La presse, 19 juillet 2001, B. Actuel
[" 4LP0101B0719 B1 jeudi 4LP0101B0719 ZALLCALL 67 01:00:10 07/19/01 B 4LP0201B0719 B2JEUDI 4LP0201B0719 ZALLCALL 67 00:56:26 07/19/01 B B 2 L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 1 9 J U I L L E T 2 0 0 1 BANDE À PART LE COURRIER DE RICARDO Vous voulez poser une question à Ricardo Larrivée, notre chroniqueur gastronomique ?Expédiez un courriel à l'adresse actuel@lapresse.ca ou laissez un message dans notre boîte vocale au (514) 350-4923.Q CHRISTINE DORAIS : Qu'estce que le wasabi ?R RICARDO : On l'appelle aussi raifort japonais.C'est un condiment de couleur verte très piquant, fait à partir d'une racine originaire de l'Asie.Le wasabi et le gingembre mariné sont toujours présents avec les sushis.Vous pouvez aussi l'utiliser pour ajouter un peu de piquant à une vinaigrette ou une marinade.On le trouve dans les épiceries asiatiques, fines et dans de nombreux supermarchés.Des nouvelles des producteurs de framboises Les producteurs de framboises des régions de Laval, Laurentides et Outaouais nous informent que c'est la meilleure semaine pour acheter des framboises.On les trouve en quantité et le prix devrait être intéressant.On peut les acheter directement des producteurs, dans les marchés publics et dans les stands situés au bord des routes.On peut aller les cueillir soi-même.Voici un site Internet qui vous donnera les coordonnées des champs ouverts à l'autocueillette par région : www.fraisesetframboisesduquebec.com N'attendez pas ! La saison de la framboise est souvent très courte.Le maïs du Québec est arrivé La récolte du maïs a débuté le week-end dernier au sud et au nord de Montréal, soit 10 jours plus tôt que l'an passé selon un producteur de Sainte-Marie-de- Monnoir.Les maïs de la première récolte étaient petits bien sûr, mais la saison s'annonce bonne.Photo RICARDO LARRIVÉE Le marché de l'Isle-sur-la-Sorgue : des kilomètres d'antiquités, de poteries, de nappes et de vaisselle provençale y côtoient tomates, herbes, saucissons, melons, fromages, poulets et lapins rôtis à la broche.Spectacles, animation, cascades, plus de 35 manèges.Mille et une sensations pour les vacances en famille.De quoi étourdir petits et grands.venez vous etourdir a La Ronde.Tant qu'a tourner en rond, Jean-Drapeau (autobus 167) ou Papineau (autobus 169 - exclusif à La Ronde).Renseignements généraux : (514) 872-4537 ou 1 800 797-4537 Pour s'y rendre carrément plus vite, prenez l'autobus ou le métro.2973395A PROVENCE Suite de la page B1 On distribuait cette friandise aux fidèles en souvenir de la peste de 1600.À Montréal, vous pouvez vous en procurer entre autre à la Pâtisserie de Gascogne et à la Confiserie Louise Décarie.La Provence, c'est aussi la confiture de figues le matin sur une espèce de brioche appelée pompe à l'huile, les chichifregi, ces beignets roulés dans le sucre, le nougat noir ou glacé, la tarte aux noix de pin, les fruits confits ou la glace à la lavande du café Les Deux Garçons au Cours Mirabeau à Aix.Au Québec, plusieurs restaurants offrent une cuisine exclusivement consacrée au sud de la France.Les boutiques d'inspiration provençale se multiplient.La parution d'Une année en Provence de Peter Mayle a correspondu à un pic touristique sans précédent.Plusieurs Provençaux ont senti les dangers d'une surexploitation commerciale de leur image et de leur cuisine.J'adore l'agneau de Sisteron, le poulet à l'ail, les artichauts à la barigoule, la salade niçoise, mais sur la côte provençale, c'est la bouillabaisse qui obtient mes faveurs.Cette soupe rustique devenue un classique est malheureusement un des plats les plus galvaudés.La véritable bouillabaisse est assez complexe à reproduire et onéreuse à préparer en Amérique du Nord.Dans ce bouillon parfumé de tomates et d'ail, on doit retrouver une grande variété de poissons méditerranéens.Selon certains amateurs, au moins six espèces de poisson de roche doivent faire partie de cette soupe, dont la rascasse, le saint-pierre, le loup de mer, etc.À l'origine, la bouillabaisse était préparée par les pêcheurs avec de l'eau de mer qu'ils faisaient chauffer sur la grève pendant qu'ils rangeaient les filets de pêche.Ils y mettaient les poissons invendus ou abîmés.Le safran est lui aussi indispensable à cette recette.Ni le paprika ni les herbes de Provence ne peuvent le remplacer.Certains y ajoutaient des pommes de terre.Ils augmentaient le feu durant la cuisson pour que le tout puisse « bouillir », puis ils « abaissaient » le feu pour donner de la consistance au bouillon, d'où le mot bouillabaisse.On sert souvent le poisson et le bouillon séparément.Le bouillon est versé traditionnellement sur une tranche de pain de ménage séchée et nappée de rouille.Cette sauce au nom évoquant sa couleur est composée de pain ou de pomme de terre broyées au mortier avec de l'ail et de l'huile d'olive, relevée avec du piment et parfois du safran.Chaque cuisinière a sa propre recette de bouillabaisse et de rouille.Les marchés provençaux Bécaud avait raison de chanter les marchés de Provence.Tradition et vocation touristique font de la Provence l'endroit rêvé pour les marchés.Rien ne permet mieux de prendre le pouls d'un pays ou d'une région que de se mêler à la foule d'un marché.À mon arrivée dans une ville ou un village, je m'informe toujours du jour de marché.Le lundi, c'est à Cavaillon, le mardi à Vaison, le vendredi à Carpentras.Le marché de l'Isle-sur-la-Sorgue est un de mes plus beaux souvenirs de Provence.Le dimanche, la rue appartient aux piétons.Les bras de la rivière Sorgue enserrent le coeur de cette charmante ville, ce qui en fait la petite Venise du sud de la France.Des kilomètres d'antiquités, de poterie, de nappes et de vaisselles provençales y côtoient tomates, herbes, saucissons, melons, fromages, poulets et lapins rôtis à la broche.Les étals sont envahis par un heureux fouillis de laitues diverses qui composent le mesclun.À côté, les olives noires et luisantes macèrent dans des bacs d'huile d'olive.On va au marché pour faire provision d'identité locale.Frédéric Mistral avait bien raison de dire dans Calendal : « Qui a vu Paris s'il n'a pas vu Cassis n'a rien vu.» Bonnes adresse : Le Club des Pins, 156 Laurier Ouest à Montréal, tél.(514) 272-9484; Un détour en Provence, 1328 Beaubien Est à Montréal, tél.(514) 279- 4528.On peut y retrouver la plupart des spécialités provençales chez nous : tissus, nappes provençales, vaisselle, savons de Marseille, lavande et une gamme de produits fins dont la rouille, la tapenade et la soupe de poissons.Le site de la Maison de la France (www.franceguide.com) peut être pratique pour la préparation d'un voyage en Provence.On y trouve des informations d'ordre pratique (transport, hébergement, restaurants, etc.) ainsi que des suggestions pour des voyages à thème (gastronomie, théâtre, randonnée.). 4LP0301B0719 B3 jeudi 4LP0301B0719 ZALLCALL 67 00:51:51 07/19/01 B LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 9 JUILLET 2001 B3 4LP0401B0719 B-4 jeudi 4LP0401B0719 ZALLCALL 67 00:57:18 07/19/01 B B 4 L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 1 9 J U I L L E T 2 0 0 1 Le biographe de Madonna en ligne LE GROUPE ANGLAIS Radiohead est en concert au site House of Blues (www.hob.com) à compter de 15 h.Pendant une période de 24 heures, vous pourrez visionner ce concert enregistré à Dublin.Restons dans le monde de la musique pour souligner que le biographe de la chanteuse Madonna, J.Randy Taraborrelli, participera ce matin à 11 h à une session de clavardage organisée par le site Web de CNN (www.cnn.com).Il y également la session de clavardage avec le chanteur français Patrick Fiori à l'amphithéâtre du site de la Cyberpresse (www.cyberpresse.ca).Il sera en ligne pour vous répondre à partir de midi.\u0001 \u0001 \u0001 LES AMATEURS de voitures vont raffoler d'une nouvelle série spécialement conçue pour le Web que iNEXTV lance aujourd'hui sur son site Web.Au programme, 13 semaines de reportage consacrés aux véhicules les plus marquants de l'histoire automobile nord-américaine.La série Legends of the Road ( w w w .i n e x t v .c o m / i N E X T V / au00lor.shtml) permettra de découvrir l'histoire de véhicules qui sont entrés dans la légende, telle la mythique Aston Martin ou encore la Hummer H2.\u0001 \u0001 \u0001 LA SOCIÉTÉ canadienne du cancer vient de mettre en ligne un nouveau système pour faire de la collecte de fonds sur Internet.En visitant leur site (www.quebec.cancer.ca), vous pourrez accéder à une section qui vous permet de faire un don à partir de votre ordinateur.Comme tout bon commerce ou institution financière, l'organisme utilise un système sécurisé pour traiter les dons.\u0001 \u0001 \u0001 EN TERMINANT, je souligne la parution d'un petit guide papier pour les internautes qui sont à la recherche de sites Web du gouvernement français.Le Guide des sites Internet publics est extrait d'une section du site portail de l'administration française (www.servicepublic.fr) sur lequel on trouve une foule de renseignements au sujet des divers services et activités offerts par l'État français.Le site pourrait peut-être inspirer nos trois ordres de gouvernements et les inciter à faire de même pour permettre aux contribuables de s'y retrouver dans les services offerts en ligne.Je reviens au petit guide français, il recense plus de 3200 sites qui vont des grands sites des ministères en passant par les sites départementaux et communaux.Alors avis aux intéressés.Pour plus de renseignements sur le guide, passez au site de la documentation française (www.ladocfrancaise.gouv.fr) Bruno Guglielminetti collaboration spéciale Photo AP Madonna Le Frère Jacques, unfromage avec des «yeux» L'Espagne sous la menace d'une grève de la corrida MICHEL BELLEMARE collaboration spéciale Frère Jacques, Frère Jacques, dormez- vous, dormez-vous ?Sonnez les matines, sonnez les matines.Chanson universellement connue, seule fromagerie au pays à être gérée par des moines, trois Jacques dans le comité de direction, un moine chimiste et microbiologiste, un distributeur à l'imagination débordante, voilà la recette du Frère Jacques, un des derniers nés de la fromagerie de l'abbaye de Saint- Benoît-du-Lac dans les Cantonsde- l'Est.« Le père Minier voulait depuis longtemps mettre au point un fromage pour les jeunes.Moi, je suis arrivé avec le concept, le logo et tout, et ça a donné le Frère Jacques à la fin de 1998 », lance fièrement Daniel Allard, directeur des ventes et du marketing chez JCB Dionne, maintenant filiale de Saputo et responsable de la mise en marché des fromages de l'abbaye de Saint-Benoît dont le Bleu Bénédictin qui a remporté l'an dernier le Grand Prix des fromages canadiens.« Nous avons visé la clientèle jeune.Nous avons testé le produit dans les écoles, etc.Notre objectif a été atteint, les ventes de Frère Jacques sont en progression », poursuit M.Allard.Le père Minier, lui, Dominique Minier, a dirigé la fromagerie de l'abbaye pendant une vingtaine d'années.Il est un des quelques experts fromagers que compte le Québec.Assis dans une petite pièce du sous-sol de l'abbaye pour les fins de l'interview avec un morceau de Frère Jacques emballé sous vide entre les mains, le père Minier tient un discours moins commercial.Il parle du Frère Jacques comme un artiste parle de son oeuvre : « Nous voulions un fromage ferme mais tendre, doux mais au goût particulier.Nous voulions rester dans la ligne des fromages de type gruyère.Nous voulions viser la clientèle jeune, il nous fallait un fromage avec des « yeux ».Les « yeux » sont les trous dans le fromage créés par l'action de la bactérie propionique qui produit du gaz carbonique.» Pour ce qui est du nom donné au fromage, il s'inscrit certainement dans la lignée des autres noms donnés par les moines à leurs fromages : le Bleu Ermite, le Bleu Bénédictin, le Moine, le Chanoine, l'Archange, etc.Le lien de ce nom avec les trois moines membres du comité de direction de la fromagerie, Jacques Bolduc, Jacques Duguay et Jacques Garneau, est par contre moins clair.« Au départ, l'idée était de faire le lien avec la chanson, mais il y en a qui pensent que ce fromage a pris ce nom de Frère Jacques à cause des nombreux pères ici dont le prénom est Jacques.», lance le père Minier en échappant un sourire révélateur.Comme tous les fromages de type gruyère, le Frères Jacques est donc fabriqué à partir de cultures bactériennes propioniques et lactiques.Il est salé en saumure puis ressuyé, c'est-à-dire séché à température relativement élevée et mis en maturation en cave chaude (température normale ambiante).Le ressuyage lui donne sa croûte qui sera volontairement maintenue mince sous l'action de l'emballage et qui sera colorée à l'aide d'un colorant naturel.Vingt-cinq jours s'écoulent entre le début de la fabrication du Frère Jacques et sa mise en marché.Le Frère Jacques est vendu dans les grandes surfaces plus que dans les boutiques spécialisées.Le fait qu'il soit destiné à une clientèle jeune, qu'il ait, pour ce, un goût et une texture modérés propres à plaire aux enfants n'en fait pas un fromage recherché par les grands amateurs de fromage.« Les marchands de fromages fins le trouvent trop commun », explique Daniel Allard.Le père Minier soutient que « ce fromage est un fromage supérieur.Il mériterait de gagner des prix.J'espère que la direction actuelle de la fromagerie présentera sa candidature l'an prochain ».Mais il admet que pour plaire aux enfants, le Frère Jacques ne doit pas être trop typé : « C'est un fromage pour initier les enfants à la dégustation des fromages ».Le Frère Jacques est « excellent pour la collation des enfants », dit la publicité de la fromagerie.Le père Minier ajoute à cela l'explication scientifique : « C'est vrai qu'il est bon pour les enfants.Comme son acidité est peu marquée, la décalcification du fromage est moindre que pour un autre fromage ; le calcium reste dans le fromage, et on sait que les enfants ont besoin de calcium.» Les adultes eux peuvent déguster le Frère Jacques avec un vin blanc comme tout gruyère.Le père Minier a ses habitudes ; il le déguste personnellement avec du cidre.Du cidre de l'abbaye, évidemment.Agence France-Presse MADRID - L'Espagne pourrait se retrouver privée de corrida, pour la première fois dans son histoire, à partir du 24 juillet à la suite d'un préavis de grève du secteur professionnel protestant contre les mesures gouvernementales de lutte contre la maladie de la vache folle.Douze associations professionnelles, couvrant l'ensemble de la tauromachie espagnole, ont décidé lundi de suspendre toutes les manifestations taurines si le gouvernement ne trouve pas une solution aux pertes financières résultant de l'interdiction totale de commercialiser la viande de « toro de lidia » (taureau de combat).Cette mesure d'interdiction a été prise le 1er juillet par le ministère de la Santé pour faire face à l'épizootie d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB).Une réunion est prévue aujourd'hui entre la profession taurine et les ministères de l'Intérieur, de l'Agriculture et de la Présidence (du gouvernement), pour tenter de trouver des solutions à l'interdiction de vente de la viande qui pénalise particulièrement les petits spectacles taurins dans les villages d'Espagne.La perspective d'une Espagne sans toros en plein été est sans précédent en plus de deux siècles de corrida dans un pays où la tauromachie est non seulement un symbole d'hispanité (la fiesta nacional ), mais aussi une source de revenus importante.Quelque 17 000 spectacles taurins sont organisés chaque année en Espagne, de mars à octobre, et tout particulièrement aux mois de juillet et août, lorsque quotidiennement des dizaines de villages d'Espagne célèbrent leurs fêtes locales.La vente de la viande des six taureaux participant traditionnellement aux corridas et novilladas (réservées aux jeunes apprentis matadores) représente de l'ordre de 600 000 à 800 000 pesetas (environ 700 000 dollarsUS), soit une part importante du budget d'organisation d'un spectacle taurin dans un village.Déjà en février, une première interdiction avait frappé le secteur, qui s'était vu indemniser, jusqu'au 30 juin, 320 pesetas par kilo de viande devant être incinérée.Les éleveurs de toros demandent soit une prolongation de ce plan de compensation, soit le financement d'une congélation de la viande qui pourrait être commercialisée après tests prioniques.Mais les éleveurs mettent surtout en doute les arguments qui ont prévalu à la décision du ministère et ont demandé des contre-expertises pour déterminer le degré de danger de la viande de « toro de lidia ».Entre congélation et incinération \u2014 deux solutions adoptées respectivement en France et au Portugal, les deux autres pays européens où la tauromachie a droit de cité \u2014, existe en Espagne la possibilité de vendre la viande de toro si l'animal n'a pas été tué par un outil endommageant le cerveau et la moelle épinière, comme le font le « descabello » et la « puntilla », deux types de poignard utilisés dans la corrida pour achever le toro.Un village d'Estrémadure a déjà utilisé la semaine passée un pistolet à gaz pour achever les toros à l'occasion d'une novillada sans picador.« Les pistolets n'ont pas leur place dans la « fiesta nacional » qui doit conserver sa liturgie », a fermement estimé lundi Jaime Sebastian de Erice, porte-parole de la plate-forme des associations taurines.Selon cette dernière \u2014 qui regroupe éleveurs, matadores et leurs managers, gérants d'arènes et professions subalternes (banderilleros, picadores, mozos de espada, etc.) \u2014 102 spectacles taurins ont déjà été suspendus et les écoles de tauromachie ont dû suspendre leurs travaux pratiques et les mises à mort correspondantes depuis la publication de l'ordre du ministère de la Santé le 1er juillet.Si la grève devait se concrétiser, outre des dizaines de petits spectacles de village, seraient annulées quelques grandes ferias telles que celles de Valence, Santander, Huelva et Vitoria.Photo RÉMI LEMÉE, La Presse© Le père Minier est l'un des quelques experts fromagers que compte le Québec. 4LP0501B0719 B5 jeudi 4LP0501B0719 ZALLCALL 67 00:53:39 07/19/01 B LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 9 JUILLET 2001 B5 4LP0601B0719 JEUDI QUOI FAIRE 4LP0601B0719 ZALLCALL 67 00:53:44 07/19/01 B B6 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 9 JUILLET 2001 QUOI FAIRE CE WEEK-END ADRESSEZ VOS COMMUNIQUÉS À : RUBRIQUE QUOI FAIRE, LA PRESSE,7, RUE SAINT-JACQUES, MONTRÉAL (QUÉBEC) H2Y 1 K 9 Les Bons Bardes Déments Voir Fêtes, festivals François Parenteau au Festival C'pas juste pour rire Voir Fêtes, festivals Dora Maar, muse et artiste Voir Expositions DANS LES PARCS >>> Jeudi 19 juillet >>> Parc Père Marquette-Sud, rues Marquette et Bellechasse, à 19h.La Roulotte présente L'Oiseau vert.>>> Promenade Bellerive, rue Notre- Dame et av.Lebrun, à 20h30.Le groupe Alter Ego.>>> Parc La Fontaine, Théâtre de Verdure, à 20h30.Vues d'Afrique présente Trogodé, et Aditya Verma, musique indienne.>>> Vendredi 20 juillet >>> Parc Saint-Aloysius, rue Adam et av.Valois, à 19h.La Roulotte présente L'Oiseau vert.>>> Parc La Fontaine, Théâtre de Verdure, à 20h30.Les ensembles Darbazie et Hereti, chant et musique de Georgie.>>> Samedi 21 juillet >>> Parc La Fontaine, Théâtre de Verdure, à 20h30.Asere, musique cubaine.Bayuba Cante, musique du monde >>> Parc Gardenville, rues Perrault et Joliette à Longueuil, à 18h30.Sur les planches, spectacle Parc-O-Mètre.>>> Parc Saint-Léonard, 8255, boul.Lacordaire, à 20h30.Bernard Bruel chante Brel.>>> Dimanche 22 juillet >>> Parc La Fontaine, Théâtre de Verdure, à 19h30.Orchestre Métropolitain du Grand Montréal.>>> Lundi 23 juillet >>> Site des Moulins, île de la Visitation, rue du Pont et de Lorimier, à 19h.La Roulotte présente L'Oiseau vert.>>> Parc Maisonneuve, 4601, rue Sherbrooke Est, à 20h30.Luba et ses musiciens.>>> Parc Pine Beach, chemin Bord du Lac et boul.Pine Beach à Dorval, à 19h30.Uni-Cuivres.>>> Mardi 24 juillet >>> Parc Campbell-Ouest, rues Eadie et Dubois, à 19h.La Roulotte présente L'Oiseau vert.>>> Parc Ahuntsic, rue Lajeunesse, au nord de la rue Fleury, à 20h30.Luba et ses musiciens.>>> Parc La Fontaine Théâtre de Verdure, à 19h30.L'Harmonie Rive- Sud.>>> Site historique de l'Île-des- Moulins, à Terrebonne, à 19h30.Orchestre symphonique de Montréal, avec Rolf Bertsh, chef d'orchestre, et Lyne Fortin, soprano.>>> Mercredi 25 juillet >>> Parc La Fontaine, rue Duluth et av.du Parc La Fontaine, à 10h30.La Roulotte présente L'Oiseau vert.>>> Parc Ignace-Bourget, av.Newman et de Montmagny, à 20h30.Luba et ses musiciens.>>> Parc La Fontaine, Théâtre de Verdure, à 20h30.Chasse-galerie, musique traditionnelle.>>> Parc Saint-Léonard, 8255, boul.Lacordaire, à Saint-Léonard, à 20h30.Charles Wizen et son quartette.Jazz.>>> Parc Jonathan Wilson, rue Chèvremont à l'Île-Bizard, à 20h.Montcorbier.EN PLEIN AIR >>> Les chauve-souris GUEPE offre l'atelier À la rencontre des chauve-souris, le jeudi 19 juillet de 20h à 22h, Rendez-vous au chalet d'accueil du parc-nature du Bois-de-Liesse, 3555, rue Douglas-B.-Floreani, à Saint-Laurent.Suivi d'une sortie d'observation.Coût : 10 $.Inscription obligatoire : 514 280-6829.>>> Vélo Passion organise une randonnée de 64 km, le dimanche 22 juillet.Rendez-vous à 9h30, au bureau de poste de la ville de Brownsburg, au 315, rue Bank.Pour les 18 ans et plus ; port du casque obligatoire ; vitesse de 22 km/h et plus.Coût : 4 $.Rens.: 450 437-2985.>>> Randonnée en canot.Le Service d'éducation du parc des Îlesde- Boucherville organise une randonnée en canot dans les chenaux du marais, les samedi 21 et dimanche 22 juillet à 9h30, au parc des Îles-de-Boucherville (autoroute 25, sortie #1).Prix d'entrée : 3,50 $, 1,50 $.Coût de l'activité : 2 $, 1 $.Inscription obligatoire : 450 928-5088.>>> Le parc d'Oka offre des randonnées à vélo, sur la géologie du parc, les samedi 21 et dimanche 22 juillet à 10h et à 13h30, au 2020, chemin d'Oka, Oka.Départ du stationnement du Calvaire.Pour s'y rendre : autoroute 640 Ouest.Entrée : 3,50 $, 1,50 $.Rens.: 450 479-8365.>>> Marche de santé.Le club social et sportif JASS organise une marche de santé, tous les samedis sur le mont Royal à 14h.Rendez-vous : au coin des av.du Parc et du Mont- Royal Ouest, côté sud-ouest.Pour les 30 ans et plus.Coût : 6 $.Rens.: 514 388-8727.FÊTES, FESTIVALS >>> Le Festival Nuits d'Afrique présente à la place Émilie-Gamelin (rues Sainte-Catherine et Berri), le vendredi 20 juillet de 16h30 à 22h : J'Tam, Ongo Trogodé, Van Lévé, et Orquestra Sensacion.Le samedi 21 juillet de 11h à 21h30 : Glen Clark, Oumar N'Diaye, Paul Brazil, De Cuba Mi Son, Pierre-Michel Ménard, Canada Raï, Cruz Isaac Y Su Caché, et Amampondo.Le dimanche 22 juillet de 14h à 22h : Alka- Salsa, Sunroots, Asoto, Asere, Splash, et Les Voix du Monde à 20h45.Animations pour enfants les samedi 21 juillet de 11h à 17h, et dimanche 22 juillet de 10h à 17h.Entrée libre.Rens.: 514 499-3462.>>> Le Festival C'pas juste pour rire se poursuit les jeudi 19 et vendredi 20 juillet à 21h, au café-théâtre L'Aparté, 5029, rue Saint-Denis, métro Laurier.Cabaret politique avec François Parenteau, Geneviève Rochette, Frédéric Savard, entre autres.Entrée libre.Rens.: 514 282-0911.>>> Festival d'été de la Rivière-du- Nord.présente Manon Brunet, le vendredi 20 juillet à 21h, Les Bons Bardes Déments, le dimanche 22 juillet à 20h, et Perry Canestrari, le mardi 24 juillet à 20h, à l'amphithéâtre Rolland (360, rue Labelle, Saint-Jérôme).Entrée : macaron 5 $ (accès à tous les événements).Rens.: 450 432-0707.>>> Fêtes champêtres.La Seigneurie de la Nouvelle-France de Saint- Paulin organise des fêtes champêtres avec artistes, artisans, comédiens, coureurs des bois, musiciens, les jeudi 19 juillet de 12h à 19h, vendredi 20, samedi 21 et dimanche 22 juillet de 10h à 19h.Entrée : 11,50 $, 10 $, 7,75 $, 25 $ (famille).Rens.: 819 268-2555.>>> Le Festival international de Lanaudière présente l'Orchestre symphonique de Montréal, avec Sondra Radvanovsky et Martin Thompson, le samedi 21 juillet à 20h, à l'amphithéâtre (1575, boul Base-de-Roc, Joliette).Au programme : duos de Verdi.Entrée : 15 $ (place sur le gazon).Rens.: 450 759-4343, 1 800 561-4343.>>> Guitare en fête.Les Jardins de rocailles présentent un concert avec Michel Beauchamp, le samedi 21 juillet à 16h30, au 1319, rue Lavoie, à Val-David.Au programme : musique d'Espagne.Entrée 12,50 $.Réservation et rens.: 819 322-6193.>>> Le parc archéologique de la Pointe-du-Buisson présente une fête amérindienne, le dimanche 22 juillet de 13h à 17h, au 333, rue Émond, à Melocheville.Au programme : chants et danses traditionnelles, dégustation de la banique et de l'esturgeon fumé, tir à l'arc, outils amérindiens, etc.Coût : 4 $, 3 $, 2 $, gratuit enfants de 5 ans et moins.Rens.: 450 429-7857.ACTIVITÉS EN FAMILLE >>> Le canot d'écorce.Le Centre d'interprétation du site archéologique Droulers présente une démonstration de la fabrication d'un canot d'écorce de bouleau, les samedi 21 et dimanche 22 juillet de 10h à 17h, au 1800, chemin Leahy, à Saint-Anicet.Pour s'y rendre : route 138 Ouest, vers Huntingdon.Coût : 7 $, 5 $, (famille, 15 $).Rens.: 1 866 690-3030.>>> Les plantes médicinales.Le Centre touristique et éducatif des Laurentides offre une conférence de Marie-Laure Vachon sur les plantes médicinales, le samedi 21 juillet à 14h (5000, chemin du lac Cordon, Saint-Faustin-Lac-Carré).Suivie d'une randonnée en forêt.Pour s'y rendre : autoroute 15 Nord, sortie 83.Coût : 5 $.Rens.: 819 326-1606.>>> Aérofête.Des jeux gonflables gigantesques sont offerts aux jeunes Montréalais de 6 à 12 ans, les samedis 21 et 28 juillet, 4 et 11 août, de 10h à 14h30, aux arénas Howie-Morenz (8650, av.Querbes), Raymond-Préfontaine (3175, rue de Rouen) et Saint-Charles (1055, rue Hibernia).Entrée libre.Rens.: 514 872-0060.>>> Feu d'artifice.Le Mondial des feux d'artifice de Montréal présente les feux de la France, le samedi 21 juillet à 22h, à La Ronde dans l'île Notre-Dame.Accès au parc par la station de métro Jean-Drapeau.Entrée sur le site : 16 $.Rens.: 872-4537, 1 800 797-4537.>>> Les Dimanches au cirque.L'Ensemble Strada (musique nomades de la vieille Europe) présente un concert animation, le dimanche 22 juillet à 11h, sur la terrasse extérieure du Cirque du Soleil (au 8400, 2e Avenue, Montréal).Apportez votre pique-nique.Entrée libre.514 872-2237, # 500.>>> Le Centre des sciences de Montréal présente des expositions scientifiques interactives, du dimanche au mercredi de 10h à 18h, du jeudi au samedi de 10h à 21h, au Vieux-Port de Montréal, au quai King Edward, au pied du boul.Saint-Laurent à Montréal.Entrée : 9,95 $, 8,95 $, 7,95 $.Rens.: 514 496-4724.>>> La Ferme Angrignon offre activités et animations sur la vie à la ferme, tous les jours de 9h 30 à 17h (angle du boul.Trinitaire et rue Lacroix, métro Angrignon).Au programme : cueillette des oeufs, visite des lieux, repas des animaux, traite des vaches ; animaux en liberté et en enclos.Entrée libre.Rens.: 514 872-2816.>>> Le Jardin botanique de Montréal en collaboration avec la ville d'Athènes présente Merveilleux oliviers, à la Maison de l'arbre du Jardin botanique de Montréal (4101, rue Sherbrooke Est, Montréal, métro Viau).Coût : 10 $, 7,50 $ (étudiant, aîné), 5 $ (enfant), gratuit pour les 4 ans et moins.Rens.: 514 872-1400.VISITES COMMENTÉES >>> Kaléidoscope offre une visite à pied dans les rues de Montréal afin de comprendre l'épiphénomène des murales, graffitis et tags qui enjolivent ou balafrent le visage de la ville, le samedi 22 juillet.Départ à 14h, à la sortie du métro Mont- Royal, côté Ouest.Coût : 12 $.Réservation nécessaire : 514 990-1872.>>> Héritage Montréal offre une visite à pied du Saint-Henri industriel, le dimanche 22 juillet.Départ à 14h, angle des rues Saint-Ferdinand et Saint-Jacques, métro Place Saint-Henri.Coût : 10 $, 8 $.Rens.: 514 286-2662.>>> Les jardins des Hospitalières.Le musée des Hospitalières de l'Hôtel-Dieu de Montréal offre une visite guidée des jardins du couvent, sur l'histoire de l'Hôtel-Dieu et de la vie des Hospitalières, le dimanche 22 juillet.Départ du musée à 14h.Coût : 8 $.Réservation obligatoire.Rens.: 514 849-2919.EXPOSITIONS >>> Dora Maar, muse et artiste.Le Centre de référence et de documentation Alfred Dallaire présente 43 esquisses et natures mortes réalisées par celle qui fut la compagne de Picasso, du lundi au dimanche jusqu'au 29 juillet de 8h à 22h (au 4231, boul.Saint-Laurent, Montréal).Entrée libre.Rens.: 514 270-3111.>>> La bibliothèque Saint-Michel présente des costumes et accessoires du Cirque du Soleil, jusqu'au 31 août durant les heures régulières d'ouverture, au 7601, rue François- Perrault, métro Saint-Michel.Entrée libre.Rens.: 514 872-3899.>>> 1001 Pots.À l'occasion de cette exposition de céramique, un encan silencieux a lieu tous les jours de 10h à 17h jusqu'au 12 août, à la Maison du village (2495, rue de l'Église, à Val-David).Oeuvres de Shimaoka, Fujiwara, Tsuji et Gaétan Beaudin.Entrée libre.Rens.: 819 322-6868.>>> Les Mosaïcultures internationales de Montréal présentent cette semaine Fête des Nations du Monde, jusqu'au 22 juillet de 9h à la tombée du jour, au parc des Écluses dans le Vieux-Port de Montréal (angle des rues Mc Gill et de la Commune), métro Square Victoria.Coût : 10 $, 8,50 $, 4,50 $.Rens.: 514 868-4000.>>> La Maison Trestler présente L'Espace et le geste, peintures par cinq artistes, jusqu'au 12 août, du lundi au vendredi de 10h à 17h et le dimanche de 13h à 16h (au 85, chemin de la Commune, Vaudreuil- Dorion).Coût : 3,50 $, 2,50 $ (incluant la visite du lieu historique).>>> La Galerie Port-Maurice présente L'Aérographie dans la publicité, de Domenic Coladonato, jusqu'au 3 août, durant les heures régulières d'ouverture, 8420, boul.Lacordaire, Saint-Léonard.Entrée libre.Rens.: 514 328-8585.DANS LES MUSÉES >>> L'Écomusée du fier monde présente Si le sida m'était conté.images d'une pandémie, affiches et autres documents, jusqu'au 26 août, durant les heures régulières d'ouverture, au 2050, rue Amherst, Montréal.Coût : 5 $, 4 $.Rens.: 514 528-8444.>>> Le Musée d'art urbain présente les oeuvres d'artistes montréalais dans les rues de Montréal : Tousignant (coin Cherrier et Saint-Denis), Mihalcean (parc Jarry, coin Jarry et Saint-Laurent), Gutsche et April (Vieux-Port, entre Saint-Laurent et place Jacques-Cartier), Wozniakowska (coin Laurier et Saint- Denis), Blatherwick (marché Bonsecours, rue Saint-Paul Est).Rens.: 514 284-4936.>>> Le Musée des beaux-arts de Montréal présente Picasso érotique (peintures, dessins, gravures et sculptures du maître), jusqu'au 16 septembre, du lundi au dimanche, de 10h à 18h (le mercredi de10h à 21h), au pavillon Jean-Noël Desmarais, 1380, rue Sherbrooke Ouest.Coût : 15 $, 7,50 $, 3 $.Rens.: 514 285-2000.>>> Le Musée d'art contemporain présente Métamorphoses et clonage oeuvres de 11 artistes québécois, canadiens et étrangers (photo, sculpture, peinture, etc.), au 185, rue Sainte-Catherine Ouest, métro Place-des-Arts.Durant les heures régulières d'ouverture.Coût : 6 $, 4 $, 3 $, gratuit pour les moins de 12 ans.Rens.: 514 847-6226.>>> Le Musée Marguerite-Bourgeoys présente la pièce L'École des femmes de Marguerite, mise en scène par Odette Guimond, du jeudi au dimanche à 15h30, jusqu'au 9 septembre (au 400, rue Saint-Paul Est, métro Champ-de-Mars).Entrée : 5 $, 3,50 $ (incluant la visite de l'exposition en cours).Rens.: 514 282-8670.RETROUVAILLES >>> Grondin.Rassemblement des familles Grondin, les 18 et 19 août à Longueuil.Inscription et rens.: 450 468-5426.>>> Héroux.Rencontre annuelle des familles Héroux, le 4 août à Trois- Rivières.Inscription et rens.: 514 729-0075.>>> Mathon.L'Association des Mathon d'Amérique procède au dévoilement d'une plaque commémorative à la mémoire de leur ancêtre, le 5 août à Neuville.Rens.: 819 537-9198.>>> Mercier.Rencontre annuelle des Mercier D'Amérique, les 25 et 26 août à Sainte-Foy.Inscription et rens.: 450 671-1455.>>> Nadeau.Rassemblement des familles Nadeau, les 10, 11 et 12 août, à Montréal.Inscription et rens.: 514 351-0259.>>> Racine.Rassemblement des famille Racine, les 11 et 12 août à Longueuil.Inscription et rens.: 450 674-8141.Recherche et textes : André Cloutier Rythmes d'Afrique Durant trois jours, en plein coeur de Montréal, le Festival international Nuits d'Afrique présente chants, musiques et danses de 16 formations venues de Centrafrique, de Guadeloupe, de Cuba, d'Haïti et de plusieurs autres pays.Voir Fêtes, festivals. 4LP0701B0719 B7 jeudi 4LP0701B0719 ZALLCALL 67 00:51:55 07/19/01 B LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 9 JUILLET 2001 B7 BEN LA DÉVEINE FRANK ET ERNEST PEANUTS PHILOMÈNE GARFIELD FERDINAND - 23 - Dans l'un des premiers bulletins, je parlais d'une communauté spécialisée dans les soins de santé, basée sur l'interdépendance et l'amitié, avec des membres du personnel vivant intra muros avec leurs familles dans une ambiance collective où régnaient la folie, l'amour, la créativité et la coopération.Comme elle l'avait garanti dans le passé, une telle atmosphère devait permettre d'améliorer la santé et de soulager les souffrances comme aucune autre force ne pouvait le faire.Dans un tel environnement, exercer la médecine ne pouvait donc que se faire dans la joie.Nos rêves relatifs à ce genre d'installations médicales ont persisté et, alors que nous incorporions d'autres idées, sont devenus de plus en plus forts au fil des années.Nous continuerons à accueillir des idées nouvelles.Au cours des douze premières années, notre projet d'un Institut Gesundheit demeura pratiquement inconnu et personne ne travailla à sa réalisation sauf ceux d'entre nous qui soignaient des patients.Aujourd'hui, un très grand nombre de gens connaissent notre rêve et souhaitent le voir se concrétiser; mais les grands rêves sont longs à échafauder et à prendre forme.Quoi qu'il arrive, je pense que notre objectif primordial n'est pas tant de créer un hôpital, mais de manière beaucoup plus globale, de persévérer dans la poursuite de notre rêve.PREMIÈRE PARTIE DOTER L'EXERCICE DE LA MÉDECINE D'UNE CERTAINE VISION ET D'UNE JOIE CERTAINE La médecine moderne est en quête d'espoir.L'Association médicale américaine (AMA), les rédacteurs spécialisés dans le domaine de la santé comme les journalistes généralistes déplorent avec véhémence l'orientation qu'elle a prise.Jamais nous n'avons aussi bien La médecine s'est déplacée du niveau communautaire au niveau du capital-action pour devenir l'industrie nationale numéro un.Soigner les gens ne peut pas être une industrie.Comment un couple, une famille, un groupe, une communauté, une nation ou même le monde peuvent-ils se dire forts si la santé et le bien-être public ne sont pas pour eux une priorité?La façon actuelle de faire tout converger vers les affaires plutôt que vers le service est la cause d'un grand malaise qui se reflète à la fois sur les coûts des soins de santé et sur les poursuites judiciaires pour fautes professionnelles.J'ai écrit ce livre pour stimuler l'espoir et susciter une vision collective et une interaction communautaire qui devraient se manifester chez tous les professionnels de la santé.Je ne peux que les exhorter à déployer tous leurs efforts afin d'exercer la médecine selon les critères qu'ils estiment être les meilleurs et je leur dis: «Trouvez des compagnons qui caressent le même rêve que vous et faites preuve d'autonomie.Les joies de la médecine sont accessibles à tous les soignants qui pratiquent leur art et appliquent leurs connaissances sans componction.Aidez-vous les uns les autres à atteindre cette joie et ce bien-être.» compris les mécanismes des fonctions du corps humain.Pourtant, médecins et infirmières, directions d'hôpitaux, cliniques et professionnels de la santé sont peu enclins à faire preuve d'un enthousiasme débordant lorsqu'il s'agit de rendre service à leur clientèle.Nous avons à l'esprit l'image d'un régime de santé bien mal en point, de gens qui souffrent, d'un monde de douleur.Je crois qu'on peut se débrouiller pour faire mieux.Dans un cadre idéal, exercer la médecine devient une interaction humaine fondée sur l'amour du prochain, et non une transaction commerciale.Le professionnel de la santé s'intéresse à des gens qui expriment leur douleur et leur vulnérabilité.Il y a là matière à la création de liens solides, voire amicaux.Pourtant, dans les faits, très peu de malades ou de soignants ressentent un tel rapprochement.J'estime que ce manque alimente une bonne partie de la critique dont la médecine moderne fait les frais dans l'opinion publique, en plus de contribuer à augmenter le nombre de plaintes pour fautes professionnelles et à priver les praticiens de toute joie d'exercer la médecine.À S U I V R E © Les Éditions internationales Alain Stanké, 2000 4LP0801B0719 b8 19 juill 4LP0801B0719 ZALLCALL 67 00:54:07 07/19/01 B B 8 L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 1 9 J U I L L E T 2 0 0 1 Y'en a marre de l'autocar ! Le Plateau Mont-Royal, haut lieu du tourisme montréalais?CHANTAL GUY C'EST SOUS LE regard ahuri de la faune branchée du Plateau Mont- Royal que des autobus à impériale (à deux étages, le second découvert) remplis de touristes passent \u2014 plusieurs fois par jour \u2014 dans les rues Duluth et Saint-Denis.« Vous voyez, c'est une rue très colorée, où il y a de bons restaurants et de belles boutiques », dit d'une voix blasée la guide touristique dans son micro.C'est à peu près tout ce que l'on saura, qu'il y a de beaux endroits à Montréal.Et encore moins, si l'on choisit de s'asseoir au deuxième étage, là où évidemment tout le monde veut une place au soleil : entre le brouhaha du centre-ville et le bruit du moteur de l'autobus, difficile d'entendre le guide.Dans la rue, les natifs (ou les autochtones si l'on préfère) nous montrent du doigt et on en voit même rigoler.Dans cette « faune urbaine », il y a tout de même de beaux spécimens représentatifs de l'espèce BCBG ou plutôt, BOBO.Ça fait deux ans que la société Impérial Autocar offre le circuit « Carrousel de Montréal » en double- decker aux touristes pressés de faire le tour sans se donner mal aux jambes.Pour la première fois cette année, on a choisi de faire un détour vers le Plateau Mont-Royal.« On se sent au zoo de Saint-Félicien », dit à la blague une serveuse du restaurant La Prunelle rue Duluth.Même réaction de Jonathan, qui dînait au café Chez José.« Je trouve ça bizarre que des gens en autobus nous regardent manger.Annick, serveuse au café, trouvent ça idiot.« Qu'est-ce que ça donne ?se demande-t-elle.C'est à pied qu'il faut découvrir le quartier ! C'est juste une autre façon de faire du cash.» Elle ajoute que certains voisins commencent à être exaspérés et que d'autres, plus comiques, ont déjà jeté des ballons d'eau sur les touristes.Pour Zula, une dame qui travaille dans le coin, c'est plutôt positif.« C'est super, ça donne de la vie au quartier ! » Françoise Saliou, maître-verrier qui tient boutique à l'angle de Duluth et Laval, salue toujours les touristes.Elle souhaite qu'ils soient bien informés.« Il ne faudrait pas que ça soit comme à Harlem et que les gens n'osent pas descendre ! On devrait leur expliquer que la rue Duluth a été créée par les artistes.» La guide nous a surtout mentionné qu'il s'agissait d'un quartier attirant à l'origine beaucoup d'immigrants à cause des usines de textiles.Personne n'a encore porté plainte, selon Agostino Dalesio d'Impérial Autocars, visiblement inquiet par la question.Selon Pierre Bellerose, vice-président de Tourisme Montréal, ça fait longtemps que le Plateau Mont-Royal est une destination privilégiée, surtout chez les touristes qui en sont à leur deuxième visite.« Le Plateau a beaucoup amélioré sa trame commerciale au fil des ans.De plus, il est situé près des attractions traditionnelles comme le Vieux-Montréal.» Il ajoute que le tourisme ne devrait pas nuire aux besoins des habitants du quartier.Un groupe de Françaises de la région parisienne faisaient partie du voyage.« Je suis en train de lire les Chroniques du Plateau Mont-Royal de Michel Tremblay », dit l'une d'elle.« Dans tous les guides, on dit que c'est un bel endroit.Moi, je trouve ça très mignon.» Une autre trouve affreux les fils électriques qu'elle a vu un peu partout à Montréal.« J'ai vu ça au Cambodge ! » Et d'ajouter : « Je trouve que l'architecture est parfois anarchique et ce n'est pas très beau.» Ça tombe bien, madame, nous passons devant l'Institut d'hôtellerie rue Saint-Denis, champion des prix Citron en architecture.Trois dames de Beauharnois en vacances de leurs maris ont choisi de faire le tour pour avoir des informations sur la ville à donner aux amis en visite.« Nous voulions voir Montréal avec les yeux des touristes, mais on a été déçues.On n'apprend rien.» Tout de même, il y a plusieurs arrêts où les curieux peuvent descendre et s'aventurer dans les quartiers proposés avant de reprendre le bus aux points d'arrêt, quand ils le veulent.Le billet, valide pour deux jours, coûte 25 $.Jusqu'en septembre, des autobus partiront tous les jours à toutes les heures, entre 11 h et 16 h.À compter du 7 septembre, jusqu'au 7 octobre, on réduira à la fin de semaine.Photo PIERRE McCANN, La Presse © Ça fait deux ans que la société Impérial Autocar offre le circuit « Carrousel de Montréal » en double-decker aux touristes pressés de faire le tour sans se donner mal aux jambes.Pour la première fois cette année, on a choisi de faire un détour vers le Plateau Mont-Royal.EN BREF Pour se rendre plus rapidement à La Ronde : Jean-Drapeau (autobus 167) ou Papineau (autobus 169 - exclusif à La Ronde) RÉSERVEZ VOS SIÈGES DÈS MAINTENANT À PARTIR DE 2739$ Les feux débutent à 22 h, beau temps, mauvais temps.Groupe de 20 personnes et plus : (514) 935-5161 1 800 361-8020 Renseignements généraux sur les feux et La Ronde : (514) 872-4537 1 800 797-4537 www.lemondialsaq.com Prix du billet pour un soir de feux (incluant un siège réservé et l'accès à tous les manèges).Taxes et frais de gestion en sus.Prix sujet à changement sans préavis.Il n'y a qu'à La Ronde que feux et musique s'harmonisent en toute splendeur.Mercredi 20 juin Ouverture La Ronde Mercredi 27 juin Allemagne Samedi 30 juin Portugal Samedi 7 juillet Taïwan Mercredi 11 juillet Espagne Samedi 14 juillet États-Unis Mercredi 18 juillet Canada Samedi 21 juillet France Mercredi 25 juillet Australie Samedi 28 juillet Clôture La Ronde GEANT La France, c ' e s t plus à La Ronde.2968264A Ça grogne à Pearson LES COMPORTEMENTS agressifs des voyageurs ont grimpé en flèche, l'an dernier, à l'aéroport le plus fréquenté du pays.Selon les données recueillies par la police régionale du comté de Peel, en Ontario, le nombre d'altercations entre les passagers en attente de vols à l'aéroport international Pearson, de Toronto, a bondi de 339 % en 2000, pour atteindre le chiffre de 360 incidents.En 1999, la police n'en avait signalé que 82.Les travaux en cours et la confusion résultant de la fusion d'Air Canada et de Canadien International sont à l'origine de cette augmentation des comportements disgracieux, a indiqué le sergent Malcolm Bow, de la police aéroportuaire.\u2014d'après PC Teflon: ça ne colle plus LE TEFLON, utilisé dans les poêles à frire pour empêcher les aliments de coller, et d'autres substances similaires se dégradent pour produire des substances chimiques potentiellement toxiques, selon une étude publiée aujourd'hui par des chercheurs de l'Université de Toronto dans la revue Nature.Cette découverte met en question l'utilisation de tels produits chimiques, dont les effets à long terme sur l'environnement sont inconnus.Le Teflon et d'autres polymères fluorés sont utilisés dans les fours, dans la fabrication d'ustensiles de cuisson et des moteurs de combustion.Or, lorsqu'ils chauffent, ils dégagent un cocktail de produits dérivés, écrivent Scott Mabury et ses collègues.Ces substances comprennent les trifluoroacétates (TFA), des composés hautement persistants qui sont légèrement toxiques pour les plantes, des perfluorocarboxylates, qui s'accumulent dans les tissus des animaux (et des humains), ainsi que des petites quantités de chlrofluorocarbones (CFC), qui détruisent la couche d'ozone.Les effets à long terme restant peu connus, l'utilisation continue du Teflon pourrait devenir controversée.« Nous utilisons des composés qui persistent dans l'environnement pour de très longues périodes de temps », signale M.Mabury.Vers les couples homosexuels LA COUR constitutionnelle allemande a donné son feu vert mercredi à la loi instaurant un contrat de vie commune pour les homosexuels, en rejetant un recours des États régionaux de Bavière (Sud) et de Saxe (Est), qui entendaient faire bloquer son application.La loi, adoptée début décembre par le parlement allemand, pourra entrer en vigueur comme prévu le 1er août.Les couples homosexuels qui le souhaitent pourront à partir de cette date se faire enregistrer auprès des autorités compétentes.La Cour constitutionnelle, basée à Karlsruhe (Ouest), a considéré que, contrairement à ce que les deux Laender plaignants affirment, la loi ne porte pas ombrage à l'institution du mariage, garantie par la Constitution allemande.\u2014 d'après AFP "]
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