La presse, 29 avril 2001, B. Lectures - Arts et Spectacles
[" 7LP0101B0429 B1 lect 29 7LP0101B0429 ZALLCALL 67 00:36:32 04/29/01 B 2926726A 7LP0201B0429 b2 lectures dimanche 7LP0201B0429 ZALLCALL 67 00:30:02 04/29/01 B KING Suite de la page B1 ROMAN Boulevard Raspail, le plus achevé de Robert Baillie Car il y a beaucoup du jeune Stephen King dans ce récit qui est avant tout un texte très beau sur les relations mère-fils, sur l'amitié (sentiment qui, avec ses hauts et ses bas, traverse tout le recueil), sur ces livres et ces films qui peuvent changer des vies.Le tout, raconté avec force émotions et images, ambiances, coups et contrecoups.Avec, tel un clin d'oeil aux inconditionnels, quelques références au cycle de La Tour sombre.De quoi, peut-être, lancer quelques nouveaux curieux sur les traces de Roland ! Mais faut pas le dire trop fort.Suit Chasse-coeurs en Atlantide où, dans une université du Maine, des étudiants se perdent dans un jeu de cartes pendant qu'à l'extérieur des murs de l'institution, les manifestations contre la guerre du Viêt-nam prennent de l'ampleur.Puis, Willie l'aveugle se penche sur quelques heures dans la vie d'un vétéran du conflit.Enfin, Pourquoi nous étions au Viêt-nam (clin d'oeil à Pourquoi sommes- nous au Viêt-nam ?de Norman Mailer) et Ainsi tombent les ombres célestes de la nuit donnent à Stephen King l'occasion de boucler la boucle de vie de personnages choisis.Mais ce ne sont là que les faits.Entre les lignes de ces histoires, le romancier raconte la perte d'innocence d'une nation et évoque la désillusion de ces hippies qui voulaient refaire le monde Ð après tout, ne tournait-il pas autour d'eux ?Stephen King se raconte ici, peut-être plus que jamais.En tout cas, sur le mode de la fiction Ð comme pourront s'en rendre compte ceux qui le connaissent à travers les livres qui lui sont consacrés (un certain George Beahm est en ce sens très prolifique et vient de récidiver avec Stephen King de A à Z) ou par l'intermédiaire des pré ou postfaces dont il enrichit ( !) ses romans ou encore grâce à ses essais, en particulier le récent On Writing (dont la version française sera publiée en septembre).George qui déjà ?George Beahm, donc, qui en est à son cinquième bouquin consacré au king de l'horreur ; qui a même, jusqu'au début de l'an 2000, publié un fanzine underground dédié à son idole ; et qui va jusqu'à consacrer un article à sa petite personne dans Stephen King de A à Z.Un grand album pratique (rien ne vaut l'ordre alphabétique pour trouver rapidement des informations) mais qui n'apprendra pas grand-chose de transcendant aux fans et qui n'intéressera pas les autres.Bref, à travers une foule d'informations connues et quelques trop rares découvertes, on apprend ( !) que Stephen King porte des lunettes avec des verres en cul-de-bouteille pour corriger sa myopie (faut être aveugle pour ne pas le savoir !), qu'il n'a pas aimé le film Shining que Stanley Kubrick a réalisé à partir de son roman (il y a quelqu'un sur la planète qui ignore ça ?), qu'il ne possède pas de carnet à idées (le choc, hein ?), qu'il ne croit pas à l'astrologie (snif).et qu'il n'aime pas trop George Beahm Ð parce que, selon l'écrivain Peter Straub, « il nourrit une haine raisonnable à l'encontre des parasites qui essaient de se faire de l'argent ou un nom en parlant de lui ».Et vlan dans les dents de George.qui, déjà ?King sur King Mieux vaut en fait, pour prendre le pouls de l'homme dans le romancier, lire King sur King.On Writing, dans ce sens-là, séduira ceux qui s'intéressent à la vie de l'écrivain et à sa démarche de travail.La première partie du bouquin est en effet un curriculum vitae commenté en long et en large, King ne sachant pas faire court Ð ou, plutôt, ne le voulant pas ! Son enfance, sa rencontre avec Tabitha et l'importance qu'elle occupe dans sa vie (des lignes plutôt touchantes que celles-là), la naissance de ses enfants, sa réussite, ses problèmes d'alcool (il se souvient à peine d'avoir écrit Cujo, car il était toujours ivre à l'époque) puis de cocaïne, et ainsi de suite.La deuxième partie d'On Writing est, elle, dédiée à ceux qui rêvent d'écrire.À cette fin, il déballe ses outils Ð qui sont, en fait, maniés par beaucoup d'écrivains.Il conseille de lire, d'écouter les gens parler (pour rendre les dialogues plus coulants), d'observer tout (afin de mieux pouvoir décrire), de jouer à « Et si.?» dès que pointe l'ombre d'une idée Ð qui pourra ainsi, peut-être, fructifier et éclore d'une intrigue.Etc.Toujours, en ramenant les choses à lui, ce qui permet de personnaliser un discours qui aurait autrement été banal.Pleins feux, ici, sur sa manière de travailler.Sa façon de trouver des idées, de les extraire Ð tels des fossiles Ðdes profondeurs de sa cervelle.Les thèmes qu'il privilégie.Etc.Le tout, se terminant par une courte partie racontant que l'écriture d'On Writing a commencé en 1997, mais qu'il a fallu l'accident survenu en juin 1999 pour qu'il sente l'urgence de le compléter.Cet accident qui a failli lui coûter la vie quand un chauffard l'a renversé alors qu'il se promenait près de sa résidence d'été, le maître de l'horreur le raconte dans les moindres détails.Selon ses souvenirs.Et à sa manière.Qui n'est pas douce.D'où le malaise qui émane des paragraphes cinglants concernant le conducteur de la camionnette et les représentants de la loi qui ne l'auraient pas assez puni Ð l'homme étant décédé il y a quelques mois, à peu près au moment de la publication du bouquin.Une coïncidence qui serait jugée facile dans un roman.Mais nous sommes là dans la réalité.Celle qui dépasse la fiction.H H H 1¤2 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE Stephen King, Albin Michel, 553 pages H H STEPHEN KING DE A À Z George Beahm, Vents d'Ouest, 288 pages H H H ON WRITING, A Memoir of The Craft Stephen King, Scribner, 288 pages RÉGINALD MARTEL regimartel@sympatico.ca C'est un roman sur la littérature, sur Paris, sur l'amour.Un roman sur la vie.Le plus émouvant, le plus riche, le plus achevé de Robert Baillie, qui écrit depuis plus de 20 ans une oeuvre féministe, presque féminine, qui explore les arcanes délicats de l'intime, de l'affectivité, de la fusion amoureuse.Dès le premier roman, La Couvade, le ton était donné.Avec le temps, l'écriture est devenue plus fluide, plus raffinée, plus proche de l'expression de l'ineffable.L'écrivain est un homme discret, pas assez célébré selon moi, qui a fait carrière dans l'enseignement de la littérature au cégep.Il a écrit la première version de Boulevard Raspail au studio de la Société des gens de lettres de France qu'il a occupé pendant six mois comme boursier du Conseil des arts et des lettres du Québec.Un studio que nous aurions perdu, paraît-il, parce que des compatriotes s'y sont comportés comme des imbéciles.Le narrateur et personnage principal du roman se nomme Benjamin Sulte ; sa compagne, écrivain elle aussi, Rafaela Rinaldi.Comme les frères Goncourt, ils écrivent ensemble.C'est-à-dire qu'ils réécrivent l'un et l'autre un texte qui devient commun, après des discussions et même des querelles qui ne menacent pas sérieusement leur entente totale, intellectuelle, esthétique, affective et physique.Benjamin Sulte est né en 1841 à Trois-Rivières, fils d'un navigateur du même nom.Autodidacte, il devint fonctionnaire à Ottawa et connut une carrière littéraire modeste, selon les historiens de notre littérature, mais longue et assez variée : poèmes, articles de critique, anthologies, nouvelles et travaux historiques divers.À part le nom, rien ne le rapproche du Benjamin Sulte du nouveau roman de M.Baillie.Le rapprochement est indéchiffrable.Quant à Rafaela Rinaldi, qui a peut-être habité un roman québécois, j'avoue mon ignorance.Celle de Boulevard Raspail a un destin tragique.Près de la mer au New Jersey, dans l'appartement tout neuf que le couple va bientôt occuper pour la révision de son roman annuel, un accident terrible envoie Rafaela à jamais dans une « clinique des cas désespérés » de Notre- Dame-du-Portage, près de Rivièredu- Loup.Le balcon n'a pas encore de garde-corps, elle tombe dans un réseau de fils électrique, elle y perd l'usage de sa tête et de son corps.Benjamin est inconsolable.Il rentre à Montréal, s'y trouve mal et décide de partir en voyage.À Paris où il s'installe pour quelques mois, boulevard Raspail, il est tout près des lieux où il a connu 15 ans plus tôt la jeune étudiante d'origine italienne qui allait être la femme de sa vie et de leur oeuvre.La Sorbonne, le Luxembourg, la place Saint-Sulpice, tout lui rappelle les jours heureux, tout le ramène à son malheur.Il marche, en prenant bien soin d'éviter ces lieux, et il écrit.Est-ce bien lui qui marche, qui écrit le journal du séjour là-bas ?C'est son double aussi.La narration passe du je au il et inversement Ð le il se fait protecteur Ð, pour créer un léger effet de déréalisation, un espace d'ironie peutêtre.Masochiste sans le vouloir, comme ceux que leur amante a désertés, Benjamin tente d'atténuer la douleur de la perte en cherchant Rafaela là où elle ne peut plus être.Il suit dans la rue une femme, une autre, une autre encore.La rencontre parfois a lieu et parfois non.Rencontre réelle ou rencontre rêvée, allez savoir : nous sommes ici dans la fine dentelle des émotions et des sentiments.On peut en tout cas penser que Benjamin veut faire la preuve, pour lui-même, qu'aucune femme n'arrive à la cheville de Rafaela.La première rencontrée lui ressemble pourtant.Elle est québécoise, elle s'appelle Gabrielle Roy.À Paris, on peut avouer un tel nom sans faire sourire.Comme Benjamin, elle s'intéresse à la littérature.Il y aura Lucie ensuite, pas une littéraire celle-là, un peu délinquante, jeune Noire rencontrée place Blanche.Si les gestes de l'amour reviennent, l'amour reste absent.Avec ces femmes, impossible de seulement imaginer des rapports aussi étroits que ceux qui ont permis à Rafaela et Benjamin de signer ensemble leurs livres, jusqu'au jour où ils ont compris qu'un nom avait plus de valeur marchande que l'autre, même aux yeux des critiques, qui sont aveugles comme on sait.Et puis il n'est pas question de vivre, il suffit pour l'instant d'écrire ce qui a été vécu.« Tout écrire en vrac.On ne sait jamais, la vie peut servir à quelque chose.» Écrire la vie en s'annihilant, puisqu'on existe à peine.L'homme qui parfois s'enferme dans son studio est un autre.Tantôt il est Saint-Denys Garneau, qui ne fit pas autre chose et rentra au Québec sans avoir vu Paris, dit-on, tantôt il est Jacques Poulin qui vit à Paris depuis longtemps et dont le visage, dans la glace, se substitue au sien.D'autres fantômes traversent sa mémoire transie, dont celui de Jack Kerouac, ce qui affirme encore les sources américaines de sa culture.L'acuité de sa solitude rend le voyageur particulièrement sensible au spectacle des villes étrangères où il promène sa souffrance.Dans le Quercy d'abord (entre Aquitaine et Massif central), à Rome ensuite, ville natale de Rafaela, où il s'égare dans le délire jusqu'à remonter le temps, pour se faire le premier amoureux de celle qu'il a perdue.À vrai dire, il semble n'accepter les lieux et les gens que dans la mesure où ils se prêtent à sa fiction.Cela donne un reportage touristique singulier et intense, qui témoigne indirectement de la connaissance qu'a Benjamin des arts et de l'histoire.Le sujet abordé ne se prête pas, selon la manière de l'écrivain, aux surprises et rebondissements.Le drame est révélé dès le début et la conclusion n'a pas tellement d'importance.Tenté par le suicide, Benjamin y résistera.Plus exactement, et comme au temps de leur travail littéraire commun, c'est Rafaela, pourtant inerte et muette, qui décidera à sa place.M.Baillie profite pleinement de la très grande liberté que lui donne le prétexte thérapeutique du récit de Benjamin et de son double.Le lecteur aussi.Mais c'est moins dans le récit de la perte que dans la substance même de l'écriture que réside la beauté de ce grand roman.H H H H BOULEVARD RASPAIL Robert Baillie XYZ éditeur, 176 pages VIENT DE PARAÎTRE ÉLISABETH BENOIT collaboration spéciale PIERRE-ESPRIT RADISSON, AVENTURIER ET COMMERÇANT, de Martin Fournier NÉ EN FRANCE aux alentours de 1636, Pierre-Esprit Radisson débarque en Nouvelle-France au printemps 1651 et s'installe à Trois-Rivières où il semble qu'il ait côtoyé des Algonquins.En 1652, fait prisonnier, torturé à la suite d'une tentative d'évasion puis adopté par des Iroquois, il passe ensuite au service des Anglais et participe à la création de la Compagnie de la baie d'Hudson.Ce controversé personnage, qualifié de traître à la nation par les historiens François-Xavier Garneau et Lionel Groulx, est l'objet d'une nouvelle biographie, écrite par Martin Fournier, qui s'est basé principalement sur les six récits de voyage de Radisson « découverts à Londres par l'archiviste Gedeon D.Scull et publiés pour la première fois à Boston, en 1885 ».Septentrion, 314 pages ARGUMENT CRÉÉE à l'automne 1998, la revue bisannuelle Argument (qui porte le sous-titre Politique, société et histoire) se présente comme une revue d'idées non alignée.Son sixième numéro contient deux entretiens, l'un avec Pierre Vadeboncoeur (Résister à la déréliction du monde) et l'autre avec Alexis Martin (Le dramaturge et le sacré), de même que des articles, entre autres, de Gilles Gagné (Industrialisation du savoir), de Georges Leroux (Fin de l'université critique) et d'Éric Pineault (La ZLEA, nouvel habit de l'AMI ?).Les Presses de l'Université Laval, vol.3, no 2, printemps-été 2001 D'exil et d'enracinement collaboration spéciale «Il est vrai que nous avons donné à la littérature québécoise (.) la mission de nous servir de patrie et de fondement identitaire, et qu'elle arrive maintenant à un carrefour.Son label, son appellation contrôlée, son identité sont appelés à évoluer, sinon à se dissoudre », affirmait Monique La Rue dans L'arpenteur et le navigateur, conférence qui avait fait couler pas mal d'encre.Loin de moi l'envie de relancer le débat stérile sur la trop grande importance accordée aux écrivains d'origine étrangère, ces voleurs et voleuses de rayonnage en librairie et d'espace-média, aux dires de certains.Non, si je me permets de revenir sur ces propos de Monique La Rue, c'est qu'il est abondamment question de ces problématiques dans Passeurs culturels : une littérature en mutation.Préfacé par Pierre Nepveu, ce livre réunit 11 entretiens réalisés par la journaliste Suzanne Giguère avec Neil Bissoondath, Fulvio Caccia, Joël Des Rosiers, Nadia Ghalem, Mona Latif-Ghattas, Hans-Jürgen Greif, David Homel, Naïm Kattan, Émile Ollivier, Gilberto Flores Patiño et Régine Robin.Avec chacun de ces écrivains néo-québécois, Giguère commence par aborder leur parcours migratoire respectif, leur vocation d'étranger, avant de s'intéresser aux métamorphoses identitaires qu'ils et elles ont subies et continuent de subir dans la migrance, à leur degré d'insertion et d'intégration dans l'institution littéraire et la société québécoise.Il existe un art de l'entretien, que les amuseurs publics auxquels on prête le micro et l'antenne sont loin de maîtriser.Cet art demande qu'on sache poser des questions pertinentes qui n'incluent pas a priori une réponse, et une qualité d'écoute sans laquelle aucune conversation ne saurait s'élever audessus des poncifs.Plus encore, l'entretien littéraire exige une lecture rigoureuse des livres des écrivains interrogés.À n'en pas douter, Giguère a su perfectionner cet art au fil de ses années à Radio-Canada.Intelligentes, ses questions sont de réelles invitations au dialogue, qu'acceptent avec grâce ces 11 écrivains de la migrance, dont les oeuvres appartiennent sans doute à la littérature québécoise (dans la mesure où celle-ci daigne les accepter en son sein au lieu de les reléguer au rayon de la world fiction) mais aussi à la Littérature avec un grand L, seule véritable patrie des littéraires de quelque origine que ce soit.L'amère-patrie des tontons macoutes Un cliché persistant veut que les écrivains néo-québécois soient exclusivement et immodérément préoccupés par leurs origines, qu'ils signent des livres marqués au sceau de la nostalgie de la terre natale.Tout commode que soit ce raccourci, qui permet aux anthologistes paresseux de regrouper dans un même chapitre des auteurs aussi différents que Sergio Kokis, Ying Chen et Mario Micone, il n'en demeure pas moins suspect.Cela dit, il est vrai qu'avant l'émergence des Laferrière, Joël Des Rosiers et consorts dans les années quatre-vingt, la grande majorité des oeuvres publiées au Québec par des Haïtiens d'origine portait sur « la situation au pays », gentil euphémisme par lequel on désignait le règne infâme de la dynastie Duvalier.D'Anthony Phelps à Gérard Étienne, les ténors des lettres haïtiano-québécoises ont prêté leur plume à ceux qui n'avaient pas de bouche, nommément les victimes de la répression zombificatrice des soi-disant bienfaiteurs de la patrie.C'est à cette veine que se rattache Haïti sangs mêlés, premier roman d'Anthony Kavanagh Sr.Père de vous savez qui, l'auteur appartient à la première génération d'Haïtiens, de classe aisée, venus au Québec dans les années soixante avec l'idée de retourner chez eux dès la chute du régime.Hélas pour eux, le régime a perduré si longtemps qu'Anthony Kavanagh Sr et ses contemporains ont fini par s'enraciner ici.Contrairement à l'auteur, les personnages d'Haïti sangs mêlés ne font qu'escale à Montréal, le temps d'études post-doctorales.Ces personnages, ce sont Richard Pierre-Louis et Ann-Catherine Smith, un couple de médecins port-au-princiers dont l'union ne va pas de soi.Pour avoir épousé Richard, un Noir, Cathy s'est vue déshéritée par son père, Philippe Smith, éminent membre de l'aristocratie mulâtre.Le coeur ayant ses raisons que la raison ignore, Cathy a tout sacrifié pour Richard, dont le comportement ne tarde pas à confirmer tout les stéréotypes et préjugés de Maître Philippe.J'aurais aimé aimer davantage ce roman, dont les prémices avaient pourtant piqué ma curiosité.Hélas, au contraire de la magistrale trilogie Amour, Colère, Folie (Gallimard, 1968), où la regrettée Marie Chauvet s'était livrée à l'autopsie la plus exhaustive des maux de la société haïtienne (conflits de classes, préjugés de couleurs et leurs conséquences sur la vie politique), l'étude de moeurs annoncée dégénère en une chronique des aventures galantes de Richard, auquel nulle femme ne peut résister.Après nous avoir raconté en long et en large les succès de son black playboy, l'auteur se rappelle soudain du contexte social d'époque, jusqu'alors évoqué en filigrane.Du coup, il nous monte une histoire de résistance antiduvaliériste à la James Bond qui tombe à plat, parce que développée maladroitement et hâtivement.Si bien que le lecteur achève la lecture du bouquin aux dialogues artificiels, à l'écriture naïve et à la structure déséquilibrée avec l'impression que l'auteur, bien intentionné, paie les frais d'une direction littéraire déficiente.Dommage.H H H 1¤2 PASSEURS CULTURELS : UNE LITTÉRATURE EN MUTATION Suzanne Giguère, Presses de l'université de Montréal / IQRC, 263 pages H H HAÏTI SANGS MÊLÉS Anthony Kavanagh Sr, Michel Lafon, 236 pages 7LP0301B0429 b3 lectures dimanche 7LP0301B0429 ZALLCALL 67 00:31:49 04/29/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 9 A V R I L 2 0 0 1 L E C T U R E S B 3 ENTREVUE LES POCHES DES LIBRAIRES Dominique Noguez: Duras est grande malgré la langue Une littérature arc-en-ciel ALEXANDRE VIGNEAULT collaboration spéciale Boulevard Saint-Laurent, coincé entre un restaurant Subway et une boutique de vêtements branchés se trouve une véritable institution montréalaise : L'Androgyne.Spécialisée en littérature gaie, lesbienne et féministe, cette librairie a été fondée en 1973 et a pignon sur la Main depuis une bonne quinzaine d'années.Le plus gros coup de coeur de France Desilets, le bouquin qu'elle recommande à tout le monde Ð gai, lesbienne ou hétéro Ð ce sont les Chroniques de San Francisco, de l'américain Amistead Maupin (10/18).Il s'agit d'une série de livres (il y en a six, dont quatre qu'on retrouve en poche) qui débutent dans le San Francisco des années 1970, après les hippies, alors que naissent le mouvement féministe et celui de la libération des gais et des lesbiennes.« C'est l'histoire de cinq ou six personnages qui vivent dans un immeuble appartenant à une dame un peu mystérieuse.Par petits chapitres, on suit les aventures de ces personnages, qui se croisent parfois.Les trois premiers tomes sont très fantaisistes, puis ça devient plus sérieux avec les années 1980 et l'apparition du sida », explique la gérante de la librairie.« C'est du vrai bonbon ! Je dis toujours aux gens que c'est comme un téléroman qu'on ne peut pas lâcher.Durant les trois premiers tomes, on sourit sans arrêt.Il y a beaucoup d'humour.Même la reine y fait une apparition ! » J'aime un autre homme Dans un registre un peu plus dramatique, Mme Desilets conseille Confort et joie de Jim Grimsley, aussi chez 10/18.« C'est une histoire d'amour que je qualifierais d'adulte, puisque les deux hommes sont dans la jeune quarantaine.L'un est un médecin issu d'une famille assez riche et l'autre, administrateur de l'hôpital, vient d'un milieu très pauvre.Chacun arrive avec son bagage familial assez problématique.Et chacun va rencontrer la famille de l'autre.C'est une belle histoire d'amour et, en même temps, c'est un petit essai sur les relations des enfants gais avec leurs parents.Un livre qui montre autant le choc de classes sociales différentes que le choc, pour les parents, de devoir accepter d'avoir un enfant gai.» Lors de sa parution, l'automne dernier, Nuit claire comme le jour de Mario Cyr (Les Intouchables) a créé un petit scandale, car c'est un roman jeunesse où il y a de la sexualité « explicite ».L'histoire est celle d'un jeune gai de 15 ans.C'est dit dès la première phrase.Il est moniteur dans un camp de vacances et a le béguin pour un gars un peu plus vieux que lui qui s'occupe des chevaux.« Très beau et vraiment à recommander, d'autant plus qu'il n'y a pas beaucoup de littérature jeunesse pour les jeunes gais, souligne Mme Desilets.C'est difficile de se reconnaître dans la littérature jeunesse, parce que c'est souvent très dramatique et que le jeune se suicide à la fin.Tandis que ce roman-là est très clair : c'est une histoire d'amour entre deux garçons et, à la fin, le jeune fait son coming out à ses parents.Il réalise qu'il peut être heureux en étant gai.C'est québécois, toutes les écoles devraient avoir ça ! » Érotisme au féminin « Celui-là, c'est un roman érotique », dit la libraire en montrant Natural Women de Rieko Matsuura (Piquier Poche).« Je le spécifie parce qu'il n'y a pas grands écrits érotiques dans la littérature lesbienne francophone.Régine Deforges, c'est de l'érotisme littéraire qui mise sur l'ambiance.Là, c'est vraiment un roman érotique axé sur la sexualité qui raconte les aventures d'une jeune japonaise avec trois femmes différentes.C'est corsé et très années 1990.C'est mon meilleur vendeur en littérature lesbienne en ce moment.» Impossible pour Mme Desilets de ne pas parler de la collection L'heure de la sortie, une collection « poche grand format » de chez Stanké, qui se consacre exclusivement à la littérature gaie.Outre Dix petits phoques (un pastiche de Dix petits nègres d'Agatha Christie dans un milieu gai), elle en retient un tout récent, Afin que personne ne puisse nous faire du mal, de Pascal Delorme.Un roman épistolaire qui raconte la relation et la déchirure de Gabriel et Étienne.« Étienne a quitté Gabriel parce qu'il est séropositif et ne veut pas faire subir sa mort à son amant.Mais lorsqu'il retourne dans sa famille, en région, il finit par comprendre que trop de problèmes n'ont pas été réglés et qu'il serait beaucoup mieux avec Gabriel.Le livre est très beau et l'auteur a un style magnifique », dit la libraire, qui s'est également amouraché de La maison du sommeil de Jonathan Coe (Folio) : « Une histoire d'amour, un drame psychologique, une comédie, avec un peu du docteur Frankenstein, résume-t-elle.Ça montre jusqu'où quelqu'un peut aller pour prouver son amour ! » ACHMY HALLEY collaboration spéciale PARIS Ð Cinq ans après la mort de Marguerite Duras (1914-1996), le romancier et essayiste Dominique Noguez signe un livre très personnel sur celle qu'il a côtoyée pendant plusieurs années.À la fois hommage à l'oeuvre de l'auteur d'Hiroshima mon amour et journal intime d'une relation qui oscille entre admiration et désillusion, Duras, Marguerite est un portrait sensible de l'une des plus singulières figures féminines de la littérature francophone contemporaine.Rencontre avec Dominique Noguez dans un minuscule bureau des éditions Flammarion, à Paris.Q Vous avez d'abord songé à appeler votre livre Dure Duras.Le titre que vous avez finalement choisi, Duras, Marguerite, est plus durassien.Pourquoi ce choix ?R Dominique Noguez : Dure Duras reflétait l'état d'esprit qui était parfois le mien pendant les années où je l'ai côtoyée.J'avais parfois l'impression qu'elle n'était pas aussi affectueuse et accessible que je l'aurais souhaité.Elle me paraissait trop occupée d'ellemême et de son oeuvre.Dans le titre que j'ai finalement choisi, le plus important est la virgule entre Duras et Marguerite.C'est un livre un peu monstrueux, comme un organisme vivant fait de deux parties.La partie Duras qui est une analyse et une célébration de l'oeuvre puis Marguerite qui raconte la femme que j'ai connue en étant proche d'elle sans être un intime.Celle qu'autour d'elle tout le monde appelait Marguerite.Ces deux parties hétérogènes se complètent.Je ne me serais pas permis de raconter, à travers les extraits de mon journal de l'époque, des choses intimes si je n'avais pas d'abord analysé son oeuvre d'écrivain et de cinéaste.Q Vous dites de Duras qu'elle a été « l'Édith Piaf de la littérature ».Est-ce ironique ?R D.N.: Si on présente la formule comme cela, cela paraît sarcastique.Mais ça ne l'est pas du tout.C'est une comparaison élogieuse.Duras adorait Piaf, elle la chantait.Elle avait quelque chose de Piaf dans la taille, la gouaille, la vie amoureuse, sa liberté de femme, le charisme et l'aura médiatique qui l'entourait.Q Vous écrivez que l'auteur de L'Amant possédait « un des styles les plus reconnaissables de la littérature contemporaine ».Vous ajoutez que « Duras est grande malgré la langue ».Est-ce cela qui vous a fasciné chez elle ?R D.N.: Je suis entré dans l'oeuvre de Duras par son cinéma.J'ai été totalement envoûté en 1975 quand j'ai vu India Song au Festival de Cannes.J'ai été fasciné par la concision et la magie de ce style superbe.Oui, son style est reconnaissable avec ses dérapages qui peuvent aller jusqu'à une certaine abstraction.Comme tous les grands écrivains, Duras avait du mal avec la langue.C'est peut-être pour cela qu'elle a écrit des livres superbes.Elle forçait la langue pour écrire des choses qui sont au-dessus de la moyenne, pas en dessous.Q Vous rapprochez Duras et Cocteau en disant qu'ils ont été tous les deux de grands écrivains et de grands cinéastes.Mettez-vous sur le même plan le génie de Duras, romancière et cinéaste ?R D.N.: Oui ! Malheusement, son oeuvre de cinéaste est encore sous-estimée et n'a pas connu le succès de ses livres et de son théâtre.Le cinéma était vital pour elle, c'était presque une drogue.Mais quand elle théorisait, elle soutenait que le cinéma n'arrive pas à la cheville de la littérature.Et par-dessus tout, il y avait la musique qui était un idéal inaccessible pour elle.Q Alain Robbe-Grillet, le pape du Nouveau roman, vous a traité de « Grand Prêtre du culte durasien ».Vous-même n'êtes pas tendre avec la « garde sacrée » qui entourait Duras de ses courbettes.Comment définiriez- vous, avec le recul du temps, votre relation privilégiée avec elle ?R D.N.: Je n'ai pas été un courtisan tout à fait orthodoxe parce que l'affection et l'admiration ne m'ont pas empêché d'être lucide.Je n'aimais pas ce climat de vénération courtisane qui l'entourait.J'étais sans doute moins bien en cour à cause de cela.Q Votre témoignage renforce l'image d'une Duras, monstre de vanité et d'égocentrisme.Vous lui trouvez pourtant des excuses quand vous parlez à son sujet des « faiblesses narcissiques des grands créateurs ».Confite dans son moi.Et cependant ouverte aux autres.On n'a pas l'impression qu'elle était ouverte aux autres à la lecture de votre livre.R D.N.: J'ai compris plus tard, en lisant la biographie de Laure Adler, qu'elle avait eu une enfance et une jeunesse difficiles.Elle a dû se battre pour s'imposer comme femme, écrivain et cinéaste.C'est peut-être pour cela qu'elle s'est blindée et qu'elle a mis cette sorte de carapace entre elle et le monde.Je me souviens qu'il y avait des silences qui sentaient le mépris ou une sorte d'indifférence glacée qui m'impressionnait.Peut-être était-ce une manière de se protéger.Cela se comprend, car elle avait une oeuvre énorme à faire.Q Ce qui se dégage de votre journal des années Duras, c'est une sensation de « La Douleur », pour reprendre un titre de Duras.Vous adoptez parfois la posture de l'amant éconduit et jaloux ou du petit Marcel Proust privé du baiser maternel quand il se couchait de bonne heure.R D.N.: Oui, il y a un peu de cela.Il y avait un peu de souffrance, mais je ne suis jamais allé jusqu'à la haine.Je lui trouvais toujours des excuses.À la fin, nous nous sommes écartés l'un de l'autre sans que je sache vraiment pourquoi.Q Duras vous a donné un conseil existentiel pratique : « Quoi qu'il arrive, si bas qu'on soit, faire chaque jour son lit.» Le suivez-vous encore aujourd'hui ?R D.N.: Absolument ! Je pense souvent à elle à cause de cela.DURAS, MARGUERITE Dominique Noguez Flammarion, 248 pages, 2001 Photo JEAN-PAUL DUPUIS Dominique Noguez et Marguerite Duras à Hyères en 1979.Lors de sa parution, Nuit claire comme le jour de Mario Cyr a créé un petit scandale, car c'est un roman jeunesse où il y a de la sexualité « explicite ».ROMAN Mais qui est donc cette Aurore?JACQUES FOLCH-RIBAS collaboration spéciale Ce roman, c'est la grâce, et c'est l'élégance.Deux denrées rares, que d'habitude l'on contemple chez le libraire avec un sourire d'étonnement : Tiens, ça ?Mais d'où sortent-elles, celles-là ?Les aurait-on découvertes au fond d'une bibliothèque, derrière les vulgarités romanesques dont nous ne donnerons pas les titres, de peur d'encourager le vice ?La grâce et l'élégance, pour raconter l'histoire d'un homme saisi par un amour vénal ?Paradoxe.Il faut dire que ces dames qui se font payer ont depuis toujours fasciné les hommes, y compris les penseurs professionnels.Après tout, n'est-ce pas un philosophe grec qui nous apprit comment les prostituées d'Athènes faisaient graver en creux sous leurs semelles les mots « Suis-moi » afin qu'ils s'impriment sur le sable Ð et surtout qu'il les suivait, lui, fasciné ?Et, pas plus tard qu'avanthier, ne rencontrait-on pas chez une certaine Madame Claude, la fine fleur de l'intelligence parisienne ?Ah, les amours vénales ! Nous nous sommes laissé dire (mais c'était toujours par des hommes) qu'elles sont plus libres, plus claires, plus vraies que les autres, coupeuses de cheveux en quatre.Depuis l'aurore de l'humanité.Est-ce vrai ?Tous pareils À propos d'Aurore, tenez : c'est le prénom de cette femme que le héros (si je peux dire ; ce serait mieux : la victime) de ce roman a rencontrée.Ce fut pendant l'horreur d'une soirée mondaine, terrain de chasse favori de ces dames depuis que le sable athénien a été asphalté.Alors : regards appuyés, croisés dans un miroir (ah, ah.), complicité des yeux, lumière éblouissante.Le narrateur est fasciné par cette femme, Aurore, dont il ne sait rien.Rendez-vous au musée Rodin où se trouve ce bronze intitulé La Porte de l'Enfer ( ah, ah, symboles, symboles).Promesses de se mieux connaître, et puis tout à coup, Aurore demande : « Mais au fait, êtesvous assez riche ?» Ainsi, tout est clair, le brave narrateur ne pourra pas ignorer à qui il a affaire, même s'il veut absolument en douter : Aurore est une prostituée, de luxe certes, et très chère, mais c'en est une.Et le courageux garçon va se précipiter contre ce soleil, telle une phalène, pour s'y brûler les ailes.On vous le disait, ils sont tous pareils devant les amours tarifées.Le secret d'Aurore Aurore est secrète.Elle ne donne pas son numéro de téléphone, ni son adresse ni rien.C'est elle qui appelle, rendez-vous dans un hôtel de la Côte d'Azur, ou à Paris, ou ailleurs.Et puis, elle disparaît.Cette disparition est insupportable aux amants, on le sait, et le proverbe « Loin des yeux loin du coeur » est vraiment une niaiserie sans doute inventée par un inconsolable optimiste.L'amoureux d'Aurore cherche, il refuse ce qu'il sait, ce dont il se doute, il fait n'importe quoi, il apprend l'existence d'une maquerelle assez sublime, qu'il rencontre, elle se nomme Angelica, elle est polonaise, elle aime le thé glacé et la cocaïne, elle note les rendez-vous demandés dans un petit carnet.Il vous suffira d'attendre, parfois longtemps, qu'Angelica vous appelle, si Aurore est de nouveau prête à vous accueillir.Toujours moyennant finances, quelle chance, le narrateur possède un joli dessin de Watteau, il faudra le céder à un complice d'Angelica.Comment vous raconter ce qui arrivera lors de cette rencontre annoncée ?Après tout, ce sont les fantasmes d'Aurore, plus encore que ceux du narrateur.Et c'est encore un beau symbole des amours vénales, de la séparation complète du corps et de l'esprit.Mais sachez que l'auteur, Jean-Paul Enthoven, pour une histoire de possession amoureuse et d'amour contrarié qui eût pu être sordide et pitoyable, utilise une langue tenue par des brides serrées, non pas lyrique mais d'un classicisme sec, superbe, et d'une élégance que nous n'avons plus l'habitude de trouver dans les romans modernes.H H H H AURORE Jean-Paul Enthoven Grasset, Paris, 218 pages En collaboration avec LA MAISON DE RÊVE LES AILES DE LA MODE GRÂCE À LA FONDATION LES AILES DE LA MODE, COUREZ LA CHANCE DE GAGNER La Maison de Rêve est située au Parcours du Cerf de Longueuil et pourra être visitée entre le 1er juin et le 1er octobre 2001.Billets disponibles chez nos partenaires/vendeurs ou par téléphone en composant le (514) 524-6060.FILL_184A FILL184 7LP0401B0429 b04 lectures dimanche 7LP0401B0429 ZALLCALL 67 00:30:14 04/29/01 B POLÉMIQUE Fichtre, une suite! RUDY LE COURS Depuis les tous débuts de l'écriture, la littérature se nourrit de la littérature : on s'inspire d'un auteur ou de ses oeuvres, on le cite, on emprunte, on imite, on plagie même.Voilà pourquoi la polémique qui a cours en France ces jours-ci autour de Cosette ou le temps des illusions, une suite aux Misérables de Victor Hugo, a de quoi étonner.Le roman, tiré à 65 000 exemplaires, sera lancé le 3 mai en France et nous parviendra au début du mois de juin.Certains reprocheront aux éditions Plon d'avoir commandé à François Cérésa de poursuivre la narration du destin des personnages inventés par un écrivain dont la notoriété reste plus grande peutêtre que son oeuvre luimême.Les Français, qui entretiennent des relations coupables avec l ' a r g e n t , y voient là davantage entreprise bassem e n t q u ' o e u v r e franchement littéraire.Et après ?En Amérique du Nord, on fait moins de chichi avec pareille vétille : une oeuvre littéraire est une marchandise protégée par des droits tant qu'elle n'entre pas dans le domaine public.Entre-temps, elle appartient au détenteur des droits.qui n'est pas forcément l'auteur.C'est peut-être dommage mais c'est ainsi.Cela donne même lieu à des situations étonnantes : rappelons que les neveux héritiers de Margaret Mitchell ont lancé un concours pour écrire une suite à Autant en emporte le vent, chef-d'oeuvre couronné du prix Pulitzer, malgré la volonté écrite de son auteur qu'il n'en fût rien.Flairant la bonne affaire, ils ont versé 5 millions de dollars, américains of course, à Alexandra Ripley pour qu'elle ponde 700 pages dont les droits ont rapporté bien davantage à leurs détenteurs.C'était en 1991, il y a dix ans à peine, le scandale est depuis longtemps oublié et seule l'oeuvre originale mérite encore l'intérêt.Tout récemment au p'tit écran de notre belle société distincte, les personnages de Sous le signe du lion revivaient grâce à la plume de Guy Fournier qui l'avait reprise d'Hélène Pednault.Dans ces nouveaux épisodes, ils avaient perdu force et caractère.Néanmoins, l'idée de poursuivre ce téléroman avant-gardiste pouvait bien se défendre et feue Françoise Loranger n'aura pas eu son mot à dire dans l'affaire.De telles pratiques ne sont pas moins rares de l'autre côté de l'océan, et les polémistes français qui jouent aujourd'hui les puristes devant le travail de Cérésa devraient le savoir.Jules Verne, l'auteur hexagonal le plus traduit, n'a jamais caché avoir piqué à Edgar Allan Poe, l'auteur qu'il admirait le plus, la clé de son roman Le Tour du monde en quatrevingts jours.Verne est même allé plus loin en écrivant Le Sphinx des glaces, qui n'est rien d'autre qu'une suite aux Aventures de Gordon Pym de Poe.Plus récemment, le célèbre duo Pierre Boileau- Thomas Narcejac, qui a commis d'innombrables polars délicieux, s'est amusé à pasticher Maurice Leblanc au point de confondre les lecteurs les plus attentifs des hauts faits d'Arsène Lupin.Le secret d'Eunerville, écrit avec l'autorisation des héritiers de Leblanc, a d'ailleurs remporté en 1971 le prix Mystère de la critique (Livre de poche 4098).Pour revenir à Victor Hugo, outre Les Misérables, seul Notre-Dame de Paris figure peut-être encore parmi ses romans qui sont lus encore.Les adaptations en sont nombreuses, parfois réussies, tantôt incongrues.Les autres romans hugoliens, comme Les travailleurs de la mer ou Quatrevingt- treize, glissent dans l'oubli parce que, osons l'affirmer, moins intéressants.Voilà qui explique sans doute que le père Hugo soit moins imité, suivi, pastiché qu'Alexandre Dumas père, par exemple.Ainsi, on ne se scandalise pas du tout que Le comte de Monte-Cristo, oeuvre romanesque et romantique au moins aussi mythique et fameuse que Les Misérables, fasse régulièrement l'objet de suites.car la plupart des lecteurs caressent le désir de connaître la fin du destin fabuleux d'Edmond Dantès, qui, aux dernières pages du grandiose roman, quitte Mercédès et repart sur son voilier.Vengé mais seul et sans doute brisé.Jules Lermina a été le premier à tenter l'aventure avec Le fils de Monte-Cristo, paru en 1895 et toujours frappé d'interdit en France.On trouve parfois chez les bouquinistes les quatre tomes de l'édition Nelson publiée en Écosse en 1933.En 1994, François Taillandier a pour sa part fait paraître Mémoires de Monte-Cristo, écrit apocryphe qui a connu un certain succès et est encore disponible au Livre de poche (no 13981).Du seul côté des Trois Mousquetaires, on compte plus d'une quarantaine de variantes, sans mentionner les dizaines d'adaptations cinématographiques dont la plus récente, L'Homme au masque de fer, fait de D'Artagnan le père de Louis XIV.Rien de moins.Mais p a r m i c e s « s u i t e s » , l'une des plus réussies est Le dernier amour d'Aramis de J e a n - P i e r r e D u f r e i g n e ( G r a s s e t , 1993), gagnant du prix Interalié.En fait, contrairement aux grands défenseurs d'Hugo qui crient au scandale avec la parution Cosette ou le temps des illusions de Céséra (qui sera suivi, en septembre, de Marius ou le Fugitif), les amateurs de Dumas s'amusent des imitations de leur auteur favori.Sur le site qui lui est dédié (www.acamedia.fr./dumas/), on trouve même un hyperlien où sont retracés l'ensemble des suites, plagiats, pastiches et hommages.On les résume et reproduit même la jaquette de l'édition originale.Cliquez et étonnez-vous du nombre.Vous verrez que le père Hugo est bien loin du compte.APPEL DE CANDIDATURES Aux sources du socialisme français Pour encourager la création littéraire et faire mieux connaître des personnalités qui marquent notre société et notre histoire, Les Éditions du Boréal et La Presse lancent le D ' U N MO N TA N T D E 30 000 $ L'appel est lancé à tous les auteurs ayant déjà publié au moins un ouvrage chez un éditeur reconnu.Le dossier de mise en candidature devra comprendre : le sujet de la biographie le plan détaillé de la biographie, qui doit être réalisée en langue française et en un seul volume un chapitre complètement rédigé une description détaillée des recherches à effectuer en spécifiant si les autorisations nécessaires ont été accordées par des fonds d'archives ou des familles une garantie de l'originalité du projet une bio-bibliographie Les candidatures devront être déposées avant le 31 juillet 2001 à l'adresse suivante : Grand Prix La Presse de la biographie La Presse 7, rue Saint-Jacques Montréal, Québec H2Y 1K9 Le lauréat sera connu en novembre, lors du Salon du Livre de Montréal et son oeuvre sera publiée par les Éditions du Boréal.Les règlements complets sont disponibles sur cyberpresse.ca et www.editionsboreal.qc.ca Pour renseignements supplémentaires : Diane Pugliese 514-287-7401 2954402A CHANTAL GUY collaboration spéciale Certains combats sont relégués aux oubliettes de l'histoire, tandis que d'autres bénéficient presque d'une chaire d'étude à eux seuls.Il est vrai qu'un bon gros Napoléon Bonaparte ou les histoires de fesses d'un monarque seront toujours plus glamour qu'une bande de travailleurs en colère ou qu'une quelconque femme du peuple pas contente de la façon dont tourne le monde.On s'intéresse surtout aux grands ou à ceux qui font beaucoup de dégâts, rarement aux besogneux.Deux ouvrages rappellent à la mémoire les combats socialistes du XIXe siècle : Flora Tristan, la femme- messie, d'Évelyne Bloch-Dano, et la réédition du Dictionnaire de la Commune, de Bernard Noël.Bloch-Dano, auteure de Madame Zola (prix des lectrices d'Elle en 1998) tente d'élucider dans sa biographie le « mystère » Flora Tristan, dont la vie fulgurante comporte plusieurs trous noirs pour les historiens.Figure « messianique » du socialisme, belle et rebelle, c'est Flora Tristan qui fera prendre conscience au jeune Karl Marx de la situation des classes ouvrières sans que jamais il ne rende justice à sa mémoire : il la trouvait un peu trop « mystique ».Les manuels d'histoire ne reconnaîtront pas plus son travail.Elle sera récupérée plus tard par les féministes.Enfant illégitime d'un aristocrate péruvien (elle tentera de se faire reconnaître à l'occasion d'un voyage en Amérique du Sud), Flora Tristan connaîtra la misère, qu'elle essaiera d'apaiser par un mariage de circonstances qui tournera mal et qu'elle abandonnera.Son sinistre mari la poursuivra toute sa vie et tentera de l'assassiner.Elle n'aura de cesse de défendre sa vie durant le droit au divorce et un statut autre que celui de mineure pour la femme.Ses ouvrages, Pérégrinations d'une paria (1838), Promenades dans Londres (1840) et L'Unité ouvrière (1843), sans être des chefs-d'oeuvre, feront beaucoup de bruit.Proudhon la trouvera géniale.Sa rivale en ce qui a trait à la notoriété, George Sand, la trouvera prétentieuse.Elle sera aussi, petit détail intéressant, la grand-mère de Paul Gauguin, qu'elle ne connaîtra jamais puisqu'elle mourra précocement.Réédition Le dictionnaire de la Commune est une réédition de 1971.Bernard Noël signait Ð c'était l'époque Ð un dictionnaire « engagé » en soulignant le centenaire de la Commune de Paris, cette révolution populaire toujours étonnante étouffée dans une violence inouïe.Cet événement complexe méritait bien un dictionnaire, même si Bernard Noël s'y montre partisan et pas qu'à peu près.Les bourgeois, pour lui, c'est vraiment comme des cochons.En fait, plus qu'un dictionnaire, il s'agit ici d'un hommage aux hommes et aux femmes de la Commune.H H H FLORA TRISTAN, LA FEMME-MESSIE Évelyne Bloch-Dano, Grasset, 336 pages H H H DICTIONNAIRE DE LA COMMUNE Bernard Noël, Mémoire du livre 643 pa ges 2954860A Avis de recherche ANCIENS DU CAMP MOD-L Retrouvailles prévues au lancement du livre \u201c L'aventure du camp Mod-L \u201d Le vendredi 4 mai 2001 Témoignages, photos de 1960 à 1970 Textes sur le vécu de chacun Bon guide de principes de vie, d'éducation et de respect rédigé par les anciens de ce camp en hommage aux fondateurs : Roger Favreau et Roger De Montigny Pour renseignements : Louis Hurtubise (450) 632-8899 François Berthiaume : (514) 277-4350 François Grégoire : (450) 447-9964 2954225A 7LP0501B0429 b05 lectures dimanche 7LP0501B0429 ZALLCALL 67 00:32:24 04/29/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 9 A V R I L 2 0 0 1 L E C T U R E S B 5 ENFANTS Enquêtes chez les insectes SONIA SARFATI Ils poussent des cris de joie devant la coccinelle et d'horreur devant l'araignée.Ils s'extasient devant le papillon et restent bouche bée devant la fourmi se coltinant à une miette de pain plus grosse qu'elle.Les enfants sont tout sauf indifférents face aux bestioles qui piquent, volent, grimpent, rampent.Et enquêtent.Et quoi ?! Oui, enquêtent.En tout cas, si l'on se fie à William Kotzwinkle, qui a jeté un sort à Sherlock Holmes et au docteur Watson Ð les transformant respectivement en mante religieuse et en criquet.Bienvenue à Insecteland, jungle urbaine miniature.si l'on se fie aux enquêtes menées par l'inspecteur La Mante et son fidèle Grillon dans Du grabuge chez les insectes.Un livre superbe Ð grand format, papier épais, illustrations en couleurs ou en noir et blanc signées Joe Servello qui dégagent une atmosphère « holmesienne » Ð et au contenu très amusant.Partageant un appartement rue Picpus, le longiligne détective et le rondelet docteur sont régulièrement appelés au secours.Pour retrouver Juliana Papillon, jolie écuyère de cirque qui monte à dos de bourdon.Pour sauver le professeur La Mite, pourchassé par l'espion dont il vient de dévorer le livre codé.Et ainsi de suite.Kangou- Pou, Fine- Mouche et autres Pue-Naise se font alliés ou adversaires du dynamique duo qui va d'enquête en enquête, au rythme des déductions de l'un et des gaffes de l'autre.Amusant en soi.Plus encore pour qui a lu les romans de Sir Arthur Conan Doyle, à qui William Kotzwinkle adresse plusieurs clins d'oeil.Un cas qui n'est pas sans ressemblance avec les enquêtes de Joséphine la Fouine, dans lesquelles Paule Brière s'amuse, elle, à transposer les fables de La Fontaine : si ces mini-romans sont drôles par euxmêmes, ils le sont davantage pour qui connaît.disons La Cigale et la fourmi Ð puisqu'elle sert de toile de fond à La Voleuse et la Fourmi.Ici, la banque Fourmillion n'ouvre pas ses portes par ce beau vendredi d'automne.Quelqu'un a kidnappé la banquière, c'est-à-dire la reine fourmi.Joséphine la fouine est appelée à la rescousse et, cette fois, elle devra se munir.non seulement de son calepin et d'un stylo, mais aussi d'une loupe hyperpuissante qui lui permettra de prendre contact avec fourmis, papillons, abeilles et autres cigales Ð tous suspects potentiels.Parviendra-t-elle à résoudre l'énigme ?Et comment ! De même que, trop rapidement, les petits curieux (ils sont nombreux dans le genre !) qui ont l'habitude de regarder les illustrations avant de plonger dans le texte : l'identité du coupable est malheureusement révélée par le dessin que Jean Morin signe en page 51.À la maison, il y en a un qui, après ça, n'a plus voulu lire l'histoire.« Ben, j'sais qui c'est qui a fait le coup ! » Il y a sûrement une morale à cette histoire Ð ou, à tout le moins, une leçon.H H H 1¤2 DU GRABUGE CHEZ LES INSECTES William Kotzwinkle (illustrations de Joe Servello) Rivages, 170 pages (dès 10 ans) H H H LA VOLEUSE ET LA FOURMI Paule Brière (illustrations de Jean Morin) Boréal Maboul, 54 pages (dès 7 ans) HISTOIRE CORRESPONDANCE Quand la chance ou l'incompétence peut changer le cours de l'histoire Un livre bref, mais charmant ÉLISABETH BENOIT collaboration spéciale Le 5 octobre 1949, la New-Yorkaise Helene Hanff écrivait pour la première fois à la librairie Marks & Co., à Londres, spécialisée dans les livres épuisés, afin de lui faire part de ses « problèmes » les plus urgents.En guise de réponse, elle recevait, quelques semaines plus tard, trois essais de William Hazlitt (1778-1830), un essai de Robert Louis Stevenson (1850-1894) et une facture de une livre 17 shillings 6 pence.Ce fut le début d'une correspondance, échelonnée sur 20 ans, entre le libraire Frank Doel et Helene Hanff, lectrice/auteure de scripts ayant l'habitude de jeter à la poubelle les livres qu'elle ne relira plus et logeant au rez-de-chaussée d'un immeuble en grès brun de la 95e rue meublé notamment d'une table pliante et d'étagères bricolées avec des caisses à oranges.Publiée sous le titre 84, Charing Cross Road, sa correspondance avec Doel (et parfois avec d'autres employés de la librairie) traite évidemment des livres qu'elle commande à Doel, qui s'absente parfois de Londres pour aller écumer les châteaux anglais à la recherche de ces livres d'occasion qu'elle aime tant parce qu'ils s'ouvrent d'eux-mêmes à la page que leur précédent propriétaire lisait le plus souvent.Les livres préférés d'Helene Hanff sont par ailleurs ceux « des témoins oculaires », comme elle dit.Par exemple, le journal de l'ancien ministre anglais de la Marine, Samuel Pepys (1663-1703), écrit en langage chiffré et décrypté seulement en 1825.Ou encore les mémoires du duc de Saint-Simon, témoin privilégié des moeurs de l'aristocratie française sous le règne de Louis XIV.Rapidement, une certaine intimité s'installe entre les correspondants.Ça commence à Noël avec un jambon de six livres qu'elle envoie aux employés de la librairie, puisqu'en Angleterre, à l'époque, on souffre toujours du rationnement.Et ça continue avec les colis contenant des oeufs frais ou en poudre et des boîtes de langues qui lui assurent les lettres de remerciements des employés de Marks & Co.et de la femme de Frank, de même qu'une recette de Yorkshire Pudding, que lui poste Cecily, qui travaille à la librairie.D'abord publiée aux États-Unis en 1969, cette correspondance a valu à Helene Hanff la reconnaissance qu'elle n'a jamais obtenue avec les pièces dramatiques qu'elle a écrites, souligne Thomas Simmonet dans la postface.Et cela donne, en effet, un livre bref et charmant, sans épaisseur réelle, plein de ces lettres de remerciements bien jolies et un peu insignifiantes, mais ponctué aussi de toutes ces petites choses, de toutes ces petites phrases qui le rendent tout à fait sympathique et recommandable.H H H 84, CHARING CROSS ROAD Helene Hanff, traduit de l'anglais par Marie-Anne de Kisch Éditions Autrement, 113 pages CLAUDE-V.MARSOLAIS Il n'existe pas de formule secrète pour déterminer l'issue victorieuse d'une bataille, car celle-ci dépend beaucoup de la plus grosse bourde qu'aura commise l'un des belligérants.Ainsi s'exprime Erik Durschmied, auteur de La Logique du grain de sable, qui a analysé une dizaine de batailles ayant déterminé l'issue d'une guerre entre deux belligérants.Né en Autriche, Durschmied encore enfant a vu en 1938 l'entrée triomphale de Hitler à Vienne, sa ville natale, lors du rattachement de l'Autriche à l'Allemagne nazie.Mais il ne savait pas ce qu'était la guerre.Il l'apprit bientôt quand les avions alliés lâchèrent des bombes sur sa ville et sa maison.Plus tard dans sa vie d'adulte, il sera ballotté pendant 30 ans de conflit en conflit à titre de correspondant de guerre où il a pu observer les terribles souffrances qu'elle engendre.Selon lui, de nombreuses batailles ont dépendu d'un caprice du temps, de bons ou de mauvais renseignements, d'un héroïsme inattendu ou d'une incompétence individuelle.En somme le « facteur grain de sable » inattendu.Analysant la bataille de Waterloo, l'auteur soutient que le manque de clous scella le sort de la bataille après que la cavalerie du maréchal Ney eut fait une percée dans les rangs anglais et réussit à s'emparer des canons ennemis au Mont Saint-Jean.En effet, il était courant de rendre l'artillerie ennemie inutilisable en enfonçant à coups de marteau des clous sans tête dans les trous de mise à feu.Or, par négligence ou parce que tous les cavaliers chargés de cette tâche avaient été tués, on ne trouva pas de clous.Wellington dépêcha rapidement ses hussards et ses cuirassiers afin de reprendre les canons.Ce fut au prix de centaines de morts, mais il réussit.À partir de ce moment, il pouvait mitrailler la cavalerie française en fuite et la disséminer.Que dire de la bataille de Moscou qui constitua un tournant de la Seconde Guerre ?Les Allemands aux portes de Moscou à l'automne 1941, Staline était désespéré, mais il avait une dernière carte dans sa main.En effet, il demanda à l'espion Richard Sorge posté au Japon s'il était dans l'intention de ce pays d'attaquer l'URSS.Sorge répondit que les plans des Japonais étaient plutôt de prendre le contrôle maritime du Pacifique.Méfiant, Staline hésita.Mais en novembre, cette information fut confirmée par un autre super-espion, Kim Philby, qui travaillait pour l'Intelligence service britannique.C'est alors que Staline ordonna la plus grande opération ferroviaire de tous les temps, en transférant rapidement 80 divisions cantonnées en Extrême-Orient et en Sibérie vers Moscou.Le 5 décembre, il ordonna une contre-offensive qui fut couronnée de succès et qui obligea les Allemands à reculer pour la première fois depuis le début des hostilités.Tous les lecteurs passionnés par l'histoire militaire seront ravis par le récit analytique de Durschmied qui traite aussi bien de la guerre de Troie que de la guerre du Golfe en 1991.H H H H LA LOGIQUE DU GRAIN DE SABLE Erik Durschmied, traduit par Gérald Messadié JC Lattès/Trinacra, 395 pages publié chez Québec Amérique Inscription: 2954445A Marie-Lou et Claude Lever l'ancre Pour mieux nourrir son corps, son coeur et son âme Dans un style clair, alerte et poétique, les auteurs nous invitent à parcourir le long chemin de la compréhension des compulsions dans ses composantes physiques, émotionnelles, spirituelles et vous proposent des actions concrètes et pratiques pour mieux s'alimenter, se libérer de ses dépendances et retrouver la dimension spirituelle de l'être.«Le parcours de Marie-Lou traduit de façon touchante, lucide et courageuse, les problèmes émotionnels qui expliquent souvent les compulsions alimentaires\u2026» ANDRÉ LAPIERRE, cardiologue «Marie-Lou nous conduit au-delà des frontières de l'humain, de nos dépendances, pour nous faire voguer dans les eaux calmes et claires de l'Amour.» PAUL-ÉMILE DOSTIE, homme d'affaires Les éditions Un monde différent 3925, Grande-Allée, Saint-Hubert (Québec) J4T 2V8 Tél.: (450) 656-2660 Site Internet : http://www.umd.ca Courriel : info@umd.ca LANCEMENT PUBLIC, LE LUNDI 30 AVRIL, 19 H 30, SALLE PICHETTE DE L'ORATOIRE SAINT-JOSEPH, 3800, CHEMIN QUEEN-MARY 2953710A 7LP0601B0429 B-6 DIMANCHE - arts 7LP0601B0429 ZALLCALL 67 00:32:50 04/29/01 B B6 LA PRESSE MONTREAL DIMANCHE 29 AVRIL 2001 Il est le heros de Stalingrad, on l'attend dans le prochain Spielberg, il va tourner avec Tom Hanks et Paul Newman.En quatre ans, Jude Law est devenu la coqueluche des cineastes et du public.Le point avec le magazine Studio.Q Peut-on faire un parallele entre le desir de Vassili dans Stalingrad de se debarrasser de l'etiquette de heros que lui a collee la propagande, et votre volonte de lutter contre votre image de beau gosse entretenue par la presse ?R Toute personne sur laquelle on ecrit sait que la perception qu'auront les autres est tres differente de la realite.Les gens pensent que je suis mes personnages, ou cet autre Jude Law dont parle la presse, et qui n'est pas moi.Je n'aime pas cela, mais il faut faire avec, s'en tenir a distance et garder la tete froide.Q Etre marie et avoir des enfants, est-ce ce qui vous aide a garder la tete sur les epaules R Oui.J'aime aussi prendre des conges apres chaque tournage.D'autant que Sadie est aussi actrice.Pour un couple, changer les couches consolide le lien marital ! Sadie et moi avons l'impression que je vais bientot fumer la pipe pour completer le tableau.Il ne manquera plus que la barriere blanche au fond du jardin et le chien ! (Rires.) Vous savez, je suis conscient d'etre propulse comme la nouvelle star ; j'ai conscience que plus les films sont importants, plus je serai dans la lumiere.Mais je peux vous dire que je ne laisserai pas ma vie en patir.Q Il est aussi question que vous teniez le role de Brian Epstein dans un film sur les Beatles ( dont Epstein etait l'impresario ).R C'est en cours d'ecriture.J'ai deja rencontre Paul Mc Cartney.bien que mon heros soit George Harrison ! Mais le film sera centre sur Brian, que je jouerai.Pour cela, il va falloir que je grossisse.J'ai etudie les Beaux-Art pendant sept ans.C'est presque aussi long que pour devenir medecin.J'utilise ce savoir tous les jours.Je ne m'en sers pas uniquement pour dessiner.Cet apprentissage m'a forme pour tout : lire, ecrire, regarder les choses autour de moi.C'est une formation complete, globale.Vous ne savez pas comment occuper vos enfants ?Inscrivez-les a des cours de dessin.L'art est la meilleure ecole qui soit J'ai ete peintre pendant trois ans, je cotoyais David Hockney.Quand j'ai vu comment il peignait, j'ai realise que je ne serais jamais aussi bon que lui.Alors j'ai laisse tomber la peinture.Cine Live LES UNS ET LES AUTRES Jude Law : une etoile est nee ZOOM FLASH Viva Banderas! Antonio Banderas incarnera Emiliano Zapata.Symbole de la lutte des paysans mexicains pour imposer une revolution agraire, Zapata fut assassine en 1919 sur ordre du president Carranza.Elia Kazan a deja consacre a ce revolutionnaire l'epique Viva Zapata avec Brando dans le role titre.Cette fois, c'est Gregory Nava qui s'y colle.D'ici la, Banderas aura brandi le zoom du paparazzi pour Brian De Palma et sa Femme Fatale, dont l'action se deroule a Paris et a Cannes.en plein festival.Prequel a Tigre et Dragon LA SUITE DE TIGRE ET DRAGON est en preparation, a annonce Yen Wo Ping, choregraphe de Matrix et du film d'Ang Lee.Il s'agirait en fait d'un prequel ( recit anterieur au film d'origine ).Le tournage aurait lieu a Dunhuang et a Pekin, cet ete, sous la houlette d'Ang Lee.Ensuite, le realisateur taiwanais enchainerait avec ( dans le desordre ) l'adaptation d'une bande dessinee, L'Incroyable Hulk, un remake d'On connait la chanson a New York, et un film sur la Seconde Guerre mondiale, Berlin Diaries, avec Nicole Kidman.Les petits cadeaux MICHAEL DOUGLAS aime bien gater un peu sa femme Catherine Zeta-Jones et il se trompe rarement dans le choix de ses cadeaux.Mais recemment il lui a offert un camee victorien que Catherine a trouve tout a fait disproportionne ce qui ne l'empecha pas, pour lui faire plaisir, de le porter pour une soiree de famille.Sa mere, Anne, trouva le camee ravissant ; sautant sur l'occasion pour s'en defaire avec elegance Catherine en fit donc sur-le-champ cadeau a sa mere.Touche par la generosite de sa femme, Michael lui offrit quelques jours plus tard un bracelet en diamants de 50 000 dollars.E X P R E S S FORTE DE SON RETOUR REMARQUE dans Sous 1e sable, Charlotte Rampling sera l'une des heroines de Voyez comme on danse, le quatrieme long metrage realise par Michel Blanc, qui interpretera d'ailleurs dans son propre film le mari de Carole Bouquet.Cette comedie grincante reunira aussi Jacques Dutronc, Lou Doillon et Charlotte Gainsbourg.Son role de muette dans Accords et Desaccords, de Woody Allen, aux cotes de Sean Penn, n'est pas tombe dans l'oreille d'un sourd.Steven Spielberg vient en effet de demander a Samantha Morton d'etre la partenaire de Tom Cruise dans Minority Report.Le romancier chilien Luis Sepulveda ( Le Vieux qui lisait des romans d'amour ) fait ses debuts de realisateur avec Ninguna Parte.Harvey Keitel joue le role d'un veteran americain du Vietnam pris dans les remous d'un coup d'Etat en Amerique du Sud.Brad Pitt avait pris l'habitude de filer en douce de la maison en ne donnant que de vagues explications a sa femme, Jennifer Aniston, jusqu'a ce qu'il finisse par etre oblige de lui avouer qu'il suivait discretement des cours de grec moderne, la langue premiere de sa famille, pour lui faire la suprise de le parler couramment.SOURCES : Movieline, Star, Premiere, Globe Ridley Scott Antonio Banderas VOUS DITES.Ours mal leche PERSONNAGE GROSSIER, mal eleve, rus- POP-CORN tre.L'expression s'est etablie dans son sens actuel au debut du XVIIIe siecle.Au XVIIe siecle, elle signifiait, soit homme d'aspect grossier, au physique , soit enfant mal venu .C'est dans ce dernier sens, note le Robert des expressions qu'elle reprend clairement le mythe selon lequel les ours faconnent leurs petits en les lechant a loisir ( Montaigne ).>>> SI J'AI EU DU SUCCES, c'est parce que je n'ai jamais cru que mes films allaient en avoir au debut.Je me souviens de L'Ours.On etait a cinq jours du tournage, Claude Berri me pose la question : Entre nous, est-ce que tu es sur de pouvoir reussir ce film ?Je l'ai regarde droit dans les yeux.Non.Il m'a repondu : Alors, on y va ! Avoir du succes est la seule chose que je ne peux promettre a personne.Jean-Jacques Annaud >>> JE DETESTE L'EXERCICE et l'ambiance des salles de gym.Je me contente de faire quelques pompes et des abdos environ une fois par semaine.L'important c'est de faire attention a ce qu'on mange, de prendre des vitamines, des acides gras essentiels.J'ai un peu etudie la question.Il n'y a pas besoin d'etre un rat de gymnase si vous vous nourrissez correctement.Mel Gibson VOTRE SOIREE DE TE L E V I S I O N Barbra Streisand Louise Cousineau 7:30 ! - GRAND PRIX D'ESPAGNE Depuis que Michael Schumacher ne gagne pas, la Formule 1 est redevenue interessante parce que surprenante.Helas! on peut prevoir une seule chose: Villeneuve ne gagnera pas.18:30 a - DECOUVERTE Parmi les sujets: une percee dans le diabete qui rendra peut-etre inutiles les seringues.On transplante des cellules dans le pancreas.Egalement: les ravages du ouaouaron dans l'ouest du Canada.20:00 t - GOOD WILL HUNTING Le film qui m'a fait decouvrir Matt Damon, en jeune bum qui a le genie des mathematiques, et qui trouvera l'equilibre grace a Robin Williams.20:00 X - MUSICOGRAPHIE La vie et l'oeuvre de la grande Barbra Streisand.A 21h, un concert.21:00 b - ON GOLDEN POND Les oeuvres dramatiques en direct sont rares a la tele.Celle-ci, qu'on a vue au cinema avec Jane et Henry Fonda et Katharine Hepburn, met en vedette Julie Andrews et Christopher Plummer.22:50 a - LA SOIF DU MAL Un policier realise en 1958 par Orson Welles avec Charlton Heston.18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Telejournal Decouverte / Diabete: fini les seringues?Le Monde de Charlotte Rendez-vous au theatre / Le Pays dans la gorge avec Catherine Senart Le Telejournal Les Nouvelles du sport Cinema / LA SOIF DU MAL (1) avec Charlton Heston (22:49) Le TVA 18 heures Decibel Fort Boyard / Jacynthe Rene, France Beaudoin Cinema / BROKEN ARROW (4) avec John Travolta, Christian Slater TVA Sports (22:41) Loteries Pub (23:07) Malcolm Les Francstireurs Le National d'impro Juste pour rire Le plaisir croit avec l'usage./ Rita Lafontaine L'oeil ouvert / Marcello Mastroianni Chasseurs d'idees / La fin de la famille?(23:08) La Porte des etoiles Cinema / A WONG FOO, MERCI POUR TOUT.JULIE NEWMAR (4) avec Wesley Snipes, Patrick Swayze Cinema / LE DESTRUCTEUR (5) avec Sylvester Stallone, Wesley Snipes (21:15) Grand Journal (23:39) Pulse Travel, Travel W-5 Cinema / GOOD WILL HUNTING (4) avec Matt Damon, Robin Williams CTV News Pulse / Sport News HTTV News Cinema / THE WIZARD.(17:00) Hockey / Series eliminatoires: Blues - Stars Sunday Rep.Undercurrents Reflections News ABC News Cinema / TARZAN (4) Dessins animes Who Wants to be a Millionaire?The Practice News Pretender Friends 60 Minutes Touched by an Angel Cinema / ON GOLDEN POND avec J.Andrews, C.Plummer ER NBA Basketball / Series eliminatoires: Lakers - Trail Blazers (17:30) Cinema / U.S.MARSHALS (5) avec Tommy Lee Jones, Wesley Snipes Stargate Cinema (16:00) .Wildlife Birdwatch Naturescene Nature / Eagles Stage on Screen / Twilight: Los Angeles Cinema / THE OLD SETTLER BBC News Redwall Art Auction 2001 / Se poursuit jusqu'a minuit.Cinema (17:00) Law & Order Nero Wolfe Lost in Las Vegas: The Story of Two Canadians Law & Order Antonio Banderas Arts, Minds And there.Ozias Leduc: Painter of.Cinema / DAVE (4) avec Kevin Kline, Sigourney Weaver Cinema (23:15) Insectia Contact.Hors Serie / L'Histoire des armes a feu (2/2) Filiere D / LES REICHMANN: AU DELA DU MYTHE.Documentaire Cinema / L'INITIATION (6) Benelux.Russian.Focus Grec Tele-serie Grece Lica (Serb.) Caribbean.Kontakt (Ukraine) .juive Aines branches, 3e millenaire Tout ce qu'automobilistes.Quand la nature impose.Internet Capharnaum .d'histoire Oasis.L'oeuvre de Fernand Dumont.How'd they do that?Sunday@discovery .Sunday Showcase Swamp Alligator Storm Warning! Sunday@discovery .romantique D'ici, d'ailleurs Lonely Planet Rendez-vous.Avventura Travel Travel .les voiles Aventures asiatiques D'ici, d'ailleurs .l'hotel Franklin Little Lulu Hoze.The Jersey So Weird .Heartbeat Cinema / RUMPELSTILTSKIN (5) Cinema / THE FOUR DIAMONDS (5) (22:25) Seinfeld The PJ's The Simpsons Malcolm in the Middle The X-Files Profiler A.Hitchcock Global News Popstars The Simpsons The X-Files The Practice A.Hitchcock Sports Journal.Ile de France Hist.maritime.Traversiers Face cachee./ Mode et Pouvoir Cinema / LES BERETS VERTS (6) avec John Wayne, David Janssen Elizabeth 1 / Virgin Queen Disasters of the Century The Brits: War against the Ira Cinema / THUNDERHEART (4) avec Val Kilmer, Sam Shepard Historylands Flick TV Guide .for Love .Families .Miracles .Homes Special .Miracles .Homes Generation 60 Ed Sullivan Pop up video Musicographie / B.Streisand Presentation Musi Max / Barbra Streisand - Timeless Musicographie / B.Streisand d.Box Office Groove Concert Plus / MTV Video Music Awards 2000 Clip BBC News Foreign.Hot Type Sports Journal Counter Spin Sunday Rep.Mansbridge Passionate Eye Antiques Roadshow Branche Medias Journal RDI Circuit PME Zone libre / Pauvrete en heritage Telejournal Culture-choc Point de presse Second Regard Enjeux / L'automobilite au banc.RDS extreme Sports 30 Mag Concours forestier Hockey / Coupe Air Canada 2001: equipes a confirmer Sports 30 Mag Sport Gillette Les Contes d'Avonlea Saint-Tropez, sous le soleil Haute Finance L'Hopital Chicago Hope Sexe a New York La Loi & l'Ordre Prime Suspect Cinema / LITTLE CRIMINALS (3) avec Brendan Fletcher Newsroom Trailer.Cinema / THE SUBSTANCE OF FIRE (4) avec Ron Rifkin Beastmaster Earth: Final Conflict Cinema / VISIT TO A SMALL PLANET (6) avec Jerry Lewis Cinema / MEMOIRS OF AN INVISIBLE MAN (5) avec C.Chase Sportscentral Playoff Gamenight Wrestling: WWF Heat Nascar Winston Cup / Napa 500 Sportscentral Playoff Edition Wrestling: WWF Heat C.Sandiego Volt Panorama Les Intrus Exploration Cinema / UNE NUIT A CASABLANCA (4) Archimedes Panorama O Zone Secrets of Forensic Science Junkyard Wars High Speed Pursuit Eye Spy: Caught in the Act Private Eye: Hidden Camera's High Speed Pursuit Motoring.Sportsdesk LPGA Golf / Harvey Penick.Hockey: 2001 Air Canada Cup / Finale Sportsdesk J.Bravo .Mimi?Redwall Dilbert .le meilleur Daria Simpson S.O.S.Fantomes X-Men South Park Simpson Quads! Pyramide Journal suisse Journal FR2 Vivement dimanche / Clementine Celarie Bouillon de culture (21:15) Jeux 2001 Journal belge Soir 3 Get a Life! The Tribe Vox Inquiring.Cinema / TOO BEAUTIFUL FOR YOU (3) avec G.Depardieu Diplomatic.Imprint Allan Gregg 4th Reading Vivre a deux Les Copines Quand la vie est un combat Le Clonage humain 2 femmes Pour la vie! .en vedette Les Copines Ca sex'plique Realite 2001 Question Sante L'Ombudsman Vos droits Sur la colline Passion Deco Action Emploi .(17:30) Loup-garou La vie a cinq Dawson Buffy contre les vampires Saddle Club Screech.Story Studio Zack Files Caitlin's.Grade Alien S.Holmes Radio Active Syst.Crash Big Wolf.Lost Nebula Shadow.Tekwar Zone extreme Invasion Planete Terre Sliders Chroniques du paranormal Technofolie .c'est fait .au theatre (21:45) Book of Jamie Le TVA (22:15) 7LP0701B0429 B-7 DIMANCHE - arts 7LP0701B0429 ZALLCALL 67 00:32:12 04/29/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 9 A V R I L 2 0 0 1 B 7 THÉÂTRE Les fées ont toujours soif MARIE-CHRISTINE B L A I S collaboration spéciale Le petit théâtre intime situé au sous-sol du Théâtre Prospero compte parmi les salles où des oeuvres profondément originales et des comédiens profondément amoureux de leur métier se sont succédé au cours de l'actuelle saison théâtrale.Les Soifs du désert, qui y tient l'affiche jusqu'au 5 mai, ne fait pas exception à la règle.Il y a, dans ce texte écrit par les comédiennes Myriam Houle et Marie-José Normand (mieux connues du grand public pour leurs rôles de Kim et de Marilyn dans Virginie), quelque chose que je n'avais pas vu depuis des années sur scène, quelque chose qui s'appelle une parole de femme, pleinement assumée, sans crainte des étiquettes et qu'en-dira-t-on.Et pour exprimer cette parole qui traite de la créativité et de la maternité en parallèle, les deux jeunes femmes ont opté pour une allégorie surréaliste, bourrée de métaphores, d'imaginaire, d'improbable.et de quelques clichés.Dans un invraisemblable gratte-ciel planté en plein désert, coupée de tout et de tous, la Tante, écrivaine de son état, nourrit ses textes de l'imaginaire de ses deux muses, qui sont les deux filles qu'elle a enlevées à sa propre soeur mourante il y a 25 ans.Mais en ce jour de leur 25e anniversaire, les deux étranges jeunes femmes maintenues dans la dépendance refusent désormais de vivre en vase clos et cherchent à connaître la vie comme la vérité.C'est alors que surgit cet inconnu qu'est l'Homme, nécessairement las (c'est ici le cliché), qui viendra bouleverser l'ordre des choses.Qu'on ne s'y méprenne pas, il n'est pas le sauveur, il est le détonateur.C'est à une incroyable analyse de la création, de la dépendance, de la manipulation affective, du remords, de la maternité refoulée, de la folie, de la manie, de la réalité et du rêve que se sont livrées les deux auteures.Et par moments, la nouveauté de leurs propos est fascinante.Elles font notamment preuve d'un humour caustique et dévastateur qui désamorce souvent les lourdeurs d'une telle rhétorique.Impossible de ne pas rire aux éclats quand, abasourdi par ces trois femmes, l'Homme (joué par Louis-David Morasse, le beau Renaud de 4 et demi) lance « Est-ce que vous parlez toutes en paraboles ?» Oui, répondent-elles en souriant.C'est d'ailleurs là où, par moments, le spectateur est lui-même à bout de souffle.Devant toutes ces paraboles, ces fables, ces allégories, ces symboles vivants, on s'y perd un peu.Ce genre d'écriture commande en outre un langage très particulier, souvent poétique, parfois hermétique, qui finit par étourdir un brin.Et tout cela appelle une intensité dans le jeu des trois comédiennes et du comédien qui frôle l'excès.Trop, c'est comme pas assez.Mais l'originalité de la chose est réelle, de même que le courage Ð et la beauté, notamment des décors et des costumes, pourtant très simples.Revisitant consciemment ou non Les fées ont soif quelque trente ans plus tard, les auteures ont troqué la Mère, la Vierge et la Putain pour la Tante, l'Ange et la Ménagère.Ce n'est toutefois plus l'Homme qui est responsable de leur sort.C'est une Femme, cette Tante qui sacrifie tout à son oeuvre.C'est une artiste, dont la tyrannie repose paradoxalement sur la volonté de créer de la beauté.Mesurez-vous tout ce que cela signifie ?Pour ma part, depuis mardi dernier, je ne cesse de jongler à l'évolution du discours féminin au cours des dernières années.Peu de pièces à l'affiche peuvent prétendre à un tel impact, ces temps-ci.LES SOIFS DU DÉSERT, de Myriam Houle et Marie-José Normand, mise en scène de Frédéric Dubois.Distribution: Odette Caron, Myriam Houle, Louis-David Morasse et Marie-José Normand.Scénographie: Yasmina Giguère.Musique et environnement sonore: Stéphane Girouard.Une production de Triptyque présentée dans la salle intime du Théâtre Prospero jusqu'au 5 mai, 20h15.Infos: 514 526-6582.Photo RENÉ ANCTIL, gracieuseté du Théâtre Prospero Odette Caron, Marie-José Normand et Myriam Houle, dans Les Soifs du désert.www.alongcameaspidermovie.com MORGAN FREEMAN ANS + VIOLENCE VISA GÉNÉRAL « .une intrigue serpentine.» Chuck Elliot, GLOBAL CALGARY ((((vvveeerrrrsssiiiiooonnn ooorrrriiiigggiiiinnnaaalllleee aaaannnnggggllllaaaaiiiissseee)))) GVISA GÉNÉRAL Distribué par 2954238A CENTRE-VILLE EST RIVE SUD VEUILLEZ PRENDRE NOTE QUE LE GUIDE EST SUJET À CHANGEMENTS SANS PRÉAVIS.OUEST DE L'ÎLE RIVE SUD \u0001SON DIGITAL RIVE SUD QUARTIER LATIN (17 SALLES DE CINÉMAS) 350 rue Emery, coin St-Denis 849-FILM-111 SIÈGES DISPOSÉS EN GRADINS (Sightline seating™) \u0002 TIGRE ET DRAGON (G) Dim.au Jeu.1:30,4:15,7:20,9:55 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.au Jeu.12:45,3:50,6:40,9:30 \u0002 Trafic (v.française) (13+) Dim.au Jeu.1:50,5:30,9:00 \u0002LES RIVIÈRES POURPRES (16+) Dim.au Jeu.9:25 MAELSTRÖM (13+) Dim.au Jeu.4:30,6:55,9:35 \u0002 LES SILENCES DU DÉSIR (sous-titre français) (G) Dim.au Jeu.1:50,4:15,7:10,9:20 \u0002 MEMENTO (v.française) (13+) Dim.au Jeu.1:20,4:20,7:05,9:50 \u0002LE TAILLEUR DE PANAMA (13+) Dim.au Jeu.12:50,3:45,6:45,9:25 \u0002 ESPIONS EN HERBE (G) Dim.au Jeu.2:00,4:45,7:15 \u0002 POKEMON 3 LE FILM (G) Dim.au Jeu.1:45 \u0002CARTEL(13+) Dim.au Jeu.1:00, 4:00,7:00,9:55 \u0002 LE JOURNAL DE BRIDGET JONES (G) Dim.au Jeu.12:00,2:25, 4:50,7:20,9:45 \u0002 VA TE FAIRE FOUTRE FREDDY(13+) Dim.au Mar.Jeu.2:00,4:30,7:15,10:00 Mer.2:00,4:30,10:00 \u0002UN SOIR AU BAR MCCOOL'S (13+) Dim.au Jeu.12:15,2:30,5:00,7:30,9:50 \u0002 LA NUIT DU DESTIN Dim.au Jeu.1:30,4:20,7:05,9:40 \u0002 È TOUTE VITESSE Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Mer.12:45, 1:10,3:30,4:00,6:45,7:10,9:40,10:00 Jeu.12:45,1:10,3:30,4:00,7:10,9:40, 10:00 \u0002LE PRINCE DU PACIFIQUE (13+) Dim.au Jeu.12:00,2:15,4:35,7:00,9:30 \u0002 LA RONDE DES COCUS Dim.au Jeu.12:05,2:30,5:00,7:25,9:45 CENTRE-VILLE OUEST CAVENDISH (MAIL) PV Cavendish, coin Kildare 849-FILM -122 SPY KIDS (G) Dim.& Mar.1:00,3:10,6:55 Lun.Mer.& Jeu.6:55 ALONG CAME A SPIDER (13+) Dim.& Mar.12:50,3:15,6:45,9:00 Lun.Mer.& Jeu.6:45,9:00 POKEMON 3 (G) Dim.& Mar.1:05 BLOW(13+) Dim.& Mar.12:40,3:35, 6:35,9:10 Lun.Mer.& Jeu.6:35,9:10 BRIDGET JONES'S DIARY (G) Dim.& Mar.12:55,3:20,6:50,9:05 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:05 JOSIE & PUSSYCATS (G) Dim.au Jeu.8:55 IN THE MOOD FOR LOVE (v.o.Anglaise) (G) Dim.& Mar.3:25,7:00,9:20 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:20 \u0002 DRIVENDim.& Mar.12:45,3:30, 6:40,9:15 Lun.Mer.& Jeu.6:40,9:15 \u0002 TOWN AND COUNTRY Dim.& Mar.12:30,2:40,5:00,7:15,9:30 Lun.Mer.& Jeu.7:15,9:30 \u0002ONE NIGHT AT MCCOOL'S (13+) Dim.& Mar.12:35,2:45,4:55,7:05,9:25 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:25 CÔTE-DES-NEIGES PV 6700 Côte-des-Neiges 849-FILM -124 ADMISSION ADULTES- APRÈS 18H00 (exc.mar.& mer.) 6,50$ ENFANTS (13 ans et moins) 4,25$ ÂGE D'OR (65 ans et plus) 4,25$ MATINÉE EN TOUT TEMPS AVANT 18H00 4,25$ MARDI ET MERCREDI TOUTE LA JOURNÉE 4,25$ \u0002TRAFFIC(13+)Dim.au Jeu.9:00 \u0002 SPY KIDS (G) Dim.Mar.& Mer.1:50,4:10,7:05 Lun.& Jeu.7:05 \u0002 BLOW(13+) Dim.Mar.& Mer.4:20, 7:00,9:40 Lun.& Jeu.7:00,9:40 \u0002 BRIDGET JONES'S DIARY (G) Dim.Mar.& Mer.1:40,4:00,7:20,9:25 Lun.& Jeu.7:20,9:25 \u0002 JOE DIRT (G) Dim.Mar.& Mer.1:30 \u0002 CROC.DUNDEE IN L.A.(G) Dim.Mar.& Mer.1:35,3:40,5:45,7:50, 9:50 Lun.& Jeu.7:50,9:50 \u0002FREDDY GOT FINGERED(13+) Dim.Mar.& Mer.1:45,3:50,7:40,9:45 Lun.& Jeu.7:40,9:45 \u0002 THE FORSAKEN (13+) Dim.Mar.& Mer.1:30,3:30,5:30,7:30,9:30 Lun.& Jeu.7:30,9:30 \u0002 DRIVENDim.Mar.& Mer.2:00,4:35, 7:10,9:35 Lun.& Jeu.7:10,9:35 CARREFOUR DORION PV 391 Bl.Harwood, Dorion-Vaudreuil 849-FILM -132 ESPIONS EN HERBE (G)Dim.1:40,3:50 Mar.& Mer.6:50 POKEMON 3 LE FILM (G) Dim.1:10,3:15 LE MASQUE DE L'ARAIGNÉE (13+) Dim.1:20,3:40,7:40 Lun.& Jeu.7:40 Mar.& Mer.7:10,9:20 CARTEL (13+) Dim.Lun.& Jeu.7:30 Mar.& Mer.9:00 JOSIE ET LES PUSSYCATS (G) Dim.Lun.& Jeu.7:50 Mar.& Mer.6:50,9:00 LE JOURNAL DE BRIDGET JONES (G) Dim.1:30,3:40,7:50 Lun.& Jeu.7:50 Mar.& Mer.7:20,9:25 VA TE FAIRE FOUTRE FREDDY (13+) Dim.1:30,3:30,8:00 Lun.& Jeu.8:00 Mar.& Mer.7:30,9:35 È TOUTE VITESSE Dim.1:00,3:30,7:30 Lun.& Jeu.7:30 Mar.& Mer.7:00,9:30 LA RONDE DES COCUS Dim.12:45,3:00,5:10,7:40 Lun.& Jeu.7:40 Mar.& Mer.7:30,9:40 LE PLACARD(G) Dim.1:50,4:00,8:00 Lun.& Jeu.8:00 Mar.& Mer.7:00,9:10 EST DE MONTRÉAL DAUPHIN 2396 est, rue Beaubien 721-6060 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.1:30,4:10,6:50 \u0002 LE JOURNAL DE BRIDGET JONES (G) Dim.1:45,4:00,7:10 Lun.au Jeu.7:10 LANGELIER Carrefour Langelier 255-5551 NOUS N'ACCEPTIONS AUCUN LAISSEZ-PASSER, COUPON OU CERTICAT-CADEAU CINÉPLEX ODÉON \u0002 BLESSURES FATALES (16+) Dim.3:10,9:10 Lun.au Jeu.9:10 \u0002 SACRÉS MACHOS (13+) Dim.au Jeu.7:15,9:15 POKEMON 3 LE FILM (G) Dim.1:00,3:00,5:00 \u0002 LE JOURNAL DE BRIDGET JONES (G) Dim.1:20,3:20,5:20,7:20,9:20 Lun.au Jeu.7:20,9:20 JOSIE ET LES PUSSYCATS (G) Dim.1:10,5:10,7:10 Lun.au Jeu.7:10 \u0002 VA TE FAIRE FOUTRE FREDDY (13+) Dim.1:15,3:15,5:15,7:15,9:15 Lun.au Jeu.7:15,9:15 \u0002LE PRINCE DU PACIFIQUE (13+) Dim.1:00,3:00,5:00,7:00,9:00 Lun.au Jeu.7:00,9:00 \u0002 È TOUTE VITESSE Dim.1:10, 3:30,7:10,9:30 Lun.au Jeu.7:10,9:30 MONTRÉAL SUD PLACE LASALLE PV Angle bl.Champlain et Bishop Power 849-FILM -171 \u0002SPY KIDS (G)Dim.Mar.& Mer.1:10,3:25 Lun.6:40 \u0002 ESPIONS EN HERBE (G) Dim.Mar.& Mer.1:15,3:20,7:20 Lun.& Jeu.7:20 \u0002 BLOW (13+) Dim.Mar.au Jeu.6:30,9:00 Lun.8:45 \u0002BRIDGET JONES'S DIARY(G) Dim.Mar.& Mer.1:25,3:45,6:55,9:10 Lun.& Jeu.6:55,9:10 \u0002JOSIE ET LES PUSSYCATS(G) Dim.au Jeu.9:25 \u0002 LE JOURNAL DE BRIDGET JONES (G) Dim.Mar.& Mer.1:20, 3:40,7:10,9:25 Lun.& Jeu.7:10,9:25 \u0002 VA TE FAIRE FOUTRE FREDDY (13+) Dim.Mar.& Mer.1:25,3:50,6:50,8:55 Lun.& Jeu.6:50,8:55 \u0002FREDDY GOT FINGERED(13+) Dim.Mar.& Mer.1:20,3:30,6:45,8:50 Lun.& Jeu.6:45,8:50 \u0002ONE NIGHT AT MCCOOL'S (13+) Dim.Mar.& Mer.12:55,3:05,5:05,7:05, 9:05 Lun.& Jeu.7:05,9:05 \u0002È TOUTE VITESSE Dim.Mar.& Mer.1:15,3:55,6:35,9:00 Lun.& Jeu.6:35,9:00 \u0002LE PRINCE DU PACIFIQUE (13+) Dim.Mar.& Mer.1:00,3:10,5:20,7:25, 9:35 Lun.& Jeu.7:25,9:35 \u0002 THE FORSAKEN (13+) Dim.Mar.& Mer.12:50,2:55,5:00,7:00,9:05 Lun.& Jeu.7:00,9:05 \u0002 TOWN AND COUNTRY Dim.Mar.& Mer.12:45,3:00,5:10,7:20,9:30 Lun.& Jeu.7:20,9:30 \u0002 UN SOIR AU BAR MCCOOL'S (13+) Dim.Mar.& Mer.1:05,3:15,5:15,7:15, 9:15 Lun.& Jeu.7:15,9:15 BROSSARD PV Mail Champlain - 2150, Lopinière 849-FILM -141 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.1:50,4:30,7:00 LE TAILLEUR DE PANAMA(13+) Dim.2:00,4:20,7:05 Lun.& Jeu.7:35 Mar.2:00,4:20,7:05,9:25 Mer.7:05,9:25 \u0002 ESPIONS EN HERBE (G) Dim.& Mar.1:40,3:40,5:40,7:40 Lun.& Jeu.7:50 Mer.7:40 SOMEONE LIKE YOU (G) Dim.1:10,3:10,5:10,7:10 Lun.& Jeu.7:45 Mar.1:10,3:10,5:10,7:10,9:10 Mer.7:10,9:10 LES SILENCES DU DÉSIR (sous-titre français) (G)Dim.1:20,3:20, 5:20,7:20 Lun.& Jeu.7:55 Mar.1:20,3:20,5:20,7:20,9:20 Mer.7:20,9:20 LA RONDE DES COCUS Dim.1:00,3:15,5:25,7:40 Lun.& Jeu.7:40 Mar.1:00,3:15,5:25,7:40,9:50 Mer.7:40,9:50 UN SOIR AU BAR MCCOOL'S (13+) Dim.1:30,3:30,5:30,7:30 Lun.& Jeu.8:00 Mar.1:30,3:30,5:30,7:30,9:35 Mer.7:30,9:35 JOSIE ET LES PUSSYCATS (G) Mar.& Mer.9:40 ST-HYACINTHE Galeries St-Hyacinthe 773-9492 - CINÉMA AFFILIÈ - ESPIONS EN HERBE (G) Dim.au Jeu.1:25,3:30 CARTEL (13+)Dim.au Jeu.9:15 LE MASQUE DE L'ARAIGNÉE (13+) Dim.au Jeu.1:10,3:35,6:55,9:20 LE PLACARD (G) Dim.au Jeu.7:15 LE JOURNAL DE BRIDGET JONES(G) Dim.au Jeu.1:00, 3:10,7:00,9:10 VA TE FAIRE FOUTRE FREDDY (13+) Dim.au Jeu.1:30,3:40,7:05,9:40 LE PRINCE DU PACIFIQUE (13+) Dim.au Jeu.1:20,3:50,7:10,9:30 LA RONDE DES COCUS Dim.au Jeu.1:00,3:25,7:20,9:45 È TOUTE VITESSE Dim.au Jeu.1:05,3:45,6:50,9:25 UN SOIR AU BAR MCCOOL'S (13+) Dim.au Jeu.1:15,3:55,7:25,9:35 BOUCHERVILLE PV Aut.20, sortie Boul.Mortagne 849-FILM -144 TIGRE ET DRAGON (G) Dim.au Jeu.7:05,9:50 ESPIONS EN HERBE (G) Dim.1:30,3:30,6:55 Lun.& Jeu.7:05 Mar.& Mer.2:35,4:40,6:55 CARTEL (13+) Dim.au Jeu.9:15 LE MASQUE DE L'ARAIGNÉE (13+) Dim.1:35,4:05,7:10,9:55 Lun.& Jeu.7:10,9:55 Mar.& Mer.2:00,4:25,7:10,9:55 POKEMON 3 LE FILM(G)Dim.3:15 LE PLACARD(G)Dim.1:35,3:30, 5:30,7:35,9:45 Lun.& Jeu.7:35,9:45 Mar.& Mer.2:20,4:20,7:35,9:45 JOSIE ET LES PUSSYCATS (G) Dim.1:25 Mar.& Mer.2:05,4:30 LE JOURNAL DE BRIDGET JONES (G) Dim.1:05,3:55,7:30,9:50 Lun.& Jeu.7:30,9:50 Mar.& Mer.2:00,4:10,7:30,9:50 VA TE FAIRE FOUTRE FREDDY (13+) Dim.1:20,3:20,7:25,9:55 Lun.& Jeu.7:25,9:55 Mar.& Mer.2:15,4:45,7:25,9:55 UN SOIR AU BAR MCCOOL'S (13+) Dim.1:40,3:50,7:20,9:30 Lun.& Jeu.7:20,9:30 Mar.& Mer.2:40,4:45,7:20,9:30 È TOUTE VITESSE Dim.1:00,3:35, 7:00,9:35 Lun.& Jeu.7:00,9:35 Mar.& Mer.2:30,7:00,9:35 LE PRINCE DU PACIFIQUE(13+) Dim.1:15,3:25,5:35,7:45,9:55 Lun.& Jeu.7:15,9:40 Mar.& Mer.2:25,4:40,7:15,9:40 LA RONDE DES COCUS Dim.1:10,3:40,6:50,9:20 Lun.& Jeu.7:00,9:20 Mar.& Mer.2:10,4:35,6:50,9:20 ST-BRUNO PV Près des Promenades St-Bruno 849-FILM -143 Trafic (v.française) (13+) Dim.au Jeu.9:20 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.Mar.& Mer.4:15,7:05,9:35 \u0002 ESPIONS EN HERBE (G) Dim.Mar.& Mer.12:55,3:05,5:10,7:10 Lun.& Jeu.7:10 \u0002 POKEMON 3 LE FILM (G) Dim.Mar.& Mer.1:15 LE MASQUE DE L'ARAIGNÉE (13+) Dim.Mar.& Mer.12:45,3:00,5:15,7:30, 9:50 Lun.& Jeu.7:30,9:50 \u0002 CARTEL (13+) Dim.au Jeu.7:10,9:45 JOSIE ET LES PUSSYCATS (G) Dim.Mar.& Mer.12:45,2:55,5:00 LE JOURNAL DE BRIDGET JONES(G) Dim.Mar.& Mer.12:50, 3:05,5:10,7:20,9:50 Lun.& Jeu.7:20,9:50 \u0002 VA TE FAIRE FOUTRE FREDDY (13+) Dim.Mar.& Mer.1:00,3:10,5:20,7:30,9:40 Lun.& Jeu.7:30,9:40 LA RONDE DES COCUS Dim.Mar.& Mer.12:40,2:55,5:10,7:25,9:45 Lun.& Jeu.7:25,9:45 UN SOIR AU BAR MCCOOL'S (13+) Dim.Mar.& Mer.1:00,3:15,5:20,7:25, 9:30 Lun.& Jeu.7:25,9:30 LE PRINCE DU PACIFIQUE (13+) Dim.Mar.& Mer.1:00,3:10,5:20,7:25, 9:40 Lun.& Jeu.7:25,9:40 LE PLACARD (G) Dim.Mar.& Mer.1:20,3:25,5:25,7:25,9:25 Lun.& Jeu.7:25,9:25 È TOUTE VITESSE Dim.Mar.& Mer.1:30,4:10,7:00,9:40 Lun.& Jeu.7:00,9:40 DELSON (PLAZA) PV 900, Bl.Georges-Gagné, Delson 849-FILM -145 ESPIONS EN HERBE (G) Dim.12:55,3:00,5:10 Mar.au Jeu.7:10 POKEMON 3 LE FILM (G) Dim.1:15,3:20,5:20 CARTEL (13+) Dim.7:10 Lun.7:45 Mar.au Jeu.9:20 LE JOURNAL DE BRIDGET JONES (G) Dim.1:35,4:00,7:30 Lun.7:55 Mar.au Jeu.7:30,9:45 JOSIE ET LES PUSSYCATS (G) Dim.7:35 Lun.7:50 Mar.au Jeu.7:35,9:55 VA TE FAIRE FOUTRE FREDDY(13+) Dim.1:45,3:50,7:05 Lun.8:00 Mar.au Jeu.7:05,9:10 È TOUTE VITESSE Dim.1:25, 4:10,7:20 Lun.7:35 Mar.au Jeu.7:20,9:50 LA RONDE DES COCUS Dim.12:45,3:10,5:25,7:40 Lun.7:40 Mar.au Jeu.7:40,10:00 L'ENNEMI AUX PORTES (13+) Dim.1:05,4:20,7:00 Lun.7:30 Mar.au Jeu.7:00,9:40 CHÂTEAUGUAY ENCORE 180, Boul.D'Anjou Châteauguay 699-3579 ESPIONS EN HERBE (G) Dim.1:35,3:20,7:10 Lun.7:45 CARTEL (13+) Dim.9:00 Mar.& Mer.7:10,9:20 Jeu.7:25 LE JOURNAL DE BRIDGET JONES(G) Dim.1:40,3:40,7:05,9:15 Lun.& Jeu.7:35 Mar.& Mer.7:05,9:15 JOSIE ET LES PUSSYCATS (G) Dim.1:45,3:45,7:15,9:10 Lun.& Jeu.7:40 Mar.& Mer.7:15,9:10 VA TE FAIRE FOUTRE FREDDY(13+) Dim.1:45,3:30,7:20,9:20 Lun.& Jeu.7:45 Mar.& Mer.7:20,9:20 È TOUTE VITESSE Dim.1:30, 3:35,7:00,9:05 Lun.& Jeu.7:30 Mar.& Mer.7:00,9:05 RIVE NORD ST-EUSTACHE PV 25e Avenue (450)472-6666 - LE GROUPE MATHERS - NOUS N'ACCEPTIONS QUE ODÉON AUCUN AUTRE LES CERTICATES-CADEAU CINÉPLEX COUPON-RABAIS N'EST ACCEPTÉ \u0002 Trafic (v.française) (13+) Dim.& Mar.3:45,9:20 \u0002 TIGRE ET DRAGON (G) Dim.& Mar.1:15,6:55 Lun.Mer.& Jeu.6:55 \u0002 HANNIBAL(v.française) (16+) Dim.au Jeu.9:30 \u0002 MON AMI SPOT (G) Dim.& Mar.12:00,2:10 \u0002 L'ENNEMI AUX PORTES(13+) Dim.& Mar.1:05,3:50,6:55,9:35 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:35 \u0002 SACRÉS MACHOS (13+) Dim.au Jeu.7:10,9:15 \u0002 ESPIONS EN HERBE (G) Dim.& Mar.12:00,2:05,4:10,7:05 Lun.Mer.& Jeu.7:05 \u0002POKEMON 3 LE FILM(G) Dim.& Mar.12:35,2:40,4:45 \u0002 LE MASQUE DE L'ARAIGNÉE (13+) Dim.& Mar.12:20,2:35,4:50,7:05,9:20 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:20 \u0002 CARTEL(13+) Dim.& Mar.1:30,4:05,6:50,9:25 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:25 \u0002 LE PLACARD (G) Dim.& Mar.1:00,2:55,4:50,7:10,9:10 Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:10 \u0002 LE TAILLEUR DE PANAMA(13+) Dim.au Jeu.9:10 \u0002 JOSIE ET LES PUSSYCATS(G) Dim.& Mar.12:30,2:40,4:50,7:15 Lun.Mer.& Jeu.7:15 \u0002 LE JOURNAL DE BRIDGET JONES(G) Dim.& Mar.12:25, 2:35,4:45,7:00,9:10 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:10 \u0002 VA TE FAIRE FOUTRE FREDDY (13+) Dim.& Mar.12:20,2:25,4:30,7:15,9:25 Lun.Mer.& Jeu.7:15,9:25 \u0002 LA RONDE DES COCUS Dim.& Mar.12:05,2:20,4:35,7:00, 9:15 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:15 \u0002 LE PRINCE DU PACIFIQUE (13+) Dim.& Mar.12:05,2:15,4:25,7:05,9:15 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:15 \u0002 DRIVEN Dim.& Mar.1:30, 4:00,6:55,9:25 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:25 \u0002 È TOUTE VITESSE Dim.& Mar.1:25,3:55,6:50,9:20 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:20 \u0002 UN SOIR AU BAR MCCOOL'S(13+) Dim.& Mar.12:15,2:20,4:25,7:00,9:05 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:05 \u0002 BLESSURES FATALES(16+) Dim.& Mar.4:20,7:15,9:35 Lun.Mer.& Jeu.7:15,9:35 CINÉ-PARC CINÉ-PARC ST-EUSTACHE Autoroute 15- 640 ouest Sortie 14 (450) 472-6666 È TOUTE VITESSE MISS PERSONNALITÉ (G) LE MASQUE DE L'ARAIGNÉE (13+) L'ENNEMI AUX PORTES (13+) JOSIE ET LES PUSSYCATS (G) FOLLES DE LUI (G) ESPIONS EN HERBE (G) SONGE D'UNE NUIT D'ADOS(G) CARTEL (13+) Trafic (13+) DU Dimanche 29 à Jeudi 3 2954334A 7LP0801B0429 B-8 DIMANCHE - arts 7LP0801B0429 ZALLCALL 67 00:35:11 04/29/01 B B 8 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 9 A V R I L 2 0 0 1 UNE MOBILISATION EN MOUVEMENT UN PRESTIGE INTERNATIONAL Au Québec, la danse professionnelle, c'est : \u0001 plus de 800 représentations par année devant plus de 330 000 spectateurs au Québec et à l'étranger; \u0001 plus de 4 400 emplois, 79,8 millions de dollars en revenus de travail et une contribution au PIB québécois de l'ordre de 166 millions de dollars, avec les secteurs du théâtre et de la musique; \u0001 l'un des principaux produits d'exportation du secteur des arts de la scène, la danse puisant 49 % de ses spectateurs à l'étranger; \u0001 «Chorégraphes et spectateurs du monde entier ont les yeux tournés vers Montréal, capitale de la danse», titrait L'Actualité en couverture de son numéro de mars 1998, en lien avec le Festival international de nouvelle danse; \u0001 David Bowie fait appel à Édouard Lock et Louise Lecavalier pour le Sound and Vision Tour en 1990; Luc Plamondon choisit Ginette Laurin pour le grand spectacle du 31 décembre 1999 de Céline Dion; la célèbre diva Jessye Norman effectue des tournées avec Margie Gillis; \u0001 un milieu qui a su se mobiliser au sein du Mouvement pour les arts et les lettres (M.A.L.) pour faire accroître le financement du Conseil des arts et des lettres du Québec, dans le but d'améliorer les faibles revenus et les conditions difficiles dans lesquelles les artistes exercent leur art.À chaque jour et à l'occasion de la Journée internationale de la danse, le 29 avril, encourageons nos artistes ! Rens.: (514) 849-4003 danse@rqd.qc.ca PHOTO MARIK BOUDREAU DANSEUR PIERRE-PAUL SAVOIE PHOTO ÉDOUARD LOCK DANSEUSES ZOFIA TUJAKA, NAOMI STIKEMAN PHOTO MICHAEL SLOBODIAN DANSEUR ROGER SINHA UN DYNAMISME EXCEPTIONNEL 2954416A Le plus grand chanteur fantaisiste SOUVENIRS-SOUVENIRS CHACUN DES passages de Maurice Chevalier, qualifié par notre journal, à l'époque, « du plus grand chanteur fantaisiste de notre temps », constitua un événement digne de mention.Le 29 avril 1951, il y a donc un demi-siècle aujourd'hui, Chevalier, en grande forme, avait donné son one-man show devant une salle comble et enthousiaste au His Majesty's.Selon Jean Béraud, qui y avait assisté, ce spectacle comportait du meilleur et du pire, mais dans l'ensemble, la soirée avait ramené en grande forme l'une des personnalités les plus vigoureuses et les plus attachantes du music-hall contemporain.La soirée dura deux heures, « en compagnie du fantaisiste inimitable, quoi qu'on dise, qu'est Maurice Chevalier ».Béraud trouvait que c'était « une bonne soirée, même si elle a ses moments moins heureux, une soirée de divertissement choisi, original, où l'artiste prend plaisir à nous amuser, et où l'on n'en prend pas moins à l'écouter ».Brasseur, le monstre sacré Il y a trente ans, Pierre Brasseur arrivait à Montréal, émacié, malade, pour jouer néanmoins Tchao à la Place des Arts.Ce qui ne l'avait pas empêché, dans notre édition du 29 avril 1971 de s'élever contre le fait qu'on le qualifie de l'un des monstres sacrés du théâtre.Et Brasseur d'expliquer à Rudel-Tessier : « C'est une expression qui me fait horreur ! S'il y a eu des monstres sacrés dans notre métier, c'étaient des gens devant qui on déroulait le tapis rouge.Personne n'a jamais déroulé de tapis sous mes pas.» Après quoi, il a expliqué qu'il n'avait jamais cherché les bons rôles : « J'ai toujours cherché les bonnes pièces ».Et il en vint à parler d'une pièce de Montherlant qu'il avait jouée jadis : « Montherlant, le soir de la première, est venu dans ma loge pour reconnaître que mon rôle n'était pas bon, qu'il s'en était rendu compte, pendant les répétitions, mais qu'il avait cru que j'en ferais quelque chose.Je lui ai répondu que quand un acteur est bon dans un mauvais rôle, il trahit l'auteur ! » Les Amis de l'Art Il y a un demi-siècle, alors qu'il n'y avait pas de ministère des Affaires culturelles ni bien sûr de Société de développement des industries culturelles, le milieu ne devait compter que sur de généreux mécènes.Parmi lesquels la Société des Amis de l'Art, qualifiée, par Marcel Valois, le 28 avril 1951, d'organisme indispensable.« La Société des Amis de l'Art, écrivait-il, a sans cesse agrandi ses cadres depuis sa fondation.Après avoir, au tout début, offert à la jeunesse étudiante l'occasion d'assister à des concerts et spectacles à prix réduits et même gratuitement, la Société en est venue à organiser des cours de peinture et d'initiation à la danse, des récitals commentés, des concours de danse et de ballet, de caricature et d'instruments.Elle a organisé des expositions de peinture.Elle a mis sur pied un centre de librairie, donné des concerts, guidé ses membres dans la visite d'expositions de toutes sortes.La saison dernière, elle se voyait chargée de la distribution des places aux Matinées Symphoniques.Depuis plusieurs années, les Amis de l'Art ont à la radio des programmes réguliers permettant aux jeunes de se faire entendre.Il n'est aucun domaine de l'art qui ait été négligé par cette société.» L'Espagne de José Greco Il y a quarante ans (25 avril 1961) José Greco s'était produit au Her Majesty's.Le critique déplorait alors : « José Greco sait faire deux choses : de la danse et du charme.On peut regretter que de plus en plus le charme prend le pas sur la danse, acculant de plus en plus l'artiste à ce qui fut sa marque personnelle, une certaine aisance élégante et détachée.Un folklore qui se détache ainsi de ses sources finit par manquer de santé, et c'est ce qui frappait le plus, hier soir, malgré la compétence et l'habileté, dans le spectacle que Greco donnait au Her Majesty's.La finesse et la fougue reculent au profit d'une virtuosité un peu sèche.Si ce flamenco fait rêver à Triena et à Grenada, c'est surtout par ce qu'il lui manque.Cela étant dit, il faut malgré tout louer la qualité du spectacle, en tenant compte du style qu'on a voulu lui donner.» Les associations de mélomanes Le 20 avril 1946, Marcel Valois consacrait une chronique au 50e anniversaire du Club musical des dames de Québec.Il écrivait alors que le facteur le plus important dans la vie de telles associations n'était pas tant l'avantage pour les abonnés d'accumuler des souvenirs précieux que de promouvoir la cause de la musique.Chacune des auditrices d'un tel club était en soi un apôtre et une propagandiste de l'art musical.« Car, ne l'oublions pas, les plus nobles causes n'ont jamais été défendues et imposées que par une élite.Et Valois d'affirmer qu'il était plus important que Schubert soit joué devant trois cents personnes préparées à l'entendre qu'au milieu d'une audience d'auditeurs indifférents ou du moins incapables d'apprécier et ensuite d'exprimer leurs impressions.« Le fait que de telles associations aient déjà un demi-siècle d'existence démontre que la musique avait déjà formé (à la fin du XIXe siècle) un noyau, une cellule qui se sont normalement développés.Et d'affirmer que pendant un demi- siècle, ce Club musical des dames de Québec et les autres organismes similaires alors existants avaient joué un rôle de premier plan dans l'expansion de la musique dans la Vieille Capitale et ailleurs au Québec.CETTE FOIS-CI, VOUS NE POUVEZ PAS ZAPPER.Ç UNE D.MENCE INSPIR.E ! È Ð Mark S.Allen, KMAX-TV «UN FILM D'ESPIONNAGE GÉNIAL!» Bonnie Churchill, National News Syndicate CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES 4 LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 4 CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) 4 FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL 4 FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 4 FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT 4 FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND 4 FAMOUS PLAYERS STARCITÉ HULL 4 VIOLENCE HORREUR ANS + À L'AFFICHE ! CONSULTEZ LES GUIDESHORAIRES DES CINÉMAS! 4 SON DIGITAL 13 ANS + sony.com/theforsaken Released Through Columbia Tri Star Films of Canada version française de THE TAILOR OF PANAMA LETAILLEUR DE PANAMA LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 4 FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 4 FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT 4 FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND 4 FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL 4 CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES 4 CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) 4 FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL 4 FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 4 CINÉ-ENTREPRISE PLAZA REPENTIGNY 4 CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE 4 LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 4 CINÉMA ST-EUSTACHE 4 GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE 4 CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 4 LES CINÉMAS GUZZO TERREBONNE 8 4 CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 4 LES CINÉMAS LANGELIER 6 4 CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE 4 CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE 4 CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON 4 CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION 4 CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) 4 CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN 4 CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO 4 4 SON DIGITAL VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! «UNTHRILLER SEXY ET TERRIFIANT!» DAVEMANNING, RIDGEFIELD PRESS vveerrssiioonn oorriiggiinnaallee aannggllaaiissee À L'AFFICHE! CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! À L'AFFICHE ! 2954415A SPECTACLES Salles de répertoire ANNA Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 20h30.CAST AWAY Cinéma du Parc (3): 14h45.DAZED AND CONFUSED Cinéma du Parc (3): 21h30.DISH (THE) Cinéma du Parc (2): 15h, 17h, 19h, 21h.HOUSE OF MIRTH (THE) Cinéma du Parc (1): 13h55, 16h20, 18h55, 21h25.JOYEUX GARÇONS (LES) Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 18h30.MON PÈRE - À LA RECHERCHE DE LOUIS ARCHAMBAULT Cinémathèque québécoise (salle Fernand-Seguin): 19h.MYSTERIES OF THE ORGANISM Cinéma du Parc (3): 19h45.PRINCESS MONONOKE Cinéma du Parc (3): 17h20.Danse ESPACE TANGENTE (840, Cherrier) Pied à Terre, de Lük Fleury, et Cult et Co Ax, de Gerzson Péter Kovacs: 19h30.PISCINE-THÉÂTRE DU DÉPARTEMENT DE DANSE DE L'UQAM (840, Cherrier) La Graine, de Caroline Gravel, et Les jardins du monde, de Ghislaine Doté, Pascale Rivard, Maigwenn Desbois et Mathieu Campeau: 18h.(Ste-Catherine O., espace 303) Plus que ça c'est trop, de Kha, Héloïse Rémy et Katie Ward: 15h.ÉCOLE SUPÉRIEURE DE DANSE DU QUÉBEC (4816, Rivard) Journée internationale de la danse: démonstrations de ballet classique et contemporain, danse de caractère et répétition d'une création de Louis-Martin Charest: de 9h30 à 17h.Musique CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Dim., 15h30, Morel et Nemish, pianistes-duettistes.Schubert, Petcherski, Rachmaninov.CHÂTEAU RAMEZAY Dim., 13h30 et 15h, Choeur L'Unité de Montréal.Gospel.PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Dim., 14h30, Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Charles Dutoit.Antonio Lysy, violoncelliste.Symphonie no 77 (Haydn), Andante cantabile et Nocturne (Tchaïkovsky), Mélodie en fa (Ravel, arr.d'Indy), Concertino pour violoncelle (Prokofiev), suites de Le Boulon (Chostakovitch) et The Perfect Fool (Holst).Dimanches en musique.ÉGLISE SAINT-LÉON (Westmount) Dim., 20h, Studio de Musique ancienne de Montréal.Dir.Christopher Jackson.Polyphonie italienne: Frescobaldi, Mazzocchi, Ugolini, Benevoli, D.Scarlatti.ÉGLISE DE LA VISITATION Dim., 15h, Duo Alba (guitares).Pour enfants LA MAISON THÉÂTRE (245, Ontario E.) La Seconde perdue, de Sylvain Frydman et André Paristo.Avec l'Ensemble à vent FA7: 15h.(4 à 7 ans) THÉÂTRE OUTREMONT (1248, av.Bernard O.) Boléro, de Reynald Robinson.Avec Denise Dubois et Jean Guy: 14h30.(4 à 8 ans) Variétés CASINO DE MONTRÉAL Émotions.Mise en scène de Marc Charlebois.Avec Frank Olivier, Marcelle Alexis.Mar., mer., jeu.: 13h30.La Bande à Joe.Dim.: 13h30.CASINO DE MONTRÉAL Alain Choquette.THÉÂTRE PROSPERO (1371, Ontario E.) Parade sauvage, direction littéraire et mise en scène de Téo Spychalski.Avec Carmen Jolin: 20h.Relâche les dimanches et lundis ainsi que le 1er mai.THÉÂTRE ST-DENIS Notre-Dame de Paris, de Luc Plamondon et Richard Cocciante.Mise en scène de Gilles Maheu.Avec Mario Pelchat, France D'Amour, Herbert Léonard, Jean-François Breau, Richard Charest, Luck Mervil, Gabrielle Destroismaisons.En alternance: Charles Biddle, Marie-ôve Janvier, Matt Laurent, Corinne Zarzour, Jean Ravel.: 20h, sauf lun.PETIT CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Howard Levy: 20h30.LE PETIT MEDLEY (6206, St-Hubert) Anne-Marie Gélinas: 20h.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Les Soulspice: 17h.813 (Rachel E.) Du temps d'antennes, de et avec Nathalie Derome.Concepteurs: Yves Champagne, Bernard Grenon, Stéphane Ménigot, Maryse Poulin et Yvon Proulx, sauf lun.et mar.: 20h.CAFÉ LUDIK (552, Ste-Catherine E.) Lise Villeneuve: 21h.LA PETITE BOÎTE (2001, Rosemont) La Ré-Volt: 22h.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Élizabeth Leroux chante Piaf, Brassens, Barbara: 21h.CAFÉ SARAJEVO (2080, Clark) Anton Rozankovic, pianiste (jazz, blues): 21h.LE SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) De sel et de sucre, avec Claire Mallet: 19h30.BIDDLE'S (2060, Aylmer) Géraldine Hunt: dès 20h.UPSTAIRS (1254, Mackay) Quartette Chet Doxis: dès 21h.COLLÈGE LIONEL-GROULX (100, Duquet, Ste-Thérèse) Bruno Pelletier: 20h.THÉÂTRE DES DEUX RIVES (30, boul.Séminaire N., St-Jean-sur-Richelieu) Jean-Michel Anctil: 20h. 7LP0901B0429 B-9 DIMANCHE - arts 7LP0901B0429 ZALLCALL 67 00:33:39 04/29/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 9 A V R I L 2 0 0 1 B 9 ROCK L'effet Placebo, ce n'est pas de la frime! P H I L I P P E RENAUD collaboration spéciale Torride et sophistiqué.Ainsi pourrait- on résumer le généreux concert offert par le trio anglais Placebo, vendredi soir dernier au Spectrum.Si l'engouement pour la bande à Brian Molko atteint des proportions considérables en Europe, nous avons pu constater que la contagion s'est propagée jusqu'ici.On bodysurfait même pendant les ballades ! Dynamisés par la récente sortie nord-américaine de leur troisième album, Black Market Flowers (paru en mai dernier en Europe), le trio vogue encore sur une marée de sympathie qui ne cesse de les propulser depuis la parution de leur premier album éponyme (1996).Jouissant de la bénédiction de saint David Bowie Ð qui partage avec Molko le look androgyne si émoustillant pour la presse british.Ð, Placebo est ni plus ni moins considéré comme l'un des meilleurs bands rock de l'heure.Ce que nous sommes allés constater.Bien que Black Market Flowers se soit avéré plus pop et moins consistant que les deux précédents albums, il recèle néanmoins sa part de bons titres mélodieux à haute teneur en fibres guitaristiques.Sur scène, ces chansons éclatent avec force, suscitant des frissons bien réels.Plongée dans le noir total, la salle bien remplie de fans s'est vite mise à hurler à l'arrivée du trio, aidé sur scène par un second bassiste, caché en retrait.Molko se plante sur la droite, le grand bassiste de Stefan Olsdal fait de même côté cour.Au centre, derrière son imposant kit de batterie, Steve Hewitt garde le tempo sans défaillir.En concert, Placebo dégage une énergie ambiguë.Cette rage qui dort dont on se méfie tant, une mélancolie pourtant joyeusement pop, des thèmes mélodiques simples, écorchés par la lourde guitare de Molko.Une rage fleurant le punk, soulignée par le jeu de batterie, qui supporte des chansons aux textes d'amour impossibles et de considérations romantico-anticonformistes.Ce soir-là, nous avions affaire à un public averti.Tous les singles ont été chaudement reçus, des plus anciens (Come Home, Nancy Boy, Every You, Every Me.) comme les nouveaux (Slave to the Wage ou Without You, I'm Nothing).La présence du chanteur aidait à créer ce contact avec les fans : après avoir enfilé six ou sept chansons sans dire un mot, Molko a vaincu sa gêne et s'est mis à parler au public dans un français impeccable.Encore une ambiguïté : tout distant et inaccessible qu'il paraît, Placebo touche au coeur et rejoint l'auditeur sans que cela ait l'air forcé.Excellent concert, qui ne dément pas la réputation qu'on a faite de Placebo.Stefie Shock au Cabaret Une autre performance endiablée, celle du chanteur Stefie Shock au Cabaret le même soir.Mister Shock a déjà testé plusieurs scènes montréalaises depuis ses débuts en concert, en novembre dernier.Mais le Cabaret semble lui aller à merveille : l'ambiance était à la fête et le public compressé trouvait le moyen de se déhancher quand même.Le groupe de Stefie Shock étonne par sa solidité.Dès ses premiers concerts, nous nous réjouissions devant l'assurance qu'il affichait.Vendredi soir, le groupe était définitivement soudé à point, les grooves fusaient de toutes parts.Stefie Shock profite d'une section rythmique admirable : le bassiste distille les basses fréquences avec éloquence, le batteur joue de façon ingénieuse et colorée, rehaussant même les rythmes funk, hip hop et rock de Presque Rien, l'album qui a tout déclenché.Dès Je combats le spleen, troisième chanson du concert, le public commence à se faire aller les hanches.Suivra Boom, aussi accrocheuse, une énergie brute que livre placidement Stefie Shock.Si sa voix semble détachée, le flegmatique personnage sautille, grimace, parcourt la scène avec aisance.Un curieux showman, qui habite sa scène de façon singulière.Après le ska exotique de La Jungle, Stefie Shock introduit sa reprise de Stop ou Encore en avouant « qu'il s'agit de la première chanson que j'aie chantée en public ! » La facture plus funkgroove qu'il accole à ce classique de la pop française fait mouche : le public jubile en se remémorant les paroles.La température lèvera d'un cran lorsqu'il enchaînera avec Rébarbative, autre hit radiophonique.Un conseil : si vous n'avez qu'un concert québécois à voir cette année (soyez damnés si c'est vraiment le seul !), investissez dans Stefie Shock.Avec le succès qu'on lui promet en France Ð et qu'il est allé palper il y a quelques semaines Ð, m'est d'avis qu'on devra aller l'entendre ailleurs que dans l'intimité du Cabaret.Photo BERNARD BRAULT, La Presse © Le guitariste Brian Molko et sa bande jouissent d'une solide réputation en Europe.L'engouement pour le groupe s'est propagé jusqu'ici.2946209A Remplissez La Grille et le coupon de participation.Retournez le tout avant 17 h, le mercredi 16 mai 2001 à l'adresse indiquée.Un tirage au sort, parmi tout le courrier reçu, déterminera les gagnants.Ces personnes devront avoir rempli correctement la grille.La valeur totale approximative des prix offerts est de 3 995 $.Les règlements du concours sont disponibles à La Presse.La solution de la Grille Blanche sera publiée le mercredi 23 mai 2001 dans le cahier des Sports et la liste des gagnants le dimanche 27 mai 2001 dans l'édition régulière de La Presse.Nom: Âge: Adresse: App.: Ville: Code postal: Tél.(rés.): Tél.(travail): Courriel : Concours « GRILLE BLANCHE 29 04 01 » La Presse, Ltée C.P.11055, succursale Centre-ville, Montréal (Québec) H3C 4Z2 Pour participer 100gagnants mériteront un exemplaire du livre et un t-shirt La Presse.GUIDE DE LA FORÊT QUÉBÉCOISE SAISON PAR SAISON d'André Croteau GRILLE BLANCHE LA PM25P 7LP1001B0429 B-10 DIMANCHE - arts 7LP1001B0429 ZALLCALL 67 00:34:52 04/29/01 B B 1 0 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 9 A V R I L 2 0 0 1 DANSE Modernité + tradition = folklore contemporain STÉPHANIE BRODY collaboration spéciale LE PASSÉ FLIRTE habilement avec le présent ce soir à Tangente.Deux créateurs, venus de deux coins du monde très différents, cherchent, chacun à leur façon, à ramener le passé dans le point de mire du présent en mélangeant modernité et tradition.Le Québécois Lük Fleury et le Hongrois Gerszon Peter Kovacs basent tous deux leur démarche artistique bien de notre temps sur les danses folkloriques de leur coin du monde respectif.Chez Fleury, on sent la fougue du jeune premier, l'excitation des débuts et l'émerveillement face aux possibilités.Chez Kovacs, le résultat est plus poli, l'ancien et le nouveau mieux intégrés, mais cela tient à près de 15 ans de travail.Pour Lük Fleury, il est de son devoir de citoyen de préserver la danse traditionnelle québécoise.Mais il cherche aussi à renouveler la forme et la remettre au goût du jour, tout comme le font actuellement des groupes comme La Bottine Souriante et La Volée d'Castors du côté de la musique traditionnelle.Membre des Éclusiers de Lachine depuis 1985, le jeune homme est également auteur, metteur en scène et fondateur du Théâtre Kafala.En 1997, il décide de jumeler ses deux passions dans Le Choeur des Silences en intégrant la gigue au jeu des acteurs qui se donnaient la réplique tant avec leur bouche qu'avec leurs pieds.Fleury reprend d'ailleurs cette idée dans un des moments forts de Pied à Terre, la chorégraphie présentée en ce moment à Tangente, où jeux de corps et jeux de pieds composent un « dialogue » passionné entre un homme et une femme qui flirtent et s'engueulent au son d'un tango.Outre cet usage détourné des pas, le chorégraphe cherche à mobiliser et à délier le haut du corps des danseurs qui se veut traditionnellement rigide et statique.La tâche est délicate car une bonne exécution de la gigue exige que le corps reste dans un axe vertical, les pieds fermement ancrés au sol.Fleury ajoute donc des mouvements de bras circulaires qui peuvent de prime abord sembler maladroits, mais qui ne sont qu'une première étape dans une recherche de permutations de plus en plus audacieuses et auxquelles les corps devront s'adapter, petit à petit.Un curieux combat autour d'un cercle de lumière module l'exercice en laissant les torses et les bras s'affaisser mollement vers le sol.Autre moment fort du spectacle : un solo plus sombre et trouble, composé par le danseur Luca Palladino qui mêle gigue, combat et malambo, une danse percussive d'Argentine.Pied à Terre est une oeuvre somme toute intéressante, malgré certaines longueurs et Lük Fleury et ses acolytes, des artistes à surveiller.Ils feront d'ailleurs partie du Marathon chorégraphique du prochain Festival international de nouvelle danse.Au-delà des codes rigides Gerszon Peter Kovacs a secoué bien des traditionalistes dans sa Hongrie natale.Après maintes années au sein de groupes folkloriques, Kovacs a eu envie d'aller voir plus loin, au-delà des codes rigides de ces danses traditionnelles d'Europe de l'Est, vieilles de plusieurs centaines d'années, sans toutefois tout rejeter.En 1987, il fonde Tranz Danz, une compagnie de danse contemporaine qui mêle danse contemporaine, folklore, musique du monde et musique contemporaine.Présenté uniquement jeudi et vendredi dernier à Tangente, Cult est une suite de tableaux étranges et très stylisés, tantôt lents et hypnotiques, tantôt débridés et jubilatoires, le tout baigné dans des éclairages monochromes, bleu, rouge ou jaune.La danse fait des clins d'oeil à la danse hongroise bien sûr, mais quelle surprise d'y voir poindre des soupçons de twist, de danses orientale et espagnole.Habillés de belles redingotes fluides qui embrassent chaque balancement de leur corps, Gerzson et sa magnifique partenaire Véronika Vamos se meuvent comme des lianes autour de la scène.Les mouvements de folklore hongrois, utilisés avec parcimonie et exécutés au ralenti, sont prétexte à créer des formes géométriques étranges et intrigantes contre le bleu et le rouge.Le corps des danseurs se découpe dans la lumière comme des ombres chinoises figées dans le temps.La musique, de facture totalement contemporaine et abstraite, aide à engloutir le spectateur dans chacune des atmosphères précises.Alors que les gestes de Kovacs sont plus bruts, ceux de Vamos, en parfait complément, sont fluides à souhait.Elle nous offre d'ailleurs de fascinants moments de quasiimmobilité au cours desquels seules bougent ses mains.Délicieux.À noter qu'aujourd'hui, Cult sera remplacé par Co Ax, autre duo d'une même trilogie.PIED À TERRE de Lük Fleury et CO AX et CULT de Gerszon Peter Kovacs à l'Espace Tangente, ce soir, 19h30.Renseignements: 514 525-1500.Photo OLIVIER ST-PIERRE, gracieuseté de Tangente Les danseurs Lük Fleury, Isabelle Lamontagne, Nancy Gloutnez et Luca Palladino, dans Pied à Terre, une création de Lük Fleury.A PRESSE 1 Quel est le journal le plus vendu aux États-Unis ?2 Quel magnat de la presse avait tout fait pour empêcher la diffusion du film Citizen Kane, qui était inspiré de sa vie ?3 Quel spécialiste américain de la presse à scandale du début du siècle est devenu synonyme de qualité puisqu'un prestigieux prix porte son nom ?4 Quel est le nom du célèbre reporter du Petit Vingtième qui n'a jamais écrit un seul article ?5 Lequel des enfants de Pierre Péladeau a pris la relève du groupe Québécor E FRUITS DE MER 1 Quel fruit de mer sert-on «à la Rockefeller» ?2 Quel fruit de mer était le symbole des pèlerins qui se rendaient à Compostelle en Espagne ?3 Quel fruit de mer est servi traditionnellement en Belgique bouilli dans son jus avec du vin blanc et des échalottes, accompagné de frites ?4 Quel mot italien, désignant de grosses crevettes frites, est souvent confondu avec la langoustine 5 Quelle recette de homard évoque le nom d'un mois du calendrier républicain F MARC 1 Avec celui de Marc, quels sont les deux autres évangiles dits synoptiques 2 Quel comédien, ancien leader du «funky bunch» tenait le rôle principal du film Boogie Night ?3 Quel nom évoque une couleur, une région française et un vin dont on fait du marc ?4 Quel empereur et philosophe romain est l'auteur des Pensées ?5 Quel comédien québécois fait la voix française de Krusty le clown dans la traduction des Simpsons B D COUVERTES ET INVENTIONS 1 Quels rayons furent découverts par le français Paul Villard, dont le docteur Bruce Banner reprendra les recherches ?2 Le bacille responsable de quelle maladie fut identifié par Hansen ?3 Quel nom, on ne peut plus français, François Lecoq de Boisbaudran donna-t-il à l'élément qu'il découvrit en 1875 ?4 En 1889, quelles unités de poids et de distances sont adoptées par la Conférence générale des poids et mesures ?5 Quel type d'électricité, qui résulte de déformation d'objets comme certains cristaux, f u t découvert par Pierre et Paul Jacques Curie ?Génies en herbe #935 En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., genies@fqjr.qc.ca Sénateur américain.G NOMS COMMENÇANT PAR MAC OU MC 1 Compagnie d'édition américaine spécialisée entre autres dans le livre scolaire et le livre scientifique.2 Famille de guerriers juifs, livre de la Bible qui porte leur nom, ou simplement, cadavre.3 Sénateur américain, grand amateur de chasse (aux sorcières, aux communistes).4 Sorte de pomme informatique ou de meuble anglais.5 Créateur de Little Nemo et de Gertie le Dinosaure.C HYMNES ET DRAPEAUX 1 En quelle année la France adopta-t-elle le drapeau tricolore qu'elle a encore de nos jours ?2 Quel général, qui s'impliqua dans la guerre d'Indépendance américaine, est crédité pour la création du drapeau français 3 Qui est l'auteur de la version française de l'hymne national canadien ?4 Quel compositeur français, pourtant connu à cause d'un opéra à propos du diable, est l'auteur de la musique de l'hymne national du Vatican ?5 De quel personnage historique retrouve-t-on le nom sur le drapeau de l'Arabie Saoudite ?D ESPAGNE 1 Lorsque Charlemagne est sacré empereur en 800, quelle ville est la capitale de l'émirat qui englobe presque toute l'Espagne actuelle ?2 Dans quelle région du Nord de l'Espagne le site de Saint-Jacques de Compostelle se trouve-til 3 Quel est le seul pays situé entre la France et l'Espagne ?4 Quel compositeur français est l'auteur de la rhapsodie pour orchestre intitulée España ?5 Quelle importante ville portuaire marocaine fait face à l'Espagne ?Général américain.H IDENTIFICATION D UN PERSONNAGE 1 Général américain né à Little Rock en 1880 et mort à Washington en 1964.2 Il fut commandant de West Point en 1919 et chef de l'étatmajor de l'armée de 1930 à 1935.3 Pendant la Deuxième Guerre mondiale, il dirige les troupes américaines en Extrême-Orient.4 C'est lui qui reçut la reddition du Japon lors de la 2e Guerre mondiale.SOLUTION À LA PAGE C3 EN BREF Négociations de dernière heure LOS ANGELES Ð Scénaristes et producteurs d'Hollywood étaient engagés ce week-end à Los Angeles dans des négociations de dernière heure sur les droits d'auteurs pour éviter une grève qui pourrait s'étendre aux acteurs et provoquer la paralysie du secteur.Des représentants des 11 500 membres de la Guilde des auteurs des États-Unis et de l'Alliance des producteurs de télévision et de cinéma achoppent jusqu'ici dans leurs discussions sur les droits de rediffusion de leurs oeuvres par les chaînes de télévision câblées ou à l'étranger, ainsi que sur les droits perçus sur les ventes de cassettes et de disques vidéo.Les scénaristes voudraient aussi ne plus voir figurer dans le générique des films la mention « un film de », suivie du nom du réalisateur, ce qui, affirment les scénaristes, diminue leur importance.Les parties négocient depuis le 17 avril et doivent se mettre d'accord avant mardi à minuit, alors qu'expirera la convention collective triennale.Agence France-Presse Rave sauvage dans la Marne MARIGNY, France Ð Près de 10 000 personnes se sont rassemblées hier dans la plus totale illégalité sur un terrain militaire de la Marne pour un party rave sauvage qui doit durer quatre jours.Cette manifestation est « totalement interdite » et aucune demande d'autorisation n'a été déposée, a indiqué la préfecture de la Marne.Les participants au rave sont arrivés par petits groupes dans la nuit de vendredi à hier sur l'ancienne base militaire de Marigny.Ce terrain Ð qui n'est pas clôturé Ð avait notamment servi début mars à la crémation de 750 moutons et une cinquantaine de bovins dans le cadre du dispositif contre la fièvre aphteuse.Un centre d'intervention de crise, rassemblant gendarmes, pompiers et médecins, a été établi à Gaye, près de Marigny, pour gérer ce déferlement de jeunes et les problèmes sanitaires et de sécurité qu'il pourrait générer.Agence France-Presse 7LP1101B0429 B11 DIMANCHE 7LP1101B0429 ZALLCALL 67 00:32:37 04/29/01 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 29 AVRIL 2001 B 1 1 TÊTES D'AFFICHE Vente aux enchères des 75 Oiseaux de paix qui ornaient un sapin de Noël réalisé par l'Association culturelle des femmes de Montréal pour un concours tenu l'hiver dernier par le Musée des beaux-arts.L'encan, qui sera animé par Aaron Rand (coanimateur de l'émission matinale de CFQR) aura lieu le 1er mai, à 13h30, au musée Mc Cord.Les profits seront remis à la Fondation de l'Hôpital de Montréal pour enfants et seront affectés à la recherche en hématologie-oncologie.Renseignements : (514) 934-4846.n n n Jocelyn Demers Très engagé dans la lutte aux cancers chez les enfants dont il est une figure de proue, le Dr Jocelyn Demers, hémaco-oncologue au Centre de Charles-Bruneau de l'hôpital Sainte- Justine, sera la personnalité honorée lors du gala annuel de l'Ordre du mérite de l'Association des diplômés de l'Université de Montréal.Le gala aura lieu le mercredi 16 mai, dans le hall d'honneur de l'Université de Montréal.Coût : 200 $.Renseignements : (514) 343-6230.n n n Conseils juridiques gratuits, offerts aujourd'hui par l'Association du jeune barreau de Montréal, de 9h à 17h, au (514) 734-7119.Commanditée par Rogers AT&T communications, cette clinique juridique est une occasion unique offerte au grand public de consulter un avocat gratuitement.L'Association du jeune barreau offre également d'autres services, dont le « Mercredi, j'en parle à mon avocat ! », un service de consultation juridique gratuit et anonyme qui s'adresse exclusivement aux jeunes de moins de 20 ans, les mercredis de 16h à 18h, au (514) 954-3446.Renseignements : (514) 954-3450 (www.ajbm.qc.ca).n n n Robert Proulx, vice-président de l'entreprise IMS experts-conseils, du Cap-de-la-Madeleine, était à Vancouver il y a quelques jours, pour recevoir un des prix Iway de Canarie (contribution à la technologie des réseaux de pointe à large bande), celui de la catégorie « Application d'une technologie ».Ce prix est allé à la firme québécoise pour ses réseaux privés à fibres à large bande destinés aux commissions et conseils scolaires, aux collèges, aux universités et à divers organismes gouvernementaux dans six provinces canadiennes.(www.canarie.ca/iway) n n n La Fondation canadienne du rein vient de décerner son Prix du Fondateur au Dr Jacques Corman, Jacques Corman professeur titulaire de chirurgie à la faculté de médecine de l'Université de Montréal, réputé pour avoir, durant 25 ans, pratiqué des greffes de rein, de foie et de pancréas à l'hôpital Notre- Dame.Il a également participé à la création de l'organisme Québec- Transplant et publié des centaines de communications et d'articles portant notamment sur la transplantation d'organes.n n n Le prix d'excellence de l'Association des directeurs généraux des services de santé et des services Raymond Carignan sociauxdu Québec a été décerné cette année à Raymond Carignan.Celui-ci est entré dans le réseau de la santé en 1971, à titre de responsable d'un département de santé communautaire, puis de directeur médical de l'hôpital Saint-Eusèbe de Joliette.Au moment de prendre sa retraite il y a un mois, il était directeur général de l'Institut de cardiologie de Montréal.L'Association des directeurs généraux des services de santé et des services sociaux du Québec dit du Dr Carignan qu'il a « une exceptionnelle crédibilité, d'abord à cause de sa remarquable gestion, mais surtout par le fait de sa légendaire sagesse que lui conférait son bagage professionnel et humain véritablement hors du commun ».n n n En signe de solidarité envers une de leurs camarades atteinte de la fibrose kystique, les élèves de l'école secondaire Villa Maria ont décidé de vendre leurs travaux d'arts plastiques en même temps que des oeuvres d'artistes connus, lors d'un encan devant se tenir aujourd'hui, à compter de 13h, à l'école secondaire, située au 4245, boulevard Décarie (métro Villa-Maria).Parmi les artistes qui ont offert des oeuvres on retrouve : Stanley Cosgrove, Ginette Reno, Jean Paul Lemieux, Serge Chapleau, Lise Dion, Richard Séguin, et on retrouve un chandail du Canadien autographié.n n n Le réputé Ferreira cafe trattoria organise pour le 7 mai un souper-bénéfice pour Opération enfant soleil, des artistes devant alors assumer le service aux tables.Seront ainsi de la partie : Danielle Ouimet, Guy Richer, Yves Mondoux, François Charron, Jessica Parker, etc.Coût : 150 $ (75 $ étant remis à Opération enfant soleil).De bonnes bouteilles de vin, dont des portos exclusifs, seront également vendues aux enchères.n n n Radio Ville-Marie, la « radio religieuse » ou radio des croyants Claude Ryan de toutes tendances, tiendra son Radio-don annuel les 4, 5 et 6 mai.Ses trois porteparole, soeur Angèle Rizzardo, Claude Ryan et M a r c - A n d r é Coallier, offriront des plats pour l'une, et la médaille du 200e anniversaire de l'Assemblée nationale pour l'autre, lors d'une vente aux enchères inscrite dans le cadre de cette activité- bénéfice de la station FM (91,3 à Montréal et 100,3 à Sherbrooke), opérée grâce à la contribution de 150 animateurs bénévoles.n n n Alma soudure, une entreprise spécialisée dans la structure d'acier et les métaux ouvrés est le grand gagnant cette année du programme de bourses Jeunes entrepreneurs, décernées par la Fondation Desjardins.Le jeune fondateur de cette entreprise, Réjean Savard, est donc reparti de l'assemblée générale annuelle du Mouvement Desjardins avec une bourse de 10 000 $.Une mention et une bourse de 7500 $ ont été décernées à Informatique direct impact, de Laval.n n n Concert-bénéfice des Petits chanteurs du Mont-Royal pour financer la tournée européenne de cette maîtrise, considérée comme l'une des meilleures chorales d'enfants en Amérique.La maîtrise des Petits chanteurs du Mont-Royal compte 180 garçons de 9 à 17 ans qui suivent leur programme d'enseignement à l'école de la maîtrise (primaire) ou au collège Notre-Dame tout près, tout en étudiant le piano, la technique vocale et le chant choral.Le concert-bénéfice portera sur la musique sacrée a cappella de Brahms, et comprendra également le Requiem de Duruflé pour choeur, solistes et orgue.Le tout aura lieu le mercredi 16 mai, à 20h, à l'église Très-Saint-Nom-de-Jésus (4215, rue Adam).Coût : 20 $ (50 $ et 100 $ pour des places réservées), des billets seront en vente à la (www.pcdmr.org) Don à Poly C'est par l'entremise de son vice-président aux marchés du Québec, Paul Lapensée, que la pétrolière Shell a présenté un don de 300 000 $ à l'École polytechnique pour la chaire Marianne-Mareschal vouée à la promotion de l'ingénierie comme carrière pour les femmes.« Nous sommes heureux d'être l'unique entreprise à parrainer la chaire Marianne- Mareschal de l'École polytechnique », a déclaré M.Lapensée, en remettant le don de 300 000 $.Collecte annuelle de l'Église de Montréal Le dévoilement d'une énorme affiche sur le mur du 3575, boulevard Saint-Laurent à Montréal, a marqué le lancement de la 13e collecte annuelle de l'Église de Montréal.Le cardinal Jean-Claude Turcotte et la présidente de la levée de fonds, Lise Watier, ont indiqué que la campagne veut prioriser cette année l'éducation des jeunes et la pastorale de la santé tout en maintenant le soutien des paroisses.La campagne vise à recueillir deux millions de dollars et se déroule jusqu'au 6 mai.Paul Lapensée Le lait aide à bien nourrir les futures mères La Fédération des producteurs de lait du Québec a choisi de remettre une partie des profits de la vente de son disque à succès tiré de ses publicités (CD l'album blanc Le Lait) à la Fondation OLO (oeuf, lait, orange), qui offre un soutien alimentaire aux futures mères dans le besoin.Jean Grégoire, président de la Fédération des producteurs de lait (à gauche), et Marcel Groleau, vice-président (à droite), affichent avec le président de la Fondation OLO, Robert Lecavalier, les 50 000 $ investis pour favoriser la naissance de bébés en santé.Les Postes financent les Jeux olympiques spéciaux Le 25e tournoi international de hockey des postes, qui s'est tenu sous la présidence d'honneur de Guy Lafleur, a permis aux organisateurs de remettre 55 000 $ aux Jeux olympiques spéciaux (qui se tiendront cette année en juillet à Sherbrooke).La tenue de ce tournoi a ainsi permis de remettre à ce jour plus d'un million de dollars à différents organismes à but non lucratif canadiens.Participaient à la présentation du chèque symbolique : Peter Darvil, président du comité organisateur du prochain tournoi ; Raymond Poirier, Jeffrey Contant (du commanditaire Direct Protect), M.Rayes (de Molson, autre commanditaire), Pierre Langlois (Jeux olympiques spéciaux), Denis Trudel (président du tournoi), Guy Lafleur, Doug Meacham, Yvon Lemaire (président du comité organisateur) et Alain Guilbert. 7LP1201B0429 b12 Dimanche 7LP1201B0429 ZALLCALL 67 00:31:06 04/29/01 B B12 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 29 AVRIL 2001 SCIENCES L'APPEL DE LA MÈRE EST INSCRIT DANS LES GÈNES MARC MENNESSIER Le Figaro Comment un oisillon perçoit-il les informations indispensables à sa survie dans les tout premiers instants de son existence ?Dispose-t-il de mécanismes innés, inscrits dans son patrimoine génétique, ou bien s'agitil d'aptitudes acquises suite à un rapide apprentissage, au contact de la mère, notamment ?Les résultats obtenus par trois chercheurs de l'Institut de neurosciences de San Diego, publiés la semaine dernière dans les Proceedings of National Academy of Science, accréditent, de manière indiscutable, la première hypothèse.« Le travail remarquable réalisé par l'équipe d'Evan Balaban prouve que le destin d'un comportement est déjà fixé dans l'épithélium neural de l'embryon et qu'il peut même se transmettre par greffe entre deux individus appartenant à deux espèces différentes.» Présidente de l'Académie des sciences et responsable de l'Institut d'embryologie moléculaire et cellulaire du CNRS, Nicole Le Douarin ne tarit pas d'éloges.Les chercheurs américains ont étudié comment de très jeunes poulets parviennent à reconnaître le cri de leur mère dans les premiers jours qui suivent l'éclosion.Pour rassembler leur couvée ou prévenir leurs rejetons d'un éventuel danger, les femelles gallinacées lancent en effet des gloussements caractéristiques propres à chaque espèce.Pour vérifier si cette perception auditive est liée ou non à une prédisposition génétique, Evan Balaban a créé une quinzaine de chimères caille-poulet selon une méthode, mise au point, il y a quinzaine d'années, par Nicole Le Douarin (1), et à laquelle il s'est initié lors d'un stage postdoctoral effectué dans son laboratoire, de 1986 à 1988.La technique consiste à retirer, par microchirurgie, un morceau choisi du tube neural d'un embryon de poulet de deux jours et à greffer en lieu et place le même tissu prélevé sur un embryon de caille du même âge.Résultat : à son éclosion, le jeune poulet se retrouve doté d'un cerveau ou d'une moelle épinière dont une partie est constituée de neurones.de caille.Jusqu'à l'âge de deux mois, ces poussins Frankenstein sont parfaitement viables du fait de l'absence ou de la faiblesse de leur système immunitaire, en particulier durant la phase embryonnaire.Extérieurement, seule la pigmentation brune de leur duvet au niveau de la zone transplantée, provoquée par la présence de mélanocytes de caille (cellules responsables de la teinte des plumes), trahit la présence du greffon insolite.Dans le cas présent, les neurobiologistes californiens ont greffé dans le cerveau de seize embryons de poulet des cellules de mésencéphale d'embryons de caille, impliquées dans la formation des futurs centres de l'audition.Une fois éclos, les poussins, préservés pendant toute la durée de l'incubation de toute pollution sonore, ont entendu simultanément, pendant six jours, des enregistrements de cris maternels de caille et de poule.Résultat : ils ont bien mieux répondu aux appels de maman-caille qu'à ceux de maman-poule, qui est pourtant de la même espèce qu'eux ! « Cela montre qu'il existe chez l'embryon de caille une structure nerveuse responsable de la reconnaissance auditive de la mère, qui n'est pas modifiée même lorsqu'on l'insère dans l'organisme d'une autre espèce », souligne Nicole Le Douarin.Autrement dit, chez ces chimères, l'« environnement poulet » n'a pas pris le dessus sur la prédisposition héritée de la caille.Une étude similaire réalisée il y a quelques années, toujours par Evan Balaban, a déjà montré que des poulets chimères adoptent le même chant que la caille et surtout le hochement de tête caractéristique que cet oiseau effectue lorsqu'il pousse son cri.Ce qui prouve que la greffe a influencé une seconde région du cerveau impliquée cette fois dans la motricité.Bien qu'il soit impossible d'extrapoler de tels résultats à l'homme, des expériences récentes ont montré que le nourrisson était capable de faire très tôt la différence entre un locuteur qui s'exprime dans sa langue maternelle ou dans une langue étrangère et de reconnaître la voix de sa mère.Le vieux débat sur la prédominance de l'inné ou de l'acquis est-il pour autant définitivement tranché ?Dans les années 60, le Prix Nobel de médecine, Konrad Lorenz, avait fait sensation en montrant que des oisillons pouvaient choisir comme mère adoptive la première forme vivante qu'ils aperçoivent juste après leur éclosion.Tout le monde a encore en tête ces images saisissantes où l'on voit le célèbre éthologue autrichien suivi comme son ombre, dans ses moindres déplacements, par une couvée de jeunes oies.Ce phénomène d'« imprégnation », qui a été maintes fois constaté par la suite, fait plutôt pencher le balancier en faveur de l'acquis.Mais il s'agit d'un type de comportement très plastique.« Un oisillon à peine éclos sera plus attiré par un objet qui bouge que par un objet immobile.Et si vous diffusez simultanément un enregistrement maternel, le phénomène d'imprégnation sera encore plus fort », explique Evan Balaban.« En fait, en les privant dès la naissance de toute représentation maternelle, Konrad Lorenz n'a pas donné le choix aux oisillons.Du coup, il a montré leur formidable capacité d'adaptation et donc d'apprentissage.En revanche, s'il leur avait laissé la possibilité de choisir entre lui et une mère oie, les oisillons auraient instinctivement opté en faveur de la seconde solution.» Comme l'explique Nicole Le Douarin, il paraît clair que « l'inné et l'acquis cohabitent » et que cette querelle séculaire s'avère de plus en plus désuète.« Cela dit, on s'aperçoit que les caractères indispensables à la survie sont le plus souvent génétiquement hérités », conclut-elle.Sélection naturelle oblige.(1) Nicole Le Douarin, Des chimères, des clones et des gènes, éditions Odile Jacob.Photo AP Les résultats obtenus par trois chercheurs de l'Institut de neurosciences de San Diego, publiés cette semaine dans les Proceedings of National Academy of Science, accréditent, de manière indiscutable, que les oisillons disposent de mécanismes innés, inscrits dans leur patrimoine génétique, pour percevoir les informations indispensables à leur survie dans les tout premiers instants de leur existence.LE CIEL DE MAI 2001 Un mois tout en planètes PIERRE LACOMBE collaboration spéciale Un trio planétaire visible au crépuscule et deux solos planétaires, l'un présenté en milieu de nuit et l'autre à l'aurore, tel est le menu que nous offre la voûte céleste du mois de mai.Mercure danse avec les géantes.Mercure, la planète la plus rapprochée du Soleil, ne s'écarte jamais beaucoup de celui-ci.Mais à l'occasion, les conditions d'observation peuvent être favorables et Mercure se permet alors une incursion dans le ciel du soir ou du matin.Au cours du mois de mai, la planète Mercure se retrouvera tour à tour près des planètes Saturne et Jupiter, effectuant ainsi une véritable danse avec ces planètes.La proximité des deux planètes géantes, relativement brillantes dans le ciel du crépuscule, représente d'ailleurs une excellente opportunité pour repérer à l'oeil nu ou avec une paire de jumelles la planète Mercure.Mercure effectuera une apparition qui l'entraînera bien haut sur l'horizon ouest-nord-ouest.Les meilleures conditions d'observation se retrouveront toutes rassemblées vers la mi-mai, au moment où Mercure se trouvera près de Jupiter (cette dernière étant beaucoup plus brillante).Profitez donc de cette opportunité pour observer cette planète qui ne cesse de lancer des défis aux astronomes les plus patients.Jupiter et Saturne Les planètes Jupiter et Saturne seront toujours visibles en début de soirée au cours du mois de mai, mais elles disparaîtront dans les lueurs du Soleil dès la fin du mois.Voilà plus d'un an maintenant que les deux planètes se voisinent près de deux magnifiques amas d'étoiles, les Pléiades et les Hyades et on ne saurait vous recommander d'observer cette région du ciel avec une paire de jumelles.Vous en aurez le souffle coupé! En conjonction avec le Soleil le 25 mai et le 14 juin respectivement, nous perdrons donc de vue, tour à tour, Saturne et Jupiter, dans le crépuscule du mois de mai.Elles réapparaîtront à l'aube au cours de l'été prochain.Mars, la magnifique La planète Mars sera en opposition le 10 juin prochain, ce qui signifie qu'elle se trouvera à l'opposé du Soleil dans le ciel et qu'elle sera de ce fait visible toute la nuit.C'est au cours des semaines qui précèdent et qui suivent l'opposition que Mars est au plus près de la Terre et que sa brillance est la plus élevée.Au cours du mois de mai, Mars est donc un objet très brillant situé entre les constellations du Scorpion et du Sagittaire.Elle apparaît audessus de l'horizon sud-est vers minuit au début du mois et vers 22 heures à la fin du mois de mai.Le diamètre apparent de Mars double presque de taille au cours du mois et devient alors assez grand pour qu'on puisse y entrevoir quelques détails au télescope.Mais la turbulence atmosphérique, conjuguée à un diamètre apparent qui demeure tout de même petit, rend très difficile l'observation de Mars au télescope.Cible de choix des amateurs, la planète Mars en déçoit malheureusement plusieurs.Si vous êtes un observateur assidu de la planète Mars, profitez de l'occasion pour observer le mouvement rétrograde de la planète parmi les étoiles.La Terre, se déplaçant plus rapidement que Mars autour du Soleil, la rattrape et la dépasse, pendant les semaines précédant et suivant l'opposition.Le mouvement apparent normal vers l'est de Mars parmi les étoiles cesse et la planète change de direction.Elle se déplace alors vers l'ouest parmi les étoiles.Ce mouvement rétrograde débutera le 11 mai prochain.Vénus, l'étoile du matin La grande brillance de Vénus permet de la repérer sans difficulté dans le ciel du matin.Vénus se lève en direction de l'est, à peine deux heures avant le lever du Soleil.Elle demeurera d'ailleurs près de l'horizon Est au cours des prochains mois.La Lune rendra visite à Vénus le matin du 19 mai, alors que le croissant se trouvera sous la planète.Une rencontre à ne pas manquer.Soleil et aurores boréales Depuis quelques semaines, l'activité solaire est particulièrement importante.Le nombre de taches solaires se compte à l'occasion par centaines et quelques-unes d'entre elles sont si vastes qu'elles sont même visibles sans télescope ou jumelles (l'observation du Soleil est dangereuse et ne doit être faite qu'avec des filtres spéciaux).Une telle activité solaire augmente les probabilités d'aurores boréales.Soyez donc aux aguets des tempêtes solaires annonçant ces remarquables phénomènes lumineux.Bonnes observations! Pierre Lacombe est astronome au Planétarium de Montréal.Carte, Marc Jobin, Planétarium de Montréal La carte représente le ciel tel qu'on pourra le voir à la mi-mai vers 23h30 (heure avancée de l'Est), une heure plus tard au début du mois, une heure plus tôt à la fin.Pour l'utiliser, tenez la carte au-dessus de votre tête, en alignant les points cardinaux.Les lignes pleines identifient les constellations, tandis que le pointillé fin montre les contours de la Voie lactée.À l'affiche au Planétarium de Montréal Depuis le 28 avril, un tout nouveau spectacle a pris l'affiche : Changements climatiques.En soirée, jusqu'au 21 mai, nous vous proposons le spectacle Le monde des galaxies et à compter du 24 mai L'astronomie des Pharaons prendra l'affiche.Pour les tout-petits (et leurs parents !), La nuit magique et L'univers du Petit Prince sont à l'affiche les samedi et dimanche matins.Horaire et informations : (514) 872-4530.Renseignements astronomiques : (514) 861-CIEL.Le Planétarium de Montréal www.planetarium.montreal.qc.ca "]
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