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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Actuel
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2001-08-15, Collections de BAnQ.

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[" 3LP0101B0815 B1 mercredi 3LP0101B0815 ZALLCALL 67 00:52:29 08/15/01 B 3LP0201B0815 Mercredi B2 3LP0201B0815 ZALLCALL 67 00:48:01 08/15/01 B B2 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 5 AOÛT 2001 BANDE À PART Empocher 16 723 balles de billard en 24 heures MARIE ALLARD CLAC ! Un coup de baguette de Nick Nikolaidis et la boule jaune roule vers un coin de la table de billard, avant de disparaître.Une partie de billard comme une autre ?Pas vraiment.Cette boule que le joueur de 34 ans vient d'empocher d'un trait est la.16 050e à laquelle il s'attaque, en 23h.En effet : il est 11h, mardi matin, au resto-bar-billard Unison de Ville Saint-Laurent, et Nick Nikolaidis joue sans arrêt depuis midi, la veille.Sous l'oeil attentif de parents, d'amis et de fanas de billard, le joueur professionnel tente de battre le record détenu par Dave Pearson, un Anglais qui a empoché 16 499 boules en 24 heures, en avril 1996.Plus que 450 boules à envoyer valser dans les poches, et ça y est.« Nick va très bien », assure Éric Beausoleil, un ami qui s'affaire à calculer la durée des parties disputées par le champion.« En moyenne, il met 1 minute 15 secondes à débarrasser la table de ses boules.» L'air concentré, souliers de course aux pieds, le champion frappe juste presque à chaque coup.Il s'assure même de terminer par la boule numéro 8, comme il se doit.Et après avoir vidé la table, pas de perte de temps.Nick Nikolaidis n'a qu'à faire quelques pas pour se trouver devant une seconde table, déjà dressée pour le jeu.Pendant qu'une demoiselle, nombril à l'air et grand sourire aux lèvres, met le tableau de statistiques à jour, clac ! clac ! le marathon de parties reprend.« C'est énervant ! » confie Maria Nikolaidis, la soeur du passionné, à quelques minutes de la fin des 24 heures.« Nous jouons au billard depuis que nous sommes tout petits, puisque notre père avait une table de billard dans son restaurant.Mais c'était pour nous amuser, alors que maintenant, pour Nick, le jeu est sérieux.» Le billard est, en fait, la vie de M.Nikolaidis, qui travaille au resto- bar Unison, comme responsable des tournois et de la formation.« Nick est notre pro, alors il nous fait de la publicité en tentant de battre le record », admet Aristo Karafotis, gérant de soir chez Unison.Parlant de nourriture, qu'est-ce qu'on peut engloutir, lorsque l'on s'accorde cinq minutes de pause à toutes les trois heures, comme c'est le cas de Nick Nikolaidis ?Des ailes de poulet et des côtes levées, comme le veut la tradition des bars-billard ?« Oh non, Nick suit une diète spéciale, qui lui a été suggérée par une nutritionniste », indique sa soeur.Au menu, donc, pâtes, bananes, pommes de terre, barres granola et beaucoup, beaucoup d'eau embouteillée.Quitte à prendre quelques pauses-pipi, au fil de l'aventure.Puis, à 11h45, la musique pop s'arrête, laissant place à une atmosphère crispée.Chacun retient son souffle alors que les coups continuent de pleuvoir sur les pauvres balles, qui ne peuvent que détaler.« One minute ! », crie alors la demoiselle responsable des statistiques.« Good shot, Nick ! Nice ! Nice ! » scandent quelques amateurs, pour motiver leur champion, qui ne montre pourtant pas de signe de faiblesse.Vient ensuite le décompte final.« 10,9,8.» Clac ! une avant-dernière boule disparaît.« 7,6,5,4.» Re-Clac ! La dernière boule se faufile dans une poche.Puis, « 3,2,1,0.» Nick lève sa baguette en l'air, triomphant.La 16 723e boule vient d'être empochée.Le champion affirme battre ainsi trois records du monde, soit celui du plus grand nombre de boules empochées en terminant par la numéro 8 (qui était de 16 499 boules), du plus grand nombre de boules empochées sans restriction (qui était de 16 511 boules), puis des deux parties consécutives exécutées le plus rapidement (il croit avoir joué deux parties 73 ou en 74 secondes, alors que le record était de 75 secondes).Reste à vérifier le tout grâce aux témoins et à l'enregistrement en continu de deux caméras, puis à faire homologuer les records par Guinness.« Je pensais à battre ces records depuis dix ans », confie le joueur.Le secret de la réussite de Nick Nikolaidis ?« Une bonne forme physique et mentale, en plus de beaucoup d'expérience », confie-t-il, une coupe de champagne à la main.Et la prochaine partie, c'est pour quand ?« Hum.Je vais d'abord me reposer, puis travailler sur le logiciel d'apprentissage du billard que je prépare », répond le champion.Après avoir joué au rythme d'une machine pendant 24 heures, il ne devrait pas être trop difficile pour lui de se mettre à la place d'un ordinateur.Dernière chance pour la vente printemps été 1214, rue Sherbrooke Ouest (514) 849-8573 Ogilvy 3e étage 1307, rue Ste-Catherine Ouest (514) 843-9783 Toutes les ventes sont finales de 70% rabais Photo ALAIN ROBERGE Nick Nikolaidis a battu trois records du monde de billard.2978244A Acheter des votes à coups de queues de kangourou Associated Press DARWIN \u2014 Un parlementaire de l'État australien du Territoire du Nord a été accusé lundi d'avoir offert des queues de kangourou à des aborigènes en échange de leur vote.Député d'une circonscription désertique et réculée, John Elferink est en campagne pour tenter de conserver son siège au Parlement du Territoire du Nord dont les élections sont prévues samedi.Pour sa défense, Elferink soutient qu'il n'arrive jamais les mains vides quand il rend visite à ses administrés dans les communautés aborigènes reculées.Et il le faisait bien avant les élections de samedi prochain.Son parti, le Parti libéral, a acheté 200 queues de kangourou dont Elferink souligne que le prix de vente unitaire chez son boucher est de cinq dollars australiens (environ 4$ CAN).Son adversaire travailliste, Harold Furber, accuse Elferink de contraindre les aborigènes à voter pour lui après avoir accepté les queues de kangourou, un mets local très prisé.Le directeur de la commission électorale du Territoire du Nord Barrie Hamilton a déclaré qu'il devrait prendre conseil si une plainte officielle venait à être déposée contre Elferink.«Dans mon esprit, ce genre de petits cadeaux entre dans la même catégorie que les barbecues organisés dans les banlieues pour permettre de rencontrer les candidats, et cette catégorie reste vague».Reste qu'il est interdit aux candidats à un poste électif d'offrir des cadeaux pour obtenir des voix.La semaine dernière, Elferink mais aussi deux candidats du Parti libéral se sont vus signifier l'ordre d'arrêter de distribuer gratuitement des jeux de cartes sur les dos desquels se trouvait leur photographie.Hamilton a expliqué que ces cartes constituaient de la publicité pour le Parti libéral sans autorisation.Interrogés lundi, les services d'Elferink ont fait savoir que le candidat ne pouvait faire de commentaires.Inscription tardive: le lundi 20 août 2001, de 17 h à 20 h. 3LP0301B0815 b3 mer 3LP0301B0815 ZALLCALL 67 00:46:22 08/15/01 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 5 AOÛT 2001 B3 Renflouage d'un sous-marin russe en direct MÊME TOM Clancy n'aurait jamais osé écrire, dans un de ses romans, que le gouvernement russe permettrait un jour à toute la planète de suivre en direct le renflouage d'un de ses sous-marins.C'est pourtant exactement ce que nous propose le site Kursk141.org (www.kursk141.org).Lancé depuis peu par les autorités russes en collaboration avec quelques médias du pays, le site promet de couvrir avec la plus grande objectivité l'opération qui permettra de remonter à la surface le sous-marin Koursk dans lequel 128 membres d'équipage ont perdu la vie l'été dernier.En plus de photos et de reportages très bien faits, on sent que rien n'est laissé au hasard.On retrouve, entre autres, une animation 3D qui montre comment on doit remonter le sous-marin, l'étape la plus délicate de l'opération qui aura lieu entre les 10 et 20 septembre.Un vidéo fourni par la marine russe montre aussi une plongée dans une des sections du Koursk et décrit les conditions difficiles dans lesquelles les plongeurs doivent travailler.\u0001 \u0001 \u0001 REMONTONS À la surface pour nous envoler dans le ciel, le temps de vous présenter un super écran de veille \u2014 un économiseur d'écran \u2014 que l'on peut trouver sur le Net.Le photographe Yann Arthus Bertrand, qui a passé cinq années à immortaliser la Terre sur pellicule, pour en faire un livre, nous offre sous forme de diaporama une sélection de 12 « vues du ciel » extraites de son exposition La Terre vue du ciel présentée l'an dernier à Paris.Pour obtenir gratuitement l'écran de veille, rendez-vous au site Photo Service (www.photoservice.com/8/yab.htm).\u0001 \u0001 \u0001 QUATRE ANS après la mort de leur mère, comment les deux fils de Lady Diana se portent- ils ?L'auteur Christopher Andersen s'est penché sur cette question cruciale dans son plus récent ouvrage intitulé Diana's Boys.Ceux qui sont intéressés par le dossier, mais qui n'ont pas envie de lire tout le bouquin (ou qui l'ont lu et veulent en savoir plus) peuvent se joindre à la session de clavardage sur ce dossier organisée à 14 h sur le site de CNN (www.cnn.com/community).\u0001 \u0001 \u0001 POUR LES utilisateurs de Pocket PC, sachez que vous trouverez maintenant sur le site de Microsoft (www.microsoft.com/mobile/ pocketpc) la nouvelle version 3.5 du logiciel Active Sync qui vous permettra de synchroniser votre petit ordinateur de poche et votre ordinateur personnel.Bruno Guglielminetti collaboration spéciale GÉNÉRATION RÉALITÉ L'exception québécoise EMMANUELLE GARNAUD collaboration spéciale NON CONTENTE d'avoir gagné une villa de rêve dans l'arrièrepays tropézien grâce à Loft Story, de s'être fait offrir quinze propositions d'emplois toutes plus alléchantes les unes que les autres, de concilier vedettariat et vacances en animant tous les soirs L'été de Loana, la nouvelle star de M6, Loana, prépare en plus un documentaire sur son fabuleux destin, diffusé à l'automne.C'est dire si la France n'en a pas encore fini avec le feuilleton Loft.Et on se demande bien ce qu'attendent les diffuseurs québécois pour embarquer à leur tour dans la vague de ces reality shows ayant fait la preuve que les barrières culturelles ne tiennent plus : partout, c'est le même succès pour les rejetons de Big Brother et autres Temptation Island.Si on compare les grilles de la rentrée télé au Québec et celles du reste du monde occidental, l'absence d'émissions vérité pures et dures, de ces phénomènes de société annoncés que sont Loft Story ou Survivor, est plus que flagrante.Serions- nous les derniers téléspectateurs du monde insensibles à la course à l'argent, à la compétition et aux références sexuelles ?Du côté des télédiffuseurs, la réponse est ailleurs.« Je pense que l'absence se justifie par la facture de ce type de show, explique Louis Trépanier, directeur général de la programmation chez TQS.Contrairement à ce qu'on croit, la production d'un reality show tel qu'on les connaît en Europe ou aux États- Unis demande beaucoup de moyens : on reconstruit des lieux, ou on emmène les gens dans des îles, on fait gagner un million de dollars, on a entre 30 et 40 caméras pour suivre les concurrents, le déploiement technique est énorme.Il n'y pas un télédiffuseur québécois qui a les moyens de s'offrir un Survivor ! Nous avons été approchés par les producteurs américains de Big Brother : la facture s'élevait environ à 15 millions pour une version anglophone et francophone.Même en partageant la facture avec un réseau anglophone, c'était parfaitement impensable pour nous.Et je ne suis pas sûr que le Québec offre un bassin de population qui permette de rentabiliser une telle facture.Dans le fond, c'est aussi cher qu'une fiction, mais c'est beaucoup plus difficile à financer à cause de l'absence de crédits d'impôt.» Philippe Lapointe, vice-président à la programmation de TVA, confirme que la prudence est de mise.« Non seulement ces émissions coûtent très cher, mais, en plus, elles ne présentent aucune garantie de succès à 100 %.L'échec de Survivor en Grande-Bretagne en est l'exemple le plus flagrant.Je ne crois pas que le public québécois ait un problème avec la course à l'argent, mais il en aurait sûrement un avec le côté un peu sordide de certains reality shows.Nous préférons donc une approche plus positive comme celle des Forges du désert, ou même de Fort Boyard, où l'on conserve l'aspect compétition, mais sans le voyeurisme.» Du côté de Radio-Canada, on préfère penser que les téléromans comme Virginie sont suffisamment près des gens et suffisamment vraisemblables pour compenser.Chez Trinôme, une des rares maisons de productions québécoises à s'être intéressées à la télé-réalité dès ses débuts, et qui a produit entre autres Pignon sur rue et Métier Policier, on est convaincus que le spectateur québécois aurait un problème avec les caractéristiques les plus violentes ou immorales de ces séries.« Je ne pense pas qu'au Québec on puisse traîner son compatriote dans la boue, lui faire subir un tas d'épreuves artificielles, mais qui lui font prendre des risques, sans entraîner un certain rejet du public, affirme Pierre Blais, producteur et associé.Le Québec est un village, une grande famille et, dans le fond, on ne veut pas de mal à celui qui est presque notre cousin ! Aux États Unis, le type du Texas qu'on exclut, on ne le croisera jamais.Alors que ce type de jeux, reproduit au Québec, nous donnerait l'impression de mettre en péril des gens qui sont presque nos voisins, nos proches.» Cette hypothèse ne fait cependant pas l'unanimité.« Le public québécois est tout à fait prêt, quoi qu'on en dise, pour ce genre d'émissions, rétorque Louis Trépanier.La meilleure illustration, c'est Black-out, qui s'appuyait sur le même genre de valeurs que les reality shows actuels et qui fut un très gros succès.Dans Black-out, les gens s'exprimaient de manière très crue, sans filtre, et au-delà du scandale, les cotes d'écoute furent les premières cotes d'écoute spectaculaires de la chaîne au moment du virage « mouton noir ».Dans un genre proche, les Caméra extrême ou Faut le voir pour le croire, confirment également que le public québécois réagit bien à la télé-réalité.Le coût reste donc selon moi la seule explication tangible à cette absence au Québec.Rivaliser avec les fictions Les résultats piteux du Survivor américain auprès du public francophone au Québec (moins de 5 %) n'expliquent sûrement pas entièrement la prudence de nos réseaux face aux émissions-réalité.Mais le coût, comparé à celui d'une fiction, reste un frein évident.Jacques Blain, président de Cirrus (qui produit entre autres La vie, la vie) ajoute un élément décisif.« On n'a pas encore la preuve que ces shows fonctionnent mieux que les grandes fictions : Loft Story a battu les émissions de variétés, mais pas les fictions.Or, la télé québécoise est une des télés qui comporte le plus de fictions.Il n'y a peut-être tout simplement pas de place dans les grilles québécoises pour une émission de ce genre.C'est sûr que le jour où on fera la démonstration que Survivor bat Fortier à tout coup, les télédiffuseurs vont cesser d'être réticents.Mais pour l'heure, les fictions restent de gros vendeurs.» Par ailleurs, si Survivor n'est pas encore à nos portes, le genre téléréalité est depuis longtemps présent au Québec.Le documentariste Pierre Perreault fut un des premiers à l'introduire, dans le courant de ce qu'on a appelé le cinéma direct chez nous ou le candid eye au Canada Anglais.Dans un autre genre, des émissions comme Surprise sur prise, ou plus tard les émissions de montage de vidéo amateur, ont toutes contribué à l'avènement d'une télé plus spontanée et moins élitiste.Le plus étonnant est que la seule télé à avoir diffusé un équivalent de Loft Story, est la moins commerciale de nos chaînes, Télé-Québec, avec Pignon sur rue puis, l'an dernier, Une famille comme les autres, est très loin des motivations habituelles comme la course à l'audimat.« Pignon sur rue a été retenue par Télé-Québec parce que les 18-35 ans étaient peu représentés à l'époque sur les ondes québécoises, commente Céline Lavoie, chargée de programmation au développement des programmes de la chaîne.Le premier objectif était éducatif.Nous voulions rendre compte de la réalité quotidienne des jeunes, mais d'une façon authentique et sans jamais tomber ni dans le voyeurisme, ni dans le sensationnalisme.Une famille comme les autres utilisait un traitement similaire, mais s'intéressait à la dynamique familiale.Dans les deux cas, on a toujours voulu éviter le vedettariat autour de ces séries, afin de conserver l'intégrité de la démarche.Malgré son côté gentil et éducatif, Pignon sur rue a connu un développement ardu avant de voir le jour en 1996.Jean Tourangeau, autre producteur associé de Trinôme impliqué sur le projet, explique : « Ç'a pris plusieurs années avant que Pignon sur rue, inspirée d'une émission hollandaise intitulée Number 28, se vende à un télédiffuseur québécois.Parmi les raisons de ce délai ?L'absence de scénario, donc de contrôle, la peur de la nouveauté, l'absence de vedettes, la rectitude politique des acheteurs de certains réseaux.Finalement, on a réussi à le vendre en passant par le service Jeunesse de Télé-Québec, qui est un secteur toujours plus novateur.Même sans rencontrer l'engouement suscité par un Loft Story, Pignon a tenu pendant quatre saisons à l'antenne à cause de son succès auprès de la cible visée, les 18-35 ans.Le site Internet de l'émission fut longtemps le plus consulté par les jeunes au Québec.Les producteurs impliqués, Jean Tourangeau et Pierre Blais, confirment que leur démarche était, et demeure pour tous les autres projets qu'ils préparent, très éloignée de celle d'Endemol, la compagnie hollandaise qui a créé Big Brother.« Nous revendiquons, pour toutes nos séries de télé- réalité comme Une famille comme les autres ou Métier Policier, le terme de série documentaire.Ce qui nous intéresse, ce n'est pas le sensationnalisme des images, mais plutôt le point de vue d'une famille, de jeunes ou de policiers.Regardez COPS et regardez Métier Policier, ce n'est pas la même émission.On reste centré sur l'individu et non pas sur l'action.Bien sûr, on n'a pas choisi non plus de faire une série sur la vie des plombiers, sans auditoire nous ne sommes rien.Pour Pignon sur rue, c'est la curiosité envers les jeunes qui nous motivait et aussi l'envie de faire un portrait de la jeunesse, au-delà des préjugés.En somme, nous sommes aux antipodes d'un Loft Story.» Ce qu'on devrait retenir de l'expérience de Pignon, c'est l'effet générationnel.L'absence d'émissionsvérité à l'américaine au Québec peut-elle aussi s'expliquer par le fait que nos réseaux visent moins les jeunes et préparent moins leur relève d'auditoire que les grandes stations généralistes au sud de la frontière ?On ne semble pas très convaincu au Québec que la génération Y est en train de révolutionner la télé et que les émissions-vérité sont la marque de cette génération.« C'est sûr que les enfants des baby-boomers influencent la façon de faire de la télé : on les a branchés sur le poste de télévision dès leur petite enfance et c'est évident que ça fait d'eux un public différent.Par contre, dans les réseaux télé québécois, ce n'est vraiment pas la génération Y qui est au pouvoir, alors de là à conclure qu'on va révolutionner la télé pour eux.On essaie de les comprendre, on récupère tout ce qui peut les rejoindre.Concrètement, ces jeunes sont loin d'avoir le pouvoir de création en télévision : les baby-boomers sont encore trop présents ! » commente Jacques Blain.« Pas sûr que les reality shows soient uniquement une affaire de génération.Dès qu'on flatte les bas instincts, il y a un public », renchérit Pierre Blais.D'ailleurs Loft Story, Pop Stars et autres sont tous conçus spécifiquement pour renvoyer à la génération Y une image d'ellemême à la fois proche et valorisante.Tous s'accordent par contre sur le fait que la télé-réalité sous toutes ses formes est là pour durer.« La tendance de la télé-réalité, la tendance à la spontanéité, est là pour longtemps.C'est vrai que les jeunes y sont plus sensibles.Je pense au succès inattendu du premier film Blair Witch Project, déclare encore Jacques Blain.Et par ailleurs, c'est un genre qui contamine le reste des genres télévisuels et qui les influence.À cet égard, La vie, la vie, qui rejoint les 25-35 ans est du téléroman influencé par la télé-vérité, le commentaire qui revient le plus souvent étant que les dialogues sonnent vrai.Cela étant, je ne crois pas que le trash TV domine jamais le paysage télévisuel.Même son de cloche chez Louis Trépanier.« C'est plus qu'une mode, c'est un genre qui va rester, mais au même titre que le cinéma a toujours eu des genres comme le western, la comédie, la science-fiction.Mais c'est aussi un genre qui rejaillit sur le reste des programmations.Par exemple, les nouvelles façons de TQS, c'est une information aussi nerveuse et aussi spontanée que bien des spectacles de téléréalité.D'ailleurs, la génération Y s'y retrouve davantage.» Aucune des chaînes interrogées n'a d'émissions réalité programmées, ni même en développement.Mais, à l'exception de Radio-Canada, qui préfère laisser ce genre précis aux télés privées, toutes avouent garder un oeil sur ce qu'on leur présente et sur ce qui se passe à l'étranger.Pierre Blais y voit surtout le signe d'une certaine crise de la fiction traditionnelle et notamment du format dans lequel sont tournées les fictions.« La télé-réalité amène un vrai questionnement sur la façon de faire de la télé en général.» On a pu constater cette évolution dès l'année passée avec des séries plus novatrices dans la forme comme La vie, la vie ou encore Delirium, elles aussi destinées à un public légèrement plus jeune que les fameux 18-49 ans.« La vague est loin d'être finie ! Au Québec, je crois qu'on vivra ça différemment, estime Jean Tourangeau.Le format jeu (des inconnus enfermés vont s'affronter pendant X jours et s'auto- éliminer pour désigner un grand gagnant), va finir par mourir.On va oublier le côté organisé, mais conserver le côté vrai, et d'ailleurs nous travaillons au développement d'une autre génération d'émissions vérité.» En somme, si nous avons plus ou moins été épargnés par la première déferlante, nous ne devrions pas échapper longtemps à la seconde.Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © « Je ne pense pas qu'au Québec on puisse traîner son compatriote dans la boue, lui faire subir un tas d'épreuves artificielles, mais qui lui font prendre des risques, sans entraîner un certain rejet du public », affirme Pierre Blais, producteur chez Trinôme où on a créé Pignon sur rue. 3LP0401B0815 b4 15 août 3LP0401B0815 ZALLCALL 67 00:46:14 08/15/01 B B4 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 5 AOÛT 2001 RÉALITÉ Suite de la page B1 SOLDE D'ÉTÉ POUR QUATRE JOURS seulement, réduction de 40 à 72 % sur toutes nos batteries de cuisine en acier inoxydable de qualité.Nos batteries de cuisine sont si bonnes qu'elles sont assorties d'une GARANTIE DE 25 ANS.AUBAINES MAJEURES.Tant qu'à épargner, ne manquez pas de jeter un coup d'oeil sur notre « Promotion d'ouverture », le Plat à gratin de 20 cm.Nous vous l'offrons à 25 $ au lieu de 89 $.De plus, économisez 50 % sur certains produits.Réduction de 40 % sur nos nouvelles théières assorties d'une boîte gratuite de délicieux thé King Cole.Promotion d'ouverture : 25 $ seulement! 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diffusé, et Star Academy, un concept identique à Popstars.Dernière preuve de la bonne santé des émissions réalité, les résultats financiers d'Endemol, la compagnie de production néerlandaise championne du genre, celle qui a inventé Big Brother commercialisée dans 27 pays.En 2001, le chiffre d'affaires de la jeune entreprise devrait, selon le magazine Capital, dépasser 1,3 milliard de dollars pour un profit d'environ 120 millions.Pour les dirigeants d'Endemol, les prophéties pessimistes concernant les émissions réalité ont donc plutôt de quoi faire sourire: convaincus que cette télé-là est celle de l'avenir, ils viennent d'investir encore dans le domaine, afin de créer de nouveaux « formats », puisque c'est ainsi qu'on appelle ces concepts déclinables à l'échelle internationale.Un auditoire jeune Ils ne sont pas les seuls à croire à l'avenir du genre.Même si certains échecs retentissants laissent entrevoir une éventuelle lassitude du public, beaucoup croient que la télé- réalité est là pour longtemps.La raison : son succès s'appuie sur un auditoire jeune, grosso modo celui constitué par la génération Y \u2014 née après 1980 \u2014 qui depuis son arrivée dans l'adolescence (et donc dans la consommation) ne cesse de créer une onde de chocs.C'est la première vague démographique d'importance en Amérique du Nord depuis le baby-boom d'après guerre.Son pouvoir de prescription et son pouvoir d'achat font rêver tous les manufacturiers, qui déploient des efforts constants pour toucher cette cible.De la même façon que la publicité a dû développer un nouveau discours, tous les médias qui vivent de publicité cherchent à rejoindre ces nouveaux consommateurs, vite blasés, infidèles, adeptes d'adrénaline et de sensations fortes.MTV et FOX sont les premiers réseaux à l'avoir compris : les émissions vérité sont la seule façon d'intéresser cet auditoire à la télé et de le garder relativement captif.« Ces jeunes ont grandi avec le procès d'OJ et l'affaire Monica.C'est aussi la première génération à avoir joué avec des vidéocaméras depuis l'enfance.Pour eux, la réalité est bien plus divertissante que toutes les fictions développées par Hollywood », explique en substance le président de programmation de MTV dans un article du New York Times.Même son de cloche dans Libération, où l'auteur Christian Salmon accrédite la thèse de la fin de la fiction telle que nous l'avons connue.Pour lui, Loft Story et tous ses clones ne sont que la réplique à cette actualité- spectacle, transformée en feuilleton ( le baptême de René- Charles, la mort de Lady Di, les émeutes des sommets du G8) auxquels les jeunes sont habitués.Dans chaque émission réalité, il s'agit de « fusionner l'expérience réelle et la fiction en plongeant des êtres réels dans une expérience artificielle ».Chose certaine, les émissions vérité sont d'abord une affaire de génération.Une étude récente démontre comment CBS, dont l'auditoire est en moyenne un des plus âgés, a rajeuni drastiquement ses statistiques d'audience grâce à Survivor.Alors que l'âge médian1 des spectateurs de Diagnosis Murder est de 57 ans, celui de Survivor est de 39 ans.Pour le Temptation Island de Fox, on tombe à 30 ans et pour Popstars de WB, à 24 ans.Lephénomène est semblable en Europe.Pour Loft Story, une enquête2 a démontré qu'aucun critère ( la classe sociale, les opinions politiques, le sexe ) n'est plus pertinent que celui de la génération : 94 % des 15-24 ans ont vu l'émission et 43 % la suivaient tous les jours ou presque, provoquant un effet d'entraînement sur le reste de la famille.et sur le milieu audiovisuel.« On sent bien que le fameux paysage audiovisuel français va changer plus rapidement que par le passé.Ce n'est pas une évolution douce, mais un bouleversement qui s'annonce », déclare Marc Tessier, le PDG de France Télévision dans le Figaro.Aux États Unis, on s'accorde également sur le fait que les programmations télé de l'automne, et notamment dans les heures de grande écoute, illustrent parfaitement l'influence croissante de la génération Y.Tous les amateurs de télé-vérité peuvent assouvir leur passion en visitant un site référence consacré au sujet : www.realityblurred.com.1.L'âge médian est un âge repère, la moitié de l'auditoire est plus vieux, l'autre moitié plus jeune.2.Sondage exclusif SOFRES/ Le Monde 2974447A 3LP0501B0815 Mercredi B5 3LP0501B0815 ZALLCALL 67 00:47:13 08/15/01 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 5 AOÛT 2001 B5 COUP DE CHALEUR Le lac Tchad se perd dans les sables Voici le troisième d'une série de cinq reportages autour du monde sur le réchauffement climatique et les réalités contradictoires du temps détraqué.Après les atolls du Pacifique et le Nunavut, excursion sur ce qui reste du lac Tchad.FABRICE NODE-LANGLOIS Le Figaro SUR LA PLAINE écrasée de soleil, le troupeau de géants de pierre se distingue de loin, détaché sur l'horizon.Le nom donné à ces pitons volcaniques de rhyolite, hauts d'une cinquantaine de mètres, s'impose comme une évidence : les rochers aux éléphants.En 69 millions d'années, l'érosion a sculpté un front, une trompe et une patte au plus petit des mastodontes, qui lui donnent une silhouette très suggestive de pachyderme.« Un signe de Dieu », commente Ramat Dana en arpentant le sable.« Ici, il y a trente ans, l'eau montait jusqu'au pied des éléphants », se souvient ce sexagénaire à la barbichette grise, vêtu d'une djellaba blanche et coiffé d'une toque assortie.À Hadjer el-Hamis, à deux heures de route au nord de N'Djamena, la capitale tchadienne, le lac Tchad a disparu.En balayant l'horizon du regard vers le nord, dos aux rochers, la plaine s'étend à perte de vue.Acacias, palmiers roniers, euphorbes et jujubiers ont poussé par milliers.Les deux premières averses de la saison ont fait surgir çà et là des tapis d'herbe vert tendre.« Le lac ?Il s'est retiré à quinze kilomètres », raconte Ramat, l'un des notables du village de Karal.Les pêcheurs de Karal ont suivi les eaux et ont construit des cabanes sur la nouvelle rive : un village provisoire installé depuis trente ans.Là où le lac s'est retiré, « la terre est fertile », reconnaît Ramat, la vigueur des arbres en témoigne.Mais il ne pleut pas assez pour les cultures.« Le mil sèche.Le bétail n'est pas comme avant, il y a trop de maladies, il est maigre.» Le lac Tchad est, ou plutôt était, le quatrième d'Afrique par sa superficie, après les lacs Victoria, Tanganyika et Malawi.En 1962, il s'étendait sur 23 000 km2 (presque la superficie de la Bretagne), et atteignait la cote d'altitude 283 mètres.En 1984, le lac Tchad recouvrait moins de 3000 km2.Selon les images recueillies par les astronautes de Gemini et Skylab ainsi que par les satellites Landsat et Meteosat, l'étendue d'eau a diminué de 92 % entre 1966 et 1994.En 1994, la NASA affirmait que le lac ne mesurait plus que 1756 km2.Un résultat sans doute erroné, car une partie des eaux vives est recouverte d'îles d'herbes flottantes, épaisses de cinquante centimètres.Peu importent les chiffres, pour les riverains.Dans le bourg de Bol, sur la rive nord-est, les maisons de terre plantées sur le sable dominent désormais les eaux du lac d'une dizaine de mètres.« Autrefois se souvient Malloum, un pêcheur de 51 ans, un hippopotame se baignait au pied de la prison.» Une pente de sable de 100 mètres de long sépare aujourd'hui la misérable bâtisse en ruine qui servait de geôle municipale de la rive.« On pêchait beaucoup, ici.On trouve bien encore quelques carpes, mais moins de capitaines.» Les silures, adaptés aux marécages, prolifèrent.« Mais le citarinis, qui peut peser 60 kilos, a disparu.Il a besoin d'eau libre », explique Malloum.« Les caïmans aussi ont disparu, comme les biches kouloulou », poursuit le pêcheur.Au p i r e moment, « en 1984-1985, d'ici, on pouvait se rendre au Nigeria ou à N'Djamena en voiture, tout droit », se souvient l'habitant de Bol.Depuis, le lac est revenu au pied de ce gros village sahélien.Mais aujourd'hui, pour gagner les eaux vives, il faut se faufiler à travers un dédale d'îles et de bras envahis par les herbes flottantes.Seules les pirogues peuvent naviguer jusqu'à Bol.Il n'y a pas assez de fond pour les moteurs de hors-bord.Sur la plage où jouent des enfants, les carcasses rouillées de deux gros navires de pêche témoignent d'un passé plus arrosé.La Sodelac (Société de développement du lac) projette de creuser un chenal de 36 kilomètres jusqu'au coeur de la cuvette lacustre pour désenclaver les 20 000 habitants de Bol.En attendant, pour rallier la capitale par la terre, il faut circuler durant une journée en véhicule tout-terrain sur une piste défoncée.« Le lac pourrait disparaître complètement », assène Muhammad Sani Adamu en sirotant un thé dans son bureau confortable de la capitale.« C'est une catastrophe humaine, insiste ce Nigérian, secrétaire exécutif de la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT, fondée en 1964, regroupe le Tchad, le Niger, le Nigeria, le Cameroun et la République centrafricaine).Dans tout le bassin, où vivent 22 millions de personnes, les gens souffrent.» Le Tchad et le Niger (qui comptent parmi les vingt pays les plus pauvres de la planète) ont perdu 80 % de leur cheptel durant la sécheresse de 1984.La prise annuelle de poisson est passée de 140 000 tonnes en 1960 à 70 000 tonnes en 1980.« Des personnes sont des réfugiés dans leur propre pays.L'agriculture et la pêche faisaient vivre les gens, aujourd'hui, il n'y a plus moyen d'irriguer, de pêcher », énumère Muhammad Sani Adamu.À Guitte, sur la rive sud du lac, le sombre tableau dressé par le haut fonctionnaire de N'Djamena, sécheresse et populations désertant le lac, ne correspond pas à la réalité.Là où les eaux se sont retirées, des champs verts se déroulent à perte de vue.Des Aoussas venus du Nigeria s'activent à récolter la patate douce.Les rendements atteignent les niveaux phénoménaux de trente à quarante tonnes à l'hectare.Fin juillet, début août, si la pluie est au rendez-vous et inonde la plaine, les paysans sèmeront du riz qui sera mûr en trois mois.Les populations doivent-elles se résigner et se soumettre aux caprices du ciel ?Les États membres de la CBLT en ont décidé autrement.Ils concentrent depuis plusieurs décennies leur espoir sur un projet pharaonique, poussé en son temps par les Soviétiques.Il s'agit rien moins que de détourner une partie des eaux de la rivière Oubangui, un important affluent du fleuve Zaïre qui coule en République centrafricaine.« Nous voulons transférer 900 m3/seconde », trois fois le débit moyen de la Seine à Paris, explique Muhammad Sani Adamu.Il faudra creuser un canal de 100 à 140 kilomètres pour connecter les deux bassins versants.» « C'est un projet très cher », souligne le dirigeant de la CBLT, qui se chiffrerait en centaines de millions de dollars.Une étude de faisabilité et d'évaluation de l'impact social, économique et écologique du projet devrait en principe être lancée en début d'année prochaine.Son coût a été évalué à six millions de dollars US et les États membres de la CBLT n'ont réuni qu'un million pour l'instant.Mais le seul lancement de l'étude relève déjà de l'exploit.Ce jour-là, au siège de la CBLT, à N'Djamena, des experts des États membres sont réunis pour rédiger le texte de l'appel d'offres international portant sur l'étude de faisabilité.Le représentant centrafricain manque à l'appel pour cause de tentative de coup d'État à Bangui.Le Nigérien, lui, n'a pas reçu le courrier de convocation.Quant aux « honorables délégués » présents, ils ne peuvent pas travailler : une panne d'électricité, incident routinier à N'Djamena, a paralysé la photocopieuse depuis le début de la matinée.Et il faudrait réaliser l'étude avant la prochaine saison des pluies, en juin 2002, qui rend le terrain impraticable.La mise en oeuvre du projet Oubangui se heurtera aussi à des obstacles diplomatiques.À quel prix la République démocratique du Congo et le Congo-Brazzaville laisseront-ils détourner tant d'eau ?Si cet énorme projet se concrétise un jour, les plaines fertiles qui font vivre des milliers de familles ne risquent-elles pas d'être submergées ?Abderamane Salah, secrétaire d'État aux Finances du gouvernement tchadien assure que les eaux de l'Oubangui rempliront la cuvette nord du lac, entièrement vide.« C'est un bon projet, déclaret- il avec emphase, ça va sauver l'Afrique.» Paradoxe, le ministre en personne cultive avec bonheur, des manguiers et des dattiers dans son jardin, près de Guitte, sur ces terres riches que le lac a dévoilées.Al Hadji Dabba Tchouloum ne pense pas que l'homme devra intervenir pour ramener les eaux.Ce vieillard chauve qui s'évente machinalement de son chasse-mouches sait bien que ce n'est pas la première fois que le lac s'assèche.« Il y a très longtemps, le lac s'est tari », raconte ce sage, assis en tailleur sur un tapis, à l'ombre de la demeure du sultan de Bol, chef traditionnel et héréditaire du canton.« Une tradition orale, poursuit l'ancien en langue boudouma, raconte qu'un vieux a dit à son fils : « J'ai entendu le bruit de l'hippopotame dans la terre, l'eau va rejaillir.Prends ton cheval et ton épouse et cours te réfugier sur la plus haute dune.Le matin même, le lac est brusquement remonté, les éleveurs ont tous été noyés, sauf le fils.Vint alors la période Ndjigui.» En boudouma, cela veut dire cheveu, en référence au scalp des noyés qui flottaient.La légende est fondée : en raison de la faible profondeur de la cuvette, une crue importante peut déferler rapidement et dévaster cultures et villages sur de grandes surfaces.Au pied du rocher des éléphants, Ramat Dana, le notable de Karal, attend, lui aussi, la prochaine période Ndjigui.« Ce sera la volonté de Dieu.» Cette série de photos prises par la NASA en 1963, 1973, 1987 et 1997 montre clairement la diminution progressive du lac Tchad.Selon une étude de l'Université du Wisconsin, la superficie du lac africain serait aujourd'hui vingt fois moins grande qu'il y a 35 ans.2978035A Info-collecte : 514 832-0873 1 800 343-7264 DONNEZ D U SANG.DONNEZ L A V I E .Collecte de sang Samedi 18 août 10h à 16h Animation et démonstrations scientifiques sur le site Vieux-Port de Montréal Quai King Edward (au pied du boul.Saint-Laurent) HALL PANORAMIQUE En collaboration avec 2970921A C'était la «Caspienne de l'Afrique» L'ASSÈCHEMENT du lac Tchad est-il un signe tangible du réchauffement climatique ?Cette ancienne mer intérieure est située à la limite méridionale du Sahara.Le désert du Tibesti avance jusqu'à la rive nord du lac.Le Sahara, région verte et humide il y a encore six mille ans, comme en témoignent les lits de rivière asséchés ou les bestiaires riches des peintures rupestres, est entré depuis dans une phase d'asséchement.Grâce à l'étude des sédiments, les géologues savent que le lac Tchad a été beaucoup plus étendu dans le passé.Jules Verne ne l'appelait-t-il pas la Caspienne de l'Afrique ?Lors de la période humide du Moyen Âge, c'était sans doute une vaste mer intérieure, recouvrant 350 000 km2, plus que la surface de l'Italie.En réalité, son étendue n'a pas cessé de fluctuer au fil des siècles.Il a connu une période très sèche au 15e siècle, et des hautes eaux aux 11e, 12e et 17e siècles.Plus récemment, on sait que 1908, 1914 et 1940 ont été des périodes de sécheresse.Le lac Tchad, parce qu'il est peu profond (7 mètres au maximum, 1,5 m en moyenne) et séparé en deux cuvettes principales, est extrêmement sensible aux variations saisonnières et annuelles des précipitations.Le fait qu'il ne soit pratiquement alimenté que par un seul fleuve, le Chari, ajoute à sa versatilité.La période de régression actuelle, entamée dans les années 60, est-elle particulièrement alarmante ?Des dizaines de chercheurs du monde entier se sont succédé sur les rives du lac pour en diagnostiquer le mal.Selon une des dernières études, réalisée par des chercheurs de l'Université de Wisonsin-Madison (1), 30% de l'asséchement du lac, observé entre 1966 et 1995, s'est produit au début, de 1966 à 1975.Sur cette période, d'après les données climatiques et la modélisation de l'hydrologie du bassin versant, l'irrigation n'aurait contribué à l'asséchement qu'à hauteur de 5 %.La sécheresse serait donc bien la cause essentielle du phénomène.De 1983 à 1994, les prélèvements d'eau pour les cultures, de coton notamment, le long du fleuve Chari et de son affluent, le Logone, ainsi qu'au Nigeria, expliquent la moitié du rétrécissement du lac.La sécheresse oblige les agriculteurs à irriguer ou puiser davantage, ce qui entretient un cercle vicieux.Résultat, le débit du Chari, à hauteur de N'Djamena, a baissé de 75 % en quarante ans.Et le Chari fournit 95 % des apports en eau du lac.La part de responsabilité de l'homme est indéniable.L'étude de 1989, financée par les Nations unies, coordonnée par le chercheur polonais Janusz Kindler, relevait par exemple que le déboisement contribue à augmenter la température au sol et l'évaporation.La destruction des arbres ne ralentira pas tant que l'écrasante majorité du million d'habitants de N'Djamena continuera à cuisiner au bois.Alors, le lac est-il menacé de mort, comme l'affirme le secrétaire exécutif de la Commission du bassin du lac Tchad ?Plusieurs chercheurs pensent qu'il ne s'asséchera pas complètement.L'évaporation du lac lui-même est un paramètre déterminant de son équilibre.Or elle reste difficile à quantifier.Les mouvements des nappes d'eau souterraines sont également méconnus.Janusz Kindler notait dans son rapport de 1989 qu'au cours des trois derniers siècles plusieurs sécheresses comparables à celle qui sévit aujourd'hui ont marqué la région.Des traces géologiques attestent qu'il y a 20 000 ans le lac a survécu à une période d'extrême aridité.Seulement, les conditions ont changé depuis cette époque reculée.D'une part, si le réchauffement global se confirme, d'après les modélisations climatologiques, il aura pour effet d'accentuer la sécheresse au Sahara et au Sahel.Et d'autre part, la pression démographique n'a jamais été aussi forte sur le bassin.(1) Journal of Geophysical Research (AGU), 27 février 2001. 3LP0601B0815 B5 Mercredi 3LP0601B0815 ZALLCALL 67 00:45:29 08/15/01 B B6 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 5 AOÛT 2001 VACANCES \u2014 VOYAGE Un musée de la vodka au coeur de Saint-Pétersbourg Associated Press SAINT-PÉTERSBOURG \u2014 La vodka a enfin son musée.L'établissement, consacré entièrement à l'histoire et aux rites liés à la boisson nationale russe, a ouvert ses portes voilà peu au coeur de Saint- Pétersbourg, l'ancienne capitale impériale.« La vodka fait partie de notre culture et de l'histoire de la Russie, les gens devraient non seulement la boire, mais aussi la connaître et la comprendre », explique Serguei Tchentsov, l'un des directeurs du musée, dermatologue de profession.« Il y a des musées dédiés au cognac en France ou au whisky en Irlande.Pourquoi n'y aurait-il pas un musée de la vodka en Russie ?» À l'intérieur du musée, situé au sous-sol d'un immeuble du quartier historique de Saint-Pétersbourg, deux pièces entières sont remplies de bouteilles de vodka, de verres et d'affiches.Les visiteurs pourront également découvrir en détail le procédé de fabrication de la boisson, élaborée le plus souvent à partir de la distillation de graines de blé, de seigle, d'orge ou de maïs.« Nous avons passé huit mois à consulter des archives à Saint-Pétersbourg, à retrouver les habits d'époque dans des collections privées ou chez des antiquaires et à étudier le phénomène en nous rendant dans des usines de fabrication d'alcool à Saint-Pétersbourg », raconte Serguei Tchentsov.Outre sa fabrication et sa composition, le musée dévoile aussi les relations fluctuantes de la vodka et des autorités russes au fil des âges.Le tsar Pierre le Grand obligeait les ambassadeurs étrangers à boire de la vodka contre leur volonté, faisant enfermer les plus réticents dans une pièce d'où ils ne sortaient qu'une fois leur verre fini.Et le tsar Boris Godounov interdisait la production d'alcool pendant les périodes de famine pour s'assurer que les graines seraient utilisées pour la fabrication du pain.Le dernier président de l'URSS, Mikhail Gorbatchev, avait quant à lui limité strictement la vente d'alcool à la fin des années 1980 dans le cadre d'une campagne destinée à lutter contre ses effets sur la santé et à promouvoir la discipline au travail.Ces mesures l'avaient rendu extrêmement impopulaire et provoqué des interminables files d'attente.Les amateurs de la boisson pourront goûter sept vodkas différentes lors de leur visite, moyennant un prix d'entrée d'environ 400 roubles (environ 21 $ CAN).Pour une visite plus sobre, dépourvue de l'accès à la salle de dégustation, le prix d'entrée n'est que de 25 roubles (environ 1,40 $ CAN).Introduite en Russie entre 1438 et 1478, après l'importation du procédé de distillation d'Italie, la vodka apparaît à cette période dans un monastère.Depuis plus de cinq siècles, elle accompagne les victoires militaires, les deuils, mais aussi de nombreux autres rites.Aujourd'hui encore, les militaires russes trempent leurs décorations dans un verre de vodka.La coutume veut également qu'on boive un verre de cet alcool fort d'un trait pour saluer la mémoire des morts.Au-delà de la tradition, la vodka représente aussi une importante source de revenus pour les autorités russes.Durant le règne du dernier tsar, Nicolas II, les taxes sur la vodka représentaient 30 % des recettes de l'État, un pourcentage ramené à 20 % durant le régime soviétique.Sur le Web www.travel.spb.ru Photo AP Les amateurs de vodka peuvent goûter sept différentes versions de leur alcool préféré lors de leur visite au musée de la vodka de Saint-Pétersbourg.En échange, ils devront payer environ 400 roubles (environ 21 $ CAN).Deux nouveaux poids lourds dans le marché du Sud ANDRÉ DÉSIRONT collaboration spéciale DEUX POIDS lourds font irruption sur le marché des voyages dans le Sud : Vacances Air Canada et Vacances Canada 3000.De novembre à mai, ils commercialiseront des dizaines de milliers de sièges d'avion qui n'étaient pas offerts les années précédentes.Ce qui les place dorénavant dans la même ligue que celle des quatre grands grossistes qui canalisent la migration hivernale des Québécois vers les tropiques : Nolitour, Vacances Air Transat, Tours Mont-Royal/Nouvelles Frontières et Vacances Signature.Contraindront-ils ces concurrents à solder leurs forfaits vacances ?« Nous ne connaissons pas encore les détails de leur programmation, mais il est évident que leur arrivée en force sur le marché Sud nous préoccupe », déclare Benoît Deshaies, directeur général de Vacances Air Transat au Québec.« Depuis quelques années, l'offre et la demande étaient assez bien équilibrées.L'arrivée en force de ces deux joueurs risque de déstabiliser le marché.» Croissance du marché des vacances Vacances Air Canada avait cessé de vendre des nolisés depuis plusieurs années.Le grossiste programmait des forfaits réputés « haut de gamme » en faisant voyager ses clients sur les vols réguliers d'Air Canada.Voici quelques mois, le président du transporteur, Robert Milton, décidait de rectifier le tir en effectuant une offensive sur le marché des voyages d'agrément que la compagnie négligeait depuis le début des années 1990.« C'est logique : le marché des vacances est en croissance, alors que celui des voyages d'affaires décline en raison du ralentissement économique », explique Manon Leblanc, directrice des communications et du marketing de Vacances Air Canada.L'hiver dernier, le grossiste avait fait un premier pas en affectant un vol nolisé à la route Montréal/ Montego Bay, en Jamaïque.En mai, il allait de l'avant en assignant un vol nolisé qui assure la desserte de Varadero, à Cuba.Il poursuivra dans cette voie l'hiver prochain, en lançant plusieurs nouvelles liaisons nolisées : un vol pour Cancun, au Mexique, et, à Cuba, un second vol hebdomadaire pour Varadero, ainsi que des liaisons vers Ciego de Avila (l'aéroport qui dessert Cayo Coco) et Holguin.Il proposera également Punta Cana, Puerto Vallarta, Nassau, Turquoise, Antigua, Sainte Lucie et Saint-Martin, via Toronto, avec des correspondances adéquates au départ de Montréal.Du côté des vols réguliers, on relève deux nouvelles liaisons hebdomadaires entre Montréal et Las Vegas, à partir du 25 octobre et un vol quotidien vers Orlando, au lieu de deux par semaine.Plusieurs nouvelles propriétés font également leur apparition dans la brochure.« À Cuba, nous ne proposions que les établissements de la chaîne Sol Melia, l'an dernier.Cette année, nous diversifions, notamment du côté de la chaîne Sandals », dit Manon Leblanc.Complémentarité des marchés Chez Vacances Canada 3000, la stratégie qui consiste à jouer la complémentarité des marché « affaires et loisirs » est évidente.« Tous nos départs nolisés ont lieu le samedi ou le dimanche, ce qui constitue un avantage appréciable pour la clientèle », remarque le directeur des ventes, Sam Char.En annonçant leurs intentions de devenir le principal concurrent d'Air Canada sur le marché des vols intérieurs, les dirigeants de Canada 3000 avaient fait remarquer que leur double vocation de transporteur régulier et de compagnie charter leur permettait de mieux rentabiliser leur flotte.Pour ce faire, ils affectent au marché des voyages d'agrément, pendant la fin de semaine, des appareils qui, du lundi au vendredi, font la navette entre les principales villes canadiennes pour une clientèle surtout composée de gens d'affaires.L'hiver dernier, Vacances Canada 3000 avait exploité quatre vols nolisés pour desservir des destinations Sud.Au total : 11 000 sièges répartis entre Cancun, Varadero, Puerto Plata et Santo Domingo ! « Cette année, on parle de plusieurs dizaines de milliers de sièges », observe Sam Char.Le grossiste met en place des vols vers Cayo Coco, Holguin, La Havane, Acapulco, Puerto Vallarta, Punta Cana et La Romana.Il augmente également sa capacité pour Fort Lauderdale (un vol quotidien, au lieu de quatre par semaine) et Orlando (deux vols hebdomadaires au lieu d'un).« Nous vendrons les passes pour Disneyworld et nous aurons un programme « Floride » très étoffé », dit M.Char.Autre innovation : deux vols seront exploités au départ de Québec.Un vers une destination soleil dont le nom n'a pas encore été dévoilé et un autre vers la Floride.Cette capacité impressionnante n'empêche pas Sam Char d'affirmer que l'offre ne submergera pas la demande.« Nous avons soigneusement adapté le programme aux capacité du marché québécois, dit-il.Depuis notre arrivée au Québec, nous avons toujours progressé avec prudence.Pas question, pour nous, de déclencher une guerre de prix ! » C'est à suivre.PHOTOTHÈQUE, La Presse © Deux poids lourds font irruption sur le marché des voyages dans le Sud : Vacances Air Canada et Vacances Canada 3000.Assisterons-nous à une guerre de prix ?C'est à suivre.404 $ 406 $ 416 $ 447 $ 543 $ 410 $ 404 $ 447 $ 507 $ 543 $ ENVOLEZ-VOUS! Les prix sont pour une personne.Tous les prix s'entendent à partir de et varient selon les dates de départ et de retour choisies.Le tout est sujet à disponibilité et à changement sans préavis.Les tarifs sont valides jusqu'au 21 août 2001.Pour certains départs entre le 18 août et le 31 oct.À partir de New York Pittsburgh Chicago Atlanta San Francisco Philadelphie Boston Détroit Las Vegas Los Angeles ÉTATS-UNIS 2976912 PERMIS DU QUÉBEC Dallas 489 $ Honolulu 938 $ de tout pour tous La plage, la montagne, les golfs, les terrasses ensoleillées et le village animé.tremblant sunstar $37.50 En occ.quad.dans une maison 2 c.à c.1 800 754-8736 www.tremblantsunstar.com /personne / nuit fairmont tremblant $74.50 Dans une chambre Fairmont 1 800 441-1414 www.fairmont.com /personne / nuit marriott residence inn $77 Dans un studio 1 888 272-4000 www.marriott-tremblant.com /personne / nuit place saint-bernard $79 Dans une suite 1 c.à c.1 800 461-8711 www.tremblant.ca /personne / nuit Prix par personne par nuit, en occ.double (occ.quad.pour Tremblant Sunstar).Min, 2 nuits.Valable du 27 juillet au 31 août 2001.Redevance et taxes en sus.Et, sous chapiteau, le Cirque Éos et son spectacle Imaginaire (2 au 26 août).Réservez dès maintenant au 1 888 666-8008 www.tremblant.com À partir de À partir de À partir de À partir de 2978540A 2976296A 3LP0701B0815 B7MERCREDI 3LP0701B0815 ZALLCALL 67 00:48:32 08/15/01 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 5 AOÛT 2001 B7 EN BREF PASCAL LAPOINTE Agence Science-Presse On a juste changé les noms.LES MÉDIAS anglophones n'en sont pas revenus : le magazine québécois Coup de pouce, dans son dernier numéro, ne s'est pas contenté de traduire des articles de son grand frère Canadian Living.Il a aussi.francisé les noms des personnes interviewées.C'est ainsi que Rachel Dewar est devenue Rachel Denoncourt, dans un reportage consacré aux problèmes de vision et que Peter Mc Kinnon et son fils Grady ont été rebaptisés Paul et Gabriel André.Interrogée par le National Post, l'éditrice Francine Tremblay a admis l'erreur.« Nous utilisons souvent du contenu et nous le traduisons ou l'adaptons pour le marché francophone.Et la personne qui a fait la traduction a pensé que ce serait une bonne idée que de changer les noms.» Les deux publications sont propriété de Transcontinental et sont indépendantes l'une de l'autre, bien que du contenu soit régulièrement partagé de cette façon.Le rédacteur en chef de Masthead, magazine consacré aux magazines, tout comme la Periodical Writers Association of Canada (PWAC), se sont indignés d'un pareil dérapage, de nature, ont-ils dit, à faire réfléchir sur la crédibilité journalistique du magazine : entre changer le nom d'un interlocuteur et inventer carrément cet interlocuteur, il n'y a guère de différence.Les personnes citées et rebaptisées dans l'article n'ont pas été informées de ces changements.Et les journalistes qui ont rédigéles articles pour Canadian Living « adaptés » mais toujours signés par eux dans Coup de pouce, n'ont pas été avisés eux non plus des changements.\u0001 \u0001 \u0001 68 millions pour un magazine!?À L'HEURE où la publicité est en plein recul dans l'ensemble des magazines et où l'économie d'Internet est plutôt morose, le groupe Time a causé une surprise la semaine dernière en annonçant l'achat, pour 68 millions US, de la revue Business 2.0, consacrée à l'économie des technologies du multimédia.Time Inc.est le plus gros éditeur de magazines aux États-Unis.Business 2.0, qui avait été pendant quelques brèves années une entreprise florissante, était au bord de la faillite ces derniers mois.Les observateurs se grattaient la tête de perplexité la semaine dernière, à l'annonce de cette nouvelle.Même le directeur éditorial de Time Inc., John Huey, a admis qu'il s'agissait d'un pari, dans un « environnement difficile ».Les autres magazines voués à la « nouvelle économie » (Red Herring, The Industry Standard, Fast Company) ont tous, depuis l'an dernier, effectué des coupes dans leur budget, leur personnel.et leurs pages, à mesure que la publicité prenait le large.\u0001 \u0001 \u0001 Science et télévision: mauvais tandem?VOUS VOULEZ comprendre ce que sont ces fameuses cellules souches ?Laissez tomber la télé et lisez plutôt le journal.Celui qui fait cette recommandation pour le moins surprenante est Dan Rather, l'animateur-vedette des nouvelles du réseau américain CBS.Alors que le président George Bush venait de terminer son allocution télévisée, jeudi dernier, annonçant que son gouvernement financerait ce secteur controversé de la recherche médicale, Dan Rather a eu ce commentaire surprenant : « C'est le genre de sujet avec lequel, franchement, la radio et la télé ont des difficultés, parce qu'il nécessite des explications en profondeur.Alors nous pouvons, je crois, vous recommander, si vous êtes vraiment intéressés par ce sujet, de lire en détail un de vos meilleurs journaux demain ».\u0001 \u0001 \u0001 Photo ALAIN ROBERGE, La Presse © Âgé de 23 ans et candidat aux élections municipales, Hugo Morissette est un abonné du courrier des lecteurs.En moins de trois ans, environ 25 de ses textes ont été publiés dans La Presse et Le Devoir.C'est mon opinion.et je la partage! FRANÇOIS PERREAULT collaboration spéciale ILS ÉCRIVENT régulièrement dans les journaux, mais ce ne sont pas des journalistes.On les entend souvent à la radio, mais ils ne sont pas animateurs.Qui sontils ?De simples citoyens qui ont des opinions et qui les font connaître.Pour des milliers de Montréalais, Gérard Brosseau est un nom familier.Ils reconnaissent facilement sa voix, mais ils ignorent cependant à quoi il ressemble.Ce retraité de Saint-Jean-sur-Richelieu participe très souvent aux tribunes téléphoniques à la radio.Il ne se passe pas une semaine sans qu'il ne se manifeste sur les ondes.Ses premières interventions remontent au début des années 60.Exploitant une entreprise d'isolation thermique, il passait de longues heures sur la route, la radio lui tenant compagnie.« Dès qu'un animateur de tribunes présentait une thématique qui m'intéressait, je repérais un téléphone public afin de pouvoir m'exprimer », raconte-t-il.De CKAC à CJMS en passant par CKVL et CBF, il a ainsi livré aux Gilles Proulx, Jean Lapierre, Roger Drolet et autres animateurs son opinion sur des sujets tels que la situation linguistique du Québec, le retour aux valeurs morales et familiales, la place de la religion dans les écoles et la société, l'avortement et les revendications autochtones.Mais son thème privilégié, celui qui l'a incité à recourir aux ondes pour la première fois, est la souveraineté du Québec.« Il y a 40 ans, les souverainistes étaient rares, explique-t-il.Comme j'étais fortement convaincu de la justesse de cette cause, j'ai choisi d'utiliser les émissions d'affaires publiques pour convaincre d'autres personnes.» Cette mission le motive encore à poursuivre ses appels patriotiques.À un tel point que l'ancien animateur de CKVL et de CKAC, Jean Cournoyer, qui a pris ses appels pendant près d'une décennie, a déjà dit de lui qu'il était un exemple de constance dans l'expression de ses opinions politiques.Et toutes ces répétitions, croit-il, ont eu un impact.« Des gens m'ont déjà indiqué avoir pris une position après m'avoir entendu à plusieurs occasions répéter systématiquement la même idée.Mon martèlement s'avère donc efficace », affirme M.Brosseau, en entrevue.La volonté de livrer son message l'incite même à prêcher dans le désert : il intervient fréquemment à l'anglophone et très fédéraliste station montréalaise CJAD.Ses propos y sont parfois reçus avec tiédeur et souvent avec dérision par les Tommy Schnurmacher, Gordon Sinclair et compagnie.Parfois aussi, les réactions des autres auditeurs vont du mépris à l'hostilité.« Je me moque de leur réaction, car dans ce cas-ci, je ne cherche pas à convaincre, dit M.Brosseau.Je désire plutôt mettre les anglophones face à leur destin dans un éventuel Québec souverain.Cela dit, je crois qu'ils me laissent parler parce qu'ils souhaitent que je lance une phrase qui me mettrait dans l'eau chaude.Toutefois, je me contente de passer mon message en évitant de me laisser entraîner dans un débat perdu d'avance.» Gérard Brosseau n'entend pas cesser de prendre sa place sur les ondes.Et bien que les tribunes soient plus rares qu'à la glorieuse époque des stations AM, il ne désire pas troquer son téléphone pour le clavier d'ordinateur et la plume, bien qu'il soit un occasionnel utilisateur du courrier des lecteurs du Canada français, l'hebdomadaire de la région où il habite.« La radio me donne une bonne portée, explique-t-il.Au fil des années, des gens de régions diverses ont communiqué avec moi pour réagir à mes propos.» À l'opposé, des personnes comme Hugo Morissette privilégient l'écriture dans les courriers des journaux.Pour lui, les tribunes téléphoniques ne permettent pas d'apporter autant de nuances que l'écrit.Et cet étudiant à la maîtrise à l'École nationale d'administration publique, âgé de 23 ans, sait de quoi il parle : en moins de trois ans, environ 25 de ses textes ont été publiés dans La Presse et Le Devoir.Son action épistolaire a débuté durant l'automne 1998, à l'occasion de la campagne électorale montréalaise.Partisan du candidat défait à la mairie Jacques Duchesneau et du défunt parti municipal Nouveau Montréal, Hugo Morissette a profité des tribunes réservées au lectorat pour comparer les programmes des formations en présence.S'il ne cache pas qu'à l'époque, sa prose était employée à des fins propagandistes, il cherche désormais à susciter la réflexion et à alimenter les débats sur une foule de sujets.De toute évidence, il y parvient, car il reçoit presque toujours des commentaires de son entourage immédiat dans les heures suivant la publication de ses écrits.Que ce soit en traitant du petit Cubain Elian Gonzalez, des entarteurs, des tarifs du transport en commun pour les étudiants ou de la chanson québécoise, il fait souvent réagir.Au point où certains parents et amis ont déjà tenté en vain de recourir à ses services.« Ils voulaient s'exprimer sur un sujet d'actualité.Étant inconfortables face à l'écriture, ils m'ont demandé de rédiger un papier en leur nom », raconte-t-il en riant.La notoriété que lui procure sa plume lui a également valu une invitation pour débattre du syndicalisme à l'émission d'affaires publiques Droit de parole.Bien qu'ayant jugé l'expérience enrichissante, Hugo Morissette entend demeurer fidèle à l'écrit afin de faire connaître publiquement son avis.Cependant, son rythme de production risque de diminuer dans les prochaines semaines en raison d'un calendrier particulièrement chargé : dépôt de sa thèse de maîtrise, emploi à temps plein, direction de l'aile jeunesse de l'Union des citoyens de l'île de Montréal, le parti du candidat à la mairie Gérald Tremblay, et candidature au poste de conseiller dans le district de Marie-Victorin.Les gens pourront alors s'en remettre à Yves Hamel, un autre habitué du courrier des lecteurs.Bien qu'ayant oeuvré longtemps à la radio, ce travailleur du domaine du multimédia (il est réalisateur et concepteur de sites Web), âgé de 50 ans, privilégie lui aussi maintenant l'écriture à la parole.Il a commencé à envoyer des lettres aux journaux il y a trois ans.Depuis, quand le temps le permet, il rédige chaque semaine deux ou trois textes.Le tiers de ses écrits trouve preneur.« Autrefois, je participais à des groupes de discussion sur Internet, mais je trouvais le réseau trop fermé.Les journaux diffusent notre opinion à un plus vaste public.» Ses thèmes de prédilection ?Tout ce qui touche à la langue française.« Je tente d'apporter des éléments dont les médias ne tiennent pas compte dans leur couverture.Comme simple lecteur, j'ai les coudées franches pour émettre des opinions tranchées.Ce n'est pas le cas d'un journaliste, qui doit s'en tenir aux faits.» C'est ainsi qu'il s'en prenait, fin juillet, aux Québécois « frustrés, complexés et ayant un mince vocabulaire » qui utilisent l'expression « cul de poule » pour qualifier le langage des autres membres de la francophonie.M.Hamel a récemment réussi un tour du chapeau, en faisant publier à quelques jours d'intervalle la même lettre dans La Presse, Le Devoir et l'hebdomadaire culturel Voir.Mais sa principale satisfaction lui vient d'un texte où il déplorait la triste habitude des Québécois de qualifier de petit tout ce qui se rapporte à eux.Ses propos lui ont d'ailleurs valu quelques lettres ainsi que des appels d'approbation.« Mais, précise-t-il, je n'écris pas avec l'espoir de faire réagir les lecteurs.J'aime simplement dire ce que je pense.» Affichant une impressionnante moyenne au bâton, Yves Hamel et Hugo Morissette ont-ils des trucs à refiler aux lecteurs désireux de voir leurs écrits publiés ?Faut-il accompagner son texte de quelques billets destinés à la personne qui aura droit de vie ou de mort sur celuici ?« Il faut plutôt battre le fer quand il est chaud, répond Yves Hamel.Si vous attendez plus de 24 heures après un événement pour exprimer votre opinion, vos chances m'apparaissent plutôt faibles.D'autant plus qu'Internet et le courrier électronique éliminent le délai de deux ou trois jours causé par un envoi postal.» Hugo Morissette, tout en reconnaissant l'importance de réagir rapidement, estime que le choix des thèmes est aussi capital.« Je crois qu'il faut donner la priorité aux sujetsd'actualité récente, car les gens ne les ont pas nécessairement encore débattus ni pris position.Ils cherchent alors à connaître différents points de vue.» HUGO DUMAS Landry.com mis en demeure LE MAGAZINE Landry.com utilise des photos de Yanie Dupont-Hébert dont il ne détient pas les droits, soutient l'avocat de la réalisatrice-reporter à l'émission Tam-Tam, Frédéric Allali.Une mise en demeure a été envoyée hier, en fin de journée, à l'éditeur de Landry.com, Roger Landry (aucun lien avec Roger D.Landry, anciennement président et éditeur de La Presse), pour qu'il ne les publie pas.Selon son avocat, Yanie Dupont-Hébert n'a jamais consenti à ce que son nom et son image soient utilisés pour promouvoir le magazine.Elle n'était même pas au courant de l'existence de Landry.com.Les photos en question ont été prises pour la revue Femmes en or, également lancée par Roger Landry à l'automne 1997.Sur certaines d'entre elles, Yanie Dupont- Hébert est nue.Femmes en or a disparu de la circulation après seulement trois numéros.Yanie Dupont- Hébert n'a jamais rien reçu pour les photos.Encore à l'état de projet, le premier numéro de Landry.com doit être sur les tablettes le 1er septembre.\u0001 \u0001 \u0001 Associated Press Cafetière mythique aux enchères LA PLUS célèbre cafetière de l'Internet a été vendue aux enchères sur e Bay pour environ 135 000 $ à l'édition en ligne du grand hebdomadaire allemand Der Spiegel.Cette cafetière est devenue un objet culte sur le Web en étant un des premiers sujets à être filmé et posté sur le Web par une webcam.Son image était retransmise en direct en en continue depuis 1992.Valant environ une centaine de dollars à l'achat, ladite cafetière était installée à l'Université Cambridge en Angleterre.Elle était filmée par une caméra vidéo depuis 1991, mais à l'origine, les images n'étaient pas destinées au public.Les étudiants en informatique qui avaient installé la caméra voulaient uniquement permettre au personnel de l'université de surveiller son remplissage à distance.En 1992, la caméra a été reliée au Net, devenant une des premières webcam et la cafetière, un objet culte.La cafetière sera expédiée sous peu en Allemagne et elle doit devenir une des vedettes de la version Internet de Der Spiegel.Coffee Cam : www.cl.cam.ac.uk/coffee/coffee.html Spiegel Online : www.spiegel.de La Presse 15 août 2001 Page B8 manquante "]
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