La presse, 9 juillet 2001, B. Actuel
[" 1LP0101B0709 B1 lundi 1LP0101B0709 ZALLCALL 67 00:44:17 07/09/01 B C'EST SA FÊTE ?OFFREZ-LUI UN SOUVENIR BIEN SPÉCIAL DE SON JOUR DE NAISSANCE : la UNE de La Presse ! Laminée ou encadrée, la UNE de La Presse fait de vous la star du jour ! UN CADEAU DE FÊTE ORIGINAL COMMUNIQUEZ AVEC LE CENTRE DE DOCUMENTATION DE (514) 285-7364 FILL_72P5 1LP0201B0709 B2 9 juillet 1LP0201B0709 ZALLCALL 67 00:40:14 07/09/01 B B 2 L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 9 J U I L L E T 2 0 0 1 BANDE À PART SOURIRE Suite de la page B1 Quel type de sourire arborez-vous, « Si un collègue de travail vous de- selon les dentistes ?mande : «Comment ça va ?» et que vous répondez: « Bien !» en souriant, alors qu'en réalité, vous avez mal à la tête, votre sourire ne fait pas de vous un menteur, mais quelqu'un qui a plein de bon sens.» « En souriant, vous dites: « Ça ne va pas, mais ça ne regarde pas les autres, alors je vais faire un effort », illustre Mme Hess.Contrairement à l'expression du dégoût, qui ne peut pas avoir 30 significations différentes, le sourire peut exprimer la joie, le respect, la bonne volonté, la reconnaissance.C'est un signal social extrêmement flexible.Flexible, et d'une importance primordiale.« Au premier contact, un sourire agréable fait un meilleur effet qu'une bouche croche, même si des gens à la gueule pas possible ont pu très bien réussir leur vie », indique le Dr Claude Remise, directeur de la section orthodontie de la Faculté de médecine dentaire de l'Université de Montréal.Selon le Dr Remise, 80 % des interventions orthodontiques ont un but essentiellement esthétique, et non pas fonctionnel.Le look recherché par ces « brochés » ?« Un sourire éclatant genre clôture hollywoodienne », répond le Dr Remise.Comprendre : une série de dents bien blanches et bien alignées.« C'est devenu presque une obsession », constate le dentiste.Acquitté grâce à son sourire Il faut dire que le sourire a des pouvoirs insoupçonnés jusqu'à récemment.Qui sait qu'une personne accusée d'un crime sera jugée avec plus de clémence si elle sourit ?Et, encore plus surprenant, qu'on fera preuve de plus d'indulgence envers elle si son sourire est faux (sans plissement des yeux) plutôt que vraiment ressenti ?Ce sont pourtant les trouvailles des chercheurs Marianne La France et Marvin Hecht, telles que décrites dans « Why smiles generate leniency » (« Pourquoi les sourires provoquent la clémence », publié dans le Personality and Social Psychology Bulletin.Qui sait, par ailleurs, que « les gens de statut supérieur ont le choix de sourire ou pas, contrairement aux gens de statut inférieur, qui se doivent de sourire », ce que rapporte pourtant Martin G.Beaupré ?Un boss est, en effet, plus libre de montrer son désaccord ou son mécontentement qu'un simple soldat.Enfin, qui sait que des animaux peuvent sourire, et qu'on s'y intéresse depuis 1872, l'année de la parution de L'Expression des émotions chez l'homme et les animaux de Charles Darwin ?« Des études ont démontré que les singes ont tendance à sourire dans deux contextes, soit l'amusement et l'apaisement », indique Martin G.Beaupré.La différence ?Le sourire dit d'amusement précède le rire, tandis que celui qui est dit d'apaisement révèle une certaine soumission au groupe.D'ailleurs, plus la hiérarchie de la bande de singe est stricte, moins le singe sourit.Un fait qui se vérifie aussi chez les singes moins poilus que sont les humains.Il n'y a, par ailleurs, pas que les singes et les hommes qui sourient.Il serait, semble-t-il, possible d'observer une expression faciale chez le chat.Sans oublier que « parlant d'animaux, certains auteurs ont aussi postulé que le rat pouvait rire lorsque chatouillé », nous apprend Paul Gendreau.Si le rat rit, peutêtre que la souris sourit.VA POUR LES SOURIRES de toutes sortes.mais qu'en est-il des bouches qui les esquissent ?« Même s'il existe des millions de sourires distincts, à toutes fins utiles aussi nombreux qu'il y a de personnes, on peut identifier trois styles de sourire de base », indique le Dr Edward Philips, un dentiste de Toronto, dans l'article La classification des styles de sourire, publié dans le Journal de l'Association dentaire canadienne.Il n'y a donc pas que les psys qui identifient des styles de sourires, mais aussi les dentistes et les plasticiens.Quels sont ces trois types de sourires tels qu'établis par les installateurs d'appareils orthodontiques ?Eh bien, le premier, qui est observé chez environ 67 % de la population, est le sourire commissural.Arboré par Jennifer Aniston, Seinfield et Frank Sinatra, c'est un sourire où les coins de la bouche sont relevés vers l'extérieur, et où les muscles releveurs de la lèvre supérieure sont contractés, si bien que les dents d'en haut sont révélées.Un beau sourire classique.Le deuxième type est le sourire cuspidé, présent chez 31 % des gens, dont Elvis, Tom Cruise et Tiger Woods.Dans ce type de sourire, les coins de la bouche sont moins relevés que la lèvre supérieure, qui, elle, dévoile complètement les canines.L'effet produit est appelé « aile de mouette » par les dentistes.Reste le troisième type de sourire, soit le sourire complexe, qui caractérise 2 % de la population.Sa particularité ?C'est un sourire où les muscles releveurs des lèvres inférieures et supérieures se contractent, si bien que toutes les dents sont dévoilées d'un coup ! Parmi les célébrités au sourire complexe, on trouve Julia Roberts, Marilyn Monroe et Oprah Winfrey.Photo ALAIN ROBERGE, La Presse© Ursula Hess Est-ce que tous Réponses du test du sourire les humains sourient ?De gauche à droite, 1ère rangée : Mickey Mouse, la joueuse de tennis Venus Williams, Daniel Boucher et Anthony Kavanagh.2e rangée : George W.Bush, Céline Dion, Julia Roberts et Jean Chrétien.3e rangée : Mike Tyson, Britney Spears, Joe Clark et Serena Williams.4e rangée : Tiger Woods, Yasser Arafat, Gwyneth Paltrow et Bonhomme Carnaval.MARIE ALLARD « Dans tous les pays que nous avons visités, nous avons pu observer le hochement de tête accompagné d'un sourire », indique le chercheur Iraneaus Eibl-Eibesfeldt dans son ouvrage L'Homme programmé : l'inné facteur déterminant de comportement humain, paru chez Flammarion en 1976.Le chercheur revenait alors d'un périple qui l'a mené de Bali en Afrique, en passant par les îles Samoa.Le but de son voyage ?Recueillir une documentation comparée du comportement d'accueil des gens.« Il semble bien qu'il existe, à côté des variations culturelles, des schémas communs à tous les hommes », a-t-il observé.« Même les Papous, qui n'avaient guère de contacts avec les Européens, nous saluaient par des hochements de tête, des sourires et des haussements de sourcils, exactement comme nous le faisons », témoigne-t-il.Le sourire serait donc universel ?Peut-être, bien que le chercheur fasse aussi état de « certaines tribus de Nouvelle-Guinée qui ont l'habitude de se toucher le scrotum » en guise de salutation.Bizarreries à part, « le sourire est la plus internationale des émotions », assure Martin G.Beaupré, du Laboratoire de psychophysiologie sociale de l'UQAM.« Plus encore que la colère, la déception ou la tristesse, le sourire est reconnu dans toutes les cultures.» Sourire, smile, sonrisa Il n'en demeure pas moins que « les choses qui déclenchent le sourire varient culturellement », d'après Paul Dumouchel, un professeur du département de psychologie de l'UQAM qui s'intéresse à la nature des émotions.« Les Asiatiques, par exemple, sourient pour cacher leur embarras.C'est un sourire particulier, qui demande un certain temps avant que l'on puisse le reconnaître.» Les Américains, quant à eux, sourient à qui mieux mieux aux amis, aux voisins comme aux inconnus, au risque de troubler les étrangers qui n'ont pas l'habitude d'être salués avec tant d'enthousiasme.Bref, la confusion peut rapidement s'installer quand deux peuples se sourient.« Mal interpréter le signal d'autrui peut mener à une mauvaise communication entre les cultures, et c'est pourquoi il vaut la peine d'expliquer un peu ces différences », indique Paul Ekman, professeur de psychologie à la University of California Medical School, à San Francisco, et pionnier en matière de recherche sur le sourire.Ce n'est pas nécessairement parce que les gens sont plus heureux dans un coin du globe qu'ils sourient davantage.En fait, une étude de M.Ekman a démontré que ce sont souvent les règles de société qui diffèrent d'un endroit à l'autre, plus que l'émotion réellement ressentie par les gens.Pour arriver à ce constat, le professeur a placé des Japonais et des Américains devant un film déplaisant, tantôt seuls, tantôt accompagnés d'une figure autoritaire.Résultat ?En solo, Japonais et Américains réagissent généralement de la même façon aux images qui leurs sont présentées.« En présence d'une personne d'autorité, les Japonais tentent cependant de cacher leurs émotions négatives en affichant un sourire poli, ce que les Américains ne font que dans une moindre mesure », rapporte Paul Ekman.« Dans nos sociétés individualistes, les gens sont encouragés à exprimer leurs émotions, encore plus quand elles sont positives », analyse Martin G.Beaupré.« Au contraire, dans les sociétés collectives, il faut favoriser l'harmonie du groupe plutôt que l'expression personnelle.» Le sourire y est donc acceptable, mais peut-être dans une moindre mesure qu'en Amérique.Mon ami sourit Il est par ailleurs intéressant de noter que les gens favorisent leurs pairs.Dans In My Mind, My Friend Smiles (« Dans mon esprit, mon ami sourit »), une étude que les chercheurs Martin G.Beaupré, Nicole Cheung et Ursula Hess viennent de terminer, il est indiqué que les gens croient généralement que leurs pairs \u2014 les membres de leur communauté culturelle, de leur club de bridge, ou encore de leur bande d'amis sourient davantage que les étrangers, que cela soit vrai ou non.« Cette perception a des conséquences sociales assez fortes », note M.Beaupré.En effet, comment s'ouvrir aux autres quand on les croit sincèrement moins chaleureux que nous ?Quant au cliché qui veut que les gens du Sud dévoilent davantage leurs dents et leur bonheur que ceux du Nord, il reste à prouver.« Dans tous les pays, les gens du Sud sont perçus comme plus expressifs que ceux du Nord », reconnaît Ursula Hess, professeure de psychologie à l'UQAM.« Il faut cependant penser au fait que les gens du sud de la Suisse, qui sont considérés comme plus chaleureux, sont tout de même au nord des Italiens du Nord, qui sont perçus comme étant « froids » ! » En fait, c'est encore une fois une différence dans les règles sociales qui pourrait expliquer le cliché du sourire climatique.Ainsi, plusieurs pays du sud de l'Europe sont plus permissifs que leurs homologues nordiques.« Or, plus de flexibilité rend les gens plus à l'aise de montrer leurs émotions, et donc de sourire », fait valoir Mme Hess.Quoi qu'il en soit, le sourire semble être un passeport universel, qui fait tomber les frontières.La seule artiste belge qui ait atteint le numéro 1 du palmarès Billboard n'est-elle pas soeur Sourire ?2972665A 1LP0301B0709 B3 9 juill 1LP0301B0709 ZALLCALL 67 00:39:18 07/09/01 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 9 J U I L L E T 2 0 0 1 B 3 LES SECRETS DU SOURIRE Souris, chéri ! Pourquoi les femmes sourient plus que les hommes MARIE ALLARD « LE VISAGE d'un homme est son autobiographie, celui d'une femme, son oeuvre de fiction.» Ces paroles d'Oscar Wilde laissent croire que seul le sexe féminin sait composer un sourire.« Oscar Wilde n'avait pourtant raison qu'à moitié », indique Marianne La France, chercheure en psychologie à l'Université de Yale, dans l'introduction de sa conférence Talking Gender and Sexuality (Parlant de genre et de sexualité), donnée lors d'un symposium au Danemark en novembre 1999.« En fait, si les expressions faciales des femmes sont des performances, celles des hommes le sont aussi », fait valoir la chercheure.Monsieur comme Madame peuvent donc improviser un sourire quand bon leur semble.« Il n'en demeure pas moins qu'en règle générale, les femmes sourient plus que les hommes », précise Ursula Hess, professeure de psychologie à l'UQAM.Pourquoi ?« D'une part, certains chercheurs affirment que les femmes sourient plus parce qu'elles ressentent davantage l'obligation de s'intégrer au groupe et qu'elles sont plus anxieuses socialement que les hommes », indiquent Marianne La France et Marvin A.Hecht dans Option or Obligation to Smile (Choix ou obligation de sourire, paru dans The Social Context of Nonverbal Behavior, Cambridge University Press, 1999).« D'autres chercheurs font valoir que ce sont les variations de structures sociales qui font que les deux sexes ont une communication non verbale différente, et non pas les particularités individuelles de chacun », poursuivent les auteurs.« Selon cet argument, les femmes sourient plus que les hommes parce qu'elles ont moins de pouvoir qu'eux, et que le sourire est un signe de déférence efficace.» Ursula Hess corrobore ce point de vue.« Il est possible de croire que les femmes sourient par soumission, en ayant conscience de la différence de leur statut, souvent inférieur à celui des hommes », explique la professeure.Marianne La France et Marvin A.Hecht notent par ailleurs que sourire est obligatoire pour quiconque veut exercer un métier où il faut s'occuper des autres.Or, ces emplois, qui vont de la garde d'enfants à l'enseignement, en passant par les soins infirmiers, sont majoritairement occupés par des femmes.On n'en est donc pas à un sourire féminin de plus ou de moins.Mais il y a plus préoccupant.« Une femme qui a une expression faciale neutre, donc sans sourire, sera perçue comme de mauvaise humeur, agressive et hautaine, tandis qu'un homme au visage neutre ne sera pas pénalisé, mais vu comme réservé », indique Ursula Hess.« Les femmes sont socialement conditionnées à sourire », poursuit Martin G.Beaupré, du Laboratoire de psychosociologie sociale de l'UQAM.Pour preuve, M.Beaupré rapporte une étude qui montrait à des sujets un même visage souriant, encadré une fois d'une chevelure féminine, l'autre fois d'une chevelure masculine.Résultat ?« Même si le sourire était équivalent, les gens jugeaient celui de la femme comme étant plus approprié.On s'attend vraiment à ce qu'une femme sourie ! » Si seulement c'était toujours exigé aussi gentiment que par Paul Valéry, à qui l'on doit cette demande : « Princesses, nommeznous bergers de vos sourires ».Photo DENIS COURVILLE, La Presse © « Le sourire est reconnu dans toutes les cultures », indique Martin G.Beaupré, chercheur au Laboratoire de psychophysiologie sociale de l'UQAM.Le sourire d'un ange MARIE ALLARD « SOURIRE, POUR un bébé, c'est comme pleurer, puisque c'est inné », indique George Tarabulsy, professeur à la faculté des sciences de l'éducation de l'Université Laval.« Même les bébés aveugles sourient, ce qui indique que les enfants savent sourire dès la naissance », corrobore Ursula Hess, professeure de psychologie à l'UQAM.Que signifie ce sourire d'ange ?Humm.Bien qu'un bon nombre de papas et de mamans y voient un signe du bonheur de leur rejeton, le sourire d'un enfant de deux semaines a de bonnes chances d'en être un de satisfaction purement physiologique.Disons qu'un bébé qui régularise certaines fonctions de son corps peut trouver l'expérience agréable, et gratifier son entourage du plus beau des sourires.« Puis, quelques jours après la naissance, l'enfant a une vision suffisamment bonne pour imiter le sourire de ses parents », indique Martin G.Beaupré, du Laboratoire de psychosociologie sociale de l'UQAM.« Très tôt, le sourire vient à jouer un rôle dans l'interaction mère-enfant », ajoute Arvid Kappas, professeur de psychologie à la University of Hull, en Grande-Bretagne, après avoir été professeur à l'Université Laval.« Le bébé peut alors sourire pour attirer l'attention de sa mère, par exemple.» Ah, ah ! Bébé ferait du charme ?« Dès trois ou quatre mois, un bébé a appris à se servir de son sourire, sans qu'il ne soit pour autant un petit manipulateur ! » tempère George Tarabulsy.« Il apprend qu'il y a une dimension sociale au sourire et qu'il peut provoquer des choses en souriant.» Imaginez la scène : papa et bébé jouent avec un hochet bruyant.Puis, le téléphone sonne et papa cesse de jouer avec l'enfant, sans pour autant détourner son regard du bambin.Conséquence ?Bébé sourit, dans l'espoir de rétablir la relation qu'il avait avec son papa.Quitte à passer ensuite en phase deux, où les sourires sont remplacés par des pleurs.« On sait, par ailleurs, que les enfants apprennent les règles de politesse très tôt dans leur vie », indique Ursula Hess.« Dès trois ou quatre ans, les bambins, particulièrement les petites filles, savent faire un effort pour sourire.Quand elles reçoivent un cadeau décevant, par exemple, elles cachent leur déception en souriant.» Un petit sourire poli de temps à autre n'est pas bien grave.« Par contre, un enfant qui sourit énormément, ou alors pas du tout, est inquiétant », souligne George Tarabulsy.Pourquoi ?Parce qu'un enfant qui sourit sans cesse peut réagir à une situation de détresse et de maltraitance, tandis qu'un enfant impassible peut avoir carrément abandonné la lutte pour sa survie.Quant aux bébés nés aveugles, plusieurs arrêtent de sourire après quelques temps, par manque de renforcement.« Certaines écoles de pensées qui croient à l'importance du sourire préconisent toutefois son enseignement aux jeunes aveugles », indique Ursula Hess.« Apprendre à sourire n'est cependant pas évident pour eux ! Les élèves doivent en venir à savoir exactement quand sourire, puisqu'un sourire qui tombe au mauvais moment peut donner l'air stupide ! » Photothèque La Presse © Pour un bébé comme celui-ci, sourire, c'est comme pleurer : c'est inné.2971682A Le Figaro censuré au Maroc Associated Press RABAT \u2014 Le quotidien français Le Figaro daté du jeudi 5 juillet a été partiellement censuré au Maroc pour avoir évoqué « un timide réveil » de l'importante communauté berbère du royaume, a-t-on constaté sur place.L'édition marocaine du Figaro, dont quelque 3500 exemplaires sont imprimés quotidiennement à Casablanca par la Société chérifienne de presse (Sochepress) est parue jeudi amputée de sa page deux.Les articles concernant la situation en Kabylie et « le timide réveil des Berbères marocains » avaient laissé la place à une publicité tandis que le sommaire du journal avait visiblement été retouché.Officiellement, la Sochepress a expliqué qu'un « problème technique de flashage » était à l'origine de cette différence entre les versions française et marocaine du journal.Un responsable du ministère de la Communication, Chakib Laroussi, a quant à lui assuré que son ministère n'avait pris « aucune décision concernant ce numéro du Figaro ».« Ce recours à des méthodes mesquines de censure que l'on pensait révolues est très inquiétant », a commenté Ali Lmrabet, directeur de l'hebdomadaire marocain Demain, qui était cité dans l'article censuré. 1LP0401B0709 B4 LUNDI 1LP0401B0709 ZALLCALL 67 00:40:06 07/09/01 B B 4 L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 9 J U I L L E T 2 0 0 1 À CONTRE-COURANT L'auto formule verte La Presse vous présente aujourd'hui le premier d'une série de sept articles au sujet d'un organisme ou d'une personne qui agit à l'encontre des idées reçues et des pratiques courantes dans son secteur.Cet été, place à ceux et celles qui nagent à contre-courant.«Si j'avais un char.», entonnait une chanson célébrant le culte de l'automobile.Benoît Robert, président de Communauto, un service d'auto-partage, n'y songe pas du tout.Il rêve plutôt au jour où 500 000 Québécois arpenteront les routes de la province au volant d'une des 25 000 voitures arborant le logo de la société.Le service d'auto-partage offert par Communauto permet à ses membres de louer une automobile, pour une heure, un jour ou une semaine, et de se débarrasser des tracas liés à la possession d'un véhicule.Terminée, l'interminable chasse aux stationnements dans les rues de la métropole.Révolues, les visites au garage.« Si on ne veut pas avoir de voiture en ville, c'est la formule idéale », clame Francine Labelle, une des 2000 membres de Communauto.Implanté à Montréal et à Québec, ce service d'auto-partage est le plus important en Amérique du Nord et croît de 50 % annuellement.Il compte 12 employés, possède 130 voitures et a eu un chiffre d'affaires d'un million l'an dernier.En Europe, la pratique s'est introduite plus rapidement dans les moeurs populaires.On recense ainsi plus de 40 000 utilisateurs en Suisse et 25 000 en Allemagne.Très jeune, Benoît Robert a adopté le vélo et le transport en commun.Les services de location traditionnels ne lui convenant pas, il a imaginé un service répondant à ses besoins.En 1994, à l'âge de 30 ans, il lance à Québec la coopérative Auto-Com, un regroupement d'un quinzaine d'usagers se partageant trois automobiles.Un an plus tard, Auto- Com compte déjà plus de cent usagers.De retour à Montréal après son séjour dans la Vieille Capitale, M.Robert démarre sa propre entreprise, Communauto, abandonnant du même coup le concept coopératif.« Les gens achetaient le service mais ne voulaient pas s'impliquer dans l'organisation », relate-t-il.L'Agence métropolitaine de transport appuie le concept de Communauto, soulignant que le service d'auto-partage est « complémentaire au transport en commun ».Ce service « vise à intégrer l'automobile dans les systèmes de transport public », ajoute le président de Communauto.Une étude allemande indique que les utilisateurs d'un service d'auto-partage réduisent leur kilométrage annuel effectué en automobile de 58 %, tout en parcourant plus de 1500 kilomètres supplémentaires via le transport public.Québec a reconnu les mérites de cette pratique pour l'environnement en promettant son appui au partage de voitures dans son Plan d'action 2000-2002 sur les changements climatiques.Une enquête menée par Communauto en 1998 révèle que 61 % de ses membres ont renoncé à la possession d'une automobile.Appliquant ce résultat au nombre d'abonnés de la société, on peut évaluer à plus de 1000 voitures la réduction nette du parc automobile québécois, qui en compte tout de même plus de 2 500 000.L'impact environnemental demeure donc relativement limité pour l'instant mais la croissance spectaculaire du service pourrait modifier la situation.Alors que des services similaires en Europe ont choisi d'utiliser des voitures électriques afin de réduire les émissions polluantes, Communauto n'envisage pas cette option.« On ne peut se permettre d'expérimenter avec des nouvelles technologies.S'attaquer à deux révolutions en même temps est la meilleure façon de se planter », selon le président de Communauto.Loin d'être composée de relents de l'époque hippie, la clientèle de Communauto est largement diversifiée.L'utilisateur type a entre 30 et 50 ans, un revenu de 30 000 $ et possède une formation universitaire.Après quelques mauvaises expériences, la société demande désormais à ses adhérents de fournir leurs dossiers d'assurance et de conduite.Ceux-ci doivent également se soumettre à une analyse de crédit.De plus, un dépôt initial de 500 $, remboursable après un an, est exigé des membres.Ainsi, « les gens doivent y penser à deux fois avant de s'inscrire », d'expliquer M.Robert.Après leur adhésion, les membres n'ont qu'à réserver l'automobile par téléphone et se présenter au stationnement désigné, où les clefs sont gardées dans un petit coffre- fort.À la fin du mois, l'utilisateur reçoit à domicile une facture détaillant ses déplacements.En moyenne, les abonnés de Communauto déboursent 70 $ par mois.M.Robert ne cache pas les inconvénients de l'auto-partage.« Il faut prévoir les heures de départ et d'arrivée », souligne-t-il.Les membres de Communauto s'en accommodent fort bien, « moins de 1 % des trajets étant perturbés ».À défaut de prévoir à l'avance leurs déplacements, les usagers devront peut-être se tourner vers des stationnements plus éloignés de leur domicile ou, en cas extrême, se tourner vers les services locatifs traditionnels.Afin de pallier cette éventualité, une entente permettant aux membres de Communauto de profiter de tarifs préférentiels a été conclue avec quelques services de location.Stationnements en voie de disparition Au coeur du Plateau Mont- Royal, où l'on retrouve une forte concentration de membres, Communauto est victime de son succès.« Cela ne nous donne rien de faire de la publicité dans ce secteur, nous n'avons pas d'espaces de stationnement disponibles », constate M.Robert.« La Ville de Montréal cible l'auto- partage comme une des mesures les plus prometteuses pour réduire les émissions de gaz à effet de serre », signale le président de Communauto, mais la collaboration n'est pas aussi facile qu'il le souhaiterait.« On essaie d'encourager Communauto parce qu'on y croît », affirme Noushig Eloyan, vice-présidente du Comité éxécutif de la Ville de Montréal.La Ville a ainsi décidé d'arrêter la vente d'un stationnement municipal afin de ne pas nuire aux opérations de Communauto.Il n'est cependant pas question d'accéder aux demandes de Communauto et de « modifier la réglementation » afin de permettre aux automobiles de la compagnie de stationner dans les rues de la ville sans tenir compte des restrictions habituelles, de préciser Mme Eloyan.Photo ROBERT NADON, La Presse © « L'auto-partage permet de concilier l'automobile avec les règles de vie en milieu urbain », dit Benoît Robert, fondateur de Communauto.Gucci continue sur sa lancée de la mode de luxe Agence France-Presse AMSTERDAM \u2014 La maison de luxe Gucci continue sur sa lancée pour devenir un empire multi-marques de la mode après le rachat de Balenciaga, à peine quelques mois après les partenariats conclus avec Alexander Mc Queen et Stella Mc Cartney.Balenciaga, racheté au parfumeur français Jacques Bogart, vient également s'ajouter à une série de prises de contrôle de grandes griffes de la mode, démarrée en 1999.Au premier rang d'entre elles se trouvent Yves Saint Laurent (couture), les parfums YSL Beauté, le joaillier Boucheron, l'horloger suisse Bedat, le chausseur italien Sergio Rossi et le maroquinier vénitien Bottega Veneta.Ces rachats successifs font partie d'une stratégie destinée à faire passer Gucci d'un groupe mono-marque à un ensemble « multi-marques », en faisant notamment regagner à d'anciens grands noms de la mode des parts de marché perdues.C'est la voie qui a d'ailleurs été choisie pour Balenciaga.Selon Nicolas Ghesquière, directeur de la création de la marque française, la maison de luxe italienne, qui a elle-même su se relever depuis 1995 d'une situation économique difficile, souhaite « faire recouvrer son rayonnement international » à Balenciaga.« Gucci Group compte accélérer (son) développement en tant que marque de luxe mondiale, en s'appuyant sur son patrimoine de mode exceptionnel et en se concentrant en priorité sur le prêt-à-porter féminin, les accessoires et les parfums », a annoncé Gucci.Une nouvelle ligne de parfum, dont le lancement est prévu en 2004, sera fabriquée par YSL beauté (Gucci) et distribuée à la fois par YSL beauté et Jacques Bogart dans tous les pays où ce dernier possède des filiales ou des accords de distribution contractuels avec des tiers.Tout comme pour Alexander Mc Queen et Stella Mc Cartney, Gucci entend en outre ouvrir « des magasins phare » Balenciaga dans les capitales mondiales de la mode, « contribuant ainsi à l'objectif d'accroissement de sa part de marché.Gucci Group, société de droit néerlandais, détiendra 91 % du capital de Balenciaga, et Nicolas Ghesquière détiendra le solde restant, selon un communiqué.Le montant de la transaction n'a pas été révélé.« Les conditions de la cession à Gucci sont éventuellement ajustables au terme d'un audit prévu postérieurement à celleci, dont les résultats seront connus dans une période de 3 à 5 mois, ainsi que d'une garantie de passif », a précisé Jacques Bogart.Gucci a précisé que « l'impact sur sa situation financière et sur les bénéfices par action à court terme ne seront pas significatifs ».En 2000, le chiffre d'affaires de Balenciaga a approché 20 millions de dollars, dont 2/3 dans les parfums, et le reste dans le prêt-à-porter et les accessoires, selon Gucci.Ternissant quelque peu les nouvelles d'expansion de Gucci, le groupe avait averti le 19 juin dernier que ses résultats 2001 seraient inférieurs à ses prévisions initiales et affiché des résultats en dessous des attentes pour le premier trimestre, essentiellement en raison d'Yves Saint-Laurent.En novembre 1999, Gucci avait racheté les activités parfum et prêtà- porter de YSL, alors en difficultés.Il avait réorganisé le groupe et lancé une campagne d'ouverture de nouveaux magasins YSL à travers le monde.Selon M.De Sole, YSL devrait de nouveau enregistrer des bénéfices en 2002. La Presse 9 juillet 2001 Page B5 manquante 1LP0601B0709 b06 actus lun 9 juillet 1LP0601B0709 ZALLCALL 67 00:39:55 07/09/01 B B 6 L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 9 J U I L L E T 2 0 0 1 Dormir peu, la marque de commerce des PDG?d'après USA Today Le cofondateur d'Intelli Space, Carlo Lalomia, se couche à 2 h du matin et se lève à 5 h du matin.Six jours par semaine.Il dort ses trois heures « à la Dracula », sommeillant instantanément, les bras croisés sur la poitrine.Il se réveille dans la même position, sans cadran, le corps nerveux, le cerveau si alerte qu'il n'est pas question de se rendormir.« Je me sens très bien.Je mange des cubes de cassonade, voilà comment je conserve mon énergie.Pendant toute une réunion d'affaires, je suce des cubes de sucre », affirme Lalomia.Il ne souffre pas de pertes de mémoire à court terme, un des multiples symptômes de privation de sommeil.« Ce matin, dit-il, j'ai oublié où j'avais laissé mon passeport.J'ai mis des heures avant de le trouver.Il était dans ma poche.Ce n'est pas le manque de sommeil, c'est la nervosité.» Partout aux États-Unis, les grands patrons se privent de sommeil et en sont fiers.Ils se contentent de six heures ou moins par nuit en dépit des recherches qui démontrent qu'un manque de sommeil nuit à la santé et au travail.Selon une théorie de type darwinien, plusieurs PDG atteignent les sommets corporatifs parce qu'ils peuvent se contenter d'heures de sommeil réduites.Ils auraient ainsi un avantage biologique sur leurs concurrents.De nombreux personnages historiques, de Napoléon à Martha Stewart, se contentaient de nuits courtes.La privation et la brillance vont-elles de pair ?Si tel est le cas, s'il en résulte une supériorité, elle devrait ressortir davantage dans une économie mondiale.Volonté ou génétique ?« Je pense qu'il s'agit plus de volonté que de génétique », affirme Michael Carr, éditeur du magazine Playboy, qui n'a pas eu huit heures de sommeil continu depuis trois ans.« Peut-être certains ont-ils besoin de plus de sommeil pour entretenir la médiocrité.Je suis une de ces personnes qui croient au lien entre l'énergie et l'excellence.» Les PDG se vantent souvent de leurs nuits héroïques.Les reporters économiques qui suivent un PDG pour quelques jours savent qu'il faut se présenter frais et dispos.Petit déjeuner à 6 heures.Le journaliste arrive parfois les yeux pochés et les cheveux mouillés.Le PDG, lui, a déjà fait des kilomètres de jogging et complété une téléconférence avec l'Europe de l'Est.« Les gens qui ont énormément de pouvoir ont tendance à dire qu'ils dorment peu », confirme David Dinges, expert en sommeil et directeur de psychiatrie expérimentale à la faculté de médecine de l'Université de Pennsylvanie.Les études en cours, sans être définitives, démontrent que les individus qui dorment beaucoup moins de huit heures par jour peuvent souffrir des déséquilibres hormonaux de personnes plus âgées.La privation de sommeil peut accroître les risques de rhumes, de cancer et de diabète, et mener à des excès de poids.Certaines parties du cerveau peuvent même rapetisser.Des rats tenus en état d'éveil constant meurent invariablement d'infections.Les patrons d'entreprises font fi de ces recherches, et même des quelque 275 accidents d'auto quotidiens attribués aux carences de sommeil.Ils disent se réveiller pleins d'énergie et ne voient pas de conséquences fâcheuses sur les plans de la santé ou de la prise de décision.David Dinges doute que le PDG moyen soient foncièrement différents des autres humains, quoiqu'il n'ait jamais eu l'occasion de les étudier de près.Les gens sous-estiment leur quantité de sommeil, et il soupçonne que ces gens ferment l'oeil fréquemment dans leurs limousines en allant ou en revenant de l'aéroport.« J'aimerais bien en capturer un dans mon laboratoire », dit-il.Les chances d'isoler un PDG pour quelque temps sont minces.« La pire chose qu'on puisse me faire, c'est de m'envoyer en croisière pour une semaine.Cela me fatiguerait.Je ne sais pas si je pourrais y survivre », affirme Eli Barkat, PDG de Back Web Technologies, qui dit pouvoir passer de trois à quatre jours avec une sieste quotidienne d'une heure.Le PDG de Financial Keyosk, John Dawson, aime mieux se lever après cinq heures de sommeil que dormir une heure de plus.« J'essaie de convaincre mes collègues de travail de faire plus d'exercices, dit-il.L'exercice provoque un regain d'énergie.Je pense qu'ils ont probablement besoin de moins de sommeil.» Tous les grands patrons ne sont pas membres du club des privations.Jeff Bezos, PDG d'Amazon.com, trouvait que sa vie ressemblait à un brouillard sans huit heures de sommeil.Rick Belluzzo, président de Microsoft, dit avoir lui aussi besoin de sept ou huit heures de sommeil, tout comme le PDG de Polaris Industries, Thomas Tiller.Quelques nuits de quatre heures « et je ne vois plus le monde de la même façon », constate Belluzzo.Quand Alain Belda, PDG d'Alcoa, n'a pas ses sept heures de sommeil, il devient irritable.Un peu partout, d'ailleurs, on évoque les humeurs capricieuses des cadres supérieurs.Michael Carr, de Playboy, met cependant un bémol : « l'impatience n'a rien à voir avec un manque de sommeil, dit-il, c'est que les cadres supérieurs tolèrent peu la stupidité.Formation militaire La plupart des PDG ne sont pas nés ainsi.Plusieurs attribuent leurs qualités actuelles à leur formation militaire.Michael Greenbaum, PDG de Hybrid Networks, raconte que son sergent l'avait trouvé endormi debout, au garde à vous.Ayant mis les autres au repos, tous l'observaient et faisaient des paris sur le moment où il s'effondrerait.Barkat, un ancien parachutiste des Forces armées israéliennes dans les années 80, a appris à dormir peu parce qu'il était constamment sous la menace d'une attaque.Carr, un ancien Navy Seal (troupe d'élite), se levait à 4h, et cela fait maintenant partie de sa routine.Les forces armées mènent depuis longtemps des études sur la privation de sommeil.Cependant, George Belenky, de l'Institut de recherche militaire Walter Reed, affirme que les personnes ayant un seuil élevé de tolérance au manque de sommeil sont très rares.Ceux qui dorment régulièrement huit heures ou plus par nuit résistent le mieux à une privation de sommeil de quelques jours.Ceux qui ne dorment que cinq ou six heures en souffrent souvent davantage.On a longtemps pensé que les hommes résistaient mieux à une accumulation de nuits courtes.Jaimee Wolf, PDG de Xicat, n'en croit pas un mot.Les femmes avec de jeunes enfants fonctionnent depuis longtemps avec très peu de sommeil, dit-elle.Wolf elle-même dort de quatre à six heures par nuit.Barkat a pour sa part embauché Gwen Spertell il y a trois ans à titre de chef de l'exploitation.Au début, dit-il, elle se plaignait des réunions à 7 h.« Maintenant, elle organise des réunions à 6 h du matin.Et elle est encore là à 22 h, alors j'ai l'impression qu'elle non plus ne dort pas beaucoup.» Sont-ils maniaques dépressifs ?Ont-ils à ce point peur de l'échec ?Ou un sens exagéré des responsabilités ?« À ce moment de ma vie, j'aurais pu prendre ma retraite il y a longtemps », affirme Naveen Jain, PDG d'Info Space, qui ne dort que trois ou quatre heures par jour.« Mais je me sens responsable pour les employés et des 1100 familles.En plus de sa semaine de travail de 60 heures, John Dawson fait de la course à pied et du cyclisme.Il est entraîneur d'une équipe de basketball féminine, enseigne le catéchisme à l'église, travaille comme bénévole à Habitat pour l'humanité et siège à la commission scolaire.« Naturellement, si je dormais, je ne pourrais jamais faire toutes ces choses », dit-il.Il est possible que les PDG agissent ainsi pour plaire au public.« Les employés aiment croire que leurs patrons travaillent tard et restent éveillés toute la nuit.Je me demande combien de PDG affirment dormir seulement quatre heures par nuit pour entretenir leur image », demande Richard Owen, PDG de la société Avant Go.Ce jeune garçon deviendra-t-il un jour un patron qui se vante de ne plus dormir ?Pour l'instant, il fait des réserves de sommeil.Derby en nubuck brun modèle MW547 achat spécial! chaussures de marche Rockport 9999$ En vigueur dès le lundi 9 juillet 2001 Chaussure à bout uni, de ton bourgogne modèle M4837 la paire 2 superbes modèles Tant qu'il y en aura.Désolé, pas de bons d'achat différé.Ces modèles ne sont pas offerts à la Baie : Place Fleur de Lys et Sherbrooke.Magasinez quand vous voulez.Le magasinage en ligne avec la Baie et Zellers.cliquez et le tour est joué! 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après la douche, Kenneth Albrecht procède au même rituel face au miroir de sa salle de bains :il se masse les épaules et l'abdomen avec un gel translucide.En quelques minutes, la testostérone s'évanouit dans son corps.« J'étais tout le temps fatigué et, sur le plan sexuel, j'étais en panne », confie à l'AFP ce retraité de 61 ans, vivant à Medford dans le New Jersey (nord-est).« Je ne comprenais pas si c'était un effet de l'âge ou autre chose.» Placé sous traitement hormonal par son médecin depuis plus d'un an, il considère que sa vie a changé.« Je ne me sens plus vanné comme avant.Je me sens mieux.Ma vie sexuelle est meilleure.Sans conteste, il y a une nette amélioration », affirme-t-il.Exit le Viagra.Vive l'hormonothérapie.Vieillissants, stressés, vidés, pompés et abattus, les mâles américains sont de plus en plus nombreux à refuser le déclin de l'âge et partent en guerre contre l'andropause (déficit de testostérone) : cette sorte de « ménopause au masculin » mal vécue par certains hommes, gagnés par le sentiment d'être « tout à l'envers ».Longtemps l'arme secrète des athlètes en mal de performance, l'hormonothérapie a désormais pignon sur rue dans les rayons des pharmacies et dans les cliniques anti-vieillissement américaines, qui font florès un peu partout dans le pays.À l'âge de 50 ans, un homme ne produit plus que 20 à 25 % des hormones essentielles au développement qu'il générait à l'âge de 30 ans : testostérone, hormone de croissance, mélatonine et DHEA (déhydroépiandrostérone).Les effets physiologiques de ces déficits hormonaux sont l'accroissement de la masse graisseuse, une baisse de la densité osseuse et de la masse musculaire, de plus bas niveaux d'énergie, une fatigue chronique, un déclin de la libido, etc.Certes, les hommes, jusque dans leur vieil âge, continuent de produire, même en quantités moindres, de la testostérone et, partant, du sperme.Au sens strict, le concept de « ménopause au masculin » n'existe donc pas.Mais chez environ 20 % des mâles âgés entre 60 et 80 ans, le déficit de testostérone est trop prononcé, d'où la possibilité d'un traitement hormonal.Aux États-Unis, ce besoin a été reconnu par les autorités sanitaires.L'Agence fédérale américaine de contrôle des produits alimentaires et pharmaceutiques (FDA) a ainsi approuvé l'an dernier l'Androgel, le premier gel à base de testostérone pour lutter contre l'andropause.Mais ce traitement n'est pas pour tout le monde, prévient Bob Dudley, le PDG de l'entreprise Unimed, qui le commercialise.Le marché touche entre « 20 et 25 % des hommes à la fin de la cinquantaine et au début de leur soixantaine », souffrant de bas niveaux de testostérone, explique-t-il.Si le marché est néanmoins potentiellement énorme, l'Androgel n'est pour l'instant disponible que sur prescription.Car des risques existent, préviennent les médecins.Chez les hommes ne souffrant pas de déficits d'hormone mâle, la prise de suppléments peut causer l'arrêt de la production naturelle de cette substance par l'organisme.En outre, des niveaux excessifs de testostérone sont susceptibles d'entraîner la stérilité.Longtemps l'arme secrète des athlètes enmal de performance, l'hormonothérapie fait des malheurs chez les mâles américains désireux de faire la guerre à l'andropose.Photo REUTERS Le « déshabilleur de foules» récidive Après Montréal, où il avait dévêtu quelque 2500 personnes sur l'esplanade du Musée d'art contemporain en mai dernier, l'enfant terrible de la photographie Spencer Tunick a posé son trépied à Fribourg, en Suisse, dans la matinée d'hier.Du Wagner joué pour la première fois en Israël JACK KATZENELL Associated Press JÉRUSALEM \u2014 Colère et applaudissements mêlés ont marqué samedi soir le Festival de Jérusalem, la plus prestigieuse manifestation musicale en Israël : sous la baguette du célèbre chef d'orchestre Daniel Barenboim, on y a en effet joué pour la première fois dans l'histoire du pays du Wagner, le compositeur favori d'Adolf Hitler.Mais la chose ne s'est pas faite aisément.Le programme proposait à l'origine le premier acte de « La Walkyrie », notamment en présence de Placido Domingo.Mais face aux protestations d'hommes politiques et de survivants des camps nazis, Barenboim accepta de jouer plutôt la symphonie No4 de Schumann et « Le Sacre du printemps » de Stravinski.Après avoir exécuté ce programme, l'ancien directeur artistique de l'opéra de la Bastille demanda alors au public massé dans le Centre international de conférences s'il voulait entendre du Wagner en clôture de ce concert.La plus grande partie de la foule a applaudi, tandis qu'une minorité a exprimé bruyamment son mécontentement.« Wagner était un grand antisémite, mais il était aussi un grand musicien », a commenté Michael Avraham, un ingénieur de 67 ans rescapé de l'Holocauste.« Bien sûr, je suis opposé à ses idées, mais je n'ai rien contre sa musique.» « Vous pouvez éprouver de la colère contre moi, mais ne vous en prenez pas à l'orchestre », a lancé Daniel Barenboim au cours d'un débat passionné d'une demi-heure avec le public.Sous sa direction, le Berlin Statskapelle a donc interprété l'ouverture de l'opéra « Tristan et Isolde ».Une minorité a protesté, avant de se taire.Le compositeur allemand (1813-1883) est mort 50 ans avant l'arrivée au pouvoir d'Adolf Hitler, mais sa musique a inspiré la propagande culturelle nazie et le compositeur a parfois célébré la pureté des Germains.S'il est parfois diffusé à la radio, Wagner n'avait jamais jusqu'ici été joué en concert dans l'Etat hébreu.En 1981, l'orchestre philharmonique d'Israël avait déjà tenté d'interpréter un passage de « Tristan et Isolde » en fin de concert, mais un survivant de l'Holocauste avait grimpé sur scène, ouvert sa chemise et exhibé des cicatrices infligées en camp de concentration.Le chef d'orchestre Zubin Mehta avait alors arrêté le concert.Bien que la grande majorité du public ait soutenu Barenboim samedi soir, le débat faisait toujours rage dimanche.Le maire de Jérusalem Ehoud Olmert a laissé entendre qu'il placerait le chef d'orchestre sur une liste noire.« Ce que Barenboim a fait était effronté, arrogant, grossier et indélicat », a-t-il dit à la radio.« Nous exhortons tous les orchestres israéliens à boycotter Daniel Barenboim », a renchéri Ephraim Zuroff, directeur de la branche israélienne du Centre Simon Wiesenthal.Le premier ministre Ariel Sharon s'est montré plus mesuré.« J'aurais préféré qu'on ne le joue pas », a-t-il dit après une entrevue avec le président Moshe Katsav.« Il y a beaucoup de gens en Israël pour qui ce sujet est encore très sensible et il était peut-être encore trop tôt » pour jouer du Wagner.Des contraintes au travail pour la famille royale Agence France-Presse LONDRES \u2014 Une nouvelle réglementation introduisant des contraintes plus sévères garantira que les membres de la famille royale qui exercent une profession n'abusent pas de leur statut, a annoncé samedi le palais de Buckingham.Les membres de la famille royale devront mener séparément leurs engagements royaux et leur carrière professionnelle, a affirmé le palais, qui n'a pas fourni d'autres éléments sur le renforcement des règlementations.Une révision des règles avait été décidée après que Sophie, la comtesse de Wessex, ait été mêlée à une controverse à la suite de déclarations à un journaliste déguisé en émir arabe qui lui offrait un juteux marché pour sa société de relations publiques."]
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