La presse, 23 avril 2001, B. Actuel
[" 1LP0101B0423 b1 lun 1LP0101B0423 ZALLCALL 67 01:04:38 04/23/01 B Le titre de CFA, analyste financier agréé, devient la désignation professionnelle la plus prisée dans le monde de l'investissement.Nos nouveaux programmes d'études supérieures en gestion des placements allient la rigueur universitaire à la compétence pratique pour vous offrir une formation en gestion financière de première classe, sanctionnée par un diplôme de maîtrise, tout en vous préparant aux épreuves de l'examen d'agrément des CFA.Ces programmes sont dispensés à Toronto et à Montréal le week-end et le soir, ce qui vous permet de préparer une maîtrise tout en conservant votre travail à temps plein.Pour obtenir plus de renseignements ou vous procurer la demande d'admission complète, vous pouvez communiquer avec nous par téléphone ou par courriel, ou mieux encore, assister à une des séances d'information suivantes : Sandra Betton, PhD, CFA | Proffesseur assistant, Finance Séances d'information Maîtrise en administration des affaires (option Gestion des placements) (MBA) Maîtrise en gestion des placements (MIM) Toronto Sheraton Centre 123 Queen Street West Salles Simcoe/Dufferin Jeudi 26 avril 17 h 45 - 19 h 30 Montréal 1550, boul.de Maisonneuve Ouest GM403-2 Mardi 24 avril 17 h 45 - 19 h 30 Mardi 15 mai 17 h 45 - 19 h 30 Institut Goodman en gestion des placements 2949344A 1LP0201B0423 B2 LUNDI 1LP0201B0423 ZALLCALL 67 00:56:07 04/23/01 B B2 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 23 AVRIL 2001 BANDE À PART CHEVAL Suite de la page B1 « Les gens ont un besoin criant de nature, d'air pur, de retour aux sources et de contacts émotifs, et faire du cheval répond à toutes ces attentes », analyse Pierre Fontaine.« Le cheval est fidèle comme un chien, tout en étant indépendant comme un chat, ce qui ravit tout le monde », indique pour sa part Gilles Sainte-Croix, un des cofondateurs du Cirque du Soleil, qui s'affaire, actuellement, à la préparation du spectacle Cheval-Théâtre, présenté à l'Hippodrome de Montréal à partir du 16 mai.« Pourtant, nous n'avons pas de tradition équestre, au Québec », remarque le metteur en scène.« Ce sont les aristocrates qui montent des chevaux.Ici, on envoyait plutôt les bêtes aux champs.Ce ne sont d'ailleurs pas toutes les bêtes à deux pattes qui sont convaincues des bienfaits de l'équitation.Les sports équestres, de style classique ou western, sont encore aujourd'hui beaucoup plus populaires en Europe et aux États-Unis qu'ici.« En fait, au Québec, la plupart des gens sont attirés par les chevaux, mais bizarrement, il est difficile de les amener près d'une écurie », indique Gaëtan Chayer, l'éditeur et le fondateur de La Revue équestre, dont le mandat est de mieux faire connaître cette activité au grand public.« Les gens croient, à tort, que le monde équestre est fermé, que les chevaux vont les blesser ou qu'ils demandent énormément de soins et d'argent », énumère l'amateur de chevaux.« Qui sait qu'on peut mettre un cheval en pension, à 15 minutes de Montréal, à un coût minimum ?» Monter fièrement sur une belle jument ou un destrier fringant ne ruine donc pas son cavalier ?« Les sports équestres ne sont pas si coûteux, quand on calcule que le prix de l'équipement est compris dans le coût de la leçon », fait valoir l'économiste François Cornut.Pour un taux horaire d'environ 25 $, l'élève a en effet droit à un cours, un cheval ou un poney, un casque, une selle, des étriers.Reste à défrayer le coût des carottes ! « Le hockey ou le patinage artistique coûtent beaucoup plus cher à pratiquer », indique Robert Schneider, père et mari de cavalières.Les filles de M.Schneider ont pourtant leur propre cheval, en pension aux Écuries Gérard Fontaine, à Brossard.« Ce sont ces mordus qui financent les centres, en défrayant une somme pour le box, les soins et l'entraînement de leur cheval », précise François Cornut.Le coût défrayé pour la pension de Bagdad, l'étalon de Melissa Schneider ?400 $ par mois, ce qui ne comprend pas le prix des leçons et l'entraînement du cheval en l'absence de sa maîtresse.Bref, les balades et les petites leçons, c'est abordable, mais avoir sa jument ou son alezan à soi l'est moins.« Je suis quand même content que mes filles fassent de l'équitation », précise M.Schneider.« Dès leur jeune âge, ce sport leur a donné le sens de la discipline, de la responsabilité et de la confiance mutuelle.De plus, elles ont pu évoluer dans une bonne atmosphère et développer un grand réseau d'amis.» Il est vrai qu'un de ces centres pour toutpetits est accessible par le métro de Paris, alors qu'à Montréal, les seuls chevaux visibles sont ceux qui promènent les touristes en calèche.Une situation qui va cependant bientôt changer, puisque la Société nationale du cheval de course (SONACC) propose de bâtir un « hippo-parc » en pleine ville, sur le terrain de l'Hippodrome de Montréal.Ce complexe équestre, qui comprendrait un manège, permettrait d'initier les jeunes à l'équitation et de faire des démonstrations du savoir- faire local.De quoi changer le sens du mot « jeu », tel qu'on le comprend à l'hippodrome. 1LP0301B0423 B-3 LUNDI actuel 1LP0301B0423 ZALLCALL 67 00:58:55 04/23/01 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 23 AVRIL 2001 B3 L'ÉQUITATION Sauter, soigner et s'amuser à cheval Les écoles d'équitation sont de plus en plus populaires dans la région de Montréal MARIE ALLARD « De nos jours, tout le monde est pressé.Les gens ne sont plus prêts à faire une heure de route, même si c'est pour monter à cheval ! » Gérard Fontaine, l'un des cinq Québécois à détenir un brevet d'entraîneur d'équitation de niveau III, avait en tête cette nouvelle réalité quand il a déménagé son centre équestre de Saint-Roch-de-L'Achigan à Brossard, il y a une quinzaine d'années.« Depuis, nous prenons continuellement de l'ampleur », témoigne le propriétaire des Écuries Gérard Fontaine, un centre qui comprend deux selleries chauffées, une buanderie, un manège intérieur, deux salles de séjour, des terrains extérieurs et de nombreuses stalles.« L'an passé, par exemple, nos écuries sont passées d'une capacité de 40 à 60 chevaux », illustre M.Fontaine.Et les étalons de M.Fontaine ne sont pas les seuls, dans les environs de Montréal.Au total, une quinzaine d'écoles d'équitation sont maintenant présentes sur la Rive-Sud, à Laval ou dans les Basses- Laurentides.« Leur croissance est particulièrement soutenue depuis trois ans », précise Pierre Fontaine, de la Fédération équestre du Québec.En fait, l'engouement pour l'équitation est tel, en ce moment, que même les fermiers s'y intéressent.« Les agriculteurs cherchent à diversifier leurs revenus et à rentabiliser leurs équipements, ce que leur permet l'équitation », explique Éric Mercier, directeur de projets au Conseil canadien de la gestion d'entreprise agricole, un des organismes qui ont financé l'Étude de l'industrie canadienne du cheval.Avoir son propre ranch rend donc riche ?« Oh, non », répond François Cornut, un économiste qui enseigne la gestion au programme de Techniques équines de l'Institut de technologie agroalimentaire de La Pocatière.« En fait, plusieurs centres équestres ne font pas leurs frais.» Pardon ?« Eh oui.Ces centres sont dirigés par des gens fortunés qui ont d'autres sources de revenu, ou encore par des amateurs de chevaux qui ne savent pas calculer ! » Dans la région de La Pocatière, M.Cornut voit des fermes qui proposent de garder les chevaux en pension pour 150 $ par mois.« Or, le foin, la moulée et la paille coûtent environ 100 $ par mois, et il reste à payer les installations et le personnel.» Selon les calculs du professeur, un centre rudimentaire, sans manège intérieur, doit louer ses boxes au moins 200 $ par mois, tandis qu'une écurie offrant un service complet se doit de charger un minimum de 424 $ par mois.Tant pis pour les cow-boys sans le sou.« Il y a par ailleurs des centres équestres qui fonctionnent très bien et font plus que leurs frais », indique M.Cornut.Leur truc ?« Ils ont spécialisé leur offre, choisi une niche lucrative, pour employer un terme courant en marketing », répond l'économiste.Et le choix ne se fait pas qu'entre la selle western et la selle classique, les rivaux de toujours.Il s'agit, en fait, de vraiment se démarquer.Au départ, il est bon de savoir qu'au Québec, selon l'Étude de l'industrie canadienne du cheval, la discipline la plus populaire est.le gymkhana.La deuxième et la troisième place sont détenues ex aequo par la plaisance western et le saut d'obstacles (chasseur-sauteur), la quatrième place est réservée au dressage, tandis que la cinquième place est octroyée aux courses de tonneaux ! Reste à choisir sa préférence.Gérard Fontaine, entraîneur de niveau III, a misé sur la compétition pour faire prospérer son centre d'entraînement.« Au moins 60 % de ma clientèle participe à des concours hippiques, et prend donc plusieurs leçons par semaine », témoigne l'entraîneur.D'autres, comme Diane Authier, propriétaire de l'école d'équitation Mille Cent Un, de La Présentation, préconisent la randonnée et le divertissement.« Trente mille personnes de 10 à 90 ans viennent chaque année se balader sur nos sentiers et voir nos spectacles de cow-boys », explique Mme Authier, qui a commencé sa carrière d'entraîneure avec un seul cheval, il y a 20 ans.Les plus imaginatifs peuvent par ailleurs se tourner vers l'équithérapie, c'est-à-dire la pratique de l'équitation en tant que thérapie pour des personnes handicapées physiquement ou intellectuellement.« Le cheval ne guérit pas ces cavaliers, mais améliore leur équilibre, leur confiance en eux et leur joie de vivre », témoigne Lelia Sponsel, directrice de la formation à l'Association canadienne d'équitation thérapeutique.Et les possibilités ne s'arrêtent pas là.Il existe en effet, au Québec, deux clubs de chasse à courre, un club de polo, des clubs d'attelages, des camps de vacances équestres, des programmes de sports-études en équitation, alouette ! Activité mieux réglementée « En plus d'être spécialisés, les centres doivent également être bien gérés, et offrir un service à la clientèle impeccable », souligne cependant François Cornut.C'est, en effet, là que le bât blesse, dans bien des écuries.« Il y a dix ou quinze ans, se présenter dans une ferme de location de chevaux pouvait être une expérience atroce », convient Pierre Fontaine, de la FEQ.« Mais maintenant, les centres s'organisent de mieux en mieux et respectent les normes de la Fédération, ce qui fait que l'offre s'est améliorée.» Diane Authier, propriétaire de l'école Mille Cent Un, confirme cette évolution.« Les fermes sales, pleines de toiles d'araignées, où de gros groupes de débutants suivent un guide sans savoir où leur cheval s'en va, il n'y en a presque plus », observe-t-elle.« Les centres d'équitation sont maintenant accrédités, comme le sont aussi de nos jours les écoles de plongée sous-marine, longtemps pointées du doigt pour leur manque de sécurité.» Plus besoin d'apporter un fer à cheval avec soi, comme porte-bonheur.Photo ALAIN ROBERGE, La Presse © On peut maintenant pratiquer l'équitation sans quitter la ville, comme à l'Écurie Gérard Fontaine, 7020, boul.Lapinière, à Brossard.Quelques écoles d'équitation reconnues par la Fédération équestre du Québec SELLE CLASSIQUE > Centre équestre des Mille-Îles, 646, boul.des Milles-Îles, Laval (450) 622-3033 > Centre équestre Val-Morin, 1573 7e avenue, Val-Morin, (819) 322-2137 > Centre équestre Mont-Bruno, 46, Chemin des Vingt, Saint- Basile-le-Grand, (450) 461-1335 > Écurie Gérard Fontaine, 7020, boul.Lapinière, Brossard, (450) 678-0041 > Les Écuries La Montée S.E.N.C., 315, Montée Sabourin, Saint-Bruno-de-Montarville (450) 653-7535 > Hodgson Stables, 2630, rue St-Charles, Saint-Lazare (450) 458-4002 SELLE WESTERN > Équibec, 1672, Saint-Jean, Mascouche (450) 474-2800 > Ferme du Brin d'air, 1372, Saint-Camille, Bellefeuille (450) 432-5602 > Centre équestre Belle Rivière, 1463, Belle-Rivière, Sainte- Julie (450) 922-2714 > Écurie J.B., 780, de Lorraine, Boucherville, (450) 641-4851 > Écurie Allard et Guérin, 1750, 4e Rang, Sainte-Justine-de- Newton, (450) 764-3156 Pour une liste complète des écoles reconnues, consultez le site Internet de la F.E.Q.: www.feq.qc.ca Les bébés parlent quand ils pleurent d'après USA Today NATALIE MATTHEWS, mère primipare de 32 ans, vous dira que sa maison avait l'air d'une zone sinistrée après la naissance de son fils Trey.Elle avait tout essayé pour l'endormir, mais l'enfant ne restait assoupi que pour une trentaine de minutes et s'éveillait en hurlant.« C'était un cauchemar », dit-elle au sujet des neuf mois de jours et de nuits où elle a souffert de privation de sommeil.Mme Matthews avait appris toutes les théories récentes sur les manières d'endormir un nourrisson.Rien ne fonctionnait.Finalement, elle a confié à une amie qu'elle risquait de perdre la raison.Son amie lui a parlé de Tracy Hogg, une consultante en éducation parentale d'Encino, en Californie.Cette dernière se rendit chez les Matthews à Calabasas, non loin de là, pour une journée d'observation de Natalie et Trey.Hogg avait vu la même scène chaotique auparavant.Mme Matthews avait erronément cru que son fils avait faim, alors qu'il était fatigué.« Il pleurait et je lui mettais une bouteille dans la bouche », disait la mère.Trey se fatiguait de plus en plus, au point où plus rien ne pouvait le calmer.La consultante a prescrit une routine qui, dit-elle, a aidé des milliers d'autres parents comme les Matthews à obtenir une bonne nuit de sommeil tout en formant des liens affectifs avec le bébé.D'abord, Hogg a aidé mère et fils à établir un horaire de jour.Après, elle passa quelques nuits en consultation chez les Matthews.Hogg se chargea du coucher de Trey.Chaque fois que le bébé pleurait et se levait, Hogg le recouchait doucement.Elle dut répéter ce geste 200 fois la première nuit.Après quatre nuits, le nourrisson dormait douze heures d'affilée.Pour Natalie Matthews, il s'agissait d'un véritable miracle.Cris différents, besoins différents Tracy Hogg a décidé de livrer ses secrets dans son nouveau livre, Secrets of the Baby Whisperer : How to Calm, Connect and Communicate with Your Baby (Éditions Ballantine, 22 $ US).Hogg et la coauteure Melinda Blau y proposent aux nouveaux parents un guide rassurant.La carrière de Hogg a débuté il y a 24 ans, en Angleterre, alors qu'elle était infirmière.Elle avait noté que les gestes et le langage corporel l'aidaient à communiquer avec des enfants handicapés.Il y a huit ans, Hogg s'est établie aux États-Unis où elle a commencé à travailler comme infirmière en pédiatrie.Elle a utilisé les mêmes techniques pour l'aider à communiquer et à calmer les bébés en parfaite santé.Hogg a trouvé le titre de son livre après qu'une mère reconnaissante l'eut appelé« the baby whisperer » (celle qui chuchote aux bébés), une référence au personnage incarné par Robert Redford dans le film The Horse Whisperer.Dans ce rôle, Redford communique avec un cheval blessé et aide à le guérir.Évidemment, les bébés ne sont pas des chevaux, mais, de dire Hogg, les deux utilisent les gestes et les sons pour communiquer.Les nouveaux parents se précipitent trop souvent pour calmer bébé sans essayer de comprendre ce que l'enfant essaie de leur dire, affirme Hogg.Si les parents ne répondent pas aux cris du nourrisson, il apprendra que son langage n'est pas compris.Peu à peu, la gamme des cris se rétrécira à un hurlement monocorde : écoutez-moi ! Pour corriger la situation, les parents n'ont pas besoin de balançoires, de hochets ou autres gadgets.Ils auraient plutôt avantage à s'arrêter un moment et à observer le bébé pendant qu'il pleure : « Prêtez attention à la voix du bébé », conseille Hogg.Les pleurs d'un bébé qui a faim ont un rythme régulier, genre « waa waa waa ».Au contraire, un bébé avec des coliques lancera un hurlement aigu, fera une pause et recommencera.Il a aussi tendance à relever les jambes, peut-être pour indiquer la douleur.Le bébé fatigué cligne les yeux et baille.Les parents qui décryptent le code de bébé peuvent ensuite tenter de répondre à ses besoins, ditelle.L'observation attentive incite aussi les parents à respecter la spécificité de leur enfant.Les études scientifiques appuient l'hypothèse que les bébés communiquent au moyen de gestes et de cris bien avant de pouvoir marcher, dit Stanley Greenspan, un expert en développement de l'enfance à l'Université George Washington, dans la capitale américaine.Cette communication préverbale contribue à leur apprentissage cognitif, ajoute-t-il.L'effet calmant de la routine Une routine à la fois structurée et flexible reste au coeur de la technique de Hogg.En vertu de cette routine, le bébé a une période de repas de 25 à 45 minutes, suivi d'une période d'activité qui inclut le changement de couche et le jeu, puis un petit somme d'environ une heure qui permet à la mère de se reposer.Quand bébé se réveille, le cycle recommence.Un trop grand nombre de parents se laisse influencer par les modes quand arrive le temps du dodo de l'enfant.Certains laissent bébé dormir dans le lit des parents.D'autres les laissent pleurer dans leur bassinette jusqu'à épuisement.Hogg trouve extrêmes les deux méthodes.Elle préfère une approche de gros bon sens fondée sur l'observation du bébé.Les parents ont souvent beaucoup de difficulté à coucher bébé parce qu'ils ne comprennent pas les signes de fatigue.« Ce livre contient de bons trucs pratiques », affirme George Askew, pédiatre de Zero to Three (zerotothree.org), une organisation à but non lucratif de Washington, DC, qui favorise le développement sain durant la petite enfance.Cependant, Askew s'inquiète que les familles qui échouent avec la technique Hogg puissent devenir frustrées.Si une méthode ne fonctionne pas, essayez-en une autre, conseille-t-il.Et pourtant, le coeur du message de Hogg demeure important : « les bébés ont quelque chose à dire », affirme-t-elle, et les parents qui établissent un lien avec leur enfant en retireront une diversité de bénéfices.Pour Tracy Hogg, coauteure de Secrets of the Baby Whisperer : How to Calm, Connect and Communicate with Your Baby, un bébé pleurera différemment selon qu'il a faim, qu'il a une colique ou qu'il est fatigué.Il faut apprendre à l'écouter. 1LP0401B0423 B4 lundi 1LP0401B0423 ZALLCALL 67 00:57:04 04/23/01 B B4 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 23 AVRIL 2001 Découvrir le monde arabe sur Internet C'EST D'ABU DHABI, dans les Émirats Arabes Unis, que vous parvient cette chronique.J'y suis dans le cadre du deuxième Sommet international de l'Internet et du multimédia, qui s'y tient jusqu'à mercredi.Des intervenants du multimédia d'un peu partout à travers le monde s'y sont donné rendez-vous pour parler des enjeux de la diversité culturelle et linguistique en cette ère des contenus numériques.C'est l'occasion de découvrir d'autres réalités, différentes de celles des Nord-Américains ou des francophones qui naviguent sur le Net.Pour plus d'infos sur l'événement, passez au site de l'organisateur (www.fiam.org/summit2001).Alors, avec le prétexte de cette rencontre internationale, je vous propose quelques sites pour découvrir le monde arabe.n n n LE PREMIER ARRÊT doit se faire au site de l'Institut du monde arabe (www.imarabe.org), un organisme dont les bureaux sont à Paris.Aucun autre site Web de langue française ne dresse un aussi bon portrait du monde arabe contemporain et de son histoire.On le consulte soit par tranche d'époques marquantes de son histoire ou de façon géographique, pays par pays.C'est en soi une encyclopédie sur le monde arabe.n n n DEUXIÈME ARRÊT, le site Web Arabic (www.webarabic.com), véritable portail francophone de la langue et de la culture du monde arabe sur le Net.Le site existe déjà depuis quelques années, mais c'est vraiment l'an dernier qu'il est devenu si riche en contenu, une grande porte d'entrée sur le monde arabe en ligne.C'est en quelque sorte l'équivalent du site Branchez-Vous (www.branchez- vous.com) pour le monde arabe.En plus de l'information branchée sur la culture arabe, on y trouve également une section pour apprendre la langue en commençant par l'alphabet qui compte 28 lettres.n n n LE SITE PLANETARABIA (www.planetarabia.com) est un arrêt obligatoire pour ceux qui s'intéressent à l'actualité du monde arabe au quotidien.C'est un excellent quotidien arabe pour les étrangers.Heureusement, le site est trilingue : arabe, français et anglais.En plus de l'actualité qui constitue une grande partie du site, on y retrouve également des espaces communautaires de discussions autour des sujets traités dans le site.n n n JE TERMINE AVEC un site anglophone qui vaut également le détour.En fait, c'est la version anglophone du site Web Arabic.Le site Arabia (www.arabia.com), tout comme le premier, est une porte d'entrée sur le monde arabe numérique, mais en anglais cette fois.Ici la culture côtoie le monde des affaires et celui de la politique.Bruno Guglielminetti collaboration spéciale Michel Desjardins, un designer discret Le vin ne peut pas encore être considéré comme un médicament Presse Canadienne NOM CONNU de la mode québécoise, Michel Desjardins demeure néanmoins l'un de ses acteurs les plus discrets.D'un classicisme étudié, sa collection se distingue aussi par sa grande sobriété.Récemment, le designer s'offrait toutefois une nouvelle visibilité en tenant un défilé Ð son premier en solo à Montréal Ð dans son nouvel atelier-salon.Il y présentait une collection printanière empreinte d'élégance et de simplicité, reflétant davantage son style intemporel que toute tendance du moment.Le designer fait preuve d'une grande retenue afin de préserver les lignes sages qu'il affectionne, leur ajoutant tout au plus un long foulard de soie noué à la taille, qui balance doucement au gré des déhanchements.L'expert du costume tailleur à jupe droite se permet tout de même d'expérimenter un peu, avec des robes et des jupes «ligne A», un peu plus évasées, et avec des corsages très féminins, noués en cachecoeur.«Plusieurs de mes clientes m'ont dit qu'elles portaient toujours des tailleurs au travail, mais que pour les sorties, elles aimeraient bien quelque chose de plus fluide, de plus «déshabillé», explique le designer avec un petit rire.«Avant, j'étais peut-être un peu trop conservateur, poursuit-il.Avec l'expérience, on acquiert davantage de confiance en soi et en sa clientèle.Le designer se souvient qu'il y a quelques années, le bustier semblait intimidant à porter pour plusieurs femmes, parce que trop révélateur.«Aujourd'hui, on a beaucoup de succès avec le bustier.Les clientes adorent ça!» affirme-til.Côté couleurs, le designer ne se contente pas, non plus, de teintes neutres comme le noir ou le blanc crème: son nuancier comprend aussi des coloris aussi éclatants que le rose framboise, le bleu turquoise, le corail et une teinte dorée rappelant le champagne.Si le style de Michel Desjardins évolue, sa clientèle fidèle n'a pas à s'en inquiéter, car cette évolution s'inscrit indéniablement dans la continuité.Sa dernière collection, comme toutes celles qui ont précédé, montre clairement les influences du designer, qui a jadis travaillé pour John Warden, Michel Robichaud, Léo Chevalier, puis chez Givenchy.«Je suis fidèle à une tradition.C'est quelque chose que je cultive», dit-il.Depuis le lancement de sa propre collection, en 1987, on reconnaît ses créations aux tissus raffinés qu'il choisit et, surtout, à leur coupe impeccable.Le défilé printemps-été 2001 soulignait une nouveauté importante pour le créateur, soit l'inauguration de nouveaux locaux, au 416, rue De Maisonneuve Ouest, salle 203.Dans la tradition des salons de couture, le designer y a aménagé un coin boutique adjacent à l'atelier et à la salle de montre.Les clientes peuvent ainsi, sur rendez- vous, avoir accès à la collection entière, en plus de bénéficier de services et de conseils personnalisés.On trouve aussi les vêtements griffés Michel Desjardins à la boutique Lily Simon chez Ogilvy et chez Revenge, à Montréal, ainsi que chez Mi-Jo, à Sainte-Dorothée.En Ontario, ils sont offerts notamment chez Élan Mode, à Ottawa, et chez Fisher, à London.Agence France-Presse BORDEAUX Ð Le vin contient une molécule ayant des vertus antioxydantes et anti-inflammatoires, mais rien ne permet encore d'affirmer qu'il puisse agir comme un médicament, ont estimé cette semaine à Bordeaux des scientifiques participant à un colloque sur le vin et la santé.Organisé par l'Université de médecine et la Faculté d'oenologie de Bordeaux, ce colloque intitulé « Sang et vin » a réuni 200 médecins et chercheurs venus rendre compte des dernières avancées de la recherche sur les propriétés du vin et ses vertus thérapeutiques.Un épidémiologiste à l'Institut national de santé et de la recherche médicale (INSERM), le professeur Serge Renaud, a présenté une étude à grande échelle menée depuis 1978 sur les risques de la consommation de vin et de bière dans une population de 34 000 hommes d'âge moyen pour expliquer le « paradoxe français ».Le point de départ a été la découverte dans les années 1970 d'une différence entre le taux de mortalité cardiovasculaire peu élevé en France par rapport à celui des États-Unis, malgré des facteurs de risque importants (tabac, hypertension, cholestérol.), qui pouvait s'expliquer par la forte consommation de vin.Cette étude a démontré que « la consommation régulière et modérée de vin diminuait de 30 % les risques cardiovasculaires », selon M.Renaud.Un professeur du Laboratoire de pharmacognosie de l'Université de Bordeaux, Joseph Vercauteren, a souligné l'existence dans le vin de petites quantités de polyphénols, dont le resvératrol, « une molécule qui présente des actions antioxydantes et anti-inflammatoires ».« Si les cellules se constituent un stock de polyphénols, elles pourront mieux lutter contre la neurodégénérescence, le cancer ou le vieillissement.Mais pour l'instant nous n'avons pas de preuve, que des indications.Autrement, le vin serait considéré comme un médicament », a-t-il expliqué.Cependant, les qualités potentielles des polyphénols, que l'on trouve dans beaucoup d'autres végétaux, poussent beaucoup de laboratoires à mener des recherches sur ces molécules.Ainsi, un professeur du laboratoire de parasitologie de l'Université de Bordeaux, Philippe Vincendeau, a démontré que « les polyphénols avaient un effet direct sur les parasites responsables de la trypanosomiase africaine », aussi appelée maladie du sommeil.Un autre professeur bordelais, Djavad Mossalayi, du laboratoire de greffe de moelle, a découvert « l'effet inhibiteur des polyphénols sur la prolifération des cellules leucémiques ».Plus nuancé, le professeur Ludovic Drouet, qui étudie les effets du vin sur l'athérothrombose, a conclu que la consommation de vin ne pouvait avoir qu'un effet préventif.Le professeur Francis Raul de Strasbourg a relevé que le resvératrol était « un candidat intéressant en tant qu'agent chimiopréventif, mais qu'il n'avait pas d'effet curatif ».« Ce n'est pas un agent thérapeutique », a-t-il conclu.La communication d'un biochimiste, le docteur Marvin Edeas, sur les effets des polyphénols du vin sur l'expression du VIH (virus du sida) a été la plus controversée.Évoquant l'effet antioxydant des polyphénols, il a souligné qu'il est « intéressant de les associer à la trithérapie pour améliorer la qualité de vie des patients ».Il a estimé que comme antioxydant, « un verre de vin vaut deux tasses de thé ou vingt de jus de pomme ».Le professeur Vercauteren a nuancé ce propos en rappelant qu'on en était encore au stade de la recherche fondamentale sur les polyphénols.« À ce jour il faut rester prudent, le vin n'est pas un médicament », a-t-il conclu.Photothèque PIERRE McCANN, La Presse © Une étude a démontré que la consommation régulière et modérée de vin diminuait de 30% les risques cardiovasculaires.Hommage aux bénévoles dans les domaines du loisir et du sport Les domaines du loisir et du sport sont largement tributaires du bénévolat.Chaque année, plus de 600 000 personnes de tous les âges et de tous les milieux consacrent leur temps et leurs talents au service de leur communauté.Ils permettent ainsi aux familles, aux jeunes, aux personnes handicapées et aux aînés de bénéficier de services diversifiés que la société ne serait pas en mesure d'offrir.La contribution de ces femmes et de ces hommes représente donc une richesse inestimable pour la collectivité québécoise.Bien avant cette Année internationale des bénévoles, le gouvernement du Québec soulignait déjà leur générosité.En 1992, il instaurait le Prix du bénévolat Dollard-Morin pour honorer ces importants piliers du loisir et du sport.Et, par la même occasion, il rendait hommage à M.Dollard Morin qui fut un maître dans l'art de promouvoir le loisir et le sport amateur au Québec.Journaliste au quotidien La Presse, il a innové et joué un rôle clé en matière de loisir et de sport, autant à titre d'auteur qu'à titre de bénévole profondément engagé dans son milieu.Le Secrétariat au loisir et au sport, qui est responsable de l'attribution du prix, travaille en collaboration avec trois partenaires pour la nomination des lauréats.Sur le plan régional, le choix des lauréats est effectué par les unités régionales de loisir et de sport, alors que sur le plan national il est assumé, dans le domaine du loisir, par le Conseil québécois du loisir et, dans celui du sport, par la Corporation Sports-Québec.Le Secrétariat et ses partenaires souhaitent reconnaître tous les paliers d'intervention bénévole : action régionale, action nationale, soutien au bénévolat et relève.J'invite donc les bénévoles, les organismes, les entreprises et les municipalités à se procurer le formulaire de mise en candidature, auprès de ces partenaires, et à s'inscrire ou à inscrire l'un des leurs dans l'un des quatre volets déjà mentionnés.Le 12 octobre 2001, à l'Assemblée nationale du Québec, j'aurai le plaisir de présider la cérémonie «Hommage aux lauréats », au cours de laquelle nous soulignerons le dévouement et l'apport au bien-être de la communauté de ces bénévoles.Leur savoir-faire et leur passion méritent d'être connus et reconnus! Pour cela, convions-les sous les feux de la rampe, ne serait-ce que pour un instant, et honorons-les dignement! Le ministre délégué au Tourisme, au Loisir et au Sport, Richard Legendre 2952696A BI RKS Fins bijoux et cadeaux.depuis 1879 1240, Square Phillips 397-2511 1 800 682 2622 www.birks.com Les 26 et 27 avril au 1240, Square Phillips Profitez de l'événement Remodelage de bijoux Birks pour redonner de l'éclat à une pièce ancienne que vous affectionnez.Vous pourrez faire renouveler sa sertissure en choisissant parmi nos différents modèles.Veuillez téléphoner pour prendre rendez-vous avec un conseiller en joaillerie Birks.Birksremodelage de bijoux 2952890A 1LP0501B0423 B5 - LUNDI 1LP0501B0423 ZALLCALL 67 00:57:13 04/23/01 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 23 AVRIL 2001 B5 Les baleiniers norvégiens fourbissent leurs harpons Oslo autorise la capture de 549 cétacés malgré la réprobation générale Agence France-Presse OSLO Ð Contre vents et marées, les baleiniers norvégiens fourbissent leurs harpons alors que s'approche la saison de chasse à la baleine, une pratique qui soulève les protestations régulières de la communauté internationale.À partir du 1er mai, si les conditions météorologiques le permettent, une trentaine d'embarcations mettront le cap sur la mer de Barents ou sur la mer du Nord afin d'y harponner les 549 cétacés dont la capture a été autorisée cette année par le gouvernement norvégien.« Les pays comme les États-Unis, la France ou l'Allemagne protestent contre la chasse à la baleine afin d'apparaître écologistes à bon prix.Mais quand leurs intérêts économiques sont directement concernés, ils sont beaucoup moins verts », explique Rune Froevik, le secrétaire d'une association de baleiniers, en citant la remise en cause américaine du protocole de Kyoto sur le climat.Depuis 1993, la Norvège a repris unilatéralement la chasse au rorqual interdite par un moratoire international qu'Oslo n'a jamais ratifié.Le royaume a provoqué un nouveau tollé cette année en annonçant qu'il allait aussi autoriser les exportations de produits baleiniers.« En fait, les estimations des scientifiques de la Commission baleinière internationale (CBI) ouvrent la voie à une exploitation commerciale de la baleine mais c'est au niveau politique que cela bloque », déplore M.Froevik.Selon la CBI, la population de petits rorquals dans le nord-est de l'Atlantique avoisine les 120 000 individus et leur nombre dépasse le million au niveau mondial, ce qui, d'après les chasseurs, justifierait leur retrait du registre des espèces menacées (CITES).Non seulement la chasse ne met pas en péril la survie des cétacés, mais elle permet le maintien d'une activité économique dans les régions septentrionales et inhospitalières de la Norvège, argue Ole Mindor Myklebust.« J'ai vu les conséquences désastreuses que la disparition des possibilités de chasse traditionnelle a eues sur la population du Groenland.La drogue y est monnaie courante chez les jeunes », poursuit ce chasseur de rorquals.À l'instar de ses confrères, il réclame un relèvement des quotas de prises, revus à la baisse cette année.Pourtant, en 2000, les baleiniers avaient peiné à réaliser les 655 captures alors autorisées, une difficulté qu'ils imputent aujourd'hui aux mauvaises conditions climatiques et à la rigidité du système.Bien qu'ils assurent que leur activité n'est pas très lucrative, les chasseurs de baleines lorgnent avec gourmandise sur les énormes débouchés commerciaux en passe de s'ouvrir avec la prochaine reprise des exportations, vers le Japon principalement.Contrairement aux Norvégiens qui ne consomment habituellement que la viande du cétacé, sous forme de steak, les Japonais sont friands de graisse de baleine.« D'à peu près zéro aujourd'hui, la valeur de la graisse va atteindre environ 30 couronnes norvégiennes par kilo », se réjouit Jan Odin Olavsen, un autre patron baleinier.À raison d'environ 500 kilos de graisse par animal en moyenne, les prises vont donc devenir plus juteuses.Toutefois, avant qu'un tel commerce ne s'établisse entre la Norvège et le Japon, il reste à mettre en place un registre génétique pour assurer la « traçabilité » des animaux exportés et des licences d'exportation et d'importation spécifiques.Surtout, il faudra lever les derniers doutes sur la qualité des produits, la graisse de baleine norvégienne étant en effet soupçonnée de contenir des niveaux de mercure et de dioxine anormalement élevés.Le choix varie selon le magasin.cequ'ilyademieux Les sociétés de détail de la Compagnie de la Baie d'Hudson - la Baie, Home Outfitters, Zellers et Zellers Select - acceptent désormais les cartes de crédit la Baie et Zellers dans tous leurs magasins, pour toutes vos emplettes.Des exceptions s'appliquent.Doublement pratiques, vos cartes de crédit la Baie et Zellers vous donnent accès à un plus grand choix! 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J'aime, j'achète! tous les jeans levi's pour homme tous les jeans levi's pour femme Du lundi 23 au dimanche 29 avril 4999 $ 4499 $ 2952470A Gène et travail de moine ANOUK GINGRAS Agence Science-Presse UN IMPOSANT GROUPE canadoaméricain a récemment identifié, après dix ans de travail, un premier gène lié à une forte prédisposition au cancer de la prostate.Les porteurs d'une version altérée de ce gène courent dix fois plus de risques d'être un jour atteints de cette maladie.Quarante-trois personnes signent l'article paru dans la revue Nature Genetics de février.« Cinq ou six chercheurs principaux ont dirigé les travaux, dont moi et le Dr Fernand Labrie du Centre de recherche du CHUL à Québec », explique Jacques Simard, lui aussi du CHUL.Il estime qu'en tout, de cinq à dix millions ont été investis pour la découverte de ce gène, dont plus d'un demi-million seulement au CHUL.La recherche s'est échelonnée sur dix ans Ð et ses résultats ne pourront servir qu'à long terme.« C'est un domaine beaucoup plus complexe qu'on ne le croyait au départ « , explique Jacques Simard.La défectuosité la plus fréquente de ce gène, celle qui augmente les risques de cancer de la prostate, serait responsable d'au moins 5 % d'entre eux.« En tout, on croit que plus de dix gènes amplifieraient les probabilités de ce cancer.De ce nombre, sept ou huit, incluant le nôtre, se transmettraient par hérédité.Quarante-deux pour cent des risques de cancer de la prostate seraient donc attribuables à des facteurs héréditaires.» Mais si sept ou huit gènes sont impliqués, à quoi mènera donc la découverte d'un seul gène ?« On ne prévoit pas la venue d'un test moléculaire génétique pour bientôt.Nous poursuivons nos recherches pour identifier les autres gènes reliés au cancer de la prostate et éventuellement élaborer un test complet lorsque nous connaîtrons mieux ces gènes.» Personne ne semble perdre son optimisme malgré le long chemin qui reste à parcourir.Robert Fontaine, lui-même victime du cancer de la prostate, agit également à titre de travailleur social à la maison Michel-Sarrasin de Québec : « En tant que père d'un garçon ainsi que responsable de groupes de personnes atteintes du cancer, je favorise évidemment toute la recherche qui se fait dans le domaine, à la fois pour trouver les causes ou de nouveaux traitements.Je sais qu'un enfant sera plus vulnérable en vieillissant si l'un de ses parents a déjà eu un cancer ; la génétique peut avoir une influence.Par contre, en ce qui concerne ma propre situation, cette découverte ne m'affectera pas directement puisque je suis maintenant en rémission, après une prostatectomie il y a huit ans », déclare M.Fontaine.Plusieurs militent fortement en faveur du dépistage précoce du cancer de la prostate, particulièrement grâce au test sanguin PSA (Antigène Prostatique Spécifique).D'ailleurs la Société américaine du cancer recommande fortement que ce test soit réalisé de façon systématique chez les hommes atteignant un certain âge.« Ici, le Collège des médecins hésite encore à donner son appui, puisque tous les cancers de la prostate ne pourraient être détectés de cette manière.Cela impliquerait évidemment des coûts considérables, qui doivent certainement influencer une telle décision », résume Gaétan Belleville, lui aussi victime du cancer de la prostate et ardent défenseur du dépistage précoce. La Presse 23 avril 2001 Page B6 manquante 1LP0701B0423 b7 lun 1LP0701B0423 ZALLCALL 67 01:00:08 04/23/01 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 23 AVRIL 2001 B7 La Presse 23 avril 2001 Page B8 manquante "]
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