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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2001-06-18, Collections de BAnQ.

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[" 1LP0101A0618 A 1 lundi 1LP0101A0618 ZALLCALL 67 00:59:02 06/18/01 B MONTRÉAL LUNDI 18 JUIN 2001 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 60 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC > HULL-OTTAWA > 70¢ PLUS CONTEUR QUE SÉNATEUR La dent de lait en péril On a deux fois plus de caries à cinq ans au Québec qu'en Ontario ALEXANDRE S I R O I S LA STATISTIQUE a de quoi mettre les responsables de la santé publique sur les dents : près d'un jeune Québécois sur deux a des dents cariées dès son entrée à la maternelle.C'est ce que révèle l'enquête 1998-1999 sur la santé bucco-dentaire des jeunes élèves québécois, qui est publiée par le ministère de la Santé aujourd'hui, et dont La Presse a obtenu le résumé.Dans le cadre de cette étude, qui est effectuée périodiquement, on s'est penché pour la toute première fois sur l'état des dents des enfants de cinq et six ans.L'enquête indique que 42 % des élèves ont des caries sur leur dentition temporaire à leur entrée en maternelle, soit en moyenne 3,9 caries sur 19 dents en bouche, et que 65 % de ces surfaces cariées sont obturées.Ainsi, sur les dents de lait « la carie débute tôt et gagne rapidement du terrain », expliquent les auteurs.« On trouve ça énorme.(.) C'est inquiétant.La carie est une maladie comme une autre.Et c'est d'autant plus inquiétant qu'on est vraiment Voir DENT en A2 Photo ROBERT SKINNER, La Presse Dans la mire d'Yvon Deschamps, le Sénat ?Oeil perplexe et rigolades.Heureux de la nomination de Jean Lapointe, il avoue qu'il aurait lui-même refusé cet honneur.« C'est une question personnelle, cependant.On peut travailler et être sénateur.mais ce n'est pas forcément le cas ! » dit l'humoriste au rire strident.Lui dit préférer les choses plus simples, d'où sa participation à la collecte de livres pour la bibliothèque du centre communautaire Centre-Sud, à Montréal.Il y a hier effectué une petite tournée, le temps de lire avec Pow Desrochers, 9 ans, et Dany Raymond, 11 ans, un passage de Tintin qui semblait être tout.sauf endormant ! S'il n'a pas l'âme d'un sénateur, l'humoriste a toute la verve du conteur.Bonjour le futur! Ya-t-il 13 heures, cinq ou dix ans de décalage horaire entre Tokyo et Montréal?JETS RÉGIONAUX TOKYO - Dans le wagon de métro qui mène au quartier de Shibuya, comme dans tous les autres wagons du réseau de Tokyo par ailleurs, trois personnes sur quatre consultent un cellulaire.Une petite boîte de cinq ou six centimètres, parfois dotée d'un appareil photo numérique intégré, qui se déplie en un mini écran d'ordinateur où on peut lire des courriels ou surfer sur le Web.Rendu à Shibuya, on se croirait dans un film de science-fiction.On pense à Blade Runner, aux bandes dessinées de notre enfance qui nous proposaient des civilisations futuristes.Il manque seulement les autos volantes.Pour le reste, tout y est : les foules grouillantes, les robots et les vendeurs virtuels, les trains suspendus, la nourriture d'astronaute, les écrans vidéo grands comme des patinoires accrochés au-dessus de la ville, les gens vêtus de costumes aux allures extraterrestres, les néons qui recouvrent les immeubles.Times Square peut aller se rhabiller.Dans la foule, des jeunes filles déguisées en sortes de vampires néogothiques marchent avec d'autres habillées en petites filles, toutes en dentelles et en crinolines.Un gars se présente avec des bas en résille, une autre demoiselle, juchée sur des plates-formes de 20 centimètres, a les cheveux jaunes citron.Son ami a les cheveux blonds ébouriffés, comme un lion.Les Tokyoïtes BCBG qui s'affairent dans les autres quartiers plus sérieux avec leurs vêtements et leurs accessoires griffés ad nauseam, partagent la ville avec les excentriques les plus éclatés.Y a-t-il seulement 13 heures de décalage horaire entre Tokyo et Montréal ou quelques années ?Le Japon serait-il arrivé au XXIe siècle dix ans avant tout le monde ?« Au Japon, on aime le passé.Les marchés aux puces n'ont jamais été aussi populaires.Mais on absorbe tout ce qui se passe dans le monde.On absorbe, on mélange, Voir FUTUR en A2 L'Allemagne entre dans la danse des subventions PARIS \u2014 La bataille entre Bombardier et son rival brésilien Embraer se transporte cette semaine au 44e Salon du Bourget, dans l'ombre de l'affrontement encore plus féroce opposant les deux géants de l'aviation civile, l'américain Boeing et l'européen Airbus.La dispute canado-brésilienne sur le financement subventionné des ventes de jets régionaux pourrait d'ailleurs inclure bientôt d'autres intervenants de taille : l'Allemagne et les autorités européennes.En effet, un concurrent de Bombardier Aéronautique, Fairchild Dornier, qui émerge d'une restructuration en développant des jets de 70 et de 90 places, demande à Berlin de fournir aussi des prêts subventionnés à ses clients.Installé près de Munich, Fairchild Dornier profite du Bourget pour présenter ses jets, dont les premières livraisons sont prévues dans deux ans.Fairchild Dornier a comme premier gros client la filiale régionale Cityline du transporteur allemand Lufthansa, comme Bombardier avec ses premiers jets régionaux au début des années 90.Fairchild Dornier sollicite un financement subventionné du gouvernement fédéral allemand pour avoir une chance d'émerger comme troisième concurrent dans un marché que se disputent déjà Bombardier et Embraer.Ce sujet risque d'ailleurs d'animer les premières conférences de presse d'Embraer et Bombardier aujourd'hui au Bourget.Des ministres des deux pays très impliqués dans cette dispute sont aussi attendus, dont le ministre canadien du Commerce extérieur, Pierre Pettigrew.Néanmoins, chez Fairchild Dornier, le président du conseil Chuck Pieper a tenu à tempérer les intentions de l'entreprise, lors d'un entretien avec La Presse.La sollicitation d'une aide au financement des clients ne serait qu'une étape transitoire, a-t-il expliqué.Le but ultime : que Berlin use de son poids à la Commission européenne, à Bruxelles, pour qu'elle fasse comme le Canada et conteste le programme Pro Ex du Brésil devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC).« Nous sommes 100 % d'accord avec Bombardier et le Canada pour Voir BOMBARDIER en A2 Bush passe le test européen Actuel cahierB Arts cahier C - horaire spectacles C4 - horaire télévision C2 - cinéma maison C3 Auto D11-D13 Bandes dessinées E8 Bridge E6 Décès E7 Économie cahier D Éditorial A12 Êtes-vous observateur E4 Feuilleton E8 Forum A13 Horoscope E6 Le monde A9-10, A14 Loteries A2, A8 Mots croisés E8, S10 Mot mystère E8 Petites annonces - immobilier E4 - marchandises E4-5 - emplois E5 - automobile E5-6 - affaires D5 Politique A7-8 Quoi faire C7 Têtes d'affiche E2 M É T É O Voir page S16 Généralement ensoleillé Maximum 25, minimum 17 1 17e ANNÉE > NO 2 35 > 6 8 PA G E S > 6 C A H IE R S d'après AFP et AP WASHINGTON \u2014 George W.Bush a passé sans encombre son premier test international majeur, mais seuls les semaines et les mois qui viennent diront si l'offensive de charme déployée par le président américain auprès de ses alliés européens et surtout du russe Vladimir Poutine donnera des résultats tangibles.En cinq jours de tournée dans cinq pays du Vieux Continent, M.Bush semble être parvenu à dissiper, au moins en partie, l'image stéréotypée très répandue en Europe d'un président du Far West, aux capacités intellectuelles médiocres.Mais si à chaque étape il a mis en avant sa volonté de dialogue, il Voir BUSH en A2 L'essor de la télésanté et de la médecine à distance est plutôt diffus au Québec, où le gouvernement constate un développement «sauvage».Selon le ministère de la Santé, la «médecine de l'avenir» sera chose courante dans seulement cinq ans.Nos informations en page A6.Photo AP Le Japon semble toujours être en avance d'un gadget sur le reste du monde.Cela est même vrai pour les pastèques ! Pour une centaine de dollars, on peut se procurer une cucurbitacée cubique qui a poussé dans un moule en verre.GRAND S P É C I A L JAUNE Cavalier VL 2001 14198$ 12198$ à l'achat Offre d'une durée limitée réservée aux particuliers s'appliquant aux Cavalier VL 2001 neuves en stock.Photo à titre indicatif seulement.À l'achat, préparation incluse, transport (730 $), immatriculation, assurance et taxes en sus.Cette offre est exclusive et ne peut être jumelée à aucune autre offre d'achat ou de location.Voyez votre concessionnaire Chevrolet Oldsmobile pour tous les détails.2946257A 1LP0202A0618 A 2 lundi 1LP0202A0618 ZALLCALL 67 01:01:19 06/18/01 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 1 8 JUIN 2001 DEMAIN DANS LA PRESSE Un petit verre de collagène ?On connaissait déjà les alicaments, ces produits mialiments mi-médicaments.Au Japon, la passion pour la beauté, la jeunesse et la minceur, l'obsession pour les solutions santé prêtes-à-manger ont mené à la naissance de l'industrie de la nourriturebeauté, que les médias européens nomment « cosméto- food ».Un petit verre de collagène avec ça ?demande Marie-Claude Lortie dans le deuxième volet de sa série sur le Japon avant-gardiste.À lire demain dans le cahier Actuel.POUR NOUS J O I N D R E 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 www.cyberpresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 Nouvelles générales general@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Éditorial, Forum edito@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4816 Actuel actuel@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Auto, Mon toit, Santé Voyages aso@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6972 Quoi faire aujourd'hui quoifaire@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Arts, Spectacles, Cinéma, Livres arts@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4814 Économie econo@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Sports sports@lapresse.ca Télécopieur: (514) 350-4854 Têtes d'affiche denis.lavoie@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.RENSEIGNEMENTS (514) 285-7272 PROMOTION (514) 285-7100 COMPTABILITÉ (514) 285-6892 RECOUVREMENT (514) 285-6900 PUBLICITÉ Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi : 8 h 00 à 17 h 30 Décès et remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi : 8 h 30 à 17 h 30 Détaillants : (514) 285-6931 National et Télé-Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 ABONNEMENT (514) 285-6911 abonnement@lapresse.ca Par télécopieur : (514) 285-7039 Lundi au vendredi : 6 h 30 à 17 h 30 Samedi : 7 h à midi / Dimanche : 7 h à 11 h Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650 Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 0-3-1 > À quatre chiffres : 0-1-1-4 SUITES DE LA UNE DENT Suite de la page A1 FUTUR Suite de la page A1 capable de la prévenir », a déclaré l'auteur principal de l'enquête, Jean-Marc Brodeur, professeur titulaire au département de médecine sociale et préventive à l'Université de Montréal.Si les jeunes de 5 et 6 ans sont actuellement aux prises avec de nombreuses caries, selon le docteur, c'est que les actes dentaires préventifs auprès des enfants de moins de douze ans ne sont plus couverts par la Régie de l'assurance maladie du Québec depuis 1982.Ce sont des programmes scolaires de prévention, dont les enfants de zéro à cinq ans sont exclus, qui ont pris la relève.Le Dr Brodeur estime donc que le ministère devrait songer à réviser le programme de services dentaires préventifs, notamment pour tenir compte des jeunes enfants, mais aussi pour offrir gratuitement les traitements avec ce qu'on appelle des agents de scellement.Il s'agit d'enduits protecteurs que l'on pose sur les dents pour prévenir les caries.« Avec des agents de scellement, avec la fluoration de l'eau et avec des programmes visant les enfants de zéro à cinq ans, on pourrait facilement réduire à la fois le nombre d'enfants qui ont des caries, ainsi que le nombre de caries, d'au moins 50 % », affirme le Dr Brodeur.Le chercheur présentera les résultats de l'étude aujourd'hui, à l'occasion du 6e colloque de santé dentaire publique du Québec, à Saint-Hyacinthe.Le docteur Brodeur, qui est également dentiste conseil à la direction de la santé publique de Montréal-Centre, précise que la prévalence des caries chez les jeunes Québécois de cinq ans est environ deux fois plus élevée que chez les Ontariens et les Américains du même âge.Et ce n'est pas parce que les caries se retrouvent sur les dents de lait qu'il ne faut pas s'en préoccuper, estime le Dr Brodeur.« Le problème, c'est d'abord la carie, qui est une infection et peut entre autres causer un abcès.Mais un autre problème, c'est que chez les jeunes enfants, la carie se développe sur les molaires.Et des caries importantes sur ces dents-là font qu'il y a de l'espace pour les dents permanentes qui est perdu », explique- t-il.Ce sont les enfants des milieux les plus pauvres qui ont le plus de problèmes dentaires.Le nombre de caries est de 5,6 chez les jeunes de cinq ans dont le revenu familial annuel se situe sous la barre des 30 000 $.Il chute à 3,6 chez les jeunes du même âge dont les parents gagnent entre 30 000 $ et 49 999 $, alors qu'il n'est que de 2,3 parmi les enfants de cinq ans au sein de ménages qui récoltent 50 000 $ et plus chaque année.« Le facteur socio-économique est le déterminant des autres déterminants : absence d'hygiène, brossage moins fréquent, flore bactérienne plus élevée.tout ça est associé à la pauvreté », dit le Dr Brodeur, qui est en train, ces jours-ci, d'étudier spécifiquement cette problématique.on recrée, on innove.On avance constamment », résume Osamu Kimura, analyste principal et spécialiste des tendances chez Dentsu, le plus grand groupe de publicité et de marketing du Japon.Un peu partout, dans les dépanneurs omniprésents dans les grandes villes, on peut commander des billets d'avion, des tickets de théâtre, ou alors acheter de quoi se bourrer d'énergie pour la soirée.Les drinks survitaminés en petites fioles y côtoient des poches métallisées remplies de gelée au collagène ou aux protéines et coiffées de tubes de plastique, comme si on voulait nous les servir en intraveineuse.Ailleurs, ce sont des repas déshydratés enrichis au psyllium, des légumes lyophilisés, du tofu enrichi au calcium ou des boissons au lait fermenté qui font baisser la tension artérielle.Dans un autre quartier de Tokyo, Odayba, construit sur des terres artificielles volées à la mer, un monorail à sustentation magnétique est conduit par un ordinateur.Il mène vers un immense centre commercial qui propose des essais de voitures virtuelles ou de faux voyages dans des décors de carton-pâte (avec bruits de fond préenregistrés) en Italie ou à Hong Kong.Officiellement, le Japon est en récession et traîne la patte depuis 10 ans, mais sur place, on a de la difficulté à croire à ce ralentissement.Contrairement à Montréal, où les rues marchandes deviennent fantômes quand les récessions s'étirent, Tokyo continue de bouillonner, malgré les sans-abri qu'on a vu apparaître sous les rails des trains suspendus.On voit même pas mal de grues qui continuent de construire de nouveaux immeubles ultramodernes et beaucoup, beaucoup de commerces de produits de luxe qui font des affaires d'or.Pendant que cette récession s'étire, le Japon continue en fait d'avancer d'un pas solide au coeur du XXIe siècle, que ce soit par ses inventions pratico-pratiques (bonjour les robots !) ou par ses politiques publiques tournées vers l'avenir qui, au Japon, s'annonce sur le thème du vieillissement de la population.Grâce à une bourse de la Fondation Asie- Pacifique, La Presse est allée au Japon explorer toutes ces tendances de l'avenir et amorce aujourd'hui dans le cahier Actuel une série de portraits de ce Japon futuriste.Nous parlerons aujourd'hui d'alicaments, demain de nourriture antirides et autres cosméto-foods, mercredi de cellulaires et jeudi, de toutes sortes d'autres éléments futuristes bien ancrés dans le quotidien des Japonais.Voir autres textes en pages B1 et B3 BUSH Suite de la page A1 n'a en fait renoncé à aucune de ses positions sur le fond.Les grands différends avec les Européens et la Russie restent entiers, qu'il s'agisse de réchauffement climatique, de conflits commerciaux ou de la remise à plat d'un demi-siècle de doctrine nucléaire fondée sur l'équilibre de la terreur pour permettre le déploiement de boucliers antimissiles.En Europe, M.Bush a utilisé la tactique qui lui a permis en politique intérieure d'afficher ses premiers grands succès législatifs (comme la réforme des impôts) : en se montrant tout sourire et la main tendue vers l'opposition, en s'efforçant de rallier à sa cause quelques adversaires modérés, mais en cédant le moins possible de terrain.Néanmoins, cette première tournée européenne, que M.Bush prolongera dès le mois prochain en se rendant en Grande-Bretagne, puis en Italie pour le sommet du G8, a mis en évidence un ton nouveau plus conciliant dans les relations transatlantiques, marqué par la volonté de part et d'autre de préserver les chances de dialogue et de progrès.Ce changement intervient après plusieurs mois de frictions croissantes et de tentations américaines fortes à l'unilatéralisme.Déjà affiché mercredi lors du sommet informel de l'OTAN à Bruxelles, puis le lendemain au sommet États-Unis/Union Européenne à Göteborg, ce ton nouveau a été particulièrement notable samedi en Slovénie lors du premier sommet Bush-Poutine.Tournant résolument le dos à la ligne dure adoptée à l'égard de la Russie durant la campagne présidentielle et ses premiers mois de pouvoir, Bush a projeté lors de sa conférence de presse avec Poutine un esprit de grande cordialité, qui faisait défaut dans les relations Clinton-Poutine.Ils ont souligné leur volonté de bâtir des relations de confiance, malgré les désaccords portant aussi bien sur le sort du traité antibalistique ABM et la défense antimissiles, que sur la Tchétchénie, l'élargissement de l'OTAN ou la liberté de la presse.Et M.Bush s'est montré ouvert à une reprise de l'aide économique à la Russie, ce qui représente là aussi un virage important.Tout en réaffirmant que le traité ABM restait à ses yeux la pierre angulaire de la sécurité internationale, M.Poutine a néanmoins accepté l'ouverture de discussions à haut niveau pour tenter de définir un nouveau « cadre de sécurité » et a déclaré que la Russie écouterait soigneusement.Cependant, les États-Unis sont prêts à passer outre au traité ABM dès que cela deviendra nécessaire pour la mise en place de leur bouclier antimissiles, a averti hier le secrétaire d'État Colin Powell lors d'une émission télévisée.Dès le mois prochain lors de la reprise des négociations climatiques à Bonn, les Européens sauront, pour leur part, si les États- Unis, malgré le maintien de leur opposition au protocole de Kyoto, sont prêts à prendre des mesures sérieuses pour combattre l'effet de serre, comme l'a affirmé Bush.Colin Powell a d'ailleurs réitéré hier que le protocole de Kyoto resterait « lettre morte » pour les États-Unis, mais que son pays démontrerait qu'il existe une meilleure voie pour lutter contre le réchauffement planétaire.Voir autre texte en page A9 2962966A BOMBARDIER Suite de la page A1 dire que le programme Pro Ex-3 du Brésil n'est pas plus légitime que les précédents, a dit M.Pieper.« L'argument du Brésil sur ses coûts d'intérêt plus élevés en raison de son statut économique moindre ne tient pas à notre avis.C'est le risque du crédit des acheteurs qui détermine leur taux de financement, pas celui du pays vendeur.« L'industrie des jets régionaux serait bien mieux sans le financement subventionné des clients.Mais jusqu'à maintenant, les décisions de l'OMC favorables au Canada n'ont pas eu d'effet suffisant contre le Brésil.« Notre lobbying auprès de Berlin et Bruxelles prendra sans doute plus de temps que celui de Bombardier avec le seul gouvernement canadien.Mais le poids et l'influence de la Communauté européenne seraient autrement plus forts contre le Brésil.Et l'Europe a d'autres litiges commerciaux qui pourraient entrer en ligne de compte pour forcer le Brésil à respecter les règles de l'OMC.» Chez Bombardier, le président du conseil Laurent Beaudoin s'est dit plutôt content des intentions de Fairchild Dornier, même si elles pourraient favoriser son émergence comme concurrent.« Il faut absolument que l'OMC en vienne à une formule de financement des ventes de jets régionaux qui soit acceptée par tous.Si l'Allemagne et l'Europe interviennent comme le Canada, tant mieux si ça peut résoudre le problème.« On aimerait bien mieux vendre tous nos avions sans ça, mais quand les autres gouvernements interviennent, on n'a plus le choix », a poursuivi M.Beaudoin, en entrevue lors de l'inauguration du chalet de Bombardier et de son exposition d'avions au Bourget.« Pour que le Canada reste compétitif dans cette industrie que nous avons créée, pas les Brésiliens, le rôle de Bombardier est de fabriquer des avions de qualité à des prix concurrentiels.Le rôle du gouvernement est de voir au respect des règles du commerce international, et d'intervenir quand un pays comme le Brésil décide de les ignorer.» Cette dispute entre le Canada et le Brésil pèse lourdement sur les négociations en cours pour un autre contrat multimilliardaire de jets régionaux, avec le transporteur américain Northwest, et dont le vainqueur est attendu d'ici la fin de juin.Cette dispute est repartie de plus belle ce printemps avec le contrat multimilliardaire de Bombardier avec Air Wisconsin.Ce contrat était appuyé d'un financement subventionné de plus d'un milliard par Ottawa afin, a-t-on soutenu, de contrer les subventions du Brésil à Embraer.Un gros salon Avec ses 270 000 visiteurs, le Salon international de l'aéronautique et de l'espace du Bourget, dans la proche banlieue parisienne, est le plus important du genre au monde.Boeing et Airbus ont d'emblée ouvert les hostilités avec une polémique très politique autour de la fusion entre GE et Honeywell, en attendant le déclenchement de leur traditionnelle bataille d'annonces de commandes.Les joutes verbales entre les deux grands de l'aviation civile, qui se partagent à peu près à égalité le marché mondial des avions de plus de 100 places, ont quelque peu éclipsé les autres événements de ce premier week-end du salon, comme une mégacommande de 100 avions d'affaires (40 fermes, 60 options) décrochée par l'avionneur français Dassault Aviation auprès de l'américain UAL.L'imminente commande de Northwest n'est pas le seul enjeu du Bourget.Tous les acteurs du secteur aéronautique canadien et québécois, Pratt et Withney notamment, sont réunis ici, à la recherche de contrats et de contacts.Ils sont appuyés par une forte présence ministérielle : Pierre Pettigrew (Commerce international) et David Collenette (Transports) pour le fédéral, Pauline Marois (Économie et Finances) et Gilles Baril (Industrie et Commerce) pour le Québec.La vice-première ministre québécoise est accompagnée des dirigeants de grandes institutions publiques \u2014 la Société générale de financement, Investissement Québec, Zone Montréal, etc.Près de 30 PME font aussi partie de la délégation.Venue « vanter les avantages concurrentiels du Québec devant les hautes directions industrielles », Pauline Marois ne cache pas qu'elle joue ici les « lobbyistes » : « En Europe, une présence gouvernementale donne de la crédibilité à l'action des entreprises », a-t-elle souligné hier au cours d'une première conférence de presse.Avec la collaboration de la Presse Canadienne 1LP0301A0618 A3 - LUNDI 1LP0301A0618 ZALLCALL 67 00:59:13 06/18/01 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 1 8 J U IN 2 0 0 1 A 3 ACTUALITÉS Les femmes n'aiment pas le « style Landry » S I L V I A GALIPEAU LE PREMIER ministre Bernard Landry ne peut s'en prendre qu'à lui-même.Si les femmes donnent massivement leur appui à l'opposition dans les sondages, c'est parce qu'elles n'apprécient pas son « attitude de combat », son « mépris », son style « arrogant » et « vindicatif ».En un mot, elles n'aiment pas le « style Landry ».C'est la lecture que fait Jean- Marc Fournier, whip du Parti libéral du Québec, des résultats du sondage SOM-Le Soleil rendu public en fin de semaine.D'après le sondage, réalisé entre le 8 et le 13 juin auprès de quelque 1000 répondants, le Parti québécois afficherait un retard de 16 points sur les libéraux dans les intentions de vote des femmes.Hommes et femmes confondus, s'il y avait eu des élections au début du mois, le Parti québécois n'aurait recueilli que 34,3 % des intentions de vote, huit points derrière le Parti libéral, à 42,7 %.« Ce que je note depuis que Bernard Landry est arrivé, c'est une attitude de combat.Il est très arrogant », a commenté hier Jean-Marc Fournier, en entrevue téléphonique à La Presse.D'après lui, cette attitude se traduit en « guérilla de tous les jours ».Conséquence ?Bernard Landry est devenu « le chef du Parti québécois, mais pas le premier ministre de tous les Québécois ».Au Parti libéral, « on a toujours eu, dans les chiffres, une sympathie additionnelle de la part des femmes.Mais jamais à ce point », a-t-il précisé.D'après Jean-Marc Fournier, deux facteurs expliqueraient cette recrudescence de l'appui des femmes au Parti libéral : le « style Landry », d'un côté, et le style Charest de l'autre.Face à « l'attitude vindicative de Bernard Landry », le chef de l'opposition, Jean Charest, « écoute, est moins agressif, moins chicanier ».Plus rassembleur donc.Au-delà du personnage, les femmes en auraient aussi contre les différentes politiques du gouvernement québécois, avec entre autres le report du plan antipauvreté et le « dérapage dans la santé ».« Les femmes supportent les familles, a-t-il conclu.Il est donc normal qu'elles soient les premières à dire : j'en ai assez ».Il n'a pas été possible de rejoindre la Fédération des femmes du Québec (FFQ) hier.Françoise David, ex-présidente de la Fédération, qui jonglerait dit-on avec l'idée de créer un parti féministe, n'a pas pu être jointe non plus, étant en vacances à l'étranger.Photo ROBERT SKINNER, La Presse Une pipe de l'amitié Certains signent des traités, d'autres fument le calumet.Deux gestes, un symbole.C'est ainsi qu'en 1701, lors de la Grande Paix de Montréal conclue entre les premiers habitants de la colonie et les Premières Nations, les participants ont échangé une pipe de l'amitié, spécialement sculptée pour l'événement.Trois cents ans plus tard, la Maison Saint-Gabriel a commémoré l'anniversaire de la paix hier, en recréant une cérémonie traditionnelle.Le chef d'orchestre, le leader spirituel algonquin Dominique Rankin, a procédé à tous les rites (purification des lieux, des gens, hommage aux quatre points cardinaux) avec l'authentique calumet, exactement comme l'ont jadis fait ses ancêtres.Tous les personnages de l'époque étaient présents pour la cérémonie, Louis-Hector de Callière, Marguerite Bourgeois, le sieur de Maisonneuve, l'intendant Talon, Jeanne Mance, ainsi que les différents représentants des communautés amérindiennes.Le Canada n'est pas à l'abri de la désertification Presse Canadienne TROIS-RIVIÈRES \u2014 La désertification n'est pas uniquement l'affaire des Africains.Selon les Nations unies, ce problème environnemental affecte directement 250 millions de personnes dans 110 pays, et il représente une menace réelle pour près d'un milliard d'individus dans le monde.Le Canada ne serait pas totalement à l'abri.« La désertification affecte déjà les pays du nord à cause de la surexploitation des terres agricoles et de la coupe à blanc.On peut voir dans des provinces de l'Ouest que la surexploitation agricole a entraîné la désertification à certains endroits », a expliqué l'écologiste Sylvie Trudel, hier, à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse, à Trois-Rivières.Parmi les conférenciers invités à s'exprimer sur le sujet, Delphine Ouédraogo est venue parler des conséquences de la désertification pour le Burkina Faso.En résumé, le bois étant leur unique source d'énergie, les habitants ont détruit plusieurs forêts.Sans compter les coupes à blanc qui ont été pratiquées pour laisser plus de place à l'agriculture.Surexploité, le sol s'est appauvri.Sans ressources, les gens se sont déplacés vers les villes où la pauvreté règne.« On voit de plus en plus d'immigrants écologiques.Lorsqu'ils ne sont plus capables de cultiver leur terre, les gens vont vers les villes.Si la situation ne s'améliore pas, ils changent de pays ou même de continent », a indiqué Mme Ouédrago, chargée du suivi de la Convention des Nations unies de lutte contre la désertification, au Conseil national pour la gestion de l'environnement du Burkina Faso.Mme Ouédrago croit que la désertification risque de prendre plus d'ampleur notamment dans les pays de l'hémisphère Nord.« Les gens vivent au jour le jour.Ils veulent un meilleur rendement et de l'argent maintenant.Ils augmentent la monoculture et l'utilisation d'engrais chimique.Il y a beaucoup de coupes à blanc.C'est comme ça que les choses ont commencé en Afrique.» Toutefois, le problème n'est pas insoluble.Mme Ouédrago estime que les gens doivent être sensibilisés à ce phénomène en plus d'être partie prenante des actions mises en place.Ils étaient moins d'une centaine à participer à cet événement, à Trois-Rivières.Les Québécois sont-ils vraiment sensibilisés aux dangers de la désertification ?« C'est certain que les problèmes environnementaux semblent moins dramatiques ici que dans d'autres régions du monde.Mais la désertification, c'est aussi la dégradation des sols.Ce problème est réversible.Mais si on est négligent et que la coupe des arbres n'est pas mieux réglementée, c'est certain que les sols vont continuer à se dégrader », a estimé Ghyslain Valade, directeur général de Solidarité Canada Sahel, regroupement de 25 organisations canadiennes et africaines impliquées dans la lutte contre la di- COALITION DE LA GAUCHE 2,8% FINANCEMENT À L'ACHAT Location de 48 mois pour la Maxima GXE 2001 (U4RG71 CK00).Acompte ou échange équivalent de 4 395 $.Limite de 24 000 km par année avec 0,10 $/km extra.Premier versement et dépôt de garantie équivalent à un versement mensuel (toutes taxes incluses) requis à la livraison.Taxes, immatriculation et assurance en sus.Sur approbation du crédit par NCFI.Taux de financement de 2,8% à l'achat pour les termes jusqu'à 36 mois.Offre d'une durée limitée.Voir votre concessionnaire participant pour tous les détails.Le modèle illustré est à titre indicatif seulement.www.nissancanada.com 1 800 387-0122 TOUJOURS PLUS LOIN.399$ P A R M O I S , l o c a t i o n 4 8 m o i s 0 $ acompte disponible TRANSMISSION AUTOMATIQUE ENSEMBLE AGRÉMENT RADIO AM/FM/CD AVEC 6 HAUT-PARLEURS, 120 WATTS FREINS ABS ET À DISQUE AUX 4 ROUES SYSTÈME ANTIVOL ET ANTIDÉMARRAGE AVEC CLÉ À PUCE ASSISTANCE ROUTIÈRE 24 H MOTEUR V6 DE 222 CHEVAUX CLIMATISEUR AVEC RÉGULATEUR AUTOMATIQUE TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS 2962476A Les «progressistes» ne sont pas nécessairement souverainistes LAURA-JULIE PERREAULT LA SOUVERAINETÉ ne fait pas consensus parmi les quatre partis qui projettent de s'unir sous la bannière de l'Union des forces progressistes pour les prochaines élections provinciales.C'est plutôt la lutte au néo-libéralisme qui est leur fer de lance commun.Une crisette en début de semaine a incité les partis impliqués à accorder leurs violons.Le tout nouveau Parti vert et le Parti communiste n'avaient pas digéré les propos de la porte-parole du Rassemblement pour l'alternative progressiste (RAP), Suzanne Lachance, rapportée dans La Presse lundi dernier.Parlant de l'élaboration d'une plate-forme commune une fois le principe de l'Union des forces progressistes accepté, l'ex-péquiste avait dit que les partis non souverainistes devraient éventuellement reconsidérer leur adhésion à la coalition de gauche.« Il y a un certain paternalisme dans ce que dit le RAP qui ne plaît pas du tout au Parti vert.L'entente à la base était que tous les partis impliqués dans l'Union seraient sur un pied d'égalité dans l'établissement d'un programme commun », remarquait hier Daniel Breton, responsable des communications du Parti vert, fondé tout juste il y a quelques semaines.« L'Union des forces progressistes, ce n'est pas la plate-forme du RAP à laquelle se joignent les autres partis.» Le Parti vert, qui compte dans ses rangs des membres anglophones et francophones, ne prend pas de position claire sur la question nationale.« Nous ne sommes pas contre la souveraineté a priori, mais nous ne croyons pas non plus que c'est à la base de ce qui devrait être fait au plus vite », expliquait M.Breton en ajoutant que les Verts ne veulent plus d'une pratique de la politique basée sur « une mentalité guerrière, de confrontation comme c'est le cas au Parti québécois et au Parti libéral.Le RAP semble avoir la même mentalité de confrontation », faisait remarquer le porte-parole.L'opposition à la zone de libre-échange des Amériques et aux principes qui la soustendent devraient être selon lui les terrains communs de cette coalition électorale.Le Parti communiste, par la bouche de son chef André Parizeau, sonnait la même cloche que les Verts.Non, la souveraineté n'est pas centrale pour eux, mais oui, la guerre au capitalisme sauvage et à la pauvreté doivent faire partie des priorités.Jointe par La Presse, Suzanne Lachance du RAP a elle aussi convenu que le néo-libéralisme devrait être la première cible de la nouvelle Union des forces progressistes.Elle dit ne pas avoir voulu lancer d'ultimatum à qui que ce soit en parlant de souveraineté.« Je n'ai pas de mandat pour parler au nom de l'Union.La responsabilité de faire ou non partie de la coalition revient à chaque parti.Nous devons miser sur nos points communs plutôt que sur nos désaccords », expliquait celle qui a été élue à la tête de son parti dimanche passé.Les comités de liaison du RAP, du Parti vert, du Parti de la démocratie socialiste (PDS) et du Parti communiste du Québec travaillent toujours à l'élaboration de leur projet de coalition.Seul les membres du RAP ont pour l'instant entériné le protocole d'entente conclu entre les négociateurs et qui prévoit qu'un seul candidat de gauche se présentera dans chaque comté aux prochaines élections. 1LP0401A0618 a04 actus lun 18 juin 1LP0401A0618 ZALLCALL 67 00:59:29 06/18/01 B CODE DU TRAVAIL Les centrales syndicales s'opposent aux amendements proposés KARINE TREMBLAY CINQ des principales centrales syndicales du Québec font bloc pour réclamer au ministre du Travail Jean Rochon le retrait des amendements à l'article 45 proposés dans le projet de loi 31 devant modifier le Code du travail.Représentant plus de 500 000 personnes, la CSN, la CSQ, la CSD, la FIIQ et la SPFQ jugent en effet que ces modifications favorisent uniquement les employeurs et risquent d'engendrer plus de pauvreté chez les travailleurs.Ceci parce que l'article 45 protège l'accréditation syndicale des travailleurs au moment d'une fusion ou de la vente de l'entreprise où ils sont employés.Les amendements à l'étude permettraient aux parties de renoncer à l'application de l'article 45.Ils prévoient aussi que les accréditations syndicales ne seraient plus effectives jusqu'à leur échéance, mais pendant une période de 12 mois seulement.« Qu'on travaille dans le public ou le privé, on ne peut être d'accord avec l'idée d'abandonner son accréditation syndicale.Lors d'un changement d'employeurs, les travailleurs vivent une situation déstabilisante et voilà que le projet de loi ne leur garantit plus les droits qui leur étaient jusqu'alors reconnus », exprime la présidente de la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ), Jennie Skene.Pour cette dernière, il est clair que les parties patronales pourront, à coups de menaces, être tentées de faire pression sur les employés afin qu'ils renoncent à leur syndicat.« C'est certain que, par crainte de tout perdre, plusieurs vont préférer encaisser des pertes de salaires et céder aux pressions patronales », ajoute Mme Skene.Pour le président de la CSN, Marc Laviolette, les amendements proposés s'inscrivent dans la foulée des fusions municipales et répondent aux demandes des villes, mais ils ne correspondent pas aux besoins des travailleurs.« Si les modifications sont adoptées, ça va morceler les accréditations et la force du groupe s'en trouvera diminuée.Conséquemment, les conditions de travail seront négociées à la baisse », note-t-il, en soulignant que les autres propositions du projet de loi 31 sont vues d'un oeil plutôt favorable.Photo ROBERT SKINNER, La Presse © Yvon Deschamps, Daniel Lemire et Gilles Duceppe, hier au lancement de l'opération de collecte de livres neufs et usagés pour la future bibliothèque du centre sportif et communautaire centre-sud.Les récentes nominations réveillent le débat sur la pertinence du sénat KARINE TREMBLAY « Vous savez à quoi ça sert, vous, un sénat ?» Daniel Lemire a le ton badin et le regard en point d'interrogation.Mais sa question reste en blanc : tout de suite, il enchaîne : « Moi je ne le sais pas.Et je suis convaincu que la majorité des gens ne le savent pas davantage.Il paraît que les sénateurs votent.Sur quoi ?On l'ignore.Tout est flou.Ils sont dans les limbes.Peut-être que c'est dans leur intérêt d'y rester.» Moqueur un brin, soit, mais pas méchant.Intrigué, plutôt.C'est que la récente nomination de Jean Lapointe ramène sur le tapis toute la question de la pertinence du Sénat canadien.« Je trouve ça très bien qu'on ait honoré Jean Lapointe.Je suis bien heureux pour lui, ça lui assure une belle retraite dorée.Et ça ajoute au Sénat un membre de qualité.Jean est un homme d'opinions, il va prendre sa place et il la mérite.Il a beaucoup fait pour la société avec la Maison Jean Lapointe », exprime Daniel Lemire avec plus de sérieux.Là où il se questionne, c'est sur l'intérêt de la chose et la portée de l'institution.« Si les nominations se font uniquement pour récompenser certaines personnes, abolissons le Sénat mais honorons quand même les gens qui le méritent », avance en riant celui qui prête vie à Oncle Georges.À savoir s'il se verrait lui-même dans la chaire d'un sénateur, Daniel Lemire demeure bien embêté.« Faudrait d'abord que je comprenne ce qu'est le Sénat.Et puis de toute façon, lorsque j'aurai l'âge d'y siéger, peut-être n'existera-t-il plus ! » lance-t-il en boutade.Pour l'heure, l'humoriste est heureux de faire partie d'un comité de plus petite envergure mais aux nobles visées, celui de l'opération de collecte de livres pour la future bibliothèque du centre sportif et communautaire centre-sud.La campagne de récoltes de bouquins neufs et usagés a d'ailleurs été officiellement lancée hier par le chef du Bloc québécois et député de Laurier-Sainte-Marie, Gilles Duceppe.Ce dernier a rappelé l'importance de mettre des livres à la disposition des jeunes et de leur ouvrir ainsi de nouveaux horizons.Lui aussi interpellé sur les questions sénatoriales, Gilles Duceppe a rappelé qu'il ne remettait pas en question la valeur des personnes nommées, mais que le Sénat demeurait une institution inutile et peu démocratique qu'il faudrait abolir.« Je ne peux pas concevoir que, dans les années 2000, des personnes ayant un pouvoir législatif soient nommées et non pas élues.Les récentes nominations réveillent le vieux débat de la pertinence du Sénat.Ou plutôt de son impertinence », tranche le politicien.EN BREF Logement : pétition contre la discrimination DANS LE CADRE de sa campagne « Pour le droit à un logement », le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec déposera aujourd'hui une pétition au bureau montréalais de la ministre Louise Harel.La pétition comporte plus de 11 000 signataires.Le Regroupement demande au gouvernement d'intervenir pour que cessent les pratiques de discrimination des propriétaires envers les locataires.La ministre Harel a déposé un projet de loi qui encadrerait juridiquement le processus de location d'un logement, mais qui n'a pas encore été adopté par l'Assemblée nationale.Presse Canadienne Problème exagéré SPÉCIALISTE des jeux de hasard, l'économiste Gabrielle Brenner, de l'École des hautes études commerciales à Montréal, croit que le problème du jeu compulsif est nettement exagéré au Québec.Mme Brenner rappelle que les cas de suicide imputables au jeu sont rares, sauf qu'ils sont très médiatisés.Elle constate que l'immense majorité des joueurs savent se contrôler.Selon la spécialiste, le problème de base n'est pas le jeu, mais souvent la pauvreté qui incite certaines personnes à croire que les jeux de hasard vont leur permettre d'améliorer leur sort.Presse Canadienne Moins de prêtres CINQUANTE ANS jour pour jour après son ordination, l'archevêque de Québec, Mgr Maurice Couture, était déçu de n'avoir pu célébrer cet événement en ordonnant lui-même un prêtre.« C'est comme une blessure qui vient assombrir la joie de mon jubilé car, pour moi, ordonner un prêtre, c'est un peu comme enfanter », a déclaré hier matin Mgr Couture aux quelque 300 fidèles et membres de sa famille réunis dans la petite église de Saint-Pierre-de- Broughton, dans la région de L'Amiante.De retour dans ce petit village qui l'a vu naître pour célébrer le jubilé d'or de sa vie sacerdotale, l'archevêque de Québec a tenu à s'adresser aux paroissiens de vive voix malgré une sévère laryngite.Son message concernant les vocations a également été lu ou retransmis sur cassette dans toutes les paroisses de l'archidiocèse.« Alors qu'il y avait eu 30 ordinations en 1951, je n'ai ordonné qu'un seul prêtre cette année.C'est pénible car le nombre de prêtres et le nombre de messes diminuent.On risque de se diriger vers un manque tellement flagrant qu'il pourrait devenir difficile de donner à tous les chrétiens l'eucharistie à laquelle ils ont droit », s'est inquiété le jubilaire.Presse Canadienne 1LP0501A0618 A5 - LUNDI 1LP0501A0618 ZALLCALL 67 00:57:53 06/18/01 B ACV Vous êtes ce qu'étaient vos ancêtres Antidépresseur et diurétique combinaison gagnante ?Presse Canadienne TORONTO \u2014 Les conclusions d'une étude effectuée sur des jumeaux canadiens suggèrent que la nature, c'est-à-dire le bagage génétique, a un rôle à jouer dans la personnalité d'un individu.Ces conclusions sont publiées ce mois-ci dans le Journal of Personality and Social Psychology, une publication de l'Association américaine de psychologie.Dans le cadre de leur étude, des chercheurs de l'Université Western Ontario et de l'Université de la Colombie- Britannique ont questionné 336 couples de jumeaux adultes \u2014 des couples de faux jumeaux ainsi que de jumeaux identiques \u2014 au sujet de leurs opinions face à toutes sortes de questions.Parmi les sujets abordés, on retrouvait entre autres la peine de mort, le bingo, les politiques en matière d'immigration et les montagnes russes.Les chercheurs demandaient aux jumeaux de coter leurs réponses sur une échelle de sept points, allant d'extrêmement défavorable à extrêmement favorable.Les chercheurs ont conclu que, sur plusieurs sujets, le bagage génétique des individus constituait un facteur d'influence.Les sujets à propos desquels on a noté la plus forte influence génétique sont l'avortement, les montagnes russes, la participation à des sports d'équipe et la peine de mort.« Nous ne savons pas réellement pourquoi une plus grande influence génétique serait rattachée à ces sujets », a expliqué le principal auteur de l'étude, James Olson, professeur de psychologie à l'Université Western Ontario.Ce dernier a reconnu que le groupe étudié était plutôt disparate.Pour établir le lien entre la personnalité et le bagage génétique, les chercheurs ont comparé les réponses données par les faux jumeaux avec celles données par les jumeaux identiques.Étant admis que les jumeaux partagent généralement le même environnement durant leur enfance, on peut croire que leurs personnalités se développent semblablement.Ainsi, si l'environnement était le seul facteur d'influence, on pourrait postuler que les personnalités des faux jumeaux sont toutes aussi semblables l'une à l'autre que celles des jumeaux identiques.Par contre, si les jumeaux identiques affichent une plus grande ressemblance dans leurs personnalités que les faux jumeaux, il est alors possible que des facteurs génétiques soient en cause, a expliqué M.Olson.En moyenne, l'étude a trouvé qu'il y avait une différence de ressemblance d'environ 35 % entre les faux jumeaux et les jumeaux identiques.James Olson a sa théorie à ce sujet : il croit que la personnalité et les caractéristiques physiques partagées par les jumeaux identiques influencent leurs expériences qui, en retour, ont de l'influence sur leurs personnalités.« L'idée, c'est que les humains sont des organismes biologiques, explique M.Olson.Et leurs caractéristiques biologiques \u2014 du moins certaines d'entre elles \u2014 les prédisposeraient à faire certains types d'expériences.Et ces expériences formeront la personnalité.» Associated Press LONDRES \u2014 L'association d'un médicament contre l'hypertension et d'un diurétique pourrait diminuer de moitié les risques de récidive chez des patients ayant souffert d'une attaque cérébrale, selon une nouvelle étude internationale.L'attaque cérébrale, due à la présence d'un caillot de sang ou d'une hémorragie, constitue la deuxième cause de mortalité dans le monde.La nouvelle étude, réalisée auprès de 6100 patients en Europe, en Asie et en Australasie (Australie, Nouvelle-Guinée, Nouvelle-Zélande), a été présentée à Milan lors d'un congrès de la Société européenne de l'hypertension.Il ne s'agit pas d'une étude totalement indépendante, car elle a été en partie financée par le laboratoire pharmaceutique français Servier, qui commercialise l'anti-hypertenseur cité, le Coversyl.Mais plusieurs spécialistes n'ayant pas participé à cette étude jugent ses résultats intéressants.Une partie des patients sélectionnés ont reçu pendant quatre ans du Coversyl associé à un diurétique, Natrailix.Les autres personnes ont reçu, en plus de leurs médicaments habituels, un placebo.Dans le premier groupe, 150 personnes ont souffert d'une attaque cérébrale, contre 225 pour les personnes ayant pris le placebo.« Globalement, environ un patient sur dix ayant reçu les deux médicaments ont évité une attaque cérébrale, une crise cardiaque ou un décès dû à une maladie cardiovasculaire », a déclaré le Dr Stephen Mac Mahon, qui a dirigé les travaux.Le praticien préside la chaire de médecine cardiovasculaire à l'Université de Sydney.Selon le Dr Peter Rothwell, neurologue de l'Université d'Oxford en Grande-Bretagne, ces travaux fournissent des résultats prometteurs, pouvant potentiellement être appliqués « à 80 % des patients ayant souffert d'une attaque ».« La seule question qui demeure est de savoir s'il y a quelque chose de spécial avec le médicament en tant que tel.» Photo AP Chelsea Clinton diplômée de l'Université de Stanford Au terme de quatre années passées à l'Université de Stanford (Californie), Chelsea Clinton a reçu un diplôme d'histoire, hier, lors d'une cérémonie marquant la fin de l'année scolaire au cours de laquelle quelque 1700 étudiants ont également été diplômés.Ses parents, l'ancien président Bill Clinton et le sénateur de New York, Hillary Rodham Clinton, ont assisté à la cérémonie.Bill Clinton ne s'est pas exprimé publiquement, mais il a remis une déclaration écrite aux dirigeants de l'université dans laquelle il affirmait : « Hillary et moi sommes reconnaissants pour la qualité de l'enseignement dont Chelsea a bénéficiée à Stanford et les amitiés qu'elle y a noués, et nous sommes très fiers d'elle en ce jour spécial.» La fille unique de Bill et Hillary va maintenant entamer des études de relations internationales à l'Université d'Oxford, en Angleterre, où son père a étudié de 1968 à 1970.S'envoyer en l'air à prix très réduit Associated Press HOUSTON \u2014 Le milliardaire américain Dennis Tito a payé 20 millions de dollars pour passer une semaine de vacances dans l'espace.Une société de Houston propose à présent de vous y expédier \u2014 au moins en partie \u2014 pour 50 dollars.Encounter 2001 entend construire un vaisseau spatial sans pilote, y placer des échantillons d'ADN et des messages de 4,5 millions de personnes, et envoyer le tout par-delà le système solaire.Elle espère lancer son vaisseau fin 2003.Pour 50 dollars, vos messages et vos photographies numérisés, et même un échantillon déshydraté de vos cheveux, embarquent pour l'espace.« Cela donne aux gens la chance de participer à une véritable mission spatiale », note Charles Chafer, le président d'Encounter 2001.Le vaisseau se composera d'un petit conteneur, renfermant messages, photos et ADN de millions de Terriens, et d'une voile solaire de la taille d'un terrain de football.Cette voile, très fine, utilisera les photons solaires pour propulser le vaisseau, explique M.Chafer.Cancer du côlon:nouveau test de dépistage Presse Canadienne WINNIPEG \u2014 Des chercheurs de Winnipeg mettent au point un nouveau test de dépistage du cancer du côlon qui serait peu coûteux et très fiable.Selon des études préliminaires, ce test, qui consiste à placer un échantillon dans un spectroscope à résonance magnétique relié à un logiciel, serait efficace à 98 %.Le test peut aussi indiquer si le côlon d'un patient renferme des tumeurs précancéreuses.« C'est emballant, a souligné le responsable de cette recherche, le docteur Tedros Bezabeh.L'idée est de faire en sorte que ce test puisse facilement être utilisé dans une clinique.On insère le résultat et la machine vous donne le diagnostic.Nous voulons non seulement découvrir des cancers, mais aussi des étapes précancéreuses.Ce test le fait.» Selon la Société canadienne du cancer, plus de 17 200 cas de cancer du côlon seront détectés au Canada au cours de l'année.Il s'agit de la deuxième forme la plus mortelle de cancer.Jusqu'à présent, les tests de dépistage étaient précis dans une proportion de 50 à 75 %.M.Bezabeh a mentionné que des échantillons provenant de plus de 100 personnes avaient été soumis au test.Toutefois, le directeur général de l'Institute for Biodiagnostic, le docteur Ian Smith, veut faire passer ce test à 300 autres personnes dans des laboratoires de Winnipeg et de Houston avant de le commercialiser.« C'est très prometteur, juge-t-il.Nous avons besoin de faire d'autres études, mais ce n'est plus qu'une question de mois.« M.Smith a ajouté que ce test ne coûterait que 25 $.Actuellement, l'endoscopie, une technique qui consiste à insérer une petite caméra à l'intérieur du côlon, coûte plus de 1000 $.« Ce test permettra également d'éviter de faire subir des milliers de chirurgies endoscopiques à des patients.Actuellement, un patient sur 15 qui subissent ce test souffre d'un cancer.» M.Smith a indiqué que l'Institut négocie présentement avec une firme allemande pour la fabrication de l'équipement, tandis qu'une nouvelle compagnie, Lifelink, dont le directeur scientifique intérimaire est le docteur Bezabeh, sortira du Conseil national de recherches du Canada afin de vendre le logiciel et les appareils aux hôpitaux.Négos rompues entre AOL et Microsoft 2963365A Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Le géant multimédia AOL Time Warner et le géant du logiciel Microsoft ont rompu des négociations visant à intégrer le service internet d'AOL dans la dernière version de Windows, le système d'expoitation de Microsoft, a rapporté dimanche la presse américaine.« Nous sommes déçus que les discussions entre Microsoft et AOL se soient terminées sans accord sur un large éventail de sujets entre les deux sociétés », a déclaré le porteparole de Microsoft Vivek Varma.« Microsoft et AOL ont nombre de domaines dans lesquels ils doivent coopérer.Et, dans le même temps, nous allons nous livrer concurrence », a ajouté M.Varma.Selon AOL, les discussions ont achoppé sur sa volonté d'offrir aux utilisateurs le même accès au logiciel de lecture de son et d'image Realplayer qu'au Windows Media Player de Microsoft, a rapporté pour sa part l'édition en ligne du Wall Street Journal.AOL a actuellement un contrat d'exclusivité avec Real Networks, qui fabrique Realplayer.Aussi bien AOL que Microsoft ont déclaré qu'il était improbable que les négociations reprennent bientôt.Selon Henry Blodget, un analyste de Merill Lynch qui s'exprimait avant l'échec des pourparlers, intégrer AOL dans Windows XP (la dernière version du système d'exploitation de Microsoft) n'était « important pour aucune des deux sociétés » à court terme. 1LP0601A0618 a06 lundi 18 juin 1LP0601A0618 ZALLCALL 67 00:52:44 06/18/01 B A6 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 1 8 JUIN 2001 Désengorger les urgences, surveiller les malades chroniques à domicile, éviter un nouveau « scandale du sang contaminé », dépister et même traiter des maladies à distance, voilà autant de bienfaits promis par la télésanté et la télémédecine.Dans le dernier volet de notre série, François Berger trace le portrait de ce domaine en effervescence.La télésanté souffre de développement « sauvage » Le patient de la Rive-Sud n'est pas là devant elle, mais l'ophtalmologiste Marie- Carole Boucher, de l'hôpital Maisonneuve- Rosemont, à Montréal, peut quand même examiner en détail sa rétine et déterminer si le diabète a commencé à attaquer la vision.Le médecin examine en fait l'image à haute résolution de la rétine du patient, grâce à une photographie prise par caméra numérique et transmise électroniquement depuis le CLSC de Varennes.Ce projet de dépistage à distance de la rétinopathie, une affection causée par le diabète et pouvant mener à la cécité, touche en ce moment 300 diabétiques de la Rive-Sud, mais il sera étendu avant la fin de l'année à la population crie de la Baie-James, espère le docteur Boucher.Les ophtalmologistes sont rares dans le Grand Nord, où les autochtones souffrent beaucoup plus souvent que les Blancs du diabète et de ses séquelles comme la rétinopathie.« Il y a 100 000 diabétiques atteints de rétinopathie au Québec ; imaginez ce que la télémédecine pourrait faire économiser en frais de santé grâce au dépistage précoce », lance le docteur Boucher.Un autre projet de télésanté, destiné à surveiller les réactions des patients venant de subir une transfusion de sang, pourrait éviter la répétition de drames comme le « scandale du sang contaminé ».Il s'agit de la constitution, au coût de 47 millions de dollars, d'une banque de données centralisée répertoriant l'état des 70 000 patients transfusés chaque année dans l'ensemble des hôpitaux québécois.Le Système d'information intégrée sur les activités transfusionnelles et d'hémovigilance (SIIATH, c'est son nom) va permettre, à compter de l'an prochain, de détecter en quelques heures les problèmes de transfusion sanguine qu'il faut actuellement plusieurs jours et parfois des semaines à identifier.Si des produits sanguins aux qualités douteuses sont trouvés, ils seront vite retirés des hôpitaux et les donneurs seront retracés rapidement.Aux Îles-de-la-Madeleine, on vient de rendre permanent un projet de téléconsultation regroupant une vingtaine de spécialités médicales, mis à l'essai depuis l'automne 1998 et dans lequel les patients des Îles peuvent rencontrer virtuellement des médecins spécialistes du Centre hospitalier universitaire de Québec, de l'hôpital de Gaspé et d'autres établissements.Les exemples de recours aux nouvelles technologies de l'information pour amener les soins au patient, plutôt que l'inverse, sont nombreux au Québec, où un rapport remis le mois dernier au ministère de la Santé dénonce cependant le manque de vision globale en matière de médecine à distance.Réalisés à la pièce, les projets de télésanté sont considérés comme en développement « sauvage » et manquent souvent de compatibilité technique entre eux.Ce développement « sauvage » irrite Québec, qui doit en plus subir ce qu'il appelle l'ingérence du gouvernement fédéral, comme le mois dernier lorsque Ottawa a distribué au Québec près de 11 millions de dollars pour des projets de télémédecine et d'informatisation de la santé.Le rapport non publié, préparé par la Table ministérielle en télésanté, propose la mise sur pied par le gouvernement d'une coordination centrale chargée d'analyser les projets futurs pour fins de subventions.Le contrôle gouvernemental suggéré par le rapport pourrait servir à éviter des problèmes comme le manque de formation du personnel devant utiliser les nouveaux outils de télésanté.Il y a eu des cas où l'équipement est même resté dans les boîtes.Les millions D'autre part, le rapport évalue à 150 millions de dollars l'investissement nécessaire pour numériser les services de radiologie des hôpitaux, à la condition que les établissements regroupent ces services informatisés sur une base régionale (sinon, si chaque hôpital y allait en solo, le coût dépasserait 350 millions).La numérisation des services d'imagerie médicale constitue un préalable à tout déploiement à grande échelle de la télésanté, car les médecins ont souvent besoin de ces images pour parfaire un diagnostic.Or, seule une poignée d'hôpitaux disposent déjà de la téléradiologie.Le document ministériel propose aussi l'aménagement, dans chaque hôpital québécois, d'une salle de téléconsultation afin que les médecins puissent voir et entendre leurs patients à distance.Cela nécessiterait un investissement minimal de 10 millions.Par ailleurs, le gouvernement a prévu 7 millions pour le branchement au réseau public de santé, via Internet, des cabinets privés de médecins, et presque autant, chaque année, pour défrayer le coût des communications entre ces cabinets et le réseau.Un des freins majeurs au développement de la télémédecine est la rareté du financement, note-t-on au ministère de la Santé, où le recours à l'entreprise privée est envisagé (le ministère a déjà identifié au Québec une soixantaine d'entreprises oeuvrant en télésanté).Les autres freins sont le manque de compatibilité entre les systèmes déployés, et le simple fait que les médecins connaissent encore peu les possibilités de la santé à distance.Il faut aussi attendre des changements législatifs, l'automne prochain, qui modifieront le mode de rémunération des médecins, car en ce moment les règles requièrent leur présence physique auprès des patients.« D'ici cinq ans, la télémédecine sera chose courante », prédit le docteur Claude Poirier, responsable de la télésanté à la Direction des affaires médicales et universitaires du ministère québécois de la Santé.Les avantages à tirer de la médecine à distance sont énormes, dit-il.Le suivi à domicile des malades chroniques par des infimières, grâce à un lien Internet et à des appareils de tests installés chez les patients, pourrait par exemple rapidement désengorger les salles d'urgences des hôpitaux, puisqu'une grande partie des visites aux urgences sont justement faites par des gens souffrant de maladies que l'on pourrait surveiller à distance (affections pulmonaires chroniques, insuffisance cardiaque et perte d'automonie chez les personnes âgées).« Il coûte moins cher d'installer au domicile d'un patient un appareil de monitoring valant 5000 $ par exemple, que d'admettre cette personne à l'hôpital à plusieurs reprises », précise le docteur Poirier.La création du futur dossier clinique centralisé, qui sera consultable électroniquement à distance, comportera également plusieurs avantages : on pourra éviter la répétition de tests de laboratoires ou d'imagerie médicale déjà réalisés sur un patient, ou encore consulter la liste des médicaments souvent prescrits au même patient par des médecins différents (une hospitalisation sur sept serait due aux effets indésirables des médicaments).Au plan strictement financier, la télésanté aura sûrement un impact \u2014 difficile à prédire \u2014 sur les 4,8 milliards consacrés annuellement aux hospitalisations.Photo PIERRE CÔTÉ, La Presse L'ophtalmologiste Marie-Carole Boucher, à droite, teste la caméra numérique ultrasophistiquée permettant la prise de photos de la rétine, qui pourront ensuite être transmises par Internet.Chirurgie en direct Les nouvelles technologies de l'information permettent de suivre en direct une intervention chirurgicale.À l'hôpital Sainte-Justine, quatre salles d'opération sont informatisées et disposent d'écrans tactiles, comme celui utilisé ici en pleine intervention chirurgicale.Après une opération, les infirmières n'ont plus à transcrire sur papier les informations en relatant le déroulement: tout est enregistré au fur et à mesure, durant l'intervention.Le visionnement d'une opération en temps réel est utile pour l'enseignement par vidéo-conférence, mais ouvre aussi la voie aux interventions à distance, permettant à un chirurgien de participer à une opération \u2014 et de voir l'intérieur du corps \u2014 sans être présent physiquement dans la salle.Photo ARMAND TROTTIER, La Presse Votre maladie, selon le docteur.Web ! SI LE RÉSEAU Internet devient rapidement un outil incontournable pour les médecins, les infirmières et les établissements de santé qui se tournent vers la médecine à distance, il est déjà une source de référence importante pour le grand public qui utilise de plus en plus souvent le Web pour se renseigner sur les problèmes de santé, avant même de consulter le docteur.Si vous cherchez bien parmi les milliers de sites Internet consacrés à la santé, le « docteur Web » vous dira de quelle maladie vous souffrez probablement, la décrira en détail et en indiquera les remèdes.Cela ne vous dispensera pas de voir un vrai médecin, bien entendu, ne serait-ce que pour son habilité à faire des ordonnances de médicaments.Mais, à tout le moins, vous vous rendrez à la clinique ou à l'hôpital en pleine connaissance de cause et avec en tête des questions précises qui pourront parfois mettre le docteur au défi.« De plus en plus de patients arrivent chez le médecin avec leur propre diagnostic », constate le docteur Claude Poirier, responsable du dossier de la télémédecine au ministère québécois de la Santé et des Services sociaux.Ces autodiagnostics peuvent être incomplets ou inexacts, et même créer un malaise entre le patient et son médecin quand celuici s'éloigne des attentes suscitées par le Web.L'information médicale diffusée sur la grande toile électronique n'est pas encadrée et on peut y retrouver des renseignements erronés.Le ministère de la Santé entend d'ailleurs publier une liste de sites Web jugés fiables et crédibles, qui seraient au préalable autorisés ou certifiés par les associations professionnelles, indique le docteur Poirier.Déjà, le portail Internet du Réseau canadien de la santé, financé par le gouvernement fédéral, affiche des liens vers des sites tenus de respecter des règles d'éthique.Le gouvernement américain offre un service similaire sur le portail Healthfinder, tandis que le gouvernement suisse a créé une certification officielle appelée « Health on the Net ».La popularité des sites Web dédiés à la santé ne peut que grandir avec le vieillissement de la population et l'augmentation rapide du taux de branchement des ménages à Internet.Déjà, le site L'infirmière virtuelle, créé en 1998 par l'Ordre des infirmières du Québec, reçoit plus de 22 000 visites par mois, tandis qu'il s'agit de près de 20 000 pour le site de l'hôpital montréalais Sainte-Justine, où les internautes posent chaque jour par courriel une cinquantaine de questions concernant la pédiatrie ou l'obstétrique.Une enquête publiée en décembre dernier par Statistique Canada montrait que la recherche d'informations médicales et de santé constitue, après le courrier électronique, la première activité des internautes canadiens.Dans plus de 54 % des ménages branchés à Internet et regroupant 7,5 millions de Canadiens, on se promène d'abord sur le Web à la recherche de telles informations.La santé sur le Web Réseau canadien de la santé http : www.reseau-canadien-sante.ca L'infirmière virtuelle http : www.infirmiere.net Hôpital Sainte-Justine http : www.hsj.qc.ca Santé-Net Québec http : www.sante-net.net World Medical Library http : www.emedicine.com US National Library of Medecine http : www.nlm.nih.gov Health Finder http : www.healthfinder.gov \u2014FIN\u2014 1LP0702A0618 A7 18 juin 1LP0702A0618 ZALLCALL 67 01:01:06 06/18/01 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 1 8 JUIN 2001 A7 CANADA Stockwell Day récompense ses derniers fidèles Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Stockwell Day récompensera aujourd'hui les députés de l'Alliance canadienne qui lui sont restés fidèles en leur donnant des promotions au sein de son « cabinet fantôme ».Selon une source proche du parti, les députés James Moore, Scott Reid, Joe Peschisolido et Brian Pallister accéderaient à de plus grandes responsabilités au sein du caucus de M.Day.Huit postes de critique sont à pourvoir depuis la suspension d'un groupe de députés dissidents qui avaient ouvertement réclamé la démission du chef de l'Alliance canadienne, en mai.Ces députés demeurent alliancistes, mais ils ne participent plus aux réunions hebdomadaires du caucus de l'Alliance canadienne et ont été relégués à l'arrière-ban en Chambre.Du coup, plus personne ne s'occupe actuellement, au sein du caucus allianciste, de dossiers aussi importants que ceux du développement des ressources humaines, du commerce international et de la défense nationale.Cette série de nominations risque de creuser le fossé séparant les partisans de M.Day de ceux qui remettent en cause son leadership.Le chef allianciste a déjà déclaré qu'il était naturel de donner des rôles importants à ceux qui le soutiennent au sein du caucus.Le député de Medecine Hat, Monte Solberg, pourrait perdre son poste de critique des affaires étrangères puisqu'il a, vendredi, réclamé la démission de son chef.Brian Pallister se serait d'ailleurs déja fait offrir cette fonction.Diane Ablonczy, qui s'occupe des dossiers de la santé, ne sera quant à elle pas déchue \u2014 même si elle a laissé entendre, la semaine dernière, que M.Day devrait quitter ses fonctions.Les députés John Duncan et Deepak Obhrai partageront les dossiers du commerce international tandis que Rahim Jaffer, puni après qu'un adjoint se soit fait passer pour lui lors d'une émission de radio, deviendra critique du Secrétaire d'état pour l'Amérique du Sud et l'Afrique, David Kilgour.Selon le député Keith Martin, la performance de l'Alliance en Chambre a grandement souffert des pertes subies par le parti.« Cela nous a considérablement affaiblis.Nous nous ressentons assurément de la perte de certains de nos meilleurs députés, a déclaré M.Martin, qui pourrait obtenir des responsabilités plus importantes.Nous pouvons mieux utiliser certains membres du caucus, dont les qualités ne sont pas assez exploitées à mon avis.» Photo REUTERS Stockwell Day devrait accorder aujourd'hui de nouvelles responsabilités au sein de son caucus à quatre députés qui lui sont demeurés fidèles.QUÉBEC : PLACE SAINTE-FOY, [418] 656-6783 MONTRÉAL : RUE SHERBROOKE, ANGLE DE LA MONTAGNE, [514] 842-5111 CENTRE ROCKLAND, [514] 738-3500 www.holtrenfrew.com Cette offre exclut les cosmétiques, les fragrances, les services, la boutique Tiffany, la boutique Brown's ainsi que d'autres rayons sélectionnés.Aucun rajustement de prix sur les achats effectués avant le solde.Pour de plus amples renseignements, veuillez vous adresser au conseiller à la vente.LE SOLDE D T CHEZ HOLT RENFREW.LES MARINGOUINS FERONT BONNE CHØRE SANS VOUS.CONOMISEZ DE 25 % ¸ 50 % ¸ L ACHAT DE MARCHANDISES PRINTEMPS- T , DØS AUJOURD HUI.LE CHALET LE NUAGE DE MOUSTIQUES AU CHALET 2967784A EN BREF Coûteuse réparation des hélicoptères DES DOCUMENTS révèlent que le coût du maintien à niveau des vieux hélicoptères Sea King de la Marine canadienne pourrait être de 26 millions $ plus élevé que ce qu'avait annoncé le ministre de la Défense, Art Eggleton.Le ministre a toujours affirmé qu'il en coûterait environ 50 millions $ pour moderniser ces appareils de la marine, dont le remplacement est prévu pour 2005.Mais selon une note du ministère, obtenue par le Ottawa Citizen grâce à la Loi d'accès à l'information, il faudra pourtant débourser jusqu'à 76 $ millions pour améliorer les hélicoptères.\u2014 d'après PC Les centrales au charbon de Klein au pilori ALORS QUE le premier ministre de l'Alberta, Ralph Klein, se trouvait la semaine dernière à Washington pour y promouvoir les exportations d'énergie vers les États- Unis, des environnementalistes demandaient au même moment à Ottawa de mettre un frein à ce projet.Des groupements écologistes de l'Alberta et de la Saskatchewan ont demandé au ministre fédéral de l'Environnement, David Anderson, que l'Office albertain de conservation de l'énergie commande immédiatement une étude indépendante sur les effets cumulatifs des projets d'expansion de plusieurs centrales au charbon.S'ils n'obtiennent pas une réponse favorable à leur demande, ils menacent de recourir à des mesures légales qui leur ont déjà permis de retarder un projet controversé de mine de charbon à ciel ouvert situé près du Parc national Jasper.\u2014d'après PC Distinctions controversés LE PREMIER MINISTRE canadien Jean Chrétien a écrit samedi à son homologue britannique Tony Blair pour protester contre la décision de Londres d'anoblir deux citoyens canadiens, le professeur George Sayers Bain et l'homme d'affaires Terrence Matthews, malgré l'opposition d'Ottawa, a annoncé hier le ministère canadien des Affaires étrangères.Dans sa lettre rendue publique à Ottawa, M.Chrétien rappelle à M.Blair que « depuis plus de 80 ans, une politique très ferme du gouvernement du Canada veut que les gouvernement étrangers qui souhaitent conférer une distinction honorifique à des citoyens canadiens obtiennent l'approbation préalable du gouvernement du Canada ».Cette politique précise même « très clairement », selon M.Chrétien, « que l'approbation est refusée dans le cas de distinctions honorifiques conférant un titre », comme c'est le cas pour MM.Bain et Matthews qui peuvent maintenant prétendre au titre de « Sir ».\u2014 d'après AFP 1LP0802A0618 A8 LUNDI 1LP0802A0618 ZALLCALL 67 01:00:44 06/18/01 B A 8 C ANA D A L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 1 8 J U IN 2 0 0 1 Un groupe de défense des droits s'en prend aux exportations militaires canadiennes en Colombie 2962111A ALEJANDRO BUSTOS Presse Canadienne TORONTO \u2014 Selon un groupe de défense des droits de l'homme, l'implication du Canada en Colombie, où sévit présentement une guerre civile, révèle des faiblesses importantes dans la réglementation des exportations militaires.En vertu de la loi canadienne, le ministère des Affaires étrangères doit émettre un permis pour l'exportation d'équipements militaires vers toutes destinations autres que les États-Unis.Un porte-parole de Project Ploughshare, un groupe de Waterloo, en Ontario, soutient qu'il existe des « échappatoires » légales qui permettent à des entreprises canadiennes d'accepter des contrats militaires sans demander de permis.« Selon la réglementation canadienne des exportations, les hélicoptères peuvent être définies comme des appareils civils, a expliqué Ken Epps, coordonateur au programme à Project Ploughshare.Tout contrat concernant ces hélicoptères ne sera pas soumis aux contrôles.» M.Epps a cité le cas de Victor Aerospace, une entreprise de Saint-Jean, Terre- Neuve, qui répare des moteurs, des pièces d'équipement et des génératrices auxiliaires d'appareils appartenant à l'armée colombienne, sous le feu des critiques de plusieurs groupes de défense des droits de l'homme.Vector Aerospace, qui n'a pas eu besoin d'un permis d'exportation militaire pour son contrat colombien, répare aussi des appareils pour la Tunisie, le Honduras et le Venezuela.De son côté, le président et directeur général de Vector Aerospace, Mark Dobbins, ne peut donner plus de précisions sur le contrat colombien.« Notre client (le gouvernement colombien) ne nous autorise pas à dévoiler ces renseignements », a-t-il expliqué.La compagnie respecte la loi canadienne car les pièces des appareils sont classées « civiles ».Par ailleurs, un autre dirigeant de Vector Aerospace, qui a demandé l'anonymat car il n'est pas un porte-parole officiel de l'entreprise, a affirmé qu'une partie du contrat colombien était exécutée par une filiale britannique.David Kilgour, le secrétaire d'État canadien pour l'Amérique latine et l'Afrique, affirmait la semaine dernière en Chambre que « si Vector ou l'une de ses filiales effectuait les travaux en dehors du Canada, aucun permis n'était requis ».M.Epps estime que l'actuelle réglementation canadienne favorise les conflits armés à l'étranger.« Il est difficile de croire que, dans une situation comme en Colombie, des appareils militaires ne soient pas armés, a-t-il indiqué.Le Canada se dérobe à ses responsabilités en se cachant derrière la définition technique d'un appareil civil.» La guerre civile en Colombie met aux prises des groupes de guérilla d'extrême gauche, des groupes paramilitaires de droite, des troupes gouvernementales et des trafiquants de drogue.Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Le jeu doit rester un jeu.Seules les sélections participant au Lotto 6/49 et au Québec 49 sur le même billet sont admissibles à la promotion.Tirage du 2001-06-16 Numéro complémentaire: 32 Tirage du 2001-06-16 Numéro complémentaire: 07 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 $ 5/6+ 1 50 000,00 $ 5/6 27 500,00 $ 4/6 1 480 50,00 $ 3/6 26 798 5,00 $ Ventes totales: 737 257,00 $ Tirage du 2001-06-17 Tirage du 2001-06-17 Tirage du 2001-06-17 NUMÉRO: 841394 Tirage du 2001-06-16 NUMÉRO: 206249 Tirage du 2001-06-16 GAGNANTS LOT 68 147,06 $ GAGNANTS LOTS 6/6 0 12 000 000,00 $ 5/6+ 4 253 655,50 $ 5/6 453 1 791,80 $ 4/6 23 484 66,20 $ 3/6 438 999 10,00 $ Ventes totales: 24 786 971 $ Prochain Gros lot: 15 000 000 $ Menace persistante de grèves dans la santé en N.-É.Presse Canadienne HALIFAX \u2014 La menace de débrayages dans le secteur de la santé en Nouvelle Écosse s'accroît et le projet de loi spéciale destinée à retirer le droit de grève aux employés du réseau ne facilite pas les négociations.En fin de semaine, 2900 travailleurs du réseau de la santé ont rejeté l'entente de principe conclue mercredi dernier entre le Syndicat des employés du gouvernement de Nouvelle-Écosse et la partie patronale, avec l'aide d'un médiateur.L'entente de principe prévoyait des augmentations de salaires de 3,5 % la première année et de 2 % pour chacune des deux autres années de la convention collective.Selon les dirigeants syndicaux, plusieurs travailleurs ont rejeté l'entente pour protester contre le dépôt, jeudi dernier, d'un projet de loi retirant le droit de grève aux 9000 travailleurs du secteur de la santé.Le projet de loi prévoit aussi que le gouvernement pourrait fixer les conditions de travail de ces employés par décret.Les syndiqués n'auraient pas non plus apprécié que des membres du gouvernement mettent en doute la capacité des employés à assurer les services essentiels en cas de grève.En rejetant l'entente de principe, les 2900 travailleurs reviennent à leur mot d'ordre de grève légale à compter du 27 juin, à minuit.Six marins secourus Agence France-Presse UN HÉLICOPTÈRE militaire canadien a récupéré hier matin dans l'Atlantique six marins tunisiens formant l'équipage d'un petit cargo qui a coulé au sud de Terre-Neuve, a annoncé le centre de secours en mer d'Halifax.L'équipage du « Fortune Endeavour » a communiqué à l'aube avec le centre d'Halifax pour signaler qu'il abandonnait le bateau de 40 m avant qu'il ne coule, après l'apparition d'une voie d'eau, a indiqué un porte-parole des secouristes, Grant Hills.Les six marins, qui avaient pris place dans un canot pneumatique, ont attendu environ trois heures en mer avant d'être hélitreuillés un par un par un appareil Labrador des Forces armées canadiennes.Souffrant d'hypothermie, ils ont été conduits vers un hôpital de Sydney, en Nouvelle-Écosse, où ils se remettaient en fin de journée de cette nuit d'enfer.Le bateau, parti de Sydney, se rendait dans l'archipel français de Saint-Pierre et Miquelon quand il a fait naufrage au milieu du détroit de Cabot qui sépare les îles de Terre- Neuve et du Cap Breton.Les causes de l'accident demeurent inconnues.La mer était calme au moment du naufrage.Passagers clandestins refoulés Agence France-Presse DEUX JEUNES passagers clandestins arrivés samedi soir au Canada sur un navire en provenance d'Angleterre ont été obligés de rester à bord, faute d'avoir demandé l'asile, a indiqué hier un porte-parole du ministère canadien de l'Immigration, Ron Heisler.Les deux jeunes sans-papiers, âgés de 16 et 17 ans, ont affirmé être originaires de Moldavie.Ils devaient repartir hier après-midi d'Halifax pour New York, prochaine escale du navire, le Maersk Wave.« Ils n'ont pas cherché à obtenir le statut de réfugié », a affirmé le porte-parole.« Il leur a été ordonné de demeurer sur le navire », a-t-il ajouté.« Si vous venez au Canada juste pour améliorer votre sort sur le plan économique et que vous n'exprimez aucune crainte de retourner dans votre pays, nous n'avons d'autre choix que d'émettre un ordre d'expulsion contre vous », a indiqué le porte-parole.Les autorités canadiennes avaient été prévenues la semaine dernière de leur présence à bord du navire par l'équipage du Maersk Wave.« Je présume que le capitaine préférerait qu'ils ne soient pas à bord de son navire, mais il lui incombe de faire face à cette situation », a-t-il ajouté en évoquant les amendes prévues au Canada et aux États-Unis pour les navires transportant des clandestins. 1LP0901A0618 A09, dimanche, MONDE 1LP0901A0618 ZALLCALL 67 00:56:45 06/18/01 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 1 8 J U IN 2 0 0 1 A 9 MONDE Washington veut prouver qu'il y a mieux que Kyoto Le « protocole » de Kyoto restera « lettre morte », dit Colin Powell, mais le « processus » survivra Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Le secrétaire d'État américain Colin Powell a souligné hier que le protocole de Kyoto sur le changement climatique resterait « lettre morte » pour les États-Unis, mais que son pays démontrerait qu'il existe une meilleure voie pour lutter contre le réchauffement planétaire.« En ce qui concerne les États- Unis, le protocole de Kyoto restera lettre morte, mais «' le processus » de Kyoto n'est pas lettre morte », a déclaré le secrétaire d'État américain sur la chaîne Fox.Un problème, mais.Le président américain « admet qu'il existe un problème de réchauffement planétaire, bien que les connaissances de la science en ce domaine soient incomplètes quant à l'étendue, l'importance et l'évolution du problème », a affirmé M.Powell.Toutefois, le protocole signé en 1997, était un « mauvais produit », a-t-il estimé : « Il n'incluait pas les pays en voie de développement, les exigences concernant les États-Unis étaient trop sévères pour être compatibles avec son économie, et l'Europe, franchement, n'avait pas le même fardeau à assumer que nous ».Le chef de la diplomatie américaine a assuré que la dénonciation de Kyoto ne signifiait pas le désengagement américain, mais marquait « le début d'un long processus d'étude » sur cette question.« Nous allons jouer un rôle de leadership pour prouver au monde qu'une solution meilleure que le protocole de Kyoto existe, et qu'elle sera produite par ce processus », a-t-il dit.Le protocole de Kyoto, qui constitue l'un des principaux points de discorde entre Européens et Américains, impose à 38 pays occidentaux et d'Europe de l'Est de réduire, entre 2008 et 2012, de 5,2 % en moyenne leurs rejets de six gaz à effet de serre, responsables du réchauffement de la planète.Photo AP Le secrétaire d'État des États-Unis, Colin Powell, faisant le bilan hier, à la télé, du premier voyage du président Bush en Europe.Les États-Unis n'ont pas été sollicités pour des troupes en Macédoine Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Les États-Unis n'ont pas été sollicités par les autres pays de l'OTAN pour envoyer des troupes en Macédoine, a déclaré hier le secrétaire d'État américain Colin Powell.« Nous n'avons pas dit «' pas de troupes » en Macédoine, car personne ne nous a demandé d'envoyer des troupes, malgré des informations de presse en ce sens », a déclaré M.Powell à la chaîne ABC.« La question examinée par l'OTAN ce week-end est de savoir si oui ou non, dans le cadre d'un cessez-le-feu (en Macédoine) .il serait possible d'aider au désarmement ».Selon le New York Times de samedi, lors d'une rencontre de hauts responsables de cinq pays de l'OTAN à Londres, jeudi, les États- Unis avaient déclaré qu'ils ne participeraient pas à une mission sur le territoire macédonien.Le président macédonien Boris Trajkovski a demandé officiellement une aide de l'OTAN pour superviser un désarmement et un plan d'amnistie de la guérilla albanaise de l'Armée de libération des Albanais de Macédoine (UCK).L'OTAN espère donner mercredi une réponse à cette demande d'aide.Mercredi, les chefs d'État et de gouvernement de l'OTAN avaient exclu pour l'instant un déploiement de troupes en Macédoine.Réformes politiques en secret d'après AFP SKOPJE \u2014 Les leaders politiques de Macédoine, albanais et macédoniens, débattent dans le secret, depuis vendredi, d'un programme de réformes politiques destinées à rapprocher leurs deux communautés, avec pour mission de ne pas se séparer tant qu'un accord ne sera pas conclu.Autour du président Boris Trajkovski, les chefs des quatre principaux partis associés dans la coalition gouvernementale, deux albanais et deux macédoniens, tentent de se mettre d'accord, sur injonction de la communauté internationale, sur les réformes prévues dans le plan de paix du chef de l'État, comme moyen de répondre aux revendications des Albanais et saper les bases de la guérilla.Le pari s'annonce difficile, après presque cinq mois de conflit qui ont creusé le fossé entre des communautés vivant depuis toujours séparées, laissé du terrain à la guérilla, qui règne en maître dans plusieurs villages du nord du pays, et attisé le soutien à la lutte armée parmi la population albanaise.Suspendue tard la nuit précédente, la rencontre devait reprendre hier en fin de journée, à Skopje, pour la troisième journée consécutive, a annoncé le porte-parole du gouvernement, Antonio Milososki, sans que rien ne filtre sur l'avancement des travaux.Ces entretiens se sont ouverts à la faveur d'une pause dans les hostilités, observée depuis lundi dernier par le gouvernement et par la guérilla de l'Armée de libération nationale (UCK).La trêve est cependant menacée quotidiennement.Hier, selon l'armée, les rebelles ont tiré au mortier près du village de Slupcane, qu'ils contrôlent, et un obus est tombé, sans exploser, près d'une caserne dans la ville toute proche de Kumanovo.Les discussions politiques portent sur les principales revendications de la minorité albanaise, relayées à la fois par les partis albanais et la guérilla.Le thème crucial d'une modification de la Constitution de 1991 figure à l'agenda : les Albanais de Macédoine, qui disent représenter au moins un tiers de la population (23 % des 2 millions d'habitants, officiellement), refusent d'apparaître comme une minorité mais réclament un statut de « peuple constitutif », au même titre que les Macédoniens.Le chef de l'État plaide, lui, pour un « État de citoyens », et non de communautés ethniques.Le statut de la langue albanaise et de la religion musulmane, que les Albanais souhaitent voir reconnaître officiellement par la Constitution, figure aussi au menu des discussions.En fournissant de premiers résultats probants sur les réformes réclamées par les Albanais, Boris Trajkovski espère à la fois convaincre les rebelles de déposer les armes, et l'OTAN, qui a déjà des troupes en Macédoine dans le cadre de la Force multinationale de paix au Kosovo (KFOR), d'accepter de superviser un éventuel désarmement de l'UCK. 1LP1001A0618 1LP1001A0618 1LP1001A0618 ZALLCALL 67 00:58:48 06/18/01 B Bulgarie : la république vote pour.son ex-roi L'ex-roi Siméon II l'emporte aux législatives.Reste à savoir s'il voudra être.premier ministre EMMANUEL SEROT Agence France-Presse SOFIA \u2014 L'ex-roi de Bulgarie Siméon II a remporté hier les élections législatives, devenant le premier monarque d'un ancien pays communiste d'Europe de l'Est à revenir au pouvoir.Selon un sondage réalisé hier auprès des électeurs, 82 % des Bulgares veulent cependant maintenir la république, 18 % se déclarant en faveur de la restauration de la monarchie.Le Mouvement national Siméon II dirigé par l'ex-roi a obtenu de 42,1 % à 43,6 % des suffrages hier aux élections législatives, selon les premières projections réalisées par quatre instituts sur la base d'un dépouillement partiel des suffrages.Siméon II a annoncé en conférence de presse vouloir former une coalition, tout en refusant de préciser s'il comptait être le futur premier ministre du pays.La coalition conservatrice sortante des Forces démocratiques unies (FDU) du premier ministre Ivan Kostov a obtenu de 17,7 % à 22,2 % des voix, selon ces estimations.C'est la première fois qu'un monarque d'un pays d'Europe de l'Est ex-communiste obtient une victoire électorale de retour d'exil.Celle-ci marque l'entrée en politique de Siméon II, roi à six ans et exilé de Bulgarie à neuf ans en 1946 par le régime communiste.Cette victoire constitue aussi « une révolution politique », a déclaré à la télévision nationale le politologue Evguéni Daïnov.Depuis la chute du communisme, seuls les FDU et le parti socialiste PSB, héritier du parti communiste, se sont succédé au pouvoir.Le PSB, crédité de 17 % à 19 %, devrait être relégué en troisième position pour la première fois depuis la chute du communisme en 1989.Le parti de la minorité turque « Mouvement pour les Droits et Libertés » a obtenu 5,5 % à 8,6 % et le petit parti nationaliste VMROGuerguiovden environ 4 %.Siméon II, qui n'était pas personnellement candidat aux législatives, a souhaité la formation d'« une coalition avec toutes les forces qui partagent les idées principales » de son programme en matière de croissance économique, adhésion à l'OTAN, lutte contre la corruption.« La Bulgarie n'est plus la même », a-t-il déclaré à la presse.« Nous partons ensemble sur la voie de la renaissance spirituelle et économique de la Bulgarie », a-t-il dit.En réponse à une question sur son éventuelle nomination au poste de premier ministre, il a répondu : « Ne parlons pas de mon avenir politique.Il se passe quelque chose d'unique et sans précédent » dans le pays.Les 6,4 millions d'électeurs bulgares ont élu hier à la proportionnelle les 240 députés du nouveau parlement pour un mandat de quatre ans.Selon l'institut de sondage Gallup, le taux de participation a été de 70 %.En début de journée, Siméon II a « voté pour la démocratie » devant une foule d'environ 500 personnes qui l'applaudissaient dans un quartier de la périphérie de Sofia.C'est la première fois qu'il votait, après une vie d'exil en Espagne.Siméon de Saxe-Cobourg-Gotha, 64 ans, qui n'a jamais abdiqué, a formé en avril seulement son Mouvement national Siméon II, dans le but de proposer aux Bulgares une alternative aux deux piliers de la vie politique, les FDU et le PSB.Lors d'une campagne pendant laquelle il a prudemment évité de détailler son programme de gouvernement, il a promis une hausse des retraites et de certains salaires.Un parent de notre reine VESSELA SERGUEVA Agence France-Presse SOFIA \u2014 L'ex-roi bulgare Siméon II incarne les espoirs des Bulgares d'un meilleur avenir et d'une vie politique plus morale, mais entretient le flou sur ses méthodes et son programme.Cheveux roux, front dégarni et fine barbe, Siméon de Saxe-Cobourg- Gotha, parent de la reine Elisabeth II d'Angleterre et du roi Albert de Belgique, a fêté samedi ses 64 ans.Cet homme au nez aquilin, à la stature droite et aux gestes délicats, parle couramment plusieurs langues mais s'exprime en bulgare avec des mots désuets qui remontent à son enfance avant qu'il soit, à neuf ans, expulsé du pays en 1946 et commence une vie d'exil qui vient de s'achever.Laconique, il entretient le flou sur ses méthodes, se contentant souvent de répondre aux questions de la presse : « Vous l'apprendrez quand le temps viendra, croyez moi.» Il n'a, par exemple, même pas révélé s'il comptait occuper le poste de premier ministre en cas de victoire de sa formation « Mouvement national Siméon II ».Créée en avril seulement, celle-ci caracolait en tête des sondages depuis plusieurs semaines, ce qu'a confirmé le résultat d'hier.Ses promesses d'« un changement rapide du niveau de vie » et d'une « moralité » en politique ont fortement résonné dans un pays où le taux de chômage officiel dépasse 18 % de la population active.Ses adversaires le soupçonnent de vouloir restaurer la monarchie, même si ce monarque, qui n'a jamais abdiqué, assure que cette question « n'est pas à l'ordre du jour ».Pendant sa campagne, il a promis une hausse « immédiate et non symbolique » des retraites et de certains salaires, des promesses qualifiées de « populistes et irresponsables » par ses adversaires.« Le roi est un patriarche avec un parti.Sa réthorique est celle d'un dirigeant charismatique plutôt que politique.Il est à la fois le roi Siméon II qui inspire du respect, et le souvenir nostalgique du petit Siméon », l'enfant exilé, résume le politologue Ivan Krastev.Ce petit enfant n'était pas comme les autres : à sa naissance en 1937, toutes les notes des élèves bulgares ont été augmentées d'un point, et 4000 prisonniers amnistiés.Roi à 6 ans après la mort de son père Boris III en 1943, Siméon II est expulsé trois ans plus tard avec sa famille à la suite d'un référendum instaurant la République dont il met encore aujourd'hui en doute la légitimité, rappelant que ce scrutin a eu lieu « sous occupation soviétique ».Soutenu par des familles royales de l'Europe entière, Siméon II a fait des études en économie à Madrid et épousé une aristrocrate espagnole, Marguerite, dont il a cinq enfants.Il a fait carrière dans les conseils d'admnistrations de plusieurs compagnies euroépennes et africaines.Alors que son nom était tabou durant les 45 ans de communisme, sa discrétion, ses accents de tolérance et de patriotisme ont constitué un énorme capital de sympathie pour celui qui assure que « le premier nom dans mes prières est celui de la Bulgarie » et qu'il ne « cherche pas de revanche ».Son premier retour en mai 1996 après 50 ans d'exil fut un triomphe populaire.Des centaines de milliers de personnes désespérées par la grave crise économique qui sévissait, l'ont accueilli aux cris de « Nous voulons notre roi ».Lassé d'attendre d'être invité « pour une mission en faveur de son pays », il a décidé cette année de se lancer en politique, même si la Cour constitutionnelle a jugé que, n'ayant pas vécu ces cinq dernières années en Bulgarie, il ne pouvait pas être candidat à la présidentielle cet automne. La Presse 18 juin 2001 Page A11 manquante 1LP1201A0618 a12 lundi 1LP1201A0618 ZALLCALL 67 00:53:51 06/18/01 B A12 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 1 8 JUIN 2001 FORUM La leçon de français a p r a t t e @ l a p r e s s e .c a «Tobin apprendra le français.» Il y a quelque chose de rassurant, mais aussi de blessant dans cette nouvelle publiée par la Presse canadienne la semaine dernière, concernant le ministre Brian Tobin.Rassurant, parce qu'il est désormais convenu qu'un politicien ne peut aspirer au poste de premier ministre du pays s'il est incapable de communiquer avec les francophones.Ces francophones sans lesquels \u2014 est-il nécessaire de le rappeler ?\u2014 le Canada ne serait pas le Canada.La nouvelle est blessante parce qu'elle nous rappelle qu'aux yeux de certains politiciens du Canada anglais, une connaissance superficielle, voire artificielle du français, est suffisante pour amadouer les Québécois francophones.Qu'il n'y a qu'à baragouiner un paragraphe en français dans un discours pour faire la preuve de son ouverture à l'égard du Québec.On se souviendra que l'éphémère étoile du Parti conservateur, Kim Campbell, avait été proclamée bilingue par ses organisateurs.On s'est vite rendu compte que son français était plus qu'approximatif.On nous a fait croire que son successeur au royaume des gaffes, Stockwell Day, parlait « couramment français ».Ce n'est évidemment pas le cas, malgré des efforts louables.Le ministre de l'Industrie, Brian Tobin, qui promet d'apprendre le français depuis 15 ans, et qui suit des cours (avec quelle assiduité ?) depuis plusieurs années, doit être encouragé dans sa démarche.On dit que, ne reculant devant aucun sacrifice, il passera ses vacances estivales au Québec et en France ! Souhaitons que ses efforts aboutissent à une maîtrise réelle de la langue.Est-il essentiel que le premier ministre du Canada parle français ?Oui.Parce que, d'abord et avant tout, le premier ministre doit être un rassembleur.Dans les moments de crise, sa compréhension profonde du Canada lui permet de trouver les compromis qui assurent le bon fonctionnement de la fédération, et de « vendre » ces compromis aux Canadiens.Au jour le jour, le premier ministre passe le gros de son temps à expliquer les politiques de son gouvernement, dans l'espoir d'obtenir l'adhésion des citoyens.En cette époque médiatisée entre toutes, on voit mal comment un politicien qui ne parle pas français pourrait y parvenir.Mais bien sûr, ce n'est pas seulement une question de langue.C'est pourquoi le sprint tardif de M.Tobin suscite une certaine méfiance.Parler français, même bien, n'est qu'une étape.C'est un outil pour parler aux francophones, et surtout pour les entendre.Pour lire leur littérature, pour écouter leur musique, pour regarder leur télévision.Que penser d'un politicien qui se veut d'envergure nationale, qui siégeait déjà à Ottawa en 1980, qu'on a même baptisé Capitaine Canada, mais qui n'est jamais parvenu à apprendre le français ?Même s'il arrive enfin à s'exprimer correctement dans cette langue, pourra-t-il, voudra-t-il comprendre le Québec d'aujourd'hui ?Pascal Élie, collaboration spéciale Droits réservés RÉPLIQUES Les enfants en phase terminale: des divagations simplificatrices?NAGO HUMBERT L'auteur est président du comité des soins palliatifs de l'Hôpital Sainte-Justine et professeur associé au département d'anesthésiologie à la faculté de médecine de l'Université de Montréal.Permettez-nous de revenir sur l'article du Dr Kenneth Walker intitulé « Les terribles souffrances des enfants mourants », dans La Presse du dimanche 3 juin 2001.En préambule, nous tenons d'une part à préciser que nous adhérons au combat de ce dernier dans sa lutte pour que les enfants décèdent dans les meilleures conditions possibles et d'autre part nous ne nions pas que, parfois, ces conditions ne sont pas toujours réunies.Mais aussi noble que soit la lutte, cela ne justifie pas l'utilisation d'arguments démagogiques.Manifestement, le Dr Walker ne domine pas son sujet quand il dit par exemple pour appuyer son propos « qu'à la toute fin un enfant avait dû endurer une transfusion sanguine » sous-entendant que c'était de l'acharnement thérapeutique cruel.En effet, il arrive que, parfois, pour améliorer le confort d'un patient dyspnéique et anémique, une transfusion soit extrêmement bénéfique.Le Dr Kenneth Walker confond certaines notions quand il parle de soins palliatifs.Nous tenons à rappeler que, pour nous, la médecine palliative n'est pas une médecine d'abandon.Au contraire, elle peut parfois être intensive à travers les soins prodigués.Elle doit utiliser tous les traitements médicaux, chirurgicaux et psychologiques à sa disposition, prendre en compte les aspects spirituels, psychosociaux et culturels dans le but d'assurer le confort du patient.Soigner la personne dans sa globalité c'est-àdire le malade plutôt que la maladie.Lorsque le Dr Walker écrit « choisir le bon moment pour passer aux soins palliatifs est très important », c'est comme s'il existait une ligne de démarcation claire entre les soins curatifs et les soins palliatifs et que, pendant les premiers, on ne traitait pas la douleur et qu'on ne s'occupait pas des soins de confort du patient ; et que, dès le moment où on acceptait ne plus pouvoir le guérir, alors on allait enfin s'occuper de ses souffrances.Cette vision dichotomique est depuis longtemps révolue puisque, maintenant, dès l'annonce du diagnostic nous essayons de traiter non seulement la maladie, mais également la douleur et les symptômes associés par une prise en charge multidisciplinaire.Le docteur Walker écrit que « d'après l'étude du Dr Wolf les parents ne sont guère exigeants envers les médecins et le personnel traitant.La majorité d'entre eux se déclarent satisfaits des soins reçus par leur enfant, même lorsque ces soins s'avèrent en réalité en deçà de ce que les patients auraient pu légitimement espérer.» Cette vision des choses, qui laisse penser que les parents ne seraient intéressés qu'à la guérison de leur enfant et seraient insensibles à son confort dans la phase terminale, est tout à fait contestable et ne correspond en aucune façon à notre expérience clinique.Au contraire, les parents sont d'une grande exigence à notre égard.Mais contrairement au docteur Walker, qui se base sur des études, nous avons le triste privilège d'être souvent présent lorsque qu'un enfant entame le dernier parcours de sa trop courte existence.La mort d'un enfant n'est jamais belle et c'est toujours un drame.Nous ne prétendons pas pouvoir changer cet événement traumatique pour les parents, les frères et soeurs, les grands-parents et le reste de l'entourage.Nous essayons modestement d'en atténuer les souffrances pour nos jeunes patients et les conséquences pour ceux qui y survivent.Malheureusement, nous n'y arrivons pas toujours.C'est pourquoi, pour élargir nos connaissances et échanger nos expériences, l'hôpital Sainte-Justine organise le premier congrès de soins palliatifs pédiatriques, les 1er et 2 octobre de cette année, qui réunira des professionnels de la santé d'Europe et du Québec confrontés à cette douloureuse problématique.Nous pensons que cette rencontre fera plus pour l'amélioration de nos connaissances pour le bien de nos jeunes patients que les divagations simplificatrices de votre collaborateur.Pourvu que ça dure.p g r a v e l @ l a p r e s s e .c a L'impact de la nouvelle a bien reflété son objet : efficace mais discret.Juste ce qu'il fallait pour qu'on apprenne que le mandat du grand patron de la SQ, Florent Gagné, a été prolongé.Mais pas de déclarations fracassantes ni de promesses spectaculaires de sa part.Tout au plus un commentaire élogieux et tout à fait mérité émanant du premier ministre, Bernard Landry, et des explications pertinentes du ministre, Serge Ménard, de la Sécurité publique.Il est en effet indiscutable que les derniers mois ont fourni plusieurs illustrations de l'efficacité, du professionnalisme et du sens civique d'un corps policier dont la crédibilité et l'image, il n'y a pas si longtemps, ne valaient pas cher.Il faut reconnaître que, dans la foulée de la commission d'enquête Poitras, enclenchée à la suite de cette invraisemblable bavure qu'aura été « l'affaire Matticks », bien peu de Québécois avaient raison d'être fiers ou rassurés par ce qu'ils entendaient.Et les moyens de pression pour le moins discutables utilisés pour hâter le renouvellement de la convention collective (manif en uniforme avec arme à la ceinture, à Drummondville, en marge d'une réunion du conseil national du PQ, ralentissement volontaire de la circulation, grève du zèle et des contraventions, etc.) ne faisaient rien pour arranger les choses.Puis, quelques mois plus tard, coup sur coup, comme par magie, toute une série de bonnes nouvelles et de manifestations d'un sens remarquable de la discipline, du travail bien fait et d'un comportement exemplaire : offensives majeures contre le crime organisé, arrestations massives chez les gangs de motards, contrôle adéquat des manifestations lors du Sommet de Québec (les erreurs reliées aux conditions de détention à Orsainville n'étant pas du ressort de la SQ), diminution du nombre d'accidents sur les routes, multiplication des offensives contre l'alcool au volant.Autant d'échos positifs qui auraient paru tout à fait inimaginables il n'y a pas un an.Il n'y a pourtant là rien de magique et l'on n'a aucune raison de ne pas attribuer au directeur de la SQ le mérite qui lui revient dans cet heureux retournement de situation.À condition de ne pas oublier.De ne pas oublier que ce corps policier a aussi connu des situations qui permettaient de croire que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.Du moins jusqu'à ce que le pire survienne.Et qu'on se rende compte que, mine de rien, tout doucement, avec le temps, les membres de la SQ avaient fini par se fabriquer leur petit univers, marginal, avec ses règles particulières, sa conception toute spéciale de l'éthique, de l'autorité, de la légalité.Avec la conviction intime, et une indéniable bonne foi dans la plupart des cas, que la fin justifie les moyens, qu'on ne peut faire d'omelettes sans casser des oeufs, qu'il faut lutter à armes égales avec la pègre, qu'il y a des situations que le « monde ordinaire, les civils » ne pourraient pas comprendre, etc.Jusqu'à ce qu'on en vienne à « aider » le hasard en fabriquant des preuves.Ou en prenant des libertés avec les droits des personnes, les lois, les directives des autorités civiles.Tout ça, bien sûr, au nom de l'efficacité, de la bonne cause, de la justice, de l'ordre.Tout ça avec, en arrière-plan, une culture d'entreprise qui imprègne pratiquement toute l'organisation, depuis les recrues auxquelles on s'empresse de l'inculquer jusqu'à la plupart des membres de l'état-major qui y ont fait toute leur carrière.Et qui ont acquis la conviction implicite que l'ancienneté, au moins autant que la compétence et la formation académique, doit être un critère déterminant pour toute promotion.C'est en ayant ce contexte présent à l'esprit qu'on peut se réjouir des performances encourageantes de la SQ ces derniers temps sous la direction de M.Gagné.Et qu'on ne peut que se croiser les doigts en se disant pourvu que ça dure.L'hôpital Sainte-Justine organise le premier congrès de soins palliatifs pédiatriques, les 1er et 2 octobre prochains et qui réunira des professionnels de la santé d'Europe et du Québec.Travailleur autonome ERIK PETERS Les Productions Erik Peters Inc.Le 30 mai, La Presse publiait sous la signature de Louise Cousineau un article intitulé : « TVA et le Journal de Montréal : le même photographe de nuit ».Comme c'est moi le photographe dont il est question, je tiens à rétablir les faits.Je ne suis pas un employé de TVA.Je suis une entreprise incorporée, une entité à part entière, « Les Productions Erik Peters Inc.» Depuis bientôt neuf ans, je détiens un contrat de faits divers de nuit avec TVA.Cependant, je n'ai pas d'entente contractuelle ou verbale avec le Journal de Montréal ou tout autre organisme de presse.Il y a environ un mois, j'ai acheté un appareil photo numérique que j'apporte avec moi sur les lieux de tournage.Depuis ce temps, j'ai vendu quelques unes de mes photos à des médias écrits, dont le Journal de Montréal, Allô Police et aussi à votre propre quotidien, La Presse.Dans l'édition du 19 mai, en page A14 et A15, sous les titres « Accident mortel boulevard Saint-Laurent » et « Bombe fumigène chez Parée », La Presse a publié deux de mes photos.Il va de soi que les photos prises par moi, que l'on retrouve dans le Journal de Montréal ou La Presse, ne proviennent pas de ma caméra vidéo, mais de mon appareil photo numérique.Autrement dit, je suis un travailleur autonome, contractuel pour TVA.Et s'il arrive que je vende des photos à un journal, peu importe quel journal, cela se passe complètement en dehors de mon travail à TVA. 1LP1301A0618 a13 lundi 1LP1301A0618 ZALLCALL 67 00:54:40 06/18/01 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 1 8 JUIN 2001 A13 RÉPLIQUES Un cerne autour du col Pauvreté: de nombreuses réactions La série d'articles sur la pauvreté de notre journaliste Katia Gagnon a suscité de nombreuses réactions, en particulier le texte du samedi 9 juin, intitulé « La Haute-Gaspésie, tiers-monde du Québec ».Nous publions ici quelques-uns de ces textes, représentatifs de tous les autres.MAURICE BOURASSA Àla lecture des propos de monsieur Brooks (La Presse, 11 juin) sur le sort peu enviable des cols bleus, j'aurais voulu verser une larme.Si si, et peut-être deux.Vous comprenez, les odeurs pestilentielles, le jogging constant derrière un camion d'éboueurs, le froid sibérien, le soleil brûlant, les bruits, la pollution, tout cela sous le regard méprisant d'une population odieusement manipulée par les médias, ça vous fait une définition de tâches à tout le moins.discutable.Aurore n'a plus qu'à aller se rhabiller.Je me suis tout à coup senti coupable d'avoir porté attention, il y a quelques années, à ce reportage sur les cols bleus montréalais qu'on avait surpris à écourter systématiquement leurs journées de travail de quelques heures.J'avais été choqué.Je n'avais pas compris.En réalité, on les exploitait.Ces grèves sauvages.Et ces centaines de milliers de citoyens qui allaient souffrir.Je croyais qu'on voulait le chaos.Grossière erreur.C'était un cri de détresse de nos cols bleus.Et quand, un certain soir, Jean Lapierre et sa horde ont forcé l'entrée de l'Hôtel de ville en en altérant quelque peu le décor, il ne s'agissait ni d'intimidation, ni de vandalisme.C'était un processus normal de sensibilisation des citoyens au calvaire quotidien des cols bleus.Maintenant je sais.Se faire traiter de la sorte pour 12,50 $ de l'heure après déductions (ou 17,00 $ avant déduction), est proprement inhumain.Tous en conviendront.Travailler au déneigement sept jours sur sept, à raison de 12 heures par jour, c'est se farcir 84 heures de torture dont 44 à tarif horaire double.Allons-nous supporter davantage pareil crime contre l'humanité.Je vous invite donc, camarades honnis, à quitter votre travail puisqu'il va de soi que personne ne voudrait prendre la relève.Libérez-vous de cette convention qui vous avilit.Rejoignez les travailleurs occasionnels, les journaliers, les manutentionnaires de tous ordres, les ouvriers de manufacture, ceux qui gagnent entre 7,10 $ et 9,00 $ de l'heure avant déductions, ceux qui n'ont aucune protection syndicale et qui vous regardent avec envie, bêtement, sans comprendre l'enfer de votre quotidien.Racontez votre désespoir aux travailleurs agricoles qui ont certes un soleil beaucoup plus clément que le vôtre, aux préposés d'entretien qui n'ont que des toilettes propres à récurer.Dites-leur bien surtout qu'ils ne connaissent pas leur bonheur.Ah ! tristesse !.Cette idée aussi d'aller se fourrer dans une pareille galère ! Les formidables paysages qui s'étendent de Cap-Chat à Grande-Vallée forment le décor de la MRC Denis-Riverin, la plus pauvre au Québec.Décrochage, sans-emplois: depuis des années, la Haute- Gaspésie aligne les pires statistiques de la province.Portrait d'une région où la pauvreté a atteint un seuil critique.Voici le premier volet de notre série.Photos ROBERT MAILLOUX, La Presse Certains villageois de Gros-Morne, comme des autres localités environnantes, vivent dans des maisons tout droit sorties des Filles de Caleb.La Haute-Gaspésie, tiers-monde du Québec SAINTE-ANNE-DES-MONTS \u2014 Au fond de la classe, le mur est plein de trous, marqué par des dizaines de coups de poing, de coups de pied.Depuis deux générations, ce mur est l'exutoire du désespoir des petits durs qui viennent de toute la Haute- Gaspésie.Il faut les comprendre.Ils ont 14 ans, sont incapables de faire une multiplication simple.À moins d'un miracle, ils ne finiront pas leur cinquième secondaire.Ils savent très bien qu'ils n'ont pas d'avenir.En attendant, c'est le mur qui encaisse.Les durs de durs de la polyvalente Gabriel- Lecourtois, à Sainte-Anne-des-Monts, sont une quarantaine.Près de 10 % des jeunes du secondaire sont en « cheminement particulier », cruellement surnommé «le trou » par les autres élèves.Isabelle Landry, frêle comme un roseau, enseigne à ces élèves.« On entend souvent ça : Je vais être comme mon père.Sur le BS », dit-elle.« Pour moi, être ici, ce n'est pas une cause pédagogique, c'est une cause sociale », ajoute-t-elle avec un faible sourire.Pour travailler à cette polyvalente, 300 élèves au primaire, 500 au secondaire, il faut effectivement être missionnaire.Le directeur, Jean-François Jobin, un Québécois exilé en Gaspésie, n'aura duré qu'un an en poste : il part en juin pour cause de découragement.En plus de voir fondre le nombre d'élèves chaque année \u2014 42 % de moins en dix ans \u2014, M.Jobin est aux prises avec des problèmes de pauvreté qui dépassent l'entendement et avec le pire taux de décrochage de la province.Un élève sur deux abandonne avant son diplôme.« Les conditions sont effroyables.On se croirait dans le pire quartier de Montréal », résume-t-il.La Haute-Gaspésie, c'est le tiers-monde du Québec.Les formidables paysages qui s'étendent entre Cap-Chat et Grande-Vallée, que le touriste pressé d'arriver au parc Forillon traverse en une heure et demie, constituent le décor de la MRC la plus pauvre au Québec.La pauvreté est endémique ici : contrairement à Chandler où la crise date de trois ans, ici, on est pauvre depuis trente ans.Aucune grande industrie n'a pris la relève des Mines Madeleine, qui a fermé ses portes il y a des années.On vivait de la mer, des forêts.Mais avec la crise du poisson et la forêt qui s'épuise, les emplois sont devenus pratiquement inexistants.Le résultat, c'est que deux adultes sur trois n'ont pas d'emploi.Le tiers des habitants n'a même pas une neuvième année.Un habitant sur cinq vit de l'aide sociale : les deux tiers d'entre eux encaissent leur chèque depuis plus de dix ans.Le quart des enfants de la MRC vivent avec des parents dont le revenu n'atteint même pas la moitié du seuil de pauvreté.Renaud Paquette, chef du bureau d'aide sociale, en est à sa troisième génération de bénéficiaires de la sécurité du revenu.« J'ai reçu le grand-père, puis le père dans mon bureau.Et maintenant, je commence à aider les enfants.» À Sainte-Anne-des-Monts, la pauvreté se cache derrière les façades des modestes petites maisons.Mais en se déplaçant vers l'est, dans les petits villages où on ne compte plus les habitants qu'en centaines, elle saute au visage.Encastré entre la mer et les falaises plissées par les glaciers, la petite localité de Gros-Morne respire la pauvreté.La quasi-totalité de la population vit de la sécurité du revenu.Même le maire, Raymond Goupil, est prestataire : les 306 $ mensuels de son salaire de maire sont déduits directement de son chèque d'aide sociale.Alors que le Québec entre dans le XXIe siècle, certains villageois de Gros-Morne, comme des autres localités environnantes, vivent dans des maisons tout droit sorties des Filles de Caleb.Des masures de planches mal isolées, aux planchers bringuebalants, des maisons si mal entretenues qu'on les croirait abandonnées.Mais non, la cheminée fume et les rideaux pendent aux fenêtres.Sous le balcon, un petit tricycle rose attend son passager.Il n'y a pas grand-chose à Gros-Morne.Une minuscule épicerie, un bureau de poste et une école.Marjolaine Déry est l'Émilie Bordeleau du village.En vingt-cinq ans d'enseignement, elle a vu passer deux générations de villageois.En un quart de siècle, le nombre d'élèves est passé de 150 à 55 : l'an prochain, elle en sera réduite à héberger trois niveaux différents dans une seule classe.Des 22 élèves qu'elle reçoit dans sa classe, à peine cinq ou six obtiendront leur diplôme d'études secondaires.« On pensait qu'en enseignant aux enfants des élèves qu'on a eu, on verrait une amélioration, une valorisation de l'école.Mais ce n'est pas le cas », dit-elle.« Tu vas voir des choses à Gros-Morne que tu n'as jamais vues ailleurs », a-t-on dit à une de ses collègues à son arrivée à l'école.« Et c'est vrai », témoigne- t-elle.Jean-Marie Fournier en sait quelque chose.Né à Gros-Morne, il y a presque toujours vécu.Mais, à l'inverse de la plupart des habitants, il a travaillé toute sa vie.« La pauvreté, ici, cherche-la pas, tu vas t'enfarger dedans », lance-t-il.Chaque semaine, M.Fournier aide l'un de ses voisins mal pris, dont certains vivent dans des conditions misérables.« Un moment donné, j'ai vu les deux enfants d'un voisin qui jouaient tout nus dans la neige », raconte-t-il.D'ailleurs, le village, qui était il y a quinze ans sous la coupe de trois clans familiaux en profonde rivalité, se referme encore comme une huître devant toute intervention des services sociaux.« On a beaucoup moins de signalement dans ces petits villages.Parce que c'est la loi du silence qui règne », explique Éric St-Laurent, de la Direction de la protection de la jeunesse.« Il m'a fallu des années pour apprivoiser les gens et faire mon travail », raconte un intervenant social qui a longtemps oeuvré dans ces petites localités.Mais, en Haute-Gaspésie, les gens sont fiers.Ils ont beau vivre dans une maison de planches, pas question d'avouer leur pauvreté.« L'an dernier, les religieuses m'ont raconté l'histoire d'une petite fille qui est arrivée en manteau d'été et en souliers en plein hiver.Les soeurs l'ont habillée pour la saison.Le lendemain, elle est arrivée avec le manteau dans un petit sac.Sa mère n'a jamais voulu qu'elle le garde », raconte Johanne Castonguay, l'adjointe du député local, Matthias Rioux, qui en voit de toutes les couleurs au bureau de comté.Les habitants de Gros-Morne illustrent à merveille cette fierté : ils refusent de laisser mourir leur village.Qui est né à Gros-Morne veut y finir ses jours, témoigne Jean-Marie Fournier.Et même si c'est pour y endurer la misère.Autre texte en B2 Isabelle Landry, un enseignante frêle comme un roseau, devant un trou du mur de défoulement des élèves de l'école Gabriel-Lecourtois.Visa le noir, tua le blanc! JE DÉSIRE répondre à l'article de Mme Gagnon intitulé : « La Haute-Gaspésie, le tiers-monde du Québec ».Lever le voile sur les difficultés économiques d'une région est un objectif noble exigeant discernement et enquête sérieuse.Un blitz de quelques heures en recherche de citations hors contexte et de photos chocs ne peuvent que donner une fausse image et blesser ! Notre école, Madame Gagnon, se compare tant en terme de succès que de difficultés à ce qui se vit ailleurs.Notre école, Madame Gagnon, a à son emploi des professeurs au coeur missionnaire, c'est-àdire, engagé et capable de vivre la mission de l'école qui est de qualifier, instruire et socialiser.Notre école, Madame Gagnon, a des élèves aux prises avec des difficultés d'apprentissages mais aussi de véritables génies.Enfin, notre école, Madame Gagnon, se situe au coeur de richesses que vous ne cessez de visiter.Votre article, Madame Gagnon, visa le noir mais tua le blanc ! JEAN-FRANÇOIS JOBIN Directeur, École Gabriel-Le-Courtois Mieux qu'à Montréal ou Québec J'AIMERAIS répondre au texte écrit le samedi 9 juin 2001 ayant comme titre : « La Haute-Gaspésie, tiers-monde du Québec ».Je viens directement de Sainte-Annedes- Monts, je viens d'avoir 20 ans.J'ai aussi un DEC en Informatique de gestion et je m'apprête a faire un Bac en génie logiciel à Montréal.Je ne dis pas cela pour me vanter et être fier de moi, mais plutôt pour vous montrer ce qu'un jeune garçon, qui était destiné à travailler dans la forêt toute sa vie, est devenu avec de la détermination et de l'éducation.Je dois dire que vous avez raison de dénoncer la pauvreté dans notre milieu, car il est vrai qu'elle est très présente puisque ma mère n'a jamais eu d'emploi stable de plus de quatre ans.Il y a trop peu d'emploi et un surplus de fierté.Je suis déçu quand je pense à notre avenir ici, car j'ai vu une grande partie de la province de Québec et le coin que je préfère c'est entre Rimouski et Gaspé.Mais vous aurez à avouer que pour le peu de moyen que nous avons toujours eu, nous avons mieux réussi que ceux qui vivent dans une grande région comme Montréal ou Québec.Nous avons un plus grand respect de ce qui nous entoure.Il n'y a pas de meurtre chaque mois dans nos écoles.Les enfants ici se connaissent et finissent par s'entraider un jour ou l'autre.Ce n'est pas comme à Montréal ou les jeunes s'entre-tuent ou bien rêvent de devenir un Hells Angel.Si c'est cela vivre avec des moyens et des connaissances, je n'en veux pas.Si l'on compare les jeunes d'ici et ceux de la grande ville, ceux d'ici font un meilleur usage de leurs connaissances.Mais ce n'est que malgré eux qu'ils ont si peu de connaissances.Alors vous qui pouvez aider ce tiers-monde, comme vous osez l'appeler sans même savoir ce qu'il en est, au lieu de nous enfoncer dans ce « trou » et détruire le peu de volonté qui nous reste et qui nous empêche d'abandonner, car nous cherchons le travail mais il y en a trop peu, vous pourriez nous encourager.mais j'ai l'impression que mon appel à l'aide pour mon coin de pays vous ne le comprenez pas ou seulement qu'à moitié, car la vanité de la grande ville vous donne cette supposée connaissance qui vous aveugle.CHRISTIAN SASSEVILLE Étudiant de Sainte-Anne-des-Monts Essayez-donc un examen de conscience.MICHEL BRUNELLE M.François Brooks, Je désire répondre à votre texte d'opinion paru dans La Presse du 11 juin, intitulé « La haine des cols bleus ».Je ne hais pas les cols bleus.Mais n'essayez pas de me faire pleurer sur leur sort.Vous parlez comme si ces gens avaient été condamnés à exercer de force leur métier.Je ne pense pas que les municipalités, Montréal en particulier, aient la moindre difficulté à recruter tous les cols bleus dont elles ont besoin \u2014 et même, serais-je tenté d'ajouter, ceux dont elles n'ont pas besoin ! Vous demandez qui voudrait faire ces tâches que vous décrivez pathétiquement, pour un salaire horaire que vous prenez soin de ramener au salaire NET, afin qu'il paraisse moins gras (manoeuvre qui en dit long sur votre honnêteté intellectuelle, à l'image de celle de votre héros, Jean Lapierre).Je vous répondrai que tous ceux qui exercent des métiers aux difficultés semblables dans le secteur privé seraient prêts demain matin à vous remplacer, et il sont nombreux.Eux travaillent pour les salaires que vous affichez, mais BRUTS.Et ne parlons pas d'horaires ou d'avantages sociaux.Ni surtout de sécurité d'emploi : un col bleu peut écraser un collègue avec un camion de la Ville « pour faire une farce », il ira en prison, mais ne sera pas congédiable.Parlant de mépris, c'est vous qui employez le terme « s'abaisser » pour évoquer ceux qui oeuvrent au chargement des camions d'ordures.Pensez- y ! Toujours au chapitre du mépris, des préjugés et des clichés sur divers corps de métiers, je trouve que vous ne donnez pas votre place en traitant les chauffeurs de taxi d'assassins.Par ailleurs, à la lecture de vos litanies, je conclus que VOUS seriez tout à fait incapable d'affronter leurs conditions de travail.Quant à Lapierre, votre président « démocratiquement élu », c'est vous-même qui affirmez être fier de lui, et de ses méthodes qui, toujours de votre propre aveu, reflètent le mandat que vous lui avez donné.Défoncer les portes de l'Hôtel de Ville \u2014 où siègent démocratiquement les élus de TOUTE la population de Montréal \u2014 investir violemment le congrès d'un parti politique, menacer des ministres \u2014 élus démocratiquement par TOUTE la population du Québec \u2014 jusque devant leur domicile, séquestrer des contremaîtres et les agresser physiquement, voilà ce que vous endossez sans réserve.En appelant ça du courage.Je passe sur les déjeuners à la taverne qui s'étirent jusqu'à 11 heures, les journées qui se terminent à 14 heures, l'utilisation des véhicules et équipements publics à des fins personnelles, et autres aberrations largement démontrées.Après, vous vous étonnerez que la population que vous prenez régulièrement en otage nourrisse du ressentiment envers vous.En réponse aux critiques, au lieu d'essayer ridiculement de vous faire passer pour des martyrs, essayez-donc un examen de conscience.Il y a toujours une première fois.Je ne hais pas les cols bleus, mais je n'aime pas beaucoup ceux d'entre eux qui trouvent encore le moyen de passer leur temps à se plaindre.Sortez de la bulle de vos assemblées syndicales et revenez à la réalité, il est grand temps ! Une situation critique Je constate que j'ai choqué et même blessé plusieurs Gaspésiens avec mon article du samedi 9 juin.J'en suis désolée.Telle n'était pas mon intention.Après avoir passé deux jours sur place, interviewé une vingtaine de personnes à Sainte-Anne-des-Monts et Gros-Morne, j'ai simplement voulu traduire l'essentiel de ce que la grande majorité d'entre elles m'ont dit.Le message est simple, il se résume en une phrase : la situation est critique en Haute-Gaspésie.Les chiffres le disent, les faits le démontrent.La Haute-Gaspésie est pauvre, très pauvre.C'est cette situation, qui perdure depuis des décennies, que j'ai voulu décrire.En aucun moment n'ai-je cherché à stigmatiser les assistés sociaux, les élèves de l'école Gabriel-Le- Courtois ou les habitants de Gros-Morne.Je signale également qu'avec mon texte « Le Vent tourne », publié la même journée dans la deuxième page du cahier, j'ai cherché à mettre en valeur des éléments dynamiques de la Haute-Gaspésie, ainsi que les projets porteurs d'espoir.J'ai d'ailleurs été extrêmement impressionnée par le travail colossal qu'Isabelle Landry, Stéphane Boucher, Simon Pelletier et Jean-François Jobin, pour ne nommer qu'eux, accomplissent.Quant à moi, à titre de journaliste, quel était mon boulot ?Dépeindre un portrait de la situation le plus juste possible, de façon prenante, en donnant les deux côtés de la médaille.C'est ce que, bien humblement, je crois avoir fait.Katia Gagnon L'histoire se répète Entre les deux oreilles.Mme Katia Gagnon, JE SUIS moi-même un résidant de Gros-Morne et je termine mon baccalauréat en marketing à l'Université du Québec à Rimouski.Je désire vous dire que, de la pauvreté, il y en a partout ! Oui, il y a de la pauvreté et un taux de décrochage scolaire élevé en Gaspésie, mais à comparer au taux de décrochage et au vandalisme des grandes villes comme la vôtre, ce n'est rien.Il faut tout calculer en fonction de la taille de la population.J'aimerais bien connaître les statistiques que vous avez utilisées pour la rédaction de votre article.Depuis toujours, certaines personnes n'ont que du mépris pour le village de Gros-Morne.Ainsi, en 1967, un documentaire sur Gros-Morne avait été tourné et relatait la pauvreté du village.On ne mangeait, paraît-il, que du « Baloney » pour reprendre l'expression du temps ! Tout ça recommence aujourd'hui.Regardez donc la pauvreté dans votre patelin, ensuite vous pourrez détruire celui des autres ! Il y a peut-être certaines personnes qui demeurent dans de vieilles maisons non entretenues, mais il n'y a personne qui dort sur un banc de parc.En passant, la maison que vous avez photographiée ne rencontre peut-être pas les standards, mais la personne qui y vit essaie de s'en sortir malgré tout car elle est multi-accidentée ; or elle a réussi à subvenir aux besoins de sa famille en travaillant comme bûcheron, un des seuls emplois disponibles en Gaspésie ! Parlons-en de développer la Gaspésie quand du monde comme vous s'amuse à détruire la réputation d'un village où habitent encore des personnes vaillantes qui travaillent d'arrache-pied.Notre village n'est peut-être pas parfait mais personne n'oserait lancer des paroles diffamatoires qui englobent tout un village.DAVE POULIOT OUI, LES Gaspésiens ont leur fierté.Et même s'ils ont quitté ce magnifique coin de pays, ce sont des gens qui ont des racines et se tiennent debout ! D'emblée, je m'inscris ici en faux contre cette approche misérabiliste, sensationnaliste et ma foi, fort réductrice ! Ne vous seriez-vous attardée, Mme Gagnon, que dans le seul village de Gros-Morne ?Avez-vous déjà séjourné dans un pays du tiers-monde pour faire une affirmation aussi « grosse » ?(.) Bien sûr, les jeunes partent, car leurs parents les incitent à étudier ; une fois les études terminées, mis à part l'enseignement ou un boulot saisonnier dans l'industrie touristique, impossible pour eux de se trouver du travail.Alors, ils migrent vers les grandes villes, avant d'être atteints de la maladie chronique des régions éloignées : le désoeuvrement ! La pauvreté n'a pas de région ni de quartier : elle se situe exactement entre les deux oreilles ou parfois aussi, un peu plus bas.Bref, le fait de mettre toute la Haute-Gaspésie dans le panier de Gros-Morne a quelque chose de très révoltant, voire d'insidieux.C'est de la désinformation au sens le plus strict ! Et chapeau à Stéphane Boucher et à Sylvain Pelletier ! Je ne peux que comprendre leur ras-le-bol des journalistes citadins pleurnichards qui peignent des paysages d'horreur ! Le Gaspésien qualifié de pauvre a tout au moins quatre biens importants : sa fierté, de l'espace, de l'air pur et une sorte d'horizon qui se pointe entre la montagne et la mer ! En cela, il est immensément plus riche que les journalistes qui portent des oeillères et de loin beaucoup plus choyé que celui qui est né entre béton et asphalte dans les rues sales de Montréal.MARLÈNE CLAVET 1LP1402A0618 1LP1401A0618 1LP1402A0618 ZALLCALL 67 01:00:37 06/18/01 B A 1 4 MOND E L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 1 8 J U IN 2 0 0 1 Sabra et Chatila : crimes de guerre ?Le rôle de Sharon mis en question dans un document de la BBC d'après AFP LONDRES \u2014 Dans une émission titrée « L'accusé », la BBC s'est interrogée hier soir sur la responsabilité d'Ariel Sharon dans les massacres des camps palestiniens de Sabra et Chatila au Liban en 1982 et la possibilité de l'inculper pour crimes de guerre.Pour l'ancien procureur des tribunaux pour l'ex-Yougoslavie et le Rwanda, Richard Goldstone, « si la personne qui donne les ordres sait (.) que des civils innocents peuvent être blessés ou tués dans une situation donnée, alors elle est responsable » et « plus encore que les exécutants des ordres ».« Toute personne raisonnable ne peut que regretter qu'aucune inculpation n'ait suivi » la commission d'enquête Kahan sur Sabra et Chatila, qui a conclu que « des graves crimes avaient été commis », a-t-il dit à la BBC.Richard Falk, qui avait enquêté sur les actions d'Israël au Liban, juge évidente la responsabilité de Sharon.« Cela ne fait pas de doute qu'il peut être inculpé pour ce qu'il savait ou ce qu'il aurait dû savoir ».« Sharon était ministre de la Défense, en contact avec les commandants sur le terrain, il se trouvait lui-même à Beyrouth », poursuit-il.« C'était lui qui a donné les ordres qui ont abouti à l'entrée de la Phalange (milice chrétienne, auteur des massacres) dans le camp ».L'envoyé spécial américain au Proche-Orient en 1982, Morris Draper, considère qu'il « fallait être incroyablement ignorant » ou « avoir débarqué ce jour-là de la Lune » pour ne pas prévoir ce qui allait se passer.L'ancien avocat de Sharon, Dov Weissglass, qualifie pour sa part d'« indigne » la mise en cause de Sharon.Il « est victime d'une injustice depuis dix-huit ans », a dit à la BBC le porte-parole du Premier ministre, Ranaan Gissen.Photo AP Le premier ministre d'Israël, Ariel Sharon, s'est prêté hier à une visite de sympathie, dans la colonie juive de Shilo, en Cisjordanie, chez les parents d'un enfant de cinq ans, Yehuda Shoham (en bas à gauche sur la photo), tué il y a une semaine d'un jet de pierre qui a traversé le parebrise de la voiture familiale.L'ONU apporte son soutien au cessez-le-feu .comme première étape JACQUES PINTO Agence France-Presse JÉRUSALEM \u2014 Le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan a apporté hier le soutien de la communauté internationale au cessez-le-feu israélo-palestinien, comme première étape d'un règlement, alors que l'accalmie provoquait de premières frictions au sein du cabinet israélien.M.Annan a déclaré que le cessez-le-feu n'était « pas une fin en soi » et souligné l'urgence d'un calendrier pour l'application du rapport Mitchell, au terme de sa tournée au Proche-Orient.« J'ai été encouragé par le fait que le premier ministre (israélien) Ariel Sharon et le président (palestinien) Yasser Arafat aient pleinement accepté tous deux le rapport Mitchell (.) En parvenant à un accord de cessez-le-feu, ils ont déjà accompli le premier pas », a ajouté M.Annan.Il avait rencontré samedi M.Arafat à Ramallah (Cisjordanie) puis M.Sharon à Jérusalem, avant de quitter hier Israël pour Londres.L'accord de cessez-le-feu, entré en vigueur le 13 juin, à la suite d'une médiation du chef de la CIA George Tenet, a été diversement appliqué depuis, mais une baisse significative des violences a été constatée.L'accord a provoqué hier de vifs échanges de propos entre le chef du gouvernement et son ministre des Affaires étrangères Shimon Peres, lors de la réunion hebdomadaire du cabinet.La dispute a éclaté après que M.Sharon eut opposé son veto à ce que M.Peres, le « numéro un » du Parti travailliste, rencontre à Ramallah hier le président Arafat en présence de M.Annan.À propos du cessez-le-feu, M.Peres s'est félicité d'une « baisse très significative » des attaques armées palestiniennes, tout en estimant qu'elle restait insuffisante.Il a demandé en outre à ce qu'Israël applique « avec intelligence et bonne volonté » les recommandations du rapport Mitchell, publiées le 21 mai.Ce rapport, du nom de l'ex-sénateur George Mitchell, préconise un arrêt immédiat et inconditionnel des violences, suivi de mesures destinées à rétablir la confiance entre Israéliens et Palestiniens, notamment le gel total de la colonisation, en vue d'une reprise des négociations visant à un règlement définitif de leur conflit.M.Sharon a lui une fois de plus comparé M.Arafat à Oussama ben Laden, le milliardaire d'origine saoudienne, accusé par les États-Unis d'être à la tête d'un vaste réseau terroriste.« Jamais les États-Unis ne négocieraient avec un ben Laden et pourtant ils nous pressent, avec les autres pays, de négocier avec Arafat alors que le feu continue », a déclaré M.Sharon aux ministres.« Le premier ministre et moi avons des conceptions différentes concernant le cessez-le-feu, mais sommes d'accord pour juger que ce qui compte, à ce stade, c'est qu'il soit appliqué et qu'ensuite seulement on pourra envisager des mesures de confiances conformément aux recommandations Mitchell » a reconnu M.Peres après la réunion.EXPRESS INTERNATIONAL Syrie Retraite libanaise L'ARMÉE SYRIENNE avait évacué la quasi totalité de ses positions à Beyrouth hier, au quatrième jour de son retrait de la capitale et de ses banlieues, notamment chrétiennes, qui doit s'achever aujourd'hui.Dans un premier commentaire syrien, le secrétaire général adjoint du parti Baas, au pouvoir en Syrie, Abdallah al-Ahmar, a déclaré que Beyrouth et Damas avaient décidé du moment du retrait de l'armée syrienne de la région de Beyrouth, entamé le 14 juin.« Le redéploiement est une initiative prise par les gouvernements syrien et libanais », a-t-il déclaré, sans plus de précision, à la presse à Saïda (Liban sud).\u2014 d'après AFP Bangladesh Attentats inédits LE BANGLADESH était hier en état de choc après le pire attentat de son histoire, qui a fait samedi au moins 22 morts et une centaine de blessés, et qui a été suivi hier de tirs sur le chef de l'opposition et de l'arrestation d'un membre de l'opposition.L'explosion samedi d'une bombe lors d'une réunion du parti au pouvoir, la Ligue Awami, dans le port de Narayangang, est le dernier d'une série d'attentats similaires perpétrés ces deux dernières années.Il n'a pas été revendiqué, mais le ministre de l'Intérieur Mohamad Nasim a immédiatement accusé les fondamentalistes musulmans et communautaires, tandis que le ministre des Affaires étrangères affirmait hier que l'attentat était le fait d'« extrémistes religieux » liés au terrorisme international, et demandait l'aide de la communauté internationale pour trouver les coupables.\u2014 d'après AFP "]
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