La presse, 1 avril 2001, B. Lectures - Arts et Spectacles
[" 7LP0101B0401 B 1 dimanche 7LP0101B0401 ZALLCALL 67 00:59:19 04/01/01 B Les Éditions internationales Alain Stanké SO N EXCELLENCE BERN ARD DORIN Ty Cobb Babe Ruth George Washington Lucille Ball Alexander Graham Bell Amelia Earhart Thomas Alva Edison Albert Einstein Houdini Warren G.Harding Jonh F.Kennedy Jackie Robison Judy Garland Ulysses Simpson Grant Thomas Jefferson Meyer \u201cLittle Man\u201d Lansky Rod Sterling John Sutter William Marcy \u201cBoss\u201d Tweed Jean Paul Getty Howard Hughes Jonh D.Rockefeller Leland Stanford Enrico Caruso James Dean Marilyn Monroe Jacqueline Kennedy Onassis Elvis Presley Ty Cobb Babe Ruth George Washington Lucille Ball Alexander Graham Bell Amelia Earhart Thomas Alva Edison Albert Einstein Houdini Warren G.Harding Jonh F.Kennedy Jackie Robison Judy Garland Ulysses Simpson Grant Thomas Jefferson Meyer \u201cLittle Man\u201d Lansky Rod Sterling John Sutter William Marcy \u201cBoss\u201d Tweed Jean Paul Getty Howard Hughes Jonh D.Rockefeller Leland Stanford Enrico Caruso James Dean Marilyn Monroe Jacqueline Kennedy Onassis Elvis Presley Ty Cobb Babe Ruth George Washington Lucille Ball Alexander Graham Bell Amelia Earhart Thomas Alva Edison Albert Einstein Houdini Warren G.Harding Jonh F.Kennedy Jackie Robison Judy Garland Ulysses Simpson Grant Thomas Jefferson Meyer \u201cLittle Man\u201d Lansky Rod Sterling John Sutter William Marcy \u201cBoss\u201d Tweed Jean Paul Getty Howard Hughes Jonh D.Rockefeller Leland Stanford Enrico Caruso James Dean Marilyn Monroe Jacqueline Kennedy Onassis Elvis Presley Ty Cobb Babe Ruth George Washington Lucille Ball Alexander Graham Bell Amelia Earhart Thomas Alva Edison Albert Einstein Houdini Warren G.Harding Jonh F.Kennedy Jackie Robison Judy Garland Ulysses Simpson Grant Thomas Jefferson Meyer \u201cLittle Man\u201d Lansky Rod Sterling John Sutter William Marcy \u201cBoss\u201d Tweed Jean Paul Getty Howard Hughes Jonh D.Rockefeller Leland Stanford Enrico Caruso James Dean Marilyn Monroe Jacqueline Kennedy Onassis Elvis Presley Ty Cobb Babe Ruth ington Lucille Ball Alexander Graham Bell Amelia Earhart Thomas Alva Edison Albert Einstein Houdini Warren G.Harding Jonh F.Kennedy Jackie Robison Judy Garland Ulysses Simpson Grant Thomas Jefferson Meyer \u201cLittle Man\u201d Lansky Rod Sterling John Sutter William Marcy \u201cBoss\u201d Tweed Jean Paul Getty Howard Hughes Jonh D.Rockefeller Leland Stanford Enrico Caruso James Dean Marilyn Monroe Jacqueline Kennedy Onassis Elvis Presley etRICHES CÉLÈBRES Michael Reynard LES SECRETS DE LEUR FORTUNE editions@stanke.com www.stanke.com (514) 396-5151 LES SECRETS DE LEUR FORTUNE Ty Cobb Babe Ruth George Washington Lucille Ball Alexander Graham Bell Amelia Earhart Thomas Alva Edison Albert Einstein Houdini Warren G.Harding John F.Kennedy Jackie Robison Judy Garland Ulysses Simpson Grant Thomas Jefferson Meyer \u201cLittle Man\u201d Lansky Rod Sterling John Sutter William Marcy \u201cBoss\u201d Tweed Jean Paul Getty Howard Hughes John D.Rockefeller Leland Stanford Enrico Caruso James Dean Marilyn Monroe Jacqueline Kennedy Onassis Elvis Presley 2926674A 7LP0201B0401 b2 lectures dimanche 7LP0201B0401 ZALLCALL 67 00:53:01 04/01/01 B PÉTILLON Suite de la page B1 ROMAN S'il ne possède pas l'art du dessin de Cabu pour la précision, ou le grand style fignolé de certains dessinateurs comme Aislin ou notre Chapleau, Pétillon a amené en revanche au Canard un sens de l'absurde qui renouvelle un peu la satire politique.À cheval sur le Canard Ð qui lui prend trois jours par semaine Ð et sur des albums de BD qui demandent une bonne année de travail, Pétillon fait partie ces jours-ci de la poignée de « bédéistes » qui marchent le mieux à Paris.Installé dans un bel appartement lumineux Ð plus bourgeois qu'artiste ou atelier Ð proche du canal Saint-Martin à Paris, Pétillon est donc un dessinateur heureux et comblé.Même s'il a au fond de l'oeil cette mélancolie bizarre qu'on trouve souvent chez les auteurs de BD rigolotes, Cabu, Wolinski, Bretécher et quelques autres.Avec L'Enquête corse, il a trouvé de loin son meilleur vendeur.Mais les diverses aventures de ce demeuré de Jack Palmer Ð c'est la 13e à ce jour Ð se sont toujours bien vendues.Entre autres un épisode qui mettait en scène Bernard Pivot et un auteur frustré, et qui s'intitulait Les Disparus d'Apostrophes.À l'oeuvre sur sa planche à dessin depuis plus de 30 ans, il a ramé et bourlingué comme la plupart de ses congénères : un contrat par-ci, une pige par-là, avec souvent de fameux trous d'air dans le plan de vol.Comme tout le monde, Pétillon a travaillé un peu partout, y compris à Pilote, qui fut dans les années 1970 un lieu de rencontre ou de passage de la plupart des grands noms de la BD.Il a connu à ses débuts les journaux un peu obscurs, à la trésorerie défaillante.Mais aussi les quotidiens qui mouraient, comme le Matin de Paris, disparu à la fin des années 1980, et où il s'était fait connaître par un « comic strip » quotidien, Le Baron Noir, qui paraissait côte à côte avec Le Café de la plage de Régis Franc.Être auteur de BD à son compte à Paris Ð c'est-à-dire non salarié Ð c'est un peu beaucoup de la navigation en solitaire au milieu des aléas de l'édition.Certes, les aventures corses de Jack Palmer ont cette fois dépassé toutes les prévisions, mais, de manière générale, Pétillon n'est pas trop du genre à se lamenter sur les infortunes de la profession.« Il est clair que les nombreux périodiques de BD ont presque tous disparu Ð à deux modestes exceptions près Ð, en revanche les ventes d'albums n'ont jamais aussi bien marché.» Et comme il a l'impression aujourd'hui d'avoir trouvé son filon Ð moitié politique moitié rigolade absurde Ð il est en train de récidiver à propos des actuels et colossaux scandales politico-financiers qui agitent la France : les millions de dollars envolés chez Elf-Aquitaine, l'ancien ministre Roland Dumas menacé de prison ferme, avec sa maîtresse Deviers- Joncour qui a touché des commissions de près de 15 millions de dollars, etc.Une affaire française Évidemment, la Corse est une affaire très française (c'est encore aujourd'hui une Région française).C'est même un sujet de plaisanterie permanente dans le pays : « Comment appelle-t-on un Corse qui travaille ?On dit : un terroriste.» L'île de Beauté, jamais vraiment pacifiée depuis Bonaparte, reste tiraillée entre mafias, clans, électeurs fantômes, faux éleveurs consommateurs de subventions publiques, et divers bandits d'honneur (aujourd'hui la demi-douzaine de groupes nationalistes clandestins).Mais, d'une certaine manière, tout est tellement exagéré.Dans cette île, les affaires locales finissent par avoir une dimension (comique) universelle.Pétillon a donc envoyé dans cet enfer méditerranéen (où le paresseux est roi) ce gros zombie de Jack Palmer, détective privé à la recherche d'un certain Ange Leoni, qui a hérité d'un bout de bergerie avec oliviers quelque part dans la montagne.Oui mais : cet Ange Leoni, que Palmer cherche sans la moindre arrière-pensée, est à peu près l'homme le plus recherché du pays ces jours-ci.La gendarmerie, la police judiciaire, la brigade antiterroriste (qui se tirent dans les pattes à longueur de journée) lui courent après pour des attentats.De leur côté, quatre ou cinq groupes clandestins rivaux aimeraient lui mettre la main dessus parce qu'il a successivement piqué dans la caisse de chaque mouvement.Où donc trouver cet Ange Leoni ?Il y a bien son avocat, mais il est en prison pour terrorisme.L'avocat de son avocat ?Dans cette île où l'on ne parle guère aux étrangers (à moins qu'ils ne soient installés depuis cinq générations certifiées), l'enquête menée par Palmer dans les bistrots du coin aboutissent surtout à provoquer panique et agitations diverses, nouveaux règlements de compte entre clandestins, des attentats en série.On ne sait par quel hasard Ð seraitce la crainte d'un plasticage ?Ð aucun bédéiste ne s'était jusqu'à maintenant lancé dans le maquis de l'absurdité corse.Les « continentaux » qui font le compte des attentats annuels Ð mais aussi des énormes subventions versées à cette population de 250 000 habitants Ð ont beaucoup apprécié cet humour corrosif sur la farce insulaire.De manière plus surprenante il semble que la majorité des Corses Ð à commencer par les nationalistes et les clandestins Ð ont décidé eux aussi de trouver ça drôle.L'album est depuis sa parution en tête des best-sellers dans l'île.Mieux : le bulletin très orthodoxe des nationalistes durs, U Ribombu, a lui aussi décrété qu'on avait le droit d'apprécier l'humour de Pétillon.À tel point que ce dernier est attendu au salon du livre de Bastia, le 5 avril, pour signer son album.« On m'avait souvent invité, mais cette fois, je ne pouvais pas refuser, sinon j'aurais eu l'air de me dégonfler.» Le porte-parole à peu près officiel des nationalistes, Jean-Guy Talamonie, a déclaré qu'il avait « beaucoup ri ».Donc, feu vert à Pétillon.Mais un voyage en Corse est toujours plus imprévisible qu'un salon du livre, à Limoges ou en Bretagne.Une femme de ménage : un roman drôle de Christian Oster JACQUES FOLCH-RIBAS collaboration spéciale On vous a parlé de Christian Oster.C'était à propos de son roman Mon grand appartement (1999).Il en a écrit d'autres, toujours publiés par les Éditions de Minuit.Le voilà qui continue à nous titiller avec des histoires d'appartement.Cette fois, cela s'intitule Une femme de ménage.Le joli titre que voilà, surprenant, comme toujours.On y trouve le même plaisir de lecture : un style imagé, au lyrisme très, très, très dominé, tenu en respect par une langue à la fois sèche, précise, drôle par l'utilisation de mots simples mais intelligents, et en même temps évocatrice, une langue suspendue, une langue intrigante, et combien amusante.Oster nous tient en haleine et nous amuse en même temps.Cette fois encore, il s'agit de ce personnage curieux (le sien) éternellement amoureux et qui a l'air de ne pas le savoir (ou de ne pas vouloir le savoir), en tout cas il ne veut pas le dire, qui traverse l'existence par petits coups, petites scènes toujours rigolotes comme s'il subissait, impassible, les sentiments du coeur.Un personnage malchanceux, auquel il arrivera évidemment ce que l'on appelle des malheurs d'amour, et qui s'en sortira par un désabusement comique.Le personnage vient d'être quitté par Constance.Le voilà un peu perdu, son appartement est un capharnaüm, il finit par se décider (toujours la force des choses !) à engager une femme de ménage, Laura, deux jours par semaine, ou moins, ou plus (comme disent les annonces de rencontres : ou plus si affinités).Il y a des affinités.Laura est jolie, sans doute.Sauf les cheveux que son patron juge secs, décolorés, mal peignés, déplaisants : désastreux.Mais tant pis.Laura fait le ménage.La femme de ménage va-telle remplacer la femme du ménage ?On soupçonne que, tout doucement, notre homme voudra plus, davantage de poussière essuyée, davantage d'attentions, aussi.Une meilleure complicité que celle de la « moppe » ou celle de l'aspirateur.Laura s'installe Bientôt, Laura lui demandera de l'accueillir chez lui, pour de vrai, parce que son ami vient de la quitter et qu'elle ne sait où loger.Pour quelques jours seulement, m'sieu.Ouais.Vous voyez ce que le lecteur pense.Laura aurait-elle des vues sur son patron ?Évidemment oui, la force de Christian Oster étant de ne nous laisser que nous en douter, sans tentative d'explication des sentiments.Un roman moderne, c'est sans doute cela : laisser au lecteur de l'écrire, éviter les analyses du coeur Ð que sans doute nous eussions trouvées fausses, ou incomplètes.Et bon : ce qui devait arriver arrive.Passage du sofa du salon au lit de la chambre.On dirait qu'une sorte d'amour s'installe, on s'aime « bien » (dans tous les sens du mot) et on ne le dit jamais.Omission de ce qu'un humoriste jadis appela « les paroles verbales ».Laura à la plage Plus tard, plus loin, on laissera tomber le travail, et l'on ira se promener à deux, au bord de l'océan, chez ce bon ami Ralph, lui aussi abandonné par une femme.Ralph est un peintre qui élève des poules, pour les peindre.Il offre sa maison, son hospitalité, sa cuisine, son village touristique aux bords de mer.C'est bien, les amis de cette sorte, c'est très agréable.On flâne sur le sable de la plage.On se plaît.Comme le dis a i t l ' a u t e u r : « J'étais là, biologiquement.» Sans autre idée que le sable, le soleil, la vie douce, et Laura.On songe même à s'installer là, chez Ralph, à vivre comme lui dans une douce bohème Ð ce qui est, je crois bien, le commencement du lyrisme, puisque l'argent ne va pas tarder à manquer, et par conséquent le commencement de cette « illusion d'amour » que nous avions évitée depuis le début de l'histoire.Cela ne pouvait pas ne pas rater.Maintenant, voilà : vous raconter comment cela rate, et la fin de l'illusion, serait une mauvaise action.Car les suspenses vont cesser de nous intriguer, ils vont se dénouer, très vite, avec ces coups de théâtre, comme on dit, qui vont surgir en rafales.Laissons au lecteur, abasourdi, de les découvrir.Avec toujours ce comique surréaliste qui ressemble à celui d'un Queneau (que, paraît-il, Oster fréquenta et dont il semble ici être le continuateur).Laura n'est sans doute pas Zazie, mais elle lui ressemble beaucoup.Ce n'est pas triste.H H H 1¤2 UNE FEMME DE MÉNAGE Christian Oster Éditions de Minuit, 237 pages Pétillon est un dessinateur heureux et comblé, même s'il a au fond de l'oeil cette mélancolie bizarre qu'on trouve souvent chez les auteurs de BD rigolotes.Pétillon, qui fait partie ces jours-ci de la poignée de « bédéistes » qui marchent le mieux à Paris, vit dans un bel appartement lumineux Ð plus bourgeois qu'artiste ou atelier Ð proche du canal Saint-Martin.Être: comment procéder collaboration spéciale Surtout, ne le dites pas à notre ministre de la Culture, mais j'ai récemment séjourné à Toronto où je participais aux activités de la Journée de la francophonie organisée par la Société des écrivains torontois.Cela dit, loin de moi l'intention de m'appesantir sur l'infâme préjugé chauvin selon lequel nous, au Québec, aurions le monopole de la culture.Je me bornerai à vous confier le plaisir que m'ont procuré mes rencontres de la journée avec certains acteurs et actrices de la vie littéraire franco-ontarienne, dont la vitalité n'est pas un secret pour personne.J'y ai notamment revu Stefan Psenak, dont j'apprécie autant la compagnie que le travail littéraire.Montréalais installé à Aylmer (sur les territoires occupés de la bande de Gatineau, dira-t-on à la blague), Psenak s'est illustré outre-Outaouais comme directeur des éditions Interligne, comme rédacteur en chef de la revue Liaison et comme écrivain dont l'oeuvre diversifiée lui a valu le prix Trillium en 1998 (pour son recueil de poésie Du chaos et de l'ordre des choses).À l'heure où l'on présente sur scène sa deuxième pièce de théâtre, La Fuite comme un voyage (Le Nordir), Psenak publie simultanément chez le même éditeur un recueil de poésie, La Beauté, et un autre de nouvelles, Exister, sur lequel j'aimerais attirer votre attention.Florilège de récits dont certains avaient paru en revue, le recueil de Psenak s'ouvre sur un exergue fort éloquent de Cioran, saint patron des désabusés : « Seul est subversif l'esprit qui met en cause l'obligation d'exister ; tous les autres, l'anarchiste en tête, pactisent avec l'ordre établi.» Douze fictions plus loin, le bouquin se clôt sur cette déclaration d'un personnage narrateur : « Je suis vivant.» Ces deux propositions balisent le chemin que nous convient à suivre cette douzaine d'histoires dont le propos rejoint celui de Camus dans Le Mythe de Sisyphe : à savoir que le suicide est LE problème philosophique le plus fondamental, qui a préséance sur tous les autres.« To be or not to be.» Dans les lieux de passages où ils se croisent et se côtoient, les protagonistes d'Exister sont tour à tour appelés à se poser cette question, déclinée de manières diverses au gré de l'inspiration remarquable du nouvelliste.La réponse de chacun, de chacune, variera également en fonction du point de non-retour où l'aura placé Psenak.Toutes ces variations sur le même thème ne sont pas d'intérêt égal, certes, mais l'ensemble fait preuve d'une telle cohésion que les qualités l'emportent haut la main sur les défauts mineurs.Si, par exemple, la nouvelle noire « Il me rappelle vaguement quelqu'un » m'a déçu par sa chute prévisible, « Le nettoyeur » m'a semblé davantage réussie dans le même genre.Et puis, j'ai été particulièrement sensible à une nouvelle plus personnelle comme « La réalité n'a pas besoin de moi », texte polyphonique où l'auteur puise dans son héritage familial slovaque pour fouiller ce thème de l'inconvénient d'être né.Mes préférences étant forcément dictées par la subjectivité, à quoi bon discriminer individuellement ces textes ?Qu'il suffise de dire que ce fort bon recueil constitue l'initiation idéale à l'oeuvre de cet écrivain sur son erre d'aller.Le Grand Nord de Jean Désy Pour lire à bord du train qui me ramènerait à Montréal, j'avais également emporté le nouveau roman de Jean Désy, Le coureur de froid.Désy, que j'ai connu à l'Université Laval il y a 15 ans, fait partie d'un contingent d'écrivains québécois qui, loin des projecteurs médiatiques, élaborent une oeuvre solide et éminemment personnelle.Médecin aventurier, il a signé depuis 1986 pas moins d'une quinzaine de bouquins, qui tous témoignent de son attachement au Grand Nord où il retourne périodiquement pour pratiquer son métier dans un contexte moins bureaucratisé, plus humain que celui de nos hôpitaux urbains, ou simplement par plaisir.À vrai dire, au contraire de Leonard Cohen pour qui entrer dans une avalanche signifiait y perdre son âme, Désy semble croire que c'est au pays du froid le plus intense qu'il se rapproche davantage de la sienne.À l'instar de Baie Victor (Septentrion, 1992), Le Coureur de froid met en scène un médecin qui ressemble à s'y méprendre à l'auteur.Ayant fui le monde sudiste pour la taïga, Julien se prétend heureux dans ce village inuit où il s'éprend d'Éva.Pourtant, l'absence de sa fille Marie, qui vit avec sa mère, lui pèse terriblement.Sur un coup de tête, il enfourche sa motoneige et fonce vers le sud pour retrouver la chair de sa chair.Hélas, une mauvaise manoeuvre le fait naufragé en plein désert de glace.Julien s'engage dans une lutte de tout instant pour sa survie au cours de laquelle il devra apprivoiser le froid, la faim, la solitude en repoussant le désespoir qui le guette.Pour Désy, chez qui romanesque et philosophique vont naturellement de pair, ce sera l'occasion de poursuivre les méditations amorcées dans les oeuvres précédentes, sur Dieu, l'amour, la mort et l'intense désir d'être et de durer qui nous habite tous.En autant que le côté boy-scout de certaines de ces réflexions ne vous fasse pas trop grincer des dents, vous apprécierez à coup sûr l'écriture élégante de Jean Désy.Malgré son lyrisme par moments trop appuyé, Le Coureur de froid s'avère une lecture fort agréable, dans la lignée de Saint-Exupéry dont l'influence est manifeste.En terminant, j'aimerais signaler la parution aux éditions les Heures Bleues de Nunavik, Carnets de l'Ungava, album de photographies d'Alain Parent agrémentées de proses poétiques de Désy qui nous invite à prolonger nos rêveries du froid.H H H 1¤2 EXISTER Stefan Psenak, Le Nordir, 106 pages H H H LE COUREUR DE FROID Jean Désy, XYZ, 101 pages 7LP0301B0401 b3 lectures dimanche 7LP0301B0401 ZALLCALL 67 00:53:19 04/01/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1e r A V R I L 2 0 0 1 L E C T U R E S B 3 ENFANTS LES POCHES DES LIBRAIRES Impossible de ne pas mordre à l'hameçon! Femmes de lettres ALEXANDRE VIGNEAULT collaboration spéciale La majorité des lecteurs, on le sait, sont en réalité des lectrices.Mais les femmes ne se contentent pas de dévorer des tonnes de bouquins, elles en écrivent aussi des masses.L'effervescence de la littérature dite féminine n'a évidemment pas échappé aux libraires du Renaud-Bray qui a pignon sur l'avenue du Parc.Des oeuvres écrites par des femmes des quatre coins du monde y occupent tout un présentoir, judicieusement placé derrière celui des nouveautés, à l'entrée du magasin.Des romans, des recueils de nouvelles, des livres réputés difficiles, d'autres au parfum plus léger, on y trouve de tout.et quantité de poches qui arborent fièrement la mention « coup de coeur ».Des suggestions, Francine Beauchemin en a plusieurs.Tellement qu'elle y va par paires : écrivaines inconnues, poètes de la forme romanesque et même des auteures dont elle conseille de lire l'oeuvre au grand complet ! Qui ?Annie Ernaux et Nancy Huston, deux écrivaines aux styles différents, passées maîtres dans l'art de traduire les sentiments en phrases magnifiques.« Tous les livres d'Annie Ernaux racontent sa propre histoire, marquée par son enfance.Dans La Honte (Folio), elle se rappelle entre autres le jour où elle a surpris son père voulant tuer sa mère.Dans L'Événement (Folio), elle raconte son avortement, alors qu'elle avait environ 22 ans et que c'était criminel de faire ce geste-là.C'est un peu la condition des femmes qu'elle raconte à travers son histoire à elle », remarque Mme Beauchemin.Nancy Huston vient tout juste de publier Dolce Agonia, fort bien reçu par la critique.Avant d'y plonger, peut-être devriez-vous lire La Virevolte (Babel), court roman où figurent quelques-uns des personnages qu'on retrouve aujourd'hui dans Dolce Agonia.« La recherche d'un équilibre entre la création et la maternité est un thème qu'on retrouve souvent chez Nancy Huston.La Virevolte, c'est l'histoire d'une chorégraphe qui se demande comment elle peut concilier son travail et son rôle de mère.Elle finira par abandonner ses enfants, comme l'auteure a été abandonnée par sa mère quand elle était petite.» Un autre roman lumineux, par cette Canadienne exilée à Paris.Poète, nouvelliste et romancière, Élise Turcotte est aussi une championne lorsqu'il s'agit d'écrire les mouv e m e n t s d u coeur.Contrairement à Huston, elle le fait en arrondissant les angles.« Son écriture est plus poétique, plus fraîche », dit Mme Beauchemin.Dans Le Bruit des choses vivantes, l'écrivaine québécoise raconte le quotidien d'une femme monoparentale et de sa fillette de quatre ans.Rien de misérabiliste là-dedans ! Ce beau roman imprégné de la magie de l'enfance est au contraire riche en images, en émotions et en sensations.Plus encore que Le Bruit des choses vivantes, Le Dieu des petits riens (Folio) met en scène le monde de l'enfance.L'écrivaine indienne Arundhati Roy y raconte l'histoire de deux jumeaux élevés par une tante fantasque.« Ce n'est pas facile à lire, avertit la libraire.Il faut se laisser aller, se laisser prendre par la force des images.Il y a plein de couleurs, d'odeurs et la chaleur écrasante y devient presque un personnage.Et il y a bien sûr un drame qui plane sur tout le livre, qui aborde entre autres la question des castes dans la société indienne.» Le Dieu des petits riens, rappelons- le, avait mérité à son auteur le Booker Prize, la plus prestigieuse distinction du monde littéraire anglo-saxon.C'est avec autant d'enthousiasme que Mme Beauchemin invite à découvrir deux auteures pratiquement inconnues : l'Allemande Marlen Haushoffer (Le Mur invisible, chez Babel) et la Polonaise Ida Fink (Le Jardin à la dérive, Points).Pour faire simple, disons que Le Mur invisible est une sorte de Robinson Crusoé dans la forêt autrichienne.« Un roman très descriptif, mais très poignant », juge-t-elle.Dans Le Jardin à la dérive, la menace ne vient pas de la solitude ou de la peur de l'inconnu, mais d'un péril.« Le livre est fait de très courts textes qui parlent de la guerre.Ce qui les lie, c'est cette idée de la menace qui s'approche.Tout le monde sent qu'il va se passer quelque chose, c'est comme une image fixe avant la catastrophe.Les gens sont pris de nostalgie, ils pensent à leur jeunesse, à l'air de l'été, au temps d'avant.» Une suite d'esquisses impressionnistes, peintes avec délicatesse et clairvoyance, par une Juive qui s'est évadée du ghetto de Varsovie en 1942.D'autres suggestions ?L'Arbre aux haricots, de Barbara Kingslover (Rivages Poche), l'histoire d'une fille de 30 ans qui part à l'aventure parce qu'elle en a marre de recevoir des leçons de la part de sa mère.Une vie bouleversée, d'Etty Hillesum (Folio), peinture lucide et pourtant sereine de la vie dans les camps de concentration, par une jeune femme de 28 ans qui y a laissé sa peau.Une touche d'humour, pour finir ?Trop sensible de Marie Desplechin (Folio), qui jette un regard ironique sur l'air du temps et les amours des filles de 30 ans ! SONIA SARFATI Dans le sondage qu'elle mène annuellement auprès des enfants, Paule Brière, rédactrice en chef pour le Canada de la « revue-roman » J'aime lire, interroge ses jeunes abonnés sur la nature des textes qu'ils préfèrent.Et, année après année, les histoires qui font rire ravissent la palme à celles qui font peur, qui font pleurer, qui ont l'air vrai, etc.Finalement, les humoristes ont de l'avenir au Québec ! Comme les auteurs de romans et albums humoristiques.dont les oeuvres se consommeraient particulièrement bien aujourd'hui, accompagnées de poisson Ð d'avril.Peut-être Jean-François Beauchemin (oui, celui de Comme enfant je suis cuit et de Garage Molinari !) le savait-il quand il s'est mis à ce qui allait devenir son premier roman jeunesse, Mon père est une chaise (Québec Amérique, 12 ans et plus).Qui raconte « une sale histoire » Ð c'est lui qui le dit.Et en effet, cette histoire-là n'est pas drôle-ha-ha-je-riscomme- une-bête-baleine, mais tragiquement drôle.Une histoire à dormir debout et, surtout, à ne pas imiter Ð les « cascades » ayant été exécutées par un professionnel de l'imaginaire Ainsi, dans une succession de situations plus surréalistes les unes que les autres, on suit Anatole Malabar qui, ayant ciré les marches de l'escalier, cause la chute de son papa.Lequel, dès ce moment, ne dit qu'une chose : « Je suis une chaise.» Et agit ( !) à peu près comme tel.À partir de là, c'est l'escalade des bêtises.Pour « protéger » son père, Anatole va tout casser, le gaver de médicaments, se mettre à dos tout ce qui se fait de voisins et de forces de l'ordre.Tout cela va finir très mal.Vraiment très mal.Quoique.Non, il ne faut pas en dire plus.Mais il faut se fier à l'auteur quand, s'adressant aux futurs lecteurs, il insiste : « L'histoire que je t'ai écrite n'est pas jolie.» Le genre de bouquin pas du tout politiquement correct, qui va faire jaser dans les chaumières et les écoles.Indiscutablement rigolo Ð il fait ses preuves depuis 20 ans, c'est dire ! Ð et faisant l'unanimité auprès des grands comme des petits, voici le prince de Motordu.Pour célébrer son entrée dans une troisième décennie, Gallimard Jeunesse a regroupé sous forme d'un bel album les quatre histoires originelles du héros créé par Pef.Sous le titre Les 4 belles lisses poires du prince de Motordu ont été réunies Le petit Motordu, Au loup tordu, La belle lisse poire du prince de Motordu et Motordu papa (6 ans et plus).Les premiers mots du petit prince, son enfance sous le signe du loup, sa rencontre avec la princesse Dézécolle et la naissance de son fils : tout est raconté, force jeux de mots et éclats de rire.En compagnie de loups qui dévorent les boutons et de moutons qui démangent, dans la grande salle à danger du chapeau où l'on mange des petits bois avant d'aller se promener dans le petit pois voisin.Le tout, accompagné d'illustrations qui, elles, prennent les mots au pied de la lettre.Aussi amusant qu'une partie de tartes ou qu'une bataille de poules de neige.Un autre qui prend les mots au pied de la lettre, c'est le petit héros de L'École, c'est fou !, un album signé Luc Durocher (Le Raton Laveur, dès 5 ans).L'idée est simple : un gamin qui va bientôt commencer l'école s'inquiète de ce qui l'attend entre les quatre murs du bâtiment que fréquente déjà sa soeur.Ne revient- elle pas en disant qu'il faut être tiré à quatre épingles, tenir sa langue ou dévorer des livres ?Et le narrateur Ð comme le lecteur, grâce aux illustrations de Philippe Germain Ð de se voir épinglé au tableau, la main dans la bouche pour immobiliser sa langue ou se goinfrer de bouquins dans la bibliothèque.Si certains des gags tombent plus à plat que d'autres, le résultat est quand même très amusant.Puis, une histoire drôle qui est aussi une histoire de coeur : Beurk ! Une histoire d'amour de Don Gillmor, joyeusement illustré par Marie-Louise Gay (Milan, dès 4 ans).L'histoire aurait été parfaite pour la Saint-Valentin mais elle peut aussi se prêter au poisson d'avril.Après tout, la vie est une sacrée joueuse de tours.Ainsi, Valentin qui ne voulait pas entendre parler de la nouvelle voisine Ð une fille, vous vous rendez compte ! Ð finira par lui offrir la lune.La vraie, rien de moins.Si ce n'est pas ce qu'on appelle mordre à l'hameçon ! Parlant d'hameçon, Les Petits Poissons de Bruno Heitz et Olivier Douzou (Éditions du Rouergue, dès 3 ans) peuvent maintenant être pêchés en librairie.Une courte histoire, portée par le visuel original et la démarche artistique qui font la marque du Rouergue, dans laquelle en quelques mots est relaté le dur destin des petits poissons-pas-d'avril qui ne peuvent se mouiller la nuque avant d'aller dans l'eau.parce qu'ils sont toujours dans l'eau ; qui sont obligés de nager là où ils n'ont pas pied.car ils n'ont pas de pied ; etc.Une prise de premier choix ! Photothèque La Presse © Élise Turcotte BANDE DESSINÉE Spirou-xploitation ALEKSI K .LEPAGE collaboration spéciale Il y a de ces petits mystères énervants dont on est bien forcé d'admettre l'existence, sans quoi on passerait sa vie à maugréer dans le beurre.C'est le cas de l'immense succès du Petit Spirou.Les albums du Petit Spirou se vendent-ils ?Comme des popsicles au mois d'août ! Les huit albums de la série ont trouvé quatre millions d'acheteurs.Alors on hausse les épaules et on fait « eh ! ».Quand ça vend, ça vend.Les éditions Niffle (collection Trait d'humour) viennent de lancer en quatre luxueux volumes l'intégrale du Petit Spirou.Luxueux ?On dirait de beaux livres, tout de noir et blanc imprimés, pour faire sérieux, sur papier glacé, entre deux couvertures grenues, etc.La classe ! L'idée de départ n'était pourtant pas trop mauvaise, ni forcément malhonnête : raconter l'enfance du plus vaillant groom de la bédé.Mais les auteurs Tome et Janry n'ont pas tenu compte des vieux lecteurs de Spirou et ont tout sacrifié à la facilité.Le Petit Spirou ne laisse jamais, de quelque façon que ce soit, deviner qu'il deviendra un jour un aventurier héroïque et vertueux.On apprend entre autres choses, à renfort de gags d'avance foireux, qu'il était plutôt un galopin tout naturel, donc tout naturellement obsédé par les petites culottes à bateaux de ses copines et les bustiers chic de ses institutrices.Il était taquin, le Petit Spirou, taquin et un peu bête ; il n'en manquait pas une, fallait le voir à la récré etc.Certains trouvent tout cela bien touchant et bien cute.D'autres s'ennuient presque de Boule et Bill.Au fond, Le Petit Spirou n'a de Spirou que le nom.Il pourrait s'appeler Martin ou Ludo qu'on n'y verrait aucune différence.Appelons cela de la « Spirou-xploitation ».Dans le genre pré-ados turbulents, mieux vaut encore Titeuf (un autre gros vendeur, créé de toutes pièces par Zep) que ce Spirou qui n'en est pas un.Tome et Janry ne sont certes pas des amateurs, mais ils manquent franchement d'audace et d'imagination.Les puristes sympathisants diront qu'avant de devenir, grâce surtout à Franquin, le Spirou qu'on retient aujourd'hui, ses premières aventures étaient somme toute simplettes, comiques et naïves.Soit, mais c'était en 1940.Et le personnage, inventé par Rob-Vel, n'était encore qu'un germe, comme l'était le Tintin noir et blanc du Pays des Soviets.N'importe qui est en droit de pasticher, parodier et même ridiculiser n'importe quoi, à commencer par les Spirou, Tintin et autres figures mythiques de la grosse bédé classique.Mais quand l'insulte se déguise en gentille déférence, on comprend presque pourquoi les héritiers de Hergé se font si précautionneux et malcommodes.Mais ça se vend.H H LE PETIT SPIROU 4 volumes 1-Un point c'est tout 2-Tu veux mon doigt ?3-Mais qu'est-ce que tu fabriques ?4-C'est pour ton bien Tome et Janry Dupuis, Éditions Niffle Collection Trait d'humour, 2001 FILL06 7LP0401B0401 b4 livre 1avril 7LP0401B0401 ZALLCALL 67 00:55:15 04/01/01 B FLASH-LIVRES ESSAI Le talent perdu de Paul Smaïl Claude Morin persiste LOUIS FALARDEAU Claude Morin persiste et signe.Même s'il a perdu beaucoup de sa crédibilité depuis que ses liens avec la GRC ont été révélés, l'ancien ministre vedette du gouvernement de René Lévesque poursuit sa carrière comme si de rien n'était.On l'invite moins à la télé et à la radio, on parle moins de ses livres, mais il en publie toujours et toujours sur le même sujet : la question du Québec.S'il a d'abord cherché les moyens d'accroître les pouvoirs de la province, alors qu'il conseillait Jean Lesage et Daniel Johnson, dans les années soixante, il s'est rapidement converti à la souveraineté- association.Mais parce que ce passionné de stratégie et de tactique a toujours cherché des moyens pour arriver à la souveraineté malgré les réticences des Québécois, les indépendantistes ont très tôt mis en doute ses convictions.C'est M.Morin qui a eu l'idée de promettre un référendum puis, ce référendum venu Ð en 1980 Ð de le faire porter seulement sur un mandat de négocier la souveraineté, qui ne pourrait se réaliser sans un nouveau référendum.Les indépendantistes ont toujours pensé que cet « étapisme » cachait une volonté de se contenter de moins que la souveraineté.Dans son dernier livre, Les Prophètes désarmés ?M.Morin constate que les conditions d'un référendum gagnant n'existent pas et cherche un moyen d'éviter une troisième défaite sans renoncer à la souveraineté et en faisant avancer le Québec.La solution qu'il propose part du constat que la situation du Québec ne s'est pas améliorée depuis 1960 malgré tous les débats constitutionnels.Et si rien n'est fait, pense l'auteur, elle ne peut que se détériorer devant l'hostilité du Canada anglais et la diminution du poids démographique de la province.Il propose donc la tenue d'un référendum, mais qui porterait sur des changements constitutionnels qui ont été réclamés par tous les gouvernements depuis 40 ans.Il s'agit d'abord de reconnaître l'existence du peuple québécois avec toutes les conséquences que cela implique, notamment au chapitre du partage des pouvoirs, et de demander des changements qui ont fait consensus ici, par exemple une maîtrise complète du domaine de la langue et le droit de se représenter à l'étranger dans les domaines de sa compétence.M.Morin est conscient des difficultés d'application de sa solution et il traite longuement de c h a c u n d e s écueils et de la manière de les vaincre.Que diront par exemple les indépendantistes purs et durs ?Les libéraux provinciaux n'y verront-ils pas un piège, d'autant plus que l'ancien ministre affirme que le Parti québécois ne devrait pas abandonner son option souverainiste Ses réponses ne satisferont certes pas tous ses lecteurs, mais son livre, comme celui de Jean-François Lisée, devrait alimenter un débat qui s'impose à l'intérieur comme à l'extérieur du Parti québécois.Si son argumentation est souvent brillante, M.Morin fait preuve de paresse en traitant certains sujets.C'est ainsi qu'il résout le problème de la représentation du Québec dans ce nouveau Canada en disant que les électeurs de la province continueraient à élire des députés à Ottawa, qui s'exprimeraient « sur certaines grandes questions de l'heure », mais n'interviendraient pas « dans les affaires regardant strictement Ottawa et les autres provinces ».Il ne dit pas si ces demi-députés n'auraient droit qu'à un demi-salaire JACQUES FOLCH-RIBAS collaboration spéciale Voilà un livre illisible.Pour nous.L'argot, c'est chouette.Mais c'est vieux, déjà, cela date un auteur.Donc : Paul Smaïl est un faux jeune.Le verlan , c'est un mot par-ci, par-là, mal utilisé par quelques pauvres types banlieusards et quelques bourgeois qui veulent faire chébran.Donc, Paul Smaïl n'est pas un beur (arabe, en verlan), c'est plutôt un bo-bo (bourgeois bohème parisien).Et coetera.La façon d'écrire de Smaïl est une parodie tricheuse.Aucun beur, jeune, ne pourrait se reconnaître en Smaïl.Ce livre est un coup de publicité dont les journalistes français ont attribué de suite à Jack-Alain Léger une paternité plus ou moins évidente.Bon.Peut-être.Que nous importe à nous, lecteurs d'ailleurs que de Paris ?Ce qui nous importe à nous, c'est que ce livre soit lisible hors des cercles minuscules de la France du scandale soi-disant moderne.L'histoire est inspirée d'un fait divers : le tueur en série des trains, celui qui fut emprisonné à Lisbonne et mourut avant d'être extradé.Un certain Regala.L'auteur a voulu être une sorte de reporterécrivain qui écrit son De Sang-froid .Hélas, n'est pas Truman Capote qui veut.Alors ce Smaïl règle ses comptes personnels.Avec les éditeurs, avec les journalistes, avec les écrivains connus ou négligés, avec la société du spectacle, avec les politiciens français, on en passe, et des pires.Dommage pour les lecteurs qui se moquent de tout cela, ils ne trouveront, de nouveau, rien-là ( expression québécoise à la mode jadis, au temps de Smaïl, par un joueur de hockey ).Que de talent perdu.L'auteur s'est bien défoulé.Nous, on s'en moque.En somme, on est déçu.ALI LE MAGNIFIQUE Paul Smaïl Denoel, 619 pages ROMAN Nicolas Fauteux, un deuxième roman moins réussi RÉGINALD MARTEL Nicolas Fauteux a fait paraître en 1998 un premier roman réussi, 36 Petits Cigares.C'était une histoire terriblement violente, adoucie par un érotisme aussi joyeux qu'entravé, fantaisiste et amusante assez pour que le lecteur ne chipote pas trop, côté vraisemblance.Je retiens peu de chose de cette lointaine lecture de divertissement, sinon le talent de l'auteur pour faire partager son propre plaisir.Il n'est pas certain que son nouveau roman, Comment trouver l'emploi idéal, soit aussi rafraîchissant.Le héros et narrateur se nomme Kwaï, son père cultivait le riz et sa mère, la gloire, avant de donner naissance à ce fils un peu terne, chanceux ni en affaires ni en amour, qui fuira le pays natal pour des cieux plus cléments et tout aussi orientaux.Il se fait croquemort d'abord, mais n'arrive pas à s'y faire.Comme tout le monde il cherche l'emploi idéal.Comme peu de monde il le trouve, à ses risques et périls.Il s'agit, en apparence, de répondre au téléphone, même si cet appareil ne sonne jamais, et de toucher 500 $ par jour en attendant de monter dans la hiérarchie d'une entreprise dont il ne sait rien.Kwaï se rendra compte assez tard que la boîte qui l'emploie ne veut pas son bien mais sa peau, en le soumettant à des expériences sur des médicaments qui sont en fait des poisons.Comme tous les naïfs, il prend pour alliés ceux qui sont ses pires ennemis, y compris la très jolie fille du patron, qui l'initie aux plaisirs charnels.Pas si bête, le jeune homme survit à tous les pièges et il apprend peu à peu que l'emploi idéal, pour lui, c'est le crime.Car le crime paie, quoi qu'on en dise, et Kwaï coulera des jours heureux dans une maison de rêve avec une fille de rêve, celle-là même qui lui a enseigné l'amour et qui, après que Kwaï eut tué le méchant papa, décide que l'assassin lui convient et parie sur les vivants plutôt que sur les morts.Où donc dans tout ça est le comment de l'emploi idéal ?On n'osera pas parler de publicité mensongère, mais il se résume aux titres des chapitres, du genre « entretenir en tout temps des pensées positives et constructives », « faire bonne impression devant un employeur potentiel » et autres niaiseries qui ne garantissent rien.Au lieu de risquer sa vie, le héros aurait pu se faire romancier.Il avait commencé pourtant.Il écrivait les aventures du Vengeur extrême, une sorte de tueur à répétition.Rattrapé par son personnage, il est devenu lui-même le Vengeur extrême.Le roman, tout plein de ces astuces amusantes et pas innocentes, se lit pour ce qu'il est, une pochade, à laquelle manque un peu de densité.H H 1¤2 COMMENT TROUVER L'EMPLOI IDÉAL Nicolas Fauteux VLB Éditeur, 208 pages DERNIER APPEL CEUX ET CELLES qui désirent participer au concours Robert-Cliche ont jusqu'au 2 avril, à minuit, le cachet de la poste en faisant foi, pour expédier, par courrier recommandé, leur manuscrit, une oeuvre originale et inédite d'au moins 150 pages, à l'adresse suivante: Le Prix Robert-Cliche 2001, a/s VLB Éditeur, 1010, rue de La Gauchetière Est, Montréal, H2L 2N5.Ce prix de la relève a lancé quelques carrières dont celles de Madeleine Monette, Robert Lalonde, Chrystine Brouillet, Jacques Desautels et, plus récemment, celle de Michel Desautels.CURIOSITÉ Tranches de vie JOCELYNE LEPAGE Cécile Huot, de la Congrégation Notre- dame, a eu une bonne idée.Elle a rassemblé dans un recueil environ 150 chansons de sa vie, d'où le titre Chansons de ma vie (Guérin).Des chansons qui ont marqué son enfance (années vingt probablement puisqu'elle dit qu'elle enseigne en 1945) et celle de bien des enfants, de génération en génération; d'autres qui servaient à saluer les saisons, des chansons d'amour, chansons immortelles, chansons classiques.Ce sont les siennes.Quelques-unes sont très connues comme Cadet Rousselle ou À la volette, ou encore O Solo Mio en version française.La plupart le sont moins ou même pas du tout, appartenant un répertoire régional, et même familial.Certaines chansons populaires, anonymes, correspondant à des moments tragiques de la grande ou de la petite histoire (les guerres, la crise, un naufrage, la perte d'un être cher) ont une profondeur inattendue.Chaque chanson est présentée par l'auteure qui donne à la fois des renseignements historiques « auteurs, provenance, contexte social où elle est née », et des impressions plus personnelles.C'est un travail soigné, si l'on excepte quelques petites coquilles.La mise en pages et le lettrage font un peu fleur bleue d'époque, mais rappelleront des souvenirs aux femmes qui sont allées à l'école des religieuses.Cécile Huot ne sort pas de nulle part.Elle a écrit plusieurs ouvrages sérieux sur la musique et soutenu deux thèses qui ont été publiées.On aurait aimé que le recueil contienne plus de partitions de musique, mais il semble que ce ne soit pas chose facile pour ces chansons qui n'ont jamais été publiées ou enregistrées.Les amateurs de vieilles chansons y plongeront néanmoins ravis, la nostalgie étant ce qu'elle est.Pour ma part, je n'y ai pas trouvé une chanson que ma mère chantait et qui date de la Première Guerre, je crois.Elle raconte l'histoire d'un naufrage attribuable aux « infâmes » Allemands.En voici les premiers vers: Et le bateau coule, bientôt c'est la terreur, on voit sur la houle bien des horreurs, une pauvre femme, péniblement.Si quelqu'un connaît la suite.H H H 1¤2 CHANSONS DE MA VIE Cécile Huot Guérin, 2001, 256 pages 7LP0501B0401 b5 lectures dimanche 7LP0501B0401 ZALLCALL 67 00:55:35 04/01/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1e r A V R I L 2 0 0 1 L E C T U R E S B 5 HISTOIRE BEAUX LIVRES Mortelles civilisations.une histoire de l'Occident Un répertoire inusité BENOIT GIGUÈRE L'éditeur allemand Taschen s'associe à la célèbre revue Colors de Benneton, le temps d'un fascinant recueil voué aux objets extraordinaires.« Nous adorons nous entourer d'objets Ð c'est là un élément constitutif de la nature humaine.» Le mot est de Peter Gabriel, qui a signé la préface de ce répertoire inusité.Les 1000 objets extraordinaires qui s'y trouvent sont classés en six (objets liés à l ' a l i m e n t a - tion, à la mode, aux animaux, au corps, à l'esprit et aux loisirs).Ils sont en fait des ambassadeurs éloquents de l'ethnocentrisme qui constitue la r i c h e s s e même de chaque culture.C'est un véritable voyage organisé à travers le genre humain.Proche du traité socioculturel, ce magnifique répertoire iconographique nous fait découvrir des facettes parfois troublantes de notre espèce à travers les objets du quotidien.Chacun d'eux, quel qu'il soit, est montré hors contexte, dans une grille graphique sobre et épurée.La trame du texte est bilingue, et son design discret laisse toute la place à l'objet.Cette grille veut manifestement produire un effet de choc en présentant froidement chaque objet sur fond blanc, sans décor ni mise en scène, comme laissé seul à la merci de notre regard critique.Réalités dérangeantes Les textes descriptifs, souvent assaisonnés d'ironie, sont aussi témoins de réalités dérangeantes.On apprend ainsi que, en Angola, sucer un chiffon imbibé d'essence aide à calmer la faim.On nous informe que les Inuits fabriquent une friandise faite de graisse de caribou et d'huile de phoque mélangées à de la neige et aromatisées de canneberges.Le voyage se poursuit, et l'on découvre au gré des pages le postiche pubien, un fauteuil roulant pour chien, une crème antirides brésilienne faite à base de graisse de tortue, la langue électrique (dont nous passerons l'utilité sous silence), le banal mais c é l è b r e crayon de c i r e Crayola et, enfin, le jouet préféré des enfants afghans : la PFM-1, une mine antipersonnel de fabrication russe.A i n s i , l ' h o m m e civilisé n'a pas fini de nous étonner par sa c a p a c i t é inaltérable de recréer le monde qui l'entoure.Les objets qui en résultent finissent par devenir les icônes d'un culte qui lui font croire qu'il est maître de sa destinée et de son environnement.Adresses utiles Le livre, comme le fameux magazine Colors du designer italien, se termine par un recueil de pages jaunes où l'on trouve toutes les adresses utiles ainsi que de l'information supplémentaire sur la pertinence du choix de ces objets si particuliers.H H H H 1000 EXTRAORDINAIRES OBJETS Collectif Éd.Taschen et Colors, 765 pages JACQUES FOLCH-RIBAS collaboration spéciale Une riche idée : raconter en un seul volume toute l'Histoire de tous les hommes, de toutes les civilisations occidentales.Il fallait le faire, et ce n'est pas facile.Attention : ne pas rebuter le lecteur, écrire simplement, laisser de côté les psychologies et sociologies qui, en Histoire, ne sont jamais que leurres pour attraper les Béotiens.Essayer de montrer ce qui s'est passé (le plus vraisemblable, puisque rien n'est sûr) et de faire voir ce que l'on a produit (c'est plus évident).Par un texte et par des images, nombreuses et bien choisies.Mais qu'est-ce qu'une civilisation, au juste ?Terme trop vague.Un ensemble de pensées, dans un cadre géographique ?Un ensemble matériel mêlé à un ensemble spirituel ?Hum.Inutile d'essayer de mieux définir, de plus grands n'y sont pas parvenus.Il paraît que Valéry aurait écrit : « Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles.» Était-il de mauvaise humeur ou quoi, pour avoir noté soigneusement un pareil lieu commun ?Ce qui me semble le plus intéressant dans cette phrase, c'est le pluriel.Civilisations.Il y en eut plusieurs, et elles moururent, et de quoi ?Comment ?Pourquoi ?C'est cela qu'on peut appeler l'Histoire, un récit presque toujours faussé des événements, le récit qui voudrait bien expliquer mais qui n'explique rien.Il faudrait donc lire les livres d'Histoire comme les romans qu'ils sont presque toujours ?En se laissant porter par l'anecdote ?Même si nous savons pertinemment que le panache blanc de certain roi n'était pas blanc et que Christophe Colomb n'a jamais cassé un oeuf ?Cela semble agréable, mais un peu court aux âmes inquiètes.Non, il vaudrait mieux sans doute lire des livres d'Hisoire qui ne seraient pas réducteurs, qui ne regarderaient pas par le petit ou le grand bout de la lorgnette, mais au contraire dans lesquels voisineraient pour chacune des civilisations, les conquêtes militaires et la culture du riz ou de l'avoine, l'architecture et le gouvernement, la foi religieuse et la géométrie, la médecine et la peinture.L'Occident, une somme de civilisations C'est ce qu'ont entrepris Marc Turcotte et un groupe impressionnant de collaborateurs de toutes disciplines.En partant du principe que l'Occident, c'est la somme des civilisations d'Égypte et de Mésopotamie, de la Méditerranée et de l'Europe centrale, d'Afrique du Nord, des Îles britanniques et d'Amérique du Sud, du Centre et du Nord.Cela donne un livre qui est une somme.Vous y trouverez la naissance et le développement des sociétés d'Occident, depuis le Néolithique jusqu'au siècle dernier (ce XXe, déjà fini).Avec des illustrations, des cartes, des images mythiques ou inattendues de l'art, avec de la poésie, avec des techniques, à boire et à manger.C'est vraiment épatant, ce livre.Il s'adressait originalement aux étudiants des collèges, mais il élargit son public par la qualité de ses textes et de ses illustations.Pour parodier Tintin, il intéresse ceux qui ont de sept à 77 ans.Et plus, si affinités.On apprend tout, dans ces pages, et l'on va de trouvaille en découverte.Qui a inventé l'alphabet ?La démocratie ?Qui a dit le premier que la Terre est ronde ?Qui fut le premier médecin ?Qui a gagné la bataille des plaines d'Abraham ?Où sont allés les Normands ?Et pourquoi la Tour de Pise est penchée ?Et qui a tué le dernier empereur Inca ?Qui a inventé le téléphone ?Je suis presque sûr que vous avez tout faux (sauf peut-être pour le téléphone).Si vous envoyez les réponses à La Presse, on vérifiera à l'aide de ce livre.Vous ne gagnerez rien.Mais à part la satisfaction de briller dans les salons de vos amis, vous aurez eu le plaisir fou de lire ce livre.H H H HISTOIRE DE LA CIVILISATION OCCIDENTALE Marc Turcotte (et collaborateurs) Décarie éditeur, 466 pages Détail de « Leonidas aux Thermopyles » (1748-1825) de Louis David.Illustration tirée de la jaquette de Histoire de la civilisation occidentale.Les humeurs de Philippe Delerm MICHEL MAROIS Propulsé par une petite plaquette Ð La Première Gorgée de bière Ð au rang des vedettes de la littérature française, Philippe Delerm réussit malgré tout depuis 1997 à poursuivre une oeuvre intimiste qui célèbre les petits plaisirs (et les tout petits malheurs) de la vie quotidienne.Décrié par de nombreux critiques qui lui reprochent une certaine mièvrerie, adulé par les centaines de milliers de lecteurs qui reconnaissent leurs propres émotions dans ses textes courts, Delerm tente d'échapper aux uns et aux autres.Si le succès l'a bien forcé à jouer (un peu) le jeu de la promotion et des tribunes littéraires, il est resté professeur (à demi-temps, tout de même) dans un petit lycée de Normandie.Ce collectionneur d'instants, auteur prolifique, a attendu près de cinq ans après La Première Gorgée.pour publier ce qui ressemble fort à une suite de ses observations si minutieuses.Collection de textes brefs rédigés au cours des trois dernières années, La Sieste assassinée explore un registre plus nuancé, moins sirupeux, et elle révèle à ceux qui n'auraient lu auparavant que La Première Gorgée.une facette de l'auteur que ses lecteurs plus fidèles connaissaient déjà.Sur le site Internet de son éditeur, Delerm explique ainsi la différence entre les deux livres.« En fait, ce qui a changé, c'est moi, c'est la vie.Mon écriture est un peu plus sèche, j'ai moins envie de sacrifier à la musique des phrases, je privilégie plutôt la brièveté du trait, la netteté de la sensation.» La notion de plaisir occupe encore une place centrale dans ce nouveau recueil, mais si La Première Gorgée célébrait une vision très optimiste du plaisir, La Sieste assassinée s'intéresse davantage aux mille et un obstacles qui viennent se placer sur la route de notre plaisir.Concession au succès, l'auteur a élargi Ð juste un peu Ð le champ de ses préoccupations au-delà de sa maison et de sa province.Le ton reste néanmoins plein de cet humour aigre-doux qui laisse un sourire en coin sur nos lèvres, semblable à celui que nous montrons au coiffeur au moment, si bien décrit par Delerm, où l'on réalise l'ampleur du dégât.Il faut être un peu dédaigneux, ou un peu triste, pour ne pas aimer cette écriture à la fois simple et recherchée, ces observations pénétrantes, cette oeuvre qui remplit lentement notre bibliothèque imaginaire des plaisirs.H H H 1¤2 LA SIESTE ASSASSINÉE Philippe Delerm L'Arpenteur, 100 pages 2943606A 2946951A 7LP0601B0401 B-6 dimanche AR 7LP0601B0401 ZALLCALL 67 00:54:52 04/01/01 B B6 LA PRESSE MONTREAL DIMANCHE 1er AVRIL 2001 Christina Ricci est Suzie dans The Man Who Cried, une jeune immigree russe qui traverse la guerre en devenant choriste d'opera.Elle en a parle avec le magazine Cine Live.Q Comment avez-vous aborde ce role ?R Incarner un personnage tres different des roles que l'on propose aux actrices americaines de mon age, qui souffre et qui doit survivre me semblait tres interessant.Celui de Suzie est le plus souvent muet ou musical.On peut d'ailleurs presque dire que la musique est son vrai langage, dans la mesure ou parce qu'elle vit dans un univers difficile, le seul moyen qu'elle a de montrer une emotion est de chanter.C'est d'ailleurs grace au chant qu'elle se fait reconnaitre de son pere.Et quant au fait qu'elle parle peu, disons que j'aime jouer des roles ou je parle peu.Le visage devient alors le centre de l'expression, et n'est plus distrait par la parole.Q Ca vous a demande une preparation particuliere R Non.Mon approche est bien plus instinctive que technique et j'en suis d'autant plus sure que j'ai deja tente l'experience de l'immersion, d'effectuer des recherches sur mon personnage, de beaucoup lire des choses le concernant.Eh bien, finalement, je trouve que mon jeu en souffre, qu'il perd beaucoup en spontaneite.Il m'est donc plus facile d'arriver et de faire ce qu'il m'est demande juste au moment de jouer.Q Quelle relation entretrenez- vous avec votre image ?R C'est excitant ! Il faut dire que j'ai commence ce metier quand j'etais enfant, et a cet age, quand on voit son image quelque part, on se dit Cool, c'est moi la ( rires ).Du coup, comme je suis depuis presque toujours habituee a ca, que j'ai vraiment grandi avec, j'ai juste le souci que le travail soit bon, et je ne me sens pas particulierement affectee par ce probleme d'image que les comediens peuvent souvent avoir.Meme si, parfois, sortir d'un role peut s'averer difficile.LES UNS ET LES AUTRES L'instinct avant tout Christina Ricci ZOOM FLASH En toute autosuffisance.Samuel Le Bihan Le Pacte des loups Si j'ai choisi d'etre acteur, c'est par pretexte, parce que je sentais que j'avais quelque chose a raconter.J'avais envie de me reveler, de me decouvrir, de me montrer.Quand on demandait a Jacques Brel pourquoi il chantait, il repondait : Je chante parce que j'ai envie de crier.Moi, c'est pareil, je joue parce que j'ai envie de crier.Pour etre tout a fait honnete, je dirai que si je suis devenu acteur, c'est egalement pour etre reconnu.La reconnaissance, ca a meme longtemps ete mon principal moteur.J'avais tellement de comptes a regler avec moi-meme ! Studio Jane Fonda VOUS DITES.Voici quelques definitions retenues par Jean Delacour dans son Dictionnaire des mots d'esprit.INSTITUTEUR D Maitre des colles.FLAGELLATION D Profession de fouet.FA D Sous-sol.FECONDEE D Prete a porter.FILS D Produit de menage.GENTRY D Creme anglaise.GONDOLE D Car naval.GORILLE D Couvre chef.GROIN D Entree de porc.POP-CORN >>> ACTUELLEMENT, je suis dans une periode de transition, ou je me rends compte que, dans la vie, les choses ne se passent pas exactement comme on les avait revees.Je comprends aussi que l'on est tres responsable de son destin, que ce ne sont pas forcement les autres qui sont mechants, injustes, egoistes.Il faut apprendre a gerer son energie et, surtout, a dompter ses demons.Marie Gillain >>> J'AI CONNU CE PRIVILEGE d'etre l'acteur le mieux paye au monde.Mais je suis comme un chef cuistot : je cuisine les plats, ce n'est pas moi qui mets les prix sur le menu.C'est le marche qui fait ca.Et sur ce que je considere etre des money movies, il n'y a aucune raison que je me brade.Jim Carrey 18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Telejournal Decouverte / Le Corps surhumain - Les Fabricants de bebes Le Monde de Charlotte Cinema / ELIZABETH (3) avec Cate Blanchett, Geoffrey Rush Les Idees Lumieres (22:45) Cinema (23:35) Le TVA 18 heures Un monde de fous Juste pour rire / Comicographie avec Francois Morency Cinema / LA RAGE AU COEUR (4) avec Brad Pitt, Harrison Ford Le TVA Sports (22:55) / Loteries (23:15) Pub (23:22) Malcolm Les Francstireurs Le National d'impro Juste pour rire Le plaisir croit avec l'usage./ Best of L'Oeil ouvert / Don't Look Back avec Bob Dylan Chasseurs d'idees / Sommet des Ameriques (23:09) La Porte des etoiles Cinema / CHASSEURS DE FANTOMES (4) avec Michael J.Fox, Trini Alvarado Cinema / LES HERITIERS AFFAMES (5) avec Michael J.Fox, Kirk Douglas (21:15) Le Grand Journal (23:36) Pulse Travel, Travel 60 Minutes Touched by an Angel Charmed W-5 CTV News Pulse/Sport News HTTV 7th Heaven Charmed Who Wants to be a Millionaire?News Cinema / FLUBBER (17:00) Wind at my Back Talking to Americans Sunday Rep.Undercurrents Sunday Rep.Reflections News ABC News Cinema / FLUBBER (4) avec R.Williams, M.Gay Harden Who Wants to be a Millionaire?The Practice News Pretender Friends 60 Minutes Touched by an Angel Cinema / AND NEVER LET HER GO avec Mark Harmon ER NBA Basketball / Knicks - Lakers (17:30) Dateline NBC Cinema / SEMPER FI avec Scott Bairstow, Michael Pena Cinema Red Green .Wildlife Birdwatch Naturescene Nature / The Panda Baby Masterpiece Theatre / Wives and Daugthers Cinema / THAT'S ENTERTAINMENT (3) World News Redwall Noah's Ark Live from Lincoln Center / Puccini's La Boheme World News Cinema Cinema (17:00) 100 Centre Street The Incurable Collector Palm Beach: Money, Power and Privilege Law & Order Gene Hackman Arts, Minds Attila.A Path of his Own: The Story of David B.Milne Cinema / MALCOLM X (3) avec Spike Lee, Denzel Washington (21:15) Insectia Contact Animal Hors Serie / Momies: legendes des cryptes egyptiennes 1 Filiere D / Il ne leur manque que la parole Cinema / AGAGUK (5) Benelux.Russian.Focus Grec Tele-serie Grece Lica (Serb.) Caribbean.Kontakt (Ukraine) .juive Justice des mineurs Educational Psychology Le Monde a la carte .Internet Capharnaum Le Monde des affaires La Peinture moderne au Qc How'd they do that?Sunday@discovery Eco-Challenge 2000 Eco-Challenge 2000: Borneo Storm Warning! Sunday@discovery .romantique D'ici &.Lonely Planet .tendres Avventura Travel.les voiles Aventures asiatiques D'ici &.l'hotel Franklin The Little.Hoze.2 Hour Tour So Weird .Heartbeat Cinema / WHAT ABOUT BOB?(4) Cinema / CONDORMAN (5) avec M.Crawford Seinfeld The PJ's Futurama King of the Hill The Simpsons Malcolm in the Middle The X-Files Profiler A.Hitchcock Global News Popstars The X-Files The Practice A.Hitchcock Sports Journal de bord / Cuirasses Histoire maritime.Face cachee.Sexe/Nazisme Cinema / L'AFFAIRE SEZNEC (4) avec Christophe Malavoy, Nathalie Roussel (1/2) Tournants.Greatest Journeys on Earth The War of 1812 Shipwrecked Pioneer Quest Shipwrecked Flick TV Guide .for Love .Families .Miracles .Homes Special The Summer of 48 Real World Birth Stories .Miracles .Homes Generation 60 Ed Sullivan Pop up.Musicographie / W.Houston.Special: Beach Boys Chic Planete Musicographie / W.Houston.d.Box Office Groove Concert Plus: Brit Awards 2001 Farmclub.com Clip World News Foreign.Hot Type Sports Jrnl Counter Spin Sunday Rep.Mansbridge The Passionate Eye Sunday Showcase Antiques.Branche Medias Journal RDI Circuit PME Zone libre / La Beaute a tout prix Telejournal Culture-choc Pt de presse Sec.Regard Enjeux / Les Bebes miracles .Moto Sports 30 Nos Expos Les Grands Prix de Formule 1 / Bresil Sports 30 Mag .extreme Kitzbuhel Les Contes d'Avonlea Saint-Tropez, sous le soleil Haute Finance L'Hopital Chicago Hope Sexe a New York La Loi & l'Ordre Prime Suspect Cinema / SPENSER: A SAVAGE PLACE (5) avec Robert Urich The News Room Cinema / BODY COUNT (5) avec David Caruso, Linda Fiorentino Beastmaster Earth: Final Conflict Cinema / GHOULIES (6) avec Peter Liapis, Lisa Pelikan Cinema / GHOULIES II (6) avec Damon Martin, Royal Dano Sportscentral Wrestling: WWF Heat Nascar Winston Cup / Harrah's 500 Sportscentral Mais ou.Volt Panorama Les Intrus Exploration Cinema / LA TRILOGIE D'APU: APU SANSAR avec S.Chatterji Panorama O Zone Medical Detectives Junkyard Wars .World's worst Drivers 2 Caught on Camera Dangerous Pursuits .World's Worst Drivers 2 NBA Basketball / Magic - Raptors (17:30) That's Golf Boxing / Oscar De La Hoya - Arturo Gatti Sportsdesk .Hockey 2 J.Bravo .Mimi?Redwall Dilbert .le pire Drole, voyou Simpson Cybersix Avengers South Park Simpson Quads! Pyramide Journal suisse Journal FR2 Vivement dimanche / Madame de Fontenay Bouillon de culture / Survivre (21:15) Courants.Journal belge Soir 3 Get a Life! The Tribe Vox Inquiring.Cinema / APRIL ONE (4) avec Stephen Shellen, Janet Sears Diplomatic.Imprint Allan Gregg 4th Reading Vivre a deux Les Copines Quand la vie est un combat Portes par les anges - 4 Medecine.secondes .en vedette Les Copines Ca sex'plique Realite 2001 Question Sante L'Ombudsman Vos droits Sur.colline Passion Deco Action Emploi .(17:30) Loup-garou La Vie a cinq Dawson Buffy contre les vampires Saddle Club Screech.Story Studio Zack Files Caitlin's.Grade Alien S.Holmes Radio Active Syst.Crash Big Wolf.Lost Nebula Shadow.Tekwar Zone extreme Sliders Chroniques du paranormal Technofolie .c'est fait Le Telejournal (22:15) Les Nouvelles du sport (23:15) Wrestling: WWF Heat VOTRE SOIREE DE TE L E V I S I O N Cate Blanchett Louise Cousineau 12:30 ! - GRAND PRIX DU BRESIL Schumacher va encore gagner, mais de combien?20:00 a - ELIZABETH Cate Blanchett est la premiere reine d'Angleterre du nom.Une maitresse femme qui savait intriguer pour arriver a ses fins.Une bonne politicienne, quoi! 20:00 r - LA RAGE AU COEUR Harrison Ford en flic de New York qui accueille un jeune Irlandais _ Brad Pitt _ qui est en fait un terroriste de l'IRA.21:00 h - TALKING TO AMERICANS Si vous voulez rire, regardez Rick Mercer qui fait parler des Americains, qui ne savent meme pas ou est le Canada, sur differents aspects de notre beau pays.21:00 J - MASTERPIECE THEATRE Si vous aimez les grandes series britanniques, Wives and Daughters est pour vous.Produit par les gens qui ont fait Orgueil et Prejuges, une des grandes series du genre.Premiere de quatre parties.21:00 1 - PALM BEACH: POWER, MONEY AND PRIVILEGE Si vous croyez que les Expos s'entrainent a Palm Beach, vous vous trompez royalement.Ils sont a West Palm Beach avec le monde ordinaire.Palm Beach, c'est pour les happy few comme Paul Desmarais et autres.23:35 a - A L'EST D'EDEN D'apres le roman de Steinbeck, avec James Dean dans le role du fils rebelle.Un grand film.Jane Fonda, qui a ete mariee trois fois, a confie a Barbara Walters qu'elle n'a jamais ete aussi heureuse que depuis son divorce d'avec Ted Turner.Elle estime qu'elle n'a maintenant plus besoin des hommes, du cinema ou du conditionnement physique.Je vis avec moi-meme, a note l'actrice de 63 ans.Je prefere vivre seule qu'avec un homme meme extraordinaire dont je serais amoureuse, mais dont je ne serais que la douce moitie.Jane Fonda, qui dit avoir gagne beaucoup de maturite, estime que c'est ce qui a mene a sa rupture avec Ted Turner, le patron de Time Warner.Les surnoms ON CONNAIT LEURS NOMS : Robert De Niro, Sophia Loren, Val Kilmer.Mais leurs surnoms ?Le magazine Star en a releve quelques-uns.>>> Celui de Sophia Loren etait Stechetto .La vedette d'origine sicilienne etait tellement maigre dans sa jeunesse qu'on lui a donne ce surnom qui en italien signifie baton.>>> De Niro, lui, etait d'une telle paleur que ses amis d'enfance l'appelaient Bobby Milk .>>> Parce qu'il begayait, on a baptise Samuel L.Jackson Machine Gun .>>> Steven Spielberg appelle Gwyneth Paltrow Gwynie the Pooh .>>> A cause de son mauvais caractere et de ses coleres sur les plateaux de tournage, les techniciens ont surnomme Val Kilmer Psycho .Un peu de naturel ! CHARLIE SHEEN, bien connu pour sa vie dissolue, soutient qu'avoir une aventure avec une vedette de films pornos n'est pas du tout aussi excitant qu'on pourrait le croire.Bon nombre de celles avec lesquelles je suis sorti se sentaient en devoir de faire des exploits, de reinventer la roue, et manquaient completement de naturel.J'avais souvent envie de leur dire : Relaxe, il n'y a pas de camera.E X P R E S S ON AVAIT PARLE de Whitney Houston puis de Lara Fabian.Ce sera finalement Patricia Kaas qui sera l'une des heroines d'And now Ladies and Gentlemen, le prochain film de Claude Lelouch.Isabelle Adjani tournera en mai La Repentie sous la direction de Laetitia Masson, avec Sami Frey.Elle a aussi recu un scenario americain lui proposant d'incarner Marie Stuart au cote de Glenn Close qui serait Elisabeth.Cher voudait bien incarner au cinema la comtesse Elizabeth Bathory, qui au XVIIe siecle a seme la terreur ; comme Cher, elle revait de la jeunesse eternelle et croyait pouvoir l'atteindre en prenant des bains dans du sang de jeunes vierges.Bill Clinton pourrait bien tenir son propre role de president des Etats-Unis dans une scene du prochain James Bond Beyond The Ice.Matt Damon a beau avoir 30 ans, c'est toujours sa mere qui achete ses sous-vetements.Il pretend qu'il est trop occupe pour courir les magasins.Au fait, elle achete aussi ses chaussettes.Brad Pitt n'a aucun mal a composer avec ses covedettes feminines, mais il n'est pas venu a bout du chien avec lequel il joue dans Snatch ! ; chaque fois qu'il portait un pantalon de cuir, la bete se mettait a grogner et essayait de le mordre.Il a donc fallu la faire doubler.SOURCES : Movieline, Star, Vanity Fair, Globe 7LP0701B0401 B-7 dimanche AR 7LP0701B0401 ZALLCALL 67 00:57:37 04/01/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1e r A V R I L 2 0 0 1 B 7 THÉÂTRE Mort du pianiste Une Impertinence plus que pertinente de jazz John Lewis Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Le pianiste de jazz et compositeur John Lewis, fondateur du Modern Jazz Quartet, est mort jeudi à l'âge de 80 ans, rapportait hier le New York Times.Selon Jazz Magazine, John Lewis, qui vivait à Manhattan, est mort d'un cancer de la prostate.Le Modern Jazz Quartet (MJQ), avec au vibraphone Milt Jackson, à la basse Percy Heath, et Connie Kay aux percussions, a connu l'essentiel de son succès depuis le milieu des années 50 jusque dans les années 90, en dépit d'un silence de sept années, de 1974 à 1981.C'est John Lewis, compositeur et arrangeur du groupe, dont les musiciens se produisaient en smoking, qui lui donna son image de marque.Le groupe, orienté vers le swing, jouait dans les salles de concert mais aussi dans les clubs.Considéré comme un grand styliste amoureux de la forme parfaite, John Lewis commence sa carrière en 1946 dans l'orchestre de Dizzy Gillespie pour lequel il compose une Toccata pour trompette et avec lequel il effectue une tournée en Europe.Pianiste pointilleux, il joue aux États-Unis avec Charlie Parker, ainsi qu'avec Miles Davis et sa formation, qui interprètent deux de ses arrangements (Rouge et Move), avant de fonder le Modern Jazz Quartet qui réalise son premier enregistrement en 1952.Tout en jouant avec le MJQ, John Lewis continue à se produire comme pianiste et joue parfois entouré de formations classiques.À partir de 1981, il enregistre des chefs-d'oeuvre classiques comme Le Clavier bien tempéré de Bach, et avec des musiciens de jazz comme Ben Webster, Charles Mingus, Sonny Rollins ou Stan Getz.MARIE-CHRISTINE B L A I S collaboration spéciale À quoi tient l'humanité d'un être ?Non, pas à ses traits, ni à sa chevelure, ni même à sa capacité de parler.Un humain, c'est d'abord une façon de tressaillir de la nuque, de jeter un regard, de balancer les épaules, bref d'avoir un corps qui parle, comme en témoignent magnifiquement les marionnettes d'Impertinence, présentée à la Maison Théâtre, aujourd'hui à 15 h et le week-end prochain.Croisement improbable entre l'androïde 3CPO de Star Wars, un foetus humain d'une trentaine de semaines et l'un de ces mannequins « dummy » utilisés pour simuler un accident d'auto, la marionnette d'Impertinence n'a pas de sourcils, pas de bouche, pas même une expression faciale.Et pourtant, en compagnie de quelque 200 enfants de 9 à 12 ans, jeudi dernier, j'ai compris la moindre de ses émotions, saisi le moindre des dilemmes auxquels elle était confrontée, suivi avec intérêt les étapes de sa courte vie.C'était tout simplement é-coeu-rant ! Créé en 1986, ce spectacle du Théâtre de l'Avant-Pays n'a pas pris une ride, bien au contraire.Son côté extraterrestre, tant dans la scénographie que dans la musique, les projections et l'allure des personnages, a tout pour plaire aux enfants d'aujourd'hui, et quand les manipulateurs de ces marionnettes de 60 cm se présentent d'abord en ombres chinoises, plus d'un « kid » a dû songer à Men in Black.Mais là s'arrête la comparaison, parce que les cinq ou six petits personnages d'Impertinence sont autrement plus universels.Chacun manipulé à vue par au moins deux marionnettistes qui eux-mêmes participent parfois à l'histoire, ils naissent, jouent, règnent, terrorisent, résistent, s'aiment et meurent sous nos yeux, le temps de huit sketchs où des tables, des bouts de tissu et quelques tuyaux tiennent lieu d'accessoires.Si le sketch intitulé La Rencontre (sur une belle musique jazzy) n'a pas eu l'heur de plaire beaucoup au jeune public \u2014 l'amour n'a rien de bien séduisant à cet âge ! \u2014, les petits spectateurs ont souri quand la petite marionnette-bébé a reconnu ses marionnettistes-parents et ri aux éclats pendant Le Jeu, comme ils se sont tus lors de La Fin de parcours (le tableau final) et ont trouvé ridicule le personnage qui ne voulait pas partager son espace avec les autres dans Le Partage.Mais le plus émouvant, c'était certainement l'indignation palpable de ces spectateurs de 9 à 12 ans pendant le sketch baptisé sobrement La Répression.Comme quoi il est possible de tout expliquer aux petites personnes, parfois sans un seul mot.C'est là la magnifique pertinence d'Impertinence.IMPERTINENCE, scénario de Denise Chartrand, mise en scène de Michel Fréchette.Décor, marionnettes et projections : Marc-André Coulombe.Musiques : Pierre Moreau.Éclairages : Jean Gervais.Marionnettistes : Marthe Adam, Patrick Martel, André Meunier, Louis-Philippe Paulhus, Michel P.Ranger, Marc-André Roy.Une production du Théâtre de l'Avant- Pays présentée à la Maison Théâtre aujourd'hui à 15 h, ainsi que les 7 et 8 avril à 15 h.Infos : (514) 288-7211.Photo BERNARD DUBOIS, collaboration spéciale La marionnette d'Impertinence n'a pas de sourcils, pas de bouche, pas même une expression faciale.Et pourtant, le public comprend la moindre de ses émotions.SPECTACLES À L'AFFICHE DÈS LE 27 AVRIL 2001 ! NOM ADRESSE VILLE CODE POSTAL TÉL.(JOUR) (SOIR) LA RONDE DES COCUS/ ALLIANCE ATLANTIS VIVAFILM, C.P.282, SUCCURSALE B MONTRÉAL QUÉBEC H3B 3J7 Cette annonce est publiée dans La Presse DU 31 MARS ET DU 1,2,3,4 ET 5 AVRIL .Le tirage aura lieu le 12 AVRIL.Les gagnants recevront leur prix par la poste.Les facsimilés ne sont pas acceptés.Valeur totale des prix : 2 000 $.Règlements disponibles chez Alliance Atlantis Vivafilm.invitent 200 personnes à la grande première ! Courez la chance de gagner un des 100 laissez-passer doubles pour la première du 26 avril 2001.Remplissez ce bon de participation et envoyez-le à l'adresse suivante: Version française de « Town & Country » Warren BEATTY Diane KEATON Andie MACDOWELL Gary SHANDLING Jenna ELFMAN Nastassja KINSKI Goldie HAWN 2940865A Variétés PLACE DES ARTS (salle Maisonneuve) Forever Swing, de Dean Regan.Avec Hassan Ash-Shakur, Gary Guthman, Tom Colclough, David Grott et Kelly Jefferson: 14h et 19h30.CASINO DE MONTRÉAL La Bande à Joe.Mar., mer., jeu.: 13h30.SPECTRUM (318, Ste-Catherine O.) Kelly Joe Phelps: 20h.THÉÂTRE CORONA (2490, Notre-Dame O.) Yvon Deschamps: 20h.CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) La Volée d'Castors: 19h.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Pena flamenca de Montréal, avec Marie-Andrée Cloutier, Natasha Massicotte, Marcos Marin, Dominique Soulard et Bob Benson: 20h.CAFÉ LUDIK (552, Ste-Catherine E.) Quid Novi: 21h.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Élizabeth Leroux chante Piaf, Brassens, Barbara: 21h.LE BLEU EST NOIR (812, Rachel E.) The Unkempts: 21h.LE SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) Combines pour un tiroir intime, avec Renée Robitaille et Edwige Bage: 19h30.CENTAUR (453, St-François-Xavier) Oliver!, textes, paroles et musique de Lionel Bart.Mise en scène de Robb Paterson.Avec James Marlotti-Lapointe, Daniel Richard Giverin, Alain Goulem, Heather Henderson, Ryan Kennedy, Gordon Masten, Kathleen Mc Auliffe, Stephanie Mc Namara, Glenn Roy, Felicia Shulman, Laura Teasdale: 19h.THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (225, boul.l'Ange-Gardien, L'Assomption) Zachary Richard: 20h.version sous-titrée française UN FILM DE NAGISA OSHIMA SELECTION OFFICIELLE CANNES 2000 BEAT TAKESHI I RYUHEI MATSUDA I SHINJI TAKEDA I TADANOBU ASANO I YOICHI SAI musique RYUICHI SAKAMOTO I costumes EMI WADA un film de NAGISA OSHIMA I BEAT TAKESHI I RYUHEI MATSUDA I SHINJI TAKEDA I TADANOBU ASANO I YOICHI SAI I KOJI MATOBA I TOMMYS' MASA I MASATOH EVE UNO KANDA I KAZUKO YOSHIYUKI I TOMOROWO TAGUCHI I ZAKOBA KATSURA I JIRO SAKAGAMI I producteurs délégués NOBUYOSHI OTANI I JEAN LABADIE I JEREMY THOMAS producteurs EIKO OSHIMA I SHIGEHIRO NAKAGAWA I KAZUO SHIMIZU I scénario NAGISA OSHIMA I d'après le SHINSENGUMI KEPPUROKU de RYOTARO SHIBA directeur de la photographie TOYOMICHI KURITA I décors YOSHINOBU NISHIOKA I costumes EMI WADA I musique RYUICHI SAKAMOTO I société de production OSHIMA PRODUCTIONS Ltd.produit par SHOCHIKU CO.Ltd.I KADOKAWA SHOTEN PUBLISHING COMPANY I IMAGICA CORP.I BS ASAHI I EISEI GEKIJO CO.Ltd.BAC FILMS I LE STUDIO CANAL+ I RECORDED PICTURE COMPANY Ltd.I www.shochiku.co.jp©1999 SHOCHIKU I KADOKAWA SHOTEN I BS ASAHI I IMAGICA I EISEI GEKIJO Tous droits réservés www.tabou-film.com «HHHH» - Marc-André Lussier, La Presse «.UN TRÈS GRAND MOMENT EN CINÉMA.» - Denis Côté, ICI À L'AFFICHE! 4 SON DIGITAL CINÉMA DU PARC 3575 Du Parc 281-1900 4 FAMOUS PLAYERS PARISIEN 4 V.O.AVEC SOUS-TITRES FRANÇAIS V.O.AVEC SOUS-TITRES ANGLAIS 13 ANS + 2946450A « La comédie la plus romantique de l'année ! » Maria Salas, GEMS-TV « Ashley Judd et Hugh Jackman sont irrésistibles ! » Steve Iervolino, LAUNCH RADIO « D'un charme irrésistible.» Richard Reid, NORTHWEST CABLE NEWS CINÉMA CARNAVAL CHÂTEAUGUAY 4 LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 4 FAMOUS PLAYERS CENTRE EATON 4 LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 4 FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL 4 CINÉMA PINE STE-ADÈLE 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 4 FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND 4 CINÉPLEX ODÉON BROSSARD 4 CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) 4 CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) 4 FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL 4 FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 4 FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE 4 CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE 4 LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 4 CINÉMA ST-EUSTACHE 4 GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE 4 CAPITOL ST-JEAN 4 CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME 4 LES CINÉMAS GUZZO TERREBONNE 8 4 CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 4 LES CINÉMAS LANGELIER 6 4 CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE 4 CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE 4 CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON 4 CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION 4 CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) 4 CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN 4 CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO 4 VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE À L'AFFICHE! 4 SON G DIGITAL VISA GÉNÉRAL LAISSEZ-PASSER REFUSÉS CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! 2946447A Du 29 mars au 4 avril, écoutez COOL-FM ou CKOI-FM entre 6h00 et 9h00 le matin pour connaître l'indice du jour.Les finalistes mériteront: - Le disque «Dix mille matins» - Une paire de billets pour le spectacle du 19 avril au Théâtre Corona Le grand prix: - Une fin de semaine pour 2 personnes à Paris pour assister au spectacle de Daniel Boucher au «Sentier des Halles» le 15 juin 2001.Pour participer, il suffit de remplir ce coupon.Nom: _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ Prénom: _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ Adresse: _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ App.: _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ Ville: _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ Code postal: _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ Tél.(rés.): _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ Tél.(travail): _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ Date de l'indice: _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ Indice du jour: _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ Faites parvenir ce coupon avant 17h00 le 6 avril 2001 à l'adresse suivante: Concours «Flyez à Paris avec Daniel Boucher» C.P.969 Montréal (Québec) H4G 3M1 C O N C O U R S Le tirage se déroulera le 9 avril entre 6h00 et 9h00 le matin sur les ondes de COOL-FM et CKOI-FM.Les règlements du concours sont disponibles à COOL-FM et CKOI-FM.Valeur approximative des prix offerts : 4000$ Fac-similés non-acceptés.2946300A 7LP0802B0401 B-8 dimanche AR 7LP0802B0401 ZALLCALL 67 01:01:29 04/01/01 B B8 · LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1er AVRIL 2001 MUSIQUE Brendel : la pensée CLAUDE GINGRAS BRENDEL EST enfin là.On l'attendait vendredi après-midi pour une interview publique.Son avion ayant été immobilisé à New York par une tempête, le pianiste n'est arrivé que dans la soirée.Son récital tant attendu a cependant eu lieu tel qu'annoncé hier soir, mais il a commencé avec 17 minutes de retard.Malgré le prix très élevé des places (de 50 $ à 100 $), la salle Claude-Champagne était absolument comble pour cette sixième visite seulement, en 40 ans, de ce pianiste qui est certainement à placer parmi les plus importants de notre époque.Les passages de Brendel ici ont généralement été associés à des problèmes de pianos et hier soir ne fit pas exception.Le visiteur avait le choix des trois principaux instruments de la salle : le nouveau Fazioli et les deux Steinway.Il en a finalement demandé un quatrième, un Steinway encore, dépêché sur les lieux par Piano Prestige Ð un instrument puissant et coloré, mais un peu dur et même un tout petit peu faux dans le haut médium, et sur lequel un accordeur est venu travailler à l'entracte, mais sans grand succès.Brendel a joué pendant très exactement 95 minutes.En première partie, le Haydn et les deux Mozart ont fait 40 minutes ; après l'entracte, les Diabelli ont totalisé 55 minutes.Brendel a fini de jouer à 22h15.Il est venu saluer plusieurs fois, esquissant même un sourire, et on lui a apporté des fleurs.La salle applaudissait dans l'espoir évident d'un rappel, mais on alluma subitement Ð et brutalement Ð les lumières.L'ordre venait du pianiste qui, de toute évidence, ne voulait pas en faire davantage.Élancé et presque grimaçant derrière ses lunettes, Brendel ne projette pas l'image habituelle du pianiste.On dirait plutôt un professeur de chimie ou de philosophie.Ce qui n'est pas tellement loin de la vérité puisque, cas plutôt rare chez la confrérie à laquelle il appartient, Brendel est davantage qu'un pianiste : un penseur, un musicien qui s'interroge et qui provoque aussi ses auditeurs dans ce sens.Hier soir, une fois le récital terminé, on s'interrogeait sur ce qu'on venait d'expérimenter.Le bon et le moins bon.Dans l'immédiat, il faut d'abord souligner une technique encore impressionnante pour un homme de 70 ans.Il y eut des fausses notes et, vers la fin des Diabelli, les doigts n'avaient pas tout à fait la rapidité de la pensée.Peu importe.La pensée, justement, était toujours là.Que l'ensemble ait engendré un certain ennui, le programme, je pense, est en cause.Brendel n'avait pas choisi les plus grands Haydn ou Mozart.Il s'était ménagé pour les Diabelli qui, si brillantes soient-elles, sont interminables : près d'une heure de durée.Pensée, donc, dans le Haydn et les Mozart, mais peu d'émotion.On admire surtout la mécanique intelligente des deux mains, la gauche toujours aussi présente que la droite.Dans les Diabelli, chaque pièce est bien caractérisée, dans le brio pianistique, la rêverie ou l'humour, et les effets sont toujours savamment calculés, par exemple ces accords « suspendus » juste avant la dernière.L'impression globale, finalement, est celle d'un pianiste qui, à travers ses imperfections, reste de première grandeur.ALFRED BRENDEL, pianiste.Samedi soir, salle Claude- Champagne de l'Université de Montréal.Dans le cadre du 50e anniversaire de la Faculté de Musique de l'UdM.(Radiodiffusions à Radio-Canada : 9 avril, 20h, et 4 mai, 13h30.) Programme : Sonate no 32, en sol mineur, Hob.XVI :44 (c.1773) - Haydn Fantaisie en ré mineur, K.397 (1782) - Mozart Sonate no 8, en la mineur, K.310 (1778) - Mozart « Trente-trois Variations sur une valse de Diabelli », op.120 Alfred Brendel (1819-1823) - Beethoven CENTRE-VILLE EST RIVE SUD VEUILLEZ PRENDRE NOTE QUE LE GUIDE EST SUJET À CHANGEMENTS SANS PRÉAVIS.OUEST DE L'ÎLE RIVE SUD \u0001SON DIGITAL RIVE SUD QUARTIER LATIN (17 SALLES DE CINÉMAS) 350 rue Emery, coin St-Denis 849-FILM-111 SIÈGES DISPOSÉS EN GRADINS (Sightline seating™) \u0002 TIGRE ET DRAGON (G) Dim.au Jeu.1:30,4:15,7:00,9:40 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.au Jeu.12:45,3:50,6:40,9:30 \u0002 Trafic (v.française) (13+) Dim.au Jeu.12:05,3:15,6:20,9:25 \u0002LES RIVIÈRES POURPRES (16+) Dim.au Jeu.2:00,4:35,7:25,9:55 MAELSTRÖM (13+) Dim.au Jeu.2:10,4:25,6:50,9:10 \u0002 LES SILENCES DU DÉSIRS(v.française) (G) Dim.au Jeu.12:15,2:40,4:50,7:10, 9:20 \u0002 LA VEUVE DE ST-PIERRE (G) Dim.au Jeu.4:00,6:55,9:35 PRINCES ET PRINCESSES (G) Dim.au Jeu.12:10,2:10 \u0002LE MEXICAIN(13+) Dim.au Mer.12:30,3:30,6:35,9:15 Jeu.12:30,3:30,9:35 \u0002 MON AMI SPOT(G) Dim.au Jeu.1:10 \u0002 15 MINUTES (v.française) (13+) Dim.au Jeu.6:45,9:45 \u0002 SONGE D'UNE NUIT D'ADOS(G) Dim.au Jeu.2:05,4:35 \u0002 BLESSURES FATALES (16+) Dim.au Jeu.4:45,7:30,9:55 \u0002DITES-MOI QUE JE RÊVE! (13+) Dim.au Jeu.2:20,4:55,7:20,9:50 \u0002 LISTE D'ATTENTE (sous-titre français) (G) Dim.au Mer.1:15,4:10,6:50,9:30 Jeu.1:15,4:10,9:30 \u0002 MEMENTO (v.française) (13+) Dim.au Jeu.1:20,4:20,7:05,9:45 \u0002 LE TAILLEUR DE PANAMA Dim.au Jeu.1:00,4:00,7:00,9:40 \u0002 ESPIONS EN HERBE Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:00,2:30,5:00,7:15,9:35 \u0002 QUELQU'UN COMME TOI (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:10,2:35,5:00,7:30,10:00 \u0002 SACRÉS MACHOS (13+) Dim.au Jeu.12:00,2:20,4:45,7:15,9:50 CENTRE-VILLE OUEST CAVENDISH (MAIL) PV Cavendish, coin Kildare 849-FILM -122 \u0002 CHOCOLAT (v.o.Anglaise) (G) Dim.& Mar.12:40,3:45,6:30,9:05 Lun.Mer.& Jeu.6:30,9:05 \u0002TRAFFIC(v.o.Anglaise) (13+) Dim.& Mar.12:45,4:45,8:45 Lun.Mer.& Jeu.8:45 FAST FOOD, FAST WOMEN (G) Dim.& Mar.1:00,3:35,6:45,9:00 Lun.Mer.& Jeu.6:45,9:00 \u0002THE MEXICAN (13+) Dim.& Mar.12:50,3:25,6:35,9:10 Lun.Mer.& Jeu.6:35,9:10 SEE SPOT RUN (G) Dim.& Mar.12:55,3:30 EXIT WOUNDS(16+) Dim.au Jeu.6:40,9:30 \u0002 SAY IT ISN'T SO (13+) Dim.& Mar.1:05,3:40,7:00,9:25 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:25 SPY KIDS Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:35,2:45,4:55,7:05,9:15 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:15 SOMEONE LIKE YOU (G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:30,2:40,5:00,7:10,9:20 Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:20 CÔTE-DES-NEIGES PV 6700 Côte-des-Neiges 849-FILM -124 ADMISSION ADULTES- APRÈS 18H00 (exc.mar.& mer.) 6,50$ ENFANTS (13 ans et moins) 4,25$ ÂGE D'OR (65 ans et plus) 4,25$ MATINÉE EN TOUT TEMPS AVANT 18H00 4,25$ MARDI ET MERCREDI TOUTE LA JOURNÉE 4,25$ \u0002 TRAFFIC(13+) Dim.Mar.& Mer.2:00,6:20,9:15 Lun.& Jeu.8:00 \u0002 15 MINUTES (v.o.Anglaise) (13+) Dim.Mar.& Mer.1:35,4:20,7:10,9:40 Lun.& Jeu.7:10,9:40 \u0002 EXIT WOUNDS (16+) Dim.Mar.& Mer.1:15,3:20,5:30,7:40,9:50 Lun.& Jeu.7:40,9:50 \u0002 ENEMY AT THE GATES (13+) Dim.Mar.& Mer.1:30,4:10,7:05,9:30 Lun.& Jeu.7:05,9:30 \u0002SPY KIDS Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:00,3:00,5:00,7:00, 9:00 Lun.& Jeu.7:00,9:00 \u0002TOMCATS(13+) Dim.Mar.& Mer.1:10,3:15,5:20,7:30,9:45 Lun.& Jeu.7:30,9:45 \u0002 THE BROTHERS (13+) Dim.Mar.& Mer.1:20,3:30,5:40,7:45,9:55 Lun.& Jeu.7:45,9:55 CARREFOUR DORION PV 391 Bl.Harwood, Dorion-Vaudreuil 849-FILM -132 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.1:30,4:00,7:30 Lun.& Jeu.7:30 Mar.& Mer.6:50,9:20 MON AMI SPOT(G) Dim.1:40,3:50 15 MINUTES (v.française) (13+) Dim.3:00,7:30 Lun.& Jeu.7:30 Mar.& Mer.9:10 SONGE D'UNE NUIT D'ADOS(G) Dim.1:00 Mar.& Mer.7:10 BLESSURES FATALES (16+) Dim.Lun.& Jeu.7:40 Mar.& Mer.7:00,9:20 DITES-MOI QUE JE RÊVE! (13+) Dim.1:20,3:30,7:50 Lun.& Jeu.7:50 Mar.& Mer.7:20,9:30 LES ENJÔLEUSES (G)Dim.1:10, 3:40,7:20 Lun.& Jeu.7:20 Mar.& Mer.6:45,9:15 ESPIONS EN HERBE Laissez-passer refusés Dim.12:30, 2:30,4:30,7:40 Lun.& Jeu.7:40 Mar.& Mer.7:00,9:00 SACRÉS MACHOS (13+) Dim.12:40,2:45,5:00,8:00 Lun.& Jeu.8:00 Mar.& Mer.7:10,9:30 QUELQU'UN COMME TOI (G) Laissez-passer refusés Dim.12:50, 3:00,5:10,7:50 Lun.& Jeu.7:50 Mar.& Mer.7:30,9:40 EST DE MONTRÉAL DAUPHIN 2396 est, rue Beaubien 721-6060 TIGRE ET DRAGON(sous-titre français) (G) Dim.1:40,4:05,7:00 Lun.au Jeu.7:15 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.1:30,4:15,6:50 Lun.au Jeu.7:20 LANGELIER Carrefour Langelier 255-5551 NOUS N'ACCEPTIONS AUCUN LAISSEZ-PASSER, COUPON OU CERTICAT-CADEAU CINÉPLEX ODÉON \u0002 HANNIBAL (v.française) (16+) Dim.au Jeu.7:00,9:35 \u0002MON AMI SPOT(G)Dim.1:10, 3:05,5:00 \u0002 15 MINUTES (v.française) (13+) Dim.1:05,3:30,7:05,9:30 Lun.au Jeu.7:05,9:30 \u0002 BLESSURES FATALES (16+) Dim.1:20,3:20,5:20,7:20,9:20 Lun.au Jeu.7:20,9:20 \u0002 SACRÉS MACHOS (13+) Dim.1:00,3:00,5:00,7:00,9:00 Lun.au Jeu.7:00,9:00 \u0002 QUELQU'UN COMME TOI (G) Dim.1:10,3:10,5:10,7:10,9:10 Lun.au Jeu.7:10,9:10 \u0002DITES-MOI QUE JE RÊVE!(13+) Dim.1:05,3:05,5:05,7:05,9:05 Lun.au Jeu.7:05,9:05 MONTRÉAL SUD PLACE LASALLE PV Angle bl.Champlain et Bishop Power 849-FILM -171 \u0002 Trafic (v.française) (13+) Dim.au Jeu.8:35 \u0002 TIGRE ET DRAGON (G) Dim.Mar.& Mer.1:25,3:50,6:45,9:15 Lun.& Jeu.6:45,9:15 \u0002 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.Mar.& Mer.1:15,3:55,6:35,9:05 Lun.& Jeu.6:35,9:05 \u0002 SONGE D'UNE NUIT D'ADOS(G) Dim.Mar.& Mer.1:20,3:25 \u0002 BLESSURES FATALES (16+) Dim.au Jeu.6:40,8:50 \u0002DITES-MOI QUE JE RÊVE!(13+) Dim.Mar.& Mer.1:15,3:20,5:15,7:20, 9:30 Lun.& Jeu.7:20,9:30 \u0002 THE BROTHERS (13+) Dim.Mar.& Mer.1:20,3:30,6:30 Lun.& Jeu.6:30 \u0002 SAY IT ISN'T SO (13+) Dim.Mar.& Mer.1:25,3:35,7:10,9:15 Lun.& Jeu.7:10,9:15 \u0002 QUELQU'UN COMME TOI (G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:00,3:05,5:10,7:15,9:20 Lun.& Jeu.7:15,9:20 \u0002 TOMCATS(13+) Dim.Mar.& Mer.1:05,3:10,5:15,7:25,9:30 Lun.& Jeu.7:25,9:30 \u0002SPY KIDS Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:00,3:00,5:00,7:00, 9:00 Lun.& Jeu.7:00,9:00 \u0002 ESPIONS EN HERBE Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:05,3:05,5:05,7:05,9:25 Lun.& Jeu.7:05,9:25 \u0002 SACRÉS MACHOS (13+) Dim.Mar.& Mer.1:10,3:20,5:25,7:35,9:35 Lun.& Jeu.7:35,9:35 SOMEONE LIKE YOU (G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:10,3:15,5:20,7:30,9:40 Lun.& Jeu.7:30,9:40 BROSSARD PV Mail Champlain - 2150, Lopinière 849-FILM -141 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.1:20,4:00,6:50 Lun.& Jeu.7:40 Mar.1:20,4:00,6:50,9:30 Mer.6:50,9:30 CHOCOLAT (v.o.Anglaise) (G) Dim.1:50,4:30,7:05 Lun.& Jeu.7:35 Mar.1:50,4:30,7:05,9:40 Mer.7:05,9:40 \u0002 Trafic (v.française) (13+) Dim.& Mar.1:30,6:45 Lun.& Jeu.7:30 Mer.6:45 LA VEUVE DE ST-PIERRE (G) Dim.1:40,4:10,7:00 Lun.& Jeu.7:45 Mar.1:40,4:10,7:00,9:20 Mer.7:00,9:20 15 MINUTES(v.o.Anglaise) (13+) Dim.4:20 Mar.4:20,9:40 Mer.9:40 LE TAILLEUR DE PANAMA Dim.2:00,4:40,6:55 Lun.& Jeu.7:50 Mar.2:00,4:40,6:55,9:15 Mer.6:55,9:15 \u0002 ESPIONS EN HERBE Laissez-passer refusés Dim.1:10, 3:15,5:20,7:25 Lun.& Jeu.7:30 Mar.1:10,3:15,5:20,7:25,9:35 Mer.7:25,9:35 SOMEONE LIKE YOU (G) Laissez-passer refusés Dim.1:00, 3:05,5:10,7:15 Lun.& Jeu.7:55 Mar.1:00,3:05,5:10,7:15,9:25 Mer.7:15,9:25 ST-HYACINTHE Galeries St-Hyacinthe 773-9492 - CINÉMA AFFILIÈ - MON AMI SPOT (G)Dim.3:45 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.1:10,6:50,9:20 Lun.au Jeu.1:10,3:45,6:50,9:20 SONGE D'UNE NUIT D'ADOS(G) Dim.au Jeu.1:15,7:20 L'ENNEMI AUX PORTES(13+) Dim.au Jeu.1:05,3:55,6:45,9:35 BLESSURES FATALES(16+) Dim.au Jeu.3:25,9:15 LES ENJÔLEUSES (G) Dim.au Jeu.1:00,3:50,6:55,9:30 DITES-MOI QUE JE RÊVE! (13+) Dim.au Jeu.1:20,3:35,7:10,9:25 ESPIONS EN HERBEDim.au Jeu.1:25,3:30,7:15,9:45 QUELQU'UN COMME TOI (G) Dim.au Jeu.1:30,3:40,7:05,9:15 SACRÉS MACHOS (13+) Dim.au Jeu.1:00,3:15,7:25,9:40 BOUCHERVILLE PV Aut.20, sortie Boul.Mortagne 849-FILM -144 15 MINUTES (v.française) (13+) Dim.au Jeu.9:20 TIGRE ET DRAGON(G) Dim.1:25, 3:55,7:05,9:50 Lun.& Jeu.7:25,9:50 Mar.& Mer.2:05,4:35,7:05,9:50 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.1:05,3:40,6:45,9:15 Lun.& Jeu.7:15,9:45 Mar.& Mer.2:25,6:45,9:15 MON AMI SPOT (G) Dim.1:10 L'ENNEMI AUX PORTES (13+) Dim.1:00,3:45,6:50,9:30 Lun.& Jeu.7:00,9:30 Mar.& Mer.2:40,6:50,9:30 BLESSURES FATALES (16+) Dim.3:30,7:10 Lun.& Jeu.7:10 Mar.& Mer.2:10,4:30,7:10 LES ENJÔLEUSES (G) Dim.1:15, 4:00,6:55,9:40 Lun.& Jeu.7:05,9:40 Mar.& Mer.2:20,6:55,9:40 DITES-MOI QUE JE RÊVE! (13+) Dim.1:35,4:00,7:20,9:35 Lun.& Jeu.7:20,9:35 Mar.& Mer.2:00,4:15,7:20,9:35 ESPIONS EN HERBE Dim.1:30, 3:50,7:30,9:45 Lun.& Jeu.7:30,9:45 Mar.& Mer.2:35,4:40,7:30,9:45 QUELQU'UN COMME TOI (G) Dim.1:20,3:35,7:25,9:40 Lun.& Jeu.7:25,9:40 Mar.& Mer.2:30,4:45,7:25,9:40 GLADIATEUR(13+) Dim.1:00,4:05,7:35 Lun.& Jeu.7:35 Mar.& Mer.2:00,7:35 SACRÉS MACHOS (13+) Dim.1:10,3:25,7:15,9:25 Lun.& Jeu.7:15,9:25 Mar.& Mer.2:15,4:30,7:15,9:25 ST-BRUNO PV Près des Promenades St-Bruno 849-FILM -143 Trafic (v.française) (13+) Dim.au Jeu.6:45,9:30 \u0002 HANNIBAL (v.française) (16+) Dim.Mar.& Mer.4:00,9:15 Lun.& Jeu.9:15 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.Mar.& Mer.1:45,4:25,7:05,9:35 Lun.& Jeu.7:05,9:35 \u0002MON AMI SPOT(G)Dim.Mar.& Mer.12:40,2:45,4:45 \u0002 15 MINUTES (v.française) (13+) Dim.Mar.& Mer.1:20,7:05 Lun.& Jeu.7:05 SONGE D'UNE NUIT D'ADOS(G) Dim.Mar.& Mer.1:45,7:10 Lun.& Jeu.7:10 \u0002BLESSURES FATALES(16+) Dim.Mar.& Mer.4:05,9:45 Lun.& Jeu.9:45 \u0002DITES-MOI QUE JE RÊVE! (13+) Dim.Mar.& Mer.1:00,3:15,5:15,7:25, 9:35 Lun.& Jeu.7:25,9:35 L'ENNEMI AUX PORTES (13+) Dim.Mar.& Mer.1:25,4:15,7:00,9:40 Lun.& Jeu.7:00,9:40 \u0002 LES ENJÔLEUSES (G) Dim.Mar.& Mer.1:15,4:15,7:00,9:40 Lun.& Jeu.7:00,9:40 SACRÉS MACHOS (13+) Dim.Mar.& Mer.12:50,3:00,5:05,7:20,9:30 Lun.& Jeu.7:20,9:30 QUELQU'UN COMME TOI (G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:00,3:10,5:15,7:25,9:35 Lun.& Jeu.7:25,9:35 GLADIATEUR(13+)Dim.Mar.& Mer.1:15,4:30,8:00 Lun.& Jeu.8:00 \u0002 ESPIONS EN HERBE Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.12:50,3:05,5:10,7:20,9:25 Lun.& Jeu.7:20,9:25 DELSON (PLAZA) PV 900, Bl.Georges-Gagné, Delson 849-FILM -145 MON AMI SPOT (G)Dim.1:45,3:55 SONGE D'UNE NUIT D'ADOS(G) Dim.1:25,3:35,7:20 Lun.8:00 Mar.au Jeu.7:20,9:25 BLESSURES FATALES (16+) Dim.7:25 Lun.7:35 Mar.au Jeu.7:25,9:55 DITES-MOI QUE JE RÊVE! (13+) Dim.1:55,4:05,7:05 Lun.7:45 Mar.au Jeu.7:05,9:15 LES ENJÔLEUSES (G) Dim.1:35,4:15,7:00 Lun.7:30 Mar.au Jeu.7:00,9:35 QUELQU'UN COMME TOI (G) Laissez-passer refusés Dim.1:05, 3:15,5:20,7:30 Lun.7:50 Mar.au Jeu.7:30,9:40 ESPIONS EN HERBE Laissez-passer refusés Dim.12:55, 3:05,5:10,7:15 Lun.7:55 Mar.au Jeu.7:15,9:20 SACRÉS MACHOS (13+) Dim.1:15,3:25,5:30,7:40 Lun.7:40 Mar.au Jeu.7:40,9:50 CHÂTEAUGUAY ENCORE 180, Boul.D'Anjou Châteauguay 699-3579 SONGE D'UNE NUIT D'ADOS(G) Dim.1:30,7:00 Lun.7:50 Mar.& Mer.7:00 BLESSURES FATALES (16+) Dim.1:35,3:30,7:05,9:10 Lun.& Jeu.7:30 Mar.& Mer.7:05,9:10 TOMCATS(13+) Dim.1:50,3:40, 7:15,9:05 Lun.& Jeu.7:40 Mar.& Mer.7:15,9:05 QUELQU'UN COMME TOI (G) Laissez-passer refusés Dim.1:45, 3:35,7:20,9:15 Lun.& Jeu.7:35 Mar.& Mer.7:20,9:15 ESPIONS EN HERBE Laissez-passer refusés Dim.1:40, 3:25,7:10,9:00 Lun.& Jeu.7:45 Mar.& Mer.7:10,9:00 Trafic(v.française) (13+) Dim.3:20,8:45 Mar.& Mer.8:45 Jeu.7:50 RIVE NORD ST-EUSTACHE PV 25e Avenue (450)472-6666 - LE GROUPE MATHERS - NOUS N'ACCEPTIONS QUE ODÉON AUCUN AUTRE LES CERTICATES-CADEAU CINÉPLEX COUPON-RABAIS N'EST ACCEPTÉ \u0002LES 102 DALMATIENS (G) Dim.& Mar.1:15 \u0002MISS PERSONNALITÉ (G) Dim.& Mar.12:05,2:25,4:45,7:05, 9:20 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:20 \u0002 SEUL AU MONDE (G) Dim.& Mar.3:30,6:40,9:30 Lun.Mer.& Jeu.6:40,9:30 \u0002 Trafic (v.française) (13+) Dim.& Mar.12:40,3:40,6:40,9:30 Lun.Mer.& Jeu.6:40,9:30 \u0002 TIGRE ET DRAGON (G) Dim.& Mar.1:35,4:05,6:55,9:20 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:20 \u0002 HANNIBAL(v.française) (16+) Dim.au Jeu.6:50,9:35 \u0002 DOUX NOVEMBRE (G) Dim.& Mar.1:30,4:05 \u0002 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.& Mar.1:00,3:35,6:55,9:25 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:25 \u0002 MON AMI SPOT (G) Dim.& Mar.12:00,2:10,4:20 \u0002 LE MEXICAIN (13+) Dim.& Mar.1:15,3:45,7:00,9:30 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:30 \u0002 SONGE D'UNE NUIT D'ADOS (G) Dim.& Mar.12:20, 2:15,4:10,7:10,9:10 Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:10 \u000215 MINUTES (v.française) (13+) Dim.au Jeu.6:50,9:20 \u0002 L'ENNEMI AUX PORTES(13+) Dim.& Mar.1:05,3:50,6:55,9:35 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:35 \u0002 BLESSURES FATALES(16+) Dim.& Mar.12:05,2:20,4:35,7:00, 9:15 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:15 \u0002 DITES-MOI QUE JE RÊVE! (13+) Dim.& Mar.12:15,2:20,4:25,7:05,9:15 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:15 \u0002 QUELQU'UN COMME TOI(G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:15,2:20,4:25,7:10,9:15 Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:15 \u0002 SACRÉS MACHOS (13+) Dim.& Mar.12:10,2:15,4:20,7:05, 9:10 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:10 \u0002 ESPIONS EN HERBE Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:00,2:05,4:10,7:00,9:05 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:05 \u0002 LES ENJÔLEUSES (G) Dim.& Mar.1:05,3:40,6:50,9:25 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:25 DU Dimanche 1 à Jeudi 5 2946452A 7LP0901B0401 B-9 dimanche AR 7LP0901B0401 ZALLCALL 67 00:55:01 04/01/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1e r A V R I L 2 0 0 1 B 9 DANSE Mort d'un collaborateur Oh la belle soirée! de Rudolf Noureev Agence France-Presse PARIS Ð Le décorateur grec de spectacles, surtout de ballet, Nicholas Georgiadis, collaborateur régulier de Rudolf Noureev à partir de 1964 et du Britannique Kenneth Mac Millan, est mort à l'âge de 74 ans des suites d'une opération dans une clinique londonienne, a-t-on appris hier à Paris auprès de ses proches.Il avait subi auparavant un quadruple pontage coronarien.L'Opéra de Paris compte actuellement dans son répertoire des productions de ballets dont il avait signé les décors et les costumes : Don Quichotte, en 1981, Raymonda en 1983, Casse-Noisettes en 1985, La Belle au bois dormant en 1989 ainsi que les costumes de Washington Square en 1989 dans des chorégraphies ou des révisions de Noureev.En mars dernier, le Ballet de l'Opéra de Paris dansait dans ses décors et ses costumes créés pour L'Histoire de Manon dans la chorégraphie de Kenneth Mac Millan, intégrée au répertoire en 1990.Pour ce dernier, il a créé ses premiers décors en 1955 à Londres pour Danses concertantes et il devait ensuite collaborer avec lui pour une dizaine d'autres chorégraphies.Né en Grèce, Nicholas Georgiadis, après des études d'architecture à Athènes et New York, était venu à Londres en 1963 suivre les cours de la Slade school of fine arts où il enseigna par la suite la scénographie.Il avait aussi travaillé pour le film Les Troyennes de son compatriote Michel Cacoyannis et, en 1979, avait reconstitué décors et costumes pour le film Nijinsky de Herbert Ross.STÉPHANIE BRODY collaboration spéciale Un choeur accompagnant une autre forme d'art ?L'idée n'est pas neuve et sévit depuis l'Antiquité.Mais chorale et danse, c'est plus inhabituel tout de même.Jusqu'à ce soir, Tangente est de nouveau l'hôte de Choeur et chorégraphes, une rencontre singulière entre l'ensemble Mruta Mertsi du bassiste André Pappathomas et huit chorégraphes, dont le plasticien Armand Vaillancourt.Les choristes, loin d'être plantés comme des piquets en fond de scène, bougent, se déplacent et participent à la mise en scène et à la scénographie.En compagnie d'un tel groupe d'illuminés, la soirée s'est avérée dynamique, remplie de clins d'oeil, de paroles et de chants mystérieux, sortis tout droit d'un monde fantastique, à la croisée des chemins entre l'orient et l'occident.Les chorégraphies ne sont pas toutes renversantes, mais possèdent toutes un certain charme.La création la plus frappante est sans aucun doute Passé Minuit de l'électrisante et intense Johanne Madore, que l'on connaît surtout pour son travail avec Carbone 14.La voix d'outre-tombe de Bertrand Boisvert psalmodie un chant des morts tibétain alors que Madore se tord au sol, au centre d'un cercle de lumière.Le choeur entame une sorte d'incantation qui insuffle la vie à ce corps torturé.Madore se lève doucement et explose.Son corps est pris de spasmes et ses membres, enfin réveillés, fouettent l'air, déterminée qu'elle est à ne pas régresser vers son état primitif.Le spectateur reçoit toute cette énergie en pleine figure, tant la charge émotive de l'oeuvre est immense, décuplée par les voix en canon qui emplissent l'espace.Le choeur finira d'ailleurs par engloutir sa diabolique création.C'est avec beaucoup de plaisir que l'on a pu revoir certaines sections de la pièce Inspirations fugitives de Lina Cruz, présentée en octobre dernier à Tangente.Le corps souple et désarticulé de Cruz, son visage angulaire et son regard oblique donnent vie à un être énigmatique et étrange qui semble tout droit sorti des dessins animés, image par image, de Tim Burton.C'est que cet être a un secret qu'il risque mille fois d'échapper.L'ajout du choeur, utilisé ici comme élément de mise en scène, mais qui répond aussi rythmiquement à l'étrange gestuelle hésitante, donne encore plus de force au solo.En guise d'intermède, Rolline Laporte, ancienne Brouhaha Danse, a concocté une micro-chorégraphie des plus étonnantes et Daniel Soulières, en collaboration avec Alain Francoeur, exécute un curieux pas de deux avec une civière avant de se faire, encore une fois, engloutir par le choeur qui scande une prière ancestrale balinaise.Sarah Willams a créé un solo tout en lignes et en tension pour Siöned Watkins, plus lent que son travail habituel.Mais le résultat est un peu trop effacé, surtout compte tenu de la puissance du choeur, placé de chaque côté des spectateurs.La jeune chorégraphe Isabel Mohn, quant à elle, a mis à contribution trois membres de l'ensemble Mruta Mertsi pour réaliser une mise en scène cocasse et absurde.La danse est assez simpliste, mais le petit côté « clown blanc » de la pièce la rend attachante.N'oublions pas la contribution de l'excentrique Armand Vaillancourt qui mène un essaim d'êtres fantomatiques et gémissants, dont les visages sont recouverts de crânes de bétail.Ajoutez à cela le son de lourdes plaques de métal qui s'entrechoquent et le résultat est assez hallucinant.On pense aux druides des temps immémoriaux.La soirée prend fin trop vite, au son du merveilleux chant révolutionnaire hongrois Sam Konick qui vous tinte dans les oreilles longtemps après être sorti de la salle.L'événement Choeur et chorégraphes à Tangente jusqu'à ce soir.En vedette le choeur Mruta Mertsi.Chorégraphies de Lina Cruz, Alain Francoeur, Rolline Laporte, Johanne Madore, Isabel Mohn, Daniel Soulières et Sarah Williams.2946361A CINÉPLEX ODÉON BROSSARD 4 LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 4 FAMOUS PLAYERS CENTRE EATON 4 FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL 4 FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 4 CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 4 VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE 4 CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES 4 LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 4 LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 4 CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) 4 FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL 4 FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 4 CINÉMA PINE STE-ADÈLE 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 4 FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT 4 FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND 4 FAMOUS PLAYERS STARCITÉ HULL 4 CINÉMA GALERIES AYLMER 4 CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE 4 CINÉMA CARNAVAL CHÂTEAUGUAY 4 CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON 4 CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION 4 CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE 4 CINÉMA 9 GATINEAU 4 CINÉ-ENTREPRISE FLEUR DE LYS GRANBY 4 LE CARREFOUR 10 JOLIETTE 4 LES CINÉMAS GUZZO LANGELIER 6 4 CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) 4 FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL 4 FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL 4 CINÉMA MAGOG MAGOG 4 LES CINÉMAS GUZZO PARADIS 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 4 CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN 4 CINÉ-ENTREPRISE PLAZA REPENTIGNY 4 CINÉMA 9 ROCK FOREST 4 MAISON DU CINÉMA SHERBROOKE 4 CINÉMA ST-LAURENT SOREL-TRACY 4 CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE 4 CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO 4 LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 4 CINÉMA ST-EUSTACHE 4 GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE 4 CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 4 LES CINÉMAS GUZZO TERREBONNE 8 4 CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD 4 CINÉMA BIERMANS SHAWINIGAN 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 4 FLEUR DE LYS TROIS-RIVIÈRES O.4 4 SON DIGITAL VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE CAPITOL À L'AFFICHE ! ST-JEAN 4 «\u2039SACRÉ MACHOS\u203a EST HILARANT! TROIS MOTS.VOYEZ CE FILM!» MTV RADIO « TROP DRÔLE.À NE PAS MANQUER!» EYADA.COM version française de TOMCATS sony.com/thebrothers «ABSOLUMENT HILARANT!» Dwight Brown, SAVOY MAGAZINE 13 ANS + CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! 13 À L'AFFICHE ! ANS + 4 SON DIGITAL LETAILLEUR DE PANAMA version française de THE TAILOR OF PANAMA «PIERCE BROSNAN est exceptionnel dans le rôle de l'espion malfaisant.GEOFFREY RUSH est brillant.» Jeanne Wolf, Jeanne Wolf's Hollywood «Un thriller politique INTELLIGENT, CAPTIVANT et élégant.» Maria Salas, Gems Television 2946445A EN BREF Souvenirs de Marlene Dietrich vendus aux enchères HANOVRE Ð Des lettres d'amour écrites par Marlene Dietrich au début des années 1920 à un boulanger, un étui à cigarettes ainsi qu'un journal intime de la star ont été vendus hier aux enchères à Hanovre.Découverts en début d'année dans un grenier par les héritiers du boulanger, un certain Willy Michel, ces documents attestent d'une liaison amoureuse jusqu'alors inconnue qu'avait eue la future comédienne et chanteuse, alors qu'elle étudiait la musique dans un internat à Weimar.Dans ces lettres, écrites à l'encre bleue, Marlene Dietrich, alors âgée de 20 ans, confie sa tristesse après le départ de son amant, retourné vivre à Hanovre après une formation à Weimar : « Le premier jour sans vous était horrible », écrit-elle notamment.2946197A 7LP1001B0401 B-10 dimanche A 7LP1001B0401 ZALLCALL 67 00:57:49 04/01/01 B B 1 0 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1e r A V R I L 2 0 0 1 Au temps des Cyniques.SPECTACLES Salles de répertoire ALMOST FAMOUS Cinéma du Parc (3): 19h15.AMSTERDAM GLOBAL VILLAGE Cinémathèque québécoise: 18h30.BEFORE NIGHT FALLS Cinéma du Parc (2): 19h25.BILLY ELLIOT Cinéma du Parc (1): 15h.FAST FOOD, FAST WOMEN Cinéma du Parc (2): 21h45.LEGENDS OF RITA (THE) Cinéma du Parc (3): 17h15.MEMENTO Impérial: 14h, 16h30, 19h, 21h15.MENUHIN-PRÉVOST: UNE AVENTURE CRÉATRICE Cinémathèque québécoise: 19h.REQUIEM FOR A DREAM Cinéma du Parc (2): 17h25.SHADOW OF A VAMPIRE Cinéma du Parc (3): 21h35.SUNSET BOULEVARD Cinéma du Parc (3): 15h15.TABOO Du Parc (1): 17h15, 19h15, 21h15.VATEL Cinéma du Parc (2): 15h.Danse ESPACE TANGENTE (840, Cherrier E.) Choeur et Chorégraphes - Mruta Mertsi, sous la direction d'André Pappathomas.Chorégraphies de L.Cruz, R.Laporte, J.Madore, I.Mohn, D.Soulières, S.Williams et Armand Vaillancourt: 19h30.ESPACE CHORÉGRAPHIQUE DE LA FONDATION JEAN-PIERRE PERREAULT (2022, Sherbrooke E.) L'Exil-L'Oubli, chorégraphie de Jean-Pierre Perreault.Avec E.Clareton, B.Coleman, A.B.Falconer, D.Kilburn, S.Lapierre, L.Lemieux, L.Malenfant, R.Meilleur, B.Neufeld, M.Ostrofsky, S.Poirier, K.Roy, M.Shaub, Y.St-Pierre, S.Trépanier et S.Williams.Du mer.au sam., 20h.THÉÂTRE DE L'ESQUISSE (1650, Marie-Anne E.) Sens, un spectacle de tango argentin, de Pablo Neruda.Mise en scène et chorégraphies de Gerardo Sanchez.Avec J.-F.Blais, B.Cstelnérac, J.G.Caron, C.Facal, A.Jakubczyk, G.Langlois, B.Lawlor et P.Tétreault.Jeu., ven., sam.: 21h.Musique CHRIST CHURCH CATHEDRAL Dim., 13h, Sebastian Helmer, violoniste, Paul Helmer et Maya Helic, pianistes.Beethoven, Mozart, Hindemith.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Dim., 13h30, Jean-François Normand, clarinettiste, Louise- Andrée Baril, pianiste.Debussy, Marquez, Gershwin, Denisov; 15h30, Jimmy Brière, pianiste.Rachmaninov, Ravel, Mozart.JARDIN BOTANIQUE Dim., 14h, Cedric Cohen- Mc Collum, violoniste, Suzanne Blondin, pianiste.Bach, Paganini, Mozart.PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Dim., 14h30, Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.André Moisan.Geneviève Rochette et Emmanuel Bilodeau, comédiens.Vivaldi - la Clef du mystère.Jeux d'enfants.CONSERVATOIRE Dim., 15h, Marc-André Gauthier, violoniste, Suzanne Goyette, pianiste.Mendelssohn, Paganini.UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall) Dim., 15h30, Quatuor Takacs.Quatuor op.18 no 1 (Beethoven), Quatuor no 1 (Sonate à Kreutzer) (Janacek), Quatuor no 1 (De ma vie) (Smetana).ÉGLISE ST-JEAN-BAPTISTE Dim., 16h, Pierre-Yves Asselin, organiste, Chanteurs d'Orphée.Dir.Peter Schubert.ÉGLISE SAINT-LÉON (Westmount) Dim., 20h, Studio de Musique ancienne de Montréal.Dir.Christopher Jackson.SOUVENIRS - SOUVENIRS LES PLUS ÂGÉS s'en souviennent encore : il y a trente ans, Marc Laurendeau, dont on entend tous les jours les sérieux commentaires sur l'actualité, faisait dans l'humour.Jeune avocat de 31 ans et encore célibataire, il donnait des spectacles avec deux autres confrères avocats, André Dubois et Marcel Saint-Germain et un diplômé en philosophie, Serge Grenier, sous le nom des Cyniques.René Homier-Roy qui, avant d'être la vedette radiophonique de Radio- Canada, dirigeait le cahier Spec de La Presse, écrivait, le 5 avril 1971, que « les Cyniques partagent avec le critique un drame intérieur difficile à vivre.S'ils vont au bout de leurs personnages, on les accuse d'iconoclastie, de racisme, de vulgarité, de méchanceté gratuite ; s'ils frappent moins fort leurs victimes et s'emploient à ne plus scandaliser, on murmure qu'ils ont perdu de leur mordant et qu'ils feraient bien de songer à changer de raison sociale.Cruel dilemme, soupire le critique.Les Cyniques, eux, ne soupirent pas et gardent l'oeil ouvert et la dent longue.Pour mieux voir les défauts de leur prochain et pour mieux le manger, mon enfant.» La vogue des Newfies Il y a un quart de siècle, les Québécois découvraient les Newfies, plusieurs mois après les anglophones du reste du Canada.Mais, comme l'écrivait Louise Cousineau le 1er avril 1976, ils prenaient les bouchées doubles.Louis-Paul Allard, alors populaire animateur à CKAC, racontait quatre blagues newfies tous les jours à son émission.« Est-il responsable de ce que nos enfants arrivent de l'école tous les jours avec une nouvelle blague newfie ?Encore plus difficile de déterminer si c'est notre racisme latent qui fait qu'on les rit et qu'on les raconte à d'autres.Quand c'était la mode des histoires italiennes, qui insistaient toujours sur la saleté légendaire de ces gens, j'avais toujours du remords à les rire parce que les Italiens que je connais sont propres, et que le rire était une trahison.On n'a pas de remords vis-à-vis des blagues newfies, peut-être parce qu'on ne connaît pas de gens de Terre-Neuve, à part le premier ministre Smallwood.Ces gens-là sont bien abstraits, comme devaient l'être les Juifs dans un petit village d'Allemagne dans les années trente.Questionnez les enfants : ils ignorent qu'un newfie est un Terre-Neuvien.Plusieurs ignorent même ce qu'est Terre- Neuve.Mais c'est une autre affaire.» Après-ski ! Au début des années soixante-dix, le cinéma québécois était en plein émoi.On tenta, avec des films comme L'Initiation et Après-ski de créer une industrie cinématographique populaire vraiment québécoise, d'attirer les foules, en tablant sur la nouvelle liberté sexuelle des Québécois, sur la disparition des tabous.Bref, on misait sur ce qu'on appelait l'érotisme.Encore fallait-il s'entendre sur le terme.Luc Perreault, qui commentait la sortie d'Après-ski, écrivait donc il y a trente ans (3 avril 1971) : « Érotique est d'ailleurs un bien grand mot dans les circonstances.Après-ski a suivi une pente qui n'est certainement pas ascendante, érotiquement parlant, en dépit de tous les monte-pentes du film.C'est un film, au contraire, qui rate tous les objectifs qu'il s'était proposés et qui dévie, comme un skieur inexpérimenté, avant d'aller s'écraser purement et simplement en bas de la côte en compagnie de tous les autres handicapés du cinéma québécois, communément baptisés, pour les besoins de la cause, navets.» Perreault décrivait d'ailleurs ainsi une des « vedettes » du film : « Céline Lomez, qui paraît tellement contente d'apparaître encore une fois à poil, semble avoir été dirigée un peu de la même façon qu'on dirige le trafic aux heures de pointe : en allant au plus pressé.» Quand Jean Lapointe est devenu Jean Lapointe ! Il y a longtemps que Jean Lapointe fait du showbiz.Depuis 1953 en fait, alors qu'étudiant, il chantait à Québec dans un groupe, les « Québécaires » (prononcez à l'anglaise).C'est ce qu'il expliqua à Pierre Beaulieu le 3 avril 1976, car ce n'est que depuis un quart de siècle que Jean Lapointe s'assume sur scène en tant que Jean Lapointe.En 1953, il faisait déjà quelques imitations et il a décidé que, dorénavant, il ferait carrière à Montréal, jouant le tout pour le tout.Il s'y est donc rendu avec sa guitare et le seul costume qu'il avait.Il n'avait que 20 $ en poche lorsqu'il s'est présenté au café Caprice, sur Saint-Denis, près de Mont-Royal.Il y gagna le concours d'amateurs, ce qui lui donna un cachet de 5 $ et un contrat pour deux semaines.Après, ça n'a jamais arrêté.« Mon problème, disait-il, c'est que j'ai toujours fait un paquet de choses, que je me suis toujours embarqué dans un paquet d'affaires, sans vraiment savoir pourquoi.Je prenais tout ce qui passait, je ne savais pas ce que je voulais.Je ne savais pas où je m'en allais.Je n'avais pas de but précis.» Après le Caprice pendant deux semaines, il avait changé son nom en Jean Caprice, puis il fit le Casa Loma, puis le New-Orleans et, finalement, en 1954 et jusqu'en 1975, ce fut les Jérolas avec Jérôme Lemay.Puis il y eut la rupture avec Lemay, le film Les Ordres, qui suivait ce qu'il appelle « la gaffe » de sa vie, alors qu'il avait composé la chanson thème du Parti libéral du Québec en 1973.Depuis cette époque, Jean Lapointe fait carrière seul et il ne l'a jamais regretté, le public non plus ! G-BIBLE 1 Quel nom donne-t-on aux écrits qui ont été retirés de la Bible, tels que le livre d'Esdras?2 Quel nom les Juifs donnentils aussi au Pentateuque?3 Selon la racine grecque, que signifie le mot «bible»?4 Quelle version de la Bible, une des plus courantes, date de 1611?5 Quelle partie des États-Unis a-t-on surnommée «Bible belt» ou ceinture biblique?A-PUBS ET SLOGANS 1 Quel animal le beurre d'arachide Kraft et la «root beer» A&W ont-ils en commun?2 Quel comédien est indissociable du slogan Lui, y connaît ça?3 Quel nom porte le personnage interprété par Benoît Brière dans les publicités de Bell?4 À quel événement historique associe-t-on en France le slogan Sous les pavés, la plage?5 Quel cinéaste, à l'époque rival de Hitchcock, avait payé à ses spectateurs une assurance à la Lloyd's de Londres contre la mort de peur?C-RÉPONSES COMMENÇANT PAR «A» 1 Quel nom porte la résine fossile d'origine végétale de couleur jaune parfois utilisée en joaillerie?2 Comment s'appelle l'annulation de l'effet de la gravité telle que ressentie par les astronautes?G É N I E S EN HERBE En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., genies@fqjr.qc.ca F-LE MONDE 1 Quelle île de la Méditerranée est représentée sur son propre drapeau?2 Quel nom porte la prolongation mexicaine des Rocheuses?3 Dans quel pays retrouve-t-on la Cappadoce ?4 Quel chef-lieu d'arrondissement français fut le site d'une École d'art Nouveau au début du siècle?5 Dans quel continent retrouve- t-on l'île de Nauru?Cousin du couagga.D-NATURE 1 De quel animal le couagga, exterminé par les Boers au siècle dernier, était-il le cousin?2 Quel arbre produit le coing, qui entre dans la fabrication de confitures?3 Quel nom porte le plus gros des rongeurs, qui vit en Amérique centrale et australe et qui peut peser jusqu'à 100 livres?4 Quelle plante de la famille des zingibéracées, fournit une épice qui entre dans la composition de plusieurs plats orienteaux?5 On sait que se faire du mouron, c'est se faire du souci, mais qu'est-ce que le mouron en réalité?B-RÉVOLUTIONNAIRES 1 Dans quelle colonie britannique exila-t-on les Patriotes qui ne furent pas exécutés?2 Dans quel pays le prêcheur radical Thomas Müntzer fut-il artisan de la révolte de paysans de 1524-5, la plus importante guerre civile de ce pays?3 Selon la légende, qui aurait réussi à échapper à la purge de la famille de Nicolas II par les bolcheviks en 1918?4 Dans quelle ancienne colonie portugaise d'Afrique australe l'UNITA et le MPLA se sont-ils fait la lutte?5 Dans quel pays retrouve-t-on les guérilleros maoïstes du Sentier Lumineux?E-MUSIQUE 1 De quel instrument à cordes la mandoline possède-t-elle l'accordement en quintes et le registre?2 Quel pianiste s'est rendu célèbre en 1955 par son interprétation des variations Goldberg de Bach, morceaux qu'il n'aimait pourtant pas particulièrement?3 À quel groupe de rock psychédélique légendaire le mandoliniste David Grisman a-t-il appartenu?4 Quel mot commençant par «T» est et désigne l'étendue de la hauteur des notes que l'on peut jouer sur un instrument?5 De quel pays les chanteurs Desmond Dekker et Peter Tosh sont-ils originaires?Pianiste H-IDENTIFICATION D'UN PERSONNAGE 1 Médecin et diététiste américain (1852-1943).2 En 1866, il se fait confier la direction d'un institut de santé, qu'il transforme et renomme Battle Creek Sanitarium.3 Reconnu de son vivant pour ses théories diététiques farfelues et d'une fadeur exemplaire, on lui doit la citation le son (de blé) n'irrite pas, il titille! 4 Malgré l'inefficacité de ses méthodes, il a créé presque à lui seul l'industrie américaine de la céréale en boîte.5 Une compagnie célèbre Benoît Brière porte son nom.SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES 3 Quelle liqueur verte a été bannie au début du siècle à cause des toxines qu'elle contenait qui pouvaient causer la folie?4 Quel nom portait la politique de ségrégation raciale en Afrique du Sud?5 Quel nom donnait-on autrefois aux habitants de l'Éthiopie?1 87 PAUVRETÉ 1 877 288-7383 Isabelle Brossard, porte-parole Il faut agir! Pour faire un don: Campagne annuelle 2947613A SPECTACLES Pour enfants LA MAISON THÉÂTRE (245, Ontario E.) Impertinence, de Denise Chartrand.Mise en scène de Michel Fréchette.Marionnettistes: Marthe Adam, Patrick Martel, André Meunier, Louis-Philippe Paulhus, Michel.P.Ranger et Marc-André-Roy: 15h.(9 à 12 ans) THÉÂTRE DE LA VILLE (studio A, 180, de Gentilly E., Longueuil) Les Petits Orteils, de Louis-Dominique Lavigne.Avec Sylvain Hétu et Dominic La Vallée.Présentation du Théâtre de Quartier: 13h et 15h.(4 à 8 ans) AUDITORIUM JEAN-BAPTISTE MEILLEUR (777, boul.Iberville, Repentigny) Planète Baobab, inspiré du Petit Prince, d'Antoine de Saint-Exupéry.Musique originale de Denis Gougeon et Yves Daoust.Solistes: Lorena Corradi et Reggi Ettore: 13h30.(6 à 12 ans) 7LP1101B0401 b11 - 1er AVRIL 7LP1101B0401 ZALLCALL 67 00:53:31 04/01/01 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1er AVRIL 2001 B 1 1 TÊTES D'AFFICHE Le défilé marquant la célébration de la fête nationale de la Grèce n'ayant pu avoir lieu dimanche dernier, c'est aujourd'hui qu'on pourra y assister.Le défilé empruntera la rue Jean- Talon depuis la rue Hutchison (départ prévu à 13h) pour prendre fin au boulevard l'Acadie.n n n Les luttes pour la reconnaissance des contributions des femmes à l'ensemble de l'économie seront marquées mardi par la tenue de la Journée du travail invisible, décrétée par l'AFEAS (Association féminine d'éducation et d'action sociale) qui veut ainsi souligner l'importance du travail au foyer (non rémunéré) et du bénévolat dans la communauté.Par « travail invisible » on fait référence aux tâches non rémunérées qui sont tout particulièrement le lot des femmes.L'objectif poursuivi en est un d'équité envers les femmes afin d'enrayer leur pauvreté.Au lendemain de la révélation d'un commentaire peu flatteur de la part de l'ancien premier ministre Lucien Bouchard envers cette cause (propos relatés par la présidente de la Fédération des femmes et rapportés dans La Presse du mercredi 28 mars), l'AFEAS ne souhaiterait que sensibiliser le public à l'importance du travail non rémunéré lors de cette première Journée du travail invisible, du 3 avril.Renseignements : (514) 251-1636 (www.afeas.qc.ca).n n n Les meilleurs entrepreneurs aux niveaux provincial, national et international se retrouveront bientôt en compétition pour l'obtention d'un des Grands Prix de l'entrepreneur 2001, le plus important programme de récompense et de reconnaissance de l'esprit d'innovation des entrepreneurs du Canada.Instauré par la firme Ernst & Young il y a huit ans, comme instrument de consécration des talents en affaires de propriétaires ou de fondateurs d'entreprises comptant au moins deux ans d'existence, ce concours se met cette année à l'heure de la mondialisation pour récompenser les meilleurs entrepreneurs parmi 21 pays participants.Renseignem e n t s : 1 8 8 8 9 4 6 - 3 6 9 4 (www.eoy.ca).n n n Mireille Vincent Le grand bal masqué de la Société Alzheimer Rive-Sud a permis d'amasser plus de 30 000 $.Cette activité bénéficiait du soutien de patrons d'honneur qui ont contribué à son succès.Il s'agissait de : Bernard Perrault (Banque Nationale), Marc-André Tremblay (Harel Drouin Garant Dupuis), François Armand (Banque Royale), Pierre Desmarais (Dessau Soprin), Me Mireille Vincent (présidente du comité organisateur), Benoît Moreau (financière Banque Nationale), Pierre Bourdeau (président d'honneur), Ève- Lyne Biron (laboratoire médical Biron), Yvon Major (maire de Sainte- Julie), Pierre Champagne (Peecee), et Thérèse Bouré (mail Champlain).n n n Isabelle Brossard Les Oeuvres nationales du cardinal Léger (Secours aux aînés, sans-abri et Partenaires contre la violence et la faim) peuvent compter sur la populaire comédienne Isabelle Brossard (du téléroman Quatre et demi, lauréate d'un Metro Star) comme porte-parole de sa grande campagne de financement.L'an dernier, Les Oeuvres nationales du cardinal Léger ont versé plus de 1,2 million de dollars pour appuyer 163 projets qui ont permis d'aider directement plus de 200 000 personnes au Québec.Renseignements : (514) 495-2409.n n n Lise Thibault C'est sous la présidence d'honneur de la lieutenant- gouverneur Lise Thibault, que se tiendra le tournoi de golf de la Fondation Pignochais pour le soutien des familles dans l'application d'un programme intensif de stimulation pour leur enfant cérébrolésé.Le tout aura lieu le mercredi 22 août, au club de golf Granby.Coût : 135 $.Renseignements : (514) 462-9724 (www.gcosi.com).n n n La salle des pas perdus de la gare Windsor sera transformée en une serre luxuriante pour accueillir le cocktail et le tirage (grand prix de 10 000 $) de la Fondation du cancer du sein de Montréal, le mercredi 9 mai, avec pour objectif de compléter le financement de deux projets de recherche totalisant 2 millions de dollars, des recherches menées par les universités Mc Gill et de Montréal.Renseignements : (514) 871-1717.Soulignons que depuis 1993, la Fondation du cancer du sein de Montréal a versé un million de dollars pour la recherche médicale et 500 000 $ pour l'achat d'un appareil de biopsie digitale stéréotaxique, le premier appareil du genre en Amérique.n n n La soirée-bénéfice d'Ostéoporose Québec, qui s'est tenue au Cabaret du Casino de Montréal (spectacle d'Alain Choquette), a permis d'amasser 10 000 $, somme qui sera consacrée à des programmes de prévention et de soutien, dont le service d'information et de référence téléphonique, a fait savoir la présidente de l'organisme, Christine Hélary.Cette activité était soutenue par des commanditaires dont : ABC Graph Design, Aventis pharma, Eli Lilly, Merck Frosst, Novartis pharma, Novopharm.Power Corporation, Procter & Gamble pharmaceutiques, et Uniprix.n n n Donner des actions à titre de don de charité peut s'avérer un « bon placement », selon la directrice des planifications des dons à la Fondation de l'Hôpital de Montréal pour enfants, Danielle Paulin, qui précise : « Depuis 1997, les avantages fiscaux associés aux dons d'actions sont très intéressants, car le taux d'imposition sur le gain en capital a été réduit de moitié lorsque les actions sont données à un organisme de charité.» Ce projet pilote du gouvernement fédéral pourrait cependant prendre fin en 2002 et « ne sera poursuivi que dans la mesure où l'on aura constaté un accroissement significatif du nombre de dons », précise Monette Nalewski, membre du comité aviseur des dons à la Fondation de l'Hôpital de Montréal pour enfants, dans un article paru dans le bulletin d'information de la fondation hospitalière.n n n Diane Blais La Fondation Jean Lapointe compter sur le précieux concours de Diane Blais (Ernst & Young) et Serge Gadbois (Métro) pour mener sa campagne de souscription auprès des entreprises.Les coprésidents de cette campagne de financement destinée à soutenir trois centres de réadaptation pour adolescents toxicomanes et une trentaine d'organismes oeuvrant dans le domaine des toxicomanies, sont secondés par une vingtaine de gens d'affaires.Renseignements : (514) 288-2630.n n n Louis Pilon Novopharm, par l'entremise de ses représentants Louis Pilon et Jean-Guy Larin, vient de remettre aux centres de thérapie Portage la troisième tranche (25 000 $) d'un don total de 125 000 $ dont le versement est échelonné sur cinq ans.n n n Les affaires sont souvent une affaire de famille au Québec, où plus de 85 % des entreprises seraient de nature familiale.Or, d'ici dix ans, le transfert de propriété d'entreprises devrait représenter un pactole de quatre milliards de dollars au Québec seulement.Le problème de la relève en entreprise sera débattu lors d'un petit-déjeuner causerie organisé par le Réseau HEC, le mercredi 11 avril, à 7h15, au club Saint-James (1145, rue Union).Conférenciers invités : Philippe de Gaspé Beaubien, coprésident de la Fondation des familles en affaires, et Louise Saint-Cyr, professeure agrégée à l'École des hautes études commerciales et titulaire de la chaire de développement et de relève de la PME.Coût : 40 $.Renseignements : (514) 340-6027 ou 1 888 861-2222.n n n Collecte de livres faite aujourd'hui, de 10h à 16h, par la Société de généalogie canadienne-française (3440, rue Davidson).On recherche plus particulièrement des publications d'intérêt historique et généalogique, des dictionnaires, des histoires de famille, monographies de paroisses, répertoires BMS, études historiques et autres ouvrages du même genre.On apporte le tout à la Maison de la généalogie, qui se trouve au sous-sol de l'église Saint Émile (angle des rues Sherbrooke Est et Davidson), ou on téléphone : (514) 527-1010.Renseignements : (www.sgcf.com/).OSM et chorales pour Sainte-Justine L'Association des musiciens de l'Orchestre symphonique de Montréal, en collaboration avec le Grand Choeur de Montréal, les choeurs d'enfants de Gregory Charles, et la chorale de l'hôpital Sainte-Justine, ont donné un concert-bénéfice qui a permis d'amasser 50 000 $ en faveur de l'hôpital pédiatrique.Représentant les artistes et bénéficiaires de ce concert : le jeune Alexandre, la psychologue Céline Picard (de l'hôpital Sainte-Justine), Jocelyne Bastien (altiste et présidente de l'Association des musiciens de l'OSM), la psychologue Céline Boisvert (également de l'hôpital Sainte- Justine), et la petite Emma.Les petits violons : 205 000 $ Placée sous la coprésidence d'honneur du ministre du Revenu national, Martin Cauchon, et de Richard Renaud, la soiréebénéfice des Petits Violons a permis d'amasser 205 000 $.Entourant en signe d'appui le directeur des Petits Violons Jean Cousineau, on retrouve : François Chartier, Guy Gagnon, Marie Gagnon, Jean-Pierre Martel, Pierre Bournaki, François Chartier, Vincent Bilodeau et les jeunes musiciens.Services à la famille chinoise Le Gala du printemps du Service à la famille chinoise du Grand Montréal et du Centre Sino-Québec de la Rive-Sud, qui s'est tenu sous la coprésidence d'honneur de Pauline Wong (à gauche), présidente des Aliments Wong Wing, et Jean-Claude Scraire (président du conseil et directeur général de la Caisse de dépôt et de placement), a permis d'amasser 95 000 $ remis à la représentante des deux organismes de la communauté chinoise, Cyntia Lam (à droite).Ces organismes favorisent l'entraide entre générations, a rappelé Mme Wong, M.Scraire soulignant pour sa part que ces deux organismes favorisent également l'intégration à la communauté québécoise.Les employés du CN donnent aux jeunes de Dans la rue Le père Emmett Johns (à gauche) était heureux de jouer les « meneuses de claques » lors de l'annonce d'un don à son oeuvre pour les jeunes Dans la rue, l'un des 75 organismes qui se partagent (y compris Centraide) les 460 000 $ recueillis dans le cadre de la campagne de financement 2001 de la Caisse de bienfaisance des employés et retraités du Canadien National.Ont présenté les résultats de cette campagne : Larry Smith, président des Alouettes et quelques meneuses de claques, ainsi que Diane Demers, du CN, vice-présidente de la campagne de financement. 7LP1201B0401 b 12 dimanche 7LP1201B0401 ZALLCALL 67 00:51:55 04/01/01 B Photo BERNARD BRAULT, La Presse © YVES MISEREY Le Figaro Les bactéries sont partout.Trois chercheurs autrichiens viennent de découvrir qu'il y en a même dans les nuages.Elles y vivent et y prolifèrent presque aussi nombreuses que dans l'eau de certains lacs.Birgit Sattler et Roland Psenner, du laboratoire de limnologie (étude des lacs) de l'Université d'Innsbruck, et Hans Puxbaum, chimiste de l'atmosphère à l'Université de Vienne, relatent leur découverte dans une des revues de la société américaine de géophysique.Voilà plusieurs années que Hans Puxbaum était intrigué de trouver dans les gouttes de pluie les mêmes substances que celles produites par certaines bactéries.Au printemps 1997, il avait incité ses deux collègues, spécialistes de bactéries des lacs de haute montagne, à chercher sur les sommets une explication à ce phénomène.Ces derniers se sont donc transportés à 3106 mètres d'altitude dans l'observatoire météorologique du mont Sonnblick, non loin de Salzbourg.Cet édifice des Alpes autrichiennes est souvent pris dans les nuages, mais il a aussi l'avantage d'être chauffé à l'électricité, ce qui ne provoque pas d'émissions gazeuses susceptibles de fausser les résultats.Pendant deux mois, les deux chercheurs ont arraché des gouttelettes aux formations nuageuses et recueilli des flocons de neige, les congelant aussitôt afin d'éviter toute contamination.La « pêche » de ces habitués des lacs alpins a été miraculeuse.Ils ont tout simplement découvert que, contrairement à tout ce qu'on pouvait imaginer, les nuages sont peuplés de bactéries.Une première scientifique qui prend au dépourvu tous les spécialistes de l'atmosphère, presque tous physiciens ou chimistes.« Les nuages sont un immense lac peu profond (l'équivalent de 50 centimètres d'eau).Et cette immensité qui couvre les deux tiers du globe est habitée », jubile Roland Psenner.Les deux pionniers de l'étude du ciel gris ont en effet trouvé une moyenne de 1500 bactéries par centimètre cube dans l'eau des nuages, plus de 11 000 dans les flocons de neige.Certes, ces concentrations sont bien modestes comparées aux 10 000 à 10 millions de bactéries par centimètre cube que l'on trouve dans l'eau des lacs ou l'eau de mer.Mais, comme les nuages sont omniprésents, le rôle de ces micro-organismes est sans doute loin d'être négligeable à l'échelle planétaire.« Les bactéries trouvent dans les nuages un milieu plus favorable que dans beaucoup de lacs », assure Birgit Sattler.Même si les températures sont très basses et les radiations d'ultraviolet intenses, quoique réduites par l'écran des nuages eux-mêmes, il y a là-haut une grande variété de polluants et de composés organiques d'origine terrestre comme nourriture, et le pH (acidité) de l'eau est tout à fait convenable pour des microbes.Contrairement à ce que l'on croyait jusqu'alors, les bactéries ne sont donc pas seulement transportées dans les nuages sous forme de spores (la forme dormante et résistante), elles y sont installées à demeure.En dépit du caractère éphémère des formations nuageuses, les micro-organismes ayant eux aussi un cycle de vie extrêmement rapide, peuvent se multiplier au-dessus de nos têtes, poussées par le vent.La présence dans les échantillons de gouttelettes d'un composé d'ADN et d'un acide aminé (la leucine) montre en effet qu'elles s'y reproduisent.Reste à identifier ces micro-organismes, car leur provenance reste encore un mystère.En effet, on ne sait pas encore si elles proviennent des sols, de la surface des eaux ou de la végétation, ou si certaines sont spécifiques aux nuages.« Nous devons aussi mettre au point une méthode pour mesurer l'activité de ses bactéries dans des conditions réelles », souligne Roland Psenner.Des physiciens qui étudient l'évolution des matières organiques dans la haute atmosphère sont déjà au travail.Quel impact ces bactéries ont-elles sur le climat ?Cette question vient évidemment à l'esprit.On crée bien de la neige artificielle dans certaines stations alpines avec des bactéries.Au cours des années 70, on avait aussi découvert que le phytoplancton océanique modifiait le climat planétaire en émettant du sulfure de diméthyl qui favorise la formation de gouttes nuageuses.Alors, pourquoi les bactéries ne joueraient-elles pas un rôle semblable ?Roland Psenner est sceptique sur ce point.« Même si les bactéries favorisent la formation de cristaux, elles ne sont pas assez nombreuses dans les gouttes de nuages pour être un moteur météorologique », avance-til.En revanche, les bactéries pourraient jouer un rôle déterminant dans la chimie atmosphérique, un domaine de recherche ultrasensible avec l'élargissement du trou d'ozone et le réchauffement climatique provoqué par les gaz à effet de serre.« Elles peuvent contribuer à augmenter les composés organiques qui réagissent avec les rayonnements et donnent des radicaux libres », estime notamment Nadine Chaumerliac, du laboratoire de physique météorologique CNRS-Université Clermont-Ferrand 2.Selon Roland Psenner, la production de composés carbonés par les micro-organismes présents dans l'atmosphère pourrait être astronomique.En tout cas, l'activité de ces bactéries, si elle était prouvée, pourrait permettre d'expliquer un phénomène qui trouble les spécialistes de l'étude de l'atmosphère depuis plusieurs années.En effet, des campagnes de mesure menées par la NASA ont montré qu'il y avait plus d'ozone à 10 kilomètres d'altitude que ne le prévoyaient les modèles mathématiques, comme le rappelle Didier Hauglustaine, de l'Institut Simon-Laplace (CNRS-Saclay).ANDRÉ GRANDCHAMPS collaboration spéciale Chaque année, plusieurs se demandent de quelle façon l'on détermine la date de Pâques.Pendant longtemps, des règles parfois très aléatoires ont été utilisées pour fixer la date de Pâques.C'est lors du concile de Nicée, en l'an 325, que les bases de la détermination de la date de Pâques furent véritablement établies.On voulait s'assurer que la fête de Pâques est toujours célébrée au printemps, permettant ainsi d'associer la résurrection du Christ avec la renaissance de la nature.Il fut donc décrété que Pâques serait célébré « le dimanche suivant la pleine Lune, qui elle, survient le ou immédiatement après le 21 mars ».Selon cette règle, dans le calendrier grégorien, Pâques peut être célébré au plus tôt le 22 mars alors que la date la plus tardive de la fête est le 25 avril.Cette année, une particularité s'ajoute.La pleine Lune qui suit le 21 mars aura lieu, pour nous au Québec, le 7 avril à 23 h 22, heure avancée de l'Est.Mais en Europe, et notamment en Italie, siège du Vatican, la pleine Lune se produira le 8 avril à 5 h 22 du matin.La pleine Lune a lieu en même temps pour tous, mais les fuseaux horaires font en sorte que cet événement se produit à des heures différentes sur nos horloges.Or, le calcul de la date de Pâques se fait à partir du Vatican.Cette année, pour le calcul de la date de Pâques, la pleine Lune qui suit le 21 mars aura lieu le dimanche 8 avril.Pâques est dont le dimanche suivant, soit le 15 avril.Jupiter et Saturne en avril Le mois d'avril vous offre l'une des dernières chances d'observer les planètes Jupiter et Saturne dans le ciel du soir ; à la fin mai, ces planètes disparaîtront dans les lueurs du crépuscule.Vous pouvez repérer ces planètes du côté ouest-nord-ouest en début de soirée en avril.Jupiter, qui est la plus brillante des deux planètes, est la première « étoile » à s'allumer dans le ciel après le coucher du Soleil.Saturne se trouve un peu en dessous de Jupiter et légèrement à sa droite.Au début du mois, Saturne se couche vers 22 h et Jupiter vers 23 h.Mais à chaque nuit, les géantes joviennes se couchent de plus en plus tôt.À la fin d'avril, Saturne se couchera à peine une heure et demie après le Soleil et Jupiter la suivra une heure plus tard.À chaque jour ces planètes apparaîtront de plus en plus près de l'horizon.Les géantes joviennes forment dans le ciel un triangle avec l'étoile Aldébaran de la constellation du Taureau.Aldébaran se trouve en dessous et à la gauche de Jupiter.Observez la différence de couleur entre Jupiter et Aldébaran : alors que la planète brille d'un blanc-jaune éclatant, Aldébaran montre une teinte rougeâtre.À la droite de Saturne on peut observer un magnifique groupe d'étoiles compact : les Pléiades.Il s'agit d'un amas composé d'étoiles jeunes, nées voilà à peine.70 millions d'années ! C'est avec des jumelles que vous pourrez observer les Pléiades dans toute leur splendeur.L'amas présente de belles couleurs bleutées, signe du jeune âge des étoiles qui le composent.Enfin, le 25 avril un mince croissant de Lune sera situé entre Aldébaran et Saturne ; le lendemain, le croissant sera au-dessus de Jupiter.Mars et Vénus en avril L'année 2001 sera excellente pour l'observation de la planète Mars.Les trajectoires respectives de notre planète et de Mars feront en sorte que la planète rouge sera favorablement positionnée par rapport à la Terre.On aura ainsi droit aux meilleures conditions d'observation depuis les dix dernières années.En avril, la planète Mars se lève un peu avant minuit et sera donc observable en deuxième portion de nuit du côté Est.La planète est actuellement située entre les constellations du Serpentaire et du Scorpion.Il est facile de confondre Mars avec Antarès, l'étoile la plus brillante du Scorpion.Toutes les deux montrent une coloration rougeâtre.C'est d'ailleurs pour cette raison que les Grecs ont surnommé cette étoile Antarès, qui signifie « anti-Mars.» Actuellement, la planète rouge se trouve à une douzaine de degrés au-dessus d'Antarès.Pour vous aider à les distinguer, souvenez-vous que Mars est légèrement plus brillante qu'Antarès.De plus, dans la nuit du 12 au 13 avril, la Lune sera située juste sous la planète Mars.Enfin, la planète Vénus est maintenant visible le matin.Elle se lève au-dessus de l'horizon est-sud-est environ une heure avant le lever du Soleil.Vous ne pouvez la manquer, car lorsqu'elle est levée, Vénus est l'astre le plus brillant dans le ciel.après le Soleil et la Lune, bien sûr ! Bonnes observations ! André Grandchamps est astronome au Planétarium de Montréal.B12 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1er AVRIL 2001 SCIENCES LE CIEL D'AVRIL Comment calculer la date de Pâques ?Denebol Rastaba Albiré Mirfak Algo Benetnasc Phecd Dubh Miza Merak Aliot Megrez Mar Contours approximatifs de la Voie Lactée Magnitud SU NOR ES OUES Arcturu Régulu Spic Capell Procyon Pollux Casto La Polaire Véga Déne L'Hydre La Grande Ourse La Petite Ours Le Bouvie Hercul Le Céphé Cassiopé Persée Le Les Gémeau Le Petit Chien Le La Vierge La La Lyre Le Corbea L'Hydre La Couronn Le Cance Le Dragon 1er avril 1er mai Comète Hale-Bopp Cor Les CChaireonlis de Chasse 22 21 avril Mar Mars Vénus 30 avril Mar 15 avril Cette carte est exacte\u2026 l 21 dé b à 6 h Vénus 15 mai 15 mai Vénus 1 juin Jupiter 15 avril Marc Jobin, PLANÉTARIUM DE MONTRÉAL © La carte représente le ciel tel qu'on pourra le voir à la mi-avril vers 23 h 30 (heure avancée de l'Est), une heure plus tard au début du mois, une heure plus tôt à la fin.Pour l'utiliser, tenez la carte au-dessus de votre tête, en alignant les points cardinaux.Les lignes pleines identifient les constellations, tandis que le pointillé fin montre les contours de la Voie lactée.À l'affiche au Planétarium de Montréal Le Soleil est au maximum de son cycle d'activité.Ne ratez pas le spectacle Soleil en colère pour les jeunes et la famille présenté en après-midi jusqu'au 27 avril.Puis, dès le 28 avril, Changements climatiques prend l'affiche: notre planète est-elle en train de perdre la boule?En soirée, nous vous proposons le spectacle Le monde des galaxies où vous en apprendrez plus sur notre Voie lactée et tout ce qu'elle contient.Pour les tout-petits (et leurs parents!), La nuit magique et L'univers du Petit Prince sont à l'affiche les samedi et dimanche matins.Horaire et informations : (514) 872-4530.Renseignements astronomiques : (514) 861-CIEL.www.planetarium.montreal.qc.ca IL Y A DE LA VIE DANS LES NUAGES "]
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