impact non seulement sur les institutions sociales, mais sur les vieilles entreprises milliardaires.« Ce sera une alternative à des produits qui sont sales, coûteux, parfois dangereux et souvent frustrants, particulièrement dans les milieux urbains » ; Ð Ginger sera un produit de consommation de masse.Depuis la publication de l'article mardi, aucun des médias américains n'a pu en apprendre davantage, ajoutant à l'attrait mystérieux de Ginger.Sur Internet toutefois, les rumeurs vont bon train et des centaines d'internautes spéculent sur le prototype.Certains croient même avoir trouvé la réponse.« Vous n'avez qu'à lire ce qui a été écrit l'an dernier, écrit Mike Amudsen dans le forum de discussion d'Inside.Récemment, Kamen a étendu ses recherches au-delà des découvertes médicales.Il croit que la technologie pourra résoudre toutes sortes de problèmes comme la pollution, l'accès limité à l'électricité, l'eau contaminée dans le tiersmonde.L'entreprise de Kamen, Deka, emploie 170 ingénieurs qui travaillent sur un engin non polluant appelé Stirling.Kamen espère concevoir un bolide économique et portatif qui roulerait grâce à une génératrice/purificatrice qui purifierait l'eau et la rendrait potable et qui fournirait une source d'énergie pour l'électricité et l'accès à Internet.» M.Amudsen ajoute un lien vers le site de brevets d'invention où serait illustré l'engin.Mais tous les internautes ne sont pas aussi pragmatiques.Jerry D.Dale par exemple croit que « It » est un bouclier pour protéger contre les bruits de la ville.« C'est une technologie pour isoler les gens, pour leur redonner une certaine sérénité.Les piles se rechargeront grâce à la chaleur du corps.» D'autres ont suggéré un hovercraft multipassagers pour la ville, une cellule qui dévorera le gras et les microbes.Quoi qu'il en soit, on n'en saura vraisemblablement pas plus avant 2002, date de divulgation annoncée par Kamen.Canular spectaculaire ou invention révolutionnaire ?Une histoire à suivre.Pour en savoir plus : Site de Dean Kamen www.usfirst.org/bios/dean.html Groupe de discussion pour discuter du projet http : www.egroups.com/group/itdebate Insider : www.inside.com Selon le magazine en ligne Inside, Ginger sera un produit de consommation de masse LE « PROBLÈME » ARIANESPACE «Un avertissement » aux gouvernements et industriels Agence France-Presse PARIS Ð Le « problème » d'Arianespace, qui a essuyé une perte de quelque 1,3 milliard de F (286 millions de dollars) en 2000, constitue un « avertissement pour les gouvernements et pour les industriels », a estimé hier Philippe Couillard, PDG de EADS Lanceurs, filiale du groupe aéronautique EADS, spécialisée dans la fabrication des lanceurs Ariane.C'est un avertissement aux industriels car « nous devons baisser nos coûts et nous améliorer dans le processus industriel », a indiqué M.Couillard sur Europe 1.« Nous avons déjà fait des progrès en baissant nos coûts de 35 % entre le premier lot (de neuf lanceurs Ariane 5, ndlr) commandé par Arianespace et le deuxième lot (vingt lanceurs) qui est commandé aujourd'hui », a-t-il ajouté.« Nous devons continuer » et « nous nous fixons comme objectif de descendre de 50 % par rapport au premier lot qui a été commandé ».Le groupe européen EADS, né de la fusion du français Aérospatiale-Matra, de l'allemand DASA et de l'espagnol CASA, est le principal actionnaire industriel et fournisseur d'Arianespace.Mais les difficultés d'Arianespace sont aussi un avertissement pour les gouvernements qui ne considèrent « pas de la même façon les lanceurs de ce côté-ci de l'Atlantique que de l'autre côté », a estimé M.Couillard.Le marché des deux grands concurrents américains d'Arianespace Ð Boeing et Lockheed Martin Ð « est essentiellement gouvernemental », a-t-il fait remarquer, soulignant que les Américains considèrent les lanceurs comme un moyen « d'accès à l'espace pour le militaire ».de janvier (dépenses de formation déductible de l'impôt des particuliers.) I Du 12 février au 25 avril 2001 (français) I Du 13 février au 19 avril 2001 (anglais) 6LP1401A0113 a14 samedi 6LP1401A0113 ZALLCALL 67 01:17:30 01/13/01 B Justin Trudeau milite pour la protection contre les avalanches DENE MOORE Presse Canadienne WHISTLER, C.-B.Ð Le fils aîné de l'ex-premier ministre Pierre Elliott Trudeau, Justin, s'est rendu à Blackcomb Mountain, en Colombie- Britannique, hier, pour sensibiliser les gens aux dangers des avalanches et les informer des mesures de sécurité à prendre dans l'arrière-pays.C'était la première apparition publique de Justin Trudeau depuis les funérailles d'État de son père, alors qu'il avait prononcé un éloge très remarqué.Justin Trudeau, qui enseigne dans une école privée de Vancouver, était accompagné hier de plusieurs experts de la montagne, dans le cadre des Journées de sensibilisation aux avalanche organisées à Whistler.Justin et Sacha Trudeau, leur mère Margaret et le défunt premier ministre avaient commencé à s'intéresser de près à la Canadian Avalanche Association après la mort accidentelle du plus jeune fils Trudeau, Michel, en novembre 1998.Michel Trudeau participait à une excursion de ski avec des amis dans le parc provincial du glacier Kokanee, dans le sud-est de la Colombie- Britannique, lorsqu'une avalanche l'a emporté dans les eaux glacées du lac Kokanee.Les plongeurs de la Gendarmerie royale du Canada n'ont jamais réussi à retrouver son corps.Par la suite, Justin et Sacha sont apparus en public en une occasion pour représenter l'association.Les trois fils Trudeau avaient vécu jusque- là une vie plutôt discrète.Justin Trudeau, qui se dit passionné de plein air, souligne que la mort de son frère l'a incité à sacrifier sa vie privée.Comme enseignant, il croit à la nécessité d'offrir aux gens les outils et les connaissances dont ils ont besoin pour se protéger.« Il y a quelques années, j'ai perdu mon petit frère à cause d'une avalanche.(.) Il faisait ce qu'il aimait.Il avait l'entraînement et l'équipement requis, et il était avec des amis.(.) Il y aura toujours des morts accidentelles dans l'arrièrepays.Cela fait partie du risque et de la vie en plein air.» Justin Trudeau assistera à un gala- bénéfice qui aura lieu le 3 février à Nelson, en Colombie-Britannique, afin de recueillir des fonds pour la sensibilisation aux avalanches et les loisirs de montagne.L'objectif a été fixé à 1 million de dollars, et cette somme servira notamment à restaurer le camp historique Slocan Chief, où Michel Trudeau a passé sa dernière nuit.En plus de Justin Trudeau et de sa mère Margaret, l'ex-championne de ski Nancy Greene Raine et l'astronaute Roberta Bondar assisteront au gala.La gouverneure générale Adrienne Clarkson, Mme Aline Chrétien de même que le premier ministre de la Colombie- Britannique, Ujjal Dosanjh, ont également été invités.le samedi 20 janvier dès 9h.La princesse Margaret retrouve l'appétit Agence France-Presse LONDRES Ð La princesse Margaret, hospitalisée depuis mercredi à Londres en raison d'une perte d'appétit aiguë, s'alimente plus qu'avant, et son état n'est pas jugé critique, a annoncé vendredi le palais de Buckingham.« La princesse a de nouveau passé une bonne nuit et elle mange mieux », a déclaré le palais dans un communiqué.« Ses médecins continuent d'évaluer son état de santé, mais ils ne le considèrent pas critique », ajoute le document.La famille proche de la princesse pourrait se rendre à son chevet à l'hôpital King Edward VII ce week-end, a précisé un porte-parole de Buckingham Palace.Mais sa fille, Lady Sarah Chatto, lui a déjà rendu visite pendant quarante minutes jeudi soir.À sa sortie de l'hôpital, la jeune femme de 36 ans a adressé un large sourire à la presse, mais s'est abstenue de toute déclaration.Lady Sarah Chatto et son frère, le vicomte David Linley, 39 ans, ont publié un communiqué de remerciements « pour tous les gentils messages » reçus.Margaret, 70 ans, pourrait avoir été victime peu avant Noël d'une attaque d'apoplexie, la deuxième en moins de trois ans.Elle avait été hospitalisée mercredi soir après une détérioration de son état, et notamment en raison d'une « perte d'appétit aiguë ».Selon des sources proches de la famille royale, la princesse parvient à avaler de la nourriture solide.La presse avait dans un premier temps affirmé que Margaret avait été placée sous sonde gastrique par les médecins de l'hôpital londonien.Lady Glenconner, amie et dame d'honneur de Margaret qui a pu la joindre au téléphone jeudi soir, a affirmé que la princesse « reprenait des forces ».« Sa voix était bien plus forte.Je pense qu'elle reprend des forces », a-t-elle témoigné hier.Margaret aurait terriblement maigri au cours des dernières semaines, en raison d'une difficulté à s'alimenter.Des problèmes de déglutition, et un état dépressif qui nuit à l'appétit, sont souvent des conséquences immédiates d'une attaque, ont indiqué des médecins.« Elle semble soulagée de voir qu'on fait quelque chose pour elle », a poursuivi Lady Glenconner.« Elle parle toujours d'aller en vacances dans les Antilles en février, mais il faudrait qu'elle aille bien mieux d'ici là », a expliqué sa dame d'honneur.Cette dernière et son mari, lord Glenconner, sont des amis de longue date de la princesse, avec laquelle ils ont passé de nombreuses vacances dans l'île Moustique dans les Antilles.Margaret devait se rendre le mois prochain dans leur maison de l'île de Sainte-Lucie.L'une des cousines de la princesse, Margaret Rhodes, avait pour sa part affirmé à la BBC que Margaret, un temps l'enfant terrible de la famille royale, avait « perdu toute étincelle ».« Toute sa vie, elle a été celle qui étincelait, le centre de l'attention, mais depuis son attaque il y a trois ans, elle a perdu cette capacité particulière de rayonner », a déclaré Margaret Rhodes.DIMANCHE 14 janvier 2001 de 9 h à 15 h Adm.6 $ I Rens.: (450) 445-5801 Prochaine exposition 11 mars 2001 6LP1501A0113 a15 samedi 6LP1501A0113 ZALLCALL 67 01:11:20 01/13/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 3 JANVIER 2001 A15 Ce que l'on doit à Lucien Bouchard JEAN-FRANÇOIS L I S É E M.Lisée est un ex-conseiller politique de Lucien Bouchard et il est l'auteur de Sortie de secours.Il est parti.Parce qu'il ne pouvait réaliser le grand objectif qui avait motivé sa venue : faire du Québec un pays.Pourtant si quelqu'un avait le cran, l'audace, la volonté, la capacité de rassembler et la poigne nécessaire pour trancher, c'était lui.L'aveu d'impuissance personnelle face au dilemme politique québécois qu'il a livré au Salon rouge, dans la transparence et la dignité, est d'autant plus éloquent que la liste de ses réalisations suffirait à couvrir d'éloges les chefs de plusieurs gouvernements à la fois.C'est que la difficulté, loin de le rebuter, l'attirait.Au début de 1996, qui pouvait croire que cet homme initialement peu versé en économie, chef d'un parti plus porté à la générosité qu'à l'épargne et premier ministre d'un peuple habitué au crédit et inconscient de la bombe à retardement de l'endettement, allait diriger un effort colossal pour éliminer le déficit ?Les sondages donnaient à l'époque la réponse : moins de 20 % des Québécois.Qui aurait cru qu'il le ferait sans déchirer le filet social et au point de pouvoir ensuite réduire les impôts et réinvestir en éducation, en santé, pour l'enfance ?Parce qu'il a osé prendre les dossiers de front, s'y investir totalement, user de son savoir et de ses talents, comme de son charme et de son autorité, il laisse aux Québécois de 2001 un outil collectif plus solide et plus solidaire que celui dont il avait hérité.À l'heure où il assume ses responsabilités face à l'Histoire, on lui doit de dire la part qu'il a eue dans la modernisation accélérée que le Québec a connue depuis cinq ans, une époque de grands chantiers, comparable à celles qu'ont présidées Jean Lesage, puis René Lévesque lors de son premier mandat.Le rétablissement financier d'un Québec naguère extrêmement fragilisé est principalement sa réalisation.C'est lui qui a fixé l'objectif.Lui qui a réuni les Sommets, lui qui avait le crédit nécessaire auprès des leaders syndicaux et patronaux Ð un rare mélange Ð lui qui a mené les négociations pour arracher, en dernière heure, les consensus nécessaires.Lui qui s'est impliqué jusqu'au cou, avec Jacques Léonard, dans la conclusion d'une réduction négociée de la masse salariale des employés de l'État, puis, avec Rémy Trudel, dans celle de la facture de 500 millions aux municipalités.Lui qui est allé plaider à New York pour empêcher des analystes incrédules d'infliger au Québec une décote de plus.Il l'a réussi sur la seule force de sa détermination à faire ce que ces analystes, comme les Québécois, tenaient pour impossible.Lui qui a ensuite fait en sorte Ð il se l'était juré Ð qu'à l'avenir, les finances québécoises ne poussent jamais plus un premier ministre à faire ce pénible pèlerinage, qui attestait crûment de la faiblesse du Québec.Bernard Landry, réel architecte de l'activisme de l'État québécois pour la relance de l'emploi et la promotion fiscale de l'essor technologique du Québec, fut un indéfectible allié dans le combat pour le déficit zéro.Mais, il le reconnaîtra sans peine, la force motrice de l'entreprise était le premier ministre.Ensemble, comme François Mitterrand et Pierre Mauroy l'avaient fait avec le Parti socialiste français au début des années 80, le couple Bouchard/Landry a réussi à réconcilier le Parti québécois Ð donc la moitié de la famille politique québécoise Ðavec les impératifs de la croissance économique.Un travail de fond, salutaire et durable.On sait moins encore qu'alors même que se déployait cet effort, avec ses effets douloureux dans plusieurs secteurs, c'est Lucien Bouchard qui a voulu dégager des sommes considérables pour étendre la solidarité envers les enfants.C'est à sa demande et dans ses bureaux que des hauts fonctionnaires ont conçu la politique familiale la plus généreuse sur le continent.On n'en retient aujourd'hui que le volet, majeur, des garderies à 5 dollars.Mais il était accompagné de la prestation unifiée qui couvrait, pour la première fois, les besoins essentiels de tous les enfants de familles à faible revenus.L'idée était tellement saine et bonne, que le gouvernement canadien s'en est emparé depuis, et a occupé presque tout ce terrain.En ce sens, les enfants de tout le Canada sont redevables à Lucien Bouchard d'avoir décidé Ð non sans résistance interne Ð qu'il fallait, sans attendre l'équilibre budgétaire, trouver et investir les sommes nécessaires à l'enfance et à la conciliation travail/famille.Les familles de la Colombie-Britannique, qui vient d'importer le concept québécois des garderies, lui doivent également un coup de chapeau.D'ici une décennie, le Québec sera le seul endroit au monde où les femmes jouiront de l'équité salariale dans le secteur privé, autant que dans le secteur public.Un progrès social considérable.Ce n'était pas, à l'origine, une idée Lucien Bouchard, loin s'en faut.Mais il y eut un moment où le projet de loi sur l'équité salariale était politiquement et cliniquement mort.J'ai vu Lucien Bouchard le ramasser, en modifier les paramètres, lui redonner vie, et l'imposer au patronat au risque de faire dérailler le Sommet économique de l'automne 1996, auquel il tenait tant.Une incarnation exemplaire de la troisième voie Néo-libéral, Lucien Bouchard ?Comparé à qui ?Dans le brouhaha des débats entretenus par des chiffres artificiellement gonflés sur la pauvreté au Québec Ð alors que le nombre de prestataires de l'assistance-emploi tombe en flèche Ð qui mentionne encore que depuis quatre ans, les prestataires qui n'ont pas la capacité de joindre le marché du travail ont la garantie de l'État québécois qu'aucune réforme ne viendra amputer leur revenu indexé ?C'est ce qu'on appelle l'appauvrissement zéro, pour lequel on cherche toujours un équivalent étranger.La loi qui interdit les « clauses orphelins » vous paraît trop molle ?Trouvez-en une autre, ailleurs, qui ne ferait que la moitié du chemin qu'elle couvre.Oui, il a mis l'économie au centre du débat.Dans une société qui exporte 60 % de tout ce qu'elle produit, il était temps qu'un chef du PQ affirme haut et fort que notre richesse collective dépend de la compétitivité de nos entreprises.Sinon, nous n'aurons plus les moyens de notre social- démocratie.Oui, il pense que l'allègement réglementaire est un élément de cette compétitivité.Mais qui se souvient que c'est lui qui a réduit de 44 à 40 heures la semaine de travail régulière, au-delà de laquelle on touche temps et demie ?Lui aussi qui a augmenté le salaire minimum plus rapidement au Québec que n'importe où ailleurs sur le continent ?Il laisse un Québec qui, selon Statistique Canada, est l'endroit en Amérique du Nord où les inégalités de revenus sont les plus faibles.Oui, il a nommé à la tête d'Hydro-Québec quelqu'un qui voulait et qui pouvait la rendre plus profitable.Mais il n'a jamais songé à privatiser ce bien collectif.Depuis quelques années, à l'initiative du premier ministre britannique Tony Blair, il existe un mouvement dit de la « troisième voie ».Il réunit des gouvernements sociauxdémocrates réconciliés avec les impératifs de l'économie de marché et de la compétitivité, mais refusant de soumettre la société toute entière aux dogmes du néo-libéralisme.À ces rencontres internationales de la modernité sociale et économique, on trouvait, en plus de Blair, l'Américain Clinton, le Français Jospin, l'Allemand Schröder, quelques autres.J'ai toujours pensé qu'il y manquait Lucien Bouchard.Le gouvernement qu'il a dirigé est une incarnation exemplaire de la troisième voie.Sans y être aussi activement impliqué, il fut tantôt un détonateur, tantôt un soutien de taille dans la résolution d'autres dossiers qui hantaient le paysage québécois depuis des décennies, et qui sont maintenant réglés à notre plus grand bien.Il a appuyé Pauline Marois dans le démêlage du vieil écheveau des commissions scolaires linguistiques, enfin mises en place et réduites en nombre Ð une opération cassecou que la ministre a réalisée avec brio.Il a épaulé Louise Harel dans le rapatriement des pouvoirs de formation de la main-d'oeuvre, une revendication vieille de 32 ans.Il a soutenu Yves Rochon dans l'établissement du seul régime d'assurance-médicament du continent.Il coûte cher ?Parlez-en aux aînés de New York qui nolisent des autobus pour venir acheter ici des médicaments dont le prix, chez eux, excède leur maigre revenu.Contrairement à ceux de la richissime Amérique, les aînés québécois n'ont plus à redouter que le coût des médicaments ne les pousse à la faillite.Un million de Québécois à faibles revenus naguère non-assurés bénéficient maintenant de cette sécurité et Ð marque de commerce de Lucien Bouchard encore Ð tous les enfants du Québec bénéficient d'une couverture gratuite.Il a donné à Guy Chevrette l'autorité politique nécessaire pour mettre de l'ordre dans le fouillis des outils de développement local.Sans qu'on en parle dans la métropole, la société civile a été investie partout en régions d'un pouvoir accru sur son développement, par le biais des Centre locaux de développement.Je suppose que dans quelques années, un chercheur du Wisconsin ou d'Oslo en vantera les louanges, attirant notre propre attention sur cet autre legs structurant de l'ère Bouchard.Un praticien du nationalisme civique Sait-on aussi que c'est lui qui a donné le signal d'une politique active d'embauche de membres des minorités culturelles dans la fonction publique, à hauteur de 25 % de toutes les nouvelles recrues (« pourquoi pas 33 % ?», demandait-il, pressé de combler le retard historique).Aucun autre gouvernement, libéral ou péquiste, ne s'y était concrètement efforcé.C'est Robert Perreault qui a mis ces programmes en place.On voit la distance qui sépare cette politique inclusive des déclarations d'un des prétendants à la succession de l'ex-député de Mercier.Les relations avec la communauté anglophone, toujours problématiques sous un gouvernement souverainiste, sont plus paisibles aujourd'hui qu'à plusieurs tournants du règne libéral de Robert Bourassa.Avec les autochtones ?Malgré les embûches, le couple Bouchard/Chevrette a permis plus d'ententes, de pragmatisme, de progrès qu'à aucun moment depuis René Lévesque.Lucien Bouchard, c'était le nationalisme civique appliqué.Sur le plan international, Lucien Bouchard a cultivé avec soin les rapports essentiels du Québec avec la France, s'y rendant une fois toutes les années et demie environ, leur donnant un contenu plus résolument économique et technologique et tissant avec Alain Juppé, puis Lionel Jospin, des liens personnels à la mesure de l'estime réciproque considérable qu'ils éprouvaient.Il a surtout réorienté l'effort québécois vers les États-Unis, s'y rendant chaque année au moins quatre fois à titre officiel et réinvestissant cette année dans le réseau des délégations.Avec Louise Beaudoin, il a aussi ouvert une politique latino américaine, avec ses missions au Mexique et en Argentine et une « décennie québécoise des Amériques ».Il a ainsi correctement positionné les priorités étrangères québécoises sur leur double ancrage essentiel : la France et l'Europe d'une part, les États-Unis et les Amériques de l'autre.Puis, avant de partir, il a voulu mettre une dernière pierre, majeure, à son travail de construction du Québec.Il s'est engagé à fond dans le dossier des fusions municipales, derrière Louise Harel, et réglé une fois pour toutes, de la façon qu'il a choisie, un autre dossier jusque-là jugé inextricable : celui de la métropole.Au passage, il a donné au Québec une capitale nationale digne de ce nom.C'est tout ?Non.Ce serait trop long.Il faut l'avoir vu négocier, tard le soir, lors du Sommet de l'agriculture, pour faire entrer l'industrie laitière dans l'ère de l'exportation.Il faut l'avoir vu doubler d'un coût le budget des bibliothèques publiques et décider de doter le Québec d'un symbole de la valeur de la lecture : la Grande Bibliothèque.Il faut l'avoir vu surtout, pendant la crise du verglas, coordonner les efforts, diriger les opérations, ressentir la détresse jusque dans sa chair, rassurer, chaque soir, des centaines de milliers de réfugiés temporaires.La force et la compassion qu'il savait exprimer dans ces journées glaciales procurèrent alors un réconfort inestimable.Et la souveraineté?Et la souveraineté, le plus grand de tous les dossiers ?Pourquoi son énergie pure, sa détermination sans borne ne se sont-elles pas concentrées sur cet objectif ?Mais elles l'ont été ! Son pari, clair et limpide, qu'il expliquait dans chaque micro et à chaque discours, était que les voix manquantes au Oui en 1995 étaient liées aux insécurités économiques des Québécois.Il avait de bonnes raisons de le croire.On avait de bonnes raisons de le suivre.Une fois ce travail de fond complété, avec la peine que l'on sait, il pensait pouvoir réussir le référendum et réussir encore mieux, sur ce socle renforcé, la souveraineté.Le drame est là : aujourd'hui, davantage de Québécois qu'en 1995 sont convaincus que le Québec a la force nécessaire pour réussir la souveraineté.Mais ils ont acquis la conviction que le référendum, lui, sera un échec qu'ils ne veulent pas renouveler.Pendant que Lucien Bouchard faisait sauter un cadenas, un autre s'installait.Quand même, dans ce dossier comme dans tous, Lucien Bouchard était à l'affût d'occasions propices à accélérer le mouvement.Dès le printemps 1996, après le premier sommet, il fut outré de l'intervention juridique fédérale visant à ravir au Québec son droit de déterminer lui-même son avenir (la cause Bertrand qui allait mener ultimement à C-20).Publiquement, puis devant le conseil des ministres, le caucus des députés et le bureau national du Parti québécois Ð comme les journaux l'ont rapporté à l'époque Ð il suggéra de déclencher illico une élection sur ce thème, de recouvrer ainsi le droit de tenir un référendum, et peut-être de le tenir dans la foulée.Il voyait des conditions gagnantes, fut mis en minorité par chacune de ces instances et décida Ð à mon très grand regret Ð de se plier au sentiment général.L'occasion était manquée.Il fallait maintenant traverser le tunnel des compressions budgétaires.Lucien Bouchard espérait qu'à l'élection québécoise de novembre 1998, il obtiendrait un mandat assez fort pour tenter un référendum.Les Québécois le lui ont refusé.Il comptait encore sur eux pour lui donner le signal, deux ans plus tard, à l'élection fédérale d'octobre 2000, qu'il y avait de la braise sous l'apparente passivité.Il n'a pu que constater le décrochage croissant de Québécois, malheureusement convaincus à la fois de l'aggravation du problème et de l'absence de solution.Réfractaire aux propositions purement volontaristes ; incapable, lui qui avait vécu Meech, de se voir replonger dans une tentative de réforme interne de la fédération canadienne, il a dû s'arracher à son rêve et tirer le trait.Cela étant, l'exigence de transparence et d'honnêteté qui était sienne lui imposait d'en informer sans délai ses militants et ses concitoyens.Il l'a fait, en disant toutes ses vérités, toute son émotion.Il avait affirmé, en 1996, vouloir faire du Québec un pays souverain avant le début du troisième millénaire, dont il fixait la date au 1er janvier 2001.Et qu'a-t-il fait ?Il a mis le Québec en forme pour le nouveau siècle, lui a donné une force financière et économique, une solidarité sociale, des structures scolaires, municipales, de développement local et économique adaptées et prometteuses.Il a renouvelé, donc, de grands pans du modèle québécois et participé ainsi comme nul autre à l'élan global que vit aujourd'hui, sur presque tous les plans, la société québécoise.Le Québec avait le privilège d'avoir à sa tête, non seulement un chef d'État, mais un grand chef d'État.Il lui a refusé, hélas ! la force de se donner un État.PHOTOTHÈQUE, La Presse Lucien Bouchard en compagnie de Jean-François Lisée alors que celui-ci était son proche conseiller.On les voit, ici, devant l'édifice du parlement, à Québec.« Parce qu'il a osé, le Québec économique et social est superbement équipé pour le XXIe siècle.Parce que les Québécois refusent d'oser la souveraineté, il n'a pu les sortir du marais politique canadien.» « Le Québec avait le privilège d'avoir à sa tête, non seulement un chef d'État, mais un grand chef d'État.Il lui a refusé, hélas ! la force de se donner un État.» 6LP1601A0113 a16 samedi 6LP1601A0113 ZALLCALL 67 01:11:28 01/13/01 B A16 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 3 JANVIER 2001 FORUM Le Québec après Bouchard a d u b u c @ l a p r e s s e .c a Le départ précipité et imprévu de Lucien Bouchard ouvre une période de turbulences politiques qui ne sera pas facile pour le Québec.La perspective de débats déchirants au sein du parti gouvernemental à la faveur d'une lutte à la chefferie, la remise à l'avant-scène d'un débat sur la souveraineté dont personne ne veut, et donc la politisation extrême de la vie publique au moment où le Canada et le Québec entrent peut-être en récession ne sont pas des perspectives particulièrement réjouissantes.Mais si cet électrochoc joue son rôle et sert de catalyseur aux forces politiques en présence pour repenser leur action et leur doctrine, ce peut être l'occasion dont le Québec avait besoin pour remodeler son paysage politique et sortir de son cul-de-sac.Ce défi s'adresse dans un premier temps aux membres du Parti québécois qui devront faire le point sur leur option, mais aussi aux libéraux de Jean Charest qui devront travailler fort pour transformer cet échec de la souveraineté en succès de leur propre projet.Le point de départ de la crise qui agite le PQ et qui vient de culminer dans cette démission-surprise est en effet le plafonnement de l'appui à l'option souverainiste et du fait qu'une victoire référendaire est tout simplement impensable dans un avenir prévisible.Cette impasse est devenue une évidence depuis plusieurs années à mesure que s'accumulent les indices : sondages qui montrent que l'appui à la souveraineté oscille autour de 40 %, performances électorales médiocres où Lucien Bouchard recueille moins de voix que Jean Charest et Gilles Duceppe moins que Jean Chrétien, incapacité du gouvernement Bouchard de mobiliser les Québécois sur des thèmes liés à la question nationale.C'est d'ailleurs ce blocage évident du projet souverainiste qui nous avait amené, il y a près d'un an, à explorer des pistes pour sortir de ce cul-de-sac.Cet échec de l'option provoque des déchirements chez les membres du Parti québécois dont c'est la raison d'être, qui se sont manifestés par la fronde des radicaux du parti choqués de la tiédeur de M.Bouchard, ou qui ont donné son ampleur à l'affaire Michaud en provoquant une mobilisation des plus radicaux en sa faveur.C'est enfin l'impasse du projet qui a mené à la démission de M.Bouchard et à son aveu d'échec.En principe, le constat d'échec du premier ministre devrait mener à une réflexion en profondeur sur les causes du plafonnement de l'option, mais elle n'aura vraisemblablement pas lieu.Notamment, parce que M.Bouchard n'a pas osé allé au bout de son raisonnement.Dans son discours d'adieu, disait- il en substance, comme ses efforts pour relancer le débat sont restés vains, il a choisi de céder sa place à un chef qui ferait mieux que lui.Mais s'il avait vraiment poussé sa logique, il aurait dû, dans un premier temps, reconnaître qu'il avait été incapable de raviver la flamme, avec le talent politique qu'on lui connaît, il était peu probable que quelqu'un d'autre y parvienne.Il aurait également dû, dans un deuxième temps, en déduire que ce refus des Québécois d'adhérer en nombre suffisant au projet souverainiste avait des causes profondes qui méritaient une urgente réflexion.n n n En refusant de pousser au bout la logique qu'il avait amorcée, et en quittant son poste en laissant derrière lui une crise non résolue, M.Bouchard ne rend service ni à son parti, ni au Québec.On voit entre autres mal comment le PQ réussira à crever l'abcès qui le ronge, le poids disproportionné des radicaux par rapport à leur importance réelle dans la société.D'abord, en perdant Lucien Bouchard, le Parti québécois perd un élément modérateur.Sans Lucien Bouchard, qui s'érigera en rempart contre les Yves Michaud de ce monde ?Mais surtout, qui sera là pour encadrer les états généraux de la langue et empêcher les dérapages linguistiques ?N'oublions pas que ce débat linguistique a été voulu par les radicaux du parti, qui souhaitent un durcissement de la Loi 101.Ensuite, on peut craindre que la lutte au leadership ne puisse pas être un lieu de débats, d'imagination et d'innovation.Sera-t-il possible pour les prétendants à la succession de remettre en cause la doctrine du parti et l'inviolabilité de son article un quand ils ont vu que leur chef, infiniment plus populaire, n'a pas osé et quand ils savent le poids que les purs et durs jouent dans la vie interne de leur parti ?Il est donc plus probable, hélas ! que la bataille à la succession, si elle a lieu, renforcera les expressions de l'orthodoxie, forcera les candidats à des professions de foi sur une ferveur dont on doutait chez Lucien Bouchard, et que la thèse dominante sera celle qui veut que l'insuccès du projet souverainiste s'explique essentiellement par le fait que l'on n'en a pas assez fait la promotion.Le résultat le plus probable, c'est une certaine radicalisation du discours, un militantisme accru qui, sans mener à un référendum suicidaire, nous imposera une accélération d'un débat sur la souveraineté dont personne ne veut.Cette dynamique connaît ses propres limites car, comme l'avait compris Lucien Bouchard, plus on imposera aux Québécois un discours sur la souveraineté, plus on provoquera leur allergie.Et surtout, si le Parti québécois se radicalise, il se marginalisera et perdra les appuis des plus hésitants que M.Bouchard, par son ambivalence et sa modération, réussissait à attirer.Ajoutons à cela le fait que le prochain premier ministre sera moins populaire que son prédécesseur, et l'on peut en déduire que cela compromet sérieusement les chances de ce parti de compter remporter une troisième victoire électorale.n n n Mais les libéraux de Jean Charest, en principe les principaux bénéficiaires du psychodrame péquiste, ne pourront en profiter politiquement que s'ils résistent à la tentation de la satisfaction béate.Le danger, pour les fédéralistes, et on l'a vu avec les porte-parole du gouvernement Chrétien, est d'interpréter les difficultés de l'option souverainiste comme le fruit des succès des fédéralistes.Rien n'est moins vrai.Les déboires de l'option s'expliquent bien plus par son incapacité à s'adapter à des réalités nouvelles et de répondre aux nouveaux besoins que par l'adhésion des citoyens à un autre projet.Les Québécois, ne sont pas plus satisfaits du régime actuel qu'avant, et ils ont probablement appuyé les libéraux fédéraux en plus grand nombre pour exprimer leur appui à un bon gouvernement et leur lassitude face à l'inutilité du Bloc québécois qu'un appui à la loi C-20 sur la clarté référendaire.N'oublions pas que Jean Charest, tout comme Jean Chrétien, n'obtient l'appui qu'à peine plus du tiers des francophones.C'est trop peu.Et c'est là le défi de Jean Charest, attirer en plus grand monde les nationalistes modérés, y compris cette frange hésitante que le départ de Lucien Bouchard a laissés orphelins.Les francophones n'iront pas automatiquement en plus grand nombre chez les libéraux si ceux-ci sont incapables de se présenter comme les défenseurs des intérêts québécois et s'ils ne réussissent pas à quitter les ornières du débat constitutionnel pour proposer un projet mobilisateur et rassembleur.Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés Circus maximus Temptation Island constitue l'intrusion la plus profonde que la télé ait perpétrée à ce jour dans l'intimité des gens m r o y @ l a p r e s s e .c a C'est certainement plus civilisé que de jeter des chrétiens aux fauves sur la piste du Colisée de Rome.Mais c'est le maximum qu'on puisse en dire.D'abord plutôt léger et relativement divertissant, le premier épisode de la nouvelle série télévisée Temptation Island a, aux dernières minutes, fait la démonstration de l'horreur contenue dans le concept même de l'émission et laissé entrevoir les scènes absolument pénibles qui, au fil des semaines, sont fatalement destinées à suivre.Chacun aura entendu parler de la chose.La chaîne américaine Fox a envoyé sur une île des Caraïbes quatre (vrais) couples, jeunes et beaux, parvenus après quelques années de cohabitation à des degrés divers d'entente amoureuse.Arrivés là, les hommes sont séparés des femmes, puis l'un et l'autre groupe doivent vivre pendant presque deux semaines sous l'oeil des caméras en compagnie d'une douzaine de célibataires du sexe opposé, jeunes et beaux, qui ont pour mandat de les aguicher.C'est une version revue et corrigée du supplice de Tantale, destiné à tester la fidélité de ceux qu'il faut bien appeler des cobayes.Une adaptation high-tech du mythe du paradis terrestre dans laquelle Adam et Ève seraient tous deux soumis à la tentation, et où on n'aurait pas affaire à un malheureux serpent solitaire, mais à un véritable noeud de vipères Ð inutile de préciser la nature de la pomme ! Le premier réflexe est d'envoyer tout cela au diable et de se brancher sur le Canal Savoir.Le second est d'y aller voir.On constate alors que Temptation Island est essentiellement décevante, à moins d'avoir des tendances vaguement sadiques et de trouver un plaisir profond à être témoin de la douleur des gens.D'autre part, ces jeux du cirque constituent l'intrusion la plus profonde que la télévision ait perpétrée à ce jour dans l'intimité de gens ordinaires, puisqu'ils touchent la relation amoureuse.Laquelle a à voir avec la part instinctive, essentielle, presque animale, de l'être.Pour décrocher de bonnes cotes d'écoute, faut-il vraiment se rendre à cette extrémité ?Les dernières minutes du premier épisode, tournées avec toute la compétence technicienne dont la télévision américaine est capable, étaient d'une profonde tristesse.On y a vu des couples arrivés là souriants, convaincus de s'être enrôlés dans une sorte de camp de vacances où tout ne serait que rigolade et légèreté, se transformer en individus inquiets, presque paniqués, réalisant soudain ce dans quoi ils se sont embarqués Ð volontairement, certes, mais visiblement sans bien réaliser.Le savoir et le voir sont deux choses bien différentes.Maintenant, que faut-il y faire ?Appeler à censure ou au boycott, comme le font ceux qui assimilent Temptation Island à une ent r e p r i s e plus ou moins pornographique ou alors à une hideuse créature du démon du profit Il ne faut jamais perdre de vue qu'il existe un équivalent culturel de la théorie de la relativité, que nous avons d'ailleurs déjà eu l'occasion d'exposer dans ces pages lorsque l'actualité a conduit le bon peuple sur les rives d'un autre monument de la reality television, l'émission Survivor (CBS/Global).Le théorème circonstancié est le suivant : prenez le concept de Temptation Island, retirez-lui son appartenance à la télévision commerciale et placez-le sous l'appellation plus noble de « performance » ; mettez à contribution la cassette des différents conseils des arts ; mobilisez quelques critiques influents et un ou deux notables ; enrobez le tout dans le charabia pataphysique le plus hermétique possible.et vous obtiendrez une création collective « constituant une satire féroce de la société néolibérale américaine dans un contexte de recherche introspective de la dichotomie être/être-à-l'autre produite par l'aliénation résultant d'un artifice spatio-temporel et d'échanges intégrants/oppositionnels ».Bref, une oeuvre se situant à l'avant-garde de l'art contemporain et qui risque fort de gagner des prix.Vous rigolez ?Aux États-Unis, on a déjà commencé à voir Ð sérieusement Ð la télésérie, qui se situe dorénavant dans un genre rebaptisé « drame non scénarisé », comme l'ultime incarnation du théâtre moderne ! n n n Notons au passage la curieuse fascination qui se développe pour l'île déserte.C'est évidemment le cas le Temptation Island, qui a attiré 16 millions de téléspectateurs lors de sa première diffusion, comme ce l'était de Survivor.Le film le plus couru des derniers mois est Cast Away (Seul au monde) mettant en vedette Tom Hanks dans le rôle d'un agent de la Fed Ex échoué sur une île.Au départ, l'affaire a peutêtre été déclenchée par le roman d'Alex Garland, The Beach (1998), dont l'action se situe sur une île proche de la Thaïlande où se retrouvent quelques personnages excentriques.Il doit bien y avoir, caché là quelque part, une métaphore quelconque.S'agirait-il de la représentation d'un rejet de la société néolibérale américaine dans un contexte de recherche introspective.etc.etc.?Ou alors d'un irrépressible goût pour l'exotisme de photos de calendrier, pour l'« aventure sécuritaire » dont nous parlait la futurologue Faith Popcorn, pour le dépaysement à heure fixe ?La seconde hypothèse est plus simple.Et plus tentante.Des participants de la nouvelle série Temptation Island, présentée au réseau Fox. 6LP1701A0113 a17 samedi 6LP1701A0113 ZALLCALL 67 01:11:38 01/13/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 3 JANVIER 2001 A17 FORUM La profession de foi de Lucien Bouchard Plutôt que de déchirer sa chemise, le premier ministre aurait mieux fait de ne pas verrouiller encore plus la prison du rêve pour l'avenir, comme il l'a fait jeudi.CHRISTIAN DUFOUR M.Dufour est l'auteur du livre Lettre aux souverainistes québécois et aux fédéralistes canadiens qui sont restés fidèles au Québec, publié l'automne dernier.Je n'oublierai pas de sitôt les visages défaits, douloureux, émouvants, de Pauline Marois, André Boisclair, François Legault et les autres, attendant un long moment debout la mélodramatique arrivée de leur chef pour annoncer officiellement sa démission.Quelque part, le pire restait à venir, même si les souverainistes le perçurent sur le coup comme l'ultime consolation de celui qui semblait plus que jamais, au moment même où il les quittait, leur chef bien-aimé.Le premier ministre les gratifia d'une profession de foi totale et inconditionnelle : « La souveraineté est le seul projet qui puisse offrir une voie d'avenir Christian Dufour au peuple québécois.» Jamais Lucien Bouchard n'aura été plus souverainiste qu'au moment où il jetait la serviette et rendait la réalisation de la souveraineté plus improbable que jamais du seul fait de son départ.Et l'on a applaudi de façon surréaliste cette partie du discours en totale contradiction avec le geste posé par celui qui le prononçait ! Posons franchement la question.Si ce n'était de réussir sa sortie, de se faire aimer de ses troupes au moment même où il les abandonnait de son plein gré et au sommet de ses capacités, pourquoi cette profession de foi souverainiste in extremis de Lucien Bouchard ?Pourquoi transformer encore plus en prison le rêve souverainiste, au moment même où on le rend objectivement improbable pour l'époque présente ?On espérait que le premier ministre profiterait de la marge de manoeuvre nouvelle que lui donnait l'annonce de son départ pour parler franchement aux Québécois Ð comme lui seul était capable de le faire Ð, du cul-de-sac politique où ils sont enfermés, de la nécessité d'assumer au moins en partie l'échec du projet souverainiste confirmée par le départ de son plus grand champion.Faute de cela, le premier ministre devait à son parti et aux Québécois de s'en tenir au bilan de ses vains efforts pour convaincre les Québécois de la souveraineté, de tout ce qui n'a empêché ni la loi C-20, ni le triomphe de Jean Chrétien.Devant des souverainistes en état de choc et émotivement vulnérables, Lucien Bouchard devait résister à la tentation de les consoler en leur disant ce qu'ils voulaient tant entendre contre toute évidence : que la souveraineté était encore la seule solution pour le Québec.Il fallait les laisser tirer eux-mêmes les conclusions de l'évident échec que le départ de Lucien Bouchard représente.Cette rigueur, ce respect, ce silence, que l'on était en droit d'exiger du premier ministre, on les a attendus en vain jeudi.Lucien Bouchard n'aura été capable ni de réaliser la souveraineté, ni de renouveler le projet souverainiste.Pire, il aura choisi en quittant de rendre ce projet encore plus intouchable ; il en aura renforcé le côté figé d'une manière que n'aurait pas approuvé le fondateur du Parti québécois.René Lévesque n'a jamais fait de la souveraineté un tel absolu, lui qui n'a pas craint, après l'échec référendaire de 1980, de prendre le pari du beau risque, quitte à payer le prix d'une sortie de scène difficile, mais qui forçait le respect Les propos du premier ministre sur l'affaire Michaud escamotaient l'essentiel : la responsabilité objective de Bouchard dans cette lamentable affaire, et pas juste parce qu'il ne fut pas capable de déjouer l'habile piège tendu par Jean Charest.L'inquiétant processus de recherche des boucs émissaires qui seraient responsables de la non-réalisation du projet souverainiste, correspond à une frustration qui monte, conséquence directe de la double incapacité dont Bouchard doit assumer la responsabilité sur le plan politique : incapacité de réaliser la souveraineté et incapacité de modifier le projet souverainiste.Plutôt que de déchirer sa chemise, le premier ministre aurait mieux fait de ne pas verrouiller encore plus la prison du rêve pour l'avenir, comme il l'a fait jeudi, garantie que surviendront d'autres affaires Michaud quand il deviendra évident que la souveraineté ne se réalise toujours pas.On peut légitimement en vouloir à un capitaine qui abandonne le navire en milieu de course, à un chef de gouvernement qui ne remplit pas le mandat qu'il a librement sollicité de ses concitoyens.On peut être déçu de ce Québécois exceptionnellement charismatique, doué et aimé, dont on espérait qu'il essaie à tout le moins de nous sortir de la gigantesque ornière où nous sommes collectivement enlisés, quitte à être moins aimé.On souhaite que les grandes réformes enclenchées par Bouchard Ð son héritage Ð réussissent à canaliser le maximum de cette énergie qui ne pourra s'exprimer dans une souveraineté que le départ du premier ministre rend illusoire pour l'époque présente.Pour le reste, ne pleurons pas trop Lucien Bouchard.En ce qui a trait à la question nationale, il fut pour une bonne part un mirage.Restent le Parti québécois blessé, son rêve qui dégénère en cauchemar, Bernard Landry, Pauline Marois et les autres qui, eux, vaillamment ne s'en vont pas.Restent aussi le Québec et les Québécois, la réalisation que les sauveurs n'existent pas.Et que c'est peut-être mieux comme ça.PHOTOTHÈQUE, La Presse Les ministres Bernard Landry, Pauline Marois et François Legault, trois ministres qui songeraient à prendre la relève à la tête du PQ, lors de l'annonce de la démission du premier ministre Lucien Bouchard, jeudi, à Québec.La fin de la récréation postréférendaire JOSÉE LEGAULT L'auteure est politologue et chroniqueuse politique au quotidien The Gazette.Lorsqu'un chef, premier ministre de surcroît, démissionne de ses fonctions, il importe, pour la suite des choses, de bien en comprendre les raisons.Bien des commentateurs, et quelques ministres quelque peu trop émotifs, ont accusé ceux qu'ils nomment les « purs et durs » du Parti québécois d'avoir provoqué le départ de Lucien Bouchard, leur « meilleur vendeur ».Mais qu'en est-il dans les faits ?Avec une humilité qui l'honore, Lucien Bouchard reconnaît pourtant lui-même qu'il quitte la présidence du Parti québécois principalement parce qu'il aurait échoué à « raviver la flamme » souverainiste.Bref, il n'aurait pas su livrer la marchandise.Mais, au Josée Legault fait, de quelle marchandise parle-t-on ?Dans son discours de démission, M.Bouchard s'est fait on ne peut plus explicite : « En plus de ses obligations de premier ministre, un chef de parti est également lié par les engagements politiques qu'il partage avec sa formation et, dans le cas du Parti québécois, le premier d'entre eux est de réaliser la souveraineté du Québec.» Il m'apparaît essentiel pour les souverainistes, péquistes ou non, de méditer sur deux aspects de cette phrase loin d'être anodine.Primo, c'est en tant que premier ministre que M.Bouchard est lié à l'article 1 du programme du Parti québécois, et non seulement en tant que chef de parti.Une fois élu à la tête d'un gouvernement majoritaire, il doit défendre cet engagement qui, après tout, est au coeur de son programme.Cela rend l'investissement de fonds publics à cette fin parfaitement légitime.Secundo, M.Bouchard, comme ses prédécesseurs, s'est senti investi de l'obligation, pour reprendre ses mots, de « réaliser » la souveraineté.Bien au-delà de l'influence présumée des « purs et durs » Ð lesquels sont aujourd'hui aussi peu nombreux au PQ que les roses en hiver Ð c'est cette obligation de résultat qui aura eu raison de Lucien Bouchard, du moins, semble-t-il, dans sa propre perception des choses.N'ayant pu tenir un référendum « gagnant », et estimant, à tort ou à raison, qu'il ne pourrait le faire avant la fin de ce second mandat, il tire sa révérence.Il en a clairement assez de subir les pressions de son parti dans ce sens.Il semble avoir conclu, à l'instar de certains qui cherchent désespérément des sorties de secours, que tout fut tenté, le problème étant que les Québécois ne voudraient plus entendre parler de la question nationale.Du moins, pour le moment.Mais qui donc a décrété que tout chef du Parti québécois a l'obligation de réaliser la souveraineté, nonobstant le contexte du moment, à défaut de quoi il viendrait inévitablement à se voir lui-même comme jetable après usage ?Le rôle du chef du Parti québécois, à plus forte raison lorsqu'il est premier ministre, n'est-il pas plutôt de travailler activement au renforcement continuel de l'option souverainiste et ce, en usant de tous les outils et de toutes les ressources qui sont à sa disposition ?Si référendum « gagnant » il doit y avoir un jour, sa responsabilité n'estelle pas, avant toute chose, de garder ses troupes unies, mobilisées, ouvertes aux débats et idées neuves, que le contexte du moment permette ou non la tenue d'un référendum dans un avenir rapproché ?Sans exclure la nécessaire gouvernance, son rôle n'est-il pas de faire de la souveraineté l'ultime priorité de sa pensée et de ses actions ?Si l'on répond oui à ces questions, on comprend mieux que c'est cette marchandise- là que M.Bouchard n'a malheureusement pas su livrer.Ce n'est pas tant la réalisation en soi de la souveraineté qu'il n'a pas réussi que son nécessaire préalable, soit une préparation constante et active dans le respect et l'écoute de nombreuses composantes du Parti québécois et du mouvement souverainiste en général.Se tourner vers l'avenir Robert Bourassa disait qu'en politique, six mois représentent une éternité.En quittant maintenant, M.Bouchard offre à son parti deux années pour se renouveler, soit l'équivalent de quatre éternités ! C'est une extraordinaire « fenêtre d'opportunité », comme disent les Chinois, dans la mesure où le Parti québécois en fait bon usage.Tirant les leçons des cinq dernières années, le Parti québécois doit, au cours des prochains mois, se donner un chef qui, tout en maintenant clairement le cap sur l'objectif de la souveraineté, saura se faire rassembleur en rapatriant la « diaspora » péquiste, c'est-à-dire ceux et celles qui se sont sentis marginalisés à l'intérieur de leur propre parti ou qui attendent, pour renouveler leur carte de membre, que la souveraineté revienne à l'ordre du jour.En d'autres termes, il devra trouver le moyen de mettre fin à cette dichotomie en grande partie artificielle entre supposés purs et durs et présumés mous et confus.On le dit depuis sa fondation, le Parti québécois est différent des autres.C'est une coalition dans laquelle divers points de vue doivent pouvoir coexister et surtout, s'exprimer, sans quoi, il s'affaiblit de l'intérieur, perdant jusqu'à sa motivation première.Sans pour autant dicter l'agenda gouvernemental, les militants doivent se sentir respectés par leurs dirigeants Ð ce qui fut trop rarement le cas depuis cinq ans.Ils doivent pouvoir mener les débats qu'ils jugent pertinents à l'intérieur même de leur propre parti.Le spectacle désolant des nombreux conseils nationaux des dernières années, où tout débat de fond était évacué dès qu'il risquait d'en résulter des résolutions allant à l'encontre des positions gouvernementales, doit cesser.Les valeurs de respect et de tolérance envers tous les Québécois que prône, avec raison, M.Bouchard, doivent aussi se vivre, de manière concrète, à l'intérieur même des instances du PQ.Le prochain chef serait sage d'en prendre acte.Pour le Parti québécois et les souverainistes en général, les défis et les opportunités sont en effet nombreux.Pour faciliter ce retour de l'unité des troupes dans le respect de leur diversité, le prochain président du parti, qu'il soit de la nouvelle ou de l'ancienne garde, doit ouvrir grande la porte à une relève dont ce parti ne peut plus faire l'économie.Il faut du sang neuf, presto ! Quant à l'affaire Michaud, elle nous rappelle l'urgence de reprendre le dialogue avec les communautés culturelles.Tout cela, et bien d'autres choses encore, font partie de ce que Gilles Duceppe appelle la nécessaire « actualisation » du projet souverainiste Ð une actualisation qui ne doit pas édulcorer l'option mais qui doit permettre de mieux la réaliser, de mieux l'ancrer, dans le monde d'aujour'hui et de demain.Nous devons être nombreux à y contribuer, que ce soit au PQ, au Bloc ou ailleurs.Nombre de souverainistes auraient préféré faire ce nouveau bout de chemin avec Lucien Bouchard, mais il en aura malheureusement décidé autrement.Plus que tout, les deux prochaines années doivent servir à rappeler à ceux qui l'auraient oublié que la souveraineté du Québec n'a rien d'inéluctable.Elle demande une préparation de longue haleine.Les militants qui donnent sans compter de leur temps le savent fort bien.C'est pourquoi la pause des cinq dernières années ne peut plus durer.De plus, comme Richard Marceau, député du Bloc québécois, le mentionnait récemment sur les ondes de Newsworld, il est grand temps d'inviter toute la société civile, incluant les nombreux partenaires pour la souveraineté, à débattre de son avenir.La souveraineté n'est le monopole d'aucun parti.Il est grand temps de sonner la fin de la « récréation » postréférendaire.Ce sera maintenant aux futurs candidates et candidats à la présidence du Parti québécois de nous dire de quelle manière ils entendent le faire.PJOTOTHÈQUE, La Presse Lucien Bouchard restera aux commandes jusqu'à l'élection de son successeur à la tête du Parti québécois 6LP1801A0113 6LP1801A0113 ZALLCALL 67 01:16:02 01/13/01 B L'inspection des aliments sur Internet Les restaurants malpropres mis à l'amende RAYMOND GERVAIS FINI LES CACHETTES; depuis quelque temps, il est possible d'effectuer une recherche sur le site Internet du Service de l'inspection des aliments de la CUM, afin de savoir si un établissement d'alimentation donné a été reconnu coupable d'une infraction se rapportant au règlement relatif à l'inspection des aliments.Depuis mars 1998, la CUM publiait chaque mois une liste des établissements fautifs reconnus coupables d'infractions se rapportant à l'hygiène et à la conservation des aliments, mais il était impossible d'y effectuer une recherche par le nom d'un commerce.Depuis près de 14 ans, La Presse publie régulièrement le samedi les noms des commerces d'alimentation qui écopent d'amendes en cour municipale de Montréal où qui reconnaissent leur culpabilité par écrit.Comme ces causes sont inscrites au rôle de la cour les vendredis et que les journalistes ne couvrent pas ce tribunal durant les autres jours de la semaine, plusieurs contrevenants demandaient à ce que leur cause soit entendue durant la semaine afin d'éviter de voir leur nom publié dans les journaux.Avec le nouveau site Internet du Service de l'inspection des aliments, il n'est plus possible d'y échapper.Le site permet de retracer un contrevenant soit par le nom, l'adresse ou par la catégorie.L'adresse du site est la suivante: w w w .c u m .q c .c a / c u m - f r / aliments/listalif.asp RAYMOND GERVAIS « Compte tenu de l'état de malpropreté dans lequel se trouvait cet établissement, et des photos déposées devant moi en preuve, j'estime que l'amende de 600 $ réclamée par la poursuite est justifiée.» C'est ce qu'a déclaré, hier, le juge Gérard Duguay, de la Cour municipale de Montréal, en prononçant sa sentence contre le restaurant Les Vivres, sis au 4434, rue Saint-Dominique, à Montréal, établissement poursuivi pour malpropreté.La propriétaire du petit restaurant, d'une capacité de 39 places et employant cinq personnes, avait reconnu sa culpabilité par écrit, mais contestait l'amende assortie à cette offense.Hier, la propriétaire ne s'est pas présentée à la cour et la poursuite a demandé au tribunal la permission de procéder par défaut, comme le permet la loi dans de telles circonstances.Selon le témoignage d'une inspectrice du Service de l'environnement de la Communauté urbaine de Montréal, division des aliments, la cuisinière était encroûtée de débris d'aliments carbonisés, les chaudrons et les poêles à frire étaient carbonisés et encroûtés et les tôles à pizza étaient rouillées.Un plan de travail en bois était fissuré et le plancher était noirci et collant.Il y avait des moisissures et de la poussière sur les murs dans l'entrepôt de fuits et légumes.Le plafond de cette pièce était composé d'un plastique broché et déchiré qui masquait la structure de bois.Les tablettes de la chambre froide étaient collantes et des contenants de plastique dans lesquels il y avait des fruits et légumes étaient souillés.L'infraction remonte au 20 avril et il s'agissait, hier, de la seconde amende pour ce restaurant depuis le 3 novembre dernier.Cet établissement avait alors écopé une amende de 600 $ pour avoir gardé des rebuts accessibles à la vermine, aux autres animaux et qui dégageaient des odeurs.Cette infraction remontait également au 20 avril 2000.Par ailleurs, le restaurant Nouveau Village Royal, 1059, boulevard Saint-Laurent, a écopé de 4000 $ d'amende après avoir été reconnu coupable de malpropreté, alors que des rongeurs ont été trouvés sur place, le 18 mai dernier.La décision a été rendue le 3 novembre 2000.Le 15 novembre, le restaurant Bato Thai cuisine thailandaise, 1310, rue Sainte-Catherine Est, à Montréal, devra payer une amende de 800 $ pour avoir, en date du 16 mai, gardé son établissement malpropre.Le restaurant Bombay Mahal, 1001, rue Jean-Talon Ouest, a été condamné à une amende de 1000 $, le 13 novembre, pour avoir lui aussi gardé son établissement malpropre le 6 octobre 1999.Une épicerie du nord de la ville, l'Épicerie Orient, 1482, rue Sauvé Ouest, fait face à une amende de 1000 $, imposée le 3 novembre, pour avoir, le 19 mai 2000, gardé des aliments périssables à une température qui ne convenait pas.Une autre épicerie, le Marché Haïtien, 9151, boulevard Pie IX, a été condamnée à une amende de 500 $ le 20 novembre pour avoir, pour avoir retiré d'un aliment une étiquette apposée par un inspecteur afin d'en interdire la vente, puisque l'aliment constituait un danger pour la santé humaine.La boucherie épicerie Les aliments Tropicaux, 6841, rue Victoria, devra payer 800 $ pour avoir toléré des rongeurs.L'infraciton a été constaté le 19 septembre 2000.Le restaurant Lun Hong, 961, avenue du Mont-Royal Est, a été condamné à une amende de 1500 $, le 3 novembre, pour avoir lui aussi eu des rongeurs.L'infraction a été relevée le 28 mars 2000.Le Marché G & G Boutin, 8965, boulevard Saint-Michel, a écopé d'un total de 1500 $ pour avoir, le 21 septembre 1999 et le 20 janvier 2000, pour avoir laissé une réserve déchets dans un état de malpropreté inacceptable et pour avoir conservé des rebuts accessibles à la vermine.La Pizza Shop, 5443, avenue du Parc, a été frappée d'une amende de 800 $, le 28 novembre, parce que des rongeurs y ont été trouvés le 20 mars 2000.Le restaurant Asiatique Montréal, 975, rue Jean-Talon Ouest, a lui aussi écopé une amende de 800 $ à la suite d'une infraction à la propreté relevée le 3 avril 2000.Le restaurant Ciao Bar, 1723, rue Saint-Denis, a été condamné à une amende de 600 $ pour avoir gardé malpropre son établissement le 19 octobre 1999.Le restaurant Kim Chau, 1345, Fleury Est, acquittera une amende de 1600 $ pour avoir gardé son établissement malpropre, en date du 28 janvier 2000.Le restaurant Le Manguier, 3155, Fleury Est a pour sa part écopé une amende de 850 $ à la suite d'une infraction commise le 29 octobre 1999, soit d'avoir conservé des aliments périssables à une température inadéquate.LONDRES $398$ 20 JANV.- 3 MARS 2001 PORT-AU-PRINCE $429$ 20 JANV.- 15 FÉVR.2001 19 MARS - 10 MAI 2001 KINGSTON $459$ 20 JANV.- 15 FÉVR.2001 19 MARS - 10 MAI 2001 COPENHAGUE STOCKHOLM2/OSLO2 $529$ 20 JANV.- 5 AVRIL 2001 23 AVRIL - 10 MAI 2001 ROME MILAN $699$ 20 JANV.- 28 FÉVR.2001 TEL AVIV $1099$ 20 JANV.- 22 MARS 2001 23 AVRIL - 10 MAI 2001 SHANGHAI BEIJING $1299$ 20 JANV.- 10 MAI 2001 TAIPEI $1299$ 4 FÉVR.- 10 MAI 2001 HONG KONG $1499$ 4 FÉVR.- 10 MAI 2001 SYDNEY $1549$ 26 FÉVR.- 10 MAI 2001 TORONTO $158$ HALIFAX $259$ WINNIPEG $259$ CHARLOTTETOWN $279$ ST.JOHN'S (T.-N.) $299$ CALGARY EDMONTON $329$ SASKATOON REGINA $339$$ VANCOUVER $349$ VICTORIA $409$ KELOWNA $419$ CANADA: POUR DES VOYAGES EFFECTUÉS D'ICI LE 28 FÉVRIER 2001.ÉTATS-UNIS INTERNATIONAL : LA DERNIÈRE DATE DE DÉPART EST LE 10 MAI 2001, SAUF AVIS CONTRAIRE.MUNICH $459$ 20 JANV.- 5 AVRIL 2001 BERLIN $499$ 20 JANV.- 5 AVRIL 2001 23 AVRIL - 10 MAI 2001 DÜSSELDORF $499$ 20 JANV.- 5 AVRIL 2001 23 AVRIL - 10 MAI 2001 FRANCFORT $499$ 20 JANV.- 5 AVRIL 2001 23 AVRIL - 10 MAI 2001 HAMBOURG $499$ 20 JANV.- 5 AVRIL 2001 23 AVRIL - 10 MAI 2001 EN COLLABORATION AVEC LE MEMBRE DU RÉSEAU STAR ALLIANCEMC LUFTHANSA.2En collaboration avec le membre du réseau Star AllianceMC SAS.\u2020Jusqu'à 40% de rabais.Les réductions sont fondées sur les plus bas tarifs publiés toute l'année.Sauf avis contraire, les vols peuvent être assurés sur des appareils d'Air Canada, des transporteurs Liaison Air CanadaMD, de Canadien InternationalMC ou de Canadien RégionalMC.Tarifs en vigueur au moment de la publication.Applicables aux nouvelles réservations seulement.Les tarifs sont sous réserve de l'approbation du gouvernement.Les taxes, les redevances de navigation de NAV CANADA et les frais d'aéroport ne sont pas inclus.Les billets doivent être achetés au plus tard le 23 janvier 2001.Achat sept jours à l'avance pour toutes les destinations.Destinations canadiennes et américaines : les voyages doivent prendre fin au plus tard le 10 mai 2001 (sauf avis contraire).Des périodes de restriction s'appliquent pour les voyages pour la Floride : du 1er au 18, 23 et 24 mars, 1er avril et du 12 au 17 avril 2001.Destinations internationales : la dernière date de départ est le 10 mai 2001 (sauf avis contraire).Des périodes de restriction s'appliquent pour les voyages pour l'Amérique du Sud: du 21 au 25 février 2001.Les billets sont totalement non remboursables.Le nombre de places est limité et fonction de la disponibilité.Des restrictions quant aux jours et aux heures peuvent s'appliquer.Les tarifs peuvent différer selon les dates de départ et de retour.Séjour minimal et maximal, d'autres conditions s'appliquent.Réservez par Internet en peu de temps : www.aircanada.ca Faites votre réservation en communiquant avec votre agent de voyages ou Air Canada au : 1 888 247-2262 ATS : 1 800 361-8071 Afin de faciliter le processus de réservation, le paiement doit être effectué au moment de la réservation.Montréal aller-retour, à partir des tarifs suivants : Réservez maintenant, notre solde prend fin le 23 janvier 2001.NEW YORK NEWARK $199$ WASHINGTON, DC BALTIMORE $199$ BOSTON PORTLAND, ME $209$ PHILADELPHIE PITTSBURGH $229$ CLEVELAND DETROIT $239$ CHICAGO/MILWAUKEE FORT WAYNE $269$ MIAMI $345$ FORT LAUDERDALE $359$ HOUSTON DALLAS-FORT WORTH $429$ LOS ANGELES $449$ Notre solde du nouvel an D'autres tarifs spéciaux sont aussi offerts pour des voyages effectués jusqu'au 10 mai 2001.Épargnez jusqu'à 40%\u2020 PROLONGÉ JUSQU'AU 23 JANVIER ! 2922795A 6LP1901A0113 a19 samedi 13 janvier 6LP1901A0113 ZALLCALL 67 01:08:03 01/13/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 3 JANVIER 2001 A19 ACTUALITÉS Ils partent, mais reviendront-ils ?RIMA ELKOURI ILS PARTENT ADOS.Ils reviennent adultes.Ou ne reviennent jamais.On pourrait parler d'exode.Erreur, dit Dominique Potvin, étudiant au doctorat en développement régional à l'Université du Québec à Rimouski.« Il s'agit de migrations.» Qualifier « d'exode » les déplacements des jeunes Québécois vers la grande ville, c'est simpliste, croit Dominique Potvin, du groupe de recherche de l'INRS qui s'intéresse aux migrations des jeunes.Les va-et-vient entre la grande ville et la région d'origine, les cheminements en cascade très courants (du type Rimouski-Québec- Montréal), les zigzags, les retours, les hésitations.Toutes ces réalités sont éclipsées quand on parle d'exode.« On voit juste un aller simple, les régions qui se vident, déplore le chercheur.L'exode est lié à des catastrophes, à des milieux généralement négatifs versus un milieu d'accueil perçu beaucoup plus comme positif.En fait, les migrations recoupent des cheminements très différents les uns des autres.» « C'est vrai que beaucoup de jeunes partent, précise Dominique Potvin.Mais beaucoup reviennent, aussi.» La moitié des jeunes Québécois ont déjà, à 34 ans, migré d'une région à une autre.Mais migrer est parfois un grand mot, souligne Marc Molgat, professeur en travail social à l'Université d'Ottawa et également membre du groupe de recherche de l'INRS.« Parce qu'un voyage Montréal/Longueuil, ça compte aussi ! » L'an dernier, Montréal a attiré 28 541 jeunes de 16 à 34 ans des quatre coins du Québec.En contrepartie, plus de 23 000 jeunes ont décidé de quitter la métropole, la majorité pour s'établir en Montérégie, à Laval, dans Lanaudière ou les Laurentides.Cette année, toutes les régions du Québec, sauf Montréal, Laval et, dans une moindre mesure les Laurentides, ont perdu un peu de leur jeunesse, tel qu'en font foi les soldes migratoires négatifs.Le Bas-Saint-Laurent, par exemple, a accueilli 233 jeunes de 16 à 34 ans entre juillet 1999 et juillet 2000.En revanche, il en a vu filer 622, soit 100 de plus que l'année précédente, révèle l'Institut de la statistique du Québec.En Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine, la population âgée entre 18 et 35 ans a diminué du tiers entre 1986 et 1996.Inquiétant ?Pierre Noreau, sociologue du droit à l'Université de Montréal qui s'est intéressé aux migrations des jeunes, ne croit pas.Il pense même qu'à long terme, il y aura une revalorisation de la vie régionale.« Dans le fond, ce n'est pas très différent du choix des gens qui décident d'aller vivre en banlieue, fait-il valoir.Rimouski ou la banlieue, sociologiquement, ce n'est pas très différent.» Rite de passage Pour la plupart des jeunes, le départ vers la grande ville n'est pas tant un rejet de leur région qu'un type de rite de passage, explique Pierre Noreau.« Ce n'est pas tellement une fuite de la région que le simple désir d'exister soimême et une façon de l'affirmer.Quitter, souvent en profitant des études, qui sont un excellent prétexte, en fait, pour s'en aller.» Après leurs études, très souvent, les jeunes retournent à la maison pour quelques mois.« Si pendant cette période, ils trouvent un travail dans leur région, ils vont y rester plutôt que de s'établir dans la région où ils ont étudié.et où ils réalisent, finalement, qu'ils ne se sont jamais vraiment intégrés », note Pierre Noreau.Depuis 1990, le programme Place aux jeunes, tente de faciliter le retour de jeunes diplômés dans leur région d'origine.Durant trois fins de semaine, on les invite à redécouvrir leur milieu d'origine, les aide à établir un réseau de contact pour que, finalement, ils puissent rêver d'un avenir dans leur région, qu'elle soit à deux ou six heures de route de Montréal.Pour Jocelyn Aucoin, pas question d'entrevoir son avenir aux Îles-de-la- Madeleine.Oui, les gens qu'il aime lui manquent, la mer et le vent, aussi.« Les Îles, c'est les Îles, explique-t-il, les yeux rêveurs.Avec les paysages et tout.Je m'ennuie du monde, de la bouffe de ma mère.De l'air.C'est dur à expliquer.» Mais s'il veut bien retourner aux Îles, ce serait juste pour les vacances, précise le jeune homme qui prévoit travailler un an à Montréal avant d'entreprendre des études universitaires en communication.Ramener les migrants à la maison n'est pas une mince tâche, confie Brenda Déraspe, du programme Place aux jeunes des Îles-de-la-Madeleine (baptisé « Ma place dans l'avenir des Îles »), qui tente de vendre aux exilés urbains la qualité des vie des Madelinots.« Le recrutement n'est pas évident, les jeunes sont difficiles à retracer, dit-elle.Et on sait bien que tous ne reviennent pas nécessairement.Mais on n'est pas pessimiste.» DEMAIN : Marcher au rythme des Montréalais Des Îles-de-la-Madeleine, du Saguenay ou d'ailleurs, c'est par milliers chaque année que des jeunes débarquent à Montréal.Dans le premier volet d'une série qui se poursuit jusqu'à lundi, ils nous parlent du choc vécu à leur arrivée dans la métropole.Photo ROBERT MAILLOUX, La Presse Jocelyn Aucoin, 19 ans, des Îles-de-la-Madeleine : « Aux Îles, il y a eu une famille de Noirs pendant deux ans, c'est tout ! Et maintenant, une vingtaine de petites Chinoises adoptées.Ici, il y a des gens de partout.Ça m'impressionne.Je suis surpris que ça se mêle.Dans ma tête, c'était tout séparé.» Le choc avec la ville Les gens de Montréal, Jocelyn Aucoin les devine à leur pas pressé et leur regard fuyant.« Le rythme n'est pas pareil, observe le Madelinot de 19 ans.Les gens sont plus stressés.Dans l'ascenseur, quand t'es avec quelqu'un qui te regarde même pas, tu sais qu'il est de Montréal.Si une fille te sourit, tu dis que c'est peut-être une fille de Montréal plus sociable.Mais, en général, les gens sont plus à leur affaire.» Aux yeux de Jocelyn, qui vient de Fatima, un village de 3000 habitants, Montréal est comme une ville étrangère.Une île, bien différente de « ses » Îles.« Je dis pas que c'est moins bien, mais c'est pas pareil », précise le diplômé en communication et lettres, soucieux de ne pas écorcher les Montréalais pure laine.« Pas pareil » dans quel sens ?« Les gens se parlent pas », observe le jeune homme qui trouve « drôle » qu'il ait fallu que l'alarme de feu sonne pour que, après plus de deux mois à Montréal, il finisse par rencontrer ses voisins.« Je les avais jamais vus ! » dit-il, en écarquillant les yeux.Jocelyn n'est pas le seul néo-Montréalais à trouver les gens de la ville un peu farouches.C'est le cas de la majorité de ceux que les spécialistes appellent les « migrants intraprovinciaux », note l'anthropologue Danielle Desmarais, de l'Université du Québec à Montréal.Dans le cadre d'une étude de l'Institut national de recherche scientifique (INRS) sur les migrations des jeunes, la chercheure a rencontré 44 jeunes, de 25 ans en moyenne, afin d'examiner les multiples aspects de leur adaptation dans les grands centres urbains.« Les jeunes trouvent qu'un anonymat caractérise les grandes villes, observe- t-elle.En fait, c'est un cliché, mais ils le vivent bel et bien.» Au tout début, l'adaptation semble ardue.Karine Blouin, 25 ans, de Québec, se rappelle avoir craqué le jour de son arrivée à Montréal.La séparation avec le chum demeuré dans la Vieille Capitale, l'emploi stable laissé derrière, le stress du déménagement dans un appartement minable du Plateau Mont-Royal Ð qu'il a fallu nettoyer « à huit pendant une journée » Ð, l'inconnu devant soi.C'était trop.« On n'avait pas encore de téléphone dans l'appart.J'ai été dans une cabine au coin de la rue, j'ai appelé mon chum.Je me suis mise à pleurer : J'veux retourner chez nous ! » raconte, en riant, un an et quelques mois plus tard, l'étudiante à la maîtrise en littérature.Migrants et immigrants, même combat Si les jeunes qualifient souvent les premiers temps à Montréal de « difficiles », c'est que, pour eux, tout est nouveau, étrange et inconnu, explique l'anthropologue Danielle Desmarais.« Beaucoup parlent de solitude », note-t-elle, en établissant un parallèle entre le processus d'intégration du migrant et celui de l'immigrant.Quitter Québec pour Montréal, ce n'est pas comme fuir sous les bombes le Kosovo pour le Canada, ça va de soi.Mais au quotidien, les jeunes migrants québécois éprouvent des difficultés comparables à celles des immigrants.Le choc n'est pas le même, mais il y a tout de même un choc.La barrière de la langue n'existe pas, mais d'autres barrières se dressent.« Comme disent les jeunes eux-mêmes, il faut tout apprendre, souligne Danielle Desmarais.Se diriger dans l'espace, les services, comment s'insérer dans la ville.» Éric Boily, de Jonquière, qui vit à Montréal depuis presque trois ans pour y poursuivre ses études à l'École de technologie supérieure, n'arrive pas à s'habituer à la mentalité pressée des Montréalais.« Ici, on dirait que les gens ont peur les uns des autres.Ils ne te parlent pas, ils ne te tiennent pas la porte.C'est sale.Il n'y a pas d'entraide », débite, irrité, l'étudiant de 29 ans qui espère retourner au Saguenay dès qu'il aura décroché son diplôme.Et les filles à Montréal, n'en parlons pas, poursuit Éric.« C'est impossible d'aller dans un bar parler à une fille ! Tu vas te faire virer de bord.À Montréal, tu sors tout seul, t'es sûr de finir la soirée tout seul.Au Saguenay, tu sors tout seul, tu finis la soirée avec 10 amis.» Avant de s'établir à Montréal, le Jonquiérois a fait un crochet de quelques années à Québec.Ce qui n'a en rien amorti son choc culturel urbain.Car, selon lui, la Vieille Capitale n'a rien à voir avec la métropole.« Québec, c'est une grande ville avec une mentalité de village », explique-t-il.Le choc n'est pas le même pour tous.Pour Jocelyn, qui a quitté les Îles-de-la-Madeleine un peu sur un coup de tête, l'intégration à Montréal s'est fait sans heurt.Il faut dire qu'il n'atterrissait pas en terre tout à fait inconnue.Son grand frère l'y avait déjà précédé il y a quelques années et c'est d'ailleurs son appartement, dans le quartier Notre-Dame- de-Grâces, que Jocelyn a sous-loué.Et puis, ce n'était pas la première fois non plus que le jeune homme quittait les Îles-de-la- Madeleine.En secondaire V, il a participé à un programme d'échanges de cinq mois en Allemagne.« C'est vraiment là que le cordon avec la famille a été coupé pour la première fois », dit celui dont le papa est garagistemécanicien et la maman, agente d'emploi pour le gouvernement.Après le bain culturel allemand, il y a aussi eu Trois-Rivières, pour le cégep.Làbas, se rappelle Jocelyn, on l'appelait « le gars avec l'accent ».Ça ne le gêne pas du tout.« Je suis fier de dire que je viens des Îles.Mais l'accent, j'en perds.Quand je retourne aux Îles, mes parents disent : Bon ! Il parle à la grandeur.C'est une expression de là-bas pour dire qu'on parle comme les gens de Montréal.La vie culturelle, le choix infini d'activités, la diversité ethnique, Jocelyn aime bien.« Aux Îles, il y a eu une famille de Noirs pendant deux ans, c'est tout ! Et maintenant, une vingtaine de petites Chinoises adoptées.Ici, il y a des gens de partout.Ça m'impressionne.Je suis surpris que ça se mêle.Dans ma tête, c'était tout séparé.» La pluralité montréalaise a aussi des effets un peu pervers, note-t-il, sourire en coin, anecdote à l'appui.Que ce soit à Trois-Rivières ou aux Îles, le Madelinot avait pris l'habitude, quand il voulait dire tout haut des secrets, de parler allemand avec un ami qui avait participé au même échange linguistique que lui.Une fois, dans le métro, alors que les deux copains se moquaient joyeusement d'une dame dans la langue de Goethe, ils ont appris leur leçon.« En sortant du wagon, la madame, fâchée, s'est retournée et nous a dit, en allemand : Je parle allemand, moi aussi !.On a compris qu'à Montréal, une langue étrangère, ce n'est plus un code secret, conclut Jocelyn.On a plus de chance de ne pas se faire comprendre en sortant notre gros accent des Îles ! » De jour en jour, Jocelyn des Îles se sent devenir Jocelyn de la ville.« Je me sens de plus en plus Montréalais, dit-il.Je ne souris plus aux gens dans l'ascenseur ! » Beaucoup parlent de solitude.Il y a un parallèle entre le processus d'intégration du migrant et celui de l'immigrant. 6LP2001A0113 A20, samedi, MONDE 6LP2001A0113 ZALLCALL 67 01:13:05 01/13/01 B A 2 0 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 3 J ANV I E R 2 0 0 1 MONDE EXPRESS INTERNATIONAL Haïti Journalistes menacés L'organisation de défense de la liberté de presse Reporters sans frontières (RSF) a protesté dans une lettre adressée au premier ministre haïtien, Jacques Édouard Alexis, contre les menaces « proférées en public » à l'endroit des médias par des responsables d'« organisations populaires » se réclamant du parti du président élu, Jean Bertrand Aristide.Des menaces ont été lancées mardi dernier lors d'une conférence contre une journaliste de Radio Kiskéya, station privée de la capitale.Liliane Pierre-Paul a été accusée avec une centaine de personnalités de faire partie d'un Conseil national de salut public lié à l'opposition, ce que cette dernière a vivement démenti.La liste comprend également le nom de Max Chauvet, directeur et propriétaire du quotidien Le Nouvelliste, doyen modéré de la presse haïtienne.Le parti d'Aristide, la Famille Lavalas, a condamné publiquement ces menaces.Ð d'après AFP Yougoslavie Extradition possible LE MINISTRE YOUGOSLAVE de la Justice, Momcilo Brubac, a affirmé hier que la Constitution de son pays n'empêchait absolument pas l'extradition de l'ancien président Slobodan Milosevic vers le Tribunal pénal international (TPI) de La Haye.« Notre Constitution interdit l'extradition de citoyens vers des pays et des tribunaux étrangers mais le tribunal de La Haye est un organe des Nations unies, ce qui signifie que l'interdiction constitutionnelle des extraditions ne s'applique pas », a dit Grubac.Le ministre a rappelé que son pays entendait honorer toutes ses obligations internationales, y compris de coopérer avec le TPI.Ð d'après AP Thaïlande Thaksin optimiste LE VAINQUEUR des élections thaïlandaises, le magnat des télécoms Thaksin Shinawatra, est persuadé qu'il sera premier ministre pendant quatre ans, comme le prévoit le mandat, en dépit de la menace de ban politique qui pèse sur lui.Thaksin, dont le parti a remporté les élections législatives il y a une semaine, a été accusé de dissimulation financière par une commission anticorruption indépendante à la fin de décembre.Si la décision est confirmée par la Cour constitutionnelle, il sera privé de ses droits civiques pour cinq ans.Il estime que la Cour mettra au moins deux ans pour rendre son verdict.Ð d'après AFP Chili Interrogatoire reporté LE JUGE CHILIEN Juan Guzman Tapia a décidé hier de reporter au 23 janvier l'interrogatoire du général Augusto Pinochet prévu pour lundi prochain, sur demande de la défense de l'ex-dictateur.Guzman, qui instruit l'ensemble des 205 plaintes déposées jusqu'ici au Chili contre l'ancien dictateur, a accédé à cette demande présentée par l'avocat Gustavo Collao, un des défenseurs du général.Par ailleurs, les examens médicaux que le général Pinochet subissait depuis mercredi à l'Hôpital militaire de Santiago ont été complétés hier.Ð d'après AFP Photo AFP Le président sortant du Portugal, Jorge Sampaio, faisant campagne dans un marché de Porto.Victoire facile en perspective.500 000 morts sur les listes à la présidentielle portugaise Le président sortant, le socialiste Jorge Sampaio, est favori d'après AP LISBONNE Ð Le socialiste Jorge Sampaio semble quasiment assuré d'être réélu pour cinq ans demain à la tête du Portugal, devant son adversaire socialdémocrate Joaquim Ferreira do Amaral.Le système politique ne laisse qu'un rôle honorifique au président, dépourvu ou presque de pouvoir exécutif.Le pays est Ð et sera Ð dirigé de toute façon par le premier ministre Antonio Guterres, qui a décroché un nouveau mandat de quatre ans il y a quatre mois.À part un droit de veto sur les projets de loi, mais que le Parlement peut ignorer à la majorité des deux tiers, la fonction présidentielle, assumée depuis 15 ans par les socialistes, avec Mario Soares (1986-96) puis Jorge Sampaio, se limite essentiellement à l'incarnation d'une figure nationale, symbole de la stabilité que chérit le Portugal après la décennie de tumulte politique qui avait suivi la révolution des Oeillets, conduite par l'armée en 1974, après 41 ans de dictature.Selon le magazine portugais Visao, quelque 500 000 électeurs décédés sont toujours inscrits sur les listes électorales et leur présence altère les résultats officiels.D'après l'hebdomadaire, si les noms des défunts avaient été rayés, le Parti social- démocrate (PSD, centre-droit), aurait gagné un siège supplémentaire aux dépens du Parti socialiste au pouvoir lors des élections générales de l'an dernier.Le Portugal a adopté le scrutin à la proportionnelle pour les législatives et selon un expert cité par Visao, les « électeurs fantômes » ont également déformé le taux d'abstention qui, du fait de leur présence, est apparu plus élevé qu'il ne l'était en réalité.Selon un sondage rendu public hier par l'Université catholique de Lisbonne, Sampaio recueillerait demain plus de 63 % des intentions de vote contre 29 % à Joaquim Ferreira do Amaral du Parti social- démocrate (PSD, centre droit).Le reste des intentions de vote se répartit entre trois autres candidats de gauche.Joaquim Ferreira do Amaral accuse le président sortant d'avoir par trop laissé les mains libres au gouvernement.Dans le même temps, il assure qu'une cohabitation ne déstabiliserait pas le pays.Sa carrière de fonctionnaire n'a été interrompue que par deux années en Angola où il était capitaine d'infanterie au début des années 1970.Il s'est surtout distingué par son action comme ministre des Travaux publics en 1990-95.Profitant de l'aide au développement de l'Union européenne, à laquelle le Portugal a adhéré en 1986, il avait lancé la construction d'autoroutes qui allaient devenir le symbole de la modernisation rapide du pays.Jorge Sampaio, lui, est celui qui sait rebondir.Tombé en disgrâce après la cuisante défaite du Parti socialiste de 1991, dont il tenait les rênes à l'époque, il a repris son siège de maire de Lisbonne.Il confirme alors une réputation de sérieux et d'intégrité, avant de faire son grand retour en 1996 et prendre enfin sa revanche contre Anibal Cavaco Silva, le chef du PSD qui l'avait humilié cinq ans plus tôt.« Les Portugais me connaissent bien et ils savent qu'ils peuvent compter sur moi dans les bons comme dans les mauvais moments », dit-il en guise de programme.Les responsables électoraux ont rejeté les allégations du magazine Visao en dénonçant des chiffres « gonflés », tandis que l'opposition rappelait que le gouvernement avait promis d'actualiser les listes électorales.« Cela montre tout simplement que le gouvernement ne laisse même pas les morts reposer en paix », a ironisé le député du PSD Antonio Capucho. 6LP2101A0113 A21, samedi, MONDE 6LP2101A0113 ZALLCALL 67 01:14:01 01/13/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 3 J ANV I E R 2 0 0 1 MOND E A 2 1 Décision historique au Mexique Un ex-militaire argentin accusé de crimes contre l'humanité sera extradé vers l'Espagne d'après AFP MEXICO Ð La justice mexicaine a pris une décision historique en acceptant hier l'extradition vers l'Espagne d'un ex-militaire argentin accusé d'avoir commis des crimes contre l'humanité sous la dictature en Argentine.C'est la première fois que la justice d'un pays accepte de livrer un auteur présumé de tels actes à un État autre que celui où il a commis ces crimes.Cette décision, qui vise l'ancien militaire Ricardo Miguel Cavallo, doit encore être approuvée par le gouvernement du président Vicente Fox.Mais, l'année dernière, le chef de l'État avait déjà indiqué, en tant que président élu, qu'il suivrait la recommandation de la justice.Cavallo, 49 ans, avait été arrêté au Mexique à la fin d'août et accusé par la justice espagnole d'actes de « génocide, torture et terrorisme commis en Argentine pendant la dictature ».La demande d'extradition avait été présentée par le juge espagnol Baltazar Garzon, à l'origine de l'arrestation à Londres de l'ex-dictateur chilien Augusto Pinochet.Dans le cas de Pinochet, le juge Garzon avait échoué puisque la justice britannique avait refusé son extradition en invoquant des raisons de santé.Cavallo a été accusé en particulier d'avoir participé sous la dictature en Argentine (1976-1983) à des séances de torture à l'École mécanique de la marine (ESMA), situé à Buenos Aires et considérée comme l'un des plus importants centres de torture du régime militaire, responsable de la disparition d'au moins 30 000 personnes.Les autorités argentines avaient pour leur part souhaité que Cavallo soit renvoyé vers son pays d'origine.Ce souhait était fondé sur l'idée de « territorialité de la justice », selon laquelle seules les lois d'un pays peuvent s'appliquer à des faits survenus dans ce pays.Le Chili avait invoqué ce principe pour demander à la Grande-Bretagne de ne pas extrader Augusto Pinochet vers l'Espagne.À Madrid, l'avocat des parties civiles, Carlos Slepoy, exultait.Il s'agit d'« une référence historique pour la communauté internationale et pour l'Amérique latine en particulier », a déclaré cet avocat argentin qui représente les victimes de la dictature devant la justice espagnole face aux anciens responsables du régime militaire (1976-1983).Il a ajouté que la décision « va avoir un impact énorme.Elle consolide l'idée qui a commencé à se développer avec l'arrestation de Pinochet, idée selon laquelle les crimes contre l'humanité doivent être poursuivis par toute l'humanité, par les juges du monde entier ».« C'est un grand succès pour les victimes, un hommage à leurs familles, aux organisations de défense des droits de l'homme et à tous ceux qui ont lutté pour la justice, à ceux qui se sont souvent heurtés à des portes fermées et qui tout à coup voient les portes s'ouvrir », a-t-il poursuivi.La décision de la justice mexicaine « est un fait sans précédent », a déclaré Rocio Culebro, directrice d'Amnistie internationale au Mexique.« Elle est fondamentale pour la lutte contre l'impunitié dans le monde », a-t-elle souligné en ajoutant : « C'est un message clair pour les autres criminels qui ont jusqu'à présent réussi à échapper à la justice.Au Mexique, Cavallo Ð connu en Argentine sous le prénom de Miguel Angel Ð dirigeait une entreprise privée chargée du registre automobile national, connu sous le sigle Renave.Cette affaire avait défrayé la chronique pendant plusieurs semaines au Mexique l'année dernière en raison d'un rebondissement inattendu avec le suicide Ð fortement mis en doute par l'opinion et les médias mexicains Ð du vice-ministre du Commerce, Raul Ramos, avec lequel l'ex-militaire argentin avait étroitement collaboré.Photo AFP Le militaire argentin à la retraite Ricardo Miguel Cavallo a écouté de sa cellule le juge mexicain Jesus Luna lui annoncer son extradition vers l'Espagne, où il sera accusé de génocide et de terrorisme, si le gouvernement mexicain donne suite à la décision judiciaire.Colombie : les deux guérillas disposeront d'une zone démilitarisée d'après AFP BOGOTA Ð Le processus de paix en Colombie a connu hier une nouvelle accélération avec l'octroi par le pouvoir d'une zone démilitarisée dans le nord du pays à la guérilla de l'Armée de libération nationale (ELN, extrême gauche), plus de deux ans après la remise d'une enclave similaire aux rebelles des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes), pour faciliter le dialogue.Cette mesure vise à mettre fin à une guerre civile de 36 ans, avec un bilan de près de 130 000 morts, 2 millions de déplacés de force et plus de 3000 enlèvements l'an dernier.L'ELN, seconde guérilla en importance avec près de 6000 hommes, bénéficiera d'une zone de 2000 km2 à 700 km au nord de Bogota, dans le sud du département de Bolivar, pour y entamer une convention nationale de paix avec la société civile et les émissaires du président conservateur Andrés Pastrana.La date d'application de l'accord avec l'ELN, rendu public par le haut-commissaire colombien à la paix, Camilo Gomez, n'a pas été encore fixée.Les FARC, principale force rebelle avec 12 000 hommes, dispose déjà d'une enclave démilitarisée de 42 000 km2, grande comme la Suisse, à 700 km au sud de Bogota, depuis le 7 novembre 1998.Elle avait été remise par le pouvoir aux FARC comme « laboratoire de paix ».À l'image des FARC, l'ELN avait engagé depuis octobre 1999 un dialogue avec le pouvoir et accepté la création, le 4 juillet 2000, d'une mission de bons offices baptisée « groupe des cinq pays amis » (Cuba, Espagne, France, Norvège et Suisse).Comme preuve de sa volonté de paix, l'ELN avait libéré, le 23 décembre dernier, 42 militaires et policiers.Certains d'entre eux étaient retenus en otage depuis plus de deux ans.Spécialiste des enlèvements collectifs, l'ELN, d'obédience catholique à l'origine, avait également libéré, le 22 novembre 2000, les deux derniers des 41 otages civils séquestrés le 12 avril 1999 lors du détournement d'un vol intérieur de la compagnie aérienne colombienne Avianca entre Bucaramanga, dans le nord-est, et Bogota.Le 30 mai 1999, l'ELN avait enlevé en pleine messe 150 fidèles à l'église La Maria de Cali (sudouest), tous libérés par la suite.Les 80 civils séquestrés le 17 septembre dernier près de Cali dans un centre de loisirs ont tous été également remis depuis en liberté.L'accord d'hier avec l'ELN a pour particularité d'intervenir au moment où les négociations de paix entre le pouvoir et les FARC reste gelé depuis le 14 novembre à l'initiative de cette guérilla.Les rebelles continuent d'exiger du président Pastrana un engagement plus ferme dans la lutte contre le paramilitarisme.Les guérilleros reprochent notamment au pouvoir son récent dialogue avec les Autodéfenses unies de Colombie (AUC-extrême droite), dotées de quelque 11 000 hommes.Cette suspension n'a toutefois pas mis fin aux contacts informels entre les commandants des FARC et les émissaires du pouvoir.Aucune des deux parties n'est décidée à rompre le canal de dialogue mis en place depuis l'élection du chef de l'État en août 1999.Les modèles de plancher sont réduits pour vendre.MOBILIERS DE CHAMBRE À COUCHER 15757, boul.Gouin Ouest, Pierrefonds (entre St-Jean-et St-Charles) (514) 620-1890 6025, rue Jean-Talon Est, St-Léonard (entre Lacordaire et Langelier) (514) 259-1890 Heures d'ouverture : Lun., mar., mer.: 10 h à 18 h Jeu., ven.: 10 h à 21 h Sam., dim.: 10 h à 17 h 6 mois sans intérêt Acompte minimum de 25 % Sujet à approbation de crédit Offre valable pour une période limitée Débute aujourd'hui Aucun paiement, aucun intérêt pour 6 mois Magasinez tôt, pour un meilleur choix.LIQUIDATION DE 2 MILLION$ RABAIS DE 10-40% 6LP2201A0113 A22, samedi, MONDE 6LP2201A0113 ZALLCALL 67 01:16:55 01/13/01 B Le renflouage du sous-marin russe coûtera 105 millions d'après AP et AFP BRUXELLES Ð Les opérations de renflouage du sous-marin nucléaire russe Koursk, qui a sombré le 12 août dernier en mer de Barents, sur la côte nord-ouest de la Russie, avec 118 marins à bord, débuteront en avril et devraient coûter environ 105 millions CAN, a annoncé hier la Fondation Koursk.Cet organisme a été créé en septembre dernier pour coordonner le renflouage du submersible qui contient encore les corps de 106 marins, mais aussi deux réacteurs nucléaires et 22 missiles qui gisent par 108 mètres de fond.Une étude de faisabilité de ce projet a été présentée jeudi à des représentants de la Commission européenne à Bruxelles, où est situé le siège de la fondation.Cette dernière a reçu l'aval du gouvernement russe pour tenter de renflouer le sous-marin.« Il ne fait aucun doute qu'on ne doit pas laisser le bâtiment au fond des mers.Il doit être ramené à la surface », déclarait hier l'ancien chef de la diplomatie russe Alexandre Bessmertnykh, co-président de cette fondation avec l'ex-ministre néerlandais de la Défense Willem van Eekelen.La fin des travaux est prévue pour le mois d'août.Il faut faire vite étant donné les risques de corrosion de la coque et une possible fuite radioactive, a reconnu Van Eekelen.« Au fil du temps, de minuscules particules radioactives peuvent contaminer les poissons et, bien entendu, vous pouvez imaginer les conséquences sur l'industrie de la pêche », a-t-il ajouté.Les autorités russes ont assuré pour leur part que les deux réacteurs étaient éteints au moment de la mystérieuse explosion qui a envoyé le Koursk par le fond.Van Eekelen a précisé que la fondation présentera jeudi prochain à l'Union européenne le plan de renflouage et qu'elle était toujours à la recherche d'un soutien financier des Quinze, des États-Unis, du Japon, de la Norvège et du Canada.Pour ces délicats travaux, la fondation a fait appel à un consortium réunissant Heerema Marine Contractors (Pays-Bas), Halliburton (USA) et CDB Rubin (Russie).Une opération en trois phases est prévue pour ramener le Koursk à son port d'attache, Mourmansk, où il sera démantelé.La première verra les plongeurs attacher plus de vingt filins sur la structure, à l'exception de la partie avant qui a été détruite dans le drame.Les grues d'une énorme barge entreront ensuite en action pour soulever le submersible et la Marine russe procèdera enfin au retrait des réacteurs et des missiles.La Fondation Koursk comprend également parmi ses responsables l'amiral Mikhaïl Barskov, commandant en chef adjoint de la Marine russe, l'académicien Igor Spassky et Carel Prins, ancien responsable d'une compagnie néerlandaise de construction de sous-marins, RDM Submarines BV.2921737A Le sous-marin nucléaire russe Koursk qui repose au fond de la mer de Barents et qu'on souhaite ramener à la surface pour des raisons de sécurité.Photo d'archives AP Sri Lanka : pas de trêve pour les Tamouls Agence France-Presse COLOMBO Ð Le médiateur norvégien Erik Solheim a quitté Colombo hier sans être parvenu à obtenir une trêve pour mettre en marche un processus de paix entre autorités du pays et séparatistes tamouls, a-t-on appris de source officielle.La présidente du Sri Lanka, Chandrika Kumaratunga, a réaffirmé jeudi soir à M.Solheim qu'il n'y aurait pas de trêve comme le réclament les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) avant l'ouverture de pourparlers de paix, ont dit les responsables.« Ils ont eu une discussion encourageante sur le processus actuel de négociation avec les LTTE avec l'objectif de le faire avancer », a affirmé un communiqué du ministère des Affaires étrangères.« Mais dans le même temps il n'y aura pas de cessez-le-feu », a-t-il ajouté.Selon le ministère srilankais des Affaires étrangères M.Soheim, qui a passé deux jours à Colombo, doit conduire de nouveaux entretiens avec les rebelles tamouls et ensuite avec le gouvernement de Colombo.www.canjet.com 1 8 0 0 8 0 9 - 7 7 7 7 LES VOLS BIEN PENSÉS\u2026 ENCORE MIEUX PENSÉS ! Réservez avant le 24 janvier 2001 et vous pouvez voyager jusqu'au 31 mars 2001.Tarifs sujets à changement selon l'inventaire.Les changements aux réservations peuvent être effectués jusqu'à deux heures avant le départ et sont sujets à des frais additionnels.Les tarifs n'incluent pas les taxes, les taxes NAV Canada, les frais pour surcharges de carburant et les frais d'amélioration aéroportuaires lorsque applicables.Maintenant, nos bas prix de tous les jours seront encore plus bas quand vous voyagez entre le 10 janvier et le 31 mars de l'Aéroport de Montréal à Dorval.Nous avons également ajouté plus d'avions, ce qui vous offre plus de vols, plus souvent, et même plus de choix ! Notre service en vol est le plus amical que vous puissiez trouver et nos sièges au nouveau modèle vous procurent plein d'espace pour les jambes.Pourquoi payer plus, quand, tous les jours, vous pouvez voler pour moins cher ?Demandez nos tarifs d'hiver en solde.Certains vols peuvent être moins chers qu'annoncés.Un vol avec Can Jet, c'est un vol bien pensé.Voici nos tarifs d'hiver en solde ! Pour forfaits complets (vol, hôtel et automobile) appelez Can Jet Travel & Tours au 1 866 322-6538 JUSQU'À 7 VOLS CHAQUE JOUR TORONTO 59$ ALLER SIMPLE TERMINAL 3 JUSQU'À 5 VOLS CHAQUE JOUR ST-JOHN'S 119$ ALLER SIMPLE JUSQU'À 7 VOLS CHAQUE JOUR HALIFAX 69$ ALLER SIMPLE JUSQU'À 6 VOLS CHAQUE JOUR WINNIPEG 129$ ALLER SIMPLE 2919940A 6LP2301A0113 A23, samedi, MONDE 6LP2301A0113 ZALLCALL 67 01:18:29 01/13/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 3 J ANV I E R 2 0 0 1 MOND E A 2 3 Deux Palestiniens condamnés à mort pour collaboration Reprise des pourparlers entre Israéliens et Palestiniens Agence France-Presse GAZA Ð Deux Palestiniens condamnés pour collaboration avec Israël vont être exécutés ce matin, le président palestinien Yasser Arafat ayant confirmé leur peine de mort prononcée par la Cour de sûreté de l'État, a annoncé hier le ministre de la Justice Freih Abou Meddeine.Majdi Makaoui, 28 ans, a été condamné jeudi par la Cour de sûreté de l'État de la bande de Gaza à être fusillé par un peloton d'exécution pour avoir communiqué des informations aux services de sécurité israéliens ayant servi à l'assassinat de quatre Palestiniens du Fatah, le mouvement du président Arafat.Le deuxième Palestinien qui doit être exécuté, Allan Beni Ouda, a été condamné à mort le 7 décembre par la Cour de sûreté de l'État à Naplouse en Cisjordanie pour avoir collaboré avec Israël et avoir provoqué le meurtre de son cousin, un artificier du mouvement islamiste Hamas.Les verdicts de la Cour sont sans appel et M.Arafat s'est refusé à commuer la peine de mort en peine d'emprisonnement comme il en a le pouvoir.Les exécutions auront lieu à Naplouse et à Gaza dans des casernes de la police palestinienne, a ajouté M.Meddeine.Il s'agira des premières exécutions pour faits de collaboration à la suite d'une décision de justice.Trois Palestiniens ont été exécutés à Gaza depuis la création en 1994 de l'Autorité palestinienne pour des crimes de droit commun.L'exécution de Allan Beni Ouda sera la première en Cisjordanie.Par ailleurs, Israël et les Palestiniens s'apprêtaient à reprendre aujourd'hui leurs négociations, en dépit de l'absence de résultat lors d'une rencontre marathon dans la nuit de jeudi à hier et la poursuite des violences.Pour la première fois depuis mardi, un Palestinien a été tué hier à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, par des tirs de soldats israéliens, tandis que quatre autres Palestiniens ont été blessés.Sur le front politique, des délégations israéliennes et palestiniennes doivent se retrouver ce soir pour discuter à nouveau du plan de compromis du président américain sortant Bill Clinton.Lors de la rencontre d'Erez, le principal point de passage entre la bande de Gaza et Israël, qui s'est achevée hier à l'aube, les Palestiniens ont refusé l'idée d'une simple déclaration de principes.« Les Palestiniens ont souligné qu'il était nécessaire de parvenir à un accord de paix complet et détaillé avec des garanties internationales sur son application », a déclaré le ministre palestinien de l'Information, Yasser Abed Rabbo.« Nous rejetons tout accord qui serait une déclaration de principes ou un accord provisoire.Ce que nous voulons, c'est un accord global », a-t-il ajouté.Le conseiller du premier ministre israélien Ehud Barak pour les questions de sécurité, Danny Yatom, s'est montré prudent sur les suites de cette rencontre.« Il n'y a pas eu de percée, mais du moins les négociations n'ont pas été désastreuses », a-t-il dit.« Les divergences sont telles que je ne crois pas qu'on puisse les surmonter avant le départ du président Bill Clinton de la Maison- Blanche le 20 janvier, ni même avant l'élection en Israël au poste de premier ministre le 6 février », a-t-il ajouté.Sur le terrain, l'amorce de détente constatée la veille et dans la matinée a été ébranlée dans l'après-midi.Shaker Hassouna, un Palestinien de 23 ans, a été tué par balles par des soldats israéliens à Hébron.À la suite de l'explosion d'une bombe artisanale lancée dans leur direction et de tirs, les soldats ont pénétré dans un restaurant et ouvert le feu.Soldats israéliens transportant le cadavre d'un Palestinien qu'ils viennent de tuer dans un restaurant d'Hébron, en Cisjordanie.Photo AFP Kouchner : mission terminée Washington appelle à la prudence Agence France-Presse WASHINGTON Ð Les États-Unis ont lancé hier une mise en garde aux Américains, leur recommandant de ne pas se rendre en Israël ou dans les Territoires palestiniens à cause d'une menace accrue d'attentats terroristes.« Le gouvernement américain a des indications relatives à une menace accrue d'attentats terroristes en Israël, en Cisjordanie et à Gaza », a déclaré le département d'État dans un communiqué intitulé « Avertissement aux voyageurs ».« Après plusieurs attentats terroristes récents en Israël et au vu de la violence qui se poursuit à Gaza et en Cisjordanie, les citoyens américains doivent être extrêmement prudents et éviter les zones de commerce, les centres commerciaux, les bus, les arrêts de bus, ainsi que les endroits très fréquentés et les manifestations », a ajouté Washington.Le personnel diplomatique a interdiction d'utiliser les transports en commun et ceux employés à l'ambassade à Tel Aviv ou au consulat à Jérusalem n'ont plus le droit de se rendre en Cisjordanie, à Gaza et dans les quartiers commerçants de Jérusalem-Est (partie arabe), ni dans la vieille ville, sauf pour des « activités essentielles ».Associated Press PRISTINA Ð Faisant des adieux émus, l'administrateur civil de l'ONU au Kosovo, Bernard Kouchner, a une nouvelle fois exhorté hier les différentes communautés ethniques de la province à mettre fin aux violences.En poste depuis juillet 1999, il sera remplacé lundi par l'ancien ministre danois de la Défense, Hans Haekkerup.« Mon dernier message est simple : arrêtez les tueries, chers amis ! Arrêtez la violence ! », a-t-il dit lors de son discours dans la salle des sports de Pristina.« Il y a déjà eu trop de victimes sur ce sol.Il y a eu trop de souffrances ces derniers mois et années ».L'ancien ministre français et cofondateur de Médecins sans frontières a ajouté qu'il quittait un Kosovo où la paix est fragile, en raison « des lâches attaques contre chacune des communautés ».« En tant qu'ami, je veux vous avertir que vous êtes en danger.Aux yeux du monde extérieur, les victimes sont devenues d'une certaine façon les oppresseurs.Nous sommes venus ici protéger la minorité albanaise (.) Mais nous avons découvert d'autres minorités ayant besoin de protection », a-t-il ajouté.Il s'est toutefois félicité des quelques progrès enregistrés depuis son arrivée à la tête de l'administration onusienne.« Nous sommes partis de zéro après dix années d'apartheid et d'une terrible épuration ethnique.Quand je suis arrivé ici le 15 juillet 1999, j'ai trouvé un Kosovo en ruines physiquement, mentalement et politiquement.» Depuis, des élections municipales ont été organisées avec succès et de nombreuses responsabilités administratives ont été transférées à des responsables locaux.Par ailleurs, près de 100 000 maisons ont été reconstruites, tandis qu'écoles, universités et hôpitaux fonctionnent. 6LP2401A0113 A24, samedi, MONDE 6LP2401A0113 ZALLCALL 67 19:48:20 01/15/01 B « Parti islamique » démantelé en Chine : 3 condamnations à mort Agence France-Presse PÉKIN Ð Un « parti islamique » accusé d'avoir établi une liste de 32 responsables à abattre dans la région chinoise à majorité musulmane du Xinjiang a été démantelé et son chef condamné à mort, rapporte la presse gouvernementale.Selon Amnistie internationale, deux autres indépendantistes ont également été exécutés en rapport avec ces accusations après un procès « grossièrement injuste ».« Une bande de séparatistes » a été condamnée « récemment » par le tribunal populaire intermédiaire de la ville de Korla au Xinjiang (nord-ouest de la Chine), a annoncé le Quotidien des Tribunaux Populaires.Son chef, Alerken Abula, a été condamné à la peine capitale.Le journal a expliqué qu'Abula et ses complices, arrêtés à partir de janvier 1997, « ont entièrement avoué leurs crimes devant le procureur ».Selon le quotidien, Abula a fondé à Korla en 1993 un « Parti d'opposition islamique » dont le nom a été changé en 1996 en « Parti islamique d'Allah du Turkestan oriental », terme qui désigne le Xinjiang pour les indépendantistes ouïgours, la principale ethnie musulmane de la région.Jusqu'à 1997 le parti, qui cherchait à « établir un pouvoir islamique » au Xinjiang, a recruté 113 membres dans l'ensemble de la région autonome, organisant 29 réunions et recueillant 80 000 yuans (9700 dollars US) qui ont permis l'achat d'armes et de munitions ainsi que d'une imprimerie clandestine.Le journal a affirmé que le parti a mené « un grand nombre d'actions terroristes » non précisées, et a été découvert en possession d'une liste de 32 personnalités à abattre parmi les cadres locaux du Parti communiste chinois (PCC) et les responsables religieux fidèles au régime.Par ailleurs, selon Amnistie, deux autres indépendantistes ouïgours, Jur'at Nuri, 27 ans, et Abduhalik Abdureshit, 24 ans, ont été exécutés mardi à Gulja (Yining en chinois) pour « séparatisme » et « détention illégale d'armes et d'explosifs ».Yining, située à la frontière du Kazakhstan, a été le théâtre début 1997 d'émeutes anti-chinoises qui se sont soldées par une centaine de morts, selon des estimations non officielles.Ces exécutions surviennent alors que le premier ministre chinois, Zhu Rongji, s'est fait fort en septembre dernier de réprimer « d'une main de fer » les séparatistes du Xinjiang, région marquée depuis une dizaine d'années par une forte tension entre la majorité musulmane (principalement des Ouïgours d'origine turcophone) et la minorité han (Chinois de souche, 38 %de la population).Selon Amnistie, les deux hommes ont été exécutés 18 mois après leur condamnation, au terme d'un procès « grossièrement injuste et fondé sur des aveux arrachés par la torture ».Ils n'ont été reconnus coupables d'aucun acte de violence, a souligné l'organisation londonienne de défense des droits de l'homme.Les deux hommes avaient été arrêtés avec neuf autres personnes en avril 1998 à Yining à la suite d'un affrontement avec les forces de l'ordre qui a coûté la vie à six jeunes ouïgours.« Au procès, Abduhalik Abdureshit a déclaré que quiconque ayant subi les tortures qui lui ont été infligées aurait avoué n'importe quoi et que même un chien n'aurait pu les supporter », a rapporté Amnistie dans un communiqué.Interrogé par téléphone depuis Pékin, un responsable du tribunal de Yining a démenti ces informations.« Un tel procès n'a pas eu lieu », a-t-il déclaré.Un milliardaire indonésien admet avoir souscrit à la caisse de Clinton James Riady devra verser une amende de 8,6 millions Agence France-Presse WASHINGTON Ð Un milliardaire indonésien, James Riady, a reconnu avoir envoyé illégalement des fonds de sociétés étrangères à des hommes politiques américains, dont le président Bill Clinton, et devra payer une amende de 8,6 millions de dollars, a-t-on appris hier auprès du département de la Justice.Aux termes d'un marché, James Riady s'est engagé à témoigner dans le cadre d'une enquête du gouvernement sur les violations de la loi de financement électoral lors des campagnes de Bill Clinton et d'autres hommes politiques.Riady, dont la famille contrôle le conglomérat Lippo Group, devrait comparaître la semaine prochaine devant un tribunal.Selon son propre témoignage, l'homme d'affaires indonésien, un ami proche de Bill Clinton alors qu'il était gouverneur de l'Arkansas, a offert de recueillir un million de dollars pour la première campagne présidentielle de M.Clinton en 1992.La plupart de ses contributions durant les campagnes de 1992 et 1996 auraient été destinées à des candidats démocrates.Le département de la Justice a précisé, dans un communiqué, que les contributions du milliardaire indonésien visaient à servir des intérêts cruciaux pour le groupe «dont l'octroi (par Washington) de la clause de la nation la plus favorisée à la Chine, une politique d'ouverture commerciale avec l'Indonésie et une normalisation des relations avec le Vietnam».Il va «plaider coupable de conspiration contre les États-Unis en ayant fourni de façon illégale des fonds d'entreprises étrangères à des donateurs de campagne électorale, en violation de la loi fédérale sur le financement électoral», indique le communiqué.SOLDSES CHANGEMENT DE DÉCOR JUSQU'AU 21 JANVIER Les soldes entrent en scène chez Roche-Bobois.Vous allez être aux premières loges pour profiter de prix exceptionnels sur les salons cuir ou tissu, chambres, salles à manger, meubles, tapis et accessoires.Alors dépêchez-vous le rideau r e t o m b e l e 21 j a n v i e r.P A R I S Tableau Hilton Mc Connico.Architecte : Mr Léon.Assiettes carrées : C.Tontini pour Extrem Origin.MONTRÉAL.505, AVENUE DU PRÉSIDENT KENNEDY.H3A 3H2.TEL.(514) 350-9070 P a r i s L o n d r e s B r u x e l l e s B a r c e l o n e G e n è v e N e w Y o r k M i l a n T o k y o w w w .r o c h e - b o b o i s .c o m 2921333A La Presse 13 janvier 2001 Page A25 manquante 6LP2601A0113 A26 Samedi 6LP2601A0113 ZALLCALL 67 01:18:58 01/13/01 B Le chauffard de Thetford Mines provoque la surprise à son procès en plaidant coupable En état d'ébriété, Bertrand Gagné a heurté à mort deux enfants Presse Canadienne THETFORD MINES Ð À la surprise générale, le Thetfordois Bertrand Gagné a plaidé coupable, hier matin, à cinq accusations relatives aux événements du 3 novembre, alors qu'il a heurté à mort la petite Marie-Pier Roy, 11 ans, et son frère Mathieu, 9 ans.Ce revirement de situation annoncé d'entrée de jeu par le procureur de l'accusé, Me Jean Couture, a pris tout le monde par surprise, y compris le juge Jean-François Dionne.L'homme de 51 ans devait en effet subir son enquête préliminaire et son enquête en cautionnement hier matin.Les cheveux fraîchement coupés, portant des lunettes et vêtu d'un chandail turquoise, Gagné a écouté le magistrat qui lui demandait s'il désirait plaider coupable à chacune des neuf accusations auxquelles il faisait face.« Oui, Monsieur », a-t-il simplement répondu aux accusations de négligence criminelle causant la mort des deux enfants ainsi qu'à celles de délit de fuite mortel, refus de subir l'alcootest et prise de véhicule sans permission.La mère des deux enfants, Martine Thivierge, qui assistait à l'audience avec d'autres membres de la famille, n'a pu retenir ses sanglots pendant que Gagné avouait sa culpabilité.À la suite de ces aveux, le quinquagénaire a bénéficié d'un arrêt des procédures sur les accusations de conduite dangereuse causant la mort et conduite avec facultés affaiblies causant la mort qui pesaient également contre lui.« L'une des raisons pour lesquelles mon client plaide coupable est qu'il ne veut pas faire revivre les événements à sa famille et à celle des victimes », a indiqué Me Couture.Comme ni Me Couture, ni son homologue de la Couronne, Me Serge Sévigny, n'étaient prêts pour les représentations sur sentence hier matin, le juge Dionne a fixé la suite des procédures aux 29 et 30 mars.Il y aura alors dépôt d'un rapport présentenciel.« La cour ne se fiera pas sur la rumeur publique et les qu'en-dira-t-on pour dire ce qui s'est passé.On s'attachera scrupuleusement à la preuve », a d'ailleurs précisé le magistrat à l'intention de l'accusé.« Nous souhaitons que Bertrand Gagné écope d'une sentence exemplaire, car nous pensons que ce jugement tracera la ligne pour les futurs crimes du genre et évitera que d'autres petites Marie-Pier et d'autres petits Mathieu ne subissent le même sort.» Deux oncles des petites victimes, Jocelyn Thivierge et Pierre Mercier, ont fait ces déclarations après l'audience.« Nous n'avons pas un but de vengeance, mais bien de dissuasion.J'ai un fils qui vient d'obtenir son permis probatoire, qui comporte des sanctions très sévères pour l'alcool au volant et je peux vous dire que ces mesures ont eu un impact sur le comportement des jeunes sur la route », a expliqué Jocelyn Thivierge.Refusant de suggérer une durée pour la peine qui sera imposée à Bertrand Gagné, M.Thivierge a cependant déclaré qu'une peine de quatre ans d'emprisonnement ne constituait pas selon lui une sentence exemplaire.« Il faut une peine encore plus sévère.Comme ça, les gens auront peur de conduire lorsque leurs facultés seront affaiblies par l'alcool », a poursuivi l'oncle.Photothèque PC Bertrand Gagné a heurté à mort la petite Marie-Pier Roy, 11 ans, et son frère Mathieu, 9 ans, le 3 novembre dernier.Le BST ne peut expliquer l'écrasement d'un avion ultraléger au centre-ville de Hull EN BREF Un avocat réputé se porte à la défense de l'adolescent auteur d'une histoire de bombe à son école UN DES CRIMINALISTES les plus réputés du Canada, et avocat des jumelles Dionne, se porte à la défense de l'adolescent de Crysler accusé d'avoir proféré des menaces de mort à l'école Tagwi d'Avonmore.L'avocat torontois Clayton Ruby a approché la famille et a obtenu de défendre le désormais célèbre adolescent, a confirmé sa secrétaire, Mandy Machim.M.Ruby ne commente pas l'affaire pour l'instant.De plus, il assumera sans frais la défense parce que, selon sa secrétaire, il désire se porter au secours de la liberté d'expression.L'avocat a été outré d'apprendre que l'adolescent était accusé, en grande partie, à cause du contenu d'une composition dans laquelle un personnage faisait sauter son école.Me Ruby a fait les manchettes en négociant une compensation pour les jumelles Dionne auprès du gouvernement de l'Ontario pour l'exploitation subie durant leur enfance.L'adolescent de Crysler a obtenu sa libération sous cautionnement jeudi.Il a appris le même jour que la police ouvrait finalement une enquête relativement à l'agression dont il a fait l'objet à son école et voilà maintenant qu'il sera défendu par un des avocats les mieux cotés au pays.Ðd'après PC Le procès de Mafiaboy avancé au 18 janvier LE PROCÈS du présumé pirate informatique Mafiaboy, accusé d'avoir paralysé en février plusieurs sites Internet américains, commencera le 18 janvier à Montréal devant la chambre de la jeunesse de la Cour du Québec, a indiqué hier la police.Le procès avait été fixé initialement au 5 mars, mais « les gens sont prêts », a indiqué le porte-parole Léo Monbourquette.Le jeune homme de 16 ans, dont l'identité ne peut être divulguée en application de la Loi sur la protection des mineurs, est accusé d'avoir lancé simultanément plusieurs attaques contre des portails et sites Internet, tels CNN et Yahoo !, dont l'accès avait été bloqué pendant plusieurs heures.Son avocat devrait plaider la non-culpabilité, estimant qu'il y a des failles dans le dossier de l'accusation.Le jeune homme, qui fait face à 67 chefs d'accusation, risque une peine de deux ans de prison et une amende de 1000 $.Ðd'après AFP Presse Canadienne HULL Ð On ne saura jamais pourquoi un avion ultraléger s'est écrasé au centre-ville de Hull, en novembre dernier, emportant dans la mort ses deux occupants.Incapable d'arriver à des résultats concluants, le Bureau de la sécurité dans les transports a tout simplement fermé le dossier.« Ce qui s'est vraiment passé, on ne le saura jamais », a admis l'enquêteur principal, Réal Levasseur.Les analyses ont établi que le moteur était en parfait état de marche quelques minutes avant l'impact, survenu vers 15 h.« Nos analyses corroborent les dires des témoins selon lesquels le moteur fonctionnait toujours au moment de l'impact », a dit M.Levasseur.L'autopsie avait déjà statué que les deux passagers de l'avion, les frères Richard et Bill Crabbe, étaient conscients lors de l'écrasement.Les analyses ont également déterminé que l'appareil de type Zenith Zodiac était intact, quelques instants avant la tragédie.Les recherches n'ont permis de déceler aucun bris majeur, a dit M.Levasseur.Toutefois, les analyses n'ont porté que sur le morceau d'une aile et la queue de l'appareil, les autres composantes de l'avion étant trop endommagées pour en tirer quoi que ce soit.Selon les témoins interrogés au cours de l'enquête, l'avion piquait à un angle de 45 à 60 degrés, presque sur le dos.« L'avion a pu décrocher et s'engager dans une vrille », a supposé M.Levasseur.Cet hiver, la Commission des États généraux sur la situation et l'avenir de la langue française au Québec tiendra une série de journées thématiques sur des aspects particuliers de la langue française et de la politique linguistique.PROGRAMME DES JOURNÉES THÉMATIQUES Pour participer à l'une ou l'autre de ces journées, vous devez vous procurer un formulaire d'inscription en téléphonant au secrétariat de la commission au (514) 864-8181 ou sans frais au 1 866 864-8181.Le nombre de places est limité.Pour connaître le programme de chacune de ces journées, consultez notre site Internet à l'adresse suivante : www.etatsgeneraux.gouv.qc.ca LE FRANÇAIS, PARLONS-EN.La qualité de la langue 19 janvier 2001 Université de Sherbrooke Les enjeux démographiques et l'intégration des immigrants 25 et 26 janvier 2001 Université de Montréal La langue d'enseignement et l'enseignement des langues 2 février 2001 Université Mc Gill Le français et les nouvelles technologies de l'information et des communications 9 février 2001 Alliance numérique Cinémathèque québécoise La langue de travail 16 février 2001 Université du Québec à Montréal La langue du commerce et des affaires 23 février 2001 École des HEC 2923033A Vous-voulez aller de l'avant ?Que diriez-vous de recevoir un CERTIFICAT ou un DIPLÔME de Mc Gill ?Inscrivez-vous dans un programme comme le marketing, la finance, les langues ou la traduction et obtenez un diplôme universitaire spécialisé.Un certificat ou un diplôme de Mc Gill donnera à votre carrière une toute nouvelle orientation, vous permettra d'accéder à de nouvelles responsabilités et sera un atout important dans votre curriculum vitæ.Vous jouirez de la confiance témoignée à ceux qui ont fréquenté une université de renommée mondiale.Loi 90: Les entreprises qui paient les droits de scolarité de leurs employés peuvent être admissibles à une déduction d'impôt ou à un crédit d'impôt remboursable pour la formation.Échéance pour l'admission aux cours Printemps/Été : le 1er février 2001.Visitez notre site Web : www.mcgill.ca/conted Venez nous voir au 688, rue Sherbrooke Ouest Département de langues et de traduction Téléphone : (514) 398-6160 Télécopieur : (514) 398-2650 Courriel : lang@conted.lan.mcgill.ca Département d'études professionnelles et de gestion Téléphone : (514) 398-2327 Télécopieur : (514) 398-2649 Courriel : cmsfr@conted.lan.mcgill.ca Centre d'éducation permanente Mc Gill - Il y va de votre éducation et de votre réputation.2918636A GUIDE OFFICIEL SALON ÉPARGNE-PLACEMENTS Place Bonaventure - du 26 au 29 janvier Un cahier spécial à ne pas manquer samedi prochain dans REPORTAGE PUBLICITAIRE 6LP2701A0113 a27 samedi 6LP2701A0113 ZALLCALL 67 01:17:20 01/13/01 B La Cour déboute le propriétaire d'un immeuble insalubre de Côte-des-Neiges Robert Latimer connaîtra son sort jeudi CHRISTIANE DESJARDINS Tout en qualifiant l'affaire de « pathétique », un juge de la Cour supérieure vient de débouter un propriétaire, Claudio Di Giambattista, qui voulait forcer la Ville de Montréal à rebrancher l'eau et le gaz dans son immeuble condamné pour insalubrité.Moisissures, plafonds défoncés, balcons dangereux, fils électriques à nu, fuites d'eau, chauffage déficient, souris, coquerelles, l'immeuble de 32 logements situé au 4711-4715, rue Plamondon était dans un si mauvais état, que la Ville a évacué les locataires et condamné l'immeuble, au printemps dernier.L'affaire avait fait grand bruit à l'époque.Pour rouvrir l'immeuble, le propriétaire devait faire des réparations majeures.Or, celles qu'il a effectuées sont nettement insuffisantes.Persuadé du contraire et constatant que la Ville de Montréal refusait de rouvrir l'immeuble, Di Giambattista a présenté une requête devant la Cour supérieure, en juillet, puis en novembre et s'est représenté seul, sans avocat.Dans un récent jugement, le juge André Denis signale qu'au cours de l'audience, M.Di Giambattista n'a apporté aucun argument valable ni n'a fait entendre aucun témoin.Ses seuls propos étaient en fait des arguments diffamatoires et dénués de tout fondement, contre les employés de la Ville et la procureure de la Ville de Montréal.L'homme se dit désespéré et accuse la Ville de vouloir ruiner l'oeuvre de sa vie.Le juge retient toutefois de la preuve qui lui a été présentée qu'aucune réparation sérieuse n'a été faite à l'immeuble.En conséquence, il ne peut accorder la requête.Di Giambattista, qui effectue luimême les réparations, « est visiblement dépassé par l'ampleur de la tâche », note le juge.Le juge Denis signale que comme corps public, la Ville est responsable d'une partie de l'esthétisme du paysage urbain.Peut-être voudra-t-elle tenter de reprendre le dialogue avec M.Di Giambattista pour rendre l'édifice habitable ?« La Cour ne peut que le souhaiter, mais M.Di Giambattista devra faire preuve de plus de sérénité qu'il n'en a manifesté à la Cour.Peut-être voudra-t-il déléguer un interlocuteur moins impliqué dans l'affaire ?» suggère encore le juge, qui rejette la requête du propriétaire sans frais, pour motifs humanitaires.La Ville de Montréal a évalué les coûts de rénovation à 700 000 $ pour cet immeuble, qui était évalué en 1995 à 650 900 $, et le terrain à 248 700 $.Entre 1997 et 1999, plus d'une centaine d'inspections de la Ville ont eu lieu dans cet immeuble et d'innombrables avis ont été signifiés au propriétaire sans que la situation ne s'améliore.Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Le plus haut tribunal au pays décidera jeudi du sort de Robert Latimer, un agriculteur de la Saskatchewan reconnu coupable d'avoir tué sa fille lourdement handicapée.La décision que prendront sept juges de la Cour suprême du Canada mettra fin aux débats concernant la sentence qui doit être imposée à Latimer.Tracy Latimer, qui était atteinte de paralysie cérébrale depuis sa naissance et souffrait de douleurs chroniques, a été asphyxiée par oxyde de carbone dans la camionnette de son père.Latimer a dit avoir agi par amour en mettant fin aux jours de sa fille de 13 ans, en 1993, parce qu'il croyait que l'intervention chirurgicale qu'elle devait subir ne ferait que rendre son agonie encore plus douloureuse.En juin dernier, les avocats de Latimer ont soutenu que la sentence prévue pour un meurtre au deuxième degré \u2014 l'emprisonnement à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 10 ans \u2014 serait « cruelle et inhabituelle », compte tenu des circonstances.Les défenseurs des droits des personnes handicapées qui ont assisté aux audiences estiment qu'une sentence réduite serait contraire aux droits des gens les plus vulnérables de la société.Robert Latimer a été reconnu coupable à deux reprises, mais sa première condamnation a été rejetée par la Cour suprême parce que la Gendarmerie royale du Canada, agissant à la demande de la Couronne, avait interrogé des jurés potentiels pour connaître leur opinion.Le 5 novembre 1997, Latimer était reconnu coupable pour la deuxième fois et condamné à une peine de deux ans, dont une année à purger en prison.Ce jugement a été cassé par la Cour d'appel de la Saskatchewan, qui a imposé la peine obligatoire d'au moins 10 années d'emprisonnement.Le printemps dernier, l'avocat de Latimer, Me Edward Greenspan, a affirmé qu'au fond de son coeur, son client était convaincu de n'avoir d'autre choix que de tuer sa fille.« C'est simplement l'histoire extrêmement tragique d'un homme qui aimait trop son enfant », a déclaré l'avocat, précisant que le « moyen de défense de nécessité » aurait pu mener à un acquittement si le juge présidant le procès n'avait pas avisé le jury de ne pas en tenir compte.Les avocats de la poursuite ont soutenu, quant à eux, que pour invoquer un moyen de défense de nécessité, Latimer devait démontrer qu'il existait un péril « évident et imminent » où il était impossible de se conformer à la loi.Le procureur de la Couronne, Me Kenneth Mac Kay, a allégué que l'intervention chirurgicale prévue pour Tracy aurait peut-être permis d'atténuer ses souffrances.Il a également souligné que même si la fillette ne pouvait ni marcher ni parler, la preuve démontrait que sa vie n'était pas qu'une série de souffrances et qu'elle connaissait aussi des moments de joie et de plaisir.Latimer vit sur sa ferme située près de Wilkie, en Saskatchewan, en attendant la décision du tribunal.Photothèque CP Robert Latimer Photothèque PIERRE McCANN, La Presse © Le responsable de l'Organisation d'éducation et d'information logement de Côte-des- Neiges, Claude Dagneau, avait constaté en mars 2000 le très mauvais état dans lequel se trouvait l'immeuble de 32 logements de la rue Plamondon.Moisissures, plafonds défoncés, balcons dangereux, fils électriques à nu, fuites d'eau, chauffage déficient, souris et coquerelles avaient forcé la Ville à évacuer les locataires.L'une des plus importantes salles d'exposition au Canada 6529, boul.Décarie (coin av.Plamondon) Montréal P Stationnement à l'arrière (514) 344-1400 Importateur de reproductions antiques européennes Économisez jusqu'à50% Tables, jusqu'à 16 pi.de long Grande Vente de janvier HEURES D'OUVERTURE Lun.-mer.: 10 h - 18 h Jeu.-ven.: 10 h - 21 h Sam.: 9 h - 17 h Dim.: 11 h - 17 h ENTREPÔTS Place du Quartier ST-HYACINTHE 5870, boul.Laurier Versant St-Sauveur SAINT-SAUVEUR 11, ch.du Lac-Millette à partir de à partir de DU 3 AU 14 JANVIER 2001 Hauts assortis pour enfants 1499 $ 2/25 $ Pantalons de coton pour hommes 2999 $ 2/50 $ T-Shirts pour femmes 1499 $ 2/25 $ Chandails à manches longues pour hommes et femmes 1999 $ à partir de 2/35 $ à partir de Chemises pour hommes 1999 $ 2/35 $ GRANDE VENTE TROTTOIR (INTÉRIEUR) 6LP2801A0113 6LP2801A0113 ZALLCALL 67 01:13:38 01/13/01 B Création imminente d'un ordre des géologues Le scandale de Bre-X aura convaincu le gouvernement d'aller de l'avant SYLVAIN LAROCQUE Le scandale de Bre-X aura finalement convaincu le gouvernement de l'opportunité de créer un ordre professionnel des géologues.Et ce n'est pas le milieu qui va s'en plaindre.« Ça faisait longtemps qu'on attendait ça, c'était devenu incontournable », soutient Michel Bouchard, professeur titulaire de géologie à l'Université de Montréal et président de l'Association professionnelle des géologues et géophysiciens du Québec.Selon lui, il était devenu essentiel de rassurer le public québécois et surtout les investisseurs, qui ont été échaudés par les fraudes dans le secteur minier, notamment celle de la compagnie albertaine Bre-X, survenue en 1997.La petite société d'exploitation minière avait fait croire, d'octobre 1995 à mars 1997, qu'elle avait trouvé un gisement d'or gigantesque en Indonésie.Or, à la suite d'études indépendantes, il s'était avéré que la masse minérale n'était d'aucun intérêt, les employés de Bre-X ayant altéré les échantillons initiaux avec de la poussière d'or.Les investisseurs avaient perdu plus de 6 milliards dans l'escroquerie.« Il nous faut pouvoir garantir au public que la personne qui signe un rapport technique est compétente, pas un Jos Bleau », précise M.Bouchard.Est-ce à dire qu'il y a des Jos Bleau parmi ceux qui font le travail des géologues à l'heure actuelle ?« Il est peu probable qu'une histoire comme celle de la Bre-X survienne au Québec, répond M.Bouchard.La situation a toujours été assez saine ici.Bien sûr, il y a eu par le passé des gens qui avaient tendance à aller vite, voire qui frôlaient l'incompétence.C'est comme dans n'importe quoi, il y en a toujours qui sont moins honnêtes.» L'Ordre professionnel des géologues permettra de sanctionner les comportements et les actes qui ne respectent pas les règles établies, souligne Daniel Bernard, directeur général de l'Association des prospecteurs du Québec, qui réunit des représentants de l'industrie et des géologues.La création de l'Ordre, que l'Office des professions recommandait déjà en 1991, était en outre devenue indispensable avec l'entrée en vigueur, en février, d'un nouvelle norme régissant l'information sur les projets miniers.Ce sont les Autorités canadiennes en valeurs mobilières, dont fait partie la Commission des valeurs mobilières du Québec (CMVQ), qui ont entrepris la rédaction de la norme au lendemain du scandale de Bre- X.« Cette norme améliorera l'exactitude et l'intégrité de l'information transmise au public sur les projets miniers et cela diminuera les occasions de fraude », affirmait en novembre Carmen Crépin, présidente de la CMVQ.La norme précise que « toute l'information de nature scientifique et technique fournie par les sociétés minières doit se fonder sur des renseignements établis par une « personne qualifiée » ou sous sa surveillance », une personne qualifiée étant un ingénieur, un géologue ou un géophysicien d'au moins cinq ans d'expérience et membre d'une association professionnelle.La norme donne deux ans aux géologues et géophysiciens pour se regrouper en ordre professionnel.La création de l'Ordre des géologues ne bénéficiera pas qu'aux investisseurs, tient à souligner M.Bouchard.« Les géologues sont très impliqués dans la recherche d'eau souterraine, alors s'ils commettent une erreur, c'est la santé publique qui peut être en jeu », conclut-il.Quatre millions pour la nouvelle technologie Femmes Asiatiques ou Africaines Nous sommes à la recherche de participantes asiatiques et africaines pour une étude sur la dépense énergétique de repos se déroulant à l'hôpital Notre-Dame.Les personnes intéressées doivent être âgées de 20 à 25 ans, être non-fumeuses et ne pas prendre de contraceptifs oraux.Un dédommagement de 100 $ sera accordé.Ariane Dumotier (514) 343-6111 poste 13716.PASCALE BRETON L'ANNÉE 2001 débute de belle façon au Centre de recherche et de développement sur les aliments d'Agriculture et Agro-alimentaire Canada, à Saint-Hyacinthe, qui a annoncé des travaux de 4,5 millions pour perfectionner ses équipements.L'établissement, qui réunit une vingtaine d'équipes de chercheurs et environ 200 employés, comptera sous peu un nouveau laboratoire permettant à différentes entreprises spécialisées en alimentation de venir y tester leurs nouveaux produits.« Notre laboratoire d'essai était vieillot et mal adapté aux nouvelles technologies.Notre usine pilote sera donc rénovée et une autre aile sera construite pour permettre aux entreprises en émergence de tester leurs produits sur une petite échelle avant de lancer leur projet », explique la directrice du Centre, Angèle Saint-Yves.Le mandat de l'institut est de donner un coup de pouce à l'industrie alimentaire en mettant un laboratoire à sa disposition pour l'essai à petite échelle de nouveaux procédés destinés à trancher, chauffer, pasteuriser ou transformer, entres autres, les aliments.Depuis sa création, en 1987, le Centre a accueilli 750 entreprises et 1600 projets.Développement économique Canada financera le quart des travaux qui débuteront au printemps.Salon Épargne- Placements RETRAITE BIOTECHNOLOGIE CLONAGE SOCIÉTÉ FISC HÉRITAGE CONSERVER BOURSE SANTÉ VALEURS ACTIONS ÉDUCATION INVESTIR FLUCTUATIONS INDICES «Investir dans la vie, c'est penser à sa retraite, à ses placements.Investir dans la vie, c'est aussi investir dans la science.dans le savoir.» Serge Martin, président du Salon Le Pavillon Générations en jeu Le Café des investisseurs L'analyse de vos titres sur écran géant L'Université Internet Le Festival du film scientifique Les jeux de simulation boursière L'école du placement de Claude Chiasson Les consultations gratuites des notaires Le Carrefour Science et Technologie À VOIR ABSOLUMENT! Montréal, Place Bonaventure 26 au 29 janvier 2001 Vendredi, samedi, lundi: 11 h à 21 h - Dimanche: 11 h à 18 h Spécial 20e ÉDITION www.finances-en-direct.com 2923955A VENTE FIN DE SAISON JEAN PAUL GAULTHIER COLLETTE DINNIGAN ROBERTO CAVALLI DOLCE & GABBANA BALENCIAGA MOSCHINO VERSACE MARNI CHLOE etc\u2026 etc\u2026 et plus Les Cours Mont Royal 1455, rue Peel (Peel et de Maisonneuve) Tél.: (514) 282-0294 Excluant accessoires et nouveaux arrivages.60% 60% 60% 60% 60% Un soupçon de judaïsme Curieux d'en savoir plus?Découvrez la source de notre foi : Dieu, la Torah, Israël Comment vivre la complexité du monde actuel?Une perspective juive libérale Cours pour débutant, juif ou non Le samedi 27 janvier 2001 à 14 h Le samedi 3 février 2001 à 14 h Temple Emanu-El-Beth Sholom 4100, rue Sherbrooke Ouest, Westmount Inscription gratuite mais requise Tél.: (514) 937-3435 2922155 6LP2901A0113 a29 6LP2901A0113 ZALLCALL 67 01:13:50 01/13/01 B CLUBS DE MOTARDS Nouveau millénaire, même violence ANDRÉ CÉDILOT L'assassinat avant-hier à Montréal d'un sympathisant des Rockers passé du côté des Rock Machine donne une petite idée de la tournure que pourrait prendre la guerre des motards durant la présente année, au Québec et en Ontario.Le transfuge, Roger Berthiaume, 26 ans, était en compagnie d'un proche des Rock Machine quand l'auto qu'il conduisait a été criblée de balles, dans le quartier Pointe- Saint-Charles, nouveau fief des Rockers, affiliés aux Hells Angels.Identifié comme une relation de la bande adverse des Rock Machine Ð en probation chez les Bandidos Ð Robert Béland, qui fêtera ses 31 ans demain, s'en est tiré avec des blessures après être sorti précipitamment de la voiture pour se réfugier dans un immeuble de la rue Augustin-Cantin.Selon un scénario habituellement utilisé par les « employés » des Hells Angels et leurs clubs satellites, les tueurs ont abandonné leur véhicule tout près des lieux, en y mettant le feu.Il a été retrouvé à l'angle des rues Richardson et Island.Berthiaume, qui a déjà eu des avec la justice pour des affaires de recel, fais a i t d e p u i s quelques années la revente de drogue dans le sud-ouest de Montréal pour le compte des Rockers.Tout cela fait croire aux enquêteurs de la brigade des homicides de la CUM que l'attentat pourrait avoir été commandé par des individus qui n'ont pas apprécié les nouveaux « penchants » de Berthiaume pour les Rock Machine.« Ils peuvent tirer sur quiconque fait défection, qu'il s'agisse d'un membre en règle ou d'un simple apprenti », indiquent des spécialistes montréalais de la lutte antimotard.Selon eux, la rupture des négociations entre les Hells Angels et les Rock Machine, après que ceuxci eurent décidé de rallier officiellement les rangs des Bandidos, juste avant les Fêtes, a provoqué une certaine tension.Pris par surprise, surtout qu'ils venaient de se faire damer le pion en Ontario, les Hells Angels se sont tournés vers les hauts dirigeants des Bandidos, leurs principaux adversaires sur la scène internationale, pour conclure une entente de bon voisinage.Celle-ci prévoit que les deux clubs respectent les territoires de l'un et de l'autre au Canada.C'est ce qui explique l'empressement inhabituel des Hells Angels à remettre leurs fameux dossards à pas moins de 168 motards de l'Ontario, où ils cherchaient à mettre les pieds depuis au moins 20 ans.La plupart d'entre eux ont été recrutés au sein des Satan's Choice, des Para- Dice Riders, des Lobos et des Last Chance.Au grand dam des Bandidos/ Rock Machine, les Hells Angels ont aussi admis chez les Nomads, leur club élite, trois de leurs hommes clés dans le trafic de drogue, dont Paul Sasquash Porter, 38 ans, l'un des fondateurs du club en 1989 et principal artisan de l'implantation des Rock Machine dans les régions de Toronto, London et Kingston, l'été dernier.À court terme, les experts de la police ne prévoient pas de guerre ouverte entre les deux clans comme on a vécu de juillet 1994 à octobre 2000.« Il peut se passer n'importe quoi, mais il est plus vraisemblable qu'on assiste à des congédiements douloureux et, pis encore, à des règlements de comptes internes », estiment- ils.« Les Hells Angels, entre autres, n'ont pas la réputation de tolérer les traîtres, les incapables et tous ceux qui ne suivent pas les ordres », de noter les policiers, en rappelant la froide exécution de presque tous les membres de la section de Laval, au milieu des années 80, parce qu'ils consommaient des drogues et cachaient des profits à l'organisation.Ils étaient également en conflit avec leurs « frères » d'Halifax, en Nouvelle-Écosse, parrainés par les Hells Angels québécois.La situation est d'autant plus plausible, toujours d'après les spécialistes de la police, que les 171 nouveaux membres recrutés au Québec et en Ontario n'ont pas eu à subir de période d'essai, étape durant laquelle ils se voient confier de sales besognes.Celle-ci dure généralement un an.Elle est d'une importance cruciale aux yeux des Hells Angels pour détecter les indésirables et prévenir l'infiltration.Or, c'est justement parce qu'ils trouvaient anormal que certains d'entre eux aient des contacts avec des policiers de l'Ontario Ð en pointant surtout les Satan's Choice Ð que les Hells Angels locaux avaient tant hésité jusque-là à les prendre officiellement sous leur aile.« Ça pourrait faire des étincelles, car les Hells Angels et les clubs ontariens ont des mentalités différentes.Ils n'ont pas tous les mêmes ambitions non plus ni les mêmes méthodes de brasser des affaires », d'expliquer les policiers.Deux membres d'expérience des Nomads, Wolodymur Stadnick, 48 ans, et Donald Stockford, 38 ans, servent de lien avec les clubs ontariens.Issus du gang de Sorel, ils vivent à Hamilton depuis quelques années.Stadnick a déjà été le président national de la « grosse machine rouge » au Canada.Photos : Photothèque, La Presse © Les Nomads Wolodymur Stadnick, 48 ans et Donald Stockford, 38 ans, qui ont fait leurs classes à Sorel, veillent à la bonne marche des affaires des Hells Angels en Ontario.AFFAIRE PALMUCCI Intermédiaire : 5 mars (6 cours) Perfectionnez-vous! Inscription requise places limitées.Restaurant Lanni 3132, rue Shebrooke Est Montréal (Métro Préfontaine) (Salle privée, stationnement accessible ) cours L'Amicale des Sommeliers du Québec VIN sur le POUR AMATEURS ET CONNAISSEURS Apprentissage théorique et pratique de la dégustation (pour tout amateur de vin) Débutant : 5 février (6 cours) Connaître et déguster! Institut de Tourisme et d'Hôtellerie du Québec 3535, rue Saint-Denis Montréal (Métro Sherbrooke) Soirée technique de dégustation (514) 522-7020 DEMANDEZ NOTRE BROCHURE Télécopieur :(450) 449-1796 www.asq.qc.ca Vins et fromages, jeudi 15 février Intermédiaire : 7 février (6 cours) Perfectionnez-vous! Avancé : 6 mars (6 cours) Sortir des frontières! La découverte des grands vins du monde: Italie, Portugal etc.Réservation requise, places limitées.Pour partager, découvrir et multiplier le plaisir du vin et de la gastronomie en bonne compagnie! A S Q Restaurant Franco & Nino 590, avenue St-Charles Vaudreuil-Dorion 2922093A La Cour supérieure a gain de cause JEAN-PAUL CHARBONNEAU LA COUR supérieure avait raison de remettre en liberté sous caution Nicola Palmucci, arrêté à Montréal alors qu'il était recherché pour meurtre prémédité de son associé commis à Daytona Beach, en Floride, même si des mesures d'extradition ont été entreprises contre lui.C'est l'avis exprimé par la juge Louise Otis, de la Cour d'appel, plus tôt cette semaine qui a rejeté la requête de la poursuite qui contestait la décision du juge J.Fraser Martin, de la Cour supérieure.C'est très rare au Québec qu'un accusé de meurtre avec préméditation commis dans la province puisse reprendre sa liberté sous caution.Pour l'avocat de Palmucci, Me- Claude Olivier, il s'agit là d'une décision peu commune.« Je ne me souviens pas d'avoir vu un accusé de meurtre arrêté ici et contre qui une demande d'extradition a été déposée ait été remis en liberté par un tribunal.Au cours des cinq dernières années, il y a eu deux acceptations de remise en liberté mais dans chaque cas, il s'agissait d'affaires de stupéfiants.Et maintenant, nous allons contester le 23 janvier lors de l'audience la requête en extradition aux États-Unis en vertu des droits constitutionnels », a ajouté le vétéran criminaliste.En juillet 1994, Palmucci, 56 ans, aurait assassiné de cinq balles à la tête son partenaire dans une entreprise de vente de vêtements de plage.À ce moment, il habitait Montréal depuis 1959.Le mobile du meurtre serait que la victime harcelait beaucoup sa femme et ses enfants.En août dernier, le SPCUM a réussi à l'appréhender à la suite d'une information anonyme et il est demeuré en détention jusqu'au 21 décembre alors que le juge Martin lui a accordé une remise en liberté moyennant l'engagement par quatre personnes sur hypothèque totalisant 300 000 $ et d'un engagement additionnel de 50 000 $.Durant sa détention, sa femme est décédée et il a souffert de problèmes cardiovasculaires, ce qui a nécessité une hospitalisation de 16 jours à Santa-Cabrini.Dans sa décision de rejeter la requête de la Couronne, la juge Otis reprend les propos de son collègue de la Cour supérieure lorsque celui- ci dit que la détention de l'accusé n'était pas nécessaire pour assurer sa présence au tribunal dans le cadre de la requête en extradition.Elle est aussi d'avis que la remise en liberté de Palmucci n'est pas de nature à miner la confiance du public envers l'administration de la justice.Diabétiques de type 2 recherché(e)s Si vous avez le diabète de type 2, vous pouvez peut-être participer à un projet de recherche sur l'effet d'un nouveau médicament.Chercheur principal : Dr.Jean-Louis Chiasson Pour de plus amples renseignements sur la participation à cette étude, téléphonez au Centre de recherche de l'Hôtel-Dieu du CHUM au (514) 843-2914 Pour être admissible à l'étude, il faut répondre aux critères suivants : être âgé(e) de 35 à 75 ans avoir reçu le diagnostic de diabète de type 2 depuis au moins 3 mois n'avoir jamais prix de médicament pour le diabète suivre un traitement incluant diète et exercice seulement SOLDE D'HIVER Du 13 janvier au 3 février Profitez de réductions sur tous les meubles de votre choix à des prix avantageux.100, av.L aurier Ouest, ontréal (Québec) H2T 2 7 - Tél.: (514) 273-70 Fermé les dimanches et lundis.La al A Sél .Importateur de meubles exclusifs de France 6LP3001A0113 A30 Samedi 6LP3001A0113 ZALLCALL 67 19:51:40 01/15/01 B L'agent Saint-Germain se résout à purger sa peine CHRISTIANE DESJARDINS CONDAMNÉ AU TERME de ses deux procès pour la mort de quatre de ses collègues lors d'un accident de la route en octobre 1994, le policier de la Sûreté du Québec, Marc Saint-Germain, s'est désisté de son appel, hier, et a commencé à purger sa peine de deux ans moins un jour de prison.Son avocat, Me Eric Downs, a indiqué hier par voie de communiqué, que la décision de Saint-Germain avait été mûrement réfléchie.« Nous aurions aimé un dénouement différent, mais le processus criminel est maintenant terminé.M.Marc Saint-Germain et les membres de sa famille ne souhaitent émettre aucun commentaire », écrit Me Downs.Les terribles incidents ont eu lieu dans la nuit du 27 octobre 1994, après un souper bien arrosé tenu dans un restaurant de Trois- Rivières.Un groupe de policiers de divers corps de police célébraient alors la fin d'un stage de technicien en alcootest, auquel ils avaient participé à l'Institut de police de Nicolet.Pour rentrer à l'Institut, Saint- Germain, alors âgé de 26 ans, a pris à bord de sa voiture de police quatre de ses collègues.Dans une courbe qui relie les autoroutes 40 et 50, il a continué tout droit et a été percuté par un fardier qui arrivait en sens inverse.Des cinq occupants, seul Saint-Germain s'en est tiré.Alexandre Pucar, Yves Bossé, Serge Arsenault et Denis Tremblay, ont été tués sur le coup.Au terme de son premier procès, Saint-Germain a été déclaré coupable par un jury de négligence criminelle ayant causé la mort et de conduite avec facultés affaiblies.Il avait écopé six ans.Son avocat, Me Eric Downs avait porté la décision en appel et obtenu un nouveau procès.Celui-ci s'est tenu en juin, au palais de justice de Montréal.Cette fois, le jury a déclaré l'accusé coupable de négligence criminelle ayant causé la mort de ses quatre collègues et la juge Lise Côté a condamné Saint-Germain à une peine de deux ans moins un jour de prison.Me Downs a porté le verdict et la sentence en appel, tandis que la Couronne en appelait pour sa part de l'acquittement sur le chef de conduite avec facultés affaiblies.Manifestement éprouvé après deux condamnations et de longues et coûteuses procédures judiciaires et après un temps de réflexion, Saint-Germain a décidé de laisser tomber.La Couronne a fait de même.Reste maintenant à savoir ce qu'il adviendra de Saint-Germain, qui doit faire face au Comité de discipline de la SQ.L'audience devait s'instruire le 11 octobre dernier, mais le policier avait demandé à la Cour supérieure de mettre le tout sur la glace, le temps que la Cour d'appel statue sur son cas.Photo YVON GAGNON, collaboration spécuale Le bungalow dans lequel a péri Valérie Provost, 8 ans, a été complètement détruit par le feu.Une fillette meurt dans un incendie RAYMOND GERVAIS UNE FILLETTE de huit ans a perdu la vie dans la nuit de jeudi à hier lorsqu'un incendie a complètement détruit le domicile de ses parents à Saint-Isidore, sur la Rive-Sud de Montréal.L'enfant qui dormait dans une chambre au sous-sol d'un bungalow d'un étage situé au 54, rue Poupart, a été retrouvé inerte dans son lit par les pompiers vers 8 h 45 hier matin.Sa petite soeur de trois ans, ainsi que son père et sa mère ont eu la vie sauve.C'est la mère âgée de 37 ans qui a réussi la première à sortir de la maison en flammes en fracassant une fenêtre arrière.La femme s'est ensuite rendue chez un voisin pour demander de l'aide.Le père, un homme de 43 ans, est ensuite sorti à son tour tenant dans ses bras sa fillette de trois ans.Le père de famille et un voisin ont ensuite tenté, mais en vain, de retourner à l'intérieur du domicile afin de porter secours à l'aînée dont la chambre se trouvait au sous-sol.Les deux hommes ont dû toutefois rebrousser chemin à cause de l'intensité du brasier et de l'épaisse fumée qui s'en dégageait.Les deux hommes ont d'ailleurs subi des brûlures aux mains et ont été incommodés par la fumée.Quant à la mère, qui est enceinte d'un troisième enfant, elle a été victime d'un violent choc nerveux.Le père et la mère ont été transportés à l'hôpital.À l'arrivée des pompiers, les flammes étaient déjà très intenses et la chaleur qui se dégageait du brasier les a empêchés de porter secours à l'enfant.Même avec leurs appareils respiratoires, les pompiers qui ont tenté à cinq reprises de pénétrer à l'intérieur ont dû battre en retraite.Selon le chef des pompiers de Saint-Isidore, Christian Boudreau, le feu aurait pris naissance au soussol, non loin de la chambre à coucher de la fillette, où un poêle à bois était installé.Quelque 25 pompiers provenant des municipalités de Saint-Isidore, Mercier, Châteauguay, Saint-Rémi et Saint-Constant ont combattu les flammes durant plusieurs heures avant de réussir à maîtriser l'élément destructeur.Selon la Sûreté du Québec qui a ouvert une enquête afin de déterminer la cause exacte du sinistre, le plancher de la cuisine qui était située au-dessus de la chambre de la fillette s'est effondré, entraînant avec lui les appareils ménagers.Les pompiers ont donc dû pomper l'eau du sous-sol, puis enlever les débris avant de pouvoir sortir le corps de l'enfant.La victime a été identifiée comme étant Valérie Provost, 8 ans.La fillette devient la première victime d'incendie cette année au Québec.Photothèque MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Manifestement éprouvé après deux condamnations et de longues et coûteuses procédures judiciaires et après un temps de réflexion, Marc Saint-Germain s'est désisté de son appel.Vous voulez perdre du poids sans le reprendre?Alors, comprenez bien les mécanismes qui mènent au surplus de poids et surtout comprenez-en les pourquoi?Sans cette prise de conscience il est fort probable que vous retombiez continuellement dans le même scénario.Rappelez-vous qu'il n'est pas souhaitable de jouer au \u201c yo-yo \u201d avec son poids.Nous vous offrons une approche basée sur des faits scientifiques, doublée d'une vision psychosociale du phénomène de l'obésité.Pour plus de renseignements, contactez-nous ou lisez notre livre en vente dans toutes les librairies : \u201c L'obésité, une maladie qui s'attrape \u201d auteur Paul Thomas, m.d.Cliniques Médicales Poids Santé : Montréal Saint-Léonard Laval Blainville Terrebonne Longueuil Beloeil Saint-Hyacinthe Varennes Saint-Jean Sherbrooke Pour prendre rendez-vous dans une des cliniques ou pour renseignements : (514) 725-7050 Paul Thomas, M.D.Pédophile battu: le père devra subir son procès Not Ready CHRISTIANE DESJARDINS UN PÈRE ACCUSÉ d'avoir battu l'homme qui avait agressé sexuellement son fils devra attendre le début de son procès pour savoir si celui-ci avortera.Hier, le juge Pierre Béliveau, de la Cour supérieure du palais de justice de Saint-Jean-sur-Richelieu, a déclaré qu'il n'avait pas la compétence pour casser la citation à procès de l'homme, que nous ne pouvons nommer pour protéger l'identité de son enfant.L'avocat du prévenu, Me Jean-Pierre Rancourt, devra plutôt présenter cette requête devant le juge du procès.Sévèrement corrigé Mario Many, qui purge une peine d'emprisonnement de 15 mois pour des attouchements sur des mineurs, avait porté plainte en mars dernier contre le père d'un des enfants qu'il avait agressés.C'est que le père avait sévèrement corrigé Many, alors que celui-ci, un chauffeur d'autobus scolaire bénévole, était allé reconduire le jeune chez lui.Le père avait été arrêté et accusé.Mais voilà, lors de l'enquête préliminaire, en novembre dernier, Many avait refusé de témoigner contre le père.« Mes gestes ont provoqué les siens.C'est terminé », a-t-il dit.Au terme de l'enquête préliminaire, le juge a quand même inculpé le père.L'accusé a choisi un procès devant jury.Le 1er février prochain, il y aura conférence préparatoire et par la suite le procès commencera.Si Many refuse de témoigner encore, Me Rancourt présentera alors sa requête pour faire casser l'accusation.Laurier Jetta GLS Nos voitures ne sont pas sans intérêt ! Photo à titre indicatif - Jetta GLS 2001, 5 rapports, neuve.Dépôt sécurité 400 $, immatriculation, assurances et taxes en sus.Frais de 10 ¢ du km additionnel après 60 000 km.Sujet à l'approbation de VW.Crédit du Canada inc.Offre valide pour un temps limité.Taxes d'accès en sus.L'offre ne s'applique qu'aux particuliers et que pour usage personnel et non commercial.Véhicules disponibles chez le concessionnaire seulement.Piquez votre curiosité, venez voir nos modèles 2001 ! 5441, rue Saint-Hubert, Mtl Tél.: (514) 274-5471 popular @popular.qc.ca Jetta COMPTANT MOIS 2 500$ 319$ 1 500$ 349$ 0$ 399$ 36 mois TOUJOURS AUSSI POPULAR Sheldon Kagan International présente LE SALON DE LA MARIÉE Le Palais des Congrès de Montréal Gratuit Gratuit Gratuit Gratuit Samedi de 10 h à 21 h Dimanche de 10 h à 18 h Place d'Armes Les 13 et 14 janvier Présentez ce coupon à l'entrée du Salon pour obtenir 4 billets gratuits.Défilés : samedi à 14 h et 18 h dimanche à 13 h et 16 h Not Ready 292254080 04X060.00 ameublement.de.burea LE.BROCANTEUR 2921.TEU "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.