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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2001-03-21, Collections de BAnQ.

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[" 3LP0101A0321 Page A1/21mars 3LP0101A0321 ZALLCALL 67 01:06:43 03/21/01 B MONTRÉAL MERCREDI 21 MARS 2001 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 60 ¢ TAXES EN 1 1 7e A N N É E > N O 1 4 9 > 8 0 P A G E S > 6 C A H I E R S SUS EST ET NORD-OUEST D U QUÉBEC > HU LL-OTTAWA > 70¢ FLORI DE 1,75 $ U.S .Les Québécois méfiants face aux immigrants LOUISE LEDUC LES QUÉBÉCOIS voient d'un oeil assez favorable l'arrivée d'immigrants au pays, à condition qu'ils se trouvent un emploi et qu'ils contribuent positivement à l'économie.Et tant pis pour la compassion : pour 46 % des Québécois, il est temps de ralentir le flot de réfugiés politiques.C'est ce qui ressort d'un sondage SOM/La Presse/Radio-Canada, qui illustre bien notre hospitalité somme toute plutôt intéressée et un petit fond raciste encore difficilement contenu.Ainsi, s'ils disent s'entendre assez bien avec leurs voisins ou leurs collègues de minorités visibles, les Québécois sont assez nombreux à avouer que s'ils étaient patrons ou que s'ils pouvaient choisir leur gendre, celui-ci ou leurs employés seraient les plus blancs possibles.Même en cette ère de rectitude politique, pas moins de 13 % des répondants montréalais et 17 % de ceux de l'extérieur de Montréal avouent en effet sans ambages qu'ils n'engageraient pas ou probablement pas une personne noire ou de couleur.Plus encore, 28 % avouent que cela les dérangerait de voir un membre de leur famille immédiate choisir un conjoint issu d'une minorité visible.Encore un peu racistes, les Québécois, et assez lucides.Ils sont en effet 54 % à juger que les Québécois Ð eux inclus ?Ð font preuve de « discrimination raciale ».Fait à noter, cependant, ils n'auraient pas à leur avis le monopole de ce vice.Selon 46,4 % des répondants nés ici, les minorités ethniques seraient elles-mêmes assez racistes, impression corroborée par 44 % des répondants nés à l'étranger.« Un fait demeure, tout au long du sondage : plus on est scolarisé et riche, moins on est raciste, note Voir QUÉBÉCOIS en A2 Autres informations en A5 Photo PC Désespérée, Rachel Capra Craig a tenté de s'enlever la vie en avalant le même cocktail de médicaments qu'elle a présumément donné à sa fille de 14 ans lourdement handicapée, provoquant ainsi la mort de cette dernière.Transportée en ambulance à l'hôpital de Pointe-Claire où elle est toujours soignée pour intoxication, elle sera accusée de meurtre prémédité.Meurtre par compassion?Une mère sera accusée du meurtre prémédité de sa fille handicapée ANDRÉ DUCHESNE RACHEL Capra Craig, 46 ans, sera accusée du meurtre prémédité de sa fille de 14 ans, Chelsea, atteinte du syndrome de Rett.Le corps de l'adolescente a été découvert lundi soir dans la résidence familiale du 63, rue Elgin, à Pointe-Claire, dans l'ouest de l'île de Montréal.Selon les premières constatations faites par les enquêteurs de la section des homicides de la police de la CUM, Mme Capra Craig, qui est toujours hospitalisée, aurait tenté de s'enlever la v i e a p r è s a v o i r f a i t a v a l e r un cocktail de médicaments à l'adolescente lourdement handic a p é e .I l s'agit du huitième meurtre à survenir sur le territoire du SPCUM depuis le début de l'année.De là à parler de meurtre par compassion comme dans le cas de Robert Latimer, ce fermier de la Saskatchewan qui a tué sa fille Tracy souffrant d'une paralysie cérébrale grave, il y a un pas que le lieutenant-détective Jean-François Martin du SPCUM n'a pas voulu franchir hier.« Mme Capra Craig Voir MEURTRE en A2 Chelsea Craig LA FED BAISSE SON TAUX DE BASE DE 0,5% Insatisfaits, les marchés réagissent négativement RÉJEAN BOURDEAU LES INVESTISSEURS boursiers ont jugé insuffisante la baisse de 50 points de base, ou un demi de 1 %, annoncée hier par la Réserve fédérale américaine (Fed) pour contrer les risques de récession aux États- Unis.Les marchés financiers attendaient une baisse de 75 points de base de la part d'Alan Greenspan, le président de la banque centrale, pour relancer les Bourses et les profits des entreprises.L'indice de la Bourse électronique NASDAQ a réagi violemment en chutant de 4,8 %, ou 93,74 points, à 1857,44.La moyenne des industrielles Dow Jones de la Bourse de New York a perdu 2,4 %, ou 238,35 points, à 9720,76.Du côté canadien, l'indice TSE 300 de la Bourse de Toronto a suivi le mouvement avec un recul de 1,9 %, ou 154,64 points, à 7756,50.Pourtant, il s'agit de la troisième baisse de 50 points de base, ou 1,5 %, des taux d'intérêt de la Fed depuis le début de l'année.Hier, le taux des fonds fédéraux et celui du taux d'escompte de la banque centrale américaine se sont établis respectivement à 5 % et à 4,75 %.« La Fed a fait le bon choix, estime Vincent Delisle, stratège pour Valeurs mobilières Desjardins.Même si elle dérange à court terme, cette politique relancera l'économie et rassurera les investisseurs et les consommateurs à plus longue échéance.» Selon lui, la Fed profitera des prochaines semaines pour évaluer les prochaines statistiques Voir MARCHÉS en A2 Photo AFP Alan Greenspan Actuel cahier B Arts cahier C - horaire spectacles C6 - horaire télévision C2 - Louise Cousineau C2 Bandes dessinées C7 Bridge E2 Carrières et professions D8, D9 Décès E6, E7 Économie cahier D Feuilleton C7 Éditorial A18 Êtes-vous observateur D18 Forum A19 Horoscope E8 Loteries A2, A11 Monde A15-A17 Montréal Plus cahier E Mots croisés C7, S10 Mot mystère C7 Petites annonces - immobilier D17, D18 - marchandises D18 - emplois D18, D19, E5 - automobile E5, E6 - affaires D2 Politique A9-A11 Vacances/voyage E4 M É T É O Voir page S16 Nuageux avec percées de soleil Maximum 4, minimum -2 La perspective d'une ZLEA stimule l'appétit de l'Oncle Sam MARC THIBODEAU LE GOUVERNEMENT américain affiche d'importantes ambitions relativement à la Zone de libreéchange des Amériques (ZLEA).En plus de faire disparaître les subventions à l'exportation dans le secteur agricole et de réduire à leur plus simple expression les barrières tarifaires pour une vaste gamme de produits, nos voisins du Sud espèrent éliminer les restrictions existant à l'échelle des deux Amériques dans le processus d'attribution des contrats publics.Dans une telle optique, tout fournisseur de services provenant d'un pays de la ZLEA devrait être traité sur un pied d'égalité avec les fournisseurs du pays offrant le contrat, notent les négociateurs dans une série de documents obtenus hier par La Presse sur le site Internet du gouvernement américain.Les Américains souhaitent aussi que l'accord de libre-échange comporte un volet sur les services qui inclurait « en principe » tous les secteurs, tout en permettant aux pays qui le désirent de réclamer des exclusions de manière à répondre « aux préoccupations nationales ».Les États-Unis précisent dans leur document d'intention à ce sujet qu'ils accepteront d'exclure des négociations les services prodigués « dans l'exercice de l'autorité gouvernementale » s'ils ne sont pas offerts sur une « base commerciale » ou en compétition avec d'autres fournisseurs.Les négociateurs assurent qu'ils n'ont pas l'intention d'utiliser la ZLEA pour encourager la privatisation de services publics qui répondent à ces critères.Pressée Voir ZLEA en A2 Autres textes en A6 et A7 Les textes publiés sur le Sommet des Amériques, ainsi qu'une sélection d'hyperliens et d'analyses sont disponibles à l'adresse: www.cyberpresse.ca/sommet Au moment où Montréal s'apprête à vivre la plus importante réforme de son histoire récente, La Presse fait le point sur la relance des mégapoles américaines, dont l'expérience peut alimenter notre réflexion.Aujourd'hui, dans le troisième volet de la série Le pouvoir d'un maire, notre collaborateur examine le cas de Cleveland.À lire en page E1.2937399 Permis du Québec TOUT INCLUS Essayez la classe Paris $ JJamaïïque Toulouse $ Lyon $ à partir de Tél.: (514) 858-0011 1 888 302-6221 jaibesoindevacances.com jaibesoindevacances.com jaibesoindevacances.com jaibesoindevacances.com jaibesoindevacances.com Turkoise Paradise Island Punta Cana Cancun Playa Blanca Huatulco Europe Étté Épargnez jusqu'à par couple 3LP0201A0321 Page A1221mars 3LP0201A0321 ZALLCALL 67 01:07:01 03/21/01 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 2 1 MARS 2001 DEMAIN DANS LA PRESSE Le gingembre dans l'assiette Pour mettre du piquant dans notre vie, le gingembre n'a pas son pareil.On ne parle pas d'une nouvelle tendance mais plutôt d'un des secrets culinaires les mieux gardés.Il y a ceux qui l'aiment et ceux qui ne l'aiment pas.Sa saveur corsée ne laisse personne indifférent.En Jamaïque, le gingembre est populaire au point de se glisser dans la langue anglaise.On dit, par exemple, d'une femme rousse qu'elle a les cheveux « ginger » et un tempérament fougueux.Être « gingery », c'est être plein de vie.Une expression qu'affectionne particulièrement Ricardo Larrivée, notre chroniqueur gastronomique, en cette fin d'hiver.À lire demain dans le cahier Actuel.POUR NOUS J O I N D R E 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 www.cyberpresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 Nouvelles générales general@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Éditorial, Forum edito@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4816 Actuel actuel@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Auto, Mon toit, Santé Voyages aso@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Quoi faire aujourd'hui quoifaire@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Arts, Spectacles, Cinéma, Livres arts@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4814 Économie econo@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Sports sports@lapresse.ca Télécopieur: (514) 350-4854 Têtes d'affiche denis.lavoie@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.RENSEIGNEMENTS (514) 285-7272 PROMOTION (514) 285-7100 COMPTABILITÉ (514) 285-6892 RECOUVREMENT (514) 285-6900 PUBLICITÉ Les petites annonces : (514) 285-7111 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façon permanente.Selon des renseignements colligés par la Société québécoise de l'autisme et disponibles sur son site Internet (www.autisme.qc.ca), l'enfant atteint connaît un développement normal jusqu'à un âge variant de six à 18 mois.À noter que cette maladie est souvent confondue, à tort, avec l'autisme.C'est par la suite que les troubles commencent.L'enfant connaît une période de stagnation ou de détérioration graduelle, tant sur le plan mental que sur le plan physique.Lorsque les dommages au cerveau s'accumulent, l'enfant perd ses habiletés de communication.Des crises d'épilepsie, des mouvements stéréotypés de la main, une agitation continuelle, des problèmes de démarche et un ralentissement dans la croissance du crâne s'ajoutent.On croit que ce trouble est issu d'une désorganisation de certains systèmes neurologiques et d'une défaillance dans la maturation des neurones, ce qui se traduit par un arrêt du développement du cerveau.Le premier à avoir décrit cette maladie est le Dr Andreas Rett en 1966.Guy Larocque, analyste chez SOM.Les plus vulnérables de la société, ceux dont les revenus sont inférieurs à 25 000 $, semblent continuer de voir les immigrants comme des voleurs de job.À la lumière de nos résultats, il apparaît aussi que les francophones restent en général plus méfiants face aux immigrants et face aux minorités.» Une intégration facile Quelques données plus réjouissantes ?Étonnamment, malgré ce qui précède, malgré, aussi, l'hiver qui n'en finit plus, pas moins de 70,8 % des immigrants indiquent que leur intégration s'est faite « très » ou « assez facilement », particulièrement s'ils habitent à Montréal.Dans le sondage, ils affichent au demeurant la meilleure volonté du monde à assimiler la culture d'ici.Au total, 80 % des répondants nés ailleurs qu'au Canada croient notamment que les immigrants doivent apprendre à parler le français.Parmi les bonnes nouvelles de ce sondage se trouve aussi cette ouverture manifeste des plus jeunes : 63 % des répondants âgés entre 18 et 24 ans disent avoir au moins deux amis d'une origine ethnique différente de la leur.Ce sondage téléphonique a été réalisé par SOM entre le 8 et le 16 mars.Au total, 1304 entrevues ont été complétées.La marge d'erreur est d'au plus 3,2 points de pourcentage 19 fois sur 20.nous en dira plus lorsque nous allons la rencontrer, si elle veut nous parler », a-t-il dit hier à La Presse.Pour l'instant, la femme, fortement intoxiquée au moment de la découverte du corps de son enfant, n'a pu être interrogée.Les policiers ajoutent qu'elle était dépressive depuis quelque temps.Le syndrome de Rett est une forme de trouble neurologique qui se manifeste presque exclusivement chez les filles et dont les symptômes sont souvent confondus avec l'autisme.En revenant du travail C'est le père de l'enfant qui a fait la macabre découverte en revenant du travail lundi soir.« Le matin, il avait quitté son domicile, laissant sa conjointe et son enfant à la maison.Au retour, vers 17 h, la porte de la maison, normalement débarrée était verrouillée, a raconté M.Martin.Il a cogné, puis il a retrouvé sa femme intoxiquée au pied de l'escalier.» Il s'est alors précipité dans la chambre de sa fille, à l'étage, où il l'a retrouvée inanimée.Il a immédiatement composé le 911.À leur arrivée, les pompiers premiers répondants ont constaté qu'il n'y avait plus rien à faire.Un médecin est venu confirmer le décès.Pendant ce temps, la mère a été transportée par ambulance à l'hôpital.Les policiers ont d'abord mis le père et la mère en état d'arrestation.« Le père a cependant été libéré inconditionnellement au cours de la nuit », a ajouté le lieutenant-détective Martin.Conduit chez l'une de ses soeurs, l'homme a été victime d'un problème cardiaque et a dû lui aussi être emmené à l'hôpital.Les premiers éléments de l'enquête laissent croire aux policiers que Rachel Capra Craig s'était couchée près de sa fille et qu'elle avait ingurgité le même cocktail de médicaments qu'elle lui avait fait prendre.Une analyse toxicologique permettra d'en savoir plus.Selon des informations fournies par James Chishom, vice-président de l'Association québécoise pour le syndrome de Rett, l'adolescente, qu'il connaissait, était très atteinte.« Elle n'était pas mobile et elle était en permanence dans un fauteuil roulant.Je connais la famille.Nous vivons tout près, à Pierrefonds », a indiqué M.Chishom lui même parent d'une enfant atteint du syndrome de Rett.Quartier secoué Cette affaire a secoué le quartier très tranquille où se trouve la résidence des Capra Craig.Quelques voisins, interrogés sur place, étaient peu loquaces ou n'avaient pas grand-chose à dire sur cette famille dont ils connaissaient peu de choses.« J'ai été questionné par les policiers durant deux heures hier soir et ils m'ont dit de ne pas faire de déclaration aux journalistes.Alors, je ne le ferai pas », a dit un voisin immédiat.« Moi, je ne les connaissais pas car nous sommes arrivés il y a seulement deux semaines », a expliqué la voisine d'en face.Elle a même collé un message dans sa porte d'entrée, question de refouler les journalistes.Un voisin demeurant en diagonale, Robert Burriss, a dit avoir aperçu la petite Chelsea à quelques reprises et avait remarqué son handicap.« Elle était très malade.Elle boitait un peu et ne contrôlait pas ses membres, a-t-il observé.Parfois, il y avait un petit autobus qui venait la prendre le matin pour la ramener durant l'après-midi.» Retraité, M.Burriss demeure rue Elgin depuis 20 ans et croit que ses voisins étaient établis à cet endroit depuis plusieurs années.« C'est une famille très tranquille, on ne les voyait pratiquement jamais », a-t-il ajouté.Le dossier a été confié aux enquêteurs Yves Beaulieu et Normand Richard.Le SPCUM demande à quiconque aurait plus de renseignements permettant d'éclaircir davantage cette histoire de communiquer au 280-2052 ou au service Info- Crime, 393-1133.MARCHÉS Suite de la page A1 Nouveaux mots croisés économiques et établir la médecine qui s'impose.« On se trouve dans l'angle mort, remarque-t-il.Il faut être patient car les bonnes nouvelles ne sont pas encore arrivées et la confiance des marchés financiers a disparu.» D'ici la fin du mois, deux indicateurs de confiance, celui des directeurs d'achats (NAPM) et celui des consommateurs (Conference Board), seront regardés à la loupe, signale M.Delisle.M.Greenspan se garde d'ailleurs une bonne marge de manoeuvre en conservant son biais en faveur d'une baisse future des taux d'intérêt.Des observateurs de Wall Street pensent même qu'il pourrait réduire à nouveau les taux avant la prochaine réunion de la Fed, le 15 mai.M.Delisle s'attend à une réduction supplémentaire de 50 points de base lors de la réunion en mai.« Pour le moment, ce n'est pas l'ampleur de la baisse qui compte, mais plutôt l'attitude de la Fed qui maintient le cap vers une baisse des taux d'intérêt », explique-t-il.Dans son communiqué d'hier, la banque centrale laisse entrevoir sa préoccupation face au ralentissement de l'économie.« Les pressions persistantes sur les marges de profits réduisent les dépenses d'investissement (des entreprises) et les dépenses de consommation (des individus), en raison de la chute des portefeuilles d'actions », remarque- t-elle.La Fed est toutefois rassurée par l'ajustement des stocks des entreprises.Au cours des derniers mois, le secteur manufacturier américain, notamment l'automobile, a mis à pied des dizaines de milliers d'employés pour réduire sa production et ses inventaires.La banque centrale souligne toutefois qu'elle « suivra de très près l'évolution de la situation », laissant entrevoir une action rapide si l'économie se détériore davantage.D'autre part, les observateurs s'attendent à une baisse de 50 points de base, ou un demi de 1 %, du d'escompte de la Banque du Canada, lors de sa prochaine rencontre le 17 avril.Hier, le huard a bien traversé la tempête malgré l'inquiétude suscitée par la baisse des taux américains.Sur le marché des changes, le dollar a terminé en hausse de cinq centièmes à 63,87 cents US.M.Delisle pense que le marché boursier connaîtra des ratés pour les prochaines semaines.Il remarque que les titres technos, tant au Canada qu'aux États-Unis, ont été durement secoués lors de la séance d'hier.« C'est un secteur qui souffre beaucoup, dit-il.Une baisse moins rapide des taux d'intérêt implique un sauvetage plus lent pour ces entreprises.Au pays, le sous-indice des produits industriels, fortement composé de titres technos, a perdu 4,79 %.Le géant Nortel Networks a reculé de 1,85 $ à 26 $, C-Mac a baissé de 2,40 $ à 30,85 $ et Celestica a fondu de 10,87 $ à 48,35 $.D'autres secteurs ont été fortement touchés : les services publics (-2,83 %), les produits de consommation (-2,38 %), les communications et médias (-2,34 %) et les services financiers (-1,77 %).BCE a reculé de 1,05 $ à 37,30 $, Shaw Communications a baissé de 91 cents à 27,94 $ et la Banque Royale a perdu 1,15 $ à 47,15 $.Le secteur des mines et métaux a bien tiré son épingle du jeu avec un gain de 0,52 %.Alcan Aluminium a gagné 81 cents à 57,50 $ et Noranda a pris 28 cents à 16,50 $.Depuis le début du mois de mars, nous publions une supergrille tous les samedis.Ce dimanche, histoire de faire changement, nous publierons une grille toute blanche et ce sont les cruciverbistes qui devront noircir les cases ! Ce sera une « grille classique », dont les définitions seront tirées des dictionnaires.En outre, tous les samedis du mois d'avril nous publierons des supergrilles, mais, avis aux intéressés, celle du 14, le samedi de Pâques, portera sur Le monde de La Presse.Précision Dans notre numéro d'hier, nous disions que l'ex-propriétaire de la galerie d'art Mayfair, Pierre-Antoine Tremblay, devait revenir devant le tribunal en mai pour répondre à une accusation de vol d'un tableau de Goodrige Roberts.L'accusation de vol a en fait été changée récemment par le juge Claude Millette, pour une de tentative de fraude.Nos excuses.ZLEA Suite de la page A1 d'expliquer si cette position signifiait qu'aucune déréglementation ne serait réclamée en éducation et en santé, une porte-parole du gouvernement a refusé hier d'apporter des précisions.« Nous n'avons pas l'habitude de négocier par l'entremise des médias », a-t-elle déclaré, en soulignant que les discussions en matière de services portaient actuellement sur des « principes généraux » plutôt que sur des points précis.Les négociations en cours au sein de l'Organisation mondiale du commerce, qui travaille parallèlement à l'élaboration d'un nouvel accord international en matière de services, sont beaucoup plus avancées et permettent d'avoir une idée plus juste des intentions américaines.Bien qu'ils n'aient pas encore présenté de propositions dans le secteur de la santé, les négociateurs réclament la levée de restrictions dans le secteur de l'enseignement supérieur.Ils souhaitent par ailleurs une libéralisation accrue dans le domaine des télécommunications, de l'énergie et d'une demidouzaine d'autres types de services.Le ministre de l'Éducation du Québec, François Legault, a déclaré lundi qu'il craignait l'impact des visées américaines sur le système universitaire de la province.Le gouvernement fédéral répète de son côté qu'il s'assurera à la table des négociations de conserver « sa capacité à maintenir des règlements, des pratiques administratives ou d'autres mesures dans des secteurs comme la santé, l'enseignement public, les services sociaux et la culture ».Ottawa, qui n'a pas présenté encore au Groupe de négociation sur les services de la ZLEA sa position officielle sur la question, se dit favorable à une diminution des restrictions dans l'attribution des contrats publics pour favoriser les ventes des compagnies canadiennes à l'étranger.Il s'oppose cependant à ce que les contrats provinciaux et municipaux soient inclus dans un éventuel accord.Les pays qui participent aux négociations de la ZLEA ont produit jusqu'à maintenant une ébauche de traité qui doit être discutée au début du mois d'avril à Buenos Aires, en Argentine, avant la tenue du Sommet des Amériques.Plusieurs critiques de la ZLEA pressent le ministre du Commerce international, Pierre Pettigrew, de rendre publique l'ébauche en question.Les membres de la Table de convergence Québec 2001 ont notamment annoncé hier que 18 000 personnes avaient signé une pétition à cet effet.Le groupe entend mener une « action non violente de perquisition citoyenne » dans les bureaux du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international le 2 avril pour tenter de mettre la main sur les documents réclamés et souligner du même coup l'importance « capitale » que la société civile associe aux négociations en cours.MONTRÉAL 525, rue Sherbrooke Est #1 LONGUEUIL 99, place Charles-Lemoyne, bureau 102 ST-HILAIRE 261, boul.Laurier ST-JEAN (450) 349-1260 900, boul.du Séminaire, bureau 140 LAVAL (450) 629-9887 1435, boul.St-Martin Ouest, bureau 300 GRANBY (450) 378-7337 320, boul.Leclerc Ouest, bureau 8 ÉVOLUE DEPUIS DES ANNÉES VERS UNE AUGMENTATION DES PERFORMANCES ACCOMPAGNÉE D'UNE RÉDUCTION DE LA TAILLE.Une prothèse auditive SANS FRAIS ET SANS LIMITE D'ÂGE selon les règles de la Régie d'assurance-maladie du Québec, aussi disponible.Laflamme & Associés Audioprothésistes (514) 849-4500 1 800 422-6181 L'AIDE AUDITIVE Si petit et si performant, l'excellence de sa sonorité vous convaincra. 3LP0301A0321 A-3 MERCREDI 3LP0301A0321 ZALLCALL 67 01:05:51 03/21/01 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 2 1 MA R S 2 0 0 1 A 3 ACTUALITÉS Cachotterie de 3 $ de l'administration Bourque Il s'agit d'une facture d'avocats retenus avant l'embauche de Richard Bramucci pour la vente de La Ronde ÉRIC TROTTIER L'administration Bourque a caché durant cinq mois aux Montréalais une facture d'avocats de 300 000 $ reliée à la vente des actifs de La Ronde à l'entreprise américaine Six Flags.Le hic, c'est que la Ville avait pourtant embauché l'été dernier Richard Bramucci, président du Groupe Millenium et ami personnel du président du comité exécutif de la Ville, Jean Fortier, pour réaliser cette vente.M.Bramucci a reçu 100 000 $ de la Ville pour conclure l'accord avec Six Flags, et il recevra une commission évaluée à plus de 500 000 $ au moment de la transaction.En novembre dernier, Richard Bramucci avait expliqué à La Presse que le montant de la commission n'était pas si énorme compte tenu qu'il devait rédiger les termes du contrat.Quand la vente de La Ronde a été annoncée, le mois suivant, le maire Bourque et Jean Fortier ont omis d'indiquer que les contribuables montréalais devraient débourser 300 000 $ de plus que prévu en frais d'avocats.Le contrat en question a été accordé dès octobre à la firme Borden Ladner Gervais, mais ce n'est qu'hier qu'il a été révélé au public, contrairement à la majorité des contrats de la Ville qui sont rendus publics dès leur adoption par le comité exécutif.Cette cachotterie a soulevé l'ire des membres de l'opposition à l'assemblée du conseil.« Une fois de plus, le conseil est mis devant le fait accompli », a dénoncé le chef de l'opposition, Michel Prescott, en rappelant le « contexte douteux » dans lequel la vente de La Ronde a été réalisée et le « conflit d'intérêts » dans lequel se trouverait M.Fortier dans cette affaire.Rappelons qu'à l'hiver 2000, c'est la Société du parc des Îles, responsable de la gestion de La Ronde, qui devait s'occuper du dossier de la vente du parc d'attractions.Le dossier a toutefois été ramené au comité exécutif et c'est son président, Jean Fortier, qui en a hérité.Par la suite, en juillet, le comité exécutif a confié le mandat de vendre La Ronde à M.Bramucci, président du Groupe Millenium.Jean Fortier, associé du Groupe Millenium Or, M.Bramucci est un ami personnel de Jean Fortier et Michel Prescott a brandi hier au conseil une carte d'affaires présentant Jean Fortier comme un associé du Groupe Millenium.Devant l'assemblée du conseil, M.Fortier a nié, insistant surtout sur le fait qu'il n'avait jamais « diffusé » cette carte : « Ce n'est certainement pas moi qui vous ai donné cette carte d'affaires », s'est-il borné à répondre à M.Prescott.Interrogé par La Presse plus tard, M.Fortier a cependant admis qu'il avait déjà été associé au Groupe Millenium, comme actionnaire, vers 1989 : « Mais c'était une autre entreprise, a-t-il soutenu.Vous savez, il y a bien des compagnies qui portent ce nom-là.» Ð Vous affirmez que ce Groupe Millenium- là n'est pas l'entreprise présidée aujourd'hui par M.Bramucci ?Ð Je n'ai jamais été associé à M.Bramucci de quelque manière que ce soit, répond-il, en admettant par ailleurs avoir partagé un bureau avec l'homme d'affaires, « avant 1989 ».En tout cas, au conseil, les membres de l'opposition ont crié au scandale.Le conseiller de Snowdon, Marvin Rotrand, a demandé pourquoi la Ville avait caché durant cinq mois le contrat accordé à la firme d'avocats.« Mais tout a été caché par l'administration Bourque dans ce dossier, a-t-il dit.Je ne serais même pas surpris que la Ville nous arrive en avril avec une autre facture de 300 000 $ reliée à la vente de La Ronde.» Selon Michel Prescott, cette histoire de nouvelle facture s'ajoute au « contexte général » de toute l'affaire.Et au fait, a-t-il dit, que la Ville a ignoré d'autres offres plus intéressantes pour l'achat de La Ronde.« Tout ce dossier-là ne sent pas bon, a-t-il conclu.Le mieux, pour l'intérêt public, serait d'attendre les élections (du 4 novembre) avant de conclure la vente.On pourrait ainsi s'assurer que tout a été fait dans l'intérêt de tous les Montréalais, et pas que pour quelques-uns.» « Le pire, c'est que ce n'est pas la première fois que la Ville accorde de généreux contrats à des amis de l'administration qui ont bien contribué à la caisse électorale », a dit la conseillère Helen Fotopulos en montrant une résolution visant à accorder un contrat à une firme d'ingénieurs bien connue.Devant les accusations de « conflit d'intérêts » répétées par le chef du RCM, le président de l'assemblée, Luc Larivée, est intervenu à maintes reprises pour prendre la défense de M.Fortier.« Il est inacceptable de dire que Jean Fortier est en conflit d'intérêts », a-t-il dit, avant de débattre longuement avec Michel Prescott sur le sens de l'expression « conflit d'intérêts ».Curieusement, le maire Bourque a pour sa part refusé de défendre son président du comité exécutif : « Demandez à M.Fortier, c'est son dossier ; moi je ne suis au courant de rien », s'est-il contenté de dire quand La Presse lui a demandé son avis.Quant à M.Fortier, il a défendu la décision de la Ville de faire appel à cette firme d'avocats de la manière suivante : « C'est une des meilleures firmes d'avocats de Montréal.Ils ont été choisis pour régler une vente fort complexe, sans doute l'une des plus importantes et l'une des plus avantageuses de l'histoire de Montréal, qui va rapporter quatre millions en taxes et trois millions de loyer par année.» Photo ALAIN ROBERGE, La Presse © Jean Fortier (notre photo), président du comité exécutif de la Ville de Montréal, est un ami personnel de Richard Bramucci.Photo ROBERT SKINNER, La Presse © La vente des actifs de La Ronde au groupe américain Six Flags, qui possède déjà 37 parcs d'attractions, n'est pas un dossier très limpide.Un autre enfant meurt d'une méningite MAIL CHAMPLAIN (450) 672-4537 CARREFOUR LAVAL (450) 682-4537 PLACE STE-FOY (418) 652-4537 www.lesailes.com Le pull rayé dynamique COLLECTION LES AILES Du punch à revendre avec les rayures à l'horizontale d'un pull à encolure ronde 100% coton, en plusieurs couleurs, 59,95 $.La surchemise accent boulot Entre chemise et veston, la surchemise essentielle pour une touche finale relax ce printemps.Zippée devant, en cotonnylon bleu clair, orangé ou blanc, 210 $.il y a des gens qui se distinguent Mode femme Mode homme CARTE-CADEAU ÉLECTRONIQUE LA PUCE-À-PORTER CARTE LES AILES MASTERCARD pour garde-robe concours CARTE-CADEAU ÉLECTRONIQUE LA PUCE-À-PORTER CARTE LES AILES MASTERCARD pour garde-robe concours 2935348A d'après PC UNE ENFANT d'un an hospitalisée le 4 mars pour une méningite au Centre hospitalier de l'Université Laval (CHUL) est morte hier matin.Son décès a été révélé aux journalistes dans un bref communiqué de presse, tout juste avant que les services de communication de l'hôpital cessent leurs activités quotidiennes.Au moment de son hospitalisation, c'était le sixième cas de méningite diagnostiqué dans la région de Québec.La direction de la santé publique (DSP) l'avait alors qualifié de « cas isolé ».La fillette, a-t-on appris plus tard, fréquentait une garderie en milieu familial.Selon la porte-parole de la DSP, Ginette Langevin, la fillette était présente à une fête d'enfants, le 24 février, au moment où elle était très contagieuse.Autre cas à Saint-Félicien Par ailleurs, une fillette de sept ans de Saint-Félicien, au Saguenay- Lac-Saint-Jean, atteinte d'une méningite, a été hospitalisée dimanche dernier au Centre hospitalier de l'Université Laval (CHUL) à Québec.Les médecins estiment qu'il s'agit d'un cas isolé et ne craignent donc pas une épidémie.C'est le deuxième cas de méningite dans cette région depuis le début de l'année.En février, un enfant de Dolbeau-Mistassini est mort de cette maladie.Actuellement, l'état de la fillette est stable, selon le Dr Benoit Brassard, directeur des services professionnels et hospitaliers de l'Hôtel- Dieu de Roberval.Quant aux proches de l'enfant (les membres de sa famille et des amis), ils sont traités aux antibiotiques.La fillette est arrivée aux urgences de l'Hôtel-Dieu de Roberval vers 10h30 dimanche matin, et a été transférée au CHUL de Québec en début d'après-midi. 3LP0401A0321 A-4 MERCREDI actualit.s 3LP0401A0321 ZALLCALL 67 01:04:19 03/21/01 B JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA FRANCOPHONIE Chirac invite les Latins à résister à l'anglais Agence France-Presse PARIS Ð La Journée internationale de la francophonie a été célébrée hier dans le monde entier alors que le président français Jacques Chirac appelait les Latins à résister à la suprématie de l'anglais.Cette journée a lieu tous les 20 mars à l'appel de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), présidée par le diplomate égyptien Boutros Boutros-Ghali.Lors d'un colloque à Paris réunissant des responsables francophones, hispanophones et lusophones, le président français a demandé la création d'une alliance des « communautés linguistiques de tradition latine ».M.Chirac a évoqué plusieurs projets communs à ces pays : une ratification concertée du statut de la Cour pénale internationale, une action commune en faveur des « civilisations premières » et la création d'un « portail des cultures latines sur Internet ».L'OIF regroupe 55 États et gouvernements « ayant le français en partage » et représentant près de 500 millions de personnes dans le monde.Elle commémore chaque année, le 20 mars, la création du principal organisme de la francophonie.L'Agence intergouvernementale de la Francophonie (AIF) avait été créée le 20 mars 1970 à Niamey (Niger).Cette année encore, la journée francophone a été célébrée partout dans le monde, dans le Nord développé ou le Sud en voie de développement.En Belgique, une opération « Langue française en fête » s'est déroulée à Tournai (ouest).À Bucarest (Roumanie), la journée a été marquée par un festival du film francophone, incluant dix longs et courts métrages, par des rencontres entre poètes et écrivains originaires de pays francophones, ainsi que par un concert de musique maghrébine « raï ».À Moscou, une session de l'Association des professeurs de russe consacrée à « la francophonie dans le monde d'aujourd'hui » s'est tenue avec de nombreux participants russes et étrangers.Une série d'expositions, conférences, projections de films et concerts se déroule à Moscou et dans les grandes villes russes, Saint-Pétersbourg, Rostov sur le Don, Nijni Novgorod et Irkoutsk en Sibérie.À Rome (Italie), un festival du film francophone se tient dans la ville éternelle, alors qu'à Varsovie (Pologne) des séminaires sur la littérature, des concerts, des débats et des projections de films ont lieu.À Athènes (Grèce), les ambassadeurs francophones devaient remettre les prix d'un concours scolaire honorant les classes ayant présenté le meilleur album-photo illustrant leur classe, école, quartier et région et une chanteuse tunisienne, Lamia Bedhoui, devait donner un récital.Jacques Chirac À Lisbonne (Portugal), une exposition sur « La Saga du français » et une table ronde sur le thème « Lusophonie / Francophonie : quelles synergies, quelle coopération ?» étaient organisés.À P h n o m Penh (Cambodge), une fête francophone devait se tenir en présence du frère du roi Norodom Sihanouk, le prince Norodom Sirivuth.À Jakarta (Indonésie), un séminaire « Culture et démocratie » sur le thème : « La langue et l'intégration, le multilinguisme et le respect dans la différence » a été animé par des diplomates français, belge, cambodgien, canadien, égyptien, libanais, malien et suisse et des intervenants indonésiens et de l'UNESCO.À Rabat (Maroc), une soirée de la chanson francophone au cours de laquelle devaient se produire un Canadien, un Suisse, une Française et un Wallon avait lieu au siège du ministère marocain de la Culture et de la Communication.À Harare (Zimbabwe), outre Papa Wemba, roi de la rumba congolaise, qui devait se produire en concert avec un chanteur zimbabwéen très populaire, Alec Macheso, une Semaine de la francophonie a offert un grand choix de manifestations culturelles : défilé de mode, exposition de sculpture, café littéraire, projection de films, etc.Photo PC La Journée internationale de la francophonie a été marquée, hier dans la région de la capitale fédérale, par une cérémonie réunissant dignitaires et invités ainsi que par la remise de prix.Le premier ministre Chrétien en a profité pour autographier une affiche géante exposée au Musée de la civilisation de Hull.La francophonie internationale a plus que jamais sa place et son utilité, affirme Chrétien Presse Canadienne HULL Ð La Journée internationale de la francophonie a été marquée, hier dans la région de la capitale fédérale, par une cérémonie réunissant dignitaires et invités ainsi que par la remise de prix.Dans une allocution, le premier ministre Jean Chrétien a tenu à évoquer sa fierté pour le Canada, un espace francophone unique au monde « qui s'est taillé grâce aux efforts de nos ancêtres, qui s'est consolidé avec l'appui de nos gouvernements, qui s'est enrichi de l'apport de gens venus du monde entier et qui s'est épanoui grâce à l'esprit créateur des citoyens de notre pays ».Une année et demie après le Sommet de Moncton, il a affirmé que la francophonie internationale avait plus que jamais sa place et son utilité.Selon lui, le virage politique, pris à cette occasion, n'a pas été inutile.M.Chrétien a évoqué les résultats d'un symposium qui s'est déroulé à Bamako, au Mali, au mois de novembre.Une résolution a été adoptée pendant la réunion, établissant que les pays démocratiques qui ont été le théâtre d'un coup d'État militaire devraient être exclus de la francophonie.Il espère que l'application de cette résolution sera confirmée lors du prochain sommet qui a lieu à Beyrouth, au Liban, à la fin du mois d'octobre prochain.Par ailleurs, plusieurs personnalités ont été honorées lors de la remise de l'Ordre de la Pléiade par la section canadienne de l'Assemblée parlementaire de la francophonie.Cinq personnes ont obtenu le grade d'officier.Il s'agit de Jocelyne Bourgon, première femme à occuper le poste de greffier du Conseil privé ; de Pierre Juneau, ancien président du CRTC et de Radio-Canada ; de Huguette Labelle, chancelière de l'Université d'Ottawa ; de Camille Montpetit, qui occupait le poste de conseiller supérieur au greffier de la Chambre des communes ; et de Michel Tétu, fondateur de l'Année francophone internationale.Quatre autres personnes ont reçu le grade de chevalier : Pierre Bergeron, PDG et éditeur du quotidien Le Droit ; Lisa Balfour Bowen, présidente des conférences « le français pour l'avenir »; la chanteuse Fabienne Thibeault ; et John Van Burek, directeur artistique fondateur du Théâtre français de Toronto.Landry décore sept francophones d'Amérique Presse Canadienne SEPT FRANCOPHONES et deux organismes ont été décorés hier soir à l'occasion de la remise de l'Ordre des francophones d'Amérique.Les médailles leur ont été remises par le premier ministre du Québec, Bernard Landry, lors d'une cérémonie au Salon rouge de l'Assemblée nationale.Les personnes nommées sont : > Mme Noella Arsenault-Cameron, de l'Île-du-Prince-Édouard, qui s'est fait connaître depuis 1995 pour sa bataille en faveur de l'implantation d'une école française à Summerside ; > Jean Watters, recteur de l'Université Laurentienne de Sudbury, en Ontario ; > Yann Herry, professeur et organisateur au sein de la communauté francophone du Yukon ; > Robert Fournier, un Américain qui a travaillé au développement de la langue française en Nouvelle- Angleterre ; > Sergio Zoppi, professeur de français à l'Université de Turin, en Italie > Mme Françoise Têtu de Labsade, enseignante à l'Université Laval et auteure ; > Pierre Martel, enseignant à l'Université de Sherbrooke.De plus, la Société historique acadienne et le Centre d'études acadiennes ont été décorées du Prix du 3 juillet 1608, remis à des organismes ayant contribué à la promotion du français en Amérique du Nord.Le Centre était représenté par son président, Maurice Basque, tandis que Mme Léonne Boudreault- Nelson a reçu le prix pour la Société historique acadienne.2942751A 2929694A 3LP0501A0321 A5MERCREDI 3LP0501A0321 ZALLCALL 67 01:02:04 03/21/01 B RACISME ET JUSTICE La justice a-t-elle une couleur?Comment explique-t-on que les minorités visibles soient tellement surreprésentées dans les prisons ?La police et le système judiciaire sont-ils particulièrement zélés à leur égard ?Deux points de vue très différents, exposés dans le cadre de la Semaine d'actions contre le racisme, s'expriment ici.LOUISE LEDUC « POURQUOI est-ce si suspect, un Noir au volant d'une belle voiture ?Pourquoi les jeunes, qui se promènent dans la rue ou dans les parcs, se font-ils si souvent interpeller sans raison par la police ?» Emerson Douyon, membre du Conseil consultatif de la commission du droit du Canada et commissaire à la Commission des droits de la personne du Québec, est catégorique : « Une figure basanée dans un milieu démuni, ça a tôt fait de faire de vous un bouc émissaire de premier choix.» Il n'hésite pas à parler de harcèlement policier et se plaint de ce qu'il existe deux systèmes de justice : l'un pour les Blancs, l'autre pour les Noirs.« La chose est d'autant plus vraie, poursuit-il, quand l'accusé est noir et la victime, blanche.C'est dans ces cas notamment que la justice montre ses muscles.Diverses études démontrent la tendance à judiciariser les dossiers ethniques et prouvent par A plus B qu'en présence de délits et d'antécédents comparables, les minorités visibles sont plus sévèrement punies.Or, souligne M.Douyon, « il n'existe pas de corrélation entre la carte ethnique de Montréal et la carte de la criminalité.Si les jeunes Noirs sont le plus souvent arrêtés, c'est tout simplement parce que leurs quartiers sont systématiquement l'objet d'une surveillance plus étroite ».Que 425 jeunes d'origine haïtienne se trouvent actuellement dans les centres de réhabilitation relève, de l'avis de M.Douyon, de la tragédie.Cette surreprésentation démontre aussi, dit-il, l'urgence de prendre acte, au moment de les juger, du contexte culturel dans lequel ces jeunes ont grandi.Et ce, même si la chose est extrêmement délicate et risque de faire éclater certaines controverses.M.Douyon évoque à cet effet la polémique autour de la juge Monique Dubreuil.Dans le prononcé d'un jugement pour une affaire de viol impliquant deux hommes d'origine haïtienne, en 1998, la juge Dubreuil avait déclaré : « L'absence de regrets des deux accusés me semble relever plus d'un contexte culturel particulier à l'égard des relations avec les femmes que d'une véritable problématique d'ordre sexuel.» « Les juges, notent M.Douyon, semblent mal à l'aise avec toute cette dimension d'ethnicité.» Ou bien ils refusent de considérer le contexte culturel des minorités ethniques, ou bien ils ne voient plus que cela.M.Douyon, psychologue de son état, évoque à cet effet son expérience d'expert à la cour.« C'était, relate-t-il, pour une histoire de mauvais traitements infligés à une mineure d'origine haïtienne et la salle était bondée de membres de notre communauté.Appelé à donner mon expertise à titre de psychologue, le juge changea de sujet et me demanda à brûle-pourpoint : Je suis Canadien depuis plus de 30 ans, mais je m'en souvenais assez bien, notamment de cette allégeance promise à la reine.Je l'ai dit au juge, qui répliqua, dans un message que je savais pertinemment adressé à la foule : .Là, j'ai vu la couleur de la justice.Je n'étais plus expert.Je me retrouvais bien malgré moi au banc des accusés.» Des zones.grises Jean-Paul Brodeur, professeur à l'École de criminologie de l'Université de Montréal, insiste, lui, pour dire que les choses ne sont pas aussi tranchées qu'elles en ont l'air parfois.Dans le cadre de ses recherches, M.Brodeur explique avoir été souvent appelé à patrouiller à titre d'observateur avec des policiers.Il dit avoir certes observé, lui aussi, la surveillance accrue dont sont l'objet les Noirs.Il se garde cependant d'en tirer des conclusions trop hâtives.« Il faut comprendre qu'à la base, le travail des policiers est de relever tout ce qui est inhabituel, de repérer ce qui est différent, ceux qui se détachent du paysage.À ce titre, oui, un Noir risque de se démarquer, au même titre, par exemple, que trois Blancs qui se promèneraient dans des quartiers très largement noirs ou que trois motards.» Lors de ses patrouilles, M.Brodeur dit n'avoir jamais été témoin de paroles ou de gestes racistes.Il admet cependant que la chose pourrait être tout autre lors d'interrogatoires qui, eux, se déroulent bien à l'abri d'oreilles indiscrètes.Le fait est, selon M.Brodeur, que le racisme se mesure vraiment très difficilement, surtout dans un pays comme le nôtre où bon nombre de statistiques ne peuvent légalement être compilées.« On sait officieusement pas mal de choses, mais conformément à l'esprit de la Charte, les statistiques ne peuvent se bâtir sur des bases discriminantes.Nous n'avons donc pas, ici, de statistiques qui nous disent précisément combien de Noirs, par exemple, sont véritablement impliqués dans tel type de délit.» Il serait aussi très audacieux de présumer que les policiers ont la gâchette plus rapide face à des membres de minorités visibles.« On insiste beaucoup sur le cas Gosset (qui, en 1987, a tiré sur le jeune Noir Anthony Griffin).On rappelle moins, cependant, que Barnabé, lui, était blanc.Aux États- Unis, où des études sur le sujet ont pu être réalisées, on a constaté que les policiers noirs tiraient de deux à quatre fois plus souvent que les policiers blancs sur des Noirs.» Un calendrier de la Semaine d'actions contre le racisme, des liens pertinents et de la documentation sont disponibles à www.cyberpresse.ca/racisme DEMAIN : Racisme et logement Que 425 jeunes d'origine haïtienne se trouvent actuellement dans les centres de réhabilitation relève, de l'avis de M.Douyon, de la tragédie.QUÉBEC PLACE STE-FOY GALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL 977 RUE STE-CATHERINE OUEST, SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE LA JUPE IRISÉE À PLIS ÉVENTAIL 59.95 Élégance, féminité des plis couchés et cousus de la taille aux hanches, du tissu polyester fluide au tissage subtilement irisé en coloris pure mode de lilas français ou champagne.Une exclusivité Simons.4 à 16.Rég.80.00 Chemisier cravate nouée, poignets français parfaitement coordonné 69.95 rég.85.00 Le prix régulier signifie le prix auquel cet article est habituellement vendu chez Simons et n'est pas une indication du prix auquel est vendue la majorité des articles en question.2935648A 3LP0601A0321 a6 mer 3LP0601A0321 ZALLCALL 67 01:00:16 03/21/01 B SOMMET DES AMÉRIQUES Croisade juridique pour faire interdire le périmètre de sécurité Chicane de clôture Le périmètre de sécurité de 4 m de haut et 4 km de long fait beaucoup jaser PAUL ROY QUÉBEC Ð Une chicane de clôture fait la manchette depuis une couple de mois à Québec.Vous aurez deviné qu'il s'agit de la clôture du Sommet des Amériques, celle qui délimitera le fameux périmètre de sécurité du Sommet des 34 chefs d'État, du 20 au 22 avril.Pas exactement le mur de Berlin, mais pas une clôture de garderie non plus.« L'affaire » de béton et de broche va faire pas loin de quatre mètres de haut et quatre kilomètres de long.Elle va ceinturer une partie du Vieux-Québec et des plaines d'Abraham et toute la colline parlementaire.Des résidants la dénoncent comme une entrave à leur droit de circuler librement.Des manifestants, comme une entrave à leur droit de manifester là où ils le veulent.Des commerçants craignent qu'elle nuise à leurs affaires.D'autres voudraient qu'elle soit agrandie pour les englober et les protéger des casseurs attendus au Sommet.Et hier, un avocat montréalais s'est adressé à la Cour supérieure pour empêcher qu'elle soit érigée.La requête en injonction interlocutoire de Me Marc Tremblay sera entendue demain à Québec.Une clôture qui fait beaucoup jaser, donc, mais dont on sait encore assez peu.On ne sait entre autres pas exactement où elle passera.Bon, la police en a une bonne idée.Mais selon l'inspecteur Gaétan Labbé, de la sûreté municipale de Québec, « le périmètre a changé et va changer jusqu'au Sommet ».Emilio Colarusso, en tout cas, aimerait bien savoir.Son Épicerie européenne, rue Saint-Jean, risque d'être tout juste à l'extérieur du périmètre.« On m'a parlé de Turnbull ou Sainte- Geneviève comme limite, mais on ne sait rien du tout.Ð Et vous préféreriez être à l'intérieur ou à l'extérieur du périmètre ?Ð À l'intérieur.Au moins la police va être là.» Il faut dire que M.Colarusso s'était fait casser ses vitres lors de la Saint-Jean- Baptiste, il y a quelques années.Denis Ferland, dont la boutique de vêtements pour hommes Mec est située un peu plus près des portes du Vieux-Québec, ne sait pas non plus de quel côté de la clôture il logera durant le Sommet.« Un bout de temps je suis dedans, un bout de temps je suis dehors.Ð Et qu'est-ce que vous préféreriez ?Ð Je ne sais pas, il va falloir qu'on me déniaise là-dessus.Si je suis dedans, avec tout le monde qu'il va y avoir au Sommet, il va peut-être s'en trouver qui vont manquer de cravates ou de sous-vêtements.Et ça, on en a.Aie ! Écris pas ça, je vais passer pour un innocent ! » T-shirts à vendre Antonio Diaz, lui, a tout prévu.Il s'est fait confectionner des t-shirts avec l'inscription « Fuck le Sommet », qu'il affiche bien en vue dans les vitrines de ses quatre boutiques de souvenirs du Vieux-Québec.Et comme il est sûr de se trouver juste à l'extérieur du périmètre, il s'attend à voir passer du manifestant durant les trois jours du Sommet.« (Les t-shirts) c'est une joke, mais je me dis que ça peut aussi aider.C'est un moyen d'avoir les manifestants de mon côté.Mais ça pourrait aussi les enrager.Prévoyant, M.Diaz s'est quand même fait tailler des plaques de contreplaqué pour les vitrines de ses commerces.« Je ne pense pas les utiliser, mais, au pire, si ça va mal, on ferme pour trois jours et ce ne sera pas la fin du monde (.) Quand on annonce une tornade, on se prépare au pire, et des fois ça passe à côté.» Les commerçants rencontrés hier ont dit avoir été convoqués à une rencontre avec les responsables de la sécurité du Sommet la semaine prochaine.Ils s'attendent à être fixés sur le tracé du périmètre.Au fait, combien y aura-t-il de monde à l'intérieur durant le Sommet ?Il y aura M.Chrétien, M.Bush, M.Fox.et environ 20 000 autres personnes : 3000 délégués, 3000 journalistes, 3000 accompagnateurs, 3000 résidants, 5000 policiers.N'y pénétreront que ceux munis d'une accréditation, d'un laissez-passer ou d'un laissez-passer temporaire « in and out ».Les accréditations seront remises aux gens qui travailleront au Sommet proprement dit, dont les journalistes.Congé pour les fonctionnaires Les laissez-passer iront aux résidants et aux personnes dont le lieu de travail est à l'intérieur du périmètre.Cela aurait entre autres été le cas des quelque 10 000 fonctionnaires de ministères ou organismes compris dans le périmètre Ð il y en a une trentaine.Mais leur patron leur a donné congé le 20 avril, seul jour ouvrable du Sommet.Congé également pour les élèves des trois écoles situées dans le périmètre, dont la très vieille école des Ursulines.Pour le plus grand bonheur d'Alice, Andréanne, Cassia.Les laissez-passer temporaires, enfin, seront remis aux portes du périmètre aux « réparateurs Maytag » appelés d'urgence à l'intérieur, aux gens qui y auront un rendez-vous chez le dentiste, etc.Au fait, les éléments devant composer la clôture Ð blocs (ou jerseys) de béton et rouleaux de broche Ð devraient commencer à arriver dans le secteur vers le début d'avril.Mais ils ne seront assemblés définitivement que quelques jours avant le Sommet.C'est la compagnie Clôtures Nordik, de Québec, qui a décroché le contrat évalué à près d'un demi-million.Mais chez Clôtures Nordik, on s'affaire en silence ces jours-ci, le contrat étant assorti d'une stricte consigne de discrétion.VINCENT MARISSAL OTTAWA Ð Marc Tremblay, cet avocat montréalais qui conteste en cours l'érection d'un périmètre de sécurité pendant le Sommet des Amériques, pourrait trouver des appuis chez les défenseurs de la Charte des droits et libertés.Me Tremblay a déposé hier une requête en injonction à la Cour supérieure du Québec (à Québec) pour bloquer l'établissement d'un immense périmètre de sécurité dans le Vieux-Québec par les forces de l'ordre.Sa requête devrait être présentée demain devant la cour.L'avocat Tremblay, un militant libéral fédéral du comté de Laurier-Sainte-Marie, soutient que les mesures de sécurité exceptionnelles mises de l'avant à l'occasion de la visite à Québec des 34 chefs d'État et de gouvernement des Amériques violent ses droits fondamentaux.« Elles refoulent les manifestants tellement loin que c'est comme si on manifestait dans une île déserte », résume-t-il.Seul dans sa croisade juridique Ð pour le moment Ð, Me Tremblay peut toutefois compter sur l'appui moral de groupes reconnus, comme la Ligue des droits et libertés du Québec.« On pourrait reprendre ses arguments à notre compte, c'est déraisonnable d'avoir un périmètre de sécurité qui ne permet pas aux manifestants d'être vus, sinon, c'est de la censure », indique André Paradis, le directeur général de la Ligue des droits et libertés.Contactée par Me Tremblay le mois dernier, la Ligue ne s'est pas jointe à la démarche légale Ð « parce qu'il ne nous l'a pas demandé », dit M.Paradis Ð, mais elle a fait plusieurs représentations auprès du ministre québécois de la Sécurité publique, Serge Ménard.Les porte-parole de la Ligue des droits et liberté ont rencontré M.Ménard une deuxième fois, il y a une quinzaine de jours, et lui ont exposé leurs doléances pendant deux heures.« Le ministre nous a dit qu'il en parlerait aux hauts responsables de la sécurité, mais, depuis, on n'a pas eu de nouvelles », dit André Paradis.Inquiets eux aussi de la restriction des droits des manifestants, Warren Allmand, de l'organisme Droits et démocratie, et Allan Borovoy, de l'Association canadienne des libertés civiles, ont écrit au ministre Ménard et à son homologue fédéral, Lawrence Mac Aulay.Ce dernier a affirmé hier que le droit de manifester sera respecté à Québec.« La sécurité publique est notre priorité, mais les gens seront capables d'exprimer leurs points de vue.Nous sommes tous d'accord dans ce pays que les gens qui veulent manifester paisiblement devraient être capables de le faire et ils seront capables de le faire », a-t-il indiqué hier matin à la sortie de la rencontre hebdomadaire du cabinet.Des résidants dénoncent la clôture comme une entrave à leur droit de circuler librement.Des manifestants, comme une entrave à leur droit de manifester là où ils le veulent.Des commerçants craignent qu'elle nuise à leurs affaires.Gabriel Lexus Toyota 3333, Côte de Liesse St-Laurent (Québec) (514) 747-7777 Vimont Lexus Toyota 255, boul.St-Martin Est Laval (Québec) (450) 668-2710 Spinelli Lexus Toyota 561, boul.St-Joseph Lachine (Québec) (514) 634-7171 Système de distribution à calage variable intelligent (VVT-i) Souplesse, intelligence, réactivité\u2026 Commandes électroniques de la transmission intégrées au volant (E-Shift) Avis aux amateurs de Formule 1.Pédales en aluminium perforé.Un détail de plus vers la perfection.Accélération: 0 à 100 km/h - 7,1 sec.215 chevaux à 5 800 tr/min.Les européennes n'ont qu'à bien se tenir\u2026 Lexus IS300 Prenez la pole position.PDSF pour une Lexus IS 300: suffixe B 43 800$.Cette offre temporaire est disponible par l'entremise des détaillants Lexus participants sur approbation du crédit aux clients au détail admissibles seulement.Frais de transport et préparation de 1 500$ plus taxes, immatriculation et assurance en sus.Les concessionnaires Lexus de Montréal recommandent cet achat parce qu'il constitue un des meilleurs ratio qualité/prix.Performance, luxe, fiabilité, souci du détail.La Lexus IS 300 est une berline compacte sportive à propulsion conçue pour vous 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une question de protocole, mais plutôt le manque de confiance qui a incité le premier ministre canadien, Jean Chrétien, à ne pas accorder de tribune à M.Landry au Sommet des Amériques, selon les informations recueillies par La Presse ces derniers jours à Ottawa.Le chef de cabinet de M.Chrétien, Jean Pelletier, a lui-même avisé le chef du bureau du Québec à Ottawa, Jean Morin, avant que M.Landry ne devienne premier ministre, que le gouvernement fédéral n'avait aucune confiance dans le nouveau chef du Parti québécois.M.Pelletier, qui avait sollicité cette rencontre avec le représentant du gouvernement du Québec à Ottawa , lui a alors laissé savoir que M.Landry devrait se contenter d'un rôle protocolaire lors de quelques événements du Sommet des Amériques.Le gouvernement du Québec voulait que son premier ministre puisse souhaiter officiellement la bienvenue aux 34 chefs d'État et de gouvernement réunis à Québec.Il demandait aussi une place à la table des négociations lorsque les discussions touchent les compétences du Québec.Échaudé par l'épisode du « chiffon rouge », le cabinet de Jean Chrétien a décidé de tenir M.Landry loin des micros.La méfiance envers lui, a laissé entendre Jean Pelletier, remonte d'ailleurs avant les déclarations sur le drapeau canadien.Jean Chrétien et ses ministres ont été profondément vexés de l'attitude de M.Landry, en octobre, quand il était encore ministre des Finances, lors de la signature de l'entente fédérale-provinciale sur un nouveau programme d'infrastructures.Lançant flèche après flèche au gouvernement fédéral, M.Landry avait lourdement insisté pour accueillir les ministres Alfonso Gagliano et Lucienne Robillard dans la « capitale nationale du Québec ».De toute évidence, le malaise d'alors s'est transformé en rancoeur à Ottawa.La réponse d'Ottawa aux demandes de Québec est tombée il y a deux semaines, deux jours avant la prestation de serment de Bernard Landry, une réponse qui avait été reçue comme un « bâillon » par le gouvernement péquiste.Encore hier, Jean Chrétien expliquait pourtant que le premier ministre du Québec ne pourra prendre la parole devant les leaders politiques des Amériques pour de simples raisons protocolaires.« Le processus qui a été suivi dans le cas du premier ministre du Québec a été le même que nous suivons pour tous les sommets et que celui que suivait le gouvernement conservateur », a répondu M.Chrétien à une question du chef conservateur Joe Clark.M.Clark, qui accuse le gouvernement Chrétien d'accorder plus de place aux entreprises commanditaires du Sommet qu'au premier ministre du Québec, affirme qu'il aurait, lui, acquiescé à la demande de Bernard Landry.À défaut de prendre la parole lors de la cérémonie de bienvenue, M.Landry pourra être présent à quelques événements et rencontrer en privé quelques leaders, dont le président mexicain Vicente Fox.Des commanditaires privés aux premières loges Militants et partis d'opposition aux Communes s'indignent VINCENT MARISSAL OTTAWA Ð Ottawa vend un accès privilégié aux leaders politiques des Amériques au plus offrant pendant qu'il cache les manifestants loin de la visite, accusent l'opposition et les groupes antimondialisation.Le premier ministre Jean Chrétien a eu du mal hier à justifier la recherche de commanditaires privés par l'organisation du Sommet des Amériques, qui aura lieu du 20 au 22 avril à Québec.Ces commanditaires peuvent, moyennant une commandite de 50 000 $ à 1,5 million, prendre part à l'organisation de certains événements du Sommet, voir leur logo bien en vue et même participer à des cocktails ou à des dîners officiels en présence des chefs d'État et de gouvernement.Déjà, des grandes entreprises canadiennes comme la banque Scotia, Bombardier, CGI ou Alcan se sont engagées à verser d'importantes sommes en commandites au Sommet des Amériques.Les groupes antimondialisation qui promettent d'immenses manifestations à Québec et les partis d'opposition aux Communes ont accusé le gouvernement Chrétien de monnayer l'accès aux leaders des Amériques.Jean Chrétien se défend en affirmant que ce n'est pas la première fois que les entreprises privées participent au financement d'événements internationaux au Canada et que ces commandites ne leur donnent aucun accès privilégié à la classe politique.« On veut faire une belle présentation, et ces entreprises qui font des affaires dans les pays des Amériques veulent montrer qu'elles sont de bons citoyens dans leur pays, a expliqué M.Chrétien.Elles n'ont pas d'accès privilégié aux chefs de gouvernement.On partage les coûts et je ne vais pas m'excuser d'épargner de l'argent aux Canadiens.» Selon les informations fournies par le Sommet des Amériques, les commanditaires pourront toutefois bénéficier de places réservées à certains événements et ils pourront choisir avec qui ils veulent s'asseoir dans les dîners officiels.« Est-ce que le premier ministre va bientôt remplacer le drapeau du Canada par un drapeau de Mc Donald's sur la tour de la Paix du parlement ?» a lancé la chef néo-démocrate, Alexa Mc Donough en Chambre, hier après-midi, résumant l'indignation de plusieurs députés de l'opposition.Prenant le relais, la députée bloquiste Suzanne Tremblay a accusé Ottawa d'ouvrir la porte à « ceux qui mettent du cash sur la table » alors que les groupes sociaux seront tenus à distance par un imposant dispositif de sécurité.Le chef conservateur, Joe Clark, quant à lui, s'est attiré les foudres des libéraux en affirmant que Bernard Landry aurait peut-être pu obtenir la place qu'il recherchait au Sommet des Amériques s'il avait payé comme les grandes entreprises.Repas officiels, pauses-café, distribution d'eau en bouteille, cocktails, rencontres culturelles ou d'affaires, tout est à vendre au Sommet des Amériques à des prix allant de 50 000 $ à 1,5 million.Cette tendance n'est effectivement pas nouvelle au gouvernement fédéral, qui soutire de plus en plus souvent du financement privé pour ses événements internationaux.C'est le cas, notamment, d'Équipe Canada, qui compte aussi sur la participation de grands commanditaires, comme Air Canada, Bombardier, Manulife, Financière Sun Life ou la Banque de Montréal, pour n'en nommer que quelques-uns.Au total, 15 entreprises ont conclu des ententes de commandite avec le Sommet.La présence des grandes firmes déplaît aux militants antimondialisation, qui y voient un signe de collusion entre le gouvernement et l'entreprise privée.Photo RÉMI LEMÉE, La Presse © Billet de banque devant la bouche en guise de bâillon, une cinquantaine de manifestants ont réitéré leur demande au ministre Pierre Pettigrew hier, exigeant plus de transparence dans les dossiers concernant la Zone de libre-échange des Amériques.DEUX MANIFESTATIONS HIER À MONTRÉAL Les groupes de pression exigent plus de transparence PASCALE BRETON LES PRESSIONS se font plus nombreuses à mesure que le Sommet des Amériques approche pour que le gouvernement fasse preuve de transparence dans les dossiers qui vont y être traités.Hier, des manifestants ont exigé un accès aux textes de négociation de la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA).Près d'une cinquantaine de membres de Convergence Q-2001, un regroupement nouvellement créé de 41 organismes, autant des groupes de femmes, des écologistes, des syndicats que des associations étudiantes, ont manifesté silencieusement hier, dans Pointe- Saint-Charles, de faux billets de banque en guise de bâillon.« La table de Convergence permet aux forces vives de manifester leur opposition de façon pacifique et l'une de ses actions était de réclamer les textes de la ZLEA, une demande qui n'est pas seulement faite au Québec, mais aussi partout dans les Amériques », a expliqué Lorraine Guay, porte-parole de la Fédération des femmes du Québec à la table du regroupement.Les manifestants se sont d'abord réunis à la banque alimentaire La Maison du partage vers midi avant de converger vers la succursale de la Banque Royale située près du métro Charlevoix.« Notre action est très symbolique.Les demandes à la banque alimentaire ne cessent d'augmenter, tout comme les profits des institutions financières, et c'est la raison pour laquelle nous avons un billet de banque devant la bouche », a ajouté Mme Guay.Plusieurs petites manifestations de ce genre se sont déroulées dans d'autres municipalités de la province, entre autres à Sherbrooke, Granby et Jonquière.À Ottawa, des membres du regroupement ont remis une pétition de 18 000 noms aux députés Stéphan Tremblay et Svend Robinson, demandant au ministre des Affaires étrangères et du Commerce international, Pierre Pettigrew, de rendre les textes publics.Une commission parlementaire des peuples sur le libre-échange ainsi que des sessions de formation à la désobéissance civile auront lieu le 1er avril dans les murs du parlement et, le lendemain, des membres de Convergence veulent bloquer l'accès au ministère des Affaires étrangères pour tenter de récupérer des textes concernant la ZLEA.Une autre manifestation importante est à prévoir le 29 mars puisque 34 ministres de l'Environnement seront réunis dans un hôtel de Montréal en vue du Sommet des Amériques.Examens reportés et payants De leur côté, les étudiants de l'Université Concordia avaient aussi organisé un mouvement de protestation hier parce que les étudiants qui souhaitent participer aux activités du mois d'avril, à Québec, devront débourser 15 $ pour chaque examen reporté.« Le Sommet et le contre-sommet qui le précède arrivent en même temps que les examens de fin de session.Certains étudiants vont devoir débourser jusqu'à 75 $ pour les repasser et ce n'est qu'un exemple de plus de la continuation de la tendance vers la privatisation de l'éducation », a déclaré David Bernans.En signe de protestation, un groupe d'une quinzaine d'étudiants se sont rendus manifester devant les bureaux de l'administration, rue Bishop, mais se sont heurtés à une grille fermée.PROJET DE ZLEA Un accord sur l'environnement est peu probable Presse Canadienne OTTAWA Ð Le projet de Zone de libreéchange des Amériques (ZLEA) ne sera vraisemblablement pas assorti d'une entente connexe sur l'environnement, prédisent des personnes familières avec les négociations.Les ministres de l'Environnement des Amériques se rencontreront pour la toute première fois à Montréal, à la fin du mois de mars, mais on ne s'attend pas à ce qu'ils produisent, ou même à ce qu'ils pavent la voie à un accord subsidiaire comme celui qui accompagne l'Accord de libre-échange nordaméricain (ALENA).Aaron Cosbey, conseiller auprès de l'Institut international du développement durable, à Winnipeg, soutient que les pays d'Amérique latine s'opposent à tout lien entre environnement et commerce.Les États-Unis se sont montrés favorables à un accord subsidiaire, mais le Canada est resté muet sur le sujet, a souligné M.Cosbey, qui participe à un comité consultatif pour la ZLEA nommé par le gouvernement fédéral.Par ailleurs, tous les autres pays de l'hémisphère, sauf les États-Unis, y sont farouchement opposés, a-t-il ajouté.Des groupes de négociation ont été constitués autour de neuf thèmes principaux, dans le cadre des discussions préliminaires, et l'environnement n'en fait pas partie, a précisé M.Cosbey.Nathalie Dubé, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a reconnu qu'un accord subsidiaire est peu probable.Elle a dit ignorer si le Canada a pris position.« Nous mettons l'accent sur les questions du travail et de l'environnement à travers l'ensemble du processus du Sommet des Amériques », a-t-elle dit.Selon Yves Gagné, militant du groupe montréalais antimondialisation SalAMI, une quarantaine de groupes se préparent à protester, quand les ministres de l'Environnement se réuniront, les 29 et 30 mars.« Il n'y a pas de disposition pour l'environnement (dans la ZLEA), a déploré M.Gagné.C'est uniquement sur le commerce.Les ministres de l'Environnement ne feront même pas partie du Sommet des Amériques à Québec.» Le ministre du Commerce international, Pierre Pettigrew, a évité de dire si le Canada est favorable à un accord connexe, tout en laissant entendre qu'un tel accord pourrait se concrétiser.« Dans nos accords de libre-échange nous avons préconisé le progrès en matière de normes environnementales et dans l'environnement également », a-t-il déclaré à l'extérieur des Communes. 3LP0801A0321 3LP0801A0321 ZALLCALL 67 01:02:37 03/21/01 B COLLOQUE SUR MIR Une préparation psychologique à améliorer VILEM BISCHOF Agence France-Presse LYON Ð En 1970, à leur retour sur Terre, les cosmonautes Vitaly Sevastianov et Andriyan Nikolaïev étaient, au bout de 18 jours, passés dans l'espace, incapables de bouger.Aujourd'hui, leurs successeurs ont une forme telle qu'ils peuvent aller jusqu'à repousser des journalistes trop curieux venus les accueillir, ont souligné des experts réunis à Lyon pour un colloque sur Mir.Des progrès considérables ont été accomplis dans l'entraînement des cosmonautes, en grande partie grâce à cette station, même si la préparation psychologique laisse encore à désirer, ont constaté les participants à ce colloque sur la coopération scientifique internationale à bord de Mir, organisé de lundi à hier, à l'initiative du Centre national d'études spatiales (CNES).La station qui, après avoir hébergé plus d'une centaine de personnes, s'apprête à terminer sa longue carrière en se désintégrant, vendredi matin, dans les couches denses de l'atmosphère, a permis aux spécialistes de la biomédecine spatiale d'étudier l'adaptation de l'organisme humain à la vie en apesanteur et de trouver de nombreux remèdes efficaces.En revanche, la préparation psychologique des candidats à une mission en orbite terrestre reste insuffisante.Dans une série de témoignages surprenants de la part d'hommes habituellement vus comme des héros infaillibles, plusieurs cosmonautes et astronautes internationaux ont fait état des difficultés rencontrées et dues à des causes variées, à commencer par des problèmes de communication et de différence de culture.L'Allemand Reinhold Ewald a ainsi avoué qu'au début de son vol, il s'est senti comme un « troublefête ».« Je me disais que mon expérience n'apportait rien aux cosmonautes, a-t-il raconté, je les entendais rire quand ils se racontaient des plaisanteries politiques dont le sens m'échappait complètement, et, au début, tout le monde a franchement rigolé aussi en m'entendant parler russe.» « Puis un incendie s'est déclaré dans la station et nous sommes aussitôt devenus plus proches les uns des autres.Il doit tout de même exister d'autres moyens que le feu pour resserrer les liens au sein d'un équipage », a ajouté ce cosmanaute, physicien de formation.L'Américain Roger Crouch a connu une ambiance similaire à bord d'une navette.Des pannes techniques ont resserré les liens au sein de l'équipage, qui faisait pleinement confiance à la capacité du centre de contrôle de résoudre les problèmes.« Si les équipes au sol paniquaient, vous ne vous sentiriez pas très bien », a souligné l'actuel responsable des programmes scientifiques à la NASA.L'importance du centre de contrôle a été évoquée également par le Français Jean-Pierre Haigneré.« Lors d'une mission de six mois, vous devez entrer toutes les 90 minutes en liaison radio avec le sol pour rendre des comptes par exemple sur votre toilette, comment vous la faites, sur vos exercices physiques.Cette emprise permanente sur votre vie et le comportement paternaliste des interlocuteurs au sol, qui changent en permanence et qui veulent tous évaluer la situation, deviennent agaçants.» 1 Les moteurs du vaisseau Progress 2 expulsent de son orbite Trois impulsions de moteurs propulsent dans les couches denses de l'atmosphère terrestre 3LP0901A0321 3LP0901A0321 ZALLCALL 67 01:02:15 03/21/01 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 2 1 MA R S 2 0 0 1 A 9 QUÉBEC Les régions-ressources et la pauvreté profiteront du premier budget Marois Dumont souhaite que Landry élimine l'hypothèque référendaire PIERRE APRIL Presse Canadienne QUÉBEC Ð Le chef de l'Action démocratique du Québec (ADQ), Mario Dumont, souhaite que le premier ministre Bernard Landry profite du discours inaugural, demain, pour annoncer qu'il ne tiendra pas de référemdum d'ici à la fin du présent mandat.Il a aussi demandé à M.Landry « de changer de ton, de mettre de côté son agressivité » envers le gouvernement fédéral et les provinces canadiennes, de prendre ses responsabilités, au lieu d'accuser les autres de tous les maux du Québec, « de démontrer qu'il est le premier ministre de tous les Québécois, d'enterrer la hache de guerre ».« Je pense qu'il est de mise, pour tout le monde, a-t-il dit, d'enterrer la hache de guerre et de ne pas provoquer des chicanes inutiles entre les gouvernements, simplement pour le plaisir, compte tenu du ton qui a été utilisé par M.Landry.« Il faut souhaiter un discours plus élevé, a ajouté le chef de l'ADQ, au niveau du travail qui doit être fait avec les partenaires et le gouvernement fédéral.» Selon M.Dumont, il faut aussi redonner confiance aux investisseurs en levant l'hypothèque référendaire.« Je pense qu'il y a aussi le devoir, dans un discours inaugural, de fermer la porte à la tenue d'un autre référendum d'ici la fin d'un mandat qu'il a emprunté à M.Bouchard, surtout dans une période de ralentissement économique.Il serait tout à fait inutile et inopportun de laisser traîner cette menace dans le décor.» Le chef de l'ADQ souhaite aussi que le discours inaugural s'attarde à des mesures concrètes pour stimuler la croissance et pour redonner confiance aux consommateurs.Selon lui, l'allègement fiscal est incontournable, au même titre que la simplification de la réglementation, l'innovation, l'encouragement de la réussite et la promotion du développement.M.Dumont favorise des mesures énergiques pour combattre la pauvreté et l'exclusion, mais il croit que cette bataille se gagnera en créant des emplois.« Le point de départ de la pauvreté, de l'exclusion, a-t-il précisé, c'est le chômage.Quant on dit qu'au Québec le taux de chômage est à 8 % pendant qu'il est à 4 % en Ontario, ça signifie qu'ici il y a quelques centaines de milliers de personnes de plus qui se retrouvent dans l'exclusion, en dehors du processus de création de la richesse et de l'activité économique.» DENIS LESSARD QUÉBEC Ð La ministre des Finances, Pauline Marois déposera demain son premier budget, qui sera centré sur les problèmes des régions-ressources et de la pauvreté.Selon les informations obtenues par La Presse, Québec ressuscitera une idée lancée en 1996 par le sociologue Camil Bouchard, qui consiste à ajouter une allocation forfaitaire aux revenus des bénéficiaires de l'aide sociale qui réintègrent le marché du travail.À l'époque, la « supplémentation du revenu » proposée dans la réforme mise de l'avant par M.Bouchard avait été jugée trop coûteuse par Québec, qui l'estimait à 350 millions.La ministre de l'époque, Louise Harel, avait préféré accorder une prime de 500 $ aux assistés sociaux qui se trouvaient un emploi.Camil Bouchard faisait partie des spécialistes consultés jusqu'à récemment par André Boisclair, le titulaire de la Solidarité sociale.« On ne réinvente pas la roue », dit simplement un péquiste influent longtemps associé aux Finances.Pour les régions, le budget prévoira un programme d'abattements fiscaux sur cinq ans pour sept régions-ressources, dont l'Abitibi, la Gaspésie, le Saguenay et la Côte- Nord.Les entreprises qui iront établir des usines de seconde et troisième transformation dans ces régions bénéficieront de rabais fiscaux alléchants.Ces mesures seront expliquées en détail dans le budget du 29 mars.On les retrouvera sous forme d'allusions très générales dans le message inaugural qui ouvrira demain la session parlementaire à l'Assemblée nationale.Aux Finances, on n'est pas trop inquiet des perspectives économiques.Le premier ministre Bernard Landry disait encore récemment qu'il croyait que l'année 2001 serait tout de même bonne du point de vue de la croissance.Les prévisionnistes à Ottawa qui tablaient sur un solide 3,5 % de croissance pour 2001, seront forcés de revoir à la baisse leurs prévisions.Certaines institutions ont déjà ramené à 2 % leur pronostic.L'an dernier, le ministre Landry avait été plus prudent anticipant une croissance de 2,7 % en 2001.Les surplus encaissés par Québec en 2000 sont passablement plus importants que ceux évoqués dans les synthèses des opérations financières.En outre, Québec peut compter sur des rentrées supplémentaire de 1,5 milliard venant du fédéral au chapitre de la péréquation et des transferts en santé, au cours des deux prochaines années.Bien qu'aux Finances on soutienne que ces revenus étaient déjà pour l'essentiel anticipés, il n'étaient pas attendus lors de la préparation du budget de l'an passé.En 2001, on peut miser sur une marge de manoeuvre de 2 milliards croit-on, dont la moitié seulement pourrait aller en baisses d'impôts et de taxes.Soucieux de dégager une image d'un gouvernement préoccupé par la justice sociale, M.Landry voudra consacrer plus d'efforts à la lutte contre la pauvreté qu'il ne le prévoyait quand il était le titulaire des Finances.PHOTOTHÈQUE La Presse © Mario Dumont, chef de l'ADQ PHOTOTHÈQUE La Presse © La ministre des Finances, Pauline Marois Voyez triple HOTELS & RESORTS www.radisson.com 1-800-333-3333 ou communiquez avec votre agence de voyage Membre du réseau Gold Points RewardsSM www.goldpointscanada.com Nuitées gratuites, des primes en or.ADHÉREZ DÈS AUJOURD'HUI.Lors d'un premier séjour dans un hôtel et villégiature Radisson situés aux États-Unis, au Canada et aux Caraïbes, pendant la période promotionnelle du 1er janvier au 31 mars 2001, les membres se verront attribuer 2000 «Gold Points » et se qualifieront pour obtenir, en plus des 2000 «Gold Points » réguliers, 4000 «Gold Points» additionnels pour chaque séjour ultérieur.Nombre de bonis illimité.Aucun achat n'est requis pour recevoir votre carte Radisson Gold Rewards.Vous 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depuis longtemps et avait suscité beaucoup d'anxiété », a déclaré Mme Marois en procédant à la levée de la première pelletée de terre pour inaugurer les travaux.Il fallait attendre que des surplus se dégagent dans les fonds publics avant d'entreprendre la construction.Mme Marois tenait à être présente à l'inauguration du chantier même si elle n'est plus ministre de la Santé depuis 10 jours.Elle y remplaçait le ministre Rémy Trudel.« C'est un projet auquel je tenais particulièrement.Il a demandé beaucoup d'efforts.C'est essentiel pour l'avenir de la médecine pour les mères et les enfants », a-t-elle expliqué.Le projet bénéficiera d'investissements de 41 millions provenant du gouvernement québécois.Le reste provient de l'Opération Enfant Soleil et de la fondation du CHUL.Quant au stationnement, il s'autofinancera par les coûts imposés aux usagers. 3LP1001A0321 a10 mer 3LP1001A0321 ZALLCALL 67 01:00:37 03/21/01 B A 1 0 L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 2 1 MA R S 2 0 0 1 CANADA NOUVEAUÐBRUNSWICK Camille Thériault quitte le Parti libéral ANDRÉ PÉPIN MONCTON, N.B.Ð Les libéraux du Nouveau- Brunswick doivent se choisir un chef intérimaire ce matin, à la suite de la démission, hier, de l'Acadien Camille Thériault, 46 ans, qui dirigeait le parti depuis 1998.« Je prends la décision la plus difficile de ma vie.J'aime la politique.Mais vient un moment où nous devons prendre des décisions.J'en suis venu à la conclusion qu'il est impossible de rebâtir le parti sans un changement de direction », a-t-il humblement annoncé, précisant qu'il n'assisterait pas à la réunion du caucus pour choisir un chef intérimaire.« Il est impensable que je puisse diriger le parti après la défaite cuisante subie par les libéraux en 1999, sous ma direction », ajoute le chef démissionnaire, qui a été premier ministre de la province de mai 1998 à juin 1999.M.Thériault a été bouleversé par cette décision déchirante.Il y a deux semaines, fatigué, il a même dû être hospitalisé.Hier, il a livré l'un de ses meilleurs discours pour annoncer sa démission.« J'avais le rêve de bâtir avec vous un meilleur système de soins de santé.J'avais fait le rêve de relancer l'économie du Nouveau-Brunswick pour que nous puissions nous affirmer.Mais c'est sous ma direction que nous avons perdu les élections aux mains des conservateurs, en 1999 », a-til déclaré, ému.C'était tout un changement pour les libéraux puisque sous la gouverne de Frank Mc Kenna, son prédécesseur, toutes les circonscriptions ont appartenu à la machine rouge.Camille Thériault faisait partie de l'équipe Mc Kenna depuis les débuts, assurant la direction de plusieurs ministères à vocation économique.Au moment où Frank Mc Kenna a quitté le navire, en 1998, la grogne se manifestait un peu partout.Nombreux sont les observateurs qui affirment que M.Thériault paie maintenant le prix d'un grand mécontentement à l'égard de Frank Mc Kenna.Un congrès à la direction libérale se tiendra donc au cours des prochains mois et il est prévisible que les membres du parti appuieront cette fois un anglophone.Au cours des 40 dernières années, en plus de Camille Thériault qui a été premier ministre, il n'y a que Louis J.Robichaud qui, comme Acadien, a pu diriger la province durant 10 ans.L'actuel premier ministre, Bernard Lord, ne s'affiche d'ailleurs jamais comme francophone, insistant plutôt sur le fait qu'il sert les deux communautés linguistiques.M.Lord, dont le nom est prononcé partout à l'anglaise, n'aborde jamais la question acadienne, une communauté qui représente pourtant le tiers de la population de la province, soit quelque 250 000 personnes.M.Lord a salué hier le départ de Camille Thériault en ces termes : « M.Thériault a eu une carrière politique intéressante.Une tradition ici veut qu'un chef qui perde des élections ne puisse conserver la direction.Nous suivons la situation de loin.Je ne sais pas s'ils (les libéraux) vont s'organiser ou se désorganiser.» Camille Thériault, à la barre du Parti libéral, n'a pas seulement perdu les élections générales de 1999, mais il vient d'échapper deux forteresses libérales, Caraquet et Campbellton, il y a un mois à peine.Les libéraux ne détiennent plus que six des 55 circonscriptions avec le départ du chef.M.Thériault abandonne également son siège de Kent-Sud, situé juste au nord de la ville de Moncton.Le premier ministre Bernard Lord est de son côté aux prises avec de dures négociations avec ses employés du secteur public.Médecins, employés de soutien des hôpitaux, sténographes judiciaires, se retrouvent tous en arbitrage obligatoire.De récents sondages régionaux en Atlantique indiquent d'ailleurs que la popularité des conservateurs est en chute, après deux ans d'exercice du pouvoir.Photo PC © Le chef démissionnaire du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, Camille Thériault, a eu droit à une étreinte de sa fille Sophie, hier à Fredericton, après avoir annoncé en conférence de presse son retrait de la vie politique.EN BREF Les secrétaires d'État en limousine DEPUIS HUIT ANS, les secrétaires d'État devaient se déplacer en taxi ou dans leur propre voiture, ou encore demander une place à bord de la limousine d'un ministre.Désormais, ils auront leur propre limousine, avec chauffeur privé, rapportait hier le National Post.Le gouvernement fédéral vient de renverser une pratique établie de longue date, en vertu de laquelle les neuf secrétaires d'État, qui aident les ministres dans leurs tâches, n'ont pas droit à la limousine avec chauffeur.Ce changement est motivé par le fardeau de travail accru de ces ministres de second rang (juniors), explique Edison Stewart, un représentant du Conseil du Trésor.Le gouvernement se sert d'eux davantage depuis que les libéraux ont été réélus avec une majorité accrue, en novembre, a-t-il ajouté.M.Stewart n'a pas donné de précisions sur les responsabilités additionnelles des secrétaires d'État.Le député Jaffer s'excuse LE DÉPUTÉ de l'Alliance canadienne Rahim Jaffer a eu de la difficulté à retenir ses larmes lorsqu'il s'est excusé devant la Chambre des communes, hier, pour avoir menti en tentant de camoufler la bévue d'un adjoint qui s'est fait passer pour lui au cours d'une entrevue radiophonique.En effet, les mains du jeune député de 29 ans tremblaient au moment de lire une déclaration d'excuses relativement aux agissements d'un de ses adjoints, qui s'est fait passer pour lui, samedi, lors d'une entrevue téléphonique accordée à une station de radio de Vancouver.Rahim Jaffer a adressé ses excuses à ses électeurs, aux députés de la Chambre, aux collègues de son parti et à ses parents.« J'ai dit au réalisateur (de l'émission) que c'était bel et bien moi qui étais en ondes, a ajouté M.Jaffer.J'ai menti.C'était mal de la part de mon adjoint de se faire passer pour moi et c'était mal de ma part de tenter de camoufler cela.» Le député a été démis de ses fonctions de président du comité du caucus allianciste sur les petites entreprises à la suite de cet incident.Michel Pagé à la tête de la Commission canadienne du lait L'ANCIEN MINISTRE LIBÉRAL Michel Pagé a été nommé président de la Commission canadienne du lait, a-t-on annoncé récemment.Société d'État fédérale, créée en 1966, la Commission fait la promotion de la consommation du lait et assure sa qualité.Avocat de formation, M.Pagé a connu une carrière parlementaire de 20 ans chez les libéraux à Québec, jusqu'à 1993.Il a été responsable de divers portefeuilles ministériels, dont celui de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, de 1985 à 1990.Il était député de Portneuf.Son engagement en faveur des produits laitiers ne date pas d'aujourd'hui.En 1987, comme ministre, il avait interdit que la margarine prenne la même couleur que le lait.Depuis 1993, il a occupé des postes de direction dans plusieurs sociétés privées, dont Donahue, Corporation Lithos et Inter-Canadien.Ð d'après PC 3LP1101A0321 A11MERCREDI 3LP1101A0321 ZALLCALL 67 01:05:59 03/21/01 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 2 1 MA R S 2 0 0 1 C ANA D A A 1 1 Le soupçon de conflit d'intérêts pèse toujours sur Jean Chrétien, malgré l'interrogatoire du conseiller en éthique G I L L E S TOUPIN OTTAWA Ð L'interrogatoire du conseiller en éthique du gouvernement, Howard Wilson, mené par les quatre chefs des partis d'opposition à la table du Comité de l'industrie hier, n'a pas réussi à dissiper les soupçons de conflit d'intérêts qui pèsent contre le premier ministre Jean Chrétien dans l'affaire du golf de Grand-Mère et de son auberge adjacente.C'est du moins ce qu'ont affirmé Stockwell Day de l'Alliance canadienne, Gilles Duceppe du Bloc québécois, Joe Clark du Parti conservateur et Alexa Mc Donough du Nouveau Parti démocrate.Les quatre chefs s'étaient concertés pour obliger le comité de l'industrie à consacrer une trentaine de minutes à ce dossier, qui fait les manchettes depuis deux ans.Dans un climat visiblement tendu, la majorité libérale au comité a refusé en début de séance de leur accorder plus de cinq minutes chacun pour interroger M.Wilson.Le bref témoignage du conseiller en éthique a confirmé, selon l'opposition, que le premier ministre n'avait pas été payé en 1993 pour la vente de ses actions dans le golf de Grand-Mère à Jonas Prince, de la société Akimbo.M.Chrétien avait alors demandé à son avocat de négocier un arrangement avec l'acheteur.Il aurait pu aussi, a expliqué le conseiller en éthique, intenter des poursuites judiciaires, ce qu'il n'a pas fait.M.Wilson a confirmé de plus que le premier ministre était informé par son avocat après 1996 de l'évolution des négociations.« Oui, a dit Howard Wilson, et il en avait le droit.» Le problème, comme l'ont souligné hier Gilles Duceppe, Joe Clark et Stockwell Day, c'est que M.Wilson continue d'affirmer que M.Chrétien n'était plus propriétaire de ses actions après 1993.M.Wilson a répété hier qu'un règlement était intervenu en 1999 et que le terrain de golf avait été finalement acheté par Louis Michaud Investments, inc.« On a appris que M.Chrétien était impliqué directement dans les négociations, a commenté Gilles Duceppe, qu'il était au courant de la négociation en 1999.C'est donc dire que depuis 1993 il n'avait pas été payé.Une vente n'est pas finale tant qu'elle n'est pas conclue, tant qu'on n'a pas reçu l'argent.» « J'ai conclu, a affirmé M.Wilson devant le comité, que le premier ministre avait cessé d'avoir des intérêts financiers personnels dans le terrain de golf à compter de novembre 1993.» Joe Clark a relevé une contradiction fondamentale dans cette affirmation de M.Wilson.« Vous avez dit dans le passé, lui a-t-il fait valoir, que le premier ministre n'avait aucun intérêt financier dans le golf de Grand-Mère après 1993.Vous dites aujourd'hui que le premier ministre a toujours conservé le droit d'entamer des poursuites judiciaires pour obtenir son paiement au cours de la période de 1996 à 1999.Il est certain qu'un droit de poursuite pour recouvrer un paiement est un intérêt financier.» Toute cette question de l'intérêt financier de M.Chrétien dans le golf, estime l'opposition, est liée à l'Auberge Grand-Mère et aux démarches personnelles faites par le premier ministre auprès de la Banque de développement du Canada pour dégager, en 1996-1997, un prêt de 615 000 dollars destiné à Yvon Duhaime, propriétaire de l'auberge et ami de M.Chrétien.« La question qui n'a pas encore trouvé réponse, a commenté Stockwell Day à la sortie du comité, est à savoir si le premier ministre n'était pas en situation majeure de conflit d'intérêts, s'il possédait encore en 1996 les actions du golf, alors qu'au même moment il obtenait des subventions pour l'auberge adjacente, ce qui augmente bien sûr la valeur du terrain de golf.» Une faillite du terrain de golf, a ajouté Gilles Duceppe, aurait compromis les chances de M.Chrétien de toucher son argent.Le conseiller en éthique a été accusé par Joe Clark plus tard en soirée d'avoir fait un « geste lâche » lorsqu'il a déposé devant le comité de l'Industrie, alors que déjà tous les journalistes avaient quitté les lieux, une lettre des avocats du golf de Grand-Mère qui établit que les actions de M.Chrétien avaient été transférées à la société Akimbo le 1er novembre 1993.Le document, daté d'hier, rend encore plus confus tout le dossier lorsqu'il précise par ailleurs qu'en 1998 il n'y a pas de convention de propriété signée entre les actionnaires de la corporation, la société Akimbo ayant refusé de le faire.« S'ils prennent la peine de faire préparer une lettre, a lancé un Joe Clark en colère, et de la rendre publique après le témoignage de M.Wilson, cela montre qu'ils ont bien des choses à cacher.» Les partis d'opposition tentent de savoir à qui appartenaient les actions après 1996 si, comme l'affirme le premier ministre, elles ne lui appartenaient plus.« Quelqu'un possède cette information, a dit M.Day, pourquoi M.Wilson ne fait-il pas la lumière là-dessus ?» Photo CP Le conseiller en éthique du gouvernement, Howard Wilson, attendait patiemment hier de comparaître devant les quatre chefs des partis d'opposition, à la table du Comité de l'industrie.EN BREF Un prêtre québécois haut placé au Vatican UN PRÊTRE québécois de 56 ans, bien connu pour ses profondes connaissances théologiques fréquemment évoquées lors de séminaires partout au Canada, vient d'accéder à de hautes fonctions au vatican.Le père Marc Ouellet, qui reçut l'ordination à Amos en 1968, vient d'être nommé secrétaire du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité chrétienne.L'un des mandats du conseil consiste à promouvoir les relations des catholiques avec des membres d'autres religions.Ð d'après PC Soldats canadiens en Macédoine?IL EST PEU probable que des soldats canadiens soient utilisés pour tenter de mettre fin aux combats entre des rebelles albanais et des soldats du gouvernement en Macédoine, a affirmé hier le ministre fédéral des Affaires étrangères John Manley.De passage à Londres, le ministre a affirmé ne pas avoir reçu de demande de l'OTAN, pour une aide canadienne visant à stabiliser la situation à la frontière de la Macédoine et du Kosovo.Ð d'après PC Le jeu doit rester un jeu Tirage du 2001-03-20 Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.T V A, LE RÉSEAU DES TIRAGES DE LOTO-QUÉBEC Tirage du 2001-03-20 Tirage du 2001-03-20 NUMÉRO: 062215 ANGLAIS COURS AXÉS SUR LA CONVERSATION Petits groupes : 3 à 7 personnes ; admission continue COURS INTENSIFS de jour, 25 h/semaine à temps partiel et semi-intensifs matin, après-midi, soir, samedi 135 $ à 145 $ /semaine 1 à 7 fois/sem.I 195 $/30 h Mat.riel p.dagogique inclus, pas de taxes, d.ductible d Õimp.t, frais d Õinscription : 40 $ Formation en entreprise adaptée à vos besoins Cours privés : toutes les langues école de langues postmoderne accréditée par Emploi-Québec 1160, boul.St-Joseph Est, 3e étage, Mtl Laurier (514) 278-5309 www.converlang.com 3LP1201A0321 A12 Mercredi 3LP1201A0321 ZALLCALL 67 01:05:28 03/21/01 B PROCÈS AHMED RESSAM Un technicien du FBI a eu froid dans le dos Des produits chimiques volatils côtoyaient 60 kilos d'explosifs dans le coffre de la voiture de Ressam LA DESTRUCTION du liquide contenu dans deux pots d'olives trouvés dans l'auto louée par Ahmed Ressam a suffi à creuser un gros cratère et à éclairer la nuit, a déclaré hier Mark Dukshire, un technicien en explosifs du FBI, au procès du présumé terroriste.Lors de l'arrestation de Ressam à la frontière américaine, le 14 décembre 1999, les douaniers avaient découvert quelque 60 kilos d'explosifs dans le coffre de sa voiture.Un technicien a trempé un cotontige dans les deux pots d'olives de 500 millilitres achetés chez Safeway, à Vancouver, et remplis d'un liquide ambré, semblable à du miel.L'analyse a permis d'identifier du « EGDN », une substance volatile, similaire à de la nitroglycérine.Après leur saisie, les pots ont été entreposés avec les autres substances dans le sous-sol d'un bâtiment du gouvernement fédéral.Mais lorsqu'il a su ce qu'ils contenaient, M.Dukshire n'a pas voulu prendre de risques.Il les a rangés dans la remorque d'un camion spécial stationné à l'écart, sous haute surveillance, dans le parking du bâtiment.Le soir du 17 décembre, M.Dukshire et un collègue ont transporté les deux petits pots dans un champ de tir entouré d'une forêt, le King County Bomb Range, près de Seattle.Ils les ont reliés à des fils électriques, qu'ils ont entourés de tuyaux.Puis ils ont fait exploser le liquide à une bonne distance.« Il faisait noir, mais l'explosion a éclairé le ciel, a raconté M.Dukshire après avoir témoigné au procès de Ressam.Elle a creusé un cratère.Ça a eu l'effet d'une grosse pièce d'artillerie.» Selon lui, cette quantité de EGDN, amplifiée par d'autres explosifs, aurait suffi à détruire un édifice important et à tuer ou blesser plusieurs personnes.Au cours de son témoignage, le technicien a expliqué qu'un simple choc, ou changement de température, peut suffire à faire exploser ce liquide.Lorsque le procureur lui a demandé pourquoi il n'avait pas gardé les pots d'olives comme pièce à conviction, M.Dukshire a répondu qu'une quantité infime de EGDN posait un grand risque.« On n'a jamais envisagé la possibilité de retirer le liquide », a-t-il répondu.Stephane Ross, une chimiste du Bureau des alcools, du tabac et des armes à feu, a expliqué que le EGDN est utilisé comme premier explosif dans une bombe.Lorsqu'il explose, il provoque une réaction en chaîne, a-t-elle dit.Les douaniers ont ainsi trouvé du HMDT et du RDX, d'autres substances très explosives dans le coffre arrière de la voiture de Ressam À leur tour, ces produits chimiques auraient activé des dizaines de kilos d'urée, un fertilisant, et de sulfate d'aluminium, un autre produit qu'on retrouve dans les magasins de jardinage.Lundi, le gérant des achats du magasin Garden Work, à Burnaby en banlieue de Vancouver, a dit que Ressam avait acheté plusieurs boîtes de ces produits avant de prendre le ferry pour Port Angeles, près de Seattle dans l'État de Washington.La plupart des composantes des détonateurs, pour leur part, ont été achetées dans des magasins d'électronique à Montréal.Un agent a expliqué que ces détonateurs étaient presque identiques aux appareils qu'on lui avait enseigné à fabriquer à l'école du FBI.Lors de son arrestation, Ressam, assis à l'arrière d'une voiture de police, baissait la tête chaque fois qu'il voyait un douanier manipuler ses explosifs.L'un d'entre eux a déclaré au tribunal qu'il avait brassé les pots de EGDN, sans savoir ce que c'était, une manoeuvre qui aurait pu détruire tout le postefrontière de Port Angeles.Selon les procureurs, Ressam, un citoyen algérien, faisait partie d'une cellule terroriste à Montréal, dirigée à distance par le milliardaire saoudien Oussama ben Laden.Ressam et ses complices ont appris à fabriquer des bombes dans les camps de ben Laden en Afghanistan, prétend le gouvernement américain.L'objectif de Ressam était de faire exploser une grosse bombe lors des célébrations du millénaire, soutient la poursuite.La tisane du Nunavik servie à Rideau Hall ANDRÉ DUCHESNE SI, UN JOUR de chance, la gouverneure générale Adrienne Clarkson et son conjoint, le philosophe John Ralston Saul, vous invitent à prendre une tisane à Rideau Hall, leur résidence officielle à Ottawa, ce sera peut-être une des cinq saveurs qu'ils ont rapportées du Nunavik.C'est qu'à la suite d'un voyage d'une semaine terminé lundi dans le Grand Nord québécois, le couple s'est dit séduit par la fabrication et la mise en marché de produits locaux de qualité.«Avec les fonds reçus par la Convention de la Baie-James, les Inuits ont bien su gérer leurs affaires», assure Mme Clarkson au cours d'un entretien téléphonique avec La Presse.«Nous sommes très frappés par le fait que leurs produits sont de premier niveau », a indiqué de son côté M.Saul.La tournée du couple s'est arrêtée dans cinq communautés du Nunavik, un territoire de 660 000 kilomètres carrés aussi vaste que la France.Ils ont visité différentes entreprises, écoles et centres communautaires, participé à des cérémonies et se sont imprégnés du mode de vie traditionnel du peuple inuit, tel que passer une nuit dans un camp d'igloos.Les populations autochtones du Nord ont souvent été l'objet de reportages au cours des dernières années en raison de leurs nombreux problèmes socioéconomiques, incluant la pauvreté, le suicide, l'alcoolisme et l'inhalation de vapeurs d'essence chez les enfants de Davis Inlet au Labrador.Sans que cette question soit directement abordée durant ce court entretien, Mme Clarkson et M.Saul ont exprimé leurs préoccupations quant à la préservation de la culture autochtone dans cette région.Pour eux, il est important que les Inuits tirent le meilleur de leurs traditions ancestrales et des éléments de la société du Sud.Et c'est ce qu'ils réussissent à faire selon eux.«J'ai vu une femme mâcher de la peau de phoque pour fabriquer des chaussures, un geste millénaire, alors qu'elle avait un appareil photo sur les genoux», indique la gouverneure générale qui y voit une manière de vivre les deux cultures.Autre exemple, le partage communal, inscrit dans les traditions locales, se poursuit même si, aujourd'hui, les produits de la chasse et de la pêche sont conservés dans d'immenses frigos dans les villages.«Si une personne a besoin de nourriture, elle va en prendre, sans autre formalité», mentionne John Saul.Ce dernier reconnaît que la préservation des traditions, notamment chez les jeunes, n'est «pas évidente», mais lui et Mme Clarkson se réjouissent d'avoir constaté que la langue ancestrale, l'inuktituk, est encore bien vivante et que la population inuite, après un déclin au milieu du XXe siècle, est maintenant en pleine croissance.Il s'agissait de la première visite d'un gouverneur général au Nunavik depuis celle de Vincent Massey à Grande-Rivière-de-la-Baleine (maintenant Kuujjuarapik) en 1956.Photothèque CP La gouverneure générale Adrienne Clarkson.PDSF pour la nouvelle G20 2002 d'Infiniti, version De luxe.Modèle G20 2002 version Sport 5 vitesses montré pour 30 100 $.Taxes, immatriculation, assurance, transport et préparation en sus.Les concessionnaires peuvent vendre à un prix moindre.Enfin! Voici la nouvelle G20 2002 \u2014 une berline sport dont le luxe dépasse toutes les attentes : changeur CD de 6 disques, toit ouvrant, sellerie de cuir et sièges chauffants à commande électrique 8 positions côté conducteur.Côté performance, des améliorations telles une suspension arrière à bras multiples, une suspension avant indépendante et même des roues en alliage de 16 pouces et des cadrans au fini argent sur la version Sport.À partir de 29 900 $ seulement, la G20 d'Infiniti vous en donne beaucoup plus que la concurrence.Et vous en demande beaucoup moins.I N F I N I T I G20 www.infiniticanada.com ou appelez-nous au 1 800 361-4792 Faites classe à part.C'est moins cher que de faire comme tout le monde.2938606A 3LP1301A0321 3LP1301A0321 ZALLCALL 67 01:02:48 03/21/01 B LE MASTERS DE TENNIS DU CANADA Billets : (514) 790-1245 admission.com masters-series.com Les 50 meilleurs joueurs du monde prennent Montréal d'assaut ! du 28 juillet au 5 août 2001 Stade du Maurier Marat Safin Champion en titre 2943481A FIÈVRE APHTEUSE La crise s'aggrave en Grande-Bretagne Pendant ce temps, la France croise les doigts en espérant éviter le pire Agence France-Presse PARIS Ð Un mois après le début de l'épizootie de fièvre aphteuse, la Grande- Bretagne s'enfonce dans la crise, avec un nombre de foyers qui s'amplifie de jour en jour, tandis que la France croise toujours les doigts en espérant avoir évité la propagation de la maladie.En Grande-Bretagne, un total de 368 foyers d'infection étaient identifiés hier.Au total, 347 853 animaux ont été abattus ou sont sur le point de l'être pour tenter d'endiguer l'épizootie, entrée lundi dans sa cinquième semaine.La France, quant à elle, espère éviter le désastre.Un seul foyer a été détecté en Mayenne (ouest) le 12 mars.Les experts vétérinaires européens ont décidé, hier, que l'embargo sur le bétail vivant français serait levé le 28 mars, à l'exception des animaux provenant des départements de l'Orne (ouest) et de la Mayenne, si tous les tests contre la fièvre aphteuse sont négatifs jusqu'à cette date.En revanche, les mesures d'embargo contre les exportations britanniques sont maintenues jusqu'au 4 avril au moins.Le ministre français de l'Agriculture, Jean Glavany, qui avait demandé lundi aux Quinze « qu'en l'absence d'événement sanitaire nouveau », les mesures prises à l'égard de la France soient levées dès le 27 mars, a qualifié dans la soirée la décision européenne de « feu orange clignotant ».Il a réaffirmé qu'il n'y avait pour l'heure en France qu'un seul foyer de la maladie.Les exportations de bétail vivant venues de France avaient été frappées d'embargo dans l'UE pour une durée de quinze jours, ainsi que les produits à base de viande et de lait non pasteurisé provenant des deux départements français directement touchés (Mayenne et Orne).« Quand on sera arrivé à une durée de 15 jours ou un peu plus (.), si nous n'avons pas de nouveau cas, on pourra considérer que cette épizootie a été dominée et que la France est indemne de la fièvre aphteuse », a de son côté déclaré à Bruxelles le premier ministre français Lionel Jospin, à l'issue d'une rencontre avec la Commission européenne.En Grande-Bretagne, le gouvernement a fait appel à l'armée, hier, pour se débarrasser des milliers de carcasses de bétail qui s'amoncellent dans des campagnes, tandis que la politique officielle d'abattage préventif est de plus en plus contestée.L'intervention de l'armée a été qualifiée par le porte-parole des conservateurs pour l'Agriculture Tim Yeo de « réponse grossièrement inadéquate » et « tardive » face à la gravité de la situation.Le ministre britannique des Finances Gordon Brown a, de son côté, reconnu que l'économie nationale serait touchée.En Grande-Bretagne, le tourisme pâtit déjà de la crise.Les campagnes sont désertées.Selon la compagnie maritime Brittany Ferries, une trentaine de groupes scolaires français ont annulé ou reporté des voyages pédagogiques en Grande- Bretagne au départ de Roscoff (ouest).Depuis le début de la crise, de nombreux pays tiers ont imposé un embargo sur certaines exportations agricoles européennes en raison de la fièvre aphteuse.Selon le commissaire européen au commerce extérieur, Pascal Lamy, l'UE examine si certains d'entre eux n'ont pas fait preuve de « zèle sanitaire » en imposant un embargo visant notamment les importations de produits laitiers ou de céréales de toute l'Union européenne.Après la Grande-Bretagne et la France, les Pays-Bas pourraient être frappés par l'épizootie.Le ministère de l'Agriculture néerlandais a annoncé hier que plusieurs chèvres soupçonnées d'êtres porteuses du virus de la fièvre aphteuse ont été localisées et abattues dans la province de la Gueldre (est). 3LP1401A0321 A-14 MERCREDI actualit.s 3LP1401A0321 ZALLCALL 67 01:02:27 03/21/01 B PETER MUELLO Associated Press RIO DE JANEIRO Ð Menace de marée noire au large du Brésil.L'immense plateforme pétrolière qui avait été endommagée la semaine dernière par une série d'explosions meurtrières a commencé de sombrer lentement hier dans l'Atlantique Sud, avec à son bord 1,5 million de litres de pétrole brut et de gasoil, a annoncé la compagnie Petrobras.La compagnie pétrolière publique brésilienne a engagé une course contre la montre pour tenter d'empêcher le pétrole de se répandre dans l'océan.Cette plateforme, située à 120 km des côtes brésiliennes et à moins de 200 km au nordest de Rio, est considérée comme la plus grande au monde.Les puits de forage de pétrole et de gaz avaient été fermés avant l'évacuation de la plateforme, et le danger actuel concerne donc le pétrole stocké à bord, a précisé Henri Philippe Reichstul, directeur général de Petrobras.La compagnie avait déjà dépêché 13 navires aux abords de la structure pour installer des barrages flottants destinés à contenir une éventuelle marée noire.Haute comme un immeuble de 40 étages, la structure de forage a été ravagée jeudi dernier par des explosions et par un incendie qui ont fait au moins deux morts.Huit autres employés, portés disparus, sont présumés morts.L'explosion avait détruit l'un des piliers de soutien, ce qui avait provoqué l'inclinaison de la plateforme de 30 degrés.Au départ, la structure s'était enfoncée d'environ un mètre avant de se stabiliser, donnant l'espoir à Petrobras de pouvoir la sauver en la redressant.Mais, les tentatives menées ces derniers jours pour la maintenir à flots avaient été vaines, malgré les efforts des plongeurs, des ingénieurs et des spécialistes venus de l'étranger qui avaient injecté de l'azote dans les compartiments inondés.Une mer grosse et des rafales de vent ont gêné ces efforts.Selon Petrobras, la plateforme a « basculé soudainement » hier matin et les ouvriers ont abandonné leur tentative de la sauver.Chaque jour, cette plateforme pompait 83 000 barils de brut et traitait 1,3 million de mètres cubes de gaz.Petrobras avait l'intention d'augmenter sa production à 180 000 barils par jour.La compagnie est dans le collimateur de ses syndicats, qui mettent en cause les lourdeurs et inefficacités de cette entreprise publique ainsi que des normes de sécurité jugées par eux peu rigoureuses.Petrobras a fait cinq milliards dedollars de bénéfices l'année dernière, mais elle a également considérablement réduit son nombre d'employés et embauché des soustraitants privés manquant d'expérience, ce qui multiplie les risques, selon les syndicats.Photo REUTERS Cette photo de la plateforme P-36 qui gîte dangereusement est l'une des dernières à avoir été prises hier avant qu'elle ne sombre en quelques minutes, rendant vaines toutes les manoeuvres de renflouement tentées depuis l'explosion de jeudi dernier.Rappelons que la plateforme, fabriquée en Italie en 1994 et baptisée «Spirit of Columbus», avait été modifiée et agrandie au Québec en 1999 par la société Davie avant sa mise en activité au Brésil en février 2000.La plateforme géante sombre malgré tout Alerte à la marée noire sur la côte brésilienne Davie met ses drapeaux en berne Presse Canadienne QUÉBEC Ð Les Industries Davie ont mis leurs drapeaux en berne, hier matin, quelques minutes après avoir appris que la plateforme Petrobras 36 avait sombré dans les eaux de l'océan Atlantique, au large du Brésil.« Nous sommes tristes pour les gens qui étaient à bord, tristes pour ceux qui y gagnaient leur vie, et tristes pour les familles de ceux qui y ont laissé leur vie », a indiqué M.Dave Christopher, directeur Marketing et Ventes aux Industries Davie.Un geste approprié selon cet exmilitaire.À l'époque, lorsque la plateforme était restaurée dans le port de Québec, Dave Christopher était directeur des opérations, essais et qualité, sur cette plateforme qui portait alors le nom de Spirit of Columbus.« Il s'agissait d'un bijou pour le Brésil et aussi pour le chantier.Nous avons travaillé pendant deux ans et demi sur ce chantier et nous suivons, depuis son départ, ce qui se passe sur cette plateforme.C'est une partie de nous qui vient de sombrer », a-t-il mentionné.La qualité des travaux effectués par les travailleurs des Industries Davie aurait même permis, selon M.Christopher, de tenir six ou sept jours de plus, en mer, avant de sombrer définitivement.« C'est ce que les gens de Petrobras nous ont dit.Ils n'ont absolument rien à nous reprocher », a-t-il assuré.La plus grande de ce type au monde Agence France-Presse RIO DE JANEIRO Ð La plateforme P-36 du champ pétrolifère de Roncador, dans le bassin de Campos (littoral nord de l'État de Rio), qui a coulé hier après avoir été sérieusement endommagée par plusieurs explosions jeudi, était la plus grande de ce type au monde.Fabriquée en Italie en 1994 et baptisée « Spirit of Columbus », elle avait été modifiée et agrandie au Québec en 1999 avant sa mise en opération au Brésil en février 2000.Plateforme flottante gigantesque de 120 mètres de haut (équivalent à un immeuble de 40 étages), 100 mètres de large et d'un poids de 33 000 tonnes, la P-36 produisait 84 000 barils par jour de pétrole (pour une capacité de 180 000 barils / jour) et 1,3 million de mètres cubes de gaz, selon Petrobras.Quelque 175 personnes travaillaient sur la plateforme qui exploitait un puits de 1855 mètres.Le gigantesque gisement de Roncador, dont les réserves sont estimées à 2 milliards de barils de brut, se trouve dans le bassin de Campos situé à 274 km au nord de Rio et à 150 km de la côte.Du bassin de Campos est extrait plus de 60 % du pétrole produit au Brésil.Le Bassin de Campos comprend 36 champs pétrolifères dont celui de Roncador.Petrobras a annoncé en décembre dernier une production record de 1,5 million de barils de brut par jour.La moyenne est de 1,3 million de barils / jour et de 40 000 mètres cubes de gaz / jour.JOURNÉE MONDIALE DE L'EAU Pas de santé sans «or bleu» Associated Press PARIS Ð La Journée mondiale de l'eau, demain, est consacrée cette année à la santé, tant il est vrai que « l'or bleu », l'une des ressources les plus précieuses et les plus menacées de la planète, joue un rôle crucial dans le développement physique et économique des populations.C'est logiquement l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui est chargée d'organiser cette manifestation, née en 1992 à Rio de Janeiro de la conférence des Nations unies sur l'environnement et le développement (CNUED).De nombreuses opérations sont prévues dans le monde, comme par exemple la Fête de l'eau à Salins, en Seine- et-Marne (France), la Journée nationale scientifique et technique en Algérie ou l'inauguration d'une station de traitement d'eau potable au Rwanda.Après le sommet de Paris en 1998 et celui de La Haye (Pays-Bas) en 2000, d'autres sommets de l'eau sont prévus, à Bonn en décembre prochain et à Johannesburg en juin 2002 pour faire le bilan de dix ans de politique mondiale de l'eau.L'eau est un acteur incontournable de la santé.Plus de deux millions de personnes, pour la plupart des enfants, meurent chaque année de maladies diarrhéiques liées à l'approvisionnement insuffisant en eau et au manque d'hygiène, et un million de personnes sont victimes du paludisme, précise l'OMS.Il faut 2,5 litres d'eau par personne et par jour pour satisfaire les exigences strictement métaboliques, selon Plan international-France, association humanitaire pour les enfants.L'amélioration de la qualité de l'eau, de l'assainissement et de l'hygiène personnelle permet de réduire considérablement la propagation de ces maladies et de plusieurs autres associées à l'eau.Or la prévention de la maladie contribue à la réduction de la pauvreté.On constate que, parmi les 1,1 milliard d'individus qui n'ont pas accès à des sources d'eau et les 2,4 milliards d'autres qui n'ont pas d'assainissement adéquat, se trouvent les personnes les plus pauvres de la planète et certaines de celles qui sont en plus mauvaise santé.En outre, l'eau est fragile, sensible au climat, à l'aménagement du territoire, à l'état des installation de distribution ou aux rejets industriels, urbains ou agricoles.Pour la Commission mondiale de l'eau pour le XXIe siècle, c'est « la rareté de l'eau et non celle de la terre qui constituera le frein majeur de la croissance de la production agricole dans les pays pauvres.» Elle recommande donc de fixer une tarification de l'eau et d'appliquer le principe pollueur-payeur.Le problème numéro un du prochain quart de siècle La Banque mondiale estime quant à elle que « l'eau sera le problème numéro un dans le prochain quart de siècle ».Si aujourd'hui 450 millions de personnes dans 29 pays souffrent de manque d'eau, ce chiffre risque de grimper à 2,5 milliards en 2050.Une rationalisation du pompage s'impose car « prélever en excès, là est le mal », estimait l'an dernier le vice-président de cette institution, Ismail Serageldin, dans un entretien à l'Associated Press.Le dessalage de l'eau de mer, qui représente 97,5 % de la ressource du globe, reste cher mais peut être développé.On pourrait aussi rechercher de nouvelles techniques de collecte de l'eau de pluie, recycler les eaux usées de manière plus efficace et abordable ou rechercher les moyens d'alimenter les nappes phréatiques.Tout cela nécessite une « modification des comportements du public et la volonté politique de faire de la gestion de l'eau une priorité pour l'avenir », selon M.Serageldin.La Journée mondiale de l'eau sur Internet : http://www.worldwaterday.org 3LP1501A0321 A-15 MERCREDI MONDE 3LP1501A0321 ZALLCALL 67 01:01:15 03/21/01 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 2 1 MA R S 2 0 0 1 MOND E A 1 5 LE MASTERS DE TENNIS DU CANADA du 28 juillet au 5 août 2001 Stade du Maurier Andre Agassi Les 50 meilleurs joueurs du monde prennent Montréal d'assaut ! Billets : (514) 790-1245 admission.com masters-series.com 2943477A Washington désapprouve l'extension d'une colonie juive dans Jérusalem-Est d'après AFP et AP WASHINGTON Ð Les États-Unis ont critiqué hier la construction de nouveaux logements dans la colonie juive de Har Homa à Jérusalem-Est, affirmant que cela ne contribuait pas à apaiser la tension avec les Palestiniens.C'est le maire israélien de Jérusalem, Ehud Olmert, du Likoud du premier ministre Ariel Sharon, qui a donné le feu vert aux travaux d'agrandissement de la colonie, dont l'implantation dans Jérusalem- Est occupé a été dénoncée par les Palestiniens.« La confrontation sous ses différentes formes se poursuivra entre les Palestiniens et Israël tant que la colonisation existera, à Jérusalem surtout », a déclaré le ministre de l'Information Yasser Abed Rabbo.Sharon se trouvait hier en visite officielle à Washington, où il a rencontré le président américain George W.Bush.« Nous ne pensons pas que la poursuite d'activités de construction comme celle-ci contribuent à la paix et à la stabilité », a dit le porte-parole du secrétariat d'État.À New York entre-temps, les pays nonalignés siégeant au Conseil de sécurité de l'ONU ont présenté hier un projet de résolution demandant l'envoi d'observateurs militaires de l'ONU dans les territoires palestiniens pour protéger la population civile.Ce projet invoque la « détermination (du conseil) à établir une Force d'observateurs militaires et de police de l'ONU devant être déployée dans les territoires occupés par Israël depuis 1967 ».Cette force devrait « contribuer » à « faire cesser les violences et à accroître la sécurité des civils palestiniens », l'Intifada ayant fait 440 morts depuis fin septembre, pour l'essentiel des Palestiniens tués par les forces israéliennes.Le projet a été présenté par le Bangladesh, la Colombie, la Jamaïque, le Mali, Maurice, Singapour et la Tunisie.Les diplomates soulignent que ce texte n'a aucune chance d'être adopté en l'état en raison de la ferme opposition d'Israël à toute présence d'une force internationale.Les États-Unis ont menacé en décembre de mettre leur veto à une proposition similaire faite par les Palestiniens.Sharon est attendu ce matin à l'ONU pour des entretiens avec le secrétaire général Kofi Annan.Sur le terrain, au moins sept civils palestiniens et deux soldats israéliens ont été blessés dans des affrontements dans la bande de Gaza et en Cisjordanie dans la nuit de lundi, malgré la reprise des contacts entre les services de sécurité.La flambée de violence qui a duré jusqu'aux premières heures hier matin a inclus les plus graves attaques contre des cibles israéliennes depuis l'entrée en fonction d'Ariel Sharon.Durant la journée d'hier, au moins un Israélien et trois Palestiniens, dont un enfant de 13 ans, étaient blessés dans des incidents séparés.MACÉDOINE Offensive contre la rébellion albanaise Associated Press TETOVO, Macédoine Ð L'armée et la police macédoniennes, épaulées par des unités spéciales antiterroristes, ont lancé hier une contre-offensive contre la rébellion albanaise retranchée sur les hauteurs de Tetovo, l'artillerie pilonnant ses positions au-dessus de la deuxième ville du pays.« Nous utilisons tous les moyens disponibles », a déclaré le porte-parole militaire Blagoje Markovski.C'est la première fois que l'armée participe directement aux opérations depuis l'entrée en scène de la guérilla albanomacédonienne il y a un mois.Des rumeurs couraient sur le fait que le gouvernement de Skopje hésitait à engager l'armée en raison de la fidélité douteuse des soldats albanophones.Peu après le début de l'offensive, l'armée macédonienne a lancé un ultimatum aux insurgés, exigeant que les « terroristes » cessent le feu avant mardi et se rendent ou quittent la Macédoine.L'armée s'est engagée de son côté à s'abstenir d'opérations « offensives » avant demain mais s'est réservé le droit de répondre aux attaques, selon un communiqué lu à la télévision nationale.La majorité de la population de la Macédoine, pays d'environ deux millions d'habitants, est slave mais une importante minorité albanaise représentant au moins le quart de la population vit dans le nordouest du pays, dans une région voisine de l'Albanie et du Kosovo.Photo AFP Des maisons brûlent dans les montagnes au-dessus de Tetovo où les forces armées macédoniennes ont contre-attaqué les rebelles albanais de l'UCK.2943614A Caisses occultes de la CDU : Berlin veut tirer l'affaire au clair Agence France-Presse BERLIN Ð En se constituant partie civile dans les enquêtes en cours sur l'affaire Leuna, le gouvernement allemand espère avoir accès à un dossier qui alimente des soupçons tenaces de financement illégal du Parti conservateur CDU de l'ancien chancelier Helmut Kohl.Le ministère des Finances a confirmé hier avoir déposé des demandes en ce sens auprès des justices française, suisse et allemande qui, chacune de leur côté, mènent des investigations sur différents volets liés à la vente controversée au groupe Elf de la raffinerie est-allemande de Leuna en 1992.Le ministère des Finances « a déposé une demande d'autorisation de constitution de partie civile et demandé l'accès au dossier », a indiqué une porte-parole du ministère.« Il convient d'examiner si le gouvernement fédéral allemand a subi un préjudice lors de la vente », compte tenu des importantes commissions présumées qui auraient été versées, a-t-elle dit.Les trois juges d'instruction français qui enquêtent à ce sujet soupçonnent Elf d'avoir versé 60 millions $ CAN de pots-de-vin pour enlever le marché de la raffinerie et de son réseau de stations-service Minol.À Genève, le juge Paul Perraudin enquête lui aussi sur Leuna dans le cadre du volet suisse de l'affaire Elf.En Allemagne, une instruction est menée au parquet de Sarrebrueck sur un dossier de « blanchiment » d'argent au centre duquel se trouve l'homme d'affaires allemand Dieter Holzer, intermédiaire dans le rachat de Leuna par Elf.Les magistrats soupçonnent que des commissions versées par Elf ont pu atterrir dans les caisses de l'Union chrétienne-démocrate (CDU).Faute d'éléments suffisants, aucune information judiciaire n'a encore été ouverte en Allemagne sur un éventuel financement illégal du parti conservateur grâce aux largesses d'Elf.Mais les soupçons sont persistants.Ils font partie intégrante des travaux d'une commission d'enquête parlementaire créée pour tenter de faire la lumière sur les caisses noires de la CDU, un scandale qui a éclaté à la fin de l'année 1999. 3LP1601A0321 A-16 MERCREDI MONDE 3LP1601A0321 ZALLCALL 67 01:03:01 03/21/01 B A16 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 2 1 MARS 2001 MONDE Fox prêt à lâcher du lest pour amadouer Marcos Le président mexicain invite le chef zapatiste au dialogue avant son retour au Chiapas d'après AFP et AP MEXICO Ð La décision du sous-commandant Marcos de quitter précipitamment Mexico a provoqué de nombreuses craintes dans la mesure où ce coup d'éclat inattendu du chef de la guérilla zapatiste témoigne d'un durcissement propre à compliquer un règlement au Chiapas.Marcos a annoncé lundi qu'il rentrait au Chiapas dès vendredi, sans attendre une réponse définitive à son exigence d'intervenir devant le Congrès (Parlement) mexicain pour y défendre une loi en faveur des Indiens actuellement en discussion.Après son arrivée triomphale à Mexico il y a 10 jours, Marcos avait dit qu'il resterait dans la capitale jusqu'à ce que la loi, soumise en décembre par le président Vicente Fox, soit approuvée.Vingt-quatre heures à peine après la décision inattendue du chef de la guérilla, le président Fox a fait une ultime tentative pour le convaincre de reprendre le dialogue et l'a invité de nouveau à un tête-à-tête au Palais présidentiel.« Il est encore temps de ramener la paix au Chiapas.Le président du Mexique fera tout son possible pour que la paix soit une réalité », a dit Fox dans une déclaration transmise par les radios et télévisions du pays.« Nous voulons tous la paix, nous voulons tous que la paix soit une réalité », a ajouté le chef de l'État.Fox a annoncé la fermeture prochaine des trois derniers camps militaires encore en activité au Chiapas et la libération de tous les prisonniers zapatistes, répondant aux conditions posées par Marcos pour reprendre avec les autorités des négociations interrompues depuis septembre 1996.« Là où il y avait des armes, il y aura des coeurs et la volonté de promouvoir la dignité de nos frères et soeurs indigènes », a déclaré Fox.Son invitation à Marcos pourrait poser un problème d'emploi du temps au chef de l'État, qui doit normalement se rendre en Californie demain jusqu'à vendredi matin, alors que les 24 chefs zapatistes comptent quitter vendredi la capitale mexicaine.« Je propose que nous entamions un dialogue qui conduira à l'approbattion de la loi sur les droits indiens et à la promotion dans tout le pays d'un programme ambitieux de développement humain pour les 10 millions de frères et soeurs indigènes », a ajouté Fox.Le sous-commandant Marcos n'a pas fourni de réponse à l'offre du président lors d'une apparition en public dans une université.Mais le commandant Tacho a estimé, sans préciser s'il faisait référence aux derniers propos du chef de l'État, que les messages du président aux rebelles n'étaient « que des mots ».Le départ de Marcos « est un motif de préoccupation.Il représente un pas en arrière dans le processus de paix et pourrait signifier un durcissement des zapatistes », a estimé à la radio le sénateur Demetrio Sodi, du Parti de la révolution démocratique (PRD, centre-gauche).Marcos a expliqué son geste en déclarant que « les zapatistes ont attendu avec patience que le Congrès accepte un dialogue digne et respectueux ».La réponse a été « indigne et irrespectueuse », a dit le guérillero masqué dans une allusion à une proposition des parlementaires de rencontrer un groupe réduit de députés et sénateurs pour discuter de la loi en faveur des Indiens.La décision du chef de la guérilla a d'autant plus surpris qu'il a reçu à Mexico des marques de sympathie, surtout de la part d'intellectuels étrangers.Avant de rentrer dans son « bastion » de La Realidad, village perdu dans la forêt Lacandone, Marcos participera demain à un meeting face au Parlement.Photo AFP Vicente Fox a tendu hier une perche aux zapatistes pour renouer le dialogue.EXPRESS INTERNATIONAL Irak 5000 ans d'écriture LE VICE-PREMIER ministre Tarek Aziz a inauguré hier à Bagdad une conférence internationale célébrant les 5000 ans de l'invention en Irak de l'écriture cunéiforme, en présence de 137 experts.Dans une allocution, Aziz a souligné que « la tenue d'une telle conférence à Bagdad en de pareilles circonstances revêt une importance particulière », en référence à l'embargo imposé à son pays depuis plus de 10 ans et aux raids aériens américano-britanniques quasi quotidiens contre l'Irak.Ð d'après AFP Liban Hezbollah et Chebaa LE PREMIER MINISTRE Rafic Hariri a affirmé que la guérilla islamiste du Hezbollah déposera les armes lorsque Israël aura rendu au Liban les fermes de Chebaa, rapporte la revue britannique Jane's Defence Weekly paraissant aujourd'hui.« Quand les forces israéliennes se retireront de tout le Liban-Sud, les guérilleros du Hezbollah désarmeront et les armes iront aux autorités libanaises », a assuré le premier ministre dans une interview à l'hebdomadaire.Ð d'après AFP Espagne Attentat basque UN CONSEILLER municipal socialiste a été abattu hier à Lasarte, au Pays basque, lors d'un attentat attribué par les autorités espagnoles à l'organisation indépendantiste basque ETA.Froilan Elespe Inciarte, 54 ans, premier adjoint au maire de Lasarte, a été tué d'au moins une balle dans la tête, à 14h40, alors qu'il se trouvait dans un café du centre de Lasarte, à huit kilomètres au sud de Saint-Sébastien, a indiqué le ministère régional de l'Intérieur.Il est la sixième victime de l'ETA depuis le début de l'année et le quatrième responsable socialiste tué depuis la rupture, en décembre 1999, d'une trêve de 14 mois de l'ETA.Depuis cette date, l'ETA a tué 29 personnes.Ð d'après AFP ONU Annan à nouveau ?LE SECRÉTAIRE général de l'ONU Kofi Annan doit annoncer demain sa décision de briguer ou non un second mandat de cinq ans, a annoncé hier l'ONU.Le porte-parole Fred Eckhard a indiqué que Annan tiendrait une conférence de presse au cours de laquelle tous les sujets seraient abordés.Jeudi dernier, le groupe africain à l'ONU, qui réunit les 53 pays du continent, avait appelé Annan à se présenter et s'était engagé à le soutenir.Ð d'après AFP Iran Le suspense Khatami L'IRAN EST entré dans une ère de suspense sans précédent, après le discours du président réformateur Mohammad Khatami laissant planer le doute sur sa candidature à la présidentielle du 8 juin.Dans un court message télévisé à l'occasion du Nouvel An iranien, le « Norouz », Khatami, que ses amis pressent de se présenter pour un second mandat, a prononcé des mots graves et inhabituels, qui permettent d'envisager plusieurs scénarios, dont celui de sa non-participation au scrutin.« L'ère des responsabilités et hautes fonctions n'est pas éternelle », a-t-il dit, évoquant « la lourdeur et les difficultés » de sa tâche.« Seul le peuple demeure », a-t-il ajouté.Ð d'après AFP Photo AFP Ruée vers le parlement indonésien Plus de 600 partisans du président indonésien Abdurrahman Wahid ont manifesté hier à Jakarta et promis de « mourir pour défendre » le chef de l'État, menacé de destitution.Les manifestants, venus du centre et de l'est de l'île de Java, place forte des partisans de Wahid, ont afflué dans l'enceinte extérieure du parlement, gardée par 400 policiers anti-émeutes, après avoir forcé un barrage de barbelés.HAÏTI Escalade des violences contre l'opposition d'après AFP PORT-AU-PRINCE Ð Escalade des partisans du président Jean Bertrand Aristide contre l'opposition, hier à Port-au-Prince : des militants se réclamant d'organisations populaires (OP) proches du parti Fanmi Lavalas au pouvoir ont attaqué à coups de pierres et de cocktails Molotov le siège de la Convergence démocratique (CD) et la résidence de son « président provisoire », Gérard Gourgue.Me Gourgue a vivement condamné l'inaction de la police et les violences commises par des partisans du pouvoir contre le siège de l'opposition et contre sa résidence.Dans un message diffusé à la radio, Me Gourgue, un ancien avocat défenseur des droits de l'homme et professeur, a estimé que « la démocratie et l'État de droit sont loin d'exister en Haïti ».Il a lancé « un appel urgent à tous les pays amis d'Haïti » pour qu'ils aident à rétablir la démocratie dans le pays.Selon des journalistes sur place, un membre de l'opposition a été blessé par balle.La police est intervenue et a rétabli le calme.La première attaque a eu lieu en fin de matinée près du Pont Morin contre le siège de l'Organisation du peuple en lutte (OPL, opposition gauche), qui sert aussi de siège à la CD, regroupement des principales formations de l'opposition.Elle a été menée à coups de pierres et de bouteilles incendiaires artisanales par plusieurs centaines de membres d'OP.Des coups de feu ont été entendus.Selon le porte-parole de l'OPL, Sauveur Pierre Etienne, ces tirs d'armes automatiques provenaient du local voisin des Télécommunications d'Haïti.Un membre de l'OPL, Clotaire Jean- Baptiste, a été blessé à la poitrine par ces tirs, a indiqué Sauveur Pierre Etienne, qui a vivement déploré l'absence de la police lors de l'attaque.Après l'attaque, des unités anti-émeute ont pris position devant le siège de l'OPL.Peu après, quelques dizaines de manifestants ont attaqué à coup de pierres et en tirant des coups de feu Ð selon la fille de Gérard Gourgue Ð la résidence du chef de file de l'opposition.La maison, au centre de Port-au-Prince, abrite aussi « l'Institution Gérard-Gourgue », une école dont le responsable politique est le directeur fondateur.« Me Gourgue n'était pas dans la maison au moment de l'attaque et se trouve en lieu sûr », a précisé sa fille à Radio- Métropole, une station privée de la capitale.Me Gourgue, dont les OP demandent depuis 48 heures l'arrestation ainsi que celles de ses adjoints en paralysant Portau- Prince au moyen de barricades et de jets de pierres contre les automobiles, est menacé d'arrestation par un communiqué gouvernemental publié hier par les ministères de la Justice et de l'Intérieur.« Des manifestations populaires se produisent un peu partout à travers la capitale et dans les villes de province », affirme ce communiqué commun, qui ajoute : « La clameur publique dénonce le comportement du citoyen Gérard Gourgue qui s'est fait proclamer président provisoire de la république.» REPÈRES / BULGARIE Satisfecit américain VESSELA SERGUEVA Agence France-Presse La Bulgarie, ex-alliée de l'Union soviétique, a gagné les faveurs des États-Unis en demandant l'expulsion de trois diplomates russes accusés d'espionnage, alors que Moscou menace Sofia d'une détérioration des relations bilatérales.Premier directeur du FBI à se rendre en Bulgarie, Louis Freeh a félicité hier les autorités bulgares pour leur « réaction rapide » dans cette affaire.« Il y a des pays qui cherchent toujours à saper nos démocraties par des activités d'espionnage, malgré la fin de la guerre froide », a-t-il déclaré.Vendredi, la Bulgarie a invité trois diplomates russes soupçonnés d'espionnage à quitter le pays.« On ne peut pas permettre à des individus, s'ils travaillent sous le couvert diplomatique ou autre, de mener de telles activités et ils doivent être écartés du pays.C'est l'action opportune que chaque pays démocratique prend pour se protéger.Et j'applaudis évidemment le premier ministre pour sa réaction rapide à cet égard », a déclaré Freeh.« L'intérêt national bulgare a évidemment été menacé et il y a des preuves », a déclaré le porte-parole du ministère bulgare des Affaires étrangères, Radko Vlaïkov.Il a notamment évoqué le cas du Bulgare Yani Yanev, ancien chef adjoint du bureau des analyses du service de renseignement militaire, arrêté le 6 mars devant l'ambassade de Russie alors qu'il portait des documents secrets.Lundi, la Russie a invité en retour trois diplomates bulgares à quitter le pays.Son ambassade à Sofia a prévenu que l'expulsion des diplomates russes aura « un impact très sérieux sur le développement des relations bilatérales ».Cette action est engagée, selon Moscou, sur le fond d'une « campagne antirusse enragée, provoquée par une manie de l'espionnage » en Bulgarie.Le ministère russe des Affaires étrangères a souligné que « le règlement de problèmes momentanés de conjoncture politique ne doit pas aller à l'encontre des intérêts nationaux » de la Bulgarie.Il faisait référence aux efforts actuels d'adhésion bulgare à l'OTAN, susceptibles de ternir les relations avec Moscou.Vlaïkov a reproché hier au ministère des Affaires étrangères russe « une tentative d'ingérence directe dans les affaires intérieures d'un État souverain ».« Les intérêts nationaux de la République de Bulgarie sont formulés au cours des dernières années de façon souveraine par les institutions d'État bulgares », a-t-il souligné.La ministre bulgare des Affaires étrangères Nadejda Mikhaïlova a déclaré lundi que son pays était prêt « à payer le prix de sa dignité et de sa souveraineté ».La Bulgarie, qui était l'allié le plus fidèle de Moscou au temps du communisme, dépend presque entièrement de la Russie en matière d'importations de gaz et de pétrole.La Bulgarie et l'OTAN doivent signer, aujourd'hui à Bruxelles, un accord qui permettra « le passage et le séjour provisoire de forces de l'OTAN sur le territoire bulgare » sans demander chaque fois l'autorisation au Parlement comme c'est le cas actuellement.Louis Freeh a estimé que le rapprochement de la Bulgarie à l'OTAN est « un nouvel exemple de l'importance émergeante de ce pays stratégique situé dans une région aussi importante ».« Nous considérons la Bulgarie comme un oasis de la stabilité », a-t-il souligné, annonçant qu'un bureau du FBI serait ouvert à Sofia dès que le Congrès américain aurait donné son aval.Pendant la guerre au Kosovo, la Bulgarie a ouvert son espace aérien à l'OTAN, alors que l'opinion publique était en faveur d'une neutralité. 3LP1701A0321 A-17 MERCREDI MONDE 3LP1701A0321 ZALLCALL 67 00:57:16 03/21/01 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 2 1 MA R S 2 0 0 1 MOND E A 1 7 Bénin: Amoussou «se sacrifie» pour le second tour d'après AFP COTONOU Ð Le second tour de l'élection présidentielle au Bénin, maintenu au jeudi 22 mars, opposera finalement, après des forfaits en série, le président sortant Mathieu Kérékou à l'un de ses ministres, Bruno Amoussou qui, au lendemain du premier tour, avait appelé à voter pour.le général Kérékou.« Je ne veux pas participer à la désorganisation du pays ni à la ruine de son image à l'extérieur », a déclaré à son siège de campagne, à Cotonou, le ministre d'État (premier ministre de fait), « repêché » in extremis par la CENA (Commission électorale nationale autonome) pour pallier à des désistements en série.Président du Parti social démocrate (PSD) et arrivé quatrième au premier tour le 4 mars avec 8,59 % des voix, Amoussou arrive dans la course au Palais de la Marina, siège de la présidence, après les désistements successifs de l'ancien président Nicéphore Soglo et du président du Parlement, Adrien Houngbédji.Houngbédji, arrivé troisième au premier tour, avait été désigné par la Cour constitutionnelle pour remplacer Soglo, deuxième derrière Kérékou, qui avait lui-même refusé de participer au second tour en dénonçant des irrégularités et des fraudes.Amoussou a dénoncé ces désistements.« Le démocrate se reconnaît en sa capacité à respecter les textes ; agir autrement, c'est ouvrir la porte à toutes les aventures », a-t-il lancé.Plus tôt dans la journée, Charles Djkrèpo, président de la CENA, avait annoncé : « Le scrutin est maintenu au jeudi 22 mars.Tout sera prêt pour jeudi matin 7 h, pour le début du scrutin.» Mais peu après, neuf membres d'opposition de la CENA remettaient leur démission pour dénoncer les conditions d'organisation du second tour de la présidentielle, selon un communiqué.Réservez par Internet en peu de temps : www.aircanada.ca Faites votre réservation en communiquant avec votre agent de voyages ou Air Canada au : 1 888 247-2262 ATS : 1 800 361-8071 Afin de faciliter le processus de réservation, le paiement doit être effectué au moment de la réservation.2En collaboration avec le membre du réseau Star AllianceMC SAS.4En collaboration avec Alitalia.5En collaboration avec Eva Airways.Sauf avis contraire, les vols peuvent être assurés sur des appareils d'Air Canada ou d'Air Canada Regional inc.(faisant affaire sous le nom de Air Alliance, Air Nova, Air BC, Air Ontario, des lignes aériennes Canadien Régional).Tarifs en vigueur au moment de la publication.Applicables aux nouvelles réservations seulement.Les tarifs sont sous réserve de l'approbation du gouvernement.Les taxes, les redevances de navigation de NAV CANADA et les frais d'aéroport ne sont pas inclus.Les billets doivent être achetés au plus tard le 3 avril 2001 (à l'exception de Manchester et Albany, 15 avril 2001).Achat sept jours à l'avance pour les destinations canadiennes et internationales.Achat quatorze jours à l'avance pour les destinations américaines (à l'exception de Manchester et Albany, achat sept jours à l'avance).Destinations canadiennes et américaines : les voyages doivent prendre fin au plus tard le 15 juin 2001 (à l'exception de Manchester et Albany, 9 juillet 2001).Destinations internationales : la dernière date de départ est le 15 juin 2001 (sauf avis contraire).Les billets sont totalement non remboursables.Le nombre de places est limité et fonction de la disponibilité.Des restrictions quant aux jours et aux heures peuvent s'appliquer.Les tarifs peuvent différer selon les dates de départ et de retour.Séjour minimal et maximal, d'autres conditions s'appliquent.Le printemps est dans l'air Payez moins pour bien plus : présélection de places, divertissement gratuit, rangement spacieux pour bagages et, bien sûr, des milles AéroplanMD.Les petits prix printaniers d'Air Canada BARBADE $589$ 17 AVRIL - 15 JUIN 2001 PARIS $589$ 28 MARS - 7 JUIN 2001 LONDRES $599$ 28 MARS - 29 AVRIL 2001 ROME4 MILAN4 $659$ 28 MARS - 24 MAI 2001 ZURICH $659$ 28 MARS - 5 AVRIL 2001 24 AVRIL - 17 MAI 2001 COPENHAGUE STOCKHOLM2/OSLO2 $679$ 28 MARS - 12 AVRIL 2001 SÃO PAULO BUENOS AIRES $1099$ 28 MARS - 5 AVRIL 2001 24 AVRIL - 17 MAI 2001 TOKYO $1099$ BEIJING/SHANGHAI TAIPEI5 $1359$ TAIPEI SEULEMENT: 28 MARS - 11 MAI 2001 SYDNEY $1599$ ÉTATS-UNIS BOSTON/HARTFORD PORTLAND, ME $219$ NEW YORK NEWARK $229$ PHILADELPHIE PITTSBURGH $229$ WASHINGTON, DC BALTIMORE $239$ CHICAGO/MILWAUKEE FORT WAYNE $279$ MANCHESTER, NH ALBANY, NY $289$ 9 AVRIL - 9 JUILLET 2001 MIAMI $329$ HOUSTON DALLAS-FORT WORTH $429$ LAS VEGAS $429$ LOS ANGELES SAN FRANCISCO $459$ INTERNATIONAL: LA DERNIÈRE DATE DE DÉPART EST LE 15 JUIN 2001, SAUF AVIS CONTRAIRE.TORONTO $168$ HALIFAX $178$ THUNDER BAY $229$ WINNIPEG $339$ ST.JOHN'S (T.-N.) $359$ CALGARY $409$ VANCOUVER $419$ REGINA $459$ SASKATOON $459$ VICTORIA $459$ CANADA Montréal aller-retour, à partir des tarifs suivants : Réservez maintenant, notre solde prend fin le 3 avril 2001.BERLIN $539$ 28 MARS - 5 AVRIL 2001 24 AVRIL - 17 MAI 2001 FRANCFORT $539$ 28 MARS - 5 AVRIL 2001 24 AVRIL - 17 MAI 2001 DÜSSELDORF $539$ 28 MARS - 5 AVRIL 2001 24 AVRIL - 17 MAI 2001 HAMBOURG $539$ 28 MARS - 5 AVRIL 2001 24 AVRIL - 17 MAI 2001 MUNICH $539$ 28 MARS - 5 AVRIL 2001 24 AVRIL - 17 MAI 2001 EN COLLABORATION AVEC LE MEMBRE DU RÉSEAU STAR ALLIANCEMC LUFTHANSA.D'autres tarifs spéciaux sont aussi offerts pour une dernière date de départ le 15 juin 2001.2942455A Photo AFP Hudaya Al-Salem Assassinat de la première femme journaliste au Koweït d'après AFP KOWEÏT Ð La propriétaire d'une revue politique et sociale, et première femme journaliste au Koweït, a été tuée hier par balles alors qu'elle se rendait à son bureau à bord de sa voiture.Hudaya Sultan Al-Salem, 66 ans, propriétaire de l'hebdomadaire Al- Majales, a été mortellement blessée quand des inconnus, à bord d'un véhicule tout-terrain de fabrication japonaise volé, ont ouvert le feu sur elle près de son domicile dans la capitale koweïtienne, a rapporté l'agence KUNA.Elle est décédée peu après son arrivée à l'hôpital.Dans le dernier numéro d'Al-Majales, publié samedi, Mme Salem avait adressé une lettre ouverte à l'émir, affirmant « avoir fait l'objet de traitement injuste dans son propre pays » à l'issue d'articles critiquant la police.Al-Majales a récemment publié plusieurs autres articles sur le détournement des fonds publics au Koweït.Selon les premiers éléments de l'enquête, l'assaillant, qui aurait tiré trois balles, a réussi à prendre la fuite, a ajouté l'agence, précisant qu'une enquête était en cours pour déterminer les circonstances de cet assassinat.Mais une source des services de sécurité a affirmé que l'« attaque a été menée par quatre hommes qui se sont rendus à la police par la suite ».« Les assaillants ont tiré entre trois et six balles, dont trois ont atteint Hudaya Al-Salem qui se faisait conduire au bureau, assise sur le siège avant de sa Rolls-Royce blanche », a indiqué cette source.La police a arrêté le propriétaire du véhicule utilisé dans l'attentat.Il s'agit d'un policier, qui a affirmé aux enquêteurs avoir déposé une plainte après le vol de sa voiture, selon la même source.Interrogée, la rédaction du magazine s'est refusée à tout commentaire en invoquant une injonction en ce sens du ministère de l'Intérieur.Mme Salem a commencé à travailler comme journaliste en 1961, devenant ainsi la première femme journaliste au Koweït, en collaborant avec plusieurs quotidiens et hebdomadaires qui venaient de voir le jour au Koweït.En 1970, elle est devenue la première rédactrice en chef d'un journal au Koweït après avoir acquis le titre Al-Majales, qui était à l'époque publié au Liban. 3LP1802A0321 A18 mercredi 3LP1802A0321 ZALLCALL 67 01:05:38 03/21/01 B A18 · LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 2 1 MARS 2001 FORUM L'amateur M i c h e l e .o u i m e t @ l a p r e s s e .c a L'idée des cégeps bilingues, lancée par Gérald Larose, ne tient pas la route.Il l'a développée au cours du weekend en devisant avec les groupes qui déposaient des mémoires devant sa commission.Un peu comme s'il pensait à voix haute.Lundi, en entrevue, il fallait tordre la guenille pour l'amener à expliquer clairement son concept de cégep bilingue.C'est à se demander s'il avait compris ses déclarations de la veille.La sortie improvisée de Gérald Larose a provoqué de nombreuses réactions, la plupart hostiles.Et pour cause.Le président de la Commission des états généraux sur la langue doit manifester un minimum de réserve.En lançant des idées controversées qui sortent de nulle part alors qu'il n'a même pas déposé son rapport, il écorche sa crédibilité.Précisons d'abord que Gérald Larose exclut l'idée hystérique de supprimer les cégeps anglophones avancée par le président de la Société Saint-Jean-Baptiste.« Ça fait 160 ans que nous vivons avec une ségrégation scolaire, a déclaré Guy Bouthiller.Je ne veux pas vivre à Belfast.» Belfast.N'importe quoi.Il n'y a pas de ségrégation au Québec, mais plutôt deux réseaux qui se côtoient : un francophone majoritaire et un anglophone minoritaire.Il existe 48 cégeps publics au Québec, 43 francophones et cinq anglophones.Si on pousse l'idée de Guy Bouthiller, pourquoi ne pas abolir les écoles françaises en Ontario et les écoles anglaises au Québec ?L'idée de Gérald Larose est d'une autre eau.Il propose que les cégeps francophones donnent des cours en anglais, mais les élèves seraient obligés de recevoir le gros de leur formation dans leur langue afin de préserver le caractère français du réseau.Chez les anglophones, par contre, il n'y aurait pas de quota.Si 80 % des cégepiens réclament des cours en français à Dawson, par exemple, le cégep deviendra francophone à 80 %.Gérald Larose vise deux objectifs : que les francophones maîtrisent parfaitement leur langue et qu'ils parlent correctement l'anglais.L'intention est louable, mais il se trompe de cible.Si les élèves éprouvent de sérieuses difficultés en français et baragouinent péniblement l'anglais lorsqu'ils arrivent au cégep, c'est la faute du primaire et du secondaire.Avec la solution Larose, le niveau collégial écoperait encore une fois de l'incompétence de l'école.Les étudiants ont déjà assez de problèmes en français sans qu'on leur demande de suivre des cours en anglais au cégep ! Toute cette agitation autour des cégeps est née de quelques statistiques en apparence inquiétantes.> Le nombre d'allophones qui se sont inscrits dans un cégep anglophone après avoir complété leur secondaire en français a augmenté sensiblement depuis 1993, passant de 33,3 % à 45,5 % en 1999.Si les pourcentages semblent énormes, ils cachent un phénomène assez modeste, voire marginal.En effet, le 45,5 % ne représente que 1455 élèves.Au total, environ 170 000 jeunes fréquentent le cégep.> Cinq pour cent des francophones ont choisi l'anglais au cégep.En 1983, ils n'étaient que 3,4 %.Mais ce 5 % ne regroupe que 2100 élèves.Ces statistiques n'ont pas fait l'objet d'une étude approfondie.Soulignent-elles une tendance lourde ou sont-elles l'expression d'un phénomène passager ?Pour retenir les allophones dans le réseau français, les purs et les durs du Parti québécois veulent étendre au cégep l'obligation de fréquenter l'école française, mais cette idée a été rejetée par le gouvernement.La loi 101 a déjà saigné les anglophones.En 1972, 250 000 enfants fréquentaient les écoles anglaises.Cette année, ils ne sont plus que 105 000.Pourquoi abolir le libre choix au collégial alors que le nombre d'allophones qui boudent le réseau français est marginal ?Pourquoi Gérald Larose tient-il absolument à toucher les cégeps ?Veut-il satisfaire l'aile radicale du Parti québécois en lui donnant l'illusion qu'il agit ?En sortant l'idée des cégeps bilingues, il s'est non seulement comporté en amateur, mais il risque aussi de déplaire à tout le monde.Pas fort comme stratégie.Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés OPINION Racisme: la responsabilité collective doit être engagée CLAUDE F I L I O N L'auteur est président de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.En cette année proclamée par les Nations unies « Année internationale de la mobilisation contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée », la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse désire souligner le retour annuel de la Semaine d'actions contre le racisme.Cette semaine particulière de vigilance à l'égard du racisme et de la discrimination raciale rend compte, en fait, de deux réalités : celle, d'une part, de la persistance d'un désir et d'une volonté de combattre tous les mépris interraciaux ou interculturels et celle, d'autre part, de la présence, toujours active, de ces mépris.S'il faut s'appuyer sur la première de ces réalités, il faut aussi Ð sinon davantage Ð craindre la seconde.Les toutes dernières années, et même les toutes dernières semaines, ont encore été marquées, sur la scène mondiale, par des violences interraciales ou interculturelles d'une extrême brutalité.Ces tragiques rappels nous commandent plus que la vigilance, ils exigent une intervention soutenue.Le Québec, certes, n'a pas été le théâtre de telles manifestations de haine et d'affrontements meurtriers et rien ne permet de croire qu'il pourrait s'en produire bientôt.Le mépris ou l'intolérance s'expriment aussi cependant par de petits gestes, dans le quotidien.Discrimination présente La discrimination ou l'intolérance raciale Ð un des nombreux modes d'expression du racisme Ð n'est malheureusement pas inconnue au Québec.Année après année, la Commission retient de 120 à 140 demandes d'enquête alléguant la discrimination ou le harcèlement fondés sur la race, la couleur ou l'origine ethnique ou nationale.Cette discrimination se manifeste principalement dans les lieux de travail, dans le secteur du logement et dans l'accès aux biens et services publics, c'est-à-dire précisément dans les activités ou lieux les plus déterminants pour qu'une personne se sente acceptée dans un milieu social.Il est souvent difficile de prouver Ð à la satisfaction éventuelle d'un tribunal Ð qu'il s'agissait, dans tous les cas, de discrimination véritable fondée sur ces motifs.Le mépris peut prendre des formes subtiles qui ne le révèlent pas aux yeux de ceux qui ne sont pas directement visés, particulièrement dans une société, comme la nôtre, où l'intolérance raciale ou culturelle est officiellement rejetée comme contraire aux valeurs communes.Il n'en demeure pas moins qu'année après année, plus d'une centaine de personnes, principalement issues de minorités visibles, osent, en déposant une demande d'enquête à la Commission, s'opposer ouvertement à des décisions, gestes ou comportements qu'ils perçoivent comme fondés sur cette intolérance.Une sensibilité à la perception de ce mépris particulier doit être développée davantage au sein des institutions, notamment judiciaires, des organismes et des entreprises québécoises, tout comme il fut nécessaire de le faire, il y a vingt ans, pour révéler et combattre les diverses formes de comportement dépréciatif à l'égard des femmes.La Commission, pour sa part, s'efforce de demeurer vigilante, notamment par l'entretien de contacts réguliers avec les organismes représentant les personnes les plus susceptibles d'être victimes d'intolérance ou de dénigrement fondés sur la couleur, la race ou l'origine ethnique.C'est dans cet esprit qu'elle a effectué, l'an dernier, plusieurs rencontres avec des groupes communautaires créés au sein des communautés ethnoculturelles du Québec.Elle y a recueilli plusieurs suggestions d'interventions de formes nouvelles auxquelles elle entend donner suite dans le cadre de sa nouvelle planification stratégique.Un pas important Par ailleurs, la société québécoise traîne derrière elle, comme bien d'autres sociétés occidentales, un passé qui a produit, sinon une complète exclusion, tout au moins la relégation de certaines communautés minoritaires dans une situation d'inégalité, affectant ces personnes dans leur accès au travail, au logement, à l'éducation.Dès le début des années 80, la Commission a fait des représentations auprès du gouvernement pour obtenir une modification à la Charte en vue de corriger de telles situations par la mise en oeuvre de programmes d'accès à l'égalité.Depuis 1987, le programme d'obligation contractuelle a ainsi produit, dans les entreprises privées, des résultats significatifs au titre de l'embauche de personnes issues des minorités visibles.La progression de la représentation de ces personnes dans le secteur public s'est révélée cependant particulièrement lente et même tout à fait insatisfaisante, comme le révélait le bilan des programmes d'accès à l'égalité publié par la Commission en 1998.Les tout derniers mois ont cependant apporté une nouvelle importante dans ce domaine, soit l'adoption de la Loi sur l'accès à l'égalité en emploi dans des organismes publics, qui prévoit l'implantation de programmes d'accès à l'égalité pour les femmes, les autochtones et les membres des minorités visibles dans les organismes publics de 100 employés et plus des secteurs de l'éducation, de la santé et des services sociaux, des municipalités, des sociétés d'État et à la Sûreté du Québec.De tels programmes permettront, au cours des années à venir, de réels progrès dans la correction de discriminations historiques et donneront aux services publics et parapublics québécois un visage correspondant davantage à la réalité du Québec moderne.Il s'agitlà d'un pas important auquel la Commission consacrera d'importantes énergies en assumant les responsabilités que le législateur lui a confiées dans ce domaine.Il importe cependant de ne pas perdre de vue que ces actions institutionnelles de lutte contre la discrimination et le racisme, si elles sont indispensables, atteignent rapidement certaines limites.Combien de fois a-t-on pu constater que les lois et les institutions, pour démocratiques qu'elles soient, ne parviennent pas toujours à endiguer le ressac des préjugés, de l'exclusion, voire de la haine de l'autre.Car, malgré les progrès réalisés, il suffit parfois de peu pour qu'un bouc émissaire soit désigné et exclu si une conjoncture défavorable se présente.C'est lors de circonstances particulières, comme une forte récession, que des individus ou des groupes peuvent inciter à la discrimination raciale.La Commission entend à cet égard exercer une grande vigilance et ne pas minimiser les dangers de dérapage s'il s'en présente.Dans la lutte contre le racisme, la responsabilité collective doit être engagée, car il s'agit d'un mal qui pervertit les valeurs de toute une société.Au Québec, certaines des valeurs qui sont jugées fondamentales sont exprimées dans la Charte des droits et libertés de la personne.En un mot : dignité de tous les êtres humains.Et maintenant, la Macédoine?PHOTOTHÈQUE, La Presse © Claude Filion A g r u d a @ l a p r e s s e .c a Il y a eu la Slovénie, la Croatie, la Bosnie, le Kosovo.Depuis une semaine, la Macédoine fonce à son tour vers ce qui pourrait devenir la cinquième guerre des Balkans.La Macédoine est la seule république de l'ex-Yougoslavie à avoir accédé à l'indépendance sans bain de sang.Ce pays compte un peu plus de deux millions d'habitants, dont une importante minorité albanaise qui forme entre le quart et le tiers de sa population Ð les estimations varient selon la source.Un groupe armé albanais tente de s'emparer de la deuxième plus importante ville du pays, Tetovo, majoritairement albanaise.Hier soir, un calme relatif régnait dans la région à la suite de l'ultimatum lancé aux rebelles par le gouvernement macédonien.Qui sont ces rebelles ?Et que cherchent-ils ?Plusieurs d'entre eux ont fait leurs classes au Kosovo et sont approvisionnés en armes par des vétérans de l'UCK Ð la célèbre Armée de libération du Kosovo.Officiellement, les guérilleros justifient leur action par les injustices infligées à leur peuple en Macédoine et appellent à la formation d'une fédération où Macédoniens et Albanais auraient un statut égal.Officieusement, certains caressent toujours le rêve d'une Grande Albanie.La minorité albanophone en Macédoine ne vit pas au paradis de l'égalité des peuples.Elle a mauvaise presse et souffre de nombreux préjugés.Elle n'a pas accès à une part équitable d'emplois publics.Ni même à une université publique en langue albanaise.Mais, contrairement à la situation des Albanais du Kosovo avant l'intervention de l'OTAN, la minorité albanaise en Macédoine vit sous un régime démocratique.Elle participe de plein droit à la vie politique.Le chef du Parti démocratique des Albanais de Macédoine, Arben Xhateri, siège même au sein de la coalition gouvernementale où il se bat pour améliorer le sort de ses compatriotes.Nous sommes loin de l'apartheid.Le terrorisme n'est jamais souhaitable.Mais on peut comprendre qu'un peuple victime d'un système politique verrouillé à double tour décide en dernier recours de se battre par les armes.Ce n'est pas le cas des Albanais de Macédoine.En plus, le contexte a changé.Les leaders qui ont présidé à l'éclatement de la Yougoslavie ne sont plus là.Le Croate Franjo Tudjman est mort.Le musulman Alija Izetbegovic a pris sa retraite.Et Slobodan Milosevic a été évincé du pouvoir.Il n'y a plus un seul dirigeant dans les Balkans à préconiser le nettoyage ethnique comme modèle de règlement des tensions entre les peuples.La guérilla albanaise est non seulement injustifiable, elle est aussi contre-productive.Comme le disait l'écrivain albanais Ismaïl Kadaré, quelques centaines de rebelles sont en train de porter un coup fatal à l'image d'un peuple, attisant l'hostilité de l'Occident à son égard et faisant le jeu de ses pires ennemis.Cette guérilla est d'autant plus nocive que le statut du Kosovo, voisin de la Macédoine, n'est toujours pas réglé.En réveillant les démons des guerres ethniques des années 90 les insurgés ne peuvent que saboter cette délicate transition. 3LP1901A0321 A19 mercredi 3LP1901A0321 ZALLCALL 67 00:57:23 03/21/01 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 2 1 MARS 2001 A19 FORUM Le temps des incertitudes Après des années de relative quiétude, les relations économiques canado-américaines sont appelées à devenir beaucoup plus mouvementées MATHIEU ARÈS e t JEAN-PHILIPPE RACICOT M.Arès est chargé de cours en science politique et en économie à l'Université de Montréal et chercheur à la chaire TéléglobeÐRaoul-Dandurand.M.Racicot est chercheur à la même chaire.Ce texte s'inscrit dans la continuité des travaux de l'Observatoire de l'UQAM sur les élections américaines 2000.Peu de pays dans le monde ont le privilège d'entretenir d'aussi bonnes relations avec leurs voisins que le Canada et les États-Unis, surtout que ces deux nations ont vu le jour sous leur forme moderne pendant le même conflit, la Guerre d'Indépendance américaine, alors que les États-Unis étaient le foyer de la révolution et le Canada, la nation de la contre-révolution.Malgré une naissance antagonique, les intérêts canadiens et américains ont plus souvent qu'autrement été conciliables, surtout au XXe siècle, puisque les deux États furent alliés lors des principaux conflits et de proches partenaires économiques.Si la mondialisation grandissante des cinquante dernières années a rapproché les nations à travers le monde, il en va de même des relations continentales américaines qui relient de jour en jour un nombre toujours plus grand de pays des Amériques, mais aussi et surtout le Canada et les États-Unis.De nos jours, les relations bilatérales canado-américaines sont à la fois étroites, profondes et complexes.Toutefois, il est important de noter que la relation canadoaméricaine en général est avant tout asymétrique : elle est vitale pour le Canada et secondaire pour les États-Unis.Quelques chiffres suffisent à illustrer la justesse de cette dernière observation.Tandis que le tiers des emplois canadiens dépend du commerce international, les États-Unis à eux seuls absorbent près de 85 % des exportations de notre pays ; les Canadiens, quant à eux, n'achètent qu'environ le quart des exportations américaines et ne sont ainsi directement responsables que d'environ de 3 % de l'emploi aux États-Unis.Cette asymétrie économique se reflète dans le faible poids politique dont bénéficie le Canada aux États-Unis.Pour l'Américain moyen, le Canada est un pays froid, amical et peuplé de gens polis (trop peut-être).Cette méconnaissance générale du pays se reflète à Washington.Même si le Canada peut revendiquer d'être le plus sûr allié des États-Unis, partager une vision commune du monde, être de loin son principal partenaire commercial, il demeure que le Canada ne figure pas très haut dans les priorités gouvernementales américaines.Seuls les représentants des États limitrophes de la frontière s'intéressent vraiment à la question canadienne, ce qui représente, mis à part les États de New York, du Michigan, de l'Ohio et de Washington, des États ayant peu de poids politique et économique au Congrès.Le déplacement vers le Sud-Ouest du centre de gravité politique et économique des États-Unis et une marginalisation politique croissante des États américains limitrophes et des questions canadiennes apparaissent encore plus problématiques pour le Canada.Éviter la marginalisation politique aux États-Unis Le rappel du malaise suscité par l'annonce d'une rencontre entre George W.Bush et le président mexicain Vicente Fox lors du premier voyage à l'étranger du président américain et, dans ce contexte, l'organisation précipitée d'une rencontre Chrétien-Bush, suffit à illustrer l'importance qu'accorde le gouvernement canadien à l'établissement de liens directs avec les plus hautes autorités américaines.D'autant plus que traditionnellement, les administrations américaines se montrent beaucoup plus réceptives aux intérêts canadiens que le Congrès, plus sensible aux intérêts régionaux et plus prompt à l'unilatéralisme et au protectionnisme.Cette fois-ci, cependant, la tâche devrait être plus ardue.(.) La rencontre Chrétien-Bush a permis de calmer un peu les inquiétudes canadiennes et de sensibiliser le président américain au fait que le commerce avec le Canada, estimé à plus de 400 milliards US, représente le double du commerce américano-mexicain.Cette première rencontre Chrétien- Bush était surtout importante pour les architectes de la diplomatie canadienne, même s'il s'agissait d'un « prix de consolation ».Habituellement, le premier ministre canadien était le premier chef d'État à être visité par un président américain nouvellement élu.La courte rencontre du 4 février à Washington, où M.Chrétien a discuté pendant près de 45 minutes pour ensuite dîner avec George W.Bush, s'est avéré symboliquement très importante pour le Canada, mais relativement banale pour les médias américains puisque la rencontre a eu lieu à une heure trop tardive pour permettre une couverture de l'événement pour les nouvelles du soir.Il s'agit d'un détail significatif à souligner lorsque l'on connaît l'importance des médias pour les dirigeants américains.La visite du président américain au Mexique a bénéficié d'une couverture médiatique beaucoup plus importante.La rencontre éclair des chefs canadien et américain a permis cependant d'amorcer un dialogue au sommet entre les deux États, élément essentiel de la relation canado- américaine.On a beaucoup insisté sur la création de liens amicaux entre Chrétien et Bush lors de cette rencontre.Même si on ne sent pas qu'il existe la même chaleur entre Jean Chrétien et Georges W.Bush qu'entre ce dernier et Vicente Fox, la première rencontre aura permis de « briser la glace » entre deux hommes qui ne se connaissaient pas et qui ont des idées quelque peu différentes sur des enjeux de taille tels l'environnement, la défense, la situation énergétique et la réduction d'impôts.La relation risque toutefois d'évoluer au cours des prochaines semaines.D'ailleurs, on s'attend à ce que le premier ministre Chrétien profite du Sommet des Amériques pour permettre au président Bush d'occuper une place de choix, ce qui devrait aider à resserrer les liens entre les deux hommes.En fait, pour le président américain, le sommet constituera son premier grand test sur la scène internationale.La ZLEA pose problème au Canada Les autorités canadiennes ont beau professer les vertus de l'intégration économique des Amériques, il demeure que la création d'une zone de libreéchange des Amériques (ZLEA) pose problème au Canada.D'une part, les objectifs canadiens en matière d'accès privilégié au marché des États-Unis ont déjà été atteints avec la ratification de l'Accord de libre-échange canadoaméricain (ALE) de 1988.Aussi, incapable de définir clairement les objectifs commerciaux canadiens en Amérique latine, le Canada reste jusqu'à maintenant à la remorque des initiatives américaines dans cette région du monde.D'autre part, la ZLEA, en raffermissant les liens États-Unis-Amérique latine, accélère le déplacement du centre de gravité économique et politique des États-Unis vers le sud-ouest du pays, ce qui diminue l'influence du Canada à Washington.Si le président Bush connaît peu le Canada et démontre une sensibilité plus grande pour les affaires latino- américaines, et mexicaines en particulier, il demeure que le Canada pourra compter sur des personnes de premier plan au sein de son cabinet, tels le secrétaire au Trésor, Paul O'Neill, le secrétaire à l'énergie, Spencer Abraham, et le représentant au Commerce, Robert Zoellick, tous beaucoup plus familier avec la réalité économique canadienne.(.) Entre autres, la nomination de M.Zoellick à titre de représentant au Commerce est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle pour le Canada.Libre-échangiste déclaré et dauphin de James Baker (le principal artisan du tournant régionaliste des États-Unis en matière commerciale), Zoellick a participé étroitement aux négociations ayant mené à l'Accord de libreéchange canado-américain (ALE) de même qu'à l'Accord de libreéchange nord-américain (ALENA).Mais cette nomination constitue également une mauvaise nouvelle puisqu'on doit aussi à Zoellick l'imposition des quotas d'importation sur le bois d'oeuvre canadien.Aussi ne faut-il pas être surpris que le ministre Pettigrew soit ressorti exaspéré de sa première rencontre avec son nouveau vis-à-vis américain, et ce d'autant plus que l'entente actuelle prend fin dans dix jours et que les Américains ont fait savoir qu'ils comptaient diminuer encore plus le niveau des importations de bois d'oeuvre canadien et qu'ils avaient déjà porté plainte à l'OMC contre le Canada dans le domaine des exportations canadiennes de lait.La rencontre Pettigrew-Zoellick est un bon exemple des tensions qui donneront le ton en matière de commerce durant les prochaines années.Outre le domaine du bois et du lait, on s'attend aussi à des frictions dans les secteurs de la volaille et du blé.Plus nouveaux, toutefois, sont les appels récents faits par le Canada sur des jugements d'un groupe de l'ALENA (affaires S.D.Meyers et Metalclad) visant à lever et annuler une partie du chapitre 11 de l'ALENA qui prohibe le contrôle de l'investissement étranger, un élément au coeur des demandes commerciales américaines.Enfin, on peut noter les demandes grandissantes américaines en matière de respect de la propriété intellectuelle.Les États-Unis accusent le Canada de favoriser ses producteurs de médicaments génériques en refusant d'allonger la durée des brevets pharmaceutiques et, par son laxisme, de servir de lieu de transit aux produits contrefaits en provenance de tiers pays.Le plus problématique pour le Canada est peut-être qu'en cette période de fort ralentissement économique, voire de récession, alors que les États-Unis sont aux prises avec un déficit commercial record (estimé à près de 370 milliards cette année), que le Congrès est partagé et que la légitimité d'un président est entachée, l'administration américaine veuille se montrer ferme en matière commerciale pour obtenir l'appui du Congrès.Le risque est d'autant plus grand que l'administration n'a pas encore reçu l'assurance du Congrès qu'elle obtiendrait la voie rapide de négociation (fast track), condition nécessaire à la création d'une Zone de libre- échange des Amériques (ZLEA), élément principal de la politique commerciale de l'administration Bush.Dans ce contexte, l'administration pourrait être tentée de sacrifier les intérêts canadiens en échange de nouveaux liens commerciaux avec l'Amérique latine.Un nouveau rôle pour l'avenir En fait, s'il existe une véritable menace pour la relation spéciale qu'entretiennent les États-Unis et le Canada, elle provient d'un changement de vision et de termes.À Washington, on utilise de plus en plus l'expression « hémisphère » et de moins en moins celle de « continent nord-américain ».Si les présidents antérieurs regardaient vers l'Europe, l'Asie et le Moyen- Orient, George W.Bush sera résolument tourné vers le Sud, du moins au début de sa présidence.Cet attrait s'explique par son passé en tant que gouverneur du Texas.Si les experts et analystes ont à maintes reprises critiqué les connaissances de l'actuel président américain en matière de politique étrangère et de commerce, tous s'entendent pour dire que George W.Bush comprend la situation mexicaine (qui est rendue passablement complexe en raison des problèmes de drogue et d'immigration) et est sensible au développement des relations avec l'Amérique latine.Si l'Europe et l'Asie ont été le point de mire de l'action américaine au XXe siècle, l'hémisphère occidental s'apprête à le devenir au XXIe.En fait, avec une délégation estimée à près de 1000 personnes, l'administration américaine compte réaliser un grand coup et faire avancer la création d'une Zone de libre-échange des Amériques.La ZLEA, avec ses 800 millions de consommateurs, est un projet-pivot de l'administration Bush qui pourrait finalement donner de la crédibilité à son président et jouer le rôle de tremplin qui le conduirait à mener avec plus de confiance des dossiers plus complexes, comme celui du processus de paix au Moyen-Orient.Le défi pour Ottawa sera donc de se positionner en tant que « facilitateur » dans la création d'une telle zone, si elle voit le jour.Si le Canada a fréquemment servi de pont entre l'Europe et l'Amérique, notamment au sein de l'OTAN, il doit maintenant utiliser sa réputation de médiateur international ainsi que ses bons rapports avec plusieurs pays latino-américains pour favoriser un dialogue ouvert et honnête entre les autres pays d'Amérique et la superpuissance américaine afin de conserver son statut historique de partenaire privilégié.PHOTOTHÈQUE, La Presse © La rencontre entre Jean Chrétien et George W.Bush aura permis de calmer un peu les inquiétudes canadiennes et de sensibiliser le président américain au fait que le commerce avec le Canada, estimé à plus de 400 milliards US, représente le double du commerce américano-mexicain.Si l'Europe et l'Asie ont été le point de mire de l'action américaine au XXe siècle, l'hémisphère occidental s'apprête à le devenir au XXIe LA B O Î T E AUX LETTRES Une suggestion courageuse Monsieur Larose, VOTRE SUGGESTION de créer un réseau collégial bilingue est très louable.Vous êtes très courageux d'exprimer votre opinion par les temps qui courent.Mais, dites-moi, pourquoi ne pas implanter ce projet à travers tout le réseau scolaire, à partir de la maternelle Nous avons décidé, mon époux et moi, de parler anglais à nos enfants depuis plusieurs semaines.Nous faisons notre propre immersion anglaise car nous ne sommes pas satisfaits de l'enseignement anglais qu'ils reçoivent à leur école primaire.Il y a quelques années, j'avais participé à des ateliers avec des élèves de 6e année.J'avais été très surprise du peu de connaissance du vocabulaire de ces enfants et de leur incapacité à aligner trois mots de suite en anglais.N'en déplaise au Parti québécois, l'anglais est primordial autant que le français.MARIE BEAUCHAMP Sainte-Adèle Regarder autour de soi MONSIEUR Gérald Larose a tout à fait raison.Il faut ranger les gallons à mesurer ! Il suffit de regarder autour de soi, de tendre l'oreille et de savoir compter pour constater que l'érosion du fait français à Montréal et dans la banlieue n'est plus une réalité virtuelle ! Voici un exemple ou deux, parmi Gérald Larose plusieurs, qui démontrent l'arrogance et le mépris de certains des principaux acteurs de la scène de l'audiovisuel en territoire québécois.Cinéma : le COLOSSUS, propriété de Famous Players, la Mecque du cinéma à Laval, ville francophone à plus de 80 %, en met plein la vue des cinéphiles avec onze films en anglais sur un total de 18 salles de cinéma, ce qui ne laisse pas plus de 39 % de contenu dans la langue de Molière ! Et vive le libre-échange à sens unique des produits culturels « made in USA » ! Fréquence FM : un tour rapide de la bande FM montre une disproportion également en faveur de l'anglais avec une moyenne de près de 55 % des stations qui diffusent musique et/ou commentaires dans la langue de Shakespeare en tout temps de la journée ! Et ainsi se poursuit la lente assimilation du seul peuple majoritairement français encore existant sur le continent nord américain, dans l'indifférence presque totale et avec la complicité d'une proportion grandissante de Québécois atteint du « syndrome du colonisé » qui les incite à tolérer et même encourager une telle situation.PIERRE GAUDETTE Laval Question de syndicats LE MAIRE Pierre Bourque prétend ne pas comprendre pourquoi les citoyens de Westmount sont si en colère à la perspective que Montréal prenne le contrôle de leur ville.Il n'a qu'à marcher dans les rues transversales de Notre-Dame-de-Grâce, glisser sur les trottoirs glacés ou essayer de stationner le long des bancs de neige gelée des avenues Northcliffe ou Marlowe.Parallèlement, à Westmount, tous les trottoirs sont dégagés, les rues sont propres et le printemps est arrivé.et les contribuables paient 35 % de moins pour ce privilège.Une grande partie de la situation est une question de contrôle syndical plutôt que de budget.Disposant d'un effectif plus petit, le service des travaux publics de Westmount doit établir des ententes de collaboration avec les cols bleus et peut passer des contrats mieux gérables avec les camionneurs qui évacuent la neige.Louise Harel a promis (La Presse, 13 mars) que la loi 170 empêcherait les coûts d'augmenter, au moins pour le premier contrat.Mais elle ne parle pas des services.Je suis certain que les syndicats de la Ville détruiront la qualité élevée des services dont nous jouissons.ANDY DODGE Westmount VOUR VOULEZ NOUS ÉCRIRE?courrier électronique: edito@lapresse.ca La Presse 21 mars 2001 Page A20 manquante "]
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