La presse, 19 mars 2001, B. Actuel
[" 1LP0101B0319 B1 lundi 1LP0101B0319 ZALLCALL 67 01:05:25 03/19/01 B 1LP0201B0319 b2 act 19 mar 1LP0201B0319 ZALLCALL 67 01:05:14 03/19/01 B B2 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 1 9 MARS 2001 BANDE À PART MAL Mais comment reconnaît-on un ado dépressif ?Votre grand mollasson, votre punkette aux cheveux bleus, votre petit amateur de Playstation sont-ils affligés par la tristesse et le manque d'estime d'eux-mêmes ?« Je ne sais pas si je suis dépressive », s'interroge une jeune fille de 18 ans, qui a choisi le pseudonyme Extraterrestre, dans un message adressé à detresse.com.« Mais je dors tout le temps et j'ai le goût de ne rien faire.Je ne pense qu'à vouloir mourir, je crois que c'est la solution.Mes parents sont toujours sur mon dos, tout est de ma faute, selon eux.Ils ne m'écoutent pas, personne ne m'écoute.Je suis agressive, je fais pleurer ma mère tout le temps.À l'école, mes notes chutent, pour la peine, je ne pourrai pas aller à l'université.Je suis une fuckée, je dois être une extraterrestre, je ne suis pas comme les autres.Qu'est-ce que je dois faire, mourir, lâcher l'école, m'enfuir dans la drogue ou l'alcool ?Je dois faire quelque chose, mais je ne sais pas quoi.» Extraterrestre semble répondre à plusieurs des critères qui sont généralement employés pour dépister la dépression (voir encadré) : humeur triste, désintérêt, hypersomnie, sentiment de culpabilité, indécision, pensées morbides.« Ce sont tout à fait les mêmes critères que pour le diagnostic des adultes », observe Diane Marcotte.« Le tableau n'est cependant pas aussi clair chez les adolescents », nuance le pédopsychiatre Roger-Michel Poirier, directeur du programme de santé mentale de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont.« Un jeune peut vivre une dépression sous-jacente, en ne répondant pas aux critères typiques.Il est alors possible, par exemple, qu'il voit beaucoup ses amis, au lieu de les délaisser.» Ce type de dépression, qualifié de « masquée » ou de « blanche », divise les spécialistes.« Ce concept est extrêmement intéressant », note Louis Brunet, psychologue et psychanalyste qui a travaillé à la clinique de dépression des adolescents de l'hôpital Rivière- des-Prairies, un service qui n'existe plus en raison de coupes budgétaires.« La dépression masquée permet d'expliquer que des formes de délinquance ou d'hyperactivité sont, en fait, des symptômes d'un état dépressif.Des jeunes combattent leur mal, n'ont pas l'air déprimé, puis arrive un événement qui fait qu'ils crashent.C'est dramatique ! Il faut tenir compte de cette diversité de réactions.» La chercheuse Diane Marcotte est d'avis contraire.« Il est hasardeux de croire au concept de dépression masquée, dit-elle.Si on traite un jeune pour une dépression, alors que ce n'est pas ce dont il souffre, on ne l'aide pas.» Encore faut-il que les ados ouvrent leur coeur et laissent voir ce qui se passe sous leurs mèches rebelles.« Certains jeunes arrivent en décrivant des signes de la dépression », affirme le pédiatre Jean-Yves Frappier, de la clinique de la médecine de l'adolescence de l'hôpital Sainte-Justine.« Mais d'autres présentent des symptômes physiques multiples.Ils se plaignent de maux de ventre, de tête, de coeur.c'est le reflet d'un malaise qui est ailleurs.» Reste au doc à être perspicace.Les causes de la déprime Mais un certain état dépressif n'est-il pas normal, à l'âge des bras trop longs et des débuts de moustache ?« Oui, la dépression est presque inhérente à l'adolescence », convient le psychologue Pierre Foucault, qui oeuvre auprès des jeunes depuis 30 ans.« L'adolescent passe par un processus d'identification, où il cesse de dépendre de papa et maman, perd son estime de lui-même et doit retrouver qui il est.Mais la dépression de fond ne peut être liée uniquement à la crise de l'adolescence.Les causes de la grosse déprime sont souvent multiples.Ainsi, un garçon de 13 ans surnommé Perdu, se raconte : « Cet été, mon père a pété un infarctus, pis yé mort.Depuis ce temps, je suis en train de virer fou.J'ai mis les pieds dans la dope un peu, pis à l'école, mes notes baissent.Pis là, je ne sais plus où je vais.» L'histoire de Tite Moi, 15 ans, est différente : « Mes parents me bousculent, me demandent des choses presque impossibles, comme avoir plus de 90 % dans toutes les matières à l'école.Invraisemblable, n'est-ce pas ?Moi, chu pas capable de le faire.Je fais mon possible, mais pour ma mère surtout, ce n'est jamais assez.» D'autres ont carrément été victimes de traumatismes graves, comme Vivant, un jeune homme de 20 ans.« J'ai perdu mon père quand j'étais enfant.J'ai été violé dans le début de mon adolescence.J'ai été battu par ma mère.Je suis dépressif.Je n'ai aucun support familial.Je n'ai aucun ami.Je suis presque sans le sou », écrit-il à Tel-Jeunes.« L'étiolement du tissu social et familial, c'est la principale cause de dépression », explique la thérapeute Claire Leduc.« Les jeunes manquent de calme, de chaleur humaine, de discipline, de sécurité et de stabilité.Ils n'ont pas une bonne qualité de sommeil, ne mangent pas d'aliments des quatre groupes alimentaires, ne communiquent pas avec leurs parents, ne font pas de sport.Jouer au Nintendo toute la journée, ça ne contribue pas à constituer un bon système nerveux ! Traîner dans la rue, être vedge, c'est ce qui est à la mode chez les adolescents.Pour reprendre l'expression d'une mère dont le garçon était vraiment désorganisé, on ne nourrit pas leur âme ! » « Il n'est pas étonnant que les jeunes soient déprimés », poursuit la psychologue Marie- Claude Argant-Le Clair.« Ils vivent des choses pénibles, comme par exemple le divorce houleux de leurs parents.Souvent, ces enfants doivent même prendre sur leurs petites épaules la souffrance du parent.Certains rentrent, clé au cou, sans avoir personne pour les accueillir à la maison.» La psychologue reçoit plusieurs jeunes patients qui lui racontent qu'ils dorment dans le même lit qu'un de leurs parents, célibataire.D'autres, qui grandissent dans un milieu relativement sain, font état des trop grandes pressions qui sont exercées sur eux.Diane Marcotte, quant à elle, établit le fait que deux facteurs de développement sont particulièrement importants pour expliquer la dépression à l'adolescence, soit l'arrivée de la puberté et l'acquisition de la pensée formelle, « qui peut amener des distorsions cognitives ».L'ado en peine d'amour, qui est persuadé que jamais plus il ne pourra être aimé, est un bon exemple de ce type de maladresse de pensée.« Le Québec est le château fort des maladies mentales », ajoute, de façon plus large, le psychiatre Roger-Michel Poirier.« Les causes peuvent aussi être de nature culturelle, notamment avec le vacuum de spiritualité qui s'est fait, ou même climatique, puisqu'on manque de lumière six mois par année.Sans compter les aspects génétiques ! » Ces causes biologiques sont évoquées par Naufrage, 18 ans.« Je ne sais pas par où commencer, écrit-il à détresse.com, mais pour faire une histoire courte, dans ma famille, il y a plein de monde qui ont des maladies mentales.Ma mère souffre de dépression chronique depuis ma naissance et elle a été hospitalisée à plusieurs reprises.Il y a aussi ma grand-mère paternelle, ainsi que plusieurs tantes et oncles.Moi, j'ai fait ma première dépression à 11 ans.Dans ma tête, rien ne va plus depuis cette première dépression.» Dans les faits, avoir un parent dépressif est un énorme facteur de risque, mais ce ne serait pas tant pour des raisons génétiques qu'environnementales.Un ado dont la mère est dépressive apprend, en effet, à voir la vie en noir.Comme pour tous les facteurs de risques, cependant, la présence d'une personne dépressive dans une famille ne mène pas obligatoirement à la dérive des enfants.Sans que l'on ne sache trop pourquoi, un ado maltraité, diminué, abusé peut devenir un adulte heureux, tandis qu'un autre jeune, aux prises avec les mêmes problèmes, peut dépérir.Reste l'abus d'alcool ou de drogue, qui est aussi montré du doigt.« L'utilisation régulière de la drogue déclenche un état non seulement dépressif, mais aussi psychotique, même chez des jeunes qui n'ont aucun facteur héréditaire, prévient Claire Leduc.Des parents me consultent pour leur fille ou leur garçon de 10, 11 ou 12 ans qui prend de la marijuana et qui est apathique.On n'a pas le courage de le dire, mais un petit joint, ce n'est pas inoffensif pour un enfant ! Il faudrait s'organiser, comme société, pour qu'au moins il n'y en ait pas à l'école primaire.» D'autres, comme le psychologue Pierre Foucault, estiment que la drogue ne cause pas la dépression, mais sert plutôt d'automédication.« Une bonne façon de supporter la souffrance est de consommer du pot ou de la coke, souligne-t-il.C'est un moyen de fuite accessible.Il faut demander au jeune aux prises avec l'alcoolisme ou la toxicomanie : qu'est-ce qui te fait mal à ce point ?» Et on tombe, presque inévitablement, sur un autre cas de dépression.Qui pourra alors être traité, heureusement.« Je suis une fuckée, je dois être une extraterrestre, je ne suis pas comme les autres.» 1LP0301B0319 B3 Lundi 1LP0301B0319 ZALLCALL 67 00:58:44 03/19/01 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 1 9 MA R S 2 0 0 1 B 3 LE MAL DE VIVRE DES ADOS La dépression des enfants MARIE ALLARD « AUJOURD'HUI, il arrive qu'un enfant de sept ou huit ans désire non seulement mourir, mais pense au moyen à utiliser pour se donner la mort.» Cette affirmation de la psychologue Marie-Claude Argant- Le Clair stupéfie.Des tout-petits, fossettes aux joues, auraient envie de mourir ?Heureusement, les enfants qui cultivent des idées noires sont rares.À peine 0,4 à 2,5 % des 0 à 11 ans sont dépressifs, selon Diane Marcotte, professeure et chercheuse en psychologie à l'Université du Québec à Trois-Rivières.« Mais il demeure difficile d'évaluer la dépression chez les enfants, indique Mme Marcotte.Selon le stade où ils sont rendus dans leur développement, les enfants ont parfois des contraintes au plan du langage ou de la compréhension d'eux-mêmes, ce qui peut les empêcher de bien identifier leurs problèmes.» Difficile, en effet, de verbaliser ses états d'âme à trois ans.« Avant d'avoir huit ans, les enfants ne diront pas : « La vie n'a pas de sens, je n'ai pas le goût de vivre ! » corrobore Louis Brunet, professeur en psychologie à l'Université du Québec à Montréal.En fait, on sait qu'un jeune enfant développe une personnalité dépressive quand il n'a aucun plaisir à jouer, qu'il s'ennuie ou qu'il se désintéresse de tout.» La dépression est donc tout à fait possible à un âge préscolaire.Elle est même plus fréquente chez les bambins que chez les enfants âgés de cinq à dix ans, selon Hayat Makhoul-Mirza, psychologue et professeure à la faculté des sciences de l'éducation de l'Université de Montréal.« Les tout-petits vont avoir l'humeur inégale, être pessimistes ou être très excités, des symptômes qu'on trouve moins chez les enfants d'âge scolaire, qui traversent une période de latence, indique Mme Makhoul-Mirza.Ce comportement dépressif peut cependant ressortir au moment de la préadolescence, vers 11 ou 12 ans.Tout se joue avant six ans, ce n'est plus tout à fait vrai.On sait maintenant que le cerveau continue de se développer par la suite.» Mais pourquoi est-ce que des enfants dépriment ?La thérapeute familiale Claire Leduc croit que c'est probablement en raison de petites ou grosses « peines d'amour ».« Le départ d'un parent, le décès d'un animal ou un déménagement peuvent affecter un enfant autant que la peine d'amour d'un ado ou d'un adulte », assure Mme Leduc.En fait, comme dans le cas de déprime adolescente ou adulte, les causes de la dépression enfantine sont souvent multiples.« Les enfants déprimés ne sont pas nécessairement maltraités, met par ailleurs en garde Louis Brunet.La dépression est une maladie mentale, un problème psychologique.Des enfants, qui grandissent dans des familles normales, n'arrivent pas à voir qu'on les apprécie.Ils sont ratatinés à l'intérieur d'eux-mêmes.» Peut-on prévenir ce mal ?Hayat Makhoul-Mirza, qui a réalisé une recherche sur le sens de la vie chez les tout-petits, constate que certains auteurs mettent l'accent sur la vie intra-utérine de l'enfant comme facteur de protection contre les jours sombres.« Un foetus qui se sent bien protégé, attendu et voulu aura confiance en la vie », explique la professeure, qui insiste également sur les soins donnés aux nourrissons.« Même s'il n'en est pas conscient, l'enfant développera davantage son estime de lui-même s'il sent qu'il est aimé.» Quant au traitement, il demeure le même que pour la dépression adolescente ou adulte, puisque c'est la thérapie qui est préconisée.Le Ritalin est parfois utilisé, car des gamins agités seraient, en fait, des dépressifs mal diagnostiqués.« Sur la vingtaine d'enfants hyperactifs que j'ai reçus en psychothérapie, aucun n'avait pas au moins un autre problème de personnalité, confie Louis Brunet.Un grand nombre d'entre eux étaient même carrément dépressifs.» Or, bien qu'il soit utile lorsqu'il est employé à bon escient, « le Ritalin ne sert à rien quand il est distribué comme une potion magique », souligne la psychologue Marie-Claude Argant- Le Clair.« Certains parents ont parfois peur de regarder la réalité en face.» Il est vrai que les parents ne font pas bonne figure quand vient le temps de dépister la dépression de leur rejetons.En effet, d'après les recherches de Diane Marcotte, les enfants rapportent davantage de symptômes dépressifs que leurs parents peuvent en voir.Les petits oseront-ils pour autant réclamer d'eux-mêmes la consultation d'un psy, comme la jeune héroïne du téléroman Le Monde de Charlotte ?Photo ROBERT NADON, La Presse © La thérapeute familiale Claire Leduc tient une chronique à l'émission socio-familiale C'est simple comme bonjour, à Radio-Canada.« Le départ d'un parent, le décès d'un animal ou un déménagement peuvent affecter un enfant autant que la peine d'amour d'un ado ou d'un adulte », dit-elle.Le traitement des jeunes dépressifs MARIE ALLARD « J'AIMERAIS savoir si prendre des antidépresseurs m'aiderait, parce que je suis vraiment pu capable, écrit Archange, 16 ans, à Tel- Jeunes.J'ai entendu dire que le fait d'en prendre me rendra accro, que j'aurai énormément de misère à ne plus en prendre.Ma mère voulait me faire voir un psychologue, mais je sais que ça ne servira probablement à rien.J'ai la larme à l'oeil très facilement et je veux que ça cesse.Aidez-moi, s.v.p.» Archange pose une bonne question : comment traite-t-on les jeunes dépressifs ?Par la thérapie ?La médication « Dans le cas d'une humeur dépressive, il y a des choses simples à faire », répond la thérapeute Claire Leduc, qui tient une chronique à l'émission socio-familiale C'est simple comme bonjour, à Radio-Canada.« On peut consoler l'enfant, mettre une main sur son épaule, le bercer, lui faire un massage, préparer son plat préféré, jouer avec lui.J'ai vu un parent qui a donné des vitamines Flintstones à son enfant, et ça l'a aidé.» Très bien, mais que faire dans le cas de marasmes plus graves « Il faut consulter un professionnel ! » répondent en coeur tous les spécialistes interrogés.« Selon le diagnostic, l'enfant sera envoyé en pédopsychiatrie, en psychothérapie, ou pourra être suivi par son médecin de famille », précise le docteur Jean-Yves Frappier, de la clinique de la médecine de l'adolescence de l'hôpital Sainte-Justine.La thérapie préconisée dans les cas de dépression juvénile est habituellement familiale.« J'indique souvent aux parents que ce n'est pas moi qui vais retourner à la maison avec leur enfant, fait valoir Claire Leduc.Il est important de créer une synergie au sein de la famille et d'examiner ensemble les problèmes.» Des rencontres individuelles, ponctuées de séances plénières avec les parents, peuvent aussi être envisagées.L'important, en fait, n'est pas tant la formule que l'implication.« À la fin de l'hiver, des parents alarmés viennent parfois nous voir en disant : Il faut sauver l'année scolaire de mon enfant ! » dit la psychologue Marie-Claude Argant- Le Clair.« On s'en fout, de son année ! Il faut sauver sa peau ! Mais certains parents arrivent dans le bureau des psys comme à la cour des miracles.Ceux-ci sont prêts à payer des jeux vidéo, des voyages à Disney World, des extravagances, mais ils estiment qu'un psy, c'est trop cher.Ils espèrent qu'on pourra éteindre les feux rapidement, afin de soulager parents et enfants.» « On veut colmater les brèches, occuper l'enfant, lui éviter toute souffrance, alors qu'en fait, il faut prendre le temps de vivre les ruptures et le désarroi, souligne un autre psychologue, Pierre Foucault.Notre société dit plutôt : avale une pilule, ce qui ne règle rien.» M.Foucault lève le voile sur un sujet délicat : la prescription d'antidépresseurs aux adolescents.« On donne des médicaments à de tout jeunes enfants, indique Claire Leduc.Je veux bien croire que les antidépresseurs sont faciles à administrer, qu'ils ont moins d'effets secondaires qu'avant, mais c'est quand même assez ahurissant ! » La médication peut cependant être un adjuvant qui permettra au jeune de ne pas totalement sombrer.« Mais si elle fait de l'enfant un zombie, elle devient un piège à cons, prévient Pierre Foucault.Vous mettez le cadavre dans le fond du placard, vous tentez de l'oublier, mais un jour il sentira mauvais.» Ce discours, qui avantage les psychologues, est aussi tenu par le psychiatre Roger-Michel Poirier.« La pharmacologie employée dans le cas de dépressions adultes ne fonctionne pas avec les adolescents, constate le directeur du programme de santé mentale de l'hôpital Maisonneuve- Rosemont.On ne sait pas trop pourquoi, peut-être parce que le niveau de maturation du système nerveux central des enfants n'est pas le même.Les jeunes qui, malgré tout, sont sous médication, le sont parce qu'un antidépresseur en particulier fonctionne bien du côté de leur mère ou de leur père.Ce n'est pas monnaie courante.» Outre la thérapie et la médication, il existe aussi des programmes de traitement de groupe.Pour le compte du Centre de recherche et d'intervention sur la réussite scolaire (CRIRES), la chercheuse Diane Marcotte travaille entre autres à adapter des programmes américains qui visent à améliorer l'estime de soi et l'image corporelle des adolescents.Ces activités se déroulent ponctuellement, dans diverses écoles secondaires, principalement à la demande des psychologues scolaires.« Il reste que seulement 15 % des jeunes dépressifs sont traités », note Diane Marcotte.Le résultat, c'est que 72 % des adolescents déprimés risquent de connaître un deuxième épisode dépressif au cours de leur adolescence ou au début de l'âge adulte.« En terme de conséquences sociales, la situation est très grave, poursuit la chercheuse en psychologie.Selon les études, les jeunes filles déprimées vont avoir plus de problèmes conjugaux que les autres femmes, et les garçons connaîtront davantage de périodes de chômage que les autres hommes.Et, à plus court terme, la dépression est aussi un facteur de risque d'abandon scolaire. 1LP0401B0319 1LP0401B0319 ZALLCALL 67 00:59:15 03/19/01 B B4 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 1 9 MARS 2001 Sigourney Weaver présente Heartbreakers sur le Web UNE DES grandes figures du jazz populaire américain est de passage ce soir sur le Net.Le trompettiste Chuck Mangione, à qui l'on doit notamment Feels So Good, Give it all you got, devenu l'hymne des Olympiques d'hiver de Lake Placid, ou encore, le thème de la série américaine Taxi est au site de Yahoo (chat.yahoo.com) ce soir, à compter de 19 h.Il y a est pour parler de sa participation au programme Harman International's music education qui vise à initier les jeunes à la musique.n n n AU MÊME moment, toujours sur Yahoo, une autre grande vedette est au rendez-vous.Il s'agit d'une star du grand écran : l'actrice Sigourney Weaver qui vient présenter son nouveau film Heartbreakers.Entre deux Aliens, elle s'offre un petit film ici et là.D'ailleurs, on peut la voir également par les temps qui courent dans un autre film, Company Man, qui met en vedette John Turturro et Woody.Pour parler de ses nouveaux projets ou revenir sur l'un de ses Aliens, visitez Yahoo à 19 h.n n n DÉCIDÉMENT, aujourd'hui, on fait dans le grand format.Le groupe rock australien AC/ DC, débarque au site de MSN (chat.msn.com) le temps d'une session de clavardage, en plein milieu de leur tournée Stiff Upper Lip Tour.Imaginez un peu, après 28 ans de carrière, 63 millions d'albums vendus dans le monde, ces bonshommes trouvent encore le plaisir de travailler ensemble et de parcourir la planète pour rencontrer leurs fans.À 20 h.n n n SI VOUS AVEZ manqué les différents hommages rendus au comédien Jean Besré, rassurez- vous, vous pouvez vous reprendre.Le site de Radio-Canada (radio-canada.ca) offre, en effet, une section spéciale en hommage à ce merveilleux comédien qui a marqué nos souvenirs à la télé et au théâtre.On y trouve un reportage sur les grandes étapes de la carrière du comédien, des extraits d'émissions de télé, ainsi que divers documents audio et vidéo qui sont autant de témoignages.Je vous recommande particulièrement une entrevue réalisée par René Homier-Roy avec Guy Fournier au lendemain de l'accident.n n n RADIO-MONDE, la seule station de radio Internet québécoise, a mis fin à ses activités sur le Net.Son fondateur, René Ferron, vient de débrancher le service, après deux ans et demi de diffusion uniquement sur le réseau des réseaux.Officiellement, on dit vouloir « prendre une pause pour procéder à l'affinement de la fiabilité et de la qualité de la diffusion ».Bruno Guglielminetti PHOTO PC collaboration spéciale Sigourney Weaver 2936387A DERNIÈRE JOURNÉE L'Italie menace de couper l'électricité à Radio Vatican Agence France-Presse ROME Ð Le ministre italien de l'Environnement, Willer Bordon, menace de faire taire Radio Vatican en lui coupant l'électricité si l'antenne du Saint-Siège ne réduit pas ses champs magnétiques polluants.« Si d'ici 15 jours, la radio ne se met pas en règle, j'ordonnerai au fournisseur d'électricité de couper l'alimentation des installations » a déclaré M.Bordon, la semaine dernière, lors d'une conférence de presse à Rome.Cette menace intervient à la suite d'un conflit qui oppose les habitants de la zone de Santa Maria in Galeria, 30 km au nord de Rome, où, dans une propriété extraterritoriale de 440 hectares, sont installés les émetteurs et les gigantesques antennes qui permettent à Radio Vatican de diffuser dans le monde entier.Les habitants ont porté plainte contre Radio Vatican dénonçant des troubles graves et même des cas de leucémie causés, selon eux, par la pollution magnétique.Radio Vatican était citée à comparaître par le tribunal de Rome pour un procès qui devait débuter lundi dernier, mais qui a été renvoyé à septembre, la radio ayant invoqué son caractère extraterritorial pour déclarer inadéquate la citation à comparaître.Le ministre a convenu de l'extraterritorialité des installations, mais il a souligné que les dégâts possibles en territoire italien dus à la pollution de Radio Vatican étaient une « hypothèse concrète » qui l'obligeait d'intervenir.Si l'antenne du pape ne réduit pas ses champs magnétiques qui sont, selon une enquête du ministère de l'Environnement, de 18 volts par mètre pour les ramener aux 6 V/mètre prévus par la loi italienne, l'électricité fournie par l'Italie sera coupée au centre de Santa Maria in Galeria, a précisé le ministre.M.Bordon a expliqué que les lumières s'allumaient tout seules dans les appartements de la zone et que si l'on y ouvrait un frigidaire on entendait un sermon et Radio Vatican quand on sonnait à la porte.« Nous n'avons rien contre l'antenne du pape que nous considérons, au contraire, comme un moyen très important pour la diffusion de son enseignement, mais nous estimons qu'il y a là une contradiction avec la nécessité du respect de la vie et de la santé », a-t-il commenté.Le ministre a rappelé que si des objets dangereux pour les citoyens sont jetés par la fenêtre d'une ambassade, les autorités sont obligées de protéger la santé des personnes en prenant des initiatives.« Il est prévu par les lois internationales que l'on en vienne même à des représailles, tout en respectant le caractère extraterritorial de l'ambassade », a-t-il affirmé.« Nous aurions pu menacer Radio Vatican de brouiller ses émissions, mais cela aurait redoublé la pollution magnétique », a-t-il ajouté.Le ministre donne un délai de 15 jours à l'antenne du pape pour réduire la puissance de ses émissions.Un expert qui accompagnait le ministre a affirmé qu'il n'était pas en mesure de préciser si Radio Vatican, en réduisant la puissance de ses émissions, pourrait continuer à avoir la même réception d'écoute dans le monde entier.PHOTO REUTERS Des habitants dénoncent des troubles graves et même des cas de leucémie causés, selon eux, par la pollution magnétique de Radio Vatican. 1LP0502B0319 B5 Lundi 1LP0502B0319 ZALLCALL 67 01:06:51 03/19/01 B LA PRESSE MONTREAL LUNDI 1 9 MARS 2001 B5 LAMIA G R I T L I collaboration speciale DANS LE cabinet du docteur Helaine Haltrecht, Sourcil ne bouge pas d'un cil sous les aiguilles d'acuponcture.C'est a croire qu'elle a davantage confiance dans les bienfaits de cette technique douce que son maitre Josee Bouchard.Sourcil, vous l'aurez compris, est un animal.Croisement de schnauzer et de terrier, a 15 ans, elle souffre d'une vestibulite qui lui inflige des pertes d'equilibre.J'ai du consulter un neurologue, les examens etaient pousses et plus chers ; la chirurgie trop risquee.J'ai donc choisi l'acuponcture comme option.Ca ne guerit pas definitivement, mais mon chien va beaucoup mieux , souligne Josee Bouchard.Sourcil n'est pas la seule patiente a experimenter cette technique.Car, l'acuponcture pour les animaux domestiques ainsi que pour ceux de la ferme penetre doucement les moeurs veterinaires.Selon les donnees de l'International Veterinary Acupuncture Society (IVAS), 49 pays des quatre coins du globe pratiquent cette medecine.Au Quebec, ou le nombre de veterinaires pratiquant l'acuponcture reste negligeable, les habitues des cliniques veterinaires sont quand meme de plus en plus tentes, voire convaincus des bienfaits de l'acuponcture sur la sante de leurs compagnons domestiques.Selon le Dr Baudewijn Claeys, medecin veterinaire a Saint-Sauveur, dans les Laurentides, et president de l'Association canadienne des medecins veterinaires acuponcteurs, il s'agit d'une ineluctable prise de conscience de l'usage abusif des medicaments.Les gens sont davantage sensibilises a l'utilisation des methodes complementaires pour eux tout comme pour leurs animaux, afin d'eviter les effets secondaires des traitements chimiques , rencherit-il.Quelles sont les pathologies qui exigent le recours au traitement acuponctural ?Dans le cas des chiens et des chats, je suis souvent consultee pour des problemes de douleurs chroniques (arthrite ou d'hernie discale) ou encore pour les troubles neurologiques.Dans le cas des problemes dermiques, il est souvent difficile de les controler a long terme avec la cortisone, je peux donc combiner acuponcture et produits homeopathiques ou herbes chinoises , explique la veterinaire Haltrecht dans son cabinet de Saint-Laurent.L'acuponcture a ses limites, elle est presentee comme complementaire a la medecine conventionnelle.Cote matos, les instruments utilises, les aiguilles, peuvent sembler un peu.aigues, a priori.L'introduction des aiguilles est pratiquement indolore.Le client est toujours present au cours du traitement qui se fait dans le calme.La plupart des animaux se detendent rapidement, certains somnolent meme , assure Helaine Haltrecht Avant toute manipulation, un examen general classique est de mise, de meme qu'un autre de type acuponctural permettant de faire un diagnostic traditionnel chinois.On essaie de determiner si l'animal souffre d'une obstruction de la circulation des energies, du Yin et du Yang, et par consequent de determiner le traitement necessaire : intervention chirurgicale ou acuponcture , indique le docteur Christian D'Orangeville qui, lui, pratique l'acuponcture au laser dans sa clinique de l'avenue Laurier.Mais pour avoir recours a l'acuponcteur, il faut avoir les moyens.Une seance peut couter jusqu'a 80 $, du moins pour un premier examen.J'ai pense faire euthanasier ma chienne Zoe, elle a des troubles d'anxiete et de nervosite ; le moindre bruit l'agite.Et depuis qu'elle suit ce traitement, elle mange beaucoup mieux et est heureuse comme une reine ; a present les rencontres sont espacees , confie Mme Francoise Adam, qui se dit prete a investir pour le bien-etre de Zoe.Au Quebec, l'Ordre des medecins veterinaires reconnait cette pratique traditionnelle.On considere que c'est un outil therapeutique valable qui peut completer l'eventail dont disposent les medecins veterinaires.Mais, en vertu de la reglementation, l'acuponcture veterinaire est un acte medical veterinaire qui ne peut etre mene que par un medecin veterinaire autorise , indique Christiane Gagnon, presidente de l'Ordre des medecins veterinaires du Quebec.Or, un probleme se pose parce qu'au Quebec, la plupart des veterinaires acuponcteurs ne sont pas autorises , ayant eu leur formation (diplome IVAS) soit aux Etats-Unis, soit au Canada anglais.L'Ordre refuse de reconnaitre ce diplome parce que les cours ne sont pas donnes au Quebec.Cette formation IVAS, dont un des prealables est d'etre deja veterinaire, consiste en 120 heures de cours theoriques et environ 25 heures de pratique.L'Association canadienne des medecins veterinaires acuponcteurs et les ses membres quebecois qui possedent un diplome IVAS sont dans une impasse : si la formation etait donnee au Quebec, en francais, elle n'attirerait que trop peu de candidats, alors que lorsqu'elle est donnee dans les autres provinces ou aux E.-U., en anglais, le probleme du manque de candidats ne se pose jamais.En refusant la formation IVAS, affirme Baudewijn Claeys, l'Ordre veut nous imposer une formation en francais adequate sans definir ce qualificatif.Par consequent, il y aura moins d'etudiants, et puis comment faire pour payer les specialistes et conferenciers invites, les compagnies pharmaceutiques refusent de nous commanditer ?Cependant, une formation en acuponcture existe au Quebec.Elle est offerte dans les facultes de medecine veterinaire depuis seulement deux ou trois ans, mais de l'aveu meme de Christiane Gagnon, il s'agit d'une formation embryonnaire et non complete.L'Ordre, affirme-t-elle, controle ses membres sur une base reguliere, a tous les trois ans et demi ou quatre ans.Et on s'assure que ceux qui pratiquent l'acuponcture aient suivi une formation appropriee.En general, ils sont astreints a des normes de formation continue qui sont de 20 heures aux deux ans.Difficile confrontation des points de vue, mais qu'on se rassure.Aux Etats-Unis, le debat entre partisans des medecines traditionnelles et conventionnelles a aussi lieu malgre l'influence de l'IVAS depuis 1974.La solution la-bas reside dans un encadrement strict de la profession, bien loin des preoccupations de Sourcil, Felix et Zoe ! L A P R E S S E MONT R E A L L UND I MA R S 2 0 0 1 B 5 L'acuponcture pour le soin des animaux Photo ARMAND TROTTIER, La Presse c La plupart des animaux se detendent rapidement, certains somnolent meme , assure la veterinaire Helaine Haltrecht.PRIX EN VIGUEUR JUSQU'AU DIMANCHE 25 MARS 2001, DANS LA LIMITE DES STOCKS GARANTIE DE 90 000km CONTRE L'USURE Pneus BFGoodrich Plus Reg.Solde, Dimensions Sears chacun P185/80R13 60,99 47,99 P185/75R14 63,99 50,99 P195/75R14 67,99 53,99 P205/75R14 70,99 55,99 P175/70R13 57,99 44,99 P185/70R13 60,99 47,99 P185/70R14 67,99 53,99 P195/70R14 70,99 55,99 P205/70R15 76,99 60,99 P185/65R14 70,99 55,99 Autres formats aussi en solde Nos plus bas prix de la saison pour pneus toutes saisons BFGoodrich Plus EXCLUSIVITE SEARS! 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explique en substance M.Gravel.De son côté, le directeur de l'hôpital, André Ducharme allègue que la concession à laquelle appartient le restaurant Harvey's ne fait que remplacer un ancien casse-croûte jugé désuet.« À cause du virage ambulatoire, il y a de plus en plus de clientèle.Nous désirons simplement offrir un plus grand choix.» Même s'il est au détriment de leur santé ?Le directeur rétorque que l'on ne nuit pas à sa santé en mangeant une fois de ce type de nourriture.Et même si c'était le cas, dit-il, on ne peut pas décider pour la clientèle.« Les gens sont responsables de ce qu'ils mangent.» Même à l'hôpital, avec des aliments responsables, selon plusieurs études, de maladies cardiovasculaires ?Depuis l'ouverture de son « concurrent », la cafétéria a enregistré une baisse de sa clientèle.Mais M.Gravel préfère attendre que l'effet de la nouveauté se dissipe avant de tirer des conclusions.Étrangement, l'arrivée de ce restaurant dans le paysage hospitalier pourrait également faire le bonheur des employés de la.cafétéria.En effet, on rapporte que des employés, surtout des jeunes, se ruent vers la bannière réconfortante du fast-food au moment de la pause.Quant à la performance de son petit dernier, Germain Lefebvre, directeur des exploitations des restaurants Harvey's, s'en montre visiblement satisfait.Il indique que la compagnie Cara Flex, qui gère le complexe, prévoit réitérer l'expérience dans d'autres hôpitaux de la province.Photo ROBERT SKINNER, La Presse © Harvey's est entré à.l'hôpital Maisonneuve-Rosemont.Ce samedi SALLES DE BAINS REPOSANTES Une petite pièce qui prend de plus en plus de place dans nos vies trépidantes et qui invite à relaxer\u2026 Ce troisième fascicule vous présente trois exemples de rénovation de salles de bains reflétant des tendances très actuelles.Il ne vous reste plus qu'à laisser aller votre imagination avant de plonger dans un bon bain chaud! Samedi 31 mars PIÈCES RECONVERTIES La mode est à la récupération\u2026 Transformez un espace peu utilisé en un lieu de vie très branché! Voyez notamment, dans ce quatrième fascicule, l'aménagement d'un cinémamaison des mieux équipés dans un ancien espace abandonné et comment un grenier inoccupé peut devenir une chambre de rêve.Succombez à cette nouvelle série de six fascicules de 12 pages en couleurs et richement illustrés.Yves Perrier, architecte et collaborateur au cahier Mon Toit de La Presse, propose chaque samedi trois projets de rénovation avec plein d'idées séduisantes et de capsules-conseils très pratiques.Participez au concours 5 000 $ d'achats chez RONA.Les bulletins de participation sont publiés tous les samedis jusqu'au 14 avril 2001 inclusivement.Les quantités étant limitées, composez le (514) 285-6911 pour vous abonner ou réservez dès maintenant votre exemplaire de La Presse auprès de votre marchand de journaux.La Presse vous donne L E G O Û T D E rénover en collaboration avec Collectionnez les fascicules Le goût de rénover offerts gratuitement dans La Presse les SAMEDIS jusqu'au 14 avril.2940271A Les derniers planteurs de tabac du Maryland se reconvertissent LAURENCE THOMANN Agence France-Presse WASHINGTON Ð Les derniers planteurs de tabac de l'État du Maryland renoncent progressivement à leur culture en échange d'un programme de reconversion agricole censé leur garantir un revenu pendant 10 ans.Ce programme est au coeur des discussions du dernier millier de planteurs réunis depuis mardi et pour trois semaines à l'occasion des traditionnelles enchères du tabac dans différents bourgs du sud de l'État.Le plan de reconversion leur a été soumis, l'an dernier, par le gouverneur démocrate de l'État, Parris Glendening, qui propose d'utiliser une partie de l'accord entre les fabricants de cigarettes et la plupart des États américains pour couvrir les dépenses de santé liées à l'usage du tabac.Les industriels vont payer 206 milliards de dollars sur 25 ans à 46 États.Sur cette somme, quelque 4,4 milliards reviennent au Maryland qui va assurer aux planteurs un revenu pendant dix ans pourvu qu'ils abandonnent la culture du tabac afin de se consacrer à une culture alternative tout aussi rentable.« Il y a suffisamment d'argent pour aider tous ceux qui veulent changer de cap », explique Earl Hance, président de la Commission du développement agricole du sud du Maryland.Cultivateur de tabac lui-même, Earl Hance fut l'un des premiers à être tentés par cette proposition qui « n'est pas une démarche évidente d'autant plus que le tabac est une culture rentable ».« Mais avec la pénurie de main-d'oeuvre, c'est devenu une culture pénible et ce programme arrive à point nommé », ajoute-t-il.Selon le contrat de reconversion, sans précédent aux États-Unis, le planteur s'engage à cesser totalement la culture du tabac mais à continuer à cultiver sa terre pendant 10 ans.Chaque exploitant est censé percevoir en échange une somme annuelle calculée sur le volume moyen de tabac vendu en 1996, 1997 et 1998.« Le programme connaît un succès auquel nous ne nous attendions pas », note Earl Hance, en soulignant que 455 contrats de reconversion ont été signés, pour pratiquement la moitié des planteurs de l'État.Dans le Maryland, la culture du tabac remonte au temps de son appartenance aux colonies britanniques, il y a plus de trois siècles.À l'époque, les planteurs vendaient leurs feuilles de tabac aux enchères aux marchands venus d'Angleterre.Ne manquez pas ce cahier spécial mercredi dans REPORTAGE PUBLICITAIRE 1LP0701B0319 B7 lundi 1LP0701B0319 ZALLCALL 67 00:56:01 03/19/01 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 1 9 MARS 2001 B7 La Presse 19 mars 2001 Page B8 manquante "]
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