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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Actuel
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2001-02-07, Collections de BAnQ.

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[" 3LP0101B0207 B1 mercr.3LP0101B0207 ZALLCALL 67 00:46:53 02/07/01 B 3LP0201B0207 B2 mercredi 3LP0201B0207 ZALLCALL 67 00:36:34 02/07/01 B B2 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 7 FÉVRIER 2001 BANDE À PART ADONIS Suite de la page B1 Ce phénomène est d'ailleurs documenté.Ainsi, selon la revue Psychology Today, 43 % des hommes américains étaient insatisfaits de leur apparence, en 1997.En 1972, ils n'étaient que 15 % à être aussi peu fiers d'eux.Non seulement ces mâles sont-ils mécontents de leur apparence, mais en plus, ils vénèrent des modèles inaccessibles.Une étude réalisée auprès d'étudiants américains, français et autrichiens, citée dans The Adonis Complex, a par exemple établi que ces jeunes hommes souhaitent avoir des corps qui présentent 28 livres de muscle de plus que leur vrai corps.Vingt-huit livres ! La situation est-elle moins catastrophique ici ?Pas selon les spécialistes consultés par La Presse, qui jugent tous que nous avons de bonnes raisons de nous inquiéter.« Nous avons tendance à suivre tous les traits de la culture américaines », indique Pierre Doucet, psychiatre de l'hôpital du Sacré- Coeur de Montréal, qui se spécialise notamment dans le traitement du narcissisme.« Aujourd'hui, on fait son propre marketing, ses propres relations publiques », explique pour sa part Denise Couture, professeure au département de sociologie de l'Université de Montréal.« On gère son corps comme s'il était notre petite entreprise, sans se rendre compte des dangers que cela implique.» Ces dangers sont pourtant nombreux.Entraînement abusif et dysmorphie musculaire L'un d'entre eux est le surentraînement, c'est-à-dire la pratique excessive de l'exercice physique.Les hommes qui continuent de lever des poids même s'ils sont blessés ou qui deviennent fous s'ils ne peuvent s'entraîner quotidiennement sont de bons exemples de victimes de ce danger.« J'observe les jeunes qui font de la musculation à 6 h du matin, tous les jours », témoigne Suzanne Laberge, professeure au département de kinésiologie de l'Université de Montréal.« Les filles sont maigres, maigres, maigres, et les gars ne sont pas mieux, puisqu'ils ont les bras gros comme les cuisses, et qu'ils passent leur temps à s'observer dans le miroir.Misère qu'ils se trouvent beaux ! » s'exclame Mme Laberge, qui estime que les trois quart des jeunes de 19 et 28 ans qui s'entraînent en gymnase ne sont pas motivés par des raisons de santé, mais par la recherche d'une plus belle apparence.Plus grave encore, certains amateurs de gros bras développent un désordre nommé dysmorphie musculaire.Considéré comme le contraire de l'anorexie, ce mal fait en sorte que l'homme qui en est atteint se voit comme maigre et frêle, même s'il est le sosie de M.Net ou de Hulk.Suppléments protéiniques ou stéroïdes?« Un autre des grands problème réside dans le fait que les centres d'entraînement vendent tous des suppléments énergétiques ou diverses drogues, sous la table », avance par ailleurs Marielle Ledoux, du département de nutrition de l'Université de Montréal.Si les laits frappés aux protéines et les barres remplies de minéraux sont souvent inoffensifs, ce n'est pas le cas des produits dopants, pourtant très populaires.« Quand nous faisons des conférences dans les écoles secondaires, il y a souvent des jeunes garçons qui nous indiquent qu'ils doivent prendre des stéroïdes pour faire partie d'une ligue de hockey », confie Corine Fortin-Cyr, directrice par intérim de l'Association québécoise d'aide aux personnes souffrant d'anorexie nerveuse et de boulimie (ANEB).Les auteurs de The Adonis Complex rapportent que, selon une étude publiée dans le New England Journal of Medicine, 6,5 % des élèves de niveau secondaire de l'État de la Géorgie, aux États-Unis, avaient pris des stéroïdes sans autorisation du médecin, en 1993.Plus près de nous, une étude semblable, réalisée dans la région de Norfolk, au sud de l'Ontario, auprès de 1800 élèves du secondaire, a révélé que 7 % des jeunes consommaient des produits dopants, en 1999.Les drogues sont disponibles partout, et elles sont efficaces, contrairement à ce que certains scientifiques ont longtemps prétendu.Leur attrait est donc immense.« C'est inquiétant, parce qu'on ne connaît pas tous les effets secondaires de ces drogues », souligne Natasha Llorens, coordonatrice du programme antidopage de la Gendarmerie royale du Canada.« Il est également difficile de connaître le dosage des produits, surtout quand ils sont obtenus sous la table, grâce à un bon de commande trouvé dans un magazine ou par Internet.» Anorexie et boulimie, au masculin Tant de préoccupations corporelles mènent également à divers troubles de l'alimentation.Fini les hamburgers-frites, vive les restrictions, les régimes malsains, puis les séances de gavage.« Certains hommes sont prêts à faire n'importe quoi pour avoir le corps de leurs rêves », convient Marielle Ledoux.« Ils adoptent des régimes qui ne contiennent que des protéines, s'injectent de l'insuline sans en avoir besoin, ou encore abusent de laxatifs.» « Depuis deux ou trois ans, nous remarquons une augmentation du nombre de garçons qui font appel à nous », note Corine Fortin-Cyr, de l'Association québécoise d'aide aux personnes souffrant d'anorexie nerveuse et de boulimie, qui regroupe environ 2000 personnes, dont de 5 à 10 % d'hommes.« Nous observons actuellement une croissance de certaines formes de boulimie masculine », corrobore Howard Steiger, chef de service du programme des troubles alimentaires de l'hôpital Douglas, à Montréal.Si les auteurs de The Adonis Complex avancent que 3,3 % des hommes connaissent des épisodes de gavage (selon une étude réalisée par Paul Garfinkel auprès de 3831 Canadiens), Howard Steiger est moins alarmiste.Selon le chef de service de l'hôpital Douglas, seulement 0,1 % des hommes de 12 à 30 ans sont anorexiques ; 0,2 % d'entre eux sont boulimiques, et 1 % présentent différents troubles de l'alimentation graves.Le bal des troubles qui affectent les hommes ne s'arrête pas là.Il faut aussi penser aux complexés qui n'osent pas montrer leur pénis, leurs pieds ou leur abdomen.Et comment ne pas faire de lien entre la popularité grandissante des produits de beauté, teintures à cheveux, séances d'électrolyse et chirurgies esthétiques, et l'obsession du corps ?« Tout est bénéfique avec modération, mais tout devient dangereux avec excès », résume Howard Steiger.Les hommes peuvent-ils encore accepter d'être simplement ce qu'ils sont, sans vouloir être à tout prix des Apollons, quand on sait qu'ils sont déjà troublés par l'évolution des rapports homme-femme, la visibilité accrue des gays et mille et un autres facteurs évoqués par les spécialistes ?Un colloque sur le dopage sportif chez les jeunes au Canada, organisé par le Forum mondial sur l'activité physique et le sport, aura lieu du 23 au 25 février, à l'hôtel Delta centreville, à Montréal.Geneviève Vail, professeure à l'école des sciences de l'activité physique de l'Université d'Ottawa, y présentera une conférence intitulée À la recherche d'un corps d'Adonis ou d'Aphrodite.Photo BERNARD BRAULT, La Presse © L'athlète américain Jonathan Drummond montre ses biceps à la foule après avoir couru le 100 mètres, aux Jeux olympiques de Sydney.S'est-il forgé tous ces muscles en courant?Londres expérimente les OGM Agence France-Presse LONDRES Ð Le gouvernement britannique a annoncé hier la mise en oeuvre d'expérimentations de cultures génétiquement modifiées sur 96 nouveaux emplacements, dès le printemps.Le Comité de pilotage scientifique (Scientific Steering Committee- SSC) a recommandé les semailles de 32 champs de maïs, 32 de colza et 32 de betteraves, tous génétiquement modifiés, dans le cadre d'un programme gouvernemental d'essais sur trois ans.L'utilisation commerciale d'OGM est interdite à ce jour en Grande-Bretagne, dans l'attente des résultats des cultures expérimentales entreprises.La parité jusque dans les toilettes Agence France-Presse TOURS Ð Pour la première fois en France des trains sont dotés de toilettes séparées pour hommes et pour femmes.Ce sont d'anciennes voitures rénovées qui améliorent le confort et les services rendus aux voyageurs.La consultation de comités d'usagers avant la rénovation de ces voitures avait mis en évidence que les femmes se plaignaient de lunettes de W.-C.souvent mouillées et en rendaient responsables les voyageurs de sexe masculin.Aussi a-t-on décidé de séparer les toilettes. 3LP0301B0207 b3 mer 3LP0301B0207 ZALLCALL 67 00:39:24 02/07/01 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 7 FÉVRIER 2001 B3 LE COMPLEXE DE L'ADONIS De l'ours poilu au bel éphèbe Si madame fantasmait hier encore sur son voisin, aujourd'hui, il n'y a point de salut pour l'homme réel MARIE ALLARD BARBIE, si elle était vivante, ne pourrait se tenir debout.Son tour de taille ferait un maximum de 16 pouces, ses pieds seraient minuscules, il lui manquerait quelques côtes, et le poids de ses énormes seins la ferait plier en deux.Cette irréaliste icône de la féminité est, par le fait même, considérée comme un danger potentiel pour toutes les petites filles.Mais qu'en est-il de G.I.Joe, la figurine de guerre qui amuse tant de petits garçons ?Est-il inoffensif ?Pas selon les auteurs de The Adonis Complex.Au moment de sa première apparition au royaume des jouets, en 1964, la figurine G.I.Joe Land Adventurer avait des mensurations raisonnables.S'il avait mesuré cinq pieds et dix pouces, G.I.Joe aurait alors eu un tour de taille de 32 pouces, un tour de poitrine de 44 pouces, et des biceps d'une circonférence de 12 pouces.Un homme ordinaire, mais en forme.En 1991, cependant, G.I.Joe s'était transformé : sa taille s'était rétrécie, pour atteindre 29 pouces, et ses biceps avaient enflé, pour mesurer 16 pouces et demi.Et ce n'est rien si on le compare à G.I.Joe Extreme, qui est apparu au milieu des années 90.Ce monstre, s'il avait été en chair et en os, aurait arboré une poitrine de 55 pouces et des biceps de 27 pouces ! Prendrait-il des stéroïdes, par hasard Probablement.comme la plupart des autres figurines d'action, que ce soit les petits Han Solo ou Luke Skywalker de Star Wars, ou encore les musculeux Batman, Robin, Superman et consorts.Or, les enfants s'identifient à ces poupées boostées.Des hommes de plus en plus musclés Et il n'y a pas que les messieurs de plastique qui aient pris du volume au fil des années.En 1975, les pages centrales de la revue Playgirl présentaient de beaux hommes raisonnablement musclés, enrobés et poilus.En 2000, on n'y retrouvait plus que des Apollons imberbes et surentraînés.En fait, le gigolo moyen présenté dans Playgirl a perdu 12 livres de gras et pris 27 livres de muscles en 25 ans.Si madame fantasmait, hier encore, sur son voisin ou son laitier, aujourd'hui, il n'y a point de salut pour l'homme réel.Les magazines destinés aux hommes ne font guère mieux.Un coup d'oeil rapide sur les publications vendues au Québec le confirme.« Perdez votre bide, gagnez des abdos », titre en gros Men's Health dans son édition française.« Lose 20 lbs of lard », annonce encore plus crûment Men's Fitness, comme si les hommes avaient du lard plutôt que de la graisse.Résultat : ça marche.Le tirage de l'édition américaine de Men's Health est passé de 250 000 à 1,5 million d'exemplaires, entre 1990 et 1997.Le succès est tel que Men's Health vient de lancer un magazine pour adolescents, MH-18.Ce qu'il contient ?Des articles sur les filles, le sport, la mode.et la musculation.Le gros titre du dernier numéro ?« Build big biceps.Le scénario se répète dans la pub Ð le dernier parfum d'Yves Saint Laurent, nommé Body, est annoncé par un mannequin m u s c l é en slip noir Ð, au cinéma et dans le sport.« Les top modèles, les acteurs populaires et les gars qui pognent ne sont pas des obèses, mais de beaux gars aux pectoraux découpés », remarque Jean-Marie Lapointe, qui a souffert en voulant se conformer à cette image.« Dans les années 1980, la vedette était le gros et fort Arnold Schwarzenegger, », indique pour sa part Corine Fortin-Cyr, directrice par intérim de l'Association québécoise d'aide aux personnes souffrant d'anorexie nerveuse et de boulimie (Aneb-Québec).« Aujourd'hui, l'idole c'est Brad Pitt, qui est découpé, mais très mince.» Avec un idéal pareil, allô l'anorexie.Haro sur les femmes nues, mais vive les mecs à poil Après avoir longtemps mis l'accent sur le corps féminin, la société semble se rabattre sur la nudité masculine.Il est quétaine pour un homme d'aller voir des danseuses nues ?Qu'à cela ne tienne, femmes mûres et jouvencelles, elles, se sentent en droit d'admirer les Chippendales.Il est mal vu d'apprécier les galas du genre Miss America ?Peut-être, mais Julie Snyder anime le Gala du plus bel homme du Québec, et personne ne s'en scandalise.« Les médias véhiculent les valeurs qui sont à la mode, ils ne les créent pas », tempère le psychiatre Pierre Doucet, de l'hôpital du Sacré- Coeur.« Notre société est plus permissive.Cela a du bon, puisque le refoulement est évité, mais il y a toujours le risque que des gens aillent trop loin.» Plus dangereux encore, cet excès est banalisé, selon Denise Couture, professeure au département de sociologie de l'Université de Montréal.« La norme présentée dans les médias s'éloigne de plus en plus de la réalité du corps masculin, souligne-telle.Or, aujourd'hui, on ne considère comme normaux que ceux qui y correspondent, alors que dans les faits, ils sont plutôt anormaux.» i vous avez été séduit par la voix sensuelle de Holly Cole, vous le serez tout autant par celle de Molly Johnson.Cette artiste canadienne, qui compose paroles et musique de ses chansons, oeuvre dans le domaine de la musique depuis plus de vingt ans.Influencée par les couleurs de Billie Holiday et les arrangements à la Tom Waits sur certaines pièces, Molly saura sûrement vous envoûter avec cet album éponyme.Un des meilleurs disques de l'année 2000.Laissez-vous surprendre par nos produits «À DÉCOUVRIR», une sélection unique d'oeuvres musicales, littéraires ou interactives choisies par nos disquaires et nos libraires.Molly Johnson Molly Johnson Gilbert Soupras, Coordonnateur du disque des magasins Archambault 2930104A Le corps de l'homme à travers les âges MARIE ALLARD « AVANT, les hommes se souciaient de leur propreté, mais pas de s'enjoliver », souligne Pierre Doucet, psychiatre à l'hôpital du Sacré-Coeur de Montréal.« S'en faire avec son apparence, c'était même très mal vu.Un homme ne voulait pas passer pour un homosexuel, puisque c'était la pire des insultes, à l'époque.» En fait, l'importance que les hommes accordent à leur apparence a beaucoup changé, à travers les temps.« Il est vrai que l'homme n'avait pas vraiment d'exigences envers lui-même au début du 20e siècle », indique Rose-Marie Lèbe, une historienne qui travaille au département de kinésiologie de l'Université de Montréal.« Les exigences qu'il avait étaient plutôt envers la femme.» De tout temps, en effet, les dames ont dû plaire.Il y a quelques centaines d'années, cependant, monsieur savait lui aussi se faire beau.« Au Moyen Âge, aux 16e et 17e siècles, l'homme était extrêmement conscient de la valeur de la parure », confirme Mme Lèbe.Rubans, dentelles et perruques faisaient oublier des corps qui étaient parfois laissés à l'abandon.Puis, au moment de l'industrialisation, les hommes ont perdu ce souci de bien paraître.« Être fort, c'était tout ce dont ils avaient besoin pour être utiles, résume l'historienne.Le corps était alors une machine qui devait être productive.C'est l'homme sauvage, dont le physique avait été forgé en travaillant dans la nature, qui avait la cote.» Aujourd'hui, cependant, le corps est présenté comme un objet qu'on peut acquérir.« Notre société, qui valorise le loisir et le mieux-être, voit le corps comme un instrument de plaisir, explique l'historienne.En même temps, il faut travailler fort pour bâtir ce corps, qui devient une sorte de carapace.» Le corps idéal n'est par ailleurs pas le même pour tous.« La classe ouvrière valorise encore la force et la performance, tandis que les classes sociales plus élevées ont une vision plus hédoniste de ce que le corps doit être », fait remarquer Mme Lèbe.« La situation a énormément changé ces 20 dernières années, poursuit-elle.Avec les soins, les parfums, les crèmes hydratantes ou antirides, bref tout ce que le commerce tente de nous vendre, le corps devient le centre de nos vies.Le corps est le nouveau Dieu.» Solde d'inventaire Du 3 au 25 février 10 à 50 % de réduction sur une grande sélection d'articles.Ne peut se cumuler aux autres offres promotionnelles en cours.Entrée libre par le 150, Saint-Paul ouest Ouvert de 11 à 18 h.Fermé le lundi.Boutique du Musée Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal 150, rue Saint-Paul ouest Vieux-Montréal (514) 872-9150 www.musee-pointe-a-calliere.qc.ca BOUTIQUE DU MUSÉE 2929347A Lando Calrissian, un personnage de la série Star Wars, a aussi pris du tonus au fil des ans.Il est passé de mensurations à peu près normales à celles d'un géant.Aurait-il lui aussi consommé des stéroïdes 3LP0401B0207 B4 mercredi 3LP0401B0207 ZALLCALL 67 00:39:35 02/07/01 B B4 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 7 FÉVRIER 2001 379$ Traction intégrale à prise constante Moteur 2,5 litres, 16 soupapes Climatiseur Freins antiblocage (ABS) Différentiel arrière autobloquant Dégivreur d'essuie-glace avant Siège du conducteur à réglage électrique en six points et sièges avant chauffants Rétroviseurs extérieurs électriques dégivrants Verrouillage et lève-glaces électriques Deux coussins gonflables Régulateur de vitesse Stéréo AM/FM/bande météo avec lecteur de cassette Phares antibrouillard halogène à quatre lampes Essuie-glace arrière intermittent Et beaucoup plus! l'étoile de l'aventure 319$ Traction intégrale à prise constante Climatiseur Moteur 2,5 litres, 16 soupapes Régulateur de vitesse Stéréo AM/FM, cassette 80 watts, à 4 haut-parleurs Siège du conducteur à réglage électrique en 6 points Support lombaire au siège du conducteur Trois appuie-tête à l'arrière Lampes de lecture à l'avant Affichage numérique de la température extérieure (au tableau de bord) Compteur journalier double Passe-skis dans l'appuie-bras central arrière Et beaucoup plus! l'étoile européenne Traction intégrale à prise constante Climatiseur Moteur 2,5 litres, 16 soupapes Freins antiblocage (ABS) Coussins gonflables SRS Poutrelles de protection dans les portes Régulateur de vitesse Phares halogène Rétroviseurs électriques Lève-glaces et verrouillage électriques Stéréo AM/FM 80 watts avec lecteur de CD Transmission manuelle Et beaucoup plus! l'étoile des rallyes Paiements mensuels basés sur un bail de 48 mois.Versement initial de 3295 $ ou échange équivalent.Allocation de 20 000 km par année, 8 ¢ du km excédentaire.Immatriculation, assurances et taxes en sus.Sous réserve d'approbation de crédit.Les modèles illustrés peuvent différer.Détails chez votre concessionnaire Subaru.Subaru Auto Centre Montréal (514) 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L 2001 RS Traction intégrale à prise constante Moteur 2,5 litres, 16 soupapes Climatiseur Freins antiblocage (ABS) Régulateur de vitesse Verrouillage des portes et lève-glaces électriques Deux coussins gonflables Trois appuie-tête arrière Stéréo AM/FM avec lecteur de cassette Prise 12 V au coffre Phares antibrouillard Essuie-glace/lave-glace arrière intermittent Affichage numérique de la température extérieure au tableau de bord Transmission manuelle Et beaucoup plus! La Forester a reçu le prix du meilleur achat, dans la catégorie « Mini-utilitaire », dans le cadre du Best Buy 2001 (Meilleur achat 2001), organisé par le magazine Canada's Carguide et le Globe and Mail.Elle a aussi été désignée « Meilleur achat » dans le Guide de l'auto 2000 de Jacques Duval et Denis Duquet.l'étoile du mois 319$ L 2001 www.s u b a r u .c a UNE OFFRE INCOMPARABLE ! 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effectuent les tests génétiques ont mis en lumière une différence génétique de 3 % entre le chameau domestique et ce chameau sauvage à deux bosses », a affirmé John Hare, le chef de la mission sino-britannique qui a découvert cet animal, cité dans un communiqué du PNUE, qui a financé les recherches.S'il existe au moins 3 % de différence, il s'agit bien d'une espèce distincte.La différence génétique entre l'homme et le chimpanzé est de 5 %, rappelle le PNUE, dont le siège est à Nairobi.« Les experts estiment que la population totale de ces chameaux en Asie est de moins de 1000 têtes, ce qui en fait une espèce plus en danger encore que le panda géant », selon le communiqué du PNUE.L'animal se distingue de son « cousin » domestique de la même région par la plus grande distance entre ses deux bosses et par des genoux couverts de poils, a expliqué à la presse Robert Hepworth, un expert en biodiversité du PNUE.L'animal est connu depuis toujours par la population proche de l'endroit où l'équipe sino-britannique l'a observé, au milieu du désert hostile de Kum Tagh, dans la province du Xinjiang, une région interdite d'accès de 1955 à 1996 parce qu'elle est réservée à des essais nucléaires.En fait, explique M.Hepworth, ces animaux ont toujours été considérés par les habitants comme une variante sauvage du chameau qu'ils domestiquent.Et ce n'est qu'une première récente batterie de test d'ADN qui a permis de parler de nouvelle espèce.L'équipe s'est intéressée à ce chameau en raison du fait, très surprenant, qu'il survive en ne buvant que de l'eau salée qui surgit des dunes de sable.« Ces chameaux peuvent résister à un énorme stress physiologique », s'étonne Kate Rae, membre de l'équipe, citée également par le PNUE.En attendant d'en savoir plus, experts et responsables du PNUE sont très préoccupés par le sort des quelque 600 individus estimés dans le Xinjiang et 300 autres dans le désert mongolien de Gobi.La zone du Kum Tagh, rouverte par la Chine en 1996 à la fin des essais nucléaires, est envahie depuis par les chercheurs d'or et de fer et les chasseurs, qui les ont pris pour cible.Quinze seulement de ces chameaux se trouvent actuellement en captivité en Chine.« Si l'espèce s'éteint, nous n'avons pas, au sein de la population captive, la quantité et la diversité génétique nécessaires à un programme de reconstitution par l'élevage », s'inquiète John Hare.L'enjeu est important : les scientifiques, selon le PNUE, pensent qu'il est possible de croiser le chameau sauvage avec le domestique pour améliorer le patrimoine génétique de ce dernier et le doter de la faculté de survivre dans un environnement pourvu uniquement d'eau salée.Cela constituerait un progrès important pour les populations vivant dans les zones les plus hostiles.ANGLAIS COURS AXÉS SUR LA CONVERSATION Petits groupes : 3 à 7 personnes ; admission continue COURS INTENSIFS de jour, 25 h/semaine à temps partiel et semi-intensifs matin, après-midi, soir, samedi 135 $ à 145 $ /semaine 1 à 7 fois/sem.I 195 $/30 h Mat riel p dagogique inclus, pas de taxes, d ductible d imp t, frais d inscri Formation en entreprise adaptée à vos besoins Cours privés : toutes les langues école de langues postmoderne accréditée par Emploi-Québec 1160, boul.St-Joseph Est, 3e étage, Mtl Laurier (514) 278-5309 www.converlang.com 3LP0501B0207 B-5 MERCREDI 3LP0501B0207 ZALLCALL 67 00:35:59 02/07/01 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 7 F É V R I E R 2 0 0 1 B 5 Combo Box, un futur boîtier multifonctionnel pour les gens branchés MARIE-ANDRÉE AMIOT SI LE PRÉSIDENT de BCE réussit son pari, une nouvelle boîte multifonctionnelle trônera bientôt dans les salons des gens branchés.Lundi, Bell Canada a annoncé qu'elle travaillait au développement du Combo Box, un boîtier à greffer sur un téléviseur permettant aux utilisateurs de surfer sur le Net à haute vitesse, d'accéder à leurs courriels, de regarder la télé par satellite, de téléphoner et de stocker, en prime, des informations numérisées.Le boîtier, qui ne sera offert qu'en 2002, coûtera près de 500 $, selon certaines sources, bien qu'aucun prix n'ait encore été fixé officiellement par BCE.On ne sait pas non plus si le consommateur ou l'entreprise paiera pour le boîtier.Connectivité et contenu La solution « tout-en-un » permettra à Bell Canada Entreprises de jumeler son service de télévision par satellite Express Vu à son service haute vitesse de Sympatico, et d'ajouter des informations provenant de sa nouvelle entreprise multimédia Bell Globemedia grâce au diffuseur CTV et au quotidien torontois Globe and Mail.En plus de regarder la télé et de surfer sur le Net, les consommateurs pourront emmagasiner des jeux, des vidéos et des informations provenant d'Internet ou de la télévision par satellite.Le disque dur comprendra une fonctionnalité de stockage numérique intégrée à un magnétoscope personnel qui laissera les abonnés enregistrer des émissions télé.De plus, le Combo Box pourra être relié à d'autres appareils branchés sur le Net comme des ordinateurs, des imprimantes et des appareils de communication sans fil permettant d'assembler un réseau local.« Cet appareil formera la base d'un réseau domestique », a indiqué Tom Hope, chef du développement technologique de Bell Canada.À venir, Net.TV Selon Jean Monty, le Combo Box est une première parce qu'il n'existe pas encore de récepteur télé qui permette d'accéder au Net en haute vitesse.Mais les consommateurs pourront bientôt voir d'autres fabricants emboîter le pas.Vidéotron, par exemple, entend présenter son « Net.TV », un service multifonctionnel branché sur le téléviseur.Le service, en vigueur dès la fin du mois, permettra aux abonnés dans un premier temps d'accéder à leurs courriels.En mai ou juin, ils pourront surfer le Net et à l'automne, interagir avec leur téléviseur.Déjà, une centaine de boîtiers sont à l'essai.« Une personne pourra trouver des informations qui se rattachent aux publicités ou à son émission, explique Jean-Paul Galarneau, porte-parole de Vidéotron.En cliquant sur un lien, elle en saura plus sur un produit annoncé ou sur un objet qui l'intéresse dans un téléroman.» L'an prochain, les joueurs pourront participer à des compétitions en ligne.Recherches personnalisées Les abonnés à ce type de service pourront ultérieurement personnaliser leurs recherches.Avec le Combo Box, ils choisiront parmi une gamme de services à partir de leurs préférences.Un passionné d'émissions sur les nouvelles technologies, les sports ou la mode pourra monter un portail reflétant ses goûts.L'abonné recevra ses nouvelles au moment où cela lui conviendra.Microsoft a été parmi les précurseurs à proposer un récepteur Internet à brancher sur le téléviseur.Toutefois, les ventes de ce produit ont été assez décevantes et le produit ne jouit plus de grand attrait ou de publicité de la part du géant de Redmond.Phothèque LA PRESSE Selon Jean Monty, le Combo Box est une première parce qu'il n'existe pas encore de récepteur télé qui permette d'accéder au Net en haute vitesse.Des filles trop jeunes pour être « folles des garçons» ?Agence France-Presse LONDRES Ð Mad About Boys (Folles des garçons), un nouveau magazine qui donne des tuyaux aux jeunes filles de 9 à 12 ans pour se maquiller, s'habiller sexy ou sortir avec des garçons, s'est attiré une volée de bois vert des associations de protection de l'enfance criant à l'incitation à la débauche.Pour son premier numéro, le mensuel, dans les kiosques britanniques depuis quelques jours, offre des conseils pour être à la mode, ressembler au mannequin Kate Moss à la maigreur controversée, bien se nourrir, se maquiller, draguer les garçons.Le magazine se propose également d'aider ses jeunes lectrices à bien choisir leur petit ami, et offre même une affiche d'adolescent à épingler au mur.« On pousse des jeunes filles à un comportement sexuel, on leur met des jupes serrées et on les maquille, on leur fait prendre conscience de leur corps d'une manière vraiment malsaine », a tempêté Michelle Elliott, fondatrice de l'association de protection des enfants Kidscape.« Les jeunes filles à l'intérieur du magazine sont ouvertement maquillées et trop sexualisées pour leur âge » et risquent de devenir des proies encore plus tentantes pour les pédophiles, selon elle.La présidente de Kidscape crie au « stratagème cynique pour vendre du papier ».La chaîne de magasins Woolworth a annoncé hier qu'elle avait refusé de vendre Mad About Boys, qu'elle juge « inquiétant ».« Nous pensons que le contenu de ce magazine n'est pas compatible avec l'image familiale de Woolworth », a expliqué un porte-parole de la chaîne, qui appelle les autres revendeurs à lui emboîter le pas.L'Association nationale des directeurs d'école craint pour sa part que le magazine n'incite les jeunes filles à penser aux garçons de manière prématurée.Des arguments que réfute le directeur commercial de Mad About Boys, Richard Maskell.Selon lui, toutes les études menées avant le lancement du magazine montrent que les jeunes filles de 9-10 ans forment le public le plus assidu des Boys Bands et déclarent penser beaucoup aux garçons.« Je pense que nous pouvons les aider dans ce qui les intéresse déjà », a-t-il déclaré, affirmant qu'il ne souhaitait en aucun cas inciter les filles à avoir des relations sexuelles à cet âge.« Il ne s'agit pas d'encourager les relations sexuelles, simplement de parler de ce qui intéresse les filles de cet âge », a-t-il insisté. La Presse 7 février 2001 Page B6 manquante 3LP0701B0207 ct 3LP0701B0207 ZALLCALL 67 00:40:54 02/07/01 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 7 FÉVRIER 2001 B7 Le paradis perdu EN BREF Marketing: le coup de l'année?EN DÉCEMBRE, René Angélil a fait réimprimer une couverture du magazine 7 Jours qu'il jugeait sensationnaliste.Céline Dion y disait « Mon fils a déjà un jumeau ».Le magazine Commerce rapporte, dans son numéro de février, que la couverture accordée par les quotidiens, les radios et les télés, à cette affaire valait environ 700 000 $.Commerce a en effet demandé au Réseau caisse, chartier, de Montréal, de retracer tout ce qui a été dit et écrit sur le sujet.La firme Amalgame-Cargo a ensuite calculé la valeur de l'ensemble de cette couverture.« On aurait voulu braquer les projecteurs sur Céline quelques jours avant sa fameuse entrevue du dimanche avec Michel Jasmin qu'on n'aurait pas agi autrement, à moins de payer une fortune en publicité », écrit le rédacteur en chef, René Vézina.HUGO DUMAS n n n Un libraire qui interdit de parler AMAZON.COM, le célèbre libraire virtuel, n'a pas seulement mis à pied 1300 personnes la semaine dernière.Son président au sourire perpétuel, Jeff Bezos, a également obligé ces 1300 personnes à signer un papier par lequel ils s'engageaient à ne faire aucune déclaration négative sur la compagnie.Seuls ceux qui signaient avaient droit à une indemnité de départ équivalant à 10 semaines de salaire, plus 500 $.Devant le tollé général Ð déclenché par le groupe qui tentait de syndiquer les employés d'Amazon Ð, le libraire a levé ce bâillon vendredi dernier.pour les employés payés à l'heure, mais pas pour les salariés réguliers.Dans tous les cas, le mal était fait.Spécialement dans un pays où le premier amendement, qui fait de la liberté de parole un droit absolu, est sacré.S'ils avaient eu quelques notions d'histoire, les opposants auraient encore plus pourfendu Amazon.Car avant l'invention de l'imprimerie, il y a 700 ou 800 ans, le libraire avait pour responsabilité non seulement de vendre des livres mais aussi de les produire dans les plus grandes quantités possibles, afin que le plus grand nombre de gens puissent avoir accès au savoir.n n n L'invasion des quotidiens gratuits se poursuit PENDANT que le petit monde journalistique d'ici continue de supputer sur l'arrivée Ð ou non Ð d'un quotidien gratuit dans le métro de Montréal, le groupe suédois Metro, pionnier de ce type de publication, ne chôme pas : il travaille à en lancer un à Paris et à Boston.Dans le cas de Paris, cela ne se produira pas avant mars, en raison d'un problème bêtement administratif : Metro doit obtenir une « concession d'occupation du domaine public » Ð quoi que ce charabia veuille dire Ð pour installer ses boîtes à journaux sur les trottoirs de Paris.Dans le cas de Boston, on semble être moins avancé.Les représentants de la compagnie suédoise ont reconnu être en négociations avec les autorités du transport en commun, mais ces dernières ont nié qu'il y ait quelque plan que ce soit pour l'instant.À Boston comme à Philadelphie ou à Toronto Ð où existe déjà un tel quotidien gratuit, et même trois Ð , les journaux locaux s'étant mobilisés pour lutter contre l'envahisseur, toute entente de ce genre se traduira par une rentrée d'argent dans les coffres de l'organisme qui gère les transports en commun.À Philadelphie, cette entente s'est traduite par 45 000 $ de revenus supplémentaires par mois pour l'équivalent local de la STCUM.n n n Un scoop OBTENIR un scoop, c'est rarement le fruit d'une série d'événements spectaculaires tels que ceux qu'on nous montre au cinéma ou à la télé.Plus souvent qu'autrement, c'est le résultat d'un travail routinier étalé sur des mois, ou d'un coup de chance.Ainsi, ce journaliste du Star-Telegram de Fort Worth (Texas), désireux d'obtenir une entrevue avec l'un des quatre détenus qui, après une évasion de six semaines, venaient d'être repris par la police.Une légion de journalistes du Texas et du Colorado (où les détenus avaient été capturés) souhaitaient également obtenir une entrevue, mais venaient de se faire dire que, parce que ces hommes avaient commis un délit fédéral, toute visite leur était refusée.Pendant que ses collègues faisaient le pied de grue devant la prison où les prisonniers devaient être transférés le lendemain, Darren Barbee, du Star-Telegram, décida de se rendre à celle où ils étaient en attente.Parlant de choses et d'autres avec le gardien, il sortit, à 13 h précises, sa carte secrète : le FBI venait de retirer ses accusations ; les détenus n'ayant plus commis un délit fédéral, ils avaient donc à nouveau droit à des visites.L'heure des visites dans cette prison commençait à 13 h.n n n Faites ce que je dis, mais pas.L'AUTOMNE dernier, un scientifique américain du nom de Wen Ho Lee était acusé d'espionnage au profit de la Chine, dans le cadre d'une affaire portée aux nues par nul autre que le New York Times.Incarcéré, traîné en justice, Lee fut pourtant acquitté quelques semaines plus tard, et lavé de tout soupçon.Et le Times, à contrecoeur, publia ses plus plates excuses.Lundi dernier, le quotidien publiait un long reportage récapitulant toute l'affaire ; un reportage superbement documenté, offrant au lecteur plus de détails qu'il n'avait été possible d'en lire ailleurs.À une exception près, ont immédiatement noté les critiques des médias : pas un mot sur le rôle malheureux qu'a joué le Times dans cette affaire.Et juste de vagues allusions au fait que Lee fut condamné dans les pages du journal avant même d'être passé devant la justice.PASCAL LAPOINTE Agence Science-Presse Photo AP Jeff Bezos, PDG d'Amazon.com Photo : REUTERS L'île paradisiaque, peuplée de beaux exhibitionnistes en maillot de bain, n'a pas été épargnée par le scandale.L'émission de télé-réalité Temptation Island du réseau Fox nage en pleine controverse.La semaine dernière, un des quatre couples a été expulsé quand les producteurs ont appris l'existence de son enfant.Certains gros annonceurs commencent à déserter l'île, malgré d'excellentes cotes d'écoute.Et plusieurs voix discordantes se font entendre.HUGO DUMAS COMME DES millions d'Américains et de Canadiens, Heather Cirmo, porte-parole du Conseil de recherche sur la famille américaine, a enregistré les sulfureux épisodes de Temptation Island, mais elle est une des rares à ne les avoir toujours pas regardés.Et ce n'est pas par manque de temps.« C'est irresponsable de la part de Fox de diffuser une émission comme Temptation Island.C'est comme quand il y a un gros accident d'auto sur l'autoroute.Les gens ralentissent pour regarder même s'ils savent très bien que c'est dangereux.C'est tout simplement plus fort qu'eux.La même chose arrive avec cette émission, tout le monde y jette un coup d'oeil », explique Heather Cirmo.Le Conseil de recherche sur la famille américaine est situé à Washington.Temptation Island, c'est en fait l'île d'Ambergris Caye, au large du Belize, baignée par les eaux turquoise de la mer des Caraïbes.La chaîne Fox y a parachuté quatre beaux jeunes couples, non mariés, pour tester leur fidélité.Pendant deux semaines, chums et blondes ont été séparés et envoyés aux deux extrémités de l'île tropicale.Pour titiller les filles (Valerie, Ytossie, Shannon et Mandy), Fox a recruté 13 célibataires sexy.Même chose pour les gars (Kaya, Taheed, Andy et Billy), qui peuvent siroter des cocktails en compagnie de 13 jolies sirènes, dont une Playmate.Fox filme les rendez-vous des gars et les montre ensuite aux filles et vice-versa.Ainsi, on a vu Billy écraser quelques larmes en regardant une courte vidéo de sa copine Mandy léchant du melon sur le torse de son compagnon d'un soir.Il n'y a aucun prix à rafler à la fin du sixième et dernier épisode de Temptation Island, si ce n'est une parcelle de célébrité en heure de grande écoute.« Ce qui m'a étonné, c'est le manque de maturité des gens qui ont été retenus.Ils n'ont aucune maturité émotive.Ce sont des gens fragiles et ça rend leurs réactions hyper superficielles.Ce ne sont pas des ados.Les participants sont dans une période où ils devraient penser à fonder une famille », dit Jean- Pierre Désaulniers, professeur au département des communications de l'UQAM.Plusieurs groupes de droite ont poussé les hauts cris devant ce nouveau concept controversé de télé-réalité, appelé à détruire des couples.« Cette émission nous entraîne sur une pente dangereuse.Une personne intelligente essaie d'éviter les tentations.Si elle est en couple, elle ne s'en va pas dans une île simplement pour le plaisir de se tester.Ce n'est pas sensé, dit Heather Cirmo.Nous encourageons les Américains à ne pas regarder cette émission qui, au bout du compte, ne leur rapporte absolument rien.Dans la région de Dallas, une station a même choisi de ne plus la diffuser.» L'île paradisiaque, peuplée de beaux exhibitionnistes en maillot de bain, n'a pas été épargnée par le scandale.Dans l'épisode diffusé mercredi dernier, le producteur Chris Cowan a dû expulser Taheed Watson et Ytossie Patterson, âgés respectivement de 29 ans et 34 ans.Raison : le couple a caché l'existence de son enfant de deux ans.Fox a admis que tous les participants ont subi des tests de dépistage du sida, mais a été incapable de vérifier correctement le passé de chacun d'eux.Problème, problème.Flairant la bonne affaire, la compagnie Encare a tenté d'acheter 30 secondes de pub pour son spermicide dans l'émission où Taheed et Ytossie révélaient leur statut de parent.Fox a refusé, affirmant qu'elle n'acceptait que les publicités de contraceptifs dont le but premier était la protection contre les MTS.Autre tuile.Après deux épisodes, Sears Roebuck (vente au détail), Quaker Oats (alimentation) et Best Buy (électronique) ont retiré leurs publicités de Temptation Island, craignant que leur image « familiale » en prenne un coup avec les flirts des insulaires bronzés.Pourtant, les cotes d'écoute ne cessent d'augmenter.Plus de 18 millions de téléspectateurs ont regardé l'épisode de la semaine passée, donnant à Fox ses meilleures cotes d'écoute depuis six ans dans la tranche des 18-49 ans, selon la firme Nielsen.Temptation Island baigne dans les mêmes eaux que les soaps américains d'après-midi, indique Jean-Pierre Désaulniers.« C'est le même type de mentalité, le même type de monde et les mêmes idéaux qui sont mis de l'avant », soutient- il.Comment expliquer la montée des émissions de télé-réalité ?« Dans la société d'aujourd'hui, il n'y a plus vraiment de règles de conduite.Les reality shows montrent aux gens différentes façons d'interagir avec les autres.Ce n'est pas vraiment du voyeurisme.Les téléspectateurs se demandent plutôt comment eux réagiraient dans telle ou telle situation », dit Jean-Pierre Désaulniers.Marc Doucet, psychologue, ajoute : « Les gens ont besoin de redécouvrir leur vraie nature et la dynamique des relations de groupe.La télé et les gens se cherchent.Il y a une crise des valeurs.» Dans Temptation Island, il y a une sexualité primitive, un peu perverse, continue Marc Doucet.« C'est de la gratification immédiate avec un côté décadent.C'est ce qui attire », conclut-il.Le cinquième et avant-dernier épisode de Temptation Island est diffusé ce soir à Fox dès 21 h.Y aura-t-il une suite comme c'est le cas pour Survivor ?Fox n'a pas encore pris de décision.La controverse n'est pas toujours payante.Plus de 18 millions de téléspectateurs ont regardé l'épisode de la semaine dernière, donnant à Fox ses meilleures cotes d'écoute depuis six ans dans la tranche des 18-49 ans. 3LP0801B0207 b8 mer 3LP0801B0207 ZALLCALL 67 00:40:25 02/07/01 B B8 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 7 FÉVRIER 2001 L'intégrale des Cyniques sur le Net 2929300A EN CHERCHANT un site sur le cynisme, j'ai découvert par hasard un site Web qui rend hommage au groupe d'humoristes fétiche des années 60-70, Les Cyniques.Créé par un admirateur du groupe, le site (cyniques.iquebec.com) présente les huit albums du groupe, tous offerts en format Real Audio pour écoute en ligne.Que ce soit l'album des Abominables Cyniques en spectacle ou l'un des volumes de deux à six, ou encore la bande sonore de IXE13, tout y est.On a même droit à une chanson de Noël, enregistrée en 1971, par les Laurendeau, Dubois, Grenier et Saint-Germain.Évidemment, le dernier disque du groupe, Exit, enregistré en 1972, est aussi offert.Je vous recommande ce site, particulièrement si vous n'avez pas eu la chance de connaître ce groupe qui a ouvert la voie à plusieurs autres, dont les Carcasses, Paul et Paul, et Rock & Belles Oreilles.Mais attention, il pourrait ne pas être offert très longtemps puisqu'il a été créé par un fan du groupe.Reste à savoir si Les Cyniques voudront permettre aux internautes québécois d'entendre de nouveau leur matériel en ligne, maintenant qu'on ne trouve plus leurs disques en magasin.n n n LA CHASSEUSE de vampires la plus populaire de l'heure est en session de clavardage, à 14 h, au site français Canalchat (www.canalchat.com).L'actrice américaine Sarah Michelle Gellar qui incarne le personnage de Buffy dans la série Buffy contre les vampires est devenue récemment porte-parole pour les produits de beauté Maybelline.Que ce soit au sujet de sa carrière au grand ou au petit écran, elle répond à toutes les questions.n n n RESTONS dans le monde de la télé américaine.Les amateurs de feuilletons télévisés voudront savoir qu'une session de clavardage spéciale a lieu ce soir.Le beau Brad de The Young and the Restless (Les Feux de l'amour) interprété par Don Diamond sera en ligne pour répondre aux questions de ses admiratrices au site de Yahoo ! Chat (chat.yahoo.com).n n n JE TERMINE sur une note plus sérieuse, la webtélé Canalweb (www.canalweb.net) présente aujourd'hui le magazine hebdomadaire RSF TV, produit par l'association des Reporters sans frontières.Au menu de l'émission diffusée à 13 h, un dossier sur l'Iran : la presse en prison.RSF lance une campagne de sensibilisation sur les journalistes emprisonnés et les publications suspendues.L'organisme en profite aujourd'hui pour faire le point sur la situation avec le journaliste iranien Reza Moeni.Bruno Guglielminetti collaboration spéciale Photothèque, La Presse © Un fan des Cyniques a créé un site Web consacré à son groupe d'humoristes préféré (ci-dessus, croqué en 1969).SIDA Les gays prennent à nouveau des risques Agence France-Presse CHICAGO Ð « Les comportements à risques sont de retour » chez les homosexuels, a lancé hier un responsable des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), Robert Janssen, devant la Conférence annuelle sur les rétrovirus de Chicago.Une étude parue récemment révélait qu'après plusieurs années de déclin, les infections par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) étaient de nouveau à la hausse au sein de la communauté homosexuelle masculine de San Francisco : le taux d'infection y a plus que doublé depuis 1997 passant de 1,04 % à 2,2 %.Un phénomène également constaté dans des villes comme Los Angeles, Chicago et Seattle.Le professeur William Whitington, de l'Université de Seattle, a rapporté que la communauté homosexuelle de cette ville prenait peu de précautions lors de relations anales entre séropositifs et séronégatifs : 43 % des 900 homosexuels interrogés n'utilisaient jamais, ou seulement quelquefois un préservatif.Par ailleurs, a-t-il ajouté, 40 % d'entre eux ne discutent pas de leur situation de séropositivité avant un rapport sexuel.Enfin, 45 % des séropositifs avaient des rapports sexuels avec des partenaires qu'ils savaient être séronégatifs et 43 % avec des hommes dont ils ne savaient pas s'ils étaient infectés ou non.Aux Pays-Bas, à Amsterdam, la situation a également empiré chez les homosexuels et bisexuels, a souligné un groupe de chercheurs néerlandais.Parmi les 11 240 hommes ayant consulté dans un centre de soins, de 1994 à 1999, les cas de gonorrhée rectale ont augmenté de 4 à 6,8 % et ceux de la syphilis de 0,4 à 1,4 %.Il s'agit d'un retour aux taux de 1985.En interrogeant 84 patients séropositifs qui suivent des multithérapies, les spécialistes ont découvert que, lorsque leur charge virale devenait indétectable, ils avaient tendance à reprendre des relations sexuelles non protégées.Or, si la baisse de la charge virale diminue les risques de transmission, il peut toujours y avoir dans le sperme des cellules capables d'infecter le partenaire et la sécurité des rapports n'est qu'apparente, ont-ils rappelé.Une équipe de chercheurs conduite par le Dr Joseph Mc Gowan, du centre hospitalier Bronx Lebanon à New York, a interrogé pour sa part 256 personnes de la ville, hommes et femmes, pour la plupart Noirs et d'origine latino-américaine : 50 % des femmes séropositives, 29 % des hommes hétérosexuels et 60 % des hommes homosexuels ou bisexuels ne se protégeaient pas.Dans la plupart des cas, il s'agissait de prostitution."]
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