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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Lectures - Arts et Spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2001-03-11, Collections de BAnQ.

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[" 7LP0101B0311 B 1 dimanche 7LP0101B0311 ZALLCALL 67 00:56:30 03/11/01 B editions@stanke.com www.stanke.com (514) 396-5151 Les Éditions internationales Alain Stanké Pierre Légaré publie RIEN chez 120 pages 17,95 $ « Non, RIEN de RIEN Non, vous ne regretterez RIEN.» RIEN Pierre Légaré 2926624A 7LP0201B0311 b3 lectures dimanche 7LP0201B0311 ZALLCALL 67 00:52:45 03/11/01 B ESSAI Les cartes perforées au service de l'horreur MARIO ROY Par l'intermédiaire d'une filiale allemande, la Dehomag, la multinationale IBM a prêté assistance au régime nazi dans son entreprise de recensement puis de persécution et d'extermination des Juifs.Tant au siège social de New York qu'aux bureaux de Genève et de Berlin, les administrateurs de la firme et de ses filiales ne pouvaient ignorer, dès 1933, ce vers quoi se dirigeait Hitler ; pendant la guerre, les machines de la Dehomag (Deutsche Hollerith Machinen Gesellschaft) ont imperturbablement continué à tourner.Toute l'affaire est exposée en détails dans une brique du journaliste Edwin Black, IBM et l'Holocauste, qui a fait l'objet d'un lancement mondial en plusieurs langues, le mois dernier.Les éditeurs s'attendaient visiblement à ce que le récit ait un impact fracassant, ce qui, pour toutes sortes de raisons, n'a pas été le cas.Pour sa part, la compagnie IBM a réagi prudemment Ð c'est un euphémisme Ð en promettant que « si ce livre met en lumière des informations nouvelles et vérifiables qui permettent d'avancer dans la compréhension de cette époque tragique, IBM l'examinera et demandera à des experts d'en faire autant ».Un oeil sur tout Or, si Edwin Black livre certainement une quantité stupéfiante d'informations, il n'en reste pas moins qu'il ne lève pas l'incertitude pesant sur des aspects importants de la collaboration d'IBM avec le régime nazi.Ces zones d'ombre persistantes (que des critiques ont durement notées), ajoutées au fait que l'affaire était déjà connue (une machine IBM est exposée au Musée américain de l'Holocauste et des ouvrages ont abordé ce sujet) expliquent en partie le faible retentissement du travail de l'auteur.Néanmoins, une chose est sûre : le patron d'IBM, Thomas J.Watson, savait ce qui se tramait à Berlin, savait que les Juifs étaient dans la ligne de mire du régime, ne pouvait ignorer que ses machines contribueraient fatalement à l'escalade qui allait conduire à l'horreur que l'on sait.Uniquement intéressé par le pouvoir et le profit, il ne devait pas renoncer avant la toute fin de la guerre à tirer profit de la situation allemande Ð à ce point qu'il reçut même une décoration du Fuhrer, qu'il finit par restituer lorsque le FBI s'intéressa de trop près aux activités de la firme.Pour IBM, il s'agissait de fournir aux nazis par le biais de sa filiale la logistique de mécanographie Ð basée sur les cartes perforées, ancêtres des 0 et des 1 de l'informatique Ð nécessaire, d'abord, aux recensements de 1933 et de 1939 qui permirent de cibler la population juive ; puis, plus tard, utilisée dans l'administration des camps de concentration et des chemins de fer, dans la confection des listes de candidats à la déportation, au travail forcé et pire encore.Ironiquement, cette technologie avait été inventée aux États-Unis, précisément pour le recensement de 1900, par un réfugié allemand, Hermann Hollerith.Ne jouit cependant pas de la même clarté la nature exacte des rapports qu'IBM New York entretint tout au cours de ces années avec sa filiale allemande, gérée par Willy Heidinger, un homme autocrate et revendicateur.Demeure tout aussi nébuleux l'ampleur du profit amassé dans ces opérations : très tôt, les nazis interdirent en effet le transfert de devises hors de l'Allemagne.Après tout cela, il est fascinant de voir une affiche publicitaire distribuée à cette époque par la Dehomag, sur laquelle un oeil géant regarde la ville à travers une carte perforée.L'affiche est frappée du slogan orwellien : « Gardez un oeil sur tout grâce aux cartes perforées Hollerith ».H H H IBM ET L'HOLOCAUSE/ L'ALLIANCE STRATÉGIQUE ENTRE L'ALLEMAGNE NAZIE ET LA PLUS PUISSANTE MULTINATIONALE AMÉRICAINE Edwin Black Robert Laffont éditeur, 2001, 595 pages Photo La Presse© À 47 ans, Nancy Huston a non seulement dix romans, dix essais et quatre récits pour enfants à son actif, mais cela se passe comme si elle avait eu plusieurs vies, comme les chats.HUSTON Suite de la page b1 « Il est vrai que le contenu du livre est plutôt funèbre », admet Nancy Huston en sirotant un kir d'après 17 heures dans un bistrot voisin du Jardin des Plantes.« Mais j'espère qu'il y a même avec ce sujet une jouissance de lecture.Certes, il est parfois douloureux de regarder en face cette réalité qui est celle du vieillissement, de la maladie et de la mort.Mais c'est également une façon de se dire : profitons de la vie pendant que nous sommes en vie.» Cette façon d'aller à la fois très loin dans le passé Ð l'Ukrainien Aron se souvient de son enfance à Odessa, de sa jeunesse en Afrique du Sud Ð puis dans le futur, permet dans un mouvement ambitieux « de visiter la totalité du siècle ».Et diverses parties de l'univers : « Cela m'est souvent arrivé au cours de certains dîners à huit ou dix personnes, dit la romancière, de m'étonner de la diversité incroyable des histoires individuelles des convives, certains venant de pays très lointains, d'autres, âgés, ayant connu presque tout le siècle.Et puis ce mystère qui fait que des gens extrêmement différents aient malgré tout des relations entre eux.» Dans ce projet « de la maturité », qui lui a coûté un an et demi de travail à temps plein (pour la version en anglais, la première), Nancy Huston a l'ambition (en grande partie réussie malgré la complexité appuyée de la structure narrative) de réaliser une somme sur le mystère, banal et insondable, de douze humains et de leurs relations croisées.Et, en faisant intervenir systématiquement le Dieu-romancier, d'aller jusqu'aux frontières ultimes de la fiction.Comme si elle était arrivée aujourd'hui à une étape charnière de son existence de romancière.Plusieurs vies, comme les chats On serait tenté de dire : une étape charnière de plus.À 47 ans, Nancy Huston a non seulement dix romans, dix essais et quatre récits pour enfants à son actif, mais cela se passe comme si elle avait eu plusieurs vies, comme les chats.Née en 1953 à Calgary.Transplantée sur les campus américains en 1968.Retransplantée en 1973 à Paris où elle devient à la fois une intellectuelle de gauche barthésienne introduite dans le milieu et un écrivain purement francophone.Éditée par le Seuil, jolis succès critiques, ventes modestes mais réelles.Vers 1990, crise personnelle et grand tournant littéraire : « J'avais besoin de retrouver la langue de mon enfance ».Elle écrit en anglais Cantique des plaines.« Mais j«étais totalement inconnue dans le monde anglo-saxon : je n'ai eu que des refus.» Elle décide de le traduire elle-même en français.Mais comme le manuscrit est proposé au Seuil par un agent littéraire Ð outrecuidance extrême à Paris ! Ð le Seuil s'empresse de le refuser.« C'est ainsi que je me suis retrouvée, entre 38 et 40 ans, sans éditeur : 17 maisons parisiennes, toutes les grandes et plusieurs petites, ont refusé ce livre, qui était quand même bon.Comme j'avais déjà publié au Seuil et que le Seuil avait dit non, j'étais suspecte.J'ai passé deux années très dures : après dix livres publiés, c'était comme si je n'existais plus.» La suite est connue : les éditions Actes Sud se prennent de passion pour Miss Huston.Deux romans plus tard, en 1996, Instruments des ténèbres remporte l'excellent et honnête prix du Livre-Inter, devient un best-seller à 120 000 exemplaires.En 1998, L'Empreinte de l'ange, écrit d'abord en français puis en anglais), a le prix des lectrices de Elle, remporte le Concourt des lycéens Ð ce qui fait trois prix « grand public », sans magouilles Ð et revend 130 000 exemplaires.La revenante est devenue une vedette littéraire en France Ð mais elle ne le doit strictement à personne d'autre qu'à elle-même.À un travail patient qui la mène tous les jours de la semaine dans son « bureau » de la rue Saint-Antoine, où elle travaille quatre ou huit heures par jour Ð « que cela donne un résultat ou non ».Et quand, après avoir écrit et récrit 100 fois le roman, il est terminé, soit en français, soit en anglais, elle entreprend aussitôt de le traduire dans l'autre langue, « ce qui fait apparaître tous les défauts de la première version ».À son arrivée à Paris dans les années 1970 Ð et vue son allure très nouvelle vague Ð Nancy Huston était tombée dans l'effervescence intello parisienne.Il y eut des remises en question et des ruptures.La voilà devenue (ou redevenue) sérieuse.Et dans le registre de la gravité extrême, Dolce Agonia est un livre très accompli.Et qui aurait pu s'intituler Sonate d'automne, si Bergman n'avait pas déjà monopolisé le titre.Photo MUSÉE AMÉRICAIN DE L'HOLOCAUSTE Une machine Hollerith, propriété d'IBM, qui servit au premier recensement racial de 1933, en Allemagne.FLASH-LIVRES Citez, citez, il en restera toujours quelque chose.JACQUES FOLCH-RIBAS collaboration spéciale On peut évidemment se servir d'une citation, cela est sans doute beau et bien, mais pourquoi faire ?Il y a plusieurs motifs, le premier me semblant être de soutenir une pensée que vous n'avez pas eue - un étai dressé dans le vide ! - ou que vous êtes incapable de poursuivre.« Les citations sont les pilotis de l'écrivain fantôme : sans elles, il s'enfoncerait doucement dans le néant » (Erik Orsenna).Une autre raison ?La citation sociale, à rapprocher de l'alcoolisme social.Un petit verre par-ci, par-là, et vous risquez la cirrhose.On cite devant les amis ou les connaissances, cela vous donne un air instruit et déclenche, peut-être, une autre citation tout à fait contraire, puisqu'il y en a tellement et de tellement de sortes.Dites voir, un peu : « Il n'est rien de pire dans le monde qu'une femme, si ce n'est une autre femme » (Aristophane), cela provoquera quelque chose comme « On ne naît pas femme, on le devient », de Simone de Beauvoir.Et ensuite : « Plus je connais les hommes, plus j'aime les femmes », de Francis Blanche, qui avait transposé « Plus je connais les hommes, plus j'aime mon chien » (De qui, déjà ?).C'est bien fait, il ne fallait pas commencer ! Il y a la docte citation, qui ne tient qu'à la réputation de son auteur.Une sottise, souvent, mais si c'est de Bossuet, de Céline Dion ou de De Gaulle.ce doit être vrai.« La sottise et la vanité sont compagnes inséparables » (Beaumarchais).Ainsi vont la littérature et la conversation.Ce livre, par ailleurs très drôle, contient de quoi réfléchir, et tourner sa langue sept fois, dans la bouche d'un autre.H H H LE BOUQUIN DES CITATIONS Claude Gagnière Robert Laffont, Paris, 621 pages Gare aux lions et autres prédateurs collaboration spéciale Attribuez à mon esprit de contradiction le fait que je me réjouisse d'avoir pu attendre la fin du soi-disant « Mois de l'histoire et de la culture noires » avant de vous parler du nouvel opus que lance ces jours-ci le ténor des lettres haïtiano- québécoises, Émile Ollivier.Entre vous et moi, j'éprouve toujours quelque malaise à voir les médias se plier bon an mal an à une célébration quasi obligée de la négritude Ð comme s'il suffisait de faire son devoir ou sa B.A.pendant 28 jours et de passer aux choses sérieuses le reste de l'année ! Recueil de 14 nouvelles sur les thèmes de l'errance et de la persistance de la mémoire, Regarde, regarde les lions marque en quelque sorte le retour au récit bref pour celui qui amorça sa carrière littéraire « officielle » avec le dyptique Paysage de l'aveugle (Pierre Tisseyre, 1982).Depuis lors, Ollivier s'est imposé par la seule force épique de son écriture comme l'un des écrivains incontournables de la francophonie.N'en citons pour preuve que l'avalanche de prestigieux prix littéraires que lui a valus son oeuvre : Prix Jacques Roumain pour Mère Solitude, Grand Prix de la prose du Journal de Montréal pour La Discorde aux cent voix, Grand Prix du livre de Montréal pour Passages et Prix Carbet pour Les Urnes scellées.Après un détour par le récit autobiographique Ð le très poignant Mille eaux, publié il y a deux ans dans la collection Haute Enfance de Gallimard Ð l'auteur renoue avec la fiction à travers ces courtes histoires dont quelques-unes avaient précédemment paru dans des revues ou collectifs.Les prémisses et les décors variés témoignent de la diversité de l'inspiration d'Ollivier, qui n'aime visiblement pas se répéter.Ici, un ex-dictateur de la Caraïbe, qui coule ses jours en exil (ou en ex-île ?) sur la Côte d'Azur, doit affronter la hantise de ses crimes passés.Ailleurs, un chauffeur de taxi se laisse envoûter par une passante anonyme.Ailleurs encore, la résurrection d'un homme qu'on croyait mort est loin de faire l'affaire de son éplorée, qui avait fini par troquer sa robe de deuil pour les atours d'une nouvelle vie.Enfin, dans le texte éponyme, un immigrant sans le sou engagé par un cirque doit se déguiser en lion savant et descendre dans l'arène avec les vrais fauves pour gagner sa vie.au risque de la perdre.C'est bien sûr un truisme que d'évoquer le réalisme merveilleux des auteurs issus de ces régions équatoriales de l'Amérique, dont l'Histoire ne se laisse pas aisément appréhender selon les règles du naturalisme cartésien.On le reconnaît avec une quasi-unanimité désormais : les réalités des Antilles et des pays d'Amérique latine ne se conforment pas toujours aux conceptions frileuses du réel qui ont force de loi en Occident.Comme chez Jacques Roumain ou Jacques Stephen Alexis, dont l'oeuvre d'Émile Ollivier garde vivant et pertinent le legs, l'improbable et le vraisemblable se côtoient ici sans anicroche, le cauchemardesque et le chimérique marchent main dans la main, le drolatique se donne tout naturellement comme le compagnon de route du tragique.Qu'on ne se méprenne cependant pas : l'auteur de Regarde, regarde les lions ne se contente pas de recycler sans originalité quelques recettes exotiques qui, faut-il l'admettre, ont au fil des ans perdu une partie de leur pouvoir d'émerveillement à force d'être apprêtées par des cuistots de moindre talent.Laissant aux autres l'imitation servile de modèles du passé, Ollivier mise d'abord sur l'acuité de son regard et sur la justesse de son expression pour cerner, non sans un certain humour pince-sans-rire, les dérives continentales et intercontinentales de ses personnages.Goguenard, le nouvelliste esquisse sans complaisance le parcours de ces protagonistes et tente de rectifier leurs trajectoires des ténèbres du chaos vers la lumière du sens.Qui plus est, le plaisir manifeste du conteur fait de chacune de ces nouvelles un authentique petit bijou narratif ! La faim de l'ogre Si Émile Ollivier se distingue volontiers des nouvellistes patentés par un certain classicisme formel qui rapproche vaguement ses nouvelles du conte, sa compatriote haïtianoquébécoise Joujou Turenne se réclame sans ambages de la tradition orale.On ne s'étonnera donc pas que son deuxième livre paraisse sous le label Planète rebelle, quand on sait que la maison d'édition d'André Lemelin s'est donné pour mission d'assurer la promotion de l'oraliture contemporaine.À l'instar des histoires recueillies dans Joujou, amie du vent (Cidihca, 1998), l'histoire Ti- Pinge s'apparente à un certain folklore antillais.On aurait cependant tort de n'y voir que ça car même si elles reconduisent un certain nombre de procédés et d'éléments vernaculaires, les créations de Mme Turenne sont tout à fait originales et personnelles.En l'occurrence, Ti-Pinge met en scène une jeune orpheline, élevée dans des conditions loin d'être idéales par une marâtre qui n'hésitera pas à l'offrir à l'appétit malsain de Grand-Bois, génie féroce des forêts tropicales.Les stratégies déployées par la petite pour échapper à son sort peu enviable sont l'objet de cette narration enlevée, empreinte de fausse candeur, d'humour et de lyrisme, qu'on peut lire ou, mieux encore, écouter sur le CD-audio qui accompagne la plaquette, auquel le guitariste et compositeur de jazz Harold Faustin a d'ailleurs collaboré.Poétique et humaniste, l'oeuvre de la conteuse vaut le détour et plaira assurément aux grands autant qu'aux enfants.H H H H REGARDE, REGARDE LES LIONS Émile Ollivier Albin Michel, 227 pages H H H TI-PINGE Joujou Turenne Planète rebelle Les prémisses et les décors variés témoignent de la diversité de l'inspiration d'Ollivier, qui n'aime visiblement pas se répéter. 7LP0301B0311 b3 lectures dimanche 7LP0301B0311 ZALLCALL 67 00:52:54 03/11/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 1 MA R S 2 0 0 1 L E C T U R E S B 3 Des anthropologues, de l'entrevue et autres lieux communs CHANTAL GUY collaboration spéciale Selon le Robert historique de la langue française, le mot « anthropologie » désignait à l'origine un répertoire d'hommes célèbres.Bernard Arcand et Serge Bouchard sont des anthropologues célèbres.Comme Lévi-Strauss, ils écrivent des livres, mais ils sont plus drôles.La Presse les a rencontrés afin de définir Ð très sérieusement Ð les grandes caractéristiques de cette curieuse espèce d'hommes.>D'abord, les anthropologues vont à l'université.Prenons le cas de Bernard Arcand et Serge Bouchard.Le premier a dirigé la thèse de doctorat du second.C'est comme ça qu'ils se sont rencontrés, il y a environ 25 ans.Ils ne se sont plus quittés depuis.Ensemble, ils ont fait la fameuse série « Les Lieux communs » à la radio de Radio-Canada (retirée pour cause de déficit zéro) ; puis ils en ont tiré des livres qui ont transformé les auteurs en vedettes médiatiques assez importantes pour être invitées en même temps qu'un futur premier ministre à Christiane Charette en direct, à l'occasion de la sortie de leur sixième recueil, Du pipi, du gaspillage et autres lieux communs.>En entrevue, les anthropologues se débrouillent bien, ils sont rassurants, ils expliquent tout et sont très courtois, même au milieu d'une chicane.« On dit toujours la même chose et personne ne s'en aperçoit, confie Serge Bouchard.Nous disons que ce n'est pas d'hier que le monde a commencé.Ce n'est pas la première fois qu'il y a un bandit dans une prison de femmes et qui veut en sortir.Ce n'est pas la première fois qu'il y a un météorite qui tombe.Ce n'est pas la première fois que le monde a peur, qu'il y a des maladies.» Alors, devons-nous conclure, ce n'est pas la première fois qu'une entrevue tourne mal.« Si on dit : «La crise que vous vivez, elle est avec nous depuis 40 000 ans», c'est très calmant, ça, poursuit Bernard Arcand.On devrait commencer par un acte de modestie, en se disant que ce à quoi on pense aujourd'hui, il y a des gens qui y ont pensé il y a 12 000 ans.» >Les anthropologues sont barbus.Ça fait partie du costume.En plus de les rendre sympathiques, ça leur donne de la crédibilité.Un air de sagesse qui peut tromper ceux qui désirent les anthropologues sérieux et drabes.Serge Bouchard et Bernard Arcand ne se prennent pas au sérieux mais travaillent sérieusement.La série Les Lieux communs, c'est du travail d'anthropologue à la portée de tous et qui veut prouver qu'on peut s'intéresser à tout : au pipi, au gaspillage, au scotch tape, à la pelouse, la photo, le poisson, l'enseignement, la divination et les bibliothécaires, comme le démontre leur dernier livre.Parce que les anthropologues aiment se promener sur les sentiers battus, très battus, pour scruter le moindre nid-depoule.« Je peux très bien et je devrais toujours être capable d'expliquer à n'importe qui n'importe quoi de ce que je fais comme travail », soutient Bernard Arcand.« Les Lieux communs, c'est l'examen du sens des choses dans le détail de la vie, insiste Serge Bouchard.On pourrait passer une vie à continuer.C'est une sorte de discipline pour nous, mais c'est aussi un appel aux gens, à faire comme nous.Ce n'est pas honteux d'avoir sa propre construction mentale.C'est aussi l'éloge de l'intelligence et c'est l'éloge de l'imaginaire.On est tous un peu anthropologue, comme on est tous un peu poète.C'est une entreprise d'appréciation, en même temps qu'une immense protestation contre la platitude actuelle du langage et de l'insignifiance du discours, politique, technocratique, qui nous envahit.On est délinquants, même si les anthropologues sont conservateurs.» >Les anthropologues sont à la mode.Ils sont invités partout à se prononcer sur le sens des choses.« Nous sommes très «tendance ».(Ils ont déjà été les invités vedettes d'Elle Québec.) À une certaine époque, c'était toujours les sociologues qu'on demandait, à une autre époque, c'était les psychologues.» convient Arcand.« Comme le disait Gilles Vigneault dans une vieille entrevue, renchérit Bouchard, c'est un peu à cause de la disparition des prêtres que les spécialistes sont si en demande, parce qu'on a besoin d'une explication tout de suite au moindre événement.» « C'est un vacuum qui est davantage ressenti du fait de la multiplication des médias, conclut Arcand.J'espère que quelqu'un nous le dira un jour si on radote.» « C'est déjà commencé », plaisante Bouchard.>Les anthropologues sont humbles, mais sont aussi des génies de la digression et placotent beaucoup.Bouchard : « Personne ne parle de son quotient intellectuel.C'est comme nos revenus.Le mien est très bas.» Arcand : On devrait faire des tests pour mesurer la bêtise.Bouchard : « Mesurer l'intelligence nous apparaît impossible.La bêtise, c'est plus facile.Arcand : « Et c'est beaucoup plus important.>Même s'ils sont un peu solitaires, les anthropologues aiment les êtres humains, et pas seulement parce que c'est rentable, bien qu'ils soient considérés par les barbus comme des mines d'or.En tout cas, Bernard Arcand et Serge Bouchard s'aiment.Arcand : « Il m'appelle pour rien dire.C'est le signe de l'amitié, ça.Toujours.Mais il appelle à des heures raisonnables.» Bouchard : « Je m'ennuie de Bernard quand je ne le vois pas pendant longtemps.Je vais même faire des détours pour aller le voir.Ça m'est arrivé.» Arcand : « On se complète bien.Chaque fois que nous faisons une entrevue, Christiane Charette ou autre, moi j'en sors toujours en disant «c'était pourri.On était affreux».Lui dit toujours «on est géniaux, maudit qu'on est bons».La vérité doit être quelque part entre les deux.» Bouchard : « On est presque un couple.Quoique si j'avais à choisir, je ne serais pas avec Bernard Arcand.» Arcand : « Heureusement qu'on vit assez éloignés.J'ai d'autres priorités.» Bouchard : « J'ai d'autres chums, même.» >Malgré les apparences, les anthropologues travaillent.Après leur blitz de promotion, les célèbres anthropologues retourneront à leurs projets personnels : Arcand à ses cours, ses congrès et ses collaborations, Bouchard à ses chroniques, ses conférences et son travail de consultant en sciences humaines.Chacun dans ses lieux éprouvant l'ennui commun aux amis séparés.C'est d'ailleurs un de leurs projets, l'ennui.Bouchard : « À la radio, on voulait faire une année complète sur l'ennui.On s'est aperçus que c'était un maudit beau thème.Tout est plate dans la vie.» Arcand : « L'éloge de la platitude.La peur de la platitude.» Bouchard : « C'est le moteur de la civilisation.Arcand : « Il y a des gens qui s'ennuient partout et des gens qui ne s'ennuient nulle part.C'est une question fondamentale de l'existence humaine.» Bouchard : « J'aimerais animer une émission de nuit à Radio-Canada et parler de l'ennui.Pendant six heures, d'un océan à l'autre.» Arcand : « Il veut endormir le Canada.» Bouchard : « Parce que moi, quand je parle à la radio, les gens dorment, ils relaxent.Arcand : « Même dans la vraie vie.» Bouchard : « Les gens me disent «vous êtes un calmant».Ça joue quand on est anthropologue.On est rassurants.À cause de notre âge.» >L'anthropologie est un humanisme.H H H H DU PIPI, DU GASPILLAGE ET AUTRES LIEUX COMMUNS Bernard Arcand et Serge Bouchard Boréal, 225 pages Photo ROBERT MAILLOUX, La Presse © Bernard Arcand et Serge Bouchard LITTÉRATURE DU VOISIN Mon héros à moi DAVID HOMEL collaboration spéciale Àma première brosse, il était là, le grand Frank Zappa, sur le tourne-disque, en train de croasser « Suzy Creamcheese, oh, yeah, what's got into you ?» sur un air de Louie, Louie, l'hymne national de tous les garage bands des années soixante aux États-Unis, époque bénie parce qu'innocente, où on grattait sa guitare et chantait à tue-tête non pas pour gagner des sous, mais pour le plaisir d'affirmer son existence.Zappa était là pendant toutes les années de la contestation, toujours cynique avec sa grosse moustache et son profil romain à la Jules César, observateur sans pitié, pourfendeur de toutes les tendances de la rectitude politique avant la lettre, offensant Juifs, catholiques, Italiens dans ses chansons satiriques Ð une sorte de Mordecai Richler de l'underground américain.Zappa fut le plus grand musicien de rock'n'roll, un parolier hors pair, s'essayant dans tous les genres et toujours avec une grande conscience politique.Sa mort en décembre 1993, à l'âge de 53 ans, à la suite d'un cancer de la prostate, nous a privés de la plus grande voix du rock contestataire.Le présent livre, Zappa par Zappa, est paru de son vivant, en 1989.Il a mis 12 ans à traverser au français, et cela malgré une bibliographie importante d'oeuvres sur lui.Bon, vaut mieux tard que jamais.Ce recueil Ð plutôt un collage Ðpourrait apprendre aux jeunes et aux moins jeunes d'aujourd'hui jusqu'où un musicien peut changer son époque.Frank Zappa, fils d'immigrants (parmi les racines, mentionnons la française, la grecque, la sicilienne et l'arabe), est né à Baltimore, sur la côte Est des États-Unis.La famille Zappa ne vivait pas loin des réservoirs de gaz moutarde (pensons à la fin précoce de Frank.), et chaque membre avait son masque à gaz personnel.Sa grand-mère, qui ne parlait pas un mot d'anglais, amusait les petits avec des histoires de diables, de méchants esprits qui rôdaient dans les coins de la cuisine.« Voilà à quoi les Américains occupaient leurs enfants quand ils n'avaient pas la TV », note-t-il.En bons Américains, les Zappa ont émigré jusqu'en Californie, toujours à la recherche d'une job bien payante, souvent dans les industries militaires.Autrement dit, les bombes, les explosifs, la balistique.À part aimer le salaire que le gouvernement fédéral donnait à ceux qui voulaient bien risquer leur vie, la famille adorait la musique, que ce soit les chansonniers italiens du vieux pays, ou les groupes doo-wop (a capella) du coin de la rue, tradition partagée par les Noirs et les peuples du sud de l'Europe nouvellement installés dans le grand vide entre Los Angeles (déjà un énorme vide) et San Diego (plus petit, mais tout aussi vide).Jeune, Zappa était déjà plutôt.singulier.À son 15e anniversaire, il demande à sa mère de lui payer un interurbain à New York, histoire de jaser avec Edgar Varèse, compositeur d'avantgarde.Le premier disque qu'il achète ?Celui de Varèse.Le deuxième ?Stravinski.Vous voyez le genre.Mais lorsqu'est venu le moment de jouer, il s'est mis à faire du rhythm and blues, la musique des Noirs immigrés, comme lui, en Californie, à la recherche du boulot, avec quelques accents mexicains (la frontière est vraiment très près).Zappa a fait du cinéma, il a fait de la musique, il a vendu des encyclopédies porte-à-porte, il a fait de la prison Ð et tout est passé dans ses chansons.Lorsque son premier disque, Freak Out, est sorti, il était déjà en avance sur les autres groupes de plusieurs années-lumière.Le Zappa par Zappa est surtout un grand document historique sur les années soixante, avant que le rock ne devienne une industrie gérée par des agents et des compagnies de disques.L'environnement des Los Angeles n'avait rien du peace and love de San Francisco à la même époque.Il fallait se faire remarquer pour percer à L.A.Ð coeur de l'industrie américaine du divertissement, carrefour des influences ethniques Ð et Zappa y excellait.Il a pris l'extravagance des États-Unis et l'a mise à l'envers.Il ridiculisait son pays et ne s'épargnait pas non plus.Ce livre est un collage, oui.Dessins de l'auteur, paroles de chansons, portraits-minute de l'époque tellement justes que je me suis étouffé de rire Ð quand je ne pleurais pas parce que mon héros est mort si jeune.Mais mon Zappa n'était pas un clown.Il faudrait lire les échanges entre lui et Al Gore (oui, celui qui a mis du temps à perdre la présidence) au sujet des chansons « obscènes » contre lesquelles le monsieur voulait faire la guerre, à son profit politique.Le pauvre Al et sa femme Tipper, tous deux faisant campagne pour la « décence » dans la musique populaire américaine, se sont fait écorcher au contact du grand Frank.L'influence de Zappa dépassait l'Amérique.Vaclav Havel, celui qui a fait la « révolution de velours » dans l'ex-Tchécoslovaquie, a invité Zappa à Prague en 1990.L'album préféré du président tchèque ?Bongo Fury.À Prague, dans l'Europe de l'Est de l'époque qui cherchait à se défaire de l'emprise soviétique, on appelait Zappa « le roi de la liberté ».Le roi est mort ! Vive le roi Ð et son livre ! H H H H ZAPPA PAR ZAPPA Frank Zappa avec Peter Occhiogrosso, excellente traduction de Jean-Marie Millet L'Archipel, 389 pages Photothèque Reuters © À Prague en 1990.Frank Zappa en compagnie du président tchèque Vaclav Havel, un de ses fans.FILL06 7LP0401B0311 b4 lectures dimanche 7LP0401B0311 ZALLCALL 67 00:53:52 03/11/01 B ROMAN Urgente nécessité du bonheur Le Pynchon nouveau R É G I N A L D MA R T E L est arrivé regimartel@sympatico.ca Il est bien malaisé de médire d'une oeuvre tout entière dédiée à la bonté.J'ai pourtant aimé Comme enfant je suis cuit, et ensuite Garage Molinari, pour la voix du narrateur Jérôme, un enfant qui a grandi sans se résigner à vieillir et qui s'entête à donner à la vie les contours du bonheur.Une sorte de Momo bien de chez nous, fils de putain lui aussi, que nous retrouvons parmi Les Choses terrestres dans sa HLM d'une ville qui pourrait être Montréal.Jérôme et la belle et douce Joëlle, sa compagne, ont de gros soucis.Jules, le demi-frère « demeuré », fragile depuis toujours, muet depuis la mort de sa mère, est bien mal en point.Il n'a pas de nénuphar dans le poumon, comme l'héroïne de Boris Vian, mais une tourterelle triste dans la tête.Pour la matérielle, ça ne va guère mieux.Monsieur Molinari, ruiné avant que d'être riche, a dû vendre son garage et congédier son ami Jérôme, employé aussi maladroit que fidèle.L'oeuvre de miséricorde corporelle et affective auprès de Jules exige de Joëlle et de Jérôme qu'ils ne vivent désormais que pour lui.Madame coud des pantalons, Jérôme les vend dans le voisinage.Quand il les vend.Jérôme rencontre- t-il dans la rue un plus paumé que lui, il se croit immensément riche et lui donne le vêtement.Pour une fois, la seule en près de 300 pages, Joëlle a un mouvement d'humeur.Elle pardonne très vite : il n'y a jamais de nuages dans ce couple idéal, amoureux toujours comme au premier jour et qu'on prendrait pour des anges, tant leur sexualité est discrète Ð on se croirait cette fois dans un roman de Jacques Poulin.La bonté donc, et avec elle toutes les vertus petites et grandes qui l'accompagnent et dont le philosophe André Comte-Sponville a su faire l'inventaire et l'apologie.Tandis que nous sommes dans la philosophie, souvenons-nous qu'elle est censée nous apprendre à vivre, autrement dit à mourir.Non, Jules ne mourra pas.La méchante et triste tourterelle viendra tout de même le tourmenter trois fois, ce qui est un peu beaucoup.On souhaiterait qu'il se passât dans son existence diminuée des choses aussi terrestres, certes, mais plus variées, puisque chaque fois le bon docteur congolais M'Bélélé, rose de coeur et noir de peau, qui a plus d'art que de science, ne trouve de remède que la cure de beauté à doses massives.Le miracle, si on est vraiment à Montréal, c'est que Joëlle et Jérôme la trouvent partout, cette beauté.Un miracle qui ne refait pas la vie et la santé non plus, puisque les récidives se suivent et se ressemblent.Il faudra, pour extraire Jules de sa nuit, l'amour d'une infirmière à la bonté généreusement enrobée.Non, la mort ira se faire voir ailleurs, chez le bon Molinari au si sale caractère, qui entre en transes dès qu'il lui prend la fantaisie de prier.Jusqu'au jour où il se rend compte que Dieu ne l'entend plus, ou ne l'écoute plus.Il s'achète une arme et se suicide.Il aura droit malgré ce « crime » à des funérailles religieuses.Où donc nous mène la lente et répétitive galère du pauvre Jules ?À quelques constatations bien désolantes, qui reviennent aux 50 pages comme une mauvaise herbe tenace : « .le temps qui fuit à toutes jambes, l'inégalité entre les hommes, le mutisme du ciel, et surtout le rétrécissement de la beauté pendant que le monde avance et devient moderne ».Contre cela, vive le slogan révolutionnaire : liberté, égalité, fraternité ! Tous et chacun s'y adonnent comme ils peuvent et on se dit qu'après tout, ceux-là au moins seront sauvés, malgré la maladie, la pauvreté, la vieillesse et la mort, puisqu'ils savent arrêter le temps et jouir un peu de l'instant, partager entre eux l'inégalité, trouver la beauté qui se cache si bien dans un nuage qui s'effiloche, dans le geste d'un chien en quête de caresse, dans la douceur imaginée des choses sous leur nappe de neige.Reste le silence de Dieu, contre quoi il n'y a vraiment rien à faire.Voilà une vision bien laïque des choses du ciel, elle donne un peu de sens à ces existences qui n'en méritent pas moins.La leçon que donne et redonne le romancier, avec les mêmes mots presque, a quelque valeur : si Dieu est sourd et muet, parlons-nous entre nous, bon Dieu ! et essayons ensemble d'apaiser un peu notre mal de vivre.Les personnages sont en général à la hauteur, puisque pas un seul méchant n'habite parmi eux.Les méchants sont ailleurs, dans un vaste monde bien inconscient de l'existence vibrante, dans des HLM infestées de souris, d'un clan obsédé par l'urgente nécessité du bonheur.Malgré le titre, Les Choses terrestres est une oeuvre marquée de façon décisive par des images aériennes : nuages, oiseaux, feuilles que le vent emporte, galaxies inventées.Les protagonistes sont tout attentifs à ces beautés et mystères, que leur regard transfigure ; s'il n'y réussit pas, tout est foutu.Voyez ce pauvre Molinari privé de sa foi en Dieu : « .quelque chose s'était éteint au milieu de lui, et à présent quand vous cherchiez son regard vous ne trouviez jamais que les yeux.» Pour de tels bonheurs d'expression, on pardonne à M.Beauchemin d'avoir étiré la sauce des bons sentiments.Tout de même, une construction plus serrée, l'élimination de scènes trop ressemblantes, la correction de deux ou trois incohérences apparentes (Jules cesse-til d'être muet quand son Congolais de docteur lui examine gorge et poitrine et lui fait dire : « Ces trente- trois truites sont-elles trotskystes (sic) ou travaillistes ?»), une écriture plus nerveuse, moins soucieuse de multiplier les joliesses du langage enfantin, tout cela aurait mieux fermé ce troisième volume des aventures de Jérôme, Joëlle et Jules.H H H LES CHOSES TERRESTRES Jean-François Beauchemin Québec Amérique, Montréal, 290 pages JACQUES FOLCH-RIBAS collaboration spéciale Parodie de Victor Hugo: Lorsque Pynchon paraît, le cercle des amateurs s'extasie à longs cris.Voilà notre ami Pynchon, dans son nouveau roman (qu'il a mis dix ans à écrire et qu'il a fallu deux ans pour traduire), qui se promène en Amérique, la vraie (pour lui), celle de 1760.Il s'appuie sur l'Histoire, mais y a-t-il une Histoire fiable?Il lui faut raconter des histoires, par exemple: > C'est l'époque de l'adoption par l'Angleterre du calendrier grégorien, qui fait que l'on passe du 4 septembre au 15 septembre.Il manque Onze Jours (avec des majuscules), cela plaît à Pynchon.> Mister Franklin invente le paratonnerre, c'est un cerf-volant.Prométhée avait volé, lui aussi, le Feu du Ciel.> L'Angleterre décide, en ce tempslà, de faire tracer une ligne, une sorte de frontière au-delà de laquelle les Américains ne devront pas aller, sur des terres indiennes qu'on vient de piquer aux Français.Les deux olibrius chargés de ce travail se nomment Mason et Dixon.Voilà la principale histoire du roman, qui lui donnera son titre: Mason & Dixon.> Charles Mason, un peu astronome, toujours visant les étoiles avec son sextant, toujours pleurant sa belle Rebekah.Anglican, braillard, veuf de tout, amateur de poésie ancienne.Portant en lui l'image de la Mort, qui est pour Pynchon le troisième sexe dont personne ne parle.> Jeremiah Dixon, géomètre arpenteur, populiste, terrien, amateur de chair et d'alcool, courant les filles, et porteur de la Vie dans la métaphore de Pynchon.L'homme de la Modernité (toujours les majuscules).La ligne, la fameuse ligne, aura 233 miles, depuis la Baie de Chesapeake jusqu'aux Appalaches.Latitude 39 degrés, 43 minutes, 17 secondes.Ce sera plus tard la séparation entre Yankees et Sudistes.Huit mètres de largeur, avec des bornes enfoncées aux bons endroits.Une idée anglaise qui ne servira de rien, évidemment, mais annoncera les guerres futures qui feront les États-Unis.Et comme le récit du tracé de cette ligne est écrit par Pynchon, l'aventure de 1760 sera toujours rapprochée, déplacée, superposée à l'Amérique des années 1960 (qui a marqué la vie et tous les romans de Thomas Pynchon).Les deux époques vont se mêler, continuellement, et vont apparaître des dizaines de personnages, tous plus fous les uns que les autres, et aussi délirants que l'auteur.Tout devient sujet de digression.Les amateurs sont habitués.Un homme-castor.Washington qui fume du pot.La planète Vénus (pourquoi pas?).Un Jésuite surnommé Le Loup de Jésus.Franklin qui joue de l'harmonica.Le chat Moustache.Une jeune fille, Tenebrae, deux jumeaux, Pitt et Pline.Un pasteur, Wicks Cherrycoke (qui va raconter à la famille Le Spark l'histoire de Mason et Dixon).Les hommes d'une étrange secte qui vit au centre de la Terre et croit que l'arc de cette terre est concave et non convexe (allez donc!).L'Ouest américain, inconnu à l'époque, qui est le Mystère du Futur ( toujours les majuscules).Bon, assez, on aura compris cette écriture faite d'incises, de digressions, de mélange d'époques, bourrée de ces majuscules qui rappellent l'écriture anglaise d'il y a deux siècles, mais qui sont ici appliquées surtout aux mots abstraits.Le tout avec un humour qu'on dirait rageur.Et qui est ravageur.Il faudrait un livre pour raconter les histoires de Pynchon.Un livre de 767 pages.Une vie à se cacher Dire que c'est génial est à la portée de n'importe quel lecteur.Mais Pynchon a toujours été considéré comme le génie de l'Amérique.Dans tous ses livres passe un souffle particulier.Et qui est Pynchon, au juste?L'un des auteurs cachés du Nouveau Monde?Il dit de lui-même qu'il est bête.Il se nomme « trou du cul ».Il fait la bête sans retenue mais avec arrière- pensées.Ce qu'on sait de lui est très peu: il aurait 63 ans; marié à Mélanie Jackson et peut-être père d'un garçon de 5 ans, il aurait suivi le cours de Nabokov, vécu à Manhattan et voulu devenir disc-jockey.Il aurait travaillé pour Boeing, à Seattle.Il serait allé à l'armée, deux ans dans l'US Navy (cela est plus certain).Critique de jazz, il aurait participé aux mouvements contestataires des années soixante (cela, on le sent dans tous ses livres).Mais surtout, on sait qu'il a passé sa vie à se cacher.Par exemple, recevant le National Book Award en 1973, envoyant un clown recevoir le prix à sa place.Refusant toute photographie et toute interview (sauf, récemment, une par fax).Les amateurs sont comblés.On se passe la nouvelle, entre nous: Pynchon vient de sévir.H H H H MASON & DIXON Thomas Pynchon traduit de l'américain par Christophe Claro et Brice Mattthieussent Seuil, Paris, 767 pages Photo MARTIN C.CHAMBERLAND, La Presse © Malgré le titre, Les Choses terrestres, de Jean-François Beauchemin, est une oeuvre marquée de façon décisive par des images aériennes.Schalom Asch, un auteur surprenant Félicitations à Marilou André, récipiendaire du Prix du Lieutenant-gouverneur, auquel le collège a ajouté une bourse de 800 $.Elle est accompagnée sur la photo de l'honorable Lise Thibault, Lieutenant-gouverneur du Québec, lors de la Soirée Excellence du 21 février dernier.Médaillés et boursiers de 200$ par programme : Art dramatique : Alexandre Fortin Arts plastiques : Éveline Tanguay Cinéma : David Tougas , Corinne Fréchette Danse : Marilyne St-Sauveur Langues : Marie-Ève Ouellet Musique : Amélie Sauvé Musique populaire : Karine Houle Sciences de la nature : Leila Skalli Sciences humaines : Amélie Sauvé Architecture : Andréanne Lemaire, Carl Pineau Assainissement de l'eau : Mathieu Bergeron Informatique : Michel Tanguay Soins infirmiers : Karina Barco Techniques administratives : Nathalie Derail Loisir : Caroline Charron Génie mécanique : Frédéric Packwood Électronique : Antoine E.Bois Excellence scolaire et sportive : Marilou André Athlète par excellence : Marie-Josée Côté Excellence socioculturelle : Renaud Chassé Excellence scolaire et socioculturelle : Marilyne St-Sauveur Excellence scolaire et sportive : Alexandre Fradette Athlète par excellence : Patrice Godin Excellence socioculturelle : Geneviève Labrosse Excellence scolaire et socioculturelle : David Tougas FORMATION CONTINUE : Conception assistée par ordinateur : Redha Melouah Estimation : Marc Rosa Télécommunications : Mohamed Chafik Taleb Gestion financière informatisée : Mihaela Sahaidac Actualisation programmeur analyste : Tiberiu Chesches Grands médaillés : Médaille du Gouverneur général : Marcella E.Olavarria Turne, 1200$ Prix du Lieutenant-gouverneur : Marilou André, 800$ Secteur pré-universitaire : Alexandre Fradette, 750$ Secteur technique : Melissa Tremblay, 750$ Français : Lionel Budry, 500$ Félicitat Fionsé! licita Félicitations ! à nos boursiers d'excellence 1999-2000 : Cégep de Saint-Laurent 625, avenue Sainte-Croix, Saint-Laurent (Québec) H4L 3X7 Téléphone: (514) 747-6521 Télécopieur: (514) 748-1249 www.cegep-st-laurent.qc.ca 2940355A ÉLISABETH BENOIT collaboration spéciale Né à Kutno, en Pologne, en 1880, l'écrivain yiddish Schalom Asch est l'auteur d'une trilogie Ð Pétersbourg, Varsovie et Moscou (1927-1932) Ð dont le premier tome vient d'être republié.C'est un superbe roman, campé dans la Russie des tsars, au début du siècle, quelques années avant la Révolution.L'histoire commence à Pétersbourg, « capitale d'un sixième de la Terre », alors qu'un étrange visiteur attend d'être reçu dans le cabinet de Salomon Ossipovitch Halperine, avocat assermenté et réputé, spécialisé dans la défense des Juifs, alors victimes de toutes sortes de persécutions politiques, de lois d'exceptions, de caprices de fonctionnaires.L'étrange visiteur est un antisémite notoire, un sénateur accusé de « formidables détournements de fonds d'État », échoué chez Halperine parce que d'autres avocats ont refusé de le défendre.Et Halperine le fait attendre pendant qu'il pèse le pour et le contre : défendre ou non « ce mangeur de Juifs ».Dilemme moral Cette savoureuse scène d'introduction est caractéristique de tout le roman.D'abord à cause de la question juive, mais aussi parce qu'il y a là un dilemme moral, comme il y en a plusieurs dans le livre, un événement qui confère beaucoup de relief aux personnages et semble devoir donner toute son orientation au récit.Mais il ne faut pas s'y fier car Schalom Asch est un romancier surprenant.L'histoire, en fait, est plutôt celle des fiançailles de Nina, la fille de maître Halperine, et de Zakhari Gavrilovitch Mirkin, un des secrétaires de l'avocat, « fils d'un riche marchand de bois juif de Sibérie », qui a gagné aux cartes les immenses forêts de Pustynia.Nina, une jeune fille aux « nerfs extrêmement russes », est célèbre pour sa beauté, mais Zakhari est beaucoup trop compliqué pour être simplement amoureux d'elle.Il est plutôt fou de la mère de Nina, Olga Mikhaïlovna, femme élégante et maternelle, qui entretient des relations pas tout à fait nettes avec ses enfants, et qui n'aime pas trop son fils, Micha Ð « c'était la beauté de ce fils qui formait la principale cause de l'aversion de sa maman » Ðun petit dandy cruel qui emprunte de l'argent à la bonne.Bref, c'est un roman aux personnages tortueux, construits à partir de stéréotypes, mais qui échappent superbement à ces stéréotypes à mesure que l'auteur les particularise.Des personnages avec un côté philosophe et exubérant qui affirment par exemple que la Russie est un concept philosophique ou encore que « le lit est le seul meuble qu'un homme puisse vraiment appeler sien ».Les lieux aussi sont mémorables, particulièrement le pensionnat Kvasnietsova, du nom de la patronne, avec ses chambres gigantesques et ses cloisons minces comme des cartes de visite, qui abrite à la fois une maison close et les Juifs séjournant à Pétersbourg sans permis.C'est vraiment très bien.H H H H PÉTERSBOURG Schalom Asch, traduit de l'allemand par Alexandre Vialatte Éditions Mémoire du livre, 389 pages Olga Mikhaïlovna, femme élégante et maternelle, entretient des relations pas tout à fait nettes avec ses enfants, et n'aime pas trop son fils, Micha, un petit dandy cruel qui emprunte de l'argent à la bonne. 7LP0501B0311 b5 lectures dimanche 7LP0501B0311 ZALLCALL 67 00:53:02 03/11/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 1 MA R S 2 0 0 1 L E C T U R E S B 5 ENTREVUE LU QUELQUE PART.René Jacob, pharmacien, auteur et personnage de roman ÉLISABETH BENOIT collaboration spéciale Il y a quelques années (au début des années 1970), le magasin Nordstrom de Seattle, l'un des plus grands des États-Unis, reçut une lettre d'une cliente.« J'ai bien reçu vos chaussures et elles sont parfaites.Je souffrais des pieds depuis dix ans à tel point qu'au cours des deux dernières années je ne pouvais plus coucher avec mon mari.Il y a deux mois seulement que je porte vos chaussures et maintenant je suis capable de coucher avec n'importe qui.» William Rossi Érotisme du pied et de la chaussure Payot, traduit de l'anglais par M.Matignon, 1978 (1976), p.92 n n n SE LAVER avec de l'eau n'a pas toujours été considéré comme bénéfique.En témoigne ce petit conseil qui date du 17e siècle : « Les enfants nettoieront leur face et leurs yeux avec un linge blanc, cela décrasse et laisse le teint et la couleur dans la constitution naturelle.Se laver avec de l'eau nuit à la vue, engendre des maux de dents et des catarrhes, appâlit le visage et le rend plus susceptible de froid en hiver et de hâle en été.» Anonyme La Civilité nouvelle contenant la vraie et parfaite instruction de la jeunesse Basle, 1671 cité par Georges Vigarello dans Le Propre et le Sale Éditions du Seuil, coll.Points n n n AU MOYEN-ÂGE, les horloges n'existant pas dans les maisons bourgeoises, les maîtresses de maison se débrouillaient autrement pour mesurer les temps de cuisson, comme en témoigne cette recette de soupe d'anguille, tirée du Ménagier de Paris (vers 1393) : « Dépouillez une anguille et coupez-la en petits tronçons.Passez-la, sur feu doux, dans une casserole où vous aurez mis à frire un peu de très bonne huile.Salez et poivrez, tandis que, dans un mortier, vous pilez du gingembre et de la cannelle avec des clous de girofle, du poivre et du safran.Mettez ce mélange dans une bouteille de vin.Secouez et versez le tout dans la casserole.Laissez bouillir le temps de réciter dix Pater et trois Ave.» Maria Luisa Migliari et Alida Azzola La Gastronomie de la préhistoire à nos jours Éditions Atlas, 1979 STÉPHANIE BÉRUBÉ René Jacob est un pharmacien, un auteur, un Beauceron.À l'auteur, on doit quatre livres dont le plus récent, Dimanches et jours de fêtes, est illustré par Clémence Des Rochers.Au Beauceron, on doit la très belle exposition Un livre, un objet, un écrivain, qui est présentée à Montréal depuis la semaine dernière, mais qui a été créée au Musée Marius-Barbeau de Saint-Joseph de Beauce, où M.Jacob est parfois conservateur.Mais d'abord, René Jacob est un personnage.Et tout un.Le monsieur parle vite.Très vite.Ce qui laisse présumer que dans sa tête se bousculent les idées à un rythme fou.Il aurait très bien pu être auteur à plein temps, mais par souci d'équilibre, il a décidé de ne se consacrer à l'écriture que durant ses temps libres.Son métier, son métier officiel, c'est pharmacien.« J'ai besoin d'encadrement dans ma vie, dit-il, la pharmacie me donne un cadre.» Pourquoi avoir choisi de travailler avec les médicaments ?Parce que le jour où quelqu'un lui a suggéré de se tourner vers la pharmacie, il lisait un livre de Balzac dans lequel, justement, le personnage était le pharmacien du village.« Un homme très près des gens », se souvient Jacob.À ce moment, sa ville chérie, Vallée-Jonction, ne comptait aucun apothicaire en règle : il a donc décidé de devenir à son tour le pharmacien du village.Quant à son goût pour l'écriture, il était venu plus tôt, mais c'est une rencontre avec Nathalie Sarraute qui a fait la différence.« Elle était venue faire une visite au Séminaire de Saint-Georges vers 1970 », ditil.Elle a parlé de la passion de l'écriture et René Jacob, l'étudiant, s'est reconnu.Depuis, il écrit les matins où il ne travaille pas à la pharmacie.Parfois, son idée lui vient en plein boulot.Il s'éclipse alors discrètement et prend quelques notes.Souvent, les idées lui viennent de ses clients.Son dernier bouquin porte le titre de Dimanches et jours de fêtes.Il s'agit d'un ensemble de nouvelles, toutes tirées de l'histoire personnelle de l'auteur.Jacob y raconte sa famille, son village.Dans ces pages, le cousin Bernardin, le curé Olivier et la grand-mère Zenaïde prennent tous vie.Toute la tribu Jacob se démène, comme la tribu Malaussène chez Pennac.Clémence Des Rochers, son amie, a fait sur mesure les illustrations pour le livre.Cette collaboration avec Clémence a débuté un peu avant l'exposition Un objet, un livre, un écrivain, que Jacob a montée en 1999.L'auteur venait de publier son livre Quoi ?Les objets du passé, et il était allé en faire la promotion à l'émission de télévision Les Petits Bonheurs de Clémence.L'animatrice avait été particulièrement intéressée par cette idée d'étudier les objets.De s'attarder à leur importance dans la littérature et dans la vie.Les deux auteurs en avaient amplement parlé devant la caméra, une conversation qui s'est poursuivie longtemps après que les projecteurs du studio d'enregistrement furent éteints.Il faut dire que René Jacob avait de quoi susciter l'intérêt : pour bien illustrer ses propos, l'homme avait apporté avec lui une quantité incroyable d'objets personnels.« On m'avait dit que les gens apportaient des choses quand ils allaient à cette émission.Comme je suis un peu naïf, j'avais loué un petit camion tellement j'avais d'objets avec moi ! » rappelle Jacob.Le geste, excentrique, avait séduit Clémence.Sur le trajet du retour à la maison, René Jacob avait alors eu l'idée de créer l'exposition Un objet, un livre, un écrivain.Pour réaliser son projet, le pharmacien- conservateur s'est adressé à des auteurs du Québec, dont sa nouvelle amie Clémence Des Rochers, afin de recueillir des objets qui ont été sources d'inspiration pour un livre.Ou dont il a été tout simplement question dans un ouvrage.C'est le cas du livre The Oregon Trail Revisited, mentionné dans le Volkswagen Blues de Jacques Poulin.En tout, 30 objets sont exposés, dont l'harmonica de Gilles Vigneault, les lunettes noires de Luc Plamondon et le porte-savon de Rose, la maman de Clémence, l'épouse d'Alfred Des Rochers.Yves Beauchemin, Michel Tremblay, Denise Bombardier, Robert Lalonde, Michel Marc Bouchard, Victor- Lévy Beaulieu, Arlette Cousture ont tous prêté un objet.Chacun est accompagné d'un extrait du livre auquel il est relié et d'une biographie de l'auteur.L'exposition est présentée à la Maison de la culture Notre-Damede- Grâce (3755, rue Botrel), jusqu'au 8 avril.René Jacob travaille déjà à la réalisation de son prochain projet, une exposition intitulée Nos mères, qui ouvre le 13 mai au Musée Marius-Barbeau, le jour de la fête des Mères.Un livre, aussi illustré par Clémence Desrochers, doit suivre l'exposition.Photo MARTIN C.CHAMBERLAND, La Presse © Pharmacien, conservateur, écrivain, René Jacob a réuni 30 objets qui ont inspiré des oeuvres à des auteurs québécois.CURIOSITÉS SALON DU LIVRE ANCIEN DE WESTMOUNT le dimanche 18 mars 2001 au Selwyn House School, 95 ch.Côte St-Antoine, Westmount, de 10 h à 17 h - Entrée: 1$ Rens .: 935-9581 LIBRAIRES Aux sextrémités ALEKSI K .LEPAGE collaboration spéciale Êtes-vous un coprophage ?Savez-vous seulement ce que ça mange en hiver ?C'est une bonne chose que vous l'ignoriez.Mais quoi qu'il en soit, et quels que soient vos vices, Internet est toujours à votre service.Dans Les Forcenés du désir, le journaliste Christophe Bourseiller découvre et explore pour nous Ð gens ordinaires et ordinairement libidineux Ð les hauts lieux de ce qu'on pourrait appeler l'univers du sexe extrême : cultes érotiques, polyamour, sadomasochisme, cybersexe, barebacking, body-art et autres perversions qu'il faut désormais appeler « pratiques marginales ».À mi-chemin du reportage choc et du catalogue de curiosités, Les Forcenés du désir n'est pas non plus un essai, l'auteur se contentant d'étaler au grand jour, sans se mêler de trop juger, un certain nombre de ces pratiques sexuelles marginales, dans plusieurs cas assez révoltantes, bien qu'elles s'exercent toutes entre adultes consentants.Il n'est pas question ici de viol ni de pédophilie.Que penser, par exemple, du barebacking , cette sorte de roulette russe où les joueurs, volontaires, s'infectent à qui mieux mieux les uns les autres du virus du sida ?Que penser des murder-zines offerts à toute la famille sur le Web (Bourseiller donne les adresses dans sa cyberbibliographie !), où sont vantés à grands renforts d'images fortes et d'éloges éditoriaux les faits et mérites de Charles Manson, d'Ed Gein ou de tel autre légendaire massacreur à la tronçonneuse ?À côté de ces phénomènes, l'échangisme ressemble à une frivolité inconséquente, et la pornographie de Hustler à un délassement pudique et de bon ton.Malgré l'absence d'analyse, Les Forcenés du désir est un livre intéressant Ð avec un sujet pareil, comment pourrait-il en être autrement ?Mais, bon, il laisse tout de même un curieux goût dans la bouche ! H H 1¤2 Christophe Bourseiller LES FORCENÉS DU DÉSIR Denoël Impacts, 2000, 285 pages Biographie Charles Trenet le Fou chantant par Noël Balen réédition complétée et remise à jour AVEZ-VOUS LU?Le monstre du mercredi Texte et illustrations : Danielle Simard Soulières éditeur Julien Potvin doit faire face à un manipulateur, une brute sans scrupules.Un roman qui aborde, avec humour et sérieux, un sujet délicat : la tricherie à l'école.C'est le 20e ouvrage de Danielle Simard! Coll.ma petite vache a mal aux pattes no 25 Pour les 6 à 9 ans 72 pages / 7,95 $ La valise de Monsieur Bardin Texte : Pierre Filion Illustrations : Stéphane Poulin Soulières éditeur M.Bardin est invité à souper chez son élève Jérémy.Mais qu'est-ce qu'il a dans sa petite valise : un cadeau ?un gâteau ?un piano ?M.Bardin est un grand coquin qui nous réserve toujours des surprises\u2026surprenantes.Coll.ma petite vache a mal aux pattes no 26 Pour les 6 à 9 ans 64 pages / 7,95 $ 7LP0601B0311 B-6 dimanche ARTS 7LP0601B0311 ZALLCALL 67 00:54:15 03/11/01 B B6 LA PRESSE MONTREAL DIMANCHE 1 1 MARS 2001 Jean-Jacques Beineix n'avait pas tourne de long metrage depuis huit ans lorsqu'il a realise Mortel transfert, une comedie psychanalitique doublee d'un thriller.Le magazine Premiere lui a demande pourquoi ce passage a vide ?R Si je n'ai pas fait de films pendant huit ans, c'est que je ne voulais pas, que je ne pouvais pas.Je n'arrivais pas a me motiver.Je n'etais convaincu par rien, et ce n'est pas faute d'avoir ete sollicite.Mes motivations, je les ai retrouvees en tournant des documentaires, en peignant.( la plupart des peintures que l'on voit dans Mortel transfert sont de lui.) Q Vous regrettez d'avoir refuse certaines propositions de Hollywood ?R Absolument pas.J'ai vu passer les scripts d'Alien la resurrection et de Chapeau melon et Bottes de cuir et de dizaines d'autres plus creux les uns que les autres.La seule chose que je regrette, c'est d'avoir perdu du temps a les lire.Aux Etats-Unis, c'est la star qui choisit le metteur en scene.Quand les acteurs engagent les metteurs en scene, ce sont des mercenaires qu'ils engagent.Certains s'en accommodent tres bien.Moi, je n'ai pas ce talent.Q Vous vous etes deja allonge sur un divan ?R Oui, il y a eu un moment de ma vie ou ca m'a ete utile.Tout le monde connait dans son entourage quelqu'un qui fait une analyse.Mais Mortel transfert n'est pas un film sur la psychanalyse, c'est avant tout une comedie, puis un thriller, ou le contraire.Q Le sadomasochisme, ca vous titillait ?R Pas particulierement, mais je suis curieux.C'etait une donnee du livre de Gattegno.J'ai interviewe une fille au Japon qui pratiquait le bondage .C'etait passionnant.Je l'ai filmee en train de se faire attacher et j'ai eu envie de faire un film sur son personnage.Je le ferai peut-etre.Curieusement, on m'a propose, il y a un an, un film americain sur le sujet.Mais ca allait jusqu'a la scarification.Je trouvais ca quand meme un peu etrange.A ce moment-la, ca a cesse de m'amuser.D Vous vous sentez une ame d'agent a l'americaine ?Non, non, non.Les agents americains voudraient bien etre des producteurs.Je ne peux pas etre producteur puisque je n'aime pas rendre des comptes.Moi, j'essaie de rassembler deux, trois personnes, deux, trois voyous , qui soient souples sur lesquels on peut compter pour essayer de faire une belle chose.Parce qu'on sait jamais comment un film peut tourner.Regardez l'histoire du Placard, elle est sublime, mais je ne pense pas que ca fera autant d'argent que Le Diner de cons.Premiere LES UNS ET LES AUTRES Beineix sur le divan Jean-Jacques Beineix ZOOM FLASH Le facteur sonne toujours.Un releve realise par le relationniste Michael Levine pour le compte du Fan Mail Hall of Fame a etabli que de toutes les vedettes, c'est Julia Roberts qui recoit le plus de courrier de ses fans : 44 000 lettres par mois.Viennent ensuite George Lucas, 32 000 ; Oprah Winfrey, 27 000 ; Tom Hanks, 24 000.Caprices de star MARIAH CAREY est une cliente un peu capricieuse.A peine etait-elle descendue dans un hotel de Beverly Hills, qu'elle entreprenait de reamenager sa suite a 3000 $ par jour.Elle commenca par exiger qu'on mette des lumieres roses dans la salle de bains, qu'on installe un systeme DVD dans la chambre principale, que la deuxieme chambre soit videe de tout y compris du lit ; cette piece a ete transformee en garderobe pour qu'elle puisse y ranger le contenu de ses 25 valises.Mais le personnel de l'hotel ne s'est pas plaint de ce branlebas, la jeune vedette ayant glisse a tous ceux qui ont participe a l'operation un pourboire de 50 $.C'est la vie ! APRES AVOIR effectue des transactions boursieres pendant une bonne heure dans un cafe Internet de Malibu, Tom Hanks se leva triomphant et annonca a la ronde qu'il venait de faire 5000 $ de profits et offrit le cafe a tout le monde.Apres que tous furent servis, il retourna a son ordinateur pour constater que ses gains avaient fondu completement.Commentaire de l'interesse : C'est la vie ! Je n'en mourrai pas.Se loger a New York GENE HACKMAN a eu un peu de mal a trouver un appartement a New York pour les trois mois de tournage de The Royal Tenenbaums dont il partage la vedette avec Gwyneth Paltrow et Bill Murray.Le conseil d'administration du premier immeuble du West Side ou il voulait s'installer lui ont oppose une fin de non-recevoir, craignant que ses trois bergers allemands ne troublent leur quietude.Il a donc fini par se rabattre sur un second choix.E X P R E S S LA FILLE UNIQUE de Mel Gibson ( qui a aussi six fils ) Heather, 20 ans, songe tres serieusement a se faire religieuse.Les Gibson , qui sont de fervents catholiques, ont meme une chapelle privee a leur domaine de Malibu ou un pretre vient dire la messe en latin tous les dimanches.John Malkovich et Dougray Scott sont les vedettes de Ripley's Game, adapte du roman eponyme de Patricia Highsmith qui avait deja inspire Wim Wenders pour L'Ami americain.L'action du film se deroule plusieurs annees apres les evenements racontes dans Le Talentueux Mr.Ripley.Ripley est marie, vit en France et fait un pacte avec un pauvre Anglais atteint dune maladie incurable pour que ce dernier assassine ses concurrents.Charlton Heston est revenu sur sa decision et fera finalement partie de la distribution de la deuxieme version de La Planete des singes.Qui a vole la Joconde ?Reponse dans le film Amants, menteurs et voleurs que Jeremy Leven, tournera a Paris au printemps.Robin Williams, Antonio Banderas et Renee Zellweger feront partie de la distribution.SOURCES : Film Review, Globe, Studio, Star Gerard Depardieu Julia Roberts VOUS DITES.En vrac JUSQU'AU XVIIe SIECLE l'expression en vrac ne s'appliquait qu'a des harengs non ranges dans la caque , c'est-a-dire la barrique specialement prevue pour leur salaison.Le mot vient du neerlandais wrac ou wraec, qui signifie mal sale, mauvais .Le hareng, saur ( soor, sec ) ou autrement, etant traditionnellement une denree bon marche et de consommation courante, a beaucoup laisse trainer son lexique dans la langue populaire.On a fini par dire en vrac pour tout ce qui est sans rangement ou emballage.Claude Duneton D La Puce a l'oreille POP-CORN >>> JE TROUVE qu'il y a beaucoup d'hommes refractaires a l'engagement, apeures par la construction d'un amour et plutot attires par l'amour naissant a repetition.Il semble que tomber amoureux frequemment soit davantage une source de plaisir pour eux que de se consacrer a une personne que l'on prend le temps de decouvrir et d'aimer.Isabelle Adjani >>> JE SUIS PLUS INTERESSE par l'histoire que par un genre, mais si je devais choisir, ca serait le western.Il y a des histoires geniales a raconter.Je voudrais en faire un qui soit plus credible par rapport a l'epoque, plus qu'un simple western demode.Barry Levinson Luc Plamondon Louise Cousineau 12:30 a - LA SEMAINE VERTE Si vous voulez tout savoir sur la fievre aphteuse qui cree actuellement la panique en Angleterre, cette emission est pour vous.16:30 K - PLANETE PUB Tout le monde se rappelle les jingles comme Qu'est-ce qui fait donc chanter les Ptit's Simard?Luc Cousineau en a compose plusieurs.19:30 r - LE MONDE EST PLAMONDON Splendide reportage de 92 minutes sur le parolier Luc Plamondon, son enfance, sa vie de jet setter, un homme de paroles qui, paradoxalement, reste tres secret.Vous aurez parfois le coeur serre, lorsqu'il retrouve sa premiere maitresse de piano, et vous rirez en le voyant coller ses oeuvres, ecrites a la main, au scotch tape.Tout ca sur fond de chansons extraordinaires.20:00 a - SALUT GERRY! Spectacle soulignant le 10e anniversaire de la mort de notre celebre rocker Gerry Boulet.Parmi les artistes: Diane Dufresne, Eric Lapointe, Claude Dubois et Nanette Workman.21:25 P - BOUILLON DE CULTURE Ou d'agriculture?Jose Bove, le plus celebre agriculteur francais qui milite contre la mondialisation, y sera.23:18 a - RIDICULE Un tres bon film de Patrice Leconte ou les dialogues vous jetteront par terre car ils sont parfois tres spirituels.L'histoire d'un aristocrate de la lointaine campagne francaise- Charles Berlingqui veut obtenir du roi l'assechement des terres qui rendent les paysans malades.Avec Jean Rochefort et et Fanny Ardant.18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Telejournal Decouverte / Le cancer du sein; Stephanie Cote Le Monde de Charlotte Les Beaux Dimanches / Salut Gerry! Les Beaux Dimanches Le Telejournal Les Idees Lumiere Sport Cinema (23:18) Le TVA 18 heures Juste pour rire Le monde est Plamondon Cinema / OBSESSION MEURTRIERE (6) avec Jessica Lange, Gwyneth Paltrow Le TVA (23:10) Sports (23:25) Malcolm Les Francstireurs Le National d'impro Juste pour rire Le plaisir croit avec l'usage./ Francine Ruel L'Oeil ouvert / Un ete au grand hotel Chasseurs d'idees / Emile Ollivier Le Septieme (23:33) La Porte des etoiles Cinema / LE PATRIOTE (6) avec Steven Seagal, Gailard Sartain Cinema / OEIL POUR OEIL (5) avec Sally Field, Kiefer Sutherland Pulse Travel, Travel 60 Minutes Touched by an Angel Charmed W-5 CTV News Pulse/Sport News HTTV 7th Heaven Charmed Who Wants to be a Millionaire?News Cinema / PRINCESS OF THIEVES avec Keira Knightley Chrysler Stars on Ice Barrage Sun.Report Undercurrents Sun.Report Reflections News ABC News Cinema / PRINCESS OF THIEVES avec Keira Knightle Who Wants to be a Millionaire?The Practice News Pretender Friends 60 Minutes Touched by an Angel Cinema / SECOND HONEYMOON avec Roma Downey ER Night.News Biblical Mysteries Dateline NBC Cinema / THE LOST EMPIRE avec Thomas Gibson, Ling Bai (1/2) Cinema Lumberjack Sky Pilot (17:30) Vermonters at War Vermont Memories II / Into the '50s (21:20) Doo Wop 51 (22:45) Roadside Recipes III: A Taste of Southern.James Last: Gentleman of Music (19:35) Armenian Americans World News Wall Street Midsomer Murders (17:00) 100 Centre Street Cinema / LORNA DOONE avec Richard Coyle, Amelia Warner Law & Order Richard Gere Arts, Minds Photograph Sharing Visions Cinema / MEAN STREETS (2) avec Harvey Keitel, Robert De Niro Cinema (23:15) Insectia Contact Animal Hors Serie / Cleopatre reine d'Alexandrie Filiere D / CEUX QUI ONT LE PAS LEGER MEURENT SANS.Cinema / LE PIANISTE (5) Benelux.Russian.Focus Grec Tele-serie Grece Lica (Serb.) Caribbean.Kontakt (Ukraine) .juive Justice des mineurs Educational Psychology Le Monde a la carte .Internet Capharnaum Le Monde des affaires La Peinture moderne au Qc How'd they do that?Sunday@discovery Discovery's Sunday Showcase / Land of the Mammoth Storm Warning! Sunday@discovery Romantique D'ici &.Lonely Planet .tendres Avventura Travel.les voiles Aventures asiatiques D'ici &.l'hotel Franklin Little Lulu Hoze.The Jersey So Weird .Heartbeat Cinema / KELLY (5) avec Robert Logan Cinema / FLIGHT OF THE NAVIGATOR (22:35) Jamie Foxx The PJ's Futurama King of the Hill The Simpsons Malcolm in the Middle The Lone Gunmen The X-Files Profiler A.Hitchcock Global News Popstars The Practice A.Hitchcock Sports Journal de bord / Sous-marin Histoire maritime.Face cachee.Dimanche.Cinema / AU NORD LE PARADIS (3) avec Zaide Silvia, David Villalpando Greatest Journeys on Earth Disasters of the Century Leo's Journey Cinema / LADY JANE (4) avec Helena Bonham Carter, Cary Elwes Flick TV Guide .for Love .Families .Miracles .Homes Special out of Sight Real World Birth Stories .Miracles .Homes Generation 60 Ed Sullivan Pop up.Musico./ Paul Mc Cartney Les Speciaux: Julien Clerc Single Luck Musico./ Paul Mc Cartney d.Box Office Groove Concet Plus: Deftones.Farmclub.com 5 Line.Subb Slave on.Orgy World News Foreign.Hot Type Sports Jrnl Counter Spin Sunday Rep.Mansbridge The Passionate Eye Sunday Showcase Long.Branche Medias Journal RDI Circuit PME Zone libre / Judith Jasmin Telejournal Culture-choc Point de presse Sec.Regard Enjeux Accidents.Sports 30 Curling / Nokia Brier - finale Sports 30 Mag Coupe du Monde de ski Les Contes d'Avonlea Saint-Tropez, sous le soleil Haute Finance L'Hopital Chicago Hope Sexe a New York La Loi & l'Ordre Prime Suspect Cinema / HARLEQUIN ROMANCE - THE AWAKENING (5) The News Room Cinema / CHINESE BOX (4) avec Jeremy Irons, Gong Li Beastmaster Earth: Final Conflict Cinema / WHEN WORLDS COLLIDE (5) avec Richard Derr Robocop: Prime Directives Hockey / Senateurs - Capitals (17:00) Sportscentral You Gotta.Wrestling: WWF Heat Sportscentral Wrestling: WWF Heat Mais ou.Volt Panorama Les Intrus Explorateur Cinema / LA TERRE TREMBLE (2) .(23:35) Medical Detectives Junkyard Wars / Rockets Medical Detectives / Without a Trace - Toxic Trail - Body of.The Ultimate Ten.Medical Detectives Motoring Sportsdesk Hockey feminin / National Hockey Championship Sportsdesk .Hockey 2 J.Bravo .Mimi?Redwall Dilbert .le pire Drole, voyou Simpson Cybersix Avengers South Park Simpson Quads! Elections municipales (13:55) Jrnl s.(19:03) Vivement dimanche (19:50) Bouillon de culture (21:25) .arts (22:45) Journal belge Soir 3 Get a Life! The Tribe Vox Inquiring.Wives and Daughters Allan Gregg 4th Reading Vivre a deux Les Copines Quand la vie est un combat Portes par les anges - I Medecine.Quelques.en vedette Les Copines Ca sex'plique Realite 2001 Question Sante L'Ombudsman Vos droits Sur la colline Passion Deco Action Emploi .(17:30) Loup-garou La Vie a cinq Dawson Buffy contre les vampires Saddle Club Screech.Story Studio Zack Files Caitlin's.Grade Alien S.Holmes Radio Active Syst.Crash Big Wolf.Lost Nebula Shadow.Tekwar Zone extreme Sliders Chroniques du paranormal Technofolie .c'est fait Le Grand Journal Planete Pub Journal suisse VOTRE SOIREE DE TE L E V I S I O N 7LP0701B0311 B-7 dimanche ARTS 7LP0701B0311 ZALLCALL 67 00:55:32 03/11/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 1 MA R S 2 0 0 1 B 7 À son rythme, Richard Desjardins continue son chemin en France MICHEL DOLBEC PARIS Ð Dix ans après ses débuts triomphaux au théâtre de la Ville à Paris, plusieurs mois après avoir posé ses valises à Toulouse, Richard Desjardins poursuit son chemin en France à un rythme forestier, lui qui sait mieux que quiconque qu'on ne fait pas pousser un arbre en tirant dessus.Desjardins terminait hier soir une semaine de spectacles en solo à l'Européen, une bonne salle de 300 places, près de Pigalle.Il n'a pas fait salle comble, mais il a montré encore une fois qu'il possédait à Paris un vrai public, formé de fidèles définitivement acquis à sa cause.Passant du piano à la guitare « avec une vélocité de feu » (Libération), le poète a ajouté à son envoûtant tour de chant trois nouveaux titres composés dans la Ville rose.L'une de ces chansons, légère et ironique, est en italien (« Comme je ne le parle pas, explique-til, j'ai aligné des noms de villes »).Une autre, Le Trou perdu, parle d'un lac paisible au milieu de la nature.À Toulouse, où il a découvert les « conflits de connards » et la paperasse de la « perfecture » (la Préfecture), Desjardins a donc continué d'être habité par ses forêts.Mais s'il s'ennuie de ses « chums », il n'a guère le temps (puis ce n'est pas dans sa nature.) de sombrer dans la nostalgie.Le mois prochain, continuant son combat pour la forêt, il retournera à Rouyn pour fonder Action boréale.Puis en juin, comme prévu, tournant la page sur son séjour toulousain, il rentrera chez lui.Si tout se passe bien, Richard Desjardins effectuera une tournée en France l'automne prochain.Cette série de concerts à l'Européen devait d'ailleurs permettre à quelques acheteurs de mesurer le « potentiel » de l'artiste et de son spectacle.D'une certaine manière, la carrière de Desjardins, égarée un temps chez un « major » du disque avant de passer chez Inca, est encore en construction.Heureusement, le terrain est stable, les fondations solides.En France, Richard Desjardins réalise l'exploit d'exister.Il a vendu environ 10 000 exemplaires de Boum Boum : ce n'est pas énorme en regard des chiffres astronomiques d'un Garou ou d'une Lynda Lemay, mais c'est plus qu'honorable dans un monde dominé par le commerce et le Top 50.On voit la difficulté : les chansons de Desjardins ne sont pas formatées pour la FM ou pour les émissions de variétés (en plus, il refuse de chanter en play-back).Son accent demeure un obstacle, reconnaissent ceux qui s'occupent de sa carrière en France (Desjardins a d'ailleurs « francisé » deux ou trois mots : « sourire » pour « smile », « ton ennemi » pour « un homme qu't'haït ».).« C'est vrai qu'à la première écoute, ce n'est pas toujours évident, explique-t-on.Il faut prendre le temps de l'écouter, de le découvrir.Dans les médias, ceux qui l'ont fait soutiennent Desjardins depuis ses débuts avec un égal enthousiasme.France Inter (et sa variante musicale FIP) passe régulièrement ses chansons et dans la presse influente, on le considère nettement comme un des artistes les plus intéressants que le Québec ait envoyés en France depuis longtemps.Cette semaine encore, Le Monde a évoqué dans un court article sa façon de chanter « l'amour triomphant sous les lumières et celui auquel des vents contraires arrachent les ailes ».Quelques jours plus tôt, dans un bon texte avec photo, Libération, avant d'évoquer son « sublime album folk », avait souligné que Desjardins, seul en scène, était « guidé par les seules lois du plaisir, de la liberté et de la tolérance ».Télérama avait vanté de son côté une « liberté de forme et de ton peu commune » et des « textes d'une étonnante modernité, où le chant fuse de mots inattendus ».Photothèque DENIS COURVILLE, La Presse © Richard Desjardins, qui terminait hier soir une semaine de spectacles en solo à l'Européen, une salle de 300 places située près de Pigalle, possède maintenant un vrai public à Paris.Le printemps de la danse française aux États-Unis « DEUX HEURES DE PURE ADRÉNALINE.CETTE AVENTURE ROMANTIQUE FRAPPE DANS LE MILLE! VOUS SEREZ CAPTIVÉS PAR LES MÉGAWATTS D'ÉLECTRICITÉ QUE GÉNÈRENT BRAD ET JULIA.» ANDREW JOHNSTON, US WEEKLY LE FILM NO.1 AU CANADA! CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE 4 CINÉ-ENTREPRISE CINÉMA DU CAP 4 CINÉMA CARNAVAL CHÂTEAUGUAY 4 CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON 4 CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION 4 CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE 4 CINÉMA 9 GATINEAU 4 CINÉ-ENTREPRISE FLEUR DE LYS GRANBY 4 LE CARREFOUR 10 JOLIETTE 4 LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 4 CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) 4 FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL 4 FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 4 FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE 4 CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN 4 CINÉ-ENTREPRISE PLAZA REPENTIGNY 4 CINÉMA 9 ROCK FOREST 4 MAISON DU CINÉMA SHERBROOKE 4 CINÉMA ST-LAURENT SOREL-TRACY 4 CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE 4 CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO 4 LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 4 CINÉMA ST-EUSTACHE 4 GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE 4 CAPITOL ST-JEAN 4 CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 4 LES CINÉMAS GUZZO TERREBONNE 8 4 CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD 4 FAMOUS PLAYERS VERSAILLES 4 CINÉMA LAURIER VICTORIAVILLE 4 CINÉMA BIERMANS SHAWINIGAN 4 FAMOUS PLAYERS STARCITÉ HULL 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 4 FLEUR DE LYS TROIS-RIVIÈRES O.4 FAMOUS PLAYERS CARR.ANGRIGNON 4 CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) 4 CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE 4 CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES 4 LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 4 FAMOUS PLAYERS F.P.8 GREENFIELD PARK 4 LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 4 FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL 4 FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 4 CINÉMA 9 ROCK FOREST 4 CINÉMA PINE STE-ADÈLE 4 CINÉMA ST-EUSTACHE 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 4 FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT 4 FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND 4 FAMOUS PLAYERS STARCITÉ HULL 4 CINÉMA GALERIES AYLMER 4 VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE 13 À L'AFFICHE! 4 SON DIGITAL VIOLENCE ANS + CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! version française de THE MEXICAN DREAMWORKSPRÉSENTE EN COLLABORATIONAVEC NEWMARKET UNE PRODUCTION DE LAWRENCEBENDER UN FILM DE GOREVERBINSKI JAMESGANDOLFINI «LEMEXICAIN» MUSIQUEALANSILVESTRI PRODUCTEURS DÉLÉGUÉS WILLIAMTYRER CHRISJ.BALL AARONRYDER J.H.WYMAN PRODUIT PAR LAWRENCEBENDERET JOHNBALDECCHI ÉCRIT PAR J.H.WYMAN RÉALISÉ PAR GOREVERBINSKI visitez le site officiel à 2940216A 2940251A Agence France-Presse PARIS Ð La danse française, classique avec le Ballet de l'Opéra de Paris mais surtout contemporaine avec dix compagnies, s'exportera au printemps 2001 aux États-unis, sur la côte Est et sur la côte Ouest.New York sera le cadre, du 23 avril au 6 mai, du festival de danse contemporaine française France Moves, lancé et soutenu par les ministères français des Affaires étrangères et de la Culture, avec l'aide d'un mécénat franco-américain : dix compagnies se produiront à cette occasion dans six théâtres new-yorkais, soit 150 artistes, chorégraphes, danseurs, musiciens et techniciens.Pour sa part, le Ballet de l'Opéra de Paris, avec sa tradition tricentenaire, sera reçu à San Francisco, dans le cadre d'un échange avec le Ballet de San Francisco, du 30 avril au 5 mai, au War Memorial Opera House, avec deux productions: La Bayadère (à quatre reprises), la dernière réalisation de Rudolf Noureev, qui fut son directeur de la danse, et Le Parc (trois fois) de Angelin Preljocaj.Dans la foulée, le Ballet de l'Opéra de Paris dansera aussi cette Bayadère à Los Angeles lors de cinq représentations du 8 au 12 mai.Le choix des chorégraphes pour l'opération newyorkaise a été fait « pour montrer que la danse contemporaine française est capable d'exposer à la fois l'originalité de ses nouveaux talents ainsi que le renouvellement constant de ses grandes compagnies », explique Olivier Poivre d'Arvor, directeur de l'Association française d'action artistique du ministère des Affaires étrangères, cheville ouvrière de France moves.NOZHA KHOUADRA ANTOINE DE CAUNES AVEC LA PARTICIPATION DE MUSIQUE PHILIPPE SARDE UN FILM DE ALEXANDRE ARCADY FAMOUS PLAYERS PARISIEN 4 1h10 - 3h40 7h00 - 9h40 4 SON DIGITAL 13 ANS + SCÉNARIO ET DIALOGUES ANTOINE LACOMBLEZ ALEXANDRE ARCADY D'APRÈS LE ROMAN DE RENÉ BONNELL \u201cGRANDE VACANCE\u201d EDITIONS FLAMMARION AVEC LA COLLABORATION DE BENJAMIN STORA PHOTO ROBERT ALAZRAKI A.F.C.DÉCORS TONY EGRY 2ÈME ÉQUIPE ALEXANDRE AJA MONTAGE JOËLE VAN EFFENTERRE DIRECTEUR DE PRODUCTION JEAN-PAUL BATTAGGIA PRODUCTEUR EXÉCUTIF ROBERT BENMUSSA UNE PRODUCTION ALEXANDRE FILMS AVEC LA PARTICIPATION DE CANAL+ - STUDIO CANAL+ - STUDIO IMAGES 6 MATHILDA MAY SAÏD AMADIS SAMY NACERI WADECK STANCZAK PIERRE VANECK DORA DOLL FRANÇOIS-XAVIER NOAH MARIE GUILLARD JEAN-CLAUDE DE GOROS FRANÇOISE ARMELLE-CHICHE w w w.l a - b a s .n e t À L'AFFICHE ! EN EXCLUSIVITÉ 2940219A 7LP0801B0311 B-8 dimanche ARTS 7LP0801B0311 ZALLCALL 67 00:53:43 03/11/01 B B 8 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 1 MA R S 2 0 0 1 SPECTACLES Salles de répertoire BEFORE NIGHT FALLS Cinéma du Parc: 14h35, 17h, 19h25, 21h45.BITTERSWEET MOTEL Cinéma du Parc (1): 17h30, 21h45.DÉSARROIS DE L'ÉLÈVE TÖRLESS (LES) Goethe-Institut: 18h30.JUSQU'AU COEUR Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 18h30.LE HORLA - L'HOMME À L'OREILLE CASSÉE Cinémathèque québécoise (salle Fernand-Seguin): 19h.MA POMME Cinémathèque québécoise: 20h30.M.A.S.H.Cinéma du Parc (3): 21h15.MR.AND MRS SMITH Auditorium Maxwell-Cummings du Musée des Beaux-Arts: 12h.QUILLS Cinéma du Parc (1): 19h15.15 FÉVRIER 1839 Cinéma du Parc (3): 17h.SALT Cinéma ONF: 19h et 20h30.STATE AND MAIN Cinéma du Parc (3): 15h.THE MILLION DOLLAR HOTEL Cinéma Impérial: 16h30, 19h, 21h15.THIRTEEN DAYS Cinéma du Parc (1): 14h45.TO CATCH A THIEF Auditorium Maxwell-Cummings du Musée des Beaux-Arts: 14h.TORN CURTAIN Auditorium Maxwell-Cummings du Musée des Beaux-Arts: 16h.VIRGIN SUICIDES (THE) Cinéma du Parc (3): 19h15.Festival international du film pour enfants CIRCUS BAOBAB Cinéma Impérial: 13h.IKINGUT Cinéma Impérial: 10h.Danse ESPACE TANGENTE (840, Cherrier E.) Sous nos yeux, de Marie-Josée Chartier, Vifargent, de Maya Ostrofsky, Amelia hors de son élément, de Marianne Thorborg et Murano, d'Alain Francoeur: 19h30.PISCINE-THÉÂTRE DU DÉPARTEMENT DE DANSE (840, Cherrier) Tranche de Brie, de Séverine et Élodie Lombardo, et L'An de main, de Anne-Marie Quirion: 18h.Musique CHRIST CHURCH CATHEDRAL Dim., 13h, Trio Orchard.UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall) Dim., 15h30, Trio Pennetier-Pasquier-Pidoux, Sharon Moe, corniste.Trio K.542 (Mozart), Trio op.97 (Beethoven), Trio op.40 (Brahms).Ladies' Morning Musical Club.CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE (1920, Baile) Ensemble Arion.Dir.Philip Pickett.Ann Monoyios, soprano, Nathaniel Watson, baryton.Locke, Draghi, Blow, Purcell: 14h.PLATEAU (3700, Calixa-Lavallée) Dim., 14h, Orchestre Philharmonique du Grand Montréal.Dir.Daniel Constantineau.Dans les steppes d'Asie centrale (Borodine), Symphonie no 5 (Beethoven).JARDIN BOTANIQUE Dim., 14h, Ensemble de chambre du Conservatoire.Hindemith, Arensky.ÉGLISE SAINT-MARC (Rosemont) Dim., 14h30, Choeur de l'Art Neuf.Dir.Pierre Barrette.Claudel Callender, baryton, Monique Gendron, organiste.Bach, Villette, Saint-Saëns, Faure, Reger, Duruflé.CONSERVATOIRE Dim., 15h, Jean-François Normand, clarinettiste, Thérèse Motard, violoncelliste, Louise-Andrée Baril, pianiste.Schumann, Rachmaninov, Poulenc, Brahms.ÉGLISE SAINT-JEAN-BAPTISTE Dim., 16h, I Musici de Montréal.Dir.Yuli Turovsky.Gould, Bloch, Komitas, Beethoven, Bach.ÉGLISE SAINT-VIATEUR (Outremont) Dim., 20h, Daniel Doyon, trompettiste, Hélène Panneton, organiste.Pour enfants AUDITORIUM JEAN-BAPTISTE MEILLEUR (777, boul.Iberville, Repentigny) Tempête dans un verre de lait (marionnettes): 13h30.(4 ans à 8 ans) Variétés CENTRE MOLSON La Belle et la Bête, avec Brandi-Lee Rousseau, Georgei Galoustian, Martin Skully, Jackie Soames et John Jenkins.Présentation de Disney on Ice: 11h (en anglais); 15h (en français).CASINO DE MONTRÉAL Alain Choquette.FOUFOUNES ÉLECTRIQUES (87, Ste-Catherine E.) Kataklysm, Quo Vadis, Martyr et Neuraxis: 19h.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Le Dixieband, Billy Craig, J.-F.Paradis, Gina Seram, Paul Deslauriers, Dharma, John Mc Gale, Breen Leboeuf, Johnny Gravel, Kenny Dupree, Marie-Lou Rock, Michael Jerome Browne, Stephen Barry, Joe Hell et les Red Roosters, Sunny Wolf, Hugo Bonneville, Gaston Breton, Danu Wax: 20h.Soirée bénéfice au profit de la recherche sur la dystrophie musculaire.CAFÉ LUDIK (552, Ste-Catherine E.) Ghislain Quirion: 21h.L'ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) Bonzaï: 22h.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Vincent Beaulnes: 22h.LE BLEU EST NOIR (812, Rachel E.) Marionet-X, Shop ltd et Treza: 21h.LE SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) La Légende de la femme squelette, avec Sylvie Chartrand et René Béchard: 19h30.BIDDLE'S (2060, Aylmer) Geraldine Hunt: dès 20h.JAZZI'Z (4075B, St-Denis) Skip Bey, Tim Jackson et M.Berthiaume: 22h.THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (225, boul.l'Ange-Gardien, L'Assomption) La Sinfonia de Lanaudière, Quatuor Claudel et Marin Nasturica, accordéoniste: 15h; Jean- Michel Anctil: 20h.Voir THÉÂTRE en B10 2939881A CENTRE-VILLE EST RIVE SUD VEUILLEZ PRENDRE NOTE QUE LE GUIDE EST SUJET À CHANGEMENTS SANS PRÉAVIS.OUEST DE L'ÎLE RIVE SUD \u0001SON DIGITAL RIVE SUD QUARTIER LATIN (17 SALLES DE CINÉMAS) 350 rue Emery, coin St-Denis 849-FILM-111 SIÈGES DISPOSÉS EN GRADINS (Sightline seating™) \u0002 TIGRE ET DRAGON (G) Dim.au Jeu.1:30,4:15,7:05,9:50 \u0002CHOCOLAT(v.française) (G) Dim.au Jeu.12:45,3:55,6:40,9:40 \u0002 Trafic (v.française) (13+) Dim.au Jeu.12:20,3:25,6:30,9:35 \u0002LES RIVIÈRES POURPRES (16+) Dim.au Jeu.12:05,2:30,5:00,7:30,10:00 MAELSTRÖM (13+) Dim.au Jeu.2:10,4:25,6:50,9:10 VATEL(G) Dim.au Jeu.1:10,4:30, 7:20,9:50 MERCI POUR LE CHOCOLAT (G) Dim.au Jeu.9:05 UN TEMPS POUR L'IVRESSE DES CHEVAUX (G) Dim.au Jeu.2:15, 4:30,6:55,9:15 \u0002DOUX NOVEMBRE(G) Dim.au Jeu.12:35,9:25 \u0002 3000 MILLES DE GRACELAND(13+) Dim.au Mer.3:45,6:35 Jeu.3:45 \u0002 LES SILENCES DU DÉSIRS(v.française) (G) Dim.au Jeu.12:10,2:40,4:50,7:10, 9:20 \u0002 LA VEUVE DE ST-PIERRE (G) Dim.au Jeu.1:00,4:00,7:05,9:35 L'EXTRA TERRESTRE (G) Dim.au Jeu.1:20 \u0002 UNE AFFAIRE DE GOÛT (G) Dim.au Jeu.6:40 \u0002 L'HÔTEL D'UN MILLION DE DOLLARS(13+) Dim.au Mer.3:45, 6:45,9:25 Jeu.3:45,9:45 PRINCES ET PRINCESSES (G) Dim.au Jeu.12:00,2:00,4:10 \u0002LE MEXICAIN(13+)Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:30, 1:15,3:30,4:15,6:35,7:10,9:20,9:55 \u0002MON AMI SPOT(G) Dim.au Jeu.12:05,2:25,4:55,7:20,9:40 \u0002 15 MINUTES (v.française) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:50,3:50,7:00,9:45 \u0002 SONGE D'UNE NUIT D'ADOS Dim.au Jeu.12:00,2:15,4:35,7:15,9:30 CENTRE-VILLE OUEST CAVENDISH (MAIL) PV Cavendish, coin Kildare 849-FILM -122 \u0002 CHOCOLAT (v.o.Anglaise) (G) Dim.& Mar.12:55,3:35,6:40,9:15 Lun.Mer.& Jeu.6:40,9:15 \u0002TRAFFIC(13+) Dim.& Mar.2:35, 5:30,8:45 Lun.Mer.& Jeu.8:45 FINDING FORRESTER (G) Dim.au Jeu.9:00 RECESS: SCHOOL'S OUT (G) Dim.& Mar.1:00,3:00,5:00,7:00 Lun.Mer.& Jeu.7:00 3000 MILES TO GRACELAND (13+) Dim.au Jeu.9:10 MONKEYBONE(G) Dim.& Mar.12:40 FAST FOOD, FAST WOMEN (G) Dim.& Mar.12:35,2:45,4:55,7:10,9:30 Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:30 \u0002THE MEXICAN (13+) Dim.& Mar.12:45,3:30,6:45,9:20 Lun.Mer.& Jeu.6:45,9:20 SEE SPOT RUN (G) Dim.& Mar.12:30,2:40,4:50,6:55 Lun.Mer.& Jeu.6:55 GET OVER IT Dim.& Mar.1:05,3:05, 5:05,7:05,9:05 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:05 \u0002 15 MINUTES (v.o.Anglaise) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:50,3:40,6:50,9:25 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:25 CÔTE-DES-NEIGES PV 6700 Côte-des-Neiges 849-FILM -124 ADMISSION ADULTES- APRÈS 18H00 (exc.mar.& mer.) 6,50$ ENFANTS (13 ans et moins) 4,25$ ÂGE D'OR (65 ans et plus) 4,25$ MATINÉE EN TOUT TEMPS AVANT 18H00 4,25$ MARDI ET MERCREDI TOUTE LA JOURNÉE 4,25$ \u0002 TRAFFIC(13+) Dim.Mar.& Mer.3:10,6:20,9:15 Lun.& Jeu.8:00 \u0002 HANNIBAL (v.o.Anglaise) (16+) Dim.Mar.& Mer.1:25,4:10,6:50,9:30 Lun.& Jeu.7:00,9:30 \u0002DOWN TO EARTH (G)Dim.Mar.& Mer.1:40,3:40,5:40,7:40,9:50 Lun.& Jeu.7:40,9:50 \u0002MONKEYBONE(G) Dim.Mar.& Mer.1:20 \u00023000 MILES TO GRACELAND (13+) Dim.au Jeu.9:35 \u0002SEE SPOT RUN (G) Dim.Mar.& Mer.1:15,3:20,5:20,7:30 Lun.& Jeu.7:30 \u0002THE MEXICAN (13+) Dim.Mar.& Mer.1:50,4:30,7:10,9:45 Lun.& Jeu.7:10,9:45 \u0002 15 MINUTES (v.o.Anglaise) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:35,4:20,7:00,9:40 Lun.& Jeu.7:00,9:40 \u0002 GET OVER IT Dim.Mar.& Mer.1:30,3:30,5:25,7:20,9:20 Lun.& Jeu.7:20,9:20 CARREFOUR DORION PV 391 Bl.Harwood, Dorion-Vaudreuil 849-FILM -132 15 FÉVRIER 1839 (G) Dim.3:40,9:20 Lun.& Jeu.7:50 Mar.& Mer.9:20 HANNIBAL (v.française) (16+) Dim.1:00,3:50,6:50,9:35 Lun.& Jeu.7:30 Mar.& Mer.6:50,9:35 TIGRE ET DRAGON (G) Dim.1:20,4:10,7:10,9:40 Lun.& Jeu.7:40 Mar.& Mer.7:10,9:40 LES DEUX PIEDS SUR TERRE(G) Dim.1:30,7:20 Mar.& Mer.7:20 3000 MILLES DE GRACELAND(13+) Dim.Mar.& Mer.6:50,9:30 Lun.& Jeu.7:30 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.1:40,4:10,7:00,9:35 Lun.& Jeu.7:50 Mar.& Mer.7:00,9:35 MON AMI SPOT (G) Dim.12:30, 2:45,5:00 LE MEXICAIN (13+) Dim.12:45, 3:30,7:10,9:40 Lun.& Jeu.7:50 Mar.& Mer.7:10,9:40 15 MINUTES (v.française) Laissez-passer refusés Dim.1:10, 4:00,7:00,9:30 Lun.& Jeu.7:40 Mar.& Mer.7:00,9:30 SONGE D'UNE NUIT D'ADOS Dim.1:00,3:00,5:00,7:20,9:20 Lun.& Jeu.8:00 Mar.& Mer.7:20,9:20 EST DE MONTRÉAL DAUPHIN 2396 est, rue Beaubien 721-6060 TIGRE ET DRAGON(sous-titre français) (G) Dim.1:40,4:05,7:00 Lun.au Jeu.7:15 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.1:30,4:10,6:50 Lun.au Jeu.7:20 LANGELIER Carrefour Langelier 255-5551 NOUS N'ACCEPTIONS AUCUN LAISSEZ-PASSER, COUPON OU CERTICAT-CADEAU CINÉPLEX ODÉON \u0002 SEUL AU MONDE (G)Dim.1:05,7:05 Lun.au Jeu.7:05 \u0002 HANNIBAL (v.française) (16+) Dim.1:00,3:45,7:00,9:45 Lun.au Jeu.7:00,9:45 \u0002 DOUX NOVEMBRE (G) Dim.3:35,7:15,9:35 Lun.au Jeu.7:15,9:35 \u0002 LES DEUX PIEDS SUR TERRE(G) Dim.1:25,3:25,5:25,7:25,9:25 Lun.au Jeu.7:25,9:25 \u0002 3000 MILLES DE GRACELAND(13+) Dim.1:15,3:50,9:50 Lun.au Jeu.9:50 \u0002MON AMI SPOT(G)Dim.1:00, 3:00,5:00,7:00,9:00 Lun.au Jeu.7:00,9:00 \u0002 15 MINUTES Dim.1:05,3:30,7:05,9:30 Lun.au Jeu.7:05,9:30 MONTRÉAL SUD PLACE LASALLE PV Angle bl.Champlain et Bishop Power 849-FILM -171 \u0002 SEUL AU MONDE (G) Dim.au Jeu.8:55 \u0002 Trafic (v.française) (13+) Dim.au Jeu.6:30,9:20 \u0002 TIGRE ET DRAGON (G) Dim.Mar.& Mer.12:40,3:35,6:45,9:15 Lun.& Jeu.6:45,9:15 \u0002LES RIVIÈRES POURPRES (16+) Dim.Mar.& Mer.1:20,3:25,6:35 Lun.& Jeu.6:35 \u0002 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.Mar.& Mer.1:00,3:40,6:35,9:10 Lun.& Jeu.6:35,9:10 \u0002 DOUX NOVEMBRE (G) Dim.Mar.& Mer.12:35,3:15,6:40 Lun.& Jeu.6:40 \u0002MONKEYBONE(G)Dim.Mar.& Mer.1:05,3:30 \u0002 3000 MILLES DE GRACELAND(13+) Dim.au Jeu.9:15 \u0002 MON AMI SPOT (G)Dim.Mar.& Mer.12:45,2:55,5:10,7:25,9:35 Lun.& Jeu.7:25,9:35 \u0002 LE MEXICAIN(13+) Dim.Mar.& Mer.12:30,3:30,6:50,9:25 Lun.& Jeu.6:50,9:25 \u0002MAELSTRÖM(v.o.Anglaise) (13+) Dim.Mar.& Mer.1:15,3:20,5:15,7:30, 9:30 Lun.& Jeu.7:30,9:30 \u0002 SONGE D'UNE NUIT D'ADOS Dim.Mar.& Mer.12:45,2:45,4:50,6:55, 8:50 Lun.& Jeu.6:55,8:50 \u0002GET OVER IT Dim.Mar.& Mer.12:55,3:05,5:05,7:05,9:05 Lun.& Jeu.7:05,9:05 \u0002 15 MINUTES (v.o.Anglaise) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:10,3:45,6:40,9:35 Lun.& Jeu.6:40,9:35 15 MINUTES Dim.Mar.& Mer.12:50,3:10,6:30,9:20 Lun.& Jeu.6:30,9:20 BROSSARD PV Mail Champlain - 2150, Lopinière 849-FILM -141 CHOCOLAT(v.française)(G) Dim.& Mar.1:20,4:00,6:50,9:30 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:30 CHOCOLAT (v.o.Anglaise) (G) Dim.& Mar.1:40,4:30,7:05,9:40 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:40 \u0002 Trafic (v.française) (13+) Dim.& Mar.1:00,3:50,6:45,9:35 Lun.Mer.& Jeu.6:45,9:35 MAELSTRÖM (13+) Dim.& Mar.1:30,3:30,5:30,7:15,9:45 Lun.Mer.& Jeu.7:15,9:45 LA VEUVE DE ST-PIERRE (G) Dim.& Mar.1:30,4:10,6:55,9:20 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:20 15 MINUTES (v.française) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.1:50,4:20,6:55,9:25 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:25 15 MINUTES (v.o.Anglaise) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.1:10,3:45,7:00,9:35 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:35 ST-HYACINTHE Galeries St-Hyacinthe 773-9492 - CINÉMA AFFILIÈ - HANNIBAL (v.française) (16+) Dim.au Jeu.1:00,3:55,6:45,9:25 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.au Jeu.1:10,3:45,6:50,9:30 DOUX NOVEMBRE (G) Dim.au Jeu.1:15,3:40,7:10 LES DEUX PIEDS SUR TERRE (G) Dim.au Jeu.9:50 LA VEUVE DE ST-PIERRE (G) Dim.au Jeu.1:25,3:50,7:05,9:40 3000 MILLES DE GRACELAND (13+) Dim.au Jeu.9:45 LE MEXICAIN (13+) Dim.au Jeu.1:20,4:00,6:55,9:25 MON AMI SPOT (G) Dim.au Jeu.1:05,3:25,7:30 15 MINUTES (v.française) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.1:00,3:35,7:00,9:45 SONGE D'UNE NUIT D'ADOS Dim.au Jeu.1:30,3:30,7:15,9:15 BOUCHERVILLE PV Aut.20, sortie Boul.Mortagne 849-FILM -144 Trafic (13+) Dim.1:00,3:55,6:45 Lun.& Jeu.7:30 Mar.& Mer.2:15,6:45 TIGRE ET DRAGON(G) Dim.1:25, 3:55,7:05,9:50 Lun.& Jeu.7:25,9:50 Mar.& Mer.2:05,4:35,7:05,9:50 15 FÉVRIER 1839 (G) Dim.1:20, 3:50,7:10,9:40 Lun.& Jeu.7:10,9:40 Mar.& Mer.2:00,4:25,7:10,9:40 HANNIBAL (v.française) (16+) Dim.1:10,4:00,6:50,9:35 Lun.& Jeu.7:00,9:35 Mar.& Mer.2:35,6:50,9:35 DOUX NOVEMBRE(G) Dim.au Jeu.9:25 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.1:05,3:40,6:45,9:15 Lun.& Jeu.7:15,9:45 Mar.& Mer.2:25,6:45,9:15 3000 MILLES DE GRACELAND(13+) Dim.Mar.& Mer.9:40 LA VEUVE DE ST-PIERRE (G) Dim.1:15,3:45,7:25,9:50 Lun.& Jeu.7:25,9:50 Mar.& Mer.2:10,4:30,7:25,9:50 LE MEXICAIN (13+) Dim.1:30,4:05, 7:15,9:45 Lun.& Jeu.7:15,9:45 Mar.& Mer.2:40,7:15,9:45 MON AMI SPOT (G) Dim.1:00,3:25,7:20 Lun.& Jeu.7:20 Mar.& Mer.2:20,4:35,7:20 15 MINUTES (v.française) Laissez-passer refusés Dim.1:35, 4:10,6:55,9:30 Lun.& Jeu.7:00,9:30 Mar.& Mer.2:00,4:40,6:55,9:30 SONGE D'UNE NUIT D'ADOS Dim.1:40,3:50,7:00,9:10 Lun.& Jeu.7:00,9:10 Mar.& Mer.2:30,4:25,7:00,9:10 ST-BRUNO PV Près des Promenades St-Bruno 849-FILM -143 LES 102 DALMATIENS (G) Dim.Mar.& Mer.12:50 \u0002SEUL AU MONDE(G)Dim.au Jeu.6:40,9:30 Trafic (v.française)(13+) Dim.Mar.& Mer.3:05,6:40,9:30 Lun.& Jeu.6:40,9:30 \u0002FOLLES DE LUI(G)Dim.Mar.& Mer.1:50,4:10 \u0002 HANNIBAL (v.française) (16+) Dim.Mar.& Mer.1:10,3:55,6:45,9:35 Lun.& Jeu.6:45,9:35 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.Mar.& Mer.1:45,4:25,7:00,9:35 Lun.& Jeu.7:00,9:35 \u0002 DOUX NOVEMBRE (G) Dim.Mar.& Mer.1:20,4:00,7:00,9:35 Lun.& Jeu.7:00,9:35 LES DEUX PIEDS SUR TERRE (G) Dim.Mar.& Mer.1:35,7:10 Lun.& Jeu.7:10 3000 MILLES DE GRACELAND (13+) Dim.Mar.& Mer.3:50,9:20 Lun.& Jeu.9:20 MAELSTRÖM (13+) Dim.Mar.& Mer.12:55,3:00,5:00,7:05,9:00 Lun.& Jeu.7:05,9:00 \u0002MON AMI SPOT(G)Dim.Mar.& Mer.1:00,3:10,5:15,7:30,9:40 Lun.& Jeu.7:30,9:40 \u0002LE MEXICAIN(13+)Dim.Mar.& Mer.1:30,4:20,7:10,9:45 Lun.& Jeu.7:10,9:45 \u0002 15 MINUTES (v.française) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:20,4:15,7:00,9:45 Lun.& Jeu.7:00,9:45 SONGE D'UNE NUIT D'ADOS Dim.Mar.& Mer.1:10,3:10,5:10,7:10, 9:15 Lun.& Jeu.7:10,9:15 DELSON (PLAZA) PV 900, Bl.Georges-Gagné, Delson 849-FILM -145 HANNIBAL (v.française) (16+) Dim.12:45,3:40,6:55 Lun.7:30 Mar.au Jeu.6:55,9:40 DOUX NOVEMBRE (G) Dim.1:45,4:20,7:00 Lun.7:45 Mar.au Jeu.7:15 LES DEUX PIEDS SUR TERRE (G) Dim.1:15,3:30,7:25 Lun.7:55 Mar.au Jeu.7:30,9:45 LE MEXICAIN (13+) Dim.1:25, 4:00,7:15 Lun.7:40 Mar.au Jeu.7:20,9:50 MON AMI SPOT (G)Dim.12:55, 3:10,5:20,7:30 Lun.7:50 Mar.au Jeu.7:05,9:20 SONGE D'UNE NUIT D'ADOS Dim.1:05,3:20,5:20,7:20 Lun.8:00 Mar.au Jeu.7:25,9:35 15 MINUTES (v.française) Laissez-passer refusés Dim.1:35, 4:10,7:05 Lun.7:35 Mar.au Jeu.7:00,9:50 3000 MILLES DE GRACELAND (13+) Mar.au Jeu.9:45 CHÂTEAUGUAY ENCORE 180, Boul.D'Anjou Châteauguay 699-3579 \u0002 FOLLES DE LUI(G) Dim.Mar.& Mer.7:05,9:05 Lun.& Jeu.7:40 3000 MILLES DE GRACELAND(13+) Dim.1:35,3:55,7:00,9:20 Lun.& Jeu.7:30 Mar.& Mer.7:00,9:20 SEE SPOT RUN(G) Dim.1:40,3:35 THE MEXICAN(13+) Dim.1:30, 3:45,7:00,9:15 Lun.& Jeu.7:25 Mar.& Mer.7:00,9:15 15 MINUTES (v.française) Laissez-passer refusés Dim.1:30, 3:50,6:55,9:10 Lun.& Jeu.7:30 Mar.& Mer.6:55,9:10 SONGE D'UNE NUIT D'ADOS Dim.1:45,3:30,5:15,7:10,9:00 Lun.& Jeu.7:35 Mar.& Mer.7:10,9:00 RIVE NORD ST-EUSTACHE PV 25e Avenue (450)472-6666 - LE GROUPE MATHERS - NOUS N'ACCEPTIONS QUE ODÉON AUCUN AUTRE LES CERTICATES-CADEAU CINÉPLEX COUPON-RABAIS N'EST ACCEPTÉ \u0002LES 102 DALMATIENS (G) Dim.& Mar.12:00,2:00 L'EMPEREUR NOUVEAU GENRE (G)Dim.& Mar.12:00, 1:45 \u0002MISS PERSONNALITÉ (G) Dim.& Mar.12:05,2:25,4:45,7:05, 9:20 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:20 \u0002 SEUL AU MONDE (G) Dim.& Mar.12:30,3:30,6:40,9:30 Lun.Mer.& Jeu.6:40,9:30 \u0002 Trafic (v.française) (13+) Dim.& Mar.3:30,6:40 Lun.Mer.& Jeu.6:40 \u0002 TIGRE ET DRAGON (G) Dim.& Mar.1:35,4:05,6:55,9:20 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:20 \u0002 LES RIVIÈRES POURPRES (16+) Dim.au Jeu.9:30 \u0002 15 FÉVRIER 1839 (G) Dim.& Mar.1:25,3:50,7:05,9:40 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:40 \u0002 FOLLES DE LUI (G) Dim.& Mar.4:00,7:00 Lun.Mer.& Jeu.7:00 \u0002 HANNIBAL(v.française) (16+) Dim.& Mar.1:15,4:00,6:50,9:35 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:35 \u0002HANNIBAL(v.o.Anglaise) (16+) Dim.au Jeu.9:05 \u0002 DOUX NOVEMBRE (G) Dim.& Mar.1:20,3:55,7:00,9:30 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:30 \u0002 LES DEUX PIEDS SUR TERRE(G) Dim.& Mar.12:25, 2:25,4:25,7:10,9:10 Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:10 \u0002 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.& Mar.1:00,3:35,6:55,9:25 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:25 \u0002 3000 MILLES DE GRACELAND (13+) Dim.& Mar.1:10,3:45,6:50,9:25 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:25 \u0002 MON AMI SPOT (G) Dim.& Mar.12:00,2:10,4:20,7:00,9:10 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:10 \u0002THE MEXICAN(13+)Dim.& Mar.1:20,3:50,7:05,9:35 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:35 \u0002 LE MEXICAIN (13+) Dim.& Mar.1:15,3:45,6:55,9:25 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:25 \u0002 SONGE D'UNE NUIT D'ADOS Dim.& Mar.12:20,2:15,4:10,7:10, 9:10 Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:10 \u0002 15 MINUTES (v.française) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.1:30,4:05,6:50,9:20 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:20 DU Dimanche 11 à Jeudi 15 2940220A 7LP0902B0311 B-9 dimanche ARTS 7LP0902B0311 ZALLCALL 67 00:59:39 03/11/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 1 MA R S 2 0 0 1 · B 9 CE SOIR À TVA CE SOIR 19h 30 LE MONDE EST PLAMONDON ANIMÉE PAR : JULIE SNYDER Céline Dion Ginette Reno Patrick Bruel Diane Dufresne Robert Charlebois Garou Clémence Des Rochers Martine St-Clair Les stars sont unanimes : 2939386A Mefistofele :pour Soviero; le reste au diable CLAUDE GINGRAS CINQ MINUTES : celles que dure l'air « L'altra notte in fondo al mare.», ce récit de la prisonnière Margherita devenue folle, tel que vécu devant nous par Diana Soviero.D'un Mefistofele qui totalise finalement près de trois heures, c'est le seul moment Ð ces cinq minutes Ð où, soudain, toute notre attention Ð l'oeil et l'oreille, le coeur surtout Ð est monopolisée par ce qui se passe devant nous.Tout à coup, la musique nous parle ; tout à coup, la scène s'anime.Ce miracle se produit à 21 h 40.Soviero pleure avant même de commencer à chanter.Lorsqu'elle a terminé son air, sur un passage poitriné à la Magda Olivero, c'est nous qui avons les yeux mouillés.Et Soviero, believe me, était très en voix hier soir à la prima, où l'ouvrage de Boito enfin programmé par l'Opéra de Montréal n'a cependant pas fait salle comble.Donc, Soviero.La soirée commence et finit avec elle.Pour le reste, on ne sait plus trop quel vocabulaire employer : kitsch, surcharge, mauvais goût, enfantillages.Il est clair que le metteur en scène Bernard Uzan et que le décorateur et costumier Allen Charles Klein ont mis beaucoup d'effort dans cette production.Il faut hélas ! conclure à plus d'effort que de talent chez l'un et l'autre.Un « auditoire » sur scène, « trouvaille » déjà utilisée dans la vidéo de Mefistofele de Robert Carsen, des fanfreluches qui pendent de partout, un énorme crucifix qui descend des cintres (c'est-à-dire du ciel !), un Diable costumé pour courir l'Halloween, de la fumée, du rouge, des temps morts et de mauvais raccords aussi, et quoi encore.Andrea Papi (le Diable) projette une voix de basse au volume étonnant pour un homme de 27 ans.Le ténor qui chante Faust est correct, mais l'ex-Salomé Lappalainen est méconnaissable.Très bonne direction d'Edoardo Müller à la tête d'un puissant OSM.Ce que j'ai encore à dire peut attendre à demain.Photo Opéra de Montréal Diana Soviero, la Margherita du Mefistofele de Boito, en première hier soir à l'Opéra de Montréal.Hamelin fait un malheur GUY MARCEAU collaboration spéciale VOUÉ À l'interprétation du répertoire baroque, l'ensemble Les Violons du Roy présentait plutôt hier soir, salle Pollack, un répertoire romantique et post-romantique.Une dérogation certainement due à la présence de son invité spécial, le pianiste Marc-André Hamelin.Le dernier passage de Marc-André Hamelin aux Violons du Roy date de près de 10 ans où il avait, comme hier soir, joué dans le Concert d'Ernest Chausson.L'oeuvre occupait entièrement la deuxième moitié du concert, la première partie étant constituée de curiosités plutôt que d'oeuvres majeures.C'est donc, on le suppose, la présence du célèbre pianiste qui aura incité les mélomanes à remplir la salle.Passons rapidement sur la Troisième Sérénade pour cordes de l'Autrichien Robert Fuchs.Le compositeur et l'oeuvre ne sont ni très connus ni très importants.La pièce n'est pas dénuée d'un certain lyrisme mais n'offre pas assez d'éclat et de bonnes idées pour soutenir l'intérêt sauf le final aux accents tziganes.Les Violons du Roy sonnent justes et Labadie évite d'ajouter aux mièvreries romantiques déjà contenues dans la Sérénade.La Malédiction pour piano et cordes est composée par un Liszt à peine âgé de 20 ans.L'oeuvre, certes spectaculaire, reste un morceau de bravoure plus tape-à-l'oeil que transcendant.La pièce est orageuse, parfois « pyrotechnique » et harmoniquement audacieuse (thème d'entrée dissonant, jeux d'octaves).Marc-André Hamelin en traverse les difficultés avec une vélocité et une impressionnante facilité.Ses mains volent littéralement au-dessus du clavier.La tension dramatique et le lyrisme des rares passages plus calmes sont bien soutenus par les cordes, et Hamelin maîtrise les nombreuses envolées lisztiennes (gammes ascendantes et descendantes) qui annoncent des concertos à venir.Les bravos fusent ; la Malédiction d'Hamelin fait déjà un malheur.L'oeuvre de la soirée était sans conteste le poignant Concert pour piano, violon et quatuor à cordes d'Ernest Chausson.À noter, l'arrangement remarquable pour orchestre à cordes de Bernard Labadie, une heureuse incursion dans le répertoire romantique.L'oeuvre dure près de 35 minutes durant lesquelles le lyrisme français (on sent Fauré) et le romantisme exacerbé dominent.La partition touffue offre successivement tous les climats : l'angoisse, le rêve, la méditation et la frénésie.Le public est attentif au possible.Dans les tutti, les Violons du Roy sonnent comme un grand orchestre couvrant parfois la ligne du violon solo.Soulignons tout de même le jeu clair et contrasté du violoniste Olivier Thouin.Quelques écarts dans les aigus ne changeront rien à cette impression.Marc-André Hamelin brille encore de tous ses feux et aborde cette longue partition avec l'époustouflante technique (sans parler des nuances) qu'on lui connaît, compte tenu que le piano joue du début à la fin presque sans interruption.Pianiste et cordistes ont visiblement beaucoup de plaisir à jouer.Même la tourneuse de pages se balance sur son siège ! À la fin, le public ovationne.On en aurait bien pris encore.Concert, Sérénade, Malédiction, quatuor, Malédiction, Concert, tutti.Le retour de Steph Carse Presse Canadienne TROIS-RIVIÈRES Ð Qui ne rêve pas de succès, surtout dans le monde du spectacle ?Pourtant, on oublie trop souvent que celui-ci a au moins deux faces.Demandez à Steph Carse.Des années après Achy Breaky Dance, il est de retour.Tout juste sorti d'un long, trop long tunnel.Un tunnel d'oubli et de noirceur.Steph Carse a connu le succès.Il a vendu 150 000 exemplaires de son très gros succès country.On l'a vu et entendu partout.Mais on n'a entendu que ça.Comme s'il était un chanteur country, ce qu'il se défend bien d'être.Un exil volontaire Alors, pour relancer sa carrière, il a senti le besoin de prendre du recul.S'arrêter quelque temps, se faire oublier pour pouvoir revenir avec un autre genre de matériel sans que le public le lui reproche.En 1996, il a tout arrêté.Volontairement.Il est parti ; aux États Unis, notamment.Mais l'exil et l'attente ont été plus longs que prévu.Il voulait continuer à chanter mais autre chose que Achy Breaky Dance.Il a cogné à toutes les portes, rencontré toutes sortes de gens sans pour cela signer de contrat.À un moment donné, il est allé à Nashville pour y rencontrer d'autres producteurs.Il était tellement cassé qu'il a dormi dans sa voiture pendant trois semaines.Mais il n'a jamais cessé de croire en lui ou à sa bonne étoile.À un certain moment, un producteur lui a offert de chanter à l'ouverture très médiatisée de la reproduction de la ville italienne de Portofino à l'intérieur des Studios Universal avec un orchestre de 25 musiciens et une chorale de 25 chanteurs.Il a interprété des airs d'Andrea Boccelli, le chanteur fétiche du maire de la ville de Portofino, présent au spectacle.Ç'a été l'étincelle tant attendue.Un autre producteur l'a entendu, il a été impressionné.Ils se sont parlé.Mais cette fois, la rencontre a donné lieu à la signature d'un contrat pour un album.Des airs d'opéra Voilà où en est Steph Carse.Il a son album entre les mains depuis le mois de novembre dernier et s'affaire à en faire la promotion.C'est un nouveau Steph Carse.Il y chante des airs d'opéra dans des chansons qu'il a lui-même écrites pour la plupart.Des chansons aux arrangements complexes, dans un style particulier, théâtral, empruntant autant au techno qu'au pop.Il se paie même le luxe de chanter un court extrait de l'opéra Pagliacci dans la pièce d'ouverture.On est loin de Achy Breaky Dance.Carse affirme qu'il a toujours cru que les choses débloqueraient.« Je chante depuis que j'ai 3 ans.On a tous des dons particuliers ; moi, c'est la musique : j'étais fait pour ça.J'ai aimé ce que j'ai fait.Quand j'ai eu du succès, j'ai reçu près de 100 000 lettres ! C'est l'fun de comprendre qu'on touche autant de gens.Mais il fallait que je batte l'image et que je reparte en neuf.N'empêche que si c'était à refaire, je le referais.» Il peut bien manifester cette assurance avec la nouvelle équipe qui s'est formée autour de lui.Déjà, le chef de cette bande est le producteur Chuck Howard, un type qui a derrière lui le modique total de 100 millions de disques vendus.« Je suis entouré d'une bonne équipe », admettra le chanteur qui n'a, manifestement, pas peur des euphémismes.Un éloignement bénéfique « Je ne cherchais à impressionner personne d'autre que moimême en faisant mon nouvel album.Je n'ai pas cherché à plaire aux gens de l'industrie.J'ai fait tout ça simplement parce que j'aime chanter.» Quand il lui a fallu redéfinir son image, il est revenu à ses sources.« Je voulais venir au Québec en premier avec l'album parce que j'étais conscient de l'image que j'ai ici et que je veux changer.Je veux montrer aux gens qui ont été mon premier public là où je suis rendu et ce que je suis vraiment.» L'éloignement a été bénéfique.C'est vrai tant pour le grand public que pour les médias, pas toujours tendres à l'égard du jeune homme.« Ils ont été bien plus méchants envers d'autres artistes, répond-il.Avec moi, ils ont été plutôt corrects.On a dit que Achy Breaky Dance était une chanson quétaine, mais on ne m'a pas tellement attaqué moi, comme individu.» « Je voulais venir au Québec en premier avec l'album parce que j'étais conscient de l'image que j'ai ici et que je veux changer.Je veux montrer aux gens qui ont été mon premier public là où je suis rendu et ce que je suis vraiment.» 7LP1001B0311 B-10 dimanche ARTS 7LP1001B0311 ZALLCALL 67 00:54:54 03/11/01 B B10 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1 1 MARS 2001 L'homme-orchestre Charles Goulet: 25 ans déjà SOUVENIRS, SOUVENIRS VINGT-CINQ ANS déjà que le baryton Charles Goulet, secrétaire du Conseil des Arts depuis sa fondation en 1957 et l'une des personnalités les mieux connues du monde artistique montréalais, est décédé (l2 mars 1976)), des suites d'une longue maladie.Charles Goulet était Charles Goulet un véritable homme-orchestre.Baryton, comédien, maître de chapelle, metteur en scène, pianiste, violoniste, il fut aussi imprésario et ses talents d'administrateur artistique étaient reconnus.Né à Liège, en Belgique, il arriva très jeune à Montréal.En 1921, il donna son premier récital de chant.Il partit ensuite pour Paris et se rendit en Belgique pour perfectionner son art.Il chanta notamment à l'opéra de Liège.Ayant fait ses débuts dans La Navaraise, de Massenet, il donna le nom de ce compositeur au choeur de chant mixte qu'il fonda en 1928, à Montréal.Les Disciples de Massenet firent de nombreuses tournées à l'étranger.À son retour à Montréal, Charles Goulet chanta avec la Société canadienne d'opérette, devint maître de chapelle à Saint-Henri, puis à Saint-Louis-de-France, et obtint un doctorat en musique de l'Université de Montréal.En 1936, avec Lionel Daunais, il fonda les Variétés lyriques, une des grandes réussites théâtrales au Québec qui dura jusqu'en 1955.M.Goulet avait alors 73 ans.Jacques Brel en spectacle à la Comédie-Canadienne Il y a déjà quarante ans, Jacques Brel, que Jean Hamelin qualifiait de « troubadour satirique », s'était produit sur la scène de la Comédie- Canadienne.Hamelin écrivait alors, le 14 mars 1961 : « Il a une voix plus qu'ordinaire, il a la tête plate, les sourcils forts, les dents Jacques Brel longues, la figure osseuse.Il a les bras ballants, et au bout des bras, des mains offertes.Cela suffit à créer un chanteur, un troubadour moderne, avec une guitare qu'il martèle quelquefois avec véhémence.Ce troubadour moderne, c'est Jacques Brel.Ce n'est pas un troubadour langoureux.Il est satirique.Il est critique.Il est rempli de méchanceté, de cette méchanceté qui fait du bien parce qu'elle délivre, parce qu'elle libère.Jacques Brel se présente sans avoir rien d'une vedette.Il s'en vient tel quel devant son public et parce qu'il est jeune, qu'il est poète, il gagne rapidement la partie.Il ne tarde pas à émouvoir, par des crescendos grondants de colère ou de passion ; par des éclats de voix, il envoûte.Il crée des rythmes, des gestes, une atmosphère qui ne sont qu'à lui.» Le long itinéraire d'André Boulais Il y a un quart de siècle, Paul Dumont, de son vrai nom André Boulais, un Montréalais francophone, fils d'un médecin d'ici, faisait carrière à la télé américaine dans le feuilleton quotidien Search for Tomorrow, alors projeté à l'écran du réseau CBS.Rudel-Tessier avait, le 11 mars 1976, consacré toute une page à la carrière internationale inusitée de cet acteur de chez nous.Après des études dans une demi-douzaine de collèges québécois, y compris le collège Sainte-Marie, Paul Dumont, alias Boulais, amorça sa carrière à New York à l'âge de 18 ans.Déçu de la métropole américaine, il se rendit ensuite à Paris, où il passa trois ans dans la compagnie de Jean-Louis Barrault-Madeleine Renaud et dans la troupe de Marie Bell.Il tourna également deux films comme assistant à la production.Puis, ayant pris la précaution de perfectionner son anglais, il quitta Paris pour Londres.Incapable d'être embauché là comme assistant au cinéma, il se rendit à New York encore une fois où il joua sur Broadway pendant six mois, puis retourna à Paris, et de là à Londres où il suivit des cours de chant.Embauché dans une comédie musicale, il joua à Londres pendant un mois, partit ensuite pour la Grèce.Où il acheta une boutique de vêtements avant de revenir à Londres pour trouver un rôle dans un film américain, tourné en Espagne.Il passa de l'Espagne à l'Italie où il demeura quinze mois, le temps de tourner dans trois films sous le nom de Peter Holden avant de revenir à New York, où il posa pour les photographes de mode, puis finit par se retrouver dans le soap américain Search for Tomorrow.Après toutes ces années de déambulations, Dumont, né Boulais, avait perdu toute trace d'accent québécois et se décrivait alors comme un « acteur américain ».Pour que notre théâtre vive et s'améliore Selon le chroniqueur de théâtre de La Presse, il y a 80 ans, qui signait du pseudonyme de Harther, « le théâtre canadien ne vivra et ne s'améliorera que si le peuple canadien le veut bien.Les auteurs canadiens ne produiront que s'ils sont encouragés et cet encouragement, il appartient au peuple de le donner et non pas à une simple association, à une simple classe ou à un simple groupe.C'est le peuple tout entier qui doit s'intéresser au théâtre canadien, qui doit le réclamer et qui doit le soutenir », disait-il dans sa chronique du 12 mars 1921.Et le chroniqueur ajoutait : « Lundi soir prochain, nous serons conviés à assister à la création d'une pièce tirée d'un beau roman d'une de nos plus illustres femmes de lettres, Laure Conan.Ce drame historique est L'Oubliée.C'est la mise à la scène du roman du même titre.La Société Saint-Jean-Baptiste continuant ses traditions et voulant encourager l'art qui est une forme de patriotisme, a mis cette création sous ses auspices.C'est un geste qui l'honore et qui ne sera probablement pas isolé, du moins, espérons- le.» L'écrivain Vercors en visite à Montréal Jean Bruller, écrivain français qui, sous le pseudonyme de Vercors, se rendit célèbre en écrivant Le Silence de la mer, en clandestinité durant la Deuxième Guerre mondiale, vint nous rendre visite, sitôt le conflit terminé.Alfred Ayotte l'avait rencontré, le 5 mars 1946.Selon l'ancien graveur, qui était devenu subitement un des écrivains français les plus renommés, non seulement en France mais aussi à l'étranger, il était alors trop tôt pour définir les tendances du mouvement littéraire d'aprèsguerre en France.Mais, affirmait-il, on constatait toutefois que la littérature pure était en régression en faveur d'une littérature plus mêlée à l'histoire et à la vie des hommes.SPECTACLES Théâtre THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) Les Oiseaux de proie, de John Logan.Mise en scène de Claude Poissant.Trad.de Benoit Girard.Du mar.au ven., 20h; sam., 16h et 20h30.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste-Catherine O.) Macbeth, de Shakespeare.Trad.de Marie José Thériault.Mise en scène de Fernand Rainville.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) Venecia, de Jorge Accame.Trad.d'André Melançon.Mise en scène de Guillermo de Andrea.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h; dim., 15h.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS (100, av.des Pins E.) Ce n'est pas de la manière qu'on se l'imagine que Claude et Jacqueline se sont rencontrés, d'Estelle Clareton et Wajdi Mouawad: 20h.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (3900, St-Denis) Floes, de Sébastien Harrisson.Mise en scène d'Alice Ronfard: 20h.SALLE FRED-BARRY (4353, Ste-Catherine E.) Les Nuits blanches, de Fiodor Dostoïevski, adaptées par Anne Nenarokoff- Van Burek.Du mar.au sam., 19h30.THÉÂTRE PROSPERO (1371, Ontario E.) Les Étoiles d'Angus, de Michael Healy.Trad.et mise en scène d'André Thérien.Présentation du Théâtre les gens d'en bas et du Théâtre du Jour: 20h.LA LICORNE (4559, Papineau) Le Monument, de Colleen Wagner.Trad.de Carole Fréchette.Mise en scène de Martine Beaulne.Du mar.au sam., 20h; mer., 19h.ESPACE GO (4890, St-Laurent) Trois Soeurs, d'après Anton Tchékhov.Mise en scène de Luce Pelletier et Denis Bernard: 20h.L'X (182, Ste-Catherine E.) Macbeth, de Shakespeare: 23h30.THÉÂTRE LA CHAPELLE (3700, St-Dominique) Five Wolf Deavtov Circus, de Tornado Ricci.Mise en scène de Pascal Contamine avec 9 comédiens: 20h.SALLE JEAN-GRIMALDI (1111, Lapierre, La Salle) Sur le bord de la fenêtre, un tout petit chien en flammes, de Patrick Quintal.Présentation du Théâtre du Double signe: 20h.CASA D'ITALIA (505, Jean-Talon E.) Fabulage obscène, de Dario Fo.Mise en scène de S.Lantagne: 20h30.CENTRE SAIDYE BRONFMAN (5170, Côte-Ste-Catherine) After the Dance, de Rattigan; 14h; Undiscovered Country, de Schnitzler, adapt.de Tom Stoppard: 19h.THÉÂTRE DE LA VILLE (salle J.-Louis Millette, Longueuil) Le Songe d'une nuit d'été, de Shakespeare.Présentation de la troupe de théâtre Les Goliards: 15h.CÉGEP DE ST-HYACINTHE (3000, av.Boullé, St-Hyacinthe) Rendez-vous magique, scènes d'audition, avec les diplômés de l'École de théâtre du cégep: 20h, sauf dim.CAFÉ-THÉÂTRE DE CHAMBLY (2447, av.Bourgogne, Chambly) Chacun son tour, de Ray Cooney et Tony Hilton.Ven., sam., 20h.G É N I E S EN HERBE En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., genies@fqjr.qc.ca A-JEAN 1 Quels étaient les noms de famille de Jean et Jeannette ?2 De quel pays saint Jean de Dieu était-il originaire ?3 Quel saint, qui oeuvra auprès des enfant pauvres de Turin, est le fondateur des Salésiens ?4 Quel était le surnom du roi Jean, frère et successeur de Richard Coeur de Lion ?5 Qui a popularisé la chanson Billy Jean ?B-COMMENCANT PAR `J` 1 Dieu à deux visages des Romains.2 Général qui dirigeait la Pologne lors de l'ascension du syndicat Solidarité dans les années 80.3 Au cours d'un duel, il surprit son adversaire en lui donnant un coup au jarret, son nom est devenu synonyme de traîtrise ou de coup bas.4 Il organisa l'expédition des Argonautes pour conquérir la Toison d'or.5 Auteur français, ancêtre du surréalisme, il est le créateur du docteur Faustroll et d'Ubu.F-MÉLI-MÉLO 1 Quel Allemand a donné son nom à une technique pour expulser un corps étranger des voies respiratoires?2 Quel adjectif commençant par S désigne ce qui peut être coupé ?3 Qu'est-ce qui est suggéré dans la résolution Balfour du 2 novembre 1917 ?4 Quel sociologue est l'auteur du livre The Medium is the Message qui vulgarisait avec humour ses thèses sur les moyens de communication ?5 Quel politicien anglais, auteur du roman Les Derniers jours de Pompéi, a aboli le monopole de la Compagnie de la baie d'Hudson en 1858 ?G-NORMES 1 Quel terme désigne les normes éthiques propres à une profession ?2 Quel nom donne-t-on aux années exceptionnelles en viticulture?3 Quel mot anglais est l'équivalent du millésime pour le porto?4 Quel est le nom de la norme internationale en matière de contrôle de la qualité pour les entreprises ?5 Dans quel domaine utilise-ton la norme NTSC en Amérique et PAL en Europe ?Général polonais E-MUSIQUE POP 1 Quel est l'instrument de l'auteur- compositeur interprète Jorane ?2 Quel chanteur américain a réalisé deux albums folk avant de connaître le succès avec son disque Mellow Gold ?3 Quel chanteur, interprète de Manon, viens danser le ska, animait une émission de vidéoclips au début des années 80 ?4 De quel pays les Shadows de Hank Marvin étaient-ils originaires 5 Quel chanteur interprétait la célèbre chanson Les Bourgeois H-IDENTIFICATION D'UN PERSONNAGE 1 Skieur français né à Saint- Cloud en 1943.2 Il gagne en 61 le slalom géant de Val-d'Isère et, en 1966, le combiné aux championnats du monde.3 En 1967-68, il remporte les deux premières Coupes du monde en ski alpin.4 Aux Jeux olympiques de Grenoble en 1968, il remporte les trois titres olympiques, ce qui n'avait pas été réalisé depuis 1956.C-JAMBON 1 Quel ex-animateur de Galaxie a popularisé la chanson Gros jambon ?2 Quelle expression, avec le nom de la peau du porc, signifie être solide en parlant de quelqu'un?3 Quelle partie du porc forme le jambon ?4 Quelle est la contrepartie italienne du jambon de Bayonne ?5 Quelle ville anglaise a également un jambon qui porte son nom?D-LITTÉRATURE 1 Quel roman de Pierre Boulle a été adapté au cinéma par Tim Burton ?2 Qui composa la musique de l'Opéra de Quatre sous de Brecht ?3 Quel roman de Ken Kesey fut adapté au cinéma par Forman avec Jack Nicholson dans le rôle titre ?4 Quel drame d'Alexandre Dumas fils a inspiré l'opéra La Traviata ?5 Quel animal célèbre est l'ami de Christopher Robin ou Jean-Christophe?Il chantait «Les bourgeois» Skieur français SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES 7LP1102B0311 b11 dimanche 7LP1102B0311 ZALLCALL 67 00:59:24 03/11/01 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1 1 MARS 2001 · B 1 1 TÊTES D'AFFICHE Créé grâce à un don de 500 000 $ de Gail et Stephen Jarislowsky, un don que l'Université Concordia s'est empressée de doubler pour favoriser cette réalisation, l'Institut de recherche en art canadien Gail et Stephen Jarislowsky a été officiellement inauguré il y a quelques jours.À cette occasion, le premier titulaire de la chaire de recherche en art canadien, François-Marc Gagnon, a donné une conférence sur un illustre peintre canadien, Cornelius Krieghoff.n n n Jean-Denis Côté La Fondation C h a r l e s - L e - Moyne procédait récemment à la remise annuelle de sa remise de fonds à l'administration de l'hôpital Charles- Le Moyne.Le président et la directrice générale de la fondation hospitalière, Jean-Denis Côté et Danièle Martin, ont ainsi remis une contribution de 600 000 $ au président du conseil d'administration et au directeur général par intérim de cet hôpital de la Rive-Sud, Paulin Hovington et Daniel Laframboise.La fondation de l'hôpital de Greenfield Park recueille des fonds auprès de la population pour assurer une participation au financement de projets de l'hôpital Charles-Le Moyne, dont tout particulièrement l'achat d'équipements spécialisés.n n n Les traumatises crânio-cérébraux exigent des soins bien particuliers, dont on fera amplement état à l'occasion d'une rencontre organisée par l'hôpital du Sacré-Coeur de Montréal et la Société de l'assurance automobile du Québec, qui se tiendra les 4 et 5 avril, à l'hôtel Sheraton de Laval.On traitera alors des plus récentes approches pour la prise en charge de la personne traumatisée crânio-cérébrale, depuis l'étape des soins aigus jusqu'à celle de l'intégration sociale.Coût : 295 $.Renseignements : (514) 338-2048.n n n Camil Bouchard Le projet soutenu depuis six ans par Centraide, 1,2,3, GO !, une initiative visant à la promotion locale du développement et de la santé des toutp e t i t s , a i n s i qu'au soutien des parents, sera l'objet d'une étude approfondie menée sous la direction de Camil Bouchard, professeur au département de psychologie de l'UQAM.En effet, un consortium formé de l'UQAM, de l'Université de Montréal et de partenaires de la communauté, vient d'obtenir une subvention de deux millions de dollars pour mener au cours des cinq prochaines années un projet dit Alliance de recherche sur le développement des enfants dans leur communauté (ARDEC).On étudiera plus concrètement la production, le transfert et l'échange de connaissances dans le cadre du projet 1,2,3, GO ! visant à l'amélioration de la santé et du bien-être des enfants dans différentes communautés.La subvention de recherche provient du programme des ACRS (Alliances communautaires pour la recherche en santé) soutenu par les Instituts de recherche en santé du Canada et le Conseil de recherche en sciences humaines du Canada (CRSH).n n n L'ambiance du Jardin botanique se transportera à la gare Windsor le mercredi 9 mai, alors que s'y tiendra le cocktail et le tirage annuel de la Fondation du cancer du sein de Montréal, qui s'est tenu ces dernières années au Jardin botanique.On a choisi cette année de planter le décor enchanteur du Jardin botanique sous la verrière de la salle des pas perdus de la gare Windsor.Renseignements : (514) 871-1717.n n n Jean-Guy Moreau Le théâtre Parminou (une troupe de tournée implantée en région) tiendra sa soirée bénéfice mardi 27 mars, à l'amphithéâtre Gilbert-Perreault du Colisée des B o i s - F r a n c s (400, boulevard Jutras Est, à Victoriaville), sous la coprésidence d'honneur de l'humoriste Jean- Guy Moreau et de Robert Béliveau, directeur général de la société coopérative agricole des Bois-Francs.On célébrera par la même occasion la Journée mondiale du théâtre.Coût : 50 $.Renseignements : (819) 758-0577, poste 21.Mettant en vedette Jean-Guy Moreau, le spectacle- bénéfice met également à l'affiche les Loco Locas, Jim, Corcoran, Chick'n Swell, le conteur Jocelyn Bérubé, et d'autres artistes.Rappelons que le théâtre Parminou se distingue par sa mission de « théâtre populaire engagé dans les problématiques sociales de son époque ».par ailleurs, la troupe a une structure coopérative autogérée.n n n La faculté de droit de l'Université Mc Gill est particulièrement fière du quatuor étudiant qui défendait les couleurs de Mc Gill au concours de plaidoirie Mignault qui s'est tenu à l'Université Laval.En effet, non seulement l'équipe formée de Marie-Hélène Besnier, Pierre Étienne Simard, Jean-François Peyronnard, et Reisa Khalifa a-telle remporté le prix de la meilleure équipe, en plus de tous les prix individuels, mais au surplus, le duo Peyronnard-Khalifa remporté les honneurs pour le meilleur tandem.n n n Pierre Brunet C'est sous la présidence d'honneur de Pierre Brunet, vice-président du conseil de la Banque Nationale, que se tiendra la soiréebénéfice du club Richelieu Longueuil, le mardi 20 mars, au Théâtre de la ville de Longueuil.Coût : 100 $.Renseignements : (450) 442-6110 ou (450) 442-6181.Le club Richelieu utilisera les fonds recueillis pour favoriser le développement et l'engagement social des jeunes.n n n Claude Sabourin L a B a n q u e Royale, par l'ent r e m i s e d e Claude Sabourin, vice-président de la gestion des risques, vient de remettre une contribution de 10 000 $ dans le cadre de la présente campagne de souscription de la Fondation des maladies du coeur.Cet argent permettra d'appuyer la recherche médicale et les efforts de prévention des maladies cardiovasculaires.n n n Tony Meti La Fondation Hôpital Marie- compter sur les talents d'organisateur de Tony Meti, premier vic e - p r é s i d e n t (secteur commercial pour l'Amérique du Nord) de la Banque Nationale, comme président de sa campagne annuelle de financement, qui sera officiellement lancée le lundi 9 avril, lors d'un cocktailbénéfice servi à l'hôtel Universel.À cette occasion, on procédera au tirage d'une paire de billets pour un voyage Montréal-Toronto-Vancouver offert par Via Rail.Coût du cocktail : 100 $.Renseignements : (514) 321-8800, poste 305.n n n La population est invitée à signaler les bonnes actions et beaux gestes « commis » par des jeunes qui auraient ainsi droit de figurer au palmarès des jeunes qui mériteront de recevoir une bicyclette par le biais de l'organisme Jeunesse au Soleil.Cet organisme remet en effet des bicyclettes à des jeunes ayant posés des gestes positifs, en signe de reconnaissance, grâce à un généreux donateur anonyme qui finance ce don d'une quarantaines de bécanes neuves.Renseignements : Comité des bicyclettes de Jeunesse au soleil, 4251, rue Saint-Urbain, Montréal (Québec) H2W 1V6.Tél.(514) 842-6822.n n n Les organismes qui réalisent des projets environnementaux pourront dorénavant compter sur l'Hydro- Québec qui, par l'entremise de sa toute nouvelle Fondation Hydro- Québec pour l'environnement, s'engage à subventionner des initiatives environnementales appuyées par les communautés, à même un budget d'un million de dollars par année.Que votre projet soit très modeste ou d'envergure, pour peu qu'il soit endossé par un organisme du milieu dûment reconnu, vous pouvez faire une demande de soutien financier auprès de cette fondation.Renseignements : (www.hydroquebec.com/ fondation Ðenvironnement).Don pour les soins palliatifs Le deuxième bal de la Saint-Valentin du Service de soins palliatifs de l'Ouest-de-l'Île a été un franc succès, enregistrant des revenus de plus de 125 000 $.Ont eu l'honneur de dévoiler ces résultats : Roland Schulz (coanimateur), Russell Williams (député de Nelligan et président du comité de financement), Mike Bossy (président d'honneur), Patrina Schulz (présidente du comité du bal), Norah Litchfield, Lorraine Elslinger, Hazel Knight, Trish Harwood, Charles Belsen, Lucie Bossy, et Teresa Dellar (présidente du conseil d'administration).L'argent recueilli sera investi dans un projet de construction d'une résidence pour accueillir les personnes atteintes de cancer en phase terminale.Don aux banques alimentaires de la région W.Jordan's (Cereals ltd.) et Belgo Food Brokers, ont conjointement remis 11,5 tonnes de céréales (une valeur approximative de 110 000 $) aux banques alimentaires des régions des Basses-Laurentides au premier chef (Moisson Basses- Laurentides) car le fournisseur est installé à Boisbriand, et de Montréal (Moisson Montréal), qui bénéficie du large surplus de ce don partagé dans un geste naturel de solidarité et d'entraide mutuelle.Sur la photo, nous retrouvons Céline Gignac, directrice générale de Moisson Montréal, recevant le chèque symbolique de Daniel Bellas, directeur général de Jordan's pour l'Amérique du Nord, et Jean-Pierre Mailhot, directeur des opérations de Moisson Montréal.Desjardins donne 100 000 $ à Portage C'est avec le sourire que le président et âme dirigeante de Portage (un réputé service de traitement de la toxicomanie), Peter Howlett (à droite), reçoit un don de 100 000 $ du Mouvement des caisses Desjardins.Participaient également à la remise du don : Yvan Caron, de Portage , Alban D'Amours, président du Mouvement des caisses Desjardins , Marc Le- François, président du conseil de Via Rail et président de la campagne de financement de Portage , et Colette Taylor, de Portage.Don à l'UQAM Grâce à un don de 1,9 million de la Succession J.A.De Sève, la Fondation de l'UQAM a pu financer quatre salles de micro-informatique multimédia et l'équipement pour ses laboratoires.C'est donc avec le sourire que Richard Guay (à gauche), vice-président de la Fondation de l'UQAM (et de la Banque Laurentienne), a procédé en compagnie de Claude Hould, vice-rectrice aux services académiques et au développement technologique, et Georges Laferrière, doyen de la faculté des arts de l'UQAM, à l'inauguration de deux nouvelles salles de micro- informatique réservées aux étudiants en art de l'UQAM.L'ETS recueille dix millions Grâce au don exceptionnel d'un million de dollars de l'un de ses professeurs, Michel Laurence (au centre), la campagne de financement de l'École de technologie supérieure (Université du Québec) a atteint son objectif de 10 millions (en fait 10 103 000 $).Placée sous la présidence d'honneur de Louis Tanguay, chef de la direction de Bell Canada International, cette campagne de souscription a vu 72 % des professeurs et employés de l'ETS contribuer pour 275 000 $, a souligné le directeur général de l'école, Robert Papineau (à gauche).Le directeur du fonds de développement de l'ETS, Yvon Dubois (à droite), a souligné pour sa part que bon nombre d'entreprises ont contribué pour plus de 250 000 $, soit : Molson, Bell Canada, la Fondation J.Armand Bombardier, Sun Microsystems, Primavera Systems, et Transénergie technologies. 7LP1201B0311 B 12 dimanche 7LP1201B0311 ZALLCALL 67 00:52:00 03/11/01 B B 1 2 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 1 MA R S 2 0 0 1 SCIENCES Photo ARMAND TROTTIER, La Presse © Trois chercheurs de l'Ostéothèque de Montréal : Stéphanie Contant, Évelyne Cossette et Alex Lamontagne.ANNIE CLOUTIER Agence Science-Presse Sauriez-vous distinguer le tibia d'un cheval de celui d'un mouton ?Pourriezvous différencier un os bouilli d'un os érodé par l'usure du temps ?Ce qui peut sembler ardu pour le commun des mortels, n'a pas de secret pour Michèle Courtemanche, Évelyne Cossette et Claire Saint-Germain, des passionnées de zooarchéologie Ð un hybride entre zoologie et archéologie Ð qui s'occupent bénévolement d'une imposante collection d'os d'animaux : l'Ostéothèque.Des centaines de boîtes renfermant près de 800 squelettes complets de reptiles, amphibiens, oiseaux, poissons et mammifères du Québec reposent sur les étagères du petit local qui abrite l'Ostéothèque.Certains ont été reconstitués pour des raisons didactiques et ornent le haut des tablettes.Dans un coin de la pièce, sont empilées des caisses de carton.Mme Cossette en retire un sachet de plastique rempli de ce qui pourrait ressembler à des copeaux de bois ou des éclats de coquillages.« Ce sont des os de poissons », indique-telle.Ces derniers proviennent de récentes fouilles archéologiques effectuées à l'île aux Allumettes, un site préhistorique où une communauté pêchait l'anguille et se préparait à l'hiver en fabriquant divers outils à partir d'os d'animaux.Les archéologues les ont confiés à l'équipe de l'Ostéothèque afin de les faire identifier.Ce contrat, auquel plusieurs autres viendront s'ajouter, revêt une grande importance pour la survie de cet organisme à but non lucratif créé en 1982 par Michèle Julien et Marie Ferdais.À l'instar des autres étudiants en anthropologie, ces dernières devaient auparavant se rendre à Ottawa pour identifier les restes découverts à la Station 3 de Pointe-du- Buisson (près de Melocheville), une école de fouille relevant de l'Université de Montréal.Aujourd'hui, c'est à l'Ostéothèque que les étudiants ou chercheurs en zooarchéologie se réfèrent pour identifier leurs trouvailles.Marie-Pierre Gadouas, étudiante à la maîtrise en zooarchéologie, s'affaire à étaler des os sur la table, un peu comme si elle se préparait à faire un casse-tête.Elle les classe ensuite selon leur forme et leur grosseur.Ces os ont été trouvés sur le site d'une ancienne tannerie du XVIIIe siècle, dans la région de Québec.Le travail d'identification, effectué sous la supervision de Mme Cossette, relève à la fois de celui du moine et du détective.Il repose sur l'ostéologie, une discipline de l'anatomie spécialisée dans l'étude des os, et de l'ostéométrie, science des mesures et proportions, laquelle permet principalement de distinguer les races.Il sera donc possible, par comparaison avec la collection de référence, de déterminer l'âge, le sexe et la taille de l'animal auxquels ces os ont appartenu.De là l'importance de posséder plusieurs échantillons de la même espèce : un mâle, une femelle, un jeune et un vieux.Et pour une zooarchéologue, une connaissance approfondie de l'évolution des espèces s'avère nécessaire.Saviez-vous que les cochons du début de la colonie étaient de plus grande taille que ceux qu'on domestique aujourd'hui et que leur ossature se rapprochait plus de celle du sanglier ?Outre des sabots de vaches, on a aussi retrouvé des os de moutons.« Probablement les restes d'un ragoût », déclare Mme Cossette, en basant sa déduction sur l'état des restes et sur le fait que cette espèce n'a pu servir à la fabrication du cuir.Car les archéologues ne leur demandent pas seulement d'identifier, mais aussi d'interpréter les vestiges d'animaux.À l'aide du rapport de fouilles, il est possible de reconstituer le mode de vie d'une communauté Ð jusqu'à en dégager le régime alimentaire Ð et d'établir le type de relation que celle-ci entretenait avec les animaux.On examine alors les traces laissées par l'activité humaine sur les ossements.Ainsi, ces stries laissées sur un morceau d'os font dire à Mme Cossette : « Les sabots du cheval ont dû rester accrochés à la peau.On les a ensuite sciés.» Son expertise la rend apte à reconnaître un os rongé, cuit, sculpté, bouilli ou usé par la nature.En ce sens, l'utilité de l'Ostéothèque ne se limite donc pas à l'identification d'ossements, c'est un outil précieux pour l'anthropologie et l'histoire.À propos, d'où viennent les os qui de sa collection ?« Les carcasses proviennent pour la plupart d'animaux victimes de la route ou du braconnage.» Mme Saint-Germain, se charge de préparer et de conserver les restes d'animaux dans les laboratoires du ministère de l'environnement et de la faune à Longueuil.Parce qu'ils sont constitués de matière friable et qu'ils sont souvent manipulés, les squelettes doivent être régulièrement remplacés et ce, à grands frais.C'est la raison pour laquelle l'Ostéothèque n'est pas ouverte au public.Par contre, vous avez trouvé des os et ne savez quoi en faire ?Apportezles, eux sauront bien leur trouver une utilité Ostéothèque de Montréal Université de Montréal Département d'anthropologie (514) 343-7518 La Cité des sciences de l'ex-URSS rouille en Sibérie HUGH BARNES Agence France-Presse NOVOSIBIRSK Ð Les planificateurs de l'ex-Union soviétique en avaient rêvé et ils l'avaient fait : une Cité des sciences rassemblant les meilleurs cerveaux dans un coin de Sibérie.Un demi-siècle plus tard, l'utopie est en ruine et les installations d'Akademgorodok rouillent sur les lotissements de Novosibirsk.« Nous sommes coincés.Pas de boulot, pas d'argent.Corruption et népotisme sont partout », se plaint Mikhail Seriochkine, programmateur en informatique.Au milieu des années 1950, tout avait pourtant bien commencé.L'URSS tout juste sortie du stalinisme, Nikita Khrouchtchev avait eu l'idée d'une ville neuve, dédiée à la science, sortie du sol de la taïga, loin des apparatchiks de Moscou.Les travaux commencèrent en 1958.Sept ans plus tard, 40 000 scientifiques, cadres avaient emménagé avec leurs familles dans la ville jardin dont les quinze académies devaient drainer les vastes ressources de la Sibérie et permettre au socialisme de dépasser l'occident.Mathématiques pures, physique nucléaire, économie, génétique, une génération de chercheurs de tous les domaines afflua dans des années de relative liberté allant de la mort de Staline (1953) au renversement de Khrouchtchev par Brejnev (1964).« Après, tout a commencé à se gâter », raconte le physicien Alexander Gerdoukine, installé de longue date à Akademgorodok.« Le parti a resserré son emprise, en terme d'idéologie, mais aussi en réclamant des résultats applicables à court terme pour tout projet de recherche.La liberté intellectuelle a été étouffée », ajoute-t-il.Mais le pire était encore à venir, avec le naufrage des sciences dans la Russie post-soviétique.Depuis 1991, le budget de la recherche a été diminué par six, selon le ministre de la Science et de la Technologie, Alexander Dondoukov.La Russie a été ravalée au rang de pays pauvre en matière de potentiel scientifique, au même plan que la Hongrie, la Pologne ou la Nouvelle-Zélande, toujours selon le ministre.Le budget d'un chercheur y est 25 fois inférieur à celui des pays industrialisés et le nombre des scientifiques a fondu de moitié depuis 1990, à 910 000 l'an dernier.La fuite des cerveaux à l'étranger n'invite pas à l'optimisme.La majorité des chercheurs qui quittent la Russie ont moins de 35 ans.Les jeunes ne représentent que 11 % des scientifiques engagés dans la recherche fondamentale, tandis que le gros de ceux qui restent approchent l'âge de la retraite.En octobre dernier, le président Vladimir Poutine a célébré l'attribution du Nobel de physique à un Russe, Jaurès Alferov (70 ans), premier lauréat russe du célèbre prix depuis la chute du communisme.Mais on a vite oublié que les recherches distinguées, sur les semiconducteurs et l'opto-électronique, remontaient au début des années 1960, à l'époque Khrouchtchev et l'origine d'Akademgorodok.Viktor Tolonski, chef de l'administration régionale de Novosibirsk, reconnaît que la science russe a traversé une mauvaise période, mais il assure que les choses vont un peu mieux aujourd'hui.Le budget des sciences est en hausse de 50 % par an depuis 1999, même si un renouveau des instituts décrépits d'Akademgorodok passe par des investissements extraordinaires.« Une nouvelle génération de chercheurs et ingénieurs va sortir des universités, mais que vont-ils faire si d'ici là nous avons tout détruit Ð science et industrie Ð et ne leur offrons pas des conditions de travail normales ?» demande-t-il pourtant avec inquiétude.Finale régionale de la Montérégie Pavillon Le Dextraze - Fort St-Jean 15, rue Jacques-Cartier Nord, St-Jean-sur-Richelieu Jeudi 15 mars, 9 h à 12 h, 13 h à 15 h et 19 h à 21 h Vendredi 16 mars, 9 h à 12 h et 19 h à 21 h Samedi 17 mars, 13 h à 17 h Défi Génie inventif : jeudi 15 mars, 15 h www.expo-sciences.sympatico.ca Vi e n s j o u e r à « l e f u téduweb » www.expo-sciences.sympatico.ca.Tu cours la chance de gagner un prix.2938845A "]
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