La presse, 21 février 2001, B. Actuel
[" 3DU0101B0221 B1 mercr.3DU0101B0221 ZALLCALL 67 01:05:37 02/21/01 B Paiement mensuel basé sur bail 48 mois.Paiement initial de 3 295 $ sur Outback de base et de 4 695 $ sur la Outback H6, 3,0 litres ou échange équivalent, 8 ¢ du km excédentaire après 80 000 km.Immatriculation, assurances et taxes en sus.Sujet à l'approbation du crédit.Illustration à titre indicatif seulement.4032, rue Sainte-Catherine Ouest, Montr.al 2928068 E XT R A ! E XT R A ! 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l'Opéra réunit le gotha de la vie politique et culturelle autrichienne, et du monde des affaires.Parmi les personnalités étrangères invitées cette année, figurent le président croate Stipe Mesic, le ministre espagnol des Affaires étrangères Josep Pique et l'actrice américaine Farrah Fawcett.Le Bal de l'Opéra débute par l'hymne national et l'ouverture traditionnelle effectuée par 180 jeunes couples triés sur le volet.Mais cette année, 12 handicapés bousculeront ce rituel en ouvrant aussi le bal sur une polonaise de Carl Michael Ziehrer, en duo avec six autres couples de danseurs professionnels.« Je me demande comment cela va être ressenti par ce public », s'inquiète le directeur du ballet de l'opéra de Vienne, l'Italien Renato Zanella, qui est à l'origine de cette idée et qui conçoit que « cela puisse choquer ou mettre mal à l'aise ».Il est important « de montrer au public que l'opéra n'est pas qu'un théâtre de luxe » mais qu'il peut aussi « aller vers les gens », indique- t-il, espérant que le public reconnaîtra demain soir « la force de la danse » dans ce spectacle inhabituel « émouvant et bouleversant ».Renato Zanelle avait déjà présenté en juin un spectacle intitulé « off ballet special » réalisé avec les handicapés de l'association autrichienne « Je suis O.K.», dont font partie les danseurs de jeudi soir.Il avaient alors dansé sur la « polonaise » prévue pour le Bal de l'Opéra.Handicapés de naissance ou accidentels, ils souffrent de trisomie ou de divers troubles psychomoteurs.Ces danseurs novices « ont appris très vite » à mieux coordonner leurs mouvements et à « séparer les gestes de la parole », explique Renato Zanella, danseur et chorégraphe formé au centre de danse classique de Cannes (France).Seul Thomas, 19 ans, dansera en fauteuil roulant même si, après six mois de travail, il a fait de « grands progrès d'équilibre et a réussi à rester debout », assure M.Zanella.Après cette « leçon de vie extraordinaire » lors des répétitions avec des handicapés qui « ont ce que nous avons perdu, à savoir la sincérité », Renato Zanella qui, à 40 ans, dirige le ballet de l'opéra de Vienne depuis la saison 1995/ 96, a décidé d'ouvrir en septembre une école de danse à Vienne pour une quarantaine de handicapés.« Je vois la danse comme une liberté infinie.C'est la raison pour laquelle nous nous sommes fixés l'objectif de fournir un travail artistique professionnel et non pas d'exécuter une thérapie », indique de son côté la fondatrice de l'association « Je suis O.K », Katalin Zanin.À l'extérieur de l'Opéra et dans le centre de Vienne, , plusieurs milliers de manifestants sont attendus, ainsi qu'un millier de policiers.Photo PC Parmi les personnalités étrangères invitées cette année au Bal de l'Opéra de Vienne, figure l'actrice américaine Farrah Fawcett.1 877 429-6446 Votre résidence de 2, 3 ou 4 chambres vous y attend pour la saison de ski ou la prochaine saison de golf, profitez d'intéressants revenus de location, à partir de $164,900 (ameublement inclus).DÉCOUVREZ LES NOUVELLES RÉSIDENCES SUR LE GOLF «LA BÊTE» DE GRAYROCKS aujourd'hui Réservez votre unité dès Quatre saisons de rêves au coeur du Mont-Tremblant AVORTEMENT Suite de la page B 1 Le point de vue du sociologue est loin de faire l'unanimité.« Je ne pense pas qu'on puisse dire que c'est devenu une méthode de contraception.Les gens ne l'utilisent pas comme ça », réplique le Dr Jocelyn Bérubé, médecin de famille, spécialiste en planning des naissances depuis 20 ans.« Quand les femmes viennent me voir pour un avortement, ce n'est jamais une belle journée pour elles, ce n'est jamais une bonne nouvelle, souligne- t-il.Il y a un deuil à faire.C'est une expérience toujours difficile.Francine Gauthier, directrice de Grossesse-Secours, abonde dans le même sens.« Ce n'est pas si simple.Ce n'est pas une solution qu'on adopte à la légère.Aucune femme ne le fait de gaieté de coeur.Les statistiques laissent entendre qu'on se fait avorter et qu'il n'y a rien là.Ça donne une drôle d'image de la femme, qui doit porter seule le poids de la statistique.Elle doit assumer l'odieux de la chose.Et les hommes, dans tout ça ?» Banalisé, l'avortement ?À voir la mine des femmes qui viennent le consulter, le Dr Jocelyn Bérubé ne croit pas.« Je les vois arriver dans mon bureau.Si elles pouvaient passer entre le mur et la peinture, elles le feraient.Elles pensent qu'elles sont seules au monde.Elles n'osent pas en parler.» Toujours tabou L'emprise de la religion n'étant plus la même, la décision est moins déchirante qu'elle ne l'était dans les années 70, note la directrice de Grossesse Secours.« Aujourd'hui, certaines femmes se sentent coupables de ne pas se sentir coupables ! » observe-t-elle.La société a changé, mais le tabou n'a pas bougé, souligne le Dr Bérubé.« Le drame que vivent les femmes est quasi aussi grand qu'il l'était il y a 20 ans.Et le sujet est aussi tabou qu'il l'était.L'accessibilité est élargie, c'est vrai.Mais ce n'est pas synonyme de banalisation », croit le médecin qui dirige la clinique de planning familial de Rimouski.Comment expliquer alors que le nombre d'avortements ne cesse d'augmenter ?Si les gens sont de plus en plus informés, pourquoi le taux d'utilisation des moyens de contraception n'augmente-t-il pas ?Ces questions suscitent de multiples hypothèses, mais peu de réponses.On patauge dans le domaine du « multifactoriel ».« C'est plus complexe que ça en a l'air », dit le psychologue Robert Darlington, auteur d'un guide de réflexion pour aider les femmes aux prises avec une grossesse non planifiée à prendre une décision.Toutes sortes de facteurs favorisent l'avènement d'une grossesse (absence de contraception, hausse de la consommation d'alcool et de drogues, puberté précoce, etc.), note le psychologue.S'y mêlent des facteurs susceptibles de favoriser le choix d'une interruption de grossesse (fragilité de la relation de couple, perte d'emploi, pauvreté, etc.).Et, tel un catalyseur, il y a cet « air du temps ».« Nous vivons dans le royaume de l'éphémère.On matérialise le concept d'enfant.On se dit : « On a un chalet, un chien, une auto.Qu'est-ce que tu dirais d'un enfant ?» On ne planifie plus, on vit au jour le jour, note pour sa part le Dr Bérubé.« Il y a une certaine désillusion sociale.On prend ce qui passe quand ça passe.Et on ramasse les problèmes après », dit le médecin qui est membre d'un groupe de recherche de l'Institut de santé publique qui se penchera justement sur les causes de la nonaugmentation de l'utilisation des moyens de contraception.« C'est un problème d'attitude sociale qui est difficile à cerner.Nous sommes dans une impasse », résume le Dr Bérubé qui participe également à un projet visant à rendre la contraception orale d'urgence disponible en pharmacie sans ordonnance dès 2002.Il faut comprendre que la contraception, c'est un comportement, note la sociologue Marie-Thérèse Lacourse, qui a étudié la question de l'avortement.« Même si l'outil est efficace, c'est souvent son utilisation, le contexte, les contraintes qui expliquent l'échec de la contraception », dit-elle.Quand on veut tout contrôler, et pendant une si longue période, les risques d'échecs sont nombreux, observe-t-elle.« La fertilité commence plus tôt et dure plus longtemps.La ménopause est retardée.Dans notre vie de femmes, 95 % de notre période de fertilité, on veut la contrôler et ne pas avoir d'enfants.La pauvreté qui gagne du terrain peut aussi expliquer la hausse du nombre d'avortements, souligne par ailleurs le Dr Bérubé.Difficile d'avoir des enfants quand on n'est même pas sûr qu'ils auront de quoi manger.D'autre part, dans le domaine de la prévention de la grossesse à l'adolescence, les restrictions budgétaires dans les écoles ont fait mal, souligne-t-il.S'il n'y a plus d'infirmières en milieu scolaire, à qui les adolescentes peuvent- elles se confier ?« Les avortements, c'est ramasser les pots cassés au bout de la chaîne, dit le Dr Bérubé.Il y a beaucoup de travail à faire au début de la chaîne et il ne se fait pas nécessairement.» Reconstruire la chanson d'un autre peut sembler chose facile, mais c'est un art complexe! Les deux parties impliquées (l'artiste originel et le remixeur) doivent d'abord avoir le goût du risque.L'artiste prend le risque d'être choqué en entendant ses créations revues et corrigées, et le remixeur doit transmettre sa propre personnalité avec les sons d'un autre! Le remix peut être un véritable défi de création ou encore une façon d'arrondir ses fins de mois.La plupart des DJ remixent par passion, mais certains le font pour le cachet substantiel que cet exercice peut leur rapporter.Le remix est également utilisé comme outil promotionnel.En ajoutant des rythmes dansants à sa chanson, l'artiste peut espérer percer le marché des radios et des clubs.Mais alors que certains remix ne sont qu'une version plus rythmée d'un morceau, d'autres sont des oeuvres à part entière.Au Québec, le premier remix à succès a été conçu par James Di Salvio.Sa version de la chanson 1990 de Jean Leloup est plus connue que l'originale! Comme quoi parfois deux têtes valent mieux qu'une.Pour en connaître davantage sur l'univers de ces nouvelles musiques, consultez le site bandeapart.fm ou suivez cette chronique chaque semaine! R POUR REMIX REMIX: NOUVELLE VERSION D'UN MORCEAU DE MUSIQUE DÉJÀ EXISTANT, RETRAVAILLÉ PAR UN DJ.Photo ROBERT MAILLOUX, La Presse © Le psychologue Robert Darlington déplore le peu de ressources existant pour venir en aide aux femmes aux prises avec une grossesse non planifiée.Mon argent travaille pour mon avenir.Taux de l'Épargne rachetable de 14 mois, sujet à changement sans préavis, lorsque ce placement est jumelé à une Épargne à terme Gestion active de 5 ans.Les primes sont non cumulatives.Offre d'une durée limitée pour un investissement minimal de 10 000 $.Autres DUOS offerts pour un investissement minimal de 5000 $.www.desjardins.com 1 800 CAISSES 6,50% Offrez-vous rendement et souplesse! 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» Elle en entend de toutes les couleurs, mais ne juge jamais.Femme enceinte de six mois qui apprend, au hasard d'un test de routine pour un emploi de son mari, qu'il est porteur du VIH.Jeune écolo, mentalité « pas de pilule, mais fumons du pot », qui tombe enceinte sans trop savoir comment.Femmes qui en sont à « leurs derniers milles » pour avoir un enfant et qui décident d'en avoir un seul.Mère de trois enfants, dont le mari est vasectomisé, qui tombe enceinte après un week-end de congrès.Le couple s'était donné la liberté sexuelle en voyage, mais que dire aux enfants ?Parfois, les arguments de certaines choquent la bénévole de 64 ans.« Quand on me dit que ce n'est pas un bon moment dans la vie de couple.Qu'il y a le bungalow, l'auto, les vacances.J'ai de la difficulté avec ça », confie-t-elle.Quand des femmes disent : « Si je le garde, mon chum va me laisser », elle les met en garde.« Moi, je leur dis, si c'est pas lui qui vous laisse, ce sera vous parce qu'il vous aura fait faire un geste avec lequel vous n'êtes pas d'accord.» « Ça restera toujours un dilemme, dit la bénévole.Il n'y pas de formule miracle.Il faut prendre son temps et réfléchir.» On peut joindre Grossesse-Secours au (514) 271-0554.Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse Jacqueline Marcoux et son fils Guillaume : « L'enfant apporte beaucoup.Sa vie devient la mienne.» Le dilemme: le garder ou pas Jacqueline, elle, a décidé de le garder.« Dès qu'il a commencé à bouger dans mon ventre, il est devenu tout pour moi », dit-elle.RIMA ELKOURI C'était l'été, tout était beau, tout allait bien.Jacqueline était amoureuse depuis deux mois.Un gars de plein air, 30 ans, professionnel.Ça semblait sérieux.Elle pensait recommencer à prendre la pilule, optant en attendant pour la méthode du calendrier.qui n'est pas infaillible, a-t-elle réalisé un beau matin.Vite, un test de grossesse.Diagnostic : enceinte.« J'étais contente et déçue en même temps.Ça faisait juste deux mois qu'on était ensemble, mais il m'avait dit qu'il voulait des enfants.Et moi, je ne voulais surtout pas revivre ce que j'avais vécu », raconte la graphiste de 35 ans, en faisant allusion à un avortement subi deux ans plus tôt qui avait précipité la fin d'une relation.Comment l'annoncer au « papa » qui s'ignore ?Jacqueline a profité d'un week-end d'amoureux en canot-camping.« C'était horrible.Dès l'instant que je lui ai annoncé, il n'a plus été capable de me toucher ni de m'embrasser.C'était le long congé de la fête du Travail.On est rentré à Montréal une journée plus tôt.Il a demandé du temps pour réfléchir.» Deux jours plus tard, le gars l'appelait, lui demandant de la rencontrer.« C'était pour m'annoncer qu'il me laissait.» L'enfant, il n'en voulait pas.« Il sentait que ça le brimerait dans sa liberté, raconte Jacqueline.Une des choses qu'il m'a dites, c'est : Tu te rends compte ! Je ne pourrais plus faire du canot-camping ! » Jacqueline a pleuré, pleuré encore.Elle a téléphoné à Grossesse-Secours où on l'a aidée à peser le pour et le contre.Une semaine plus tard, elle rappelait son copain, avec l'espoir de le voir revenir.« Il avait déjà une autre blonde », dit-elle.À contrecoeur, Jacqueline a pris un rendezvous pour se faire avorter.À 48 heures du jour J, elle a demandé qu'on repousse le rendez-vous d'une semaine.« Je pleurais toujours, j'aurais été incapable d'y aller.» Puis, un matin d'octobre, il a fallu se résoudre.« Je suis allée seule à l'hôpital.Le médecin m'a appelée.Je me suis assise dans son bureau.J'étais blême.Je me suis mise à pleurer.Elle m'a dit : Je ne peux pas le faire.Parce que tu le veux, cet enfant.» Jacqueline n'avait jamais imaginé élever un enfant sans père.« Quand j'ai accouché, au mois de mai, j'espérais qu'il existe une loi obligeant les pères à rester aux côtés de leur enfant qui vient de naître », dit la jeune maman.Elle a songé à donner l'enfant en adoption.« Mais il fallait l'accord du père biologique, souligne-t-elle.Il ne voulait pas.Il m'a dit : Si je veux voir l'enfant dans deux ou trois ans, je veux savoir où il est.» Élever un enfant seule, ce n'est évidemment pas facile, mais Jacqueline ne regrette pas son choix.« L'enfant apporte beaucoup.Sa vie devient la mienne », dit-elle.Mais l'avenir l'inquiète.Son petit Guillaume, qui aura bientôt trois ans, commence à poser des questions du genre : Pourquoi Caillou a un papa et pas moi ?» Elle ne sait pas quoi lui répondre.COUP DE FROID LYNDA LA PLANTE « éroïne peu banale, détective privée ex-alcoolo et privée de sa famille, Lorraine Page a droit à une seconde chance et a tout à prouver lorsqu'elle se joint à Rooney et à Rosie pour créer son agence de détectives privés.Si vous aimez Patricia Cornwell et Kathy Reichs, vous vous devez de découvrir les romans de Lynda La Plante.» Dans la même série: -Sang froid - Coeur de pierre Catherine Payant, coordonnatrice du livre des magasins Archambault Laissez-vous surprendre par nos produits «À DÉCOUVRIR» Une sélection unique d'oeuvres musicales, littéraires ou interactives choisies par nos disquaires et nos libraires.livre 2934793A Quand une crème de beauté sauve des vies en Afrique.MICHEL MOUTOT Agence France-Presse NEW YORK Ð La commercialisation d'une crème freinant la pilosité sur le visage des Américaines va permettre de sauver les vies de milliers d'Africains, victimes de la terrible « maladie du sommeil ».Le principe actif de cette crème appelée Vaniqa, l'éflornithine (DFMO), est utilisé depuis le début des années 80 dans le traitement de la trypanosomiase, la « maladie du sommeil » transmise par la mouche tsé-tsé.Mais si les besoins sont réels (300 000 personnes infectées, 60 millions à risque dans 36 pays, selon l'Organisation mondiale de la santé), le marché n'est pas solvable : les victimes habitent l'Afrique subsaharienne.En 1995, au grand désespoir des organisations humanitaires internationales, le laboratoire fabriquant le DFMO, aujourd'hui absorbé par le géant de la pharmacie franco-allemand Aventis, cesse définitivement cette production.Les brevets de son utilisation contre la maladie du sommeil sont offerts à l'OMS, à charge pour l'organisation onusienne de trouver un fabricant.Des dizaines de laboratoires sont contactés.Aucun ne parvient à proposer un prix de revient assez bas pour une utilisation à grande échelle en Afrique.« L'été dernier, on apprend que le labo américain Bristol-Myers Squibb (BMS) va commercialiser, en partenariat avec Gillette, un genre de crème dépilatoire utilisant la DFMO », raconte Anne-Valérie Kaninda, épidémiologiste au bureau new-yorkais de Médecins sans frontières (MSF).Conscient de l'importance du DFMO pour l'Afrique, et sans doute soucieux d'éviter une campagne de presse mettant en avant le paradoxe d'une molécule pouvant sauver autant de vies humaines et utilisée uniquement pour empêcher des poils de pousser en Occident, BMS a proposé d'offrir à l'OMS et MSF 60 000 doses de DFMO par an, soit 100 % des besoins mondiaux, pendant trois ans.« Nous sommes proches d'un accord », indique le Dr Bernard Pecoul, patron chez MSF du programme Accès aux médicaments essentiels.« Cette donation est envisagée dans le court terme, mais nous ne voulons pas nous retrouver dans la même situation d'absence de produit dans trois ans.Nous devons parvenir à une solution pérenne, quitte à ce que la DFMO soit vendue à un prix raisonnable ».Le porte-parole de BMS, Robert Laverty, a confirmé la tenue de discussions.« Nous tentons de leur permettre de trouver une source d'approvisionnement permanente.La question est de savoir comment elle sera financée indéfiniment », at- il dit récemment au New York Times.« Cette affaire est une vaste faillite publique », dénonce le Dr Pecoul.« Les États, les institutions internationales n'ont pas été capables de sécuriser le marché.On ne peut demander aux laboratoires, dont le but est de faire de l'argent, de maintenir un produit qui n'en rapporte pas.» Pour Marc Gastellu, directeur de l'appui opérationnel chez MSF, « ce qui est scandaleux, c'est que la molécule existe et qu'on ne la développe pas parce que les malades ne peuvent la payer.Mais c'est aussi parce Vaniqa existe qu'on aura le médicament », relève-t-il.Quasiment éradiquée pendant la période coloniale (une dizaine de cas seulement rappportés en 1965), la « maladie du sommeil » est réapparue depuis le début des années 70, à la faveur des guerres civiles et du délabrement des systèmes de santé en Afrique subsaharienne.Seize pays notifient régulièrement à l'OMS des cas de trypanosomiase.Parmi eux l'Angola, l'Ouganda, la RD-Congo et le Soudan, sont les pays les plus touchés. 3LP0402B0221 B-4 MERCREDI actuel 3LP0402B0221 ZALLCALL 67 01:07:00 02/21/01 B B4 · LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 2 1 FÉVRIER 2001 Une parodie de Star Wars sur le Net AVIS AUX amateurs de chanson francophone : la chanteuse belge Maurane est en ligne aujourd'hui.Le site Canal Chat (www.canalchat.com) a eu l'excellente idée de l'inviter pour souligner la sortie de son cinquième album, Toi du monde, qui sort sur étiquette Polydor.Si vous avez le goût d'entendre des extraits avant tout le monde, passez au site de Canal Chat où l'on peut déjà en écouter trois.Maurane vous donne rendez- vous à 14 h.n n n LES AMATEURS de Star Wars doivent absolument se rendre au site Countingdown (www.countingdown.com) pour visionner une parodie inspirée de la série culte.Pendant six semaines, le site diffusera les épisodes d'une parodie de Star Wars, intitulée Surreal World : Tatooine - Episode 1.5.Cette série, tournée caméra à l'épaule, raconte les aventures de certains personnages de Star Wars dans leur quotidien.Oubliez Survivor, Big Brother et compagnie.Ici, on parle de quelque chose de vraiment inusité qui se passe dans une galaxie très, très loin de nous.Les deux premiers épisodes sont déjà en ligne.Et que la force soit avec vous pendant le visionnement n n n L'HEURE DU repas approche et vous ne savez pas encore quoi préparer.Vous pourriez peut-être prendre deux minutes et passer au site Recettes.qc.ca.(www.recettes.qc.ca), qui se consacre depuis un an à la cuisine simple de tous les jours.Ici, pas de recettes compliquées, seulement des mets faciles et rapides à préparer.La solution idéale quand la faim nous attrape et qu'on n'a pas de temps à perdre ! Rassurez-vous, vous aurez du choix : au dernier compte, l'éditeur recensait plus de 900 recettes sur son site.Et chose originale pour un site de bouffe, il offre également un forum qui permet aux internautes d'échanger des recettes et des trucs.On y trouve également des tables de conversion, ainsi que des renseignements sur les valeurs nutritives des 900 aliments les plus communs.n n n ÉVIDEMMENT, si vous désirez des recettes plus raffinées, je vous recommande le site de l'émission de télévision de Daniel Pinard, Les Pieds dans les plats (www.danielpinard.com).Vous voulez une recette pour apprêter un petit steak tartare à la française, un pavé de flétan aux noix, pignons et tomates séchées, ou encore une petite cotriade bretonne ?C'est l'endroit pour trouver de grandes pinardises.Bon appétit ! Bruno Guglielminetti collaboration spéciale Le Soleil est trop chaud?Éloignons la Terre! FRANCIS TEMMAN Agence France-Presse WASHINGTON Ð Le climat de la Terre se réchauffe ?Ce n'est rien en comparaison de ce qui nous attend, à en croire les prévisions alarmantes d'un scientifique américain qui a mis au point une idée géniale pour éviter à notre planète de finir en barbecue géant.Le responsable de tous nos maux est le Soleil.Car avant de mourir, l'astre Phoebus, véritable centrale nucléaire située à quelque 150 millions de kilomètres de la Terre, va devenir de plus en plus chaud au fur et à mesure qu'il brûle son hydrogène en fusion.Dans 1,1 milliard d'années, souligne ainsi Don Korycansky, astrophysicien à l'Université de Californie, « notre Soleil sera plus brillant de 11 % et, dans 3,5 milliards d'années, sa luminosité sera supérieure de 40 % ».De quoi faire disparaître toute vie dans la biosphère terrestre.Pour maintenir constant le flux d'énergie solaire reçu par notre planète, ce chercheur a donc eu une idée : pourquoi ne pas tout simplement modifier l'orbite de la Terre et l'éloigner du Soleil ?Le mécanisme qu'il a imaginé est simple : il s'agit d'utiliser la force gravitationnelle d'un astéroïde d'environ 100 km de diamètre qui frôlerait notre planète à environ 10 000 km.« À son passage, il se produit un échange d'énergie et une attraction gravitationnelle réciproque », explique l'astrophysicien, dans un entretien téléphonique de son laboratoire californien de Santa Cruz.« La Terre modifie l'orbite de l'astéroïde et, inversement, ce dernier exerce une attraction sur la Terre.Si l'on calcule bien les données géométriques, cela a pour effet de déplacer la Terre sur une orbite plus lointaine », dit-il.Ensuite, l'astéroïde poursuit sa course et, à l'approche de Jupiter, regagne de l'énergie.Il peut donc revenir indéfiniment pour de multiples passages à proximité de la Terre.L'effet est certes modeste : l'orbite de la Terre ne reculerait que de 55 km à chaque passage tous les 6000 ans, mais il est néanmoins suffisant pour l'éloigner petit à petit du Soleil.« L'accroissement de la luminosité du Soleil se fait sur des millions d'années : il faut donc déplacer la Terre selon une échelle de temps correspondante.Sinon, si on pousse la Terre trop loin d'un coup, on va tous geler », plaisante le scientifique.À ce rythme, il faudrait donc environ un million de passages de l'astéroïde pour déplacer la Terre à une distance d'environ 225 millions de kilomètres du Soleil, grosso modo là où se situe aujourd'hui la planète Mars.Sur le papier, les calculs mathématiques fonctionnent, assure Don Korycansky, dont un article corédigé avec Gregory Laughlin, chercheur à la NASA, et Fred Adams, physicien de l'Université du Michigan, va être publié dans la très sérieuse revue américaine Astrophysics and Space Science.Dans la réalité, la technologie permettant de modifier et guider la trajectoire d'un astéroïde sur l'orbite désirée n'a pas encore été mise au point.« Un simple détail d'ingénierie », promet toutefois Korycansky, convaincu que l'on saura bientôt fabriquer des fusées à fusion d'hydrogène ou des voiles solaires géantes.Reste qu'une telle mécanique céleste n'est pas sans danger, reconnaît le chercheur.Le premier péril serait que l'astéroïde s'écrase sur Terre.« Il faut s'assurer de bien viser parce que l'on manie un objet dix fois plus gros et doté de mille fois plus d'énergie que l'astéroïde qui se serait écrasé sur Terre il y 65 millions d'années, tuant les dinosaures », met en garde l'astrophysicien.Autre casse-tête : il va falloir peut-être aussi modifier les orbites d'autres planètes, qui pourraient devenir instables.« Le projet tout entier pourrait devenir un vrai capharnaüm et requérir une maintenance constante des orbites planétaires dans tout le système solaire », ajoute Korycansky.Enfin, dernier désagrément, et pas des moindres, de cette migration planétaire : on risquerait de perdre la Lune en route.L'emmental suisse ne renoncera pas à ses trous Agence France-Presse BERNE Ð L'emmental suisse, le produit agricole de la Confédération helvétique le plus exporté, entend bien garder ses grands trous, qui font sa spécificité, en dépit d'une nouvelle législation américaine, a-t-on appris hier auprès de l'association Emmentaler Switzerland.La nouvelle norme américaine, qui entre en vigueur demain, permet aux fromages de catégorie A, dont fait partie l'emmental suisse, d'avoir des trous de 0,95 à 2,06 cm, soit moitié moins grands que le célèbre fromage suisse.L'Emmentaler Switzerland, rappelle-t-on à l'association suisse, n'a rien à voir avec les fromages vendus aux États-Unis, sous le nom de « Swiss Cheese » ou d'« Emmental Cheese », qui sont des fromages industriels, fabriqués avec du lait pasteurisé.L'Emmentaler Switzerland est un produit quasiment artisanal, fabriqué uniquement à base de lait cru, qui ne peut être mis en vente qu'après 90 jours minimum d'affinage.« L'emmental suisse est le fromage le plus copié dans le monde, on le trouve dans n'importe quel pays », déclare Peter Eichenberger, responsable du marketing et de la communication de l'association Emmentaler Switzerland.Pour se défendre, l'association vient de déposer un dossier, auprès des autorités suisses, pour avoir droit à l'appellation AOC (origine contrôlée).Actuellement, l'original se reconnaît par un petit logo sur l'emballage, à côté de la mention en lettres rouge Emmentaler Switzerland.La Suisse exporte environ les trois quarts de sa production d'emmental, ce qui représente 30 000 tonnes par an.Ses plus gros marchés sont l'Italie, la France, l'Allemagne et les États-Unis.2929686A Le Salon de la moto de Montréal 2001 23 24 25 février 2001 Palais des Congrès de Montréal Pour tout voir et tout savoir sur l'univers complet de la moto.Vendredi: 12h à 22h www.salonmotomontreal.com Samedi: 10h à 22h Dimanche: 10h à 17h Une collaboration média: Admission: $9.00 (taxes incluses) Métro Place-d'Armes Challenge sécurité Participez au présenté en et courez le chance de collaboration avec la gagner un casque (1 tirage par heure, Détails au Salon.) Société de l'assurance automobile du Québec Assistez au Découvrez aussi le deuxième étage: démonstrations de trial spectaculaires, vente de vêtements et accessoires, garderie gratuite, bar-terrasse et attractions spéciales.2932296A 3LP0501B0221 B5 mercredi 3LP0501B0221 ZALLCALL 67 00:55:49 02/21/01 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 2 1 F É V R I E R 2 0 0 1 B 5 La mode adopte le camouflage; l'armée de terre applaudit DOMINIQUE AGEORGES Agence France-Presse PARIS Ð Pantalons, tee-shirts, robes haute couture, accessoires multiples, maillots de bain et lingerie : le camouflage envahit la mode française, sous l'oeil amusé de l'armée qui y voit un « rapprochement positif » avec le monde civil.« Dans les années 70, porter du militaire était un acte de contestation.Dans les années 90, c'était appartenir à une tribu.Aujourd'hui, le camouflage est l'arme des fashion victims » (victimes de la mode), résume avec ironie le créateur Jean- Charles de Castelbajac, « fils de Mai 68 » qui détourne depuis trente ans le camouflage.Cette mode d'aujourd'hui n'a pas échappé aux militaires : « Quand on porte toute l'année le treillis ou la tenue camouflage, on remarque les couvertures de magazine à nos couleurs », dit à l'AFP le général Alain Raevel, porte-parole adjoint au ministère français de la Défense.« Bien sûr, cela nous intéresse de savoir qu'on peut se retrouver dans un courant de mode car ce n'est pas neutre en termes d'image.C'est un rapprochement positif entre nous et l'extérieur », ajoute-t-il.Le général Raevel avance plusieurs explications à ce phénomène, parmi lesquelles les opérations humanitaires mais aussi la professionnalisation des armées.L'impact des films américains, qui « véhiculent une certaine image positive », n'est pas non plus négligeable, selon lui, d'autant que « les tenues militaires des armées modernes se ressemblent de plus en plus ».Pour le lieutenant-colonel Charles de Kersabiec, porte-parole de l'armée de terre, « le service militaire altérait l'image de l'armée.En ne prenant que des volontaires, on a fait tomber les dernières barrières de réticence à notre égard ».L'officier rappelle au passage que les couleurs actuelles de la tenue de camouflage datent de 1991.Elles ont été définies de façon très scientifique, à l'issue de multiples phases intermédiaires, à partir des roches, terres, bois et essences végétales de la région de Fontainebleau (au sud de Paris), « les plus représentatives de la région Centre- Europe ».L'adjudant-chef Elizabeth Rozalska, responsable des objets promotionnels, se retrouve quant à elle dans une curieuse situation.« Pour notre prochain catalogue qui sortira à l'automne, nous devrons faire autre chose ! » s'exclame-t-elle.« Par exemple, je me vois mal proposer un tee-shirt camouflage alors qu'on en voit partout », constate-t-elle avec le sourire.Jean-Charles de Castelbajac, issu d'une famille de militaires, aime « la notion d'illusion » apportée par le tissu, « jouer avec le paraître et le disparaître ».Dernière application en date : une balancelle de jardin pour un catalogue de vente par correspondance « parce qu'il a horreur des meubles blancs de jardin » et préfère « le mimétisme ».John Galliano pour Christian Dior a été attiré par le contraste masculin-féminin avec l'idée d'associer à un univers masculin des silhouettes et des formes sexy.Le créateur britannique, qui s'habille depuis longtemps dans des magasins de surplus, avait envie de s'amuser à employer ce motif sur des tissus très doux et ultra-féminins comme la soie, le taffetas, le satin ou le tulle.Le résultat fonctionne au-delà des espérances, indique-t-on chez Dior, dont les vitrines des magasins ont été redécorées aux couleurs marron, vert, beige et noir.En deux mois, les produits mis en boutiques dans le monde se sont vendus à 70 %.« Un record », selon la maison de luxe.photo AFP Aux dernières collections, John Galliano pour Christian Dior a joué avec l'idée d'associer à un univers masculin des silhouettes, des tissus féminins et des formes sexy. 3LP0601B0221 B6 mercredi 3LP0601B0221 ZALLCALL 67 00:56:14 02/21/01 B B 6 L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 2 1 F É V R I E R 2 0 0 1 Des gangs au Net Les gangs de rue font la promotion de leurs activités sur le réseau des réseaux LUDOVIC HIRTZMANN collaboration spéciale LES GRANDS conglomérats ne sont pas les seuls à s'intéresser au Web.Désormais, les gangs de rue ont investi le réseau des réseaux et y font la promotion de leurs activités.Internet sert non seulement à recruter de nouveaux membres mais également à intimider les bandes rivales.Ce phénomène de gangstérisation sur le Net est bien présent au Québec, même s'il est beaucoup moins important qu'aux États-Unis où l'on compte des milliers de sites liés aux gangs de rue.Des sites où le frisson est presque toujours garanti.« Concours ! Cliquez sur le colt 45 pour avoir plus d'informations ».Les Crips sont l'un des gangs de rue les plus actifs de Los Angeles et le font savoir sur leur site Internet (www.crips.com).En 1998, ce gang comptait des milliers de membres dans la « cité des anges » et était présent dans plus de 100 villes américaines.À l'image d'une grande entreprise, les Crips ont construit un site Web solide.À ceci près que le rapport annuel ne ferait pas sourire un banquier.On y trouve des jeunes posant élégamment avec leurs kalachnikovs, la collection d'armes de Vic à laquelle les internautes ont accès en cliquant sur un pistolet muni d'un silencieux.Et pour les passionnés, il est même possible de s'abonner à une liste de diffusion.Le phénomène des gangs de rue n'est pas récent.Un outil de promotion Déjà dans les années vingt, les « Magnificents », un groupe de jeunes de Los Angeles, terrorisaient la ville.Le département de police de Los Angeles a recensé 407 gangs de rue opérant actuellement dans la municipalité et plus de 65 000 adhérents.D'autres sources font état de 150 000 personnes liées à cette forme de crime organisé.Désormais, les bandes se servent du réseau des réseaux comme d'un outil de promotion pour recruter de nouveaux membres.Tous ces sites sont attrayants et la publicité que font les différentes bandes peut attirer les jeunes.Tous les ingrédients sont là : la vie facile, les armes, les filles.Ces sites Web sont aussi un outil d'expression au même titre que les graffitis que l'on retrouve sur les murs de nos cités.Malheureusement, dans le cas des sites Web des cybergangs, la création artistique n'est pas la seule activité.À Los Angeles, la criminalité est à la hausse.Lors des cinq dernières années, la ville a déploré 784 meurtres, 500 viols, 12 000 agressions et 10 000 vols.Certains sites sont très explicites, tels le site www.killercop.com qui appelait, moyennant récompense, au meurtre de policiers, et qui a été fermé depuis.À chacun son business Ne croyez cependant pas que les gangs de rue sont présents sur la Toile aux États-Unis seulement.Les gangs québécois sont aussi sur le Net.Ainsi, sur le site www.rockmachinemc.net, vous aurez accès au calendrier des prochaines rencontres des Bandidos, aux nouveautés du jour et à des liens vers les différentes sections de la célèbre bande.La « culture » de chaque gang est différente selon l'ethnie.En Californie, les gangs asiatiques se sont spécialisés dans l'extorsion de fonds et les cambriolages alors que les gangs de Noirs se partagent le marché de la drogue.À chacun son business.Les jeunes membres de ces bandes violentes ne sont pas toujours des adolescents.Certains sont recrutés dès l'âge de sept ans ! Si les gangs sont bien vivaces sur Internet, ceux qui les combattent le sont aussi.Certaines pages Web sont de véritables mines d'information en ce qui a trait aux gangs de rue.C'est notamment le cas pour le site de la police de Los Angeles, qui, outre des statistiques, donne des conseils de prévention.L'une des pages Web les plus complètes sur le sujet est très certainement ganginformation.com Ce site comporte des liens vers des centaines de sites traitant du phénomène des gangs de rue.Une autre bonne ressource est Streetgangs.com, un site réalisé par un étudiant de doctorat de géographie de l'UCLA.Gangstyle.com est un site américain truffé de témoignages de victimes de gangs de rue.Ce site, animé par des pasteurs, décrit bien au-delà de ses aspects évangéliques, la réalité crue des heurts entre bandes rivales.La langue y est écorchée, tout comme l'âme de ceux qui y témoignent.Fort heureusement, de nombreux sites sont des coquilles vides et ne sont pas créés par de vrais gangs de rue.Prudence cependant ! Quelques sites pour s'informer La Gendarmerie royale du Canada http://www.rcmp-grc.gc.ca Los Angeles Police Department http://www.lapdonline.org Rock Machine http://www.rockmachinemc.net/ Gangstyle http://www.gangstyle.com La direction de la santé publique de Montréal-Centre http://www.santepub-mtl.qc.ca/Priorites/ jeunes/delinquance.html Cybergangs http://www.cybergangs.com Gang Information http://www.ganginformation.com Streetgangs http://www.streetgangs.com Crips http://www.crips.com PHOTOTHÈQUE, La Presse © Le département de police de Los Angeles a recensé 407 gangs de rue opérant actuellement dans la municipalité et plus de 65 000 adhérents.NP0240401 Copyright 2001.Sears Canada Inc.De plus, avec la carte Sears, pas de paiement avant 1 an pour tous les gros appareils ménagers sur tous les gros appareils ménagers, aspirateurs et machines à coudre KenmoreMD à prix ordinaires Offre \u2018ÉPARGNEZ 13%': Sears déduira du prix de l'article le montant équivalant à celui qui sera payé pour la TPS et la TVQ, ce qui signifie que le montant total de l'achat, toutes taxes comprises, ne dépassera pas le prix de l'article.La déduction équivalant au montant des taxes ne s'applique pas aux achats faits dans le cadre de toute exonération de taxes.À l'exclusion des frais de livraison, de contrat d'entretien et d'installation.Offre \u2018Pas de paiement': pas de paiement avant février 2002 avec la carte Sears seulement, sur approbation de votre crédit.Achat minimum: 200 $.Tous les frais et taxes applicables sont payables au moment de l'achat.À l'exclusion des aspirateurs et machines à coudre.Renseignez-vous.Les deux offres: à l'exclusion des articles de nos Centres et magasins de liquidation et des achats par catalogue.Offres en vigueur jusqu'au dimanche 25 février ou, si Sears est fermé, au samedi 24 février 2001.ÉPARGNEZ 13% Sears.Les beaux côtés de votre vieMC JUSQU'À CETTE FIN DE SEMAINE! Gros appareils ménagers en ligne au www.sears.ca Il y a des magasins Sears près de chez vous Gros appareils ménagers disponibles dans les magasins suivants: Amos Magasin-concession d'Amos, (819) 732-6451 Deux-Montagnes Les Promenades Deux-Montagnes, (450) 491-5000 Drummondville Les Promenades Drummondville, (819) 478-1381 Granby Les Galeries de Granby, (450) 375-5770 Joliette Magasin-concession de Joliette, (450) 759-3900 Mont Laurier Magasin-concession de Mont Laurier, (819) 623-4100 Montréal Le Carrefour Laval, (450) 682-1200 Le Champlain, Brossard, (450) 465-1000 Les Galeries d'Anjou, (514) 353-7770 La Place Vertu, St-Laurent, (514) 335-7770 Les Promenades St-Bruno, (450) 441-6603 Magasin de meubles et d'électroménagers d'Anjou, Langelier et Jean Talon, (514) 254-4213 Magasin de meubles et d'électroménagers de Brossard, Boulevard Taschereau et boulevard Napoléon, (450) 678-9066 Magasin de meubles et d'électroménagers de La Salle, Carrefour Angrignon, (514) 365-5070 Magasin de meubles et d'électroménagers de Laval, Boulevard Curé Labelle et autoroute 440, (450) 682-0495 Pointe Claire Le Centre Fairview Pointe Claire, (514) 694-8815 Magasin de meubles et d'électroménagers de Pointe Claire, Boul.des Sources et autoroute Transcanadienne, (514) 694-3984 Repentigny Les Galeries Rive Nord, (450) 582-5532 Rouyn-Noranda La Place Noranda, (819) 797-2321 Sorel Les Promenades de Sorel, (450) 746-2508 St-Hyacinthe Magasin-concession de St-Hyacinthe, (450) 773-6601 St-Jean Le Carrefour Richelieu, St-Jean, (450) 349-2651 St.Jérôme Le Carrefour du Nord, (450) 432-2110 Val d'Or Magasin-concession de Val d'Or, (819) 825-3181 Valleyfield Magasin-concession de Valleyfield, (450) 371-3050 2929234A Plus d'un jeune Européen sur deux a été déjà ivre à 16 ans Agence France-Presse PARIS Ð À 16 ans, plus d'un jeune Européen sur deux a déjà été ivre, selon une étude réalisée auprès de quelque 95 000 jeunes de 30 pays d'Europe, rendue publique hier.Cependant les ivresses répétées, surtout observées dans les pays du Nord et les îles britanniques, sont beaucoup moins fréquentes dans des pays méditerranéens comme la France, selon cette enquête.L'étude, qui ne prend pas en compte l'Espagne et l'Allemagne, est publiée à l'occasion d'une réunion sur l'alcool et les jeunes, organisée du 19 au 21 février à Stockh l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l'Union européenne.Elle porte sur un échantillon représentatif de près de 95 000 élèves nés en 1983, âgés de 16 ans au moment des entrevues.On y apprend aussi que deux jeunes Européens sur trois ont fumé au moins une cigarette dans leur vie et que 16 % ont déjà expérimenté le cannabis.Selon cette enquête, les « ivresses répétées Ð dix ou plus dans l'année Ð surtout observées dans les pays du Nord et les îles britanniques, restent un comportement beaucoup moins fréquent, voire rare, dans les pays méditerrannéens comme la France », relève Marie Choquet de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), coordinatrice de l'étude pour la France.Trente pays (dont des pays de l'Est) ont participé en 1999 à l'enquête ESPAD (European School Survey Project on Alcohol and other Drugs) coordonnée par des spécialistes suédois.La majorité des jeunes Européens de 16 ans ont déjà bu de l'alcool au cours de leur vie : 83 % au cours de l'année, et les deux tiers au cours du dernier mois.Dans la grande majorité des pays, les garçons sont plus nombreux à consommer de l'alcool que les filles.« Pour la consommation d'alcool, occasionnelle ou régulière, la France est loin d'être en tête », indique à l'AFP Marie Choquet.« Ce constat est encore plus vrai pour l'ivresse où la France figure parmi les derniers pays », ajoute-t-elle.En revanche, la plus grande mortalité accidentelle en France laisserait penser, selon elle, que les jeunes des pays du Nord qui s'enivrent ne prennent pas le volant.En France, 77 % des élèves de 16 ans ont consommé de l'alcool dans l'année, 60 % dans les 30 derniers jours et « 8 % en ont pris au moins dix fois dans le mois précédant l'enquête ».Cette consommation mensuelle d'alcool (dix fois et plus par mois) plutôt inquiétante est plus élevée au Danemark (18 %), au Royaume- Uni (16 %), en Grèce (13 %), en République tchèque (15 %).La France se range parmi les pays où les jeunes ont une consommation mensuelle d'alcool moindre avec le Portugal (6 %), l'Italie (7 %), la Pologne (8 %) et la Suède (2 %), relève l'épidémiologiste.« En France, 3 % de jeunes de 16 ans ont été ivres au moins dix fois dans l'année.Cette proportion atteint 39 % au Danemark, 29 % en Finlande, 28 % en Angleterre, 27 % en Irlande, 19 % en Islande, 18 % en Suède, 16 % en Norvège », précise Mme Choquet. 3LP0701B0221 B7MERCREDI 3LP0701B0221 ZALLCALL 67 00:56:29 02/21/01 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 2 1 FÉVRIER 2001 B7 EN BREF PASCAL LAPOINTE Agence Science-Presse e t HUGO DUMAS Vingt-quatre heures dans la vie d'une info POUR MIEUX faire comprendre aux parlementaires de la Commission sur la concentration de la presse comment fonctionne le (petit) monde de l'information au Québec, Bernard Chabot, journaliste à TVA, a raconté l'histoire suivante, alors qu'il présentait le mémoire des syndicats de TVA : « La nouvelle à la une des grands quotidiens alimente, en début de journée, les premières discussions publiques.La radio reprend la nouvelle, la diffuse, la commente en faisant souvent appel aux citoyens par des émissions dites de lignes ouvertes.« Vient ensuite la télévision.Les affectateurs désigneront un journaliste pour fouiller davantage ce que raconte le journal du matin.La télé généraliste reprend la nouvelle, la traite en faisant, cette fois, appel aux personnes qui y sont reliées : commentaires du ministre, réaction des adversaires, témoignage de la veuve éplorée.Les journaux en ligne, Internet, reprennent aussi la nouvelle et la diffusent.En fin de journée, la radio spécialisée en information, par exemple INFO 690, à Montréal, rediffuse intégralement Ð je dis bien intégralement Ð la nouvelle produite par LCN.« Or, le citoyen lit la nouvelle en prenant son petitdéjeuner, l'entend dans sa voiture, la regarde sur l'écran de télé du bistro du midi, la lit à nouveau au bureau en surfant sur le Net, la regarde à nouveau en écoutant ses nouvelles de fin de soirée, parce qu'il est toujours insatisfait, veut en savoir toujours davantage, retourne consulter un autre portail qui le laisse sur son appétit, et décide d'aller se coucher.Il s'endort épuisé en la réentendant au 690, le canal information.Que de sources d'information ! » La transcription des audiences de la commission parlementaire : http : www.assnat.qc.ca/fra/ publications/debats/cc.htm n n n Le pouvoir est là FAIR, un organisme de critique des médias, a passé les derniers mois, pour la troisième année consécutive, à compiler des histoires d'horreur sur les pressions (patrons, annonceurs, politiciens, etc.) dont sont l'objet des journalistes.Le résultat est un rapport déprimant, intitulé Comment le pouvoir façonne les nouvelles.On peut y lire par exemple que la station de New York du réseau CBS a reçu l'an dernier 300 000 $ pour diffuser le 23 mars, sur son site Web, une annonce sur une chirurgie oculaire.le jour même où le bulletin d'informationde la station diffusait un reportage sur cette même chirurgie, avec le même patient et le même médecin que dans la pub.On peut apprendre aussi que les compagnies United Airlines et US Airways ont passé une entente avec le Washington Post, le New York Times et le Wall Street Journal : nous vous donnerons en exclusivité les informations sur notre fusion si vous ne faites appel à aucun « critique » pour commenter.L'entente est tombée à l'eau.parce qu'un concurrent, le Financial Times, a publié avant tout le monde un scoop sur la fusion.Le rapport complet est en ligne : http : www.fair.org/ff2000.html n n n Rapporter de bonnes nouvelles?LA CRISE DE l'énergie qui frappe la Californie a aussi provoqué un froid entre les journalistes et le président d'une des principales compagnies d'électricité, PG&E Corp.: ce dernier reproche aux médias de ne rapporter que les mauvaises nouvelles.Dans un mémo, il donne des exemples de titres qu'il aurait d'autant plus aimé lire dans ses quotidiens préférés qu'ils correspondent à des déclarations que lui et ses adjoints ont fait aux journalistes.Par exemple : « Toutes les centrales de PG&E fonctionnaient à plein rendement hier.» Ou : « Virtuellement tous les clients de PG&E avaient de l'électricité hier.» Si on devait suivre son conseil, on pourrait imaginer des reportages tels que : « Tous les métros sont partis à l'heure hier matin.» Ou, pourquoi pas : « Le Canadien de Montréal n'a perdu aucun match l'été dernier.» n n n Quand ça va mal.QUAND l'économie va mal, les médias financiers vont mal.C'est le constat qui semble se dégager de la dégringolade que subissent en ce moment aussi bien les chaînes télévisées d'information financière que les magazines d'affaires.Après avoir connu un essor fulgurant au cours des cinq dernières années, essor coïncidant, comme par hasard, avec le « boom » de l'économie et de la Bourse, ces médias semblent à présent vivre les effets de la déprime.À la télé, CNBC (dont les revenus publicitaires ont bondi de 236 % entre 1996 et 2000, selon Nielsen) et CNNfn (hausse de 298 % pendant la même période) sabrent leur personnel, tandis que dans l'écrit, Business 2.0 est apparemment sur le point d'être vendu et que même le Wall Street Journal a vécu en janvier une baisse de 25 % de son espace publicitaire par rapport à la même période l'an dernier.Il y a un an, le public, surtout américain, dévorait littéralement l'information financière.Selon Samir Husni, de l'école de journalisme de l'Université du Mississippi, le nombre de publications d'affaires ou de finances aurait grimpé jusqu'à 800 aux États- Unis ! Même une économie en santé aurait eu du mal à soutenir ça longtemps.n n n Sitcom sur la Maison-Blanche MATT STONE et Trey Parker, les créateurs du décapant dessin animé South Park, remettent ça avec une nouvelle comédie de situation qui se déroulera à la Maison-Blanche, rapporte le magazine Brill's Content.Le titre : That's My Bush !, Bush comme dans George W.Ça promet.La diffusion de l'émission doit commencer en avril sur la chaîne américaine Comedy Central.Elle était prévue pour février, mais le fiasco des élections américaines a retardé le choix du président et, par le fait même, l'identité du personnage principal de l'émission de Stone et Parker.L'émission n'est pas en ondes que déjà, elle suscite la controverse.Comedy Central a demandé aux créateurs de retirer de l'émission toute référence aux jumelles Bush de 19 ans, Jenna et Barbara, que Stone et Parker faisaient passer pour deux « amantes lesbiennes incestueuses ».Depuis le 22 octobre, date de la diffusion du premier épisode de la série Le Canada : une histoire populaire, à Radio-Canada, le débat se fait à coups de lettres ouvertes dans les journaux.Une histoire populaire.pour qui?Les critiques francophones ont détesté la série Le Canada : une histoire populaire de Radio-Canada.Les scribes anglophones ont plutôt aimé Canada : A People's History, diffusée sur les ondes de CBC.Il s'agit pourtant du même document, reçu au Québec avec une brique et un fanal, mais louangé dans le «Rest of Canada» (ROC).Chronique d'une série controversée.HUGO DUMAS POUR ANTONIA Zerbisias, critique télé au quotidien The Toronto Star, cette production radio-canadienne d'envergure est rien de moins qu'un « incontournable de la télévision ».Un must-see TV, en bon français.Dans La Presse, Louise Cousineau écrit que « le premier épisode de la série Le Canada : une histoire populaire, a eu 558 000 spectateurs.Ce qui est quand même bon, étant donné la platitude extrême de la première heure consacrée aux Indiens ».Linda Williamson, chroniqueuse au Toronto Sun, parle d'un bijou « qui nous montre comment la télévision peut être belle si on lui donne une chance ».Au Journal de Montréal, Franco Nuovo signe une chronique intitulée Le Canada : histoire plate, dans laquelle on retrouve les expressions « pénible consommé », « ennui mortel » et « trop linéaire ».Dan Brown, du National Post, plus nuancé, note que la série est O.K.et que les téléspectateurs un peu intéressés par l'histoire vont l'apprécier.Les autres, non.De retour chez nous, Nathalie Petrowski descend le document audiovisuel en flammes dans une chronique publiée dans La Presse à la mi-janvier.L'hebdomadaire Voir parle de son côté d'une série ronflante et drabe, tandis que Vincent Desautels, du Devoir, n'aime guère plus cette production, qui a coûté 25 millions.Bref, les deux solitudes journalistiques du pays ont eu une vision bien différente d'une histoire que la société d'État a voulu la même d'un océan à l'autre.Depuis la diffusion du premier épisode, le 22 octobre, le débat s'est fait à coups de lettres ouvertes dans les journaux, d'abord dans Le Devoir, puis dans La Presse.Les chroniques incendiaires n'ont pas tardé.Une surdose d'objectivité tout en sachant que cette objectivité est une façon de noyer le poisson, écrit Nathalie Petrowski.Une série née des ambitions unificatrices d'un ancien président de Radio- Canada-CBC, ajoute Franco Nuovo.« J'espère que les journalistes ne font pas de l'urticaire juste en entendant le mot Canada », lance Mario Cardinal, conseiller éditorial de cette série de 30 heures.Depuis plusieurs semaines, M.Cardinal défend vigoureusement la coproduction des réseaux français et anglais de Radio- Canada.Dans une lettre ouverte publiée dans La Presse la semaine dernière, il dit en avoir ras le bol de subir des procès d'intention de la part des chroniqueurs et que la série soit taxée de propagandiste ou de loyaliste.Est-il trop sensible aux attaques ?« Je ne reproche pas aux gens de critiquer la série.Je leur reproche de ne pas étayer et préciser la nature de leurs accusations.Personne n'a vraiment fait une analyse, une recherche sérieuse sur la série ellemême.Personne ne m'a appelé pour en discuter.Tout a été fait à coups de gueule et d'états d'âme », explique M.Cardinal, qui a aussi écrit une lettre au Devoir, à la mi-novembre, pour dénoncer la même situation.Selon Mario Cardinal, la recherche d'objectivité a été au coeur des préoccupations des artisans de la série.« Ce qui nous indispose, c'est qu'il y a des réputations qui se jouent, surtout chez les plus jeunes journalistes qui y ont travaillé », indique-t-il.C'est de cette soi-disant objectivité que découlent plusieurs problèmes, note Christian Dufour, auteur du livre Lettre aux souverainistes québécois et aux fédéralistes canadiens qui sont restés fidèles au Québec.« Vouloir faire une seule histoire pour les anglophones et les francophones, c'était un gros pari, qui a échoué.La série prétend être objective, alors que ses créateurs ont fait des choix qui ont banalisé la vision québécoise de l'histoire », souligne M.Dufour, en entrevue.Comme exemple, Christian Dufour cite le quatrième épisode de la série, qui portait sur la Proclamation royale de 1763, dans lequel les effets négatifs sur les anciens Canadiens ont été évacués.« Comment voulez-vous avoir une seule vision de la Conquête ?Ce n'est pas réaliste.Je ne dis pas qu'il aurait fallu faire un film comme Pierre Falardeau.Mais on ne peut pas voir la Conquête de la même façon si on est francophone que si on est anglophone », poursuit Christian Dufour, qui voit dans cette série une opération politique d'unification canadienne sous le couvert de l'objectivité.Un peu comme Nathalie Petrowski et Franco Nuovo l'ont écrit.Et comment expliquer un tel décalage entre la presse anglophone et francophone ?« La série correspond à la vision du Canada que les anglophones aiment et où le Québec n'est pas une société distincte », dit Christian Dufour, en ajoutant que plus les gens de Radio-Canada se défendaient, plus ils se coulaient.Pour Mario Cardinal, insinuer des choses sans apporter de preuves tangibles démontre le « caractère de plus en plus paroissial de notre couverture du domaine de la culture au Québec ».En moyenne, les premiers épisodes de l'épopée canadienne ont attiré 397 000 téléspectateurs francophones.Au Canada anglais, ils ont été 1 189 000 à regarder la première tranche de Canada : A People's Story, indique Évelyne Dubois, du service des communications de Radio-Canada.Le huitième épisode a été diffusé dimanche soir.La dernière moitié de la série reprendra l'antenne en septembre, avec beaucoup plus d'images d'archives et moins de comédiens.Le Canada : une histoire populaire, c'est aussi une page Web (www.radio-canada.ca/histoire), un livre et une version DVD de la série.Dan Brown a résumé, fin octobre, la pensée de bien des chroniqueurs avec une question assassine, glissée à la fin d'un article du National Post : « Pourquoi dépenser 25 millions dans une série de 30 heures alors qu'une Minute du patrimoine ou deux auraient fait l'affaire ?» «On ne peut pas voir la Conquête de la même façon si on est francophone que si on est anglophone. 3LP0801B0221 B-8 MERCREDI actuel 3LP0801B0221 ZALLCALL 67 00:59:19 02/21/01 B B8 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 2 1 FÉVRIER 2001 379$ Traction intégrale à prise constante Moteur 2,5 litres, 16 soupapes Climatiseur Freins antiblocage (ABS) Différentiel arrière autobloquant Dégivreur d'essuie-glace avant Siège du conducteur à réglage électrique en six points et sièges avant chauffants Rétroviseurs extérieurs électriques dégivrants Verrouillage et lève-glaces électriques Deux coussins gonflables Régulateur de vitesse Stéréo AM/FM/bande météo avec lecteur de cassette Phares antibrouillard halogène à quatre lampes Essuie-glace arrière intermittent Et beaucoup plus! l'étoile de l'aventure 319$ Traction intégrale à prise constante Climatiseur Moteur 2,5 litres, 16 soupapes Régulateur de vitesse Stéréo AM/FM, cassette 80 watts, à 4 haut-parleurs Siège du conducteur à réglage électrique en 6 points Support lombaire au siège du conducteur Trois appuie-tête à l'arrière Lampes de lecture à l'avant Affichage numérique de la température extérieure (au tableau de bord) Compteur journalier double Passe-skis dans l'appuie-bras central arrière Et beaucoup plus! l'étoile européenne Traction intégrale à prise constante Climatiseur Moteur 2,5 litres, 16 soupapes Freins antiblocage (ABS) Coussins gonflables SRS Poutrelles de protection dans les portes Régulateur de vitesse Phares halogène Rétroviseurs électriques Lève-glaces et verrouillage électriques Stéréo AM/FM 80 watts avec lecteur de CD Transmission manuelle Et beaucoup plus! l'étoile des rallyes Paiements mensuels basés sur un bail de 48 mois.Versement initial de 3295 $ ou échange équivalent.Allocation de 20 000 km par année, 8 ¢ du km excédentaire.Immatriculation, assurances et taxes en sus.Sous réserve d'approbation de crédit.Les 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L 2001 RS Traction intégrale à prise constante Moteur 2,5 litres, 16 soupapes Climatiseur Freins antiblocage (ABS) Régulateur de vitesse Verrouillage des portes et lève-glaces électriques Deux coussins gonflables Trois appuie-tête arrière Stéréo AM/FM avec lecteur de cassette Prise 12 V au coffre Phares antibrouillard Essuie-glace/lave-glace arrière intermittent Affichage numérique de la température extérieure au tableau de bord Transmission manuelle Et beaucoup plus! La Forester a reçu le prix du meilleur achat, dans la catégorie « Mini-utilitaire », dans le cadre du Best Buy 2001 (Meilleur achat 2001), organisé par le magazine Canada's Carguide et le Globe and Mail.Elle a aussi été désignée « Meilleur achat » dans le Guide de l'auto 2000 de Jacques Duval et Denis Duquet.l'étoile du mois 319$ L 2001 www.s u b a r u .c a UNE OFFRE INCOMPARABLE ! AUTOMATIQUE AUTOMATIQUE 359$ MAINTENANT DISPONIBLE 6 CYLINDRES, MOTEUR 3,0 LITRES, DACT, 212 CH Jean-Luc Brassard 2922084A Les Américains ne veulent pas d'un dollar sonnant et trébuchant ROB LEVER Agence France-Presse WASHINGTON Ð L'attachement des Américains au billet de un dollar à l'effigie de leur président préféré, George Washington, reste indéracinable et la mise en circulation, il y a un an, de la pièce du même montant, censée le remplacer, est un fiasco, sauf pour les collectionneurs.Près d'un milliard de ces dollars ronds à l'effigie du guide indien Sacagawea ont été émis depuis janvier 2000, dans un effort sans précédent pour faire oublier la dernière mise en circulation d'une pièce de un dollar, en 1979, qui fit long feu.Si les partisans du dollar doré continuent à croire en son succès, les critiques de cette fantaisie monétaire la voient déjà condamnée.« Je pense qu'il faut faire très attention en s'assurant qu'il y a bien une demande avant de mettre une monnaie en circulation », estime James Miller, ancien directeur du budget dans l'administration de Ronald Reagan et conseiller de la coalition « Sauvez le billet vert ».« Au cours de ce siècle, les Américains ne se sont jamais attachés à une pièce.Ils préfèrent tout simplement un billet que l'on plie », renchérit Bob Korver, expert en numismatique.« Personne n'en veut autrement que pour en mettre deux ou trois de côté pour ses petits enfants », ajoute-t-il.« Notre objectif n'est pas de remplacer le billet, c'est d'avoir une cocirculation : les Américains aiment avoir le choix », se défend Mike White, porte-parole de l'organisme chargé de battre la monnaie.Selon certaines études, le gouvernement pourrait économiser plus d'un demi-milliard de dollars en se défaisant des billets de un dollar dont la durée de vie Ð deux ou trois ans Ð est inférieure à celle des pièces.« C'est un facteur d'épargne important », estime James Benfield, directeur de la Coalition de la pièce, qui fait pression notamment auprès des propriétaires de machines distribuant boissons et collations pour qu'ils adoptent la monnaie, plus pratique selon lui.Mais, admet-il, il est « assez difficile de se défaire » du dollar à l'effigie de George Washington, l'une des figures de l'histoire américaine.La pièce, affirment encore ses opposants, se rapproche trop des monnaies de 25 cents en taille et au toucher.« Les gens ne veulent pas mettre deux pièces de 25 cents, et se rendre compte plus tard qu'ils ont déboursé un dollar et 25 cents », s'indigne Bob Korver.Mais selon les autorités américaines, grâce à sa tranche non dentelée et dorée, elle ne peut être confondue avec de la petite monnaie.15h à 18h THÉ À LA MENTHE ET ARTISANS MAROCAINS Hall du Renaissance Montréal Hôtel Gratuit 17h à 22h «GOÛTEZ D'ABORD.CHOISISSEZ ENSUITE» Béringer Chez Queux Réservations (514) 866-5194 17h à 18h UN «5 À 8» SUR LE THÈME DU BRÉSIL Marriott Château Champlain Bar le Caribou 17h30 à 22h30 SOIRÉE «CABARET MAROCAIN» Renaissance Montréal Hôtel Café Tentation Réservations (514) 288-6666 18h SOIRÉE SPÉCIALE MONDAVI Les Caprices de Nicolas Réservations (514) 282-9790 18h et 22h LA CUISINE DE JEAN-PAUL GRAPPE Le Club des Pins Réservations (514) 272-9484 19h à 22h VINS ET VIGNOBLES DU MONDE: LES SAVEURS D'AMÉRIQUE Université de Montréal Pavillon 3200, rue Jean-Brillant Réservations (514) 343-2020 "]
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