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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. L'été: Festivals - Lectures - Arts et Spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2001-07-29, Collections de BAnQ.

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[" 7LP0101B0729 7LP0101B0729 ZALLCALL 67 01:12:24 07/29/01 B 7LP0201B0729 b2 l'ete dimanche 7LP0201B0729 ZALLCALL 67 01:07:54 07/29/01 B B2 LA PRESSE MONTREAL DIMANCHE 29 JUILLET 2001 Photo PIERRE McCANN Dans sa cour a Boucherville, Conrad Bouvier possede une impressionnante collection de bonsais a laquelle le costaud retraite consacre une trentaine d'heures par semaine.Sur la route des bonsais: de Boucherville a Sheldrake GERALD LeBLANC PSYCHIATRE de son etat, la fille de Conrad Bouvier a fait un sejour a l'hopital de Sept-Iles, ou elle a frequente le jardin de bonsais qui agremente le devant de l'etablissement.Il faut que vous rencontriez mon pere, qui se passionne aussi pour les bonsais , s'est empressee de dire la fille de Boucherville aux amants des petits arbres de Sept Iles.Et la rencontre a eu lieu, au grand plaisir de Conrad Bouvier et de Laureat Dumais, qui a beaucoup appris du professeur de mathematiques devenu professeur de la culture des petits arbres et vice-president de la Societe des bonsais de Montreal, qui compte plus de 300 membres.Dans sa cour a Boucherville, M.Bouvier possede une impressionnante collection d'une centaine de bonsais a laquelle le costaud retraite consacre une trentaine d'heures par semaine.Plusieurs sujets de sa collection, dont les plus interessants, proviennent des monts Chics-Chocs en Gaspesie et autour de Sheldrake sur la Cote-Nord.M.Bouvier signale une troisieme region riche en bonsais, les iles du Parquet, pres de La Sarre en Abitibi, ou l'on trouve de petits arbres vieux de 1000 ans.C'est justement le principe de longevite incarne dans ces arbres, petits mais vieux, qui interessait les Chinois.On dit que l'empereur avait tellement aime le paysage qu'il le fit amener avec lui dans des pots, d'ou le nom bonsai.Ce seraient ensuite les moines bouddhistes qui les auraient importes au Japon , explique le professeur, passe des mathematiques aux bonsais.Pour la cueillette de bonsais rustiques, qu'on peut conserver dehors durant l'hiver, il faut verifier si les racines penetrent dans les fissures des rochers ; il vaut alors mieux laisser l'arbre a sa place.En secouant le tronc, on peut se rendre compte de la profondeur de l'enracinement et l'arracher facilement le cas echeant , dit M.Bouvier en montrant des specimens ramenes des excursions sur la Cote- Nord avec toute leur motte de terre, y compris les petits plants de bleuets.Le mordu des petits arbres voit toutes sortes de formes dans leur singulier cheminement, ici des cascades, la des nuages et meme la figure du pere protegeant comme son enfant le rameau qui pousse a l'ombre de la tige principale.C'est toute la vie au printemps, avec la variete des especes et des formes, un merveilleux univers qu'on ne finit jamais de decouvrir.La pire experience de M.Bouvier fut la question posee par un visiteur qui venait de passer une heure dans son petit parc de bonsais : En faites-vous aussi en plastique ?VOTRE SOIREE DE TE L E V I S I O N Isabelle Masse 12:15 - 2 -JAILHOUSE ROCK Dans le cadre d'un enieme festival de films d'Elvis Presley cotes 6, re-re-voyez le King en bagarreur qui, apres un sejour en prison, devient un chanteur a succes.Pour la musique.Juste pour la musique.14:00 - a - MONTREAL 76 Pierre Dufault revit avec Michel Viens les moments marquants des Jeux olympiques qui ont fait battre le coeur de Montreal, il y a deja 25 ans.Et ce Stade olympique qui n'est toujours pas paye.20:00 - a - ANGELE DUBEAU.LA FETE DE LA MUSIQUE La violoniste la plus populaire du Quebec rencontre Yannick Nezet-Seguin et Danie Bo cher! 20:00 - r - LE FLIC DE BEVERLY HILLS III Dans cette troisieme aventure dans la peau d'un policier, Eddie Murphy est aux prises avec le dirigeant vereux d'un parc d'attraction.Redecouvrez l'acteur qu'on a deja eu beaucoup de plaisir a voir jouer les bavards a qui tout peut arriver.20:00 - v - DICK TRACY Sous l'oeil de Warren Beatty, Madonna offre ici sa meilleure performance (apres celle en Evita) aupres d'un personnage qui reve d'eliminer tous les truands de sa ville.18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Telejournal Decouverte / Viperes mortelles Pop Retro Angele Dubeau.L'Ete de la musique / Festival.Solveig Kringelborn L'Ete de la musique Le Telejournal Les Nouvelles du sport Cinema / UN ETE INOUBLIABLE (4) avec K.Scott-Thomas (22:55) Le TVA 18 heures Decibel Fort Boyard / Genevieve Bilodeau, Dany Gilmore Cinema / LE FLIC DE BEVERLY HILLS III (5) avec Eddie Murphy, Judge Reinhold Sports (22:39) / Lot.(22:56) Pub (23:02) Telescience / Sylva Borealis - Borealie de neige et de feu Documentaires - Societe / Pas si nuls que ca Le plaisir croit avec l'usage / Pierre Lebeau Cinema / LA PASSION DE L'INNOCENCE (5) avec Liane Simard, Genevieve Langlois Hors-Circuit (22:57) Hors-Circuit (23:25) Cinema / LES SAISONS DE LA VIE (5) avec Michael Madsen, Nicholle Tom Cinema / LES MISERABLES (4) avec Liam Neeson, Geoffrey Rush Cinema / LE PLAISIR DU MAL (5) avec Markie Post (23:15) Pulse Travel, Travel 60 Minutes Touched by an Angel Charmed The Sopranos CTV News (23:05) Pulse (23:35) News HTTV Mysterious Ways Charmed The Associates News (23:35) Cinema / ANNE OF GREEN GABLES II (3) (2/2) (17:30) Cinema / DICK TRACY (4) avec Warren Beatty, Madonna Sunday Report Undercurrents Sunday Rep.Reflections News ABC News Cinema / CASPER (5) avec Christina Ricci, Bill Pullman Who Wants to be a Millionaire?The Practice News Pretender Friends 60 Minutes Touched by an Angel Cinema / THE STAIRCASE (5) avec Barbara Hershey ER NBC News Fear Factor / Diffusion de deux emissions.Cinema .(18:06) World Wildlife Stoke Birds Naturescene Nature / Animal Attractions Masterpiece Theatre / The Railway Children Mystery! Hetty Wainthropp.BBC News .Redwall Ballykissangel Evening at Pops Gordon Lightfoot Live in Reno The Chopin Touch BBC News Cinema Cinema / EASY RIDER (17:00) 100 Centre Street Law & Order / Diffusion de huit episodes.Elvis: The Final Chapter Arts, Minds Cinema / THE MYSTERY OF HENRY MOORE (3) Cinema / HEAVEN CAN WAIT (4) avec W.Beatty, J.Christie Cinema / PARALLAX VIEW (4) Les Gags .pour rire Le Gout du monde / Galice Celebrites / Hollywood Biographies / Charlotte Boisjoli Les Enquetes d'Hetty J'ai show! (C.Des Rochers) Benelux.Russian.Focus Grec Tele-serie Grece Lica (Serb.) Caribbean.Kontakt (Ukraine) .juive Aines branches, 3e millenaire Tout ce qu'automobilistes.Les peres montent au front! .Internet Capharnaum Cours et.Immobilier N.A.S.A.Educational File How'd they do that?Sunday.it's Made Discovery's Sunday Showcase Discovery's Sunday Showcase Storm Warning! Sunday.it's Made SOS Vacances D'ici &.Avventura Romantique .tendres Les plus belles villes du monde Trave Travel D'ici &.Aventures, Cecile Dechambre Franklin Little Lulu Hoze.The Jersey So Weird .Heartbeat Cinema / NATE AND HAYES (5) avec T.L.Jones Cinema / BEING THERE (3) (22:40) Pub Seinfeld Futurama King of the Hill The Simpsons Malcolm.The X-Files Profiler A.Hitchcock Global News Fear Factor / Diffusion de deux emissions.The Lone Gunmen The Practice A.Hitchcock Sports Guerres et Conflits Cinema / MARION DU FAOUET, CHEF DES VOLEURS (4) Cinema / COEUR DE TONNERRE (4) avec Val Kilmer, Sam Shepard Guillemin The Canadians / B.Edwards Escape from Antarctica National Geographic.Cinema / A BRIGHT SHINING LIE (5) avec Bill Paxton, Vivian Wu Scattering.Fashion File The Goods .for Love .Families .Miracles .Homes Daredevils.the Boundaries Circus Taking it Off .Miracles .Homes Le Top 10 Musi Max Ed Sullivan Pop up video Musicographie / Elton John Presentation Musi Max: An Audience with Elton John Musicographie / Elton John d.Box Office Groove Concert Plus: Savage Garden Live en Australie Farmclub.com Clip BBC News Foreign.Hot Type Mansbridge This Hour has Seven Days.Sunday Rep.Sports Journal Passionate Eye Antiques Roadshow .l'aventure Memoires.Journal RDI .a l'ecoute Zone libre / La Radio-oncologie Telejournal Culture-choc Montreal 1976 Moto / ASM Sports 30 Mag Tennis Les Grands Prix de Formule 1 / Allemagne Sports 30 Mag Golf PGA / Classique John Deere Les Contes d'Avonlea Medecins d'urgences Le docteur mene l'enquete La Firme de Boston Sexe a New York Inspecteur Frost Prime Suspect Showcase Weekend Revue Newsroom Trailer Park Tales of the City Cinema / HOUSE OF GAMES Beastmaster Earth: Final Conflict Cinema / MIND OF MR.SOAMES (4) avec Terence Stamp Cinema / THE VULTURE (6) avec Robert Hutton, Akim Tamiroff .(17:00) Sportscentral Wrestling: WWF Heat 2001 Nascar / Pennsylvania 500 Sportscentral Wrestling: WWF Heat Debrouillards Hist.ballets Panorama Villages.Duos: session jazz O Zone Collection Cinema / CITIZEN KANE (1) avec Orson Welles, Joseph Cotten Secrets of Forensic Science Junkyard Wars Monster Machines Monster Machines / Miners .Ultimate Man Made Wonders Monster Machines Auto Racing Sportsdesk That's Golf World of Golf LPGA Golf / Giant Eagle Classic - derniere ronde Sportsdesk Minute Drill J.Bravo .Mimi?Redwall Dilbert .le meilleur Daria Simpson Ned.triton Cybersix South Park Simpson Quads! Carte.Chroniques.Journal FR2 Le ciel passionnement (3/5) Grandes Enigmes de la science Concert classique Gros Plan.Journal belge Soir 3 / Invite Get a Life The Tribe Vox Inquiring.Cinema / UNDER THE DOMIM TREE (4) avec Kaipo Cohen Rusty .(22:25) Allan Gregg The View.Vivre a deux Les Copines C'est mon choix Defendez nos filles! Medecine.secondes Salut beaute! Les Copains La Vie en vrac Au gout du jour .a bord! Question Sante L'Ombudsman Vos droits Sur la colline Parole et Vie Action Emploi Cite perdue Animorphs Chair de poule .galaxie Radio enfer Buffy contre les vampires Saddle Club Screech.Story Studio Zack Files Caitlin's.Grade Alien S.Holmes Radio Active Syst.Crash Big Wolf.Lost Nebula Shadow.Technofolie .c'est fait Invasion Planete Terre Babylone 5 Destination: Lune Star Trek: la nouvelle generation Le TVA (22:15) Le Grand Journal (22:45) Spy TV The Weakest Link Murder in Small Town X Daniel Boucher 7LP0301B0729 b3 lectures dimanche 7LP0301B0729 ZALLCALL 67 01:06:32 07/29/01 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 29 JUILLET 2001 B3 UN ÉTÉ DANS LA VIE DE.CONSEILS D'AMIS Philippe Falardeau, lecteur polyvalent Paul se bat SÉBASTIEN RODRIGUE Penché sur un minuscule bureau, le Dr Paul Saba insiste au téléphone auprès d'une patiente.« Voulez-vous que je passe vous voir ?Votre pression est haute », répète-t-il par deux fois.Cette conversation peu commune se déroule au CLSC Saint-Michel, où le médecin entreprend une journée de consultation loin des hôpitaux et des cliniques.Deux journées par semaine, le Dr délaisse son travail dans une clinique de l'ouest de Montréal pour visiter des patients à domicile.La plupart des malades sont âgés et ne sortent pas de la maison.« C'est mieux de les visiter pour éviter les débordements dans les urgences et parce que leur état se détériore s'ils attendent dans un corridor », souligne le médecin.Bonjour docteur Le grand gaillard de 48 ans s'inquiète de ses patients tel un père de famille.« Parfois, les gens n'appellent pas à l'urgence et ils meurent à la maison », explique-t-il.La parabole du bon samaritain résume à elle seule l'idéologie de Paul Saba.« C'est un commandement que de s'occuper de nos parents », lance-t-il, en se dirigeant vers sa voiture.Depuis six mois, le Dr Saba visite régulièrement Lorette Laurin, 79 ans.Elle habite un appartement avec son fils Claude, dans la cinquantaine et déficient intellectuel léger.À genoux, son ordinateur portatif placé sur le lit, le médecin note ses observations, suggère à sa patiente de faire quelques exercices et révise son régime.Environ 45 minutes se sont écoulées lorsque Paul Saba reprend la route.Sans la visite du Dr Saba, Mme Laurin aurait dû demander l'aide d'un de ses fils pour la transporter à l'hôpital, une expédition d'au moins une demi-journée.De son côté, Simone Lefebvre souffre de problèmes respiratoires et son fils s'inquiète.Le médecin les rencontre pour la première fois.Cette visite tombe à point puisque la dame de 81 ans devient anxieuse quand elle descend les escaliers de son immeuble pour se rendre à l'hôpital, comme elle l'a fait encore récemment.Dans la cuisine, le Dr Saba pose de nombreuses questions afin d'établir son diagnostic et décide d'hospitaliser la dame pour une pneumonie.Autant Mme Lefebvre que son fils sont contents du verdict du médecin, qui leur a longuement expliqué les choix qui s'offraient à eux.Le médecin s'occupe ensuite de l'ambulance et télécopie à partir de son ordinateur son diagnostic à l'hôpital.Pendant ce temps, Mme Lefebvre ferme les yeux et s'endort sur sa chaise berçante, rassurée par l'idée de descendre les escaliers bien assise sur une civière.La médecine selon Paul Saba Paul Saba a travaillé pendant 10 ans aux États-Unis comme traumatologue aux urgences d'un hôpital de la Caroline du Nord.« Comme dans l'émission ER », rigole-t-il.Tout a basculé lorsque son père est mort à Lachine et qu'il a constaté la métamorphose du système de santé pendant son absence.« Ça m'a frappé de voir le changement de perspective.La Loi sur les médicaments, par exemple, on l'a faite pour aider les gens et maintenant, on pense aux profits », relate-t-il en faisant allusion aux frais minimums instaurés à partir de 1992.Depuis son retour définitif au Québec en 1996, Paul Saba s'est lancé dans une véritable croisade.« Je voulais faire quelque chose pour les gens plus démunis », confie-t-il.Il a donc accepté la présidence de la Coalition des médecins pour la justice sociale.Entre deux discussions avec des infirmières du service de maintien à domicile du CLSC Saint-Michel, Paul Saba décoche quelques flèches à l'endroit du gouvernement.« Ici, nous n'avons pas pris de nouveaux patients depuis six mois parce que nous n'avons plus d'argent.On doit leur dire d'aller à l'urgence », dénonce-t-il.Le médecin estime que les 723 millions de dollars promis pour la santé au dernier budget provincial serviront surtout à combler les déficits des hôpitaux.« Il y a eu seulement 30 millions pour les soins à domicile », note-t-il avec dépit.Le médecin espère rien de moins que le retour d'un système de santé public qui soit « le meilleur au monde ».« Nous avons des hôpitaux universitaires, l'assurance-maladie, tout ce qu'il faut pour avoir un système formidable, mais les gens trouvent que c'est trop cher », regrette-t-il.Plusieurs fois par semaine, il rencontre ses collègues de la coalition pour planifier des actions.Il monte aux barricades contre les politiques du gouvernement, peste contre les compagnies pharmaceutiques et manifeste avec les infirmières.Les régions sont toutefois la nouvelle préoccupation de Paul Saba, qui espère désormais travailler une fin de semaine par mois à l'extérieur de Montréal.Il participera d'ailleurs à la sauvegarde des urgences de l'hôpital de Jonquière qui était menacée de fermeture récemment en raison d'une pénurie de médecins.ALEXANDRE VIGNEAULT collaboration spéciale Esprit curieux, fouineur et futé, Philippe Falardeau est un lecteur épris de diversité.Il lit des recueils de nouvelles « au cas où il y en aurait une qui ferait un bon film », savoure des romans par plaisir et se tape des essais pointus pour assouvir une vieille passion, l'archéologie.« Il a fallu que je me censure en faisant mes choix, avoue-t-il candidement, parce que j'aurais très bien pu conseiller le dernier cri en paléoanthropologie.Un polar débridé Question de rigoler un peu, le sympathique réalisateur de La Moitié gauche du frigo recommande d'entrée de jeu Les Aventures hallucinantes de Gus Oalzerre : l'oeil privé, de Daniel Da, publié chez L'effet pourpre.« C'est un mélange entre Pennac, Benaquista et San Antonio, dit-il.Une espèce de polar débridé où il ne faut pas trop essayer de trouver du sens aux choses.» Un peu dans la même veine, il conseille Le Labyrinthe aux oliviers (Points), de l'auteur barcelonais Edouardo Mendoza.« Ça raconte l'histoire d'un interné qui a un sixième sens pour élucider les mystères et qui est recruté par les flics, le temps de terminer une enquête.L'amour total Ceux qui aiment les histoires d'amour tragiques et qui ont du temps devant eux devraient se plonger dans Belle du seigneur, d'Albert Cohen.Cette histoire « d'amour-passion par excellence », selon Philippe Falardeau, tient dans une brique d'environ 1000 pages, dont Folio a proposé une nouvelle édition il y a quelques années.« J'ai lu ce roman-là à 20 ans, en vacances en Floride avec mes parents.J'étais moimême en peine d'amour et je lisais debout, les pieds dans l'eau, assure-t-il.J'ai même des photos de ça.» Complètement pris pas ce bouquin, le jeune Falardeau le lisait même en faisant la queue pour monter dans les manèges.« Plus l'attente était longue, mieux c'était ! » lance-t-il en rigolant.Du romancier Edouardo Mendoza, le réalisateur invite aussi à la lire La Ville des prodiges, qui raconte l'histoire d'un jeune homme qui quitte la campagne pour s'installer en ville.« En arrière-plan, on voit la longue et lente évolution de la ville de Barcelone », dit-il, ce qui l'amène à placer le roman de Mendoza dans la lignée de Cent ans de solitude, de Gabriel Garcia Marquez, qui relate l'histoire d'un village et d'un pays à travers celle de la famille Buendia.Des vacances?Contrairement à la majorité, Philippe Falardeau ne s'offrira pas de longues semaines d'oisiveté cet été.« Je considère que je suis toujours un peu en vacances, dit-il.Je m'arrange pour ne travailler que quatre ou cinq heures par jour.» Il passera l'été à plancher sur un documentaire s'intéressant aux effets de la célébrité, destiné à faire partie d'une série intitulée Les Opiums du peuple.Il poursuit par ailleurs son implication dans le projet Kino, un regroupement informel de vidéastes qui produisent et projettent des vidéo une fois par mois dans une ambiance amicale.Mordecaï Richler Et bien sûr, il s'offrira de longues heures de lecture.Outre Le Coquillage de Léonard, essai d'histoire naturelle par l'américain Stephen Jay Gould, il se promet de lire Le Monde de Barney, de Mordecaï Richler.« C'est François Couture, éditeur de L'effet pourpre, qui me l'a conseillé, explique-t-il.Il m'a dit que c'était drôle, que ça se passait à Montréal et que ça ferait un bon film.» Afin de respecter la conscience sociale du réalisateur, on vous transmet aussi ses avis d'intérêt public : « À éviter systématiquement comme lecture, le journal Métro, quintessence de ce qu'est en train de devenir l'information, dit-il.À lire systématiquement cet été : la posologie de votre crème solaire ! Photo ROBERT NADON, La Presse © Le Dr Paul Saba lutte sur le terrain comme sur le plan politique pour un système de santé plus humain.Photo ROBERT NADON, La Presse © Le Dr Paul Saba, 48 ans, s'inquiète de ses patients tel un père de famille.PIQUE-NIQUE AU PIED D'UN MONUMENT Une fermière chez les bourgeois CHANTAL GUY Premier monument consacré à une figure populaire au Québec, La Fermière, réalisé par l'un des plus grands sculpteurs (1878-1953), trône au milieu du marché Maisonneuve, à l'angle de Morgan et Ontario, depuis 1916, année de son inauguration.Vocation prédestinée ?Nous sommes après tout dans Hochelaga-Maisonneuve, le quartier de la Bolduc ! Loin de toute faiblesse et de toute fragilité, la fermière d'Alfred Laliberté est une femme dodue et robuste, cachée sous un large chapeau et tenant sur sa hanche un panier rempli de produits maraîchers.Le monument est d'une hauteur de six mètres.Aux pieds de la fermière, trois grenouilles.Plus bas, trois tortues, et à la base, six tortues.Sur le socle, trois garçons à l'air canaille se chamaillant respectivement avec une dinde, un veau et un poisson, et semblent plus vrais que nature.De petites fontaine d'eau jaillissent de la bouche des animaux.On dit souvent que la sculpture représente L o u i s e Mauger, épouse de Pierre Gadoys, considérée comme la première « fermière » de Montréal, s'étant installée sur une terre concédée en 1648 par Maisonneuve.Selon Den i s e R o y , commissaire de l'exposition A.Laliberté au Château qui s'est tenue l'an dernier au Château Dufresne, il s'agit d'une légende.« Nous n'avons aucune preuve de cette affirmation, dit-elle.Nous voyons plutôt une femme rurale du XIXe siècle, comme l'était la mère de Laliberté.Une image que l'on retrouvera dans sa série de 214 bronzes sur les légendes, métiers et coutumes d'autrefois.» Commandée par la Ville de Maisonneuve, alors en plein développement grâce aux mégalomanes frères Dufresne, l'oeuvre en bronze disposée sur un socle en pierre est la première à avoir été coulée au Canada, selon Mme Roy.Habituellement, cela se faisait en Europe.La Première Guerre força les Européens à se consacrer à l'industrie militaire.et obligea Laliberté et la Ville de Maisonneuve à la débrouillardise.Les pièces de La Fermière furent coulées à la fonderie industrielle Robert Mitchell, dont l'art n'était certes pas l'intérêt ! Alfred Laliberté fut payé environ 3000 $ pour cette sculpture, ce qui lui permis d'acheter la maison de la rue Sainte-Famille où il vécut toute sa vie.La Fermière est la première grande commande de l'artiste et fut une oeuvre importante dans sa prolifique carrière qui comptera Le Monument à Louis Hébert à Québec (1917), Le Monument funéraire de Sir Wilfrid Laurier à Ottawa (1923), Le Monument aux Patriotes (1926) et Le Monument à Dollard des Ormeaux (1920) à Montréal, pour ne nommer que ceux-là.« Laliberté n'avait pas d'atelier à l'époque, raconte Odette Legendre, biographe et nièce du sculpteur.Il devait modeler chez des statuaires religieux \u2014 la maison Carli \u2014 où il pouvait faire poser une dinde ou un veau, mais certainement pas des nus ! » « La Fermière est l'un des monuments de Laliberté que je préfère parce que c'est un ensemble bien intégré à son environnement », avoue Mme Legendre.En effet, le monument devait prendre place sur le terrain de l'ancien et somptueux marché Maisonneuve (construit selon les plans de Marius Dufresne) où sont logés aujourd'hui le Centre culturel et sportif de l'est et le bureau de Tourisme Hochelaga- Maisonneuve.Dans ce quartier trop méconnu des Montréalais, on a oublié les idées de grandeur de la petite Ville de Maisonneuve (surnommée la « Pittsburg du Canada »), fief de la bourgeoisie canadienne- française du début du XXe siècle où l'on avait tenté d'implanter le concept américain de « City Beautiful » avant la faillite et l'annexion de la ville à Montréal en 1918.La beauté, ça coûte cher.surtout en temps de guerre ! Effectivement, avant de luncher, le piqueniqueur pourra découvrir plusieurs bâtiments impressionnants par leur architecture en se promenant dans les rues avoisinant le marché Maisonneuve.Outre le marché et le célèbre Château Dufresne inspiré du Petit Trianon de Versailles en France (rien de moins !), on trouve de gros bijoux qui surprennent : l'hôtel de ville construit en 1912, le poste de pompier (1915), l'église du Très- Saint-Nom-de-Jésus (1906), où existe toujours un superbe orgue des frères Casavant, et le bain Morgan (1915), qui contient dans sa façade une autre sculpture en bronze d'Alfred Laliberté, Les Petits Baigneurs.Elle représente deux garçons à l'air plutôt chenapan qui s'amusent près d'un bassin, ressemblant comme des frères aux garçons du monument La Fermière.Le marché Maisonneuve a aujourd'hui retrouvé sa vocation première, celle d'un lieu public esthétique et agréable.On trouve des tables de pique-nique multicolores, des pelouses bien entretenues, des bancs publics confortables.Le nouveau pavillon du marché Maisonneuve inauguré en 1995 contient un petit café-restaurant, une terrasse, des épiceries fines, un kiosque à journaux, un étalage de fruits et de légumes frais en plein air.La restauration de La Fermière d'Alfred Laliberté en 1995 est le symbole de la renaissance de ce quartier.Longtemps laissée à l'abandon et aux vandales, les grenouilles et les tortues en bronze avaient été volées et l'un des garçons avait été carrément décapité Photo ROBERT NADON, La Presse © La restauration de l'oeuvre en 1995 est le symbole de la renaissance du quartier Hochelaga-Maisonneuve.Photo ROBERT NADON, La Presse © La fermière d'Alfred Laliberté est une femme dodue et robuste, cachée sous un large chapeau et tenant sur sa hanche un panier rempli de produits maraîchers.Photo RÉMI LEMÉE, La Presse © Belle du seigneur, d'Albert Cohen, tient dans une brique d'environ 1000 pages, dont Folio a proposé une nouvelle édition il ya quelques années.« J'ai lu ce roman-là à 20 ans, en vacances en Floride avec mes parents, dit Philippe Falardeau.J'étais moimême en peine d'amour et je lisais debout, les pieds dans l'eau.J'ai même des photos de ça.» 7LP0402B0729 B-4 dimanche - ARTS 7LP0402B0729 ZALLCALL 67 01:14:38 07/29/01 B B4 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 29 JUILLET 2001 LES FRANCOFOLIES DE MONTRÉAL Cinq questions aux.Respectables MARIE-CHRISTINE B L A I S collaboration spéciale De 1991 à 1999, le band montréalais The Respectables faisait un petit malheur avec son répertoire rock en anglais.Mais côté reconnaissance populaire, c'était le désert.Et puis, en 1999, après deux albums anglos, le groupe, formé de francophones dès ses débuts, décide de lancer un album tout en français, $ = Bonheur.Bingo, français = succès pour les Respectables puisqu'ils en vendent 35 000 exemplaires ! La Presse a posé 5 questions au guitaristechanteur Sébastien, des Respectables, qui seront en show ce soir, au Spectrum, 19 h.Q Comment résumerais-tu l'année qui vient de s'écouler ?R En flèche vers le haut ! Si on était une compagnie, les employés se prendraient un bonus (rires) ! Mais on est juste un band, alors.Ça fait presque deux ans maintenant que l'album est sorti.L'an dernier, les gens ont découvert nos tounes par la radio.Je dirais que cette année, grâce aux shows, les gens nous voient enfin pour ce qu'on est, pas mal plus rock sale qu'on peut le penser si on écoute juste deux, trois de nos tounes.Q Quand tu as écrit L'homme 7-up, était-ce dans l'espoir que ça devienne une ritournelle publicitaire, comme c'est le cas maintenant ?R Pas du tout.J'ai écrit ça il y a environ trois ans, après avoir vu un reportage sur les hommes modernes qui ont des idées claires et qui boivent des boissons claires (rires).Et j'écoutais à ce moment-là un de mes disques fétiches, Aux armes et caetera de Serge Gainsbourg, d'où le son reggae.Tant mieux si ça marche \u2014 peut-être que quelqu'un comme Richard Desjardins n'aurait pas accepté de vendre sa toune, mais Andy Warhol, lui, oui (rires).Ce qui est vraiment cool, c'est qu'on a fait une version anglaise de la publicité, mais qu'on a pu y laisser une couple de phrases en français.Ça nous a permis en plus d'aller aider les gars de Big Sugar à Toronto pour la traduction en français d'une couple de leurs tounes (Big Sugar sera aux Franco Folies vendredi prochain).Q Les Franco Folies sont souvent l'occasion de shows-concepts et de rencontres.Quel serait le show de tes rêves ?R Le rêve, ce serait que Gainsbourg ne soit pas mort et vienne voir un de nos shows.Mais sinon, peut-être que ce serait le show qu'on va donner ce soir, avec des surprises vraiment pas pires.Q Est-ce que ça représente quelque chose de spécial, jouer aux Franco Folies ?R Pour moi, c'est une sorte de consécration.Et y participer deux fois en plus, puisqu'on a joué sur une scène extérieure l'an passé ! C'est comme si on était accepté par la francophonie.Écoute, on est sur la même affiche que du monde exceptionnel comme Arthur H.! Q À quoi pensez-vous juste avant de monter sur scène ?R On pense à notre premier accord.Et pour ne rien te cacher, d'habitude, on se réchauffe avec un mélange de gymnastique et de vin rouge ! Photo BERNARD BRAULT, La Presse © Aguicheuse, fragile, amoureuse, Juliette Gréco semble aussi jeune que les chansons qu'elle interprète.Gracieuse et généreuse Gréco P H I L I P P E RENAUD Nous lui aurions bien offert une sixième ovation debout sur nos chaises, mais puisque toute bonne chose a une fin.Hier soir, la salle Wilfrid-Pelletier a vibré, soufflé, ri, applaudi, et, bien sûr, versé quelques larmes pendant le généreux tour de chant de la grande interprète, icône d'une époque, monument de la chanson française, Juliette Gréco.Permettez que je m'emballe, n'ayant pas assisté à son dernier concert à Montréal, à ces mêmes Franco Folies il y a trois ans seulement.Mon regard frais est resté fixé pendant 2h15 sur les grands yeux de la dame, sur ses mains qu'elle portait à son visage, qui agrippaient le micro comme si sa vie en dépendait, qui repoussaient, d'un geste délicat, ses cheveux noirs vers l'arrière.On dit qu'elle a 74 ans.Lorsque l'orchestre \u2014 dirigé par son mari, arrangeur (de Brel, notamment) et pianiste Gérard Jouannest \u2014 lançait la musique, Gréco paraissait en avoir 50 de moins.Sans blague, sur scène, elle retrouve une fraîcheur qu'en usant de ses cordes vocales.Elle était la Jolie Môme de Ferré, chantée au début de la première partie, qui palpitait des mains.Aguicheuse lorsque le rôle le commande, fragile dans Les Années d'autrefois.« T'en souviens-tu de notre histoire d'amour ?» chantait-elle dans cette dernière chanson, un texte de Richard Cannavo sur une musique de son mari.Christiane, de Notre-Dame- de-Grâce, croisée pendant l'entracte, s'en souvenait : « Pour moi, Juliette Gréco, c'est l'incarnation de la chanson française.C'est toute son histoire qui passe par ses interprétations.» Permettez que je m'emballe encore un peu.Le geste, la voix, les râles et les notes traînées de peine et de misère dans la touchante Le Contre-ecclésiaste.Au rappel, Ne me quitte pas, une supplique dans la voix de l'homme qui devient un ordre dans celle de Juliette Gréco.Brel encore, dans cette version de J'arrive qu'elle chante pendant que la salle est plongée dans le noir total, avec pour seule lumière le reflet, dans son visage et ses mains, de l'unique projecteur braqué sur elle.Le secret de sa jeunesse réside sûrement dans celle des chansons qu'elle interprète, qu'elle habite mot par mot, qu'elle accapare note par note.De si grandes chansons qu'on les croirait encore fraîchement écrites.D'ailleurs, le seul moment où Juliette Gréco a prononcé le mot nostalgie, c'était à propos du concert de jeudi soir dernier.« Je suis un peu nostalgique, disait-elle.Avanthier, c'était avec Diane Dufresne ; ce soir, c'est toute seule.» Puis, elle a interprété La Javanaise, de Serge Gainsbourg.Au bout du deuxième rappel, les musiciens étaient retournés en coulisse.Gréco ne savait plus comment quitter la scène, saluant et embrassant son public.Elle a fait signe au pianiste de revenir devant les projecteurs, a pris le micro dans sa main en annonçant « une chanson d'amour, donc une chanson révolutionnaire ».Elle savait que nous savions qu'elle ne pouvait partir sans chanter Le Temps des cerises.Retrouvez nos critiques, nos entrevues et l'horaire des événements des Franco Folies www.cyberpresse.ca/francofolies Une soirée animée MARIE-CHRISTINE B L A I S collaboration spéciale D'APRÈS VOUS, que font la majorité des chanteurs trois quarts d'heure avant de donner un show, disons au Spectrum, et qui plus est, dans le cadre d'un événement important comme les Franco Folies ?Hier soir, Martin Deschamps, lui, n'était pas en train de se ronger les sangs ou de faire un test de son.Il était plutôt en train de chanter une toune avec sa copine Angel Forrest qui, elle, se produisait sur la grande scène extérieure, angle Jeanne-Mance et Sainte-Catherine.Il est vrai qu'Angel Forrest avait bien besoin de soutien.Elle ne manque ni de talent, ni de voix, ni de présence, ni d'expérience : depuis des années, son show-hommage à Janis Joplin est tout simplement époustouflant.Mais elle manque cruellement de répertoire en français, malgré Étrange ce qui dérange, un premier album francophone lancé récemment.C'est un des grands mystères de la vie : pourquoi diable le rhythm'n'blues ne se fait-il pas en français ?Quoi qu'il en soit, Angel a surtout convaincu le public en interprétant sa chanson préférée.Whole Lotta Love de Led Zeppelin ! Trois quarts d'heure plus tard, Martin Deschamps montait donc sur la scène du Spectrum, en compagnie de ses huit musiciens, dont trois cuivres qui s'amusaient comme des petits fous.Un Spectrum bien sage, bien assis, qui a néanmoins apprécié la performance de Martin.Angel est venue à son tour l'appuyer pendant ce batinse de beau texte qu'est Mon chien est mort, après que Deschamps nous ait fait taper des mains et qu'il tapait des béquilles pendant son gospel Sauve le monde.Il a ensuite enchaîné avec Jouer dans le dos, dont il a assuré la partie de basse avec ses moignons, installé sur une table, sans complexe, juste pour le plaisir de jouer de la basse.Même scénario pour Quand, toune toujours aussi efficace.J'ai toutefois dû quitter le Spectrum, afin d'aller jeter un coup d'oeil à Mes Aïeux.Dommage, je n'aurai pas vu Martin Deschamps chanter sa chanson préférée quand il avait neuf ans.Un éléphant sur mon balcon de ce siffleux de Roger Whitaker.« Trad » et même.« trans » Si vous feuilletez le guide de voyage consacré à Montréal par les éditions Ulysse, vous aurez une excellente explication de ce qu'est la musique « trad », ce mouvement de complète réactualisation de la musique traditionnelle par de jeunes musiciens.Le groupe Mes Aïeux est l'incarnation même de cette musique « trad » et même.« trans ».Comme dans transgénérationnelle, transculturelle, puisqu'un public de 1 à 101 ans, aux cheveux et aux peaux de toutes les couleurs, aux joues lisses ou ridées, a fortement apprécié leur performance.Avouez qu'il faut le faire : Mes Aïeux a même réussi à marier Wow d'André Gagnon et La Prison de Londres ! Une bonne partie du public s'est ensuite dirigé vers la Zone hip où se produisait le groupe français Silmarils, qui avait déjà fait escale au Café Campus et aux Franco Folies en 1996.Mais pas facile, faire du funk groove en pleine clarté et quand on a un seul succès sur les ondes, la délirante Ça va être du sport.Les gars ont toutefois assuré, et des spectateurs que j'ai croisés plus tard, vadrouille oblige, m'ont affirmé que Silmarils avait relevé le défi.Ça a dû être du sport.Devant le complexe Desjardins, en compagnie de deux danseuses à gogo, la formation Les Tubes, spécialisée en musique des années 60 et 70, est bien sympathique.Mais bon Dieu, donnez-leur des cours d'animation de foule quelqu'un ! Ça ne suffit pas, chanter Lady Marmelade, pour réchauffer l'atmosphère.C'est dommage, quand on sait qu'une foule assez considérable assistait au spectacle, sans pouvoir vraiment s'amuser.M'enfin.Pendant qu'une dizaine de personnes se faisaient frotter le dos sur des chaises à masser devant un public fort intéressé (on trouve vraiment de tout sur ce site des Francos), Nancy Dumais s'est produite sur la grande scène extérieure pour un spectacle où elle s'est révélée plutôt à l'aise et bien soutenue par ses musiciens.On aura connu des samedis soirs de Franco Folies extérieures plus chauds et plus serrés que cela, mais les spectateurs attentifs ont pu ainsi faire connaissance avec les chansons de son nouvel album Le Nombril.Et ils ont bien sûr réagi surtout pendant qu'elle chantait ses succès radio, Parler aux anges, Trembler le monde et Le nombril.En fait, c'est surtout du côté de l'animation qu'on faisait des découvertes, hier soir, par exemple en écoutant À l'ombre du fromager, légende africaine où le conte, le théâtre, l'humour et la musique se mêlaient pour relater les aventures de Maki \u2014 Maki qui n'hésite pas à lâcher un « tabarnouche » de temps à autre ou à se servir des petits problèmes techniques pour mieux faire rigoler la foule.La très sympathique troupe sera au parc Hydro- Québec les 2 et 3 août, aux environs de 21 h et 22 h.C'était d'autant plus agréable de les écouter qu'on peut en même temps savourer une crêpe et boire une bière importée, dans ce coin du site.Enfin, je termine sur la révélation de ces 13es Franco Folies : la tente karaoké.Tous les soirs, de 19 h à minuit, il y a foule et cohue dans la (trop) petite tente plantée sur l'Esplanade.Animée joyeusement par Isabelle Crevier, les chanteurs amateurs se bousculent, surtout pour chanter du québécois, et certains reviennent tous les soirs depuis jeudi ! Il fallait voir une Évelyne de 12 ans demander aux gens de l'aider pendant La Rue principale des Colocs ou une Karine montréalaise aux yeux bridés massacrant Dors Caroline, ce qui a incité tous les spectateurs présents à chanter avec elle pour soulager nos oreilles.« Il y a beaucoup d'artistes cachés », m'a dit ma copine Roxane, rencontrée là par hasard.Non, il y a juste des gens qui aiment chanter, comme c'est le cas depuis la nuit des temps.Chanter, c'est naturel.C'est faire des disques et des spectacles qui ne l'est pas.La tente karaoké vient heureusement nous le rappeler.Photo BERNARD BRAULT, La Presse © Un des temps forts du spectacle de Martin Deschamps au Spectrum, son fameux solo de basse, alors que Martin a joué avec une basse, une table et ses moignons.Pas pour épater le monde, mais parce que c'est plaisant, jouer de la basse.Les Respectables seront sur la scène du Spectrum, ce soir, à 19 h. 7LP0501B0729 B-5 dimanche - ARTS 7LP0501B0729 ZALLCALL 67 01:14:53 07/29/01 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 29 JUILLET 2001 B5 LES FRANCOFOLIES DE MONTRÉAL Pas de vacances pour Luc De Larochellière L'auteur-compositeur-interprète ressent le besoin d'expérimenter, de risquer, d'être provoqué par les expériences P H I L I P P E RENAUD Pensons à l'été, pensons au soleil, au vélo, aux vacances, aux terrasses.Rien de cela pour Luc De Larochellière, ou sinon à toutes petites doses.« Cet été, je n'avais pas envie de rester chez moi à me tourner les pouces en espérant que le téléphone sonne pour un concert dans tel ou tel festival.», explique-t-il, assis sur la terrasse arrière du bistrot Le Verre bouteille, son laboratoire estival dans lequel il a choisi de nous enfermer tous les lundis soir.Luc va le garder, son teint pâle.Pas de vacances pour l'auteur, compositeur et interprète.Les pneus de son vélo sont dégonflés et risquent de rester flasques jusqu'à la fin du mois d'août.Il vient de déménager, ce qui a occupé les premières semaines de son été.Et à la suite d'un séjour au Bénin et en Arabie Saoudite, il est revenu en ville avec un projet qui demande pas mal d'investissement : dix concerts \u2014 tous différents, inédits \u2014 chaque lundi, en plus de sa prestation extérieure aux Franco Folies ce soir.Quinze ans après avoir remporté le concours de la chanson de Granby, après avoir frayé avec les plus grosses scènes de la province, après avoir hissé les Sauvez mon âme, Amère América, Si Fragile, Los Angeles, Chinatown au sommet des palmarès québécois, Luc De Larochellière ressent le besoin d'expérimenter, de risquer, d'être provoqué par les expériences.Un véritable laboratoire La série de dix concerts au Verre bouteille \u2014 où chaque soir il accueille sur scène un invité- surprise \u2014 s'avère être le stimuli recherché pour botter sa carrière qui, sans être en panne, stagne tout de même un peu.Vu d'ici, son plus récent album, a connu de modestes recettes aux comptoirs des disquaires, malgré le single J'irai ou j'irai pas, qui a tourné abondamment à la radio.« C'est un peu ça, un laboratoire, compare- t-il.J'essaie des tas de trucs, je rencontre du monde, je me mets en situation de déséquilibre, en espérant toujours qu'il se passe quelque chose.Je te dirais que je ne suis pas vraiment pas déçu.C'est un labo pour moi, pour les musiciens, et c'est un laboratoire aussi pour mes invités.Ils viennent au Verre bouteille essayer des nouvelles chansons.» La spontanéité est à l'ordre de la soirée, quelque part entre un concert et un jam de musiciens.Très peu de structure : Luc contacte ses invités, les convoque le lundi midi, répète quelques heures puis se lance dans l'arène improvisée qu'est le Verre bouteille (un petit bar sans scène) où s'entassent tous les lundis au plus 125 fans.« On refuse du monde, se réjouit-il.Et sans pub ! Juste le bouche à oreille qui fait son travail.» Jouer.pour évoluer « Trop souvent, déplore De Larochellière, on entre dans un drôle de pattern où si on ne joue pas dans une grosse salle, on reste à la maison et on attend la gig.C'est un peu triste car c'est à force de jouer qu'on évolue.Personnellement, j'essaie de trouver une façon moderne qui ferait penser à ce qu'étaient les boîtes à chansons autrefois, ce genre de mood.» À l'aise dans sa formule plus dynamique, dans ce nouveau groupe dont la moyenne d'âge des musiciens doit se situer autour de 25 ans, le chanteur touche à d'autres visions musicales.Sent-il pour autant le besoin de renouveler sa formule chansonnière ?« J'ai toujours besoin de me renouveler, corrige-t-il.Il s'agit de trouver l'angle.Tu sais, se renouveler, ça ne se fait pas en criant ciseaux.Il y a toute une démarche psychologique, un nettoyage qui doit s'entreprendre.Je pense que l'album Vu d'ici illustrait bien ce nettoyage, ça se ressent dans mes textes.Entre Sauvez mon âme et Los Angeles, y'a tout un monde.» « Je pense qu'avec ma nouvelle gang, poursuit-il, y'a un feeling qui circule.Je ne sais pas ce que ça va donner.Y'a des périodes où c'est plus ardu ; tu voudrais te renouveler mais c'est difficile, y'a pas assez d'eau au moulin.Alors, on a tendance à s'asseoir sur nos acquis.Tu y vas avec ce que t'as entre les mains.Mais là, j'ai l'impression d'avoir des bonnes cartes.» À mon arrivée au Verre bouteille lundi après-midi dernier, Luc répétait avec Musa Dieng Kala, le « bleuet sénégalais ».Résultat frappant de fraîcheur : les jeunes musiciens qui s'affairaient à traduire en rock les chansons du Sénégalais d'origine, Luc derrière qui écoutait en chantant, secondé par sa choriste Verushka.De Larochellière, plongé dans des éléments sonores méconnus, forcément inédits pour ses fans qui le connaissent \u2014 et l'apprécient \u2014 pour sa constante façon de composer, d'interpréter son univers musical.Le teint de Luc De Larochellière restera pâle cet été.C'est plutôt son inspiration qui bénéficiera d'une vivifiante insolation de créativité.« J'essaie des tas de trucs, je rencontre du monde, je me mets en situation de déséquilibre, en espérant toujours qu'il se passe quelque chose.» Photo ROBERT MAILLOUX, La Presse © Luc De Larochellière, qu'on pourra voir aux Franco Folies ce soir, ne reste pas inactif cet été.Tous les lundis, en compagnie d'un invité-surprise, il régale ses fans au bistrot Le Verre bouteille.Maurane: la fille de son père MARIE-CHRISTINE B L A I S collaboration spéciale IL S'APPELAIT Guy Luypaerts.Il a été chef d'orchestre pour Yves Montand et Édith Piaf.Il a enregistré notamment un album d'orchestrations symphoniques de la musique de Richard Rodgers (à qui on doit la chanson The Lady is a Tramp).Il a composé des musiques, dont celle de Pigalle interprétée par Trenet ou de Rêver que chantait Lucienne Boyer au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.Il a même été emprisonné à titre de déserteur en compagnie de.Charles Trenet, dont il était le pianiste et arrangeur en 1939, tout cela parce que tous deux avaient voulu d'abord honorer un contrat avec Madame Piaf avant d'aller se présenter à la caserne.La légende veut que Trenet, le lendemain, se mette à chanter à pleins poumons en balayant, et tous deux furent illico libérés Et c'était aussi le papa de Maurane, décédé il y a peu.C'est donc la musique de Guy Luypaerts, plus exactement le premier mouvement du Triptyque pour cordes qui clôt le tout dernier album de Maurane, baptisé Toi du monde et dédié à l'homme qui m'a le plus manqué, son père.Ce soir, c'est avec sa chaleur, son rire et sa force habituelles que Maurane chantera quelques-unes des chansons de Toi du monde, aux côtés de ses succès, à la salle Wilfrid- Pelletier, dans le cadre des Franco Folies.O mio babbino caro Qu'on ne s'y méprenne pas, même si tout l'album est empreint du papa de Maurane et de sa mort, c'est d'abord un disque très musical où la voix de la chanteuse se marie intimement aux instruments.Un disque très joyeux par moments, parfois plus mélancolique, parfois même responsable, un peu comme si Maurane disait : « Je suis responsable de ma planète, je suis responsable de la peine que l'on fait aux enfants.» C'est drôle, le papa de Maurane a composé une musique qui s'appelle Le Petit Prince.« Depuis qu'il est parti, j'ai encore grandi », dit en tout cas Maurane.Et elle le dit en souriant.« Oui, parce que j'en suis sans doute au deuxième stade de la douleur et que ce disque m'a permis d'exorciser la peine, de me réconforter.J'ai vécu avec mon père jusqu'à l'âge de 7 ans, ensuite il n'a plus été là, nous nous sommes retrouvés sur le tard.Alors, il y avait des peines à consoler.On n'imagine pas à quel point cela peut être doux, penser à un être proche qui est parti, à quel point il peut même se développer une relation tendre avec son souvenir.Moi, en tout cas, j'ai même des fous rires en pensant à lui.» Des amis fidèles Pour l'aider dans ce périple infiniment personnel, Maurane a pu faire appel à des amis de longue date comme Francis Cabrel, qui lui a écrit une chanson (Qui à part nous ?), lui qui n'écrit à peu près jamais pour un autre.Des amis comme Jean-Claude Vannier, qui lui a donné La Chanson de la pluie, une petite merveille sur l'amour que l'on éprouve toujours pour ceux qu'on a passionnément aimés, même après la rupture et l'éloignement.Des amis comme Brigitte Fontaine, l'indispensable folle qui signe un pur poème, Barbares attraits, Brigitte Fontaine que Maurane avait rencontrée pour la première fois, il y a 20 ans, à Montréal ! Et puis des amis comme Jean Dindinnaud, Tomas Gubitsch, Nicolas Repac, qui ont composé, arrangé et joué des musiques pour les textes de Maurane, qui sont « mes décorateurs sonores », pour reprendre la jolie expression de Maurane.Et d'autres amis enfin qui sont venus chanter avec elle sur la très bizarroïde et brève Schaerbeeck Beach, le quartier éminemment urbain et bariolé de Bruxelles où habite Maurane : « Disons que c'est la plage, mais sans la mer, cette chanson », explique Maurane en riant.Un choix personnel C'est sans doute cette chaleur amicale qui explique le ton particulier de ce cinquième album, où Maurane apparaît sur la pochette sans maquillage, nature.« C'est un choix personnel, comme le fait de ne pas mettre ma voix de l'avant, mais plutôt de la traiter comme étant un instrument parmi les autres.Je suis une chanteuse, c'est entendu, mais je pense que je suis surtout une musicienne dans l'âme, dont l'instrument s'appelle les cordes vocales.» « Le prochain album, conclutelle, je pense que je le consacrerai aux petites choses qui font plaisir, sans doute parce que le bonheur me fait de moins en moins peur.D'ailleurs, j'aurai du bonheur à chanter en pensant à mon père.Tout le monde peut se reconnaître dans la perte d'un être cher.Et je fais confiance aux gens : ensemble, dans une salle, nous pouvons faire face à tout.» MAURANE, à la salle Wilfrid-Pelletier ce soir, 20 h.Photo PIERRE McCANN, La Presse © Les spectateurs retrouveront la chaleur, le rire et la force habituelles de Maurane ce soir, à la salle Wilfrid-Pelletier.Elle y chantera, entre autres, quelques-unes des chansons contenues dans son plus récent album, Toi du monde, dédié à son père récemment décédé. 7LP0601B0729 b6 lectures dimanche 7LP0601B0729 ZALLCALL 67 01:06:42 07/29/01 B ROMANS Titres suggestifs mais pas toujours suggestions de lecture SONIA SARFATI Ils ont atterri sur le bureau, coup sur coup, alors que sonnait l'heure des vacances.Des « romans de filles » \u2014 écrits par des femmes, mettant en scène une bande de copines et destinés à des lectrices \u2014 intitulés Confidences érotiques des grandes noires et des petites blanches, Déshabillez-moi et Tout le monde fait l'amour.le tout, accompagnant Mister Perfect et réclamant Cherche homme à tout faire.Les chaleurs ne seraient-elles pas qu'affaire de canicule ?Les soupers de filles feraient- ils des petits sur les rayons de librairie ?Bref, un coup d'oeil s'imposait.Et une conclusion : le titre suggestif n'annonce pas toujours une suggestion de lecture.Mais parfois.Parfois, il cache la bonne surprise.Le vent de fraîcheur.C'est le cas de Confidences érotiques des grandes noires et des petites blanches de Khadi Sy Bizet (JC Lattès).Un roman léger et heureux dans lequel il y a bel et bien au moins une grande noire (Myriam), une petite blanche (Béatrice) et tout ce qui se décline entre ces deux types de femmes dans le quartier parisien multiethnique où elles vivent.Quant aux confidences érotiques, il faut surtout retenir la partie « confidences » de l'expression.Confidences entre les membres de la bande, entre autres quand elles passent une soirée au hammam à boire du thé à la menthe et à grignoter des pâtisseries : Myriam, mariée et mère de deux enfants, donc pilier du groupe en matière de stabilité affective ; Béatrice, qui tombe toujours dans les bras du mauvais gars.mais comme elle n'a pas l'intention d'y rester, who cares ?; Sandra, mariée mais peut-être pas pour longtemps ; Muriel, qui est si jeune mais pas si innocente ; et Sonia, qui est en train de divorcer après quatre mois de mariage.Il y a également Antoinette, Emma et toutes les autres, qui sont les clientes des copines.Car elles travaillent toutes avec le public.Mais, et c'est ce qui fait la note particulière de ce roman-là, pas dans les domaines haut de gamme ( ! ) style droit, médecine et autre ingénierie \u2014 ce qui aurait pu être, Khadi Sy Bizet étant médecin.Mais non.Ses héroïnes sont esthéticiennes, vendeuses de vêtements, coiffeuses.Ce qui n'empêche pas leur vie d'être autre chose que « p'tite » et leurs fous rires, contagieux à toutes.Vlan, dans les dents des vilains préjugés Et puis, fallait y venir un jour ou l'autre : l'histoire de filles à l'heure d'Internet.Ça y est.Cela s'appelle Déshabillez-moi \u2014 et c'est plus une menace qu'une promesse : le livre de la journaliste Roberta Corradin (Florent Massot), bien que prometteur en début de parcours grâce à son humour truculent, s'éparpille bientôt comme l'information sur le Net.On y suit Dépression Prémenstruelle et J'aiperdudeuxkilos (qui devient parfois J'aigagnédeuxkilos) qui, sous l'égide de Madame, mènent une Opération Zalopes qui les conduit à rédiger une encyclopédie sur les femmes à l'usage des hommes.On pourrait croire que le résultat, donc, serait plus apprécié entre des mains masculines.Le test a été fait.C'est non.Le résultat est plus concluant chez Pascale Clark, elle aussi journaliste et dont l'univers n'est pas sans rappeler celui de Katherine Pancol.Voici Tout le monde fait l'amour (Albin Michel).qui pourrait être la suite de la chanson Tous les garçons et les filles de Françoise Hardy : après s'être promenés la main dans la main et les yeux dans les yeux, ils passent à autre chose.Tous.En particulier Maud, qui ne sait plus où donner du corps.Et Gertrude, qui se fait parfois mal dans l'aventure.Tous, sauf Clara.La narratrice.Chacune cache un secret.Une blessure.Sur lesquels Pascale Clark lèvera tranquillement le voile.Un roman comme une journée d'été, quoi.Le soleil et la chaleur.Et, soudain, imprévisible malgré les nuages noirs s'amoncelant à l'horizon, l'orage.Faut aimer les éclairs et le tonnerre pour apprécier.Comme il faut, un peu, croire aux contes de fées pour plonger dans tout le bleu \u2014 mais pas l'eau de rose ! \u2014 de Cherche homme à tout faire de la journaliste (décidément !) Carolyn See (Calmann-Lévy).Pas un roman de filles dans la tradition du genre mais dans l'esprit.Car le personnage principal en est un homme, Bob Hampton.Jeune peintre qui cherche sa voie et, ne la trouvant pas, décide de se faire homme à tout faire le temps d'un été.Sauvant, ici, un enfant de la noyade ; là, aidant une jeune mère divorcée à remonter la pente ; ailleurs, en aiguillant sa colocataire quant aux (non) études qu'elle mène.Il se trouvera, grâce à elles.Et elles, grâce à lui.On peut voir là une fable humaniste, un roman où l'anecdote se teinte de poésie, une intrigue où l'absurde se coltine avec la réalité.Il y a de tout cela dans Cherche homme à tout faire.Porté par le sourire continu et contagieux que, on le devine, affichait Carolyn See en écrivant les hauts et les bas d'un homme (quasi) parfait.Lequel n'a que peu à voir avec le Mister Perfect de Linda Howard (Michel Lafon).Retour, là, au roman de filles.Mais pas nécessairement dans ce qu'il a de meilleur.On y rencontre quatre copines qui, un soir d'ennui autour d'une table et de quelques verres, enlignent sur papier les qualités de celui qui serait à leurs yeux l'homme idéal.Cela va des qualités morales (ne ment pas, ne trompe pas.) au statut social (emploi stable, friqué.) en passant bien sûr par les attributs physiques (beau gosse, bon coup, 20 cm).La liste en question \u2014 qui n'a pourtant rien de si extraordinaire \u2014 se retrouve bientôt sur Internet, fait la une des bulletins d'information locaux puis nationaux.Et les quatre mousquetaires de devenir la cible de tous les médias, de leur entourage (les maris et petits amis n'apprécient pas).et d'un tueur qui a grandi sous la tutelle d'une mère qui voulait faire de lui l'homme idéal \u2014 or, il ne répond pas à tous les critères.C'est sur ce dernier point que le bât blesse beaucoup : outre le tapage médiatique bien peu crédible que provoque la fameuse (mais bien banale) liste, l'intégration de l'intrigue policière à la comédie de moeurs qui précède se fait de bien maladroite façon.On est loin, là, de toute perfection.Finalement, pour en terminer avec les titres suggestifs, Matins blêmes à Long Island de Delia Ephron (JC Lattès).Qu'on se le dise, ces matins-là ne sont pas pâles parce que précédés de nuits blanches et torrides (pour d'autres raisons que la canicule).C'est pourtant ce que l'éditeur semble suggérer, en traduisant ainsi le titre de ce qui, en version originale, s'appelait Big City Eyes.Histoire de faire un lien avec Nuits blanches à Seattle, dont Delia Ephron est la scénariste.Sauf qu'il n'y a aucun rapport entre les nuits blanches de Meg Ryan et les matins blêmes de Lily Davis.Laquelle a quitté Manhattan pour la bourgade de Sakonnet Bay afin de ramener son fils adolescent sur le droit chemin.Le hic : c'est elle qui va le perdre, le droit chemin ; et, pas mal, la tête, en tentant de trouver sa place dans une société tricotée serrée qui ne veut pas d'elle.Dur, quand on a été engagée comme chroniqueure « urbain » du quotidien local.Une bêtise n'attend pas l'autre.Jamais très drôle.Jamais très convaincante.Bref, pas de quoi passer une nuit blanche \u2014 à Seattle ou ailleurs.LITTÉRATURE DU VOISIN L'art du corps DAVID HOMEL collaboration spéciale Voilà le body art selon Lauren Hartke, une artiste de 36 ans qui pratique sur scène une forme de performance du soi.Hartke « tente de se débarrasser du corps \u2014 du sien en tout cas.Elle joue, toujours en train de devenir autre ou d'explorer une identité originelle ».Des fois, elle joue des hommes habillés en femme, des fois des couples qui se jettent les uns contre les autres dans des cycles de violence accrue.« C'est de l'art, c'est de l'agression, de la critique culturelle et de la vérité.» Malgré l'étrangeté de sa recherche, Lauren Hartke est une femme seule qui souffre grandement de sa solitude.Son mari, le cinéaste Rey Robles, vient de se donner la mort, et cela, dans la maison d'une autre femme.Lauren décide de louer une maison au bord de la mer \u2014 dans le Maine, à juger des descriptions du paysage \u2014 où le couple a passé des vacances pour faire son deuil du mari disparu.J'avais renoncé à la lecture du dernier roman de Don Delillo, Outremonde, après 400 pages.J'en avais lu la moitié.Cette fois, Delillo, un des grands de la scène américaine contemporaine, a décidé de faire dans le court, le concentré.Sans pour autant abandonner son goût de l'insolite et du roman de critique sociale.Car tout au long de sa carrière, Delillo s'est attaqué à des sujets d'actualité, soit par l'enquête, soit par l'humour noir.Son Mao II (sorti en 1992) commence par un tableau saisissant : le mariage de masse des milliers de jeunes couples par le chef coréen d'une secte religieuse, le révérend Moon, dont les adeptes s'appelaient des « Moonies ».Son Libra, publié en poche en 2000, enquête sur le sujet qui obsède les Américains (et pas mal d'autres) depuis 1963 : l'assassinat du président Kennedy.Body Art, pour sa part, rentre dans le domaine privé de l'individu, quoique les performances de Lauren Hartke soient autant de cicatrices sur la peau de notre société (pensez aux tatouages, aux perçages que vous pouvez voir dans la rue).Le coeur du livre, c'est le deuil de cette femme, la reconstruction qu'elle fait de la vie commune qu'elle a passée avec Rey Robles.Une vie qui n'était pas de tout repos, et qui contenait déjà sa fin, le suicide que Robles portait en lui, et qui attendait pour sortir au jour.Pour expliquer son côté grognon à sa femme, il lui dit : « La terreur d'une nouvelle journée ordinaire.Tu ne connais pas ça encore.» Vous parlez d'un homme difficile à vivre ! Heureusement entre eux existait un lien érotique indéniable qui leur permettait la communication.La vie commune de Lauren et Rey est un ensemble de rencontres insolites avec des objets extraordinairement communs : les boîtes de céréales, des contenants de jus d'orange, un journal mal plié.Tous ces objets s'insurgent contre les humains qui voudraient bien s'en servir pour améliorer leur quotidien.Mais les objets refusent.Ils insistent qu'on les contemple au lieu de les utiliser.Si tout cela vous a l'air étrange, vous n'avez pas tort.Le monde de Delillo en est un d'aliénation, dans lequel les émotions convenables et socialement acceptées sont constamment dépassées et rendues inutiles.Un monde dans lequel la technologie rend l'individu étranger à lui-même.Une amie téléphone à Lauren et lui demande si elle se sent seule.Sa réponse : « Il devrait y avoir un autre mot pour ça.Tout le monde se sent seul.Là c'est autre chose.» Chez Delillo, rien n'est pris pour acquis.Tout est mis à défi.Au coeur de ce bref roman se trouve Mr.Tuttle.C'est par ce nom somme toute comique que Lauren désigne un homme qu'elle découvre logé dans son grenier.Pendant les années de vie commune avec son mari, pendant sa période de deuil qui a suivi, il y avait cet être qui partageait son espace à son insu.Cet homme a le menton en retrait, son visage a un air inachevé, et ses cheveux raides sont hérissés de noeuds.Et il balbutie une langue confuse \u2014 un rescapé de quelque asile, peutêtre Mais Mr.Tuttle a un talent énorme : il sait imiter l'homme et la femme dont il partage la maison depuis on ne sait pas combien de temps.Pour faire plaisir à Lauren, il fait revivre son mari en mimant sa voix, son ton, ses tics verbaux.C'est un véritable virtuose, même s'il est incapable de maîtriser ses fonctions corporelles.Entre lui et Lauren naît une relation singulière.Par moments elle cherche à le sauver, ensuite elle perd toute patience, et se demande si elle ne peut pas le renvoyer à son monde d'origine.C'est par lui, finalement, qu'elle va vivre le deuil de son mari mort.Une thérapie inusitée, mais si elle marche, pourquoi pas ?\u0001 \u0001 \u0001 \u0001 BODY ART Don Delillo Body Art, traduction française de Marianne Véron Actes Sud, 126 pages Photo AP Les librairies regorgent de « romans de filles », écrits par des femmes, mettant en scène une bande de copines et destinés à des « lectrices ».LIRE.ET RELIRE L'Amour contre l'amour?JACQUES FOLCH-RIBAS collaboration spéciale Il paraît que pendant les vacances, on a le temps de lire.ou de relire.Cela dépend de ce que vous faites durant les vacances, et voilà encore un mythe de l'édition qu'il faudrait peut-être défaire ?C'est comme cette vieille histoire de l'île déserte : qu'emporteriez-vous si vous alliez dans une île déserte ?Hon.Hon.Cela me fait rire bêtement.C'est absurde, alors on répond La Bible, ou Homère (si l'on aime comme moi les aventures anciennes).Ou bien un livre de mots croisés.Pourquoi pas.Mais enfin, supposons que vous trouviez le temps de lire durant vos vacances.Supposons.Alors, un roman extraordinaire, l'un des meilleurs sur l'Amour \u2014 avec majuscule \u2014 qui a été publié et republié maintes fois, avec souvent ce sous-titre en couverture : Le Roman de l'Amour.Et qui est un chef-d'oeuvre de fantaisie, d'humour, de tendresse.et bref : Belle du Seigneur, d'Albert Cohen.Plus de 1000 pages en format de poche.La lutte contre la pluie.Petit extrait : « Solennels parmi les couples sans amour, ils dansaient, d'eux seuls préoccupés, goûtaient l'un à l'autre, soigneux, profonds, perdus.Béate d'être tenue et guidée, elle ignorait le monde, écoutait le bonheur dans ses veines, parfois s'admirant dans les hautes glaces des murs, élégante, émouvante, exceptionnelle, femme aimée, parfois reculant la tête pour mieux le voir qui lui murmurait des merveilles point toujours comprises, car elle le regardait trop, mais toujours de toute son âme approuvées, qui lui murmurait qu'ils étaient amoureux, et elle avait alors un impalpable rire tremblé, voilà, oui, c'était cela, amoureux, et il lui murmurait qu'il se mourait de baiser et bénir les longs cils recourbés, mais non pas ici, plus tard, lorsqu'ils seraient seuls.» Bon, on arrête.C'est pour vous donner le style du plus grand écrivain de l'amour \u2014 cette fois : minuscule \u2014 que le XXe siècle ait engendré.Avec les compliments de la critique et des lecteurs.Anecdote personnelle : j'ai voulu relire quelques pages, dans cette nouvelle édition en format de poche.Pour vous.Admirez mon dévouement.Bernique ! Je n'ai pas pu lâcher.Est-ce que l'on se prend à envier Solal, le magnifique, le Seigneur, épris d'Ariane la bourgeoise belle comme le jour ?Ou bien, envie-t-on Ariane, qui passe son temps à se préparer pour son Solal, et ce roman n'est après tout que le récit de la préparation à la passion physique, qui finira par le désastre ?Mais Solal l'amoureux n'est qu'une litanie pour nous démontrer les ravages de la passion sur une âme qui ne voudrait que la pureté (l'âme seule) et qui malgré cela, évidemment malgré cela, ne peut résister à la chair.Et que celle-ci entraîne jusqu'aux pires extrémités : la jalousie, la violence, la méchanceté.Critique de la passion.Ah oui, relire Belle du Seigneur.Relire ces scènes de démystification de l'amour.Relire ces scènes de la jalousie, lorsque Ariane finit par tromper son Solal.Relire ces scènes de tricherie amoureuse, qui plongent le lecteur là où Cohen le voulait, dans le malheur le plus profond.Et puis, du même mouvement, nous aurons peut-être le goût, le besoin, de relire Mangeclous (qui faisait en quelque sorte le pendant à Belle du Seigneur) pour vivre en amour, cette fois de l'âme, avec les cinq neveux et oncles su Seigneur Solal : cinq valeureux pauvres juifs de Céphalonie, qui sont tout l'amour et toute la tendresse du peuple juif, celui des origines et de toujours, celui de la diaspora.Un petit roman, cette fois, que l'on ne peut pas lâcher tellement on rit, on s'amuse, et qui nous fait comprendre (peutêtre) le fond de l'âme juive, ses ridicules et ses bonheurs.Mangeclous ?Pour vous donner bonne bouche, sachez les surnoms de ce bonhomme : Longues dents et Oeil de satan, Crâne en selle et pieds noirs, Bey des menteurs et Parole d'honneur, et Presque avocat.Compliqueur de procès, et Médecin de Lavements.Barbe en fourche et Père de la crasse.Et Capitaine des vents.Entre autres.C'est tendre, émouvant, énorme et magnifique.\u0001 \u0001 \u0001 \u0001 BELLE DU SEIGNEUR Albert Cohen Folio.Gallimard, Paris, 1110 pages \u0001 \u0001 \u0001 \u0001 MANGECLOUS Albert Cohen Folio, Gallimard, Paris, 421 pages 7LP0701B0729 b7 l'été dimanche 7LP0701B0729 ZALLCALL 67 01:05:59 07/29/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 9 J U I L L E T 2 0 0 1 L E C T U R E S B 7 Et par manquedebrise .collaboration spéciale «Et par manque de brise / Le temps s'immobilise / Aux Marquises.» Sans doute avez-vous reconnu ces vers qui disent mieux que je ne le saurai jamais l'intemporalité de l'été sous les Tropiques.Fils d'un pays plat et nordique, au ciel si gris, si bas qu'il faut lui pardonner, Jacques Brel a beaucoup chanté les langueurs de la belle saison, ces plages qui mentent sous juillet, ces soirs où les villes mornes clignotent le remords de n'être pas un port et puis ces îles au large de l'espoir où il avait trouvé son dernier havre.Je sais, l'Estrie n'est pas la Polynésie.Mais comment ne pas penser au Grand Jacques quand mes collègues de la Commission des états généraux sur le français au Québec et moi sommes réunis pour l'une des dernières fois au chalet du président Gérald Larose ?Le lac ne nous fait pas l'offrande d'une bise, assommé par ce soleil qui conspire en vue de mettre tous et chacun K.O.Qu'à cela ne tienne : nos recommandations sont désormais officiellement signées, nous avons le coeur à la ripaille et, bientôt, l'alcool coulera à flots.En attendant, alignés comme des pioupious pour une dernière photo solennelle, nous ne résistons pas à la tentation d'entonner en choeur La Quête, notre chanson de ralliement.Il n'y a pas de coïncidences, me plais-je à répéter, sinon celles que l'on s'amuse à provoquer.Dans mon sac, j'ai ce livre que vient de publier Paul-Robert Thomas, intitulé Jacques Brel : J'attends la nuit.Médecin français ayant pas mal bourlingué, l'auteur s'était établi à Tahiti dans les années soixante-dix.À l'époque, Thomas a eu la chance de côtoyer Brel qui, en route vers ses Marquises bienaimées, avait pris l'habitude de faire escale chez lui, au bord d'un lagon à quelques kilomètres de Papeete.Le respect émerveillé du premier pour le second aidant, les deux hommes n'avaient pas tardé à se lier d'une amitié franche et virile, à l'image de Brel.Ce lien s'était raffermi au long des bavardages nocturnes d'un été sans fin, dès que Maddly, la créole compagne du Grand Jacques, se retirait vers leurs quartiers.Au fil de ses réminiscences, le toubib nous convie à la découverte d'un Brel sensiblement différent de celui de la légende.Ce n'était plus la bête de scène qui vomissait son trac dans les coulisses avant de se donner corps et âme à son public, 300 soirs par année, mais un noctambule un brin meurtri, grugé par la maladie, pour qui les triomphes à l'Olympia ou ailleurs étaient déjà loin, déjà vains.Les adieux au showbiz, ce Brel-là les avait consommés depuis un bail, faussement persuadé de n'avoir été qu'un saltimbanque.Il était parti en pleine gloire, préférant s'envoler vers d'autres cieux \u2014 au sens propre, puisque l'auteur de Ne me quitte pas se passionnait pour l'aviation.Pourtant, la musique restait présente dans le quotidien de cet émule de Saint-Ex : celle de Satie, Debussy et Chopin notamment, et aussi les tubes de ses contemporains et successeurs.Même s'il prétendait avoir renoncé à la chanson, il restait amouraché de la littérature et du Verbe, qu'il aura à l'instar de son mentor Baudelaire voulu impertinent et provocateur.Il restait tout aussi frondeur qu'on l'imagine, pourfendeur de la bêtise férocement attaché à des convictions qu'il défendait de ses coups de langue parfois contradictoires.Et ses discussions avec le toubib étaient hantées par cette Muse qui l'habitait toujours, qui lui dictait les couplets magnifiques et déchirants de son ultime album éponyme, ce tour de piste final avant le dernier repas.Quand l'île s'endormait et que la nostalgie en profitait pour l'assaillir, il arrivait au Brel de Polynésie d'évoquer ses compagnons des 400 coups.Et comme la cavalerie, ils ne tardaient pas à venir le rejoindre sous ses Tropiques chéries.Défilaient alors ses « demifrères », Henri Salvador et Charley, le maniaque de pêche.Ou encore se succédaient auprès de lui les amis de Thomas, dont le parolier Claude Lemesle (qui signa notamment Si tu t'appelles mélancolie pour Dassin).Ce récit, on le devine, ne s'élève guère au-dessus de l'anecdotique, mais qu'importe ! Même après les rigoureuses biographies d'Oliver Todd et de Marc Robine, les inconditionnels de Brel tels que mes vieux chums de brosse Pete et Popol (ou encore Gérald Larose) ne lèveront certainement pas le nez sur ce témoignage émouvant, farci de ces bons mots qui assurent l'immortalité aux chansons de Jacky.De page en page, Thomas présente un Brel lucide et humaniste, qui refuse l'ébahissement du touriste en terre exotique.Sincèrement épris de la culture maori, à laquelle il restera tout de même étranger à son grand dam, il craignait pour son avenir.Sans doute parce que cet enfant terrible de la Flandre, qu'il aimait et châtiait à la fois dans un français insolent, connaissait les enjeux des affrontements entre langues et cultures sur un même territoire.À ce chapitre, la perspective de Brel sur le Canada, cette hérésie géopolitique où, contre notre infortune, nous faisons bon peuple, provoquera sourire ou grincement des dents, selon les convictions de chacun.Tout cela ne fait certes pas de Jacques Brel : J'attends la nuit un essai sociologique ou une biographie en bonne et due forme.En toute simplicité, l'auteur signe un modeste portrait impressionniste, une esquisse à la Gauguin brossée sans emportements, avec une sorte de pudeur attendrie et attendrissante.Un bel hommage en conclusion duquel Paul-Robert Thomas n'a pas tort d'user d'une paraphrase pour saluer le disparu : « Six pieds sous terre, Brel n'est pas mort.Il est tout simplement parti dans la Nuit.éternelle.» \u0001 \u0001 \u0001 JACQUES BREL : J'ATTENDS LA NUIT Paul-Robert Thomas Le cherche-midi, 156 pages L'apprentissagedel'Occide nt RÉGINALD MARTEL regimartel@sympatico.ca Toronto, je t'aime.Le titre, qui fait slogan publicitaire, n'a que des rapports incidents avec le roman \u2014 le collage d'anecdotes plutôt \u2014 qui a valu à Didier Leclair le prix Trillium du gouvernement ontarien.La ville que le narrateur dit aimer, il ne la connaît pas du tout, sinon pour sa ressemblance avec la carte postale que le jeune émigré africain a emportée avec lui dans son pays d'exil.On comprend son désarroi devant la richesse arrogante de la métropole canadienne, lui qui est originaire d'un quartier pauvre de Cotonou, où la misère est l'affaire quotidienne de presque tous.La forêt de gratte-ciel, la circulation automobile dans les grandes rues, le spectacle de la foule qui sans soucis apparents se presse dans les magasins et restaurants, tout l'attire, tout le séduit.Il a peur pourtant.Si cette opulence, si ce bonheur aux couleurs bien occidentales n'étaient pas pour lui, pauvre Nègre peu instruit et sans projet professionnel précis ?Comme si le choix d'un métier allait lui couper les ailes et l'emprisonner dans un destin clos, un avenir sans avenir.Raymond est reçu chez des Noirs à peine moins paumés que lui, dans un quartier torontois plutôt sinistre.Il quête auprès d'eux une solidarité qui ne va pas de soi, malgré l'accueil fraternel d'un des colocataires.Seul, il explore la ville et ses merveilles ; avec eux, il fréquente un bar clandestin où se retrouvent des Noirs exclusivement, qui parlent avec ou sans nostalgie du pays natal où ils ne retourneront jamais, cloués pour toujours aux lieux de leur seconde vie, mais est-ce cela vivre ?Raymond entend renaître aussi, mais en conquérant.Il ne mettra personne à ses pieds, mais il sera à la hauteur de tout et de tous.Il lui faut pour cela épouser des valeurs et faire des gestes qui le font passer pour traître auprès de ceux qui l'hébergent et qui, mais seulement en paroles et en chansons, font la lutte aux Occidentaux, à leur culture, à leur racisme aussi ; lui, il n'a rien contre ses nouveaux compatriotes.Il veut devenir l'un d'eux : « Mes hôtes et moi n'étions pas dans la même guerre.» Ils se retrouvent pourtant dans la musique, art accessible à tous, même aux opprimés, et qui leur offre un certain espace de liberté.Raymond est un homme sans colère, ce qui suffit, dans son milieu immédiat, à le marginaliser.Il n'est pas sans désirs.De son Bénin natal, il ne regrette vraiment que la jeune prostituée qui s'est un jour offerte à lui, gratuitement, pour le consoler.Il l'a aimée dès lors, sans le savoir encore.Elle lui paraissait d'ailleurs inaccessible, car elle était bien décidée à épouser un Blanc, riche évidemment.C'est par cette jeune femme, qu'il sait ne pouvoir jamais revoir, que la nostalgie du pays parfois s'insinue un peu en lui.Il la chasse en écrivant une lettre à son amoureuse d'un soir, même s'il est impossible de la lui envoyer.Et comme la fidélité a ses limites, il ne refuse pas les faveurs d'une jeune Torontoise, Maria, née de père portugais, délurée et sans complexes.De passage dans l'appartement où loge un de ses ex, et Raymond aussi, elle rejoint celui-ci dans la douche et s'envoie et l'envoie au septième ciel, sans plus de présentations.Ces choses arrivent dans les romans, qui peuvent être de charmants recueils de fantasmes.Notre héros n'en revient pas, ni n'a envie d'en revenir.Maria, qui étudie la psychologie à l'université, se fait cicérone pour Raymond.Elle le promène un peu partout, le présente même à ses parents.En virée en ville, dans la voiture sport que la fille conduit dangereusement, ils se querellent souvent.Le jeune Béninois a tendance à vouloir imposer à la coquine copine des valeurs qu'elle ne peut faire siennes et qui sont justement celles, traditionnelles et très peu occidentales, dont il essaie de se débarrasser.Le couple Maria et Raymond n'aura jamais lieu et c'est peut-être tant mieux, puisque le jeune homme s'offrira rien de moins que la femme d'un richissime homme d'affaires, chez elle, dans une réception qu'ils quitteront en douce, entre caviar et champagne, pour une partie de jambes en l'air dans la salle de bain.Décidément, si l'Occident fait un peu peur parfois, il a quand même ses charmes.Comment finira ou plutôt, comment commencera la vraie deuxième vie de Raymond ?Didier Leclair n'emmène pas ses lecteurs aussi loin.Son héros a trouvé le bonheur, dit-il à son perroquet d'un ton pompeux, dans une de ces embardées descriptives qui donnent au roman sa couleur singulière mais découragent un peu la lecture.Le nouvel auteur a gagné un prix littéraire, tant mieux pour lui, mais Toronto, je t'aime n'apporte rien à Toronto et à la littérature.\u0001 \u0001 TORONTO, JE T'AIME Didier Leclair Vermillon, 182 pages L'histoired'unepaix fascinante de Pierre Béique au gré rencontres quelques personnalités de la musique classique de son époque.ILS ONT ÉTÉ LA MUSIQUE DU SIÈCLE illustrée de Pierre Béique, plus grands bâtisseurs de l'OSM.Disponible dans toutes les bonnes librairies 2969422A une autobiographie illustrée de Pierre Béique, un des plus grands bâtisseurs de l'OSM La vie fascinante de Pierre Béique au gré des rencontres avec d'innombrables personnalités de la musique classique de son époque.CLAUDE-V.MARSOLAIS Il y a 300 ans, se tenait à la « pointe à Callière », du nom du gouverneur Louis-Hector Callière, une cérémonie haute en couleurs : la signature du traité de la Grande Paix de Montréal, à laquelle participaient 40 nations amérindiennes et le représentant du roi de France.C'est un événement d'autant plus important qu'il mettait fin à un siècle de conflits sanglants entre les Français et les Iroquois d'une part et entre ces derniers et d'autres peuples amérindiens alliés des Français d'autre part.Les Éditions Libre Expression ont eu l'heureuse initiative de coéditer avec la Corporation des fêtes de la Grande Paix de Montréal et Pointe-à-Callière, musée d'archéologie et d'histoire de Montréal, l'ouvrage La Grande Paix.Chronique d'une saga diplomatique qui relate l'événement.La rédaction de l'ouvrage magnifiquement illustré par Francis Back a été confiée à l'historien Alain Beaulieu et à l'anthropologue Roland Viau.La Nouvelle-France avait connu une certaine accalmie après les expéditions du régiment de Carignan- Salières sur le territoire occupé par les Cinq-Nations iroquoises en 1666.Mais à compter de 1680, les guerriers iroquois renouent avec leurs incursions dans la vallée du Saint-Laurent.Qui ne se rappelle pas le fameux massacre de Lachine de nos livres d'histoire Guerre coûteuse Bien que les Français soient en mesure d'assurer leur défense et même de lancer des offensives majeures contre les Iroquois, il reste que la guerre est fort coûteuse d'un côté comme de l'autre.En dix ans, le nombre de guerriers iroquois est passé de 2550, en 1689, à 1230, en 1698.C'est pourquoi, à la fin du XVIIe siècle, la nécessité d'une paix durable s'impose chez tous les belligérants.D'ailleurs ce sont les ambassadeurs des Cinq-Nations iroquoises qui, en 1699, relancent le processus de négociation qui va conduire à la préparation de la grande conférence de 1701.Callière va en profiter pour exiger des concessions importantes, comme l'inclusion au traité de paix de tous les alliés autochtones de la colonie, et l'engagement de la ligue iroquoise de demeurer neutre dans l'éventualité d'un nouveau conflit entre la France et l'Angleterre.Le 23 juillet 1701, s'amènent à Montréal 1300 Amérindiens qui vont séjourner jusqu'au 7 août.Plusieurs conseils ont lieu entre Callière et les représentants amérindiens à la résidence du gouverneur, mais la ratification de la paix se fait le 4 août dans une grande plaine, probablement la plaine Sainte-Anne, en dehors de la ville.Le 26 juillet, les pourparlers de paix viennent à un cheveu de se rompre parce que les Iroquois avaient omis d'amener les membres des autres peuples autochtones alliés des Français qu'ils détenaient, comme ils s'y étaient engagés l'année précédente.Tekanoet, chef de l'une des Cinq-Nations, les Tsonnonouans, prétexte que les émissaires français n'avaient exigé que le retour des captifs français l'année précédente, ce qui est un mensonge.Joncaire, lui-même adopté par les Iroquois dans le passé, qui avait agi comme l'un des ambassadeurs auprès de cette nation, sauve la situation en s'attribuant plutôt toute la faute : « J'ai failli à mon devoir et j'ai honte.Je suis votre fils.Allez- vous me laisser porter seul le fardeau de cette faute ?Si vous m'aimez, vous ne manquerez pas de m'aider à sortir d'une situation aussi embarrassante », dit-il.Semblant fort mal à l'aise, les Iroquois, par l'intermédiaire du chef Tekanoet, répondent qu'ils ont eu tort de ne pas venir avec les prisonniers des autres nations et promettent de réparer leur faute.Enfin, après de multiples conseils et les funérailles, le 3 août, du chef huron Kondiaronk, mort de vieillesse, la grande paix est signée le lendemain, lors du rituel du grand calumet précédé des discours de chacun des représentants.Un grand banquet suivra et on allumera un grand feu de joie.La Grande Paix et la neutralité des Iroquois a duré jusqu'en 1759, lorsque le sort de la Nouvelle- France parut définitivement scellé.Il faut saluer la publication de cet ouvrage de luxe, où l'on retrouve de précieuses informations sur les us et coutumes des peuples autochtones lors des négociations de paix ainsi que de leur vie propre.Un seul défaut : quand les illustrations s'étendent sur deux pages, on perd une partie des images, comme si la reliure était trop serrée.\u0001 \u0001 \u0001 \u0001 LA GRANDE PAIX.CHRONIQUE D'UNE SAGA DIPLOMATIQUE Alain Beaulieu, Roland Viau Illustrations de Francis Back Éditions Libre Expression Corporation des fêtes de la Grande Paix de Montréal 7LP0801B0729 B-8 dimanche - ARTS 7LP0801B0729 ZALLCALL 67 01:07:01 07/29/01 B B 8 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 9 J U I L L E T 2 0 0 1 LES UNS ET LES AUTRES Le musée imaginaire de Godard Le magazine Studio a emprunté avec Jean-Luc Godard les sentiers de la création et a exploré avec lui son musée imaginaire.Voici un peu ce que ça donne.Q Qu'est-ce qui vous a inspiré, par exemple, pour votre dernier film Éloge de l'amour ?R Avant, j'aurais pu citer le nom de certains auteurs, mais aujourd'hui, je prends juste quelques phrases.C'est un travail proche de la biologie artistique.Mes films sont nourris d'emprunts.Je pourrais citer des centaines de trucs, sans arrêt.Q Qu'est-ce qui vous attire particulièrement dans les romans ?R C'est le romanesque.J'aime beaucoup le roman.Des romans modernes, j'en ai peu trouvé.Je crois que j'ai arrêté avec ceux du début du siècle et qui sont de grands classiques.Je n'ai jamais trouvé mieux.Aujourd'hui, c'est autre chose, je n'y arrive pas.De temps en temps, j'en achète un, mais dè la première ligne, je laisse tomber.Q Qu'est-ce qui vous touche le plus dans l'Histoire ?R Le romanesque de l'humanité.Le romanesque et l'humanité.Je trouve que le cinéma est presque né pour ça.Le film qui a fondé le cinématographe, c'est quand même La Naissance d'une nation, de Griffith ( 1915 ), où l'on retrouve ces deux dimensions.Ce goût pour l'Histoire m'est venu avec le temps et peut-être grâce à l'admiration que j'avais pour Rossellini.Et après, dans mon parcours, j'ai senti que quelque chose s'était passé dans la grande Histoire dont j'ai fait partie, la Seconde Guerre mondiale, avec les catastrophes qui ont eu lieu et qui recommencent comme des maladies.Q Vous vous sentezisolé ?R Souvent, oui.Enfant, j'ai connu chez mes grands-parents une vie culturelle très riche.Je l'ai retrouvée aux Cahiers du cinéma et dans la Nouvelle Vague.Mais, depuis, je dirais que ça n'a plus jamais été ça.Parler comme on parlait, échanger, discuter, je ne l'ai jamais retrouvé.Mais c'est normal ; c'est comme les groupes de musique, ça dure trois-quatre ans et c'est fini.Jean-Luc Godard ZOOM FLASH Le crépuscule d'un Don Juan Omar Sharif, qui a mené grand train toute sa vie, a flambé toute sa fortune au jeu, et à près de 70 ans il vit maintenant seul à Paris dans une chambre d'hôtel mise gracieusement à sa disposition.Il ne s'intéresse même plus au bridge dont il a pourtant déjà été un joueur professionnel de classe internationale.Oh, on le reconnaît encore dans la rue.« Je suis flatté, note-t-il, lorsque de jeunes beautés me demandent un autographe, mais avec le temps, je me suis rendu compte que ce qu'elles veulent dire ce n'est pas Je vous aime mais plutôt Ma mère vous aime.Sharif, dont on ne compte plus les conquêtes parmi lesquelles on retrouve Barbra Streisand, Ingrid Bergman et Ava Garner, reconnaît n'avoir eu qu'un seul amour, sa femme, l'actrice égyptienne Faten Hamama, la mère de son fils Tareq, maintenant âgé de 43 ans, dont il divorça en 1965.« Dans un sens, a-t-il confié au Daily Mail de Londres, c'est un châtiment divin que je n'aie plus jamais connu l'amour après.» Un père modèle MÊME À 71 ANS, Clint Eastwood n'hésitera pas à se transformer en mannequin vedette pour faire mousser la carrière de sa fille Alison qui entend bien se faire un nom dans le monde de la mode.Elle profitera de son image de grand cowboy pour le faire poser avec sa collection western de vêtements haut de gamme en denim qu'elle commercialisera sous l'étiquette Eastwood Ranch.Les colocs AVANT D'ATTEINDRE la célébrité, bon nombre de vedettes ont dû, au début, partager leur toit avec un colocataire pour réussir à joindre les deux bouts.En voici quelques exemples.>>> Al Pacino et Martin Sheen ont vécu dans le même petit meublé alors qu'ils faisaient leurs premières armes à New York.>>> Alors qu'ils étudiaient à la Juilliard School de New York, Christopher Reeve et Robin Williams habitaient le même garni.>>> Dustin Hoffman, Gene Hackman et Robert Duvall se sont même mis à trois pour payer le loyer alors qu'ils étudiaient l'art dramatique à New York.>>> Avant de faire son splash à Hollywood, Daryl Hannah a partagé un appartement avec Rachel Ward.E X P R E S S NON CONTENT d'être acteur, chanteur et producteur, Will Smith, 33 ans, vient d'écrire un livre pour jeunes en hommage à l'un de ses trois enfants, Trey, son fils de huit ans.Just the Two of Us, d'après la chanson qui figure sur son album Big Willie Style, se présente comme un pur poème d'amour filial.Paradise Found est une biogaphie de Paul Gauguin, écrite et réalisée par l'Australien Mario Andreacchio dans laquelle Kiefer Sutherland interprète le peintre.Le père de Kiefer, Donald Sutherland, a aussi joué le rôle de Gauguin en 1986 dans Le Loup dans le soleil.Un nouveau projet Hannibal circule à Hollywood.Cette fois, ce n'est pas l'histoire d'un cannibale, mais celle du général carthaginois, célèbre, notamment, pour avoir traversé les Alpes avec des éléphants.La rumeur veut que Denzel Washington ait accepté de jouer le personnage.SOURCES : Première, Star, Movieline, Globe Angelina Jolie «Lara Croft : Tomb Raider, est sans doute la meilleure chose qui me soit arrivée de toute n'a vie, pas comme actrice, mais comme personne.J'avais oublié combien c'était bon d'être forte, aggressive, de relever des défis, d'être moi-même.J'avais même oublié ce que c'était de courir.J'ai vraiment renoué avec moi-même.La nature sauvage du Cambodge ou de l'Islande, les efforts physiques intenses que jai dû fournir m'ont lavée.Pour la première fois de ma vie, je me réveillais le matin avec la sensation d'être libre.Il était temps.Ciné Live » Omar Sharif VOUS DITES.Bain-marie LE PLUS DOUX des modes de cuisson doit-il son nom à la douceur de la Vierge Marie ?Beaucoup le croient.Et pourquoi pas ?Mais il faut plutôt remonter à 1578 avant Jésus-Christ pour assister à la naissance d'une certaine Marie, soeur de Moïse et d'Aaron, fille d'Aram et de Jacobé.Elle devint une prophétesse réputée, se livrant quelquefois à des manipulations de nature alchimique.Ainsi, les alchimistes qui, depuis des siècles, pratiquaient le réchauffement d'une substance contenue dans un récipient lui-même plongé dans un autre rempli d'eau chaude, nommèrent d'abord cette méthode balneum medicinae, puis balneum mariae ou « bain-marie », en hommage à la soeur de Moïse.Robert Henry \u2014 Petites histoires savoureuses des mots que l'on mange POP-CORN >>> J'ESSAIE DE NE JAMAIS me mesurer avec quiconque.Je prends les gens pour ce qu'ils sont.Il est très dur d'être à la hauteur de son image, surtout pour les acteurs.Les gens ont encore trop tendance à croire que vous ressemblez aux personnages que vous incarnez à l'écran.Nicolas Cage >>> SI JE GAGNE un jour un Oscar, je réciterai le discours de remerciements de Faye Dunaway dans Maman très chère.Les gens vont penser que je suis folle, mais quand ils réaliseront que la tirade vient du film, ça les fera rire.Christina Ricci SPECTACLES Unbron ze de Picasso de retour à Paris Salles de répertoire THE GODFATHER Cinéma du Parc (3): 14h15.LUMUMBA Cinéma du Parc (2): 19h20.LE PACTE DES LOUPS Cinéma du Parc (3): 15h.DARK DAYS Cinéma du Parc (3): 15h35.BRIDGET JONES' DIARY Cinéma du Parc (3): 19h15.BLOW Cinéma du Parc (3): 21h15.KIPPUR (S-T.A) Cinéma du Parc (2): 17h25.MEMENTO Cinéma du Parc (3): 21h50.THE PYTHONS / THE MONTY PYTHON'S FLYING CIRCUS - ÉPISODES 27, 31, 39.Cinémathèque québécoise (salle Fernand- Seguin): 19h.TOT: DIABOLICUS Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 18h30.TOT: HAWKS AND SPARROWS Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 20h30.Musique CHRIST CHURCH CATHEDRAL 13h, Quatuor de saxophones Quasar.PARC WESTMOUNT 14h, Duo Résonance (flûte et guitare).THÉÂTRE DE VERDURE (Parc La Fontaine) 19h30, Orchestre Métropolitain du Grand Montréal.Dir.Yannick Nézet-Séguin.Dvorak, Brahms, Strauss, Falla, Chostakovitch, Khatchaturian.Festival international de Lanaudière AMPHITHÉÂTRE 14h, Quartetto Gelato.Ven., 20h, Andreas Scholl, haute-contre, Europa Galante, dir.Fabio Biondi.Vivaldi, Sammartini, Geminiani, Locatelli, Corelli.Variétés CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Du rock à l'opéra.Présentation des Productionsde Zone 3: 21h.CASINO DE MONTRÉAL Les Crooners, avec Lise Montour, Yvan Pion, Christine Quesnel et Yoland Sirard.Lun., mar., mer., 13h30.PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Blues Gitans : 21h.CAFÉ L'INTRUS (1351, Rachel) Théâtre de la Névrose, lecture de nouvelles: 20h.L'ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) Caïman: 22h.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Thierry Fortuit chante Brel: 22h30.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Félix Leroux et Karl Millette: 22h.UPSTAIRS (1254 Mackay) Swing Dynamique: 22h.Associated Press PARIS \u2014 La Tête de Dora Maar, sculpture en bronze de Picasso volée dans le square Laurent-Prache à Paris en 1999, a été restituée à la Ville de Paris, vendredi, par le maire d'Osny (Val-d'Oise), Christian Gourmelen.Dans un communiqué, le service de presse de la mairie de Paris a précisé que l'oeuvre avait été « retrouvée fortuitement dans cette commune » du Val-d'Oise, « abandonnée en sous-bois à quelques pas de la mairie ».La sculpture sera « réinstallée à l'automne, dans son square d'origine, après la mise en place d'un système de sécurité renforcé ».4 août ARTHUR H.PIERRE HAREL À la Bachibouzouk TENDANCES 19h00 Spectrum 318, Ste-Catherine O.CHANSONS INTIMES 20h30 Club Soda présente 1225, St-Laurent LES NUITS DES FRANCOS Métropolis 59, Ste-Catherine Est 21h00 présente www.francofolies.com LES RESPECTABLES 29 juillet LILISON DI KINARA et ROKIA TRAORÉ 1er août soirée multiculturelle SYLVAIN COSSETTE 2 août 3 août arbres à fruits.arbres à fruits «PURE EXTASE.» Le Soleil LILI FATALE En primeur aux Franco Folies 4 août Invité spécial: STEFIE SHOCK VANESSA PARADIS 4 août LA BOTTINE SOURIANTE Avec NATALIE McMASTER KATE ET ANNA MCGARRIGLE MICHEL FAUBERT et autres surprises 3 août LA NUIT DU HIP HOP 2 août Première partie: PIT BACCARDI FUTURISTIQ NEG' MARRONS Avec PASSI Chante Félix en colère EDGAR BORI 3 août Le sort de l'ombre ARNO 1-2 août BELGIQUE Passage exceptionnel à Montréal 23h00 KDD et LATITUDE NORD MICKEY 3D et LES COWBOYS FRINGANTS FRED FORTIN et COMPAGNIE SILMARILS et PROJET ORANGE FERMIN MUGURUZA DUB MANIFEST et LOCO LOCASS 29 juillet 1er août 2 août 3 août 4 août MALI Les Franco Folies se poursuivent jusqu'à samedi prochain ! 4 août Spectacle de clôture MAURANE 29 juillet BELGIQUE MICHEL JONASZ 1er août FRANCE ZACHARY RICHARD et ISABELLE BOULAY 2 soirées uniques 2-3 août ÉTATS-UNIS 20h00 LES ÉVÉNEMENTS FORD ESCAPE Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts, 175, Ste-Catherine O.Création unique pour la clôture des Franco Folies EN PRIMEUR CE SOIR! Billets en vente à la porte ENCORE QUELQUES BONS BILLETS DISPONIBLES SAMEDI PROCHAIN Du Félix réinventé Samedi prochain SUPPLÉMENTAIRE LA GRANDE PAIX Avec FLORENT VOLLANT, RICHARD SÉGUIN, MARC DÉRY, CHLOÉ STE-MARIE et autres surprises COMPLET 29 juillet Carte blanche à JEAN LELOUP 29 juillet HIP RAP ROCK Spectacles à prix Franco Fous (de 7,50 $ à 12,50 $ + taxes) ou gratuits Les Franco Folies à l'achat d'un billet des Franco Folies de 20$ ou plus au guichet du Spectrum.Quantités limitées À LA PORTÉE DE TOUS ! au Spectrum, à la Place des Arts (514) 842-2112 www.pda.qc.ca et aux comptoirs Admission Pour commander vos billets par téléphone (514) 790-1245 www.admission.com Billets en vente SOCIÉTÉ CIVILE POUR L'ADMINISTRATION DES DROITS DES ARTISTES ET MUSICIENS INTERPRÈTES INFORMATIONS : Concerts extérieurs GRATUITSGRATUITS AUJOURD'HUI 17h00 HUGO BONNEVILLE LE MONDE POP LE LAIT Portes du Complexe Desjardins TENTE KARAOKÉ LE LAIT LE MONDE POP LE LAIT Jusqu'à minuit 18h00 FRÉDÉRIC LERNER FRANCE LA NOUVELLE AIRE FORD (Ste-Catherine coin Jeanne-Mance) 19h00 PERDU L'NORD LE MONDE FRANCOFOU RADIO-CANADA Jeanne-Mance 20h00 LES CHIENS LA ZONE HIP BLEUE DRY Parc des festivals LES SÉQUELLES LE MONDE POP LE LAIT Portes du Complexe Desjardins FAKHASS SICO SÉNÉGAL - QUÉBEC LE MONDE MULTICULTUREL HYDRO-QUÉBEC Parc Hydro-Québec 21h00 PERDU L'NORD LE MONDE FRANCOFOU RADIO-CANADA Jeanne-Mance LUC DE LAROCHELLIÈRE LA NOUVELLE AIRE FORD (Ste-Catherine coin Jeanne-Mance) 22h00 FAKHASS SICO SÉNÉGAL - QUÉBEC LE MONDE MULTICULTUREL HYDRO-QUÉBEC Parc Hydro-Québec LES SÉQUELLES LE MONDE POP LE LAIT Portes du Complexe Desjardins MARTIN LAPALME LA ZONE HIP BLEUE DRY Parc des festivals 23h00 LUC DE LAROCHELLIÈRE LA NOUVELLE AIRE FORD (Ste-Catherine coin Jeanne-Mance) Minuit DJ MAÜS (Haute Couture) LE SHAG 300, Ste-Catherine Ouest CE SOIR! Billets en vente à la porte CE SOIR! Billets en vente à la porte CE SOIR! Billets en vente à la porte Spectrum 318, Ste-Catherine O.MARIE-JO THÉRIO et ses invités 2976337A 7LP0901B0729 B-9 dimanche - ARTS 7LP0901B0729 ZALLCALL 67 01:10:46 07/29/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 9 J U I L L E T 2 0 0 1 B 9 Le dessinateur de Garfield honoré Associated Press INDIANAPOLIS \u2014 Jim Davis n'a absolument rien en commun avec son paresseux et grassouillet chat Garfield.Le dessinateur travaille en effet durement, se consacrant à l'inoubliable Garfield depuis pas moins de 23 ans \u2014 suffisamment longtemps pour que sa bande dessinée finisse par être publiée dans quelque 2600 quotidiens à travers le monde.Ces efforts lui ont valu le statut de « légende vivante », dans son État natal de l'Indiana.Davis faisait partie d'un groupe de sept personnes auxquelles a rendu hommage l'Indiana Historical Society, à l'occasion de son troisième gala annuel des « Living Legends ».Cette soirée donnait le coup d'envoi au festival Hoosier History, organisé par la société historique, qui se poursuivra tout au long de la semaine.« Cet honneur me fait sentir plus vieux que je ne le suis », a déclaré Davis, qui célébrait justement son 56e anniversaire de naissance hier.C'est néanmoins avec plaisir que le dessinateur, né à Marion, qui vit et travaille actuellement dans la région de Muncie, a accepté la chose.« Je crois qu'il est important que les gens de votre coin reconnaissent que vous avez bien fait votre boulot.Mon père m'a appris une chose : si vous faites quelque chose, faites-le bien.» « DEUX FOIS BRAVO! » EBERT & ROEPER AND THE MOVIES « LA MEILLEURE COMÉDIE DE L'ANNÉE! » Jan Wahl, NBC SAN FRANCISCO CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD.CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE.CARREFOUR DU NORD ST.JEROME CAPITOL ST.JEAN MAISON DU CINEMA BIERMANS SHAWINIGAN SHERBROOKE.LES CINÉMAS GUZZO TERREBONNE 8.CINÉMA ST.LAURENT SOREL-TRACY.LES CINÉMAS GUZZO STE.THERESE 8.CINÉ-ENTREPRISE CINEMA DU CAP CINEPLEX ODEON ST.BRUNO MEGA-PLEX GUZZO CENTRE-JACQUES-CARTIER 14.MEGA-PLEX GUZZO MD PONT-VIAU 16 MD GROUPE MATHERS ST.EUSTACHE.AMC THEATRES FORUM .FAMOUS PLAYERS CENTRE LAVAL.FAMOUS PLAYERS ANGRIGNON.FAMOUS PLAYERS FAMOUS PLAYERS 8 GREENFIELD PARK .FAMOUS PLAYERS VERSAILLES .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTREAL.MEGA-PLEX GUZZO SPHERETECH 14.MEGA-PLEX GUZZO MD TASCHEREAU 18.CINÉMA PINE MD STE.ADELE.LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10.LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11.CINEPLEX ODEON CÔTE DES NEIGES AMC THEATRES FORUM .FAMOUS PLAYERS DORVAL 4.FAMOUS PLAYERS ANGRIGNON.FAMOUS PLAYERS COLISÉE .KIRKLAND FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE GVISA GÉNÉRAL CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS À L'AFFICHE! PRÉSENTÉ EN SON THX « UNE PERLE RARE.» Rex Reed, NEW YORK OBSERVER ©2001 METRO-GOLDWYN-MAYER PICTURES INC.TOUS DROITS RÉSERVÉS.DISTRIBUÉ PAR MGM DISTRIBUTION CO.GVISA GÉNÉRAL Marke Andrews, VANCOUVER SUN « \u0002\u0002\u0002\u00021/2 (sur cinq) UNE DISTRIBUTION GAGNANTE.» Marke Andrews, VANCOUVER SUN 2976084A Dominique Dalcan, alias Snooze dans sa version électro, se produit avec son trio, ce soir, au Medley, dans le cadre des célébrations de Divers/ Cité.Snooze sort de l'ombre P H I L I P P E RENAUD Dominique Dalcan nous avait tous pris par surprise, en 1997, à la sortie de son premier album sous l'appellation Snooze, le sublime Man in the Shadow.Nous l'avions apprivoisé sous son vrai nom, lui, ses chansons doucereuses, imbibées d'une ambiance caméléonesque, visitant le world-beat comme la chanson plus classique.Mais grâce à Man in the Shadow, cinématique opus tout aussi atmosphérique, il signait alors le plus important disque downtempo de la vague French Touch.Ni plus ni moins.Puis, tranquille.Il a enfin refait surface cette année avec Goingmobile, album différent du précédent à bien des égards, et qui, avouons-le, souffre un peu de la comparaison.Peu avant son passage à Montréal ce soir \u2014 dans les cadres des célébrations de Divers/ Cité \u2014, Dominique Dalcan a accepté de jeter un peu de lumière sur son alter ego électro.Sur la pochette de Goingmobile, des images de villes nord-américaines qui suggèrent cette idée de dynamisme qu'on retrouve au centre des intentions musicales de l'album.« Je considère que ma musique en est une de déplacement », dévoile- t-il depuis son studio parisien.Serait-ce un road movie pour les oreilles ?« Pas forcément, répond-il de sa voix placide.C'était beaucoup plus vrai pour le premier album.Pour celui-ci, c'est pas mal moins inspiré par le cinéma.Il y a une volonté d'avoir un son assez large, avec plusieurs portes par lesquelles l'auditeur peut entrer dans la musique, s'approprier les chansons, s'imaginer ce qu'il veut.» Snooze permet ainsi à Dominic de faire ce qui lui est impossible lorsqu'il n'est que Dalcan, qu'un auteur français : c'est à dire rejoindre « un public qui n'est pas qu'hexagonal, ou francophone.Mon appétit musical m'a forcé à avoir d'autres projets, me faisant ainsi découvrir d'autres scènes, rencontrer d'autres gens.Avec Snooze, je remplace les mots par des images sonores.C'est une musique qui a un langage universel.» Ludique et sensuel Le studio de Dalcan est situé dans le 20e arrondissement de Paris, qui n'est pas exactement l'endroit le plus glamour de la cité.« Un très mauvais quartier, avoue-t-il sans gêne.Un endroit où il n'y a aucun romantisme, aucun cliché collant à l'image de Paris.Ici c'est très populaire, très gris.Un bon endroit, je crois, pour faire de la musique : j'y compose des chansons en donnant un peu l'opposé de ce qu'il y a à l'extérieur, l'opposé de toute cette désolation.» Si Man in the Shadow était lourd de sens et d'images, Goingmobile se veut plus énergique \u2014 dans la rythmique, souvent house \u2014, plus ludique, mais toujours aussi sensuel.« Je voulais que cet album ait beaucoup plus de lumière et de relief par rapport au premier, très downtempo, sombre.Celui-ci est plus lumineux, plus charnel, j'espère.Il y a encore des morceaux denses, mais certains sont plus légers, avec un peu d'autodérision.» Fait remarquable pour celui qui dit prendre ses deux projets très différemment (un pour la chanson, un pour l'électronique), on retrouve justement plus de pièces vocales sur Goingmobile.« C'est vrai, concède Dalcan.J'ai l'impression que dans la musique électronique, on tend davantage vers les chansons.Les gens ont besoin d'entendre quelque chose d'incarné, ça passe donc par la voix.» « Et puis, ajoute-t-il, ce disque porte sur la séduction.Il me fallait laisser la parole aux femmes.En fait, j'ai pris l'attitude d'un réalisateur de film, qui écrit une histoire et qui distribue les rôles.J'aime parfois rester en retrait.Ça permet de s'éloigner du côté démonstratif de la musique, d'éviter d'en mettre trop épais, d'en mettre plein la vue.» DALCAN et son trio\u2014 claviers-piano, chant, basse et lui aux machines \u2014se produisent ce soir au Medley (1170 rue Saint- Denis), avec les DJ Jester et Little Eric.\u0003 SHREK (v.française) (G) Dim.au Jeu.1:00 \u0003 MOULIN ROUGE (v.française) (G) Dim.au Jeu.6:55,9:40 \u0003 NUIT DE NOCES (G) Dim.au Jeu.1:35,4:25,7:05,9:25 \u0003 MADEMOISELLE (G) Dim.au Mer.3:00,7:25 Jeu.3:00 \u0003LA FORTERESSE SUSPENDUE (G) Dim.au Jeu.12:10,2:20,4:45 \u0003INTELLIGENCE ARTIFICIELLE (G) Dim.au Jeu.12:15,3:20,6:25,9:35 \u0003 FILM DE PEUR 2 (13+) Dim.au Jeu.2:40,9:25 \u0003 LE BAISER DU DRAGON (16+) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Mer.5:10,9:25 Jeu.5:10,9:45 \u0003 KARMINA 2 (G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:00,12:25,2:30,4:50,5:15,7:10,7:30,10:00 \u0003 LE PARC JURASSIQUE (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 3 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:20,1:15,1:45,2:45,3:45, 4:15,5:10,6:45,7:00,7:25,9:20,9:30,9:50 LE COUPLE CHÉRI (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 3 ÉCRANS Dim.au Mer.12:10,1:00,1:30,2:40,3:30,4:10,5:05,6:30,7:05,7:25,9:05,9:30, 9:55 Jeu.12:10,1:00,1:30,2:40,3:30,4:10,5:05,6:30,7:25,9:05,9:30,9:55 \u0003 LA PLANÈTE DES SINGES (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:15,1:00,1:45,3:20,3:45, 4:30,6:30,7:00,7:20,9:20,9:45,10:00 \u0003 REBELLES (13+) Dim.au Jeu.1:30,4:10,6:40,9:00 \u0003 LA TOUR MONTPARNASSE INFERNALE (G)Dim.au Jeu.12:30, 2:45,5:00,7:10,9:15 NUIT DE NOCES (G) Dim.au Jeu.1:35,7:10 \u0003 RAPIDES ET DANGEREUX(13+)Dim.au Jeu.3:50,9:15 \u0003 INTELLIGENCE ARTIFICIELLE (G) Dim.au Jeu.6:30,9:20 CHATS ET CHIENS (G) Dim.au Jeu.1:05,3:05,5:05 \u0003 FINAL FANTASY: LES CREATURES DE L'ESPRIT (G) Dim.au Jeu.7:20,9:35 \u0003 LE GRAND COUP (G) Dim.au Jeu.1:30,4:15,7:00,9:35 KARMINA 2 (G) Dim.au Jeu.12:45,3:00,5:10,7:15,9:30 BLONDE ET LÉGALE (G) Dim.au Jeu.12:35,2:45,4:55,7:00,9:10 LE PARC JURASSIQUE (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:50,3:10,5:20,7:25,9:40 \u0003 ATLANTIS: L'EMPIRE PERDU (G) Dim.au Jeu.12:25,2:30,4:35 \u0003 LE COUPLE CHÉRI (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:35,3:00,5:20,7:35,9:55 \u0003 LA PLANÈTE DES SINGES (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.1:00,1:40,3:45,4:20,6:45, 7:05,9:25,9:45 LA TOUR MONTPARNASSE INFERNALE(G) Dim.au Jeu.1:10,3:20, 5:25,7:30,9:40 \u0003 MOULIN ROUGE (v.o.Anglaise) (G) Dim.au Jeu.9:45,9:20 A.I.(G) Dim.au Jeu.8:50 CATS & DOGS (G) Dim.au Jeu.12:25,2:30,4:25,6:30 FINAL FANTASY (G) Dim.au Jeu.1:00,3:45 THE SCORE (G) Dim.au Jeu.12:40,3:30,6:40,9:15 JURASSIC PARK III (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:45,2:50,4:50,7:00,9:10 AMERICA'S SWEETHEARTS (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:20,2:45,5:00,7:15,9:30 LOST AND DELIRIOUS (13+) Dim.au Jeu.12:30,2:40,4:55,7:05,9:35 \u0003 PLANET OF THE APES (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:35,12:50,3:15,3:50,6:35,6:50,9:05,9:25 INTELLIGENCE ARTIFICIELLE (G) Dim.au Jeu.8:40 CHATS ET CHIENS (G) Dim.au Jeu.1:05,3:15,6:35 FINAL FANTASY: LES CREATURES DE L'ESPRIT (G) Dim.au Jeu.3:20,9:05 FINAL FANTASY (G) Dim.au Jeu.12:55,6:50 KARMINA 2 (G) Dim.au Jeu.1:20,3:40,6:55,9:00 LE PARC JURASSIQUE (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:40,2:55,5:10,7:20,9:30 JURASSIC PARK III (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:45,3:05,5:05,7:10,9:25 LE COUPLE CHÉRI (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.1:25, 3:45,7:05,9:35 AMERICA'S SWEETHEARTS (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:35,3:00,5:15,7:30,9:45 LA TOUR MONTPARNASSE INFERNALE(G) Dim.au Jeu.1:15,3:25, 5:15,7:15,9:15 LA PLANÈTE DES SINGES (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:50,1:00,3:35,4:00,6:30, 6:45,9:20,9:40 PLANET OF THE APES (G) Laissez-passer refusésÁ L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:30,1:10,3:10,3:45,6:40,7:00,9:25,9:35 MOULIN ROUGE (v.française) (G) Dim.au Jeu.6:45,9:20 NUIT DE NOCES (G) Dim.Mar.& Mer.1:30,3:30,5:30,7:30,9:30 Lun.& Jeu.1:40,7:30,9:30 \u0003LA FORTERESSE SUSPENDUE (G) Dim.Mar.& Mer.1:30,3:35 Lun.& Jeu.1:35 KARMINA 2 (G) Dim.Mar.& Mer.1:00,3:05,5:15,7:20,9:30 Lun.& Jeu.1:40,7:20,9:30 \u0003 LE PARC JURASSIQUE (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.Mar.& Mer.1:15,1:40,3:20,3:45, 5:25,5:40,7:25,7:40,9:20,9:45 Lun.& Jeu.1:35,1:45,7:25,7:40,9:20,9:45 LOST AND DELIRIOUS (13+) Dim.Mar.& Mer.1:10,3:25,5:35,7:40,9:45 Lun.& Jeu.1:30,7:40,9:45 REBELLES (13+) Dim.Mar.& Mer.1:00,3:10,5:20,7:30,9:40 Lun.& Jeu.1:30,7:30,9:40 NUIT DE NOCES (G) Dim.1:05,3:15,5:25,7:35,9:45 Lun.au Jeu.2:15,4:20,7:05,9:25 INTELLIGENCE ARTIFICIELLE (G) Dim.au Jeu.6:35,9:30 CHATS ET CHIENS (G) Dim.1:30,3:35 Lun.au Jeu.2:30,4:40 FINAL FANTASY: LES CREATURES DE L'ESPRIT (G) Dim.1:40,3:55,6:15 Lun.au Jeu.2:10,4:25 KARMINA 2 (G) Dim.1:10,3:20,7:00,9:20 Lun.au Jeu.2:35,4:50,7:30,9:40 LE GRAND COUP (G) Dim.1:35,4:05,7:10,9:50 Lun.au Jeu.2:05,4:45,7:10,9:50 PEARL HARBOR (v.française) (G) Dim.8:30 LE PARC JURASSIQUE(G) Laissez-passer refusés Dim.1:00,3:10,5:20,7:20,9:40 Lun.au Jeu.2:00,4:10,6:55,9:05 LE COUPLE CHÉRI (G) Laissez-passer refusés Dim.1:20,3:30,5:35,7:40,9:55 Lun.au Jeu.2:20,4:35,7:00,9:20 LA PLANÈTE DES SINGES (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.1:00,1:45,3:30,4:30,6:45,7:15,9:15,9:45 Lun.au Jeu.2:00,2:30,4:30,5:00,6:45,7:15,9:15,9:45 REBELLES (13+) Dim.1:25,3:40,7:25,9:35 Lun.au Jeu.2:25,4:55,7:25,9:35 NUIT DE NOCES (G) Dim.au Jeu.1:20,7:00 INTELLIGENCE ARTIFICIELLE (G) Dim.au Jeu.3:30,9:00 FILM DE PEUR 2 (13+) Dim.au Jeu.8:40 CHATS ET CHIENS (G) Dim.au Jeu.12:40,2:40,4:40,6:40 FINAL FANTASY: LES CREATURES DE L'ESPRIT (G) Dim.au Jeu.1:50,4:00,7:30,9:45 LE GRAND COUP (G) Dim.au Jeu.1:10,3:45,6:50,9:25 KARMINA 2 (G) Dim.au Jeu.1:40,3:50,7:00,9:15 LE PARC JURASSIQUE (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:50,3:00,5:00,7:10,9:20 LE COUPLE CHÉRI (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.1:30, 3:40,7:20,9:35 LA PLANÈTE DES SINGES (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:30,3:00,6:50,9:30 \u0003INTELLIGENCE ARTIFICIELLE (G) Dim.au Jeu.1:00,4:00,7:45 CHATS ET CHIENS (G) Dim.au Jeu.12:50,2:50,4:50,6:50 FINAL FANTASY: LES CREATURES DE L'ESPRIT (G) Dim.au Jeu.9:25 KARMINA 2 (G) Dim.au Jeu.12:00,3:00,7:20,9:30 LE PARC JURASSIQUE (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:10,2:30,4:45,7:30,9:45 RAPIDES ET DANGEREUX (13+) Dim.au Jeu.12:30,3:10,7:10,9:35 LE COUPLE CHÉRI (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:20,2:40,4:55,7:35,9:50 LA PLANÈTE DES SINGES (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:40,3:20,7:00,9:40 KARMINA 2 (G) Dim.au Jeu.2:20,4:45,7:15,9:15 LA PLANÈTE DES SINGES (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.2:00,4:30,7:00,9:25 FILM DE PEUR 2 (13+) Dim.au Jeu.7:15 CHATS ET CHIENS (G) Dim.Mar.& Mer.1:45,3:25 Lun.& Jeu.1:45 \u0003 KARMINA 2 (G) Dim.Mar.& Mer.1:50,3:45,7:10,9:10 Lun.& Jeu.1:50,7:10,9:10 LE PARC JURASSIQUE (G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:35,3:30,7:05,9:15 Lun.& Jeu.1:35,7:05,9:15 RAPIDES ET DANGEREUX(13+) Dim.au Jeu.9:00 LE COUPLE CHÉRI (G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:40,3:40,7:20,9:20 Lun.& Jeu.1:40,7:20,9:20 LA PLANÈTE DES SINGES (G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:30,3:50,7:00,9:20 Lun.& Jeu.1:30,7:00,9:20 \u0003 KISS OF THE DRAGON (16+) Dim.au Jeu.1:20,3:30,5:35,7:40,9:55 \u0003 FINAL FANTASY (G) Dim.au Jeu.12:45,3:10,5:20 \u0003 LEGALLY BLONDE (G) Dim.au Jeu.7:30,9:45 \u0003 THE SCORE (G) Dim.au Jeu.1:30,4:00,6:50,9:20 \u0003 JURASSIC PARK III (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.1:00,3:00,5:00,7:00,9:00 \u0003 AMERICA'S SWEETHEARTS(G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:40,2:55,5:05,7:20,9:35 \u0003 PLANET OF THE APES (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.1:10,1:35,4:10,4:30,6:55, 7:15,9:30,9:50 \u0003 PEARL HARBOR(v.française) (G) Dim.au Jeu.4:30,8:00 \u0003 NUIT DE NOCES (G) Dim.au Jeu.12:10,2:15,4:20,7:00,9:05 \u0003 MOULIN ROUGE (v.française) (G) Dim.au Jeu.6:55,9:35 \u0003ATLANTIS: L'EMPIRE PERDU (G) Dim.au Jeu.12:10,2:20,4:30 \u0003 LA FORTERESSE SUSPENDUE(G) Dim.au Jeu.12:05,2:15 \u0003 RAPIDES ET DANGEREUX (13+) Dim.au Jeu.1:10,3:35,7:00,9:20 \u0003 DOCTEUR DOLITTLE 2 (G) Dim.au Jeu.12:35,2:35,4:35 \u0003 INTELLIGENCE ARTIFICIELLE (G) Dim.au Jeu.12:30,3:40,6:45,9:40 FILM DE PEUR 2 (13+) Dim.au Jeu.7:10,9:25 \u0003 CHATS ET CHIENS (G) Dim.au Jeu.12:20,2:20,4:30,6:55 \u0003 LE BAISER DU DRAGON(16+) Dim.au Jeu.9:00 \u0003FINAL FANTASY: LES CREATURES DE L'ESPRIT (G) Dim.au Jeu.12:00,2:25,4:45,7:05,9:25 KARMINA 2 (G) Dim.au Jeu.12:35,2:45,4:55,7:10,9:30 \u0003 BLONDE ET LÉGALE (G) Dim.au Jeu.12:15,2:25,4:40,7:00,9:15 \u0003 LE GRAND COUP (G) Dim.au Jeu.1:10,3:50,6:50,9:30 \u0003 LE PARC JURASSIQUE (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:20,2:35,4:50,7:00,9:20 \u0003 LE COUPLE CHÉRI (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:15,2:35,4:50,7:05,9:30 \u0003 LA TOUR MONTPARNASSE INFERNALE (G) Dim.au Jeu.12:25, 2:20,4:20,7:00,9:05 \u0003LA PLANÈTE DES SINGES (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.1:00,1:15,3:45,4:00,6:55, 7:05,9:30,9:40 \u0003 RAPIDES ET DANGEREUX (13+) Dim.au Jeu.7:40,9:45 \u0003 CHATS ET CHIENS (G) Dim.au Jeu.1:00,2:40,4:20,6:00 \u0003FINAL FANTASY: LES CREATURES DE L'ESPRIT (G) Dim.au Jeu.1:00,9:10 \u0003 LE GRAND COUP (G) Dim.au Jeu.1:15,3:45,7:15,9:45 \u0003 KARMINA 2 (G) Dim.au Jeu.3:00,5:00,7:05 \u0003 LE PARC JURASSIQUE (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.1:10,3:10,5:10,7:10,9:10 \u0003 LE COUPLE CHÉRI (G) Dim.au Jeu.1:00,3:05,5:10,7:15,9:20 \u0003LA PLANÈTE DES SINGES (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.1:05,3:30,7:05,9:30 LE COUPLE CHÉRI (G) Laissez-passer refusés FINAL FANTASY: LES CREATURES DE L'ESPRIT (G) LA PLANÈTE DES SINGES (G)Laissez-passer refusés DOCTEUR DOLITTLE 2 (G) LE PARC JURASSIQUE (G) Laissez-passer refusés RAPIDES ET DANGEREUX(13+) LE COUPLE CHÉRI (G) Laissez-passer refusés FINAL FANTASY: LES CREATURES DE L'ESPRIT (G) LA PLANÈTE DES SINGES (G)Laissez-passer refusés DOCTEUR DOLITTLE 2 (G) INTELLIGENCE ARTIFICIELLE (G) OPÉRATION SWORDFISH (13+) LE PARC JURASSIQUE(G) Laissez-passer refusés RAPIDES ET DANGEREUX(13+) LE COUPLE CHÉRI (G) Laissez-passer refusés FINAL FANTASY: LES CREATURES DE L'ESPRIT(G) LA PLANÈTE DES SINGES (G) Laissez-passer refusés DOCTEUR DOLITTLE 2 (G) RAPIDES ET DANGEREUX(13+) JOSIE ET LES PUSSYCATS (G) LE PARC JURASSIQUE(G) Laissez-passer refusés LE RETOUR DE LA MOMIE (G) KARMINA 2 (G) FILM DE PEUR 2 (13+) LE COUPLE CHÉRI (G) Laissez-passer refusés CHEVALIER (G) LA PLANÈTE DES SINGES (G) Laissez-passer refusés DOCTEUR DOLITTLE 2 (G) HORAIRE VALIDE DU DIMANCHE 29 À JEUDI 2 2976068A 7LP1002B0729 B-9 dimanche - ARTS 7LP1002B0729 ZALLCALL 67 01:15:04 07/29/01 B B10 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 29 JUILLET 2001 Mort d'un grand critique FESTIVAL DE LANAUDIÈRE Dernier grand soir de l'OSM SOUVENIRS - SOUVENIRS En 1959, à cette période-ci de l'année, La Presse pleurait la mort de son critique d'art, Rodolphe de Repentigny, qui, le 24 juillet 1959, s'était tué dans un accident d'alpinisme, sur les pentes du glacier Victoria, près du lac Louise, dans le parc national de Banff.Le journaliste, un fervent de l'alpinisme, avait chuté dans une crevasse d'une profondeur de 60 pieds, à une altitude de 9400 pieds.En plus d'être bien connu comme critique à La Presse depuis sept ans, de Repentigny, qui était âgé de 33 ans et marié à Françoise Stébenne, elle-même journaliste, était un peintre moderne de réputation enviable, qui signait ses toiles sous le nom de Jauran.Il était président canadien de l'Association internationale des critiques d'art et Jean Béraud, alors directeur des pages d'arts et spectacles de notre journal, avait écrit au lendemain de sa mort qu'une « culture comme la sienne, aussi spécialisée fut-elle, en nous réservant chaque jour de nouvelles surprises, reste dans l'état actuel des arts plastiques au Canada, unique peut-être ».Sus aux concerts trop longs Jean Vallerand, qui l'été aimait, de son propre aveu, jouer au « sociologue » plutôt qu'au critique lors des concerts populaires, écrivait, le 29 juillet 1965, que les concerts de l'aréna Maurice-Richard allongent de semaine en semaine.« Les entractes s'éternisent et les programmes deviennent de plus en plus chargés.Cela fait peut-être plaisir aux gens du parterre qui dégustent vins et amuse-gueule, mais le petit peuple des galeries se rend à ces concerts pour entendre de la musique et hier soir il s'impatientait de la longueur des entractes et il avait raison.J'ai d'ailleurs constaté que si l'on continue de s'arracher les tables du parterre, il y a de moins en moins de monde aux galeries.Si cette désaffection allait s'accentuer, les concerts de l'aréna Maurice-Richard, qui se voulaient à l'origine des concerts populaires, seront devenus un autre événement mondain pour bourgeois.À ce moment-là, ils auront raté leur but.» Les Rossignols et les Cloches Il y a un demi-siècle, notre cinéma québécois était un peu folklorique.C'est pourtant à un réalisateur français, René Delacroix, que l'on doit des films particulièrement connus chez nous à l'époque comme Le Gros Bill et Docteur Louise.Le 28 juillet 1951, on parlait de l'arrivée la veille, à Dorval, de Delacroix qui revenait au pays pour produire Le Rossignol et les Cloches, mettant en vedette le jeune soprano Gérard Barbeau, qui lui aussi était sur toutes les lèvres à l'époque.Le scénario de ce film était dû à un auteur dramatique alors renommé à travers tout le Canada, Joseph Schull, qui venait de remporter les honneurs du Festival dramatique national pour sa pièce The Bridge.Le dialogue, quant à lui, était dû à la plume de Louis Morrisset, ancien président de l'Union des scripteurs de la radio.Quant à René Delacroix, il était déjà considéré comme un vieux troupier dans le monde cinématographique et son dernier film, Vingt Ans, connaissait alors un grand succès en France.Beaucoup d'espoirs étaient placés dans le futur film et dans Gérard Barbeau, dont on espérait alors qu'il connaisse autant de succès que le jeune chanteur américain Bobby Breen, qui était populaire au grand écran, avant l'avènement de la télévision.L'oeuvre oubliée de Daniel-Rops Le nom de Henri Petiot, dit Daniel- Rops, ne figure même plus au dictionnaire.Son oeuvre est aujourd'hui passablement oubliée.Mais lorsqu'il mourut, il était encore fort populaire au Québec, surtout parmi les catholiques pratiquants, encore majoritaires ici à l'époque.C'est que cet écrivain avait un petit côté « franciscain », comme notre journal le rapportait le 28 juillet 1965, au lendemain de son décès.Il s'était rendu d'ailleurs célèbre en publiant, à l'âge de 25 ans, Notre inquiétude, qui se voulait celle des jeunes de sa génération qui cherchaient leur personnalité et leur raison de vivre dans la voie chrétienne, au delà des théories philosophiques du moment.Dans Ce qui meurt et ce qui naît, il avait affirmé la possibilité de restaurer les valeurs spirituelles.Convaincu que seul le message du catholicisme pouvait répondre aux inquiétudes modernes, il écrivit ce qui fut son livre essentiel : Mort où est ta victoire, un ouvrage d'apologétique, sous forme de roman, où il tentait de démontrer la réversibilité des mérites qui permettaient aux saints d'arracher l'homme aux puissances du mal.Lauréat du Grand Prix de l'Académie française pour l'ensemble de son oeuvre en 1946, il avait ensuite été élu, en 1955, membre en règle de l'Académie française.CLAUDE GINGRAS LE QUATRIÈME et dernier concert de l'Orchestre Symphonique de Montréal cette année au Festival de Lanaudière comportait deux oeuvres seulement mais autant de nouveautés, celles-ci s'ajoutant à une saison déjà riche en découvertes : le quatrième Concerto pour piano d'Anton Rubinstein et, choix plus original encore, la troisième Symphonie de sir Edward Elgar dans la réalisation du musicologue et compositeur britannique Anthony Payne.Dans la préface de la partition Boosey & Hawkes, Payne explique en détail un travail qu'il entreprit dès 1972 et poursuivit, bien que d'une façon intermittente, jusqu'en 1995.En 1932, à la suggestion de George Bernard Shaw, no less, et malgré la maladie qui allait l'emporter deux ans plus tard, Elgar entreprit une troisième Symphonie.Il la voulut en quatre mouvements et, de chacun, laissa des esquisses assez précises pour qu'une autre main puisse compléter un jour l'orchestration.Les cas sont rares où Payne dut imaginer carrément ce qu'Elgar aurait écrit.Exemple : la conclusion du finale.Ce qui explique que les esquisses font 127 pages et que la partition complétée en fait 179.S'inspirant de l'écriture et de l'orchestration habituelles d'Elgar, et se souvenant que celui-ci avait parlé de « the strongest thing I have put on paper », Payne parvint à réaliser une oeuvre qui sonne vrai, avec cette grandiloquence « elgarienne » bien caractéristique, mais une oeuvre qu'il a quand même eu la modestie et la prudence d'intituler « The Sketches for Symphony No.3 elaborated by Anthony Payne ».Le chef britannique Paul Daniel dirigeait hier soir à l'OSM cette oeuvre dont il a signé en 1999 un enregistrement (chez Naxos), qu'il possède au point d'ignorer presque continuellement la partition ouverte devant lui, et qu'il aime passionnément, cela est évident.Par une gestuelle très précise et très expressive, voire un peu agitée par moments, M.Daniel obtint de l'OSM une interprétation exceptionnellement en place et, surtout, pleine d'atmosphère, de noblesse, d'éclat et même d'humour.Dans le mouvement lent, indiqué « solennel », le dosage des sonorités était prodigieux.On sentait que chaque musicien faisait un avec le chef, tel un soliste.Quelques longueurs dans cette partition de 55 minutes, mais une autre belle découverte de Lanaudière.Il y en avait une première, en début de ce concert qui avait attiré quelque 3000 personnes : Anton Rubinstein et son quatrième Concerto pour piano qui, en 1864, annonce déjà Tchaïkovsky, son élève en composition et en instrumentation.Marc-André Hamelin était le soliste et, encore une fois, fut tout à fait à la hauteur des énormes exigences de l'oeuvre.Premier exploit : avoir mémorisé cette partition de 30 minutes où le piano joue presque sans arrêt.Deuxième exploit, plus important encore : l'avoir jouée avec une telle puissance et une telle virtuosité tout en ne négligeant jamais le lyrisme et la poésie qu'elle renferme.Après l'entracte, deux représentants de l'OSM rendirent hommage à la violoniste Sherry Steinberg, qui prend se retraite après 32 ans de services.ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL.Chef invité: Paul Daniel.Soliste: Marc-André Hamelin, pianiste.Samedi soir, Amphithéâtre de Lanaudière.Dans le cadre du 24e Festival international de Lanaudière.Programme: Concerto pour piano et orchestre no 4, en ré mineur, op.70 (1864) - Rubinstein Symphonie no 3 (1932) - Elgar, édition Payne (1972-1995) Paul Daniel dans toutes les www.amctheatres.com www.moviewatcher.com salles de cinéma Obtenez des entrées gratuites ! 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AUCUN LAISSEZ-PASSER= ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX Toujours 8,00 $ sur présentation de ta carte étudiant au moment de l'achat EVERYBODY'S FAMOUS (G) (AUCUN LAISSEZ-PASSER) DIM 12:30, 2:45, 5:00, 7:15, 9:30 LUN-JEU 2:45, (5:00), 7:15, 9:30 AMERICA'S SWEETHEARTS (G) (3 ÉCRANS) (AUCUN LAISSEZ-PASSER DIM) DIM 12:15, 1:00, 2:00, 3:00, 3:45, 4:45, 5:45, 6:30, 7:30, 8:30, 9:15, 10:15 LUN-MAR 1:00, 2:00, 3:00, 3:45, (4:45), (5:45), 6:30, 7:30, 8:30, 9:15, 10:15 MER-JEU 1:00, 2:00, 3:00, 3:45, (4:45), (5:45), 7:30, 8:30, 9:45, 10:15 MADE (13+) (AUCUN LAISSEZ-PASSER DIM) DIM 12:00, 2:30, 5:00, 7:30, 10:00 LUN-JEU 2:30, (5:00), 7:30, 10:00 SONGS FROM THE 2ND FLOOR (G) (AUCUN LAISSEZ-PASSER DIM) (SOUS-TITRES EN ANGLAIS) DIM 12:00, 2:30, 5:00, 7:30, 10:00 LUN-JEU 2:30, (5:00), 7:30, 10:00 LEGALLY BLONDE (G) (2 ÉCRANS) DIM 1:00, 2:15, 3:15, 4:30, 5:30, 7:00, 8:00, 9:15, 10:15 LUN-MER 2:15, 3:15, (4:30), (5:30), 7:00, 8:00, 9:15, 10:15 JEU 2:15, 3:15, (4:30), (5:30), 8:00, 9:45, 10:15 BLONDE ET LÉGALE (G) (Version française de LEGALLY BLONDE) DIM 2:45, 5:00, 7:30, 9:45 LUN-JEU 2:45, (5:00), 7:30, 9:45 LE GRAND COUP (G) (Version française de THE SCORE) (2 ÉCRANS) DIM 1:15, 2:15, 4:15, 5:15, 7:15, 8:15, 10:15 LUN-JEU 1:15, 2:15, (4:15), (5:15), 7:15, 8:15, 10:15 FINAL FANTASY: LES CREATURES DE L'ESPRIT (G) (Version française de FINAL FANTASY: THE SPIRITS WITHIN) DIM 2:00, 4:30, 7:15, 9:45 LUN-JEU 2:00, (4:30), 7:15, 9:45 KISS OF THE DRAGON (16+) (2 ÉCRANS) (AUCUN LAISSEZ-PASSER) DIM 12:15, 1:45, 2:45, 4:15, 5:15, 7:00, 8:00, 9:30, 10:30 LUN-JEU 1:45, 2:45, (4:15), (5:15), 7:00, 8:00, 9:30, 10:30 CATS & DOGS (G) DIM 12:00, 2:30, 4:45, 7:00, 9:15 LUN-JEU 2:30, (4:45), 7:00, 9:15 CHATS ET CHIENS (G) (Version française de CATS & DOGS) DIM 2:00, 4:15, 6:30, 8:45 LUN-JEU 2:00, (4:15), 6:30, 8:45 BABY BOY (13+) DIM 1:30, 4:30, 7:30, 10:30 LUN-JEU 1:30, (4:30), 7:30, 10:30 NORA (13+) DIM-JEU 7:00, 9:30 DR.DOLITTLE 2 (G) (AUCUN LAISSEZ-PASSER) DIM 12:15, 2:30, 5:00 LUN-JEU 2:30, (5:00) MOULIN ROUGE (G) (AUCUN LAISSEZ-PASSER) DIM 1:00, 4:00, 7:00, 10:00 LUN-JEU 1:00, (4:00), 7:00, 10:00 KARMINA 2: L'ENFER DE CHABOT (G) (SOUS-TITRES EN ANGLAIS) DIM 1:45, 4:15, 7:00, 9:30 LUN-JEU 1:45, (4:15), 7:00, 9:30 (13+) (AUCUN LAISSEZ-PASSER) DIM 1:30, 4:30, 7:00, 9:30 LUN-JEU 1:30, (4:30), 7:00, 9:30 2976104A FRANÇOIS MORENCY GENEVIÈVE BROUILLETTE LES FILMS SÉVILLE et CINÉMAGINAIRE présentent LA COMÉDIE MILLIONNAIRE DE L'ÉTÉ ! RENÉ RICHARD CYR JACQUES GIRARD GÉRARD POIRIER LOUISETTE DUSSAULT BOBBY BESHRO COLETTE COURTOIS DANIEL JOBIN PATRICE BENGLE FM LE SIEUR casting LUCIE ROBITAILLE costumes LOUISE GAGNÉ montage RICHARD COMEAU son CLAUDE LAHAYE MARIE-CLAUDE GAGNÉ GAVIN FERNANDEZ HÉLÈNE GALLIZZI DENISE ROBERT DANIEL LOUIS direction de la photographie direction artistique musique originale direction de production produit par scénario MARC BRUNET ÉMILE GAUDREAULT un film de ÉMILE GAUDREAULT SONIA VACHON DIANE LAVALLÉE PIERRETTE ROBITAILLE YVES JACQUES MICHEL COURTEMANCHE « LE HIT DE L'ÉTÉ 2001 » Jean Beaunoyer , La Presse CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! G À L'AFFICHE! VISA GÉNÉRAL « UNE RÉUSSITE MAGNIFIQUE! » René Homier-Roy, TQS 2976066A LE PLUS GROS FILM DE L'ANNÉE TRAME SONORE SUR DREAMWORKS RECORDS AVEC LA MUSIQUE DE BAHA MEN, eels, JASON WADE, RUFUS WAINWRIGHT, LESLIE CARTER AND THE PROCLAIMERS\u2014AINSI QUE LE SUCCÈS «I'M A BELIEVER» DE SMASH MOUTH DE LEUR PROCHAIN ALBUM DE INTERSCOPE «SMASH MOUTH» «C'EST L'ÉTÉ DE SHREK!» Newsweek - David Ansen version française FAMOUS PLAYERS CARR.ANGRIGNON .FAMOUS PLAYERS CENTRE EATON .FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 .CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN .SON DIGITAL VERSION ORIGINALE ANGLAISE FAMOUS PLAYERS CENTRE LAVAL .FAMOUS PLAYERS VERSAILLES .CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE .FAMOUS PLAYERS F.P.8 GREENFIELD PARK .CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD .VERSION FRANÇAISE GVISA GÉNÉRAL À L'AFFICHE! CONSULTEZ LES GUIDESHORAIRES DES CINÉMAS! 2975963A CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) .CINÉMA CARNAVAL CHÂTEAUGUAY .CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES .LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 .CINÉMA 9 GATINEAU .LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 .CINÉMA 9 ROCK FOREST .CINÉMA PINE STE-ADÈLE .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .FAMOUS PLAYERS VERSAILLES .FAMOUS PLAYERS DORVAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 .FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ HULL .CINÉMAS AMC LE FORUM 22 .CINÉMA GALERIES AYLMER .CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE .CINÉ-ENTREPRISE CINÉMA DU CAP .CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE .CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON .CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION .CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE .CINÉ-ENTREPRISE FLEUR DE LYS GRANBY .LE CARREFOUR 10 JOLIETTE .LES CINÉMAS GUZZO LANGELIER 6 .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL .LES CINÉMAS GUZZO PARADIS .MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 .CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN .CINÉ-ENTREPRISE PLAZA REPENTIGNY .MAISON DU CINÉMA SHERBROOKE .CINÉMA ST-LAURENT SOREL-TRACY .CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE .CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO .LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 .CINÉMA ST-EUSTACHE .GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE .CAPITOL ST-JEAN .CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .LES CINÉMAS GUZZO TERREBONNE 8 .CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD .CINÉMA PIXEL LOUISEVILLE .CINÉ-PARC ODÉON BOUCHERVILLE CINÉ-PARC CHÂTEAUGUAY CINÉ-PARC DRUMMOND CINÉ-PARC JOLIETTE CINÉ-PARC LAVAL CINÉ-PARC ST-EUSTACHE CINÉMA BIERMANS SHAWINIGAN .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ HULL .MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 .FLEUR DE LYS TROIS-RIVIÈRES O.GVISA GÉNÉRAL À L'AFFICHE! .SON DIGITAL 2e film au ciné-parc CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE LAISSEZ-PASSER REFUSÉS CINÉMA 9 ROCK FOREST .«DEUX FOIS BRAVO!» EBERT & ROEPER AND THE MOVIES «Un futur classique de l'animation virtuelle.» Jay Carr, BOSTON GLOBE «Absolument sensass!» Lisa Schwarzbaum, ENTERTAINMENT WEEKLY «Un film formidable.» Joel Siegel, GOOD MORNING AMERICA LES CRÉATURES DE L'ESPRIT version française de FINAL FANTASY: THE SPIRITS WITHIN COLUMBIA PICTURES ET SQUARE PICTURES PRÉSENTENT CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! GVISA GÉNÉRAL Déconseillé aux jeunes enfants version française de AMERICA'S SWEETHEARTS REVOLUTION STUDIOS PRÉSENTE UNE PRODUCTION FACE UNE PRODUCTION ROTH / ARNOLD AVEC JULIA ROBERTS BILLY CRYSTAL CATHERINE ZETA-JONES JOHN CUSACK «LE COUPLE CHÉRI» HANK AZARIA STANLEY TUCCI CHRISTOPHER WALKEN SETH GREEN MUSIQUE JAMES NEWTON HOWARD PRODUCTEURS EXÉCUTIFS CHARLES NEWIRTH PETER TOLAN ÉCRIT PAR BILLY CRYSTAL ET PETER TOLAN PRODUIT PAR SUSAN ARNOLD DONNA ARKOFF ET BILLY CRYSTAL RÉALISÉ PAR JOE ROTH TRAME SONORE AVEC LES CHANSONS «ALL THE LOVE IN THE WORLD» DE THE CORRS ET «SOME HEARTS» DE KELLY LEVESQUE TRAME SONORE SUR ATLANTIC RECORDS LA COMÉDIE NO 1 AU CANADA! 2976064A REPRENDRE LA PLANÈTE CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! CINÉMA CARNAVAL CHÂTEAUGUAY .LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 .LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 .FAMOUS PLAYERS CENTRE LAVAL .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 .CINÉMA PINE STE-ADÈLE .FAMOUS PLAYERS VERSAILLES .FAMOUS PLAYERS DORVAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 .FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT .FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND .CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL .LES CINÉMAS GUZZO PARADIS .MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 .CINÉ-ENTREPRISE PLAZA REPENTIGNY .CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE .LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 .CINÉMA ST-EUSTACHE .GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE .CAPITOL ST-JEAN .CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .LES CINÉMAS GUZZO TERREBONNE 8 .CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD .CINÉ-PARC CHÂTEAUGUAY CINÉ-PARC ST-EUSTACHE CINÉ-PARC ST-HILAIRE MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 .LES CINÉMAS LANGELIER 6 .CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE .CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE .CINÉPLEX ODÉON DAUPHIN .CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON .CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO .CINÉ-PARC ODÉON BOUCHERVILLE CINÉ-PARC LAVAL CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN .GVISA GÉNÉRAL Déconseillé aux jeunes enfants .SON DIGITAL VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE LAISSEZ-PASSER REFUSÉS À L'AFFICHE! VERSION FRANÇAISE DE «PLANET OF THE APES» 2976057A 7LP1101B0729 B11 DIMANCHE 7LP1101B0729 ZALLCALL 67 01:07:18 07/29/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 9 J U I L L E T 2 0 0 1 B 1 1 TÊTES D' A F F I C H E Présentation et démonstrations de machinerie agricole, dans le cadre des Journées de champs du salon de l'agriculteur, qui se dérouleront les 21, 22 et 23 août, à la ferme du Rapide Plat, à Saint-Hyacinthe (sortie 133 de l'autoroute 20).Renseignements : (450) 771-1226.\u0001 \u0001 \u0001 André Carrier L'Ordre des agronomes du Québec vient de décerner le titre de commandeur de l'Ordre du mérite agronomique aux agronomes Roland Soucy, René Cloutier, Urgel Delisle et Marc Trudel.André Carrier a pour sa part hérité de la Médaille de distinction agronomique pour sa contribution au développement et à l'amélioration de la compétitivité des cultures abritées au Québec.Enfin, le Mérite du Conseil interprofessionnel du Québec a été décerné à Jean-Claude Dufour.\u0001 \u0001 \u0001 Hélène Paquette La bourse Marie-Curie (3500 $) du département de physique de la faculté des arts et des sciences de l'Université de Montréal a été remise cette année à Hélène Paquette, étudiante finissante du cégep du Vieux-Montréal.La bourse consiste en un stage d'été rémunéré au laboratoire du professeur Louis Lessard, au cours duquel la lauréate travaillera à un projet portant sur la détection de la matière sombre ou invisible de l'univers.Notons que cette bourse est octroyée pour encourager les jeunes filles à poursuivre des études en physique.\u0001 \u0001 \u0001 C'est le lundi 24 septembre, au Royal Montreal Golf Club, que se tiendra le tournoi de golf annuel de la Fondation canadienne du rein, sous la coprésidence de Nick De Cicco (Importation Iris), Luciano D'Ignazio (Schwartz Levitsky Feldman LLP), et Tony Loffreda (Banque Nationale).Renseignements : (514) 938-4515.\u0001 \u0001 \u0001 Bernard Rollin Le MIM (Marché international du multimédia, occasion de rencontres entre gens d'affaires, devrait permettre de « renforcer notre notoriété tant sur le plan local qu'international », d'affirmer Bernard Rollin, président d'ICE, et l'un des porte-parole du MIM qui se tiendra cette année les 3, 4 et 5 octobre.Parmi les nouveautés, notons le pavillon américain, auquel participeront les éditeurs et producteurs multimédias des États-Unis, ainsi que des acheteurs et distributeurs de contenus.On aura aussi parmi les conférenciers le couple Loren et Rachel Carpenter, chefs de file en animation cinématographique.\u0001 \u0001 \u0001 Les membres de l'équipe du magazine Le chef ont organisé un tournoi de golf pour célébrer le vingtième anniversaire du magazine, et en ont offert les profits (2840 $) à « Nous aidons », un organisme qui vient en aide aux enfants handicapés.On a profité de l'occasion pour rendre hommage à neuf bénévoles de Nous aidons : Peter Eusanio, Richard Gray, Guy Arsenault, Vincent Chenier, Gilles Demers, Guy Gravelle, Gilles La Roche, Robin Fillion, et Lynda Shamie.\u0001 \u0001 \u0001 La vice-présidente de la Fondation Baillargé, Adrienne De Montigny Clément, a fait parvenir un don de 5000 $, ainsi que des vêtements et des médicaments à la communauté des soeurs Messagères de l'Immaculée (fondée par soeur Gemma Beaulieu à Choluteca au Honduras).Ces dons sont faits pour appuyer l'oeuvre des religieuses implantées au Honduras qui cherchent à faire la promotion du statut de la femme.Pour l'hôpital Charles-Le Moyne Le tournoi de golf de la Fondation Charles-Le Moyne a permis d'amasser 70 000 $ pour l'hôpital Charles-Le Moyne.Les membres du comité organisateur présentent ici le chèque symbolique (devant d'abord) Daniel Bilodeau, Lise Gosselin, Danielle Élément, Danièle Martin, Daniel Bigras (président d'honneur), Monique Metcalfe, Jacques Liboiron ; (et derrière) François Goyette, John Kehoe, Jean-Jacques Hardy, Robert Inkel, et Claude Lefebvre (président du comité organisateur).G É N I E S EN HERBE #941 En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., genies@fqjr.qc.ca F- ANGLICISMES SPORTIFS Toutes les réponses commencent par « W » 1 En planche à voile c'est le nom anglais du bréchet, partie du mât où l'on dépose les mains.2 Nom de famille de l'inventeur de la carabine, aussi le nom d'un fabricant.3 En boxe, catégorie des poids mi-moyens.4 Type de bâton de golf qui peut, entre autres, vous sortir de la fosse de sable.5 Nom des piquets qui servent de buts au cricket.Personnalité de la télévision.A- COMTE 1 Quel titre portait la suite du Comte de Monte-Cristo?2 De quel pays la comtesse de Ségur était-elle originaire?3 Quel pionnier du cinéma a réalisé la première adaptation du « Comte de Monte- Cristo » en 1912 ainsi que « The Great Train Robbery en 1903 »?4 Quelle personnalité de la télévision québécoise, qui fut un temps comtesse, a repris le « Courrier du Coeur » de Solange Harvey?5 Dans quelle émission américaine un vampire nommé « The Count » apprenait-il à compter aux enfants »?D- COMPTES 1 Quel mot français est l'appellation correcte du « meter » qui calcule le prix d'une course en taxi?2 Quel nom porte l'appareil qui compte les tours d'un moteur?3 Comment se nomme l'opération budgétaire consistant à étaler le montant total d'une dépense sur plusieurs années?4 Selon l'expression, que font les bons comptes?5 Quelle unité de dépense d'électricité Hydro-Québec utilise-t-elle pour établir le montant de votre facture mensuelle?G- CONTES 1 Quel écrivain français est l'auteur des « Contes du lundi »?2 Sur quel continent retrouve- t-on les conteurs appelés griots?3 Dans quel domaine les frères Grimm se sont-ils illustrés en plus de publier des recueils de contes?4 Quel est le pseudonyme de l'auteur du conte « How the Grinch Stole Christmas »?5 Quel écrivain compulsif est l'auteur des « Contes Drôlatiques »?B- DEUX 1 Quel adjectif désigne ce qui se rapporte aux jumeaux?2 Quel nom donne-t-on à un système politique à deux chambres d'assemblées, comme celui du Canada?3 Quel fabricant français d'automobiles lance sa célèbre deux-chevaux en 1949?4 Qui a réalisé le film « Deux femmes en or »?5 Quel superhéros a comme ennemi le vilain « Two-faces »?E- COLONIES 1 Quel est l'autre nom d'une colonie d'abeilles?2 Dans quel pays actuel se trouve l'ancienne colonie française de Pondichéry?3 Quelle île sud-américaine, connue pour son piment éponyme, a servi de colonie pénitentiaire à la France?4 Quel titre porte chacune des anciennes colonies de l'Empire britannique, comme le Canada?5 En quelle année le Congo obtient-il son indépendance de la Belgique?H- IDENTIFICATION 1 Comte, chimiste italien originaire de Turin (1776-1856).2 Il travailla surtout sur les gaz.Il interprète les lois de Gay-Lussac sur les rapports volumétriques.3 Il est l'auteur d'une loi sur la relation entre masse molaire et densité gazeuse d'un corps.4 Le chiffre 60231023, ou mole, porte son nom.C- SANTÉ 1 Quel auteur américain, qui fut médecin, est à l'origine de la série télévisée « ER »?2 Quel nom porte l'opération où le chirurgien dévie la circulation du coeur pour contourner des artères bloquées?3 Quelle maladie est causée par un coccobacille?4 Quelle maladie est caractérisée par la croissance de granulations jaunâtres dans le foie?5 Dans quelle partie du corps retrouve-t-on le caecum?Auteur américain.SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES Don de Reno-Dépôtà Centraide Réno-Dépôt vient de remettre sa contribution, don corporatif et dons des associés totalisant 145 811 $, à la campagne 2000 de Centraide du Grand Montréal.Le chèque symbolique a été remis par Yves Archambault, président et chef de la direction, et Me Nathalie Clément, à Michèle Thibodeau- De Guire, présidente et directrice générale de Centraide du Grand Montréal. 7LP1201B0729 b12 DIMANCHE 7LP1201B0729 ZALLCALL 67 01:07:45 07/29/01 B B12 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 29 JUILLET 2001 À TIRE-D'AILE L'oiseau était là, immobile, se confondant aux branches où il était perché.Il semblait dormir.Grand amateur d'oiseaux, Robert Chartier avait été attiré dans ce coin de l'Île-des-Soeurs par le cri des corneilles qui houspillaient le rapace, un comportement fréquent chez nos gros oiseaux noirs.Un grand duc, croyait-il.Un peu las du harcèlement des corneilles, le volatile au dos chamois et à la poitrine blanchâtre souvent tachée de picots noirs, s'est déplacé pour s'installer un peu plus loin, en paix.Pas de doute, il s'agissait d'une effraie des clochers, de la visite exceptionnelle chez nous.Le dernier spécimen aurait été aperçu il y a une dizaine d'années au cap Tourmente.Bien installé sur son nouveau perchoir, l'effraie était encore sur place à la brunante.C'était le 21 avril dernier.Robert Chartier lance la nouvelle.Plusieurs amateurs se précipitent sur place, notamment les photographes Daniel et Ginette Leduc dont nous vous présentons la photo aujourd'hui.Le lendemain, ils seront des dizaines à tenter de repérer le rapace.En vain.Fidèle à sa réputation, la chouette furtive et mystérieuse a disparu et n'a plus été signalée.L'effraie des clochers est peut-être le rapace nocturne le plus connu du monde.Non seulement il est répandu un peu partout sur le globe, sauf dans les coins reculés comme l'Arctique, l'Antarctique et certaines îles isolées en mer, mais il a souvent été utilisé au cinéma dans les scènes nocturnes où mystère et peur étaient au rendez-vous.Plus encore, son cri étrange, une tirade épouvantable, glace le sang et donne la chair de poule, affirment ceux qui ont eu la chance de l'entendre de près.C'est d'ailleurs ce cri effrayant qui est à l'origine de son nom en français.Des maisons qui deviennent hantées Ce hurlement particulier est d'ailleurs à l'origine des fameuses maisons hantées.L'effraie niche dans les endroits sombres, tranquilles, isolés, à l'abri de la présence humaine, comme le sommet des tours, les clochers, les hauts de granges (en anglais, elle répond au nom de barn owl), les mines, les crevasses, ou encore les immeubles abandonnés et parfois dans les nichoirs construits à son intention.On devine que par le passé, quand le cri lugubre de l'effraie se faisait entendre dans une maison abandonnée, il n'en fallait pas plus pour conclure que l'endroit était hanté, habité par des fantômes ou encore, par des esprits tapageurs.Considérée comme un oiseau de malheur, l'effraie fut d'ailleurs persécutée pendant très longtemps.Jusqu'à ce qu'on réalise que le rapace se délecte surtout de rongeurs et que son appétit est considérable.Dans le deuxième tome de son ouvrage Life Histories of North American Birds of Prey, paru en 1938 et réédité depuis, Arthur Cleveland Bent raconte qu'une jeune effraie en captivité et manifestement affamée avait avalé huit souris d'affilée.La digestion des oiseaux étant très rapide, l'effraie se mit de nouveau à table trois heures plus tard et avala quatre autres rongeurs.D'ailleurs, à une certaine époque, rapportent les auteurs de The Encyclopedia of Birds, les fermiers néerlandais aménageaient de petites entrées dans le haut de leurs granges pour permettre au rapace d'y accéder et de nicher en toute tranquillité.Même que durant les hivers rigoureux, ils offraient de la nourriture aux effraies pour éviter qu'elles ne meurent de faim.Habituellement plus répandue dans les climats chauds, l'effraie peut se multiplier allègrement si elle a de la nourriture à se mettre dans le bec.Dans certaines plantations d'Asie où les rongeurs sont innombrables, il arrive que l'oiseau se déplace en groupe de quelques dizaines à la fois.Des oiseaux au menu C'est justement pour réduire les populations de rongeurs que l'espèce fut introduite dans les îles Seychelles au début des années 50.Mais comme ce fut le cas à maintes reprises ailleurs dans le monde avec d'autres espèces, comme l'introduction du lapin en Australie, par exemple, ce fut un échec lamentable.Parce qu'il était beaucoup plus facile pour le rapace de capturer des oiseaux que des rats, l'effraie a jeté son dévolu sur plusieurs espèces d'oiseaux, dont quelquesunes furent éliminées de certaines îles.De nombreux oiseaux sont en effet inscrits au menu de l'effraie et en Amérique du Nord, les vachers à tête brune, les quiscales, les hirondelles, les geais bleus, les merlebleus les pigeons et même les hérons verts font partie du nombre.S'ajoutent parfois au repas des chauves-souris, des rats musqués, des mouffettes et de jeunes lapins.Les ennemis du rapace sont rares, mais le grand-duc est l'un d'eux.Espèce essentiellement nocturne, l'effraie ne se manifestera à la brunante que si elle y est contrainte par la faim.Son acuité auditive est très élevée et son disque facial en forme de coeur aide aussi à capter les sons, un peu à la façon d'une coupole.À la marge du disque, les oreilles ne sont pas situées de façon symétrique, ce qui lui permettrait de percevoir des sons d'une fréquence encore plus haute que plusieurs autres rapaces nocturnes.L'effraie des clochers ne fait pas de nid et se contente de déposer ses cinq ou six oeufs par terre.C'est la femelle qui s'occupe habituellement de la couvaison.Bent rapporte cependant qu'on a déjà vu mâle et femelle se partager la tâche et couver les oeufs côte à côte.L'incubation dure une trentaine de jours et les jeunes peuvent s'envoler sept à huit semaines plus tard.Le mâle aide la femelle à nourrir et à assurer la sécurité des jeunes.En cas de disette, il arrive que les parents dévorent leurs propres petits en commençant par le plus petit et le plus faible.Le poids de la femelle est de l'ordre de 600 grammes, mais le mâle est plus petit.On ne dispose pas de preuves formelles de nidification d'effraie des clochers au Québec, mais certains indices laissent croire que cela aurait pu se produire au moins à une occasion.Sur le continent l'oiseau est répandu à partir du sud de l'Ontario et devient plus abondant vers le sud, quand la région de réchauffe.On retrouve l'effraie des clochers jusqu'en Amérique du Sud, en Europe, en Asie, en Afrique et en Australie.Photo DANIEL ET GINETTE LEDUC, collaboration spéciale Voici l'effraie des clochers observée le 21 avril dernier à l'Île-des-Soeurs, une visite exceptionnelle au Québec.Répandu surtout à partir du sud de l'Ontario, ce rapace nocturne se retrouve jusqu'en Amérique du Sud.Il est aussi présent un peu partout dans le monde, même en Australie.La légende des maisons hantées lui serait attribuable.LE CARNET D'OBSERVATION Le silence des oiseaux APRÈS AVOIR été si enjoués (certains diront, si bruyants) depuis le printemps, les oiseaux deviennent de plus en plus silencieux à partir de la fin de juillet.Devenus inutiles ou presque, les revendications territoriales sont choses du passé.Les petits ont quitté le nid, mais ils restent sous la surveillance des parents durant quelques jours, sinon quelques semaines, voire quelques mois chez certains grands rapaces.Il s'agit d'une période où les prédateurs sont particulièrement aux aguets.Le silence est plutôt de rigueur.Les petits sont encore nourris par les adultes durant ces jours d'apprentissage de la vie, mais l'intervention des parents à ce sujet diminue progressivement au fur et à mesure que les jeunes oiseaux apprennent à se nourrir.Finalement, le jeune oiseau devra se débrouiller seul, un moment qu'on peut imaginer très stressant.Car trouver de la nourriture pour s'alimenter quotidiennement n'est pas tâche facile.Et il faut toujours avoir à l'oeil les prédateurs.Pas étonnant, si c'est dans les premiers mois de son existence que le taux de mortalité est le plus élevé chez les oiseaux.Comme chez la plupart des autres animaux d'ailleurs.Visite d'un pélican et d'un milan DEUX VISITEURS inusités ont retenu l'attention des amateurs d'oiseaux depuis le début de l'été.D'abord, en juin, ce milan du Mississippi qui a passé trois semaines de vacances, à Amos, en Abitibi.C'était la première fois que ce rapace d'une trentaine de centimètres de longueur était signalé au Québec.L'oiseau au bec noir, à la tête blanchâtre, aux yeux rouges et au dos noir a pu facilement être observé par ceux qui se sont rendus à sa rencontre, comme Pierre Bannon, responsable de la compilation des oiseaux inusités pour l'association québécoise de protection des oiseaux.D'ailleurs le bilan de ces mentions est rapporté régulièrement dans le magazine Québec Oiseaux.Plus près de nous au début de juillet, un pélican d'Amérique, a été vu à plusieurs reprises durant trois semaines entre les ponts Champlain et Mercier, sur la Rive-Sud.Récemment, il aurait été aperçu à la Marina de Lachine.Comme ses cousins, le pélican d'Amérique est un oiseau d'une taille considérable et son envergure d'aile atteint presque trois mètres.Espèce de l'Ouest, ce pélican niche à l'intérieur des terres, habituellement sur les îles des grands lacs, comme c'est le cas notamment dans les Prairies, au Manitoba, en Saskatchewan et en Alberta.L'oiseau est entièrement blanc exceptions faites de l'extrémité de ses ailes qui sont noires et de son grand bec jaune.Sa présence est signalée une ou deux fois par année chez nous Tirée de Papillons et chenilles du Québec et de l'est du Canada, éd.De l'Homme Voici l'imposteur.Il y a quelques semaines, lors de la chronique sur les sphinx, ces papillons qui se font parfois passer pour les colibris, nous avons omis de vous présenter la photo du sphinx nessus, l'espèce la plus susceptible d'être confondue avec notre oiseau-mouche.La voici.Il s'agit d'un des rares sphinx diurnes, un papillon d'environ de 7à 8 cm d'envergure qu'on retrouve surtout dans la grande région métropolitaine où il est considéré comme un visiteur fréquent.Mais il n'est pas présent dans les zones plus froides, notamment dans la région de Québec.Dans son Guide des papillons du Québec, Louis Handfield nous dit que le papillon est attiré notamment par les iris, les verveines, les lilas mais aussi par les crottes de loup et les carcasses d'animaux en décomposition.Photo ARMAND TROTTIER, La Presse © Une des vedettes du spectacle Chouette à Voir présenté au centre de l'Union québécoise de réhabilitation des oiseaux de proie, à Saint-Jude, près de Saint-Hyacinthe, cette effraie des clochers provient d'un centre d'élevage des rapaces en Ontario.Né ce printemps et issu d'une famille nombreuse, l'oisillon fut nourrit à la main, ses parents ne pouvant suffire à la tâche.Confondant depuis les humains pour ses compagnons, il n'a pu être remis en liberté."]
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