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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2001-07-15, Collections de BAnQ.

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[" 7LP0102A0715 Page A1/15juillet 7LP0102A0715 ZALLCALL 67 01:05:12 07/15/01 B MONTRÉAL DIMANCHE 15 JUILLET 2001 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 60 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC > HULL-OTTAWA > 70¢ Place aux IVe Jeuxde la francophonie Le judoka Nicolas Gill, double médaillé olympique, a eu l'honneur de porter le drapeau fleurdelisé lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux de la francophonie, hier soir, au stade Frank-Clair d'Ottawa.Le Montréalais précédait une délégation de quelque 170 athlètes et artistes qui représenteront le Québec à l'occasion de la quatrième édition de ces Jeux.Des délégations du Canada, du Nouveau-Brunswick et d'une cinquantaine d'autres États et gouvernements ont aussi défilé devant une foule de plus de 20 000 spectateurs.La fête s'est poursuivie en musique avec un spectacle réunissant plusieurs chanteurs, dont Daniel Bélanger, Diane Dufresne et Isabelle Boulay.Les Jeux de la francophonie, uniques au monde avec leurs volets sportif et culturel, se poursuivent jusqu'au 24 juillet dans la région d'Ottawa- Hull.À lire en pages A8 et S6.RICHARD HÉTU Du congélateur à l'orphelinat Avec la candeur qu'on lui connaît, Céline Dion a merveilleusement illustré, en décembre 2000, un aspect du débat sur l'embryon humain qu'on congèle pour utilisation ultérieure.Aujourd'hui, aux États-Unis, il n'y a rien de plus controversé et primordial que ce débat aux frontières de la science, de la morale, de la religion et de la politique.Qui a pu oublier ?Toute à sa joie de porter l'enfant qui allait s'appeler René-Charles, Céline avait révélé à Michel Jasmin l'existence d'un second embryon issu de la fécondation in vitro de ses ovules par le sperme de son gérant et mari René Angélil.« J'ai un jum.», avait fameusement avoué la diva au cours de l'entrevue « exclusive ».« On appelle ça un jumeau de laboratoire.Ça ne veut pas dire que c'est un jumeau identique, mais il a été conçu en même temps.» Le deuxième embryon est congelé et conservé dans une clinique de fertilité de New York.L'organisme n'a que cinq jours.Sa taille est celle d'un grain de poussière.Et pourtant, Céline en parlait comme s'il s'agissait d'un bébé dans un orphelinat.« Maman m'a dit : Tu vas aller le chercher, hein ?» Les militants pro-vie ne pourraient trouver une porte-parole plus éloquente et célèbre que Céline.Selon eux, l'embryon, si petit soit-il, est déjà un être humain.Ils s'opposent farouchement à la destruction ou à l'usage scientifique des embryons congelés.Pour publiciser leur point de vue, ils ont le sens du spectacle, comme Céline.Cette semaine, à Washington, ils se présenteront à la Chambre des représentants avec trois enfants \u2014 un bébé de deux ans et une paire de jumeaux de neuf mois \u2014 qui ont été adoptés au congélateur.Ils étaient au nombre des embryons dits « surnuméraires », c'est-à-dire créés en excès lors des traitements de fertilisation in vitro.L'organisme américain Human Voir EMBRYON en A2 Photo BERNARD BRAULT, La Presse LE CIO EN QUÊTE D'UN NOUVEAU PRÉSIDENT Dick Pound sera-t-il élu seigneur des anneaux?Le grand numéro de Chirac L'avocat montréalais Richard Pound pourrait devenir la nuit prochaine, à Moscou, le huitième président de l'histoire du Comité international olympique (CIO).Dans le grand hall de l'hôtel Mejdounarodnaia, où la valse des rumeurs est étourdissante, des membres du CIO laissaient entrevoir hier un tango pour trois entre M.Pound, le diplomate sud-coréen Un-Yong Kim et le chirurgien belge Jacques Rogge.Tous les observateurs écartaient d'entrée de jeu les deux autres candidats, Pal Schmitt et Anita De Frantz, sérieusement en manque d'appuis.« Ce sera une décision historique, croit un délégué canadien du CIO, Paul Henderson.Pour les membres du CIO, l'élection présidentielle passe bien avant celle de la ville hôtesse.Les Jeux durent 15 jours, mais la personne qui sera élue, elle, imposera sa vision pendant les huit prochaines années.» Richard Pound possède l'avantage de bien connaître la musique.Grand argentier du CIO, président de l'Agence mondiale antidopage et artisan de la réforme qui a suivi Voir POND en A2 Rogge: l'homme du président, page A4 Un grand numéro de professionnel.Cela ne suffira peutêtre pas à changer le cours des ennuis judiciaires de Jacques Chirac, mais en tout cas la performance du comédien, sur le moment, avait tout pour convaincre.L'affaire des billets d'avion payés en liquide ?Une fausse affaire, à peu de choses près.Ou plus exactement : « Une affaire qui fait pschitt !.» L'enquête en cours Voir CHIRAC en A2 Photo AP Dick Pound 1 17e ANNÉE > NO 2 60 > 5 4 PA G E S > 4 C A H IE R S Arts et spectacles cahier B - livres B6, B7 - horaire spectacles B12 - horaire télévision B2 Bandes dessinées C7 Décès C9 Éditorial A12 Êtes-vous observateur C6 Génies en herbe B13 Feuilleton C5 Forum A13 Horoscope C8 Laporte Stéphane A5 Le bridge C9 Le monde A10, A11 Loteries A2, A4, A8 Mots croisés B13, C5, S10 Mot mystère C5 Petites annonces - immobilier C6 - marchandises C6, C7 - emplois C7 - automobile - affaires C8 Santé C1 à C4 Sciences C10 Têtes d'affiche B13 M É T É O Voir page S16 Ciel variable Maximum 21, Minimum 15 Lendemain de veille chez les Français SONIA SARFATI Ils ont sûrement fêté hier et pas seulement parce que c'était le 14 juillet : l'humoriste Christophe Alévêque et l'imitateur Laurent Gerra, qui sont parmi les artistes français invités à Montréal par le Festival Juste pour rire, connaissent ces jours-ci un succès.pas pour rire avec leurs spectacles \u2014 respectivement présentés sur la scène du Cabaret et sur celle de la Maison Théâtre.Pourtant eux aussi, un jour, n'ont pas eu le coeur à rire en cours de boulot.Pour Christophe Alévêque \u2014 l'homme qui dit ne rien aimer et qui fait ainsi crouler de rire le Cabaret en visant la mondialisation, l'Amérique, les trop bien nantis, les femmes et les enfants d'abord et tout le reste après \u2014 l'accident s'est produit il y a quatre ans.Il faisait une petite salle parisienne, le Point virgule, un soir de grande chaleur.« C'est ma pire expérience et en même temps la plus drôle, fait-il en rigolant dans sa moustache (de Zorro).En plein spectacle, j'ai entendu du brouhaha dans le fond de la salle mais comme sur scène, on a les lumières dans les yeux, je ne savais pas ce qui se passait.» Ses oreilles, par contre, lui indiquaient que des gens discutaient, se déplaçaient.Puis, que quelqu'un sortait.« Je me suis alors dit : « Bon, c'est Voir LENDEMAIN en A2 Même si leur travail est de faire rire, les humoristes ont tous, sans exception, connu au moins une histoire d'horreur.Sur le coup, garanti, ils l'ont trouvée même pas drôle ! Mais ils y ont survécu.La Presse profite du Festival Juste pour rire pour lever le voile sur quelques-uns de ces cauchemars.Photo ALAIN ROBERGE, La Presse L'incident le plus cocasse vécu par l'humoriste Christophe Alévêque \u2014 une parturiente qui perdit ses eaux pendant son spectacle \u2014 survint un 14 juillet.Nos reportages sur le Festival Juste pour rire, pages B4 et B5 Valide jusqu'au 29 j u i l l e t 2001 Photos peuvent différer Bonnes vacances avec BEAUBIEN LITE TOUCH ZOOM120 ED Appareil photo 35 mm compact Zoom Nikon 38-120 mm Lentille verre ED Smart flash intégré Incluant : étui, film, c2our7r7oie 9et p9i9le99$$ F 65 Incluant : sac photo, 3 films, courroie et pile Appareil photo réflex 35 mm Objectif zoom Nikkor 28-80 mm F3.5-5.6 5 zones de mise au point Visualisation profondeur de champ Flash intégré 52999$ F 80 Incluant : sac photo, 3 films, courroie et pile Appareil photo réflex 35 mm Objectif zoom Nikkor 28-80 mm F 3.5 - 5.6 Cadence rapide 3 images/sec.3 types de mode posemètre .Flash intégré 75999$ ch.ch. 7LP0202A0715 Page A2/15juillet 7LP0202A0715 ZALLCALL 67 01:05:27 07/15/01 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1 5 JUILLET 2001 DEMAIN DANS LA PRESSE Kia Magentis: glace à la vanille Vous devez vous procurer une berline par obligation ?L'idée de dépenser un sou de trop pour de la « ferraille » vous rend malade ?Vous avez le portefeuille qui grimace ?Kia prétend avoir la solution.Avec la Magentis, sa plus récente \u2014 et discrète \u2014 addition, Kia cherche à faire taire ceux qui lui reprochaient de ne construire que des véhicules bon marché, image qui lui colle à la peau depuis qu'elle s'est établie en terre d'Amérique.Notre collaborateur Éric Le François se demande si elle vous convaincra.À lire demain dans le cahier Auto.POUR NOUS J O I N D R E 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 www.cyberpresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 Nouvelles générales general@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Éditorial, Forum edito@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4816 Actuel actuel@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Auto, Mon toit, Santé Voyages aso@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6972 Quoi faire aujourd'hui quoifaire@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Arts, Spectacles, Cinéma, Livres arts@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4814 Économie econo@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Sports sports@lapresse.ca Télécopieur: (514) 350-4854 Têtes d'affiche denis.lavoie@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.RENSEIGNEMENTS (514) 285-7272 PROMOTION (514) 285-7100 COMPTABILITÉ (514) 285-6892 RECOUVREMENT (514) 285-6900 PUBLICITÉ Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi : 8 h 00 à 17 h 30 Décès et remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi : 8 h 30 à 17 h 30 Détaillants : (514) 285-6931 National et Télé-Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 ABONNEMENT (514) 285-6911 abonnement@lapresse.ca Par télécopieur : (514) 285-7039 Lundi au vendredi : 6 h 30 à 17 h 30 Samedi : 7 h à midi / Dimanche : 7 h à 11 h Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650 Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 6-7-5 > À quatre chiffres : 8-6-3-3 LOTO 6/49 > 8-21-25-35-40-41 Compl.: 5 > Extra : 835094 SUITES DE LA UNE POUND Suite de la page A1 le scandale des Jeux de Salt Lake City, il présente le curriculum vitae le plus complet pour le poste le plus prestigieux de la politique sportive.En revanche, M.Pound devra danser le tango avec un gros caillou dans son soulier.Des délégués du CIO soutiennent en privé que le président sortant, Juan Antonio Samaranch, tente de jouer les casse-pieds et d'imposer à l'assemblée son candidat, Jacques Rogge.L'élection du chirurgien belge permettrait à l'ancien franquiste de rester le grand marionnettiste du mouvement olympique, explique une source au sein du CIO qui requiert l'anonymat.Il est vrai que malgré ses 80 ans et sa mise à la retraite forcée, Juan Antonio Samaranch tire encore presque toutes les ficelles au CIO.Après tout, 110 des 124 membres ont été nommés au cours de son règne de 21 ans.Plusieurs d'entre eux ont encore une dette envers lui.Ces derniers sont susceptibles d'écouter l'appel de M.Samaranch et de voter, cette nuit vers 3 heures (heure de Montréal), pour Jacques Rogge.La Suédoise Gunilla Lindberg, qui siège au sein de la commission exécutive du CIO, nous confiait plus tôt cette semaine qu'elle s'attendait à un duel entre MM.Rogge et Un- Yong Kim.« Mais le résultat de la ville hôtesse peut changer toutes les données, disaitelle.Il serait étonnant que la ville et le nouveau président viennent du même continent.Peut-être que nous ne devrions pas nous prononcer sur les deux sujets la même semaine.» Mme Lindberg affirme avoir arrêté son choix depuis longtemps, mais elle refuse de le dévoiler.De Richard Pound, elle retient surtout le succès de sa stratégie de marketing.« Ce qu'il a accompli dans ce domaine fut crucial pour le mouvement olympique », pense-t-elle.Pendant toute la semaine, le candidat montréalais a été avare de commentaires sur l'élection.Aucune rencontre officielle avec la presse n'est prévue d'ici le vote.Les nouvelles règles établies par la commission d'éthique du CIO le jour même du dépôt du programme électoral de M.Pound, en avril dernier, limitent la liberté de parole des candidats à peu de choses.Richard Pound a tout de même voulu se prononcer sur les défis qui attendront le nouveau président, le huitième seulement en 107 ans d'histoire au CIO.« La personne élue devra faire en sorte que les Jeux olympiques restent l'événement sportif numéro un sur la planète, croit-il.Notre mouvement est le héraut du sport et ça ne doit pas changer.Il faudra ensuite trouver de nouvelles méthodes de contact avec notre public, que ce soit via la télévision ou l'Internet.Le nouveau président devra aussi régler une fois pour toutes la question du dopage.On doit trouver un moyen de satisfaire, d'arrimer les positions des pouvoirs publics, du mouvement olympique, des fédérations internationales et nationales.» Et le gigantisme des Jeux ?« Je ne crois pas qu'il faille réduire le nombre de disciplines olympiques.Le problème avec le gigantisme des Jeux, c'est plutôt qu'on n'a pas toujours besoin de stades de 30 000 places pour certains sports.» Ironiquement, pendant qu'on parle de compressions à Moscou, une forte proportion de membres du CIO exige le retour des visites dans les villes candidates, un privilège aboli par Richard Pound que Un-Yong Kim a promis de rétablir.L'avocat montréalais a déclaré à La Presse la semaine dernière qu'il allait réfléchir à la question s'il était élu.Mais encore faut-il qu'il soit le dernier survivant, cette nuit, du tango pour trois.EMBRYON Suite de la page A1 Life Advocates entend se servir de ces enfants pour protester contre la recherche médicale sur les cellules souches provenant d'embryons « surnuméraires », un sujet qui place George W.Bush devant un dilemme monumental.« Chaque enfant qui est un embryon congelé doit être considéré comme étant dans un orphelinat congelé », a déclaré un porte-parole de Human Life Advocates la semaine dernière.À cinq jours, rappelons-le, l'embryon humain n'est qu'un amas minuscule et encore grossier de cellules.À côté de lui, le foetus de dix semaines fait figure de géant.C'est dire comment les progrès de la science ont transformé le débat sur le moment où commence la vie.Les opposants à la recherche sur les cellules souches ne représentent que 30 % de la population des États-Unis, selon un sondage Wall Street Journal/NBC News réalisé le 1er juillet.La grande majorité des Américains approuve l'usage médical des embryons « surnuméraires » voués à la destruction.Selon les experts, la recherche sur les cellules souches embryonnaires comporte un grand potentiel pour le traitement de plusieurs maladies graves, notamment les maladies de l'Alzheimer et de Parkinson, le diabète et les lésions de la moelle épinière.Il faut savoir que les cellules souches ont comme propriété unique de se reproduire elles- mêmes ou de se différencier en une variété de cellules plus spécialisées.Les chercheurs espèrent réussir à les amener à se différencier en cellules ou tissus spécialisés pour le traitement de plusieurs maladies et affections.Des millions et des millions de personnes pourraient bénéficier d'une telle percée médicale.Alors, où est le problème du président des États-Unis ?Lors de la campagne de 2000, Bush a promis aux militants pro-vie de mettre fin au financement public de la recherche sur les cellules souches, une politique mise en place par son prédécesseur, Bill Clinton.Après des semaines de discussions, il doit annoncer une décision à ce sujet à la fin du mois.Osera-t-il revenir sur sa promesse et soulever la colère d'une partie importante de son électorat ?Ou tournera-t-il le dos aux promesses de la science, confirmant ainsi son conservatisme pur et dur ?Ces jours-ci, il est bombardé de suggestions mêlantes.Au sein même du Parti républicain, par exemple, certains adversaires de l'avortement encouragent Bush à faire fi de sa promesse électorale.C'est notamment le cas du sénateur de l'Utah, Orrin Hatch, qui dit refuser de mettre sur le même pied « un embryon dans un congélateur et un enfant dans un ventre ».D'autres invoquent le nom de Ronald Reagan, atteint de l'Alzheimer, une maladie qui pourrait un jour être guérissable.En revanche, les militants pro-vie ne sont pas les seuls à s'opposer à la recherche sur les cellules souches.Certains éthiciens évoquent une « pente glissante » menant Dieu sait où.La semaine dernière, certaines de leurs craintes ont été confirmées.En Virginie, des chercheurs ont reconnu pour la première fois avoir créé puis détruit des embryons humains dans le seul but de récupérer leurs cellules souches.« Exercice macabre », a lancé le porte-parole d'un groupe pro-vie.Le lendemain, au Massachusetts, une compagnie de biotechnologie a reconnu qu'elle tentait d'aller encore plus loin : elle veut cloner des embryons humains afin d'en extraire des cellules souches.« Nous ne tentons pas de créer des personnes », a assuré le président de la compagnie.Vraiment ?CHIRAC Suite de la page A1 qui touche ses proches ?du pur et simple acharnement judiciaire, en particulier contre sa fille et sa femme, et dont la responsabilité incombe, d'ailleurs pas aux juges eux-mêmes, mais au ministère de la Justice (socialiste).Alors que les médias en tout genre font leurs manchettes depuis dix jours avec le feuilleton des « vacances » du clan Chirac estimées à près de 2,4 millions de francs (480 000 $ CAN) et que tout le monde décrivait un président « cerné » par les scandales, celui-ci est arrivé tout sourire et apparemment détendu pour la traditionnelle interview télévisée du 14 juillet, à l'occasion de la Fête nationale.Allant jusqu'à remercier avec chaleur les trois journalistes de lui donner « enfin » l'occasion de s'exprimer sur les « rumeurs » et les « calomnies ».Et au bout d'une quinzaine de minutes sur le sujet brûlant, on avait l'impression que celui-ci n'avait jamais existé sauf dans l'imagination débridée de quelques juges et journalistes.Il faut dire qu'en France un exercice du genre ne se déroule pas exactement de la même manière que dans des pays, disons, de tradition anglo-saxonne.Bien que l'affaire des billets d'avion fasse les gros titres des journaux depuis environ deux semaines, le président Chirac a eu toute liberté pour choisir la date et les circonstances de son intervention.Bien entendu, il ne pouvait pas aller au-delà de la date du 14 juillet, puisque l'interview donnée à l'occasion de la « gardenparty » de l'Élysée fait partie des traditions inamovibles de la politique française.Mais en tout cas, cela lui a permis d'éviter jusqu'à cette date toutes les questions intempestives des journalistes, et à ses conseillers de soigneusement préparer la version qu'il donnerait de cette affaire.Le cadre traditionnel de l'interview \u2014 qui a finalement duré près d'une heure et demie \u2014, offrait aussi de bien commodes garde-fous.Selon un rite immuable, les trois principales chaînes de télévision étaient représentées \u2014 et personne de la radio ou de la presse écrite, médias « agressifs » \u2014, et l'Élysée avait eu son mot à dire dans le choix des journalistes.Sans entrer dans le détail, disons que les trois intervieweurs \u2014 dont deux présentatrices de journaux télévisés \u2014 n'étaient pas, et de loin, les journalistes les plus offensifs, même venant de la télé.Comble d'ironie, ils avaient, deux jours plus tôt, longuement rencontré à l'Élysée la conseillère en communications du président, nulle autre que sa fille Claude Chirac, celle-là même qui avait été entendue par les juges dans la matinée de mercredi au sujet de certains voyages payés en liquide.De quoi s'agissait-il ?De se mettre d'accord sur les sujets abordés lors de l'interview, sur leur ordre d'apparition, ainsi que sur le temps qui leur était accordé.Faute d'autre sujet d'actualité, il n'y avait en réalité que la question des billets d'avion payés en espèces qui s'imposait aux journalistes, et en d'autres pays on y aurait raisonnablement consacré la totalité de l'entretien.Mais nous sommes en France, et le président est un monarque républicain.On a donc patienté vingt bonnes minutes avant que « le » sujet sorte du sac.Comme si de rien n'était, l'une des deux intervieweuses a lancé M.Chirac sur un sujet qui, sans être totalement dépourvu de pertinence, n'avait strictement rien à voir avec l'actualité récente : il s'agissait de la sécurité et de la petite délinquance, à propos de laquelle le président a prôné la « tolérance zéro ».Sans se rendre compte de son humour involontaire : « C'était un peu acrobatique, a commenté par la suite l'ancien juge Thierry Jean- Pierre, aujourd'hui trésorier d'un parti de droite : tolérance zéro pour les petites délinquances, tandis qu'il justifiait l'emploi discrétionnaire de fonds spéciaux par le premier ministre.» À la vingtième minute et comme si rien ne pressait on a tout de même abordé incidemment la question des billets et vacances payés en liasses de 500 francs.Mais sans que les journalistes exercent véritablement un « droit de suite » aux affirmations de Jacques Chirac.Fidèle à son tempérament de jovial bulldozer, le président a pratiquement anéanti le dossier en une seule phrase.« On a mélangé dans cette affaire, a-t-il dit en substance, des voyages professionnels, des voyages privés, des voyages offerts à mes collaborateurs, des voyages jamais faits.» Lorsqu'il s'agissait de voyages privés, l'argent liquide venait « de mes indemnités » (de premier ministre).Donc rien que de parfaitement légal.Le long week-end de 1992 à New York (à 25 000 $ à trois) était devenu, sans autre détail, un « voyage politique ».Quant à un certain voyage au Kenya reproché à sa fille, il n'avait jamais existé.Cinq minutes plus tard, il ne restait donc de cette affaire qu'un dossier « qui fait Pschitttt ! » en se dégonflant totalement.Sans qu'aucun journaliste songe à lui demander comment il se faisait que des « indemnités » (en réalité les « fonds spéciaux ») aient traîné ainsi près de cinq ans à l'hôtel de ville, et en telle quantité, avant d'être utilisés.Ni à combien ces fonds spéciaux se montaient (il est vrai qu'ils sont couverts.par le secret défense !).La question qu'on se posait avant cette intervention était de savoir si le président apparaîtrait embarrassé par l'amoncellement des révélations publiées depuis plusieurs jours par la presse.On a eu la réponse : M.Chirac est particulièrement en forme et sûr de lui.Si jamais, au cours des mois qui viennent, les juges en venaient à démonter complètement son système de défense, audacieux mais très flou, il serait toujours temps de voir.Le jour même où la moitié des Français partaient en vacances pour trois ou quatre semaines, il importait à M.Chirac de leur laisser une bonne impression.Mission accomplie même si, sur le fond et le détail, le président n'a en réalité rien expliqué ni rien justifié.On verra à l'automne.LENDEMAIN Suite de la page A1 fini.» Erreur.Petit théâtre égale proximité du hall d'entrée.Émanant de là, des cris continuaient à lui parvenir.« Ensuite, la caissière du théâtre est entrée dans la salle, a parlé à une personne, s'est énervée, est ressortie.Bref, ça a foutu mon spectacle en l'air.» Pour quelle raison ?Il l'a appris après son dernier numéro.« Dans le public se trouvait une femme enceinte jusqu'au cou.qui a soudain crevé les eaux.» Elle était sortie, on l'avait allongé sur le trottoir et appelé une ambulance.Le hic : son mari ne voulait pas suivre avant la fin de la prestation (foutue ou pas) de Christophe Alévêque.« Heureusement, le spectacle ne durait qu'une heure.Elle n'a pas eu à attendre trop longtemps », pouffe l'humoriste, remettant alors le masque de misogyne qu'il porte avec tant d'aisance et de bonheur (pour le public, s'entend) sur la scène.Question en passant : l'enfant s'appelle-til Christophe ?« Ah.mais, j'espère bien ! » Parlant brouhaha et indiscipline, Laurent Gerra \u2014 l'homme qui se glisse dans les cordes vocales et la peau de Francis Cabrel aussi bien que dans celles de Johnny Halliday, le pape Jean-Paul Vieux et sa colombe (Céline Dion), et autres Michel Drucker \u2014 en a eu sa dose à cette époque pas si lointaine où il faisait les cabarets.Flash-back.Nous sommes en pleine guerre du Golfe.À Paris, il y a des attentats.Entre autres.ben, dans les cabarets.Qui sont beaucoup moins fréquentés qu'à l'accoutumée, mais où l'alcool coule naturellement -\u2014 c'est-à-dire à flots.« Je suis arrivé un jour dans une salle où il n'y avait que huit personnes », se souvient Laurent Gerra.Pas drôle.Mais le pire était à venir.« J'avais à peine 20 minutes à faire sur scène mais je n'étais pas à mi-chemin que j'ai entendu un coup de klaxon.C'était un autobus.Il venait chercher quatre des spectateurs.» Une moitié de salle ( !) qui se vide d'un coup : le choc ! Sauf qu'aujourd'hui, ces heureux peuvent dire : nous, on a vu Laurent Gerra et on était quatre ! Non ?L'imitateur rigole.Ouais.Peut-être.Et il y a ces autres, aussi, qui peuvent dire : nous, on a vu Laurent Gerra et il était sans voix : « J'étais en tournée en France.Je monte sur scène, je commence.le micro était en panne.Je vais chercher le micro de secours, je commence.il était également en panne.Quelqu'un m'en passe un troisième en catastrophe.je le fais tomber.» Et il tombe en panne \u2014 le micro, pas Laurent Gerra.C'était juste avant que ne survienne la coupure d'électricité.« Aujourd'hui, on en rigole encore avec mon équipe.Ces pires moments, finalement, deviennent les plus drôles », conclut-il, rejoignant ainsi les propos de Christophe Alévêque.Tant mieux.Faut bien qu'ils rient aussi, ces gens dont le métier est de faire rire.Alors, y aurait pas une femme enceinte ou un micro moribond quelque part, pour mettre du piquant dans leurs prochaines représentations 7LP0301A0715 A3 - DIMANCHE 7LP0301A0715 ZALLCALL 67 01:01:56 07/15/01 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1 5 JUILLET 2001 A3 ACTUALITÉS Une dépression Les vacances: ça commence mal stationnaire, ça se guérit comment ?LAURA-JULIE PERREAULT Le ciel n'a pas de pitié pour les 1,2 million de Québécois en vacances depuis hier.Sa mauvaise humeur devrait continuer, au moins pour quelques jours, à accabler les travailleurs en relâche.Environnement-Canada est clair, les cinq prochains jours, tout comme les cinq derniers, ressembleront davantage au début septembre qu'à la mi-juillet.Cette prévision tient pour tout le Québec.Les températures, qui grimpent normalement aux alentours de 26 Celsius, flirteront davantage avec la petite ligne du 22 Celsius sur le thermomètre.Les nuages sont tout aussi paresseux que le mercure qui refuse de monter.Ils resteront assis dans le ciel, sauf pour quelques éclaircies.Une dépression tenace est à la base de cet acharnement du morne climat (voir autre texte).Lent départ Hier, la grisaille semblait d'ailleurs avoir calmé les pulsions aventurières des vacanciers.Les postes de douanes situés à la frontière canado-américaine étaient tranquilles, de l'aveu même des employés qui s'attendaient à voir des files gigantesques en ce premier jour des traditionnelles vacances de la construction.« On est un peu déçu », a même noté un agent des douanes canadiennes interrogé au téléphone.Leurs homologues américains du poste de Champlain ( New York), croient que la chute incessante du dollar continue de dissuader les Québécois de se rendre chez eux.Les prévisions météorologiques du Maine, pas beaucoup plus excitantes que celles du Québec, ont peutêtre aussi pesé dans la balance.« Mais à Cape Cod et à Atlantic City, le ciel sera dégagé et il y aura très peu de précipitations », a noté hier Patrice Courbin d'Environnement- Canada.Chez Transports-Québec, on remarque que c'est davantage jeudi et vendredi que les Québécois ont investi l'autoroute 10 et l'autoroute 15 pour rejoindre le pays de l'oncle Sam.Hier, l'autoroute Jean-Lesage (20) en direction de Québec et du Bas-Saint-Laurent était la plus achalandée de toutes.Suggestions pour tous les temps Selon Julie Turgeon de Tourisme- Québec, il n'y a pas raison de broyer du noir même si le soleil manque plus souvent qu'à son tour à l'appel.Le Québec regorge de destinations \u2014 vacances qui, beau temps, mauvais temps, peuvent être agréables.La Presse dresse ici une liste de suggestions pour toute la famille.Dans la région de Montréal, certains incontournables viennent tout de suite à l'idée : le Biodôme, l'Insectarium, les serres du Jardin botanique et le Planétarium, qui occupent bien une journée pluvieuse, se combinent facilement.« Les Mosaïcultures sont superbes et sont très plaisantes à visiter même quand le soleil ne brille pas », ajoutait à cette liste Mme Turgeon.Tourisme-Québec a aussi retenu parmi ses coups de coeur la Récréathèque de Laval, où une panoplie de divertissements sont regroupés, bien à l'abri des intempéries.Il y a aussi les musées, le centre scientifique du Vieux-Port et le complexe Métaforia qui peuvent divertir petits et grands.Julie Turgeon suggère aussi l'Électrium de Sainte-Julie, centre d'interprétation de l'hydroélectricité, qui présente le spectacle Cosmogonia tout l'été.En Outaouais, les Jeux de la francophonie, qui ont débuté hier, seront aussi un bon moyen d'occuper les après-midi pluvieux.Une gamme de compétitions, sportives ou culturelles, sont au menu.Pour acheter des billets, qui coûtent en moyenne 16 $ : 1-866-741-5505.Au Musée des beaux-arts du Canada d'Ottawa, le peintre Gustav Klimt est à l'honneur.La Vieille Capitale a aussi son lot de choses à faire.Le Musée de la civilisation et son exposition Diamants ne passent pas inaperçus.Partout en province, il existe de dizaines d'économusées, qui permettent de découvrir des métiers artisanaux sans payer un sou.Plusieurs fromageries, chocolateries, brasseries du Québec, sont aussi ouvertes aux visiteurs.Dans le même ordre d'idées, la route des vins des Cantons-de-l'Est et celle des cidres de la Montérégie s'empruntent avec délice, même sous les nuages.Alors, vacanciers, souriez ! Les prochaines prévisions météorologiques pourraient bien vous le rendre (Le site du tourisme du gouvernement du Québec fournit une gamme de renseignements sur les horaires, les tarifs des endroits à visiter : www.bonjourquebec.com LAURA-JULIE PERREAULT QUELQUES MÉDICAMENTS ont fait leur preuve quand il est question de guérir une dépression humaine, mais il n'existe aucun remède quand c'est l'atmosphère qui souffre d'une dépression chronique ou plutôt stationnaire, comme c'est le cas en ce moment au Québec.Les spécialistes des diagnostics météo d'Environnement- Canada ont d'ailleurs bien de la difficulté à expliquer le mal qui afflige le ciel du Québec depuis mardi dernier, le couvrant de nuages et forçant les degrés Celsius à la baisse.« Les voix du Seigneur sont impénétrables », rigole Patrice Courbin avant de se lancer dans une longue explication de 20 minutes.Pour comprendre la source des dépressions stationnaires, il faut donc remonter aux mystères de la Terre qui n'est pas plate, mais bien ronde, comme l'a affirmé à ses dépens Galilée.Les masses d'air chaud, causées par le réchauffement intense de la terre à la hauteur de l'équateur, sont naturellement attirées vers le nord.Petit pépin : puisque la terre tourne, elles se promènent plutôt sur l'axe estouest.Aidées par les vents, les courants marins et les ondulations de l'atmosphère, les masses d'air se déplacent et prennent les traits et la température des endroits où elles se posent.Elles arrêtent leur course lorsque les ondulations sont trop faibles ou lorsqu'elles se heurtent à une autre masse d'air.Un front se crée lorsqu'une masse d'air chaud et une masse d'air froid se rencontrent.Un système de dépression, qui se traduit par une évacuation d'air vers le haut naît donc à ce moment.Autour de ce point de dépression, l'air circule dans le sens inverse des aiguilles d'une montre et le front froid, qui voyage plus vite que le front chaud finit par gagner la bataille, explique le mécanicien de l'air.« Quand tout l'air chaud est remplacé par de l'air froid, le système devient plus stationnaire et se déplace très lentement », continue M.Courbin.Seul le temps peut changer les choses.Habituellement, une dépression stationnaire reste en place pendant 7 jours.Dans le cas de celle qui couvre le sud du Québec en ce moment, il semble que plus de 10 jours se seront écoulés entre la formation du phénomène et sa destruction.Le seul remède au mal de l'air est donc la patience.Photo ALAIN ROBERGE, La Presse © Au poste de Lacolle, les vacanciers québécois désireux de se rendre aux États-Unis se sont fait très rares, jusqu'àmaintenant.Trois joueurs des Alouettes accidentés RAYMOND GERVAIS Trois joueurs des Alouettes de Montréal ont été durement plaqués dans la nuit de vendredi à samedi, sur l'autoroute 10, à Brossard, lorsque le véhicule utilitaire dans lequel ils voyageaient avec deux amies a effectué plusieurs tonneaux.Éric Lapointe, Sylvain Girard et Jason Richards n'ont pas été blessés, mais secoués et seront en uniforme lors du prochain match opposant l'équipe aux Blue Bombers, à Winnipeg, vendredi prochain.Les deux jeunes femmes qui se trouvaient avec eux ont été transportées à l'hôpital Charles-Lemoyne pour traiter des blessures légères.Selon la Sûreté du Québec, l'alcool n'est pas en cause dans cet accident, un moment d'inattention de la part du conducteur serait à l'origine de la perte de maîtrise.Louis-Philippe Dorais, porte-parole des Alouettes, a indiqué hier que c'est un simple moment de distraction du conducteur désigné du groupe, Éric Lapointe qui a causé l'accident.La SQ a fait subir un test de dépistage au joueur, mais le résultat a été négatif.Par ailleurs, le premier week-end des vacances de la construction a commencé sur une note plutôt tragique.Un homme âgé d'une trentaine d'années a perdu la vie lorsque la voiture qu'il conduisait a fait une embardée, vers 1 h 30 dans le rang Kempt, à Mont-Saint-Grégoire, en Montérégie.L'automobiliste qui était seul à bord de sa voiture serait mort sur le coup lorsque le véhicule a quitté la chaussée, heurté un ponceau et effectué plusieurs tonneaux.L'alcool n'est pas en cause.À Saint-Mathias-sur-Richelieu, en Montérégie, un autre accident a fait deux blessés sur le Chemin des Patriotes.Le véhicule dans lequel ils voyageaient a heurté un bloc de ciment en bordure de la route et fait plusieurs tonneaux.Le passager est demeuré coincé dans le véhicule et les pompiers ont dû utiliser les pinces de désincarcération pour le sortir de l'amas de ferraille.La vitesse et l'inexpérience pourraient être les causes de l'accident.Afin de contrer le plus d'accidents possibles, la SQ a décidé d'exercer une surveillance accrue sur les différents axes routiers de la province.Hier, de nombreuses opérations radar ont été effectuées sur les voies rapides.Les policiers seront très vigilants et porteront au cours du week-end et durant les deux prochaines semaines une attention spéciale à l'approche des grands travaux routiers afin de faire respecter les limites de vitesse.La police rappelle que les limites de vitesse affichées sur les panneaux orangés ont été déterminées en fonction du tronçon de la route, de la sécurité des travailleurs et des automobilistes.Des opérations de dépistage d'alcool au volant, de surveillance par caméra vidéo viendront compléter la campagne de sécurité de la SQ.Des jupes colorées pour les poubelles du Vieux-Montréal Complot contre le Parrain LAURA-JULIE PERREAULT DIX MILLIONS DE visiteurs foulent le sol du Vieux-Montréal chaque année, laissant derrière eux des montagnes d'ordures.Solution proposée par l'administration municipale : embellir les poubelles pour qu'elles attirent plus de déchets vers elles.Depuis le 1er juillet donc, les quelque 216 poubelles du Vieux- Montréal, reçoivent tour à tour une jupette de tissu qui les habilleront jusqu'à la fin du mois de septembre.Sur ce nouveau revêtement bleu, bourgogne et or trône un seul mot : merci ! « C'est le mot que les touristes étrangers reconnaissent le plus souvent en français avec bonjour », souligne Claire Bourassa, chargée de ce nouveau programme de communication, mis en place par le service des travaux publics de la Ville de Montréal.Ce « merci », qui invite les gens à faire leur part en y déversant leurs rebuts, rappelle celui qui figure sur les poubelles des établissements de restauration rapide, reconnaît- elle.Les couleurs éclatantes choisies évoquent pour leur part la signalisation des rues du Vieux-Montréal (bourgogne) et le régime français (bleu) dont l'architecture du quartier est en quelque sorte l'héritage.Mme Bourassa a espoir que cette initiative aura un impact immédiat.« Beaucoup de touristes ne semblent pas voir les poubelles noires.Un autre problème c'est que les poubelles de la place Jacques-Cartier débordent souvent.Alors, il y aura plus de cols bleus qui vont s'occuper de superviser la situation », continue-t-elle.L'habillement des poubelles et l'enlèvement plus régulier des ordures ne constituent que le premier volet de ce nouveau programme qui a pour but d'embellir le Vieux- Montréal, petit quadrilatère à haute densité touristique : en plus d'attirer les Québécois, le quartier historique reçoit chaque année la visite de quatre millions de touristes d'un peu partout dans le monde.Les commerçants et les résidants de la zone ciblée, qui s'étend jusqu'au Quartier chinois, seront aussi mis à contribution.Le service des travaux publics a fait imprimer des affiches, des autocollants, des Tshirts et des dépliants qui rappellent tantôt aux usagers quotidiens du quartier des mesures à prendre pour garder l'endroit propre, tantôt aux visiteurs la nécessité de participer à cet effort pour le bien du patrimoine environnant.Cette campagne, « issue d'une demande politique du comité exécutif » de la Ville de Montréal, coûtera 20 000 $.Des mesures plus modestes sont en voie d'être mises en place pour enrayer l'autre « irritant majeur » du Vieux-Montréal, le crottin de cheval qui souille les rues.De nouvelles boîtes de récupération seront installées afin de faciliter le travail des cochers des calèches.Deux tueurs à gages ont été arrêtés en fin de soirée, vendredi, à Montréal par la Sûreté du Québec.Les deux hommes, Christian Deschênes, 44 ans, de Lorraine, et Denis-Rolland Girouard, 50 ans, de Saint-Sauveur, s'apprêtaient à tuer Vito Rizzuto, 55 ans, le présumé parrain de la mafia montréalaise ainsi que deux de ses acolytes, Frank Martorana, 42 ans, et Francesco Arcadi, 47 ans.Une perquisition au domicile de Deschênes à Lorraine a permis aux limiers de mettre la main sur une carabine automatique AK47, deux pistolets de calibre 9 mm, un revolver de calibre 357, des chargeurs, des munitions, deux gilets pareballes et des walkie-talkie.La conjointe de Deschênes, Céline Côté, 48 ans, a aussi été arrêtée.Une kyrielle d'accusations ont été portées contre les deux hommes hier, dont complot pour meurtre.L'enquête de la police a débuté au mois d'avril dernier.La SQ a refusé pour le moment de préciser d'où venait le contrat octroyé aux deux tueurs à gages.Photo ARMAND TROTTIER, La Presse © Plus de 216 poubelles seront recouvertes d'une jupette colorée cet été pour attirer davantage l'oeil des visiteurs du Vieux-Montréal. 7LP0401A0715 A4 DIMANCHE 7LP0401A0715 ZALLCALL 67 01:03:06 07/15/01 B A 4 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 5 J U I L L E T 2 0 0 1 Le pire serait à venir pour Nortel Presse Canadienne TORONTO \u2014 Anil Khatod a soudain quitté Nortel Networks après avoir occupé pendant moins de trois mois le poste de directeur de la stratégie et de la commercialisation, ce qui semble indiquer que la plus importante société technologique au pays n'a pas réussi à améliorer sa situation financière.Ce départ est un dur coup pour Nortel, mais les analystes financiers croient que le pire est encore à venir.Ils s'attendent à ce que Nortel, qui fera connaître ses résultats du deuxième trimestre jeudi prochain, procède à un nouveau licenciement de 5000 à 10 000 employés, pour faire face à une perte trimestrielle prévue de 19,2 milliards $ US et à la stagnation du marché des équipements de télécommunications à fibres optiques.« L'inertie relative du marché obligera les entreprises de la taille de Nortel à réduire leurs coûts », déclare David Hodgson, analyste en télécommunications chez Dundee Securities.Selon M.Hodgson, il ne serait pas étonnant que de nouveaux licenciements \u2014 il pourrait y en avoir 10 000 \u2014 soient annoncés la semaine prochaine, surtout à la lumière des compressions réalisées récemment chez Corning, Alcatel et Lucent Technologies.Mark Quigley, analyste pour le Yankee Group au Canada, a entendu dire qu'il pourrait même y avoir plus de 10 000 mises à pied.Cette perspective, ajoute-t-il, a un impact certain sur le moral des employés et sur leur ardeur au travail.Nortel a fait part de 30 000 licenciements depuis le 1er janvier, réduisant ainsi sa maind'oeuvre totale à environ 65 000 employés.M.Kathod, qui a été nommé responsable de la commercialisation, de la technologie et des stratégies d'acquisition, en avril, était souvent considéré comme le successeur possible du président John Roth, qui doit prendre sa retraite en avril prochain.Le départ de M.Kathod soulève des questions pendant une période où Nortel devrait mettre l'accent sur la stabilité, afin de redonner confiance aux employés et aux investisseurs, souligne M.Quigley.Le directeur de la technologie de Nortel, Bill Hawe, a démissionné en février.Son départ a été suivi de ceux de deux autres cadres supérieurs, Don Smith et William Connor, qui ont quitté la société pour aller travailler pour de plus petites entreprises.PORTRAIT DE JACQUES ROGGE L'homme du président ALEXANDRE PRATT MOSCOU \u2014 Le Comité international olympique (CIO), c'est l'église au milieu du village sportif, a déjà dit Jacques Rogge.Le chirurgien belge de 59 ans pourrait en devenir le pasteur, la nuit prochaine, lorsque les membres du CIO éliront le successeur de Juan Antonio Samaranch à la présidence du mouvement olympique.Le sport, c'est sa religion.Diplômé en médecine sportive, il a connu une longue et fructueuse carrière comme compétiteur en voile : un titre et deux médailles d'argent aux championnats du monde (catégorie Finn) et des participations aux Jeux de Mexico (1968), Munich (1972) et Montréal (1976).En parallèle, il s'alignait sur l'équipe nationale de Belgique de rugby.Au terme de ses carrières, Jacques Rogge est resté dans le monde olympique.D'abord comme chef de mission de son pays à Innsbruck (1976), Moscou (1980), Los Angeles (1984), Calgary et Séoul (1988), puis comme président des comités olympiques européens à partir de 1989.« Il est un politicien professionnel du sport », écrit le journaliste suisse Jean-François Fournier, du quotidien Le Matin de Lausanne.Un politicien prudent et conservateur, précisera- t-on.Lorsqu'il s'est officiellement lancé dans la course à la succession du président Samaranch, en mars dernier, il a promis aux membres du CIO une « transition en douceur ».Tellement douce, disent les cyniques, qu'on ne constatera pas de différence entre son administration et celle de son prédécesseur s'il est élu par ses pairs.Jacques Rogge est en effet un homme du président Samaranch.Le Catalan le lui rend très bien en appuyant sa campagne activement dans les corridors de l'hôtel Mejdounarodnaia de Moscou, expliquent des membres du CIO (voir article en A1).Avec Jacques Rogge à la présidence, pense un délégué du CIO, Juan Antonio Samaranch sera en mesure de conserver son ascendant sur le mouvement olympique.Au cours de sa campagne électorale, le candidat belge a d'ailleurs fait bien attention de ne pas attaquer les réalisations de son mentor.« Le CIO n'a pas besoin de révolution, at- il déclaré.M.Samaranch l'a faite.Il y a 20 ans, le CIO était fermé, élitiste.Aujourd'hui, il est en phase avec son temps.» Son premier défi : « protéger la valeur ajoutée des Jeux olympiques ».Rien de très révolutionnaire.Pour cela, expliquait-il en avril à la conférence Sport Business 2001, « il faudra réduire la taille et le budget des Jeux ».Mais le lifting, ajoute-t-il, devra être léger.Seuls les sports n'intéressant plus le public et la télévision devront être écartés du programme olympique.Jacques Rogge veut également « renforcer la crédibilité du sport » face aux menaces représentées par la violence, la corruption et le dopage.« Le terrorisme, dit-il, reste le danger numéro un des Jeux olympiques.Ensuite, il y a le dopage, le gigantisme et l'exploitation politique.» Il s'est aussi prononcé, ces derniers mois, en faveur « d'une vraie universalité pour le sport » et pour une « réduction du fossé entre les athlètes de haut niveau, leurs clubs et leurs instances dirigeantes ».Les journalistes européens n'apprécient pas son discours de langue de bois qui rappelle les rares envolées oratoires de Juan Antonio Samaranch.« Il ne répond pas aux vraies questions », se plaignait récemment au quotidien Le Matin le journaliste Andrew Jennings, considéré comme le plus ardent critique du mouvement olympique.« Il sait qu'il est juste un membre du club et que pour avoir une chance d'être élu, il doit d'abord négocier son programme avec les autres membres.La transparence, il vaut mieux oublier cela si l'on veut faire carrière au CIO.» Mais la politique de transition douce proposée par Jacques Rogge a plus de disciples que de détracteurs au sein du CIO.Dans son rôle de grand apôtre du « samaranchisme », l'ancien joueur de rugby paraît en excellente position pour succéder à son maître, la nuit prochaine, à Moscou.Photo ROBERT SKINNER, La Presse © C'est la fête dans le Quartier chinois de Montréal.La communauté chinoise est en liesse RAYMOND GERVAIS LA COMMUNAUTÉ CHINOISE de par le monde est en liesse et les Chinois de Montréal le sont tout autant depuis que le CIO a annoncé vendredi que la 29e Olympiade se tiendra à Pékin en 2008.Depuis hier et jusqu'au 22 juillet, c'est la fête dans le Quartier chinois montréalais.On y prépare le 6e Festival international de courses de bateaux-dragons qui aura lieu les 21 et 22 juillet au Bassin olympique de l'île Notre- Dame.Mais l'annonce de l'événement hier a revêtu un cachet particulier à cause de la décision du CIO.L'ambassadeur de Chine au Canada, M.J.Meiping, a déclaré hier que la tenue des Jeux olympiques à Pékin est une victoire pour la Chine et pour tous les Chinois du monde.« La décision du CIO de confier à la Chine l'organisation des Jeux olympiques est une reconnaissance de l'habilité de la Chine à organiser des événements d'envergure et une preuve de confiance que les réformes progressent.Je crois également que la tenue des Jeux olympiques va accélérer le processus de la réforme économique et l'intégration de la Chine dans le monde ainsi que dans le reconnaissance des droits humains », a déclaré l'ambassadeur.Il a toutefois refusé de préciser si le drapeau de Taïwan allait flotter à Pékin lors des Jeux, mais a dit que les athlètes de Taïwan pouvaient y participer aux côtés des athlètes chinois.Le week-end prochain, plus de 110 équipes provenant du Canada et des États-Unis participeront à la course de bateaux-dragons.L'origine de cette course remonte à l'antiquité dans la tradition chinoise.En 278 avant Jésus-Christ, Qu Yuan, poète et homme d'État vénéré, s'est suicidé en se jetant dans les eaux de la rivière Mi Lo afin de protester contre les agissements douteux de son roi.Selon la légende, c'est sur les berges de cette rivière qu'il aurait écrit son plus grand poème Li-Sao qui signifie Tristesse, loin de ma patrie.En apprenant le geste de désespoir du poète, des centaines de villageois et de pêcheurs sont allés à son secours dans des bateaux, mais en vain.Ils se sont mis à jouer du tambour et à frapper l'eau avec leurs rames pour protéger Qu Yuan des poissons et des créatures aquatiques de la rivière.La tradition s'est perpétuée et aujourd'hui on célèbre l'anniversaire de la mort de Qu Yuan le cinquième jour du cinquième mois du calendrier lunaire chinois.L'événement a pris une telle ampleur que des festivals de courses de bateaux-dragons sont célébrés dans le monde et le sport lui-même est en voie de devenir une discipline olympique.Photo AP Jacques Rogge LES DEUX CÔTÉS DE LA MÉDAILLE > Pour : Le poste de président des comités olympiques européens qu'il occupe depuis 1989 fait de lui un candidat très respecté auprès des membres européens du CIO.A l'appui du président Samaranch.Bonne connaissance du dossier du dopage.> Contre : L'aile réformiste le trouve un peu mou.Trop identifié, justement, à l'ère Samaranch.T V A, LE RÉSEAU DES TIRAGES DE LOTO-QUÉBEC Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Le jeu doit rester un jeu Seules les sélections participant au Lotto 6/49 et au Québec 49 sur le même billet sont admissibles à la promotion.Ventes totales: 27 623 390 $ Prochain gros lot (approx.): 19 000 000 $ Tirage du 2001-07-14 Tirage du 2001-07-14 Tirage du 2001-07-14 Tirage du 02 04 14 16 23 2001-07-14 Tirage du 2001-07-14 Tirage du 2001-07-13 Tirage du 2001-07-14 Tirage du 2001-07-13 GAGNANTS LOTS 7/7 0 15 000 000,00 $ 6/7+ 3 169 632,90 $ 6/7 165 2 698,70 $ 5/7 10 756 147,80 $ 4/7 227 216 10,00 $ 3/7+ 209 889 10,00 $ 3/7 1 886 933 participation gratuite Numéro complémentaire: 05 Numéro complémentaire: 01 Numéro complémentaire: 06 NUMÉRO: 835094 NUMÉRO: 227390 VOUS ÊTES À ÇA DE TROUVER.CHAQUE MINUTE COMPTE FILL08 7LP0501A0715 A5 DIMANCHE 7LP0501A0715 ZALLCALL 67 01:01:25 07/15/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 5 J U I L L E T 2 0 0 1 A 5 Ne pleure pas trop, Toronto ! collaboration spéciale Chers Torontois et chères Torontoises, What a shame ! Quelle honte ! Vous ne les avez pas eus ! Pauvres vous ! Les barons ont préféré octroyer les Jeux olympiques de 2008 à la ville de Pékin plutôt qu'à votre belle Ville reine.Comment peut-on faire ça ?Comment peut-on préférer un petit village comme Pékin à une mégamétropole comme Toronto ?Surtout qu'il y a beaucoup plus de bons restaurants chinois à Toronto qu'à Pékin.Et à Toronto, les droits de l'homme sont respectés.Bon d'accord, les femmes n'ont pas le droit de se promener les seins nus dans les rues.Mais on parle des droits de l'homme.Pas des droits de la femme.Quoique, à bien y penser, les hommes sont encore plus brimés que les femmes, par cette mesure ! Le plus humiliant, c'est que Paris a obtenu à peine quatre voix de moins que vous.Paris ?Paris ?Une ville sans intérêt.Une ville totalement française.Un Montréal sans Westmount ! Non mais franchement ! Paris, c'est Longueuil à côté de Toronto.La tour Eiffel a l'air d'une tour du CN pas finie.Et à Toronto, les chiens ne font pas leurs besoins dans les rues comme à Paris.À Toronto, les chiens sont comme leurs maîtres.Propres.et constipés ! En parlant de besoins, il aurait fallu faire passer un test d'urine aux membres du CIO.Car ils devaient être tous sous l'influence de la drogue pour avoir refusé de tenir les Jeux à Toronto.Ce qui est le plus incompréhensible, c'est qu'ils sont restés insensibles au charme de Denis Coderre.Comment peuton ne pas fondre pour Denis Coderre ?Les membres du CIO ne sont pas des êtres humains.Ce sont des I.A.! Des Insignifiants Artificiels Si ça peut vous consoler, amis torontois et torontoises, sachez que les Montréalais et Montréalaises compatissent avec vous.On a beaucoup de peine aussi.Sérieusement.On était derrière vous.On voulait vraiment que vous obteniez les Jeux.Parce qu'on vous aime.Et surtout, parce que cela aurait fait notre affaire d'avoir les Jeux olympiques à côté de chez nous et que ce soit les Anglais qui paient ! Pour une fois ! Parce que vous auriez payé ! Je sais, votre maire vous a dit que ça ne vous coûterait pas un cent ! Ha ! Ha ! Nous autres aussi, notre maire nous avait dit ça.On paye encore 25 ans plus tard ! Que tout cela vous serve de leçon, cessez de jouer aux voisins gonflables avec nous.Vous voulez toujours avoir ce que Montréal a.On avait une équipe de baseball.Vous avez eu une équipe de baseball.On avait les sièges sociaux.Vous avez eu les sièges sociaux.On avait le Stade olympique.Vous avez eu le Skydome.Votre désir de toujours avoir ce que Montréal a est tellement grand, qu'un jour, vous allez avoir la loi 101 ! Des fois, on se dit que vous avez bâti la plus haute tour au monde, seulement pour pouvoir voir ce que les gens de Montréal étaient en train de faire ! Et essayer de le faire à votre tour.La seule chose que Toronto veut que Montréal n'a jamais eu, c'est Eric Lindros.Et on vous le laisse ! Avec plaisir.Excusez-nous de faire un peu d'humour à vos dépens, mais nous, avec nos Expos, nos Canadiens, nos hôpitaux et nos nids-de-poule, ça nous fait du bien de voir que notre voisin riche a des revers aussi.Allez, tournez la page.Le plus important, en ce moment, c'est d'empêcher votre maire de commenter cette défaite.Après avoir dit qu'il ne voulait pas se rendre en Afrique parce qu'il avait peur de finir dans une marmite d'eau chaude avec des indigènes qui dansent autour, il risque, cette fois, de dire qu'il ne veut pas aller à Pékin parce qu'il a peur de finir dans un fortune cookie après avoir été écrasé par un tank ! En terminant, brothers and sisters, j'ai demandé à mon bon ami Luc Plamondon de vous écrire une chanson pour vous remonter le moral.C'est sur l'air de Don't cry for me Argentina : Ne pleure pas trop, ma Toronto.Oublie les J.O.Et aussi le ti-Yannic Perreault Pauvre Toronto.Un jour, tu verras La rondelle du destin roulera pour toi Et tu seras enfin choisie Pour les Jeux de la francophonie Ne pleure pas trop, ma Toronto.\u0001 \u0001 \u0001 Mon ami Jean-René m'en a raconté une bien bonne.C'est Jean Chrétien qui dîne avec la reine d'Angleterre.Soudain, il lui demande : « Votre Majesté, vous m'impressionnez, vous êtes entourée de gens intelligents, comment faitesvous ?» La reine lui répond : « C'est très simple.Je les tiens constamment en alerte.Je leur fais passer régulièrement des petits tests pour être bien sûr que leur intelligence reste sur le qui-vive.».Chrétien stupéfait : « Ah oui ?Comment faites- vous ça ?».La reine s'empare du téléphone : « C'est très simple.Je vais vous montrer.» Elle appelle Tony Blair : « \u2014 Bonjour Tony ! \u2014 Bonjour Votre Majesté ! \u2014 Tony, j'ai un petit test d'intelligence pour vous.C'est l'enfant de votre père et de votre mère mais ce n'est pas votre frère, ni votre soeur.Qui est-ce ?\u2014 C'est moi ! \u2014 Bravo, vous l'avez ! Merci Tony.À la prochaine ! » La reine raccroche.Jean Chrétien est impressionné : « Wow ! ».De retour à Ottawa, notre premier ministre décide de mettre en pratique la technique de la reine d'Angleterre.Il téléphone à Stéphane Dion : « \u2014 Bonjour Stéphane, c'est Jean ! J'ai un petit test d'intelligence pour toi ! \u2014 Ah oui ?Allez-y.\u2014 C'est l'enfant de ton père et de ta mère mais ce n'est pas ton frère, ni ta soeur.Qui est-ce ?\u2014 Oh boy ! Attendez un petit peu.J'étais pas prêt à ça.Me laissezvous quelques minutes pour y penser.Je vais vous rappeler.D'accord \u2014 Pas de problème ! » Stéphane Dion s'empresse alors d'appeler Paul Martin : « \u2014 Bonjour Paul, c'est Stéphane.Je ne sais pas ce qu'il lui prend mais Chrétien vient de me faire passer un test d'intelligence.Pis y'est vraiment pas évident.M'aiderais- tu ?\u2014 Avec plaisir.\u2014 Voilà.C'est l'enfant de ton père et de ta mère mais ce n'est pas ton frère, ni ta soeur.Qui est-ce ?\u2014 Ben, c'est moi ! \u2014 Parfait ! Merci ! » Stéphane Dion s'empresse de rappeler Jean Chrétien : « \u2014 Monsieur Chrétien ! Monsieur Chrétien ! Vous pouvez me redemander votre énigme.\u2014 Okay.C'est l'enfant de ton père et de ta mère mais ce n'est pas ton frère, ni ta soeur.Qui est-ce ?\u2014 C'est Paul Martin ! \u2014 Ben non, épais ! C'est Tony Blair ! » \u0001 \u0001 \u0001 Selon le ministre-président wallon, Jean-Claude Van Cauwenberghe, Bernard Landry est un fédéraliste, Stéphane Dion est un séparatiste, et Jean Charest a des beaux cheveux ! JOURNAL DE BORD Retour en Bretagn e À 22 ans, Damien De Pas se lance dans une aventure unique : participer, sur un voilier construit de ses mains, à une course océanique de longue durée, la Mini- Transat, dont le départ sera donné en France en septembre.Les lecteurs de La Presse peuvent suivre ses préparatifs et son entraînement en Bretagne, grâce à des extraits de son journal de bord publiés tous les dimanches dans nos pages.collaboration spéciale Brest.Eh oui, les vacances au Québec sont déjà finies ! Douze jours à me changer les idées.tout en parlant voile de temps en temps.Mais le contexte était très relax.Ça se passait entre amis ou connaissances la plupart du temps.J'ai fait quelques entrevues, mais je ne venais pas pour faire du « booking » médiatique.La veille de mon départ, j'étais à la librairie Renaud-Bray, avenue du Parc, où j'ai reçu de nombreux encouragements et de beaux témoignages.Certaines personnes m'avouaient n'avoir jamais posé les pieds sur un bateau mais se passionnaient pour mon aventure et découvraient par le fait même le monde de la course au large.Des jeunes sont venus me féliciter et m'annoncer qu'ils espéraient bien se lancer dans un projet semblable.Voilà des signes encourageants pour l'avenir.Il faudra donc continuer à piquer la curiosité des jeunes pour les amener à pratiquer la voile de plus en plus.Lors d'une entrevue pour le réseau des sports de Radio-Canada, Marie-Claude Savard me demandait justement pourquoi cette activité n'était pas très répandue ici au Québec.Selon moi et de l'avis de bien des gens, il ne faut pas chercher trop loin : c'est à l'école que les futurs adeptes doivent être sensibilisés.Si l'on compare le pourcentage d'enfants qui naviguent en France et au Québec, la réponse est là.Le nombre de jeunes qui sortent sur l'eau chaque jour dans les clubs de voile le long des côtes françaises est tout à fait impressionnant.Il devrait exister des cours de voiles dans les programmes scolaires.Ici, on ne pense qu'à gymnase et éducation physique alors qu'en France, on initie très tôt les enfants et les jeunes en général aux choses de la mer.C'est vrai qu'ici, les gros bassins de population ne se situent pas le long de la mer, mais entre nous ce n'est pas l'eau qui manque au Québec.\u0001 \u0001 \u0001 Je suis reparti avec plus de bagages qu'à l'aller et je ne m'en plains pas.J'emportais un second pilote, un Raymarine 4000 + (anciennement connu sous le nom d'Autohelm) qui m'a été offert par Walter Timmerman, le distributeur.Il travaille dans le milieu du nautisme depuis une vingtaine d'années, en plus de beaucoup naviguer.Walter a participé à plusieurs courses dont la dernière Québec\u2014Saint-Malo à bord du 60 pieds Open Bell Mobilité \u2014 Océan, de Georges Leblanc.Avec ce nouveau pilote, je vais pouvoir économiser de l'énergie dans certaines conditions.Au près, par exemple, lorsque le bateau est bien équilibré avec une barre beaucoup plus douce qu'à d'autres allures.Ou encore lorsque je naviguerai dans des vents légers et réguliers.Ce pilote consomme moins que mon gyropilote hydraulique actuel, mais il est aussi moins puissant.Lorsque la barre exige une grande poussée ou traction de la part du vérin électrique, le moteur de ce dernier risque de surchauffer.Il faut prévoir plusieurs vérins de rechange si on utilise uniquement ce type de pilote.J'aurai dorénavant deux systèmes de pilotage automatique indépendants, NKE et Raymarine, installés chacun sur leur propre circuit.Selon la majorité des coureurs que je connais, c'est la solution idéale.On alourdit un peu le bateau et il faut en avoir les moyens, mais ça vaut le coup pour une transat en solitaire.\u0001 \u0001 \u0001 Après huit heures d'avion et 4 heures de train, j'ai retrouvé Évangéline au port de plaisance du Moulin Blanc.Il était temps que je revienne m'occuper de Dingo.Un copain me demande si j'ai apporté mon rasoir.car de longues algues pendent sous la flottaison ! Ce n'est pas la faute des peintures International si la coque se salit aussi vite.J'ai voulu essayer un produit à base d'époxy et de téflon, favorisant une meilleure glisse.Par contre, cette peinture ne possède auc antibactérienne.C'est génial pour les bateaux qui sont sortis de l'eau après chaque régate.Si je plongeais pour nettoyer chaque semaine, peut-être que ça fonctionnerait.Pour la Mini-Transat, je ne prendrai pas de chance.Tant que le bateau avance à six noeuds et plus, les micro-organismes (algues ou coquillages) ne peuvent s'accrocher au téflon.Mais si nous restons englués dans le pot-au-noir, je risque de me traîner ensuite jusqu'au Brésil avec toute une colonie d'anatifes.Je sortirai donc mon bateau de l'eau avant le départ pour lui appliquer quelques couches de peinture antisalissures.En écrivant cette chronique je repense à tous les encouragements que j'ai reçus ces deux dernières semaines et j'ai déjà le coeur à l'ouvrage.Ça tombe bien car la nouvelle liste est longue.On peut lire les chroniques de Damien De Pas à l'adresse cyberpresse.ca, et on peut joindre l'auteur à damiendepas@hotmail.com.Photo Évangéline De Pas, collaboration spéciale Selon Damien De Pas, il ne faut pas chercher trop loin pour amener les gens à pratiquer la voile de plus en plus : c'est à l'école que les futurs adeptes doivent être sensibilisés.En collaboration avec LA MAISON DE RÊVE LES AILES DE LA MODE GRÂCE À LA FONDATION LES AILES DE LA MODE, COUREZ LA CHANCE DE GAGNER La Maison de Rêve est située au 1912, rue Alfred-Pellan au Parcours du Cerf de Longueuil et peut être visitée jusqu'au 1er octobre 2001, les lundi, jeudi et vendredi de 14 h à 20 h et les samedi et dimanche de midi à 17 h.BILLETS DISPONIBLES CHEZ NOS PARTENAIRES/VENDEURS OU PAR TÉLÉPHONE EN COMPOSANT LE (514) 524-6060.FILL181 7LP0601A0715 A6 - DIMANCHE 7LP0601A0715 ZALLCALL 67 01:01:42 07/15/01 B Corridart, l'exposition martyre JÉRÔME DELGADO collaboration spéciale Le temps passe et les idées ne changent pas : Jean Drapeau, même dans sa tombe, reste l'ennemi numéro un, le méchant et inculte politicien, alors que l'art et les artistes demeurent les martyrs, pauvres invités d'une fête à laquelle on les a finalement chassés.C'est l'impression que laisse Corridart, 25 ans plus tard, exposition retraçant le triste sort du principal volet culturel des Jeux olympiques de Montréal.Prévue pour toute la durée des Jeux, Corridart, sur la rue Sherbrooke, exposition d'art public réunissant 18 oeuvres, n'aura finalement duré qu'une petite semaine.Le caractère critique et ironique des oeuvres, certaines dénonçant même la mauvaise gestion de la Ville en matière d'urbanisme, ne cadre pas avec les idées magnifiantes du maire et ses goûts esthétiques plutôt conservateurs.Présentée à la galerie Leonard et Bina Ellen de l'Université Concordia, Corridart, 25 ans plus tard est peut-être teintée d'amertume, mais aussi d'un sentiment de victoire morale.Qui dit martyr, dit sacrifice pour le bien d'une cause.Et ici le milieu artistique est sorti grandi de cette expérience douloureuse : plus jamais, croit-on, un geste d'une aussi grande cruauté, une censure aussi inexpliquée, pourrait se reproduire.Jean Drapeau a voulu tuer une exposition qui ne lui plaisait pas.Mais son geste a eu l'effet contraire.Jamais une exposition aussi peu vue n'aura eu autant d'impact, pendant aussi longtemps.Chose d'autant plus paradoxale que les critiques n'avaient pas été très tendres à son égard.Plutôt que de concerner son apport artistique, le legs de Corridart est une leçon d'ordre moral.La censure du défunt maire devient un exemple du non-savoirfaire en matière d'art public et du non-respect de la liberté artistique.Pour commémorer ce non-événement artistique, Sandra Paikowski, professeure d'histoire de l'art à Concordia, a donc monté une expo rassemblant archives (photos, vidéos et documents post-Corridart) et restes d'oeuvres.Les sept panneaux fort abîmés du photomontage étourdissant Rues-miroirs, de Kevin et Bob Mckenna, illustrent d'ailleurs le mauvais traitement que la Ville a fait subir aux installations, la plupart ayant été complètement détruites.Dommage que les survivantes Sculptures en série de Guy Montpetit soient trop imposantes pour les introduire dans la galerie.En fait, Corridart, 25 ans plus tard offre peu de véritable matériel artistique, dispersé tant bien que mal, pour un souci d'équilibre, dans l'aire d'exposition.Ici, une main couleur orange en acier (destinée à diriger le regard des passants), là quelques éléments de diverses oeuvres (Banderoles de Jean Noël, Bannières de Claude Thibodeau et Cross-country de Cozic).On voit la plupart des oeuvres à travers les précieuses archives ou des esquisses, voire par une parfaite copie de l'originale \u2014 la sculpture Suspension One d'Andy Dutkewych, prototype de la Suspension Two, placée près du parc La Fontaine.La majeure partie de l'espace est donc occupée par les photos, des noir et blanc de Gabor Szilazi, en couleur de la Ville de Montréal.Appuyée par de brillants textes des étudiants à la maîtrise de la commissaire, l'exposition est donc davantage une exposition d'histoire.Bien que des brefs commentaires décrivent chaque oeuvre, il s'agit non pas de montrer la valeur esthétique de l'ensemble, la singularité de chaque pièce, mais de parler de la polémique.En tant que démonstration historique, Corridart, 25 ans plus tard déçoit.On s'attendrait d'elle à une telle rigueur dans la justesse des données qu'elle ne laisserait planer aucun doute.Ce qui n'est pas nécessairement le cas.Par exemple, d'un côté, on nous dit que l'expo s'étalait de « l'avenue Atwater jusqu'au site olympique » (communiqué).Dans l'immense série photo de Melvin Charney, sorte de regard topographique servant d'inventaire des lieux (l'architecte montréalais était le concepteur de l'événement), Corridart dépasse à peine le parc La Fontaine.L'erreur n'est pas trop grave dans la mesure où la décision de Drapeau concernait l'ensemble de l'aventure et non pas seulement une zone.Mais elle nous incite à ne pas trop nous éterniser devant des détails.Ce qui importe, semble-t-il, est de ne pas oublier que 18 oeuvres, qui voulaient rapprocher art et public, ont été étouffées.Des oeuvres martyres.En 1996, une exposition similaire, peut-être moins complète, avait déjà souligné les 20 ans de l'événement.Devra-t-on s'attendre à revivre tous les cinq ans la célébration de cette non-exposition culte ?CORRIDART, 25 ANS PLUS TARD, galerie Leonard et Bina Ellen, Université Concordia, jusqu'au 18 août.Info : 514 848-4750.Leca ractèrecri tique et ironique des oeuvres, certaines dénonçant mêmela mauvaisege stion de la Villee n matière d'urbanisme, ne cadrait pas avec les idées du maire Drapeau.Photothèque La Presse© Les ouvriers de la Ville de Montréal avaient profité de la nuit pour décrocher les oeuvres d'art exposées rue Sherbrooke et les faire disparaître dans les entrepôts municipaux.Le déménagement se fit.sans ménagements, si bien que plusieurs oeuvres furent irrémédiablement endommagées.MOI, J'Y VAIS.ACHETEZ VOS BILLETS DÈS MAINTENANT! 1 866 741 5505 (sans frais) www.jeux2001.ca Le billet des Jeux inclut le transport en commun local pour la journée de l'événement.Arts de la rue chanson conte danse d'inspiration traditionnelle littérature (poésie) peinture photographie sculpture Accès gratuit .POUR ADMIRER LES CONCOURS CULTURELS ! .POUR « VIVRE » LES COMPÉTITIONS SPORTIVES ! Athlétisme basketball boxe judo football (soccer) tennis de table volleyball de plage 3000 artistes et athlètes provenant de 52 pays et gouvernements 2969226A 7LP0701A0715 a7 dim serie2 7LP0701A0715 ZALLCALL 67 00:59:47 07/15/01 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1 5 JUILLET 2001 A7 En marge des Jeux olympiques tenus il y a 25 ans dans la métropole, la Ville de Montréal présentait un programme Arts et cultures.Or, une des plus importantes activités de cette programmation, le projet Corridart axé sur l'art contemporain au Québec, fut sauvagement démonté sur ordre du comité exécutif de la Ville.Un héritage perdu?Peut-être pas autant qu'on pourrait le croire, constate-t-on dans le deuxième volet de notre série sur l'héritage des Jeux d'été de 1976.Une expertise exportable ANDRÉ DUCHESNE MOINS CONNUE et moins médiatisée que la construction du Stade et la dette qui s'en suivit, l'organisation des Jeux de 1976 a atteint un niveau de qualité qui, dit-on, est encore reconnu dans les officines du monde olympique.« Plusieurs disent que les Jeux de Montréal furent les mieux organisés.Il y avait à la tête du COJO (Comité organisateur des Jeux olympiques) une équipe qui a bien su planifier les choses », assure Dick Pound.L'actuel vice-président de l'Association olympique canadienne, Walter Sieber, est souvent nommé en guise d'exemple, car il a agi à titre de consultant jusqu'aux Jeux de Séoul en 1988.Qu'est-ce que l'organisation de Montréal avait donc de si particulier ?« À partir du début des compétitions, nous sommes passés d'un organigramme vertical à un organigramme horizontal, répond M.Sieber.Nous nous sommes assurés de déléguer les pouvoirs vers les lieux de compétitions, que ce soit en matière de transport, d'accueil, d'accréditation, etc.Il y avait un comité d'opération pour chaque site.» Le COJO a terminé son mandat avec un surplus de quelque 200 millions, supérieur à celui des Jeux de Los Angeles en 1984.La plus importante partie de ce montant servit à payer les coûts de construction et d'aménagement des emplacements périphériques, en excluant les équipements du quadrilatère des installations olympiques.Une loterie.des loteries Photo PIERRE McCANN, La Presse Sur ordre du comité exécutif de la Ville de Montréal, les cols bleus démantelèrent les oeuvres et les échafaudages de l'exposition Corridart dans la nuit du 14 juillet 1976.Corridart : des échos jusqu'à nos jours ANDRÉ DUCHESNE 3093734.Jamais numéro de sept chiffres n'avait-il auparavant suscité autant d'espoir et de rêves.Le 15 avril 1974, le premier tirage de la loterie olympique faisait son premier groupe millionnaire, neuf ouvrières de Québec travaillant pour la compagnie de tabac Rothman.Ce tirage ouvrait aussi la voie à la constitution des jeux de loterie dans l'ensemble du Canada, en plus d'être le prologue à des tirages de plus en plus gros.« La loterie olympique fut le tremplin qui a permis de lancer les loteries dans les autres provinces canadiennes », tranche Me Michel Gagnon, avocat au cabinet Ogilvy Renault de Montréal et un des principaux artisans de l'organisation de cette loterie destinée, comme son nom l'indique, à financer les Jeux d'été de 1976.À ce titre, Me Gagnon fut chargé d'aider les provinces anglophones du pays à mettre sur pied leur réseau de distribution, inexistant.« À l'époque, seul le Québec avait une loterie.Nous nous sommes entendus avec la Banque Royale afin que ses succursales deviennent des points de vente.Mais il a fallu auparavant que le gouvernement fédéral adopte une loi spéciale, car le Code criminel interdisait une telle chose », raconte-t-il, amusé par l'évocation de ces vieux souvenirs.Dans la même foulée, le gouvernement central allait concéder ce champ de compétence aux provinces.Aujourd'hui, le pays compte cinq organismes régissant les tirages, dont Loto-Québec.La tenue de la loterie olympique signalait également un vent de changements dans les moeurs, tant des gouvernements que de la population.« Les gens avaient le goût de jouer et les provinces voulaient faire des profits, poursuit Me Gagnon.Sauf que les gouvernements rentraient ainsi dans les talles des Églises.Lorsque je suis allé en Alberta pour expliquer le fonctionnement au ministre de la Culture et des Sports, il m'a demandé quelles raisons il pourrait invoquer devant l'Église baptiste pour faire accepter cela.» Le tirage du 15 avril 1974 eut lieu à Ottawa.La championne canadienne de patinage artistique Barbara Ann Scott tira le numéro gagnant, alors que celui du second prix de 500 000 $ fut dévoilé par Maurice Richard.À la suite des Jeux et d'une douzaine de tirages, la loterie olympique est devenue Loto-Canada dont les activités se poursuivirent jusqu'en 1978 et dont les revenus servirent à éponger la dette olympique.C'est durant cette période que fut mise sur pied la formule des tirages de la 6/36, ancêtre du très populaire Lotto 6/49.La charte du Comité international olympique indique que la présentation des Jeux doit s'accompagner d'un programme Arts et cultures.À Montréal, ce volet des festivités fut éclaboussé par le démantèlement sauvage de l'exposition Corridart.Héritage perdu ?Peut-être pas.Car la fin abrupte de cette exposition d'art contemporain \u2014 qui devait durer un mois \u2014 et la destruction des oeuvres des artistes fit tellement de bruit que ses échos se font entendre jusqu'à aujourd'hui.Une exposition consacrée à Corridart est d'ailleurs présentée cet été à la galerie d'art Leonard and Bina Ellen de l'Université Concordia (voir autre texte en page A6).« La renommée de cette exposition est venue de sa non-existence », fait remarquer Laurent Lamy, à l'époque responsable du volet des arts visuels.« Chaque épisode de censure attire l'attention sur l'art d'avant-garde.Qu'on se rappelle l'affaire Barnet Newman (auteur du tableau Voices of Fire du Musée des beaux-arts du Canada) », observe l'historien d'art François-Marc Gagnon.Des travaux universitaires de cycles supérieurs, de nombreux articles, d'importants passages dans des ouvrages ont été consacrés à Corridart.On en retrouve même des traces sur Internet.C'est dire.Mais revenons 25 ans en arrière.Corridart constitue la portion québécoise du programme culturel, alors que d'autres manifestations, tant dans les arts visuels que ceux de la scène, sont présentés en ville.Les projets portent la griffe d'artistes de renom : Françoise Sullivan, Guido Molinari, Pierre Ayot, Betty Goodwin, René Viau et plusieurs autres.Le commissaire est Melvin Charney.L'exposition s'étire sur 5,5 kilomètres, rue Sherbrooke, de l'avenue Atwater jusqu'au boulevard Pie-IX.L'ouverture a lieu le 7 juillet.Dans les médias, les critiques sont mitigées.Le public défile au compte-gouttes.Le 14 juillet, à trois jours de l'ouverture des Jeux, le comité exécutif de la Ville, le maire Drapeau en tête, ordonne de la démanteler.Ce qui est fait illico, en pleine nuit.« Je me suis senti violé, dit aujourd'hui Melvin Charney.Le maire Drapeau avait perdu la conduite des Jeux et ce fut pour lui une occasion de faire la manchette.» « Ce fut une perte énorme.Nous avons été ébranlés à l'idée qu'un tel geste pouvait être posé ici, comme on le voyait en URSS », raconte Françoise Sullivan.Laurent Lamy retient pour sa part que les installations furent rasées en pleine nuit, un geste « comparable à ce que faisait la Gestapo ».« Ce que nous avons perdu est la chance de faire descendre l'art contemporain dans la rue.L'exposition abordait la mémoire, l'histoire de Montréal.Les gens auraient eu une meilleure idée de notre histoire sociale, architecturale, culturelle, politique », plaide Sandra Paikowski, professeure de l'Université Concordia à qui l'on doit l'exposition rétrospective de cet été.La Joute À l'origine, cette oeuvre de Jean-Paul Riopelle s'appelait Jeu du drapeau.Installée en 1976 derrière la station de métro Pie-IX, à deux pas du Stade olympique, à l'occasion des Jeux de Montréal, l'immense sculpturefontaine portait un nom beaucoup trop évocateur et sans doute sujet à railleries.On l'a donc rebaptisée La Joute, nom qu'elle conserve depuis 25 ans.Immense oeuvre de bronze évaluée à plus de un million de dollars, La Joute est une interprétation stylisée du jeu du drapeau où les animaux fétiches de Riopelle \u2014 ours, hibou, poisson et chien \u2014 font une ronde autour du drapeau central, qui est aussi un grand jet d'eau.Créée en 1974, l'oeuvre fut rapatriée d'Europe par un groupe de médecins qui la donnèrent au Musée d'art contemporain de Montréal (MACM).À son tour, l'institution la prêta à la Régie des installations olympiques.L'an dernier, on apprenait que l'oeuvre serait éventuellement déplacée au centre-ville, dans le Quartier international de Montréal.« On prévoit l'installer sur la place publique projetée du côté ouest de la rue Bleury, audessus de l'autoroute Ville-Marie et en face de la future entrée principale du Palais des congrès », explique Danielle Legentil, directrice des communications du MACM.Le quartier Hochelaga-Maisonneuve perdra donc un de ses plus beaux joyaux culturels.Qui, ironiquement, fut plus ou moins oublié et caché à la vue des passants durant un quart de siècle, faute de fonds publics pour lui trouver une meilleure niche.Dépouillé de La Joute, Hochelaga-Maisonneuve peut néanmoins se consoler de conserver la grande murale de l'artiste Jordi Bonet réalisée pour la station de métro Pie-IX et dont le thème, Citius, Altius, Fortius, renvoie directement aux Jeux olympiques.Une musique mise en lumière Quel sort attendait la musique du compositeur canadien André Mathieu sans la tenue des Jeux de Montréal ?Combien de temps encore serait-elle demeurée dans l'ombre ?Impossible de répondre avec exactitude à cette question.À l'occasion de cette quinzaine olympique, elle fut toutefois ramenée à la lumière.Mathieu est ce pianiste et compositeur mort en 1968 à seulement 39 ans et qui laissa une oeuvre en bonne partie inédite.Grâce à des arrangements signés Vic Vogel, des extraits de ses compositions firent partie de la musique officielle des cérémonies d'ouverture et de fermeture des Jeux.Conseiller juridique du COJO et maintenant juge à la chambre de la jeunesse de la Cour du Québec, François Godbout rappelle que traditionnellement, les délégations entraient dans le stade au son de leur hymne national.À Munich, on avait opté pour un air folklorique bien connu.Montréal innova de nouveau.Vic Vogel a non seulement réalisé les arrangements des pièces de Mathieu mais a composée une partie des pièces et a dirigé l'orchestre qui joua les extraits aux cérémonies.« Avant la mort d'André, je lui avais promis de le faire connaître dans le monde entier », souligne fièrement Vogel.Mission accomplie, en somme.Photo PATRICK SANSFAÇON, La Presse La sculpture-fontaine La Joute de Jean- Paul Riopelle s'appelait Jeu du drapeau à l'origine, un nom sans doute trop évocateur dans le contexte géographique où elle fut installée. 7LP0802A0715 A 8 dimanche 7LP0802A0715 ZALLCALL 67 01:04:39 07/15/01 B A8 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1 5 JUILLET 2001 IVES JEUX DE LA FRANCOPHONIE Les Jeux s'ouvrent en beauté ÈVE DUMAS OTTAWA \u2014 Les uns avec les autres, la crème de nos artistes ont conjugué leurs efforts pour faire honneur au pays hôte des IVe Jeux de la francophonie, à sa langue, à sa culture, à son histoire.Une cérémonie d'ouverture grandiose qui a donné le coup d'envoi aux compétitions culturelles et sportives qui attireront les regards du monde entier sur le Canada au cours des 10 prochains jours.Le spectacle tant attendu, ce bébé du producteur Guy Latraverse qui a pu voir le jour grâce à un budget de trois millions de dollars, n'a pas lésiné sur les effets, les contrastes et les grosses pointures.Bien sûr, il y avait les Diane Dufresne, Jean-Pierre Ferland, Isabelle Boulay, Roch Voisine, Marie-Jo Thério, Zachary Richard, Daniel Bélanger, Véronique Dicaire, Loco Locass et d'autres encore, qui ont tous livré de puissantes performances.Mais les chefs d'orchestre du magnifique spectacle qui a suivi le traditionnel défilé des délégations, ceux qui ont travaillé dans l'ombre de cette immense machine, sont à féliciter tout autant, sinon plus.Dominic Champagne à la mise en scène, Alexis Martin à l'écriture des très beaux textes narrés avec prestance par Pierre Lebeau et Ginette Laurin à la chorégraphie, ont accompli un travail de calibre \u2014 c'est le cas de le dire ! \u2014 international.Le spectacle retraçait en chansons, en danses, en acrobaties les 400 ans d'histoire de la langue française au Canada, depuis l'arrivée de Jacques Cartier jusqu'aux déchirements linguistiques d'aujourd'hui, en passant par la déportation des Acadiens.Cette grande épopée se déroulait sous nos yeux sur deux scènes par une grande aire de « jeu » quadrillée où se produisaient les accompagnateurs des chansons, danseurs, acrobates et figurants.Nénuphars humains, fleurs dansantes, gratte-ciel mobiles, chorale d'enfants, scènes de guerre, voitures anciennes, chevaux et cavaliers ont investi ce lieu de grande animation qui complémentait, toujours en beauté, ce qui se passait sur la scène.Cette dernière a également connu de véritables moments de grâce, lorsque Diane Dufresne a chanté Mon pays, lorsque Marie-Jo Thério a interprété un déchirant Mummy Daddy, lorsqu'Isabelle Boulay et Jean-Pierre Ferland ont uni leurs voix pour Un peu plus haut, lorsque les grands effets ont cédé le pas à la simplicité pour Ils s'aiment de Daniel Lavoie.Et des moments énergiques aussi, par la présence des pétants Loco Locass qui ont rappé leur Malamalangue, de France D'Amour et de Luck Mervil (C'est un mur), d'une Diane Dufresne telle qu'on l'aime avec Oxygène et d'Éric Lapointe semant ses Bombes à tous vents.Daniel Jean nous a tous surpris en remplacement de Charlebois, qu'il a imité avec tant de précision qu'on croyait à du lipsync.Avant tout ce branle-bas de combat artistique, 48 délégations avaient défilé sur le terrain de football du parc Lansdowne à Ottawa.Quatre pays n'auront finalement pas fait le voyage : le Vanuatu, la Guinée-Bissau, la Guinée Équatoriale et la Moldavie.C'est l'Albanie qui a parti le bal et le Canada, sous les confettis en folie, qui a clôturé le défilé, avec sa délégation de près de 600 athlètes et artistes, la plus importante des Jeux.Les tempéraments étaient déjà à l'oeuvre : les délégués nordiques très sobres et figés pendant leur tour de gloire, tandis que les artistes africains (Guinée, Burundi, Bénin, entre autres) vêtus des costumes les plus éclatants, se faisaient toute une fête, en dansant et en tambourinant allégrement sur le terrain.Les traditionnelles allocutions officielles ont naturellement suivi l'émouvant défilé.Sheila Copps s'est fait huer par la foule lorsqu'elle a osé prononcer quelques mots d'anglais.La ministre du Patrimoine canadien est immédiatement revenue à la langue de Molière.Madame Adrienne Clarkson, à qui revenait l'honneur de proclamer l'ouverture des IVes Jeux des la francophonie, a pour sa part réussi à glisser quelques mots d'anglais dans son discours sans soulever l'ire des spectateurs.Que les Jeux commencent ! Photos BERNARD BRAULT, La Presse Diane Dufresne fut égale à elle-même lors du spectacle d'ouverture des Jeux de la francophonie.Debout sur un trait d'union Un athlète du Burundi faisant son entrée dans le stade.RIMA ELKOURI OTTAWA \u2014 Corps élancé, cheveux longs tressés, la Sénégalaise Hadidiatou Noëlle Thiamkane ne sait pas qu'elle est debout sur un trait d'union.Elle ne se doute pas non plus que toute l'organisation des Jeux de la francophonie d'Ottawa-traitd'union- Hull tient à ce petit trait qui enjambe la rivière Outaouais.Pour la conteuse africaine, venue participer à une compétition dans sa discipline, ces Jeux qui rassemblent athlètes et artistes de 49 pays « francophones » n'ont rien de politique.« La francophonie pour moi, c'est la rencontre des hommes autour d'une langue », dit, tout sourires, Hadidiatou, rencontrée sur le pont Alexandra, rebaptisé pour l'occasion le Pont des Arts/Arts Bridge.Bienvenue/Welcome aux IVe Jeux de la francophonie, qui ont réuni, hier, Ottawa et Hull sous le même ciel gris, dans une ambiance de pré-fête foraine.Ottawa apparaît comme un lieu d'accueil « plutôt incongru pour une manifestation visant à défendre et promouvoir la francophonie », écrivait en début de semaine une journaliste du quotidien français Le Monde, ajoutant du même souffle que la ville de Hull, avec ses 95 % de francophones, sauvait un peu la mise.« C'est la première fois qu'on réussit à faire quelque chose en mettant ensemble les deux côtés de la rivière.C'est jamais arrivé ! se réjouissait hier, Serge Amyot, directeur des relations médias des Jeux.À part l'histoire des drapeaux, il n'y a eu aucun problème.» La guerre des drapeaux en question s'est terminée le 18 mai dernier par un accord qui prévoit tout, jusque dans les moindres détails, en cas de victoire d'un représentant d'une équipe Canada-Québec \u2014 c'est ainsi qu'on nomme l'équipe de la Belle Province.Au moment où l'athlète ému de l'équipe Canada-Québec montera sur le podium, les drapeaux du Canada et du Québec, de même dimension, seront hissés à des mâts distincts et à la même hauteur, au son de l'hymne national canadien.Le drapeau du Canada devra se trouver à la gauche du spectateur qui lui fait face, précise le protocole.Au moment de hisser les drapeaux, l'unifolié précèdera de peu le fleurdelisé.Lors de la descente, le drapeau du Canada suivra lentement celui du Québec.Bref, il s'agit là d'un exercice de « drapeau synchronisé », une discipline qui mériterait de figurer au programme de la compétition.Les Jeux feront place à des disciplines sportives, bien sûr, mais ils comportent aussi tout un volet culturel, incluant des concours de chanson, de peinture, de sculpture et de conte.Hier midi, la Sénégalaise Hadidiatou et quelques amis ont récité, en guise d'avant-goût à la compétition dans cette catégorie, un conte sur la gourmandise, dans un restaurant de Hull.« C'était vraiment excellent ! » s'exclamaient Gabrielle Boudreau, d'Aylmer, et sa soeur, venue du Nouveau-Brunswick.Les deux soeurs ont beaucoup moins apprécié leur saut aux Fêtes Gourmandes, qui au même moment battent leur plein à Ottawa comme à Hull.Affamée, Mme Boudreau a choisi d'y déguster des pétoncles de Terre-Neuve.« On m'a donné, pour 6 $, une toute petite coupe de rien avec quelques asperges et UNE pétoncle au milieu ! » dit-elle, en éclatant de rire.D'ici le 24 juillet, les organisateurs des Jeux s'attendent à recevoir 70 000 visiteurs.« À la billetterie, on est en train de devenir fous, indiquait Serge Amyot.On a atteint l'objectif de 18 000 billets qu'on s'était fixé.» L'organisation est elle-même étonnée du succès de ces Jeux, qui ont encore tout à prouver.On s'attendait à recevoir 400 demandes d'accréditation de gens des médias.On en a eu 1200, des quatre coins du monde.Les jeunes bénévoles réunis dans le vestiaire de l'hôtel de ville de Hull, transformé en centre des accréditations de presse, avaient intérêt à connaître leur géographie.« Je suis un journaliste luxembourgeois », disait un collègue qui cherchait à rencontrer d'autres journalistes de son pays.« Bourgeois ?» lui a répondu, perplexe, une jeune bénévole en cherchant à percer le secret de cette mystérieuse origine nationale.Malgré les milliers de visiteurs attendus, Ottawa avait, à la veille de la cérémonie d'ouverture, plus l'air d'une banlieue tranquille que d'une ville en liesse.Sur le pont des Arts, où se succèdent des vendeurs de tout et de rien, de la laine polaire au masque africain, ça ne se bousculait pas.Aux deux extrémités, des policiers armés, vêtus de veste pareballes, faisaient tout de même le guet.Seul malfaiteur à l'horizon : le vent, qui a volé quelques objets d'un kiosque africain et les a gentiment offerts à la rivière.Si la tendance se maintient, le trait d'union devrait tenir le coup.&CHARME E S T I VA L 1220, Place George-V Ouest (Coin Grande-Allée) Québec Qc G1R 5B8 16, rue de la Porte Québec Qc G1R 4M9 661, rue Grande-Allée Est Québec Qc G1R 2K4 199$ par personne en occupation double minimun 2 nuits Offre spéciale pour juillet seulement selon disponibilité.Renseignements et réservations : 1.877.999.9620 UN SEUL TARIF, TOUT INCLUS ! UN SEUL TARIF, TROIS HÔTELS ! Pour vos vacances, venez découvrir tout le charme du Vieux-Québec ! 2 nuitées à l'hôtel de votre choix (chambre régulière) 2 déjeuners complets 2 soupers gastronomiques (5 services) dans l'un des restaurants participants : Le Louis-Hébert Les Anciens Canadiens Le Ciccio Café Les taxes et les pourboires sont inclus.Stationnement gratuit 2974106A Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.100 000$ chaque jour du 1er au 30 juillet 2001 (numéros décomposables) Le jeu doit rester un jeu Numéro du 2001-07-15 205858 2001-07-01 775682 2001-07-02 129091 2001-07-03 352196 2001-07-04 661535 2001-07-05 541253 2001-07-06 148830 2001-07-07 392450 2001-07-14 937123 2001-07-13 683713 2001-07-12 546922 2001-07-11 579684 2001-07-10 035208 2001-07-08 086642 2001-07-09 211691 NUMÉRO COMPLET 100 000 $ 5 DERNIERS CHIFFRES 1 000 $ 4 DERNIERS CHIFFRES 100 $ 3 DERNIERS CHIFFRES 30 $ 2 DERNIERS CHIFFRES 20 $ Célébrités.Célébrités.Pour plus de renseignements 285-6999 ou 285-7274 Appels interurbains sans frais : 1 (800) 361-5013 2 célébrations dans la même journée du 15 juillet 40e anniversaire de mariage Bonne Fête René Félicitations à Nicole Aubin et René Godin De la part de vos enfants Chantal (Stéphane), Christian (Isabelle), Michel (Maureen) et vos petits-enfants Mathieu et Thomas.TENTES-25 MODÈLES EN EXPOSITION! 2 places, double toit plein, coutures scellées 69,99 $ 4 places, double toit plein, coutures scellées 89,99 $ 6 places, 10 x 10 pi, double toit plein, vestibule 179,99 $ 2 places, CANYON 6,9 lb, poteaux aluminium, garantie à vie 199,99 $ SUPER LIQUIDATION D'ÉTÉ! 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DÉPÔT DU PLEIN AIR FILL95 La Presse 15 juillet 2001 Page A9 manquante 7LP1001A0715 a10 usa dim 15 juillet 7LP1001A0715 ZALLCALL 67 01:00:17 07/15/01 B A10 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1 5 JUILLET 2001 ÉTATS-UNIS Hillary Clinton s'impose au Sénat d'après USA Today Elle a troqué les privilèges d'Air Force One pour les filées interminables à l'aéroport La Guardia.Et au lieu de s'envoler vers Buenos Aires, Pékin ou Istanbul, son itinéraire est jonché de noms plus modestes : Buffalo, Rochester, Binghamton, Rome (il s'agit bien sûr de Rome New York.).Mais pour Hillary Rodham Clinton, le déménagement de la Maison- Blanche au Sénat représente une promotion.Après huit années au cours desquelles on l'a souvent accusée d'outrepasser son mandat de « première dame », voilà que l'autre Clinton peut désormais se tailler une réputation et construire une base politique qui lui appartienne.> Elle a beaucoup aidé à renflouer la caisse électorale de candidats démocrates.Son comité d'action politique, HillPAC, a déposé récemment son premier bilan financier à la Commission électorale fédérale, et il y a fort à parier que la sénatrice cadette de l'État de New York comptera parmi les collecteurs de fonds les plus efficaces du Parti démocrate.Elle en retirera beaucoup d'influence.> Au Sénat, elle se fait des amis même chez les républicains.Elle a parrainé 12 projets de loi, 13 amendements à des projets de loi et une résolution au Sénat, plus que tout autre nouveau sénateur.Certains de ses amendements, portant de l'éducation à la réforme du droit des faillites, ont été approuvés.> Elle fait ses premiers pas en tant que porte-parole nationale des démocrates.En juillet, elle s'est adressée au Conseil du leadership démocrate à Indianapolis, avec quelques-uns des candidats éventuels à l'investiture présidentielle de 2004.Elle a aussi prononcé devant le National Press Club un discours qui lui aurait paru inopportun alors qu'elle habitait à la Maison-Blanche.« Maintenant, dit-elle dans un interview à USA Today, je parle pour moi.» Lune de miel politique Après une arrivée tumultueuse au Sénat, causée principalement par l'affaire des pardons présidentiels et le déménagement de mobilier de la Maison-Blanche, l'une des premières dames les plus controversées de l'histoire semble avoir droit à une lune de miel politique.Même ses critiques apprécient son ardeur au travail, et sa manière douce.Celle qu'on disait trop grande pour le Congrès en surprend plusieurs.Dans les couloirs du Capitole, Hillary Clinton se frotte aux touristes curieux, échange des tuyaux avec les autres sénatrices sur les meilleurs fourre-tout (serviette ou sac à main ?), retouche même son rouge à lèvres devant les reporters.Toute une transformation, constatent ceux qui ont couvert le lancement de sa « tournée d'écoute » il y a deux ans.Elle semblait alors figée devant les réflecteurs.Aujourd'hui âgée de 53 ans, l'ex-première dame très privée adore son nouveau rôle public.« Je l'aime parce que j'ai un vrai travail à accomplir, et que le public accorde de l'importance à ce que je fais, dit-elle.De fait, l'attention du public semble diminuer, et je ne m'en plains pas.Mais si elle ressurgit, c'est à cause de ce que je fais.Et c'est excellent comme ça.» Dans un sondage de l'Université Quinnipiac auprès de 906 électeurs new-yorkais, du 20 au 24 juin dernier, Mme Clinton a reçu une appréciation favorable de 52 % des répondants.C'est moins que son collègue Charles Schumer (démocrate lui aussi), qui reçoit une note favorable de 60 % des répondants, mais Hillary Clinton n'a jamais fait mieux dans un sondage.Aux élections, elle avait obtenu 55 % des suffrages.La sénatrice Clinton s'efforce de paraître plus humble.Elle a refusé plusieurs demandes d'interview, évité les talk-shows du dimanche et les bavardages nocturnes des chaînes du câble.Quand elle accepte d'affronter les caméras de télé, elle se fait accompagner d'autres membres du Congrès.Elle reconnaît toutefois que sa célébrité peut être un atout, du moins dans l'esprit des 163 législateurs qui lui ont demandé de coparrainer un projet de loi.Pendant que son mari s'est fait globe-trotter, Hillary Clinton s'est concentrée sur l'État de New York, qu'elle représente au Sénat.Elle a fait campagne pour le nettoyage du détroit de Long Island et pour la reconstruction de la digue de l'île Ellis, où se trouve la Statue de la Liberté.Elle a réclamé un financement accru pour le programme Medicare et des mesures de protection pour les producteurs laitiers et les pomiculteurs de l'État.Ses sept premiers projets de loi visaient à promouvoir le développement économique du nord et de l'ouest de l'État de New York.Dans un geste qui n'est pas passé inaperçu, et contrairement à ses prédécesseurs, Mme Clinton assiste régulièrement aux réunions mensuelles des démocrates new-yorkais à la Chambre des représentants.Elle a adopté comme mentors l'ancien sénateur démocrate Daniel Moynihan, bien connu pour sa vision mondiale, et l'ex-sénateur républicain Al D'Amato, que l'on surnommait sénateur « nid-depoule » à cause de sa vision très centrée sur New York.« Je veux être une sénatrice nid-de-poule à vision mondiale », lance-t-elle à la blague.Les sceptiques républicains ne croient pas qu'elle y parviendra.Ils la jugent même suffisamment impopulaire, tant à New York que dans l'ensemble des États-Unis, pour utiliser son nom dans leurs campagnes de financement.Elle n'a pas non plus échappé au type de controverse qui a poursuivi son époux pendant ses deux mandats à la Maison-Blanche.Le ministère de la Justice enquête sur les circonstances entourant le pardon de quatre fraudeurs, soi-disant pour obtenir les votes des juifs hassidiques, presque tous favorables à Hillary Clinton.Et les Clinton ont retourné des meubles au 1600, Pennsylvania Avenue, après que certains critiques eurent affirmé qu'ils avaient apporté des pièces offertes en cadeau à la Maison- Blanche.Mais ces allégations n'ont guère de poids dans les couloirs du Sénat, où Hillary Clinton fait maintenant partie des initiés.Les membres de l'institution qui a lancé enquête après enquête sur les finances et la gestion du couple Clinton ont maintenant accepté Hillary Clinton comme l'une des leurs.Des amis chez les républicains « Je pense que Mme Clinton a travaillé très fort pour faire son boulot sans attirer trop d'attention \u2014 pour être un sénateur comme tous les autres \u2014 et cela a été très difficile pour elle », affirme le sénateur Robert Smith, républicain du New Hampshire et collègue de Clinton au Comité de l'environnement et des travaux publics.« Mais je pense que les gens la voient maintenant comme une simple collègue \u2014 pas l'ex-première dame, mais une sénatrice.» Smith, tout en se comptant parmi les plus conservateurs au Sénat, la trouve géniale.L'adjoint au leader républicain, Don Nickles, de l'Oklahoma, étudie la Bible avec elle.Et le sénateur républicain de la Caroline du Sud, Strom Thurmond, qui a 98 ans, la serre dans ses bras.« Avec les gens de chez nous, il faut que je mesure bien ces propos, mais je l'aime », dit-il.Même le plus politicien démocrate qui a connu le plus de succès depuis 10 ans sait qu'il a été éclipsé.« Je ne suis qu'un conjoint de politicien », déclarait Bill Clinton à un lancement de livre à Manhattan, le mois dernier.Le couple demeure uni (la question est toujours posée par les reporters), et Bill est même devenu son conseiller le plus intime.« Je respecte et j'admire sincèrement les habiletés politiques et les orientations que mon mari a apportées à sa présidence », dit Mme Clinton.Elle continue d'affirmer par ailleurs qu'elle ne songe pas à la présidence en 2004.Ces jours-ci, Hillary Clinton a le sourire confiant d'une femme qui a tourné la page et qui ouvre un nouveau chapitre dans sa vie.« Les gens que j'admire sont ceux qui vont résolument de l'avant, peu importe les obstacles », déclaraitelle récemment aux 82 diplômés du Baruch College High School Campus, à Manhattan.La sénatrice Clinton, toute souriante, et l'ex-président Jimmy Carter, lors de la cérémonoie d'investiture de George Bush, le 20 janvier.Pour Hillary Rodham Clinton, le déménagement de la Maison-Blanche au Sénat représente une promotion.Après huit années au cours desquelles on l'a souvent accusée d'outrepasser son mandat de « première dame », voilà que l'autre Clinton peut désormais se tailler une réputation et construire une base politique qui lui appartienne.Bill Clinton, un conférencier fort recherché d'après USA Today Autrefois, chaque nuance de ses propos était mesurée.Les marchés boursiers sursautaient.Une crise constitutionnelle pouvait survenir.Maintenant, l'ancien président Bill Clinton fait des blagues, et accepte volontiers les questions des reporters « parce que plus personne ne se préoccupe de (ses) réponses ».Peut-être.Mais cela n'a pas pour autant réduit au silence le loquace ex-commandant en chef.Depuis son départ de la Maison-Blanche en janvier, Clinton a prononcé 75 discours, selon son porte-parole, Julia Payne.Pendant que son épouse faisait la navette entre Washington et New York, Bill Clinton a visité 17 pays sur cinq continents.Il en visitera un sixième à l'automne quand il se rendra en Australie.Selon Payne, la majorité des présences de Clinton ont été faites à titre gracieux.Les dirigeants de la John F.Kennedy School of Government de l'Université Harvard, qui ont parrainé le mois dernier une conférence sur les questions raciales et la presse, affirment que l'ancien président n'a pas sollicité d'honoraires.Pour les auditoires payants, un discours de Clinton coûte au moins 100 000 $.Mais il est impossible de connaître avec certitude le nombre d'allocutions rémunérées qu'il a prononcées après avoir quitté la présidence.Les invitations ont diminué dans le sillage de la controverse entourant les pardons présidentiels accordés dans les dernières heures de Clinton à la Maison-Blanche.Depuis peu, cependant, « elles s'alignent comme les avions en attente au-dessus de l'aéroport La Guardia », dit Dan Walker, dont l'agence new-yorkaise gère l'agenda de Clinton.L'avocat en droit littéraire Bob Barnett, qui négocie les droits des mémoires de Clinton, affirme avoir reçu « un nombre énorme de très belles offres, domestiques et étrangères ».L'ancien président n'a pas encore signé de contrat, toutefois.Entre-temps, Bill Clinton doit surmonter au moins deux grands obstacles financiers : > 3,9 millions de dollars en factures des avocats qui l'ont défendu lors de la tentative de destitution et durant les autres enquêtes au cours sa présidence.Le Clinton Legal Defense Fund, qui a remboursé des factures de 7,4 millions pour Clinton et son épouse Hillary, a cessé ses collectes de fonds.Ils attendent que les Clinton leur fassent savoir s'ils ont encore besoin d'assistance.> la collecte de fonds pour la bibliothèque présidentielle qui abritera plus de 100 millions de documents et objets des huit années de la présidence Clinton.La construction doit commencer cet automne à Little Rock, en Arkansas, où Clinton a été gouverneur pendant 12 ans.L'ancien président a approuvé le plan final en juin.Selon Skip Rutherford, un ami de longue date et responsable du projet, « la collecte de fonds progresse ».La bibliothèque doit ouvrir en 2004.Comme l'ex-président Jimmy Carter, Clinton veut faire de sa bibliothèque un centre de philanthropie internationale.Payne affirme que Clinton a aidé à établir cette année une fondation qui a recueilli 10 millions de dollars pour les victimes du terrible séisme en Inde, en janvier 2001.Il oeuvre également au sein de programmes d'aide aux victimes africaines du sida et a entrepris d'établir un programme qui permettra à des étudiants sud-africains d'étudier et de travailler pendant une année aux États-Unis.Il a aussi aidé à renflouer la caisse électorale du Parti démocrate, en participant à des dîners à San Francisco et à Chicago.Selon Payne, l'ex-président se rendra « là où il pourra être utile ».D'ici la fin de juillet, Clinton prévoit fermer le bureau de transition offert à tous les ex-présidents, en face de la Maison-Blanche, et déménager à ses bureaux permanents dans le quartier de Harlem, à New York.Pour les auditoires payants, un discours de Clinton coûte au moins 100 000 $.Mais il est impossible de connaître avec certitude le nombre d'allocutions rémunérées qu'il a prononcées après avoir quitté la présidence.Lorsqu'il s'agit d'éducation ou de santé, notamment, l'ancien président ne sollicite pas d'honoraires.Lors de sa première journée comme simple citoyen, le 21 janvier, il a été pris sur le vif (ci-dessus) à sa sortie d'un dépanneur. 7LP1102A0715 a11 monde dim 15 juillet 7LP1102A0715 ZALLCALL 67 01:05:38 07/15/01 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1 5 JUILLET 2001 A 1 1 MONDE Blair invite les partis à réfléchir Londres et Dublin proposent une formule d'accord HERVÉ AMORIC Agence France-Presse WESTON PARK (Angleterre) \u2014 Les Premiers ministres britannique et irlandais proposeront «aussitôt que possible» une formule d'accord aux partis nord-irlandais, après cinq jours de négociations marathon qui n'ont débouché sur aucun compromis garantissant la survie des accords de paix d'avril 1998.«Nous ne pensons pas qu'il soit nécessaire de poursuivre les négociations », ont déclaré à la presse Tony Blair et son homologue irlandais Bertie Ahern, après avoir tenté d'arracher des concessions aux acteurs clefs du processus de paix au château de Weston Park, dans le Staffordshire (centre).«Les négociations nous ont permis de déterminer exactement les positions de toutes les parties.Nous avons nous-mêmes une position très claire», a déclaré le Premier ministre britannique.«Nous pensons qu'il est maintenant possible de proposer aux parties une formule d'accord qui aborde tous les sujets de discussion, et nous souhaitons vivement qu'elles l'acceptent», a-t-il ajouté.Les Unionistes d'Ulster (UUP), le Sinn Fein (l'aile politique de l'IRA) et les catholiques modérés du SDLP devront se prononcer sur le plan de paix de Londres et Dublin avant la dissolution de l'as semblée et du gouvernement d'Irlande du Nord, prévue le 12 août.David Trimble, chef du principal parti protestant UUP, a précipité cette crise en démissionnant de son poste de chef de l'exécutif semi-autonome le 1er juillet pour protester contre l'absence de progrès en matière de désarmement de l'IRA.Les partis nord-irlandais réservent leur réponse jusqu'à ce qu'ils aient en main le document angloirlandais.Mais, d'ores et déjà, l'UUP a indiqué que «le désarmement (de l'IRA) devra être un ingrédient essentiel» du projet d'accord.«Nous évaluerons (le plan de paix) en fonction du texte des accords de paix et verrons jusqu'où il va dans leur application complète», a déclaré le président du Sinn Fein, Gerry Adams.Londres et Dublin ont parlé d'une seule voix à l'issue de ces pourparlers.«Ils nous appartient, sur la base de nos discussions, de rédiger un projet d'accord final», a affirmé Tony Blair dans un salon du château qui a accueilli ces discussions.Londres et Dublin essaient de mettre en oeuvre une chorégraphie délicate liant le désarmement de l'IRA, la réforme de la police (à 96 % protestante) et le démantèlement des installations militaires britanniques en Irlande du Nord.«Nous demandons à tous les protagonistes de réfléchir très soigneusement » aux conséquences de leur réponse, a ajouté M.Blair.«Nous demeurons convaincus que l'application totale de l'accord du Vendredi Saint est le souhait de la grande majorité de la population », qui l'a ratifié dans un référendum le 22 mai 1998, a conclu le Premier ministre britannique.«Les deux gouvernements ne tirent pas complètement le rideau» sur les débats mais «le temps imparti est limité», a pour sa part commenté David Trimble en quittant Weston Park.Dès la fin de cette conférence de presse conjointe, Tony Blair s'est envolé pour Londres.Il doit assister au sommet du G8 à Gênes la semaine prochaine tandis que Bertie Ahern part lundi pour l'Amérique du Sud, où il restera jusqu'à la fin juillet.Quel que soit le texte du projet d'accord, les échanges qu'il va générer seront vifs.À la table des négociations, le Sinn Fein a campé sur ses positions, selon les autres protagonistes.Londres, Dublin et tous les autres partis réclament un geste de l'IRA, qui n'arrive pas.EXPRESS INTERNATIONAL États-Unis Succès du missile antimissile L'ENGIN ANTIMISSILE lancé la nuit dernière depuis les îles Marshall a détruit le missile intercontinental Minuteman II lancé 21 minutes plus tôt depuis la base de Vandenberg, en Californie, a annoncé le Pentagone.Comme prévu, un important flash de lumière a illuminé l'endroit exact de l'interception de la tête nucléaire factice avec son véhicule tueur, à une altitude de 230 kilomètres.Les journalistes assistant à l'événement depuis une salle de vidéo-conférence installée au Pentagone ont été témoin de ce flash de lumière blanche que la mission de contrôle de l'atoll de Kwajelien, dans le Pacifique, a aussitôt accueilli par une série d'acclamations chaleureuses.Malgré des images vidéo retransmettant l'événement en direct, les États-Unis n'avaient pas confirmé la réussite immédiatement.\u2014 \u2014 d'après l'AFP Croatie Suspect en fuite À LA VEILLE DU VOTE du Parlement croate sur la décision du gouvernement de transférer deux suspects de crimes de guerre au tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie de La Haye, la police recherchait activement l'un des deux hommes incriminés, un général en retraite qui refuse de se rendre.Un mandat d'arrêt aurait été délivré à l'encontre du général Ante Gotovina, 46 ans, qui se cacherait depuis l'annonce la semaine dernière des inculpations sur des charges qui n'ont pas été rendues publiques.Le général, qui commandait des troupes dans le sud de la Croatie à l'époque des offensives de 1995, a disparu de sa résidence de Zagreb.D'anciens combattants de la guerre d'indépendance de la Croatie en 1991 ont menacé vendredi d'employer « tous les moyens » pour empêcher son arrestation.\u2014 d'après l'AFP Cuba Bush réfléchit LE PRÉSIDENT George W.Bush annoncera la semaine prochaine sa position sur un titre de la loi Helms-Burton durcissant l'embargo contre Cuba, tout en jonglant avec les pressions des anticastristes et le risque d'irriter à nouveau ses alliés.M.Bush, très critique de la politique d'ouverture de son prédécesseur démocrate Bill Clinton, s'était engagé, pendant sa campagne électorale, à appliquer une ligne dure contre le régime de Fidel Castro une fois au pouvoir.L'application du titre III de la loi Helms-Burton, suspendu depuis son entrée en vigueur par Bill Clinton, lui offrirait un instrument efficace.Une mise en oeuvre de cette mesure serait cependant risquée à l'étranger, où il affronte déjà de vives critiques sur sa politique par rapport au réchauffement planétaire et son projet de défense antimissile.« Les sanctions des Etats-Unis contre le régime de Castro ne constituent pas un simple instrument politique, mais une prise de position morale.Il est impropre de favoriser un régime qui bafoue régulièrement les libertés qui font de nous des êtres humains », a affirmé le président.\u2014 d'après l'AFP États-Unis Non au G8 L'ADMINISTRATION AMÉRICAINE s'opposera aux propositions d'un rapport commandé par le G8 recommandant la promotion des énergies renouvelables, rapporte samedi le New York Times.Le rapport sera présenté lors du sommet des sept pays les plus industrialisés et de la Russie du 20 au 22 juillet à Gênes, en Italie.Il a été fourni au New York Times par des « personnes soutenant ses propositions » et recommande aux pays riches la suppression de tout encouragement aux technologies énergétiques dommageables pour l'environnement.Il propose aussi que les pays riches s'engagent à aider un milliard de personnes à accéder à une électricité produite par des énergies renouvelables.Il recommande enfin d'encourager les organisations comme la Banque mondiale à soutenir les projets de développement des énergies renouvelables dans les pays pauvres.Malgré des modifications du texte, l'administration de George W.Bush s'oppose au rapport, a déclaré au journal un responsable qui a requis l'anonymat, précisant que le gouvernement américain préférait laisser les mécanismes du marché, plutôt qu'à une intervention gouvernementale directe, décider de l'adoption des énergies renouvelables dans le monde.\u2014 d'après l'AFP Russie Poutine impatient LE PRÉSIDENT RUSSE Vladimir Poutine a envoyé hier à George Bush un message dans lequel il se montre impatient de poursuivre à Gênes du 20 au 22 juillet les discussions entamées lors de sa rencontre avec son homologue américain le 16 juin dernier en Slovénie.« Je pense qu'à présent nous parlons le même langage, nous sommes capables de faire des progrès dans des dossiers-clefs des relations entre la Russie et les États- Unis », a écrit le chef du Kremlin au président Bush.« Je suis complètement d'accord avec vous sur l'importance d'une application rapide des accords conclus en Slovénie.Je suis impatient que nous nous rencontrions » lors du sommet italien du G8.\u2014 d'après AP Photos AP et AFP Une des deux victimes., un conseiller municipal de Leiza, José Javier Mugica (en mortaise), a été tué dans l'explosion de sa camionnette, sous laquelle était placée une charge de forte puissance.Deux assassinats au Pays basque espagnol Associated Press TOLOSA \u2014 Un policier a été tué de deux balles dans la tête hier soir a Leaburu près de Tolosa, au Pays Basque espagnol, après la mort dans la matinée d'un conseiller municipal de Leiza (nord de l'Espagne) dans un attentat à la voiture piégée attribué à l'ETA.La nouvelle attaque perpétrée vers 20 h 30 porte également la marque du mouvement séparatiste.Selon un porteparole de la police basque autonome, des inconnus ont ouvert le feu sur Mikel Uribe, responsable du service d'enquête de la police basque à Saint Sébastien.Le policier âgé de 44 ans, qui n'était pas en service et était habillé en civil, se trouvait dans sa voiture.Il se rendait chez des amis pour dîner.Transporté dans un état desespéré à l'hôpital Aranzazu de Saint Sébastien, Mikel Uribe est décédé des suites de ses blessures, selon un porte- parole de l'établissement.Les auteurs de ce nouvel attentat ont pris la fuite dans une voiture ensuite abandonnée et détruite à l'explosif.Hier matin, un conseiller municipal de Leiza, José Javier Mugica, a été tué dans l'explosion de sa camionnette, sous laquelle était placée une charge de forte puissance.Membre de l'Union du peuple de Navarre (UPN, formation de centre-droit proche du Parti populaire du Premier ministre José Maria Aznar), l'élu était âgé de 50 ans.C'est le 33e meurtre attribué à l'ETA depuis la rupture en janvier 2000 par le groupe terroriste d'une trêve de 14 mois, et la dixième victime depuis janvier 2001.Selon les enquêteurs, la camionnette de M.Mugica a explosé quand l'élu a tourné la clé de contact de son véhicule.Marié et père de trois enfants, le conseiller était par ailleurs propriétaire d'un magasin de photo à Leiza, une localité située à 30km au nord de Pampelune.La municipalité de Leiza est dirigée par Euskal Herritarrok (EH), considérée comme la vitrine politique de l'ETA.José Javier Mugica avait déjà fait l'objet de menaces.En août dernier, un de ses véhicules avait été incendié.Des graffiti avaient été peints sur les murs de son domicile, de son magasin et du siège local de l'UPN.Mais l'élu avait souligné qu'il ne démissionnerait pas.« Chaque fois qu'on m'attaque, ça me rend plus fort », expliquait-il à l'agence espagnole Efe après l'incendie criminel.L'ETA n'a pas revendiqué la responsabilité de cet attentat, mais le mouvement séparatiste était montré du doigt.Le président sortant de la région basque, le nationaliste modéré Juan José Ibarretxe, a fustigé l'ETA « qui s'est fait une fois de plus connaître par la seule méthode qu'elle connaît, le meurtre et le mépris des droits de l'homme ».LE SOMMET INDE-PAKISTAN Musharraf réaffirme la fermeté du Pakistan sur le Cachemire JEAN-CLAUDE CHAPON Agence France-Presse NEW DELHI \u2014 Le président pakistanais Pervez Musharraf a très fermement réaffirmé hier à New Delhi \u2014 au premier jour de sa visite historique en Inde \u2014 les positions du Pakistan sur le Cachemire, la principale source de conflit entre les deux pays, .Dès son arrivée dans la capitale indienne noyée toute la journée sous une violente pluie de mousson, le général Musharraf a marqué sa détermination en soulignant dans un communiqué qu'il ne pourrait y avoir de « normalisation complète » indo-pakistanaise sans une solution du conflit du Cachemire qui empoisonne depuis un demi-siècle les relations entre les deux pays qui revendiquent ce petit état himalayen à majorité musulmane.Il a appelé les indiens à se joindre aux pakistanais pour « résoudre le conflit en accord avec les aspirations du peuple du Cachemire ».« Cela facilitera la solution des autres problèmes et conduira à une normalisation complète des relations », at- il ajouté.Le Pakistan insiste pour l'application de résolutions de l'ONU qui prévoient le droit à l'autodetermination des Cachemiris, ce que l'Inde à toujours refusé en soulignant que sa souveraineté sur ce petit état himalayen n'était pas négociable.New Delhi affirme n'accepter, tout au plus, que de discuter des moyens de mettre fin à une insurrection séparatiste musulmane qui a fait, depuis 1989, des dizaines de milliers de morts avec, selon New Delhi le soutien du Pakistan.À cet égard, le président Musharraf a redit l'après-midi le soutien « diplomatique et moral » du Pakistan aux séparatistes cachemiris au cours d'une rencontre avec les responsables de la Conférence pour la Liberté qui regroupe les principaux partis séparatistes à la résidence de l'ambassadeur pakistanais.La rencontre, qui a suscité une vive hostilité des Indiens, « a été très positive et nous sommes très heureux », a déclaré un responsable de la Conférence, Mirwaiz Omar Farooq, qui a souligné que le général Musharraf avait dit que « pour le Pakistan, la Conférence est la voix légitime » du peuple cachemiri.De son coté, l'Inde a annoncé le retrait de 20 000 militaires de la ligne de démarcation entre les Cachemire pakistanais et indiens qui ont commencé dans la région de Jammu, la capitale d'hiver du Cachemire indien.Le ministre pakistanais des Affaires étrangères Abdul Sattar, qui accompagne le général Musharraf, a toutefois affirmé qu'Islamabad n'était pas au courant d'une telle mesure.La violence a d'ailleurs continué dans cette région où, selon des sources officielles indiennes, 14 personnes, dont 10 militants séparatistes, ont été tuées portant à 153 le nombre de personnes tuées en 10 jours.De plus, les troupes indiennes et pakistanaises ont procédé à des échanges de tirs de mitrailleuses au-dessus de la Ligne de Contrôle sans faire de victimes, ont affirmé des officiels indiens qui en a fait porter la responsabilité sur l'armée pakistanaise.Un dispositif policier sans précédent a été mis en place pour l'arrivée du président pakistanais avec le déploiment de 56 000 policiers et de centaines de paramilitaires et de commandos d'élite « black cats ». 7LP1201A0715 A12 dimanche edito 7LP1201A0715 ZALLCALL 67 00:59:15 07/15/01 B A12 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1 5 JUILLET 2001 Signal positif FORUM p g r a v e l @ l a p r e s s e .c a Il y a des détails qui ne trompent pas.Comme le fait de savoir spontanément que c'est la fête de quelqu'un.Soit parce que c'est un voisin, au demeurant fort sympathique mais dont on ne peut ignorer la présence.Ou parce que c'est un ami ou un lointain parent pour lequel, au-delà des différences ou même des différends, on a toujours conservé un attachement bien spécial.C'est le cas au Québec où la plupart des gens seraient bien embêtés de devoir dire « bonne fête » aux Anglais, Allemands, Italiens, Belges ou autres compatriotes d'origine étrangère alors que la question ne se pose même pas quand il s'agit des Américains.Pour d'évidentes raisons de proximité.Ni pour les Français dont à peu près tout le monde sait qu'ils célébraient hier leur Fête nationale commémorant la prise de la Bastille qui, dans la mémoire collective, symbolise l'effondrement de la monarchie absolue et l'avènement de la République.Or c'est précisément cette République qui subit depuis quelque temps une tempête politico-judiciaire suffisamment violente pour ne laisser personne indifférent.Du moins chez ceux pour qui la France est plus qu'un bal musette, un bon vin, une baguette ou un foie gras.Et qui observent avec un sentiment ambigu la multiplication de ces « affaires » qui éclaboussent toute la classe politique.Une ambiguïté où la déception se confond avec le soulagement et l'espoir.Cette série de révélations \u2014 sur, entre autres scandales, ce qu'il est d'usage là-bas de décrire pudiquement comme des « abus de bien sociaux » \u2014 met en effet en relief une des caractéristiques trop souvent observables dans l'Hexagone : une propension évidente à la resquille doublée d'un cynisme suggérant que, face à un comportement généralisé, la véritable faute ne réside pas tellement dans le fait d'abuser du système mais dans celui de se faire prendre.L'impact de ces scandales, qui ont déjà torpillé la carrière d'ex-ministres vedettes et qui mettent même aujourd'hui dans l'embarras les proches du président Chirac, a tout de même quelque chose de rassurant.Il permet de croire que le seuil de tolérance, sur ce plan, a enfin été atteint, voire dépassé.Ou que les choses sont en train de changer, pour le mieux, dans ce pays.Et que ce qui constituait jusqu'à maintenant un grave handicap pour le sain fonctionnement d'un État moderne semble être en voie de se résorber.La qualité de la vie démocratique est un impératif majeur pour un peuple qui entend jouer un rôle de premier plan dans une Europe en voie d'unification.Or la confiance des citoyens dans l'intégrité de ceux qui y occupent les plus hautes responsabilités devient une condition de plus en plus vitale pour surmonter les nombreux obstacles encore à franchir.Sur ce plan, aussi gênant et pénible qu'il soit, le grand déballage auquel on assiste présentement prend l'allure d'une saine opération de nettoyage à la veille des grandes manoeuvres.Pascal Élie, collaboration spéciale Droits réservés DANS LA PRESSE ANGLOPHONE Les déboires de Day, les délices des médias.m a r i e - c l a u d e .l o r t i e @ l a p r e s s e .c a Cet été, les éditeurs de journaux devront probablement dire merci à Stockwell Day et à l'Alliance canadienne.Sans leurs déboires qui n'en finissent plus et pleins de rebondissements inattendus, les journaux n'auraient pas grand-chose à mettre dans leurs pages d'actualités canadiennes, à part la candidature de Toronto pour les Jeux olympiques, bien sûr.Cette semaine, avec son offre de démission retirée à la dernière minute, M.Day est revenu en force dans les pages des quotidiens partout au pays, de même qu'il est redevenu omniprésent dans les chroniques, éditoriaux et autres textes d'opinions.Règle générale, les commentateurs ne sont pas très impressionnés par le règne de M.Day à la tête de l'Alliance canadienne et encore moins par les événements du dernier week-end, où il a d'abord offert de partir puis, décidé de ne pas démissionner, rejetant ainsi une entente négociée au préalable avec ses adversaires.Il y a eu désaccord notamment sur la date de son départ et de l'élection du nouveau chef.Règle générale, on a trouvé M.Day bien maladroit de ne pas être capable de démissionner simplement et on s'est aussi demandé comment cet homme pouvait encore songer à dicter ses conditions, alors que son leadership et la popularité du parti s'écroulent.Dans le Globe and Mail, les chroniqueurs ont rivalisé d'imagination pour trouver des comparaisons imagées décrivant le côté ridicule de la situation.Edward Greenspon a comparé M.Day a un personnage du film britannique Monty Python and the Holy Grail, où le personnage principal continue à narguer son adversaire même si celui-ci lui coupe bras et jambes un à un.Quand il réalise qu'il ne lui reste plus rien, il accepte de mettre fin à la bataille en disant que c'est une partie nulle.Margaret Wente, autre chroniqueur du Globe, a comparé quant à elle le parcours de Stockwell Day au vidéo préféré de son neveu.« Cela s'appelle «le Superbowl des accidents d'auto», écrit-elle.Il y a beaucoup d'accidents, mais ce n'est pas très édifiant.La meilleure partie, c'est le bruit hallucinant du métal tandis que le carambolage empire et empire.Et il y a Stockwell qui continue de faire semblant qu'il est dans le siège du conducteur.Plusieurs commentateurs ont rappelé comment il avait déclenché les sarcasmes en se présentant en moto-marine à une conférence de presse ou alors dans toute l'affaire de l'espion chargé de chercher des bêtes noires chez les libéraux, entre autres choses.Edward Greenspon dans le Globe a proposé une liste des moments clés ayant balisé la descente du chef de l'Alliance.On y retrouve notamment la poursuite en diffamation intentée contre lui alors qu'il était ministre à Edmonton et qui a coûté une fortune aux contribuables albertains.D'autres ont rappelé comment il avait été ridiculisé par la pétition de l'émission This Hour Has 22 Minutes demandant qu'on change son nom pour Doris Day.Paul Wells, dans le National Post, s'est demandé quant à lui comment les journalistes avaient pu prendre cet homme au sérieux il y a un an.Dans une chronique intitulée « Au fait, où étions-nous ?» il propose deux phrases tirées d'articles de l'époque.« M.Day, c'est du sérieux.On a affaire à un jeune intelligent et qui a du front », avait-il écrit luimême en mars 2000.« En politique, il ne faut pas sous-estimer l'importance du charisme et M.Day en a », a écrit de son côté Lawrence Martin, un autre chroniqueur publié dans le Post, au printemps 2000.« En rétrospective, c'est incroyable que les gens sérieux aient continué pendant si longtemps de croire que M.Day était une personne sérieuse », a écrit M.Wells, qui rapporte que trois mois avant les dernières élections fédérales, même les libéraux craignaient dans les coulisses l'impact qu'aurait M.Day sur les électrices grâce à son sex-appeal.On se rappelle que durant la campagne, elles ont vite délaissé l'Alliance et son leader, notamment à cause de ses idées sur l'avortement.Mais tous les commentateurs n'ont pas descendu M.Day en flammes.Dans le Calgary Herald, on a écrit un éditorial plaidant le ménagement à l'égard du leader (voir autre texte) et dans le Post, le commentateur William Watson a écrit toute une chronique pour prendre sa défense.Il y reprend des chiffres du sondeur libéral Michael Marzolini démontrant qu'en début de campagne électorale fédérale, en octobre dernier, la stratégie de Stockwell Day fonctionnait et qu'il était allé chercher jusqu'à 34 points d'appuis pour l'Alliance.Comme les chiffres n'ont pas été rendus publics, note M.Watson, l'Alliance n'a jamais réussi à profiter de l'élan offert par ces données.En outre, M.Watson cite Jon Pammet, un politologue de l'Université Carleton, qui dit que les indécis qui se sont fait une idée durant la campagne électorale sont allés en plus grande partie vers l'Alliance, tandis que ceux qui se sont fait une idée à la toute fin de la campagne ont préféré les libéraux.« Qui se fait une idée à la fin d'une campagne où il y a des différences marquées entre deux partis ?Des gens apolitiques, qui ne réfléchissent pas beaucoup à ces choses, qui ne sont pas très bien informés.Exactement le genre de personnes, en d'autres mots, qui risquent d'aimer les motos-marines.Peut-être que cela valait la peine d'essayer », de conclure M.Watson.PHOTOTHÈQUE, La Presse © Stockwell Day Il est encore là Les mésaventures de Stockwell Day continuent, encore et encore.Les rebelles au sein de l'Alliance canadienne étaient si proches.Les députés du groupe Stockwell-à-la-poubelle auraient pu avoir exactement ce qu'ils voulaient, la tête de M.Day sur un plateau, mais ils ont exagéré.M.Day a offert de se retirer dimanche et malgré cela, les 13 dissidents lui ont dit non froidement.L'offre n'est plus sur la table et le parti est plus embourbé que jamais.Félicitations.Peut-être que le chiffre 13 est vraiment malchanceux.Et maintenant que nous savons ce que cherchent les rebelles, on dirait que nous sommes condamnés à regarder ce roman-feuilleton encore et encore.Durant les deux derniers mois, jamais on n'avait entendu les rebelles exiger qu'un des leurs soit le leader intérimaire du parti ou alors de pouvoir revenir à leurs postes de critiques au sein du caucus ou même le congédiement de l'équipe travaillant au bureau du chef.Pourtant, toutes ces demandes sont apparemment tombées en place quand le chef adjoint, Grant Hill, a mis de l'avant le plan qui devait permettre à Day de quitter élégamment son poste.Puisque les rebelles ont transformé l'entente qui avait été proposée en quelque chose ressemblant à une quête disgracieuse de pouvoir, Day a retiré le document.Les dissidents avaient l'air de vouloir le beurre et l'argent du beurre.Maintenant, tout ce qu'ils ont, c'est un beurrier vide.Et la tête de leur ennemi demeure fermement attachée à ses épaules.Les conditions mises de l'avant par Day étaient raisonnables.Il voulait laisser sa place avec un minimum de dignité tout en respectant les règles constitutionnelles du parti.Grant Hill \u2014 un ancien supporter de Manning dans la course à la direction et actuellement chef adjoint du parti \u2014 aurait été un choix logique pour sa succession.Le remplacement du président actuel du parti, Ken Kalopsis, par David Salmon, un pro-Manning de longue date, aurait donné au parti une présidence plus neutre, sans que Day garde la main haute sur le conseil.Seulement les dissidents avaient avantage à ce que le député allianciste Monte Solberg se joigne au comité sur la fusion de la droite pour les représenter.Day a dit qu'il prendrait un congé sans solde et qu'il démissionnerait officiellement le 2 avril 2002, afin de ne pas déclencher immédiatement une course à la direction du parti.Seulement une équipe est prête à sauter dans la course aussi tôt, l'équipe qui n'a jamais arrêté de faire campagne, celle de Preston Manning.Différer la course offrirait à d'autres candidats potentiels le temps de s'organiser pour en faire une vraie compétition.De plus, la date d'avril aurait coïncidé avec l'élection d'un véritable conseil national choisi par les membres.Le conseil actuel est un restant du temps du Parti réformiste et il est composé notamment de gens nommés.Il n'est pas la voix véritable des militants.Ce que Day a montré, c'est qu'il ne démissionnera pas avant de s'être assuré de la protection des intérêts des membres de la base.On doit prendre en note que les rebelles ne semblent pas partager cette préoccupation.En rejetant l'offre du revers de la main, les dissidents semblent oublier un élément important : Day n'était pas obligé d'offrir sa démission du tout.Maintenant, il est prêt à rester et c'est beaucoup lié au refus de ses adversaires de voir la direction du parti aller à des acteurs plus neutres et aussi à leur refus de prendre leur temps de choisir un nouveau chef.Tout le monde paie le prix de son intransigeance.Les querelles autour du leadership pourraient peut-être continuer pour les neuf prochains mois, ce qui éloignerait l'opposition officielle des questions d'ordre national, tout en permettant aux libéraux d'éviter l'étude critique de leurs politiques.Le dernier message-clé des dissidents, tel qu'exprimé par le député Jim Pankiw, c'est que Day n'est même pas capable de démissionner sans déclencher tout un spectacle confus et gênant.Peut-être.Mais ce n'est pas une raison pour perdre de vue l'ensemble de la question.Pankiw est prêt à admettre que Day doit au moins être reconnu pour une chose.« Le chat est sorti du sac, dit-il, Day a admis qu'il devait se retirer.La question maintenant est seulement de savoir quand et comment.» Après la déclaration faite par Day lundi, on peut prédire que le « quand » sera probablement le 2 avril et que le « comment » sera « selon ses conditions ».À suivre.Cet éditorial a paru dans le Calgary Herald le mardi 10 juillet 7LP1301A0715 A13 dimanche votre tour 7LP1301A0715 ZALLCALL 67 00:59:26 07/15/01 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1 5 JUILLET 2001 A13 À VOTRE TOUR Une attente insoutenable La curiosité humaine dépasse la simple utilité de l'objet CHARLES GUÉRIN L'auteur habite Saint-Sauveur-des-Monts.Je suis un homme d'affaire québécois aux prises avec un sérieux problème qui empêche mon entreprise de prendre de l'expansion.En effet, il m'est impossible d'engager du nouveau personnel et de prospérer, et tout ça à cause du fameux système de santé de troisième ordre que nous avons au Québec.Notre directeur en ressources et développement attend depuis plus de six mois de subir le pontage au coeur dont il a absolument besoin.Après avoir consacré sa vie au soutien des entreprises au Québec, cet homme merveilleux risque de mourir d'un moment à l'autre.Notre entreprise en subit les conséquences puisque la personne-clé détenant les connaissances nécessaires au développement des ventes internationales est placée dans l'insoutenable position de ne pouvoir faire des plans d'avenir.Grand merci à la scandaleuse et affreuse gestion de notre système de santé qui nous oblige à devoir mettre en veilleuse nos plans d'affaires jusqu'à ce que l'opération puisse avoir lieu.L'intervention chirurgicale dont il a besoin est en fait une opération de routine.Mais à cause de la situation d'urgence qui prévaut actuellement à Montréal (des salles d'opération fermées, des opérations annulées à cause d'un champignon qui a empoisonné le système d'échange d'air et le complet désintéressement des autorités à considérer ce fait comme pouvant entraîner une situation d'urgence) il est IMPOSSIBLE de planifier des chirurgies.À tout moment, au cours des six derniers mois, notre employé cadre pouvait être appelé à l'hôpital pour y subir une intervention, mais aussi, dès son arrivée à l'hôpital, il pouvait se voir refuser l'accès à la salle d'opération.Dans les faits, on lui a refusé l'accès à la dernière minute à deux reprises, et à chaque fois, après avoir dû passer par les préparatifs d'usage requis pour subir l'intervention chirurgicale en question.Tout ça relève d'une aberration totale.Je suis un Québécois de très vieille souche, qui a passé une partie de son enfance à New York.J'ai pu y constater le professionnalisme du système médical américain.Ce que nous avons ici, maintenant, est purement et simplement un système de santé de troisième ordre et ce, en dépit de toute la fierté qui peut exister à son sujet.Les docteurs ne l'aiment pas, alors ils partent.Les infirmières ne l'aiment pas non plus et ils font de même.Les patients ne l'aiment pas non plus, mais où peuvent-ils aller ?Ils sont coincés à moins d'être assez riches pour se rendre aux États-Unis.Le blâme va évidemment tant au gouvernement provincial qu'au gouvernement fédéral.Les gens qui ont consacré leur vie pour mener cette nation à la condition de leader dans plusieurs domaines sont réduits maintenant à ne même plus pouvoir gérer adéquatement le monde médical.Bien sûr, en démocratie, nous sommes les seuls à blâmer puisque nous votons pour des gouvernements qui placent si bas la santé des humains dans l'échelle des valeurs.Nous sommes encore plus à blâmer de demeurer silencieux devant de tels faits.Le temps est venu de clamer notre insatisfaction à la face de nos ministres, tant provinciaux que fédéraux, avant que nos familles et nos entreprises ne soient mises à mal.Il s'agit à mon avis, d'une situation de crise pour la province tout entière.Au moment de mettre sous presse, nous apprenions que le collègue de M.Guérin avait subi avec succès l'intervention chirurgicale tant attendue.LETTRE DE LA SEMAINE P H I L I P P E DESAULNIERS L'auteur est informaticien et habite Montréal.M.Mario Roy, Je tiens à réagir à votre éditorial du samedi 7 juillet, intitulé « Le robot qui n'existera jamais », parce que je considère un peu bancale votre argumentation concernant l'impossibilité de réaliser un robot doté des facultés émotives de l'homme.L'essentiel de votre argument, c'est de dire qu'on ne fera jamais un tel robot, parce qu'il est « inutile ».Au sens où vous l'entendez, il faudrait, semble-t-il, que le robot accomplisse une tâche bien précise, fonctionnelle, et par extension qu'il soit commercialisable pour qu'il soit réellement utile, et donc que quelqu'un se donne la peine de le développer.On pourrait en effet débattre de la réelle pertinence d'un enfant-robot comme béquille émotive.Peutêtre serait-ce difficile à vendre, mais ça c'est du marketing.Sur ce point d'ailleurs, ne sous-estimez pas les spécialistes en développement de produits : s'il y a moyen de vendre un robot « sensible » à quelqu'un sous quelque forme que ce soit, ils vont le trouver.et financer le développement du robot en question.Regardez la folie autour du robot-chien « Aibo », et dites- vous que ce n'est que la pointe de l'iceberg, « Aibo » étant somme toute extrêmement primitif.Mais on est à côté du véritable débat.Et la curiosité?Pourquoi faut-il toujours regarder le côté strictement pragmatique des choses ?Combien de théories scientifiques fondamentales ont-elles été élaborées parce qu'elles étaient utiles au sens strictement « commercial » du terme ?Et si une machine « sensible » ne servait au départ qu'à pousser un peu plus loin l'éternelle question de l'humanité : mais qui sommes- nous, au juste ?Si elle ne nous aidait qu'à comprendre un peu mieux notre place dans cet univers, notre identité propre, à l'accepter avec un peu plus d'humilité ?Et peut-être même, ultimement, à prendre notre relais dans cette réflexion Ce questionnement aussi est important.Au moins aussi important que de jouer aux échecs ou de déterminer le temps qu'il fera, deux fonctions pour lesquelles des machines ont été développées, et dont le développement a même été financé par de grandes entreprises commerciales.Votre spécialiste semblait dire que la communauté scientifique ne voulait pas développer un tel robot.Bien sûr, la priorité (lire l'argent) de la recherche est mise sur les produits « utiles », mais je trouve assez réducteur de croire que la seule ambition de l'armée de scientifiques travaillant actuellement sur ces problèmes soit de programmer un aspirateur-robot.On n'entreprend pas des années d'études en intelligence artificielle pour ça.On le fait parce qu'on cherche à comprendre quelque chose.Quelque chose qu'on ne peut même pas réellement décrire.Quelqu'un un jour aura les moyens, la curiosité, la détermination et l'inspiration nécessaires.Ce n'est qu'une question de temps.De croire que l'humanité ne produira pas quelque chose de fascinant parce que ce n'est pas « utile » semble démontrer une bien piètre appréciation de la curiosité des êtres humains en général.Et lorsque ce sera fait, on sera en face d'un problème philosophique et éthique sans précédent dans l'histoire de l'humanité.Si les êtres humains ont tous des droits fondamentaux, quels sont les droits d'une machine qui reproduit fidèlement et à s'y méprendre tous les mécanismes intellectuels et affectifs d'un être humain ?Ce qui m'amène à conclure avec un commentaire sur l'opinion de votre spécialiste, qui dit que « c'est vanité que de croire que nous sommes des modèles d'intelligence ».Je partage son idée que l'être humain n'est sans doute pas la forme la plus évoluée d'intelligence dans notre univers.Mais aux dernières nouvelles, c'est le modèle le plus perfectionné et le plus complet que l'on connaisse.En attendant d'en découvrir d'autres, on pourrait peut-être essayer de comprendre comment fonctionne celui dont nous disposons.Bulletins chiffrés: le ministère improvise YVES NADON L'auteur est enseignant et habite Sherbrooke Monsieur François Legault, ministre de l'Éducation, Votre décision de revenir aux bulletins chiffrés, et ce avec l'approbation générale des éditorialistes à travers le Québec, indique que vous n'allez pas plus loin que la connaissance populaire et les préjugés en ce qui concerne ces bulletins notés, chiffrés et comparatifs.Sur quoi appuyez-vous votre argumentation ?Quelles recherches ?Quelles observations en classe ?Le MEQ semble encore une fois improviser et donne l'impression de ne pas savoir ce qu'il fait : il aurait été mieux de ne jamais toucher aux bulletins plutôt que d'assister au recul actuel.Vous conviendrez avec moi qu'il est difficile de traiter de cette question en si peu de lignes, mais je vais tenter de donner quelques pistes de réflexions.Contrairement à ce que vous laissez entendre, les raisons qui justifient la comparaison entre les élèves et les notes reposent sur du faux, sur des idées précon- François Legault çues.Il n'existe aucun lien entre les notes données, la qualité d'éducation et la qualité de l'apprentissage, sinon que les enseignants qui se centrent sur l'examen à donner le font souvent au détriment de la pensée critique, des connaissances et de l'approfondissement.Prenez exemple sur cet élève de 5e année qui a fait des examens en mai, des pratiques d'examens à la fin mai, et des examens en juin.Six semaines à se faire évaluer pour se faire noter sur le bulletin : est-ce cela la qualité que vous recherchez ?Jamais dans l'histoire de l'éducation a-t-on autant évalué.La recherche est claire (et je peux vous fournir des documents, si votre ministère ne les a pas) : noter les élèves et les comparer, même pour ceux qui ont de beaux résultats, ne fait rien pour améliorer l'apprentissage.Rien.Nous pourrions par contre affirmer de façon mesquine que ce processus nuit à l'apprentissage.Voici donc quelques chiffres et conclusions de recherches, puisqu'il le faut : > 73 % des parents, face à des solutions de rechange intelligentes (oui, oui, pas les 24 pages de compétences) aux bulletins notés, choisissent une ou plusieurs possibilités.> Il existe une grande corrélation entre des hautes notes et une pensée simpliste.> Dans une classe intéressante, les élèves non notés réussissent aussi bien que les élèves notés.> Rendus au secondaire, des élèves ayant fréquenté des écoles sans notes étaient aussi bons que des élèves provenant d'écoles où les notes étaient utilisées.> Des élèves de 5e année à qui on avait dit qu'ils seraient notés en sciences humaines avaient plus de difficulté à comprendre les idées principales du texte que ceux à qui on avait dit qu'ils ne seraient pas notés.Et même sur un rappel de texte une semaine plus tard, les élèves notés se souvenaient moins que l'autre groupe de ce texte.> Trois études différentes avec des élèves de troisième cycle prouvèrent que des élèves notés sur des jeux de mots et d'autres tâches étaient moins créatifs que ceux qui recevaient seulement des commentaires constructifs sur la qualité de leur travail, mais pas de notes.Plus la tâche exigeait de la créativité, pires étaient les résultats.Et donner des commentaires en plus de la note s'avéra inutile : les plus hauts résultats étaient obtenus seulement quand des commentaires remplaçaient la notation.> Des étudiants de niveau collégial à qui on avait demandé de lire un article scientifique furent notés ou appelés à expliquer le contenu à un collègue.Les deux groupes furent égaux pour mémoriser les détails mais le groupe noté fit piètre figure dans sa compréhension des concepts.> Des étudiants de niveau secondaire qui étudiaient en fonction de la note apprenaient moins bien que leurs pairs qui n'étudiaient pas en fonction des notes.Et nous pourrions continuer longtemps.Une analogie sur les tests standardisés et les notes comparatives ?Un enfant ne grandit pas mieux si on le mesure souvent : il grandit mieux, entre autres, si on le nourrit bien, si on lui donne de l'air pur et si on lui laisse pratiquer des sports.Dire que mesurer et comparer aidera l'élève est de la pensée magique.On fait porter à l'enfant le poids de conditions hors de son contrôle : demander à un enfant de grandir au même rythme que ses pairs et le comparer, en sachant fort bien qu'il n'a pas eu accès aux mêmes conditions qu'eux est de l'irresponsabilité.Si comparer et noter est si bon pour l'enfant, commençons à la garderie, ainsi que dans la famille.Et faisons- le pour le soccer, le baseball, le vélo, l'apprentissage de la langue orale, etc.Préparons-les mieux à la vraie vie : j'ai tellement hâte que le ministère se mêle de ces sphères d'apprentissages.PHOTOTHÈQUE, La Presse © Un dauphin en captivité dans un parc marin de Singapour.Rien ne justifie la garde en captivité de dauphins CHANTAL FOUCHER L'auteure est présidente de la Société protectrice des animaux de l'Estrie.Le Zoo de Granby prévoit, pour 2003, la construction de deux delphinariums, soit un « aquarium-contact » avec des dauphins à Granby et un aquarium « grand public » au Vieux-Port de Montréal.Les questions que soulève un tel projet dépassent largement les frontières de l'Estrie, mobilisant organismes de défense des animaux et personnalités publiques provenant non seulement des quatre coins du Québec, mais aussi d'ailleurs au Canada et des États-Unis.C'est en réponse aux arguments, à notre avis fort contestables, qui ont été utilisés par le Zoo pour défendre son point de vue que nous proposons ici quelques pistes de réflexion.D'entrée de jeu, précisons que bien que nous soyons totalement opposés à la capture de dauphins en mer, il ne s'agit là que d'une infime partie des raisons qui nous poussent à contester formellement la mise sur pied d'un delphinarium, que les dauphins soient ou non nés en captivité.Actifs et grégaires, les dauphins parcourent naturellement des dizaines de kilomètres par jour et plongent à quelque 200 mètres de profondeur, en compagnie de leurs compères.En captivité, ces animaux sont réduits à une vie sédentaire, où ils ne peuvent exprimer le grand répertoire de comportements qui les caractérise.Ces simples constatations contribuent certainement à expliquer que, malgré la nourriture et les soins vétérinaires qui leur sont offerts, une différence statistiquement significative subsiste toujours entre le taux de survie des dauphins en captivité et celui de leurs congénères en liberté (De Master et Small, 1993 ; Woodley et al., 1994).Il appert, suivant un consensus qui semble émerger, que les dauphins en captivité vivraient à peine sept ans, en moyenne, alors qu'en liberté leur longévité peut atteindre 50 ans.Ce triste constat n'est-il pas le meilleur indicateur du fait que les dauphins ne sont aucunement adaptés à la vie en milieu artificiel ?Quant à la valeur éducative du projet, à laquelle accorde tant d'importance le Zoo de Granby, elle est loin d'être démontrée.En quoi l'observation de dauphins en captivité, qui affichent des comportements dénaturés en raison de leur milieu de vie artificiel, peut-elle mener à une meilleure compréhension de ces animaux ?Le principal message que véhicule un tel projet est plutôt qu'il est acceptable de garder en captivité des animaux, et ce, au péril de leur bien-être, pour le seul divertissement des humains.Le projet de zoothérapie avec les dauphins, que caresse le Zoo de Granby, ne semble pas davantage faire l'unanimité.Rien ne démontre qu'il apporterait une valeur thérapeutique additionnelle aux programmes de zoothérapie qui existent déjà avec des animaux de compagnie ou des animaux de la ferme.De plus, bien que les promoteurs de projets de nage avec les dauphins présentent ces animaux comme des compagnons amicaux qui apprécient les interactions avec les humains, la réalité peut s'avérer parfois bien différente.Morsures, déchirures, ecchymoses et fractures ont été infligées au fil du temps par les dauphins aux humains qui ont nagé avec eux dans des bassins artificiels.Devant toutes ces observations, force est de constater que le seul et véritable bénéficiaire du projet est le Zoo de Granby, qui espère attirer plus de visiteurs et ainsi gonfler davantage ses revenus.Nous serions particulièrement outrés de constater qu'un projet aussi contesté, qui perpétue une pratique si peu respectueuse des êtres vivants, bénéficie de fonds publics, comme le laisse entendre le directeur général du Zoo de Granby, M.Bernard Ricard.Les dauphins sont des animaux sauvages, et leur habitat est l'océan.C'est leur milieu naturel que nous devons protéger et non créer pour eux un monde artificiel où ils perdent peu à peu toute leur essence.PHOTOTHÈQUE, La Presse © Le chien-robot Aibo. 7LP1401A0715 A 14 personnalité 7LP1401A0715 ZALLCALL 67 00:58:10 07/15/01 B A 1 4 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 5 J U I L L E T 2 0 0 1 2966964A "]
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