La presse, 27 juillet 2001, Cahier A
[" 5LP0102A0727 Page A1/27juillet 5LP0102A0727 ZALLCALL 67 01:09:03 07/27/01 B MONTRÉAL VENDREDI 27 JUILLET 2001 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 60 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC > HULL-OTTAWA > 70¢ 1 17e ANNÉE > NO 2 72 > 60P A G E S > 6 C A H IE R S MARI THÉRAPEUTIQUE JDS Uniphase dans la tourmente Une perte de 50 milliards US et 16 000 licenciements Les policiers craignent le dérapage G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 Les policiers se résignent à vivre avec la nouvelle réglementation de Santé Canada sur la distribution de la marijuana, mais ils craignent une multiplication incontrôlable des cultures de pot au pays.La nouvelle réglementation, en vigueur mardi prochain, qui permettra à un malade chronique de désigner son producteur-fournisseur de cannabis, prévoit en effet qu'un producteur-fournisseur ne pourra fournir plus d'un patient.Selon des chiffres fournis par Santé Canada à La Presse, il y a actuellement au Canada quelque 300 malades qui ont reçu des exemptions en vertu de la réglementation et qui peuvent consommer de la marijuana pour atténuer leurs douleurs.Ces 300 malades pourraient donc, en théorie, être à l'origine de 300 nouvelles cultures de marijuana au pays.D'où l'inquiétude de la Gendarmerie royale du Canada.« Il va falloir vivre avec les règlements, déclare Marc Richer, porte-parole de la GRC, et souhaiter que les gens s'y conforment.» La GRC considère toutefois que les règles mises de l'avant par Ottawa, notamment le tri que fera Santé Canada dans les demandes d'autorisation, « pourraient réduire les craintes ».À Santé Canada, on nous informe qu'il est trop tôt pour savoir Voir POLICIERS en A2 MARTIN VALLIÈRES TORONTO \u2014 Ça va secouer encore en Bourse ce matin pour tous les titres technologiques, courtoisie cette fois de l'entreprise canado- californienne JDSUniphase.Pour freiner leur débandade, les grands fabricants d'équipements de télécommunications comme Nortel, Lucent et Alcatel sabrent leurs stocks et leurs achats de composantes.Chez JDS Uniphase, premier fournisseur mondial de composantes pour fibre optique, les conséquences sont désastreuses.La gigantesque perte annuelle de 50,6 milliards de dollars américains qu'elle a annoncée en soirée hier, dont 7,9 milliards seulement pour son quatrième trimestre, et l'augmentation des mises à pied à 16 000, risquent fort de provoquer une autre onde de choc en Bourse.Les actions de JDS Uniphase ont d'ailleurs basculé de 18 % en début de soirée hier lors des transactions d'après-clôture, après l'annonce de ses résultats de fin d'exercice.Sur la Bourse NASDAQ, de loin leur principal marché, les actions de JDS cotaient pourtant en hausse de 68 cents US à 9,47 $ US lors de l'interruption de leur négociation à 15 h 35.C'était 25 minutes avant la fermeture habituelle et une quarantaine de minutes avant l'heure prévue de la diffusion des résultats par JDS.On a appris plus tard, comble de malheur, que cette interruption prématurée avait été provoquée par un cyberpirate qui a pénétré dans le système informatique de JDS et volé un exemplaire des résultats.N'empêche, les actions de JDS ont plongé jusqu'à 7,75 $ US dans les minutes qui ont suivi l'annonce Voir TOURMENTE en A2 Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse Place aux femmes «Il y a des stars, il y a des divas, il y a des légendes, il y a des icônes et il y a Juliette Gréco.» C'est en ces termes que l'éternelle Juliette a été présentée par une Diane Dufresne tremblante de bonheur, lors du spectacle conçu par cette dernière, Diane Dufresne sous influences et présenté en ouverture des 13es Franco Folies à la salle Wilfrid-Pelletier, hier soir.Un bonheur ne vient jamais seul : les spectateurs ont pu entendre La Javanaise dans une version incroyablement troublante chantée par les deux égéries, avant que Mme Gréco ne remette à Mme Dufresne la médaille d'Officier de l'Ordre des Arts et Lettres de la République française.Nos textes sur les Franco Folies en pages B5 et B6.Cinquième victoire d'Ottawa Actuel cahier B contre le Brésil devant l'OMC Arts cahier C - cinéma C1, C2 - horaire spectacles C8 - horaire télévision C3 Bandes dessinées E8 Décès E7 Économie cahier D Éditorial A9 Êtes-vous observateur E4 Feuilleton E8 Forum A9 Horoscope E6 Le bridge E6 Le monde A7, A8 Loteries A2, A6 Montréal Plus cahier E Mots croisés E8, S10 Mot mystère E8 Petites annonces - immobilier E4 - marchandises E4, E5 - emplois E5 - automobile E5, E6 - affaires D2 Politique A5, A6 M É T É O Voir page S16 Généralement ensoleillé Maximum 22, minimum 13 Presse Canadienne OTTAWA \u2014 L'Organisation mondiale du commerce (OMC) a de nouveau donné raison au Canada, hier, en énonçant des règles restreignant l'aide à l'exportation et qui visent le Brésil.« L'OMC a établi des conditions claires que le Brésil doit respecter, a affirmé dans un communiqué le ministre du Commerce international, Pierre Pettigrew.J'espère que cette décision convaincra finalement le Brésil de respecter ses obligations.» Pour la cinquième fois, le tribunal administratif international statue en faveur d'Ottawa, qui trouve abusives les subventions aux exportations de l'avionneur Embraer, concurrent du canadien Bombardier.La décision confirme que le Canada « avait le droit de prendre des mesures visant à protéger nos emplois », souligne pour sa part son collègue de l'Industrie, Brian Tobin.Ainsi, de l'avis de l'OMC, le programme brésilien Pro Ex doit être conforme aux règles internationales sur les aides à l'exportation, offrir du financement à un taux qui n'est pas inférieur à celui du marché, cela pour un maximum de 10 ans, et ne doit pas couvrir plus de 85 % d'une transaction donnée.Or, Pro Ex, jusqu'ici, propose du financement à durée indéterminée et pouvant atteindre 100 % de la valeur d'un contrat.À Montréal, le président de Bombardier, Robert Brown, a salué la nouvelle, « importante pour le Canada et notre industrie aéronautique ».Il dit espérer que le jugement « contribuera à mettre un terme à ce long différend.Le groupe industriel est résolu à « appuyer le gouvernement canadien » afin d'obtenir un « règlement acceptable pour nos pays ».À la dernière escarmouche de ce litige, plus tôt en juillet, la division Bombardier Aéronautique a pu décrocher un contrat auprès de Northwest Airlines, lorsque Ottawa a arrangé un prêt garanti pour ce transporteur basé au Minnesota.L'emprunt étalé sur 15 ans, à hauteur de 2,1 milliards de dollars, couvre 80 % de la valeur d'une commande d'avions Regional Jet.Cet accord financier obtenu par le gouvernement Chrétien est survenu après que le Brésil, semble-t-il, eut proposé à Northwest plus de 1 milliard de dollars en prêts sans intérêt, afin de favoriser Embraer.Selon M.Pettigrew, l'action du Canada est légitime : « Ce n'est pas une subvention à Bombardier, c'est un prêt à Northwest.» Par ailleurs, Ottawa s'attend à ce que l'OMC rende d'ici l'automne sa décision sur une autre transaction impliquant Bombardier et le transporteur Air Wisconsin.La grande trouille du carabinier Placanica MATHIEU PERREAULT Le service militaire n'enthousiasme généralement pas les Italiens.Le jeune Mario Placanica, lui, était toutefois très fier de porter l'uniforme des carabiniers.Mais vendredi dernier, en approchant des zones de combats à Gênes, il a commencé à douter que les forces armées soient vraiment faites pour lui.La carrière du jeune Méridional a tourné court quelques heures plus tard, quand il a tué d'un coup de pistolet un manifestant antimondialisation, Carlo Giuliani.Surprises par l'ampleur des manifestations contre le Sommet du G8, les autorités italiennes ont dû jeter des recrues dans la mêlée.Le corps des carabiniers abrite des conscrits motivés, en partie parce qu'ils sont payés, contrairement aux conscrits ordinaires.Tant pis si le service militaire ne prévoit pas d'entraînement antiémeute.Le baptême du feu de Mario Placanica ne s'est pas bien déroulé.Après une escarmouche particulièrement éprouvante, il s'est senti étourdi, a dû retirer son masque pour respirer et a vomi, selon le quotidien romain La Repubblica.Le carabinier de 20 ans s'est étendu sur la banquette arrière d'une jeep qui semblait en lieu sûr, pour reprendre ses esprits.Un autre collègue qui se sentait mal se trouvait déjà sur le siège du passager avant.Il était 17 h et la charge qui se terminait semblait être la dernière avant la nuit.Toute la journée, la tension avait tranquillement monté.L'état-major avait fait grimper les carabiniers dans les ruelles de la ville, pour les rapprocher des zones de combats.Tout comme Catanzaro, ville natale de Mario Placanica, Gênes s'étend sur des hauteurs surplombant la mer ; mais jamais il n'avait vu autant de blindés et de militaires dans une même ville, même à Palerme où est situé son bataillon.Durant l'entrevue accordée à Voir TROUILLE en A2 Le grand quotidien italien La Repubblica a publié cette semaine une entrevue avec Mario Placanica, le jeune carabinier qui a abattu le manifestant Carlo Giuliani, vendredi dernier, à Gênes.En attendant de connaître le sort que lui réservera la justice italienne, le carabinier explique ses angoisses et son inexpérience qui ont provoqué le drame.Photo Reuters La carrière militaire du jeune carabinier Mario Placanica a tourné court vendredi dernier quand, épouvanté par les manifestants antimondialisation qui donnaient l'assaut à la jeep dans laquelle il avait trouvé refuge, il a fait feu sur Carlo Giuliani, qui le menaçait avec un extincteur. 5LP0201A0727 Page A2/27juillet 5LP0201A0727 ZALLCALL 67 01:06:05 07/27/01 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 27 JUILLET 2001 DEMAIN DANS LA PRESSE Le Masters de tennis du Canada Montréal passe demain à l'heure du Masters de tennis, qui réunit cette année les meilleurs joueurs pendant neuf jours au stade du Maurier.En plus d'un tournoi de tennis relevé, le Masters est devenu au fil des ans une grande fête, un succès commercial indéniable et un modèle d'organisation.La Presse entre elle aussi dans le jeu dès demain et pour toute la durée de l'événement avec une couverture complète, sportive, bien sûr, mais aussi en s'attardant aux gens qui animent le circuit international de tennis sur le court, dans les coulisses et dans les gradins.LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 2-8-0 > À quatre chiffres : 8-2-7-9 POUR NOUS J O I N D R E 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 www.cyberpresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 Nouvelles générales general@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Éditorial, Forum edito@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4816 Actuel actuel@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Auto, Mon toit, Santé Voyages aso@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6972 Quoi faire aujourd'hui quoifaire@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Arts, Spectacles, Cinéma, Livres arts@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4814 Économie econo@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Sports sports@lapresse.ca Télécopieur: (514) 350-4854 Têtes d'affiche denis.lavoie@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.RENSEIGNEMENTS (514) 285-7272 PROMOTION (514) 285-7100 COMPTABILITÉ (514) 285-6892 RECOUVREMENT (514) 285-6900 PUBLICITÉ Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi : 8 h 00 à 17 h 30 Décès et remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi : 8 h 30 à 17 h 30 Détaillants : (514) 285-6931 National et Télé-Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 ABONNEMENT (514) 285-6911 abonnement@lapresse.ca Par télécopieur : (514) 285-7039 Lundi au vendredi : 6 h 30 à 17 h 30 Samedi : 7 h à midi / Dimanche : 7 h à 11 h Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650 Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 SUITES DE LA UNE TOURMENTE Suite de la page A1 des résultats lors des transactions d'après-clôture pour se redresser ensuite autour de 8,11 $ US.Ce prix correspond néanmoins à une autre correction boursière d'au moins 14 % pour les actions de JDS, qui ne cotaient déjà qu'à 6 % de leur valeur record de 135,93 $ US atteinte il y a un an, presque jour pour jour.Si une telle correction fait tache d'huile aujourd'hui en Bourse, les actions de Nortel, en particulier, pourraient glisser autour de 10,75 $ CAN à Toronto.« Les résultats de JDS font oublier l'idée que le pire était passé dans les équipements de télécoms.Comme Nortel l'a montré récemment, il n'y a rien à espérer d'une quelconque reprise d'ici la fin de l'année.Il faudra attendre tard l'année prochaine », a commenté à l'agence financière Reuters Anthony Scilipoti, de Veritas Investment Research.En effet, la description des dommages et des mesures de confinement chez JDS Uniphase faisait peine à entendre hier soir lors d'une téléconférence de son président, Jozef Straus, avec les analystes, tenue de San Jose en Californie.Aucun signe de reprise à l'horizon, pressions baissières extrêmes sur les prix de vente, optimisme à long terme malgré tout envers les télécoms.Tel est un échantillon des propos entendus.L'élimination de 7000 emplois additionnels d'ici la fin de septembre portera à 16 000 le nombre de licenciements chez JDS en moins d'un an.L'entreprise se délestera aussi de près du tiers de ses immeubles.Ces mesures sont censées faire économiser 700 millions US en frais annuels d'exploitation.Au Canada, c'est la région d'Ottawa, ville d'origine de JDS et de plusieurs centaines d'employés, qui risque d'écoper le plus de ces compressions additionnelles.Elles s'ajouteront à celles annoncées mercredi à Ottawa par Alcatel \u2014 environ 400 postes \u2014 ainsi que celles qui se poursuivent chez Nortel.En décortiquant les résultats de JDS, on constate que, comme Nortel récemment, la perte nette est surtout gonflée par la radiation massive de valeur qui était attribuée aux nombreuses acquisitions depuis deux ans.(En termes comptables, cependant, cette radiation de valeur n'affecte pas les liquidités de l'entreprise.) Ainsi, de la perte totale de 50,6 milliards US pour l'année, près de 40 milliards sont constitués de radiation de valeur d'acquisition et de frais spéciaux.C'est le cas aussi de la perte nette de 7,9 milliards US au quatrième trimestre.En contrepartie, les revenus de JDS pour tout son exercice terminé le 30 juin ont atteint 3,2 milliards US, deux fois plus que l'exercice précédent.Les revenus du quatrième trimestre, toutefois, ont diminué brusquement à 601 millions $ US contre 641 millions un an plus tôt.Même en excluant les frais spéciaux de restructuration et de radiation de valeur des acquisitions, JDS a subi à son quatrième trimestre une énorme perte d'exploitation de 477 millions US par rapport à son chiffre d'affaires de 601 millions.Photo Archives AP Le président de JDS Uniphase, Jozef Straus, photographié en juillet dernier devant le siège de l'entreprise, à San Jose, en Californie.POLICIERS Suite de la page A1 le nombre de personnes qui ont demandé des permis de culture en vertu du nouveau règlement.On souligne cependant que le producteur officiel du gouvernement, Prairie Plant Systems, qui cultive ses plants de cannabis dans une mine de Flin Flon au Manitoba, est accessible à tous ceux qui ont reçu une exemption leur permettant de consommer de la marijuana.Santé Canada précise cependant que cette production, qui sera disponible dès décembre, servira principalement à la recherche.Du côté de l'Association canadienne des chefs de police, on affirme faire confiance à Santé Canada dans ce dossier.« Nous ne sommes pas des médecins, affirme Barry King, chef de la police de Brockville en Ontario, qui parle au nom de l'association.Santé Canada a ses propres procédures pour déterminer si une substance est bénéfique pour traiter des malades.Tout ce qu'on demande, nous, c'est que l'on s'assure que la marijuana est prescrite de façon appropriée et pour des besoins réels.» Par ailleurs, M.King reconnaît, comme son association l'avait recommandé en 1999, qu'il aurait été préférable qu'il n'y ait qu'un seul fournisseur au pays ou que l'on puisse se procurer la marijuana de la même manière qu'un produit pharmaceutique.« Nous sommes en accord avec 95 % de la réglementation, dit-il.Mais Santé Canada n'a pas retenu toutes nos suggestions, il me semble, en particulier celle qui recommandait que l'on ne multiplie pas les producteurs- fournisseurs.» Caroline Doyer, bénévole responsable au Club Compassion de Montréal, qualifie « d'absurde » pour sa part le système d'approvisionnement choisi par Santé Canada pour satisfaire à la demande des malades.« Ceux qui feront pousser de la marijuana pour les malades seront de toute évidence des amis ou des proches de la famille, commente-t-elle.Ce sont des gens qui, au départ, ne connaissent pas cette culture.C'est la même chose pour la décision de Santé Canada de confier à Prairie Plant Systems, à Flin Flon au Manitoba, la culture d'une partie de cette production.Cette compagnie n'a pas d'expertise en cannabis, elle s'occupait d'OGM.» Mme Doyer rappelle que depuis 1997, ce sont les Clubs Compassion qui font le travail sur le terrain, qui fournissent la plupart des personnes qui utilisent la marijuana à des fins thérapeutiques.« Avec la nouvelle réglementation, dit-elle, nous sommes complètement exclus dès le départ.Il n'y a même pas moyen de dialoguer avec Ottawa.Même un malade qui mentionne le nom de notre organisation dans sa demande est automatiquement rejeté.On se retrouve en pleine contradiction.On fait leur boulot.Les producteurs-fournisseurs viennent nous voir pour parfaire leurs connaissances dans cette culture.On les guide sur les paramètres de qualité du cannabis.On devient le centre de référence et en même temps on nous traite comme des criminels.On veut arrêter d'être traités comme des criminels.Mme Doyer estime que c'est beaucoup compliquer les choses que de demander à chaque malade de se trouver un producteur-fournisseur.« Pourquoi un seul producteur, demande-t-elle, ne pourrait- il pas cultiver pour plusieurs patients ?» Quant aux personnes à qui l'on permettra de faire pousser de la marijuana pour un malade, elles sont assujetties à des critères sévères de contrôle.Elles devront notamment, à compter de mardi prochain, limiter le nombre de plants en accord avec les doses prescrites par le médecin.Le Club Compassion ignore encore quels seront les obstacles bureaucratiques que devront véritablement franchir les futurs producteurs-fournisseurs.Le club surveillera de près, pour en savoir davantage, le cas de Claude Messier, un malade qui fait usage de marijuana pour atténuer ses douleurs.Ce dernier a demandé à Serge Granger, chargé de cours à l'UQAM, de devenir son fournisseur.M.Granger a donc fait une demande de permis en bonne et due forme à Santé Canada.« Nous verrons bien ce qui arrivera », conclut, sceptique, Mme Doyer.TROUILLE Suite de la page A1 Repubblica dans sa cellule d'où il entend les cris des manifestants (« Assassins »), le jeune carabinier parle d'une désorientation croissante au fil des heures, à mesure que le « front » approchait.Le repos de la fin de l'après-midi a été de courte durée pour le carabinier.Une vingtaine de manifestants, dont des « Black Bloc », attaquent la jeep, qui est coincée dans les débris des barricades.« L'un d'entre eux enfonce un poteau dans la lunette arrière, un autre casse la fenêtre à côté de moi, a-t-il dit à Repubblica.Je me sers du gaz poivre, mais le vent le ramène dans la jeep.Je ne vois plus rien, je ne peux plus respirer.Je hurlais « Allez-vous-en, allez-vous-en ».Mes mains tremblaient et j'ai tiré dans le vide, devant moi.» Dans le « vide » se trouvait la tête de Carlo Giuliani, 23 ans.Les procureurs ont porté une accusation d'homicide volontaire, mais n'excluent pas de reconnaître la légitime défense.Le chauffeur de la jeep, un autre conscrit de 24 ans, est aussi sous enquête parce qu'il a reculé sur le corps de Carlo Giuliani.Le père de la victime, syndicaliste génois, a déclaré à Repubblica que la mort de son fils mettait en scène « les deux figures jumelles de la jeunesse italienne : l'une qui se bat contre l'injustice, l'autre qui défend l'État en uniforme ».Pour Giuliano Giuliani, qui a 63 ans et pas d'autre enfant, le carabinier est aussi une victime du drame.Les coupables, selon lui, sont la minorité violente qui a infiltré les manifestations, et les chefs militaires qui ont envoyé des conscrits affronter une guérilla.Georges Dor Précision Contrairement à ce que nous indiquions dans notre numéro de mercredi et dans la notice nécrologique d'hier, les funérailles du poète Georges Dor auront lieu demain, samedi, à 13 h 30, à l'église paroissiale Saint-Georges, 700, rue Préfontaine, à Longueuil.La famille a demandé que les caméras ne soient pas admises à l'intérieur de l'église. 5LP0302A0727 a3 R Vendredi 5LP0302A0727 ZALLCALL 67 01:07:55 07/27/01 B LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 27 JUILLET 2001 A3 ACTUALITÉS Photos MARTIN CHAMBERLAND et ALAIN ROBERGE, La Presse © L'attentat meurtrier, qui a toutes les allures d'un règlement de comptes relié au trafic de stupéfiants, s'est déroulé à l'heure du midi, hier, dans un édifice commercial du quartier Saint-Henri.Plusieurs policiers ont procédé à une fouille exhaustive de l'endroit oùles trois hommes venaient d'être criblés de balles \u2014 deux en sont morts \u2014 et y ont découvert un véritable arsenal composé de quatre pistolets, un revolver et deux mitraillettes AK-47 chargées à bloc.Une fusillade dans une cache d'équipement hydroponique fait deux morts et un blessé MARCEL LAROCHE Une fusillade survenue hier midi dans une firme spécialisée dans le paysagement, mais servant surtout de paravent pour dissimuler de l'équipement destiné aux serres hydroponiques, a fait deux morts et un blessé grave, dans le sud-ouest de Montréal.Une fouille exhaustive de l'édifice commercial où les trois hommes venaient d'être criblés de balles s'est aussi soldée par une étonnante trouvaille : un véritable petit arsenal composé de quatre pistolets, un revolver, une mitraillette AK-47 et deux fusils à canons tronçonnés, des armes chargées à bloc, ainsi que plusieurs kilos de marijuana.L'attentat meurtrier, qui a toutes les caractéristiques d'un règlement de comptes relié au trafic de stupéfiants, s'est déroulé à l'heure du midi dans un local du rez-dechaussée de la compagnie les Constructions GEM située au 5600, rue Notre-Dame Ouest, dans le quartier Saint-Henri.Un appel téléphonique fait à la centrale 911, un peu avant 13 h hier, vraisemblablement par l'unique survivant de la fusillade, a conduit plusieurs policiers de la CUM et techniciens d'Urgences Santé dans cet immeuble de trois étages situé tout près de l'autoroute 20 et de l'échangeur Turcot, un secteur industriel de la métropole.À leur arrivée sur les lieux, ils ont vite découvert trois hommes gisant au sol dans un local du rez-de-chaussée de la compagnie appartenant à un homme d'affaires d'origine italienne.« Dans un premier cas, il y avait mort évidente, un deuxième était en arrêt cardiaque, tandis que le troisième était blessé grièvement mais pouvait encore parler », a indiqué Laurent Poitras, relationniste d'Urgences Santé.Malgré des manoeuvres de réanimation, l'homme atteint de projectiles d'arme à feu a succombé à ses blessures quelques instants plus tard.Quant à la troisième victime, elle a été traitée sur place, puis transportée d'urgence à l'hôpital dans un état jugé critique.De toute évidence, les trois hommes, dont deux sont d'origine italienne, se trouvaient dans un local de la compagnie GEM quand ils ont été surpris par un ou plusieurs individus armés qui ont ouvert le feu dans leur direction.La fusillade survenue à l'heure du midi, alors que la secrétaire de l'entreprise, Johanne Gravel, était partie manger, a coûté la vie à un homme âgé dans la vingtaine et à un autre dans la quarantaine, tandis qu'un troisième individu, âgé de 33 ans, a miraculeusement survécu à l'attentat.Sans savoir si la fusillade s'était produite à son lieu de travail ou encore au commerce voisin, les Entreprises Ventec, la secrétaire de la compagnie GEM a affirmé n'avoir rien décelé d'anormal parmi la dizaine d'employés.« J'ai quitté mon bureau à midi pour aller dîner avec la secrétaire de l'autre commerce.Il n'y avait personne et j'ai barré la porte.Quand je suis revenue vers 13 h, il y avait beaucoup de policiers qui m'ont empêchée de rentrer », de noter Mme Gravel.La jeune femme a cependant expliqué que les employés ont accès en tout temps au commerce par une porte à la serrure magnétique codée à l'arrière du commerce.L'identité des trois hommes qui seraient connus des services policiers pour extorsion n'a pas été divulguée hier soir, les membres de leur famille respective n'ayant pas encore été avisés du drame.Par ailleurs, l'enquête qui a mobilisé des membres de plusieurs escouades spécialisées du SPCUM, dont la section tactique d'intervention qui a fouillé de fond en comble l'immeuble de trois étages, le Service de l'identité judiciaire et des spécialistes des homicides et des stupéfiants, a rapidement conduit à des rebondissements inattendus.En plus des armes à feu saisies à différents endroits dans les locaux de la compagnie GEM, les policiers sont restés stupéfaits en découvrant une importante quantité de drogue prête à être distribuée et de l'équipement spécialisé pour la culture hydroponique.Vengeance, burn (vol) de drogues ou règlement de comptes dans le monde des trafiquants et des mafieux, voilà autant d'hypothèses qui seront étudiées au cours des prochains jours par les policiers chargés d'élucider ces 36e et 37e meurtres commis depuis le début de l'année sur le territoire de l'île de Montréal.Le Collège des médecins ferme les yeux sur le pot Vingt-sept de ses membres qui en ont «prescrit» n'auront pas de sanctions MATHIEUPERREAU L T LE COLLÈGE des médecins ne sévira pas contre les 27 médecins dont les « prescriptions » de pot ont été retrouvées, début 2000 au cours d'une descente de police, dans les dossiers du Club Compassion, un organisme montréalais qui distribue de la mari à des malades souffrants.La nouvelle loi fédérale qui autorise depuis avril les médecins à prescrire de la mari à leurs patients, dans le cadre d'un programme d'exceptions du ministère de la Santé, a incité le Collège à fermer les yeux.« On a regardé le contexte du changement législatif », indique le Dr François Gauthier, de la direction des enquêtes du Collège.Les médecins concernés ont reçu une lettre leur rappelant que la marijuana n'est « pas une molécule dont la valeur thérapeutique est scientifiquement reconnue ».Selon le Dr Gauthier, aucun autre cas similaire n'est sous enquête.Le Collège des médecins n'apprécie guère le flou actuel.Début mai, son président Yves Lamontagne a écrit au ministre de la Santé, Allan Rock, pour lui proposer que les malades lui écrivent directement pour avoir une exemption, sans passer par leur médecin.Comment prescrire une molécule si peu étudiée, en évaluer le dosage ?demande le Dr Lamontagne, qui souligne que les préférences des patients doivent être prises en compte.Les études commencent tout juste, en partie parce que le système des canabinoïdes, sur lequel agit la marijuana, commence à peine à être décrit : le premier récepteur a été identifié il y a 10 ans.L'un des médecins impliqués dans la descente au Club Compassion affirme d'ailleurs qu'elle ne connaît personne qui prescrit du pot.« On peut parfois en discuter », dit le Dr Dominique Tessier, qui est présidente du Collège canadien des médecins de famille.« Mais je n'avais pas fait de prescription pour mon patient qui a fréquenté le Club compassion.J'avais simplement écrit qu'il était un sidéen en phase terminale.» Éviter la controverse Même les médecins impliqués dans les essais cliniques sur la mari évitent la controverse.L'instigateur d'une étude sur les effets antidouleur des joints de mari a refusé hier, à la conférence de presse présentant le projet, de révéler s'il en a déjà fumé.« Je dois rester neutre », explique le Dr Mark Ware, du département d'anesthésie de l'École de médecine de Mc Gill.Le Dr Ware s'est intéressé à la marijuana alors qu'il pratiquait à Kingston, en Jamaïque.« J'avais des patients rasta qui m'ont beaucoup parlé du bien que leur faisait la marijuana, pour soulager leurs douleurs chroniques », dit le Dr Ware, qui travaille à Mc Gill depuis 1999.« Quand j'étais petit, mes parents n'avaient pas de rastas dans leur entourage.À l'université, j'ai eu un ami rasta, mais je voyais plutôt ce mouvement comme des hippies.Ce sont mes patients qui m'ont intéressé au côté médical de la marijuana.» Son étude pilote de 32 patients, qui est financée par Ottawa, est l'une des premières à évaluer les joints de marijuana, selon le Dr Ware, qui juge que le potentiel thérapeutique de la drogue est énorme.« Les autres se limitent souvent au THC, le principal ingrédient actif de la drogue, ou à d'autres canabinoïdes, alors que les anecdotes présentant la marijuana comme un antidouleur miraculeux concernent toujours les joints.» Quatre niveaux d'ingrédients actifs seront évalués, pour tenir compte de l'effet placebo.« Je crois qu'il sera possible de trouver un dosage où il y aura des effets antidouleur sans que le patient soit gelé.» Photo ALAIN ROBERGE, La Presse© Posant près de l'Hôpital général de Montréal, le Dr Mark Ware, instigateur d'une étude sur les effets antidouleur des joints de marijuana, juge que le potentiel thérapeutique de la drogue est énorme. 5LP0401A0727 a-4 vendredi 5LP0401A0727 ZALLCALL 67 01:04:45 07/27/01 B Le virus du Nil se répand aux États-Unis ANDRÉ NOËL Le virus du Nil se répand rapidement aux États-Unis, a indiqué hier le Centre for Disease Control (le CDC, Centre de contrôle des maladies).Une étude qui paraît aujourd'hui dans la revue médicale Lancet soutient que l'infection, qui a envoyé 59 victimes dans les hôpitaux de New York en 1999, faisant sept morts, a probablement affecté plus de 8200 personnes.Cet été, le premier Américain à être touché a été identifié vers le 15 juillet dans le comté de Madison, en Floride.Il s'agit d'un homme de 73 ans, hospitalisé pour une encéphalite.Trois chevaux ont aussi été affectés dans cet État.Un est déjà mort.C'est la première année que le virus fait des ravages aussi au sud.Le CDC est inquiet de voir que la maladie a frappé une personne si tôt que le 15 juillet.À New York, il y a deux ans, l'épidémie avait éclaté à la fin de l'été.Jusqu'à maintenant, cet été, les autorités publiques ont identifié 142 oiseaux infectés dans le district de Columbia et dans neuf États : le Connecticut (4), la Floride (21), la Géorgie (2), le Maryland (51), le Massachusetts (6), le New Jersey (37), l'État de New York (16), le Rhode Island (3) et la Virginie (1).De surcroît, 38 bassins de moustiques ont été jugés contaminés.Aucun cas n'a encore été détecté au Canada.Ce n'est qu'une question de temps, selon les autorités.À leur demande, bien des gens rapportent des oiseaux trouvés morts : trois fois plus cette année qu'à pareille date l'année dernière.Les virus sont transportés par des moustiques et souvent inoculés à des oiseaux comme les corbeaux, les corneilles et les geais.Le gouvernement québécois a adopté une loi contestée pour faire des arrosages de pesticides si le virus se déclarait quelque part.Des chercheurs publient aujourd'hui dans The Lancet le résultat de leurs enquêtes menées à New York en octobre 1999, six semaines après le sommet de l'épidémie.Ils ont alors procédé à des analyses sanguines systématiques dans une aire de sept kilomètres carrés autour de l'épicentre de l'épidémie : 677 individus habitant 459 ménages ont collaboré.Sur ce nombre, 19 se sont révélés séropositifs (2,6 %) : un tiers d'entre eux ont rapporté avoir subi des épisodes de maladie « fébrile » : fatigue, maux de tête, douleurs musculaires, articulations douloureuses, e t c .En faisant des extrapolations, les chercheurs estiment que le virus a affecté cet été-là 8200, et peut-être même 13 000 New-Yorkais.Les risques de maladie grave étaient plus élevés chez les personnes âgées : une infection sur 50 se transformait en méningoencéphalite chez les 65 ans et plus, comparé à une sur 300 chez les moins de 65 ans.La séroprévalence la plus élevée a été trouvée chez les individus qui avaient passé plus de deux heures à l'extérieur après le crépuscule ou avant l'aube, soit durant les périodes où les moustiques Culex mordent le plus.L'utilisation d'insecticide contenant du DEET s'est avérée efficace, mais 70 % de la population examinée négligeait d'en enduire leur peau, malgré les avertissements.Au cours d'une conférence téléphonique, hier, le docteur Steven Ostroff, médecin épidémiologiste au CDC, a aussi encouragé les gens habitant des zones à risques à porter des vêtements longs et, si possible, à détruire les nids de moustiques près de leurs maisons.« Alors que le virus du Nil s'établit dans le nord-est des États-Unis et qu'il menace d'étendre son aire géographique, les responsables de la santé doivent s'informer sur toute la gamme de maladies qu'il peut causer, affirme le docteur Farzad Mostashari, du département de la santé de la ville de New York, dans Lancet.Les médecins pratiquant dans les communautés à risques doivent porter attention aux fièvres estivales inexpliquées, surtout si celles-ci sont accompagnées de maux de tête et de douleurs musculaires ou articulaires.» Par ailleurs, un article paru dans la dernière édition du Journal of Medical Entomology signale que les moustiques de type « tigre asiatique », capables de transmettre des maladies graves, se répandent rapidement aux États-Unis, notamment vers le nord, grâce au réchauffement climatique.Les « tigres » sont particulièrement voraces et, selon les auteurs, pourraient bientôt atteindre le Canada.Ils sont plus petits que la plupart des autres moustiques, mais leurs morsures causent une irritation plus vive.Ils « dînent » toute la journée, et pas seulement la nuit.Ils sont particulièrement agressifs pendant leur période de reproduction.Quand ils atterrissent sur un bras ou une nuque, les tigres sont si rapides qu'ils piquent avant que la pauvre victime n'ait eu le temps de réagir.Photo AP Dans l'espoir d'attirer les moustiques vecteurs du virus du Nil, Reggie Campbell, qui travaille au Chatham County Mosquito Control, en Géorgie, installe une cage contenant un poulet qui servira « d'appât ».Après une période de 24 heures, les six poulets ainsi offerts aux moustiques sont recueillis et soumis à des examens pour déceler la présence du virus.Les Québécois utilisent moins Internet que les autres Canadiens Postes Canada met son associé Internet au pas SÉBASTIEN RODRIGUE Si vous avez acheté un cédérom donnant accès à l'Internet gratuitement jusqu'à la fin de vos jours chez Postes Canada, ne suivez pas les indications envoyées par le fournisseur, Cybersurf, lequel invite les abonnés à se convertir à un service payant.La société d'État a confirmé à La Presse hier que Cybersurf respectera son engagement de fournir l'Internet à vie gratuitement aux quelque 140 000 personnes qui ont acheté ce service pour 9,95 $ dans un bureau de poste.« Il s'agit d'une erreur, Cybersurf doit la corriger », affirme John Caines, responsable des relations avec les médias à Postes Canada.Cybersurf a également promis de rembourser les internautes qui auraient accepté l'offre payante de la compagnie.Le 16 juillet dernier, les quelque 600 000 abonnés du service 3web de Cybersurf, dont ceux qui l'ont fait par l'entremise de Postes Canada, ont reçu un courriel du président- directeur général de Cybers ralentissement des dépenses de nos annonceurs au Canada et la situation économique en général signifient que nous ne pouvons plus dépendre uniquement de nos revenus en publicité pour fournir notre service », écrit-il.M.Mercia conclut donc que son entreprise n'est plus capable d'atteindre ses objectifs financiers tout en maintenant un service gratuit.Les internautes sont alors invités à choisir entre deux formules pour conserver le service 3web.La première solution coûte 9,95 $ par mois, tandis que l'autre se chiffre à 7,95 $, mais comprend des bannières de publicité.Postes Canada a reçu plusieurs plaintes au sujet de 3web.Pour sa part, l'Office de protection du consommateur n'a reçu qu'une seule plainte.La compagnie Cybersurf n'a pas rappelé La Presse pour expliquer l'imbroglio concernant son service Internet.Un message enregistré demande toutefois aux consommateurs d'être patients s'ils éprouvent des problèmes techniques avec le service Internet.Postes Canada avait dévoilé en grande pompe son association avec l'entreprise de Calgary en octobre dernier.Postes Canada vendait le cédérom dans ses 900 comptoirs postaux pour 9,95 $ sur lequel était inscrit « Internet à vie entièrement gratuit ».Le navigateur Internet menait automatiquement à la page d'accueil de Postes Canada et les internautes devaient s'accommoder d'un bandeau publicitaire.Cybersurf éprouve quelques problèmes financiers depuis un an.L'entreprise a perdu 14 millions de dollars au cours d'une période de 12 mois qui s'est achevée le 31 mars 2001, sur des ventes de seulement 4 millions.L'action valait 0,22 $ à la Bourse CDNX hier alors qu'elle avait atteint un sommet de 4 $ au plus fort de la bulle spéculative de 2000.Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Malgré une forte croissance enregistrée en un an, les Québécois sont encore ceux qui utilisent le moins Internet au pays.Rendue publique hier, une enquête de Statistique Canada révèle qu'en 2000, 44 % des Québécois ont fait usage d'Internet, comparativement à 33 % en 1999.Cette hausse de 11 % pourrait s'expliquer en partie, selon l'agence fédérale, par le programme « Branchez les familles », mis sur pied en 2000 par le gouvernement du Québec qui subventionne ainsi l'achat d'un ordinateur et du branchement.L'augmentation n'aura toutefois pas été suffisante pour que les Québécois rattrapent les résidants des autres provinces.Au palmarès des provinces où les utilisateurs d'Internet sont plus nombreux, l'Alberta arrive au premier rang (59 %), suivi de près par la Colombie-Britannique (56 %) et de l'Ontario (54 %).Au bas de la liste, les résultats de Terre-Neuve et du Nouveau-Brunswick devancent ceux du Québec.Ce retard du Québec n'est pas nouveau.La province tire de l'arrière depuis la première enquête du genre par Statistique Canada, en 1997.D'autres études et sondages sont arrivés aussi à la même conclusion.Comme la langue maternelle des répondants ne faisaient pas partie des éléments du questionnaire, les analystes de l'agence fédérale n'ont pu dire si cette caractéristique influence l'usage d'Internet au Québec.Bien qu'un monde virtuel francophone se développe, l'anglais prédomine toujours sur Internet.Dans toutes les provinces, l'usage d'Internet par les ménages a connu une hausse, confirmant la popularité grandissante de cet outil.Sur le plan national, cette augmentation est sans précédent.En 2000, 51 % de tous les ménages canadiens comptaient au moins un utilisateur d'Internet contre 42 % en 1999.L'enquête mentionne aussi que 40 % des internautes sont d'avis que la maison représente le meilleur endroit pour naviguer sur la Toile.En 1999, ils n'étaient que 29 % à le penser.Les pesticides sont nocifs pour la fertilité masculine Agence France-Presse PARIS \u2014 Une équipe franco-argentine apporte de nouvelles preuves de l'action néfaste des pesticides et des solvants sur la fertilité masculine, dans le numéro d'août du mensuel européen Human Reproduction.L'exposition aux pesticides et aux solvants est « significativement » associée à une altération de la qualité du sperme (volume, mobilité et nombre des spermatozoïdes, etc.) dont l'analyse montre des « valeurs bien en dessous du seuil de fertilité masculine », selon l'étude.L'étude a été conduite en Argentine avec 225 hommes d'une région agricole (provinces de Santa Fe et Entre Rios dans la région de Litoral Sur) parmi les plus productives au monde et qui ont consulté pour infertilité entre 1995 et 1998.Les examens de sperme ont pu être réalisés chez 189 d'entre eux.« Nos résultats suggèrent que ces toxiques agissent sur les testicules et les glandes annexes », commente le Dr Luc Multigner de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) français.« Les testicules sont les organes les plus vulnérables à l'exposition des agents chimiques ou physiques de l'environnement », ajoute ce spécialiste de la reproduction masculine, basé à Rennes.« L'Argentine est devenu un des plus gros utilisateurs de pesticides », souligne le Dr Alejandro Oliva, qui travaille dans l'unité d'andrologie de l'hôpital italien Garibaldi de Rosario, en Argentine.« L'importation des pesticides a en effet pratiquement doublé, voire triplé au cours des dix dernières année », renchérit le Français.« Les effets délétères des produits chimiques de l'environnement sur la reproduction masculine ont fait l'objet de préoccupations croissantes de nombreux pays occidentaux », rappelle le Dr Oliva.Des perturbations des hormones de la reproduction ont été notées chez les hommes exposés : « niveau d'oestradiol (estrogène produit par les testicules) plus élevé chez ceux exposés aux pesticides et diminution d'une autre hormone, la LH, pour les hommes exposés aux solvants ».La LH provient du cerveau et stimule la sécrétion d'hormones par les testicules.Tous ces effets ont un retentissement plus grand chez les hommes sans enfant que chez ceux qui en ont eu un, selon les chercheurs.« Ces produits, surtout les pesticides, peuvent agir comme perturbateurs endocriniens, c'est-à-dire agir sur les hormones et modifier leur équilibre », indique à l'AFP le Dr Multigner.« L'autre hypothèse est une action toxique directe sur les testicules entraînant un déséquilibre hormonal qui retentit à son tour sur les organes génitaux », ajoute-t-il.Ne manquez pas ce cahier spécial demain dans D u 3 a u 1 1 a o û t 2 0 0 1 5LP0501A0727 a5 Vendredi 5LP0501A0727 ZALLCALL 67 01:03:46 07/27/01 B LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 27 JUILLET 2001 A5 QUÉBEC Québec réplique vigoureusement aux radiologistes Pas question d'instaurer des frais de 4$ par examen ALEXANDRE S I R O I S « C'est un non catégorique ! » Le ministère provincial de la Santé a vigoureusement fait savoir hier qu'il n'accepterait pas que les radiologistes du Québec imposent des frais de 4 $ par examen aux patients dans les cliniques de la province.« Le Québec est en total désaccord avec cette approche, a déclaré Éric Gamache, le porte-parole du ministre de la Santé Rémy Trudel.Ça va à l'encontre des principes d'universalité et de gratuité du régime de santé du Québec et du Canada.» Hier, le quotidien torontois The Globe and Mail a révélé que les radiologistes du Québec songent à demander 4 $ par radiographie aux patients qui les consultent en clinique.Ces sommes seraient utilisées pour assurer le fonctionnement et le renouvellement de l'équipement.« Les services d'imagerie médicale sont des services assurés et ils vont le demeurer.La loi ne leur permet pas de le faire et on ne changera pas la loi pour ça », a indiqué M.Gamache.L'attaché de presse n'a toutefois pas précisé ce que le ministère ferait si les radiologistes défiaient la loi.Il considère qu'il s'agit pour l'instant seulement d'une « idée » et non pas d'une « menace ».Landry intervient Menace ou pas, le premier ministre Bernard Landry a également jugé bon de sommer les radiologistes de ne pas instaurer de frais.« S'ils imposent des frais modérateurs, ce sont les pauvres qu'ils modéreront.Ce n'est pas acceptable.(.) Si les radiologistes ont des problèmes, il y a d'autres façons de les résoudre.(Ils) ne doivent pas perdre de vue l'intérêt du patient et du système général de santé », a-t-il affirmé.M.Gamache a pour sa part pris soin de préciser que le remplacement des appareils d'imagerie médicale était un problème réel et que la question du financement de leur renouvellement préoccupe le ministère.M.Trudel devrait donc discuter de ce dossier avec ses homologues provinciaux, pour ensuite interpeller le ministre fédéral de la Santé, Allan Rock, a indiqué le porte-parole.M.Trudel croisera le fer avec son homologue fédéral lors de la conférence des ministres de la Santé, à Terre-Neuve, à la fin du mois de septembre.L'avertissement de Québec n'a pas ébranlé les radiologistes.Le président de l'Association des radiologistes du Québec, Gaétan Barrette, a affirmé que les membres de son organisme seront tout de même consultés sur la question, lors d'une assemblée générale, cet automne.Ils pourraient décider d'aller de l'avant.« L'objectif n'est pas de charger des frais aux patients, c'est de s'assurer d'un financement constant », a dit M.Barrette.Les radiologistes perçoivent non seulement des honoraires professionnels pour leurs actes médicaux, mais aussi d'importants « honoraires techniques » destinés au fonctionnement de leurs cliniques.Or, ces honoraires n'ont pratiquement pas varié depuis 1989.Les radiologistes demandent donc à Québec de faire grimper ces honoraires techniques de 20 %, pour ensuite les indexer au coût de la vie.Et si les médecins sont prêts à s'exposer à une poursuite, c'est qu'ils ont sollicité des avis juridiques selon lesquels ils pourraient bien l'emporter.La poursuite n'effraie pas « La poursuite ne nous effraie pas parce que ce serait le moyen de tester si les honoraires techniques servent à autre chose que le roulement de la clinique », a indiqué M.Barrette.Le porte-parole de radiologistes a expliqué qu'il n'est pas clair, selon la loi, que les honoraires techniques couvrent le renouvellement de l'équipement médical.« Si ce n'est pas le cas, ce serait légal.Au même titre qu'un médecin, aujourd'hui, est autorisé légalement à facturer certaines choses aux patients », a-t-il ajouté, citant en exemple les ophtalmologistes.Ceux-ci peuvent charger des « frais accessoires », qui vont jusqu'à 20 $, pour des gouttes nécessaires aux examens médicaux.« On a toujours dit que le parc d'équipements en radiologie du Québec était désuet, a dit M.Barrette.Le seul problème c'est que, jusqu'ici, le gouvernement a refusé de parler des cabinets.Il a seulement parlé des hôpitaux.Le réseau public comprend aussi les cabinets.On fait une mise à jour du débat.» Les immigrants se laisseront-ils convaincre de vivre ailleurs qu'à Montréal?ARCHIVES DE BOURASSA Péquistes et libéraux entreprennent des recherches ALEXANDER PANETTA Presse Canadienne QUÉBEC \u2014 Le gouvernement du Québec pourrait bientôt offrir une compensation financière aux immigrants qui acceptent d'habiter ailleurs qu'à Montréal, mais certains d'entre eux semblent avoir de la difficulté à résister à l'appel de la métropole.Isidore Micha fait partie d'un groupe de 80 réfugiés africains qui a fait ses premiers pas en sol canadien à Beauport, une banlieue de Québec à majorité blanche francophone.M.Micha et d'autres réfugiés soulignent que même si leurs voisins sont aimables, ils se sentent isolés depuis leur arrivée au pays, le mois dernier, et pourraient éventuellement déménager à Montréal.« Il y a plus d'activité à Montréal, il y a plus d'action et d'occasions d'affaires, précise M.Micha, un Congolais qui a passé quatre ans dans un camp de réfugiés en Tanzanie.Ces gens viennent de camps de réfugiés.Pourquoi les isoler à nouveau ?» Ces dernières années, le gouvernement du Québec a proposé diverses mesures pour inciter les nouveaux arrivants à s'éloigner de la région de Montréal, où vivent environ la moitié de la population de la province et 88 % des immigrants.Ces mesures, qui ont coûté au moins 500 000 $ l'an dernier, consistaient surtout à annoncer des emplois offerts dans diverses régions de la province, et ont obtenu un succès mitigé.« À l'extérieur de Montréal, la société québécoise est traditionnellement blanche, francophone et catholique, souligne Pierre-Paul Clermont, du ministère de l'Immigration du Québec.Historiquement, cette société était peut-être moins familière avec le concept de l'immigration que Montréal.» Mais la situation pourrait bien avoir changé depuis.Et certaines régions ont besoin d'immigrants pour compenser une pénurie de main-d'oeuvre, en partie à cause d'une population vieillissante.Le gouvernement songe maintenant à offrir des gratifications pour inciter les nouveaux arrivants à s'établir à Québec, à Trois-Rivières, ou dans certaines régions moins populeuses comme le Saguenay\u2014 Lac-Saint-Jean et les Cantons-del'Est.Ainsi, des immigrants qui habitent à l'extérieur de Montréal pendant au moins deux ans pourraient se voir rembourser les droits exigés pour les services d'immigration, les dépenses liées à leur déménagement et le coût de leurs billets d'avion pour venir au Canada, dit M.Clermont.Ces mesures pourraient être adoptées l'an prochain et pourraient atteindre « plusieurs milliers de dollars » par famille, précise-til.D'autres provinces canadiennes ont une forte concentration d'immigrants dans une même ville \u2014 Montréal, Toronto et Vancouver ont ainsi reçu plus des trois quarts des 205 000 personnes qui ont immigré au Canada, l'an dernier.Mais contrairement au Québec, elles ne prévoient aucune mesure particulière pour modifier cette tendance.La situation est différente au Québec, où le gouvernement suit de près l'évolution du français dans la province.Lors du recensement de 1996, les immigrants vivant à Montréal avaient 10 fois plus de possibilités de préférer l'anglais au français que ceux qui s'installaient ailleurs dans la province.Et environ 22 % des immigrants de Montréal ne parlaient que l'anglais, comparativement à deux pour cent dans les autres régions.Le gouvernement du Québec a intensifié ses efforts de recrutement dans les pays francophones, et il ouvrira bientôt un bureau au Maroc.Il espère que d'ici trois ans, 25 % des nouveaux immigrants choisiront de vivre à l'extérieur de Montréal.Seulement 13 % l'ont fait l'an dernier.La province espère aussi que 52 % de ses immigrants parleront déjà le français à leur arrivée, comparativement à 45,2 % des 32 440 immigrants qui sont arrivés l'an dernier.ALEXANDRE VIGNEAULT e t CHARLES POULIN ÉTONNÉS D'APPRENDRE la disparition de 563 boîtes de documents ayant appartenu à l'ex-premier ministre Robert Bourassa, le gouvernement Landry et le Parti libéral entreprennent des recherches pour retracer leur parcours mystérieux.« Je vais demander à nos services de regarder ça de près », assure le premier ministre, Bernard Landry.Il serait « déplorable » que les boîtes soient égarées, a ajouté M.Landry, « parce que M.Bourassa a été premier ministre durant plusieurs années et il a été au centre de plusieurs orientations stratégiques majeures du Québec contemporain.J'espère pouvoir régler ça.» La ministre de la Culture et des Communications, Diane Lemieux, abonde : « Pour le moment, on essaie de retracer l'histoire de ces boîtes-là, affirme-t-elle.S'il y a des trous dans le fil des événements, on prendra les décisions qui s'imposent.» La ministre en a profité pour réitérer sa confiance aux gens des Archives nationales, dont son ministère est responsable.« Les archivistes sont des gens compétents, tranche-t-elle.Quand ils reçoivent des boîtes, ils ne les mettent pas n'importe où.» Dans ses éditions d'hier, La Presse relatait qu'après avoir quitté ses fonctions de premier ministre, en 1994, Robert Bourassa avait vainement tenté de récupérer soit au cabinet du premier ministre, soit à son bureau de la circonscription de Saint-Laurent des documents lui appartenant.Il cherchait à compléter un legs de ses archives personnelles au fonds qui porte son nom aux Archives nationales du Québec.Un total de 168 boîtes ont été versées à ce jour par l'ex-premier ministre et sa veuve, Andrée Bourassa.Du lot, seulement 40 caisses de documents portent sur les années 1985 à 1996, qui incluent les troisième et quatrième mandats de M.Bourassa.Or, deux sources bien informées ont attesté de l'existence de 563 autres caisses contenant des documents ayant appartenu à l'expremier ministre.Elles ont disparu entre le cabinet du premier ministre et un entrepôt gouvernemental.Du côté de l'opposition, hier, c'était la surprise.Personne n'a, semble-t-il, eu connaissance des recherches entreprises en 1994 par M.Bourassa pour retrouver ces documents égarés.« Je trouve ça préoccupant, avoue Ronald Poupart, chef de cabinet de Jean Charest qui fut également attaché de presse de M.Bourassa jusqu'en 1989.Je suis très intrigué par cette histoire-là.Comment se fait-il que ces documents aient disparu ?» Les libéraux n'ont toutefois pas l'intention d'attendre les bras croisés.Christian Barrette, attaché de presse de Jean Charest, affirme que le chef de l'opposition a demandé à M.Poupart de faire son enquête.« On va faire des vérifications pour voir si on n'a pas entendu parler de ça à l'interne », dit M.Barrette, qui écarte pour le moment la possibilité de demander des comptes au gouvernement.« On n'en est pas rendu là », juge-t-il.Même son de cloche du côté de Pierre Bibeau, organisateur en chef du Parti libéral, actuellement en vacances à l'extérieur du pays, qui entend passer plusieurs coups de fil, dès son retour, la semaine prochaine.« Ça me paraît beaucoup 563 boîtes, évalue M.Bibeau, qui fut conseiller spécial de M.Bourassa de 1985 à 1989.C'est énorme.» La Loi sur les archives n'oblige pas les parlementaires québécois à léguer leurs archives politiques personnelles à l'État.Les politiciens sont toutefois de plus en plus nombreux à le faire.Claude Ryan, par exemple, a déjà une quantité de documents équivalant à 170 mètres de papier.Comme M.Bourassa, il a dû effectuer quelques recherches pour remettre la main sur ses archives datant de l'époque où il était chef du Parti libéral.« Je suis allé moi-même au siège social du Parti libéral, raconte-t-il.Je me suis fait montrer où elles étaient.C'était un endroit dont personne ne s'occupait beaucoup.» Photo ROBERT SKINNER, La Presse © Certains immigrants semblent avoir de la difficulté à résister à l'appel de la métropole compte tenu des activités qui s'y déroulent, comme la Carifête du 8 juillet dernier.DÉFICIENCE INTELLECTUELLE La ministre Maltais propose une politique d'intégration ambitieuse PIERRE APRIL Presse Canadienne QUÉBEC \u2014 Les personnes déficientes intellectuelles doivent être en mesure de trouver dans leur milieu toutes les ressources dont elles ont besoin pour s'intégrer socialement ou, dans le cas des parents et des proches, pour obtenir le soutien leur permettant d'assumer leurs responsabilités.Dans une politique traitant d'intégration et de participation sociales, publiée récemment, la ministre d'État à la Santé et aux Services sociaux, Agnès Maltais, décrit la réalité brutale vécue au Québec par les 200 000 personnes handicapées présentant une déficience intellectuelle et propose des solutions ambitieuses.L'engagement du réseau de la santé et des services sociaux et de la ministre rappelle que les personnes présentant une déficience intellectuelle sont des membres à part entière de la société.« Comme tout le monde, souligne Mme Maltais, ces personnes veulent avancer dans la vie, caresser des rêves, réaliser des projets et, tout simplement, être heureuses.« Plus que d'autres, ajoute-t-elle, elles ont toutefois besoin d'un soutien attentif et chaleureux : celui d'un père, d'une mère, d'un frère, d'une soeur, d'un proche, mais aussi celui de toute la collectivité.» Pour mettre en oeuvre une politique adéquate qui répondra aux besoins des personnes atteintes de déficience intellectuelle et de leurs familles, il faudra au moins cinq ans et beaucoup d'argent, indique le document.Les compressions budgétaires et les départs volontaires ont réduit les ressources.Les bénévoles et les organismes communautaires se sont épuisés.Le manque de ressources a entraîné l'exclusion et la confusion en même temps que des services instables.Dans son plan d'intervention, le ministère de la Santé et des Services sociaux insiste sur la nécessité d'intervenir rapidement dès l'âge préscolaire pour bien identifier les besoins.Il souligne l'importance de l'intégration des personnes handicapées dans le système scolaire.Il insiste pour que les programmes scolaires fassent une place à l'apprentissage à la vie autonome et au marché du travail.La véritable intégration, selon la politique, sera aussi assurée par des services adéquats dans chacune des localités du Québec.Elle est aussi socioprofessionnelle et suppose, entre autres, le soutien à la recherche d'une ressource ou d'un service d'assistance résidentielle.L'État doit aussi s'assurer que les personnes présentant une déficience intellectuelle ne soient pas exploitées, que leurs droits et leur intégrité sociale soient respectés.« Comme toute autre personne et parfois davantage, souligne le document ministériel, elles peuvent être victimes de négligence, d'abus, de violence, connaître le chômage, la pauvreté, parfois l'itinérance, subir les préjugés associés à l'inégalité entre les hommes et les femmes, être victimes de stéréotypes sexuels, avoir à faire face aux problèmes liés au vieillissement.» Dans le cas des ressources offertes aux proches, « comme l'assistance éducative à domicile, l'aide psychosociale, le répit, le gardiennage et le dépannage », elles sont vraiment insuffisantes.« Les divers services prévus depuis 1988, notet- on, ont été implantés lentement, partiellement et de façon inégale d'une région à l'autre.» Les mesures de protection pour assurer l'intégrité physique et morale des personnes handicapées intellectuelles ne sont pas en place partout ou ne sont pas appliquées avec toute la rigueur nécessaire.Le plan d'action quinquennal, appuyé par la ministre Maltais, veut s'attaquer à chacune de ces lacunes et inciter la société à s'impliquer.« Chacun dans notre champ d'intervention, a-t-elle souligné dans sa présentation, nous avons le devoir, non seulement d'accueillir tous ceux et celles qui présentent une déficience intellectuelle, mais encore de leur donner toute la place qui leur revient.» 5LP0601A0727 vendredi a6 5LP0601A0727 ZALLCALL 67 01:05:36 07/27/01 B A6 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 27 JUILLET 2001 CANADA Au tour de la gauche de songer à s'unir G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 Le mouvement pour unir la gauche progressiste au Canada a fait des petits et ses initiateurs organisent dès la semaine prochaine à Toronto une première rencontre pour débattre de l'idée de créer au Canada une nouvelle formation politique de gauche.C'est ce qu'ont annoncé hier en conférence de presse quelques-uns de ses initiateurs, dont les députés néo-démocrates Sven Robinson et Libby Davies, ainsi que l'activiste et écrivaine Judy Rebick.Paul Cliche, le candidat indépendant de la gauche aux dernières élections complémentaires dans Mercier, était également présent afin de soutenir le nouveau mouvement, baptisé la «Nouvelle initiative politique » (NIP).La NIP avait dévoilé au mois de juin un site Web qui invitait les Canadiens à se joindre à une vaste coalition qui comprendrait le NPD, d'autres groupes politiques de la gauche ainsi que les mouvements environnementalistes, syndicaux et antimondialisation.« Nous avions lancé l'idée simplement pour voir si ça allait décoller, a expliqué hier Judy Rebick.Nous sentions que l'occasion était propice pour attirer en politique toute une nouvelle génération de jeunes gens qui s'activaient sur le terrain social alors qu'au même moment le NPD stagnait dans les sondages avec moins de 10 %.Nous avons reçu des appuis de partout et 500 Canadiens ont officiellement approuvé le projet.La Nouvelle initiative politique a ainsi déclenché un nouveau débat de la gauche au Canada.» Contrairement à ce que certains journaux avaient publié, il n'a jamais été question pour la NIP de tenter de saborder le NPD et de l'exclure de toute nouvelle coalition de la gauche.« C'est une totale fantaisie, a dit Sven Robinson.Sans le NPD, une coalition de la gauche ne marcherait jamais.Il n'en demeure pas moins que le temps est venu pour le NPD de se montrer courageux et de prendre des risques.» Le chef du NPD, Alexa Mc Donough, ainsi que le Comité de revitalisation du parti, se disent ouverts à toute proposition de changement.Mme Mc Donough a même affirmé récemment que « tout était sur la table » en ce qui concerne le renouveau de son parti.Le Congrès fédéral du NPD, qui doit avoir lieu du 23 au 25 novembre à Winnipeg, devra d'ailleurs examiner une résolution interne qui appelle la formation politique à entreprendre un processus visant à constituer un nouveau parti politique progressiste à la clientèle élargie.« Mon rêve, a commenté la députée néo-démocrate de Vancouver Est, Libby Davies, a toujours été de faire le lien entre la gauche politique et les activistes sur le terrain.» « Notre idée de base était d'appeler le NPD, ajoute Judy Rebick, à créer un nouveau parti qui rassemblerait toutes les forces de la gauche dans l'arène politique, dans les communautés et dans les rues.J'ai trouvé que toute une génération de jeunes gens n'avait aucun lien avec la politique électorale.La NIP a déclenché chez ces jeunes militants une nouvelle discussion sur la politique électorale et l'importance des partis politiques.» Parmi les 500 personnes qui ont approuvé la NIP, 50 % ont moins de 30 ans et le tiers sont des autochtones, des Noirs et des personnes issues des communautés ethniques.Sven Robinson a rejeté l'idée que la NIP constituait un désaveu du NPD et de son chef actuel, Alexa Mc Donough.Il a cependant reconnu que sa formation politique avait presque perdu son statut officiel aux Communes lors des dernières élections et qu'il était temps de repenser sa vocation et sa façon de faire.« La NIP, a-t-il commenté, est le développement le plus excitant dont j'ai été témoin dans l'histoire de la politique progressiste de ce pays depuis très longtemps.» « Nous parlons beaucoup d'unir la droite au Canada, a-t-il poursuivi, mais il faut parler d'unir la gauche pour combattre cette prise de contrôle du Canada par les grandes corporations.L'heure est venue pour le NPD de réunir les forces de gauche, les forces progressistes pour dire non aux forces néo-libérales.» Les combats que veut mener la NIP sont ceux de l'environnement, de la lutte contre l'absence de démocratie, de la lutte contre le libre-échange et la pauvreté.Paul Cliche, le candidat indépendant de gauche dans Mercier qui a recueilli plus de 24 % des voix lors de la dernière élection partielle, a affirmé hier qu'une coalition de gauche, sans liens organiques avec la NIP, était en train de se former au Québec et qu'elle entendait collaborer avec le nouveau mouvement, sauf sur la question nationale, a-t-il précisé, où les opinions sont différentes.Photo PC Après la droite, voilà que la gauche canadienne envisage de se regrouper sous une même bannière.Les députés néo-démocrates Sven Robinson et Libby Davis ont dévoilé les grandes lignes de leur plan hier, à Ottawa.Alliancistes et conservateurs trouvent un terrain d'entente ALISON AULD Presse Canadienne HALIFAX \u2014 Alliancistes et conservateurs ont conclu leur rencontre de deux jours à Halifax, hier, en s'engageant à travailler ensemble au sein de l'opposition.Ils ont aussi affirmé avoir beaucoup atténué leurs divergences d'opinion sur des questions qui, il n'y a pas si longtemps, les opposaient profondément.Les 14 députés, parmi lesquels se trouvait un membre du caucus de la Représentation démocratique, sont sortis de leurs entretiens forts d'une meilleure compréhension de leur vision respective des choses.Ils n'ont cependant donné aucun indice quant à la façon dont ils entendaient trouver un terrain d'entente au sujet, notamment, des subventions régionales ainsi que des référendums initiés par des contribuables.« Nous avons clarifié les choses au sujet de quelques questions comme le développement économique régional et la démocratie de participation », a déclaré Loyola Hearn, députée de Terre-Neuve, entourée d'une douzaine d'autres parlementaires dans un hôtel d'Halifax.« Je crois que nous sortons d'ici avec une très bonne compréhension de nos valeurs, et laissez-moi vous dire qu'elles ne sont guère différentes », a-t-elle ajouté.Le député conservateur Peter Mac Kay a quant à lui parlé d'une volonté de refonte des politiques, laissant toutefois entendre que les alliancistes se montraient peut-être plus flexibles à cet égard que les conservateurs.« Certains des principes qu'ils ont défendus ces huit dernières années pourraient avoir évolué », a-til déclaré.« Il est possible qu'ils partagent davantage les idées de notre parti quant à la façon dont le Parlement devrait fonctionner.S'ils sont disposés à changer et réfléchir à d'autres questions, je crois que c'est très bien », a ajouté M.Mac Kay.Les députés, se félicitant les uns les autres tandis qu'ils prenaient la parole, ont indiqué être à la recherche de façons de mettre sur pied une alliance politique reposant sur la coopération et dirigée contre les libéraux fédéraux.Coprésident de la rencontre, l'allianciste John Williams a affirmé que les députés des deux formations pourraient, à cet effet, constituer des comités ayant pour objectif d'établir des positions communes au sujet de projets de loi mis de l'avant par le gouvernement du Parti libéral.Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.100 000$ chaque jour du 1er au 30 juillet 2001 (numéros décomposables) Le jeu doit rester un jeu Numéro du 2001-07-27 314934 2001-07-01 775682 2001-07-02 129091 2001-07-03 352196 2001-07-04 661535 2001-07-05 541253 2001-07-06 148830 2001-07-07 392450 2001-07-08 086642 2001-07-09 211691 2001-07-10 035208 2001-07-11 579684 2001-07-12 546922 2001-07-13 683713 2001-07-26 138671 2001-07-25 590361 2001-07-24 629836 2001-07-23 961813 2001-07-22 416051 2001-07-21 670508 2001-07-20 540763 2001-07-19 608256 2001-07-18 554490 2001-07-17 048447 2001-07-16 343220 2001-07-14 937123 2001-07-15 205858 NUMÉRO COMPLET 100 000 $ 5 DERNIERS CHIFFRES 1 000 $ 4 DERNIERS CHIFFRES 100 $ 3 DERNIERS CHIFFRES 30 $ 2 DERNIERS CHIFFRES 20 $ Un député bloquiste fait l'objet d'une enquête ISABELLE RODRIGUE Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Le député du Bloc québécois de Lotbinière-L'Érable, Odina Desrochers, fait l'objet d'une enquête de la Sûreté du Québec dans une affaire de délit de fuite.M.Desrochers a été impliqué dans un accident de la route qui se serait produit le 17 juillet dernier, vers 22 h, sur la route 165 à la hauteur du village de Saint-Ferdinand, entre Plessisville et Thetford Mines.Selon les informations dévoilées par la Sûreté du Québec (SQ), l'automobile que conduisait le député serait entrée en collision avec un autre véhicule, causant des blessures légères au conducteur de ce véhicule.La SQ a procédé à l'arrestation de M.Desrochers, mercredi.Après interrogation, le député a été libéré.Son véhicule, de modèle PT Cruiser, a été saisi pour permettre aux experts de la SQ d'effectuer des analyses techniques qui détermineront si l'automobile est bel et bien celle impliquée dans l'accident.Du côté du Bloc québécois, on ne nie pas que M.Desrochers ait été mêlé à cet accident.« Oui, il y a eu un léger accrochage entre l'automobile de M.Desrochers et une autre automobile.M.Desrochers s'est arrêté, il a constaté qu'il y avait des dégâts mineurs », explique le porte-parole du Bloc, Philippe Gagnon.Le député serait par la suite remonté à bord de son véhicule pour quitter les lieux.C'est à la suite d'une plainte déposée par l'autre automobiliste que la SQ aurait institué une enquête.Aucune accusation n'a été portée contre le député bloquiste.L'agent Gilles Mitchell de la SQ a indiqué que des témoins doivent encore être interrogés avant de transmettre le dossier au procureur de la Couronne.C'est ce dernier qui, à la lumière des résultats de l'enquête menée par la SQ, décidera de porter ou non des accusations.« M.Desrochers a pleinement coopéré avec la SQ et son avocat a été saisi du dossier », a tenu à préciser le porte-parole du Bloc.Le député n'a pu être joint pour obtenir ses commentaires.Structure des lots 15 à 20/20 1 000 000 $ 14/20 10 000 $ 13/20 1 000 $ 12/20 500 $ 11/20 50 $ 10/20 20 $ 9/20 10 $ 8/20 5 $ 3/20 5 $ 2/20 10 $ 1/20 20 $ 0/20 500 $ T V A, LE RÉSEAU DES TIRAGES DE LOTO-QUÉBEC Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Le jeu doit rester un jeu Seules les sélections participant au Lotto 6/49 et au Québec 49 sur le même billet sont admissibles à la promotion.Tirage du 2001-07-25 Tirage du 2001-07-25 Tirage du 2001-07-25 GAGNANTS LOTS 6/6 0 2 000 000,00 $ 5/6+ 5 99 545,60 $ 5/6 228 1 746,40 $ 4/6 12 181 62,60 $ 3/6 221 688 10,00 $ Ventes totales: 12 300 150 $ Prochain gros lot (appr.): 5 000 000 $ Numéro complémentaire: 12 Numéro complémentaire: 34 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 $ 5/6+ 1 50 000,00 $ 5/6 8 500,00 $ 4/6 703 50,00 $ 3/6 14 891 5,00 $ Ventes totales: 527 222,50 $ Tirage du 2001-07-26 Tirage du 2001-07-25 NUMÉRO: 809741 Tirage du 2001-07-26 Tirage du 2001-07-26 NUMÉRO: 766206 GAGNANTS LOT 72 138,89 $ ÉTUDE Des journaux pour contrer l'ignorance politique NORMAN D E L I S L E Presse Canadienne QUÉBEC \u2014 Les Canadiens souffrent « d'analphabétisme civique » et cela les mène graduellement à l'ignorance politique qui caractérise les Américains.Dans une étude que vient de publier l'Institut de recherche en politiques publiques (IRPP), Henry Milner, professeur à l'Université Laval et au Collège Vanier, établit que moins les citoyens d'un pays lisent les journaux, plus ils écoutent la télévision et moins ils s'investissent dans la vie politique.La participation aux dernières élections canadiennes s'est élevée à 60% à peine, et ne dépasse que celle de deux pays occidentaux, les États-Unis et la Suisse.D'autres données citées par Milner indiquent que la population canadienne est de moins en moins politisée : la proportion de Canadiens capables de nommer le premier ministre de leur province a chuté de 90% (en 1984) à 77% en 1997.Seulement 37% des Canadiens ont été capables d'identifier correctement le ministre fédéral des Finances (Paul Martin) et moins de 41% ont pu identifier la seule femme de l'histoire à être premier ministre du Canada, Kim Campbell.Ces données démontrent, selon Milner, que les Canadiens « sont dangereusement engagés sur la voie de leurs voisins américains pour ce qui est de l'ignorance politique ».Milner rapporte aussi que le degré d'analphabétisme est plus élevé au Canada que dans la plupart des pays de l'Europe de l'Ouest.C'est pourquoi il recommande la lecture des journaux comme « un des facteurs qui contribue à conserver des aptitudes à la lecture et à augmenter le bagage politique ».La lecture des journaux est faible au Canada, déplore Henry Milner, avec une moyenne de tirage inférieure à 200 exemplaires par tranche de 1000 habitants.En comparaison, pour chaque millier d'habitants, le tirage des quotidiens est de 600 exemplaires en Norvège, de 500 en Finlande et en Suède, et dépasse les 300 exemplaires en Autriche, en Allemagne, en Belgique, dans les Pays-Bas, au Royaume-Uni et en Suisse.Les Canadiens sont par contre de gros consommateurs de télévision, avec une moyenne hebdomadaire de 22 heures 48 minutes, contre 14 heures 35 minutes en Suède, 15 heures 21 minutes en Norvège, et moins de 20 heures par semaine dans la plupart des pays européens.Les Américains sont en tête avec une moyenne hebdomadaire d'écoute de la télévision de 28 heures 20 minutes.Le professeur Milner suggère donc d'élever le niveau « d'alphabétisme civique » et par conséquent de conscience politique en encourageant la lecture sous toutes ses formes.Il propose notamment de sous-titrer les émissions télévisées en langue étrangère plutôt que de les doubler, ce qui encourage le bilinguisme individuel des personnes, en plus d'améliorer les aptitudes à la lecture.Il se félicite aussi de l'arrivée de quotidiens distribués gratuitement dans les métros de Toronto et de Montréal.« Le message central de cette étude est de dire qu'un niveau plus élevé d'alphabétisme civique est requis pour appuyer la participation politique en démocratie », conclut Henry Milner. 5LP0701A0727 a-7 vendredi 5LP0701A0727 ZALLCALL 67 01:01:47 07/27/01 B LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 27 JUILLET 2001 A7 ÉTATS-UNIS Gao Zhan: «Je n'ai pas peur » de parler L'universitaire a été libérée après plus de cinq mois de détention en Chine Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 L'universitaire Gao Zhan, détenue pendant cinq mois et demi en Chine, a déclaré hier à son arrivée à Washington qu'elle ne craignait pas de parler de sa détention, bien que les autorités le lui aient interdit.Condamnée à 10 ans de prison pour espionnage au profit de Taïwan et officiellement libérée pour pouvoir aller se faire soigner à l'étranger, Mme Gao a déclaré : « Je n'ai pas peur.J'ai vécu une période très difficile en Chine.j'ai du mal à en parler », ajoutant qu'il lui fallait peser ses mots par crainte de représailles contre ses proches.« Je suis très contente d'être réunie avec ma famille, avec mon enfant », a-t-elle dit, visiblement très émue, au cours d'une conférence de presse à l'aéroport international de Washington.Des remerciements Elle a remercié le président George W.Bush, le secrétaire d'État Colin Powell et des membres du Congrès qui ont oeuvré pour sa libération, intervenue à l'avant-veille d'une visite à Pékin de M.Powell.Mme Gao, résidente permanente aux États-Unis, avait été arrêtée en février ainsi que son mari Xue Donghua et leur fils Andrew, âgé de cinq ans, au moment où la famille s'apprêtait à regagner les États-Unis après des vacances en Chine.M.Xue et Andrew avaient été libérés au bout d'un mois de détention.Raisons médicales Le ministère chinois des Affaires étrangères avait annoncé un peu plus tôt que Gao Zhan et Qin Guangguang, condamnés à 10 ans de prison pour espionnage au profit de Taiwan, avaient été libérés pour raisons médicales et autorisés à suivre un traitement à l'étranger.Son retour intervient au lendemain de celui de l'Américain Li Shaomin, également condamné pour espionnage.Gao Zhan, qui enseigne la sociologie à l'American University de Washington, avait été arrêtée début février à l'aéroport de Pékin alors qu'elle s'apprêtait à regagner les États-Unis au terme de vacances passées en Chine.Son fils ainsi que son mari avaient été détenus séparément pendant un mois avant d'être expulsés.Le cas de l'enfant, citoyen américain, avait soulevé une vague d'indignation aux États-Unis parce qu'il avait été détenu séparé de ses parents et que les autorités consulaires américaines n'avaient pas été prévenues.Ces libérations sont interprétées comme un geste de Pékin, deux jours avant la visite attendue du secrétaire d'État américain Colin Powell en Chine, demain.Bush encouragé Le président américain George W.Bush s'est dit « encouragé » par la libération de deux chercheurs chinois résidant aux États-Unis, mais note la persistance d' »autres problèmes » sur le dossier des droits de l'homme en Chine, a indiqué hier la Maison-Blanche.« Deux (personnes) ont été relâchées, le président en est satisfait, (mais) d'autres problèmes persistent dans nos relations avec la Chine concernant le dossier des droits de l'homme », a déclaré à la presse le porte-parole de M.Bush, Ari Fleischer.« Le président continuera à soulever ces questions directement avec les responsables chinois », a déclaré M.Fleischer, précisant que M.Bush avait abordé ces problèmes avec le président chinois Jiang Zemin lors d'une conversation téléphonique en juillet.« Le président est encouragé, car il a demandé au président Jiang Zemin d'examiner le cas de ces personnes d'un point de vue humanitaire (.) et nous avons obtenu un résultat positif », a déclaré M.Fleischer.Photo Reuters À son arrivée à Washington, Gao Zhan a pu retrouver son mari Xue Donghua et leur fils Andrew, qui avaient été libérés par les autorités chinoises au bout d'un mois de détention.L'administration Bush se défend d'être isolationniste ou unilatéraliste L'art de faire cavalier seul Associated Press WASHINGTON \u2014 Depuis l'arrivée au pouvoir de George W.Bush, le gouvernement américain a décidé de faire cavalier seul dans de nombreuses négociations internationales.Voici quelques exemples : - 25 juillet 2001 : les États-Unis réduisent à néant six ans et demi de négociations visant à renforcer la Convention de Genève sur les armes bactériologiques (1972).Le négociateur américain Donald Mahley juge que le projet, créant un mécanisme de vérification, risque de « mettre en danger la sécurité nationale et la confidentialité des informations commerciales ».- 23 juillet 2001 : près de 180 pays adoptent à Bonn un accord sauvant le Protocole de Kyoto de 1997 sur la réduction des gaz à effet de serre, sauf les États-Unis.Le 28 mars dernier, M.Bush avait annoncé qu'il refuserait d'appliquer ce traité mettant en péril l'industrie américaine, selon lui.- 21 juillet 2001 : les pressions américaines affadissent totalement l'accord final de la conférence sur les armes légères et de petit calibre (ALPC) ayant pour ambition de lutter contre le trafic illégal de ces armes.Washington refuse qu'on restreigne la possession d'armes légères par des civils et qu'on empêche leur vente à des guérillas.- 1er juin 2001 : les États-Unis font capoter une réunion préparatoire à Genève de la conférence mondiale de l'ONU contre le racisme (31 août-7 septembre à Durban), rejetant une proposition selon laquelle les pays ayant tiré profit de l'esclavage demanderaient pardon et verseraient des dédommagements.- 1er mai 2001 : M.Bush dit vouloir s'affranchir des « contraintes » du traité ABM de 1972 sur les missiles antibalistiques afin de pouvoir développer un bouclier antimissile contre des attaques nucléaires d'États incontrôlables comme la Corée du Nord ou l'Irak.- 2 janvier 2001 : moins de trois semaines avant son arrivée à la Maison-Blanche, M.Bush fait savoir que Washington exigera des modifications du traité de juillet 1998 créant la Cour pénale internationale (CPI), avant que le Sénat américain ne le ratifie.Bill Clinton l'avait signé, tout en recommandant à son futur successeur de faire clarifier plusieurs points avant ratification.Par ailleurs, l'administration Bush a confirmé le refus américain formulé en décembre 1997 de ratifier le traité d'Ottawa sur l'élimination des mines antipersonnel.Washington argue qu'elle en a besoin pour protéger ses soldats en Corée du Sud.L'administration Bush n'entend pas non plus revenir sur le refus d'octobre 1999 du Sénat américain de ratifier le Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICE).HARRY DUNPHY Associated Press WASHINGTON \u2014 Critiquée de toutes parts concernant ses positions sur les armes bactériologiques, le réchauffement climatique, les armes légères, la Cour pénale internationale ou encore le bouclier antimissile, l'administration Bush assure pourtant qu'elle ne pratique pas l'isolationnisme et parle plutôt d'un « multilatéralisme à la carte » où chaque sujet est examiné au cas par cas.Richard Haass, l'un des hauts fonctionnaires du département d'État, assure pourtant que le gouvernement américain veut améliorer ses relations avec les Nations unies et entamer cette année de nouvelles négociations avec l'Organisation mondiale du commerce (OMC).« Cette administration opère selon un multilatéralisme à la carte », a-t-il affirmé mercredi.« Nous examinons chaque accord avant de prendre une décision, plutôt que de nous fonder sur une approche générale ».Philip Reeker, porte-parole du Département d'État, considère que les accusations d'unilatéralisme ne sont qu'une « formule toute prête, pratique » pour les médias.« Nous jouons un rôle très actif dans le monde, se défend-il.Nous travaillons de façon bilatérale avec chaque pays et nous travaillons beaucoup de façon multilatérale via l'ONU et son réseau d'organisations, de conventions et de programmes.» Il fait valoir que le secrétaire d'État Colin Powell, depuis sa prise de fonctions, a rencontré les représentants de nombreux pays et se trouve actuellement au Vietnam pour le forum de l'ASEAN (Association des nations du Sud-Est asiatique), « non pas un processus unilatéral, mais un forum régional où nous pouvons discuter des questions d'actualité avec nos amis et alliés, et les autres acteurs sur la scène mondiale ».À la Maison-Blanche, le porte-parole Ari Fleischer assure qu'au bout de six mois de présidence, George W.Bush est en train d'établir des liens forts avec les dirigeants et que de nombreux pays en Europe soutiennent ses initiatives, comme par exemple sa nouvelle façon de concevoir la défense antimissile.Selon lui, de nombreux dirigeants européens de centre-gauche s'habituent au nouveau président républicain « d'une façon très productive ».Que ce discours tienne de la méthode Coué ou pas, le bilan du premier semestre Bush n'est guère reluisant en matière de respect des engagements internationaux.En quatre jours, de dimanche à mercredi, les États-Unis ont refusé de muscler la convention de Genève sur les armes bactériologiques, renié leur signature du protocole de Kyoto de 1997 sur la réduction des gaz à effet de serre et vidé de sa substance l'accord final de la conférence sur les armes légères et de petit calibre (ALPC).George W.Bush veut également s'affranchir des « contraintes » du traité ABM de 1972 sur les missiles antibalistiques pour développer un bouclier antimissile, alors qu'il compte exiger des modifications du traité de juillet 1998 créant la Cour pénale internationale (CPI).Bill Clinton l'avait signé, tout en recommandant à son futur successeur de faire clarifier plusieurs points avant ratification.Enfin, l'administration Bush a confirmé le refus formulé en décembre 1997 de ratifier le traité d'Ottawa sur l'élimination des mines antipersonnel et n'entend pas non plus revenir sur le refus d'octobre 1999 du Sénat américain de ratifier le Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICE).Photo Reuters Le président Bush. 5LP0801A0727 A-8 VENDREDI MONDE 5LP0801A0727 ZALLCALL 67 01:02:04 07/27/01 B A8 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 27 JUILLET 2001 MONDE Antimissile: Moscou et Washington négocient ferme d'après AFP et AP MOSCOU \u2014 La Russie et les États-Unis se sont lancés hier dans un processus de négociations intensives pour tenter de trouver un compromis sur la défense antimissile avant la prochaine rencontre entre George Bush et Vladimir Poutine, prévue pour octobre.Le dirigeant de la Corée du Nord, Kim Jong-Il, qui doit être reçu par Poutine au début d'août, a au même moment apporté son soutien à la Russie, estimant que « le raffut » suscité selon lui par les Américains pour justifier leur projet de bouclier antimissile était « sans fondement » et visait à assurer une « domination globale » dans le monde.La Corée du Nord est justement l'un de ces États « voyous » dont les États-Unis veulent se protéger en déployant leur bouclier.Signe cependant de la décrispation apparente entre Washington et Moscou, Poutine a souhaité que les deux pays laissent derrières eux « les problèmes hérités du passé ».Ce que la conseillère présidentielle américaine pour les questions de sécurité, Condoleezza Rice, en visite à Moscou avec le secrétaire au Trésor, Paul O'Neill, et celui au Commerce, Donald Evans, a confirmé en soulignant qu'il était temps « de changer les relations stratégiques mais également politiques, économiques et politiques » entre les deux pays.Le secrétaire du Conseil de sécurité russe, Vladimir Rouchaïlo, a annoncé que Moscou et Washington s'étaient mis d'accord sur un calendrier de négociations avant une nouvelle rencontre des deux présidents.Poutine et Bush doivent se rencontrer dans le cadre du sommet de l'APEC (forum de coopération économique Asie-Pacifique) les 20-21 octobre à Shanghai, puis à nouveau en novembre aux États- Unis.Une délégation du ministère russe de la Défense se rendra à Washington les 7 et 8 aoûtet le secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, est attendu à Moscou les 13 et 14 août.À l'issue d'une rencontre avec Poutine, Rice a fait savoir que les États-Unis poursuivraient leurs essais de mise au point du bouclier, en violation du traité ABM de 1972 sur les missiles antibalistiques, malgré l'opposition de la Russie.Ce qu'avait déjà dit le président Bush lundi.« L'ABM est très restrictif.Nous ne voulons pas être constamment accusés de le violer et c'est pourquoi nous parlons d'aller au-delà (de ce traité), et pas (d'une renégociation) ligne par ligne », a répété Rice hier.Les tests prévus doivent enfreindre le traité AMB en février prochain.Le fait que les Américains ne se contentent pas de simples modifications du traité ABM mais souhaitent un nouvel accord annoncent cependant des discussions délicates.Dès son arrivée à Moscou mercredi, Mme Rice avait jugé « indispensable » que les deux pays « sortent des traités signés à l'époque de la guerre froide », dans une allusion au traité ABM.Les Américains veulent abandonner ce traité pour déployer un bouclier afin de se protéger, disent-ils, d'éventuelles frappes d'États « voyous » comme la Corée du Nord ou l'Iran.Après avoir répété pendant des mois qu'ABM était « la pierre angulaire » de la stabilité stratégique mondiale, les Russes ont ouvert la porte à un compromis mardi en admettant que le traité pouvait être modifié « si les intérêts nationaux russes étaient préservés ».Deux jours avant, les présidents Bush et Poutine avaient débloqué les négociations sur ce sujet en convenant de lier les discussions sur l'ABM aux réductions des armes stratégiques, lors d'une rencontre à Gênes.Moscou a renouvelé lors des entretiens avec Mme Rice son offre d'une réduction des têtes nucléaires à 1500 d'ici 2008, ce qui intéresse Moscou pour des raisons évidentes d'économies, selon le vice-ministre des Affaires étrangères, Guéorgui Mamedov.Le traité russo-américain de désarmement nucléaire START III, en cours de négociations, prévoit une réduction à 2500, voire 2000 ogives de chacun des arsenaux nucléaires.Les derniers développements dans le dossier du projet de bouclier antimissile de l'administration Bush à www.cyberpresse.ca/bouclier EXPRESS INTERNATIONAL États-Unis Bush dit non LE PRÉSIDENT américain George W.Bush est opposé à la levée de l'interdit de séjours des Américains à Cuba approuvée mercredi par la Chambre des représentants, a déclaré hier le porte-parole de la Maison- Blanche, Ari Fleischer.« Le président pense qu'il est très important d'avoir une position ferme contre l'oppression à Cuba et de conserver un strict embargo économique contre Cuba », a-t-il déclaré.Présentement, les seuls Américains autorisés à se rendre sur l'île sont des universitaires, des journalistes, des membres du gouvernement ou des personnes travaillant pour des organisations humanitaires munis d'une autorisation spéciale délivrée par le département du Trésor.\u2014 d'après AFP Belgique Monsieur Z arrêté PROTAIS Zigiranyirazo, beau-frère de l'ancien président rwandais Juvénal Habyarimana, mort lorsque son avion a été abattu au-dessus de Kigali le 6 avril 1994, a été arrêté hier en Belgique à la demande du procureur du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) Carla Del Ponte.Surnommé Monsieur Z, Zigiranyirazo, 63 ans, est soupçonné d'avoir été au coeur du « réseau Zéro », escadron de la mort accusé d'avoir participé à la préparation du génocide de 1994.Il était arrivé en Belgique le 9 juin dernier.Dépourvu de papiers, il avait été arrêté et avait demandé le statut de réfugié.Il comparaîtra lundi devant le parquet de Bruxelles et pourrait ensuite être transféré vers Arusha (Tanzanie), où se trouve le TPIR.\u2014 d'après AFP Pérou Proches de Fujimori BLANCA Nelida Colan, ministre de la Justice sous le régime du président déchu, Alberto Fujimori, a été incarcérée sur ordre de la Cour suprême, accusée de complicité avec Vladimiro Montesinos, ancien chef des services du renseignement.Les autorités ont également fait arrêter l'ex-chef du Bureau national des élections, Jose Portillo, accusé d'avoir fait falsifier un million de voix pour favoriser l'élection de Fujimori pour son troisième mandat, l'an passé.Colan est accusée d'enrichissement illicite et d'avoir couvert des crimes.Ex-homme fort du régime du président destitué, Montesimos fait l'objet de 140 procédures judiciaires, notamment pour trafic de drogue et d'armes, blanchiment d'argent, enrichissement illicite, corruption, atteintes aux droits de l'homme et crimes contre l'humanité.\u2014 d'après AFP Pays-Bas Le général Ademi nie LE GÉNÉRAL croate Rahim Ademi a plaidé non coupable des chefs d'inculpation de crimes contre l'humanité et crimes de guerre retenus contre lui lors de sa comparution initiale hier devant le Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie à La Haye.Ademi, qui s'est rendu volontairement au TPI mercredi, est le premier Croate à comparaître devant ce tribunal pour des crimes commis lors du conflit serbocroate de 1991-1995.Il est accusé d'avoir commis ou aidé à commettre des persécutions, meurtres et destructions de biens à l'encontre de civils serbes lors de l'attaque de la poche de Medak, dans la région de Gospic (centre-ouest de la Croatie), par les forces croates en septembre 1993.\u2014 d'après AFP Photo AP Tollé antiaméricain par la fenêtre d'un autobus Les policiers sud-coréens empêchaient hier des manifestants de descendre de leur autobus et de s'approcher de l'ambassade américaine.Ces protestataires vivent près d'un terrain d'entraînement pour l'artillerie de l'armée américaine, dont ils exigent la fermeture.Il s'opposent également à la visite en Corée du Sud, aujourd'hui, du secrétaire d'État américain, Colin Powell.ESPAGNE La Costa del Sol dans la mire de l'ETA d'après AFP MADRID \u2014 L'aéroport international de Malaga, sur la Costa del Sol, une des grandes stations balnéaires espagnoles, a été partiellement paralysé hier en raison de la présence d'une voiture piégée vraisemblablement placée par un commando de l'organisation séparatiste basque ETA.Avertie par un correspondant anonyme se réclamant de l'ETA, la police a neutralisé le véhicule piégé, une Peugeot 405 déclarée volée et disposant de fausses plaques.Selon les artificiers, il contenait entre 50 et 60 kg d'explosifs.D'après la police, le mécanisme de mise à feu, probablement commandé à distance, n'aurait pas fonctionné.Il a fallu plus de cinq heures pour désactiver la bombe.L'alerte à la bombe a semé le chaos, avec l'évacuation du terminal des départs et la fermeture des routes y menant.Un embouteillage s'est formé sur 10 kilomètres.L'aéroport de Malaga est la dernière cible de la campagne estivale de l'ETA, qui s'en prend souvent pendant la belle saison aux zones touristiques, comme la Costa del Sol.Le mouvement clandestin, qui revendique par la violence l'indépendance du Pays basque, entend ainsi effrayer les vacanciers et nuire à la première ressource économique de l'Espagne.Mardi, c'est une jeune femme membre de l'ETA, Olaia Castresana, qui est décédée dans la cité balnéaire de Torrevieja (près de Murcie, sur la Costa Blanca) alors qu'elle manipulait des explosifs.Ces deux incidents en 24 heures montrent que l'ETA a, à nouveau, décidé de s'en prendre aux intérêts touristiques mais ils ont aussi rappelé aux Espagnols la difficulté qu'il y a à repérer les commandos dits « légaux » de l'ETA.Pour s'en prendre aux infrastructures touristiques, l'ETA dispose en effet de commandos dits « légaux », à l'image de celui d'Olaia Castresana, qui manipulait de la dynamite à des fins d'attentat.Ces commandos légaux \u2014 en opposition aux illégaux \u2014 sont composés de personnes non fichées par la police et agissant donc avec de vrais papiers.Ces personnes peuvent franchir sans problème des contrôles policiers ou circuler sans être repérées, notamment en période de vacances, lorsque la plupart des Espagnols sont sur la route.Les objectifs touristiques ont déjà figuré à de nombreuses reprises sur les cibles de l'ETA : en mars, l'ETA avait commis deux attentats à la voiture piégée dans les cités balnéaires de Rosas (nordest de l'Espagne) et Gandia (sud-est), tuant un policier catalan.La police a intercepté pendant l'été 2000 une voiture piégée qui devait être placée sur un ferry reliant l'Espagne aux Baléares.« À ceux qui choisissent ces centres touristiques pour leurs loisirs et leurs vacances, l'ETA veut faire savoir qu'elle considère ces zones comme objectif de ses opérations.Et pour qu'il n'y ait pas de conséquences indésirables, nous leur recommandons instamment de ne pas aller dans ces endroits », a même rappelé à la fin de mars l'ETA dans un communiqué publié par le journal indépendantiste basque Gara.Le ministre espagnol de l'Intérieur, Mariano Rajoy, a affirmé qu'il était « difficile de savoir » si d'autres commandos étaient présents dans la zone, mais il a d'ores et déjà annoncé un renforcement des équipes de surveillance pour protéger les « intérêts économico-touristiques » visés par l'ETA.REPÈRES / T U N I S I E Une chaîne de télé défie le pouvoirdepuis Londres Agence France-Presse Le principal défi au régime du président tunisien Ben Ali ?Un immeuble de briques rouges perdu au fond d'une zone industrielle du nord-ouest de Londres.C'est de là que la télévision par satellite Al-Mustakillah (L'Indépendante) donne la parole à tous les opposants du régime et, quelques milliers de kilomètres plus loin, fait se vider les rues de Tunis chaque dimanche après-midi au moment de son émission vedette.La notoriété de l'émission Le Grand Maghreb a encore cru avec la mise en détention le 26 juin à Tunis de la journaliste Sihem Bensédrine, qui venait d'être invitée par la télévision londonienne.« Sihem, c'est un océan de valeurs humaines.Quand je pense qu'elle est actuellement emprisonnée, j'ai envie de pleurer », témoigne, le dimanche suivant cette arrestation, Omar Shabou, en direct du petit studio tendu de tissu bleu et très sommairement meublé.C'est la première fois depuis 10 ans que s'exprime en public Omar Shabou, ancien rédacteur en chef de l'hebdomadaire Le Maghreb, saisi trois fois avant de disparaître en 1991.Déclarations, accusations, révélations fusent au cours des deux heures d'émission qui suivent de la part de personnalités peu habituées aux honneurs de la presse tunisienne.« On va falsifier la Constitution pour permettre à Ben Ali de se présenter une quatrième fois », prédit l'ancien président de la Ligue tunisienne des droits de l'homme, Moncef Marzouki.Aux commandes derrière la baie vitrée du studio, Mohamed Elhachmi-Hamdi, 37 ans, le directeur de la chaîne, peine à dissimuler son excitation.Il jongle d'un téléphone à l'autre, d'un faisceau satellitaire à l'autre.Le siège d'Al-Mustakillah, petite entreprise d'une vingtaine de salariés, n'a rien de luxueux, mais Elhachmi-Hamdi mesure sa puissance.Al-Mustakillah existe depuis janvier 1999, financée, selon son propriétaire, par des publicités venues des pays du Golfe, du Yémen ou du Soudan.Avec des relais sur trois satellites (Eutelsat, Nilesat, Arabsat), une diffusion aussi bien analogique que numérique, la télévision arrose tout le monde arabe, de la Mauritanie jusqu'au Golfe.Rien ne paraît pouvoir entamer l'audience de son émission dominicale en Tunisie, pas même la concurrence récente, sur la chaîne d'État, à la même heure, d'un programme alléchant avec stars, paillettes et voitures à gagner, une première dans le pays.Mohamed Elhachmi-Hamdi est tout sauf un novice de la politique tunisienne.Ancien responsable du secteur étudiant du parti islamiste Ennahda, il a renié ses camarades islamistes en 1992, a proposé ses services à Ben Ali en 1997 au nom de la réconciliation nationale, avant de reprendre sa liberté et de lancer au printemps dernier son émission vedette.Des tournants qui ont suscité au départ certaines réserves dans les rangs de l'opposition.« Hamdi, son passé, on s'en fout », tranche aujourd'hui Chokri Hamrouni, un opposant proche de Marzouki.« Il a créé un espace de liberté pour les Tunisiens et permis à tous de s'y exprimer ».Plus encore qu'Internet, la télévision satellitaire peut toucher n'importe quel foyer qui accepte de payer les quelque 200 dinars (210 $ CAN) nécessaires à l'achat d'une antenne de réception.« On s'adresse directement au peuple tunisien, ça change radicalement les choses », relève Robert Ménard, directeur de Reporters sans frontières, qui songe déjà à inaugurer sur la chaîne une émission hebdomadaire consacrée à la liberté d'expression dans le monde arabe. 5LP0902A0727 a9 VENDREDI EDITO 5LP0902A0727 ZALLCALL 67 00:59:46 07/27/01 B LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 27 JUILLET 2001 A9 FORUM GUY CREVIER > Présidentetédit e u r Pas de rififi à Zanzibar m r o y @ l a p r e s s e .c a Le Sommet de Gênes, il y a une semaine, apparaît de plus en plus comme un point tournant dans la lutte contre la mondialisation.La mort d'un manifestant, abattu par la police italienne, constitue l'aboutissement à la fois logique et déplorable d'une escalade de la violence initiée à Seattle, en 1999, et qui s'est poursuivie depuis.La futilité et la dangerosité de ce type de guérilla urbaine sont devenues insupportables.« Sommet de Gênes : était-ce le dernier du genre ?», demande carrément The Economist.Au pays, plusieurs groupes voués à cette lutte ont déjà annoncé qu'ils reverraient leur participation à ces manifestations.C'est le cas du Nouveau Parti démocratique du Canada, dont la présence dans les rues de Québec, lors du Sommet des Amériques, avait été particulièrement voyante ; un député du NPD dit aujourd'hui que cette stratégie sera réévaluée lors du caucus du parti, à l'automne.Plusieurs groupes d'obédience catholique \u2014 l'élément religieux est omniprésent dans cette cause \u2014 ont déjà annoncé qu'ils se retiraient de ces pugilats collectifs.À commencer par celui qu'on peut appréhender lors de la prochaine réunion de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), au Qatar, en novembre.Cependant, le naufrage dans la violence n'est pas le seul cul-de-sac dans lequel se retrouve la mouvance antimondialisation : les contradictions inscrites dans la fibre du mouvement deviennent de plus en plus troublantes.Ainsi, c'est dans l'indifférence générale que s'est ouvert à Zanzibar (Tanzanie), quelques heures après les événements de Gênes, un autre sommet international d'une importance pourtant cruciale pour les nations pauvres.Il s'agit de la rencontre des ministres du Commerce des pays les moins avancés (PMA), qui s'est terminée, mercredi, sans qu'on ait vu l'ombre d'un manifestant.Il faut dire que, pour les forces antimondialisation, l'exercice eut été périlleux.En effet, les représentants des affamés de la planète (49 pays comptant 600 millions d'âmes dont le revenu annuel est inférieur à 900 dollars É.-U.) réclament de façon pressante leur inclusion de plein droit dans le réseau commercial multilatéral géré par l'OMC.Et un accès de type libre-échangiste aux marchés du Nord.Cet accès est pour l'instant bloqué principalement par les politiques agricoles protectionnistes, barrières tarifaires et subventions, des pays riches.Celles-ci sont également dénoncées par l'ONU et la Banque mondiale.Mais soutenues par les puissants lobbies agricoles du Nord, occupés, dans les rues de Seattle, de Québec et de Gênes, à lutter \u2014 aux côtés des anarchistes et du Black Bloc \u2014 pour conserver leurs privilèges.Les pays riches versent 300 milliards par année à leurs agriculteurs (2,5 milliards au Canada), ce qui contribuerait à priver les pays pauvres de revenus atteignant les 700 milliards.Bref, manifester à Zanzibar aurait consisté à dire aux pauvres du Sud de se la boucler et d'endurer leur sort \u2014 ce qui est infiniment plus délicat que de saccager un Mc Donald's.D'autre part, des études récentes infirment la théorie de la paupérisation continue du prolétariat, héritage du marxisme et acte de foi de la frange extrême des forces antimondialisation.Ainsi, au cours des 30 dernières années, le revenu personnel a presque doublé (en dollars constants) dans les pays en voie de développement.L'espérance de vie a grimpé de huit ans, le taux d'alphabétisation est passé de 47 à 73 % et la proportion des zones rurales disposant d'eau potable a été multipliée par cinq.En Afrique, où le mal est épidémique, le coût annuel des médicaments associés au traitement du sida est récemment passé de 20 000 à 600 dollars par patient \u2014 à Gênes, le G8 a convenu de consacrer 1,3 milliard supplémentaire à la lutte contre la maladie.Ces avancées dans la lutte contre le sida, mises en évidence par Médecins sans frontières, plaident en faveur d'une action militante plus rationnelle et plus ciblée, selon l'organisme.« Notre but n'est pas de détruire la mondialisation.Nous-mêmes agissons de façon mondialisée », dit MSF.Et la façon de se faire entendre n'est pas la confrontation et la destruction, mais « la manifestation pacifique, la pétition, la négociation avec les élus, les gouvernements et l'entreprise privée ».Bref, ce qu'on a vu échouer, à Gênes, c'est non seulement la violence, mais aussi la glissade idéolog antimondialisation.Il y a d'excellentes raisons de tenir à l'oeil, de questionner, de contester le processus de mondialisation.Mais aucune ne se trouve dans quelque bible que ce soit.Tout cela se résume en une courte phrase : chassez la réalité et elle revient au galop.Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES Pauvre petit peuple.JE VOUDRAIS répondre à M.Daniel Fortin qui s'indignait dans La Presse d'hier du coût de la fermeture des rues du Vieux-Montréal pour le baptême de René-Charles.Est-ce que ces mêmes gens s'indignent lorsque l'on ferme le pont et plusieurs artères pour les feux d'artifices à Montréal ?Les Québécois n'ont toujours pas compris qu'on a en Céline Dion une star internationale au Québec.On dirait qu'ici, ce n'est pas possible d'être riche et célèbre.Ah ! aux États-Unis voire en France, c'est normal le glamour.mais pas chez-nous, voyons donc ! Nous sommes nés pour un petit pain, sommes de pauvres contribuables, y'a personne qui peut être plus riche que le voisin et surtout pas le montrer.Ça doit être ça une société distincte.Céline Dion a remis en retombée économique au Québec des centaines, voire des milliers de fois le coût d'une fermeture de rue et de quelques policiers.De toute façon, peu importe ce qu'elle fera, elle part toujours perdante.Elle accouche aux États-Unis et on crie au scandale national, elle baptise son fils au Québec et on crie au scandale du pauvre contribuable.Pauvre petit peuple.PATRICIA HÉBERT Québec Question de prix JE SUIS tout à fait d'accord avec Michel Ouimet qui dénonce le comportement inacceptable du bureau du maire de Montréal dans l'affaire du parc Maisonneuve.Il s'agit d'une administration qui n'a qu'un seul agenda économique, avec très peu sinon aucune réelle préoccupation sociale et environnementale.Cette administration vend nos rues à Hollywood, nos parcs à Toronto, et bientôt l'âme de notre ville pour une piastre, ou peut-être le droit de construire plus haut que le mont Royal, si le prix est juste.Cette administration est hors de contrôle, mais heureusement, les citoyens auront une chance en or de l'arrêter aux prochaines élections municipales.PIERRE GRAVELINE Montréal La vraie vie OÙ VIVENT les chercheurs du Fraser Institute ?Quand un seul de ces illuminés tentera-t-il de prouver sa théorie en la pratiquant ?Lorsqu'il aura payé 300 $ par mois pour son taudis et 355 $ pour sa ration mensuelle d'OGM non identifiés, pourra il emprunter 48,50 $ pour sa passe de transport en commun pour aller travailler.Quand ces illuminés descendront- ils de leur tour d'ivoire pour vivre la vraie vie ?Ce qui est le plus choquant, c'est de savoir que de telles insanités sont largement produites à partir de subventions gouvernementales.L'argent de nos impôts aurait intérêt à être mieux géré.PIERRE-F.MCDUFF La Salle Americanus economicus LE GAZ naturel a beaucoup augmenté car les Américains en achètent beaucoup de l'Alberta.Bush se fout bien de Kyoto et on dirait qu'il veut augmenter les émissions de CO2 des États-Unis.Ma facture subventionne Bush à mieux polluer SA planète.Un jour on dira que c'était l'ère americanus economicus.MICHEL LAUZON Saint-Jean-sur-Richelieu L'histoire se répète À MOINS qu'un article sur la fermeture de TV5 m'ait échappé, je ne me rappelle avoir lu aucun éditorial sur ce sujet.Seule Louise Cousineau a commenté la chose à l'occasion.Je trouve extrêmement scandaleux que les Québécois ne se soient pas soulevés à cette annonce.TV5 nous apporte d'autres points de vue sur le plan de l'information que les stations canadiennes et américaines.Qu'en sera- t-il maintenant.Nous aurons seulement l'actualité présentée par la BBC sur PBS ou CBC Newsworld.Encore faut-il comprendre l'anglais.Je sais que la France supportait presque tout le fardeau financier de l'opération.Mais comme ce pays se soucie peu du rayonnement du français sous toutes ses formes, il largue, une fois de plus, le Québec.Nous ne sommes pas loin des arpents de neige qui ont fait céder le Canada aux Anglais, il y a quelques siècles.La roue tourne, mais l'histoire se répète.Si la presse s'était un peu manifestée, peut-être le cours des événements aurait-il été différent.HÉLÈNE ROBERGE Montréal Si tu savais.«Si tu savais comme on s'ennuie.» De quoi, au juste ?Peut-être du climat qui prévalait dans le Québec du milieu des années soixante.Comment autrement comprendre l'impact causé par la disparition d'un poète identifié surtout à un seul grand succès qui ne correspond à aucune référence populaire actuelle ?Ni aux critères le plus souvent évoqués pour expliquer la pérennité d'une chanson.C'est pourtant comme auteur de La Manic que Georges Dor s'est définitivement inscrit dans le répertoire de ceux qui ont réussi un jour à cristalliser un souvenir collectif.Et, surtout, à immortaliser une profonde passion dans une ritournelle qui ne signifie plus grand chose pour bien des gens qui la reprennent quand même en coeur aujourd'hui.Un peu comme si ces quelques accords de guitare et cette suite de rimes un peu faciles faisaient encore vibrer les Québécois d'hier et de maintenant à l'évocation d'un défi colossal.Ou plus exactement d'un chantier gigantesque qui, bien avant celui de la Baie-James, avait valeur de symbole pour un peuple qui prenait alors conscience de ses possibilités.Et qui avait peut-être besoin d'une simple chanson pour donner à un chantier de titan une dimension vraiment humaine.En rendant un ultime hommage à Georges Dor, demain, c'est beaucoup plus qu'à l'auteur d'une chanson que le Québec dira adieu.C'est surtout à un poète qui aura su, à un tournant majeur de son histoire, traduire une émotion dans laquelle chacun pouvait et peut toujours se reconnaître.Pierre Gravel Un homme de parole LE 24 JUILLET 2001, veille de mon 46e anniversaire de naissance, est décédé Georges Dor, auteur-compositeur-interprète, poète, écrivain et essayiste, frère, époux, père et oncle, MON oncle.En regardant les hommages à la télé hier soir et en en lisant d'autres dans les journaux ce matin, mon cerveau et mon coeur se sont mis à me rappeler des souvenirs qui, quoique indélébiles, ne s'étaient pas manifestés depuis longtemps.Quand ma soeur Marie m'a téléphoné hier pour m'apprendre la nouvelle du décès de « monnoncle Georges », c'était comme si quelqu'un avait appuyé sur le bouton play du magnétoscope de ma mémoire.Images et sons se sont précipités dans ma tête : des Noël gourmands chez grand-maman Dore (George est le seul de la famille à avoir supprimé officiellement le « e » final de Dore), visites impromptues rue Préfontaine, à Longueuil, pour passer quelques heures agréables en compagnie de Georges, de Margot et des cousins et cousine, visites tout aussi impromptues des Dor chez nous rue J.J.Joubert à Duvernay, en été, quand il faisait chaud et que nous, les petits, nous ébattions dans notre minipiscine.Quelques années plus tard, Georges devenait une star, grâce à La Manic, poème-chanson qui a su toucher l'âme de tous les francophones du Canada, même si ce qui « marchait » à la radio à cette époque n'avait rien à voir avec la poésie.Chapeau monnoncle Si j'ai décidé de faire carrière en chanson en 1976 (carrière très brève, mais quand même), c'est en partie grâce à Georges.À 14 ans, je le voyais à la télé, j'entendais La Manic à la radio et j'écoutais ses disques, j'écoutais aussi ma mère et mon père s'exprimer en bon français et vanter les mérites des gens, du peuple ou de l'élite (surtout du peuple), qui prenaient la peine et le soin de bien s'exprimer en français, tant oralement que par écrit.Je me suis dit que ce que je voulais faire dans la vie, c'était écrire de la poésie et chanter mes poèmes.Toutefois, comme Georges, je me suis vite rendu compte que le métier de « chanteuse » ne me convenait pas, pas à cause des voyages, mais plutôt en raison des restrictions que m'imposait le marché, c'est-à-dire les gens qui décidaient à ma place de ce qui marcherait et de ce qui ne marcherait pas.Aujourd'hui, à 46 ans, je suis traductrice.Vous voyez le lien ?Je joue toujours avec les mots, j'interprète en BON français ce que d'autres expriment en anglais.Merci maman, merci papa et merci Georges.Je sais, par expérience, que la tristesse habite aujourd'hui et habitera pour un bon bout de temps encore le coeur des proches de Georges Dor.Je veux qu'ils sachent que les prières de tous les Joyal accompagnent les leurs.Margot, René, Fabienne, Patrice et Emmanuel, permettez-moi de vous offrir, en plus des miennes, les condoléances d'Hector, de Marie, de Renée et de Pierre Joyal.ANNE JOYAL Hull En directsur René-Charles PHOTOTHÈQUE, La Presse © Georges Dor L'information continue est une merveilleuse invention.Mais sa gloutonnerie la pousse à déraper.Par sa nature même, elle tend à gonfler l'importance d'événements mineurs, voire insignifiants, dont le seul mérite est d'être diffusables en direct.De meubler le temps.Ces temps-ci, CNN pérore pendant des heures sur les moindres rumeurs concernant le représentant Gary Condit.Saviez-vous qu'il aurait été vu jetant une montre dans une poubelle ?Mercredi, RDI a diffusé une interminable émission spéciale consacrée au baptême du bébé Dion.Malgré les vaillants efforts des reporters, il n'y avait rien à dire (le bébé a pleuré.), rien à voir (« les limousines arrivent ! »).En direct sur la banalité.Prochaine émission spéciale, le premier repas solide de René-Charles! André Pratte 5LP1001A0727 a-10 vendredi 5LP1001A0727 ZALLCALL 67 01:01:38 07/27/01 B Ballet de pelleteuses et de bulldozers au pied de l'Etna Agence France-Presse LA SAPIENZA, Italie \u2014 La peinture s'est écaillée, les flammèches sont devenues flammes, la roche en fusion a submergé son pied droit d'acier qui a fini par plier : l'agonie du pylône devant la coulée de lave aura duré une demi-heure au milieu d'un ballet de pelleteuses et de bulldozers.Un puissant bras s'élève, plonge dans la terre, ramasse des centaines de kilos de matériaux, se replie et pivote, croisant à quelques centimètres un autre bras aussi puissant et mécanique que le sien.Les pelleteuses sont en action.Depuis le matin, d'énormes et puissants engins luttent contre la nouvelle coulée de lave sur le flan sud de l'Etna qui menace le refuge La Sapienza dont le premier bâtiment se trouve à environ 200 mètres du magma incandescent.La lutte est délicate, car les pelleteuses et les bulldozers doivent travailler sur une superficie restreinte pour construire des vallons artificiels, des obstacles, des remparts, le tout pour détourner la coulée du refuge et freiner sa progression.Un roche rougeoyante se détache de l'immense masse noire à 1000 degrés centrigrades, mouvante et tremblante, et vient rouler entre les engins, tous équipés de chenilles, aucun pneu ne pouvant supporter la température du sol à deux mètres de la lave.« Dans la cabine de la pelleteuse, c'est l'antichambre de l'enfer.C'est comme dans la turbine d'un moteur d'avion, la chaleur, le bruit, mais on a la poussière en plus », raconte un chef de chantier.Les ouvriers s'arrêtent parfois quelques minutes pour boire de l'eau et reprennent immédiatement leur travail, car la lave n'attend pas.Vêtus de T-shirts ou en bras de chemise, certains ont un filtre devant la bouche pour se protéger de la poussière et communiquent par signes.Entre les détonations du volcan sicilien et le grondement des moteurs des monstres d'acier, le bruit est assourdissant.La coulée vient de franchir quelques mètres supplémentaires et un panneau qu'elle atteint se consume instantanément.Elle continue cependant son chemin dans un vallon qui la fait passer à proximité de l'aire touristique de La Sapienza où sont situés les installations du funiculaire de l'Etna, la salle des machines, ainsi que de nombreux bars, restaurants et magasins de souvenirs quasiment tous fermés.La lave est dure et se déploie très lentement, elle « bave », comme disent les guides de l'Etna.La Sapienza est protégée par un rempart de terre haut d'une dizaine de mètres et large d'environ une quinzaine.Le refuge ne semble pas être menacé pour le moment, mais les visages sont inquiets, la nouvelle coulée repoussant d'autant une hypothétique réouverture des installations pour la saison hivernale.Le maire de la commune de Nicolosi, Salvatore Moschetto, sur le terrain de laquelle se trouve La Sapienza, est lui aussi présent sur le rempart.« Ce n'est pas bon », dit-il en secouant la tête.La lave s'est rapprochée encore un peu, une sirène de police et l'intervention de gardes forestiers et de carabiniers a entraîné le départ des journalistes pour des raisons de sécurité, laissant la noria des pelleteuses et des bulldozers poursuivre son combat contre le magma qui s'échappe des entrailles de la Terre.Photo AFP Un bulldozer tente de freiner la progression de la coulée de lave s'échappant de l'Etna."]
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