La presse, 12 mars 2001, Cahier A
[" 1LP0102A0312 Page A1/12mars 1LP0102A0312 ZALLCALL 67 01:00:24 03/12/01 B MONTRÉAL LUNDI 12 MARS 2001 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 60 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC > HULL-OTTAWA > 70¢ FLORIDE 1,75 $ U.S.1 17e ANNÉE > NO 1 40 > 7 2 PA G E S > 6 C A H IE R S Dure journée pour les vedettes SOMMET DES AMÉRIQUES Ottawa a eu raison de dire non à Landry, estime Charest Rude journée hier pour les ténors de la politique française aux élections municipales.Sur un fond de stabilité générale, favorable à la fois aux maires sortants et à la droite, les aventures individuelles de quelques grandes vedettes nationales, à gauche comme à droite, sont loin d'avoir tourné au triomphe.Philippe Séguin Le plus illustre perdant de la soirée est sans conteste Philippe Séguin, « parachuté » de sa d'Épinal pour sauver Paris, où la majorité était aux prises, à la fois avec le poids scandales politico- financiers mettant en cause la gestion chiraquienne des années 77-95, et le maintien obstiné du maire sortant, Jean Tiberi, médiocre incarnation du vieux système clientéliste.Philippe Séguin, malgré son charisme personnel et une réputation d'intégrité, a doublement échoué à rétablir la situation au profit de la droite.Forcé de se démarquer de l'ancien « système » tout en ménageant le président Chirac et les conseillers de droite sortants, Séguin n'a jamais réussi à établir le contact à Paris, et ses critiques ont essentiellement servi l'outsider de gauche, Bertrand Delanoë.Même si la droite résiste un peu mieux que Voir VEDETTES en A2 Autres informations en A8 Photo PC Viva el sub Marcos Partie du Chiapas il y a 15 jours, la caravane conduite par le sous-commandant Marcos et 23 autres dirigeants zapatistes dissimulés derrière leurs inséparables cagoules noires, est entrée triomphalement hier à Mexico.Suivis par de nombreux partisans à pied ou en voiture, Marcos (à droite sur notre photo, avec ses côtés le commandant Tacho) salue la foule dans la banlieue de Xochimilco avant de traverser la capitale à bord d'un camion à plate-forme.Devant le palais présidentiel où s'étaient rassemblées près de 200 000 personnes, le chef zapatiste a exigé que le président Vicente Fox reconnaisse enfin les droits des Indiens du Mexique : « ll est temps que cesse d'être une honte.C'est l'heure des peuples indiens ».Nos informations en page A9.KATIA GAGNON TROIS-RIVIÈRES Ð Le gouvernement fédéral a eu raison de refuser un droit de parole au nouveau premier ministre québécois lors du Sommet des Amériques : Ottawa est parfaitement capable de représenter les intérêts des Québécois dans ce forum, estime le chef libéral Jean Charest.« Bernard Landry a gâché sa propre cause en adoptant le discours qu'il a adopté.On peut comprendre que le gouvernement fédéral ne soit pas très ouvert.Il (M.Landry) a pris une ligne tellement dure que ça a fixé l'atmosphère et les conditions », a i n d i q u é M.Charest.« Bernard Landry y t r o u v e s o n compte dans la mesure où il y a une chicane.Il l'a eu sa chicane.Malheureusement pour le Québec, ça a fini comme ça » Pour le chef libéral, il ne fait aucun doute qu'un premier ministre libéral aurait obtenu un droit de parole beaucoup plus étendu au Sommet, qui sera le lieu d'intenses discussions sur l'extension d'une zone de libre- échange à la grandeur des trois Amériques.« Le fédéral aurait été beaucoup plus flexible pour permettre au gouvernement du Québec d'être présent à certaines cérémonies, de souhaiter la bienvenue », croit Voir CHAREST en A2 Autre texte en A6 Le procès de Ressam risque d'embarrasser le Canada ANDRÉ NOËL envoyé spécial LOS ANGELES Ð C'est ce matin que s'ouvre le procès d'Ahmed Ressam, cet Algérien qui a vécu à Montréal pendant cinq ans avant d'être arrêté à la frontière américaine, près de Seattle en décembre 1999, en possession de suffisamment d'explosifs pour détruire trois gros immeubles.Les procureurs ont l'intention d'établir des liens entre Ressam, 33 ans, et Osama ben Laden, l'homme le plus recherché au monde.Selon les services de sécurité américains, ben Laden, un millionnaire saoudien qui se terre en Afghanistan, aurait été le cerveau derrière les attentats à la bombe commis contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie, qui ont fait 224 morts en 1998.Le substitut du procureur général Jerry Diskin pourrait faire témoigner Louis Bruguière, un expert français en terrorisme, sur les liens possibles entre Ressam et Al Qaeda, le réseau islamiste de ben Laden.Le nom de ce dernier a été évoqué dans un procès Voir RESSAM en A2 Autre texte en A4 Photo PC Jean Charest Photo Seattle Times Ahmed Ressam Actuel cahierB Arts et spectacles cahier C - horaire spectacles C6 - horaire télévision C2 - cinéma maison C3 Auto D9-D13 Bandes dessinées E8 Boisvert Yves E1 Bridge E6 Décès E6 Économie cahier D Éditorial A14 Êtes-vous observateur D14 Feuilleton E8 Forum A15 Horoscope D15 Le monde A12, A13 Loteries A2, A13 Mots croisés E4, E8, S10 Mot mystère E4, E8 Petites annonces - immobilier D14, D15 - marchandises D15 - emplois D15 - automobile D15, E7 - affaires D8 Politique A6, A7 Quoi faire E5 Têtes d'affiche E4 M É T É O Voir page S16 Généralement ensoleillé Maximum -2, minimum -6 L'héroïsme au quotidien Notre journaliste poursuit ici le récit de son séjour au Congo, un pays qui se trouve à un tournant plein de promesses après des décennies de déchéance.KINSHASA Ð Les six millions de Kinois se lèvent dès quatre heures du matin.Pour être au travail ou en classe à huit heures, il faut trouver du transport.Ils se sont couchés à 22 ou 23 heures la veille, le ventre vide le plus souvent.Chaque jour est un nouveau défi.Que les hommes, les femmes et les enfants de Kinshasa relèvent avec l'héroïsme de Sisyphe.Ils sont nombreux à marcher chaque jour des dizaines de kilomètres.Surtout dans les « cités » lointaines, miséreuses, accessibles par des chemins de terre pleins d'ornières et de fondrières, privées d'eau, d'électricité, et de services de santé, où le courage et l'invention au quotidien suppléent à l'absence d'État.« Le fonctionnaire, l'institutrice, le policier ne sont pas payés depuis des mois, même des années, mais ils vont au travail dans l'espoir de faire un peu d'argent en rendant un petit service », dit Katenda Joseph, journaliste culturel au quotidien Le Phare.Le policier, comme le militaire ou le responsable local du CPP et des FAP (Comité du pouvoir et Forces d'autodéfense populaires), se sert directement, en rançonnant les civils, de la vendeuse de mangoustans au reporter étranger qui s'aventure sur le terrain.« Tout agent d'autorité se croit permis de voler et de piller, ça nous vient du colonialisme et du mobutisme, on n'a jamais connu d'État de droit », commente Papy, réceptionniste dans une auberge.Vers cinq heures du matin, les routes carossables se bordent de foules qui se bousculent pour une place dans des véhicules déjà surchargés.Des vendeuses de fruits et légumes montent des étals.« Pour des mères de famille, vendre quelques oeufs et quelques bananes signifie que les enfants auront un repas avant de se coucher le soir », dit Bertin Kanga, chargé de presse de l'Union nationale des associations de femmes (UNAF).Avec d'autres ONG et des Voir HÉROÏSME en A2 Dans le dernier volet de notre série sur Davis Inlet, nous vous proposons une incursion au nouveau village de Little Sango Pond.En 2002, si la construction va comme prévu, tout le village aménagera dans des maisons flambant neuves, disposant enfin de l'eau courante.On fait également la connaissance de Georges Cabot, un ancien gardien de prison qui sait canaliser positivement l'énergie des jeunes de Davis Inlet.À lire en page A10. 1LP0201A0312 Page A2/12mars 1LP0201A0312 ZALLCALL 67 00:57:41 03/12/01 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 1 2 MARS 2001 DEMAIN DANS LA PRESSE Les androgynes sont in ! Plusieurs signes le laissaient entrevoir : l'androgynie refait surface, subtilement, mais sûrement.Un courant underground dont les couleurs et les paillettes s'étendent peu à peu à la mode commerciale.Mais avant d'imposer un look à la Marilyn Manson, les créateurs tentent en douce de féminiser la mode masculine.Sur les passerelles des derniers défilés pour hommes, à Paris, les mannequins se succédaient tous plus féminins les uns que les autres.Ils évoquaient cette époque ambiguë où Bowie jouait les androgynes en Ziggy Stardust.À lire demain dans le cahier Actuel.POUR NOUS J O I N D R E 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 www.cyberpresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 Nouvelles générales general@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Éditorial, Forum edito@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4816 Actuel actuel@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Auto, Mon toit, Santé Voyages aso@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Quoi faire aujourd'hui quoifaire@lapresse.ca Télécopieur: (514) 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285-7039 Lundi au vendredi : 6 h 30 à 17 h 30 Samedi : 7 h à midi / Dimanche : 7 h à 11 h Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650 Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 9-7-5 > À quatre chiffres : 7-0-8-3 SUITES DE LA UNE CHAREST Suite de la page A1 M.Charest, citant en exemple le Sommet de la Terre, tenu à Rio en 1992, où, à titre de ministre fédéral de l'Environnement, Jean Charest avait ménagé une place au Québec.Mais en l'absence d'une voix québécoise forte au prochain Sommet des Amériques, M.Charest a toute confiance dans la délégation fédérale pour représenter les intérêts du Québec.« Le gouvernement du Canada représente bien le Québec.Par exemple, l'exception culturelle, de ce que j'en sais du milieu de la culture, le gouvernement fédéral a parfaitement représenté les intérêts du Québec », dit-il.Le chef libéral vient ainsi tempérer les efforts de son critique en matière constitutionnelle, Benoît Pelletier, qui cherche à imprimer une image plus nationaliste au Parti libéral du Québec.Dans son rapport, qui explicite la position constitutionnelle du PLQ, M.Pelletier réclame notamment que soit conclue une entente entre Ottawa et Québec pour « délimiter » les rôles de chaque ordre de gouvernement lors de négociations internationales.« Cette entente pourrait prévoir le droit du Québec à une représentation particulière au niveau des organismes internationaux », écrit le comité dirigé par Benoît Pelletier.Mais il est clair que ce virage « nationaliste » du PLQ ne fait pas l'unanimité au sein des troupes.Plusieurs députés se demandaient hier ouvertement si leur parti n'était pas en train d'adopter la rhétorique de l'adversaire.Le chef libéral a d'ailleurs soigneusement évité, dans son discours de clôture du conseil général, d'employer les mots nation ou patrie, ou encore de faire référence au drapeau québécois.Même Benoît Pelletier a dû se défendre de faire le jeu des péquistes.« Nous on veut que le Québec continue à participer au projet canadien.On ne veut pas adopter la vision nationaliste du Parti québécois où il y a des bons et des mauvais Québécois, et tout ça est entremêlé de propos xénophobes à l'occasion », explique-t-il.Il reste que les initiatives du PQ inspirent visiblement leurs adversaires, qui, en plus de la sémantique nationaliste, ont résolu de regagner le terrain perdu sur les enjeux sociaux.« Le choix va être de plus en plus clair : du côté du PLQ, c'est l'obsession de la justice sociale, un Québec plus humain.L'option Landry, c'est une seule idée : la souveraineté », a lancé le chef libéral aux 400 délégués réunis à Trois-Rivières.« On veut dire aux gens que nous sommes des libéraux, donc préoccupés de justice sociale.Le PQ tente constamment de nous associer au courant néolibéral, or, c'est inexact », précise le député de Laurier-Dorion, Christos Sirros.Les libéraux proposent notamment l'adoption d'une loi-cadre sur la pauvreté, que réclament plusieurs groupes sociaux.Ils veulent également revenir à la gratuité des médicaments pour les ménages qui vivent sous le seuil de la pauvreté.VEDETTES Suite de la page A1 prévu dans certains arrondissements serrés (les 5e, 9e et 12e), elle semble irrémédiablement promise à la défaite dimanche prochain.À cet échec collectif s'ajoute l'échec personnel de M.Séguin, dont la liste fait un score désastreux dans le 18e arrondissement : 18 % des voix contre 38 à la gauche.Injure suprême : à force d'avoir été ridiculisé et traîné dans la boue, le pauvre Jean Tiberi a fini par passer pour une victime et faire un résultat bien meilleur que prévu, avec un ahurissant 42 % dans son fief du 5e arrondissement.Entre l'obligation de se renier pour faire alliance avec Tiberi et le risque d'une déroute totale, Séguin ne peut plus espérer que limiter les dégâts sans se déshonorer.Le parachutage des grandes vedettes nationales est manifestement une recette qui ne fonctionne plus.À Toulouse, quatrième ville du pays, l'un des leaders les plus ambitieux de la droite, Philippe Douste- Blazy, ancien maire de Lourdes, était la star qui allait recueillir l'héritage de la famille Baudis, qui y régnait depuis trente ans.En 1995, Dominique Baudis avait obtenu 58 % dès le premier tour.Hier soir, Douste-Blazy plafonnait à 41 % des voix, et s'apprêtait à un deuxième tour extrêmement difficile.Le contraire d'un triomphe.À gauche, c'est la débandade pour quatre ministres de premier plan qui se lançaient à l'assaut de villes qui n'avaient pourtant rien d'imprenable.À Avignon (100 000 habitants), la numéro trois du gouvernement, Élisabeth Guigou, en qui on voyait une future « première- ministrable », a dramatiquement échoué avec 32 % contre la mairesse sortante qui a frôlé à quelques décimales près la barre des 50 %.Un échec personnel pour une personnalité qui, il est vrai, fait très bourgeoise parisienne.Autre victime : Dominique Voynet, la ministre Vert de l'Environnement (qui quittera son ministère l'été prochain), a été balayée dès le premier tour à Dole, avec seulement 33 % des voix.Même cas de figure pour le ministre communiste des Transports, Jean-Claude Gayssot, avec 35 %, contre plus de 50 % au maire de droite sortant.La plupart des sondages annonçaient dans ces trois villes des batailles difficiles pour les ministres, mais pas de tels désaveux.Tout se passe cette année comme si, pour la première fois, les élections municipales en France étaient devenues de vraies élections municipales, où des leaders locaux ou maires sortants, par ailleurs inconnus sur le plan national, étaient plébiscités par les électeurs, de droite comme de gauche.Et que les temps devenaient difficiles pour les vedettes nationales, qu'on soupçonne généralement d'utiliser les mairies pour servir leurs propres ambitions.Pour la première fois, même une star médiatique comme Jack Lang semble devoir payer ses volte-face nombreuses et se trouve maintenant en situation désespérée à Blois.Quant à Martine Aubry, ex-numéro deux du gouvernement et future présidentiable, elle n'a pas fait des merveilles hier à Lille (34 %), où elle sera quand même élue dimanche prochain.Même si globalement la droite conserve un léger avantage dans les villes de province de plus de 10 000 habitants, et que la gauche n'enregistre pas de perte notable, ni l'une ni l'autre ne pouvaient pavoiser à l'issue de ce premier tour.RESSAM Suite de la page A1 qui vient de se terminer à Paris par la condamnation du terroriste Fateh Kamel, de double citoyenneté algérienne et canadienne, qui a déjà partagé un appartement avec Ressam en banlieue de Montréal.Mais les liens ne seront pas faciles à établir.Un représentant des talibans au Pakistan soutient que ben Laden n'a même pas accès à un téléphone ou à un fax en Afghanistan.Il n'aurait donc pas pu demander à Ressam et à ses complices de préparer des attentats aux États- Unis, au moment des célébrations entourant le nouveau millénaire, le 3 janvier 2000 plus précisément.Me Michael Filipovic, un des trois avocats qui défendent Ressam, a déclaré qu'il avait l'intention de déposer une requête pour limiter le procès aux accusations qui pèsent contre son client.À elles seules, celles-ci donneront bien du fil à retordre aux avocats de la défense.C'est à leur demande que le procès s'est transporté de Seattle à Los Angeles.En effet, tellement de publicité a entouré l'arrestation de Ressam à Seattle qu'il aurait été difficile de trouver des jurés impartiaux dans cette ville.Le juge John Coughenour, de la U.S.District Court, présidera dès ce matin au choix du jury.Le procès, qui devrait durer de trois à quatre semaines, pourrait se révéler embarrassant pour les autorités canadiennes.Ressam, qui est arrivé à Montréal en 1994 avec de faux papiers, a pu vivre dans la métropole du Québec pendant plus de cinq ans sans aucun statut officiel.Après avoir omis de se présenter à une audience pour obtenir un statut de réfugié, il a été arrêté, mais n'a pas été expulsé.Par la suite, il a commis des vols.Il a fait de la prison pendant deux semaines, mais a été relâché sans plus de problème.Il a partagé des appartements avec des terroristes bien connus en France, ce qui lui a valu d'être suivi pendant un certain temps par les agents du Service canadien de renseignements de sécurité, mais on ne l'a pas embêté.Il a obtenu un baptistère et un passeport canadien au nom de Benni Antoine Noris, sans qu'aucune vérification de sécurité soit effectuée.C'est muni de ce passeport qu'il se rend à Vancouver, en novembre 1999.Là-bas, il partage une chambre au 2400 Motel avec Abdel Majid Dahoumane, toujours recherché par la police.Le 14 décembre, il loue une Chrysler chez Thrifty Rent-a-Car et, une fois à Victoria, il embarque à bord du ferry Coho vers Port Angeles, près de Seattle dans l'État de Washington.Sa voiture était la dernière à débarquer du ferry, qui faisait le deuxième et dernier voyage de la journée.Ressam présente son passeport, son permis de conduire du Québec et une déclaration de bagages.Mais la douanière est soupçonneuse.Elle demande à Ressam pourquoi il a pris un chemin si compliqué pour se rendre à Seattle.Ressam s'enfarge dans ses réponses et se montre peu coopératif.Les douaniers téléphonent à Thrifty Rent-a-Car et découvrent qu'il a de fausses cartes de crédit et un autre permis de conduire du Québec au nom de Mario Roig.Ils se mettent à fouiller le coffre arrière de la Chrysler et soulèvent le tapis recouvrant la roue de secours.C'est là qu'ils trouvent 10 sacs de plastique contenant 118 livres d'engrais, deux sacs contenant 14 livres de sulfate d'aluminium, 22 pots de nitroglycérine et quatre petites boîtes noires contenant chacune un circuit relié à une montre Casio et à une batterie de neuf volts.Ressam s'enfuit, court six pâtés de maison, tente de forcer un automobiliste à lui céder sa voiture, mais se fait arrêter par les douaniers.L'enquête montre qu'il avait réservé une chambre au Best Western Loyal Inn à Seattle et qu'il devait rendre sa voiture à l'aéroport international de cette ville le lendemain.De là, il devait s'envoler vers New York, via Chicago, puis rejoindre Londres.Ressam a plaidé non coupable aux neuf chefs d'accusation qui pèsent contre lui.Divers témoins, notamment de Montréal, viendront témoigner contre lui.Un membre du FBI expliquera que les systèmes de déclenchement à retardement et la nitroglycérine trouvés en sa possession portaient « la signature » des méthodes enseignées dans les camps d'entraînement de ben Laden en Afghanistan.Si le jury le trouve coupable, Ressam risque d'être condamné à 120 ans de prison.On ignore si les autorités américaines lui ont promis un allégement de peine en échange de sa collaboration pour dénoncer son réseau.Mais manifestement, il n'a pas collaboré.HÉROÏSME Suite de la page A1 groupes proches des Églises, l'UNAF et ses affiliés comblent aussi le vide laissé par l'État en appuyant des milliers d'activités productives.Tissage, teinture, couture, artisanat, ébénisterie, culture maraîchère, petites entreprises, alphabétisation, encadrement de fillesmères et d'enfants de la rue sont autant de tâches que la société civile assume.Il y a aussi, malheureusement, ce que les Kinois appellent les « ONG mallettes », qui font le bonheur de leurs animateurs plus que celui des pauvres, à même l'argent venant de pays riches.Dans le quartier de Kingasani, aux confins de la commune de Kimbanseke, l'ACDS (Association chrétienne pour le développement solidaire) a alphabétisé un millier de parents depuis 1994.Grâce au don d'une « parcelle » et d'un bureau d'un paysan du coin, et de deux conteneurs et quelques prélarts de l'UNICEF, l'ACDS éduque désormais 508 filles et 500 garçons, en vacation double, selon le programme officiel.« Pour garder les enfants à l'école et empêcher qu'ils soient dans la rue à grappiller quelques francs avec les chégués, nous allons avoir une cantine scolaire », dit Odon Ndele, coordonnateur de l'ACDS.« Grâce à Développement et Paix, de Montréal », précise Mme Mafuta Augustine, secrétaire, qui ajoute que Oxfam-Québec est aussi dans les parages, creusant des puits pour la population.« À l'Université de Kinshasa, il arrive souvent que des étudiants et des professeurs s'effondrent en pleine classe faute d'avoir mangé depuis plusieurs jours », dit Nathalie, étudiante en droit.Le pire malheur, c'est de tomber malade.La fièvre jaune, la fièvre typhoïde, la malaria, le choléra, l'hépatite, le sida et la tuberculose fauchent d'autant plus les Congolais que ceux-ci sont fragilisés par la misère et la famine.« Tout est cher, et les hôpitaux sont des mouroirs », dit Alta, déplacée du Kivu qui vient de perdre sa fillette de deux ans.À l'hôpital Mama Yemo, ce qui frappe ce sont les entreprises funéraires aux panneaux criards qui encombrent le quartier.Les véhicules de Kinshasa sont pour la plupart acquis d'occasion en Belgique.Tout propriétaire de tacot s'improvise chauffeur de taxi.Alex, étudiant en architecture qui chôme depuis un mois, fait ainsi 500 francs par jour (environ 10 $ US au taux officiel) avec sa Mercedes délabrée.Il fait en plus 600 francs en revendant l'essence aux petits détaillants.Ceux-ci, appelés « Khadafis », souvent de mèche avec les pompistes, font le guet le long des routes.Dès qu'une auto s'arrête, ils surgissent, des contenants en plastique d'un, deux ou cinq litres à la main.Les prix triplent, quadruplent selon l'heure, le jour.Les « Khadafis » revendent aussi des pièces de voitures Ð vérins, jantes, pare-brise, radios.Volées, elles se retrouvent chez les mécaniciens, installés au bord des routes, sous les manguiers et les amandiers, parmi des carcasses rouillées.Là travaillent d'autres jeunes, comme Serge, 17 ans, qui, sans outils, avec ses mains et ses dents, installe en cinq minutes une radio Phillips sur une Mercedes.Beaucoup d'ateliers fonctionnent avec de petits moteurs branchés sur courant à même les poteaux.« Ces moteurs viennent des pillages de 1991 et 1993, quand l'armée impayée de Mobutu dévalisa les magasins, et même les hôpitaux », dit Tony, cadre d'une multinationale.« Les gens s'en servent pour toutes sortes de petites entreprises », explique-t-il.Dès quatre heures l'après-midi, les gens commencent à se masser le long des routes pour rentrer chez eux.Le Boulevard du 30 juin, artère principale de Kinshasa, est à quatre voies.C'est à peine si un véhicule peut s'y faufiler tant la foule est dense en fin de journée.« Beaucoup doivent changer de véhicule plusieurs fois avant d'arriver à la maison », dit Papy.Des véhicules ont aussi des pannes, ou manquent d'essence.Et beaucoup de Kinois rentrent chez eux sans rien à manger Ð prêts pourtant à recommencer dès quatre heures le lendemain matin.DEMAIN : La jungle du cellulaire Mots croisés Précision En plus des mots croisés et mots mystères d'aujourd'hui, nous publions en page E4 ceux qui auraient dû être publiés hier.Nos excuses. 1LP0302A0312 a3 03/12 1LP0302A0312 ZALLCALL 67 01:01:10 03/12/01 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 1 2 MA R S 2 0 0 1 · A 3 ACTUALITÉS MÉNINGITE Québec refuse de céder à la panique Presse Canadienne QUÉBEC Ð La décision de procéder ou non à une vaccination contre la méningite à la polyvalente de L'Ancienne-Lorette sera prise aujourd'hui par les meilleurs experts de cette maladie au Québec.Le seul critère qui sera considéré sera celui de la santé publique, ce qui ne veut pas nécessairement dire vaccination massive.Samedi, une élève de 16 ans de cette école est morte d'une infection au méningocoque.Une première élève de cette école avait été déclarée atteinte le 7 février, mais s'en était remise.Hier, le porte-parole du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), Alain Vézina, a senti le besoin d'alerter les médias en constatant le « manque d'information flagrant » qui se faisait jour aux nouvelles télévisées.Des jeunes filles témoignaient en effet de leur refus de retourner à l'école de L'Ancienne- Lorette tant qu'elles n'auraient pas été vaccinées.Or, rien ne dit que cette décision s'imposera comme étant la meilleure.« Et ce n'est surtout pas une question d'argent », a précisé le porte-parole.Il reconnaît que le ministère a « beaucoup de pression (pour vacciner à grande échelle) », mais souligne que cette décision ne doit pas être prise sous le coup de la panique.Seul le critère de santé publique primera, dit-il.Ce matin, les meilleurs experts de la province rencontreront les autorités du ministère et celles de la Direction de la santé publique de Québec pour mettre à jour l'ensemble des informations connues.Ils tenteront, par exemple, d'établir s'il peut y avoir un lien entre les deux adolescentes de la polyvalente de L'Ancienne-Lorette.Mais à première vue, il semble que ce ne n'est le cas, contrairement à ce qui avait été établi à la polyvalente de Cowansville en février.Dans ce cas, les autorités médicales ont procédé à une vaccination massive des élèves et du personnel.La situation actuelle ne se compare en rien non plus à celle de 1993, où 104 cas (15 décès) avaient été rapportés dans la province.Quelque 1,6 million de jeunes Québécois avaient alors été vaccinés.Mais Alain Vézina a rappelé hier les effets négatifs potentiels d'une vaccination à grande échelle, notamment celui de renforcer la bactérie.De plus, le vaccin n'est efficace qu'à 90 % et ne produit pas d'effet chez les moins de deux ans.Enfin, sa durée d'efficacité dépasse rarement deux ans.D'ici quelques mois, a-t-il par contre indiqué, le Canada devrait homologuer un nouveau vaccin, en provenance de l'Angleterre, dont l'efficacité serait beaucoup plus grande.Le système de surveillance mis en place par les directions de santé publique de chaque région permettrait de détecter tous les cas de maladies infectieuses qui se déclarent dans la province, 24 heures par jour, sept jours par semaine.Depuis le début de l'année 2001, 25 cas d'infection à méningocoque ont été rapportés dans la province et trois personnes en sont mortes.Dix-huit de ceux qui ont été identifiés étaient de type C, le plus virulent, mais également celui qui réagit au vaccin.La région de Québec compte sept victimes, dont une seule est morte.Presque toutes les personnes touchées sont des adolescents, un groupe d'âge particulièrement vulnérable en raison de ses habitudes de vie : échange de bouteilles, de cigarettes, baisers, etc.Alain Vézina rappelle donc les « consignes d'hygiène élémentaires », qui consistent à éviter de tels échanges.« Si les jeunes suivaient ça respectueusement, ça aiderait beaucoup », a-t-il avancé.Photo BERNARD BRAULT, La Presse © Pierre Pilon (à droite), le nouveau maire de Mont-Tremblant, a accueilli deux membres de .la secte de l'Amour infini venus voter aux premières élections de la nouvelle ville.Pierre Pilon l'emporte à Mont-Tremblant SYLVAIN LAROCQUE MONT-TREMBLANT - Le maire sortant de Saint-Jovite, Pierre Pilon, a remporté hier les premières élections de la nouvelle ville de Mont-Tremblant, créée par décret ministériel en novembre dernier.M.Pilon, qui espérait porter au pouvoir l'ensemble des neuf membres de son équipe, n'a toutefois réussi à en faire élire que cinq, la plupart de Saint-Jovite.M.Pilon l'a emporté par une majorité de 732 voix sur son plus proche adversaire, l'ancien maire de la paroisse de Saint-Jovite, Maurice Giroux, qui a récolté 1119 voix.Les deux autres candidats, Pascal de Bellefeuille et François Doyon, ont recueilli respectivement 639 et 329 voix.Des 7260 résidants qui avaient le droit de vote, 3938 se sont rendus aux urnes, soit un taux de participation de 54 %.L'équipe du maire sera donc majoritaire au conseil de la nouvelle ville, formée des anciennes municipalités de Mont-Tremblant, Saint-Jovite (ville et paroisse) et de Lac- Tremblant-Nord.La présence de quatre conseillers indépendants illustre toutefois la division qui règne parmi les citoyens de la nouvelle entité.« Les résidants de Mont-Tremblant sont loin de s'être tous ralliés à la fusion », admet Eddy Butler, candidat défait de l'équipe Pilon.Le principal défi des nouveaux élus sera sans contredit celui de réconcilier les citoyens.« Il faudra beaucoup de travail pour créer un sentiment d'appartenance et donner confiance aux gens de Mont-Tremblant », croit Claude Saint-Pierre, un citoyen rencontré à la sortie du bureau de scrutin installé dans l'ancienne mairie du village de Mont- Tremblant.À l'instar de nombreux concitoyens, il n'a pas encore digéré la hausse appréhendée « de 12 % » des taxes municipales, alors que celles du secteur Saint-Jovite pourraient baisser jusqu'à 20 %.Jacques Gratton, un autre citoyen de l'ancien village qui travaille pour la station Tremblant, espère que la nouvelle administration saura « préserver ce qu'on a su sauvegarder depuis des années, c'est-à-dire la beauté naturelle des lieux ».Ancien conseiller de la Ville de Saint-Jovite et candidat à la mairie de la nouvelle ville, François Doyon craint d'ailleurs que M.Pilon et son équipe n'aient pas toute la latitude nécessaire pour « bien surveiller » les nombreux projets d'Intrawest, la société propriétaire de la station Tremblant.On soupçonne le nouveau maire d'être proche du gouvernement péquiste et de certaines firmes d'avocats et d'ingénieurs.Pour qualifier l'organisation de M.Pilon, certains vont même jusqu'à évoquer l'expression « clés en main », qui fait référence à des campagnes électorales remportées à l'aide de bailleurs de fonds faisant affaire avec la ville.Tout au long de la campagne, les adversaires de Pierre Pilon lui ont également reproché d'être « médecin à temps plein et maire à temps partiel », alors qu'une ville comme Mont-Tremblant a besoin d'un maire à temps plein, estiment-ils.À cela, Pierre Pilon rétorque que toutes ses dépenses électorales ont été comptabilisées et que le budget de 28 000 $ qui lui a été alloué ne sera pas dépassé.Il affirme par ailleurs qu'il ne croit pas à la nécessité d'un maire à temps plein « pour une petite ville de 8000 habitants » et qu'il saura déléguer des tâches à ses conseillers.« Les membres de mon équipe, ce ne sont pas des deux de pique, lance-t-il.Ils n'accepteront pas que j'impose mes idées s'ils ne sont pas d'accord.Avec la collaboration de Raymond Gervais Photo ROBERT SKINNER, La Presse © Guy Bouthillier entame son troisième mandat à la présidence de la Société Saint-Jean- Baptiste de Montréal avec l'idée fixe de défendre la langue française, de raviver la mémoire collective et de tirer les souverainistes de leur isolement.Location de 48 mois pour la Maxima GXE 2001 (U4RG71 CK00).Acompte ou échange équivalent de 4 395 $.Limite de 24 000 km par année avec 0,08 $/km extra.Premier versement et dépôt de garantie équivalent à un versement mensuel (toutes taxes incluses) requis à la livraison.Taxes, immatriculation et assurance en sus.Sur approbation du crédit par NCFI.Taux de financement à partir de 2,8 % à l'achat pour les termes jusqu'à 36 mois.Offre d'une durée limitée.Voir votre concessionnaire participant pour tous les détails.Le modèle illustré est à titre indicatif seulement.www.nissancanada.com 1 800 387-0122 TRANSMISSION AUTOMATIQUE ENSEMBLE AGRÉMENT RADIO AM/FM/CD AVEC 6 HAUT-PARLEURS, 120 WATTS CLIMATISEUR AVEC RÉGULATEUR AUTOMATIQUE FREINS ABS ET À DISQUE AUX 4 ROUES MOTEUR V6 DE 222 CHEVAUX SYSTÈME ANTIVOL ET ANTIDÉMARRAGE AVEC CLÉ À PUCE ASSISTANCE ROUTIÈRE 24 H TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS ACCROCHEZ-VOUS AU POUVOIR TOUJOURS PLUS LOIN.2,8% FINANCEMENT À L'ACHAT 399$ P A R M O I S , l o c a t i o n 4 8 m o i s 0$ acompte disponible MAXIMA 2936081A «Jean Chrétien devrait être belge! » La Société Saint-Jean-Baptiste et son président veulent briser l'isolement des souverainistes LAURA-JULIE PERREAULT LE REFUS D'OTTAWA de laisser Québec s'asseoir à la table du Sommet des Amériques irrite au plus haut point le président de la Société Saint-Jean-Bapstite de Montréal, Guy Bouthillier.Selon lui, Jean Chrétien et Stéphane Dion devraient devenir belges le temps de la rencontre internationale.« En Belgique, les deux communautés, flamande et wallonne, ont le droit de prendre leur place à l'étranger.Il ne faut même pas être indépendantiste pour comprendre ça ! Mais au Canada, il y a une machine politique en place qui fait tout pour garder les souverainistes en retrait », tonnait hier M.Bouthillier, réélu pour un troisième mandat de deux ans samedi matin.« Il y a une autre contradiction qui m'énerve.On accuse les indépendantistes d'être repliés sur eux-mêmes, mais c'est le système qui crée ce repli en obligeant tout le monde à s'éloigner de nous.On déverse des tonnes de caricature de ce que nous sommes sur la tête des anglophones.C'est inadmissible ! » s'est-il exclamé.Son troisième mandat, précisait la figure de proue de la SSJB lors d'une entrevue avec La Presse, il veut justement l'utiliser pour combattre l'isolement dans lequel sont confinés les souverainistes et les défenseurs de la langue.Il veut continuer ses actions auprès des Acadiens, des Franco-Ontariens et des francophones de l'Ouest, mais désire aussi étendre ses relations un peu partout dans le monde.Par exemple, dit-il, vendredi prochain, la maison ancestrale de Ludger Duvernay, siège montréalais de l'organisation indépendantiste, recevra une ministre de l'Irlande du Nord, membre du Sinn Féin, pour la Saint- Patrick.« Nous soutenons leurs efforts dans le processus de paix ».La SSJB entretient aussi des relations amicales avec l'Écosse et la Catalogne, remarquait celui qui est aussi professeur de sciences politiques à l'Université de Montréal.Bientôt, M.Bouthillier se rendra dans le New Hampshire afin de rencontrer l'Association franco-américaine, avec laquelle les ponts ont été rompus depuis plusieurs années.« C'est un tableau qui nous a permis de reprendre contact.Nous avons dans nos locaux la reproduction d'un tableau qui montre la scène du banquet de notre fondation.Nous voulions trouver l'original et l'acheter.Nous l'avons retrouvé à Manchester au New Hampshire.Mais l'association à laquelle le cadre appartient nous a dit : Never on my dead body (jamais de la vie) », raconte M.Bouthillier.Faute d'une entente commerciale, les deux organisations ont plutôt décidé de collaborer sur d'autres plans, notamment pour aider les jeunes franco-américains à venir étudier à Montréal.S'il est content de voir le livre des contacts étrangers de la SSJB s'épaissir, M.Bouthillier se dit particulièrement fier des avancées de son organisme auprès des communautés dites « ethniques » dans les dernières années.« Je n'ai pas le temps de me rendre à eux, ils viennent à nous », claironnait-il hier.La SSJB, de son côté, utilise les médias des différentes communautés linguistiques pour s'adresser à ces populations dans leur langue.Le nationaliste convaincu ne désespère pas de voir un jour les néo-Québécois se rallier à la cause souverainiste.« Je le redis aujourd'hui.J'étais en désaccord avec le discours d'Yves Michaud qui considérait certains électorats comme perdus.C'était du pessimisme », soulignait M.Bouthillier, qui veut défaire la SSJB de son image de club pour vieux « nationaleux », à tendances xénophobes. 1LP0401A0312 A4 03/12 1LP0401A0312 ZALLCALL 67 00:55:44 03/12/01 B PROCÈS D'AHMED RESSAM Montréal, ville de transit de plusieurs terroristes, selon les procureurs américains ANDRÉ NOËL LOS ANGELES Ð Le mois dernier, une nouvelle accusation a été portée contre Ahmed Ressam, dont le procès commence ce matin : celle d'avoir participé à une cellule terroriste qui aurait comploté pour faire exploser des immeubles aux États-Unis au moment des célébrations du millénaire.Les procureurs américains sont désormais convaincus que Ressam, qui a été arrêté avec 60 kilos d'explosifs à la frontière américaine le 14 décembre 1999, n'agissait pas seul.La dernière accusation vise non seulement Ressam, mais aussi des terroristes « connus et inconnus », dont plusieurs ont vécu à Montréal.Parmi ceux qui sont connus figure Abdelmajid Dahoumane, qui subira son procès en même temps que Ressam, mais in abstentia.La police croit que Dahoumane a partagé une chambre avec Ressam à Montréal et qu'il l'a accompagné à Vancouver en novembre 1999 pour préparer les attentats.L'année dernière, la photo de Dahoumane, un ressortissant algérien alors âgé de 33 ans, était affichée sur le site Web de la Gendarmerie royale du Canada.Le département d'État américain offrait une récompense de 5 millions de dollars à quiconque le livrait.Depuis, le New York Times a affirmé qu'il avait été arrêté en Algérie, ce que nie le gouvernement algérien.Autre procès à New York En avril débutera, à New York, le procès de deux complices présumés de Ressam : Mokhtar Haouari et Abdel Ghani Meskini, également des ressortissants algériens.Haouari, 32 ans, a été arrêté à Montréal par la GRC l'année dernière et extradé aux États-Unis.Tout comme Ressam, il est soupçonné d'appartenir au Groupe islamiste armé, tenu responsable de la mort de milliers de personnes en Algérie.Haouari est arrivé à Montréal avec un faux passeport français en 1993.Sa demande d'asile a été refusée, ce qui ne l'a pas empêché d'ouvrir une boutique d'artisanat, boulevard Saint-Laurent à Montréal.L'écoute électronique prouverait qu'il aurait ordonné à Meskini d'aller aider Ressam à Seattle.Meskini a été arrêté à Brooklyn avant de s'envoler pour Seattle.Par ailleurs, les autorités américaines veulent lier les complots d'attentat du groupe de Ressam à Osama ben Laden, qui subit son procès in abstentia à New York pour les attentats contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie qui ont fait 224 morts en 1998.Trois autres personnes sont accusées dans ce procès, où témoigne un délateur soudanais.Il est prévu que les procureurs qui préparent le procès de Ressam déposeront des preuves montrant que ce dernier est allé en Afghanistan vers la fin des années 90 pour être entraîné à la manipulation des explosifs dans un camp de ben Laden.Le nom de ben Laden a par ailleurs été évoqué dans un tribunal à Paris, le mois dernier, qui instruisait la cause de 24 ressortissants algériens, dont Fateh Kamel, dirigeant du Groupe de Roubaix.Ce groupe, qui porte le nom d'une ville du nord de la France, braquait les banques pour financer les guerres auxquelles participaient les militants islamistes, que ce soit en Bosnie, en Tchétchénie ou au Cachemire.K a m e l , u n homme de 40 ans qui a la double citoyenneté canadienne et algérienne, a partagé un appartement avec Ressam à Anjou, en banlieue de Montréal, et avec Saïd Atmani, également membre du Groupe de Roubaix.Atmani, 35 ans, est né au Maroc mais a la nationalité bosniaque.La police de la Communauté urbaine de Montréal croit qu'il a dirigé un groupe de petits voleurs, à Montréal, afin de financer les guerres islamistes.Arrivé au Canada en 1995, il s'est vu refuser sa demande d'asile politique.Il a été déporté en Bosnie en 1998.Arrestations multiples Plusieurs autres militants islamistes, liés ou non à Ressam, ont été arrêtés un peu partout dans le monde depuis un an, dont une douzaine en Grande-Bretagne et en Allemagne le mois dernier.Mohambedou Ould Slahi, un Mauritanien qui a résidé à Montréal et qui aurait joué un rôle majeur dans le projet d'attentat présumé de Ressam, a été arrêté en Mauritanie au début de 2000.Il est le beau-frère d'un des lieutenants de ben Laden.Mustapha Labsi, un autre ressortissant algérien qui aurait partagé un appartement à Montréal avec Ressam, a été arrêté le mois dernier en Grande-Bretagne.Labsi aurait participé à des camps d'entraînement en Afghanistan avec Ressam.Adel Boumezbeur, qui aurait loué cet appartement pour ses comparses, subissait son procès in abstentia avec Kemal au palais de justice de Paris.Il est recherché par la police, tout comme Dahoumane.Ressam était lui aussi accusé in abstentia à ce procès, qui vient de se terminer en France.Le tribunal de Paris a entendu des témoignages selon lesquels Ressam était proche d'Abou Zoubeida, un fondateur de l'armée des moudjahidin et lieutenant de ben Laden.L'année dernière, le département d'État offrait 5 millions à quiconque livrerait Dahoumane.Photo GRC Adbelmajid Dahoumane TOYOTA QUALITÉ DURABI LITÉ FIABILITÉ Toyota et ses Jours Étiquettes Rouges sont de retour.Moteur 4 cylindres de 1,8 litre et 125 ch avec VVT-i Véhicule à faibles émissions (LEV) Cotes de consommation MANUELLE - 7,3/5,3 L/100 km - 39/53 mi/gal.Ville/Route\u2020 Bloc central Radio AM-FM avec lecteur de CD et montre intégrée Miroir de pare-soleil pour conducteur et passager avant Ancrages pour sièges de bébé Verrous de protection pour enfants à l'arrière Pare-chocs de couleur assortie 770 $ en valeur sûre Système d'accueil sans clé et verrous de portières assistés Enjoliveurs de roue complets Climatiseur Banquette arrière divisée 60/40 Pare-boue avant et arrière Moulures protectrices latérales Moteur 4 cylindres de 2,2 litres et 136 ch Véhicule à émissions ultra faibles (ULEV) Cotes de consommation AUTOMATIQUE - 10,1/6,8 L/100 km - 28/42 mi/gal.Ville/Route\u2020 Pneus Dunlop P205/6R15 avec pneu de secours grandeur normale Banquette arrière divisée 60/40 Bouches de chaleur à l'arrière Pare-boue avant et arrière Accès au coffre de l'intérieur Verrous de protection pour enfants à l'arrière Enjoliveurs de roue complets 1 010 $ en valeur sûre Climatiseur Radio AM-FM avec lecteur de CD et 4 haut-parleurs Glaces et verrous de portières assistés Régulateur de vitesse Rétroviseurs de couleur assortie à télécommande assistée Système d'accueil sans clé Moteur V6 de 3,0 litres et 210 ch avec VVT-i (maximise l'efficacité) Véhicule à faibles émissions (LEV) Cotes de consommation AUTOMATIQUE - 12,4/8,8 L/100 km - 23/32 mi/gal.Ville/Route\u2020 Verrous de protection pour enfants aux portières latérales Ancrages pour sièges de bébé Radiocassette AM-FM avec lecteur de CD et 4 haut-parleurs Deux portières latérales arrière coulissantes Banquette arrière divisée 50/50, rabattable, amovible et coulissante avec inclinaison du dossier Climatiseur jumelé Désembueurs de glaces latérales Glaces latérales arrière pivotantes à verre teinté 987 $ en valeur sûre Régulateur de vitesse o Glaces et verrous de portières assistés Éclairage d'accueil Dispositif « oubli de clé » Maintien temporaire du courant Graphiques aux revêtements latéraux Rétroviseurs extérieurs à télécommande assistée Immobilisateur du moteur Financement au détail de 1,9%jusqu'à 36 mois ou location de 299$par mois pendant 48 mois.Financement au détail de 1,9%jusqu'à 36 mois ou location de 299$par mois pendant 48 mois.CAMRY CE SIENNA CE COROLLA CE Plans de location/financement de Toyota Crédit Canada Inc.Approbation du crédit requise.\u2020Cotes de consommation (ville/route) basées sur les Corolla CE Plus/ Camry CE Plus/ Sienna CE Plus de l'année-modèle 2001 pour le moteur indiqué.Montant de la contribution du fabricant pour les caractéristiques décrites.Exemple de financement : 20 000 $ à 1,9 % par année équivaut à 572 $ par mois pendant 36 mois.Frais d'emprunt de 592 $ pour un total de 20 592 $.Aucun acompte requis.Frais d'immatriculation, de transport et de préparation, assurance et taxes en sus.La location est basée sur une location-bail de 48 mois et d'un taux de location des 7.9 %/ 5.9 %/ 5.9 % sur la Corolla CE Plus, la Camry CE Plus et la Sienna CE Plus respectivement (modèles BR12EM-B avec boîte manuelle, BG22KP-B avec boîte automatique, ZF19CS-B avec boîte automatique).Acompte de 2 825 $ / 3 595 $ /4 995 $ ou échange équivalent.Premier paiement et dépôt de garantie de 275 $ /350 $ /350 $ exigés au moment de la livraison.Coût total de la location de 13 337 $ / 17 947 $ /19 347 $ et prix de l'option d'achat de 8 200,80 $ /11 759,90 $ /14 472,15 $ basés sur un maximum de 96 000 kilomètres.Des frais de 0,07 $/ 0,10 $/ 0,10 $ s'appliquent pour chaque kilomètre supplémentaire.En fonction d'un PDSF de 17 085 $ / 25 565 $ / 29 535 $.La location comprend un maximum de 800 $ des frais de transport et de préparation.Offres valables sur tous les nouveaux modèles Plus 2001 loués ou achetés avant le 31 mai 2001.Certaines conditions s'appliquent.Le concessionnaire peut louer/vendre à prix moindre.Voyez votre concessionnaire Toyota participant pour plus de détails Financement au détail de 1,9%jusqu'à 36 mois ou location de 219$par mois pendant 48 mois.TOUS LES VÉHICULES COMPRENNENT: Un plein réservoir d'essence L'Assistance routière Des tapis protecteurs 2940876A 1LP0501A0312 A5 - LUNDI 1LP0501A0312 ZALLCALL 67 11:56:51 03/13/01 B L'arbre (tenace) de la rue Esplanade RENCONTRE ARMAND VAILLANCOURT L'atelier montréalais du sculpteur Armand Vaillancourt est une ancienne maison bourgeoise qui a une vue imprenable sur le mont Royal.Le sculpteur l'a achetée en 1979 à une congrégation juive qui l'avait transformée en synagogue.La maison en pierre grise, payée 83 000 $ et valant aujourd'hui un demi-million, s'élève majestueusement au coin d'Esplanade et Rachel.Un décorateur professionnel pourrait en faire un paradis pour bobos (bourgeois bohémiens) branchés.Armand Vaillancourt lui en a fait une « cour à scrappe » sur trois étages.Impossible d'y faire un pas sans trébucher sur un bout de métal fondu, un tronc d'arbre rapporté du Labrador, un bouquet de gallons en plastique, une montagne de paperasses, des tableaux, deux ou trois vélos, dix ou onze pots de peinture.Comme bien des gens du monde culturel, j'ai l'impression de connaître Armand Vaillancourt depuis toujours.Dès qu'il ouvre la bouche dans un spectacle, une manif ou tout autre événement collectif, je sais d'avance qu'il va dire que le monde est mené par des pourris, que l'injustice est rampante, que la planète se meurt et qu'elle regorge d'enfants battus, de femmes violées, d'êtres humains affamés, opprimés, exploités, torturés.Amen.Je connais tellement son discours (qui ne change jamais) que je ne l'entends plus.En même temps, j'ai découvert la semaine dernière, en parcourant un nouveau bouquin qui lui est consacré, que j'ignorais bien des choses sur ce gars de la campagne déguisé en artiste engagé et en agitateur social, qui a vécu plusieurs vies avant de devenir l'un des sculpteurs les plus marquants du Québec et du Canada.Le bouquin en question, publié chez Lanctôt et traduit de l'anglais, s'intitule Jouer avec le feu.Il a été écrit par John Grande, un critique d'art, fils de diplomate canadien, né à Montréal et élevé dans les ambassades canadiennes du monde entier.Grande s'est lié d'amitié avec Vaillancourt en 1987, à Sainte-Foy, sur le chantier de Drapeau blanc, une déroutante collection de rochers blancs importés du Saguenay, disposés en forme de flèches et peints de poèmes de Miron, Leclerc, Vigneault et Simone Monet-Chartrand.Avant John Grande, au moins trois auteurs ont tenté d'écrire un livre sur Vaillancourt et son oeuvre.En vain.Leurs entreprises commençaient toujours bien avant d'être sabotées par ce sculpteur que certains qualifient de fou furieux et qui, pour aucune raison précise, piquait une crise de nerfs et menaçait de poursuivre.Il a fait le coup à Grande qui, contrairement aux autres, s'est entêté.Pour ce critique d'art, Vaillancourt est un artiste immense et important dont l'oeuvre colossale est traversée par des éclairs de génie.Il est aussi, à ses yeux, non pas un agitateur social toujours prêt à sauter dans le train d'une bonne cause, mais un anarchiste.Autrement dit, un homme réfractaire à toute forme de pouvoir qui n'hésite pas à retourner sa veste contre tout le monde et son père.Plusieurs de ses amis, y compris le sculpteur Roussil à qui il a déclaré la guerre pendant la contestation des expropriés de Mirabel, ont tous un jour ou l'autre goûté à son amère médecine.Certains affirment que l'arme de prédilection de Vaillancourt est l'intimidation.La semaine dernière pourtant, assis à la vaste table de réfectoire dans son salon-débarras, Vaillancourt semblait plus intimidé que d'autre chose.Tellement intimidé qu'il n'a pas osé sortir son enregistreuse et enregistrer l'entrevue pour ses archives personnelles comme il le fait habituellement.« Je croyais que tu étais contre l'idée, alors je n'ai pas insisté », m'a-t-il avoué timidement plus tard.Était-il vraiment intimidé ou jouait-il la carte du fin diplomate et du charmant politicien ?Je ne le saurai jamais.Pendant deux heures, Armand Vaillancourt m'a parlé sans répit de sa vie pour le moins agitée, mais d'une manière si décousue et avec un tel déluge de mots et d'idées, que j'ai émergé de l'exercice confuse et étourdie.À 71 ans (72 en septembre), le prix Borduas 93, roi universel du recyclage, ressemble à l'arbre de la rue Durocher, sa première sculpture montréalaise : droit, fier, tenace et pas tuable.D'une énergie et d'une forme physique redoutables, le corps mince et musclé (avoir un corps mou serait la pire insulte, affirme-til), le visage lisse et à peine ridé, la crinière blanche touffue, il fait vingt ans de moins que son âge et déclare candidement que « la vieillesse, ça viendra un jour ».Le plus tard possible, s'entend.Père de six filles dont une de 45 ans et d'Alexis, son unique garçon de 9 ans, Vaillancourt croit que sa vigueur est purement génétique, qu'elle lui vient de son père, Donat Vaillancourt, un cultivateur, postillon et anarchiste à sa façon, qui a élevé ses 17 enfants à la dure.Né en 1929 à Black Lake, dans les Cantons-de-l'Est, Vaillancourt a vécu dès l'âge de 3 ans sur une ferme de 300 acres à Saint- Fernand de Halifax.Malgré la modernité criante de ses oeuvres, Vaillancourt est un pur produit du monde rural, un homme habitué aux gros labours effectués avec des charrues et des chevaux, aux écoles de rang chauffées au poêle à bois, aux chaleurs meurtrières et aux hivers violents qui s'abattent sans merci sur la désolation de la campagne.De toutes les histoires de son enfance, il y en a une qui semble tout droit sortie d'une scène de Mon oncle Antoine.Comme le petit garçon du film de Claude Jutra, Armand Vaillancourt a dû un jour lui aussi aller chercher une morte au village.C'était au début du printemps pendant les grosses crues qui faisaient déborder la rivière Bécancour.Le cheval de Vaillancourt s'est enlisé dans une côte, précipitant le cercueil dans le fossé.Vaillancourt, encore adolescent, a tenté tout seul pendant de longues minutes angoissantes de remettre le cercueil dans la carriole.Peine perdue.Un fermier du coin est venu lui prêter main-forte.Vaillancourt est arrivé à la gare de Black Lake avec le cercueil à la nuit tombante.Pas une fois pendant cette pénible journée, le jeune homme a-t-il eu peur de la morte ni songé l'espace d'une seconde à s'enfuir.La mort, pour Vaillancourt, a toujours été quelque chose de normal et de naturel.« Plusieurs fois dans ma vie, j'ai fait des choses dangereuses où j'aurais pu mourir.Je les faisais quand même parce que la mort était un prix que j'ai toujours été prêt à payer.» En fin de compte, Armand Vaillancourt n'a jamais eu à payer de sa vie pour ses excès.Il estime en revanche qu'il n'a cessé de payer pour son engagement politique.De payer financièrement.Le jour de notre rencontre, Gaz Métropolitain menaçait de lui couper le gaz pour factures impayées.Son auto, une Renault 84, avait failli rendre l'âme le matin même.Quant à la maison achetée vingt ans plus tôt, Vaillancourt la paie encore après l'avoir réhypothéquée pour réaliser un de ses mégaprojets.La meilleure façon de punir un artiste qui parle trop (et qui dit parfois n'importe quoi), c'est de l'exclure de la course aux contrats.À cet égard, le sculpteur a été puni plus souvent qu'autrement.« Y'a pas un artiste au monde qui a été aussi ostracisé que moi pour ses idées.Ils ont tout fait pour me détruire et ils ont passé proche de réussir.Ils ont détruit ma fonderie à Coteau-du-Lac par pure vengeance.Ils ont détruit et massacré mes sculptures, dont celle pour la ville de Toronto et dont il ne reste plus rien.Rien du tout.Ça, je ne l'ai jamais digéré.» La sculpture en question, créée pendant le Symposium international de sculpture de High Park, à Toronto en 1967, s'intitulait ironiquement Je me souviens.C'était une oeuvre monumentale de 340 tonnes d'acier coulé.Au moment du montage, la controverse éclata et le contrat fut annulé.L'affaire défraya les manchettes à la grandeur du pays, soutirant même un commentaire du célèbre sculpteur britannique Henry Moore qui déclara : « J'ai dû aussi, comme Vaillancourt, affronter la critique.Mais si Vaillancourt est fort, et je crois qu'il l'est, il ne se laissera pas affecter par la critique.Moore ne croyait pas si bien dire.Non seulement Vaillancourt était fort comme un boeuf mais il était entêté comme dix mules.À la fin des années 70, il revint à la charge, proposant au maire de Toronto soit de monter la sculpture tel que prévu, soit de la rapatrier au Québec.La deuxième solution l'emporta mais à une condition : que Vaillancourt paie de sa poche les frais de transport.Ne regardant pas la dépense, Vaillancourt loua un convoi de huit semi-remorques qui prirent la direction de Coteau-du-Lac.Prix du voyage : douze mille dollars.Pendant presque vingt ans, l'oeuvre sommeilla en pièces détachées dans un champ, à Coteau-du- Lac.L'année dernière en se promenant dans le secteur, Vaillancourt découvrit à son grand désespoir que l'oeuvre avait disparu.Il cria immédiatement au sabotage et au complot politique, refusant de reconnaître la possibilité que les « scrappeurs » du coin aient volé les pièces pour les fondre ou les revendre.John Grande croit que l'engagement politique de Vaillancourt l'a rendu parano.En même temps, il reconnaît que le sculpteur a souvent été censuré.« Alors que de ses oeuvres ont été acquises par plusieurs musées au Canada, à Tokyo ou à Paris, écrit-il, Vaillancourt n'a jamais présenté d'expositions individuelles importantes dans un musée au Québec ou a Canada.» S'ajoute à cette situation pour le moins étrange, l'absence de traces de Vaillancourt à Montréal, à l'exception de La Force, une sculpture en fonte sur le mont Royal.Le prix Borduas 93 a créé des oeuvres à Chicoutimi, Asbestos, Saint-Domingue, San Francisco, aux Îles-de-la-Madeleine et à Charlottetown.Partout sauf chez lui.« Ça fait 50 ans que je vis à Montréal, tonne-t-il, et 50 ans, que je n'ai pas eu de contrat.Un gars vivant, comme moi ! » Vaillancourt s'est consolé dernièrement pendant le Festival Montréal en lumières qui, de concert avec l'hôtel Delta, lui a commandé une installation.Dédiée à la Grande Paix de Montréal signée avec les Premières Nations en 1701, l'installation de 38 pieds de haut, érigée coin Durocher et Sherbrooke, ressemble le jour à un vulgaire échafaudage de métal.À la nuit tombée pourtant, elle s'allume et embrase le ciel de flammes rouges qui se mêlent aux phares et aux feux de circulation.Si l'arbre de la rue Durocher, créé quelques mètres plus loin, n'avait pas été déraciné en 1969, on pourrait mesurer aujourd'hui tout le chemin parcouru par ce formidable sculpteur.Ce sera pour une autre fois.Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse Armand Vaillancourt, un artiste bâti comme un boeuf qui a toujours su prendre le taureau par les cornes.Pour le critique John Grande, Vaillancourt est un artiste immense et important dont l'oeuvre colossale est traversée par des éclairs de génie.Il est aussi, à ses yeux, non pas un agitateur social toujours prêt à sauter dans le train d'une bonne cause, mais un anarchiste.2931270 1LP0602A0312 A6 lundi 1LP0602A0312 ZALLCALL 67 00:59:19 03/12/01 B Les libéraux veulent démocratiser le processus des fusions Un gouvernement libéral suspendrait les regroupements en cours et forcerait la tenue de référendums NORMAN D E L I S L E Presse Canadienne TROIS-RIVIÈRES Ð Un éventuel gouvernement libéral va suspendre dès son élection les démarches visant à fusionner les municipalités contre leur gré.De plus, aucune municipalité ne sera fusionnée à l'avenir sans un référendum.Le conseil général du Parti libéral du Québec a entériné sans débats, en fin de semaine, des résolutions en ce sens.Elles serviront de charpente à l'action d'un éventuel gouvernement de Jean Charest.Les militants ont également engagé leur futur gouvernement à instaurer un nouveau mode de scrutin dans lequel on aura introduit une forme de représentation proportionnelle.Les libéraux demeurent offusqués d'avoir perdu les dernières élections alors qu'ils ont obtenu la pluralité des suffrages.Les militants libéraux n'ont cependant pas précisé les modalités de la représentation proportionnelle qu'ils désiraient, laissant ce choix à leurs dirigeants.En matière d'environnement, un éventuel gouvernement libéral établirait un programme général d'économie d'eau et encouragerait les municipalités à prendre des mesures en ce sens, notamment par l'installation de compteurs.Par ailleurs, une résolution suggère « d'évaluer la pertinence de maintenir intégralement le statut public de Télé-Québec », tout en reconnaissant la contribution de cet organisme au développement culturel du Québec.Les libéraux ont aussi adopté des principes en regard d'une politique familiale, soit « replacer la famille au centre de la fiscalité ».Par ailleurs, samedi, le député libéral de Chapleau (Outaouais), Benoît Pelletier, a indiqué que le Parti libéral du Québec voulait « récupérer certains symboles » que le Parti québécois s'est appropriés au cours des ans, notamment le drapeau fleurdelisé, la notion d'État du Québec ou celle de patrie.« Il est important que les libéraux rappellent à tous les Québécois que quand on voit le drapeau québécois, cela ne veut pas dire Parti québécois.Le drapeau québécois est aussi notre drapeau.Il fait consensus partout au Québec.C'est un symbole de force pour le Québec et on y tient », a expliqué le critique de l'opposition en matière de relations intergouvernementales canadiennes.Il en est de même de l'expression « État québécois ».« C'est une expression qui vient de Jean Lesage, qui vise à identifier une société moderne, sûre d'elle-même, en possession de ses moyens, et qui est désireuse d'explorer tout l'univers de son autonomie », a précisé le député Pelletier.Selon lui, ces expressions et symboles sont des choses que le Parti libéral doit se réapproprier.« Il ne faut pas laisser ce terrain à l'adversaire, croit-il.Il y a tout un terrain qu'on doit récupérer.» Le Canada songe à investir dans un projet américain de chasseur furtif Manif en vue Presse Canadienne chez Pettigrew HALIFAX Ð L'armée canadienne songe à investir jusqu'à 500 millions en 10 ans dans un projet américain de développement d'un nouveau chasseur furtif, susceptible de remplacer les vieux CF-18.Le nouvel appareil serait à la fois plus économique et plus redoutable que tout autre avion de combat jamais conçu.Lorsque la version finale de l'appareil sortira des usines de production, à la fin de cette décennie, celui- ci devrait coûter environ 30 millions US l'unité.Son plus proche concurrent se vend actuellement pour quelque 70 millions US l'unité.Ottawa a déjà investi 10 millions US dans la première étape du développement de l'appareil au cours des quatre dernières années.Les responsables de la Défense canadienne négocient actuellement le coût de la participation à la prochaine étape, qui assurerait au Canada des options d'achat sur les chasseurs, et permettrait aux entreprises canadiennes de prendre part au développement et à la production industrielle de l'appareil.Il pourrait en coûter entre 250 et 500 millions au Canada pour une participation au projet au cours des dix prochaines années, note Mike Slack, coordonnateur du projet au ministère de la Défense.Un spécialiste des questions de défense croit qu'il sera difficile de faire passer ce projet, tant au sein de l'armée qu'auprès de la population.« Que fait-on d'un avion de chasse furtif en temps de paix ?» demande Fred Crickard, un haut gradé à la retraite qui enseigne à l'Université Dalhousie, à Halifax.Les gens vont se demander quel serait le meilleur investissement à faire pour le pays, entre un avion de patrouille et un avion de chasse indétectable.Plusieurs personnes opteraient pour l'avion de patrouille, « parce que cela sert en temps de paix comme en temps de guerre », explique-t-il.Il faudra encore des années avant que la décision d'acheter ou non les nouveaux avions soit prise.La production du nouvel appareil ne commencera vraisemblablement pas avant 2012.Le programme de modernisation actuel des CF-18 devrait permettre de garder les avions actuels du Canada en état de vol jusqu'en 2015.D'autres pays contribuent au projet de développement du nouvel avion, dont la Grande-Bretagne.Par ailleurs, au moment même où on se demande si le Canada poursuivra son implication, l'armée de l'air se voit contrainte, par mesure d'économie, de clouer au sol une partie de sa flotte d'avions de chasse et de réduire le temps de vol.Le nombre de patrouilles aériennes sera également réduit au cours des prochaines années.Presse Canadienne AYERS CLIFF Ð Le ministre fédéral du Commerce international, Pierre Pettigrew, attend de la « visite » le 2 avril.Ce jour-là, des manifestants viendront effectuer une « perquisition citoyenne » au siège du ministère si les textes sur l'éventuel accord de la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA) n'ont pas encore été rendus publics.« Il y aura un cordon humain autour de l'immeuble et nous allons nous donner un mandat de perquisition pour le bureau du ministre », prévient Yann Omer-Kassin. 1LP0701A0312 A7 lundi 1LP0701A0312 ZALLCALL 67 00:55:58 03/12/01 B L'intérêt des É.-U.pour la ZLEA n'est pas assuré MARIE TISON Presse Canadienne WASHINGTON Ð Les signaux qu'émet la nouvelle administration américaine au sujet de l'importance qu'elle accorde au processus d'intégration économique de l'hémisphère sont quelque peu contradictoires.D'un côté, l'administration républicaine de George W.Bush a montré un grand intérêt pour l'Amérique latine, et le président a profité d'un important discours devant le Congrès, le 27 février dernier, pour lui demander un mandat qui faciliterait la négociation d'importants accords commerciaux.D'un autre côté, au lieu d'appeler un proche, le président Bush a conservé Luis Lauredo, un démocrate, au poste d'ambassadeur américain auprès de l'0Organisation des États américains (OEA), responsable du suivi du Sommet des Amériques.En outre, l'administration Bush a laissé vacant le poste de représentant du gouvernement américain au comité de négociation sur la Zone de libre-échange des Amériques.La nouvelle administration a assigné l'ancien titulaire de ce poste, M.Peter Allgeier, à de nouvelles fonctions à l'intérieur même de la Maison-Blanche.« M.Allgeier a quitté la scène et les négociations ont été suspendues », a déploré le directeur du Centre du Sommet des Amériques de l'Université internationale de Floride, M.Carl Cira, au cours d'une rencontre de presse organisée récemment à Miami.Pour sa part, M.Lauredo a vu son maintien au poste d'ambassadeur à l'OEA comme un signe de continuité.« C'est lorsqu'elle est bipartisane que la politique étrangère est à son plus efficace », a-t-il dit au cours d'une rencontre à Washington.L'ambassadeur canadien à l'OEA, M.Peter Boehm, a affirmé que le maintien de M.Lauredo ne signifiait pas un manque d'intérêt de la part de la nouvelle administration américaine.« Je crois vraiment que le Sommet des Amériques est important pour les États-Unis et pour les autres pays », a-t-il déclaré à Washington.Québec Le troisième Sommet des Amériques réunira les chefs d'État et de gouvernement des 34 pays démocratiques de l'hémisphère à Québec, du 20 au 22 avril prochains.La question de l'établissement d'une Zone de libre-échange des Amériques constituera un aspect important de cette rencontre.C'est à Miami, en 1994, que les participants au premier Sommet des Amériques s'étaient entendus pour créer une zone de libreéchange à la grandeur de l'hémisphère.Les négociations officielles avaient démarré à l'occasion du deuxième sommet, à Santiago en 1998.À l'occasion du troisième sommet, les chefs d'État et de gouvernement feront le point sur les négociations et décideront à quel rythme elles se poursuivront.Déjà, le gouvernement chilien a proposé d'accélérer les négociations pour conclure une entente en 2003, au lieu de 2005 comme prévu.Le gouvernement brésilien a cependant rejeté cette suggestion.M.Cira a affirmé que la conclusion d'un accord de libre-échange hémisphérique ne présentait pas la même urgence maintenant qu'au début des années 90.« Il y a eu un changement d'attitude au niveau des gouvernements, les économies nationales sont devenues plus ouvertes et il y a eu de nombreuses ententes bilatérales de libre-échange, a-t-il expliqué.Il peut donc sembler moins important d'avoir une zone de libreéchange des Amériques.» Il a ajouté que le ralentissement économique pouvait également refroidir les ardeurs aux États-Unis.Fast track Certains observateurs croient aussi que la nouvelle administration américaine aura de la difficulté à obtenir du Congrès un mandat de négociation globale (fast track).Un tel mandat permettrait à l'administration américaine de négocier un accord commercial sans crainte de voir le Congrès y apporter des amendements.L'ambassadeur Lauredo s'est montré peu inquiet, déclarant que l'intérêt personnel du président Bush pour l'Amérique latine aurait un « impact monumental » sur le débat.« Il n'y a rien comme le leadership présidentiel pour faire bouger le gouvernement américain », a-t-il lancé.Toutefois, au cours d'un débat récent devant le Center for Strategic and International Studies, deux anciens Représentants au commerce, M.Mickey Kantor et Mme Carla Hills, ont indiqué qu'il sera impossible d'obtenir le mandat de négociation globale sans traiter de la question de l'environnement et des droits des travailleurs.Or, beaucoup de pays s'opposent à ce que l'accord de libre-échange comprenne des clauses sur l'environnement et les droits des travailleurs, de crainte qu'il ne s'agisse de barrières commerciales déguisées.« Il s'agit de questions importantes, mais elles ne doivent pas être mêlées au libre-échange, a déclaré Mme Nancy Cely, de la Corporation de promotion des exportations et des investissements de l'Équateur, rencontrée récemment à Miami.Elles doivent être traitées dans leur propre forum.» PHOTOTHÈQUE, La Presse © Le troisième Sommet des Amériques réunira les chefs d'État et de gouvernement des 34 pays démocratiques de l'hémisphère à Québec, du 20 au 22 avril prochains.Les États-Unis peu chauds à l'idée de la présence du Québec Presse Canadienne WASHINGTON Ð Les Américains ne veulent pas se mouiller dans le conflit entre Québec et Ottawa au sujet de la place du gouvernement québécois au Sommet des Amériques.Ils rappellent cependant que le Sommet est une rencontre de chefs d'État, point à la ligne.Au cours d'une rencontre récente avec des journalistes canadiens à Washington pour discuter du Sommet de Québec, l'ambassadeur des États-Unis auprès de l'Organisation des États américains, Luis Lauredo, s'est montré beaucoup moins loquace lorsqu'il a été interrogé sur la place du gouvernement québécois.« Je n'ai pas d'opinion là-dessus », a-t-il commencé par dire, avant de souligner qu'il s'agissait strictement d'un sommet de chefs d'État.Il a fait remarquer que les représentants de territoires non indépendants, comme la Guyane française, n'avaient pas été invités.Il a cependant ouvert la porte à des contacts non officiels avec le gouvernement québécois en marge du Sommet.« Il pourrait y avoir des événements sociaux », a-t-il indiqué.New Beetle 2001 SPÉCIAL Pourquoi attendre 5441, rue St-Hubert Tél.: (514)274-5471 Laurier popular@popular.qc.ca ANGLAIS COURS AXÉS SUR LA CONVERSATION Petits groupes : 3 à 7 personnes ; admission continue COURS INTENSIFS de jour, 25 h/semaine à temps partiel et semi-intensifs matin, après-midi, soir, samedi 135 $ à 145 $ /semaine 1 à 7 fois/sem.I 195 $/30 h Mat.riel p.dagogique inclus, pas de taxes, d.ductible d Õimp.t, frais d Õinscription : 40 $ Formation en entreprise adaptée à vos besoins Cours privés : toutes les langues école de langues postmoderne accréditée par Emploi-Québec 1160, boul.St-Joseph Est, 3e étage, Mtl Laurier (514) 278-5309 www.converlang.com 1LP0801A0312 A08, lundi, MONDE 1LP0801A0312 ZALLCALL 67 00:57:31 03/12/01 B A 8 L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 1 2 MA R S 2 0 0 1 MONDE UN DIMANCHE MUNICIPAL EN FRANCE Les Chirac votent Maire de Paris?Une droite malmenée Confessionnal?Le président français Jacques Chirac et sa femme Bernadette ont voté dans leur patelin électoral corrézien, Charan, où la première dame de France est candidate à la mairie.Le candidat socialiste à la mairie de Paris, Bertrand Delanoë, déposant son bulletin hier.Majoritaire, il devra attendre un second tour pour un verdict final.Philippe Séguin est arrivé second dans la course à la mairie de Paris, la droite partageant ses voix entre lui et le maire sortant, Jean Tibéri.Non ce trappiste de l'abbaye du Mont-des- Cats, dans le nord de la France, ne sort pas du confessionnal.Il a tout simplement voté à la mairie locale.EXPRESS INTERNATIONAL Israël Pour libérer Pollard LE PREMIER ministre israélien Ariel Sharon a indiqué hier qu'il entendait demander au président américain George W.Bush de libérer Jonathan Pollard, un Juif américain condamné à la prison à vie pour espionnage au profit d'Israël.« Je crois qu'il est très important que Jonathan Pollard soit libéré après tant d'années passées en prison », a affirmé M.Sharon dans une interview à CNN.Ð d'après AFP États-Unis Al Gore a été floué ?UN BULLETIN de vote à la présentation confuse, qui a été à l'épicentre de la bataille présidentielle en Floride, a fait perdre au vice-président Al Gore 6607 voix, soit largement plus qu'il n'en avait besoin pour remporter l'élection, a rapporté hier le quotidien Palm Beach Post.Le quotidien a examiné 19 125 bulletins invalidés le jour de l'élection du 7 novembre dans le comté de Palm Beach pour arriver à cette conclusion.Dans ce comté, en effet, plus de 19 000 voix avaient été annulées parce que des électeurs, qui assuraient avoir été induits en erreur par la présentation du bulletin de vote à deux volets, l'ont poinçonné deux fois.Ð d'après AFP Russie Poutine fait des frais LA RESTAURATION d'un ancien palais impérial proche de Saint-Pétersbourg, qui doit être transformé en résidence présidentielle d'ici 2003, exige 170 millions de dollars de travaux, a déclaré hier l'intendant du Kremlin Vladimir Kojine.Ð d'après AFP L'idée d'un sommet Sharon-Arafat fond Le leader israélien reproche sa mollesse à Arafat et resserre l'étau militaire CLAIRE SNEGAROFF Agence France-Presse JÉRUSALEM Ð Le premier ministre israélien Ariel Sharon a reproché hier au président palestinien Yasser Arafat de ne pas désavouer la violence, tandis que les Palestiniens dénonçaient le resserrement de l'étau militaire israélien sur les territoires.Les perspectives d'une prochaine rencontre au sommet, évoquée ces derniers jours, semblaient du même coup s'éloigner.« J'ai été déçu hier quand Arafat, dans son discours, n'a pas appelé à une cessation des hostilités », a déclaré hier M.Sharon à la chaîne de télévision américaine Fox.Dans son discours samedi devant le Conseil législatif palestinien (parlement), réuni à Gaza, M.Arafat a invité Israël à relancer les efforts de paix, imputant à l'État juif la poursuite des violences depuis plus de cinq mois.De son côté, M.Sharon refuse de reprendre les négociations de paix tant que la violence perdurera.« Pour organiser une rencontre et entamer des négociations avec (les Palestiniens), il faudrait que les hostilités cessent », a-t-il déclaré hier dans une interview à la chaîne de télévision américaine Fox.M.Sharon a également estimé que Yasser Arafat « contrôlait ses forces » et que « la majorité des actions terroristes étaient maintenant exécutées par les forces d'Arafat ou les forces de sécurité ».Un peu plus tôt, le ministre israélien des Affaires étrangères, Shimon Peres, avait également estimé que « le discours de Yasser Arafat n'avait pas répondu aux attentes et ne contenait pas un appel clair à l'arrêt du terrorisme ».En conséquence, « je ne suis pas prêt à une rencontre avec lui, c'est trop tôt », at- il indiqué.Le ministre palestinien de l'Information, Yasser Abed Rabbo, pour sa part a, sur la radio officielle Voix de la Palestine, estimé « prématuré de parler de préparations en vue d'un sommet, puisque cela requiert des mesures préalables ».Ces mesures « veulent dire qu'Israël doit mettre un terme à sa guerre barbare et agressive, et à son siège contre notre peuple, ainsi qu'à la destruction des infrastructures palestinienne », a ajouté M.Abed Rabbo.À cet égard, l'Autorité palestinienne a dénoncé hier l'isolement de ses territoires par l'armée israélienne, notamment dans la région de Ramallah en Cisjordanie, appelant à une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU.L'Autorité, qui a qualifié ces mesures d« 'escalade dangereuse », a annoncé qu'elle allait saisir d'urgence le Conseil de sécurité, tout en appelant la Ligue arabe et les « pays amis à réagir rapidement afin d'éviter une explosion généralisée dans la région ».L'armée israélienne a établi des barrages de terre et de pierres, ainsi que des blocs de béton, autour de dizaines de village de la région de Ramallah.La ville autonome semblait, elle, complètement isolée.Ces mesures affectent économiquement des dizaines de milliers de Palestiniens vivant dans cette zone, déjà sous le coup du bouclage des territoires imposé peu après le début du soulèvement palestinien, le 28 septembre.L'armée a démenti que ces mesures constituent une « punition collective », arguant de la sécurité des civils israéliens.« À la suite d'une série d'attaques menées à partir de Ramallah et parce que les responsables de sécurité palestiniens n'ont pas fait preuve de coopération pour les prévenir, l'armée a renforcé le bouclage autour de cette ville et augmenté le nombre de points de contrôle », a indiqué un communiqué de l'armée.Pas de cessez-le-feu en Serbie du sud malgré les efforts de l'OTAN d'après AFP BUJANOVAC, Yougoslavie Ð L'OTAN a échoué dans sa tentative d'instaurer ce week-end un cessezle- feu dans le sud de la Serbie, se heurtant à un refus de la guérilla albanaise opposée depuis des mois aux forces de Belgrade.Le chef de la délégation de l'OTAN, Peter Feith, qui a multiplié au cours des derniers jours les navettes entre les deux camps pour tenter d'obtenir un accord, a implicitement fait état de sérieuses difficultés, tout en assurant qu'il poursuivrait ses efforts.« Nous continuons nos efforts pour aboutir à un cessez-le-feu (.), je pense qu'il faudra être patient », a déclaré M.Feith à la presse après une rencontre de deux heures, hier, avec le vice-premier ministre serbe, Nebojsa Covic, chargé du dossier de la crise dans le sud de la Serbie.M.Feith a tenté en vain, samedi, pendant plusieurs heures, de convaincre Shefket Musliu, le chef de l'Armée de libération de Presevo- Medvedja-Bujanovac (UCPMB) Ð du nom de trois villes du sud de la Serbie à forte population albanophone Ð de cesser les combats.La conclusion d'un cessez-le-feu avait pourtant été présentée comme acquise par Belgrade, quelques heures plus tôt, alors que l'UCPMB continuait de pilonner à coups de mortier la région du village de Lucane 1LP0901A0312 A09, lundi, MONDE 1LP0901A0312 ZALLCALL 67 00:59:00 03/12/01 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 1 2 MA R S 2 0 0 1 MOND E A 9 Marcos trouve 200 000 fans à Mexico Un accueil triomphal, marqué au coin de la résistance à la mondialisation B R I G I T T E MORISSETTE collaboration spéciale MEXICO Ð L'heure de Marcos a sonné au Mexique.L'accueil triomphal fait au « zapatour » aux abords du Palais national où l'ont accueilli 200 000 personnes, après un long défilé à travers la capitale, marque un moment historique dans la lutte pour la reconnaissance des droits et territoires indigènes.L'arrivée de la caravane Marcos à Mexico, sa rencontre prévue avec le Congrès mexicain en début de semaine pourraient stimuler les réclamations indigènes à l'étendue des Amériques.Marcos a forcé tous les grands médias qui suivent sa trace à diffuser le nom des 56 cultures et peuples mexicains qu'il a énumérés dans son discours.Avec un style poétique chargé d'émotion, Sebastian Guillen, 44 ans, alias Marcos, s'est écrié : « Le mouvement zapatiste n'est pas une mode passagère.Nous ne voulons pas prendre le pouvoir.Mais ce n'est pas non plus la fin d'un tremblement de terre.Les zapatistes ne veulent pas d'une paix qui cache une guerre éternelle.» L'importance de l'accueil fait au leader zapatiste dépasse Marcos lui-même et signale une nouvelle étape dans la longue marche des résistants à la mondialisation en route pour le Sommet des Amériques à Québec, dans un mois et demi.José Bové, leader de la fédération paysanne française, n'a pas caché ses intentions à son arrivée à Mexico.« La lutte zapatiste, affirme l'agriculteur aux allures d'Astérix, est perçue dans le monde comme une grande leçon de résistance contre la mondialisation des règles du commerce.Les zapatistes identifient la défense des communautés indigènes à un droit fondamental contre la dictature du marché.Les traités de la mondialisation commerciale Ð l'ALENA, la future Zone de libre-échange des Amériques Ð prétendent exploiter les territoires indigènes exclusivement pour la production pétrolière et la grande agriculture.C'est pourquoi les petits agriculteurs français et européens s'identifient à la lutte des indiens zapatistes.» José Bové croit que la lutte des indigènes du Chiapas renforcera le combat mondial pour une « réforme radicale des politiques agricoles, une agriculture de qualité et pour que chaque pays puisse alimenter son peuple selon ses propres critères.Le Sommet des Amériques à Québec fera du bruit, promet Bové.Nous y serons, car ce qui se passera à Québec dépasse les frontières.» Le piège du succès Le célèbre leader agricole, en procès en France pour avoir démoli un restaurant Mc Donald's, n'est pas le seul Européen venu à Mexico où se trouvaient plusieurs autres combattants contre une mondialisation déshumanisante.La presse a toutefois noté un malaise face aux mesures extrêmes de sécurité dont s'entoure Marcos contre les médias et même la foule mexicaine.Cette marche triomphale du Chiapas à Mexico représente pour Marcos un triomphe et un piège.La gloire, la sensation du pouvoir peuvent faire une nouvelle victime, écrit ironiquement le quotidien Milenio.Marcos a refusé de rencontrer le président Vicente Fox qui l'a invité à la résidence officielle, « par peur que le mouvement ne soit récupéré et transformé en campagne publicitaire ».Mais si on ne parle plus de guerre au Chiapas, la lutte des 10 millions d'indigènes mexicains, pratiquant une soixantaine de langues, bouleverse les préjugés, l'enseignement de l'histoire et jusqu'à la vie quotidienne.Car les Indiennes d'Oaxaca et du Chiapas forment la majorité de l'imposante domesticité àMexico.Cela dit, le problème du Chiapas est loin d'être résolu même si un nouveau leader politique latinoaméricain vient de naître sous les acclamations de 200 000 Mexicains et des millions d'observateurs de la marche zapatiste à travers le monde.Photo AFP Le leader zapatiste, le sous-commandant Marcos, a peut-être connu la plus grande journée de sa vie politique hier, étant accueilli par 200 000 partisans au centre de Mexico, but ultime de son périple qui vise notamment à obtenir justice pour les Indiens du Mexique.Photo AP Le sous-commandant Marcos à son arrivée dans les rues de Mexico hier.Un processus de paix en dents de scie, en Colombie JACQUES THOMET Agence France-Presse BOGOTA Ð Le processus de paix en Colombie se poursuit en dents de scie, avec une accélération du dialogue avec la guérilla des FARC, la suspension par l'ELN des négociations, et une reprise des combats entre jeudi et hier.Six soldats de l'infanterie de marine et un civil ont été tués samedi dans une violente offensive menée par deux cents guérilleros des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes), la principale force rebelle avec 16 500 hommes, contre un centre de télécommunications à Queremal (500 km au sud-ouest de Bogota).L'engagement de pourparlers séparés depuis octobre 1999 entre le pouvoir d'une part, les deux guérillas des FARC et de l'Armée de libération nationale (ELN, extrême gauche) d'autre part, n'a cessé d'alterner avec des attaques contre l'armée ou des prises d'otages par les rebelles en l'absence d'un cessezle- feu préalable.Ce dialogue « au milieu des combats » avait connu une relance spectaculaire jeudi avec les FARC à l'issue d'une réunion internationale entre les commandants de la guérilla, les diplomates de 26 États, et les émissaires du président conservateur Andres Pastrana, dans la zone démilitarisée située à 700 km au sud de la capitale.Jusqu'ici opposés à toute immixtion étrangère dans cette enclave de 42 000 km2 grande comme la Suisse, abandonnée par le pouvoir en novembre 1998 pour en faire un « laboratoire de paix », les rebelles ont accepté la création d'une commission de bons offices composée de dix pays pour « accompagner le processus de paix ».Cette commission inclut le Canada, Cuba, l'Espagne, la France, l'Italie, le Mexique, la Norvège, la Suède, la Suisse et le Venezuela.Elle se réunira dès le 21 mars avec les guérilleros dans la zone démilitarisée.Depuis le 4 juillet 2000, l'Espagne et la France faisaient déjà partie d'une commission similaire de cinq pays chargée de négocier, aux côtés de la Suisse, de la Norvège et de Cuba, avec l'ELN, deuxième guérilla du pays avec 4500 hommes.Les guérillas ont changé leur stratégie face au prochain lancement du plan Colombien anti-drogue soutenu par l'aide militaire des États-Unis Ð qui ont boycotté la réunion de jeudi avec les FARC Ð, mais rejeté par l'Union européenne.Les Quinze préfèrent soutenir le processus de paix plutôt que de participer aux fumigations par hélicoptère dans le pays contre les 125 000 hectares de coca.La Colombie est le premier producteur mondial de cocaïne avec 520 tonnes par an.Le vent d'optimisme propagé dans ce pays de 42 millions d'habitants par l'accord des FARC pour une médiation internationale a été tempéré vendredi par la décision unilatérale de l'ELN de suspendre unilatéralement les négociations.Les rebelles reprochent aux autorités d'avoir lancé depuis un mois une offensive armée dans leur principal réduit, à 700 km au nord de Bogota.Ces affrontements sont intervenus au moment où un accord était sur le point d'intervenir pour remettre à cette guérilla une zone démilitarisée de 2000 km2 dans cette région, au sud du département de Bolivar.La guerre civile en Colombie a déjà fait plus de 130 000 morts depuis 1964, plus de deux millions de déplacés, et s'est illustrée par une moyenne de près de 4000 enlèvements par an.Policiers et soldats contre guérilleros ?Agence France-Presse LA SOMBRA, Colombie Ð Le chef historique des Forces armées révolutionnaires (FARC, marxistes) a annoncé hier qu'il allait libérer de 50 à 100 soldats et policiers actuellement détenus par la guérilla, en échange de la remise de combattants des FARC par les autorités colombiennes.Manuel Marulanda a précisé que l'« échange d'hommes » interviendrait au plus tard dans huit jours, et qu'il ne dépendait plus que de la signature par le président Andres Pastrana d'un décret l'officialisant.Selon Marulanda, les FARC, principale force rebelle en nombre avec 16 500 hommes, détiennent en otage environ 500 membres des forces de l'ordre colombiennes. 1LP1001A0312 A10 lundi 1LP1001A0312 ZALLCALL 67 00:53:34 03/12/01 B L'espoir: le nouveau village CHRISTIANE DESJARDINS IL NE FAUT surtout pas perdre de vue Cajetan Rich, qui file devant sur sa motoneige, alors que nous suivons derrière sur la nôtre.Sans lui, nous sommes complètement perdu dans cette immensité de neige et de glace.Cajetan Rich nous emmène voir le nouveau village en construction, appelé Natuashish, à Little Sango Pond, un lieu traditionnel de rencontre des Innus, situé plus près des terres de chasse ancestrales.En tant que directeur du déplacement, il connaît le projet de A à Z.L'endroit est à une trentaine de minutes à motoneige du village actuel.Enfant, M.Rich vivait en nomade avec sa tribu : la chasse, la pêche, la vie dans des tentes.Les photos qui trônent dans son bureau en témoignent.En 1967, croyant sans doute bien faire, le gouvernement de Terre-Neuve et du Labrador a transféré la centaine d'Innus Mushuau à Davis Inlet.On promettait des logements adéquats et un meilleur accès à la navigation, du fait que l'endroit se trouve dans une île.La réalité fut cependant toute autre : le choc du changement a été brutal, les conditions de vie misérables, et les problèmes sociaux sont apparus.Il faut ajouter que les enfants d'alors, devenus adultes depuis, ont subi des abus sexuels de la part de prêtres et d'enseignants.Une cinquantaine de poursuites civiles ont d'ailleurs été déposées contre des Oblats au cours des dernières années.Cela dit, M.Rich explique que Davis Inlet étant situé dans une île, le village est coupé du reste du territoire de trois à quatre mois par année, lorsque la glace n'est pas encore assez prise pour circuler à motoneige, mais assez présente pour empêcher les bateaux d'être mis à l'eau.« Et puis, avec le nouveau village, ce n'est pas comme en 1967, dit Cajetan Rich.La grosse différence, c'est que les gens d'ici sont impliqués depuis le jour 1.» Little Sango Pond est non seulement l'espoir des gens de Davis Inlet, mais aussi un outil économique important.Sur les 200 personnes qui travaillent à la construction du nouveau village, on compte, selon M.Rich, environ 90 Innus de Davis Inlet.Pour le moment, parce que les infrastructures de base, telle que l'électricité, ne sont pas toutes en place, la construction ne peut commencer qu'au printemps, et doit être arrêtée à l'automne.M.Rich espère être en mesure de poursuivre la construction l'hiver prochain.Selon lui, le déménagement devrait s'effectuer en août ou septembre 2002.Le projet, financé par le gouvernement fédéral, était évalué en 1995 à environ 85 millions.Mais c'est nettement insuffisant, selon M.Rich, qui estime plutôt à 140 millions le coût final du projet.« C'était mal évalué, dit-il.Beaucoup de choses manquaient.» Le gouvernement paie le coût de chaque maison à hauteur de 50 000 $, et chaque famille aura droit à la sienne.Il s'agit de bungalows avec sous-sols en ciment, et surtout, avec l'eau courante et une bonne isolation.Tous les services, tels que l'école, la clinique médicale, les services sociaux, le conseil de bande, aménageront eux aussi dans des nouveaux locaux.On prévoit aussi construire un aréna, une piscine.Pour les jeunes, il s'agit d'atouts extrêmement importants.« Le nouveau village ne réglera pas tous nos problèmes, on en est bien conscients.Mais de meilleures conditions de vie devraient aider.L'important sera de parvenir à garder ouvertes des infrastructures comme la piscine.Je connais des communautés à Terre-Neuve qui ont dû fermer leur piscine parce qu'elles n'avaient pas les moyens de l'entretenir », dit-il.Rendus à Little Sango Pond, M.Rich nous fait faire le tour du propriétaire.Une trentaine de maisons sont déjà debout et, luxe suprême, les bornes-fontaines émergent ici et là comme des champignons.Le chef et l'autonomie Simon Tsakapesh est chef de Davis Inlet.Il réclame l'autonomie pour sa communauté.« Les services sociaux sont contrôlés par le gouvernement, la police aussi.On serait mieux de se gouverner nous-mêmes.Le gouvernement ne comprend pas nos gens, et nous on ne se sent pas liés par les lois canadiennes.» Le constat que dresse M.Tshakapesh n'est pas rose.Selon lui, c'est l'un des pires endroits en ce qui concerne la pauvreté, le suicide et l'alcoolisme.« C'est comme s'il n'y avait pas de direction.» L'alcoolisme, le chef connaît bien, puisque lui et sa femme ont eu à le combattre.Ils en sont venus à bout.Le problème, dit-il, ne date pas d'hier.« Mes parents étaient alcooliques.En 1983, un soir, ils étaient ivres.Ils sont partis en canot en pleine nuit et se sont noyés.Beaucoup de parents et amis sont morts parce qu'ils n'ont pas trouvé l'espoir.» Le chef convient que l'espoir repose pour beaucoup dans le nouveau village, mais selon lui, ce déménagement n'est qu'une partie de la solution.Pour les jeunes, il déplore le manque cruel d'activités.Il rêve d'un centre de thérapie pour soigner l'alcoolisme et l'inhalation de solvants, sur place, dans le village.« On est dans un stade de développement, et il faut accéder à l'indépendance.On a beaucoup de ressources, on est riches, et on nous maintient dans la pauvreté.Il faut que l'on puisse contrôler nos propres ressources.» Le chef parle, entre autres, de la baie de Voisey, un territoire revendiqué par les Innus et les Inuits du Labrador, où d'importants gisements de nickel, de cobalt et de cuivre ont été découverts en 1993.Les Innus n'ont pas l'intention de se laisser voler ce trésor et comptent bien profiter de cette ouverture économique importante, notamment par le biais d'emplois.Ð FIN Ð photos ROBERT SKINNER, La Presse © Georges Cabot anime une séance d'entraînement à l'aréna de Davis Inlet.Du jour au lendemain, en 1967, les Innus Mushuau sont passés du mode de vie nomade à celui de sédentaire lorsqu'ils ont été parachutés à Davis Inlet.Cela n'a pas été sans heurts.Le nouveau village de Little Sango Pond, un projet conçu et modelé par les Innus, représente maintenant l'avenir.Dans le dernier volet de notre série sur Davis Inlet, nous examinons l'avenir de la communauté.Se défoncer dans le sport, plutôt qu'avec l'essence.Un « missionnaire» à Davis Inlet Georges Cabot sauve des jeunes par le sport Dring, dring.« Wayne, je te l'ai dit tantôt, on doit attendre que l'électricité revienne pour ouvrir l'aréna.» Dring, dring.« Non, c'est fermé.Il faut attendre l'électricité.» Dring, dring.« Comment ça tu veux te sauver de l'hôpital ?Stephanie, ne fais pas ça.Toute seule dans Saint-Jean, tu peux te retrouver dans de gros gros problèmes.» Dehors, il neige et il vente à « écorner » les caribous.L'électricité est en panne dans tout le village, encore une fois, et on doit s'éclairer au briquet, car il n'y a pas une seule chandelle dans la maison de Georges Cabot.Le téléphone, lui, ne dérougit pas.C'est toujours comme ça chez Georges.Même la nuit, les enfants l'appellent.« Georges, je veux me tuer.» Georges Cabot, 39 ans, est un phénomène à Davis Inlet.Avant, son job, c'était gardien de prison.En fait, il accompagnait les détenus qui devaient comparaître au palais de justice de Goose Bay.En 1998, à 36 ans, il a dit adieu à ce travail bien rémunéré avec sécurité d'emploi, pour s'occuper des loisirs des jeunes à Davis Inlet, un poste que le conseil de bande ouvrait.Il avait envie de faire quelque chose de positif, plutôt que de répressif, dit-il.Ce fut toute une aventure, parce que les loisirs étaient pour ainsi dire inexistants à ce moment-là.Il y avait bien une patinoire, mais elle n'avait pas de toit et restait déserte la plupart du temps.Avec l'énergie d'un bulldozer, il a rassemblé des jeunes de 5 à 24 ans, quêté des équipements et a monté des équipes de hockey, de ballon-balai, de soccer, de balle-molle.Et il a obtenu un toit pour sa patinoire.« Les jeunes que je voyais en crise dans les cellules, qui criaient, qui pleuraient, je joue maintenant au hockey avec », dit fièrement M.Cabot.On est pourris dans les sports.Il se rappelle que lors de son arrivée, l'état d'esprit des jeunes à Davis Inlet était : on est pourris dans les sports.« Pour recruter des jeunes, je suis allé frapper aux portes des maisons, je les ai convaincus d'essayer.C'était drôle, parce qu'il fallait leur montrer comment mettre l'équipement.Ils ne savaient pas du tout comment enfiler ça.» Aujourd'hui, ses protégés, garçons et filles, patinent comme des pros et gagnent la plupart des tournois contre les autres villages.« Ils ne disent plus qu'ils sont pourris.» Pour M.Cabot, la détresse des jeunes de Davis Inlet n'a rien de mystérieux.« Les jeunes ici n'ont pas de structures (entendre familiales et sociales), ils sont laissés à euxmêmes et ils n'ont rien à faire.Il faut leur donner des structures, les occuper, les responsabiliser, et leur dire «non» souvent.Le problème, ce ne sont pas les jeunes, ce sont les parents.Ils n'ont pas de règles.Les jeunes sont récupérables.» Un boyau comme Zamboni M.Cabot travaille sept jours par semaine.Il ouvre la patinoire à 15h et dirige ses équipes jusqu'à la fermeture, à 23h.Mais son travail n'est alors pas fini pour autant.Il doit encore arroser la patinoire pour maintenir l'état de la glace.Sa Zamboni est un boyau d'arrosage à jardin.Il compose toutefois très bien avec tout cela.Son seul problème, ditil, c'est que s'il n'est pas là, s'il doit s'absenter pour quelques jours par exemple, il n'y a plus rien qui fonctionne.Et le sac d'essence redevient tentant pour plusieurs.« Je ne dis pas ça pour me donner de l'importance.C'est triste à dire, mais c'est comme ça.Personne n'est prêt à s'impliquer là-dedans.Il y a un jeune que je connais qui est intéressé.Il étudie en ce moment à Goose Bay.Il doit ensuite faire deux ans à Saint- Jean.Il m'a fait promettre de l'attendre avant de m'en aller.Mais je ne sais pas encore si je vais rester.» M.Cabot avoue que, parfois, c'est dur de tout porter sur ses épaules.Il estime qu'à force d'être pris en charge pour tout et pour rien, les autochtones ont perdu le sens des responsabilités.Il trouve aussi que l'Église et même les professeurs, pourraient s'impliquer davantage dans la communauté.« Les professeurs sont bien placés pour avoir de l'impact sur les jeunes.Malheureusement, après leur journée de travail, la plupart s'en vont chez eux, et c'est terminé.C'est difficile de les impliquer.» Il en veut pour preuve son idée d'ouvrir les douches de l'école à la population, après les heures de classe.Actuellement, les élèves qui fréquentent l'école peuvent prendre au moins une douche par semaine sur place.Mais ceux qui ne vont pas à l'école, les enfants trop jeunes ou les adultes, n'y ont pas accès.La Presse a pu constater que l'hygiène est un grave problème pour plusieurs.Quoi qu'il en soit, la direction de l'école a accepté l'idée de M.Cabot, à condition qu'il s'en occupe.« Ils sont 16 professeurs, il me semble qu'ils pourraient s'en occuper en donnant deux heures par semaine à tour de rôle.» Des embûches il y en a beaucoup.Le manque cruel d'équipements sportifs en est un, surtout en périodes creuses, comme l'automne et le printemps.« Une piscine, ce serait fantastique », dit-il.Malgré tout, il est fier du travail accompli avec la jeunesse de Davis Inlet.Sa plus grande récompense, c'est de voir des jeunes qui, hier, avaient le nez dans le sac d'essence, se défoncer aujourd'hui dans un sport.Le soir où nous sommes allés chez lui, plusieurs jeunes qui se trouvent en cure de désintoxication à Saint-Jean lui ont téléphoné.Juste pour jaser, dire qu'untel avait failli se noyer dans la piscine, ou qu'ils n'en pouvaient plus de se faire suivre à la trace par les innombrables travailleurs de la santé affectés à leur cas.Et un peu aussi pour entendre M.Cabot leur dire : « Non, ne fais pas ça.» Simeon Tshakapesh rêve d'autonomie.On le voit ici en compagnie de sa femme, Ruby, et de leur dernier fils, Thunderheart (Coeur de tonnerre.) La Presse 12 mars 2001 Page A11 manquante 1LP1202A0312 A12 lundi 1LP1202A0312 ZALLCALL 67 00:59:11 03/12/01 B A 1 2 MOND E · L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 1 2 MA R S 2 0 0 1 Le procès Elf reprend aujourd'hui en présence d'Alfred Sirven TRAFIC D'ARMES EN ANGOLA Les juges perquisitionnent au Quai d'Orsay Agence France-Presse PARIS Ð Le procès des abus de biens sociaux aux dépens d'Elf, dont les débats avaient été clos fin janvier avant d'être rouverts après l'arrestation aux Philippines de l'ex-numéro deux du groupe pétrolier, Alfred Sirven, reprendra en sa présence aujourd'hui devant le tribunal correctionnel de Paris.Alfred Sirven, 74 ans, que le tribunal souhaite entendre longuement avant de le confronter aux autres prévenus, aura l'occasion de répondre aux accusations que ces derniers avaient multipliées en son absence, le décrivant à mots plus ou moins couverts comme le responsable d'un réseau occulte au sein du groupe pétrolier.Sur le banc des prévenus reviendront, en particulier l'ex-ministre des Affaires étrangères Roland Dumas, sa maîtresse d'alors, Christine Deviers-Joncour, l'ancien PDG d'Elf Loïk Le Floch-Prigent, et le Monsieur Afrique du groupe, André Tarallo.Tous sont poursuivis pour abus de biens sociaux et/ou recel et complicité et risquent une peine de cinq ans de prison et 2,5 millions de francs (550,000 $) d'amende.Le tribunal doit faire la lumière sur les 64,5 MF (14 millions de dollars) versés entre 1989 et 1993 sous forme de commissions, salaires, avantages et cadeaux à Mme Deviers-Joncour, dont 13,5 MF (3 millions de dollars) reversés à l'homme d'affaires Gilbert Miara, lui aussi prévenu de ce procès.L'accusation estime qu'Alfred Sirven était « le principal, voire le seul interlocuteur de Christine Deviers- Joncour au sein d'Elf, et l'instigateur et le principal acteur des opérations incriminées », selon l'ordonnance de renvoi.Mais l'enquête n'a pas permis de déterminer avec certitude l'identité du ou des donneurs d'ordre des deux virements effectués par Rivunion, la filiale financière du groupe.Une brèche dans laquelle les avocats de la défense s'étaient engouffrés et dont Alfred Sirven pourrait aussi tirer profit.Les autres prévenus abordent l'audience avec beaucoup de circonspection, tant le silence ou les déclarations d'Alfred Sirven peuvent faire pencher la balance dans un sens ou dans l'autre.Agence France-Presse PARIS Ð L'enquête sur le trafic d'armes vers l'Angola, qui a entraîné les mises en examen de Jean-Christophe Mitterrand et de Jacques Attali et l'incarcération de l'homme d'affaires Pierre Falcone, a abouti à une perquisition exceptionnelle au ministère des Affaires étrangères.Vendredi, toute la journée, les juges Philippe Courroye et Isabelle Prevost-Deprez, chargés de l'enquête, ont perquisitionné au siège du ministère des Affaires étrangères à Paris, le Quai d'Orsay.Cette longue perquisition qui a mis sous les projecteurs le haut lieu de la diplomatie, traditionnellement discrète, a été effectuée en l'absence du ministre, Hubert Védrine, en déplacement dans les Balkans.Elle a abouti, selon le journal Le Monde, à la saisie de notes adressées par Me Allain Guilloux, l'avocat fiscaliste de M.Falcone, à M.Védrine.En marge de l'une de ces notes, M.Védrine avait écrit à la main : « S'il rappelle, éluder », précise le journal.Hier, le journal Le Parisien a révélé que les deux juges avaient retrouvé un courrier adressé par le président angolais Eduardo dos Santos à M.Védrine.« Les magistrats tiquent depuis quelques semaines sur un courrier retrouvé au cabinet d'Allain Guilloux signé du président de l'Angola, Eduardo dos Santos, et adressé en 1998 au Quai d'Orsay à Hubert Védrine », écrit Le Parisien.M.Attali est accusé d'avoir perçu d'importantes sommes d'argent de la part de M.Falcone et, selon la presse, il aurait reçu cet argent pour user de son influence auprès de M.Védrine, lui demandant d'intervenir auprès du ministre des Finances en faveur de M.Falcone, soumis à un important redressement fiscal.« Derrière Attali, les juges pistent Védrine », titrait samedi le quotidien Libération, le premier à révéler la perquisition effectuée dans les locaux du ministère.L'entourage du ministre s'est refusé, hier, à commenter la perquisition au quai d'Orsay et s'est borné à rappeler une déclaration faite vendredi soir à l'AFP démentant toute intervention de M.Védrine en faveur de M.Falcone.« Hubert Védrine n'a jamais donné suite au courrier qui lui a été adressé par Me Guilloux et il n'est jamais intervenu, d'une façon ou d'une autre dans cette affaire », avait-on déclaré dans l'entourage du ministre.C'est la première fois que le siège de la diplomatie française fait l'objet d'une perquisition dans le cadre des affaires qui éclaboussent depuis des mois le monde politique français.Des juges ont déjà effectué des perquisitions dans d'autres ministères, notamment celui de l'Économie et des Finances et celui de l'Agriculture.Cette perquisition intervient dans la foulée de la mise en examen, jeudi, de M.Attali pour « recel d'abus de biens sociaux et trafic d'influence ».Il a rejoint ainsi la dizaine de personnes déjà poursuivies dans ce dossier très sensible, dont le fils de l'ancien président, Jean-Christophe Mitterrand.M.Attali a été laissé en liberté sous contrôle judiciaire, moyennant le paiement d'une importante caution d'un million de F (220 000 $).Il assure que les versements qu'il a reçus sont une contrepartie de conseils financiers donnés à l'Angola mais payés, comme un voyage qu'il a effectué à Luanda, par la société de M.Falcone, Brenco Trading Limited.NOKIA 5165i ROGERS AT&T Soirs et week-ends illimités 0$ (après remise postale) en prime : 3 mois de temps d'antenne local illimité 100 minutes de jour 35$ par mois Rendez-vous chez nos distributeurs participants, visitez le www.rogers.com/sans-fil ou composez le 1 800 IMAGINE.Offre applicable à toute nouvelle entente de deux ans seulement, pour les forfaits tout faits de 35 $ ou plus 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BOUCHERVILLE Promenades Montarville (450) 449-4998 BROSSARD 7005, boul.Taschereau, bur.150 (450) 926-3111 Mail Champlain (450) 671-3300 Place Portobello (450) 671-4744 CHÂTEAUGUAY 129, boul.St-Jean-Baptiste (450) 692-2201 DOLLARD-DES-ORMEAUX 3339L, boul.des Sources (514) 683-3333 DRUMMONDVILLE 1565, boul.Lemire (819) 478-0851 GATINEAU 360, boul.Maloney O., bur.1 (819) 663-8580 Promenades de l'Outaouais (819) 561-3031 GRANBY 575, boul.Boivin (450) 777-6612 ÎLE-PERROT 15, boul.Don Quichotte Bureau 103A (514) 425-5505 JOLIETTE 517, rue St-Charles-Borromée N.(450) 755-5000 KIRKLAND 2758, boul.St-Charles (514) 428-9000 LAVAL 1696, boul.des Laurentides (450) 629-6060 379, boul.Curé-Labelle (450) 622-0303 Centre Laval (450) 978-1081 3364, boul.St-Martin O.(450) 682-2640 241C, boul.Samson (450) 969-1771 Carrefour Laval (450) 687-5386 LASALLE 8457, boul.Newman (514) 368-4000 Carrefour Angrignon (514) 368-4230 L'ASSOMPTION 814, boul.de l'Ange-Gardien N.(450) 589-1411 LONGUEUIL 1490, chemin Chambly (450) 442-1566 POINTE-CLAIRE Fairview Pointe-Claire (514) 695-1554 REPENTIGNY 110, boul.Industriel (450) 581-4666 Les Galeries Rive-Nord (450) 581-7756 ROSEMÈRE 209, boul.Curé-Labelle (514) 971-0707 Place Rosemère (450) 971-2000 SAINTE-AGATHE 221, rue Principale E.(819) 321-3331 SAINT-BRUNO Promenades St-Bruno (450) 653-7472 SAINT-EUSTACHE 360 E, rue Arthur-Sauvé (450) 974-9299 SAINT-HUBERT 3399, boul.Taschereau (450) 676-3963 SAINT-HYACINTHE Les Galeries St-Hyacinthe (450) 261-9991 SAINT-JEAN Carrefour Richelieu (450) 359-4941 SAINT-JÉRÔME 108, boul.du Carrefour (450) 431-2355 SAINT-LAURENT 438, rue Isabey, bur.108 (514) 340-0334 Place Vertu (514) 745-0745 2100, boul.Marcel-Laurin (514) 856-1884 SAINT-LÉONARD 4282, boul.Métropolitain E.(514) 593-7333 SHERBROOKE 2980, rue King O.(819) 566-5555 Carrefour de l'Estrie (819) 822-4650 SOREL 2605, chemin St-Roch (450) 742-9600 TERREBONNE 1270, boul.Moody, bur.10 (450) 964-1964 Les Galeries de Terrebonne (450) 964-8403 TROIS-RIVIÈRES 5335, boul.des Forges (819) 372-5000 5635, boul.Jean-XXIII (819) 372-5005 VICTORIAVILLE 495, boul.des Bois-Francs Sud (819) 758-8840 Parle, parle.jase, jase.parle, parle.jase, jase.parle, parle.jase, jase.parle, parle.jase, jase.parle, parle.jase, jase.parle, parle.jase, jase.parle, parle.jase, jase.2934322A 1LP1301A0312 a13 03/12 1LP1301A0312 ZALLCALL 67 00:58:48 03/12/01 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 1 2 MA R S 2 0 0 1 A 1 3 JEUX DE 2008 Toronto impressionne le CIO ALEXANDRE PRATT ET MARTIN VALLIÈRES TORONTO - La candidature de Toronto à l'organisation des Jeux d'été de 2008 est renforcée à la suite de la visite, cette semaine, d'une délégation du Comité international olympique (CIO).Les membres de la commission technique n'avaient d'ailleurs que de bons mots hier soir pour le dossier de la Ville reine.« Plusieurs aspects de la candidature nous ont impressionnés », a indiqué le président de la délégation, le Néerlandais Hein Verbruggen.Il a notamment souligné le professionnalisme du comité TO-2008 et l'implication des athlètes canadiens dans le projet.Mais c'est surtout le soutien public à la candidature qui a semblé retenir l'attention des délégués du CIO.« Nous avons commandé un sondage indépendant qui confirme que la population appuie fortement le projet », a révélé M.Verbruggen.Selon plusieurs études locales, plus de 80 % des Torontois sont en faveur de l'initiative de TO-2008.La délégation a refusé de dévoiler les résultats de son enquête, mais « les chiffres sont très bons », a-t-on indiqué.En fait, même la réunion de vendredi matin avec deux organismes de lutte contre la pauvreté opposés à la venue des Jeux n'a pas réussi à convaincre le CIO de la présence d'un mouvement réel de dissidence au sein de la population.« Cette rencontre fut très décevante, a déclaré Hein Verbruggen.Les groupes se sont servis de notre passage pour promouvoir leur cause.Et quand nous leur avons demandé s'ils avaient un quelconque soutien politique, ils n'ont pas été en mesure de nous répondre.» Cette remarque a soulagé les dirigeants de TO-2008, car l'opposition du groupe « Bread Not Circuses » fut un facteur déterminant dans la défaite de Toronto aux dépens d'Atlanta pour l'organisation des Jeux d'été de 1996.Les délégués du CIO sont également satisfaits des garanties offertes par les trois ordres de gouvernement.« Le maire Mel Lastman nous a réaffirmé le support de la Ville de Toronto, a dit Hein Verbruggen.Nous avons noté que seulement deux conseillers municipaux se sont opposés au projet, ce qui est excellent.Nous avons aussi rencontré le premier ministre (ontarien) Mike Harris, les ministres fédéraux Sheila Copps et David Collenette qui nous ont tous confirmé l'appui de leur gouvernement.C'est un gros plus pour votre candidature.» La question du budget À l'instar de leurs visites précédentes à Pékin et Osaka, les délégués du CIO ont refusé de s'attarder sur les faiblesses du dossier de Toronto.Ils ont cependant indiqué que certains ajustements devront être apportés au budget.« Mais ce budget, malgré quelques révisions, est raisonnable et fiable », a affirmé Hein Verbruggen.Le CIO n'a pas peur non plus d'éventuels problèmes liés au transport.Après la conférence de presse, les gens de TO-2008 affichaient tous de grands sourires.Ils ont refusé de commenter les propos des membres de la commission, mais ils étaient visiblement réjouis de ce qu'ils avaient entendu.Les délégués du CIO ont quant à eux quitté précipitamment le lieu de la conférence de presse pour assister à un banquet où ils ont écouté le premier ministre canadien Jean Chrétien, son homologue ontarien Mike Harris et le maire Mel Lastman leur vanter les mérites de la candidature de Toronto.Les 14 membres de la commission technique quitteront le Canada ce matin.Au cours des prochaines semaines, ils se rendront à Istanbul et Paris pour compléter leur tournée des cinq villes candidates.Leur rapport d'évaluation sera ensuite remis aux 127 membres du CIO qui se réuniront à Moscou, le 13 juillet, pour choisir la ville-hôte des Jeux d'été de 2008.Les bouddhas anéantis Intersection de la 440, voisin Carrefour Laval 2500, boul.Chomedey, Laval (450)682-4050 Acura 1.7 EL 2001 P.D.S.F.21 500$ Incluant: Climatiseur Radio AM/FM 120 W.avec lecteur CD Freins ABS Rétroviseurs extérieurs électriques chauffés Puissant moteur VTEC Verrouillage électrique avec télécommande Vitres électriques Garniture similibois avec accents chromés.Et beaucoup plus.288$ Transport et préparation inclus /mois Transport et préparation en sus.900$ \u2020 Location bail 48 mois Comptant ou échange 3400$ premier versement requis photo à titre indicatif 96000km inclus Taxes immatriculation et ass.en sus 2940729A Associated Press ISLAMABAD \u2014 Les bouddhas géants de Bamiyan ont été réduits en poussière, selon les informations circulant hier à Islamabad au Pakistan.Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a rencontré dans la capitale pakistanaise le ministre taliban des Affaires étrangères, Wakil Ahmed Muttawakil, avec lequel il a évoqué la perte que représenterait pour le patrimoine mondial la destruction des statues.Selon deux représentants d'organisations humanitaires internationales, les bouddhas géants de Bamiyan, dans le centre de l'Afghanistan, ont bien été détruits.Wakil Ahmed Muttawakil a semble-t-il déclaré à Kofi Annan qu'il ne restait rien des statues, selon un représentant d'une organisation humanitaire internationale présent à l'entretien.Toutefois devant la presse, M.Annan s'est refusé à confirmer cet anéantissement.La destruction des deux bouddhas géants de Bamiyan est confirmée par un autre responsable humanitaire qui affirme détenir son information de témoins dans la région.Mais selon ces témoignages, les deux gigantesques écrins creusés dans la falaise de Bamiyan sont désormais vides, deux grands tas de pierres témoignant de la présence pendant plus de 15 siècles des deux colosses.« La destruction a été faite de façon professionnelle », selon cet humanitaire, qui affirme que l'opération a été dirigée par le ministre taliban de la Défense.La plus grande des statues, qui mesurait 51 mètres, a été dynamitée jeudi avec des explosifs tandis que la plus petite (36 mètres) l'a été le jour suivant.1-800-567-9607 fourpoints.com 1-800-489-8333 sheraton.com à partir de 139$ par nuit (jusqu'au 31 mars) à partir de 119$ par nuit (jusqu'au 31 mars) Petit déjeuner canadien pour les parents et les enfants de moins de 6 ans.1/2 prix pour enfants de 6 à 12 ans.Stationnement gratuit.Taxes en sus.Forfait famille du congé de mars (petit déjeuner compris) 201 chambres et suites tranquilles et spacieuses avec café dans la chambre à titre gracieux.Excellente cuisine régionale à notre salle à manger Café Laurier.Centre d'affaires, centre de conditionnement physique, piscine intérieure et bain tourbillon.Directement en face du Musée canadien des civilisations.À 5 minutes seulement du Casino de Hull.150, rue Albert, OTTAWA ON 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cette dernière a priorité.Tirage du 2001-03-11 Tirage du 2001-03-11 Tirage du 2001-03-10 Tirage du 2001-03-11 NUMÉRO: 201087 NUMÉRO: 942667 Le jeu doit rester un jeu LA CLASSE M.Selon les experts d'Intelli Choice, le coût de possession de véhicules au prix d'achat semblable peut varier de milliers de dollars.Chaque année, ces experts calculent tous les frais associés à plus de 800 voitures et camionnettes.Puis ils nomment le véhicule qui constitue la meilleure valeur hors tout de sa catégorie.L'avenir de l'automobile L'heureux élu vous est offert, pendant une durée limitée, à un taux de location-bail très attrayant.Si vous pensiez que la sécurité légendaire de la Classe M se payait fort cher, détrompez-vous: aucun VUS de sa classe ne vous offre une meilleure valeur.Pour l'adresse du concessionnaire le plus proche: 1 800 387-0100 ou www.mercedes-benz.ca.529$ Une valeur équitable Offre de durée limitée, sur approbation de Mercedes-Benz Crédit Canada.Chez les concessionnaires participants 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rendre ledit véhicule au concessionnaire et est responsable pour tout kilométrage au-delà de 36 000 kilomètres, au coût de 20 ¢ le km, ainsi que, le cas échéant, pour tout excès d'usure et d'utilisation.[Pour le Québec, voir en page 2 du contrat de bail pour plus de détails sur les degrés d'utilisation courants et les coûts entraînés au-delà de la normale.] Le client a l'option d'acheter le véhicule en fin de bail pour la somme de 38 094 $ plus les frais et les taxes en vigueur, sauf au Manitoba où l'option d'achat n'est pas possible.Les accessoires en option sont en sus.Le concessionnaire peut offrir un prix de location moindre.Détails complets auprès du concessionnaire.P.D.S.F.de la ML320 Classique 2001.\u2020De plus de 27 000 $ (U.S.).© Mercedes-Benz Canada Inc., 2001, Toronto, Ont.Une Compagnie Daimler Chrysler MEILLEUR E VALEUR HOR S TOUT 2001 DANS L A CATÉGOR I E DES UTILITAIRES SPORT INTERMÉDIAIRES\u2020 PAR INTELLICHOICE© .C'est aussi un endroit sûr pour placer votre 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À les entendre on croit que de diriger ce ministère équivaut à une peine à expier.D'abord à TVA, Michel Vastel y va d'un : « Elle (madame Lemieux) méritait mieux que ça ».À Radio-Canada, commentant le fait que les ministères confiés à des femmes dans le nouveau cabinet de monsieur Landry soient de moindre importance, madame Lisa Frula, qui a elle-même déjà occupé la fonction, dit ne pas comprendre qu'on lui ait octroyé ce poste et Claude Charron de renchérir : « Il est vrai que Diane Lemieux avait brûlé ses cartes à l'Emploi ».On comprendra que pour tous deux, il s'agit d'une certaine forme de punition.Et un peu plus tard, un grand blond pose sournoisement la question à la nouvelle titulaire, à savoir si elle est déçue de ce nouveau mandat.Quand journaliste, artiste et expoliticiens font choeur pour souligner le peu d'importance de ce ministère, il y a des questions à poser.Pas important parce qu'on s'y occupe des dizaines de milliers Diane Lemieux d'artistes, créateurs et travailleurs culturels dont un trop grand nombre vivent sous le seuil de la pauvreté, pour la majorité dans la précarité, sans bénéfices marginaux ?Pas important parce que ne détenant pas un budget important ?Madame Maltais mentionnait hier qu'elle aura dans ses nouvelles fonctions à gérer un budget trois fois supérieur à celui du ministère de la Culture et des Communications.Pas important parce que l'on n'en parle pas assez ?Mentionnons ici que vendredi dernier, lors de son allocution d'investiture, si monsieur Landry rendait hommage à Claude Gauthier (hommage tout à fait mérité au demeurant) et qu'il soulignait qu'à Davos, le Québec était la seule nation à donner une soirée culturelle et que la culture est importante, il restait silencieux sur ses intentions à son égard.Soins de santé, éducation, régions, jeunes, économie, pauvreté ont eu droit à des engagements.Ou alors fallait-il entendre que c'est par le biais de la lutte à la pauvreté que l'on s'occupera de la culture ?À ce chapitre, madame Lemieux qui a dirigé le Conseil du statut de la femme et le ministère de l'Emploi et de la Solidarité, sera en terrain de connaissance avec le milieu culturel.Quel paradoxe ! On aime se targuer de la force de notre culture, on vante l'excellence des gens de théâtre, de la danse, des artistes en arts visuels, des écrivains, vidéastes, cinéastes, des créateurs en métiers d'art, de nos chanteurs et musiciens, des artistes du cirque et j'en passe.On se bouscule dans les festivals partout à travers le Québec ; en 1998, plus de 12 millions de visiteurs ont franchi le seuil des institutions muséales d'ici.Près de deux cents d'entre elles viennent d'ailleurs de se voir octroyer une reconnaissance pour leur grande performance.Et pourtant tout ce milieu qui fait bouger le Québec, qui participe aussi à sa vie économique, pensons aux seuls retours en matière fiscale qui se chiffrent en centaines de millions de dollars, n'est jamais perçu comme générateur de revenus, créateur d'emplois.(.) FORUM Une île, une ville, un syndicat m i c h e l e .o u i m e t @ l a p r e s s e .c a Vendredi matin, lorsque les Montréalais ont appris que Jean Lapierre, le président des cols bleus, allait étendre son emprise sur l'île de Montréal au grand complet, ils ont dû avaler leur café de travers.En fait, cette nouvelle, que La Presse publiait en manchette vendredi, était tout à fait prévisible.Les cols bleus sont affiliés au Syndicat canadien de la fonction publique qui représente déjà 85 % des employés de l'île.Jean Lapierre ne peut que sortir victorieux de la période de maraudage qui se termine en juin.Le gouvernement, lui, savait tout cela.C'était écrit dans le ciel.Mais il a fermé les yeux, trop heureux de profiter du silence des syndicats qui, au début, ont rué dans les brancards.Mais les Lapierre de ce monde ont vite compris que les fusions les rendaient plus puissants que jamais.Les Montréalais ont raison de s'étouffer dans leur café, car la tradition syndicale des cols bleus est détestable.Une tradition de gros bras qui ne craignent pas de défoncer les portes de l'hôtel de ville pour « sensibiliser » les conseillers municipaux ou d'apostropher l'exministre du travail, Diane Lemieux, en la menaçant de lui « passer sur le corps ».Et que dire du syndicat des pompiers qui confond moyens de pression et vandalisme.Gaston Fauvel, le Jean Lapierre des pompiers, n'a pas la réputation de faire dans la subtilité.Lui aussi risque fort de se retrouver à la tête d'un syndicat « insulaire ».Il existe actuellement 145 syndicats répartis dans les 28 municipalités de l'île de Montréal.À partir du 1er janvier 2002, lorsque naîtra la nouvelle Ville, il n'en restera plus qu'une quinzaine, dont les cols bleus, les cols blancs, les pompiers et les policiers.La ministre Louise Harel a solidement encadré l'intégration des 22 000 fonctionnaires de l'île en 15 syndicats et la négociation de la première convention collective.Même si les employés retrouvent leur droit de grève le 1er juillet 2002 Ð suspendu le temps de créer la nouvelle ville Ð le gouvernement n'a pas laissé Montréal toute nue devant ses syndicats.Il lui a donné des munitions qui lui permettront de négocier à armes égales.2002 sera une grosse année pour Montréal qui devra affronter en même temps ses 15 syndicats.Mais les règles du jeu, imposées par la loi 170, sont claires : les nouvelles ententes ne doivent pas engendrer de coût supplémentaire, les planchers d'emploi sont gelés et, s'il y a impasse, une des parties, la Ville ou le syndicat, peut demander l'arbitrage.Une convention collective sera alors imposée.Mais le problème, ce n'est pas 2002, mais les prochaines négociations, celles de 2005, 2008, 2011, etc., où la Ville se retrouvera de nouveau démunie devant ses syndicats qui, eux, pourront déclencher des grèves (sauf les policiers et les pompiers).Accorder le droit de lock-out aux municipalités ne règle rien.Au contraire, les conflits risquent de s'envenimer et de s'éterniser.De plus, ce droit ne permet pas aux villes d'imposer une entente.Seul le gouvernement a ce pouvoir par le biais d'une loi spéciale.Québec devra donc veiller au grain et intervenir lorsque les conflits dégénéreront.Mais cette intervention risque d'être délicate, surtout si les relations avec la Ville sont tendues.Lorsque la ministre Harel a concocté sa loi 170 sur les fusions, elle a escamoté le problème des syndicats.Aux villes de négocier des conventions collectives raisonnables, a-t-elle expliqué.Encore fautil qu'elles en aient les moyens.Pascal Élie, collaboration spéciale Droits réservés OPINION La culture, le goulag?Une drôle de table a g r u d a @ l a p r e s s e .c a Avec son nouveau gouvernement, Ariel Sharon consacre la victoire des menuisiers, a écrit le chroniqueur d'un journal israélien.Les menuisiers ?C'est que pour bâtir la coalition qui lui assure la majorité à la Knesset, le premier ministre d'Israël a distribué les portefeuilles avec une largesse sans précédent.Avec ses 26 ministres, il a formé le plus gros cabinet de l'histoire du pays.Tellement qu'il a fallu construire une nouvelle table pour asseoir tout ce beau monde ! Combien de temps y resterontils attablés ?C'est l'une des grandes questions qui se posent au lendemain de la formation du gouvernement Sharon.Imposant par sa taille, le cabinet est aussi très hétéroclite dans sa composition.Le Likoud, qui détient à peine 19 des 120 sièges de la Knesset, a dû s'allier avec sept partis pour former son gouvernement.Pour la première fois depuis plus de 20 ans, les deux grands partis en Israël, le Likoud et le Parti travailliste, collaborent au sein d'un même gouvernement, où l'on retrouve aussi l'ultra- orthodoxe Shass et d'autres formations plus marginales.Il y a, là-dedans, des gens qui n'ont pas peur des mots.Le ministre des Infrastructures, par exemple, a déjà menacé de bombarder les pays arabes qui soutiennent l'Intifada.Mais il y a aussi Shimon Peres, corécipiendaire du prix Nobel de la paix pour sa contribution aux accords de paix d'Oslo.C'est un gouvernement schizophrénique, mais il reflète en cela l'opinion publique israélienne, a noté un commentateur.« Ce n'est pas de la schizophrénie, mais plutôt de l'ambivalence », nuance le politicologue israélien Gabi Scheffer.« Les gens souhaitent la reprise du processus de paix, mais ils voient les bombes qui explosent et ils veulent vivre en sécurité.» Le nouveau gouvernement saura- t-il survivre à ses contradictions ?Il faut dire que les tiraillements post-électoraux ont provoqué des cassures parmi les travaillistes et qu'exception faite de Shimon Peres, ce sont surtout les plus « faucons » d'entre eux qui ont accepté de s'allier au Likoud.Il faut dire aussi que les deux grands partis sont dépendants l'un de l'autre, chacun ayant la capacité de provoquer la chute de la coalition.Cela créera peut-être une sorte d'« équilibre de la terreur » incitant au compromis.Quant aux petits partis, plusieurs savent que c'est leur dernière chance d'accéder au pouvoir.Dans une de ses premières décisions, la Knesset a en effet abrogé une loi électorale en vertu de laquelle le premier ministre est élu au suffrage universel.Ce régime bâtard a favorisé les partis marginaux.Les petits partis savent que leur zone d'influence va immanquablement rétrécir.Et ils ont tout intérêt à s'accrocher au pouvoir.Et enfin, Ariel Sharon lui-même sait qu'il doit son élection moins à sa popularité qu'à la déception causée par son prédécesseur Ehoud Barak.Et que beaucoup de gens ont voté pour lui en se disant qu'à sa première bourde, son gouvernement « sauterait ».Pour toutes ces raisons, les membres de cette coalition bigarrée ont tout intérêt à trouver des terrains d'entente.Paradoxalement, le gouvernement Sharon pourrait ainsi tirer sa force de sa propre fragilité.Et il n'est pas exclu qu'il dure plus longtemps que le gouvernement Barak Ð qui s'était effondré au bout de 20 mois.Reste l'autre question de fond : qu'est-ce que ce gouvernement va faire pour reprendre le chemin de la paix ?En principe, Ariel Sharon affirme qu'il ne rencontrera pas Arafat tant que la violence n'aura pas cessé.Mais Shimon Peres est en faveur d'une reprise non conditionnelle des pourparlers.Déjà, il y a eu un échange de lettres entre Sharon et Arafat.Et les sondages disent que 54 % des Israéliens souhaitent une reprise des discussions avec les Palestiniens.L'espoir est mince.Mais l'absence d'espoir est un luxe que les Israéliens ne peuvent pas se permettre.LA B O Î T E AUX LETTRES Le Québec mérite mieux que ça ! LORS DE SON assermentation, jeudi, la nouvelle ministre québécoise de la Culture et des Communications, Diane Lemieux, a jugé bon de déclarer solennellement : « Je crois qu'il n'y a pas vraiment de culture ontarienne.» Il est étonnant d'entendre la nouvelle ministre tenir des propos aussi disgracieux, malveillants et franchement indignes d'une personne devant représenter la culture québécoise dynamique et généreuse.Disgracieux, car ce n'était sûrement pas le moment de faire valoir son ignorance crasse de la réalité culturelle hors-Québec.On pouvait s'attendre à un propos plus valorisant de la culture québécoise, riche de ses sources et de sa dynamique, ouverte aux cultures multiethniques.La ministre a plutôt fait preuve d'un esprit borné.fermé sur le monde des cultures, dont la québécoise ! Malveillant, ce propos qui croit revaloriser sa propre culture en dénigrant celle des autres.Indigne, ce propos l'est , car il témoigne d'une méconnaissance, sinon d'une ignorance crasse, de ce qui se passe hors-Québec Ð et même à l'intérieur.Au cas où vous ne le sauriez pas, madame la ministre, il existe une culture ontarienne, avec ses créateurs, écrivains et artisans.Il existe même une culture franco-ontarienne, avec ses institutions, ses créateurs, écrivains et artisans, comme par exemple, les Dalpé, Brodeur et Poliquin.Madame la ministre, prenez un congé sabbatique et retournez faire vos devoirs culturels.Le Québec et ses agents culturels méritent mieux que ça.Quant aux autres cultures, elles peuvent se passer de vos préjugés de basse-cour.ALTON LEGAULT Orléans, Ontario Doubles axels sémantiques MADAME DIANE Lemieux était à peine nommée à son nouveau ministère qu'elle repartait de plus belle avec ses déclarations à l'emporte-pièce.Elle est passée de l'insulte personnelle au mépris collectif.« Je crois qu'il n'y a pas vraiment de culture ontarienne.», dit-elle.Puis, parce qu'elle est intelligente malgré sa propension à dire n'importe quoi, elle réalise soudain que ses propos sont allés au-delà de sa pensée et tente une série de doubles axels sémantiques pour retomber sur ses lames.Elle est retombée sur l'arrière-train.Sa déclaration est plus inquiétante qu'elle en a l'air.L'assertion a du vrai quand on la compare à la flamme nationaliste qui occupe le haut du pavé, chez nous.Les Ontariens ne passent peut-être pas le plus clair de leur temps à se regarder le nombril, ils n'en sont pas moins fiers d'être ce qu'ils sont.On n'a pas le droit de les snober, à moins qu'on ne se pense supérieur.Madame Lemieux n'a pas compris que société distincte ne signifie pas nécessairement société supérieure.Mais, le vrai danger qu'elle présente réside à un autre niveau ; elle est aussi responsable du dossier linguistique.À ce titre, elle doit être le chien de garde de la langue française.Et la maîtrise d'une langue va bien au-delà de l'orthographe et de l'accord des verbes : c'est aussi cette capacité de traduire sa pensée en termes clairs et précis qui ne blesseront pas ceux qui les liront ou entendront.Bien sûr, on peut vouloir blesser volontairement, mais, alors, on évite la vie politique et on fait carrière comme pamphlétaire.Sans vouloir servir une leçon de français à la ministre, j'ose reprendre ses propos en les tournant différemment : « Si on les compare aux Québécois, les Ontariens ont des préoccupations différentes et il ne m'appartient pas de les juger.» Si encore elle avait dit : « Au sens que nous prêtons ici au mot culture, je ne crois pas qu'il y ait une culture ontarienne qui se démarque aussi nettement de celle du reste du Canada.», je vous aurais épargné mes commentaires ROBERT LANGLOIS Montréal VOUS VOULEZ NOUS ÉCRIRE?Courrier électronique: edito@lapresse.ca 1LP1501A0312 a15lundi 1LP1501A0312 ZALLCALL 67 00:56:09 03/12/01 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 1 2 MARS 2001 A15 RÉPLIQUES Soirée des masques: ni tripotage ni collusion JEAN-LÉON RONDEAU L'auteur est directeur général de l'Académie québécoise du théâtre.Madame Nathalie Petrowski, Àla suite de votre article du 6 février dernier dans La Presse, vous pouviez vous attendre sans doute à ce que l'Académie québécoise du théâtre réagisse à vos propos.Et je ne pense pas à ceux qui concernent votre propension ou votre aversion envers la formule de « La Soirée des Masques » mais bien plutôt à certaines insinuations, et pire, à de douteuses allégations visant l'intégrité même des jurys et de l'Académie que vous prétendez être mus par des ambitions de « rentabilité politique ».(.) Venons-en à vos « impressions » quant à l'orientation de l'attribution des prix de l'Académie.Vous laissez entendre en effet que les Masques ne sont pas tant décernés en fonction du mérite artistique que de la rentabilité politique.Voilà un exemple patent d'une déclaration lancée sans le moindre fondement.Au fil des sept remises de prix de l'Académie, les Masques ont toujours été attribués par les pairs ; par conséquent, pour qu'une considération politique puisse influer sur leurs décisions, il faudrait supposer que l'Académie ait les moyens de soudoyer un jury entier ! L'on est d'ailleurs en droit de se demander quelle incidence pourrait bien avoir l'attribution d'un Masque sur l'octroi d'une subvention.Il faut ignorer tout des mécanismes des subventions que de surestimer ainsi le poids d'un trophée de théâtre auprès de la gent politique pour tenter d'établir entre les deux un rapport de cause à effet.Sachez, au risque de heurter votre « angélisme », que l'Académie traite de façon tout aussi paritaire aussi bien les commanditaires du secteur privé que les gouvernements.Dans les deux cas, il s'agit pour l'Académie de recueillir des fonds, sinon des produits et services, là où ils se trouvent, et d'offrir en contrepartie une visibilité idoine à chacun de ces bailleurs de fonds.Je vous signale que le financement de l'Académie provient pour plus de 50 % du secteur privé alors que moins de 15 % lui est accordé par voie de subventions.À la lumière de ces données, vous saisirez très certainement que l'Académie a les coudées franches face aux pouvoirs publics.Quant au mode d'évaluation des productions et à la détermination des finalistes et des lauréats, au risque de me répéter, je réaffirme que les jurys formés par l'Académie sont parfaitement indépendants et autonomes et que leurs décisions sont rendues sous la supervision d'une firme de vérificateurs.De plus, tous les membres des jurys sont sélectionnés selon leur mérite, leur champ de compétence respective et, surtout, en fonction de leur intérêt soutenu envers le théâtre.Sinon, quel bénéfice pourraient-ils tirer d'une telle charge.qui en rebuterait plusieurs ! En définitive, seul le « Prix Hommage » est confié au choix du conseil d'administration de l'Académie alors que deux Masques sont l'expression de l'appréciation du public.Ainsi, lorsque vous prétendez que l'Académie entendait flirter avec Patrimoine Canada et sa ministre Sheila Copps en décernant deux prix aux interprètes de Grace and Glorie, non seulement vous frôlez la démagogie, mais vous versez carrément dans le ridicule.Eh oui ! quel scandale ! deux Masques à des individus ont été accordés à la catégorie « Langue anglaise » cette année, l'autre ayant échu à Joe M.Cobden, un autre remarquable interprète, et vous voyez là une conspiration fédéraliste ?Mais le moment le plus farfelu de votre argumentation est celui où vous commentez l'allocution de la ministre Agnès Maltais.C'est vraiment une escalade dans la mauvaise foi qui vire au grotesque ! Sachez d'abord, Madame, que la présidence d'honneur du gala, depuis les tout débuts, revient de plein droit au gouvernement du Québec à qui elle est offerte par Loto-Québec qui est le commanditaire principal de l'Académie depuis la première année.L'Académie n'a aucun droit de regard sur les propos que tient la ministre et, que le contenu vous agrée ou pas, nous n'y pouvons strictement rien.Il reste que la parité de traitement que vous tentez d'établir entre la ministre de la Culture et des Communications et la ministre du Patrimoine canadien non seulement est incongrue mais parfaitement inepte ! Secundo, pour ce qui est de votre analyse (sommaire) du lauréat de la production « Montréal », je ne m'attarderai pas sur l'énormité de l'allusion voulant que l'Académie aurait choisi de ne pas primer L'Odyssée par vengeance personnelle.C'est navrant, tout simplement.Auriez-vous oublié que Dominic Champagne a obtenu cette année le Masque de l'adaptation pour cette même production ?Quant aux trois Masques obtenus par Robert Lepage et le lien que vous faites avec la capitale nationale, il est à se demander si vous avez réfléchi ne serait-ce que cinq secondes avant d'avancer pareille bourde.Vous savez comme tout le monde que Robert Lepage est un artiste de calibre international, dont la carrière essaime aux quatre coins du monde.En quoi serait-il moins Québécois Ð ou plus, si je tente de saisir votre logique Ð lorsque ses productions sont proposées au public québécois.et au jury de l'Académie Bien entendu, selon un rapport de cause à effet d'une logique ahurissante, vous vous étonnez que Le Menteur ait remporté la palme pour « Montréal » alors qu'il n'a rien gagné du côté des prix individuels.Vous négligez alors une donnée capitale : les Masques aux individus sont décernés par le Grand Jury alors que le « Masque de la production Montréal » est accordé par le jury « Montréal ».Sachez de plus que les jurés de Montréal ne connaissaient pas plus que les autres jurys les résultats du « Masque du public Loto-Québec », qu'ils n'ont appris que le soir du gala.Par ailleurs, rappelez-vous que vos collègues critiques de théâtre ont accordé leur prix ex aequo au Menteur et à L'Odyssée.Estimez-vous qu'ils se sont trompés eux aussi ?Malgré cela, il est certain que vous avez parfaitement le droit d'être en désaccord avec les jurys qui ont assisté aux représentations et exprimé leur jugement sur les pièces proposées.Nul ne prétend détenir la vérité, en art comme en toute chose.Mais ce que nous jugeons offensant, c'est votre façon d'affirmer par pure mauvaise foi ou d'insinuer qu'il y a eu tripotage ou collusion au coeur d'un processus que, de toute évidence, vous ignorez.(.) PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse La Soirée des Masques est un gala qui, par le biais d'une remise de prix d'excellence, récompense à chaque année les artisans du monde du théâtre et leur rend hommage.Les jurys sont parfaitement indépendants et autonomes.Une critique malhonnête! Sommet des Amériques: e t DENIS AMIOT Monsieur Claude Gingras, C'est, non pas avec chagrin, mais plutôt avec une certaine déception que nous avons pris connaissance de votre critique sur notre livre intitulé « L'essentiel des CD en musique classique ».D'autant plus, qu'il obtient un intéressant succès commercial ! Nous visons un créneau de marché bien précis, soit celui du mélomane « débutant » ou d'un niveau modeste de connaissance en musique classique.Ce parti-pris a guidé notre sélection des oeuvres les plus connues des compositeurs les plus célèbres, en y ajoutant un certain nombre de critères de choix, comme par exemple le degré de difficulté de certaines musiques.Nous n'avons donc pas dressé un catalogue des « plus grandes oeuvres », mais plutôt une liste de suggestions d'oeuvres que nous pensons devoir recommander en priorité à un mélomane désireux de s'initier à un compositeur donné.Pour des raisons d'ordre pratique, nous nous sommes limités à 50 compositeurs et à une sélection très serrée du répertoire.Comme toute sélection, notre choix possède donc une part d'arbitraire, un mal nécessaire afin d'assurer à notre volume des proportions compatibles avec sa commercialisation.Mais nous pensons que cette sélection représente tout de même un éventail suffisamment large pour constituer une introduction valable aux compositeurs traités, et surtout pour donner à l'amateur le goût d'aller voir plus loin.Livre de référence, à l'instar du Penguin Record Guide, notre texte n'est pas conçu pour être lu « d'un couvert à l'autre »; nous allons parfois répéter les textes de nos commentaires, lorsque les oeuvres dont nous traitons partagent un même disque ou un coffret, et en supposant que le lecteur ne lira pas nécessairement chacun des textes.Dans le cas des symphonies de Tchaikovski dirigées par Mravinski pour la DG, on sait que les trois oeuvres sont disponibles en un même coffret.Il était donc justifié de présenter le même commentaire pour chacune des trois symphonies ; et beaucoup moins de s'esclaffer bêtement sur sa reprise, comme vous le faites, sans chercher à en comprendre la raison.Vous relevez dans nos affirmations ce que vous appelez un grand nombre d'« absurdités ».À titre d'exemple de telle « absurdité »: notre affirmation que Mozart aurait entendu la Säschische Hofkapelle de Dresde en son temps.Nous ne voyons rien d'absurde à souligner les traditions historiques d'une grande organisation musicale comme la Staatskapelle de Dresde.Personne ne comprendra, comme vous le sous-entendez, que nous parlons des membres actuels de cette formation.Mais, quand on a décidé d'avance qu'il fallait détruire, tous les prétextes sont bons, faut-il croire ! Nous pourrions de même répondre, point par point, à chacune des soi-disant « erreurs », si minimes soient-elles, que vous nous reprochez.Au plan musical, en définitive, comme vous n'aviez rien de sérieux à reprocher à nos biographies de compositeurs et à nos sélections discographiques, vous choisissez de réserver vos plus féroces attaques à la forme.Les habitués de vos critiques de concert savent que vous vous en prenez fréquemment à la couleur de la robe de la chanteuse, aux grimaces du pianiste ou à la « chironomie » du chef d'orchestre.Dans notre cas, vous ridiculisez notre syntaxe française, ce que vous appelez notre lourdeur de style, notre « comique involontaire ».C'est hélas un bien mauvais service à rendre aux amateurs de musique de les détourner de notre livre par cette critique exagérément malveillante, qui monte en épingle des éléments de détail sans importance et des coquilles très occasionnelles qui ne nuisent en rien à la compréhension, et qui ne diminuent aucunement la pertinence et la qualité de l'information que nous communiquons.Nous avons remarqué qu'à maintes reprises, vous avez, de même, « démoli » d'autres parutions bibliographiques traitant de discographie classique.Se pourrait-il qu'un critique de disques classiques, tel que vous l'êtes depuis de très nombreuses années, soit un peu en conflit d'intérêts quand il se permet de commenter le travail d'autres critiques de disques classiques ALEXA MCDONOUGH L'auteure est chef du Nouveau Parti démocratique du Canada.Dans son éditorial du 28 février, votre éditorialiste Mario Roy m'accuse à tort de mauvaise foi.Probablement ne comprend-il pas que nous souhaitons, comme lui, que prenne fin cette logique de confrontation.M.Roy affirme que la violence sera de la partie lors du Sommet de Québec.Il a probablement raison, le passé démontrant qu'une poignée de fauteurs de troubles sont présents et actifs lors de ces événements.Il faut donc prendre les moyens afin d'assurer la sécurité des participants et des résidents, nous en convenons.Mais il est également du devoir des autorités de s'assurer que le droit de la majorité des manifestants à l'expression et à la manifestation pacifique est également protégé, et que les citoyens puissent le faire librement, sans crainte.Il s'agit d'un équilibre fragile et difficile à protéger, mais tout de même fondamental.C'est d'ailleurs pourquoi mes collègues du caucus néo-démocrate et moi nous nous inquiétons de l'attitude des différents ordres de gouvernements dans leurs préparatifs concernant la sécurité lors du Sommet des Amériques.D'un côté, le ministre de la sécurité publique du Québec, Serge Ménard, affirme qu'il « prépare la guerre ».De l'autre, les autorités municipales adoptent des règlements, trop larges, trop vagues, frisant le ridicule et pouvant mener tout droit vers l'arbitraire policier.Le simple port du foulard, motif d'arrestation est tout simplement déraisonnable.Et on se souvient également de l'usage excessif de poivre de Cayenne par la GRC lors de la rencontre de l'APEC à Vancouver, en novembre 1997.C'est dans cet esprit que j'ai écrit la lettre suivante au maire de la Ville de Québec, M.Jean- Paul L'Allier, et à la mairesse de la ville de Sainte- Foy, Mme Andrée Boucher.« Je vous écris aujourd'hui pour vous faire connaître mon profond désarroi, ainsi que celui des membres du caucus du Nouveau Parti démocratique du Canada face à la planification des mesures de sécurité dans le cadre du Sommet des Amériques.Nous entendons depuis quelques semaines les dirigeants municipaux, provinciaux et fédéraux laisser libre cours à une rhétorique agressive.Ils prennent aussi des décisions qui visent à limiter l'expression démocratique.Le Canada n'est-il pas une terre démocratique où la liberté d'expression est un droit inaliénable ?Face à la crainte amplifiée de grabuge, il n'est pas acceptable que les dirigeants publics se complaisent dans des déclarations incendiaires qui, au lieu d'atténuer les tensions, risquent fort de les alimenter.Dans cet esprit, je vous demande de prendre l'initiative de révoquer le règlement municipal concernant l'interdiction du port d'un foulard devant le visage.Un foulard, ça peut être porté par conviction religieuse ou pour des raisons médicales.On le porte également pour se protéger des intempéries ou encore simplement par coquetterie.Vous conviendrez donc qu'une arrestation pour le simple motif du port du foulard est totalement injustifiée.Mes collègues et moi convenons que la police doit maintenir l'ordre et assurer la sécurité des participants du Sommet ainsi que des résidants.Il est également de la responsabilité des autorités de s'assurer que le droit à la manifestation pacifique est protégé.Il est donc impératif que vous agissiez en ce sens, et la révocation de votre règlement municipal serait un pas dans la bonne direction.Provoquer et bâillonner l'opposition sont les ingrédients d'un désastre.Mettre à contribution et solliciter l'opposition sont les ingrédients d'une démocratie saine.» « Nous visons le créneau du mélomane débutant.» PHOTOTHÈQUE, La Presse Alexa Mc Donough : « Provoquer et bâillonner l'opposition sont les ingrédients d'un désastre.» 1LP1602A0312 a16 actus lun 12 mars 1LP1602A0312 ZALLCALL 67 01:01:00 03/12/01 B La parole est à vous Avis d'audiences publiques sur la proposition de délimitation d'une nouvelle carte électorale Inscrivez-vous et faites valoir votre point de vue.Il y aura des audiences publiques le 14 mars à Salaberry-de-Valleyfield et le 15 mars à Granby, de 13 h à 17 h avec reprise à 19 h.Pour vous inscrire ou pour obtenir une copie de la proposition de la Commission de la représentation électorale, composez le 1 888 ÉLECTION (1 888 353-2846), ou consultez notre site Web à l'adresse : www.dgeq.qc.ca.Les personnes sourdes ou malentendantes peuvent composer sans frais le 1 800 537-0644.RAPPEL Salaberry-de-Valleyfield Hôtel Valleyfield 40, avenue du Centenaire Téléphone : (450) 373-1990 Télécopieur : (450) 373-1936 Granby Hôtel Le Castel de l'Estrie 901, rue Principale Téléphone : (450) 378-9071 Télécopieur : (450) 378-9930 2940785A Virus et antivirus foisonnent DAVID PADDON Presse Canadienne TORONTO Ð Bien que le virus informatique Naked Wife ait été contrôlé sans faire grand dommage, la semaine dernière, les experts sont d'avis que le potentiel de destruction provenant d'un tel virus est plus élevé que jamais.« N'importe qui peut fabriquer de tels virus.On n'a qu'à prendre un virus connu et changer son programme avant de le relancer sur Internet », affirme Tom Welch, de Jawz Technologies Inc., une firme de Toronto spécialisée dans la protection des équipements informatiques de clients corporatifs.Selon lui, le virus Naked Wife peut être comparé au virus Melissa qui est apparu en mars 1999, ainsi qu'au virus I Love You, qui a ravagé des ordinateurs à travers le monde en mai 2000, et au virus Anna Kournikova, qui a causé des problèmes mineurs le mois dernier.Tous ces virus arrivent sous forme de messages électroniques et portent des noms accrocheurs qui laissent entendre qu'ils contiennent des informations juteuses ou des images osées.Mais ce n'est qu'un appât.Dès qu'on l'ouvre, le virus envahit l'ordinateur, se reproduit et repart sur Internet en utilisant les listes d'adresses qu'il vient de pirater.« Un serveur de courriel d'une certaine capacité peut soudainement se retrouver surchargé par 10 000 messages électroniques, explique Michael Shear, de Finjan Software, un fabricant californien de logiciels antivirus.Le résultat, c'est que la société attaquée ne peut plus s'occuper de ses clients et faire des affaires parce que son serveur est embourbé par tous ces courriels.» Dans le cas de Melissa, il y a deux ans, les ordinateurs ont été assaillis par une liste d'adresses de sites pornographiques.Pour sa part, le virus Naked Wife s'en prend au système d'exploitation Windows des ordinateurs, de sorte qu'on ne peut plus s'en servir.Le virus aurait attaqué certaines sociétés et des agences gouvernementales aux États- Unis, mais on ne rapporte aucune attaque au Canada.Mais les gens semblent être de plus en plus sur leur garde.« Dans de nombreux endroits, on bloque de plus en plus ces dossiers à la réception, ce qui réduit les risques d'infection », explique André Plante, responsable du Centre de coordination de la protection de l'information du gouvernement fédéral.Selon lui, les fabricants de logiciels antivirus ont amélioré leur produit et les gens ont appris à mieux s'en servir, ce qui explique que les infections sont rares, même si le nombre de virus continue d'augmenter.Les vertus du lait mises en doute Presse Canadienne OTTAWA Ð Le lait était, il n'y a pas si longtemps, perçu comme l'aliment santé par excellence.Mais depuis peu, cette perception est contestée.Des groupes de défense des droits des animaux, des végétariens militants et des défenseurs de l'alimentation saine ne font pas que s'interroger sur les vertus du lait de vache : ils dénoncent carrément la consommation de lait par des adultes.Le lait est vigoureusement décrié sur des sites Internet comme Milk- Sucks.com.Le site Notmilk.com allègue que le lait serait à l'origine de l'arthrite rhumatoïde, du syndrome de mort subite du nourrisson, de la tuberculose, du cancer de l'utérus, des otites, du diabète juvénile et des maladies coronariennes.Un groupe plus modéré, Canadian Health Care Advocates, avance que le lait est le principal moyen de transmission d'une bactérie à l'origine de la maladie de Crohn, une inflammation du petit intestin.Phyllis Tanaka, nutritionniste pour le Conseil canadien pour l'information sur l'alimentation, croit que la campagne anti-lait se préparait depuis des années.« L'argument qui est véhiculé, c'est que nous sommes les seuls mammifères à consommer le lait d'autres espèces.Ce n'est pas naturel.Tous les autres animaux ne boivent que le lait de leur mère, puis cessent d'en boire.C'est en partie le message.» Mme Tanaka considère pour sa part le lait comme une composante importante d'un régime alimentaire équilibré.Le lait est bourré d'éléments nutritifs Ð il est notamment une très bonne source de calcium.Il y a beaucoup d'avantages à inclure des produits laitiers dans un régime alimentaire sain, dit-elle.Kempton Matte, président du Conseil national de l'industrie laitière du Canada, soutient que la campagne anti-lait est orchestrée principalement par des végétariens, qui rejettent toute consommation de produits provenant des animaux.Mais il reconnaît que l'industrie est inquiète : la consommation de lait par personne régresse graduellement depuis des années.On prend au sérieux les allégations d'un lien entre le lait et la maladie de Crohn, assure-t-il.Un porte-parole du ministère fédéral de la Santé a pour sa part catégoriquement démenti que la consommation de lait puisse être associée à la maladie de Crohn.Plusieurs chercheurs voient de plus graves motifs d'inquiétude dans la consommation accrue de boissons gazeuses par les enfants et les adolescents.Selon une étude récente, la consommation totale de lait chez les adolescents américains a décliné de près de 50 % entre 1965 et 1996.Dans le même laps de temps, la consommation de sucre a triplé, à mesure que les adolescents consomment de plus en plus de boissons gazeuses et à saveur de fruits.Passat 2001 À VOIR 5441, rue St-Hubert Tél.: (514)274-5471 Laurier popular@popular.qc.ca Faites vite ! 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