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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Z. Cahier spécial: Jardins
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2001-05-05, Collections de BAnQ.

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[" 6LP0101Z0505 1 jardin 6LP0101Z0505 ZALLCALL 67 00:53:56 05/05/01 B UN JARDIN UNE HISTOIRE D'AMOUR lus à la mode que jamais, le jardinage.Journaux, magazines, radio, télé, presque tous ont leur chronique horticole.La mode a gagné les maisons d'édition depuis un bon moment déjà et les titres relatifs au jardinage prolifèrent.Il suffit de jeter un coup d'oeil à la liste des nouvelles parutions arrivées en librairie ces derniers mois pour s'en convaincre.À cette profusion de conseils, s'ajoute l'expertise des pépiniéristes, des designers et des paysagistes en tous genres.Bref, impossible aujourd'hui de «manquer» son jardin.Jardins d'ombre, jardins d'eau, jardins zen, jardins de graminées, jardins en pots, jardins de rocailles.le jardinage permet aussi à tous les goûts et à toutes les personnalités de s'exprimer.D'autant plus que les variétés se comptent par milliers et que des centaines de nouveaux hybrides font leur apparition chaque année.Quelque part dans le monde, aussi bien à quelques kilomètres de chez vous qu'aux antipodes, quelqu'un pense à votre jardin.Mondialisation ! À propos, votre jardin est-il beau?Vous hésitez à répondre ?Probablement ?Tiens ! Il doit être moins beau que le mien, direzvous.Détrompez-vous.Mon jardin est sans cesse à refaire et il est toujours en évolution.Et si je me fie aux experts qui sont passés chez moi au cours des années, il compte trop de bouleaux, pas assez de conifères et, paradoxalement, trop de cèdres.D'autres m'ont suggéré d'installer des dizaines de boîtes à fleurs un peu partout, certains ont souligné, bien délicatement, que les coloris n'étaient pas en harmonie les uns avec les autres, ou encore, que je n'avais pas assez de rosiers, trop de hostas ou de graminées, pas assez d'arbustes, que mon gazon était une mer de pissenlits, etc.Bref, si j'additionne tous ces commentaires, mon petit coin de nature est épouvantable.Peu importe.Mon jardin est un tantinet anarchique, soit, mais il m'est agréable.Et même si le sujet est souvent l'objet de discussions épiques, il plaît également à ma tendre moitié qui y passe aussi la plus grande partie de son temps libre.Le plaisir qu'il nous donne est tout ce qui compte.Minuscule ou gigantesque, un jardin est avant tout une histoire d'amour, une histoire qui évolue avec le temps, au fil des expériences et des erreurs, un amour d'autant plus fort que vous mettrez vous-mêmes les mains dans la terre.Vous faites affaire avec un paysagiste ?N'hésitez pas à donnez votre point de vue sur les plantes et sur vos goûts particuliers.Sinon, les plate-bandes seront celles d'un autre.Inspirez-vous aussi des photos des journaux, revues, ou catalogues.Mais faites avant tout vos propres expériences.Surtout n'ayez pas peur de faire des erreurs.Elles sont inévitables.Et puis, vous verrez, il y a toujours des découvertes à faire, même après des années à jouer dans le jardin et à se renseigner.C'est ce qui rend l'aventure si intéressante, si agréable, souvent étonnante.Les quelques pages qui suivent vous présentent quelques trucs et suggestions.À utiliser à votre gré, pour que votre jardin soit cet espace toujours plus agréable, pour faire de nouvelles rencontres, pour que se poursuive votre histoire d'amour. 6LP0201Z0505 2 jardin 6LP0201Z0505 ZALLCALL 67 00:50:19 05/05/01 B 2 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 5 MAI 2001 BRUGMANSIA Beauté exotique, parfum envoûtant Il se fait remarquer dans toutes les expositions florales.Avec ses fleurs en forme de cloches qui peuvent facilement atteindre 30 cm de longueur, impossible de ne pas tomber sous le charme du brugmansia.Pourtant, ces bains de foule l'intimident toujours, au point d'ailleurs de masquer un trait marquant de sa personnalité.Ses fleurs géantes émettent un parfum suave, une odeur capiteuse qui embaume l'air sur une grande distance, des arômes habituellement émis à la fin de la journée et durant la nuit.Aussi sont-ils rarement perceptibles au cours de ces foires horticoles.Sinon on se les arracherait.Au jardin, dans une plate-bande, le brugmansia devient vite la vedette des lieux.Et à chaque jour, dès que le soleil commencera à décliner, vous irez à sa rencontre pour vous laisser envoûter par ses effluves.Originaire du sud des États-Unis jusqu'en Amérique du Sud, les brugmansia regroupent quatre espèces dont certaines sont des arbustes qui peuvent atteindre de 4 à 12 de mètres de haut dans leur milieu naturel, alors que Brugmansia suaveolens, originaire du Brésil, est une plante herbacée qui est vendue chez nous en graines ou comme une annuelle sous le nom de datura.Les brugmansias les plus populaires sont des cultivars reproduits par boutures.Selon la variété, ils donnent des fleurs blanches, roses, ou jaune mais ne produisent pas de graines.Par contre, l'espèce Brugmansia sanguinea est vendue en graine ou en plant.Même elle n'est guère intéressante même si ses fleurs jaunes et rougeâtres sont fort jolies.C'est qu'un semis mettra au moins huit mois à fleurir parfois beaucoup plus, et cela même si la croissance est continue, ce qui est presque impossible à réaliser si on ne dispose pas d'une serre.Ses fleurs sont moins nombreuses et moins spectaculaires que ses cousins d'origine horticoles.Les hybrides peuvent parfois porter quarante ou cinquante fleurs à la fois comme cela s'est produit à plusieurs reprises chez moi.Le spectacle est à couper le souffle.Depuis deux ou trois ans, les brugmansia sont en vente partout, même dans les magasins d'alimentation.Dans ce cas, la bouture se vend habituellement une dizaine de dollars, mais elle mettra quelques mois à produire ses premières fleurs.Acheté au début de mai et planté en pleine terre à la fin du mois quand les nuits sont plus chaudes, votre brugmansia attendra la fin de juillet ou le mois d'août pour fleurir.Mais déjà, il aura probablement atteint deux sinon trois mètres de hauteur.En réalité, on peut presque le voir grandir sous nos yeux tellement sa croissance est rapide.Si on peut le faire pousser dans un gros pot, il sera plus prolifique en pleine terre à la condition de l'arroser régulièrement.Chez un plant de deux ans et plus, la production de fleurs est soutenue durant tout l'été, jusqu'au gel, mais les cycles moins productifs suivent les périodes de floraison abondante.La plante appréciera une bonne fertilisation de temps à autre, mais en évitant les formules trop azotées, ce qui favorise la production du feuillage aux dépens de la floraison.Certains pépiniéristes vendent aussi des plants matures, ce qui permet d'obtenir une floraison beaucoup plus rapide, parfois vers la mi-juin.Évidemment, ils sont plus coûteux que des boutures.Malheureusement, les brugmansia ne sont pas vivaces chez nous.Voilà qui pose un problème parfois difficile sinon impossible à résoudre.À moins bien sûr d'acheter un nouveau plant à chaque année ou de lui trouver un abri chez un serriste.C'est qu'à la fin de l'été, le plant aura atteint des proportions considérables.La masse de racines sera aussi devenue importante pouvant atteindre un poids de plusieurs kilos, trop lourd peut être pour être manipulée facilement.En dépit de ces considérations, vous pouvez entrer votre « arbre » à la maison avant les premiers gels et lui laisser le temps de donner ses dernières fleurs de la saison avant de l'entreposer dans un endroit frais, sans gel, si possible à la noirceur, afin qu'il y passe l'hiver.Dans un garage non chauffé par exemple.Mais avant de le confiner pour plusieurs mois, on le taillera radicalement, laissant quelques embranchement de 15 à 30 cm de longueur au bout du tronc.On pourra humidifier le terreau à une ou deux reprises durant l'hiver afin d'éviter la déshydratation totale des racines.À la fin de mars ou en avril, il sera temps de le mettre à la lumière (pas au soleil direct) pour lui permettre de recommencer sa croissance.S'il pousse trop vite, n'hésitez pas à tailler un peu les nouvelles tiges qui devraient d'ailleurs être faciles à transformer en bouture.À la fin de mai, il sera temps à nouveau de planter votre arbre à l'extérieur.Il est fort possible qu'il porte déjà des boutons floraux.Vous verrez alors que tout ce travail d'entreposage aura valu la peine, car la floraison sera plus abondante que jamais et cela durant tout l'été.Vous n'en reviendrez pas ! Tous les textes de ce cahier sont de notre chroniqueur Pierre Gingras.Photo JEAN GOUPIL, La Presse © Avec ses grandes fleurs tombantes, le brugmansia de couleur jaune est une pure merveille.Bulbes d'été: quatre beautés méconnues Leur nom ne nous est pas toujours familier.Pourtant, à chaque printemps, elles se retrouvent à l'étal des pépiniéristes.Possible que leur appellation laisse croire qu'elles sont à ce point exotiques qu'on ne puisse les cultiver au jardin.Au contraire.Tigridia, triteleia, crocosmia, acidanthera sont des beautés qui se sont laissées domestiquer depuis fort longtemps.Aujourd'hui, elles poussent facilement dans nos platebandes sans soin particulier.Plus encore, certaines se multiplient facilement alors que l'acidanthera, elle, émet en plus un parfum délicieux.Originaire d'Afrique tropicale de l'Est, l'acidanthera est des quatre, celle qui fleurit le plus tardivement, vers la mi-août.Mais même si vous avez planté les bulbes en mai, cette attente sera bien récompensée.Maintenant classé parmi les glaïeuls, Gladiolus callianthus, de son nouveau nom scientifique, produit une hampe florale d'environ 90 cm surmontée de plusieurs fleurs blanches, au coeur presque noir, pendantes, en forme d'entonnoir, d'environ 5 cm de diamètre et très odorantes.Non seulement l'acidanthera se donne-t-elle en spectacle à une époque où la platebande donne parfois des signes de fatigue, mais son parfum capiteux se répand des mètres à la ronde, Elle exige un sol riche, qui retient l'humidité, mais un terreau argileux amendé de compost fera aussi très bien.Il est conseillé de la planter à 10 cm de profondeur, dans une position ensoleillée, si possible protégée du vent.Même si elle est originaire du Mexique, tigridia tire son nom de tigre, une allusion aux mouchetures du centre de la fleur qui peuvent rappeler la peau du jaguar.Il est préférable de planter plusieurs bulbes ensemble dans un sol riche, légèrement sablonneux, si possible, dans un endroit chaud et ensoleillé, à une dizaine de cm de profondeur.En juillet, chaque tige de 70 à 80 cm de hauteur et donne à tour de rôle trois à six fleurs.Une touffe de tigridias fleurira de deux à trois semaines, même si chaque fleur reste épanouie durant seulement une journée.Mais la floraison est spectaculaire.La fleur atteint facilement une dizaine de centimètres de diamètre.Trois gros pétales rouges, jaunes, blancs ou rose (les bulbes sont habituellement vendus en mélange) forment un coeur aux couleurs souvent contrastées dotées de mouchetures.Les bulbes se multiplient facilement et se conservent très bien au cours de l'hiver dans de la mousse de tourbe.Les tigridias poussent facilement en pot à la condition de planter les bulbes à plus grande profondeur pour que la tige soit plus solide.On lui donne alors souvent à boire, l'évaporation étant particulièrement importante dans un récipient en grès.Les crocosmias Ð on dit aussi crocosmies Ð ressemblent beaucoup au freesia, une des fleurs les plus vendues chez le fleuriste.Mais elles ne sont pas odorantes.Qu'à cela ne tienne.Les crocosmias sont des plantes exceptionnelles dans la plate-bande.On plante les bulbes en mai dès que le sol le permet, en plein soleil et dans un terreau riche et bien drainé.Les feuilles sont fines, étroites et longues d'environ 70 cm.Vers le début de juillet, les hampes florales enflamment le jardin avec leurs petites fleurs oranges ou rouges, parfois jaunes.Exceptionnelles, disions-nous ! La floraison des crocosmies s'étend sur quatre à cinq semaines.Par la suite, de minuscules fruits verts et dotés d'un peu de rouge persisteront jusqu'aux gels.Les bulbes de crocosmias se multiplient rapidement et on les sépare quand vient le temps de les entreposer dans la mousse de tourbe Originaire d'Afrique du Sud, les crocosmias en vente aujourd'hui sont tous des hybrides.Parfois, si la neige est abondante, certains bulbes peuvent passer l'hiver en terre sans encombre pour donner de nombreuses tiges au printemps suivant.C'est le cas notamment du cultivar « Lucifer » aux fleurs rouge vif.La reine Fabiola Encore vendues sous leur ancienne appellation scientifique de Brodiaea laxa, les tritéléias sont des plantes qui peuvent résister sans peine aux hivers de la grande région métropolitaine, la zone 5.On les plante en groupe, dans un endroit ensoleillé et chaud, à 10 ou 15 cm de profondeur, dans un sol riche et bien drainé.En juillet la hampe florale d'une cinquantaine de cm donne une ombelle aux fleurs éparses, souvent nombreuses, en forme d'entonnoir, d'un bleu merveilleux.Le coeur de la fleur est plus pâle, mais le centre de chaque pétale est marqué d'un trait bleu foncé, du moins chez le cultivar « Queen Fabiola », le plus cultivé.On peut aussi cultiver les tritéléias en pot, mais dans ce cas, il faudra fertiliser la plante une fois par mois avec un engrais balancé (20-20-20) dilué de moitié.Là où la plante ne résiste pas à l'hiver, il faut déterrer les bulbes au cours de l'automne pour les entreposer dans de la mousse de tourbe.Ils se conservent facilement.Photo MICHÈLE CARTIER, collaboration spéciale Plante bulbeuse à floraison estivale, le tigridia donne une grande fleur spectaculaire.Il pousse ici au milieu d'un bouquet de dahlias « Bonne Espérance ».Le centre de jardin le plus complet à Montréal.6305, boul.Henri-Bourassa Ouest, Ville Saint-Laurent Tél.: (514) 332-2978 Le plus grand choix de bulbes d'été au Québec Tels que : callas, lys, cannas, etc.Visitez notre site www.jardinjasmin.com (Répertoire des plantes disponibles) Distributeur certifié Depuis 40ans\u2026 6LP0301Z0505 3 jardin 6LP0301Z0505 ZALLCALL 67 00:50:48 05/05/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 5 MAI 2001 3 Le dahlia revient à la mode Le monde de l'horticulture n'échappe pas à la mode.Les vedettes naissent, puis tombent dans l'oubli pour renaître parfois des années plus tard.C'est le cas du dahlia.Il suffit de faire une visite chez un pépiniériste ces temps-ci pour constater à quel point ces tubercules occupent de la place sur les étals.Les variétés offertes se comptent par centaines et elles donnent des fleurs de tous les styles, d'une taille minuscule et d'une délicatesse infinie jusqu'au monstre de presque deux mètres de hauteur qui donne des fleurs de 25 cm à 30 cm de diamètre.« Les dahlias connaissent un engouement incroyable depuis deux ou trois ans, explique Michèle Cartier, présidente de la Société québécoise du dahlia.L'an dernier, par exemple, les articles sur le sujet ont été plus nombreux que jamais.Autant au Québec que dans les revues américaines ou françaises.Les détaillants n'ont pas voulu manquer le bateau.Cette année, ils en ont un choix remarquable.» C'est que les dahlias sont faciles à faire pousser, ils sont très florifères, les tubercules se multiplient assez rapidement et ils se conservent bien au cours de l'hiver, des caractéristiques qui expliquent que la plante a aussi connu des heures de gloire dans le passé.Un des dahlias les plus populaires à l'heure actuelle est justement une variété ancienne créée en 1927, Bishop of Llandaff, aux fleurs rouges et au feuillage rouge vin, très foncé, presque noir.D'ailleurs, le nombre considérable de cultivars Ð on en a créé environ 48 000 au cours de deux derniers siècles Ð permettent à tous les jardiniers d'exprimer leur personnalité en réalisant leurs platesbandes.Les Québécois, par exemple, préféraient des variétés à petites fleurs, plus délicates, comme les dahlias à fleurs d'orchidées ou encore de type collerette.Les dahlias sont classés en 18 catégories, selon la forme des fleurs.Trop d'eau, pas assez d'engrais Si les dahlias sont faciles à faire pousser, il faut leur donner certains soins de base pour assurer une floraison abondante et soutenue de la fin juillet jusqu'aux gels de septembre.Mme Cartier conseille de dégager les tubercules immédiatement de leur sac d'emballage et de les laisser reposer dans un endroit frais.Puis, sept à huit jour avant la date de la plantation à l'extérieur, on place les racines à la température de la pièce, mais en évitant de les exposer au soleil.Cette période de temps devrait suffire pour favoriser l'émergence d'une première tige.Si on transplante un dahlia déjà bien pourvu en feuilles, un plant acheté chez un pépiniériste, par exemple, il devrait fleurir environ deux semaines à l'extérieur avant la date normale.Si la température est suffisamment chaude, les tubercules devraient être plantés en pleine terre ver la troisième semaine de mai, à environ 15 cm de profondeur.Les dahlias aiment un sol riche, pourvu d'un peu de poudre d'os, mais très bien drainé.Il faut s'assurer d'ailleurs que le sol ne soit pas détrempé.S'il pleut abondamment comme ce fut le cas en mai 2000, il faut attendre avant de les planter.D'ailleurs l'an dernier, une foule de jardinier ont perdu leurs tubercules qui ont pourri en raison de la pluie trop abondante.L'excès d'eau est d'ailleurs une des causes les plus fréquentes d'échec quand on cultive cette plante.Les racines sont particulièrement vulnérables à la pourriture tant et aussi longtemps qu'elles n'ont pas germé.Si bien qu'un fois qu'ils sont installés à la verticale dans le sol, les tubercules ne doivent jamais être arrosés tant qu'une première tige n'a pas émergé de terre.Quand le feuillage est abondant, on arrose en profondeur une fois par semaine et toujours le matin pour éviter l'apparition de maladies fongiques.Les dahlias doivent être plantés dans une position ensoleillée durant au moins six heures pas jour.Ils sont beaucoup moins florifères s'ils n'ont pas suffisamment de soleil.Autre erreur fréquente, responsable de bien des déceptions : l'insuffisance de fertilisation.Même s'ils sont relativement petits lors de la plantation, les tubercules de dahlias donneront habituellement une plante au feuillage abondant en plus de produire des dizaines de fleurs durant sa période de croissance.Pour en arriver à une telle productivité, il faut absolument un régime alimentaire riche en fertilisant, un aspect souvent négligé.Aussi conseille-t-on d'utiliser à la plantation et au début de juillet un engrais granulaire à dégagement progressif.La formule idéale est de 1-4-2.Toutefois, à cause de leur composition similaire, les engrais à tomates ou à légumes conviennent très bien.En août, on change toutefois de type de fertilisant pour la formule soluble 10-52-10, habituellement vendue sous le nom de transplanteur, diluée de moitié.La fertilisation se poursuivra alors à toutes les deux semaines.Attention ! le populaire 20-20-20 ne convient pas.Il produira un excès de feuillage aux dépens de la production de fleurs.L'entreposage Il est toujours conseillé de tuteurer les plants de dahlias, la plante étant fragile aux grands vents.Il est préférable de planter le tuteur dès que les premières tiges sortent du sol, mais en faisant attention de ne pas endommager les tubercules.Si on procède quand la plante et déjà dans toute sa splendeur, les risques de dommages sont beaucoup plus grands.Originaire des régions montagneuses du Mexique, de l'Amérique centrale et de l'Amérique du Sud, jusqu'à la Colombie, le dahlia est très sensible au gel.Le feuillage fanera instantanément dès que le mercure atteindra 0.Viendra alors le temps de déterrer les tubercules afin de les entreposer pour l'hiver.Il faut alors procéder avec délicatesse, car ils seront plus nombreux et très fragiles.Il faudra les nettoyer avec un bon jet d'eau et les laisser sécher durant trois jours, la tige à l'envers.Une fois bien séchés, on les saupoudre d'une poudre antifongique puis on les entrepose dans de la vermiculite (pas dans de la mousse de tourbe).Au cours de l'hiver, tous les tubercules qui présentent des moisissures doivent être éliminé.Quant à la division des tubercules, il faut procéder au printemps en conservant une partie du col de la plante.Pour en savoir davantage : Société québécoise du dahlia 625, avenue Sainte-Croix Saint-Laurent, Qc, H4L 3X7 Tél : (514) 747-6521, poste 205 (répondeur) Cotisation annuelle : 15 $ Photos MICHÈLE CARTIER, collaboration spéciale Photo du haut : le dahlia Figurine.Ci-dessous, le dahlia Marianne (photo tirée du volume Des Bulbes en toutes saisons).Meubles de jardin Osier Accessoires de jardin Aliminium moulé Fer forgé Teck 4830, boul.Saint-Jean, Pierrefonds (514) 620-1310 www.hauserstores.com Depuis plus de 50 ans, Hauser meuble les plus belles résidences, les meilleurs clubs de golf, grands restaurants et établissements commerciaux à 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chemin des Pins Sainte-Anne-de-Bellevue (514) 398-7811 Tarif : 5 $.Ouvert tous les jours, de 9 h à 16 h.D'une superficie de 245 hectares, cette forêt urbaine unique comprend des collections d'essences indigènes et une faune diversifiée, dont plusieurs oiseaux migrateurs et nicheurs.En plus des arbres et arbustes, on peut admirer des plantations de rosiers, d'hortensias, de rhododendrons et d'azalées.Centre de la nature 901.avenue du Parc Laval (450) 662-4942 Entrée libre tous les jours, de 8 h à 22 h.Cette carrière réhabilitée au début des années 70 est devenue un endroit de verdure où l'on retrouve des étangs, un petit lac, un ruisseau, un jardin de plantes indigènes et médicinales, une belle collection d'arbustes et une serre.On y trouve aussi une petite ferme pour les enfants.Il s'agit d'un aménagement urbain en évolution constante, un coin magnifique qui reste encore méconnu d'une foule d'amateurs de jardinage.Situé à deux pas de la sortie du pont Pie lX, on y accède par le boulevard de la Concorde.D'autres jardins du Québec en pages 4, 5, 6 et 8.Le Centre de la nature, à Laval.55996655, , cchheemiinn CCôôttee-ddee-LLiieessssee, , SSaaiinntt-LLaauurreenntt ((vvooiiee ddee sseerrvviiccee nnoorrdd)) de rabais sur tous les LUMINAIRES EXTÉRIEURS AU PLUS CLAIR\u2026 POUR MOINS CHER (514) 738-2433 2953640A 6LP0401Z0505 4 jardin 6LP0401Z0505 ZALLCALL 67 00:51:32 05/05/01 B 4 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 5 MAI 2001 Des rosiers rustiques qui fleurissent tout l'été Le monde des vedettes est toujours en effervescence dans l'univers du jardinage.Mais jusqu'à ce jour, l'étoile dominante reste la rose.Symbole de la beauté à qui les Romains vouaient un véritable culte, elle a fait sa marque partout dans le monde.Quand on parle de rose aujourd'hui, c'est l'hybride de thé qui vient d'abord à l'esprit, la fleur des poètes, celle des fleuristes, celle des amoureux de la Saint-Valentin.Si beaux soient-ils, les hybrides de thé ne poussent pas au Québec sans soins particuliers.Ils peuvent vivre néanmoins une vingtaine d'années s'ils sont dorlotés et reçoivent une protection hivernale.Mais la beauté a son prix.Pour éviter l'apparition de la tache noire ou de l'oïdium (le blanc, appelé à tort mildiou) les propriétaires de petites roseraies vous diront qu'ils arrosent leurs rosiers avec un produit antifongique tous les dix jours, de mai jusqu'à la fin de l'automne.Le Jardin botanique de Montréal traite ses 10 000 rosiers tous les 15 jours.La plante est aussi susceptible aussi d'attirer les pucerons qui en suceront la sève, mais il est possible de limiter leur prolifération grâce à des plantes « compagnes » comme l'ail et le tagète.L'automne venu, il faudra tailler vos plants à 30 cm de hauteur et les hiverner.En dépit de tous ces soins, il faudra vous attendre malgré tout à un certain taux de mortalité hivernale.Pourquoi vous compliquer autant l'existence alors que plusieurs espèces et variétés de rosiers poussent chez nous sans entretien ou presque, qu'ils sont en fleur durant une grande partie de l'été, jusqu'aux gels et cela des années durant.C'est le cas de la plupart des fameux rosiers Explorateurs et ceux de la série Parkland qui ont été créés par les chercheurs d'Agriculture Canada.Ils sont habituellement très rustiques, même en zone 3, parfois en zone 2 (Abitibi, Côte-Nord).Bon nombre résiste sans peine aux sécheresses estivales, autant de caractéristiques qui amènent les municipalités à les utiliser dans leurs plates-bandes, parfois même au centre d'un boulevard, un endroit qui n'est guère propice au jardinage.Plusieurs rosiers miniatures sont aussi rustiques sous nos climats, mais la partie supérieure de leurs branches a tendance à geler au cours de l'hiver s'ils ne sont pas protégés.La série « Flower Carpet » est aussi résistante sans protection, du moins dans la zone 5, celle qui recouvre la grande région métropolitaine.Il s'agit de rosiers plutôt rampants, d'environ 60 cm de hauteur, qui donnent durant tout l'été, une profusion de petites fleurs roses, rouge vif ou blanches.Certains rosiers anciens et quelques nouveaux cultivars dont celui qui porte le nom de l'astronaute canadienne Roberta Bondar (de couleur jaune, zone 3) sont rustiques et exigent très peu d'entretien.C'est aussi le cas de certains rosiers David Austin qu'on appelle parfois rosiers anglais.Ils ont le mérite d'être parfumés.Dans ce cas toutefois, l'horticulteur Daniel Fortin, l'auteur de Roses et Rosiers pour le Québec, conseille de protéger les plants durant le premier hier suivant la plantation.Tous ces rosiers n'ont pas besoin d'être taillés (il suffit de couper les branches mortes à la suite de l'hiver) à moins de vouloir réduire leur expansion.Si on ne coupe pas les fleurs fanées, certains donnent des fruits très décoratifs à la fin de l'été.Ils sont pour la plupart considérés comme résistants aux maladies.Toutefois, Bob Nason, qui été président de Société des roses du Québec pendant des années, estime que cette réputation est surfaite notamment en ce qui concerne les rosiers Explorateurs et Parkland qui peuvent être affectés par la tache noire du rosier.Selon leur taille, on plante les rosiers rustiques à au moins 50 cm les uns des autres, une distance qui atteindra au moins 100 à 200 cm dans le cas des rosiers de grande taille.Il est préférable de leur préparer une fosse de plantation d'une soixantaine de centimètres de profondeur comblée d'un terreau bien pourvu en matières organiques et enrichi d'une poignée d'os moulu et d'un engrais (5-10-5) lors de la plantation.Les rosiers exigent le plein soleil, au moins huit heures par jour, un apport d'eau régulier tout au long de la saison de croissance, un apport de fertilisants équilibrés en mai (20-20-20) et une application de 5-10-15 en juin ou en juillet.Voici donc quelques suggestions de rosiers rustiques à floraison continue.> Miniatures (zone 5) : « Cinderella », double et rose ; « Estralita », double et rose ; « Lilianne », double, rouge et blanc ; « Yellow Doll », double et jaune ; « Yellow Pigmea », double et jaune.« Flower Carpet » (toutes les variétés).> Cultivars anciens ou modernes : « Robusta », 1,8 m, rouge, zone 4 ; « Bonica », rose, 60 cm, zone 4 ; « Ballerina », 100 cm, rose, zone 5.> David Austin : « Mary Rose », rose ; « Heritage », rose ; « Country Garden », rose ; « L.D.Braithwaite », rouge foncé ; « Golden Celebration », jaune vif ; « Abraham Darbay », orange léger.Tous mesurent environ 150 cm de hauteur et sont rustiques en zone 5.> Explorateur et Parkland : « Marie Victorin », 1 m, rose, zone 4 ; « Simon Fraser », 50 cm, rose foncé, zone 3 ; « Champlain », 80 cm, rouge, zone 4 ; « William Booth », 1 m, rose, zone 4 ; « Frontenac », 90 cm, rose, zone 3 ; « Nicolas » 60 cm, rouge, zone 3 ; « Morden Snow Beauty », 80 cm, blanc, zone 3 ; « Louis Jolliet » 80 cm, rose, zone 4 ; « Alexander Mackenzie », 160 cm, rose foncé, zone 3 ; « Samuel Holland », rose, 140cm, zone 4 ; « Martin Frobisher », 150cm, rose, zone 4 ; « David Thompson » 150 cm, rose, zone 2, « Morden Centennial » 125 cm, rose, zone 3 ; « Winnipeg Parks », 80 cm, rouge, zone 2.Le rosier White Flow de la série Flower Carpet.Jardins du Québec Parfums suaves Domaine Joly-De Lotbinière Route de Pointe-Platon Sante-Croix (418) 926-2462 Tarif : 8 $.Tous les jours, de 10 h à 18 h.L'endroit idéal pour passer une journée en famille à se promener dans la forêt domaniale (2,5 km de sentiers pédestres), à admirer les plantes ornementales et potagères, à s'amuser ou a rêver sur les battures le long du fleuve, à visiter le manoir et à déguster une salade patates bleues, un légume inusité qui était jadis cultivés sur les terres du domaine.On y retrouve plus de 2000 variétés de plantes dont plusieurs sont des raretés offertes à la boutique horticole.Le domaine est aussi réputé pour ses noyers noirs dont plusieurs spécimens centenaires ont été plantés en 1885 par Henri- Gustave Joly de Lotbibière, passionné de sylviculture et ancien premier ministre du Québec.Les nouvelles plates-bandes de plantes potagères ornementales sont aussi fort jolies et intéressantes Domaine Mackenzie-King Parc de la Gatineau Chelsea/Aylmer (819) 827-2020 ou 1 800 465-1867 Tarif : 7 $ par voiture.Ouvert tous les jours.Ce jardin historique de 231 hectares a déjà été le refuge de William Lyon Mackenzie-King, dixième premier ministre du Canada, qui avait un grand souci de préserver la nature et l'a légué au Canada en 1950.En plus du Festival des tulipes et de la Fête champêtre, le domaine propose plusieurs activités, dont des concerts, des expositions et des visites guidées.Le domaine comprend plusieurs jardins anglais et français, des sentiers boisés, un salon de thé, ainsi que des chalets restaurés.Domaine Maizerets 2000 boulevard Montmorency, Québec (418) 691-2385 ou 691-7842 Entrée libre.Tous les jours, de 8 h à 21 h.Situé au coeur de la ville de Québec, le domaine est un véritable oasis de 27 hectares avec des vieux saules, ses peupliers, sa roseraie, ses marécages, ses belvédères, ses massifs d'argousiers et sa collection de plantes acidophyles.L'arboretum compte plus de 1000 arbres et 15 000 arbustes.Plusieurs activités sont offertes : expositions, ateliers culturels, concerts, visite du château Ango- Des Maizerets et de la volière à papillons, etc.On peut aussi s'adonner à l'observation des oiseaux (180 espèces).Un labyrinthe végétal de thuyas noirs a été créé pour les enfants.Fleur ne rime pas toujours avec odeur.Encore moins avec parfum.Si la rose a su charmer à travers les âges, plusieurs des hybrides réalisés au cours des récentes décennies ont troqué leur parfum pour la beauté.Une foule de fleurs se distinguent aussi par leur splendeur, comme les orchidées ou les hibiscus, mais bon nombre d'entre elles n'exhalent aucun parfum.On ne peut pas tout avoir.Et pourtant.Il suffit de penser au parfum capiteux des immenses fleurs des brugmansias arbustifs, aux effluves envoûtants des acidantheras de fin d'été, ou encore à la fragrance agressive de l'exhibitionniste lis « Star Gazer » pour se convaincre du contraire.Invitation vous est donc faite de nous suivre dans le monde des fleurs aux odeurs capiteuses, un monde plutôt vaste et parfois surprenant.Par exemple, chez moi, les premières odeurs vraiment enivrantes qui inondent tout le terrain proviennent des minuscules mais innombrables fleurs d'un immense érable rouge.Une odeur presque sucrée qu'on ne se lasse pas de respirer.Un autre arbre au port considérable prendra ensuite la relève en juin.C'est l'olivier de Bohème, Elaeagnus angustifolia, de son nom scientifique, qui peut facilement atteindre 15 mètres de hauteur.Il produit une orgie de petites fleurs jaunes, en grappe, qui inonderont, elles aussi, tout l'entourage d'un doux parfum.Mais en prime, ces fleurs formeront au cours de la saison des petits fruits verdâtres qui deviendront le point d'attraction d'une foule d'oiseaux vers la fin du mois d'août.Le tilleul est aussi au rang des arbres odorants.Moins connu que son petit cousin, le magnolia de Soulange, mais beaucoup plus résistant et moins capricieux, le Magnolia stellata émet aussi un parfum fort agréable.Impossible de passer à côté des pommiers et des pommetiers ou du cerisier de Montmorency, même si leurs parfums sont parfois très subtils.Le pommetier « Dolgo » aux fleurs blanches et le magnifique « Brandy Wine » aux fleurs doubles, en forme de roses sont particulièrement parfumés.En dépit de leur taille, les lilas sont considérés comme des arbustes.Tous n'émettent pas le même parfum soutenu du Syringa vulgaris, le lilas commun, mais plusieurs se distinguent néanmoins à ce chapitre comme le lilas blanc « Ivory Silk » qui atteint une envergure considérable de même que son cousin nain, le « Palibin ».Parmi les autres arbustes parfumés, notons les phyladelphus, notamment le « Snow Belle » qui fleurit au printemps puis, une autre fois au cours de l'été mais avec moins d'exubérance, plusieurs viornes dont le Viburnum roseum et V.carlcephalum et les daphnés aux fleurs extrêmement hâtives, (fin avril).Enfin, plusieurs azalées sont très parfumées, notamment les Lights, et particulièrement le magnifique et capiteux « Golden Lights ».Dans la plate-bande Dans la platebande, si on fait exception des plantes bulbeuses comme les narcisses ou les jacinthes, les premières plantes à nous chatouiller agréablement le nez sont les violettes odorantes (Viola odorata), si on s'y approche, les pivoines, le muguet et certains iris barbus.Le thym rampant se colore de bourgogne et donne de délicieux effluves à odeur de miel.Les juliennes des dames (hesperis), certaines hémérocalles comme H.lilio-asphodelus, plusieurs lis notamment les hybrides orientaux et les auréliens de même que le splendide le lis royal (Lilium regalum) sont aussi des vivaces au parfum agréable.Font aussi partie du groupe certaines fleurs de hostas, les phlox paniculés, les rosiers, les oeillets, la lavande, les monardes.Plusieurs annuelles méritent aussi une place de premier choix dans la platebande en raison de leur parfum.C'est le cas de l'alysse odorante (Lobularia maritima) qu'on achète en caissette.Blanche et rampante, elle convient très bien aux rocailles et aux murets.Elle nous embaume aussi durant tout l'été, surtout en fin de journée.Une petite merveille qu'on a parfois tendance à oublier.Autre oubli parfois, parce qu'iln'est pas toujours en fleur au printemps quand vient le temps de garnir le jardin, l'héliotrope.Son feuillage vert foncé est de toute beauté et sa floraison qui dure jusqu'à la toute fin de l'été émet des arômes de vanille qui retiennent toujours l'attention.Un peu moins connue, la variété blanche donne un parfum encore plus prononcé.Autres annuelles odorantes: le Cosmos atrosanguinea à odeur de chocolat, plusieurs pétunias retombants, les nicotines, les tagètes ou, encore, ces nouveaux petits eucalyptus.À ce monde d'odeurs s'ajoute une foule d'herbes de toutes sortes comme les nombreux géraniums odorants, les basilics, les menthes, les sauges, dont l'incroyable sauge ananas (Salvia elegans) qui peut parfois donner au jardin des fleurs de couleur rouge vif.Photo PIERRE MCCANN, La Presse © Annuelle encore trop méconnue, l'héliotrope bleu ou blanc est en fleurs tout l'été.Le Domaine Joly-De Lotbinière, à Route de Pointe-Platon.Unique au Québec Nous construisons votre piscine et réalisons votre aménagement extérieur.Cascades d'eau Rocailles Pose de pavés unis et pierre (Flag Stone) Plantation Et beaucoup plus Dans un rayon de 50 km de Montréal Financement disponible 9524, boul.Gouin Ouest, Pierrefonds (1 km à l'ouest de l'autoroute 13) Ouvert 7 jours.(514) 683-7177 Sans frais : 1 877 655-7177 Venez visiter la plus belle salle de montre au Canada, avec piscine creusée fonctionnelle et aménagement paysager 6LP0501Z0505 5 jardin 6LP0501Z0505 ZALLCALL 67 00:52:06 05/05/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 5 MAI 2001 5 Longtemps, longtemps, longtemps.Jardins du Québec Elles useront de tous leurs charmes pour vous séduire.La sanguinaire, cette belle indigène, vous offrira sa délicate fleur blanche au tout début de mai, avant bien d'autres.Puis, à la manière d'un striptease savamment étudié, elle ouvrira lentement ses grandes feuilles dentelées pour mieux vous posséder.Le pavot oriental invitera votre regard sur son coeur noir bordé de grands pétales délicats comme du papier de soie.L'azalée Golden Lights vous présentera sa fleur orangée, une beauté qui produit un parfum irrésistible.Impossible de ne pas craquer devant Dicentra spectabilis et ses petites fleurs en forme de coeur ciselé mieux connu, justement, sous le nom de coeurs-saignants.Comme d'autres espèces vivaces, elles nous en mettent plein la vue pour attirer notre attention.Mais, cette fougue est habituellement éphémère.Deux semaines de passion, parfois moins, surtout s'il fait trop chaud.D'autres vivaces misent sur le « long terme ».Souvent moins exhibitionnistes, elles comptent sur la fidélité.Elles sont en fleurs durant six à huit semaines, certaines durant tout l'été, souvent jusqu'aux premiers gels.Elles exigent habituellement peu de soins sinon un sol riche, bien pourvu en matières organiques, un coin ensoleillé même si certaines pourront s'accommoder d'un peu d'ombre.De toutes les vivaces à floraison prolongée, le coeur-saignant du Pacifique, se distingue parce qu'il est celui qui fleurit le plus longtemps.Dès le mois de mai, Dicentra formosa « Luxuriant » vous offrira ses grappes de petits coeurs roses ou rouges, et parfois blancs selon les variétés, une générosité qui n'aura de cesse jusqu'aux gels.Incroyable ! Ici, l'expression avoir le coeur sur la main prend tout son sens.Mais plus encore, son feuillage délicat, découpé, vert tendre, est très décoratif.Son cousin D.eximia « Alba » est aussi généreux.Un peu plus difficile à trouver, son feuillage est bleuté, ses fleurs sont blanches, et il est increvable.L'an dernier, chez moi, il était encore en fleurs à la fin d'octobre.Les deux plantes préfèrent une situation légèrement ombragée, mais pousseront sans peine au soleil si le sol est humide en tout temps (Zone 3).L'hémérocalle « Stella de Oro », et un de ses rejetons, « Black Eyed Stella », font aussi figure à part parmi les vivaces qui fleurissent longtemps.Enregistrée en 1975 et considérée aujourd'hui comme une des fleurs les plus populaires qui soient, Stella de Oro commence à fleurir en juin et produira de jolies fleurs jaunes durant tout l'été, mais avec des périodes de répit où la floraison est moins abondante.Si on la présente parfois comme une plante de petite taille, ce n'est pas tout à fait le cas.Ses hampes florales peuvent atteindre 70 cm et même 80 cm de hauteur si elle se plaît à l'endroit où elle pousse.Ses fleurs atteignent cinq à six centimètres de diamètre.La plante peut presque doubler d'envergure au cours d'un été.« Black Eyed Stella » est aussi prolifique mais légèrement plus grande.La fleur est jaune et le coeur est de couleur orange plus ou moins foncé (Zone 3).Elle ressemble à une marguerite, ses fleurs sont rouge pâle à rouge foncé et certaines variétés donnent des fleurs entièrement oranges ou jaunes.Les cultivars de couleurs rougeâtres ont des pétales dont l'extrémité des pétales est jaune.La gaillarde donne aussi un feuillage vert pâle, un peu velouté, et sa hampe florale atteint habituellement de 60 cm à 75 cm de centimètres de hauteur, parfois un peu plus.Elle fleurit jusqu'en fin de saison et elle a la particularité de donner des fleurs quelques semaines après les semis.La plante est très florifère, mais sa longévité peut parfois être courte, trois ou quatre ans.Le cultivar le plus utilisé est le « Goblin » appelé aussi « Kobold » de couleur rouge et jaune.Il atteint environ 30 cm de hauteur.« Golden Goblin », de 75 cm de hauteur, est entièrement jaune.« Burgunder », atteint 30 cm de hauteur, sa couleur est rouge vin, (Zone 3).Consacrée plante vivace de l'an 2000, la scabieuse est en fleur de la fin de juin ou du début de juillet jusqu'au gel.Elle ressemble un peu aux pelotes d'épingle de nos grands-mères et donne des fleurs de trois à quatre centimètres de diamètre, de couleur bleuâtre, du moins chez le cultivar « Butterfly Blue », le plus populaire.« Pink Mist » donne des fleurs roses, parfois de couleur lavande.Non seulement leur bourgeon floral est-il magnifique, mais certaines variétés « Drumstick », « Ping-Pong », donnent de fort belles fleurs séchées.« Butterfly Blue » produit des fleurs sur une hampe florale d'environ 50 cm de hauteur.Elle préfère un sol humide, bien drainé durant l'été, mais une trop grande humidité hivernale peut causer sa perte.Elle est facile à produire en semis.(Zone 3.) Il existe plusieurs espèces et variétés de coréopsis, la plupart à fleurs jaunes, exception faite de deux ou trois espèces, plus tardives, qui donnent des fleurs rose pâle.La grande majorité sont en fleur du mois de juin jusqu'à la fin de septembre sinon jusqu'aux premiers gels.Le plus populaire est Coreopsis verticillata « Moon Beam » au feuillage très délicat, qui atteint une quarantaine de centimètres de hauteur.Ses fleurs sont petites, deux à trois centimètres de diamètre, simples et de couleur jaune clair, légèrement verdâtre.« Zagreb » est très voisin, mais un peu plus petit.Ses fleurs sont jaune vif.« Early Sunrise » atteint aussi environ 40 cm de hauteur, sa fleur est double et jaune vif.Il a tendance à dégénérer après quelques années, aussi faut-il le diviser ou acheter de nouveaux plants de temps à autre.Autres cultivars intéressants : « Baby Gold », jaune, fleurs simples, 25 cm de hauteur ; « Goldfink », jaune doré, fleurs simples, 25 cm de hauteur.(Zone 3.) Plusieurs autres espèces entrent aussi dans la catégorie des vivaces à longue floraison.C'est le cas notamment de certaines campanules (Campanula lactiflora, blanches ou bleues ; Campanula latifolia, bleues), des mauves musquées, des tradescantias ou éphémérides, des nombreuses espèces d'achillées dont les cultivars de A.millefolium aux coloris divers, surtout rougeâtres, de même que les souffles de bébés ou gypsophiles.Les véroniques notamment les cultivars de V.spicata, aux fleurs roses, bleues, blanches ou rouge fleurissent durant plusieurs semaines à partir du début de l'été.La sauge est aussi du groupe des tenaces, comme certaines rudbeckies (Golsturm), des onagres, du lin vivace, du myosotis (pour milieux humides), des délicates euchères, des valérianes, des échinacées ou de certains géraniums vivaces.Chez les arbustes, ce sont les potentilles qui offrent la floraison la plus longue.Elle est très abondante en juin et donnera ensuite des fleurs durant tout l'été mais beaucoup moins nombreuses.Les fleurs sont jaunes à jaune citron.Certaines espèces, notamment « Rose-Marie » et « Pink Beauty » ont des fleurs roses dont le coloris persistera en dépit de la chaleur.La nouvelle spirée « Flowering Choice », une variété naine (15 cm à 20 cm de hauteur) aux fleurs roses, fleurit de la fin juin jusqu'en octobre.Par ailleurs certains weigelas créés par Agriculture Canada ont une floraison abondante en juin, puis une seconde, plus clairsemée, en août.Un dernier mot sur le physocarpe « Diabolo » : feuillage rouge très décoratif tout l'été devenant rouge sang l'automne, floraison blanche en juin, fruit rouge durant une bonne partie de l'été et au début de l'automne.Magnifique.Le pavot bleu, devenu l'emblème des jardins de Métis, à Grand-Métis.Les Jardins de Métis 200, route 132 Grand-Métis (418) 775-2222 Tarif : 12 $ (visite des jardins et Festival) Réputés parmi les plus beaux jardins ornementaux du Canada, ils s'étendent sur plus de 20 hectares le long du fleuve.C'est là que pousse le célèbre pavot bleu devenu l'emblème du jardin qui regroupe 3 000 espèces et variétés de plantes indigènes et exotiques.On peut visiter la villa d'Elsie Reford qui a consacré une partie de sa vie à l'aménagement de ce paradis.Pour la deuxième année, le Festival international de jardins aura lieu à compter du 23 juin.Des aménagements originaux réalisés par des designers réputés d'Europe et d'Amérique du Nord sont présentés.À Fleur d'eau, parc floral 140, route 202 Stanbridge East (450) 248-7008 Tarif : 7 $.Tous les jours à compter de juin.Situé sur la route des vins, le parc présente une centaine de variétés de plantes aquatiques et de plantes de milieux humides.Des lacs et des sentiers ont été aménagés.Un endroit à visiter à partir de la mi-juillet si vous désirez construire un bassin d'eau.Maison Henry-Stuart 82, Grande-Allée Ouest Québec (418) 647-4347 ou 1 800 494-4347 Tarif : 5 $.Tous les jours à compter du 24 juin.Jardin privé aménagé entre 1918 et 1987 autour d'un cottage de type colonial.Vous y verrez une roseraie entourée d'un muret en pierres, un jardin floral inspiré du cottage garden anglais et un petit bois.L'endroit a conservé son charme d'antan, alors qu'Adèle Stuart en était la propriétaire.Musée du Château Ramezay Le Jardin du Gouverneur 280 Notre-Dame Est Vieux-Montréal (514) 861-3708 Entrée libre.Tous les jours de 10 h à 18 h.Un des rares exemples de jardin urbain typiquement montréalais du 18e siècle.Arbres fruitiers, plantes aromatiques et médicinales qui servaient à l'époque, fleurs diverses et un joli potager font la beauté de l'endroit où se trouve une résidence datant du régime français.Cet été, il y aura une terrasse dans le jardin.Excellente occasion aussi pour visiter ce musée fort intéressant (entrée : 6 $).Parc du Bois-de-Coulonge 1215, chemin Saint-Louis, Sillery Québec (418) 528-0773 Entrée libre, tous les jours.Parc public de 24 hectares où se trouvait jadis le lieu de résidence des lieutenants-gouverneurs.Plus de 3000 plantes vivaces, 300 arbustes, 40 espèces et cultivars de rhododendrons, roses anciennes et bâtiments historiques.Belvédère pour observer le fleuve.Photo PIERRE MCCANN, La Presse © L'hémérocalle « Stella de Oro », en haut, une des vivaces les plus populaires sur le continent et sa progéniture, « Black Eyed Stella », sont en fleurs sans interruption la plus grande partie de l'été.HALTE AUX MAUVAISES HERBES! Disponible chez tout bon détaillant de produits d'horticulture Appelez-nous pour connaître le détaillant le plus près de chez vous.1 800 379-4769 Le Paillis idéal pour vos plates-bandes étouffe les mauvaises herbes favorise la croissance de vos plantes très décoratif CAO DÉCOR est le seul paillis qui, en se décomposant, apporte des matières organiques au sol.EXCLUSIF Photo PIERRE MCCANN, La Presse © La gaillarde est une des nombreuses plantes que l'on trouve au parc du Bois-de-Coulonge.Elle fleurit durant tout l'été jusqu'aux premiers gels. 6LP0601Z0505 6 jardin 6LP0601Z0505 ZALLCALL 67 00:52:53 05/05/01 B 6 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 5 MAI 2001 Inévitable pénombre Phénomène inévitable.Après le soleil et la lumière viennent la pénombre et l'ombre.À moins de vivre en plein champ, au milieu de nulle part, l'ombre est toujours une réalité au jardin.Que ce soit un mur, un édifice, ou un arbrisseau devenu grand, la portion d'ombre qui recouvrira la plate-bande un moment ou l'autre de la journée devient déterminante pour vos plantes.Une foule de végétaux dépérissent à l'ombre ou ne donnent que peu ou pas de fleurs.Mais, en matière de jardinage, la définition de l'ombre va bien au-delà de la physique élémentaire.Ici, tout est subtilité.Ombre légère, mi-ombre, ombre dense, ombre totale.Certaines plantes peuvent se contenter d'une bonne lumière même si le soleil ne les caresse jamais.Dans ces circonstances, l'eau reste une composante essentielle à leur bonheur.C'est le cas chez moi d'une petite platebande coincée entre la galerie avant et le mur de la maison, un endroit agrémenté par un minuscule bassin qui fait un doux glou ! glou ! Jamais de soleil, jamais de lumière vive.Et pourtant, chaque printemps, c'est le miracle.D'abord, les premières, les indigènes.Habituées à la forêt, elles se sont accommodées de ce petit coin depuis longtemps et prennent une expansion tranquille mais bien légitime.Le premier à se manifester est le sceau-de- Salomon.Ses grandes feuilles arquées atteignent de 60 à 80 cm de hauteur et se parent d'une multitude de petites clochettes blanches qui pendent en groupe de deux ou de trois.Une merveille, je vous dis.Tout près, une autre plante de sous-bois, le faux sceaude- Salomon, très beau, mais qui produit ses fleurs en grappes à l'extrémité des feuilles.Même si leurs noms s'opposent, ils cohabitent sans problème.Puis les fougères viennent s'ajouter au décor.Surtout l'adiante du Canada, une beauté encore méconnue dans nos jardins.À leur sortie de terre, leurs tiges fines sont rouges puis deviendront des frondes composées d'une foule de petites feuilles délicates.On l'appelle aussi capillaire du Canada, ou encore cheveux de Vénus.Un peu plus tard, fin mai, début juin, se dresse le petit-prêcheur, bien discret dans sa chaire.Mais du haut de leur 80 ou 90 cm, ses grandes feuilles composée de trois folioles attirent inévitablement le regard et jettent encore de l'ombre sur les roches des alentours, ce qui fait bien l'affaire des mousses qui les recouvrent.Maintenant, au tour des plantes domestiques.Le muguet commence à prendre de plus en plus de place.Même si sa floraison est brève, son feuillage vert foncé et tapissant est le bienvenu.Ici et là, quelques espèces de hostas.À l'avant plant, un minuscule sédum aux feuilles vert foncé et charnues côtoie quelques plants de Lysimachia nummularia « Aurea » qui seraient beaucoup plus jaunes s'ils avaient plus de lumière.Ailleurs, là où l'ombre s'installera peu à peu, au fur et à mesure que les feuilles apparaîtront aux arbres, ce sera la place des trilles, notamment des trilles jaunes aux pétales dressés (Trillum luteum) et aux trilles indigènes, notamment le trille blanc (Trillium grandiflorum) dont les pétales virent au rose quand ils vieillissent.Si le soleil peut faire sa place trois ou quatre heures par jour à travers ou sous le feuillage, un endroit vraiment ombragé, ou s'il peut être au travail de quatre à six heures quotidiennement, pour faire des lieux un coin mi-ombragé, la diversité des plantes augmentera considérablement.Place alors au sceau-de- Salomon panaché, une autre beauté, aux tiges rougeâtres et aux feuilles bordées partiellement de blanc.Les érythrones apprécieront aussi l'endroit, mais le cultivar « Pagoda » aux fleurs jaunes en grappe sera plus exigeant en matière de soleil.Ce sera aussi l'endroit préféré des actées, deux autres indigènes qui se remarquent surtout en juillet par leurs fruits blancs ou rouges, fruits magnifiques (surtout ceux de l'actée blanche ou à gros pédicelles) qui persistent durant quelques semaines.Ceux qui ne craignent pas les invasions pourront aussi songer à implanter des violettes.Plantes de mi-ombre, voici aussi les primevères.Parmi mes préférées.Un amour difficile pourtant.Un sol riche, humide en tout temps.On en compte de nombreuses espèces, toutes plus belles les unes que les autres, notamment Primula denticulata à la floraison en boule très printanière, Primula japonica qui forme une sorte de pagode avec ses fleurs superposées sur la tige, ou encore, cette délicate Primula sieboldii, aux petites feuilles vert tendre frisées.Le hic, c'est que les primevères sont des plantes qui éprouvent beaucoup de problèmes avec nos chaleurs estivales.De plus, ce sont pour la plupart des vivaces de courte durée.Les lamiers, des plantes rampantes bien connues apprécient aussi l'ombre comme c'est le cas de leur petit cousin flamboyant, mais encore peu connu, Lamiastrum galeobdolon au feuillage marbré et aux innombrables fleurs jaune vif.Parlant de feu, voici une graminée peu commune pour la pénombre : la japonaise Hakonechloa macra « Aurea », au feuillage jaunâtre qui fait toujours un intéressant contraste avec les autres plantes qui l'entourent.Dans le domaine des grandes feuilles, voici les astilboïdes aux feuilles rondes et légèrement découpées, et les rodgersies qui donnent une inflorescence blanche, un peu en forme de plumeau.Les ligularias produiront leurs grappes ou leurs rosettes de fleurs jaunes en juillet.Elles ont des feuilles de formes diverses selon les variétés.Autres plantes qui ont un faible pour l'ombre : les tiarelles, les astrances (notamment Aastrantia major aux fleurs si particulières), les cimifuges dont Cimicifuga ramosa « Atropurpurea » au feuillage très foncé, bronzé, aux épis floraux dégageant un parfum délicieux, la rampante pervenche, les brunneras aux fleurs bleues, les pulmonaires.Deux lis de toute beauté vivent aussi dans l'ombre : le lis du Canada et le lis martagon.Deux splendeurs.Notons aussi que plusieurs plantes de plein soleil s'accommodent d'un peu d'ombre.C'est le cas notamment de plusieurs lis, comme les lis tigrés, et de plusieurs hémérocalles.Celles qui pousseront à l'ombre fleuriront habituellement une semaine ou deux plus tard, une situation dont tout jardinier sait profiter.La liste des plantes qui peuvent vivre dans une ombre plus ou moins dense est encore fort longue.Je m'en voudrais de passer sous silence ces merveilleux astilbes, au feuillage fin, découpé, agréable, aux plumeaux de fleurs si délicats, des fleurs qui souvent dégagent un parfum subtil.On en trouve une foule de variétés de différentes tailles, même des nains ne dépassant pas 20 cm de hauteur, des variétés aux coloris allant du blanc pur au rouge vif en passant par diverses gammes de rouges.La floraison dure de deux à trois semaines, trois semaines d'orgie.Mais si on plante plusieurs variétés ensemble, on pourra prolonger le plaisir d'une semaine ou deux.Le jardin Daniel A.Séguin Jardins du Québec Jardin Daniel A.Séguin 3215, rue Sicotte Saint-Hyacinthe (450) 778-0372 Tarif : 5 $.Ouvert tous les jours, de 10 h à 18 h ; jusqu'à 20 h les mercredis et jeudis en juillet et août.Formé de plusieurs jardins thématiques, ce vaste parc urbain situé au coeur de la métropole agroalimentaire a été inauguré en 95.Sa vocation est à la fois pédagogique et touristique.Les grandes plates-bandes d'annuelles sont une source d'inspiration pour les jardiniers qui veulent découvrir des nouveautés.Il y a aussi un jardin québécois d'antan, un autre d'influence française, un jardin d'eau, un potager, un jardin japonais et un jardin d'herbes de l'époque médiévale.Plusieurs activités sont organisées, dont Le Marché du printemps le 12 mai où l'on vend des plantes.Admission : deux boutures de vivaces.Ateliers et conseils horticoles seront donnés.Les Grands Jardins de Normandin 1515, avenue du Rocher Normandin Lac Saint-Jean (418) 274-1993 ou 1 800 920-1993 Tarif : 10 $ (visite guidée incluse).Tous les jours, de 9 h à 18 h.Créé à la fin du millénaire, le jardin nordique de 17 hectares de style francais est composé d'un potager décoratif, d'un arboretum, d'un verger, de 6500 plantes annuelles, de milliers d'arbustes et de vivaces formant des mosaïques et des fresques.La Grande Allée est dédiée aux 61 municipalités de la région.Un arrêt qui s'impose si vous passez dans ce beau coin de pays.Jardin Botanique de Montréal 4101, rue Sherbrooke Est Montréal (514) 872-1400 Tarif : 10 $ (sans le stationnement).Tous les jours, de 9 h à 17 h et jusqu'à 19 h en été.Un des plus importants au monde qui compte 21 000 espèces et variétés de plantes réparties sur 75 hectares.Les principaux points d'attraction sont la roseraie (10 000 plants), le jardin du sous-bois, le jardin de Chine, la Maison de l'arbre, le Jardin japonais et l'Insectarium.Une nouveauté cette année : Le Jardin des Premières Nations qui souligne les liens entre les autochtones et les plantes.Des Amérindiens feront des démonstrations de leur savoir- faire : confection de paniers, de canots et fabrication artisanale du sirop d'érable.Cette année, du 25 au 27 mai, visitez la troisième édition des Rendezvous horticoles, une occasion unique de découvrir de nouvelles plantes, de les acheterz et de profiter des conseils d'une foule d'experts.Le Jardin Roger Van den Hende Université Laval Pavillon de l'Envirotron Sainte-Foy (418) 656-3410 Entrée libre.Tous les jours, de 8 h à 21 à compter du 1er mai.Ce jardin sert à des fins d'enseignement, de recherche et de vulgarisation.Plus de 2000 espèces et cultivars y sont regroupés par familles botaniques.Fondé en 1966 par le professeur Roger Van den Hende, ce jardin exceptionnel et unique comprend également une roseraie, une grande collection de plantes acidophiles, un arboretum et un jardin d'eau.Photos PIERRE MCCAN, La Presse © À gauche : une beauté de l'ombre, la capillaire du Canada.À droite, une plante indigène pour jardin d'ombre, le sceau-de-Salomon.En matière de jardinage, la définition de l'ombre va bien au-delà de la physique élémentaire.Ici, tout est subtilité.Sous un érable géant, une plate-bande de hostas.AU PROGRAMME Plus d'une centaine d'exposants Grande vente de nouveautés horticoles Accessoires de jardin Visites guidées par les horticulteurs du Jardin botanique La fleuristerie Vente aux enchères Samedi 26 mai à 13 h 30 Kiosques de démonstrations Horticulture biologique Ateliers pour enfants Conférences Jean-Claude Vigor Fines herbes pour gourmands Vendredi à 14 h 30 Sandra Barone Ornemental Grass Design Samedi à 10 h 30 Bertrand Dumont Aménagement d'un jardin de ville Samedi à 16 h Stuart Robertson Gardening in Containers Dimanche à 13 h Albert Mondor Agencement des couleurs au jardin Dimanche à 14 h 30 Daniel Fortin Intégration des rosiers au jardin Dimanche à 16 h et plus encore\u2026 4101, rue Sherbrooke Est entre Pie-IX et Viau Téléphone : (514) 872-1400 Programme complet disponible sur le site Internet.www.ville.montreal.qc.ca/jardin PIE-IX Une occasion unique de rencontrer les producteurs, les artisans et les spécialistes du monde de l'horticulture et de vous procurer des plantes méconnues, des végétaux de collection et des accessoires de jardin originaux.Pour la passion du jardinage 25 et 26 mai de 9 h à 18 h et 27 mai de 9 h à 17 h 2955503A 6LP0701Z0505 7 jardin 6LP0701Z0505 ZALLCALL 67 00:53:07 05/05/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 5 MAI 2001 7 8 pi 10 pi 12 pi 16 pi Cèdre Bois traité 997 $ (167641) 1496$ (167647) 1588$ (145437) 1985$ (145438) 2382$ (145439) 607$ (167611) 729$ (167608) 972$ (167605) 572$ (100197) 715$ (100198) 858$ (100199) 1077$ (100200) Type Dim.5/4 po 6 po Bois pour terrasse 2 po 6 po 5/4 po 6 po 2 po 6 po solin charpente de la maison revetêment semelle poutre poteau bordure marche barreaux rampe terrasse #11777 05/05/01 @2001 Homer TLC, Inc.Événement Spécial: Les 5 et 6 mai 2001 Nous sommes ouverts 7 jours sur 7 : lundi-vend., 8 h à 21 h sam.et dim., 8 h à 17 h En raison des fluctuations du marché, les prix de ces produits peuvent varier 2 po x 2 po x 42 po Bois traité à angle 90¢ (118563) 2 po x 2 po x 36 po Bois traité 225$ (178938) 2 po x 2 po x 42 po Cèdre 167$ (118531) 2 po x 2 po x 36 po Cèdre 367$ (171789) Rampes 2 po x 4 po x 8 pi Bois traité sous pression 867$ (179007) 2 po x 4 po x 8 pi Cèdre clair 2295$ (171791) Bois chanfreiné traité sous pression 6 po x6 po x 8 pi 1972$ (108806) 6 po x 6 po x 10 pi 2595$ (108807) 6 po x 6 po x 12 pi 3051$ (108808) 6 po x 6 po x 16 pi 3997$ (108809) Poteaux en bois traité 4 po x4 po x 8 pi 838$ (108805) 4 po x4 po x 10 pi 1047$ (108803) 4 po x4 po x 12 pi 1256$ (108804) 4 pi x 8 pi Intimité en cèdre 2572$ (439844) 4 pi x 8 pi x 1/4 po Intimité plus - bois traité 1529$ (118456) Treillis Pas juste une histoire de bas prixMC Laval 1400, boul.Le Corbusier (450) 680-2225 Centre de location d'outils (450) 680-2226 Comment s'y rendre de Montréal : Autoroute 15 nord, sortie 8 (St-Martin est).À droite sur le boul.Le Corbusier.Première rue à droite passé le boul.du Souvenir.du Nord : Autoroute 15 sud, sortie 8 (St-Martin est).À droite sur le boul.Le Corbusier.Première rue à droite passé le boul.du Souvenir.Disponible au magasin de Laval Lachenaie 660, montée des Pionniers (450) 657-4400 Comment s'y rendre de Montréal : Autoroute 40 est, sortie 94 (Lachenaie), traverser le viaduc jusqu'à la montée des Pionniers, puis à droite.Home Depot sera à votre droite.de Trois-Rivières : Autoroute 40 ouest, sortie 94 (Lachenaie).À droite sur la montée des Pionniers.Home Depot sera à votre droite.Les prix sont sujets à changement après le 13 mai 2001 en fonction des variations du marché.Nous nous réservons le droit de limiter les quantités dans une mesure raisonnable afin de satisfaire les particuliers et les entrepreneurs en construction.Notre politique consiste à pratiquer une publicité exacte et véridique.En cas d'erreur, nous ferons tous les efforts raisonnables pour accommoder le client.Les détails sur les garanties offertes sur tous nos produits sont disponibles LACHENAIE en magasin.MONTÉE DES PIONNIERS BOUL ST - CHARLES 40 EST SORTIE 94 LACHENAIE 640 EST 40 OUEST DU SOUVENIR LE CORBUSIER AUTOROUTE 15 VOIE DE SERVICE ST.MARTIN EST LAVAL Construisez la terrasse de vos rêves Experts sur place! Black & Decker Weyerhaeuser Behr Barreaux limon 2948335A 6LP0801Z0505 8 jardin 6LP0801Z0505 ZALLCALL 67 00:53:43 05/05/01 B 8 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 5 MAI 2001 Un amour envahissant.Chaque plante du jardin est une petite histoire d'amour.Certaines sont intenses, comme les iris de Sibérie, d'autres sont plus lentes à se manifester mais durables.C'est le cas des ligulaires.Pour la passion, les pavots orientaux mènent au septième ciel.Éphémère, elle dure une douzaine de jours, parfois un peu plus, souvent moins.Mais quel ravissement ! Devant tant de beauté, prudence ! Attention aux coups de foudre.Attention à ces clins d'oeil plein d'innocence qui vous feront succomber à la tentation.Quand la beauté s'enracinera dans votre existence, il sera peut-être trop tard.Ce sera l'invasion.Des amours envahissantes, j'en ai connues plusieurs.Même aujourd'hui, je me laisse encore avoir.La fin est souvent tragique, mais le plus souvent, c'est moi qui souffre le plus.Heureusement, elles ne finissent pas toute comme l'histoire de la pétasite rencontrée au cours d'un reportage sur le magnifique jardin de Francis Cabot à la Malbaie.Une tige de presque deux mètres de hauteur, une feuille qui fait au moins un mètre de diamètre, une fleur printanière étrange, pas vraiment belle mais inusitée.Elle y faisait un bosquet gigantesque et magnifique.Quelques cousines de pétasite ont donc été invitées à s'installer chez moi.Dans le temps de le dire, sans crier gare, elles ont pris le jardin d'assaut.Devant autant de frénésie, je les ai transplantées dans une platebande limitrophe à un petit bois, près de la maison.En dépit de la compétition avec les verges d'or, elles ont commencé à envahir tout le coin.Qui sait si tout le bois y serait passé.La guerre fut gagnée seulement après plusieurs batailles au Round Up.Triste fin.Si vous êtes prêts à vous laisser séduire, sachez dans quelle aventure certaines plantes peuvent vous mener.Certaines invasions peuvent vous plaire.Ce sera peut être le cas avec l'anémone du Canada que vous aurez remarquée quand elle était en fleur sur le bord d'un fossé au printemps.Jolies, délicates, sauvages.Mais quand la beauté s'installe dans toutes les plantes bandes et qu'elle devient incontrôlable, trop, c'est trop.Voilà des années que j'essaie de m'en défaire.Sans succès.Voici donc une liste de plantes qui peuvent vous empoisonner l'existence en dépit de la grande beauté de plusieurs d'entre elles.Certains vous diront de les cultiver dans d'anciens tonneaux de métal installés à moins 60 cm de profondeur pour éviter que les racines indésirables ne passent sous les parois.Soit ! Mais là encore, je les aurais à l'oeil.> Les violettes : beautés printanières s'il en est.Délicates en apparence seulement, elles se multiplient à une vitesse effarante en projetant leurs graines à distance.Fort jolies dans le gazon, elles peuvent rapidement devenir une peste dans la platebande, selon votre seuil de tolérance.> Le bambou japonais : Polygonatum cuspidatum ou Fallopia japonica, selon ses deux dénominations scientifiques, est une plante qui atteint deux à trois mètres de hauteur aux tiges rougeâtres.Elle impressionne souvent car elle forme d'immenses massifs.Attention ! La planter au jardin, c'est signer un contrat de mariage sans possibilité de divorce.Non seulement son pouvoir envahissant est exceptionnel, mais elle résiste à la plupart des herbicides, c'est tout dire.Sa petite cousine, Persicaria virginiana au feuillage blanc, rose et rouge est fort jolie.Elle est rustique en zone 3, atteint environ 90 cm de hauteur et n'est pas envahissante.> La malcleaya : Macleaya cordata est une autre plante spectaculaire.Mais cette fois, pour ses grandes feuilles dentelées et ses épis floraux étranges et jolis.Elle atteint facilement deux mètres de hauteur.Certains soutiennent que pour vous en débarrasser, il est préférable de déménager.> La physalie : qui n'a pas été charmé par les jolies lanternes chinoises orangée de la physalie.Physalis alkekengi, de son nom scientifique, se répand très rapidement grâce à ses rhizomes.À éviter absolument.À moins de vouloir vous lancer dans le commerce des fleurs séchées.> L'aegopode : avec son feuillage panaché plutôt joli, son aptitude à ramper rapidement, on s'en sert souvent comme couvresol.Malheureusement, l'aegopode ne sait jamais s'arrêter et envahira tout ce qui est à sa portée.Elle est difficile à enrayer car ses rhizomes poussent souvent parmi les racines des autres vivaces.> Le miscanthus : la mode est aux graminées et les miscanthus sont parmi les plus populaires d'entre elles.Certains Miscanthus sinensis sont très envahissants et dans mon patelin je connais un endroit qui a été envahi sur plus d'un hectare au fil des années, une superficie où rien d'autre ne pousse.À vous de bien choisir les bons cultivars.Chez moi, le miscanthus « Silver Feather » forme un îlot dont la progression est limitée par la tondeuse à gazon.> Le muguet : si joli avec ses clochettes, si odorant, si printanier.Si le muguet fait de magnifiques tapis de verdure, malheureusement, lui non plus ne sait jamais où s'arrêter.Et il est très difficile à extirper.> La menthe : la menthe poivrée ou Mentha spicata, de son nom scientifique, est très prolifique.Si son goût vous a plu, ne vous laissez pas avoir.C'est une envahissante très difficile à contrôler.> Les anémones japonaises : Anemone vitifolia, Anemone « Robustissima », Anemone tomentosa « Robustissima », selon le nom qu'on leur donne dans le commerce, sont magnifiques.Vers la mi-juillet, parfois avant, elles se parent d'une multitude de fleurs blanches au coeur jaune.La floraison dure au moins un mois.Mais j'ai découvert avec les années que ses rhizomes peuvent devenir très envahissants et amener une prolifération d'anémones là où elles n'ont pas leur place.Elles sont rustiques en zone 3 et beaucoup plus vivaces que les autres espèces et variétés offertes.En dépit de leur défaut, jamais je ne m'en séparerais.Mais, chaque année, j'en jette des tonnes.> Les sédums : il existe de dizaines d'espèces et de variétés de sédums.Il faut toutefois se méfier des espèces de très petite taille qu'on utilise parfois dans les rocailles ou entre les pierres.C'est le cas notamment de Sedum reflexum qui se multiplie allègrement, bien plus qu'on ne le voudrait.Heureusement, il donne de jolies fleurs jaune en mai.> La bugle rampante : Ajuga reptens rampe à merveille, comme son nom l'indique.C'est un couvre-sol fort joli aux teintes rouge vin.Mais on si le laisse faire, justement, il couvrira tout.> Le céraiste : Cerastium tomentosum produit une multitude de petites fleurs blanches à la fin du printemps.C'est une plante basse qui dépasse rarement 20 ou 30 cm de hauteur.Elle se plaît bien dans les rocailles ou près d'un muret.Le hic, vous l'avez deviné, c'est qu'il finit par prendre toute la place.Mais plusieurs cultivars ont un port beaucoup plus compact et sont moins envahissants.> L'héphémérine : appelés parfois éphémères, les hybrides de tradescantia donnent des fleurs très jolies, rosâtres, bleues ou blanches, selon la variété.Ces fleurs ne durent qu'une journée.Mais la plante qui atteint 70 cm de hauteur est très florifère et la floraison s'étale sur plusieurs semaines.Elle est envahissante, évidemment.De plus si on la transplante, les quelques bouts de racines qui persisteront dans le sol finiront un jour ou l'autre par donner de nouvelles plantes.> L'anthémis des teinturiers : fleurs jaunes rappelant une petite marguerite.Elle atteint 70 à 80 cm de hauteur et fleurit une grande partie de l'été.Malheureusement ses graines s'implantent partout dans la plate-bande.> La campanule ponctuée : Campanula punctata se vendait uniquement en graines dans un passé récent.Mais il est possible aujourd'hui de s'en procurer en plant.Ses fleurs blanches ou rosâtres pendantes, fort jolies peuvent mesurer cinq centimètres de longueur.Malheureusement, elle est très difficilement contrôlable.> Les annuelles prolifiques : plusieurs plantes annuelles peuvent devenir envahissantes si vous ne faites pas un nettoyage adéquat de vos platebandes l'automne ou au printemps.C'est que leurs graines s'implantent facilement en terre et germent en grand nombre au cours de l'été suivant.C'est le cas notamment de la verveine de Buenos Aires, des brugmensias annuels (daturas), des cléomes, des mauves, des pourpiers.Voilà, c'est terminé ! Découragé ?Il ne faut pas.Il suffit tout simplement de savoir profiter des charmes de nos plantes tout en tenant compte de certains de leurs défauts.Après tout, la perfection n'est pas de ce monde.Photos PIERRE MCCANN, La Presse © En fleurs durant plusieurs semaines à partir de la mi-juillet, l'anémone japonaise (ci-dessus) est envahissante.Mais on ne saurait s'en passer.Magie d'automne, Miscanthus sinensis (cicontre) est une des plus célèbres graminées de jardin.Mais on doit limiter son expansion si on veut maintenir des relations harmonieuses.www.biobiz.ca engrais@biobiz.ca 120, Railroad Stanstead QC J0B 3E2 Téléphone : (819) 876-7555 Télécopieur : (819) 876-1166 Jardins du Québec 230, rue Peel, Montréal Tél.: 514 935-1812 CULTIVEZ TOUTES SORTES DE PLANTES DANS N'IMPORTE QUEL ENDROIT.AJOUTEZ DE L'ATMOSPHÈRE ET DU STYLE À VOTRE JARDIN, PETIT OU GRAND.STATIONNEMENT GRATUIT w w w .a l p h a - p l a n t e s .c o m OUVERT LE DIMANCHE COMMENT?AV E C D E S P O T S ! PLUS DE 100 MODÈLES POUR L'EXTÉRIEUR EN STOCK AU MAGASIN.ET EN PLUS : FONTAINES, COLONNES, STATUES, MOBILIERS, URNES SUR PIED.Le parc Marie-Victorin de Kingsey Falls.Parc Marie-Victorin 385, Marie-Victorin Kingsey Falls (819) 363-2528 ou 1 888 753-7272 Tarif : 7 $ à partir de la mi-juin.Créé en l'honneur du Frère Marie- Victorin, originaire de l'endroit, le parc de 29 âcres comprend plusieurs jardins thématiques.On peut admirer, entre autres, une importante collection de graminées qu'il est toutefois préférable de découvrir vers la fin d'août.Durant la longue fin de semaine de mai se tient le Festival horticole du Québec.Plusieurs activités éducatives et culturelles y sont présentées tout au long de la belle saison.Parc des Champs-de-Bataille Jardin Jeanne d'Arc 835, avenue Wilfrid-Laurier Québec (418) 648-4071 Entrée libre, tous les jours.Plus de 6000 arbres, dont des ormes majestueux, des tilleuls et des noyers cendrés et un frêne européen de 125 ans, composent ce patrimoine arboricole.On y découvre des mosaïques, un sentier de la nature.Mais le point le plus spectaculaire du parc sont cependant les immenses et magnifiques des plates-bandes à l'anglaise du Jardin Jeanne D'Arc.On peut stationner sa voiture tout près.La roseraie du Témiscouata 81, rue Caldwll Cabano (418) 854-2375 Tarif : 6,30 $.Tous les jours à compter de juin.Plus de 1000 rosiers s'épanouissent dans cette région au climat hivernal rigoureux, des cultivars issus de 250 hybrides et espèces sélectionnées notamment pour la durée de leur floraison.La rose y est devenue l'emblème des lieux.Le jardin est aménagé sur le site historique du fort Ingall.La Seigneurie des Aulnaies 525, de la Seigneurie Saint-Roch-des-Aulnaies (418) 364-2800 Tarif : 6,90 $.Tous les jours.Un manoir d'inspiration victorienne, un moulin à farine, un jardin ornemental, un potager, un étang et une pinède.Une boutique vend des produits fabriqués avec la farine du moulin qui moud le grain comme jadis.Ce jardin fait partie de plusieurs circuits touristiques horticoles."]
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