La presse, 16 juin 2001, Cahier A
[" 6LP0101A0616 A1 SAMEDI 6LP0101A0616 ZALLCALL 67 01:16:16 06/16/01 B MONTRÉAL SAMEDI 16 JUIN 2001 LE PLUS GRAND Q UOTIDIEN FR ANÇAIS D'AMÉRIQUE 1 1 7e A N N É E > N O 2 3 3 > 2 3 4 P A G E S > 1 4 C A H I E R S 2 $ TAXES EN SUS ÎLES-DE-LA -MADELEINE 2,50 $ FLO RIDE 2,60 $ U.S.Une entrée par la porte technologique Nortel va de mal en pis Le géant des télécoms doit supprimer 10 000 autres emplois Dans les salles d'urgence débordées et dans les hôpitaux en crise perpétuelle, les patients livides, le personnel exténué et les administrateurs tendus perçoivent encore à peine les sirènes, qui pourtant se rapprochent vite et se feront entendre de plus en plus fort au cours des prochains mois.Il ne s'agit pas de sirènes d'ambulances, mais de celles des nouvelles technologies de l'information, de l'imagerie numérique à l'Internet, qui promettent efficacité et surtout rapidité des soins, y compris la médecine à distance.La « santé branchée » devient le nouveau sauveur d'un système de soins qui craque de toutes parts.Les hôpitaux et autres établissements de santé n'ont d'autre alternative que de prendre le virage technologique, après le virage « ambulatoire » des dernières années, afin de répondre à la demande grandissante de soins et de réduire les coûts qui montent aussi, s'accorde à dire à peu près tout le monde qui s'occupe de santé au Québec comme ailleurs en Occident.Le vieillissement de la population ( un Québécois sur cinq aura plus de 65 ans dans vingt ans ) ne laisse présager qu'une hausse continue des besoins hospitaliers, tandis que sévit une pénurie de personnel, chez les infirmières surtout, et que les choix financiers de l'État rationnent les ressources.Déjà, les hôpitaux québécois reçoivent dans leurs différents services 10,5 millions de visites par année ( une et demie par habitant, en moyenne ), un fardeau que les nouvelles technologies sont appelées à alléger.Voir ENTRÉE en A2 Autres textes, pages B1 et B2 RÉJEAN BOURDEAU Nortel Networks a jeté une autre douche froide sur ses salariés et sur les investisseurs, hier matin, avant l'ouverture des Bourses.Le plus grand équipementier de télécoms a annoncé la suppression de 10 000 emplois à ses usines, qui s'ajoutent aux 20 000 licenciements déjà effectués depuis le début de l'année.À la fin septembre, le géant de Brampton, en Ontario, aura perdu le tiers de son effectif, à 64 300 personnes.Quelque 1000 travailleurs ont quitté leur emploi dans ses installations montréalaises depuis janvier.Reste à savoir quel sera l'impact de ces nouvelles compressions sur les 4000 postes actuels.Son président John Roth, qui a empoché un revenu de 100 millions de dollars US l'an dernier grâce à ses options, prévoit maintenant une perte de 19,2 milliards de dollars US pour le trimestre se terminant le 30 juin.Il s'agit vraisemblablement de la plus grande perte de l'histoire pour une société canadienne pour une période de trois mois.La société a radié pas moins de 12,3 milliards de dollars US de ses livres pour compenser la baisse des commandes, la dépréciation de ses stocks, les mauvaises créances et la fermeture de certaines activités.La perte d'exploitation sera de 1,5 milliard US.« Nous avons connu de meilleurs moments.Est-ce la fin ( des problèmes )?Nous l'espérons », a déclaré à Reuters le président, dont le départ est prévu en avril.Voir NORTEL en A2 Autre texte, page F1 Pour suivre les hauts et les bas de Nortel: www.cyberpresse.ca/nortel Contre la pauvreté Le gouvernement du Québec débloque 34,8 millions sur trois ans pour combattre la pauvreté, mais cette somme a immédiatement été jugée « dérisoire » par des groupes de défense des démunis.Le premier ministre Landry a en effet annoncé hier un programme de soutien alimentaire de 21 millions pour les élèves des quartiers défavorisés et une somme additionnelle de 10 millions pour soutenir divers autres programmes.Voir nos informations en A4 Les casseurs volent la vedette aux dirigeants de l'Union européenne Agence France-Presse GOETEBORG, Suède \u2014 Une quarantaine de blessés, dont trois par balles, plusieurs dizaines d'arrestations, un centre-ville dévasté et un sommet européen perturbé: la Suède était sous le choc ce matin, au lendemain d'une journée d'émeute à Goeteborg, dans le sudouest du pays, redoutant une possible nouvelle flambée de violence en cours de journée.Les affrontements ont débuté vendredi matin lorsque plusieurs centaines de casseurs se sont détachés d'une manifestation anti-européenne ayant rassemblé, dans le calme, quelque 14 000 personnes sur la place Goeta, au centre du deuxième port du royaume.Les vandales, dont plusieurs étaient cagoulés ou casqués, ont entrepris de se frayer à coups de barres de fer, de pavés et de bouteilles un passage jusqu'au centre de conférence où se trouvaient les chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne ( UE ) et dont l'accès leur était barré par les forces de l'ordre.N'y parvenant pas, les casseurs, pour la plupart des jeunes venus notamment d'Allemagne, du Danemark et des Pays-Bas, se sont attaqués sur Kungsportavenyn, principale artère commerçante de la ville de 780 000 habitants, à des symboles de la mondialisation et du « capitalisme », tels des restaurants de la chaîne Mc Donald's.Voir CASSEURS en A2 Arts et spectacles cahiers C et D - horaires-spectacles D17 - Télé-horaire D2 Actualités A21 Avis C11 Bridge H18 Carrières cahier I - formation I19 Décès B10, B11 Échecs H18 Économie F1à F12 Éditorial A18 Encans C11 Êtes-vous observateur?H12 Feuilleton I20 Forum A19 Horoscope I20 Jardiner J8 Loteries A2, B9 Monde A21-A26 Mon toit cahier J Mots croisés H11, I20 Mot mystère I20 Ni bête ni méchant H18 Petites annonces E1 - immobilier E1-E5 - marchandises E5, E6 - emplois E6, G9 - automobile G10, G11 - affaires F6 Philatélie H18 Plus B1-B5 Politique A6-A14 Restaurants D18 Vacances-voyage cahier H Vin D19 Sports cahier G M É T É O Voir B9 Risque d'orages Maximum 28 > minimum 17 Trop d'Internet?Achetez un chien! Les technologies transforment la famille.et vice-versa PAUL ROY LA MALBAIE \u2014 Votre enfant passe sa vie sur Internet et ça vous inquiète?Achetez-lui un chien! C'est sans doute le conseil que vous donnerait André Caron, auteur d'une étude intitulée Impact des nouvelles technologies sur la famille.Le professeur Caron, directeur du Laboratoire de recherche sur les nouvelles technologies de l'Université de Montréal, racontait cette semaine à un groupe de psychiatres cette anecdote d'une mère inquiète de la relation quasi exclusive de son fils de 16 ans avec Internet.Le garçon rentrait de l'école à 16 h et, à l'exception de quelques minutes grappillées ici et là pour se sustenter, restait devant l'ordinateur jusque passé 23 h.Il supervisait des chat, conseillait à des couples d'amoureux de se réconcilier, jouait au psychiatre avec tout un chacun, downloadait sa musique.La mère et le fils ont participé à l'étude du professeur Caron, dont l'équipe de chercheurs a vécu au quotidien trois semaines avec neuf familles.Quelque temps plus tard, retournant les visiter, l'universitaire a remarqué la mine réjouie de la mère.« Problème réglé », lui a-t-elle annoncé.\u2014 Vous avez fait installer une deuxième ligne téléphonique?\u2014 Non, j'ai acheté un chien.En rentrant de l'école, le fiston allait désormais s'amuser avec son chien dans le parc.« Dans le fond, constate M.Caron, on est tellement gearé sur le technologique, qu'à un problème, on cherche nécessairement une solution technologique.Là, il y avait une solution non technologique, et elle a réglé le problème.Les nouvelles technologies ontelles un impact positif ou négatif sur les familles?« On a un discours très déterministe sur les technologies, répond le chercheur.On avance qu'elles mènent nos vies.Ce n'est pas entièrement vrai.et pas entièrement faux non plus.Ce qu'on sait, c'est qu'elles amplifient ce qui est déjà là.On est allé dans une famille où il y a beaucoup de technologies, mais une famille relativement unie, où on prend son repas ensemble.Ce que la technologie a fait dans ce cas précis, c'est qu'elle a permis aux membres de cette famille d'être encore plus en contact, grâce entre autres au cellulaire et au téléavertisseur.Inversement, il cite le cas de ce jeune couple sans enfant où les deux conjoints en sont venus à mener des vies quasi parallèles, passant des heures sur Internet chacun de son côté.Voir INTERNET en A7 Cette semaine, au manoir Richelieu, à la Malbaie, quelque 400 membres de l'Association des médecins psychiatres du Québec se réunissaient en congrès sur le thème Comportements destructeurs et psychiatrie.Des « comportements destructeurs » comme les troubles anxieux, la personnalité borderline, la violence conjugale, le jeu pathologique ( le lieu était tout choisi, à côté du Casino de Charlevoix ), la dépendance au sexe sur Internet.La Presse s'y est rendue.2954505 Permis du Québec Tél.: (514) 858-0011 1 888 302-6221 Costa del Sol 14 nuits vol et hôtel 2 repas /jour à partir de 1269$ 998$ à partir de VVoollss à partir de Achat-rachat 17 jours à partir de 629$ Bruxelles 369 $ Forrffaiittss ttoutt iincclluss Paris 699 $ Londres 399 $ Toulouse 799 $ Lyon 799 $ Cayo Coco 798 $ Cuba Cayo Largo 898 $ Bayahibe 958 $ Holguin 898 $ Varadero 928 $ Punta Cana 988 $ Puerto Vallarta 798 $ Cancun 948 $ jaibesoindevacances.com jaibesoindevacances.com jaibesoindevacances.com jaibesoindevacances.com jaibesoindevacances.com FFoorrffaaiitt EEssppaaggnnee 6LP0201A0616 A2 SAMEDI 6LP0201A0616 ZALLCALL 67 01:17:23 06/16/01 B A 2 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 6 J U IN 2 0 0 1 DEMAIN DANS LA PRESSE Cherche docteur désespérément « Ma pauvre p'tite dame, il n'y a plus un seul médecin de famille à Montréal-Nord qui prenne de nouveaux patients.Essayez plutôt à Laval ou bien allez à la clinique sans rendez-vous.» Partout au Québec, à Victoriaville comme à Shawinigan, à Joliette comme à Montréal, des patients qui désirent consulter un médecin entendent cette même chanson.Alors que la Fédération des médecins omnipraticiens vient de faire un pied de nez au ministre Rémy Trudel et à ses groupes de médecine de famille, quelle est la solution pour les patients orphelins?À lire demain dans le cahier SANTÉ.LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 2-2-1 > À quatre chiffres : 7-9-6-1 POUR NOUS J O I N D R E 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 www.cyberpresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 Nouvelles générales general@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Éditorial, Forum edito@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4816 Actuel actuel@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Auto, Mon toit, Santé Voyages aso@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6972 Quoi faire aujourd'hui quoifaire@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Arts, Spectacles, Cinéma, Livres arts@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4814 Économie econo@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Sports sports@lapresse.ca Télécopieur: (514) 350-4854 Têtes d'affiche denis.lavoie@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.RENSEIGNEMENTS (514) 285-7272 PROMOTION (514) 285-7100 COMPTABILITÉ (514) 285-6892 RECOUVREMENT (514) 285-6900 PUBLICITÉ Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi : 8 h 00 à 17 h 30 Décès et remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi : 8 h 30 à 17 h 30 Détaillants : (514) 285-6931 National et Télé-Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 ABONNEMENT (514) 285-6911 abonnement@lapresse.ca Par télécopieur : (514) 285-7039 Lundi au vendredi : 6 h 30 à 17 h 30 Samedi : 7 h à midi / Dimanche : 7 h à 11 h Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650 Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 SUITES DE LA UNE NORTEL Suite de la page A1 Comme Nortel ne voit pas d'améliorations de ses ventes avant plus d'un an, elle suspend ses paiements en dividendes.Pour le deuxième trimestre, ses revenus seront d'environ 4,5 milliards US, soit 1,7 milliard de moins que les attentes des analystes.L'entreprise s'attend à un retour à la rentabilité l'an prochain, si elle réalise des revenus de 20 milliards.Cette série de mauvaises nouvelles a frappé le titre de l'équipementier de plein fouet sur les parquets boursiers.Après une séance tumultueuse, où il a touché un creux de 13,42 $ à la Bourse de Toronto, il a repris du terrain en cours de journée pour clôturer en baisse de 1,06 $, ou 6,5 %, à 15,17 $.Après cette baisse, le titre de Nortel compte pour 7 % de l'indice TSE 300 alors qu'il a pesé jusqu'à 35 % l'an passé.D'autres fournisseurs de télécoms ont suivi le mouvement, entraînant l'indice torontois en baisse de 104 points, ou 1,3 %, à 7816,10.JDS Uniphase a fondu de 2,90 $ à 20 $, Celestica a perdu 2,85 $ à 62,35 $, C-Mac a reculé de 75 cents à 34,25 $.Pour la semaine, le TSE 300 a chuté de 4,9 %.Les marchés américains ont mieux encaissé le coup.Il faut dire que de nombreuses confessions publiées au cours de la semaine dans le secteur des technos ont tiré les indices à la baisse au cours des dernières séances.Hier, l'indice composite de la Bourse électronique NASDAQ a perdu 15,66 points, ou 0,77 %, à 2028,41.La moyenne des 30 industrielles Dow Jones de la Bourse de New York a reculé de 66,49 points, ou 0,62 %, à 10623,64.Depuis lundi, ils ont chuté respectivement de 8,4 % et de 3,2 %.Les difficultés du secteur des technos risquent-elles d'entraîner l'économie en récession?Clément Gignac, stratège et économiste en chef de la Financière Banque Nationale, pense que non.Des 680 000 annonces de licenciements aux États-Unis depuis le début de l'année, 45 % d'entre elles provenaient du secteur des technos, remarque-t-il.Malgré tout, il s'est créé 80 000 emplois au total dans l'économie.« En ajoutant les autres secteurs, le solde des emplois est positif », constate M.Gignac.Cela étant dit, il pense que l'économie des américaine frôlera la stagnation en milieu d'année.En 2001, il prévoit une croissance entre 1,5 % à 2 % pour les États-Unis ( comparativement à 5,5 % l'an passé ) et de 2,5 % au Canada ( par rapport à 4,5 % ).L'économiste principal et stratège du Mouvement Desjardins, François Dupuis, a la même lecture.Les risques de récession au Canada ne sont que de 10 %, dit-il.Aux États-Unis, ils sont de 40 %.« L'économie peut faire une pause mais ce serait normal après quatre années de croissance de plus de 4 %.» Selon M.Gignac, le ralentissement économique exerce une pression sur la Réserve fédérale pour abaisser ses taux directeurs de 50 centièmes de point lors de la réunion des 26 et 27 juin.Le stratège vise une cible de 12 500 points pour le Dow Jones et de 10 000 points pour le TSE 300 d'ici la fin décembre.De nombreux secteurs liés à l'économie traditionnelle offrent de belles occasions d'achat pour ceux qui ont un horizon de deux ou trois ans, expliquet- il.Le commerce de détail ( Sears, Canadian Tire, La Baie ) et les banques, deux secteurs aux faibles ratios cours/bénéfices, font partie de sa liste.ENTRÉE Suite de la page A1 Depuis le milieu des années 1990, les progrès fulgurants de l'informatique, dans le domaine des communications en particulier, font miroiter des « miracles » un peu partout, y compris dans la santé où l'échange d'informations sur les patients est souvent crucial.Quelques hôpitaux ont entrepris d'informatiser en partie leurs services et le gouvernement projette maintenant de créer un « dossier patient partageable » qui rendra disponible aux médecins, où qu'ils se trouvent, le dossier médical de tout patient se présentant à eux.La carte d'assurance-maladie, qui fait partie du paysage depuis plus de 30 ans, sera remplacée d'ici à 2003 par une « carte santé », aussi appelée carte « à puce » parce qu'elle comportera un microprocesseur donnant accès aux dossiers médicaux de 7,4 millions de citoyens québécois.Ce grand projet de « santé branchée », qui nécessitera des modifications législatives devant être étudiées cet automne par l'Assemblée nationale, suppose des investissements massifs \u2014 de l'ordre du milliard de dollars d'ici 2010 \u2014 dans des réseaux de communication et dans des systèmes numériques capables de créer et de transmettre en « temps réel » des diagnostics, des radiographies et autres images, ainsi que des plans de soins.Les services de radiologie et d'imagerie des hôpitaux devront tous être informatisés, tandis que les nouveaux « groupes de médecine de famille », qui prendront en charge les patients à compter de cet été, supposent le branchement au réseau public de santé, via l'Internet, de 3500 cliniques médicales privées et de milliers de dentistes.Bien amorcé ailleurs, comme aux États- Unis ou en Ontario, le virage technologique n'est cependant pas encore vraiment commencé au Québec.Une étude de l'Université de Montréal et de l'École des Hautes études commerciales vient de montrer le retard criant des établissements québécois de santé, qui ne consacrent que 1,3 % de leurs budgets à l'informatique ( 1,1 million de dollars par an, en moyenne ), comparativement à 1,9 % en Ontario ( 2,7 millions ).Aux États- Unis, l'industrie de la santé \u2014 car il s'agit bien là d'une industrie qui carbure surtout aux capitaux privés \u2014 consacre 4 % de ses budgets aux technologies de l'information.Le ministère de la Santé et des Services sociaux avait évalué, en 1999-2000, à 160 millions de dollars le coût des demandes d'investissement en technologies de l'information de la part du réseau de la santé pour une période de trois ans; mais le Conseil du Trésor, qui tient les cordons de la bourse étatique, a consenti cinq fois moins en ne débloquant que 33 millions.Les restrictions budgétaires du gouvernement ont obligé les hôpitaux, depuis 1995, à restreindre passablement les achats d'équipements, ce qui a entraîné un retard technologique, constate également l'Association des hôpitaux du Québec.« Les hôpitaux n'ont plus le choix, ils doivent trouver de nouvelles sources de financement, notamment auprès du secteur privé, afin de déployer les technologies de l'information », dit un porteparole de l'Association.C'est ainsi que le secteur privé, qui possède l'expertise informatique et les capitaux, pénètre pour la première fois depuis longtemps dans le réseau public de santé, en passant par la porte technologique.Nombre de projets d'implantation des nouvelles technologies dans les hôpitaux font déjà appel à l'entreprise privée, dans des « partenariats public-privé » que le gouvernement encourage ouvertement.Le plus important de ces partenariats vient tout juste d'être conclu entre le gouvernement, l'hôpital montréalais Sainte-Justine et la firme IBM.Le géant américain de l'informatique paie lui-même la moitié des 28 millions de dollars d'un projet-pilote qui doit servir de modèle de base pour la mise en place du « dossier patient partageable ».Le gouvernement a déjà acquis la licence du logiciel, et pour IBM ce partenariat signifie l'ouverture d'une « vitrine commerciale » sur l'ensemble du réseau de la santé.À partir d'aujourd'hui, et jusqu'à lundi, La Presse publie une série d'articles sur l'avenir de la « santé branchée » au Québec, en commençant par une visite à la salle d'urgences superbranchée d'un hôpital de Washington ( à lire en page B1 ), question de voir ce que nos voisins du Sud font déjà.Nomination CASSEURS Suite de la page A1 MARCEL DESJARDINS, éditeur adjoint et vice-président à l'information de La Presse, est heureux d'annoncer la nomination de Vincent Marissal à titre d'adjoint au directeur de l'information.À ce titre, il sera responsable de la couverture des informations générales, en plus d'assumer la supervision des bureaux politiques de Québec et d'Ottawa.Il dirigera également le cahier Montréal Plus.Au cours des quatre dernières années, M.Marissal a occupé le poste de correspondant parlementaire de La Presse à Ottawa.De 1993 à 1997, il a couvert l'Assemblée nationale du Québec pour le compte du quotidien Le Soleil.M.Marissal assumera ses nouvelles fonctions dès lundi.Au cris de « UE fasciste », ils s'en sont également pris à des cafés, des hôtels, des banques et des magasins, fracassant baies vitrées, vitrines et devantures, et brûlant sur des barricades improvisées tables, chaises et mobilier.Dans l'après-midi, le niveau des affrontements est quelque peu retombé pour reprendre de plus belle en soirée, difficilement contenus par des unités antiémeute, une police montée et des brigades canines manifestement débordées.Au cours de ces nouveaux heurts, un policier qui se sentait menacé a ouvert le feu, blessant trois personnes dont une grièvement à la poitrine.Opérée d'urgence à l'hôpital Sahlgrenska, celle- ci a été placée dans un état jugé « critique » en unité de soins intensifs.« Il s'agit d'un jeune homme qui risque de ne pas survivre », a déclaré le Dr Per Ortenwall, des services de santé de la ville.Deux autres blessés par balle, dont un Français touché à une jambe, « ne sont que légèrement touchés et leur vie n'est pas en danger », a-t-il ajouté.Le calme est revenu en début de nuit dans un centre-ville jonché de pavés et de débris divers, et où la police avait repris position entre des voitures aux vitres défoncées et des panneaux de signalisation jetés à terre.Au terme de la première journée du sommet qui devait être dominé par l'élargissement de l'UE, la police faisait état de 39 blessés parmi les casseurs et d'une vingtaine de fonctionnaires commotionnés ou choqués, de 150 arrestations et de dégâts matériels qui devraient se chiffrer en millions de couronnes.Les dirigeants européens étaient entrés dans le vif du sujet dès l'ouverture du sommet, en donnant la parole au premier ministre irlandais, Bertie Ahern.Invité à s'exprimer sur la victoire du NON la semaine dernière en Irlande, Ahern a réclamé une « période de réflexion approfondie » avant de pouvoir revenir devant les électeurs irlandais pour un deuxième référendum.D'autres manifestations étaient prévues aujourd'hui mais, devant l'ampleur pris par les affrontements, les autorités s'interrogeaient si elles n'allaient pas interdire tout rassemblement pour prévenir une répétition des émeutes de la veille.« C'est le pire des scénarios qui s'est joué », a reconnu le directeur général de la police du royaume, Sten Heckscher, en attendant de dresser le bilan de l'action de ses services.Dès hier soir, ceux-ci ont été critiqués pour ne pas avoir su mesurer l'ampleur qu'allait prendre la contestation au sommet des Quinze et permis des débordements qualifiés de « tragédie » par le premier ministre suédois, Goeran Persson. 6LP0301A0616 A3 Samedi 6LP0301A0616 ZALLCALL 67 01:13:25 06/16/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 6 JUIN 2001 A3 ACTUALTÉS Charest fera de l'hydroélectricité un de ses chevaux de bataille MARTIN PELCHAT Trente ans après Robert Bourassa, Jean Charest s'apprête à faire campagne en promettant une nouvelle vague de projets de développement hydroélectrique.Mais à la différence de son prédécesseur, le chef libéral compte bien donner un vernis environnemental à sa nouvelle Baie-James.« C'est très différent de ce que M.Bourassa avait comme vision de développement, parce que le contexte est très différent, dit-il en entrevue à La Presse.M.Bourassa le faisait dans l'espoir d'attirer chez nous des compagnies énergivores.Moi, 30 ans plus tard, je le fais dans un contexte où je cherche d'abord à nous assurer de l'approvisionnement de nos propres besoins, en respectant l'environnement et la conservation d'énergie.» Churchill Falls, Eastmain, La Romaine : voilà des projets qui pourraient être mis de l'avant, dit Jean Charest.Qui doute cependant de la rentabilité de Grande-Baleine, dont son député Henri-François Gautrin souhaitait récemment la renaissance.« Il faut évaluer les projets selon leurs coûts, mais dans le cas de Grande-Baleine, l'information que j'ai semble indiquer que les coûts seraient peut-être trop élevés par rapport aux profits qu'on en tirerait.Mais il y a des projets qui sont dans les cartons et qui pourraient être faits à profit.Après la santé et les régions, la question énergétique, propulsée parmi les priorités nord-américaines par les gigantesques besoins de l'Oncle Sam, sera donc un des thèmes principaux du prochain programme libéral, dont le contenu est présentement élaboré sur un « mode accéléré », dit Jean Charest, par la commission politique du parti.Car si Bernard Landry a écarté la tenue d'une campagne automnale, le printemps pourrait bien être électoral.Le premier ministre a d'ailleurs tenté de couper l'herbe sous le pied des libéraux, il y a quelques semaines, en annonçant qu'il avait donné le feu vert à Hydro-Québec pour procéder à une vaste expansion des capacités de production hydroélectrique.« Le problème de M.Landry, c'est qu'ils ne se sont pas occupés de ce dossier pendant sept ans, réplique Jean Charest.C'est comme un train qui s'en vient.Il faut bien qu'ils réagissent, mais ils réagissent assez tardivement.Le chef libéral accuse son rival de conserver du dossier une vision passéiste.« Il a l'air de dire : revenons à la période où on développe de l'énergie pour attirer des entreprises qui sont de gros consommateurs.La vision que je propose, elle, est complète.» Le plan libéral visera à attirer des entreprises de la nouvelle économie \u2014 notamment d'une Californie débranchée \u2014 « en cherchant à développer chez nous un approvisionnement stable ».Et il va d'abord prévoir les besoins intérieurs, dans le contexte où d'ici trois ou quatre ans, souligne M.Charest, la demande pourrait excéder l'offre au Québec.Il tiendra également compte du contexte nouveau qui s'est développé depuis la Baie-James.« Il y a des lois qui exigent des évaluations, on doit les respecter.On doit faire très attention, parce qu'on est vulnérables aux perceptions extérieures sur ces questions et si on avait l'air de vouloir tricher le processus ou la démarche, on en paierait le prix.» Évoquant l'exemple du Manitoba, Jean Charest promet aussi une implication directe des communautés nordiques.« La formule gagnante, c'est de faire en sorte qu'ils puissent participer aux projets et en tirer des profits.» Le dernier volet de la stratégie libérale s'appuiera sur un réinvestissement dans la recherche et développement.Pour répondre aux ponctions du gouvernement dans ses profits, Hydro-Québec a dû réduire ses fonds consacrés à la R&D de 1,9 % à 1,3 % de son budget, insiste le chef libéral.Après la santé et les régions, la question énergétique, propulsée parmi les priorités nordaméricaines par les gigantesques besoins de l'Oncle Sam, sera un des thèmes principaux du prochain programme libéral dont le contenu est présentement élaboré sur un « mode accéléré ».Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © À l'instar de Robert Bourassa, Jean Charest compte faire campagne en promettant une nouvelle vague de développements hydroélectriques.Le chef libéral voterait-il pour la «défusion» chez lui à Westmount?MARIE-CLAUDE LORTIE LE CHEF LIBÉRAL Jean Charest, qui est contre les fusions municipales forcées, ne voit aucun problème à ce qu'un gouvernement libéral permette à différentes villes de l'île de Montréal de devenir un jour des enclaves indépendantes défusionnées.Des sortes de trous comme dans le gruyère.« Pourquoi ça ne serait pas faisable ?» a-t-il lancé, hier, en entrevue à La Presse.« Moi, ça ne me scandalise pas.» Le chef libéral, qui habite Westmount, une des villes les plus farouchement opposées aux fusions, a cependant été incapable de dire s'il voterait en faveur d'une « défusion » s'il y avait effectivement référendum sur la question dans son « arrondissement ».« On va laisser le processus faire son cours », a-t-il répondu, visiblement un peu pris de court par la question.Les libéraux de M.Charest disent que s'ils sont élus après la mise en oeuvre des fusions, ils mettront en place un processus pour les citoyens des anciennes villes antifusion, qui leur permettrait de tenir un référendum pour redevenir indépendants et se séparer des villes agglomérées.À Montréal, ceci pourrait donc mener à la création de trous sur l'île, si Westmount ou Hampstead, par exemple, décidaient de devenir indépendantes.Le processus proposé par les libéraux commencerait par un système de registre citoyen où les résidants inscriraient leur volonté de revoir la fusion avec Montréal.Puis il y aurait des étapes de discussions publiques où le pour, le contre et les coûts d'une « défusion » seraient abordés.Ensuite suivraient de possibles référendums.M.Charest a répété maintes fois hier qu'il était farouchement opposé à l'idée d'imposer des fusions aux municipalités.Selon lui, il faut écouter les citoyens et le gouvernement n'a tout simplement jamais fait la preuve de la nécessité d'aller de l'avant avec ces réformes contre vents et marées.« Je n'en ai pas vu moi beaucoup d'études qui m'ont fait la démonstration que le gouvernement va atteindre les objectifs qu'il prétend qu'il va atteindre.C'est le contraire que j'ai vu », a-t-il lancé.Selon le chef libéral, le gouvernement a même probablement caché certaines recherches sur les impacts des fusions.« Ils ont rendu public ce qu'ils ont voulu rendre public », a-t-il dit.M.Charest a aussi répété qu'à son avis, il n'y aura pas de baisse de taxes municipales à la suite de ces réformes, parce que, notamment, on ne permettra pas la soustraitance et « on garantit des emplois à tout le monde ».De plus, le chef libéral craint « des ronde de mises à la retraite, avec tous les brillants succès qu'on a connus dans le système de la santé.» En gros, a-t-il résumé : « Un plus gros gouvernement c'est plus de bureaucratie et c'est plus loin du monde.» Les jeux de hasard ont rapporté 9 milliards aux provinces l'an dernier Presse Canadienne TORONTO \u2014 Les jeux de hasard ont rapporté l'an dernier une somme record de 9 milliards aux gouvernements provinciaux et territoriaux du Canada.Ce chiffre représente une augmentation de plus de 230 % par rapport aux revenus de 2,7 milliards réalisés en 1992, indiquent des données récentes de Statistique Canada.Et tout semble indiquer que les revenus provenant des casinos, des loteries et des jeux de pari vidéo sous contrôle gouvernemental continueront de s'accroître au cours des prochaines années, précise l'organisme fédéral.L'importance des revenus provenant des jeux de hasard dépasse de loin la croissance des autres industries depuis huit ans, constate l'étude de Statistique Canada.Les Manitobains, qui mènent le peloton, ont dépensé en moyenne 488 $ par personne pour les jeux de hasard en 1999, comparativement à 185 $ en 1992.La moyenne nationale était l'an dernier de 370 $.Au Québec, en 1998, la moyenne était de 355 $, et en Ontario, de 330 $.Les profits directs aux gouvernements \u2014 après déduction des coûts liés aux gains et à l'exploitation \u2014ont atteint 5 milliards en 1999, sur des revenus de 8,6 milliards attribuable aux jeux de hasard.En 1992, ces profits s'élevaient à 1,7 milliard.Les profits réalisés en 2000 n'étaient pas disponibles.Occasions multipliées Les experts attribuent la croissance des revenus et des profits à une cause très simple : les occasions se sont multipliées.Alors qu'il y a une dizaine d'années, les Canadiens pouvaient tout au plus acheter des billets de loterie, jouer au bingo ou faire des petits paris dans les ventes de charité, ils peuvent maintenant visiter une cinquantaine de casinos répartis dans tout le pays ainsi que les casinos des premières nations, et participer à diverses loteries organisées par des oeuvres de bienfaisances, dit Susan Olynik, de la Manitoba Lottery and Gaming Corp.Les amateurs de jeux de hasard peuvent aussi tenter leur chance sur l'un ou l'autre des dizaines de milliers d'appareils de loterie vidéo offerts dans les bars, les restaurants et les hippodromes.Le pays est divisé sur l'éthique des jeux de hasard, qui ont permis aux gouvernements d'accorder des baisses d'impôt, mais ont aussi entraîné des suicides, des faillites et des actes criminels parmi les joueurs compulsifs.Lors d'un référendum tenu au Nouveau- Brunswick le mois dernier, une faible majorité de citoyens se sont prononcés contre l'abolition des appareils de loterie vidéo. 6LP0401A0616 A4 16 juin 6LP0401A0616 ZALLCALL 67 01:12:39 06/16/01 B Landry dresse un bilan de ses 100 jours au pouvoir Pas de plan antipauvreté avant 2002 Québec investira pour l'instant dans les logements sociaux et l'aide alimentaire aux écoliers DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Ce n'est pas avant le début de 2002 que le gouvernement Landry compte déposer une stratégie d'ensemble pour la lutte contre la pauvreté.Pour l'heure, il promet d'investir dans le logement social et consacrera 35 millions $ sur trois ans pour réduire le nombre de ventres creux sur les bancs d'école.D'ici l'automne, Québec fera circuler un document d'orientation, destiné à alimenter la discussion sur le contenu de sa politique, ont indiqué hier, en conférence de presse, le premier ministre Bernard Landry et ses ministres sociaux, Jean Rochon et Nicole Léger.Québec sera tout aussi « obsédé » par la lutte à la pauvreté qu'il l'a été pour la croissance économique, a indiqué M.Landry, convenant que l'annonce d'hier n'était qu'une « amorce » de stratégie.Aujourd'hui, en conseil national, plus de 400 délégués du PQ auront à discuter de résolutions issues du comté de Viau ; l'une demande à Québec d'adopter une loi antipauvreté, l'autre propose la mise en place d'un comité pour étudier la mise en place d'un revenu minimum garanti.Mais l'annonce gouvernementale, qui visait à donner le change aux militants aujourd'hui, n'aura valu qu'une volée de bois vert au gouvernement Landry pour ses 100 jours au pouvoir.« C'est un gouvernement à bout de souffle, en fin de régime », a lancé Jean Yves Desgagné, porteparole d'une coalition d'organismes voués à la défense des assistés sociaux.Tout comme Vivian Labrie du Collectif pour une loi sur l'élimination de la pauvreté, M.Desgagné juge que le plan du gouvernement « est un recul », en ce sens qu'il fait table rase de deux ans de discussions et de consultation chez les groupes sociaux.« C'est un rendez- vous manqué », de dire Mme Labrie, promettant au gouvernement « une vraie révolution » tant que la mobilisation des démunis se fera entendre.Pour M.Desgagné, Québec rate carrément la cible en ne s'attaquant pas au vrai problème : hausser les revenus des démunis.Au nom du Parti libéral, le député de Laurier-Dorion, Christos Sirros, a été lapidaire.« Ils ont parlé une heure pour rien », a-t-il laissé tomber après la conférence de presse du gouvernement.Il critique aussi la formation d'un « comité de stratégie nationale de lutte à la pauvreté » formé seulement de députés péquistes : « les députés libéraux ne font pas partie de la nation ?» s'est-il interrogé.Dans son annonce, le gouvernement Landry promet « qu'une partie importante » des 100 millions prévus au budget pour répondre aux besoins de logement et de nourriture des démunis serait consacrée au logement social.Québec refuse toutefois de préciser un montant avant la fin de l'été parce qu'il veut attendre le résultat de négociations avec Ottawa.Pour François Saillant, du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), les engagements de Québec « sentent le réchauffé ».Québec reconnaît l'importance du logement social dans la lutte à la pauvreté, mais, du même souffle, ne lui accorde qu'une infime partie des fonds nécessaires à la construction des 8000 nouveaux logements réclamés par l'organisme, « très critique » devant les orientations d'hier.Québec a livré hier une poignée de mesures concrètes pour réduire la pauvreté.Ainsi, 21 millions sur trois ans seront accordés au ministère de l'Éducation pour le soutien alimentaire des élèves dans les écoles les plus défavorisées.On consacrera aussi 3,8 millions de plus au Club des petits déjeuners pour intégrer 100 autres écoles primaires \u2014 10 000 enfants \u2014 à leur réseau.Enfin, Québec injectera 10 autres millions dans la mise en place de cuisines collectives.Le document d'orientation, « Ne plus laisser personne de côté » est une version très élaguée d'un document antérieur, des orientations très générales où on se contente de proposer, par exemple, la mise en place d'indicateurs pour mesurer les progrès de la lutte à l'indigence.Pour Bernard Landry, il faudra attendre septembre pour avoir une idée de la croissance économique pour cette année.Le premier ministre, qui avait promis une « révolution » dans la lutte à la pauvreté, était hier moins ambitieux: « Ce n'est pas l'approche révolutionnaire qu'il faut chercher, mais l'approche efficace ; c'est une lutte solide, cohérente et concrète qu'on cherche », a dit M.Landry.Avec un peu d'embarras, le ministre Rochon a pris ses distances vis-à-vis de l'engagement de Québec à considérer l'adoption d'une loi anti-pauvreté.Cette loi pourrait faire partie d'un ensemble, a-t-il risqué, soulignant vite que les consultations pouvaient déboucher sur les mêmes actions sans qu'il y ait besoin de légiférer.NORMAN D E L I S L E Presse Canadienne QUÉBEC \u2014 Le coup de barre en faveur du développement des régions est la réalisation qui satisfait le plus le premier ministre du Québec, Bernard Landry, qui célèbre aujourd'hui ses 100 premiers jours au pouvoir.« Si j'avais à choisir la chose dont je suis le plus fier depuis 100 jours, c'est que nous ayons mis à la disposition des régions du Québec des moyens sans précédent pour qu'elles puissent rejoindre le taux national de croissance », a dit M.Landry hier à l'Assemblée nationale.Les régions du Québec en difficulté « ont maintenant un arsenal pour s'en sortir », croit le premier ministre.Le chef du gouvernement, désigné pour remplacer Lucien Bouchard le 5 mars dernier, a également souligné la création de 41 000 emplois depuis le début de l'année.Ce nombre d'emplois « est à peu près conforme à nos prévisions, puisque l'économie de notre continent ralentit », a expliqué M.Landry.Le premier ministre a aussi signalé la « réaction enthousiaste » qu'il dit avoir perçue face au projet gouvernemental de création de groupes de médecine de famille.Mais cet enthousiasme n'est pas partagé par tout le monde.Le chef de l'Action démocratique, Mario Dumont, député de Rivière- du-Loup, a plutôt parlé d'un « manque de vision et de projets » de la part du gouvernement.« Le premier ministre semble accorder la priorité à ses propres besoins plutôt qu'aux questions touchant la population », a-t-il déclaré.Il cite en exemple l'aménagement d'une résidence de fonction pour le chef du gouvernement et le déménagement de ses bureaux dans un autre édifice attenant à l'Assemblée nationale.Le chef adéquiste dénonce aussi l'introduction de photo radars et la mise en tutelle des conseils d'administration des établissements de santé comme étant caractéristiques du manque de vision du gouvernement.Photo CP Bernard Landry a promis, hier en conférence de presse, de faire de la lutte contre la pauvreté une obsession, mais le premier ministre ne semble pas être parvenu à dissiper les doutes des organisations populaires.2962111A AVIS PUBLIC GRANDE LIQUIDATION Les Trouvailles 3687, rue Ste-Catherine est, Montréal Laveuse 1910 I Rouet 1930 I Fileur à laine 1925 I Lyre musique 1894 I Caisse 1940 I Gramophone 1925 I Bahuts 1910 à 1940 I Poêle 1930 I Table 1900 I Chaises mission 1920 I Chaise chauffante et lit Louis XV I Coffres I Téléphones I Sets de chambres I Radio antique I Tables de salle à manger de 1910 et + I Vaisselier 1910 et + I Sofa antique I Armoires 1910 et + I Coiffeuse 1925 I Horloge grand-mère I Horloge murale I miroir antique et plusieurs autres items (bibelots, laiton, etc.).SAMEDI 12 H 00 - 18 H 00 DIMANCHE 11 H 00 - 18 H 00 LUNDI 11 H 00 - 19 H 00 MARDI 11 H 00 - 19 H 00 TOUT DOIT ÊTRE VENDU / 50% ET PLUS ENCAN ENCAN (514) 949-6677 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Dis-le que c'est pas Longueuil ! Avoue ! Pas étonnant qu'il ait signé une confession absurde.Comment expliquer autrement qu'ayant vu arriver Le Moyne en dernière position, on prétende faire dire à ce sondage qu'il s'agit du choix le plus « rassembleur » ?Y aurait-il une mathématique originale, propre à la banlieue ?Je vous le rappelle : au mois de mai, la firme de sondages a soumis à l'opinion publique trois noms savamment sélectionnés par le comité agglutinateur : Longueuil, Le- Moyne et ce chef-d'oeuvre de niaiserie en briques blanches avec des colonnes : Vigersur- Rive.On a sondé 1002 personnes, ce qui est dans la norme des sondages « nationaux ».Marge d'erreur : 3 points de pourcentage 19 fois sur 20.Résultat : Longueuil obtient 46,2 % d'appuis, Viger-sur-Rive 24,4 % et Le Moyne 20,3 %.Les 9,1 % restants n'ont pas fait de choix.S'ils avaient été répartis proportionnellement, comme on a coutume de le faire pour décrire l'état de l'opinion lors de sondages politiques, Longueuil aurait légèrement dépassé les 50 %.On observe également que les appuis aux deux autres noms, additionnés, totalisent 44,7 %.Donc encore moins que Longueuil.Sacré problème, toutefois, les maires des villes autres que Longueuil et Saint-Hubert font une syncope à la seule idée d'habiter soudainement à Longueuil.Autre problème, le comité agglutinateur a dit que ce sondage serait aussi fiable qu'un référendum ! Maudite démocratie, ont-ils dû se dire.Il fallait trouver un moyen de paraître respecter la « démocratie » tout en contredisant de la plus incroyable manière ce que « les gens » ont dit.Alors, hier, avec l'aimable collaboration de Jean-Marc Léger, on nous a expliqué que Le- Moyne, quoique bon dernier, est « plus rassembleur » que les deux autres.On voit en effet que Le Moyne n'arrive en dernière position dans aucune des huit villes actuelles, sauf dans Longueuil.Longueuil arrive en première place à Longueuil (84 %) et à Saint-Hubert (35 %) et troisième partout ailleurs.En fait, en excluant le Longueuil actuel, qui représente le tiers de la population de 380 000 personnes, le nom Longueuil ne recueille que 26,5 % d'appuis ; mais Le Moyne ne fait guère mieux hors Longueuil : 29,6 %.En fait, dans cinq des huit villes, Viger est devant Le Moyne ! Alors, où est la logique ?La « logique » est que Longueuil suscite plus d'enthousiasme, très localisé, mais aussi plus d'hostilité \u2014 dans six des huit villes.Le Moyne provoque une douce indifférence que l'on prétend « rassembleuse ».Ce n'est pas tout : si la ville s'appelle Longueuil, l'arrondissement de la ville actuelle devra changer de nom (pourquoi pas Jacques- Cartier ou, tiens Le Moyne ?).Or, dit le sondage, la moitié des gens de Longueuil veulent que leur arrondissement conserve son nom.On ne leur a pas demandé, toutefois, s'ils préféraient que la ville ou l'arrondissement porte ce nom.Plus : M.Léger nous fait remarquer que dans l'arrondissement Saint-Lambert\u2014Le- Moyne (57 sondés sur les 1002), les gens (dont 75 % sont de Saint-Lambert) ne sont pas attachés au nom Le Moyne.Faisons-le disparaître de l'arrondissement et.utilisons- le pour nommer la ville ! À tout prendre, conclut le sondage, l'implantation du nom Le Moyne « représente un investissement économique et psychologique moins conséquent que celui exigé par Longueuil ».Voyez-vous ça ?L'investissement psychologique ! On pourra grâce à ce nom « redécouvrir l'histoire », dit le rapport.Ben tiens ! On découvrira alors que Charles Le Moyne a fondé une ville il y a trois cents ans et qu'il l'a appelée Longueil, avec un seul « u », comme le village de sa mère en Normandie.Longueuil, utilisé depuis 315 ans, devrait donc disparaître au profit du nom de celui qui nous l'a laissé ?C'est vrai qu'il y a un consensus, après tout : 80 % des gens n'ont pas choisi Le Moyne ! Tout ça pour faire avaler la pilule de l'agglutination aux petits maires qui ont peur de se faire « annexer ».Et pour ne pas froisser davantage la susceptibilité de ceux, hors Longueuil, pour qui ce nom évoque les HLM et « la mauvaise gestion ».En d'autres termes, la pauvreté.La ministre Louise Harel devra trancher.On verra bientôt si elle a le sens de l'histoire et du fair-play.Ou si, comme le lui suggère le comité de transition, elle acceptera de changer les règles à la dernière minute.Ce n'est qu'un nom ?Bien entendu.Mais à travers cette ridicule saga, c'est le leadership du comité de transition qui est mesuré (meilleure chance la prochaine fois).Et bientôt celui de la ministre.2966902A 6LP0601A0616 A6 SAMEDI 6LP0601A0616 ZALLCALL 67 01:11:50 06/16/01 B Harris nie que la perquisition à son bureau prouve son implication Les producteurs de porcs disent non à Québec ROSS MAROWITZ Presse Canadienne TORONTO \u2014 Le premier ministre de l'Ontario, Mike Harris, nie que la perquisition effectuée cette semaine à son bureau par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) soit une preuve qu'il a quelque chose à cacher.« Je suis toujours déçu que les gens puissent croire que j'ai quelque chose à cacher », a déclaré M.Harris aux journalistes, à North Bay.« Nous voulons rendre publiques le plus d'informations possibles.Personne ne veut d'un autre Walkerton au pays, encore moins en Ontario.» Les leaders de l'opposition ont déclaré vendredi que la GRC avait effectué une perquisition au bureau du premier ministre parce que le gouvernement hésitait à fournir les documents requis par la commission d'enquête sur l'eau contaminée de Walkerton.L'enquête a pour but d'évaluer si les procédures et les politiques gouvernementales ont contribué à la tragédie au cours de laquelle sept personnes sont décédées et plus de 2000 personnes sont tombées malades après avoir bu de l'eau contaminée par la bactérie E.coli.La perquisition a eu lieu environ deux semaines avant que M.Harris et deux anciens ministres de l'Environnement ne soient appelés à témoigner devant la commission d'enquête.Un porte-parole de la commission a indiqué que la perquisition n'était que la plus récente d'une série de démarches visant à obtenir des documents du gouvernement.L'enquête a utilisé une procédure similaire pour obtenir plus de 200 000 documents de différents ministères.« C'est une pratique normale, a expliqué Peter Rehak.Les gens en font tout un plat parce qu'il s'agit du premier ministre.» Des policiers spécialisés dans ce genre de travail ont retiré tous les courriels des ordinateurs installés dans les bureaux du premier ministre et de ministres.Quatre mois auparavant, ils avaient utilisé un mandat de perquisition pour obtenir des documents manuscrits.Cette façon de faire ne « vise pas à sous-entendre qu'il y a un manque de coopération de la part du gouvernement », indique la déclaration sous serment utilisée pour obtenir les mandats.La perquisition de la GRC est sans précédent dans l'histoire de l'Ontario, ont déclaré le leader du NPD ontarien, Howard Hampton, et l'ancien ministre de l'Environnement libéral Jim Bradley.Selon eux, cela semble indiquer qu'à la commission d'enquête, quelqu'un estime que les preuves requises ne sont pas toutes disponibles.MARIE TISON Presse Canadienne LES PRODUCTEURS de porcs ont condamné hier les modifications que le gouvernement québécois entend apporter au règlement sur la réduction de la pollution d'origine agricole.« Il s'agit de mesures excessives qui ne reflètent pas la réalité », a déclaré le président de la Fédération des producteurs de porcs du Québec, M.Clément Pouliot, lors d'une conférence de presse en marge de l'assemblée annuelle des membres de la Fédération.Le gouvernement du Québec a rendu publique jeudi une liste de 165 municipalités qui ont un surplus de fumier.En vertu des amendements proposés, toute entreprise porcine voulant s'établir dans ces municipalités ou voulant s'agrandir devra s'engager à effectuer un traitement complet des fumiers.M.Pouliot a soutenu que le gouvernement avait établi sa liste en se servant d'une méthodologie désuète, soit l'estimation des rejets à partir du nombre de porcs présents dans une municipalité.Les producteurs de porc voudraient que le calcul porte sur les rejets réels, affirmant que les nouvelles techniques d'alimentation et la génétique avaient permis de réduire les rejets par animal.« Par rapport à il y a 15 ans, les porcs d'aujourd'hui rejettent 40 % moins de phosphore et 30 % moins d'azote », a affirmé M.Pouliot.Selon lui, une méthodologie basée sur les rejets réels ferait diminuer le nombre de municipalités en surplus de fumier de 165 à une centaine.M.Pouliot a affirmé que le ministère de l'Environnement avait lui-même admis que l'estimation des rejets à partir du nombre de porcs était une méthodologie désuète.Toutefois, il ne devrait pas être en mesure d'adopter une nouvelle méthodologie avant la fin de 2001.Les producteurs ont également fait valoir hier que les méthodes de traitement des fumiers n'étaient pas encore au point et qu'elles étaient très coûteuses.« Nos exportations risquent de diminuer parce que nous ne serons plus compétitifs », a soutenu M.Pouliot.Il a affirmé que déjà, le porc du Québec coûtait de sept à huit dollars de plus par tête que le porc de l'ouest du pays, en raison de normes environnementales plus strictes dans la province.La mise en place de systèmes de traitement des fumiers ferait grimper cette différence à 10 $.M.Pouliot a fait valoir que les producteurs de porcs du Québec avaient fait beaucoup de progrès au niveau environnemental, avec des investissements de deux millions $ au cours des dernières années.Les délégués de la Fédération ont voté hier en faveur d'une contribution additionnelle d'un million de dollars.Les producteurs, qui versent actuellement à la fédération une contribution annuelle d'un dollar par porc pour un ensemble de services, y ajouteront une contribution de 15 cents.PHOTO PC Pour Mike Harris, personne ne veut d'un autre Walkerton au pays, encore moins en Ontario.On le voit ici, dans une photo d'archives, effectuer le 26 mai 2000 un don pour venir en aide auxcitoyens de la municipalité.VEL FAI TES VOUS PLAISIR! 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En 1993, le Casino de Montréal est inauguré ; en 1994, c'est celui de Charlevoix ; et en 1996, celui de Hull.Plus tôt, en 1994, était apparue la première loterie vidéo.Cette petite « perspective historique » du jeu au Québec a été brossée cette semaine au congrès de l'Association des médecins psychiatres du Québec par le psychologue Robert Ladouceur, professeur titulaire à l'Université Laval et auteur de Le Jeu pathologique.« Depuis 1969, constate-t-il, les jeux n'ont pas cessé d'augmenter au Québec.» Et cette accessibilité accrue a fait que plus de Québécois jouent, et que plus de Québécois deviennent dépendants du jeu.« En 1989, il y avait 1,2 % de joueurs pathologiques au Québec ; en 1996, il y en avait 2,1 %.C'est plus de 75 % d'augmentation en sept ans ! À tous les ans, 5000 personnes développent des problèmes de jeu.» Le professeur Ladouceur raconte à la blague qu'il y a une quinzaine d'années, quand il s'intéressait au phénomène du jeu compulsif, il se considérait un peu comme un « réparateur Maytag », travaillant seul, dans l'anonymat, jamais dérangé.« Là, le téléphone sonne sans arrêt ! » Pourquoi joue-t-on ?« La raison fondamentale, c'est : gagner de l'argent.» Quand un joueur lui dit que l'argent n'est pas la raison fondamentale pour lui, qu'il cherche plutôt à s'évader, à fuir la réalité, le psychologue n'en croit pas un mot.« Proposez au directeur du casino d'annoncer que ce soir, comme l'argent n'est pas important, on va jouer, mais sans argent.« Et passez une belle soirée ! » Il ne va rester personne.» On joue pour « se refaire », explique-til, pour récupérer ses pertes, en se disant que « la machine, a va cracher ».Mais elle ne « crache » pas.Parce que l'espérance (réelle) de gain est toujours négative.Peu importe le jeu.Si bien qu'on rejoue, et rejoue.Ce degré de conviction qu'il va se refaire est plus élevé chez le joueur pathologique.Pour lui, plusieurs éléments viennent masquer la notion de hasard : le rôle actif du joueur (lancer les dés, choisir ses numéros.) ; la perception de compétition (battre la machine, le croupier.) ; la fréquence (en jouant plus souvent, on s'attend à devenir meilleur.comme au golf) ; la complexité du jeu (les programmes de courses de chevaux comprennent une quantité phénoménale d'informations).« Ce qui se passe dans la tête du joueur, c'est une perception erronée, une distorsion cognitive.Et la principale erreur de perception consiste à faire des liens entre des événements indépendants.C'est le cas du joueur qui ne quitte pas « sa » machine parce qu'« elle est due ».Elle ne l'est pas plus que sa voisine, explique le psychologue, parce que chaque pièce de monnaie déclenche une nouvelle partie.Ce sont les 18-40 ans qui sont le plus à risque de développer une dépendance, constate-t-il.« Chez les jeunes, la prévalence du jeu est nettement surévaluée.Il y a plus de problèmes de toxicomanie et d'alcool.Mais le jeu est là aussi, et il est très destructeur.» LA MALBAIE \u2014 Le Dr Édouard Beltrami parle d'une « épidémie » qui se propage un peu partout sur la planète.Non, il ne s'agit pas de méningite ni de fièvre aphteuse.Plutôt de « paraphilies virtuelles ».Ou, si vous préférez, de la dépendance au sexe sur Internet.L'histoire est presque banale : le type est timide, il hésite à aller acheter un magazine érotique au dépanneur ou à louer un film porno au club vidéo.Puis il découvre Internet.Le voilà nanti d'un accès illimité à des milliers et des milliers d'images.Il a un fantasme ?Il va trouver de quoi le satisfaire.Tout le temps.À n'importe quelle heure du jour ou de la nuit.Rapidement, il ne peut plus quitter son écran, recherchant continuellement l'excitation.Toujours plus d'excitation.Le Dr Beltrami, qui prononçait cette semaine une conférence devant l'Association des médecins psychiatres du Québec, raconte l'histoire de ce patient qui, à force de regarder des photos de femmes nues sur Internet, a commencé à les choisir de plus en plus jeunes.Jusqu'à en devenir pédophile.« Je lui ai fait subir un traitement de prévention de récidive et il est passé de 30 heures à trois heures (de navigation) par semaine.Mais toujours des petites filles.C'est comme l'alcool : on ne guérit jamais, il faut toujours faire attention.» L'accessibilité et l'anonymat d'Internet changent les règles du jeu, explique le Dr Beltrami.« Dans certains cas, des personnes peuvent passer 11 heures consécutives accrochées à l'écran.Certains se réveillent la nuit pour continuer et ils continuent leur compulsion sur leurs heures de travail.De là, ils passent au chat et aux lignes pornographiques payantes et ils montent des comptes qui les endettent lourdement.Beaucoup, dans leur escalade, visionnent des images d'adolescents ou d'enfants, une pédophilie qui n'existait pas avant.Leur vie est ruinée et certains se suicident.» Le psychiatre prédit un nouveau type de société, « probablement anarchique », où on ne pourra plus contrôler personne.« Vous ne pouvez empêcher des Suédois de montrer (sur Internet) des jeunes de 16 ans parce que c'est légal chez eux.Sites bloqués ?Des gens ont des codes et peuvent passer au travers.Des pédophiles sont capables de coacher à distance un enfant de huit ans à passer au travers des barrages que ses parents ont mis.Peu à peu, gentiment parfois, et parfois avec des menaces.» Pessimiste ?« L'éducation devrait nous permettre de nous adapter à cette société anarchique, croit le Dr Beltrami.L'être humain va devoir apprendre à choisir.\u2014P.R.Photo ARMAND TROTTIER, La Presse© Au dire du psychologue Robert Ladouceur, on joue pour « se refaire », en se disant que « la machine, a va cracher ».Mais elle ne « crache » pas, parce que l'espérance réelle de gain est toujours négative.Promotion en vigueur jusqu'au 24 juin 2001 ou jusqu'à épuisement de la marchandise.Les produits peuvent différer des modèles illustrés.Sandales Eldorado Merrell Tige de cuir synthétique ; doublure de néoprène ; disponible dans les pointures hommes et femmes.3995 $ 20 $ Rabais Régulier 5995 $ Pantalon Fuji La Cordée 100 % canevas de coton ; 5 poches ; vert, marine ou beige ; disponible pour hommes et femmes.5995 $ 30 $ Rabais Régulier 8995 $ 2960755A INTERNET Suite de la page A1 Autre constat \u2014 qui ne risque pas de surprendre \u2014, les nouvelles technologies creusent un important fossé entre les générations.« Ces technologies sont mieux maîtrisées par les jeunes que par les plus vieux.Le père a accepté Internet pour que son fils améliore ses résultats.Mais le fils joue sur les chat et le père, démuni, perd une certaine autorité.» « Avant, nous connaissions plus la télévision que nos enfants.On les initiait à la télévision, on leur disait : « Je ne veux pas que tu regardes telle émission.Là, les parents sont souvent dépassés.Un tel transfert de connaissances et de pouvoir à une génération plus jeune, on n'a jamais connu ça.» Mais les parents ont tort d'en conclure qu'ils perdent ainsi leur ascendant sur leur progéniture.Selon le professeur Caron, ils n'ont pas à se laisser intimider, à « laisser leur pouvoir aux technologies ».« Pour les enfants, c'est très clair que les parents sont encore plus importants que la technologie.» Une mère lui confiait s'être inquiétée de voir son fils de 12 ans aller régulièrement sur Internet.Un jour, elle lui a dit : « Des fois, tu peux rencontrer des gens.sais-tu ce que c'est un pédophile?» Le garçon s'est esclaffé : « M'man, moi pis mes chums, on en a trouvé un ( pédophile ) pis on est en train de bombarder son site de virus pour le faire exploser! » « Le fils était dix ans en avant de sa mère.Mais cet écart ne sera plus là dans dix ou 15 ans parce que la génération de parents d'alors sera née avec Internet.» Faut-il s'inquiéter d'un enfant qui passe tout son temps sur Internet ?« Oui, au même titre qu'un enfant qui ne vivrait que pour le hockey.Internet, c'est extraordinaire, mais si tu fais juste ça.» Mais n'y a-t-il pas un danger d'isolement ?« Oui, mais il faut aussi savoir que quand il est sur Internet, le jeune est peutêtre en train de confirmer son réseau social en parlant à ses chums d'école.Aussi, il peut agrandir son réseau de façon phénoménale avec des gens d'autres pays.» Une inquiétude : les 18, 20, 25 ans vivent beaucoup dans un monde virtuel.« Les sphères publique et privée se fondent, ils ne veulent rien manquer (cellulaire, téléavertisseur, courrier électronique).Et je me demande s'ils auront le même réflexe que nous, après 35 ans, de dire : « Oups! Moi je veux pas être dérangé tout le temps.Ou vont-ils avoir été tellement embarqués depuis leur enfance qu'ils vont perpétuer ce modèle?» Comment les technologies vont-elles transformer la famille, la société ?Difficile à prédire.Ce qu'il faut comprendre, semble-til, c'est que si leurs usagers se transforment, les objets technologiques se transforment aussi.« Loin d'être des objets neutres soumis à un processus de domestication absolu, ces objets technologiques et leurs usages se redéfinissent et se reconstruisent eux- mêmes constamment et peuvent aussi redéfinir ceux qui les utilisent », conclut le professeur.Restons calmes.Montréal : 5580, rue Paré (514) 738-9955 Laval : 2600c, boul.Daniel-Johnson (450) 688-4966 \u2020 Avec la carte de crédit B.Mac, sous réserve d'une approbation de crédit.Offre valide du 8 juin au 8 juillet 2001.B.Mac se réserve le droit de limiter les quantités.Jusqu'à épuisement des stocks.Apple, le logo Apple et i Mac sont des marques déposées de Apple Computer Inc.Spécialiste Apple Centre de service autorisé WBMWac.Wca Des prix flyés! 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avait traité de « menteur » à cinq reprises le vice-président de la Chambre et député péquiste de Saint-Maurice, Claude Pinard, qui présidait aux délibérations.Excédé, M.Pinard avait fini par expulser le député Paradis de la Chambre.M.Paradis avait toutefois refusé de quitter l'enceinte de l'Assemblée nationale, provoquant, par son refus, une suspension des débats parlementaires.L'altercation a été d'une telle virulence que l'Assemblée nationale a été immédiatement saisie d'une motion émanant de la majorité péquiste.Cette motion avait pour effet de convoquer une commission parlementaire, afin d'analyser la conduite du député lors de la séance de la semaine dernière.Cette commission aurait pu par la suite recommander des sanctions contre le député fautif.Entretemps, le député Paradis a accepté de retirer les propos injurieux qu'il avait tenus à l'endroit du vice- président Pinard.C'est pourquoi le gouvernement a accepté hier de retirer la motion de blâme.Le ministre Brassard a reconnu que les débats parlementaires sont parfois l'occasion d'échanges « vifs, vigoureux et même passionnés ».Cela n'a rien d'anormal, « à condition que tout se déroule dans le plus grand respect de la présidence.» « Le retrait des paroles (par M.Paradis) n'est pas un fait négligeable ou anodin, a-t-il poursuivi.C'est en quelque sorte, pour le commun des mortels, ce qu'on appelle des excuses.C'est même un geste plus important et plus signifiant que des excuses », a dit le ministre Brassard, avant de retirer la motion de blâme qui concernait le député Paradis.Par ailleurs, un autre libéral, Jean-Claude Gobé, député de Lafontaine (est de Montréal), s'est plaint hier d'avoir été « rudoyé » la veille par un des gardiens en service à l'Assemblée nationale.MARIE-CLAUDE MALBOEUF QUAND ON attend un remboursement d'impôt, on n'aime pas que ça traîne.Et plusieurs personnes trouvent que Revenu Québec prend un temps fou cette année.Sophie Beaudoin, par exemple, attend un chèque de quelques centaines de dollars depuis six semaines.Elle a posté sa déclaration le 3 avril et se plaint, comme des milliers d'autres, que sa boîte aux lettres reste désespérément vide.D'autant plus que son conjoint, qui a posté sa déclaration au même moment, a déjà reçu ses 258 $.« Au téléphone cette semaine, une préposée m'a expliqué qu'il y avait un bouchon cette année parce qu'énormément de gens ont posté leur déclaration à la dernière minute ou un peu en retard », rapporte la mère de famille de 32 ans.La porte-parole de Revenu Québec, Manon Tremblay, confirme que les Québécois ont particulièrement tardé cette fois-ci : au total, 1,2 des cinq millions de déclarations reçues l'ont été autour du 30 avril.Pourquoi donc ?Blâmons la météo.« Quand il fait beau les week-ends de mars et d'avril, on en reçoit moins, explique la porte-parole.Ça dépend aussi du moment où tombe le congé de Pâques et du fait qu'une personne attend un remboursement ou doit de l'argent.» « Cela a pu causer un petit encombrement à Montréal, mais ça n'explique pas un retard de plus de quelques jours», nuance- t-elle toutefois.Si vous attendez votre avis de cotisation depuis plus d'un mois, votre déclaration pourrait bien avoir été « tirée de la chaîne de traitement pour vérification », avance Mme Tremblay.Lundi dernier, 825 000 dossiers (dont 150 000 prévoyant un remboursement d'impôt) encombraient encore les bureaux des vérificateurs.« Dans ces cas-là, on épluche tout, on doit parfois écrire aux gens, leur réclamer des reçus.Et les 28 jours qu'on vise pour traiter leur dossier est un peu dépassé.» Certaines années, Revenu Québec cible les déclarations d'un certain type, comme celles qui comportent une réclamation pour frais de garde.« Quand on change une mesure fiscale ou qu'on voit qu'elle est moins bien comprise, il faut faire attention », justifie Mme Tremblay.« Mais il n'y a aucune vérification systématique d'un élément particulier cette année, on n'avait pas de cible spéciale.Les mesures fiscales actuelles sont bien connues.» Les déclarations vérifiées cette année le sont donc « par accident, parce que le système a repéré des anomalies », dit-elle, en précisant que la cotisation au régime d'assurance- médicaments semble notamment problématique.Pour recevoir votre chèque rapidement, même si votre réclamation passe entre les mains des vérificateurs, il suffit de faire une demande de remboursement anticipé (en cochant la case appropriée de votre déclaration).Un petit truc pour l'année prochaine.Lundi dernier, 825000 dossiers (dont 150000 prévoyant un remboursement) encombraient encore les bureaux des vérificateurs.COUVRE-MATELAS « EASY FIT » Simple 995 Double 1295 Grand 1495 Nous n'avons pas tous les formats de chaque modèle.Simple 1695 Double 2495 Grand 3495 Très grand 4495 ENSEMBLES DE DRAPS EN PERCALE LITS EN LAITON ET EN FER Au prix garantis les plus bas! 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allianciste « autant que possible ».« Je crois que nous devrions faire preuve de franchise et reconnaître que le moment est peut-être venu de jeter un regard neuf sur la personne qui serait la plus apte à faire avancer le programme », déclarait- elle pourtant la semaine dernière.Vendredi, la députée a indiqué « soutenir le leader en tant que leader ».De son côté, cependant, le député Monte Solberg a à son tour réclamé la démission de Stockwell Day.Critique de l'Alliance en matière d'affaires étrangères, M.Solberg a expliqué que la proposition surprise d'un référendum portant sur une éventuelle fusion avec les conservateurs, formulée jeudi par M.Day, avait été la goutte d'eau ayant fait déborder le vase.« Cette dernière initiative m'a démontré qu'il ne pouvait assurer la direction de notre parti, a déclaré le député de Medecine Hat, en Alberta.« Non seulement a-t-il fait abstraction du caucus, du conseil et du groupe de dialogue de l'Alliance chargé de discuter avec les conservateurs, mais il a également (.) pourfendu Joe Clark et les conservateurs, d'un côté, tout en feignant d'espérer qu'ils se joignent à nous, de l'autre côté.Je ne puis supporter cela.» Le député a jugé dommageable pour l'Alliance la proposition de regroupement faite par M.Day.« Je crois qu'il devrait démissionner.M.Solberg a par ailleurs dit ne pas se soucier de perdre son poste de critique ou d'être expulsé du caucus allianciste.« Si je suis relevé du caucus ou de mon rôle de critique, soit », a-t-il lancé.PHOTO PC Stockwell Day a bien hâte que se termine cette session parlementaire.MC Marque de commerce de la Banque CIBC.Financement hypothécaire offert par Services Hypothécaires CIBC Inc.au Québec, et par Hypothèques CIBC Inc.ailleurs au Canada.L'Hypothèque à taux ultrapréférentiel (HTUP) est un prêt hypothécaire à l'habitation fermé d'une durée de 5 ans assorti d'un taux d'intérêt variable qui fluctue selon les changements du taux hypothécaire de base CIBC.Certaines conditions s'appliquent.Le taux hypothécaire de base CIBC peut changer en tout temps.L'économie pouvant être réalisée avec une HTUP sur une période de 10 ans est calculée en fonction d'un prêt hypothécaire de 100 000 $, amorti sur 25 ans.Les versements pour un prêt hypothécaire de 5 ans à taux fixe et pour une HTUP sont tous deux établis en fonction du taux fixe appliqué à un prêt fermé de 5 ans le 1er janvier 1991 (12,5%) et le 1er janvier 1996 (8,45 %).Le taux d'intérêt de l'HTUP est de 1,01 % sous le taux hypothécaire de base CIBC pendant les neuf premiers mois et passe ensuite à 0,25 % sous le taux hypothécaire de base.1 Offerte dans les centres bancaires pour l'HTUP et pour tous les autres prêts hypoth, éqcuaeirllees qu'en soit la duré.e Si vous érpondez à tous les critères d'approbation, votre prêt hypothécaire pourrait être approuvé en une minute après la transmission de votre demande par le centre bancaire.L'approbation-minute repose sur l'approbation de votre crédit, sous réserve de l'évaluation satisfaisante de la propriété.Elle ne s'applique pas aux demandes de prêt hypothécaire effectuées par téléphone ou par Internet ni aux demandes de refinancement ou de transfert de prêt hypothécaire.1,01 en dessous Économisez des milliers de dollars avec 1,01% sous le taux de base L'HYPOTHÈQUE À TAUX ULTRA-PRÉFÉRENTIEL L'Hypothèque à taux ultra-préférentielMC CIBC : notre taux le plus bas.Grâce à son taux garanti en dessous du taux hypothécaire de base CIBC, l'Hypothèque à taux ultrapréférentiel CIBC aurait pu vous faire économiser 5 000 $ par année, pendant les 10 dernières années; ce qui se traduirait par des économies de 50 000 $.Une solution simple et sensée.L'Hypothèque à taux ultra-préférentiel CIBC vous offre : \u0001 La garantie d'obtenir un taux d'intérêt de 1,01% sous le taux hypothécaire de base CIBC pendant les neuf premiers mois de votre prêt hypothécaire.\u0001 La garantie d'obtenir un taux d'intérêt de 0,25% sous le taux hypothécaire de base CIBC pour le reste de la durée de votre prêt de 5 ans.\u0001 La possibilité de convertir en tout temps votre prêt hypothécaire en prêt fermé à taux fixe de trois ans ou plus, sans aucune pénalité.Pour en savoir plus, passez à votre centre bancaire CIBC, composez le 1 877 434-1910 ou visitez-nous à www.cibc.com/ultra Renseignez-vous sur notre approbation-minute1 2960888A 2960894 La grève interdite aux infirmières Presse Canadienne HALIFAX \u2014 La législation de la Nouvelle-Écosse visant à limiter le droit de grève des infirmières est radicale, et elle pourrait à terme provoquer cet exode de travailleuses que la province tente précisément d'éviter, craignent les dirigeants syndicaux.La Nouvelle-Écosse est devenue la quatrième province canadienne à avoir déposé un projet de loi restreignant le droit de grève des infirmières, hier.Les infirmières des hôpitaux de l'Île-du-Prince Édouard, de l'Alberta et de l'Ontario sont déjà privées du droit de cesser le travail.École d'été Pour les jeunes de 9 à 13 ans et 14 à 17 ans Anglais, français et espagnol dates des sessions : 3 et 30 juillet Centre-Ville (514) 849-8393 postes 709, 719 1440, rue Stanley Hochelaga-Maisonneuve (514) 255-4651 4567, rue Hochelaga Peel 29259556505078 Viau ENCAN DES ARTISANS DU VIEUX SAINTE-ROSE SUITE À UN IMPORTANT SURPLUS DES STOCKS Nous vendrons aux enchères plus de 30 armoires en pin, bonnetières, bahuts, encoignures, chaises berçantes, mobiliers de chambre et salle à manger et accessoires décoratifs, etc.LE DIMANCHE 17 JUIN 2001 À 11 H A.M.AU 188, BOUL.SAINTE-ROSE, LAVAL (à l'est de l'autoroute 15) Inspection : le 16 juin de 10 h à 17 h Et matin de l'encan dès 9 h 00 Conditions : 25 % de dépôt à l'adjudication 10 % de frais d'acheteur Paiement comptant, Interac Master Card, Visa ou chèque visé POUR PHOTOS ET LISTE COMPLÈTE VOIR NOTRE SITE WEB http://pages.infinit.net/transit Informations : (514) 242-2443 VENTE DIRIGÉE PAR 6LP1001A0616 A10SAMEDI 6LP1001A0616 ZALLCALL 67 01:08:58 06/16/01 B Chrétien veut libérer les autochtones de la pauvreté Le premier ministre compte également relancer la construction navale et l'innovation industrielle G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 Le gouvernement Chrétien annoncera dès mardi une nouvelle politique de construction navale au pays.Il lancera également un vaste programme destiné à favoriser l'innovation industrielle et il mettra en place prochainement de nouvelles mesures pour éradiquer la pauvreté des autochtones qui vivent sur les réserves.Telles sont les grandes lignes d'une partie des discussions tenues par le cabinet ministériel de Jean Chrétien hier et avant-hier dans la capitale fédérale.Ces politiques, a expliqué le premier ministre, étaient déjà présentes dans le discours du Trône.« Nous les mettons en pratique, a-t-il dit.Aujourd'hui, on a regardé ce qu'on a fait depuis janvier et ce qu'il nous reste à faire.On a déjà annoncé plein de choses et nous en annoncerons encore d'autres dans divers domaines.Mais le programme n'est pas pour trois mois, il s'échelonne sur plusieurs années.Alors que plusieurs ministres s'activent déjà pour une course à la direction, dans l'éventualité du départ de M.Chrétien, le premier ministre a laissé entendre hier qu'il déciderait dans deux ans seulement s'il briguerait ou non un quatrième mandat.« Je déciderai cela dans une couple d'années, a-t-il lancé.Il faudra examiner la situation, voir si vous avez le désir de faire cela, si vous avez la santé et si c'est la bonne chose à faire.Je ne suis pas en position de décider maintenant.M.Chrétien a affirmé aux journalistes que ses ministres ne se laissaient pas distraire de leur travail par la course à sa succession.« Ils m'ont tous dit qu'ils faisaient leur job, a-t-il dit.Alors tant mieux ! » Le premier ministre a plutôt été avare de détails sur les décisions prises lors de cette retraite de deux jours de son cabinet.« Il y a aura des annonces au cours de l'été », at- il précisé.Il a néanmoins discuté de la promesses qu'il avait faite, lors de la dernière campagne électorale, de libérer les autochtones qui vivent sur les réserves de conditions de pauvreté comparables souvent à celles du tiers monde.M.Chrétien avait affirmé que la résolution de ce problème serait l'une des réalisations majeures qu'il laisserait aux Canadiens après son départ.« On travaille là-dessus en ce moment, a-t-il dit.On veut améliorer leur situation.On investit.On veut travailler avec eux à une nouvelle forme de gestion qui sera meilleure pour eux et pour les contribuables.Nous voulons nous assurer qu'ils aient une meilleure éducation.Ce n'est pas une proposition simple, c'est un problème extrêmement complexe où entrent en jeu les relations entre eux et leurs administrations, entre eux et le gouvernement fédéral, entre eux et les gouvernements des provinces.Quant au vaste projet de faire du Canada un pays d'avant-garde dans les domaines de l'innovation industrielle et technologique, c'est le ministre de l'Industrie, Brian Tobin, qui a fait part des intentions du gouvernement.M.Tobin s'attend à publier tôt à l'automne un livre blanc sur cette question.« Ensuite, a-t-il ajouté, nous lancerons une série de forums régionaux sur l'innovation.Et pour terminer, 12 mois plus tard, nous organiserons un forum national.» Le ministre estime que si le Canada veut véritablement progresser dans ce domaine, tous les partenaires devront se donner la main, c'est-à-dire le secteur privé, les provinces et les autres institutions.« Le gouvernement fédéral seul peut doubler son budget pour la recherche et le développement, a-til estimé, cela ne sera jamais suffisant pour nous faire avancer.» M.Tobin a de plus révélé qu'il annoncera jeudi une nouvelle politique nationale de construction navale.Le ministre a tenu à souligner qu'il ne s'agissait pas d'une politique qui allait assurer la survie de tous les chantiers navals du pays.« J'ai toujours dit depuis le début, a-t-il précisé, qu'une politique nationale de construction navale ne sera pas fabriquée à partir d'un programme de subventions ou à partir de garanties pour chacun des chantiers ou à partir de garanties pour chacun des ouvriers.Nous voulons plutôt améliorer le contexte dans lequel opérera cette industrie, de façon à ce qu'elle devienne plus concurrentielle.» M.Tobin a également répété hier que le gouvernement maintenait sa décision de pourvoir toutes les communautés du Canada de l'Internet à haute vitesse, malgré les turbulences économiques que subit ce marché en ce moment.Enfin, le premier ministre Jean Chrétien ne s'inquiète pas outre mesure \u2014 même si cela ne lui fait pas plaisir \u2014 des congédiements annoncés chez Nortel.M.Chrétien estime que la compagnie est bonne, qu'elle a les reins solides et qu'elle doit nécessairement passer par une période d'ajustement.Quant à la hausse du taux d'inflation à 3,6 % annoncée hier, le premier ministre rappelle qu'elle est due surtout au secteur de l'énergie et que le taux de base, à 2,1 %, est tout à fait convenable.Cette situation, a conclu M.Chrétien, n'est pas de nature à l'obliger à changer dans l'immédiat les politiques budgétaires.Ottawa bloquerait la Maison-Blanche à Landry?JULES RICHER Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Il faudra que Bernard Landry ait une bonne raison d'aller à Washington s'il veut qu'Ottawa lui facilite les contacts avec les dirigeants américains, a laissé tomber le premier ministre Jean Chrétien hier.Il n'est donc pas question pour le gouvernement fédéral d'ouvrir les portes de la Maison-Blanche au premier ministre québécois si celui- ci concocte des projets qui ne plaisent pas à M.Chrétien.« Ça dépendra des circonstances, a souligné le premier ministre canadien, à sa sortie d'une réunion du Conseil des ministres.Si c'est seulement pour faire une visite à Washington, je dirai non.S'il c'est sérieux, on verra.» Québec a exigé cette semaine d'obtenir le traitement qui a été réservé au premier ministre albertain Ralph Klein lors de son passage récent à Washington.Avec la bénédiction d'Ottawa, celui-ci a pu s'entretenir en tête-à-tête avec le vice-président américain Dick Cheney pour lui vanter les ressources énergétiques de la province, en particulier les réserves des sables bitumineux.M.Chrétien s'est défendu en soutenant que la demande était venue du vice-président Cheney luimême.« Quand j'étais à la Maison- Blanche, je me suis rendu compte avec étonnement que M.Cheney ignorait qu'il y a plus de pétrole dans les sables bitumineux de l'Arthabaska qu'en Arabie Saoudite, at- il expliqué.Nous en sommes donc venus à organiser une réunion entre lui et le premier ministre de l'Alberta.» M.Chrétien a clairement laissé entendre que c'est Ottawa qui jugera de la nécessité d'organiser d'éventuelles rencontres entre M.Landry et les dirigeants américains.Mais il semble que ce ne sera pas demain la veille, parce qu'après tout, a noté M.Chrétien, le Québec « ne vend pas beaucoup de gaz naturel » aux Américains.Bien sûr, il y a l'hydroélectricité.Mais dans ce cas, le Québec n'a pas besoin de l'assistance du fédéral.À Québec, la ministre des Affaires internationales, Louise Beaudoin, a réagi en soulignant que M.Chrétien s'était « surpassé dans l'arbitraire ».« Cela confirme l'existence du cadenas diplomatique pour nous », a-t-elle dit.À ses yeux, M.Chrétien confirme par ses propos qu'Ottawa a sciemment bloqué l'accès du premier ministre québécois aux leaders étrangers.Ce fut notamment le cas lors d'une visite de M.Bouchard au Mexique, où il n'avait pas pu s'entretenir avec le président Vicente Fox, puis, plus récemment, pendant Sommet de Québec, où M.Landry a été réduit à jouer un rôle de figurant.Mme Beaudoin a dit qu'elle tenait M.Chrétien « personnellement responsable de ces échecs ».Les remarques du premier ministre sont d'autant difficiles à digérer que les États-Unis sont le principal partenaire économique du Québec, a dit la ministre.La crise de l'énergie qu'ils traversent pourrait aussi en faire d'excellents clients pour l'électricité québécoise.Ralph Klein n'est pas le seul à avoir quelque chose à vendre aux Américains, avance Mme Beaudoin.Elle prie finalement Ottawa de respecter les compétences constitutionnelles du Québec en matière d'énergie.« Nous voulons l'équité, affirme-t-elle.C'est la Constitution, en effet, qui doit être respectée, c'est la moindre des choses.» La Presse 16 juin 2001 Page A11 manquante 6LP1201A0616 A12 Samedi 6LP1201A0616 ZALLCALL 67 01:12:51 06/16/01 B NOUVEAUX SÉNATEURS Des personnalités attachantes, mais sans légitimité MARIE-FRANCE LÉGER LES COMMENTATEURS de la scène politique s'entendent pour dire que les dernières nominations au Sénat ont au moins le mérite d'élargir la gamme des points de vue à la Chambre haute.Et si, à chaque fois, la question de la crédibilité de l'institution refait surface, ce n'est pas tant sur les personnalités que sur le mode de désignation des sénateurs que les mécontents s'interrogent.Les comédiens Jean Lapointe et Viola Léger, le journaliste Laurier La Pierre et l'avocate Mobina Jaffer ont été nommés au Sénat cette semaine par le premier ministre Jean Chrétien.« Ça fait des gens moins expérimentés, mais des points de vue plus originaux », a indiqué Louis Massicotte, professeur de sciences politiques à l'Université de Montréal.Il croit toutefois que si le Sénat n'est pas très populaire, c'est avant tout parce que ses membres ne se servent presque pas de leur pouvoir législatif pour bloquer les projets de loi et les amender.Son collègue de Mc Gill, Richard Schultz, spécialiste des institutions fédérales, croit justement que les sénateurs ne se sentent pas en droit d'agir.« Chaque institution où les membres sont nommés par une seule personne n'a pas beaucoup de légitimité.Le Sénat a presque autant de pouvoirs que la Chambre des communes.Mais les sénateurs se retiennent d'agir, car ils savent qu'ils n'ont pas de légitimité.» Cela dit, M.Schultz estime que les personnalités nommées ces jours-ci n'ont pas à rougir de leur inexpérience en politique.« Il y a beaucoup de gens qui se retrouvent dans les cabinets et qui n'avaient jamais fait de politique avant.» Le premier ministre Jean Chrétien a fait accéder au moins 40 personnes à la Chambre haute.M.Schultz souligne que depuis son arrivée au pouvoir, les sénateurs nommés proviennent d'horizons beaucoup plus variés que ne le voulait la tradition.Aujourd'hui, parmi les occupations qui reviennent le plus souvent chez les sénateurs, on compte une trentaine d'hommes et de femmes d'affaires, 22 avocats et une dizaine d'ex-politiciens ou conseillers politiques.On dénombre aussi quelques enseignants et quelques éleveurs, dont un éleveur de la Saskatchewan, nommé en 1968 par le premier ministre Pearson.M.Herbert Sparrow en a encore pour quatre avant d'atteindre 75 ans, l'âge vénérable de la retraite.Voilà dans son cas ce qu'on appelle faire carrière.On note également la présence d'un musicien, de deux comédiens depuis cette semaine (Jean-Louis Roux ayant pris sa retraite) et d'un joueur de hockey, Frank Mahovlich, un ancien du Canadien et des Maple Leafs de Toronto.Le président de l'UDA se réjouit d'ailleurs de voir deux comédiens récompensés.« C'est une consécration pour leur oeuvre personnelle et leur vision politique », a souligné Pierre Curzi.Pour sa part, le politologue Guy Laforest, responsable de la commission politique de l'ADQ, prend bien soin de souligner qu'il n'a rien à reprocher à « des personnalités tout à fait honorables ».Or, il estime toutefois que le Sénat, en tant qu'institution, n'a absolument rien à voir avec les valeurs défendues par un système fédéral que sont la consultation et la gouvernance partagée.« C'est un mode de nomination plus impérial que fédéral », a indiqué ce professeur de Laval qui précise que cette deuxième chambre est « dysfonctionnelle » en ce sens qu'elle ne sert pas du tout son objectif premier : exercer une certaine forme de contre-pouvoir.Un porte-parole de Canada West Foundation, un organisme albertain qui dénonce depuis toujours la piètre représentativité du Sénat, s'est élevé hier contre son manque d'efficacité.« Avec ce Sénat, le fédéralisme au Canada ne marche pas comme il le devrait », a déploré Carsey Vander Feoej.Le CWA a fait élire à l'occasion d'une campagne municipale en 1998 deux sénateurs lors d'un scrutin à l'échelle de la province.Mais le premier ministre Chrétien n'a pas tenu compte des voeux de la population, a-t-il rappelé.Autre donnée intéressante : 35 membres du Sénat sur 97 sont des femmes.Et les sénateurs d'aujourd'hui sont nommés à un âge plus avancé.Jean Lapointe a 65 ans, Viola Léger 71 comme Laurier La- Pierre, alors que Mobina Jaffer, la benjamine, a 52 ans.Force est donc de constater que le Sénat n'est plus une maison de retraite pour les députés et ministres battus ou fatigués, selon Louis Massicotte.Bien au contraire, dit-il, des sénateurs ayant servi efficacement comme Arthur Tremblay ou Paul David étaient respectivement sous-ministre et cardiologue.Et depuis quelques jours, pour la première fois, le salaire des sénateurs est moins élevé que celui des députés.Les sénateurs gagneront 105 840 $ par an et les simples députés 131 000 $.« Je trouvais ça déplorable qu'un sénateur gagne plus.Ils n'ont pas le stress, le problème des élections, le bureau de comté », commente M.Massicotte.Bien sûr, certains sénateurs moins consciencieux ont encore abaissé la cote de la maison ces dernières années.Tous se souviendront du cas extrême du sénateur Andrew Thompson qui a brillé par son absence à Ottawa pendant des années.Lassé des critiques, il avait envoyé sa lettre de démission par fax depuis le Mexique.Photo RÉMI LEMÉE, La Presse © Selon Louis Massicotte, professeur à l'Université de Montréal, l'arrivée de comédiens comme Jean Lapointe (notre photo) apportera des points de vue plus originaux au Sénat.CANDIDATURES AU COMITÉ D'ÉTHIQUE DE LA RECHERCHE Le Conseil d'administration du Centre hospitalier de Granby se dote d'un cadre réglementaire pour ses activités de recherche.Le Comité d'éthique de la recherche sera responsable de s'assurer de: I la protection des personnes qui prêtent leur concours à des activités de recherche, en respectant la confidentialité; I un examen de la qualité et de la pertinence scientifique des projets; I la conformité des projets de recherche aux règles d'éthique et assurer la surveillance continue de l'éthique des projets approuvés.Le Comité d'éthique de la recherche sera composé de: a) deux (2) personnes ayant une vaste connaissance des méthodes ou des domaines de recherche couverts par le comité; b) une (1) personne spécialisée en éthique; c) une (1) personne spécialisée en droit, autre que le conseiller juridique de l'établissement; d) deux (2) personnes au moins démontrant un intérêt particulier pour la recherche provenant de la collectivité desservie par l'établissement, mais qui n'y sont pas affiliées; e) une (1) personne démontrant un intérêt particulier pour la recherche.Qualités requises Les candidat(e)s intéressé(e)s doivent posséder un intérêt marqué pour les questions d'éthique et de bioéthique et une bonne culture générale et scientifique.Ils (elles) doivent faire preuve d'un jugement juste, d'une très grande discrétion et confidentialité ainsi que d'un respect de l'opinion des autres.Enfin, ils doivent avoir l'intérêt et le désir de se former en participant à des journées d'études, des sessions ou encore des colloques sur des questions d'éthique.Candidatures Les personnes intéressées à poser leur candidature sont invitées à téléphoner au Centre hospitalier de Granby au (450) 375-8000, poste 2156 pour obtenir le dossier d'information.Par la suite, elles feront parvenir leur curriculum vitae avant le 5 juillet 2001 à l'adresse suivante: Comité de sélection pour nomination au Comité d'éthique de la recherche du Centre hospitalier de Granby 205, boulevard Leclerc Ouest Granby (Québec) J2G 1T7 20$ DE RABAIS 50$ DE RABAIS 100$DE RABAIS sur achats de plus de 50$ chez Le Marché du Store MD.Présenter le 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La Presse 16 juin 2001 Page A13 manquante 6LP1401A0616 6LP1401A0616 ZALLCALL 67 01:10:47 06/16/01 B Une certaine arrogance et beaucoup de dérision Ainsi a-t-on accueilli durant la dernière session les questions d'une opposition affaiblie, surtout en ce qui a trait au Shawinigate OTTAWA \u2014 À l'image du mythe de l'éternel retour, la première session de la 37e législature s'est terminée comme elle a commencé : l'opposition a demandé au premier ministre, lors de la dernière période des questions mercredi, de rendre public l'acte de vente original de ses parts dans le golf de Grand-Mère, rédigé sur un bout de napperon de papier, question de le faire vérifier par un expert indépendant.Joe Clark, le chef conservateur, qui a été depuis les élections l'un des plus énergiques pourfendeurs du premier ministre dans le Shawinigate, semble croire que le document en question a été contrefait.Bref, M.Chrétien absent, en voyage à l'OTAN, la question a été reçue comme toutes les questions depuis des mois sur les affaires du premier ministre, avec un grain de sel, une certaine arrogance et beaucoup de dérision.Cette petite scène, hélas usuelle au Parlement fédéral ces derniers temps, dépeint parfaitement bien l'image d'une session les plus insipides et les plus pauvres dont la Chambre des communes a été témoin ces dernières années.Davantage que le législatif, ce sont les déboires de l'opposition et les étranges activités du premier ministre dans son comté de Saint- Maurice qui ont dominé l'actualité.La culture du secret Certes, il y a bien un pays à gouverner, des affaires courantes à gérer, mais tout s'est passé comme si ces considérations n'étaient que détails encombrants.La culture du secret dont le pouvoir libéral s'entoure, et qui a vivement été dénoncée la semaine dernière par le Commissaire à l'information, a gagné toutes les strates gouvernementales à l'extérieur des Communes.Le gouvernement a même confirmé le caractère « politique » du commissaire à l'éthique, Howard Wilson, en refusant de lui conférer un statut d'indépendance totale vis-à-vis du cabinet du premier ministre.Il est vrai que lorsque le gouvernement lui-même affirme que sa réforme parlementaire est l'une des lois les plus importantes à avoir été votée \u2014 et cela inclut évidemment la généreuse augmentation de salaires de 20 % que se sont donnés à la sauvette les députés avant de partir en vacances \u2014, cela en dit long sur le manque d'imagination et de vision d'un gouvernement qui semble paralysé par une sorte de fatigue naturelle, résultat de près de huit années au pouvoir.Pas étonnant non plus que du côté des libéraux les tractations de couloir et les branle-bas de combat pour la succession à Jean Chrétien aient commencé à monopoliser, au dépend des affaires de l'État, l'énergie de bien des députés et des ministres du groupe parlementaire.Les troupes sont tellement dissipées que M.Chrétien a dû faire un rappel à l'ordre cette semaine, alors qu'il assistait au sommet de l'OTAN à Bruxelles.Il a menacé de renvoyer sur les banquettes arrière les ministres trop préoccupés par la course à la direction du PLC et pas assez par leur ministère.Ensuite, quand on regarde un à un les 24 projets de loi sur 32 qui ont été adoptés aux Communes depuis la rentrée de janvier, on se rend vite à l'évidence qu'ils ont avant tout, sauf pour deux ou trois, un caractère hautement administratif, qu'il s'agisse de réforme parlementaire, de décision sur la péréquation, de la mise en oeuvre des baisses d'impôt, etc.; somme toute, de la cuisine.On se rend compte également que la plupart de ces projets de loi étaient déjà là avant les élections de novembre 2000, tels le projet sur le nouveau cadre législatif pour les banques, et ceux sur l'assurance-emploi, sur l'immigration ou sur les jeunes contrevenants.Pour le reste, peu d'initiatives nouvelles ; le gouvernement Chrétien ne provoque guère les réformes, il réagit aux circonstances, il gère au jour le jour.Ainsi, des pièces importantes de législation ont été mises de côté jusqu'à l'automne, comme la sempiternelle loi sur les espèces menacées qui n'arrive jamais à être adoptée de session en session, ou comme le fameux projet de loi omnibus sur la justice qui contient tant de propositions disparates que l'opposition refuse de le laisser passer sans que la ministre de la Justice ne le scinde en ses diverses composantes.Ainsi, la section consacrée aux prédateurs pédophiles sur Internet aurait pu être votée cette semaine si Mme Mc Lellan avait accepté d'en faire un projet de loi autonome.Une image peu reluisante Il a ainsi fallu moins de six mois pour que ce Parlement réussisse à donner de lui une image peu reluisante, qu'il projette dans le public l'image d'élus, même s'il s'agit d'une infime minorité, qui ont perdu tout respect pour leurs électeurs, leur refusant de leur venir en aide sous prétexte qu'ils n'ont pas voté pour lui (la malheureuse affaire Tom Wappel) ou qui les accusent de brûler des croix sur les pelouses de Colombie-Britannique, comme l'a fait la secrétaire d'État au multiculturalisme, Hedy Fry.Il est vrai que ce laisser-aller est aussi la conséquence d'une opposition officielle complètement à la dérive.Le gouvernement Chrétien a la vie facile lorsque ses adversaires se déchirent entre eux.Et ce gouvernement jouira encore de ce faire-part tant et aussi longtemps qu'une nouvelle coalition ne sera pas levée pour offrir une solution de rechange valable aux libéraux.Le paysage politique risque de changer considérablement au cours des dix-huit prochains mois.Des cinq chefs qui dirigent des partis aux Communes, il n'y a peut-être que Gilles Duceppe, du Bloc québécois, qui risque d'être encore là dans deux ans.M.Chrétien semble cette fois déterminé à prendre sa retraite, Alexa Mc Donough vit grâce à un respirateur artificiel, Stockwell Day est déjà mort (on devra sans doute attendre au congrès d'avril prochain de l'Alliance pour l'enterrer) et Joe Clark \u2014 qui rêve ouvertement de redevenir premier ministre \u2014 survivra difficilement à une véritable union de la droite.Ces luttes fratricides seront encore d'actualité à l'automne alors que sur le front des provinces une nouvelle bataille sur la renégociation de l'union sociale est en vue.Le premier ministre Chrétien tentera ces jours-ci de relancer son gouvernement avec une vaste initiative sur l'innovation industrielle et la formation.On parle même d'un livre blanc en septembre qui établirait les objectifs pour les dépenses en recherche, pour l'investissement dans les nouvelles technologies, la formation et l'éducation des adultes.Beaucoup sont cependant sceptiques, tel le colosse néo-démocrate, Bill Blaikie, qui répète à qui veut l'entendre que les libéraux n'ont pas de programme et de but.« On ne sait pas ce qui les fait courir, clame- t-il, sinon le désir du pouvoir.PHOTOTHÈQUE La Presse © Le premier ministre Jean Chrétien, depuis Bruxelles où il participait cette semaine à un sommet de l'OTAN, a dûrappeler à l'ordre ses parlementaires apparemment usés par huit années de pouvoir, menaçant même de renvoyer sur les banquettes arrière certains ministres trop préoccupés par une éventuelle course à la direction du PLC.OBLIGATOIRE D'APPORTER VOTRE LAMPE 15 % de rabais 4875, rue Jean-Talon O., Mtl (près Décarie) Tél.: (514) 344-8555 LE PLUS GRAND CHOIX D'ABAT-JOUR AU CANADA Cette offre est valide jusqu'au 31 juillet 2001 SUR LE PRIX D'ACHAT DE VOS ABAT-JOUR AVEC CETTE ANNONCE OUVERT LE 24 JUIN ET LE 1 ER JUILLET Photos à titre indicatif seulement.Paiements de location basés sur un contrat de 48 mois pour la TIBURON 2001 à partir de 199 $/mois.L'obligation totale du consommateur pour 48 mois est de 9 552 $.1 895 $ comptant, dépôt de sécurité requis, transport et préparation inclus, taxes et immatriculation en sus.Financement au détail disponible à un taux de 0 % jusqu'à 36 mois.Paiements de location basés sur un contrat de 48 mois pour le SANTA FE GL 2001 à partir de 299 $/mois.L'obligation 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recherche soulève avec elle une foule de questions éthiques.C'est pour faire le point sur l'andrologie, nouvelle discipline spécialisée dans les aspects de la santé reproductive masculine, que se réunissent ces jours-ci plus de 1000 scientifiques et physiciens au Palais des congrès de Montréal, dans le cadre du septième congrès international d'andrologie.Depuis hier et jusqu'à mardi, tous les spécialistes de la planète des questions entourant l'infertilité, la dysfonction sexuelle, le vieillissement et le cancer, entre autres, présenteront l'état de leurs recherches.« Il s'agit probablement de l'un des secteurs les plus en ébullition en médecine, a commenté hier Carlos Morales, président du comité d'organisation local, également professeur au département d'anatomie et de biologie cellulaire à l'Université Mc Gill.La technologie avance souvent plus vite que la réflexion éthique ou que la législation.Nous aurons un forum pour présenter ces questions éthiques.» Un exemple ?La reproduction médicalement assistée.Un homme infertile, que ce soit pour des questions d'âge, de maladie génétique ou mécanique, peut techniquement procréer, notamment grâce à une assistance médicale, qui permet d'introduire l'ADN masculin à l'intérieur de l'oeuf féminin.« Certains soulignent que si un homme est infertile, c'est parfois dû à des mutations de son ADN.Or en introduisant l'ADN dans l'oeuf, on introduit aussi la mutation, explique- t-il.Certains pensent qu'il n'y a pas de problème, d'autres affirment que sans dépistage approprié, l'on transfère aux générations à venir la mutation.» Autre exemple : la thérapie génique.Les hommes impuissants auraient une enzyme en particulier en quantité insuffisante.Certains chercheurs pensent qu'il suffit d'insérer la bonne quantité de l'enzyme, en injectant un gène dans le tissu érectile.« Il y a débat car à Boston, un cobaye est mort dernièrement.Nous allons débattre pour savoir pourquoi, comprendre ce qui a mal tourné.» Autre sujet controversé : la question de la réduction de la quantité de spermatozoïdes chez les hommes, notamment à cause de phénomènes tels la pollution ou l'exposition à certains métaux.Le programme est chargé.Aujourd'hui, les chercheurs étudieront, entre autres, les maladies de la prostate, la contraception masculine, la transplantation cellulaire, les variations entre les populations, les maladies sexuellement transmissibles et l'infertilité.Demain, ils traiteront du cancer des testicules, de la survie et de la mort des cellules, de la santé publique, de l'éthique et du vieillissement.Lundi, les dysfonctions sexuelles seront à l'ordre du jour.Mardi, le lien entre les substances androgènes et le cerveau, la structure des spermatozoïdes et leur fonction.Pour clore le congrès, un débat sur le dépistage du cancer de la prostate est prévu, entre Fernand Labrie de l'Université Laval et Michael Marberger, de l'Université de Vienne en Autriche.Mais pourquoi parle-t-on tant de problèmes masculins de reproduction ?Y en a-t-il plus que par le passé ?Dur à dire.« Il y a des dysfonctions masculines, mais il y a surtout de meilleurs outils pour les diagnostiquer, explique Carlos Morales.Dans le passé, on associait les problèmes d'infertilité aux femmes.Mais maintenant on sait que la moitié des problèmes est attribuable aux hommes.» 15% L'ÉVÉNEMENT S PIRI TUEUX 18 ans et plus.Quantités limitées.Titulaires de permis et Comptoirs Vin en vrac exclus.Non applicable sur les coolers.Offre disponible sur SAQ.com.Deux jours seulement les 16 et 17 juin 2001 OBTENEZ 15% DE RABAIS À L'ACHAT DE N'IMPORTE QUEL SPIRITUEUX.2966411A 6LP1601A0616 a16 actus sam 16 juin 6LP1601A0616 ZALLCALL 67 01:12:15 06/16/01 B Discrimination raciale: les recours semblent inefficaces Campagne de financement 2001 -2002 = OBJECTIF < 5 500 000 $ En tout lieu.En tout temps.Croix-Rouge canadienne Division du Québec André Caillé Président-directeur général, Hydro-Québec Jacques Brind'Amour Sous-ministre, ministère de la Sécurité publique PRÉSIDENT DE LA CAMPAGNE CORPORATIVE PRÉSIDENT DE CAMPAGNE DE LA FONCTION PUBLIQUE QUÉBÉCOISE 1 800 418-1111 Cabinet de campagne = MEMBRES < Philippe Angers Vice-président, Netcom Relations Publiques Pierre Bédard Président, conseil d'administration Croix-Rouge canadienne, Division du Québec et Directeur, Services informatiques, Gazoduc TQM Lucie Bouchard Vice-présidente régionale, secteur de L'Ouest de l'Île de Montréal, Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l'Ouest-du-Québec Mathieu Bouchard Vice-président Communications, affaires stratégiques et environnementales Alcan Métal Primaire Alcan Inc.Michel Brunet Associé directeur, Fraser Milner Casgrain Pierre Desroches Vice-président exécutif, Banque Nationale du Canada et Ombudsman Martine Ferland Associée, Oxygène 9 inc.Conrad Sauvé Directeur général, Croix-Rouge canadienne, Division du Québec 2967530A RIMA ELKOURI ALORS QU'ON ESTIME que le quart des membres de minorités visibles sont victimes de discrimination, le Tribunal des droits de la personne du Québec n'a presque pas traité de cas de racisme depuis 11 ans.Une situation « invraisemblable », selon la juge Michèle Rivet, présidente du Tribunal, qui se dit « très étonnée » par le nombre « infiniment petit » de dossiers faisant état de discrimination raciale.« On a eu depuis 11 ans, une dizaine de dossiers en discrimination raciale sur peutêtre 500 ou 600 dossiers.C'est quoi le problème « Est-ce parce que les instances judiciaires ne peuvent pas cerner le problème de discrimination ?Peut-être.Mais, au point de départ, je pense qu'on a de la difficulté à amener ces dossiers devant le tribunal », a dit la juge Rivet, qui participait, hier, à une table ronde sur le racisme organisée dans le cadre d'un colloque du Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR).Le colloque, qui se poursuit aujourd'hui, se veut l'occasion pour une cinquantaine d'experts et de militants de faire un remueméninges en prévision de la Conférence mondiale des Nations unies contre le racisme, qui aura lieu à Durban, en Afrique du Sud, du 31 août au 7 septembre 2001.« Je crois que la Conférence mondiale va aboutir à des résolutions concrètes pour mettre fin au racisme systémique », a dit Kerry Buck, de la Commission canadienne des droits de la personne, après avoir souligné que les deux conférences précédentes sur le racisme « n'avaient pas été un échec complet, mais presque.» « Tous les documents qui sortent des conférences mondiales n'aboutissent à rien si nous, les commissions, les ONG, les membres d'associations luttant contre le racisme, ne travaillons pas pour les mettre en oeuvre.La tâche est gigantesque », a souligné Mme Buck.Selon Me Noël Saint-Pierre, le racisme prend des formes « de plus en plus subtiles » et la majorité des victimes n'obtiennent pas justice.« Les passages à tabac du fait de la couleur de la peau ne sont pas une réalité quotidienne au Québec, a noté l'avocat.Mais on a des situations de congédiements.Une personne se fait systématiquement marginaliser dans un lieu de travail parce qu'elle est différente des autres.Après plusieurs années, elle développe des symptômes de dépression, travaille moins bien et est finalement congédiée officiellement pour incompétence.Ça, oui, c'est une réalité quotidienne.Parmi les embûches qui empêchent en général les victimes d'obtenir justice, Me Noël cite la tendance à individualiser les problèmes, plutôt que de les analyser dans leur contexte.« En milieu de travail, et ailleurs aussi, on tend à dire : Si vous avez un problème, c'est votre problème.» Autre obstacle : au sein du système judiciaire et des institutions qui ont une fonction de répression et de contrôle, que ce soit l'assurance- emploi ou l'aide sociale, on note bien des problèmes de communication interculturelle, déplore Me Noël.« Les gens qui travaillent avec un public multiculturel ne sont pas outillés pour comprendre ce qu'on leur dit », observe-t-il.Me Noël se dit par ailleurs « relativement critique, sinon très critique » face au travail de la Commission des droits de la personne.« Très peu de causes qui devraient aboutir à une audience où la personne se fait entendre par un tribunal aboutissent réellement.» En principe, la Commission peut s'adresser à un tribunal lorsqu'un règlement à l'amiable est impossible, que l'arbitrage est refusé et que les mesures de redressement proposées ne sont pas mises en oeuvre dans le délai fixé.JEUNES CONTREVENANTS Mc Lellan s'en prend au PQ et au Bloc RAYMOND GERVAIS LA MINISTRE de la Justice et Procureur générale du Canada, Anne Mc Lellan, défend sur la place publique la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents, et répond aux allégations de Québec.Dans une lettre adressée hier aux médias, la ministre de la Justice soutient que le Bloc québécois et le Parti québécois se sont livré à une campagne de désinformation sur le projet de loi, déformant les faits dans une publicité où Ottawa est accusé de condamner l'avenir des jeunes du Québec.« Rien de plus faux », écrit la ministre.« Le projet de loi C-7 est le produit d'un processus exhaustif de consultations auquel ont participé les provinces, les territoires et les personnes intéressées par la question de la criminalité chez les jeunes.Ces consultations ont permis de déceler plusieurs lacunes au système actuel.Le projet de loi vise à corriger les faiblesses de la Loi sur les jeunes contrevenants, tout en misant sur ses points forts ».Selon la ministre, le projet de loi proposé comprend des mesures plus efficaces et mieux ciblées pour les jeunes contrevenants et tiendra dorénavant compte de la nature du crime, des circonstances particulières l'entourant, de la meilleure façon de les réhabiliter, de même que de l'obligation pour le gouvernement de protéger la société.Citant un sondage CROP mené en juin 2000, Mme Mc Lellan affirme que la réforme est appuyée par l'ensemble de la population canadienne, y compris celle du Québec.Au Canada, le taux d'incarcération des jeunes atteint un niveau inacceptable.Le taux de mise sous garde est le plus élevé des pays occidentaux, y compris les États-Unis.Contrairement à ce que le Bloc et Québec suggèrent, dit la ministre, le projet de loi vise à réduire le recours trop fréquent à la détention, dans des circonstances appropriées, en préconisant des solutions de rechange efficaces, comme, par exemple, l'indemnisation des victimes, les services communautaires et la supervision dans la collectivité.« Le Bloc et le gouvernement du Québec ont donné à entendre à tort que le projet de loi C-7 va permettre d'abaisser à 14 ans l'âge à partir duquel les jeunes pourraient être traduits devant un tribunal pour adultes.La loi actuelle sur les jeunes contrevenants fixe déjà cet âge à 14 ans.Et de poursuivre la ministre, il est ironique de constater malgré les propos du ministre de la Justice du Québec qui affirme que le système québécois est davantage axé sur la réadaptation, que Québec a effectué 23 renvois d'adolescents devant les tribunaux pour adultes en 1998 et 1999, le plaçant au second rang au Canada.L'Ontario n'a effectué que six renvois durant la même période ». 6LP1701A0616 a17 actus sam 16 juin 6LP1701A0616 ZALLCALL 67 01:15:35 06/16/01 B PROCÈS DES HELLS Le cas Stockford fera-t-il boule de neige?CHRISTIANE DESJARDINS APRÈS AVOIR accordé la liberté sous cautionnement en début de semaine à Donald Stockford, un des dirigeants des Nomads arrêté dans le cadre de l'opération Printemps 2001, le juge Jean-Guy Boilard gardera-t-il le même cap lundi, lorsqu'il entendra une requête similaire présentée par le Rocker Daniel Lanthier, accusé entre autres de 13 meurtres ?Jusqu'à la libération de Stockford, les cautionnements dans cette gigantesque affaire n'avaient été accordés qu'avec une extrême parcimonie et qu'à des accusés au passé quasi irréprochable, dont la vie sociale était bien organisée, et dont l'implication dans le gang semblait très réduite (selon la preuve disponible).Mardi toutefois le juge Boilard a accepté de libérer Stockford, accusé entre autres de meurtre par association criminelle, en attendant la tenue de son procès, parce que celui-ci ne pourrait manifestement pas se tenir avant deux ou trois ans.À cause de l'ampleur de la preuve et du fait qu'il faudra la faire traduire, puisque Stockford est anglophone.Le cas Lanthier diffère, notamment en ce qu'il est francophone, donc pas de traduction à faire, et qu'il est accusé de 13 meurtres.Il est à noter que Lanthier, par la voie de son avocat Gilles Doré, n'a pas attendu la décision du juge Boilard pour signifier sa requête d'arrêt des procédures et de remise en liberté, puisque celle-ci avait été déposée plus d'une semaine avant la décision Boilard.Toutefois, il est évident que cette décision pourrait donner quelques arguments supplémentaires à Me Doré lundi, et, selon la décision rendue, à d'autres avocats qui voudront ultérieurement plaider la même chose pour leurs clients.Jusqu'ici, selon Randall Richmond, procureur au bureau de la lutte au crime organisé, seul Lanthier a présenté une telle requête.Mais tous les avocats se plaignent de l'énormité de la preuve (des dizaines de CD Rom et des centaines de cassettes vidéos et audio), de la lenteur à l'obtenir en totalité, et des pauvres moyens mis à la disposition des accusés et de leurs avocats pour préparer leur défense.Interrogé à ce sujet, hier, le ministre de la Sécurité publique Serge Ménard, a indiqué que davantage de ressources seront mises à la disposition des motards détenus dans l'aile B de la prison de Bordeaux.Ainsi, dès la semaine prochaine, on prévoit ajouter deux cellules aux 18 qui ont été transformées en bureau, où les accusés et les avocats peuvent étudier la preuve et discuter.Ce qui fait un bureau pour quatre accusés.M.Ménard se dit prêt à faire d'autres aménagements si le juge considère que c'est nécessaire.« Je laisse aux gens sur le terrain le soin de juger ce qui est nécessaire mais, chose certaine, nous nous soumettrons aux décisions de la cour), a-til conclu.Pour sa part, le député libéral de Saint-Laurent, Jacques Dupuis, estime que le ministère doit tout faire pour éviter que les motards soient libérés.« Il faut que le public soit protégé contre les individus dangereux.Mais il faut qu'ils aient le loisir de préparer leur défense », a-t-il observé.Avec l'aide de la Presse canadienne Vous trouverez d'autres textes et analyses sur le dossier des Hells à www.cyberpresse.ca/antigang U n i q u e Le seul endroit pour vos équipements et vêtements de plein air depuis plus de 40 ans Soyez prêts pour vos vacances! 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Ce glissement s'est opéré, d'une part, à la faveur de la foi aveugle des gens de ce milieu dans les vertus de la réinsertion sociale.On a fini par croire que, pour se préparer à son éventuelle libération conditionnelle, un détenu devait être libéré D'autre part, le recours aux absences temporaires a été puissamment stimulé par la surpopulation des centres de détention et par les compressions budgétaires.À un point tel qu'à deux reprises, l'administration des Services correctionnels a établi des quotas d'absences temporaires.Ainsi, 83 % des personnes condamnées à moins de 6 mois d'emprisonnement devaient être libérées entre le sixième et le tiers de leur peine.L'absence temporaire est devenue, selon M.Corbo, « un mécanisme occulte de régulation de la surpopulation carcérale ».Le rapport Corbo révèle combien les décisions concernant les absences temporaires sont arbitraires et aléatoires.Contrairement aux libérations conditionnelles, qui ne peuvent être accordées qu'après un tiers de la peine, et qui font l'objet d'une étude complète du dossier, les absences temporaires sont données à la discrétion de la direction de chaque centre de détention.Les décisions sont prises rapidement, suivant des règlements imprécis, souvent avec des dossiers incomplets.Comme il faut que ça roule, comme il y a un manque criant de ressources, et comme on n'est pas zélé, zélé, « on est tenté de prendre des décisions en état d'incertitude.» C'est ce qui s'est passé, on le sait, dans le cas de Mario Bastien.\u0001 \u0001 \u0001 Dans un rapport très, très, très minutieux, Claude Corbo conclut qu'il faut conserver le système d'absences temporaires : « Ce n'est pas le principe de l'absence temporaire pour réinsertion sociale qui est problématique, ce sont plutôt les conditions dans lesquelles elle est accordée et vécue.» Nous ne sommes pas d'accord.Pour continuer à bénéficier de l'appui de la population, le système judiciaire doit être crédible.Or déjà, les citoyens trouvent les tribunaux beaucoup trop cléments.Il faut répéter et répéter qu'une sévérité excessive n'est pas une solution.Les gens ont encore plus de mal à admettre le fait que les détenus sont automatiquement libérés au deux tiers de leur peine.Et qu'ils peuvent bénéficier d'une libération conditionnelle après avoir purgé seulement un tiers de leur sentence.L'élastique populaire est étiré au maximum.Mais comme la réhabilitation est souhaitable et possible, et comme les libérations sont accordées après une évaluation exhaustive des cas (les récidives sont très rares), on doit défendre mordicus cette approche.La libération de détenus au sixième de leur peine risque fort, si ce n'est déjà fait, de faire casser l'élastique.Quand les sentences sont divisées par six, la crédibilité de la justice est divisée par six.Les juges en ont marre, les policiers en ont marre, les avocats en ont marre.Le risque, c'est que les citoyens se retournent contre l'« approche québécoise » dont on ne cesse de se gargariser, et lui préfèrent une ligne dure à l'américaine.Alexandre Livernoche a trop souffert pour qu'on se contente d'une simple « révision des processus ».Pascal Élie, collaboration spéciale Droits réservés DOCUMENT Absences temporaires: un instrument pouvant contribuer à la réinsertion sociale Nous publions ici un extrait du rapport Corbo sur le processus d'élargissement des détenus, qui a été rendu public jeudi.CLAUDE CORBO Faut-il ou non maintenir le privilège d'un élargissement avant le terme de la sentence, sous forme aussi bien de libération conditionnelle que d'absence temporaire ?Un certain nombre de considérations inclinent à penser qu'il est raisonnable de maintenir un régime non seulement de libérations conditionnelles, mais aussi d'absences temporaires au sens que Claude Corbo donne à cette dernière expression la Loi sur les services correctionnels.Ces considérations, il faut le dire, sont suggérées à la fois par l'analyse des pratiques du système correctionnel et par l'examen des résultats de la consultation menée dans le cadre du mandat.> La consultation ne remet pas en cause le principe même de la possibilité pour des personnes contrevenantes d'obtenir, pendant leur incarcération, des mesures d'élargissement temporaire, notamment pour préparer leur réinsertion sociale.Les organismes et les groupes ayant participé à la consultation ont formulé un ensemble de critiques à l'endroit du régime d'absence temporaire \u2014 imprécision des catégories, prise de décision déficiente, conditions d'élargissement inappropriées, encadrement insuffisant, etc.\u2014 ou ont dénoncé l'usage abusif de congés humanitaires ou de congés de réinsertion sociale pour fins de contrôle de la « surpopulation carcérale » ; cependant, il n'y a pas de demande d'abolir le principe même des absences temporaires, s'il y a nombre de suggestions d'en modifier l'usage.En ce sens, il n'y a pas de « raidissement » de l'opinion contre le principe de l'absence temporaire.> Des esprits plus cyniques ou plus fatalistes ont avancé l'opinion que l'abolition du principe de l'absence temporaire exposerait le système correctionnel à des problèmes de surpopulation carcérale auxquels il faudrait, sous un nom ou un autre, d'une façon ou de l'autre, trouver une solution, pour prévenir des conséquences plus dramatiques.Pour de tels esprits, l'existence de l'absence temporaire permet, au mieux, de régler élégamment un risque chronique d'incapacité d'absorber la « demande d'hébergement » en milieu fermé.Et certains de ces esprits font remarquer qu'en d'autres pays, à défaut d'invoquer le concept d'absence temporaire, on recourt périodiquement à des mesures telles l'amnistie générale qui a le mérite de faire de la place dans les établissements de détention pour des personnes contrevenantes qu'on ne peut décemment laisser en liberté.> Des trois types d'absences temporaires, il y en a deux qui apparaissent incontournables.L'absence temporaire pour motif médical ne peut être abolie sans mettre en péril la santé ou la vie humaine.L'absence temporaire pour motif humanitaire est également souhaitable, pour autant qu'elle soit utilisée pour de véritables raisons humanitaires.Ainsi, les chartes canadienne et québécoise des droits et libertés de la personne protègent universellement contre les châtiments cruels et inusités et contre les atteintes à la dignité des personnes ; dans cet esprit, accorder un congé humanitaire à un détenu pour lui permettre d'assister à la naissance ou au baptême de son enfant ou aux obsèques de son père ou de sa mère est pleinement justifié dans une société civilisée.Inversement, refuser de tels privilèges ne créerait guère un climat encourageant la personne contrevenante à rechercher sa réhabilitation et sa réinsertion sociale.> L'absence temporaire pour fins de réinsertion sociale apparaît également justifiée, notamment aux yeux des intervenants ayant participé à la consultation, pour autant qu'elle soit bien préparée et qu'elle s'accompagne d'un projet valable de réinsertion sociale et de mesures appropriées d'encadrement dans le milieu ouvert.Ce n'est pas le principe de l'absence temporaire pour réinsertion sociale qui est problématique, ce sont plutôt les conditions dans lesquelles elle est accordée et vécue.À ces considérations, l'on peut en ajouter deux autres qui visent particulièrement l'absence temporaire pour fins de réinsertion sociale.D'une part, les personnes contrevenantes confiées à la juridiction des Services correctionnels du Québec, à la différence de leurs homologues du système fédéral, servent des peines relativement brèves \u2014 à peine 10 % durent plus de 6 mois \u2014 et sont appelées de toute façon à réintégrer la société rapidement.Dans ces conditions, la possibilité de bénéficier d'une absence temporaire pour fins de réinsertion sociale, si elle est, pour la personne contrevenante, source de motivation à bien préparer, par un projet de sortie structurée, sa réinsertion dans la communauté, comporte des avantages appréciables qui feraient défaut si la personne incarcérée n'avait d'autre perspective que celle de purger sa peine jusqu'à la dernière heure.D'autre part, s'il arrive que des absences temporaires se concluent par une récidive, même tragique, cela constitue-t-il une raison suffisante pour abolir radicalement et inévitablement toute possibilité d'absence temporaire ?Le responsable juge qu'une telle conclusion serait à l'évidence abusive ; ce serait comme abolir le transport en avion en invoquant le fait que, parfois, des avions s'écrasent ; il est plus rationnel de tirer les leçons de chaque accident pour réduire la possibilité de répétition.Ainsi, en regard de l'absence temporaire, ce n'est pas le principe en lui-même qui est mauvais, ce sont plutôt les conditions d'octroi et d'exercice qui doivent être améliorées.Dès lors qu'une sentence est limitée dans le temps, il faut préparer activement la réinsertion sociale de la personne incarcérée.Le privilège de l'absence temporaire doit être conçu, entre autres, comme un instrument pouvant contribuer à la réinsertion sociale.(.) L'après-Pivot m r o y @ l a p r e s s e .c a La formule semblait à ce point miraculeuse qu'elle a été mille fois imitée par toutes les télévisions du monde, y compris la nôtre.Or, il y a eu erreur, se rend-on compte aujourd'hui.Ce n'était pas la formule qui « marchait », mais l'homme : Bernard Pivot, cet être érudit, charismatique, capable d'aborder avec gravité des thèmes légers et de parler avec légèreté de sujets graves, jamais ennuyeux, jamais compassé, perpétuellement enthousiaste.« La fin de l'exception Pivot » titrait La Presse, cette semaine, au-dessus d'un papier en forme d'adieu signé par le collègue Louis-Bernard Robitaille.Jamais, peut-être, un titre n'aura été plus juste.De Ouvrez les guillemets à Bouillon de culture en passant par Apostrophes, de 1973 jusqu'au 29 juin 2001, lorsque sera diffusée sa dernière émission, Pivot aura été, de ce côtéci de la Voie lactée, le seul animateur télé à acquérir une telle influence dans et autour du monde de l'édition.À fidéliser des audiences demeurées à un niveau plus que respectable tant et aussi longtemps que ses émissions ont été programmées à des heures décentes.Cependant, il faut constater que ce success story \u2014 pardonnez l'irruption de l'anglais en un moment pareil.\u2014 a eu un effet pervers : on a peu cherché à innover aux plans de l'esthétique et du contenu des émissions littéraires ; on a presque renoncé à exploiter les immenses possibilités du médium télé.Il y a de nombreuses raisons à cela.D'abord, la fascination du modèle Pivot, on l'a dit.Le manque de moyens, ensuite : les émissions culturelles en général obtiennent rarement des budgets confortables.Mais aussi, hélas !, la profonde méfiance, quand ce n'est pas la haine pure et simple, du milieu du livre à l'endroit de la télé \u2014 à ce point qu'en France, dans un accès de vertu, l'État culturel a carrément interdit la publicité du livre au petit écran ! C'est une situation absurde.D'une part, il existe partout, y compris ici, des télévisions publiques qui ont à la fois le mandat et la capacité de promouvoir la culture en général, le livre en particulier.D'autre part, l'édition a besoin de la télé si elle veut éviter que ses produits disparaissent littéralement de l'espace public.Entre ces deux là, il faut une réconciliation.Les télédiffuseurs d'État doivent se faire mettre avec insistance le nez sur le libellé de leur charte.Le monde du livre, quant à lui, doit faire preuve de souplesse, d'ouverture et d'imagination afin de s'inventer un langage télévisuel moderne et attrayant.Ce n'est pas simple, évidemment.Mais personne ne nous avait promis un jardin de roses.« Les organismes ayant participé à la consultation ont formulé un ensemble de critiques à l'endroit du régime d'absence temporaire ou ont dénoncé l'usage abusif de congés humanitaires ou de congés de réinsertion sociale pour fins de contrôle de la « surpopulation carcérale » ; cependant, il n'y a pas de demande d'abolir le principe même des absences temporaires », précise Claude Corbo. 6LP1901A0616 a19 samedi 6LP1901A0616 ZALLCALL 67 01:11:38 06/16/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 6 JUIN 2001 A19 FORUM «On ne pourra pas faire de miracles.» Jean Charest estime que le Québec fait face à un désastre dans le domaine de la santé En entrevue avec l'équipe éditoriale de La Presse, hier, Jean Charest a non seulement fait le point sur ses intentions en matière de politique énergétique et de fusions municipales, mais il a aussi commenté l'état actuel du système de santé et les craintes de certains Québécois face à la mondialisation.Voici quelques extraits de cette entrevue.Q LA PRESSE: Vous vouliez débuter, Monsieur Charest, par une courte présentation.R JEAN CHAREST : « Le sujet de l'heure, partout, c'est évidemment le dossier de la santé.Et je veux préciser que le dossier de la santé s'inscrit d'abord dans le cadre général de l'entente sur l'Union sociale qui a été négociée il y a presque trois ans, et qui sera renégociée.Il y aura un bilan de fait de cet accord qui, généralement, nous amène à conclure qu'il doit être changé et amélioré.» « Et dans le domaine de la santé, la courte histoire, c'est qu'on a vécu avec des coupures unilatérales venant du gouvernement fédéral dans les transferts en argent, et que ça a eu un effet sur l'administration du système de soins de santé.On doit pouvoir trouver une formule qui nous offre de la prévisibilité et de la stabilité dans le financement, ainsi qu'une clarification des rôles.Pour moi, ce n'est pas un détail.C'est très important, pour qu'on puisse gouverner correctement et prendre les bonnes décisions, de clarifier la question de l'imputabilité.Ça paraît peutêtre comme étant une question technique pour les citoyens, mais je crois que c'est absolument fondamental si on veut avoir de bonnes décisions et si on veut donner la chance aux citoyens de pouvoir demander des comptes à ceux qui prennent ces décisions avec leur argent.(.) Et la formule qui nous plaît le plus, c'est celle du transfert de points d'impôts.On n'est pas à ce point attaché à cette formule qu'on dit que c'est la seule, sauf quelle est bien reçue dans l'Ouest pour une raison évidente : c'est que ce serait avantageux pour eux comme ce le serait potentiellement pour le Québec.Elle est moins bien reçue dans l'Est, parce que le système de points d'impôts est basé sur la taille de l'économie.Donc, dans les provinces de l'Atlantique, il y a des réserves.Mais ce ne sont pas des réserves qui sont incontournables.D'ailleurs, John Hamm a écrit, suite à la lettre que je lui ai fait parvenir au sujet de la commission Romanow, pour exprimer ces réserves-là.Mais en même temps, pour réitérer ce que j'avais dit dans le passé : que ça peut être fait avec une péréquation à l'intérieur d'un système de transfert de points d'impôts.Il n'y a donc pas d'obstacles insurmontables.« Dans tous mes contacts (au sein des autres provinces), lorsqu'on a parlé de santé, tout le monde s'entend sur le fait que la santé ce n'est pas juste de l'argent.Je le précise parce que le fédéral a la fâcheuse habitude de reprocher aux gouvernements provinciaux de ne vouloir parler que d'argent lorsqu'on parle santé, alors que c'est faux.Tout le monde reconnaît qu'il y a une question d'organisation et une question de ressources financières.Q Vous êtes au pouvoir demain matin, qu'est-ce que vous faites, concrètement, pour régler les problèmes en santé ?R « Les groupes de médecine de famille c'est une bonne idée.D'ailleurs nos propositions, en 1998, allaient dans le sens de services disponibles 24 heures sur 24, sept jours sur sept.» Q Le Parti québécois est en train de les mettre sur pied.R « Oui, sauf qu'ils utilisent la même méthode que la dernière fois.Les omnipraticiens ne sont pas dans le portrait.Ils ont beau nous présenter des conférences de presse avec des personnes assises à la table, c'est exactement sur les mêmes rails que toutes les autres réformes qu'ils nous ont présentées : c'est fait à toute vapeur pour pouvoir distraire.Alors ça, c'est un élément auquel il faudra s'attaquer.Il y a la question des ressources humaines.Ça a été un désastre.Le Québec est le seul endroit au monde à avoir fait un programme de mises à la retraite massives d'infirmières et de médecins.Les gens voient aujourd'hui à quel point c'était mal préparé.Il faut aussi augmenter le nombre d'admissions dans les facultés de médecine.(.) Là où il y a des cours de sciences infirmières, il va falloir accélérer.Mais le problème de la pénurie on va vivre avec encore pendant un bon bout de temps.Il y a aussi une question d'organisation du travail, où on doit introduire davantage de flexibilité dans le milieu.(.) Du côté de l'équipement, depuis plusieurs années il n'y a pas de plan d'achat au Québec.Quand on apprend ça aux gens, ils sont estomaqués.Le Vérificateur général est revenu là-dessus : il a donné l'exemple de l'imagerie médicale.C'est vrai dans d'autres domaines aussi.Il va falloir renouveler le parc d'équipement, mais, au minimum, il faudrait avoir un plan.» Q Les péquistes savent que l'élection va se jouer sur la santé.Si le problème était facile à régler, ils l'auraient fait.S'ils avaient de l'argent pour acheter de l'équipement médical, ils l'achèteraient.R « Je me dis qu'une personne normale dirait : eux aussi voient le problème et ils vont le régler.Pourtant, ils ont proposé le projet de loi 28 qui vidait les conseils d'administration des CLSC, des CHSLD, des hôpitaux et des régies régionales de la santé.C'est difficile de trouver pire proposition dans le contexte actuel.Comment expliquer ça ?Je ne comprends pas ?L'an dernier, Pauline Marois a reçu une recommandation d'augmenter de 54 le nombre d'inscriptions dans les facultés de médecine et elle a coupé ça à 30.Je pense qu'ils n'ont pas compris.Je pense qu'on a passé le stade où ils sont capables.Je pense qu'ils sont plus préoccupés à défendre leurs mauvaises décisions.Ils sont rendus là dans la vie de leur gouvernement.Ils sont plus occupés à défendre leurs mauvaises décisions qu'à régler les problèmes.» Q Avant les élections, comme tout bon parti d'opposition, vous allez proposer des investissements en santé et en éducation en plus des réductions d'impôts.Mais si vous êtes élu, considérant le budget, votre discours risque d'être différent.R « On a fait beaucoup de travail dans les deux dernières années pour préparer nos politiques.On va présenter le cadre, notamment financier, et ça va évidemment faire partie d'un tout politique.Dans le domaine de la santé, entre autres, je le précise à nouveau, ce n'est pas juste une question d'argent.C'est une question d'organisation.Et, effectivement, on ne pourra pas faire de miracles.Le désastre est tel au Québec qu'on ne pourra pas du jour au lendemain réparer le système.Je l'avoue candidement et les gens le savent très bien.Mais, en tout cas, on va mettre les priorités à la bonne place.» \u0001 \u0001 \u0001 Q Parlons de la méfiance envers la mondialisation.Comme parti fédéraliste, est-ce que vous pensez qu'il y a des appuis à aller chercher chez ceux qui ont exprimé des craintes face à la mondialisation, en disant qu'on peut mieux s'en défendre en étant allié avec le reste du Canada ?R « Les gens qui ont exprimé des inquiétudes ont des vraies inquiétudes à exprimer.C'est légitime.Je ne minimise pas leurs réserves et je les partage dans beaucoup de cas.Quand on pense à l'environnement, aux droits des travailleurs, aux droits démocratiques, ce sont de vraies inquiétudes.Ils ont raison de dire qu'il faut se préoccuper de ces choses-là.D'ailleurs, quand j'étais ministre fédéral de l'Environnement, c'est moi qui avais négocié l'accord parallèle sur l'environnement avec le Mexique et les États-Unis.Et c'est la première fois que ça se faisait.Mais dès l'instant où ça s'était fait pour la première fois, on avait franchi un pas où on n'allait plus revenir en arrière.Ces ententeslà ne doivent plus se faire, je pense, à l'extérieur de l'entente principale ou en parallèle.Ultimement, on doit évoluer vers une situation où elles font partie intégrante des accords, des traités de libre-échange.C'est là qu'on va vraiment arriver à des résultats concrets.Donc un, les inquiétudes sont légitimes.Deux, quel est notre intérêt à nous ?Il faut prendre la peine de reculer et poser la vraie question : quels sont les intérêts du Québec dans les traités de libre-échange ?La réponse vient assez rapidement.On est l'un des endroits au monde qui dépend le plus de son marché extérieur pour gagner son pain et son beurre.(.) Donc, s'il y a quelqu'un, quelque part, qui a intérêt à pousser pour des traités de libre-échange, c'est nous.C'est difficile de trouver quelqu'un qui a davantage d'intérêts que nous.Maintenant, comment se présente la nouvelle dynamique ?Je la trouve fort intéressante parce que, dans la négociation qu'on a faite de l'ALENA, ce qu'on a découvert, Mexicains et Canadiens, c'est qu'en travaillant ensemble on faisait contrepoids aux États-Unis.Et ça a été une expérience concluante.Et la même chose est vraie pour l'ensemble des Amériques.D'ailleurs, les pays d'Amérique latine nous voient comme ça : ils voient les Canadiens comme des alliés pour faire contrepoids à l'influence américaine.Et ça, c'est une carte importante dans notre jeu.Ça nous permet de jouer un rôle encore plus important que la taille de notre économie ou de notre population le justifierait.» « Dans le domaine de la culture, il y a également une convergence avec les pays d'Amérique latine.Tout d'un coup, la question de la langue, de l'avenir de notre culture, se présente sous une lumière très différente.Parce que dans cette zone de libre-échange, les Amériques, c'est le portugais, l'espagnol, l'anglais et le français.Alors, soudainement, on n'est plus seul.Il y a d'autres cultures.Notre cause devient encore plus importante et encore plus justifiée dans un contexte comme celui-là.» « Qu'arriverait-il le jour où le Québec se sépare du Canada : on est exclu des accords de libre-échange.Et là, soudainement, on serait placé dans quelle situation ?Quarante pour cent de notre produit intérieur brut (PIB) dépend des échanges avec les Américains.Eux, si c'est 1 % de leur PIB qui est dépendant du marché québécois, c'est beau.Alors ça fait quelle sorte de négociation ça ?» PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse Le chef de l'opposition officielle, Jean Charest.LA B O Î T E AUX LETTRES Déception ! JEAN LAPOINTE, Viola Léger, Laurier Lapierre.Voilà trois individus qui viennent juste de baisser grandement dans mon estime.Ils ont accepté d'être nommés au Sénat canadien.Et ils semblent en être fiers, en plus ! Et, bien sûr, personne n'en a profité pour souligner l'incongruité de l'existence de ce corps législatif non-élu dans un pays qui passe son temps à donner des leçons de démocratie aux autres.Je ne vois, pour ma part, aucune raison de féliciter ces trois personnes, dont jusque-là j'appréciais la contribution à la vie culturelle du pays, d'avoir accepté de faire partie de cette assemblée créée au XIXe siècle pour singer cet autre club folklorique qu'est la Chambre des Lords.Dans le cas de Lapointe et Léger, on pourra dire qu'ils sont passés du comique au simplement risible.Laurier Lapierre aura été fasciné par l'histoire au point de devenir luimême une pièce de musée ethnographique.Il est intéressant, d'ailleurs, de noter que Jean Lapointe a admis « ne rien savoir du Sénat ».Il devra néanmoins voter des lois.Il est vrai que de tels personnages sont, pour le premier ministre, sûrement plus faciles à manipuler.ANDRÉ PELCHAT Victoriaville Raser ou pas ?« ON RASE ou pas ?» Telle est la question que pose madame Michèle Ouimet dans La Presse du 15 juin.Puis, suit toute une série de questions et de commentaires tout aussi pertinents les uns que les autres.Il semble évident cependant qu'une chose est certaine : le vieux bunker est dégueulasse.On peut facilement être d'accord aussi avec madame Ouimet que d'autres horreurs ont été construites un peu partout au Québec à partir de 1960.Seulement, il ne s'agit pas ici de n'importe où au Québec.Il s'agit d'un endroit très particulier, hautement touristique.Un endroit où des gens viennent de loin pour voir ces immeubles.Alors moi je dis : on rase.La première réaction de notre premier ministre Bernard Landry fut la bonne.En homme intelligent et expérimenté il aurait préféré que l'on rase.Mais, la sagesse aidant, peut-être aussi, inspiré par la nature au mois de juin, il a préféré attendre nos réactions.Ceux qui peuvent prendre le temps de regarder les oiseaux au mois de juin savent que les parents qui ont pu protéger leurs petits des prédateurs doivent encore les gaver même quand il sont plus gros qu'eux.En juillet, tout sera terminé.Il en est autrement pour une bonne partie de notre population qui n'acceptera jamais d'être sevrée et qui va continuer de réclamer tous les argents disponibles.Alors, qu'on les laisse crier.Monsieur le premier ministre, madame Ouimet, moi je dis : on rase.JACQUES FAILLE Brossard Quelques secondes DEPUIS quelques semaines le ministre Chevrette est en campagne afin de promouvoir la sécurité routière au Québec.C'est ainsi qu'il a, entre autres, annoncé qu'il songeait à interdire l'utilisation du cellulaire lorsque nous sommes au volant de notre véhicule, qu'il entend s'attaquer à l'alcool au volant.Son plus récent cheval de bataille, qu'il a lancé avec éclat, une campagne publicitaire afin de dénoncer les excès de vitesse sur nos routes.Dans cette publicité, il est mentionné qu'il peut être dangereux de rouler trop vite afin d'épargner quelques secondes.Il y a quelques mois, il vantait les vertus du virage à droite sur feu rouge.Cette panacée qui devrait nous permettre de sauver quelques secondes par jour lors de nos déplacements.Monsieur le ministre, ce sont les mêmes automobilistes, qui en toutes circonstances partagent la route.Si les obsédés de la vitesse, les fanatiques du téléphone cellulaire ou les ivrognes au volant ajoutent le virage à droite sur feu rouge à leurs possibilités, le bilan routier risque de s'alourdir.Dans plusieurs autres dossiers votre gouvernement se targuent que nous faisons les choses différemment au Québec, que nous sommes distincts, de grâce, soyez conséquent, ne permettez pas le virage à droite sur feu rouge au Québec.PAUL MARTINEAU Montréal 6LP2001A0616 A20 Samedi 6LP2001A0616 ZALLCALL 67 01:14:17 06/16/01 B Dernier sursaut de chaleur aujourd'hui Le thermomètre a fracassé un record hier KARINE TREMBLAY POUR UNE QUATRIÈME journée de suite, le mercure atteindra des sommets aujourd'hui, mais ce devrait être le dernier sursaut de chaleur avant que la température ne revienne plus près des normales saisonnières.Un front froid se déplace en effet vers Montréal, amenant avec lui de fortes probabilités d'averses et d'orages pour la fin de la journée, de même que la fin de l'alerte au smog.« Les probabilités de précipitations sont de 60 %.Après le passage du front froid, l'air devrait être moins humide et la chaleur, moins accablante », remarque le météorologue à Environnement Canada, Jean-Guy Babineau.Hier, l'air a été particulièrement lourd dans la métropole.Pendant plusieurs heures, de nombreux endroits de la ville ont été recouverts de smog, tandis que le thermomètre affichait 33,6 degrés, soit un peu plus que le précédent record de 33,4 établi en 1988.« Avec le facteur humidex, la chaleur ressentie hier atteignait 40 degrés », précise M.Babineau.Ces conditions climatiques peuvent indisposer certaines personnes et accentuer les problèmes respiratoires.Les centres hospitaliers n'ont cependant pas noté de recrudescence aux urgences.« Généralement, c'est au bout de quelques jours qu'il y a affluence plus marquée en raison du smog ou de la canicule.Notre personnel est prêt à réagir s'il y a des problèmes qui se manifestent », souligne l'attaché de presse au Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM), Gérard Cellier.Pour ne pas être incommodé par la chaleur, ce dernier recommande à la population de demeurer dans des endroits frais et climatisés, de bien s'hydrater et d'éviter l'activité physique intense.Pareille vague de chaleur ne s'était pas vue l'an passé, alors que le cap des 30 degrés avait été franchi deux jours seulement.Le record de température pour le mois de juin de 35 degrés enregistré en 1964 n'a cependant pas encore été fracassé.Et à moins qu'on ne l'atteigne ce matin, il ne devrait pas être en jeu au cours des prochains jours puisque dès demain, le mercure devrait afficher une température voisinant les 25 degrés.« Le début de semaine devrait être beau.Pour l'instant, les probabilités de précipitations pour les journées de dimanche et lundi sont minces », remarque M.Babineau.Comme la chaude température favorise les feux de forêt, la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) rappelle l'importance d'adopter des comportements prudents en nature.« De tous les feux de forêt, 75 % sont imputables à l'erreur humaine.Actuellement, il n'y a pas d'interdiction de faire des feux à ciel ouvert, mais on surveille la situation de près », souligne l'agente d'information à la SOPFEU Caroline Girard.Trois feux de forêt sont en activité dans le nord du Québec.Photo BERNARD BRAULT, La Presse © Alors que la chaleur était suffocante hier à Montréal, Maria Cardenas a eu droit à rafraîchissement bien particulier, gracieuseté du pompier Alain Lapierre. 6LP2101A0616 A21, samedi.MONDE 6LP2101A0616 ZALLCALL 67 01:12:31 06/16/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 6 J U IN 2 0 0 1 A 2 1 MONDE George W.Bush et Vladimir Poutine se sont parlés plusieurs fois au téléphone.Mais c'est la première fois qu'ils se rencontrent face à face, aujourd'hui à Ljubljana, capitale de la Slovénie.Au menu : Traité ABM et Défense antimissile, expansion de l'OTAN à la Baltique, mais d'autres dossiers seront aussi évoqués, dont l'accession de la Russie à l'Organisation mondiale du commerce.Face à Poutine, l'Europe s'est ralliée à Bush Sur le fond, le Sommet de Ljubljana risque d'être un dialogue de sourds JOONEED KHAN C'EST FORT DE SON DOUBLE succès à l'OTAN et auprès de l'Union européenne que George W.Bush rencontre aujourd'hui Vladimir Poutine à Ljubljana, pour le premier sommet américano-russe du XXIe siècle.Ce qui donne raison à Boris Eltsine, qui confiait mardi, lors d'une interview marquant l'anniversaire de sa première élection le 12 juin 1991 et le 10e anniversaire de la Déclaration de souveraineté de la Russie post-soviétique : « J'ai dit à Poutine qu'il doit s'attendre à un dur sommet.Les Américains ont l'habitude de presser à partir d'une position de force.Bref, il doit s'attendre à une véritable offensive » de la part de Bush à Ljubljana.Offensive bâtie sur la percée de Bush au sommet de l'OTAN à Bruxelles à propos de son projet de Défense antimissile, sur sa volonté affirmée de renforcer l'OTAN et de l'étendre jusqu'à la Baltique (avec de grandes manoeuvres en cours en Géorgie, dans le Caucase du Sud), sur son appui à une Défense européenne « au sein de l'OTAN », et sur son offre de dialogue sur l'effet de serre au sommet de l'Union européenne à Göteborg.« Les trois grands sommets de cette semaine en Europe sont reliés étroitement », écrit Martin Walker, analyste de l'agence UPI, qui précise : « Le facteur commun, c'est que la Russie est la seule puissance militaire qui peut dévaster et l'Europe et les États-Unis avec une frappe nucléaire.Ces derniers ont donc intérêt à garder leur destin stratégique scellé au sein de l'OTAN pour éviter qu'une telle attaque russe ait jamais lieu.» Il ajoute : « L'administration Bush soupçonne Poutine de recourir à la vieille tactique soviétique de jouer l'Europe contre les États- Unis.» Le communiqué final de Göteborg a envoyé jeudi un message clair et sans équivoque à Poutine : « Nous réaffirmons notre partenariat historique.Ce qui nous unit compense largement ce qui nous sépare.À partir de ce constat, nous sommes déterminés à bâtir une approche commune face à l'environnement complexe et changeant dans lequel nous vivons et aux nouveaux défis qui se présentent à nous », affirme la déclaration commune UE-États-Unis.Contre-offensive de Poutine : le président russe participait jeudi et hier en Chine au sommet du « Groupe de Shanghai », devenu l' « Organisation de coopération de Shanghai » avec l'admission de l'Ouzbékistan comme 6e membre.Les autres sont, outre la Russie et la Chine, le Kazakhstan, la Tadjikistan et le Kyrgyzstan.L'objectif déclaré du groupe : combattre l'islamisme armé qui sévit depuis le Caucase jusqu'au Xinjiang depuis la défaite de l'ex-URSS aux mains des Moudjahidine pro-US en Afghanistan.À l'issue d'une rencontre jeudi en marge du sommet, Poutine et son homologue chinois Jiang Zemin ont tous deux réitéré leur opposition au projet de Défense antimissile de Bush.L'ensemble du sommet de Shanghai devait formellement avaliser ce rejet hier, à temps pour que Poutine puisse contrer aujourd'hui à Ljubljana « l'offensive » appréhendée du président américain.La « Guerre des étoiles » de Bush suscite des craintes réelles chez les Russes et les Chinois.Les premiers estiment qu'un bouclier antimissile, que Bush offre d'étendre désormais aux pays amis, menace d'enlever toute pertinence à leur stratégie de dissuasion nucléaire.Les seconds redoutent surtout qu'il ne serve à mettre Taïwan à l'abri, compliquant l'éventuelle réunification dont la Chine a fait sa grande priorité.Pour procéder en douceur avec sa Défense antimissile, Bush veut l'accord de Poutine pour amender ou remplacer le Traité ABM de 1972, un traité qui limite justement la défense antimissile et fait jouer l'équilibre de la terreur comme base de la stabilité stratégique internationale.Le projet de Bush, qui coûterait jusqu'à 100 milliards $ US, est loin d'être au point, et Poutine, à l'instar des Européens et des Canadiens, se disait prêt à en discuter.Surtout que Bush dit vouloir les consulter et offre de racheter des missiles russes S-300.Mais le maréchal Igor Sergueïev, conseiller de Poutine pour la stabilité stratégique, a affirmé cette semaine que la Russie « n'acceptera jamais de réviser les fondements du traité ABM ».L'argumentation de Bush est simple.Il l'a repris devant la presse internationale avant de quitter Washington, et il l'a répété ad nauseam à Madrid, Bruxelles, Götegorg et Varsovie tout au long de la semaine : « La guerre froide est finie, le traité ABM est un vestige du passé, les nouvelles menaces viennent d'États-voyous comme l'Iran, l'Irak, ou la Corée du Nord, il faut étendre l'OTAN et l'Europe sur la base des libertés, la Russie même pourrait y adhérer ; c'est ce que je vais dire à Poutine en le regardant dans les yeux.» « Les risques potentiels liés aux missiles (à courte et moyenne portées des États-voyous) vont toujours exister, mais il n'y a aucun danger lié à des missiles à longue portée (stratégiques) qui demanderait une réponse urgente ou rapide », a ajouté le maréchal Sergueïev.Les vrais dangers sont ailleurs : la Russie n'a pas les moyens (8 à 10 milliards $ US) de détruire d'ici 2012 ses 40 000 tonnes d'armes chimiques, le plus important stock du genre au monde ; et près de 80 % de ses 90 satellites (43 militaires) sont arrivés au bout de leur délai d'exploitation, si bien que Moscou n'est plus en mesure de détecter une attaque nucléaire 24 heures sur 24.Indice dramatique de l'état délabré de l'économie russe, que Bush veut évoquer pour proposer à Poutine « une relation constructive » : « La Russie a un énorme potentiel.Elle a d'incroyables ressources et de fantastiques opportunités l'attendent.Le monde a besoin de ces ressources, la Californie a besoin du pétrole de la mer Caspienne, et nous sommes prêts à nous engager du moment que la Russie fait les bons choix », a-t-il dit avant de s'envoler de Washington lundi soir.Le problème, c'est que 10 ans après la fin de la guerre froide, la Russie est persuadée que, malgré les offres d' « intégration », et l'Europe et l'OTAN la considèrent comme « non intégrable ».(Un dialogue Bush-Poutine imaginé par Ira Strauss sur le Johnson's Russia List, no 5297, disponible par courriel à davidjohnson@ erols.com résume bien ce dialogue de sourds entre Washington et Moscou.Le punch étant cette boutade de Poutine : « Si la guerre froide est finie, pourquoi ne pas abolir l'OTAN, cet autre vestige du passé ?».) Avec en outre la guerre en Tchétchénie et les questions de droits de l'homme, ainsi que l'affaire de la chaîne NTV et la question de la liberté de presse, et l'unité transatlantique réaffirmée à Göteborg sur l'OMC et la mondialisation du commerce ainsi que sur le Proche- Orient et les Balkans, les Russes prévoient, avec Elstine, un « sommet dur » à Ljubljana.Et ils se sont employés à en minimiser les attentes.Photo AFP La présence, ces heures-ci, du président russe, Vladimir Poutine, et de son homologue américain, George W.Bush dans la capitale de la Slovénie ne passe pas inaperçue comme en témoigne ce panneau qui animait hier un carrefour de Ljubljana.LES GRANDS DOSSIERS Le Sommet Bush-Poutine, aujourd'hui à Ljubljana, capitale de la Slovénie, devrait durer deux heures.Les dossiers suivants paraissent incontournables : > 1.Défense antimissile : Bush veut réviser voire remplacer le Traité ABM de 1972 ; Poutine refuse car l'arsenal nucléaire russe deviendrait caduc.> 2.Expansion de l'OTAN dans le Caucase et la Baltique : on veut étendre l'espace des libertés en Europe, dit Bush, qui invite Poutine à y adhérer ; vous ne voulez pas vraiment de nous, en fait vous cherchez à nous encercler davantage, réplique Poutine.>3.Lutte au terrorisme : au discours connu des États-Unis, Moscou va parler du terrorisme islamiste au Caucase et en Asie centrale, fort de la position commune du Sommet de Shanghai.> 4.Offre américaine d'une « relation constructive » avec la Russie, avec l'entrée éventuelle de Moscou dans l'Organisation mondiale du commerce (OMC).La vieille Commission Gore-Tchernomyrdine de l'ère Clinton serait remplacée par des contacts directs entre des réseaux de hauts fonctionnaires.Mais Moscou doit satisfaire à des critères : liberté d'expression et de presse, protection juridique des investissements étrangers, lutte à la corruption, un règlement politique en Tchétchénie fondé sur le respect des droits de l'homme.À Varsovie, Bush tend la main à Poutine d'après AFP VARSOVIE \u2014 Le président américain George W.Bush a tendu la main au président russe Vladimir Poutine hier à Varsovie à la veille de leur rencontre à Ljubljana et invité la Russie à rejoindre la nouvelle Europe du 21e siècle.M.Bush a saisi l'occasion d'une brève visite d'État en Pologne, avant-dernière étape de sa première tournée européenne, pour souligner devant la presse et dans une allocution à l'université de Varsovie, sa volonté de bâtir des relations confiantes et constructives avec M.Poutine, pendant leur rencontre dans la capitale slovène.« Il s'agit en priorité et avant tout de développer la confiance entre nous.Il ne me connaît pas et je ne le connais pas très bien », a expliqué M.Bush devant la presse.« L'Amérique n'est pas l'ennemie de la Russie.Nous rechercherons des relations constructives avec la Russie pour le bénéfice de nos peuples (.) et l'Europe que nous construisons doit être ouverte à la Russie » ainsi qu'à l'Ukraine, a-t-il ajouté dans son discours à l'université.« La définition de cette relation évoluera avec le temps, mais le plus important est qu'elle doive commencer avec le mot tout simple «' ami » », a-t-il dit.Le président américain a également déclaré qu'il tenterait de convaincre M.Poutine de la « nécessité de dépasser les doctrines de guerre pour assurer la sécurité réciproque de leurs pays face aux menaces croissantes des armes de destruction massive et des missiles aux mains d'États irresponsables ».« Un nouveau concept de dissuasion devrait inclure des défenses suffisantes pour protéger nos peuples, nos forces, nos alliés et reposer moins sur les armes nucléaires » a-til dit.Mais M.Bush a clairement indiqué qu'il n'avait pas l'intention de marchander le ralliement de M.Poutine à son projet de systèmes de défense antimissiles, en renonçant à l'élargissement de l'Alliance atlantique aux anciens membres du bloc de l'Est.Neuf d'entre eux sont candidats à l'adhésion.« Les États-Unis seront prêts à prendre des décisions concrètes, historiques avec leurs alliés pour faire avancer l'élargissement de l'OTAN », a-t-il dit en soulignant que « toutes les nouvelles démocraties de l'Europe, de la mer Baltique à la mer Noire et toutes celles qui sont situées entre elles devraient avoir les mêmes chances (.) pour rejoindre les institutions de l'Europe ».On a le golf dans la peau 3680, boul.Taschereau .Greenfield Park .450-671-3793 2670, de Salaberry .Galeries Normandie .Montréal .514-331-3340 183D, boul.Hymus .Pointe-Claire .514-694-0240 Du jeudi 14 au dimanche 17 juin, à l'occasion de la Fête des Pères obtenez Ensembles de golf complets ( 3 bois, 8 fers à composantes haut de gamme ) droitiers et gauchers comprenant : Bâtons Wilson \u201cTour\u201c ou Spalding \u201cCannon\u201c ou Palmer \u201cStandard Plus\u201c bois #1 avec tige en graphite et autres bâtons avec tige en acier Sac Spalding \u201cCarry\u201c à courroies doubles 15 balles Spalding \u201cEclipse\u201c ou \u201cTour Plus\u201c 449,95$ Bâtons 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importantes depuis deux ans.L'Espagne est devenue en peu de temps le pays européen abritant le plus d'immigrés illégaux.Tragédie humaine On estime leur nombre à près de 300 000.Ils proviennent surtout de l'Afrique subsaharienne et du Maroc.Mais ils arrivent maintenant de toute l'Afrique et d'aussi loin que de l'Inde, du Pakistan et de la Chine.Tous convergent vers le détroit de Gibraltar.Où ils tentent coûte que coûte de traverser le bras de mer de14 kilomètres qui sépare l'Afrique de l'Occident.Et tout indique que le record d'arrivées de l'année 2000 va être largement dépassé.« L'an dernier explique le lieutenant Joaquin Franco de la Guardia civil, nous en avons arrêté plus de 3000.En moins de cinq mois cette année, nous avons en avons dénombré déjà presque 2600.» Dans les stations balnéaires du sud du pays, cette situation ne manque pas de frapper l'attention des visiteurs.« On est allé faire une balade à cheval sur la plage, raconte Paolo Cagno, un touriste italien en vacances dans la région.Nous sommes arrivés à un endroit où il y avait plein de vêtements sur la plage ou flottant dans l'eau.Des écharpes, des chandails, des habits pour enfant.On a compris tout de suite qu'il s'agissait d'immigrés clandestins.Ils avaient tout laissé pour rejoindre les rives de l'Europe.» Les passeurs travaillent de façon bien organisée.Naviguant le plus souvent sur des zodiacs surchargés, ils forment des groupes d'une soixantaine de personnes et les conduisent sur la côte espagnole à la faveur de la nuit.S'il se situe en moyenne à 3000 $, le prix d'une traversée peut atteindre jusqu'à 5000 $.Destination : l'Espagne ; la France ; l'Allemagne ou l'Angleterre.« C'est vraiment une tragédie humaine » explique José Cardenas, directeur des services humanitaires de la Croix-Rouge de la ville de Tarifa, agglomération nichée sur la pointe extrême sud de l'Europe.« Les clandestins arrivent ici dans des conditions misérables.On retrouve des femmes enceintes, des mères avec leurs nouveaux nés, des adolescents sans famille, etc.Et il y a des blessés aussi, ceux qui sont en état d'hypothermie, ou encore en arrêt cardiaque.Plusieurs se brûlent sérieusement à cause d'une réaction chimique causée par le mélange de l'eau de mer et de l'essence des moteurs de leurs embarcations.Il faut parfois les transporter à l'unité des grands brûlés de l'hôpital de Séville.Mais à cela il faut encore ajouter la principale cause de décès : la noyade.Au point de rencontre de l'Atlantique et de la Méditérannée, les vents sont violents, les courants forts et les vagues impressionnantes.Il arrive régulièrement que les embarcations des clandestins chavirent au cours du voyage.Et à l'approche de la côte espagnole, dans la crainte d'être interceptés par la Guardia civil, des passeurs sans scrupules forcent leurs passagers à sauter par dessus bord et gagner le rivage par leurs propres moyens.Alors que la plupart ne savent pas nager.Médecins sans frontières vient à la rescousse « Une fois j'ai découvert dix cadavres un après l'autre », raconte Rodrigo Serrano, responsable de sécurité civile de la ville de Tarifa.« Il y avait une famille entière, explique- t-il, certains portaient des alliances au doigt.D'autres avaient des photos de leurs proches dans les poches.Même après des années, c'est le genre de choses auxquelles on ne s'habitue jamais.» Une trentaine de cadavres ont été découverts cette année, deux fois plus que l'année dernière à pareille date.Et il y en aurait eu beaucoup plus n'eût été de l'intervention rapide des autorités espagnoles.Et souvent aussi de simples citoyens, pêcheurs ou vacanciers, qui se portent souvent à la rescousse des immigrés en détresse.À Tarifa, la situation a pris une telle ampleur que la ville a dû à quelques reprises réquisitionner le terrain de football pour y installer les nouveaux arrivants.Les centres d'accueil sont tellement débordés que même Médecins sans frontières est récemment venu prêter main forte aux autorités locales.À telle enseigne que la ville a dû prendre les grands moyens.De nouvelles installations d'accueil ont été construites dans le port de la ville.Outre des douches, des lits et de l'air climatisé, un équipement sanitaire sophistiqué a été mis en place pour pouvoir soigner les blessés.Ce qui ne veut pas dire pour autant que la situation est facile pour les clandestins.Ceux qui arrivent indemnes et sans se faire prendre travaillent souvent pour des entrepreneurs véreux qui tirent profit de leur situation irrégulière.Et qui sont parfois de mèche avec les passeurs.« Une fois arrivés en Espagne, ils sont très vulnérables, affirme Pedro Romero, chef de la police municipale de Tarifa.Ils ne portent presque jamais plainte.On a vu des cas où des commerçants facturaient 5000 pesetas (50 $ canadiens) pour un appel téléphonique local.Récemment nous avons également démantelé un réseau de malfaiteurs qui se spécialisaient dans le vol des immigrants en situation irrégulière.» Intervention de Madrid Tandis qu'au Canada le problème se pose de façon sporadique, l'arrivée d'immigrés clandestins est devenue une question politique brûlante pour le gouvernement espagnol.Devant l'ampleur du problème, Madrid est passé aux actes et n'a pas lésiné sur les moyens.Partout la frontière est renforcée.Que ce soit en bateau, à partir des miradors longeant le détroit, ou encore le long des côtes dans des véhicules tout terrain, les patrouilles de la Guardia civil se multiplient.À Ceuta, une des deux enclaves espagnoles du côté marocain du détroit, le gouvernment vient de décider de la construction d'une immense clôture double qui bientôt viendra ceinturer la ville.« Nos moyens sont constamment renforcés et ils sont de plus en plus sophistiqués explique le lieutenant Joaquin Franco.Nous avons maintenant des caméras infrarouges et bientôt on devrait installer une base d'hélicoptères dans la ville même de Tarifa, ce qui va nous permettre d'intervenir encore plus rapidement.» Avec cette surveillance renforcée, le gouvernement du premier ministre José Maria Aznar espère enrayer l'afflux de nouveaux arrivants.Et pour faire face au problème des illégaux déjà en Espagne, il a décidé de procéder à une régularisation massive des sans papier.L'année dernière, près de 140 000 d'entre eux ont pu obtenir des permis de séjour et de travail.Pour les autres cependant, l'heure de l'expulsion a sonné.Le ministère de l'Intérieur prévoit procéder au cours des prochains mois à pas moins de 30 000 expulsions.Sauf que la chose est plus facile à dire qu'à appliquer.Que faire par exemple de ressortissants de la Sierra Leone, dévastée par la guerre civile ?Impossible de les renvoyer chez eux en de tels cas.Mais pour les autres pays, Madrid tente de négocier des accords d'expulsion.« Il y a quelques annés, on a signé une entente avec le Maroc explique Rodrigo Serrano.À l'époque ça a permis de réduire sensiblement le nombre de Marocains en situation irrégulière ».La stratégie vient d'être étendue au Nigeria, pays avec lequel l'Espagne vient de signer un autre accord d'expulsion.Mais plusieurs sont sceptiques.« Ça dépend beaucoup de la volonté politique des pays en question, explique une source au sein de l'administration.Il y a quelques mois, le roi du Maroc est allé deux semaines à Tanger, du côté marocain du détroit, et il n'y a eu aucune arrivée de clandestins.Le lendemain de son départ, ç'a été l'avalanche.C'est donc évident qu'en temps normal ça fait l'affaire du Maroc que leurs travailleurs soient chez nous et qu'ils puissent ensuite envoyer de l'argent chez eux.» Si certains pointent le manque de coopération des pays africains, d'autres pensent que quelles que soient les mesures mises en place, le phénomène est là pour rester.« Je me pose parfois la question, raconte José Cardenas, responsable de la Croix-Rouge de Tarifa.Si j'étais à leur place, dans un pays pauvre ou dévasté par la guerre, sans pouvoir subvenir à mes besoins et à ceux de ma famille, qu'est-ce que je ferais ?C'est sûr que je tenterais par tous les moyens de rejoindre l'Espagne.» Photo AFP Des sauveteurs espagnols transportent, sous le voile, un naufragé d'origine marocaine rescapé d'un navire à la dérive au large d'Algeciras, en Espagne, porte d'entrée de centaines d'immigrants illégaux cette année.VENTE AUX ENCHÈRES EXPOSITION Les samedi et dimanche 16 et 17 juin de 10 h à 17 h ENCAN Le dimanche 17 juin à 13 h et du lundi 18 au jeudi 21 juin à 19 h (chaque soir) Antiquités et objets de collection John Little, 1953 Huile, 12\u201d × 16\u201d Bijoux et montres Grand lit style victorien fait de merisier Commode style Louis XV sculptée et ornée de rehauts dorés SÉLECTION DE SOFAS NEUFS GARNIS DE BEAU CUIR LOUIS-PHILIPPE Commode à dessus de marbre, vers 1840 Sélection de lustres en cristal taillé à la main Pendule française ancienne Collection de poteries précolombiennes Argent sterling Canada 1948 Ensemble spécimen Lampe aigles faite de marbre, avec piédestal TIFFANY Lampe de bronze, signée Entrée libre, stationnement gratuit Encans Empire 5500, rue Paré (514)737-6586 ® Visitez notre site Web: www.empireauctions.com ENTRÉE LIBRE STATIONNEMENT GRATUIT BIENVENUE À TOUS Début du 19e siècle Table à écrire MOBILIERS DE SALLE À MANGER Comprend un mobilier 10 mcx Fauteuil George III en acajou sculpté à la main, vers 1775 LOUIS XV Vers 1775 Fauteuil garni de tapisserie Horloge comtoise française, ancienne neufs et anciens Meubles SURREY HOUSE Tables et séries de chaises en acajou Fontaine de jardin en bronze, haute de 10' Bronzes Bronze, long de 7' Bronze, haut de 8'8\u201d Épée japonaise ancienne, d'un samouraï RARE, VERS 1700 LEXUS LS 400 JAGUAR SOVEREIGN Norval Morrisseau Tableaux Acrylique, 58½\u201d × 48\u201d John Little Huile, 24\u201d × 30\u201d Armand Tatossian Huile, 24\u201d × 36\u201d Albrecht Durer Gravure 10\u201d × 7½\u201d Alfred Pellan Technique mixte 26\u201d × 20\u201d Miyuki Tanobe Nihonga 20\u201d × 15\u201d CARTIER Santos Automatic Montre-bracelet en inox, pour homme Bague en or 18 ct sertie d'un rubis de 2.00 cts et de diamants BREITLING Montre-bracelet chronographe pour homme, en inox TAG HEUER Montre-bracelet pour homme, en plaqué or et inox PIAGET Montre-bracelet en or jaune 18 ct, pour homme Miyuki Tanobe Nihonga 16\u201d × 20\u201d John Little \u201cQuebec City\u201d Huile 24\u201d × 30\u201d Bague en or jaune 18 ct; à diamant taille brillant de 2.25 cts Bague en or 18 ct sertie d'une émeraude de 1.50 ct et de diamants WURLITZER Piano demi-queue 2967303A 6LP2301A0616 A23, samedi.MONDE 6LP2301A0616 ZALLCALL 67 01:10:27 06/16/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 6 J U IN 2 0 0 1 MOND E A 2 3 Colère des Algériens face au mutisme du pouvoir d'après AFP et AP ALGER \u2014 La Kabylie a montré sa force et sa détermination à Alger lors de la manifestation la plus importante jamais organisée dans ce pays, mais deux mois après le début des émeutes la finalité politique de ce mouvement reste incertaine.En se rendant par centaines de milliers dans la capitale, les Kabyles ont démontré que malgré le mépris du pouvoir et la répression en réponse à leurs revendications, leur détermination demeurait intacte, sinon renforcée.N'ayant pu déposer leur plateforme revendicatrice à la présidence de la République algérienne en raison de la tournure dramatique de la manifestation, les comités de villages et de tribus, organisateurs de la marche, vont devoir à présent essayer de se faire entendre autrement.La manifestation de jeudi à Alger contre « la répression en Kabylie » a fait quatre morts et 365 blessés, selon la protection civile.Les quatre personnes auraient trouvé la mort de manière accidentelle au cours des événements.La revendication kabyle concerne notamment le départ immédiat et sans condition de la gendarmerie de cette région, la reconnaissance du Tamazight, la langue berbère, comme langue officielle à l'instar de l'arabe, la fin du favoritisme, en particulier en matière de logement, l'instauration d'une allocation chômage pour les demandeurs d'emplois.Les kabyles réclament également la prise en charge des victimes des émeutes qui ont fait plus de 50 morts et 1300 blessés, selon un bilan officiel.Les autorités ont déjà fait savoir que le départ des gendarmes de Kabylie n'était pas possible.« Nous n'avons jamais pris en considération cette demande et nous ne la prendrons jamais.Nous sommes dans toutes les régions du pays par force de loi », a affirmé le 12 juin au quotidien Sawt el Ahrar le colonel Smail Hallab, responsable de la communication de la gendarmerie nationale.Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a aussi balayé la revendication linguistique en la renvoyant à une hypothétique révision de la Constitution soumise à référenduum.Quant au reste des revendications, elles concernent tous les autres Algériens qui ont à faire face aux mêmes difficultés de vie.Désormais se pose la question de la continuité de ce mouvement plus mobilisateur que les partis politiques implantés en Kabylie, le Front des forces socialistes (FFS) et le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD).Ce mouvement, non structuré et né dans la tourmente des émeutes d'avril et de mai, est d'autant plus difficile à faire vivre que les autorités misent sur l'agacement qu'il pourrait susciter au sein d'une population affichant parfois son irritation face aux émeutes.Car si certains algériens non kabyles ont repris à leur compte certaines revendications des manifestants au cours des dernières semaines, des réactions hostiles sont apparues jeudi et hier chez certains Algérois, faisant craindre la réapparition d'un clivage kabyles / arabes.Ainsi, certains Algérois ont prêté main forte à la police lorsque la manifestation a dégénéré en émeutes.Des personnes ont été vues lançant des pierres contre les manifestants et leur disant « allez casser chez vous, ne venez plus à Alger ».Les habitants du secteur de la Place du 1er mai, où le plus gros des affrontements s'est produit jeudi, ont exprimé leur « ras-lebol » des manifestations à répétition.Certaines personnes interrogées hier ont également regretté les incidents et les pillages qui ont terni la marche qui devait être pacifique, en soulignant que cela pouvait « faire le jeu du pouvoir » en permettant ainsi d'opposer Arabes et Kabyles.« Si maintenant on dit aux Kabyles de ne plus venir à Alger, cela risque de renforcer ceux qui prônent l'autonomie », a estimé une sociologue originaire d'Annaba dans l'est algérien.Photo AP Des infirmiers évacuent une journaliste blessée lors de la manifestation de jeudi à Alger.Un porte-parole de la protection civile a indiqué hier que quatre personnes avaient été tuées de manière accidentelle au cours de cette journée.ACOMPTE MENSUALITÉ 0 $ 259 $ 895 $ 239 $ 1 695 $ 219 $ 2 695 $ 199 $ 2,8% FINANCEMENT À L'ACHAT TOUJOURS PLUS LOIN.239$ PA R M O I S , location 48 mois Location de 48 mois pour la Sentra XE 2001 « Edition Touring » (C4LG51 BK00 + Option Touring).Acompte ou échange équivalent de 895 $.Limite de 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hier de violer le cessez-lefeu, qui tient depuis son entrée en vigueur mercredi, en dépit de la poursuite de violences.En Cisjordanie, 17 Palestiniens ont été blessés par des tirs de balles caoutchoutées lors de heurts, notamment à Ramallah, avec des soldats israéliens.Ces affrontements ont éclaté lors de rassemblements organisés près de localités palestiniennes par les Forces nationales et islamiques, une coalition de 13 mouvements palestiniens, dont le Fatah du président Yasser Arafat, le Hamas et le Jihad islamique.Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, en tournée dans la région, doit rencontrer ajourd'hui Arafat à Ramallah puis Ariel Sharon à Jérusalem, selon des sources diplomatiques.Annan doit presser les deux parties de consolider le cessez-le-feu qui, a-t-il dit en arrivant à Beyrouth hier, est une « occasion qui pourrait ne pas durer longtemps ».Depuis le début du cessez-le-feu, deux Palestiniens et un Israélien ont été tués.L'un des Palestiniens a été tué jeudi dans une attaque revendiquée par un groupe extrémiste juif et l'autre après avoir tué un officier israélien.L'Intifada a fait 611 tués, en grande majorité des Palestiniens depuis le 28 septembre dernier.Lors d'une réunion, hier à Jérusalem, pour faire le point sur le cessez-le-feu, les responsables israéliens ont exigé que l'Autorité palestinienne arrête des militants des mouvements islamistes Hamas et Jihad islamique « qui préparent des attentats anti-israéliens ».Les Palestiniens ont refusé et accusé Israël de violer le cessez-le-feu mis au point par le directeur de la CIA, George Tenet, selon une source israélienne.Montréal centre-ville 625 av.Président Kennedy (coin Union) 514 848-0923 Pointe Claire Méga Centre des Sources 2345, autoroute transcanadienne 514 695-8880 Laval Centre Décor 440 3916, autoroute 440 Ouest (coin Curé Labelle) 450 687-1447 Saint-Léonard 6855, rue Jean-Talon Est (entre boul.Galeries d'Anjou et boul.Langelier) 514 253-1070 Brossard NOUVELLE ADRESSE 8505, 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DERNIERS 10 JOURS 2967587A 6LP2501A0616 A25, samedi.MONDE 6LP2501A0616 ZALLCALL 67 01:12:08 06/16/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 6 J U IN 2 0 0 1 MOND E A 2 5 EXPRESS INTERNATIONAL Les Six de Shanghai unis contre l'ultra-islamisme d'après AP et AFP SHANGHAI \u2014 Le sommet de Shanghai, réunissant notamment la Chine et la Russie, s'est achevé hier par la signature d'un accord promouvant le commerce multilatéral en Asie centrale et une lutte commune contre le séparatisme islamique et le terrorisme.Les présidents Jiang Zemin (Chine), Vladimir Poutine (Russie), Noursultan Nazarbaiev (Kazakhstan), Askar Akaiev (Kirghizistan), Emomali Rakhmonov (Tadjikista) et Islam Karimov (Ouzbékistan), nouveau venu dans ce cénacle, ont signé une déclaration finale dans laquelle ils se félicitent de leur coopération renforcée.Appelé autrefois les Cinq de Shanghai et désormais « Organisation de coopération de Shanghai », ce groupe fondé en 1996 s'est attaché à l'origine à réduire les tensions frontalières, avant de discuter également de sécurité et d'économie.L'un des thèmes de cette année a également été la lutte contre le trafic de drogue et le crime organisé en Asie centrale.L'an dernier, le groupe avait décidé de créér à Bichkek, au Kirghizistan, un centre anti-terroriste commun, qui n'a pas encore vu le jour.Concernant la menace islamiste, les six pays ont des soucis communs.La Russie est ainsi confrontée aux rebelles tchétchènes, alors que la guérilla ouzbèke se bat pour un État islamique indépendant.Enfin, la Chine est confrontée aux séparatistes ouighours dans la province du Xinjiang, dans l'ouest.Turcophones, certains militants ouighours seraient entraînés en Afghanistan en compagnie d'autres militants islamiques venus d'Ouzbékistan, du Tadjikistan et du Kirghizistan.« Les fondements du terrorisme, du séparatisme et de l'extrémisme résident dans l'instabilité en Afghanistan », a noté le président Nazarbayev lors de la cérémonie de clôture du sommet de Shanghai.Les relations entre les membres de ce club sont plus que faibles.Les échanges commerciaux entre les géants russe et chinois ne représentent que huit milliards de dollars US par an, soit moins d'un dixième du volume sino-américain.De son côté, la Russie a désespérément besoin de l'Occident, notamment de l'Allemagne, en matière d'investissements pour relancer une économie déficiente.Poutine a affirmé que « la coopération économique, commerciale et culturelle est bien plus importante que la coopération militaire ».Les Six de Shanghai ont également appelé à oeuvrer de concert pour exploiter au mieux les ressources pétrolières et minières de la région.LIBAN Recul syrien L'ARMÉE syrienne a poursuivi hier, pour le deuxième jour consécutif, un allègement de son dispositif militaire au Liban, dont l'ampleur finale reste inconnue en raison du mutisme officiel.Des soldats syriens ont évacué à l'aube, totalement ou partiellement, une demi- douzaine de positions réparties entre les secteurs chrétiens de Baabda, surplombant Beyrouth, et du Metn, au nord-est de la capitale.Jeudi, les forces syriennes s'étaient retirées d'une douzaine de positions dans les mêmes régions, ainsi que dans celle de Hadath, au sudest de Beyrouth.Mais des sentinelles ont été maintenues dans certaines positions évacuées la veille et il n'a pas été possible de savoir si elles protégeaient du matériel toujours en place ou annonçaient un retour des troupes.d'après AFP ALLEMAGNE Retour sur le passé LES COMMUNISTES RÉNOVÉS (PDS), héritiers de l'ancien Parti communiste de la RDA totalitaire, butent sur leur passé et notamment sur la construction du Mur de Berlin, au moment même où ils peuvent espérer entrer au gouvernement régional ou être dans la majorité parlementaire de la Ville État de Berlin.L'un des leurs, Peter Porsch, vice-président du PDS, a récemment jeté un pavé dans la mare en affirmant que « le Mur avait garanti la paix en Europe et dans le monde » et avait été construit en accord secret avec Moscou, Bonn et Washington.Et de renchérir, qu'après sa construction, « la RDA avait vécu un petit miracle économique ».Des déclarations qui ont mis de l'eau au moulin de tous ceux qui veulent empêcher l'accès au pouvoir du PDS.d'après AFP TCHÉTCHÉNIE Soldats arrêtés DIX-NEUF SOLDATS RUSSES ont été arrêtés jeudi soir près de Grozny, soupçonnés du meurtre mercredi de sept civils tchétchènes, a indiqué hier un responsable de l'administration locale cité par Interfax.Au total, ce sont les cadavres de 20 civils tués par balles qui ont été retrouvés en Tchétchénie dans les dernières 24 heures.Le service du conseiller du Kremlin pour la Tchétchénie, Sergueï Iastrjembski, a indiqué par téléphone à l'AFP que « les soldats font l'objet d'une enquête », mais qu'il est « encore trop tôt pour affirmer qu'ils sont arrêtés ou entendus comme témoins dans cette affaire ».d'après AFP SUISSE Contrer l'extrémisme LE GOUVERNEMENT helvétique veut encourager la recherche sur l'extrémisme de droite en Suisse.Il a décidé hier de lancer à cet effet un programme d'études supplémentaire qui sera rattaché au programme national de recherche sur la violence au quotidien et le crime organisé.Les groupes militants d'extrême droite gagnent également du terrain en Suisse et la consultation des experts et du Fonds national suisse de la recherche scientifique a mis en évidence un besoin avéré en recherches sur les origines de ce phénomène.Peu de recherches spécifiques ont en effet été conduites sur le sujet en Suisse.d'après AP CENTRAFRIQUE Meurtres quotidiens LES EXÉCUTIONS SOMMAIRES se poursuivent à un rythme quotidien dans la capitale centrafricaine Bangui, semant la terreur au sein de l'ethnie yakoma de l'ancien président André Kolingba, instigateur présumé du putsch avorté du 28 mai.On signale chaque jour à Bangui un ou plusieurs assassinats, relatés dans des versions divergentes par la rumeur des quartiers, sans qu'on puisse parler d'épuration ethnique.Aux agressions mortelles dont sont victimes des Yakomas pour leur participation réelle ou supposée au putsch, s'ajoutent des règlements de comptes personnels.d'après AFP 6LP2601A0616 A26, samedi.MONDE 6LP2601A0616 ZALLCALL 67 01:12:59 06/16/01 B Macédoine : cessez-le-feu unilatéral des rebelles albanophones d'après AP et AFP SKOPJE \u2014 Les rebelles albanophones ont déclaré hier un cessezle- feu unilatéral, alors que les dirigeants politiques de la Macédoine ont entamé des discussions en vue de résoudre la crise qui menace ce pays des Balkans.Les militants de l'Armée de libération nationale (UCK) ont laissé entendre qu'il avaient décidé cette trêve afin de « créer les conditions d'un dialogue », au cours des discussions visant à mettre fin aux affrontements entre les rebelles et les forces gouvernementales.Cette annonce survient alors que les discussions secrètes se poursuivaient hier entre les dirigeants politiques slaves et albanophones concernant le plan proposé par le président macédonien, Boris Trajkovski.Ces discussions ont débuté jeudi soir après un dîner censé détendre l'atmosphère entre les dirigeants présents.Le plan Trajkovski envisage des actions « militaires et politiques conjuguées » pour mettre fin à la rébellion, le désarmement des insurgés et la réparation des dégâts infligés au pays depuis février.Il prévoit aussi l'ouverture de négociations en vue d'une meilleure intégration dans la vie politique des Albanophones, qui constituent près d'un tiers des deux millions d'habitants de la Macédoine.Ces discussions n'ont toutefois pas empêché les accrochages de se poursuivre.Après des tirs dans la nuit près de Kumanovo, des affrontements sporadiques se poursuivaient hier près d'Aracinovo, tout près de Skopje.Un rebelle aurait été tué.Les combattants de l'UCK réclament un déploiement des forces de l'OTAN en préalable à toute proposition de paix faite par les autorités de paix.Arben Xhaferi, chef du Parti démocratique albanais (DPA), soutient cette revendication.Participant aux négociations secrètes, il a estimé que « l'OTAN devait jouer un rôle majeur en Macédoine » afin que la paix puisse revenir.Le Haut-Commissariat de l'ONU aux réfugiés a fait savoir hier à Genève que plus de 28 000 personnes, dont une centenaire en chaise roulante, ont quitté la Macédoine en une semaine en raison de l'aggravation des combats.Plus de 20 000 de ces réfugiés sont allés dans la province yougoslave du Kosovo administrée par l'ONU et 3500 dans le sud de la Serbie.Parmi eux se trouvent aussi des Macédoniens et des Serbes.Des réfugiés rejoignent également la Turquie.Plus d'un millier d'entre eux y sont arrivés mardi et mercredi de Macédoine, selon l'agence Anatolie.Dans la seule journée de jeudi, 2600 personnes sont partis vers le Kosovo et plusieurs centaines vers le sud de la Serbie.Certains des réfugiés arrivés au Kosovo se sont plaints que les hommes de leurs familles aient été empêchés de passer la frontière par les gardes frontaliers macédoniens.ÉCONOMISEZ 80$ 1280$ 1240$ 17995$ 860$ pour 24 mois /mois 9995$ 930$ Système satellite numérique Bell Express Vu 2700 1mois Jusqu'au 23 juin 2001, obtenez UN MOIS GRATUIT sur certains services ÉtoilesMC tels que Afficheur et Télé RéponseMC pour 24 mois /mois 99$ après rabais et crédit de programmation Accès aux services interactifs Prati GoMC de Bell Téléphone sans fil VT 1930 de VTech ÉCONOMISEZ 50$ \u2020Le forfait à 169 $ comprend 200 minutes de temps d'antenne pendant 6 mois et un téléphone à prix réduit.\u2020\u2020S'applique aux forfaits de 12 ou 24 mois uniquement.GRATUIT Vista 390 Téléphone sans fil VT 1721 de VTech pour 12 mois Prix courant 14995$ Prêt-à-parler Téléphone et service compris Le cadeau idéal pour papa! /mois pour 12 mois 13495$ Prix courant 19995$ /mois pour 12 mois 13995$ Prix courant 21995$ /mois VistaMC 350 - Comme neuf! 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routine.Je vois l'étendue bleue des lacs et rivières et je me souviens de la splendeur des paysages.Je fais le Grand Tour 2001 et je comprends le plaisir des vacances à vélo.Confucius à vélo Concours Grand Tour Inscrivez-vous et vous pourriez gagner un voyage à vélo pour deux à Cuba, d'une valeur de 3 200 $, offert par PR Canada, Groupe Pernod Ricard.Charlevoix, Saguenay et Lac-St-Jean : l'harmonie à vélo Le Grand Tour 599 $ Forfait incluant les repas, le transport des bagages, l'hébergement en camping, l'encadrement professionnel sur route.Taxes incluses.Les spécialistes du voyage à vélo Détenteur d'un permis du Québec 2967768A PÉDOPHILIE La prison avec sursis requise contre l'évêque catholique Pican Agence France Presse CAEN \u2014 Le premier évêque catholique français jugé pour ne pas avoir dénoncé un prêtre pédophile pourrait n'être condamné qu'àquelques mois de prison avec sursis àl'issue de son procès hier.Une peine de quatre à six mois d'emprisonnement avec sursis a été requise hier devant le tribunal correctionnel de Caen (nordouest de la France) à l'encontre de l'évêque de Bayeux, Pierre Pican, 66 ans, après deux jours de procès.Il encourait un maximum de trois ans de prison.Le jugement sera rendu le 4 septembre.Poursuivi pour non dénonciation des actes pédophiles de l'abbé René Bissey, condamné en octobre à 18 ans de prison pour viols et agressions sexuelles sur onze enfants, l'évêque a pourtant persisté, devant le tribunal, à rejeter l'idée de dénoncer un prêtre.L'affaire avait éclaté en 1996 quand la mère d'un enfant, victime des années auparavant de l'abbé Bissey, était venue en avertir l'évêché, mais sans vouloir porter plainte.Au lieu de le dénoncer, l'évêché a poussé le prêtre à se faire soigner dans un hôpital psychiatrique.En 1998, il a même repris ses fonctions dans « la vie active » de l'Église, quelques semaines avant d'être arrêté.Vendredi, la principale victime a exprimé devant la cour le manque de compassion de l'Église pour les victimes.« Quand j'entends dire M.Pican qu'il préférait être au secours de quelqu'un auteur de crimes (ndlr : l'abbé Bissey), est-ce que M.Pican a pensé à ce que pouvait être l'état psychologique des victimes ?», a déclaré Yann Rebillard, aujourd'hui âgé de 26 ans.Le procureur Jacques-Philippe Segondat a décrit l'évêque comme « quelqu'un de quelque peu psycho-rigide » qui a « des difficultés à se remettre en cause » et ne s'exprime qu'avec des « affirmations à l'emportepièce ».Ce « dossier des occasions manquées » montre « une certaine forme de dissimulation » de la part de l'évêque, rappelant le peu de cas que le diocèse a fait des victimes et de « l'immobilisme, l'attentisme animé du secret espoir que tout rentre dans l'ordre sans que l'on ait trop à intervenir », a-t-il estimé.Ce procès « n'est pas le procès de l'Église, mais le seul procès d'un homme d'Église qui a manqué à son devoir de dénonciation prévu par le code pénal », a conclu le procureur.Le père Stanislas Lalanne, porte-parole de la Conférence des évêques de France, s'est déclaré hier « très étonné » de la peine réclamée contre l'évêque de Bayeux.« J'espère que le tribunal prononcera la relaxe », a-t-il déclaré à l'AFP, qualifiant les faits reprochés à l'évêque de « manque d'attention et de vigilance ».Les familles des victimes se sont en revanche déclarées « satisfaites et soulagées », a indiqué la radio publique France-Info.Mgr Pican est le premier évêque poursuivi devant la justice pénale pour de tels faits en France.L'Église catholique, qui compte 25 000 prêtres, est confrontée en France à une montée des affaires de pédophilie, dont certaines se sont conclues par de lourdes condamnations de prêtres pour des viols.Selon la Conférence des évêques de France, 19 prêtres sont actuellement mis en examen (inculpés), soit pour des viols, soit pour des agressions sexuelles sur des mineurs de quinze ans, et sept d'entre eux attendent leur procès en détention.Par ailleurs, trente prêtres ont fait l'objet d'une condamnation récente, dont 11 à une peine de réclusion ou de prison ferme et 17 à une peine avec sursis.En novembre 2000, les évêques français se sont engagés à ne pas protéger leurs prêtres coupables d'actes de pédophilie.PRÉDATEURS SEXUELS Ménard ne veut pas d'une liste MICHEL HÉBERT Presse Canadienne QUÉBEC \u2014 Dresser une liste publique des prédateurs sexuels ne ferait que les pousser dans la clandestinité, croit le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard.Deux jours après la condamnation de Mario Bastien, trouvé coupable du meurtre du jeune Alexandre Livernoche, la mère de la victime, Sylvie Girard, a lancé une pétition demandant que les prédateurs sexuels soient identifiés et inscrits sur une liste rendue publique.Elle est appuyée par l'organisme Enfants Retour.« Je comprends que les gens veulent tout faire pour que des choses comme celles-là ne se reproduisent pas », a commenté le ministre Ménard à Québec, hier.« Mais il faut penser à l'efficacité d'une telle mesure.« Que ferait un prédateur sexuel qui serait sur cette liste ?Il ne trouverait ni emploi, ni occupation, ni quoi que ce soit ; il irait dans l'anonymat, il changerait son identité.Alors, on ne serait pas bien plus avancé.» M.Ménard croit qu'une gestion plus fluide des dossiers des prévenus entre les services carcéraux québécois et canadiens permettra de mieux gérer la remise en liberté des prédateurs sexuels.« Les prédateurs sexuels sont en prison, ou en liberté, et s'ils le sont (en liberté), c'est qu'on a jugé qu'ils ont purgé leur sentence et qu'un juge ou un organisme en a décidé ainsi.Mais s'ils sont en liberté et sur une liste, vous allez les pousser dans l'anonymat », a insisté M.Ménard en signalant les objections possibles des organisations de défense des droits fondamentaux.Le porte-parole libéral en matière de Sécurité publique, le député de Saint-Laurent, Jacques Dupuis, comprend lui aussi la démarche de la mère d'Alexandre Livernoche.À son avis, comme bien d'autres, Mme Girard n'a plus confiance dans le système judiciaire.« Les gens ont peu ou pas confiance dans le système judiciaire et le respect des sentences rendues par les juges.Ils craignent les remises en liberté anticipées.Il faut faire en sorte que le public retrouve confiance et que les sentences soient respectées », a déclaré M.Dupuis.Quant au bien-fondé d'une liste publique des prédateurs sexuels, M.Dupuis reste prudent, estimant que les principes en jeu méritent une réflexion approfondie. La Presse 16 juin 2001 Page A29 manquante 6LP3001A0616 A30 SAMEDI 6LP3001A0616 ZALLCALL 67 01:14:58 06/16/01 B La Francophonie s'engage à défendre la diversité culturelle Agence France-Presse COTONOU \u2014 Les ministres de la Culture des pays membres de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) se sont engagés à défendre la diversité culturelle, selon un communiqué publié hier à l'issue de la 3e conférence ministérielle de la Francophonie sur la culture.« L'OIF est la première organisation à adopter une déclaration politique qui reconnaît le principe de la primauté de la diversité culturelle », indique le texte parvenu à l'AFP à Cotonou.« Les ministres s'engagent fermement à promouvoir la diversité culturelle au sein des divers forums internationaux, notamment ceux chargés de la négociation d'accords internationaux de commerce, tels que l'Organisation mondiale du commerce (OMC) », ajoute le communiqué, prônant la mise en place « d'un cadre réglementaire international à caractère universel favorable à la promotion de la diversité culturelle ».Les ministres ont également établi un plan d'action qui prévoit notamment « de favoriser l'accessibilité des artistes du Sud et de leurs productions aux marchés internationaux, de protéger le patrimoine culturel et de le mettre en valeur ».L'OIF souligne qu'à la veille du sommet de la francophonie de Beyrouth « consacré au dialogue des cultures, la Francophonie reconnaît le rôle de la diversité culturelle pour la promotion d'une culture de paix et pour la démocratisation des relations internationales ».Regroupant 300 participants, dont les ministres de la Culture des 55 pays membres de l'OIF, la réunion de Cotonou s'est déroulée du 14 au 15 juin.Tortues de mer: Washington affirme avoir obtenu gain de cause à l'OMC Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 L'administration américaine a affirmé hier avoir obtenu gain de cause devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à Genève sur sa législation interdisant les importations de crevettes de pays dont les méthodes de pêche menacent les tortues de mer.Dans un communiqué, Robert Zoellick, le représentant spécial pour le commerce américain (USTR), a déclaré : « Nous sommes heureux mais pas surpris que le groupe d'experts (panel) ait conclu en faveur des États-Unis.» La Malaisie avait fait appel en octobre 2000 d'un premier jugement de l'OMC sur le sujet.« Nous affirmons depuis longtemps que les accords OMC reconnaissent les préoccupations légitimes de ses membres sur la protection de l'environnement et cette décision confirme notre opinion », indique l'USTR.L'affaire des tortues de mer a déjà connu plusieurs rebondissements.L'OMC avait considéré précédemment que si la loi américaine était légitime, son application par Washington était « arbitraire et discriminante ».Les États-Unis avaient alors décidé de publier annuellement une liste des pays autorisés à exporter leurs crevettes en fonction de leurs efforts pour protéger les tortues.La liste la plus récente a été publiée le 3 mai.« Dans le rapport publié hier, le groupe d'experts a admis que les États-Unis avaient supprimé toute discrimination non équitable », souligne l'USTR.Robert Zoellick a souligné que ce cas était à rapprocher de celui sur l'amiante qui avait vu l'OMC donner raison en mars dernier à la France sur l'interdiction d'importer de l'amiante canadienne en raison de préoccupations sanitaires.MONTRÉAL 3573, boul.St-Laurent (514) 288-0600 732, rue Ste-Catherine O.(514) 877-0090 Centre Eaton (514) 844-6242 2360, rue Notre-Dame O.(514) 983-1666 1, Place-Ville-Marie, bur.11108 (514) 394-0000 8984, boul.de l'Acadie (514) 387-9999 1201, av.Greene (514) 933-8000 5150, rue Jean-Talon O.(514) 341-2221 5954, boul.Métropolitain E.(514) 257-8826 6224A, rue St-Jacques O.(514) 369-4000 Place Alexis-Nihon (514) 865-9949 Place Versailles (514) 355-0003 Les Galeries d'Anjou (514) 356-0356 BOUCHERVILLE Promenades Montarville (450) 449-4998 BROSSARD 7005, boul.Taschereau, bur.150 (450) 926-3111 Mail Champlain (450) 671-3300 Place Portobello (450) 671-4744 CHÂTEAUGUAY 129, boul.St-Jean-Baptiste (450) 692-2201 DOLLARD-DES-ORMEAUX 3339L, boul.des Sources (514) 683-3333 DRUMMONDVILLE 1565, boul.Lemire (819) 478-0851 GATINEAU 360, boul.Maloney O., bur.1 (819) 663-8580 Promenades de l'Outaouais (819) 561-3031 GRANBY 575, boul.Boivin (450) 777-6612 JOLIETTE 517, rue St-Charles-Borromée N.(450) 755-5000 KIRKLAND 2758, boul.St-Charles (514) 428-9000 16900, route Trans-Canada (514) 693-9265 LAVAL 1696, boul.des Laurentides (450) 629-6060 379, boul.Curé-Labelle (450) 622-0303 Centre Laval (450) 978-1081 3364, boul.St-Martin O.(450) 682-2640 241C, boul.Samson (450) 969-1771 Carrefour Laval (450) 687-5386 LASALLE 8457, boul.Newman (514) 368-4000 Carrefour Angrignon (514) 368-4230 L'ASSOMPTION 814, boul.de l'Ange-Gardien N.(450) 589-1411 L'ÎLE-PERROT 15, boul.Don-Quichotte Bureau 103A (514) 425-5505 LONGUEUIL 1490, chemin de Chambly (450) 442-1566 1150, rue King-George (450) 448-7777 MAGOG 221, rue Principale O.(819) 843-4455 POINTE-CLAIRE Fairview Pointe-Claire (514) 695-1554 REPENTIGNY 110, boul.Industriel (450) 581-4666 Les Galeries Rive-Nord (450) 581-7756 ROSEMÈRE 209, boul.Curé-Labelle (514) 971-0707 Place Rosemère (450) 971-2000 SAINTE-AGATHE 221, rue Principale E.(819) 321-3331 SAINT-BRUNO Promenades St-Bruno (450) 653-7472 SAINT-EUSTACHE 360E, rue Arthur-Sauvé (450) 974-9299 SAINT-HUBERT 3399, boul.Taschereau (450) 676-3963 SAINT-HYACINTHE Les Galeries St-Hyacinthe (450) 261-9991 SAINT-JEAN Carrefour Richelieu (450) 359-4941 SAINT-JÉRÔME 108, boul.du Carrefour (450) 431-2355 SAINT-LAURENT 438, rue Isabey, bur.108 (514) 340-0334 Place Vertu (514) 745-0745 2100, boul.Marcel-Laurin (514) 856-1884 300, avenue Sainte-Croix (514) 748-8525 SAINT-LÉONARD 4282, boul.Métropolitain E.(514) 593-7333 SHERBROOKE 2980, rue King O.(819) 566-5555 Carrefour de l'Estrie (819) 822-4650 SOREL 2605, chemin Saint-Roch (450) 742-9600 TERREBONNE 1270, boul.Moody, bur.10 (450) 964-1964 Les Galeries de Terrebonne (450) 964-8403 TROIS-RIVIÈRES 5335, boul.des Forges (819) 372-5000 5635, boul.Jean-XXIII (819) 372-5005 VICTORIAVILLE 495, boul.des Bois-Francs Sud (819) 758-8840 \u2020Règlement complet disponible chez les détaillants Rogers AT&T Communications sans fil participants.Concours «Fête des Pères », du 1er juin au 17 juin 2001 à 17 h.Tirage le 27 juin 2001 à 17 h.Aucun achat requis.Certains appareils ne sont pas offerts dans tous les magasins.Offre applicable à toute nouvelle entente de deux ans, pour les forfaits tout faits de 30 $ par mois.Applicable sur les trois premiers mois du terme.Des frais s'appliqueront après les trois premiers mois.Des frais de mise en service et d'accès au système s'appliqueront.Taxes applicables, interurbains et frais de déplacement en sus.Demandez tous les détails à votre représentant.Offre applicable jusqu'au 30 juin 2001.Appelez-nous au 1 800 226-8352 pour connaître les offres spéciales à nos abonnés.MCRogers 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vert à la reprise des vols de Concorde Associated Press WASHINGTON \u2014 L'administration fédérale américaine de l'aviation civile (FAA) devrait autoriser la reprise des vols de Concorde vers les États-Unis dès lors que les autorités britanniques et françaises auront rendu son certificat de navigabilité au supersonique, a affirmé hier le porte-parole de la FAA.« Nous devrions normalement accepter cette certification », a déclaré Les Dorr, notant que les Européens « sont aussi compétents pour leurs appareils que nous le sommes pour les nôtres ».Toutefois, l'administration américaine pourrait remettre en question les modifications apportées à l'avion si elle considère que ces changement n'empêcheront pas d'autres accidents, a ajouté le porte- parole."]
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