La presse, 5 avril 2001, Cahier A
[" 4LP0102A0405 a 1 jeudi 4LP0102A0405 ZALLCALL 67 01:01:21 04/05/01 B MONTRÉAL JEUDI 5 AVRIL 2001 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 60 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC > HULL-OTTAWA > 70¢ FLORIDE 1,75 $ U.S.1 17e ANNÉE > NO 1 64 > 7 2 PA G E S > 6 C A H IE R S L'écran géant de la revanche Deux rondes avec Tiger Woods Québec va bouder la commission Romanow DENIS LESSARD QUÉBEC Ð Oubliez les drapeaux et les banderoles.À l'ère de la haute technologie, la sempiternelle guerre de visibilité entre Ottawa et Québec va passer en deuxième vitesse.Exclu de la table du Sommet des Amériques, le gouvernement Landry veut prendre sa revanche : dans les heures précédant le Sommet, Québec va faire ériger un immense panneau électronique, juste sous le nez des 9000 étrangers qui déferleront dans la capitale du 20 au 22 avril.Dans le plus grand secret, Québec a déjà obtenu le permis de la Ville de Québec pour la mise en place, pendant trois jours, de son écran électronique de 40 pieds de haut sur 45 de large, en gros le double des grands panneaux publicitaires sur les autoroutes.On utilisera la même technologie que celle choisie par NASDAQ sur son fameux panneau de Times Square, à New York.L'écran doit être érigé le 20 avril seulement, précisément le jour de l'ouverture du Sommet des Amériques, comme la « cerise sur le sundae » de la stratégie québécoise pour assurer au Québec la meilleure visibilité possible à un événement où le premier ministre Bernard Landry ne pourra que participer à des réceptions et non s'adresser aux invités.Informé des plans de Québec, par l'entremise de la sécurité, croiton Ð la GRC et la SQ feront partie d'une « Force unifiée » pour l'événement Ð, Ottawa a déjà pensé à une parade, plus traditionnelle.Les organisateurs du Sommet comptent ériger une série de hampes de drapeaux Ð ceux des 34 pays, des provinces, et les emblèmes officiels du Sommet Ð tout le long du boulevard René-Lévesque, obstruant en partie la vue des délégués sur la vitrine québécoise.Voir ÉCRAN en A2 La FTQ invitée au Sommet par Ottawa, en A6 Les syndicats veulent poursuivre le Canada, en A7 L'Argentine encore plongée dans une crise profonde, en A15 KATIA GAGNON QUÉBEC Ð Québec ne participera pas à la nouvelle commission royale d'enquête qu'Ottawa a mis sur pied pour moderniser la Loi canadienne sur la santé et qui sera présidée par l'ex-premier ministre de la Saskatchewan, Roy Romanow.« On va leur envoyer les deux tomes du rapport Clair », s'est borné à lancer le ministre de la Santé, Rémy Trudel.« La radiographie est faite, elle est remarquable », a-t-il répondu lorsqu'on lui a demandé s'il acceptait de participer aux travaux de la commission.Il n'est absolument pas question que le gouvernement du Québec témoigne devant Roy Romanow, a tranché M.Trudel.Le premier ministre Bernard Landry n'a pas non plus été tendre à l'endroit de cette nouvelle initiative du fédéral.« Ça ne nous semble pas très utile.On connaît les problèmes, on connaît les surplus à Ottawa et les besoins à Québec.Ils pourraient économiser du temps et nous donner les fonds pour répondre à nos besoins », a lancé le premier ministre.D'autant plus que Roy Romanow « symbolise à lui seul le mouvement vers la centralisation du Canada », a-t-il ajouté.Le premier ministre Chrétien a annoncé hier la création de cette commission d'enquête qui sera chargée de faire des recommandations pour « relever les défis à long terme, tels que les changements démographiques et le coût croissant de la technologie », a indiqué M.Chrétien, qui a qualifié l'ex-premier ministre Voir ROMANOW en A2 Photo AFP © Tous les yeux seront tournés aujourd'hui vers Tiger Woods, point de mire du golf.Ce qui contribuera à mettre en évidence le Canadien Mike Weir, qui disputera les deux premières rondes du tournoi des Maîtres en sa compagnie.Woods tentera de gagner un quatrième tournoi majeur d'affilée ; Weir, un premier.À lire en page S6 « Oubliez la récession ! » Le choeur des ministres des Finances se montre optimiste G I L L E S TOUPIN TORONTO Ð « Oubliez la récession ! » ont entonné en choeur 34 ministres des Finances de l'hémisphère occidental à l'issue de leur réunion de deux jour à Toronto.« Nous sommes sur la voie d'une reprise de la croissance qui favorisera la création de la Zone de libreéchange des Amériques.» Cette rencontre préparatoire au Sommet des Amériques, tenue mardi et hier dans la Ville reine, au milieu d'un imposant dispositif de sécurité, a ainsi donné lieu à l'expression d'un optimisme généralisé des ministres des Finances des Amériques face au ralentissement mondial.Non seulement les grands argentiers d'Amérique sont-ils persuadés que le ralentissement aura peu d'ampleur, comme le précise le communiqué final en 19 points de la rencontre, mais ils ont affirmé que ces progrès allaient ouvrir la voie à la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA), à la réduction de la pauvreté et à la mise en place de politiques sociales généralisées.Paul Martin, président de la réunion, a souligné que ses 33 collègues avaient approuvé le consensus élaboré lors de la rencontre des pays du G-20 à Montréal en octobre dernier, consensus qui établissait que la mondialisation devait profiter au plus grand nombre et en Voir RÉCESSION en A2 Photo PC © Le ministre Paul Martin Dix tonnes de marijuana dans un conteneur d'un fabricant de T-shirts montréalais Arts et spectacles C1-C8 - télévision C4 Bandes dessinées E8 Bridge D15 Décès E6 Économie D1-D16 Éditorial A14 Êtes-vous observateur?D14 Feuilleton E8 Forum A15 Horoscope D15 Loteries A7 Monde A12, A13 Mots croisés E8 Mot mystère E8 Petites annonces D14 - immobilier D14, D15 - marchandises D15 - emplois D15, E5 - automobile E5, E7 - affaires D4 Politique A10, A11 Quoi faire E4 M É T É O Voir S16 Ciel variable Maximum 8 > minimum -4 PASCALE BRETON e t ANDRÉ DUCHESNE LES MULTIPLES AVANTAGES de la mondialisation de l'économie viennent de jouer un sale tour à l'entreprise Gildan Activewear, un fabricant montréalais de T-shirts.La découverte de 10 tonnes de marijuana dans un conteneur rempli de T-shirts de la compagnie a forcé ses dirigeants à fermer, lundi, les portes d'une usine située à La Barbade.Du coup, 50 travailleurs ont perdu leur emploi.Le 8 février, la police de la Jamaïque a saisi la marchandise dissimulée dans un conteneur d'un navire en transit dans un port de cette île des Antilles.La cargaison avait quitté Bridgetown, capitale de La Barbade, le 1er février.« Nous avons été informés vers la mi-février que la drogue se trouvait dans un de nos conteneurs et dans celui d'une autre compagnie de La Barbade.Comme nous ne pouvons assurer la sécurité de nos conteneurs à partir du moment où ils quittent l'usine de Bridgetown, nous avons préféré mettre fin à nos activités », a indiqué hier Laurence Sellyn, premier vice-président aux finances de la compagnie.Il dit être convaincu, à la suite d'une enquête interne de l'entreprise, que l'origine du problème ne se trouvait pas à l'intérieur de la fabrique.La compagnie a également offert sa collaboration à l'enquête policière.La cinquantaine d'employés qui travaillaient à cette manufacture ont été informés de leur licenciement dans une lettre distribuée lundi lors d'une assemblée où tout le personnel était réuni.En entrevue à La Presse, M.Sellyn a indiqué avoir été surpris par l'ampleur qu'a prise cette histoire.Il a répondu à plusieurs demandes d'entrevues hier et songeait à diffuser un communiqué de presse.Le Fonds de solidarité de la FTQ est un des principaux partenaires financiers de la compagnie.Il y a investi environ 32 millions il y a huit ans.Hier, le directeur des communications du Fonds, Guy Versailles, a indiqué ne pas mettre en doute la bonne foi des dirigeants dans cette affaire.« Je n'ai pas à penser autrement », a-t-il indiqué.Voir MARIJUANA en A2 ma vision est .Achetez maintenant et payez en 12 versements égaux sans intérêts.Examen de la vue Verres de contact grand choix de montures exclusives 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générales general@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Éditorial, Forum edito@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4816 Actuel actuel@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Auto, Mon toit, Santé Voyages aso@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Quoi faire aujourd'hui quoifaire@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Arts, Spectacles, Cinéma, Livres arts@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4814 Économie econo@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Sports sports@lapresse.ca Télécopieur: (514) 350-4854 Têtes d'affiche denis.lavoie@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.RENSEIGNEMENTS (514) 285-7272 PROMOTION (514) 285-7100 COMPTABILITÉ (514) 285-6892 RECOUVREMENT (514) 285-6900 PUBLICITÉ Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 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le monde », a dit hier, sibyllin, le premier ministre Landry, promettant que son gouvernement allait à l'intérieur des « lois et des institutions assurer la présence et la visibilité maximum au Québec ».Cet immense écran de télévision sera placé juste devant l'entrée du Centre des congrès de Québec, mais de l'autre côté de René-Lévesque, près de la Promenade des premiers ministres.Ce panneau LED, bien plus brillant que les tubes cathodiques, est une technologie produite par la compagnie montréalaise Saco Smartvision, qui vend déjà ses écrans dans des stades de soccer partout dans le monde tant ils sont réputés pour leur luminosité.On peut y présenter les reprises des buts, même en plein soleil.U2, les Spice Girls et Céline Dion ont utilisé des panneaux semblables pour leurs spectacles.Salves politiques quotidiennes Pas de messages « politiques » au babillard électronique, assure-ton à Québec, mais on rappellera à satiété que le Québec est « une nation d'Amérique et d'avenir.» Par courtoisie, on présentera les 34 pays participants, mais on en profitera pour mettre en relief les rapports économiques ou culturels entre le Québec et chacun d'eux.Les stratèges québécois comptent bien aussi y annoncer les conférences de presses quotidiennes que multiplieront, durant tout le Sommet, des ministres du gouvernement Landry.Aussi, à compter d'aujourd'hui et quasi quotidiennement jusqu'à la fin du Sommet, des ministres feront des conférences de presse pour souligner la position du Québec sur les enjeux dont discutent, à huis clos, les 34 chefs d'État invités par Ottawa.La vice-première ministre, Pauline Marois, et les ministres Louise Beaudoin, André Boisclair et Diane Lemieux, doivent tirer aujourd'hui, en conférence de presse, les premières de ces salves politiques.Québec a mobilisé une demidouzaine de fonctionnaires des Relations internationales, de l'Industrie, du Commerce et du Tourisme, pour former le Groupe d'intervention en affaires publiques (GIAP), qui depuis un mois a mis sur pied la stratégie québécoise.C'est là que, par exemple, on a prévu réserver des panneaux publicitaires sur le parcours qu'emprunteront les chefs d'État entre l'aéroport et l'emplacement du Sommet, et utiliser les lampadaires qui ne sont pas déjà occupés par les oriflammes officiels du Sommet.Mirador de 31 étages Le groupe a aussi pondu le concept d'affiches géantes de bienvenue, en quatre langues, qui couvriront deux côtés de l'édifice G, de 31 étages.Le « Bienvenue » en français sera même en bleu sur blanc tandis que ce sera l'inverse pour l'anglais, l'espagnol et le portugais, histoire de respecter la « nette prédominance du français » prévue par la Charte de la langue française.Ironiquement, l'édifice G que Québec aura transformé en colonne Morris deviendra un véritable « mirador » pour les responsables du Sommet.Les Forces unifiées des corps de police occuperont l'observatoire du 31e étage.Point de vue imprenable, cette verrière sert habituellement aux touristes pour croquer des images de la Vieille Capitale et du fleuve.Durant le sommet, des vigiles surveilleront les mouvements des cohortes de manifestants.Des détails seront fournis vendredi au cours de la conférence de presse des policiers.Québec, qui pensait pouvoir y tenir des réceptions pour les délégations internationales, a été éjecté de la salle depuis longtemps.néo-démocrate de « farouche défenseur des cinq principes de la loi canadienne ».Rappelons que ces cinq principes sont l'universalité, l'accessibilité, l'intégralité, la transférabilité et la gestion publique.Roy Romanow sera le seul et unique membre de la commission et remettra son rapport en novembre 2002.Les travaux, qui commenceront dès le mois prochain, devraient coûter 15 millions.Pour M.Romanow, cette commission est ni plus ni moins chargée de « rénover » le réseau de santé canadien.« Je suis prêt à examiner de très près les préoccupations des Canadiens et à développer des réponses sérieuses à ces préoccupations », at- il dit.De son côté, le chef libéral Jean Charest estime que la mise sur pied de cette commission est une excellente initiative en autant que le fédéral accepte réellement de s'ouvrir à une modernisation de l'interprétation des cinq principes de la loi canadienne et qu'il examine également la possibilité de transférer aux provinces des points d'impôt pour financer les soins de santé.Pour assurer la « crédibilité » des travaux de la commission, M.Romanow devra aussi se pencher sur l'impact des compressions effectuées par le fédéral sur les transferts aux provinces.Le chef libéral a d'ailleurs fait parvenir une missive au premier ministre Chrétien pour lui exposer ses attentes.Il y fait notamment valoir que les travaux de la commission devront respecter les compétences provinciales.« C'est un enjeu majeur pour les citoyens du Québec et on s'attend à ce que le fédéral respecte nos compétences dans cet exercice et qu'il y ait une contribution positive de la part du Québec », dit M.Charest.« Je ne peux que déplorer que la seule réaction de Bernard Landry soit une attaque personnelle à l'endroit de Roy Romanow.C'est une grave erreur », a-t-il ajouté.Exception faite des réserves du gouvernement du Québec, les représentants des autres provinces se sont montrés plutôt ouverts à la mise sur pied de cette commission.« Si on ne change pas notre façon de définir le système de santé, on ne pourra plus en assumer les coûts.Roy Romanow est un excellent candidat pour présider cette commission », a indiqué le ministre de la Santé de l'Alberta, Gary Mar.Mais cette commission ne doit pas être utilisée « comme une excuse par le gouvernement fédéral pour surseoir à ses engagements en matière de santé », tempère le premier ministre de Nouvelle-Écosse, John Hamm.Photo Reuters © Le premier ministre Jean Chrétien a nommé Roy Romanow (à l'arrièreplan) à la tête de la commission d'enquête sur la santé.RÉCESSION Suite de la page A1 particulier, aux petits pays dont les économies sont fragiles.« La libération des marchés ouvre des possibilités énormes, a commenté M.Martin.Elle doit aussi ouvrir la voie à l'amélioration du niveau de vie et à la réduction de la pauvreté.Mais l'ouverture progressive à l'intégration ne peut s'appuyer uniquement sur la croissance économique.On doit mettre au point des stratégies claires qui mettent l'accent sur les besoins.Cela comprend des politiques sociales fortes, des soins de santé, des politiques environnementales vigoureuses, un bon système d'éducation et une bonne formation de la main-d'oeuvre qui permettra aux gens de relever le défi de la mondialisation.En clair, les pays riches comme le Canada et les États-Unis devront partager la richesse.« Si on est pour avoir le libre-échange, a insisté Paul Martin, il va falloir que les pays développés puissent accompagner ces mesures d'une aide accrue aux pays pauvres dans le but d'améliorer leurs politiques sociales.» Même le nouveau secrétaire au Trésor américain, Paul O'Neill, a reconnu hier que les petits pays « avaient des besoins ».M.O'Neill a d'ailleurs été l'un des plus ardents apôtres hier de l'optimisme économique de ses collègues.« Je suis porté à croire, a-t-il dit, que l'économie américaine vit un niveau modeste de croissance actuellement.Mais cela est à court terme.À long terme, je suis un grand optimiste.» Sur le plan social, le secrétaire au Trésor de George W.Bush a été impressionné par « la détermination partagée des ministres des Finances de vouloir ensemble augmenter le niveau de vie des gens partout dans le monde ».Par ailleurs, le ministre Martin est revenu hier en conférence de presse sur la question des paradis fiscaux, affirmant qu'il était d'accord avec l'OCDE pour qu'ils soient abolis, conscient qu'ils constituent une menace pour l'assiette fiscale des États.Ses collègues des Amériques ont aussi approuvé ce point de vue.« Ce n'est pas quelque chose qui peut se négocier de pays à pays, a cependant expliqué le ministre.Cela doit être négocié sur une base transfrontalière.Cela n'aurait aucun sens de fermer un paradis fiscal et de découvrir qu'il y en a trois ou quatre autres ailleurs.Ce qui doit se faire, c'est obtenir un consensus international sur la nécessité de mettre un terme à ces pratiques.Et je vous le dis, le Canada a pris la tête des initiatives dans ce domaine et nous allons continuer à le faire.» M.Martin a été pris à partie aux Communes hier sur cette question en raison de la présence de 11 de ses entreprises dans divers paradis fiscaux.Parmi les autres points majeurs du long communiqué final, les ministres des Finances ont souligné la nécessité de contrer la vulnérabilité aux crises financières par des réformes judicieuses des secteurs financiers.Côté abus financiers, là aussi les ministres se sont entendus pour mettre au point des normes et des codes qui permettront de contrer le blanchiment de l'argent.En ce qui concerne l'important dossier des échanges des services financiers (notamment les banques), les ministres ont conclu que tout cela devra être étudié par un groupe de négociation distinct qui devra aboutir à « un engagement unique ».Les ministres ont reconnu enfin que « la connectivité », soit les communications électroniques, était indispensable pour accroître l'accès aux marchés financiers.PRÉCISIONS Peine avec sursis pour Chowdhury Dans notre numéro d'hier, nous écrivions que Abdul Mozid Chowdhury avait écopé d'une peine de huit mois de prison pour une fraude contre l'aide sociale.En fait, il s'agit d'une peine avec sursis, soit huit mois de prison à purger dans la communauté.Il est à noter toutefois que M.Chowdhury devrait tout de même se retrouver en prison ces jours-ci, puisque son appel a été rejeté récemment dans une autre cause où il agissait comme passeur d'immigrants illégaux.Géré par le CECI Dans un article du 17 mars, sur l'aide internationale en Haïti, nous faisions état d'un projet de cantines scolaires qu'a cessé de financer l'Agence canadienne de coopération et de développement international (ACDI).Contrairement à ce que nous écrivions, le projet était géré par le CECI et non par le Catholic Relief Service américain.Toutes nos excuses.MARIJUANA Suite de la page A1 Avant d'investir dans une entreprise, qu'elle soit canadienne ou étrangère, le Fonds réalise un « bilan social » où l'on s'assure que les pratiques de la compagnie sont en accord avec les lois, et que les conditions de travail des employés respectent les normes locales en vigueur.L'usine établie à La Barbade avait ouvert ses portes en 1999.Les activités ont déjà été transférées dans une autre usine, au Mexique.On y fabriquait environ 100 000 des quelque 18,5 millions de douzaines de T-shirts que Gildan vend annuellement dans le monde.Fondée il y a une quinzaine d'années, l'entreprise montréalaise avait investi 1,5 million dans cette fabrique.Elle voulait ainsi accentuer sa présence à La Barbade où elle a des bureaux administratifs.C'est d'ailleurs dans ce pays qu'elle paie ses impôts.Les dirigeants de Gildan veulent percer le marché américain en vendant un produit de qualité et à meilleur prix que celui de leurs concurrents.Des usines locales ont été établies un peu partout en Amérique afin de réduire les coûts de production.La récolte du coton s'effectue ainsi dans les champs de Virginie, le tissu est ensuite tricoté puis teint au Québec avant d'être coupé dans la région de New York et expédié, via Miami, au Honduras et au Mexique.Les T-shirts sont finalement acheminés dans les trois centres de distribution à Montréal, en Caroline du Nord et en Belgique.Le 24 mars dernier, La Presse avait publié un long reportage sur les activités de Gildan dans le cadre du Sommet des Amériques.Les activités de l'usine y étaient décrites dans le détail afin d'expliquer plus concrètement ce que signifie la mondialisation des échanges. 4LP0301A0405 A3 jeudi 4LP0301A0405 ZALLCALL 67 00:58:35 04/05/01 B L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 5 A V R I L 2 0 0 1 A 3 ACTUALITÉS RÉGIE DU LOGEMENT Pas 6000, mais 9000 demandes de fixation des loyers ANDRÉ DUCHESNE DE NOUVELLES statistiques compilées par la Régie du logement du Québec et rendues publiques hier indiquent que ce ne sont pas 6000, mais bien 9000 demandes de fixation des loyers qui seront présentées au cours de la présente année, une hausse vertigineuse par rapport à 1999 et 2000.« Du 1er janvier au 31 mars 2001, nous avons reçu 3631 demandes de fixation, soit le double du nombre compilé pour la même période l'an dernier.Ce nombre devrait atteindre 9000 pour toute l'année 2001 », a confié le responsable des communications de la Régie, Pierre Marchand.L'organisme avait reçu au total 4500 demandes en 2000 et 2718 en 1999.Hier, La Presse publiait que la projection était de 6000 demandes pour 2001 à la suite des compilations faites par la Régie pour les deux premiers mois de l'année.Avec l'ajout des chiffres pour le mois de mars, la Régie a donc révisé ses prévisions à la hausse.Est-ce à dire qu'on assiste à une explosion de litiges entre propriétaires et locataires ?Pierre Marchand croit que non.Comme la veille, il a insisté sur le fait que 9000 cas demeure un nombre marginal lorsqu'on retient que le Québec compte autour de 1,3 million de logements.« Dans les années 1980, alors que les taux d'inoccupation étaient à la baisse et les taux d'intérêt à la hausse, nous avions jusqu'à 25 000 demandes de fixation par année », a indiqué le porte-parole.À cela, il faut ajouter qu'à l'époque, les audiences pour les demandes étaient gratuites, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.Chaque demande en fixation des loyers traduit un litige entre un propriétaire et un locataire.Elle survient lorsque les deux parties n'ont pu s'entendre sur la hausse du prix d'un loyer après avoir négocié.Normalement, c'est le propriétaire qui fait cette démarche auprès de la Régie du logement.Informations inexactes Par ailleurs, M.Marchand et Pierre Marquis, du Comité logement Plateau Mont-Royal, mettent en garde les résidants du Plateau contre le contenu inexact d'un manifeste distribué actuellement sous forme de feuillet et sur Internet et portant sur l'augmentation des loyers.Ce feuillet, dont les auteurs demeurent anonymes et où on peut lire dans le bas la missive « Freinons cette hystérie ! » affirme que l'augmentation de base du loyer pour 2001 variera entre 0,7 et 4,8 % selon le mode de chauffage, incluant les taxes municipales.M.Marchand dit plutôt que ce sont des moyennes auxquelles on peut s'attendre, et non des chiffres absolus.De plus, les taxes municipales ne sont pas incluses dans ce calcul.Autre inexactitude, on parle d'une augmentation de 5 $ par tranche de 1000 $ pour des travaux majeurs effectués à l'intérieur d'un logis, alors que l'augmentation réelle est de 5,25 $ par tranche de 1000 $.La missive indique également que si une personne a accepté une augmentation de loyer et qu'elle se sent lésée, elle peut demander à la Régie une diminution.« Une personne qui accepte une hausse ne peut revenir en arrière.Il est trop tard », réplique M.Marchand.« Ce genre d'informations peut créer de très mauvais rapports avec les propriétaires », estime de son côté M.Marquis qui s'occupe de la défense des locataires depuis une vingtaine d'années.Enfin, La Presse indiquait hier que les locataires peuvent calculer la hausse de loyer que leur propriétaire est en droit de leur demander en utilisant un formulaire disponible sur le site Internet de la Régie (www.rdl.gouv.qc.ca).Il aurait fallu ajouter que pour utiliser ce formulaire, le locataire doit au préalable obtenir plusieurs données (revenus de tous les loyers, taxes, assurances, coût de l'énergie, etc.) que seul le propriétaire a à sa disposition.Le Hells Angel Guy Dubé arrêté au Mexique Pour les cancéreux, l'espoir naît dans les jonquilles PASCALE BRETON SERGE POIRIER a 36 années derrière lui, mais son plus beau cadeau il l'a reçu récemment, le 27 décembre 2000, lorsque le hockeyeur Mario Lemieux a effectué un retour au jeu.Ce n'est pas vraiment parce que M.Poirier est un fan du Magnifique, mais plutôt parce qu'il voit en lui l'espoir de la guérison.Comme Mario Lemieux, qui a été victime de la maladie de Hodgkin en 1992, Serge Poirier se bat contre un cancer des ganglions, celui du lymphome de type non hodgkinien.« Avant d'apprendre que j'avais le cancer, je pensais que j'étais immortel, comme bien des jeunes.On ne pense pas qu'on va mourir un jour.Maintenant, je me tourne davantage vers la spiritualité », déclare M.Poirier, assis dans un petit salon de l'hôpital Maisonneuve- Rosemont.Les douleurs ont commencé à le tenailler à l'estomac en 1995, mais il a dû attendre jusqu'au mois de juillet dernier avant que les médecins ne découvrent son mal.Il a subi huit traitements de chimiothérapie, dont deux très intensifs et douloureux qui duraient chaque fois pendant cinq jours, 24 heures sur 24.« C'était difficile.Un soir, je me suis endormi en pensant que je ne me réveillerais pas le lendemain », confie le convalescent.Homme passionné, sa vie a été composée de musique depuis des années.Il a participé au Festival de la chanson de Granby, a joué avec des musiciens de renommée mondiale et a enseigné la guitare en ouvrant sa propre école à Montréal-Nord.Maintenant, il se bat pour continuer à vivre cette passion, mais plus modérément.« J'étais une personne très stressée et je me suis aperçu que ça ne sert à rien de courir, tout le monde arrive à Noël en même temps », avoue-t-il en disant avoir fait le ménage de ses valeurs.De l'espoir plein les yeux, il parle de la dernière étape qu'il doit maintenant affronter.Pendant deux semaines, les médecins vont lui faire des prélèvements pour purger sa moelle osseuse et, au début du mois de mai, il sera opéré.Les médecins lui grefferont cette moelle osseuse régénérée ce qui, espère-t-il, enclenchera l'étape de sa rémission.Ses chances sont grandes puisque son cancer a un bon pronostic de guérison.« Il y a toujours un risque de rechute, mais si ça permet de rallonger mon espérance de vie de dix ans, ça donnera peut-être le temps aux médecins de faire du progrès dans leurs recherches pour trouver un autre traitement qui m'aidera », dit-il.La campagne de la jonquille Le progrès, la recherche, l'espoir.Pour M.Poirier, une fleur résume désormais cette pensée et c'est la jonquille.Depuis 1959, la campagne de la jonquille permet à la Société canadienne du cancer d'amasser des fonds qui serviront à la recherche, aux services destinés aux cancéreux et à l'éducation populaire.Cette année, la campagne de financement se déroule à partir d'aujourd'hui jusqu'à samedi.Environ deux millions de jonquilles sont en vente à travers le Québec, dans les centres commerciaux et les supermarchés.L'objectif est de recueillir 1,7 million de dollars.« Pour moi, la jonquille est maintenant la fleur de l'espoir, dit M.Poirier.C'est certain qu'il y en aura une sur ma tombe.» ANDRÉ CÉDILOT L'UNE DES CIBLES de la gigantesque rafle menée contre les Hells Angels, Guy Dubé, de la section South, à Saint-Basile-le-Grand, a été arrêté au Mexique, où il était en vacances avec sept autres personnes du milieu interlope montréalais.Un porte-parole de l'Escouade régionale mixte de Montréal (ERM) a indiqué, hier, que les huit gangsters allaient tous être expulsés par les autorités mexicaines, même si Dubé est le seul à être visé par un mandat d'arrêt.Dès son retour au pays, Dubé, 34 ans, qui habite Saint-Bruno, sera accusé de trafic de drogue et de gangstérisme.Depuis la semaine dernière, il figurait sur la liste des 10 motards recherchés dans le cadre de l'opération Printemps 2001.Guy Dubé Au moment de son arrestation, Dubé se trouvait dans une résidence de Zihuatenejo, située sur la côte du Pacifique.Il était avec le caïd Claude Faber et deux autres membres des Hells Angels de Lennoxville, Jacques Rodrigue et Georges Beaulieu.Étaient également présents le Rocker Richard Lock, ainsi qu'Alain St-Gelais, lié aux Satans Guards du Saguenay, de même que Jacques Benoît et Mario Bonce.Pris par surprise, les huit hommes n'ont pas résisté à leur arrestation.Même si Dubé était l'unique cible des policiers mexicains, les autres Québécois les ont suffisamment importunés pour qu'ils décident de les écrouer.« L'immigration mexicaine a probablement décidé qu'elle ne voulait pas d'eux non plus », a expliqué le capitaine Michel Martin.Comme quoi, a-t-il ajouté avec ironie, les forces de l'ordre de ce pays n'ont manifestement pas le même seuil de tolérance que les policiers canadiens ! L'officier de la Sûreté du Québec ne sait pas si Dubé et son groupe était en vacances ou s'ils étaient au Mexique par « affaires ».C'est un secret de Polichinelle qu'une bonne partie de la cocaïne colombienne destinée au marché nord-américain transite par ce pays.Parmi les « expulsés », Claude Faber, 66 ans, est sans doute le plus connu.Dans les années quatre- vingt, comme bien d'autres, cet ancien bras droit de Frank Cotroni a imité Adrien Dubois et d'autres criminels d'envergure en s'associant au gang de l'Ouest pour faire le commerce des stupéfiants.Impliqué dans l'assassinat d'un petit truand italien qu'on croyait être un informateur de police, Faber est sorti de prison au début des années quatre-vingt-dix.À l'instar de Cotroni, il avait été dénoncé par le délateur Réal Simard.Résidant de Sainte-Adèle, Faber était roi et maître dans ce coin des Laurentides jusqu'à ce que le Hells Angel David Carrol, de la formation d'élite des Nomads, lui fasse signe de se tasser pour laisser la place aux plus jeunes.Carrol a depuis le contrôle sur le trafic de drogue dans les bars.L'un des hommes forts des Nomads, il fait partie des 42 motards inculpés en même temps que Maurice Boucher pour une série de 13 meurtres et trois tentatives semblables survenues durant la guerre avec les Rock Machine.Photo ROBERT MAILLOUX, La Presse © L'espoir fait briller les yeux de Serge Poirier qui combat un cancer des ganglions.CARTE-CADEAU ÉLECTRONIQUE LA PUCE-À-PORTER CARTE LES AILES MASTERCARD pour garde-robe concours il y a des gens qui se distinguent Mode enfant Le T-shirt édition 70 D'inspiration années 70, T-shirt coton-spandex rouge, 28,95 $.Capri en coton rose tendre, 44,95 $.Offert au Mail Champlain et à Place Ste-Foy Mode femme Le lin frangé Jupe longue, en camel et noir, 269,95 $, haut sans manches ourlé de franges en lin camel, 159,95 $, surchemise assortie, 249,95 $.MAIL CHAMPLAIN (450) 672-4537 CARREFOUR LAVAL (450) 682-4537 PLACE STE-FOY (418) 652-4537 www.lesailes.com Grande ouverture : Centre Bayshore - Ottawa - Août 2001 CARTE-CADEAU ÉLECTRONIQUE LA PUCE-À-PORTER CARTE LES AILES MASTERCARD pour garde-robe concours 2935401A 4LP0401A0405 A4JEUDI 4LP0401A0405 ZALLCALL 67 10:06:05 04/05/01 B Vaccination élargie?Trudel décide aujourd'hui La méningite s'accroche dans la région de Québec Autisme: second congrès, même controverse PAUL ROY QUÉBEC Ð C'est ce matin que le ministre de la Santé, Rémy Trudel, annoncera s'il ordonne ou non une vaccination élargie contre la méningite dans la région de Québec.Pour le moment, seuls les 32 000 élèves des 55 écoles secondaires publiques et privées font l'objet d'une campagne de vaccination.Le ministre dit attendre l'avis d'un comité consultatif de 14 médecins, qui se réunissait hier, de même que les résultats des analyses de laboratoire de l'un des deux derniers cas d'infection survenus mardi.Jusqu'ici, 13 personnes de la région immédiate de Québec ont contracté la bactérie à méningocoque.Dans 11 cas Ð incluant celui d'une fille de 11 ans diagnostiqué mardi Ð, la souche est de type C, la plus virulente.Si le dernier cas, le 13e Ð celui d'une jeune femme de 20 ans Ð, découvert mardi, est également de type C, cela pourrait influencer l'avis des experts.« C'est très préoccupant, a admis M.Trudel en début d'après-midi.Je suis ça de très près, mais je dois d'abord entendre les avis des experts.D'autant plus préoccupant que l'adolescente de 11 ans de Stoneham et la jeune femme de 20 ans de Québec diagnostiquées mardi, font partie de groupes d'âge qui n'avaient pas été touchés jusqu'ici.En effet, ce sont presque exclusivement les 12-17 ans et les moins de cinq ans qui avaient contracté la bactérie avant ces deux derniers cas.Seule une femme de 43 ans se démarquait.Hier, le ministre Trudel a indiqué que suffisamment de médecins seraient disponibles s'il devait élargir la vaccination.Mais s'il le faisait auprès des élèves des écoles primaires, il le ferait en sachant que le vaccin actuellement utilisé est beaucoup moins efficace chez les enfants de ce groupe d'âge (moins de 70 %) que chez les adolescents (environ 85 %).En attendant, l'inquiétude gagne d'autres parents de la région de Québec, dont certains ont carrément choisi de donner temporairement congé d'école à leur progéniture.Normalement, la bactérie a tendance à s'éclipser avec la fin de l'hiver.Cette année, elle s'accroche.ANDRÉ DUCHESNE EN ANNONÇANT hier matin la tenue de leur second congrès médical international sur l'autisme au Québec, les représentants du regroupement Autisme et troubles envahissants du développement Montréal (ATEM) s'attendaient à ce que cette rencontre soulève la controverse.Et ils avaient parfaitement raison.Le Dr Edward Yazbak, un des conférenciers vedettes de ce colloque qui aura lieu demain et samedi à Québec sous la présidence d'honneur de l'ancien ministre libéral Victor Goldbloom, affirme qu'il est en voie de compléter une étude dont les conclusions démontreront qu'il existe un lien entre la vaccination des mères et l'autisme.Or, l'Académie américaine de pédiatrie (AAP), un organisme dont fait partie le Dr Yazbak, n'endosse pas les conclusions de ces recherches et encourage les parents à faire vacciner leurs enfants.« Nous allons bientôt publier un rapport qui en vient aux mêmes conclusions que précédemment, soit qu'il n'y a aucune évidence quant à un lien entre vaccination et autisme », indique Gina Steiner, directrice des relations publiques de l'AAP, jointe au siège social de Chicago.En présentant le fruit de ses travaux hier matin à Montréal, le Dr Yazbak a expliqué que sa recherche porte sur les femmes âgées de plus de 16 ans qui ont été revaccinées, plus particulièrement avec le vaccin RRO (rougeole/rubéole/oreillons) ou l'une de ses composantes.« Au total, écrit-il, 76 mères ont reçu des vaccins vivants autour de la période de grossesse.Parmi celles- ci, 58 (76 %) avaient un enfant présentant un trouble autistique et 13 d'entre elles (17 %), un enfant qui présentait un comportement autistique, un retard de développement ou un trouble de développement.Il a présenté plusieurs diapositives d'un enfant qui, à ses yeux, présentait un développement tout à fait normal jusqu'à ce qu'il reçoive des vaccins vers l'âge de deux ans.Par la suite, la bambin aurait perdu toute capacité d'apprentissage.Selon le Dr Yazbak, ce cas illustre avec éloquence une nouvelle forme d'autisme dite régressive.Celle-ci commencerait plus tard dans la vie et s'accompagnerait de troubles gastro-intestinaux, neurologiques, endocriniens et immunitaires.Ces symptômes, poursuit-il, pourraient être maîtrisés grâce à un régime sans gluten ni caséine et par un programme intensif de modification du comportement.« La thérapie de comportement est importante, mais aucune étude ne vient conclure qu'une diète permet de circonscrire les symptômes », réplique le Dr Sigmund Benaroya, qui a dirigé durant 30 ans le département sur l'autisme et les troubles comportementaux à l'hôpital Douglas et enseigne à la faculté de médecine de l'Université Mc Gill.Ce dernier soutient que l'ensemble de la communauté médicale rejette les hypothèses faisant un lien entre la vaccination et l'autisme.« Il est vrai qu'il existe un lien statistique entre les enfants autistes et les femmes qui ont ont contracté la rubéole ou ont reçu le vaccin durant le premier tiers de leur grossesse.Mais c'est loin d'être généralisé.» L'origine de la maladie demeure inconnue, tranche-t-il.Au ministère québécois de la Santé et des Services sociaux, le Dr Yves Robert, médecin-conseil pour les maladies infectieuses, trouve « un peu choquant » de constater que dans les pays riches, on puisse se payer le luxe de remettre en question les programmes d'immunisation.« La vaccination va nous permettre d'éradiquer la rougeole d'ici 2010 », déclare-t-il.Il pourfend une autre hypothèse voulant qu'il existe un lien entre l'autisme et le thimérosal, un antiseptique à base de mercure présent dans les vaccins RRO pour éviter la contamination des fioles.« Il a été prouvé que la quantité de mercure présente dans ces vaccins est inférieure aux doses auxquelles les enfants sont exposés dans l'environnement.Par mesure préventive, les compagnies tant américaines que canadiennes ont été invitées en 2000 à remplacer cet antiseptique.» Commission Clair: du galon pour les infirmières ALEXANDRE S I R O I S MALADE ?Les groupes de médecine de famille qui seront implantés sous peu au Québec pourront vous accueillir.Mais si vous voulez y rencontrer un médecin, ne soyez pas surpris si c'est plutôt une infirmière qui s'occupe de votre cas.Si Québec suit les recommandations de la commission Clair sur les services de santé, les infirmières québécoises vont prendre du galon au cours des prochains mois.C'est ce qu'a expliqué hier Michel Clair, qui a présidé la commission en question, dont le rapport a reçu un accueil chaleureux de la plupart des intervenants du secteur de la santé.« Ce que l'infirmière peut faire, ce n'est pas nécessaire de le faire faire par le médecin, a soutenu M.Clair.Je ne pense pas qu'il y ait de la résistance dans l'opinion publique à ce changement-là.Néanmoins, certains peuvent dire : « Je veux absolument voir le docteur et rien d'autre.» Mais ça coûte cher un docteur.Alors si l'infirmière peut faire aussi bien, pourquoi pas ?» Un rôle complémentaire M.Clair, qui présentait hier les grandes lignes de son rapport dans le cadre du septième colloque des conseils des infirmières et infirmiers du Québec, a expliqué que le « développement rapide d'infirmières cliniciennes » et la reconnaissance des infirmières praticiennes devaient être favorisés.« On pense que l'infirmière clinicienne, pour des services plus spécialisés, peut jouer un rôle plus important, qui va être complémentaire à celui du médecin », a indiqué M.Clair, qui a rappelé que le mandat des infirmières québécoises variait déjà selon les secteurs.« Les infirmières du Nord-du-Québec, ou en région éloignée, jouent un rôle beaucoup plus important que celui qu'elles sont souvent appelées à jouer ici, en milieu plus urbanisé », a-t-il dit.M.Clair a également rappelé que sa commission préconisait l'octroi de tâches plus importantes aux infirmières en ce qui concerne l'organisation des soins infirmiers.« Ça veut dire, par exemple, des infirmières aux conseils d'administration, mais ça veut dire aussi la création de commissions infirmières régionales », a-t-il déclaré.« Je sais que ça peut avoir l'air très administratif, a poursuivi M.Clair.Mais si on veut que les soins infirmiers soient bien organisés, par exemple en fonction de l'évolution démographique pour ce qui est de l'organisation des services à domicile, on pense que c'est important qu'il y ait une commission infirmière régionale dans le but de conseiller la régie régionale.» Redonner la passion Les modifications du mandat des infirmières seront les bienvenues, s'il faut en croire les intervenantes qui participaient à un forum sur les défis du recrutement et de la rétention des infirmières, hier aprèsmidi, au cours du colloque.En fait, les solutions aux problèmes de recrutement et de rétention sont multiples.« Pour les jeunes, ça prend du travail, une possibilité de carrière, de l'appartenance et de la reconnaissance.Pour les infirmières plus expérimentées qui ont encore de la passion pour leur profession, il faut redonner la passion pour leur travail », a résumé la directrice des soins infirmiers du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM), Odette Plante- Marot.Pour ce faire, non seulement les infirmières doivent-elles avoir accès à des postes permanents, mais aussi à des conditions de travail plus intéressantes, notament certains incitatifs financiers.« Je pense qu'il faut travailler sur la valorisation du rôle de l'infirmière », a pour sa part déclaré la présidente de la Fédération des infirmières, Jennie Skene.Mme Skene a aussi soutenu que les infirmières ont besoin de plus de contrôle sur leur travail.« C'est devenu une aberration dans le réseau de la santé, a-t-elle lancé.L'infirmière, parce qu'elle peut plus, est utilisée pour tout, alors qu'elle devrait consacrer son temps et son énergie aux soins des patients.MONTRÉAL > 7566, rue Saint-Hubert (Métro Jean-Talon) (514) 271-1118 SAINT-LÉONARD > 6725, rue Jean-Talon Est (face au Super C) (514) 259-2800 LASALLE > 7401, boul.Newman (Carrefour Super C) (514) 363-6789 DOLLARD-DES-ORMEAUX > 3163, boul.des Sources (Galeries des Sources) (514) 421-5395 / 990-6859 LAVAL > 3607, autoroute 440 O.(450) 682-4090 LONGUEUIL > 3595, chemin de Chambly (450) 646-7512 BROSSARD > 7535, boul.Taschereau (450) 443-2163 GRANBY > 633, rue Dufferin (voisin de Meubles Gémo et Dumoulin) (450) 372-3333 SAINT-JÉRÔME > 1147, boul.J.-Baptiste Rolland (voisin du Méga-Centre) (450) 432-3008 JOLIETTE > 95, rue Baby (voisin de Bruneau Électrique) (450) 759-5229 TROIS-RIVIÈRES > 3125, boul.des Récollets (face au Costco) (819) 697-3125 GATINEAU > 425, boul.Maloney Est (voisin du Meubleur Angèle) (819) 643-9800 OTTAWA > 2685 Iris Street (Pinecrest Shopping Centre) (613) 828-4033 CENTRE DE LIQUIDATION SAINT-LÉONARD > 5100, boul.des Grandes-Prairies (514) 322-8595 (Livraison non incluse) AUSSI À CHICOUTIMI, QUÉBEC ET SHERBROOKE OUVERT 7 JOURS SUR 7.HEURES D'OUVERTURE : LUNDI, MARDI ET MERCREDI : 9H À 18H JEUDI ET VENDREDI : 9H À 21H SAMEDI : 9H À 17H DIMANCHE : 11 H À 17H Sur présentation d'une publicité concurrente en vigueur à ce moment, par un détaillant autorisé, et uniquement sur le même modèle.Aucun dépôt, aucun intérêt avant 2003, si payé en totalité avant le 12 janvier 2003 sur tout appareil LG, GE, Amana, Inglis, Whirlpool, Whirlpool Gold, Kitchen Aid, Kitchen Aid Série Professionnelle, Kitchen Aid Série Architect, et que chaque mensualité ait été payée à échéance.Le financement 2003 peut être combiné à l'offre du rabais équivalant à la TPS.Ces offres ne peuvent être jumelées à aucune autre promotion.Les photos peuvent différer des modèles en magasin.Détails en magasin.Offres valables jusqu'au 16 avril 2001, sauf sur GE, jusqu'au 9 avril.Non valable au Centre de liquidation.Nous vous offrons un rabais équivalant à la TPS sur un vaste choix de marques sélectionnées.sur marques sélectionnées 72599$ 129999$ 72599$ Réfrigérateur Inglis 18 pi3 blanc Réfrigérateur Amana 18 pi3 congélateur en bas Laveuse LG extra-grande capacité largeur 24 po système de rotation de la cuve inox 2944396A IMPORT-EXPORT SOUS-TRAITANCE AUJOURD'HUI Voix officielle : Établissez de NOUVEAUX CONTACTS Découvrez de NOUVEAUX PRODUITS Rencontrez de NOUVEAUX FOURNISSEURS 250 EXPOSANTS MARDI de 10h à 18h MERCREDI de 10h à 20h JEUDI de 10h à 17h SALON INFO-INDUSTRIEL DU QUÉBEC AU PALAIS DES CONGRÈS DE MONTRÉAL HEURES D'EXPOSITION NOS PARTENAIRES 2941573A 4LP0501A0405 A5JEUDI 4LP0501A0405 ZALLCALL 67 00:57:56 04/05/01 B PIERRE FOGLIA p f o g l i a @ l a p r e s s e .c a C'est pas grave, mais un petit peu quand même Rapide portrait, l'autre soir aux nouvelles, de Nathalie Rochefort, la candidate libérale à l'élection partielle dans Mercier.C'est vrai que par sa dégaine elle collerait plutôt à la caricature que l'on fait des jeunes péquistes.Quand on lui demande pourquoi elle ne l'est pas, péquiste, elle répond : parce que je suis fédéraliste.Je connais beaucoup de jeunes fédéralistes, plutôt attachants, passionnément engagés dans la défense de cette entité improbable qu'on appelle Le Canada, attachants par leur foi, comme l'étaient jadis (il y a très longtemps !) les jeunes péquistes justement.Pourquoi cette Nathalie Rochefort m'est-elle tombée, à la seconde, sur les rognons ?Je ne sais pas.Quelque chose de fabriqué et de théâtral dans son attitude.J'aurais gardé pour moi cette réflexion si un minuscule événement n'était venu confirmer mon intuition.La semaine dernière, c'était l'anniversaire du chum de ma fille, le papa de mes petitsenfants.Ils habitent le comté de Mercier.Vous ne voyez pas le rapport ?Moi non plus.D'ailleurs, je ne savais pas que c'était son anniversaire et franchement, je m'en contrecrisse.La candidate libérale, elle, ne s'en crissait pas ! Même si elle ne connaît pas mon presque gendre, même si elle ne lui a jamais parlé, elle s'est permis de lui téléphoner pour lui souhaiter un bon anniversaire.Elle est tombée sur la boîte vocale : « Bonjour, le message est pour S., ici Nathalie Rochefort candidate libérale à l'élection partielle dans Mercier, j'appelais pour vous souhaiter un très joyeux anniversaire, j'espère que l'année qui s'en vient vous apportera tout ce que vous désirez, passez une excellente journée.Merci.Au revoir.» Comme dit mon presque gendre : « C'est pas grave, mais c'est quand même une intrusion dans mon salon, sinon dans ma vie.Comment a-t-elle su que c'était mon anniversaire ?Qui lui a donné mon numéro ?Je me suis demandé si j'avais déjà rencontré cette conne dans un party et ce que j'avais bien pu lui dire ?C'est pas grave, mais c'est le genre de situation dans laquelle tu te sens toimême un peu con par contamination.» C'est pas grave, mais un petit peu quand même.Ce qui me fatigue, moi, c'est la démarche elle-même.Cette jeune femme qui, en 2001, fait campagne comme les politiciens des années 50 qui, d'une élection à l'autre, se souvenaient de votre nom et de celui de vos enfants.Les gogos y voyaient de la déférence, quand ce n'était qu'un show pour les impressionner.De la même façon, cette jeune femme s'amuse à relever les dates de naissance sur les listes fournies par le directeur général des élections, pour souhaiter joyeux anniversaire à des inconnus.Cette initiative maladroite révèle la pauvreté de notre culture démocratique, et au-delà, touche au principe même de la représentation : un candidat député est censé porter un projet et passer beaucoup de temps à convaincre une majorité de gens de sa pertinence.On voit ici que le candidat est surtout occupé à se monter une clientèle comme un vendeur de balayeuses.Allez vous coucher JE N'AURAIS jamais dû vous raconter l'histoire de ce bestiau à trois pattes, vous voilà comme des enfants à l'heure du dodo, pas moyen de refermer le grand livre : encore ! Encore !.Le monde est plein de vastes projets (et de quelques démesurés babouins il est vrai) et je suis là à vous raconter une histoire de chevreuil handicapé.De quoi vais-je avoir l'air au prochain congrès sur le journalisme d'enquête ?Anyway.Bébé est revenue jeudi dernier.Un faux retour comme elle en fait deux ou trois par hiver, dans la ville même de Granby.Cette fois encore dans la cour de cette école, aux limites sud de la ville, coin Simonds et Denison.C'est la secrétaire de l'école qui a appelé George.Comme chaque fois, la police a dû arrêter le trafic pour permettre au chevreuil de regagner, sur ses trois pattes, la piste de motoneige par laquelle elle était venue.George l'a reconduite, bien entendu.Et elle est repartie ravager, comme quelqu'un qui sait bien que l'hiver n'est pas terminé.Soit dit en passant, les nouvelles sont moins bonnes pour l'ensemble du cheptel.Comme vous pouvez le lire ou l'entendre ces jours-ci, il y a tant de neige que les chevreuils sont prisonniers pour plusieurs semaines encore de leurs ravages où ils n'ont plus rien à manger.J'ai entendu que 30 % de tout le cheptel provincial pourrait être décimé.De ma fenêtre, j'en voyais un hier s'enfoncer jusqu'au poitrail dans la prairie derrière chez moi, il a mis une éternité pour regagner le petit bois où ils sont une cinquantaine à crever de faim, et encore, je les aide un peu on leur coupant des cèdres.Pour revenir à Bébé, George prévoit qu'elle sera dans sa cour dans une semaine ou deux.On ira prendre une photo, promis.D'ici là, dodo.Dick Pound LE PROCHAIN président du CIO pourrait très bien être Canadien.Dick Pound, de très loin le plus sérieux des candidats à la succession de M.Samaranch, est une des figures les plus influentes du mouvement olympique, un formidable négociateur, qui ne traîne aucune casserole, ce qui est assez rare dans le mouvement olympique.Si on était dans un autre milieu, je vous dirais que l'élection de M.Pound est chose faite.Mais les vieillards séniles et fantasques du CIO commandent plus de prudence : disons que l'élection de M.Pound est « presque » chose faite.J'entends dire que son plus redoutable adversaire sera le Belge Jacques Rogge.J'en doute.Le dernier candidat déclaré, le Coréen Kim Un-young est infiniment plus dangereux, mêlé au scandale de la boxe aux Jeux de Séoul et compromis dans bien d'autres affaires pas claires, Kim Un-young est le Mom Boucher du mouvement olympique, il s'est porté candidat moins pour se faire élire que pour négocier son appui, asseoir sa puissance en coulisses.Il est capable de n'importe quoi.Cela dit, l'élection de M.Pound n'apportera pas au mouvement olympique cette bouffée d'air frais que certains espèrent.Par exemple, il ne faut pas compter sur lui pour débarrasser le programme des Jeux de ses disciplines farfelues, de ses épreuves inutiles et pour mettre fin au ridicule des cérémonies.Pour la dope je ne sais pas, mais je doute qu'il ait le guts de risquer la réputation même des Jeux.Assurément, M.Pound va moderniser le mouvement olympique, moderniser surtout la façon de le vendre, je veux dire que ce n'est pas lui qui va chasser les marchands du temple, au contraire.Quand les compagnies de transport changent de nom pour contourner la loi Objectif 2005: 100 morts de moins par année sur les routes MARTIN PELCHAT QUÉBEC Ð D'ici 2005, Québec se donne pour objectif de soustraire une centaine de morts au bilan routier afin de le ramener sous le seuil des 650 décès.Le volet routier de la politique de sécurité dans les transports du ministère des Transports vise une réduction de 15 % du bilan d'ici quatre ans.Cela impliquerait également de faire passer le nombre d'accidents avec blessés graves à 4750, comparativement à 5226 en 1999.Le nombre de décès en 1999 s'élevait à 759.Le MTQ et la Société de l'assurance automobile du Québec, dont le plan stratégique 2001-2005 a été aussi déposé hier à l'Assemblée nationale, entendent s'attaquer particulièrement aux accidents impliquant des véhicules lourds, dont le taux de mortalité est 2,7 fois plus élevé que pour l'ensemble des véhicules.« Pour le ministère, cette constatation demeure une préoccupation importante, surtout dans le contexte de la déréglementation et de l'ouverture du marché », précise le MTQ, qui compte y arriver en mettant en oeuvre des recommandations Ð en matière de formation et de nouvelles technologies notamment Ð d'une table de concertation impliquant l'industrie.La SAAQ se donne pour cible une réduction de 15 % du nombre de décès et de blessés graves dans des collisions impliquant des camions.Cela ramènerait le bilan à 120 morts et 380 blessés graves.La cible de réduction est de 10 % en ce qui concerne les morts et blessés causés par la conduite avec capacités affaiblies, la vitesse excessive, les conducteurs à haut risque et l'état mécanique déficient des véhicules.Quant au nombre de décès de motocyclistes, qui a atteint le nombre effarant de 73 en 2000, la SAAQ veut le réduire de 10 %, tout comme le nombre de décès et accidents de piétons.La SAAQ se fixe de plus l'ambitieux objectif de faire passer le taux d'utilisation du casque protecteur par les cyclistes à 75 % d'ici quatre ans.Il était de 27 % seulement en 1998.Le nombre de décès sur les routes a chuté de 42 % depuis 15 ans au Québec.Québec compte poursuivre la tendance par un entretien efficace et la correction des infrastructures routières dans les zones les plus dangereuses.Le MTQ reconnaît cependant que le réseau est parvenu « à maturité » après de 30 à 40 ans d'usage, ce qui nuit également au développement de l'économie.« Actuellement, nos infrastructures routières sont dans l'ensemble de qualité moindre que celle des États voisins », précise son plan stratégique.Aussi le ministère se donne-t-il pour objectif de réduire de 50 % d'ici 2005 l'écart entre la qualité des nos routes stratégiques pour le commerce et celles des États du nord-est des États-Unis.En 2000, 73 % des chaussées de ce réseau étaient jugées en bon état au Québec, comparativement à 80 % (en 1999) dans ces États américains.ANDRÉ CÉDILOT LE GOUVERNEMENT a tout intérêt à modifier la loi afin d'empêcher les « moutons noirs » du transport routier de se soustraire aux décisions de la Commission des transports du Québec (CTQ) en changeant simplement le nom d'une compagnie.C'est un véritable appel de détresse que vient de lancer la commissaire Louise Pelletier en suspendant pour cinq ans une entreprise de Sherbrooke qui s'était donné une nouvelle raison sociale pour échapper aux griffes de la CTQ.Dans sa décision du 3 mars, Mme Pelletier indique que l'Agence de déménagement Demers a cédé ses trois véhicules à une compagnie à numéros (9092-0281 Québec inc) le jour même où ses dirigeants devaient comparaître d'urgence devant le tribunal administratif, le 12 décembre 2000.En consultant les fichiers informatisés de la Société d'assurance automobile du Québec (SAAQ) où sont enregistrés tous les transferts de véhicules, on a découvert que les adresses de la compagnie correspondaient à un entrepôt désaffecté et à un casier postal dans un édifice à bureaux.Le 6 décembre, le seul camion qu'un inspecteur de la SAAQ a pu vérifier a été mis au rancart en raison de plusieurs défectuosités mécaniques.Le chauffeur n'avait en sa possession ni papiers d'assurance, ni certificat d'immatriculation, ni permis de conduire.Et il disait ne pas savoir qui était son patron ! À la suite de ces constats, la Commission des transports s'était empressée de suspendre le permis de la compagnie.En dépit de maintes convocations, le propriétaire, Alain Hébert Croteau (c'est le nom inscrit dans les registres de la CTQ en 1999) ne s'est présenté à aucune des audiences.Quant à l'autre administrateur, un certain Duane Ermatinger, il n'a jamais été retracé par les inspecteurs de la SAAQ.La commissaire Pelletier est d'avis que cette situation pour le moins nébuleuse « a toutes les apparences d'une manoeuvre réfléchie de la part des propriétaires en vue de se soustraire à l'application d'une quelconque mesure administrative ou sanction imposée par la Commission ».Selon elle, les transporteurs délinquants peuvent continuer à fonctionner à cause d'une lacune dans la loi.En ce sens, a-t-elle précisé, « qu'il n'y a aucune restriction eu égard à la cession ou à l'aliénation de leurs véhicules » tant que la Commission des transports n'a pas rendu sa décision.À l'en croire, on pourrait remédier au problème en demandant à la SAAQ toute transaction sur les véhicules d'une compagnie dès que celle-ci est convoquée par la Commission des transports.« Une telle mesure pourrait empêcher, sinon prévenir, que des propriétaires et des exploitants puissent se soustraire aux obligations que leur impose la loi en matière de sécurité routière, de protection des usagers de la route et de l'intégrité du réseau routier et, à la limite, de l'intérêt public », écrit Mme Pelletier.Au passage, elle écorche la compagnie Discover, dont les camions continuent de rouler après avoir changé de main dans les heures qui ont suivi une décision défavorable du tribunal des transports, le 27 février dernier.La nouvelle entreprise, Power Transportation, a presque le même personnel et occupe les mêmes bureaux que Discover, à L'Assomption.À la Commission des transports, on promet de corriger la situation.« On cherche la façon d'améliorer le processus actuel, et il y a plus qu'une option », a déclaré son porte-parole, Bertrand Bergeron.D'autre part, il a indiqué que la nouvelle enquête sur la compagnie à numéros qui a remplacé Discover est terminée.Reste maintenant aux avocats de la Commission à décider ce qu'il adviendra.Photo BERNARD BRAULT, La Presse © Accident sur le tablier du pont Champlain Faillite officielle La plus grande liquidation de tapis persans Réductions radicales.Basé sur l'opinion d'évaluateurs professionnels.70% Jusqu'à Bel assortiment de tapis tels que Nain, Tabriz, Qum (pure soie), Bidjar, Maschad, Moud, Kashan, tapis tribaux et tapis de passage, grand choix de dimensions et de motifs Économisez plus que ce que vous aviez prévu dépenser (jusqu'à 70 % de rabais) Dans l'affaire de la faillite de Tabriz Galerie d'art Liquidation autorisée par le syndic Énorme sélection de tapis persans haut de gamme, noués à la main (35 000 pi car.soigneusement choisis, laine, soie ou mélangé) aux plus bas prix possibles.Apportez vos échantillons et les bonnes dimensions, s.v.p.4054, rue Jean-Talon Ouest, Montréal (514) 342-5550 (514) 342-8111 4 rues à l'est de Décarie (près de Victoria) Jeudi511 h à 20 h Vendredi611 h à 19 h Samedi710 h à 19h Liquidation de faillite de Tabriz galerie d'art appartenant à et exploitée par C.Amico 4LP0601A0405 A6 jeudi 4LP0601A0405 ZALLCALL 67 00:59:03 04/05/01 B A 6 L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 5 A V R I L 2 0 0 1 La SQ aura ses nouveaux hélicos à Québec La FTQ invitée au Sommet par Ottawa La centrale syndicale n'est plus opposée au libre-échange MARIE-CLAUDE LORTIE LE PRÉSIDENT de la FTQ, Henri Massé, a été convié par le ministre du Commerce extérieur, Pierre Pettigrew, à participer officiellement au Sommet des Amériques, invitation qu'il n'acceptera pas avant d'avoir eu des garanties que la présence syndicale ne sera pas uniquement cosmétique.« On n'ira pas pour la galerie ni pour servir de caution.Si on y va, c'est parce que ce sera le début d'un processus vraiment permanent », encadrant de façon formelle la participation des syndicats dans la mise sur pied d'une Zone de libre- échange des Amériques, a expliqué M.Massé, lors d'une entrevue avec La Presse, hier.Le président de la FTQ attend donc des réponses du bureau de M.Pettigrew pour savoir exactement quelle serait sa place au Sommet des Amériques, quel rôle il y jouerait.Pour le moment, dit-il, « on a simplement parlé d'une tableronde où ne serait pas nécessairement représentés tous les pays, où on discuterait de la façon de procéder pour intégrer les syndicats » à la mise en place de la ZLEA.Au bureau de M.Pettigrew, on parle d'une table de la « société civile » réunissant des représentants syndicaux (dont notamment la FTQ, le Congrès du travail du Canada et ORIT, un regroupement syndical interaméricain parlant au nom de 45 millions de travailleurs) ainsi que des représentants des entreprises et des communautés autochtones.M.Pettigrew voudrait aussi convier des ministres du Commerce de différents pays américains à cette rencontre, qui aurait lieu le 20 avril, avant le début officiel du Sommet.Contrairement aux leaders syndicaux canadiens présents lors des négociations en vue du premier traité de libre-échange avec les États-Unis, M.Massé n'est pas un militant anti-libre-échange.Son syndicat était contre l'ALE, il a été plus nuancé à l'endroit de l'ALENA.Et maintenant, dit-il, la FTQ est prête à discuter de la ZLEA parce que la mondialisation du commerce est incontournable, veut, veut pas.Et puis, la FTQ est inspirée par le rôle qu'ont joué les syndicats dans l'intégration européenne et surtout les succès de la participation syndicale.« Le modèle européen n'est pas parfait.Mais en se trouvant une place institutionnelle, ils sont allés chercher des clauses sur l'antidumping social, des mécanismes compensatoires pour les travailleurs, des mécanismes de redressement.Nous, avec l'ALENA, on n'a rien eu, les ententes parallèles qui se sont ajoutées ne donnent rien.C'est le temps de bâtir sérieusement.» Les militants anti-ZLEA les plus à gauche disent qu'il ne sert à rien d'essayer de réformer les ententes commerciales en leur ajoutant des clauses pro-travailleurs ou pro-environnement, peu importe.Ils disent que le problème est plus fondamental.M.Massé croit qu'il faut « arrêter d'être sur la défensive ».Et qu'il faut même profiter de ces ententes internationales pour essayer d'aider les travailleurs des autres pays.« On a une responsabilité », ditil.« Il faut prendre la balle au bond et aller les aider.» M.Massé rappelle que dans certains pays d'Amérique latine, on part de loin.En Colombie, rappelle-t-il, 500 syndicalistes ont été tués depuis huit ans.Au Costa Rica, on sort encore les syndicalistes des plantations au fusil.Au Mexique, dans les maquiladoras, le salaire minimum n'est pas respecté.Pour le moment, le bilan que fait la FTQ de l'ALENA est mitigé.D'un côté, on se réjouit des succès dans l'avionnerie, le meuble, le vêtement, et de tous les emplois que cela crée.Mais on reconnaît qu'il y a eu pression à la baisse sur les programmes sociaux, l'assurance-emploi notamment.Les conditions de travail et les salaires ont aussi souffert des pressions de la concurrence, ajoute M.Massé.Et les menaces de déménagement des entreprises ont diminué le rapport de force des syndicats.Et l'entente parallèle de l'ALENA ne donne rien.« Les États-Unis bloquent tout, les plaintes meurent au feuilleton.» Toutefois, continue-t-il, « c'est pas parce qu'on n'a pas eu les succès escomptés qu'il faut abandonner ».M.Massé n'a pas encore décidé s'il acceptera l'invitation d'Ottawa.Mais il n'a pas de problème avec l'idée de traverser le périmètre de sécurité à Québec.Et cela n'empêcherait pas la FTQ de participer activement au Sommet des peuples.Et les manifs ?« Tant qu'elles sont pacifiques, on est 100 % pour ça.Et ce n'est pas contraire à une présence officielle au Sommet.Au contraire, quand les gens sont assis pour négocier, il n'y a rien de plus efficace que d'avoir les appuis de milliers de manifestants dans la rue pour faire valoir son point de vue.À Québec, vous allez voir, c'est la FTQ qui aura le plus de manifestants dans la rue.» JEAN-PAUL CHARBONNEAU AFIN QUE le nouvel hélicoptère du gouvernement provincial aux couleurs de la Sûreté du Québec soit prêt pour le Sommet des Amériques, on le fait actuellement voler avec une plaque d'immatriculation américaine.Lors du lancement de l'appareil, lundi, on disait chez Bell Helicopter Textron que c'était tout à fait par hasard que la livraison s'effectuait peu de temps avant la rencontre des chefs d'État qui aura lieu dans une quinzaine de jours dans la Vieille Capitale.Or, le directeur général du Service aérien du gouvernement, Michel Gagnon, a indiqué à La Presse hier que la SQ avait insisté pour que les trois hélicoptères à sa disposition soient en poste à Québec lors du Sommet et prêts à décoller à tout moment.La plaque américaine reste sur la nouvelle acquisition parce que l'appareil n'a pas encore été homologué par le gouvernement canadien.Une telle plaque peut demeurer 90 jours sur un appareil de propriété canadienne.« Nous utilisons actuellement l'appareil avec nos pilotes même s'il est immatriculé aux États-Unis et nous allons l'utiliser pendant le Sommet.Cet appareil est très spécial avec l'équipement de la SQ.Il y a par exemple une caméra infrarouge sous le nez de l'appareil, et même s'il s'agit d'une formalité, il faut avoir l'acceptation de Transports Canada et des États- Unis.Pour éviter les délais, nous avons décidé de l'utiliser temporairement avec une immatriculation américaine », a expliqué M.Gagnon.L'appareil a été immatriculé aux États Unis parce qu'il a été fabriqué en très grande partie dans ce pays.Six pilotes ont été formés pour prendre les commandes du nouvel hélicoptère et deux étaient anciennement affectés aux appareils Griffons des Forces armées canadiennes.Ils ont été embauchés par le Service aérien après avoir répondu à une offre d'emploi publiée dans les médias.Pour répondre à la demande de la SQ, les six pilotes par équipe de deux se relayeront durant le Sommet afin d'être prêts à tout moment.Le nouvel appareil peut transporter 13 passagers en plus des deux pilotes.Les artistes se mobilisent pour le sommet parallèle JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE CERTAINS n'attendront pas le Sommet de Québec pour protester.Dès ce soir, une trentaine d'artistes se succéderont sur la scène du Medley, lors d'une « grande fête de la résistance ».Seront présents : Daniel Boucher, Mara Tremblay, Karen Young et sa fille Coral Egan, Pol Pelletier, Mononc' Serge, René Lussier, Michel Garneau, Loco Locass, la Fanfare Pourpour, la Chorale de l'Accueil Bonneau, le folkloriste- syndicaliste Gilles Garant et plusieurs autres.Cette soirée se veut plus qu'un cri d'alerte déguisé en spectacle.Les fonds amassés serviront à ériger, à Lévis, un énorme SOS de 50 pieds de haut conçu par le sculpteur Armand Vaillancourt.L'oeuvre sera visible de Québec à tous les chefs d'État et de gouvernement qui, entre le 20 et le 22 avril, y discuteront de la formation d'une Zone de libre-échange des Amériques.« C'est par les arts, sous diverses formes, que nous avons choisi de résister.Il s'agit pour nous de pénétrer le périmètre de sécurité par les yeux », explique François Gourd, coordonateur du Collectif de résistance ludique.François Gourd, rebaptisé François Vaillant Gourd pour l'occasion, est bien connu des médias pour son implication avec les entartistes, dans le Symfolium, etc.Son regroupement veut « dénoncer la déshumanisation qu'entraîne la mondialisation et appelle à une société meilleure ».« Clown conscientisé », M.Gourd prêche la non-violence et le ludisme à tous crins.Il exhorte déjà la population de Québec à résister pacifiquement, en accrochant des SOS aux fenêtres des maisons.Une organisation néerlandaise subventionnera par ailleurs le Collectif par une contribution de 10 000 rouleaux de papier-toilette qui serviront à décorer les arbres de la ville.Le spectacle de ce soir n'est que le premier d'une suite d'événements artistiques à saveur contestataire qui ont pour objet de dénoncer le Sommet des Amériques.Plusieurs des artistes nommés plus haut se retrouveront ainsi sur un « CD de la résistance » qui doit être lancé à Montréal, au Café Campus, le 12 avril, et à Québec le 16, au Bar d'Auteuil.Le 20 avril au soir, se tiendra par ailleurs un immense pow wow musical au Centre de foire de Québec, pas très loin du Colisée, avec Loco Locass, Mononc' Serge, les Batinses, la Fanfare Pourpour et le groupe Toutan Zydeco, qui compte l'ancien guitariste des Colocs, Mike Sawatsky.Ce gros happening Ð on y attend 5000 personnes Ð sera précédé dans la journée d'une suite de spectacles musicaux sous le chapiteau du Sommet des peuples, qui doit être dressé au bassin Louise, dans le Vieux-Port de Québec.Le Sommet des peuples, qui dévoilait hier ses activités, se déroulera du 17 au 21 avril, parallèlement Ð et parfois conjointement Ð aux activités de François Gourd et d'Armand Vaillancourt.Sous le thème « Non à la ZLEA ! D'autres Amériques sont possibles ! » l'événement se traduira par différents forums de discussion (droits humains, environnement, communication, éducation etc.) et culminera le 20 avril par un « teach in », sous le chapiteau du bassin Louise.Pneu Remise postale (par pneu)\u2020 Potenza S-02 Potenza S-02/S-03 Pole Position 20 $ Potenza RE730 10 $ Potenza RE940 10 $ Potenza RE930 / RE950 (nouveau) 7,50 $ Potenza RE92 7,50 $ Turanza REVO et Turanza T 7,50 $ Potenza RE910/RE900 5 $ BT70s 5 $ Jusqu'à 20 $ par pneu sur les pneus admissibles.\u2020 La remise est offerte sur les achats de pneus admissibles effectués entre le 1er avril et le15 juin 2001.Il y a certaines restrictions.Consultez votre détaillant.MCMarque de commerce de Bridgestone/Firestone.Usager sous licence.Rien ne sert d'économiser sur des pneus qui ne sont pas parfaitement adaptés à votre voiture.Voilà pourquoi Bridgestone vous offre une remise postale considérable sur ses meilleurs pneus de performance, de très haute 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nous appuyons évidemment le droit de manifester pacifiquement », a ajouté Mme Beaudoin.José Bové, un des fondateurs de la Confédération paysanne, groupe de lutte contre l'industrialisation de l'agriculture, est jugé actuellement inadmissible au Canada parce qu'il a été reconnu coupable, en France, d'avoir « démonté » un chantier de Mc Donald's.Il a été condamné à trois mois de prison, mais il en appelle de cette décision.Vu l'appel, M.Bové estime qu'il a un statut de noncondamné.Il ne voit donc pas pourquoi le Canada veut l'empêcher de venir.« Ce n'est pas un criminel », indiquait plus tôt cette semaine Benoît Ducasse, de la Confédération paysanne.« Il n'a tué personne.À part quelques poules peut-être.» Mme Beaudoin ne voit pas ce qu'elle peut faire pour permettre à M.Bové d'entrer au Canada.« Je fais beaucoup de pressions sur le Canada depuis le début de la préparation de ce Sommet, mais ça ne donne pas grand-chose », a-t-elle dit en répétant qu'elle considère encore et toujours inacceptable de voir le Québec relégué au rang de spectateur.M.Bové attend encore des nouvelles de l'ambassade du Canada à Paris, à qui revient la décision de lui accorder ou non un permis ministériel spécial pour permettre sa visite.M.Bové a été invité à Québec par le Conseil des Canadiens, son billet d'avion est acheté et il entend toujours venir manifester contre les négociations pour la mise en place d'une Zone de libre-échange des Amériques. 4LP0701A0405 A7 jeudi 4LP0701A0405 ZALLCALL 67 00:59:22 04/05/01 B LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 5 AVRIL 2001 A7 L'Argentine rassure ses partenaires de la ZLEA Le ministre des Finances Domingo Carvallo prévoit la résurrection économique de son pays G I L L E S TOUPIN TORONTO Ð La bête noire, l'empêcheur de tourner en rond de cette réunion des ministres des Finances de l'hémisphère occidental, c'était dès le départ l'Argentine et sa crise économique assortie d'une longue récession de 33 mois.Inutile de dire que le nouveau ministre de l'Économie de la troisième économie d'Amérique latine, Domingo Carvallo, était attendu à Toronto comme celui qui allait sauver ou faire échouer la rencontre.Une crise économique de l'envergure de celle qui secoue l'Argentine, avec son taux de chômage à 15 % (il était à 7 % en 1989) et ses 13 millions de pauvres sur une population de 36 millions d'habitants, est un ingrédient parfait pour faire échouer tout projet d'intégration économique comme celui de la Zone de libre-échange des Amériques.Eh bien ! si l'on en croit les principaux grands argentiers qui ont interrogé en long et en large, hier, M.Carvallo, l'économiste formé à Harvard a passé le test.Avec sa verve et sa sûreté d'élocution, le ministre a convaincu ses pairs que non seulement l'Argentine, avec son économie de 280 milliards US, allait se sortir de ce mauvais pas, mais qu'elle allait rapidement renouer avec une croissance forte.Paul Martin, président de la rencontre et ministre canadien des Finances, a été le premier à s'entretenir avec Domingo Carvallo mardi soir.« Il ne fait aucun doute, a-t-il dit hier, qu'il a pris les mesures nécessaires et qu'il a réussi à nous communiquer sa grande confiance dans le bien-fondé de ses actions.M.Martin se dit rassuré et il écarte le scénario du pire qui voudrait que ce qui se passe en Argentine puisse se propager au Brésil et au reste de l'Amérique du Sud.Le ministre des Finances a d'ailleurs discuté hier de cette question avec son homologue brésilien, Pedro Sampaio Malan, et avec ses autres homologues de l'Amérique latine.« Tout le monde, a-t-il dit, semble être confiant que ce n'est pas comme la dernière fois avec la crise en Russie, par exemple, que les Argentins ont pris les mesures nécessaires et que la contagion n'arrivera pas.» Même son de cloche du secrétaire américain au Trésor, Paul O'Neill, qui a dit que Carvallo était « un héros en Argentine ».« J'ai été très impressionné par sa connaissance de l'histoire économique de l'Argentine et par son patriotisme lorsqu'on lui a demandé de prendre du service dans un contexte d'une déroute majeure de l'économie.J'ai été frappé par ce qu'il a dit sur les aspects précis du programme qu'il a mis en place avec le président de la Rua pour ramener l'Argentine sur la voie de la stabilité financière.« J'ai été enchanté, a ajouté en souriant Paul O'Neill, qu'il m'ait dit qu'il n'avait pas besoin d'une injection supplémentaire de fonds.» Non seulement l'Argentine essuie une longue récession, qui constitue la pointe de l'iceberg de ses maux économiques, mais elle n'a pu récemment faire face à certains remboursements de sa dette.En trois mois, trois ministres se sont succédé à l'Économie.M.Carvallo a pour sa part réussi à obtenir des pouvoirs d'urgence pour une durée d'une année, ce qui lui permet d'agir sans passer par le Congrès brésilien pour mettre en place une nouvelle loi dite « de la compétitivité ».Les Brésiliens ont vivement manifesté contre un plan d'austérité de 4,5 milliards US imposé au pays par les institutions internationales en retour d'un prêt de dépannage de 40 millions US.Domingo Carvallo, entre autres mesures prévues à sa loi, veut imposer un nouvel impôt sur les transactions bancaires qui pourrait rapporter au Trésor plusieurs milliards de dollars.Il promet de réformer le système des impôts d'ici un an pour enrayer l'évasion fiscale endémique.Il songe de plus à l'imposition de tarifs protectionnistes pour certaines industries argentines même si cela risque de heurter les accords commerciaux, signés dans le cadre du Mercosur, avec le Brésil.« Dans les mois prochains, a dit encore Domingo Carvallo en conférence de presse, nous allons renouer avec la croissance en Argentine.Et nous serons très heureux de voir que cette nouvelle croissance va se propager aux autres pays environnants de l'Amérique latine.» Pour en savoir plus sur le Sommet des Amériques, consultez les fiches des pays, une sélection d'hyperliens et d'analyses.Tapez: www.cyberpresse.ca/sommet photo AFP Le ministre des Finances du Canada, Paul Martin, peine à se faire une niche entre ses homologues d'Antigua-et-Barbuda, Asot Michael (à gauche), et de l'Argentine, Domingo Cavallo.Les syndicats des Amériques veulent poursuivre le Canada pour non-respect des droits de la personne NUMÉRO Tirage du 2001-04-04 Tirage du 2001-04-04 Tirage du 2001-04-04 Tirage du 2001-04-04 Tirage du 2001-04-04 Tirage du 2001-04-04 Tirage du 2001-04-04 T V A, LE RÉSEAU DES TIRAGES DE LOTO-QUÉBEC Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Le jeu doit rester un jeu.1er numéro 2e numéro 3e numéro 4e numéro 25 000 $ 50 000 $ 100 000 $ ALLEZ À LA TÉLÉ numéro décomposable numéro décomposable numéro décomposable numéro non décomposable Numéro complémentaire: 15 Numéro complémentaire: 01 Seules les sélections participant au Lotto 6/49 et au Québec 49 sur le même billet sont admissibles à la promotion.VINCENT MARISSAL BUENOS AIRES Ð Dénonçant les mesures de sécurité déployées pour le Sommet des Amériques, les syndicats de tout l'hémisphère songent à poursuivre le Canada pour nonrespect des droits de la personne.L'Organisation interaméricaine des travailleurs (ORIT), un regroupement de syndicats représentant 45 millions de travailleurs dans les deux Amériques, menace de porter plainte contre les douanes canadiennes devant la Cour des droits de la personne de l'Organisation des États américains.L'ORIT, un des gros canons de l'antimondialisation dans les Amériques, reproche au Canada de fermer, partiquement, ses frontières à des étrangers qui veulent se rendre à Québec pour manifester pacifiquement.Le regroupement syndical est en train de compléter ses dossiers et n'attend qu'un cas pour en appeler auprès de l'Organisation des États américains, l'institution politique des 34 pays des Amériques basée à Washington.En vue du Sommet des Amériques, qui se déroulera à Québec dans moins de trois semaines, les autorités canadiennes ont renforcé les contrôles aux frontières, exigeant notamment des douaniers qu'ils refoulent toute personne soupçonnée de vouloir troubler la paix à Québec.« Nous avons décidé de porter plainte contre le Canada devant l'Organisation des États américains dès que nous aurons un cas, a expliqué hier à La Presse Victor Baez, le secrétaire aux affaires sociales et économiques de l'ORIT.Nous utiliserons tous les moyens disponibles pour forcer les gouvernements à la transparence, tous les moyens sauf la violence.» L'Organisation interaméricaine des travailleurs, qui compte la CSN et le Congrès du travail du Canada parmi ses membres, est réunie jusqu'à samedi à Buenos Aires en marge de la rencontre des ministres du Commerce international de l'hémisphère.Une véritable guerre se prépare entre les deux groupes et les syndicats ont organisé d'importantes manifestations aujourd'hui et demain dans la capitale argentine.La police de Buenos Aires prend la chose très au sérieux et a déployé depuis mardi un impressionnant dispositif de sécurité dans le quadrilatère où se trouve la chancellerie argentine.Des centaines de policiers arpentent déjà les lieux pendant que leurs collègues attendent en somnolant d'étranges camions antiémeute.Le représentant du Congrès du travail du Canada, Hassam Yussuff, s'indigne lui aussi des mesures de sécurité extraordinaires déployées par le gouvernement canadien en vue du Sommet de Québec.« Personne au Canada ne dénonce ces mesures de sécurité outrancières, dit M.Yussuff.Pourtant, le Canada suspend carrément les droits et libertés.Cela donne une bonne idée des dangers de la mondialisation et de ce que le gouvernement canadien est prêt à faire pour adopter la ZLEA.» PRIME DE HUIT ARTICLES CARTE-CADEAU ÉLECTRONIQUE LA PUCE-À-PORTER LA CARTE LES AILES MASTERCARD Anti-Gravity Crème lifting fermeté de Clinique.Cette formule intensément hydratante, à action immédiate et prolongée, procure des bienfaits 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employer des bénéficiaires de l'aide sociale KATIA GAGNON QUÉBEC Ð Dans son effort de lutte contre la pauvreté, le gouvernement du Québec pourrait bientôt mettre sur pied un programme pour inciter les entreprises à accorder prioritairement leurs emplois non spécialisés à des bénéficiaires de l'aide sociale.C'est ce qu'a laissé entendre, hier, le premier ministre Bernard Landry lors d'un point de presse.« André Boisclair a déjà travaillé beaucoup là-dessus, Jean Rochon prend la relève.Il y a déjà beaucoup de choses de faites », a déclaré M.Landry.Le premier ministre s'est cependant montré avare de détails sur le nouveau programme.Le gouvernement accordera-t-il aux entreprises une incitation financière pour qu'elles offrent une partie de leurs emplois aux bénéficiaires de l'aide sociale ?Au cabinet du ministre de l'Emploi, Jean Rochon, on refuse de divulguer la moindre précision.« Il faut attendre le plan global de lutte contre la pauvreté qui sera rendu public d'ici quelques semaines », indique l'attachée de presse du ministre, Sylvie Parent.Le premier ministre a été amené à évoquer ce futur programme en défendant les investissements de son gouvernement en matière de pauvreté.L'injection de 300 millions du dernier budget est insuffisante, ont tranché depuis la semaine dernière les groupes antipauvreté.« La lutte contre la pauvreté ne se gagnera pas dans un seul budget.Aucun pays n'a gagné cette lutte.Il faut voir ça comme quelque chose de global », plaide M.Landry.Plus tôt, à l'entrée de la réunion du Conseil des ministres, plusieurs membres du cabinet Landry avaient été pris à partie par quelques manifestants de groupes antipauvreté, qui brandissaient une banderole pour rappeler aux ministres que les pauvres du Québec avaient toujours « faim et froid » à l'issue du dernier budget.« Vous tournez pas mal les coins ronds », a lancé le président du caucus péquiste, François Gendron, à son arrivée.« Venez dire ça aux gens avec qui on travaille qui ont de la misère à payer leur chauffage et leur marché », a rétorqué Lucie Villeneuve, du Collectif des citoyens de Saint-Sauveur.« Le dernier budget, c'est une étape », a de son côté plaidé la ministre déléguée à la lutte contre la pauvreté, Nicole Léger.Les libéraux accusent le gouvernement d'inciter les joueurs compulsifs à jouer Gagliano tente de faire diversion, affirme Chevrette ANDRÉ DUCHESNE LE MINISTRE québécois des Transports, Guy Chevrette, estime que le ministre fédéral Alfonso Gagliano se trompe de cible et tente de faire diversion lorsqu'il l'accuse de se traîner les pieds dans la mise en place du programme Travaux d'infrastructures Canada-Québec.Pourquoi ?Parce que ce programme, signé en septembre 2000, n'est pas géré par le ministère de M.Chevrette, mais bien par celui de sa collègue Louise Harel, des Affaires municipales.« Alors que nos revendications portent sur la reconstruction du réseau routier supérieur, vous faites référence au programme Travaux d'infrastructures Canada-Québec 2000 dont le deuxième volet de 690 millions ne s'applique qu'à la voirie municipale.Comme ces sommes ne peuvent être utilisées sur le réseau qui fait présentement l'objet de nos échanges, vous conviendrez avec moi que vos propos ressemblent à une manoeuvre de diversion », écrit M.Chevrette dans une lettre envoyée à son homologue fédéral.Pour démêler ce qui ressemble à une nouvelle bisbille fédérale-provinciale, il faut revenir quelques jours en arrière.Lundi, Guy Chevrette a déclaré qu'il demanderait à Ottawa une subvention minimale de deux milliards de dollars pour financer un vaste plan de reconstruction des principales routes du Québec.Mardi, interrogé à sa sortie des Communes, M.Gagliano répliquait que Guy Chevrette devrait regarder dans sa propre cour et affirmait que le Québec était la province la plus en arrière dans la réalisation des projets en vertu du programme Travaux d'infrastructures.De là, cette réplique.Guy Chevrette se garde évidemment de dire qu'on se traîne les pieds au ministère de Louise Harel.« Ma collègue et moi-même sommes actuellement à transmettre les guides du programme aux municipalités, écrit-il.Je vous rappelle que l'évaluation de votre gouvernement quant au premier programme d'infrastructures Canada-Québec mentionnait que c'est au Québec que les résultats les plus probants furent atteints.» Mardi, le ministre fédéral des Transports David Collenette a annoncé le début des négociations avec les provinces et les territoires pour le partage de la cagnotte de 600 millions que contient ce programme.Le ministre Chevrette s'attendait à ce que le quart de cette somme, 150 millions, aille au Québec.Mais, affirme-t-il, la quotepart de la province ne sera que de 108,5 millions, ce qui est loin de le satisfaire.PIERRE APRIL Presse Canadienne QUÉBEC Ð L'opposition libérale est convaincue que les mesures du dernier budget Marois pour venir en aide aux joueurs compulsifs ne feront qu'inciter les tenanciers de bars et concessionnaires de Loto- Québec à contrevenir à la loi régissant les machines de loterie vidéo.En conférence de presse, hier, les porte-parole libéraux Jacques Dupuis et Russell Williams, accompagnés du président de la Corporation des propriétaires de bars, brasseries et tavernes du Québec, Renaud Poulin, ont vigoureusement dénoncé « les effets pervers de l'annonce gouvernementale concernant Loto-Québec qui, au lieu d'être une mesure d'aide aux joueurs et aux personnes âgées, devient une mesure d'incitation au jeu ».Selon M.Williams, en allant chercher les 50 millions nécessaires pour combattre les effets pervers du jeu compulsif dans les profits réservés aux propriétaires de bars, « en leur imposant une baisse sévère de leurs revenus et en les forçant à augmenter leurs ventes », le gouvernement crée un climat de confrontation.La mesure budgétaire, qui entrera en vigueur le 1er mai 2001, fera passer les profits réalisés par les propriétaires de bar, de 30 à 26 % (soit de moins 4 %).« Pour atteindre les 50 millions requis pour venir en aide aux joueurs compulsifs et aux personnes âgées, a expliqué M.Williams, les tenanciers devront payer 3285 $ de plus pour chacun des 15 221 appareils vidéopokers à Loto-Québec.Pour atteindre cette somme de 50 millions, ils devront augmenter de 1,2 milliard les revenus générés par les appareils vidéopokers.À ce chapitre, le rapport financier 1999-2000 de la Société Loto-Québec faisait état de revenus bruts de 928,4 millions pour un bénéfice net de 553 830 $.Considérant qu'un client-type dépense 1200 $ par année, il devrait, selon les calculs libéraux, jouer 400 $ de plus cette année pour se conformer aux prévisions de Loto-Québec.M.Dupuis a pour sa part rappelé que la Loi sur les permis d'alcool interdit catégoriquement à un propriétaire de bar, à son conjoint ou à ses enfants, à une personne chargée d'administrer l'établissement, au personnel de jouer ou d'inciter un client à le faire.« Vous rendez-vous compte, a-til dit, de l'incohérence de ce gouvernement.Si vous allez chercher du gagne-pain dans la poche des propriétaires de bars, vous les incitez à hausser leurs revenus puisqu'ils se retrouvent avec un manque à gagner supplémentaire de 4 %.« Le gouvernement, a poursuivi le porte-parole libéral, force les tenanciers de bars à se placer en infraction à ses propres lois.Le gouvernement se fait complice de cette infraction.» Le président de la Corporation des tenanciers, Renaud Poulin, a reconnu la nécessité de mettre en place des mesures pour venir en aide aux joueurs compulsifs, mais il a surtout indiqué qu'il ne leur appartient pas d'en faire les frais.« C'est évident, a-t-il dit, que les mesures budgétaires vont avoir un impact économique désastreux pour certains commerces.» Selon lui, ce n'est pas une baisse de 4 % que devront subir les tenanciers, mais plutôt une perte de 13,3 %.« Déjà, a soutenu M.Renaud, les tenanciers québécois sont les plus pauvres au Canada.» PHOTOTHÈQUE La Presse © La députation libérale craint que les mesures annoncées dans le budget pour venir en aide aux joueurs compulsifs n'entraînent les tenanciers à inciter ceux-ci à jouer davantage.Gardiens de prison: fragile entente JEAN-PAUL CHARBONNEAU UNE FRAGILE entente de principe est intervenue lors d'une négociation intensive entre le Syndicat des agents de la paix, le Conseil du Trésor et le ministère de la Sécurité publique pour le renouvellement de la convention collective de travail.Le vice-président du syndicat qui représente les gardiens de prison, Daniel Legault, a indiqué hier que tout pouvait s'effondrer.Les parties se rencontreront à nouveau aujourd'hui et demain et si tout se déroule bien, un accord paraphé pourrait intervenir pour être ensuite soumis aux membres.Lundi, les négociateurs syndicaux avaient quitté en furie la rencontre avec la partie patronale, qualifiant d'inacceptables les offres patronales sur l'échelle salariale et le refus d'accorder une rétroactivité.L'employeur voulait aussi cesser sa contribution au régime de retraite.Finalement, le syndicat a été convoqué à 16h mardi et d'importants pas ont alors été franchis aux chapitres du régime de retraite et de la relativité salariale.Not Ready BI RKS P E R L E S.depuis 1879 1240, Square Phillips 397-2511 Fairview Pointe-Claire Centre Rockland Carrefour Laval Promenades St-Bruno 1 800 682 2622 www.birks.com Séduction Birks Exclusive à Birks, chaîne lasso en or 18 carats à perle de culture tahitienne de couleur naturelle, 650 $.2947536A RUE SHERBROOKE, ANGLE DE L A MONTAGNE, [ 5 1 4 ] 8 4 2 - 5 1 11 Griffés Edwin Nazario, le costume carrière en laine, 1 350 $, la chemise, 195 $ et la cravate en soie, 110 $.U N B R I LLANT AVENI R.2945034A 230, rue Peel, Montréal Tél.: 514 935-1812 www.alpha-plantes.com Ouvert le dimanche.Stationnement gratuit.GROS RABAIS 70% Ménage du printemps! 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canadienne et parrain de la motion, Stockwell Day.« Il ne sait pas que ce que veut le peuple du Canada, c'est qu'il soit un vrai politicien qui se préoccupe de l'avenir de la nation, plutôt que d'attaques personnelles », a-t-il dit aux Communes.Il a poursuivi en qualifiant les allégations de conflit d'intérêts à son endroit de « pures insinuations » et répété qu'il avait été lavé de tout soupçon d'acte criminel ou de manquement au code d'éthique par la Gendarmerie royale du Canada et par son conseiller en éthique, Howard Wilson.Jean Chrétien est sur la sellette depuis des mois pour ses démarches en faveur de l'Auberge Grand- Mère, un hôtel situé dans son comté.A l'époque, il n'avait pas encore été payé pour la vente de ses parts dans le Club de golf Grand-Mère, voisin de l'hôtel.Ses opposants allèguent qu'il était en conflit d'intérêts parce qu'en aidant l'hôtel, il pouvait profiter de la transaction du club de golf adjacent.La proposition de M.Day de soumettre l'affaire à une enquête indépendante avait l'appui des trois autres partis d'opposition.L'opposition avait invité les libéraux à faire cause commune avec elle et à voter en faveur de sa proposition, mais elle n'a guère eu de succès.Ainsi, Tom Wappel, qui a déjà boudé la discipline de parti dans d'autres dossiers, a affirmé que M.Chrétien avait dit tout ce qu'il avait à dire la semaine dernière, lorsqu'il a divulgué des documents relatifs à ses transactions.Ivan Grose, un autre libéral qui a déjà voté contre le gouvernement par le passé, a estimé lui aussi que M.Chrétien avait mis cartes sur table avec des documents qui confirment sa version des faits.M.Chrétien a vendu ses parts dans l'hôtel en 1993, avant de devenir premier ministre, et conclu, la même année, une entente pour se départir de ses actions dans le club de golf et les vendre à Jonas Prince.Mais M.Chrétien n'a pas été payé, et la vente n'a finalement été complétée qu'en 1999, avec un autre acheteur.Entre-temps, en 1996-97, M.Chrétien avait incité la Banque de développement du Canada à accorder un prêt de 615 000 $ à l'Auberge Grand-Mère.M.Chrétien assure avoir rompu tous ses liens d'affaires avec le club de golf en 1993, et soutient que le conflit subséquent sur l'argent qu'on lui devait importe peu.Il maintient qu'il ne pouvait retirer aucun avantage personnel de ses démarches en faveur de l'hôtel.PROTOCOLE DE KYOTO Adoption du projet de loi Le Canada refuse de jouer la carte sur l'assurance-emploi de l'énergie pour rallier les É.-U.Presse Canadienne OTTAWA Ð Les libéraux ont rempli un de leurs engagements électoraux, hier, et fait adopter aux Communes, en limitant les débats, les modifications à la loi de l'assurance- emploi.Le projet de loi C-2, qui renverse certaines des compressions libérales appliquées en 1996 au régime d'assurance-emploi, facilitera l'accès des travailleurs saisonniers aux prestations de chômage.Il a été adopté en troisième et dernière lecture aux Communes.La législation sera maintenant soumise au Sénat, où elle devrait être adoptée rapidement.Les changements, rétroactifs au 1er octobre, restaurent le plein montant des prestations aux chômeurs saisonniers, exemptent les chômeurs qui en sont à leur première demande de la clause de récupération des prestations, et améliorent l'admissibilité au régime des parents retournant sur le marché du travail.Presse Canadienne OTTAWA Ð Le Canada devrait jouer la carte de l'énergie pour convaincre les États-Unis de restaurer leur appui au Protocole de Kyoto sur les changements climatiques, a proposé la commissaire à l'Environnement de l'Union européenne, hier.Les réserves de gaz naturel et d'autres sources d'énergie canadiennes pourraient fournir au Canada un moyen d'obtenir des Américains qu'ils réévaluent leur retrait du traité, a dit Mme Margot Wallstrom.Ce serait une occasion en or de mettre un peu de pression sur les États-Unis, a fait valoir Mme Wallstrom au cours d'une conférence de presse, après un entretien avec le ministre de l'Environnement, David Anderson.M.Anderson a dit partager la déception des Européens devant la décision américaine, mais rejette la suggestion que le Canada se serve de ses ressources énergétiques pour exercer des pressions politiques.« J'ai eu de bonnes discussions avec la commissaire de l'Union européenne à l'environnement (.) mais je crois que nous sommes mieux placés que les Européens pour déterminer la meilleure combinaison diplomatique.» Moteur 4 cylindres de 1,8 litre et 125 ch avec VVT-i Véhicule à faibles émissions (LEV) Cotes de consommation MANUELLE - 7,3/5,3 L/100 km - 39/53 mi/gal.Ville/Route\u2020 Bloc central Radio AM-FM avec lecteur de CD et montre intégrée Miroir de pare-soleil pour conducteur et passager avant Ancrages pour sièges de bébé Verrous de protection pour enfants à l'arrière Pare-chocs de couleur assortie 770 $ en valeur sûre Système d'accueil sans clé et verrous de portières assistés Enjoliveurs de roue complets Climatiseur Banquette arrière divisée 60/40 Pare-boue avant et arrière Moulures protectrices latérales Moteur 4 cylindres de 2,2 litres et 136 ch Véhicule à émissions ultra faibles (ULEV) Cotes de consommation AUTOMATIQUE - 10,1/6,8 L/100 km - 28/42 mi/gal.Ville/Route\u2020 Pneus Dunlop P205/6R15 avec pneu de secours grandeur normale Banquette arrière divisée 60/40 Bouches de chaleur à l'arrière Pare-boue avant et arrière Accès au coffre de l'intérieur Verrous de protection pour enfants à l'arrière Enjoliveurs de roue complets 1 010 $ en valeur sûre Climatiseur Radio AM-FM avec lecteur de CD et 4 haut-parleurs Glaces et verrous de portières assistés Régulateur de vitesse Rétroviseurs de couleur assortie à télécommande assistée Système d'accueil sans clé Moteur V6 de 3,0 litres et 210 ch avec VVT-i (maximise l'efficacité) Véhicule à faibles émissions (LEV) Cotes de consommation AUTOMATIQUE - 12,4/8,8 L/100 km - 23/32 mi/gal.Ville/Route\u2020 Verrous de protection pour enfants aux portières latérales Ancrages pour sièges de bébé Radiocassette AM-FM avec lecteur de CD et 4 haut-parleurs Deux portières latérales arrière coulissantes Banquette arrière divisée 50/50, rabattable, amovible et coulissante avec inclinaison du dossier Climatiseur jumelé Désembueurs de glaces latérales Glaces latérales arrière pivotantes à verre teinté 987 $ en valeur sûre Régulateur de vitesse o Glaces et verrous de portières assistés Éclairage d'accueil Dispositif « oubli de clé » Maintien temporaire du courant Graphiques aux revêtements latéraux Rétroviseurs extérieurs à télécommande assistée Immobilisateur du moteur Financement au détail de 1,9%jusqu'à 36 mois ou location de 299$par mois pendant 48 mois.Financement au détail de 1,9%jusqu'à 36 mois ou location de 299$par mois pendant 48 mois.CAMRY CE SIENNA CE COROLLA CE Financement au détail de 1,9%jusqu'à 36 mois ou location de 219$par mois pendant 48 mois.TOUS LES VÉHICULES COMPRENNENT: Un plein réservoir d'essence L'Assistance routière Des tapis protecteurs Obtenez plus pour moins durant les Jours Étiquettes Rouges de Toyota.TOYOTA QUALITÉ DURABI LITÉ FIABILITÉ Plans de location/financement de Toyota Crédit Canada Inc.Approbation du crédit requise.\u2020Cotes de consommation (ville/route) basées sur les Corolla CE Plus/ Camry CE Plus/ Sienna CE Plus de l'année-modèle 2001 pour le moteur indiqué.Montant de la contribution du fabricant pour les caractéristiques décrites.Exemple de financement : 20 000 $ à 1,9 % par année équivaut à 572 $ par mois pendant 36 mois.Frais d'emprunt de 592 $ pour un total de 20 592 $.Aucun acompte requis.Frais d'immatriculation, de transport et de préparation, assurance et taxes en sus.La location est basée sur une location-bail de 48 mois et d'un taux de location des 7.9 %/ 5.9 %/ 5.9 % sur la Corolla CE Plus, la Camry CE Plus et la Sienna CE Plus respectivement (modèles BR12EM-B avec boîte manuelle, BG22KP-B avec boîte automatique, ZF19CS-B avec boîte automatique).Acompte de 3 045 $ /3 945 $ /5 475 $ ou échange équivalent.Premier paiement et dépôt de garantie de 275 $ /350 $ /350 $ exigés au moment de la livraison.Coût total de la location de 13 557 $ /18 297 $ /19 827 $ et prix de l'option d'achat de 8 200,80 $ /11 759,90 $ /14 472,15 $ basés sur un maximum de 96 000 kilomètres.Des frais de 0,07 $/ 0,10 $/ 0,10 $ s'appliquent pour chaque kilomètre supplémentaire.En fonction d'un PDSF de 17 085 $ / 25 565 $ / 29 535 $.La location comprend un maximum de 995 $ /1 095 $ /1 245 $ des frais de transport et de préparation.Offres valables sur tous les nouveaux modèles Plus 2001 loués ou achetés avant le 31 mai 2001.Certaines conditions s'appliquent.Le concessionnaire peut louer/vendre à prix moindre.Voyez votre concessionnaire Toyota participant pour plus de détails.2941058A 4LP1201A0405 A-12 JEUDI MONDE 4LP1201A0405 ZALLCALL 67 00:58:26 04/05/01 B A 1 2 L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 5 A V R I L 2 0 0 1 MONDE Washington adoucit le ton, Pékin ne décolère pas La crise provoquée par l'avion-espion suscite une vive inquiétude en Asie et en Europe d'après AFP WASHINGTON Ð Après avoir fait monter les enchères, les États-Unis ont adouci le ton hier face à une Chine inflexible dans la crise provoquée par la collision dimanche entre un avion-espion américain et un chasseur chinois dont le pilote est porté disparu.En fin de journée, aucune « percée » n'était en vue, selon le département d'État, pour une libération prochaine des 24 militaires américains bloqués avec leur appareil EP3 dans l'île chinoise de Hainan.La crise américano-chinoise a suscité une vive inquiétude en Asie et en Europe.Quatre jours après la collision, dont Washington et Pékin continuent à se rejeter mutuellement la responsabilité, le secrétaire d'État, Colin Powell, un ancien militaire, a fait part de ses « regrets » pour la mort du pilote chinois.« Nous regrettons que l'avion chinois ne soit pas redescendu sans problème et nous regrettons la mort de ce pilote chinois », a-til dit, sans toutefois présenter des excuses à la Chine, comme le réclame cette dernière.« Les États-Unis s'inquiétent de la disparition du soldat chinois et nous avons fait part de notre inquiétude et de nos regrets pour cet incident », a renchéri le porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer.Cet adoucissement de la position américaine a aussitôt été relevé par la partie chinoise, très virulente jusqu'à hier matin à l'égard des Américains.Après plusieurs ministres, le président Jiang Zemin a lui aussi réclamé des excuses publiques de Washington pour l'accident.Les regrets de Powell représentent « une déclaration très importante », a commenté l'ambassade de Chine à Washington, sans indiquer toutefois si cela suffirait à apaiser la colère chinoise.Peu après le choc, dans l'espace aérien international au large de la Chine, le pilote du chasseur, Wang Wei, 33 ans, s'était éjecté de son appareil au-dessus de la mer.Selon l'agence Chine nouvelle, 48 avions et 29 bateaux ont été mobilisés pour le retrouver.« Maintenant, nous devons aller de l'avant.Nous devons parvenir à une résolution (de la crise) et nous utilisons tous les canaux à notre disposition pour parler à la partie chinoise, pour échanger des explications et aller de l'avant », a dit Powell.Le Pentagone a exclu tout abandon des vols de reconnaissance près de la Chine, comme l'a réclamé Pékin.« La loi internationale est très claire et elle est respectée partout dans le monde.Les États-Unis comme toutes les autres nations ont le droit d'opérer dans l'espace aérien international », a précisé la Maison-Blanche.La montée de la tension au cours des derniers jours entre les deux pays a été qualifiée d'« escalade inquiétante » par l'Union européenne.Plusieurs pays asiatiques Ð Japon, Thaïlande, Australie, Vietnam Ð ont réclamé une issue « rapide et en douceur » à la crise qui menace, selon eux, la stabilité régionale.Taïwan, pour sa part, a pressé les États-Unis de lui livrer les armements qu'elle réclame pour se défendre contre la Chine.Aux États-Unis, l'indignation contre la Chine s'est accentuée au Congrès où des élus ont agité la menace de représailles à l'encontre de Pékin si les militaires américains n'étaient pas libérés rapidement.La chronologie de la crise sinoaméricaine, ainsi que tous les textes parus sur ce sujet, sont disponibles à www.cyberpresse.ca/chine Le libre-échange des Amériques et le risque de désintégration sociale des pays pauvres Le projet de loi de Belgrade sur la coopération avec le TPI prévoit l'extradition JOONEED KHAN « Le défi le plus dur de l'ALEA, c'est d'assurer que l'intégration économique (des 34 pays des Amériques, excluant Cuba) n'engendre pas la désintégration sociale (à l'intérieur des pays d'Amérique latine et des Antilles surtout », pense l'économiste Diana Tussie, du Réseau commercial latino-américain (RCLA).« L'Amérique latine est la région du monde où la distribution des revenus est la plus inégale.La pauvreté n'y est peutêtre pas aussi aiguë qu'en Afrique.Mais l'écart entre riches et pauvres y est plus grand », écrit-elle dans un texte présenté à un séminaire du CRDI, fin mars à Ottawa.À l'oeuvre depuis 1970, le CRDI (Centre de recherches pour le développement international) est une société d'État créée et financée par le Parlement du Canada.Le séminaire avait pour thème le renforcement des pays pauvres dans les débats sur l'économie et le commerce où ils sont le plus souvent en position de faiblesse.Mais des agents de l'OMC (Organisation mondiale du commerce) et de la Banque mondiale ont profité de l'occasion pour manifester leur préoccupation à l'égard du « développement » et de la « lutte contre la pauvreté », tout en insistant que les pays pauvres devaient procéder à des réformes supplémentaires.Peter Tulloch dirige la Division du développement à l'OMC, mais il a d'emblée affirmé que l'OMC est avant tout « mené par ses membres ».Il a souligné que « 80 % de nos membres sont des pays pauvres » dont « nous ne pouvons ignorer les intérêts ».Mais il a ajouté qu'« en termes politique et budgétaire, tout ce que nous faisons est strictement contrôlé par nos membres ».Il citait deux exemples : « la lutte au sein du Comité du commerce et du développement (de l'OMC) pour autoriser le secrétariat à examiner les problèmes des petites économies liés au commerce » et « nos activités de coopération technique qui sont de plus en plus bilatérales et liées à des projets spécifiques ».Tulloch a maintenu que l'OMC est vouée au « développement », mais il a aussitôt admis que « nous n'avons pas de fonds et même nos activités de coopération technique sont sérieusement limitées par des contraintes financières et par manque de personnel ».Bernard Hoeckman, du Groupe de recherche sur le développement à la Banque mondiale, a par contre maintenu que « l'OMC, principale organisation commerciale (au monde), ne fait pas dans le domaine du développement ».Or, a dit Hoeckman, si la croissance économique est un facteur clé dans la lutte contre la pauvreté, la mondialisation en cours aggrave la pauvreté, si bien que la part des pays pauvres dans le commerce mondial est tombé de 0,8 % en 1980 à 0,4 % aujourd'hui.M.Hoeckman est cependant revenu sur les programmes d'ajustement structurel et de libéralisation du commerce des années 1980.« L'intégration réussie dans l'économie mondiale n'est pas universelle en partie parce que tous les pays n'ont pas suffisamment libéralisé leur commerce », a-t-il affirmé.Problème-clé de l'inégalité croissante entre riches et pauvres : la faiblesse, voire l'inexistence, de recherches et d'études par les pays pauvres eux-mêmes pour asseoir leurs positions lors des négociations multilatérales sur le commerce.« La plupart des pays d'Amérique latine et des Caraïbes, et ceux du reste du tiers monde d'ailleurs, sont des États qui tentent de survivre, de réagir, de colmater les brèches », a dit Mme Tussie.Pendant ce temps, « neuf groupes négocient les règles commerciales de l'ALEA » alors que la société civile réclame que l'éducation, l'éradication de la pauvreté et le respect des droits de minorités soient traités avec le même sérieux et la même urgence.d'après AFP BELGRADE Ð Le projet de loi sur la coopération entre Belgrade et le Tribunal pénal international (TPI) prévoit l'extradition de citoyens yougoslaves inculpés de crimes de guerre, a affirmé hier le ministre yougoslave de la Justice.« Le projet de loi élaboré par un groupe d'experts prévoit les modalités de coopération de la Yougoslavie avec le TPI, y compris le transfert des suspects ou des personnes inculpées », a déclaré Momcilo Grubac au cours d'une conférence de presse.Le projet de loi « pourrait être adopté par le Parlement yougoslave dans la deuxième quinzaine de ce mois », a dit Grubac, qui a précisé qu'« aucun citoyen yougoslave ne sera remis au TPI avant sa promulgation ».Il a souligné qu'il ne s'agissait encore que d'un projet de loi et que ses « dispositions doivent être prises au conditionnel ».À La Haye, des représentants du TPI pour l'ex-Yougoslavie ont de nouveau insisté hier pour que l'ancien président yougoslave, Slobodan Milosevic, incarcéré à Belgrade depuis dimanche, soit transféré immédiatement devant le TPI.Mardi, le président yougoslave, Vojislav Kostunica, déclarait qu'il n'y aurait pas « d'extradition automatique » de Milosevic à La Haye.Les autorités yougoslaves ont jusqu'à présent refusé d'envoyer au TPI leurs ressortissants soupçonnés de crimes de guerre, arguant que la constitution yougoslave interdit l'extradition vers un autre État.Château de Beaulon, pineau des charentes a.c.France, vin rouge, N° 884247 750 ml Château de Beaulon, pineau des charentes a.c.France, vin blanc, N° 066043 750 ml 2960$ Prix courant : 3700$ Prix DUO de la SAQ: Château de la Gardine, châteauneuf-du-pape a.c.France, vin rouge N° 022889 3 x 750 ml 7200$ Prix courant : 9600$ Prix TRIPAQ de la SAQ: 3500$ Prix courant : 4120$ Prix DUO de la SAQ: Découvrez les vins et spiritueux par deux ou par trois avec les sept TRIPAQ et les cinq DUO de la SAQ sélectionnés.18 ans et plus.Quantités limitées.La sélection peut varier selon les succursales.Droits additionnels applicables aux titulaires de permis.Le TRIPAQ de la SAQ et le DUO de la SAQ sont des marques déposées.En vigueur du 1er au 8 avril 2001.De de rabais à l'achat d'un TRIPAQ ou d'un DUO sélectionné, jusqu'au 8 avril 2001.Graham's, L.B.V.1995, Portugal, porto rouge N° 191239 750 ml Graham's Six Grapes, vintage character Portugal, porto rouge, N° 208405 750 ml à^ % 4LP1301A0405 A-13 JEUDI MONDE 4LP1301A0405 ZALLCALL 67 00:55:16 04/05/01 B L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 5 A V R I L 2 0 0 1 MOND E A 1 3 d'après AFP KHARTOUM Ð Quinze militaires soudanais, dont le ministre adjoint à la Défense qui dirigeait les combats contre les rebelles sudistes, ont été tués hier dans l'accident d'un avion militaire dû, selon une source officielle, à de mauvaises conditions atmosphériques dans le sud du Soudan.L'Armée de libération des peuples du Soudan (SPLA) a rejeté toute responsabilité.L'accident s'est produit à l'aéroport d'Adaryel, une petite localité au sud-est de Malakal, la capitale de la province du Haut-Nil, à environ 700 km au sud de Khartoum, selon un communiqué des forces armées soudanaises.Le ministre adjoint à la Défense, le colonel Ibrahim Chams Eddine, a trouvé la mort.Il passait la majeure partie de son temps dans le sud et l'est du pays où il dirigeait les combats contre les rebelles sudistes de la SPLA, selon des sources diplomatiques à Khartoum.Le colonel Eddine était également membre du Conseil de commandement de la révolution (CCR), qui a mené le putsch militaire de 1989 à l'issue duquel le général Omar al-Béchir a pris le pouvoir.Outre le colonel Eddine, l'avion transportait 11 généraux, un colonel, un lieutenant-colonel et un caporal, selon le communiqué.Les militaires effectuaient une tournée d'inspection des troupes stationnées dans la région.Le porte-parole de la SPLA, le mouvement de rébellion armée au sud du Soudan, Samson Kwaje, a affirmé que l'endroit où avait eu lieu l'accident était entièrement sous le contrôle du gouvernement de Khartoum.« Nous n'avons pas de responsabilité dans cette région puisque nous n'y avons aucune force », a-t-il souligné.Des chansons patriotiques accompagnées d'images du colonel Eddine ont remplacé les programmes de télévision habituels.Des images du général Béchir recevant les condoléances en même temps que le dirigeant de l'Ouma, principal parti d'opposition, l'ancien premier ministre Sadek al-Mahdi, ont été retransmises en direct.« L'accident a été causé par les mauvaises conditions atmosphériques qui ont fait que l'avion a dévié de la piste et a percuté un bâtiment », a indiqué un communiqué de la présidence soudanaise diffusé par la télévision d'État, sans préciser si l'accident est arrivé au moment de l'atterrissage ou du décollage, ni le type de l'appareil.La province du Haut-Nil est une région pétrolière du sud du pays, qui est en proie à la guerre civile depuis 18 ans.La SPLA, qui a pris les armes depuis 1983 contre les gouvernements successifs de Khartoum, mène des attaques contre les troupes gouvernementales dans la province voisine d'al-Wihda, où se trouvent également des puits de pétrole.Les rebelles sudistes affirment que Khartoum utilise les revenus pétroliers pour financer l'effort de guerre et ont appelé à plusieurs reprises les compagnies pétrolières internationales à se retirer du Soudan.Accident d'avion militaire au Soudan: 15 officiers tués E X P R E S S CONGO INTERNATIONAL Kabila limoge le gouvernement Philippines : Estrada inculpé L'ANCIEN PRÉSIDENT philippin Joseph Estrada a été officiellement inculpé hier pour corruption à la suite de la confirmation mardi par la Cour surprême de la perte de son immunité présidentielle.Huit inculpations pour, notamment, corruption, détournement d'argent public, pillage économique et manipulations sur le marché financier ont été déposées auprès d'un tribunal spécial anticorruption, a annoncé le gouvernement.L'ancien président, déposé par la rue et l'armée le 20 janvier dernier, a aussitôt annoncé qu'il aurait recours à tous les moyens légaux pour combattre ces inculpations.Ðd'après AFP ONU : deux bonnes nouvelles IL Y A « deux bonnes nouvelles » en matière des droits de l'homme en Amérique latine, le Pérou et le Mexique, où des processus démocratiques ont abouti à une nouvelle attitude dans la défense de ces droits, a déclaré hier à Genève le président de la session annuelle de la Commission des droits de l'homme, l'Argentin Leandro Despouy.Un projet de déclaration de soutien au Pérou doit être prochainement soumis à la commission.Ð d'après AFP d'après AFP KINSHASA Ð Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a été déclaré «démissionnaire » hier soir par le président Joseph Kabila, a annoncé à Kinshasa un communiqué du directeur de cabinet du chef de l'État, Théophile Mbemba.Les ministres sortant «sont chargés d'expédier les affaires courantes » jusqu'à la nomination d'un nouveau gouvernement, selon le communiqué lu à la télévision officielle.Les missions à l'étranger des membres du gouvernement sont suspendues, à l'exception de celles en cours, a-t-on précisé.Des vérifications financières seront effectuées rapidement dans les entreprises publiques et dans les provinces sur la période allant de l'accession du général-major à la présidence à la démission du gouvernement, a-t-on ajouté.Le gouvernement de la RDC n'a pas été remanié depuis l'arrivée au pouvoir du général-major Joseph Kabila, qui a succédé le 26 janvier à son défunt père, Laurent-Désiré Kabila, victime d'un attentat.Le général-major avait déjà remanié en mars le cabinet de son défunt père, en nommant notamment un nouveau directeur de cabinet et un nouveau conseiller en matière de sécurité.Photo REUTERS Manif d'étudiants à Santiago du Chili De violents incidents ont eu lieu hier à Santiago du Chili lors d'une manifestation de milliers de lycéens en grève protestant contre une hausse des tarifs des transports publics.Plusieurs autobus ont été attaqués à coups de pierres par des groupes de manifestants, qui ont également détruit des panneaux de signalisation et allumé des feux sur la voie publique.Des policiers anti-émeutes ont dispersé avec des canons à eau et des grenades lacrymogènes les manifestants alors qu'ils tentaient de s'approcher du palais présidentiel de La Moneda et du ministère de l'Éducation. 4LP1401A0405 a14jeudi 4LP1401A0405 ZALLCALL 67 00:52:56 04/05/01 B A14 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 5 AVRIL 2001 FORUM Page 27, monsieur Legault m i c h e l e .o u i m e t @ l a p r e s s e .c a Enfin un peu de bon sens : le ministre de l'Éducation, François Legault, a demandé à ses fonctionnaires de réécrire le programme du primaire, clef de voûte de la réforme.Il était temps.Cette fameuse réforme, qui ne touche pour l'instant que les petits de première et deuxième années, a beaucoup fait jaser.Démarrée sur les chapeaux de roue, elle a failli déraper lorsque les enseignants, bousculés par l'ampleur des changements, ont menacé de la boycotter.Car la réforme change tout, ou presque : elle réhabilite le bulletin descriptif, adopte un nouveau programme basé sur les compétences transversales et disciplinaires, élimine les redoublements, etc.Cet automne, les critiques se sont cristallisées autour du bulletin descriptif qui a pris des allures loufoques.Mais le malaise entourant le bulletin n'était que la pointe de l'iceberg, l'épiphénomène qui soulignait à quel point la réforme était compliquée et peu accessible.Le nerf de la guerre, c'est le programme.En septembre, les enseignants ont reçu un pavé de 561 pages intitulé Progamme de formation de l'école québécoise.Perplexes, ils ont essayé de comprendre cette brique obscure qui défile une interminable liste de compétences transversales et disciplinaires.C'est avec cet outil qu'ils doivent bâtir leurs cours et fabriquer les bulletins.Voici un échantillon qui démontre la complexité de la chose.Prenons la lecture.Les fonctionnaires ont tordu cette activité toute simple en la saucissonnant dans une multitude de compétences.L'élève de première année doit, en lisant, « démontrer son ouverture à l'univers culturel lié à la langue », « porter un jugement esthétique sur une pratique », « intégrer ses acquis culturels dans ses expériences de lecture », « valoriser les pratiques et les produits culturels », « évaluer son implication culturelle », etc.Les professeurs se sont arraché les cheveux et les critiques se sont multipliées.Même le père de la réforme, Paul Inchauspé, a affirmé que le nouveau programme était « illisible » et risquait « d'hypothéquer la réforme ».Le ministre Legault a finalement cédé aux pressions mais il a minimisé l'ampleur des changements.« Ce genre d'ajustement est normal », a-t-il dit, ajoutant que c'était faux de prétendre que le programme était « non clair et incompréhensible ».Mauvais signe.François Legault devrait lire le document déposé en 1997 par l'exministre de l'Éducation, Pauline Marois, qui explique simplement les grands objectifs de la réforme : retour aux matières de base Ð français, anglais, mathématiques, sciences, histoire, arts Ð élimination de nombreux cours inutiles qui, au fil des ans, ont encombré le curriculum, bulletins « simples, clairs et facilement accessibles aux parents et aux élèves », davantage de rigueur, etc.Quant au programme, le document de Mme Marois précise que le nombre d'objectifs doit être limité et les compétences « clairement exposés » ; « le langage utilisé sera plus simple, plus clair et dépouillé de tout jargon technique ».Page 27, monsieur Legault.La réécriture du programme ne doit pas se limiter à un exercice superficiel.Elle doit permettre de recentrer la réforme en mettant la hache dans l'orgie des compétences transversales et disciplinaires qui découpent la matière avec un tel soin maniaque qu'il dicte pratiquement à un enseignant comment faire un pas dans sa classe.Et qui va réécrire le programme ?Les mêmes fonctionnaires responsables de la première mouture.Ils seront guidés par des consultants et les enseignants des 16 écoles pilotes qui ont testé la réforme pendant un an avant qu'elle ne soit implantée à la grandeur du Québec.Espérons qu'ils réussiront à inculquer un peu de bon sens.Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES Le « blues » des « bleus » JE PROPOSE une piste pour venir en aide aux firmes de psychologues et à la direction des ressources humaines de la Ville de Montréal, qui s'attaqueront bientôt à la délicate question d'essayer de comprendre le phénomène montréalais dit du « blues des cols bleus ».Cherchez donc du côté du double emploi si largement répandu chez cette catégorie de travailleurs : un remède miracle semble leur enlever les « blues », lorsqu'ils ne sont plus « bleus ».DANIEL LAFLAMME Une farce plate ! DANS UN article publié dans La Presse du 14 mars dernier, sous la signature du journaliste Hugo Dumas touchant le traitement journalistique du procès de Davey Hilton, il est rapporté que j'ai tenu le propos suivant : « Les avocats ont tendance à dire publiquement, quand ils voient plusieurs journalistes ensemble et des caméras, que c'est un cirque.Un cirque, c'est avec des clowns.Les clowns, souvent, sont sur le banc.» Il s'agissait d'une farce plate, d'une mauvaise boutade, d'un jeu de mots de mauvais goût, échappé en passant au milieu d'une conversation à bâtons rompus entre journalistes dans la salle de presse du Palais de justice.Cet écart de langage est inexcusable, et je tiens à présenter à la magistrature mes plus sincères excuses pour ce manque de jugement.Mon propos ne représentait ni le fond de ma pensée au sujet du travail des juges, ni la réalité.Je suis d'autant plus malheureux qu'à la rigueur, le lecteur a pu penser que la boutade s'adressait à la juge Rolande Matte, pour laquelle j'ai une grande admiration et qui a instruit le procès Hilton avec toute la dignité, la compétence, l'efficacité et l'esprit de justice qu'on peut souhaiter.RODOLPHE MORISSETTE journaliste Désastre Internet À LA SUITE de votre article paru dans La Presse, le lundi 2 avril 2001, « Le désastre Internet provoque une crise immobilière à San Francisco », j'aimerais vous faire part de mes commentaires.Après la lecture de votre article j'étais stupéfaite, puisque nous vivons présentement le même scénario.Nous sommes une petite entreprise de création de produits en verre soufflé, située en plein coeur de la « fameuse Cité du Multimédias ».L'entreprise, Verre Minuit, qui existe depuis près de six ans, est maintenant aux prises avec ce développement et l'envahissement des dotcom.Depuis maintenant deux ans, les problèmes s'accumulent et nous rendent la vie très difficile et même dangereuse pour l'entreprise.Fermeture de l'eau sans préavis, bris de conduite de gaz naturel, interruption de l'électricité, fermeture de notre rue et des rues adjacentes depuis des mois, difficulté à recevoir des colis et pour envoyer nos produits, etc.Nous sommes quelques entreprises tenaces qui désirent rester dans le quartier.Pour nous un déménagement représente une nouvelle construction de tous les équipements et repartir du début.Nous croyons qu'ils nous harcèlent afin que l'on quitte le quartier à bout d'énergie et de souffle (sans aucun dédommagement).KARINE BOUCHARD Verre Minuit Inc.Quelle réduction de taxes ?BERNARD LANDRY me fait dresser les cheveux sur la tête régulièrement.Mais ce qui me choque profondément c'est la duperie quand il essaie de nous faire croire que le gouvernement a réduit les taxes alors qu'en réalité, il les a haussées de manière indirecte.Nous ne pouvons ni ne devons accepter les tricheurs.Nous ne pouvons plus accepter ce modèle prôné par le PQ.Je pense qu'une série d'articles pour montrer l'imposture du gouvernement au sujet des impôts serait indiquée.GILLES GAUTHIER Robert Lepage, à guichet fermé m r o y @ l a p r e s s e .c a Le dramaturge Robert Lepage a préféré annuler une conférence de presse plutôt que d'y rencontrer trois journalistes montréalais qu'il ne prise guère.Sommé de s'expliquer, il affirme ne rien devoir à personne.Avoir le droit de choisir ses interlocuteurs.Et même celui de s'abstenir de rencontrer quelque scribe que ce soit, « surtout quand tu présentes un spectacle et que les billets sont déjà pas mal vendus ».Sans même évoquer l'image d'un possible match Canadien-Nordiques de la culture, cette déclaration en trois volets est fausse dans le premier cas, à moitié vraie dans le second et fondée sur des prémisses offensantes dans le troisième.Cependant, on trouve là en condensé la substance d'un type de dérapage extrêmement fréquent chez ces artistes qui, à fois, alimentent une culture « de création » d'essence nobiliaire et sont parvenus à un niveau de notoriété les dispensant, croient-ils, des obligations échues aux tâcherons de l'art.Il ne s'agit pas ici de défendre, par solidarité tribale, une profession qui a largement ses torts.Si, d'après tous les sondages, le métier de journaliste est (avec celui de politicien) le moins estimé du public, il y a certainement des raisons à cela.Quelques-unes sont irrationnelles et tiennent au rôle ingrat notoirement tenu par le messager.D'autres sont parfaitement justifiées.Ainsi, les scribes ont trop souvent un mal fou à rapporter correctement des faits, ce qui est pourtant le degré zéro de la compétence journalistique.Et ils peuvent se montrer de redoutables experts dans l'art de manier le parti pris définitif, la mise en perspective orientée, le biais idéologique.Mais l'affaire Lepage a peu à voir avec ces faiblesses de la profession.Pour reprendre le triptyque explicatif que l'homme de théâtre et de cinéma a brandi, c'est la conception même qu'il a du métier qui fait problème.Juger les médias fréquentables uniquement au moment où on a des billets Ð ou des disques, ou des livres, ou des idées Ð à vendre est une attitude extrêmement courante, hélas !, dans le commerce de la culture et l'industrie de la pensée.Il n'en reste pas moins que cette conception utilitaire, « promotionnelle », du métier de journaliste ferait hurler si elle était exprimée par, supposons, le président réputé néolibéral d'une multinationale mondialisante.Ce qui amène le second point : oui, Robert Lepage doit quelque chose à quelqu'un.Il n'a pas de dette envers un journaliste ou un autre, bien sûr, mais envers l'ensemble du corps social avec lequel la liaison se fait en bonne partie par le biais des médias.Il serait outrecuidant de rappeler que le citoyen-contribuable québécois fait sa juste part pour encourager les artistes à cheminer vers l'excellence et les honneurs internationaux qui la sanctionnent.Beaucoup plus fondamental est le fait que l'artiste est un personnage public jusqu'à un certain point contraint au dialogue avec la société qui le nourrit, au sens intellectuel du terme, et qu'il nourrit de ses oeuvres.Vrai : ce même artiste n'a pas l'obligation de se livrer à quiconque le lui réclame.Mais Ðet il faut ici se débattre un peu futilement avec des nuances byzantines Ð une conférence de presse est un événement quasi-public auquel il est extrêmement inélégant, pour dire le moins, de désigner arbitrairement un parterre.Au total, on conclura qu'en soi, la culture n'appelle pas automatiquement l'ouverture et la tolérance, contrairement à la fable voulant que, de toutes les activités humaines, elle soit la seule dont les artisans aient été épargnés par le péché originel.Plateau : quel est le problème ?DANS L'ARTICLE intitulé « Forte hausse des demandes de fixation des loyers », on apprend que la ministre des Affaires municipales et de la Métropole, Louise Harel, a annoncé la création d'un groupe de travail qui se penchera sur « la problématique des logements abordables dans le Plateau Mont- Royal ».Une fois de plus, le gouvernement trouve un moyen de dépenser les fonds publiques afin de solutionner un problème qui n'existe pas.Problématique ?Quelle problématique ?Quel est le problème à ce que le prix des loyers augmente lorsque la demande augmente dans un secteur donné de la ville ?C'est la conséquence naturelle de l'offre et la demande, qui s'opère de la même façon dans toutes les sphères économiques de notre société.Y aura-t-il un groupe de travail qui se penchera sur « la problématique des logements sous-évalués », qui viendra en aide aux propriétaires de logements dans des quartiers où la demande est faible, dû à divers facteurs sociaux (transport en commun inadéquat, violence, etc.) ?Pour la Régie du logement, l'augmentation de loyer est le résultat d'une simple équation ne tenant compte que de la hausse du coût de l'énergie et des taxes municipales.Les coûts d'entretien et de rénovations qui augmentent au rythme de l'inflation dans tout ça ?Si la hausse est vraiment irraisonnée, il ne devrait pas y avoir preneur, mais il se trouve que ces logements pourraient se louer très facilement au prix demandé par les propriétaires.Alors où est le problème ?L'intervention du gouvernement met en relief une fois de plus la situation absurde où les propriétaires doivent se plier à toutes les volontés des locataires.Un système de protection des locataires qui leur permet de saccager leur logement, de ne pas payer leur loyer, et qui rend à peu près impossible les recours des propriétaires afin de se faire dédommager.La solution à ce problème n'est pourtant pas si compliquée.Ayant moi-même été locataire en France et au Royaume-Uni, la situation du logement là-bas est totalement différente.D'abord, le locataire doit donner un acompte qui équivaut à quelques mois de loyer.Au moment de la location, le locataire et le propriétaire font un « état des lieux » : tapis en bonne condition, mur de la chambre à coucher abîmé, papier-peint en bon état., et dans le cas de logements meublés, trois vases, deux fauteuils à l'état neuf, etc.Au terme du bail, un autre état des lieux est fait, et le propriétaire peut retenir un montant de l'acompte afin de couvrir les dommages au logement et remettre la balance au locataire.Le propriétaire a des recours légaux si cet acompte s'avérait insuffisant et le locataire peut aussi contester lorsqu'il a affaire à un propriétaire abusif.Bien sûr, un système équitable tel celui-ci est à peu près impossible dans une Amérique du Nord paralysée par la rectitude politique.On parlerait ici d'un système favorisant le riche (propriétaire), oppresseur du pauvre (locataire).RENÉ FLEURY Laval Dans le Plateau Mont-Royal, les logements à louer se font rares et la demande plutôt forte. 4LP1501A0405 a15 jeudi 4LP1501A0405 ZALLCALL 67 00:53:22 04/05/01 B LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 5 AVRIL 2001 A15 LYSIANE GAGNON l g a g n o n @ l a p r e s s e .c a FORUM L'Argentine encore une fois plongée dans une crise profonde Peut-être oui, peut-être non GRACIELA DUCATENZEILER e t SYLVAIN TURCOTTE Les auteurs sont respectivement directrice du département de science politique de l'Université de Montréal et chercheur principal pour l'Amérique latine à la chaire Téléglobe Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques, à l'UQAM.Dans un texte célèbre, Marx écrivait que les grands événements et les personnages historiques se répétaient toujours deux fois, une première en tant que drame et une seconde en tant que farce.L'Argentine, encore une fois confrontée à une crise qui menace les fondements mêmes de son économie et de sa stabilité politique, semble donner raison au philosophe allemand.Le pays se retrouve aujourd'hui dans une situation semblable à celle qu'il a connue, il y a un peu plus de dix ans et, une fois de plus, Domingo Cavallo, père du modèle économique mis en place au début des années 90, apparaît comme l'homme de la dernière chance pour sortir le pays de la récession et éviter une explosion sociale.Le contexte de crise généralisée, qui avait mis un terme au gouvernement Alfonsin, en 1989, est réapparu la semaine dernière alors que les marchés financiers craignaient une suspension du paiement des intérêts de la dette externe du pays et que les grandes organisations syndicales annonçaient une grève générale pour s'opposer au plan de réactivation proposé par un nouveau ministre de l'économie dont la vie politique s'est limitée à une courte période de deux semaines.Après trois années successives sans croissance, malgré de nombreux plans d'ajustement qui n'ont rien amélioré et plusieurs ministres de l'Économie, l'Argentine est aujourd'hui, encore une fois, plongée dans une profonde crise, et ce alors que s'ouvre à Buenos Aires la rencontre des ministres du commerce extérieur des 34 pays des Amériques en vue du Sommet de Québec.Le parallèle est important car certains considèrent que les origines de la crise actuelle sont en grande partie associées au modèle économique mis en place à partir du début des années 90 et qui repose sur une plus grande ouverture de l'économie argentine, dans les termes que proposent les milieux favorables à la ZLEA.La situation que vit l'Argentine aujourd'hui préfigure- t-elle les conditions dans lesquelles seront placés les pays latino-américains à la suite de l'entrée en vigueur de la future Zone de libre-échange des Amériques ?La question vaut la peine d'être posée, compte tenu de l'importance des transformations associées aux discussions en cours.Elle rend aussi nécessaire un bref retour en arrière afin d'identifier les fondements de la crise actuelle.Cavallo, premier acte En 1989, au moment où Carlos Menem arrive au pouvoir, la crise est si intense que le pays frôle la désintégration et le chaos social.À ce moment, deux problèmes doivent être résolus rapidement : une inflation qui atteint des taux annuels dépassant les 3000 % et un profond déséquilibre des finances publiques qui conduit à un surendettement extérieur.Deux voies seront privilégiées : l'ouverture totale de l'économie et un retrait rapide et massif de l'État de la sphère économique.Heureusement, l'option choisie par le président Menem permet d'apporter une solution à un problème qui semblait alors insoluble.C'est Domingo Cavallo, super-ministre de l'Économie, qui fut l'artisan du « miracle ».Il y a dix ans, presque jour pour jour, il devenait l'homme fort du gouvernement péroniste.Le succès a été rapide car, à partir de 1991, on arrivait à réduire l'inflation et à dégager des excédents fiscaux, ce qui a contribué à réactiver l'économie dans un climat d'ouverture des marchés.Pièce maîtresse du programme de Cavallo, la Loi de la Convertibilité de 1991 établissait une parité fixe entre le dollar et le peso argentin, un système qui mit fin à l'inflation tout en redonnant confiance aux investisseurs étrangers.L'équilibre fiscal était rétabli par un programme de privatisation massif qui transfert au privé l'ensemble des secteurs publics (télécommunication, lignes aériennes, électricité, pétrole et gaz) et par une réforme du système des pensions qui réduit les responsabilités de l'État en matière de sécurité sociale.D'autre part, la réduction drastique des dépenses publiques en matière de santé et d'éducation ainsi que la suppression de plus de 100 000 emplois permettait également de dégager des excédents budgétaires dans la première moitié des années 90 qui ont été dirigés vers le paiement du service de la dette externe.Mais les moyens choisis pour permettre la stabilisation et le retour de la croissance ont de graves conséquences sociales.La surévaluation du peso pénalise les producteurs locaux car elle favorise les importations tout en produisant d'importants déficits commerciaux qui accélèrent l'endettement externe.Effets sociaux de ces politiques, le chômage officiel grimpe à 16 %, le salaire réel moyen est de 50 % inférieur à ce qu'il était en 1974 et la majorité des retraités reçoivent des prestations équivalant à 150 dollars américains par mois.Réélu en 1995, le gouvernement péroniste de Menem sera lui aussi rapidement placé dans une situation de crise provoquée par le coût social des mesures de Cavallo.Celui-ci abandonne le gouvernement en 1996 en claquant la porte et en accusant le président Menem d'être associé aux mafias argentines, ce qui n'améliore en rien la crédibilité des péronistes qui laisseront le pouvoir en décembre 1999 à Fernando de la Rua, le président actuel, candidat d'une alliance entre le Parti radical et le Front Pays Solidaire (FREPASO).Cavallo, deuxième acte L'annonce du retour de Domingo Cavallo, il y a deux semaines, au poste de ministre de l'Économie argentine, survient après plusieurs mois d'une crise politique qui a éclaté lorsque le FREPASO, le parti politique associé à la coalition au pouvoir, a quitté le gouvernement en laissant le président de la Rua complètement isolé.L'effet est immédiat sur l'évaluation du risque / pays, que les agences internationales augmentent rapidement.De la Rua n'ayant plus aucune marge de manoeuvre sur le plan politique, le retour de Cavallo devient essentiel pour éviter l'effondrement.Mais comment pallier à l'absence d'appui politique ?Le nouveau ministre a mis une condition à sa nomination, l'octroi de « pouvoirs spéciaux » lui permettant d'appliquer son projet de réactivation économique.Ces pouvoirs spéciaux lui donnent les moyens de réorganiser la fonction publique, de créer ou d'éliminer des taxes et de déroger totalement ou partiellement aux lois qui affectent l'activité économique, et ce, sans que le Congrès ait les moyens d'intervenir.La nomination de Cavallo plaît aux institutions financières internationales, qui placent leur confiance entre les mains du « père de la convertibilité », et désamorce, en partie, la contestation populaire réveillée par l'équipe économique précédente qui proposait, entre autres, de couper encore une fois dans les dépenses sociales pour diminuer le déficit budgétaire, une formule que le nouveau ministre a rejeté rapidement.Intitulé cette fois Loi de Compétitivité, le nouveau plan de sauvetage de l'économie argentine que propose Cavallo inclut une nouvelle taxe sur les chèques émis par la population et les entreprises, une mesure qui permettrait d'obtenir annuellement entre 1 et 2 milliards de dollars américains, et surtout, une hausse des barrières tarifaires du pays, qui passent de 14 à 35 %, dans le but de réactiver la production locale malmenée par la dévaluation brésilienne de janvier 1999, son principal partenaire commercial, et par la hausse du dollar américain, qui augmente le coût des exportations argentines par rapport aux autres monnaies fortes.Le recours à des mesures protectionnistes de la part de l'Argentine pour réactiver son économie, et ce à trois semaines du Sommet des Amériques qui vise, rappelons-le, à éliminer les entraves au commerce sur une base continentale, mène à des questions importantes.L'ouverture totale de l'économie argentine n'ayant apporté que des bénéfices à court terme et étant à l'origine aujourd'hui de déséquilibres profonds, le nouveau programme d'urgence de Domingo Cavallo réintroduit des éléments propres à l'ancien modèle qu'il a lui même contribué à faire disparaître.Si, au début des années 90, la solution à la crise passait par l'ouverture de l'économie et un retrait de l'État, dix ans plus tard elle passe par une fermeture et par la création de nouvelles sources de taxations, des mesures qui entrent directement en conflit avec les principes associées à une éventuelle ZLEA.L'expérience de l'Argentine remet-elle en question le projet de libre-échange dans les Amériques ?Il est facile d'associer la crise que traverse le pays actuellement à la libéralisation commerciale et financière mise en place au début des années 90 pour sortir l'Argentine du gouffre dans lequel elle s'enfonce une nouvelle fois.L'ouverture totale de l'économie semble être à l'origine des déséquilibres profonds qui ont ramené au pouvoir le père de la convertibilité pour sauver un gouvernement qui a perdu beaucoup de crédibilité auprès de la population argentine et des institutions financières internationales.Mais ces interprétations de nature économique laissent dans l'ombre une part essentielle du problème argentin car, depuis le début des années 30, presque tous les gouvernements se sont terminés par une crise profonde, générée par des tensions politiques fortes qui réduisent ou éliminent complètement la marge de manoeuvre des équipes au pouvoir.Et ces crises politiques ont frappé autant les gouvernements civils que les dictatures militaires, laissant présager l'existence d'un problème profond que l'Argentine n'arrive pas à résoudre.La crise actuelle a encore une fois des origines politiques.En 1991, Cavallo avait été nommé ministre de l'Économie à l'invitation de Carlos Menem, dont les antécédents péronistes lui avaient permis de convaincre les travailleurs qu'ajustement et réformes économiques leur rapporteraient des bénéfices malgré les sacrifices qu'ils impliqueraient à court terme.Le libéralisme était présenté aux syndicats péronistes comme une stratégie de sortie de crise, et non pas comme un modèle économique irréversible, en rupture avec le populisme économique inauguré par Péron dans les années 40.Cette fois-ci invité par un président du Parti radical, adversaire historique du péronisme, élu sans l'appui des syndicats et affaibli par la rupture de la coalition qui lui avait permis de l'emporter face au péronisme, Cavallo est loin de pouvoir assurer le succès économique de son plan.La confiance du Fonds monétaire international et celle des entrepreneurs locaux suffiront-elles pour faire face à la tempête annoncée la semaine dernière par le nouveau ministre de l'Économie ?D'autre part, une nouvelle coalition partisane permettra-t-elle d'apporter les bases politiques au nouveau plan du sauveur de l'Argentine ?Depuis1983, alors qu'un gouvernement civil mettait un terme au dernier régime militaire, l'Argentine fait face à un défi de taille, celui de construire un régime politique démocratique stable coexistant avec un modèle économique libéral viable.La première partie de l'équation n'est pas encore vraiment gagnée ; même si la continuité des institutions démocratiques n'est pas remise en question, l'Argentine n'a pas encore trouvé les moyens d'assurer la stabilité de ses institutions et la survie politique des élus.Plus grave encore, la deuxième partie reste à résoudre et l'ouverture complète de l'économie, au début des années 90, n'a pas apporté les moyens d'assurer la croissance et le développement à long terme.Dans ce contexte, il faut souhaiter que Marx ait tort.Une autre commission d'enquête sur la santé ! Après le Forum national de 1997, après la commission Clair au Québec, après d'autres commissions d'enquête mises sur pied dans d'autres provinces, voilà que le premier ministre Jean Chrétien institue à son tour une commission royale d'enquête sur les services de santé, laquelle sera présidée par son vieux copain Roy Romanow, l'ancien premier ministre de la Saskatchewan.n n n On ne chicanera pas M.Chrétien d'avoir confié la présidence de l'exercice à un allié sûr.Lucien Bouchard avait fait de même en confiant la présidence des états généraux du français à Gérald Larose.Or, le Medicare est au Canada anglais ce qu'est la Charte de la langue française au Québec : un document sacré, lourd de symboles, quasiment intouchable.En nommant de vieux complices à ces postes névralgiques, tant M.Bouchard hier que M.Chrétien aujourd'hui s'assurent d'un certain contrôle sur l'opération.Autre similitude, les deux hommes viennent du flanc gauche du parti au pouvoir.Tout comme M.Larose venait du mouvement syndical proche du PQ, M.Romanow vient du NPD, un parti qui a toujours eu des atomes crochus avec le PLC.Mais surtout, tout comme M.Larose, avec sa réputation de radical, pouvait rassurer les purs et durs du PQ, M.Romanow, avec son « badge » néo-démocrate, rassurera l'intelligentsia libérale qui tient mordicus à préserver les principes directeurs du Medicare.L'ancien premier ministre saskatchewanais a aussi le mérite, lourdement symbolique, de venir de la province qui a donné naissance au système de santé public.Les ressemblances ne s'arrêtent pas ici.Tout comme M.Larose, qui est plus fin négociateur que ne le laisse croire sa rhétorique incendiaire, M.Romanow, tout socialiste soitil de réputation, est un politicien hyperflexible, pragmatique jusqu'au bout des ongles.Autrement dit, à supposer que M.Chrétien veuille apporter quelques changements à un système de santé qui éclate de partout, nul n'est mieux placé que Roy Romanow pour faire passer la pilule.tout comme Gérald Larose, avec sa grosse gueule et son image d'intransigeant défenseur de la loi 101, était bien placé pour faire avaler aux péquistes des politiques relativement modérées.Tout cela procède de la très vieille règle politique qui veut que la droite soit mieux placée que la gauche pour faire passer des politiques de gauche.et vice-versa.L'exemple le plus connu de ce phénomène est la reconnaissance de la Chine communiste par Richard Nixon Ð une décision qui aurait été moins bien acceptée si elle était venue d'un président démocrate soupçonné de nourrir quelque sympathie pour le communisme.n n n Bon.Voilà pour la politique.Maintenant, la vraie question : avons-nous besoin de cette nième enquête ?Jean Chrétien en a besoin, c'est évident : depuis sa réélection, il n'a mis aucun projet nouveau sur la table.Intellectuellement, on est dans le vacuum absolu.Son gouvernement risquant de périr en tombant dans le vide Ð un vide actuellement comblé par le Shawinigate Ð, il faut bien que le premier ministre fasse au moins semblant de faire quelque chose, ne serait-ce que pour faire diversion.Et quel meilleur domaine que celui de la santé, préoccupation première des Canadiens ?Retour à la question centrale : la population, elle, a-t-elle besoin de cette nième enquête ?Oui et non.Oui, si cela permet de préparer les esprits à l'introduction d'une plus grande flexibilité dans le système.Oui, si c'est pour sortir du carcan étroit et archaïque d'un système dont les fondements ont été conceptualisés il y a 50 ans, avant le vieillissement de la population, avant les phénoménales avancées de la technologie médicale, avant l'explosion exponentielle des besoins.Oui, si cela permet au fédéral de faire acte de contrition et d'humilité et de relâcher sa poigne sur un système qu'il ne finance actuellement qu'à hauteur de 15 % environ.Non, si c'est pour maintenir le statu quo et continuer à tout analyser en fonction de la même vision manichéenne et nationaleuse (d'un côté le merveilleux système canadien, de l'autre l'abominable système américain.comme s'il n'y avait rien entre les deux, comme s'il n'y avait pas le modèle français, le modèle suédois, le modèle allemand, etc.).Non, si c'est pour que le fédéral continue à jouer les matamores dans un système qui est non seulement financé majoritairement par les provinces, mais administré par les provinces.En fait, Ottawa, avec sa pléthore de fonctionnaires en mal d'accroître leur fief, ne connaît rien aux services de santé.C'est au niveau des provinces que se trouve l'expertise.Tout comme l'éducation, la santé est une activité qui doit être gérée d'assez près, et qui ne s'accommode pas des grandes règles abstraites instituées au sommet des hiérarchies bureaucratiques.Déjà, l'on trouve, avec raison, que le MSS québécois est trop loin des réalités du terrain.Que dire de la bureaucratie fédérale ! Alors, quand on entend M.Chrétien parler de soins à domicile et d'assurancemédicaments, comme s'il ignorait que les provinces, dont le Québec, se sont déjà donné des programmes dans ces domaines-là, on a toutes les raisons de s'inquiéter.« Il est facile d'associer la crise que traverse le pays actuellement à la libéralisation commerciale et financière mise en place au début des années 90.Mais ces interprétations de nature économique laissent dans l'ombre une part essentielle du problème argentin car, depuis le début des années 30, presque tous les gouvernements se sont terminés par une crise profonde, générée par des tensions politiques fortes qui réduisent ou éliminent complètement la marge de manoeuvre des équipes au pouvoir », nous disent les auteurs.La visite d'une mission du FMI, en mai dernier, avait provoqué une manifestation monstre (notre photo) dans les rues de Buenos Aires.La situation que vit l'Argentine aujourd'hui préfigure-t-elle les conditions dans lesquelles seront placés les pays latino-américains à la suite de l'entrée en vigueur de la future ZLEA ? La Presse 5 avril 2001 Page A16 manquante "]
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