La presse, 11 avril 2001, B. Actuel
[" 3LP0101B0411 B1 mercr.3LP0101B0411 ZALLCALL 67 01:12:59 04/11/01 B 2950452A 3LP0201B0411 B2 14 avril 3LP0201B0411 ZALLCALL 67 01:08:00 04/11/01 B B2 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 1 AVRIL 2001 BANDE À PART CHOUCHOU Suite de la page B1 « Je n'ai pas de doctorat en administration, mais j'ai fait la preuve que je peux accumuler de la richesse et coordonner une entreprise aussi bien que n'importe qui », soutient-il d'un ton convaincu.« Les gens qui lisent l'annonce se rendent non seulement compte que j'ai réussi à mener l'opération à terme, mais surtout que je l'ai fait dans le secret, poursuit M.O'Dea.Cela démontre une formidable habileté de coordination.» L'exploit était d'autant plus impressionnant que les agents de la U.S.Drug Enforcement Agency (DEA) surveillent étroitement les activités de trafic de drogue sur la côte Ouest américaine, où s'est déroulée en grande partie l'opération orchestrée par M.O'Dea.En 1990 toutefois, les policiers arrêtaient M.O'Dea et 54 complices.Il a purgé le tiers de sa peine de dix ans qui se terminait officiellement en janvier dernier.« Avec cette peine, j'ai payé ma dette envers la société, dit-il.Je crois que les gens sont prêts à l'accepter.» À ses yeux, faire publier l'annonce était le geste ultime à faire pour tirer un trait définitif sur son passé.De revendeur à trafiquant Brian O'Dea était encore adolescent quand il a commencé à frayer dans le monde interlope, comme petit revendeur de drogue dans sa ville natale de Saint-Jean de Terre- Neuve.« Je n'avais pas assez d'argent pour acheter tout le pot dont j'avais besoin, raconte-t-il.Je me suis vite rendu compte que si j'en achetais suffisamment pour le partager avec mes amis, je pourrais en obtenir un peu pour moi, gratuitement ! C'est ce que j'ai fait.» Au début des années 70, M.O'Dea a importé de la mari et du haschisch d'Angleterre, mais il s'est fait pincer par la GRC en 1972.Après avoir passé 19 mois en prison, il a pris le chemin de la Jamaïque, d'où il a commencé à exporter de la marijuana colombienne vers les États-Unis.Il a ensuite déménagé à Los Angeles, où il a fait connaissance avec des fournisseurs de « Thai Stick », une variété de marijuana de grande qualité en provenance du Vietnam.C'était là sa chance de faire fortune une fois pour toutes.Un groupe d'investisseurs américains, canadiens, britanniques et allemands et lui ont acheté deux navires longs de 100 pieds, l'un pour aller chercher la drogue en Asie, l'autre pour la ramener en Amérique du Nord.Deux gigantesques cargaisons étaient au programme : l'une en 1986 et l'autre en 1987.Le premier chargement d'environ 25 tonnes arriva sans problème à bon port, mais le deuxième a bien failli être perdu quand des membres du groupe sont allés se confier aux agents de la DEA en 1987.Pour mener à bien leur combine, M.O'Dea et ses partenaires ont dû se résoudre à acheter un troisième navire pour faire passer la drogue incognito aux yeux des autorités.La deuxième cargaison est finalement arrivée à bord du nouveau bateau au port de Bellingham, dans l'État de Washington, en août 1987, camouflée parmi des stocks de saumon et de boîtes de carton.Les débardeurs l'ont déchargée en plein jour.Quand, après trois mois d'enquête, les policiers l'ont appréhendé, Brian O'Dea avait déjà abandonné le monde interlope depuis un bon moment.Il s'était aussi débarrassé de son accoutumance à la cocaïne qui lui avait gâché l'existence (« une habitude que je mettais en veilleuse pendant les grosses opérations », précise-t-il toutefois).En fait, M.O'Dea faisait du bénévolat dans un hôpital de désintoxication de Santa Barbara, en Californie, quand il a été arrêté.Pas étonnant alors qu'il soit devenu un prisonnier modèle et que le procureur du gouvernement américain qui avait obtenu une condamnation contre l'ancien trafiquant lui ait écrit une lettre de recommandation, à laquelle M.O'Dea fait référence dans l'annonce publiée dans le Post.Depuis qu'il a recouvré sa liberté en 1995, M.O'Dea a raconté son histoire dans plus d'une centaine d'écoles du pays, ce pour quoi la GRC l'a félicité dernièrement.« Parler aux jeunes dans les écoles, c'est sans aucun doute la plus grande réussite de ma vie », affirme- t-il.« Mon message n'est pas de leur dire quoi faire ou ne pas faire.Je leur raconte simplement ce qui m'est arrivé, je leur explique les choix que j'ai faits et les conséquences qui ont suivi.Si ce que je leur relate leur sonne des cloches et qu'ils croient être capable de composer avec la situation, je ne peux que leur souhaiter bonne chance.Après tout, je ne suis pas en mesure de conseiller qui que ce soit.» Pour l'instant, Brian O'Dea continue d'évaluer les nombreuses offres d'emplois qui lui parviennent chaque jour d'un peu partout dans le monde.Toutes les propositions qui lui ont été soumises étaient légitimes, sauf une.« J'ai reçu une lettre de quelqu'un qui veut se lancer dans le trafic d'organes humains.J'ai été dégoûté, je n'arrivais pas à le croire.» Quoi qu'il en soit, c'est l'autobiographie dont il est en train de terminer la rédaction qui occupe le plus clair de son temps ces jours-ci.« Disons que l'ouvrage a pris énormément de valeur depuis deux mois », lance M.O'Dea.Le contrat qu'il est sur le point de signer avec une maison d'édition californienne se chiffrera assurément en millions, peut-être autant que ce que lui avait rapporté le fameux trafic il y a 15 ans.Qui a dit que le crime ne paie pas ?Photo PIERRE MCCANN, La Presse © Ancien trafiquant de marijuana, Brian O'Dea a placé une annonce dans un quotidien torontois pour se trouver un emploi.Un pourboire de 16 000 dollars! Agence France-Presse NEW YORK Ð Un habitué d'un restaurant italien de Manhattan a laissé lundi un pourboire de plus de 16 000 dollars.« Je suppose qu'il aime mon établissement, parce qu'il vient souvent.Et qu'il avait eu une très bonne journée pour ses affaires », a indiqué Nello Balan, le propriétaire du restaurant Nello, situé dans le très chic Upper East Side de Manhattan.Selon M.Balan, ce client de 37 ans, vice-président d'une firme de courtage boursier basée à Londres, est arrivé en milieu d'après-midi, en limousine avec chauffeur, accompagné d'un ami.Il s'est fait servir un Château Margaux 1995 (1200 dollars) et un Lafite Rothschild 1988 (750 dollars) pour accompagner du poulet et des légumes grillés.Au moment de signer une addition de 8900 dollars, il a inscrit 25 000 $ sur sa facture de carte de crédit, laissant un pourboire de plus de 16 000 $ au maître d'hôtel.Celui-ci a décidé de garder 10 000 $ et de partager le reste avec les dix employés qui travaillaient chez Nello lundi.BULLYING Suite de la page B1 Le phénomène de la brimade peut commencer très tôt et s'aggrave en vieillissant.Beaucoup de peur et un grand sentiment de souffrance se développent », relate la présidente, Céline Saint-Pierre.Plusieurs recommandations se retrouvent au coeur de ce rapport, dont une destinée aux universitaires afin qu'ils mènent davantage de recherches sur ce sujet qui n'est pas encore très connu et documenté.Selon le rapport du Conseil, les victimes sont généralement d'un naturel inquiet, se sentent stupides, sont peu sympathiques et plutôt soumises.Les garçons, qui sont le plus souvent victimes de brimades, sont généralement plus faibles physiquement.L'agresseur, lui, présente plutôt l'image d'un jeune impulsif qui aime dominer et qui est fort physiquement.« La façon d'agresser les garçons est plus physique, avec des coups, de l'extorsion, du taxage ou des menaces.Chez les filles, le « bullying » est plus sournois et se présente surtout comme de l'exclusion par rapport au reste du groupe », explique Alexandre Beaulieu en ajoutant que certains enfants se placent parfois eux-mêmes dans cette situation.« Ils adoptent une attitude de victime qui a des répercussions sur toutes leurs interactions avec les autres.Pour plusieurs, le rapport économique montre qu'il est tout de même plus payant de faire partie du groupe que d'être rejeté.» Difficile d'identifier les victimes Les spécialistes et les intervenants du milieu scolaire constatent que dans la majorité des cas, la victime hésite beaucoup à confier son problème.Pire, plusieurs autres enfants peuvent êtres témoins de ce qui se passe, sans jamais prendre la défense du jeune qui est agressé, de peur de devenir à leur tour des victimes.Pourtant, affirme M.Beaulieu, c'est un problème de société.Si personne en parle, les agresseurs continueront de sévir en toute impunité.« Les gens ne se préoccupent pas de ce qui se passe autour d'eux.Il faut des pressions sociales pour faire changer les choses.Lorsque le journaliste Michel Auger a été criblé de balles et qu'un propriétaire de bar a été battu à mort, l'automne dernier, des centaines de personnes sont sorties dans la rue pour protester.Les semaines suivantes, on n'a plus entendu parler des motards dans les médias », souligne-t-il en exemple.Si le conseiller pédagogique en prévention de la violence est persuadé que la solution réside dans la parole, Carl Langlois exprime pour sa part les craintes que les jeunes peuvent avoir.« Je n'en parlais pas.À cet âge-là, tu veux t'en sortir seul, il y a l'orgueil.J'aurais aimé pouvoir en parler à mes parents, par exemple, mais sans qu'ils tentent de faire quoi que ce soit.Je voulais simplement être écouté pour pouvoir évacuer ce que je vivais. 3LP0301B0411 B4 mercredi 3LP0301B0411 ZALLCALL 67 01:05:08 04/11/01 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 1 AVRIL 2001 B3 Rôle: médiateur Le programme Vers le pacifique existe dans plus de 300 écoles au Québec.Il y a des projets-pilotes en France, en Bolivie et au Pérou.PASCALE BRETON DE JEUNES médiateurs ont fait leur apparition dans la cour de récréation de plusieurs écoles de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) pour aider leurs jeunes amis à discuter et régler leurs conflits.Conçu en 1995 par le Centre international de résolution des conflits et de médiation (CIRCM), le programme Vers le pacifique a été, depuis, instauré dans plus de 300 écoles du Québec, ainsi que dans certaines écoles de l'Ontario et du Nouveau-Brunswick, pour tenter d'enrayer la violence avant qu'elle n'éclate.À l'école primaire Bienville, dans le quartier Saint-Michel, le programme a été implanté en 1999, avec une série de huit ateliers en classe visant la résolution de conflits.Le second volet a ensuite débuté l'automne dernier avec la sélection des médiateurs, qui ont reçu une formation de dix heures; et ces 27 jeunes de quatrième, cinquième et sixième année circulent dans la cour de récréation depuis le 19 février.« Le rôle du médiateur est d'aider à régler un conflit entre deux enfants par l'intermédiaire d'une personne neutre.Les jeunes développent un sentiment de confiance et sont à l'aise avec le médiateur », explique Hélène Landry, conseillère pédagogique à l'organisme communautaire l'Unité, chargé par le CIRCM d'implanter le programme dans les écoles.« Les enfants sont invités à se calmer, à se parler, à chercher et trouver une solution à leur conflit.Le médiateur aide l'enfant, il le guide en lui rappelant les étapes de résolution de conflits tandis qu'un adulte est toujours dans la cour, pour aider », ajoute la conseillère pédagogique de l'école Bienville, Nathalie Marier.Réjean Cormier, Célestino Joao et Rathana Loth sont respectivement en sixième, cinquième et quatrième année.Leur caractéristique commune est d'être médiateurs.« Il y a un élève qui énervait tout le monde.Il agaçait les filles, leur enlevait leur crazy carpet, il donnait des jambettes et volait les tuques.J'ai essayé de lui faire comprendre qu'il n'aimerait pas ça si quelqu'un lui faisait la même chose », dit Réjean, en sixième année.Les jeunes médiateurs aident les enfants à communiquer.Ils ne sont pas là pour régler des batailles ou des conflits et s'ils en sont témoins, ils avisent plutôt les adultes qui surveillent dans la cour.Ils sont cependant conscients que certains jeunes sont victimes des moqueries de leurs pairs.« J'ai vu quelqu'un qui a beaucoup pleuré à la récréation parce qu'il se fait toujours agacer.Il faut en parler, parce qu'un jour, tu finis par craquer.Et c'est difficile d'aider cette personne-là parce qu'elle n'a plus confiance en personne », dit Célestino, médiateur de cinquième année.Alexandre Beaulieu, conseiller pédagogique en prévention de la violence à la CSDM, rappelle que les modes d'intervention ont changé au fil du temps.Il y a une quinzaine d'années, les programmes visaient davantage les agresseurs, puis se sont ensuite tournés vers l'interaction entre les enseignants et les parents.De nos jours, tout le monde est impliqué.« Nous préconisons maintenant le programme en cascades.Nous avons commencé par sensibiliser l'ensemble d'un milieu avec des réunions et des communiqués.Nous avons fait une assemblée d'information avec tous les intervenants scolaires, autant les enseignants que les chauffeurs d'autobus ou les surveillants du dîner », explique-t-il en rappelant qu'il faut créer un sentiment d'appartenance entre tous les intervenants.« Il faut constamment faire la promotion de la résolution de conflits », indique pour sa part Claude Moreau, directeur général du CIRCM.« Nous sommes de plus en plus conscients des problèmes de violence, nous commençons à parler de solutions, mais dès que les programmes cessent, les problèmes recommencent.» photo ARMAND TROTTIER, La Presse © Un jeune qui est victime de « bullying » à l'école doit pouvoir en parler avec ses parents ou avec un adulte important.Pour vaincre le « bullying», il faut en parler PASCALE BRETON SELON UN récent sondage américain, les trois quarts des élèves de huit à 11 ans ont été témoins de « bullying » à l'école.Un pourcentage qui grimpe à 86 % chez les jeunes de 12 à 15 ans.Face à cette hausse importante chez les plus jeunes, plusieurs spécialistes sont d'avis qu'il faut rétablir la communication.« Il est très important que les parents parlent souvent avec leurs enfants et commencent tôt pour qu'une relation de confiance s'établisse.Un jeune qui est victime de « bullying » doit pouvoir en parler avec ses parents ou un adulte important afin que le harcèlement cesse », dit Lauren Asher, porte-parole de la Kaiser Family Foundation, l'un des organismes responsables du sondage.Dans une proportion de 58 %, les enfants de huit à 11 ans ont d'abord parlé du problème à leurs parents, tandis que dans 27 % des cas, ce sont les adultes qui ont pris l'initiative de la conversation.Il faut cependant avoir plusieurs discussions et non pas une seule parce que près de 80 % des parents de jeunes de huit à 15 ans disent avoir déjà parlé avec leur jeune du phénomène de « bullying », explique Lauren Asher.Or, seulement 40 % des enfants se rappellent cette discussion, donne-t-elle à titre d'exemple.Plus de 50 % des jeunes de huit à 15 ans souhaitent avoir plus d'information sur la violence, les armes à l'école et la discrimination.Environ 54 % des préadolescents et 40 % des adolescents aimeraient également parler davantage des moqueries et du « bullying ».S'il est important d'en parler, le pas à franchir n'est cependant pas facile à faire.« C'est vrai qu'il faut en parler à ses parents ou à un autre adulte, mais il faudrait qu'ils ne fassent qu'écouter.Si les parents tentent d'intervenir, le jeune va avoir peur de représailles », indique Carl Langlois, un jeune homme de 30 ans qui a été victime de « bullying » au secondaire.Psychologue auprès des jeunes adolescents et professeur en éducation à l'Université de Montréal, Hayat Makhoul-Minza comprend cette réaction, d'autant plus que le « bullying » commence souvent à l'école primaire, au moment où l'enfant développe sa socialisation.« La victime essaie de réagir seule.À cet âge, les enfants aiment être indépendants.Entre six et 12 ans, ils sont à la période de production intellectuelle et de socialisation de base.Pour les aider, il faut les aider à s'affirmer.» Selon cette psychologue, les agresseurs et les victimes de « bullying » présentent un problème commun à la base, soit l'estime d'eux-mêmes, mais les spécialistes doivent les aider de façon différente.Les agresseurs sont souvent des jeunes qui ont manqué d'amour, qui ne savent comment l'exprimer et qui ont un manque d'estime d'eux-mêmes.« Ils réagissent de deux façons ; ils se replient sur eux-mêmes ou dirigent leurs sentiments vers des plus faibles pour les diminuer.Pour les aider, il faut développer chez eux le besoin de s'affirmer.Il faut mettre en évidence les aspects positifs de leur caractère pour ne pas qu'ils maltraitent les autres », souligne Mme Makhoul-Mirza.Quant aux jeunes victimes, en plus de les aider à vaincre la crainte d'en parler, il est primordial de renforcer leur estime afin que la peur qu'ils vivent au quotidien se résorbe et n'aboutisse pas à l'anxiété.Photo MICHEL GRAVEL, La Presse © Alexandre Beaulieu, conseiller pédagogique en prévention de la violence à la CSDM, rappelle que les modes d'intervention ont changé au fil du temps.Méthodologie LE SONDAGE a été réalisé aux États-Unis par la Kaiser Family Foundation, une organisation philanthropique indépendante, ainsi que par Nickelodeon, une entreprise d'animation pour les jeunes, et Children Now, un regroupement non partisan qui prend la défense des enfants.Le sondage a été mené auprès de 1249 parents et de 823 enfants âgés de 8 à 15 ans, entre le 7 décembre 2000 et le 18 janvier 2001.La marge d'erreur est de plus ou moins 3 ponts de pourcentage chez les adultes et de plus ou moins 4 points chez les jeunes.ASSURANCE VALEUR MINIMUM ET FRAIS D'ENTREPOSAGE 19,99 $ 6570, Saint-Hubert, Montréal (514) 276-3701 Labelle.fourrure@sympatico.ca Spécial Consultez nos spécialistes pour le remodelage, échange accepté.Cueillette et livraison gratuites dans un rayon de 70 km.Que vous possédiez une fourrure, un cuir ou un mouton retourné, l'entreposage est essentiel pour prolonger la beauté et la durabilité de votre vêtement.DEPUIS 1910 10% D'ESCOMPTE POUR L'ÂGE D'OR 2948870A 3LP0401B0411 B4 mercredi 3LP0401B0411 ZALLCALL 67 01:06:31 04/11/01 B B 4 L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 1 1 A V R I L 2 0 0 1 Willem Dafoe est l'invité de Canal Chat L'ACTEUR américain Willem Dafoe est l'invité du site Canal Chat (www.canalchat.com) à compter de 15h.Que vous l'ayez vu dans les films Platoon, Mississippi Burning ou La Dernière Tentation du Christ, pour ne nommer que ceux-là, il y a de bonnes chances que vous ayez remarqué sa facilité, tel un caméléon, à se glisser dans la peau de ses personnages, aussi différents soient-ils.Si vous avez le goût de revenir sur un de ses films ou d'entendre ses confidences sur les réalisateurs avec lesquels il a travaillé, tels David Lynch, Martin Scorsese, Oliver Stone ou Alan Parker, voilà une occasion à ne pas rater.n n n LE SITE du USA Today (www.usatoday.com) n'y va pas avec le dos de la cuillère.Quatre sessions de clavardage sont organisées, dont les deux suivantes.D'abord, à 20h, on retrouve le groupe écossais Idlewild, dont les membres sont de passage pour parler de leur second album 100 Broken Windows, très bien accueilli par les critiques.Il sera aussi question des projets de tournée du groupe.Une heure plus tard, c'est au tour de l'ancien chanteur du groupe Judas Priest, Rob Halford, de venir clavarder.Il vient parler de son nouveau groupe, Halford, et de l'album double enregistré devant public, Live Insurrection, qui inclut entre autres un duo avec Bruce Dickinson, de Iron Maiden.n n n LE TÉNOR italien Luciano Pavarotti vient d'annoncer le lancement prochain de son site Web (www.lucianopavarotti.com) pour marquer ses 40 ans de scène.Pavarotti luimême a donné son adresse à la presse en début de semaine en précisant que son site sera inauguré le 30 avril avec la retransmission du concert qu'il offrira la veille au théâtre communal de Modène, pour célébrer ses 40 ans de scène.On y retrouvera une mine d'information, des photos, des curiosités, des enregistrements inédits, des disques de multiples opéras et des concerts donnés par Pavarotti, depuis La Bohème de ses débuts, en 1961.Il n'y a encore rien en ligne, mais je vous recommande de mettre cette adresse à vos signets.n n n UNE TÉLÉ meurt, une autre naît.Vendredi dernier, la webtélé française Nouvo.com fermait ses portes après avoir cherché en vain preneur.Aujourd'hui, on annonce l'ouverture d'une nouvelle webtélé : TV-UP (www.tv-up.com).Aucun lien entre les deux, cependant.Les publics visés sont même très différents.Nouvo s'adressait aux 25-30 ans bien branchés et TV-UP semble plutôt viser les ados insatisfaits du choix d'émissions à la télévision.Bruno Guglielminett collaboration spéciale Le mythe de Cléopâtre reste entier Belle ou laide, passionnée ou machiavélique?INDALECIO ALVAREZ Agence France-Presse LONDRES Ð Cléopâtre était-elle laide ou belle, passionnée ou machiavélique ?L'ancienne reine d'Égypte a emporté son mystère avec elle, laissant aux civilisations qui ont suivi le soin de recréer le mythe, selon une exposition à Londres.« Nous savons qu'elle était très charismatique, qu'elle avait une très belle voix capable de séduire quiconque, des yeux très attirants », déclare Susan Walker en présentant cette exposition au British Museum intitulée Cléopâtre d'Égypte, de l'histoire au mythe.Une telle description est loin de celle avancée par l'hebdomadaire britannique Sunday Times qui avait offusqué les Égyptiens, fin mars, en affirmant que la souveraine mesurant à peine 1,50 m, avait une nette tendance à l'embonpoint, un air revêche et des dents mal plantées.« Elle était suffisamment petite pour avoir pu être transportée dans un palais, dissimulée dans un tapis de couchage », reconnaît Susan Walker.« Elle était aussi suffisamment forte physiquement pour résister à une vie incroyablement stressante et mouvementée.Mais comment était son visage ?En ordonnant la destruction de toutes les statues contemporaines de cette « reine étrangère » après sa victoire d'Actium (31 avant J.-C.), l'empereur Octave avait créé un vide où le mythe allait se développer à l'infini.Octave voulait faire table rase pour mieux façonner sa propre version de cette souveraine qui sera désormais présentée comme une femme insatiable, capable de séduire l'empereur Jules César puis le chef des légions romaines, Marc Antoine, qu'elle entraînera dans sa chute.Passion ou soif de pouvoir ?La question de sa beauté refait alors surface.« Si la reine était laide, pourquoi Jules César, et après lui Marc-Antoine, seraient-ils tombés amoureux d'elle ?» affirmait récemment à l'AFP le directeur des Antiquités pour la région des pyramides de Guizeh, Zahi Hawwas.Le British Museum expose, du 12 avril au 26 août, toutes sortes de représentations de la reine, dont certaines sauvées apparemment par l'intervention d'un riche homme d'affaires d'Alexandrie auprès d'Octave.Des bustes grecs, égyptiens et romains, comme celui trouvé en 1784 dans la villa des Quintilii et qui avait été le premier a être identifié en étant comparé à des pièces de monnaie.Une pièce de 80 drachmes frappée durant son règne révèle une Cléopâtre au nez crochu.« Vous pouvez regarder ces pièces et vous dire : elle avait donc un nez crochu », poursuit Susan Walker.« Mais son père en avait un et il s'agissait peut être pour elle de dire simplement à son peuple : je suis la fille de mon père et je m'inscris dans sa tradition ».En désespoir de cause, on peut admirer l'exotisme d'une fresque de Pompéi ou des Pygmées chassent sur le Nil (50-75 après J.- C.), un tableau de Giovanni Battista Tiepolo (Le Banquet de Cléopâtre) ou une montre de poche faite en mai 1790 à Londres (Cléopâtre négocie avec Octave pour qu'il lui épargne sa vie).Plus loin, l'oeuvre de l'artiste contemporaine Barbara Chase-Riboud (Le Contrat de mariage de Cléopâtre, Paris, 2000) côtoie une édition française des Vies des femmes célèbres de Giovanni Bocaccio (Paris, 1405).On peut aussi explorer la légende perpétrée par Hollywood, qui avait attribué le rôle de Cléopâtre à l'écran aux plus belles actrices de l'époque.Exposé sous verre, le dossier de presse du film de Cecil B.De Mille avec Claudette Colbert (Cléopâtre, États-Unis, 1934) appelle les filles à adopter « le look de Cléopâtre ».photo AFP Le British Museum expose, du 12 avril au 26 août, toutes sortes de représentations de la reine Cléopâtre, dont certaines sauvées apparemment par l'intervention d'un riche homme d'affaires d'Alexandrie auprès d'Octave.2947304A Un Chinois sur cinq n'a jamais entendu parler du sida Agence France-Presse PÉKIN Ð Près d'un Chinois sur cinq n'a jamais entendu parler du sida, selon une étude publiée hier par la presse officielle, qui s'inquiète des conséquences de cette ignorance sur la propagation de la maladie.Selon l'étude menée par la commission nationale du contrôle des naissances, seuls 22,7 % des Chinois qui ont entendu parler du sida savent que la maladie est transmise par un virus, a indiqué l'agence Chine nouvelle.« Une grande partie » des personnes interrogées sait que le sida peut être transmis lors d'une relation sexuelle.La plupart « craignent et détestent » les personnes séropositives ainsi que les malades du sida, a ajouté l'agence de presse officielle.La commission nationale a jugé ces résultats « très dangereux » et lourds « de nombreuses conséquences graves ».L'étude montre que 29 % des personnes interrogées redoutent d'être contaminées par le virus et que 70 % de la population n'a jamais songé à se protéger.L'ignorance à l'égard du sida est particulièrement prononcée dans les campagnes, où vivent les deux tiers des séropositifs.Mais le pays peine à anéantir les tabous sexuels qui permettraient de développer l'information sur la maladie.Fin 1999, les autorités ont décrété l'interdiction d'une annonce télévisée en faveur des préservatifs.Le nombre des séropositifs officiellement répertoriés a augmenté de 30 % l'an dernier en Chine pour atteindre plus de 22 000, mais les experts chinois estiment que leur nombre réel pourrait dépasser 600 000.L'étude a été réalisée à la fin de l'an dernier auprès de 7000 personnes à Pékin, Shanghai et dans les provinces du Henan (centre) et du Heilongjiang (nord-est) avec l'aide de l'UNICEF. 3LP0501B0411 B-5 MERCREDI 3LP0501B0411 ZALLCALL 67 01:05:17 04/11/01 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 1 1 A V R I L 2 0 0 1 B 5 Photo ROBERT MAILLOUX, La Presse © Installé rue Fleury, à Montréal, le cordonnier Brahia Biagio veut partir à la retraite dès que possible.La cordonnerie ne sait plus sur quel pied danser KATHERINE-LUNE ROLLET collaboration spéciale QUAND ON PENSE au métier de cordonnier, on imagine un vieillard voûté qui travaille seul dans la pénombre de son atelier.Pourtant, 50 % des étudiants en cordonnerie sont des femmes.Portrait d'un métier qui ne sait plus sur quel pied danser.En 1871, on comptait 4000 entreprises de chaussures au Canada.Aujourd'hui, plus de 68 % des souliers proviennent de Chine.Résultat : des souliers de moindre qualité qu'on jette au lieu de les ressemeler.« Comme on a une diminution de la qualité de la chaussure, on a également une diminution du nombre de réparations », explique Raymond Julien, professeur de cordonnerie au Centre de formation professionnelle de Neufchâtel, en banlieue de Québec.Même son de cloche du côté de Montréal où Yves Ferrier enseigne à la polyvalente Pierre-Dupuy : « Auparavant, il n'était pas rare qu'une réparation coûte entre 30 et 50 $.Aujourd'hui les cordonniers doivent être des gens d'affaires et varier leurs services.Pour survivre, ils mettent l'accent sur la vente de toutes sortes de produits et services et non plus simplement sur la réparation de chaussures.» Ce changement a été vécu de façon assez brutale par certains cordonniers.Parti de l'Italie en 1960, Costanzo Peti était déjà cordonnier dans sa Calabri d'origine.Pratiquant la cordonnerie depuis son arrivée au Canada, il observe l'évolution de son métier depuis plus de 40 ans.« En 1989, la demande de réparations a diminué et cela n'est jamais revenu.Je ne sais pas pourquoi, mais les souliers en plastique, qui sont de la véritable cochonnerie, n'ont sûrement pas aidé.Maintenant j'ai mis en vente mon commerce et dès que quelqu'un se montre intéressé, je prends ma retraite.La retraite, Costanzo Peti n'est pas le seul à y penser.Brahia Biagio également italien d'origine veut laisser la profession le plus vite possible.Installé rue Fleury à Montréal, son fils travaille avec lui depuis plusieurs années et prendra bientôt les rênes de la boutique.M.Biagio croit que la meilleure façon d'apprendre, c'est d'observer et de travailler avec un bon cordonnier.« Je sais qu'il y a des écoles qui donnent des cours pendant six mois ou un an, mais apprendre le métier, cela prend au moins cinq ans, sinon toute une vie.C'est pas à l'école qu'on va apprendre la cordonnerie.Partir du bon pied Il est vrai que les cours de cordonnerie ne sont pas très courus.La Commission scolaire de Montréal (CSDM) a décidé en 1998 de remettre sur pied un cours après avoir abandonné cette formation pendant 10 ans.Avec le soutien de Québec, la CSDM a investi 290 000 $ en équipement et rouvert le cours à la polyvalente Pierre-Dupuy.Une douzaine de personnes l'ont suivi en 1998, mais le cours n'a plus jamais été offert en raison du manque d'inscription.« Chaque année, on offre le programme, déplore l'enseignant Yves Ferrier, mais il n'y a jamais les 12 inscriptions nécessaires pour le donner.» Au Québec, les deux autres écoles qui offrent le programme sont situées à Laval et à Neufchâtel, chacune formant une dizaine d'élèves en moyenne par année.Pourquoi les gens sont-ils donc si peu intéressés par la cordonnerie ?Pour Costanzo Peti, les postulants manquent à l'appel parce qu'il faut parfois travailler six jours par semaine.« Les jeunes veulent faire de l'argent tout de suite, ils veulent aller trop vite.» Pour Yves Ferrier, les conditions de travail y seraient aussi pour quelque chose.« L'image de la cordonnerie pour le commun des mortels, c'est d'être dans un recoin de sous-sol mal éclairé.C'est pas très invitant.» Pourtant, la cordonnerie c'est beaucoup plus que de la réparation de semelles et de talons.« C'est tellement vaste », précise Luc Dicaire, responsable de la formation au Centre de formation Compétences 2000.« Dans le théâtre, dans la fabrication de chaussures, même au Cirque du Soleil, ils engagent des élèves.» En plus d'offrir plusieurs débouchés et des salaires variant entre 11 et 15 $ de l'heure, le taux de placement des finissants est de 100 %.« Les laboratoires orthopédiques attendent les élèves et l'on ne suffit pas à la demande.» En effet, 50 % des finissants de l'école de Laval vont travailler dans les ateliers d'orthopédie.Comme la population est vieillissante, les laboratoires ont besoin de relève pour la confection de semelles ou la modification de chaussures.L'autre moitié des élèves ouvrent leur propre commerce.La clientèle estudiantine varie beaucoup.À l'établissement de Laval, la moyenne d'âge tourne autour de 36 ans et généralement plus de la moitié sont des femmes.Ce sont souvent des gens qui se recyclent dans un autre métier, qui ont le goût de travailler de leurs mains ou d'être leur propre patron.C'est le cas d'Odette Brousseau.Ayant étudié au Centre de compétences 2000, elle est maintenant propriétaire de la cordonnerie Cendrillon à Saint-Sauveur.« Je regardais une émission à la télévision où on exposait des métiers non traditionnels », relate-elle avec le sourire dans la voix.« On y parlait de cordonnerie et, au moment où je regardais l'émission, j'étais en train de cirer mes meubles en cuir.Je me suis dit que cela pourrait être une possibilité, surtout que j'étais à ce moment-là au chômage et que j'étais en train de revoir mon orientation professionnelle.» Aujourd'hui bien établie, elle pense que le fait d'être une femme peut être un atout.« Il faut beaucoup de minutie et de patience, chose avec lesquelles les hommes ont en général un peu plus de difficulté, observe-t-elle.C'est sûr qu'il y a des clients qui entrent et qui cherchent le vieux monsieur dans l'arrière-boutique.Mais je leur dis qu'il n'y en a pas et que c'est moi qui fais les réparations », dit-elle en riant.Le talon d'Achille Même si la totalité des étudiants du Centre de compétences 2000 accèdent à un emploi à la fin du cours, il n'est pas évident pour eux de trouver un stage de formation.« Beaucoup de cordonniers qui ont plus de 30 ans d'expérience refusent de recevoir les stagiaires, admet Luc Dicaire.Ils ne veulent pas donner leurs trucs et comme ils ne sont pas recyclés dans d'autres types de services que ceux de la réparation, ils ont moins d'ouvrage et ont peur de la relève.» Il faut donc arriver à faire le pont entre les générations, pour que les apprentis jouissent de l'expérience des aînés.Costanzo Peti a pris un stagiaire, mais l'expérience a été un peu décevante.« J'ai demandé au garçon de mettre un clou sur un talon, explique- t-il.Il a utilisé toute la boîte sans pouvoir en rentrer un seul ! Moi, j'en ai tellement mis des clous dans ma vie qu'ils rentrent tout de suite.» Même si M.Peti pense que son élève n'est pas au point, il serait prêt à prendre un stagiaire sous son aile pour faire son apprentissage.« Je ne comprends pas pourquoi les gens ne sont plus intéressés par la cordonnerie ; c'est pourtant un beau métier.J'ai eu de belles années.» 2948237 2928295 3LP0601B0411 3LP0601B0411 ZALLCALL 67 01:07:06 04/11/01 B B 6 L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 1 1 A V R I L 2 0 0 1 EN BREF PHOTO REUTERS Lou Dobbs retourne à CNN dès le 14 mai.CNN retrouve Lou Dobbs CNN va retrouver son présentateur vedette d'informations financières, Lou Dobbs, dont le départ en 1999 à la suite d'un désaccord avec la direction a coûté la perte de beaucoup d'auditeurs à la chaîne.Lou Dobbs va recommencer à présenter, à compter du 14 mai, l'émission financière phare de CNN, Moneyline, qu'il avait lancée en 1980, a annoncé la chaîne câblée d'informations en continu hier dans un communiqué.Moneyline, qui est diffusée chaque soir de la semaine sur CNN, a dominé les programmes télévisés d'informations financières aux États-Unis jusqu'au départ de Lou Dobbs.Son audience a ensuite chuté devant la concurrence de Business Center, un programme diffusé à la même heure sur la chaîne d'informations financières en continu CNBC.CNBC s'est imposée parallèlement comme le leader de l'information financière, écrasant CNNfn, la chaîne financière en continu créée par CNN et diffusée sur le câble aux États-Unis.Haute couture pour aveugles en Inde UN STYLISTE INDIEN, un professeur aveugle et une journaliste de mode se sont regroupés pour lancer hier, à Bombay, une ligne de vêtements pour aveugles.Le professeur Balchandra Acharya, 34 ans, aveugle depuis un accident survenu dans son adolescence, a eu l'idée de cette ligne de vêtements, baptisée « Visionnaire », en lisant un article sur l'utilisation du braille par des joailleries aux États-Unis.Acharya a alors rencontré la journaliste de mode Meher Castellino et, ensemble, ils sont partis à la recherche d'un styliste qu'ils ont finalement trouvé il y a six mois en la personne de Wendell Rodricks.Le résultat est une ligne de 16 vêtements de couleur blanche, noir et peau pour hommes et femmes.Des caractères en braille sont brodés sur les manches afin d'aider les aveugles à identifier la taille et la couleur du vêtement.Meher Castellino a espéré qu'un défilé prévu mardi soir dans une boutique chic du sud de Bombay, capitale commerciale de l'Inde, favoriserait un processus de production en masse de la ligne de vêtements.Chaque pièce coûte actuellement entre 22 et 130 dollars.Appelez-le Monsieur .com NE L'APPELEZ PLUS Tomer Krrissi mais Monsieur .com, car cet Israélien de 25 ans, mordu d'Internet et technicien dans ce secteur, est allé jusqu'au bout de sa passion et a obtenu le droit d'adopter comme patronyme son adresse électronique.« Je suis sûr que c'est une idée qui va marcher et dépasser les frontières », a déclaré M.com dans un entretien publié hier par le journal Maariv.« Les gens qui n'utilisent pas Internet pensent que j'ai fait cela simplement pour attirer l'attention, mais Internet a changé ma vie.Cela m'a ouvert l'esprit.» Le jeune homme espère aussi entrer au Livre Guinness des records comme le premier M.com.Son passeport mentionne désormais .COM (KRRISSI) sous la rubrique « nom de famille ».Le ministère de l'Intérieur avait d'abord rejeté la demande, déclarant qu'un nom ne pouvait pas comprendre un signe de ponctuation, mais le futur M.com et un ami avocat ont démontré que ce n'était pas mentionné dans la législation israélienne sur les noms.Sur Internet : http : www.tomer.com Soixante-troisième prix Albert-Londres LES CANDIDATURES pour le 63e prix Albert-Londres de la presse écrite et le 17e prix de l'audiovisuel sont ouvertes jusqu'au 20 avril, ont annoncé hier les organisateurs.Le prix, destiné à couronner les grands reporters de l'année, sera décerné le 15 mai à Reims.Les candidats doivent être francophones et âgés de moins de 40 ans.Ils doivent adresser leurs dossiers au secrétariat du prix Albert Londres, à la SCAM, 5e avenue Velasquez, 75008 Paris.Pour le prix de la presse écrite, les candidats doivent envoyer un ensemble de leurs reportages publiés entre le 1er avril 2000 et le 10 avril 2001, un sommaire du travail présenté ainsi qu'un curriculum vitae.Pour le prix audiovisuel, il faut envoyer une cassette VHS du reportage ou du documentaire dans sa version télédiffusée, en signalant s'il existe plusieurs versions de ce reportage, ainsi que les curriculum vitae de l'auteur du reportage et du cameraman.Les prix sont dotés de 4000 $ chacun.Un oiseau rare au Japon UN IBIS à crête, oiseau très rare offert par la Chine il y a deux ans, a pondu un oeuf dans un centre de procréation japonais, portant à quatre le nombre d'oeufs produits cette année, a annoncé un représentant du gouvernement.L'oiselle, baptisée Yang-Yang, a pondu trois oeufs la semaine dernière et un dimanche dans la réserve d'ibis à crête de Sado, située sur une île isolée à 290 kilomètres au nord-ouest de Tokyo, a rapporté Michio Horii, membre du service environnemental de la préfecture de Niigata.C'est la troisième fois que Yang-Yang et son compagnon You-You donnent la vie depuis 1999, date à laquelle le président chinois Jiang Zemin les a offerts à l'empereur Akihito.Ces deux dernières années, trois ibis ont vu le jour au Japon.Parmi eux, Yu-Yu, né en 1999 et premier ibis à crête élevé en captivité.Autrefois sujet favori des peintres japonais, l'oiseau à robe blanche et tête rouge au long bec étroit était très présent dans le pays jusqu'à ce que la chasse, le développement et les fertilisants détruisent son habitat.Les scientifiques espèrent assurer la survie de l'espèce grâce au couple chinois.Selon Michio Horii, les quatre nouveaux oeufs vont être placés dans un incubateur artificiel pour environ une semaine pendant laquelle des scientifiques vont surveiller leur éclosion. 3LP0701B0411 B7MERCREDI 3LP0701B0411 ZALLCALL 67 01:06:41 04/11/01 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 1 AVRIL 2001 B7 EN BREF PASCAL LAPOINTE Agence Science-Presse Le magazine se porte très bien, merci RÉCESSION ?Quelle récession ?Selon Samir Husni, prof à l'Université du Mississippi, maniaque de magazines, et qui compile tout ce qui apparaît et disparaît dans le domaine, il se serait créé aux États-Unis, en l'an 2000, 874 nouveaux « magazines de consommation ».Sous ce vocable très large, on retrouve par exemple des publications où le sujet prédominant est.le sexe.Cependant, cette catégorie n'est qu'à la 5e place parmi les nouveaux venus.Beaucoup plus de publications sont centrées sur des vedettes, suivies par des magazines de sports, de décoration, et des publications régionales.Le prix moyen en kiosque : 5,50 $, contre 3,50 $ pour les « vieux ».Bien sûr, écrit Samir Husni dans son Guide to New Consumer Magazine (non disponible sur Internet), plusieurs de ces revues ne seront plus là dans deux ans.Mais la vitalité l'industrie tranche radicalement avec celle des journaux, où les naissances sont virtuellement absentes, et ce depuis fort longtemps.Pour commander ce rapport : www.bowker.com.n n n Le journalisme mène à tout AU CAS OÙ vous imagineriez encore les journalistes de la télé comme des gens qui font ce métier pour la gloire avant tout, l'émission Frontline, du réseau PBS, a des petites nouvelles pour vous.Les grandes vedettes de la télé américaine ont des salaires qui n'ont rien à envier à ceux de leurs homologues du secteur artistique.Parmi ceux qui sont au sommet de l'échelle : Christiane Amanpour, journaliste internationale du réseau d'information CNN, qui vient de signer un contrat de 2 millions (US, évidemment) par année, pour trois ans.Sans oublier Sam Donaldson, principale vedette du service des nouvelles d'ABC, lui aussi 2 millions par an, Tom Brokaw, de NBC, avec un petit million par an, Ted Koppel, d'ABC, avec un modeste 6 millions, et Diane Sawyer qui, selon le USA Today, empocherait 7 millions cette année.Mais la gagnante toutes catégories est Barbara Walters, dont le salaire « de base » est de 4 millions, ce qui ne l'empêche pas de recevoir des cachets additionnels pour ses émissions spéciales, pour un grand total de 7 à 8 millions.n n n Prostitution à la chinoise LES MÉDIAS internationaux bourdonnent, depuis la semaine dernière, de l'histoire de cet avion-espion américain qui s'est posé en catastrophe en Chine.Mais les informations qui filtreront de part et d'autres risquent d'être fort incomplètes : non seulement parce que chacun des gouvernements laisse filtrer ce qu'il veut bien laisser filtrer, mais aussi parce que les intérêts des médias occidentaux présents là-bas sont en cause, résume le service d'information Media Channel.Rupert Murdoch, magnat des télécommunications, s'était fait vivement critiquer en 1993, lorsqu'il avait accepté, à la demande des autorités chinoises, de retirer la BBC du bouquet de chaînes que son service de télé par satellite offrait en Chine Ð cela parce que la très britannique BBC avait été jugée trop critique par les autorités chinoises.Aujourd'hui, le fils de Rupert, James Murdoch, 28 ans, chef pour l'Asie de la multinationale de son père, News Corp., se signale régulièrement pour ses prises de position sur l'actualité chinoise, qui semblent comme par hasard épouser de très près celles des autorités du pays Ð sur la secte Falun Gong, sur les journalistes occidentaux « injuste et trop durs », sur le dalaï-lama, etc.Et voici qu'il n'est plus seul : le président de Disney, Michael Eisner, celui de Viacom, et tous les magnats de cette industrie des communications qui bâtissent en Chine, prennent 1000 précautions pour ne pas offenser leurs hôtes.Faut-il y voir un lien avec le peu de reportages sur les conséquences environnementales du barrage des Trois-Gorges, ou la faible couverture journalistique de la question des droits de l'homme là-bas ?Le Wall Street Journal, qui a déjà conclu que oui, a inventé le terme de « prostitution corporative ».n n n Publicité: sombres perspectives SELON UNE analyse du Financial Times, les dépenses en publicité aux États-Unis devraient diminuer cette année, pour la première fois depuis le début des années 90.La firme Zenith Media prédit une légère baisse, 0,1 %, tout de même dure à vivre après deux années de croissance rapide.Cette prévision s'ajoute à celles qui parlent avec pessimisme, depuis plusieurs semaines, d'une récession sur le point de commencer aux États-Unis.n n n De la pub par courriel?LORSQU'ON parle de publicité sur Internet, on pense généralement à ces bandeaux publicitaires au haut des pages Web.Mais de plus en plus de gens jettent un oeil intéressé sur les bulletins envoyés par courriel.Selon une étude effectuée par la firme Clientize pour le compte de Folio, le magazine des gestionnaires de magazines, ces bulletins électroniques seraient d'ores et déjà un canal publicitaire de choix pour certains.magazines.Près de la moitié (41 %) des magazines haut de gamme ou d'affaires distribueraient des bulletins électroniques gratuits et offriraient des tarifs publicitaires plus avantageux que sur leurs pages Web.Mieux encore, il semblerait que le lecteur clique plus souvent sur une pub contenue dans un courriel (cinq fois sur 100) que sur celle insérée dans une page Web (une fois sur 100).n n n Ski Presse chez l'Oncle Sam CLAUDINE HÉBERT collaboration spéciale APRÈS LE Québec et le Canada anglais, le magazine Ski Presse se lance à l'assaut du marché des skieurs américains.Depuis quelques semaines, pas moins de 700 000 exemplaires de la version américaine, produite dans un sous-sol de la rue Bernard-Pilon, à Mc Masterville, sont offerts gratuitement dans plus de 5000 points de distribution, de l'Alaska à la Floride et du Maine à la Californie.« C'est beaucoup plus que les deux grands magazines américains de glisse vendus en kiosque, Ski et Skiing, réunis », soutient Anne- Marie Boissonnault, vice-présidente des opérations de Ski Presse.Publié cinq fois par année, Ski Presse est distribué au Québec (72 000 exemplaires) et au Canada anglais (110 000 exemplaires).Photo BERNARD BRAULT, La Presse © Robert Lepage a déclenché toute une tempête médiatique en annulant, la semaine dernière, une conférence de presse à laquelle trois journalistes avaient été invités par accident.La face cachée de Robert Lepage Faire du journalisme culturel au Québec est loin d'être facile, surtout dans le contexte de l'industrialisation des compagnies de théâtre.La liste noire du dramaturge de Québec en est un exemple.ROBERT LEPAGE l'a dit sans gêne.Aujourd'hui, il n'a plus besoin des médias pour remplir ses salles.Plus besoin des journalistes pour faire sa promo et écouler des billets.Sa réputation (internationale) suffit.Au panier la presse montréalaise, comme un vieux kleenex.L'homme de théâtre a déclenché toute une tempête médiatique en annulant, la semaine dernière, une conférence de presse à laquelle trois journalistes, qu'il ne peut blairer pour des raisons personnelles, avaient été invités par accident.Sur la fameuse liste noire, au moins trois noms : Luc Boulanger, responsable de la section théâtre de l'hebdo Voir, Stéphane Baillargeon, journaliste culturel au Devoir, et Robert Lévesque du Ici et de la radio de Radio-Canada.Robert Lepage n'a pas voulu causer, côté cour, avec eux et il a choisi d'accorder, côté jardin, des entrevues à La Presse, à The Gazette et au Point.Les autres scribes ont dû se contenter de faire du repiquage.Choquants pour plusieurs, les propos de Robert Lepage laissent croire que les reporters culturels ne servent qu'à une chose : faire de la plogue.« C'est triste de voir qu'un artiste comme lui ne considère pas le journalisme culturel », dit Luc Boulanger, un des reporters mis à l'écart.Comme bien des artistes, le dramaturge a eu besoin des télévisions et des journaux quand sa carrière n'avait pas l'élan qu'elle a aujourd'hui, rappelle Luc Boulanger, qui a interviewé Robert Lepage, en 1988, pour Montréal Campus, le journal des étudiants de l'UQAM.Le papier avait fait la une.« Il faisait tout dans ce tempslà », souligne-t-il.Selon Luc Boulanger, il est très rare que de tels incidents se produisent.Du moins, ouvertement.« C'est vrai, Robert Lepage n'a plus besoin de promotion pour remplir les salles.Mais c'est un luxe », dit-il, en soulignant que Lepage, en annulant son point de presse, avait manqué de générosité envers le public qui remplit les salles.Stéphane Baillargeon du Devoir respecte le droit d'un artiste d'accorder des entrevues à des journalistes triés sur le volet.« Par contre, une conférence de presse est un événement public.Tu ne peux pas inviter quelqu'un pour lui dire non ensuite », souligne-t-il.Selon lui, la médiatisation n'est pas nécessaire pour comprendre l'oeuvre d'un créateur.« C'est la culture du star system qui fait que c'est devenu nécessaire.Il y a des artistes qui ont bâti leur carrière en utilisant habilement les médias », indique Stéphane Baillargeon.C'est l'effet de l'émission Flash, selon lui.Dévoilée, la liste noire de Robert Lepage est le reflet des relations de plus en plus tordues entre les médias et les gens de théâtre, croit le journaliste du Devoir.« Le milieu du théâtre s'est beaucoup industrialisé.Il y a maintenant des grosses machines avec de l'argent, des lieux de diffusion rénovés, des équipes de marketing et de la mise en marché.Dans cette machine, les médias relaient l'information, un rôle qu'ils jouent avec plaisir », explique-t-il.En cinq ans, Baillargeon a rédigé 67 papiers contenant les mots « Robert Lepage ».Trois peuvent peut-être expliquer la colère du metteur en scène, dont un dans lequel il l'a traité « d'inspecteur gadget » du théâtre québécois.« Je lui ai fait de la publicité gratuite 64 fois sur 67, dit le reporter.C'est un milieu incestueux.Tout le monde se connaît.Les théâtres attendent de la publicité de la part des médias, point à la ligne.» La liste noire de Lepage est personnelle, dit Jacques Therrien, qui donne un cours de journalisme culturel à l'UQAM.« Par contre, quand Robert Lepage dit qu'il n'a plus besoin de faire de la promotion, c'est révélateur du développement massif de l'industrie du divertissement.Les théâtres se sont industrialisés et développent des formules et des recettes pour attirer de nouveaux publics.Souvent, ça passe par l'embauche d'une vedette de la télé pour remplir la salle », explique-t-il.Selon Jacques Therrien, les journaux et hebdos accordent de plus en plus d'espace à la promotion du produit culturel, notamment par la publication de l'article qui précède le spectacle.« Ça fait donc moins de place à l'analyse et à la critique de la création », note-t-il.Bernard Boulad, maintenant consultant en cinéma, a été plongé dans une controverse semblable à celle de 1988.Journaliste au Voir et à la revue culturelle MTL, il a publié un article décortiquant la mécanique de la remise des prix du Festival des films du monde, ce qui lui a occasionné des problèmes d'accréditation par la suite.« C'est classique.Il y a toujours eu de l'animosité entre les critiques et certains artistes », dit-il.Bernard Boulad est surpris de l'ampleur prise par l'affaire Lepage.« C'est presque de bonne guerre.Un artiste a le droit de choisir à qui il parle.Ce n'est pas de la censure.C'est un choix.Je ne vois pas pourquoi il fallait à tout prix être là.Le public n'en a rien à foutre de ces chicanes de famille.C'est de la régie interne.Cela n'empêchera pas les critiques de dire ce qu'ils veulent du spectacle au bout du compte », ajoute-t-il.En entrevue au Point, Robert Lepage a soutenu ne rien devoir à personne.« C'est un leurre.Rien n'est plus faux.Monsieur Lepage n'a que des comptes à rendre parce que monsieur Lepage est subventionné jusqu'à l'os », écrit Franco Nuovo dans le Journal de Montréal.« Deux défectuosités expliquent l'accident : l'ego hypertrophié de Lepage et l'absence de couilles chez Falcon (la directrice du Festival de théâtre des Amériques).Il s'agissait d'une conférence de presse, un événement par sa nature même ouvert à tous les médias, écrit Robert Lévesque dans l'hebdo Ici.De plus, Falcon devait bien savoir que je ne vais jamais aux conférences de presse de Lepage et que Boulanger et Baillargeon n'y feraient comme à l'habitude que le boulot standard de reporter, le travail habituel de plogue, quoi ; toute conférence de presse, dans le monde culturel, est génératrice d'une presse positive, pour ne pas dire publicitaire.» La liste de Lepage a laissé des traces, probablement indélébiles.« Tout le monde l'aimait, le trouvait sensible, intelligent et génial.Là, on voit son côté plus diva, plus mesquin », note Luc Boulanger. 3LP0801B0411 B-8 MERCREDI actuel 3LP0801B0411 ZALLCALL 67 01:06:04 04/11/01 B B 8 L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 1 1 A V R I L 2 0 0 1 Prouesse d'une équipe de chirurgiens de Singapour pour séparer des siamoises DEAN VISSER Associated Press SINGAPOUR Ð Pour la première fois de leur courte vie, Jamuna et Ganga se sont retrouvées hier à deux endroits différents.À l'issue de 88 heures d'une intervention chirurgicale à haut risque, les deux petites siamoises népalaises de 11 mois, nées unies par le crâne et le cerveau, ont été séparées.« Oui, c'est fini.Et c'est un succès.Les bébés sont dans un état stable », s'est félicité Jumaidah Hamee, porte-parole de l'Hôpital général de Singapour, porteuse de la nouvelle.Puis Jamuna est sortie du bloc opératoire sur un chariot, les yeux grands ouverts, la tête couverte d'un minuscule calot opératoire bleu, quittant sa soeur pour la première fois.Ganga était toujours aux mains des chirurgiens plasticiens achevant la reconstruction, plus complexe dans son cas.Elle a enfin quitté le bloc, 96 heures après y être entrée.Les prochains jours seront cruciaux.Selon le Dr Keith Goh, chef de ce marathon opératoire, il est encore trop tôt pour dire si les bébés souffriront de dommages cérébraux ou de séquelles neurologiques.« Nous sommes prudemment optimistes », a-t-il déclaré, soulignant qu'aucune « contrariété » n'a perturbé les cinq jours d'opération.Ce type d'intervention est rarissime, tout comme les siamois attachés par le crâne et le cerveau, un cas sur deux millions de naissances vivantes.La première séparation réussie, sur des siamois allemands qui n'ont aujourd'hui aucune séquelle, a eu lieu en 1987, suivie d'une en 1997 en Afrique du Sud, puis en Australie l'année dernière.Les fillettes partageaient une seule boîte crânienne, une partie de leurs cerveaux avait fusionné.L'opération a été « méticuleuse » et effectuée « à un rythme soutenu », à cause des liens « complexes et nombreux » existant entre leurs vaisseaux sanguins.Un véritable « plat de spaghettis mélangés », selon l'expression d'un des médecins Prévue pour durer 40 heures, l'intervention aura pris beaucoup plus : entrées au bloc vendredi, les siamoises ont été séparées hier matin, 88 heures plus tard.Elles avaient entre-temps franchi le cap de leurs 11 mois, aux mains de deux équipes de chirurgiens travaillant sans répit, se relayant avec de courtes pauses, dans une ambiance « allant de l'euphorie à l'hystérie », selon l'anesthésiste Claire Ang.Les parents, âgés d'une vingtaine d'années, n'ont quasiment pas quitté l'hôpital, s'absentant brièvement pour aller prier dans un temple hindou voisin.La blessure a été fermée à l'aide d'un tissu synthétique pour remplacer des fragments de duremère : des éléments osseux ont ainsi été mélangés à des polymères pour reconstruire les petits crânes.Tous les gestes avaient été répétés, pendant six mois, sur un logiciel de réalité virtuelle, sous la houlette du neurochirurgien Benjamin Carson, père des opérations de 1987 et 1997.La joie était grande aussi à Khalanga, village misérable des montagnes népalaises où sévit la guérilla maoïste.« Nous n'avions que 50 % d'espoir qu'elles survivent.C'est un miracle », a déclaré leur oncle, Abhaya Shrestha.La solidarité a rendu l'opération possible pour ces Népalais sans ressources.Les dons ont afflué, la compagnie Singapore Airlines a transporté toute la famille depuis le Népal et l'Hôpital général a limité les frais de l'intervention au minimum.Les Gurkhas de Singapour, ces Népalais hier célèbres dans l'armée des Indes et aujourd'hui policiers dans la ville-État, ont fourni l'hébergement.Et, pendant six mois avant le jour J, les Singapouriens n'ont pas perdu un seul des faits et gestes de Ganga, la siamoise au palais fendu, combative et toujours affamée, et de Jamuna, la plus timide.PHOTO REUTERS Sandhya Shrestha et son mari K.C.Bushan contemplent leur filles Jamuna (à gauche) et Ganga, unies par le crâne et le cerveau à la naissance, et que deux équipes de chirurgiens travaillant en alternance ont réussi à séparer hier au terme d'une intervention de 90 heures.Les pédophiles occidentaux ciblent de plus en plus l'Inde Nouveau! RoC, chef de file en soins dermo-cosmétiques présente le modelant corporel Rétinol.Une formule unique combine le rétinol à la caféine et au Ruscus pour aider à réduire l'apparence des capitons.Selon les études, après 8 semaines, une réduction de 39 % de l'apparence des capitons a été constatée.RoC vous le garantit.Flacon-pompe, 150 ml.40 $ RoC vous offre une prime seulement @ la Baie À l'achat de 22 $ ou plus de produits RoC, vous recevrez en prime ces deux produits de soin RoC, format courant : le produit de soin Chronoblock, action préventive pour les yeux, 15 ml, et le nouveau baume labial hydratant Enydrial, 3 g.Une valeur de 31 $.Une prime par personne, tant qu'il y en aura.Les produits RoC sont offerts à la Baie : rue Sainte-Catherine O., Galeries d'Anjou, Centre Boulevard, Mail Champlain, Carrefour Laval, Centre Laval, Jardins Dorval, Fairview Pointe-Claire, Gatineau, Place Rosemère, la Place Vertu, Centre Rockland, Promenades Saint-Bruno et Sherbrooke.BEAUTÉ à la baie Les sociétés de détail de la Compagnie de la Baie d'Hudson - la Baie, Home Outfitters, Zellers et Zellers Select - acceptent désormais les cartes de crédit la Baie et Zellers dans tous leurs magasins, pour toutes vos emplettes.Des exceptions s'appliquent.Doublement pratiques, vos cartes de crédit la Baie et Zellers vous donnent accès à un plus grand choix! 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J'aime, j'achète! 2945613A UTTARA CHOUDHURY Agence France-Presse NEW DELHI Ð Le tourisme sexuel impliquant des enfants augmente dangereusement en Inde où des pédophiles étrangers envahissent les plages et autres lieux touristiques sans être véritablement inquiétés par les autorités, affirment des assistants sociaux.Shiv Kumar, éducateur travaillant à New Delhi pour le projet Child Line, indique que de plus en plus d'étrangers venant du Japon, d'Allemagne, de Scandinavie, de France ou des États-Unis, arrivent en Inde où ils se mettent à la recherche de garçons généralement âgés de 9 à 14 ans.« Certains touristes pensent qu'en ayant des relations avec de jeunes Indiens, ils encourent moins de risques d'attraper des maladies sexuellement transmissibles, en particulier le sida.D'autres croient que ça les rend plus puissants », explique M.Kumar.Il note que la police procède à des arrestations, mais que les condamnations sont rares : les personnes inculpées paient des cautions et arrivent souvent à quitter le pays.Ajay Noronha, qui a réalisé le premier documentaire en Inde sur la pédophilie touristique, intitulé Bhaile (« Étrangers »), s'étonne devant la facilité avec laquelle des touristes abordent des enfants sur les plages de Goa, Kovalam, Pondichery et Puri.« À Goa, j'ai souvent vu des groupes d'enfants, pour la plupart des garçons, se mêler à des hommes blancs.Et ce qui apparaissait innocent dans un premier temps se terminait par des caresses et des attouchements », affirme M.Noronha.« J'ai interrogé des assistants sociaux, des enseignants, des chauffeurs de taxi et des propriétaires de cabanes sur la plage.Il m'est clairement apparu que Goa est devenue une destination en vogue pour pédophiles », dit-il.M.Noronha dénonce l'absence de législation spécifique et de volonté politique en Inde, ainsi que le laxisme des forces de police et l'apathie ambiante.« Le tourisme sexuel ciblant les enfants était en vogue en Thaïlande et aux Philippines, mais une répression accrue l'a détourné vers le Sri Lanka », dit-il.« Les étrangers ne se sentant plus à l'aise au Sri Lanka en raison de la guerre civile, l'Inde est devenue le nouveau paradis.» Des guides clandestins publiés en Occident donnent des informations sur « les meilleurs terrains de chasse » et « les appartements les plus sûrs ».Kiran Bedi, une responsable de la police à New Delhi, rejette toute idée de laxisme de la part des autorités.« Si nous soupçonnons quelque chose, nous menons une enquête, même si aucune plainte n'est déposée pour agression sexuelle.» Les peines de prison peuvent aller jusqu'à sept ans ou plus si les preuves sont suffisantes, affirme-t-elle.La mère biologique satisfaite du renvoi des jumelles aux États-Unis Agence France-Presse LOS ANGLES Ð Tranda Wecker, la mère biologique de deux petites jumelles américaines qui ont été « achetées » à deux reprises sur l'Internet s'est déclaré « satisfaite » de la décision de la Haute Cour de Londres de leur renvoi aux États-Unis.La Haute Cour avait en effet ordonné lundi, au grand dam d'un couple adoptif britannique, le renvoi des deux petites filles, qui avaient déjà connu quatre familles différentes en neuf mois d'existence.« Nous sommes très contentes de cette décision », a déclaré son avocate Gloria Allred et attendons avec impatience de les retrouver.» Les deux petites filles, nées en juin dernier aux États-Unis dans l'État du Missouri (centre), vont retourner dans cet État et seront confiées à un nouveau couple adoptif avant qu'un tribunal ne décide de leur sort sur place, a déclaré un juge britannique à l'issue de cinq jours de débats."]
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