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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. lectures - Arts et Spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2001-05-27, Collections de BAnQ.

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[" 7LP0101B0527 b1 lect 7LP0101B0527 ZALLCALL 67 01:00:29 05/27/01 B Les Éditions internationales Alain Stanké editions@stanke.com www.stanke.com (514) 396-5151 Le «NOUVEAU PETIT JEAN» de Jean Cournoyer .déjà un succès! Disponible en librairie La Mémoire du Québec Dictionnaire de noms propres du Québec 2926738A 7LP0201B0527 b2 lectures dimanche 7LP0201B0527 ZALLCALL 67 00:56:14 05/27/01 B B2 LA PRESSE MONTREAL DIMANCHE 27 MAI 2001 LABYRINTHE Suite de la page B1 CURIOSITE Cool aide Meme s'il est beaucoup moins lourd qu'en France, aux Etats-Unis ou au Canada anglais, le danger de concentration n'est donc pas totalement inexistant chez nous, avec des repercussions possibles sur la diversite editoriale a l'amont, et le choix offert en magasin a l'aval.La distribution constitue un enjeu majeur pour la filiere du livre , estime l'economiste Marc Menard dans Les Chiffres des mots, une somme monumentale sur l'edition quebecoise lancee il y a deux semaines par la Societe de developpement des entreprises culturelles du Quebec.D'autant plus, ajoute l'auteur, qu' en depit de son importance economique autant qu'operationnelle, ce secteur est souvent occulte et mal connu, voire ignore .Ils s'accrochent aux lampadaires.Il n'en reste pas moins que la situation quebecoise est peinte en rose si on la compare a celle du Canada anglais, ou la chaine de librairies Chapter's connait d'enormes difficultes.C'est de loin la plus importante au pays, surtout depuis sa recente fusion avec Indigo : elle administre 90 librairies de grande surface et 200 comptoirs plus modestes surtout situes dans les centres commerciaux.Or, ces difficultes se repercutent de violente facon chez les editeurs, qui s'accrochent aux lampadaires en attendant que la tempete passe , dit l'un d'eux.L'an dernier, Chapter's a fait bondir le taux de retour .qui est deja en temps normal de 25 % a 30 %, deux fois plus que dans l'industrie du disque .en reexpediant pour 80 millions de dollars de bouquins invendus chez les editeurs, ce qui a mis plusieurs d'entre eux au bord de la faillite.Le carnage n'est d'ailleurs pas termine : la chaine envisage maintenant de reduire ses stocks de 40 millions et de se debarrasser d'une vingtaine de ses succursales ! Encore une fois, si les politiques generales de Chapter's en matiere d'administration et de negociation commerciale ont ete fortement mises en cause, on n'a pas ete long a se retrouver dans les ruines de la distribution.A ainsi emerge une priorite absolue : rebatir totalement le pistage informatique des stocks et des ventes, dont l'architecture actuelle est qualifiee de jurassique par le Globe and Mail ! Elle parait d'autant plus antediluvienne que l'industrie canadienne du disque, elle, est resolument entree dans le XXIe siecle.Les trois quarts des disquaires du pays sont en effet relies a un serveur (Soundscan) qui enregistre en temps reel .et achemine illico aux producteurs .le detail des transactions aux tiroirs-caisses.On estime que le succes pancanadien de Garth Brooks et de Shania Twain, par exemple, a ete en partie attribuable au fait qu'on a rapidement detecte un interet d'abord local, mais delirant, pour leurs oeuvres.Ottawa a compris : il y a quelques semaines, le gouvernement federal debloquait 28 millions dans le but de sortir de l'ere glaciaire la technologie informatique de l'industrie canadienne de l'edition.On aurait tort de s'offusquer de cette largesse .Et ce, pour plusieurs raisons.D'abord, le livre n'est pas aussi dependant des subventions des deux paliers de gouvernement (meme si elles demeurent cruciales pour sa survie) que le veut une legende urbaine un peu mechamment colportee : au Quebec, ces subventions ne representent que 7,8 % des revenus des 113 editeurs agrees.Et que 0,03 % des entrees de fonds des 218 libraires agrees.Ensuite, dans ce cas-ci, elles devraient normalement s'appliquer directement a la commercialisation du livre, et en particulier a l'encadrement informatique de cette activite.Toutes choses qui, pour demeurer fin diplomate, ne constituent pas les points forts de l'industrie.Les defis : informatique et commercialisation Or, les defis de l'avenir, pour le monde du livre, sont precisement centres sur l'informatique et la commercialisation.Ces defis ont pour nom : vente en ligne ; numerisation et telechargement des ouvrages ; positionnement des magasins generalistes de grande surface ; elargissement de l'eventail de marchandises diverses offertes en librairie.Tout a deja ete dit sur la vente en ligne .experience fulgurante de Amazon.com, lent demarrage du commerce electronique local du livre .ainsi que sur la numerisation et le telechargement .ressources existantes toujours detournees vers le beton, conservatisme du milieu.Mais il est rassurant de constater que, dans son ouvrage, Marc Menard entrouvre ces portes.Et, ce qui est rassurant aussi, dit estimer que nos editeurs tiennent dans la filiere du livre un role a ce point crucial qu'ils ne sont pas menaces par la numerisation, quelle que soit la forme (impression sur demande, telechargement direct, edition Internet a compte d'auteur, e Book) sous laquelle elle agira.Par ailleurs, il souligne deux tendances, que chacun aura deja vues a l'oeuvre dans la vie de tous les jours.La premiere est que les magasins generalistes de grande surface .tous les Costco de ce monde .se sont tailles dans le marche du livre un creneau egal a plus ou moins 10 % des ventes aux particuliers (les libraires : 56 %).Il faudra faire avec, comme on dit, et meme s'en rejouir parce qu'ils rejoignent une clientele que, pour la plus grande part, on ne verrait jamais en librairie.Or, la lecture cree un effet d'accoutumance, ecrit Marc Menard, qui fait que plus on lit, plus on aime lire, et plus on possede de livres plus on en achete .La seconde est la croissance des ventes d'objets autres que le livre dans les librairies, dont on aurait tort egalement de s'alarmer, puisqu'il n'y a pas ici d'effet de nuisance, bien au contraire.Et qu'il s'agit d'un retour a une realite historique, en quelque sorte, puisque les librairies quebecoises ont longtemps eu un volet generaliste important (a ce sujet, on lira avec interet l'Histoire de la librairie au Quebec, Fernande Roy, Lemeac, 2000).Quoi qu'il en soit, nous sommes en bonne posture pour examiner sereinement ces questions.Chez les Canadiens anglais, ou on affronte sensiblement les memes problemes structurels, l'ampleur du cataclysme actuel mobilise pour l'instant toute l'attention.Et, d'une certaine facon, l'avenir proche pourrait etre encore plus penible puisque, pour eux, la barriere protectrice de la langue n'existe pas : ainsi, ils pourraient devoir composer bientot avec une offensive ciblee d'Amazon.com, qui a explicitement annonce une telle intention.Et les experiences importantes de services de telechargement (par l'empire Bertelsman, par exemple), qui sont par definition universelles, concernent essentiellement des oeuvres en anglais.En somme, l'edition canadienneanglaise ferait bien de rafistoler sa baraque.Et a la vitesse grand V.ALEKSI K .LEPAGE collaboration speciale Il faudrait creuser a fond les dicos pour denicher un equivalent francais au mot cool .Les vieux grigous de la rectitude linguistique condamnent rudement l'utilisation abusive par les adolescents de ce vocable fourre-tout, lui preferant fabuleux , sublime ou le moite delicieux .Ces nostalgiques du bel esprit vivent ailleurs : ce qui est cool n'est pas autre chose, n'est pas fameux ou superbe ; ce qui est cool est cool, sans guillemets et point a la ligne.Vivant, donc instable, le mot colle a tout et a rien, et se tient loin des thesaurus.Ainsi n'importe quoi (et son envers) peut etre cool : une musique, une paire de taies d'oreillers, un prof, une scene de duel dans un western spaghetti, un acteur, un veston gogo, et meme certains mets surgeles, dependant du sens qu'on attribue au terme selon les epoques et les modes.En curieux, les Americains Dick Pountain et David Robins debroussaillent tout cela pour nous dans un court ouvrage intitule L'Esprit cool , traduit chez Autrement.Une plaquette pour ainsi dire, qui ne compte que 157 petites pages, alors que le sujet meriterait bien trois bonnes grosses briques.On n'en sera pas etonne, le Cool est une attitude, une facon d'etre soi et de se presenter.Le costume change, l'intention demeure : c'est une position.d'opposition ; un etat permanent de rebellion personnelle contre toutes les formes d'autorite quelles qu'elles soient.Cependant le Cool, necessairement tranquille et ironique, n'a rien a proposer au change.Etre cool, c'est n'avoir a cirer de rien, en somme.Si le mot est recent, l'attitude serait aussi ancienne que le sens de l'humour.Les auteurs, ratissant large au possible, ont retrace dans les plus anciennes religions animistes de l'Afrique les bases du Cool.N'etre ni malveillant devant l'adversite ni en colere face aux difficultes du sort ; savoir garder son sang-froid et sa dignite en toutes occasions, voila le Cool.Les esclaves noirs, par ce comportement nonchalant que les proprietaires blancs prenaient pour de la paresse crasse ou de l'imbecillite, se seraient epargne d'inimaginables supplices psychologiques.Comme quoi le Cool peut se reveler salutaire.Aussi Pountain et Robins rangentils ce qu'on appelle l'humour juif parmi les grandes manifestations du Cool.Tout cela parait bien cool, mais qu'en est-il aujourd'hui ?On ne peut rien savoir.Il faudra du temps.Du Cool Dada des annees vingt au Cool Techno des annees quatre-vingt-dix, en passant par le Cool Jazz, le Cool Elvis, le Cool Hippie, le Cool Disco et le tres ambigu Cool Yuppie des annees quatre-vingt ( etre riche c'est cool ) on trouve tout de meme deux grosses guerres, le triomphe des medias de masse et des fournees de revolutions petites, moyennes et larges.Mais depuis que la publicite, chienne de garde de nos societes de consommation, se mele de faire cool , depuis que le Cool se vend et s'achete, disponible en kits pratiques, plus personne ne sait a quoi s'en tenir.Est-ce vraiment plus cool de choisir la hi-dry plutot que la dry ?Pountain et Robins s'inquietent : Comment rester cool dans un monde ou il faudrait l'etre a tout prix ?Bientot, au rythme ou vont les choses, cool et reactionnaire seront synonymes.L'Esprit cool donne d'etranges envies : celle de lutter personnellement contre le cool officiel et commercialisable, c'est-a-dire faire tout pour ne pas devenir cool, geste cool par excellence aujourd'hui.Surtout, ce livre donne envie d'en lire d'autres sur le meme sujet.Anthropologues, sociologues et penseurs prives, a vos plumes ! \u0001 \u0001 \u0001 L'ESPRIT COOL Dick Pountain et David Robins Autrement collection Frontieres, 157 pages Un gars cool : James Dean.ENFANTS En terre connue ou dansun nouveau monde SONIA SARFATI Imaginons des personnages qui vivent dans des lieux geographiquement identifiables et, en fait, tres pres du lecteur moyen a qui s'adressent les bouquins dans lesquels ils oeuvrent.Mettons.Montreal et Quebec comme ports d'attache.A partir de la, the world is the limit.Et plus encore puisque le fantastique se mele au quotidien.Bienvenue dans l'univers de Klonk, que Francois Gravel explore pour la neuvieme fois en nous faisant avaler Coca-Klonk ; et dans celui des Clandestins, que Raymond Plante approche pour une deuxieme fois, le temps de debusquer Les rats du Yellow Star.Teinte d'un humour bougon qui fait le charme de la serie, Coca-Klonk met Fred .l'ecrivain jeunesse dont le meilleur ami est le fameux Klonk-aux-pouvoirs-paranormaux en presence d'un nouveau mechant, Marmaduke.Ce dernier a mis au point une poudre qui desapprend a lire a ceux qui la consomment.Qui desapprend a lire et qui empeche de reapprendre ! L'une de ses premieres victimes est, bien sur, l'ami Fred.Il s'en remettra, on s'en doute.Mais auparavant, place aux rebondissements et aux trouvailles signees Gravel .qui n'en finit pas d'etonner en reussissant, toujours, le moyen de renouveler ses intrigues klonkiennes .Les aventures des Clandestins .Jeff le voyou aux cheveux dans les yeux et Juliette la grande fille qui livre des pizzas .se deroulent sur un ton plus grave : mystere et danger sont en effet au rendez-vous dans cette serie a saveur fantastique dans laquelle Raymond Plante met en scene deux jeunes heros qui voyagent en s'enfermant.dans l'etui d'une contrebasse.Ils n'ont qu'a avoir avec eux un objet sur lequel est inscrite la destination de leur choix.Sauf qu'ils maitrisent encore mal leur moyen de locomotion, qu'ils n'ont utilise que deux fois.Il y a quelques mois, dans Les Voyageurs clandestins.Maintenant, dans Les Rats du Yellow Star .ou ils tentent de retrouver la petite Annie qui a disparu apres etre entree, elle aussi, dans la boite.Et Jeff et Juliette de larguer de nouveaux les amarres pour partir a sa recherche et de se retrouver sur un bateau ou ils ne sont decidement pas les bienvenus.La aussi, ca rebondit et ca surprend au detour .les personnages comme les lecteurs.\u0001 \u0001 \u0001 1.2 COCA-KLONK Francois Gravel (illustrations de Pierre Pratt) Quebec Amerique, 130 pages (des 9 ans) \u0001 \u0001 \u0001 1.2 LES RATS DU YELLOW STAR Raymond Plante (illustrations de Christine Delezenne) La courte echelle, 93 pages (des 9 ans) A tire-d'aile collaboration speciale Nous appartenons a une espece ignoble, odieusement inattentive aux autres qui cohabitent tant bien que mal avec nous.A lire les manchettes, on constate que la conscience ecologique est loin d'etouffer les dirigeants de nos societes dites civilisees et democratiques.Le capitalisme, qui a desormais tout le vent dans les voiles, reaffirme sans la moindre remise en question ses fondements productivistes et persiste a ignorer les signes avant-coureurs des desastres au nom du sacro-saint profit.Si bien qu'il m'arrive de souhaiter, comme mon mentor Harlan Ellison, que les coquerelles nous relevent illico de nos fonctions de maitres du monde.Imaginez la Terre geree par les coquerelles, a jamais delivree des emissions excessives de CO2 et autres substances toxiques, des accidents nucleaires, des manipulations genetiques nefastes.et des inepties televisees du type La Fureur.Ce serait, avouez, le Paradis ! Helas, la conscience ecologique n'est pas aussi repandue dans l'opinion publique qu'on le voudrait.Pourtant, depuis les annees 1960, nous avons fait de grands pas dans notre processus de conscientisation collective, notamment avec la publication en 1962 du Printemps silencieux (Silent Spring) de Rachel Carson.Biologiste et oceanographe au service de l'administration americaine, Carson fut l'une des premieres a sonner l'alarme au sujet des degats causes par les insecticides utilises massivement en agriculture (DDT et autres).Inquietee par le silence des oiseaux de certaines forets, elle a su demontrer que bon nombre des insectes vises par les pesticides etaient devenus immunises contre ces toxiques et que les oiseaux, leurs predateurs naturels, avaient davantage ecope.Coincidence bizarre : peut-etre sensible a l'air du temps, sir Alfred Hitchock s'etait a la meme epoque inspire d'une nouvelle atmospherique de Daphne Du Maurier ou un paysan de Cornouailles subissait l'assaut d'oiseaux d'ordinaire inoffensifs, pour accoucher de son dernier chef-d'oeuvre, Les Oiseaux(1963), dont l'effroyable scene finale peut etre vue comme une metaphore de la legitime revanche de la nature sur ses agresseurs humains.Rappelez-vous : dans l'aube bleme, les heros du film fuient en catimini leur baie californienne devastee, sous le regard impassible de milliers de passereaux, corvides et palmipedes qui, vous me pardonnerez ce calembour facile, font le pied de grue avant la prochaine charge.Ce long preambule m'amene a vous parler du premier roman de Michel Leboeuf, qui ne cache pas sa dette envers Carson et Hitchcock.Sorte de thriller ecolo, Le Silence des oiseaux s'ouvre sur une serie de saynetes similaires a celle qui a du mettre la puce a l'oreille de la reputee biologiste et se clot sur une image apocalyptique digne du classique hitchcockien.A Chicago, Detroit, Toronto et Buffalo, des quidams constatent avec une surprise melee d'inquietude la disparition des oiseaux de leurs voisinages.Constatant que des centaines de milliers de volatiles de diverses especes ont entrepris sans crier gare une migration massive vers le sud alors qu'on est encore au printemps, les autorites canadiennes et americaines mandatent secretement une equipe de scientifiques de trouver une explication au comportement pour le moins alarmant des oiseaux.Parmi ceux-ci, se trouvent Jean Bernard, de l'Universite de Montreal, et son aine et rival Dave Reid, un franc-tireur pour qui les resultats sont plus importants que la rigueur methodologique.Malgre le conflit larve entre les deux zoologistes qui ne gardent pas un bon souvenir de leur precedente collaboration, les rivalites entre eux et leurs collegues americains (le sage Ed Chen et l'arriviste Julia Lewis), les intrigues de coulisses a la Chambre des communes, leur enquete avance cahin-caha alors que le temps, a l'instar des oiseaux en fugue, refuse de suspendre son vol.Pour compliquer davantage le tout, il y cette histoire de fuite d'information : lequel des quatre scientifiques vend des informations sur leur mission a la tele americaine et dans quel but ?Ajoutez a ces peripeties la cocainomanie d'Alan Sinclair, l'agent de communication du gouvernement canadien qui devait servir d'intermediaire entre les chercheurs et les medias, les ambitions d'un leader environnementaliste sans scrupules et les etats d'ames de Jean Bernard, dont le coeur balance entre son ex-femme Marie, journaliste affectee a la couverture de l'affaire et son etudiante Sophie, et vous aurez une idee du programme charge de ce premier roman plutot habile.Diplome en communication et en ecologie, Michel Leboeuf se tire admirablement d'affaires, meme s'il n'a pas su faire l'economie de quelques ressorts dramatiques et lieux communs empruntes au cinema-catastrophe.Bien que certains personnages ne soient pas des plus consistants, bien que le decoupage en scenes ultra-courtes et les dialogues envahissants (et pas toujours heureux) finissent par conferer au texte des airs de scenario spielbergien, Le Silence des oiseaux file comme une fleche vers son denouement en forme de point d'interrogation, sans la moindre baisse d'interet.Fort bien documente et entrecoupe de reflexions des plus pertinentes sur la chimerique objectivite scientifique, le rapport de force entre les medias, les lobbies et le pouvoir politique, ce roman comporte suffisamment de qualites pour en faire oublier les defauts mineurs.Davantage qu'un simple divertissement, Le Silence des oiseaux a le merite d'obliger le lecteur a s'interroger sur les rapports conflictuels entre l'homme et la nature.Pour un bapteme de l'air, on a tres souvent vu pire et assez rarement mieux.\u0001 \u0001 \u0001 LE SILENCE DES OISEAUX Michel Leboeuf Trait d'union, 207 pages 7LP0301B0527 b3 lectures dimanche 7LP0301B0527 ZALLCALL 67 00:56:47 05/27/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 7 MA I 2 0 0 1 L E C T U R E S B 3 ROMAN LES POCHES DES LIBRAIRES La mer, les pirates, l'amour, l'aventure.Éloge de la vie, de la mort etde l'amour! JACQUES FOLCH-RIBAS collaboration spéciale Cela commence avec une vente aux enchères, à Barcelone.Il y a là un certain Coy, un ancien marin (mais un marin peut-il jamais être ancien ?), un désoeuvré, un nostalgique de son métier, privé de mer pour un échouage duquel il n'est pas responsable, un de ces marins comme il en traîne dans tous les quartiers des vieux ports.Ce Coy entre par le plus grand des hasards, celui de l'errance, dans une salle de ventes.On y met aux enchères (c'est le lot numéro 307) un Atlas maritime des côtes d'Espagne .Comme dit le commissaire- priseur : « un joyau cartographique du XVIIIe siècle ».Les enchères commencent, et c'est très cher.Il y a là un gros homme avec une queue-de-rat grise, qui semble vouloir absolument cet atlas.Il y a aussi une femme blonde (on la distingue mal) qui en rajoute ; elle grimpe, elle insiste, pourtant impassible derrière ses mèches de cheveux.Une lutte à finir, semble-t-il, entre deux obstinations.C'est la femme qui gagne.Coy observe la scène.Le type à la queue-de-rat est furieux, il quitte la salle, la blonde aussi.Coy suit.Dehors, la queue-de-rat insulte la blonde.Coy s'interpose.Bagarre possible ?« Pourquoi vous mêlez-vous de ce qui ne vous regarde pas ?» Mais l'homme s'en va, et « nous nous reverrons », dit-il.Eh bien ! ce Coy ne cessera pas de se mêler de ce qui, de prime abord, ne semble pas le concerner.Sauf cette femme, qu'il désire déjà.Au point de vendre le seul trésor qu'il possède, un ancien sextant, et de prendre le train pour Madrid afin de rencontrer la fascinante blonde en question, qui travaille dans un musée maritime.Nous nous doutons bien que cet atlas contient une carte, sur laquelle probablement figure l'emplacement d'un naufrage.Et s'il y avait un trésor ?Miam, miam, se dit le lecteur, c'est du Stevenson, c'est du Conrad, c'est du Melville, c'est du gâteau, voilà un roman d'aventures à l'ancienne, servi à la moderne, et nous allons sûrement nous régaler.Nous sommes au début du roman et, déjà, les papilles gustatives des amants de la mer s ' e x c i t e n t comme des folles.Il y aura la mer, la Méditerranée, forcément chargée d'aventures et de mystère.Il y aura un marin, ce Coy qui ressemble à Corto Maltese ou au capitaine Nemo, et ce marin va tomber, littéralement, en amour avec une femme aussi belle que dangereuse \u2014 les marins adorent le danger.Il y aura sans doute des chasseurs d'épaves \u2014 des corsaires modernes \u2014 qui veulent un trésor.Il y a, surtout, au fond de l'eau, un brigantin chargé d'or \u2014 peut-être \u2014 qui sommeille depuis plus de 200 ans, et que l'on ne pourrait retrouver qu'à l'aide de cartes anciennes, emplies d'erreurs de longitude et de latitude.Tels seront les ingrédients de cette aventure.La recette est connue, efficace, mais encore faut-il un manipulateur de génie, un chef adroit.Le chef, c'est Arturo Pérez-Reverte.Journaliste, correspondant de guerre, et l'un des meilleurs romanciers espagnols actuels.Celui qui nous fit tant plaisir avec les aventures du Capitaine Alatriste (mais ce n'était pas un capitaine marin, celui-là), entre autres romans de cape et d'épée comme on disait jadis.Surtout, qui s'est fait plaisir en inventant une histoire de mer, de bateau chargé de coton, de tabac (mais peut-être y a-t-il autre chose, dans ses cales ?C'est toute la question ) et une superbe histoire d'amour, fabuleuse, aussi fantastique que celle des corsaires anglais qui s'attaquaient aux navires de Méditerranée (le navire, ce serait une blonde) il y a 200 ans, et qui parfois coulaient en même temps que leurs victimes, bastingages accrochés l'un à l'autre, et pas de survivants.Coy et la blonde ?La blonde et Coy ?Sauf, cette fois-là, un jeune mousse qui a réussi à rejoindre la côte, du côté de Carthagène (où l'auteur est né, justement, quel hasard !).N'oubliez pas ce livre, ce roman superbe, baroque et classique en même temps, et moderne en plus.Il est long, certes, mais il se lit avec une sorte de passion, comme tous les romans d'aventures, de tempêtes en fonds sous-marins glauques, de chasseurs d'épaves sans scrupules en femmes dangereuses et belles comme la mer.Et lorsque vous l'aurez lu, vous ne l'oublierez pas non plus.\u0001 \u0001 \u0001 \u0001 LE CIMETIÈRE DES BATEAUX SANS NOM Arturo Pérez-Reverte Seuil, Paris, 569 pages ALEXANDRE VIGNEAULT collaboration spéciale Comme plusieurs collègues, France Cyrenne, libraire en chef chez Renaud- Bray Saint- Denis, se fait un devoir de lire un peu de tout.Les bouquins qu'elle a choisis pour les lecteurs de La Presse reflètent d'ailleurs parfaitement l'éclectisme de ses goûts littéraires : un roman britannique, un journal intime français, un roman russe et un recueil de poésie chilien.Mme Cyrenne lit de tout, mais elle avoue du même souffle avoir une nette préférence pour la poésie, genre mal aimé trop souvent perçu comme une littérature d'écrivain pour les écrivains.« Ce n'est pas quelque chose qu'on peut vendre spontanément en librairie », reconnaît-elle.Mais comment s'empêcher de vouloir partager (et faire aimer) ce qu'on aime ?Comme les vers de Pablo Neruda, par exemple.La libraire conseille sans hésiter Vingt poèmes d'amour et une chanson désespérée (Poésie, Gallimard), « un recueil très accessible », assuret- elle.Neruda (dont l'exil en Italie est raconté dans le joli film Le Facteur) peut rendre la poésie fascinante et engageante, selon Mme Cyrenne.« C'est bien sûr un éloge de l'amour, mais ce que j'y ai apprécié, c'est le rapport constant à la nature.Les métaphores pour parler de l'amour sont toujours puisées dans la nature.» L'intérêt de l'édition suggérée par la libraire, c'est qu'elle est bilingue.Sur la page de gauche, le texte espagnol ; sur celle de droite, sa traduction française.« Même si on ne comprend pas la langue, c'est intéressant d'avoir le texte en espagnol parce que ça permet d'entendre la musique de la langue.» Chouchou des libraires Comme quantité d'autres lecteurs, les libraires aiment beaucoup Nancy Huston.Babel a eu la bonne idée de rééditer son Journal de création, épuisé depuis quelque temps en grand format.Un livre que Mme Cyrenne qualifie d'emblée de « génial » et qui s'adresse non seulement aux fans de la Canadienne exilée à Paris, mais également à ceux que le processus de création intéresse.Il y a, dans l'oeuvre de Nancy Huston, un parallèle constant entre la création et la procréation.On ne s'étonnera donc pas que l'écrivaine ait écrit ce Journal de création alors qu'elle était enceinte de son deuxième enfant.« C'est un journal de maternité, confirme la libraire, mais on y apprend aussi beaucoup sur l'histoire littéraire.Nancy Huston parle beaucoup des cours qu'elle donne à l'université et de ses recherches qui, à ce moment- là, portaient sur les couples d'écrivains comme Sartre-Beauvoir, Sand-Musset ou Leonard et Virginia Woolf, pour ne nommer que les plus connus.Comme à son habitude, Huston va au fond des choses, dans ce livre aussi plein de doutes et de tâtonnements.« C'est intéressant pour l'éclairage qu'il jette sur la création littéraire, mais aussi pour voir tout ce dont elle se nourrit, en tant qu'écrivaine.Il me semble que quand on vient de lire Dolce Agonia, on ne peut pas s'empêcher de vouloir lire celuilà ! » Sourire à la.mort ! Les Russes ont parfois un drôle d'humour.De joyeuses funérailles, de Ludmila Oulitskaïa (Folio), raconte la mort lente d'un peintre juif exilé à New York.Non, non, ce livre n'est ni cruel ni déprimant.« À travers ce personnage excentrique, l'approche de la mort se transforme en un immense hymne à la vie », soutient Mme Cyrenne.« Le peintre a toujours mordu dans la vie et même s'il est mourant, il continue à s'émerveiller et à s'extasier.Le récit n'est pas lourd, parce qu'il y a beaucoup d'humour.Tous les personnages \u2014 ils sont nombreux à passer dans le loft du peintre \u2014 sont fous, complètement névrosés.Même la façon dont l'auteure décrit la maladie et la déchéance physique du peintre est comique ! » Sous ses dehors rigolos, le roman d'Oulitskaïa (connue pour Sonietchka), camoufle une certaine profondeur.De joyeuses funérailles aborde en effet la thématique de l'exil, puisque le personnage central du roman est entouré d'autres immigrés russes qui, parfois, ont le mal du pays.La libraire souligne également que l'écriture fluide et précise de la romancière russe est d'une puissance telle qu'elle parvient à rendre l'ambiance qui règne dans un marché de poissons new-yorkais, à l'aube, comme si on y était.Aussi paru en poche récemment, chez Pocket, Les Heures, de Michael Cunningham.Couronné par le prix Pulitzer en 1999, ce petit roman n'est rien de moins qu'un chefd'oeuvre, selon Mme Cyrenne.Écrit dans les marges de Mrs Dalloway, de Virginia Woolf, il met en parallèle, de façon intelligente et évocatrice, les vies de trois femmes, dans trois villes et trois époques différentes.« Un très bel hommage à Virginia Woolf », lance la libraire, qui ne veut en dire plus de peur de vendre la mèche.Arturo Pérez-Reverte MALRAUX Suite de la page B1 Peut-être au fond était-ce la réalité ellemême qu'il méprisait parce que, prosaïque et ennuyeuse, elle venait gâcher les légendes qu'il avait tissées.Peut-être craignait-il tout bêtement que la suite ininterrompue de mensonges dont il avait enjolivé son existence ne soit mise à jour.Un formidable séducteur Bien qu'atteint du syndrome « Gilles de la Tourrette », qui explique les tics nerveux qu'on lui a toujours connus, Malraux est dès l'adolescence un formidable séducteur.Enfant d'un père volage et absent, élevé par sa mère commerçante en banlieue nord de Paris, Malraux débarque sur le pavé parisien à l'âge de 16 ans, sans même le bac, mais avec la volonté de devenir écrivain.Il écrira son premier article dans une revue assez cotée à 18 ans et deux mois.Un an plus tard, il est introduit dans les milieux de l'édition, rencontre Radiguet et Max Jacob.Encore un an de plus, il rencontre une énergique et pétillante Juive allemande, Clara Goldsmith, qui a trois ans de plus que lui.Mariage en 1921.Il a 20 ans.Clara est fille de famille aisée.Elle a une « dot » de cinq millions de francs, de quoi vivre sans travailler.Le jeune marié s'occupera de faire fructifier le petit trésor : rien de mieux que les actions de l'État mexicain.Dix-huit mois plus tard, les actions ne valent plus rien, et le couple se trouve purement et simplement ruiné.Qu'à cela ne tienne.Le jeune Malraux s'est autoproclamé spécialiste de l'art asiatique, bientôt diplômé de Langues orientales, bon connaisseur du sanskrit et du persan.Début 1924, muni d'un ordre de mission arraché au ministère des Colonies pour des recherches bizarres en Indochine (alors française), il part pour le Cambodge avec Clara et un « complice ».Voyage en bateau et en première, bien sûr.Le projet consiste en toute simplicité à aller piller des temples et à ramener des statues khmères pour les revendre à prix d'or à des galeries de Paris et New York.Le joyeux trio se fait remarquer partout où il passe, l'expédition est connue de tout le monde et se termine rapidement.par l'arrestation des Malraux et de leur ami Chevasson.Coincé au Cambodge pendant une dizaine de mois, en liberté conditionnelle mais à l'hôtel, Malraux s'en tire à la fin de l'année avec une peine de prison avec sursis : Clara a fait intervenir à Paris toute la troupe des intellectuels connus en faveur du jeune et brillant écrivain.Inventions, exagérations et.création Entre-temps, Malraux a découvert la cause de l'anticolonialisme.En 1925, grâce à la vente de deux faux Picasso et de deux faux Derain, le couple revient à Saigon où Malraux dirigera un journal de combat pendant 18 mois.Il y croit, cela contribue à sa gloire.et lui permettra, dès son retour à Paris en 1927, de s'attribuer un passé de haut dirigeant du Kuomintang, le parti nationaliste chinois en guerre avec les Occidentaux.Ce passé de dirigeant révolutionnaire chinois s'étoffera au fil des ans, et Malraux finira par avoir fréquenté assidûment Mao et Zhou En Lai dans les campagnes, discuté de révolution à Pékin avec Trotski.D'où l'intérêt de Richard Nixon pour l'écrivain à la veille de son voyage en Chine en 1972.« La dernière fois que j'ai vu Mao, il me disait.» racontera donc Malraux à table à la Maison-Blanche.Toute la vie de Malraux est faite de ces inventions et exagérations.Et aussi, quand même, de la rédaction de quelques oeuvres majeures : trois romans, jusqu'à La Condition humaine en 1933, exploitent le filon asiatique et révolutionnaire.Mais même en littérature, Malraux s'invente d'autres vies (comme les chats, qu'il vénère).Sa carrière est semée de manuscrits tragiquement perdus \u2014 en fait jamais écrits.Lui-même, entre deux livres, se lance à corps perdu dans de folles aventures.Il part en avion pour photographier « les ruines de l'ancienne capitale de la reine de Saba » (en fait des ruines anonymes).Après 1936, il prend fait et cause pour les Républicains espagnols, met sur pied \u2014 même s'il n'a jamais piloté un avion \u2014 une escadrille de volontaires français et étrangers qui se bat véritablement contre les franquistes.Du coup, Malraux s'est promu colonel, un grade qui semble lui convenir, et qu'il utilisera de nouveau à l'été de 1944, après la libération de Paris, alors qu'il forme la Brigade Alsace-Lorraine (1200 volontaires) qui participeront à la bataille de Strasbourg.Cette fois, Malraux a bouclé la boucle, et il est devenu le colonel Berger, du nom d'un héros de son roman L'Espoir.Entre l'héroïsme bien réel du guerrier improvisé qui, selon Todd, « aurait bien aimé mourir sur un champ de bataille », et les inventions du mythomane, on s'y perd.Malraux s'est bel et bien battu à la fin de 1944 contre les Allemands.En revanche, sous l'Occupation, il a superbement ignoré la Résistance.Mais s'est inventé de toutes pièces un glorieux passé de maquisard, entièrement imaginaire, avec combats, arrestation, torture etc., ce qui lui vaudra la récompense suprême de Compagnon de la Libération.Et l'amitié du général de Gaulle, qui fera de lui son interlocuteur privilégié jusqu'à la fin : chargé de la propagande au RPF, parti gaulliste de l'après-guerre, puis ministre d'État à la Culture de 1958 à 1969.Malraux avait alors décrété que « la vraie tragédie moderne c'est la politique », et se voyait volontiers en alter ego et seul successeur possible du général ! La réalité fut moins flamboyante : le « ministre d'État » dut se contenter d'inaugurer des expositions, de prononcer des discours \u2014\u2014 certains magnifiques \u2014 et de faire de la figuration au gouvernement.On le croyait opiomane ; il n'était qu'alcoolique à un degré très avancé.Il eut encore le temps d'écrire les Antimémoires et Les Chênes qu'on abat.Puis de mourir, dans un lit d'hôpital, à 75 ans.« Mais, après tout, dit Todd, Rimbaud est bien mort lui aussi à l'hôpital.» ANDRÉ MALRAUX, UNE VIE Olivier Todd Gallimard, Paris 2001, 694 pages Olivier Todd MC Une création de Gilles Ste-Croix .sous grand chapiteau, plus de 27 artistes et 30 chevaux de races différentes Pour un temps limité ! À l'Hippodrome de Montréal En vente maintenant www.chevaltheatre.com Fill95 7LP0401B0527 b4 lectures dimanche 7LP0401B0527 ZALLCALL 67 00:56:57 05/27/01 B ROMAN HISTORIQUE EN DIAGONALE Pour tout savoir sur la chevalerie CHANTAL GUY collaboration spéciale Gare au Woolf DANS Who's afraid of Leonard Woolf de Irene Coates, une biographie sur le mari de Virginia Woolf, l'auteur avance l'hypothèse que la célèbre écrivaine aurait été encouragée dans sa folie autodestructrice par son mari, qui l'aurait même aidée à rédiger sa lettre de suicide.Selon Irene Coates, Léonard Woolf était un écrivain frustré, jaloux du génie de sa femme, qui se serait retranché dans le rôle d'éditeur et d'infirmier de son illustre épouse.(Boston Sunday Globe, 29 avril) Mc Veigh influencé par Star Wars TIMOTHY MCVEIGH, le célèbre condamné à mort pour l'attentat d'Oklahoma City, a demandé au romancier américain Gore Vidal d'assister à son exécution.Vidal, opposé à la peine de mort, a accepté l'invitation.En même temps paraît une biographie sur Mc Veigh, American Terrorist, Timothy Mc Veigh and the Oklahoma City Bombing de Lou Michel et Dan Herbeck.On y apprend entre autres que Mc Veigh se réclame du film Star Wars de George Lucas pour expliquer son geste qui a causé la mort de 168 personnes: « Imaginez ces gens comme s'ils étaient des troupes d'élite de Star Wars.Ils sont peutêtre innocents individuellement, mais coupables parce qu'ils travaillent pour l'Empire du mal ».(Livres de Libération 10 mai, World Book du Washington Post, 15 avril) Pauvres journalistes! L'ÉCRIVAIN AUTRICHIEN Karl Kraus (1874-1936) aura toute sa vie attaqué les journalistes et la presse de son époque, comme le révèle une récente biographie de Jacques Bouveresse, Schmock ou le triomphe du journalisme, la grande bataille de Karl Kraus.Selon le polémiste, la presse se « contente de célébrer des gens déjà célèbres et de consacrer des auteurs déjà consacrés ».Autre flèche: « Ce qui fait d'un homme un journaliste, c'est de ne pas avoir de pensée mais de savoir l'exprimer, et ce qui définit un journal, c'est qu'il a avec la vie à peu près le même rapport que les chiromanciennes ont avec la métaphysique ».(Livres de Libération, 10 mai 2001) Russell, coureur de jupons LE BIOGRAPHE du philosophe et mathématicien Bertrand Russell, Ray Monk, dévoile dans Bertrand Russell, the Ghost of Madness, 1921-1970 plein de petits détails de la vie privée de l'un des plus grands penseurs du XXe siècle.Russell \u2014 auteur de Marriage and Morals dans lequel il estime que l'infidélité est moralement plus justifiable et plus honnête que la monogamie \u2014 serait devenu un coureur de jupons très agile après avoir rompu un mariage romantique avec Alys Pearshall Smith.Lorsque quelqu'un lui demande, dans les années vingt, pourquoi il a abandonné la philosophie « sérieuse », Russell a répondu: « J'ai découvert que je préférais baiser.» (Book Review du Los Angeles Times, 8 avril) Lacan et l'enfant en lui EN 1932, le psychanalyste Jacques Lacan dédicace sa thèse de doctorat intitulée De la psychose paranoïaque dans ses rapports avec la personnalité à ses parents: « À papa et à maman, ce grand ouvrage de celui qui reste \u2014 quelque part en eux et quelque part en lui \u2014 leur petit garçon.Il paraît aussi que les films des Marx Brothers faisaient beaucoup rire Lacan.(Magazine Lire de mai) MARIO DUFRESNE collaboration spéciale Amateurs de combats épiques ?Les lourds habits de métal sont pour vous le summum de la création vestimentaire ?Paco Rabanne est à vos yeux le seul couturier moderne qui soit digne de ce nom ?Vous vous êtes rués à la première de Chevalier et depuis ce moment, le CD de Queen est à la position repeat ?Eh bien ! lisez maintenant ! Les Chevaux de Saint-Marc, c'est tout à fait pour vous.Sorti à la fin de l'automne dernier, le roman de Jean Diwo mérite encore davantage qu'on en parle aujourd'hui, alors que le Moyen Âge risque de déferler sur les rayons avant qu'on n'ait le temps de dire cotte de maille.Question de séparer tout de suite le bon grain de l'ivraie.Parce qu'il ne faut pas se tromper, Les Chevaux de Saint- Marc, c'est le grain.Quoi de mieux pour des chevaux ?Mais aussi parce que Diwo est capable d'aller au-delà des combats \u2014 bien qu'omniprésents et fort bien rendus \u2014pour faire ressortir l'essence même de cette époque mythique.Les luttes de pouvoir, les trahisons, les alliances qui se font et se défont au gré des événements en viennent non pas à transcender l'action, mais à lui donner une justification.Pendant que les têtes roulent, que l'on se fait arracher le bras ou brûler les yeux (technique très prisée à Byzance), on comprend comment les grandes puissances du temps parvenaient ad nauseam à manipuler les plus petits qui en payaient inévitablement le prix.Presque toujours de leur vie.Quelle magnifique leçon d'histoire ! Jean Diwo base son récit sur les prouesses de son personnage central (fictif) Guillaume d'Amien, preux chevalier et habile tournoyeur qui gagne richement sa vie en désarçonnant les membres de l'équipe adverse, au grand plaisir de la foule et des parieurs, les dimanches aprèsmidi.Une vie en somme agréable, dominée par le plaisir sous toutes ses formes, volupté qui s'offre aux chevaliers où qu'ils soient, dès la fin du tournoi.N'eût été de sa rencontre avec Marie lors d'un sermon du curé Foulques, d'Amien aurait sans doute fini ses jours à raconter ses exploits de ville en ville.Or, celui qu'aucune lance ne semblait pouvoir atteindre, sera ce jour-là transpercé, à la fois, par les paroles du prêcheur et le regard de la belle.Il ira lui aussi à Jérusalem libérer les Lieux saints repris depuis 13 ans par les Sarrasins de Salâh al-Dîn.La IVe Croisade venait de se mettre en branle avec à sa suite plusieurs milliers d'hommes.Toutefois, jamais ils n'atteindront Jérusalem.Tractations politiques et problèmes de financement viendront à bout des croisés.Leur mission, plusieurs fois détournée au gré de la Sérénissime (comme on appelait Venise à l'époque) qui en avait pris le contrôle, les amènera à massacrer d'autres chrétiens pillant tout sur leur passage, avant d'aboutir à Constantinople, en l'an 1204, où dans une effroyable tuerie la capitale de l'empire d'Orient tombera aux mains d'Enrico Dandolo.L'ancien ambassadeur devenu doge de la Sérénissime sera vengé et les quatre chevaux de bronze qui faisaient la fierté de la cité s'en iront orner la basilique Saint-Marc.Dandolo sera vainqueur sur toute la ligne.N'ayez crainte, il y aura aussi l'enlèvement de la princesse par le preux chevalier.Une autre histoire Sans aucun lien avec le roman précédent, les éditions Libre Expression viennent de faire paraître le deuxième tome de La Sage-femme de Poitiers, qui raconte la vie de Charlotte de Poitiers depuis son départ de la Picardie, dans une France ravagée par la guerre et son arrivée en Nouvelle-France où elle tentera de peine et de misère de s'adapter à la vie rude de la colonie.Courageuse, elle y parvient presque, malgré quelques regrets.Sa rencontre avec Joseph Hébert (petit- fils de Louis) vers la fin du premier tome semble tout à coup lui apporter ce qu'elle désire.Toutefois, les choses se gâtent dans le second récit : Joseph est aux mains des Iroquois, Charlotte a un fils qui mourra très tôt.Quant à la colonie, elle apparaît de plus en plus délaissée par cette France déjà fort occupée par ses propres conflits.Si j'ai attendu le second tome pour parler du roman de Madeleine Rinfret-Lucas, c'est tout simplement que je me suis quelque peu ennuyé à la lecture du premier.Mais que l'on se rassure, ce n'est pas le cas avec cette suite.On sent que la descendante de Charlotte a su mieux, cette fois-ci, resserrer son récit et laisser un peu plus de place à l'action, sans pour autant négliger les états d'âme de son héroïne.L'ouvrage y gagne et nous aussi.\u0001 \u0001 \u0001 \u0001 LES CHEVAUX DE SAINT-MARC Jean Diwo Flammarion, 357 pages \u0001 \u0001 LA SAGE-FEMME DE POITIERS Madeleine Rinfret-Lucas Libre Expression, 303 pages \u0001 \u0001 \u0001 LA SAGE-FEMME DE POITIERS, TOME Madeleine Rinfret-Lucas Libre Expression, 303 pages Diwo est capable d'aller au-delà des combats \u2014 bien qu'omniprésents et fort bien rendus \u2014 pour faire ressortir l'essence même de cette époque mythique.NOUVELLES Alice Munro à la hauteur d'elle-même ÉLISABETH BENOIT collaboration spéciale Alice Munro est Canadienne anglaise et écrivaine \u2014 auteure d'un roman et de plusieurs recueils de nouvelles, dont L'Amour d'une honnête femme, paru en anglais en 1998 et qui vient d'être publié en France, chez Rivages, qui a aussi publié la traduction française de trois de ses titres précédents.L'Amour d'une honnête femme est à la hauteur de la solide réputation dont jouit l'écrivaine au Canada anglais.C'est un très bon livre dans lequel beaucoup de personnages de femmes s'agitent : Pauline, qui fait ce qu'a fait Anna Karénine (se sauver avec quelqu'un) e t q u i e s t constipée le lendemain ; Mrs Barrie, qui n'admire que deux types de personnes : ceux qui jouent bien aux cartes et celles qui tricotent vite ; Jill, la violoniste, qui rêve de crêpes et de bacon durant sa cérémonie de mariage et qui commence par ne pas s'entendre du tout avec son premier bébé ; Mrs Quinn, une petite femme « à l'ossature d'oiseau » qui meurt, à 27 ans (glomérulonéphrite), après avoir raconté de terribles choses à son infirmière.Et puis (et surtout), l'horrible et fabuleuse Mrs Gorrie, avec ses sourcils roses et ses ensembles harmonisés, qui harcèle littéralement sa voisine du dessous, une jeune mariée insouciante et négligente qui ne sépare pas toujours le blanc et les couleurs lorsqu'elle fait le lavage.Ce sont des personnages de femmes complexes et singuliers, qui traversent différents moments du 20e siècle, qui ont souvent les cheveux fous ou broussailleux et qui finissent par crever la page, du moins si le lecteur a du goût pour le genre d'écriture d'Alice Munro.Une écriture parfois lente \u2014 mais pas trop \u2014 qui cultive le sens du détail : du milieu du plancher devenu gris à force de frottements au sang d'un homme mort qui lui déborde de la bouche comme « l'écume qui monte quand vous faites de la confiture de fraises ».Avec aussi tous ces détails à la fois précis et ambigus au sujet des gestes des personnages.À force de lire Alice Munro, une impression (juste ou non) devient de plus en plus persistante : tous les gestes (et non les histoires) qu'elle décrit, elle les a puisés quelque part dans la réalité.Chaque nouvelle est construite de la même façon : imbrication des fils d'au moins deux intrigues différentes et jeux sur la temporalité qui permettent à l'écrivaine de juxtaposer différentes scènes et de montrer ou de suggérer certaines choses plutôt que de les expliciter, ce qui ajoute à l'ambiguïté et à la complexité de la situation.Dans « Jakarta« », par exemple, trois moments.Scène un : Kath et Sonje sur la plage ; Sonje amoureuse de Cottar, son communiste de mari qui prône l'amour libre et est contre le maquillage ; Kath avec son bébé, sa fille Noelle, tellement soulagée de s'être mariée avec Kent Mayberry avant d'avoir atteint l'âge fatidique de 25 ans.Scène deux : Kent qui rend visite à Sonje en compagnie de sa troisième femme (qui a un an de moins que Noelle), plus de 30 ans après la mort de Cottar.Scène trois (intercalée dans la deuxième) : souvenirs d'une soirée donnée par Cottar et Sonje peu après la naissance de Noelle, avec Cottar qui veut coucher avec Amy, une fille maquillée comme dans un magazine.Le lecteur peut lire tout ça comme l'histoire de la rupture entre Kath et Kent.Mais il y a aussi d'autres possibilités, d'autres fils à nouer.Cela dans chaque nouvelle.\u0001 \u0001 \u0001 \u0001 L'AMOUR D'UNE HONNÊTE FEMME Alice Munro Traduit de l'anglais par Geneviève Doze Rivages, 348 pages Alice Munro Las Vegas, une histoire tordue UN LIVRE-CHOC sur l'histoire de Las Vegas, The Money and the Power: The Making of Las Vegas and His Hold on America (1947-2000) de Sally Denton et Roger morris, révèle toutes les magouilles de la ville du jeu.Les auteurs affirment entre autres que le mythe voulant que la mafia ait créé Las Vegas est insidieux.« Derrière les gangsters, les rackets, se profile un ordre national où les frontières entre l'exploitation criminelle et les entreprises légales disparaissent.» On apprend aussi que la Crise des missiles de Cuba a beaucoup à voir avec la perte des « colonies de jeu » installées à La Havane lors de la Révolution de Fidel Castro.Que dans les années cinquante et soixante, une banque contrôlée par l'Église mormone (qui condamne le jeu) prêtait de l'argent aux casinos.Selon les auteurs, un avion quittait Las Vegas chaque lundi pour le quartier général mormon de Salt Lake City, avec à son bord des centaines de milliers de dollars.(Books du Chicago Tribune, 22 avril) Mauriac, dur avec ses domestiques DANS SON ROMAN autobiographique Mon Malagar, Lucienne Sinzelle, qui a passé son enfance chez les domestiques de François Mauriac, livre un témoignage embarrassant sur l'écrivain.Les domestiques de Mauriac vivaient dans un taudis sans eau ni électricité, avec une seule chambre et deux paillasses pour toute la famille et étaient nourris au pain dur et à la soupe.« Madame Dubourg nous avait clairement signifié de ne jamais nous trouver sur le chemin de M.François Mauriac », écrit l'auteur.(Magazine Lire de mai) Roman, 288 pages 24,95 $ un dimanche à la piscine à kigali © Pierre Longtin Boréal www.editionsboreal.qc.ca « Une fresque aux accents humanistes que n'auraient pas reniée ni Albert Camus ni Graham Greene est LE roman de l'année.» Stanley Péan, La Presse «Un grand roman, déchirant et vraiment très troublant.» René Homier-Roy, C'est bien meilleur le matin, Radio-Canada « À travers une très belle écriture, un style raffiné, Gil Courtemanche brode une histoire d'amour pleine de beauté et de tendresse.» Pascale Navarro, Voir PRIX DES LIBRAIRES DUQU ÉBEC Gil Courtemanche 2961399A Roman, 256 pages 24,95 $ dans la foudre et la lumière © Michel Tremblay Boréal www.editionsboreal.qc.ca «On est avec l'écrivain au bout du langage, dans l'éblouissant fracas de la beauté.» Réginald Martel, La Presse «OEuvre à la fois éblouissante et exigeante, Dans la foudre et la lumière est un événement littéraire.» Lise Lachance, Le Soleil MARIE-CLAIRE BLAIS 2961863A 7LP0501B0527 b5 lectures dimanche 7LP0501B0527 ZALLCALL 67 00:57:17 05/27/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 7 MA I 2 0 0 1 L E C T U R E S B 5 ENTREVUE ROMAN Pierre Assouline: de l'ambiguïté humaine Un pamphlet d'une insondable collaboration spéciale Depuis une vingtaine d'années, l'écrivain et journaliste Pierre Assouline \u2014 qui nous a accordé une entrevue il y a quelques semaines \u2014 explore les tréfonds d'univers nébuleux et âpres lacérés par la trahison, le mensonge, les équivoques, les misérabilismes inhérents à l'insaisissable nature humaine.Auteur d'une vingtaine d'ouvrages, tant biographiques (Gaston Gallimard, Albert Londres, Simenon, Hergé.) que sociopolitiques (Les Nouveaux Convertis, L'Épuration des intellectuels.), cet investigateur chevronné a toujours été fasciné par les destinées troubles.Itinéraires de vies alambiquées dont il a sondé les arcanes abyssaux avec une grande sagacité.Rémi Larédo, le personnage central de son nouveau roman, Double Vie, paru au début de l'année aux Éditions Gallimard, se débat aussi dans un univers rude où les douleurs se digèrent en lente macération.Paléontologue de profession, marié à Marie, une brillante avocate spécialisée dans les affaires d'adultère, et père de deux enfants, Rémi vit, depuis deux ans, une fougueuse liaison illicite avec Victoria, une psychanalyste qui partage sa vie avec le docteur Robert Klein, un proctologue réputé.Les deux amants sont passés maîtres, à Paris, dans l'art de « la double vie ».Afin d'échapper aux regards, se dérober aux jugements de leurs pairs et s'absenter temporairement de la société oppressante qui les harasse, ils se donnent rendez-vous dans des coins peu ostensibles, situés dans des lieux excentrés, où ils ont l'illusion que personne ne pourra les débusquer.Mais c'est au dernier sous-sol d'un parking que Rémi et Victoria vivent le plus intensément leurs amours clandestins.Comme quoi certains parkings peuvent être aussi borgnes que des hôtels.Les premières pages du livre nous décrivent, avec une nuée de détails salaces, une étreinte acrobatique et une scène sulfureuse de fellation qui tourne au fiasco lorsque le déclenchement inopiné des airbags de la voiture de Victoria éjecte, en 26 millièmes de seconde, 170 litres d'azote qui percutent de plein fouet le visage de Rémi.Quelque jours après cet accident, Rémi attend Victoria dans un restaurant.Celle-ci ne se présente pas au rendez-vous.Depuis, elle ne donne plus aucun signe de vie.Désarçonné et meurtri dans son for intérieur, Rémi entame une quête désespérée pour retrouver sa bien-aimée.Afin de ne pas éveiller les soupçons de son épouse Marie, qui ne cesse de l'interroger avec insistance sur les mystères de l'adultère, il échafaude une foule de stratagèmes pour éliminer le moindre indice tangible susceptible d'exhumer sa liaison avec Victoria.Un univers orwellien Pour Pierre Assouline, le thème prédominant de ce roman n'est pas l'adultère.« Double Vieest avant tout un livre sur l'ambiguïté, expliquet- il.Et, dans l'ambiguïté vous retrouvez aussi le mensonge, la trahison, la solitude, la vie en société et le mariage \u2014 « un absolu devenu un arrangement », selon Rémi .Tout cela relève aussi de l'ambiguïté.En ce sens, ce livre est très cohérent avec le travail littéraire que j'ai fait jusqu'ici.Tous mes livres antérieurs, qu'il s'agisse de mon premier roman, La Cliente, ou de mes biographies, abordent sans détours l'éternel problème de l'ambiguïté humaine.Double Vie est un livre sur un personnage très ambigu qui vit dans un monde où rien n'est simple et tout est double », confie le directeur de la rédaction du magazine littéraire Lire.Mais la vie de Rémi, qu'il croyait secrète, bascule brusquement dans un univers orwellien lorsqu'il réalise qu'elle a été exhaustivement filmée par des caméras, gravée sur des disques durs, archivée dans des bandes magnétiques.Ce dernier est résolument persuadé que ses bouillonnants ébats sexuels avec sa maîtresse ont aussi été immortalisés et décortiqués par le biais de ces outils high-tech très sophistiqués.Partout, conclut-il, ils ont été suivis, observés, épiés.À l'extérieur comme à l'intérieur.Dehors comme dedans.Ce qu'ils avaient cru intime devenait « extime » à leur insu.Effaré, Rémi prend alors conscience que l'ère de la dissimulation est révolue.Le siècle qui s'annonce a déjà fait une victime : la vie privée.« Big Brother au quotidien est un phénomène très actuel qui exaspère et effraie beaucoup de gens.Toute une vie que Rémi croyait privée était en réalité en fiches.Gravée dans le disque dur de la société.Mais pense-t-on à cela quand on vit de ces rares instants qui font envisager l'amour comme un absolu miracle poétique ?S'ils convenaient de se protéger, Rémi et Victoria auraient dû se protéger plutôt de la société de surveillance et enfiler le préservatif sur le visage.De quoi confirmer le paradoxe en vertu duquel ils n'étaient parfaitement libres que cloîtrés entre quatre murs.Mais d'une réclusion volontaire, celle qu'on s'impose pour jouir.» Victoria a-t-elle été assassinée ?Par qui ?Ou, rattrapée par un remords mal enfoui, a-t-elle tout simplement décidé de mettre un terme définitif à cette liaison mouvementée ?Nous ne le saurons qu'à la dernière ligne du livre, pas avant.Double Vie, qui est le deuxième roman de Pierre Assouline \u2014 son premier, un roman autobiographique, La Cliente (Gallimard, 1998), avait été salué par la critique \u2014 est un livre captivant, magnifiquement écrit, qui tient le lecteur en haleine jusqu'à sa toute fin.On est happé par ce récit original et très intriguant qui regorge d'indices révélateurs et d'éléments insidieux que Pierre Assouline égrène avec une dextérité littéraire saisissante pour brouiller les pistes et dérouter le lecteur.Double Vie nous plonge dans les dédales d'un suspens policier trépidant magistralement concocté à la manière de Simenon.Dans ce récit, les moindres détails et indices ont souvent un sens capital.Notamment, les pièces d'un puzzle que les enfants de Rémi essaient d'assembler aux heures d'ennui.Une photographie d'Elliot Erwitt, Californie 55, reproduite sur le bandeau accolé à la couverture du livre.Au premier plan de ce cliché, on devine la partie avant d'une automobile vue de dos.Au second, la mer dans la douce lumière d'un coucher de soleil.Et, entre les deux, un rétroviseur dans le reflet duquel une femme laisse éclater sa joie de vivre, le visage reposant sur le bras d'un homme.Une diagonale invisible traversant l'image et la scindant en deux mondes.La pièce manquante de ce puzzle, qui fera rejaillir avec éclat les vérités enfouies que cette photographie recelait, permettra à Rémi de se réconcilier avec lui-même et d'apaiser la douleur lancinante qui l'afflige.« Ce puzzle a été le déclencheur de quelque chose.De quoi exactement, je ne saurais le dire.Pour Rémi, la dernière pièce de ce puzzle a été un déclic inconscient qui a révélé ses sentiments les plus intimes.Il y a beaucoup d'indices et de détails que je n'explique pas dans le livre.C'est délibéré, précise Pierre Assouline.Je pense qu'il faut laisser les choses en suspens.Le lecteur comprend ou ne comprend pas.Il est bon que des choses restent en suspens et ne soient pas explicitées.Les expliquer tuerait le mystère.» Pierre Assouline, qui travaille actuellement à un nouveau livre \u2014 un récit biographique d'un personnage peu connu, marchand de tableaux, dont il ne veut pas encore dévoiler le nom \u2014 a pris le goût aux romans.« Je vais alterner les biographies et les romans.J'aime beaucoup ces deux formes littéraires, difficiles et exigeantes.Mais il s'agit de deux difficultés très différentes.Un roman part de rien.Il faut tout inventer et on est totalement libre.Pour une biographie, on part d'une énorme documentation qu'il faut éplucher patiemment et minutieusement.Ce sont deux entreprises littéraires très distinctes.Mais, pour moi, la difficulté est la même.» \u0001 \u0001 \u0001 \u0001 DOUBLE VIE Pierre Assouline Éditions Gallimard, 2001, 212 pages RÉGINALD MARTEL regimartel@sympatico.ca Toute époque littéraire a son empêcheur de tourner en rond.Il tourne avec elle au même rythme, souvent au point qu'on le remarque à peine.Au Québec, Yvon Boucher peut revendiquer le titre, même s'il refuse d'opposer une oeuvre aux oeuvres.Peut-être juge-t-il plus aisé de célébrer son intelligence et sa culture que de les mettre au boulot.Le préfacier du Jésuite de cristal, François Landry, concède à l'auteur, qui récuse toutes les théories littéraires, au moins une chose : une attitude, assez ferme, le contrisme.Excellent lieu de départ, si seulement on voulait ensuite raisonner.« Je ne sais pas vivre, je ne sais pas aimer : je ne sais que penser », lit-on pourtant au chapitre « L'abîmée ne fait pas le bourreau ».Cela ne se produit guère dans ce recueil dont le sous-titre, « crucifictions méphistophalliques », annonce un facile abandon au calembour.Aux idées reçues, qui lui sont pourtant bien utiles, l'auteur répond en assenant des opinions.Un brin de lucidité, rare, s'y insinue parfois : « Ennemis à abattre : l'Idéalisme, le Romantisme, la Morale.Cercle vicieux, car formulé de cette façon, cet impératif révèle qu'on est déjà atteint par ces cancers de l'esprit.» On a lu Nietzsche (et Sade et Mirbeau et bien d'autres), peut-être faudrait-il cesser de le plagier et passer à autre chose, pour contrer la fâcheuse tendance des littéraires, depuis longtemps dénoncée par M.Boucher, à reprendre sans cesse les mêmes rengaines.Si on excepte quelques sorties dans un espace vaguement moyenâgeux, où l'auteur s'attife en guerrier avant de rentrer vite dans le confort de sa dissidence, Le Jésuite de cristal est presque tout entier consacré aux rapports, sexuels surtout, entre hommes et femmes, et au mouvement féministe qui n'aurait laissé ici que quelques « mâles résiduels », auxquels appartiendrait évidemment l'auteur.Fier de ce statut autoproclamé, il se croit autorisé à dicter la conduite des femmes, du moins celles qu'il dit fréquenter, maîtresses d'occasion ou occasionnelles.Si cela ne leur convient pas, tant pis pour elles, notre croisé machiste ira au bordel.Cette démarche infantile, truffée de couplets blasphématoires, est faite pour choquer, elle choque.Le mépris des femmes, qui ne seraient faites que pour baiser mais y répugneraient (j'épargne aux lecteurs le langage bien plus cru de ce triste essai), s'étend finalement à tout le monde.Aux femmes dont les mièvreries plaisent à bien des femmes et à bien des hommes aussi, M.Boucher oppose des héros, des hérauts du moins, qui donnent froid dans le dos : « Vous avez Janette Bertrand, Lise Payette et nous avons Marc Lépine, le caporal Lortie.» L'éloge de la différence est toujours à faire, sans doute.Il est possible et utile autrement que dans la fabrication bâclée d'un pamphlet d'une insondable grossièreté.LE JÉSUITE DE CRISTAL Collection « Essais et Polémiques » Éditions Varia, 224 pages Pierre Assouline, écrivain et journaliste.Le retour d'une grande dame du suspense.www.albin-michel.fr ALBIN MICHEL PATRICIA MACDONALD Photo : J.Bauer 2961400A www.quebec-amerique.com Jacques Parizeau Le Croisé Tome I (1930-1970) de Pierre Duchesne Jacques Parizeau comme vous ne l'avez jamais vu.2961517A 7LP0601B0527 B-6 dimanche - ARTS 7LP0601B0527 ZALLCALL 67 00:58:49 05/27/01 B B6 LA PRESSE MONTREAL DIMANCHE 27 MAI 2001 Dans Un crime au paradis, Josiane Balasko s'amuse a jouer une teigne, disgracieuse et alcoolique.Cette femme au parcours singulier d'actrice et de realisatrice a raconte au magazine Studio son combat pour imposer son personnage .Q Votre premier succes au cinema, c'a ete Les Bronzes.Il parait que vous n'aimiez pas votre role.R C'est vrai.J'ai eu ma periode ou je voulais etre jolie.J'ai donc eu dans Les Bronzes un role en consequence et, du coup, Nathalie est un personnage moins comique que les autres.Je me suis tellement ennuyee a le faire qu'apres ce film, j'ai compris que la chose que je preferais, c'etait faire rire.Q Vous n'etiez pas vexee d'etre traitee de boudin dans les films ?R Si ca m'avait genee, je ne l'aurais pas fait ! Je suis une actrice.J'ai toujours fait la difference entre mes personnages et moi.Ce qui m'emmerderait, ce serait d'avoir a jouer une femme qui me ressemble trop.C'est pour ca que j'ai toujours pousse mes personnages au maximum.Q Vous avez souvent ecrit et joue des roles de filles seules.R C'est peut-etre parce que, justement, je ne suis pas quelqu'un de solitaire que je me suis ecrit des personnages de pauvres filles et de victimes.Je n'ai jamais souffert de la solitude, car je n'ai jamais ete seule.J'ai toujours eu des hommes que j'aimais et qui m'aimaient.En meme temps, si je n'avais pas decide d'etre une chieuse et de prendre ma vie en main, j'aurais pu faire partie de ceux que la societe rejette.J'aurais pu etre comme toutes ces filles qui passent une partie de leur existence a pleurer.Je ne voulais pas etre une victime.Tres petite, j'ai decide de devenir celebre.Q Il y a un point commun entre tous vos films, ce sont les scenes d'engueulades.R Il faut dire que j'ai une certaine experience en matiere d'engueulades familiales ou conjugales ! C'est un formidable ressort comique.Touchons du bois ! Peut-etre plus que partout ailleurs, les superstitions ont force de loi dans le monde du spectacle.Par exemple, Luciano Pavarotti ne donne pas de recital avant d'avoir trouve un clou tordu ; s'il n'en repere pas sur la scene, il ratisse les coulisses jusqu'a ce qu'il en trouve un.Quant a son fameux mouchoir blanc, c'est parce qu'on lui en avait offert un pour son premier recital qu'il s'en est fait un fetiche.Johnny Carson, lui, a porte les memes boutons de manchette pendant 30 ans pour animer son Tonight Show.Jerry Lewis n'a jamais rien dans ses poches pendant ses spectacles, a l'exeption d'une photo de sa famille.Et il est persuade que porter une paire de chaussettes plus d'une fois porte malheur.Harcelement dans les bayous UN PECHEUR DE CRABES de la Louisiane a ete arrete par la police pour avoir harcele Tatum O'Neal pendant le tournage de The Scoundrel's Wife dans les bayous.Engage comme figurant, le pecheur en question s'est mis a faire parvenir des missives enflammees a la jeune vedette jusqu'a ce qu'il se fasse plus insistant exigeant du technicien qui lui servait de courrier qu'il fasse bien savoir a Tatum qu'elle avait tout interet a le prende au serieux.C'est finalement la police qui l'a pris au serieux.Protection paternelle BRAD PITT a tout interet a etre aux petits soins avec sa femme, Jennifer Aniston ; en tout cas, son pere, John Aniston, comedien de tele qui mesure six pieds et pese dans les 200 livres, raconte a qui veut l'entendre : J'ai donne la main de ma fille a Brad et tout ira bien tant qu'il en pendra soin.Mais si jamais il l'a trompe ou lui fait des miseres, il aura affaire a moi et vous savez, je peux etre tres mechant quand je m'y mets.E X P R E S S LA JEUNE FILLE qui a trouve le sac a main que Janet Jackson avait oublie dans une boite de nuit a ete plus etonne par ce qu'elle n'y a pas trouve que par son contenu : il y avait deux paires de lunettes fumees, son permis de conduire et un rouleau de dix billets de cents dollars.Et c'est tout.Meme pas le moindre tube de rouge a levres.Tom Hanks a fait un don de 150 000 $ a son ancien college d'Oakland, en Californie, pour aider a la restauration de son gymnase.Rod Stewart a achete chez Sotheby's une douzaine de tableaux de Gianni Versace a des prix allant de 10 000 $ a 100 000 $.Angelina Jolie et Billy Bob Thornton n'ont pas beaucoup le temps de s'occuper de la renovation de la villa de style espagnol qu'ils viennent d'acquerir a Beverly Hills ; aussi c'est le pere d'Angelina, John Voight, qui a pris l'affaire en main.Tous les matins il se pointe sur le chantier avec sa jeep Cherokee et s'assure que les travaux progressent regulierement et qu'ils sont correctement faits.SOURCES : Enquirer, People, Film Review, Star LES UNS ET LES AUTRES Balasko, la femme et le personnage Josiane Balasko ZOOM FLASH Will Smith La Legende de Bagger Vance Le message du film vous a-t-il inftuence d'une certaine maniere ?Oui.Il y a un concept sur la connaissance qui m'a surtout frappe.Quand Bagger Vance dit a Junuh : Quand tu frappes une balle, n'aie aucune crainte quant sa destination, mais n'aie aucun espoir non plus.Tu ne dois penser qu'au plaisir de jouer .Ca m'a explose le cerveau.C'est vrai, quoi qu'on fasse, on le fait mieux si on ne se met pas sous pression.Cine Live VOUS DITES.Luciano Pavarotti Serendipite DE SERENDIP, un nom antique de Ceylan, aujourd'hui le Sri Lanka.Un mot fabrique par Horace Walpole qui l'inventa sur la base d'un conte populaire dont les heros ne cessaient de decouvrir des choses qu'ils ne cherchaient pas.Ergo : serendipite, le don de faire par hasard des decouvertes heureuses.Alors quel est donc l'oppose de Serendip, une terre du sud, une terre d'epices et de chaleur, de verdure luxuriante et de colibris, baignee par la mer, arrosee de soleil ?Pensez a un autre monde, loin au nord, sterile, pris dans les glaces, un monde de silex et de pierre.Appelez-le Zembla.Ergo : zemblanite, le contraire de serendipite, le don de faire a dessein des decouvertes malheureuses, malchanceuses.Serendipite et zemblanite : les deux poles de l'axe autour duquel nous tournons.William Boyd .Armadillo POP-CORN >>> DANS LA VIE, j'apprends plus des autres par body language qu'autrement.Par exemple, je n'ai jamais pu voir une interview de Mitterrand sans m'etonner que les Francais ne realisent pas combien il etait un menteur de talent.Son corps le disait.Jean-Jacques Annaud >>> J'AI BEAUCOUP D'ADMIRATION pour les actrices comme Bette Davis, Liz Taylor, Rita Hayworth, Katharine Hepburn, Greta Garbo, Judy Garland.Elles ont fait le cinema.J'aime le sale caractere de Bette Davis.Elle a toujours eu le courage de dire ce qu'elle pensait.Les acteurs ne sont pas des politiciens.Sophie Marceau >>> Si l'experience servait a quelque chose, au bout d'un moment, on arreterait de s'enrhumer ! Gerard Lanvin VOTRE SOIREE DE TE L E V I S I O N 18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Telejournal Decouverte / Le lait; attaque de Neptune; autoroute.Pop Retro / Debut Angele Dubeau.Rendez-vous au theatre / Le Pelican avec Marjolaine Hebert et Daniel Gadouas Le Telejournal (22:05) Sport (22:35) Cinema / LA FIEVRE DANS LE SANG (3) (22:54) Le TVA 18 heures Fort Boyard / Y.Corbeil, R.Toupin, M.Richard Cinema / LE FACTEUR (5) avec Kevin Costner, Will Patton Le TVA / Sports Malcolm Les Francstireurs Le National d'impro Juste pour rire Le plaisir croit avec l'usage / Diane Lavallee L'oeil ouvert / D'un enfant a l'autre Chasseurs d'idees / Michel Onfray (22:59) La Porte des etoiles Cinema / COEUR VAILLANT (4) avec Mel Gibson, Sophie Marceau Grand Journal (22:39) Planete Pub (23:09) Auto Stop (23:39) NBA Basketball / Finale de la Conference de l'Ouest: Spurs - Lakers (17:30) Touched by an Angel Charmed W-5 / Models / Elderly Drivers CTV News Pulse/Sport Charmed Who Wants to be a Millionaire?News Riverdancers: The Bad Boy.Making of Riverdance.Riverdance: The New Show Barrage.Sunday Report Undercurrents Sunday Report Reflections News ABC News Cinema / MUPPET TREASURE ISLAND (4) avec Tim Curry Who Wants to be a Millionaire?The Practice News Pretender Friends 60 Minutes Touched by an Angel Cinema / SCATTERING DAD (6) avec O.Dukakis, L.Jenney ER Basketball / Finale de la Conference de l'Ouest: Spurs - Lakers (17:30) Dateline NBC Pearl Harbor: Legacy of an Attack Cinema .(18:07) .Wildlife Bob Hope: World War II National Memorial Day Concert Korean War Stories A communiquer Mystery! BBC News Redwall National Geographic Bee .Championship Skating Appalachian Journey National Memorial Day Concert BBC News Murder, She Wrote (14:00) Law & Order / Diffusion de 9 episodes.Gerard Depardieu Arts, Minds Down to.Trees and Lovers.Cinema / INTRODUCING DOROTHY DANDRIDGE (4) avec H.Berry et B.Spiner .(23:15) Les Gags .pour rire Gout du monde / Turquie Celebrites / Mode.Biographies / Luce Guilbeault Les Enquetes d'Hetty Chasseur de tetes (2/2) Benelux.Russian.Focus Grec Tele-serie Grece Lica (Serb.) Caribbean.Kontakt (Ukraine) .juive .croissance PME Introduction a la mecanique Quand la nature impose sa.Internet Capharnaum .d'histoire .collections L'Integration des Ameriques Discovery's Sunday.Sunday@discovery Discovery's Sunday.Discovery's Sunday.Discovery's Sunday.Sunday@discovery SOS Vacances D'ici &.Avventura Romantique .tendres Plus belles villes du monde Travel.D'ici &.Aventures asiatiques Franklin Little Lulu Hoze.The Jersey So Weird .Heartbeat Cinema / INNERSPACE (4) avec Martin Short, Dennis Quaid Jessica Simpson & Jason.Winston Cup 600 / Course automobile (17:00) The X-Files Profiler A.Hitchcock Global News Futurama King of the Hill Simpsons Malcolm.Friends Fire & Ice: The Richard Riot.A.Hitchcock Sports Guerres et Conflits Hist.trains / .chinois Histoire maritime Cinema / LE SERGENT (4) avec Rod Steiger, John Phillip Law Guillemin The Canadians Disasters of the Century Searching for Lost Worlds Cinema / KING DAVID (5) avec Richard Gere, Edward Woodward Historylands Flick TV Guide .for Love .Families .Miracles .Homes Special: In the Nick of Time Circus Class Act .Miracles .Homes Generation 60 Ed Sullivan Pop up video Musicographie Les Grands Evenements / Gordon Lightfoot Chic Planete Musicographie d.Box Office Specimen: U2 001 Concert Plus: Brit Awards 2001 Farmclub.com Clip News Foreign.Hot Type Sports Jrnl Counter Spin Sunday Rep.Mansbridge Passionate Eye Antiques Roadshow Branche Medias Journal RDI .artistes Zone libre Le Telejournal Culture-choc Point de presse Sec.Regard Enjeux / Le .Boom.des centenaires Golf (17:00) Sports 30 Mag Les Grands Prix de Formule 1 / Monaco Sports 30 Mag Tennis Les Gazelles a RDS Les Contes d'Avonlea Medecins d'urgences Le docteur mene l'enquete La Firme de Boston Sexe a New York Inspecteur Frost Prime Suspect Cinema / CONSPIRACY OF SILENCE - PART 2 (4) Newsroom Trailer.Cinema / LOST IN AMERICA (4) avec Julie Hagerty Beastmaster Earth: Final Conflict Cinema / ROSEMARY'S BABY (2) avec Mia Farrow, John Cassavetes Cinema (22:45) Sportscentral Playoff Gamenight Wrestling: WWF Heat Boxing: Fight Time Sportscentral Playoff Edition Wrestling: WWF Heat C.Sandiego Volt Panorama Des reves.Exploration Cinema / WILL PENNY LE SOLITAIRE (4) avec C.Heston Panorama O Zone Medical Detectives Junkyard Wars / Off Road.Extreme Machines Secret World of Cruise Ships Ultimate Underwater.Extreme Machines.Nascar / Coca Cola 600 (17:30) Sportsdesk Golf J.Bravo .Mimi?Redwall Dilbert .le meilleur Daria Simpson S.O.S.Fant.X-Men South Park Simpson Quads! Pyramide Jrnl suisse Journal FR2 Vivement dimanche / 50 ans du Crazy Horse TV5 Infos Bouillon de culture (21:15) Jeux (22:35) Jrnl b.(23:05) Soir 3/Invite Get a Life! The Tribe Vox Inquiring.Cinema / BELLE EPOQUE (4) avec Jorge Sanz Person 2.Imprint Allan Gregg 4th Reading Vivre a deux Les Copains C'est mon choix Defendez nos filles! Medecine.secondes Salut beaute Les Copains La Vie en vrac Realite 2001 Question Sante L'Ombudsman Vos droits Sur la colline Passion Deco Action Emploi Rex (18:15) Loup-garou La vie a cinq Dawson Buffy contre les vampires Saddle Club Screech.Story Studio Zack Files Caitlin's.Grade Alien S.Holmes Radio Active Syst.Crash Big Wolf.Lost Nebula Shadow.Technofolie .c'est fait Invasion Planete Terre Babylone 5 Destination: Lune Star Trek: la nouvelle generation Luce Guilbeault Louise Cousineau 7:30 ! GRAND PRIX DE MONACO Unique, parce qu'il est couru dans les rues de la ville ou Jacques Villeneuve a ete eleve.Ce qui ne lui garantit pas une victoire.Les depassements seront rares, etant donnee la piste.18:30 a DECOUVERTE Pourquoi le lait n'est-il plus l'aliment parfait d'antan et pourquoi nos routes sont-elles aussi mauvaises?19:00 K COEUR VAILLANT Version francaise de Braveheart film de et avec Mel Gibson qui a remporte cinq Oscars.19:00 1 LAW AND ORDER Une aubaine pour les maniaques de cette excellente serie: neuf episodes en rafale.19:30 P VIVEMENT DIMANCHE Les 50 ans d'une des institutions francaises les plus courues par les touristes quetaines: le Crazy Horse.20:00 a ANGELE DUBEAU.LA FETE DE LA MUSIQUE Premiere d'une serie estivale animee par la violoniste bien connue.Musique et entrevues durant 30 minutes.21:00 3 BIOGRAPHIES La comedienne quebecoise Luce Guilbeault, qui a beaucoup joue au cinema et meme dans Des dames de coeur a la television, et qui est morte d'un cancer en 1991 a 56 ans.22:50 a LA FIEVRE DANS LE SANG Un des premiers films de Natalie Wood et Warren Beatty.Realisation d'Elia Kazan, version francaise de Splendor in the grass. 7LP0701B0527 B-7 dimanche - ARTS 7LP0701B0527 ZALLCALL 67 00:56:04 05/27/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 7 MA I 2 0 0 1 B 7 ALLEMAAL INDIAAN Époustouflant moment de théâtre et de vie SONIA SARFATI On sort de là émus et pleins.Émus de la beauté modelée à même ce qui aurait pu être laid.Pleins de la tendresse qui émerge, souveraine, malgré les coups et les cris.On sort de là avec une impression de paradoxe.Heureux sans pouvoir mettre le doigt et encore moins les mots sur ce bonheur-là.Allemaal Indiaan, dernier volet de la trilogie d'Arne Sierens et Alain Platel, est un époustouflant moment de théâtre et de vie.De vie, parce que le théâtre des deux complices belges y a une prise directe, visible au premier regard grâce au décor hyperréaliste : sur scène, deux maisons séparées par une ruelle.Deux maisons abritant 12 personnes.Des personnes, pas des personnages : ils sont plus vrais que nature, dans leurs espoirs et leurs désirs se heurtant à la petitesse de leur quotidien ou pliant devant lui.D'où cette impression d'observer la vie, la leur.À travers les fenêtres et les portes qui, ouvertes, laissent passer les mots ou, fermées, les étouffent.Dans une maison, Franky le pompier, son fils (très) adolescent, Joeri ; et sa soeur révoltée, Mireille, qui traîne ses problèmes avec des hommes toujours de passage.Entrant et sortant de ces lieux, le copain de Joeri, la femme de ménage suicidaire et un garçon aveugle qui prend des photos.La mère ?Absente.On saura pourquoi en temps et lieu.Ici, rien ne s'impose, surtout pas les explications plaquées au seul bénéfice des spectateurs.Dans l'autre maison, au-dessus de la laverie occupée par une réfugiée surnommée Kosovo, Tosca.Elle a quatre enfants, cette femme à la voix éraillée, au corps avachi, aux traits lourds \u2014 mais de laquelle, même dans les emportements, il émane quelque chose de puissamment maternel.Elle est une mère \u2014 et une grande actrice, simplement appelée Vanessa.Mère, donc, de Elleke, qui rêve d'Amérique.De Steve, dont la révolte sort à coups de poings et de larmes.De Kim, qui joue les Spice Girls.Et d'Arno, aussi présent physiquement sur la scène que réfugié dans sa tête dans la vie.Il est handicapé mental.Et Alain Platel, qui a fréquenté les hôpitaux psychiatriques dans son passé d'orthopédagogue, a dirigé sans concession le jeune Arend Pinoy qui l'incarne avec brio.Sans concession dans la gestuelle : mouvements saccadés, spasmes inquiétants ; ni dans la psychologie : il y a la cruauté d'un enfant dans ce corps de jeune homme et la frustration d'un être pour qui toutes les relations sont en cul-de-sac ; ni dans le comportement : plumes (d'Indien) sur la tête, il grimpe sur le toit, urine dans son bermuda, hurle, trépigne, pleure.Bref, ils sont « tous des Indiens », comme l'indique la traduction du titre de la production.Tous des Indiens car vivant au sein de « tribus » où ils parlent et bougent, bougent et parlent.En même temps.Comme dans la vie.Au point où l'on se dit que voir le spectacle une deuxième fois serait voir un autre spectacle.Non parce qu'il y aurait improvisation : le chaos présenté n'est qu'impression de chaos, tout a été placé \u2014 il le faut : les acteurs ne peuvent pas voir ce que font les autres, enfermés dans les autres pièces.Ainsi, si la trame principale est aisée à suivre \u2014 le ton monte là où se déroule l'action \u2014 le spectateur est quand même interpellé par ce qui se passe ailleurs sur la scène.Une oeuvre très théâtrale Or, chez ces gens démunis, étouffés par la proximité physique et l'horizon vide côté espoir, il s'en passe, des choses ! Tout d'abord de manière anecdotique.Puis, à coup de « presque » \u2014 presque suicide, presque viol.Enfin, à coups de gueule et de poings.Ces choses, elles se vivent en tableaux acrobatiques parfois \u2014 on grimpe aux murs autrement que par métaphore.En musique de temps en temps \u2014 on passe du techno au pop à l'opéra, des Spice Girls à Tarkan à un air de Carmen.En dialogues souvent \u2014 la pièce est la plus théâtrale des oeuvres qu'Alain Platel a présentées à Montréal (Mère et enfants et Iets op Bach).À ce propos, l'accent des acteurs peut dérouter dans les premiers moments de la production.Mais la communication se faisant ici à tous les niveaux possibles, l'écueil est vite contourné.Tous des Indiens, dit le titre.À la fin de la représentation, sous les applaudissements nourris, ils sont plus que 12 à revendiquer ce titre.Ils sont aussi nombreux que les spectateurs.ALLEMAAL INDIAAN, conçu, écrit et mis en scène par Arne Sierens et Alain Platel.Une production des Ballets C.de la B.& Victoria présenté jusqu'au 28 mai à la salle Ludger-Duvernay du Monument-National.On sort de là avec une impression de paradoxe.Heureux sans pouvoir mettre le doigt et encore moins les mots sur ce bonheur-là.dans toutes les www.amctheatres.com www.moviewatcher.com salles de cinéma Obtenez des entrées gratuites ! Devenez membre Movie WatcherMD dès aujourd'hui ! LES YEUX D'UN ANGE (13+) (Version Française d'ANGEL EYES) (3 ÉCRANS) (AUCUN LAISSEZ-PASSER) DIM 12:00, 12:45, 1:45, 2:30, 3:15, 4:15, 5:00, 5:45, 6:45, 7:30, 8:15, 9:15, 10:00, 10:45 LUN-MAR 1:45, 2:30, 3:15, (4:15), (5:00), (5:45), 6:45, 7:30, 8:15, 9:15, 10:00, 10:45 MER 1:45, 2:30, 3:15, (4:15), (5:00), (5:45), 7:30, 8:15, 9:15, 10:00, 10:45 JEU 1:45, 2:30, 3:15, (4:15), (5:00), (5:45), 6:45, 7:30, 8:15, 9:15, 10:00, 10:45 CHEVALIER (G) (2 ÉCRANS) (Version française de A KNIGHT'S TALE) DIM 1:30, 2:15, 4:30, 5:15, 7:30, 8:15, 10:30 LUN-JEU 1:30, 2:15, (4:30), (5:15), 7:30, 8:15, 10:30 ENTRE SOEURS (16+) (Version française de GINGER SNAPS) DIM 12:00, 2:30, 5:00, 7:30, 10:00 LUN-JEU 2:00, (4:45), 7:15, 9:45 THE TRUMPET OF THE SWAN (G) DIM 1:00, 3:00, 5:00, 7:00, 9:00 LUN-JEU 2:00, (5:00), 7:00, 9:00 THE MUMMY RETURNS (G) (6 ÉCRANS) DIM 12:00, 12:30, 1:00, 1:30, 2:00, 2:30, 3:00, 3:30, 4:00, 4:30, 5:00, 5:30, 6:00, 6:30, 7:00, 7:30, 8:00, 8:30, 9:00, 9:30, 10:00, 10:30 LUN 1:00, 1:30, 2:00, 2:30, 3:00, 3:30, (4:00), (4:30), (5:00), (5:30), (6:00), 6:30, 7:00, 7:30, 8:00, 8:30, 9:00, 9:30, 10:00, 10:30 MAR-MER 1:00, 1:30, 2:00, 2:30, 3:00, 3:30, (4:00), (4:30), (5:00), (5:30), (6:00), 6:30, 7:00, 8:00, 8:30, 9:00, 9:30, 10:00 JEU 1:30, 2:00, 2:30, 3:00, 3:30, (4:30), (5:00), (5:30), (6:00), 6:30, 8:00, 8:30, 9:00, 9:30, 10:30 THE CENTER OF THE WORLD (18+) (2 ÉCRANS) DIM 12:15, 1:00, 2:30, 4:00, 5:15, 7:00, 8:15, 9:15, 10:30 LUN-JEU 1:00, 2:30, (4:00), (5:15), 7:00, 8:15, 9:15, 10:30 THE CLAIM (13+) DIM 1:45, 4:45, 7:30, 10:15 LUN-JEU 1:45, (4:45), 7:30, 10:15 WITH A FRIEND LIKE HARRY (13+) (SOUS-TITRES EN ANGLAIS) DIM 2:00, 4:30, 7:15, 9:45 LUN-JEU 2:00, (4:30), 7:15, 9:45 MEMENTO (13+) DIM 2:15, 5:00, 7:45, 10:30 LUN-MER 2:15, (5:00), 7:45, 10:30 JEU 1:30, (4:15), 9:30 MAELSTRÖM (13+) (SOUS-TITRES EN ANGLAIS) DIM 1:15, 5:15, 7:30, 9:45 LUN-JEU 1:15, (5:15), 7:30, 9:45 THE WIDOW OF SAINT PIERRE (G) (SOUS-TITRES EN ANGLAIS) DIM 2:15, 5:15, 8:00, 10:30 LUN-JEU 2:15, (5:15), 8:00, 10:30 (G) (Version française) (2 ÉCRANS) (AUCUN LAISSEZ-PASSER) DIM 12:00, 1:00, 4:00, 5:00, 8:00, 9:00 LUN-JEU 12:00, 1:00, (4:00), (5:00), 8:00, 9:00 Toujours 8,00 $ sur présentation de ta carte étudiant au moment de l'achat AUCUN LAISSEZ-PASSER= ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX 2960441A CENTRE-VILLE EST RIVE SUD VEUILLEZ PRENDRE NOTE QUE LE GUIDE EST SUJET À CHANGEMENTS SANS PRÉAVIS.OUEST DE L'ÎLE RIVE SUD .SON DIGITAL RIVE SUD QUARTIER LATIN (17 SALLES DE CINÉMAS) 350 rue Emery, coin St-Denis 849-FILM-111 SIÈGES DISPOSÉS EN GRADINS (Sightline seating™) \u0002 TIGRE ET DRAGON (G) Dim.au Jeu.1:30,4:15,7:05,9:55 \u0002 Trafic (v.française) (13+) Dim.au Jeu.1:45,5:30,9:00 \u0002 MEMENTO (v.française) (13+) Dim.Mer.& Jeu.12:15,3:00,6:40,9:15 \u0002LE TAILLEUR DE PANAMA (13+) Dim.Mar.au Jeu.12:50,3:45,6:45,9:25 Lun.12:50,3:45,9:25 LES SILENCES DU DÉSIR (G) Dim.au Jeu.1:50,4:20,6:40,9:20 \u0002 ESPIONS EN HERBE (G) Dim.au Jeu.12:45,3:40 \u0002CARTEL(13+) Dim.au Jeu.1:10, 4:10,7:00,9:40 LE JOURNAL DE BRIDGET JONES (G) Dim.au Jeu.1:55,4:30,7:20,9:50 \u0002 LA NUIT DU DESTIN (G) Dim.au Jeu.1:45,9:35 \u0002LE PRINCE DU PACIFIQUE(G) Dim.au Jeu.4:25,7:15 \u0002LE ROI DANSE(G) Dim.au Jeu.1:15,4:15,7:10,9:55 \u0002LA CENTRE DE L'UNIVERS (18+) Dim.au Jeu.7:20,10:00 LE RETOUR DE LA MOMIE (G) Á L'AFFICHE SUR 3 ÉCRANS Dim.Mar.& Mer.12:10,12:30,1:00,3:10,3:30, 4:00,6:10,6:50,7:40,9:10,9:45 Lun.& Jeu.12:10,12:30,1:00,3:10,3:30, 4:00,6:10,7:40,9:10,9:45 SHREK(v.française) (G) Á L'AFFICHE SUR 3 ÉCRANS Dim.Mar.& Mer.12:00,12:30,1:00,2:20,2:50,3:20,4:40, 5:10,6:30,7:00,7:30,8:45,9:15,9:45 ENTRE LA LUNE ET MONTEVIDEO (sous-titre français) (13+)Dim.au Jeu.1:20,4:00,6:55,9:30 CENTRE-VILLE OUEST CAVENDISH (MAIL) PV Cavendish, coin Kildare 849-FILM -122 BRIDGET JONES'S DIARY (G) Dim.& Mar.1:10,3:30,7:05,9:10 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:10 THE MUMMY RETURNS(G) Dim.& Mar.12:50,3:40,6:45,9:30 Lun.Mer.& Jeu.6:45,9:30 \u0002 A KNIGHT'S TALE (G) Dim.& Mar.12:45,3:45,6:35,9:20 Lun.Mer.& Jeu.6:35,9:20 SHREK(v.o.Anglaise) (G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.& Mar.12:40, 1:00,2:40,3:00,4:40,5:00,6:40,7:00,8:40, 9:00 Lun.Mer.& Jeu.6:40,7:00,8:40,9:00 ANGEL EYES (13+) Dim.& Mar.1:05,3:35,6:55,9:15 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:15 AIMEE & JAGUAR (v.o.Anglaise) Sub-Titled (G) Dim.& Mar.12:55,3:50,6:50,9:25 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:25 PEARL HARBOR (G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:30,4:00,8:00 Lun.Mer.& Jeu.8:00 CÔTE-DES-NEIGES PV 6700 Côte-des-Neiges 849-FILM -124 ADMISSION ADULTES- APRÈS 18H00 (exc.mar.& mer.) 6,99$ ENFANTS (13 ans et moins) 4,99$ ÂGE D'OR (65 ans et plus) 4,99$ MATINÉE EN TOUT TEMPS AVANT 18H00 4,99$ MARDI ET MERCREDI TOUTE LA JOURNÉE 4,99$ \u0002 BRIDGET JONES'S DIARY (G) Dim.Mar.& Mer.1:50,4:00,7:20,9:25 Lun.& Jeu.7:20,9:25 THE MUMMY RETURNS(G) Dim.Mar.& Mer.1:40,4:15,7:00,9:35 Lun.& Jeu.7:00,9:35 GINGER SNAPS (16+) Dim.Mar.& Mer.2:00,4:30,7:10,9:20 Lun.& Jeu.7:10,9:20 \u0002 A KNIGHT'S TALE (G)Dim.Mar.& Mer.1:30,4:10,6:50,9:30 Lun.& Jeu.7:00,9:30 ANGEL EYES (13+) Dim.Mar.& Mer.1:00,3:15,5:25,7:40,9:50 Lun.& Jeu.7:40,9:50 SHREK(v.o.Anglaise)(G) Dim.Mar.& Mer.1:15,3:30,5:30,7:30,9:40 Lun.& Jeu.7:30,9:40 TAILOR OF PANAMA (13+) Dim.Mar.& Mer.1:35,3:50,7:05,9:45 Lun.& Jeu.7:05,9:45 CARREFOUR DORION PV 391 Bl.Harwood, Dorion-Vaudreuil 849-FILM -132 ESPIONS EN HERBE (G)Dim.1:40 LE JOURNAL DE BRIDGET JONES (G) Dim.3:50,7:20,9:25 Lun.au Jeu.7:20,9:25 À TOUTE VITESSE (G) Dim.1:10, 3:50,7:10,9:35 Lun.au Jeu.7:10,9:35 LE PLACARD (G)Dim.1:50,4:00, 7:10,9:10 Lun.au Jeu.7:10,9:10 LE RETOUR DE LA MOMIE (G) Dim.1:00,3:45,7:00,9:40 Lun.au Jeu.7:00,9:40 CHEVALIER (G) Dim.1:20,4:10, 6:50,9:35 Lun.au Jeu.6:50,9:35 SHREK(v.française) (G)Dim.12:45, 2:45,4:45,6:50,9:00 LES YEUX D'UN ANGES (13+) Dim.1:30,3:50,7:30,9:45 Lun.au Jeu.7:30,9:45 PEARL HARBOR (v.française) (G) Laissez-passer refusés Dim.12:30, 4:00,8:00 Lun.au Jeu.8:00 EST DE MONTRÉAL DAUPHIN 2396 est, rue Beaubien 721-6060 LE RETOUR DE LA MOMIE (G) Dim.1:45,4:20,7:15 Lun.au Jeu.7:45 LE ROI DANSE (G)Dim.1:30,4:00,7:00 Lun.au Jeu.7:30 LANGELIER Carrefour Langelier 255-5551 NOUS N'ACCEPTIONS AUCUN LAISSEZ-PASSER, COUPON OU CERTICAT-CADEAU CINÉPLEX ODÉON \u0002 LE JOURNAL DE BRIDGET JONES (G) Dim.1:20,3:20,5:20,7:20,9:20 Lun.au Jeu.7:20,9:20 LE RETOUR DE LA MOMIE (G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.1:00,1:25,3:45,4:10,7:00,7:25,9:45,10:10 Lun.au Jeu.7:00,7:25,9:45,10:10 \u0002CHEVALIER (G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.1:10,1:30,3:50,4:10,7:10, 7:30,9:50,10:10 Lun.au Jeu.7:10,7:30,9:50,10:10 LES YEUX D'UN ANGES (13+) Dim.1:00,3:05,5:10,7:15,9:20 Lun.au Jeu.7:15,9:20 MONTRÉAL SUD PLACE LASALLE PV Angle bl.Champlain et Bishop Power 849-FILM -171 \u0002 ESPIONS EN HERBE (G) Dim.Mar.& Mer.1:20,3:30 \u0002BRIDGET JONES'S DIARY(G) Dim.Mar.& Mer.1:25,3:35,7:15,9:10 Lun.& Jeu.7:15,9:10 \u0002 LE JOURNAL DE BRIDGET JONES(G) Dim.au Jeu.6:40,8:45 \u0002 À TOUTE VITESSE (G) Dim.Mar.& Mer.1:15,3:55,6:35,9:00 Lun.& Jeu.6:35,9:00 \u0002THE FORSAKEN (13+) Dim.au Jeu.8:50 THE MUMMY RETURNS (G) Dim.Mar.& Mer.12:55,3:45,6:30,9:15 Lun.& Jeu.6:30,9:15 LE RETOUR DE LA MOMIE (G) Dim.Mar.& Mer.1:15,4:00,6:45,9:35 Lun.& Jeu.6:45,9:35 \u0002 A KNIGHT'S TALE (G) Dim.Mar.& Mer.1:05,4:05,6:50,9:30 Lun.& Jeu.6:50,9:30 \u0002 CHEVALIER(G) Dim.Mar.& Mer.1:10,3:50,6:35,9:20 Lun.& Jeu.6:35,9:20 SHREK(v.française) (G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.Mar.& Mer.12:50,1:00,2:50,3:05,4:50,5:05,6:55,7:05, 8:55,9:05 LES YEUX D'UN ANGES (13+) Dim.Mar.& Mer.12:45,3:00,5:15,7:30, 9:45 Lun.& Jeu.7:30,9:45 TRUMPET OF THE SWAN (G) Dim.Mar.& Mer.1:20,3:10,5:00,7:00 Lun.& Jeu.7:00 CENTER OF THE WORLD (18+) Dim.Mar.& Mer.1:10,3:15,7:10,9:25 Lun.& Jeu.7:10,9:25 BROSSARD PV Mail Champlain - 2150, Lopinière 849-FILM -141 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.1:50,4:30,7:00 LE TAILLEUR DE PANAMA(13+) Dim.2:00,4:20,7:05 Lun.& Jeu.7:35 Mar.2:00,4:20,7:05,9:20 Mer.7:05,9:20 \u0002 ESPIONS EN HERBE (G) Dim.& Mar.1:15 LE ROI DANSE (G) Dim.2:00,4:20,6:55 Lun.& Jeu.7:35 Mar.2:00,4:20,6:55,9:30 Mer.6:55,9:30 LE RETOUR DE LA MOMIE (G) Dim.1:00,3:30,6:45 Lun.& Jeu.7:15 Mar.1:00,3:30,6:45,9:25 Mer.6:45,9:25 AMORES PERROS(v.française) (16+) Dim.& Mar.1:05,4:05,7:10 TOUT VA BIEN ON S'EN VA(v.française) (G) Dim.3:20,7:30 TIGRE ET DRAGON(G) Dim.1:30, 4:10,7:05 Lun.& Jeu.7:30 Mar.1:30,4:10,7:05,9:35 Mer.7:05,9:35 ST-HYACINTHE Galeries St-Hyacinthe 773-9492 - CINÉMA AFFILIÈ - LE PLACARD(G)Dim.au Jeu.1:30,3:30,7:15 LE JOURNAL DE BRIDGET JONES (G) Dim.au Jeu.1:15,7:10 VA TE FAIRE FOUTRE FREDDY(13+) Dim.au Jeu.9:45 À TOUTE VITESSE (G) Dim.au Jeu.1:05,3:45,6:55,9:25 UN SOIR AU BAR MCCOOL'S(13+) Dim.au Jeu.3:55,9:20 LE RETOUR DE LA MOMIE(G) Dim.au Jeu.1:25,4:00,7:00,9:40 CHEVALIER (G) Dim.au Jeu.1:00,3:50,6:50,9:35 LES YEUX D'UN ANGES (13+) Dim.au Jeu.1:10,3:35,7:05,9:30 SHREK(v.française) (G) Dim.au Jeu.1:20,3:40,6:45,9:00 PEARL HARBOR (v.française) (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.1:00,4:30,8:00 BOUCHERVILLE PV Aut.20, sortie Boul.Mortagne 849-FILM -144 LE PLACARD(G) Dim.1:35,3:30,7:15 Lun.& Jeu.7:15 Mar.& Mer.2:20,4:20,7:15 LE JOURNAL DE BRIDGET JONES (G) Dim.1:05,3:55,7:30,9:50 Lun.& Jeu.7:30,9:50 Mar.& Mer.2:00,4:10,7:30,9:50 À TOUTE VITESSE (G) Dim.au Jeu.9:15 LE ROI DANSE(G) Dim.1:20,3:50, 6:50,9:25 Lun.& Jeu.7:00,9:25 Mar.& Mer.2:10,6:50,9:25 LE RETOUR DE LA MOMIE (G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.1:00,1:25,3:40,4:05,6:45,7:05,9:20,9:40 Lun.& Jeu.7:05,8:00,9:40 Mar.& Mer.2:15,2:40,6:45,7:05,9:20, 9:40 CHEVALIER (G) Dim.1:10,4:05,6:45,9:35 Lun.& Jeu.7:00,9:35 Mar.& Mer.2:25,6:45,9:35 LES YEUX D'UN ANGES (13+) Dim.1:15,3:45,6:55,9:20 Lun.& Jeu.7:20,9:40 Mar.& Mer.2:05,4:25,6:55,9:20 SHREK(v.française) (G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.1:00,2:00,3:00, 4:00,5:00,6:00,7:00,8:00,9:00 PEARL HARBOR (v.française) (G) Laissez-passer refusés Dim.1:00, 4:30,8:00 Mar.& Mer.2:00,7:30 ST-BRUNO PV Près des Promenades St-Bruno 849-FILM -143 \u0002 ESPIONS EN HERBE (G) Dim.Mar.& Mer.1:05,3:10,5:00 LE MASQUE DE L'ARAIGNÉE (13+) Dim.Mar.& Mer.12:45,3:10,5:20,7:30, 9:50 Lun.& Jeu.7:30,9:50 LE JOURNAL DE BRIDGET JONES(G) Dim.Mar.& Mer.12:50, 3:05,5:10,7:15,9:35 Lun.& Jeu.7:15,9:35 LE PLACARD (G) Dim.Mar.& Mer.1:20,3:25,5:25,7:20,9:25 Lun.& Jeu.7:20,9:25 À TOUTE VITESSE (G) Dim.au Jeu.7:00,9:35 LE RETOUR DE LA MOMIE (G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.Mar.& Mer.1:10,1:50,3:50,4:30,6:45, 7:10,9:20,9:45 Lun.& Jeu.6:45,7:10,9:20,9:45 \u0002 CHEVALIER (G) Dim.Mar.& Mer.1:15,4:00,7:00,9:40 Lun.& Jeu.7:00,9:40 LES YEUX D'UN ANGES (13+) Dim.Mar.& Mer.12:40,3:00,5:15,7:30, 9:50 Lun.& Jeu.7:30,9:50 SHREK(v.française)(G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.Mar.& Mer.12:30,1:00,2:50,3:05,5:05,5:15,7:15, 7:25,9:20,9:30 PEARL HARBOR(v.française) (G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.12:30,4:00,8:00 Lun.& Jeu.8:00 DELSON (PLAZA) PV 900, Bl.Georges-Gagné, Delson 849-FILM -145 ESPIONS EN HERBE(G) Dim.1:20 LE JOURNAL DE BRIDGET JONES (G) Dim.1:30,3:50,7:35 Lun.7:55 Mar.au Jeu.7:35,9:50 À TOUTE VITESSE (G)Dim.3:20,7:10 Lun.7:35 Mar.au Jeu.7:10 LE RETOUR DE LA MOMIE (G) Dim.1:00,3:40,7:05 Lun.7:40 Mar.au Jeu.7:05,9:45 CHEVALIER(G) Dim.12:40,3:30,6:55 Lun.7:50 Mar.au Jeu.6:55,9:40 SHREK(v.française) (G) Dim.1:10, 3:15,5:15,7:25 LES YEUX D'UN ANGES (13+) Dim.12:50,3:10,7:15 Lun.7:45 Mar.au Jeu.7:15,9:30 PEARL HARBOR(v.française) (G) Laissez-passer refusés Dim.12:30, 4:00,8:00 LE PLACARD(G) Mar.au Jeu.9:55 CHÂTEAUGUAY ENCORE 180, Boul.D'Anjou Châteauguay 699-3579 LE JOURNAL DE BRIDGET JONES (G) Dim.3:50,9:10 Mar.& Mer.9:10 JOSIE ET LES PUSSYCATS (G) Dim.1:45,7:15 Lun.& Jeu.7:45 Mar.& Mer.7:15 À TOUTE VITESSE (G) Dim.1:40,3:45,7:10,9:15 Lun.& Jeu.7:40 Mar.& Mer.7:10,9:15 LE RETOUR DE LA MOMIE(G) Dim.1:35,4:05,7:05,9:30 Lun.& Jeu.7:35 Mar.& Mer.7:05,9:30 CHEVALIER (G)Dim.1:30,4:00, 7:00,9:25 Lun.& Jeu.7:30 Mar.& Mer.7:00,9:25 ANGEL EYES (13+) Dim.1:30, 3:30,5:25,7:20,9:20 Lun.& Jeu.7:45 Mar.& Mer.7:20,9:20 RIVE NORD ST-EUSTACHE PV 25e Avenue (450)472-6666 - LE GROUPE MATHERS - NOUS N'ACCEPTIONS QUE ODÉON AUCUN AUTRE LES CERTICATES-CADEAU CINÉPLEX COUPON-RABAIS N'EST ACCEPTÉ \u0002 ESPIONS EN HERBE (G) Dim.& Mar.12:00,2:05,4:10 \u0002POKEMON 3 LE FILM(G) Dim.& Mar.12:35,2:40,4:45 \u0002 LE MASQUE DE L'ARAIGNÉE (13+) Dim.& Mar.12:20,2:35,4:50,7:05,9:20 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:20 \u0002 LE PLACARD(G) Dim.au Jeu.7:10 \u0002 JOSIE ET LES PUSSYCATS(G) Dim.& Mar.12:30,2:40,4:50,7:15 Lun.Mer.& Jeu.7:15 \u0002 LE JOURNAL DE BRIDGET JONES(G) Dim.& Mar.12:25, 2:35,4:45,7:00,9:10 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:10 \u0002 VA TE FAIRE FOUTRE FREDDY (13+) Dim.& Mar.12:20,2:25,4:30,7:15,9:20 Lun.Mer.& Jeu.7:15,9:20 \u0002 À TOUTE VITESSE (G) Dim.& Mar.1:25,3:55,6:55,9:25 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:25 \u0002 UN SOIR AU BAR MCCOOL'S (13+) Dim.au Jeu.9:10 \u0002 BLESSURES FATALES(16+) Dim.au Jeu.7:05,9:25 LE RETOUR DE LA MOMIE(G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.& Mar.1:10,1:35,3:45,4:10, 6:50,7:05,9:25,9:40 Lun.Mer.& Jeu.6:50,7:05,9:25, 9:40 ENTRE SOEURS(16+)Dim.au Jeu.9:30 \u0002 CHEVALIER (G) Dim.& Mar.1:05,3:50,6:50,9:35 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:35 SHREK (v.française) (G) Dim.& Mar.12:00,12:30,2:05,2:35, 4:10,4:40,6:55,7:10,9:00,9:15 LES YEUX D'UN ANGES (13+) Dim.& Mar.12:05,2:20,4:35,7:00, 9:20 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:20 PEARL HARBOR (G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.1:00,4:30,8:00 Lun.Mer.& Jeu.8:00 PEARL HARBOR (v.française)(G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.& Mar.12:30,1:00,4:00,4:30, 7:30,8:00 Lun.Mer.& Jeu.7:30,8:00 CINÉ-PARC CINÉ-PARC ST-EUSTACHE Autoroute 15- 640 ouest Sortie 14 (450) 472-6666 LES YEUX D'UN ANGES (13+) À TOUTE VITESSE (G) SHREK (v.française) (G) LE MEXICAIN (13+) THE MUMMY RETURNS (G) JOSIE & PUSSYCATS (G) CHEVALIER (G) SACRÉS MACHOS (13+) LE RETOUR DE LA MOMIE(G) JOSIE ET LES PUSSYCATS (G) CINÉ-PARC LAVAL Route 15 Sortie 14 (450) 622-5555 LE RETOUR DE LA MOMIE(G) JOSIE ET LES PUSSYCATS (G) CHEVALIER (G) SACRÉS MACHOS (13+) LES YEUX D'UN ANGES (13+) À TOUTE VITESSE (G) SHREK (v.française) (G) LE MEXICAIN (13+) CINÉ-PARC ODEON BOUCHERVILLE Transcanadienne Sortie 95 (450) 655-0692 Spécial du Vendredi 15.00$ par voiture! Et maintenant équipé en digital LE RETOUR DE LA MOMIE(G) JOSIE ET LES PUSSYCATS (G) CHEVALIER (G) SACRÉS MACHOS (13+) CINÉ-PARC CHÂTEAUGUAY 6 km du pont Mercier (450) 691-1310 LE RETOUR DE LA MOMIE(G) JOSIE ET LES PUSSYCATS (G) CHEVALIER (G) SACRÉS MACHOS (13+) LES YEUX D'UN ANGES (13+) À TOUTE VITESSE (G) DU Dimanche 27 à Jeudi 31 2961708A 7LP0801B0527 B-8 dimanche - ARTS 7LP0801B0527 ZALLCALL 67 00:58:29 05/27/01 B B 8 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 7 MA I 2 0 0 1 SPECTACLES Portes ouvertes aujourd'hui dans les musées montréalais «DEUX FOIS BRAVO!» EBERT & ROEPER AND THE MOVIES «Chevalier débute la saison estivale de façon merveilleuse! Un croisement entre Gladiateur et Shakespeare et Juliette.» ANDREW JOHNSTON US WEEKLY «Le succès surprise de l'été!» GARY COGILL ABC-TV, DALLAS version française de A KNIGHT'S TALE HEATH LEDGER aknightstale.com .CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! GVISA GÉNÉRAL À L'AFFICHE ! version française TRAME SONORE DISPONIBLE SUR L'ÉTIQUETTE DREAMWORKS RECORDS AVEC LE NOUVEAU SUCCÈS DE BAHA MEN ET AVEC LA MUSIQUE DE EELS, JASON WADE, RUFUS WAINWRIGHT, LESLIE CARTER, THE PROCLAIMERS ET SMASH MOUTH.« \u0001\u0001\u0001\u0001UN CLASSIQUE INSTANTANNÉ.CE TRIOMPHE INQUALIFIABLE NOUS ENSORCÈLE DE FAÇON MAGIQUE.» new york post - lou lumenick « \u0001\u0001\u0001\u0001 ÉPOUSTOUFLANT.LE FILM D'ANIMATION LE PLUS AMUSANT DEPUIS \u2039HISTOIRE DE JOUET\u203a! » USA TODAY - SUSAN WLOSZCZYNA « \u0001\u0001\u0001\u0001 UN FILM INTELLIGENT ET DRÔLE; \u2039SHREK\u203a DIVERTIRA TOUT LE MONDE, DE TOUT ÂGE, POUR LES ANNÉES À VENIR.C'EST UN CLASSIQUE ! » new york newsday - john anderson « \u0001\u0001\u0001\u0001 UN PUR TRIOMPHE.inventiF, AUDACIEUX ET ADMIRABLEMENT BIEN ANIMÉ, \u2039shrek\u203a EST UNE OEUVRE D'art.» LOS ANGELES DAILY NEWS - GLENN WHIPP Les CRITIqueS DONNENT DES ÉTOILES À \u2039Shrek\u203a ! FAMOUS PLAYERS CARR.ANGRIGNON .CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) .CINÉMA CARNAVAL CHÂTEAUGUAY .CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES .LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 .FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE .CINÉMA 9 ROCK FOREST .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 .FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT .FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ HULL .CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE .CINÉ-ENTREPRISE CINÉMA DU CAP .CINÉMA CARNAVAL CHÂTEAUGUAY .CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON .CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION .CINÉMA 9 GATINEAU .CINÉ-ENTREPRISE FLEUR DE LYS GRANBY .FAMOUS PLAYERS F.P.8 GREENFIELD PARK .LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 .CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN .CINÉ-ENTREPRISE PLAZA REPENTIGNY .CINÉMA 9 ROCK FOREST .CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE .CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO .LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 .CINÉMA ST-EUSTACHE .GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE .CAPITOL ST-JEAN .CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME .LES CINÉMAS GUZZO TERREBONNE 8 .FAMOUS PLAYERS VERSAILLES .CINÉ-PARC LAVAL CINÉ-PARC ST-EUSTACHE CINÉMA BIERMANS SHAWINIGAN .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ HULL .MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 .FLEUR DE LYS TROIS-RIVIÈRES O.SON DIGITAL À L'AFFICHE! 2e film aux ciné-parcs VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE GVISA GÉNÉRAL CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! 2961704A Salles de répertoire AMORES PERROS Cinéma du Parc (3): 21h.AUDITION (THE) Cinéma du Parc (1): 17h15, 19h25, 21h35, 23h45.CHOCOLAT Cinéma du Parc (1): 15h.HAPPY TOGETHER Cinéma du Parc (2): 21h45.INDIANA JONES THE TEMPLE OF DOOM Cinéma du Parc (2): 15h.KOYAANISQATSI Cinéma du Parc (2): 17h15.L'ARBRE, LE MAIRE ET LA MÉDIATHÈQUE Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 18h30.PLACE ROYALE (LA) Cinémathèque québécoise (salle Fernand-Seguin): 19h.PRINCESS BRIDE (THE) Cinéma du Parc (3): 15h.PRODUCERS (THE) Cinéma du Parc (3): 17h.SIGNS AND WONDERS Cinéma du Parc (3): 19h.TIREZ SUR LE PIANISTE Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 20h30.TRAFFIC Cinéma du Parc (2): 19h.Danse ESPACE TANGENTE (840, Cherrier) 3 Centauromachia, d'Emmanuel Jouthe, et Saloon, de les Demip- Lunes Violentes: 19h30.Musique CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Dim., 15h30, Gabriela Montero, pianiste.Beethoven, Chopin, Liszt, Schumann.CHRIST CHURCH CATHEDRAL Dim., 13h, Gerda Findeisen, soprano.ÉGLISE SAINT-CHARLES (2115, Centre) Dim., 15h, Ensemble vocal Choeurisma.Dir.Serge Medawar.Fauré, Saint-Saëns, Poulenc, Ibert.SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE Dim., 20h, Les Violons du Roy et La Chapelle de Québec.Dir.Bernard Labadie.Lyne Fortin, soprano, Anita Krause, mezzosoprano, Benjamin Butterfield, ténor, Neal Davies, basse.Messe Lord Nelson (Haydn), Requiem (Mozart) (rév.Robert Levin).OLD BRICK CHURCH (Brome-Ouest) Dim., 15h, Jeunes Virtuoses de Montréal.Mozart, Brahms, Mendelssohn.Théâtre THÉÂTRE DE QUAT'SOUS (100, av.des Pins E.) Novecento, de Alessandro Baricco.Trad.de Françoise Brun.Mise en scène de François Girard.Avec Pierre Lebeau: 20h.THÉÂTRE ESPACE GO (Salle 2, 4890, St-Laurent) Stampede, de François Létourneau.Mise en scène de Claude Poissant.Avec Stéphane Jacques, François Létourneau, Dominique Quesnelet Patrice Robitaille.Du mar.au sam., 20h30.THÉÂTRE PROSPERO (petite salle, 1371, Ontario E.) La clé de l'ascenseur, et L'heure grise ou le dernier client, d'Agora Kristof: 20h.THÉÂTRE LA LICORNE (4559, Papineau) 4X4, de François Archambault, Yvan Bienvenue, Nathalie Boisvert et Emmanuelle Roy.Mise en scène de Martin Desgagné.Avec Vincent Bilodeau, Violette Chauveau, Mélissa Curzi, Louis-Martin Despa, Martin Fréchette, Marie- Josée Forget, Emmanuelle Jimenez, Valérie Le Maire, Pierre Limoges, Margaret Mc Brearty, Alexandre Mérineau, Stéfan Perreault, Sébastien Rajotte, Stéphane Simard, Marie-Hélène Thibault et Guylaine Tremblay.Du mer.au sam., 21h.THÉÂTRE DES DEUX MONDES (7285, Chabot) Mémoire vive, de Normand Canac-Marquis.Avec Catherine Archambault.Du jeu.au sam., 20h; dim., 14h.BAIN ST-MICHEL (5300, St-Dominique) Yvonne - princesse de Bourgogne, de Witold Gombrowicz.Mise en scène de Robert Reid.Avec Nathalie Catudal, Géraldine Charbonneau, Pierre-André Côté, Chantale Jean, Sylvie Laplante, Philippe Lonergan, Francis Néron, Julie Rivard, Dominique Thurber et François Trudel.Du mar.au sam., 20h.MONUMENT-NATIONAL (1182, St-Laurent) Geboers & Co., de Anne Sierens.Mise en lecture de Duncan Mc Intosh.Trad.de Della Couling (en anglais): 14; Aurore boréale, de Paul Pourveur.Mise en lecture de Gill Champagne (en français): 16h.THÉÂTRE GRIFFINTOWN (156, Ann) Dead Ducks, de William R.Young.Mise en scène de Carolyn Guillet.Avec Eric Davis, Donna Maloney, Omari Newton, Jacob Richmond, Amy Sobolet Brett Watson.Du mer.au dim., 20h.Variétés CASINO DE MONTRÉAL Émotions.Mise en scène de Marc Charlebois.Avec Frank Olivier, Marcelle Alexis.Mar., mer., jeu.: 13h30.La Bande à Joe.Dim.: 13h30.CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Du rock à l'opéra.Présentation des Productions de Zone 3: 21h.CAFÉ-THÉÂTRE DU CCSE MAISONNEUVE (4375, Ontario E.) Hair, de Ragni, Rado et Mac Dermot: 14h30.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Existence: 20h.CAFÉ LUDIK (552, Ste-Catherine E.) Madeleine Royer: 21h.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Thierry Fortuit chante Brel: 21h.BIDDLE'S (2060, Aylmer) Géraldine Hunt: dès 20h.UPSTAIRS (1254, Mackay) Quintette Diviners: dès 21h.LE SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) Soirée de clôture des Dimanches du conte: 19h30.POUR LA 15e ANNÉE, les Montréalais pourront visiter leurs musées gratuitement, aujourd'hui, dans le cadre de la Journée des musées montréalais American Express.La porte-parole de l'événement est cette année la comédienne Sophie Faucher.Art, histoire, architecture, archéologie et sciences sont au programme de la journée.Il y aura aussi des ateliers, des démonstrations et des rencontres avec des artistes et des artisans.Les départs auront lieu à partir de 9 heures depuis la Maison de Radio-Canada, rue Wolfe.© 2001 UNIVERSAL STUDIOS Version française de «The Mummy Returns » VERSION ORIGINALE ANGLAISE PINE STATION MONT-TREMBLANT .GALERIESAYLMER.CINE-PARC ST.EUSTACHE CINEMA 9 GATINEAU CINÉMA PINE CARNAVALCHATEAUGUAY.STE.ADELE.FAMOUS PLAYERS STARCITÉ HULL .CINEPLEX ODEON CÔTE DES NEIGES CINEPLEX ODEON LASALLE CINEPLEX ODEON CAVENDISH LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11.LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10.MEGA-PLEX GUZZO PONT-VIAU 16 MD FAMOUS PLAYERS COLISÉE .KIRKLAND MEGA-PLEX GUZZO TASCHEREAU 18.MEGA-PLEX GUZZO MD SPHERETECH 14.FAMOUS PLAYERS MD STARCITÉ MONTREAL.FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .AMC THEATRES FORUM .VERSION FRANÇAISE CINEMA 9 GATINEAU CINEPLEX ODEON DAUPHIN CINEPLEX ODEON CINE-PARC CHATEAUGUAY BROSSARD CINEPLEX ODEON CHATEAUGUAY ENCORE CINE-PARC ODEON BOUCHERVILLE LES CINÉMAS GUZZO LAURIERVICTORIAVILLE PARADIS .CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD.CINÉMA ST.LAURENT SOREL-TRACY.LES CINÉMAS GUZZO STE.THERESE 8.CARREFOUR DU NORD ST.JEROME.CAPITOL ST.JEAN.GALERIES ST-HYACINTHE CINE-PARC ST.EUSTACHE CINE-PARC ST-HILAIRE ST-HYACINTHE.GROUPE MATHERS ST.EUSTACHE.CINÉ-ENTREPRISE ST.BASILE.CINÉ-ENTREPRISE CINE-PARC JOLIETTE CINE-PARC LAVAL PLAZA REPENTIGNY.LE CARREFOUR 10 JOLIETTE.CINÉ-ENTREPRISE FLEUR DE LYS GRANBY.CINE-PARC DRUMMONDVILLE CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE.CINEPLEX ODEON DORION CARREFOUR CINEPLEX ODEON DELSON PLAZA FAMOUS PLAYERS STARCITÉ HULL .LES CINÉMAS GUZZO TERREBONNE 8.CINEPLEX ODEON BOUCHERVILLE LES CINÉMAS LANGELIER 6.CINEPLEX ODEON ST.BRUNO CINEPLEX ODEON LASALLE MEGA-PLEX GUZZO PONT-VIAU 16 MD FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .MEGA-PLEX GUZZO CENTRE-JACQUES-CARTIER 14.FAMOUS PLAYERS MD STARCITÉ MONTREAL.CINEPLEX ODEON QUARTIER LATIN CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS DÉCONSEILLÉ AUX JEUNES ENFANTS GVISA GÉNÉRAL À L'AFFICHE! AUCUN COUPON RABAIS DE CINÉ-PARC ACCEPTÉ PRÉSENTÉ EN SON THX 2961591A 2961577A À L'AFFICHE! - REPRÉSENTATIONS SUPPLÉMENTAIRES AJOUTÉES POUR PLUS DE COMMODITÉ VERSION ORIGINALE ANGLAISE VERSION FRANÇAISE MAGOG.MAISON DU CINÉMA CARNAVALCHATEAUGUAY.SHERBROOKE.CINÉ-ENTREPRISE JONQUIERE CINÉ-ENTREPRISE LOUISEVILLE.CINEMA DU CAP.CINÉ-ENTREPRISE PIXEL CINEMA FLEUR DE LYS GRANBY.CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE.FLEUR DE LYS TROIS-RIVIERES CINÉMA 9 ROCK FOREST CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD.CINÉMA ST.LAURENT SOREL-TRACY.CAPITOL ST.JEAN LE CARREFOUR 10 JOLIETTE.GALERIES ST.HYACINTHE ST.HYACINTHE CARREFOUR DU NORD ST.JEROME CINEPLEX ODEON DORION CARREFOUR CINÉ-ENTREPRISE PLAZA REPENTIGNY.LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11.FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTREAL.CINEPLEX ODEON DELSON PLAZA CINÉ-ENTREPRISE ST.BASILE.CINEPLEX ODEON BOUCHERVILLE CINEPLEX ODEON ST.BRUNO FAMOUS PLAYERS ANGRIGNON.MEGA-PLEX GUZZO CENTRE-JACQUES-CARTIER 14.FAMOUS PLAYERS MD FAMOUS PLAYERS 8 GREENFIELD PARK .LES CINÉMAS GUZZO STE.THERESE 8.LES CINÉMAS GUZZO TERREBONNE 8.GROUPE MATHERS ST.EUSTACHE.MEGA-PLEX GUZZO PONT-VIAU 16 MD FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .AMC THEATRES FORUM .CARNAVALCHATEAUGUAY.CINÉMA 9 ROCK FOREST CINÉMA PINE STE.ADELE.MEGA-PLEX GUZZO SPHERETECH 14.FAMOUS PLAYERS MD COLISÉE .KIRKLAND LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10.LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11.FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTREAL.CINÉ-ENTREPRISE ST.BASILE.FAMOUS PLAYERS ANGRIGNON.MEGA-PLEX GUZZO TASCHEREAU 18.MD GROUPE MATHERS ST.EUSTACHE.MEGA-PLEX GUZZO PONT-VIAU 16 MD FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .CINEPLEX ODEON CAVENDISH FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT.PARAMOUNT IMAX PRÉSENTATION DE 35MM SPÉCIALEMENT OPTIMISÉE MD PRODUIT JERRY BRUCKHEIMER MICHAEL BAY MICHAEL BAY PAR RÉALISÉ PAR TOUCHSTONE PICTURES ET JERRY BRUCKHEIMER FILMS PRÉSENTENT UN FILM DE MICHAEL BAY BEN AFFLECK \"PEARL HARBOR\" MUSIQUE JOSH HARTNETT KATE BECKINSALE CUBA GOODING, JR.TOM SIZEMORE JON VOIGHT COLM FEORE ET ALEC BALDWIN D E HANS ZIMMER INDUSTRIAL LIGHT & MAGIC EFFETS VISUELS ET ANIMATION PAR CONCEPTIONMICHAEL KAPLAN DES COSTUMES NIGEL PHELPS CONCEPTION VISUELLE JOHN SCHWARTZMAN, A.S.C.DIRECTEUR DE MONTEURS CHRIS LEBENZON, A.C.E.STEVEN ROSENBLUM, A.C.E.MARK GOLDBLATT, A.C.E.LA PHOTOGRAPHIE PRODUCTEURS MIKE STENSON BARRY WALDMAN RANDALL WALLACE CHAD OMAN BRUCE HENDRICKS RANDALL WALLACE EXÉCUTIFS ÉCRIT PAR BANDE SONORE METTANT EN VEDETTE LA NOUVELLE CHANSON DE FAITH HILL \u201cTHERE YOU'LL BE\u201d (Version française) DÉCONSEILLÉ AUX JEUNES ENFANTS GVISA GÉNÉRAL UNE PRODUCTION DE JERRY BRUCKHEIMER UN FILM DE MICHAEL BAY PRÉSENTÉ EN SON THX CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS 2961592A EN BREF Publication d'une parodie de Gone with the Wind UNE COUR D'APPEL fédérale américaine a levé vendredi une injonction visant à empêcher la publication d'une parodie du livre Gone With the Wind (Autant en emporte le vent) intitulée The Wind Done Gone.L'écrivaine Alice Randall, de Nashville, et son éditeur prévoient maintenant publier le livre le plus rapidement possible.Mme Randall estime que les Américains, noirs et blancs, doivent pouvoir rire ensemble de la période d'esclavage et de la guerre civile.Jose Carreras appuie la cause des dons d'organes JOSE CARRERAS, l'un des trois célèbres ténors, a prêté sa voix, jeudi, à la cause des dons d'organes afin de convaincre les Canadiens de faire preuve de plus de générosité.Le ténor espagnol a souligné l'importance des dons d'organes, lors d'une conférence de presse soulignant la centième transplantation cardiaque en pédiatrie à l'Hôpital pour enfants malades de Toronto.M.Carreras a eu la vie sauve en 1987 grâce à une transplantation de moelle osseuse, rendue nécessaire à la suite d'une leucémie lymphoblastique aiguë.Il a mis sur pied, par la suite, une fondation internationale pour financer la recherche sur la leucémie et recruter des donneurs de moelle osseuse partout dans le monde.Robert Redford vend sa maison de Malibu L'ACTEUR-RÉALISATEUR Robert Redford vient de vendre sa maison de Malibu, près de Los Angeles, et un terrain adjacent pour la coquette somme de neuf millions de dollars, selon le Los Angeles Times.Redford possédait cette maison de cinq chambres avec piscine construite en 1948 depuis 1986.Mais il passe désormais la plupart de son temps dans sa propriété de 2023 hectares dans le Utah. 7LP0902B0527 B-9 dimanche - ARTS 7LP0902B0527 ZALLCALL 67 01:03:49 05/27/01 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 27 MAI 2001 B9 URBAN TATTOO Racines à nu ÈVE DUMAS L'art contemporain autochtone (toutes disciplines confondues) semble indissociable du questionnement identitaire et de la réappropriation culturelle.Marie Clements, une métisse originaire de Vancouver, aborde àson tour l'épineux sujet de ses racines, dans le solo Urban Tattoo, mais sans parvenir àéviter quelques clichés et lieux communs.La réflexion de cette comédienne et dramaturge ayant vécu toute sa vie en milieu urbain passe par l'histoire de Rosemarie, une femme amérindienne qui a abandonné son monde de tradition à la poursuite de l'inaccessible étoile.Racisme, sexisme, agression, alcoolisme sont les horreurs qui précipitent la chute du personnage dont les mésaventures nous sont racontées par un récit circulaire.C'est une Rosemarie finalement libérée et au mi-temps de sa vie qui nous déballe son histoire en un long flashback, dans un décor tout blanc, avec projections vidéo et diapositives à l'appui.Cela commence par une photo de la belle Jane Russell batifolant dans le foin, qui sème chez l'adolescente de Fort Good Hope des rêves de glamour hollywoodien.Elle se retrouve plutôt à Edmonton dans une famille qui la prend comme domestique.C'est là, au contact des Blancs de la ville, que son univers bascule.Elle se fait violer par le patron et jeter à la rue.S'ensuivent les bars, le striptease et la prostitution.« Elle ne réalise pas son rêve, mais, malgré tout, elle parvient à se retrouver et à se redessiner », affirmait Marie Clements, en entrevue téléphonique avant le FTA.En effet, le message de Urban Tattoo \u2014 et on peut vraiment parler de « message », dans cette oeuvre didactique \u2014 en est plutôt un d'espoir : retrouvez vos racines et vous serez guéris, semble nous dire la dramaturge.Une poésie un peu naïve La poésie revendicatrice de Marie Clements, qui surgit surtout vers la fin de la pièce, au moment où Rosemarie se réapproprie son identité première, paraît un peu mièvre et naïve.Mais s'il ne réussit pas toujours à éviter l'image du pauvre « indien » perdu dans la grande cité, le solo a du moins le mérite de présenter un personnage féminin fort, qui, bien que victime, porte fièrement cette arme d'autoprotection qu'est le cynisme.Dans le cadre de la troisième rencontre nationale des théâtres autochtones, qui se tient en marge du FTA, l'auteure vancouvéroise présente Copper Thunderbird, une oeuvre inspirée de la vie et de l'oeuvre du peintre Norval Morrisseau, mise en lecture par Yves Sioui Durand vendredi prochain, 18 h, à l'École nationale de théâtre.URBAN TATTOO, écrit et interprété par Marie Clements, dans une mise en scène de Teri Snelgrove.Conception sonore (livrée en direct): DB Boyko.Au Théâtre La Chapelle jusqu'à ce soir, 20 h.Info-festival: 871-2224.Radamès (Louis Langelier), Aida (Marquita Lister) et, derrière, le roi d'Égypte (Taras Kulish).Aida à moitié CLAUDE GINGRAS AUTANT DE bonnes choses que de mauvaises, ou plutôt autant de mauvaises que de bonnes, dans cette reprise de l'Aida de 1994 de l'Opéra de Montréal.Ayant gardé \u2014 comme la plupart des gens, sans doute \u2014 un assez vague souvenir de cette production précédente, aussi bien en faire abstraction, surtout que la distribution est entièrement différente.Renaud Doucet, chorégraphe et metteur en scène occasionnel à l'OdM, et dont le programme nous dit qu'il reprend la mise en scène de son ex-patron Bernard Uzan, s'est concentré sur les mouvements scéniques, tant des interprètes que des figurants \u2014 aspect primordial dans une oeuvre à grand déploiement comme celle-ci \u2014, mais il n'a apporté à peu près aucune attention au jeu d'acteurs puisque tous jouent à peu près de la même façon, c'est-à-dire qu'ils ne jouent pas, ou si peu, ou si gauchement.Une exception: Mark Delavan, puissant baryton américain et puissant Amonasro, roi d'Éthiopie et père d'Aida capturé, comme elle, par les Égyptiens.Le plateau s'éveille lorsqu'il paraît enfin, après plus d'une heure de spectacle.Il est évident que M.Delavan connaît le rôle mieux que quiconque et qu'il n'avait besoin de personne pour le faire passer.Sa compatriote \u2014 et nouvelle venue ici \u2014 Barbara Dever prend aussi de la place.Physiquement, d'abord, vocalement ensuite, avec un mezzo grave et incisif, et même dramatiquement, surtout vers la fin lorsque la dure Amneris sent qu'elle ne possédera jamais Radamès.Marquita Lister n'apporte aucune émotion véritable au personnage d'Aida mais uniquement une voix, encore que celle-ci soit fort étrange: étonnamment puissante pour un si petit corps, substantielle et colorée par endroits, mais presque continuellement instable en ce qui concerne la justesse.Mme Lister détonne en effet comme il n'est pas permis de le faire.Le Ramfis projette une solide et tranchante voix de basse, mais ce grand-prêtre marche comme un gardien de nuit.Concernant le Montréalais Louis Langelier, qui remplace le ténor d'abord annoncé, mon seul commentaire est qu'il devrait lui aussi être remplacé.Je pense que M.Langelier chante encore plus mal que dans le Trovatore de 1998 où, déjà, il remplaçait quelqu'un d'autre.D'ailleurs, il ne chante pas vraiment: il hurle.Les décors symétriques et, par le fait même «égyptiens», sont plutôt beaux, surtout lorsque les éclairages sombres en cachent les défauts; les costumes sont brillants et somptueux.Les choeurs sont plus ou moins précis.La chorégraphie est digne d'un club de danseuses cheap et les figurants sont nombreux, mais pas autant qu'on le croit: dans le défilé, les mêmes refont le tour du même coin de décor trois ou quatre fois.Dans la fosse, l'Orchestre Métropolitain suit tant bien que mal la direction très routinière d'un autre de ces batteurs de mesure italo-américains si souvent invités à l'OdM.«AIDA», opéra en quatre actes (sept tableaux), livret d'Antonio Ghislanzoni, musique de Giuseppe Verdi (1871).Présentation en trois actes.Production: Opéra de Montréal.Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.Première samedi soir.Autres représentations: lun., jeudi, et les 2, 6 et 9 juin, 20 h.Avec surtitres français et anglais.Distribution: Aida: Marquita Lister, soprano Radamès: Louis Langelier, ténor Amneris: Barbara Dever, mezzo-soprano Amonasro: Mark Delavan, baryton Le grand-prêtre Ramfis: Stefan Szkafarowsky, basse Le roi d'Égypte: Taras Kulish, baryton Le messager: Timothy Olson, ténor La grande-prêtresse: Tracy Smith Bessette, soprano Mise en scène: Bernard Uzan, reprise par Renaud Doucet Décors et costumes: Claude Girard Éclairages: Guy Simard Choeur de l'Opéra de Montréal (dir.Yannick Nézet-Séguin) et Orchestre Métropolitain du Grand Montréal Direction musicale: Victor De Renzi G É N I E S EN HERBE En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., genies@fqjr.qc.ca A-COMME CHIENS ET CHATS 1 Quel chien de chasse surnomme-t-on chien saucisse ?2 Quelle plante, utilisée dans les tisanes relaxantes, provoque pourtant l'excitation chez le chat, d'où son surnom d'herbe à chat ?3 Quel race de chien est surtout utilisée dans les courses de chiens en Californie ?4 Quel dramaturge américain est l'auteur de la pièce Une chatte sur un toit brûlant qui lui valut le prix Pulitzer ?5 Quel chien très rare a la peau couvertes de rides ?B-L'AUTRE RICHARD BURTON 1 À quelle doctrine mystique de l'Islam, dont le nom est dérivé d'un vêtement, Burton adhérat- il au début de sa carrière ?2 Quelles deux villes sacrées de l'Islam Burton fut-il le premier Occidental à visiter (au péril de sa vie) et à en faire une description en 1853 ?3 Quel lac africain de la Tanzanie fut découvert par Richard Burton et Speke en 1858 ?4 Quelle suite de contes du monde arabe fut traduite par Burton ?5 Dans quelle ville portuaire italienne, alors propriété de l'Autriche, Burton finit-il sa carrière diplomatique comme consul ?Chien saucisse ou basset allemand.F-QUÉBEC ROCK 1 Quel groupe des années 60 a popularisé la chanson «Ton amour a changé ma vie» ?2 Quel groupe de la fin des années 70 était dirigé par le poète Lucien Francoeur ?3 Quelle auteure-compositeureinterprète a produit le disque le Chihuahua ?4 À quel genre musical originaire de Jamaïque associez vous les groupes Planet Smashers et Kingpins ?5 Quel groupe québécois, pionnier du métal made in Québec, a réalisé l'album Outer Limits ?3 Quel mot désigne un raisonnement juste en apparence, mais dont la conclusion est fausse ?4 Dans quel film, Oscar du meilleur film en 1959, dont l'action se déroule dans l'Antiquité, peut-on observer un avion, une auto et une montre-bracelet ?5 Quelle hérésie, qui se développa vers la fin du XIe siècle dans le sud de la France, fut à l'origine de la croisade des Albigeois ?C-PAIN - BEURRE - LAIT 1 Avec quel grain fait-on le pain jaune qui accompagne traditionnellement le smoked meat ?2 Quel pain rond porte un titre autrefois réservé aux empereurs allemands ?3 Comment se nomme la préparation faite de beurre et de farine que l'on chauffe, à la base de la sauce béchamel ?4 Dans la cuisine de quel pays retrouve-t-on le ghee, une sorte de beurre clarifié et les pains nan et chapati ?5 Quel lait utilise-t-on dans la fabrication du fromage appelé crottin de Chavignol ?E-CARTOON 1 Quel animateur de la Warner Brothers, reconnu pour ses effets exagérés, a réalisé une version salée du conte du Petit Chaperon rouge ?2 Quel bédéiste français a vendu les droits de son Marsupilami pour l'adaptation au petit écran ?3 Quel tandem nous a habitués dans les années 60-70 à des séries d'animation à petit budget telles que les Flintstones et Scooby Doo ?4 Quel cinéaste d'animation, auteur d'une adaptation du Seigneur des anneaux a fait ses débuts sur la série Robin la Fusée ?5 Dans la Bande à Ovide, quel animal Ovide est-il ?G-POLITIQUE CANADIENNE 1 Lors de la création du dominion du Canada en 1867, combien le Canada compte-t-il de provinces ?2 Dans quel endroit s'est tenue en septembre dernier la réunion au sommet des chefs des Hell's Angels et des Rock Machines qui a embarrassé la justice québécoise ?3 Quel gouvernement a introduit la taxe sur les produits et services (TPS) ?4 Quelle profession Pierre Elliott Trudeau a-t-il exercée presque jusqu'à sa mort ?5 Quel crustacé est la cause d'affrontement entre pêcheurs blancs et autochtones à Burnt Church au Nouveau- Brunswick ?D-IL Y A SÛREMENT ERREUR ! 1 Quel nom marin donne-t-on aux fautes d'orthographe retrouvées dans les textes ?2 Quels sont les deux mots du confiteor, prière de la confession en latin, parfois utilisés lorsqu'on avoue une faute ?H-IDENTIFICATION D'UN PERSONNAGE 1 Navigateur et conquistador portugais né à Alhandra en 1453 et mort à Goa en 1515.2 Il participe à des expéditions aux Indes et à Madagascar.Il prend Scotora et Ormuz.3 Il est nommé vice-roi des Indes en 1508.On lui doit l'agrandissement de l'empire colonial portugais avec la prise de Goa, Malabar et Malacca.4 Il a laissé son nom à la plus importante ville du Nouveau- Elle a produit le disque Le Chihuahua.Mexique sur le Rio Grande.SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES 7LP1001B0527 B10 27 mai 7LP1001B0527 ZALLCALL 67 00:58:14 05/27/01 B B10 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 27 MAI 2001 TÊTES D'AFFICHE La dix-huitième campagne de la Lotopompier a rapporté 900 000 $ à la Fondation des pompiers du Québec pour les grands brûlés, la Ville de Montréal ayant contribué à vendre pour 66 682 $ de billets de loterie.Le président de la campagne, le chef Michel Lessard, à l'annonce de ces résultats, a tenu à souligner qu'il était atrribuable au dévouement des bénévoles qui vendent les « gratteux » de la Lotopompier.Ces fonds seront remis aux trois centres québécois de grands brûlés : l'Hôtel- Dieu de Montréal, l'hôpital Saint-Sacrement de Québec, et l'hôpital Sainte-Justine.\u0001 \u0001 \u0001 Bernard Jeanty L'Association montréalaise des gens d'affaires et des professionnels de race noire vient de décerner ses prix Jackie Robinson à Kofi Sintim d'affaires de l'année), président des Messageries Premex ; Bernard Jeanty (professionnel de l'année), de Schwartz Levitsky Felfman ; au Dr André Arcelin (travailleur communautaire), qui pratique depuis plus de 30 ans ; Julius Isaacs (prix carrière), pour ses réalisations comme juge ; et Keith Patterson (prix spécial), associé chez Deloitte & Touche.\u0001 \u0001 \u0001 Les quelque deux cents gens d'affaires qui ont participé à une activité- bénéfice de la Fondation du Collège de Maisonneuve qui se tenait au jardin intérieur du cégep ont contribué à amasser 32 868 $ pour ce collège.\u0001 \u0001 \u0001 Michel Vennat Des chefs d'entreprises joueront les chefs d'orchestre à l'occasion du concert-gala marquant le 25e anniversaire de l'Orchestre symphonique des jeunes de Montréal, événement placé sous la présidence d'honneur de Michel Vennat, président et chef de la direction de la Banque de développement du Canada.Le tout aura lieu le jeudi 7 juin, à la salle Claude-Champagne.Se succéderont au pupitre pour tenir la baguette de maestro : André Bérard (Banque Nationale), Marcel Côté (groupe Secor), Gaétan Frigon (SAQ), Marc Le François (Via Rail), et Henri-Paul Rousseau (Banque Laurentienne).Coût : 150 $.Renseignements : (514) 787-2227.\u0001 \u0001 \u0001 Premier tournoi de golf organisé par la fondation Adelphis-Lareau (pour la construction à Chambly d'une maison de soins palliatifs), le mercredi 20 juin, au club de golf de la Rive-Sud (Saint-Basile-le- Grand), sous la présidence d'honneur de Michel Chartrand (parrain de la fondation), et du maire de Chambly, Pierre Bourbonnais.Renseignements : (450) 349-4681.Pour contribuer à la construction (corvée) de cette maison : (450) 447-9222.\u0001 \u0001 \u0001 Lise Thibault La Fondation Normand- Léveillé (séjours de répit et de vacances pour personnes vivant avec des limitations physiques, intellectuelles ou sensorielles) bénéficie de précieux appuis pour assurer son financement.C'est ainsi que Sylvie Breton, réalisatrice de l'événement Rythmes et passion, organise pour le 18 juin, au Casino de Montréal, un Hommage aux femmes dont les profits seront remis à la Fondation Normand-Léveillé.Le discours d'ouverture sera prononcé par la lieutenant-gouverneur Lise Thibault, marraine du Centre Normand- Léveillé.Ce centre de répitvacances pour handicapés profitera également de la vente d'un disque (www.disquealliance.com) disponible dans les pharmacies Jean Coutu et les magasins Canadian Tire.Il s'agit d'une compilation des artistes de Disque Americ, de Drummondville.\u0001 \u0001 \u0001 C'est sous la présidence d'honneur de la député de Laval-est, Carole- Marie Allard, que se tiendra le tournoi de golf de la Fédération de l'âge d'or du Québec (FADOQ), le 18 juin, au club de golf Deux-Montagnes.Coût : 125 $.Renseignements : (450) 686-2339 ou (450) 661-4496.\u0001 \u0001 \u0001 Donato Disei Bienheureux cordonnier que Donato Disei, qui, depuis quelques années, répare gracieusement souliers, sacs à main et autres articles de cuir qu'on lui donne, pour les remettre à la Société de Saint-Vincent de-Paul qui voit à les redistribuer à des personnes défavorisées.M.Disei et son adjoint Alain Gervais, effectuent gratuitement ces réparations durant les heures creuses de la période hivernale.Urgence-soulier reçoit vos dons de chaussures, bottes, sacs, etc.à la cordonnerie du 6630, rue de Marseille (angle du boulevard Langelier).Renseignements : (514) 254-7008.\u0001 \u0001 \u0001 Création du Fonds de discographie Noël-Vallerand, comprenant 3630 volumes d'enregistrements sur 33 tours dont près de 500 microsillons sur Mahler, grâce au don fait par Diane Wilhelmy à l'Université Mc Gill, de la collection discographique de son défunt mari.On retrouvera des articles de Noël Vallerand sur le site que la bibliothèque de musique Marvin Duchow de l'Université Mc Gill consacre au fonds discographique Noël-Vallerand (www.music.library.mcgill.ca).\u0001 \u0001 \u0001 Frederick Lowy Mc Gill honorait la semaine dernière l'un de ses anciens étudiants devenu recteur et vice-chancelier de l'autre université anglophone montréalaise, le Dr Frederick Lowy.Avant de diriger l'Université Concordia, ce dernier a fait carrière à l'Université de Toronto où il a fondé le Centre de bioéthique.Il avait auparavant oeuvré comme psychiatre à l'hôpital Victoria de Montréal.\u0001 \u0001 \u0001 Soulignons l'initiative de la chaîne d'hôtels Loews d'offrir annuellement une activité à l'intention des enfants de milieux défavorisés.C'est ainsi que l'hôtel Vogue de Montréal a offert au début du mois une session de cuisine à des enfants du quartier Hochelaga, référés par l'organisme Assistance aux enfants en difficulté.Une vingtaine de jeunes ont ainsi eu droit aux conseils pour une bonne alimentation et la sécurité en cuisine, de la part des chefs de la cuisine d'un grand hôtel.\u0001 \u0001 \u0001 Gilles Jarry Fidèle supporter de l a l i g n e d'écoute téléphonique Jeunesse j'écoute depuis maintenant dix ans, la Banque de Montréal sera l'hôte d'une activ i t é - b é n é f i c e pour gourmets, le 7 juin, à sa succursale de la place d'Armes.Placée sous la présidence d'honneur du premier vice-président pour le Québec de cette institution bancaire, Gilles Jarry, cette dégustation de mets et vins vise à amasser des fonds pour maintenir le service d'écoute professionnel, anonyme et gratuit pour les jeunes.Coût : 200 $.Renseignements : (514) 273-7007.\u0001 \u0001 \u0001 Gilles Baril Congrès de l'Association des régions, regroupem e n t d e s Conseils régionaux de développement, les 31 mai et 1er juin, avec la participation de la vice-première ministre et ministre des Finances, Pauline Marois, et du ministre des Régions et ministre de l'Industrie et du Commerce, Gilles Baril.Les 400 participants attendus à cette rencontre qui se déroulera à l'hôtel Chanteclerc de Saint-Adèle, discuteront de complémentarité entre les milieux ruraux et urbain.Renseignements : 1-888-647-9112 ou (418) 647-9112.\u0001 \u0001 \u0001 Neuf jeunes firmes d'architecture présenteront, lors du gala-bénéfice du Centre canadien d'architecture (12 septembre), des portails grandeur nature qu'ils auront réalisés à l'intention d'entreprises avec lesquelles elles ont été jumelées par tirage au sort.C'est ainsi que Luci Mastropasqua travaillera pour ABB, l'étude Louis Brillant pour Air Canada, Nomade pour Bombardier, Peter Soland pour le Casino de Montréal, Dupuis Letourneux pour la financière Banque Nationale, Julia Bourke pour la Fondation Daniel Langlois, l'atelier BRAQ pour Hydro-Québec, la firme De Granpré Mainella pour Lafarge, et Pierre Thibault pour la SAQ.Coût du gala : 350 $.Renseignements : (514) 939-7030.\u0001 \u0001 \u0001 Nicole Courtois Le tournoi de golf du Fonds Espoir-leucémie (Chevaliers de Colomb du conseil 9452 de Notre- Dame de l'Assomption de aura lieu le 2 juin, au club de golf Laurier, à Princeville.Sa d'honneur, Nicole Courtois (Voyages Escapade), compte bien amasser à cette occasion une somme au moins égale à celle recueillie l'an dernier (50 000 $).Elle s'attend donc à une grande participation de la population des MRC de l'Érable et d'Arthabaska.Renseignements : (819) 758-1160.\u0001 \u0001 \u0001 L'entreprise FRE Composite, de Saint-André d'Argenteuil (près de Lachute), fabricant de conduites en matériaux composites par enroulement filamentaire, vient de remporter un prix international lors d'une foire commerciale qui se tenait à Paris.L'entreprise qui emploie 75 personnes, a remporté son prix pour la conception, pour l'État du Nevada, d'un système de canalisation de 30 pouces de diamètre pour le câblage électrique et de télécommunication afin d'acheminer l'électricité sous l'eau.\u0001 \u0001 \u0001 Michel Codère et France Michaud, de la compagnie d'assurance-vie Unum, rencontraient récemment les représentants de la Petite Maison des enfants Soleil, pour leur remettre les profits (2064 $) de la vente d'articles de bureau usagés.\u0001 \u0001 \u0001 Jean-Marie Bourjolly, professeur en recherche opérationnelle à l'École de gestion de l'Université Concordia, conjointement avec le groupe de recherche et de développement de la compagnie Prestige Telecom, viennent de remporter le premier prix du concours sur la pratique de la recherche opérationnelle au Canada, pour avoir conçu un logiciel d'allocation de fréquences dans les réseaux cellulaires.\u0001 \u0001 \u0001 L'Association des restaurateurs du Québec a décerné ses récompenses aux fournisseurs de l'industrie de la restauration et de l'hôtellerie qui ont excellé au cours de l'année.On a par la même occasion, conjointement avec Emploi-Québec, remis un prix spécial Formation à la Table de concertation pour la stabilisation de l'emploi dans la Vallée de Saint-Sauveur et à Yvon Néolet, responsable de ce projet.Les fournisseurs lauréats sont : Distal, un distributeur de services alimentaires, qui a remporté le prix de la catégorie aliments et boissons, Écolab remportant le prix de la catégorie services et la SAQ restauration celui de la catégorie organismes.\u0001 \u0001 \u0001 Doublement engagé dans le soutien du Club de patinage artistique de Laval, à titre de bénévole et de commanditaire, Armand Benny, franchisé d'un restaurant Mc Donald's, a encore fait preuve de générosité en offrant un repas de son restaurant aux centaines de patineurs, patineuses et bénévoles qui ont participé à une réception donnée en son honneur, pour souligner ses 25 ans consacrés à la promotion de ce sport.\u0001 \u0001 \u0001 Des élèves d'écoles privées ont récemment été honorés lors de la remise des mérites de l'engagement dans les activités parascolaires.Dans la région de Montréal, les lauréats sont : Catherine Vandal, du collège Beaubois, à Pierrefonds ; Marie-Michèle Morand, du collège Mont-Saint-Louis, à Montréal ; Caroline Champagne, du collège Saint-Jean-Vianney, à Montréal ; Marie-Luce Chen, du collège Stanislas, à Outremont ; Marie-Noëlle Doucet-Paquin, de l'école Marie- Clarac, à Montréal-Nord ; Julie Saint-Cyr Bourque, du pensionnat du Saint-Nom-de-Marie, à Outremont ; et Marie-Ève Saint-Louis, de Villa Maria, à Montréal.Alexandra Larocque-Pierre, a remporté le Mérite du collège Bourget, à Rigaud ; Vicky Frou, celui pour le Collège Français, de Longueuil ; Émilie Boisvert-Croteau, le Mérite pour le collège Notre-Dame-de- Lourdes, à Longueuil ; Fanie- Claude Dumont, pour l'école secondaire Marcellin-Champagnat, à Saint-Athanase ; Caroline Ouellet, pour l'académie Antoine-Manseau, à Joliette ; Jean-Philippe Deschamps- Laporte, pour le Collège de L'Assomption, à L'Assomption ; et Sébastien Lambert, pour le collège Esther-Blondin, à Saint-Jacques de Montcalm ; et ainsi de suite pour le reste du Québec.\u0001 \u0001 \u0001 Appel de candidatures, chez les élèves et étudiants d'origine haïtienne, pour l'obtention de bourses offertes par la Fondation canadohaïtienne pour la promotion de l'excellence en éducation (FOCHAPEE).Renseignements : FOCHAPEE, 12519, 5e avenue, Montréal (Québec) H1E 1R6.Tél.(514) 648-2484 ou (514) 327-7555.\u0001 \u0001 \u0001 L'industrie du transport routier rendra hommage aux entreprises et conducteurs de camions lourds qui auront remporté un concours qui leur est destiné, lors du 70e gala d'excellence en transport routier qui aura lieu le 9 juin, à l'hôtel Le Concorde, à Québec.La Ligue de sécurité du Québec, intégrée à l'Association québécoise du transport et des routes, décernera pour la première fois ses prix Clés de l'excellence en transport routier, qui visent à reconnaître et encourager la conduite sécuritaire chez les conducteurs de véhicules lourds.Inscriptions : (514) 595-9110.Employés de Bombardie r aéronautique Le Fonds de bienfaisance des employés de Montréal de Bombardier aéronautique a remis un chèque de 91 000 $ à la Fondation hospitalière Maisonneuve- Rosemont à l'occasion d'un dîner-bénéfice qui a permis d'amasser 9000 $.Cette activité était organisée par Richard Sergerie, ici entouré de Dominique Forant, du Dr Jacques Saintonge, chef du département de pédiatrie de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont, André Ducharme, DG de l'hôpital, Claude Cadieux fils, du Fonds de bienfaisance, et Marguerite Succoni, DG de la fondation.Pour le Boulot vers.71 150 $ Grâce à l'engagement de son président d'honneur, Robert Tessier (Gaz métropolitain), et aux importantes contributions de parrains (10 000 $), de partenaires de prestige (5000 $) et de patrons d'honneur (2000 $), le concert-bénéfice (spectacle de Robert Charlebois et de l'Orchestre symphonique des jeunes de Montréal) du Boulot vers.a permis d'amasser 171 150 $.Le président du CA de l'entreprise d'intégration des jeunes au marché du travail, Sylvain Boulé, attribue ce succès au soutien du monde des affaires.On reconnaît, dans l'ordre habituel : Robert Tessier, Robert Perron (Société de développement de Montréal), Yannick Belisle (ancien stagiaire), Jeanne Doré (directrice générale), et Sylvain Boulé (Montrusco Bolton).Hôpital Marie-Clarac: dons de 3 $ La Fondation de l'hôpital Marie-Clarac a reçu deux dons majeurs, de la Fondation Saputo (125 000$), et de la Banque Nationale (100 000$) lors du cocktail de lancement de la collecte de fonds qui a permis d'amasser 75 000$.Les bienfaiteurs de l'hôpital de réadaptation et de transition s'en sont réjouis: Remo Zeppilli, président de la fondation hospitalière; Tony Meti (Banque Nationale), président d'honneur; soeur Pierre-Anne Mandato, directrice générale de l'hôpital; Mirella Saputo, présidente de la Fondation Mirella et Lino Saputo; et Lino Saputo, président du conseil et chef de la direction de Saputo.Jouer les stars Les organisateurs du spectacle-bénéfice du Fonds de développement du collège Édouard-Montpetit Jouez à Broadway, ont revêtu pour l'occasion les habits de grandes vedettes.Parmi ceux-ci on reconnaît : Chantal Bélanger en Mary Poppins, Jacques Goyette en Maurice Chevalier, Rosaire Sauriol en Charlie Chaplin, et Diane Lemelin en Liza Minelli. La Presse 27 mai 2001 Page B11 manquante 7LP1201B0527 b12 27 mai 7LP1201B0527 ZALLCALL 67 01:01:41 05/27/01 B B12 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 27 MAI 2001 SCIENCES L'ère de la ouate transgénique Grâce à Monsanto, de petits fermiers sud-africains ne filent plus un mauvais coton MARC MENNESSIER Le Figaro LORSQU'IL traite son champ de coton contre les insectes, Absalum Tumedi doit faire trois kilomètres à pied jusqu'au point d'eau le plus proche pour remplir son petit pulvérisateur à dos et autant pour revenir.« Je parcours ainsi des dizaines de kilomètres dans des conditions très pénibles et il me faut plusieurs jours pour venir à bout de ma parcelle de deux hectares », confie-t-il, le doigt pointé sur son dos soumis à rude épreuve.Mais depuis qu'il utilise la variété transgénique Bollgard, cette corvée n'est plus qu'un mauvais souvenir.« Je ne fais plus que deux traitements insecticides par an, au lieu de huit, en moyenne, avec les variétés traditionnelles, le rendement est meilleur et je gagne plus d'argent pour nourrir et élever ma famille.» Bollgard est le nom du gène introduit par la firme Monsanto dans une variété de coton commercialisée depuis 1998 en Afrique du Sud, par la société semencière Delta and Pine Land.Issu de la bactérie Bacillus thuringensis (Bt), il permet à la plante de sécréter « naturellement » une protéine insecticide qui la protège contre ses très nombreux parasites \u2014 on en dénombre une vingtaine\u2014, spécialement les chenilles.Absalum Tumedi est l'un des 600 petits fermiers des plaines de Makhatini, une région déshéritée du nord-est du pays, qui ont choisi de planter ce coton transgénique, certains pour la troisième année consécutive.Cette expérience est à ce jour unique au monde.Qui aurait pu imaginer, en effet, qu'un OGM (organisme génétiquement modifié) puisse intéresser des paysans zoulous qui ne possèdent en tout et pour tout que quelques arpents de terres rougies par le soleil des tropiques ?Et pour qui le coton représente, à côté des productions vivrières traditionnelles (maïs, légumes, haricots, fruits) destinées à l'autoconsommation, l'unique source de revenus.Ne diton pas que cette technologie est plutôt destinée aux riches agriculteurs des pays développés ?« Chez nous, il n'y a pas d'usines, nous n'avons que l'agriculture pour survivre », explique Thembitsha Joseph Buthelezi, le président de l'association Ubongwa qui regroupe quelques milliers de petits fermiers de Makhatini.Au début, la plupart d'entre nous étaient sceptiques.La première année, nous n'étions que cinq à tenter l'expérience.Mais l'an passé, sur le secteur, la moitié des surfaces en coton, soit 1250 hectares, ont été semés avec du Bollgard.« Les raisons de cet engouement sont multiples.Il y a d'abord la réduction draconienne du nombre de traitements insecticides et ses retombées économiques, écologiques et sanitaires.Les produits utilisés, des organophosphorés, sont en effet particulièrement nocifs pour l'environnement mais aussi pour l'agriculteur qui les manipule et les membres de sa famille.À cause du climat chaud et humide de Makhatini, les combinaisons et masques de protection qui permettent de réduire les risques d'exposition, lors de la pulvérisation, sont très peu employés.Sans parler des emballages vides encore fréquemment utilisés pour transporter l'eau potable.Autre avantage : les plaines de Makhatini étant totalement dépourvues d'infrastructures, il faut une journée pour aller acheter les insecticides au point de vente le plus proche, situé à une vingtaine de kilomètres.Gain de temps mais aussi gain d'argent : le fait de passer de huit à seulement deux traitements par an réduit les coûts de production.Et cela en dépit du fait que la semence Bollgard vaut environ deux fois plus cher que la semence traditionnelle, en raison des redevances que Delta and Pine Land reverse à Monsanto.À cela s'ajoute une hausse significative des rendements, de l'ordre de 33 % en moyenne, mais qui peut aller jusqu'à 80 % sur certaines parcelles.« Le gène Bollgard permet à la culture d'exprimer tout son potentiel génétique, explique Johan Van Jaarsveld, agronome chez Delta and Pine Land.D'où les résultats spectaculaires constatés chez les petits producteurs qui maîtrisent mal la protection phytosanitaire.L'effet est, en revanche, beaucoup moins net pour les gros planteurs qui effectuent leurs traitements par avion ou au moyen de pulvérisateurs performants.Leurs cultures ayant déjà une productivité maximum, Bollgard permet surtout de réduire la consommation d'insecticides.» La production de ces 300 exploitations de plusieurs centaines hectares de coton chacune (pour un total de 80 000 hectares au plan national), ne devrait donc pas augmenter sensiblement même si bon nombre d'entre elles ont déjà adopté la variété OGM.Comme l'Afrique du Sud importe environ la moitié de sa consommation d'« or blanc », le prix payé au producteur, actuellement de 2,70 rands par kilo (environ 50 cents), devrait, a priori, rester durablement stable.Ce point est crucial pour les paysans de Makhatini dont le revenu net a progressé de 1100 rands (environ 215 $) par hectare et qui comptent sur ce surcroît de revenu pour sortir de leur sous-développement actuel.Les chantiers ne manquent pas, à commencer par l'amélioration de l'habitat, l'achat d'équipements agricoles ou l'éducation des enfants, obligatoire mais payante.Au plan local, les pouvoirs publics viennent de lancer un ambitieux programme d'adduction d'eau et d'électricité, dont les réseaux sont inexistants à l'heure qu'il est.Mais dont il faudra bien acquitter la facture le jour venu.« Si vous revenez dans cinq ans, vous ne reconnaîtrez plus cette région.Bollgard va aider l'Afrique à se remettre sur ses deux pieds », prédit, non sans lyrisme, Johan van Jaarsveld.Et les risques écologiques et sanitaires des OGM tant redoutés dans les pays industrialisés, spécialement en Europe ?La fibre de coton n'étant pas consommée et la protéine Bt faisant partie de la panoplie des agriculteurs biologiques, la principale inconnue réside dans le risque d'apparition de souches d'insectes résistants.Pour s'en prémunir, les agriculteurs de Makhatini appliquent scrupuleusement le dispositif des « zones refuges » édicté par les autorités sud-africaines lors de l'homologation de Bollgard en 1997.Chaque producteur a le choix entre deux options : cultiver au minimum 20 % de sa superficie en coton non transgénique ou 5 % à condition de n'appliquer aucun traitement insecticide.Cela dans le but de maintenir une proportion suffisante d'insectes sensibles.« En Occident, les gens se paient le luxe d'avoir peur des biotechnologies, mais pour nous c'est une question vitale, affirme Thembitsha Joseph Buthelezi.Ceux qui sont contre veulent nous empêcher de nous en sortir.» La firme Monsanto commercialise une variété transgénique de coton en Afrique du Sud qui résiste mieux aux parasites, réduisant ainsi le nombre de traitements d'insecticides.Mieux encore, chez les petits fermiers des plaines de Makhatini, dans le nord-est du pays, on note une hausse significative des rendements, de l'ordre de 33 % en moyenne.LE CIEL DE JUIN 2001 Lumières d'été P i e r r e Chastenay collaboration spéciale Le ciel de juin est un ciel de transition : à l'ouest, les constellations du printemps se couchent de plus en plus tôt, tandis qu'à l'est, on voit les constellations d'été et la Voie lactée poindre à la fin du crépuscule.Période faste où l'on peut admirer les splendeurs de deux ciels pour le prix d'un seul ! Les constellations du printemps sont regroupées à l'ouest autour du Lion, qu'on reconnaît facilement à la faucille inversée qui dessine la tête de l'animal.Si vous avez moins de mal à reconnaître le chaudron de la Grande Ourse, qui se tient sur le côté de son bol au-dessus de l'horizon nord-ouest, imaginez qu'un trou au fond du récipient laisse échapper de l'eau bouillante : l'eau coule directement vers le dos du Lion, qui n'apprécie sans doute pas la douche ! Le manche incurvé du chaudron permet également de retrouver les étoiles Arcturus et l'Épi de la Vierge.La formule est simple : le manche forme un arc vers Arcturus et pique vers l'épi.Ça ne veut strictement rien dire, mais c'est une excellente façon de retrouver son chemin dans cette région du ciel.Arcturus est la principale étoile de la constellation du Bouvier, qui a la forme d'un cerf-volant ou d'un cornet de crème glacée, selon le temps qu'il fait et votre appétit.La constellation de la Vierge, dont l'Épi est l'étole principale, frappe moins l'imagination.On y retrouve tout de même une dizaine de galaxies brillantes que les amateurs chevronnés se plaisent à admirer au télescope à chaque printemps.On trouve près du zénith la constellation d'Hercule, en forme de trapèze.Les deux étoiles les plus rapprochées dessinent la ceinture du héros, tandis que les deux étoiles les plus éloignées représentent ses épaules.Si vous possédez des jumelles, pointez-les vers la région située au premier tiers de la distance entre l'épaule et la hanche droite d'Hercule, du côté du Bouvier.Pour vous faciliter la tâche, étendez-vous sur le dos sur un matelas isolant.Vous découvrirez un magnifique amas globulaire nommé M13.Cet amas compact est constitué de plusieurs centaines de milliers d'étoiles retenues ensemble par la force gravitationnelle.Aux jumelles, M13 vous apparaîtra comme une tache floue ; à l'aide d'un télescope de puissance moyenne, peut-être distinguerezvous son aspect granuleux.Dans tous les cas, la vue est splendide ! Un avant-goût de l'été Les constellations de l'été sont encore basses à l'est en début de soirée, mais quelques heures plus tard, elles auront remplacé les étoiles printanières.Les couche-tard pourront alors admirer le grand triangle d'été, un astérisme remarquable dessiné par Deneb, Véga et Altaïr, étoiles principales des constellations du Cygne, de la Lyre et de l'Aigle respectivement.C'est au coeur du triangle d'été que prend naissance la partie la plus spectaculaire de la Voie lactée, qui s'élargit en descendant vers l'horizon sud et la constellation du Sagittaire.Cette dernière constellation a la forme d'une théière, et lorsque le ciel est parfaitement limpide, on a l'impression que la Voie lactée est un nuage de vapeur qui s'échappe de son bec.Ce qui nous rappelle que les nuits de juin ont beau être plus chaudes que celles de janvier, une tasse de thé n'est jamais de trop lorsqu'on observe le ciel étoilé.N'oubliez pas la bouteille thermos ! Les planètes en juin Mercure n'est pas visible ce mois-ci puisque la petite planète est en conjonction inférieure avec le Soleil, ce qui signifie qu'elle passera entre la Terre et notre étoile.La brillante Vénus se lève vers 3 h du matin et est la dernière « étoile » à s'éteindre dans le ciel de l'aube.La Lune décroissante s'en approchera les matins du 17 et du 18 juin, ce qui devrait donner lieu à de belles occasion photos.En juin, la planète Mars se lève au coucher du Soleil et demeure visible toute la nuit jusqu'à l'aube.Malgré qu'elle ne s'élève jamais très haut au-dessus de l'horizon sud, même vers minuit, son diamètre apparent est environ quatre fois plus grand qu'en janvier.L'occasion est donc belle d'observer de près la planète rouge, surtout si vous avez accès à un petit télescope.Jupiter ne sera pas visible ce mois-ci puisque, vue de la Terre, la planète géante passera derrière le Soleil.Heureusement, Saturne émerge de derrière le Soleil où elle était disparue en mai et devient visible dans le ciel du matin.Vers la fin du mois, la planète aux anneaux se lèvera à l'est-nord-est environ deux heures avant le Soleil.En terminant, rappelons que le solstice d'été se produira cette année le 21 juin à 3 h 38.Dans l'hémisphère nord, le solstice d'été marque le moment où le Soleil de midi culmine à sa hauteur maximale au-dessus de l'horizon sud.C'est par le fait même la journée la plus longue de l'année.Profitez-en bien, puisque déjà au cours des prochaines semaines, les journées vont commencer à raccourcir, nous faisant glisser lentement vers l'automne et l'hiver.En attendant, bon été ! Pierre Chastenay est astronome au Planétarium de Montréal.Carte MARC JOBIN, Planétarium de Montréal La carte représente le ciel tel qu'on pourra le voir à la mi-juin vers 23h30 (heure avancée de l'Est), une heure plus tard au début du mois, une heure plus tôt à la fin.Pour l'utiliser, tenez la carte au-dessus de votre tête, en alignant les points cardinaux.Les lignes pleines identifient les constellations, tandis que le pointillé fin montre les contours de la Voie lactée.Àl'affiche au Planétarium de Montréal Un sujet chaud au Planétarium de Montréal : Changements climatiques, pour les 8 ans et plus, présenté du mardi au dimanche à 13h15 et 15h45.En soirée pour les 12 ans et plus, nous vous proposons L'astronomie des Pharaons du jeudi au dimanche à 20h30.Les samedis et dimanches en matinée jusqu'au 17 juin inclusivement, nous présentons La nuit magique pour les 3 à 5 ans à 10h30 et L'Univers du Petit Prince pour les 5 à 8 ans à 11h30.Renseignements et réservation : (514) 872-4530.Le Planétarium de Montréal www.planetarium.montreal.qc.ca "]
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