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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Actuel
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2001-06-01, Collections de BAnQ.

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[" 5LP0101B0601 b1 5LP0101B0601 ZALLCALL 67 00:45:18 06/01/01 B Faites l'expérience de la simplicité Les volets de ta´`ches mettent les bons outils et les fonctions pertinentes à portée de la main ©2001 Tous droits réservés.Microsoft et le logo Office sont des marques déposées ou des marques de commerce de Microsoft Corporation aux États-Unis et/ou dans d\u2019autres pays.Faites l\u2019expérience de la version nec plus ultra du logiciel Office au www.microsoft.ca/french/experienceit 2957701A 5LP0201B0601 page b-2 5LP0201B0601 ZALLCALL 67 00:39:34 06/01/01 B B2 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 1er JUIN 2001 Débats virtuels.SANS TAMBOUR NI TROMPETTE, le site Web de l\u2019Assemblée nationale du Québec (www.assnat.qc.ca) teste présentement un service fort utile pour ceux qui s\u2019intéressent aux travaux des députés.Pendant que l\u2019attention se porte sur l\u2019aménagement de la nouvelle résidence du premier ministre, les gens du site du Parlement ont élaboré un projet-pilote qui vise à diffuser les débats de l\u2019Assemblée, les commissions parlementaires et les conférences de presse, en direct sur le Net, en son ou en images.On peut seulement souhaiter que cette expérience soit concluante et que le service soit en ligne de façon permanente.\u0001 \u0001 \u0001 PARLANT DE MULTIMÉDIA, si vous utilisez le logiciel Windows Media Player de Microsoft, soit la version 6.4 ou 7 du lecteur multimédia, vous devriez passer au site du fabricant pour télécharger la rustine.Microsoft vient de mettre en ligne une mise à jour du logiciel pour corriger deux failles de sécurité du WMP.Les failles sont assez sérieuses pour faire l\u2019objet d\u2019une mise en garde de Microsoft au sujet de l\u2019intrusion possible d\u2019un pirate dans votre ordinateur si vous utilisez le lecteur multimédia.Pour les utilisateurs du WMP 6 .4 p a s s e z a u s i t e (www.microsoft.com/Downloads/ Release.asp ?ReleaseID=29921) et pour les utilisateurs du WMP 7, téléchargez la version 7.1 à partir du site Windows Media (www.windowsmedia.com).\u0001 \u0001 \u0001 ON A TOUS, UN JOUR OU L\u2019AUTRE, lu ou entendu quelqu\u2019un, un soi-disant expert, éblouir un public ou un lectorat par des phrases-clés ou des concepts accrocheurs qui semblaient très songés.C\u2019est un peu en réaction aux propos de ce type d\u2019individus qu\u2019un internaute a créé un générateur de phrasesclés très branchées sur la nouvelle économie.Si vous comprenez bien l\u2019anglais, je vous encourage à prendre quelques instants pour aller vous bidonner un peu avec ce générateur de concepts.Le site du Web Economy Bullshit G e n e r a t o r (www.dack.com/web/ bullshit.html) illustre bien comment avec un verbe, un adjectif et un mot qui fait très nouvelle économie, on peut arriver à créer une phrase-clé qui peut rivaliser avec la plupart de celles lancées ces dernières années par les soi-disant gourous de l\u2019économie Net.En un seul clic, le générateur vous servira des slogans du genre « Visualize global models » ou encore, « Implement 24/7 convergence ».Bruno Guglielminetti collaboration spéciale 33 petits tours et puis s\u2019en vont La biologie de la religion à l\u2019honneur à Montréal MATHIEU PERREAULT UN CHERCHEUR en neurologie qui étudie des moines bouddhistes et des soeurs franciscaines sous le scanner.Un généticien devenu bouddhiste qui croise le fer avec son père philosophe.Un psychologue passionné à la fois par la violence de groupe et la quête spirituelle.Une paléoanthropologue qui étudie le rôle de la révélation religieuse dans l\u2019évolution des êtres vivants.Un neurochirurgien qui traque le siège des émotions.Montréal accueillera en fin de semaine une demi-douzaine de spécialistes des liens entre le corps et l\u2019esprit, plus particulièrement entre le cerveau et la religion.Un atelier international organisé par le Centre pour la théologie et les sciences naturelles (CTNS) de Berkeley, en Californie, rassemble pendant quatre jours de 130 à 150 Européens, Américains et Canadiens pour discuter du thème « Neurosciences, expérience religieuse et le moi ».« Nous avons choisi Montréal parce que les Québécois ne participaient pas beaucoup à nos activités », explique le théologien Paul Allen, de l\u2019Université Saint-Paul, en entrevue d\u2019Ottawa.M.Allen, qui vient de terminer son doctorat, dirige depuis 1999 la section canadienne du Programme de religion et de science du CTNS, un groupe qui promeut le dialogue entre la science et la religion, dont les partisans respectifs s\u2019affrontent souvent aux États-Unis.Le congrès montréalais a également permis d\u2019inviter des francophones, ce qui amènera de la profondeur intellectuelle aux débats, selon M.Allen.« Les Européens sont souvent plus aptes que les Américains à relier les découvertes en neurologie aux grandes questions philosophiques et théologiques, par exemple sur l\u2019identité.» Parmi les vedettes françaises, Matthieu Ricard, le fils du philosophe Jean-François Revel.M.Ricard a d\u2019abord étudié au doctorat en génétique, avant de se convertir au bouddhisme.En 1997, il publiait avec son père Le Moine et le Philosophe, un livre de dialogues tentant de réconcilier Descartes et la révélation religieuse.Du côté américain, le chef de file des études neurologiques sur la spiritualité, le Dr Andrew Newberg de l\u2019Université de Pennsylvanie, parlera des zones du cerveau qui sont les plus actives durant la méditation ou la prière.Le Dr Newberg, un médecin interniste, vient de publier Why God Won\u2019t Go Away.La neurologie montréalaise n\u2019est pas en reste : une chercheuse de l\u2019hôpital Douglas, Katie Vaillancourt, fera une présentation avec Mathieu Boisvert, professeur de sciences religieuses à l\u2019UQAM.Les participants à l\u2019atelier visiteront aussi l\u2019Institut neurologique de Montréal.Le CTNS s\u2019est notamment illustré dans la bataille contre la théorie de l\u2019évolution de Darwin menée par les partisans du créationnisme (la création du monde par Dieu) aux États-Unis, notamment au Kansas.Soulevant l\u2019ire des intégristes religieux, le patron du CTNS, le révérend et physicien Robert Russel, a déclaré que « l\u2019évolution, découverte par la science, est la façon de Dieu d\u2019être créateur ».VINYLE Suite de la page B 1 Bruno Tanguay, gérant du magasin Disquivel du boulevard Saint- Laurent, confirme : « Les touristes nous font vivre.Ils viennent ici et ressortent avec des boîtes remplies de vinyles.À Montréal, les vinyles ne sont pas chers pour eux.Ils achètent pour revendre ensuite.Certains Japonais connaissent mieux la musique québécoise que les Québécois.Ils arrivent avec leurs listes et veulent des disques très précis », dit-il.« Et plusieurs Japonais achètent des billets d\u2019avion pour Montréal uniquement pour les vinyles.Car à Montréal, on trouve encore du vinyle, alors qu\u2019ailleurs dans le monde, c\u2019est beaucoup plus difficile », souligne Denis Lalonde, qui possède 2500 33 tours et 4000 45 tours dans sa collection personnelle.Les touristes japonais paient aussi pour des disques de bossanova, du vieux new wave et des vinyles de chanteuses françaises de l\u2019époque yé-yé, comme France Gall ou Françoise Hardy, ajoute Denis Lalonde.200 $ pour Céline Quand vient le temps de discuter du prix de ces précieux morceaux de plastique ronds, vendeurs et collectionneurs restent assez évasifs, évidemment dans le but protéger un marché qui n\u2019est pas encore connu du grand public.« Je suis contre la spéculation, je favorise l\u2019échange », dit le collectionneur Dominic Arsenault.Des vinyles de Led Zeppelin ou Pink Floyd, très faciles à dénicher, se vendent autour de 6 $.Le prix du disque varie ensuite selon sa rareté, son état, ainsi que l\u2019offre et la demande.Les vinyles de groupes québécois comme les Différents, les Napoléons ou les Misérables, « un genre de musique plus garage, plus psychédélique des années 60 », selon Denis Lalonde, peuvent aller jusqu\u2019à 50 $, sinon plus.Idem pour les 33 ou 45 tours des Gants Blancs, le premier groupe de Gerry Boulet, ou ceux des Habits Jaunes.À la liste de groupes rares et recherchés, Roger Chartrand ajoute les Nautiques, les Intrigantes, les Hou-Lops, les Lutins et les Excentriques.« Les premiers vinyles de Céline Dion, toujours dans leur emballage original, peuvent se vendre 200 $, surtout aux Européens », souligne Roger Chartrand, qui se spécialise dans la musique des années 50 et 60.Le premier Serge Gainsbourg trouvera facilement preneur à plus de 100 $, alors que l\u2019album Yesterday and Today des Beatles (la fameuse pochette censurée, avec des quartiers de viande sur la couverture) se vendra dans les quatre chiffres.Rappelons que le Canada a cessé de produire des vinyles à grande échelle à la fin des années 80.Les 33 tours des années 80, style disco, ne valent pratiquement rien.« Je me suis souvent fait dire que le vinyle était mort, mais regarde autour de toi, il y a des amateurs de vinyle partout.Et les discjockeys ne scratchent certainement pas des disques compacts », dit Peter Phelps, un Torontois de 36 ans, fan du groupe Kiss, qui organise des conventions de disques au Québec et en Ontario.Il y a quatre ans, 85 % des ventes du magasin le Pick-Up étaient des disques compacts.Aujourd\u2019hui, Denis Lalonde dit écouler 60 % de vinyles pour 40 % de disques compacts.« Tout n\u2019est pas disponible sur CD, les gens n\u2019ont donc pas toujours le choix d\u2019acheter un vinyle s\u2019ils veulent écouter un artiste qu\u2019ils aiment.Les gens apprécient aussi les vinyles pour les belles photos sur les pochettes », note Roger Chartrand.« Essaie donc de trouver du vrai doo-wop ou du rockabilly sur disque compact », glisse Peter Phelps.Métier : picker La popularité grandissante des DJ et tout le phénomène de l\u2019échantillonnage ont également dirigé les jeunes vers les tables tournantes.« Aujourd\u2019hui, les jeunes se servent des vinyles pour faire leur propre musique.Ça crée un marché », explique Bruno Tanguay.Pierre Marchand, grand manitou de MusiquePlus et passionné de musique, possède entre 16 000 et 17 000 vinyles.« J\u2019ai commencé à six ou sept ans et j\u2019ai tout gardé : Pierre Lalonde, Tony Roman, les Sultans », indique-t-il.Fan inconditionnel des Beatles, Pierre Marchand n\u2019est pas du genre à cacher ses trésors musicaux dans un coffre-fort.« Le plaisir d\u2019avoir une collection, c\u2019est de l\u2019utiliser, de l\u2019écouter et d\u2019en jouir.Il y a autant de joie dans le désir d\u2019avoir un disque que dans sa possession », souligne Pierre Marchand, qui aime les pochettes de vinyles qui sont quasiment de véritables oeuvres d\u2019art.« Mais je préfère encore le vinyle pour la musique des années 60 et 70.Il y a cette profondeur dans le son que tu ne retrouves pas dans le CD », dit-il.« Un CD n\u2019a pas d\u2019âme.Avec un beau vinyle, il y a tout ce feeling de déposer l\u2019aiguille sur le disque et d\u2019attendre que ça décolle », remarque Roger Chartrand.Pour déterrer les vinyles, les collectionneurs épluchent les petites annonces publiées dans les journaux et s\u2019intéressent aux successions.Ils ratissent aussi ventes-débarras, marchés aux puces et autres braderies.Certains en font même un métier, celui de picker.Le picker doit être très rapide dans sa chasse aux vinyles.Le picker ne travaille pas pour le particulier, il vise les vendeurs.Après avoir dégoté quelques pièces rares, il fait la tournée des boutiques de disques d\u2019occasion pour vendre ses trouvailles au commerçant le plus offrant.« La compétition est féroce entre les pickers.J\u2019ai même entendu plusieurs histoires de bagarres.Des amitiés se sont même brisées à causes des vinyles », note Denis Lalonde.Et l\u2019Internet ?« C\u2019est bon pour les vendeurs, mais pas pour les acheteurs, car tu ne peux pas voir si le disque est rayé », explique Dominic Arsenault.Évidemment.Qui voudrait d\u2019un disque rare de Patsy Gallant qui saute constamment, qui saute constamment, qui saute constamment.MOLSON INC.AVIS DE DIVIDENDE Avis est par les présentes donné qu\u2019un dividende trimestriel de 0,18 $ l\u2019action a été déclaré payable le 1er juillet 2001 aux porteurs d\u2019actions de catégorie «A» sans droit de vote et d\u2019actions ordinaires de catégorie «B» de la société inscrits à la fermeture des bureaux le 14 juin 2001.Les actionnaires résidents des États- Unis qui n\u2019ont pas choisi de recevoir leurs dividendes en fonds canadiens recevront leurs dividendes en fonds américains convertis au taux pratiqué à midi le 14 juin 2001.Aux termes du régime de dividendesactions facultatif et d\u2019achat d\u2019actions de la société, le dividende est aussi payable en actions de catégorie «A» aux actionnaires qui choisissent, avant la fermeture des bureaux le 14 juin 2001, de recevoir des dividendes en actions au lieu de dividendes en espèces.Par ordre du conseil, Marie Giguère Secrétaire Montréal (Québec) Le 9 mai 2001 2962673 .Skis nautiques .« Wakeboards » .« Wet Suits » .Tubes .Planches à voile .«Beach Wear» .Kayak (vente et location) .Camp de «Wakeboard» inscrivez-vous 3839, boul.St-Jean-Baptiste, Montréal Tél.: (514) 640-3001 \u2022 1 800 336-2126 Web : www.auventfou.com 22995596768889 AUTOROUTE 13 SUD LAVAL De juin à novembre Informez-vous ! AU TÉLÉPHONE SUR LES PANNEAUX À MESSAGES VARIABLES Soyez attentifs aux panneaux électroniques installés à des endroits stratégiques sur le réseau routier pour vous renseigner sur l\u2019état de la circulation.À LA RADIO Écoutez les bulletins de circulation pour obtenir toute l\u2019information sur l\u2019état de la circulation.À LA TÉLÉ Regardez les chroniques d\u2019information diffusées deux fois l\u2019heure à Météomédia pour connaître l\u2019état d\u2019avancement des travaux.URGENCEDÉPANNAGE Ce service de la Sûreté du Québec facilite le dépannage en cas d\u2019urgence.Un numéro à retenir : *4141 (sans frais) LE TRANSPORT EN COMMUN : SUFFIT DE S\u2019EN SERVIR Information : (514) 287-8726 www.amt.qc.ca 2963988A 5LP0301B0601 B3 vendredi 5LP0301B0601 ZALLCALL 67 00:37:45 06/01/01 B LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 1er JUIN 2001 B3 LE RITALIN SOS parents Cocaïne et Ritalin, même combat?S\u2019IL Y A trafic de Ritalin, quoi faire pour l\u2019arrêter ?Et s\u2019il y a déjà consommation illicite, comment l\u2019arrêter ?« Les jeunes qui prennent du Ritalin (à titre de médication) devraient être davantage contrôlés dans leur consommation », affirme Geneviève Lefebvre, coordonnatrice de l\u2019équipe jeunesse de pavillon Foster.Un tel contrôle rendrait plus difficile la revente des petites pilules dans les cours d\u2019école.Mais rien n\u2019oblige les écoles à contrôler la prise dudit médicament.En attendant, si un parent apprend que son jeune consomme peut-être du Ritalin ou d\u2019autres drogues de manière illicite, quoi faire ?Première règle : avoir une vision globale du problème.Au lieu de se concentrer sur la seule consommation de Ritalin, il faut tenter de saisir pourquoi le jeune consomme la drogue en question, suggère Geneviève Lefebvre.Est-ce que le jeune a une peine d\u2019amour ?Des problèmes à l\u2019école ?Voilà quelques questions à se poser.S\u2019il est en crise d\u2019adolescence, demandez- vous s\u2019il prend vraiment de la drogue, ou si les symptômes ne sont pas tout simplement hormonaux.« Parfois, c\u2019est difficile de savoir si c\u2019est le haschisch ou les hormones », se plaît à dire Geneviève Lefebvre.Deuxième règle : se renseigner.Ce ne sont pas les ressources qui manquent : infirmeries dans les écoles, intervenants en toxicomanie, CLSC, centres de désintoxication, Internet.N\u2019hésitez pas à chercher tous les détails possibles sur les drogues, suggère- t-elle.« Il est très dangereux d\u2019essayer des pilules qu\u2019on ne connaît pas.On conseille aux parents d\u2019aller se renseigner.» Troisièmement, si les parents pensent que le jeune a bel et bien un problème de consommation, il faut aller chercher de l\u2019aide.De nouveau, les ressources sont nombreuses : CLSC, lignes téléphoniques d\u2019aide, etc.Enfin, la règle des trois C s\u2019impose : communication, compassion, conséquence.« Le jeune doit savoir où le parent se situe par rapport à la consommation de drogue.Si le jeune transgresse les règles, il faut qu\u2019il connaisse les conséquences, dit-elle.Si le parent n\u2019est pas clair, le jeune n\u2019a pas nécessairement de barrières claires.» Ressources Internet www.cyberisle.org : un site fait pour les jeunes, par les jeunes, présentant une foule de questions pertinentes en santé.www.nida.nih.gov : un site américain du National Institute on Drug Abuse, où l\u2019on retrouve des informations sur les effets de différentes drogues.www.nlm.nih.gov : le site américain de la National Library of Medicine.Les différentes drogues y sont toutes, avec leur définition, description, effets, etc.T e x t e s de S I L V I A GALIPEAU OSONS poser la question.Le Ritalin est-il la cocaïne à rabais des jeunes d\u2019aujourd\u2019hui ?Les avis sont partagés.David Cohen, professeur au Collège de santé et d\u2019affaires publiques à la Florida International University, est catégorique : « Le Ritalin et la cocaïne ont des substances différentes mais ce sont deux psychostimulants, dit-il.La substance est moins importante que ses effets sur le cerveau.À toutes fins pratiques, ils sont identiques ».Dans un ouvrage(1) réalisé (mais jamais publié) pour le compte du ministère de la Santé et des Services sociaux en 1997, en collaboration avec la pharmacologiste Johanne Colin, M.Cohen souligne diverses similitudes entre le méthylphénidate (Ritalin), la cocaïne et les amphétamines.« Une trentaine d\u2019études animales et cliniques indiquent clairement que le méthylphénidate, est, à toutes fins pratiques, interchangeable avec la cocaïne, et les amphétamines.En comparaison avec ces dernières substances, le méthylphénidate produit les mêmes effets de renforcement, est auto-administré par les animaux avec la même fréquence (.) et produit les mêmes effets subjectifs chez les humains (augmentation de l\u2019euphorie, désir de la substance, désir d\u2019activité motrice, baisse de la sédation) », peut-on y lire.À forte dose, les trois substances produiraient aussi les mêmes effets comportementaux chez les animaux « caractérisés par l\u2019agressivité, l\u2019agitation, l\u2019interruption de l\u2019ingestion de nourriture ».Même sevrage également, incluant des signes de « dépression, des dérangements du sommeil, la fatigue, l\u2019anxiété, l\u2019hostilité et la colère, l\u2019agitation et la confusion ».D\u2019après David Cohen, une seule chose distinguerait le Ritalin de la cocaïne : « Une drogue est légale, l\u2019autre ne l\u2019est pas.» Son point de vue est toutefois loin de faire l\u2019unanimité.« La cocaïne, c\u2019est une autre paire de manches », commente sans hésiter Geneviève Lefebvre, coordonnatrice de l\u2019équipe jeunesse de pavillon Foster.« Si l\u2019on veut faire de la caricature, allons-y gaiement dans la caricature », poursuit Marc Girard, médecin au département de la médecine d\u2019adolescence à l\u2019hôpital Sainte-Justine.D\u2019après lui, tant qu\u2019à comparer le Ritalin à la cocaïne, autant comparer le tout avec le café, les trois faisant partie de la même famille de stimulants.Qui dit même famille, ne veut pas forcément dire même effets, souligne-t-il.Les trois ont certes des similitudes, mais possèdent aussi \u2014 surtout \u2014 des différences importantes.Quelles sont-elles ?« Il y a des différences de doses, d\u2019intensité de l\u2019effet, répond Annick Vincent, psychiatre au centre hospitalier Robert- Jiffard, de Beauport.Et avec la cocaïne, les gens ont tendance à accrocher plus facilement.» La cocaïne aurait un effet plus bref (30 minutes maximum), mais plus intense.Une fois l\u2019effet passé, le manque se ferait donc davantage sentir.À l\u2019inverse, les effets du Ritalin seraient moins forts, mais plus longs, pouvant durer jusqu\u2019à six heures.« L\u2019effet est là mais n\u2019est pas aussi intense.Il n\u2019y a pas d\u2019effet de sevrage comme avec la cocaïne.» 1- Les toxicomanies en lien avec les médicaments psychotropes chez les personnes âgées, les femmes et les enfants : recension et analyse des écrits.photo ROBERT SKINNER, La Presse © « Les jeunes ne vont jamais venir nous consulter pour leur consommation de Ritalin, dit Geneviève Lefebvre, coordonnatrice de l\u2019équipe jeunesse du pavillon Foster.« Mais dans leur historique de consommation, on va se rendre compte qu\u2019ils en ont consommé, au même titre qu\u2019ils peuvent avoir pris le Valium de leur mère.» Près de 250 000 prescriptions LES MÉDECINS prescrivent-ils trop facilement du Ritalin aux enfants ?Assurent-ils un suivi adéquat ?Et que dire de tous ces jeunes mal diagnostiqués, à qui l\u2019on a prescrit, à tort, du Ritalin ?Et tous les autres, encore à tort, à qui l\u2019on n\u2019a toujours rien prescrit du tout ?Ces questions ont fait les manchettes pendant des années, animant d\u2019innombrables débats dans les journaux, à la télévision, et dans les tribunes téléphoniques à la radio.D\u2019ici quelques mois, le Collège des médecins et l\u2019Ordre des psychologues doivent enfin accoucher de lignes directrices sur la question.Le document, intitulé Lignes directrices du Collège des médecins et de l\u2019Ordre des psychologues sur l\u2019utilisation de stimulants du système nerveux central, doit être rendu public en septembre, a appris La Presse.Il traitera essentiellement de l\u2019usage du Ritalin.« Notre mandat touchait l\u2019évaluation des jeunes souffrant de troubles de déficit de l\u2019attention ou d\u2019hyperactivité (TDAH), l\u2019utilisation de médications et l\u2019intervention », explique Charles Robitaille, psychologue.En gros, le document d\u2019une trentaine de pages devrait servir de guide aux médecins et psychologues oeuvrant auprès de jeunes souffrant de TDAH.Il soulignera l\u2019état des recherches scientifiques dans le domaine, les recommandations des professionnels sur la question, les questions importantes à poser dans le cadre d\u2019un diagnostic, comment travailler en équipe avec les divers intervenants (médecin, école, famille).Bref, comment assurer une évaluation pertinente, quelles bonnes questions poser, etc.En un mot : quoi faire.Ou au contraire : quoi ne pas faire.C\u2019est le comité-conseil sur le TDAH mis sur pied par l\u2019ex-ministre de la Santé et des Services Sociaux Pauline Marois, dans un rapport publié il y a un an déjà, qui avait suggéré la publication de telles lignes directrices.Ce que l\u2019on sait Les derniers chiffres sont clairs : le nombre d\u2019ordonnances rédigées au Québec a grimpé de manière exponentielle au cours des dix dernières années.De 33 000 prescriptions en 1990, le chiffre est passé à 247 730 en 2000.Mais qu\u2019est-ce que le Ritalin, au juste ?Le méthylphénidate, commercialisé sous le nom de Ritalin, ces petites pilules blanches, jaunes ou bleues, est un psychostimulant, au même titre que le café, le tabac, et même la cocaïne.Il stimule le système nerveux, augmentant la production de deux neurotransmetteurs, la dopamine et la noradrénaline, des substances chimiques favorisant le passage d\u2019un message d\u2019une cellule nerveuse à une autre.Chez les enfants souffrant de troubles d\u2019attention ou d\u2019hyperactivité, cette production de dopamine et de noradrénaline favorise la concentration dans de 70 % à 75 % des cas.Chez les jeunes ou les adultes qui ne souffrent pas de troubles de cet ordre, la libération des deux neurotransmetteurs agit à titre de stimulant.Le Ritalin a alors le même effet que plusieurs cafés bien forts, sur une plus longue période de temps, explique Charles Robitaille, dans un document intitulé Le Point sur le Ritalin, publié en 1995.La posologie utilisée a aussi des effets importants sur l\u2019efficacité du médicament.On prescrit généralement des petites doses, variant entre 0,1 et 1 mg le kg de poids.Un enfant pesant entre 15 et 30 kg souffrant de TDAH consommera ainsi de 5 à 10 mg, trois fois par jour.La pilule ne coûte que 4 à 5 dollars.Les effets secondaires les plus fréquemment rapportés sont la perte d\u2019appétit, les maux de tête ou de coeur, et l\u2019insomnie.Si les effets secondaires persistent ou sont accompagnés de tics, on encourage la diminution des doses administrées, ou alors carrément l\u2019essai d\u2019un autre médicament.Ce sujet vous intéresse ?Vous avez des commentaires à nous communiquer ?Passez nous voir pour en discuter avec d\u2019autres lecteurs de La Presse à : www.cyberpresse.ca/actuel RITALIN Suite de la page B1 Dans leur cas, le médicament agit à titre de calmant, réduisant l\u2019agitation et favorisant la concentration, sur une période moyenne de quatre à six heures.Mais chez les jeunes ou les adultes qui ne souffrent pas de tels troubles et qui en consomment de manière illicite, l\u2019effet est intensifié selon les doses, voire renversé.Résultat ?À court terme, « vigilance et énergie accrues, sentiment de bien-être, rythme cardiaque et respiratoire rapide, hausse de la tension (.).Il est possible que la personne devienne volubile, agitée, excitée, ou qu\u2019elle se sente puissante, supérieure, agressive, hostile, qu\u2019elle se conduise d\u2019une façon bizarre ou répétitive », écrit Santé Canada, dans un document intitulé Les Drogues, faits et méfaits, disponible sur Internet.Le médicament est déjà bien connu des jeunes étudiants de l\u2019Université McGill, qui en font leurs choux gras en période d\u2019examens depuis quelques années déjà.« Ils en prennent pour être capable de mieux étudier, relate Pierre-Paul Tellier, directeur de la clinique des étudiants de l\u2019université.On voit leurs réactions, ils sont surstimulés.On sait qu\u2019ils ont pris des pilules de caféine, des pilules de Ritalin, des boissons énergétiques comme le Red Bull, tout ça pour se garder éveillés et étudier toute la nuit.» Mais le Ritalin ne sert pas qu\u2019aux bonnes causes.« Dans les partys, ils avalent des comprimés ou ils les broient.Ce sont des substituts pour être plus stimulés.Ils prennent ça avec d\u2019autres choses, comme de l\u2019ecstasy ».Même sans connaître l\u2019étendue de la consommation, la question est préoccupante, dit-il.« On ne sait pas si c\u2019est un gros problème, mais il y en a toujours trois ou quatre, pendant les périodes d\u2019examens, qui viennent nous voir, et on voit qu\u2019ils sont sous effet.Mais ils ne nous disent pas toujours la vérité.Ils ont des nausées, de la diarrhée, et arrivent en nous disant qu\u2019ils ont une gastro.» « Je suis sûre que cela existe, mais nous n\u2019avons pas entendu parler de cas ici », commente pour sa part Angie Siano, coordonnatrice de la clinique de santé de l\u2019Université Concordia.Le Ritalin n\u2019est toutefois pas réservé à l\u2019élite universitaire.Comme les jeunes, les camionneurs en consomment pour demeurer éveillés la nuit.Du Ritalin, comme toutes sortes d\u2019autres stimulants d\u2019ailleurs.« Je sais que cela se fait.Il y a des gars qui se chargent avec des wake up pills de caféine, d\u2019autres qui prennent des amphétamines.C\u2019est clair », commente un camionneur qui a préféré garder l\u2019anonymat.Dans les centres de désintoxication et de réadaptation, le médicament apparaît aussi dans les dossiers médicaux de quelques jeunes.« Il est arrivé que dans les dossiers, on apprenne que les jeunes avaient consommé du Ritalin.Mais ce n\u2019est pas nécessairement de manière active, ou si c\u2019est le cas, c\u2019est relativement exceptionnel », témoigne André Guillemette, directeur du centre Jean-Lapointe à Montréal.La consommation illicite des petites pilules n\u2019est pas non plus un phénomène purement montréalais.En région aussi, elles ont fait leur apparition.« Habituellement, le Ritalin n\u2019est pas leur produit principal de consommation.Mais j\u2019en connais quelques-uns uns qui en ont pris une fois ou deux », poursuit Jacques Boucher, psychologue au centre Domrémy \u2014 Mauricie Centre du Québec, à Trois-Rivières.Chez les jeunes, le Ritalin serait moins un produit de prédilection qu\u2019une drogue comme une autre à essayer.Contrairement aux adultes, qui ont d\u2019habitude plus de moyens, « les jeunes consomment selon les opportunités, la disponibilité, et leurs moyens financiers », commente John Topp, directeur général du Pavillon Foster.Plus cher, le gramme de cocaïne vaut environ 80 dollars.La pilule de Ritalin ne vaut qu\u2019une poignée de dollars.« Les jeunes, n\u2019importe quoi qui ne coûte pas cher, ils vont l\u2019essayer, poursuit Geneviève Lefebvre, coordonnatrice de l\u2019équipe jeunesse du pavillon Foster.Sans savoir ce que c\u2019est, tant que ça buzze.C\u2019est presque autodestructeur.» Sur les 300 jeunes qu\u2019elle voit par année, un peu moins de 10 % a consommé du Ritalin.La consommation illicite peut parfois avoir des effets insoupçonnés.Elle mentionne le cas d\u2019un jeune, jamais diagnostiqué pour quelque trouble d\u2019attention que ce soit, qui consommait du Ritalin.Comble de l\u2019ironie, l\u2019effet était bénéfique, car il s\u2019est finalement révélé hyperactif.« Les jeunes ne vont jamais venir nous consulter pour leur consommation de Ritalin, précise-t-elle.Mais dans leur historique de consommation, on va se rendre compte qu\u2019ils en ont consommé, au même titre qu\u2019ils peuvent avoir pris le Valium de leur mère.» Certains pensent que la hausse du nombre de prescriptions ne serait pas étrangère à la consommation illicite qui se fait de Ritalin.« Oui, c\u2019est certain, affirme David Cohen, professeur au Collège de santé et d\u2019affaires publiques à la Florida International University.Il est clair qu\u2019il est très facile pour un enfant d\u2019avoir accès à du Ritalin.Il y a environ un enfant sur 10 qui en prend.Dans les classes, il y a donc sûrement deux ou trois enfants qui en ont dans la journée.» Pas si sûr, répond Charles Robitaille, psychologue.Si la hausse du nombre de prescriptions de Ritalin et l\u2019usage illicite qui s\u2019en fait sont peut-être reliés, d\u2019autres éléments sont aussi à considérer : le Ritalin est désormais prescrit à des adultes, à plus fortes doses, pour d\u2019autres troubles, avec de meilleurs diagnostics, etc.« La meilleure utilisation du médicament fait qu\u2019il y a une consommation croissante.Quoi qu\u2019il en soit, les Nations- Unies ont pour leur part depuis longtemps dénoncé la hausse de la consommation du Ritalin, lequel fait partie, depuis la Convention de 1971, des substances psychotropes dites à « fort risque d\u2019abus ».Dans un rapport publié en 1996, les Nations unies ont dénoncé la forte consommation du Ritalin aux États-Unis, de deux fois supérieure à celle du Canada.Chez nos voisins, le Ritalin « fait l\u2019objet d\u2019un abus essentiellement de la part d\u2019adolescents qui achètent des comprimés aux enfants sous traitement ou qui dérobent le médicament dans les infirmeries des écoles.(.) Puisque cette drogue est commercialisée en tant que médicament agréé pour les enfants, ceux qui en abusent n\u2019ont pas conscience des dangers qu\u2019elle représente pour la santé », dénonce le document.Les Nations unies ont réitéré les mêmes propos l\u2019année suivante.Et puis, en 1999, c\u2019est le Canada qui y est passé.Dans un rapport de l\u2019Organe international de contrôle des stupéfiants, les Nations unies ont cette fois déploré que le Canada ne fasse rien pour contrôler le trafic de substances psychotropes, dont fait partie le Ritalin. La Presse 1er juin 2001 Pages B4-B6 manquantes 5LP0701B0601 B7 Vendredi 5LP0701B0601 ZALLCALL 67 00:38:16 06/01/01 B FOU DfASIE, 1732, rue Saint-Denis, (514) 281-0077 Ce Fou se concentre principalement sur lfelegance de son decor et des presentations dans les assiettes.Il nous propose une cuisine essentiellement chinoise qui sfeparpille aux quatre coins de lfAsie : la Thailande dans les soupes, le Vietnam dans les salades et quelques grillades, tandis que le Japon se cantonne au bar a sushis.Une cuisine souvent banale mais qui cache quand meme quelques surprises.Pour > La salade vietnamienne degustee sur une des rares terrasses asiatiques.Contre > Une creativite nonchalante qui se limite a preparer quelques apprets declines sur un choix de viandes ou de fruits de mer.Le riz friable des sushis et la robustesse du chou rouge qui decore les assiettes.La musique de salle dfattente.$$ \u0001\u00011.2 PANINO ESPRESSO, 5124, rue Jean-Talon Est, (514) 721-9444 Les yeux fermes pour faire disparaitre la moquette, les oreilles grandes ouvertes pour lfambiance authentique et le nez aux aguets pour les odeurs typiques, bienvenue dans ce petit caffe de la banlieue romaine version Saint-Leonard.Pour > Le depaysement.Les tramezzini, ces paninis faits de simple pain blanc tranche qui se rapprochent etrangement de nos grilled cheese et que lfon savoure en apres-midi avec un espresso EXTRA cremeux.Contre > Le decor de salle dfattente dans une allee commerciale (strip mall) et lfabsence de menu qui vous sera recite nonchalamment si vous interrogez le personnel.$ \u0001\u0001\u0001 LE PETIT ITALIEN, 1265, avenue Bernard Ouest, (514) 278-0888 Suffisamment petit pour se faire intime, au decor assez leche pour une clientele de bon genre, et familier au point dfen faire une habitude, Le Petit Italien vous accueille lorsque la perspective de preparer le souper devient accablante.La cuisine se campe sur des bases classiques.Pour > Le partage du plateau dfantipasti, a condition dfy ajouter poivre, parmesan, vin et conversation.La sagesse des pates et des risotto en demi-portions.Contre > La panna cotta au coeur coulant.Les occasionnels plats qui ne surpassent pas ce que la clientele gourmande pourrait se concocter si elle en avait le courage.$$ \u0001\u0001\u0001 LA COLOMBE, 554, rue Duluth Est, (514) 849-8844 Apres le potage et lfentree, le menu a prix fixe offre un choix de viandes nobles accompagnees dfune demiglace tres concentree et de legumes du jour.Peu de surprises, mais des saveurs franches.Pour > Le saumon fume maison au cedre.Le service, capable de remonter la table voisine subito presto sans que vous vous en rendiez compte.Une technique parfaite en cuisine et une qualite constante dans les assiettes.Contre > Le potage du jour et les desserts plutot simplets.Le manque de diversite dans lfappret des plats principaux.$$ \u0001\u0001\u00011.2 I l P I A T T O D E L L A N O N N A 176, rue Saint-Viateur Ouest, (514) 278-6066 Table dfhote : 9,95 a 19,95 $ Lundi au vendredi : 12h a 14h30 Lundi au dimanche : 18h a 22h \u0001\u0001 LA PRESSE MONTREAL VENDREDI 1er JUIN 2001 B7 Deja visites pour vous Clone de Nonna FREDERIC CHABOT collaboration speciale Notre rythme de vie effrene a donne naissance a des restaurants a lfatmosphere demesuree et a des trios clones accessibles instantanement.Face a ces exces, la reaction ne sfest pas fait attendre.Les grandes metropoles du monde ont vu naitre a lfombre des gratteciel de petits lieux voues a lfauthenticite des cuisines rustiques du monde.Une clientele dfurbains hyperactifs marques par le bitume et le beton se rejouit a lfidee de plonger dans une cuisine de terroir en esperant reprendre contact avec une vie plus simple.Cfest la vocation du restaurant Il Piatto Della Nonna (le plat de la grand-mere en italien).Une Italienne aux cheveux grisonnant est en effet aux commandes des fourneaux.On pourrait meme en faire une belle- mere adoptive.Dfailleurs, qui nfa jamais reve dfavoir une belle-mere italienne ?On sfimagine tres bien se regaler tous les dimanches dfune cuisine qui nous ferait voyager dans les campagnes italiennes.Ainsi, lfespace de la rue Saint-Viateur sfest dote dfun cachet rustique : briques chancelantes, boiseries patinees, photos dfepoque, coupures de journaux et autres vieilleries.Meme la sonnerie du telephone a cadran nous ramene en arriere.Un decor qui tente de nous transporter dans un passe ou tout etait plus simple, alors que la cuisine se faisait selon des traditions centenaires sans tenter de nous donner une vue dfensemble du monde du haut dfune tour de Babel.Le vieux plafond moule a la couleur officielle du nouveau millenaire et le mobilier dfaluminium donnent une petite note urbaine qui rassure subtilement la jeune clientele.Fidele a sa mission de simplicite, le court menu sfinscrit tous les jours sur une mini-ardoise.Il debute par un choix de zuppa (soupe) ou dfinsalata (salade) et se poursuit par une selection de quatre plats : pasta della nonna, fettucini con peperoni e olive, salsiccia di vitello, osso bucco della nonna.Lfardoise des vins se resume a un valpolicella, tres bon mais trop chaud, disponible en bouteille, au verre, en demi ou au litre.Si le client qui y est adosse finit par se tasser, on remarquera aussi une grappa et une sambucca.Lfeau en bouteille est a prix raisonnable, mais a temperature tiede.Une formule simple, pas trop epuisante pour la nonna, et charmante pour le voisinage.Cette fois, la straciatella tient lieu de zuppa.Epinard, ciboule (echalote verte), des de tomate et, bien entendu, des oeufs, en coagulums plutot qufen legers voiles, nagent dans un bouillon de poulet.Lequel bouillon est si concentre en sel qufil laisse planer le doute sur la participation dfune quelconque poule a sa preparation.La salade se compose dfun maigre bouquet de laitue frisee mal essoree, a peine relevee dfune bruine de vinaigre balsamique et insuffisamment enveloppee dfune huile dfolive coupee au canola.Le croquant du sable surpasse rapidement celui de la laitue.Lorsque lfassiette dfosso bucco arrive a la table, on remarque le rouge de lfaccompagnement de pates.Les fusilli sont enrobes dfune belle reduction de tomates, un concentre si riche qufil en perd presque son statut de sauce.Cette pulpe adherant fortement aux fusilli laisse en bouche une puissante saveur de tomate presque confite, mais qui nfest pas endormie par un exces de sucre comme cfest trop souvent le cas des preparations locales.Mais aucune trace du basilic annonce.Seuls deux petits plants chetifs desquels il ne reste que le tronc et quelques feuilles jaunies dont on ne voudrait pas dans notre assiette decorent la tablette de la cuisine.A lfoppose, lfosso bucco est mouille dfun liquide de cuisson plutot aqueux, a peine tomate.La viande, seche et encore raide, manque de cuisson.Une branche de celeri perdue dans cet ensemble ne suffit pas a rehausser la saveur de ce plat ou meme le sel et le poivre brillent par leur absence.Les fettucini sont prepares á con peperoni e olive â.Il sfagit ici de poivron rouge, et non pas de cette charcuterie qui garnit nos pizzas nord-americaines, et dfolives.Cfest avec tristesse qufon decouvre des fettucini de cuisson inegale, plusieurs des rubans de pates etant encore croquants, non pas al dente mais tellement raides qufils peinent a sfenrouler autour de la fourchette.Ces pates sont sautees avec des cubes de tomates insipides, des lanieres de poivron rouge marine et des tranches dfolives noires dans une tres genereuse portion dfhuile (olive-canola !) surchauffee, ce qui rend sa digestion hasardeuse.Une grandmere de reve rotirait elle-meme ses poivrons et servirait des tranches dfolives noires qui ne goutent pas la rondelle de hockey.Pas de desserts au menu et on ne sfen plaindra pas.Une finale en espresso accompagnee de biscotti semble tout a fait adequate.Les biscotti partagent le fond du panier avec des doigts de dame et des amaretti, ces denses meringues parfumees a la liqueur dfamande.Il nfy a pas si longtemps encore, ce type de restaurant nfaurait pas ete apprecie.Mais devant lfengouement suscite par la quete des cuisines rustiques, la formule plait et sfexploite facilement.Sentant le filon et voyant le succes de son premier restaurant rue Saint-Denis, la Nonna a ouvert ce second etablissement.Malgre tout le respect du au matriarcat italien, il est difficile, devant tant dfimperfections, de ne pas sfinterroger sur le respect du au client.Degustes pour vous > Vin de pays des Cotes de Gascogne 2000 Brumont.Elabore avec 100 % dfun cepage peu connu (le Gros Manseng) du Sud-Ouest de la France.Rappelle un peu le Sauvignon blanc au nez et en bouche.Des saveurs intenses, du corps, une acidite bien presente qui lui donne du tonus.Et une excellente affaire pour le prix.Vin courant (C), 548883, 9,35 $, \u0001\u0001(\u0001) $ a boire, 1-2 ans au moins sans doute.> North Coast 98 Pinot noir Beringer.De plus en plus de producteurs californiens maitrisent bien le Pinot noir, de Bourgogne.Rouge clair, celui-ci a un vrai bouquet de Pinot noir, fin et au boise bien present sans qufil soit intempestif.La bouche suit, moyennement corsee, marquee par le bois, sur des tannins tendres et soyeux.Tres beau vin.S, 897520, 30,25 $, \u0001\u0001\u0001 $$$($) a boire, 1-2 ans.> Medoc 97 Chateau Greysac.Un Medoc peu corse, sans une ride bien qufil soit dfun millesime secondaire, au bouquet dfamplitude moyenne, type, et a la texture elegante.896274, 19,70 $, \u0001\u0001\u0001 $$, a boire, 1-2 ans.> Grave Merlot DOC 98 Vistorta.Un Merlot du Friul (Italie) bien colore, aux allechantes odeurs de fruits rouges, charnu en bouche, et aux saveurs tout aussi plaisantes, sur des tannins bien ronds.Ce vin est elabore sur les conseils de lfoenologue Georges Pauli, du Saint-Julien Chateau Gruaud-Larose.S, 712018, 24,10 $, \u0001\u0001\u0001 $$($) a boire, 2-3 ans.Le divorce de Roberto Anselmi LE VIN Roberto Anselmi, dont les vins blancs comptent parmi les locomotives de lfappellation Soave, en Venetie, a decide que ceux-ci seraient desormais de simples IGT.(IGT pour indicazione geografica tipica, ces vins se situant pour lfItalie au meme niveau hierarchique que les vins de pays francais.) á Jfai vecu 25 ans avec une femme qui est le Soave.Mais la, je suis oblige de divorcer â, disait-il la semaine derniere a lfoccasion dfune degustation de ses vins en compagnie dfautres viticulteurs italiens.Il en a contre la decision des autorites viticoles italiennes dfaccorder, a partir du millesime 2002, lfappellation la plus prestigieuse qui soit au Soave (denominazione di origine controllata e garantita, ou DOCG), sans prendre les moyens voulus pour relever la qualite generale de ces vins blancs.Viticulteur modele, il estime ainsi que les vignes ne devraient plus etre cultivees sur pergolas, qui sont dfespeces de toitures haut perchees sur lesquelles la vigne sfetale, de sorte que chaque pied produit enormement de raisins, aux saveurs plus ou moins diluees.Selon ce systeme, on plante en Venetie environ 2000 pieds par hectare.Il faudrait selon lui une densite beaucoup plus importante, de 4000 a 5000 pieds, en prenant les moyens de reduire la quantite de raisins produite a lfhectare.Ainsi, dit-il, on devrait renoncer aux pergolas, tailler la vigne beaucoup plus court, et calculer la quantite produite (le rendement, dit-on) par pied de vigne et non par hectare.Car les raisins produits par 2000 pieds par hectare seront nettement moins concentres, et de moins bonne qualite, que la meme quantite de raisins provenant dfune vigne dfune densite de 4000 pieds par hectare.(Plus un pied de vigne porte de raisins, plus il lui est difficile de les nourrir adequatement.) Roberto Anselmi a fait de tout cela des conditions pour rester au sein de lfappellation.conditions qui ont ete rejetees.á Il nfest pas difficile de prendre une decision comme ca.Mais je suis un peu fou â, disait-il ce jour-la.Deux de ses vins, presents sur le marche quebecois, sont deja commercialises comme des IGT.Dfabord, son IGT Veneto Bianco 99 Capitel Foscarino, elabore avec 90 % du meilleur cepage blanc de la Venetie, le Garganega, et pour le reste de Trebbiano, non boise, assez peu corse, et en meme temps pourvu de beaucoup de caractere et de classe, avec des saveurs intenses et juste ce qufil faut dfacidite.Tres beau vin de specialite (S), 968859, 22 $, \u0001\u0001\u0001 $$($) 4-6 ans au moins, car les vins de Garganega tiennent la route.Eleve en futs, son IGT Veneto Bianco 98 Capitel Croce, dont le fruit rappelle au nez les odeurs du coing (un melange dfodeurs de poires et de pommes) et les fruits confits, est ample, passablement corse, avec des saveurs marquees, particulieres et un boise perceptible, sans exces.Tres reussi egalement.S, 968867, 22,60 $ \u0001\u0001\u0001 $$($) 4-6 ans au moins egalement.Vins blancs originaux, tous deux sont parfaitement equilibres.Demain : un magnifique Vacqueyras La Presse 1er juin 2001 Page B8 manquante "]
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