La presse, 22 janvier 2001, Cahier A
[" 1LP0101A0122 Page A1/22janvier 1LP0101A0122 ZALLCALL 67 01:17:42 01/22/01 B MONTRÉAL LUNDI 22 JANVIER 2001 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE DEPUIS 1884 1 1 7e A N N É E > N O 9 1 > 6 8 P A G E S > 6 C A H I E R S 60 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST D U QUÉBEC > HU LL-OTTAWA > 70¢ Landry met le cap sur la souveraineté Premier candidat à briguer la succession de Bouchard, le vice-premier ministre annonce ses couleurs ALEXANDRE S I R O I S Affirmant qu'il tenterait de « presser le pas et régler au plus vite la question nationale », Bernard Landry a officiellement annoncé hier son intention de se porter candidat à la présidence du Parti québécois afin de devenir premier ministre du Québec.« Il faut accélérer la venue du jour où le gouvernement du Québec n'aura plus qu'à se consacrer à gouverner, plutôt que de perdre temps et énergie dans les tiraillements du système actuel », a lancé M.Landry, lors d'un discours prononcé à Verchères, devant quelques centaines de militants réunis au coeur de sa circonscription.Le ministre des Finances et vice-premier ministre du Québec avait pris soin d'axer son allocution sur la relance de l'option souverainiste.« Je suis l'homme d'une cause, et d'une grande cause : celle de l'avancement national, économique, social, culturel de notre patrie bien-aimée », a-t-il déclaré.Il a suscité des applaudissements nourris en précisant que s'il Voir LANDRY en A2 Autres textes en page A6 et extraits de son allocution en A13 Photo BERNARD BRAULT, La Presse « Je suis l'homme d'une cause, et d'une grande cause : celle de l'avancement national, économique, social, culturel de notre patrie bien-aimée », a déclaré hier Bernard Landry en annonçant qu'il se lançait dans la course à la succession de Lucien Bouchard.Jean-Paul II nomme 37 nouveaux princes de l'Église Les nouveaux « papabili » porteront la marque du souverain pontife Fini les mondanités, Bush s'installe à la Maison-Blanche d'après AFP et AP CITÉ DU VATICAN Ð Le pape Jean-Paul II a annoncé hier la nomination de 37 nouveaux cardinaux, élargissant ainsi considérablement la palette des candidats au prochain pontificat qui porteront indubitablement sa marque.Pour la huitième fois depuis le début de son pontificat en 1978, le pape a annoncé hier lors de la prière de l'Angélus, la convocation d'un nouveau consistoire Ð l'assemblée des cardinaux Ð le 21 février au Vatican où seront « empourprés » 37 nouveaux « princes de l'Église ».Ce nombre inhabituellement élevé de nominations montre la volonté de Jean-Paul II de laisser son empreinte sur le conclave des cardinaux, qui élira son successeur.Le collège cardinalice sera composé de 178 membres dont 128 qui, ayant moins de 80 ans, seront électeurs, en cas de conclave.L'un d'eux, le jésuite Roberto Tucci aura 80 ans le 21 avril.Dans ce collège ne restent plus que 23 cardinaux nommés par le précédent pape, Paul VI, dont 10 électeurs.Selon une règle fixée par Paul VI, le nombre d'électeurs devait être de 120.Jean-Paul II a dérogé à la règle comme il l'avait fait lors du précédent consistoire en 1998, Voir ÉGLISE en A2 d'après AFP et AP WASHINGTON Ð Encore un peu fatigué par les neufs bals présidentiels ayant clôturé samedi les cérémonies grandioses de son intronisation, le nouveau président américain George W.Bush a ouvert hier après-midi les portes de la Maison-Blanche au grand public, respectant une tradition bicentenaire.« Ça va, mais je suis encore un peu épuisé par ces danses.Dix minutes de danse chaque fois dans neuf bals, cela fatigue », a avoué le nouveau président, en recevant en début d'après-midi un groupe de volontaires républicains ayant prêté main-forte à sa campagne.Dans chacun des bals, George Bush et son épouse Laura, vêtue d'une élégante robe rouge, ont reçu un accueil digne de stars, mais le nouveau président s'est révélé piètre danseur et s'est esquivé avant minuit pour regagner la Maison- Blanche.M.Bush s'est malgré tout levé très tôt hier, comme à son habitude, pour prendre une tasse de café avec ses parents, George et Barbara Bush, qu'il a fini par retrouver après avoir déambulé pendant plusieurs minutes dans la Voir BUSH en A2 Autres textes en page A11 Photo AFP Le soleil brillait sur la place Saint- Pierre quand Jean-Paul II a annoncé la nomination de 37 nouveaux cardinaux.Actuel cahierB Arts et spectacles cahier C - horaire spectacles C5 - horaire télévision C2 - cinéma maison C3 Auto D9-D13 Bandes dessinées C7 Boisvert Yves E1 Bridge E8 Décès E6 Économie cahier D Éditorial A12 Êtes-vous observateur E5 Feuilleton C7 Forum A13 Horoscope E8 Le monde A10, A11 Loteries A2, A8 Mots croisés C7, S10 Mot mystère C7 Petites annonces - immobilier E5 - marchandises E5, E7 - emplois E7 - automobile E7 - affaires D6 Politique A6 Quoi faire C6 M É T É O Voir page S16 Passages nuageux Maximum -11, minimum -12 Les Galapagos menacées d'un désastre écologique Trois cents tonnes de mazout dérivent vers ces îles considérées comme un joyau de l'humanité Agence France-Presse SAN CRISTOBAL, Galapagos, Équateur Ð La marée noire aux Galapagos s'étendait hier sur un périmètre de 1200 kilomètres carrés et menaçait de provoquer une catastrophe écologique dans le célèbre archipel équatorien aux tortues géantes après l'échouage d'un cargo plein de mazout devant ses rivages.Trésor mondial de la faune marine, ce chapelet de 13 îles, 17 îlots et 47 récifs sortis de l'océan Pacifique lors d'éruptions volcaniques abrite 10 000 « galapagos » (nom espagnol des tortues géantes), une myriade d'iguanes marins ou terrestres, aux formes préhistoriques, 60 000 lions de mer, presque autant d'otaries, des nuées d'albatros, fous masqués et à pattes bleues, ou encore frégates magnifiques (magnificens).« Trois cents tonnes de mazout se sont étendues par taches éparses sur une superficie de 1200 kilomètres carrés », et cette marée noire « dérive actuellement vers le nordouest et l'île de Santa Fé », l'une des 13 îles des Galapagos, considérées comme un « joyau de l'humanité », a révélé hier le ministre équatorien de l'Environnement, Rodolfo Rendon, dans un entretien par téléphone depuis l'île de San Cristobal.C'est à 800 mètres des côtes de cette île, la plus à l'est, près de Puerto Baquerizo Moreno, centre administratif de l'archipel, que le cargo Jessica s'était ensablé mardi, « en partie à la suite d'une erreur de l'équipage », selon la direction du Parc national des Galapagos.Le tanker, battant pavillon équatorien, s'était échoué, avec une gîte Voir GALAPAGOS en A2 Photo AFP Un pélican et un iguane se sont réfugiés sur un rocher de l'île San Cristobal, dans l'archipel des Galapagos, qui est menacé de désastre écologique depuis que le tanker Jessica s'est échoué près de ses côtes.La marée noire s'étendrait déjà sur 1200 km carrés.1erversement mensuel gratuit Achat ou location Offre d'une durée limitée, s'appliquant aux modèles 2001 suivants : Cavalier, Malibu, Venture, Alero et Silhouette.Premier versement mensuel gratuit jusqu'à concurrence de 500 $, taxes incluses.Sujet au financement et à l'approbation du crédit de GMAC.Voyez votre concessionnaire pour tous les détails.$ Offre alléchante 1LP0201A0122 Page A2/22janvier 1LP0201A0122 ZALLCALL 67 01:15:53 01/22/01 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 22 JANVIER 2001 DEMAIN DANS LA PRESSE C'est mon chum qui m'habille Il existe une race d'hommes très singulière qui achète des vêtements à leurs blondes ! Du coup, les bien-aimées se transforment en une version moderne de Cendrillon.Un pull avec un col de fourrure, des bottes aux talons profilés, un rouge à lèvres Yves St-Laurent, sans oublier une robe pour la plus jeune ; rien n'arrête ces « mâles magasinus » qui se targuent de faire des choix éclairés et de viser (presque) toujours juste.La Presse a déniché trois spécimens qui empiètent sur un terrain habituellement occupé par les femmes.À lire demain dans le cahier Actuel.POUR NOUS J O I N D R E 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 www.cyberpresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 Nouvelles générales general@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Éditorial, Forum edito@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4816 Actuel actuel@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Auto, Mon toit, Santé Voyages aso@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Quoi faire aujourd'hui andre.cloutier@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Arts, Spectacles, Cinéma, Livres arts@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4814 Économie econo@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Sports sports@lapresse.ca Télécopieur: (514) 350-4854 Têtes d'affiche denis.lavoie@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.RENSEIGNEMENTS (514) 285-7272 PROMOTION (514) 285-7100 COMPTABILITÉ (514) 285-6892 RECOUVREMENT (514) 285-6900 PUBLICITÉ Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi : 8 h 00 à 17 h 30 Décès et remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi : 8 h 30 à 17 h 30 Détaillants : (514) 285-6931 National et Télé-Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 ABONNEMENT (514) 285-6911 abonnement@lapresse.ca Par télécopieur : (514) 285-7039 Lundi au vendredi : 6 h 30 à 17 h 30 Samedi : 7 h à midi / Dimanche : 7 h à 11 h Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650 Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 8-8-8 > À quatre chiffres : 5-2-7-1 SUITES DE LA UNE LANDRY Suite de la page A1 était porté à la tête du PQ, il serait le « deuxième député de Verchères à être chef de parti », après Louis- Joseph Papineau, chef des Patriotes.M.Landry a indiqué qu'il effectuerait une tournée des régions du Québec pour « discuter avec la population » et a lancé un appel à la mobilisation.« J'ai besoin de plus d'appuis encore que Lévesque, Parizeau et Bouchard, puisque nous avons le devoir non pas de faire avancer la cause, mais de la faire triompher », a-t-il dit.Plus tard, en conférence de presse, M.Landry a déclaré qu'il estimait que le départ de M.Bouchard avait créé une onde de choc favorable à la souveraineté et à la mobilisation.« Plusieurs personnes, qui étaient plus ou moins endormies sur le plan politique, ont été réveillées par le départ de M.Bouchard », a soutenu le vice-premier ministre.Il n'a toutefois pas précisé la date du prochain référendum, se réclamant des conditions gagnantes de René Lévesque : « sortir, parler et convaincre ».Pour M.Landry, le Québec a dorénavant besoin de faire partie d'une union de type confédéral, calquée sur le modèle de l'Union européenne.« Si Jean Chrétien nous offrait demain le statut de la Grande-Bretagne dans l'Europe d'après Maastricht, mais incluant l'euro, la question du Québec serait réglée demain à cinq heures », a-til lancé.Landry veut Marois Le vice-premier ministre s'est prononcé en faveur d'une course à la direction de sa formation politique, mais a paradoxalement demandé à la ministre de la Santé, Pauline Marois, et au ministre de l'Éducation, François Legault, qui sont toujours en réflexion depuis la démission du premier ministre Lucien Bouchard, de se « rallier rapidement ».Les deux ministres brillaient hier par leur absence, à l'instar, notamment, du ministre des Ressources naturelles, Jacques Brassard, et du ministre des Transports, Guy Chevrette.En revanche, la plupart des nombreux alliés de M.Landry au conseil des ministres étaient présents, dont la ministre du Travail, Diane Lemieux, et le ministre délégué à la Santé, Gilles Baril, qui seront coprésidents de sa campagne.M.Landry a confirmé qu'il avait eu, samedi, « un entretien franc et cordial » avec Mme Marois.La rencontre se serait toutefois déroulé au domicile de la ministre de la Santé, et non pas dans un restaurant de Longueuil, comme certains l'avaient affirmé.Par ailleurs, dans ce qui se voulait une riposte à l'affaire Michaud, M.Landry a affirmé qu'il ne fallait « jamais plus tolérer ici ou ailleurs que l'on assimile le projet québécois, qui est totalement inclusif, à quelque dessein ethnique réducteur ».René Lévesque avait affirmé à plusieurs reprises le caractère inclusif de l'option souverainiste, a rappelé le vice-premier ministre, précisant que le PQ avait fait élire le premier député noir à l'Assemblée nationale.M.Landry, qui s'est aussi adressé à ses militants en anglais et en espagnol, a signalé que les droits des Anglo-Québécois, « en tant que minorité », étaient sacrés et seraient « respectés pour toujours ».« Leur présence est un plus pour le Québec », a-t-il tranché.« Un obsédé » Réagissant à l'annonce de la candidature de M.Landry, le Parti libéral du Québec a dénoncé « l'obsession » souverainiste du numéro deux du PQ.« C'est quelqu'un qui est obsédé par la cause », a affirmé Jean-Marc Fournier, le whip des libéraux de Jean Charest.M.Fournier a profité de l'occasion pour dévoiler des documents obtenus grâce à la Loi d'accès à l'information, selon lesquels le ministère des Finances de M.Landry a conduit des études sur la souveraineté « à même les fonds publics ».Il a rappelé que M.Bouchard s'était publiquement opposé à ce que le PQ utilise l'argent des contribuables afin de faire la promotion de la souveraineté.Le député libéral a aussi reproché à M.Landry de ne pas avoir révélé à Mme Marois qu'il avait placé en fiducie 840 millions destinés à la santé.« Ce fut le moment qui nous a permis de comprendre comment opérait Bernard Landry, a dit M.Fournier.Il cache de l'information à ses collègues pour mieux leur dire non et dire non aux besoins pressants des Québécois en éducation et en santé.» ÉGLISE Suite de la page A1 en en désignant neuf de plus ou 10, en tenant compte de l'âge du père Tucci.Il faut en effet ajouter les deux cardinaux nommés en 1998 « in pectore » (dans le coeur), c'est-àdire en secret, pour des raisons de sécurité, de politique ou d'opportunité et dont le pape a annoncé hier qu'il révélerait « prochainement » les noms.Ils pourraient être des prélats de « l'Église souterraine » comme en Chine ou au Vietnam.Ils ne sont pas électeurs tant que leur nom n'est pas public.Dans la « promotion 2001 des princes de l'Église », 12 nouveaux cardinaux sont des collaborateurs du pape travaillant dans la curie romaine, l'administration centrale de l'Église, dirigeant ou appartenant à des conseils pontificaux ou des congrégations.Dans le précédent consistoire, déjà huit nouveaux cardinaux étaient issus de la Curie.Dix des nouveaux membres du Sacré Collège sont des Latino- Américains.Selon les spécialistes du Vatican, le prochain pape a de bonne chance d'être choisi en Amérique latine, continent où vit la moitié des catholiques du monde.Ils évoquent souvent deux noms, le Colombien Dario Castrillon Hoyos et le Hondurien Oscar Rodriguez Maradiaga nommé hier.L'Opus Dei, société religieuse très influente et conservatrice, obtient son premier cardinal avec la nomination de l'évêque de Lima, Mgr Juan Luis Cipriani.Mais d'autres personnalités de poids font également leur entrée dans l'assemblée pourpre, dont Mgr Louis-Marie Billé, archevêque de Lyon (France) ; le patriarche de Lisbonne, Mgr José da Cruz Policarpo ; Mgr Giovanni Battista Re, préfet de la Congrégation pour les évêques, considéré par les médias italiens comme possible « papabile » ; l'archevêque de Tolède, Mgr Francisco Alvarez Martinez ; l'archevêque de Vilnius (Lituanie) Audrys Juozas Backis, doté d'une forte expérience dans l'administration et la diplomatie vaticane.On note également le Britannique Cormac Murphy-O'Connor, archevêque de Westminster ; l'Irlandais Desmond Connell, archevêque de Dublin ; de même que trois Américains : Mgr Theodore E.Mc Carrick, archevêque de Washington ; Mgr Edward Egan, archevêque de New York ; et le théologien jésuite Avery Dulles, professeur à l'université Fordham de New York, âgé de 82 ans et donc trop vieux pour faire partie du conclave ; le Vietnamien François-Xavier Nguyen Van Thuan ; l'Indien Ivan Dias, archevêque de Bombay ; un Africain, Bernard Agre, archevêque d'Abidjan.Les deux nominations surprises, plutôt honorifiques que politiques, vu leur âge, sont celles du père Roberto Tucci, responsable de Radio Vatican, qui aura 80 ans en avril et ne pourra donc plus voter, récompensé pour son inlassable préparation des voyages pontificaux depuis 20 ans ; et de Mgr Jean Honoré, archevêque de Tours (France), âgé de 80 ans.Autre nomination remarquée, celle de Mgr Walter Kasper, 67 ans, archevêque émérite de Rottenburg- Stuttgart, secrétaire du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens.Le pape devrait lui confier la présidence de ce conseil, assurée par le cardinal australien Edward Cassidy (76 ans).Mais le pape n'a pas l'intention de s'arrêter là.Il a déclaré hier que d'autres personnalités « méritaient d'être nommées cardinaux » et qu'il espérait « avoir l'occasion à l'avenir » de le faire.Parmi les nouveaux cardinaux, il y a 18 Européens (dont 16 électeurs), trois originaires des États- Unis (2 électeurs), deux Africains (1 électeur), 10 Latino-Américains et quatre Asiatiques.La situation géographique actuelle dans un conclave éventuel serait la suivante : 60 électeurs européens (dont 24 Italiens), 26 latino- américains et 13 nord-américains, 12 africains, 13 asiatiques et quatre originaires d'Océanie.Le cardinal le plus jeune demeure l'archevêque de Sarajevo, Mgr Vinko Puljic, 55 ans, alors que le doyen du Sacré Collège reste toujours l'Italien, Corrado Bafile, âgé de 97 ans.BUSH Suite de la page A1 vaste demeure présidentielle de 132 pièces.Dans la matinée, la nouvelle première famille des États-Unis s'est rendue à la cathédrale nationale de Washington pour un office religieux oecuménique solennel en présence de 3500 invités.La neige avait succédé à la pluie fine et glaciale qui avait mouillé la cérémonie d'investiture de samedi.Pins et magnolias s'étaient vêtus de blanc, donnant une ambiance ouatée à la capitale fédérale que les Bush ont traversée pour se rendre à la cathédrale.Au moment de la quête, le président est apparu visiblement gêné : contrairement au vice-président Dick Cheney qui venait de placer quelques billets verts dans le panier de quête, il n'avait pas le moindre dollar sur lui.« Je prie pour que Dieu place sa grande main protectrice sur tout un chacun, et particulièrement sur vous, monsieur le président, et sur votre famille », a déclaré le révérend Franklin Graham, qui avait aussi déjà prié samedi lors de la prestation de serment de M.Bush.Ce pasteur noir est le fils du prédicateur Billy Graham, à l'origine de cette bénédiction « inaugurale » lorsque la Maison-Blanche a un nouveau locataire.Puis a eu lieu une prière oecuménique en présence d'un rabbin, d'un pope orthodoxe grec, d'un cardinal catholique et de plusieurs ministres du culte protestant.Un événement qui n'était pas sans rappeler le service religieux en l'honneur de George Washington, il y a plus de deux siècles.George W.Bush avait chaussé ses lunettes pour pouvoir suivre cantiques et prières.Il a écouté avec grande attention le sermon du pasteur Graham qui a souligné que le pays faisait face à des défis inédits.« La grande menace, toutefois, gît au plus profond de nos propres coeurs, infectés par la cupidité, la haine et la luxure », a-t-il lancé, sa voix résonnant en montant vers les voûtes néogothiques de cette cathédrale protestante épiscopalienne (anglicane), mais qui fonctionne de fait comme un lieu de rite chrétien sans dénomination spécifique.Parmi les hommes de foi présents, on remarquait la calotte rouge de l'archevêque catholique de Washington, Theodore Mc Carrick, élevé le même jour à la pourpre cardinalice par le pape Jean- Paul II.Il a demandé à Dieu d'offrir « sagesse et grâce » à M.Bush, ainsi qu'à tous ceux devant servir le pays dans son gouvernement.Après cette cérémonie religieuse, les Bush ont reçu des amis, avant de partager un brunch dominical en famille, et d'ouvrir la Maison- Blanche au public.« Ce n'est pas simplement notre maison, mais c'est aussi celle de tous les Américains, et l'une des grandes traditions de la Maison- Blanche est de la partager avec les Américains venus des quatre coins du pays », a rappelé George W.Bush.Cette tradition avait été lancée en 1829 par le président Andrew Jackson.Mal lui en avait pris.Des milliers de visiteurs indisciplinés avaient en effet cassé vaisselle en porcelaine et verres en cristal, et arraché les rideaux en visitant la demeure présidentielle, amenant même Andrew Jackson à passer la nuit à l'hôtel.Laura Bush a confié que malgré la très belle rénovation d'une partie des appartements privés présidentiels, menée sous la direction d'Hillary Clinton, elle envisageait de redécorer quelques pièces.« Nous allons bien sûr changer la chambre à coucher, ainsi qu'une partie de la salle à manger et du salon » a-t-elle dit.Samedi, pendant les cérémonies d'intronisation, des dizaines de peintres avaient envahi les bureaux de l'aile ouest de la Maison-Blanche, où le président travaille avec ses plus proches collaborateurs.Ils ont repeint toutes les pièces, changeant les tapis, y compris dans le célèbre bureau ovale présidentiel.La moquette bleue frappée du sceau présidentiel et les rideaux jaunes qu'avaient fait installer Bill Clinton ont été remplacés par un décor au ton crème et pêche beaucoup plus doux.Tous les meubles ont été changés à l'exception d'un seul : le bureau présidentiel.D'autre part, George W.Bush s'est déclaré hier impatient de se mettre au travail, et a confirmé que sa première proposition législative, une réforme pour renforcer le système éducatif, serait envoyée demain au Congrès.« Je suis impatient de me mettre au travail » a-t-il déclaré devant la presse, indiquant qu'il entamerait sa journée tôt ce matin dans le bureau ovale, en recevant un briefing de sécurité.« Je n'ai pas encore vu mon programme pour la journée, mais je suis sûr qu'elle sera bien remplie, a ajouté M.Bush, précisant que ses priorités étaient l'éducation et l'établissement de rapports fructueux avec les parlementaires républicains comme démocrates.« Et comme je l'ai déjà indiqué, ma première initiative législative sera pour envoyer cette réforme éducative (mardi) », a-t-il ajouté.GALAPAGOS Suite de la page A1 de 25 degrés, alors qu'il assurait un transport de 900 tonnes de carburant entre le port de Guayaquil (275 kilomètres au sud-ouest de Quito) et l'archipel de 7964 kilomètres carrés situé à 1000 kilomètres à l'ouest de l'Équateur.Cet « accident lamentable » constitue une « très grave menace pour l'environnement », a déclaré Rodolfo Rendon, avant de lancer « un appel à l'aide internationale pour conjurer ce fléau ».Aucune des 10 000 tortues géantes qui vivent sur l'archipel n'a été affectée jusqu'ici par la marée noire, a précisé M.Rendon.L'avion américain C-130 Hercules attendu aux Galapagos, avec à bord une dizaine d'experts scientifiques et du matériel de lutte antipollution, n'était toujours pas arrivé dans l'archipel à 13 h 30 hier.Autour du cargo, des centaines de secouristes ont déployé des barrages de flotteurs et utilisé du dispersant chimique pour empêcher le mazout d'atteindre le rivage.Les Galapagos, appelées autrefois « îles enchantées », et où vivent 10 000 personnes, la plupart des pêcheurs, sont prisées d'oiseaux uniques au monde, comme les fous masqués et à pattes bleues qui viennent y nidifier.L'île Espanola, la plus au sud, est l'unique au monde où les albatros, d'une envergure allant jusqu'à 2,5 mètres, viennent s'y reproduire, dans un curieux ballet amoureux, bec à bec, alterné de caquètements.Selon la légende, certains îlots recèlent encore dans leurs cavernes les trésors enterrés là par les pirates des mers au XVIIe siècle.Propriété de l'Équateur depuis 1832, l'archipel a été rendu célèbre par le savant britannique Charles Darwin, après sa visite en 1835.Ses études ont donné naissance à son célèbre livre « L'origine des espèces par la sélection naturelle ».90 % des reptiles, 46 % des insectes, et près de la moitié des oiseaux que l'on y trouve n'existent qu'aux Galapagos.Leur vedette reste « Jorge », une tortue géante de 140 ans et 250 kilos, que les 60 000 visiteurs annuels de l'archipel peuvent admirer sur San Cristobal.On reconnaît l'âge de ces animaux non pas à leur volume, mais à la densité du lychen et des champignons qui poussent sur leur carapace. 1LP0301A0122 1LP0301A0122 ZALLCALL 67 01:17:53 01/22/01 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 2 J ANV I E R 2 0 0 1 A 3 ACTUALITÉS Serge Ménard: le cas de Granby commande une loi anti-gang Presse Canadienne GRANBY Ð La Sûreté municipale de Granby n'est pas en mesure de faire face au problème des motards criminalisés, selon le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard.Les menaces de mort dont six policiers de Granby et du Canton ont été l'objet la semaine dernière prouvent que le poste municipal manque de moyens pour contrer les motards, tout comme d'autres corps municipaux de la province.« C'est l'exemple d'un corps de police local qui n'est pas capable d'affronter la menace du crime organisé », a affirmé le ministre Ménard en entrevue hier.Les événements qui ont mené à la fermeture du bar Le Gatsby la semaine dernière prouvent la nécessité de repenser le fonctionnement des Sûretés muncipales, selon le ministre.« Ça me réconforte dans ma volonté de réaliser la refonte de la carte policière », souligne-t-il.Avec cette réforme, les effectifs de la Sûreté municipale de Granby pourraient passer de 50 à 85 policiers.Une loi antigang plus musclée devrait être adoptée par le gouvernement fédéral « le plus vite possible », question de donner plus de pouvoirs aux policiers.« Il faut une véritable loi antigang qui fasse un crime du seul fait d'appartenir à un gang », affirme-t-il.« Le gouvernement du Québec se borne à réclamer une nouvelle loi antigang de la part du fédéral », déplorait vendredi Jacques Dupuis, porte-parole de l'opposition officielle en matière de sécurité publique, lors de son passage à Granby.Celui-ci dénonce « l'inaction » du ministère de la Sécurité publique face aux motards.« Tout ce qui est en train de se préparer, c'est un fascicule de conseils aux propriétaires de bars, critique-t-il.Ça, ça fait peur aux Hells !» « C'est une publication qui devrait aider les propriétaires de bars à savoir quoi faire face au crime organisé », rétorque le ministre.Selon M.Ménard, le gouvernement prône déjà « la tolérance zéro », contrairement à ce qu'affirmait vendredi Jacques Dupuis.« On ne tolère pas d'endroit où il se vend de la drogue », insiste Serge Ménard.« On ne peut pas avoir des agents pour surveiller les établissements 24 heures par jour .» Le ministre affirme que les propriétaires de bars n'ont pas à craindre des représailles des motards lorsqu'ils utilisent la ligne 1-800-659-GANG pour dénoncer les ventes de drogues dans leur établissement.« On peut leur garantir la parfaite confidentialité.Et s'ils ont peur quand même, nous avons d'autres moyens », indique-t-il.Toutefois, les tenanciers ne doivent pas s'attendre à des actions rapides lorsqu'ils utilisent la ligne antigang.« Ils ne verront pas des résultats tout de suite, explique Serge Ménard.Il faut faire de l'infiltration dans les milieux criminels, accumuler de la preuve, ce qui peut prendre des mois.» Photo : ROBERT SKINNER, La Presse © La façade de l'ancien Cinéma V, qui a été laissé à l'abandon pendant plus de huit ans, a été nettoyée l'an dernier.Les travaux de réfection sont interrompus depuis l'automne dernier.Tour de Babel La construction du centre culturel sur le site du Cinéma V se complique LAURA-JULIE PERREAULT La Corporation Cinéma VI promettait aux citoyens de Notre-Dame-de-Grâce l'ouverture d'un centre culturel pour novembre dernier.Ce complexe artistique, qui jaillira des décombres de l'ancien Cinéma V de la rue Sherbrooke Ouest, devrait plutôt voir le jour l'été prochain.Mais déjà, la facture s'annonce plus salée qu'à l'origine.C'est ce qu'a appris La Presse, hier, en rencontrant le directeur de la corporation responsable du projet, Stephen Laudi, dans l'édifice en béton encore désert, qui devrait éventuellement se transformer en centre culturel « au look techno-industriel, comme Ex- Centris et l'usine C », aux dires de M.Laudi.Il avouait cependant hier que la coupe est encore bien loin des lèvres.« On a dû faire la réparation complète du toit parce que l'eau a coulé pendant huit ans.Ça a coûté 500 000 $ de plus que prévu », notait le directeur.Cette somme, les membres de la Corporation devront la dénicher, car elle ne faisait pas partie des plans initiaux de la Ville de Montréal, qui, en plus de céder l'édifice qu'elle a acheté en 1999 au coût d'un demimillion en 1999, a accordé un budget de 1,2 million pour la réfection de l'ancien cinéma.« On attend des nouvelles du Programme national d'infrastructures.Nous devrions recevoir un million d'eux.Ensuite, nous solliciterons les corporations privées et le public.Mais nous attendons d'être plus avancés.Il nous faudra aussi trouver des partenaires pour financer les équipements de spectacle et de cinéma qui permettront de présenter des films, mais aussi des spectacles live », expliquait- il.Même si l'édifice est littéralement en chantier, M.Laudi était fier de montrer à La Presse les progrès qui ont été réalisés jusqu'à maintenant.La façade, au style néo-égyptien, a été nettoyée.Même chose à l'intérieur : des pans de murs entiers, résultant d'anciennes rénovations, ont été arrachés.Lors de notre visite, aucun matériel de construction n'était cependant en vue puisque aucuns travaux n'ont eu lieu depuis l'automne dernier.« Mais dans une ou deux semaines, on va s'attaquer à la ventilation.Après, on s'occupera du design intérieur », continuait celui qui a déjà été gestionnaire du Cinéma V dans les années 80.À cette époque, ce cinéma présentait des films de répertoire.Sérieux doutes L'architecte qui a travaillé à l'origine sur les plans de rénovation du Cinéma V, Charles C.Gurd, confirme la plupart des informations avancées par M.Laudi, mais émet de sérieuses réserves à l'égard du projet pour lequel il a cessé de travailler.« Nous avons essayé de réhabiliter le système mécanique, mais ça n'a pas marché.Ça va coûter très cher », disait-il hier, lors d'une courte entrevue téléphonique.« En plus, ils (les membres de la Corporation) ne savent pas ce qu'ils veulent faire avec l'édifice, c'est un problème majeur, car ça aura de grandes incidences sur les coûts », continuait-il.Les doutes de M.Gurd sont aussi partagés par Marvin Rotrand, conseiller municipal qui suit de près le dossier du Cinéma V depuis l'achat de l'édifice par la Ville.« Leur administration manque de transparence », tonnait-il, en notant qu'il s'est souvent vu refuser des documents.Selon lui, le projet du Cinéma V est étrange depuis le début.« La Ville a acheté un édifice obscur qu'un rapport lui conseillait de ne pas acheter, ils n'ont pas dit ce qu'ils voulaient en faire, puis ils l'ont donné à la sauvette à un groupe de gens inconnus.La chose la plus charitable que l'on peut dire, c'est que c'est une aventure ! » s'indignait hier le conseiller municipal.Les membres du conseil d'administration de la Corporation Cinéma VI joints par La Presse hier étaient beaucoup plus optimistes.« On se réunit assez souvent.Pour ma part, je fais partie de deux comités, un qui travaille sur les statuts et l'autre sur l'approche par rapport à la clientèle.Les choses avancent.C'est vrai que mes collègues voulaient ouvrir en novembre, mais je savais que c'était un projet de longue haleine », commentait hier Clarence Bayne, président du Black Theatre Workshop.Plusieurs personnes de notoriété publique font partie de ce conseil d'administration.Peter Mc Auslan, président de la brasserie Mc Auslan, Michel Trudel, président de la Cité du cinéma (Mel's) et Elsa Bolam, directrice artistique des productions Geordie, sont du compte.Thérapie au chocolat dans un centre de remise en forme américain 199$SP A R EM O I SN, l o c a t Ti o n 4 8R m o i s A ou financement à l'achat à partir de 4,8% sans paiement et intérêt pendant 90 jours\u2020 TOUJOURS PLUS LOIN.MOTEUR 1,8 L DE 126 CHEVAUX - LE PLUS PUISSANT DE SA CATÉGORIE \u2020\u2020 PNEUS TOUTES SAISONS 14 PO TÉLÉOUVERTURE DU COFFRE ET DE LA TRAPPE DE CARBURANT PARE-BOUE AVANT ET ARRIÈRE DOSSIER ARRIÈRE RABATTABLE 60/40 PARE-CHOCS COULEUR CARROSSERIE ASSISTANCE ROUTIÈRE 24 H TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS Location de 48 mois pour la Sentra XE 2001 (C4LG51 AA00).Acompte ou échange équivalent de 1 995 $.Limite de 19 500 km par année avec 0,10 $/km extra.Premier versement et dépôt de garantie équivalent à un versement mensuel (toutes taxes incluses) requis à la livraison.Taxes, immatriculation et assurance en sus.Sur approbation du crédit.Taux de financement à partir de 4,8 % à l'achat pour les termes jusqu'à 36 mois.\u2020Cette offre n'est valable que pour les véhicules neufs ou de démonstration et lorsque le financement s'effectue par la Banque de Montréal.Cette offre prend fin le 31 janvier 2001.\u2020\u2020Petites berlines japonaises de base année-modèle 2000.Voir votre concessionnaire participant pour tous les détails.Le modèle illustré est à titre indicatif seulement.www.nissancanada.com 1 800 387-0122 2918924A HOPE YEN Associated Press HERSHEY, Pennsylvanie Ð Bains au cacao et cataplasmes de chocolat : l'hôtel Hershey, qui a ouvert ses portes la semaine dernière en Pennsylvanie, propose des cures de rajeunissement insolites et veloutées tout en rendant hommage au legs chocolaté de Milton Hershey à sa ville.Outre une thérapie à base d'aliments, il offre les services traditionnels d'un établissement de cure, soins du visage, massages et autres traitements des cheveux.Les soins au chocolat focalisent cependant l'attention.Les clients peuvent prendre des bains bouillonnants mélangés avec un huitième de tasse de poudre de cacao non adouci et un tiers de tasse de poudre de lait écrémé instantané.Dans une éclairée de bougies parfumées au chocolat, un des pensionnaires est enveloppé d'une riche boue de chocolat mélangée à de l'essence de cacao.« Certains composants du chocolat ont des effets physiques bénéfiques », explique Caroline Koefoed, la responsable de la communication de l'établissement de cure.Le chocolat renferme des antioxydants, tels que les vitamines A et E, qui favorisent la circulation sanguine, tandis que le beurre de cacao hydrate et apaise les peaux fatiguées.Depuis lundi dernier, l'hôtel a reçu plus de vingt visiteurs par jour, dont certains sont venus au moyen de leur jet privé pour vivre cette expérience inhabituelle.Pour 265 $, ils peuvent goûter pendant trois heures à une « évasion chocolatée », composée d'un Bain de cacao mousseux, d'un nettoyage de peau au beurre de cacao, d'un enveloppement dans une fondue de chocolat et, au choix, d'un massage ou d'un soin du visage.Restauratrice stressée, Heather Cave avait déjà cherché du réconfort dans nombre d'établissements de cure de style européen, mais aucun n'était comparable au traitement qu'elle a expérimenté à Hershey, ville où le chocolat est roi.« Il fallait que je vienne parce que cela se trouve à Hershey, qui a fondé sa célébrité sur le chocolat.Cela devait être mieux », explique- t-elle.La ville est celle de Milton Hershey, l'un des pionniers du chocolat aux É t a t s - U n i s .Hershey Entertainment and Ressorts, qui a commencé à projeter la création du centre de remise en forme il y a cinq ans, compte capitaliser sur la folie du chocolat pour attirer plus d'un million de visiteurs par an dans la localité.L'an 2000 a vu fleurir aux États-Unis les centres de cure liés à la nourriture, chacun d'entre eux déclinant des traitements insolites combinant des spécialités régionales.Le Crescent Court Hotel de Dallas, par exemple, permet de se faire envelopper le corps dans un mélange inspiré du barbecue texan et constitué de mile, de pâte de tomate, d'épices et de poivre de Cayenne, tandis que le Arizona Biltmore demande à ses chefs d'exprimer en cuisine des jus de cactus pour son « Enveloppement à la fleur de cactus ».Photo : Associated Press Le bain au chocolat, selon l'hôtel Hershey 1LP0401A0122 A4 - LUNDI 1LP0401A0122 ZALLCALL 67 01:15:10 01/22/01 B Qui a trahi le Che, Régis Debray ou Ciro Bustos?d'après AFP MALMÖ, Suède Ð Qui, du philosophe et écrivain français Régis Debray ou du peintre argentin Ciro Bustos, a donné à l'armée bolivienne les informations ayant permis l'arrestation d'Ernesto Che Guevara ?Le 20 avril 1967, les deux hommes sont arrêtés par l'armée bolivienne et condamnés à 30 ans de réclusion.L'arrestation et l'exécution du Che, en octobre de la même année, sera rapidement imputée à Ciro Bustos, accusé par l'historien français Pierre Kalfon d'avoir fait une déposition circonstanciée et d'avoir dessiné, de sa propre initiative, ses compagnons d'armes.Dans un documentaire diffusé par la télévision suédoise, Pierre Kalfon a reconnu n'avoir eu accès qu'à une partie de la déposition de Bustos et qu'il avait basé ses travaux sur le seul témoignage de Debray.Exilé en Suède depuis 1976, Ciro Bustos dément que ses dessins aient pu aider l'armée bolivienne.La plupart des guérilleros, au premier rang desquels le Che, étaient déjà connus du commandement bolivien et de la CIA, assure-t-il.Pierre Kalfon affirme par ailleurs que Bustos était en possession de ses véritables papiers d'identité ainsi que de photos de sa femme et de ses filles lorsqu'il a été arrêté, ce qui a permis aux militaires de faire pression sur lui.« Absurde », rétorque Bustos, un ancien spécialiste du renseignement qui rappelle qu'il avait été désigné par le Che responsable de la sécurité du groupe, lors d'un séjour en Tchécoslovaquie et en Algérie.Dans le même documentaire, le commandant de la compagnie qui a capturé le Che affirme que Debray s'est montré très coopératif avec les soldats boliviens.« Il n'est pas important de savoir qui a parlé le premier.Les militaires savent bien que c'est Debray.J'ai lu les dépositions et j'ai été frappé de constater que Debray avait confirmé la présence du Che en Bolivie dès le début » de son interrogatoire, affirme-t-il.D'autant que, selon lui, la seule présence en Bolivie de Régis Debray suffisait à accréditer celle du Che dans ce pays d'Amérique latine.La version Bustos L'Argentin Ciro Bustos rédige d'ailleurs, actuellement, des mémoires pour dire « sa » vérité.« Depuis plus de trente ans, je vis avec cette infamie.Je veux dire la vérité avant de mourir », explique cet artiste-peintre de 68 ans qui vit exilé à Malmö depuis 1976.Selon lui, il avait été chargé par le Che de préparer, depuis la Bolivie, un foco (foyer, en espagnol) révolutionnaire dans le nord de l'Argentine en recrutant des volontaires.« De préférence parmi les dissidents les plus durs du Parti communiste argentin », dit-il.L'existence d'El pelado (Le chauve), l'un des nombreux noms de guerre de Bustos, bascule le 20 avril 1967 lorsqu'il pénètre en compagnie du jeune et fringant journaliste français Régis Debray dans le village andin de Muyupampa, occupé par l'armée bolivienne.Echappant in extremis au poteau d'exécution, les deux hommes sont condamnés à 30 ans de réclusion.L'arrestation du Che, en octobre de la même année, sera imputée à Ciro Bustos, « bavard, très bavard » pendant ses interrogatoires par l'armée bolivienne, dira-t-on.« Des centaines de personnes dépendaient de moi en Argentine.Pas une n'a été inquiétée.De la Bolivie à la Suède, j'ai depuis gardé le silence, malgré les calomnies, pour ne pas mettre en danger mes contacts et leurs familles », affirme au contraire l'ancien compagnon de route de Guevara.En 1970, en dépit de l'opposition d'une grande partie de l'armée bolivienne, Bustos et Debray sont expulsés vers le Chili où le Front populaire de Salvador Allende a remporté les élections générales.Trois ans plus tard, Bustos regagne l'Argentine avant d'être à nouveau contraint à l'exil par la junte des colonels, en 1976, année au cours de laquelle il s'installe en Suède.« Mes filles ne veulent plus entendre parler de cette époque », lâche- t-il.Tour à tour balayeur dans une boucherie industrielle puis bénévole pour des associations culturelles de Malmö, Ciro Bustos, qui souffre de migraines chroniques, vit aujourd'hui dans un appartement modeste, encombré de toiles, d'archives et de livres sur le Che, la révolution cubaine et l'« échec bolivien », selon le mot prêté à Guevara.En 1997, pour le trentième anniversaire de la mort du Che, un journaliste américain, Jon Lee Andersson, a révélé le rôle dévolu à Bustos dans le projet de révolution continentale formé par le Che.Le journaliste a parallèlement remis en cause le comportement de Régis Debray, dit « Danton », dans la capture de l'ancien ministre d'État de Fidel Castro, ébranlant ainsi l'Histoire officielle.Jon Lee Andersson a notamment rappelé que l'avocat répudié de Debray, Me Walter Flores, avait publié en 1968 une lettre dans un quotidien de La Paz dans laquelle le Français reconnaissait que, après son arrestation, il s'était engagé auprès de l'armée bolivienne à ne pas révéler la présence du Che en Bolivie aux nombreux journalistes qu'il recevait alors dans sa cellule.Photo d'archives, La Presse© L'arrestation et l'exécution du Che, en octobre 1967, ont été rapidement imputée à Ciro Bustos. 1LP0501A0122 A5 - LUNDI 1LP0501A0122 ZALLCALL 67 01:15:33 01/22/01 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 2 J ANV I E R 2 0 0 1 A 5 Pour en finir avec les messies RENCONTRE MARIE MALAVOY r n p e t r o w s @ l a p r e s s e .c a Il y a plus d'un an, Marie Malavoy a décidé de réintégrer à temps plein son poste de professeur de sciences sociales à l'Université de Sherbrooke.Battue aux dernières élections par Jean Charest, ne voulant pas de salaire pour la vice-présidence du Parti québécois afin de ne rien devoir à personne, Marie Malavoy avait besoin de recommencer à gagner sa vie.Elle est donc retournée à temps plein à l'enseignement.Cet automne, elle a planifié sa session de janvier, convaincue que le début d'année au PQ serait tranquille et peutêtre même ennuyant.Heureusement que Marie Malavoy ne pratique pas le même métier que Jojo Savard, sinon il y a longtemps qu'elle aurait fait faillite.À peine son horaire de janvier imprimé qu'éclatait l'affaire Michaud.La tranquillité promise se mua en tempête, puis en crise majeure avant de se solder par la démission de Lucien Bouchard et l'avènement de Bernard Landry en tant que son successeur.Résultat : à 9 heures, le jour du début de la session de janvier, Marie Malavoy avait déjà accordé cinq entrevues à la télé et à la radio.Le lendemain, une réunion de l'exécutif du parti la ramena en catastrophe à Montréal.Depuis, les réunions n'en finissent plus de se multiplier jusqu'à tard dans la nuit.La viceprésidente du PQ ne s'en porte pas plus mal.Au contraire.À 52 ans (53 en mars), Marie Malavoy semble adorer l'intensité et la turbulence dans laquelle elle est plongée.Elle aime encore davantage se retrouver sous les feux de la rampe parce que, affirme-t-elle, « ça me maintient dans l'actualité, les gens me voient et certains dans mon comté à Sherbrooke pensent même que je suis encore députée.» C'est dire que, malgré ses déboires, Marie Malavoy n'a pas fait une croix sur sa carrière politique.« Pas du tout, répond-elle sans hésiter.J'ai peut-être perdu contre Jean Charest, mais seulement 900 voix nous séparaient.Je ne peux pas renoncer à tous ces gens qui m'ont appuyée ni à un comté qui a voté à 53 % pour le oui au dernier référendum.n n n Étoile montante du gouvernement Parizeau qui la nomma ministre de la Culture en 1994, cette universitaire française, née à Berlin, arrivée au Québec à 3 ans et demi, mariée depuis 28 ans à Louis Racine, un Québécois pur laine, et mère de deux grands enfants, s'est muée en étoile filante le jour où un journaliste de La Presse découvrit qu'elle avait voté illégalement pendant plusieurs années sans avoir sa citoyenneté canadienne.« Ce fut une grave erreur de ma part, mais je comprends pourquoi j'ai agi ainsi, racontet- elle.Parce que je me voyais avant tout comme une citoyenne québécoise, mais aussi parce qu'en tant que fille d'un père qui a fait de la Résistance pendant la guerre et qui a suivi de Gaulle, je n'étais tout simplement pas capable de prêter serment à la reine d'Angleterre.C'était mon problème, je le sais, mais je l'ai réglé.» Réglé ou pas, sa gaffe éclaboussa le gouvernement Parizeau, accusé par l'opposition d'avoir tenté de camoufler l'affaire.Malavoy démissionna en pleurant au plus grand chagrin de Jacques Parizeau.Bernard Landry ne comprit pas pourquoi.Trois ans plus tard dans L'actualité, il se demandait pourquoi son chef n'avait tout simplement pas expulsé la ministre.La raison était simple : Jacques Parizeau avait été un ami de son père, André Malavoy.Tout comme Jean-Marc Léger qui prit la défense de la démissionnaire dans les journaux.« Il y a quelque chose de symbolique, écrivit Léger, dans l'option et le parcours de cette Française devenue Québécoise, qui a épousé spontanément et comme naturellement la cause du Québec (du reste, ne sommes- nous pas fondamentalement du même peuple).Nous lui en devons acte et gratitude.Au plan symbolique, on a effectivement rarement vu mieux que cette Française, pratiquement de souche québécoise, qui ne s'est pas tant intégrée au Québec, qu'assimilée entièrement à lui.On imagine que son père, André Malavoy, fondateur de la célèbre agence de voyages du même nom, y fut pour quelque chose, lui qui recevait régulièrement dans sa maison sur Summit Road, à Westmount, les Parizeau, Lévesque, Léger et même à l'occasion Pierre Elliot Trudeau.Quant à sa mère Anne- Marie Malavoy, elle fut des premières émissions féminines de la télé de Radio- Canada, prêtant également sa voix et son visage aux pubs de l'Assurance-Vie Desjardins et du thé Salada.Malavoy raconte que c'est en accompagnant sa mère sur les plateaux des années 50 qu'elle a découvert le côté factice de la télé.« L'aspect positif de cette prise de conscience, estime-t-elle, c'est qu'ayant grandi dans ce milieu-là, je me sens parfaitement à l'aise devant les caméras et je sais comment parler aux médias.» C'est vrai que Marie Malavoy parle bien aux médias.On pourrait même affirmer qu'avec elle, ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisément.Les mots ne lui font jamais défaut.Elle en use d'abondance et parfois aussi pour noyer le poisson.En relisant mes notes au lendemain de notre rencontre, je me suis rendu compte que son charme et son éloquence lui avaient permis dans les faits d'esquiver plusieurs questions.Et de faire comme si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes et qu'il n'y avait jamais eu de crise dans son parti.Reste que crise ou non, Marie Malavoy ne pouvait m'assurer qu'une chose : le 27 janvier, le conseil national du PQ sera réuni en assemblée spéciale pour décider du délai de mise en candidature pour la course à la direction du PQ.Peu importe si le 3 mars circule déjà partout comme la date officielle du couronnement de Bernard Landry, le 27 janvier est la seule date qui compte pour Marie Malavoy.« Même si Bernard Landry devait annoncer demain sa candidature, déclarait-elle la semaine dernière, cela ne changera rien au processus.Il n'y aura pas de couronnement tant que le délai ne sera pas expiré.» Malavoy, comme beaucoup de militants, aurait souhaité une course à la direction.« Parce qu'on est en train de choisir la personne qui va gouverner le Québec.C'est majeur comme enjeu.On ne peut pas faire cela à la légère.On devrait pouvoir en débattre.» Elle ajoutait la semaine dernière qu'en cas de course, elle ne prendrait parti pour aucun camp, ne dirait à personne pour qui elle voterait (sauf son mari), histoire de garantir la neutralité.À ce moment-là comme aujourd'hui, on imagine que son premier choix était Pauline Marois, vu les velléités d'expulsion que Bernard Landry a déjà nourries à son égard.Compte tenu du fait que ce dernier vient d'annoncer sa candidature et que toute course est écartée, on ne saura jamais le fond de la pensée de la vice-présidente.Pour le reste, Marie Malavoy demeure confiante.Elle ne croit pas qu'en démissionnant de la présidence et en se lançant dans une longue tirade sur l'affaire Michaud, Lucien Bouchard ait saboté son parti.« Il a fait son bilan à lui, estime-t-elle.Le sentiment d'impuissance qu'il a évoqué était avant tout un sentiment ressenti par lui personnellement.Quant à sa tirade, je l'ai perçue comme une sorte de cri du coeur à la défense du PQ.Monsieur Bouchard s'est servi de l'affaire Michaud pour réaffirmer que son parti n'était pas intolérant.Ce n'était pas un désaveu de sa part.Au contraire.» n n n La vice-présidente raconte qu'elle était désolée de voir son chef partir, qu'elle était malheureuse et fâchée contre Yves Michaud, mais qu'en même temps, toute cette histoire l'a fait réfléchir au sort que le PQ réserve à ses leaders.« Je trouve qu'on a une culture trop messianique au parti.Je m'inclus là-dedans.J'ai fondé beaucoup d'espoirs en Lucien Bouchard.Il a décidé de partir.Je lui reconnais cette liberté-là, mais ce qui est important aujourd'hui, ce n'est pas de trouver un autre sauveur, un autre messie, c'est de réfléchir à notre projet à nous.À l'avenir, je crois que nous allons devoir apprendre à vivre avec des gens qui vont incarner l'option, qui vont faire un bout de chemin et qui vont passer le relais à d'autres, c'est tout.» Vu la pénurie de messies à l'horizon, on comprend aisément pourquoi la vice-présidente tient de tels propos.En même temps, passée la douche froide et passés les premiers émois, on a l'impression que la démission du chef a ramené bien des militants sur terre.Déçus par les sauveurs qui se sauvent trop vite, plusieurs se sont rabattus sur la seule chose qui n'a ni famille, ni humeurs ni états d'âme : leur option.Marie Malavoy, en tout cas, croit toujours aussi fort à la sienne.Elle affirme qu'elle n'est pas la seule et qu'il est faux de prétendre que les gens sont fatigués d'entendre parler de la souveraineté.« La dernière fois, on a presque gagné.Je ne vois pas au nom de quoi on abandonnerait tous ces gens qui y ont cru avec nous.Et puis on n'a aucune raison de penser que le Canada est devenu un meilleur endroit pour nous.On a plus que jamais besoin d'avoir des pouvoirs accrus, besoin de parler en notre nom à l'UNESCO ou ailleurs.En attendant, je dis gouvernons, mais illustrons tous les jours ce que nous ferions de mieux avec un pays.Après tout, on est des députés élus du PQ, pourquoi est-ce qu'on se priverait d'expliquer notre option aux gens.» Quatre premiers ministres et deux référendums perdus plus tard, Marie Malavoy n'abandonne pas la bataille.Tout dernièrement, elle a lu un livre sur la vie de Vercingétorix, celui qui souleva la Gaule contre César avant d'être exécuté.Elle a tiré une grande leçon de cette lecture : le temps des sauveurs et des pays qui se font en une nuit est terminé.Aujourd'hui, avant de fabriquer le pays, il faut d'abord l'imaginer.Photo ROBERT NADON, La Presse Heureusement que Marie Malavoy ne pratique pas le même métier que Jojo Savard, sinon il y a longtemps qu'elle aurait fait faillite.Ce qui est important aujourd'hui, ce n'est pas de trouver un autre sauveur, un autre messie, c'est de réfléchir à notre projet à nous.AVIS LÉGAUX - APPELS D'OFFRES SOUMISSIONS - ENCANS 4090 av.Royal, Montréal (Québec), H4A 2M5 Tél.: (514) 482-0951, Télec.: (514) 482-0195 courriel: admin@lcc.ca ou visitez le site à: www.lcc.ca LOWER CANADA COLLEGE EXAMENS D'OBTENTION DES BOURSES D'ÉTUDES (3e année, 1 bourse bilingue) EXAMENS D'ADMISSION (3e à 10e années) TEST DE MATURITÉ SCOLAIRE (maternelle, 1re et 2e années) Le samedi 3 février Date limite d'inscription : le 30 janvier Venez constater par vous-mêmes tout ce qu'une excellente école devrait offrir en visitant LCC.LCC est un externat mixte dispensant un enseignement préscolaire à préuniversitaire (12e année) Pour de plus amples renseignements, communiquez avec le bureau des admissions ou visitez notre site Web au www.lcc.ca P Pensez à tout ce qu'une excellente école peut offrir, puis imaginez que l'on offre une bourse d'études du LCC à votre enfant.Élèves brillants et appliqués.Enseignants passionnés et stimulants.Installations exceptionnelles.Une tradition de réussite de plus de 90 ans.2926270A Ville de Saint-Jérôme APPEL D'OFFRES La Ville de Saint-Jérôme demande des soumissions pour: RECONDITIONNEMENT D'UN CAMION ÉCUREUR VAC-ON 1988 La soumission devra être accompagnée d'une garantie sous forme d'un chèque certifié payable à la Ville de Saint-Jérôme d'un montant égal à 5% de la valeur totale de la soumission.Ce dépôt sera confisqué si la soumission est retirée après l'ouverture des soumissions ou si l'adjudicataire refuse le contrat.Les soumissions devront répondre exactement à la description des travaux décrits au borderau des prix ainsi que dans le cahier des charges.Les soumissionnaires intéressés pourront se procurer les documents de soumission au Garage municipal, 670, rue Trudel, Saint-Jérôme, à compter du jeudi 25 janvier 2001 à 9 h, contre un dépôt de 50 $, incluant les taxes, non remboursable.Seules les soumissions retournées en un (1) original et en deux (2) copies dans les enveloppes fournies à cet effet par la Ville seront reçues au bureau du Greffier de la Ville, situé au 10, St-Joseph, 3e étage, Saint-Jérôme, jusqu'à 11 h, heure en vigueur localement, le mardi 6 février 2001, pour être ouvertes publiquement au même endroit, le même jour à 11 h 1.Il est de l'entière responsabilité du soumissionnaire de s'assurer que son enveloppe soit acheminée en temps et lieu au bureau du Greffier de la Ville et d'obtenir, au besoin, du personnel de ce bureau un accusé de réception.En cas d'erreur de multiplication ou d'addition dans l'établissement du montant total de la soumission, le prix unitaire prévaut et le montant total de la soumission est corrigé en conséquence.Dans le cas où le prix unitaire a été omis, le maître d'oeuvre reconstitue celui-ci en divisant le coût total de l'article du borderau par la quantité de cet article.La Ville de Saint-Jérôme se réserve le privilège d'adjuger le contrat en tout ou en partie.Seront considérées les soumissions présentées par des soumissionnaires ayant un établissement au Québec ou un établissement dans la province de l'Ontario.DONNÉ À SAINT-JÉRÔME, CE 17 JANVIER 2001 Le Greffier de la Ville, LOUISE PEPIN, avocate 1LP0601A0122 A6 - LUNDI 1LP0601A0122 ZALLCALL 67 01:19:06 01/22/01 B A 6 L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 2 J ANV I E R 2 0 0 1 QUÉBEC LEADERSHIP DU PARTI QUÉBÉCOIS Un débat est possible sans course à la direction ALEXANDRE S I R O I S VERCHÈRES Ð Le débat d'idées jugé nécessaire par certains, au Parti québécois, à la suite de la démission de Lucien Bouchard, aura lieu même si Bernard Landry accède à la présidence de la formation politique sans avoir pris part à une traditionnelle course à la direction.C'est du moins ce qu'ont affirmé hier plusieurs ministres péquistes qui soutiennent la candidature de M.Landry.« Ça ne me dérange absolument pas, parce que j'ai déjà eu l'occasion de dire qu'il ne fallait pas confondre course au leadership et nécessaires débats d'idées.Les courses au leadership ne sont généralement pas des véhicules idéaux pour susciter des débats d'idées », a déclaré le ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes, Joseph Facal.« M.Landry a dit que sitôt qu'il serait aux commandes, il ouvrirait des chantiers conduisant à ce nécessaire débat.En ce sens, je suis absolument ravi de la tournure des événements et de l'enthousiasme que je sens ici chez les militants », a ajouté M.Facal, qui s'était déplacé à Verchères pour assister à l'annonce officielle de la candidature de M.Landry à la succession du premier ministre Bouchard.Même son de cloche du côté du ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, qui s'est prononcé en faveur d'un débat au sein de sa formation politique.« Je comprends que, sur le plan médiatique, et peut-être sur le plan de la population, un débat personnalisé, où il y aura un perdant et un gagnant bien identifiés, est plus passionnant à voir se dérouler, a dit le ministre.Mais il y a bien des façons de faire des débats.» La ministre de la Culture et des Communications, Agnès Maltais, a pour sa part indiqué que des discussions se tenaient déjà dans le parti, et qu'elles se poursuivront.« Le Parti québécois est un parti de débats.Déjà, dans les assemblées de comtés, dans les congrès régionaux, on est en train de débattre de l'agenda et du chemin vers la souveraineté, a-t-elle dit.L'onde de choc provoquée par Lucien Bouchard, qui était un homme extrêmement respecté et qui a laissé un message très sérieux à son parti avant de partir, fait que je suis sûre que le débat se fera.» En fait, certains alliés de M.Landry ne voient rien de mal à un éventuel couronnement du ministre des Finances.Ils ne jugent pas nécessaire que celui-ci prenne la tête du PQ à la suite d'une course à la présidence, qui nécessiterait vraisemblablement l'implication de la ministre de la Santé, Pauline Marois.« J'espère qu'elle sera là jusqu'au bout.Je pense qu'elle est très importante pour notre parti.Mais actuellement, les circonstances, l'histoire et d'autres facteurs indiquent que le bon homme, au bon endroit et au bon moment, est Bernard Landry », a soutenu le ministre de l'Agriculture, Rémy Trudel, le premier à avoir apporté son soutien à la candidature du ministre des Finances.La ministre la Justice, Linda Goupil, qui a hésité avant d'offrir son appui à M.Landry, a pour sa part affirmé qu'elle l'avait fait après avoir rencontré l'exécutif de l'association péquiste et les militants de son comté.Elle a dit avoir tenté d'évaluer quel candidat serait « le plus rassembleur et qui pourrait non pas seulement faire avancer la cause de la souveraineté, mais la réaliser ».M.Ménard croit également que le ministre des Finances pourra donner un nouveau souffle à l'option souverainiste.« Il a les idées claires et il est capable de les exposer d'une façon tellement pédagogique que je pense qu'il rejoint profondément ce que les Québécois et Québécoises sont aujourd'hui, les amenant à prendre une décision qu'ils n'ont pas osé prendre dans le passé, parce qu'ils avaient certaines peurs économiques ou parce que certaines choses les retenaient », a expliqué le ministre de la Sécurité publique.Photo PC Le ministre des Finances, Bernard Landry, était radieux de l'accueil que lui ont réservé hier les députés et ministres péquistes venus assister à Verchères au lancement de sa campagne au leadership.Les troupes de Mario Dumont fourbissent déjà leurs armes ALEXANDRE S I R O I S L'ACTION DÉMOCRATIQUE de Mario Dumont est déjà en « mode préélectoral » et fourbit ses armes pour faire face au déclenchement d'élections provinciales d'ici la fin de l'année.« Avec Lucien Bouchard, on se disait que ce serait pour 2002, mais il y a maintenant différents moments en 2001 où on peut penser à des élections.Il faut se préparer en conséquence », a confié hier M.Dumont à La Presse, à l'issue d'une séance de travail de deux jours de l'exécutif national de sa formation politique.« On veut déjà s'assurer que les candidats auront un plan d'action bien établi, qu'ils sauront ce qu'il faut, et que la formation soit donnée.Il nous faut des comtés prêts à partir.Parce que s'il y avait un déclenchement rapide, il ne nous faut pas seulement un bon pourcentage des voix, il faut que des adéquistes rentrent à l'Assemblée nationale », a indiqué M.Dumont.Le chef de l'ADQ estime que son parti pourra effectuer une véritable percée aux prochaines élections.Notamment parce que de récents sondages ont montré que la formation politique avait grimpé jusqu'à 30 % dans les intentions de vote, a dit M.Dumont, mais aussi parce que « c'est quelque chose qui se sent » dans les comtés québécois.M.Dumont pense entre autres pouvoir ravir des votes au Parti québécois.« C'est évident qu'il y a une mouvance dans tout le paysage politique à la suite du départ de Lucien Bouchard.C'est évident qu'il labourait un peu plus large que le parti québécois et que des gens avaient une confiance personnelle dans l'individu ».C'est pourquoi il a prédit que « l'appui au PQ sera un peu plus étroit ».Par ailleurs, l'ADQ a annoncé hier que la date limite pour le dépôt des candidatures à l'investiture du comté de la circonscription de Mercier sera le 23 février, et que le candidat adéquiste sera sélectionné le 6 mars.Jusqu'ici, seul l'ancien conseiller de René Lévesque, André Larocque, est sur les rangs.Chez les péquistes, le conseiller politique d'origine haïtienne, Claudel Toussaint, a récemment annoncé qu'il se portait candidat.Photo BERNARD BRAULT, La Presse Le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, croit que le ministre des Finances pourra donner un nouveau souffle à l'option souverainiste.Course, débats et légendes À L'INSTAR DE Joseph Facal et d'autres ministres péquistes, ceux qui les ont précédés sous René Lévesque ne croient pas que l'absence d'une course à la direction constitue une occasion ratée de renouveler le discours du PQ.Même s'il est couronné, Bernard Landry trouvera bien une façon de susciter des débats d'idées, affirment-ils à l'unisson.« J'ai toujours pensé qu'une course à la direction n'était pas l'occasion de faire des débats », soutient Claude Morin.« C'est plutôt le contraire : une course est un concours qui sert à déterminer qui est le plus en mesure de gagner la prochaine élection.Ce sont les universitaires qui pensent qu'un parti s'assoit et cherche la personne qui a la meilleure vision.Tout cela n'est qu'une légende.» Cela étant dit, M.Morin appuie sans équivoque la candidature de Bernard Landry.« C'est quelqu'un que j'aime beaucoup et dont j'admire les qualités, dit-il.Nous sommes amis depuis plus de 30 ans.» « Si Bernard Landry est en avance, c'est que sa vision correspond aux attentes d'une majorité de militants », juge Jean Garon, ancien ministre de l'Agriculture et de l'Éducation.D'après lui, la première priorité de M.Landry devra être d'accélérer le recrutement des membres du parti.Yves Duhaime, un autre ancien ministre péquiste, observe pour sa part qu'il est toujours préférable pour un parti de tenir une course au leadership.Il se dit néanmoins convaincu que Bernard Landry saura susciter les débats qui « devront se faire au PQ », surtout celui sur la « relation de la majorité avec les autres communautés culturelles », le plus important à ses yeux.« Il faut aller au fond des choses, dit-il, rétablir les ponts avec les communautés culturelles.Prouver que le PQ est ouvert sur le monde et que la vaste majorité de ses militants ne rejette personne.Il faut que cesse cette recherche d'excuses et d'explications (à propos des insuccès de l'option souverainiste) chez les communautés culturelles.» Une fois cette « clarification » faite, il s'agira de travailler à convaincre la population des avantages de la souveraineté en « faisant moins d'analyse et plus d'actions », ce à quoi Bernard Landry est mieux disposé que quiconque, explique M.Duhaime.« Il n'a jamais caché ses couleurs », acquiesce Denis Lazure, qui voit en M.Landry l'« homme de la situation ».« Il est foncièrement convaincu de la nécessité de la souveraineté, en plus d'être un très bon pédagogue.Il sait utiliser des exemples concrets pour montrer que souveraineté et mondialisation ne sont pas incompatibles », souligne M.Lazure, en ajoutant que Bernard Landry « a très bonne presse à l'extérieur du Québec ».Le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Guy Bouthillier, qui a déclaré que Lucien Bouchard « n'était plus l'homme de la situation » au lendemain de sa démission, se réjouirait d'un couronnement rapide de Bernard Landry.« Le plus tôt nous aurons un premier ministre actif, le mieux ce sera », estime le professeur de science politique.Et le débat d'idées ?« Il y aura 36 autres occasions de débattre », rétorque M.Bouthillier.Selon lui, Bernard Landry « a le sens de l'action stratégique et posera des actes pour susciter des débats », notamment en « contrant systématiquement le discours de l'adversaire ».Le Québec n'a pas connu de course à la direction d'un parti politique provincial depuis celle qui a mené Pierre-Marc Johnson au poste de premier ministre en 1985.CLSC et régions : les grands perdants LAURA-JULIE PERREAULT LA COALITION Santé Solidarité, qui regroupe 36 organismes communautaires et syndicaux, a pris la dernière semaine pour étudier le rapport de 487 pages de la Commission Clair sur la santé et les services sociaux.Leur constat : les médecins et les tenants de la privatisation ont gagné ; la population et les CLSC ont perdu.« La commission n'a pas eu le courage politique pour régler la question des médecins.Il n'y a aucune proposition pour régler la problématique de répartition des médecins en régions ou dans les différents secteurs.Le rapport dit que chaque Québécois doit avoir accès à un médecin de famille, mais elle ne dit pas où seront ces médecins ! » notait hier Marie Pelchat, porte-parole de la Coalition, lors d'une conférence de presse qui avait lieu au centre Saint-Pierre, à Montréal.« Il est évident que la Corporation des médecins a réussi à très bien se positionner », continuait-elle.La conséquence directe de ce positionnement, selon la coalition, se traduit entre autres par un coup de sabre majeur dans le mandat des CLSC que propose la Commission Clair.« Les CLSC devaient être la porte d'entrée du système, maintenant, ils seront confinés à l'intervention sociale seulement.Ils deviendront des satellites des Groupes de médecine familiale (GRE).Nous aurions préféré que les infrastructures déjà bâties servent au maximum puisque nous les avons déjà payées.Mais parce que les médecins boudent les CLSC, on réduit leur mandat », avançait Claude Saint-Georges, de la Fédération de la santé et des services sociaux, un autre organisme qui milite sous l'ombrelle de la Coalition Solidarité Santé, tout comme la CSN et la FIIQ.L'avenir des CLSC n'est pas la seule inquiétude qui fait plisser le front des groupes communautaires et des syndicats.Ils croient que le rapport de la commission ouvre la porte à la privatisation graduelle du système, en donnant notamment plus d'importance aux cliniques privées, menace de changer le travail des médecins en les considérant comme des entrepreneurs et fait la vie douce aux compagnies pharmaceutiques qui utilisent tous les stratagèmes pour vendre leurs produits les plus coûteux aux médecins.« Le secteur des médicaments est le secteur le plus inflationniste au Québec et la commission ne dit à peu près rien là-dessus, c'est incompréhensible », soulignait Marie Pelchat.Pour faire la vie dure à la privatisation et à ceux qui discrètement souhaite son développement, la coalition a décidé de décerner un nouveau trophée satirique, le Prix V.« Pour l'instant, M.Clair est sur notre liste de nomination », notait hier Jennifer Auchinleck, du Projet Genèse.Mais la jeune femme croit que les membres de la coalition devront être pro actifs pour suggérer des alternatives à la privatisation.Ne manquez pas ce cahier spécial mercredi dans Rencontrez votre idéal au SALON INTERNATIONAL DE L'AUTO DE MONTRÉAL 26 janvier au 4 février S TA DE OLY M PI QU E www.salon-auto.com 1LP0701A0122 a7 lundi 1LP0701A0122 ZALLCALL 67 01:16:59 01/22/01 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 22 JANVIER 2001 A7 De la «marijuana thérapeutique » pour la prison CALGARY (PC) Ð Grant Krieger, un Albertain atteint de sclérose en plaques qui doit purger à compter d'aujourd'hui une peine de prison pour amendes impayées, veut emporter en cellule son médicament : de la « marijuana thérapeutique ».Armé d'un jugement du tribunal rendu le mois dernier qui lui permet de cultiver et de posséder de la marijuana à des fins thérapeutiques, M.Krieger, âgé de 46 ans, estime qu'il a le droit d'emporter son médicament en prison.« Le juge ne m'a jamais dit que je ne pouvais posséder de marijuana en prison, plaide-t-il.Je vais la fumer dans ma cellule.» Les autorités judiciaires de l'Alberta, elles, ne l'entendent pas de cette oreille : il n'est pas question que M.Krieger emporte son cannabis en prison.« On le confisquera, c'est certain », a indiqué un porteparole, Bart Johnson.Selon Me Adriano Iovinelli, qui a défendu M.Krieger au tribunal des dizaines de fois, le jugement ne lui permet pas de se promener partout avec sa marijuana.« Un jugement ne peut outrepasser les règlements d'une institution », a-t-il soutenu.« Par exemple, il a le droit de cultiver et de posséder de la marijuana, mais s'il va aux États-Unis, il ne peut emporter son médicament.Par ailleurs, rappelle l'avocat de Calgary, les détenus ne peuvent emporter en prison leur propre tabac : ils doivent l'acheter à la cantine.Contrôle des symptômes Le mois dernier, la juge Darlene Acton, de la Cour du banc de la reine, avait qualifié d'absurde la loi qui protège les Canadiens malades contre toute poursuite relative à la drogue puisqu'il n'existe aucun marché légal pour la marijuana.La province en a appelé de ce jugement.M.Krieger soutient que la marijuana l'aide à contrôler les symptômes de sa sclérose en plaques, une maladie dégénérative du système nerveux.En octobre dernier, il était condamné à payer des amendes de 350 $ et 850 $ pour bris de probation.Le juge lui avait laissé jusqu'à lundi pour acquitter l'amende de 350 $.Mais le militant pro-marijuana n'a nullement l'intention de payer ces amendes Ð il préfère purger une peine de prison, qui pourrait atteindre 22 jours.M.Krieger n'est pas étranger au système carcéral.Il avait passé 16 jours en prison en 1999 pour avoir refusé de payer des amendes relatives à la culture de marijuana et l'approvisionnement d'autres malades membres du Club Compassion.Après une semaine d'incarcération, privé de marijuana, il était devenu si faible qu'il devait se déplacer en fauteuil roulant.Il a comparu plus d'une trentaine de fois devant les tribunaux pour obtenir le droit de cultiver, manger, fumer et fournir de la marijuana thérapeutique.Les autorités provinciales se demandent toutefois pourquoi il souhaite emporter en prison 100 grammes de mari Ð plus de 200 « joints ».« Ça ressemble à un coup médiatique.Pourquoi ne paye-t-il pas ses amendes ?» demande M.Johnson.M.Krieger prévoit se rendre à la police ce midi.PHOTO PC Grant Krieger, un Albertain atteint de sclérose en plaques, désire apporter de la marijuana en prison pour alléger ses souffrances.La maladie de la vache folle continue de susciter des craintes au Canada ACCOUCHEMENT D'URGENCE Un « sage-policier » accouche une jeune femme dans son auto Presse Canadienne TORONTO Ð Alors qu'un nouveau vent de panique à l'égard de la maladie de la vache folle souffle sur l'Europe, l'assurance des autorités canadiennes selon lesquelles le système alimentaire canadien est à l'abri suscite de plus en plus de doutes.Les responsables fédéraux soutiennent, comme ils l'ont fait tout au long de la crise européenne de la vache folle Ð et de sa variante humaine, la maladie de Creutzfeldt- Jakob Ð que la maladie n'a pas traversé l'Atlantique et que tout est fait pour éviter qu'elle n'entre au pays.« C'est une maladie européenne (.) Nous n'avons pas la maladie, et nous nous efforçons de la tenir à l'écart », affirme le docteur Claude Lavigne, directeur adjoint de la santé animale à l'Agence canadienne d'inspection des aliments.Ces assurances ressemblent étrangement à celles que prodiguaient les dirigeants européens l'automne dernier quand ils affirmaient à leur population inquiète que leur boeuf était sûr, soutient Mike Mc Bane, de la Coalition canadienne de la santé.Le problème, c'est que le Canada a institué des systèmes pour tenir l'encéphalopathie spongiforme bovine hors du pays, mais qu'ils comportent trop d'échappatoires pour fonctionner correctement.« Nous n'avons pas de bons règlements, et ceux que nous avons ne sont pas appliqués », croit M.Mc Bane.Par exemple, le Canada a interdit les importations de boeuf de l'Europe, mais continue d'autoriser l'importation de sous-produits du boeuf comme le sang, la moëlle osseuse, la peau et la gélatine, utilisés dans les industries de l'alimentation animale et des engrais.L'entrée de tels produits au Canada est autorisée parce que les scientifiques croient que la maladie ne peut se transmettre par leur intermédiaire.M.Mc Bane en a assez de telles affirmations.Selon lui, les pays européens ont prétendu que des mesures similaires empêcheraient la maladie de la vache folle de se répandre chez eux à partir de la Grande-Bretagne, dans les années 1990, mais cela n'a pas été le cas.« Ce n'est plus un risque théorique », insiste-t-il.Et il réclame que toutes ces importations soient interdites, puisqu'on a constaté que la maladie de la vache folle ne s'est pas conformée aux prévisions des scientifiques selon lesquels elle ne pouvait se transmettre d'une espèce à l'autre, ou par la chaîne alimentaire.L'Organisation mondiale de la santé affirme d'ailleurs qu'aucun pays n'est entièrement à l'abri de la maladie.Toujours selon M.Mc Bane, les importations européennes ne sont pas la seule voie de pénétration de la maladie au Canada.Un orignal ou un chevreuil sauvage, atteint de l'encéphalopathie des cervidés, semblable à la maladie de la vache folle, pourrait, s'il était heurté par une voiture, être transporté dans une usine d'équarrissage et transformé en aliments pour animaux.De là, dit-il, la maladie pourrait pénétrer dans la chaîne alimentaire des humains.Les usines d'équarrissage sont censées se procurer leurs bêtes auprès de fermes et font l'objet d'inspection annuelle pour s'assurer qu'elles respectent les règlements.Les États-Unis ont des restrictions semblables, mais une récente série d'inspections a révélé que des 9500 producteurs d'aliments pour animaux, seulement 2700 se conformaient aux règlements.Au Canada, les compagnies de production d'aliments pour animaux, qui utilisent le produit des usines d'équarrissage, ne sont pas inspectées régulièrement.Juste au cours de l'an dernier, le Canada a importé plus de 15,5 millions de kilos de sous-produits de viande des États-Unis.Presse Canadienne COWANSVILLE Ð Une simple opération de surveillance de la circulation a pris une tournure inattendue vendredi pour un policier de la Sûreté du Québec qui, à sa grande surprise, a dû réaliser un accouchement d'urgence dans une voiture stationnée rue Principale à Dunham, dans les Cantons-del'Est.« Je suis super heureux, super heureux.Je ne dormirai pas de la nuit », a lancé le policier Hugo Lizotte, quelques minutes après les événements, un large sourire fendu jusqu'aux oreilles.L'heureuse maman, Mélanie Gosselin, 24 ans, de Bedford, doit une fière chandelle au policier dont le sang-froid et la rapidité d'intervention ont facilité la naissance d'une petite Jade plutôt pressée de se pointer le bout du nez.Mme Gosselin et son conjoint, Scott Neil, n'attendaient pas la naissance avant le 8 février, mais les contractions ont commencé vers 7 h vendredi matin.Mélanie les a endurées jusqu'à 10 h avant de se décider à se rendre à l'hôpital de Cowansville avec son conjoint.« Je surveillais la circulation, rue Principale à Dunham, quand j'ai vu un véhicule dépasser un camion sur une ligne double, raconte l'agent Lizotte.Je l'ai intercepté et le chauffeur m'a dit que sa femme allait accoucher.« Je lui ai dit : « J'en ai vu d'autres.Je vais te suivre jusqu'à l'hôpital.» Mais à mi-chemin, le conducteur s'est tassé et il est sorti de l'auto pour me dire qu'elle était en train d'accoucher ! J'ai vérifié et la tête du bébé était en train de sortir ! » de s'exclamer le policier.Le constable Lizotte a alors demandé une ambulance en renfort.Il a installé la maman en couchant le siège de la petite voiture.Et il a fait appel à ce qu'il « avait appris à l'école » en matière d'accouchement : une vidéo de 15 minutes.« Quand elle avait des contractions, je lui disais : « Force ! » Quand le bébé a été sorti, je lui ai dégagé les voies respiratoires et je l'ai emmitoufflé dans des couvertures pour le garder au chaud.» Après un moment qui a semblé interminable au policier (« je lui comptais les petits doigts de pied et de main en attendant »), les ambulanciers sont arrivés.Ils ont pris la maman et son poupon en charge et se sont occupés de couper le cordon ombilical.La petite Jade venait de faire son entrée dans le monde pour de bon.et ses parents ont évité une contravention ! L'espionnage sur le Net : un motif de peine de mort Agence France-Presse PÉKIN Ð Toute personne coupable de vol ou de divulgation de documents d'État sur l'Internet encourt désormais la peine de mort, a annoncé hier la Cour suprême chinoise.Toute personne « impliquée dans des activités d'espionnage » comme « voler, découvrir, acheter ou divulguer des secrets d'État » grâce à l'Internet ou d'autres moyens sera exécutée ou condamnée à une peine de prison allant de dix ans à la perpétuité, a rapporté l'agence Chine nouvelle.S'il est reconnu coupable, les biens du condamné pourront également être saisis, a précisé l'agence.En décembre, le Parlement chinois avait adopté une réglementation destinée à combattre l'utilisation de l'Internet à des fins « criminelles », visant plus particulièrement la dissidence politique sur la Toile.Le comité permanent de l'Assemblée nationale populaire (ANP) avait établi une liste d'activités « criminelles », telles que l'infiltration de sites relevant des affaires de l'État, de la défense ou des technologies de pointe, ou encore la diffusion de virus informatiques.Selon un sondage, il y a 22,5 millions d'internautes en Chine.ANGLAIS COURS AXÉS SUR LA CONVERSATION Petits groupes : 3 à 7 personnes ; admission continue COURS INTENSIFS de jour, 25 h/semaine à temps partiel et semi-intensifs matin, après-midi, soir, samedi 135 $ à 145 $ /semaine 1 à 7 fois/sem.I 195 $/30 h Mat riel p dagogique inclus, pas de taxes, d ductible d imp t, frais d inscription : 40 $ Formation en entreprise adaptée à vos besoins Cours privés : toutes les langues école de langues postmoderne accréditée par Emploi-Québec 1160, boul.St-Joseph Est, 3e étage, Mtl Laurier (514) 278-5309 www.converlang.com 1LP0801A0122 a8 lundi 1LP0801A0122 ZALLCALL 67 01:17:14 01/22/01 B A 8 L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 2 J ANV I E R 2 0 0 1 CANADA Le cabinet Chrétien prépare le discours du Trône Un parti indépendantiste voit le jour en Alberta NAHLAH AYED Presse Canadienne OTTAWA Ð Les ministres qui ont dirigé le pays dans le dernier gouvernement libéral se réunissent cette semaine pour jeter un coup d'oeil sur l'orientation que prendra leur nouveau mandat.Après avoir passé ces dernières semaines à s'efforcer de faire inclure leurs préoccupations dans le prochain discours du Trône, ils sauront, demain, si leurs démarches ont porté fruit.Mardi prochain, la gouverneure générale du Canada, Adrienne Clarkson, convoquera les membres des deux chambres pour la lecture du discours du Trône, qui ouvrira et orientera le 37e Parlement.Les députés auront siégé la veille, mais seulement pour élire le président des Communes.Le défi qu'auront à relever les libéraux sera celui de projeter l'image d'un parti à la vision renouvelée, malgré le fait qu'ils en sont à leur troisième mandat et leur huitième année au pouvoir, avec, en gros, les mêmes ministres.Le document inclura des éléments des deux précédents mandats, réitérant certaines promesses qui n'avaient pas encore été remplies.Mais comme le premier ministre, Jean Chrétien, l'a déjà dit à plusieurs reprises, le discours du Trône empruntera aussi fortement au « livre rouge » libéral, dévoilé durant la campagne élctorale.Le programme promettait que les libéraux dépenseraient quelque 6 milliards $ d'argent « neuf » pour la recherche, l'enfance, la formation des travailleurs, le développement de la nouvelle économie, sans oublier les pauvres et les défavorisés.Dans les ministères, on souhaite notamment que le discours du Trône fasse mention des questions autochtones, particulièrement les conditions de vie et les perspectives d'avenir de leurs jeunes.On voudrait également que soient inclus des efforts renouvelés pour prévenir les pénuries de main-d'oeuvre par la formation et l'immigration, un accent sur l'aide à l'enfance, plus d'argent pour le financement de la recherche en santé et dans d'autres domaines, et un engagement à protéger les institutions culturelles, comme la société Radio-Canada.Presse Canadienne RED DEER Ð L'échec de l'Alliance canadienne à effectuer une percée en Ontario est un signe clair que les divisions entre les régions du Canada sont trop grandes, a affirmé hier le chef d'un nouveau mouvement indépendantiste en Alberta, lors du congrès de fondation de son parti.La menace de la séparation pourrait être la seule façon de convaincre Ottawa d'accorder à l'Alberta plus d'autonomie, a lancé le chef intérimaire du Parti de l'indépendance de l'Alberta, Cory Morgan, devant plus de 200 personnes.« Nous pouvons faire la liste de toutes les raisons pour quitter (le Canada), mais c'est vraiment difficile d'en trouver quelques- unes sur ce que la Confédération fait pour nous », a ajouté M.Morgan, 29 ans, de Calgary, un arpenteur-géomètre spécialisé dans le domaine pétrolier.Le programme de ce parti naissant comprend la poursuite de l'autonomie provinciale, la protection des droits individuels, la préservation de la culture de l'Ouest, la démocratie directe, la décentralisation et une magistrature élue.M.Morgan a soutenu que le but du congrès était de présenter le parti à l'électorat albertain et de mesurer son intérêt pour la cause séparatiste.Même s'il s'est identifié comme un parti indépendantiste, l'engagement des participants envers cet objectif a semblé s'effriter quelque peu lors du congrès.Le directeur pour la région du centre de l'Alberta, Ryan Lamarche, a affirmé que ce sont les membres de la base du parti qui décideront s'il poursuivra vraiment cet objectif ou s'en servira contre Ottawa.Le parti pourrait accorder une nouvelle chance au fédéralisme si l'Alberta obtient plus d'autonomie, a précisé Ryan Lamarche.Cependant, le directeur pour le sud de l'Alberta, John Koch, a dit que le séparatisme est l'élément clé qui différencie ce parti des autres formations politiques provinciales, comme Alberta First.Les critiques ont alors commencé à fuser entre le chef d'Alberta First, John Reil, et M.Koch, après la remarque de ce dernier.M.Reil a rétorqué qu'il doutait que le séparatisme recueille assez d'appui en Alberta pour faire une véritable différence lors de la prochaine élection provinciale.« S'ils ne font pas la promotion de l'indépendance, alors l'idée de base de ce congrès manque d'intégrité.Je ne voudrais pas commencer ma carrière politique avec une idée qui n'est pas précise », a ajouté John Reil.Les organisateurs du Parti de l'indépendance ont craint que les partisans d'une autre formation séparatiste, Western Canada Concept (WCC), qui se rencontraient dans un hotel de la région, viennent créer du grabuge à leur congrès.Le chef de ce mouvement, Doug Christie, a fait une brève apparition au congrès du Parti de l'indépendance pour féliciter M.Morgan de ses efforts.« Nous les aiderons sûrement si nous le pouvons.Le but est l'indépendance », a lancé M.Christie.De nombreux défis attendent Stockwell Day La controverse entourant les frais judiciaires le poursuit d'après PC CALGARY Ð Après avoir promis d'être davantage à l'écoute, le chef de l'Alliance canadienne, Stockwell Day, doit maintenant trouver rapidement une façon de concilier les intérêts des Ontariens, des Albertains désillusionnés, et même des indépendantistes de l'Ouest.Il commencera dès aujourd'hui, à Vancouver, en mettant le premier ministre, Jean Chrétien, au défi de trouver une nouvelle façon d'aborder la question de l'unité nationale et le problème de l'aliénation régionale Ð celle de l'Ouest en particulier.Cela n'est pas et ne devrait pas être considéré comme un problème concernant uniquement l'ouest du pays, a déclaré une source au sein de l'Alliance, hier, à la Presse Canadienne.M.Day, qui doit prendre la parole devant des gens d'affaires de Vancouver, aujourd'hui, a survécu au cours du weekend à la contestation de son leadership à l'occasion de la réunion de l'exécutif du parti à Calgary, château fort du parti.M.Day, qui dirige l'Alliance depuis six mois, est sorti de la rencontre, tenue derrière des portes closes, samedi, en promettant d'être plus à l'écoute.Il sera soumis à une révision obligatoire de sa position à la tête du parti au début de l'an prochain.Le leader allianciste doit également trouver le moyen de dresser des ponts avec l'Ontario, où son parti n'a remporté que deux sièges.À la suite de l'élection, M.Day avait été critiqué pour n'avoir pas demandé conseil aux stratèges ontariens, expérimentés, pour avoir trop mis l'accent sur sa personnalité, et pas suffisamment sur le programme de son parti.Les frais judiciaires Les critiques formulées par le premier ministre de l'Alberta, Ralph Klein, quant à la façon dont a été réglé le procès de Stockwell Day ne devraient pas être interprétées comme un désaccord avec l'Alliance canadienne, estime un haut responsable du parti.« Il a une élection qui s'en vient et il dit ce qu'il croit nécessaire de dire pour se retrouver en bonne position dans la province », a déclaré samedi Jason Kenney, député de Calgary-Sud-Est, coprésident de la campagne de l'Alliance lors des élections fédérales de l'automne dernier.M.Klein se prépare en vue de son propre scrutin, qui devrait avoir lieu en mars, et il a tenté d'apaiser les contribuables albertains, mécontents d'avoir à payer la somme prévue par le règlement à l'amiable, soit 792 000 $.De cette somme, 474 000 $ représentent les frais judiciaires encourus par M.Day.Ralph Klein « continue en général de soutenir l'Alliance et Stockwell, a assuré M.Kenney.Ils se parlent et sont en très bons termes, alors je ne crois pas qu'il faille y voir autre chose.» Plusieurs conservateurs de la province sont également membres de l'Alliance.« On n'en a pas discuté une seconde dans cette salle », a affirmé le coprésident de l'Alliance, Clayton Manness, alors que l'exécutif du parti mettait un terme à deux journées d'entretiens.Stockwell Day s'est dit désolé des coûts engendrés par la poursuite, mais il ne s'est pas excusé d'avoir écrit à un journal de Red Deer la lettre ayant provoqué toute cette affaire.Plusieurs observateurs ont jugé que ses propos manquaient de sincérité.Le prochain congrès du PLC repoussé ?C'est ce que souhaiterait Jean Chrétien Presse Canadienne OTTAWA Ð Le premier ministre Jean Chrétien organisera une réception privée au 24 promenade Sussex, le week-end prochain, pour tenter de convaincre les membres de l'exécutif du parti de retarder la tenue du prochain congrès du Parti libéral, a appris le Toronto Sun.Dans son édition dominicale, le journal écrit que cela permettrait à M.Chrétien de repousser peut-être jusqu'à 2003 la révision de son leadership, et lui donnerait amplement de temps pour décider s'il se retirera ou sollicitera un quatrième mandat, selon des sources libérales haut placées.David Smith, un membre de l'exécutif libéral, a soutenu qu'il n'est « pas inhabituel » pour le premier ministre de donner une réception chez lui.Ce dernier s'est refusé à dire quel moment le premier ministre privilégierait pour la tenue du congrès.Photothèque, La Presse © Les critiques formulées par le premier ministre de l'Alberta, Ralph Klein (à droite), quant à la façon dont a été réglé le procès de Stockwell Day (à gauche) ne devraient pas être interprétées comme un désaccord avec l'Alliance canadienne, estime un haut responsable du parti.Tirage du 2001-01-20 Tirage du 2001-01-20 GAGNANTS LOTS 6/6 0 5 000 000,00 $ 5/6+ 5 124 995,00 $ 5/6 378 1 322,70 $ 4/6 18 852 50,80 $ 3/6 333 122 10,00 $ Ventes totales: 16 661 604 $ Prochain gros lot (appr.): 10 000 000 $ Numéro complémentaire: 30 Numéro complémentaire: 48 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 $ 5/6+ 0 50 000,00 $ 5/6 19 500,00 $ 4/6 873 50,00 $ 3/6 18 179 5,00 $ Ventes totales: 630 435,50 $ TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Tirage du 2001-01-21 Tirage du 2001-01-21 Tirage du 2001-01-20 Tirage du 2001-01-21 NUMÉRO: 630762 NUMÉRO: 855194 Le jeu doit rester un jeu 2925561A 1LP0901A0122 a9 lundi 1LP0901A0122 ZALLCALL 67 15:57:52 01/22/01 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 2 J ANV I E R 2 0 0 1 C ANA D A A 9 SYSTÈME DE DÉFENSE ANTIMISSILES Manley attend Powell de pied ferme Presse Canadienne WASHINGTON Ð Le ministre canadien des Affaires étrangères, John Manley, posera des questions pointues, cette semaine, sur le système de défense antimissiles américain, lors de sa rencontre avec le nouveau secrétaire d'État américain, Colin Powell.Le Pentagone voudrait que le Canada participe à ce programme de 30 milliards $ US qui devrait permettre d'abattre tout missile ennemi.Le premier ministre Jean Chrétien n'a pas voulu prendre position sur cette question, sous prétexte que la technologie impliquée n'est pas encore à la hauteur de la tâche.Certains observateurs estiment cependant que les hésitations canadiennes risquent de devenir une pomme de discorde entre les deux pays, avec l'arrivée au pouvoir à Washington du républicain George W.Bush.Le Canada soutient que le programme antimissiles, tout en relançant la course aux armements, va à l'encontre du Traité sur l'interdiction des missile antibalistiques qui a permis de maintenir la paix entre la Russie et les États-Unis.La Chine considère également le programme américain comme une provocation et a menacé de se doter d'un imposant arsenal nucléaire si les États-Unis allaient de l'avant avec sa construction.L'ambassadeur du Canada à Washington, Michael Kergin, qualifie la rencontre de jeudi entre M.Manley et M.Powell « d'officieuse, de premier contact entre les deux hommes.» On s'attend à ce que M.Manley demande des informations sur le programme antimissiles, mais on ne croit pas qu'il manifestera directement une opposition.« Fondamentalement, nous voulons des réponses, explique M.Kergin.Quelle est l'avenir de cette technologie aux yeux des Américains ?Les coûts seront-ils compatibles avec leur budget de défense à long terme ?Comment vont-ils s'y prendre et combien d'années leur faudra-t-il pour le compléter ?» En campagne électorale, George W.Bush déclarait que le programme de défense antimissiles irait de l'avant, mais pour M.Kergin, ça n'a été jusqu'à présent que de la politique.Du côté américain, M.Powell pourrait profiter de la rencontre de jeudi pour demander à M.Manley que le Canada ne rejette pas d'emblée le programme et prenne un certain engagement, en attendant que la technologie soit développée.D'abord proposée par l'ancien président Ronald Reagan, l'Initiative de défense stratégique, mieux connue sous le nom de « Star Wars », impliquait un système compliqué de satellites militaires qui pourraient détecter les missiles ennemis et les détruire avant qu'ils n'atteignent leur cible.Le système actuel est moins ambitieux et serait activé contre des missiles lancés de la terre ou de navires en mer.Plusieurs essais réalisés dans le cadre de ce programme ont échoué, ce qui n'a pas empêché des officiers canadiens de promouvoir le concept avec enthousiasme.Raymond Chrétien vise une approche inclusive avec la France MICHEL DOLBEC Presse Canadienne LILLE Ð Quatre mois après son arrivée à Paris, le nouvel ambassadeur du Canada Raymond Chrétien imprime un nouveau style aux relations France-Canada.Après avoir renoncé, au nom d'une « approche inclusive », aux querelles qu'entretenait son prédécesseur Jacques Roy avec la délégation générale du Québec, M.Chrétien entreprend dans le même esprit une grande tournée des régions françaises.« Paris, ce n'est pas la France, at- il déclaré à la fin de la semaine dernière à des hommes d'affaires lillois trop heureux de l'entendre dire.Pour un ambassadeur, aller en province est essentiel.Il faut connaître le pays où l'on sert.Je suis ici pour vous écouter.» M.Chrétien a donc commencé à Lille sa tournée des régions.Il y a annoncé l'ouverture d'un consulat honoraire, a déjeuné avec une quinzaine de représentants des milieux d'affaires, a rencontré le maire Pierre Mauroy, ancien premier ministre de François Mitterrand.Le choix de Lille ne relevait pas du hasard : le Nord-Pas-de-Calais est la région française où on trouve le plus de sociétés canadiennes, 17 en tout (Bombardier, Cascades, Domtar, Mc Cain, Quebecor.) qui emploient plus de 3500 personnes.Comme il l'avait annoncé en arrivant à Paris, l'ambassadeur a fait de l'économie et de l'Europe ses deux grandes priorités.Devant les gens d'affaires lillois, il a jugé que les échanges commerciaux entre la France et le Canada « ne sont pas dignes de deux pays du G7 ».« Les chiffres sont ridicules, a-til lancé.Il va falloir que les pays européens coopèrent, en particulier dans le domaine agricole, où le Canada est pris en otage.» Le nouvel ambassadeur canadien ne se rend donc pas seulement en province pour « faire des comparaisons entre nos façons de gouverner », mais aussi pour « dialoguer, convaincre, persuader d'agir ».Son style est « résolument américain », disait un convive, qui l'a jugé « cordial mais jamais vulgaire ».« Il n'a jamais pensé à faire de la politique ?» a demandé l'industriel.L'ancien ambassadeur du Canada à Washington s'exprime en effet avec une assurance pas si fréquente chez les diplomates.Il évite la langue de bois, n'hésite pas à dire à celui qui lui rappelle Ð avec gratitude Ð le rôle joué par le Canada pendant la Seconde Guerre mondiale, que « notre relation doit dépasser l'Histoire et être moderne.À l'évidence, le neveu du premier ministre Chrétien n'entend pas, pour l'instant, user de sa position pour prêcher la bonne parole fédéraliste.Le jour de son entrée en fonction officielle, il avait indiqué que l'existence d'un lien direct entre Paris et Québec ne lui posait pas de problème.« Mon approche inclusive est la meilleure dans les circonstances, a-t-il estimé.Elle est également souhaitée par le Québec.PHOTOTHÈQUE LA PRESSE Le nouvel ambassadeur du Canada en France, Raymond Chrétien, veut changer la dynamique des relations entre les deux pays. 1LP1001A0122 A10, lundi, MONDE 1LP1001A0122 ZALLCALL 67 01:18:10 01/22/01 B Ehud Barak n'entend pas céder sur le droit au retour des réfugiés palestiniens, ni sur le contrôle sur l'Esplanade des mosquées à Jérusalem-Est, et veut garder sous souveraineté israélienne des blocs d'implantation où vivent 80% des colons de Cisjordanie.A10 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 22 JANVIER 2001 MONDE Israël et Palestiniens renouent le dialogue ASSAAD ABBOUD Agence France-Presse TABA, Égypte Ð Israël et les Palestiniens ont entamé hier soir des négociations marathon à Taba, en Égypte, pour parvenir à un accord de paix, un pari difficile compte tenu du fossé entre les positions de départ des deux parties.Les membres des deux délégations de haut niveau, dirigées respectivement par le ministre israélien des Affaires étrangères Shlomo Ben Ami et par le président du Conseil législatif (Parlement) palestinien Ahmad Qoreï, se sont retrouvées dans un hôtel de luxe de la station balnéaire égyptienne située sur le golfe d'Aqaba sur la mer Rouge.L'établissement a déjà accueilli depuis 1993 plusieurs sessions de pourparlers israélo-palestiniens, ainsi que la signature d'un accord intérimaire en 1995.À l'ouverture des négociations, les membres des deux délégations se sont refusés à toute déclaration, M.Ben Ami se contentant de dire qu'il attendait « le meilleur » des pourparlers sur la base du plan de paix de l'ancien président américain Bill Clinton.Ce plan propose la création d'un État palestinien sur 100 % de la bande de Gaza, 95 % de la Cisjordanie et les quartiers arabes de Jérusalem- est, au prix d'une renonciation au droit du retour des quelque 3,7 millions de réfugiés palestiniens de 1948.Selon la radio israélienne, les négociations se dérouleront dans le cadre de quatre commissions chargées du dossier de Jérusalem-Est, des frontières du futur État palestinien, des questions de sécurité et des réfugiés.Peu avant l'ouverture des pourparlers, le président palestinien Yasser Arafat a espéré « un accord le plus vite possible », malgré le pessimisme affiché de part et d'autre.Il s'est en revanche étonné de ce qu'il a qualifié de « nouvelles conditions israéliennes ».« Je trouve étrange que la partie israélienne pose de nouvelles conditions », a déclaré M.Arafat, qui a estimé que l'État juif ne pouvait pas se soustraire à des accords déjà signés.La présidence du Conseil israélienne avait prévenu auparavant dans un communiqué que M.Barak n'entendait pas céder sur le droit au retour des réfugiés, ni sur le contrôle sur l'Esplanade des mosquées à Jérusalem-Est, et qu'il voulait garder sous souveraineté israélienne des blocs d'implantation où vivent 80 % des colons de Cisjordanie.M.Barak « n'autorisera, d'aucune manière, le droit au retour des réfugiés palestiniens sur le territoire de l'État d'Israël », affirmait le texte, ajoutant que « le Premier ministre ne signerait aucun document prévoyant une souveraineté palestinienne sur le mont du Temple ou Esplanade des mosquées à Jérusalem ».Le négociateur palestinien Saëb Erakat a accusé M.Barak d'avoir « condamné les négociations à l'échec avant même qu'elles ne débutent ».M.Barak a estimé que les chances de combler les divergences étaient « minces » avant l'élection du 6 février au poste de premier ministre en Israël, pour laquelle le dirigeant de l'opposition de droite Ariel Sharon est donné grand favori par tous les sondages.Pour sa part, la délégation palestinienne avait réitéré peu après son arrivée à Taba son exigence du respect des résolutions de l'ONU.« Nous sommes prêts à des négociations sérieuses, mais pas à renoncer aux bases des négociations, c'est-à-dire aux résolutions de l'ONU », avait déclaré à l'AFP le ministre de la Coopération internationale Nabil Chaath.« Nous n'allons pas non plus accepter un accord partiel», avait-il ajouté.M.Chaath a toutefois affirmé que « des progrès avaient été réalisés sur les questions de sécurité et l'étendue du retrait israélien des territoires palestiniens mais pas sur Jérusalem ni les réfugiés ».La délégation palestinienne comprend M.Chaath, M.Erakat et les négociateurs Yasser Abed Rabbo et Hassan Asfour ainsi que le chef de la sécurité préventive dans la bande de Gaza Mohammad Dahlane.La délégation israélienne regroupe notamment les ministres de la Justice Yossi Beilin et des Transports et du Tourisme, Amnon Lipkin-Shahak ainsi que le directeur du cabinet de M.Barak, Gilad Sher.EXPRESS INTERNATIONAL États-Unis Cadeaux pour Clinton L'ANCIEN PRÉSIDENT Bill Clinton a engrangé plus de 190 000 $ de cadeaux au cours de la dernière année de son mandat, davantage qu'au cours des sept années précédentes, selon une liste officielle publiée samedi.Ces présents, dont beaucoup viennent de stars américaines d'Hollywood et qui sont consignés sur sept pages, comprennent des meubles, des tapis, des oeuvres d'art.On y trouve par exemple deux sofas et une ottomane valant près de 20 000 $, offerts par un supporteur de New York, Steve Mittman.Le réalisateur Steven Spielberg et sa femme ont offert au couple présidentiel un service en porcelaine de quelque 4900 $.Plus chiches, l'acteur Sylvester Stallone, avait envoyé au président une paire de gants de boxe valant 300 $ tandis que l'acteur Jack Nicholson lui avait offert un club de golf estimé à 350 $.Ð d'après AFP Chili Fidèle à Pinochet LE COMMANDANT en chef de l'armée chilienne, le général Ricardo Izurieta, a affirmé que cette dernière ne laisserait jamais tomber son prédécesseur Augusto Pinochet qui aura à répondre à partir de demain devant un juge des assassinats d'opposants politiques commis sous son régime (1973-90).« Malgré toutes les suppositions selon lesquelles je me serais éloigné de lui, la seule chose que je puisse affirmer c'est que jamais l'armée ne fera cela », à savoir abandonner son ancien chef, car « elle lui porte estime et affection », a déclaré le général Izurieta dans une interview publiée hier par le quotidien chilien El Mercurio.L'ancien dictateur sera interrogé à partir de demain par le juge Juan Guzman qui instruit les 208 plaintes déposées jusqu'ici contre lui au Chili.Ð d'après AFP Colombie Vers la paix DES DÉLÉGUÉS du gouvernement colombien et des chefs des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes) se sont réunis hier dans la zone démilitarisée du sud du pays pour évaluer le processus de paix engagé depuis deux ans mais gelé par les FARC depuis le 14 novembre.Cette rencontre intervient dix jours avant l'expiration de l'octroi à la guérilla de cette zone démilitarisée de 42 000 km2, grande comme la Suisse.Le 7 novembre 1998, cette zone, à 700 kilomètres au sud de Bogota, avait été remise par le pouvoir aux FARC comme « laboratoire de paix ».La délégation gouvernementale est conduite par le Haut commissaire colombien à la paix Camilo Gomez, a-t-on appris de source gouvernementale.Ð d'après AFP Turquie Manifestations anti-françaises LES MANIFESTATIONS hostiles à la France se sont poursuivies hier en Turquie, trois jours après la reconnaissance par le parlement français du génocide arménien de 1915 et à la veille de l'examen par le Conseil de sécurité nationale (CNS) des sanctions contre Paris.Depuis trois jours, les manifestations d'hostilité à l'égard de la France se poursuivent, et les appels au boycottage économique des produits en provenance de l'hexagone se multiplient.Hier, des manifestants ont déposé une couronne mortuaire devant l'ambassade de France à Ankara, brûlé un drapeau français et lancé des oeufs sur le bâtiment.Ð d'après AFP Photo AFP Après huit ans de présidence, Jour 1 de la vie ordinaire Madame Hillary Clinton ayant été élue sénateur dans l'État de New York, monsieur son mari et ex-président des États-Unis a suivi le mouvement et les voilà installés à Chappaqua, dans l'État de New York.Bill Clinton, à son premier jour de citoyenneté ordinaire retrouvée hier, ne .paraissait pas trop s'ennuyer, un café à la main, acheté au « delicatessen » local.Congo : des alliés sur la corde raide MANUEL MUANZA Agence France-Presse LUANDA Ð Les trois alliés militaires de Kinshasa (Zimbabwe, Angola, Namibie) ont appelé hier au dialogue pour parvenir à la paix en République démocratique du Congo tout en confirmant qu'ils maintenaient leurs troupes en RDC, selon un communiqué final publié à l'issue de leur sommet à Luanda.« Convaincus que le dialogue et la consultation présentent la manière la plus effective de parvenir à une paix durable en RDC, les chefs d'État (des trois pays) ont réitéré leur engagement à rechercher une solution pacifique dans le conflit congolais », indique le texte.Les trois alliés ont accepté une demande de Kinshasa de maintenir leurs troupes en RDC en vue d'assurer la sécurité dans ce pays, a déclaré le président namibien Sam Nujoma lors d'une conférence de presse.Le président zimbabwéen Robert Mugabe a déclaré avoir reçu cette demande de maintien de l'aide par le canal d'émissaires de Kinshasa.« Les nouvelles autorités vont continuer à avoir besoin d'aide pour la sécurité de la RDC », a-t-il affirmé.« Les chefs d'État ont répété leur solidarité avec le peuple et le gouvernement de RDC et décidé de maintenir leurs forces respectives dans ce pays et de renforcer la sécurité de la population, du gouvernement, des ressortissants étrangers, y compris le personnel de l'ONU et des ONG jusqu'à la réalisation d'une solution durable et de la stabilité », selon le communiqué final.Les présidents Mugabe, Nujoma et Jose Eduardo Dos Santos (Angola) demandent aussi aux parties en conflit en RDC de ne pas effectuer de mouvements de troupes.« Conscients que l'équilibre militaire des forces existant encourage les parties à chercher une solution politique au conflit, les chefs d'État lancent un appel à toutes les parties pour qu'elles prennent des mesures appropriées afin d'éviter toute mouvement militaire, tout en observant le cessez- le-feu dans le cadre de l'accord de Lusaka », selon le communiqué.Les trois alliés ont également demandé à l'ONU « de commencer immédiatement à appliquer ses résolutions sur la RDC, en particulier concernant le déploiement des observateurs et forces de maintien de la paix », ajoute le texte.Le président Dos Santos avait donné le ton dès l'ouverture du sommet en exhortant les belligérants au dialogue pour trouver une solution à la crise de RDC.« La voie du dialogue et de la concertation est la plus correcte et c'est celle que nous défendons pour permettre la mise en place des accords de Lusaka », a-t-il déclaré.Le Tribunal pénal international veut voir Milosevic à La Haye Associated Press PARIS Ð Le procureur du Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex- Yougoslavie, Carla del Ponte, qui arrive aujourd'hui à Belgrade pour réclamer à nouveau la coopération du nouveau régime, persiste et signe dans les colonnes du Figaro : « Si on veut appliquer la loi comme elle est, il n'y a qu'une seule solution : Milosevic doit être transféré à La Haye.» Pour ce qui est du nouveau président yougoslave Vojislav Kostunica, « il a l'air sympathique à la télévision et il a finalement accepté de nous recevoir », ce qu'il refusait au départ, note Mme Del Ponte, qui va lui demander de coopérer avec le Tribunal, pour l'arrestation des inculpés serbes sur le territoire yougoslave, et aussi pour « avoir accès aux victimes serbes des guerres ».« Ce qui s'est produit en Serbie est surprenant et merveilleux », estime Mme Del Ponte, ancien procureur fédéral de Suisse.À l'époque du renversement du régime Milosevic en octobre dernier, elle avait même rêvé « qu'ils allaient arrêter Milosevic et me l'envoyer à La Haye ».Mais « aujourd'hui, il y a différents sons de cloche à Belgrade, on ne comprend plus très bien leurs intentions », reconnaîtelle.Elle dit comprendre en revanche qu'il « fallait attendre les élections serbes et être compréhensifs » : mais « c'est maintenant que nous allons voir s'il existe à Belgrade une véritable volonté de coopérer », ajoute-t-elle.Interrogée sur l'éventualité d'un « accord » entre Milosevic et Kostunica, qui rejette la légitimité du TPI, elle déclare : « Ce serait le pacte du diable.Kostunica a affirmé le contraire et je ne peux imaginer qu'un chef d'État à peine élu, dans une démocratie émergente, puisse mentir sur un sujet aussi important.Disant s'interroger « toujours » sur le fait que Ratko Mladic et Radovan Karadzic, les chefs des Serbes de Bosnie, soient encore en liberté, elle souligne que « depuis la chute de Milosevic, il n'y a plus d'obstacle aux arrestations, plus d'excuses, alors que sous Milosevic la Serbie était un refuge pour les fugitifs ».Elle a aussi exonéré la France, accusée de pro-serbisme pendant la guerre, et qui avait encouru les foudres de son prédécesseur, la Canadienne Louise Arbour : « En m'intéressant de plus près au problème de Karadzic, qui se trouvait en secteur français, j'ai compris que toutes ces accusations étaient fausses.En Bosnie les Français ont fait tout leur possible pour arrêter Karad Carla del Ponte zic.» 1LP1101A0122 A11, lundi, MONDE 1LP1101A0122 ZALLCALL 67 01:16:47 01/22/01 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 2 J ANV I E R 2 0 0 1 MOND E A 1 1 Quand Bush se mettra à voyager : Mexico ou Ottawa d'abord ?.chose certaine, il sera à Québec en avril Agence France-Presse WASHINGTON Ð Le nouveau président américain George W.Bush se rendra probablement au Mexique, ou bien au Canada, à la mifévrier, pour son premier déplacement officiel à l'étranger, a indiqué hier le secrétaire général à la Maison-Blanche, Andrew Card.« Nous travaillons à un déplacement en dehors des États-Unis qui pourrait avoir lieu sur ce continent à la mi-février », a indiqué M.Card lors d'un entretien sur la chaîne de télévision CNN.Interrogé pour savoir s'il s'agissait du Canada, il a répondu : « Je n'ai pas dit cela.» Le Mexique ?« Cela pourrait être le Mexique », a-t-il ajouté.M.Card a confirmé par ailleurs que le président Bush participerait au troisième sommet des Amériques, qui se tiendra du 20 au 22 avril à Québec.Photos AP Laura et son mari, le président George W.Bush, arpentaient hier les appartements de la Maison-Blanche, sous l'oeil de la chef concierge Betty Monkman (à g.).Dans l'intervalle, le vice-président Dick Cheney (photo de droite), dont on dit qu'il pourrait occuper un espace sans précédent dans l'histoire de la Maison-Blanche, paraissait témoigner d'un brin de solitude dans la reconnaissance de ses quartiers.Félicitations d'usage.et un brin d'inquiétude On salue Bush, mais on s'inquiète d'un éventuel désengagement de Washington d'après AFP PARIS Ð De l'étranger, les messages de félicitation adressés au nouveau président des États-Unis, George W.Bush, ont permis à leurs auteurs d'insister sur leurs préoccupations, et certains montrent une réelle inquiétude à l'idée d'un désengagement de l'Amérique.Le chef de l'exécutif nord-irlandais, le protestant David Trimble, a été le plus direct en déclarant craindre un affaiblissement de l'intérêt du gouvernement américain pour l'Irlande du Nord.L'Iran a pour sa part souhaité que George W.Bush adopte à son égard une politique « plus réaliste » que son précédesseur Bill Clinton.Le premier ministre du Japon Yoshiro Mori a demandé à le rencontrer au plus vite et a promis « les plus grands efforts » pour renforcer l'alliance entre les deux pays.Le chancelier allemand Gerhard Schroeder ne semble en revanche avoir aucune inquiétude.« Je vous souhaite un mandat réussi et je me réjouis de la coopération avec vous », lui a-t-il écrit.« Notre partenariat au sein de l'Alliance atlantique est un fondement irréversible de la politique étrangère allemande », a-t-il insisté.Même tonalité en Grande-Bretagne.« Nous ne devons rien faire de nature à affaiblir l'OTAN », a affirmé le secrétaire au Foreign office Robin Cook.« Les États-Unis sont nos plus anciens amis.Ils sont notre plus proche allié, notre principal partenaire commercial et pour ces raisons, il est très important que notre relation fondamentale se poursuive », a-t-il ajouté.Le premier ministre portugais, Antonio Guterres, a également insisté sur sa volonté de maintenir d'excellentes relations avec la nouvelle administration américaine.« Tous les Européens sont très ouverts et très disponibles vis-à-vis de la nouvelle administration » américaine, a commenté le chef de la diplomatie française Hubert Védrine.« Nous souhaitons que toutes les évolutions dans la politique américaine se fassent dans le cadre d'un dialogue », a-t-il toutefois insisté.La presse américaine apprécie Agence France-Presse WASHINGTON Ð Le nouveau président George W.Bush a reçu hier un accueil plutôt favorable de la presse américaine, qui a salué notamment sa vision d'une Amérique unie dans son discours d'intronisation.Dans son éditorial, le Washington Post affirme que le premier discours de M.Bush en tant que président a été « mémorable par l'appel qu'il a lancé à une nation divisée par une élection serrée (.) cherchant à instaurer un climat de courtoisie et de rassemblement dans sa conduite du pays ».Même son de cloche au New York Times, dont l'éditorial intitulé « Une vision d'unité » souligne que M.Bush « a commencé son mandat avec le discours le plus éloquent de sa carrière politique, dont les thèmes principaux ont été le rassemblement et la compassion ».« M.Bush s'est exprimé avec la fermeté d'un homme déterminé à dépasser les complications de son élection et à valider son mandat par des engagements ambitieux », écrit encore le Times.« S'il gouverne dans cet esprit, M.Bush peut conduire le pays vers une nouvelle ère de rassemblement et de justice sociale », selon le quotidien new-yorkais.« M.Bush a essayé de faire preuve d'une humilité qui sied à une élection présidentielle contestée.Il ne sonnait pas comme un clairon appelant à un objectif national clair ou mettant en garde contre un ennemi évident », relève de son côté le Chicago Tribune dans un article intitulé « Une palette sobre ».Le Los Angeles Times signale aussi l'appel à l'unité de M.Bush.« Bush tend la main à ses détracteurs », affirme le titre de son éditorial.« Faisant preuve de sincérité et de détermination (.) M.Bush a semblé diriger son discours davantage à l'intention de ceux qui n'ont pas voté pour lui ».Mais le quotidien californien nuance son jugement en rappelant que la première journée du nouveau président « a été remplie de rappels montrant le défi qu'il devra affonter pour unir la nation après une élection qui l'a vu perdre le vote populaire avec une marge plus importante que n'importe quel autre président avant lui ».Le New York Times rappelle lui aussi que « la présence stoïque de l'ancien vice-président Al Gore (à la prestation de serment de M.Bush) était là pour rappeler que M.Bush a remporté les élections sans une majorité du vote populaire ».Le Los Angeles Times reconnaît que le nouveau président « a semblé trouver un équilibre (.) mais il a devant lui de nombreux jours qui mettront à l'épreuve ses capacités dans des situations difficiles ». 1LP1201A0122 a12 lundi 1LP1201A0122 ZALLCALL 67 01:16:05 01/22/01 B A12 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 22 JANVIER 2001 m r o y @ l a p r e s s e .c a Poursuivre les actions légales contre la loi 170 revient, pour la quinzaine de municipalités de l'île de Montréal qui persistent Ð ou envisagent de persister Ð dans cette voie, à prendre place dans la queue de la comète.À négliger l'essentiel au profit de l'inutile.À se condamner à l'incohérence au moment où elles seraient bien inspirées de défendre leurs revendications et leurs particularismes en participant pleinement au processus de transition déjà enclenché.C'est une voie qu'elles doivent abandonner.Le Parti libéral du Québec doit reléguer aux mêmes oubliettes l'intention qu'il a exprimée de revoir les fusions, c'est-à-dire de littéralement inventer une machine à remonter le temps, dut-il accéder au pouvoir.Dans les deux cas, il s'agit sur le plan théorique de batailles d'arrière- garde dépourvues de toute possibilité de projection dans l'avenir.Et sur le plan pratique, d'avenues en forme d'inévitables culs-de-sac.n n n En ce qui concerne les maires des 27 municipalités de banlieue de l'île, l'incohérence est d'ailleurs déjà installée : le dépôt d'une requête en injonction interlocutoire devant la Cour supérieure, lundi dernier, se marie fort mal avec l'intention qu'ils ont exprimée de fonder un parti politique municipal suffisamment puissant pour s'opposer à celui de Pierre Bourque.En fait, au milieu de la semaine dernière, après des mois de manifestations de rue plus ou moins réussies, de consultations locales pesamment orientées et de pleins tiroirs de chemises déchirées sur la place publique, on se croyait justifié de penser que la guerre totale Ð incluant le recours à l'arme juridique Ð déclenchée contre la réforme en était arrivée à l'étape de l'armistice.Certains, en effet, déposaient les armes aux pieds de la ministre des Affaires municipales, Louise Harel.Pour un, le maire de Saint-Léonard, Frank Zampino, résumait de juste façon les arguments militant contre un entêtement dans une guérilla juridique sans espoir.« Avec tous les droits d'appel et les procédures possibles, disait-il, on n'aura pas, au mieux, de jugement favorable avant cinq ou dix ans.Ce sera alors un résultat totalement inapplicable.C'est par pragmatisme et réalisme que je dis qu'il est maintenant temps d'abandonner les tribunaux et d'aller défendre les intérêts de nos citoyens sur la scène politique ».L'impression était renforcée lorsque, trois jours plus tard, les membres de l'Union des municipalités de banlieue sur l'île de Montréal (UMBM) faisaient part de leur volonté de se constituer en parti en vue des élections du 4 novembre.Trois jours plus tard encore, surprise : près d'une douzaine de ces maires se joignaient à ceux de Westmount et de Baie-d'Urfé pour perpétuer la lutte juridique, qui consiste dans un premier temps à demander à la Cour supérieure de suspendre temporairement l'application de la loi 170.Dans leur volonté de s'opposer, fut-ce rétroactivement, à l'action du gouvernement Bouchard, les libéraux, eux, ont au moins le bénéfice de la clarté stratégique.En octobre dernier, lors du congrès de leur parti, ils adoptaient en effet une résolution statuant que, installés au pouvoir, ils légiféreraient de façon à permettre des référendums locaux dont le résultat pourrait déclencher la « défusion » des villes fusionnées.À ce moment, le chef libéral, Jean Charest, entérinait la proposition Ð et on peut tout juste remarquer que, depuis, il n'a pas été très loquace à ce sujet.Il n'y a pas grand chose à dire, en effet, de cette position à saveur fortement électoraliste, sinon qu'il n'échappe à personne qu'elle serait totalement inapplicable.C'est d'ailleurs sur ce point que les intentions libérales et les effets de toges des maires de banlieue se rejoignent : dans quelques années, ce jour où Jean Charest pourrait être en mesure de décréter des séparations ( ! ), ou au moment où serait prononcé un jugement final contre la loi 170, la grande ville se sera à ce point inscrite dans la psyché collective que plus personne ne se souviendra des motifs à la base de la Grande Querelle Municipale.Il vaudrait mieux tourner définitivement la page et se mettre à construire.FORUM Fusions: le temps de se mettre à construire Pascal Élie, collaboration spéciale Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES Pensons-y bien ! AVANT DE rejeter du revers de la main la recommandation du rapport Clair sur la création d'une « assurance-vieillesse », les babyboomers Ð dont je suis Ð feraient peut-être mieux d'y penser à deux fois.Bien sûr, il nous faudrait consacrer en moyenne 135 $ par année à cette caisse.Mais n'est-ce pas là une simple question de justice sociale ?Se montrer prévoyants pour éviter à nos enfants et petitsenfants d'avoir à porter seuls le fardeau économique des soins que nous exigerons bientôt.La vieillesse arrivant pour nous à grands pas, nous devrions tendre l'oreille vers ceux qui vivent déjà « l'âge d'or » et se sentent presque coupables de vivre.Notre société utilitariste, marquée au fer rouge de la consommation et du matérialisme, ne manque pas de leur faire sentir qu'ils sont un poids puisqu'ils ne produisent plus rien et ne rapportent conséquemment plus rien ! Soyons réalistes : c'est dans ce contexte que l'idée de l'euthanasie et du suicide assisté fait tranquillement son chemin.Habitués depuis toujours à un monde de l'immédiat et de l'instantané, et confrontés au vieillissement rapide de la population, les jeunes générations risquent bien d'être séduites par cette « solution » si simple et si « instantanée » au problème des coûts croissants des services de santé.Comme nous ne leur avons guère inculqué le respect de la vie, oui, il faudrait peut-être y songer à deux fois avant de rejeter l'idée d'une « assurance-vieillesse » Ð si nous voulons avoir la chance de vieillir, évidemment ! MICHÈLE BOULVA Saint-Laurent Boulets rouges MONSIEUR Jacques Parizeau se rend-il compte du tort inéluctable qu'il cause au PQ en se rendant complice de toutes ces escarmouches stériles qui minent le monde politique québécois ?Dès le lendemain du référendum du 30 octobre 1995, frustré et désenchanté, il tire sa révérence comme premier ministre du Québec, incapable de se vouer à sa tâche de gouverner, tellement il était obnubilé par son rêve d'un pays souverain.Son geste l'honore, malgré ses propos malheureux contre les ethnies et l'argent, et il pouvait enfin profiter d'une retraite dorée et méritée.On pouvait par contre s'attendre dans les années qui viendraient à ce qu'il réapparaisse et vienne, à l'occasion, mettre son grain de sel sur des sujets touchant l'actualité politique.Mais étant narcissique et imbu de lui-même, voilà qu'il en profite pour régler ses comptes et profite de sa notoriété pour tirer à boulets rouges sur l'inertie de Lucien Bouchard à préparer un autre référendum.Libre expression, certes, mais M.Parizeau a largement contribué avec des stratagèmes avilissants et indignes de lui à faire fuir le seul homme qui pouvait encore convaincre les Québécois de leur projet d'être un jour souverains.Bravo.En outre , je trouve ahurissant et troublant à la fois, le fait que les journalistes, analystes ou éditorialistes politiques de tout acabit n'aient pas condamné les tactiques déloyales de M.Parizeau.N'étant pas souverainiste, je considère M.Bouchard comme ayant été un des grands politiciens que le Québec ait connu.Mais de grâce, le PQ doit remettre aux calendes grecques l'idée d'un référendum, car ce n'est pas avec des Bernard Landry ni des Pauline Marois que leur cause avancera.RÉJEAN AMBROISE Sept-Iles Les allophones et le cégep français, quel impact ?DANS MON texte « La clé du dilemme linguistique », publié vendredi dernier dans La Presse, une donnée a surpris quelques lecteurs, avec raison.J'y ai écrit que le prolongement, au cégep, de l'obligation faite aux allophones d'étudier en français provoquerait un déplacement de 10 % des collégiens allophones.J'aurais dû écrire que cette mesure allait provoquer un déplacement vers le cégep francophone de 46 % des collégiens allophones ayant fait leur secondaire en français, de 33 % de tous les collégiens allophones Ð car un certain nombre ont le droit à l'enseignement secondaire en anglais Ð et de 10 % des jeunes allophones pris au sens large, car une partie seulement d'entre eux font des études collégiales, comme du reste les étudiants francophones et anglophones.Cela dit, il est difficile de trouver une seule autre mesure linguistique structurante qui ait un impact mesurable sur 10 % de la jeunesse allophone, son 10 % la plus scolarisée donc potentiellement la plus influente au sein des communautés culturelles.On peut penser que le français maintiendra sa position dans la mesure où la proportion d'allophones qui l'adoptent est équivalente à la proportion de francophones dans la population de la région montréalaise et/ou de l'île.Or lorsqu'on observe les 10 comportements linguistiques mesurables des allophones (la répartition linguistique des immigrants au point d'entrée ; la langue d'enseignement secondaire ; collégiale ; universitaire ; la langue de travail ; la langue d'usage public ; la répartition linguistique de l'exogamie ; la langue maternelle des enfants de couples mixtes ; l'auto-identification identitaire ; les transferts linguistiques), on constate que le français ne franchit ce cap, pendant les années 90, que sur un seul comportement, celui de l'enseignement secondaire.L'anglais, lui, est nettement Ð parfois très nettement Ð bénéficiaire sur tous les autres plans.De plus, dans la plupart des cas, la tendance observée pendant les années 90 amplifie le gain anglophone.L'ajout du collégial francophone modifierait légèrement, mais positivement, cette donne.JEAN-FRANÇOIS LISÉE VOUS VOULEZ NOUS ÉCRIRE?Courrier électronique: edito@lapresse.ca Le virage de société a d u b u c @ l a p r e s s e .c a Le Québec, depuis quelques semaines, est au coeur d'un grand débat de société.Nous ne parlons pas de la succession de Lucien Bouchard, ou de l'avenir du projet de souveraineté.Non, nous parlons du virage à droite aux feux rouges.Le ministre des Transports, Guy Chevrette, a lancé des projets pilotes dans cinq régions du Québec pour tester cette idée, qui a aussitôt alimenté les lignes ouvertes, les conférences de presse, avec une énergie et une passion inversement proportionnelle à l'importance de l'enjeu.Fondamentalement, le fait que le Québec adopte un règlement de circulation appliqué partout en Amérique du Nord, sauf à New York, n'est pas une révolution.La pratique qui consiste à faire un arrêt complet et à attendre que les véhicules et les piétons qui ont priorité passent avant de faire son virage n'a rien d'inédit : c'est celle qui s'applique à tous les stops du Québec.Le principe du virage à droite au feu rouge est enfin familier aux millions de Québécois qui ont roulé à l'extérieur du Québec.Bref, il n'y a rien là.Sinon la nécessité d'une campagne d'information pour que tous les citoyens respectent le même code de la route.Mais fallait-il vraiment des projets pilotes, des caméras, des investissements de 1,3 million, un processus d'évaluation au bout d'un an, peutêtre l'extension de la mesure à d'autres régions, un processus qui, outre sa lourdeur, crée la situation absurde d'un règlement à géométrie variable selon les régions.D'autant plus que les réticences du Québec à adopter des pratiques nord-américaines repose en bonne partie sur une sociologie de cuisine selon laquelle les Québécois, latins, et donc conducteurs fougueux et indisciplinés, risqueraient d'abuser d'un tel passe-droit.Oublions une seconde la fragilité de ces assises latines, étrangement liées à nos lointaines origines normandes.Une partie de la population américaine est infiniment plus latine que ne le sont les Québécois : qu'on pense aux Cubains de Miami, aux hispanophones du sud de la Californie, qu'on pense aussi à l'importante minorité noire dont la culture et les habitudes de conduite sont bien différentes des pratiques timorées de nos voisins immédiats du Maine ou du Nouveau- Brunswick.Qu'on pense aussi aux États américains de l'Ouest où il existe une culture de la vitesse.Bref, l'argument de la latinité semble bien fragile.Le débat est à ce point absurde que nous nous sommes demandés un instant s'il ne s'agissait pas d'une stratégie machiavélique et subliminale de M.Chevrette pour associer, dans l'inconscient des Québécois, les concepts de « virage à droite » et de « rouge ».Mais dans le fond, l'importance que l'on a consacrée à l'événement s'explique sans doute davantage par la propension du ministre Chevrette de devenir intarissable et d'étirer la sauce quand il se sait en possession d'un dossier susceptible d'alimenter les conversations de salon.Cette surdramatisation d'un débat pourtant banal semble s'inscrire dans la tendance que nous avons de plus en plus de traiter avec une grande intensité des événements foncièrement insignifiants.Je ne veux pas de cette justice ! J'AI APPRIS AVEC consternation hier la décision de la Cour suprême de condamner Robert Latimer à la prison à perpétuité, sans possibilité de libération conditionnelle avant dix ans.Cet homme qui a tué par amour pour mettre un terme aux souffrances inhumaines de son enfant, au calvaire qu'elle vivait, elle et sa famille, chaque jour de sa vie.Des vrais criminels sont jugés moins sévèrement que M.Latimer.Des agresseurs et des violeurs de femmes s'en sortent avec des peines de cinq ans de prison avec possibilité de libération conditionnelle après un an et demi.Des meurtriers sont remis en liberté, au risque de récidive et au grand effroi des familles des victimes.On paye les déplacements de motards criminels pour qu'ils aillent se faire juger à Québec, et cela avec l'argent de la Couronne, avec notre argent ! Qu'est-ce que c'est que cette justice qui traite les criminels sans scrupule comme des rois et condamne des pères de famille aimants ?Je ne veux pas de cette justice.Notre système pénal comporte de grandes déficiences.Le jugement de M.Latimer est inflexible et insensible.C'est un châtiment cruel et abusif.Il exclut les dimensions sociales et morales des personnes et des gestes.J'espère de tout coeur que le pardon du gouvernement sera accordé à cet homme.J'espère que nos dirigeants se rendront compte qu'il s'agit là de la justice de notre justice.Ce pardon sera le vrai respect de la vie humaine.La condamnation injuste de cet homme en est l'injure.MARIE-ÈVE GÉLINAS Montréal Robert Latimer 1LP1301A0122 1LP1301A0122 ZALLCALL 67 01:11:59 01/22/01 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 22 JANVIER 2001 A13 FORUM « Le Québec que nous voulons est à portée de la main » Landry se dit ému de briguer la succession des Lévesque, Johnson, Parizeau et Bouchard BERNARD LANDRY Nous publions ici de larges extraits de l'allocution du vice-premier ministre, ministre d'État à l'Économie et aux Finances et député de Verchères, hier matin, devant les militants péquistes de son comté.Ma réflexion est terminée et je suis venu à la conclusion, après examen approfondi de tous les facteurs pertinents et en raison des nombreux appuis qui me sont si chaleureusement exprimés, que je n'ai guère le choix.Il est de mon devoir de me porter candidat à la présidence du Parti québécois au sein duquel je milite depuis trente ans.Je suis à la fois enthousiaste et ému de briguer la succession de quatre hommes que j'ai estimés et servis de mon mieux : René Lévesque, Pierre Marc Johnson, Jacques Parizeau et Lucien Bouchard.J'irai donc de l'avant avec vous tous et toutes.(.) Voici, succinctement résumées, les six convictions de base qui m'ont motivé et vont me guider aussi bien comme chef de parti que comme premier ministre.1.Le Québec forme une nation politique inclusive qui englobe toute la population vivant sur le territoire à l'exception des autochtones dont les nations ont été formellement reconnues comme telles par l'Assemblée nationale en 1985.Le Québec est aussi la patrie d'une minorité nationale, les anglophones, dont les droits sont intangibles.2.La question nationale du Québec n'est pas réglée.Le Québec n'a jamais adhéré à la présente constitution du Canada.Son État national, qui est déjà doté de certains moyens et pouvoirs importants, ne saurait se satisfaire d'un statut provincial réducteur et qui l'empêche de servir pleinement les intérêts de sa population et de pratiquer une saine gouvernance.Notre nation a l'obligation et le devoir de chercher la pleine reconnaissance de ce qu'elle est autant au Canada que dans la communauté internationale.L'accès à l'entière souveraineté de notre État doit se faire dans la modernité et l'efficacité et préférablement au sein, par exemple, d'une union de type confédéral comme les nations européennes le font dans le respect de leur identité et de leur souveraineté propre.C'est ce que le général de Gaulle appelait l'Europe des nations.Nous voulons pour le Canada et le Québec une union entre nations égales.Plus loin dans le temps, une intégration des Amériques semblable à celle de l'Europe est loin d'être exclue.3.Le Québec, qui constitue déjà un des espaces économiques les plus diversifiés du monde, peut et doit augmenter bien davantage son niveau de richesse, ce que la souveraineté favoriserait d'ailleurs.Il faut continuer à combiner sagement les vertus de l'économie de marché, les capacités entrepreneuriales privées et l'action économique collective.Il faut continuer à développer en l'améliorant notre modèle original Ð toujours perfectible Ð qui conjugue l'intervention de l'État et la mobilisation de ses puissants moyens économiques, avec l'action des entreprises privées, coopératives, associatives et de l'économie sociale.De ce point de vue, notre économie est déjà exemplaire.Cette façon de créer la richesse maximise les possibilités d'un développement harmonieux autant que le maintien d'un niveau acceptable de contrôle québécois sur nos entreprises.Inutile de dire que ces progrès ne sauraient se faire et ces stratégies se mettre en oeuvre sans protéger avec soin notre environnement physique et chercher le développement durable.4.La création de la richesse n'est pas une fin en soi.Elle doit déboucher sur une répartition équitable de la prospérité.C'est un des grands rôles de l'État, secondé par les efforts de la société civile et l'action communautaire que de créer des chances égales d'épanouissement matériel et intellectuel pour toutes les personnes vivant au Québec.Cette répartition doit viser aussi toutes les régions du Québec, les régions ressources en particulier qui connaissent présentement quelques difficultés.5.La culture, sous toutes ses formes, est au coeur du projet collectif du Québec en raison non seulement de sa spécificité linguistique mais aussi de l'originalité qui, plus généralement, en découle.Le Québec doit continuer à faire de la culture un élément majeur de qualité de vie et d'augmentation des chances de bonheur des personnes qui y vivent.La dimension éducative est évidemment centrale quant au développement des personnes et de l'égalité des chances de réussir leur vie.6.Le Québec est ouvert sur le monde et favorise la libre circulation entre les nations des biens, des services, des capitaux et des personnes.Ces libertés doivent cependant être balisées et régulées par des institutions démocratiques supranationales fortes, de manière à éviter les conséquences sociales, culturelles et environnementales néfastes d'une dérive anarchique de la mondialisation.Le Québec se doit aussi d'être exemplaire dans son soutien actif aux pays les moins avancés.Voilà les six balises qui vont guider mon action.La mise en pratique de ces grands principes implique quelques conclusions immédiates.Pas de dessein ethnique D'abord, jamais plus il ne faut tolérer ici ou ailleurs que l'on assimile le projet québécois qui est totalement inclusif à quelque dessein ethnique que ce soit.Quant à la souveraineté, nous avons toutes les raisons de poursuivre nos efforts en vue d'y arriver le plus vite possible et nous déploierons toutes les énergies voulues en ce sens.Il est par ailleurs abusif, injuste, et réducteur de qualifier notre mouvement de séparatiste.Il s'agit en fait de régler une question nationale de façon moderne comme on le fait ailleurs.Notre projet est positif et n'a jamais été dirigé contre le Canada ni contre personne : René Lévesque parlait déjà de souveraineté-association dès les origines du mouvement.(.) Déjà ouvert sur le monde, le Québec n'entend pas subir passivement la mondialisation et voir s'établir un déficit démocratique par le fait de décisions prises à des tables supranationales où il ne serait même pas présent.Ce dernier point rend la souveraineté plus urgente que jamais et justifie une grande vigilance en attendant.Le fait que la question nationale ne soit pas réglée entrave tous les autres cheminements de notre peuple et mine en partie nos efforts d'efficacité.Notre gouvernement national, pourvu de simples moyens provinciaux, ne peut tout simplement pas, quel que soit le parti au pouvoir, servir notre peuple comme il devrait l'être et comme il le serait s'il possédait tous les outils voulus.Depuis cinquante ans, tous nos premiers ministres Ð c'est une raison de la difficulté du poste et des frustrations qu'il implique Ð ont vu leurs actions réduites, entravées ou annulées en raison de cette inadéquation entre ce que l'on attend d'eux comme dirigeants nationaux et les moyens provinciaux qu'on leur concède.Le secteur de la santé mais bien d'autres en font l'illustration dramatique.Malgré notre bonne gestion qui doit continuer, notre budget reste très difficile à équilibrer car les besoins sont à Québec et les énormes surplus à Ottawa.Le marasme constitutionnel est tel que notre Assemblée nationale se retrouve avec moins de pouvoirs aujourd'hui que du temps de Maurice Duplessis.Le Canada a même changé la constitution malgré nous en 1982.Sur ce front c'est le progrès à rebours.Il tombe sous le sens que pour gouverner efficacement une nation, il faut des pouvoirs nationaux.Comme le gouvernement central nie notre existence nationale, il cherche inlassablement à tout concentrer dans ses mains.Qui plus est, il tente de miner par une propagande incessante, coûteuse et parfois scandaleuse voire ridicule, les fondements même de notre appartenance nationale.Nous allons devoir continuer à gouverner, aussi bien que Lucien Bouchard, et en particulier consolider les réalisations extraordinaires que nous lui devons, tant en les raffinant qu'en les expliquant, pour que la population les apprécie davantage.Par ailleurs, tout en me consacrant avec ardeur à la meilleure gouvernance possible, avec les moyens actuels, je tenterai très énergiquement, comme mes prédécesseurs, de presser le pas et régler au plus vite la question nationale.Il faut accélérer la venue du jour où le gouvernement du Québec n'aura plus qu'à se consacrer à gouverner, plutôt que de perdre temps et énergie dans les tiraillements du système actuel comme ont dû le faire péniblement Robert Bourassa tout comme René Lévesque.Je suis pleinement conscient des exigences de la tâche et des risques qu'elle comporte et je n'accepte pas ce défi sans en avoir mesuré l'ampleur et la complexité.Je veux m'engager humblement, mais avec courage, sur la voie difficile et aller avec notre peuple jusqu'au bout du chemin.(.) Vaste débat Je veux donc, dans les semaines à venir, qu'un vaste débat s'instaure et que nous menions un grand exercice rassembleur et mobilisateur.J'irai dans toutes les régions du Québec pour discuter avec la population, en tout respect des idées de chacun mais avec le désir ardent de faire partager notre idéal.Notre parti sera le point d'ancrage du débat mais il faut souhaiter qu'il s'étende à toute la société et porte notamment sur la souveraineté, la langue et la citoyenneté, la création de la richesse et sa répartition, les régions et le développement durable.Toute ma vie, je me suis employé à expliquer et à convaincre.Je vous ai dit l'autre jour, en annonçant le début de ma période de réflexion et de consultation, que l'avancement de la souveraineté est pour beaucoup une affaire de pédagogie.On sait que la politique c'est d'abord et avant tout l'action, mais l'action, quand elle concerne les humains, doit être accompagnée de la parole.Le métier politique comporte donc le devoir d'informer, d'expliquer et d'écouter Ð cela va de soi.Mon expérience comme professeur, acquise ici comme dans d'autres pays, devrait m'être de quelque secours dans les années qui viennent.Grâce à mes prédécesseurs à la tête du Parti québécois et grâce à d'autres grands hommes qui se nomment Pierre Bourgault et André D'Allemagne à qui je rends hommage, et en raison du soutien que nous leur avons donné, des pas considérables ont été franchis.Le Québec que nous voulons est à portée de la main.De la marginalité en 1960, nous sommes passés à 50 % de support en 1995.J'ai le goût et l'énergie d'apporter, avec l'aide des ministres et des députés, une contribution décisive aux prochaines étapes et ainsi atteindre l'objectif.Mais il faut être des cent, des mille et des millions à travailler dans cette direction.C'est parce que je compte sur cet effort massif que je soumets avec confiance ma candidature aux membres du Parti québécois et que je les assure d'un combat incessant, mené au coude à coude avec eux, pour faire triompher nos idéaux et achever le seul destin digne de notre patrie : qu'elle se gouverne elle-même et qu'elle façonne, avec les autres nations, une humanité meilleure.PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse © Le vice-premier ministre Bernard Landry a annoncé hier dans son comté de Verchères qu'il se porte candidat à la succession de Lucien Bouchard à la tête du Parti québécois.« Le marasme constitutionnel est tel que notre Assemblée nationale se retrouve avec moins de pouvoirs aujourd'hui que du temps de Maurice Duplessis.» « Jamais plus il ne faut tolérer ici ou ailleurs que l'on assimile le projet québécois qui est totalement inclusif à quelque dessein ethnique que ce soit.» LA B O Î T E AUX LETTRES Façon de faire préhistorique COMME MEMBRE du Parti québécois, c'est avec optimisme que j'entrevoyais la course à la direction du parti.À lire les différents articles parus sur le PQ depuis la démission de Lucien Bouchard, je ne sais pas pourquoi, mais je commence à déchanter.Est-ce ma naïveté, mon inexpérience de la vie politique à l'intérieur d'un parti ?Comme nouveau membre, je me sens un peu frustré de la tournure de la course.À la lecture de l'article de Denis Lessard (La Presse, 20 janvier) c'est avec déception que je constate une fois de plus que la façon de faire est encore préhistorique.Ce sont encore les têtes dirigeantes du parti qui vont élire le futur leader et non l'ensemble des membres.Ces petits rois du parti sont sur le point de nommer Bernard Landry comme chef, comme leader.Mais moi, comme membre, qu'est-ce qui me dit qu'il est le meilleur pour diriger ce parti, vendre l'idée de la souveraineté aux citoyens ?Malheureusement il n'y aura pas de course et je ne serai pas plus avancé.Tout se joue en vase clos, avec les mêmes acteurs qu'il y a trente ans, ces mêmes dinosaures de la politique québécoise.J'en suis rendu à me demander si le Parti québécois est encore le bon véhicule pour la souveraineté du Québec tellement il est sclérosé dans sa façon de faire, tant il tient au pouvoir plus qu'à son option, option qu'il n'ose même pas débattre en public.DAVID MORIN Sherbrooke Un peu de rigueur EN VUE DU débat qui s'amorce au Parti québécois, il me semble qu'il serait opportun de faire preuve d'un peu plus de rigueur dans le choix des mots et de la description de certains événements.Au fil des années, le Parti québécois s'est approprié certains termes et a figé autour d'eux certains concepts.Le temps est venu de faire un peu de ménage là-dedans.Il est grand temps que l'ensemble du peuple québécois s'approprie de nouveau certains adjectifs qui sont devenus exclusifs au partisans du PQ.Il est aussi grand temps que certains événements soient décrits comme ils se sont réellement passés, pas seulement comme les partisans de la séparation voudraient que le peuple s'en souvienne.Ð Nationalisme : le nationalisme et la quête du statut d'État pour le Québec sont deux choses bien distinctes.L'un n'égale pas l'autre.Ð Meech : c'est la communauté autochtone du Canada, en la personne du député manitobain, Elijah Harper, qui a bloqué Meech, pas le Canada anglais.Et notez bien le mot bloqué, pas rejeté.Que la majorité des Canadiens anglais ait été pour ou contre, on s'en fout.Ils sont majoritairement contre la TPS mais ils la paient tous quand même.Ð Charlottetown : c'est à la grandeur du Canada que le peuple a rejeté ce fouillis du revers de la main.Ð Indépendance : c'est face aux États- Unis et à la mondialisation de l'économie qu'il faut défendre notre indépendance, pas face au Canada ! Ð Séparation : vouloir faire du Québec un État indépendant du Canada, c'est le séparatisme et les gens qui appuient cette option sont des séparatistes.Ð Souveraineté : le peuple québécois est souverain.De toute évidence, le gouvernement provincial du Parti québécois voudrait exercer plus de pouvoir.Mais il semblerait, selon les résultats référendaires, que le peuple souverain trouve que c'est très bien comme ça ! Bref, le peuple Québécois doit pouvoir affirmer librement sa ferveur nationaliste, exercer sa souveraineté et exprimer la fierté de sa langue et de sa culture sans que cela soit automatiquement interprété comme un appui au séparatisme, au péquisme ou assimilé à de l'anti-fédéralisme ou de l'anti-quoi que ce soit.R.W.HARVEY Greenfield Park Aux souverainistes désillusionnés DANS LA FOULÉE du débat sur l'après- Bouchard, certains « ténors » de la souveraineté affirment qu'avec le départ de la principale condition gagnante en la personne de Lucien Bouchard, la souveraineté est devenue à toutes fins utiles illusoire et impossible.Guy Chevrettre, Claude Charron, Jean- François Lisée, Christian Dufour, pour ne nommer que ceux-là, proposent maintenant que le mouvement souverainiste emprunte des avenues ouvertement canadiennes.Contrairement à ce que pensent certains, l'approche de M.Bouchard n'était pas porteuse d'espoir pour la souveraineté ; elle était bien plus un facteur d'immobilisme constitutionnel pour le Québec, M.Bouchard ayant choisi dès son arrivée à Québec une stratégie passive.Avec le recul des derniers jours, force est de constater que le premier ministre était peut-être lui-même la cause d'une bonne part de cette léthargie politique qui paralyse le Québec.ALEXIS COSSETTE-TRUDEL ex-président du Comité national des jeunes du PQ La Presse 22 janvier 2001 Page A14 manquante "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.