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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2001-06-27, Collections de BAnQ.

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[" 3LP0101A0627 A1 mercredi 3LP0101A0627 ZALLCALL 67 00:58:02 06/27/01 B MONTRÉAL MERCREDI 27 JUIN 2001 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 1 1 7e A N N É E > N O 2 4 3 > 8 0 P A G E S > 6 C A H I E R S 60 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST D U QUÉBEC > HU LL-OTTAWA > 70¢ Le mystère de la stagiaire disparue MISSION ACCOMPLIE! Les prisons se vident MARTIN PELCHAT QUÉBEC \u2014 Les barreaux passent de mode.Pendant que le nombre moyen d'adultes en détention atteignait l'an dernier son plus bas niveau en huit ans au Canada (31 600), près de quatre fois plus de contrevenants (121 000) se trouvaient sous une forme quelconque de surveillance dans la collectivité.Dans ce dernier portrait des services correctionnels pour adultes dressé pour 1999-2000 par Statistique Canada, le Québec se distingue encore par son taux d'incarcération, le plus faible au pays, aux antipodes des Prairies.Il était de 114 pour 100 000 adultes comparativement à 135 au Canada.Le taux canadien est en diminution de près de 4 % par rapport à l'année précédente.Cette tendance à la baisse se maintient depuis 1994-1995 à la faveur de la chute de la criminalité.Mais le Québec se démarque aussi avec le plus haut pourcentage d'incarcération pour non-paiement d'une amende.Les tribunaux ont beau répéter que l'emprisonnement doit être une mesure de dernier recours réservée aux crimes violents, près de 60 % des admissions dans les établissements provinciaux du Québec résultaient du défaut de payer une amende, soit trois fois la moyenne des provinces canadiennes (19 %).L'Alberta est à 33 %, le Nouveau-Brunswick à 11 %, la Colombie-Britannique à 1 %.Statistique Canada dresse chaque année son bilan en calculant notamment le nombre moyen d'adultes sous garde en un jour donné \u2014 sorte d'instantané de la population carcérale \u2014 dans les établissements de détention fédéraux et provinciaux.Il s'est élevé en 1999-2000 à 31 600, en baisse de 2 % comparativement à l'année précédente.C'est le plus bas depuis 1992.Pendant ce temps, 121 100 personnes étaient sous surveillance dans la collectivité, soit une hausse de 2 % qui nous ramène très près du sommet de 123 209 de 1997-1998.De ce nombre, 84 % étaient en probation, 8 % en libération conditionnelle ou d'office et 7 % purgeaient une peine d'emprisonnement avec sursis \u2014 une mesure autorisée depuis 1996 sous certaines conditions et qui implique aussi des restrictions de mouvement ou la détention à domicile.Le nombre de condamnations avec sursis s'est élevé l'an dernier à 15 792, une hausse de 11 % sur Voir PRISONS en A2 RICHARD HÉTU Washington vit un autre scandale impliquant une stagiaire de 24 ans et un politicien dans la cinquantaine.Depuis quelques jours, aux États-Unis, l'affaire est devenue une obsession médiatique, comme la précédente.Mais si celle-là était une farce, celle-ci est peut-être une tragédie.Où est la stagiaire, Chandra Levy, disparue depuis le 30 avril ?Que sait le politicien, Gary Condit, muet en public depuis la même date ?C'est le mystère de la capitale américaine.Chandra Levy ne pourrait guère ressembler davantage à Monica Lewinsky.Sur ses photos, elle a le même sourire aguichant, la même chevelure longue et épaisse, les mêmes formes généreuses.Elle partage aussi les origines de l'examie de Bill Clinton, étant à la fois juive et californienne.Comme l'autre, elle vient aussi d'un milieu aisé : son père est oncologue, sa mère, artiste.En septembre 2000, la jeune femme débarque à Washington pour faire un stage au Bureau fédéral des prisons.Cela se déroule dans le cadre de sa maîtrise en administration publique à USC (University of Southern California).Dans ses rêves, elle se voit agente du FBI.Dans ses temps libres, avec une copine stagiaire, elle aime rendre visite aux élus du Congrès pour se faire photographier avec eux.C'est ainsi qu'elle rencontre Gary Condit, l'élu de son district à la Chambre des représentants, en octobre 2000.Âgé de 53 ans, le démocrate est marié et père de grands enfants.À Washington, où il s'est fait élire il y a 12 ans, il vit seul dans un condo.Atteinte d'une maladie chronique, sa femme reste dans la maison familiale de Ceres, Voir STAGIAIRE en A2 Photo REUTERS Le défenseur vedette Raymond Bourque, 40 ans, a annoncé hier à Denver qu'il prenait sa retraite après 22 saisons dans la Ligue nationale de hockey, la dernière ayant été couronnée par sa première conquête de la Coupe Stanley, avec l'Avalanche du Colorado.Nos informations en page S3.Les infirmières françaises prennent nos hôpitaux en grippe LOUISE LEDUC LES INFIRMIÈRES recrutées en France n'espéraient pas qu'on leur déroule le tapis rouge, mais elles ne s'attendaient pas non plus à se heurter ici à un système de santé aussi kafkaïen.L'hiver, la charge de travail, l'adaptation au Québec ?Pas de problème.Ce contre quoi elles en ont, ce sont plutôt les promesses non tenues, les postes et les primes qu'on leur a fait miroiter et les conditions de travail tout autres que celles annoncées.À elles les horaires de soir et de nuit, les congés fériés non payés et la requalification, à terme.Issues de trois hôpitaux différents et de différentes unités de soins, les infirmières interrogées \u2014 qui préfèrent ne pas donner leur nom de crainte d'être ostracisées \u2014 tiennent le même discours.En un mot comme en mille, résume l'une d'elles, affectée à l'hôpital Notre-Dame : « Ici, il faut se battre, tout le temps ! » Un premier groupe d'infirmières, composé de 90 Françaises, est arrivé au pays en mai 2000.Quatre-vingts autres ont été recrutées à l'automne 2000 et 66 de plus, ce printemps.Combien resteront au pays ?La gentillesse des collègues, « qui nous ont bien chouchoutées et accueillies » et leur qualité de vie au Québec leur donneraient bien envie de rester.Leurs insatisfactions professionnelles et toutes ces batailles rangées qu'elles ont dû mener pour occuper le poste spécialisé qu'on leur a promis, cependant, donnent à plusieurs l'envie d'aller pratiquer sous d'autres cieux.« À mon arrivée, raconte l'une d'elles, les ressources humaines m'ont remis un contrat où l'on me mettait au niveau zéro, sans reconnaissance aucune de mes années d'expérience.Devant mon étonnement, on m'a demandé de le si- Voir INFIRMIÈRES en A2 Actuel cahier B Arts cahier C - horaire spectacles C6 - horaire télévision C4 Bandes dessinées C7 Bridge E3 Carrières et professions D7-9 Décès E6-7 Économie cahier D Feuilleton C7 Éditorial A19 Êtes-vous observateur D19 Horoscope E8 Loteries A2, A8 Monde A16-18 Montréal Plus cahier E Mots croisés C7, S10 Mot mystère C7 Petites annonces - immobilier D19, E4 - marchandises E4 - emplois E4-5 - automobile E5-6, E8 - affaires D5 Politique A6, A10-12 Vacances/voyage E3 M É T É O Voir page S16 Ensoleillé.Orages possibles en après- midi.Maximum 30, minimum 17 MISSION IMPOSSIBLE?Photo AFP Le premier ministre israélien Ariel Sharon, cerné par la presse à sa sortie de la Maison-Blanche, hier.À l'issue d'un entretien avec le président américain George W.Bush, les divergences entre les deux hommes ont éclaté au grand jour, M.Bush insistant sur la nécessité d'amplifier les progrès accomplis depuis le cessez-le-feu israélo-palestinien, et M.Sharon posant en préalable l'arrêt total de toutes les violences.Nos informations en page A16.Valide jusqu'au 11 j u i l l e t 2001 Photos peuvent différer Photographiez les feux de la Ronde Appareil photo numérique zoom 2X optique 2.11 millions de pixels Résolution 1 600 x 1 200 Mode vidéo Incluant une carte mémoire 8mo, pile rechargeable et chargeur Appareil photo numérique Zoom 3X optique Résolution 1.3 millions de pixels Incluant : carte mémoire 8 mo et accessoires Appareil photo numérique Zoom 3x optique Résolution de 2,1 millions de pixels (1 600 x 1 200) Interface USB Mode vidéo Incluant étui, carte mémoire 8mo et acc.BEAUBIEN 84999$ 5544 $$ S110 74 $$ 3LP0201A0627 A2 mercredi 3LP0201A0627 ZALLCALL 67 00:58:28 06/27/01 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 27 JUIN 2001 DEMAIN DANS LA PRESSE Les fraises fraîches Les fraises sont souvent synonymes d'été et font le bonheur de toute la famille.De la mi-juin jusqu'à octobre, on récolte une quinzaine de variétés de fraises au Québec.Rien ne ressemble plus à une fraise qu'une autre fraise direz-vous ?Pas vraiment.Chacune possède des caractéristiques uniques quant au goût, à l'utilisation et à la disponibilité pendant la saison.Notre chroniqueur gastronomiques Ricardo Larrivée nous présente des recettes à base de ce petit fruit qui sortent des sentiers battus.À lire demain dans le cahier Actuel.POUR NOUS J O I N D R E 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 www.cyberpresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 Nouvelles générales general@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Éditorial, Forum edito@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4816 Actuel actuel@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Auto, Mon toit, Santé Voyages aso@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6972 Quoi faire aujourd'hui quoifaire@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Arts, Spectacles, Cinéma, Livres arts@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4814 Économie econo@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Sports sports@lapresse.ca Télécopieur: (514) 350-4854 Têtes d'affiche denis.lavoie@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.RENSEIGNEMENTS (514) 285-7272 PROMOTION (514) 285-7100 COMPTABILITÉ (514) 285-6892 RECOUVREMENT (514) 285-6900 PUBLICITÉ Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi : 8 h 00 à 17 h 30 Décès et remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi : 8 h 30 à 17 h 30 Détaillants : (514) 285-6931 National et Télé-Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 ABONNEMENT (514) 285-6911 abonnement@lapresse.ca Par télécopieur : (514) 285-7039 Lundi au vendredi : 6 h 30 à 17 h 30 Samedi : 7 h à midi / Dimanche : 7 h à 11 h Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650 Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 1-9-8 > À quatre chiffres : 7-1-5-9 SUITES DE LA UNE PRISONS Suite de la page A1 INFIRMIÈRES Suite de la page A1 1997-1998.Au Québec et en Saskatchewan, les comptes quotidiens moyens de contrevenants condamnés à l'emprisonnement avec sursis dépassent même le nombre de contrevenants incarcérés, souligne Statistique Canada.Le taux de réussite des élargissements des détenus sous responsabilité fédérale s'est élevé à 83 % pour 3800 bénéficiaires d'une semi- liberté (accessible au sixième de la peine), à 73 % pour 1700 bénéficiaires d'une liberté conditionnelle totale (à partir du tiers de la peine) et à 58 % pour 4800 détenus qui ont profité d'une libération d'office (presque automatique après les deux tiers de la peine).Statistique Canada indique que 2 % des libérations conditionnelles ont été révoquées en raison d'un acte violent.Le seul type de détention qui est en hausse au Canada est la détention provisoire, en attendant par exemple qu'un tribunal statue sur une affaire ou aux fins de l'immigration.En un jour donné, 6700 personnes en moyenne étaient en détention provisoire en 1999-2000, une augmentation de 27 % par rapport à 1995.Et la période de détention a augmenté : 55 % sont là pour moins d'une semaine, 38 % pour une semaine à trois mois et 6 % pour plus de trois mois.Malgré la baisse constante de la criminalité, les dépenses des services correctionnels sont en hausse de 5 % sur 1998-1999 et s'établissent maintenant à 2,4 milliards ; 54 % de cette somme est assumée par le fédéral et le reste par les provinces.Environ le quart va aux programmes de surveillance communautaire, à l'administration et aux commissions de libérations conditionnelles.Au bout du compte, le coût de logement revient à 183,66 $ par détenu par jour dans les prisons fédérales \u2014 où le degré de sécurité est plus élevé compte tenu de la lourdeur des peines \u2014 et 128,10 $ par jour dans les établissements provinciaux.gner, en me faisant valoir qu'on m'en ferait signer un autre plus tard, quand j'aurais fait la preuve de mon expérience de travail.Mon dossier était ouvert depuis six mois et j'avais pourtant envoyé toutes les attestations demandées ! » Partout, elles se heurtent à la lourdeur de l'appareil administratif et syndical.Nouvelles arrivées, elles se voient réserver les pires horaires de travail, les dates de vacances les moins prisées et leurs congés fériés ne sont pas payés.Les premières arrivées, il y a une dizaine de mois, attendent toujours par ailleurs qu'on leur rembourse tel que convenu le millier de dollars en frais d'immigration ou en cotisations à l'Ordre des infirmières qu'elles ont allongé.Si elles veulent rester plus de deux ans au Québec, il leur faudra retourner à l'école et se qualifier auprès de l'Ordre.« Je suis infirmière depuis une douzaine d'années et je devrai retourner à l'école ! Pendant deux ans ici, j'aurai été considérée apte à oeuvrer auprès des patients, mais soudainement, deux ans plus tard, je ne le serai plus ! Au surplus, je devrai débourser près de 400 $ : 75 $ pour l'ouverture de mon dossier, qui est pourtant le même que celui que j'ai soumis à mon arrivée, et 300 $ pour la délivrance d'une autorisation spéciale.Ça fait cher, pour un petit carton vert ! » dénonce une autre.Petite vie.Pour les questions de gardienne ou de logement, ce fut le système D.Tout au plus a-t-on remis à certaines pour les dépanner l'adresse du YMCA ou d'un couvent de religieuses, d'aucune utilité quand on débarque avec conjoint et enfant.Résultat : elles habitent loin, très loin de leur lieu de travail et l'une d'elles collectionne les déménagements depuis neuf mois.Tombée malade pendant l'année, l'une des infirmières interrogées a aussi goûté de plus près que prévu à la médecine d'ici et sympathise plus que jamais depuis lors avec ses patients québécois.« Ici, quand on va consulter un médecin, depuis le centre de prise de rendez-vous jusqu'au cabinet, c'est tout un circuit qu'il vous faut parcourir ! Quand tu n'es pas d'attaque, c'est de nature à te rendre deux fois plus malade.En France, dans l'état où j'étais, un médecin serait venu me voir à la maison.Ici, les Québécois sont à la hauteur de leur réputation : ils endurent et ils foncent ! » Celle-là avoue encore « n'avoir jamais vu des urgences dans un état aussi lamentable », tandis qu'une autre observe, médusée, ses collègues travailler parfois jusqu'à 16 heures d'affilée.Elles se désolent bien de tout cela, mais, comme le rappellent l'une d'elles, « on n'est pas venues ici pour sauver le Québec.Des pénuries d'infirmières, il y en a dans bien d'autres pays.» Ainsi, tout indique que les choses ne se sont pas du tout améliorées, depuis cet article du Droit qui déjà en février faisait état de l'insatisfaction des infirmières françaises en poste dans l'Outaouais.Au ministère de la Santé, Micheline Ulrich, conseillère-cadre et responsable de tout le dossier des infirmières, se dit consciente de certains problèmes.« Nous avons pris acte de l'insatisfaction des infirmières qui faisaient partie du premier groupe arrivé au pays et nous avons corrigé le tir, signale-t-elle.Les contrats ont été réécrits et les choses sont aujourd'hui dites plus clairement.Nous ne pouvons rien, cependant, contre les pratiques particulières de certains établissements et il revient à l'Ordre des infirmières de gérer les conditions d'admission à leur corporation.» À l'hôpital Notre- Dame, la porte-parole Judith Laurier confirme qu'a priori, les années d'expérience acquises dans un autre pays ne sont pas reconnues au Québec et qu'à leur arrivée ici, certaines infirmières se sont en effet vu remettre des contrats en conséquence.« Ça n'arrivera plus, cependant.Les nouvelles venues sont bien averties d'apporter toutes leurs attestations.» Des exigences standard À l'Ordre des infirmières, la présidente Gyslaine Desrosiers signale de son côté que le Code des professions a été interprété le plus favorablement possible pour les Françaises, mais qu'elles ne peuvent avoir de traitement de faveur par rapport aux Québécoises.« On ne peut quand même pas changer la loi pour 20 infirmières qui ne veulent pas passer un examen ! » Mais pourquoi un examen d'entrée.après deux ans de soins auprès des patients dans des unités parfois aussi exigeantes que le bloc opératoire, les urgences ou les soins intensifs ?« Avant qu'elles ne réussissent leurs examens, elles sont en quelque sorte considérées comme des stagiaires, sont sous la supervision de supérieurs et sont attitrées à un département précis.Pour être absolument autonomes, il leur faut réussir l'examen.» C'est à l'automne, quand viendra le moment de renouveler leur contrat, que l'on saura quelle proportion d'infirmières françaises reste au pays.Nouvelles arrivées, elles se voient réserver les pires horaires de travail, les dates de vacances les moins prisées et leurs congés fériés ne sont pas payés.Photo AP Chandra Levy (à gauche) et son amie Jennifer Baker entourent Gary Condit sur cette photo prise en novembre 2000 dans son bureau du Congrès américain.STAGIAIRE Suite de la page A1 en Californie, où le politicien se rend la plupart des week-ends.On le surnomme « Mr.Blow-Dry », en raison de ses cheveux toujours bien coiffés et de son sourire Colgate.Selon le Los Angeles Times, son bureau est tapissé de photos de luimême en compagnie de lui-même.La rencontre d'octobre ne sera pas la dernière entre la stagiaire et le politicien, tout le monde en convient.Mais jusqu'où iront leurs relations ?La question fait partie du mystère.En ce qui concerne la disparition de la Californienne, les faits sont les suivants : Le 30 avril, Chandra Levy va au gym de son quartier pour mettre un terme à son abonnement.Le 1er mai, les parents de la stagiaire reçoivent un message par courrier électronique dans lequel leur fille les informe de son intention de prendre l'avion ou le train pour assister à la collation des grades à USC.Dans la même journée, Chandra Levy quitte son appartement en emportant ses clés.Elle laisse dans son logis des valises remplies, des bijoux, un téléphone cellulaire, un sac à main, un portefeuille, des cartes de crédit.Et elle s'évanouit dans la nature.Le 6 mai, les parents signalent la disparition de leur fille à la police de Washington.Comme ils ont l'impression d'avoir été traités cavalièrement par les policiers, ils appellent le représentant de leur district, Gary Condit, pour obtenir de l'aide.Selon le Washington Post, Susan Levy, la mère de la stagiaire, profite de l'occasion pour demander au politicien s'il a une liaison avec sa fille.Elle a de gros soupçons, mais l'homme nie tout.Le 7 mai, Condit contacte luimême la police au sujet de la disparition de la stagiaire.Deux jours plus tard, les parents de Chandra accordent plusieurs entrevues à la télévision pour faire état de leurs craintes à propos de leur fille.Le 10 mai, les policiers de Washington effectuent une première fouille dans l'appartement de Chandra.Le même jour, le bureau de Condit diffuse un communiqué dans lequel la stagiaire est décrite comme une « bonne amie » du politicien.Celui-ci annonce aussi la création d'un fonds pour retrouver la disparue.Il pige dans sa caisse électorale pour donner les premiers 10 000 $.Dans les médias, la rumeur se met à courir à propos d'une liaison entre la stagiaire et le politicien.Condit refuse de répondre personnellement aux questions des journalistes, laissant son bureau publier des communiqués pour nier toute relation extraconjugale.Le 7 juin, l'histoire se corse.Selon un article publié dans le Washington Post, Condit a avoué à la police que Chandra Levy avait passé la nuit chez lui une fois.Une seule ?Vraiment ?C'était le début de la frénésie médiatique.Condit n'a pas encore parlé aux journalistes.Par la voix de ses porte- parole, il continue à nier toute liaison avec la stagiaire.La semaine dernière, cependant, il a embauché un avocat bien en vue à Washington, Abe Lowell, spécialisé dans les crimes de cols blancs.Selon la police locale, Condit n'est soupçonné d'aucun crime.Omniprésents à la télévision, les parents de la stagiaire ont également retenu les services d'un avocat bien connu, Billy Martin, qui a représenté la mère de Monica Lewinsky face à Kenneth Starr.On en revient toujours à l'affaire Lewinsky, ce qui est gênant pour Gary Condit.Dans ce scandale, le Californien avait été un des rares démocrates de la Chambre des représentants à voter pour l'impeachment de Clinton.À plusieurs reprises, il avait également reproché au président de se cacher derrière ses avocats et ses porte-parole plutôt que de faire face à la musique.« Le fait est que l'information finit par sortir », avait-il dit sur les ondes de CNN.Aujourd'hui, près de deux mois après la disparition de Chandra Levy, le mystère reste entier.Les parents de la jeune femme s'inquiètent toujours, la police poursuit son enquête et Gary Condit demeure muet.CORRECTION Busch Gardens Le parc d'attractions Busch Gardens, en Virginie, appartient à la multinationale de la bière Anheuser- Busch et non à la famille Bush, comme nous l'avons publié, en page H10, dans le cahier Vacances- Voyage du 16 juin 2001.Nos excuses. 3LP0301A0627 A3 mercredi 3LP0301A0627 ZALLCALL 67 00:56:59 06/27/01 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 27 JUIN 2001 A3 ACTUALITÉS PROCÈS ESSOR TRAVEL Le chauffeur filait à 150km/h Selon des survivants, Baljit Singh Bajwa conduisait de manière agressive CHRISTIANE DESJARDINS BROCKVILLE (Ontario) \u2014 Le jour de l'accident qui devait coûter la vie à cinq de ses 14 passagers, le chauffeur d'Essor Travel, Baljit Singh Bajwa, filait à très haute vitesse sur l'autoroute 401 en suivant de très près les véhicules qui lui obstruaient le chemin.De plus, il a effectué une manoeuvre extrêmement périlleuse en roulant côte à côte avec une autre fourgonnette de la compagnie afin de passer un cordon de téléphone cellulaire à l'autre chauffeur.C'est ce que quatre passagers survivants de cet accident survenu le 17 juillet 2000 près de Brockville, en Ontario, sont venus raconter hier au procès de Bajwa.Le jeune homme de 19 ans (il en avait 18 et détenait son permis depuis peu au moment de l'accident), est accusé de négligence criminelle pour avoir conduit un véhicule à une vitesse excessive et de manière dangereuse, ce qui a entraîné la mort de cinq de ses passagers et causé des blessures à quatre autres.Rappelons qu'Essor Travel ne détenait pas de permis pour le transport commercial de passagers.Les quatre passagers qui ont témoigné hier, Peggy Bain, sa fille Natasha (17 ans), Alcess Georges, et Bryan Flemming, tous des résidants de Montréal, s'accordent pour dire qu'après avoir quitté Toronto dans l'après-midi du 17 juillet, leur fourgonnette bleue a fait un arrêt d'environ une demi-heure à Kingston pour changer de chauffeur.C'est à ce moment que Bajwa, qui arrivait de Montréal au volant d'une autre fourgonnette d'Essor Travel, blanche celle-là, a pris la place de leur chauffeur.Ainsi, Bajwa rentrait à Montréal où il habitait à ce moment-là, avec la fourgonnette bleue, tandis que l'autre chauffeur rentrait à Toronto avec la fourgonnette blanche et ses passagers.Selon les témoins entendus hier, le changement de chauffeur a radicalement transformé l'atmosphère.De détendus, les passagers sont devenus nerveux.Alcess Georges a laissé son livre de côté.Peggy Bain a prié.Bajwa roulait vite, beaucoup plus que l'autre chauffeur qui les avait emmenés jusqu'à Kingston.Il dépassait souvent et collait au train des véhicules qui lui obstruaient le chemin, à une distance de trois à cinq pieds, selon un témoin.D'où elle était assise, Alcess Georges pouvait voir le compteur qui oscillait entre 130 et 140 km/h.Bryan Flemming, un étudiant de Concordia qui s'était installé sur la banquette capitaine à côté du conducteur, a vu le compteur taper le 150 km/h à un certain moment.Puis, de 15 à 20 minutes avant l'accident, la camionnette de Bajwa s'est retrouvée dans la ligne de dépassement, à la même hauteur qu'une autre fourgonnette d'Essor Travel.Le chauffeur de celle-ci a montré son téléphone cellulaire à Bajwa et lui a fait comprendre qu'il avait besoin du cordon pour faire un appel.Tout en continuant de rouler à une vitesse d'environ 110 à 120 km/h, selon les témoins, Bajwa a donné le cordon au passager Flemming et lui a dit de le tendre à l'autre chauffeur.« Je n'étais pas à l'aise avec ça, mais au lieu de créer une commotion, j'ai passé le cordon par la fenêtre pour qu'on en finisse au plus vite », a dit Flemming hier.Selon lui, l'autre fourgonnette a disparu peu après, et Bajwa allait vite pour tenter de la rattraper.Quinze ou 20 minutes plus tard, les quatre passagers ont entendu un gros « pop », provenant de la camionnette, comme un pneu qui éclate.Bajwa a perdu la maîtrise de la fourgonnette, qui a fait plusieurs tonneaux avant de s'immobiliser.Peggy Bain, qui était attachée, a réussi à se déprendre.La femme à côté d'elle semblait morte.Bain pleurait à chaudes larmes hier, en racontant qu'elle s'était appuyée sur la jambe de la femme pour se hisser jusqu'à une fenêtre.Sa fille, Natasha Bain, a raconté hier qu'elle n'avait pas pu s'attacher, car il n'y avait qu'une partie de la ceinture là où elle était placée.Elle s'est retrouvée coincée dans le fond de la fourgonnette, et quelqu'un l'a aidée à sortir.Alcess Georges était attachée et a subi des blessures mineures.Elle se rappelle que la fillette de neuf ans et la grand-mère de cette dernière, toutes deux assises à côté d'elle, n'étaient pas attachées.Elles ont péri.Flemming était attaché et n'a subi que des blessures mineures.Questionnés à ce sujet, les quatre témoins ont affirmé qu'à aucun moment le chauffeur ne leur avait dit de boucler leur ceinture.Le procès se poursuit aujourd'hui et le reste de la semaine en Cour supérieure de Brockville.Mais la suite de l'exercice n'aura lieu qu'en février et en mars prochains, ont laissé savoir les procureurs, hier.PHOTOTHÈQUE, La Presse © Allan Rock Un autre tour de vis aux compagnies de tabac Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Le gouvernement fédéral serre un peu plus la vis aux compagnies de tabac, avec l'entrée en vigueur, hier, de nouveaux règlements.Les manufacturiers devront désormais imprimer les proportions de substances toxiques présentes dans la fumée des cigarettes sur la plupart des paquets de cigarettes.Les quantités de benzène, de cyanide d'hydrogène et de formaldéhyde seront énumérées, tout comme les proportions de goudron, de nicotine et d'oxyde de carbone, que la plupart des compagnies inscrivaient déjà volontairement.Ces nouvelles exigences font partie du Règlement sur l'information relative aux produits du tabac introduit le 26 juin dernier.Les manufacturiers contrôlant au moins 1% du marché canadien ont un an pour s'y conformer.Les autres ont jusqu'au 31 janvier.Il s'agit là d'une autre mesure destinée à fournir aux Canadiens l'information la plus complète et récente au sujet des dangers de l'usage du tabac pour la santé, a déclaré le ministre de la Santé, Allan Rock, dans un communiqué.La loi exige aussi des compagnies de tabac qu'elles incluent de l'information relative à la santé à l'intérieur des paquets, et qu'elles affichent, à l'extérieur des paquets, des mises en garde sur les dangers pour la santé, incluant des images explicites de bouches et de poumons malades.Selon Santé Canada, des études indiquent que des mises en garde accompagnées d'illustrations seraient 60 fois plus efficaces que les avertissements sans illustration.Le ministère fédéral de la Santé espère que les nouvelles dispositions entraîneront une réduction de 1 % de la consommation du tabac d'ici la fin de l'année, et de 3,5 % en 2010.Pour les manufacturiers, outre le fait que ces mesures sont coûteuses, de tels changements donnent peu de résultats.Selon Michel Descoteaux, porte-parole d'Imperial Tobacco à Montréal, si l'on en croit les expériences passées, ces mesures ont peu d'impact sur le comportement des fumeurs.Jusqu'à présent, ces mesures ont coûté au moins 11,5 millions à Imperial seulement, a-t-il ajouté.Selon un porte-parole d'une autre compagnie, JTI Mac Donald, les règlements entraînent des « dépenses énormes ».Le gouvernement fédéral estime que plus de 4000 produits chimiques, dont 50 substances notoirement cancérigènes, sont libérés quand on fume une cigarette.photo RÉMI LEMÉE, La Presse © Le chauffeur d'Essor Travel, Baljit Singh Bajwa, est accusé de négligence criminelle pour avoir conduit un véhicule à une vitesse excessive et de manière dangereuse, ce qui a entraîné la mort de cinq de ses passagers et causé des blessures à quatre autres.PHOTOTHÈQUE, La Presse Le ministre des Transports, Guy Chevrette, a annoncé, hier, une cure de jouvence pour le réseau routier des Laurentides.15 millions pour les infrastructures dans les Laurentides JEAN-PAUL CHARBONNEAU MONT-TREMBLANT \u2014 Le ministre des Transports, de la Faune et des Parcs, Guy Chevrette, a annoncé, hier, à Mont-Tremblant des investissements de 15,5 millions de dollars, en très grande partie dans la municipalité régionale de comté (MRC) des Laurentides.Douze millions iront pour l'amélioration du réseau routier et 3,5 millions pour doter le parc du Mont-Tremblant d'infrastructures de la qualité de celles des parcs nationaux.Conscient qu'il est urgent d'améliorer la sécurité routière et l'accès aux installations touristiques dans le secteur de la ville de Mont- Tremblant, le ministre a indiqué lors d'une conférence de presse à l'ancien hôtel de ville de Saint-Jovite que plus de 10 millions y seront injectés.« C'est bien beau vouloir amener des gens, mais il faut être en mesure de les faire sortir en offrant des conditions optimales pour la circulation des pers marchandises.» D'importants travaux seront effectués à l'intersection de plus en plus dangereuse de la route 117 et de la montée Ryan avec l'ajout notamment de voies de service, tout comme sur le tronçon de la montée Kavanagh et de la rue Latreille.Un carrefour giratoire sera aménagé dans la montée Ryan et sur les chemins Principal et Duplessis.Pour décongestionner l'autoroute des Laurentides et améliorer du même coup la sécurité routière, le ministre Chevrette a souligné que d'importants travaux seront effectués sur la route 125 afin de permettre aux véhicules provenant de l'est, comme Joliette, Trois-Rivières ou Québec, d'emprunter cette voie pour se rendre dans la région de Mont-Tremblant au lieu de s'y rendre par l'autoroute 15.Dans un premier temps, une subvention de 350 000 $ a été accordée à la municipalité de Val-des-Lacs afin d'aider à l'amélioration de son réseau routier.Pour ce qui est du parc du Mont- Tremblant, la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ) commencera bientôt l'aménagement d'un pôle diurne au lac Monroe et la première phase d'un développement identique au lac des Sables par la réfection de la route 2.Il y aura également amélioration à l'entrée du parc par Saint- Côme, dans la région de Lanaudière, avec notamment l'érection d'un poste d'accueil. 3LP0403A0627 A4MERCREDI 3LP0403A0627 ZALLCALL 67 00:59:12 06/27/01 B Une victime d'agression sexuelle refuse de témoigner à nouveau Le deuxième procès de Gilles Dégarie s'en trouve menacé La Fédération des femmes en lice pour le Nobel La reprise en Cour du Québec du procès de Gilles Dégarie pour agression sexuelle est en péril : traumatisée par sa première expérience de la justice, la victime refuse de témoigner, même si elle risque d'être inculpée d'outrage au tribunal.Tremblant de tous ses membres et pleurant à chaudes larmes, la jeune femme de 30 ans a expliqué hier au juge François Doyon, qu'elle était morte de peur à la seule pensée de revivre le contreinterrogatoire de deux jours auquel elle avait été soumise lors du premier procès, l'automne dernier.Fait plutôt exceptionnel, et bien sûr davantage intimidant pour cette femme, l'accusé lui-même, Gilles Dégarie, l'avait alors longuement interrogée, à cause d'un quiproquo évident avec un avocat l'ayant obligé à se défendre seul.Pris au dépourvu par cette volteface de son principal témoin à charge, Me Jérôme Gagné, de la Couronne, a eu beau expliquer à la jeune femme que la situation ne serait pas la même puisque que Dégarie était maintenant représenté par un avocat, elle n'en démordait pas.Après lui avoir expliqué qu'elle s'exposait à un outrage au tribunal si elle maintenait son refus de témoigner, le juge Doyon, quoique sensible à ses arguments, a décrété une courte pause en l'invitant à bien réfléchir.Au retour, l'idée du témoin restait la même, c'est non.Dans un ultime recours, la Couronne a demandé au juge la permission de déposer en preuve l'entière déposition que la victime avait faite au premier procès.À défaut, Me Gagné a indiqué qu'il devra déclarer forfait, ce qui entraînerait la libération immédiate de Dégarie.L'avocat de la défense, Yves Gratton, de l'aide juridique, s'est opposé au dépôt du témoignage en alléguant que le contre-interrogatoire pratiqué par Dégarie était loin d'être adéquat, même s'il est apparu insoutenable pour la victime.Avant de se prononcer, le juge Doyon a manifesté l'intention de prendre connaissance des transcriptions du témoignage de la jeune femme.Il devrait annoncer sa décision définitive à la reprise des audiences ce matin.En principe, ce second procès de Dégarie doit durer trois jours.Déclaré coupable et condamné à 15 ans de réclusion lors de son procès original, Dégarie avait porté sa cause en appel en invoquant la partialité du juge Gilles Garneau, de la Cour du Québec.Une fois son jugement rendu, hors la présence de Dégarie, le juge avait lui-même invité le procureur de la Couronne de l'époque à consulter la jurisprudence en matières de « sentences sévères » imposées à des agresseurs sexuels.Blâmant sans détour le geste du juge de première instance, la Cour d'appel du Québec avait donné raison à Dégarie.D'où la réouverture d'un second procès, hier.Presse Canadienne QUÉBEC \u2014 Le club sélect des gagnants du prix Nobel pourrait accueillir bientôt ses premiers Québécois.Ou plutôt, ses premières Québécoises.La Fédération des femmes du Québec, initiatrice de la Marche mondiale des femmes, est en lice pour le prix Nobel de la paix 2001.La Fédération des femmes a recueilli toutes les signatures requises pour poser sa candidature au plus prestigieux prix du monde, qui sera décerné le 12 octobre à Oslo.« C'est un grand honneur, a commenté Diane Matte, coordinatrice de la Marche des femmes.Un honneur à la mesure de ce que nous avons accompli l'an dernier.» La Marche des femmes en l'an 2000 avait mobilisé des centaines de milliers de femmes (et d'hommes) dans 161 pays.Elle était chapeautée par la Fédération des femmes du Québec, avec à sa tête l'amazone de la justice sociale Françoise David.L'organisme québécois fait face à 131 autres prétendants au Nobel de la paix, dont le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, l'ancien président américain Jimmy Carter, l'ancien président finlandais Martti Ahtisaari, et la Croix- Rouge internationale.Le CHUM de nouveau dans le rouge ?ALEXANDRE S I R O I S LE CENTRE HOSPITALIER de l'Université de Montréal (CHUM) risque encore une fois cette année de tirer le diable par la queue : l'établissement pourrait se retrouver avec un manque à gagner oscillant entre 35 et 39 millions de dollars, à la suite de l'augmentation de ses dépenses.« Ça, c'est si le ministère ne changeait pas du tout les données sur lesquelles il base le budget qu'il nous accorde », a expliqué hier soir le président du comité des finances et de vérification, André Bisson, qui présentait la planification budgétaire pour l'année en cours aux membres du conseil d'administration.C'est que la direction du CHUM attend d'ici l'automne le rapport d'une firme externe indépendante chargée d'examiner la gestion des ressources financières de l'établissement.Québec devrait ajuster son financement à la suite de la publication de ce rapport, qui démontrera que le CHUM reçoit trop peu chaque année par rapport à ses besoins, soutiennent ses administrateurs.« De cette revue des opérations, va-t-il sortir que nous sommes sous-financés ?Nous pensons que oui.Qu'il y a des manques à gagner importants, chez nous, dans certains secteurs ?Notre prétention est celle-là », a indiqué à La Presse le président du conseil d'administration du CHUM, Claude Benjamin.« Nous espérons que la revue des activités va nous donner des arguments qui nous permettront d'augmenter notre budget », a renchéri M.Bisson, précisant que le CHUM doit débourser plus d'argent à cause de sa vocation d'enseignement et de son mandat « supranational », en vertu duquel il traite des patients en provenance de l'ensemble du Québec.Globalement, selon les prévisions du comité des finances et de vérification, les dépenses du CHUM pour l'année 2001-2002 se chiffreront à environ 490 millions de dollars.Une somme à laquelle pourrait s'ajouter un montant de 4 millions en guise de « marge de manoeuvre ».Le CHUM dépensera ainsi 20 millions de dollars de plus que l'an dernier, dont la moitié servira à éponger l'indexation des salaires de ses employés.La hausse des diverses fournitures médicales des frais liés à la main-d'oeuvre seront à la source du reste de l'augmentation des dépenses.M.Bisson a également déposé hier le rapport financier annuel du CHUM pour l'année financière 2000-2001 s'étant terminée le 31 mars.Le budget de fonctionnement de l'établissement s'est élevé à tout près de 470 millions de dollars, pour un déficit de l'ordre de 26,3 millions.Un manque à gagner qui a été plutôt bien accueilli, surtout que les prévisions ont longtemps laissé croire qu'il s'élèverait à 31 millions de dollars.« Je considère que c'est un résultat tout à fait convenable dans les circonstances », a dit M.Bisson.La pilule est d'autant plus facile à avaler que le ministère a déjà accepté de couvrir le CHUM pour ce déficit, a fait savoir M.Benjamin.Ce dernier a précisé que dès que le rapport de vérification externe serait publié et que les négociations avec le ministère seraient terminées, il comptait présenter publiquement le budget du CHUM « dans le moindre détail ».Un juge refuse d'obliger Santé Canada à fournir de la drogue à un malade Presse Canadienne OTTAWA \u2014 La Cour fédérale n'obligera pas le ministère de la Santé à fournir de la marijuana médicinale à un homme en phase terminale, mais elle autorise ce dernier à demander une rapide requête en révision.Dans sa décision, rendue hier, le juge Max Teitelbaum a refusé de forcer Santé Canada à accorder à Donald Appleby, de Vanier, en Ontario, une exemption temporaire en vertu de l'article 56 de la Loi sur les drogues.Cet article autorise le ministre fédéral de la Santé à exempter les Canadiens de l'accusation de cultiver ou de posséder de la marijuana, lorsque celle-ci est employée à des fins médicales ou de recherche.Le juge a cependant ordonné que la requête de M.Appleby soit considérée comme une première étape dans une requête en révision judiciaire de la décision initiale de Santé Canada.M.Appleby devra soumettre des preuves suffisantes du caractère urgent de sa demande \u2014 notamment un avis médical \u2014 et de la nécessité médicale de la marijuana comme traitement pour son état.C'est un autre tribunal fédéral qui traitera la requête en révision.M.Appleby a jusqu'au 30 juin pour déposer sa preuve.EN BREF Les jurés autorisés à écouter les témoignages des familles des victimes PHILADELPHIE, États-Unis \u2014 La Cour suprême de Philadelphie a approuvé lundi une loi permettant aux jurés d'écouter les témoignages portant sur l'impact du crime sur les familles des victimes dans les affaires où l'accusé encourt la peine de mort.Une cour inférieure avait déclaré cette loi inconstitutionnelle parce qu'elle ne donnait pas aux jurés des directions suffisantes quant au poids de tels témoignages sur leur décision finale.Dans sa décision rendue lundi, la cour de Philadelphie a reconnu que les jurés pouvaient être influencés par des témoignages émouvants des membres des familles des victimes, et a également fourni des directives afin d'aider les juges à guider les jurés dans de tels cas.La cour de Philadelphie a déclaré dans sa décision qu'elle a « toujours considéré que les juges (sont) très capables de surveiller la présentation des preuves afin de s'assurer que tout matériel (ou propos) ouvertement passionné, intentionnellement biaisé, et incendiaire soit mis de côté.» \u2014AP 3LP0501A0627 a5 actualités mercredi 3LP0501A0627 ZALLCALL 67 00:57:26 06/27/01 B Pas question de renoncer au défilé de nuit de la Saint-Jean CLAUDE-V.MARSOLAIS Ce n'est pas parce que la pluie est tombée sans relâche samedi, forçant l'annulation du défilé de nuit de la Saint-Jean, que les organisateurs de la Fête nationale sont prêts à revenir à l'ancienne formule du défilé traditionnel de jour rue Sherbrooke.« Le défilé de nuit a beaucoup plus de charme que le défilé de jour.Avec le jeu des lumières, c'est féerique et cela contribue à mettre en évidence le concept de spectacles », souligne Louise Paquet, présidente du Mouvement national des Québécois, en signalant qu'il pleut en moyenne tous les dix ans le jour de la Saint-Jean.Le producteur du défilé de cette année, André L'Heureux, dont le thème était axé sur les fêtes et les festivals du Québec, a expliqué que s'il n'y avait pas eu de pluie la veille, le 22 juin, le défilé aurait pu se tenir quant même sous un ciel peu clément.« Deux jours de pluie consécutifs ont mis à mal les équipements électrique et acoustique.Même si ceux-ci étaient protégés par des bâches, la forte humidité faisait craindre des dangers d'électrocution.C'est pourquoi nous avons dû annuler l'événement.» Consolation cependant, les décors et les costumes des 1000 figurants ont été entreposés et pourront servir l'année prochaine, ce qui fera économiser beaucoup d'argent.Rappelons que le budget du défilé était de 600 000 $.« La thématique du défilé va être reconduite l'an prochain tout en ajoutant d'autres éléments », confirme Robin Philpot, directeur de l'information à la Société Saint-Jean- Baptiste.Faut-il revenir à des défilés de jour comme avant 1999 ?Mario Bouchard, qui a été le concepteur des défilés de jour de la rue Sherbrooke en 1995 et 1996, ne se prononce pas pour une option ou l'autre.« En plein jour, les éléments qui forment le défilé doivent davantage être unifiés tandis que la nuit, avec le jeu des lumières, il est possible de les isoler.Le jour a aussi ses désavantages.J'ai connu le défilé le plus chaud à se tenir dans les annales, celui de 1995, quand il faisait 42 Celsius.C'était si étouffant que de nombreux figurants s'évanouissaient », raconte-t-il.Robin Philpot signale que la SSJB-M ne veut pas revenir en arrière et que malgré les conditions météorologiques difficiles de cette année, elle entend maintenir le défilé de nuit de la rue Notre-Dame.Questionné à savoir pourquoi les organisateurs n'ont pas prévu de plan B, André L'Heureux répond qu'il en aurait coûté 900 000 $ pour planifier le report du défilé d'une journée, notamment la location des équipements pour le son et l'éclairage.Et encore aurait-il fallu faire des arrangements deux mois à l'avance.« Nous avons tenté de trouver avec la Ville de Montréal une solution de remplacement, telle une activité d'animation avec feux d'artifice à l'île Sainte-Hélène lundi soir, mais il était impossible de fermer le pont Jacques- Cartier en raison du retour en ville des résidants.Tout a joué contre nous », déplore-t-il.Les Montréalais auront donc connu la Saint-Jean la plus triste depuis une dizaine d'années.Photothèque La Presse © Spectateurs au cours du défilé de nuit de la Saint-Jean, en 1999.Plusieurs groupes s'opposent à un projet de piquerie assistée REYNALDO MARQUEZ LE MILIEU de la santé et les organismes communautaires s'opposent au projet d'une piquerie assistée sur le Plateau Mont-Royal, tel que proposé hier par le travailleur de milieu Normand Senez.Même s'ils reconnaissent que ce projet permettrait de réduire les risques de transmissions des maladies infectieuses chez les utilisateurs de drogues injectables (UDI), ils estiment que l'approche de M.Senez est illégale.De plus, elle ne tient pas compte de l'opinion du milieu communautaire pour lequel il est impératif de travailler de concert avec les autorités médicale, politique et judiciaire.Marianne Tonnelier, directrice d'un organisme communautaire qui intervient auprès des personnes qui font usage de drogues injectables pour prévenir la transmission du VIH, Cactus-Montréal, se dit favorable à l'idée des piqueries assistées.Mais selon elle, le projet doit être analysé par l'ensemble des groupes communautaires avant d'être entériné avec l'accord des gouvernements municipal, provincial et fédéral.« Les piqueries assistées sont des mesures valables pour prévenir la transmission de maladies infectieuses et les surdoses liées à l'utilisation des drogues injectables, dit-elle.Mais il y a lieu d'en implanter grâce à une approche concertée et dans un cadre légal, contrairement à ce que prône M.Senez.» Pour la députée libérale de la circonscription de Mercier, qui comprend le Plateau Mont-Royal, Nathalie Rochefort, il est nécessaire d'aider les jeunes toxicomanes, mais pas au prix de verser dans l'illégalité.« Il y a un manque de ressources financières pour recruter des travailleurs de rue, pour faire de la prévention et donner de l'information au sujet des drogues injectées », dit-elle.Elle estime aussi qu'il faut établir un plan d'action en concertation avec les groupes communautaires, ce qu'elle s'engage à réaliser si le Parti libéral est élu, ajoute-t-elle.« Les groupes communautaires dorment au gaz, rétorque Normand Senez.Plusieurs personnes vont continuer à mourir d'une surdose dans le fond d'une ruelle avant même que les politiciens, le milieu de la santé et les groupes communautaires terminent leurs consultations.Ce que je propose est une solution immédiate à un problème immédiat.» Personnage controversé, Normand Senez s'est mis à dos les groupes communautaires en se proclamant travailleur de milieu il y a quelques années.Déjà en 1999, il parlait d'implanter une piquerie assistée qui n'a jamais vu le jour.Cette fois, il promet d'en ouvrir une dans les prochaines semaines dans un endroit tenu secret sur le Plateau Mont- Royal.Le docteur John Carlsey, responsable de l'unité des maladies infectieuses à la Direction de la santé publique, dénonce également l'initiative de M.Senez, qui s'inspire du modèle Suisse.Selon le Dr Carlsey, le cas de la Suisse, où des piqueries existent depuis au moins 10 ans, diffère largement de celui du Québec.« En Suisse, il y a un grand consensus social quant à la présence de lieux d'injections sécuritaires.Ce qui n'est pas le cas au Québec.C'est pourquoi il faut explorer d'autres avenues que celle proposée par M.Senez », dit-il.Au nombre des recommandations faites par le Dr Carlsey, il y a un meilleur accès à des programmes de maintien à la méthadone et à des traitements de désintoxication.À Montréal, 10 % des héroïnomanes ont accès à de tels programmes et nombre de toxicomanes sont inscrits sur de longues listes d'attentes en prévision d'un traitement.Il y a plus de 15 000 UDI dans la métropole seulement.D'où la volonté d'agir de M.Senez, qui est prêt à enfreindre la loi pour leur venir en aide.Au Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM), on s'en tient à faire respecter la loi, selon André Durocher, porte-parole : « Le Code criminel canadien est clair en ce sens.Toute personne en possession d'une substance illicite est passible d'une peine d'emprisonnement.» Photothèque La Presse © Le promoteur de l'ouverture d'une piquerie assistée dans le Plateau Mont-Royal, Normand Senez.QUÉBEC PLACE STE-FOY GALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC MONTRÉAL 977 RUE STE-CATHERINE O.SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE Le prix régulier signifie le prix auquel cet article est habituellement vendu chez Simons et n'est pas une indication du prix auquel est vendue la majorité des articles en question.LA CAMI MICROFIBRE BORDURE FILET Association très féminine des textures, la douce microfibre stretch avec le filet transparent.Bretelles doubles ajustables.Noir, blanc, naturel.10.Rég.20.00 2959581A QUÉBEC PLACE STE-FOY GALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC MONTRÉAL 977 RUE STE-CATHERINE O.SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE Le prix régulier signifie le prix auquel cet article est habituellement vendu chez Simons et n'est pas une indication du prix auquel est vendue la majorité des articles en question.LE BALCONNET TEXTURE STRIÉE À COORDONNER Un bikini à coordonner selon votre grandeur de balconnet A ou B régulier et C ou D profond, avec une culotte haute ou bikini.Olive ou noir.Paréo batik 19.99 19.Chaque pièce rég.38.00 2959577A Fenêtres autonettoyantes Associated Press TOLEDO, Ohio \u2014 Laver les carreaux, c'est bien connu, ça agace tout le monde.Mais voici que la société américaine Pilkington promet de mettre fin à ce calvaire domestique en lançant sur le marché d'ici la fin de l'année des fenêtres autonettoyantes.Grâce à un procédé révolutionnaire, les rayons UV du soleil empêcheront la saleté de s'incruster et la pluie lavera le tout ensuite.Ces carreaux spéciaux coûteront environ 20 % plus cher que les carreaux classiques, mais ce surcoût sera largement compensé par l'économie de temps et de produits ménagers, s'est félicité hier Rick Karcher, président de Pilkington Building Products North America.Si ces fenêtres ne comporteront aucune trace, elles n'auront jamais la transparence du cristal, puisqu'elles seront constamment en phase d'autonettoyage, a averti Christopher Barry, le directeur des services techniques de cette société basée à Toledo.Avant que ces carreaux recouverts d'une fine pellicule d'oxyde de titane ne fonctionnent, il faudra les exposer aux UV pendant plusieurs jours.Le soleil aura alors généré assez de rayons pour que le procédé fonctionne la nuit ou un jour nuageux.Quant au rincage, en cas d'absence de pluie, il faudra simplement un tuyau d'arrosage.Une autre société basée à Pittsburgh, PPG Industries, compte aussi lancer un produit similaire prochainement. 3LP0601A0627 a6 actualités mercredi 3LP0601A0627 ZALLCALL 67 00:57:53 06/27/01 B La fonction publique ouvre ses portes aux jeunes et aux minorités Le ministre Sylvain Simard reconnaît un problème d'image AMIANTE Le député Yvon Vallières presse Jean Chrétien d'intervenir auprès du Chili Presse Canadienne SHERBROOKE \u2014 Parce que le Chili s'apprête à bannir l'amiante de son territoire, le premier ministre Jean Chrétien doit intervenir auprès de son vis-à-vis chilien et tenter de renverser cette décision.C'est ce que demande le député de Richmond, Yvon Vallières, dans une lettre qu'il vient de faire parvenir au premier ministre canadien.Dans sa lettre datée du 20 juin, M.Vallières souligne que la menace est bien réelle puisque le Chili a adopté en janvier 2001 un décret bannissant l'importation et l'usage de tous les produits à base d'amiante incluant le chrysotile.Ce décret prendra effet en juillet.M.Vallières explique que le Chili a déjà commencé, il y a au moins deux ans, à écarter l'amiante.Pour la seule mine Jeffrey, à Asbestos, entre 5000 à 6000 tonnes d'amiante prenaient le chemin du Chili jusqu'en 1998 alors que les commandes ont commencé à diminuer, en marge de la campagne mondiale de bannissement de l'amiante.Aujourd'hui, la mine Jeffrey n'exporte plus qu'une vingtaine de tonnes de ce produit vers le Chili.Le Chili serait le premier pays en Amérique à bannir l'amiante.« Il faut que le premier ministre Chrétien intervienne comme il l'a fait avec le premier ministre français, Lionel Jospin.Mais contrairement à ce qu'il a fait avec Jospin, puisque le bannissement était déjà en vigueur, M.Chrétien a l'occasion d'intervenir auprès du président chilien, Ricardo Lagos, avant que le bannissement soit effectif.» Dans la lettre, M.Vallières écrit que « l'industrie du chrysotile, concentrée principalement dans les régions d'Asbestos et de Thetford Mines, ne peut plus souffrir aucune attaque de cette nature.La démonstration de l'utilisation sécuritaire de l'amiante chrysotile ayant été largement démontrée et reconnue, il n'existe donc aucune raison valable pour que nous tolérions toute forme de dénigrement de ce produit, peu importe la provenance de ses détracteurs.» Il rappelle également ce qui a été fait à l'Assemblée nationale pour la défense et la promotion de l'utilisation sécuritaire de l'amiante.Il cite la motion qu'il a présentée et qui a été adoptée à l'unanimité, visant à faire reconnaître ce principe de l'utilisation sécuritaire et à faire adopter une politique d'utilisation de l'amiante applicable à l'ensemble des ministères et organismes québécois.Un comité interministériel a été formé en vue de l'élaboration de cette politique au Québec.MICHEL HÉBERT Presse Canadienne QUÉBEC \u2014 La fonction publique du Québec a besoin de sang neuf.Le gouvernement profitera du départ à la retraite de milliers de fonctionnaires pour embaucher massivement des jeunes au cours des prochaines années.En sus des 6500 postes réguliers et occasionnels annoncés au printemps, 200 emplois et 1200 stages leur seront offerts bientôt dans une première phase du renouvellement des effectifs de l'État.« Dans le contexte du vieillissement de notre main-d'oeuvre, il est capital que notre administration publique assure un réel renouvellement de ses ressources », a déclaré le président du Conseil du Trésor, Sylvain Simard, en annonçant de nouvelles mesures d'embauche, à Québec, mardi.La future fonction publique, a-til ajouté, devra « refléter la composition réelle de la société québécoise ».Bon nombre de jeunes issus des minorités seront donc recrutés afin d'assurer la « mixité des âges et des origines ».Les possibilités d'embauche seront nombreuses.D'ici 2005, 16 % des 55 000 fonctionnaires de l'effectif régulier actuel auront quitté leur poste.Il est prévu que 21 000 fonctionnaires prendront leur retraite d'ici dix ans, soit 42 % du total actuel.Un « comité de travail sur l'intégration des jeunes » soumettra au gouvernement d'ici quatre mois un bilan précis des besoins et suggérera des modalités, des objectifs et un échéancier d'implantation pour les mesures destinées à attirer les jeunes.La fonction publique souffre d'un « problème d'image », admet M.Simard.Le processus décisionnel est lent et y développer un plan de carrière l'est encore plus.Il faudra donc aplanir ces irritants pour « attirer les meilleurs », en particulier chez le personnel d'encadrement et les professionnels.L'embauche débutera cette année.D'abord, 200 nouveaux employés seront jumelés à des fonctionnaires en poste dans le cadre d'un projet-pilote qui sera ensuite généralisé à la fonction publique.Un programme dit « d'accueil » permettra également à 1500 nouveaux employés de se familiariser avec les grandes missions de l'Etat.Enfin, on portera à 1200 le nombre de stagiaires cette année.Une somme de 6,4 millions $ a été allouée à ces mesures.Au Parti libéral, on croit que le gouvernement devrait profiter de l'attrition naturelle des effectifs gouvernementaux pour réduire ses dépenses, ou tout au moins réévaluer ses besoins.Le ministre Simard n'exclut pas un tel exercice, comme cela fut fait lors de la lutte au déficit.Si l'objectif visé présentement est de « maintenir le nombre », M.Simard admet qu'il va « falloir se poser la question des perspectives d'avenir quant au nombre idéal de fonctionnaires de l'administration publique ».Il faudra un débat de société pour y répondre, suggère le ministre.Les rayons UVAet UVB seraient utiles à certains organismes aquatiques PHOTO PC Sylvain Simard Presse Canadienne LOUISEVILLE \u2014 Dangereux, les rayons ultraviolets ?Bien des spécialistes croient que oui.Mais une équipe de chercheurs de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) est en train de démontrer que les rayons UVA et UVB sont loin d'être toujours néfastes pour l'environnement et pourraient même, au contraire, jouer un rôle positif et essentiel dans l'abondance de nourriture disponible pour divers organismes aquatiques.Cette étude est en cours depuis un an sous la direction du professeur Jean-Jacques Frenette, du département de chimie-biologie, en collaboration avec divers organismes dont le National Water Research Institute et Environnement Canada.Les chercheurs ont en effet constaté que la portion sud du lac Saint-Pierre présente un potentiel nutritif plus grand pour les organismes aquatiques que la portion nord.La pêche y est meilleure, ce qui laisse croire que la nourriture y est plus abondante pour les poissons.Ce phénomène n'a pas encore été expliqué mais l'hypothèse veut que les diverses longueurs d'ondes de la lumière solaire, et plus particulièrement les rayons UV, soient à l'origine du phénomène.La quantité et la qualité de lumière qui entre dans l'eau est conditionnée par une foule de facteurs, dont la pollution et les matières en suspension.Or, à cause de ses affluents, le lac Saint-Pierre présente trois grands courants, celui du centre étant la voie navigable du Saint-Laurent.Ces courants possèdent des caractéristiques physicochimiques différentes qui influencent le taux de pénétration de la lumière dans l'eau.Une pellicule d'algues microscopiques se fixe en été sur les substrats au fond du lac Saint- Pierre.C'est le périphyton, la nourriture de plusieurs organismes brouteurs.Le périphyton fera à lui seul l'objet d'une expérience toute particulière, cet été, dans le cadre de la vaste étude entreprise par l'UQTR.Kim Huggins, une étudiante du professeur Frenette, en fera son mémoire de maîtrise.Depuis quelques jours, elle s'est installée à la pourvoirie Domaine du lac Saint- Pierre, à Louiseville, avec quelques camarades au baccalauréat en biologie, afin de monter des panneaux faits de porcelaine non glaisée qui seront placés pendant six semaines à des endroits stratégiques des portions nord et sud du lac Saint- Pierre.Cette porcelaine servira de substrat artificiel où le périphyton viendra se fixer au cours des prochaines semaines.Chaque panneau est divisé en plusieurs sections qui seront recouvertes de pellicules servant à filtrer diverses longueurs d'onde de la lumière.Il s'agit de prototypes uniques conçus en fonction de cette expérience toute particulière.Mme Huggins espère donc observer, par des échantillonnages aux trois semaines, le développement du périphyton et l'influence de la lumière, surtout celle des UVA et des UVB, sur la croissance de cette algue nourricière.Une foule de données viendront enrichir son expérience.L'UQTR entend notamment obtenir les statistiques cumulées par la NASA sur le rayonnement solaire des dernières années afin d'étudier son influence possible sur la situation.Les résultats des expériences de l'UQTR seront soumis à des périodiques scientifiques mondiaux et feront l'objet de conférences.Des engagements reçus avec réserve MICHEL HÉBERT Presse Canadienne QUÉBEC \u2014 Les associations étudiantes ont réagi avec réserve aux engagements du gouvernement de renouveler la fonction publique.Quant à l'opposition libérale, elle soutient que ces engagements ne sont que du vent puisqu'ils passent sous silence le sort des 5000 employés occasionnels qui seront bientôt mis à pied à cause des exigences de la convention collective des employés de l'État.Pour le président de Force Jeunesse, Martin Koskinen, les mesures annoncées hier par le président du Conseil du Trésor, Sylvain Simard, sont de bon augure mais, dit-il, « nous allons juger le gouvernement à ses actions pas à ses intentions ».Martin Simard, le président de la Fédération étudiante collégiale applaudit aussi à ces mesures, mais il craint que le gouvernement ne profite de cet exercice pour « remplacer des emplois permanents par des emplois plus précaires et moins avantageux ».La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) nourrit les mêmes craintes.On apprécie les intentions du gouvernement, mais on promet de le « surveiller de près ».« Les emplois permanents devront être remplacés par des emplois permanents », a fait savoir la présidente de la FEUQ, Andrée Mayer-Périard.Les députés libéraux de Robert- Baldwin et d'Anjou, Pierre Marsan et Sébastien Lamoureux, affirment que le gouvernement est incohérent.Quelque 5000 occasionnels, en grande partie des jeunes, seront mis à pied parce qu'ils ont accumulé moins d'un an de service, et ce « même s'ils ont été formés et que les évaluations de leurs supérieurs démontrent qu'ils répondent aux exigences des emplois qu'ils occupent ».Ils auraient dû bénéficier d'un concours réservé, estiment les libéraux.Or donc, malgré les « beaux discours » du ministre Simard, les postes qui seront créés cette année « seront assombris par les 5000 occasionnels sacrifiés et les 2252 stages en moins en raison des coupures dans les budgets du Placement étudiant », a déploré le député Marsan.« Les employés de moins de 35 ans représentent seulement 6,9 % des effectifs réguliers et l'an dernier, c'était 7,6 %.Pourtant, en 1993, les jeunes de moins de 35 ans représentaient plus de 18 %.Le gouvernement doit cesser ses actions incohérentes et réaliser l'importance d'une jeunesse dynamique au sein de la fonction publique », a soutenu pour sa part le député Lamoureux.Acériculteurs et pomiculteurs recevront un million de Québec MICHEL HÉBERT Presse Canadienne QUÉBEC \u2014 Une somme d'un million de dollars sera versée aux acériculteurs et aux pomiculteurs du Québec dont les érablières et les vergers ont été endommagés par les tempêtes de juillet et de septembre 1999.Le ministre de l'Agriculture, Maxime Arseneau, s'est entendu avec l'Union des producteurs agricoles (UPA) pour mettre en place cette mesure d'aide spéciale.Ce soutien viendra compenser les acériculteurs et les pomiculteurs pour les pertes subies à la suite des vents violents et leur permettra de recouvrer une partie des frais encourus pour restaurer leurs érablières et leurs vergers.Pour le secteur acéricole, une aide de base viendra compenser l'ensemble des entailles perdues lors des tempêtes, alors qu'une aide additionnelle sera accordée aux producteurs dont l'entreprise a été déstabilisée financièrement.En ce qui concerne le secteur pomicole, l'intervention sera uniforme pour l'ensemble des pommiers perdus.Quelque 750 producteurs ont fait parvenir un formulaire de réclamation au ministère.Une analyse plus poussée des dossiers sera effectuée avant de déterminer lesquels seront admissibles au programme d'aide.Les entreprises devront être enregistrées, conformément au « Règlement sur l'enregistrement des exploitations agricoles », avoir déclaré les revenus provenant de l'exploitation des érablières et des vergers et avoir été en production durant les années 1999 à 2001.Un comité Québec-UPA sera mis en place pour analyser les cas litigieux et faire des recommandations.À l'été et à l'automne 1999, deux tempêtes de vent avaient touché des exploitations agricoles en Estrie, dans les Laurentides, le Centre-du-Québec, la Montérégie et en Chaudière-Appalaches.PHOTOTHÈQUE La Presse © Deux tempêtes de vent ont touché en 1999 des vergers de plusieurs régions du Québec. 3LP0701A0627 A7 mercredi 3LP0701A0627 ZALLCALL 67 00:57:33 06/27/01 B Ressam donnera un rare aperçu du monde du terrorisme Presse Canadienne NEW YORK \u2014 Le terroriste Ahmed Ressam devrait donner un rare aperçu du monde mystérieux du terrorisme international tout en mettant en lumière le laxisme du système canadien de contrôle des passeports lorsqu'il témoignera dans le cadre du procès d'un présumé complice, Mokhtar Haouari, à New York.La sélection du jury en vue ce procès a débuté hier.Âgé de 32 ans, Haouari est accusé d'avoir comploté avec Ressam, à Montréal, afin de perpétrer une série d'attentats à la bombe aux États-Unis dans le cadre d'une djihad \u2014 guerre sainte musulmane \u2014 menée contre ce pays.En avril, Ressam, qui, selon la justice américaine, a été formé et financé par l'ennemi mondial numéro un, Ossama ben Laden, a été reconnu coupable de complot en vue de commettre des actes terroristes.Passible d'une peine de 130 années de prison, il espère que son témoignage lui vaudra une sentence moins sévère.Ressam a été arrêté tandis qu'il tentait de franchir la frontière entre la Colombie-Britannique et l'État de Washington, en décembre 1999, au volant d'une voiture de location chargée de matériel servant à la fabrication de bombes.Son arrestation avait provoqué un resserrement des mesures de sécurité à travers les États-Unis, en particulier à Seattle, où le maire avait annulé les célébrations de la veille du Nouvel An.On a par la suite laissé entendre que la cible de Ressam était l'aéroport international de Los Angeles.Hier, dans le box des accusés de la Cour fédérale de Manhattan, Haouari, profitant des services d'un interprète, a assisté sans broncher à la procédure de sélection du jury.Plusieurs éventuels jurés ont demandé à se faire excuser ou ont été tout simplement écartés par le juge John Keenan.D'autres, notamment une femme prétextant avoir un emploi du temps chargé en juillet, ont vu leur requête refusée.« Je préférerais également faire de nombreuses autres choses », a lancé le juge à cette femme, avant de lui demander de reprendre place à son siège.Ressam et Haouari sont des ressortissants algériens arrivés au Canada au début des années 90.Tous deux sont facilement parvenus à échapper aux responsables de l'Immigration canadienne, après que ces derniers leur eurent refusé le statut de réfugié.Sous le coup d'un arrêt d'expulsion, Ressam a facilement obtenu un nouveau passeport, au moyen d'un faux certificat de naissance et d'une carte d'étudiant grossièrement trafiquée.Il n'a même pas eu à se déplacer pour prendre possession du document le présentant sous un nom d'emprunt, un complice involontaire l'ayant fait à sa place.La justice américaine a affirmé que Ressam s'était servi de son nouveau passeport pour quitter le Canada afin de s'entraîner dans un camp terroriste en Afghanistan, avant de rentrer à Montréal, en 1998.Ce camp, à l'instar de plusieurs autres, aurait été financé par ben Laden.Les autorités américaines prétendent par ailleurs que Haouari \u2014 qui affirme quant à lui n'avoir rien à se reprocher \u2014 a fourni soutien logistique et matériel à Ressam.Selon la Gendarmerie royale du Canada, les deux hommes faisaient partie d'une cellule terroriste du Groupe islamique armé ayant commis des cambriolages en France afin de financer la révolution islamique en Algérie.Une thérapie pour joueurs compulsifs QUÉBEC \u2014 Après le petit « gratteux avec ça ?» de Loto-Québec, voici la petite « thérapie avec ça ?» de la ministre Agnès Maltais.Tout joueur compulsif sera désormais en mesure d'obtenir du secours rapidement n'importe où au Québec, à l'exception du Grand Nord, promet la ministre déléguée à la Santé et aux Services sociaux.« Nous voulons éviter que le joueur pathologique ait à magasiner » pour obtenir de l'aide, de dire Mme Maltais.Les régies régionales de la santé et des services sociaux de Québec et de Chaudière-Appalaches sont au coeur de cette manière de programme « S.O.S.gambling ».Le jumelage de leur expertise et de leur réseau de services en fait un territoire pilote pour l'aide aux joueurs compulsifs, ont expliqué les porte-parole, hier, lors d'une conférence de presse tenue à la maison Au Seuil de l'Harmonie, de Beauport.La ministre Maltais était particulièrement fière d'applaudir cet effort d'intégration régionale de services, auquel son gouvernement consacre 805 000 $ immédiatement.D'ici un mois, un seul comptoir donnera accès en continuité à des services d'interventions de crise, à de l'assistance budgétaire et à des thérapies internes ou externes.Outre les CLSC de tout le territoire, ce nouveau réseau d'aide aux joueurs compulsifs comprend les centres de réadaptation Ubald-Villeneuve et Alto, de même que les organismes de thérapie Centre Casa, Au Seuil de l'Harmonie, Maison Claude-Bilodeau, Ressources Genesis de Charlevoix et Centre d'aide aux joueurs compulsifs.Il existe déjà deux façons d'avoir de l'aide immédiate, autant pour Québec-Chaudière-Appalaches que pour l'ensemble de la province : composer le 1-800-461-0140 ou appeler le CLSC le plus proche.L'argent nécessaire à ces services provient des 6 millions annoncés en février pour combattre le jeu pathologique.« Seulement six mois plus tard, nous voilà déjà en mesure de présenter les services disponibles, », s'est félicitée la ministre Maltais.Pour l'an 2002-2003, ce montant de 6 millions sera doublé.Et il n'y a pas que les structures, a-t-elle insisté.Beaucoup de gens sont en formation thérapeutique partout dans la province, selon la méthode de traitement du jeu mise au point par le psychologue de l'Université Laval Robert Ladouceur.« Il faut bien commencer quelque part, a confié le président de l'Association provinciale des centres de désintoxication, Pierre Bernier.Et dans ce sens, c'est plutôt bien parti.Il s'agira de pouvoir s'ajuster à la nouvelle demande que générera la promotion des services offerts.» M.Bernier dit en même temps avoir très hâte à la deuxième étape qui devrait normalement suivre celle de la guérison, en l'occurrence celle de la prévention.L'ozone pollue Paris Agence France-Presse PARIS \u2014 Le réseau de surveillance de la qualité de l'air Airparif a déclenché hier le premier niveau d'alerte à la pollution à l'ozone sur Paris et sa banlieue sud-ouest et nord-est.Le seuil de 180 microgrammes par mètre cube a été dépassé en l'espace d'une heure dans ces zones.Ces pics de pollution étaient attendus, du fait du fort ensoleillement, de la température caniculaire (32 degrés) et de l'absence de vent.Le réseau de surveillance avait prévu une qualité de l'air très médiocre à Paris hier (niveau 7 sur une échelle de 10).Airparif prévoit toutefois une nette amélioration de la qualité de l'air aujourd'hui (niveau 5, moyen), alors que la température doit baisser de 10 degrés environ, et que la pluie et le vent doivent disperser la pollution. 3LP0801A0627 a8 mer 3LP0801A0627 ZALLCALL 67 00:57:45 06/27/01 B SIDA SANG CONTAMINÉ L'ONU accouche d'une souris L'offre de règlement de la Croix-Rouge acceptée Agence France-Presse NEW YORK (Nations unies) \u2014 Les quelque 160 pays participant à la session extraordinaire de l'assemblée générale de l'ONU sur le sida à New York sont parvenus à un accord sur le texte d'une déclaration finale « de compromis », a-t-on appris hier auprès d'un responsable de l'ONU.« Ils se sont mis d'accord sur un texte de compromis », a indiqué ce responsable sous couvert d'anonymat.Ce document final, qui devrait être adopté aujourd'hui à l'issue des débats, ne fait plus référence aux termes et aspects les plus controversés de la déclaration qui en bloquaient jusqu'ici l'adoption : « droits de l'homme », « groupes vulnérables » (homosexuels, prostituées, drogués, immigrants), « droits des femmes » et « obstacles culturels ».Les vifs débats qui se sont déroulés en coulisses sur ce texte illustrent les tabous qui entourent toujours la sexualité et le sida, reflétés dans la véritable « guerre culturelle » entre pays occidentaux et une coalition de pays catholiques et musulmans, opposés à toute mention dans le document des homosexuels, drogués et prostitués, selon des diplomates.L'organisation Médecins du monde s'est indignée de ce texte qui « se voulant consensuel, (.) manque de conviction et d'engagements forts ».« Le projet de déclaration affiche un discours d'exclusion et de stigmatisation des toxicomanes, des homosexuels et des prostituées.Ces personnes sont particulièrement vulnérables vis-à-vis du virus du sida et doivent être reconnues comme telles », écrit l'organisation dans un communiqué.Médecins du monde déplore par ailleurs que le texte « évite de promouvoir franchement la réduction des risques liés à la drogue » et qu'il ne « mette pas assez l'accent sur le lien entre la prévention et les traitements ».Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Un juge ontarien a approuvé le règlement au montant de 79 millions $ intervenu entre la Croix-Rouge et les personnes infectées par l'hépatite C à la suite de transfusions sanguines.Le juge Warren Winkler, qui avait rejeté en février une première offre de la Croix- Rouge, s'est dit satisfait par la nouvelle proposition faite par celle-ci aux laissés-pourcompte du règlement fédéral-provincial annoncé en 1998.« Je trouve que cette entente est juste, raisonnable et dans le meilleur intérêt du groupe dans son ensemble », a-t-il déclaré dans sa décision, dont la Presse Canadienne a obtenu copie hier.Cette approbation constitue un important pas en avant pour la Croix-Rouge, qui tente de se dégager de la responsabilité du scandale du sang contaminé ayant éclaté durant les années 80, et de se soustraire de la protection de la loi sur les faillites.Les victimes qui accepteront l'offre formulée par le Croix-Rouge devront renoncer à toute nouvelle action judiciaire contre l'organisation et ses codéfendeurs, incluant un certain nombre de compagnies d'assurances et de sociétés pharmaceutiques, des hôpitaux ainsi que des médecins.L'entente demeure à être approuvée par des tribunaux au Québec et en Colombie- Britannique, où de similaires poursuites en recours collectif ont été intentées.Il semble cependant probable qu'ils suivent l'exemple donné par le juge Winkler.Si jamais les deux autres provinces donnaient le feu vert à l'accord, des paiements seraient effectués à l'intention de 5000 à 7000 victimes dans l'ensemble du pays.Ces personnes ont toutes été exclues par l'offre d'indemnité de 1,5 milliard annoncée il y a trois ans.« Je suis soulagé que ce processus aille de l'avant afin que nous puissions venir en aide aux personnes qui, pour la plupart, ont été privées de soutien », a déclaré hier en entrevue Mike Mc Carthy, de la Société canadienne de l'hémophilie.M.Mc Carthy a ajouté que les victimes recevraient chacune une somme de 5000 $, celui- ci étant susceptible d'atteindre 7000 $, voire 8000 $, au cours d'une période de 10 ans, tout dépendant du nombre de celles qui se manifesteront et auront droit à l'indemnité.« Ce n'est pas beaucoup d'argent, a-t-il fait remarquer, mais c'est toujours mieux que rien.» Il n'y a rien à gagner à pousser la Croix- Rouge à la faillite, a enfin estimé M.Mc Carthy.La Croix-Rouge limite son offre aux personnes ayant été infectées par l'hépatite C avant 1986 et après le 1er juillet 1990.Pour sa part, le gouvernement fédéral a accepté sa responsabilité dans le cas de celles ayant contracté la maladie entre ces deux dates.Photo AP Le secrétaire d'État américain Colin Powell en conférence à l'ouverture de la session extraordinaire de l'assemblée générale de l'ONU sur le sida à New York, lundi.NP0650401 Copyright 2001.Sears Canada Inc.Gros appareils ménagers de Sears: record de ventes au Canada D'après des sondages indépendants dans tout le pays, en vigueur au moment de la préparation de la publicité Il y a des magasins Sears près de chez vous Gros appareils ménagers disponibles dans les magasins suivants: Amos Magasin-concession d'Amos (819) 732-6451 Deux-Montagnes Les Promenades Deux-Montagnes (450) 491-5000 Drummondville Les Promenades de Drummondville (819) 478-1381 Granby Les Galeries de Granby (450) 375-5770 Joliette Magasin-concession de Joliette (450) 759-3900 Mont Laurier Magasin-concession de Mont Laurier (819) 623-4100 Montréal Magasin de meubles et d'électroménagers d'Anjou Langelier et Jean Talon (514) 254-4213 Magasin de meubles et d'électroménagers de Brossard Boulevard Taschereau et boulevard Napoléon (450) 678-9066 Magasin de meubles et d'électroménagers de La Salle Boul.Newman et Boul.Shenkus (514) 365-5070 Carrefour Angrignon La Salle (514) 364-7310 Carrefour Laval (450) 682-1200 Mail Champlain Brossard (450) 465-1000 Magasin de meubles et d'électroménagers de Laval Boulevard Curé Labelle et autoroute 440 (450) 682-0495 Les Galeries d'Anjou (514) 353-7770 Place Vertu (514) 335-7770 Promenades St-Bruno (450) 441-6603 St-Jérôme (450) 432-2110 Pointe Claire Centre Fairview Pointe Claire (514) 694-8815 Magasin de meubles et d'électroménagers de Pointe Claire Boul.des Sources et autoroute Transcanadienne (514) 694-3984 Repentigny Les Galeries Rive Nord (450) 582-5532 Rouyn-Noranda Place Rouanda (819) 797-2321 Sorel Les Promenades de Sorel (450) 746-2508 St-Hyacinthe Magasin-concession de St-Hyacinthe (450) 773-6601 St-Jean Le Carrefour Richelieu St-Jean (450) 349-2651 St.Jérôme Le Carrefour du Nord (450) 432-2110 Val d'Or Magasin-concession de Val d'Or (819) 825-3181 Valleyfield Magasin-concession de Valleyfield (450) 371-3050 SEARS.SERVICE.CHOIX.RÉCOMPENSES.UNE BRASSÉE DE RABAIS! 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CB1954.« Nous souhaitons que des hommes atteints du cancer de la prostate à un stade peu avancé se portent volontaires pour ce traitement, qui peut inaugurer une façon tout à fait nouvelle de traiter la maladie », a déclaré le docteur Nick James, de l'Institut d'études sur le cancer de l'Université de Birmingham.« Si elles réussissent, ces recherches doivent nous aider à combattre une des formes de cancer les plus résistantes, notamment aux traitements radiothérapeutiques », a ajouté le scientifique.« Nous croyons que la thérapie génique va tenir toutes ses promesses et sauver la vie de nombreux patients », a poursuivi M.James.Le traitement, qui a été annoncé à une conférence sur le cancer à Brighton présente l'avantage de ne pas a priori provoquer d'effets secondaires, le gène permettant de cibler précisèment le traitement contre les cellules cancéreuses.La fibrose kystique bénigne démythifiée DES CHERCHEURS de l'hôpital pour enfants malades de Toronto croient avoir trouvé la cause de la muscoviscidose, ou fibrose kystique, chez les personnes souffrant de la variété bénigne de cette maladie.Dans un article publié aujourd'hui dans le journal Nature Structural Biology, les chercheurs expliquent que des chaînes de protéines, dont la tâche est de régulariser le flot de sel à l'intérieur ou hors des cellules, s'agglutinent, ce qui les empêche d'accomplir leur travail en partie ou totalement.Cette découverte s'avère également prometteuse pour le traitement d'autres maladies comme le cancer, le diabète ou l'hypertension, qui trouvent aussi leur origine dans le mauvais fonctionnement de certaines protéines de la membrane cellulaire.\u2014 d'après PC Le jeu doit rester un jeu Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.T V A, LE RÉSEAU DES TIRAGES DE LOTO-QUÉBEC Tirage du 2001-06-26 Tirage du 2001-06-26 Tirage du 2001-06-26 NUMÉRO: 985380 La Presse 27 juin 2001 Page A9 manquante 3LP1001A0627 A10MERCREDI 3LP1001A0627 ZALLCALL 67 00:58:12 06/27/01 B Les infirmières de Nouvelle-Écosse incitées à débrayer elles aussi Elles appuieraient ainsi les grévistes opposés au projet de loi 68 Presse Canadienne HALIFAX \u2014 Le syndicat représentant des centaines d'infirmières de la région de Halifax a invité hier ses membres à débrayer illégalement, pour se joindre aux 2900 travailleurs de la santé qui doivent déclencher la grève ce matin.Joan Jessome, la dirigeante du Syndicat des employés du gouvernement de Nouvelle-Écosse, a annoncé hier que les membres du syndicat respecteront les piquets de grève jusqu'à ce que le premier ministre, John Hamm, renonce à faire adopter un projet de loi qui interdit toute grève des travailleurs de la santé.Le projet de loi 68 en était à sa troisième et dernière lecture à l'Assemblée législative, et est censé entrer en vigueur demain.L'invitation à la grève illégale de Mme Jessome a incité le Conseil des relations de travail de Nouvelle-Écosse à servir un sévère avertissement.Dans un bref communiqué, il a ordonné au bureau et aux leaders syndicaux de s'abstenir de provoquer ou d'autoriser un débrayage illégal.Environ 2200 infirmières syndiquées de neuf hôpitaux de la région de Halifax font partie du même syndicat que les autres travailleurs de la santé, mais appartiennent à une unité distincte.Les infirmières n'auront pas le droit de débrayer légalement avant le 9 juillet.Les travailleurs de la santé, dont les physiothérapeutes, les radiologistes et les techniciens de laboratoire, doivent entrer en grève légale aujourd'hui pour appuyer leurs revendications salariales.Le syndicat a fait savoir qu'il s'assurera que certaines infirmières demeurent en poste aujoud'hui pour s'occuper des cas urgents, mais selon Jamie Muir, ministre de la Santé, leur débrayage mettrait le système de santé à Halifax « à genoux ».Les responsables des hôpitaux de la région ont élaboré un plan d'urgence en prévision du débrayage des travailleurs de la santé, mais aucun plan semblable n'existe pour les infirmières.Au cours des deux dernières semaines, le conflit de travail a amené les hôpitaux à fermer 412 lits et à reporter plus de 200 interventions chirurgicales.Entre-temps, un compte à rebours de 14 jours était entamé en prévision de la grève du Syndicat des infirmières de Nouvelle-Écosse, qui représente 4400 infirmières dans 38 établissements hospitaliers.De sources gouvernementales, on indiquait que des pourparlers informels se sont tenus avec le syndicat lundi, mais les deux parties ne savaient pas si ces rencontres se poursuivraient.Avant que le projet de loi 68 n'attire toute l'attention, les salaires étaient les principaux enjeux des conflits.Les travailleurs de la santé ont déjà rejeté un règlement négocié avec l'aide d'un médiateur.Le gouvernement leur offrait une hausse de 6 % sur trois ans, tandis que le syndicat réclame 9 % pour la même période, plus l'indexation annuelle au coût de la vie.Le gouvernement a offert aux infirmières, dont les salaires ont été gelés pendant dix ans, une hausse de 10,5 %, répartie sur trois ans.Mais elles réclament entre 20 et 25 pour cent pour la même période.Photo PC L'escadron des Snowbirds au-dessus de la tour de la Paix à Ottawa, lors des célébrations de la fête du Canada de 1999.Snowbirds: annulé! Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Pour la première fois depuis longtemps, les membres du 431e escadron des Forces armées canadiennes, que l'on appelle les Snowbirds, vont rater les célébrations de la fête du Canada, à Ottawa.Un porteparole de l'escadron, le capitaine Dave Sullivan, a confirmé hier que tous les spectacles aériens de la troupe sont annulés jusqu'à nouvel ordre.« Les membres de l'escadron viennent tout juste de rentrer en Saskatchewan.Ils vont passer quelques jours avec leurs familles avant de reprendre l'entraînement.Nous allons probablement annuler tous les spectacles prévus d'ici au 20 juillet », a-t-il indiqué.Les Snowbirds sont cloués au sol depuis jeudi dernier, alors que deux de leurs appareils sont entrés en collision au dessus du lac Érié.Le groupe participait à une séance d'entraînement ouverte au public qui précédait le spectacle aérien de London, en Ontario.Deux personnes (un pilote et un passager civil) ont subi des blessures.Le ministère de la Défense nationale tente toujours d'expliquer ce qui a pu causer cet accident.« Nous sommes bien entendu soulagés que personne n'ait perdu la vie lors de cet accident.Cependant, lorsqu'une telle situation se produit, toute notre attention est portée à nos pilotes.Quitte à devoir annuler quelques représentations », a expliqué le capitaine Sullivan.« Les Snowbirds constituent un véritable symbole canadien, au même titre que la feuille d'érable, le castor et le sirop.Nos pilotes sont honorés de participer à la fête du Canada dans la capitale chaque année », a-til souligné.Offres alléchantes pour votre table Summerhouse modèles: Arabesco, Acacia, A Rose Switch 3 modèles: Decorated, Castell, Cordoba, Costa Blackberries Centre Rockland (514) 341-7810 La Cathédrale centre-ville (514) 282-9525 Place Portobello, Brossard (450) 671-2202 Les Galeries Laval (450) 681-9090 à l'achat d'un couvert à 5 morceaux recevez Duunnee LLeeaavveess Fiirrenzze Belvedere 795 - 995 Noble Vertical 795 - 995 Emma 895 -995 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pas accélérer les discussions pour encadrer l'exploitation des ressources gazières du golfe Saint-Laurent, malgré les nouveaux besoins énergétiques des États-Unis.Au bureau du ministre des Ressources naturelles, Ralph Goodale, on est toujours à analyser les propositions du Québec, du Nouveau-Brunswick et de l'Îledu- Prince-Édouard, en vue de conclure une entente administrative.Bien que l'on reconnaisse l'opportunité qui s'offre, l'attaché de presse du ministre, Pat Breton, dit que la prudence s'impose.D'ailleurs, même si le fédéral et les provinces s'entendaient rapidement sur le partage des responsabilités et des redevances en matière d'exploitation gazière dans le golfe, il resterait encore à analyser les impacts environnementaux.Augmentation des pensions de vieillesse le 1er juillet Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Les Canadiens qui reçoivent de la Sécurité de la vieillesse profiteront d'une augmentation de 0,7 % de leurs prestations, à compter du 1er juillet, a fait savoir le ministère fédéral du Développement des ressources humaines.La pension de base de la Sécurité de la vieillesse, versée aux personnes âgées de 65 ans et plus, atteindra ainsi 436,55 $ par mois.Les taux maximums du supplément de revenu garanti et de l'allocation augmentent aussi de 0,7 %.+ taxes Informez-vous : 1 866 357-4162 \u0001 Rencontre à domicile avec la famille \u0001 Incinération immédiate \u0001 Sans cercueil \u0001 Sans embaumement \u0001 Urne incluse Services complets offerts partout au Canada et rapatriement à travers le monde 2970071A 3LP1101A0627 A11 mercredi 3LP1101A0627 ZALLCALL 67 00:53:02 06/27/01 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 2 7 J U IN 2 0 0 1 C ANA D A A 1 1 WALKERTON La ministre ne croyait pas nécessaire d'avertir la population WALKERTON, Ont.\u2014 Il n'était pas nécessaire d'avertir la population des risques que pouvait entraîner la réduction de millions de dollars du budget du ministère de l'Environnement.C'est ce qu'a soutenu une ministre ontarienne à l'enquête sur la contamination de l'eau de Walkerton, hier.Brenda Elliott était ministre de l'Environnement en 1995, l'année au cours de laquelle les conservateurs nouvellement élus de Mike Harris ont entrepris des compressions massives, d'une ampleur sans précédent dans l'histoire de la province.Mme Elliott a perdu son ministère 14 mois plus tard, après une performance généralement considérée comme médiocre.Elle n'est retournée au cabinet qu'il y a quelques mois, cette fois comme titulaire du ministère des Affaires intergouvernementales, moins prestigieux.Selon la ministre, nul ne lui a jamais dit que le fait de sabrer le budget et l'effectif du ministère de l'Environnement pouvait faire courir des risques à la population ou à l'environnement.Elle a dit ne pouvoir se rappeler avoir lu les innombrables notes internes et documents rédigés par de hauts fonctionnaires mettant en garde contre les dangers potentiels d'une privatisation des services de laboratoire chargés des tests d'eau potable pour les municipalités.Et elle a admis n'avoir jamais argumenté contre l'ampleur des compressions, qui ont finalement amputé de moitié le budget du ministère de l'Environnement.« Lorsque nous sommes arrivés au gouvernement, l'Ontario était en sérieuse crise financière », a-t-elle fait valoir.Invitée à dire qui devrait être tenu responsable, s'il s'avère que les compressions budgétaires ont joué un rôle dans la tragédie mortelle de la contamination par la bactérie E.coli à Walkerton, Mme Elliott a semblé vouloir faire dévier la responsabilité.« Quand j'agis comme ministre de l'Environnement, j'agis en tant que membre d'une équipe », a-t-elle répondu.Cette équipe, a-telle ajouté, inclut le cabinet et la fonction publique.Elle a ensuite laissé entendre que l'ensemble de l'Assemblée législative était responsable des compressions, approuvées dans le cadre du processus budgétaire.Sept personnes sont mortes et plus de 2300 sont tombées malades après avoir bu de l'eau contaminée.Un autre ministre de l'Environnement, Norm Sterling, doit témoigner aujourd'hui.Quant au premier ministre Harris, son tour viendra vendredi.PHOTO PC Le ministre de l'Industrie, Brian Tobin, a annoncé hier une nouvelle initiative relative à la recherche qui doit aider le Canada à demeurer à la fine pointe de la connaissance en ce qui a trait à la nouvelle économie.100 millions pour la nouvelle économie Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Le ministre de l'Industrie et ministre responsable du Conseil de recherches en sciences humaines, Brian Tobin, annonce le lancement d'une nouvelle initiative de recherche : l'Initiative de la nouvelle économie.Cette initiative, qui est assortie d'un financement de 100 millions, aidera les Canadiens à mieux comprendre l'incidence de la nouvelle économie sur les affaires, l'éducation et la société.Le gouvernement veut ainsi aider à améliorer les connaissances des gens sur la manière dont la technologie, la mondialisation et le nouveau savoir contribuent à façonner et à remodeler les vies.En ciblant quatre domaines de recherche, c'est-àdire les enjeux de la nouvelle économie, la gestion, l'éducation et l'éducation permanente, l'Initiative de la nouvelle économie appuiera les chercheurs qui contribuent à maintenir le Canada dans le peloton de tête de l'économie du savoir.2962111A TENTES-25 MODÈLES EN EXPOSITION! 2 places, double toit plein, coutures scellées 69,99 $ 3 places, a/vestibule, double toit plein, coutures scellées 109,99 $ 8 places, 10 x 14 pi, 2 portes/vestibule, toit plein, coutures scellées .349,99 $ 2 places, CANYON 6,9 lb, poteaux aluminium, garantie à vie 199,99 $ SUPER LIQUIDATION D'ÉTÉ! 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J'aime j'achète! 2969345A PHOTO PC La Tour du CN, désignée comme l'une des sept merveilles du monde par l'American Society of Civil Engineers, est devenue l'image emblématique de Toronto depuis son inauguration, il y a 2 5ans.La Tour du CN a 25 ans Presse Canadienne TORONTO \u2014 Coiffés de casques portant la mention « J'ai construit la Tour du CN », des ouvriers ont bu une coupe de champagne au sommet de l'édifice le plus élevé au monde, hier, à l'occasion du 25e anniversaire de celui-ci.Le maire de Toronto, Mel Lastman, et le ministre de la Défense nationale, Art Eggleton, conseiller municipal dans la métropole canadienne au moment de l'édification de cette structure, étaient également sur place.M.Eggleton a qualifié la tour de « phare de ce qui deviendra notre nouveau secteur des quais », estimant en outre qu'elle constituait un important symbole des efforts menés par la Ville dans le but d'obtenir les Jeux oympiques d'été de 2008.Pour sa part, M.Lastman a décrété le 26 juin Jour de la Tour du CN, ajoutant à la blague que Toronto détenait deux records, ceux de l'édifice le plus élevé et du maire le plus petit.En 1995, l'American Society of Civil Engineers a désigné la Tour du CN l'une des sept merveilles du monde, au même titre que le Golden Gate, fameux pont de San Francisco, et le canal de Panama, notamment. 3LP1301A0627 A13MERCREDI 3LP1301A0627 ZALLCALL 67 00:52:36 06/27/01 B 2969181A Photo AFP Une religieuse catholique observe le pape Jean-Paul II en train de dire la messe, à Lviv en Ukraine, hier.découvrez 4 façons d'économiser! aubaines supaeurbaines mystère Tous les rabais sont sur nos prix ordinaires, sauf avis contraire.Le choix varie selon le magasin.Exceptions : articles « Aubaine la Baie », « Achat spécial » et « Nouvellement réduit ».aubaines mystère 10%à 25% de rabais petits appareils électriques de cuisine, vaisselle, etc.aubaines mystère 30%à 60% de rabais additionnel mode en liquidation pour toute la famille sur nos prix déjà réduits.aubaines mystère 25%à 50% de rabais mode, bijoux, articles ménagers, meubles, etc.\u00011 vous pourriez gagner votre achat! gratuit! les jeudi, vendredi et samedi 28, 29 et 30 juin et le dimanche 1er juillet profitez de nos super offres! 40 % à 50 % de rabais choix de bijoux, linge de maison, ustensiles de cuisson, vaisselle, duos-sommeil plus la livraison en prime, etc.Ces offres sont exclues des rabais Aubaines mystère.Achetez un duo-sommeil, faites-le livrer et nous vous donnerons un rabais équivalant au coût de la livraison locale standard.Ce n'est pas tout! 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J'aime j'achète! 2969346A Le pape veut réconcilier les jeunes Ukrainiens avec leur pays MICHEL VIATTEAU Agence France-Presse LVIV (Ukraine) \u2014 Après avoir prêché aux Ukrainiens la réconciliation interreligieuse entre orthodoxes et catholiques, puis interethnique avec les Polonais, le pape a demandé hier aux jeunes de faire confiance à leur pays et de ne pas l'abandonner pour le « mirage de la richesse facile à l'étranger ».Jean-Paul II s'adressait à une foule compacte de jeunes, chantant et agitant des drapeaux et des banderoles malgré une pluie froide, réunis dans une esplanade à la périphérie de Lviv et au nombre de quelque 200 000, selon les journalistes sur place.« Votre peuple vit un passage difficile et complexe entre un régime totalitaire qui l'a opprimé pendant tant d'années et une société enfin libre et démocratique.Mais la liberté demande des consciences fortes, responsables, mûres.La liberté est exigeante et, dans un sens, coûte plus cher que l'esclavage », a lancé le pape.Le souverain pontife est apparu en forme au soir du quatrième jour de sa visite en Ukraine, marqué par un accueil particulièrement chaleureux dans ce bastion catholique de l'ouest du pays.Des dizaines de milliers de curieux endimanchés se pressaient hier soir le long des rues empruntées par son cortège.S'adressant aux jeunes, il les a invités à « rester avec confiance dans leur patrie.» L'émigration constitue un problème de premier plan en Ukraine, dont la démographie est nettement négative, avec deux millions de départs à l'étranger depuis cinq ans.Il s'agit autant de départs de chercheurs hautement qualifiés, en augmentation d'année en année, que de dizaines de milliers de jeunes filles tombant chaque année dans les filets de réseaux internationaux de proxénétisme, selon l'ONG spécialisée La Strada.Depuis le début de sa visite en Ukraine, le pape a prêché la réconciliation, à commencer par celle avec les orthodoxes, auxquels il a demandé pardon pour les erreurs commises à leur égard, dès son arrivée à Kiev samedi.Mais ses appels n'ont apparemment pas fait mollir le patriarcat de Moscou, farouchement opposé à sa visite en Ukraine considérée comme un territoire orthodoxe.Après avoir gardé le silence pendant trois jours \u2014 ce qui avait été interprété comme un signe positif par le Vatican \u2014 le patriarche russe Alexis II a affirmé hier que « plusieurs siècles de division entre catholiques et orthodoxes ne pouvaient être surmontés avec une seule déclaration », en référence à la demande de pardon du pape.La visite controversée du pape en Ukraine ne rapprochera pas catholiques et orthodoxes mais, au contraire, « contribuera à la division de ces deux confessions, ce dont nous avons aujourd'hui le moins besoin », a déclaré Alexis II selon l'agence Itar-Tass, de la Biélorussie où il se trouve en visite.Hier matin, en célébrant une messe pour plusieurs centaines de fidèles à Lviv, le pape a encore développé le thème de la réconciliation, en exhortant les peuples ukrainien et polonais à oublier « le passé douloureux » afin de pouvoir « construire l'avenir ensemble ».Cet appel a pris une signification particulière à Lviv, ville que les deux nations se sont disputée lors d'un conflit bref mais sanglant au lendemain de la Première Guerre mondiale et dont les séquelles sont encore présentes aujourd'hui dans les esprits.Le Vatican demande plus de présence catholique dans le monde carcéral Agence France-Presse CITÉ DU VATICAN \u2014 Le Vatican a invité hier les catholiques à être plus présents dans le monde carcéral, dans un appel lancé par le cardinal vietnamien François Xavier Nguyen Van Tuan, président du Conseil pontifical Justice et Paix.« La lumière de l'espérance doit rester accessible à ceux qui sont reclus et il est d'une importance vitale d'assurer une présence bienveillante et pleine de sollicitude de l'Église dans les prisons », déclare le cardinal dans un message aux participants à la quatrième rencontre latino-américaine sur la pastorale carcérale qui se tient actuellement au Panama et dont le texte a été diffusé par le Vatican.Pour Mgr Van Tuan, il est encourageant « de constater l'augmentation continue du nombre de volontaires laïques chrétiens engagés dans le monde carcéral ».Il souligne la nécessité de poursuivre ce travail « utile ». 3LP1401A0627 a14 mer 3LP1401A0627 ZALLCALL 67 00:49:56 06/27/01 B UN AN PLUS TARD NAZISME Elian Gonzalez, un enfant cubain presque comme les autres Indemnisation des travailleurs forcés: des responsables menacés MARIE SANZ Agence France-Presse LA HAVANE \u2014 Un an après son retour, Elian Gonzalez, le petit naufragé cubain qui fut au coeur d'un âpre duel politico-juridique entre Washington et La Havane, mène une vie anonyme au milieu des siens, mais la « bataille d'idées » lancée initialement en son nom par Fidel Castro contre les États-Unis continue de mobiliser l'île de ses consignes.Le 28 juin 2000, Elian Gonzalez était accueilli à l'aéroport de la capitale cubaine par quelques centaines de personnes, lors d'une brève cérémonie où brillait par son absence le président Fidel Castro qui s'était engagé à ne pas faire de l'enfant un « trophée politique ».Le garçonnet, aujourd'hui âgé de sept ans, qui a fait couler tant d'encre et dont les images ont fait le tour de la planète, « est un enfant qui vit comme les autres, qui étudie comme les autres, il est revenu à la même école (.), sa famille vit dans la même maison modeste dans laquelle elle vivait au début de l'affaire, et nous abritons l'espoir que, grâce à la coopération de tous, il devienne au fil des années un étudiant modèle, un enfant exemplaire », selon le président cubain.Les portraits d'Elian ont disparu des murs de Cardenas, sa ville natale à 150 km à l'est de la capitale, où il est revenu vivre et où il a réintégré la petite école Marcelo Salado.Son père Juan Miguel décoré par Fidel Castro pour « sa conduite héroïque » et pour avoir refusé les millions de dollars que lui offrait la communauté anticastriste pour qu'il reste aux États-Unis, a pour sa part repris son emploi de gardien dans un parc touristique de la station balnéaire de Varadero.Le 22 novembre 1999, Elian était monté avec sa mère sur une embarcation de fortune pour émigrer illégalement aux États-Unis.Le bateau fit naufrage dans le détroit de Floride, ne laissant que deux survivants sur 12 passagers, dont le garçonnet.Sauvé in extremis et recueilli par des parents à Miami, Elian s'était ensuite retrouvé au centre d'une querelle pour sa garde, entre le gouvernement de La Havane et les anticastristes de Floride.Le père, qui réclamait que lui soit remis son enfant et était soutenu par le gouvernement cubain, finit par obtenir gain de cause après une bataille de sept mois.Redevenu un petit « pionnier cubain » presque comme les autres, Elian Gonzalez a réintégré l'anonymat de sa vie de famille.Seule exception à cette règle, il a soufflé ses sept bougies le 6 décembre dernier lors d'un « anniversaire collectif » dans son école de Cardenas, une fête retransmise en direct à la radio et à la télévision cubaines, « un jour exceptionnel », a reconnu Fidel Castro qui était venu pour l'occasion.Quelques rares images diffusées dans la presse officielle ont aussi montré ces derniers mois Elian à la plage, reprenant le chemin de l'école ou rencontrant le président sud-africain Thabo Mbeki, venu lui rendre visite lors de son voyage officiel à Cuba.Mais au-delà du drame de l'enfant, l'affaire Elian, couronnée par un retour au pays scellant « le seul jour de trêve en 40 ans » entre les États-unis et Cuba, selon les mots de Fidel Castro, a permis au président cubain d'user de tout son talent de stratège dans la bataille l'opposant à la communauté exilée de Floride et à laquelle il a porté un coup sévère.La « bataille d'idées » lancée pour le retour d'Elian à Cuba a également contribué à mettre en place des mécanismes que le régime continue d'utiliser dans sa longue dispute contre les États-Unis, comme les tables rondes télévisées, auxquelles assiste le plus souvent le président Castro, où les rassemblements hebdomadaires mobilisant des milliers de Cubains aux quatre coins du pays contre les lois américaines visant l'île.Revigoré par la victoire qu'a constitué pour lui le retour d'Elian, le président cubain a déployé une activité frénétique depuis un an, dont certains estiment aujourd'hui qu'elle peut avoir contribué au malaise dont il a été victime samedi, la première défaillance physique publique du leader cubain en plus de 40 ans.Agence France-Presse BERLIN \u2014 Trois des principaux négociateurs allemands pour l'indemnisation des travailleurs forcés sous le nazisme ont reçu des menaces d'un mystérieux « Groupe militant » (mg), qui exige le versement de 90 milliards d'euros à ces victimes du IIIe Reich, a indiqué la police, hier.Ce Groupe militant a envoyé une lettre de menaces avec des cartouches chargées aux représentants des entreprises dans les négociations, leur porte-parole Wolfgang Gibowski et le directeur financier du constructeur automobile Daimler- Chrysler, Manfred Gentz, ainsi qu'au délégué du gouvernement allemand, Otto Lambsdorff, a indiqué à l'AFP un porte-parole de la police de Berlin.Le porte-parole s'est refusé à indiquer la nature des menaces.Le groupe avait revendiqué ces missives, envoyées le 12 juin, dans une lettre adressée à l'AFP et à d'autres médias.À l'appui de ses dires, il revendiquait également l'incendie, le 22 juin d'une camionnette sur les lieux de Daimler Chrysler à Berlin-Marienfeld.Cet acte a également été confirmé par la police.Le Groupe militant dénonce l'accord signé le 17 juillet 2000 entre les représentants des anciens travailleurs forcés et les entreprises et le gouvernement allemand, refusant le « trait final » et « bon marché » qu'il tire selon lui sous ce chapitre des crimes nazis.L'accord du 17 juillet 2000 crée une Fondation d'indemnisation dotée de 5,12 milliards d'euros, apportés en parts égales par l'État et les entrepreneurs allemands.Le groupe s'offusque que les premières indemnisations n'aient lieu que plus de 50 ans après les crimes, dénonçant un recours « cynique » à une « solution biologique ».La plupart des victimes sont aujourd'hui octogénaires.Les premières indemnisations ont été versées la semaine dernière en Allemagne et en République tchèque.PHOTO REUTERS Le petit Elian Gonzalez, dans les bras de son père, au moment de monter dans l'avion qui les ramènera à Cuba, il y a un an jour pour jour. La Presse 27 juin 2001 Page A15 manquante 3LP1601A0627 A-16 MERCREDI MONDE 3LP1601A0627 ZALLCALL 67 00:55:32 06/27/01 B A 1 6 L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 2 7 J U IN 2 0 0 1 MONDE Bush et Sharon étalent leurs divergences Agence France-presse WASHINGTON \u2014 Le président George W.Bush et le premier ministre Ariel Sharon ont étalé leurs divergences au grand jour hier, le premier insistant sur la nécessité d'amplifier les progrès accomplis depuis le cessez-le-feu israélo-palestinien, et le second posant en préalable l'arrêt total de toutes les violences.« Il y a des progrès et il est essentiel que nous poursuivions le processus ainsi que les progrès accomplis », a déclaré M.Bush en posant devant la presse avec le chef du gouvernement israélien dans le bureau Ovale de la Maison-Blanche.Le président américain a certes affirmé qu'il fallait rompre « la spirale de la violence », mais il a estimé à plusieurs reprises qu'il fallait profiter des progrès déjà réalisés pour aller de l'avant.« Je reconnais que ces progrès se mesurent en pouces et pas en milles, mais un pouce est mieux que rien », at-il dit.M.Sharon s'est lui montré catégorique sur la nécessité d'un arrêt total des violences qui en près de neuf mois ont provoqué plus de 620 morts dans les territoires palestiniens et en Israël.« Nous sommes engagés à mettre en oeuvre le rapport Mitchell et ses étapes (.) mais il faut tout d'abord une totale cessation des hostilités, de la terreur et des incitations à la violence », a déclaré M.Sharon.« Israël ne négociera pas sous le feu et la terreur (.) si nous le faisions nous n'obtiendrions jamais la paix », a ajouté le chef du gouvernement israélien.Il a souligné que cinq Israéliens avaient été tués la semaine dernière : « C'est comme si aux États- Unis de 250 à 300 personnes perdaient la vie à la suite d'actes de terreur.Et je pense que si nous nous en tenons à exiger un arrêt total de la terreur avant de passer à toute nouvelle phase, nos voisins comprendront qu'ils devront s'y faire.» M.Sharon a également critiqué le président palestinien Yasser Arafat en estimant qu'il n'avait pris jusqu'ici aucune mesure pour faire arrêter les terroristes et les incitations à la violence.« Il aurait pu le faire car il contrôle totalement les médias » a-t-il ajouté.M.Bush a rendu hommage à M.Sharon et « à la patience dont il fait preuve » en affirmant « comprendre les pressions auxquelles il fait face (.) ».« Nous condamnons la terreur », a-t-il dit, mais elle commence à être isolée et à être contenue », a-t-il affirmé.Le président a affirmé que les progrès réalisés l'avaient incité à envoyer au Proche-Orient le chef de la diplomatie américaine Colin Powell, qui devait partir dans la soirée.Il compte engager des discussions intensives avec les deux parties sur la mise en oeuvre du rapport de la commission Mitchell.Ce document recommande un arrêt des violences suivi d'une période test d'accalmie de quelques semaines, puis de mesures de confiance entre les deux parties, notamment le gel total des colonies de peuplement israéliennes et enfin une reprise des négociations pour un règlement définitif du conflit.Sur le terrain, l'armée israélienne a rétabli le blocus total de la ville d'Hébron en Cisjordanie, après des incidents qui ont fait au total 15 blessés lundi.Les Palestiniens ne peuvent plus entrer dans Hébron ni en sortir et toutes les routes d'accès ont été bloquées à la suite de tirs « intensifs » de Palestiniens sur le réduit juif de cette ville palestinienne, a indiqué un porte-parole militaire.Ces tirs ont fait cinq blessés, un enfant de 7 ans, un officier israélien et trois gardes-frontières, selon l'armée.Dix Palestiniens ont été blessés par des tirs de soldats israéliens.Les colons, qui résident à Hébron, ne sont pas concernés par les mesures prises par l'armée et peuvent circuler librement.Cette ville, où quelque 400 colons extrémistes juifs vivent retranchés au milieu de 120 000 Palestiniens et protégés par des centaines de soldats, est un foyer permanent de tensions.Le chef de la Sécurité préventive palestinienne en Cisjordanie, le colonel Jibril Rajoub, a estimé que les tirs palestiniens contre les colons et les militaires israéliens à Hébron « sont un cas isolé ».L'armée a aussi réimposé hier le blocus de Jénine et de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, selon des correspondants de l'AFP sur place.Ce blocus imposé par intermittence sur les localités de Cisjordanie depuis le déclenchement de l'Intifada le 28 septembre, avait été partiellement levé ces derniers jours dans le cadre de l'application du cessez-le-feu en vigueur depuis le 13 juin à la suite d'une médiation des États-Unis.Parallèlement au blocus, l'armée a imposé un couvre-feu depuis lundi soir à Hébron dans le quartier où vivent les colons, autour du Caveau des patriarches, lieu saint vénéré à la fois par l'islam et le judaïsme.Photo AFP La police a arrêté hier six manifestants qui protestaient devant la Maison- Blanche contre la visite d'Ariel Sharon à Washington et qui demandaient qu'il soit jugé pour crimes contre l'humanité pour son rôle dans le massacre de Sabra et Chatila en 1982.Le groupe américain de défense des droits de l'homme Human Rights Watch a fait de même soulevant la colère du centre Simon Wiesenthal, un organisme juif de recherche des criminels de guerre.Alger soutient que les émeutes sont ourdies à l'étranger Agence France-Presse ALGER \u2014 Les émeutes qui ont secoué la Kabylie et l'est algérien, ces dernières semaines, sont le résultat de « campagnes de déstabilisation menées à partir de l'étranger », a affirmé hier à Alger le chef du gouvernement algérien Ali Benflis.« Les événenents survenus dans certaines wilayas (préfectures) du pays sont venus à la suite d'une série de campagnes de déstabilisation s'appuyant sur tous les moyens possibles, tels que, les livres, témoignages, émissions spéciales, campagnes de presse (.) menées à partir de l'étranger », a affirmé M.Benflis devant les députés algériens.« Ces campagnes se sont successivement alimentées des questions des droits de l'homme, des disparus, des exactions des services de l'ordre, du qui tue qui, et maintenant de minorités ethniques à protéger », a souligné le chef du gouvernement.Pour lui ces campagnes « dévoilent de plus en plus que le néo-colonialisme n'a pas abdiqué et qu'il n'a pas abandonné ses prétentions à régenter l'Algérie par tous les moyens, y compris par la division du peuple, pour mieux le dominer ».Cette « stratégie de la divison n'est pas née d'aujourd'hui, puisqu'elle fut érigée hier en méthode doctrinale pour consacrer et perpétuer le fait colonial », a-t-il souligné.Le président Abdelaziz Bouteflika a déjà, à plusieurs reprises, dénoncé l'implication « de la main étrangère » dans ces événements soulignant, dans une allusion à l'ancienne puissance coloniale, la France, que certains regrettaient notamment « le paradis perdu ».Le président du Front des Forces socialistes, Hocine Aït Ahmed, une importante figure de l'opposition, a pour sa part souhaité que le conseil de sécurité de l'ONU se saisisse de la situation en Algérie.« J'ai demandé l'aide de la Belgique, qui va assumer la présidence de l'Union européenne (au deuxième semestre 2001), pour porter à la connaissance du Conseil de sécurité la situation en Algérie », a-t-il expliqué hier à Genève.Si tel s'avère le cas, ce serait la première fois depuis juin 1956, date à laquelle l'Algérie était encore une colonie française, que le Conseil de sécurité se saisirait de la situation de ce pays, a rappelé M.Aït Ahmed qui vit depuis 1966 en Suisse, près de Lausanne.« Les autorités belges se sont engagées à discuter de cette possibilité avec leurs autres partenaires européens », a-t-il indiqué.Pour sortir l'Algérie de la crise actuelle, a estimé M.Aït Ahmed, aujourd'hui âgé de 75 ans, « il faut la conjonction d'une dynamique intérieure et des pressions internationales ».Photo REUTERS Des milliers de Péruviens s'affairent à enlever les débris et à réparer les maisons endommagées par le séisme.PÉROU Les équipes de secours à pied d'oeuvre Le bilan du séisme s'alourdit: plus de 46 000 sans-abri d'après AP et AFP CHARACATO \u2014 Trois jours après le violent séisme qui a frappé le sud du Pérou, le bilan s'est encore alourdi, les autorités péruviennes annonçant hier les chiffres de 102 morts, 1368 blessés et plus de 46 000 sans-abri.De fait, les équipes de secours restaient mobilisées sur le terrain.Une réplique de magnitude 5,5 sur l'échelle de Richter a frappé la région lundi soir, selon l'Institut géophysique du Pérou.On ne savait pas dans l'immédiat si elle avait fait de nouvelles victimes ou des dégâts.Dans tout le sud du pays, des habitants poussaient des brouettes et fouillaient les décombres de leur maison en essayant de récupérer ce qui pouvait l'être.D'autres s'affairaient pour réparer les bâtiments endommagés.Les spécialistes du Geological Survey, un organisme américain, ont revu à la hausse la magnitude du séisme de samedi, l'évaluant à 8,1 au lieu des 7,9 initialement annoncés, et le qualifiant de « grand », soit l'appellation réservée aux tremblements de terre les plus violents.Les équipes de secours ont sillonné les hameaux les plus reculés pour venir en aide aux blessés et commencer les travaux de reconstruction dans les villages de maisons en adobes, briques de boue séchée.À Arequipa, la deuxième ville du pays, les autorités ont bloqué les routes conduisant au centreville de crainte qu'une dense circulation n'aggrave les dégâts subis par des centaines de bâtiments historiques.Réputée pour son architecture coloniale, Arequipa s'élève à plus de 2300 mètres au-dessus du niveau de la mer entre un volcan et la chaîne andine, à 750 km au sud de Lima, la capitale.La ville a été intégrée au Patrimoine mondiale de l'humanité par les Nations unies.L'Union européenne a annoncé hier le déblocage d'une enveloppe de 1,5 million d'euros (1,9 million de dollars CAN) pour les victimes du séisme.Il s'agit de fournir des vivres, de l'eau, des sanitaires, des abris provisoires et une assistance médicale.À Genève, le Comité international de la Croix-Rouge a lancé un appel pour collecter plus d'un million de dollars au profit des sinistrés et a acheminé à nouveau des tentes, couvertures et vivres depuis le Panama.De son côté, le Secours catholique-Caritas France a annoncé sa participation à un programme d'urgence et lancé un appel aux dons, tandis que Médecins sans frontières évaluait les besoins sur le terrain.Le ministre péruvien des Affaires étrangères, l'ancien secrétaire général de l'ONU Javier Perez de Cuellar, a annoncé un plan d'urgence, soulignant que la priorité était de porter assistance aux sansabri. 3LP1701A0627 A-17 MERCREDI MONDE 3LP1701A0627 ZALLCALL 67 00:54:28 06/27/01 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 2 7 J U IN 2 0 0 1 MOND E A 1 7 2969875A MACÉDOINE Malgré les pressions de l'OTAN, Skopje ne désarme pas face aux rebelles albanophones d'après AP et AFP SKOPJE, Macédoine \u2014 Confronté aux menaces des rebelles de marcher sur les villes pour aller protéger eux-mêmes la population albanophone, le président macédonien Boris Trajkovski a fait savoir hier que son gouvernement entendait « éliminer les terroristes de Macédoine ».De fait, la tension restait vive dans le pays, au lendemain du retrait des rebelles albanophones d'Aracinovo, un faubourg de Skopje, et la manifestation de colère de milliers d'habitants slaves de la capitale, indignés par ce mouvement réalisé avec le concours de véhicules de l'OTAN.Revenant sur cet accès de colère, le président Trajkovski a dit en comprendre les raisons tout en condamnant les actes de violence et les tirs d'armes à feu qui auraient pu conduire à « la guerre civile ».« Je vous exhorte une nouvelle fois à faire preuve de calme, de contrôler votre colère et d'oeuvrer à une solution et cela pour battre les terroristes », a-t-il lancé en ajoutant : « Nous vaincrons ceux qui veulent nous entraîner dans la guerre.» Mais les rebelles de l'Armée de libération nationale (UCK), qui se battent contre le pouvoir depuis février dernier, n'entendent pas déposer les armes, d'autant que les pourparlers entre partis slaves et albanophones ont échoué.Les deux camps examinaient un plan du président Trajkovski prévoyant un cessez-le-feu, l'amnistie pour la plupart des rebelles qui rendent leurs armes et une meilleure intégration des albanophones dans les institutions.L'un des chefs rebelles, le commandant Sokoli, a averti les autorités de Skopje que ses forces iraient beaucoup plus loin si les Albanais de souche \u2014 un tiers des 2,1 millions de Macédoniens \u2014 étaient menacés.Dans un appel téléphonique, il a affirmé que « deux brigades dans les faubourgs de Skopje » et des combattants ailleurs se tenaient prêts « à protéger les Albanais s'ils deviennent la cible de violences ».Alors que de nouveaux combats ont repris hier à Tetovo et à Nikustak, à dix kilomètres d'Aracinovo, le nouveau représentant spécial de l'Union européenne en Macédoine, François Léotard, a consulté les ministres des Affaires étrangères des Quinze réunis à Luxembourg.Des responsables européens ont précisé que l'ancien ministre français de la Défense se rendrait « très prochainement » à Skopje.Il risquera d'y trouver un accueil particulièrement frais.Le chef de la diplomatie britannique Jack Straw a ainsi annulé un déplacement en Macédoine après la manifestation slave de Skopje hostile à Javier Solana, le monsieur Diplomatie et Sécurité de l'UE, à qui ils reprochent l'accord d'évacuation des rebelles à Aracinovo.l'OTAN et l'Union européenne, embarrassées par les accusations de trahison venant des citoyens de Skopje, ont affirmé hier leur volonté de maintenir une pression égale sur les communautés slavo-macédonienne et albanaise pour éviter la guerre civile.Répliquant aux milliers de manifestants descendus dans la rue lundi soir à Skopje, le secrétaire général de l'OTAN George Robertson a affirmé que l'évacuation avait été réalisée « avec l'accord complet du gouvernement de Skopje ».Environ 600 rebelles albanais, qui occupaient Aracinovo depuis le 8 juin, ont quitté lundi le bourg, aux termes d'un accord négocié par la communauté internationale et en particulier l'OTAN.La participation de l'OTAN, même indirecte, à des négociations avec la guérilla marque un changement dans l'attitude de l'Alliance atlantique.Pour dissiper tout malentendu, Lord Robertson a hier de nouveau « condamné fermement les extrémistes armés qui défient les institutions démocratiques » et a appelé à une reprise « urgente » du dialogue politique, la « seule solution à la crise ».Photo REUTERS Des réfugiés albanophones traversent la frontière entre la Macédoine et le Kosovo dans le village de Globocica.VENTE d'été TAILLE FORTE: FRAIS ADDITIONNELS VÊTEMENTS POUR HOMMES Pour trouver le magasin le plus proche, composez le 1-877-MOORES-6 CHAUSSURES HABILLÉES 6999 Par comp.à 100$ PANTALONS HABILLÉS 90$ CHEMISES HABILLÉES 28$ COMPLETS 12999 Par comp.à 250$ 30$ VESTONS 9999 Par comp.à 185$ CHEMISES POLO EN COTON POUR POUR POUR 2965246A 3LP1801A0627 A-18 MERCREDI MONDE 3LP1801A0627 ZALLCALL 67 00:52:28 06/27/01 B Visite mouvementée du président syrien Bachar al-Assad en France EXPRESS INTERNATIONAL Espagne Immigrants clandestins LES FORCES de sécurité ont interpellé hier 300 immigrants clandestins qui tentaient de gagner le sud de l'Espagne en bateau depuis le nord du Maroc.Les immigrants, tous d'origine maghrébine, voyageaient à bord de dix embarcations qui ont été interceptées par la garde civile et les services de sauvetage en mer.Plusieurs d'entre eux, épuisés et souffrant d'hypothermie, ont été soignés à leur arrivée par des équipes de la Croix-Rouge.Selon la garde civile, entre 20 et 30 embarcations de clandestins ont franchi au total le détroit de Gibraltar dans le courant de la nuit.Lundi, 154 autres immigrants illégaux avaient été arrêtés dans la région.\u2014 d'après AFP États-Unis Colonel et espion UN ANCIEN colonel des services secrets américains, aujourd'hui à la retraite, a été reconnu coupable hier d'avoir transmis pendant un quart de siècle à l'Union soviétique des documents militaires secrets.George Trofimoff, qui est âgé de 74 ans, et qui risque la prison à vie, a été arrêté l'an dernier alors qu'il tentait de récupérer de l'argent qu'il croyait provenir de ses amis russes.Il a affirmé pendant son procès qu'il avait agi uniquement en raison de difficultés pécuniaires et qu'il n'avait transmis aucun document réellement sensible pour la sécurité des États-Unis.\u2014 d'après AP Tunisie Droits de l'homme LA MILITANTE tunisienne des droits de l'homme Sihem Bensedrine, interpellée hier à son arrivée à l'aéroport de Tunis, a été aussitôt emprisonnée, ont annoncé ses avocats.Mme Bensedrine, 47 ans, porte-parole du Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT, non reconnu), a été inculpée pour « diffamation du corps judiciaire » et « diffusion de fausses nouvelles de nature à troubler l'ordre public » par un juge d'instruction.Elle devra comparaître le 5 juillet pour répondre aux critiques formulées à l'endroit du système judiciaire tunisien sur les ondes de la chaîne de télévision Al-Mustaquilla, émettant de Londres.\u2014 d'après AFP Pérou Montesinos à table L'EX-CHEF des renseignements péruviens, Vladimiro Montesinos, homme fort du régime du président destitué Alberto Fujimori, s'est déclaré lors de sa première comparution devant un magistrat disposé « à tout dire ».Sa déclaration a suscité de grandes attentes de même qu'un certain malaise, car son pouvoir ne pouvait se fonder que sur un vaste réseau de complicités et d'alliances tant à l'échelle nationale qu'internationale.On croit que cet homme qui était l'ami de plusieurs mafieux dans le monde entier et qui avait des relations d'égal à égal avec la CIA ainsi que d'autres services de renseignements étrangers, va avoir beaucoup à dire, d'autant, qu'il se sent « lâché par tous.» \u2014 d'après AFP Russie Renflouement du Koursk LA PREMIÈRE phase des opérations de renflouement du sous-marin nucléaire Koursk, qui devrait être remonté à la surface de la mer de Barents d'ici le 20 septembre prochain, sera menée à la mi-juillet, a annoncé hier le vice-premier ministre russe Ilia Klebanov.M.Klebanov, qui préside la commission d'enquête sur la tragédie qui a coûté la vie aux 118 membres d'équipage du submersible, a précisé que les travaux auront lieu du 10 au 15 juillet.\u2014 d'après AP Chine Trafiquants exécutés AU MOINS 62 trafiquants de drogue, dont cinq Taiwanais et un Birman, ont été exécutés en Chine lundi et hier pour marquer la journée internationale antidrogue, selon les médias d'État chinois.Ces nouvelles exécutions viennent s'ajouter aux centaines d'autres rendues publiques ces dernières semaines dans le cadre de la campagne « Frapper fort » lancée par les autorités pour lutter contre la criminalité.La Chine exécute à elle seule plus de condamnés à mort que le reste du monde mais ne publie aucune statistique sur la peine capitale, considérée comme un « secret d'État ».\u2014 d'après AFP Nigeria Passagers rescapés UN BATEAU suédois en mer depuis le 1er juin avec 156 passagers libériens à bord, dont beaucoup seraient malades, a accosté au port de Lagos hier matin.Le gouvernement nigérian a déclaré avoir donné l'autorisation au bateau d'accoster à Lagos pour des raisons humanitaires.L'Alnar Stockholm, un cargo de 53 mètres, est en mer depuis le 1er juin, date à laquelle il a quitté la capitale libérienne, Monrovia.Il n'a effectué qu'une courte escale au Ghana, où il n'a pas obtenu l'autorisation de débarquer ses passagers.Il s'est ensuite vu refuser l'autorisation d'accoster au Bénin, puis au Togo.\u2014 d'après AFP Bulgarie Communistes recyclés AU MOINS 55 membres des 9 gouvernements bulgares depuis la chute du communisme ont été agents ou collaborateurs des services secrets communistes, a annoncé hier une commission chargée de l'ouverture des archives.Les noms de 10 ministres et 34 vice-ministres, présidents d'agences et comités gouvernementaux et conseillers sur lesquels « des preuves irréfutables » ont été découvertes, ont été publiés, alors que 11 noms ont été cachés sur la base de « rapports motivés » des responsables des services spéciaux actuels.Des traces sur 66 autres membres de gouvernement ont été trouvées dans les archives, sans preuves « irréfutables ».\u2014 d'après AFP HENRI MAMARBACHI Agence France-Presse PARIS \u2014 Une ferme condamnation de l'antisémitisme par le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, suivie d'un incident en présence de Bachar al-Assad, ont marqué la deuxième journée de la visite controversée du président syrien en France.« Je condamne sans répit, sans silence, tout ce qui atteint cette dignité quelle que soit la forme choisie et d'où que cela vienne : le racisme, l'antisémitisme, l'exclusion et la négation de l'histoire », a déclaré M.Delanoë.« La mort, la haine, l'aveuglement, le terrorisme qui frappe de façon implacable comme ce fut le cas il y a peu à Tel-Aviv sont autant de négations des valeurs historiques qui ont inspiré nos peuples au fil du temps », a encore déclaré le maire de Paris.Assis dans la tribune d'honneur, Bachar al-Assad a écouté, impassible, le discours du maire.Mais au moment où il s'est levé pour prendre la parole, deux élus municipaux de droite, assis aux premiers rangs, ont brusquement brandi des affiches où on pouvait lire : « Assad antisémite ».Un troisième a crié « N'oubliez pas le sang de notre ambassadeur, n'oubliez pas le Drakkar », en référence à l'ambassadeur français Louis Delamarre assassiné à Beyrouth en 1981, et à l'immeuble Le Drakkar, cible d'un attentat qui coûta la vie à 58 soldats français en 1983.Ils ont été tous immédiatement évacués par le service d'ordre, mais la salle a pris le relais.Des invités syriens se sont mis à scander à haute voix (du jamais vu à la mairie de Paris) : « Par le coeur, par le sang, nous nous sacrifions pour toi, ô Bachar.Avant de prononcer son discours, M.Assad a déclaré : « Tout cela montre au monde entier que nous somme un pays de pardon », en référence au fait qu'il n'avait pas réagi à sa mise en cause par les protestataires.Le président Assad avait accusé implicitement Israël de vouloir « assassiner les principes de toutes les religions, de la même manière que (les Juifs) avaient trahi Jésus et essayé de tuer le prophète Mahomet », lors du voyage du pape Jean- Paul II début mai à Damas.Avant de venir à Paris, Bachar al-Assad avait affirmé que ses propos avaient été mal interprétés, sans parvenir à dissiper l'hostilité de la communauté juive française, la première d'Europe, qui a manifesté massivement lundi contre sa venue en France.S'adressant plus tard aux députés de la Commission des affaires étrangères, Bachar al-Assad a averti que le Proche- Orient allait « vers la guerre », estimant que la situation y était pire qu'avant le processus de paix engagé il y a dix ans à Madrid.« La région va vers la guerre.Tous les gouvernements arabes tentent de se maîtriser car la guerre n'est dans l'intérêt de personne », même si les actions d'Israël « vont dans ce sens », a-t-il déclaré.« Nous sommes en 2001 et dans quelques mois dix années seront passées depuis Madrid.Et la situation est, de loin, pire », a ajouté le président syrien en allusion à la conférence de Madrid en 1991 qui a établi les principes d'un processus de paix global au Proche-Orient.M.al-Assad, qui a succédé à son père il y a un an, a accusé Israël de ne pas appliquer les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU et les principes de Madrid.Ces résolutions et ces principes prévoient l'évacuation par l'État hébreu des territoires acquis lors des guerres avec les Arabes et la restitution de ces terres en échange de la paix.VEL FAI TES VOUS PLAISIR! SUR MESURE À VOTRE MESURE www.multisports.qc.ca 2296, boul.Industriel, Laval 1 000 pieds au sud de la 440 Tél.: (450) 967-7767 KONA GT GARY FISHER SANTACRUZ BALFA GURU LEMOND LOOK PINARELLO OPUS MIKADO PEUGEOT VÉLOSPORT Chaussures Eldorado 70% Rég.:100$ La Ventese poursuit 2999$ 3LP1901A0627 A19 mercredi 3LP1901A0627 ZALLCALL 67 00:50:38 06/27/01 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 27 JUIN 2001 A19 FORUM Cet obscur objet de controverse a g r u d a @ l a p r e s s e .c a Il y a des années que les médecins recommandent aux femmes de scruter régulièrement leurs seins à la recherche du moindre nodule suspect.Cette pratique est non seulement inutile, mais elle est aussi potentiellement nocive, conclut un article paru dans le Journal de l'Association médicale canadienne.La nouvelle a fait l'effet d'une bombe.Il faut dire qu'au Canada, une femme sur neuf risque de développer un cancer du sein à un moment de sa vie.Malgré les progrès de la médecine, cette maladie demeure l'une des principales cause de mortalité chez les femmes.Or, un diagnostic précoce augmente les chances de guérison.Qu'un simple geste de prévention n'exigeant aucun équipement médical soit susceptible de faire plus de tort que de bien, c'est assez difficile à concevoir.Mais attention : avant d'abandonner nos seins à leur sort, une mise en contexte s'impose.L'étude relatée dans le magazine médical est le résultat d'une revue de la littérature scientifique effectuée par le Groupe d'étude canadien sur les soins de santé préventifs.Cet organisme qui conseille les médecins sur les méthodes préventives a une solide réputation dans le milieu médical.Mais il tire ses conclusions à partir des données existantes et il n'est pas infaillible.Par exemple, en 1994, le Groupe avait déconseillé le recours systématique aux mammographies chez les femmes dans la quarantaine.Aucune étude clinique ne démontrait alors que cet examen réduit le taux de mortalité chez les femmes atteintes du cancer du sein.Puis la recherche a évolué et l'organisme conseil a réhabilité le recours à la mammographie chez les 40-49 ans.L'autoexamen pourrait lui aussi s'avérer plus pertinent avec l'usage.D'autant plus que l'une des principales études sur la question, réalisée en Chine, ne s'étend que sur cinq ans.Ses résultats sont forcément provisoires, comme le signalent d'ailleurs les auteurs d'un commentaire critique paru dans le même numéro du Journal de l'Association médicale.Une des études analysées par les experts en soins préventifs, effectuée au Canada, apporte un éclairage intéressant sur toute cette affaire.Dans ce cas, les chercheurs avaient étudié la manière dont les femmes pratiquent leur autoexamen.Et ont constaté des résultats différents selon la qualité du test.Risquons une hypothèse : peut-être que l'autoexamen du sein s'avère futile parce que les femmes le font mal.On pourrait alors décider d'abandonner cette pratique.Mais on pourrait aussi choisir de mieux informer les femmes.L'autoxamen du sein crée de l'anxiété, disent les auteurs de l'article.Mais quel examen préventif n'en crée pas ?Un test de détection du virus VIH génère des angoisses noires.Est-ce une raison pour le déconseiller ?L'autre inconvénient associé à l'autoexamen, c'est le recours abusif à des biopsies pour des bosses qui s'avèrent de simples kystes.Mais faut-il alors, pour éviter ces examens, se priver d'informations sur l'état des patientes ?Et si, dans quelques rares cas, la biopsie devait s'avérer concluante ?Ce qu'il faut surtout comprendre de toute cette controverse, c'est qu'elle a été suscitée dans une perspective toute particulière : celle d'un groupe soucieux de la santé publique d'une société.Son point de vue est collectif, pas individuel.Et il est fondé sur des arbitrages.Autrement dit, à l'échelle collective, il est peut-être plus judicieux d'investir davantage d'énergie dans des tests scientifiquement sûrs, comme la mammographie, que dans des campagnes de promotion d'une technique incertaine et mal contrôlée.Mais de là à déconseiller systématiquement aux femmes de s'examiner elles-mêmes, c'est une conclusion abusive et prématurée.Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES Triste fête LA FÊTE de la Saint-Jean est celle de tous les Québécois.L'État y consacre des budgets importants, les spectacles organisés pour l'occasion sont retransmis par nos télédiffuseurs.Bref c'est un événement qui se veut important.Et pourtant, encore une fois cette année, elle s'est transformée en un instrument de propagande au service de la cause séparatiste.Samedi soir à Québec, Gilles Pelletier nous a livré un discours à la sauce nationaliste qui aurait fait les délices d'un Jean-Marie Le Pen.Le spectacle du parc Maisonneuve, à Montréal, le lendemain se passe de commentaires.(Pour ceux qui l'auraient raté, certains de nos « artistes » n'aiment pas Sheila Copps : tout à fait pertinent un soir de fête.) Quel manque de classe de la part d'organisateurs qui encouragent des débordements n'ayant même pas le mérite de la subtilité.Quel manque d'honnêteté de la part d'un gouvernement qui les guide avec l'argent de nos impôts.Pourquoi faut-il toujours rappeler à nos séparatistes de tout acabit qu'au moins 55 % de la population veut conserver ses liens avec le Canada ?Pourquoi est-il nécessaire de leur rappeler qu'une fête qui exclut plus de la moitié de la famille est une bien triste fête ?ANDRÉ SAULNIER Saint-Jovite Tribune indépendantiste IL Y A des Québécois plus québécois que d'autres.Samedi soir, après avoir regardé et écouté le spectacle des fêtes de la Saint-Jean sur les ondes de TQS, je me suis senti étranger chez moi.Je suis né à Québec PQ, mais ce spectacle m'a donné le goût de partir, loin, très loin dans le Sud.Ne vous trompez pas : la performance des artistes était honnête.Ce qui a créé ce malaise chez moi, c'est plutôt qu'on ait laissé le comité organisateur transformer le spectacle en tribune des indépendantistes québécois.De quel droit a-t-on osé payer, avec une partie des 900 $ d'impôts que j'ai donnés au gouvernement provincial cette année malgré un petit revenu annuel de 14 000 $, un « show » péquiste ou on nous rebattait les oreilles avec du nationalisme de boules à mites paraissant sortir tout droit d'une caricature de « gros Québécois épais assis sur son balcon et rotant sa bière en disant : «C'est ben vrai sti, le Kabec aux Kabakois ! » ?Même les indépendantistes devraient en être gênés.Ça va être ça le Québec souverain ?Un Québec ou seuls les OUI auront voix au chapitre ?Que fera-ton aux collabos ?Je respecte les souverainistes : ils ont leurs raisons, j'ai les miennes et nous en parlerons une autre fois.Le débat n'est pas là.Je trouve cependant triste qu'on utilise la Fête nationale à si mauvais escient.Bonne Saint-Jean à tous les Québécois : indépendantistes, fédéralistes, communistes, fétichistes, et aux autres.MARC-ANDRÉ AUDET Montréal Excès de mots Cher M.Landry, JE SUIS restée estomaquée devant votre publicité partisane du Parti québécois publiée dans La Presse du samedi 23 juin.On nous souhaite une « bonne Fête nationale ».À ce que je sache, le 1er juillet n'est pas encore arrivé et j'aimerais beaucoup qu'on nous souhaite « bonne fête à tous les Québécois », tout simplement.Je suis canadienne, québécoise, francophone (comme dirait Elvis Gratton), polyglotte, fière d'être née au Québec, dans cette superbe province, il y a 49 ans.Ce dont je suis moins fière et ce qui m'insulte au plus au point, c'est de me faire imposer des significations inventées.M.Landry, la langue de Molière est parmi les plus belles, à condition de s'en servir sciemment.Vous utilisez des termes comme nation, capitale nationale et État, à toutes les sauces.Vos néologismes m'énervent au plus haut point et je ne suis pas la seule.Serait-ce du lavage de cerveau à petites doses ?Selon le dictionnaire Robert Junior, une nation est un ensemble que forment un peuple, le pays ou il habite et son gouvernement.Le Québec, à ce que je sache, est une Bernard Landry province et non un pays ou un État.La nation des Québécois ainsi que de tous les autres Canadiens, est le Canada.La fête de tous les Québécois est le 24 juin, jour de la Saint-Jean.Je ne prétend nullement avoir beaucoup d'instruction, mais j'aimerais, par la présente, exprimer librement et démocratiquement mon opinion dans cette province, pendant qu'il en est encore temps.P.S.\u2014 Je fais aussi partie de ces femmes qui ne peuvent blairer le style Landry.CLAIRE GERVAIS Lachine Comme Mme Copps J'AI remarqué lors de notre fête que les drapeaux québécois étaient distribués gratuitement.Est-il possible de savoir combien les organisateurs de la fête en ont distribué à Montréal ?Le PQ avait tant critiqué Sheila Copps pour ce genre d'activité.Le peuple doit savoir.ROBERT CHAINE VOUS VOULEZ NOUS ÉCRIRE?Adresse électronique: edito@lapresse.ca Drôles de vandales a p r a t t e @ l a p r e s s e .c a La Commission de la représentation électorale a déposé la semaine dernière sa proposition de révision de la carte électorale.Le porte-parole du Parti libéral du Québec, Jacques Chagnon, a littéralement explosé en prenant connaissance du projet, qui ferait disparaître trois circonscriptions de l'île de Montréal, pour en ajouter trois en banlieue.M.Chagnon a parlé de « vandalisme.» Il avait qualifié de « vol » la proposition précédente de la Commission.Le député de Westmount- Saint-Louis devrait se calmer.En lançant de telles accusations, il mine la crédibilité d'un organisme dont l'indépendance ne fait pas de doute.Contrairement à ce que les propos de M.Chagnon laissent croire, la Commission de la représentation électorale n'est pas une marionnette péquiste.Elle est présidée par le Directeur général des élections, Marcel Blanchet, qui a été nommé à ce poste avec l'accord du PLQ.Les deux autres membres, les universitaires Guy Bourassa et Marc- André Lessard, sont en poste depuis.18 ans.On suppose que si les libéraux avaient eu quelque doute sur leur indépendance, ils l'auraient déjà fait savoir ! Après chaque élection, la Commission doit s'attaquer à un gigantesque cube Rubick : s'assurer que la carte électorale du Québec évolue au fil des changements démographiques.Or on sait que, depuis plusieurs années, la population de la périphérie de Montréal augmente rapidement.La Commission n'avait pas le choix : elle devait ajouter des circonscriptions en Montérégie, à Laval, et dans Laurentides- Lanaudières.Comme la loi prévoit qu'il ne peut pas y avoir plus que les 125 comtés actuels, il est impossible d'en ajouter sans en retrancher ailleurs.Dans la première mouture de son projet, la Commission proposait d'éliminer une des quatre circonscriptions de la Gaspésie, dont la population est en baisse.Il y a eu levée de boucliers.Deuxième mouture : la Gaspésie garde ses comtés, mais l'île de Montréal en perd trois, plutôt qu'un dans la première version du projet.M.Chagnon dit s'inquiéter pour le poids politique de Montréal.Il a raison : pourquoi l'île perdrait-elle des sièges, alors que ses 30 députés représentent 24 % de la députation de l'Assemblée nationale, exactement le poids relatif de sa population électorale ?La Commission a choisi de protéger la Gaspésie, dont les quatre circonscriptions comptent à peine 30 000 électeurs chacune, beaucoup moins que la moyenne provinciale de 42 713.Ce faisant, la Commission ajoute une exception aux deux autres qui existent déjà, les lointaines Îles-de-la-Madeleine (10 272 électeurs) et l'immense Ungava (21 893 électeurs).En voulant préserver à tout prix le poids politique des régions éloignées, la Commission de la représentation électorale et les élus sont en train de créer un système d'exceptions qui risque de saper la démocratie.Reste l'aspect du problème qui est vraiment à l'origine de la colère de M.Chagnon : les trois circonscriptions qui disparaissent sur l'île appartiennent aux libéraux.Ceux-ci ne sont pas loin de crier au complot péquiste.Ils ont tort.Il s'agit en réalité d'un accident, d'un sous-produit involontaire de la tâche infiniment complexe dont devait s'acquitter la Commission.Comme 23 des 30 comtés de l'île de Montréal sont libéraux, le PLQ est inévitablement affecté plus que le PQ quand on touche à la carte électorale de la région.Cela dit, la présente proposition est clairement inéquitable.Point de vandalisme ou de vol.Mais des « dommages collatéraux » que la Commission devra réparer à la faveur des audiences publiques prévues pour cet automne.Lettre à Gordon Sawyer CLAUDE ROY Centre préventif d'hébergement à la famille Gordon, CETTE LETTRE ouverte est la seule façon pour moi de te parler d'homme à homme, de père à père, depuis que tu vis retranché dans les bureaux de l'Office des droits des pères.Nous luttons côte à côte pour la même cause depuis longtemps, et je sais fort bien, comme confident, ce que tu as vécu ces dernières années.Aujourd'hui, tu en es au 37e jour d'une grève de la faim que tu t'es juré de mener jusqu'au bout, jusqu'à ton dernier souffle, comme le rapportaient les journaux tout récemment.Je ne suis pas le seul à reconnaître les efforts que tu as déployés jusqu'ici pour obtenir du gouvernement du Québec un centre de crise pour hommes en difficulté, ce qui est le principal motif de ton combat depuis quatre ans.Tu as appris par les journaux que j'ai désavoué publiquement la méthode extrême et désespérée que tu utilises pour défendre cette revendication tout à fait légitime.Bien que je partage, sur le fond, l'essentiel de ton point de vue, ton entêtement à poursuivre ce jeûne radical, entrepris le 21 mai dernier, m'apparaît comme une méthode de revendication très questionnable.En effet, elle transmet un message paradoxal qui va à l'encontre de ce que tu dis depuis toujours, à savoir que le Québec ne doit pas laisser mourir ses pères de famille.Tu as trois enfants, tu es important pour eux.Tu ne dois pas leur laisser l'image d'un père qui se laisse mourir de faim parce qu'il fait face à un échec.Les enfants du Québec ont besoin, au contraire, de l'image d'hommes et de pères courageux qui savent faire face aux difficultés de la vie avec détermination.La première solidarité humaine qu'un père doit manifester, c'est d'abord envers ses propres enfants.Gordon, penses-y avant qu'il ne soit trop tard.Même si tu n'as pas obtenu gain de cause sur la totalité de tes revendications, ton action des dernières années a donné des résultats.Nous savons que des progrès ont été réalisés, mais qu'il reste beaucoup à faire.Les pères et les enfants du Québec comptent sur toi pour continuer la mobilisation et pour travailler à la satisfaction de nos revendications dans la fraternité et le respect mutuel. La Presse 27 juin 2001 Page A20 manquante "]
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