Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Lectures - Arts et Spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (4)

Références

La presse, 2001-03-25, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" 7LP0101B0325 B 1 dimanche 7LP0101B0325 ZALLCALL 67 00:54:37 03/25/01 B editions@stanke.com www.stanke.com (514) 396-5151 Un superbe album.Uvattinnit Le Peuple du Grand Nord The People of the Far North Karim Rholem Photographie Photography Les Éditions internationales Alain Stanké 2926643A 7LP0201B0325 c2 dim 7LP0201B0325 ZALLCALL 67 00:47:56 03/25/01 B VEDETTES Suite de la page C1 ROMAN WEB Rien de nouveau sous le Web Cela signifie plus de visibilité pour l'auteur, et ce n'est pas aussi éphémère qu'une revue.» De son côté, Dean Koontz a signé une entente avec Barnes & Noble Digital, l'extension électronique du célèbre éditeur, pour la publication au printemps 2001 d'une anthologie de poèmes-épigraphes dans 20 de ses romans intitulée The Book of Counted Sorrows.L'agent de Koontz, Robert Gottlieb, y voit une tentative de « créer un nouveau commerce pour les auteurs.Par le passé, les éditeurs se méfiaient de certains projets à cause des coûts d'impression et de distribution.Avec les livres électroniques, ces coûts sont réduits.Vous pouvez innover.» B&N Digital offre à des auteurs comme Koontz des droits de 35 % sur le prix au détail d'un livre électronique (le plus souvent entre 6 et 8 $), comparativement aux droits de 15 % sur les livres imprimés.À cause du coût plus élevé de l'imprimé, et notamment des versions cartonnées, le rendement varie peu, mais cela pourrait changer si la popularité des livres en ligne augmente.Quant à James Elroy, de son propre aveu un nul en informatique, il avoue simplement que son livre électronique de 50 pages, Breakneck Pace, à 7 $ pièce sur Contentville.com.« était payant », dit-il en parlant des droits pour la publication électronique de quatre histoires policières, d'abord publiées sous forme imprimée dans le magazine GQ.« Pour moi, dit-il, les livres imprimés sont l'essentiel.Le reste c'est une prime ou une distraction.Un autre exemple est celui de Walter Mosley, créateur des mystères Easy Rawlins, qui vient de faire ses premiers livres électroniques, deux histoires de sciencefiction d'une collection intitulée Futureland et dont la publication est attendue en novembre 2001.La première, Whispers in the Dark, met en scène un garçon qui règle les radios pour qu'on puisse y syntoniser la voix de Dieu.Dans l'autre, The Greatest, une championne de boxe domine tous ses adversaires Ð hommes et femmes Ðaprès qu'une féministe radicale eut modifié le génome humain.Chacun est offert par iPublish pour 2 $.Mosley affirme que les histoires s'ajustent parfaitement au format électronique parce qu'elles conviennent à une population d'internautes fascinée par la technologie et les limites de cette technologie.Pour lui, cela ressemble aux épisodes d'un roman-feuilleton dans un magazine.Mosley adore son lecteur portable qui peut conserver dans sa mémoire jusqu'à 180 livres électroniques.« Je peux voyager sans traîner un tas de livres », explique- t-il en ajoutant qu'il ne voudrait pas Ð du moins pour le moment Ð qu'un de ses livres soit publié uniquement sous forme électronique.« Pas pour des motifs esthétiques, mais parce que je limiterais mon auditoire », dit-il.Robert Jordan, qui en est au neuvième livre de la série de science-fiction, The Wheel of Time, a publié une avant-première Internet de son dernier livre imprimé, Winter's Heart.Il s'agit d'un sommaire électronique du prologue de 70 pages, intitulé Snow : The Prologue to Winter's Tale, offert pour 5 $ depuis septembre 2000, soit deux mois avant sa distribution en librairie.« On me lançait de l'argent à la pelle pour que je le fasse », dit Jordan.Les ventes du prologue ont été bonnes Ð personne ne donne de chiffres précis Ð mais « ce n'était rien comparé au livre ».Reprise du genre nouvelle Rien de tout cela ne surprend M.J.Rose, une pionnière de l'édition électronique, qui a transformé un deuxième roman électronique auto-publié en contrat avec l'éditeur Pocket Books.Son deuxième roman, In Fidelity, a été publié en livre de poche.Rose, qui a aussi corédigé How to Publish and Promote Online (L'abc de la publication et de la promotion en ligne), affirme que les livres électroniques ont permis de rentabiliser « des ouvrages de fiction plus brefs », et à prix modique, voire gratis.Selon Mme Rose (www.mjrose.com), « il faut moins de temps pour écrire une nouvelle de 60 pages qu'un roman de 350 pages ».L'Internet signifiera un nouvel essor du genre nouvelle, croit-elle.Même pour un grand roman, l'auteur peut profiter du Web en y publiant une nouvelle gratuite, histoire d'en faire la promotion.« Bien des lecteurs verront la nouvelle, se rendront compte qu'ils raffolent de cet auteur et iront acheter le roman imprimé », dit-elle.Les auteurs pourraient même, éventuellement, former leur propre maison d'édition électronique, un peu comme les vedettes du cinéma ont formé leurs propres compagnies de production.Pour leur part, les éditeurs traditionnels avancent à pas feutrés.At Random.com, la division Web de Random House, vient tout juste de publier ses premiers livres électroniques.Les mêmes livres seront publiés par la suite en format de poche à prix plus élevé.Le livre électronique idéal, selon la directrice de At Random.com, Mary Bahr, est un ouvrage général, rempli de renseignements et offrant des liens aux sites Web qui renseignent le lecteur encore davantage.CHANTAL GUY collaboration spéciale Aucun éditeur ne veut de vous ?Les maisons de disques vous retournent vos démos ?La solution, c'est peut-être le Web.C'est ce que Melisse Shapiro (alias Melisse J.Rose) a compris.Son premier roman, Lip Service n'ayant pas été apprécié par les éditeurs qui le jugeaient à la fois trop « sexy » et trop « intelligent », elle décide, en juin 1998, de vendre son histoire en ligne à 12,95 $ (US) l'exemplaire, qu'on peut télécharger.Puis, elle offre une version imprimée.Environ 1500 consommateurs achètent par son site.La maison Doubleday Book Club s'intéresse à ce succès, et, en septembre, se sont 12 000 exemplaires qui sont vendus.En 2000, elle se classe parmi les 25 plus grands succès de Peanutpress.com, la e-library de Netlibrary.com, dont la vedette est nulle autre que Stephen King.La version imprimée et traduite de Lip Service chez Ramsay vient d'arriver dans nos librairies.Un succès à l'américaine comme on les aime.Depuis, Melisse J.Rose a écrit Private Places, In Fidelity et, ce n'est pas étonnant, How to Publish and Promote Online.C'est cela qui fait le charme et l'utopie de l'autopublication sur Internet.Malheureusement, ce n'est pas parce que Melisse J.Rose a connu un certain succès avec Lip Service, grâce au Web, qu'elle est nécessairement un bon écrivain.Nouveautés et air du temps obligent, ce sont surtout les histoires spectaculaires et les réussites rapides qui fascinent.Car, une fois qu'on a parlé des méchants éditeurs qui refusent de publier de « bons » manuscrits, une fois mentionnés les mots « succès » et « Web », on oublie souvent qu'il s'agit tout de même d'un « roman », d'un livre ; rien là de bien nouveau.Faut-il que tout ce qui vienne du Web parle nécessairement de sexe ?Il y aurait une thèse de doctorat à écrire sur le sujet ; la liberté du Web laisse sous-entendre qu'on y trouverait ce que les maisons d'édition refusent de publier, ces choses coquines qu'on passe sous le manteau, un vieux fantasme entretenu depuis longtemps par la censure.Lip Service n'apporte absolument rien de nouveau, et pire, fait dans l'archiconnu.L'histoire d'une femme du monde, Julia, fille de psychiatre mariée à un psychiatre froid comme un poisson (Paul Sterling), qui trouve un exutoire à sa vie pathétique d'épouse sage en faisant des téléphones érotiques pour le compte d'un institut spécialisé en sexologie.Elle découvre sa vraie nature, se libère, mais se trouve en même temps plongée dans une intrigue policière, pendant que son meilleur ami, qui l'a toujours aimée, l'attend au bout du fil.Ça n'a même pas le mérite d'être vraiment cochon.Qu'est-ce qu'on en a à faire des angoisses de madame qui s'habille gratuitement chez Armani, grâce à la renommée de son mari ?Melisse J.Rose a écrit là un roman typique et typé.Il y a peu de différence entre ce qu'elle écrit et ce que l'on trouve couramment dans les librairies.La seule originalité de Melisse J.Rose est d'avoir publié à compte d'auteur sur le Web.Mais, franchement, on attend (désespérément !) plus de ces nouvelles technologies.À quand une oeuvre visionnaire provenant du Web ?Ce genre de roman quelconque nous fait étrangement regretter l'absence d'éditeurs, qui auraient la tâche ingrate d'épurer les envies d'écriture d'une foule d'écrivains en manque de reconnaissance.Tout de même, Melisse J.Rose, en bonne femme d'affaires, possède un très bon site Internet : www.mjrose.com.HH LIP SERVICE Melissa J.Rose Éditions Ramsay, 324 pages BOUQUINVILLE Suite de la page C1 Trois écrivains québécois sur le Web : Michel Tremblay, Anne Hébert et François Barcelo.Les petites maisons d'édition comme Alire (www.alire.com), Tryptique (www.generation.net/tripty), L'Effet pourpre (www3.sympatico.ca/ effetpourpre) , Planète Rebelle (www.planeterebelle.qc.ca) ou les Intouchables (www.lesintouchables.com) ont peut-être des sites moins garnis, mais proposent souvent des contenus intéressants et dynamiques.Par exemple, en plus de trouver la biographie et les adresses de courriel des auteurs, il est possible « d'écouter » sur le site de Planète Rebelle des extraits des CD-Livres (particularité de la maison), d'acheter en ligne.et de suivre toute la controverse autour du conte Le Bloc de ciment d'André Lemelin (concepteur du site), dont la lecture imposée à des élèves du secondaire a fait scandale récemment.Sur le tout récent site de la maison Les Intouchables, on trouve en pré-publication le Journal intime d'Éric, séropositif de Mario Cyr, censuré par l'organisme Séro-Zéro.La maison Alire, spécialisée dans le polar et la science-fiction, offre un lien vers la revue Solaris.Quant au site de l'Effet pourpre, on peut participer à un très beau forum de discussion, malheureusement peu fréquenté.Les éditions Stanké (www.stanke.(www.lanctotediteur.qc.ca) sont aussi branchées, mais leurs sites offrent de maigres informations.À la Courte échelle, on ne trouve que l'adresse et le numéro de téléphone de la maison d'édition ! Quant aux éditions Leméac/Actes Sud et Libre Expression, il faudra attendre, puisqu'elles n'ont pas d'adresse Internet.On dit qu'on y songe sérieusement.Actes Sud, du moins, annonce l'ouverture de son nouveau site d'ici quelques semaines.Pour les internautes qui cherchent des informations sur les auteurs québécois, il faut absolument visiter le site de l'Union des écrivains (www.uneq.qc.ca) dans lequel on a intégré le Centre de documentation sur la littérature et les auteurs québécois surnommé « L'Île » : 700 auteurs québécois y sont fichés.C'est un excellent point de départ vers d'autres liens.Malheureusement, il faut payer pour avoir accès aux dossiers de presse.Dans le même genre, le site de Cyberscol (http : felix.cyberscol.qc.ca/lq/) n'est pas mal du tout.On y trouve les fiches personnelles de 230 auteurs et plusieurs activités pédagogiques, comme les rallyes littéraires.Du côté des écrivains Les écrivains québécois eux-mêmes ne semblent pas très friands du Web.Les pages personnelles des auteurs ne sont pas toujours généreuses (ni très nombreuses) et on se contente souvent du mode texte avec des hyperliens sur des fonds d'écrans pas très esthétiques.Notons tout de même au passage un site sur Michel Tremblay (www.multimania.com/ karmina/index.html) assez mignon, mais qui ne nous apprend pas grandchose de nouveau ; un site sur Anne Hébert (www.mlink.net/ahebert) pas très beau mais bien documenté ; la page personnelle et très sympathique de François Barcelo (www.aei.ca/barcelof/) auteur, entre autres, du polar Chiens Sales (éd.Série noire, Gallimard), la toute petite page de Maxime Mongeon (www.quebecarts.com/maximemongeon) qui vient de publier un premier roman, Une seconde xcd'achèvement ; la page de Claude Jasmin (www.iquebec.com/cjasmin) où, entre autres, les internautes peuvent réagir aux éditoriaux de l'écrivain.La palme du meilleur site va certainement à l'écrivain Ollivier Dyens, auteur de Chair et Métal chez VLB et professeur à l'Université Concordia (www.chairetmetal.com) .Il faut dire que Dyens est spécialiste des nouvelles technologies et webmestre de ce site bilingue, bourré de collaborateurs et d'artistes.Très « intello avant-garde », mais aussi très beau.Pour les auteurs en herbe intéressés par l'aventure, il existe depuis 1999 le site www.idlivre.com, « l'éditeur des cultures francophones ».On peut télécharger gratuitement en format Acrobat des oeuvres de toute la francophonie, des classiques comme Molière ou Flaubert aux jeunes auteurs inconnus.Il y a bien sûr une section Canada.Moyennant des frais minimes, les textes peuvent aussi être téléchargés sur un agenda électronique.Les auteurs sont invités à soumettre leurs manuscrits et, s'ils sont choisis, recevront des droits d'auteurs.C'est une façon pas comme les autres de faire ses débuts ! Romans brefs.à déguster lentement collaboration spéciale Que désigne l'appellation « romans brefs » ?Assisterait-on à la naissance d'un genre littéraire inédit ou s'agit-il d'une astuce pour attirer l'attention des médias et des lecteurs ?On est en droit de se poser la question après la publication d'Un petit bleu bourgogne (L'effet pourpre, 2000) recueil de prétendus « courts romans » signé Sylvain Houde l'automne dernier, et la parution des premiers livres portant le label des Allusifs.Si l'on ne voit guère en quoi les textes assez moyens de Houde se distinguent sur le plan formel de ce qu'on appelle communément des nouvelles, les quatre titres lancés par le dernier-né des éditeurs québécois s'apparentent bel et bien au roman par leur structure.À dire vrai, il existe un nom pour de tels textes hybrides, mais ce terme, novella, n'est guère usité au Québec depuis l'abandon par XYZ de la collection consacrée à ce genre intermédiaire.A rose by any other name., comme le veut un vieil adage.Car ces considérations génériques ont peu d'incidence sur la valeur desdites oeuvres, même si la direction des Allusifs a déclaré le genre « parfaitement adapté à notre époque pressée, fervente de zapping » Ð hypothèse que contredit le succès populaire des vastes sagas à l'américaine.Cela étant dit, il me fait plaisir de saluer l'exceptionnelle tenue littéraire des quatre romans brefs qui ont atterri sur ma table de travail.À ce chapitre, Brigitte Bouchard, patronne et fondatrice des Allusifs, n'a de toute évidence ménagé aucun effort pour que sa maison fasse une entrée remarquable et remarquée dans Bouquinville.En guise de coup d'envoi dans notre marché restreint et sursaturé, l'éditrice a opté pour la qualité et on l'en félicite.Qu'il s'agisse des deux impeccables traductions (King Lopitos de la Mexicaine Vilma Fuentes et Prague, hier et toujours de la Québécoise d'origine polonaise Tercia Werbowski) ou des deux autres textes originaux en français (L'Autre de Pan Boyoucas et Tête de pioche d'André Marois), la production des Allusifs se distingue joliment dans l'actuelle avalanche de la rentrée d'hiver.Par ailleurs, je souligne le parti pris cosmopolite de la nouvelle maison, qui ne réjouira certes pas nos tenants de l'idéologie tarbanakos selon qui les écrivains néo-Québécois occupent déjà beaucoup trop d'espace dans Bouquinville.M'enfin, passons.En 1996, on avait découvert Bouyoucas, auteur de deux romans publiés au milieu des années soixante-dix (Le Dernier Souffle, Une bataille d'Amérique) qui s'était fait rare et discret pendant vingt ans.Depuis son retour sur la scène littéraire, l'écrivain d'origine grecque a signé deux autres romans (L'Humoriste et l'Assassin, La Vengeance d'un père), deux pièces de théâtre (Nocturne, Le Cerf-volant) et, tout récemment, un recueil de nouvelles (Docteur Loukoum).Situé sur l'île de Léros, au large de la Grèce, au lendemain de la Deuxième Grande Guerre, L'Autre aborde les thématiques du Destin et des répercussions de ces choix anodins que nous faisons quotidiennement dans une histoire simple mais pas simpliste, comme on n'en écrit si peu.Thomas, à qui la guerre puis la maladie ont ravi ses parents, projetait de partir en haute mer, vers les horizons lointains dont rêvait son coeur épris de voyage.Devenu invalide à la suite de l'explosion d'une grenade laissée en souvenir par les nazis chassés de l'île, le jeune homme (désormais affublé du sobriquet « Tripodis ») devra se résoudre à couler sur sa terre natale une vie bien peu excitante, que ni l'amitié de la Bionda (vieille pute au coeur d'or) ni le possible amour d'Olga (presque idylle d'autrefois) n'arrivent à égayer.Avec une plume aussi économe que le prescrit le genre bref, Bouyoucas esquisse le portrait touchant d'un garçon en proie au spleen.Plus encore, il trace à grands traits les contours d'un monde dévasté par la folie des hommes mais où l'espoir a cependant gardé droit de cité.Est-il besoin d'ajouter qu'on traverse ce bouquin sans s'en rendre compte, rassasié en regrettant tout de même un peu qu'il se termine aussi vitement.?Un brin plus lugubre, le climat de Tête de pioche n'étonnera pas les lecteurs d'Accident de parcours, le premier roman « pour adultes » délicieusement sombre qu'avait publié à l'automne 1999 André Marois.Dans un camp de travaux forcés aménagé au beau milieu de nulle part, Robert, Diego et une trentaine d'autres jeunes délinquants expient leurs crimes sous la surveillance de leurs geôliers qu'on ne pourrait guère qualifier d'enfants de choeur.Au fil du récit dont le décor et l'ambiance évoquent La Colonie pénitentiaire de Kafka (pardonnez le poncif), le lecteur partage leur exil dans un univers d'une aridité à l'image du désert qui s'étend à perte de vue autour de la prison, un univers dur où la promiscuité engendre tout naturellement la violence, où la haine fleurit sans eau et où la mort omniprésente n'émeut visiblement personne.En bonne voie de s'imposer comme l'un des rares maîtres du genre noir au Québec, Marois signe ici un suspense ingénieux que l'on déconseillera néanmoins aux claustrophobes et aux estomacs fragiles.L'impératif de concision de la chronique m'oblige à reporter mon éloge des romans de Fuentes et de Werbowski, que nous offrent aussi les Allusifs.Je m'en voudrais toutefois de ne pas revenir sur l'hypothèse selon laquelle ce format serait « parfaitement adapté à notre époque pressée », hypothèse que l'on aurait tort d'interpréter comme une invitation à lire trop vite ces petits bouquins.De grâce, n'en faites rien.Prenez votre temps de les savourer, au contraire ; vous ne le regretterez pas.HHHH L'AUTRE Pan Bouyoucas Les Allusifs, 102 pages HHH1¤2 TÊTE DE PIOCHE André Marois Les Allusifs, 101 pages 7LP0301B0325 c3 dim 7LP0301B0325 ZALLCALL 67 00:50:17 03/25/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 5 MA R S 2 0 0 1 L E C T U R E S B 3 ROMAN Dieu et Nancy Huston: deux fameux romanciers RÉGINALD MARTEL regimartel@sympatico.ca Dans une région rurale de la Nouvelle- Angleterre, au tournant de ce siècle, des gens célèbrent la fête de l'Action de grâces.Ils sont douze, qui forment autour de l'hôte un cercle plus intime, où deux de ses ex occupent une place importante, et un second, qui réunit surtout les conjoints des amis.Ils sont instruits pour la plupart, y compris un boulanger artisan, qui a abandonné l'enseignement à l'université, et un artiste peintre raté, devenu peintre en bâtiment.Quelques écrivains, une femme médecin, un avocat, d'autres encore.Celui qui reçoit, officiellement Ð les femmes préparent et servent tout Ð, s'appelle Sean Farrell.Il est poète, alcoolique, professeur d'université et irlandais, dans l'ordre qu'on voudra.Un stéréotype presque, qui se distingue pourtant, comme tout un chacun, par sa manière personnelle de souffrir.Il est revenu de tout, sinon du départ de sa plus récente femme.Il a plus d'estime pour son oeuvre que pour lui-même, ce qui est inquiétant.C'est un homme malade, brisé.Une loque, oui, mais émouvante.Malgré son fort tempérament, Sean Farrell n'a guère plus de poids, dans l'économie du roman, que les onze autres personnages.Ils sont chacun, à tour de rôle, les faire-valoir de tous les autres.Quand l'un d'eux évoque un souvenir, un autre s'en sert pour entrer en luimême et revoir les moments heureux et surtout malheureux de sa propre vie.C'est donc la nostalgie, ou le regret et le remords, qui sont le moteur narratif de Dolce agonia.Tout y passe : la mort tardive des parents, trop mal aimés ; les amitiés effilochées, qu'on croyait éternelles ; tel enfant que le suicide a emporté ou tel autre qui ce soir même est en prison ; les divorces à répétition ; les déboires professionnels ; les humiliations d'enfance et donc de toujours ; et par-dessus tout, la jeunesse enfuie, la vieillesse qui dans le miroir, en ricanant, vous montre du doigt.Sombres réflexions, quand on songe qu'on est là pour remercier le Seigneur de ses bienfaits ! Qu'à cela ne tienne, on mange et on boit, sous le regard d'un Dieu ni bon ni aimable qui, entre les plats, se donne la parole pour dire aux lecteurs comment et quand il fera mourir chacun des personnages.Même le treizième, qui n'a pas vécu encore et dort dans la chambre d'invités, le fils Hal, un bébé, venu chez Farrell avec son père quinquagénaire, écrivain, et sa mère de vingt ans, ramassée dans la rue : l'enfant devenu grand triomphera sur les scènes britanniques, nous avertit Dieu, mais il sera atteint un jour de la maladie d'Alzheimer et n'en mourra même pas, emporté plutôt par un cancer fulgurant.On ne rigole pas, dans ce roman ; ou alors, c'est en grinçant des dents.On mange, puisqu'on est là pour ça, on boit, pour se saouler et souffrir un peu moins, et il ne serait pas étonnant que de vieilles querelles non résolues resurgissent et qu'une tragédie se produise.Eh non ! Vivre est déjà un drame suffisant, pas besoin d'en remettre.Quelques jalousies, envies ou récriminations s'expriment mais à peine ; entre intellectuels bourgeois, on sait se retenir.Alors on cause de façon très civile, avec humour à l'occasion, en feignant de s'intéresser aux anecdotes des autres, aux idées qui circulent.En réalité, chacun ne s'intéresse vraiment qu'à soi, trop fatigué, physiquement ou moralement, pour aller vers les autres.Le titre du roman rend bien cette atmosphère de fin d'un monde, de décadence, de t o u t - e s t - f i c h u .« Douce agonie » en effet, en attendant la vraie, à laquelle on préfère ne pas penser et on a bien raison.On pense plutôt Ð on n'est pas intellectuel pour rien Ð aux horreurs du siècle qui finit, martyre des juifs, victimes de Tchernobyl, racisme en Afrique du Sud et aux États-Unis, viol collectif d'une fillette au Viêt-nam, on pense à tout ça parce que l'un ou l'autre des convives y était, a vu, n'a rien fait, mais pouvait-on y faire quelque chose ?Malgré la complexité de la narration, sans cesse interrompue par le monologue intérieur des personnages Ð sans compter celui de Dieu Ð malgré le nombre impressionnant de personnages Ð si on tient compte de tous ceux que les douze portent en eux-mêmes Ð malgré l'éclatement du discours qui répète l'éclatement même des consciences, rien ne ressemble moins au gadget, au procédé, au maniérisme, que ce très grand roman de Nancy Huston.Depuis les préparatifs du dîner jusqu'au petit matin (une tempête de neige aura retenu tout le monde chez Sean Farrell), au fil d'une écriture qui ne craint pas le détail, l'approche lente, la ruse, la plupart des locuteurs auront eu le loisir de montrer la cohérence et la densité de leur mal à l'âme.À part cela, Dieu ne leur aura donné aucune chance, Mme Huston non plus.Ces deux-là sont de fameux romanciers.L'éditeur utilise partout les guillemets dits anglais, plutôt que les chevrons, si jolis.Est-ce la dernière mode en Arles et à Paris ?H H H H DOLCE AGONIA Nancy Huston Actes Sud/Leméac, 512 pages Photothèque La Presse © Tzvetan Todorov, l'un des grands intellectuels de notre époque.LA LITTÉRATURE DU VOISIN L'oubli et le souvenir DAVID HOMEL collaboration spéciale Notre siècle est celui du totalitarisme, dont les deux grandes mésaventures sont le communisme et le fascisme.Deux systèmes qui se ressemblent à s'y méprendre, bien qu'ils se soient fait la guerre en Europe et ailleurs.Tel est le point de départ de Tzvetan Todorov, historien et philosophe français, né en Bulgarie en 1939, pays autrefois sous l'emprise soviétique.Todorov (qui est aussi le mari de Nancy Huston) est l'un des grands intellectuels de notre époque, un auteur qui donne sa juste valeur à cette qualification d'« intellectuel » si souvent boudée, voire ridiculisée, en Amérique, où le primitivisme domine.Sans compter que Todorov n'est pas un homme de discours, mais un homme qui cherche dans l'histoire de notre siècle des exemples de vies qui ont défié les deux systèmes totalitaires.Certains auteurs dont il parle me sont familiers.Primo Levi, rescapé des camps de concentration qui a fini par se donner la mort, un phénomène assez répandu, d'ailleurs, et analysé justement par Todorov.Si vous n'avez pas encore lu Le Système périodique de Levi (un Italien qui était chimiste de profession), il vous reste à faire une grande découverte.Todorov passe aussi sur le cas de Vassili Grossman, auteur et scientifique russe dont Vie et destin, énorme roman à la fois cruel et sentimental, dit beaucoup de choses sur la Russie d'hier et d'aujourd'hui.Pour Todorov, ces écrivains peuvent servir de guides et nous aider à comprendre le siècle car, tout en étant sensibles au Mal, ils ne se sont jamais érigés en exemples du Bien.« Faire la morale aux autres n'a jamais été un acte moral », rappelle-t-il.Une sagesse qui s'applique encore aujourd'hui, n'est-ce pas ?Le meilleur exemple de cela est un écrivain sur qui Todorov se penche avec une joie particulière : Romain Gary, connu aussi sous le nom d'Émile Ajar.Gary, l'homme aux masques, était multiple, mais quelle que fût son incarnation, il refusait toujours le statut de victime.Ceux et celles d'entre nous qui voudraient se voir en victimes, stratégie bien documentée des nationalismes partout dans le monde, feraient bien de lire le chapitre de Todorov sur Gary.Après, un petit tour par La Vie devant soi, d'Émile Ajar, serait de mise.Connaissiez-vous les cas de David Rousset, Germaine Tillion ou de Margarete Buber-Neumann ?Moi non plus.Ce sont encore d'autres guides du siècle que nous présente Tzvetan Todorov, des hommes et des femmes qui ont été des « témoins absolus ».L'histoire de Buber-Neumann est particulièrement saisissante.Une fois la Deuxième Guerre finie, elle a été trahie par une femme dont elle avait réussi à sauver la vie dans le camp de concentration de Ravensbrück.Dans cet essai, il y a de la matière pour plusieurs romans.Et ce siècle, il continue comme il avait commencé : dans le conflit.Au Kosovo, l'OTAN a largué des bombes « humanitaires » sur les peuples serbe et albanais.Le cas de l'ex-Yougoslavie a retenu l'attention de Todorov, et avec raison.Dans les Balkans, on retrouve, exacerbés, les effets destructeurs du souvenir (et, rappelez-vous, l'auteur est originaire de cette région perturbée).Sur les plaques d'immatriculation de nos voitures, on lit « Je me souviens ».Noble sentiment, n'est-ce pas ?Mais parfois le souvenir est prétexte à exalter la supériorité morale qui mène à la guerre.L'ex-président de la République fédérale de la Yougoslavie, le déchu Slobodan Milosevic, a évoqué le souvenir de la défaite héroïque du roi Lazar en 1389 pour lancer ses actions contre les Albanais du Kosovo.Les Serbes ont brandi le souvenir des violences infligées par les Croates, soutenus par les Nazis pendant la Deuxième Guerre, pour justifier leurs propres attaques.Et l'OTAN s'est servi du souvenir des camps de concentration pour frapper les forces serbes en Bosnie.Sans parler d'Israël, où la mémoire de l'Holocauste motive bien des choses par rapport aux Palestiniens.Todorov ne laisse rien passer, soulevant la complexité morale de toute position dans le monde aujourd'hui.Mais il n'est pas relativiste, loin de là.Il est tout simplement conscient (je dirais même, douleureusement conscient) que cette tentation du « moralement correct », qui motive parfois des gens de bonnes intentions, peut nuire à la société.Son livre est un grand antidote à cette tendance actuelle de vouloir s'ériger en victime, quand on n'est pas en train de faire la chasse aux sorcières pour blâmer le coupable qui est, bien sûr, en dehors de nous.Todorov propose une sorte de procédé psychanalytique qui consiste à chercher à l'intérieur de soimême au lieu de rejeter la responsabilité sur l'autre.C'est une grande leçon que nous pouvons appliquer à toute société, surtout la nôtre, au Québec, où le vocabulaire du blâme et de la déresponsabilisation de soi fait partie du discours politique au quotidien.Je serai encore plus clair : je conseillerais vivement cette lecture à notre tout nouveau premier ministre.H H H H MÉMOIRE DU MAL, TENTATION DU BIEN Tzvetan Todorov Éditions Robert Laffont, 356 pages Photothèque, La Presse © Nancy Huston ROMAN L'Abîme de l'amour JACQUES FOLCH-RIBAS collaboration spéciale Donc, Annie Ernaux rencontra un diplomate soviétique, à Moscou, puis vécut une année d'amour physique avec lui, lorsqu'il fut nommé à Paris.Elle écrivit un roman de cette aventure : Passion simple.Nous vous en avons parlé ici même avec force éloges.Un roman très chaud, comme l'on dit, magnifiquement écrit, comme souvent avec Ernaux.Mais ce diplomate y était occulté.Tout ce que nous savions, c'est qu'il s'agissait d'un étranger venu de l'Est, le pays n'était pas précisé.Je pariais pour un Bulgare, ou Tchécoslovaque, ou autre chose.Cela n'avait guère d'importance, à ce moment-là.Mais voici : durant toute cette passion, Annie Ernaux tenait un journal.Elle le publie aujourd'hui, sous le titre Se perdre.Un beau titre, puisqu'il s'agit du journal d'un égarement, que l'on ne peut bien suivre, je crois, qu'avec des citations : « Cette espèce de sommeil (plutôt de torpeur de vivre) à comparer à celui des clodos, sur les bancs du métro.Je ne dormirai jamais sans doute avec S.» Ce monsieur S.appelle, il fait l'amour, il s'en va.Impossible de le garder plus que quelques heures.C'est le typique amant, un peu gauche au début, très russe, qui refuse d'enlever ses chaussettes, et tout content de jouer à la bête à deux dos de ce vieux copain de Rabelais, avec une femme célèbre, écrivain, qui dîne chez Mitterrand, pensez donc, et qui l'initie aux jeux du corps les plus compliqués, et les plus efficaces.« La sexualité a toujours été une angoisse dans ma vie », écrit-elle, et elle nous le montre.La voilà qui achète des traités de sexualité, pour les faire lire à S.et surtout pour en appliquer les recettes Ð alors que, manifestement, elle n'en a aucun besoin.Angoisse.Le souvenir des douleurs passées, à cause d'autres hommes, l'obsède aussi.Elle écrit : « Je revis la même chose, mais sans la même douleur.Cela ressemble à l'écriture.» C'est peut-être le fond de la question de ce journal : écrire, revivre le souvenir, sans la douleur ?Car, doucement, les rencontres s'espacent.On attend le coup de téléphone, le ciel et l'enfer des amants.On prévoit qu'un jour, cela finira, et finira mal : il sera rappelé à Moscou.La crainte s'installe : « Essayer de ne pas voir le plus probable, promis par ses dents légèrement cruelles, ses yeux étroits : je n'ai été qu'une conquête et un objet de plaisir.Cela, je le savais au début, puis je me suis ingéniée à l'oublier.» Les détails de son asservissement se multiplient : « Voir mes tailleurs, mes chemisiers, achetés pour un homme et les rendre à leur valeur de vêtements sans but, juste pour s'habiller à la mode, c'est-à-dire pour rien.» Qui a dit que les femmes ne s'habillent pas pour un homme, mais pour faire enrager les autres femmes ?Serait- ce encore ce vieux misogine nommé Guitry ?Ou alors, Léautaud Et encore : « Perdre un homme, c'est vieillir d'un seul coup de plusieurs années.» « La vraie vie est dans la passion, avec le désir de mort.» À la fin, lorsqu'il est parti, sans un adieu, elle n'a presque plus rien à écrire dans ce journal, que des rêves dans lesquels revient, lancinant, ce fameux S.Ces rêves seraient le plaisir du psy, me semble-t-il.« Je paie trop le bonheur.» « J'écris d'un lieu horrifié.» Et puis le souvenir, lancinant, martyrisant, superbe si l'on veut.Comment vivre le souvenir ?Pages douloureuses, et en même temps : très belles.(Là, ce serait seulement pour masochistes).Et la dernière phrase : « Ce besoin que j'ai d'écrire quelque chose de dangereux pour moi ».Elle a prétendu l'aimer, cet homme.Mouais.Elle s'est effacée devant lui.Si tant est qu'aimer, c'est penser à l'autre d'abord, à son plaisir, à sa jouissance.et à sa liberté, à lui, de ne pas l'aimer, elle : alors elle nous donne cette leçon d'amour Ð je dirais sans y penser, sans la formuler Ð Elle rejoint là ce que disait Cocteau : « Il n'y a pas d'amour, il n'y a que des gestes d'amour.» Ce sera au lecteur, souvent pris de passion à son tour, de tirer ses propres conclusions d'un journal qui descend, descend, vers l'abîme des amants.Avec une formidable sincérité.H H H H SE PERDRE Annie Ernaux Gallimard, Paris, 294 pages Photothèque, La Presse © Annie Ernaux FILL06 7LP0401B0325 b4 lect 25 mars 7LP0401B0325 ZALLCALL 67 00:48:08 03/25/01 B PSYCHO-POP La bouderie à double sens L I L I A N N E LACROIX Sorte de supplication muette et désespérée pour réclamer des preuves d'affection ou véritable terrorisme relationnel, la bouderie peut prendre différentes formes, mais elle affecte toujours profondément tant le boudeur qui se mure dans son silence que la victime qui doit subir cette vengeance muette.Dans son livre Arrête de bouder, Marie-France Cyr, docteur en communications et conférencière, divise les boudeurs en deux camps totalement différents : d'abord les boudeurs défensifs, à qui la bouderie sert de bouclier et qui, hypersensibles et susceptibles, visent avant tout à se protéger.Pour les boudeurs offensifs, par contre, le silence devient une arme pour punir, pour se venger ou pour contrôler.Si le boudeur offensif se double d'un manipulateur pervers, attention ! Vous risquez d'en sortir anéantie, surtout si vous êtes incapable de supporter la mésentente et que vous tentez désespérément de rétablir les ponts.Chaque nouvelle tentative de réconciliation de votre part pourrait alors devenir une invitation à vous porter un nouveau coup.Selon elle, les grands boudeurs entretiennent un ramassis de croyances irrationnelles qui contribuent à les contrarier et les amènent à se replier sur eux-mêmes.Ainsi, ils croient souvent qu'il est impossible à des personnes de bien s'entendre si elles sont différentes ou que le fait de s'opposer à ce qu'une personne dit ou fait, c'est de s'opposer à cette personne.La bouderie, si elle peut blesser les protagonistes et même anéantir leur relation, ne présente pas que des inconvénients.Limitée dans le temps, elle peut par exemple servir de trêve pour nous aider à reprendre notre calme et éviter des emportements et des paroles qu'on regretterait amèrement et qui risqueraient de miner une relation précieuse.Si elle s'incruste, par contre, et devient routinière, il faut absolument réagir.Aux boudeurs défensifs, Mme Cyr présente d'ailleurs différents trucs pour arriver à sortir de cette spirale du silence.Quant à leurs victimes, Mme Cyr les exhorte à la patience et à la délicatesse.Le boudeur défensif s'enferme dans son silence parce qu'il est blessé et pour protéger son amour-propre.De façon générale, il réagit assez bien aux tentatives sincères de réconciliation.Aux boudeurs et aux victimes, elle suggère d'ailleurs des tests et des exercices et quelques moyens aux noms originaux pour dénouer l'impasse (la diversion, le démineur, la position des cuillères.) De la même façon, l'auteure aborde les bouderies enfantines et les façons d'y mettre fin.Avec le boudeur offensif, par contre, c'est une autre paire de manches : « Le boudeur offensif peut même, par son attitude, détruire carrément chez l'autre l'estime de soi.Souvent, l'estime de soi est tellement ravagée que l'on pense mériter ce qu'on endure », prévient Mme Cyr.C'est dans la violence conjugale qu'on retrouve les cas de bouderie contrôlante les plus flagrants.Encore là, Mme Cyr vous donne quelques trucs pour survivre si vous désirez malgré tout poursuivre la relation (vous défouler sur papier par exemple ou donner une volée à un coussin).Mais en cas de bouderie véritablement abusive, elle vous exhorte tout bonnement à vous détacher du boudeur : « Le boudeur abusif est généralement une personne qui tente à elle seule de contrôler la communication en la refusant.Après avoir tenté de rétablir la communication et attendu un certain temps pour permettre au boudeur de cheminer, vous devez lâcher prise et cesser de faire des efforts inutiles afin de changer une situation dans laquelle l'autre se complaît ».Tant que vous rêverez de réconciliation, vous serez à sa merci, souligne Mme Cyr.Utile pour entamer une profonde réflexion sur notre propre bouderie ou sur celle qu'on subit, l'ouvrage m'a tout de même laissée avec un sentiment ambigu.L'auteur émaille son texte de plusieurs éléments de théories de divers auteurs et de citations, notamment d'Isabelle Nazare- Aga (Les Manipulateurs sont parmi nous) et de Marie-France Hirigoyen (Le Harcèlement moral.La Violence perverse au quotidien).À un point tel que nous en arrivons à nous demander quelles réflexions lui sont propres.Est-ce un résumé de diverses théories agrémenté des réflexions de l'auteur ou une véritable démarche originale ?Quoi qu'il en soit, le livre a au moins le mérite de nous plonger dans une problématique qui, jusque-là, avait surtout été abordée par la bande.H H 1¤2 ARRÊTE DE BOUDER ! CES GENS QUI REFUSENT DE COMMUNIQUER Marie-France Cyr Éditions de l'Homme, 2001, 156 pages ROMAN BANDE DESSINÉE D'impénétrables desseins ALEKSI K .LEPAGE collaboration spéciale Frank Giroud ne manque pas de pain sur sa planche.L'homme s'est imposé une tâche digne des douze travaux d'Astérix, deux épreuves en moins.Voici le projet : Le Décalogue, un ensemble d'albums, tous écrits à la cisaille par Giroud mais illustrés par dix artisans (Jospeh Béhé, Jean-François Charles, Michel Faure, Rollin, TBC, pour en nommer cinq).Il n'y sera pas question des écrits bibliques, mais d'une autre série de commandements, tout à fait fictifs ceux-là, rapportés dans le non moins fictif Nahik, un ouvrage mystérieux et dangereux qui contiendrait les dernières volontés de Mahomet, rien de moins.Ça promet d'être compliqué à comprendre ; ça l'est déjà à tenter d'expliquer.Chaque album du Décalogue a pour temps et lieu une époque et un coin du monde différents.L'ensemble est lié par ce fil qu'est le Nahik, livre maudit qui traverse les ères en ne bouleversant le destin que des malheureux personnages qui en font la découverte, après quoi il va se perdre ailleurs.On saura tout dans La Dernière Sourate, qui porte bien son nom.Jusqu'à maintenant, deux albums de cette série pleine de promesses et de surprises ont été publiés, tout récemment, soit Le Manuscrit (dessiné par Joseph Béhé) et La Fatwa (avec Giulio De Vita aux crayons).Dans le premier ( sous-titré « tu ne tueras point » comme dans le vrai Décalogue) un écrivain plus ou moins raté trouve la gloire en traduisant et en s'accaparant, sans jamais révéler ses sources, des extraits de l'inquiétant grimoire, lequel se trouvait dans ses affaires par hasard (disons).Évidemment, il sera puni pour cet impardonnable affront.L'intrigue Ð entre le polar, le mélo et la quête spirituelle Ð est riche d'imbroglios et de malentendus de toutes sortes, mais à les raconter ici on vendrait la chute, insolite.Dans La Fatwa (« Un seul dieu tu adoreras »), un jeune Arabe très religieusement extrémiste apprend Ð à ses dépens Ð les vertus du doute.Encore par hasard (disons), notre frère Merwan rencontre dans un train l'ennemi juré des musulmans intégristes, l'écrivain Kateb Mselati, sorte de Salman Rushdie, pour lequel il se prend de sympathie, malgré les convictions qu'on lui a inculquées de force.Mselati connaît l'existence du fameux Nahik qu'il considère ni plus ni moins comme un livre de révélations.On s'en doute, tout cela finira mal, et le bouquin, convoité tant par les aspirants à la vérité que par les sbires de la tradition, ira s'égarer quelque part.Jusqu'au prochains épisodes ! (prévus pour l'été).Si ces deux premiers volumes, superbement illustrés, donnent le ton de la série, on doit s'attendre à quelque chose d'une rare envergure.Historien et voyageur, Giroud connaît sa planète, il sait ce qui s'y passe, il a rencontré ses gens, il devine leurs passions.Il s'agira peut-être d'une bédé « w o r l d - b e a t » .L'ouverture sur le monde et la spiritualité sont à la mode ; le doute ne l'est donc pas moins.Et la pol i t i q u e , qu'elle pende à droite ou qu'elle bande à gauche, résiste à toutes les tendances.Le Décalogue devrait, si tout se passe bien, se conclure au printemps de l'an 2003.Du pain sur la planche, j'avais dit.H H H H LE DÉCALOGUE, TOME 1, LE MANUSCRIT Frank Giroud Ð Joseph Béhé Glénat, 2001, 55 pages H H H H LE DÉCALOGUE, TOME 2, LA FATWA Frank Giroud Ð Giulio De Vita Glénat, 2001, 55 pages Illustration tirée de la couverture d'Une Voix dans la nuit.Suspense ou mélo ?ÉLISABETH BENOIT collaboration spéciale Armistead Maupin s'est fait connaître avec ses Chroniques de San Francisco (publiées à partir de 1976 dans les colonnes du San Francisco Chronicle) dans lesquelles il a notamment avoué publiquement son homosexualité à sa famille ultraconservatrice de Caroline du Nord.Désormais connu à travers le globe, souvent considéré comme un écrivain lié à la question homosexuelle ou encore comme l'historien des années sida, il vient de publier un roman, Une voix dans la nuit, salué par le journal Le Monde comme « un thriller sentimental que n'aurait pas désavoué Hitchcock » et par Le Point comme un roman qui « fonctionne parfaitement : suspense et chair de poule garantis ».Heureusement, L'Express donne un autre son de cloche et décrit plutôt la chose comme « un récit autobiographique qui s'enlise dans un mélo un peu trop lacrymal ».Ce qui n'a pas empêché les Parisiens de faire la file sous la pluie afin d'aller écouter l'auteur lire des extraits de son tout dernier, ce que raconte un journaliste de Libération, qui dit s'être laissé totalement emporter par le récit.Mélange de réalité et de fiction, Une voix dans la nuit met en scène Gabriel Noone (lire No one, personne), un écrivain à succès établi à San Francisco qui lit ses textes à la radio dans le cadre de l'émission Noone at Night.Homosexuel, Gabriel Noone vient d'être « plaqué » par Jess, son compagnon depuis dix ans, atteint par le sida (il guérira), qui souhaite notamment avoir une vie sexuelle un peu plus trépidante et qui s'intéresse de près au sadomasochisme.Gabriel, lui, n'est pas trop « branché baise », comme il le confie à Peter Lomax, un garçon de treize ans, séropositif, qui a été abusé sexuellement par ses parents et « commercialisé » sur Internet.Peter a fini par prendre le large, a été recueilli puis adopté par Donna Lomax, la doctoresse à qui on l'a confié et avec qui il vit dans le Wisconsin.Gabriel et Pete sont entrés en contact téléphonique après que Gabriel eut lu La Fabrique de cirage, le magnifique roman dans lequel Pete raconte son horrible histoire et témoigne tout à la fois de son incommensurable admiration pour Gabriel Noone.Très rapidement, ils deviennent très proches l'un de l'autre (toujours au téléphone) et Gabriel accepte que Pete l'appelle « papa ».Mais voilà, Gabriel n'a jamais vu Pete de sa vie, son éditeur non plus, et sa voix ressemble étrangement à celle de Donna, qui empêche quiconque d'approcher son fils, sous prétexte que son immunité est très basse et qu'il risque d'être contaminé.La situation de départ est troublante et bien trouvée, mais la suite de l'histoire n'est pas à la hauteur.Car plutôt que d'exploiter la veine « thriller », Armistead Maupin s'enlise dans les épisodes passés de la vie de Gabriel Noone - notamment sa relation avec son père, un homme très conservateur - et tue ainsi le suspense au profit d'états d'âme décrits dans un style sans épaisseur, qui fleure le ton tendance, facile et psychologisant, sans rien derrière pour relever la sauce.Les « putain ! c'est géant » et autres expressions dues à la traduction française sont loin d'améliorer les choses.H H UNE VOIX DANS LA NUIT Armistead Maupin, trad.de l'anglais par François Lasquin et Lise Dufaux Éditions de l'Olivier, 407 pages FLASH-LIVRES Citez, citez, il en restera toujours quelque chose.JACQUES FOLCH-RIBAS collaboration spéciale On peut évidemment se servir d'une citation, cela est sans doute beau et bien, mais pourquoi faire ?Il y a plusieurs motifs, le premier me semblant être de soutenir une pensée que vous n'avez pas eue - un étai dressé dans le vide !- ou que vous êtes incapable de poursuivre.« Les citations sont les pilotis de l'écrivain fantôme : sans elles, il s'enfoncerait doucement dans le néant » (Erik Orsenna).Une autre raison ?La citation sociale, à rapprocher de l'alcoolisme social.Un petit verre par-ci, par-là, et vous risquez la cirrhose.On cite devant les amis ou les connaissances, cela vous donne un air instruit et déclenche, peut-être, une autre citation tout à fait contraire, puisqu'il y en a tellement et de tellement de sortes.Dites voir, un peu : « Il n'est rien de pire dans le monde qu'une femme, si ce n'est une autre femme » (Aristophane), cela provoquera quelque chose comme « On ne naît pas femme, on le devient », de Simone de Beauvoir.Et ensuite : « Plus je connais les hommes, plus j'aime les femmes », de Francis Blanche qui avait transposé « Plus je connais les hommes, plus j'aime mon chien » (De qui, déjà ?).C'est bien fait, il ne fallait pas commencer Il y a la docte citation, qui ne tient qu'à la réputation de son auteur.Une sottise, souvent, mais si c'est de Bossuet, Céline Dion ou de Gaulle.ce doit être vrai.« La sottise et la vanité sont compagnes inséparables » (Beaumarchais).Ainsi vont la littérature et la conversation.Ce livre, par ailleurs très drôle, contient de quoi réfléchir, et tourner sa langue sept fois, dans la bouche d'un autre.H H H LE BOUQUIN DES CITATIONS Claude Gagnière Robert Laffont, Paris, 621 pages 2943585A 7LP0501B0325 b5 lect 25 mars 7LP0501B0325 ZALLCALL 67 00:48:18 03/25/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 5 MA R S 2 0 0 1 L E C T U R E S B 5 EN DIAGONALE ENTREVUE CHANTAL GUY collaboration spéciale UNE NOUVELLE édition du journal d'Anne Frank est maintenant offerte.Elle contient cinq nouvelle pages dans lesquelles Anne Frank décrit le mariage sans amour de ses parents et ses difficiles relations avec sa mère.Ces pages, cachées au public pendant 40 ans, avaient été délibérément omises de l'édition originale par Otto Frank, seul survivant de la famille et détenteur des droits de publication du célèbre journal.Selon lui, les remarques d'Anne Frank sur sa mère « ne concernaient personne ».(New York Times, 12 mars) n n n SIR PAUL MCCARTNEY (oui, oui, le fameux Beatle) vient de publier un recueil de poèmes et de paroles de chansons intitulé Blackbird Singing, Poems and Lyrics.Le livre contient les paroles de certaines chansons célèbres des Beatles et des poèmes récents de Mc Cartney.Selon le critique du Times Books, ce n'est pas toujours réussi.« Essayez de réciter les mots de Yellow Submarine en prenant un air sérieux.Ce n'est tout simplement pas possible ! » (7 mars, The Times Books) n n n VOUS AVEZ TOUJOURS rêvé de suivre un cours de Gilles Deleuze ?C'est maintenant possible, même s'il est mort.Gallimard reproduit en CD (double !) un des cours du célèbre philosophe, Spinoza : immortalité et éternité.Toute l'atmosphère d'une salle de classe y est, toux et éternuements en prime.(Cahier Livres de Libération, 8 mars) n n n LA CÉLÈBRE CHYNA, l'une des reines de la WWF (vous avez bien lu : la World Wrestling Federation !) vient de publier son autobiographie Chyna, the Ninth Wonder of the World : If They Only Knew.En entrevue au Globe and Mail, elle confirme que la huitième merveille du monde, avant elle, est « Andre the Giant » et que les sept autres merveilles.elle ne les connaît pas ! Chyna considère que son histoire est importante et que les gens doivent savoir à quel point elle s'est « botté le cul » pour se rendre où elle est.Elle l'a prouvé en devenant cover-girl pour Playboy.Son rêve : être invitée à parler de son livre à Oprah.(Globe and Mail, 17 février) n n n L'AUTEUR ARMISTEAD MAUPIN qualifie ses célèbres Chroniques de San Francisco de « Harry Potter gay ».Cependant, il est contre l'expression « littérature gay », qu'il considère comme une invention d'une industrie du livre en mal de nouveaux publics.« Un roman gay ?Qu'est-ce que c'est ?Un livre qui aime un autre livre ?» (Cahier Livres de Libération, 15 février) n n n L'INDUSTRIE DE L'HOLOCAUSTE, de Norman G.Finkelstein, est un livre qui fait beaucoup jaser, particulièrement aux États-Unis.L'auteur fustige les organisations juives américaines qui tireraient profit de la Shoah.« En s'appropriant et en diabolisant le plus possible un événement où il n'y est pour rien, le pouvoir américain s'exonère à bon compte de tous ses crimes dans le reste du monde, que ce soit en Asie, en Amérique du Sud ou au Moyen-Orient » dit l'auteur en entrevue.(Cahier Livres de Libération, 15 février) n n n DEUX LETTRES INÉDITES de Marcel Proust à Henri Bergson ont été retrouvées.Le philosophe Bergson avait épousé en 1892 la cousine de Proust.Les lettres sont devenues publiques grâce aux héritiers de Jeanne Bergson.La première en est une de remerciements pleine d'humilité après que Bergson eût proposé à Proust de présenter sa traduction de La Bible d'Amiens à l'Académie des sciences morales et politiques.La seconde est une dédicace de Sodome et Gomorrhe II.(Le Figaro littéraire, 1er mars).Les plaisirs solitaires de Louise Portal SONIA SARFATI De la sagesse et une grande sérénité émanent de Louise Portal.Sans être mystiques ou « nouvel-âgeux », ses propos sont empreints de tant de paix qu'il serait facile d'avoir une pincée de jalousie envers la belle dame aujourd'hui installée dans une « maison château » sise au coeur de l'Estrie.Mais il y a aussi tant de gentillesse et de générosité dans ses mots qu'elle provoque finalement bien davantage les désirs de partage que d'envie.Et c'est ainsi que se reçoit son roman, le premier, qu'elle vient de publier chez Québec Amérique.L'Enchantée est un livre qui berce et dans lequel, à travers un récit bien construit et une intrigue originale portés par une écriture très personnelle, coulent comme autant de vagues les valeurs et la nature de l'artiste.Artiste.Elle tient au mot, Louise Portal.« Je suis une artiste avant même d'être une actrice », affirmet- elle.Elle aurait pu dire actrice Ð au cinéma, au théâtre comme à la télévision Ð et chanteuse.puisqu'elle a aussi chanté.« Mais le fait d'avoir enregistré quatre disques et écrit 80 chansons n'a pas empêché certaines personnes de me voir comme une actrice qui chantait.» Et elle dit cela sans rancoeur ni rancune.Elle constate.La sagesse, toujours.Face à la création autant que face à la vie.« J'ai appris avec le temps.Quand on est jeune, on se définit beaucoup dans le regard des autres et c'est normal car on sait pas qui on est.Maintenant, je n'ai plus besoin de ce regard.Je suis capable de regarder vers l'intérieur.Et vers l'intérieur, je suis certaine de ce qu'il y a.Tout ce que je peux espérer, c'est de pouvoir partager ce regard-là avec d'autres.Mais cela, on ne peut l'imposer.L'amour ne se demande pas.Il passe ou pas », dit celle qui abordera bientôt les rives de la cinquantaine.Sereinement.Car elle a fait beaucoup.Et fera encore.Devant les caméras, sur les planches.Et sur papier.Elle le sentait, elle en a eu la confirmation en écrivant L'Enchantée : elle aurait pu ne jamais jouer la comédie mais jamais s'abstraire de l'écriture.Sauf que le jeu et la reconnaissance due au jeu se sont présentés les premiers dans sa vie, quand elle a commencé à faire du théâtre amateur à Chicoutimi.Elle avait 15 ans.Avait, alors, le besoin d'être publique.Elle l'a encore.Mais elle a aussi ce besoin de silence et de solitude.Choses que n'offrent pas les plateaux.L'écriture, oui.Plaisir solitaire.Et liberté totale.« C'est moi le metteur en scène, l'auteur et l'interprète.Je dirige tout et, en même temps, je ne contrôle rien.» Elle écrit ainsi.Comme elle vit.Sans plan, poussée par l'instinct.C'est de cette façon qu'est née L'Enchantée.Louise Portal écrit tous les jours depuis l'âge de 14 ans.Dans des cahiers.Des journaux où elle s'épanche, dessine, fait des collages.Elle appelle joliment cela « des coffrets de mémoire ».Or un matin, la plume a marché seule.« Une petite Indienne joufflue court dans le sentier qui mène à la rivière.Elle chante.Sa mère malade vient d'ouvrir les yeux.» Une histoire s'imposait à elle.Elle l'a laissé couler sur deux ou trois matinées.« Et là, j'ai vraiment senti que je mettais les pieds dans quelque chose qui me dépassait.J'ai fermé le cahier, pris des feuilles volantes et je me suis lancée dans un exercice de roman.» Pour essayer.Un peu comme, il y a 20 ans, elle avait puisé dans ses journaux pour écrire un récit, pas un roman, Jeanne Janvier.Feuillet après feuillet, elle a raconté Jeanne Mercure.Éditrice.Heureuse.Mais un arrêt auprès de la rivière qui a bercé son enfance va détourner le cours paisible de sa vie : elle décide de suivre les traces de cette tante qui chantait plutôt que de parler.Qui était-elle, vraiment, cette Enchantée ?Et quelle énigme recelait son destin aussi mystérieux que tragique ?Quel secret de famille enfermait-elle dans son absence de mots ?L'Enchantée est une quête.Du Québec à la Provence.Du mensonge par omission à la vérité libératrice.Un roman composé à 75 % de fiction et à 25 % « de mémoires, d'impressions, de vieux souvenirs qui se collent à une fiction ».Le résultat sonne pourtant extrêmement vrai.Le lecteur se demandera régulièrement si Louise et Jeanne ne sont pas une seule et même personne.« Elle est mon alter ego, c'est indéniable.Mais sa vie n'est pas la mienne.» Les accents de vérité, elle les explique par son expérience de comédienne.« Cette capacité d'évocation me vient de ma nature mais aussi de mon métier d'actrice.On appelle cela le « sense memory ».Le pouvoir de laisser monter en nous la mémoire de l'émotion.C'est notre matière première à nous, les comédiens.» Écrire est donc, pour elle, une autre manière d'incarner des personnages.Tout en flirtant avec une solitude qui lui est chère.Et aux écrivains qui pourraient s'offusquer de son incursion dans leur « talle » Ð comme certains membres de l'industrie de la musique n'ont jamais accepté sa présence en tant que chanteuse Ð elle rappelle en riant qu'elle est un « bleuet » et que les « talles », ça s'étend partout.« Ce n'est pas parce qu'on publie un premier roman à 50 ans qu'on ne peut être un écrivain, poursuit-elle.En tout cas, on est certainement un auteur ! » Surtout que L'Enchantée ne sera pas orpheline : une nouvelle idée pointe déjà sous la plume de Louise Portal.Car elle a aimé, beaucoup, l'expérience de la fiction.Elle s'est senti habitée, comblée.Quant au trac face à cette nouvelle voie, elle ne l'a pas : « Parce que ma vie ne tient pas à ce livre.J'ai une longue carrière derrière moi et la reconnaissance, je l'ai eue.Ce livre-là n'est pas là pour avoir de la reconnaissance.Ce livre-là est là parce qu'il avait à naître.C'est tout.» Si ce n'est pas de la sagesse.Photo ROBERT NADON, La Presse © 2923917A FLASH-LIVRES Le Sommet des écrivains CHANTAL GUY collaboration spéciale LE TROISIÈME Métropolis Bleu/ Blue Metropolis, le festival littéraire international (et multilingue) de Montréal, aura lieu du 11 au 16 avril 2001, soit en même temps que le Salon international du livre de Québec (du 10 au 15 avril 2001).Les Nordiques disparus et le Canadien en déroute, serait-ce maintenant aux écrivains que revient la tâche de raviver la rivalité Québec- Montréal ?Du Salon international du livre de Québec, on ne saura que peu de chose avant le 27 mars, date de la conférence de presse.En attendant, les infos sont sous embargo, mais on sait déjà que Andréï Makine sera présent et que Marie Laberge y lancera le deuxième tome de sa trilogie, Adélaïde, le goût du bonheur II.Du côté de Métropolis Bleu/Blue Metropolis, en plus de Norman Mailer qui sera honoré par un prix de 10 000 $, on attend, entre autres, Annie Ernaux et Michael Ondaatje, Marie Laberge, Stanley Péan, Louise Dupré, Sergio Kokis, Alberto Manguel, Gil Courtemanche, Margaret Drabble (Royaume-Unis), Assia Djeban (Algérie), Anita Desai (Inde), Calixthe Beyala (Cameroun), Robin Robertson (Écosse), Michael Holroy (Royaume-Uni), Thomas Lynch (États-Unis), Francisco Goldman (États-Unis et Guatemala), Jorge Edwards (Chili).Parmi la multitude d'événements promis, il y en a un tout à fait dans l'esprit du Sommet des Amériques qui s'intitule « Nouveau monde, autres mondes » où l'on « se penchera sur le rôle de l'écrivain en ce début de troisième millénaire ».Un collectif d'écrivains des Amériques et des Antilles, présidé par Jean- Claude Germain, feront une lecture collective sur les thèmes des peuples, des nations et des idées, dans une atmosphère sûrement moins lourde que celle prévue à Québec.C'est ce que l'on pourrait nommer, cette année, la Zone de libreéchange des auteurs (le ZLEA nouveau genre) ! Métropolis Bleu/Blue Metropolis, du 11 au 16 avril 2001 Hôtel des Gouverneurs, Place Dupuis, 1415, rue St-Hubert.Infos : (514) 844-2172.www.bleu-met-blue.com 2943583A 7LP0601B0325 B6 dim.7LP0601B0325 ZALLCALL 67 00:50:39 03/25/01 B B6 LA PRESSE MONTREAL DIMANCHE 25 MARS 2001 Au coeur de la legende Shirley Mac Laine a tout connu de Hollywood.De l'age d'or des studios aux films d'auteur, d'Hitchcock a Jack Nicholson, de Frank Sinatra a Julia Roberts.Le magazine Studio est revenu avec elle sur ce parcours exceptionnel.Q Des votre premier role, vous degagiez une assurance incroyable, comme si vous n'aviez peur de rien.R Je vais vous dire : j'avais meme plus confiance en moi qu'aujourd'hui ! Ma grande qualite etait la spontaneite.Ne pas etre belle a aussi ete un cadeau pour ma carriere.Je n'avais aucun don ni aucune patience pour le glamour, mais cela m'a permis de m'exprimer plus librement.En plus, ma mere avait ete professeur d'art dramatique et aussi actrice.Le gout du jeu etait donc une affaire de famille.Q Lorsque vous debarquez a Hollywood en 1955, vous arrivez au coeur du mythe : les stars des annees 30 cotoient la nouvelle generation d'acteurs, les studios vivent leurs dernieres heures de gloire.Quel a ete votre sentiment R Le glamour de cette epoque n'est pas un mythe.C'etait une epoque doree qu'on ne connaitra plus jamais.Les studios n'etaient pas diriges par des hommes qui ne pensaient qu'au box-office, mais par des nababs qui etaient obsedes par la magie du cinema.Bien sur, la competition avec la television n'existait pas encore.Mais c'etait plus que ca : Hollywood etait grandiose, parce qu'il y avait une vie sociale, un sens de la communaute qui rendait les projets plus faciles a monter.Aujourd'hui, on est star le temps d'un week-end au box-office, ensuite on rentre chez soi.L'Industrie est regie par les agents.La magie n'existe plus.Q Parmi tous les personnages que vous avez joues, lequel est votre favori ?R Aurora dans Tendres passions.C'est d'ailleurs pourquoi j'ai accepte de reprendre le personnage dans la suite ( Etoile du soir, 1996 ).Il represente un tel canevas d'emotions feminines.Est-ce qu'Aurora me ressemble, ou est-ce moi qui suis devenue le personnage ?Je l'ignore.Je sais simplement que j'ai ete benie d'avoir ce role, car cela m'a aidee dans ma relation avec ma propre fille ; j'ai compris comment j'ai pu l'effrayer parfois.LES UNS ET LES AUTRES Shirley Mac Laine ZOOM FLASH Famille, famille.Julia Roberts et son frere Eric, qui a eu de serieux problemes de drogue et d'alcool, ne se sont pas adresse la parole depuis dix ans, mais leur brouille a ete tenue sous le boisseau jusqu'a ce qu'Eric decide d'en faire etat a la television au cours d'une interview avec Howard Stern.Il a commence par descendre son jeu dans Erin Brockovich pour ensuite reprocher a sa soeur de ne jamais avoir leve le petit doigt pour l'aider dans sa carriere de comedien.Interroge sur la question, un representant de Julia Roberts a simplement repondu qu'elle n'avait rien a dire sur son frere.Fantome compris RICKY MARTIN vient d'acquerir a Miami, pour huit millions de dollars, une villa de style mediterraneen entierement meublee comprenant plusieurs sculptures de marbre et.un fantome.Cette villa a ete construite par les parents d'une jeune fille qui, a la fin des annees trente, a perdu la vie dans un accident alors qu'elle se rendait a l'eglise pour son mariage ; son fantome hanterait toujours les lieux.Mesures preventives LA VEILLE DU JOUR ou le fils de Denzel Washington, John, 16 ans, devait passer son permis de conduire, le pere s'est presente au bureau des vehicules-moteur pour une seance de photos avec le personnel et pour signer tous les autographes qu'on voudrait.Cela pour que John ne soit pas distrait par tout un brouhaha le jour de l'examen.Road to Perdition PAUL NEWMAN, qui avait annonce ne vouloir tourner qu'un seul et dernier fllm, a donne son accord a Sam Mendes ( American Beauty ) pour faire partie de Road to Perdition.Il devrait ainsi rejoindre Tom Hanks et Jude Law dans ce film sur les relations entre un pere et son fils, adapte de la bede de Max Collins.E X P R E S S ANXIEUSE DE PROFITER des soldes de la boutique Barneys a Beverly Hills, mais soucieuse de ne pas ternir son image de star, Gwyneth Paltrow a convaincu la direction du magasin de lui reserver une heure pour elle toute seule, apres la fermeture.Ce fut suffisant pour qu'elle reparte avec 75 000$ de vetements soldes.Frederic Beigbeder souhaite interpreter luimeme le heros de l'adaptation cinematographique de son livre 99 francs.Britney Spears vient d'acquerir deux bergers allemands dresses a l'attaque pour la proteger 24 heures par jour.Apres l'impressionnant Traffic, Catherine Zeta-Jones devrait tenir la vedette dans l'adaptation de Trust une miniserie de la television britannique.Le personnage est une avocate qui decouvre que son mari, psychiatre, a une liaison torride avec l'une de ses patientes.Pour son premier film comme scenariste, producteur et realisateur, Matt Dillon s'attaque a rien de moins que les exactions perpetrees par les Khmers Rouges.Via un fait divers survenu au Cambodge en 1994, City of Ghosts relate l'enlevement et l'assassinat de trois routards occidentaux par les fideles a Pol Pot.SOURCES : Movie Idols, Globe, Premiere, Star Sophie Marceau D Etes-vous une femme de gauche ?Je ne suis pas quelqu'un de politique, je ne lis pas assez les journaux pour ca, je suis simplement quelqu'un qui pense aux gens, a l'avenir du monde.Je m'interesse a l'environnement, je vois avec angoisse la Terre sur laquelle on vit etouffer de pollution, la couche d'ozone se detruire.Tout ce qui se passe m'effraie.Je ne veux pas etre pessimiste, mais on voit aujourd'hui les enfants developper des maladies qui n'existaient pas il y a encore vingt ans.Ce qui arrive actuellement est grave.Gala Julia Roberts VOUS DITES.Aloyau, sire baron.QUI N'A LU, sur un menu, les termes baron de boeuf ou baron d'agneau ?A l'origine, le baron comprend deux gigots et la selle d'un agneau.Il se pourrait que ce nom vienne de bas rond , relie a la position et a la forme.Toutefois, selon le Larousse gastronomique, baron a une origine anecdotique.Henri VIII d'Angleterre, gros consommateur de viandes ( et d'epouses ), aurait deguste un double aloyau de boeuf si succulent qu'il l'anoblit en lui donnant le titre de baron et en l'appelant sir loin ( ce qui signifie sire aloyau ), l'appellation s'etendant ensuite au mouton.Par contre, le Webster's New International Dictionary ne voit dans sirloin qu'un sur-aloyau .Robert Henry D Petites histoires savoureuses des mots que l'on mange POP-CORN >>> LA SEULE VOIX QUE J'ECOUTE c'est la mienne ! Meme avant d'etre connu, je n'avais deja confiance qu'en moi.Une fois celebre, on m'a d'ailleurs souvent reproche d'etre trop sur de moi.Je ne partage pas cet avis : je prends mes responsabilites, personne ne va se mettre a choisir un scenario a ma place, cest tout ! Bruce Willis >>> QUITTER HUGH GRANT a ete l'un des moments les plus penibles de ma vie.Il aura toujours une place dans mon coeur, mais il fallait se rendre a l'evidence, la flamme s'etait eteinte.Elizabeth Hurley >>> DANS LES BARS, je choisissais une fille que je fixais de loin toute la soiree sans jamais oser l'aborder et je rentrais chez moi frustre.J'avais envie de me frapper la tete contre les murs.George Clooney VOTRE SOIREE DE TE L E V I S I O N Louise Cousineau 11:00 a - MEDIAS Comment gere-t-on les appels dans les tribunes telephoniques.On verra ce qui se passe a Radio- Canada et CKAC.Aussi: les relationnistes vedettes.14:00 8 - SALUT OSCAR! On presente les bandesannonces des films en nomination ce soir.Pour vous mettre au parfum.19:00 t - BARBARA WALTERS Interview des comediens Ben Stiller, John Travolta et sa femme Kelly Preston et la chanteuse Faith Hill.Aucun de ces personnages n'est en nomination aux Oscars.19:00 3 - STEVEN SPIELBERG: UN MONDE DE REVES Documentaire de deux heures sur l'oeuvre prolifique du cineaste Steven Spielberg qui n'a pas produit de film cette annee et n'est donc pas en nomination aux Oscars.19:30 r - LE GALA METROSTAR Comment Jocelyne Cazin sera-telle habillee?Sophie Lorain gagnera- t-elle?Jean-Luc Mongrain a-t-il fait de la place sur sa cheminee pour son 18e trophee?Gilles Latulippe anime.20:00 a - DON QUICHOTTE Tres bonne adaptation tele de la piece de Dominic Champagne et Wajdi Mouawad d'apres le roman de Cervantes.Normand Chouinard et Remy Girard sont excellents.20:00 t - LES OSCARS Comment Julia Roberts sera-telle habillee?Tom Hanks a-t-il fait de la place sur sa cheminee pour son troisieme trophee?Y aura-t-il des scandales?Steve Martin anime.18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Telejournal Decouverte / Le Corps surhumain: l'ennemi en nous Le Monde de Charlotte Les Beaux Dimanches / Don Quichotte avec Normand Chouinard et Remy Girard Le Telejournal Les Idees Lumiere Les Nouvelles du sport Cinema (23:18) Le TVA 18 heures Un monde de fous Metro Star en coulisses Le Gala Metro Star Le TVA Sports (22:55) Loteries (23:15) / Pub (23:22) Malcolm Les Francstireurs Le National d'impro Juste pour rire Le plaisir croit avec l'usage./ Paul Buissonneau L'Oeil ouvert / 24 heures pour l'histoire Chasseurs d'idees / Internet (22:39) Le Septieme (23:42) La Porte des etoiles Cinema / L'IMPACT (5) avec Tea Leoni, Robert Duvall Cinema / LE SOMMET DE DANTE (5) avec Pierce Brosnan, Linda Hamilton Le Grand Journal (23:45) PGA Golf (14:30) Travel.Barbara Walters Special / John Travolta, Kelly Preston Oscar Countdown The 73rd Annual Academy Awards CTV News News Cinema / JACK (5) (17:00) 40 Years of Coronation Street Coronation The New Royals Sunday Rep.Undercurrents Sunday Rep.Reflections News ABC News Barbara Walters Special Oscar Countdown The 73rd Annual Academy Awards News NCAA Basketball (14:30) 60 Minutes Touched by an Angel Cinema / EXECUTIVE DECISION (5) avec Kurt Russell News ER Golf (14:30) NBA Basketball / Lakers - Kings Cinema / HOMICIDE: THE MOVIE (5) avec Andre Braugher Cinema Cinema (16:00) .Wildlife Birdwatch Naturescene Nature / American Buffalo Masterpiece Theatre / King Lear Mystery! World News Religion.Noah's Ark Metropolitan Opera Presents / Tristan und Isolde Cinema (17:00) 100 Centre Street Law & Order / Diffusion de huit episodes.Brad Pitt & Jennifer Aniston Arts, Minds Something Special: Frank Gehry Cinema / GOODFELLAS (2) avec Ray Liotta, Robert De Niro / Cinema / THE OSTERMAN.(23:45) Insectia Contact.Hors Serie / Steven Spielberg - Un empire de reve Filiere D / Pieds nus dans l'aube Cinema / DANS LE VENTRE.Benelux.Russian.Focus Grec Tele-serie Grece Lica (Serb.) Caribbean.Kontakt (Ukraine) .juive Justice des mineurs Educational Psychology Le Monde a la carte .Internet Capharnaum Le Monde des affaires La Peinture moderne au Qc How'd they do that?Sunday@discovery Discovery's Sunday.Discovery's.Storm Warning! / Storm.Sunday@discovery .romantique D'ici &.Lonely Planet .tendres Avventura Travel.les voiles Aventures asiatiques D'ici &.l'hotel Franklin Little Lulu Hoze.The Jersey So Weird .Heartbeat Cinema / THE LOVE BUG (5) avec B.Campbell Cinema / THE GREAT OUTDOORS (6) Pub The PJ's Cinema / TRUE LIES (4) avec Arnold Schwarzenegger, Jamie Lee Curtis The X-Files Profiler A.Hitchcock Global News Popstars King.Hill Simpsons Malcolm.The X-Files Outer Limits A.Hitchcock Sports Journal de bord / Batailles.Histoire maritime.Face cachee.Super heros Cinema / ZOULOU (4) avec Stanley Baker, Michael Caine Greatest Journeys on Earth The War of 1812 Finest Hour / Diffusion de deux episodes.Flick TV Guide .for Love .Families .Miracles .Homes Special Gay Dads Real World Birth Stories .Miracles .Homes Generation 60 Ed Sullivan Pop up.Musicographie / Frank Sinatra Les Speciaux: David Bowie Musicographie / Frank Sinatra d.Box Office Groove Concert Plus: MTV Europe Music Awards 2000 Farmclub.com Clip World News Foreign.Hot Type Sports Jrnl Counter Spin Sunday Rep.Mansbridge The Passionate Eye Sunday Showcase Antiques.Branche Medias Journal RDI Circuit PME Zone libre / L'Usine a stars Le Telejournal Culture-choc Point de presse Sec.Regard Enjeux / Quebec por favor Golf (15:00) Sports 30 Hockey universitaire / Finale - Equipes a confirmer Sports 30 Mag Curling Les Contes d'Avonlea Saint-Tropez, sous le soleil Haute Finance L'Hopital Chicago Hope Sexe a New York La Loi & l'Ordre Prime Suspect Cinema / SPENSER: CEREMONY (5) avec Robert Urich The News Room Cinema / BOYZ 'N THE HOOD (4) avec Ice Cube Beastmaster Earth: Final Conflict Cinema / THE NEPTUNE FACTOR (5) avec Ben Gazzara Robocop: Prime Directives Basketball (17:00) Wrestling: WWF Heat Boxing: Sunday Night Fights Wrestling: WWF Heat Mais ou.Volt Panorama Les Intrus Gala de la chanson.Cinema / LA TRILOGIE D'APU: APARAJITO avec P.Sen Gupta Panorama O Zone Case Reopened / Black Dahlia Junkyard Wars / Cannons Air Disasters .Dangerous Police Videos Supermax Prisons Air Disasters Am.Pageant Sportsdesk Curling / 2001 World Junior Championships Sportsdesk .Hockey 2 J.Bravo .Mimi?Redwall Dilbert .le pire Drole de.Simpson Cybersix Avengers South Park Simpson Quads! Pyramide Journal suisse Journal FR2 Vivement dimanche / Antoine De Caunes .(21:10) Bouillon de culture (21:15) .d'art (22:40) Jrnl b.(23:04) Soir 3 (23:33) Get a Life! The Tribe Vox Inquiring.Cinema / QUEEN OF HEARTS (4) avec Anita Zagaria Diplomatic.Imprint A.Gregg 4th Reading Vivre a deux Les Copines Quand la vie est un combat Portes par les anges - 3 Medecine.secondes .en vedette Les Copines Ca sex'plique Realite 2001 Question Sante L'Ombudsman Vos droits Sur la colline Passion Deco Action Emploi .(17:30) Loup-garou La Vie a cinq Dawson Buffy contre les vampires Saddle Club Screech.Story Studio Zack Files Caitlin's.Grade Alien S.Holmes Radio Active Syst.Crash Big Wolf.Lost Nebula Shadow.Tekwar Zone extreme Sliders Chroniques du paranormal Technofolie .c'est fait Sportscentral Steven Spielberg 7LP0701B0325 B7 dim.7LP0701B0325 ZALLCALL 67 00:50:26 03/25/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 5 MA R S 2 0 0 1 B 7 Quand Pierre Elliott Trudeau se baladait en Chine SOUVENIRS, SOUVENIRS Au début des années soixante, il était plutôt rare que des Québécois se baladent en Chine.Aussi, quand Pierre Elliott Trudeau et son copain Jacques Hébert, s'y sont rendus et qu'ils ont publié Deux innocents en Chine rouge, le lancement du livre au Cercle universitaire fut tout un événement.Dans son compte rendu publié le 29 mars 1961, Jean Paré écrivait que le livre avait été rédigé en collaboration parce que « la formule permettait de combiner l'oeil du journaliste (Hébert) avec la méthode de l'économiste qu'est Pierre Elliott Trudeau ».De cette façon, expliqua le futur sénateur, lui et le futur premier ministre du Canada avaient « pu non seulement voir, mais aussi expliquer ».Paré, qui n'avait pu que feuilleter brièvement le livre avant de rédiger son texte, concluait qu' « un coup d'oeil jeté à travers le livre, pour autant que l'agitation d'un cocktail le permettait, laisse constater que Hébert et Trudeau ont tout fait pour observer la ligne de conduite qu'ils s'étaient tracée dans ce livre, beaucoup de neuf, et pas de tout cuit.Et l'humour y pousse comme le riz dans les rizières.» Tandis que Pierre Elliott Trudeau, qui ne songeait pas encore à la politique à l'époque, déclarait : « La seule crainte que nous aurions pu avoir (en Chine), c'était d'être vilipendés à notre retour par certains compatriotes à oeillères.» Maurice Chevalier refusait de vieillir Le 31 mars 1956, Maurice Chevalier s'était produit sur la scène du Saint-Denis et selon Claude Gingras, le vieux chanteur au canotier, alors âgé de 68 ans, refusait de vieillir.« Maurice Chevalier, à sa sortie de scène, est aussi pimpant qu'à son entrée.Il a une haute stature qui impose beaucoup.Ce grand corps de 68 ans n'est pas courbé.Il reste rarement en place, le chanteur courant d'un bout à l'autre de la scène (une scène qui a été allongée jusqu'au milieu des rangées de sièges afin de permettre une plus grande intimité entre l'artiste et son public).Le visage, bien qu'un peu ridé, reste radieux : oeil moqueur, bouche mordante, sourire déployé, dents étincelantes Ð choses qui faisaient la célébrité du Maurice Chevalier de 40 ans et qui peuvent encore être aujourd'hui sa marque de commerce.Edmond Dyonnet, doyen de l'enseignement artistique Le nom d'Edmond Dyonnet est aujourd'hui oublié de la majorité.Pourtant, cet homme, dont Jean Denéchaud traçait le portrait le 31 mars 1951, alors qu'il avait 91 ans, avait été secrétaire de l'Académie royale des arts du Canada et un des pionniers de la formation d'artistes au Québec.Le vieux peintre, en recevant chez lui le journaliste, avait lancé en boutade : « Beaucoup d'artistes ont vécu très vieux, mais hélas ! aujourd'hui, un grand nombre meurent jeunes, usés par les plaisirs.» Ennemi de la peinture moderne, il avait déclaré à ce sujet : « Ce n'est pas de l'art.Les gens qui n'ont jamais su ce qu'est l'art trouvent cela beau.Ceux qui achètent de la peinture, souvent, ne connaissent rien.Ils achètent des toiles pour pouvoir dire : « J'ai payé tant ! ».» Quant à lui, Edmond Dyonnet avait occupé pendant plus de 30 ans le poste de professeur en chef aux « Arts et métiers » jusqu'à l'ouverture de l'École des beauxarts de Montréal.Il y fut alors nommé professeur et alla par la suite à l'école de la Galerie des arts.À ses débuts dans la carrière d'artiste, au 19e siècle, la façon d'enseigner était pitoyable, disait-il.Mais à la fin, ce n'était guère mieux.Dans les dernières années de son enseignement, le peintre a constaté que les cours étaient suivis par un grand nombre de jeunes filles qui avaient appris la peinture sans avoir connu le dessin.« Ces demoiselles ne croyaient pas pouvoir reculer jusqu'à apprendre à dessiner avant de se mettre à peintre sérieusement », déplorait-il.C'est néamoins à Dyonnet qu'on doit d'avoir structuré l'enseignement de la peinture à Montréal.Quand Nana annonce que le spectacle est fini Coup de théâtre émouvant, il y a un quart de siècle (29 mars 1976), lors d'un tour de chant de la grande Nana Mouskouri.La chanteuse entra en effet en scène après l'entracte et, après un tonnerre d'applaudissements, visiblement nerveuse, lança d'une voix tremblottante : « Mesdames, mesdemoiselles, messieurs.J'ai une mauvaise nouvelle à vous apprendre.Je suis présentement atteinte d'une vilaine trachéïte.J'ai reçu une piqûre du médecin au cours de la journée afin de pouvoir présenter ce spectacle.Malgré tout, probablement à cause du système d'air climatisé, la situation empire.et je me vois dans l'impossibilité.je me vois dans l'impossibilité de continuer.» Pierre Beaulieu, qui y était, écrivit le lendemain : « Nana Mouskouri éclate en sanglots.Les musiciens sont immobiles.Le public ne réagit pas encore.Alors la chanteuse ajoute : « J'aime trop mon métier, je respecte trop mon public pour continuer, pour continuer ainsi, et donner un mauvais spectacle.» Le public, ému de voir son idole aussi désemparée, se leva et applaudit un long moment et les musiciens entamèrent alors les premières mesures d'une chanson grecque que Nana Mouskouri, qui n'avait pas cessé de pleurer, chanta sous les applaudissements continus de la salle.» La grande artiste reprit son concert le vendredi suivant.Quand Montréal n'avait pas de vraie salle de spectacle Il y a un demi-siècle, Ottawa comptait la seule troupe de théâtre professionnelle au Canada jouant chaque semaine et de façon continue, toute une saison, une pièce nouvelle.Jean Béraud trouvait cela très normal, Ottawa étant la capitale du Canada.Mais, ajoutait-il le 24 mars 1951, « ce qui est anormal, c'est que dans une ville comme Montréal, métropole du Canada, dont la population est sept fois plus nombreuse que celle de la capitale, on ne parvienne pas à maintenir en existence une troupe du genre du Canadian Repertory Theatre.» Après avoir noté que la troupe du Canadian Repertory Theatre comptait plusieurs acteurs montréalais, il ajoutait : « D'où vient que ces acteurs du Canadian Art Theatre de Montréal ont émigré à Ottawa, alors qu'ils ont donné ici plusieurs saisons d'été et ont présenté de nombreux spectacles d'hiver ?C'est qu'à Ottawa, croyez-le ou non, on trouve des salles de spectacle (alors qu'à Montréal, à l'époque d'avant la Place des Arts, on n'en comptait pour ainsi dire pas) ! Et Béraud de déplorer qu'au début de la seconde moitié du 20e siècle, à Montréal, « on a beau parler et écrire depuis des années, personne ne fait rien pour améliorer la situation des salles de spectacles.Les projets abondent, les réalisations restent au néant ».À L'AFFICHE DÈS LE 13 AVRIL 2001 ! NOM ADRESSE VILLE CODE POSTAL TÉL.(JOUR) (SOIR) LE JOURNAL DE BRIDGET JONES / ALLIANCE ATLANTIS VIVAFILM, C.P.282, SUCCURSALE B MONTRÉAL, QUÉBEC H3B 3J7 LE JOURNAL DE BRIDGETJONES version française de Bridget Jones's Diary RENÉE ZELLWEGER COLIN FIRTH et HUGH GRANT invitent 200 personnes à la grande première ! CETTE ANNONCE EST PUBLIÉE DANS LA PRESSE DU 24 AU 30 AVRIL 2001.LE TIRAGE AURA LIEU LE 5 AVRIL.LES GAGNANTS RECEVRONT LEUR PRIX PAR LA POSTE.LES FACSIMILÉS NE SONT PAS ACCEPTÉS.VALEUR TOTALE DES PRIX : 2 000 $.RÈGLEMENTS DISPONIBLES CHEZ ALLIANCE ATLANTIS VIVAFILM.Courez la chance de gagner un des 100 laissez-passer doubles pour la première du 12 avril 2001.Remplissez ce bon de participation et envoyez-le à l'adresse suivante: UN FILM DES CRÉATEURS DE « QUATRE MARIAGES ET UN ENTERREMENT » ET « COUP DE FOUDRE À NOTTING HILL » 2940859A 2944075A 7LP0801B0325 B8 dim.7LP0801B0325 ZALLCALL 67 00:53:22 03/25/01 B B 8 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 5 MA R S 2 0 0 1 SPECTACLES Le rouleau manuscrit de Sur la route aux enchères le 22 mai Salles de répertoire BILLY ELLIOT Cinéma du Parc (2): 15h.EL VINEDO Cinéma ONF: 17h.HEIRESS (THE) Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 18h30.JEAN-LOUIS BARRAULT - CURD JURGENS Cinémathèque québécoise (salle Fernand-Séguin): 19h.LEGENDS OF RITA (THE) Cinéma du Parc (3): 17h, 19h, 21h.MALENA Cinéma du Parc (3): 15h15.MEMENTO Cinéma Impérial: 14h, 16h30, 19h, 21h15.MONTOYAS Y TARANTOS Cinéma ONF: 14h.POPEYE Cinéma du Parc (2): 19h15.REQUIEM FOR A DREAM Cinéma du Parc (2): 21h25.TABOO Cinéma du Parc (1): 15h15, 17h15, 19h15, 21h15.VIEJO PASCUERO - BREAD AND ROSES Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 20h30.WONDER BOYS Cinéma du Parc (2): 17h10.Danse ESPACE TANGENTE (840, Cherrier E.) dVOID, de Hari Krishnan, Romé et Juliette.Un soir, de Bernard Baumgarten, et La chasse (à la tenderie), de Pierre Lecours: 19h30.THÉÂTRE DE L'ESQUISSE (1650, Marie-Anne E.) Sens, un spectacle de tango argentin, de Pablo Neruda.Mise en scène et chorégraphies de Gerardo Sanchez.Jeu., ven., sam.: 21h.PISCINE-THÉÂTRE DU DÉPARTEMENT DE DANSE (840, Cherrier) Monsieur Chépuki ou l'individualité, de Frédérick Gravel, et Océan Mer, de Marie-Chantal Béland: 18h.Musique CONSERVATOIRE Dim., l9 h 30, Atelier d'opéra.L'Éducation manquée (Chabrier), L'Isola disabitata (Haydn).Dim., 15 h, Catherine Todorovski, claveciniste.CHRIST CHURCH CATHEDRAL Dim., 13 h, Pemi Paull, altiste.PLACE DES ARTS (Cinquième Salle) Dim., 11 h, Wu Jie, violoniste.Au piano: Louise-Andrée Baril.Debussy, Prokofiev, Bach, Wieniawski.Pro Musica.CHÂTEAU RAMEZAY Dim., 13 h 30, 15 h, Montreal Welsh Male Choir.JARDIN BOTANIQUE Dim., 14 h, Ensemble du Conservatoire.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Dim., 15 h 30, Anne-Marie Dubois, pianiste.Fauré, Chabrier, Scriabine, Rachmaninov, Chopin, Alkan.ÉGLISE SAINT-JEAN-BAPTISTE Dim., 16 h, Mireille Lagacé, organiste, Les Chantres Musiciens.Dir.Gilbert Patenaude.Morales, Lassus, Byrd, Widor, Gigout.ÉGLISE ST.JAMES THE APOSTLE (Ste-Catherine/Bishop) Dim., 16 h, Pamela Selkirk, soprano, Marc Belleau, baryton, Scott Bradford, organiste.Bach.UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall) Dim., 17 h et 20 h, Ensembles de chambre de Mc Gill.Théâtre THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste-Catherine O.) Macbeth, de Shakespeare.Trad.de Marie José Thériault.Mise en scène de Fernand Rainville.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) Venecia, de Jorge Accame.Trad.d'André Melançon.Mise en scène de Guillermo de Andrea.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h; dim., 15h.THÉÂTRE DENISE-PELLETIER (4353, Ste-Catherine E.) À quelle heure on meurt ?, variation sur le collage de Martin Faucher, d'après l'oeuvre de Réjean Ducharme.Adaptation théâtrale et mise en scène de Guy Alloucherie.Ven., 20h; sam., 16h.THÉÂTRE PROSPERO (1371, Ontario E.) Les Étoiles d'Angus, de Michael Healy.Trad.et mise en scène d'André Thérien.Avec Stéphan Allard, Pierre Collin et Jean-Louis Hébert.Présentation du Théâtre les gens d'en bas et le Théâtre du Jour: 20h.ESPACE LIBRE (1945, Fullum) Transit - section no 20, d'Alexis Martin et Jean-pierre Ronfard.Mise en scène d'Alexis Martin.Avec Jacques Baril, Martine Beaulne, Daniel Brière, Michel Charette, Sophie Dion et Jean Maheux.Du mar.au sam., 20h30; matinées les 31 mars et le 7 avril à 15h.THÉÂTRE LA CHAPELLE (3700, St-Dominique) La Leçon, de Eugène Ionesco.Mise en scène d'Oleg Kisselev.Avec Jocelyn Caron, Noémie Godin-Vigneau, Pheobe Greenberg, Karyne Lemieux, Christophe Rapin et Patrice Savard.Du jeu.au sam., 20h; dim., 16h.CAFÉ-THÉÂTRE DU CCSE MAISONNEUVE (4375, Ontario E.) La Nuit de Valognes, d'Eric Emmanuel Schimitt.Avec Chantal Bouchard, Daniella Forget, Marc Gélinas, Mélanie Goyette, Chantal Grenier, Frédéric Guay, France Paquin, Marie Pelletier, Anne-Andrée St-Pierre et Pierre Vaillant.Ven., sam., 20h.LA MAISON JAUNE (2017, St-Hubert) La Cantatrice chauve, d'Eugène Ionesco.Mise en scène de Sylvain Binette.Avec Chantal Valade, Serge Mandeville, Isabelle Drainville, Benoit Ouimet, Mélanie Delisle et Sylvain Binette.Mer., jeu., ven., 20h; sam., 17h30 et 20h; dim., 17h.ESPACE GEORDIE (4001, Berri) 40 Ouest, de Marc-André Girard.Mise en scène de Marc- André Girard, assisté de Chantale Jean.Avec Jocelyn Lake, Rémi-Pierre Paquin et Robert Durette: 20h30, sauf les 25 et 26 mars.CENTRE SAIDYE BRONFMAN (5170, Côte-Ste-Catherine) Undiscovered Country, de Arthur Schnitzler, adapt.de Tom Stoppard.Dim.: 19h; After the Dance, de Terence Rattigan: dim., 14h.CAFÉ-THÉÂTRE DE CHAMBLY (2447, av.Bourgogne, Chambly) Chacun son tour, comédie de Ray Cooney et Tony Hilton.Ven., sam., 20h.Pour enfants THÉÂTRE DE L'ESQUISSE (1650, Marie-Anne E.) Baba O'Rom et la poule de cristal, d'Alain Boisvert.Présentation de la troupe Le Matou Noir: 14h.(5 ans et plus) Variétés CASINO DE MONTRÉAL Alain Choquette.CASINO DE MONTRÉAL La Bande à Joe.Mar., mer., jeu.: 13h30.THÉÂTRE CORONA (2490, Notre-Dame O.) Yvon Deschamps: 20h.CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Suroît: 19h.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Régent: 20h.CAFÉ LUDIK (552, Ste-Catherine E.) Madeleine Royer: 21h.L'ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) Bonzaï: 22h.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Vincent Beaulnes: 21h.AU SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) Le Monde à votre porte, avec Éric Gauthier: 19h30.JAZZI'Z (4075B, St-Denis) Skip Bey, Tim Jackson et M.Berthiaume: 22h.BRUTOPIA (1219, Crescent) Dibondoko: 22h.Agence France-Presse NEW YORK \u2014 Le manuscrit de Sur la route, roman culte de la « Beat Generation » écrit en 1951 par Jack Kerouac sur un rouleau continu de 36 mètres de long, sera mis aux enchères chez Christie's le 22 mai.Ce rouleau, constitué de longues feuilles de papier collées les unes aux autres, a été estimé entre 1 et 1,5 million de dollars US.Jack Kerouac, mort en Floride en 1969 à 47 ans, a tapé On the Road d'une seule traite en 20 jours sur une machine à écrire rouillée dans son loft new-yorkais, dormant peu et buvant des litres de café.« Déroulé sur le sol, on dirait une route », écrira-t-il à son ami le poète Allen Ginsberg.Et à son compagnon de voyage Neal Cassady : « J'ai vraiment écrit un grand livre, mon meilleur.» Mais le format inhabituel du manuscrit fut un obstacle à sa publication.« Comment voulez-vous que l'imprimeur travaille à partir de çà ?» se serait exclamé, selon le New York Times, un éditeur en voyant le rouleau.Le texte, sans paragraphe, est couvert de multiples annotations : mots modifiés, ratures, ponctuation ajoutée, passages barrés.Une fine ligne au crayon le long du côté droit suggère que Kerouac a découpé le papier pour l'adapter au format de sa machine.Selon lui, les derniers paragraphes manquants au manuscrit ont été mangés par le chien de son ami Lucien Carr.Mais ses biographes soupçonnent Kerouac d'avoir inventé cette anecdote pour secrètement réécrire la fin du roman.Récit semi-autobiographique, Sur la route a été inspiré par des voyages en compagnie de Neal Cassady dans l'Amérique de l'aprèsguerre.Il a été vendu à plus de 3,5 millions d'exemplaires dans les seuls États-Unis.Le manuscrit est mis en vente par Tony Sampas, neveu de la troisième et dernière épouse de Kerouac, Stella Sampas.2944016A CENTRE-VILLE EST RIVE SUD VEUILLEZ PRENDRE NOTE QUE LE GUIDE EST SUJET À CHANGEMENTS SANS PRÉAVIS.OUEST DE L'ÎLE RIVE SUD \u0001SON DIGITAL RIVE SUD QUARTIER LATIN (17 SALLES DE CINÉMAS) 350 rue Emery, coin St-Denis 849-FILM-111 SIÈGES DISPOSÉS EN GRADINS (Sightline seating™) \u0002 TIGRE ET DRAGON (G) Dim.au Jeu.1:30,4:15,7:05,9:45 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.au Jeu.12:45,3:50,6:40,9:40 \u0002 Trafic (v.française) (13+) Dim.au Jeu.12:10,3:15,6:20,9:25 \u0002LES RIVIÈRES POURPRES (16+) Dim.au Jeu.2:00,4:45,7:25,9:55 MAELSTRÖM (13+) Dim.au Jeu.2:10,4:25,6:50,9:10 VATEL(G) Dim.au Mer.7:15,9:45 Jeu.9:45 MERCI POUR LE CHOCOLAT (G) Dim.au Mer.6:30,9:00 Jeu.9:30 UN TEMPS POUR L'IVRESSE DES CHEVAUX (sous-titre français) (G) Dim.au Jeu.2:15,4:30,6:55,9:15 \u0002 LES SILENCES DU DÉSIRS(v.française) (G) Dim.au Jeu.12:15,2:40,4:50,7:10, 9:20 \u0002 LA VEUVE DE ST-PIERRE (G) Dim.au Jeu.1:00,4:00,7:00,9:35 PRINCES ET PRINCESSES (G) Dim.au Jeu.1:45,4:10 \u0002LE MEXICAIN(13+)Dim.au Jeu.12:30,3:30,6:35,9:15 \u0002MON AMI SPOT(G) Dim.au Jeu.12:00,2:25,4:55 \u0002 15 MINUTES (v.française) (13+) Dim.au Jeu.12:50,3:45,6:45,9:25 \u0002 SONGE D'UNE NUIT D'ADOS(G) Dim.au Jeu.2:05,4:35,7:15,9:30 \u0002 BLESSURES FATALES (16+) Dim.au Jeu.12:10,2:30,5:00,7:30,10:00 \u0002DITES-MOI QUE JE RÊVE! (13+) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:00,2:20,4:50,7:20,9:50 \u0002 LISTE D'ATTENTE (sous-titre français) (G) Dim.au Jeu.1:15,4:00,6:45,9:30 \u0002 MEMENTO (13+) Dim.au Jeu.1:30,4:15,7:00,9:40 CENTRE-VILLE OUEST CAVENDISH (MAIL) PV Cavendish, coin Kildare 849-FILM -122 \u0002 CHOCOLAT (v.o.Anglaise) (G) Dim.& Mar.12:30,3:45,6:30,9:05 Lun.Mer.& Jeu.6:30,9:05 \u0002TRAFFIC (13+) Dim.& Mar.12:50, 4:50,8:45 Lun.Mer.& Jeu.8:45 FAST FOOD, FAST WOMEN (G) Dim.& Mar.1:00,3:50,6:50,9:25 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:25 \u0002THE MEXICAN (13+) Dim.& Mar.12:40,3:35,6:40,9:15 Lun.Mer.& Jeu.6:40,9:15 SEE SPOT RUN (G) Dim.& Mar.1:05,3:55 GET OVER IT (G) Dim.au Jeu.6:55,9:00 \u0002 15 MINUTES (v.o.Anglaise) (13+) Dim.& Mar.12:35,3:30,6:35,9:10 Lun.Mer.& Jeu.6:35,9:10 EXIT WOUNDS (16+) Dim.& Mar.12:55,3:40,6:45,9:20 Lun.Mer.& Jeu.6:45,9:20 \u0002 SAY IT ISN'T SO (13+) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:45,2:50,4:55,7:00,9:30 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:30 CÔTE-DES-NEIGES PV 6700 Côte-des-Neiges 849-FILM -124 ADMISSION ADULTES- APRÈS 18H00 (exc.mar.& mer.) 6,50$ ENFANTS (13 ans et moins) 4,25$ ÂGE D'OR (65 ans et plus) 4,25$ MATINÉE EN TOUT TEMPS AVANT 18H00 4,25$ MARDI ET MERCREDI TOUTE LA JOURNÉE 4,25$ \u0002 TRAFFIC(13+) Dim.Mar.& Mer.2:00,6:20,9:15 Lun.& Jeu.8:00 \u0002SEE SPOT RUN(G) Dim.Mar.& Mer.1:45,3:50 \u0002THE MEXICAN (13+) Dim.Mar.& Mer.1:50,4:30,7:20,9:45 Lun.& Jeu.7:20,9:45 \u0002 15 MINUTES (v.o.Anglaise) (13+) Dim.Mar.& Mer.1:35,4:20,7:10,9:40 Lun.& Jeu.7:10,9:40 \u0002 GET OVER IT (G) Dim.au Jeu.7:30,9:20 \u0002 EXIT WOUNDS (16+) Dim.Mar.& Mer.1:15,3:25,5:30,7:40,9:50 Lun.& Jeu.7:40,9:50 \u0002 ENEMY AT GATES (13+) Dim.Mar.& Mer.1:30,4:10,7:00,9:35 Lun.& Jeu.7:00,9:35 \u0002 THE BROTHERS (13+) Dim.Mar.& Mer.1:20,3:30,5:40,7:45,9:55 Lun.& Jeu.7:45,9:55 CARREFOUR DORION PV 391 Bl.Harwood, Dorion-Vaudreuil 849-FILM -132 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.1:40,4:10,7:30 Lun.& Jeu.7:30 Mar.& Mer.6:50,9:25 MON AMI SPOT (G) Dim.12:30, 2:45,5:00 LE MEXICAIN (13+) Dim.12:50, 3:30,7:30 Lun.& Jeu.7:30 Mar.& Mer.7:00,9:35 15 MINUTES (v.française) (13+) Dim.1:10,4:00,7:40 Lun.& Jeu.7:40 Mar.& Mer.7:00,9:30 SONGE D'UNE NUIT D'ADOS(G) Dim.1:00,3:00,5:00,8:00 Lun.& Jeu.8:00 Mar.& Mer.7:20,9:20 MAELSTRÖM (13+) Dim.Lun.& Jeu.8:00 Mar.& Mer.7:20,9:40 BLESSURES FATALES (16+) Dim.12:40,3:10,7:50 Lun.& Jeu.7:50 Mar.& Mer.7:30,9:40 DITES-MOI QUE JE RÊVE! (13+) Laissez-passer refusés Dim.12:45, 2:50,5:00,7:50 Lun.& Jeu.7:50 Mar.& Mer.7:10,9:15 LES ENJÔLEUSES (G) Dim.12:30,3:20,7:40 Lun.& Jeu.7:40 Mar.& Mer.6:50,9:30 EST DE MONTRÉAL DAUPHIN 2396 est, rue Beaubien 721-6060 TIGRE ET DRAGON(sous-titre français) (G) Dim.1:40,4:05,7:00 Lun.au Jeu.7:15 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.1:30,4:10,6:50 Lun.au Jeu.7:20 LANGELIER Carrefour Langelier 255-5551 NOUS N'ACCEPTIONS AUCUN LAISSEZ-PASSER, COUPON OU CERTICAT-CADEAU CINÉPLEX ODÉON \u0002 SEUL AU MONDE (G) Dim.au Jeu.9:10 \u0002 HANNIBAL (v.française) (16+) Dim.1:00,3:45,7:00,9:45 Lun.au Jeu.7:00,9:45 \u0002 DOUX NOVEMBRE(G) Dim.1:00,7:10 Lun.au Jeu.7:10 \u0002 LES DEUX PIEDS SUR TERRE(G) Dim.3:20,5:15,9:25 Lun.au Jeu.9:25 \u0002MON AMI SPOT(G)Dim.1:10, 3:10,5:10,7:10 Lun.au Jeu.7:10 \u0002 15 MINUTES (v.française) (13+) Dim.1:05,3:30,7:05,9:30 Lun.au Jeu.7:05,9:30 \u0002 BLESSURES FATALES (16+) Dim.1:05,3:05,5:05,7:05,9:05 Lun.au Jeu.7:05,9:05 DITES-MOI QUE JE RÊVE! (13+) Dim.1:00,3:00,5:00,7:00,9:00 Lun.au Jeu.7:00,9:00 MONTRÉAL SUD PLACE LASALLE PV Angle bl.Champlain et Bishop Power 849-FILM -171 \u0002 Trafic (v.française) (13+) Dim.au Jeu.7:30 \u0002 TIGRE ET DRAGON (G) Dim.Mar.& Mer.1:05,3:50,6:45,9:15 Lun.& Jeu.6:45,9:15 \u0002 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.Mar.& Mer.1:25,3:55,6:35,9:00 Lun.& Jeu.6:35,9:00 \u0002 MON AMI SPOT (G)Dim.Mar.& Mer.1:15,3:20,5:25 \u0002 LE MEXICAIN(13+) Dim.Mar.& Mer.1:20,4:00,6:40,9:05 Lun.& Jeu.6:40,9:05 \u0002 SONGE D'UNE NUIT D'ADOS(G) Dim.Mar.& Mer.1:00,3:00,5:00,6:55, 8:50 Lun.& Jeu.6:55,8:50 \u0002 GET OVER IT (G) Dim.Mar.& Mer.1:25,3:30,6:35,8:45 Lun.& Jeu.6:35,8:45 \u0002 15 MINUTES (v.o.Anglaise) (13+) Dim.Mar.& Mer.1:10,3:40,6:40,9:10 Lun.& Jeu.6:40,9:10 15 MINUTES Dim.Mar.& Mer.1:20,3:45,6:30,9:00 Lun.& Jeu.6:30,9:00 \u0002 BLESSURES FATALES (16+) Dim.Mar.& Mer.1:10,3:25,7:00,9:25 Lun.& Jeu.7:00,9:25 \u0002DITES-MOI QUE JE RÊVE!(13+) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:15,3:20,5:15,7:25,9:30 Lun.& Jeu.7:25,9:30 \u0002 THE BROTHERS (13+) Dim.Mar.& Mer.1:05,3:10,5:10,7:20,9:35 Lun.& Jeu.7:20,9:35 \u0002 SAY IT ISN'T SO (13+) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:00,3:00,5:00,7:05,9:20 Lun.& Jeu.7:05,9:20 BROSSARD PV Mail Champlain - 2150, Lopinière 849-FILM -141 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.1:20,4:00,7:05 Lun.& Jeu.7:40 Mar.1:20,4:00,6:50,9:30 Mer.6:50,9:30 CHOCOLAT (v.o.Anglaise) (G) Dim.1:50,4:30,7:05 Lun.& Jeu.7:35 Mar.1:50,4:30,7:05,9:40 Mer.7:05,9:40 \u0002 Trafic (v.française) (13+) Dim.1:00,7:00 Mar.1:00,6:45 Mer.6:45 Jeu.7:35 MAELSTRÖM (v.o.Anglaise) (13+) Dim.1:30,3:30,5:30,7:15 Lun.& Jeu.8:00 Mar.1:30,3:30,5:30,7:15,9:15 Mer.7:15,9:15 LA VEUVE DE ST-PIERRE (G) Dim.1:40,4:10,7:10 Lun.& Jeu.7:55 Mar.1:40,4:10,6:55,9:20 Mer.6:55,9:20 15 MINUTES(v.française) (13+) Dim.4:20 Mar.4:20,9:45 Mer.9:45 15 MINUTES (v.o.Anglaise) (13+) Dim.1:10,3:45,7:20 Lun.& Jeu.7:50 Mar.1:10,3:45,7:00,9:35 Mer.7:00,9:35 WAITING LIST (v.o.Anglaise) (G) Dim.2:00,4:40,7:20 Lun.& Jeu.7:45 Mar.2:00,4:40,7:10,9:25 Mer.7:10,9:25 ST-HYACINTHE Galeries St-Hyacinthe 773-9492 - CINÉMA AFFILIÈ - CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.au Jeu.1:10,3:45,6:50,9:20 LE MEXICAIN (13+) Dim.au Jeu.9:45 MON AMI SPOT (G) Dim.au Jeu.1:25 15 MINUTES (v.française) (13+) Dim.au Jeu.3:40,7:05 SONGE D'UNE NUIT D'ADOS(G) Dim.au Jeu.1:30,3:30,7:15,9:15 L'ENNEMI AUX PORTES(13+) Dim.au Jeu.1:05,3:55,6:45,9:35 BLESSURES FATALES(16+) Dim.au Jeu.1:15,3:25,7:20,9:40 MAELSTRÖM (13+) Dim.au Jeu.1:00,3:15,7:00,9:10 LES ENJÔLEUSES (G) Dim.au Jeu.1:00,3:50,6:55,9:30 DITES-MOI QUE JE RÊVE! (13+) Dim.au Jeu.1:20,3:35,7:10,9:25 BOUCHERVILLE PV Aut.20, sortie Boul.Mortagne 849-FILM -144 TIGRE ET DRAGON(G) Dim.1:25, 3:55,7:05,9:50 Lun.au Mer.2:05,4:35,7:05,9:50 Jeu.7:25,9:50 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.1:05,3:40,6:45,9:15 Lun.au Mer.2:25,6:45,9:15 Jeu.7:15,9:45 LE MEXICAIN (13+)Dim.1:30,4:05, 7:15,9:45 Lun.au Mer.2:35,7:15,9:45 Jeu.7:15,9:45 MON AMI SPOT(G) Dim.1:00,3:25 Lun.au Mer.2:30,4:45 15 MINUTES (v.française) (13+) Dim.1:35,4:05,6:55,9:25 Lun.au Mer.2:00,4:40,6:55,9:25 Jeu.7:00,9:25 SONGE D'UNE NUIT D'ADOS(G) Dim.au Jeu.7:00,9:10 MEILLEUR ESPOIR FÉMININ(G) Dim.1:20,3:35,7:25,9:35 Lun.au Mer.2:15,4:20,7:25,9:35 Jeu.7:25,9:35 L'ENNEMI AUX PORTES (13+) Dim.1:00,3:45,6:50,9:30 Lun.au Mer.2:40,6:50,9:30 Jeu.7:00,9:30 BLESSURES FATALES (16+) Dim.1:10,3:30,7:10,9:20 Lun.au Mer.2:10,4:30,7:10,9:20 Jeu.7:10,9:20 LES ENJÔLEUSES (G) Dim.1:15, 4:00,6:50,9:40 Lun.au Mer.2:20,6:50,9:40 Jeu.7:05,9:40 DITES-MOI QUE JE RÊVE! (13+) Dim.1:40,4:00,7:20,9:35 Lun.au Mer.2:00,4:15,7:20,9:35 Jeu.7:20,9:35 ST-BRUNO PV Près des Promenades St-Bruno 849-FILM -143 Trafic (v.française) (13+) Dim.au Jeu.6:45,9:30 \u0002 HANNIBAL (v.française) (16+) Dim.Mar.& Mer.1:10,3:55,6:45,9:35 Lun.& Jeu.6:45,9:35 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.Mar.& Mer.1:45,4:25,7:05,9:35 Lun.& Jeu.7:05,9:35 MAELSTRÖM (13+) Dim.Mar.& Mer.1:35,7:05 Lun.& Jeu.7:05 \u0002MON AMI SPOT(G)Dim.Mar.& Mer.12:40,2:45,4:45 \u0002LE MEXICAIN(13+)Dim.Mar.& Mer.1:30,4:20,7:10,9:45 Lun.& Jeu.7:10,9:45 \u0002 15 MINUTES (v.française) (13+) Dim.Mar.& Mer.1:20,4:05,7:00,9:45 Lun.& Jeu.7:00,9:45 SONGE D'UNE NUIT D'ADOS(G) Dim.Mar.& Mer.1:10,3:10,5:10,7:10, 9:15 Lun.& Jeu.7:10,9:15 LA VEUVE DE ST-PIERRE (G) Dim.Mar.& Mer.3:40,9:00 Lun.& Jeu.9:00 \u0002BLESSURES FATALES(16+) Dim.Mar.& Mer.12:45,3:05,5:15,7:30, 9:50 Lun.& Jeu.7:30,9:50 \u0002DITES-MOI QUE JE RÊVE! (13+) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:00,3:15,5:15,7:25,9:35 Lun.& Jeu.7:25,9:35 L'ENNEMI AUX PORTES (13+) Dim.Mar.& Mer.1:25,4:15,7:00,9:40 Lun.& Jeu.7:00,9:40 \u0002 LES ENJÔLEUSES (G) Dim.Mar.& Mer.1:15,4:15,7:00,9:40 Lun.& Jeu.7:00,9:40 DELSON (PLAZA) PV 900, Bl.Georges-Gagné, Delson 849-FILM -145 HANNIBAL(v.française) (16+) Dim.6:55 Lun.7:30 Mar.au Jeu.6:55,9:40 LE MEXICAIN(13+) Dim.Mar.au Jeu.7:10 MON AMI SPOT (G)Dim.1:05,3:15 SONGE D'UNE NUIT D'ADOS(G) Dim.1:25,3:30,7:15 Lun.8:00 Mar.au Jeu.7:15,9:20 15 MINUTES (v.française) (13+) Dim.1:55,4:30,7:05 Lun.7:40 Mar.au Jeu.7:05,9:45 BLESSURES FATALES (16+) Dim.1:45,4:00,7:25 Lun.7:45 Mar.au Jeu.7:25,9:55 DITES-MOI QUE JE RÊVE! (13+) Laissez-passer refusés Dim.12:55, 3:05,5:10,7:20 Lun.7:50 Mar.au Jeu.7:20,9:30 LES ENJÔLEUSES (G) Dim.1:35,4:20,7:00 Lun.7:35 Mar.au Jeu.7:00,9:35 LES DEUX PIEDS SUR TERRE (G) Lun.7:55 Mar.au Jeu.9:50 CHÂTEAUGUAY ENCORE 180, Boul.D'Anjou Châteauguay 699-3579 3000 MILLES DE GRACELAND(13+) Dim.3:45,9:00 Mar.& Mer.9:00 THE MEXICAN(13+)Dim.1:30,6:45 Lun.& Jeu.7:25 Mar.& Mer.6:45 \u0002 15 MINUTES (v.française) (13+) Dim.1:20,3:40,6:50,9:05 Lun.& Jeu.7:30 Mar.& Mer.6:50,9:05 SONGE D'UNE NUIT D'ADOS(G) Dim.1:35,3:20,7:00,8:55 Lun.& Jeu.7:40 Mar.& Mer.7:00,8:55 BLESSURES FATALES (16+) Dim.1:25,3:25,6:55,9:10 Lun.& Jeu.7:35 Mar.& Mer.6:55,9:10 Trafic (v.française) (13+) Dim.1:15, 4:00,7:30 Lun.& Jeu.7:20 Mar.& Mer.7:30 RIVE NORD ST-EUSTACHE PV 25e Avenue (450)472-6666 - LE GROUPE MATHERS - NOUS N'ACCEPTIONS QUE ODÉON AUCUN AUTRE LES CERTICATES-CADEAU CINÉPLEX COUPON-RABAIS N'EST ACCEPTÉ \u0002LES 102 DALMATIENS (G) Dim.& Mar.12:00,2:00 \u0002MISS PERSONNALITÉ (G) Dim.& Mar.12:05,2:25,4:45,7:05, 9:20 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:20 \u0002 SEUL AU MONDE (G) Dim.& Mar.12:30,3:30,6:40,9:30 Lun.Mer.& Jeu.6:40,9:30 \u0002 Trafic (v.française) (13+) Dim.& Mar.2:00,9:10 Lun.Mer.& Jeu.9:10 \u0002 TIGRE ET DRAGON (G) Dim.& Mar.1:35,4:05,6:55,9:20 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:20 \u0002 15 FÉVRIER 1839 (G) Dim.& Mar.3:50,9:40 Lun.Mer.& Jeu.9:40 \u0002 HANNIBAL(v.française) (16+) Dim.& Mar.1:15,4:00,6:50,9:35 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:35 \u0002 DOUX NOVEMBRE (G) Dim.& Mar.4:00,7:00,9:30 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:30 \u0002 LES DEUX PIEDS SUR TERRE(G) Dim.& Mar.12:05, 4:55,7:10 Lun.Mer.& Jeu.7:10 \u0002 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.& Mar.1:00,3:35,6:55,9:25 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:25 \u0002 3000 MILLES DE GRACELAND (13+) Dim.& Mar.1:10,7:10 Lun.Mer.& Jeu.7:10 \u0002 MON AMI SPOT (G) Dim.& Mar.12:00,2:10,4:20 \u0002THE MEXICAN(13+)Dim.au Jeu.7:05,9:35 \u0002 LE MEXICAIN (13+) Dim.& Mar.1:15,3:45,7:00,9:30 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:30 \u0002 SONGE D'UNE NUIT D'ADOS (G) Dim.& Mar.12:20, 2:15,4:10,7:10,9:10 Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:10 \u000215 MINUTES (v.française) (13+) Dim.& Mar.1:30,4:05,6:50,9:20 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:20 \u0002 L'ENNEMI AUX PORTES(13+) Dim.& Mar.1:05,3:50,6:55,9:35 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:35 \u0002 BLESSURES FATALES(16+) Dim.& Mar.12:05,2:20,4:35,7:00, 9:15 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:15 \u0002 DITES-MOI QUE JE RÊVE! (13+)Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:15,2:20,4:25,7:05, 9:15 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:15 \u0002 LES ENJÔLEUSES (G) Dim.& Mar.1:50,3:40,6:50,9:25 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:25 DU Dimanche 25 à Jeudi 29 7LP0901B0325 B9 dim.7LP0901B0325 ZALLCALL 67 00:52:21 03/25/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 5 MA R S 2 0 0 1 B 9 DANSE Art sans limites Berlin, Vienne, Venise et Bruxelles Après la bouse d'éléphant, le vide.STÉPHANIE BRODY collaboration spéciale BERLIN, VIENNE, Venise et Bruxelles.L'Agora de la danse vient d'offrir au public montréalais un petit tour de l'Europe pour le prix d'un billet de spectacle.Four Cities/Four Solos, qui prenait fin hier soir, transporte les spectateurs dans chacune de ces villes européennes au nom si évocateur.Avec cette suite de quatre solos féminins qui planaient merveilleusement entre le songe et la réalité, la chorégraphe de Vancouver Lola Mc Laughlin a su donner corps à chacun de ces lieux en créant quatre ambiances très distinctes, et ce malgré une gestuelle parfois simpliste et conventionnelle.Berlin, incarnée par une jeune femme pressée au corps tendu et raide habillé de plastique, baigne nettement dans une ambiance postmoderne.Voilà l'urbanité dans ce qu'elle a de plus impersonnel et de froid.Des amas de briques projetés en fond de scène et des barrages antitank posés en rangs serrés rappellent les affres de la guerre, au milieu d'une scène vide baignée d'une lueur bleutée.La danseuse Jennifer Murray y avance, les membres raides, selon une gestuelle saccadée et répétitive.Mais le robot sans âme s'oublie par moments et se laisse glisser au son de la musique techno et acid jazz dans des instants d'abandon.Dessous la ville froide bat un coeur de ville branchée, prête à tous les excès.Malheureusement, ce solo traîne en longueur et on en saisit si rapidement l'essence qu'il devient vite lassant.Dans Vienne, la danseuse Hope Terry avance le port altier, ceinte d'une immense robe bouffante.Sa gestuelle oscille entre une élégance naturelle et une tenue affectée, voire grotesque.Si son corps trahit toute la lourdeur de la tradition et de l'histoire, il ne demande qu'à s'en libérer.Lorsqu'elle abandonne finalement son corset et ses cerceaux, Terry ne peut s'empêcher de piaffer, tel un cheval fier et fort.Dès lors, sa gestuelle, guidée par son souffle, devient plus organique et plus profonde, voir plus intéressante.Dans Venise, Mc Laughlin a juché la danseuse Andrea Gunnlaugson sur de curieuses semelles plates-formes.Telle une gondole sur l'eau, cette étrange créature glisse lentement sur le sol, aidée de deux immenses perches.En un défi à l'équilibre, la chorégraphe oblige la danseuse à descendre constamment vers le sol en de vertigineux pliés et à assumer une série de poses périlleuses.Malgré l'aspect loufoque du personnage, les bruits ambiants d'enfants qui jouent et le ruissellement rassurant de l'eau, ce solo un peu baroque dégage aussi quelque chose de grave et de mélancolique.Bruxelles est sans conteste le solo le plus dynamique et celui dont la gestuelle variée s'éloigne des battements et des développés, pieds pointés, qui sévissent un peu trop dans les autres solos.C'est peut-être aussi celui qui correspond le plus à notre sensibilité de Montréalais, en raison de son côté viscéral et intello, et parce que la gestuelle très physique rappelle nettement celle à laquelle nous ont habitués des compagnies montréalaises comme La La La Human Steps ou O Vertigo.La danseuse Susan Elliot, habillée d'une petite robe noire, bottines aux pieds, s'élance dans des vrilles et dans une gestuelle spasmodique, remplie de ferveur, au son d'une voix qui récite un beau texte, très roman noir, sur fond de rythme assourdissant et agressant.Puis tout bascule et la jeune femme se retrouve face à elle-même.Bruxelles est à la fois terre-àterre, passionnée, poétique et tourmentée.Au-delà des lieux communs et de la face connue de ces villes, Lola Mc Laughlin réussit à ouvrir une brèche qui laisse filtrer le côté secret de chaque lieu.Comment repousser les limites de l'art en Grande-Bretagne, où un peintre a reçu un prix prestigieux pour ses oeuvres en crottin d'éléphant, où des sculpteurs mutilent leur propre corps et où un artiste a récemment fait un malheur à Londres en détruisant tous ses biens matériels ?On pensait avoir tout vu, mais une galerie d'art de Birmingham a réussi l'exploit de surprendre un public presque blasé : depuis lundi, les amateurs d'art sont invités à s'extasier devant ses murs.complètement vides, dans le cadre de l'exposition To Be Constructed in your Head (À être construit dans votre tête).L'exposition, organisée par le groupe Proto Mu Art, est composée de 50 oeuvres imaginaires.Autant dire que la galerie n'a que du vent à présenter.Les visiteurs en ont pour deux minutes à en faire le tour, à moins qu'ils ne soient très imaginatifs.C'est le but de toute l'affaire.« Plutôt que de présenter des sculptures ou des tableaux, nous présentons des pièces d'écriture qui décrivent nos oeuvres.Vous lisez les descriptions et vous construisez une image dans votre tête », explique Stuart Tait, l'un des organisateurs de l'exposition.What's the point ?« Le but est d'encourager les gens à penser de façon plus créative », répond M.Tait, qui ajoute s'être inspiré des tableaux conceptuels peints par Yoko Ono dans les années 1960.L'idée ne date donc pas d'hier Ð c'est au cours d'une exposition intitulée Unfinished Paintings and Objects, en 1966 que Yoko a rencontré John Lennon Ðmais jamais sa logique n'avait été poussée aussi loin.Miles Grundy, un employé de la Custard Factory, où est présentée l'exposition gratuite, avoue que les oeuvres se prêtent aisément à la controverse.Mais il les considère « inspirantes » et se réjouit du fait qu'elles attirent un grand nombre de visiteurs (et de publicité).« Les murs sont vides, mais il y a quelque chose.C'est à vous le faire apparaître dans votre tête.Il faut avoir un esprit ouvert », dit-il.« Mon idée est que le monde doit être contrôlé par des machines, ne laissant pas de place à l'erreur humaine » ; « Une oeuvre féministe.Titre Ð rose pour une fille ! Action : portez du bleu » et « Prenez les choses pour ce qu'elles sont, pas pour ce que vous pensez qu'elles sont » font partie des descriptions destinées à stimuler les neurones des visiteurs.En février, l'artiste Michael Landy avait fait courir les foules à Londres en détruisant la totalité de ses biens pour protester contre la société de consommation.Des petites culottes à la voiture, 7000 articles avaient été réduits en poussière dans un ancien magasin d'Oxford Street, la rue commerçante la plus populaire du pays.D'autres expriment leur art sur leur propre corps, suivant l'exemple de la Française Orlan, défigurée par plusieurs interventions chirurgicales sans anesthésie.Marc Quinn, entre autres, a utilisé huit pintes de son sang pour reproduire sa tête, qu'il conserve depuis dans un contenant réfrigéré.À Londres, des inquiétudes ont récemment été soulevées à propos du nombre croissant d'artistes qui exploitent leur corps pour séduire le marché contemporain de l'art.Reste que l'art provocateur est désormais reconnu et récompensé en Grande-Bretagne.En 1998, le peintre Chris Ofili a reçu le prix Turner Ð le plus prestigieux du monde des arts britanniques Ð pour une oeuvre réalisée en bouse d'éléphant.Un an plus tard, M.Ofili avait scandalisé le maire de New York, Rudolph Giuliani, en exposant au Brooklyn Museum of Art sa Holy Virgin Mary, une vierge en crottin de pachyderme entourée de collages pornographiques.Four Solos/Four Cities, de la chorégraphe Lola Mac Laughlin, a été salué unanimement par la critique et présenté dans plusieurs villes du Canada depuis sa création en 1999.www.sayitisntsomovie.com ©2001 TWENTIETH CENTURY FOX De ceux qui vous ont offert « Marie a un je-ne-sais-quoi » « UNE COMÉDIE HILARANTE.» - Omar Linares, FOX-TV « UN CHEF-D'OEUVRE IMPRÉVISIBLE.» - Mark S.Allen, KMAX-TV CONSULTEZ LES GUIDESHORAIRES DES CINÉMAS! CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) 4 LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 4 LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 4 CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) 4 FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 4 FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT 4 FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND 4 4 SON DIGITAL VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE LAISSEZ-PASSER REFUSÉS CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE 4 CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON 4 CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION 4 CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) 4 FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 4 CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN 4 CINÉ-ENTREPRISE PLAZA REPENTIGNY 4 CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO 4 LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 4 CINÉMA ST-EUSTACHE 4 GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE 4 CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 4 LES CINÉMAS GUZZO TERREBONNE 8 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 4 LES CINÉMAS LANGELIER 6 4 CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD 4 CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE 4 FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL 4 À L'AFFICHE ! «ABSOLUMENT HILARANT!» Dwight Brown, SAVOY MAGAZINE sony.com/thebrothers CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES 4 LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 4 LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 4 CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) 4 FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 4 FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT 4 FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND 4 13 ANS + 4 SON DIGITAL À L'AFFICHE! CONSULTEZ LES GUIDESHORAIRES DES CINÉMAS! « DEUX HEURES DE PURE ADRÉNALINE.CETTE AVENTURE ROMANTIQUE FRAPPE DANS LE MILLE! VOUS SEREZ CAPTIVÉS PAR LES MÉGAWATTS D'ÉLECTRICITÉ QUE GÉNÈRENT BRAD ET JULIA.» ANDREW JOHNSTON, US WEEKLY version française de THE MEXICAN CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE 4 CINÉ-ENTREPRISE CINÉMA DU CAP 4 CINÉMA CARNAVAL CHÂTEAUGUAY 4 CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON 4 CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION 4 CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE 4 CINÉMA 9 GATINEAU 4 CINÉ-ENTREPRISE FLEUR DE LYS GRANBY 4 LE CARREFOUR 10 JOLIETTE 4 CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) 4 FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL 4 FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL 4 CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN 4 CINÉMA 9 ROCK FOREST 4 CINÉMA ST-LAURENT SOREL-TRACY 4 CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE 4 CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO 4 LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 4 CINÉMA ST-EUSTACHE 4 GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE 4 CAPITOL ST-JEAN 4 CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 4 LES CINÉMAS GUZZO TERREBONNE 8 4 CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD 4 FAMOUS PLAYERS VERSAILLES 4 BOIS FRANCS VICTORIAVILLE 4 CINÉMA BIERMANS SHAWINIGAN 4 FAMOUS PLAYERS STARCITÉ HULL 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 4 FLEUR DE LYS TROIS-RIVIÈRES O.4 FAMOUS PLAYERS CARR.ANGRIGNON 4 CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) 4 CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE 4 CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES 4 LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 4 FAMOUS PLAYERS F.P.8 GREENFIELD PARK 4 LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 4 FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL 4 FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL 4 CINÉMA 9 ROCK FOREST 4 CINÉMA PINE STE-ADÈLE 4 CINÉMA ST-EUSTACHE 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 4 FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT 4 FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND 4 FAMOUS PLAYERS STARCITÉ HULL 4 CINÉMA GALERIES AYLMER 4 VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE CINÉMA PINE MONT-TREMBLANT 4 CINÉMA MAGOG MAGOG 4 CINÉMA PIXEL 13 LOUISEVILLE 4 VIOLENCE ANS + À L'AFFICHE! 4 SON DIGITAL MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 4 CONSULTEZ LES GUIDESHORAIRES DES CINÉMAS! visitez le site officiel à 2943977A « DEUX FOIS RAVO E ERT ROEPER AND THE MOVIES « DRÔLE DU DÉ UT JUSQU À LA FIN.LE GRAND TALENT DE CES VEDETTES EN FAIT UN FILM GAGNANT SUR TOUTE LA LIGNE.R h Ro E ERT ROEPER AND THE MOVIES « UNE DÉLICIEUSE COMÉDIE.L h Roz PEOPLE MAGAZINE MEGA-PLEX GUZZO SPHERETECH 144 MEGA-PLEX GUZZO MD PONT-VIAU 16 MD MEGA-PLEX GUZZO TASCHEREAU 184 MD CINÉMA PINE STE.ADELE4 LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 104 LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 114 FAMOUS PLAYERS CENTRE LAVAL4 FAMOUS PLAYERS ANGRIGNON4 FAMOUS PLAYERS COLISÉE 4 KIRKLAND FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL 4 FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT4 VERSION FRANÇAISE LOUISEVILLE4 LE CARREFOUR 10 PIXEL CINEMA JOLIETTE4 CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD4 CINÉ-ENTREPRISE ST.BASILE CINÉ-ENTREPRISE PLAZA REPENTIGNY CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE4 FLEUR DE LYS TROIS-RIVIERES CARREFOUR DU NORD ST.JEROME CAPITOL ST.JEAN GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE MAISON DU CINEMA SHERBROOKE4 CINÉMA 9 CARNAVALCHATEAUGUAY4 ROCK FOREST LES CINÉMAS GUZZO TERREBONNE 84 CINÉMA ST.LAURENT SOREL-TRACY4 LES CINÉMAS GUZZO STE.THERESE 84 CINÉ-ENTREPRISE JONQUIERE CINEPLEX ODEON DORION CARREFOUR CINEPLEX ODEON DELSON PLAZA CINÉ-ENTREPRISE CINEMA DU CAP CINEPLEX ODEON ST.BRUNO CINEPLEX ODEON BOUCHERVILLE MEGA-PLEX GUZZO CENTRE-JACQUES-CARTIER 144 MEGA-PLEX GUZZO MD PONT-VIAU 16 MD GROUPE MATHERS ST.EUSTACHE4 FAMOUS PLAYERS CENTRE LAVAL4 FAMOUS PLAYERS ANGRIGNON4 FAMOUS PLAYERS FAMOUS PLAYERS 8 GREENFIELD PARK 4 FAMOUS PLAYERS PARISIEN4 FAMOUS PLAYERS VERSAILLES 4 FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTREAL4 FAMOUS PLAYERS À L'AFFICHE! COLOSSUS LAVAL 4 PRÉSENTÉ EN SON THX GVISA GÉNÉRAL DÉCONSEILLÉ AUX ENFANTS CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS ©2001 METRO-GOLDWYN-MAYER PICTURES INC.www.mgm.com TOUS DROITS RÉSERVÉS.PRODUIT PARJOHN DAVIS ET IRVING ONG ÉCRIT PAR ROBERT DUNN ET PAUL GUAY STEPHEN MA UR PRODUCTEURS EXE´CUTIFS CLAYTON TOWNSEND GARY SMITH HADEEL REDA RÉALISÉ PARDAVID MIRKIN BANDE SONORE DISPONIBLE SUR RCA VICTOR DIS TRIBUÉ PAR MGM DIS TRIBUTION CO.METRO-GOLDWYN-MAYER PICTURES PRÉSENTE UNE PRODUCTION DAVIS ENTERTAINMENT COMPANY/IRVING ONG JASON LEE JEFFREY JONES ET GENE HACKMAN UN FILM DE DAVID MIRKIN SIGOURNEY WEAVER JENNIFER LOVE HEWITT LES ENJÔLEUSES RAY LIOTTA MUSIQUE JOHN DEBNEY LE THEME DU FILM PARDANNY ELFMAN ` VERSION ORIGINALE ANGLAISE « Bon Appétit.» Peter Travers, ROLLING STONE www.universalpictures.com www.mgm.com ©2001 METRO-GOLDWYN-MAYER PICTURES INC.TOUS DROITS RÉSERVÉS.16 DIS TRIBUÉ PAR MGM DIS TRIBUTION CO.ANS + VIOLENCE, HORREUR À L'AFFICHE! CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS 2944013A version sous-titr.e franaise UN FILM DE NAGISA OSHIMA SELECTION OFFICIELLE CANNES 2000 BEAT TAKESHI I RYUHEI MATSUDA I SHINJI TAKEDA I TADANOBU ASANO I YOICHI SAI musique RYUICHI SAKAMOTO I costumes EMI WADA un film de NAGISA OSHIMA I BEAT TAKESHI I RYUHEI MATSUDA I SHINJI TAKEDA I TADANOBU ASANO I YOICHI SAI I KOJI MATOBA I TOMMYS' MASA I MASATOH EVE UNO KANDA I KAZUKO YOSHIYUKI I TOMOROWO TAGUCHI I ZAKOBA KATSURA I JIRO SAKAGAMI I producteurs délégués NOBUYOSHI OTANI I JEAN LABADIE I JEREMY THOMAS producteurs EIKO OSHIMA I SHIGEHIRO NAKAGAWA I KAZUO SHIMIZU I scénario NAGISA OSHIMA I d'après le SHINSENGUMI KEPPUROKU de RYOTARO SHIBA directeur de la photographie TOYOMICHI KURITA I décors YOSHINOBU NISHIOKA I costumes EMI WADA I musique RYUICHI SAKAMOTO I société de production OSHIMA PRODUCTIONS Ltd.produit par SHOCHIKU CO.Ltd.I KADOKAWA SHOTEN PUBLISHING COMPANY I IMAGICA CORP.I BS ASAHI I EISEI GEKIJO CO.Ltd.BAC FILMS I LE STUDIO CANAL+ I RECORDED PICTURE COMPANY Ltd.I www.shochiku.co.jp©1999 SHOCHIKU I KADOKAWA SHOTEN I BS ASAHI I IMAGICA I EISEI GEKIJO Tous droits réservés À L'AFFICHE ! 4 SON CINÉMA DU PARC DIGITAL 3575 Du Parc 281-1900 4 FAMOUS PLAYERS PARISIEN 4 V.O.AVEC SOUS-TITRES FRANÇAIS V.O.AVEC SOUS-TITRES ANGLAIS 13 ANS + CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! www.tabou-film.com 2943981A ANTOINE DE CAUNES NOZHA KHOUADRA UN FILM DE ALEXANDRE ARCADY AVEC LA PARTICIPATION DE MUSIQUE PHILIPPE SARDE À L'AFFICHE EN EXCLUSIVITÉ FAMOUS PLAYERS PARISIEN 4 13h10 - 16h00 18h50 - 21h20 4 SON DIGITAL 13 ANS + w w w.l a - b a s .n e t SCÉNARIO ET DIALOGUES ANTOINE LACOMBLEZ ALEXANDRE ARCADY D'APRÈS LE ROMAN DE RENÉ BONNELL \u201cGRANDE VACANCE\u201d EDITIONS FLAMMARION AVEC LA COLLABORATION DE BENJAMIN STORA PHOTO ROBERT ALAZRAKI A.F.C.DÉCORS TONY EGRY 2ÈME ÉQUIPE ALEXANDRE AJA MONTAGE JOËLE VAN EFFENTERRE DIRECTEUR DE PRODUCTION JEAN-PAUL BATTAGGIA PRODUCTEUR EXÉCUTIF ROBERT BENMUSSA UNE PRODUCTION ALEXANDRE FILMS AVEC LA PARTICIPATION DE CANAL+ - STUDIO CANAL+ - STUDIO IMAGES 6 MATHILDA MAY SAÏD AMADIS SAMY NACERI WADECK STANCZAK PIERRE VANECK DORA DOLL FRANÇOIS-XAVIER NOAH MARIE GUILLARD JEAN-CLAUDE DE GOROS FRANÇOISE ARMELLE-CHICHE 2943971A 7LP1001B0325 B10 dim.7LP1001B0325 ZALLCALL 67 00:51:57 03/25/01 B B 1 0 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 5 MA R S 2 0 0 1 CINÉMA LISTE D'ATTENTE On a cassé le bus LUC PERREAULT Derrière le Cuba des touristes, loin des plages et des palmiers, se dresse une réalité plus terre-à-terre.Ce Cuba moins exotique mais plus authentique est le royaume des frustrations, des files d'attente et des petites misères quotidiennes.Les autobus prévus sont en retard.Trop désuets, ils ne roulent plus.Et les pièces pour les réparer font défaut à cause du boycott américain.Il faut les faire venir de Russie.Ça prend du temps.Mais les Cubains sont patients.C'est dans ce contexte que se déroule l'action de Liste d'attente, un film de Juan Carlos Tabio inspiré d'une nouvelle d'Arturo Arango.Ce cinéaste est loin d'être un pur inconnu : on lui doit Fraise et Chocolat, coréalisé avec Tomas Gutierrez Alea, un des rares films cubains à avoir bénéficié ces dernières années d'une très large diffusion internationale.Dans Liste d'attente, une vieille femme écrouée avec d'autres voyageurs dans un terminus, en attente d'un autobus qui n'arrive jamais, cite parfois les films qu'elle a vus à la télé.On pense à Bunuel.Moins le réalisateur de L'Ange exterminateur (dans lequel un petit groupe n'arrivait plus à quitter le lieu où il était enfermé) que celui d'On a volé un tram, une comédie légère à propos d'un tramway retiré de la circulation pour cause de vétusté et que ses habitués empruntaient le temps d'une dernière virée, prétexte à une satire sociale.L'intrigue qui met en cause quelques dizaines de personnages, microcosme de la société cubaine, se concentre autour de quelques types représentatifs des valeurs (ou des lacunes) du socialisme à la Fidel : Emilio, le jeune ingénieur désabusé retournant à la ferme familiale, Jacqueline qui doit retrouver son futur mari, l'aveugle qui songe avant tout à son bien-être personnel.Autour d'eux, moins nettement définis, gravite une nuée de jeunes ou de moins jeunes, choeur anonyme de cette fresque moderne.Grâce à un subterfuge du scénario qui correspond à la surprise du film, Tabio montre le décalage entre un Cuba idéal ou mythique, celui qui n'est plus, et le Cuba d'aujourd'hui.Autant le premier était fondé sur la solidarité, autant le second est dominé par l'individualisme.Le message de Tabio pourrait être le suivant : s'il est impossible de changer de bus ou même de le réparer (c'està- dire de moderniser, voire de transformer le pays), pourquoi ne donnerait-on pas un coup de pinceau au terminus (en rendant le cadre plus supportable) ?Voilà le genre de message, apparemment, que Fidel peut encore acheter.HHH1¤2 LISTE D'ATTENTE (Lista de espera), réalisé par Juan Carlos Tabio.Scénario : J.C.Tabio, Arturo Arango, Senel Paz, tiré d'une nouvelle d'Arango.Image : Hans Burman.Direction artistique : Onelio Larralda.Montage : Carmen Frias.Musique : José Maria Vitier.Avec Vladimir Cruz, Tahimi Alvarino, Jorge Perugorria, Saturnino Garcia.Cuba, 1999.En v.o.espagnole, s.-t franç.Durée : 1 h 42 En attendant au terminus un autobus qui n'arrive jamais, une vieille femme, un aveugle, un ingénieur, une fiancée et d'autres personnes jeunes ou moins jeunes passent le temps comme ils le peuvent.G É N I E S EN HERBE En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., genies@fqjr.qc.ca A-MONTAGNE 1 À quelle chaîne de montagnes le mont Saint-Bruno appartient- il ?2 Sur quelle île l'Etna est-il situé 3 Quel auteur de bande dessinée raconte les aventures de moutons pas ordinaires dans Le Génie des Alpages ?4 Quel nom donne-t-on aux montagnes en Afrique du Nord ?5 Que peut-on obtenir dans un mont-de-piété ?B-COUPE 1 Quel nom donne-t-on à l'action de retirer totalement ou partiellement un organe ?2 Quel nom donne-t-on à un lieu mal famé qu'il est préférable d'éviter ?3 Quel chanteur est le coréalisateur du film L'Erreur boréale, sur les coupes à blanc dans les forêts québécoises ?4 De quelle coupe plusieurs des personnages de l'auteur Chrétien de Troyes sont-ils en quête ?5 Quel instrument de musique est aussi une coupe à champagne.F-HISTOIRE 1 Quel parti avait aménagé son quartier général à l'hôtel Watergate en 1972 ?2 Quel général freina les Allemands lors de la bataille de la Marne ?3 Quelle île grecque fut envahie par Mussolini en 1913 par suite de l'assassinat d'un général italien et de quatre de ses employés ?4 Pour quel parti chinois André Malraux travailla-t-il pendant la révolution de 1927 ?5 Quel empire, qui domina Babylone, fut créé lorsque les Achéménides conquirent les Mèdes au VIe siècle avant notre ère ?G-RONGEURS 1 Quel superrongeur des dessins animés avait comme devise : Here I come to save the day ! ?2 Quel rongeur d'Amérique du Sud possède une des fourrures les plus chères au monde ?3 À Paris, quel rongeur donne son nom à la jeune femme ?4 Quel rongeur domestiqué a un nom qui est devenu synonyme de sujet d'expérience ?5 Lequel n'est pas un rongeur : cabiai, spalax, wallaby ou agouti ?Comédien et directeur artistique.C-THÉÂTRE 1 Quel comédien est directeur artistique de la compagnie Jean Duceppe ?2 Quel poète français est à l'origine du concept de théâtre de la cruauté ?2 Famille de patriotes juifs, deux livres de la Bible portent ce nom, maintenant c'est un cadavre.3 Sénateur américain, grand amateur de chasse.aux communistes.H-IDENTIFICATION D'UN PERSONNAGE 1 Chef d'orchestre autrichien originaire de Salzbourg (1908-1989).2 D'abord élève de Shalk, il dirigea en 1935 l'Opéra d'Aix-la- Chapelle.3 Il fut directeur musical de l'Opéra de Vienne.Il présida aussi le festival Wagner de Bayreuth.4 Il connut la célébrité grâce à ses prestations comme chef de l'Orchestre philharmonique de Berlin, de 1956 jusqu'à sa mort.4 Sorte de pomme informatique ou de meuble anglais.5 Créateur de Little Nemo et de Gertie le Dinosaure.3 De la vie de quel musicien de jazz la pièce Les Aiguilles et l'opium traite-t-elle ?4 Quel nom donnait-on au théâtre populaire de Paris qui présentait, au siècle dernier, des pièces macabres qui sont l'ancêtre des films d'horreur ?5 Quel dramaturge américain fut l'auteur de plusieurs scénarios pour le cinéma avant de réaliser son premier film, La Prisonnière espagnole ?E-SCIENCES 1 Que franchit l'Américain Chuck Yeager le 14 octobre 1947 ?2 Grâce à quels légumes, Gregor Mendel a-t-il pu énoncer les principes de base de l'hérédité 3 Quel était le nom de l'avion de chasse révolutionnaire créé par Avro Canada, dont la production a été tuée dans l'oeuf par Diefenbaker ?4 Quelle invention a donné à l'Américain G.G.Pincuss sa place dans l'histoire de la révolution sexuelle en 1955 ?5 Dans quel siècle Edmund Halley fit-il la première observation de la comète qui porte son nom ?D-NOM COMMENÇANT PAR MAC OU MC 1 Compagnie d'édition américaine spécialisée, entre autres, dans le livre scolaire et le livre scientifique.Sénateur américain.Chef d'orchestre.SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES 7LP1101B0325 b11 25 mars 7LP1101B0325 ZALLCALL 67 00:51:12 03/25/01 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 25 MARS 2001 B 1 1 C'est au tour de la communauté hellénique de célébrer, aujourd'hui, la Fête nationale de la Grèce, marquant la libération de l'occupation ottomane en 1821.Un défilé sera présenté en début d'aprèsmidi (13h) rue Jean-Talon, une tribune d'honneur étant dressée au parc Athéna (angle des rues Bloomfield et Jean-Talon).Le tout sera précédé à 11h30 d'une cérémonie religieuse célébrée à l'église Évangélismos Tis Théotokou (77, rue Saint-Roch, Montréal).Pour clore ces célébrations, le consul de Grèce sera l'hôte d'une réception offerte au Centre hellénique communautaire (5757, avenue Wilderton), à 18h.n n n Les résidants du Plateau, inquiets de la situation du marché du logement dans leur quartier (le plus couru actuellement), sont invités à participer aujourd'hui à une présentation théâtrale tragicomique, servie par la troupe La Mise au jeu, à l'invitation de l'organisme communautaire la Maison d'Aurore, dans le cadre des célébrations du 25e anniversaire de cet organisme communautaire (aujourd'hui au Relais Mont-Royal, 500, avenue du Mont-Royal Est, 13h30, et le 28 mars, à 19h, aux Ateliers d'éducation populaire, 4273, rue Drolet).Les intervenants sociaux du Plateau Mont-Royal estiment que les problèmes de logements sont en tête de liste des préoccupations des résidants de ce quartier qui s'embourgeoise.Le Plateau est en effet devenu un quartier à la mode, attirant une population plus cossue qui repousserait les actuels résidants.L'intervention théâtrale offerte (entrée libre) est de type participative, permettant à l'auditoire de s'exprimer et de « réécrire » le déroulement de l'action théâtrale.Il s'agit d'une agréable façon d'exprimer, comme dans un téléroman, la « crise du logement » qui afflige beaucoup de Montréalais, tout en proposant des pistes de solution.Renseignements : (514) 527-9075.n n n Annie Pelletier Les clients des M c D o n a l d ' s pourront contribuer à l'oeuvre du Club des petits déjeuners (repas distribués dans des écoles de milieux défavorisés) lors de l'achat, les vendredis seulement, d'un grand café.Mc Donald's s'est en effet engagé à verser 0,25 $ au Club des petits déjeuners pour chaque grand café vendu les vendredis.On prévoit recueillir ainsi 200 000 $, ce qui permettrait d'ajouter une quinzaine d'écoles au circuit de la cinquantaine d'écoles bénéficiant du service de distribution d'un bon repas en début de journée.La médaillée olympique Annie Pelletier, porte-parole du Club des petits déjeuners, et Alexandre Despatie, entreprendront une tournée des écoles pour encourager les jeunes à poursuivre leurs efforts de réussite scolaire.n n n La communauté anglophone de Montréal continue de multiplier ses oeuvres philanthropiques dont en fait foi l'organisme de bienfaisance Just for Kids, qui a recueilli plus de trois millions de dollars pour l'Hôpital de Montréal pour enfants, en quelques années seulement.La prochaine activité-bénéfice de Just for Kids est prévue pour le 28 mars, alors que le magasin Holt Renfrew ouvrira spécialement ses portes en dehors des heures habituelles, pour ce défilé de mode spécial.Coût : 50 $.Renseignements : (514) 989-8673.n n n Tournoi (bonspiel) de curling au bénéfice de l'hôpital Sainte-Justine, et occasion d'établir un record Guinness, le 31 mars, au club de curling TMR (Town of Mount Royal), organisé par les employés de STS Systems, une entreprise de l'Ouest-de-l'Île comptant 1400 salariés.On prévoit amasser plus de 12000 $ à l'occasion de cette activité qui se tiendra à compter de 11h, le 31 mars, au club de curling de la ville de Mont-Royal.Renseignements : (www.kurlingforkids.com).n n n Vasili Lessis Vasili Lessis, copropriétaire du restaurant Savoy Déli, et Pierre Bertrand, président d'Eureka média concept, ont décidé de faire du 26 février une « journée du Club des petits déjeuners du Québec » chez Savoy Déli.Les profits de cette journée, gonflés par le bénévolat des employés du restaurant, ont permis de remettre 5000 $ au Club des petits déjeuners.n n n Lévis Doucet La vente aux enchères d'oeuvres d'art du Service bénévole de l'Est de Montréal, qui s'est tenue sous la présidence d'honneur de Lévis Doucet (Banque Nationale), a permis d'amasser 48000 $.Soulignons que cette importante activité- bénéfice a été rendue possible grâce à la participation de 55 artistes et collectionneurs qui ont offert les oeuvres mises aux enchères.n n n Début de la Semaine de sensibilisation à l'anémie, qui se poursuivra jusqu'au 2 avril, et qui a été annoncée par une publicité parue en début de mars dans La Presse, publicité dénonçant le fait que l'on refuse de procurer un médicament (l'érythropoïétine) à des personnes atteintes d'un cancer et qui sont anémiques, parce qu'elles n'auraient pas reçu de transfusion sanguine.On y précisait que « l'anémie est une affection grave pour les personnes atteintes d'un cancer.Elle peut affaiblir la réaction au traitement anticancéreux ».Renseignements : 1-877-992-6364 (www.anemiainstitute.org).n n n Dawn Graham La soirée vins et fromages de la Société d'arthrite, qui s'est tenue sous la prés i d e n c e d'honneur de Dawn Graham (Merck Frosst), a amené cette dernière à remettre au président du conseil d'administration de la Société d'arthrite, Marc Langlois (Banque Royale), les profits de l'activité qui se sont élevés à 35 000 $.n n n Pierre Desrochers La Fondation philanthropique pétrolière Impériale, représentée par Pierre Desrochers (compagnie pétrolière Impériale), vient 10 000 $ à titre de soutien financier à Portage, qui traite la toxicomanie depuis une trentaine d'années.Portage a ainsi pu aider 3800 personnes dans ces différents centres de traitement à travers le Québec l'an dernier.La réputation de Portage déborde largement le Québec grâce à un taux de réussite exceptionnel.n n n Dans la région de Joliette, la campagne 2000 de Centraide Lanaudière a permis d'amasser 550 000 $.Parmi les principaux donateurs, on retrouve les employés de Scott (30 114 $), ceux des caisses populaires (12 500 $), et ceux du Centre hospitalier régional de Lanaudière (12 478 $).Les employés de Firestone (5300 $) et de Bell (5000 $) figurent encore parmi les principaux donateurs à la cause de l'entraide communautaire dans la région de Lanaudière.TÊTES D'AFFICHE Centraide du Grand Montréal vient de publier son tableau d'honneur des principaux donateurs de sa campagne de souscription.En tête de liste des groupes d'employés, on retrouve ceux des gouvernements du Québec et du Canada, de Pratt & Whitney, d'Hydro-Québec et de Bombardier.Parmi les entreprises figurant dans les dons les plus imposants : Hydro-Québec, la Société de bienfaisance Banque Royale, la Banque Nationale, la Banque de Montréal et Imperial Tobacco.Ont également fait preuve d'une grande générosité : la Fondation Marcelle et Jean Coutu, la Fondation J.Armand Bombardier, la succession J.A.De Sève, Jacqueline et Paul Desmarais, ainsi qu'un donateur anonyme.La Presse présente aujourd'hui la dernière tranche de ces grands donateurs à la campagne 2000 de Centraide.Banque Royale: 961 177$ Le groupe financier Banque Royale a officiellement remis un don de près d'un million à la campagne 2000 de Centraide du Grand Montréal.Ont participé à la présentation du chèque symbolique : Charles Sirois, coprésident de la campagne Centraide 2000 ; Micheline Martin, première vice- présidente de la Banque Royale au Québec ; Michèle Thibodeau-Deguire, PDG de Centraide du Grand Montréal ; et Narisa Petrowsky, présidente de la campagne au sein du personnel du groupe financier.Shell: 111 000$ La campagne de souscription en faveur de Centraide menée dans l'entreprise Shell (marketing et raffinerie) a permis d'amasser 55 000 $.La direction de l'entreprise ayant doublé ce don, c'est un chèque symbolique de 111 000 $ que les employés de Shell membres du comité Centraide, et les représentants de la direction de Shell, ont présenté à Centraide, représenté par sa PDG pour le Grand Montréal, Michèle Thibodeau-De Guire.Banque CIBC: 369 100$ Ont présenté le don des employés et de la direction de la Banque CIBC : Guy Lemire et Sylvain Vinet, deux des viceprésidents de la CIBC ; Denis Charbonneau, directeur régional ; Michèle Thibodeau-De Guire, présidente et directrice générale de Centraide du Grand Montréal ; Michel Cantin et Robert Panet-Raymond, respectivement viceprésident à la CIBC, et premier vice-président du groupe d'entreprises de la Banque CIBC.Provigo: 240 000$ Étaient de la remise officielle de la contribution de Provigo et ses employés à la campagne 2000 de Centraide : Nicole Boulanger, Denis Marceau, Bernard Mc Donell (président de Provigo), et Michèle Thibodeau-De Guire (PDG de Centraide du Grand Montréal).Bombardier: 1 255 310 $ Les employés de Bombardier (région de Montréal) ont fait un don de 627 655 $, une somme doublée par la Fondation J.Armard Bombardier et la famille Bombardier.Ont ainsi présenté un chèque symbolique de plus de 1,2 million à la pdg de Centraide du Grand montréal Michèle Thibodeau- De Guire (à gauche), Robert Brown, président et chef de la direction de Bombardier; Dominique Forant, présidente du Fonds de bienfaisance des employés de Bombardier aéronautique; Philippe Montel et Janine Bombardier, respectivement directeur général et présidente de la Fondation J.Armand Bombardier.Métro: 185 000$ La campagne de financement 2000 de Centraide dans les divisions et filiales de Métro a permis de recueillir 185 000 $ pour venir en aide aux organismes communautaires financés par Centraide.Ont participé à la présentation du chèque symbolique: Alain Picard, vice-président aux ressources humaines; Jacques Thibault, directeur des opérations auprès des franchisés Métro; Michèle Thibodeau- De Guire, pdg de Centraide du Grand Montréal; Gaétan Sauriol, directeur des services financiers et directeur de la campagne dans l'entreprise; et Pierre Lessard, président et chef de la direction de Métro.Clarica: 30% de plus Les employés des sept succursales de Clarica de Montréal ont fait un effort de 30 % supérieur à l'an dernier et présentés des dons à Centraide de 107 506 $.Étaient de la présentation du chèque symbolique : Brigitte Bourque, André Saint-Jean, Barbara Mc Sween, Louise Bénard, Marc Corriveau, Michèle Thibodeau- De Guire, Benoit Larocque, Aldo Lanni, Christine Béliveau et Marie-Fée Proulx.Les salariés de la STCUM: 306 189$ La cinquième collecte de fonds menée auprès des employés et retraités de la STCUM pour soutenir trois organismes humanitaires (Centraide, la Croix-Rouge et Le Réchaud bus) a permis d'amasser plus de 306 000 $.Les dons seront ainsi répartis : 88 211 $ pour Centraide, 66 783 $ pour la Croix-Rouge, et 151 193 $ pour Le Réchaud bus. 7LP1201B0325 B 12 dimanche 7LP1201B0325 ZALLCALL 67 00:48:52 03/25/01 B B12 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 25 MARS 2001 SCIENCES LUC DUPONT Agence Science-Presse Au fur et à mesure que l'effet de serre referme son étau sur la planète, la pression pour troquer les sales hydrocarbures contre des sources d'énergie propres, augmente considérablement.On pense ici aux énergies renouvelables : éolienne, solaire.Mais s'il est une filière énergétique encore plus près de prendre le relais, c'est bien celle de l'hydrogène.Et plus précisément, la technologie des piles à combustible.On avait beaucoup parlé de ces piles, lors de la crise du verglas de 1998.On « découvrait « alors une forme de production d'énergie électrique décentralisée, donc apte à rendre les consommateurs plus indépendants des grands réseaux, lors des pannes majeures.La pile à combustible était alors décrite comme, technologiquement, presque au point.Trois ans plus tard, on passe de plus en plus du stade des laboratoires à celui des projets-pilotes.Même Hydro-Québec emboîte le pas ! Une pierre, deux coups Selon Guy Bélanger, chef d'expertise en chimie et matériaux de l'Institut de recherche d'Hydro-Québec (IREQ), le géant québécois lorgne tout particulièrement les piles de moyenne puissance, capables d'alimenter des clients commerciaux énergivores : hôpitaux, écoles, immeubles commerciaux.Ce n'est pas qu'Hydro-Québec songe à remiser ses barrages : mais ce producteur d'électricité pourrait, grâce à cette technologie, offrir à certains abonnés des solutions de rechange avantageuses.« L'intéressant avec la pile à combustible, c'est qu'en produisant son électricité, elle génère en même temps, sous forme de rejet, une grande quantité de chaleur qui peut alors être récupérée pour chauffer l'édifice », explique Guy Bélanger.Notre Laboratoire des technologies électrochimiques et des électrotechnologies de Shawinigan est en ce moment en discussion avec des partenaires afin de tester ces piles dans de véritables immeubles.Comment une pile à combustible produitelle de l'électricité ?À partir d'une fusion entre l'hydrogène et l'oxygène.Son combustible, c'est l'hydrogène.De l'hydrogène pur, ou un élément qui en contient : méthanol, gaz naturel ou même essence (l'oxygène, lui, est puisé dans l'air ambiant).Au contraire des piles conventionnelles qui stockent leur énergie sous forme chimique, la pile à combustible ne fonctionne pas sur le mode « recharge- décharge », mais tant qu'on l'alimente en combustible.« Des piles à combustible-maison » Hydro-Québec s'intéresse aussi au marché résidentiel.Grâce à sa division Hydro-Québec Capitech, elle investit chez H-Power, un manufacturier de « piles à combustibles pour la maison », basé à Saint-Laurent.Cette entreprise produit en effet des piles à usage domestique (puissance : 4,5 kilowatts) destinées pour l'instant à des coopératives agricoles du Midwest américain.« En avril, on y complétera une deuxième phase de tests impliquant plusieurs dizaines de nos piles », confirme Raymond Roberge, ingénieur et directeur de la division Applications de l'entreprise (et ancien employé de l'IREQ).Selon lui, tous les facteurs sont maintenant réunis pour que les piles à combustible pénètrent les marchés.« La technologie est au point.Il y a aux États-Unis une déréglementation chez les producteurs d'énergie, qui permet l'entrée de nouveaux joueurs.Et plus on en fabrique, plus leur prix baisse.» Présentement, la pile à combustible de H-Power produit de l'électricité à un coût variant entre 8 et 15 cents le kilowatt/heure, ce qui la rend rentable dans certaines régions des États-Unis où l'énergie électrique est plus chère, et même dans le Grand Nord québécois.Il y a toutefois un hic à tous ces projets.Les types de combustibles d'où l'hydrogène est extrait Ð du méthanol chez H-Power et du gaz naturel chez Hydro-Québec Ðémettent du CO2 dans l'atmosphère.Dans une quantité certes moindre que le pétrole Ð respectivement 25 et 40 %.Mais pour une réelle pollution zéro, la pile devra absolument utiliser, comme combustible, de l'hydrogène pur.Or, contrairement à l'oxygène, l'hydrogène ne se trouve pas aussi facilement dans la nature : il faut le produire et, surtout, le distribuer.À Trois-Rivières, l'Institut de recherche sur l'hydrogène (IRH) planche actuellement sur un projet-pilote de production d'hydrogène pur, qui alimenterait donc des piles à combustible non polluantes.« On travaille à partir de formes d'énergie renouvelables comme le solaire et l'éolien, explique le directeur adjoint de l'IRH, Jean-Marie Saint- Arnaud.On a une petite éolienne qui produit 10 kilowatts.Cette électricité est ensuite dirigée vers un électrolyseur qui libère l'hydrogène contenu dans de l'eau (H2O).Hydrogène qui, finalement, est utilisé dans une pile à combustible.» Hydrogène : la révolution attendue M.Saint-Arnaud voit ce mode de production d'hydrogène pur comme partie d'un futur réseau de production et de distribution d'hydrogène qui pourrait éventuellement Ð « d'ici 20 à 50 ans » Ð s'implanter au Québec.« Un tel réseau deviendrait la pierre angulaire d'une utilisation vraiment générale de l'hydrogène comme filière majeure d'énergie, autant dans les piles à combustible stationnaires que dans celles destinées aux transports : dans la voiture et l'autobus électriques, par exemple.» Car voilà en effet l'autre débouché majeur de la pile à combustible : le véhicule électrique ! Depuis au moins cinq ans, tous les grands constructeurs d'automobiles développent des prototypes de véhicules électriques fonctionnant avec des piles à combustible.« Ces véhicules sont déjà omniprésents dans tous les colloques mondiaux auxquels j'assiste », souligne Jean-Marie Saint-Arnaud.La société Daimler-Chrysler vient même d'annoncer qu'elle investira 1,4 milliard d'ici 2004 pour leur développement.D'où l'importance de penser, et vite, à une infrastructure de production et de distribution d'hydrogène.Des entreprises créent déjà, ici et là, des stations-service expérimentales capables de livrer de l'hydrogène à de tels véhicules.Les Systèmes Énergétiques Stuart sont à achever la construction d'un tel poste au Québec.La Californie en compte déjà quelques-uns, puisque cet État a décidé de rendre 10 % de son parc de véhicules non polluant d'ici 2003.Le Canada, par l'intermédiaire de son ministère des Ressources naturelles, a créé en décembre le CTFCA Ð pour Canadian Transportation Fuel Cell Alliance Ð qui regroupe des entreprises et des ministères canadiens dédiés au développement de projets concrets reliés aux piles à combustible (Fuel Cell).Peut-on déjà parier que le XXIe siècle ne sera pas seulement celui du génome humain ?« Soit dit en passant, le Colloque mondial sur l'hydrogène se tiendra à Montréal en 2002 », indique M.Saint-Arnaud.Photo AFP L'Hypermini, la voiture électrique fabriquée par Nissan, permet à ses deux occupants de rouler « propre », comme elle le fait ici dans les rues du quartier des affaires de Yokohama, au Japon.Un homme à face plate de 3,5 millions d'années découvert au Kenya Agence France-Presse PARIS Ð Un crâne d'hominidé quasi complet de 3 à 3,5 millions d'années, doté d'une face plate mais impossible à classer à cause d'un étonnant mélange de caractères primitifs et dérivés, vient d'être mis au jour dans le nord du Kenya, annonce la revue Nature parue jeudi.En se basant sur son aspect le plus frappant, l'équipe internationale dirigée par l'anthropologue Meave Leakey des Musées nationaux du Kenya, à l'origine de sa découverte à Lomekwi, sur la rive ouest du lac Turkana, lui a donné le nom scientifique de Kenyanthropus platyops (Homme à face plate du Kenya).Aux yeux des chercheurs, ce contemporain de la célèbre australopithèque éthiopienne Lucy (3,2 millions d'années) mérite en effet d'être considéré comme un genre et une espèce entièrement nouveaux.Mais surtout, soulignent-ils, il montre la diversité des formes d'hominidés au pliocène moyen.En aucun cas, le kenyanthrope, qui n'était pas encore un homme à proprement parler et aurait été alors classé dans le genre Homo, ne simplifie la compréhension de la situation.Par certains de ses aspects, notamment par la petitesse de son cerveau, il ressemble au chimpanzé, tandis que par d'autres, dont ses petites dents jougales à l'émail épais (correspondant à la consommation d'aliments durs), le rapprochent de deux espèces d'australopithèques, Australopithecus afarensis comme Lucy, et Australopithecus anamensis, plus ancien, apparu entre 3,9 et 4,2 millions d'années.D'autres caractères encore, sa face plate en particulier, font en revanche penser à une espèce identifiée à partir d'un fossile exhumé en 1972 sur la rive opposée de la même nappe d'eau, Homo rudolfensis (nom faisant allusion à l'ancien nom du lac, Rodolphe), beaucoup plus jeune (2 à 2,5 millions d'années.Dans un commentaire publié par Nature, l'anthropologue américain Daniel Lieberman de l'Université George Washington, à Washington, se demande si le rudolphensis ne méritait par d'être transféré vers le genre Kenyanthropus, mais en tant qu'espèce distincte en raison de son cerveau beaucoup plus volumineux.Pour Yves Coppens, professeur au Collège de France, le nouveau fossile mis au jour par Maeve Leakey et ses collègues peut être rapproché d'Orrorin tugenensis, hominidé de 6 millions d'années surnommé « Ancêtre du millénaire », découvert récemment, également au Kenya, par Brigitte Senut, du Muséum national français d'histoire naturelle, et Martin Pickford, du Collège de France.« Avec ses petites molaires, comparables à celles d'Orrorin, le kenyanthrope va bien dans le sens d'une descendance », a expliqué à l'AFP le codécouvreur de Lucy.« Par ailleurs, je pensais depuis longtemps qu'entre trois et quatre millions d'années, plusieurs formes d'hominidés ont coexisté.Désormais, nous en avons donc trois », a-t-il conclu.Photo AP Ce crâne d'hominidé quasi complet, qui date de 3 à 3,5 millions d'années, vient d'être mis au jour à Lomekwi, sur la rive ouest du lac Turkana, au Kenya.Expo sciences Bell Finale régionale de la Rive-Nord (Lanaudière, Laurentides, Laval) Académie Laurentienne 1200, 14e Avenue, Val-Morin Jeudi 29 mars, 9 h à 12 h, 13 h à 15 h et 19 h à 21 h Vendredi 30 mars, 9 h à 12 h et 19 h à 21 h Samedi 31 mars, 13 h à 17 h Défi Génie inventif : jeudi 29 mars, 15 h www.expo-sciences.sympatico.ca École privée - pensionnat et externat Vi e n s j o u e r à « l e f u téduweb » www.expo-sciences.sympatico.ca.Tu cours la chance de gagner un prix.2940806A "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.