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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2001-04-01, Collections de BAnQ.

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[" 7LP0102A0401 A1 DIMANCHE 7LP0102A0401 ZALLCALL 67 01:00:54 04/01/01 B MONTRÉAL DIMANCHE 1 er AVRIL 2001 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 60 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC > HULL-OTTAWA > 70¢ FLORIDE 1,75 $ U.S.1 17e ANNÉE > NO 1 60 > 5 6 PA G E S > 4 C A H IE R S La police arrête Milosevic JOVANA GEC Associated Press BELGRADE Ð La police a arrêté l'ancien président yougoslave Slobodan Milosevic aujourd'hui peu avant le lever du jour à l'issue d'une nuit de négociations et après 26 heures de siège devant sa villa, a annoncé le gouvernement.L'ancien maître de Belgrade a immédiatement été emmené en voiture dans une prison du centre de Belgrade pour être présenté à un juge, ont précisé la police et le gouvernement.Des images de Milosevic arrivant à la prison centrale de la capitale yougoslave ont été diffusées par la chaîne de télévision privée BK TV.On y voyait les grilles de l'établissement se refermer sur la voiture de l'ancien dictateur.Branislav Ivkovic, avait confirmé auparavant l'arrestation de Milosevic, annoncée un peu plus tôt par la radio B-92.Selon lui, il a effectivement été emmené par la police après s'être rendu, pour « suivre la procédure légale ».Quatre ou cinq coups de feu avaient retenti peu avant dans la villa de Milosevic et on ne savait pas ce matin si des personnes avaient été blessées.Dans un communiqué, la police a toutefois déclaré que son opération « n'avait pas rencontré de résistance et que la force n'avait pas été utilisée » Cette arrestation est intervenue au lendemain d'une première tentative infructueuse.Milosevic, inculpé de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité par le Tribunal pénal international ( TPI ) de La Haye et accusé par le gouvernement yougoslave de corruption et d'abus de pouvoir, avait alors déclaré qu'il préférait mourir que d'être pris.Hier soir, le président yougoslave Vojislav Kostunica avait déclaré solennellement que Slobodan Milosevic serait traduit devant la justice: « Personne ne peut demeurer intouchable ( .) tout individu doit assumer ses responsabilités en vertu de la loi », avait-il déclaré après une réunion avec les principaux responsables politiques et militaires du pays.L'arrestation de Milosevic a finalement eu lieu au lendemain de la date limite du 31 mars fixée par les États-Unis, qui ont menacé de suspendre l'aide économique de 100 millions de dollars apportée par les institutions financières internationales au nouveau gouvernement yougoslave, s'il ne coopérait pas davantage avec le TPI.Voir MILOSEVIC en A2 Le ministère des Transports et les municipalités engloutissent annuellement des centaines de millions de dollars dans la construction, la réfection et l'entretien des routes.En 1993, dans la foulée de la réforme Ryan, les municipalités ont de plus hérité de centaines de kilomètres de nouvelles routes à leur charge, sans avoir les budgets pour s'en occuper.À ce chapitre, une petite ville a innové en concluant un partenariat de 15 ans avec une entreprise privée.La dernière tranche de notre série sur l'état des routes.À lire en page A7.En prévision du Sommet des Amériques qui se tiendra du 20 au 22 avril à Québec, La Presse et Le Soleil de Québec ont délégué quatre journalistes en Amérique centrale et en Amérique du Sud.Nous poursuivons aujourd'hui la publication de la série de Monique Giguère, du Soleil, sur l'Équateur, un pays qui se vide de ses bras et de ses cerveaux.À lire en pages A8 et A9.PHOTO REUTERS Réunis autour de la villa de l'ancien président Slobodan Milosevic, des partisans scandaient des slogans contre l'actuel gouvernement de Belgrade.Quelques échauffourées et jets de pierre ont eu lieu entre les pro et les anti Milosevic qui se faisaient face.Milosevic s'est finalement rendu à la justice tôt ce matin, heure de Belgrade.Les autochtones des Amériques s'entendent sur une déclaration commune Arts et spectacles B6-B10 - télévision B6 À votre tour A17 Bandes dessinées C5 Bridge C8 Consommation A15 Décès #C9 Éditorial A16 Êtes-vous observateur?C6 Feuilleton C5 Génies en herbe B10 Horoscope C8 La prese d'ailleurs A13 Loteries A2, A4 Monde A8-A13 Mots croisés B10, C5 Mot mystère C8 Petites annonces C6 - immobilier C6, C7 - marchandises C7 - emplois C7 - automobile C7-C9 - affaires C9 Politique A4 Sciences B12 Têtes d'affiche B11 M É T É O Voir S16 Nuageux Maximum 4 > minimum -3 MARIE-CLAUDE GIRARD OTTAWA Ð Les représentants des peuples autochtones des Amériques ont vu se réaliser hier une ancienne prophétie, celle de l'union de l'aigle et du condor, des autochtones du nord et du sud, par la signature d'une nouvelle alliance autochtone panaméricaine et d'une déclaration commune sur leurs droits humains qui sera portée au Sommet des Amériques par le premier ministre Jean Chrétien.Désormais, tous les peuples autochtones des Amériques disposeront de leur propre forum autonome, une structure indépendante de tous les autres organismes internationaux et qui représenterait 40 millions d'aborigènes.Une cérémonie empreinte d'émotion a marqué hier après-midi la conclusion de l'entente historique entre les groupes de l'Amérique du Nord, du Sud et centrale ainsi que des Caraïbes réunis à Ottawa depuis mercredi pour le Sommet des peuples autochtones des Amériques.Invité à prendre la parole à la conférence, l'organisateur canadien du Sommet des Amériques et représentant du premier ministre Chrétien, Marc Lortie, n'a pas précisé le rôle que le chef de l'Assemblée des Premières Nations, Matthew Coon Come, pourra jouer à la rencontre de 34 chefs d'État et de gouvernement.Plusieurs leaders autochtones ont réclamé que le représentant autochtone présente lui-même la déclaration commune.M.Coon Come aura un siège au sommet, a souligné M.Lortie à Christi Belcourt, de la nation métis, qui lui demandait si le leader autochtone pourrait aussi y avoir une voix.« Nous croyons qu'un de nos droits fondamentaux est celui de se gouverner et représenter soi-même », a expliqué Mme Belcourt.En plus du chef de l'APN, Gerald Morin, président du Ralliement national des Métis, et Jose Kusuqak, chef de l'Inuit Tapirisat du Canada, ont été invités au Sommet de Québec.« Nos représentations ne cesseront pas au Sommet.Ce n'est qu'une des nombreuses rencontres internationales.Nous allons continuer à faire pression sur les gouvernements de différentes façons.Nous ne disparaîtrons pas », a commenté M.Coon Come.Voir AUTOCHTONES en A2 Un condamné à mort s'est échappé La Terre est plate L'homme que je rencontre au bar de l'hôtel Lutétia Ð rendezvous attitré de l'édition à Paris Ð appartient à l'espèce des reven a n t s .Un r e v e n a n t d'ailleurs assez étonnant: calme, posé, mélange de timidité et d'assurance Philippe Maurice, à 43 ans, a l'air d'en avoir dix de moins.À l'âge de vingt ans, il avait été condamné à mort pour le meurtre d'un policier.C'était en octobre 1980.L'élection de Mitterrand en mai 1981, puis l'abolition de la peine de mort au mois de septembre, lui avait définitivement sauvé la vie.Mais au total il aura passé 23 années de sa vie en prison, pour n'être libéré qu'en mars 2000.Entre-temps il a décroché un doctorat en Histoire de l'Université de Tours, écrit et soutenu ( en prison ) une thèse de 1800 pages sur La Famille au Gévaudan au XVe siècle, ouvrage assez sérieux pour être édité en 1998 aux Publications de la Sorbonne.Interdit d'emploi universitaire pour cause de casier judiciaire, Philippe Maurice vit de contrats auprès de laboratoires privés en histoire et poursuit tranquillement ses recherches de médiéviste.En prison, il a déchiffré 40 000 pages de registres en latin pour sa thèse sur la famille dans le Gévaudan.Son livre, De la haine à la vie, est devenu un best-seller dès sa sortie en mars: « Quand je suis définitivement sorti de prison, en mars 2000, me dit-il, je ne pensais pas du tout écrire ce livre, même si plusieurs édités, alertés par un article du Monde, m'avaient contacté.Dans mon nouveau milieu de travail, tout le monde connaissait mon histoire, je n'avais rien à cacher.Mais je n'en voyais pas l'intérêt.Et puis je me suis dit que mon histoire pouvait avoir une certaine valeur pédagogique, d'abord pour des jeunes tentés par la délinquance.Et pour les responsables des prisons.Voir CONDAMNÉ en A2 D'après vous, laquelle de ces trois affirmations est fausse?La Terre est ronde.Les émissions de CO2 contribuent au réchauffement de la planète.L'argent et la liberté d'expression ne font qu'un.Facile, pensezvous.Ça paraît que vous ne vivez pas aux États-Unis.Les Américains s'entendent pour dire que la Terre est ronde, mais leur accord s'arrête là.Certains d'entre eux croient à la théorie de l'évolution, d'autres à la théorie de la création, par exemple.Et ce ne sont pas les progrès de la science qui feront changer d'idée aux intégristes et aux obscurantistes.Prenez George W.Bush.Il soutient que la science n'a pas encore réussi à établir de façon irréfutable les causes du réchauffement climatique.Le 14 mars dernier, il a avancé cette thèse pour justifier, en partie, sa décision de renoncer à limiter les émissions de dioxyde de carbone ( CO2 ), produit de la combustion de charbon et autres carburants fossiles.Il aurait dit que la Terre est plate et il n'aurait pas été conspué davantage par les écologistes et autres citoyens inquiets.Après tout, l'ONU ne vient-elle pas de publier un autre rapport alarmant sur l'impact des changements climatiques causés par l'homme?Au 21e siècle, selon les recherches menées par quelque 700 scientifiques, cyclones, inondations, sécheresses, glissements de terrain et autres phénomènes climatiques extrêmes se multiplieront.Mais il en faut plus pour émouvoir Dubya, qui s'est distingué comme gouverneur du Texas en devenant recordman de la peine de mort.Il l'a de nouveau démontré la semaine dernière en enterrant le Protocole de Kyoto ( 1997 ), qui vise à réduire de 5 % les émissions de gaz à effet de serre de la planète.Bush s'est dit prêt à participer à la lutte antipollution, mais pas au risque de « nuire » à l'économie.Voilà qui est noble: avec 5 % de la population de la Terre, les États-Unis rejettent 25 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.Le message de Bush à la planète, traduit en bon québécois: « Toé, étouffe! » Voir TERRE en A2 RICHARD HÉTU 7LP0202A0401 A2 DIMANCHE 7LP0202A0401 ZALLCALL 67 01:01:17 04/01/01 B A2 · LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1er AVRIL 2001 DEMAIN DANS LA PRESSE L'appât du gain Ce n'est un secret pour personne: plusieurs constructeurs font leur miel des véhicules utilitaires sport.Pas moins gourmande qu'une autre, la société Hyundai Ð comme bien d'autres d'ailleurs Ð passe à table cette année en y inscrivant le Santa Fe, son premier utilitaire.Mais considérant la quantité et la qualité de l'offre dans ce segment de marché, la firme sudcoréenne a-t-elle véritablement de quoi offrir que la compétition n'offre pas déjà?Notre collaborateur Éric Le François a fait l'essai de ce nouveau venu.À lire demain dans le cahier AUTO.LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 1-5-3 > À quatre chiffres : 3-2-3-5 LOTO 6/49 > 1-12-13-28-32-44 Compl.: 47 > Extra : 5-2-2-6-6-7 POUR NOUS J O I N D R E 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 www.cyberpresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 Nouvelles générales general@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Éditorial, Forum edito@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4816 Actuel actuel@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Auto, Mon toit, Santé Voyages aso@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Quoi faire aujourd'hui quoifaire@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Arts, Spectacles, Cinéma, Livres arts@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4814 Économie econo@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Sports sports@lapresse.ca Télécopieur: (514) 350-4854 Têtes d'affiche denis.lavoie@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous 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Haye mais de « le déférer devant un juge d'instruction, en vertu de la législation nationale », a expliqué le ministre serbe de l'Intérieur, Dusan Mihajlovic.Vojislav Kostunica a toujours refusé de donner suite aux demandes du TPI de lui livrer l'ancien dictateur.L'ancien président yougoslave a été inculpé par la justice de son pays d'abus de pouvoir et de corruption.Pour ces chefs d'accusation, M.Milosevic encourt une peine maximale de cinq ans de prison.L'ancien dictateur fait aussi l'objet d'une enquête sur de fausses déclarations présumées sur l'étendue de ses avoirs personnels.Il est également soupçonné d'avoir dissimulé plusieurs dizaines de millions de dollars sur des comptes à l'étranger, ce qu'il a toujours nié, et d'avoir détourné des fonds publics pour son usage personnel.Il pourrait aussi être poursuivi pour le « pillage » de l'argent du contribuable et pour les assassinats ou les disparitions de plusieurs de ses opposants lorsqu'il était au pouvoir.Associated Press LA HAYE Ð Le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie ( TPI ) a été créé en 1993 par une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU pour traduire devant la justice internationale les responsables de génocides, crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis dans les guerres ayant suivi l'éclatement de la Yougoslavie, en Croatie et en Bosnie depuis 1991.Il est entré en fonction en 1994 à La Haye.Le mandat du TPI a ensuite été élargi aux crimes commis au Kosovo en 1999.Le tribunal Composé de 14 juges, le TPI Ð installé à La Haye Ð est présidé par l'Américaine Patricia Wald.La Suissesse Carla Del Ponte en est le procureur depuis le 15 septembre 1999.Elle a pris la succession de la Canadienne Louise Arbour.Le procureur adjoint est l'Australien Graham Blewitt.Le TPI a autorité pour poursuivre les violations graves de la Convention de Genève de 1949, les crimes de guerre, le génocide et les crimes contre l'humanité.Les 14 juges se répartissent en trois tribunaux de trois juges et une cour d'appel composée de cinq juges.Cette dernière s'occupe par ailleurs des appels formulés devant le TPI pour le Rwanda.L'effectif du TPI à La Haye est de 766 personnes originaires de 65 pays.Son budget a explosé, passant de 276 000 dollars US en 1993 à 94 millions en 1999.Les suspects Au total 99 suspects ont été officiellement inculpés, dont 37 sont actuellement en détention.Parmi les 26 suspects qui restent en liberté, les plus connus sont l'ancien président yougoslave Slobodan Milosevic, l'ancien chef des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic, et l'ancien commandant de l'armée bosno-serbe Ratko Mladic.Slobodan Milosevic a été inculpé, en même temps que quatre de ses conseillers, en mai 1999 pour les atrocités présumées perpétrées par son régime au Kosovo lors de la répression dont a été victime la communauté albanophone.Le TPI espère pouvoir étendre cette inculpation à la guerre de Bosnie de 1992-1995.Le suspect le plus important, et la seule femme, détenue par le TPI, est la Bosno-Serbe Biljana Plavsic, ancienne présidente de la République serbe de Bosnie, qui s'est rendue le 10 janvier dernier.PHOTO AP Les membres de l'escouade spéciale de la police yougoslave quittent les environs de la résidence de l'ancien président Slobodan Milosevic.Ce dernier s'est rendu à la justice tôt ce matin, après avoir résisté pendant 26 heures à son arrestation.Milosevic a été conduit directement à la prison centrale de Belgrade.AUTOCHTONES Suite de la page A1 Un consensus a été établi parmi les délégués sur une série de considérations sociales, économiques, légales et culturelles.Leur message: un éventuel accord de libreéchange des Amériques ne peut se faire en violation des droits humains autochtones, lesquels comportent selon les termes de leur déclaration, le droit au territoire et ses ressources naturelles, à l'autodétermination, à la reconnaissance des autorités traditionnelles, à la protection de lieux culturels sacrés, du patrimoine, du savoir et de la propriété intellectuelle autochtone, de même qu'au respect des lois et histoires de tradition orale.De la déléguée du Yukon qui craint de voir disparaître les caribous de la région de la rivière Porcupine par l'exploitation des gisements de pétrole au délégué du Pérou qui s'inquiète de la convoitise des compagnies pharmaceutiques sur le patrimoine génétique de la forêt amazonienne et le savoir des femmes autochtones, un même constat est apparu: l'accord de libre- échange risque de favoriser la mainmise des multinationales sur les ressources naturelles dont dépendent les peuples autochtones.Sans participation autochtone, « la zone de libre-échange des Amériques sera un instrument de néocolonialisme », a affirmé Tomas Alarcon, un avocat maya péruvien.Les signataires de la déclaration croient que les politiques économiques des États, de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international, de l'Organisation mondiale du commerce et de la Banque interaméricaine de développement ont fait des États des instruments des corporations en limitant la capacité des pays à protéger l'environnement et le bien-être socio-économique et culturel des peuples aborigènes.L'Alena et le Mercosur, adoptés sans la participation et le consentement des autochtones, ont eu des effets « dévastateurs » sur la vie, la santé, l'économie, l'environnement et les territoires des peuples autochtones, particulièrement chez les femmes et les enfants, estiment-ils.Pourquoi créer un forum autochtone?Le forum permanent de l'ONU sur les peuples autochtones, la Commission de droits de la personne et les autres instances sont des forums étrangers, explique Matthew Coon Come.En créant un forum permanent, les peuples autochtones s'engagent à travailler ensemble à faire valoir leurs droits sur toutes les tribunes et à intensifier leur collaboration dans différents domaines.TERRE Suite de la page A1 L'Europe, en particulier, a sorti les gros mots pour dénoncer la décision du président américain ( « irresponsable », « inacceptable », « grave » ).Bush ne s'en aperçoit peut-être pas, mais son image à l'étranger est en train de devenir celle d'un imbécile qui donne la mort et pollue l'environnement sans aucun remord.Aux États-Unis, les critiques de Bush ont décrié les liens incestueux de son administration avec l'industrie du pétrole et du gaz, qui a donné dix millions au Parti républicain lors des dernières élections ( contre quatre millions au Parti démocrate ).Bush a été prospecteur de pétrole au Texas, tout comme son secrétaire au Commerce Ð et meilleur ami Ð Don Evans.Pendant cinq ans, son vice- président, Dick Cheney, a dirigé Halliburton, un des géants de l'industrie pétrolière.Et Condoleeza Rice, sa conseillère pour les questions de sécurité, a longtemps fait partie du conseil d'administration de Chevron, qui l'a honorée en donnant son nom à un de ses tankers.Tout ce beau monde considère le mouvement Vert comme l'ennemi public numéro un, l'empêcheur de tourner en rond, responsable de la crise énergétique en Californie.Si seulement les écologistes cessaient de monter des campagnes contre la construction de centrales électriques et la prospection pétrolière.« Nous vivons une pénurie d'énergie », a répété Bush, jeudi, lors d'une conférence de presse à la Maison-Blanche.D'où l'impossibilité, à son avis, de réduire les émissions des centrales à charbon.D'où l'urgence de construire de nouvelles centrales à gaz.D'où l'obligation de creuser de nouveaux puits de pétrole en Alaska ou ailleurs.Jamais Bush ne mentionne la nécessité de conserver l'énergie.Jamais il ne parle de sources d'énergie alternatives.Jamais il ne remet en question la gloutonnerie des Américains, qui consomment à eux seuls 25 % de l'énergie mondiale.Faut-il s'en étonner?Non pas, répond Ted Turner, fondateur de CNN et fort en gueule, qui vient d'accuser Bush d'être à la solde ( « bought and paid for» ) de l'industrie du pétrole et du gaz.L'influence de l'argent en politique ne pourrait être un sujet plus chaud aux États-Unis.Et pas seulement à cause de Bush.Vous vous souvenez de John Mc Cain?L'an dernier, pendant les primaires républicaines, le sénateur avait flanqué la frousse à W.en lui infligeant des défaites inattendues au New Hampshire et au Michigan.La semaine dernière, Mc Cain a repris sa lutte pour réformer le financement des campagnes électorales.Il a franchi des étapes importantes vers l'adoption d'une loi qui mettra fin aux contributions illimitées que peuvent verser aux partis politiques les grandes entreprises, les groupes de pression, les riches individus et les syndicats.En cas de défaite, les ennemis de Mc Cain se promettent déjà d'aller en Cour suprême.À leurs yeux, la loi à l'étude viole la liberté d'expression des individus et des groupes.Leur slogan: « Money is speech.» Sous Bush, tout compte fait, la Terre est plate.Très plate.CONDAMNÉ Suite de la page A1 « Attention: je ne dis pas que je n'ai pas ma responsabilité dans ce qui est arrivé en 1979.Je dis que je n'avais que vingt ans, que j'étais un petit délinquant primaire, et que j'aurais pu être remis sur le droit chemin si, au lieu d'avoir affaire à des matons sadiques, des éducateurs s'étaient occupés de moi.J'ai écrit ce livre pour dire aux jeunes qui sont au bord de la petite délinquance: vous risquez de gâcher votre vie.Et aux autorités: ces délinquants devraient être vraiment pris en main par des éducateurs, au lieu de quoi vous êtes en train de fabriquer les criminels de demain.» Pour lui, rien ou presque n'a changé en vingt ans: l'idée de réhabilitation est toujours absente du système.L'histoire de Philippe Maurice est à la fois banale, atypique et extravagante.C'est celle d'un garçon de milieu modeste ( sans plus ) en banlieue parisienne.Son frère Jean-Jacques, de trois ans son aîné, tombe le premier dans la délinquance.Son petit frère lui donne un coup de main, tombe dans l'engrenage, participe à de petits trafics, commence à se promener avec un pistolet.En mai 1977, il est arrêté, puis condamné à la fois pour trafic de fausse monnaie et port d'arme.Non seulement il est Ð à son avis aujourd'hui Ð condamné lourdement à la prison, mais encore il fait aussitôt l'expérience d'une prison où on humilie les prisonniers inutilement, où on les tabasse quand ils sont au « mitard » ( cachot ).Le 28 avril 1979, alors qu'il a droit à une permission, il décide de se mettre en cavale et de « ne plus jamais retourner en prison ».La cavale durera sept mois, au terme desquels avec son copain Serge ils tombent sur un contrôle de police où tout le monde panique.Un flic tue Serge.Lui-même tire dans le tas, et descend un policier.Fin 1979, la France est plongée dans l'incroyable feuilleton Mesrine, qui se termine par son exécution en pleine rue, porte de Clignancourt.Philippe Maurice, nouveau desperado de vingt ans qui tire à vue sur les flics, luimême frère d'un « dangereux » délinquant en cavale, arrive à point nommé pour prendre la place de l'ennemi public numéro un.Alors que la justice française est déjà célèbre pour sa lenteur Ð une instruction peut prendre deux ou trois ans avant procès Ð, le cas Philippe Maurice est expédié à une vitesse ahurissante: en cette fin de régime giscardien, alors que le chômage montait à vue d'oeil et que les « affaires » se multipliaient, l'existence d'un bouc émissaire tombait à pic.« Normalement, ma condamnation à mort était impensable, dit aujourd'hui Maurice.Pour cela il fallait qu'il y eût préméditation.Dans mon cas c'était évidemment absurde.J'ai eu droit à la peine de mort tout de même et, devant les Assises, il n'y a aucun appel possible, sinon pour vice de forme.Or, pardessus le marché, il y avait vice de forme: un magistrat avait été spécialement nommé par le ministre de la Justice pour mon procès, et il n'avait pas le droit d'y siéger.Cela fut reconnu plus tard dans d'autres cas.Mais mon pourvoi en cassation avait été, lui, rejeté.De toute évidence, mon exécution avait été programmée pour les semaines à venir, dans la perspective des élections présidentielles de mai 1981.Seulement voilà: mes avocats réussirent à alerter une partie de la gauche, les médias: je devenais celui que Giscard voulait guillotiner pour sa réélection.Du coup cela l'empêchait de le faire.» L'abolition de la peine de mort par la gauche en septembre 1981 mettait fin à une histoire.Restait pour Philippe Maurice un itinéraire carcéral de près de 19 ans, avec la tentation du suicide, des révoltes et des tabassages, la lente sortie de « cette haine qui au début aide à vivre puis commence à vous détruire ».Il est déjà docteur en histoire lorsque son frère Jean-Jacques, repris par la police, est mis au cachot et se suicide, en 1997.De quoi donner à Philippe l'idée de replonger.Il a résisté à la tentation.En se répétant ce que le XVe siècle lui avait appris: « La société vise à extirper ce qu'il y a de primitif dans l'homme.Et la vengeance est un sentiment primitif.» Il dit ça aujourd'hui très posément: mais sous l'apparence tranquille, ça bouillonne encore.Philippe Maurice, De la haine à la vie, 292 pages, Le Cherche-Midi éditeur, paris 2001 7LP0301A0401 a03 actus dim 1er avril 7LP0301A0401 ZALLCALL 67 00:57:18 04/01/01 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1er AVRIL 2001 A3 ACTUALITÉS 1er avril Nouvelle heure, nouvelles piles RAYMOND GERVAIS C'est aujourd'hui le 1er avril, traditionnel jour du poisson d'avril.Cette année, le 1er avril coïncide avec le changement d'heure, qui dit changement d'heure, dit changement de pile dans les détecteurs de fumée.Deux fois par année, les services de prévention des incendies de différentes municipalités au Québec profitent du changement d'heure pour rappeler qu'il est important de changer les piles des détecteurs de fumée et de s'assurer de leur bon fonctionnement.Selon les statistiques, 93 % des décès causés par des incendies se produisent dans des résidences où il n'y a pas de détecteurs de fumée ou encore où les détecteurs ne fonctionnent pas.Le Service de prévention des incendies de Montréal (SPIM) rappelle qu'un avertisseur de fumée en bon état est le moyen le plus sûr de sauver des vies lors d'un incendie.En 2000, huit personnes ont perdu la vie dans des incendies à Montréal.Dans tous les cas sauf un, il n'y avait pas d'avertisseur d'incendie ou s'il y en avait un, la pile était à plat ou manquante.Les pompiers désirent sensibiliser la population à l'importance de vérifier, au moins une fois par mois, le bon fonctionnement des piles en appuyant sur le bouton d'essai de chaque détecteur de fumée et de les remplacer le cas échéant.Il faut préciser que les piles rechargeables ne doivent pas être utilisées dans un avertisseur de fumée.Les scouts aux portes Hier matin, 35 scouts de Montréal accompagnés de pompiers du SPIM, ont frappé aux portes des maisons dans les quartiers Hochelaga- Maisonneuve, Plateau Mont- Royal et Côte-des-Neiges afin de sensibiliser les citoyens à l'importance de vérifier le bon fonctionnement des détecteurs de fumée.Ces trois quartiers ont été ciblés par le SPIM parce qu'ils sont reconnus comme quartiers hautement touchés par les débuts d'incendie.Photo ROBERT SKINNER, La Presse © « J'aime mieux que les motards soient en dedans que dehors », affirme Maurice, (ci-dessus), dont la cour arrière donne directement sur la prison de Bordeaux, située dans le quartier Nouveau-Bordeaux de la métropole.Les voisins ne craignent pas l'arrivée des Hells Des livreurs de drogue continuent toujours de passer sur leur terrain SYLVAIN LAROCQUE Les voisins de la prison de Bordeaux disent ne pas craindre l'arrivée dans leur quartier des 122 membres des Hells Angels arrêtés la semaine dernière, pas plus que la construction d'un mini- palais de justice à proximité.« J'aime mieux que les motards soient en dedans que dehors », lance Maurice, qui habite rue Poincarré, juste derrière l'établissement de détention situé dans le nord de l'île de Montréal.« J'ai parlé à plusieurs voisins, et il n'y a pas de mouvement d'inquiétude à cause des Hells », précise- t-il.L'homme d'une soixantaine d'années n'a pas d'objection à ce qu'on publie son nom au complet, mais sa femme, qui est plus craintive, préfère qu'il garde l'anonymat.« J'aime mieux ne pas penser aux prisonniers », dit-elle, circonspecte.La dame a été témoin d'une évasion il y a plusieurs années, et en redoute une autre.« Je n'ai jamais eu aussi peur de toute ma vie », confie-t-elle.« C'est très rare que ça arrive », tempère son mari, qui ne croit pas que l'arrivée des motards change grand-chose à sa vie ou à celle de la prison.« Ces gars-là, ils ne veulent pas passer dix ans en dedans », renchérit le voisin d'en face, qui a lui aussi voulu garder l'anonymat même s'il dit ne rien craindre.« J'imagine qu'ils vont bien se comporter pour sortir vite.» « De toute façon, même s'il y avait une émeute, les policiers et les pompiers interviendraient tout de suite, comme ils le font toujours, poursuit Maurice.On ne serait pas en danger.Et si un détenu s'évadait, j'imagine qu'il voudrait aller le plus loin possible, pas s'en prendre à nous.» Un autre voisin, qui a fait part de son inquiétude à plusieurs médias cette semaine, n'est pas d'accord.« Je ne voudrais pas être en train de monter dans ma voiture au moment où un évadé passerait sur mon terrain en courant », illustre-til, en rappelant qu'un fugitif de Bordeaux a tué une victime innocente quelques heures après sa fuite, en 1993 à Longueuil.Question de rassurer la population environnante, l'homme souhaite qu'on installe un rouleau de barbelé au-dessus de la clôture qui sépare les maisons du terrain de la prison (au-delà du mur de béton).Une demande qui aurait déjà été refusée par la direction du centre de détention.Maurice estime pour sa part que les administrateurs font tout ce qu'ils peuvent pour assurer la sécurité de la population.Il admet néanmoins que les acheteurs de maison neuve ont « une petite crainte » quand ils en visitent une dans le secteur, mais qu'ils se rendent vite à l'évidence : le quartier est tranquille.« En raison de la prison, la police passe plus souvent qu'ailleurs, si bien qu'il n'y a jamais eu de vol dans cette rue », soutient un autre voisin, dont la cour donne, comme celle de Maurice, directement sur la prison.« Le marché (immobilier) est très bon actuellement, les maisons se vendent en quelques semaines seulement, ajoute-t-il.J'estime que depuis 1995, la valeur de ma maison a augmenté de 30 %.» Il reste que depuis plusieurs années, les résidants de la rue Poincarré sont aux prises avec le problème des livreurs de drogue, qui se faufilent dans leur cour pour aller lancer des sacs de stupéfiants par-dessus le mur de béton qui sépare la cour intérieure de la prison du monde extérieur.« C'est sûr que c'est désagréable, mais il s'agit de ne pas essayer de confronter les livreurs, et de collaborer avec la police pour les faire arrêter », souligne un voisin, qui ne croit pas que le trafic augmentera avec l'arrivée des Hells.« À mon avis, ceux qui ont été incarcérés ne sont pas de grands consommateurs », avance-t-il.Les parcs: tous devront payer RAYMOND GERVAIS Tel que promis par Québec l'an dernier, c'est à compter d'aujourd'hui qu'entre en vigueur la nouvelle tarification d'accès aux 20 parcs de la province.Dorénavant, chaque utilisateur devra payer un droit d'accès pour fréquenter un parc, que ce soit pour une randonnée pédestre, y faire du vélo, du ski de randonnée, de la raquette ou toute autre activité de plein air.Michel Chouinard, qui habite Saint-Bruno depuis 15 ans et dont la cour arrière est adjacente au parc provincial du Mont-Saint- Bruno, n'en revient tout simplement pas.« J'avais l'habitude après le souper de faire une marche d'une heure avec ma femme et mes enfants en forêt, question de digérer et de respirer un brin d'air pur.Nous sortions par la porte arrière de la maison, nous traversions la cour, puis nous y étions.Ma petite famille et moi aimions observer les différentes espèces d'oiseaux et les écureuils.Occasionnellement, nous pouvions voir un chevreuil courir dans la montagne.Si je désire poursuivre les mêmes activités cet été, je devrai débourser annuellement 35 $ en droits d'accès pour ma femme et mes deux enfants afin d'avoir le droit de marcher dans « ma » montagne.Pourtant, lors de mon dernier rapport d'impôt, j'ai versé plus de 18 000 $ à Québec.Je pense que trop, c'est trop », a précisé M.Chouinard d'un ton plutôt acerbe.La nouvelle tarification en vigueur jusqu'au 31 mars 2005, prend la forme d'un tarif quotidien, d'une carte annuelle Parc ou d'une carte annuelle Réseau.Cette dernière permet l'accès aux 20 parcs du Québec.La tarification est uniforme pour tous les parcs.Les droits d'accès quotidien sont de 3,50 $ pour un adulte ; de 1,50 $ pour les enfants de 6 à 17 ans ; gratuit de 0 à 5 ans ; de 5 $, pour un adulte accompagné d'enfants de 6 à 17 ans ; de 7 $ pour deux adultes accompagnés d'enfants de 6 à 17 ans et de 3 $ par personne pour un groupe organisé d'adultes.La carte annuelle Parc coûte 16,50 $ pour un adulte ; 7,50 $ pour les enfants âgés de 6 à 17 ans ; gratuite de 0 à 5 ans ; 25 $ pour un adulte accompagné d'enfants de 6 à 17 ans ; 35 $ pour deux adultes accompagnés d'enfants de 6 à 17 ans.La carte annuelle Réseau coûte 30 $ pour un adulte, 15 $ pour les enfants de 6 à 17 ans ; gratuite de 0 à 5 ans ; 45$ pour un adulte accompagné d'enfants de 6 à 17 ans et de 70 $ pour deux adultes accompagnés d'enfants de 6 à 17 ans.Il faut préciser que les droits d'accès sont inclus dans tous les tarifs d'hébergement (camping, chalet, camp rustique et refuge).Les parcs sont : Aiguebelle, Bic, Frontenac, Gaspésie, Grands-Jardins, Haute-Gorges-dela- Rivière-Malbaie, Île-Bonaventure-et-du- Rocher-Percé, Jacques-Cartier, Miguasha, Mont-Mégantic, Mont-Orford, Mont-Tremblant, Monts-Valin, Oka, Pointe-Taillon, Saguenay, Saguenay-Saint-Laurent, Yamaska, Mont-Saint-Bruno et Îles-de-Boucherville.Il faut préciser que la nouvelle tarification d'accès remplace tous les tarifs de stationnement à l'exception des tarifs de stationnement de plage des parcs Yamaska, d'Oka et du Mont-Orford.Pour ces parcs, les tarifs quotidiens sont : automobile / bateau 5 $ ; moto 3 $ ; autocaravane ou caravane 5 $ ; minibus 10 $ ; autobus 20 $.Les tarifs saisonniers sont : automobile / bateau 30 $ ; moto 20 $.Il n'y a pas de tarif saisonnier pour les autres types de véhicules.Il faut préciser que les 14 réserves fauniques ne sont pas touchées par cette tarification.Québec a promis que toutes les sommes recueillies seront réinvesties dans les parcs et que les contributions serviront à la sauvegarde et à la mise en valeur du patrimoine naturel. 7LP0401A0401 A4 - 1er AVRIL 7LP0401A0401 ZALLCALL 67 00:59:38 04/01/01 B Golf Grand-Mère : Clark et Duceppe refusent de lâcher prise Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Le leader conservateur Joe Clark a déclaré qu'il allait continuer à réclamer une enquête judiciaire indépendante si le premier ministre Jean Chrétien ne fournissait pas plus de détails sur ses relations d'affaires dans le dossier du club de golf Grand-Mère.M.Clark a fait parvenir vendredi à M.Chrétien une lettre dans laquelle il énumérait 14 questions qui n'ont pas été éclaircies, malgré la liasse de documents que le premier ministre a rendu publique la semaine dernière.Les documents portent sur les intérêts que M.Chrétien détenait dans le club de golf Grand-Mère, ainsi que la vente controversée de sa participation de 25 %.On y trouve notamment un certificat de vente manuscrit daté de 1993.Il s'agit de déterminer si M.Chrétien était en conflit d'intérêts lorsqu'en 1996-1997, il a exercé des pressions afin d'obtenir des subventions et des prêts fédéraux pour l'Auberge Grand-Mère, située à proximité du terrain de golf.Dans sa lettre, Joe Clark souligne que, malgré le certificat de vente, « il y a de fortes raisons de soupçonner que cette vente n'a jamais eu lieu ».Le contrat de vente manuscrit a été fait sans témoin, dit-il, et n'est appuyé par aucun document de l'entreprise.Le leader conservateur souligne en outre que, pendant six ans, M.Chrétien n'a jamais reçu le fruit de la vente.M.Clark croit que comme l'argent provenant des actions était dû à M.Chrétien, cela constitue un intérêt dans le club de golf et que, par conséquent, le premier ministre était en conflit d'intérêts en tentant d'obtenir des prêts pour l'hôtel.Si le premier ministre continue à donner des réponses évasives, ajoute M.Clark, « nous n'aurons d'autre choix que d'invoquer la Loi sur les enquêtes, et de demander une enquête judiciaire indépendante, habilitée à convoquer des témoins et à publier tous les documents pertinents ».Le leader conservateur met également en doute les déclarations du premier ministre selon lesquelles il n'existerait aucun lien financier entre l'hôtel et le terrain de golf.Il cite certaines déclarations d'Yvon Duhaime, le propriétaire actuel de l'hôtel, rapportés hier dans le quotidien Le Soleil.Au cours d'un témoignage rendu en novembre devant la Société des alcools du Québec, M.Duhaime aurait déclaré que l'hôtel offrait des dîners pour le club de golf, ainsi que des forfaits de golf.Tout comme Joe Clark, le leader du Bloc québécois, Gilles Duceppe, continue d'exiger une enquête publique dans ce dossier.Du récent sondage Ipsos-Reid indiquant que la popularité du premier ministre a considérablement augmenté au cours du dernier mois, M.Duceppe retient que 56 % des Canadiens approuveraient la tenue d'une enquête indépendante.Pour le chef bloquiste, il s'agit d'une question d'éthique : le premier ministre doit prouver que son intégrité est sans faille.Le Bloc, le Parti conservateur et l'Alliance canadienne ont publié samedi dans certains journaux une lettre commune pour réclamer à nouveau une enquête publique.Le chef conservateur Joe Clark et son homologue bloquiste Gilles Duceppe n'en démordent pas.Ils réclament une enquête indépendante.Les pêcheurs acadiens dépouillés au profit des autochtones ?Chrétien a moins dépensé que les autres chefs de parti ANDRÉ PÉPIN CARAQUET, N.-B.\u2014 La guerre du crabe pourrait bientôt s'ajouter à celle du homard, à quelques semaines de l'ouverture de la pêche.Le gouvernement fédéral a racheté des bateaux et des permis pour les offrir aux autochtones, laissant des dizaines de travailleurs sans emploi.La pêche au crabe est beaucoup plus lucrative, rien de comparable avec le homard.L'action fédérale a surpris tout le monde dans le secteur des pêches, principalement dans la péninsule acadienne.Les premiers pêcheurs acadiens millionnaires ont fait fortune dans la péninsule.Au cours de l'hiver dernier, le gouvernement Chrétien a racheté des permis et des bateaux ultramodernes, qu'il avait lui-même financés, pour les offrir aux bandes autochtones, qui peuvent maintenant ratisser la mer en quête de la précieuse ressource.Au moins cinq permis ont ainsi été rachetés par Ottawa.Les pêcheurs y trouvent un intérêt certain, mais le personnel de pêche, les hommes de pont, se retrouvent le bec à l'eau, les bandes autochtones ne requérant pas leurs services.C'est la panique, pour au moins une cinquantaine d'entre eux qui travaillent dans les pêches depuis de nombreuses années.Dans quelques semaines, ces travailleurs auront épuisé leur banque d'assurance-emploi, sans espoir de trouver un travail rémunérateur.Ces hommes de pont touchaient, pour la plupart, un revenu annuel de plus de 30 000 $.Ils auront droit à de maigres prestations provenant d'un fonds de solidarité pour les travailleurs d'usines de transformation, mais plusieurs craignent de tout perdre au cours des prochaines semaines, notamment dans la municipalité de Shippagan, principal quai pour la pêche au homard et au crabe.Le gouvernement provincial vient de mettre sur pied des programmes de recyclage, tout en offrant des emplois saisonniers dans les municipalités, mais la colère gronde.Les hommes de pont acculés à la faillite ont tenté d'obtenir des permis et des bateaux du fédéral, mais ce fut peine perdue.Rien n'est en effet disponible.Les affrontements en mer sont donc encore prévisibles cette année, dans la grande région qui s'étend de la baie des Chaleurs jusqu'à la baie de Miramichi.Des pêcheurs d'autres provinces atlantiques, notamment ceux de l'Île-du- Prince-Édouard, tentent eux aussi de s'approprier des permis pour le crabe.Ils ne sont pas rares, les pêcheurs de crabe qui empochent un million de dollars de gains en une seule saison.Il s'agit d'une ressource naturelle qui ne nécessite aucun investissement majeur.Les bateaux sont admissibles aux programmes fédéraux d'aide financière.Pour les autres Les pays asiatiques sont friands de la chair de crabe, de homard également.Il devient d'ailleurs de plus en plus difficile, pour les résidants de l'Atlantique, de se procurer à bon prix des produits de la mer.La première qualité est rapidement offerte aux acheteurs asiatiques.Les Montréalais, comme les New- Yorkais, peuvent se procurer de bons fruits de mer provenant de la baie des Chaleurs, à meilleur compte que la population de la péninsule acadienne.Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Même s'il est important pour un premier ministre d'être élu dans sa circonscription aux élections générales, Jean Chrétien a été le moins dépensier lors de la dernière campagne.Selon des données d'Élections Canada, M.Chrétien a dépensé exactement 60 591,07 $ lors de la campagne qui l'a mené à une douzième victoire électorale dans sa circonscription, en novembre dernier.Il a ainsi dépensé moins de la moitié de l'argent amassé par son équipe dans Saint- Maurice (135 450 $).Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, montre une dépense de 63 342,87 $ pour sa réélection dans Laurier-Sainte- Marie.Le chef conservateur, Joe Clark, est celui qui a le plus dépensé pour être élu, dans Calgary-Centre : 67 789,12 $.Il avait recueilli un peu plus de 100 000 $ pour cette bataille.Le chef de l'Alliance canadienne, Stockwell Day, a dépensé près de 61 100 $ dans Okanagan, tandis que la leader néo-démocrate, Alexa Mc Donough, a consacré 61 817,55 $ à la campagne dans sa circonscription de Halifax.Aucune contribution à la caisse de campagne de l'un ou l'autre des chefs dans sa circonscription n'a excédé 5000 $.Les plus importants Parmi les plus importants contributeurs (5000 $) à la caisse de M.Chrétien, on note Mégatech Electro, qui avait touché en 1997 une subvention fédérale de 1,3 million du controversé Fonds transitoire pour la création d'emplois.Gilles Duceppe a reçu au total 34 000 $ d'entreprises québécoises \u2014 contrairement aux partis provinciaux du Québec, le Bloc accepte maintenant les contributions des sociétés.La plus importante contribution (5000 $) à la campagne locale d'Alexa Mc Donough est venue de l'Association internationale des pompiers.Enfin, Joe Clark a reçu notamment 5000 $ de Shaw Communications, de Calgary.C'est la panique pour au moins une cinquantaine de travailleurs qui travaillent dans les pêches depuis de nombreuses années.Jean Chrétien aime donner l'heure juste.FAITES FORTUNE AVEC L'IMMOBILIER UNE FORTUNE ACCESSIBLE À TOUS, MÊME SANS AUCUN COMPTANT Les millionnaires ne sont pas 100 fois, ni même 10 fois plus brillants que vous; toutefois dans les faits, ils gagnent 10 fois, 50 fois et même 100 fois plus d'argent que vous.Travaillent-ils beaucoup plus que vous?D'AUCUNE FAÇON.Même si vous ne travaillez que 20 heures par semaine, il est physiquement impossible que ces personnes s'affairent 10 fois plus que vous (il n'y a que 168 heures dans une semaine, et personne ne peut en avoir plus).Saviez-vous que parmi les gens qui ont fait fortune, la plupart l'ont fait en investissant dans l'immobilier.Ce genre de placement vous offre la plus grande stabilité existante sur le marché et, règle générale, suit l'inflation.Il n'est pas soumis aux fluctuations émotives du marché comme les autres genres d'investissement disponibles.L'immobilier est le genre de placement qui a toujours le mieux traversé toutes les crises économiques.Il est possible d'acheter des immeubles avec aussi peu que 5% du prix d'achat et, dans certains cas, SANS AUCUN COMPTANT.Profitez de ce cycle, l'immobilier est le secteur de l'activité économique qui nous offre actuellement d'excellentes opportunités.QUI DEVRAIT ASSISTER À CE SÉMINAIRE : Les gens qui ont à coeur leur sécurité financière, qui veulent s'assurer une retraite dorée, qui en ont assez de vivre d'une paie à l'autre, qui veulent profiter de la vie immédiatement, s'assurer de pouvoir payer des études à leurs enfants, se payer de beaux voyages, avoir plus de temps libres, travailler moins, bref avoir une vie plus agréable et surtout en avoir le contrôle.CE QUE VOUS APPRENDREZ DURANT CES 6 HEURES : Comment: se construire un excellent crédit - identifier des immeubles jusqu'à 50% en bas de leur valeur - déterminer la valeur d'un immeuble - choisir le bon immeuble - faire un profit instantané à l'achat - négocier vos acquisitions - augmenter votre avoir net de 100% par année - acheter avec le minimum de comptant - identifier les sources d'argent - les différentes techniques de profit - faire du profit avec des propriétés en détresse - les reprises bancaires - se construire une fortune - gérer ses immeubles ou ne serait-ce qu'acheter une résidence au prix du gros pour y habiter.LE SAMEDI 7 AVRIL 2001 PRIX: 250 $ + TAXES (MATÉRIEL DE COURS INCLUS) Réservez immédiatement: (450) 679-0261 Formateurs: Jacques Lépine M.B.A.Ginette Méroz, avocate GROUPE FORSYTHE INTERNATIONAL INC.HILTON MONTRÉAL AÉROPORT 12505, CÔTE-DE-LIESSE DORVAL STANSTEAD COLLEGE SÉJOUR LINGUISTIQUE EN ANGLAIS OÙ VOS ENFANTS APPRENDRONT-ILS L'ANGLAIS ?Stanstead College offre un stage d'anglais de trois semaines du 1er au 21 juillet dans les Cantons de l'Est, près de la frontière américaine.Séjour linguistique en anglais Stanstead College, Stanstead (Québec) J0B 3E0 Téléphone : (819) 876-7891 poste 246 Télécopieur : (819) 876-5392 (Courriel): summer.school@stansteadc.qc.ca http://www.stansteadc.qc.ca/scla/main.html T V A, LE RÉSEAU DES TIRAGES DE LOTO-QUÉBEC Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Ventes totales: 12 964 676 $ Prochain gros lot (approx.): 5 000 000 $ Tirage du 2001-03-31 Tirage du 2001-03-31 Tirage du 03 07 08 11 13 2001-03-31 Tirage du 2001-03-31 Tirage du 2001-03-30 Tirage du 2001-03-31 Tirage du 2001-03-30 GAGNANTS LOTS 7/7 0 2 500 000,00 $ 6/7+ 2 120 712,50 $ 6/7 96 2 200,50 $ 5/7 4 816 156,60 $ 4/7 105 600 10,00 $ 3/7+ 96 715 10,00 $ 3/7 881 268 participation gratuite Numéro complémentaire: 47 Numéro complémentaire: 01 Numéro complémentaire: 04 Le jeu doit rester un jeu NUMÉRO: 522667 NUMÉRO: 135610 REPAS COMPLET POUR PÂQUES\u20141,97$ NOTRE 109IÈME ANNÉE DE SERVICE À MONTRÉAL Nom Adresse Ville/Prov./Code Postal Téléphone Nous avons besoin de votre aide pour servir des repas chauds ainsi que d'autres services essentiels aux personnes qui ont faim, qui sont sans abri et qui souffrent dans la région de Montréal en cette période de Pâques.Pour seulement 1,97$, vous pouvez procurer un repas chaud ainsi que d'autres services vitaux qui pourraient être le point de départ pour une nouvelle vie.S'il vous plaît, aidez-nous à donner de la nourriture et des soins à ceux qui ont faim, aux sans-abri et ceux qui souffrent en postant votre don dès maintenant.\u0001 19,70$ pour aider 10 personnes \u000139,40$ pour aider 20 personnes \u0001 59,10$ pour aider 30 personnes \u0001 78,80$ pour aider 40 personnes \u0001 197,00$ fournir 100 repas ainsi que des services essentiels \u0001 $ pour aider autant de personnes que possible VEUILLEZ DÉCOUPER ET EXPÉDIER AVEC VOTRE DON DÈS MAINTENANT App.Pour facturer votre don sur votre carte de crédit, VISA/Master Card/AMX, veuillez composer le (514) 523-5288.Veuillez faire votre chèque au nom de: LA MISSION BON ACCUEIL C.P.894, Succursale A, Dépt 51916 Montréal, QC H3C 2V8 Situé au : 1490 rue Saint-Antoine Ouest www.mbawhm.com No.d'eng.BN10819 5215 RR0001 Les montantes mentionnés sont des coûts moyens comprennent les frais de préparation et de service des repas.Un reçu d'impôt vous sera expédié par la poste.( ( 2942827A 7LP0502A0401 A5 - 1er AVRIL 7LP0502A0401 ZALLCALL 67 01:00:10 04/01/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1e r A V R I L 2 0 0 1 · A 5 Scandale à la canadienne collaboration spéciale Pauvre Canada ! On fait dur ! On est peut-être le plus meilleur pays au monde, mais on est aussi le plus plate.Aie ! Même nos scandales sont plates ! Le Shawinigate, est-ce que ça vous excite ?En mangez-vous du Shawinigate ?Jouissez-vous avec le Shawinigate ?Joe Clarke, Gilles Duceppe et Stockwell Day ont eu beau passer la semaine à cracher leur fiel comme des Gilles Proulx sur l'acide, on s'en balance ! Nous, le peuple, on a été plus troublé par la robe de Sylvie Moreau aux Metro Star que par le Shawinigate ! Que voulez-vous ?Au Canada, on n'a pas le tour avec les scandales.À côté des Américains, on fait pitié ! Eux autres, ils l'ont ! Le Watergate, c'est un hold-up.Les républicains sont allés voler le quartier général des démocrates ! Wow ! C'est big ! C'est tellement bon qu'ils en ont fait un film avec Robert Redford et Dustin Hoffman.Et ils ont gagné plein d'Oscars.Le Monicagate, c'est une affaire de cul.Le président s'est envoyé en l'air avec sa stagiaire dans le Oval orifice.C'est méga ! Les producteurs d'Hollywood font la queue pour acheter les droits de l'histoire.Et Julia Roberts rêve de jouer Monica ! D'ailleurs si Julia Roberts interprète le rôle de Monica, Bill Clinton serait prêt à jouer son propre rôle ! Ça va faire péter le box-office ! Et nous, dans tout ça, de quoi on a l'air avec le Shawinigate ?Une affaire de vente de parts dont le paiement a été retardé.Oh la la ! Même l'Office national du film ne voudrait pas de ce scénario-là ! À moins que Pascale Bussières joue le rôle de la signature de Jean Chrétien ! Aidez-nous, quelqu'un ! Durant le scandale de Monica Lewinsky, CNN n'a pas cessé d'en parler.À toutes les heures, ils arrivaient avec une nouvelle nouvelle.La robe tachée, le cigare humide, les appels cochons, on en avait jamais assez.Y'ont étiré ça pendant presque deux ans.Mardi dernier, au Point, après avoir parlé du scandale de Grand-Mère durant 10 minutes, Stéphan Bureau cognait des clous.Et pour cause ! Ð Pensez-vous que le premier ministre a fait une entorse à l'éthique ?Ð Eh bien, disons que s'il n'avait plus d'intérêts, l'éthique est respectée.Ð Mais, s'il avait encore des intérêts, il y aurait manquement à l'éthique ?Ð C'est pas sûr.Encore faudrait-il s'entendre sur la définition du mot éthique.Éthique, éthique, éthique.C'est pas mal moins excitant que sexe, sexe, sexe.On aimerait ça, nous autres aussi, pouvoir se choquer.Pouvoir se scandaliser.Apprendre plein de choses scabreuses sur les moeurs de notre premier ministre.Mais non ! Il nous aime pas assez pour ça ! Entre vous et moi, Jean Chrétien aurait pu se forcer ! C'est son dernier mandat.Pour laisser sa trace dans l'Histoire, il aurait pu nous faire un beau gros scandale.Quelque chose de répugnant.Mais non ! On a juste droit à une apparence de conflits d'intérêts.C'est pas une apparence que l'on veut, c'est une évidence.Une grossière évidence ! Quelque chose de dégueu.Mais on ne peut même pas compter sur ti-Jean pour ça.Pour avoir un scandale bien juteux à l'Auberge de Grand-Mère, il aurait fallu que Juste pour rire y organise un party ! Dans tous les pays du monde, les politiciens font un effort.En France, il y a plus de scandales politiques que de crottes de chiens dans les rues de Paris.Chirac, Tiberi, même les présidents morts comme Mitterrand continuent de scandaliser.Ça fait vendre des journaux.C'est bon pour l'économie.Ici, nos politiciens sont drabes.Pas d'envergure.Ils ne veulent pas faire de vagues.On dirait qu'ils ne veulent pas qu'on s'aperçoive qu'ils existent.Les libéraux fédéraux veulent tellement qu'on les oublie, qu'ils ne vont même plus siéger en chambre.Après ça, ils se demandent pourquoi les gens se désintéressent de la politique ! Parce que c'est plate ! Le déficit zéro, tu ne remplis pas le Centre Molson avec ça ! Pourtant, ils devraient savoir qu'il n'y a rien comme un bon scandale pour raviver la passion chez le citoyen.Et c'est bon pour ta cote.Bill Clinton n'a jamais été aussi populaire que durant l'affaire Lewinsky.Imaginez, combien ce serait bon pour la santé de notre vie politique, si on apprenait demain matin que Bernard Landry a une relation sadomasochiste avec Sheila Copps.Et que l'on publiait des photos compromettantes où l'on verrait Bernard Landry bander les yeux de Sheila Copps avec un chiffon rouge ! On arrêterait de parler de Raël et d'Oleg Petrov.La politique occuperait tout le terrain.Mais non ! Toujours non ! Ça sert à rien de rêver en couleur.Nos politiciens sont trop égoïstes pour nous laisser nous défouler sur eux.Le seul os que l'on peut ronger, c'est le Shawinigate.Ayoye ! Il n'y a pas grand viande autour de ça ! Quoique.À bien y penser, il existe un gros scandale concernant Jean Chrétien, un énorme scandale, un gigantesque scandale, un scandale pire que tout : c'est qu'on l'ait élu ! Et trois fois, à part ça ! n n n La lutte à la pauvreté de Bernard Landry et de ses ministres ressemble à la lutte de la WWF.Ils font semblant.n n n Ça fait deux mois que René-Charles Dion- Angélil est né.C'est étonnant que personne n'ait encore sorti sa biographie ! n n n Au fond, ce n'est pas si fou que ça de mettre des Harvey's dans les hôpitaux.Rapprocher l'endroit qui te rend malade de l'endroit où l'on te soigne, ça devrait réduire le temps d'attente ! Yves Duhaime contredit Chrétien Diane réalise son dernier voeu Presse Canadienne GRAND-MÈRE Ð Yvon Duhaime, le propriétaire de l'Auberge Grand-Mère, à qui Jean Chrétien a obtenu une aide de 615 000 $ de la Banque fédérale de développement en 1997, contredit le premier ministre sur les liens d'affaires entre son établissement et le Club de golf Grand-Mère dont M.Chrétien a été copropriétaire.Dans une déclaration assermentée devant la Régie des alcools, courses et jeux du Québec, le 2 novembre, M.Duhaime confirme que les deux entreprises ont des relations d'affaires fréquentes.« Plusieurs soupers après tournois de golf (.) sont réservés depuis plus d'un an.Des ententes, des acomptes et des contrats ont été pris entre l'auberge et ses clients.Vous comprendrez que ceci représente la majeure partie des recettes de l'entreprise, puisque c'est une clientèle de touristes et aussi une clientèle en forfait golf, donc cela nécessite obligatoirement le service de boissons.» L'attaché aux communications de la RACJ, François Moisan, a confirmé que le 2 novembre 2000, Yvon Duhaime a déposé une lettre à la Régie portant sur l'auberge et ses clients « et qu'il a témoigné assermenté en ce sens ».Cette révélation contredit M.Chrétien qui a nié, lundi à la Chambre des communes, tout lien entre les deux entreprises.M.Chrétien a cité son conseiller à l'éthique, lui faisant dire « qu'il n'y avait aucun lien entre le club de golf et l'hôtel ».Dans une lettre envoyée la même journée au leader conservateur Joe Clark, le chef libéral a été encore plus catégorique.« Il n'y a pas de lien financier entre le club de golf et l'auberge.Étant donné que vous ne pouvez faire une telle démonstration, vous avez inventé de toutes pièces un lien entre les deux.« Vous décrivez l'Auberge comme le 19e trou pour les golfeurs qui veulent se désaltérer après une partie.Si vous visitiez le terrain de golf, vous remarqueriez qu'il possède son bar et son restaurant.Le bar de l'auberge ne fournit pas de service au club de golf ; au contraire, le bar de l'auberge est un compétiteur.Par conséquent, vos inventions ne tiennent pas la route », écrit M.Chrétien.Yvon Duhaime a acheté l'Auberge de trois hommes d'affaires, dont Jean Chrétien, en 1993.En 1997, il a reçu un prêt de la Banque de développement du Canada après que le premier ministre soit intervenu à trois reprises auprès du président de cette banque.RAYMOND GERVAIS Diane Vaillant, 56 ans, atteinte d'un cancer généralisé en phase terminale, a réalisé hier son dernier voeu.Elle s'est mariée à son compagnon de vie depuis 15 ans, Yvon Chiasson, 47 ans.Hospitalisée à l'unité de soins palliatifs de l'hôpital Mont-Sinaï, à Montréal, depuis deux semaines, Mme Vaillant a décidé mardi dernier avec M.Chiasson de se marier.Sophie Leroux, porte-parole du Mont-Sinaï, a expliqué hier soir que l'hôpital défraye le coût du dernier voeu de leurs patients qui sont mourants par l'entremise du Fonds faites un voeu.« Lorsqu'on a demandé à Mme Vaillant ce qu'elle désirait le plus au monde, elle a répondu qu'elle voulait se marier.Nous avons donc organisé le mariage hier après-midi dans une chambre familiale des soins palliatifs.C'est avec grande émotion que la cérémonie s'est déroulée en présence des quatre enfants de Mme Vaillant et de ses cinq petits- enfants », a précisé Mme Leroux.Habituellement, les malades demandent à voir une personne qu'ils n'ont pas vue depuis longtemps ou encore de pouvoir parler au téléphone avec un ami ou un parent vivant à l'étranger.Le voeu de se marier est rare et, hier après-midi, plusieurs ont versé des larmes.Les nouveaux mariés ont eu droit à une cérémonie nuptiale agrémentée de vin, de champagne et du traditionnel gâteau de noce.Mme Vaillant souffre d'un cancer du poumon depuis deux ans, lequel s'est propagé à tout son organisme.Malgré la maladie qui l'afflige, la mariée semble avoir un moral à toute épreuve et souhaitait vivre jusqu'à hier au moins pour le grand jour.Maintenant, elle espère pouvoir fêter son 58e anniversaire de naissance le mois prochain.Lors de l'échange des promesses du mariage, Yvon Chiasson a déclaré : « Je l'aime ma Diane et je l'aimerai toujours.» Mme Vaillant, une personne très croyante, a rencontré son compagnon de vie par hasard.Elle a raconté avoir un jour écrit une lettre, l'avoir placée dans une Bible sous l'arbre de Noël, puis son Yvon lui est apparu.Le couple a alors été frappé par un véritable coup de foudre et le grand amour s'est déclaré.Château de Beaulon, pineau des charentes a.c.France, vin rouge, N° 884247 750 ml Château de Beaulon, pineau des charentes a.c.France, vin blanc, N° 066043 750 ml 2960$ Prix courant : 3700$ Prix DUO de la SAQ: Château de la Gardine, châteauneuf-du-pape a.c.France, vin rouge N° 022889 3 x 750 ml 7200$ Prix courant : 9600$ Prix TRIPAQ de la SAQ: 3500$ Prix courant : 4120$ Prix DUO de la SAQ: Découvrez les vins et spiritueux par deux ou par trois avec les sept TRIPAQ et les cinq DUO de la SAQ sélectionnés.18 ans et plus.Quantités limitées.La sélection peut varier selon les succursales.Droits additionnels applicables aux titulaires de permis.Le TRIPAQ de la SAQ et le DUO de la SAQ sont des marques déposées.En vigueur du 1er au 8 avril 2001.De de rabais à l'achat d'un TRIPAQ ou d'un DUO sélectionné, jusqu'au 8 avril 2001.Graham's, L.B.V.1995, Portugal, porto rouge N° 191239 750 ml Graham's Six Grapes, vintage character Portugal, porto rouge, N° 208405 750 ml à^ % 7LP0601A0401 A6 - 1er AVRIL 7LP0601A0401 ZALLCALL 67 00:58:04 04/01/01 B A6 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1er AVRIL 2001 Photos BERNARD BRAULT, La Presse © Ce pont, qui relie Cornwall aux États-Unis, pourrait être pris d'assaut par des manifestants mohawks le 19 avril prochain.Plusieurs organismes canadiens et américains ont déjà promis de leur prêter main-forte.Akwesasne : une porte d'entrée dérobée ?Il est toujours possible que les manifestants antimondialisation passent la réserve mohawk LAURA-JULIE PERREAULT AKWESASNE Ð Le chef du Conseil mohawk d'Akwesasne a refroidi quelques organismes antimondialisation la semaine dernière, en affirmant que la réserve ne deviendrait pas une passoire pour tous ceux qui veulent entrer au Canada.Mais à Akwesasne même, l'idée de donner un coup de main aux protestataires est loin d'être morte.La possibilité pour les manifestants de contourner le poste frontalier de Cornwall en traversant la frontière par la réserve mohawk est dans l'air depuis que le gouvernement canadien a refusé l'accès au pays à plusieurs militants américains.Ces derniers s'opposent à la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA) et comptent exprimer leur opinion dans les rues de Québec, du 20 au 22 avril.Après vérification hier, la position du chef semble ne pas être complètement arrêtée.« Mike Mitchell, notre grand chef a laissé savoir son opinion.Mais le Conseil de bande va se réunir bientôt pour aborder la question.Je sais que des groupes des États-Unis nous ont appelés et qu'il y a des possibilités de rencontres », avançait hier après-midi Margie Thomson, membre du Conseil de bande, rencontrée par La Presse à sa résidence.« Je sais aussi que certains manifestants américains devaient se rendre à Ottawa ce week-end où il y a une réunion des chefs autochtones des trois Amériques », ajoutait la dame.« Tout ce que je peux vous dire, c'est qu'il n'y a rien de réglé ! Et n'oubliez surtout pas qu'il y a trois gouvernements à Akwesasne.On est bien loin d'une entente », laissait-elle tomber avant de s'excuser et de refermer la porte.Les divergences d'opinions entre les trois instances de la réserve sont notoires, voire historiques.Le Conseil mohawk d'Akwesasne, a juridiction sur le côté canadien de la réserve ; le St- Regis Mohawk Tribal Council, exerce son pouvoir aux États-Unis.Pendant ce temps, le Conseil des chefs de la Nation mohawk, qui regroupe les traditionalistes, remet en question la légitimité des deux autres gouvernements établis par les Blancs.Traditionalistes en tête Des militants antimondialisation rencontrés hier à l'Université du Québec à Montréal, dans le cadre d'une journée de formation des manifestants qui se préparent pour le Sommet des Amériques, ont souligné qu'ils traitaient surtout avec les traditionalistes.« Nous les avons rencontrés.Pour eux, permettre aux manifestants de passer par leur territoire est plus qu'un acte de désobéissance, c'est la manière d'affirmer leur souveraineté sur ce territoire », s'exclamait Tania Hallé, membre de la CLAC (Convergence des luttes anticapitalistes).Des groupes du Québec, de l'Ontario, de Burlington et New York faisaient partie de ces discussions, disait-elle hier.Même si les trois gouvernements s'entendaient éventuellement pour laisser passer certains manifestants, la logistique qui entourerait le tout est loin d'être simple.Sauf en hiver, pendant lequel un pont de glace relie les sections canadienne et américaine de la réserve, il n'y a pas moyen d'éviter la voie maritime.Selon un Mohawk d'Akwesasne, interrogé hier après-midi, ce pont naturel a fondu il y a trois semaines.Restent les bateaux-passeurs, qui pourraient faire le travail.« Mais ça ne pourrait pas être un très grand groupe de manifestants ! », commentait le même homme.Les manifestants rencontrés à l'UQAM pensent pour leur part que la logistique est une infime partie de la décision que doivent prendre les Mohawks.« Comment ça va se faire ne compte pas tellement, ce que ça veut dire, le fait que les Mohawks iraient à l'encontre des décisions du gouvernement canadien, c'est ça qui est important.C'est presque aussi gros que ce qui va se passer à Québec », avançait une jeune femme rencontrée aussi à l'UQAM hier.Avant même de considérer la collaboration avec les manifestants proscrits du Canada, certains Mohawks ont aussi mis en branle l'organisation d'une importante manifestation qui devrait avoir lieu le 19 avril, bloquant le pont qui relie Cornwall, en Ontario, aux États- Unis.Mais hier, rien ne laissait présager de remue-ménage à Akwesasne.La réserve était tranquille comme un chat qui dort, blotti sous les frais centimètres de neige.Des militants anti-ZLEA préparaient hier leur participation à la grande manifestation qui devrait avoir lieu du 20 au 22 avril à Québec, dans une dizaine de locaux de l'UQAM.Ils mettaient l'accent sur l'importance de la créativité dans l'expression de leur point de vue.300 000 oies des neiges de trop: la chasse du printemps débute aujourd'hui CHASSE ET PÊCHE La chasse printanière à l'oie des neiges commence aujourd'hui au Québec, soit 15 jours plus tôt que lors des deux dernières années.Les autorités fédérales ont autorisé cette ouverture hâtive parce que les chasseurs voulaient profiter des oies qui arrivent tôt (on en comptait 25 000 dans les champs, à Lacolle, en fin de semaine dernière).La mesure fait aussi l'affaire du Service canadien de la faune (SCF), qui veut augmenter la pression de chasse sur cette espèce dont la population est toujours considérée comme trop élevée.L'organisme fédéral estime d'ailleurs qu'il y a 300 000 oies de trop.Mais il faut se rendre à l'évidence, le début de la saison s'annonce plutôt difficile avec toute cette neige qui recouvre encore les champs.Il n'en reste pas moins qu'on s'attend quand même à un beau tableau de chasse en raison de l'extension de la saison, qui prendra fin le 31 mai.Au printemps 2000, les 9500 chasseurs d'oies avaient réussi à abattre 54 000 oiseaux, indique le SCF.La population d'oies des neiges qui transitent par le Québec était alors estimée à 814 000 oiseaux.Si les résultats de chasse d'automne ne sont pas encore connus, tout laisse croire qu'ils ont été excellents.D'autant plus que le pourcentage de jeunes au sein de la population atteignait 23 %.C'est donc dire qu'il y avait probablement un million d'oies l'automne dernier.En dépit de la collaboration des chasseurs, ce n'est pas avant un bon moment que pourront se réaliser les objectifs de « conservation » préconisés par le SCF et son pendant américain, soit de réduire le nombre d'oies blanches à 500 000.Comme seule la chasse permet réellement de réduire ces effectifs, on est loin du compte.Et cela même si la limite quotidienne est de 20 oiseaux par chasseur, car un tableau de chasse de 20 oies reste exceptionnel.Des aires de nidification très achalandées Responsable de la gestion des oiseaux migrateurs au bureau québécois du SCF, André Sarrasin indique que des données récentes montraient que l'aire de nidification des oies des neiges dans l'île Bylot, près du Groenland, était occupée à 60 %, ce qui est proche de la capacité de support de cet habitat nordique.M.Sarrasin mentionne en outre qu'il faut maintenir la population d'oies des neiges en excellente santé, mais en conciliant aussi les besoins des agriculteurs, des chasseurs et des observateurs d'oiseaux.Il parle même d'un éventuel « débat de société » à ce sujet.C'est d'ailleurs pour réduire la population d'oies que fut mise sur pied il y a trois ans cette chasse printanière, une première sur le continent.Comme de nombreux chasseurs s'attendaient alors à des résultats exceptionnels, ils ont été environ 15 000 à sortir leur fusil pour l'occasion.Pour un bon nombre, ce fut une déception, les oies adultes ne se laissant pas berner facilement.Le tableau de chasse a cependant atteint 44 000 oiseaux, surtout abattus à l'est de Québec, notamment sur la Côte-Sud, par des chasseurs expérimentés et astucieux, avaient fait alors valoir le SCF.L'an dernier, le nombre de chasseurs du printemps a baissé de moitié, mais la récolte a dépassé les 50 000 oies, ce qui démontre qu'ils ont acquis de l'expérience.On sait qu'ils peuvent utiliser des appeaux électroniques au printemps.Christian Hart, un des responsables du groupe SARCEL, sur les basses terres de Baie-du-Febvre, près de Nicolet, estime pour sa part que ces machines sont très efficaces à condition de savoir s'en servir, ce qui n'est pas toujours évident, faitil valoir.Il s'agit d'un petit appareil, gros comme une batterie de motocyclette, doté d'une enregistreuse et d'un long fil qui se termine par un haut-parleur en forme de flûte.On peut ainsi diriger le son vers les oiseaux lors de leur passage.Il se vend environ 300 $.M.Hart indique par ailleurs que les chasseurs de SARCEL chasseront dans la neige, mais sans appelants.Les oies quittent habituellement les eaux libres au petit matin pour se diriger vers les terres agricoles.Elles reviennent en petits groupes à partir de 15h.Les caches du groupe affichent complet jusqu'au 15 avril, mais plusieurs sont libres après cette date.Les frais sont de 65 $ par chasseur par jour.On se renseigne au (450) 783-6090 ou encore par courriel : sarcel@ baie-du-febvre.net.Initiation à la pêche à la mouche Les Moucheurs du Montréal métropolitain vous invite à participer à une session d'initiation à la pêche à la mouche qui aura lieu sur la rivière Doncaster.Les amateurs intéressés pourront s'inscrire pour la journée du samedi 5 mai, ou du lendemain, le 6.Les frais sont de 85 $ par personne, ce qui inclut la carte de membre de l'association.Le cours se donne de 8h à 17h, avec une période de relâche pour le lunch.Il y aura possibilité d'obtenir un repas chaud sur place.Il y aura une soirée d'information sur cette journée le jeudi 3 mai, à 19h, au 7110, 8e Avenue, Montréal.On se renseigne au (514) 721-8695. 7LP0701A0401 a7 DIMANCHE 7LP0701A0401 ZALLCALL 67 00:55:48 04/01/01 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1er AVRIL 2001 A7 Le réseau routier québécois vieillit et sa dégradation s'accélère.À l'occasion du congrès de l'Association québécoise du transport et des routes qui débute aujourd'hui à Laval, La Presse s'est intéressée à la question du réseau routier.Dans la dernière tranche de notre série, nous abordons la question du partenariat entre le secteur public et le secteur privé.Un projet avant-gardiste à Saint-Louis-de-France 1993.La réforme Ryan fait rage et fait rager au Québec.Pour alléger les finances de la province, le ministre des Affaires municipales transfère une série de responsabilités aux municipalités.Incluant des centaines de kilomètres de routes qu'elles auront désormais la tâche d'entretenir.En Mauricie, la petite communauté de Saint-Louis-de-France hérite ainsi de 35 kilomètres de routes, essentiellement le réseau collecteur desservant les principaux quartiers, faisant presque doubler du jour au lendemain le réseau routier à sa charge.« Ces chemins étaient soi-disant en bon état, rigole aujourd'hui le maire Jean-Pierre Ayotte.Mais ça nous aurait pris 20 ans pour les refaire.Nous n'avions pas les moyens d'emprunter pour cela et nous n'avons eu droit à aucune compensation du gouvernement provincial pour ce transfert.» En décembre 1999, après deux ans de cogitation et de préparation, Saint-Louis-de-France annonçait un projet avant-gardiste : la conclusion d'un partenariat permettant de confier à une entreprise privée, la firme Simard et Beaudry, la réhabilitation et l'entretien d'une partie de son réseau (20 km) sur une période de 15 ans.« Le contrat prévoit que Simard et Beaudry doit procéder à la réfection des 20 km de routes au cours des cinq premières années puis, d'en assurer l'entretien en fonction d'une série de critères de performance jusqu'en 2014 », résume le directeur général de la municipalité, Robert Bouchard.Ces critères (dénivellation, fissuration, orniérage et perte de matériaux) ont été établis par le directeur des services techniques Ghislain Lachance.Le coût de contrat, 4,9 millions de dollars, est acquitté par la Ville moyennant 180 versements mensuels.Autant du côté de la municipalité que celui de Simard et Beaudry, on affirme y trouver son compte.« On économise sur l'entretien, la hausse des taux d'intérêt et la hausse des prix du bitume », explique le maire Ayotte.En effet, le fait de verser des mensualités à la compagnie évite à la Ville d'emprunter à long terme une somme substantielle.On estime l'économie à un million sur les 15 ans du contrat.Saint-Louis-de-France se met également à l'abri d'une hausse des prix du bitume, tributaire de l'oscillation du prix du baril de pétrole sur le marché mondial.Le bitume entrant dans la composition de l'asphalte provient de résidus des usines de raffinage du pétrole.S'il y a hausse, c'est la compagnie qui épongera la différence.Enfin, la Ville n'a plus à assumer la conception des devis de travaux.Tout revient, encore une fois, à l'entreprise.Les gestionnaires de Simard et Beaudry reconnaissent qu'il y a un niveau de risque dans ce nouveau type de contrat.En revanche, cela permet à la compagnie d'avoir une meilleure planification de son calendrier d'activités.« Au Québec, la plupart des travaux commencent tard durant la saison.Les contrats réalisés en août, septembre et octobre représentent 70 % de notre chiffre d'affaires.Grâce à l'entente que nous avons avec Saint-Louis-de-France, nous savons à l'avance ce que nous avons à faire dans cette municipalité et pouvons commencer au début de juin », soutient Pierre-André Matton, directeur des Travaux routiers de l'entreprise.En 2000, un premier tronçon d'environ 3,5 km a été refait sur la rue Saint-Jean Est, qui relie Saint- Louis-de-France à Saint-Maurice, à la grande satisfaction des autorités municipales.Cette année, un autre tronçon d'environ 7 km sera reconstruit.Une solution d'avenir ?Une première au Québec, ce type de partenariat de gestion impartie entre le public et le privé a des antécédents européens.Ghislain Lachance explique qu'il s'est inspiré d'un contrat semblable passé entre la ville de Vichy en France et le Groupe EJL, une firme spécialisée en infrastructures routières.Depuis la conclusion de son accord avec Simard et Beaudry, plusieurs municipalités québécoises ont contacté les autorités de Saint- Louis-de-France pour en connaître la teneur.M.Lachance a même prononcé une conférence sur le sujet au colloque annuel de l'Association des travaux publics d'Amérique tenu en août 2000.La gestion impartie représente-telle une solution d'avenir pour assurer la pérennité des infrastructures routières ?Le président de l'Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec Pierre Delangis croit que oui.« On est cent pour cent d'accord avec ça », dit-il.Ce dernier salue l'adoption par l'Assemblée nationale en décembre dernier de la loi 164 ouvrant la porte à des partenariats publicprivé pour la construction, la réfection et l'exploitation de nouvelles infrastructures de transports incombant jusqu'à maintenant au ministère québécois des Transports.Les premiers projets dans la mire du MdT sont le parachèvement des autoroutes 25 et 30.Pour les usagers de la route, ce nouveau type d'entente signifierait cependant le retour des postes de péage sur les nouveaux axes routiers.Photo ARMAN TROTTIER, La Presse © À la suite de la réforme Ryan en 1993, la municipalité de Saint-Louis-de-France a hérité de 35 km de routes supplémentaires à entretenir.Certaines portions étaient dans un état qui laissait à désirer.Il n'y a pas de technique miracle ANDRÉ DUCHESNE Asphalte ou béton ?Avec l'ajout d'amiante, de polymères ou de matériaux recyclés ?Afin d'améliorer et surtout, d'assurer la durabilité des milliers de kilomètres de notre réseau routier, il n'y a pas de recette miracle, estiment plusieurs intéressés questionnés par La Presse.À commencer par Guy Doré, ingénieur et professeur au département de génie civil de l'Université Laval.Selon lui, on doit au préalable déterminer quelle technique est la bonne en fonction de chaque projet.Cela dit, on retrouve essentiellement trois types de revêtements.D'abord, les revêtements bitumineux conventionnels.La composition et l'étalement des granulats y varient pour répondre aux différents besoins (climat, fréquentation, passage des poids lourds) de la route.Dans ces enrobés, il est toutefois difficile d'introduire un produit résistant à la fois à l'orniérage et à la fissuration.De là la création d'enrobés bitumineux de haute performance qui contient des additifs, tels des polymères et de l'amiante, pour en augmenter l'élasticité, donc la résistance.« C'est presque maintenant rendu la norme d'utiliser ces enrobés pour les autoroutes », fait remarquer M.Doré.L'industrie de l'amiante demande aux gouvernements du Canada et du Québec d'utiliser davantage ce minerai dans les travaux d'infrastructures.Mais plusieurs sont réticents en raison des problèmes que causerait l'amiante pour la santé humaine.« Il faut être prudent, car lorsqu'on plane la surface d'une route, il peut se dégager des particules dans l'air », croit Pierre Delangis, président de l'Association des constructeurs de routes.Reste le béton qui constitue le troisième type de revêtement le plus populaire.Mais pas encore assez aux yeux des associations et fabricants de ciment qui vantent les qualités de leur produit.S'ils reconnaissent qu'il est plus coûteux que l'asphalte, il est en revanche plus résistant, disent-ils, en plus de permettre des économies de carburant substantielles pour les camions et de réduire les coûts d'éclairage.Matériaux recyclés Protection de l'environnement oblige, l'industrie des infrastructures routières est de plus en plus sensible à l'usage de matières recyclés dans la fabrication des enrobés.Ainsi, dans son dernier numéro, la revue Routes et Transports, publiée par l'Association québécoise du transport et des routes, présente deux reportages traitant de l'utilisation de rejets de bardeaux d'asphalte (broyés en granules) et de poudrette de pneus dans la fabrication d'enrobés.À Québec, la Communauté urbaine presse de son côté le gouvernement d'assouplir ses normes afin qu'on utilise davantage de mâchefer, un résidu d'incinérateur, pour la construction de routes.Guy Doré trouve très noble ce voeu de recyclage, mais avertit que les matières recyclés ont leurs limites.« On ne fait pas de matériaux haute performance avec ça.» Photo ARMAND TROTTIER, La Presse © Dans le cadre de l'entente entre la municipalité de Saint-Louis-de-France et Simard et Beaudry, cette portion de route sera refaite par l'entrepreneur qui, par la suite, aura la responsabilité de l'entretenir jusqu'en 2014.Le coup de barre de la Suède ANDRÉ DUCHESNE En 1999, la Suède a connu une année difficile au chapitre des accidents de la route : 570 décès et 4025 personnes grièvement blessées.Le gouvernement ne l'a pas trouvé drôle parce qu'il réalisait qu'en dépit d'efforts antérieurs, son objectif de moins de 400 morts et de moins de 3700 blessés graves pour 2000 ne serait pas atteint.En conséquence, le gouvernement central a sommé la Swedish National Road Administration (SNRA), l'agence s'occupant de la construction et de l'entretien des routes, de présenter un plan en 11 points pour améliorer davantage le niveau de sécurité routière.Premier et principal point de ce train de mesures, l'injection d'une somme d'environ 63 millions de dollars annuellement durant la période 1999-2003, montant consacré uniquement à la réfection et à l'ajout d'équipements sur les routes jugées les plus à risques.En plus de donner un coup de barre pour faire fléchir le nombre de morts et de blessés, le but de ce plan était, entre autres, d'augmenter la responsabilité des conducteurs, d'accroître la sécurité des cyclistes et des piétons et d'accentuer la protection de l'environnement.Pendant ce temps, en 1999 au Québec, les accidents de la route faisaient 759 victimes, 11 % de plus que l'année précédente, et 5226 blessés graves.Et en 1995, le ministre Chevrette visait un bilan de moins de 750 morts pour 2000.« On ne peut pas se comparer à la Suède, affirme le ministre en entrevue.Leur loi limite le taux d'alcool dans le sang à 0,02 comparativement à 0,08 ici.» Il se dit très fier de constater que le nombre d'accidents mortels a chuté de façon spectaculaire depuis les années 1970.En 1973 par exemple, les routes québécoises avaient fait 2209 victimes.Reste que selon des statistiques obtenues sur les sites Internet du ministère québécois des Transports (MdT) et de la SNRA, la Suède comptait un parc automobile beaucoup plus important (7,8 millions de véhicules en 1999) que le Québec (4,5 millions de véhicules, en 1998).Sa population est aussi plus élevée, soit 8 875 000 habitants contre 7 420 000 au Québec.D'ici quelques mois, le ministre Chevrette rendra public le bilan des accidents de la route survenus au Québec en 2000 et fixera de nouveaux objectifs pour les cinq prochaines années. 7LP0801A0401 sommet a08 1avril 7LP0801A0401 ZALLCALL 67 00:54:16 04/01/01 B A8 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1er AVRIL 2001 Les chefs d'État et de gouvernement de 34 pays se réuniront à Québec du 20 au 22 avril pour discuter de la création d'une zone de libre-échange de l'Alaska à la Terre de Feu, et réaffirmer leur volonté de renforcer la démocratie.En prévision de cet événement, La Presse et Le Soleil ont délégué quatre journalistes en Amérique centrale et en Amérique du Sud.Nous poursuivons aujourd'hui la publication de la série de Monique Giguère, du Soleil, sur l'Équateur.Elle nous raconte que ce pays est en train de se convertir en un pays exportateur de main-d'oeuvre.L'Équateur se vide de ses bras et de ses cerveaux 2,5 millions d'Équatoriens auraient quitté le pays QUITO Ð L'Équateur est le pays de la mendicité et de l'économie informelle.C'est l'Indienne qui traîne son pas fatigué dans les rues de Quito la main tendue ou le Métis qui pousse devant lui son bric-à-brac de misère.La pénurie d'emplois est à ce point criante que l'Équateur est en train de se convertir en un pays exportateur de main-d'oeuvre.Pas de statistiques officielles, mais les interminables queues devant l'ambassade d'Espagne et le ministère des Affaires extérieures de l'Équateur ne mentent pas.Des statistiques officieuses font état de 300 000 départs vers l'Espagne et les États-Unis en l'an 2000 seulement.Un chiffre bien au-dessous de la vérité qui serait autrement plus cruelle.Des chiffres En fait, 2,5 millions d'Équatoriens auraient quitté le pays en tenant compte des départs illégaux.Sur une population de 12,7 millions, c'est 20 %.Un chiffre alarmant.D'autres sources parlent du tiers de la population en exil.« C'est par centaines de milliers que les Équatoriens émigrent, soutient Daniel Roy, un expatrié québécois.Tout le monde veut s'en aller.Un vrai drame national.Les gens vendent leur maison et hypothèquent leurs biens pour acheter leur départ ou payer le coyote (passeur) qui risque de les conduire nulle part après les avoir détroussés.Parfois les gens sont interceptés, arrêtés et, pour leur plus grand malheur, rapatriés.Ils rentrent au pays plus pauvres que Job avec en plus une dette sur le dos.» « C'est énorme ! » confirme l'ambassadeur du Canada, John G.Kneale qui, lui, parle de 12 % de la main-d'oeuvre qui a quitté le pays pour chercher du travail aux États-Unis ou en Espagne.« C'est tragique ! Vraiment tragique ! répète-t-il, pour un pays qui a besoin de bras pour construire son économie que de perdre ainsi toute sa force de travail.Les départs clandestins sont légion dans ce pays campé en plein sur la ligne équatoriale.Comme à Cuba ou en Haïti, des désespérés s'engagent en mer sur des embarcations de fortune et périssent dans les eaux agitées du Pacifique.De nombreuses noyades ont été rapportées le long des côtes du Guatemala.Tous sont unanimes, c'est la main-d'oeuvre spécialisée et semi-spécialisée surtout qui quitte massivement le pays : maçons, menuisiers, éleveurs, agriculteurs, potiers.Des professionnels aussi : moult avocats et médecins prennent le chemin de l'exil.Dans la province de Pichincha, où niche Quito, les gens se plaignent qu'on ne trouve plus un seul briqueteur.Que pour en magasiner un, faut aller au Cotopaxi voisin.« Tous les travailleurs, professionnels et manuels, sont rendus en Espagne ou aux États- Unis », répète-t-on.Et parmi ceux qui restent, 66 % sont au chômage ou dans l'économie informelle.l,2 milliard S'il se mesure en nombre, l'exode équatorien se calcule aussi en valeur.Le chiffre est astronomique : 1,2 milliard $US expédiés chaque année de l'étranger à la famille restée derrière.On parle de la deuxième entrée de devises étrangères au pays après le pétrole.Un milliard deux cents millions, c'est le dixième du budget de l'État qui oscille entre 11 et 13 milliards US.La situation tragique de l'emploi en Équateur explique pour une bonne part les soulèvements répétés des Indiens, les plus pauvres parmi les pauvres, et les nombreux coups d'État.En 1996, c'est l'ex-vice-président Aberto Dahik, soupçonné de détournement de fonds, qui est acculé à la fuite.En 1997, c'est au tour du président Abdala Bucaram, accusé de népotisme, de s'envoler vers le Panama.Et en 2000, c'est Jamil Mahuad qui est forcé à l'exil après le scandale bancaire et la dollarisation de l'économie.Les soulèvements indiens représentent une nouvelle donne en Équateur.Depuis 1990, les autochtones montent régulièrement aux barricades.Les dernières manifestations datent de janvier.Elles ont duré 15 jours.Les méthodes rappellent celles des Mohawks et des Micmacs.Des arbres et des pneus sont utilisés pour paralyser l'axe routier principal du pays, la Panaméricaine.Et l'espoir ?Ce qui montre bien que les Équatoriens n'ont pas baissé les bras.« Les gens sont malheureux, mais plus déterminés que jamais à obtenir une amélioration de leurs conditions de vie et le respect de leurs droits fondamentaux, assure le directeur de la Fondation Heifer en Équateur, Fernando Larrea.Conscients des injustices dont ils sont victimes, ils se mobilisent pour la lutte.Ils n'ont pas perdu espoir.» « Les Indiens ont bouté dehors un président, renchérit l'ambassadeur Kneale en parlant du coup d'État du 21 janvier 2000.En l'espace de 10 ans, ils sont devenus une force politique que Quito ne peut plus se permettre d'ignorer.C'est un mouvement en évolution.Impressionné par les ravages de l'exode, le diplomate canadien parle de ces villages vidés de leur population mâle où il ne reste que des femmes et des enfants.« Les hommes, du grand-papa au petit-fils, sont partis chercher de l'emploi dans un autre pays.Légalement ou illégalement », note-t-il.Plus insolite encore.: « Dans certaines communautés très pauvres, raconte John Kneale, on aperçoit au beau milieu de mas construits en dur, une grande maison de style bungalow californien.C'est quelqu'un qui a a quitté le pays pour les États-Unis et qui a envoyé l'argent à la famille pour bâtir une belle demeure à l'américaine.» Hélas, le plus souvent déserte.Vide.Toute la famille a fini par quitter.photo MONIQUE GIGUÈRE, Le Soleil © Les Indiens sont les plus pauvres parmi les pauvres en Équateur.Cette femme, avec son bébé en écharpe, quémandait sa pitance au coin d'Amazonas et Mariscal Foch.Des queues comme des colonnes de réfugiés MONIQUE GIGUÈRE Le Soleil QUITO Ð Christophe Colomb ne s'est douté de rien.Surtout pas que les trois caravelles sur lesquelles il s'embarqua pour découvrir l'Amérique donneraient un jour leurs noms aux rues foulées par des milliers de descendants espagnols désireux de regagner la mère- patrie.En effet, tous les jours depuis deux ans, de l'aube à la tombée de la nuit, sous le soleil ardent comme sous la pluie glaciale des hautes altitudes, de 500 à 600 Équatoriens font le pied de grue devant l'ambassade d'Espagne dans l'espoir d'obtenir un visa.Pinta, Nina et Santa Maria se sont transformées en des queues sans fin de sans-travail prêts à retraverser les océans pour un job en Europe.Telles des colonnes de réfugiés, ces gens font la queue des douze heures d'affilée, qui pour remplir de nouvelles formalités, qui pour vérifier sur le grand tableau mis à jour toutes les 24 heures si apparaît enfin le nom du mari sur la liste des heureux élus d'un visa.L'endroit grouille d'activité.Des vendeurs de tout acabit ont installé leur petit négoce.Journaux, bonbons, cigarettes ! Des installations sanitaires ont été aménagées.Faire la queue est même devenu un emploi.Des gens passent la nuit entière dans la file uniquement pour vendre leur place au petit matin à quelqu'un qui en a un urgent besoin.Des entrevues menées devant l'ambassade d'Espagne ont révélé des situations pénibles de familles écartelées entre deux continents, de travail clandestin, de dettes et d'argent péniblement gagné.Douloureuses absences en sus.« Mon mari travaille illégalement en Espagne depuis un an et demi avec un visa de touriste, raconte Louisa.Il s'est trouvé un emploi dans une compagnie de téléphone.Il risque à tout moment d'être déporté.J'attends depuis sept mois que l'ambassade d'Espagne lui émette son visa.» Jorge a 36 ans et il est ingénieur industriel.Il en est à son troisième aller-retour Quito-Madrid.Rentré le samedi précédent d'Espagne, il était dans la capitale équatorienne pour régulariser sa situation avec une preuve d'emploi en main.Sa femme est déjà en Espagne, ses trois enfants toujours en Équateur.Ils resteront avec les grands-parents tant et aussi longtemps que Jorge n'aura pas obtenu tous ses papiers.Teresa, 54 ans, fait les démarches pour son mari en Espagne depuis un an.Il travaille dans la construction.Illégalement lui aussi.Seule avec les enfants en Équateur, elle vit avec l'argent qu'il réussit à lui envoyer.« Mon mari a dû hypothéquer la maison pour partir, raconte-t-elle.Je fais la queue ici depuis janvier.Tous les jours, de 9 h 30 à 16 h 30.C'est harassant.» Primi, 40 ans, est plus chanceux.Il l'a son visa de travail depuis un mois.Le jour où nous l'avons rencontré, il faisait la queue pour un ami.Son départ à lui est fixé au 4 avril.« Je suis ingénieur civil, mais en Espagne, je travaille dans la construction.J'habite Torre Vieja (Vieille Tour), sur la Méditerranée.Pas de « coima », pas de contrat Originaire de Guayaquil, Primi n'a pas trouvé de boulot dans sa ville natale, la plus industrialisée de l'Équateur.« Pas de coima (pot-de-vin), pas de contrat, explique-t-il.Il y a tellement de mafia et de corruption en Équateur.» Son projet est ambitieux.Il s'accorde huit ans en Espagne.Après quoi, il rentrera à la maison où l'attendront patiemment tout ce temps sa femme et ses trois enfants.« La distance, ça ne facilite pas la vie de famille, avoue-t-il.Mais le sacrifice en vaut la peine.En Équateur, on gagne 200 $US par mois.En Espagne, on en gagne 200 $US en une semaine.À l'inverse de Primi, Mauro, 40 ans, a l'intention de s'établir en Espagne avec sa femme et ses cinq enfants de 14, 13, 12, neuf et cinq ans.Il habite Murcia, sur la Méditerranée.« Nous sommes si nombreux les Équatoriens à Murcia que nous avons formé notre propre association, raconte-t-il.Murcia, c'est un coin d'Équateur.» Pour partir, Mauro a dû vendre sa ferme de trois hectares à Santo Domingo.Il attend son visa avec impatience et refuse d'envisager un refus.« Il faut que ça marche, déclaret- il.J'ai une dette en Espagne.Mon patron m'a prêté de l'argent.» Mauro connaît bien les responsables de ses misères.Sans hésitation, il nomme la corruption des élites, la petite politique, la dette extérieure et le Fonds monétaire international (FMI).Franklin, qui est avocat, dit que tous les professionnels quittent l'Équateur parce que les salaires sont trop bas.« Un médecin en Équateur touche 200 $US par mois.Au Chili, c'est le triple : 600 $US.» Franklin est bien informé.Sa femme, médecin, a légalement quitté l'Équateur et trouvé une pratique dans un hôpital de Bilbao.C'est elle qui lui a déniché du travail à Franklin dans le même hôpital.« Non, pas comme avocat, soupire-t-il.Ç'aurait à voir avec les urgences.Pour pratiquer comme avocat, il faudrait me recycler et passer le Barreau.» Ce qui distingue Franklin des autres demandeurs de visa, c'est qu'en bon disciple de Thémis, il n'est pas question pour lui d'émigrer sans avoir rempli toutes les formalités.« Jamais je ne quitterais l'Équateur illégalement, lance-t-il.Ma femme est en Espagne depuis un an et je n'y ai encore jamais mis les pieds.J'attends que tous mes papiers soient en règle.» Ces queues à n'en plus finir qui bifurquent en « L » aux coins de rue sont pénibles à voir.Les gens restent plantés là des heures durant, debout, à cuire sous le soleil ou grelotter sous la pluie.Le phénomène dure comme ça depuis 10 ans.Sauf que ces deux dernières années, il a pris une ampleur inégalée.Et l'ambassade d'Espagne ne fait toujours rien pour aménager les lieux et adoucir l'attente, maugrée-t-on.Photo MONIQUE GIGUÈRE, Le Soleil Des foules de 500 à 600 personnes font la queue chaque jour, du lever du soleil à la tombée de la nuit, devant l'ambassade d'Espagne dans l'espoir d'obtenir un visa.Avec la crise de 1999, l'exode a pris une ampleur inégalée. 7LP0901A0401 A8 SOMMET 7LP0901A0401 ZALLCALL 67 00:52:16 04/01/01 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1er AVRIL 2001 A9 Photo MONIQUE GIGUÈRE, Le Soleil La mendicité s'apprend la couche aux fesses en Équateur.La misère n'a pas d'âge.Vachagnon, le M.Net de Guayaquil MONIQUE GIGUÈRE Le Soleil GUAYAQUIL Ð Le nom et l'équipement sont québécois.Le personnel est équatorien.Vachagnon, à 33 % propriété du Groupe Chagnon de Varennes, au Québec, est surtout connu à Guayaquil pour son grand coup de balai.C'est Vachagnon qui a débarrassé la métropole commerciale de l'Équateur des milliers de tonnes de déchets qui la défiguraient, l'empestaient et contaminaient son estuaire.Il a fallu rivaliser d'astuces et de diplomatie pour obtenir une entrevue aux installations de Vachagnon Ð une contraction de Valanga, une entreprise équatorienne, et de Chagnon Ð situées à une trentaine de kilomètres au nord de Guayaquil, dans un quartier pauvre cerné de bidonvilles qu'on appelle ici invaciones.La sécurité est impressionnante.Une fois les hautes portes de fer franchies, passeport et carte d'identité sont exigés à la guérite.Et interdiction de prendre des photos ! Summum de déveine après une bonne demi-douzaine de démarches pour boucler l'entrevue, le grand patron, Alfonso Barek, n'est pas sur place.Il demande qu'on lui soumette les questions par téléphone et c'est le senor Joaquin Avilés, le gérant aux finances, qui sera son porte-parole.Une interview menée via trois intermédiaires : le senor Avilés, le directeur des relations publiques de Vachagnon et l'interprète du Soleil, Daniel Roy.M.Net Vachagnon est considéré à Guayaquil comme le véritable M.Net de cette ville côtière de trois millions d'habitants, l'un des ports de mer les plus importants de l'Amérique latine.Le contrat de sept ans, octroyé le 28 septembre 1994, est alors salué par le maire de la capitale de la province de Guayas, Leon Febres-Cordero, comme la fin d'un cauchemar, d'une véritable tragédie urbaine.Tous les Guayaquilenos gardent un souvenir impérissable des rues de leur ville au début des années 1990.Seuls 40 % de la population étaient desservis par un service d'enlèvement des ordures ménagères.Les 60 % restants devaient composer avec des rues croulant sous des montagnes de déchets qui s'accumulaient au rythme de 700 tonnes par jour.Tandis que les charognards festoyaient, la ville vivait au bord de l'épidémie.Le 3 avril 1992, Guayaquil décrète l'état d'urgence.C'est dans ces circonstances que le Groupe Chagnon, un constructeur de machinerie lourde de Varennes, spécialisé dans les véhicules de collecte des déchets, fait son entrée dans le décor équatorien.On parle d'un investissement de 10 millions $US en installations et importation d'équipements.Aujourd'hui, une flotte de 51 camions affiche le nom de Vachagnon, devenu synonyme de propreté et de fierté retrouvée des Guayaquilenos, à travers le réseau serré des rues de la capitale économique et administrative de l'Équateur.Le consortium équatorio-canadien emploie 1200 personnes, chauffeurs, opérateurs, mécaniciens, et le taux de satisfaction de la population dépasse de loin celui de tous les services municipaux.Guayaquil, la torride Sise sur les rives du Rio Guayas de part et d'autre de l'« estuaire salé », Guayaquil est une métropole torride, humide, dangereuse et bruyante où fleurit l'économie informelle.Vendeurs de toutes sortes poussent leurs chariots à travers les rues.Vendeurs de bananes, de cigarettes, de fritures.Le plus typique et le plus émouvant est sans nul doute le petit cireur, âgé d'à peine 8 ou 10 ans, qui sollicite votre clientèle les mains et les joues barbouillées de noir à chaussures.« Guayaquil est un port de mer et une ville très commerçante, plus commerçante que Quito, explique Ruberto, le chauffeur de taxi.Mais la vie y est aussi plus chère.» En fait, une ville si commerçante que même les prostituées y ont leur carte de visite avec un schéma indiquant leur « place d'affaires ».Motel Garzonier, à titre d'exemple.Voilà une des bizarreries de l'Équateur, la prostitution y est légale et l'homosexualité à peine tolérée.Par air, la liaison est d'à peine 40 minutes entre Quito et Guayaquil.Une dizaine de vols quotidiens forment un véritable pont aérien.L'écart de température est dramatique.Partis de Quito par 14 degrés, nous avons mis le pied dans un véritable bain de vapeur à Guyaquil où le mercure frôlait les 30 degrés à l'atterrissage.Mais si commerçante soit-elle, Guayaquil n'a jamais entendu parler du libre-échange entre les Amériques.« Première nouvelle », nous a dit le gérant aux finances de Vachagnon, le senor Joaquin Avilés.Difficile de différencier un pauvre d'un autre pauvre MONIQUE GIGUÈRE Le Soleil AYORA Ð La vie sur la ferme à Ayora, une communauté de quelques milliers d'habitants dans la province de Pichincha, est comme il y a cent ans.Les routes sont en terre et en pierre, les fermes minuscules et les paysans, condamnés à l'autosuffisance, sont quasi illettrés.Pourtant, le coordonnateur de l'Union des organisations populaires d'Ayora-Cayambe (UNOPAC), Alfredo Andrango, affirme que la communauté est au moins dix ans en avance sur les villages dont l'économie repose, comme Ayora, sur l'élevage et l'agriculture.Depuis sa création, en 1989, l'UNOPAC peut en effet se glorifier d'avoir amené l'électricité sur les minifundios (petits fonds de terre), rentré l'eau potable dans les maisons et empierré les routes.La corvée, appelée minga, est l'une des particularités de cette communauté.« Pour nettoyer un canal d'irrigation, labourer un champ ou rattraper un retard, l'UNOPAC convoque une corvée », explique Alfredo Andrango qui précise qu'une minga typique réunit en moyenne 80 personnes et une corvée massive jusqu'à 300.Grande pauvreté La première, la grande caractéristique de cette région des Andes, fief de la Nestlé, reste cependant l'immense, la très grande pauvreté des habitants.« Il est difficile de différencier un pauvre d'un autre pauvre, note le senor Andrango.Mais ici, à Ayora, il y a à la fois des paysans en situation d'indigence, qui n'ont pas de terre, pas de maison et cinq enfants.D'autres, également pauvres, mais qui ont leur ferme et leurs vaches.Qui sont, disons, plus à l'aise dans la pauvreté.Mais sans accès ni aux nouvelles technologies ni aux prêts pour améliorer leur production.» Le groupe qui requiert le plus d'attention de l'UNOPAC est à l'évidence celui des indigents.« C'est exigeant parce qu'il faut tout leur apprendre à partir de la base, souligne le coordonnateur de l'ONG.À peine armée d'un cours primaire, c'est une main-d'oeuvre facilement exploitable, surtout par les propriétaires de floricultures qui poussent comme des champignons dans la région.» Esclavage Le senor Andrango n'est pas tendre à l'égard des floriculteurs.« Le travail dans les serres frise l'esclavage, soutient-il.Les travailleurs sont payés sous le salaire minimum, 100 $ en moyenne par mois.Dans les périodes de haute production, comme la Saint-Valentin ou la fête des Mères, la journée s'étire de 6 h à 22 h et les heures supplémentaires ne sont rémunérées qu'à moitié.» Inutile de préciser que la sécurité d'emploi est inexistante dans les floricultures et les congédiements à l'avenant.« Les gens se promènent d'une floriculture à l'autre », regrette le porte-parole de l'UNOPAC.Le senor Andrango admet volontiers les aspects positifs de la floriculture, comme la création d'emplois, la diffusion de nouvelles technologies et un apport d'argent neuf dans la communauté.À l'inverse, il déplore l'usage incontrôlé que font les floriculteurs des produits chimiques et l'absence de toute mesure pour décontaminer l'eau.« Il y a deux ans, la population a manifesté contre les floriculteurs qui s'installaient trop près des maisons, rappelle-t-il.Le soufre qu'ils font brûler dans les serres empoisonnait le voisinage et dégageait des odeurs insupportables.Des bébés sont nés avec des malformations attribuées à l'utilisation de produits chimiques.Mais personne n'a osé accuser les floriculteurs.» La Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA), on s'en doute, n'est pas le sujet de conversation favori de ces gens préoccupés de survie.« Ce que les paysans comprennent de la ZLEA, dit Alfredo Andrango, c'est que ça va faire tomber les frontières pour les gros producteurs.Mais que leurs produits à eux vont passer sous la table.» Photo MONIQUE GIGUÈRE, Le Soleil Alfredo Andrango, coordonnateur de l'Union des organisations populaires d'Ayora- Cayambe, travaille fort pour aider les paysans à briser le cycle de la pauvreté.La petite communauté d'Ayora est tout droit sortie du XIXe siècle avec ses routes grossièrement empierrées. 7LP1001A0401 A10 SOMMET 7LP1001A0401 ZALLCALL 67 16:09:51 04/03/01 B Le Soleil QUÉBEC \u2014 Plus de 85 % de nos exportations prennent toujours le chemin des États- Unis, contre à peine 1 % pour toute l'Amérique latine.C'est moins que le Royaume-Uni, l'Allemagne ou le Japon pris isolément ! Il n'y a qu'à regarder une carte géographique pour comprendre pourquoi les échanges sont si importants avec nos voisins du Sud et pourquoi il serait plus facile de brasser des affaires en Amérique latine que n'importe où ailleurs.« C'est un débouché naturel », fait remarquer Gérard Verna, professeur de gestion internationale à l'Université Laval.Selon lui, il est tout à fait normal de chercher d'abord à faire des affaires avec son entourage immédiat.Simple question de proximité géographique et culturelle.Une fois qu'on se sent à l'aise chez le voisin, on peut s'aventurer plus loin.Chez le voisin du voisin.« L'intégration économique des Amériques se fera petit à petit, du Nord au Sud », explique M.Verna.Après le Mexique, qui a ravi au Canada le titre de premier partenaire commercial des États-Unis, ce devrait donc être au tour de l'Amérique centrale, puis de l'Amérique du Sud, de communier à la grand-messe de la mondialisation.Au Québec, les exportations internationales sont en hausse constante depuis une bonne décennie, exception faite de 1995, année de la crise du peso.En 2000, la province a exporté pour 74,2 milliards de dollars dans le monde.C'est un record.Au Canada, les exportations atteignent aussi un nouveau sommet, à 384 milliards.Mais alors que les marchandises passent allègrement la frontière américaine et traversent sans peine l'Atlantique et le Pacifique, une infime proportion d'entre elles pénètrent en Amérique du Sud, selon Statistique Canada.Les pays les plus actifs au Sud du Rio Grande sont le Mexique, le Brésil, le Venezuela, le Chili et Cuba.Prisonniers de la vieille dynamique Nord-Sud \u2014 on importe leurs ressources naturelles (bois et métaux) et on leur vend des produits finis \u2014, ces pays nous refilent toutefois davantage de marchandises que nous ne réussissons à le faire.C'est le temps de renverser la vapeur, croit Gérard Verna.Car le marché latino-américain est proche, dans tous les sens du mot.Les avions s'y rendent aussi souvent et aussi vite qu'à Vancouver ou Paris.Le décalage horaire, connaît pas.Et la langue, l'espagnol, s'apprend avec un minimum d'efforts.« C'est un débouché naturel », répète le professeur, qui s'explique mal comment un pays comme la Chine, situé à l'autre bout du monde et qui ne partage pas du tout les mêmes références culturelles, peut attirer autant d'attention.Pas facile Marc-André Turcotte, conseiller en affaires internationales au ministère de l'Industrie et du Commerce, admet que « le marché est là, le potentiel est là, l'avenir est là ».Mais il met les Québécois en garde contre ce qu'il appelle une « fausse impression de facilité ».Pour réussir en Amérique latine, il faut se rendre sur le terrain, construire des usines, embaucher des gens de la place.Bref, investir.Comme l'ont fait les Bombardier et Transcontinental de ce monde.Et non seulement tenter d'écouler des marchandises fabriquées ici, comme c'est trop souvent l'objectif des missions économiques.« Les gens là-bas ne sont pas dupes », prévient le fonctionnaire.Mais les entrepreneurs, ici, sont hésitants.Bien que séduits par les arguments économiques \u2014 taille et stabilité du marché latinoaméricain, politiques commerciales souples, coût ridicule de la main-d'oeuvre \u2014, ils se laissent souvent décourager par les obstacles logistiques.Selon Michel Audet, président de la Chambre de commerce du Québec, les risques de perdre son nom et sa chemise sont bien réels en Amérique latine.« Les entreprises font preuve d'une extrême prudence car elles ne savent pas trop dans quel bateau elles s'embarquent », dit-il.D'où l'importance, voire l'absolue nécessité, « d'établir rapidement des règles économiques claires ».M.Audet compte beaucoup sur la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA) pour assurer l'accès général aux marchés, attester de la transparence des contrats accordés par les gouvernements et instaurer des mécanismes de règlement des différends.Mais il ne se fait pas d'illusions.« Les États-Unis vont demeurer notre principal client et notre principal fournisseur pendant encore longtemps ! » Prisonniers de la vieille dynamique Nord-Sud \u2014 on importe leurs ressources naturelles et on leur vend des produits finis \u2014, le Mexique, le Brésil, le Venezuela, le Chili et Cuba nous refilent davantage de marchandises que nous ne réussissons à le faire.Ci-dessus : le M.V.Federal Fuji au port de Montréal.Ce navire en transit vers Hamilton transporte des plaques d'acier du Venezuela.A10 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1er AVRIL 2001 Notre avenir est au sud L'Amérique du Sud ne reçoit que 1 % des exportations canadiennes Gérard Verna Faux départ du Québec au Mexique ANNIE MORIN Le Soleil QUÉBEC \u2014 Si le Mexique est le laboratoire de l'Amérique latine, force est d'admettre que le Québec a raté ses premières expériences.Depuis l'entrée en vigueur de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), en 1994, le déficit entre les exportations et les importations à destination ou en provenance du Mexique se creuse.« Pendant que les Mexicains multipliaient par cinq la valeur des marchandises expédiées au Québec, on faisait du surplace », admet Marc-André Turcotte, conseiller en affaires internationales au ministère de l'Industrie et du Commerce.Cette piètre performance, si on la compare au reste du Canada et aux États-Unis, s'explique de bien des façons.D'abord, les statistiques.Alors que le Canada estimait avoir vendu pour 1,2 milliard au Mexique en 1996, le Mexique calculait avoir acheté pour 2,3 milliards du Canada.Qui dit vrai ?Probablement le Mexique.Pourquoi ?Plusieurs commandes transitent par les États-Unis et sont malencontreusement enregistrées dans la mauvaise colonne à la sortie du pays.Les registres des douanes du Mexique seraient donc plus fiables.Cette confusion statistique vaut aussi pour le Québec et pourrait expliquer \u2014 en partie \u2014 la croissance plus faible des exportations par rapport aux importations.Le Québec est aussi désavantagé par la valeur des produits échangés.Les Mexicains exportent de plus en plus d'automobiles, de matériel électronique et de pétrole, tous des biens qui coûtent cher.Nous leur expédions encore du papier, du matériel de transport, du bois et des métaux.Cela dit, à l'échelle du monde, les exportations de matériel électronique et de télécommunication, de produits chimiques et de machinerie, tous des produits à forte valeur ajoutée, croissent rapidement au Québec.« Il n'y a pas de mal à vendre du sirop d'érable, des portes et des fenêtres, mais la nouvelle économie est plus payante à long terme », dit Gérard Verna, professeur de gestion internationale à l'Université Laval.Aussi curieux que cela puisse paraître, l'ALENA est en partie responsable du déficit commercial Québec-Mexique.Dans l'année qui a suivi la mise en application de l'accord de libre-échange élargi, environ 30 000 PME mexicaines ont fermé leurs portes, incapables de résister au raz-de-marée américain.Or, plusieurs PME québécoises avaient tissé des liens d'affaires avec les disparues et comptaient sur leur aide pour pénétrer le marché latino-américain.Privés de leurs yeux et leurs oreilles au Mexique, les entrepreneurs sont revenus à la case départ.Enfin, répète Marc-André Turcotte, le Québec doit revoir sa façon de négocier avec l'ensemble du marché latino-américain.« C'est un dialogue de sourds.Les Québécois demandent aux Mexicains d'acheter leurs produits et ceux-ci leur répondent de venir investir sur place.Ce n'est pas du tout la même chose.» 7LP1101A0401 A11, dimanche, MONDE 7LP1101A0401 ZALLCALL 67 00:57:08 04/01/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1e r A V R I L 2 0 0 1 A 1 1 L'Union européenne, une réussite économique LOUIS-BERNARD ROBITAILLE LA PRESSE À PARIS Il ne faut le dire à personne, mais l'Europe est schizophrénique.Le corps pète la santé, mais la tête est malade (ou vide).Commençons par le bon côté des choses.Sur le plan strictement économique, les affaires ne pourraient mieux se porter, ou presque.L'Europe est devenue aujourd'hui une puissance économique impressionnante, qui n'est pas l'égale des États-Unis mais dont les États-Unis doivent tenir compte.L'Europe des Quinze est déjà devenue une vaste zone de libreéchange où, malgré quelques vestiges de protectionnisme camouflé, la croissance se maintient à un niveau important (supérieur ces jours-ci à celui des États-Unis).Même s'il n'existe pas encore vraiment en billets et en pièces Ð ce sera pour janvier prochain Ð, l'euro est d'ores et déjà une monnaie pour ce qui concerne les grands échanges intercommunautaires.Et la zone euro est une réalité bien tangible dont tiennent compte les responsables japonais ou américains : « Il est indéniable que la monnaie européenne a chuté de 1,17 dollar US jusqu'à 0,84 cents pour aujourd'hui fluctuer entre 90 et 95 cents », dit un observateur américain.« Mais c'est normal : cela prouve que l'euro fonctionne comme une vraie monnaie.» Certes, la baisse continue de l'euro dans l'année qui a suivi sa création a fini par inquiéter les responsables européens : cela favorisait les exportations dans la zone dollar, mais cela renchérissait fortement les achats de pétrole et de matières premières.Mais l'essentiel n'est pas là : selon les économistes, c'est l'existence confirmée de cette monnaie qui explique en grande partie la bonne tenue de l'Europe, d'abord au moment de la crise asiatique, ensuite depuis le début de la récession américaine.« La monnaie unique, résume l'économiste Élie Cohen, a mis l'Europe pour l'essentiel à l'abri des soubresauts de l'économie mondiale, y compris américaine.C'est une grande première historique.Pendant ce temps, l'ouverture totale des frontières aux échanges a permis une croissance inespérée.Ce sont là deux résultats qui à eux seuls justifient la construction européenne, ou démontrent qu'elle est indispensable et incontournable.Malgré les lourdeurs bureaucratiques de l'Union, et de la commission de Bruxelles en particulier, le bilan de la construction européenne est infiniment positif sur le plan économique.D'abord à cause de l'ouverture totale des frontières.Avec 320 millions d'habitants, l'Europe constitue un marché largement comparable à celui des États-Unis, et dont le commerce intracommunautaire se suffit en grande partie à lui-même.Cette ouverture a également produit à la longue un rapprochement économique fructueux entre des grands pays traditionnellement rivaux.Bien que ces projets soient justement le fruit d'accords entre pays souverains, la France et l'Allemagne au départ, et non pas un projet de l'Union européenne comme tel, Airbus et la fusée Ariane constituent des réussites technologiques et commerciales impensables il y a encore quinze ans, et qui n'auraient pas existé sans ce nouvel esprit européen.D'un côté, Airbus fait maintenant jeu égal avec Boeing, soit plus ou moins 50 % du marché des avions gros-porteurs, alors que ce secteur était il y a un quart de siècle la chasse gardée des Américains et que les responsables d'Airbus n'osaient même pas rêver de 30 % de ce marché.De l'autre, la fusée Ariane est devenue le premier lanceur de satellites, loin devant les Américains.Deux triomphes à la fois technologiques et commerciaux, qui effacent en partie les anciens et nombreux échecs dans ces domaines, à l'époque où par exemple la France voulait faire cavalier seul (ou presque) avec Caravelle, Concorde, etc., tandis que la Grande- Bretagne s'empressait d'acheter de la technologie américaine et dédaignait l'européenne.Pour ce qui est des lourdeurs bureaucratiques, la politique agricole commune (PAC), qui absorbe 70 % du budget communautaire (1,5 % du PIB européen), constitue généralement la cible préférée des antieuropéens et pourrait à la limite poser un problème.Notamment pour un pays comme l'Allemagne, qui contribue infiniment plus qu'il n'en bénéficie (contrairement à la France ou à l'Italie).Mais il n'en reste pas moins que la PAC a produit en 40 ans un formidable développement de l'agriculture européenne (y compris des surplus) et que pour l'instant son coût reste politiquement supportable.Il en va à peu près de même pour l'autre grosse dépense communautaire, le Fonds d'aide structurelle, qui est l'équivalent de la péréquation au Canada.Ces aides structurelles, financées par les pays « riches » Ð Allemagne, France, Grande-Bretagne Ð, ont indéniablement donné un coup de fouet aux économies de l'Irlande, de la Grèce, du Portugal, de certaines régions italiennes ou espagnoles.Même si, dans beaucoup de cas, on a dénoncé des scandales, des détournements de fonds, etc.Jusqu'à maintenant, le financement de cette péréquation n'a pas été trop remis en question par les opinions publiques.Peut-être parce que les coûts réels se perdaient dans le brouillard épais des comptabilités bruxelloises.Quelles que soient les innombrables critiques sur la bureaucratie de Bruxelles, ses gaspillages et ses privilèges, l'Union européenne, dans son versant économique, demeure une réussite incontestée.Et, de l'avis de tous les économistes, elle explique à la fois la hausse continuelle du niveau de vie, et une relative stabilité économique dans les dix dernières années.L'arrivée de l'euro sous sa forme concrète, en janvier 2002, si elle provoque tout au plus un peu de méfiance des consommateurs (mais pas de panique), devrait constituer un nouveau stimulant pour le commerce intracommunautaire.Le revers de la médaille Le revers de la médaille est politique.Il a été symbolisé en décembre dernier par l'échec assez grave du sommet européen de Nice.On devait y changer les règles de fonctionnement communautaires, beaucoup trop lourdes et qui déjà sont inadaptées à l'Union actuelle à Quinze.Quand on songe que, d'ores et déjà, le principe de l'admission de douze nouveaux pays d'Europe centrale et de l'Est est acquis, il est évident que les statuts actuels concernant le droit de veto (dans divers domaines), ou la représentation de chaque pays membre à la Commission, ne peuvent mener qu'à l'asphyxie.La contradiction profonde dans cette construction européenne, c'est que ses fondateurs et continuateurs ne l'ont jamais pensée comme une simple zone de libre-échange, où les différends seraient arbitrés par des tribunaux.Il s'agissait Ð et il s'agit toujours Ð, même pour des pays souverains, d'un projet de confédération, où finirait par émerger un véritable pouvoir politique, du moins pour les grandes questions communes, y compris la défense et la politique étrangère.On n'en est pas là aujourd'hui.Mais on en est tout de même à une monnaie commune, ce qui suppose l'acceptation par tous de règles communes très contraignantes (équilibre budgétaire, etc.), et la soumission à une Banque centrale européenne, qui existe et fonctionne déjà.Or, peut-on imaginer que cette banque centrale, dès aujourd'hui et plus encore après janvier 2002, puisse fonctionner en toute souveraineté, sans qu'une forme de pouvoir politique la supervise Pour éviter de prendre des décisions politiques douloureuses, notamment sur l'abandon de l'impossible règle de l'unanimité, et donc la renonciation à de larges pans de souveraineté, les grands pays membres ont perpétuellement repoussé les problèmes et généralement refilé le paquet-problème à la Commission de Bruxelles.De la même manière, les Quinze (demain les 27) peuvent également renvoyer aux calendes grecques les nécessaires décisions concernant la défense, par exemple.Mais cette fois, avec l'arrivée concrète de l'euro dans neuf mois, l'Europe est confrontée à un vrai dilemme : ou bien s'enfoncer définitivement dans la schizophrénie, avec cette monnaie et cette banque centrale dépourvue de tête politique, ou bien plonger dans le brouillard de l'aventure confédérale, où cette fois de grandes nations comme la France (et la Grande-Bretagne) remettraient leur destin entre les mains de majorités européennes qu'ils ne contrôlent pas.L'Airbus européen traite aujourd'hui sur un pied d'égalité avec la firme américaine Boeing, ce qui était tout simplement impensable il y a une vingtaine d'années. 7LP1202A0401 A12, dimanche, MONDE 7LP1202A0401 ZALLCALL 67 01:00:19 04/01/01 B A12 · LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1er AVRIL 2001 MONDE L'Europe maintient son appui au Protocole de Kyoto Agence France-Presse KIRUNA, Suède Ð L'Union européenne a réaffirmé hier son objectif d'une entrée en vigueur du Protocole de Kyoto sur la réduction des émission de gaz à effet de serre, éventuellement sans les États-Unis, mais elle entend poursuivre le dialogue avec Washington.Réunis à Kiruna, dans le nord de la Suède, les responsables européens de l'Environnement ont fait le point sur les suites à donner à l'annonce américaine d'un retrait du protocole, à la veille d'une mission de la « troïka » européenne à Washington.Le Protocole de Kyoto « est toujours vivant » et « aucun pays individuellement n'a le droit de déclarer qu'un accord multilatéral est mort », a déclaré le ministre suédois Kjell Larsson, qui présidait la réunion.L'Union européenne « espère que les États-Unis participeront au processus de Kyoto », mais elle s'est toutefois déclarée « préparée à trouver une solution aussi sans les États-Unis ».L'Union européenne entend mener un « dialogue plein » avec les États-Unis, tout en « explorant les possibilités alternatives de ratification » sans les États-Unis, a résumé Sven Auken, le ministre danois.Pour le ministre allemand, Jurgen Trittin, « l'objectif » pour l'UE est de « faire entrer en vigueur le protocole en 2002 ».Le protocole serait « moins fort » sans les Américains, mais « nous avons la responsabilité d'aller de l'avant » et de « réunir autant de pays que possible », a expliqué Kjell Larsson.« Le dernier mot n'a pas encore été dit », selon Jan Pronk, le ministre néerlandais de l'Environnement qui s'est rendu ces derniers jours aux États-Unis.La discussion va donc se poursuivre avec Washington, ainsi qu'avec plusieurs autres acteurs importants de l'accord de Kyoto.Une délégation de la troïka européenne ( Suède, Belgique, Commission européenne ), conduite le ministre suédois, sa rendra lundi et mardi à Washington pour discuter du dossier avec l'administration américaine.L'objectif premier pour les Européens est d'obtenir des éclaircissements et des précisions sur la position de Washington et sur sa portée.« Nous avons reçu différents signaux, mais pas encore la formulation définitive qu'ils quittent le processus », a dit M.Larsson.Les Européens veulent aussi savoir si les Américains sont décidés revenir à la table de négociations, en juillet prochain à Bonn, lors de la reprise de la conférence sur la mise en oeuvre du protocole de Kyoto.La mission européenne s'entretiendra notamment particulier avec la responsable de l'Agence américaine pour la protection de l'environnement, Christine Todd Whitman, ainsi qu'avec un conseiller du président George W.Bush.Après l'étape américaine, la commissaire européenne à l'Environnement, Margot Wallstrom, se rendra mercredi à Ottawa pour y rencontrer le ministre canadien de l'Environnement, David Anderson.Une autre mission de la « troïka » européenne se rendra la semaine prochaine aux États-Unis, puis en Russie, en Iran, au Japon et en Chine.Le protocole de Kyoto, conclu en 1997, prévoit pour les pays développés une réduction moyenne de 5,2 % des émissions de CO2 ( gaz carbonique ) vers 2010 par rapport à 1990.Cette actualité a quelque peu éclipsé les autres thèmes retenus pour la rencontre ministérielle de Kiruna : la protection de la biodiversité et la stratégie européenne de développement durable.L'UE a réaffirmé son engagement dans ce deux dossiers.Ce matin, le changement climatique sera à nouveau au programme des ministres.Photo AFP Enfants palestiniens, certains masqués, participant hier à Gaza, à une manifestant anti-américaine et anti-israélienne organisée par le Jihad Islamique.Les Palestiniens enterrent leurs morts et poursuivent l'Intifada Photo AFP Le ministre de l'Environnement de la Suède, Kjell Larsson (à d.) a partagé un moment de détente avec son homologue autrichien, Wilhem Molterer, au deuxième jour d'une rencontre informelle des ministres de l'Environnement des 15 membres de l'Union européenne, à Stockholm.L'UE compte militer pour l'application des accords de Kyoto contre les gaz à effet de serre, même si les États-Unis viennent de déclarer forfait.IMAD SAADA Agence France-Presse NAPLOUSE, Cisjordanie Ð Les Palestiniens ont participé hier, par dizaines de milliers, aux funérailles de six manifestants tués la veille en Cisjordanie par l'armée israélienne, et se préparaient à poursuivre l'Intifada.À Naplouse (nord de la Cisjordanie), plus de 40 000 Palestiniens ont accompagné les corps des cinq « martyrs », âgés de 16 à 31 ans, jusqu'à leur dernière demeure.Près de Ramallah (centre), 1500 Palestiniens ont suivi la dépouille d'un jeune homme de 21 ans.Vendredi, journée la plus sanglante depuis fin décembre dans les territoires, des milliers de Palestiniens s'étaient heurtés à des soldats israéliens.Six d'entre eux avaient été tués par les soldats et plus de 100 autres blessés.À Gaza, des centaines de manifestants ont défilé à l'appel d'une coalition élargie des principaux mouvements palestiniens, les « Forces nationales et populaires », et ont appelé à la poursuite de l'Intifada « jusqu'à la fin de l'occupation israélienne (.), la création d'un État palestinien avec Jérusalem pour capitale et le retour des réfugiés palestiniens ».Ils ont réclamé que le premier ministre israélien Ariel Sharon soit traduit devant un tribunal international « pour crimes commis à l'encontre de civils sans défense ».Les manifestants ont fustigé les États-Unis, qui ont opposé le 27 mars, pour la première fois en quatre ans, leur veto au Conseil de sécurité de l'ONU pour l'envoi d'une force d'observateurs dans les territoires.La direction palestinienne a estimé pour sa part que le veto américain a constitué un « feu vert » aux raids israéliens.« Nous sommes perplexes par l'usage de l'administration américaine de ce veto.En l'utilisant, les États-Unis ont encouragé le gouvernement israélien qui y a vu un feu vert à son agression contre le peuple palestinien », a-t-elle indiqué à l'issue d'une réunion à Ramallah en Cisjordanie, en présence du président palestinien Yasser Arafat.Par ailleurs, le chef du département politique (Affaires étrangères) de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) Farouk Kaddoumi a accusé le président américain Georges W.Bush d'avoir « augmenté la tension » au Proche- Orient, en sommant jeudi le président palestinien Yasser Arafat de « dénoncer la violence ».À Gaza, le mouvement intégriste Jihad islamique, violemment opposé aux accords de paix israélopalestiniens et responsable de nombreux attentats depuis 1994, a menacé de mener d'autres opérations contre des cibles en Israël, lors d'un rassemblement ayant réuni quelque 2000 personnes.« Nous infiltrerons la sécurité israélienne et mènerons d'autres opérations contre des objectifs israéliens », a lancé à la foule un militant masqué.À Jérusalem-Est, une cinquantaine de personnes ont marché vers le barrage de Ras al-Amoud pour protester contre le bouclage.Les heurts avaient repris dans la matinée dans la bande de Gaza, où une vingtaine de Palestiniens ont été blessés par des balles réelles tirées par des soldats israéliens.Trois autres Palestiniens ont été légèrement blessés lors d'un échange de tirs à Rafah entre la bande de Gaza et l'Égypte.Des échanges de tirs près de colonies juives et de positions militaires israéliennes se sont produits dans le sud de la bande de Gaza et en Cisjordanie, en particulier à Hébron (sud), où un quartier palestinien a été la cible de bombardements sans précédent, qui ont fait 10 blessés.Des chars israéliens ont tiré au canon et à la mitrailleuse sur le quartier d'Abou Sneinah, d'où un tireur palestinien avait tué lundi un bébé de colons et blessé son père.Dans la soirée des Palestiniens ont tiré depuis la localité palestinienne de Beit Jala, près de Bethléem, en direction de Gilo, un quartier de colonisation juive à Jérusalem- Est et l'armée israélienne a riposté par des tirs d'obus.La sécurité publique palestinienne dans la bande de Gaza a pour sa part procédé hier à des exercices militaires en prévision d'une éventuelle offensive israélienne dans les zones autonomes.Par ailleurs, un membre des forces de sécurité palestiniennes a succombé à ses blessures subies lors des raids israéliens de mercredi à Ramallah, contre la Force 17, la garde présidentielle de Yasser Arafat.Depuis le début de l'Intifada le 28 septembre, 463 personnes ont été tuées : 380 Palestiniens, un Allemand, 13 Arabes israéliens et 69 autres Israéliens.Le dalaï-lama dément vouloir diviser la Chine EXPRESS INTERNATIONAL USS Cole Autres suspects arrêtés LA POLICE YÉMÉNITE a arrêté au cours des deux derniers jours une dizaine de Yéménites soupçonnés d'implication dans l'attaque contre le destroyer américain USS Cole, a-t-on appris hier de source proche des enquêteurs.« Ces personnes, qui seraient membres du Jihad islamique yéménite, sont actuellement interrogées par la police politique (renseignements) à Aden (sud) », selon la même source, qui a requis l'anonymat.Ð d'après AFP Clinton Pour 60 millions $ d'enquêtes DE MONICA Lewinsky à Whitewater, les investigations menées par des magistrats indépendants sur différentes affaires concernant l'ancien président Bill Clinton ont déjà coûté près de 60 millions de dollars au contribuable américain, selon le bureau des comptes généraux du Congrès (GAO).À la fin du mois de septembre, le juge Robert Ray et son prédecesseur Kenneth Starr avaient dépensé 59,9 millions de dollars pour enquêter, entre autres, sur le scandale immobilier Whitewater, la relation de l'ex-chef de l'État avec l'ancienne stagiaire de la Maison-Blanche Monica Lewinsky, les limogeages au bureau des voyages de la présidence et la controverse sur les dossiers du FBI, selon le GAO.Et après plusieurs mois, le travail de compilation des conclusions n'est toujours pas achevé.Ð d'après AP Sénégal « Affaires » en cours À LA TÊTE DE L'ÉTAT et des entreprises publiques pendant 40 ans, les socialistes sénégalais, devenus opposants, ont été rattrapés cette semaine par des « affaires » aux relents de détournements dont ils se seraient bien passé, à un mois des législatives.Lundi, l'ancien patron des chemins de fer, Mbaye Diouf, était inculpé de détournement de fonds et écroué.Vendredi, le premier secrétaire du PS, Ousmane Tanor Dieng, était entendu par la Division des investigations criminelles (DIC) sur l'utilisation douteuse de fonds provenant de l'octroi de licences de pêche, affaire pour laquelle plusieurs autres ex-ministres et dignitaires se sont succédé durant la semaine dans le bureau des enquêteurs.Pour Tanor Dieng, la « coïncidence » entre l'approche des législatives du 29 avril d'une part, la date de son audition et celle de l'arrestation de Mbaye Diouf d'autre part, est « troublante ».Selon lui, ces procédures relèvent de la manoeuvre « politicienne ».Ð d'après AFP d'après AFP TAIPEI Ð Le dalaï-lama, chef spirituel des Tibetains en exil, a démenti mener une action visant à diviser la Chine, lors d'une conférence de presse à l'Hôtel Howard Plaza à Taipei, où il a entamé hier une visite de neuf jours à Taïwan.« Je ne recherche pas l'indépendance, c'est clair », a déclaré le dalaï-lama, en réponse aux propos de Pékin l'accusant de vouloir mener un combat séparatiste aux côtés des indépendantistes taïwanais.« Mon but n'est ni l'indépendance ni la séparation d'avec la Chine », a affirmé le chef spirituel bouddhiste pour se défendre de toute volonté de promouvoir une indépendance taïwanaise ou tibétaine.« Si je mène un tel combat ?Vous les médias, observez-moi, interrogez-moi, vous trouverez la réponse », a-t-il poursuivi.« Peut-être que Pékin devrait envoyer des gens ici pour me sonder », a-t-il suggéré.Pékin, qui considère Taïwan comme une partie de son territoire en attente d'une réunification depuis la séparation en 1949, a estimé que les propos du dalaïlama n'étaient « pas sincères » et accuse le dirigeant spirituel tibétain d'être un instrument de forces occidentales taxées d'anti-chinoises, particulièrement des États-Unis.« Taïwan devrait maintenir des liens étroits et privilégiés avec la Chine » dans des domaines comme l'économie et la défense nationale, a estimé le dalaïlama.Le dalaï-lama, qui ne réclame plus l'indépendance de son pays annexé par la Chine, demande en revanche une autonomie, que refuse Pékin.Après l'invasion du Tibet par les troupes chinoises, le dalaï-lama s'est enfui en 1959 pour installer un gouvernement en exil à Dharamsala dans le nord de l'Inde.Le dalaï-lama a dit qu'il « admirait »l'ancien président taïwanais Lee Teng-hui.« Je suis impatient de rencontrer mon vieil ami », a-t-il confié.Il a longuement évoqué les efforts de M.Lee pour démocratiser Taïwan.« C'est la première personne à avoir établi la démocratie en 5000 ans d'histoire de la Chine », a estimé le dalaï-lama.M.Lee avait été la cible d'attaques de Pékin après avoir défini en 1999 les liens entre Taïwan et la Chine de « relation d'État à État particulière », ce qui impliquait selon Pékin l'indépendance.Le dalaï-lama a aussi salué l'alternance politique taïwanaise, en référence à l'arrivée au pouvoir du parti indépendantiste DPP lors des élections présidentielles de l'année dernière, qui a mis fin à un règne du Kuomintang long de 50 ans.Le dalaï-lama doit rencontrer le président Chen Shu-bian et la vice-présidente Annette Lu, ainsi que des chefs de l'opposition taïwanaise. 7LP1301A0401 A13, dimanche, ALLEURS 7LP1301A0401 ZALLCALL 67 00:56:39 04/01/01 B On n'en est pas encore au langage formel, mais la liste s'allonge des observateurs qui, deux mois et demi après l'avènement de George W.Bush à la Maison-Blanche, parlent d'effluves de « guerre froide » qui resurgissent avec une redoutable constance dans les affaires internationales.Washington, sans que des circonstances particulièrement nouvelles l'y contraignent, hausse brusquement le ton contre deux cibles nostalgiques, Moscou et Pékin, compromettant le processus diplomatique, jusqu'ici fragile mais patient et prometteur, en cours depuis la chute du mur de Berlin.À la différence cette fois que, durant la vraie guerre froide, on avait affaire à deux blocs et que les États-Unis prenaient grand soin de cultiver l'amitié de tout un pan du monde qu'il fallait dresser contre l'autre.Dans le monde actuel où les États-Unis s'inscrivent comme seule superpuissance, ces précautions ne s'imposent plus : l'administration Bush, éperonnée par une batterie de conseillers conservateurs, paraît avoir pris le parti d'antagoniser tout le monde.À peu près personne ailleurs dans le monde ne veut d'un bouclier antimissile : il y aura bouclier antimissiles, a décrété Bush.Vendredi à Montréal, les ministres de l'Environnement de 32 pays des Amériques joignaient leurs voix à l'Union européenne et au Japon pour que s'appliquent les mesures contre l'effet de serre envisagées à Kyoto : le président Bush vient d'écarter le processus du revers de la main.Liquider vite la tare Clinton Des observateurs croient déceler dans les premières semaines d'exercice du pouvoir par l'administration Bush une sorte d'urgence rageuse de détruire les acquis de l'administration précédente.L'adversaire malheureux de George W.Bush en novembre, Al Gore, se faisait fort de promouvoir la protection de l'environnement.En deux mois, le nouveau président aura, non seulement dit non à Kyoto, mais aussi rouvert le dossier de l'exploration pétrolière dans des régions écologiquement sensibles de l'Alaska, révoqué une loi restreignant la présence d'arsenic dans l'eau courante et promis d'annuler un règlement interdisant l'aménagement de nouvelles routes dans de vastes espaces de forêts publiques.Mais l'obsession de la nouvelle administration de vouloir éradiquer le bilan Clinton-Gore rejoint l'ensemble des rapports des États- Unis avec le reste du monde.LA RUSSIE : >>Dès le départ, l'administration Bush a promis d'aller de l'avant avec son bouclier antimissiles, quoi qu'en pense une Russie offusquée, déjà coincée par les visées expansionnistes de l'OTAN sur son flanc ouest.>>La décision récente de la Maison- Blanche d'expulser 50 diplomates russes rappelle typiquement les grandes heures de la guerre froide.>>Moins spectaculaire mais plus significatif : le New York Times signalait cette semaine que le Conseil national de sécurité a entrepris de réviser à la baisse l'ensemble de l'aide financière consentie à la Russie pour faire le grand ménage dans sa quincaillerie nucléaire.Washington punira Moscou, que le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld accuse de vouloir faire commerce de technologie de l'armement avec des pays « parias » comme l'Iran.>>En balance également : l'aide virtuelle du FMI et de la Banque mondiale au soutien de l'économie russe.Un chroniqueur du Wall Street Journal applaudit : sous Clinton, plus de 50 milliards $US ont été injectés en Russie et ça n'a rien donné, faut que ça cesse ! >>Le Département d'État a accueilli à Washington un porte-parole des rebelles tchétchènes, gifle magistrale servie au président Poutine.>>Réactions : Moscou donnait cette semaine des détails sur les chambardements de son appareil militaire : réduction sensible de personnel telle qu'annoncée, mais aussi mise à jour et renforcement de son industrie de l'armement, dans le secteur nucléaire notamment.LA CHINE : >>Comme les Russes, les Chinois redoutent le bouclier antimissiles, porteur d'arrogance américaine, estiment- ils, et susceptible d'annihiler la petite réplique nucléaire dont ils disposent.>>Dans l'avenir immédiat, Pékin craint que Washington cette année équipe Taiwan de destroyers de nouvelle génération, équipés des systèmes perfectionnés de radar Aegis, geste qui confirmerait les soupçons d'un appui formel au séparatisme taiwanais.>>Au mieux, les Chinois, dit le New York Times, espèrent que l'administration Bush s'en tiendra au climat un peu trouble entretenu par Bill Clinton, fait à la fois de coopération et de confrontation idéologique de haut verbe.>>Mais le nouveau secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, ne s'arrête pas à la confrontation idéologique : dans un récent briefing de la Maison-Blanche évoqué par le Washington Post, M.Rumsfeld a carrément identifié la Chine comme ennemi potentiel le plus dangereux.Il a en conséquence fait part de l'urgence d'un redéploiement de la puissance militaire américaine dans le monde qui mettrait l'accent sur l'Extrême-Orient, appelant du même souffle une nouvelle génération de bombardiers nucléaires long-courriers capables d'opérer depuis des bases américaines et devenus nécessaires pour « remporter une guerre nucléaire ».>>Réactions : la Chine prend ses précautions et vient d'annoncer cette semaine la plus forte hausse en 20 ans de ses dépenses militaires.LES CORÉES : >>Au terme de patients efforts, l'ex-secrétaire d'État Madeleine Albright avait percé la carapace diplomatique de la Corée du Nord, en vue d'en arriver à des contrôles rationnels et pacifiques de ses programmes de missiles à longue portée.>>L'administration Bush vient de décréter un gel du processus.Et la décision a à ce point choqué l'appareil diplomatique naissant de l'Union européenne qu'il fut décidé le week-end dernier, au sommet européen de Stockholm, de dépêcher trois émissaires en Extrême- Orient pour ramasser les pots cassés.Réactions américaines Tout le monde aux États-Unis ne souscrit pas à ces nouvelles orientations radicales et unilatérales de la Maison-Blanche.Dans le cas justement du gel du processus de pacification en Corée du Nord, un comité bipartisan d'experts, soutenu par le prestigieux Council on Foreign Relations, a appelé cette semaine la reprise des pourparlers avec Pyongyang et soutenu les efforts entrepris par la Corée du Sud à cet égard, l'état d'esprit ambiant dans la péninsule coréenne se prêtant plus à la diplomatie qu'à la force, rapporte le New York Times.Mais ce qui frappe surtout les observateurs à Washington, c'est l'incohérence administrative dans laquelle paraissent baigner les grandes décisions récentes de la Maison-Blanche.Jane Perlez, qui suit l'institution de près pour le New York Times, note que les trois personnages clés du processus décisionnel de politique étrangère, le secrétaire d'État Colin Powell, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, et la conseillère à la Sécurité nationale Condoleezza Rice, déjeunent ensemble une fois par semaine et tiennent conférence téléphonique tous les matins à 7 h 15, qu'ils ne nourrissent pas d'animosité interpersonnelle, mais que les conflits d'orientation sont de plus en plus évidents.On l'a vu lors des derniers bombardements de l'Irak : Colin Powell aurait préféré une nouvelle campagne diplomatique pour amener Saddam Hussein à la raison.En outre, le Secrétariat d'État s'oppose à l'armement de l'opposition irakienne ; la Maison-Blanche en a décidé autrement et on y décèle la touche du vice-président Dick Cheney, que l'on dit en communication préférentielle avec le dur du système, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld.(On ignore de quel côté penche Mme Rice, dans le brasde- fer entre MM.Powell et Rumsfeld.) M.Rumsfeld se révèle pour l'instant le franc-tireur de service : il a dans sa mire Moscou et Pékin, mais même aussi l'Union européenne, dont il n'hésite pas à critiquer ouvertement le projet de force d'intervention militaire rapide unifiée, intégrée à l'OTAN.M.Rumsfeld, dit le New York Times, s'est entouré d'une batterie de conseillers très conservateurs, comme d'ailleurs le vice-président Dick Cheney, le véritable homme du pouvoir, et lui-même ex-secrétaire à la Défense.Rien d'étonnant dans ce contexte que les accents percutants de la frange militaire couvrent les murmures de la diplomatie, dans le flot de paroles issues de la nouvelle Maison-Blanche depuis quelques semaines.Beaucoup de monde dans le monde en prend note.Nouveau « réalisme » ?En quoi serait-il « réaliste » de refuser, au nom de l'idéologie et de la démagogie, de parler au monde, se demande le chroniqueur William Pfaff, du Los Angeles Times ?LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1er AVRIL 2001 A13 Des effluves de guerre froide émanent de la maison Bush Nuance : l'actuelle Maison-Blanche n'antagonise plus seulement « l'autre », mais le monde entier Photomontage JEAN-SÉBASTIEN MERCIER, La Presse Rétributions Précisions Récession Transpositions ON SE BOUSCULE au portillon, chez les grands souscripteurs de la campagne de George W.Bush, pour des postes d'ambassadeur des États-Unis dans le monde, dit le New York Times.Le gouverneur George Pataki, de l'État de New York, se voit assez ambassadeur à Rome.Robert Morgenthau, procureur de Manhattan, pourtant impliqué dans une longue enquête judiciaire, aspire également à « la carrière ».D'un peu partout, gouverneurs et autres politiciens rappliquent, partie des 1700 offres de service reçues à la Maison- Blanche pour des fonctions diplomatiques.Outre leur fidélité républicaine, ces postulants n'ont en commun que d'avoir contribué efficacement aux caisses républicaines, y allant même à l'occasion de dons personnels.Clay Johnson, qui reçoit ces offres de services à la Maison- Blanche, jure qu'il n'a pas de liste parallèle des volumes respectifs de contribution lorsqu'il s'agit d'évaluer la compétence de chacun, mais concède que l'efficacité dans la souscription ne nuit pas pour mettre un pied dans la porte.Par exemple : Howard H.Leach, banquier d'affaires spécialisé en agriculture de Californie, paraît tout indiqué comme ambassadeur à.Paris.Il a personnellement souscrit 282 000 $.Et vient tout juste de se mettre à l'étude du français.LE RÊVE AMÉRICAIN est sans doute le plus grand mythe de l'ère contemporaine.Tu pars de rien dans la vie, mais t'aboutis à une vie de millionnaire en cours de route ; le cireur de bottes qui, à force de poignet, devient pdg d'un puissant empire.Le mythe a certainement ses fondements dans la réalité, mais son envergure reste modeste.Victoria Griffith, Américaine de naissance, égratigne un peu, dans l'excellent cahier week-end du Financial Times, de Londres, le vernis de la méritocratie.Des personnages en vue Ð George W.Bush, Al Gore, Bill Gate Ð sont tous passés par Harvard.La mobilité sociale en général reste accidentelle.Tous les pays ont leur système de classes sociales, les États-Unis aussi.Les Américains nés riches restent riches et la majorité des Américains nés pauvres vont le rester.Les premiers se mettent au vinaigre balsamique, les seconds font dans le fast-food.Mais assez peu finalement passent d'une classe à l'autre.Ceux qui y arrivent le font par talent personnel, mais surtout par l'instruction.Et à la condition que papa y ait investi sa chemise.C'est un facteur beaucoup plus important que le talent réel.Et même quand on fait l'effort de procurer des chances égales à tous, les enfants de riches l'emportent généralement.OH CE QU'IL A NEIGÉ à Montréal cet hiver ! De novembre à ce premier avril.On pourrait croire en conséquence que le niveau du Saint-Laurent devrait ce printemps (s'il vient) atteindre des niveaux rassurants.Détrompons-nous : à l'une des sources de notre beau fleuve, le lac Michigan accusait il y a 15 jours son plus bas niveau depuis 1965, signale le Chicago Tribune.C'est que par là, les glaces furent plus minces cet hiver, accentuant l'évaporation.Des riverains du lac Michigan s'en réjouissent : plus d'espace de plage en perspective.Des écolos s'en arrachent les cheveux : une baisse de 60 centimètres du niveau de l'eau en cette saison multiplie les bactéries, accentuant la pollution.Et le champ de manoeuvre des plaisanciers se restreint en zones d'ancrage.Mais Roger Gauthier, hydrologue au U.S.Army Corps of Engineer, dresse un bilan positif : une baisse du niveau de l'eau favorise la végétation riveraine et protège de l'érosion.On parle volontiers, en alternance, d'un mouvement « naturel » d'ascension et de récession du niveau de l'eau du lac Michigan depuis 4500 ans, mais noté depuis 150 ans, offrant une fourchette de variation de deux mètres selon les années.L'article ne dit rien hélas sur les aqueducs américains qui s'y abreuvent.AUCUN des 34 pays présents au Sommet des Amériques, à Québec le 22 avril, n'aura quoi que ce soit à redire contre un des projets à l'étude et pour cause : le coup d'État militaire sera désormais interdit ! Pour qui a lu l'histoire des Amériques depuis Colomb, ça peut paraître une sacrée bonne nouvelle.C'est le chroniqueur Andres Oppenheimer, du Miami Herald, qui a révélé le document, mis au point lors d'une rencontre préparatoire, à la Barbade il y a deux semaines.Le document de cinq pages prévoit que la règle de droit s'appliquant à l'exercice du pouvoir sera érigée comme condition à la participation des pays à d'éventuels sommets des Amériques.C'est que des pouvoirs chancelants d'Amérique latine ont peur pour leur peau.Il y a deux semaines à peine, des rumeurs de coup d'État circulaient au Guatemala, où vient de débuter un procès formidable impliquant des assassinats perpétrés par l'armée.Semblables rumeurs ont couru ces derniers mois en Bolivie, au Paraguay et au Venezuela.Le chroniqueur regrette seulement que cette règle de droit ne s'applique qu'aux coups d'État militaires et fasse bon marché des coups d'État civils.Il évoque le cas des entourloupettes constitutionnelles d'un Fujimori au Pérou.Et les coups d'État électoraux alors ?diraient des électeurs de Floride. 7LP1401A0401 a14 damien dim 1er avril 7LP1401A0401 ZALLCALL 67 00:54:26 04/01/01 B A14 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1er AVRIL 2001 JOURNAL DE BORD Coup de collier collaboration spéciale BREST Ð Une heure du matin au chantier Latitude.Musique à fond et lutte contre la fatigue.«Hé, Caribou! As-tu installé ta pompe de sécurité?» Guillaume me crie depuis le cockpit de son bateau.Je ne sais pas comment il fait, ce mec, pour tenir ce rythme depuis des mois.Le jour, il est l'employé d'Ollivier Bordeau et le soir il travaille sur son mini.Il devrait d'ailleurs le mettre à l'eau très bientôt.Non, je n'ai pas encore posé ma pompe et justement le sujet m'intéresse.Je laisse de côté mon travail et vais rejoindre mon futur adversaire pour discuter un peu.La course contre la montre a commencé pour lui aussi.Il devra faire les mêmes qualifications, le plus tôt possible.Même si nous bricolons chacun de notre côté, sa compagnie me fait du bien.C'est plus motivant ainsi.On se tient réveillés avec de la bonne musique et du café qui nous stimule et nous réchauffe aussi car le chantier est très humide.J'ai beaucoup de respect pour ce jeune Breton.Il fait preuve d'endurance, de sérieux et d'une persévérance remarquable.Je ne connais pas beaucoup de jeunes de 21 ans qui seraient capables de suivre sa cadence.Il a construit seul son mini, avec parfois un petit coup de main des copains.Lorsque le temps est venu de l'équiper, il n'avait plus d'argent.Pendant quelques semaines, il s'est demandé comment il arriverait à se rendre jusqu'au bout.Comme dernière solution, il a dû vendre 60% de ses parts à un ami qui, en échange, s'est engagé à payer l'accastillage, le gréement et l'électronique.Voilà un bel exemple de ténacité.Mais c'est vrai qu'il n'est pas le seul.Un grand nombre de minis sont construits par les coureurs eux-mêmes.Ils se trouvent un coin de local, ne se posent pas trop de questions sur le financement et ils foncent.Ils y vont au jour le jour, même avec un petit budget, et finalement leur bateau prend forme.De tous ces passionnés de voile, ce sont quand même les jeunes qui me surprennent le plus.Ils n'hésitent pas à se mettre les deux mains dans la résine, que ce soit pour réparer leur planche à voile, leur petit dériveur ou même de plus gros bateaux.Ils sont curieux face aux techniques de construction en composite: sur moule, mannequin, en forme ou à bouchins, etc.Et quand ils décident de faire la Mini-Transat, ils s'organisent selon leurs moyens.Ils en achètent un d'occasion ou bien s'associent pour en construire un neuf.En général, l'approche des Français que je connais vis-à-vis de la course est très décontractée.Ils ne s'en font vraiment pas, toujours prêts à faire évoluer leurs voiliers, à les rendre plus rapides, quitte à fabriquer des pièces qui casseront peut-être.L'important, c'est d'essayer différentes options et de repousser ainsi chaque fois les limites.Ils ont développé l'attitude qui va de pair avec cette mentalité: un bris survient et ce n'est pas la fin du monde.J'ai beaucoup observé le patron du chantier, Ollivier Bordeau, depuis que je suis ici.Face aux problèmes, il ne perd pas une minute et il pense aussitôt à une solution.Sa philosophie est certainement la plus extrême que je connaisse.Un jour il m'a dit: «Si ça ne casse pas, c'est sûrement trop costaud, donc trop lourd.» C'est un peu une boutade, mais je comprends ce qu'il veut dire entre les lignes.Selon lui, un prototype capable de gagner ne pourra pas nécessairement allier légèreté et fiabilité absolue.Avec un bateau aussi limite qu'il le souhaite, on doit se croiser les doigts pour rencontrer des conditions idéales.Par exemple, si la première étape de la Mini-Transat se fait au portant et que la météo n'est pas trop mauvaise, situation plutôt exceptionnelle, le proto le plus léger a de bonnes chances de remporter la manche.Mais si les coureurs traversent une bonne dépression avec des vents de face dans le Golfe de Gascogne, la légèreté ne sera pas suffisante.Au près, dans des conditions musclées, les bateaux souffrent.Ils doivent donc être fiables, car les avaries auront des conséquences beaucoup plus graves.Un bateau rapide qui casse une pièce d'importance avant l'arrivée sera vite dépassé par ses poursuivants.Je préfère donc l'approche du juste milieu: «un petit peu plus lourd, mais plus solide».Elle pardonne les erreurs du coureur débutant et surtout, elle convient mieux à mon caractère minutieux et très perfectionniste.Là encore, j'ai fait du chemin.Parfois je suis prêt à laisser tomber la solution idéale pour faire avancer plus vite les choses.C'est ainsi que j'ai pris ma décision pour mes barres de flèches.L'une des options était l'ajout d'un barreau d'aluminium qui traverse le mât et sur lequel viennent s'insérer les tubes carbones des barres de flèches.Ce barreau assure une plus grande flexibilité au point d'attache.Cette solution ne faisait pas l'unanimité entre Pierre Rolland, l'architecte, Ollivier qui a fabriqué les barres de flèche, et Éric Cochet, responsable de mon gréement.J'ai tout de même choisi d'en poser un sur l'étage du milieu, le plus long, le plus fragile et, surtout, le plus sollicité en cas de mauvaise manoeuvre.Ça me paraissait le meilleur compromis.Si tout va bien, Dingo sera de nouveau mâté d'ici quelques jours.Entre-temps, j'ai une foule de petites choses à faire.Par exemple, je termine en ce moment mon support de «dame de nage» qui me permettra de godiller par calme plat.Je n'aurai pas le droit d'utiliser mon aviron en course, mais il fait partie de l'équipement de sécurité obligatoire.J'ai aussi fabriqué des pièces pour la mise en place de mon pilote automatique NKE.C'est une installation complexe et Hervé m'a offert son aide.En échange, je lui donne un coup de main sur la maison qu'il se construit et dans laquelle il emménagera très bientôt.Nous n'avons pas encore débuté notre entraînement sur Dingo ensemble (Hervé sera mon équipier pour les courses en double), mais une fois par semaine nous naviguons sur un Melges 24.Je connaissais ce bateau par sa réputation mais je n'avais pas encore eu la chance d'en essayer un.C'est une véritable petite bombe pour régater autour des bouées.Sa rapidité d'accélération au portant m'a impressionné.Ces quelques heures sur l'eau me permettent de refaire le plein d'énergie et de ne penser à rien d'autre que mes manoeuvres.Sinon, je crois que je sauterais un plomb.J'ai passé tous les soirs de la semaine ici, au moins jusqu'à minuit.Je voulais donner un coup de collier, car le temps file et j'ai l'impression que je n'avance pas aussi vite qu'il faudrait.Je me demande sans cesse si je serai prêt pour le 20 avril, date que je me suis fixée pour ma qualification en solo.J'ai beau mettre les bouchées doubles, ma liste demeure toujours aussi longue.Comme je passe tout mon temps à travailler, il n'y a plus de place pour faire la fête ni pour rencontrer du monde.Je n'avais pas vu ma vie en France sous cet angle.Je connais beaucoup de gens, mais ce sont presque tous des professionnels de la voile.C'est un des côtés de mon projet que je trouve difficile à gérer.Déjà 2 heures et demie du matin.Assez pour aujourd'hui.J'entends la pluie tomber dehors.Depuis le départ d'Évangéline, la météo n'est pas bonne du tout.Le retour à vélo va être long et pénible.Ces tempsci, je rêve à ma Honda Civic.Je me console en me disant que ça doit être pire en mer avec ce temps pourri.Sauf que justement, c'est là que je vais me retrouver bientôt.Ma première qualification approche et je ne serai pas aussi bien préparé que je l'imaginais.J'aurais bien aimé naviguer quelques jours d'affilée au large avant le milieu du mois d'avril.La gestion du sommeil, la solitude et la météo sont tous des éléments sur lesquels je m'interroge.Je suis persuadé que tout va bien se dérouler, mais j'ai quand même les boules.On ne sait jamais ce que la mer nous réserve.On peut relire les chroniques de Damien De Pas à l'adresse Internet ci-dessous www.cyberpresse.ca/damiendepas Photo ÉVANGÉLINE DE PAS, collaboration spéciale Après les premiers essais sous voile, la mise au point d'un prototype demande bien des ajustements.Ici, Damien répare l'un de ses écarteurs de bout-dehors, au Chantier Latitude 48° 24' à Brest.HEURES D'OUVERTURE Vendredi 11 h à 21 h Samedi 10 h à 21 h Dimanche 10 h à 18 h PRIX D'ENTRÉE (taxes incluses) Adultes 9 $ Étudiants et aînés 7 $ Enfants de 6 à 12 ans 3 $ La billetterie fermera une heure avant la clôture des Les vingt régions du Québec vous présentent leurs attraits touristiques et vous offrent leur guide touristique complet en primeur.À la Place Maison des Futailles, découvrez la fine cuisine des 20 régions du Québec, apprêtée devant vous par un chef cuisinier de renom.Un délice ! Découvrez le Canada Atlantique avec les coins pittoresques du Nouveau- Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, de l'Île-du-Prince-Édouard et les plus belles destinations de la côte Est américaine.Des centaines de nouvelles destinations et de nouveaux forfaits! Circuits à vélo, théâtres d'été, camping, aventure, golf, parcs, réserves fauniques, Agricotours\u2026 À la Place d'animation Via Rail, assistez à un feu roulant de conférences, spectacles, danses, etc.Plus de vingt magnifiques jardins de rêve à visiter, dont le superbe jardin des nouveautés présenté par Services financiers Banque Royale et l'étonnant jardin rustique .La Place de la fleuristerie et de l'horticulture pour apprendre l'art des arrangements de fleurs et de plantes, présentée par l'École professionnelle de Saint-Hyacinthe.Trucs, idées, conseils et nouveautés! Pavés, bassins, éclairage, terreau, engrais, ornements et plus encore! Dans tout le Salon, des experts pour vous conseiller et vous aider à réaliser vos projets.À l'espace Info Jardin, assistez aux conférences des spécialistes les plus connus du Québec.Tout votre été dans le même panier Salon fleurs, plantes et jardins Salon vacances et loisirs d'été Un événement En association avec présenté par Une invitation de Bernard Fortin Dernière journée ! En collaboration avec du 30 mars au 1er avril 2001 à la Place Bonaventure APERÇU DES ACTIVITÉS D'AUJOURD'HUI 10 h 00 Le P'tit Bonheur : groupe musical « Hurlevent » 10 h 15 Taille des végétaux extérieurs (aussi à 11 h 45, 12 h, 13 h, 14 h et 14 h 15) 11 h 00 Julie Boudreau : idées de jardins pour espaces restreints 11 h 30 Recette de Duplessis : bar en croûte de sel et garniture de parisiennes 12 h 00 Richard Huet - le Festival country et western de Montréal 12 h 15 Sophie Picard : les vertus des plantes médicinales 12 h 30 Recette de la Gaspésie : papillote d'omble de fontaine 13 h 00 Théâtre des Grands Chênes : André Le Magnifique avec Normand Chouinard et Martin Drainville 14 h 30 Recette de Montréal : suprême de volaille farci au cerf de Boileau 14 h 30 Accessoires floraux (aussi à 16 h, 16 h 15 et 16 h 30) 15 h 30 Recette de la Mauricie : fondue à la fleur d'ail et à la liqueur de Chicoutai 15 h 30 Janine Ross : un jardin Feng Shui 16 h 00 Les productions Concepts Art : comédie musicale « One More Time » 16 h 30 Recette de l'Outaouais : tournedos de cerf de Boileau marinés à la crème de cassis Deux salons, un seul billet ! La programmation est sujette à changements sans préavis.2944374A 7LP1501A0401 a15 consom dim 1er avril 7LP1501A0401 ZALLCALL 67 00:54:40 04/01/01 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1er AVRIL 2001 A15 CONSOMMATION Regardez-y à deux fois Certains opticiens d'ordonnance chipotent sur la garantie CLAIRE HARVEY collaboration spéciale Vous en souvenez-vous ?Dans un article publié en janvier dernier, Option Consommateurs révélait que les services offerts par les opticiens d'ordonnance présentaient de nombreuses lacunes.Eh bien, nous n'avions pas épuisé le sujet.Nous avons eu une surprise de taille au chapitre des garanties.À l'époque, Option Consommateurs avait contacté par téléphone plusieurs lunetteries.Notre enquêteur voulait acheter des lunettes dotées du traitement Crizal d'Essilor, garanti pendant deux ans par le fabricant.Or, trois des huit opticiens d'ordonnance chez qui nous pouvions nous procurer ce produit ne nous ont proposé qu'une garantie d'un an.Les professionnels peuvent-ils décider de ne pas offrir au consommateur la garantie dont ils bénéficient ?En vertu du Code civil du Québec, si le bien qui se trouve chez le professionnel est garantie durant deux ans par le fabricant, l'acheteur devrait pouvoir en profiter.« Généralement, la garantie suit le bien jusqu'au consommateur, dit Marc Migneault, avocat à Option Consommateurs.En vendant les lunettes à son client, l'opticien d'ordonnance doit lui transmettre la garantie qui est intimement liée au bien.» Un autre hic : en agissant ainsi, les opticiens risquent d'enfreindre leur code de déontologie.Selon M.Claude Lalonde, syndic de l'Ordre des opticiens d'ordonnance du Québec, ce code leur interdit de cacher un fait important à leur client.« Ces professionnels ont l'obligation de donner aux consommateurs tous les renseignements pertinents, y compris ceux concernant la nature et la durée des garanties du fabricant.» Me Migneault précise que le Code civil du Québec renforce cette obligation.« La bonne foi qui doit gouverner la conduite des parties dans les négociations impose une obligation d'informer.M.Lalonde nous a toutefois dit que certains opticiens d'ordonnance pourraient conclure avec leur client une entente prolongeant ou raccourcissant la durée de la garantie.Dans ce dernier cas, il arriverait même que des opticiens d'ordonnance demandent au consommateur de payer pour des réparations que le fabricant effectuera gratuitement.Selon Éric Fraser, avocat au cabinet Sylvestre, Charbonneau, Fafard, cette façon de faire est discutable.« Cela pourrait constituer de « l'enrichissement injustifié », ce qui est interdit par le Code civil du Québec.» Il faut également savoir que, même si la garantie de l'opticien d'ordonnance ou du fabricant est expirée, ceux-ci demeurent respectivement assujettis aux garanties légales prévues au Code civil du Québec, notamment celles contre les vices cachés.« Comparativement à des biens identiques ou de même espèce, les lunettes que vous achetez devraient servir à l'usage normal auquel elles sont destinées et ce, pendant un laps de temps raisonnable, signale Me Migneault.En d'autres termes, les lunettes doivent être d'une qualité acceptable en fonction de leur prix ; elles ne devraient pas briser plus rapidement que d'autres lunettes semblables.Par ailleurs, ajoute le syndic, les professionnels peuvent vendre, par exemple, une monture de lunettes provenant d'une collection privée.« Si la monture brise, il est alors possible que l'opticien ne puisse pas la remplacer puisqu'il y en a très peu.Dans un tel cas, le professionnel doit toutefois aviser son client que le produit a une garantie limitée.Et il faut que cela soit clair, c'est-à-dire qu'on doit l'inscrire dans le dossier et sur la facture.» Afin de bénéficier de la protection à laquelle vous avez droit, assurez- vous que le professionnel vous transmet bien la garantie du fabricant.Lorsque ce dernier est installé au Québec, un coup de téléphone suffit pour vous en assurer.Si vous éprouvez de la difficulté à joindre le fabricant, demandez à d'autres opticiens d'ordonnance quelle garantie ils offrent pour le même produit.Enfin, vous pouvez appeler l'Ordre des opticiens d'ordonnance du Québec (514 288-7542).Celui-ci évaluera la garantie accordée par l'opticien et vous dira si elle vous protège suffisamment.Enfin, pour éviter tout « malentendu », M.Lalonde recommande fortement aux consommateurs de s'assurer que les garanties offertes par l'opticien et le fabricant sont inscrites sur le contrat de vente.« Ne vous contentez pas d'une entente verbale.Il est toujours plus facile d'exiger que les professionnels respectent la garantie lorsqu'elle est écrite.» Michel Tabachnik nie avoir été membre de l'OTS Agence France-Presse GRENOBLE Ð Le chef d'orchestre francosuisse Michel Tabachnik, mis en examen dans l'affaire des tueries de l'Ordre du Temple solaire (OTS), nie avoir été le numéro 3 de cette organisation dans un entretien à l'hebdomadaire français Le Journal du Dimanche.Âgé de 59 ans, poursuivi pour « participation à une association de malfaiteurs », Michel Tabachnik reconnaît avoir fréquenté les gens de l'OTS et avoir « assisté avec eux à une cérémonie où il a porté une cape ».Il reconnaît avoir été très proche de cette mouvance entre 1980 et 1985 et « être parfois int philosophiques ».Mais il affirme « qu'il n'était pas inscrit en tant que membre du Temple solaire luimême ».« J'ai travaillé la psychologie de Jung, la philosophie, et puis j'ai écrit des textes moi même.Un jour, on m'a demandé de les publier et de les distribuer aux membres de l'OTS, j'ai dit d'accord, avec le plus grand plaisir », ajoute le musicien, qui estime qu'il n'a « rien à faire sur le banc des accusés » lors du procès qui s'ouvre le 17 avril à Grenoble, dans l'est de la France.Quelques jours avant les drames des 4 et 5 octobre 1994, dans les villages suisses de Salvan et Cheiry, où 48 adeptes ont trouvé la mort, M.Tabachnik annonçait lors d'une réunion, dans des propos ésotériques obscurs, la fin de l'Ordre « et l'étape irréversible du retour vers le père ».Selon les textes du musicien, « le retour vers le père ne s'effectue qu'en s'extrayant par transformation de la densité de la matière » et les adeptes devaient apprendre « à accepter et tolérer l'humainement intolérable ».Le juge Luc Fontaine a estimé « qu'en diffusant un enseignement doctrinal destiné à conditionner les individus dans l'idée qu'ils appartenaient à une élite investie d'une mission rédemptrice et à créer une dynamique homicide », M.Tabachnik devait être poursuivi devant la justice.Une station de ski savoyarde affiche une «altitude gay » M.DENIS COUTURE LAVAL MME CHRISTINE CHEVRIER MONTRÉAL MME DOLORES CYR LASALLE MME LAURA CYR SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU M.CARL DAOUST MONTRÉAL M.JEAN D/CARIE OUTREMONT MME LYNDA DESCHENES MONTRÉAL M.MICHEL DESCHENES SAINTE-JULIE MME ANDRÉE DESMARAIS SAINT-CHARLES-BORROMÉE MME REJANE DONALDSON MONTRÉAL CELY DOSS LAVAL MME MARIE-PAULE DRAGON MONTRÉAL MME HÉLÈNE DUBÉ SAINT-HUBERT MME GEORGETTE DUFOUR-GRAVEL SAINT-HONORÉ F.EMOND BROSSARD MME THÉRÈSE FICHET MONTRÉAL M.PIERRE FORTIN VALLEYFIELD M.RAYNALD GENDRON BLAINVILLE M.LUC GIGUÈRE LAVALTRIE M.ALBERT GINGRAS MONTRÉAL M.PIERRE GUERTIN ANJOU MME ANNIE JACQUES LASALLE MME SUZANNE JEAN MONT-SAINT-HILAIRE L.LACROIX SAINT-LÉONARD « Merci à tous ceux et celles qui ont participé.» Prévoyez un délai de 4 à 6 semaines pour la réception de votre prix.M.AURELE AUBRY SAINTE-EULALIE MME LAURETTE AUCLAIR OUTREMONT MME RAYMONDE BARIL-LAVERGNE SAINT-HUBERT M.MICHEL BEAUDOIN ANJOU MME RENÉE BEAULIEU LAVAL MME JAQUELINE BÉLANGER LAVAL M.PIERRE A.BÉLANGER ORFORD M.BRUNO BELLEROSE MASCOUCHE M.GUY BELLEVILLE MONTRÉAL M.CLAUDE BERGERON GRAND-MÈRE MME HUGUETTE BERLATIE-JACQUES L'ASSOMPTION M.GILLES BERTHELET MONTRÉAL-NORD MME LISE BERTRAND SAINTE-ADÈLE MME MONIQUE BESNER LACHINE MME LISE BLANCHARD BROSSARD MME CAROLE BLEAU MONTRÉAL M.GASAINTON BOULAY VAL-DAVID MME HÉLÈNE BOURGEOIS MONTRÉAL MME ISABELLE BRAZEAU MONTRÉAL MME MICHELINE CARDIN LACHENAIE MME DIANE CARPENTIER NOTRE-DAME-DE-L'ÎLE-PERROT MME FRANCINE CHAMPAGNE SAINT-LAMBERT M.GUY CHAUSSE LAVAL MME MARTHE CHEVRON-LAVOIE SAINT-BRUNO MME THÉRÈSE CHOQUETTE LAVAL M.CLAUDE COMTOIS SAINT-BASILE-LE-GRAND M.JEAN-GUY LAFRAMBOISE PIERREFONDS MME ANDRÉE LAMOUREUX MONT-TREMBLANT M.JULES LAMY LASALLE M.JEAN-CLAUDE LANGEVIN LORRAINE M.ROBERT LANGLOIS ROCK FOREST M.GILLES LAROCHELLE MONTRÉAL MME LUCETTE LAROSE VARENNES MME LISE LAVALLÉE SAINT-BRUNO MME GINETTE LAVIGNE SAINT-ZOTIQUE MME SYLVIE LAVOIE SAINTE-ADÈLE MME MONIQUE L'ÉCUYER MONTRÉAL MME MONIQUE LEGAULT SAINT-EUSTACHE MME FRANCE LEMAIRE BOUCHERVILLE MME CLAUDETTE LESAGE LAVAL CLAUDE LUSSIER LAVAL MME JEANNE LUSSIER BOUCHERVILLE MME SYLVIE MARCHAND MONTRÉAL MME MARIE MARTINEAU DRUMMONDVILLE M.ANTOINE MASSABKI MONT-ROYAL MME DIANE MOREAU BOUCHERVILLE ALI MORIN LONGUEUIL M.GUY NADON SAINTE-THÉRÈSE M.RENÉ NOEL REPENTIGNY MME RITA OLIVIER VERDUN M.MICHEL PALARDY MONTRÉAL MME FRANCE-EDITH PERREAULT SAINT-JACQUES M.HUBERT POTVIN LAVAL M.MARCEL POULIN MONTRÉAL MME MARIETTE POULIOT LAVAL MME CLAIRE PROULX LASALLE MME SUZANNE RABY LAVAL MME PAULA RENAUD-HEBERT LAVAL MME ESTELLE RODRIGUE BOUCHERVILLE MME ANDRÉE RONDEAU BOUCHERVILLE MME NICOLE ROUSSEAU BOIS-DES-FILION M.ANDRÉ SAINT-HILAIRE LAVAL MME JEANNE D`ARC SARRAZIN BERTHIERVILLE MME NICOLE SEGUIN SAINT-LÉONARD MME SUZANNE SICOTTE-SCALVINI SAINTE-ANNE-DES-PLAINES MME OLGA SOMCYNSKY MONTRÉAL MME MURIEL STRASBOURG MONTRÉAL M.BILL SUNSTRUM SAINT-LIBOIRE MME CRYSTIANE THÉORET SAINT-EUSTACHE MME RAYMONDE THIVIERGE LONGUEUIL R.THIVIERGE SAINTE-THÉRÈSE M.NORMAND TOURANGEAU SAINTE-ADÈLE MME CÉCILE TREMBLAY BLAINVILLE MME YVETTE VALCOURT BROSSARD MME LUCIE VANASSE ANJOU MME LINA VANDETTE DELSON Voici les gagnants qui ont mérité le livre Chasseurs d'images et un t-shirt La Presse pour la Supergrille spéciale du 3 mars dernier.AMATEURS DE MOTS CROISÉS : À VOS CRAYONS ! 2946114A FRANÇOIS BOUGON Agence France-Presse LA TOUSSUIRE Ð Pendant une semaine, la station familiale de la Toussuire (en Savoie, est), à 1750 mètres, s'est mise aux couleurs de l'arc-en-ciel, signe de reconnaissance de la communauté homosexuelle, pour le premier « meeting international ski gay ».L'organisatrice, Florence Legat, 37 ans, a réussi à convaincre les « locaux » de l'intérêt de la manifestation, qui, jusqu'à vendredi, a attiré jusqu'à 200 personnes et mêlé compétitions sportives sur les pistes et soirées dans les bars et discothèques.« Le fait que je sois du pays a sans doute facilité les choses », explique-t-elle.En 1999, elle a repris l'hôtel familial ouvert en 1936 par sa famille d'adoption, dont l'un des membres est Jean-Noël Augert, champion du monde de ski en slalom à Val Gardena en 1969.L'ancienne gloire du ski est d'ailleurs l'un des parrains du meeting gay avec Marielle Goitschel, autre étoile du passé.Florence Legat, désormais à la tête d'un « hôtel gay et lesbien d'altitude », encore une première selon elle, se défend d'avoir voulu monter une « ski pride », à l'image des défilés organisés chaque année à l'occasion de la « gay pride », jour de la « fierté homosexuelle ».« J'ai réellement voulu sortir des gens d'un quartier, d'une ville, les faire rencontrer des gens du coin », affirme-t-elle, rétive à toute idée de « ghetto ».Et d'insister sur le but principal de son initiative, le versement des droits d'inscriptions et de dons aux associations Sol en Si, pour les enfants victimes du sida, et Étoile des neiges, pour la lutte contre la mucoviscidose.La mairie et les responsables de la station ont joué le jeu.L'office de tourisme de cette station de 8000 lits a accordé 200 000 francs (30 490 euros) qui ont notamment servi à payer les services d'une agence de communication.La société privée de remontées mécaniques n'a pas été en reste, qui a placé le logo de la manifestation sur ses forfaits.Le président de l'office de tourisme, premier adjoint au maire et hôtelier, Patrick Gilbert- Collet, se réjouit des retombées médiatiques : « Pour nous, le retour sur investissement, si on peut dire comme cela, est satisfaisant ».De plus, cette nouvelle clientèle est la bienvenue en pleine semaine creuse, juste avant les vacances de Pâques.Autre motif de satisfaction, le meeting n'a pas suscité de vagues.Au sein de la clientèle traditionnelle, les réticences ont été rares.« Un client a écrit pour se plaindre, affirmant ne plus vouloir revenir car ce n'était pas un spectacle pour ses petits-enfants », raconte le président de l'office de tourisme.Le maire de la commune, René Sibué, parle d'« opération commerciale ».« Je comprends que les gens qui travaillent sur la station y trouvent leur compte.Il ne faudrait pas non plus en faire trop de publicité », ditil.Dans sa chapelle, le curé du village, 77 ans, dont 30 passés au village, dénonce un « gros four ».Le père Pierre Michelland préfère citer en exemple le « championnat de France des familles », organisé cet hiver dans la station voisine du Corbier.EN BREF Gisèle Massé-Dufort 1er avril 2001 Heureux 80e anniversaire tes enfants, tes petits-enfants et ton mari.Sois comblée chère Gisèle.2947757 Au moins 20 morts AU MOINS 20 personnes sont mortes étouffées et 100 ont dû être hospitalisées à la suite d'un mouvement de foule autour du tombeau d'un religieux dans le centre du Pakistan hier, a annoncé la police.Des milliers d'hommes s'étaient massés dans une ruelle étroite menant à la porte d'accès de la sépulture de Baba Farib Shakar Gunj à Paktattan, à 180 kilomètres au sud de Lahore (centre-est).AFP Paparazzi agressé UN PAPARAZZI israélien a indiqué hier à l'AFP avoir été agressé par les gardes du corps de la princesse Caroline de Monaco et son mari, le prince Ernst-August de Hanovre, en déplacement en Israël.Daniel Cohen de l'agence Angeli a expliqué qu'il attendait dans sa voiture l'autobus devant emmener une vingtaine de personnes, en excursion sur la mer Morte.AFP 7LP1601A0401 a16dimanche 7LP1601A0401 ZALLCALL 67 00:52:35 04/01/01 B A16 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1er AVRIL 2001 FORUM Clone ou clown?p g r a v e l @ l a p r e s s e .c a On peut en rire ou en pleurer.Mais à moins d'être irrémédiablement envoûté par ce gourou, on hésite entre le fou rire, la gêne ou l'inquiétude devant le spectacle loufoque de Claude Vorilhon, dit Raël, vantant les mérites du clonage humain à des parlementaires américains.Ayant manoeuvré pour être entendu, en tant qu'associé à un projet en ce sens, par un sous-comité du Sénat, ce dernier n'aura, en tout cas, rien fait pour aider à la crédibilité de cette hypothèse scientifique.Au contraire.En la reliant à ses élucubrations habituelles sur la dimension religieuse de la science et sur la conformité de cette expérience avec les soi-disant enseignements de Elohims, Vorilhon n'aura finalement qu'apporté un peu plus d'eau au moulin de ceux qui se méfient ou du moins prônent la plus grande prudence face à cette expérience.Et qui s'opposent à la tentation de transposer immédiatement chez des humains le fruit de recherches qui ne sont pas encore concluantes chez les animaux.À vrai dire, nul n'est en mesure de dire aujourd'hui avec un minimum de sérieux où s'arrêtera la science.Ni à partir de quand ce qui apparaît impensable maintenant sera devenu monnaie courante.Exactement comme nos ancêtres, pas si lointains, auraient sans doute poussé des hauts cris horrifiés si on leur avait annoncé qu'un jour leurs descendants pourraient profiter de transplantations du coeur ou d'à peu près tout autre organe.Sauf que ces progrès n'ont pas été réalisés pour se conformer aux directives d'une quelconque race supérieure qui, d'une autre planète, enseignerait aux pauvres humains la marche à suivre pour enfin échapper à la mort.Ni encore moins pour soulager la douleur de parents effondrés, mais aussi et surtout fortunés, prêts à payer un demi million de dollars pour tenter de faire revivre leur bambin mort à dix mois à la suite d'une erreur médicale.Aussi spectaculaires soient-ils, en bout de ligne, les progrès réalisés en médecine ou en biologie ne l'ont été qu'au terme de longs tâtonnements, d'erreurs coûteuses et au terme d'expériences répétées et rigoureuses chez les animaux.Avec, en arrière-plan, un constant souci de prudence avant d'autoriser la transposition de ces opérations chez des êtres humains.Avec, en corollaire, la plus grande sévérité pour les illuminés qui, dans le plus profond secret ou à l'ombre des fours crématoires en Allemagne nazie, en prenaient à leur aise avec la dignité humaine en transformant en vulgaires rats de laboratoires des otages incapables de se défendre.En donnant des allures de cirque à ce débat fort important, Claude Vorilhon n'a pas fait avancer les discussions sur le clonage.Il a tout au plus montré son vrai visage : celui d'un clown dont il est, pour l'instant, difficile de savoir s'il est surtout lamentable ou dangereux.Pascal Élie, collaboration spéciale Droits réservés DANS LA PRESSE ANGLOPHONE La pagaille s'empare d'Ottawa m a r i e - c l a u d e .l o r t i e @ l a p r e s s e .c a Une fois de plus, les déboires du premier ministre Jean Chrétien avec son terrain de golf, l'Auberge Grand-Mère et compagnie, ont fasciné pendant toute la semaine les journaux anglophones.Encore plus que les journaux francophones, c'est tout dire.Mais il y a un autre sujet qui a également retenu pas mal d'attention en anglais : les déboires de la secrétaire d'État au multiculturalisme, Hedy Fry.Mme Fry (voir texte ci-dessous) est une élue de Vancouver, c'est elle qui a battu Kim Campbell dans son propre comté en 1993.Mme Fry a déclaré la semaine dernière aux Communes que Prince-George, une petite ville forestière de la Colombie-Britannique, était le théâtre de gestes racistes et qu'on y brûlait notamment des croix, geste évoquant les horreurs du Klu Klux Klan.Toute la semaine, les journaux anglophones ont suivi les propos de Mme Fry, qui a dû revenir sur ses paroles à plusieurs reprises (apparemment, ce n'est pas vrai qu'on fait ça à Prince-George) et qui a eu besoin de l'aide du premier ministre et de plusieurs gardes de sécurité pour pouvoir faire face à l'opposition et aux journalistes.L'opposition et les médias ne l'ont pas laissée d'une semelle.Le sujet a été traité en une.Les chroniqueurs politiques se sont penchés sur le dossier.Les éditorialistes aussi.Vers la fin de la semaine, Chrétien en était venu à la défendre en disant que ce n'était pas vrai qu'elle avait demandé de l'aide à la GRC pour venir appuyer, après coup, les accusations de racisme déjà lancées.Et Sheila Copps la défendait en insultant d'autres députés.Bref, le grand désordre s'est emparé d'Ottawa autour de cette affaire.The Gazette a demandé la démission de Mme Fry.Le National Post aussi.« Si le scandale de Grand-Mère ne dominait pas les nouvelles et les débats parlementaires, Hedy Fry, la ministre du Multiculturalisme, aurait probablement déjà été congédiée.Elle le mérite.Ses derniers commentaires et ses derniers gestes ont été disgracieux », a écrit le National Post.« Pour Mme Fry, le racisme est une accusation bon marché qu'on peut lancer sans morale, pour des bienfaits politiques temporaires.Pourquoi est-elle encore porte-parole du gouvernement ?Elle n'a ni le jugement ni l'intégrité.Elle doit partir.» Mais tout cela n'a certainement pas fait oublier l'affaire du moment, celle que certains ont surnommée : le Shawinigate.Margaret Wente, chroniqueuse au Globe and Mail, trouve toute cette histoire bien à l'image du Canada : plutôt ennuyeuse.« La grand-mère de tous les scandales, dit-elle.Il n'y a pas de Jean Chrétien sexe.Il n'y a pas de violence.Il n'y a pas de vendeurs d'armes internationaux ou d'espions ou de pots-de-vin pour des contrats militaires de milliards de dollars ou de sab o t a g e d ' e n n e m i s politiques.Peu importe comment on le regarde, les sommes en jeu sont ridiculement petites.(.) Les Américains, eux, savent comment avoir un scandale qui a de l'allure.Ils ont des femmes sexy qui font de grosses contributions financières à leur président, puis qui demandent pardon pour leurs ex-maris millionnaires et fugitifs.» Dans les éditoriaux, on sent les journalistes du Globe un peu exaspérés par toute cette affaire.« Sans grand problème et avec un peu de candeur même si c'est rare, de la part du premier ministre Jean Chrétien, toutes les protestations autour de ses obscures affaires dans son comté auraient pu être évitées.À la place, aidé de son conseiller à l'éthique (choisi par lui-même) Howard Wilson, il s'est lancé sans vergogne dans une sorte de jeu sémantique où il a mis tout le monde au défi de l'attraper.Cela entrave les travaux du Parlement depuis des mois et on n'en voit pas la fin.Et il n'a personne d'autre à blâmer que lui-même.» Cela dit, il reste quand même des journalistes pour prendre la défense de M.Chrétien.Le chroniqueur Hugh Winsor du Globe, par exemple, a pris la défense du premier ministre en disant qu'il avait encore droit à un peu de protection de sa vie privée, pour ses finances et qu'il était donc exagéré de lui demander de rendre tous ses documents publics, ce que veut l'opposition pour comprendre de A à Z tout ce qui s'est passé autour de la vente du fameux terrain de golf de M.Chrétien à côté de l'auberge Grand- Mère.Jeffrey Simpson du Globe aussi, trouve quant à lui qu'il n'y a carrément pas de scandale dans toute cette affaire.« Tout ce qu'on peut dire c'est que M.Chrétien a senti des pressions politiques avant les élections de 1997.Il faisait face à une solide opposition de la part du Parti québécois.Il ne voulait pas perdre son siège.Et il a fait face, comme c'est le cas pour plusieurs politiciens fédéraux au Québec (et ailleurs), aux demandes des gens sur place lui demandant de rapporter sur place un peu de bacon fédéral.Tout cela explique, même si ce n'est pas une excuse pour dire que c'était une bonne décision de gestion publique, le contexte dans lequel cet argent fédéral est arrivé dans Saint-Maurice, juste avant les élections, tout comme l'argent arrivait dans le comté québécois de Brian Mulroney.» Mais Andrew Coyne, dans le National Post, ne pense pas du tout comme ça.« Était-il en position pour profiter de la situation ?Au moins potentiellement.Et c'est suffisant », a écrit M.Coyne.n n n En terminant.Au Québec, The Gazette a écrit un éditorial sur l'affaire Claudel Toussaint.Le quotidien affirme : « Si le Parti québécois est sérieux quand il dit qu'il veut attirer des femmes et des allophones, ce n'est pas la façon d'agir.La négligence dont on a fait preuve dans le dossier de M.Toussaint montre de la condescendance à l'endroit des deux groupes.L'affaire Toussaint va sans aucun doute faire du mal au PQ à la partielle dans Mercier.Si le PQ veut faire des percées chez les allophones, la moindre des choses est de mettre de l'avant des candidats dont les vies personnelles correspondent aux valeurs des Québécois.» Hedy Fry Congédiez Mme Fry! Ce texte est une traduction d'un éditorial paru dans The Gazette, le mercredi 28 mars.En tant que secrétaire d'État au multiculturalisme, Hedy Fry est supposée mener les efforts d'Ottawa pour favoriser la tolérance et le respect chez les Canadiens d'origines diverses.C'est un poste qui demande du tact autant qu'un certain zèle appliqué de façon judicieuse.Mme Fry n'a démontré aucune de ces deux qualités la semaine dernière, quand elle a insulté les résidants d'une petite ville de l'intérieur de la Colombie-Britannique.Sa performance épouvantable et ses tentatives boiteuses pour revenir sur ce qu'elle a dit font qu'aujourd'hui, elle n'a plus la moindre crédibilité.Les résidants de Prince-George ne méritaient pas qu'on associe leur ville à des croix brûlées, comme l'a fait Mme Fry de façon insouciante la semaine dernière quand elle a dit aux Communes que « des croix sont brûlées sur les gazons à Prince-George pendant qu'on parle ».Quand on a remis son affirmation en question, la députée de Vancouver a admis qu'il était peutêtre vrai que des croix ne brûlaient pas à ce moment-là précisément, mais elle a continué de dire qu'elle faisait référence à un incident récent dont le maire de la ville en question lui avait parlé dans une lettre.Ses commentaires ont déconcerté la police et les groupes antiracistes de la Colombie-Britannique, tout comme les dirigeants de Prince- George, qui ont dit qu'ils ne connaissaient pas l'existence d'une telle lettre.Le lendemain, Mme Fry a reculé encore un peu plus en disant qu'elle regrettait d'avoir fait un lien entre Prince-George et un crime haineux spécifique, en laissant entendre tout de même qu'elle continuait de croire que la ville était une sorte de havre pour les racistes.Lundi, alors que les protestations continuaient, Mme Fry a laissé entendre qu'elle faisait erreur sur la ville, laissant l'impression cette fois qu'elle pensait que les croix se faisaient brûler ailleurs ces jours-ci.L'ironie, c'est que l'insinuation de Mme Fry est arrivée le jour où Prince-George recevait une médaille du gouvernement de Colombie- Britannique pour ses efforts contre le racisme.Il y a quelques années, la ville s'est autodéclarée « zone libre de toute activité haineuse ».Mais pour Prince-George, le moment choisi pour les commentaires de Mme Fry n'avait rien d'anodin.La ville est en pleine campagne de recrutement d'infirmières et de médecins, elle est en train de faire des investissements pour créer des emplois et l'industrie forestière, très importante dans ce coin, fait face à une période d'incertitude.Des mots lancés avec insouciance peuvent avoir des conséquences.Mais jusqu'à présent, les mots insouciants de Mme Fry (et ce n'était pas la première fois qu'elle en lançait) ont eu peu de conséquences pour elle.Elle a fait des allégations non fondées semblables au sujet de Kamloops, en Colombie- Britannique, il y a quatre ans.Et durant la dernière campagne électorale fédérale, elle a fait des commentaires aux relents d'intolérance au sujet des croyances religieuses du leader de l'Alliance canadienne, Stockwell Day.Cette fois-ci, il faudrait qu'il y ait des conséquences.Le racisme et l'intolérance continuent d'être des problèmes sociaux au Canada.Mais une personne qui a déjà fait preuve d'intolérance (et qui a déjà crié au loup sans raison) n'est pas la mieux placée pour ce job.Si Mme Fry n'a pas l'élégance de démissionner du cabinet, le premier ministre Chrétien devrait la mettre à la porte. 7LP1701A0401 a17dimanche 7LP1701A0401 ZALLCALL 67 00:52:24 04/01/01 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1er AVRIL 2001 A17 À VOTRE TOUR Célibataires en voie de disparition BENOÎT-MARC BOYER L'auteur habite à Montréal.Avez-vous remarqué que, pour la deuxième année consécutive, notre bon percepteur d'impôts provincial considère que la seule manière de s'identifier auprès de lui est d'être avec ou sans conjoint (courez vérifier la case 12 de l'identification de votre formulaire d'impôt !).Ainsi, il ne semble plus permis d'être tout simplement célibataire.On se définit maintenant, dans cette société qui se veut pourtant distincte, par rapport à un conjoint, que l'on a (jouissant alors de la normalité, je présume), ou que l'on n'a pas (en attendant de s'en trouver un pour enfin être comme tout le monde).Du haut de mes 35 ans, je me rappelle un certain temps où il était possible de tout simplement vivre seul.C'était l'époque où la variété de la population s'exprimait par divers états de vie, et s'enrichissait de ces différences.Qui n'avait pas alors, dans sa famille, rapprochée ou plus lointaine, une tante religieuse ou un oncle prêtre ?C'était le temps où cousine une telle avait décidé de rester seule pour prendre soin de ses parents.Mais les temps ont bien changé et il n'est plus question d'être simplement célibataire.Allons, soyons de notre époque : sans conjoint, quelle vie ?Pourtant, lorsque vient le temps de faire garder l'adorable chérubin, vers quelle ressource se tourne-t-on spontanément ?« Tu verras, cela va te désennuyer, tu es toujours seul ! » Encore chanceux lorsque c'est un neveu que l'on garde plutôt qu'un caniche, une perruche ou des plantes vertes ! Et pour déménager, qui de mieux que le beaufrère esseulé ?« Je savais que tu allais dire oui, tu n'as pas de conjointe.» Pas de conjointe, mais un mal de dos assuré ! Et quand les « normaux » manquent de temps pour boucler les commissions ?« Appellele, il va sûrement accepter.» Accepter de faire la tournée des centres d'achats ! Puisque l'espèce rare (mais pas tant que cela, lorsqu'on s'y arrête) semble toujours d'actualité, au moins lorsqu'on a besoin d'elle, serait-il possible de lui faire retrouver son identité propre qui n'est justement pas d'être sans conjoint, mais d'être, et d'exister (oui ! oui !), même si on est seul ?Célibataires de tous les pays, unissezvous.mais sans conjoint ! Les mères qui décident d'intégrer le marché du travail ou de poursuivre une carrière professionnelle n'aiment pas moins leurs enfants pour autant.Maman à temps partiel?J U L I E POIRIER L'auteure est une Montréalaise.Je raconte souvent cette anecdote aux jeunes femmes qui m'entourent et qui jonglent avec l'idée de la maternité.Le jour où on a mis mon fils dans mes bras, une bouffée d'émotions m'a envahie.C'était physique, mon coeur était serré dans ma cage thoracique, mon souffle était coupé.Et la première réflexion qui m'est venue était : « Mon Dieu que maman nous aimait ! » Dix ans plus tard, une merveilleuse petite princesse venait confirmer ce qui n'est pour beaucoup qu'une évidence rationnelle.Vingt ans ont passé.Mes opinions politiques ont évolué.J'ai changé d'emploi.Nous avons divorcé.Bref, le tableau n'est plus le même.Mais pas une seule journée ne passe sans que de telles émotions ne refassent surface.La sensibilité, la maturité, l'humour ou l'intelligence de mes enfants m'émeuvent encore chaque jour.Parfois une remarque bien à propos de ma fille au déjeuner, l'enthousiasme de mon fils pour sa passion, la musique, me suivent et m'arrachent des sourires jusqu'au travail.Bien sûr, il y a des disputes, des accrochages, de l'impatience, des soirs de fatigue, des chicanes de devoir et de télévision ; mais il y a surtout plein de bavardages, de confidences, de taquineries, de rires et de « je t'aime » spontanés qu'on s'échange tous les jours.Pourquoi me répandre en sentiments comme ça aujourd'hui ?Pour mes enfants ?Non, tout cela ils le savent bien.C'est que, depuis qu'on a commencé à parler d'un salaire pour le parent au foyer, il ne se passe pas une semaine sans qu'on ne revienne avec ces notions de « parent temps plein », de familles éclatées, d'enfants abandonnés par des parents qui travaillent, ou encore avec la nostalgie de nos anciennes familles où tous les enfants étaient heureux et équilibrés parce que maman était au foyer.« La mémoire est une faculté qui oublie », dit le dicton.Je travaille à temps plein et je partage la garde de mes enfants avec un très bon père qu'ils adorent.Quelle sorte de mère suis-je ?Mère au QUART DE TEMPS.Non, nous sommes des parents engagés et nos enfants nous habitent et nous habiteront à la vie à la mort.Je travaille par nécessité, mais surtout par choix.J'aime partir le matin, j'aime mon milieu de travail, j'aime les gens que j'y côtoie et j'aime ce que j'y fais.Bref, j'aime travailler à l'extérieur.Bien que je me trouvais tout à fait compétente pour être mère, je savais reconnaître mes faiblesses.Le bricolage, la peinture à doigts à quatre pattes, la sortie quotidienne au parc l'été, ou dans la neige l'hiver, toutes des activités pédagogiques indispensables, tout cela au quotidien me dépassait.D'ailleurs, je n'aurais pas été institutrice au primaire ou éducatrice en garderie.J'ai donc décidé de confier ces activités à des gens plus qualifiés et compétents qui, comme moi, aiment leur travail.Je l'ai fait par choix personnel.Il serait trop facile de dire que je l'ai fait pour les enfants comme c'est la mode du jour.D'autre part, je connais des femmes qui sont très compétentes à ce niveau et qui font le choix personnel (ou qui rêveraient de pouvoir le faire) d'accomplir elles-mêmes ces tâches éducatives.C'est pour ce travail qu'elles méritent très probablement une compensation financière au moins égale à ce que recevrait quotidiennement une garderie pour chacun des enfants et que le gouvernement économise par le fait même.Mais cette rémunération ou compensation n'a strictement rien à voir avec l'amour et l'engagement affectif.Car le désengagement, le manque de discernement, la manipulation, l'abus de pouvoir, la dépendance affective.toutes ces choses qui nuisent aux enfants peuvent se retrouver chez tous les parents.Ceux qui travaillent comme ceux qu'on dit « à temps plein ».La famille idéale existe-t-elle ?Les enfants de parents divorcés ont-ils le monopole de la délinquance, du décrochage scolaire et des problèmes affectifs ?Les familles unies aujourd'hui sont-elles à l'abri d'une séparation demain ?Cette mère qui restait à la maison, il y a quarante ans, avec ses cinq ou six enfants, sans les facilités d'aujourd'hui, partait-elle tous les jours au parc, avait-elle beaucoup de temps pour leur faire la lecture et du bricolage entre le ménage, les lavages et les gros repas pour sa marmaille ?Soyons réalistes, nous jouions surtout entre nous pendant qu'elle s'éreintait, comme aujourd'hui nos enfants jouent ensemble à la garderie.Et les plus riches allaient au pensionnat.Pourtant, elles nous aimaient à temps plein nos mères ! Qui en douterait ?Heureusement, de plus en plus les familles ont le nombre d'enfants qu'elles désirent et la mère (ou le père) qui choisit de rester à la maison a plus de temps à accorder aux enfants eux-mêmes qu'aux tâches ménagères.Tâches qui n'échappent malheureusement à aucun parent.En finissant on parle souvent de maman à temps plein par rapport à la maman qui travaille.Alors, ce bon vieux papa de la famille idéale d'antan qui travaillait cinq, six jours par semaine était-il moins un père ?Être parent (bon ou moins bon), c'est l'affaire de chaque minute d'une vie.À titre d'auteur de la lettre primée de la semaine, Mme Poirier recevra un exemplaire de l'édition reliée de luxe de notre volume Les meilleures photos des photographes de La Presse et The Gazette.LETTRE DE LA SEMAINE Santé mentale: une empathie purement politique?PHOTO DENIS COURVILLE, La Presse Julie Poirier JEANNINE CROTEAU Monsieur Rémy Trudel, ministre de la Santé et des Services sociaux, En septembre dernier, lors du Forum santé mentale, j'ai eu l'occasion de partager avec Mme Marois les difficultés vécues en tant que mère d'un fils atteint de maladie mentale.J'étais heureuse de raconter qu'elle m'avait écoutée respectueusement.Enfin de l'espoir et de la reconnaissance face aux besoins découlant de la désinstitutionnalisation.Oui, de l'espoir.Enfin, dans ma naïveté et dans ma candeur, je l'ai crue ou je voulais le croire.Le discours politique laissait sous-entendre que le gouvernement reconnaissait qu'il devait aider les familles et les proches des personnes atteintes de maladie mentale.La ministre de l'époque reconnaissait également que le fardeau des familles était lourd, trop lourd.C'est pourquoi nous nous retrouvons plus de 8500 familles inscrites dans 45 associations réunies au sein de la Fédération des familles et amis de la personne atteinte de maladie mentale (FFAPAMM).J'ai utilisé les services d'une de ces associations.J'y fus accueillie, écoutée, réconfortée et aidée.Depuis, j'en suis devenue la présidente et depuis quelques années, j'assiste régulièrement aux rencontres du conseil d'administration de la FFAPAMM où j'ai le privilège d'échanger avec des personnes en provenance de toutes les régions du Québec.C'est pourquoi je suis en mesure de vous parler de l'ampleur des besoins.Votre ministère reconnaît que près d'une personne sur cinq souffrira de maladie mentale un jour ou l'autre.Imaginez le nombre de familles et d'amis qui auront l'obligation d'apporter aide et soutien aux leurs.À ce 20 % de la population, on affecte moins de 9 % des budgets de la santé.Lors du Forum, votre ministère annonçait l'injection d'un maigre huit millions de dollars supplémentaires.Les besoins pour combler le manque à gagner de nos associations est à lui seul de 6,4 millions ! Morcellement et mode de distribution aléatoire sont le lot des régions, situation qui place la majorité de nos associations dans des situations extrêmement précaires.Monsieur Trudel, les familles ont besoin de l'aide et du soutien apportés par chacune des associations membres de la FFAPAMM.Des personnes comme moi, il y en a des milliers au Québec et sachez que votre gouvernement nous a utilisés à outrance.C'est terminé, nous avons atteint notre limite.Tout comme nos proches, nous avons besoin d'aide.J'ai participé de bonne foi au Forum santé mentale organisé par votre prédécesseur.j'ai cru en elle et j'ai été déçue.Pourrons-nous croire en vous ou serons-nous encore une fois confrontés à une empathie strictement politique ?La compassion discrète de nos politiciens MARTINE LACROIX L'auteure est bénévole au Club Compassion de Montréal.Selon le député bloquiste Bernard Bigras, 80 % des députés présents en Chambre, en mars 1999, ont voté en faveur de sa motion demandant la légalisation de la marijuana à des fins thérapeutiques.Je suis bénévole au club Compassion de Montréal, depuis les tout débuts de sa fondation.Je m'intéresse évidemment à tous les aspects de ce débat.Et j'avoue que ce pourcentage de 80 % avancé par M.Bigras m'a grandement étonnée.Non pas que je mette en doute sa parole.Je trouve seulement que tous ces politiciens qui appuient la légalisation du cannabis à des fins médicales se font bien discrets.À part Bernard Bigras et Pierre-Claude Nolin, quel autre politicien s'est manifesté publiquement et surtout de façon ferme pour appuyer cette cause ?La timidité de nos politiciens en ce qui concerne ce débat m'a semblé particulièrement flagrante à l'époque où sont survenues les arrestations de Marc-Boris Saint-Maurice et Alexandre Néron, qui étaient alors deux bénévoles au club Compassion.Heureusement que monsieur et madame Tout-le-monde n'hésitent pas, eux, à exprimer leur sensibilité envers cette cause.En effet, lorsque je réponds au téléphone au club Compassion, c'est souvent pour entendre de simples citoyens nous témoigner leur encouragement ou encore nous demander si la police nous harcèle, quand ce n'est pas pour nous dire qu'ils ont hâte que leurs élus soient enfin sur la même longueur d'onde qu'eux en ce qui concerne la législation de la marijuana à des fins thérapeutiques.À chaque fois, cela nous touche.En mon nom et en celui des autres membres du club Compassion, je tiens à les remercier.Piteuses gazelles DANIEL THÉBERGE L'auteur est un résidant de Montréal.J'ai payé mes taxes municipales à temps ; je suis poli avec mon voisin (encore plus si elle est jolie) ; j'essaie d'entretenir des rapports autres que monétaires avec mon garagiste : au cinéma, j'attends en file pour payer mon ticket et, dans la salle, sans la moindre protestation, je me tape 25 minutes de pubs.Mais parfois, le citoyen ordinaire, allez donc savoir pourquoi, il lui vient un léger ras-le-bol.Comme une irascibilité à l'affût d'un petit rien, d'un détail infime pour éclater.Aujourd'hui, en ce jour de pluie hivernale, ô joie, il a trouvé sans même chercher, comme ça.Devinez où ?Pas plus loin qu'au coin de la rue.Là, les deux pieds dans la gadoue, j'ai eu une nette révélation : un type bien placé à la ville, responsable de réaménagement de nos rues, genre ingénieur ou technocrate, eh bien jamais il n'emprunte les trottoirs conçus par lui.Où dîne-t-il ?S'emmure-il dans son bureau midi venu ?Et la nuit ?Se recroqueville- t-il sous son bureau ?Jamais il ne les emprunte car, depuis belle lurette, il aurait vu que lorsque fond la neige, tous les coins de rue Ð tous Ð, en raison des descentes pour fauteuils roulants, se transforment en marres et le piéton piégé piétine.Hélas ! je ne peux lui parler en personne.Si c'était le cas, je lui demanderais de verser devant moi de l'eau dans un bol.Ainsi je lui fournirais la preuve indubitable que le liquide s'amasse à l'intérieur des parois, le bol étant ni plus ni moins l'équivalent d'un trou.Ensuite, bol à l'envers, je lui dirais de verser de nouveau.Évidemment, l'eau s'écoulerait tout autour.Autre édifiante découverte : sur le récipient, devenu l'équivalent d'une bosse, l'eau ne s'accumule plus.Alors je le prendrais par la main et l'entraînerais gentiment au coin d'une rue, n'importe laquelle, par une glaciale journée de flotte.Je lui demanderais s'il sent quelque chose de froid s'infiltrer dans ses jolis souliers vernis.En répondant « de l'eau ! », peut-être la lumière se frayerait-elle un passage dans son esprit ?Quelqu'un de sensé pourrait-il m'expliquer comment il se fait que cet ingénieur, tout patenté soit-il, n'ait pas trouvé comment faciliter la circulation des fauteuils roulants sans que les bipèdes, eux, se mouillent à tout coup les pieds ?Au lieu d'abaisser le trottoir et ainsi créer de toute pièce des trous d'eau infranchissables, pourquoi n'a-til pas eu l'idée de remonter l'asphalte de la rue, à égalité du trottoir ?Et s'il était tout simplement méchant, ce type ?Jumelles en main, s'il attendait le printemps pour se gausser des sautillements des citoyens ordinaires, comme autant de piteuses gazelles ?Abaisser les trottoirs ou remonter la chaussée? 7LP1801A0401 A 18 dimanche 7LP1801A0401 ZALLCALL 67 00:52:09 04/01/01 B A 1 8 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1e r A V R I L 2 0 0 1 2920543A "]
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